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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
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: <small>''Autres paramètres'' :
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: ''Autres éléments'' :
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
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# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Nouveauté|Un drame en Livonie|Jules Verne|1905}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le nouvel Icare (Imagerie d’Épinal — Histoire enfantine 1877)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
# {{Nouveauté|Les livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
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<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
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#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|Caumery|1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|Caumery|1917}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
<div style="font-size:90%;">
</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
[[Catégorie:Modèles pour portail]]
[[de:Vorlage:Hauptseite Neue Artikel]]
[[en:Template:New texts]]
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[[vi:Tiêu bản:Văn kiện mới]]
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
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: <small>''Autres paramètres'' :
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le nouvel Icare (Imagerie d’Épinal — Histoire enfantine 1877)|Anonyme|1877}}
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# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
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# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
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# {{Nouveauté|Les livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
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<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
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#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
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# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|Caumery|1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|Caumery|1917}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
<div style="font-size:90%;">
</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
[[Catégorie:Modèles pour portail]]
[[de:Vorlage:Hauptseite Neue Artikel]]
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[[pl:Szablon:Nowe]]
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Bécassine, 1 album. AJout des illustrateurs.
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****************************************************************************************
* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
* Si vous ajoutez un titre (en début de liste), *
* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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-->
{{début encart coloré|1=#FFFFFF00}}
:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
{{fin encart}}
<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le nouvel Icare (Imagerie d’Épinal — Histoire enfantine 1877)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
# {{Nouveauté|Les livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
</div><br />
----
<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
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# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
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# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
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# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
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# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
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# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
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# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
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# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
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# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
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# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
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# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
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# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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== Œuvres ==
* [[Des essais dramatiques imités de l'antiquité]]. Paris, A. Durand, 1852 ;
* [[Histoire du roman et de ses rapports avec l'histoire dans l'antiquité grecque et latine]]. Paris : Didier, 1862 ;
* [[Nouveau dictionnaire grec-français]]. Garnier, 1877 ;
* [[Morceaux choisis des principaux auteurs grecs]]. Garnier ;
* {{L2s|Dictionnaire universel d’histoire et de géographie (Bouillet et Chassang, 1878)|Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P1 - A-G.djvu}} ''3 tomes'' (1878)
* Article « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Bouillet (Marie-Nicolas)|Bouillet (Marie-Nicolas)]] » (à propos de [[Auteur:Marie_Nicolas_Bouillet|Marie Nicolas Bouillet]]) dans le {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} de [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]].
=== Traductions ===
*{{L2s|Apollonius de Tyane, sa vie, ses voyages, ses prodiges|Philostrate - Apollonius de Tyane, sa vie, ses voyages, ses prodiges, 1862.djvu}}
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* [https://community.fandom.com/wiki/User:Polytherion Central Fandom]
** '''WikIkariam''' : [https://ikariam.fandom.com/index.php?title=User:Polytherion English] · [https://ikariam.fandom.com/fr/wiki/Utilisateur:Polytherion Français]
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* '''Diaspora''' : [https://diasp.org/people/711ed870b7b5013ca26928a1592b385a Urhixidur @ diasp.org]
* '''Mastodon''' : [https://mstdn.ca/@Urhixidur Urhixidur @ mstdn.ca]
* [http://1d4chan.org/wiki/User:Urhixidur 1d4chan]
* [http://wiki.archlinux.org/index.php/User:Urhixidur Arch Linux Wiki]
* [http://translatewiki.net/wiki/User:Urhixidur BetaWiki (Nuka-Wiki/Translatewiki)]
* [http://wiki.documentfoundation.org/User:Urhixidur Document Foundation Wiki]
* [http://elinux.org/User:Urhixidur Embedded Linux Wiki]
* [http://wiki.mabinogiworld.com/index.php?title=User:Urhixidur Mabinogi World Wiki]
* [http://www.uesp.net/wiki/User:Urhixidur Unofficial Elder Scroll Pages]
* [https://community.fandom.com/wiki/User:Polytherion Central Fandom]
** '''WikIkariam''' : [https://ikariam.fandom.com/index.php?title=User:Polytherion English] · [https://ikariam.fandom.com/fr/wiki/Utilisateur:Polytherion Français]
** [https://cthulhuwars.fandom.com/wiki/User:Polytherion Cthulhu Wars Strategy Wikia (English)]
<!-- * http://wikinfo.org/w/index.php/User:Urhixidur, then http://wwtrade.org/m/index.php/User:Urhixidur and http://wikinfo.org/w/English/index.php/User:Urhixidur, then http://wwtrade.org/English/index.php/User:Urhixidur, then http://wwtrade.org/wikinfo/index.php/User:Urhixidur Wikinfo -->
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[[en:User:Urhixidur]]
[[pt:Usuário:Urhixidur]]
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Auteur:Jean Giraudoux
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| date = 1919
| titre = Adieu à la guerre
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| date = 1919
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| date = 1930
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| date = 1931
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| date = 1931
| titre = Le Théâtre contemporain en Allemagne et en France
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| date = 1932
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| date = 1938
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| date = 1939
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| date = 1941
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| date = 1945
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| date = 1946
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| date = 1947
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| titre = La Française et la France
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| date = 1953
| titre = Pour Lucrèce
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| date = 1958
| titre = La Menteuse
}}
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| date = 1958
| titre = Les Gracques
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=== Articles parus en revue ===
{{liste documents début|divers= Revue}}
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| date = 1929
| titre = Sur le théâtre contemporain
| divers= ''Le Temps'', 22 juillet 1929
}}
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| date = 1934
| titre = La Querelle de la comédie
| divers= ''Conferencia'', {{1er}} décembre 1934
}}
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=== Œuvres choisies et anthologies ===
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| date = 1932
| titre = [[Textes choisis (Giraudoux)|Textes choisis]]
| divers= René Lalou
}}
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| date = 1950
| titre = De pleins pouvoirs à sans pouvoirs
}}
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| date = 1952
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| divers= Laurent Le Sage
}}
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| date = 1955
| titre = [[Pages choisies (Giraudoux)|Pages choisies]]
| divers= Pierre Pouget
}}
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| date = 1969
| titre = Or dans la nuit
}}
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=== Traductions ===
{{liste documents début|vo|auteur}}
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| date = 1934
| titre = Tessa
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| auteur= [[Auteur:Margaret Kennedy|Margaret Kennedy et Basil Dean]]
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[[Catégorie:Jean Giraudoux| ]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" />{{nr||{{taille|SUR LA GLOIRE.|80}}|{{t|135|80}}}}</noinclude>vous fait un devoir de leur vertu. Lorsque le mépris des
choses humaines les soutenait ou dans les pertes, ou dans
les erreurs, ou dans les embarras inévitables de la vie, ils
s’en couvraient comme d’un bouclier qui trompait les traits
de la fortune ; mais lorsque ce méme mépris se tournait en
paresse et en langueur ; qu’au lieu de les porter au travail, '
il leur coaseillait la mollesse, alors ils rejetaient tme si
dangereuse tentation, et ils s’excitaient par la gloire, qui
at moins donnée à la vertu pour récompense que pour
soutien. lmitez en cela, mon cher ami, ceux que vous admirez dans tout le reste. Que désirez-vous, que le bien et la'
perfection de votre âme ? Mais comment le mépris de la
gloire vous inspirerait-il le goût de la vertu, si meme il
vous dégoûte de la vie ? Quand concevez-vous ce mépris, si
ce n’est dans l'adversité, et lorsque vous désespérer en
quelque sorte de vous-méme ? Qui n’a du courage, au contraire, quand la gloire vient le flatter ? qui n’est plus jaloux
de bien faire ?
Insensés que nous sommes, nous craignons toujours
d’etre dupes ou de l'activité, ou de la gloire, ou de la vertu !
Mais qui fait plus de dupes véritables que l’oubli de ces
memes choses ? qui fait des promesses plus trompeuses que
l’oisiveté ?
Quand vous étes de garde au bord d’un lleuve, ou la
pluie éteint tous les feux pendant la nuit, et pénètre dans
vos habits, vous dites : Heureux qui peut dormir sous une
cabane écartée, loin du bruit des eaux ! Le jour vient ; les
ombres s’effacent, et les gardes sont relevées ; vous rentrez
dans le camp ; la fatigue et le bruit vous plongent dans un
doux sommeil, et vous vous levez plus serein pour prendre un
repas délicieux', au contraire d’un jeune homme né pour
la vertu, que la tendresse d’une mère retient dans les murailles d’une ville forte ; pendant que ses camarades dorment
sous la toile et bravent les hasards, celui-ci qui ne risque
* Vauvenargues ne l’eut-il pas dit, on devinerait a ce passage qu’il s'adresse
à son jeune et infortuné compagnon d’armes, Hippolyte de Seytres. - G.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Madeleine de Scudéry
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{{Auteur
| cle = Scudery, Madeleine de
|contenu=
== Œuvres ==
=== Romans ===
{{liste documents début}}
{{document|date=1641-44 :|titre= [[Ibrahim ou l’Illustre Bassa]] (peut-être en collaboration avec [[Auteur:Georges de Scudéry|Georges de Scudéry]])}}
{{document|date=1649-53 :|titre= [[Artamène ou le Grand Cyrus]] (peut-être en collaboration avec [[Auteur:Georges de Scudéry|Georges de Scudéry]])}} {{GrandCyrus}} [http://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&collapsing=disabled&query=%28gallica%20all%20%22Madeleine%20de%20Scudéry%20Artamène%20ou%20le%20Grand%20Cyrus%22%29%20and%20dc.relation%20all%20%22cb35218279c%22#resultat-id-5 les tomes manquants disponible sur gallica]
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{{liste documents fin}}
=== Prose ===
* [[Lettres amoureuses de divers autheurs de ce temps]], 1641 (anonyme, par [[Auteur:Georges de Scudéry|Georges]] et/ou Madeleine de Scudéry)
* {{L2s|Les Femmes illustres ou Les Harangues héroïques|Scudéry - Les Femmes illustres ou les harangues héroïques, 1642.pdf}}, 1642-1644 (en collaboration avec [[Auteur:Georges de Scudéry|Georges de Scudéry]])
* {{L2s|Discours de la gloire|Scudéry - Discours de la gloire, 1671.pdf}} {{export|Discours de la gloire}} {{4/4}} {{Présentation|Discours de la gloire/Présentation}}, 1671
* [[Conversations sur divers sujets]], 1680
* [[Conversations nouvelles sur divers sujets]], 1684
* [[Conversations morales]], 1686
* [[Nouvelles conversations morales]], 1688
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=== Poésie ===
* {{L2s|Placet des amants au roi contre les voleurs de nuit et les filous#Réponse|Variétés Tome III.djvu|Réponse des filoux au Placet des amans}}, 1664
{{qpd/Les Muses françaises, 1}}
===Correspondance===
{{liste documents début}}
{{document|date= |titre=Lettres de mesdames de Scudéry, de Salvan de Saliez et de mademoiselle Descartes|livre=Scudery - Salvan - Descartes - Lettres.djvu|divers=précédées de notices biographiques, et accompagnées de notes explicatives ; et formant le dernier volume de la collection épistolaire |scan= | avancement=1}}
{{liste documents fin}}
== Voir aussi ==
{{liste documents début|auteur}}
{{document|date=1820|titre=[[Année des dames/1/2 juin|Année des dames]]|livre=Paban - Année des dames - tome 2.pdf | auteur=Gabrielle de Paban|avancement=3|divers=}}
{{document|date=1832|titre=La Perle|livre=Jacob - La Perle ou Les Femmes litteraires.djvu|auteur=[[Auteur:Paul_Lacroix|P. L. Jacob]]|avancement=|divers=ou ''les Femmes littéraires'', choix de morceaux en vers et en prose composés par des femmes depuis le quinzième siècle jusqu’à nos jours}}
{{document|date=1839|titre=Revue des Romans/Madeleine de Scudéry|livre=Revue des Romans (1839).djvu|auteur=[[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]]|divers=''analyse raisonnée'' des principaux romans}}
{{document|date=1846|titre=[[Le Roman d’autrefois - Mlle de Scudéry|Le roman d’autrefois. — {{Mlle|de}} Scudéry]]|auteur=[[Auteur:Eugène Despois|Eugène Despois]]}}
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{{document|date=1911|titre=[[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Scudéry (Mlle de)|Scudéry (Mlle de)]] in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}|auteur=[[Auteur:Marie_Chateauminois|Marie Chateauminois]]}}
{{liste documents fin}}
{{Portail|LF17}}
}}
[[Catégorie:Auteurs-Baroque]]
[[Catégorie:Précieux]]
[[Catégorie:Académie des Ricovrati]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="MarcBot" />86 OEuvRES DE Descartes. 107-109.</noinclude>vraye Logique, on ne doit iamais demander d'aucune cliofe, fi elle
ejï, qu'on ne | fçache premièrement ce quelle ejt. En fécond lieu,
parce que c'eft cette mefme idée qui me donne occafion d'examinei
fi ie fuis parmoy ou par autruy, & de reconnoiftre mes défauts. Et
en dernier lieu, c'eil elle qui m'aprend que non feulement il y a
vne caufe de mon eftre, mais de plus auiïi, que cette caufe contient
toutes fortes de perfections, & partant qu'elle eft Dieu. Enfin, ie n'ay
point dit qu'il eft impolfible qu'vne chofe foit la caufe efficiente de
foy-mefme; car, encore que cela foit manifeftement véritable, lorf-
138 qu'on reftraint la fignification d'effi|cient à ces caufes qui font diffé-
rentes de leurs effets, ou qui les précèdent en temps, il femble
toutesfois que dans cette queftion elle ne doit pas eftre ainfi ref-
trainte, tant parce que ce feroit vne queftion friuole : car qui ne fçait
qu'vne mefme chofe ne peut pas eftre différente de foy-mefme ny fe
précéder en temps? comme auffi parce que la lumière naturelle ne
nous dicte point, que ce foit le propre de la caufe efficiente de pré-
céder en temps fon effet : car au contraire, à proprement parler,
elle n'a point le nom ny la nature de caufe efficiente, finon lorf-
qu'elle produit fon effet, & partant elle n'eft point deuant luy. iMais
certes la lumière naturelle nous dide qu'il n'y a aucune chofe de la-
quelle il ne foit loifible de demander pourquoy elle exifte, ou dont
on ne puilTe rechercher la caufe efficiente, ou bien, fi elle n'en a
point, demander pourquoy elle n'en a pas befoin; de forte que, fi ie
penfois qu'aucune chofe ne peuft en quelque façon eftre, à l'efgard de
foy-mefme, ce que la cause efficiente est à l'efgard de fon effect, tant
s'en faut que de là ie vouluffe conclure qu'il y a vne première caufe,
qu'au conirairc de celle-là | mefme qu'on appelleroit première, ie
rechercherois derechef la caufe, & ainfi ie ne viendrois iamais à
vne première. Mais certes i'auouë franchement qu'il peut y auoir
quelque chofe dans laquelle il y ait vne puissance fi grande & fi
inepuifable, qu'elle n'ait iamais eu befoin d'aucun fecours pour
exifter, & qui n'en ait pas encore befoin maintenant pour eftre con-
139 feruée, & ainfi qui foit en queljque façon la caufe de foy-mefme; &
ie conçoy que Dieu eft tel Car, tout de mefme que, bien que i'euffe
efté de toute éternité, & que par confequent il n'y euft rien eu auant
moy, neantmoins, parce que ie voy que les parties du temps peuuent
eftre feparées les vnes d'auec les autres, & qu'ainfi, de ce que ie fuis
maintenant, il ne s'enfuit pas que ie doiue eftre encore après, fi,
pour ainfi parler, ie ne fuis créé de nouueau à chaque moment par
quelque caufe, ie ne ferois point difficulté d'apeller efficiente la caufe
qui me crée continuellement en cette façon, c'eft à dire qui me con-
��
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<noinclude><pagequality level="1" user="MarcBot" />104 Œuvres de Descartes. i3i-i32.</noinclude>choses immatérielles ou metaphysiques, il faut éloigner fon esprit
des fens, neantmoins perfonne, que ie fçache, n'auoit encore
monftré par quel moyen cela fe peut faire. Or le vray &, à mon
iugement, l'vnique moyen pour cela eft contenu dans ma féconde
Méditation; mais il elt tel que ce n'eit pas affez de l'auoir enuifagé
vne fois, il le faut examiner fouuent, & le confidejrer long-temps,
afin que l'habitude de confondre les chofes intellectuelles auec les
corporelles, qui s'eft enracinée en nous pendant tout le cours de
noilre vie, puilfe eftre effacée par vne habitude contraire de les
diftinguer, acquife par l'exercice de quelques iournées. Ce qui m'a
femblé vne caufe allez iufte pour ne point traitter d'autre matière
en la féconde Méditation.
Vous demandez icy comment ie démonflre que le corps ne peut
penfer; mais pardonnez-moy fi ie répons que ie n'ay pas encore
donné lieu à cette queflion, n'ayant commencé d'en traitter que
dans la fixiéme Méditation, par ces paroles : C'ejl affe:{ que ie
puijfe clairement & dijiinùlement conceuoir vne choje fans pne autre,
pour ejlre certain que l'vne ejî dijlinâe ou différente de l'autre, &c.
Et vn peu après : Encore que i'aje im corps qui me fait fort eflroi-
lement conjoint, neantmoins, parce que, d'un coflé, i'ay vne claire &
diflinâe idée de moy-mcfme, en tant que ie fuis feulement vne chofe
qui penfe, & non étendue, & que, d'vn autre, i'ay une claire & diflinâe
idée I du corps, en tant qu'il ejt feulement vne chofe étendue, & qui ne
penfe point, il efl certain que moy, c'efl à dire mon efprit, ou mon
aine, par laquelle ie fuis ce que ie fuis, efl entièrement & véritable-
ment dijlincle de mon corps, & qu'elle peut eflre ou exiger fans luy.
A quoy il elt aifé d'adjoufler : Tout ce qui peut penfer efl efprit, ou
s'apelle efprit. Mais puifque le corps & l'efprit font niellement
dijlinâs, nul corps n'e/l efprit. Doncques nul corps ne peut penfer.
171 Et certes ( ie ne voy rien en cela que vous puifliez nier ; car nierez
vous qu'il fuffit que nous conceuions clairement vne chofe fans
vne autre, pour fçauoir qu'elles font réellement diltindes ? Donnez-
nous donc quelque figne plus certain de la diftinftion réelle, fi
toutesfois on en peut donner aucun. Car que direz- vous? Sera-ce
que ces chofes là font réellement diilindes, chacune defquelles peut
exifler fans l'autre? Mais de rechef ie vous demanderay, d'où vous
connoiifez qu'vne chofe peut exiller fans vne autre. Car, afin que
ce foit vn figne de dillinclion, il ell neceffaire qu'il foit connu.
Peut-eflre direz-vous que les fens vous le font connoillrc, parce
que vous voyez vne chofe en l'abfence de l'autre, ou que vous la
touchez, &c. Mais la foy des fens elt plus incertaine que celle de
��
�<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{numérotation|AGA|150}}</noinclude><section begin="AGALARI"/>{{tiret2|maî|tre}} au sortir du Sérail, c’est d’être pourvus de la charge d’Aga, de Spahilar-Agassi, & de Capigi-Bassi. Les plus favorisés des ''Agalaris'' sont élevés à de plus hautes charges, comme celles de Capitan-Bassa, ou de Bacha du Grand-Caire, de Damas, ou autres lieux les plus considérables de l’Empire. Le Prince les honore quelquefois de la qualité de Musaïp. Lorsqu’un ''Agalari'', que le Prince a élevé à la qualité de Bacha ou Beglerbey, est sur le point de sortir du Sérail, le Grand Seigneur l’envoie prendre à la porte par son Chicaia, ou Intendant de sa maison, avec grand nombre de chevaux pour lui faire honneur. Il le fait conduire à son hôtel, où il est reçu avec toute la civilité possible. Il lui fait de grands présens & fort bonne chère, pendant trois ou quatre jours, jusqu’à ce qu’il se soit {{corr|nourvu|pourvu}} de quelque logis dans la ville. Les Sultans & les Bachas lui font aussi des présens. {{sc|Id}}.
Ces ''Agalaris'' sont pris du nombre des Ichoglans qui montent à la quatrième chambre, & servent aux principaux offices qui regardent immédiatement le service du Prince, & l’accompagnent par-tout lorsque les femmes ne s’y trouvent pas, & sont le Sechletar-Aga, le Silictar, le Chiodar-Aga, le Rechioptar, ou Rakduntac, le Materagi-Aga, l’Ibrietar, l’Ischiouptar, le Tubenter-Aga, le Chiamarci-Aga, le Camedir-Bassi, le Sarrigi-Bassi, le Munasungi-Bassi, le Turmachi-Bassi, le Berber-Bassi, l’Amangi-Bassi, & le Teskelagi-Bassi. Tous ces Officiers sont les plus âgés des Ichoglans, qui sont dans la quatrième chambre du Sérail au nombre de quarante. Ils se trouvent devant le Prince quand il sort de sa chambre. Il ne leur commande rien que par signes, qu’ils comprennent d’abord, & ils exécutent ses volontés avec une promptitude admirable. C’est eux qui reçoivent les viandes à la porte de la cour des mains du maître-d’hôtel de dehors, qu’ils se donnent de main en main, jusqu’à ce qu’elles soient portées en celles du maître d’hôtel de dedans, qui les sert au Grand-Seigneur. Ce Prince se plaît fort à l’entretien muet de ses ''Agalaris'', qui n’oseroient l’entretenir que par signes. Il les fait monter à cheval, les voit s’exercer à la course, à sauter, à jeter la masse de fer, & à de semblables épreuves de leur force & de leur adresse. {{sc|Id}}. Du Loir distingue cinq oda, ou chambres du Sérail, & met les ''Agalaris'' dans la cinquième. ''Voyez'' {{Tr6L|ODA}}.
<section end="AGALARI"/>
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AGALLOCUM. ''Voyez'' {{Tr6L|ALOÈS}}
<section end="AGALLOCUM"/>
<section begin="AGAMÉDE"/><nowiki/>
AGAMÉDE. s. m. Frère du célèbre Trophonius, fut un habile Architecte : c’est lui qui bâtit, avec son frère, le temple d’Apollon à Delphes.
<section end="AGAMÉDE"/>
<section begin="AGAN, PAGAN"/><nowiki/>
AGAN, PAGAN. Île de l’Océan oriental. ''{{lang|la|Agana, Pagana}}''. Elle est dans l’Archipel de Saint-Lazare. Magellan fut assassiné dans cette île, en allant chercher les Moluques.
<section end="AGAN, PAGAN"/>
<section begin="AGANIPPE"/><nowiki/>
AGANIPPE. s. f. Terme de Mythologie. C’est le nom d’une fontaine du mont Hélicon, en Béotie, dont les eaux avoient une vertu souveraine pour inspirer les Poëtes, d’où les Muses s’appeloient quelquefois ''Aganippides''. Le cheval Pégase fit sortir de terre cette fontaine d’un coup de pied.
<section end="AGANIPPE"/>
<section begin="AGANIPPIDES"/><nowiki/>
AGANIPPIDES. adj. f. pl. Surnom des Muses, parce que la fontaine Aganippe leur étoit consacrée.
<section end="AGANIPPIDES"/>
<section begin="AGANTE"/><nowiki/>
AGANTE. Terme de marine, c’est-à-dire, prens. Ce mot n’est usité que parmi les matelots.
<section end="AGANTE"/>
<section begin="AGAPE"/><nowiki/>
AGAPE. s. f. Terme de l’Histoire Ecclésiastique, qui signifioit dans la primitive église grecque, les festins que faisoient ensemble les premiers Chrétiens dans les églises, pour entretenir l’union & la concorde entre eux. Voici ce qu’en dit Tertullien, dans son Apologétique, pour en expliquer l’origine : le nom de nos soupers apprend la raison de leur établissement. On leur donne un nom qui signifie en grec, ''charité''. Quelque dépense que l’on y fasse, on regarde comme un gain, une dépense que l’on fait par piété. C’est un rafraîchissement par lequel on soulage les pauvres. Chacun y mangeoit modestement ; & le repas finissoit par la prière.
Saint Paul, dans son Epître aux Corinth. Ch. 11, parle de ces ''Agapes'', ou festins, que ceux de Corinthe faisoient dans l’église en l’honneur de celui de {{sc|Jésus-Christ}}, lorsqu’il institua l’Eucharistie. Mais au lieu de le faire tout en commun, les riches faisoient leur souper à part ; & c’est ce que saint Paul reprend, lorsqu’il leur dit : ''De la manière donc que vous faites ces assemblées, ce n’est point manger la Cène du Seigneur ; car chacun prend & mange par avance le souper qu’il apporte, ensorte que les uns n’ont rien à manger, pendant que les autres font grand’chère''. La ''Cène du Seigneur'' ne se prend pas en ce lieu-là pour l’Eucharistie, mais pour le festin ou souper qui l’accompagnoit, & que les premiers Chrétiens faisoient en mémoire du souper que {{sc|Jésus-Christ}} fit avec ses Apôtres, lorsqu’il institua l’Eucharistie. Les Juifs nouvellement convertis faisoient ce festin avec beaucoup d’apparat, pour mieux représenter le festin de la Pâque légale. Les paroles de l’Apôtre semblent insinuer que ce festin se faisoit avant la Communion ; mais il y eut dans la suite des Ordonnances de l’Eglise, qui obligeoient les fidèles de recevoir l’Eucharistie à jeun ; & ainsi les ''Agapes'' ne se firent plus qu’après la Communion.
Quelques Auteurs ont cru que cette cérémonie ou coutume étoit empruntée des Paiens : ''{{lang|la|Mos verò ille, ut referunt}}'', Sédulius sur le Chapitre 11 de la I. Epître aux Corinth. ''{{lang|la|de gentili adhuc superstitione veniebat}}''. C’est même un reproche que Fauste Manichéen fait aux Chrétiens dans S. Augustin, d’avoir changé les sacrifices des Païens en ''Agapes''. ''{{lang|la|Christianos sacrificia Paganorum vertisse in Agapas}}''. Mais si les ''Agapes'' tiroient leur origine des sacrifices, il seroit bien plus vraisemblable, que les premiers Chrétiens auroient suivi en cela ce qui se pratiquoit dans les sacrifices des Juifs. Le reproche d’un ennemi de l’Eglise, comme Fauste, à qui quelque ressemblance de ces festins à ceux des Païens ; avoit donné lieu de faire cette calomnie, ne prouve rien. C’est ainsi qu’une infinité de reproches, que nous font les Protestans, sont très-faux. Ces festins qui se faisoient dans les sacrifices sont fort anciens. On lit au Chap. 18 de l’Exod. v. 12. ''Jethro, beau-pere de Moyse, offrit des holocaustes & des sacrifices à Dieu, & Aaron, accompagné des Anciens des Israëlites, vint pour manger avec lui en la présence de Dieu''. Après tout, il paroît plus vraisemblable que ces festins se faisoient en mémoire du repas que fit notre Seigneur la veille de sa mort avec ses disciples, avant l’institution de l’Eucharistie. Saint Paul, qui en savoit bien l’origine, semble le marquer par le mot ''{{lang|la|Cœna}}'', souper, & ''{{lang|la|Dominica Cœna}}'', souper du Seigneur, dont il s’est servi.
Il est encore parlé des ''Agapes'', ou festins de charité, dans l’Epitre II. de saint Pierre, ''ch. 2. v. 13''. où ce saint Apôtre, faisant le portrait de quelques faux Docteurs, dit qu’''ils n’aiment que leurs plaisirs ; & que les festins qu’ils font, sont de pures débauches''. On lit dans les plus anciens manuscrits Grecs le mot d’{{lang|grc|άγαπαι}}, & dans notre Vulgate, ''{{lang|la|In conviviis suis luxuriantes}}''. Selon cette ancienne leçon, ces impies faisoient leurs délices de ces festins qui n’avoient été établis par les premiers Chrétiens, que pour exercer leur charité envers leurs freres. Il est encore fait mention de ces ''Agapes'' au v. 12. de l’Epître de saint Jude. Ces festins religieux donnerent lieu aux Païens d’accuser les Chrétiens de commettre des impuretés, & de se mêler au hasard dans leurs assemblées. Ce mot d’''Agape'', qui en Grec signifie ''Amour'', fortifioit le soupçon, & faisoit prendre ces repas de charité pour des banquets de dissolution. Le baiser de paix, par lequel finissoit la cérémonie, étoit une nouvelle raison qui confirmoit la médisance, & faisoit conjecturer, que cette marque d’affection fraternelle n’étoit pas tout-à-fait pure, ni tout-à-fait innocente. Pour faire cesser la calomnie, l’on ordonna d’abord que le baiser de paix se donneroit séparément entre les hommes, & de même entre les femmes, afin que le mêlange des deux sexes ne donnât plus lieu aux mauvais soupçons, & que la concupiscence ne pût avoir aucune part à cette salutation fraternelle. Il fut ensuite défendu de dresser des lits pour la commodité de ceux qui vouloient manger plus voluptueusement. Comme cette pratique pouvoit être<section end="AGAPE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AGA||149}}</noinclude><section begin="AFRIQUE"/>qui probablement s’avança dans ce pays. La raison est, 1{{o}} Que dans ces premiers temps les terres n’ont point pris leur nom des qualités qu’elles avoient, mais de ceux qui les occupoient. 2{{o}} Parce que ç’a été la coutume de donner le nom de ceux qu’on rencontroit d’abord à l’entrée, à tout le pays qu’ils avoient derrière eux. L’''Afrique'' s’étend depuis le 35{{e}} degré de latitude septentrionale, jusqu’au 35{{e}} de latitude méridionale, & depuis le troisième degré de longitude, jusqu’au 83{{e}}.
Sur les Médailles, l’''Afrique'' est coiffée d’une tête d’Eléphant, dont la trompe avance au dessus du front ; de la même manière que Bérénice & Cléopatre, Reines d’Egypte, le sont aussi quelquefois.
On appelle en particulier ''Afrique'', une province de l’''Afrique'' sur les côtes de la Méditerranée, entre la Mauritanie à l’occident, & la Cyrénaïque à l’orient ; c’est la partie orientale de ce que nous appelons aujourd’hui ''Barbarie''. Les Arabes n’appellent ''Afrique'', ''Afrikiaf'', que cette province ; car l’''Afrique'' en général, qui passe pour la troisième partie du monde, ils l’appellent ''Magreb'', ou plutôt ''Macreb'', qui veut dire ''Occident''.
{{sc|{{corr|Affrique|Afrique}}}}, est encore une ville d’''Afrique'' sur la côte de la Méditerranée, que quelques-uns prennent pour l’ancienne Leptis, & Marmol pour Adruméte ; mais il s’est trompé : elle est à vingt lieues d’Adruméte, & c’est plutôt l’''Aphrodisium'' des Anciens. Le Calife Mehedi l’ayant fortifiée, la nomma ''Méhédie''. Des Corsaires de Sicile s’en étant saisis, l’appelerent ensuite ''Afrique'', de ce nom lui est resté. {{roi|Charles|V}} la prit en 1550, & la ruina. ''Voyez'' Marmol, Liv. VI, ch. 26 & 28.
Il y en a aussi une de ce nom en Languedoc, généralité de Montauban. {{StdT|l|☞}} Il y a encore une montagne de ce nom dans la Bourgogne, au Bailliage de Dijon, au sud-ouest de cette ville.
<section end="AFRIQUE"/>
<section begin="AFSLAGERS"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AFSLAGERS. s. m. pl. C’est ainsi qu’on appelle à Amsterdam les Officiers qui président aux ventes publiques.
<section end="AFSLAGERS"/>
<section begin="AFTOMATES"/><nowiki/>
AFTOMATES. ''Voyez'' {{Tr6L|AUTOMATE}}.
<section end="AFTOMATES"/>
{{c3|{{sp|AGA.}}}}
<section begin="AGA"/><nowiki/>
AGA. Interjection admirative. Vieux mot qui vient d’un autre vieux mot, ''Agardez'' ; pour dire ''regardez, voyez un peu''. {{M.|Huet}} croit que ce mot est purement hébreu, & que c’est une abréviation de deux mots hébreux, qui signifient, ''{{lang|la|Animadversio Authoris}}'' ; ainsi on a dit ''Aga'', pour ''{{lang|la|Animadverte}}''. Il y a des provinces ou ''Aga'' est encore fort usité parmi le peuple.
<section end="AGA"/>
<section begin="AGA ou AGHA"/><nowiki/>
AGA, ou AGHA. s. m. Terme d’Histoire & de Relation. Ce mot signifie dans la langue des Mogols, & dans celle des Khovarezmiens, un Homme puissant, un Seigneur, & un Commandant. Les Turcs se servent de ce mot pour signifier absolument un Commandant. Ainsi l’''Aga'' des Janissaires est leur Colonel, & le ''Capi Aga'' est le Capitaine de la porte du Sérail. On donne par civilité à quelques personnes le titre d’''Aga'', quoiqu’ils n’aient aucune charge. Quand ce mot est en régime, c’est-à-dire, quand il y a un autre substantif après lui qui en dépend, & que dans nos langues occidentales nous mettrions au génitif, on dit Agassi, & non pas ''Aga''. Aussi ''Capi Agassi'', signifie l’''Aga'' ou le Gouverneur des Pages ; ''Spahilar Agassi'', l’''Aga'', ou le Général de la Cavalerie. Du Loir écrit ''Agha''. Quatre principaux Eunuques, qui portent tous la qualité d’''Agha'', sont toujours auprès du Grand Seigneur. Le premier d’entre eux est nommé ''Capi Agha''. {{sc|Id}}. p. 89. Le second est le Khazinedar Bachi ; le troisième est le Kilerdgi Bachi ; ces trois ''Aghas'' suivent par-tout le Grand-Seigneur, mais le quatrième ne sort jamais de Constantinople, & pour cette raison il s’appelle ''Seray Agassi'', l’''Agha'' du Sérail. {{sc|Id}}. p. 90.
<section end="AGA ou AGHA"/>
<section begin="AGAÇANT"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AGAÇANT, ANTE. adj. Qui agace, qui excite. Des regards ''agacans''. Des manières ''agaçantes''.
<section end="AGAÇANT"/>
<section begin="AGACE"/><nowiki/>
AGACE. s. f. Espèce de pie, qui a les plumes plus noires que les autres. ''{{lang|la|Pica}}''. ''Voyez''. {{Tr6L|PIE}}. Ce mot vient de l’Italien ''{{lang|it|Ragazza}}'', qui signifie ''Garrula''.
<section end="AGACE"/>
<section begin="AGACEMENT"/><nowiki/>
AGACEMENT. s. m. Incommodité, impression désagréable qui vient aux dents par le moyen de quelques acides. ''{{lang|la|Dentium hebetatio}}''. L’''agacement'' se fait plutôt dans les gencives que dans les dents mêmes ; car si on frotte les gencives avec du vitriol, ou d’autres acides, il en résulte le même effet. Dans un combat que fit faire le Duc de Savoye en 1421, d’un ours contre des dogues, le Gouverneur lui frotta les dents avec du vitriol ; ce qui lui causa un tel ''agacement'', qu’il ne put mordre les chiens.
<section end="AGACEMENT"/>
<section begin="AGACER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AGACER. v. a. Dans le sens propre. Causer aux dents une espèce de sentiment désagréable & incommode, tel que celui que causent les fruits verts & acides, quand on les mange. ''{{lang|la|Hebetare}}''. Le verjus ''agace'' les dents.
{{StdT|l|☞}} Il signifie figurément, picoter, provoquer, exciter par paroles ou par actions. ''{{lang|la|Provocare, Lacessere}}''. Il l’a si souvent agacé, qu’il a été contraint de répondre.
<poem class="verse">
''Cher Tirsis, je me sens piquer''
''De vingt sonnets dont tu m’''agaces.</poem>
{{StdT|l|☞}} On l’emploie aussi figurément, pour dire, exciter, par des regards, par des manières attrayantes, par mille petites choses que fait ou dit une femme pour s’attirer l’attention de quelqu’un qui ne lui déplaît pas. ''{{lang|la|Lacessere, provocare}}''. C’est une chose bien agréable de se voir ''agacer'' par le mérite d’une jolie femme, quand elle n’a d’enjouement qu’autant qu’il en faut pour plaire. {{sc|Corn}}.
Ménage dérive ce mot du latin ''{{lang|la|acax}}'', du verbe ''{{lang|la|aceo}}'', & de ''{{lang|la|acaciare}}'', qui sont factices ; d’où il prétend que sont venus ''agace'', & ''agacer'' : d’autres du mot ''{{lang|la|lacessere}}'', prétendant qu’on a dit en quelques lieux ''acesser'' ; pour dire, ''Agacer''. Il y a plus d’apparence qu’il vient de ''hegace'', vieux mot celtique & bas-Breton, qui signifie, ''Agacer'', ou ''hegasus'' signifie aussi, ''Contentieux''. Autrefois on disoit aussi, ''Agacier'' dans le même sens.
AGACÉ, ÉE. part. ''{{lang|la|Hebetatus, Lacessitus, Provocatus}}''.
<section end="AGACER"/>
<section begin="AGACERIE"/><nowiki/>
AGACERIE. s. f. Terme par lequel {{corr|ou|on}} exprime les petites choses que dit ou fait une femme, & les petites manières dont elle se sert pour s’attirer l’attention de quelqu’un qui ne lui déplaît pas. Cette Dame si délicate jugea qu’il étoit temps de me donner de l’espérance, & de me faire penser, mais par les ''agaceries'' les plus décentes, que j’étois le mortel fortuné que son cœur avoit choisi. {{sc|Crebillon}} le fils, ''égaremens du cœur & de l’esprit, p. 18''.
<section end="AGACERIE"/>
<section begin="AGACIN"/><nowiki/>
AGACIN. s. m. Cors au pied. On ne le dit plus. ''Voyez'' {{Tr6L|CORS}}.
<section end="AGACIN"/>
<section begin="AGADEZ"/><nowiki/>
AGADEZ. Ville & royaume. ''{{lang|la|Agadeza}}''. La ville d’''Agadez'', capitale du royaume, auquel elle donne son nom, est aux confins de la Lybie, en Afrique. Le royaume d’''Agadez'' s’avance plus au Levant que celui de Gualata, & s’étend beaucoup plus loin vers le nord. ''{{lang|la|Agadezanum Regnum}}''. Le roi d’''Agadez'' est tributaire de celui de Tombut.
<section end="AGADEZ"/>
<section begin="AGAG"/><nowiki/>
AGAG. Ville d’Afrique. ''{{lang|la|Agaga}}''. Elle est plus au septentrion que le lac de Zaïre. ''Agag'' est capitale d’un petit royaume qui porte son nom.
<section end="AGAG"/>
<section begin="AGALARI"/><nowiki/>
AGALARI. s. m. Terme de Relation. Page du Grand-Seigneur du premier ordre. ''{{lang|la|Ephebus quarti}}'', ou ''{{lang|la|supremi ordinis}}''. Ce mot signifie ''Favori'' en langue turque. Il se dit de ceux qui sont dans la quatrième chambre du Sérail du Grand-Seigneur, & qui approchent de plus près de sa personne pour son service, auquel ils sont immédiatement destinés. Souvent le Prince les favorise de présens de {{corr|conséqnence|conséquence}}. De plus, afin que ces ''Agalaris'' puissent avoir de quoi fournir à la dépense qu’ils sont obligés de faire, lorsqu’en sortant du Sérail ils sont élevés à la charge de Beglerbeys, le Grand-Seigneur leur donne les dépêches pour les ambassades, qu’ils vendent à des Chiaoux, avec lesquels ils composent pour avoir plus ou moins part au présent que leur fera le Prince vers lequel ils sont envoyés. A. D. S. M. Tous les ''Agalaris'' ne sont pas également traités. Ils sont élevés aux charges & dignités de l’Empire à proportion qu’ils sont plus ou moins avant dans les bonnes grâces du Prince. Le moindre avantage qu’ils reçoivent de la libéralité de leur {{tiret|maî|tre}}<section end="AGALARI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AFR|148|}}</noinclude><section begin="AFIERT"/><nowiki/>
Borel dit qu’''affertir'' veut dire appartenir.
<section end="AFIERT"/>
<section begin="AFILIATION"/><nowiki/>
AFILIATION. ''Voyez'' {{Tr6L|AFFILIATION}}.
<section end="AFILIATION"/>
<section begin="AFILIER"/><nowiki/>
AFILIER. ''Voyez'' {{Tr6L|AFFILIER}}.
<section end="AFILIER"/>
<section begin="AFIN"/><nowiki/>
AFIN. Conjonction qui dénote l’intention, & signifie, pour, à dessein. ''{{lang|la|Ut, ad}}''. Elle est toujours suivie d’un ''de'', ou d’un ''que''. Quand elle est suivie d’un ''de'', elle régit l’infinitif. Cet Abbé prêche ''afin'' d’obtenir un Evêché, ''afin'' de parvenir à l’épiscopat. Et quand cette conjonction est suivie d’un ''que'', elle régit le subjonctif : ''afin'' que vous y mettiez ordre. ''Afin'' que je voie la fin de mon procès. Elle régit même bien souvent deux constructions différentes dans une même période : j’ai tenu cette conduite, ''afin'' de faire voir mon innocence à mes Juges, & ''que'' l’imposture ne triomphe pas de la vérité. {{sc|Vaug}}. Il est vrai que M. Corneille, dans ses notes, n’approuve pas tout-à-fait cette dernière façon de parler ; mais elle est trop usitée & trop utile, pour la rejeter. Je veux vous le donner chez vous, ''afin'' de le guérir avec plus de commodité, & ''qu''’il soit vû de moins de monde. {{sc|Mol}}. Au reste, ''pour'' avec l’infinitif, est bien plus en usage qu’''afin de'' & qu'''afin que''. Quand on est obligé de se servir d’''afin que'', & qu’on veut le répéter dans une même période, on ne répète que la seconde partie, la première étant sous-entendue. Ils livreront le Fils de l’homme aux Gentils, ''afin qu''’ils le traitent avec outrage, & ''qu''’ils le fouettent & le crucifient. {{sc|Port-R.}} Ménage dérive ce mot de ''{{lang|la|ad finem}}''.
{{StdT|l|☞}} Ces deux conjonctions, ''pour'', & ''afin'', dit M. l’Abbé Girard, sont synonymes dans le sens où elles signifient qu’on fait une chose en vûe d’une autre : mais ''pour'' marque une vûe plus présente ; ''afin'' en marque une plus éloignée. On se présente devant le Prince ''pour'' lui faire sa cour. On lui fait sa cour ''afin'' d’en obtenir des grâces.
{{StdT|l|☞}} ''Pour'' regarde plus particulièrement un effet qui doit être produit. ''Afin'' regarde proprement un but où l’on veut parvenir.
{{StdT|l|☞}} Les filles d’un certain âge font tout ce qu’elles peuvent ''pour'' plaire, ''afin'' de se procurer un mari.
<section end="AFIN"/>
<section begin="AFIOUME"/><nowiki/>
AFIOUME. s. m. Sorte de lin qui vient du Levant par la voie de Marseille.
<section end="AFIOUME"/>
{{c3|{{sp|AFR.}}}}
<section begin="AFRA"/><nowiki/>
AFRA. Château de Barbarie en Afrique. ''{{lang|la|Afra}}''. Il est dans le royaume de Darka.
<section end="AFRA"/>
<section begin="AFRAISCHER ou AFRAÎCHER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AFRAISCHER, ou AFRAÎCHER. v. n. Terme de Marine dont les Matelots se servent, pour dire, que le vent devient plus fort. Le vent ''afraische''. Et pour marquer le désir qu’ils ont qu’il s’élève un vent frais, ils disent ''afraische''.
<section end="AFRAISCHER ou AFRAÎCHER"/>
<section begin="AFRICAIN"/><nowiki/>
AFRICAIN, AINE. s. m. & f. & adj. Qui est d’Afrique, qui appartient à cette partie du monde. ''{{lang|la|Afer, Africanus}}''. Annibal, Asdrubal, Térence, Tertullien, S. Cyprien, S. Augustin, sont d’illustres ''Africains''.
''Africain'' a été le surnom de P. Cornélius Scipion, qui prit Carthage, la détruisit, & défit pour jamais Rome d’une si terrible ennemie. C’est en récompense d’un service si considérable, qu’on lui donna le surnom d’''Africain'', comme on donna à son frere celui d’Asiatique. Nous avons des médailles où l’on voit d’un côté la tête de Scipion nue, avec ces mots : {{sc|P. Scipio Afric.}} & de l’autre, Scipion dans un char à quatre chevaux, & {{sc|Cart. Subact.}} ''Africain'' a encore été le surnom d’un Historien & Chronologiste fameux du {{IIIe}} siècle, natif de Palestine, dont nous n’avons plus rien que les fragmens que nous en ont conservé Eusébe & Syncelle. Il se nommoit ''{{lang|la|Julius Africanus}}'', qu’il ne faut point confondre avec ''{{lang|la|Sextus}}'' ou ''{{lang|la|Cestus Africanus}}'', comme ont fait Eusébe, & après lui Photius & Syncelle. Quand on parle de Scipion, on ajoute toujours l’article, Scipion l’''Africain''. Quand on parle des deux autres, on ne met jamais d’article, Jules ''Africain'', ou seulement ''Africain'' ; le plus souvent même en parlant françois on retient leurs noms latins, ''{{lang|la|Julius Africanus}}'', ou seulement ''{{lang|la|Africanus}}''. Quand on dit simplement ''Africain'', ou ''Africanus'', c’est de Jules qu’on parle, & non pas de Sextus. ''Voyez'' Marmol, ''Liv. I. Ch. 1, 2, 3, 4, 5''.
Il y a aussi un Saint nommé ''Africain''. Voyez {{Tr6L|AFRIGNE}}.
{{sc|Africain}}. s. m. Terme de Fleuriste. Renoncule jaune doré, marqueté de nacorat, sur un fond jaune.
<section end="AFRICAIN"/>
<section begin="AFRICAINE"/><nowiki/>
AFRICAINE. s. f. ''{{lang|la|Flos Africanus}}''. Fleur d’Afrique, œillet d’Inde. Il y a un grand nombre d’espèces de cette plante. Gérard en compte quatre espèces. {{sc|Dictionn. de James}}. ''Voyez'' {{Tr6L|ŒILLET D’INDE}}.
<section end="AFRICAINE"/>
<section begin="AFRICANISME"/><nowiki/>
AFRICANISME. s. m. Terme dont on se sert pour signifier des expressions barbares & des mots forgés dont quelques auteurs Africains se sont servis. On trouve quantité de ces sortes d’''Africanismes'' dans les ouvrages de S. Augustin ; il dit lui-même qu’il le faisoit exprès, pour se mieux faire entendre du peuple. M. Bingham croit que l’on doit attribuer à cette condescendance le grand nombre d’''Africanismes'' qui se trouvent dans les ouvrages de S. Augustin. {{sc|De la Roche}}.
<section end="AFRICANISME"/>
<section begin="AFRIGNE"/><nowiki/>
AFRIGNE. s. m. Nom propre d’homme. ''{{lang|la|Africanus}}''. S. Africain, vulgairement S. ''Afrigne'', plus communément encore S. Efrique, & par corruption S. Frique & San-Frique, étoit Evêque de la ville de Comminge en Gascogne au {{VIe}} siècle. {{sc|Baill}}.
<section end="AFRIGNE"/>
<section begin="AFRIQUE"/><nowiki/>
AFRIQUE. ''{{lang|la|Africa}}''. Troisième partie du monde, au midi de l’Europe. Elle est bornée au septentrion par la mer Méditerranée ; à l’occident & au midi par l’Océan ; & à l’orient par le détroit Arabique. Les Anciens Géographes la bornent tous à l’orient par le Nil ; & ce qui est entre le Nil & la mer-Rouge, ils le donnent à l’Asie, ''{{lang|la|Africa ab orientis parte Nilo terminatur, pelago à cæteris}}''. {{sc|Mela}}. ''L. 1. ch. 4.'' Voyez ''Marmol Liv. I, ch. 1, 3, 4, 5.'' Diego de Torrez. ''Hist. des Chérifs, ch. 12'', & la description d’Afrique de Jean Léon l’Africain, qui se trouve dans les Navigations & Voyages recueillis en Italie par Ramusio. On n’est point d’accord sur l’origine & sur la signification de ce mot. Quelques Auteurs prétendent qu’elle est ainsi nommée du mot Arabe ''Iphrik'', qui vient du verbe ''Faraka'', ''{{lang|la|divisit}}'', il a divisé, ou séparé ; & l’on apporte deux raisons de cette étymologie : la première, est que cette partie de la terre est séparée de toutes les autres, soit par la mer, soit par le Nil, qui, comme je l’ai dit, en faisoit autrefois les bornes du côté de l’orient. L’autre est, qu’un certain Iphric, qui a regné dans ces contrées, lui a laissé son nom. Marmol, ''L. 1, ch. 1.'' se déclare pour cette étymologie. D’autres disent que ce nom vient du mot hébreu {{lang|he|עפר}} ''aphar'', qui signifie ''poussière'', parce que le pays est extrêmement aride & sabloneux. Josephe, au ''Liv. I'' de ses Antiquités Judaïques, ''c. l6'', prétend que ce nom lui vient d’Ophre, fils de Mandane, & petit-fils d’Abraham, qui s’empara, dit-il, de la Lybie, & dont les descendans la posséderent, & la nommerent de son nom, ''Afrique''. Servius & Isidorius disent que ''Africa'', ou ''Aphrica'', est la même chose que ''Aprica'', comme qui diroit, exposée au soleil. Quelques Grammairiens dérivent ce nom de l’{{lang|grc|α}} privatif, & de {{lang|grc|φρίχη}} Horreur, comme qui diroit, une terre qui ne fait point frissonner, qui n’a jamais de froid, ni d’hiver. Dans Eusèbe, ''Liv. IX, de la Prép''. & dans Josephe, ''Liv. I des Ant. ch. 16.'' Alexandre Polyhistor rapporte le sentiment d’un certain Cléodémus, qui prétendoit que parmi les enfans qu’Abraham avoit eus de Cetthura, il y en avoit un nommé ''Apher'', & un autre nommé ''Aphran'' ; que l’un avoit donné son nom à la ville d’Afra, & l’autre à l’''Afrique''. Solin & Cédrénus prétendent que ce nom lui vient d’Afer fils d’Hercule. D’autres prétendent qu’il lui vient d’Ophir fils de Jectan, ou de l’autre Ophir dont parle l’Ecriture, & que l’''Afrique'' est la terre d’Ophir si fameuse par le commerce qu’y faisoit Salomon. Bochart, dans son Chanaan, ''L. I, ch. 15'', rejette toutes ces étymologies, & prétend que ce nom vient de {{lang|he|פרך}} ''pharach'', qui, en Syriac & en Arabe signifie ''Frotter'' ; & d’où s’est formé {{lang|he|פרוך}} ''pheruch'' ou {{lang|he|פרוך}} ''pherich'', qui signifie ''un épi de blé'' ; que de-là est venu le nom ''Africa'', comme si l’on avoit voulu dire, ''une terre d’épis'', parce que ce pays est fertile en blé. Quoiqu’il n’y ait rien d’assuré sur l’origine de ce nom, j’aimerois beaucoup mieux le faire venir d’Ophir, non pas de celui qui donna son nom à la terre où Salomon envoyoit ses flottes, mais d’un autre que l’Ecriture place à l’entrée de l’''Afrique'', &<section end="AFRIQUE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{Numérotation|AGA||151}}</noinclude><section begin="AGAPE"/>mal interprétée par les Païens, elle fut absolument retranchée des ''Agapes''. Enfin, on fut obligé d’abolir entièrement les ''Agapes'' mêmes, à cause des abus qui s’y commettoient. Ce fut le Concile de Carthage qui les condamna en 397, ensorte que la mémoire en est presque perdue avec l’usage. Ce mot vient du Grec {{lang|grc|ἀγάπη}}, ''{{lang|la|dilectio}}'', dilection, charité mutuelle ; du verbe {{lang|grc|{{corr|ἀγαπαω|ἀγαπάω}}}}, ''{{lang|la|diligo}}'', j’aime, je chéris.
<section end="AGAPE"/>
<section begin="AGAPÉTES"/><nowiki/>
AGAPÉTES. s. f. pl. Bien-aimées. ''{{lang|la|Agapetæ}}''. On donnoit ce nom dans l’ancienne Eglise, à des Vierges qui vivoient en communauté, ou qui s’associoient avec des ecclésiastiques, par un motif de piété & de charité. A cause de cela ils les appeloient ''Sœurs adoptives''. Dès le I{{er}} siècle il y avoit des femmes qui étoient instituées Diaconesses ; & {{corr|commes|comme}} elles se consacroient au service de l’église, elles choisissoient leur demeure chez les ecclésiastiques, à qui elles rendoient tous les offices de charité conformes à la sainteté de leur ministère. Dans la ferveur des premiers commencemens du Christianisme, il n’y avoit rien de scandaleux dans ces pieuses sociétés. Mais dans la suite elles dégénérèrent en libertinage ; ensorte que S. Jérôme demande avec indignation, ''{{lang|la|Unde Agapetarum pestis in Ecclesias introiit ?}}'' Les Conciles, soit pour ôter aux Païens un sujet plausible de calomnie, soit pour éloigner les occasions du mal, contraignirent les Prêtres à se séparer de ces femmes, & défendirent avec beaucoup de sévérité ces ''Agapétes''. S. Athanase raconte d’un Prêtre, nommé ''Léontius'', qu’il offrit de se mutiler, & de retrancher toutes les raisons de soupçon, afin de conserver sa compagne.
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<section begin="AGARÉEN ou AGARÉNIEN"/><nowiki/>
AGARÉEN, ENNE, ou AGARENIEN, ENNE. s. m. & f. ''{{lang|la|Agarenus}}''. Nom de peuples. Ce sont des Ismaélites, ainsi nommé du nom d’''Agar'', mere d’Ismaël, duquel ils descendoient. Ils se sont appelés depuis ''Sarrasins''. Trajan fit la guerre aux ''Agaréens'', & démantela leur capitale, appelée ''Agares''. Dion & Strabon disent qu’ils l’obligèrent d’en lever le siége.
<section end="AGARÉEN ou AGARÉNIEN"/>
<section begin="AGARIC"/><nowiki/>
AGARIC. s. m. Terme de Botanique & de Pharmacie. ''{{lang|la|Agaricus, Agaricum, Fungus laricis}}''. C’est une plante qui est de la nature du champignon, dont il ne différe que par sa structure, & parce qu’il s’attache au tronc des arbres. Quelques-uns croient que c’est une excroissance, une tumeur produite par une maladie de l’arbre. On croit que celui qui nous est apporté du Levant, vient de la Tartarie. Il y a plusieurs espèces d’''agaric'' par rapport à leur différente conformation, & par rapport aux arbres sur lesquels elles croissent. Il y a un mauvais ''agaric'' qui ne croît pas sur le larix, mais sur les vieux chênes, les hêtres, ''&c''. & dont l’usage seroit très-pernicieux. Celui qui est employé en Médecine, est blanc, léger, friable, très-amer, & s’attache au tronc du Larix, Mélise, ou Mélèze, ou de ses espèces. Cet ''agaric'' est appelé ''Agaric'' femelle, & on l’apporte des Alpes, sur-tout du Briançonnois & du Trentin. Celui qui vient du Levant est beaucoup plus blanc, plus léger & plus estimé ; il croît sur le Cédre, arbre qui est une espèce de Mélise. Ce qu’on appelle ''Agaric'' mâle, est un ''agaric'' compact, jaunâtre, quelquefois brun, & qui croît sur les noyers & sur d’autres arbres. Les teinturiers se servent de ce dernier pour teindre en noir. L’''agaric'' est purgatif : on le joint ordinairement à d’autres purgatifs, à cause qu’il agit fort lentement. Il paroît avoir été fort estimé des Anciens, & l’est peu aujourd’hui avec raison. Par le long séjour qu’il fait dans l’estomac, il excite des vomissemens, ou tout au plus des nausées insupportables, suivies de sueurs, de syncopes & de langueurs qui durent beaucoup. Il laisse aussi un long dégoût pour tous les alimens. L’''agaric'' est chaud & astringent ; il appaise les tranchées, la sciatique, la suffocation de la matrice. L’on en fait un sirop propre aux mêmes maux, & qui outre cela purge, soulage les maladies du cerveau, le haut-mal, les douleurs d’estomac & de rate, & fait uriner. Etant pris un peu avant les accès de fièvres intermittentes, il retarde le frisson ; c’est aussi un contre-poison contre la morsure des bêtes venimeuses ; c’est pourquoi il entre dans la thériaque. On peut en user, ou simplement, ou le faire infuser dans de l’eau mêlée, ou dans du vin. La dose est d’une drachme jusqu’à deux, suivant la force des gens. {{sc|Chomel}}. L’''agaric'' en naissant n’est pas de la même couleur, que quand il est parfaitement formé. Au commencement il est d’un vert pâle ; mais il est blanc étant parvenu à sa maturité. Il sert à relever l’éclat de l’écarlate. Le vrai est celui qui se trouve sur les Mélises ; car le fossile, que quelques Naturalistes appellent le ''Lait'' de la Lune, n’en a qu’improprement le nom, & n’en a pas tous les effets. {{sc|Chomel}}. Voici en quoi l’''agaric'' mâle differe de l’''agaric'' femelle. Le premier a la superficie rude & raboteuse ; sa substance intérieure très-fibreuse, ligneuse, difficile à diviser, de diverses couleurs, hormis la blanche ; il est pesant. Le second au contraire, a la superficie fine, lisse, brune ; il est intérieurement blanc, friable, & se met aisément en farine ; & par conséquent il est léger. Tous deux se font d’abord sentir doux sur la langue, & ensuite âcres & amers ; mais le mâle a plus d’amertume & d’âcreté. Celui-ci ne s’emploie point en Médecine, & peut-être est-ce le même que celui qui ne croît pas sur le Larix. M. Bolduc appelle l’''Agaric'' mâle, faux ''agaric''. Cet habile Chimiste a fait différentes opérations sur l’''agaric''. On les peut voir dans l’Histoire de l’Académie des Sciences, 1714. p. 28 & 29.
Ce nom lui a été donné d’une province de Sarmatie, nommée ''Agarie'', d’où il est venu d’abord, à ce que dit Dioscoride. Scaliger dit qu’il se trompe, & que le nom de pays est imaginaire, aussi-bien que le pays même. Mais Saumaise, dans son Livre ''{{lang|la|de Homonymis}}'', a justifié Dioscoride. Plusieurs Auteurs, & entr’autres Gallien, en parlent comme d’une racine. Mais l’opinion commune est que c’est une espèce de champignon, qui s’engendre sur le tronc des arbres. Pline dit que toutes sortes d’arbres portans gland, portent l’''agaric'' : mais il se trompe.
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<section begin="AGASTE"/><nowiki/>
AGASTE. s. f. Terme dont on se sert pour exprimer une pluie très-abondante qui survient tout d’un coup, comme dans les orages. On le joint ordinairement à ''eau'', une ''agaste d’eau'' : nous fûmes surpris par une ''agaste d’eau'', qui nous perça jusqu’aux os. Ce mot n’est en usage qu’à la campagne.
<section end="AGASTE"/>
<section begin="AGASYLLIS"/><nowiki/>
AGASYLLIS. s. m. Dioscoride dit que c’est l’arbrisseau qui produit la gomme ammoniaque. ''L. III. c. 98.''
<section end="AGASYLLIS"/>
<section begin="AGATHANGE"/><nowiki/>
AGATHANGE. Nom d’homme. ''{{lang|la|Agathangelus}}''. Ce mot est grec, composé de {{lang|grc|{{corr|ἀγαθος|ἀγαθὸς}}}}, ''bon'', & {{lang|grc|ἄγγελος}}, ''Ange''. Il y avoit aux fauxbourgs de Constantinople, où est maintenant le quartier de Péra, une église de S. Clément Evêque d’Ancyre, & de S. ''Agathange'' son Diacre, bâtie par l’Empereur Basile le Macédonien. {{sc|Bail}}.
<section end="AGATHANGE"/>
<section begin="AGATHE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AGATHE. Les Tireurs d’or appellent ainsi un instrument, dans le milieu duquel est enchâssé une ''Agathe'' qui sert à rebrunir l’or. {{sc|Encyc}}.
{{sc|Agathe}}, plus ordinairement {{sc|Agate}}. s. f. Pierre précieuse, en partie transparente, en partie opaque. ''{{lang|la|Achates}}''. Il y en a de plusieurs couleurs, ce qui lui a fait donner divers noms chez Pline & les autres Auteurs. On peut réduire les différentes sortes d’''Agates'' à quatre espèces ; l’Onyx, ou ''Agate'' orientale ; la coraline, la noire, & celle d’Allemagne. L’''Agate'' est ordinairement de couleur rouge, & parsemée de lignes & de taches, qui sont quelquefois disposées d’une manière si admirable qu’il semble que la nature ait pris soin d’y peindre les figures différentes qu’on y remarque. On y voit des bois, des fleuves, des arbres, des animaux, des fruits, des fleurs, des nuages, & d’autres choses semblables. Camillus Léonardus dit qu’il en a vû une qui représentoit sept arbres situés dans une plaine ; & Boot rapporte qu’il en a une de la grandeur de l’ongle du doigt du milieu, qui représente très-bien un Evêque avec sa mitre. Si on la tourne tant soit peu, on y voit une autre image ; & si on la tourne davantage, on y remarque les portraits d’un homme & d’une femme. Les ''Agates Sardoines'' sont de trois couleurs : les vraies sont entièrement rouges, qu’on fait passer pour la carnéole, comme ayant une petite teinture de couleur de chair mêlée de brun. Il y en a d’autres moindres, qui sont en partie mêlées de couleur de sang : & les dernières le sont d’un rouge tirant sur le jaune. L’''Agate Sardonix'' est composée de la Sardoine & de l’Onyx, & a une couleur sanguine & distinguée par des cercles<section end="AGATHE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* Essai sur les avantages à retirer des colonies nouvelles
* Mémoire sur les relations commerciales des États-Unis avec l’Angleterre
* [[Mémoires ou opinion sur les affaires de mon temps]]
=== Documents diplomatiques ===
*{{L2s|Convention secrète du 18 vendémiaire An X entre la République française et la Russie|De Clercq - Recueil des traités de la France, tome 1, 1864.djvu}}
=== Discours ===
*[[Discours de M. le Prince de Bénévent au Roi]]
== Voir aussi ==
{{Thieme|T#TALLEYRAND}}
* [[Talleyrand émigré]]
* [[Auteur:Mary Wollstonecraft|Mary Wollstonecraft]], {{Livre2Scanné|Défense des droits des femmes (trad. de 1792)|Mary Wollstonecraft - Défense des droits des femmes (1792).djvu}} (p. 1-16)
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Fabrice Dury
1855
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wikitext
text/x-wiki
== 2026 ==
* [[Auteur:Jules Lacroix de Marlès|Jules Lacroix de Marlès]], [[Livre:Marlès - Histoire de l’Inde ancienne et moderne, 1828, tome 1.djvu|''Histoire de l’Inde ancienne et moderne'', Emler frères, 1828]] ; janvier.
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], [[Livre:Rolland - Beethoven, 4.djvu|''Beethoven, les grandes époques créatrices'', tome 4]] ; avancement 30% en janvier.
* [[Auteur:Pierre Villey|Pierre Villey]], [[Livre:Villey - Les Sources et l’évolution des Essais de Montaigne, tome 2.djvu|''Les Sources et l’évolution des Essais de Montaigne'', tome 2]] ; corrections diverses en janvier.
* Série d’articles sur la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann, publiés dans les ''Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences'', tome 158, 1914 ; corrections en février.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de H. Bohr et E. Landau, présentée par J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/106|pages 106]]-110.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. G.-H. Hardy, transmise par M. J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1014|pages 1012]]-1014.
** ''Sur une propriété de la fonction <math>\xi (s)</math> de Riemann''. Note de M. B. Bouliguine, présentée par M. G. Humbert. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1670|pages 1666]]-1667.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. R.-J. Backlund, présentée par M. Émile Picard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1983|pages 1979]]-1981.
** ''Sur la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. Harald Bohr, présentée par M. J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1990|pages 1986]]-1988.
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse'' et ''Le Tribun du peuple ou Le Défenseur des droits de l’homme'']], fin de correction en mars.
* [[Auteur:Charles Andler|Charles Andler]], ''Nietzsche, sa vie et sa pensée'', Éditions Bossard :
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, III.djvu|Tome III. ''Le Pessimisme esthétique de Nietzsche. Sa philosophie à l’époque wagnérienne'', {{3e}} édition, 1921]], fin de correction en mars.
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, II.djvu|Tome II. ''La Jeunesse de Nietzsche jusqu’à la rupture avec Bayreuth'', {{2e}} édition, 1921]], fin de correction en mars.
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, IV, 1928.djvu|Tome IV. ''La Maturité de Nietzsche jusqu’à sa mort'', 1928]], correction en avril.
* [[Auteur:Bernhard Riemann|Bernhard Riemann]], ''[[Œuvres mathématiques/Principes fondamentaux pour une théorie générale des fonctions d’une grandeur variable complexe|Principes fondamentaux pour une théorie générale des fonctions d’une grandeur variable complexe]]'', article in ''Œuvres mathématiques'', trad. L. Laugel, Gauthier-Villars et fils, 1898 ; correction en avril (avec Yann).
* [[Auteur:Hugo von Hofmannsthal|Hugo von Hofmannsthal]], [[Livre:Hofmannsthal - Le Chevalier à la rose, trad. Chantavoine, 1927.djvu|''Le Chevalier à la rose'', trad. Chantavoine, 1927]] ; en avril.
* Paul Gaudin, [[Livre:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu|''Du rondeau, du triolet, du sonnet'', 1870]], Librairie centrale (J. Lemer) ; en cours en mai.
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Notes de musique
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== Avant 2018 ==
Voir [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Fabrice_Dury&oldid=6348367 état de cette page fin 2016]
Commencé en 2015 :
[[Auteur:Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''Recherches sur quelques objets d’analyse indéterminée et particulièrement sur le théorème de Fermat'',
[[Livre:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6.djvu|Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6, 1827, page 1]].
== 2018 ==
* Charles Darwin, [[Livre:Darwin - Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale.djvu|''Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale'']], C. Reinwald, 1882.
== 2019 ==
* [[Auteur:Marie Curie|Marie Curie]], ''[[Traité de radioactivité]]'', deux tomes, 1910.
* [[Auteur:Charles Asselineau|Charles Asselineau]], [[Livre:Asselineau - Le Livre des ballades.djvu|''Le Livre des ballades, soixante ballades choisies'']], Paris, Alphonse Lemerre, 1876.
* [[Auteur:Charles Asselineau|Charles Asselineau]], [[Livre:Asselineau - Le Livre des sonnets.djvu|''Le Livre des sonnets, seize dizains de sonnets choisis'']], Paris, Alphonse Lemerre, 1893.
* Gaston de Lévis, [[Livre:Lévis - Les Voyages de Kang-Hi, Tome I.djvu|''Les Voyages de Kang-Hi'', tome I]] et [[Livre:Lévis - Les Voyages de Kang-Hi, Tome II.djvu|tome II]], 1812.
* [[Auteur:Jean-Marie Guyau|Jean-Marie Guyau]], [[Livre:Guyau - Éducation et Hérédité.djvu|''Éducation et Hérédité'']], 1889.
* [[Auteur:Pierre-Jean De Smet|R. P. Pierre-Jean De Smet]], ''[[Voyages aux Montagnes Rocheuses]]'', 1873.
* [[Auteur:Émile Zola|Émile Zola]], ''[[Lettre à Madame Alfred Dreyfus]]'', L’Aurore, 1899.
== 2020 ==
* [[Auteur:Alexandre de Chaumont|Alexandre de Chaumont]], [[Livre:Chaumont - Relation de l'ambassade de Mr le Chevalier de Chaumont à la cour du Roy de Siam, 1733.djvu|''Relation de l'ambassade de Mr le Chevalier de Chaumont à la cour du Roy de Siam'']], 1733.
* [[Auteur:Jean Villey|Jean Villey]], ouvrages de thermodynamique publiés dans la collection « Mémorial des sciences physiques », Gauthier-Villars, éditeurs, Paris.
** XXIII.{{caché|LXV}} — [[Livre:Villey - Éléments de thermodynamique cinétique.djvu|''Éléments de thermodynamique cinétique'']], 1933.
** XXVIII.{{caché|LX}} — [[Livre:Villey - Les principes des moteurs thermiques, 1935.djvu|''Les Principes des moteurs thermiques'']], 1935.
** XXI.{{caché|LXVII}} — [[Livre:Villey - Le rendement des moteurs thermiques, 1936.djvu|''Le Rendement des moteurs thermiques'']], 1936.
** XXXIII.{{caché|LV}} — [[Livre:Villey - Propriétés générales des fluides moteurs.djvu|''Propriétés générales des fluides moteurs'']], 1936.
** XLI.{{caché|XXVII}} — [[Livre:Vergne - L’Équilibre thermodynamique des fluides homogènes.djvu|''L’Équilibre thermodynamique des fluides homogènes'']], 1939 ; avec Henri Vergne (1879-1943).
** XLIV.{{caché|XXII}} — [[Livre:Vergne - Les Variations de l’équilibre thermodynamique.djvu|''Les Variations de l’équilibre thermodynamique'']], Gauthier-Villars, éditeurs, Paris, 1941 ; avec Henri Vergne (1879-1943).
* [[Auteur:Pierre Lasserre|Pierre Lasserre]], ''[[Livre:Lasserre - Les Idées de Nietzsche sur la musique, 1907.djvu|Les Idées de Nietzsche sur la musique]]'', Mercure de France, 1907.
* [[Auteur:Charles Péguy|Charles Péguy]], ''L’Argent''
** ''L’Argent'', [[Livre:Cahiers de la Quinzaine, 14e série, n°5-8, 1913.djvu|Cahiers de la Quinzaine, 14{{e}} série, n° 6]], 1913, pages 9-93.
** ''L’Argent suite'', [[Livre:Cahiers de la Quinzaine, 14e série, n°9-11, 1913.djvu|Cahiers de la Quinzaine, 14{{e}} série, n° 9]], 1913, pages 15-238.
* [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle|Wilfrid de Fonvielle]], ''[[La Chute d’un ballon à Luzarches en 1870]]'', in « Mémoires de la Société historique et archéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin », 1896, Tome {{rom-maj|XVIII|18}} (p. 101-109).
* [[Auteur:Adolphe Lance|Adolphe Lance]], [[Livre:Lance, Dictionnaire des architectes français, 1872, tome I.djvu|''Dictionnaire des architectes français'']], en deux tomes, 1872.
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome I.djvu|''Le Système du Monde'']], en dix tomes. Tome I, 1913. Commencé.
* [[Auteur:Guy de Pourtalès|Guy de Pourtalès]], [[Livre:Pourtalès - Wagner, histoire d'un artiste, 1948.pdf|''Wagner, histoire d'un artiste'']], 1948.
== 2021 ==
* [[Auteur:Aristide Briand|Aristide Briand]], [[Livre:La séparation des églises et de l'état.djvu|''La Séparation des Églises et de l'État'']]
* Nocolaï Lobatchevski, [[Livre:Lobatchevski - La Théorie des parallèles, 1980.djvu|''La Théorie des parallèles'']]
* [[Auteur:Jean-Édouard Spenlé|É. Spenlé]], ''[[Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne]]'', Hachette, 1904
== 2022 ==
* [[Auteur:Maurice Souriau|Maurice Souriau]], [[Livre:Souriau - Histoire du Parnasse, 1929.djvu|''Histoire du Parnasse'']], Spes, 1929.
* Edward Bulwer-Lytton, ''Rienzi, le dernier des tribuns de Rome'', 1865 ; [[Livre:Lytton - Rienzi, le dernier des tribuns de Rome, tome 2, 1865.djvu|tome 1]], [[Livre:Lytton - Rienzi, le dernier des tribuns de Rome, tome 2, 1865.djvu|tome 2]]
* Edward Bulwer-Lytton, [[Livre:Lytton - Les derniers jours de Pompéi, 1859.djvu|''Les derniers jours de Pompéi'']], 1859
* [[Livre:La Variété, revue littéraire, 1840-1841.djvu|''La Variété'']], revue littéraire (1840-1841).
* Louis-Pierre Mouillard, [[Livre:Mouillard - L’empire de l’air.djvu|''L’Empire de l’air'']], G. Masson, 1881.
* [[Auteur:Jacques_Gaffarel|Jacques Gaffarel]], [[Livre:Gaffarel - Le monde sousterrein, 1654.djvu|''Le Monde sousterrein'', ou ''Description historique et philosophique de tous les plus beaux antres et de toutes les plus belles grottes de la terre'']], Charles Du Mesnil, 1654.
* [[Auteur:Joseph-Louis Lagrange|Joseph-Louis Lagrange]], [[Livre:Joseph Louis de Lagrange - Œuvres, Tome 11.djvu|''Mécanique analytique'']] : commencé.
* Revue ''Le Présent'' : {{L2s|Tome 1, numéros 1 à 11, juillet à septembre 1857|Le Présent, année 1, tome 1, numéros 1 à 11, juillet à septembre 1857.djvu}}, {{l2s|Tome 2, numéros 12 à 22, octobre à décembre 1857|Le Présent - Tome deuxième, 1857.djvu}}
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome V.djvu|''Le Système du Monde'', tome V, Hermann, 1917]]
== 2023 ==
* [[Auteur:George Bruce Malleson|George Bruce Malleson]], ''[[Livre:Malleson - Histoire des Français dans l’Inde.djvu|Histoire des Français dans l'Inde]], depuis la fondation de Pondichéry jusqu'à la prise de cette ville, 1674-1761'', traducteur Mme S. Le Page, Librairie de la Société bibliographique, Paris, 1874
* [[Auteur:Svante_August_Arrhenius|Svante Arrhenius]], [[Livre:Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910.djvu|''L’évolution des mondes'', 1910]].
* [[Auteur:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[Livre:Bouasse - Bases physiques de la musique.djvu|''Bases physiques de la musique'']], Gauthier-Villars, 1906.
* [[Auteur:Paracelse|Paracelse]], [[Livre:Œuvres de Paracelse, trad. Grillot de Givry, tome I, 1913.djvu|Œuvres, traduction Grillot de Givry, tome I]], [[Livre:Œuvres de Paracelse, trad. Grillot de Givry, tome II, 1914.djvu|tome II]]
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], ''Le Système du Monde'', Hermann ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VI.djvu|tome VI, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VII.djvu|tome VII, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VIII.djvu|tome VIII, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome IX.djvu|tome IX, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome X.djvu|tome X, 1917]]
* [[Auteur:Richard Wagner|Richard Wagner]], ''Ma vie'' : [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 1, 1813-1842.pdf|tome I]], [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 2, 1842-1850.pdf|tome II]], [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 3, 1850-1864.pdf|tome III]].
* [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]], ''[[Mouvement brownien et molécules]]''
* [[Livre:Les Jours Heureux, programme d’action de la Résistance, par le C. N. R., 1944.djvu|''Les Jours Heureux'', programme d’action de la Résistance]]
* [[Livre:Nicolas - Les Quatrains de Khèyam.djvu|Khèyam, ''Les Quatrains'', traduits par Nicolas]] (textes français seulement).
* [[Auteur:Philippe Lauzun|Philippe Lauzun]], [[Livre:Lauzun - Le Château de Bonaguil en Agenais, 1897.djvu|''Le Château de Bonaguil en Agenais'']], Imprimerie et Lithographie Agenaises, 1897.
* [[Auteur:Gérard de Nerval|Gérard de Nerval]], [[Livre:Nerval - Lorely, 1852.djvu|''Lorely'', 1852]].
* [[Auteur:Abel Rey|Abel Rey]], [[Livre:Rey - La théorie de la physique chez les physiciens contemporains, 1907.djvu|''La théorie de la physique chez les physiciens contemporains'']], Félix Alcan, 1907. À finir : TdM
* [[Auteur:Léon Bloy|Léon Bloy]], ''[[Le Révélateur du globe]]'', A. Sauton, 1884.
* [[Auteur:Leconte de Lisle|Leconte de Lisle]] et [[Auteur:Franz Servais|Franz Servais]], [[Livre:L’Apollonide (livret du drame musical, Leconte de Lisle et Franz Servais).djvu|''L’Apollonide'' (livret du drame musical en trois parties et cinq tableaux)]], Choudens, 1899.
* [[Auteur:Richard Wagner|Richard Wagner]], [[Livre:Wagner - Tristan et Yseult, 1886, trad. Wilder.djvu|''Tristan et Yseult]], version française de Victor Wilder, Breitkopf & Härtel, 1886.
* [[Euripide]], [[Ion (Euripide, trad. Artaud)|''Ion'']], trad. par [[Auteur:Nicolas-Louis-Marie Artaud|Nicolas-Louis-Marie Artaud]], Charpentier, 1842.
* [[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]], [[Livre:Fabre - Souvenirs entomologiques edition7 Serie 9.djvu|''Souvenirs entomologiques'', neuvième série, édition 7]], Librairie Delagrave, 1905.
* [[Auteur:François Arago|François Arago]], [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 5.djvu|''Œuvres complètes'', tome 5]]
* Tableaux de l’article de la RDDM (15 février 1910), [[Les Finances ottomanes - Les deux premiers budgets constitutionnels|''Finances ottomanes'']], de [[Auteur:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]]
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], ''[[L’Invention mathématique]]'', 1908.
* [[Auteur:Henri Lichtenberger|Henri Lichtenberger]], [[Livre:Lichtenberger - Novalis, 1912.djvu|''Novalis'']], Cloud et {{Cie}}, 1912.
== 2024 ==
* [[Auteur:Charles Nordmann|Charles Nordmann]], ''[[Einstein et l’Univers]]'', Une lueur dans le mystère des choses, Hachette, 1921. {{vert|Validation}}, février.
* [[Auteur:Alfred Delvau|Alfred Delvau]], ''[[Gérard de Nerval, sa vie et ses œuvres]]'', eau-forte par G. Staal, Librairie de {{Mme|Bachelin-Deflorenne}}, 1865. Correction, février.
* [[Auteur:Robert Burns|Robert Burns]], ''[[Livre:Poésies complètes de Robert Burns, 1843.djvu|Poésies complètes]]'', traduites de l’écossais par M. Léon de Wailly, avec une introduction du même, Paris, Adolphe Delahays libraire, 1843 ; commencé en février.
* [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]], ''Une formule asymptotique pour le nombre des partitions de n''. Note (Séance du 26 décembre 1916.) de {{MM.|Godfrey Harold Hardy et Srinivasa Ramanujan}}, présentée par {{M.|Hadamard}}, séance de l’Académie des sciences du 2 janvier 1917. Tome 164, page 35, [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 164, 1917.djvu/35|lire en ligne]].
* [[Auteur:Jean Becquerel|Jean Becquerel]], ''[[Exposé élémentaire de la théorie d’Einstein et de sa généralisation]]'', 1922. En coopération avec Cantons-de-l'Est, Challwa et F0x1.
* [[Auteur:Jean Giraudoux|Jean Giraudoux]], [[Livre:Giraudoux - Ondine.djvu|''Ondine'']], Editorial Castillo, 1944.
* [[Auteur:Jean Becquerel|Jean Becquerel]], [[Le Principe de relativité et la théorie de la gravitation]], Leçons professées en 1921 et 1922 à l’École polytechnique et au Muséum d’histoire naturelle, Gauthier-Villars, 1922. En coopération avec Cantons-de-l'Est, Challwa et F0x1.
* Anna Louisa Geertruida Bosboom-Toussaint (1812-1896), ''Le Major Frans, récit de moeurs néerlandaise'', Revue des Deux Mondes : I ([[Page:Revue des Deux Mondes - 1875 - tome 9.djvu/842|15 juin 1875, {{pg}}836]]) ; II ([[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1875_-_tome_10.djvu/110|1er juillet 1875, {{pg}}104]]) ; III ([[Page:Revue des Deux Mondes - 1875 - tome 10.djvu/288|15 juillet 1875, {{pg}}282]]).
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], [[Livre:Rolland - Beethoven, 5.djvu|''Beethoven, les grandes époques créatrices'', vol. 5 : La Cathédrale interrompue II. Les derniers quatuors]], éditions du Sablier, 1943.
* [[Livre:Première exposition, Catalogue, 1874.djvu|''Première exposition, Catalogue, 1874'']]
* [[Auteur:Jean-Baptiste Joseph Delambre|Jean-Baptiste Joseph Delambre]], [[Livre:Delambre - Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques, 1810.djvu|''Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques depuis 1789, et sur leur état actuel'']], Imprimerie impériale, 1810. Premier passage juin 2024.
* [[Auteur:Eugène de Valbezen|Eugène de Valbezen]], [[Livre:Valbezen - Les Anglais et l’Inde, 1857.djvu|''Les Anglais et l’Inde'']], Michel Lévy frères, 1857. Passage (restent 8 pages avec tableaux complexes).
* Abbé François-Timoléon de Choisy, [[Livre:Choisy - Journal du voyage de Siam, 1687.djvu|''Journal du voyage de Siam fait en 1685 et 1686'']]. Juin-juillet 2024.
* Guy Tachard, [[Livre:Tachard - Voyage de Siam, des Pères jésuites, 1686.djvu|''Voyage de Siam, des Pères jésuites'', 1686]]. Juillet 2024.
* Abbé François-Timoléon de Choisy, [[Mémoires de l’abbé de Choisy]], édition 1828. Juillet-août 2024.
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], ''[[Livre:Rolland - Musiciens d’aujourd’hui.djvu|Musiciens d’aujourd’hui]]'', Hachette, 1919. Octobre 2024.
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple'', 1794-95-96]]. Correction avancée, décembre 2024.
* [[Auteur:Edward Young|Edward Young]], [[Livre:Young - Les Nuits, trad. Le Tourneur, t. 1-2, 1827.djvu|''Les Nuits'' d’Young]], premier passage décembre 2024.
== 2025 ==
* [[Auteur:Jacques Bainville|Jacques Bainville]], [[Livre:Jacques Bainville - Louis II de Bavière.djvu|''Louis II de Bavière'']], édition 1932 (abrégée ?) ; quelques compléments et corrections, {{1er}} janvier.
* [[Auteur:Paul Tannery|Paul Tannery]], ''La droite transfinie'', article in [[Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 50.djvu/392|Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 50, 1900, page 388]] ; {{1er}} janvier
* [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], ''L’antinomie du transfini. Réponse à MM. Emellin et Z''…, in [[Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 51.djvu/529|Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 51, 1901, page 525]] ; {{1er}} janvier
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple'']] ; avancement ~ 50% en janvier.
* [[Auteur:Édouard Roche|Édouard Roche]], [[Livre:Roche - Essai sur la constitution et l’origine du système solaire, 1873.djvu|''Essai sur la constitution et l’origine du système solaire'']], Gauthier-Villars, 1873 ; avec l’aide d'Hilarion~frwiki ; mars.
* [[Auteur:François Peyrey|François Peyrey]], [[Livre:François Peyrey - Les oiseaux artificiels.djvu|''Les oiseaux artificiels'']], 1909 ; travail janvier-mars, avec Lorlam.
* [[Auteur:Louis Gastine|Louis Gastine]], [[Livre:Gastine - L'A B C de l'aviation, 1911.djvu|''L'A. B. C. de l'aviation'']], 1911 ; travail janvier-mars, avec Lorlam.
* [[Auteur:Pierre de Fermat|Fermat]], [[Livre:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 3, 1896.djvu|''Œuvres'', tome 3]] ; quelque interventions en avril, notamment la TdM.
* [[Auteur:Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet|Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet]], [[Livre:Olivet - La Vie de Monsieur l’Abbé de Choisy, 1742.djvu|''La Vie de Monsieur l’Abbé de Choisy'', 1742]]. début en mai.
* [[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]], [[Livre:Fabre - Souvenirs entomologiques, sixième série, 1897 (IA souvenirsentomol06fabr).djvu|''Souvenirs entomologiques'', sixième série, 1897]] ; premier passage le 16 mai.
* [[Auteur:Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''[[Recherches sur quelques objets d’analyse indéterminée et particulièrement sur le théorème de Fermat]]'', 1827. Voir [[Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6.djvu/189|Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6, pages 1]]-60. Verdissement final en mai.
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], [[Livre:Poincaré - Des fondements de la géométrie, 1921.djvu|''Des fondements de la géométrie'']], Étienne Chiron, 1921 ; en juin.
* [[Auteur:Claude Delisle|Claude Delisle]], [[Livre:Lisle - Relation historique du royaume de Siam, 1684.djvu|''Relation historique du royaume de Siam'']], Guillaume de Luyne, 1684 ; en juillet.
* [[Auteur:Bernard Lazare|Bernard Lazare]], [[Livre:Lazare - Figures contemporaines, 1895.djvu|''Figures contemporaines, Ceux d’Aujourd’hui, Ceux de Demain'']], Perrin et {{Cie}}, 1895 ; avancement en juillet, finalisé par Narilora.
* [[Auteur:Maurice Kufferath|Maurice Kufferath]], [[Livre:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu|''Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg de Wagner'']], 1898 ; commencé en août.
* [[Auteur:Adolphe Appia|Adolphe Appia]], [[Livre:Appia - L’Œuvre d’art vivant, 1921.djvu|''L’Œuvre d’art vivant'']], édition Atar, 1921 ; avancé en septembre.
* [[Auteur:Maurice Kufferath|Maurice Kufferath]], [[Livre:Kufferath - Parsifal, 1901.djvu|''Parsifal de Richard Wagner'']] ; avancé en septembre (manquent les partitions)
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome IV.djvu|''Le Système du Monde'', tome IV]], 1915 ; achevé en novembre.
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], [[Livre:Poincaré - La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes, 1904.djvu|''La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes'']], C. Naud, 1904 ; novembre.
* Angelo Neumann, [[Livre:Neuman - Souvenirs sur Richard Wagner, 1908.djvu|''Souvenirs sur Richard Wagner'']] ; novembre.
* [[Auteur:Savinien Cyrano de Bergerac|Cyrano de Bergerac]], [[Livre:Cyrano de Bergerac - Les Œuvres libertines, t. 1, éd. Lachèvre, 1921.djvu|''Les Œuvres libertines'', t. 1]] ; quelques interventions en novembre.
* [[Auteur:Eugène Viollet-le-Duc|Eugène Viollet-le-Duc]], [[Livre:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 5.djvu|''Dictionnaire raisonné du mobilier français''…, tome 5]] ; validation en décembre.
* [[Auteur:Anne Marie de Beaufort d’Hautpoul|Anne Marie de Beaufort d’Hautpoul]], [[Livre:Beaufort d’Hautpoul - Clémentine, ou L’Évelina française, tome 1, 1809.djvu|''Clémentine, ou L’Évelina française'', tome 1, Chez Leopold Collin, 1809]] ; en décembre.
* [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]], [[Livre:Renard - La jeune fille du yacht, 1930.djvu|''La jeune fille du yacht'', 1930]] ; correction en décembre.
== Projets ==
=== ''La Langue de Novalis'' ===
Sous réserve de vérification de la date de décès de l’auteur :
* Titre : ''La Langue de Novalis dans Henri d’Ofterdingen, les Disciples à Saïs et l’Essai sur la Chrétienté'', 1920, XXXV+432 pages.
* Auteur : Georges A. Tournoux
* Édition : René Girard, Lille et Auguste Picard, Paris
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k666009?rk=21459;2 Gallica]
=== ''Glatigny'' ===
* Titre : ''Glatigny'', drame funambulesque en vers mêlé de chansons et de danses
* Auteur : [[Auteur :Catulle Mendès|Catulle Mendès]] (1841-1909)
* Édition : Librairie Charpentier et Fasquelle, 1906
* Source : [https://archive.org/details/glatignydramefun00mend/page/n7/mode/2up Internet Archive]
=== ''Harmonie universelle'' ===
* Auteur : [[Auteur :Marin Mersenne|Marin Mersenne]] (1588-1648)
* Titre : ''Harmonie universelle'' contenant la théorie et la pratique de la musique…
* Source : Gallica, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5471093v?rk=21459;2 Tome 1, 1636] ; [https : //gallica.bnf.fr/ark : /12148/bpt6k54710466 ? rk=42918 ; 4 Tome 2, 1637]
=== ''Le Hachych'' ===
[[w:Claude-François Lallemand|Claude François Lallemand]], ''Le Hachych'', [i.e. haschich], Paris, Librairie de Paulin, 1843. In-12.
Ouvrage prophétique, relation d’un songe fait sous l’emprise du haschich qui transporte l’auteur en 1843. « Il raconte les faits nouveaux survenus depuis cent ans. Et ceux-ci sont nombreux : citons la substitution de l’électricité au charbon, la propulsion des bateaux par hélices, le percement du canal de Suez et de Panama, les tunnels sous les Alpes et les Pyrénées, la prééminence des États-Unis sur l’Angleterre, la perte, par celle-ci, de l’Inde et des deux Canada, la confédération des pays latins d’Europe, l’union monétaire, etc. » (cf. Louis Dulieu in Rev. Hist. Sci., 1975, XXVIH/2, p. 136-137), mais aussi l’émancipation des femmes, les moyens de transport mus à l’électricité… Le livre qui anticipait également la Révolution de 1848, connut un regain de popularité lors de cet événement. Originaire de Metz, élève de Dupuytren, de Bichat et Broussais, C.-Fr. Lallemand devint chirurgien et professeur de médecine aux facultés de Paris et de Montpellier. Disciple de Pierre Leroux, il fut destitué de sa chaire en raison de son engagement aux côtés des républicains radicaux sous la monarchie de Juillet. (Cf. Maitron CD-Rom. Morel, Dict. biogr. de la psychiatrie, p. 149). [https://books.google.fr/books?id=tWUxAQAAMAAJ&dq=claude%20françois%20lallemand&hl=fr&pg=PR3#v=onepage&q=claude%20françois%20lallemand&f=false Texte de la deuxième édition, Au comptoir des imprimeurs-unis, 1947, sur Google books]. I, p. 1 ; II, p. 6 ; III, p. 55 ; IV, p. 230. Attention ! intervertir les pages 229 et 230.
=== Léon Bloy ===
* ''Au seuil de l’Apocalypse'', Mercure de France, 1916, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5438435v?rk=622320;4 gallica]
* ''Le Mendiant ingrat'', Edmond Demain, 1898, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1081224?rk=600861;2 gallica]
=== ''Briand'', de Georges Suarez ===
* Auteur : Georges Suarez (1890-1944).
* Titre : ''Briand, sa vie, son œuvre, avec son journal et de nombreux documents inédits'', 6 volumes, Paris, Plon, 1938-1952.
** I. ''Le Révolté circonspect. 1862-1904'', 1938 ;
** II. ''Le Faiseur de calme, 1904-1914'', 1938'' ;
** III. ''Le Pilote dans la tourmente. 1. 1914-1916'', 1939 ;
** IV. ''Le Pilote dans la tourmente. 2. 1916-1918'', 1940 ;
** V. ''L’Artisan de la Paix. 1. 1918-1923'', 1941
** VI. ''L’Artisan de la Paix. 2. 1923-1932'', 1952
* Source : à trouver.
=== ''Concert de Richard Wagner'' (Théâtre Italien, janvier et février 1860) ===
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1281365j/f3.item Gallica]
=== Malwida von Meysenbug ===
* ''Mémoires d’une idéaliste :''
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k655881?rk=42918;4 Tome 1 (Librairie Fischbacher, 1900)] ;
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65589c?rk=21459;2 tome 2 (Librairie Fischbacher, 1900)] ;
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5748377v?rk=42918;4 Le Soir de ma vie, suite des mémoires d’une idéaliste, précédée de La Fin de la vie d’une idéaliste] (Fischbacher, 1908).
=== ''Léon Chatry, instituteur'' ===
* Jules Leroux (1880-1915), ''Léon Chatry, instituteur'', 1913.
[https://collectionsnumeriques-aude.mediatheques.fr/album/3175488 Collections numériques — Bibliothèque départementale de l’Aude]
=== ''Le nouvel Opéra de Paris'' ===
* Auteur : Charles Garnier (1825-1898)
* Titre : ''Le nouvel Opéra de Paris''
* Édition : Librairie générale de l’architecture et des travaux publics DUCHER ET Cie ; vol. I, 1878 ; vol. II, 1881.
* Source : Gallica: [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5550798q Vol. I], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758394n Vol. II]
=== Leonhard Euler ===
* Auteur : Euler, Leonhard (1707-1783)
* Titre : ''Lettres à une princesse d’Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophie''
* Édition : Mme V{{e}} Courcier et Bachelier, Paris, 1812 ; 2 vol. : 530 p., 3 f. de dépl. ; 598 p., 6 f. de dépl.).
* Source Gallica : [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001105563741/IMG00000001# tome 1], [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001105563758# tome 2]
=== ''La Vie de J.-H. Fabre naturaliste'' ===
* Auteur : Dr G.-V. Legros ; préface de J.-H. Fabre
* Titre : ''La Vie de J.-H. Fabre naturaliste'' suivie du répertoire général analytique des Souvenirs entomologiques
* Édition : Librairie Delagrave, 1925
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9813471d/f17.item Gallica]
=== Jacques Hadamard ===
* Auteur : [[Auteur :Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1865-1963)
* Titre : ''Essai sur la psychologie de l’invention dans le domaine mathématique''
* Quelques pages sur [https://archive.org/details/essaisurlapsycho0000hada internet archive]
=== Paul Lindau ===
* Auteur : Paul Lindau (1839-1919)
* Titre : ''Richard Wagner''
* Édition : Hinrichsen et {{Cie}}, éditeurs, 1885.
* Source : [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001103846171# numelyo]
=== ''Essai sur le chant de quelques oiseaux'' ===
État le 19 juin 2024 :
* Titre : ''Essai sur le chant de quelques oiseaux''
* Édition : l’auteur, Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher), 1913 ; in-8°, XII-180 p., fig. en noir et pl. en coul.
* Auteur : Gérard de La Bassetière. Préface de Gabriel Etoc ; illustrations d’Edouard Mérite et J. Péan de Saint-Gilles
* Source : à trouver
* Demandeur : [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 14 juin 2024 à 09 : 12 (UTC)
* Pris en charge par : --[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 18 juin 2024 à 12 : 44 (UTC)
* État : {{ping|Fabrice Dury}} Techniquement, je peux importer {{Google|mD9EAQAAMAAJ}}, mais y a-t-il des détails sur Gérard de La Bassetière, Gabriel Etoc et J. Péan de Saint-Gilles pour déterminer s’ils sont DP ou non ? Pour Édouard Mérite, je l’ai trouvé sur wikidata, et il est DP. Pour les autres, les fiches viaf et BNF sont muettes.--[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 18 juin 2024 à 12 : 44 (UTC)
* {{ping|Cunegonde1}} Merci. Faute des renseignements biographiques, il va donc être difficile d’avancer sur ce livre. Cordialement. [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 18 juin 2024 à 17 : 53 (UTC)
* : {{ping|Fabrice Dury}} Après recherche raisonnable, je n’ai pas trouvé d’informations biographiques sur Gérard de La Bassetière, ni sur Gérard Etoc, si ce n’est qu’il a été curé de Mondoublau et qu’il est ornithologue ; sa biographie a été écrite par en 2007 par Madeleine Siériès, mais je ne peux y accéder. En revanche j’ai trouvé une notice généalogique sur J. Péan de Saint-Gilles : https : //man8rove.com/fr/profile/d8fmfnmoa-jean-pean-de-saint-gilles. Il est mort en 1974, donc non D-P. Il est l’auteur des planches à l’intérieur du livre alors que la première planche en couleur est de E. Mérite. [[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 19 juin 2024 à 05 : 28 (UTC)
=== ''Les mathématiques et l’imagination'' ===
* Auteurs : E. Kasner et J. Newman, traduction de F. Beris et François Le Lionnais, 1 vol. 14 x 22, 251 p. avec 179 fig.
* Édition : Paris, Payot (Bibliothèque scientifique), 1950.
=== ''Les Artistes littéraires'' ===
* [[Auteur :Maurice Spronck|Maurice Spronck]], ''Les Artistes littéraires, études sur le {{s|XIX}}'', Calmann Lévy, 1889. [https://archive.org/details/lesartisteslit00spro internet archive]
=== ''Les Hommes d’aujourd’hui'' ===
Collection complète (469 numéros) sur Gallica
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1203330r?rk=21459;2 t. I à IV], {{n°|1}} — {{n°|208}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11924086/f11.item t. V et VI], {{n°|209}} — {{n°|312}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192407s/f11.image t. VII et VIII], {{n°|313}} — {{n°|416}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192405z/f5.image t. IX], {{numéro|417}} — {{n°|468}} + et t. X, {{n°|469}}.
=== Mémoires de Benjamin Franklin ===
* ''Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même'', suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires, dont la plus grande partie n’avoit pas encore été publiée, traduit de l’anglais par J. Castéra, tome 2, Chez F. Buisson, an VI de la République, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76155d/f3.item en ligne sur Gallica],
=== ''Richard Wagner'', par Vincent d’Indy ===
* Auteur : Vincent d’Indy (1851-1931)
* Titre : ''Richard Wagner et son influence sur la Musique française''. Collection « Grands Musiciens par les Maîtres d’aujourd’hui »
* Édition : Librairie Delagrave, 1930
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k939580b/f1.item Gallica]
=== Guy Tachard, ''Second voyage'' ===
* ''Second voyage du Père Tachard et des jésuites envoyez par le Roi au royaume de Siam contenant diverses remarques d’Histoire, de Géographie, & d’Astronomie'', Chez Daniel Horthemels, 1689 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8727029h?rk=42918;4 en ligne sur Gallica].
=== Lettre de l’évêque de Métellopolis, 25 octobre 1691 ===
Louis Laneau, ''Lettre de M. l’evesque de Metellopolis, vicaire apostolique de Siam''. Au supérieur & aux directeurs du seminaire des Missions Étrangères établi à Paris, datée de Siam le 25. Octobre 1691. & reçue en France le 2. Novembre 1692, Chez Charles Angot, 1693 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k852090g/f3.item sur Gallica]
=== Revue des Deux Mondes (suite) ===
Demande sur Aide, retirée le 6.09.2024
* Titre : Revue des Deux Mondes, à partir de novembre-décembre 1923.
* Auteur : multiples
* Source : Gallica. Tous les numéros jusqu’à [[Livre :Revue des Deux Mondes - 1923 — tome 17.djvu|celui de septembre-octobre 1923]] sont déjà présents sur wikisource. Les suivants, à partir de [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k431910x/f4.image novembre-décembre 1923] jusqu’en 1944, sont disponibles sur Gallica (en principe 127 numéros).
* Demandeur : [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 2 septembre 2024 à 09 : 33 (UTC)
* Pris en charge par : [ ? ] ({{ping|Cunegonde1}} penses-tu que ce soit possible, au moins une première tranche de numéros ?)
:{{ping|Fabrice Dury}} Il y a deux objections à ces imports :
# d’ordre juridique car plus on avance dans le temps plus on rencontre d’auteurs n’étant pas encore dans le domaine public. H. Sarrazin a été consultée sur ce sujet.
# D’ordre technique ces recueils comportent près de 1000 pages chacun, et lorsqu’ils sont en couleur, leur préparation est un vrai défi technique (compter près d’une journée de travail par numéro). De plus lorsqu’ils sont postérieurs à 1928, on est contraint par la limite imposée de 100 Mo. Lorsqu’ils sont en noir et blanc, c’est plus facile, mais c’est quand même très fastidieux.--[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 3 septembre 2024 à 16 : 35 (UTC)
::{{ping|Cunegonde1}} Merci pour ces explications. Deux réactions : 1°) ne pourrait-on ajouter un volume tous les deux mois, au rythme de la parution initiale ? Sans rien changer aux règles de wikisource, on pourrait même au préalable procéder à un rattrapage en ajoutant deux années pleines, soit 12 volumes (jusqu’à 1928 inclus), puisque l’index de septembre-octobre 1923 a été créé en 2019 (délai 96 ans) ; 2°) je n’ai pas compris les objections sur la taille des documents (1000 pages) ou sur la couleur (car le N/B suffit, puisqu’il n’y a que des textes), mais cela est dû à ma méconnaissance de ton processus de création et de son caractère « fastidieux ». Cordialement. [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 4 septembre 2024 à 12 : 31 (UTC)
=== Mémoires de Carlo Gozzi ===
* ''Mémoires de Charles Gozzi'', traduction libre par Paul de Musset, Charpentier, 1848 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61385845 sur Gallica]
=== ''Théorie des nombres'' de Legendre ===
* [[Auteur :Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''Théorie des nombres'', {{3e}} édition, Chez Firmin Didot frères, 1830 ; sur Gallica, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k426107?rk=21459;2 Tome I], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k42612x/f3.item Tome II]
=== Proust ===
* Émile Bedriomo, ''Proust, Wagner et la coïncidence des arts''
=== ''L’astronomie'', de Théo Varlet ===
* [[Auteur :Théo Varlet|Théo Varlet]], ''L’astronomie. Le nouvel univers astronomique'', préface d’Émile Belot ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t541931973?rk=214593;2 sur Gallica]
=== Collège Stanislas ===
* ''Le Collège Stanislas. Notice historique (1804-1870)'', 1881 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63822258/f7.item sur Gallica]. Gravures : frontispice, pages 111, 126-127, 244-245, 260-261, 290-291, 314-315, 326-327.
=== ''L’Architecture et art de bien bastir'', de Leon Battista Alberti ===
* Leon Battista Alberti (1404-1472), ''L’Architecture et art de bien bastir'', traduicts du latin en françois par deffunct Jean Martin, 1553 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85631r?rk=21459;2 sur Gallica]
=== Claude-Nicolas Ledoux ===
* Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), ''L’Architecture considérée sous le rapport de l’art, des mœurs et de la législation'', 1804 ; [en ligne sur e-rara]
=== ''Histoire de Édouard Manet'' ===
* [[Auteur :Théodore Duret|Théodore Duret]], ''Histoire de Édouard Manet et de son œuvre'', avec douze illustrations, Librairie Charpentier et Fasquelle, 1906 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1117810?rk=214593;2 sur Gallica]
=== ''Cinquante ans de Paris'' ===
* [[Auteur :Pierre-Barthélemy Gheusi|Pierre-Barthélemy Gheusi]] (1865-1943), ''Cinquante ans de Paris : mémoires d’un témoin, 1889-1938'' ; en quatre volumes : I.{{lié}}Souvenirs de jeunesse ; II.{{lié}}Leurs femmes ; III.{{lié}}La danse sur le volcan ; IV.{{lié}}Revivre. Librairie Plon, 1939-1940-1941-1942.
=== ''L’Hypothèse de l’atome primitif'' ===
* [[Auteur :Georges Lemaître|Georges Lemaître]] (1894-1966), ''L’Hypothèse de l’atome primitif, essai de cosmogonie'', Griffon (Neuchatel) et Dunod (Paris), 1946.
=== ''Louis XIV et son siècle'' ===
* [[Auteur :Alexandre Dumas|Alexandre Dumas]], ''Louis XIV et son siècle'', [[c:File : Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu|sur commons]], 1844.
=== ''Le Testament de l’illustre Brizacier'' ===
* [[Auteur :Albert Glatigny|Albert Glatigny]] (1839-1873), ''Le Testament de l’illustre Brizacier'', préface de M. Ernest d’Hervilly ; notice et documents de M. Robert de La Villehervé, corrigés par M. Édouard Gauthier, Éditions de la ''Revue Théâtrale'', 1906. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96936030/f9.item en ligne sur Gallica]
=== ''Observations sur le refus que fait le Chastelet de reconnoître la Chambre royale'' ===
* [[Auteur :Bertrand Capmartin de Chaupy|Abbé Bertrand Capmartin de Chaupy]] (1720-1798), ''Observations sur le refus que fait le Chastelet de reconnoître la Chambre royale'', 1754 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3043707x/f7.item.texteImage en ligne sur Gallica]
=== André Palladio ===
* André Palladio, ''Œuvres complètes'' [https://www.e-rara.ch/doi/10.3931/e-rara-49753 en ligne sur e-rara]
=== ''La Mise en scène du drame wagnérien'' ===
[[Auteur :Adolphe Appia|Adolphe Appia]], ''La Mise en scène du drame wagnérien'', Léon Chailley, 1895 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97988964/f7.item en ligne sur Gallica]
=== Analyse du jeu des échecs ===
* A.-D. Philidor, ''Analyse du jeu des échecs'', édition 1844 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3069855r/f12.item sue Gallica].
=== [[w:Grégoire Louis Domeny de Rienzi|Grégoire Louis Domeny de Rienzi]] (1789-1843) ===
* ''Adresse au gouvernement et au peuple français'', Paris, Chez Cornard, 1820 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6155815k/f4.item texte sur Gallica]
* ''Pétition des hommes de couleur de l’île Bourbon à la Chambre des Députés, suivie de quelques considérations'', 25 décembre 1830 et 15 septembre 1831 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5759151h/f4.item texte sur Gallica].
=== Horace, ''Œuvres'', trad. Campenon et Després ===
* [[Auteur:Horace|Horace]], ''Œuvres'', traduites par MM. Campenon et Després,… accompagnées du Commentaire de l’abbé Galiani, 1821 :
** Tome I, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5849226r?rk=21459;2 sur Gallica]. Ce tome I comprend ''Recherches sur la maison de campagne d’Horace et sur les différentes campagnes dont il est fait mention dans ses poésies'', ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5849226r/f76.item pages lxv] à lxxxvii).
** Tome II, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61505209?rk=42918;4 sur Gallica].
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15778619
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2026-05-08T09:41:09Z
Fabrice Dury
1855
/* 2026 */
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wikitext
text/x-wiki
== 2026 ==
* [[Auteur:Jules Lacroix de Marlès|Jules Lacroix de Marlès]], [[Livre:Marlès - Histoire de l’Inde ancienne et moderne, 1828, tome 1.djvu|''Histoire de l’Inde ancienne et moderne'', Emler frères, 1828]] ; janvier.
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], [[Livre:Rolland - Beethoven, 4.djvu|''Beethoven, les grandes époques créatrices'', tome 4]] ; avancement 30% en janvier.
* [[Auteur:Pierre Villey|Pierre Villey]], [[Livre:Villey - Les Sources et l’évolution des Essais de Montaigne, tome 2.djvu|''Les Sources et l’évolution des Essais de Montaigne'', tome 2]] ; corrections diverses en janvier.
* Série d’articles sur la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann, publiés dans les ''Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences'', tome 158, 1914 ; corrections en février.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de H. Bohr et E. Landau, présentée par J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/106|pages 106]]-110.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. G.-H. Hardy, transmise par M. J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1014|pages 1012]]-1014.
** ''Sur une propriété de la fonction <math>\xi (s)</math> de Riemann''. Note de M. B. Bouliguine, présentée par M. G. Humbert. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1670|pages 1666]]-1667.
** ''Sur les zéros de la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. R.-J. Backlund, présentée par M. Émile Picard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1983|pages 1979]]-1981.
** ''Sur la fonction <math>\zeta (s)</math> de Riemann''. Note de M. Harald Bohr, présentée par M. J. Hadamard. [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 158, 1914.djvu/1990|pages 1986]]-1988.
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse'' et ''Le Tribun du peuple ou Le Défenseur des droits de l’homme'']], fin de correction en mars.
* [[Auteur:Charles Andler|Charles Andler]], ''Nietzsche, sa vie et sa pensée'', Éditions Bossard :
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, III.djvu|Tome III. ''Le Pessimisme esthétique de Nietzsche. Sa philosophie à l’époque wagnérienne'', {{3e}} édition, 1921]], fin de correction en mars.
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, II.djvu|Tome II. ''La Jeunesse de Nietzsche jusqu’à la rupture avec Bayreuth'', {{2e}} édition, 1921]], fin de correction en mars.
** [[Livre:Andler - Nietzsche, sa vie et sa pensée, IV, 1928.djvu|Tome IV. ''La Maturité de Nietzsche jusqu’à sa mort'', 1928]], correction en avril.
* [[Auteur:Bernhard Riemann|Bernhard Riemann]], ''[[Œuvres mathématiques/Principes fondamentaux pour une théorie générale des fonctions d’une grandeur variable complexe|Principes fondamentaux pour une théorie générale des fonctions d’une grandeur variable complexe]]'', article in ''Œuvres mathématiques'', trad. L. Laugel, Gauthier-Villars et fils, 1898 ; correction en avril (avec Yann).
* [[Auteur:Hugo von Hofmannsthal|Hugo von Hofmannsthal]], [[Livre:Hofmannsthal - Le Chevalier à la rose, trad. Chantavoine, 1927.djvu|''Le Chevalier à la rose'', trad. Chantavoine, 1927]] ; en avril.
* Paul Gaudin, [[Livre:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu|''Du rondeau, du triolet, du sonnet'', 1870]], Librairie centrale (J. Lemer) ; en mai. Restent à terminer les pages 70 et 71 qui contiennent des partitions.
== Outils ==
[https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/advancedSearch/ Recherche avancée sur Gallica]
[https://www.mediawiki.org/wiki/Extension:Math/Syntax Latex]
Partition : [[Page:Gautier - Les musiques bizarres à l’Exposition de 1900, volume 1, 1900.pdf/21]]
Accents : avec \acute{e}, \grave{e}, \hat{e}, \ddot{e}, <math>\dot a,</math> on obtient <math>\acute{e}, \grave{e}, \hat{e}, \ddot{e}, \dot a.</math>
Numéro(s) : <nowiki>{{no}}</nowiki> donne {{no}} ; <nowiki>{{n°}}</nowiki> donne {{n°}} ; <nowiki>{{nos}}</nowiki> donne {{nos}} ; <nowiki>{{n°s}}</nowiki> donne {{n°s}}
TdM : <nowiki>{{table |indentation=-2 |section={{rom-maj|I|1}}.| titre =Titre| largeurp=40| page = {{pli|2|6}}}}</nowiki>
TdM : [[Page:Cardan - Ma vie, trad. Dayre, 1936.djvu/441]]
TdM : [[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon TdM]]
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[[w:Aide:Insérer un tableau (wikicode, expert)|Tableaux]]
Tableaux : [[Page:Valbezen - Les Anglais et l’Inde, 1857.djvu/441|un exemple (savant), dû à Berniepyt]]
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[[Modèle:Modèles bibliographiques]]. Exemples pour les numéros de page : <nowiki>{{pg|257}} et {{ppg|257-263}}</nowiki> donnent : {{pg|257}} et {{ppg|257-263}}.
Mise en page de vers : Mise en page de vers, pour les livrets où les vers sont indentés : à mettre dans les balises <nowiki><poem> : {{Em|1}}</nowiki> à {{Em|12}}.
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Notes de musique
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* La [[ronde (musique)|ronde]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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* La [[Blanche (musique)|blanche]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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* La [[noire (musique)|noire]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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* La [[double croche]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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* La [[triple croche]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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* La [[quadruple croche]] <score lang="lilypond">\new Staff \with {
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== Avant 2018 ==
Voir [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Utilisateur:Fabrice_Dury&oldid=6348367 état de cette page fin 2016]
Commencé en 2015 :
[[Auteur:Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''Recherches sur quelques objets d’analyse indéterminée et particulièrement sur le théorème de Fermat'',
[[Livre:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6.djvu|Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6, 1827, page 1]].
== 2018 ==
* Charles Darwin, [[Livre:Darwin - Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale.djvu|''Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale'']], C. Reinwald, 1882.
== 2019 ==
* [[Auteur:Marie Curie|Marie Curie]], ''[[Traité de radioactivité]]'', deux tomes, 1910.
* [[Auteur:Charles Asselineau|Charles Asselineau]], [[Livre:Asselineau - Le Livre des ballades.djvu|''Le Livre des ballades, soixante ballades choisies'']], Paris, Alphonse Lemerre, 1876.
* [[Auteur:Charles Asselineau|Charles Asselineau]], [[Livre:Asselineau - Le Livre des sonnets.djvu|''Le Livre des sonnets, seize dizains de sonnets choisis'']], Paris, Alphonse Lemerre, 1893.
* Gaston de Lévis, [[Livre:Lévis - Les Voyages de Kang-Hi, Tome I.djvu|''Les Voyages de Kang-Hi'', tome I]] et [[Livre:Lévis - Les Voyages de Kang-Hi, Tome II.djvu|tome II]], 1812.
* [[Auteur:Jean-Marie Guyau|Jean-Marie Guyau]], [[Livre:Guyau - Éducation et Hérédité.djvu|''Éducation et Hérédité'']], 1889.
* [[Auteur:Pierre-Jean De Smet|R. P. Pierre-Jean De Smet]], ''[[Voyages aux Montagnes Rocheuses]]'', 1873.
* [[Auteur:Émile Zola|Émile Zola]], ''[[Lettre à Madame Alfred Dreyfus]]'', L’Aurore, 1899.
== 2020 ==
* [[Auteur:Alexandre de Chaumont|Alexandre de Chaumont]], [[Livre:Chaumont - Relation de l'ambassade de Mr le Chevalier de Chaumont à la cour du Roy de Siam, 1733.djvu|''Relation de l'ambassade de Mr le Chevalier de Chaumont à la cour du Roy de Siam'']], 1733.
* [[Auteur:Jean Villey|Jean Villey]], ouvrages de thermodynamique publiés dans la collection « Mémorial des sciences physiques », Gauthier-Villars, éditeurs, Paris.
** XXIII.{{caché|LXV}} — [[Livre:Villey - Éléments de thermodynamique cinétique.djvu|''Éléments de thermodynamique cinétique'']], 1933.
** XXVIII.{{caché|LX}} — [[Livre:Villey - Les principes des moteurs thermiques, 1935.djvu|''Les Principes des moteurs thermiques'']], 1935.
** XXI.{{caché|LXVII}} — [[Livre:Villey - Le rendement des moteurs thermiques, 1936.djvu|''Le Rendement des moteurs thermiques'']], 1936.
** XXXIII.{{caché|LV}} — [[Livre:Villey - Propriétés générales des fluides moteurs.djvu|''Propriétés générales des fluides moteurs'']], 1936.
** XLI.{{caché|XXVII}} — [[Livre:Vergne - L’Équilibre thermodynamique des fluides homogènes.djvu|''L’Équilibre thermodynamique des fluides homogènes'']], 1939 ; avec Henri Vergne (1879-1943).
** XLIV.{{caché|XXII}} — [[Livre:Vergne - Les Variations de l’équilibre thermodynamique.djvu|''Les Variations de l’équilibre thermodynamique'']], Gauthier-Villars, éditeurs, Paris, 1941 ; avec Henri Vergne (1879-1943).
* [[Auteur:Pierre Lasserre|Pierre Lasserre]], ''[[Livre:Lasserre - Les Idées de Nietzsche sur la musique, 1907.djvu|Les Idées de Nietzsche sur la musique]]'', Mercure de France, 1907.
* [[Auteur:Charles Péguy|Charles Péguy]], ''L’Argent''
** ''L’Argent'', [[Livre:Cahiers de la Quinzaine, 14e série, n°5-8, 1913.djvu|Cahiers de la Quinzaine, 14{{e}} série, n° 6]], 1913, pages 9-93.
** ''L’Argent suite'', [[Livre:Cahiers de la Quinzaine, 14e série, n°9-11, 1913.djvu|Cahiers de la Quinzaine, 14{{e}} série, n° 9]], 1913, pages 15-238.
* [[Auteur:Wilfrid de Fonvielle|Wilfrid de Fonvielle]], ''[[La Chute d’un ballon à Luzarches en 1870]]'', in « Mémoires de la Société historique et archéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin », 1896, Tome {{rom-maj|XVIII|18}} (p. 101-109).
* [[Auteur:Adolphe Lance|Adolphe Lance]], [[Livre:Lance, Dictionnaire des architectes français, 1872, tome I.djvu|''Dictionnaire des architectes français'']], en deux tomes, 1872.
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome I.djvu|''Le Système du Monde'']], en dix tomes. Tome I, 1913. Commencé.
* [[Auteur:Guy de Pourtalès|Guy de Pourtalès]], [[Livre:Pourtalès - Wagner, histoire d'un artiste, 1948.pdf|''Wagner, histoire d'un artiste'']], 1948.
== 2021 ==
* [[Auteur:Aristide Briand|Aristide Briand]], [[Livre:La séparation des églises et de l'état.djvu|''La Séparation des Églises et de l'État'']]
* Nocolaï Lobatchevski, [[Livre:Lobatchevski - La Théorie des parallèles, 1980.djvu|''La Théorie des parallèles'']]
* [[Auteur:Jean-Édouard Spenlé|É. Spenlé]], ''[[Novalis. Essai sur l’idéalisme romantique en Allemagne]]'', Hachette, 1904
== 2022 ==
* [[Auteur:Maurice Souriau|Maurice Souriau]], [[Livre:Souriau - Histoire du Parnasse, 1929.djvu|''Histoire du Parnasse'']], Spes, 1929.
* Edward Bulwer-Lytton, ''Rienzi, le dernier des tribuns de Rome'', 1865 ; [[Livre:Lytton - Rienzi, le dernier des tribuns de Rome, tome 2, 1865.djvu|tome 1]], [[Livre:Lytton - Rienzi, le dernier des tribuns de Rome, tome 2, 1865.djvu|tome 2]]
* Edward Bulwer-Lytton, [[Livre:Lytton - Les derniers jours de Pompéi, 1859.djvu|''Les derniers jours de Pompéi'']], 1859
* [[Livre:La Variété, revue littéraire, 1840-1841.djvu|''La Variété'']], revue littéraire (1840-1841).
* Louis-Pierre Mouillard, [[Livre:Mouillard - L’empire de l’air.djvu|''L’Empire de l’air'']], G. Masson, 1881.
* [[Auteur:Jacques_Gaffarel|Jacques Gaffarel]], [[Livre:Gaffarel - Le monde sousterrein, 1654.djvu|''Le Monde sousterrein'', ou ''Description historique et philosophique de tous les plus beaux antres et de toutes les plus belles grottes de la terre'']], Charles Du Mesnil, 1654.
* [[Auteur:Joseph-Louis Lagrange|Joseph-Louis Lagrange]], [[Livre:Joseph Louis de Lagrange - Œuvres, Tome 11.djvu|''Mécanique analytique'']] : commencé.
* Revue ''Le Présent'' : {{L2s|Tome 1, numéros 1 à 11, juillet à septembre 1857|Le Présent, année 1, tome 1, numéros 1 à 11, juillet à septembre 1857.djvu}}, {{l2s|Tome 2, numéros 12 à 22, octobre à décembre 1857|Le Présent - Tome deuxième, 1857.djvu}}
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome V.djvu|''Le Système du Monde'', tome V, Hermann, 1917]]
== 2023 ==
* [[Auteur:George Bruce Malleson|George Bruce Malleson]], ''[[Livre:Malleson - Histoire des Français dans l’Inde.djvu|Histoire des Français dans l'Inde]], depuis la fondation de Pondichéry jusqu'à la prise de cette ville, 1674-1761'', traducteur Mme S. Le Page, Librairie de la Société bibliographique, Paris, 1874
* [[Auteur:Svante_August_Arrhenius|Svante Arrhenius]], [[Livre:Arrhenius - L’évolution des mondes, 1910.djvu|''L’évolution des mondes'', 1910]].
* [[Auteur:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[Livre:Bouasse - Bases physiques de la musique.djvu|''Bases physiques de la musique'']], Gauthier-Villars, 1906.
* [[Auteur:Paracelse|Paracelse]], [[Livre:Œuvres de Paracelse, trad. Grillot de Givry, tome I, 1913.djvu|Œuvres, traduction Grillot de Givry, tome I]], [[Livre:Œuvres de Paracelse, trad. Grillot de Givry, tome II, 1914.djvu|tome II]]
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], ''Le Système du Monde'', Hermann ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VI.djvu|tome VI, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VII.djvu|tome VII, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome VIII.djvu|tome VIII, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome IX.djvu|tome IX, 1917]] ; [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome X.djvu|tome X, 1917]]
* [[Auteur:Richard Wagner|Richard Wagner]], ''Ma vie'' : [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 1, 1813-1842.pdf|tome I]], [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 2, 1842-1850.pdf|tome II]], [[Livre:Wagner - Ma vie, vol. 3, 1850-1864.pdf|tome III]].
* [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]], ''[[Mouvement brownien et molécules]]''
* [[Livre:Les Jours Heureux, programme d’action de la Résistance, par le C. N. R., 1944.djvu|''Les Jours Heureux'', programme d’action de la Résistance]]
* [[Livre:Nicolas - Les Quatrains de Khèyam.djvu|Khèyam, ''Les Quatrains'', traduits par Nicolas]] (textes français seulement).
* [[Auteur:Philippe Lauzun|Philippe Lauzun]], [[Livre:Lauzun - Le Château de Bonaguil en Agenais, 1897.djvu|''Le Château de Bonaguil en Agenais'']], Imprimerie et Lithographie Agenaises, 1897.
* [[Auteur:Gérard de Nerval|Gérard de Nerval]], [[Livre:Nerval - Lorely, 1852.djvu|''Lorely'', 1852]].
* [[Auteur:Abel Rey|Abel Rey]], [[Livre:Rey - La théorie de la physique chez les physiciens contemporains, 1907.djvu|''La théorie de la physique chez les physiciens contemporains'']], Félix Alcan, 1907. À finir : TdM
* [[Auteur:Léon Bloy|Léon Bloy]], ''[[Le Révélateur du globe]]'', A. Sauton, 1884.
* [[Auteur:Leconte de Lisle|Leconte de Lisle]] et [[Auteur:Franz Servais|Franz Servais]], [[Livre:L’Apollonide (livret du drame musical, Leconte de Lisle et Franz Servais).djvu|''L’Apollonide'' (livret du drame musical en trois parties et cinq tableaux)]], Choudens, 1899.
* [[Auteur:Richard Wagner|Richard Wagner]], [[Livre:Wagner - Tristan et Yseult, 1886, trad. Wilder.djvu|''Tristan et Yseult]], version française de Victor Wilder, Breitkopf & Härtel, 1886.
* [[Euripide]], [[Ion (Euripide, trad. Artaud)|''Ion'']], trad. par [[Auteur:Nicolas-Louis-Marie Artaud|Nicolas-Louis-Marie Artaud]], Charpentier, 1842.
* [[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]], [[Livre:Fabre - Souvenirs entomologiques edition7 Serie 9.djvu|''Souvenirs entomologiques'', neuvième série, édition 7]], Librairie Delagrave, 1905.
* [[Auteur:François Arago|François Arago]], [[Livre:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 5.djvu|''Œuvres complètes'', tome 5]]
* Tableaux de l’article de la RDDM (15 février 1910), [[Les Finances ottomanes - Les deux premiers budgets constitutionnels|''Finances ottomanes'']], de [[Auteur:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]]
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], ''[[L’Invention mathématique]]'', 1908.
* [[Auteur:Henri Lichtenberger|Henri Lichtenberger]], [[Livre:Lichtenberger - Novalis, 1912.djvu|''Novalis'']], Cloud et {{Cie}}, 1912.
== 2024 ==
* [[Auteur:Charles Nordmann|Charles Nordmann]], ''[[Einstein et l’Univers]]'', Une lueur dans le mystère des choses, Hachette, 1921. {{vert|Validation}}, février.
* [[Auteur:Alfred Delvau|Alfred Delvau]], ''[[Gérard de Nerval, sa vie et ses œuvres]]'', eau-forte par G. Staal, Librairie de {{Mme|Bachelin-Deflorenne}}, 1865. Correction, février.
* [[Auteur:Robert Burns|Robert Burns]], ''[[Livre:Poésies complètes de Robert Burns, 1843.djvu|Poésies complètes]]'', traduites de l’écossais par M. Léon de Wailly, avec une introduction du même, Paris, Adolphe Delahays libraire, 1843 ; commencé en février.
* [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]], ''Une formule asymptotique pour le nombre des partitions de n''. Note (Séance du 26 décembre 1916.) de {{MM.|Godfrey Harold Hardy et Srinivasa Ramanujan}}, présentée par {{M.|Hadamard}}, séance de l’Académie des sciences du 2 janvier 1917. Tome 164, page 35, [[Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 164, 1917.djvu/35|lire en ligne]].
* [[Auteur:Jean Becquerel|Jean Becquerel]], ''[[Exposé élémentaire de la théorie d’Einstein et de sa généralisation]]'', 1922. En coopération avec Cantons-de-l'Est, Challwa et F0x1.
* [[Auteur:Jean Giraudoux|Jean Giraudoux]], [[Livre:Giraudoux - Ondine.djvu|''Ondine'']], Editorial Castillo, 1944.
* [[Auteur:Jean Becquerel|Jean Becquerel]], [[Le Principe de relativité et la théorie de la gravitation]], Leçons professées en 1921 et 1922 à l’École polytechnique et au Muséum d’histoire naturelle, Gauthier-Villars, 1922. En coopération avec Cantons-de-l'Est, Challwa et F0x1.
* Anna Louisa Geertruida Bosboom-Toussaint (1812-1896), ''Le Major Frans, récit de moeurs néerlandaise'', Revue des Deux Mondes : I ([[Page:Revue des Deux Mondes - 1875 - tome 9.djvu/842|15 juin 1875, {{pg}}836]]) ; II ([[Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1875_-_tome_10.djvu/110|1er juillet 1875, {{pg}}104]]) ; III ([[Page:Revue des Deux Mondes - 1875 - tome 10.djvu/288|15 juillet 1875, {{pg}}282]]).
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], [[Livre:Rolland - Beethoven, 5.djvu|''Beethoven, les grandes époques créatrices'', vol. 5 : La Cathédrale interrompue II. Les derniers quatuors]], éditions du Sablier, 1943.
* [[Livre:Première exposition, Catalogue, 1874.djvu|''Première exposition, Catalogue, 1874'']]
* [[Auteur:Jean-Baptiste Joseph Delambre|Jean-Baptiste Joseph Delambre]], [[Livre:Delambre - Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques, 1810.djvu|''Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques depuis 1789, et sur leur état actuel'']], Imprimerie impériale, 1810. Premier passage juin 2024.
* [[Auteur:Eugène de Valbezen|Eugène de Valbezen]], [[Livre:Valbezen - Les Anglais et l’Inde, 1857.djvu|''Les Anglais et l’Inde'']], Michel Lévy frères, 1857. Passage (restent 8 pages avec tableaux complexes).
* Abbé François-Timoléon de Choisy, [[Livre:Choisy - Journal du voyage de Siam, 1687.djvu|''Journal du voyage de Siam fait en 1685 et 1686'']]. Juin-juillet 2024.
* Guy Tachard, [[Livre:Tachard - Voyage de Siam, des Pères jésuites, 1686.djvu|''Voyage de Siam, des Pères jésuites'', 1686]]. Juillet 2024.
* Abbé François-Timoléon de Choisy, [[Mémoires de l’abbé de Choisy]], édition 1828. Juillet-août 2024.
* [[Auteur:Romain Rolland|Romain Rolland]], ''[[Livre:Rolland - Musiciens d’aujourd’hui.djvu|Musiciens d’aujourd’hui]]'', Hachette, 1919. Octobre 2024.
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple'', 1794-95-96]]. Correction avancée, décembre 2024.
* [[Auteur:Edward Young|Edward Young]], [[Livre:Young - Les Nuits, trad. Le Tourneur, t. 1-2, 1827.djvu|''Les Nuits'' d’Young]], premier passage décembre 2024.
== 2025 ==
* [[Auteur:Jacques Bainville|Jacques Bainville]], [[Livre:Jacques Bainville - Louis II de Bavière.djvu|''Louis II de Bavière'']], édition 1932 (abrégée ?) ; quelques compléments et corrections, {{1er}} janvier.
* [[Auteur:Paul Tannery|Paul Tannery]], ''La droite transfinie'', article in [[Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 50.djvu/392|Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 50, 1900, page 388]] ; {{1er}} janvier
* [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], ''L’antinomie du transfini. Réponse à MM. Emellin et Z''…, in [[Page:Ribot - Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 51.djvu/529|Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome 51, 1901, page 525]] ; {{1er}} janvier
* [[Auteur:Gracchus Babeuf|Gracchus Babeuf]], [[Livre:Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple.djvu|''Journal de la liberté de la presse et Le Tribun du peuple'']] ; avancement ~ 50% en janvier.
* [[Auteur:Édouard Roche|Édouard Roche]], [[Livre:Roche - Essai sur la constitution et l’origine du système solaire, 1873.djvu|''Essai sur la constitution et l’origine du système solaire'']], Gauthier-Villars, 1873 ; avec l’aide d'Hilarion~frwiki ; mars.
* [[Auteur:François Peyrey|François Peyrey]], [[Livre:François Peyrey - Les oiseaux artificiels.djvu|''Les oiseaux artificiels'']], 1909 ; travail janvier-mars, avec Lorlam.
* [[Auteur:Louis Gastine|Louis Gastine]], [[Livre:Gastine - L'A B C de l'aviation, 1911.djvu|''L'A. B. C. de l'aviation'']], 1911 ; travail janvier-mars, avec Lorlam.
* [[Auteur:Pierre de Fermat|Fermat]], [[Livre:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 3, 1896.djvu|''Œuvres'', tome 3]] ; quelque interventions en avril, notamment la TdM.
* [[Auteur:Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet|Pierre-Joseph Thoulier d’Olivet]], [[Livre:Olivet - La Vie de Monsieur l’Abbé de Choisy, 1742.djvu|''La Vie de Monsieur l’Abbé de Choisy'', 1742]]. début en mai.
* [[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]], [[Livre:Fabre - Souvenirs entomologiques, sixième série, 1897 (IA souvenirsentomol06fabr).djvu|''Souvenirs entomologiques'', sixième série, 1897]] ; premier passage le 16 mai.
* [[Auteur:Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''[[Recherches sur quelques objets d’analyse indéterminée et particulièrement sur le théorème de Fermat]]'', 1827. Voir [[Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6.djvu/189|Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6, pages 1]]-60. Verdissement final en mai.
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], [[Livre:Poincaré - Des fondements de la géométrie, 1921.djvu|''Des fondements de la géométrie'']], Étienne Chiron, 1921 ; en juin.
* [[Auteur:Claude Delisle|Claude Delisle]], [[Livre:Lisle - Relation historique du royaume de Siam, 1684.djvu|''Relation historique du royaume de Siam'']], Guillaume de Luyne, 1684 ; en juillet.
* [[Auteur:Bernard Lazare|Bernard Lazare]], [[Livre:Lazare - Figures contemporaines, 1895.djvu|''Figures contemporaines, Ceux d’Aujourd’hui, Ceux de Demain'']], Perrin et {{Cie}}, 1895 ; avancement en juillet, finalisé par Narilora.
* [[Auteur:Maurice Kufferath|Maurice Kufferath]], [[Livre:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu|''Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg de Wagner'']], 1898 ; commencé en août.
* [[Auteur:Adolphe Appia|Adolphe Appia]], [[Livre:Appia - L’Œuvre d’art vivant, 1921.djvu|''L’Œuvre d’art vivant'']], édition Atar, 1921 ; avancé en septembre.
* [[Auteur:Maurice Kufferath|Maurice Kufferath]], [[Livre:Kufferath - Parsifal, 1901.djvu|''Parsifal de Richard Wagner'']] ; avancé en septembre (manquent les partitions)
* [[Auteur:Pierre Duhem|Pierre Duhem]], [[Livre:Duhem - Le Système du Monde, tome IV.djvu|''Le Système du Monde'', tome IV]], 1915 ; achevé en novembre.
* [[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]], [[Livre:Poincaré - La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes, 1904.djvu|''La théorie de Maxwell et les oscillations hertziennes'']], C. Naud, 1904 ; novembre.
* Angelo Neumann, [[Livre:Neuman - Souvenirs sur Richard Wagner, 1908.djvu|''Souvenirs sur Richard Wagner'']] ; novembre.
* [[Auteur:Savinien Cyrano de Bergerac|Cyrano de Bergerac]], [[Livre:Cyrano de Bergerac - Les Œuvres libertines, t. 1, éd. Lachèvre, 1921.djvu|''Les Œuvres libertines'', t. 1]] ; quelques interventions en novembre.
* [[Auteur:Eugène Viollet-le-Duc|Eugène Viollet-le-Duc]], [[Livre:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 5.djvu|''Dictionnaire raisonné du mobilier français''…, tome 5]] ; validation en décembre.
* [[Auteur:Anne Marie de Beaufort d’Hautpoul|Anne Marie de Beaufort d’Hautpoul]], [[Livre:Beaufort d’Hautpoul - Clémentine, ou L’Évelina française, tome 1, 1809.djvu|''Clémentine, ou L’Évelina française'', tome 1, Chez Leopold Collin, 1809]] ; en décembre.
* [[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]], [[Livre:Renard - La jeune fille du yacht, 1930.djvu|''La jeune fille du yacht'', 1930]] ; correction en décembre.
== Projets ==
=== ''La Langue de Novalis'' ===
Sous réserve de vérification de la date de décès de l’auteur :
* Titre : ''La Langue de Novalis dans Henri d’Ofterdingen, les Disciples à Saïs et l’Essai sur la Chrétienté'', 1920, XXXV+432 pages.
* Auteur : Georges A. Tournoux
* Édition : René Girard, Lille et Auguste Picard, Paris
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k666009?rk=21459;2 Gallica]
=== ''Glatigny'' ===
* Titre : ''Glatigny'', drame funambulesque en vers mêlé de chansons et de danses
* Auteur : [[Auteur :Catulle Mendès|Catulle Mendès]] (1841-1909)
* Édition : Librairie Charpentier et Fasquelle, 1906
* Source : [https://archive.org/details/glatignydramefun00mend/page/n7/mode/2up Internet Archive]
=== ''Harmonie universelle'' ===
* Auteur : [[Auteur :Marin Mersenne|Marin Mersenne]] (1588-1648)
* Titre : ''Harmonie universelle'' contenant la théorie et la pratique de la musique…
* Source : Gallica, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5471093v?rk=21459;2 Tome 1, 1636] ; [https : //gallica.bnf.fr/ark : /12148/bpt6k54710466 ? rk=42918 ; 4 Tome 2, 1637]
=== ''Le Hachych'' ===
[[w:Claude-François Lallemand|Claude François Lallemand]], ''Le Hachych'', [i.e. haschich], Paris, Librairie de Paulin, 1843. In-12.
Ouvrage prophétique, relation d’un songe fait sous l’emprise du haschich qui transporte l’auteur en 1843. « Il raconte les faits nouveaux survenus depuis cent ans. Et ceux-ci sont nombreux : citons la substitution de l’électricité au charbon, la propulsion des bateaux par hélices, le percement du canal de Suez et de Panama, les tunnels sous les Alpes et les Pyrénées, la prééminence des États-Unis sur l’Angleterre, la perte, par celle-ci, de l’Inde et des deux Canada, la confédération des pays latins d’Europe, l’union monétaire, etc. » (cf. Louis Dulieu in Rev. Hist. Sci., 1975, XXVIH/2, p. 136-137), mais aussi l’émancipation des femmes, les moyens de transport mus à l’électricité… Le livre qui anticipait également la Révolution de 1848, connut un regain de popularité lors de cet événement. Originaire de Metz, élève de Dupuytren, de Bichat et Broussais, C.-Fr. Lallemand devint chirurgien et professeur de médecine aux facultés de Paris et de Montpellier. Disciple de Pierre Leroux, il fut destitué de sa chaire en raison de son engagement aux côtés des républicains radicaux sous la monarchie de Juillet. (Cf. Maitron CD-Rom. Morel, Dict. biogr. de la psychiatrie, p. 149). [https://books.google.fr/books?id=tWUxAQAAMAAJ&dq=claude%20françois%20lallemand&hl=fr&pg=PR3#v=onepage&q=claude%20françois%20lallemand&f=false Texte de la deuxième édition, Au comptoir des imprimeurs-unis, 1947, sur Google books]. I, p. 1 ; II, p. 6 ; III, p. 55 ; IV, p. 230. Attention ! intervertir les pages 229 et 230.
=== Léon Bloy ===
* ''Au seuil de l’Apocalypse'', Mercure de France, 1916, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5438435v?rk=622320;4 gallica]
* ''Le Mendiant ingrat'', Edmond Demain, 1898, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1081224?rk=600861;2 gallica]
=== ''Briand'', de Georges Suarez ===
* Auteur : Georges Suarez (1890-1944).
* Titre : ''Briand, sa vie, son œuvre, avec son journal et de nombreux documents inédits'', 6 volumes, Paris, Plon, 1938-1952.
** I. ''Le Révolté circonspect. 1862-1904'', 1938 ;
** II. ''Le Faiseur de calme, 1904-1914'', 1938'' ;
** III. ''Le Pilote dans la tourmente. 1. 1914-1916'', 1939 ;
** IV. ''Le Pilote dans la tourmente. 2. 1916-1918'', 1940 ;
** V. ''L’Artisan de la Paix. 1. 1918-1923'', 1941
** VI. ''L’Artisan de la Paix. 2. 1923-1932'', 1952
* Source : à trouver.
=== ''Concert de Richard Wagner'' (Théâtre Italien, janvier et février 1860) ===
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1281365j/f3.item Gallica]
=== Malwida von Meysenbug ===
* ''Mémoires d’une idéaliste :''
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k655881?rk=42918;4 Tome 1 (Librairie Fischbacher, 1900)] ;
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65589c?rk=21459;2 tome 2 (Librairie Fischbacher, 1900)] ;
** [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5748377v?rk=42918;4 Le Soir de ma vie, suite des mémoires d’une idéaliste, précédée de La Fin de la vie d’une idéaliste] (Fischbacher, 1908).
=== ''Léon Chatry, instituteur'' ===
* Jules Leroux (1880-1915), ''Léon Chatry, instituteur'', 1913.
[https://collectionsnumeriques-aude.mediatheques.fr/album/3175488 Collections numériques — Bibliothèque départementale de l’Aude]
=== ''Le nouvel Opéra de Paris'' ===
* Auteur : Charles Garnier (1825-1898)
* Titre : ''Le nouvel Opéra de Paris''
* Édition : Librairie générale de l’architecture et des travaux publics DUCHER ET Cie ; vol. I, 1878 ; vol. II, 1881.
* Source : Gallica: [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5550798q Vol. I], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758394n Vol. II]
=== Leonhard Euler ===
* Auteur : Euler, Leonhard (1707-1783)
* Titre : ''Lettres à une princesse d’Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophie''
* Édition : Mme V{{e}} Courcier et Bachelier, Paris, 1812 ; 2 vol. : 530 p., 3 f. de dépl. ; 598 p., 6 f. de dépl.).
* Source Gallica : [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001105563741/IMG00000001# tome 1], [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001105563758# tome 2]
=== ''La Vie de J.-H. Fabre naturaliste'' ===
* Auteur : Dr G.-V. Legros ; préface de J.-H. Fabre
* Titre : ''La Vie de J.-H. Fabre naturaliste'' suivie du répertoire général analytique des Souvenirs entomologiques
* Édition : Librairie Delagrave, 1925
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9813471d/f17.item Gallica]
=== Jacques Hadamard ===
* Auteur : [[Auteur :Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1865-1963)
* Titre : ''Essai sur la psychologie de l’invention dans le domaine mathématique''
* Quelques pages sur [https://archive.org/details/essaisurlapsycho0000hada internet archive]
=== Paul Lindau ===
* Auteur : Paul Lindau (1839-1919)
* Titre : ''Richard Wagner''
* Édition : Hinrichsen et {{Cie}}, éditeurs, 1885.
* Source : [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001103846171# numelyo]
=== ''Essai sur le chant de quelques oiseaux'' ===
État le 19 juin 2024 :
* Titre : ''Essai sur le chant de quelques oiseaux''
* Édition : l’auteur, Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher), 1913 ; in-8°, XII-180 p., fig. en noir et pl. en coul.
* Auteur : Gérard de La Bassetière. Préface de Gabriel Etoc ; illustrations d’Edouard Mérite et J. Péan de Saint-Gilles
* Source : à trouver
* Demandeur : [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 14 juin 2024 à 09 : 12 (UTC)
* Pris en charge par : --[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 18 juin 2024 à 12 : 44 (UTC)
* État : {{ping|Fabrice Dury}} Techniquement, je peux importer {{Google|mD9EAQAAMAAJ}}, mais y a-t-il des détails sur Gérard de La Bassetière, Gabriel Etoc et J. Péan de Saint-Gilles pour déterminer s’ils sont DP ou non ? Pour Édouard Mérite, je l’ai trouvé sur wikidata, et il est DP. Pour les autres, les fiches viaf et BNF sont muettes.--[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 18 juin 2024 à 12 : 44 (UTC)
* {{ping|Cunegonde1}} Merci. Faute des renseignements biographiques, il va donc être difficile d’avancer sur ce livre. Cordialement. [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 18 juin 2024 à 17 : 53 (UTC)
* : {{ping|Fabrice Dury}} Après recherche raisonnable, je n’ai pas trouvé d’informations biographiques sur Gérard de La Bassetière, ni sur Gérard Etoc, si ce n’est qu’il a été curé de Mondoublau et qu’il est ornithologue ; sa biographie a été écrite par en 2007 par Madeleine Siériès, mais je ne peux y accéder. En revanche j’ai trouvé une notice généalogique sur J. Péan de Saint-Gilles : https : //man8rove.com/fr/profile/d8fmfnmoa-jean-pean-de-saint-gilles. Il est mort en 1974, donc non D-P. Il est l’auteur des planches à l’intérieur du livre alors que la première planche en couleur est de E. Mérite. [[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 19 juin 2024 à 05 : 28 (UTC)
=== ''Les mathématiques et l’imagination'' ===
* Auteurs : E. Kasner et J. Newman, traduction de F. Beris et François Le Lionnais, 1 vol. 14 x 22, 251 p. avec 179 fig.
* Édition : Paris, Payot (Bibliothèque scientifique), 1950.
=== ''Les Artistes littéraires'' ===
* [[Auteur :Maurice Spronck|Maurice Spronck]], ''Les Artistes littéraires, études sur le {{s|XIX}}'', Calmann Lévy, 1889. [https://archive.org/details/lesartisteslit00spro internet archive]
=== ''Les Hommes d’aujourd’hui'' ===
Collection complète (469 numéros) sur Gallica
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1203330r?rk=21459;2 t. I à IV], {{n°|1}} — {{n°|208}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11924086/f11.item t. V et VI], {{n°|209}} — {{n°|312}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192407s/f11.image t. VII et VIII], {{n°|313}} — {{n°|416}}.
* [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192405z/f5.image t. IX], {{numéro|417}} — {{n°|468}} + et t. X, {{n°|469}}.
=== Mémoires de Benjamin Franklin ===
* ''Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même'', suivie de ses œuvres morales, politiques et littéraires, dont la plus grande partie n’avoit pas encore été publiée, traduit de l’anglais par J. Castéra, tome 2, Chez F. Buisson, an VI de la République, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76155d/f3.item en ligne sur Gallica],
=== ''Richard Wagner'', par Vincent d’Indy ===
* Auteur : Vincent d’Indy (1851-1931)
* Titre : ''Richard Wagner et son influence sur la Musique française''. Collection « Grands Musiciens par les Maîtres d’aujourd’hui »
* Édition : Librairie Delagrave, 1930
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k939580b/f1.item Gallica]
=== Guy Tachard, ''Second voyage'' ===
* ''Second voyage du Père Tachard et des jésuites envoyez par le Roi au royaume de Siam contenant diverses remarques d’Histoire, de Géographie, & d’Astronomie'', Chez Daniel Horthemels, 1689 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8727029h?rk=42918;4 en ligne sur Gallica].
=== Lettre de l’évêque de Métellopolis, 25 octobre 1691 ===
Louis Laneau, ''Lettre de M. l’evesque de Metellopolis, vicaire apostolique de Siam''. Au supérieur & aux directeurs du seminaire des Missions Étrangères établi à Paris, datée de Siam le 25. Octobre 1691. & reçue en France le 2. Novembre 1692, Chez Charles Angot, 1693 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k852090g/f3.item sur Gallica]
=== Revue des Deux Mondes (suite) ===
Demande sur Aide, retirée le 6.09.2024
* Titre : Revue des Deux Mondes, à partir de novembre-décembre 1923.
* Auteur : multiples
* Source : Gallica. Tous les numéros jusqu’à [[Livre :Revue des Deux Mondes - 1923 — tome 17.djvu|celui de septembre-octobre 1923]] sont déjà présents sur wikisource. Les suivants, à partir de [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k431910x/f4.image novembre-décembre 1923] jusqu’en 1944, sont disponibles sur Gallica (en principe 127 numéros).
* Demandeur : [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 2 septembre 2024 à 09 : 33 (UTC)
* Pris en charge par : [ ? ] ({{ping|Cunegonde1}} penses-tu que ce soit possible, au moins une première tranche de numéros ?)
:{{ping|Fabrice Dury}} Il y a deux objections à ces imports :
# d’ordre juridique car plus on avance dans le temps plus on rencontre d’auteurs n’étant pas encore dans le domaine public. H. Sarrazin a été consultée sur ce sujet.
# D’ordre technique ces recueils comportent près de 1000 pages chacun, et lorsqu’ils sont en couleur, leur préparation est un vrai défi technique (compter près d’une journée de travail par numéro). De plus lorsqu’ils sont postérieurs à 1928, on est contraint par la limite imposée de 100 Mo. Lorsqu’ils sont en noir et blanc, c’est plus facile, mais c’est quand même très fastidieux.--[[Utilisateur :Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur :Cunegonde1|d]]) 3 septembre 2024 à 16 : 35 (UTC)
::{{ping|Cunegonde1}} Merci pour ces explications. Deux réactions : 1°) ne pourrait-on ajouter un volume tous les deux mois, au rythme de la parution initiale ? Sans rien changer aux règles de wikisource, on pourrait même au préalable procéder à un rattrapage en ajoutant deux années pleines, soit 12 volumes (jusqu’à 1928 inclus), puisque l’index de septembre-octobre 1923 a été créé en 2019 (délai 96 ans) ; 2°) je n’ai pas compris les objections sur la taille des documents (1000 pages) ou sur la couleur (car le N/B suffit, puisqu’il n’y a que des textes), mais cela est dû à ma méconnaissance de ton processus de création et de son caractère « fastidieux ». Cordialement. [[Utilisateur :Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur :Fabrice Dury|d]]) 4 septembre 2024 à 12 : 31 (UTC)
=== Mémoires de Carlo Gozzi ===
* ''Mémoires de Charles Gozzi'', traduction libre par Paul de Musset, Charpentier, 1848 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61385845 sur Gallica]
=== ''Théorie des nombres'' de Legendre ===
* [[Auteur :Adrien-Marie Legendre|Adrien-Marie Legendre]], ''Théorie des nombres'', {{3e}} édition, Chez Firmin Didot frères, 1830 ; sur Gallica, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k426107?rk=21459;2 Tome I], [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k42612x/f3.item Tome II]
=== Proust ===
* Émile Bedriomo, ''Proust, Wagner et la coïncidence des arts''
=== ''L’astronomie'', de Théo Varlet ===
* [[Auteur :Théo Varlet|Théo Varlet]], ''L’astronomie. Le nouvel univers astronomique'', préface d’Émile Belot ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t541931973?rk=214593;2 sur Gallica]
=== Collège Stanislas ===
* ''Le Collège Stanislas. Notice historique (1804-1870)'', 1881 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63822258/f7.item sur Gallica]. Gravures : frontispice, pages 111, 126-127, 244-245, 260-261, 290-291, 314-315, 326-327.
=== ''L’Architecture et art de bien bastir'', de Leon Battista Alberti ===
* Leon Battista Alberti (1404-1472), ''L’Architecture et art de bien bastir'', traduicts du latin en françois par deffunct Jean Martin, 1553 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85631r?rk=21459;2 sur Gallica]
=== Claude-Nicolas Ledoux ===
* Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), ''L’Architecture considérée sous le rapport de l’art, des mœurs et de la législation'', 1804 ; [en ligne sur e-rara]
=== ''Histoire de Édouard Manet'' ===
* [[Auteur :Théodore Duret|Théodore Duret]], ''Histoire de Édouard Manet et de son œuvre'', avec douze illustrations, Librairie Charpentier et Fasquelle, 1906 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1117810?rk=214593;2 sur Gallica]
=== ''Cinquante ans de Paris'' ===
* [[Auteur :Pierre-Barthélemy Gheusi|Pierre-Barthélemy Gheusi]] (1865-1943), ''Cinquante ans de Paris : mémoires d’un témoin, 1889-1938'' ; en quatre volumes : I.{{lié}}Souvenirs de jeunesse ; II.{{lié}}Leurs femmes ; III.{{lié}}La danse sur le volcan ; IV.{{lié}}Revivre. Librairie Plon, 1939-1940-1941-1942.
=== ''L’Hypothèse de l’atome primitif'' ===
* [[Auteur :Georges Lemaître|Georges Lemaître]] (1894-1966), ''L’Hypothèse de l’atome primitif, essai de cosmogonie'', Griffon (Neuchatel) et Dunod (Paris), 1946.
=== ''Louis XIV et son siècle'' ===
* [[Auteur :Alexandre Dumas|Alexandre Dumas]], ''Louis XIV et son siècle'', [[c:File : Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu|sur commons]], 1844.
=== ''Le Testament de l’illustre Brizacier'' ===
* [[Auteur :Albert Glatigny|Albert Glatigny]] (1839-1873), ''Le Testament de l’illustre Brizacier'', préface de M. Ernest d’Hervilly ; notice et documents de M. Robert de La Villehervé, corrigés par M. Édouard Gauthier, Éditions de la ''Revue Théâtrale'', 1906. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96936030/f9.item en ligne sur Gallica]
=== ''Observations sur le refus que fait le Chastelet de reconnoître la Chambre royale'' ===
* [[Auteur :Bertrand Capmartin de Chaupy|Abbé Bertrand Capmartin de Chaupy]] (1720-1798), ''Observations sur le refus que fait le Chastelet de reconnoître la Chambre royale'', 1754 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3043707x/f7.item.texteImage en ligne sur Gallica]
=== André Palladio ===
* André Palladio, ''Œuvres complètes'' [https://www.e-rara.ch/doi/10.3931/e-rara-49753 en ligne sur e-rara]
=== ''La Mise en scène du drame wagnérien'' ===
[[Auteur :Adolphe Appia|Adolphe Appia]], ''La Mise en scène du drame wagnérien'', Léon Chailley, 1895 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97988964/f7.item en ligne sur Gallica]
=== Analyse du jeu des échecs ===
* A.-D. Philidor, ''Analyse du jeu des échecs'', édition 1844 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3069855r/f12.item sue Gallica].
=== [[w:Grégoire Louis Domeny de Rienzi|Grégoire Louis Domeny de Rienzi]] (1789-1843) ===
* ''Adresse au gouvernement et au peuple français'', Paris, Chez Cornard, 1820 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6155815k/f4.item texte sur Gallica]
* ''Pétition des hommes de couleur de l’île Bourbon à la Chambre des Députés, suivie de quelques considérations'', 25 décembre 1830 et 15 septembre 1831 ; [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5759151h/f4.item texte sur Gallica].
=== Horace, ''Œuvres'', trad. Campenon et Després ===
* [[Auteur:Horace|Horace]], ''Œuvres'', traduites par MM. Campenon et Després,… accompagnées du Commentaire de l’abbé Galiani, 1821 :
** Tome I, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5849226r?rk=21459;2 sur Gallica]. Ce tome I comprend ''Recherches sur la maison de campagne d’Horace et sur les différentes campagnes dont il est fait mention dans ses poésies'', ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5849226r/f76.item pages lxv] à lxxxvii).
** Tome II, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61505209?rk=42918;4 sur Gallica].
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{{il|1.5}}
{{Ancre+|I}}. Sous le consulat de C.{{lié}}Asinius et C.{{lié}}Antistius, Tibère voyait, pour la neuvième année, la république paisible et sa maison florissante (car il comptait la mort de Germanicus au nombre de ses prospérités), quand la fortune commença tout à coup à troubler ce repos. Le prince devint cruel, ou prêta des forces à la cruauté d’autrui. Ce fut l’ouvrage d’Élius Séjanus, préfet des cohortes prétoriennes. J’ai déjà parlé de son crédit : je vais retracer son origine, ses mœurs, et le crime par lequel il tenta de s’élever au pouvoir suprême. Né à Vulsinie<ref>Ville d’Étrurie, maintenant Bolséna, bourg des États de l’Église.</ref> de Séius Strabo, chevalier romain, il s’attacha dans sa première jeunesse à Caïus César<ref>Fils d’Agrippa et de Julie, fille d’Auguste.</ref>, petit-fils d’Auguste, et certains bruits l’accusèrent de s’être prostitué pour de l’argent au riche et prodigue Apicius. Bientôt, à force d’artifices, il enchaîna si bien Tibère qu’il rendit confiant et ouvert pour lui seul ce cœur impénétrable à tout autre : ce qu’il faut attribuer moins à l’adresse de Séjan, vaincu dans la suite par des ruses semblables,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>qu’à la colère des dieux sur les Romains, à qui furent également funestes sa puissance et sa chute. Son corps était infatigable, son âme audacieuse. Habile à se déguiser et à noircir les autres, rampant et orgueilleux tout ensemble, il cachait sous les dehors de la modestie le désir effréné des grandeurs ; affectant, pour y parvenir, quelquefois la générosité et le faste, plus souvent la vigilance et l’activité, non moins pernicieuses quand elles servent de masque à l’ambition de régner.
{{Ancre+|II}}. Avant lui, la préfecture du prétoire donnait une autorité médiocre ; pour l’accroître, il réunit dans un seul camp les cohortes jusqu’alors dispersées dans Rome. Il voulait qu’elles reçussent ses ordres toutes à la fois, et que leur nombre, leur force, leur vue mutuelle, inspirassent à elles plus de confiance, aux autres plus de terreur. Ses prétextes furent la licence de soldats épars ; les secours contre un péril soudain, plus puissants par leur ensemble ; la discipline, plus sévère entre des remparts, loin des séductions de la ville. Le campement achevé, il s’insinua peu à peu dans l’esprit des soldats par sa familiarité et ses caresses. En même temps il choisissait lui-même les centurions et les tribuns, et n’oubliait pas de se ménager des appuis dans le sénat, en donnant à ses créatures les dignités et les gouvernements ; toujours avoué par la facile complaisance de Tibère, qui, non-seulement dans ses entretiens, mais au sénat et devant le peuple, aimait à proclamer Séjan le compagnon de ses travaux, et souffrait que ses images fussent honorées au théâtre, dans les places, et à la tête des légions.
{{Ancre+|III}}. Toutefois, la maison impériale remplie de Césars, un fils dans la force de l’âge, des petits-fils déjà sortis de l’enfance, reculaient le terme de son ambition. Frapper tant de têtes à la fois était dangereux ; et la ruse, plus sûre que la force, demandait un intervalle entre les crimes. Il préféra cependant les voies sourdes de la ruse, et résolut de commencer par Drusus, contre qui l’animait une colère toute récente. Drusus, incapable de souffrir un rival et impétueux de caractère, ayant un jour pris querelle avec Séjan, l’avait menacé de la main, et celui-ci, dans un mouvement pour avancer, avait été frappé au visage. De toutes les vengeances, Séjan trouva que la plus prompte était de s’adresser à la femme de son ennemi. C’était Livie, sœur de Germanicus, qui, dépourvue dans son enfance des agréments de la figure, avait acquis avec l’âge une rare beauté. En feignant pour elle un ardent<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>amour, il commença par la séduire. Une femme qui a sacrifié sa pudeur n’a plus rien à refuser. Quand il eut sur elle les droits du premier crime, il lui mit en tête l’espérance du mariage, le partage du trône, l’assassinat de son époux. Ainsi la nièce d’Auguste, la bru de Tibère, la mère des enfants de Drusus, sans respect ni d’elle-même, ni de ses aïeux, ni de ses descendants, se prostituait à un vil étranger, et sacrifiait une grandeur présente et légitime à des espérances criminelles et incertaines. On mit dans la confidence Eudémus, ami et médecin de Livie, et qui, sous prétexte de son art, la voyait souvent sans témoins. Séjan, pour ôter tout ombrage à sa complice, répudia sa femme Apicata, dont il avait trois enfants. Toutefois l’énormité de l’attentat multipliait les craintes, les délais, lés résolutions contradictoires.
{{Ancre+|IV}}. Ce fut au commencement de cette année que Drusus, un des enfants de Germanicus, prit la robe virile. Tous les décrets rendus en l’honneur de son frère Néron<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} {{liv.}}{{rom-maj|III}}, {{lia|Livre III|XXIX|{{rom|XXIX}}|141}}.</ref> furent renouvelés pour lui. Tibère prononça en outre un discours où il relevait par de grands éloges la bienveillance paternelle de son fils pour ceux de Germanicus. Car, quoique la puissance et la concorde habitent rarement ensemble, Drusus passait pour aimer ses neveux, ou du moins pour ne pas les haïr. Ensuite le prince remit en avant le projet tant de fois annoncé et toujours feint de visiter les provinces. Il prétexta le grand nombre des vétérans et les levées à faire pour compléter les armées, ajoutant que les enrôlements volontaires manquaient, ou ne donnaient que des soldats sans courage et sans discipline, parce qu’il ne se présentait guère pour servir que des indigents et des vagabonds. Il fit à ce sujet l’énumération rapide des légions et des provinces qu’elles avaient à défendre. Je crois à propos de dire aussi ce que Rome avait alors de forces militaires, quels rois étaient ses alliés, et combien l’empire était moins étendu qu’aujourd’hui.
{{Ancre+|V}}. Deux flottes, l’une à Misène<ref>Sur la mer Tyrrhénienne, près de Naples.</ref>, l’autre à Ravenne<ref>Sur l’Adriatique.</ref>, protégeaient l’Italie sur l’une et l’autre mer ; et des galères qu’Auguste avait prises à la bataille d’Actium et envoyées à Fréjus gardaient, avec de bons équipages, la partie des Gaules la plus rapprochée. Mais la principale force était sur le Rhin, d’où elle contenait également les Germains et les Gaulois ; elle se<noinclude>
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{{Ancre+|IV}}. Ce fut au commencement de cette année que Drusus, un des enfants de Germanicus, prit la robe virile. Tous les décrets rendus en l’honneur de son frère Néron<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} {{liv.}}{{rom-maj|III}}, {{lia|Livre III|XXIX|{{rom|XXIX}}|141}}.</ref> furent renouvelés pour lui. Tibère prononça en outre un discours où il relevait par de grands éloges la bienveillance paternelle de son fils pour ceux de Germanicus. Car, quoique la puissance et la concorde habitent rarement ensemble, Drusus passait pour aimer ses neveux, ou du moins pour ne pas les haïr. Ensuite le prince remit en avant le projet tant de fois annoncé et toujours feint de visiter les provinces. Il prétexta le grand nombre des vétérans et les levées à faire pour compléter les armées, ajoutant que les enrôlements volontaires manquaient, ou ne donnaient que des soldats sans courage et sans discipline, parce qu’il ne se présentait guère pour servir que des indigents et des vagabonds. Il fit à ce sujet l’énumération rapide des légions et des provinces qu’elles avaient à défendre. Je crois à propos de dire aussi ce que Rome avait alors de forces militaires, quels rois étaient ses alliés, et combien l’empire était moins étendu qu’aujourd’hui.
{{Ancre+|V}}. Deux flottes, l’une à Misène<ref>Sur la mer Tyrrhénienne, près de Naples.</ref>, l’autre à Ravenne<ref>Sur l’Adriatique.</ref>, protégeaient l’Italie sur l’une et l’autre mer ; et des galères qu’Auguste avait prises à la bataille d’Actium et envoyées à Fréjus gardaient, avec de bons équipages, la partie des Gaules la plus rapprochée. Mais la principale force était sur le Rhin, d’où elle contenait également les Germains et les Gaulois ; elle se<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>composait de huit légions. Trois légions occupaient l’Espagne, dont on n’avait que depuis peu achevé la conquête. Juba régnait sur la Mauritanie, présent du peuple romain. Le reste de l’Afrique était gardé par deux légions, l’Égypte par deux autres ; quatre suffisaient pour tenir en respect les vastes contrées qui, à partir de la Syrie, s’étendent jusqu’à l’Euphrate et confinent à l’Albanie, à l’Ibérie<ref>L’Albanie s’étend au levant de l’Ibérie, le long de la mer Caspienne, jusqu’au Cyrus ou Kur. Les Turcs l’appellent Dagh-istan, ou Pays de montagnes.</ref>, et à d’autres royaumes dont la grandeur romaine protège l’indépendance. La Thrace était sous les lois de Rhémétalcès et des enfants de Cotys. Deux légions en Pannonie, deux en Mésie, défendaient la rive du Danube. Deux autres, placées en Dalmatie, se trouvaient, par la position de cette province, en seconde ligne des précédentes, et assez près de l’Italie pour voler à son secours dans un danger soudain. Rome avait d’ailleurs ses troupes particulières, trois cohortes urbaines et neuf prétoriennes, levées en général dans l’Étrurie, l’Ombrie, le vieux Latium, et dans les plus anciennes colonies romaines. Il faut ajouter les flottes alliées, les ailes et les cohortes auxiliaires, distribuées selon le besoin et la convenance des provinces. Ces forces étaient presque égales aux premières ; mais le détail en serait incertain, puisque, suivant les circonstances, elles passaient d’un lieu dans un autre, augmentaient ou diminuaient de nombre.
{{Ancre+|VI}}. Il sera bon de jeter aussi un regard sur les autres parties de l’administration, et de voir quels principes les dirigèrent, jusqu’à l’année qui apporta dans le gouvernement de Tibère un funeste changement. Et d’abord les affaires publiques et les plus importantes des affaires particulières se traitaient dans le sénat. Les principaux de cet ordre discutaient librement, et, s’ils tombaient dans la flatterie, le prince était le premier à les arrêter. Dans la distribution des honneurs, il avait égard à la noblesse des aïeux, à la gloire militaire, à l’éclat des talents civils. On convenait généralement qu’il n’aurait pu faire de meilleurs choix. Les consuls, les préteurs, conservaient l’extérieur de leur dignité ; les magistrats subalternes exerçaient sans obstacle l’autorité de leurs charges. Les lois, si l’on excepte celle de majesté, étaient sagement appliquées. Les blés de la république, les impôts et les autres revenus de l’État étaient affermés à des compagnies de chevaliers romains. Quant à ses intérêts privés, le prince en chargeait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>les hommes les plus intègres, quelques-uns sans les connaître et sur la foi de leur renommée. Son choix fait, il y était fidèle, même jusqu’à l’excès ; et la plupart vieillissaient dans leur emploi. Le peuple souffrait de la cherté des grains ; mais ce n’était pas la faute du prince. Tibère n’épargna même ni soins ni dépenses pour remédier à la stérilité de la terre et aux accidents de mer. Il veillait à ce que de nouvelles charges ne portassent point l’effroi dans les provinces, et il empêchait que les anciennes ne fussent aggravées par l’avarice ou la cruauté des magistrats : on ne parlait ni de punitions corporelles ni de confiscations.
{{Ancre+|VII}}. Les domaines du prince en Italie étaient peu nombreux, ses esclaves retenus, sa maison bornée à quelques affranchis. Était-il en différend avec un particulier ? on allait au Forum, et la justice prononçait. Sans doute il lui manquait des manières affables, et son air repoussant n’inspirait guère que la terreur. Toutefois il retint ces sages maximes, jusqu’à ce qu’elles fussent renversées par la mort de Drusus ; car elles régnèrent tant que celui-ci vécut. Séjan voulait signaler par de bons conseils son pouvoir naissant. Il craignait aussi dans Drusus un vengeur qui ne déguisait pas sa haine et se plaignait souvent que, l’empereur ayant un fils, un autre fût appelé le compagnon de ses travaux. « Et à quoi tenait-il encore qu’il ne fût nommé son collègue ? Les premières espérances de l’ambition étaient d’un haut et difficile abord ; ce degré franchi, elle trouvait un parti, des ministres. Déjà un camp avait été construit au gré du préfet ; on avait mis des soldats dans ses mains ; son image brillait au milieu des monuments de Pompée<ref>Une statue de bronze avait été dédiée à Séjan dans le théâtre de Pompée.</ref> ; le sang des Drusus allait communiquer sa noblesse aux petits-fils de Séjan. Il était temps après cela d’implorer sa modération, pour qu’il daignât se borner ! » Et ce n’était ni rarement, ni devant un petit nombre d’amis qu’il tenait ces discours. Ses paroles les plus secrètes étaient révélées d’ailleurs par son infidèle épouse.
{{Ancre+|VIII}}. Séjan pensa donc qu’il fallait se hâter. Il choisit un poison dont l’action lente et insensible imitât les progrès d’une maladie naturelle. Il le fit donner à Drusus par l’eunuque Lygdus, comme on le reconnut huit ans après. Pendant la maladie de son fils, Tibère, sans inquiétude ou par ostentation de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>courage, alla tous les jours au sénat. Il y alla même entre sa mort et ses funérailles. Les consuls, en signe d’affliction, s’étaient assis parmi les simples sénateurs : il les fit souvenir de la place qui appartenait à leur dignité ; et pendant que l’assemblée s’abandonnait aux larmes, seul étouffant ses gémissements, il la releva par un discours suivi. Il dit qu’on le blâmerait peut-être de se montrer aux regards du sénat, dans ces premiers moments de douleur où l’on se refuse même aux entretiens de ses proches, où l’on supporte à peine la lumière du jour ; que, sans accuser de faiblesse un sentiment si naturel aux affligés, il avait cherché dans les bras de la république des consolations plus dignes d’une âme forte. Ensuite, après quelques réflexions douloureuses sur l’extrême vieillesse de sa mère, sur le bas âge de ses petits-fils, et sur ses propres années, qui penchaient vers leur déclin, il demanda qu’on fît entrer les fils de Germanicus, unique adoucissement aux maux qui l’accablaient. Les consuls sortent, adressent à ces jeunes hommes des paroles d’encouragement, et les amènent devant l’empereur. Celui-ci les prenant par la main : « Pères conscrits, dit-il, quand la mort priva ces enfants de leur père, je les confiai à leur oncle, et, quoique lui-même eût des fils, je le priai de les chérir, de les élever comme s’ils étaient son propre sang, de les former pour lui et pour sa postérité. Maintenant que Drusus nous est ravi, c’est à vous que j’adresse mes prières. Je vous en conjure, en présence des dieux et de la patrie, adoptez les arrière-petits-fils d’Auguste, les rejetons de tant de héros ; soyez leurs guides ; remplissez auprès d’eux votre place et la mienne. Et vous, Néron et Drusus<ref>Des trois fils de Germanicus, Tibère ne recommanda aux sénateurs que les deux plus âgés, Néron et Drusus. Le seul dont il ne parla point est celui qui régna.</ref>, voilà ceux qui vous tiendront lieu de pères. Dans le rang où vous êtes nés, vos biens et vos maux intéressent la république. »
{{Ancre+|IX}}. À ce discours beaucoup de larmes coulèrent, beaucoup de vœux s’élevèrent au ciel ; et, si Tibère eût ensuite gardé le silence, il laissait tous les cœurs pénétrés d’attendrissement et remplis de sa gloire. En retombant sur le propos vain et usé par le ridicule, de remettre l’empire et d’en charger ou les consuls ou quelque autre chef, il décrédita même ce qu’il pouvait avoir dit de paroles sincères et généreuses. La mémoire de Drusus reçut tous les honneurs déjà rendus à Germanicus,<noinclude>
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{{c|'''{{rom-maj|I}}. — ''Histoire de la Peinture flamande et hollandaise'', par {{M.|Arsène}} Houssaye ; Paris, 1847, 2{{lié}}volumes.'''|fs=90%|mb=1em}}
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La peinture flamande et hollandaise, dont les productions remplissent la plupart des galeries de l’Europe, n’a été que depuis bien peu d’années l’objet d’études approfondies et de publications sérieuses. {{M.|Sulpice}} Boisserée, dans son ouvrage sur la cathédrale de Cologne, place dans cet édifice le berceau de la peinture germanique. À l’en croire, l’''alpha'' de l’art des contrées rhénanes fut gravé sous ses voûtes par une main inconnue. C’est là une de ces assertions systématiques, familières aux Allemands, que le bon sens réprouve, et qui ne supportent<noinclude>
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La peinture flamande et hollandaise, dont les productions remplissent la plupart des galeries de l’Europe, n’a été que depuis bien peu d’années l’objet d’études approfondies et de publications sérieuses. {{M.|Sulpice}} Boisserée, dans son ouvrage sur la cathédrale de Cologne, place dans cet édifice le berceau de la peinture germanique. À l’en croire, l’''alpha'' de l’art des contrées rhénanes fut gravé sous ses voûtes par une main inconnue. C’est là une de ces assertions systématiques, familières aux Allemands, que le bon sens réprouve, et qui ne {{tiret|sup|portent}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LA PEINTURE FLAMANDE ET HOLLANDAISE.|1027}}</noinclude>{{tiret2|sup|portent}} pas l’examen. L’art ne se développe jamais spontanément ; ses commencemens sont lents et laborieux et s’appuient toujours sur la tradition. L’art dans la haute Allemagne, et par suite chez les Flamands et les Hollandais, a suivi les lois ordinaires qui président à son développement. Sauf de légères modifications apportées par le climat, les mœurs et le caractère propre à chaque nation, les monumens des mêmes époques, dans les contrées de l’Europe qui s’étendent des Alpes et du Danube aux rives de l’océan germanique, présentent, à partir des temps les plus reculés, la plus grande analogie.
Si les œuvres de la sculpture et de la peinture murale et les mosaïques qui pourraient rattacher l’art antique à l’art moderne sont en petit nombre, il existe des monumens d’un ordre moins relevé, mais plus complets, plus nombreux, et qui présentent un intérêt au moins égal à celui que nous offrent les sculptures et les peintures : nous voulons parler des peintures des manuscrits. Ces peintures comblent aujourd’hui la lacune qui pouvait exister dans l’art ; elles nous prouvent que les peintres grecs conservèrent jusque dans les bas temps de l’empire une supériorité réelle. Elles rattachent l’art byzantin à l’art moderne, comme elles avaient relié l’art antique à l’art byzantin. L’étude des peintures des manuscrits, indiquée seulement par Séroux d’Agincourt, qui continuait Winkelmann et qui n’envisageait l’art que sous une de ses faces, est des plus curieuses ; elle jette des lumières vives et inattendues sur l’histoire générale de l’art au moyen-âge dans les contrées germaniques ; elle nous conduit sans lacune des époques mérovingienne et carlovingienne jusqu’au milieu du {{s|xvi}}.
Les manuscrits francs de l’époque carlovingienne, tels que les évangéliaires de Charlemagne<ref>In-folio. Bibliothèque nationale. Exécuté en 781.</ref>, de Louis-le-Débonnaire<ref>Bibliothèque nationale. {{s|IX}}.</ref> et de Lothaire<ref>Bibliothèque nationale. Exécuté en 855.</ref>, les évangiles d’Ébon, archevêque de Rheims<ref>Bibliothèque d’Épernay.</ref>, la Bible<ref>Bible latine de Charles-le-Chauve. Bibliothèque nationale, in-folio. On voit dans cette Bible des figures symboliques de la Prudence, de la Justice, du Courage et de la Tempérance, placées à chaque coin du cadre de la miniature, qui représente le roi David. Cela sent l’antiquité.</ref> et le psautier de Charles-le-Chauve, sont des chefs-d’œuvre dans leur genre ; ils égalent, pour la perfection des accessoires et la délicatesse des ornemens, les plus beaux manuscrits byzantins ; ils prouvent que dans ces temps reculés l’invention, la diversité et la netteté qui caractérisent notre art national, étaient déjà le partage de ces artistes ignorés. Ils ont de plus le mérite de n’être ni le calque ni la copie de ces manuscrits byzantins dont ils atteignent la perfection. C’est un {{tiret|pro|duit}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1028|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{tiret2|pro|duit}} original de cette renaissance du {{s|IX}} provoquée par Pépin et Charlemagne.
Dans les manuscrits allemands, surtout dans ceux de la basse Allemagne, l’originalité n’est plus la même, et l’influence byzantine est plus accusée. Les ornemens et les détails n’offrent plus cette finesse et cette pureté des manuscrits français ; les majuscules sont surchargées d’entrelacs bizarres ; l’encadrement des marges est lourd et sans goût ; le coloris est fade et faux ; les personnages sont grotesques ou affectent un calme et une raideur tout-à-fait germaniques. L’art, chez les Bataves, les Ménapiens et toutes ces tribus de même origine, qui peuplèrent la Germanie inférieure et plus tard les Flandres, est postérieur à la civilisation romaine. Lors de la conquête de ces contrées par les Romains, les tribus qui les habitaient vivaient dans la barbarie la plus complète. L’Indien du Missouri ou des montagnes Rocheuses, qui peint grossièrement ses combats et ses chasses sur des peaux d’ours et de bisons, est plus avancé dans les arts du dessin que ne l’étaient ces peuplades germaniques.
La conquête romaine modifia peu ces mœurs sauvages. Le christianisme, qui mit quatre siècles à s’établir entre l’Elbe et le Rhin, apporta aux habitans de ces contrées les premières notions de l’art. Il est prouvé maintenant que, dès le {{s|VIII}}, la peinture était cultivée dans les monastères des Flandres par les moines et par les nonnes<ref>{{Lang|la|''Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti''}}, {{t.}}{{rom-maj|III}}, {{pg}}609.</ref>. Les longs séjours de Charlemagne dans l’Austrasie et le choix qu’il fit de la ville d’Aix-la-Chapelle, située sur la frontière des Flandres, pour la capitale de son vaste empire, développèrent le goût des arts dans ces contrées. La renaissance carlovingienne, qui, pour l’art de la peinture, ne dura guère qu’un siècle, mais qui, pour l’architecture, se continua d’une manière si splendide du {{s|ix|e|-}} au {{s|XIII}}, cette première renaissance dut s’étendre jusque dans les Flandres. Le missel de l’abbaye de Stavelot dans le pays de Liége, les évangiles de l’abbaye de Saint-Laurent à Liége, manuscrits des {{s|IX|e|-}} et {{s|X|e|s}}, le manuscrit de l’abbaye de Saint-Bertin, dont les peintures retracent la vie de saint Wandrille, sont les premières productions que l’on connaisse de l’ancien art flamand. Les peintures dont ces livres sont ornés ne peuvent soutenir la comparaison avec les peintures des manuscrits français du {{s|VII}}, ni même avec celles des manuscrits des époques correspondantes, telles que la Bible de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges, la Bible dite du maréchal de Noailles et le Sacramentaire de saint Grégoire-le-Grand, exécutés aussi au {{s|X}}. On y trouve les mêmes bordures losangées et quadrillées avec fleurs et entrelacs ; les couleurs y sont appliquées par teintes lavées et sans {{tiret|em|pâtemens,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LA PEINTURE FLAMANDE ET HOLLANDAISE.|1029}}</noinclude>{{tiret2|em|pâtemens,}} tandis que, dans les manuscrits de l’époque carlovingienne, les peintures sont gouachées, et les clairs apposés en épaisseur sur les ombres. Les jaunes, les bleus, les verts, les rouges, sont purs, sans nuances intermédiaires ou rompues. Ces peintures semblent copiées sur des vitraux, et il est fort probable, bien qu’aucune verrière de cette époque n’ait été conservée, que cet art de la peinture sur verre, connu des anciens qui encastraient des plaques de verre peint dans les parois de leurs appartemens, s’était continué dans ces époques intermédiaires, et, par une heureuse transformation, ornait les fenêtres des basiliques chrétiennes de peintures analogues à celles des manuscrits. L’excessive naïveté de la composition, le défaut de proportion des figures, le calque trivial du ''facies'' des personnages, le peu d’élégance et de délicatesse des accessoires, tout dénote un art à son enfance ; cependant, chose étrange, et qui ne tient pas seulement à la maladresse de l’artiste, mais à certaines habitudes locales, nous signalerons dans ces premières ébauches une sorte de ''parti pris'' d’imitation littérale de la nature, une tendance particulière vers ce goût du grotesque qui, dans la suite, a spécialement caractérisé l’art flamand.
L’influence byzantine, partie des contrées de la haute Allemagne, descendit de proche en proche le long des rives du Rhin, cette grande voie de communication entre l’empire germanique et la Néerlande, et put seule neutraliser cette tendance vers un naturalisme excessif. Un second évangéliaire du monastère de Stavelot, qui est orné de vingt-neuf grandes miniatures à personnages exécutés sur fond d’or, et le livre du chanoine Lambert (1180), sont de précieux spécimens de cette manière qu’on a qualifiée plus tard, en Allemagne, de ''byzantine-rhénane'', et dont les maîtres de l’école de Cologne, Wilhelm et Stephan, ne furent, deux siècles plus tard, que de mystiques et intelligens continuateurs. Ces manuscrits renferment plusieurs peintures dans le genre des miniatures byzantines de la meilleure époque. Là brille un reflet détourné, mais toujours puissant, de l’art antique.
Le {{s|XIII}} présente une lacune. Il semble qu’à cette époque la culture de l’art ait été abandonnée dans les Flandres. Le seul manuscrit de ce temps, le livre des ''Dialogues'' du pape saint Grégoire, provenant du monastère de Saint-Laurent à Liége et qui faisait partie de la bibliothèque de Bourgogne<ref>{{NO|9916}}.</ref>, a la plus grande analogie avec les manuscrits français des {{s|X|e|-}}, {{s|XI|e|-}} et {{s|XII|e|s}}. Le style des compositions est tout-à-fait barbare. Les verts, les bleus, les rouges, employés seuls et sans mélange, sont appliqués par teintes plates et lavées. On retrouve dans cette disposition une sorte de calque de la peinture sur verre. Les peintures découvertes à Gand dans l’hôpital de la Biloque, et celles<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1030|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>trouvées en 1822 sur les murs du château de Nieuport, présentent cette même analogie avec les peintures des vitraux des cathédrales. Au reste, dans les contrées occidentales, la grande peinture semble à cette époque s’être réfugiée dans les ateliers des verriers, et en Italie et en Orient dans le laboratoire des maîtres mosaïstes.
L’art, au {{s|XIV}}, ne fit que continuer et développer la tradition du {{s|XIII|e|-}}. Les manuscrits deviennent plus nombreux ; rassemblés à grands frais par Philippe-le-Hardi, par son fils Jean-sans-Peur, mais surtout par Philippe-le-Bon, ils forment la précieuse librairie des ducs de Bourgogne. Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, réunit de son côté une magnifique collection que possède aujourd’hui le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Paris. En étudiant ces monumens d’un art que la découverte de l’imprimerie et les facilités apportées à l’exécution de compositions plus étendues par le procédé des Van Eyck allaient anéantir, on reconnaît tout d’abord que la tradition byzantine est abandonnée sans retour ; rien qui sente l’antique, rien qui rappelle les grandes et austères images de l’évangéliaire de Stavelot ou du livre du chanoine Lambert. Les influences locales l’ont emporté ; l’art est devenu flamand. L’imitation puérile de la nature, la reproduction exclusive des types nationaux, caractérisent les productions de cette époque. L’amour avec lequel l’artiste caresse ces faces bourgeoises et rubicondes, étage ces triples mentons et arrondit ces panses bien remplies, ramène directement l’art au grotesque. Tels miniaturistes et peintres verriers du {{s|XIV}} sont les dignes précurseurs des Quintin Matsys, des Brauwer, des Van Ostade et des Téniers.
{{M.|Michiels}}, dont le livre sur la peinture flamande et hollandaise contient des pages intéressantes, mais qui pèche toujours par excès, a consacré toute la première partie de son ouvrage à la recherche et à l’exposition des causes qui provoquèrent la naissance de l’art en Flandre et en Hollande et qui présidèrent à son développement. Il n’emploie pas moins d’un volume à cette espèce de travail préliminaire. Aussi multiplie-t-il singulièrement ces origines. Il en constate sept principales : le climat, le sol, la race, les idées, les faits, les grands hommes, la multitude, d’où découlent les actions, les mœurs, les lois, les événemens, la politique, les sciences, les lettres, les arts. On sent combien tout cela est redondant, élastique et conjectural. {{M.|Michiels}} nous paraît aspirer au titre d’historien philosophe, et cependant cette surabondance de logique, ces raisonnemens à l’infini pour prouver ce que chacun sait, cette minutieuse analyse de ce qui saute aux yeux, ne sont rien moins que philosophiques. Ces preuves, confusément accumulées, n’ont pour effet que de fatiguer l’attention et de la détourner du fait principal. Le vrai comme le beau est toujours simple et net.
{{M.|Hotho}}, l’historien prussien de la peinture allemande et {{tiret|néerlan|daise,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, V.djvu/441
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changement de jeux en yeux
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Cantons-de-l'Est" />{{numérotation|CONTES ARABES.||431}}</noinclude>vous vous êtes évanouie dès qu’il a
commencé à parler. »
« Quoi, s’écria la mère d’Aladdin,
c’est donc votre lampe qui est cause
que ce mauvais génie s’est adressé à
moi plutôt qu’à vous ? Ah, mon fils,
ôtez-la de devant mes yeux et la mettez
où il vous plaira, je ne veux plus y
toucher. Je consens plutôt qu’elle
soit jetée ou vendue, que de courir
le risque de mourir de frayeur en la
touchant. Si vous me croyez, vous
vous déferez aussi de l’anneau. Il ne
faut pas avoir commerce avec des génies :
ce sont des démons ; et notre
prophète l’a dit. »
« Ma mère, avec votre permission,
reprit Aladdin, je me garderai bien
présentement de vendre, comme j’étois
près de le faire tantôt, une lampe
qui va nous être si utile à vous et
à moi. Ne voyez-vous pas ce qu’elle
vient de nous procurer ? Il faut qu’elle
continue de nous fournir de quoi nous
nourrir et nous entretenir. Vous devez
juger comme moi que ce n’étoit
pas sans raison que mon faux et mé-<noinclude>
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Paysage de Grèce
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1908 - tome 44.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur : Louis Bertrand|Louis Bertrand]] " prev="" next="" />
* [[/01|I. En rade d’Alexandrie - Les soirs sur l’Acropole]]
* [[/02|II. Une visite à Iphigénie - L’Acro-Corinthe - Au pays de Schliemann - Le 18 août 1806 - Le palais des despotes]]
* [[/03|III. Olympie - Delphes]]
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
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{{t3|PAULINE ROLAND|XI}}
<poem>
Elle ne connaissait ni l’orgueil ni la haine ;
Elle aimait ; elle était pauvre, simple et sereine ;
Souvent le pain qui manque abrégeait son repas.
Elle avait trois enfants, ce qui n’empêchait pas
Qu’elle ne se sentît mère de ceux qui souffrent.
Les noirs événements qui dans la nuit s’engouffrent,
Les flux et les reflux, les abîmes béants,
Les nains, sapant sans bruit l’ouvrage des géants,
Et tous nos malfaiteurs inconnus ou célèbres,
Ne l’épouvantaient point ; derrière ces ténèbres,
Elle apercevait Dieu construisant l’avenir.
Elle sentait sa foi sans cesse rajeunir ;
De la liberté sainte elle attisait les flammes,
Elle s’inquiétait des enfants et des femmes ;
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Canalis aurait bien voulu faire un grand ouvrage politique ; mais il craignit de se compromettre avec la prose française, dont les exigences sont cruelles à ceux qui contractent l’habitude de prendre quatre alexandrins pour exprimer une idée. De tous les {{sic2|poëtes|poètes}} de ce temps, trois seulement : Hugo, [[Auteur:Théophile Gautier|Théophile Gautier]], [[Auteur:Alfred de Vigny|de Vigny]] ont pu réunir la double gloire de {{sic2|poëte|poète}} et de prosateur que réunirent aussi [[Auteur:Jean Racine|Racine]] et [[Auteur:Voltaire|Voltaire]], [[Auteur:Molière|Molière]] et Rabelais, une des plus rares distinctions de la littérature française et qui doit signaler un {{sic2|poëte|poète}} entre tous. Donc, le {{sic2|poëte|poète}} du faubourg Saint-Germain faisait sagement en essayant de remiser son char sous le toit protecteur de l’Administration.
En devenant Maître des Requêtes, Canalis éprouva le besoin d’avoir un secrétaire, un ami qui pût le remplacer en beaucoup d’occasions, faire sa cuisine en librairie, avoir soin de sa gloire dans les journaux, et, au besoin, l’aider en politique, être enfin son âme damnée.
Beaucoup d’hommes célèbres dans les Sciences, dans les Arts, dans les Lettres, ont à Paris un ou deux caudataires, un capitaine des gardes ou un chambellan qui vivent aux rayons de leur soleil, espèces d’aides de camp chargés des missions délicates, se laissant compromettre au besoin, travaillant au piédestal de l’idole, ni tout à fait ses serviteurs ni tout à fait ses égaux, hardis à la réclame, les premiers sur la brèche, couvrant les retraites, s’occupant des affaires, et dévoués tant que durent leurs illusions ou jusqu’au moment où leurs désirs sont comblés. Quelques-uns reconnaissent un peu d’ingratitude chez leur grand homme, d’autres se croient exploités, plusieurs se lassent de ce métier, peu se contentent de cette douce égalité de sentiment, le seul prix que l’on doive chercher dans l’intimité d’un homme supérieur et dont se contentait Ali, élevé par Mahomet jusqu’à lui. Beaucoup se tiennent pour aussi capables que leur grand homme, abusés par leur amour-propre. Le dévouement est rare, surtout sans solde, sans espérance, comme le concevait Modeste. Néanmoins il se trouve des Menneval, et plus à Paris que partout ailleurs, des hommes qui chérissent une vie à l’ombre, un travail tranquille, des Bénédictins égarés dans notre société sans monastère pour eux. Ces agneaux courageux portent dans leurs actions, dans leur vie intime, la poésie que les écrivains expriment. Ils sont {{sic2|poëtes|poètes}} par le cœur, par leurs méditations à l’écart, par la tendresse, comme d’autres sont {{sic2|poëtes|poètes}} sur le papier, dans les champs de l’intelligence et à tant le vers ! comme lord Byron, comme tous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr|160|{{sc|i livre, scènes de la vie privée.}}|}}</noinclude>ceux qui vivent, hélas ! de leur encre, l’eau d’Hippocrène d’aujourd’hui, par la faute du pouvoir.
Attiré par la gloire de Canalis, par l’avenir promis à cette prétendue intelligence politique et conseillé par madame d’Espard, un jeune Référendaire à la Cour des Comptes se constitua le secrétaire bénévole du {{sic2|poëte|poète}}, et fut caressé par lui comme un spéculateur caresse son premier bailleur de fonds. Les prémices de cette camaraderie eurent assez de ressemblance avec l’amitié. Ce jeune homme avait déjà fait un stage de ce genre auprès d’un des ministres tombés en 1827 ; mais le ministre avait eu soin de le placer à la Cour des Comptes. Ernest de La Brière, jeune homme alors âgé de vingt-sept ans, décoré de la Légion-d’Honneur, sans autre fortune que les émoluments de sa place, possédait la triture des affaires, et savait beaucoup après avoir habité pendant quatre ans le cabinet du principal ministère. Doux, aimable, le cœur presque pudique et rempli de bons sentiments, il lui répugnait d’être sur le premier plan. Il aimait son pays, il voulait être utile, mais l’éclat l’éblouissait. À son choix, la place de secrétaire près d’un Napoléon lui eût mieux convenu que celle de premier ministre.
Ernest, devenu l’ami de Canalis, fit de grands travaux pour lui ; mais, en dix-huit mois, il reconnut la sécheresse de cette nature si poétique par l’expression littéraire seulement. La vérité de ce proverbe populaire : ''L’habit ne fait pas le moine'' est surtout applicable à la littérature. Il est extrêmement rare de trouver un accord entre le talent et le caractère. Les facultés ne sont pas le résumé de l’homme. Cette séparation, dont les phénomènes étonnent, provient d’un mystère inexploré, peut-être inexplorable. Le cerveau, ses produits en tous genres, car dans les Arts la main de l’homme continue sa cervelle, sont un monde à part qui fleurit sous le crâne, dans une indépendance parfaite des sentiments, de ce qu’on nomme les vertus du citoyen, du père de famille, de l’homme privé. Ceci n’est cependant pas absolu. Rien n’est absolu dans l’homme. Il est certain que le débauché dissipera son talent, que le buveur le dépensera dans ses libations, sans que l’homme vertueux puisse se donner du talent par une honnête hygiène ; mais il est aussi presque prouvé que [[Auteur:Virgile|Virgile]], le peintre de l’amour, n’a jamais aimé de Didon, et que [[Auteur:Jean-Jacques Rousseau|Rousseau]], le citoyen-modèle, avait de l’orgueil à défrayer toute une aristocratie. Néanmoins, Michel-Ange et Raphaël ont offert l’heureux accord du génie et de la forme du caractère. Le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr||{{sc|modeste mignon.}}|161}}</noinclude>talent, chez les hommes, est donc à peu près, quant au moral, ce qu’est la beauté chez les femmes, une promesse. Admirons deux fois l’homme chez qui le cœur et le caractère égalent en perfection le talent.
En trouvant sous le {{sic2|poëte|poète}} un égoïste ambitieux, la pire espèce de tous les égoïstes, car il en est d’aimables, Ernest éprouva je ne sais quelle pudeur à le quitter. Les âmes honnêtes ne brisent pas facilement leurs liens, surtout ceux qu’ils ont noués volontairement. Le secrétaire faisait donc bon ménage avec le {{sic2|poëte|poète}} quand la lettre de Modeste courait la poste ; mais comme on fait bon ménage, en se sacrifiant toujours. La Brière tenait compte à Canalis de la franchise avec laquelle il s’était ouvert à lui. D’ailleurs, chez cet homme, qui sera tenu grand pendant sa vie, qui sera fêté comme le fut Marmontel, les défauts sont l’envers de qualités brillantes. Ainsi, sans sa vanité, sans sa prétention, peut-être n’eût-il pas été doué de cette diction sonore, instrument nécessaire à la vie politique actuelle. Sa sécheresse aboutit à la rectitude, à la loyauté. Son ostentation est doublée de générosité. Les résultats profitent à la société, les motifs regardent Dieu. Mais, lorsque la lettre de Modeste arriva, Ernest ne s’abusait plus sur Canalis.
Les deux amis venaient de déjeuner et causaient dans le cabinet du poëte, qui occupait alors, au fond d’une cour, un appartement donnant sur un jardin, au rez-de-chaussée.
— Oh ! s’écria Canalis, je le disais bien l’autre jour à madame de Chaulieu, je dois lâcher quelque nouveau {{sic2|poëme|poème}}, l’admiration baisse, car voilà quelque temps que je n’ai reçu de lettres anonymes…
— Une inconnue ? demanda La Brière.
— Une inconnue ! une d’Este, et au Havre ! C’est évidemment un nom d’emprunt.
Et Canalis passa la lettre à La Brière. Ce {{sic2|poëme|poème}}, cette exaltation cachée, enfin le cœur de Modeste fut insouciamment tendu par un geste de fat à ce petit Référendaire de la Cour des Comptes.
— C’est beau ! s’écria le Référendaire, d’attirer ainsi à soi les sentiments les plus pudiques, de forcer une pauvre femme à sortir des habitudes que l’éducation, la nature, le monde lui tracent, à briser les conventions… Quel {{sic2|privilége|privilège}} le génie acquiert ! Une lettre comme celle que je tiens, écrite par une jeune fille, une vraie jeune fille, sans arrière-pensée, avec enthousiasme…<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>{{Centré|TABLE DES MATIÈRES}}
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>d’expérience dirigent les travaux de la république, font préparer les magasins de vivres, placent des sentinelles avancées pour la sûreté du peuple, récompensent les citoyens diligents et exilent les paresseux : ainsi l’on voyait travailler les Français sur le champ des combats. Partout se forment des pyramides où les guerriers moissonnés par le fer sont entassés au hasard : les uns ont le visage tourné vers la terre, qu’ils pressent de leurs bras raidis ; les autres laissent flotter leurs chevelures sanglantes du haut des pyramides funèbres comme les plantes humides de rosée pendent du flanc des roches ; ceux-ci sont tournés sur le côté ; ceux-là semblent regarder le ciel de leurs yeux hagards, et sur leurs traits immobiles la mort a fixé les convulsions de la vie fugitive. Des têtes séparées du tronc, des membres mutilés remplissent les vides de ces trophées ; du sang épaissi cimente ces épouvantables monuments de la rage des hommes et de la colère du ciel. Bien différents s’élèvent dans une riante prairie, au milieu des ruisseaux et des doux ombrages, ces monceaux d’herbes et de fleurs tombées sous la faux de l’homme champêtre : Flore, un râteau à la main, invite les bergers à danser à la fête printanière, et les jeunes filles, avec leurs compagnes, se laissent rouler en folâtrant du sommet de la meule embaumée.
La trompette sonne, et la cavalerie se précipite dans les chemins qui lui sont ouverts. Un bruit sourd s’élève de la terre, que l’on sent trembler sous ses pas. Des batteries soudainement démasquées mugissent à la fois. Les échos des forêts multiplient la voix de ces tonnerres, et le Meschacebé y répond en battant ses rives. Satan mêle à ce tumulte des rumeurs surnaturelles qui glaceraient d’effroi les cœurs les plus intrépides. Jamais tel bruit n’avait été ouï, depuis le jour où le chaos, forcé de fuir devant le Créateur, se précipita aux confins des mondes arrachés de ses entrailles ; un fracas plus affreux ne se fera point entendre lorsque, la trompette de l’ange réveillant les morts dans leur poussière, tous les tombeaux s’ouvriront à la fois et reproduiront la race pâlissante des hommes. Les légions infernales répandues dans les airs obscurcissent le soleil ; les Indiens crurent qu’il s’allait éteindre.
Tremblantes sur leurs bases, les Andes secouèrent leurs glaçons, et les deux Océans soulevés menacèrent de rompre l’isthme qui joint l’une et l’autre Amérique.
Suivi de ses centaures, Causans plonge dans les rangs des Natchez. Comme, dans une colonie naissante, un laboureur, empruntant de son voisin des poulains et des cavales, les fait entrer dans une grange où les gerbes de froment sont régulièrement étendues ; des enfants, placés au centre de l’aire, contraignent par leurs cris joyeux les paisibles animaux à fouler les richesses rustiques ; une charmante harmonie règne entre la candeur des enfants, l’innocence des dons de Cérès et la légèreté des jeunes poulains qui bondissent sur les épis, en suivant leurs mères : Causans et ses chevaux homicides broient sous leurs pas une moisson de héros. Et comme des abeilles dont un ours a découvert les trésors dans le creux d’un chêne se jettent sur le ravisseur et le percent de leur aiguillon, ainsi, ô Natchez ! le poignard à la main, vous résistez aux cavaliers et à leur chef, fils du brave Henri et de l’aimable Laure.
Les chevaux percés de flèches bondissent, se cabrent, secouent leur crinière, frottent leur bouche écumante contre leur pied raidi, ou lèvent leurs naseaux sanglants vers le ciel ; superbes encore dans leur douleur guerrière, soit qu’ils aient renversé leurs maîtres, soit qu’ils les emportent à travers le champ de bataille.
Peut-être, dans l’ardeur dont les combattants étaient animés, tous les Français et tous les Indiens allaient périr, si, des bords entr’ouverts du firmament, Catherine des Bois, qui voyait ce massacre, n’eût levé les mains vers le trône du Tout-Puissant. Une voix divine se fit entendre : « Vierge compatissante, cessez vos douleurs ; ma miséricorde viendra après ma justice. Mais bientôt l’auteur de tous ces maux va suspendre lui-même, afin de mieux favoriser ses projets, la fureur des guerriers. »
Ainsi retentirent dans l’éternité ces paroles qui tombèrent de soleil en soleil, et descendirent, comme une chaîne d’or, jusqu’aux abîmes de la terre.
En même temps le roi des enfers, jugeant le combat arrivé au point nécessaire pour l’accomplissement de ses desseins, songe à séparer les combattants.
Il vole à la grotte où le démon de la nuit se cache pendant que le soleil anime la nature. La reine des ténèbres était alors occupée à se parer. Les songes plaçaient des diamants dans sa chevelure azurée ; les mystères couvraient son front d’un bandeau, et les amours, nouant autour d’elle les crêpes de son écharpe, ne laissaient paraître qu’une de ses mamelles, semblable au globe de la lune ; pour sceptre, elle tenait à la main un bouquet de pavots. Tantôt elle souriait dans un profond silence, tantôt elle faisait entendre des chants comme ceux du rossignol ; la volupté rouvrait sans cesse ses yeux, qu’un doux sommeil fermait sans cesse ; le bruit de ses ailes imitait le murmure d’une source ou le frémissement du feuillage ; les zéphyrs naissaient de son haleine. Ce démon de la nuit avait toutes les grâces de l’ange de la nuit, mais, comme celui-ci, il ne présidait point au repos de la vertu, et ne pouvait inspirer que des plaisirs ou des crimes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Jamais le monarque des ombres n’avait vu sa fille aussi charmante. « Ange ravissant, lui dit-il, il n’est pas temps de vous parer : quittez ces brillants atours et prenez votre robe des tempêtes. Vous savez ce que vous me devez : vous n’étiez pas avant la chute de l’homme, et vous avez pris naissance dans mes ténèbres. »
La Nuit, fille obéissante, arrache ses ornements ; elle se revêt de vapeurs et de nuages, comme lorsqu’elle veut favoriser des amours funestes ou les noirs complots de l’assassin. Elle attelle à son char deux hiboux, qui poussent des cris dolents et lamentables : conduite par le prince des enfers, elle arrive sur le champ de bataille.
Soudain les guerriers cessent de se voir et ne portent plus dans l’ombre que des coups inutiles. Le ciel ouvre ses cataractes ; un déluge, se précipitant des nues, éteint les salpêtres de Mars. Les vents agitent les forêts, mais cet orage est sans tonnerre, car Jéhovah s’est réservé les trésors de la grêle et de la foudre.
Le combat cesse : Chépar fait sonner la retraite : l’armée française se replie confusément dans l’obscurité et rétrograde vers ses retranchements. Chaque chef suit avec sa troupe le chemin qu’il croit le plus court, tandis que des soldats égarés tombent dans les précipices ou se noient dans les torrents.
Alors la nuit, déchirant ses voiles et calmant ses souffles, laisse descendre une lueur incertaine sur le champ du combat où les Indiens étaient demeurés épars. Aux reflets de la lune, on apercevait des arbres brisés par les bombes et les boulets, des cadavres flottants dans le débordement du Meschacebé, des chevaux abattus ou errant à l’aventure, des caissons, des affûts et des canons renversés, des armes et des drapeaux abandonnés, des groupes de jeunes sauvages immobiles, et quelques sachems isolés, dont la tête chauve et mouillée jetait une pâle lumière. Ainsi, du haut de la forteresse de Memphis, quand le Nil a surmonté ses rivages, on découvre, au milieu des plaines inondées quelques palmiers à demi déracinés, des ruines qui sortent du sein des flots, et le sommet grisâtre des Pyramides.
Bientôt ce qui reste des tribus se retire vers les bocages de la mort. Outougamiz, en pénétrant dans l’enceinte sacrée, entrevoit, assis sur un tombeau, un guerrier couvert de sang. Le frère de Céluta s’arrête : Qui es-tu ? dit-il : es-tu l’âme de quelque guerrier tombé aujourd’hui sous le tomahawk d’Areskoui, en défendant les foyers de nos pères ? »
L’ombre inclinée ne répond point ; le grand-prêtre survient, et s’avance vers le fantôme avec des évocations. Les sauvages le suivent. Soudain un cri : « Un homme blanc ! un homme blanc ! »
D’Artaguette, blessé dans le combat et perdu dans la nuit, s’était réfugié aux tombeaux des sauvages. Outougamiz reconnaît le Français contre lequel il a combattu, le Français protecteur de Céluta, le Français ami de René. Touché des malheurs de d’Artaguette, et désirant le sauver, il le réclame comme son prisonnier. « Je ne souffrirai point, s’écrie-t-il, que l’on brûle ce suppliant. Quoi ! il aurait vainement demandé l’hospitalité aux tombeaux de nos aïeux ? il aurait en vain cherché la paix dans le lieu où toutes les guerres finissent ? Et que dirait René du pays de l’Aurore, le fils adoptif du sage Chactas, cet ami qui m’a donné la chaîne d’or ? « Va, me dirait-il, homme cruel, cherche un autre compagnon pour errer dans les vallées ; je ne veux point de commerce avec les vautours qui déchirent les infortunés. » « Non ! non ! je ne descendrai point chez les morts avec un pareil grain noir dans le collier de ma vie. »
Ainsi parlait le frère de Céluta. L’inexorable Adario ordonne que l’on saisisse le guerrier blanc, et qu’il soit réservé au supplice du feu. Chactas avait fait abolir cet affreux usage ; mais le vénérable sachem était prisonnier au fort Rosalie, et les Indiens irrités n’écoutaient que la vengeance. Les femmes qui avaient perdu leurs fils dans le combat entouraient l’étranger en poussant des hurlements : telles les ombres se pressaient autour d’Ulysse, dans les ténèbres cymmériennes, pour boire le sang des victimes ; tels les Grecs chantaient autour du bûcher de la fille d’Hécube, immolée aux mânes de l’impitoyable Achille.
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{{c|LIVRE ONZIÈME}}
Sur une colline, à quelque distance du champ de bataille, s’élevait un sycomore dont la cime était couronnée ; tous les soirs des milliers de colombes se venaient percher sur ses rameaux desséchés. Ce fut au pied de cet arbre que le commandant de l’armée française résolut de passer la nuit, et {{tiret|d’as|sembler}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>{{tiret2|d’as|sembler}} le conseil des officiers pour délibérer sur le parti qui restait à prendre.
Le bûcher du bivouac est allumé ; des sentinelles sont placées à diverses distances, et les chefs arrivent aux ordres de Chépar. Ils forment un cercle autour du foyer des veilles. On voyait, à la lueur des flammes, les visages fatigués et poudreux, les habits déchirés et sanglants, les armes demi-brisées, les casques fracassés, les chapeaux percés de balles, et tout le noble désordre de ces vaillants capitaines, tandis que les colombes, fidèles à leur retraite accoutumée, loin de fuir les feux, se venaient reposer avec les guerriers.
La résistance inattendue des sauvages avait effrayé le commandant du fort Rosalie : il commençait à craindre de s’être laissé trop emporter à l’humeur intéressée des colons. Il avait livré le combat sans en avoir reçu l’ordre précis du gouverneur de la Louisiane, et avant l’arrivée des troupes annoncées d’Europe. Un nombre assez considérable de soldats et plusieurs officiers étaient restés sur le champ de bataille : l’absence du capitaine d’Artaguette alarmait.
L’opinion des chefs, rassemblés autour de Chépar, était partagée : les uns voulaient continuer le combat au lever du jour ; les autres prétendaient que le châtiment infligé aux sauvages était assez sévère : il s’agissait moins, disaient-ils, d’exterminer ces peuples que de les soumettre ; sans doute les Indiens seraient disposés à un arrangement, et dans tous les cas la suspension des hostilités donnerait aux Français le temps de recevoir des secours.
Fébriano ne parut point à ce conseil : sa conduite sur le champ de bataille lui fit craindre la présence de ses valeureux compagnons d’armes : c’était dans de secrètes communications avec Chépar que le renégat espérait reprendre son influence et son crédit.
Le feu du bivouac ne jetait plus que des fumées ; l’aube blanchissait l’orient ; les oiseaux commençaient à chanter ; le conseil n’avait point encore fixé ses résolutions. Tout à coup retentit l’appel d’une sentinelle avancée ; on voit courir des officiers : la grand’garde fait le premier temps des feux. Un parti de jeunes Indiens, commandés par cet Outougamiz dont l’armée française avait admiré la valeur, se présentait au poste. Ces guerriers s’arrêtent à quelque distance ; de leurs rangs sort un jeune homme, pâle, la tête nue, portant un uniforme français taché de sang : c’était d’Artaguette. Il s’appuyait sur le bras d’une négresse qui allaitait un enfant : on le reçut à l’avant-garde ; les Indiens se retirèrent.
Conduit au général, d’Artaguette parla de la sorte devant le conseil :
— Blessé vers la fin du combat, le brave grenadier Jacques me porta hors de la mêlée. Jacques était blessé lui-même ; je le forçai de se retirer : il obéit à mes ordres, mais dans le dessein de m’aller chercher des secours. La nuit ayant fait cesser le combat, je parvins à me traîner à ce cimetière des Indiens, qu’ils appellent les bocages de la mort : là je fus trouvé par le jongleur : on me condamna au supplice des prisonniers de guerre. Outougamiz me voulut en vain sauver : sa sœur, non moins généreuse, fit ce qu’il n’avait pu faire. La loi indienne permet à une femme de délivrer un prisonnier en l’adoptant ou pour frère ou pour mari. Céluta a rompu mes liens ; elle a déclaré que j’étais son frère : elle réserve sans doute l’autre titre à un homme plus digne que moi de le porter.
Les Indiens, dont je suis devenu le fils adoptif, m’ont chargé de paroles de paix. Outougamiz, mon frère sauvage, m’a escorté jusqu’à l’avant-garde de notre armée ; une négresse appelée Glazirne, que j’avais connue au fort Rosalie, et qui se trouvait aux Natchez, m’a prêté l’appui de son bras pour arriver au milieu de vous. Je ne dirai point au général que j’étais opposé à la guerre : il a dû, dans son autorité et dans sa sagesse, décider ce qui convenait le mieux au service du roi, mais je pense que les Natchez étant aujourd’hui les premiers à parler de paix, l’honneur de la France est à couvert. Les Indiens m’ont accordé la vie et rendu la liberté. Chactas peut être échangé contre moi : je serai glorieux d’avoir servi de rançon à ce vieillard illustre.
Le sang et le courage du capitaine d’Artaguette étaient encore plus éloquents que ses paroles : un murmure flatteur d’applaudissements se répandit dans le conseil. Chépar vit un moyen de se tirer avec honneur du pas dangereux où il s’était engagé : il déclara que puisque les sauvages imploraient une trêve, il consentait à la leur accorder, leur voulant apprendre qu’on n’avait jamais recours en vain à sa clémence. Chactas, qu’on envoya chercher au fort Rosalie, conclut une suspension d’armes qui devait durer un an, et dans le cours de laquelle des sachems expérimentés et de notables Français s’occuperaient à régler le partage des terres.
Quelques jours suffirent pour donner la sépulture aux morts : une nature vierge et vigoureuse eut bientôt fait disparaître dans les bois les traces de la fureur des hommes, mais les haines et les divisions ne firent que s’accroître. Tous ceux qui avaient perdu des parents ou des amis sur le champ de bataille respiraient la vengeance : les Indiens, rendus plus fiers par leur résistance, étaient impatients de redevenir entièrement libres ; les habitants de la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>les visages expriment le sentiment confus de la crainte et de l’espérance.
Après le cri d’avertissement commencent les cris de mort. Chactas comptait à haute voix ces cris, répétés autant de fois qu’il y avait de guerriers perdus : la nation répondit par une exclamation de douleur. Chaque famille se demande si elle n’a point fourni quelque victime au sacrifice ; si un père, un frère, un fils, un mari, un amant, ne sont point descendus à la contrée des âmes : Céluta tremblait et Outougamiz paraissait pétrifié.
Les cris de guerre succédèrent aux cris de mort ; ils annonçaient la quantité de chevelures enlevées à l’ennemi et le nombre des prisonniers faits sur lui. Ces cris de guerre excédant les cris de mort, une exclamation de triomphe se prolongea dans les forêts.
La tribu de l’Aigle parut alors, et défila entre deux rangs de flambeaux. Les spectateurs cherchaient à découvrir leur bonheur ou leur infortune : on vit tout d’abord que le vieux Soleil manquait, et Outougamiz et sa sœur n’aperçurent point le frère d’Amélie. Céluta, défaillante, fut à peine soutenue dans les bras d’Outougamiz, aussi consterné qu’elle. Mila se cacha en disant : « Je lui avais recommandé de ne pas mourir ! »
Ondouré, qui remplaçait le Soleil dans le commandement des guerriers, marchait d’un air victorieux. Il salua la Femme Chef, qui, au lieu de jouir de l’avènement de son fils au pouvoir suprême, semblait troublée par quelque remords. Averti de ce qui se passait, Chactas gardait une contenance douloureuse et sévère.
À mesure que la troupe s’avançait vers le grand village, les chefs adressaient quelques mots aux diverses familles : « Ton fils s’est conduit dans la bataille comme un buffle indompté, » disait un guerrier à un père, et le père répondait : « C’est bien. » « Ton fils est mort, » disait un autre guerrier à une mère ; et la mère répondait en pleurant : « C’est égal. »
Le conseil des sachems s’assemble : Ondouré, appelé devant ce conseil, fait le récit de l’expédition. Selon ce récit, les Natchez avaient trouvé les Illinois venant eux-mêmes attaquer les Natchez : dans le combat produit par cette rencontre, la victoire s’était déclarée en faveur des premiers, mais malheureusement le Soleil était tombé mort, percé d’une flèche. « Quant au coupable auteur de cette guerre, ajouta Ondouré, resté au pouvoir de l’ennemi, il expie à présent même, dans le cadre de feu, le châtiment dû à son sacrilège. »
Ondouré aurait bien voulu accuser de lâcheté son rival ; mais René, blessé trois fois en défendant le Soleil, avait fait si publiquement éclater sa valeur aux yeux des sauvages, qu’Ondouré même fut obligé de rendre témoignage à cette valeur.
« Devenu chef des guerriers, reprit-il, j’aurais poursuivi ma victoire, si l’un de vos messagers ne m’eût apporté la nouvelle de l’attaque des Français : j’ai commandé la retraite, et suis accouru à la défense de nos foyers. »
Pendant le récit d’Ondouré, la femme-chef avait donné des signes d’un trouble extraordinaire : on la vit rougir et pâlir. D’après quelques mots échappés à son coupable amant, lorsqu’il marcha aux Illinois, Akansie ne douta point que la flèche lancée contre le vieux Soleil ne fût partie de la main d’Ondouré. Le criminel lui-même se vint bientôt vanter auprès de la jalouse Indienne d’avoir fait commencer le règne du jeune Soleil. « Ma passion pour vous, dit-il, m’a emporté trop loin peut-être : disposez de moi, et ne songez qu’à établir votre puissance. » Ondouré espérait se faire nommer édile par le crédit de la femme-chef, et gouverner la nation comme tuteur du souverain adolescent.
La mort du vieux Soleil opérait une révolution dans l’État : en lui expirait un des trois vieillards qui avaient aboli la tyrannie des anciens despotes des Natchez. Il ne restait plus que Chactas et Adario, tous deux au moment de disparaître.
Chactas conçut des soupçons sur le genre de mort de son ami : on ne disait point de quel côté la flèche avait frappé le chef centenaire ; on ne rapportait point le corps de ce vénérable chef, bien qu’on eût obtenu la victoire. Un bruit courait parmi les guerriers de la tribu de l’Aigle, que le Soleil avait été blessé par derrière, qu’il était tombé sur le visage, et que, longtemps défendu à terre par le guerrier blanc, l’un et l’autre, indignement abandonnés, étaient demeurés vivants aux mains de l’ennemi.
Ce bruit n’avait que trop de fondement ; telle était l’affreuse vérité : René et le Soleil avaient été faits prisonniers. Les Illinois se consolèrent de leur défaite en se voyant maîtres du grand-chef des Natchez : non poursuivis dans leur retraite, ils emmenèrent paisiblement leurs victimes.
Après un mois de marche, de repos et de chasse, ils arrivèrent à leur grand village : là, les prisonniers devaient être exécutés. Par un raffinement de barbarie, on avait pris soin de panser les blessures du frère d’Amélie et du Soleil ; les captifs étaient gardés jour et nuit, avec les précautions que le démon de la cruauté inspire aux peuples de l’Amérique.
Lorsque les Illinois découvrirent leur grand village, ils s’arrêtèrent pour préparer une entrée triomphante. Le chef de la troupe s’avança le premier en jetant les cris de mort. Les guerriers ve-<noinclude>
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Après le cri d’avertissement commencent les cris de mort. Chactas comptait à haute voix ces cris, répétés autant de fois qu’il y avait de guerriers perdus : la nation répondit par une exclamation de douleur. Chaque famille se demande si elle n’a point fourni quelque victime au sacrifice ; si un père, un frère, un fils, un mari, un amant, ne sont point descendus à la contrée des âmes : Céluta tremblait et Outougamiz paraissait pétrifié.
Les cris de guerre succédèrent aux cris de mort ; ils annonçaient la quantité de chevelures enlevées à l’ennemi et le nombre des prisonniers faits sur lui. Ces cris de guerre excédant les cris de mort, une exclamation de triomphe se prolongea dans les forêts.
La tribu de l’Aigle parut alors, et défila entre deux rangs de flambeaux. Les spectateurs cherchaient à découvrir leur bonheur ou leur infortune : on vit tout d’abord que le vieux Soleil manquait, et Outougamiz et sa sœur n’aperçurent point le frère d’Amélie. Céluta, défaillante, fut à peine soutenue dans les bras d’Outougamiz, aussi consterné qu’elle. Mila se cacha en disant : « Je lui avais recommandé de ne pas mourir ! »
Ondouré, qui remplaçait le Soleil dans le commandement des guerriers, marchait d’un air victorieux. Il salua la Femme Chef, qui, au lieu de jouir de l’avènement de son fils au pouvoir suprême, semblait troublée par quelque remords. Averti de ce qui se passait, Chactas gardait une contenance douloureuse et sévère.
À mesure que la troupe s’avançait vers le grand village, les chefs adressaient quelques mots aux diverses familles : « Ton fils s’est conduit dans la bataille comme un buffle indompté, » disait un guerrier à un père, et le père répondait : « C’est bien. » « Ton fils est mort, » disait un autre guerrier à une mère ; et la mère répondait en pleurant : « C’est égal. »
Le conseil des sachems s’assemble : Ondouré, appelé devant ce conseil, fait le récit de l’expédition. Selon ce récit, les Natchez avaient trouvé les Illinois venant eux-mêmes attaquer les Natchez : dans le combat produit par cette rencontre, la victoire s’était déclarée en faveur des premiers, mais malheureusement le Soleil était tombé mort, percé d’une flèche. « Quant au coupable auteur de cette guerre, ajouta Ondouré, resté au pouvoir de l’ennemi, il expie à présent même, dans le cadre de feu, le châtiment dû à son sacrilège. »
Ondouré aurait bien voulu accuser de lâcheté son rival ; mais René, blessé trois fois en défendant le Soleil, avait fait si publiquement éclater sa valeur aux yeux des sauvages, qu’Ondouré même fut obligé de rendre témoignage à cette valeur.
« Devenu chef des guerriers, reprit-il, j’aurais poursuivi ma victoire, si l’un de vos messagers ne m’eût apporté la nouvelle de l’attaque des Français : j’ai commandé la retraite, et suis accouru à la défense de nos foyers. »
Pendant le récit d’Ondouré, la Femme Chef avait donné des signes d’un trouble extraordinaire : on la vit rougir et pâlir. D’après quelques mots échappés à son coupable amant, lorsqu’il marcha aux Illinois, Akansie ne douta point que la flèche lancée contre le vieux Soleil ne fût partie de la main d’Ondouré. Le criminel lui-même se vint bientôt vanter auprès de la jalouse Indienne d’avoir fait commencer le règne du jeune Soleil. « Ma passion pour vous, dit-il, m’a emporté trop loin peut-être : disposez de moi, et ne songez qu’à établir votre puissance. » Ondouré espérait se faire nommer édile par le crédit de la Femme Chef, et gouverner la nation comme tuteur du souverain adolescent.
La mort du vieux Soleil opérait une révolution dans l’État : en lui expirait un des trois vieillards qui avaient aboli la tyrannie des anciens despotes des Natchez. Il ne restait plus que Chactas et Adario, tous deux au moment de disparaître.
Chactas conçut des soupçons sur le genre de mort de son ami : on ne disait point de quel côté la flèche avait frappé le chef centenaire ; on ne rapportait point le corps de ce vénérable chef, bien qu’on eût obtenu la victoire. Un bruit courait parmi les guerriers de la tribu de l’Aigle, que le Soleil avait été blessé par derrière, qu’il était tombé sur le visage, et que, longtemps défendu à terre par le guerrier blanc, l’un et l’autre, indignement abandonnés, étaient demeurés vivants aux mains de l’ennemi.
Ce bruit n’avait que trop de fondement ; telle était l’affreuse vérité : René et le Soleil avaient été faits prisonniers. Les Illinois se consolèrent de leur défaite en se voyant maîtres du grand-chef des Natchez : non poursuivis dans leur retraite, ils emmenèrent paisiblement leurs victimes.
Après un mois de marche, de repos et de chasse, ils arrivèrent à leur grand village : là, les prisonniers devaient être exécutés. Par un raffinement de barbarie, on avait pris soin de panser les blessures du frère d’Amélie et du Soleil ; les captifs étaient gardés jour et nuit, avec les précautions que le démon de la cruauté inspire aux peuples de l’Amérique.
Lorsque les Illinois découvrirent leur grand village, ils s’arrêtèrent pour préparer une entrée triomphante. Le chef de la troupe s’avança le premier en jetant les cris de mort. Les guerriers ve-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>naient ensuite rangés deux à deux : ils tenaient, par l’extrémité d’une corde, René et le chef des Natchez à moitié nus, les bras liés au-dessus du coude.
Le cortège parvint ainsi sur la place du village : une foule curieuse s’y trouvait déjà assemblée ; cette foule se pressait, s’agitait, dansait autour du vieux Soleil et de son compagnon : telles, dans un soir d’automne, d’innombrables hirondelles voltigent autour de quelques ruines solitaires ; tels les habitants des eaux se jouent dans un rayon d’or qui pénètre les vagues du Meschacebé, tandis que les fleurs des magnolias, détachées par le souffle de la brise, tombent en pluie sur la surface de l’onde.
Lorsque l’armée et tous les sauvages furent réunis dans le lieu de douleur, le grand-prêtre donna le signal du prélude des supplices, appelé, par l’horrible Athaënsic, les ''caresses aux prisonniers''.
Aussitôt les Indiens, rangés sur deux lignes, frappent avec des bâtons de cèdre le chef des Natchez : celui-ci, sans hâter sa marche, passe entre ses bourreaux, comme un fleuve qui roule la lenteur de ses flots entre deux rives verdoyantes. René s’attendait à voir tomber la victime ; il ignorait que ces maîtres en supplice évitaient de porter les coups aux parties mortelles, afin de prolonger leurs plaisirs. « Vénérable sachem, s’écriait le frère d’Amélie, quelle destinée ! Moi, je suis jeune ; je puis souffrir : mais vous ! »
Le Soleil répondit : « Pourquoi me plains-tu ? je n’ai pas besoin de ta pitié. Songe à toi : rappelle tes forces. L’épreuve du feu commencera par moi, parce que je suis un chêne desséché sur ma tige et propre à m’embraser rapidement. J’espère jeter une flamme dont la lumière éclairera ma patrie et réchauffera ton courage. »
Après ces traitements faits à la vieillesse, le jeune Français eut à supporter les mêmes barbaries ; ensuite les deux prisonniers furent conduits dans une cabane, où on leur prodigua tous les secours et tous les plaisirs : l’oiseau de Minerve canadienne brise le pied de ses victimes et les engraisse dans son aire durant les beaux jours, pour les dévorer dans la saison des frimas.
La nuit vint : René, couvert de blessures, était couché sur une natte à l’une des extrémités de la cabane. Des gardes veillaient à la porte. Une femme vêtue de blanc, une couronne de jasmin jaune sur la tête, s’avance dans l’ombre ; on entendait couler ses larmes. « Qui es-tu ? » dit René en se soulevant avec peine. « Je suis la ''Vierge des dernières amours'', répondit l’Indienne. Mes parents ont demandé pour moi la préférence, car ils haïssent Venclao, que j’aime. Voilà pourquoi je pleure à ton chevet : je m’appelle Nélida. »
René répondit dans la langue des sauvages : « Les baisers d’une bouche qui n’est point aimée sont des épines qui percent les lèvres. Nélida, va retrouver Venclao ; dis-lui que l’étranger des sassafras a respecté ton amour et ton malheur. » À ces mots, la fille des Illinois s’écria : « Manitou des infortunés, écoute ma prière ! Fais que ce prisonnier échappe au sort qu’on lui réserve ! il n’a point flétri mon sein ! puisse sa bien-aimée lui être attachée comme l’épouse de l’alcyon, qui porte aux rayons du soleil son époux languissant sous le poids des années ! »
En achevant ces paroles, la ''Vierge des dernières amours'' prit les fleurs de jasmin qui couvraient ses cheveux, et les déposa sur le front de René : mœurs extraordinaires dont la trame semble être tissue par les Muses et par les Furies.
« Couronnée de ta main, dit le jeune homme à Nélida, la victime sera plus agréable au Grand-Esprit. » René, depuis longtemps, avait assez de la vie ; content de mourir, il offrait au ciel les tourments qu’il allait endurer pour l’expiation de ceux d’Amélie.
Dans ce moment les gardes entrèrent, et la fille des Illinois se retira.
Elle vint, l’heure des supplices : les Indiens racontèrent que l’astre de la lumière, épouvanté, ne sortit point ce jour-là du sein des mers, et qu’Athaënsic, déesse des vengeances, éclaira seule la nature. Les prisonniers furent conduits au lieu de l’exécution.
Le chef des Natchez est attaché à un poteau, au pied duquel s’élevait un amas d’écorces et de feuilles séchées : le frère d’Amélie est réservé pour la dernière victime. Le grand-prêtre paraît au milieu du cercle que formait la foule autour du poteau ; il tient à la main une torche, qu’il secoue en dansant. Bientôt il communique le feu au bûcher : on eût cru voir un de ces sacrifices offerts par les anciens Grecs sur les bords de l’Hellespont : le mont Ida, le Xante et le Simoïs pleuraient Astyanax et les ruines fumantes d’Ilion.
On brûle d’abord les pieds du vieillard, aussi tranquille au feu du bûcher que s’il eût été assis, aux rayons du matin, à la porte de sa cabane. Le sachem chante au milieu des tourments qui le conduisent à la tombe, comme l’époux répète le cri d’hyménée en s’approchant du lit nuptial. Les bourreaux, irrités, épuisent la fécondité de leur infernal génie. Ils enfoncent dans les plaies de l’ami de Chactas des éclisses de pin enflammées, et lui crient : « Eclaire-nous donc maintenant, ô bel astre ! » Tel un soleil couronnant son front du feu le plus doux se couche au milieu du concert de la nature : ainsi parut aux Illinois la victime rayonnante.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Athaënsic souffle sa rage dans les cœurs : un jongleur, qu’une louve avait nourri dans un antre du Niagara, se précipite sur le sachem, lui arrache la peau de la tête et répand des cendres rougies sur le crâne découvert du vieillard. La douleur abat le chef des Natchez aux pieds de ses ennemis.
Bientôt réveillé d’un évanouissement dont il s’indigne, il saisit un tison, appelle et défie ses persécuteurs : cantonné au milieu de son bûcher, il est un moment la terreur de toute une armée. Un faux pas le livre de nouveau aux inventeurs des tortures : ils se jettent sur le vieillard ; la hache coupe ces pieds qui visitaient la cabane des infortunés, ces mains qui pansaient les blessures. On roule un tronc encore vivant sur la braise, dont la violence sert de remède aux plaies de la victime et les cicatrise, tandis que le sang fume sur les charbons, comme l’encens dans un sacrifice.
Le chef n’a pas succombé ; il écarte encore de ses regards les guerriers les plus proches, et fait reculer les bourreaux. Moins effrayant est le serpent dont le voyageur a séparé les anneaux avec un glaive : le dragon mutilé s’agite aux pieds de son ennemi, soufflant sur lui ses poisons, le menaçant de ses ardentes prunelles, de sa triple langue et de ses longs sifflements.
— René ! s’écrie enfin le vieillard d’une voix qui semble avoir redoublé de force, je vais rejoindre mes pères ! Je ne me suis livré à ces actions qu’afin de t’encourager à mourir et de te montrer ce que peut un homme lorsqu’il veut exercer toute la puissance de son âme. Pour l’honneur de ta nouvelle patrie, imite mon exemple.
Il expire. Il avait accompli un siècle : sa vertu antique, cultivée si longtemps sur la terre, s’épanouit aux rayons de l’éternité, comme l’aloès américain qui au bout de cent printemps ouvre sa fleur aux regards de l’aurore.
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{{c|LIVRE DOUXIÈME}}
Le courage du chef des Natchez avait exalté la fureur des Illinois. Ils s’écriaient, pleins de rage : « Si nous n’avons pu tirer un mugissement de ce vieux buffle, voici un jeune cerf qui nous dédommagera de nos peines. » Femmes, enfants, sachems, tous s’empressent au nouveau sacrifice : le génie des vengeances sourit aux tourments et aux larmes qu’il prépare.
Sur une habitation américaine que gouverne un maître humain et généreux, de nombreux esclaves s’empressent à recueillir la cerise du café : les enfants la précipitent dans des bassins d’une eau pure ; les jeunes Africaines l’agitent avec un râteau pour détacher la pulpe vermeille du noyau précieux, ou étendent sur des claies la récolte opulente. Cependant le maître se promène sous des orangers, promettant des amours et du repos à ses esclaves, qui font retentir l’air des chansons de leur pays : ainsi les Illinois s’empressent, sous les regards d’Athaënsic, à recueillir une nouvelle moisson de douleurs. En peu de temps l’ouvrage se consomme, et le frère d’Amélie, dépouillé par les sacrificateurs, est attaché au pilier du sacrifice.
Au moment où le flambeau abaissait sa chevelure de feu pour la répandre sur les écorces, des tourbillons de fumée s’élèvent des cabanes voisines : parmi des clameurs confuses on entend retentir le cri des Natchez ; un parti de cette nation portait la flamme chez les Illinois. L’épouvante et la confusion se mettent dans la foule assemblée autour du frère d’Amélie ; les jongleurs prennent la fuite ; les femmes et les enfants les suivent : on se disperse sans écouter la voix des chefs, sans se réunir pour se défendre. Dans la terreur dont les esprits sont frappés, la petite troupe des Natchez pénètre jusqu’au lieu du sang. Un jeune chef, la hache à la main, devance ses compagnons. Qui déjà ne l’a nommé ? C’est Outougamiz. Il est au bûcher ; il a coupé les liens funestes !
Toutes les paroles de tendresse et de pitié prêtes à s’échapper de son âme par lui sont étouffées. Rien n’est fait encore : René n’est pas sauvé ; un seul instant de retard le peut perdre. Revenus de leur première frayeur, les Illinois se sont aperçus du petit nombre des Natchez ; ils se rassemblent avec des cris et entourent la troupe libératrice. Les efforts de cette troupe lui ouvrent un chemin : mais que peuvent douze guerriers contre tant d’ennemis ? En vain les Natchez ont placé au milieu d’eux le frère d’Amélie : ses blessures le rendent boiteux et pesant ; sa main percée d’une flèche ne peut lever la hache, et presque à chaque pas il va mesurer la terre.
Outougamiz charge le frère d’Amélie sur ses<section end="s2"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>Outougamiz préféra pourtant la nuit : il espéra trouver un moyen de masquer la lueur de la flamme.
Lorsque le soleil fut descendu sous l’horizon et que les dernières teintes du jour se furent évanouies, l’Indien tira une étincelle de deux branches de cyprès en les frottant l’une contre l’autre, et en embrasa quelques feuilles. Tout réussit d’abord, mais des roseaux secs, placés trop près du foyer, prennent feu et jettent une grande lumière. Outougamiz les veut précipiter dans l’eau et ne fait qu’étendre la flamme. Il s’élance sur le monceau ardent et cherche à l’écraser sous ses pieds. René épuise ses forces renaissantes pour seconder son ami : soins inutiles ! le feu se propage, court en pétillant sur la cime séchée des joncs, et gagne les branches résineuses des cyprès. Le vent s’élève, des tourbillons de flammes, d’étincelles et de fumée montent dans les airs, qui prennent une couleur sanglante. Un vaste incendie se déploie sur le marais.
Comment fuir ? comment échapper à l’élément terrible qui, après s’être éloigné de son centre, s’en rapprochait et menaçait les deux amis ? Déjà étaient consumés les paquets de joncs sur lesquels le frère de Céluta aurait pu tenter encore de transporter René dans d’autres parties du marais. Essayer de passer au désert voisin : les cruels Illinois n’y campaient-ils pas ? N’était-il pas probable qu’attirés par l’incendie, ils fermaient toutes les issues ? Ainsi, lorsqu’on croit être arrivé au comble de la misère, on aperçoit par delà de plus hautes adversités. Il est difficile au fils de la femme de dire : « Ceci est le dernier degré du malheur. »
Outougamiz était presque vaincu par la fortune : il voyait perdu tout ce qu’il avait fait jusque alors. Il n’avait donc sauvé son ami du cadre de feu que pour brûler cet ami de sa propre main ! Il s’écria d’une voix douloureuse : « René, c’est moi qui t’immole ! Que tu es infortuné de m’avoir eu pour ami ! »
Le frère d’Amélie, d’un bras affaibli et d’une main pâle, pressa tendrement le sauvage sur son sein. « Crois-tu, lui dit-il, qu’il ne me soit pas doux de mourir avec toi ? Mais pourquoi descendrais-tu au tombeau ? Tu es vigoureux et habile ; tu te peux frayer un chemin à travers les flammes. Revole à tes ombrages : les Natchez ont besoin de ton cœur et de ton bras ; une épouse, des enfants embelliront tes jours, et tu oublieras une amitié funeste. Pour moi, je n’ai ni patrie, ni parents sur la terre : étranger dans ces forêts, ma mort ou ma vie n’intéresse personne ; mais toi, Outougamiz, n’as-tu pas une sœur ? »
« Et cette sœur, répliqua Outougamiz, n’a-t-elle pas levé sur toi des regards de tendresse ? Ne reposes-tu pas dans le secret de son cœur ? Pourquoi l’as-tu dédaignée ? Que me conseilles-tu ? De t’abandonner ! Et depuis quand t’ai-je prouvé que j’étais plus que toi attaché à la vie ? Depuis quand m’as-tu vu me troubler au nom de la mort ? Ai-je tremblé quand, au milieu des Illinois, j’ai brisé les liens qui te retenaient ? Mon cœur palpitait de crainte quand je te portais sur mes épaules avec des angoisses que je n’aurais pas échangées contre toutes les joies du monde ? Oui, il palpitait, ce cœur, mais ce n’était pas pour moi ! Et tu oses me dire que tu n’as point d’ami ! Moi, t’abandonner ! Moi, trahir l’amitié ! Moi, former d’autres liens après ta mort ! Moi, heureux sans toi, avec une épouse et des enfants ! Apprends-moi donc ce qu’il faut que je raconte à Céluta en arrivant aux Natchez ! Lui dirai-je : « J’avais délivré celui pour lequel je t’appelai en témoignage de l’amitié ; le feu a pris à des joncs ; j’ai eu peur, j’ai fui. J’ai vu de loin les flammes qui ont consumé mon ami ? » Tu sais mourir, prétends-tu, René ; moi, je sais plus, je sais vivre. Si j’étais dans ta place et toi dans la mienne, je ne t’aurais pas dit : « Fuis et laisse-moi. » Je t’aurais dit : Sauve-moi, ou mourons ensemble. »
Outougamiz avait prononcé ces paroles d’un ton qui ne lui était pas ordinaire. Le langage de la plus noble passion était sorti dans toute sa magnificence des lèvres du simple sauvage. « Reste avec moi, s’écria à son tour le frère d’Amélie : je ne te presse plus de fuir. Tu n’es pas fait pour de tels conseils. »
À ces mots, quelque chose de serein et d’ineffable se répandit sur le visage d’Outougamiz, comme si le ciel s’était entr’ouvert, et que la clarté divine se fût réfléchie sur le front du frère de Céluta. Avec le plus beau sourire que l’ange des amitiés vertueuses ait jamais mis sur les lèvres d’un mortel, l’Indien répondit : « Tu viens de parler comme un homme ; je sens dans mon sein toutes les délices de la mort. »
Les deux amis, cessant d’opposer à l’incendie des efforts impuissants et de tenter une retraite impossible, assis l’un près de l’autre, attendirent l’accomplissement de leur destinée.
La flamme se repliant sur elle-même avait embrasé le cyprès qui leur servait d’asile ; des brandons commençaient à tomber sur leurs têtes. Tout à coup, à travers les masses de feu et de fumée, on entend un léger bruit dans les eaux. Une espèce de fantôme apparaît : ses cheveux sont consumés sur ses tempes ; sa poitrine et ses bras sont à demi brûlés, tandis que le bas de son corps dégoutte d’une eau bourbeuse. « Qui es-tu ? lui crie Outougamiz ; es-tu l’esprit de mon père qui vient nous chercher, pour nous conduire au pays des âmes ? »<noinclude>
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« Je suis Venclao, répond le spectre, l’ami de Nassoute, auquel tu as donné la vie, et l’époux de Nélida, cette vierge des dernières amours, que ton ami a respectée. Je viens payer ma double dette. La flamme a découvert votre asile ; les tribus des Illinois environnent le marais ; déjà plusieurs guerriers nagent pour arriver jusqu’à vous ; je les ai devancés. Nassoute nous attend à l’endroit de la rive que l’on a confié à sa garde. Hâtons-nous. »
Venclao passe un bras vigoureux sous le bras du frère d’Amélie, et fait signe à Outougamiz de le soutenir du côté opposé. Ainsi entrelacés, tous trois se plongent dans les eaux ; ils s’avancent à travers des champs de cannes embrasées, tantôt menacés par le feu, tantôt prêts à s’engloutir dans l’onde. Chaque instant augmente le danger ; des cris, des voix se font entendre de toutes parts. Tels furent les périls d’Enée lorsque, dans la nuit fatale d’Ilion, il allait à la lueur des flammes, par des rues solitaires et détournées, cacher sur le mont Ida et les anciens dieux de l’antique Troie et les dieux futurs du Capitole.
Outougamiz, Venclao et René arrivent au lieu où Nassoute les attendait. Le frère d’Amélie est à l’instant placé sur un lit de branchages que Venclao, Nassoute et Outougamiz portent tour à tour. Ils s’éloignent à grands pas du fatal marais ; toute la nuit ils errent par le silence des bois. Aux premiers rayons de l’aurore, les deux Illinois s’arrêtent et disent aux deux guerriers ennemis : « Natchez, implorez vos Manitous ; fuyez. Nous vous avons rendu vos bienfaits. Quittes envers vous, nous nous devons maintenant à notre patrie. Adieu ! »
Venclao et Nassoute posent à terre le lit du blessé, mettent un bâton de houx dans la main gauche du frère d’Amélie, donnent à Outougamiz des plantes médicinales, de la farine de maïs, deux peaux d’ours, et se retirent.
Les deux fugitifs continuèrent leur chemin. René marchait lentement le premier, courbé sur le bâton qu’il soulevait à peine ; Outougamiz le suivait répandant des feuilles séchées, afin de cacher l’empreinte de son passage : l’hôte des forêts est moins habile à tromper la meute avide que ne l’était l’Indien à mêler les traces de René pour le dérober à la recherche de l’ennemi.
Parvenu sur une bruyère, Outougamiz dit tout à coup : « J’entends des pas précipités ; » et bientôt après une troupe d’Illinois se montre à l’horizon vers le nord. Le couple infortuné eut le temps de gagner un bois étroit qui bordait l’autre extrémité ; il y pénètre, et l’ayant traversé, il se trouve à l’endroit même où s’était donné le combat si fatal au grand-chef des Natchez et au frère d’Amélie.
À peine les deux amis foulaient-ils le champ de la mort, qu’ils ouïrent l’ennemi dans le bois voisin. Outougamiz dit à René : « Couche-toi à terre : je te viendrai bientôt trouver. »
René ne voulait plus disputer sa vie ; il était las de lutter si longtemps pour quelques misérables jours : mais il fut encore obligé d’obéir à l’amitié. Son infatigable libérateur le couvre des effroyables débris du combat, et s’enfonce dans l’épaisseur d’une forêt.
Lorsque des enfants ont découvert le lieu où un rossignol a bâti son nid, la mère, poussant des cris plaintifs et laissant pendre ses ailes, voltige, comme blessée, devant les jeunes ravisseurs qui s’égarent à sa poursuite et s’éloignent du gage fragile de ses amours : ainsi le frère de Céluta, jetant des voix dans la solitude, attire les ennemis de ce côté et les écarte du trésor plus cher à son cœur que l’œuf plein d’espérance ne l’est à l’oiseau amoureux.
Les Illinois ne purent joindre le léger sauvage à qui l’amitié avait pour un moment rendu toute sa vigueur. Ils approchaient du pays des Natchez, et, n’osant aller plus loin, ils abandonnèrent la poursuite.
Le frère de Céluta vint alors dégager René des ruines hideuses qui avaient protégé sa jeunesse et sa beauté. Les deux amis reprirent leur chemin au lever de l’aurore, après s’être lavés dans une belle source. Il se trouva que les restes glacés sous lesquels René avait conservé l’étincelle de la vie étaient ceux de deux Natchez, d’Aconda et d’Irinée. Le frère d’Amélie les reconnut, et, frappé de cette fortune extraordinaire, il dit à Outougamiz : « Vois-tu ces corps défigurés, déchirés par les aigles et étendus sans honneurs sur la terre ? Aconda et Irinée ! vous étiez deux amis comme nous ! Je vous ai vus périr lorsque abattus j’essayais encore de vous défendre. Outougamiz, tu confiais cette nuit même l’ami vivant au secret de deux amis décédés. Ces morts se sont ranimés au feu de ton âme pour me prêter leur abri. »
Outougamiz pleura sur Aconda et sur Irinée, mais il était trop faible pour leur creuser un tombeau.
Comme des laboureurs, après une longue journée de sueurs et de travaux, ramènent leurs bœufs fatigués à leur chaumière ; ils croient déjà découvrir leur toit rustique ; ils se voient déjà entourés de leurs épouses et de leurs enfants : ainsi les deux amis, en approchant du pays des Natchez, commençaient à sentir renaître l’espérance ; leurs désirs franchissaient l’espace qui les séparait de leurs foyers. Ces illusions, comme toutes celles de la vie, furent de courte durée.
Les forces de René, épuisées une dernière fois,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>touchaient à leur terme ; et, pour comble de calamité, il ne lui restait plus rien des dons de Venclao et de Nassoute.
Outougamiz lui-même succombait : ses joues étaient creuses ; ses jambes amaigries et tremblantes, ne portaient plus son corps. Trois fois le soleil vint donner la lumière aux hommes, et trois fois il retrouva les voyageurs se traînant sur une bruyère qui n’offrait aucune ressource. Le frère d’Amélie et le frère de Céluta ne se parlaient plus ; ils jetaient seulement par intervalles des regards furtifs et douloureux. Quelquefois Outougamiz cherchait encore à aider la marche de René : deux jumeaux qui se soutiennent à peine s’appuient de leurs faibles bras et ébauchent des pas incertains aux yeux de leur mère attendrie.
Du lieu où les amis étaient parvenus, jusqu’au pays des Natchez, il ne restait plus que quelques heures de chemin ; mais René fut contraint de s’arrêter. Excité par Outougamiz, qui le conjurait d’avancer, il voulut faire quelques pas, afin de ne point ravir volontairement à son ami le fruit de tant de sacrifices : ses efforts furent vains. Outougamiz essaya de le porter sur ses épaules ; mais il plia, et tomba sous le fardeau.
Non loin du sentier battu murmurait une fontaine ; René s’en approcha en rampant sur les genoux et sur les mains, suivi d’Outougamiz, qui pleurait : le pasteur affligé accompagne ainsi le chevreau qui a brisé ses pieds délicats en tombant d’une roche élevée, et qui se traîne vers la bergerie.
La fontaine marquait la lisière même de la savane qui s’étend jusqu’au Bayouc des Pierres, et qui n’a d’autres bornes à l’orient que les bois du fort Rosalie. Outougamiz assit son compagnon au pied d’un saule. Le jeune sauvage attachait ses regards sur le pays de ses aïeux : être venu si près ! « René, dit-il, je vois notre cabane. »
« Tourne-moi le visage de ce côté, » répondit le frère d’Amélie. Outougamiz obéit.
Le frère de Céluta eut un moment la pensée de se rendre aux Natchez pour y chercher du secours ; mais craignant que l’homme de son cœur n’expirât pendant son absence, il résolut de ne le point quitter. Il s’assit auprès de René, lui prit le front dans ses deux mains, et le pencha doucement sur sa poitrine : alors, baissant son visage sur une tête chérie, il se prépara à recueillir le dernier soupir de son ami. Comme deux fleurs que le soleil a brûlées sur la même tige, ainsi paraissaient ces deux jeunes hommes inclinés l’un sur l’autre vers la terre.
Un bruit léger et le souffle d’un air parfumé firent relever la tête à Outougamiz : une femme était à ses côtés. Malgré la pâleur et le vêtement en désordre de cette femme, comment l’Indien l’aurait-il méconnue ? Outougamiz laisse échapper de surprise et de joie le front de René ; il s’écrie : « Ma sœur, est-ce toi ? »
Céluta recule ; elle s’était approchée des deux amis sans les découvrir ; le son de la voix de son frère l’a étonnée : « Mon frère ! répond-elle, mon frère ! les génies me l’ont ravi ! l’homme blanc a expiré dans le cadre de feu ! Tous les jours je viens attendre les voyageurs à cette limite, mais ils ne reparaîtront plus ! »
Outougamiz se lève, s’avance vers Céluta, qui aurait pris la fuite si elle n’avait remarqué avec une pitié profonde la marche chancelante du guerrier. Vous eussiez vu sur le front de l’Indienne passer tour à tour le sentiment de la plus profonde terreur et de la plus vive espérance. Céluta hésitait encore, quand elle aperçoit, attaché au sein de son frère, le Manitou de l’amitié. Elle vole à Outougamiz, qu’elle embrasse et soutient à la fois, mais Outougamiz :
— Je l’ai sauvé ! il est là ! mais il est mort si tu n’as rien pour le nourrir. »
L’amour a entendu la voix de l’amitié ! Céluta est déjà à genoux : timide et tremblante, elle a relevé le front de l’étranger mourant ; René lui-même a reconnu la fille du désert, et ses lèvres ont essayé de sourire. Outougamiz, la tête penchée dans son sein, les mains jointes et tombantes, disait : « Témoin du serment de l’amitié, ma sœur, tu viens voir si je l’ai bien tenu. J’aurais dû ramener mon ami plein de vie, et le voilà qui expire ! je suis un mauvais ami, un guerrier sans force. Mais toi, as-tu quelque chose pour ranimer mon ami ? »
— Je n’ai rien ! s’écrie Céluta désespérée. Ah ! s’il eût été mon époux, s’il eût fécondé mon sein, il pourrait boire avec son enfant à la source de la vie ! » Souhait divin de l’amante et de la mère !
La chaste Indienne rougit comme si elle eût craint d’avoir été comprise de René. Les yeux de cette femme étaient fixés au ciel, son visage était inspiré : on eût dit que, dans une illusion passionnée, Céluta croyait nourrir et son fils et le père de son fils.
Amitié, qui m’avez raconté ces merveilles, que ne me donnâtes-vous le talent pour les peindre ! j’avais le cœur pour les sentir<ref>C’est ici que s’arrête la première partie des Natchez, celle qu’on peut en appeler l’épopée. Ce qui suit n’est plus qu’un simple récit, pour lequel l’auteur, renonçant à la forme épique, adopte celle de la narration.</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" /></noinclude>de joie, saisit la main de son frère adoptif, la porte avec ardeur à ses lèvres, cherche à entraîner d’Artaguette vers la fontaine, en répétant le nom d’Outougamiz et de René. La troupe se hâte sur les pas de Céluta.
Bientôt on découvre deux hommes, ou plutôt deux spectres, l’un couché, l’autre debout, mais près de tomber ; on les environne. « Chasseurs, dit Outougamiz, je puis mourir à présent, prenez soin de mon ami ! » et il s’affaissa sur le gazon.
On croyait dans la colonie, comme aux Natchez, que René avait été brûlé par les Illinois. Les secours sont prodigués aux deux mourants : ce fut Céluta qui offrit les premiers aliments à son frère et à l’ami de son frère. D’Artaguette essayait de soutenir l’un et l’autre d’un bras encore mal assuré. Jacques, le grenadier attaché au généreux capitaine, est envoyé aux Natchez pour annoncer le retour miraculeux. Les guerriers et les femmes accourent, les sachems les suivent. Déjà les Français avaient entrelacé des branches d’arbres sur lesquelles étaient déposés séparément les deux amis. Huit jeunes officiers portaient tour à tour les couches sacrées, comme ils auraient porté les trophées de l’honneur. Auprès de ces lits de feuillages marchaient Céluta, pleine d’un bonheur qu’elle n’osait croire, et d’Artaguette, dont le front pale annonçait qu’il manquait encore du sang à un noble cœur.
Ce fut dans cet ordre que la foule des Natchez rencontra la pompe triomphale de l’amitié, élevée par les mains de la vaillance. Les bois retentirent d’acclamations prolongées ; on se presse, on veut savoir jusqu’aux moindres circonstances d’une délivrance dont Outougamiz parle à peine, et que René ne peut encore raconter. Les jeunes gens serraient la main d’Outougamiz et se juraient les uns aux autres une amitié pareille dans l’adversité. Les sachems disaient à Adario et à Chactas qu’ils avaient d’illustres enfants : « C’est vrai, » répondaient les deux vieillards. Adario même était attendri.
Les femmes et les enfants caressaient Céluta ; Mila la voulait porter, bien qu’elle se sentît un peu triste au milieu de la joie. Dans l’effusion générale des cœurs, les militaires français avaient leur part des éloges. D’Artaguette disait à Céluta : « Ma sœur, votre frère soutient bien son rôle de libérateur. » René, qui entendit ces mots, murmura d’une voix mourante : « Vous ne savez rien ; Outougamiz ne vous apprendra pas ce qu’il a fait : c’est moi qui vous le dirai, si je vis. » Tous les yeux versaient aussi des larmes sur les jeunes Indiens qui s’étaient immolés au triomphe de l’amitié.
Ondouré et Akansie seuls n’étaient pas présents à cette scène : les méchants fuient comme un supplice le spectacle de la vertu récompensée. René fut déposé chez son père Chactas, mais Adario voulut qu’on portât son neveu Outougamiz et sa nièce Céluta à sa cabane, afin de prendre soin lui-même de ce couple qu’il reconnaissait digne de son sang.
Ondouré avait apaisé Akansie par ces mensonges, par ces serments et ces caresses que la passion trompée ne croit plus, mais auxquels elle se laisse aller comme à sa dernière ressource. Quand on a fait un pas dans le crime, on se persuade qu’il est impossible de reculer, et l’on s’abandonne à la fatalité du mal : la femme-chef se voyait forcée de servir les projets d’un scélérat, d’élever Ondouré jusqu’à elle pour se justifier de s’être abaissée jusqu’à lui. Le retour de René avait rallumé dans le cœur d’Ondouré les flammes de la jalousie ; déçu dans sa vengeance, il lui devenait plus que jamais nécessaire d’atteindre au rang suprême pour exécuter, comme souverain, le crime qu’il avait manqué comme sujet. Il alarme la femme-chef : « Il est possible, lui dit-il, que René m’ait vu lancer la flèche ; le seul moyen de dominer tous les périls est de s’élever au-dessus de tous les pouvoirs. Que je sois tuteur de votre fils ; que l’ancienne garde des Allouez soit rétablie, et je vous réponds de tout. » Akansie ne pouvait plus rien refuser ; elle avait livré sa vertu.
L’Indien, afin de mieux réussir dans ses desseins, s’adressa d’abord aux Français.
Traité rudement par Chépar, Fébriano avait repris peu à peu, à force d’humiliations, son ascendant sur le vieux militaire : la bassesse se sert des affronts qu’elle reçoit comme d’un marchepied pour s’élever. Mais le renégat sentait que son crédit était affaibli s’il ne parvenait à détruire par quelque service éclatant la fâcheuse impression qu’avaient laissée ses premiers conseils. Le gouverneur de la Louisiane avait témoigné son mécontentement au commandant du fort Rosalie, et dans la lettre où il lui annonçait l’envoi de troupes nouvelles, il l’invitait à réparer une imprudence dont souffrait la colonie.
Fébriano épiait donc l’occasion de regagner sa puissance, au moment où Ondouré cherchait le moyen de satisfaire son ambition. Ces deux traîtres, jadis compagnons de débauche, par une conformité de passions avaient conçu l’un et l’autre une haine violente contre René. L’homme sauvage alla trouver l’homme policé ; il lui parla de la mort du Soleil : « Dans les changements prêts à s’opérer aux Natchez, lui dit-il, si le commandant des Français me veut seconder, je lui ferai obtenir les concessions, objets de tant de troubles et de malheurs. »
Ravi d’une proposition qui le rendait important en le rendant utile, Fébriano court avertir Chépar :<noinclude>
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Traité sur la tolérance/Édition 1763/01
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C’est ainsi qu’un amant dont l’ardeur est extrême
{{NumVers|730}}Aime jusqu’aux défauts des personnes qu’il aime<ref>Cette tirade est imitée, ou plutôt traduite librement du quatrième livre de ''Lucrèce'' ; on sait que Molière, élève de Gassendi, avait essayé de traduire le poète philosophe. Il ne conserva guère de son travail que les vers récités par ''Éliante'' dans le deuxième acte du ''Misanthrope''. Le poète romain ne consacre que quelques traits à chacun de ses tableaux ; il entremêle sa poésie de phrases grecques, dont le laconisme était expressif pour les Romains, accoutumés à leur emploi. Lucrèce indique sa pensée sans la développer. Molière, libre dans son imitation, n’a pris que les traits convenables à son sujet. L’interprète de ''Lucrèce'', M. de Pongerville, soumis à une plus rigoureuse exactitude, a reproduit ainsi ce passage justement célèbre :
:::Chacun de son idole ennoblit les défauts.
:::On compare à Minerve un regard louche et faux.
:::La malpropre, sans art aime à paraître belle ;
:::La bavarde est un feu qui toujours étincelle ;
:::La muette devient la timide pudeur ;
:::Un teint brun, de l’amour nous révèle l’ardeur.
:::La naine, en abrégé, des grâces est rivale ;
:::La maigre est, dans son port, la biche du Ménale.
:::Une haute stature a de la dignité ;
:::Et le nez court promet l’ardente volupté.
:::Dans l’étique langueur le plaisir se devine ;
:::La bègue a dans sa voix une grâce enfantine.
:::L’embonpoint monstrueux ne rappelle-t-il pas
:::De l’auguste Cérès les robustes appas ?
:::Une lèvre épaissie est le trône de rose
:::Où vole le baiser, où l’amour se repose.
:::J’ajouterais encore à ces malins tableaux,
:::Si le temps qui s’enfuit ne brisait mes pinceaux.</ref>.
{{personnage|Alceste|c}}Et moi, je soutiens, moi…
{{personnage|Célimène|c}}{{cach|Et moi, je soutiens, moi… }}Brisons là ce discours,
Et dans la galerie allons faire deux tours.
Quoi ! vous vous en allez, messieurs ?
{{personnage|Clitandre et Acaste|c}}{{cach|Quoi ! vous vous en allez, Messieurs ? }}Non pas, madame.
{{personnage|Alceste|c}}La peur de leur départ occupe fort votre âme.
{{NumVers|735}}Sortez quand vous voudrez, messieurs ; mais j’avertis
Que je ne sors qu’après que vous serez sortis.
{{personnage|Acaste|c}}À moins de voir madame en être importunée,
Rien ne m’appelle ailleurs de toute la journée.
{{personnage|Clitandre|c}}Moi, pourvu que je puisse être au petit couché,
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BOU||15}}</noinclude><section begin="BOURGUIGNON"/>{{tiret2|se|lon}} quelques Auteurs, étoient une partie des Vandales, dont la première demeure fut la Cassubie en Poméranie, avec les contrées de Pologne qui en sont voisines. Sous Tibère ils sortirent de leur pays, & conquirent une partie de la basse Allemagne. Tibère & Drusus les disperserent en différens camps le long du Rhin, où ils multiplierent de sorte, qu’au rapport d’Orose, ''L.{{lié}}{{rom-maj|VII}}. C.'' 32.{{lié}}ils parurent au nombre de 80. mille sur le bord du Rhin. Sous l’Empire de Théodose le jeune, fils d’Arcadius, les Allemans les ayant chassés du pays dont ils s’étoient emparés, & que nous nommons aujourd’hui le Palatinat du Rhin, ils passerent ce fleuve, & étant entrés dans les Gaules, ils vainquirent les Eduens, les Sénonois & les Séquaniens, les chasserent & demeurerent maîtres de leur pays, qui depuis fut appelé de leur nom de Bourgogne, où ils formerent le Royaume dont nous avons parlé au mot de {{Tr6L|BOURGOGNE}}. Selon {{M.|de Valois}}, les ''Bourguignons'' ne sont point Vandales, mais une nation Germanique, voisine des Allemans. Sidonius dit qu’ils parloient le langage Germanique. Tibère ayant tiré de la Suabe les Sicambres, leur ayant fait passer le Rhin, & les ayant logés dans la Gaule sur le rivage de ce fleuve, Isidore, & après lui plusieurs autres, se sont imaginé que les ''Bourguignons'' sont venus de cette Colonie de Sicambres, & confondent inconsidérément les uns avec les autres.
Selon d’autres, les ''Bourguignons'' sont de ces anciens Gaulois, qui sous la conduite de Ségovèse, du temps du vieux Tarquin, s’étoient établis en Germanie, & qui plusieurs siècles après revinrent dans leur ancienne patrie. Voyez Chorier, ''Hist. de Daup. {{liv.|{{rom-maj|III}}|cap}}''. {{§|1}}. ''p.''{{lié}}124. 125. Ammien dit comme une chose constante que les ''Bourguignons'' descendoient des Romains ; & Orose prétend que ce sont ceux que Drusus & Tibère, fils adoptifs d’Auguste, avoient établis dans les châteaux & dans les bourgades de l’Allemagne, & que même ils ont pris leur nom de ces bourgs ; ce mot signifie à-peu-près la même chose en leur langue qu’en la nôtre. Néanmoins Pline, ''{{liv.|{{rom-maj|IV}}|cap}}. C.'' 14. en fait une nation purement Germanique, une partie des Vindiles, qu’on prétend être les Vandales ; & quelques-uns prétendent qu’ils n’ont été appelés Romains, que parce qu’ils croyoient descendre des Gaulois, qui avoient été faits Citoyens Romains.
Marcellin dit qu’auparavant que les ''Bourguignons'' se fussent investis d’une partie des Gaules, ils ne s’appliquoient qu’aux armes & au labour, & lorsque, contre leur espérance, la terre leur faisoit faillite, ils entroient en une fureur si étrange, qu’ils chassoient leur Roi de leur Royaume, & en installoient un autre. {{sc|Pasq}}. Les ''Bourguignons'' ne commencerent à paroître & à se jeter sur les terres de l’Empire Romain que sous Maximien vers la fin du troisiéme siècle. Les ''Bourguignons'' passerent le Rhin, & entrerent en Gaule avec les Alains & les Vandales sous Honorius & Arcadius, au quatriéme siècle. Les ''Bourguignons'', que l’on croit n’avoir été différens des Vandales, que par le nom, ne marchoient au commencement que sous les mêmes enseignes & sous les mêmes chefs. Mais ayant traversé le Rhin ensemble, ils se séparerent par le conseil de leurs Prêtres, parce qu’ils avoient embrassé le Christianisme, que ces autres nations avoient en horreur. {{sc|Chorier}}.
On ne convient guère plus de l’origine du nom, que de celle du peuple. La plus vraisemblable est que ''Bourguignon'', ''{{lang|la|Burgundio}}'', ou ''{{lang|la|Burgundius}}'', n’est point leur premier nom, ni un nom qu’ils aient apporté en Allemagne ou en France, ou qu’ils se soient donné eux-mêmes, mais un nom que les Allemans ou les François leur donnerent, parce qu’ils bâtirent autour du pays qu’ils avoient conquis un grand nombre de châteaux, ou camps, ''{{lang|la|Castra}}'', pour leur sûreté ; que c’étoit-là une de leurs coutumes, & que château ou camp se dit en allemand & en ancien franc, ''{{lang|de|burg}}'', ou ''bourg'', d’où l’on fit ''Bourguignons'', comme qui diroit ''Chastelains''. C’est l’étymologie d’Orosius, d’Isidore, & de plusieurs autres. Luitprand, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}. c.'' 12. parlant des ''Bourguignons'', dit, ''{{lang|la|Ipsi domorum congregationem, quæ muro non clauditur, burgum vocant}}''. Et dans les fragmens de Frédégaire on lit {{lang|la|''Burgundionum'' 80 ''ferè millia… ad Rhenum descenderunt, & ubi castra posuerunt, quasi Burgo vocitaverunt, ob hoc nomen acceperunt Burgundiones''}}. Voyez encore Osorius, ''L.{{lié}}{{rom-maj|VII}}. Hist.'' 6. 4.
D’autres, qui approuvent cette étymologie, disent que les ''Bourguignons'' ne furent point ainsi nommés des bourgs fortifiés qu’ils construisoient, mais des bourgs non fortifiés & tout ouverts que Drusus & Tibère les obligerent de former, pour diviser en plusieurs petites habitations séparées & sans défenses, cette nation qui commençoit à leur devenir suspecte par ses forces & sa multitude. C’est le sentiment de Paradin dans ses ''Annal. de Bourg. L.{{lié}}{{rom-maj|I}}.'' Chorier, ''Hist. de Dauph. p.'' 458, 459. dit que c’est parce qu’ils joignoient leurs tentes pour être plus prêts à leur défense commune, & nommoient ''bourgs'' ces assemblées qui avoient du rapport avec les villes, qui néanmoins n’étoient point fermées de murailles.
Quelques Modernes, après {{M.|de Valois}}, traitent de ridicule cette étymologie tirée du mot ''bourg'', estimant que de ''Burg'' on auroit fait ''{{lang|la|Burgiones}}'', & non pas ''{{lang|la|Burgundiones}}'', c’est-à-dire ''Burgion'', & non pas ''Bourguignons'' ; mais il faut de meilleures raisons, dit {{M.|de Tillemont}}, pour se moquer des anciens Auteurs. D’autres, comme Rhénanus, qui tiennent cette étymologie pour vraie, remontent à la langue grecque, & tirent ''burg'' de {{lang|grc|πύργος}}, une ''tour'' ; & si l’on croit Picard, dans sa ''Celtopédie'', il n’y a aucun bon Auteur qui n’en convienne. Quoi qu’il en dise néanmoins, & quelques vraisemblable que puisse être cette opinion, ce mot peut n’être point grec ; & Pierre de S.{{lié}}Julien, dans ses ''Antiq. des Bourg. ch.'' 11. réfute cette opinion, parce que, {{1o}}. les ''Bourguignons'' ; ni les Allemans, dont ils faisoient partie, ne savoient point le grec, & n’en ont eu connoissance que fort tard, quoique, selon Rhénanus, ils aient été nommés ''Bourguignons'' plutôt qu’on ne pense ; c’est-à-dire, avant Tibère. {{2o}}. Les Germains, ni par conséquent les ''Bourguignons'', ne demeuroient point dans des villes, & ne renfermoient point leurs habitations de murailles, ainsi que Tacite nous l’apprend. {{3o}}. Que {{lang|grc|πύργος}} est une ''tour'', & non point un ''bourg''. D’autres ont dit que ''{{lang|la|Burgundio}}'' s’étoit dit pour ''{{lang|la|Gurgundio, à Gurgitibus}}'', parce que la Bourgogne a été nommée la Mere des eaux, à cause que les plus grandes rivières des Gaules y ont leur cours, ou leurs sources ; mais ces peuples portoient le nom de ''Bourguignons'' avant que la Bourgogne eût été nommée la Mere des eaux, & qu’ils y fussent placés ; & il faut dans ce sentiment soutenir que les ''Bourguignons'' sont Indigénes, ce qui est faux.
D’autres prétendent que c’étoit un peuple sorti de la Scythie, & qu’ils campoient sous des tentes, qu’ils nommoient ''Burgs'', d’où ils furent appelés ''Bourguignons''. Mais {{M.|de Valois}}, dans sa ''Notice des Gaules'', prétend que les ''Bourguignons'' qui s’établirent en Gaule sont fort différens des ''Bourguignons'' venus de Scythie. Ceux qui disent que ce sont de ces Gaulois de Ségovèse ajoutent qu’ils prirent le nom de ''Bourguignons'' en l’honneur d’Hercule qu’ils adoroient sous celui d’''Ognius''.
Enfin, quelques-uns disent qu’ils ont été ainsi nommés du nom d’un lieu situé dans le diocèse de Langres, & qui s’appeloit ''Bourg Ongne'', ou ''Ogne'', & dont le nom est resté à la vallée d’Ogne. C’est le sentiment de S.{{lié}}Julien, ''Antiq. des Bourguignons, C.'' 2, 3, 4, 5 ; c’est pour cela qu’il écrit ''Bourgogne'' & ''Bourgognons''. Il prétend que ''Ongne'' en ancien langage celtique signifioit Dieu & Dieux, parce que Bourgogne est la même chose que ''{{lang|la|Burgus Deorum}}'', Bourg des Dieux, qui étoit au même lieu ; que<section end="BOURGUIGNON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BOU|16}}</noinclude><section begin="BOURGUIGNON"/>c’est de-là aussi qu’a été fait ''{{lang|la|Burgundia}}'', de ''{{lang|la|burgum}}'', & ''{{lang|la|dia}}'' ; mais tout cela n’a pas grande apparence. Les ''Bourguignons'' étoient ainsi nommés avant qu’ils passassent le Rhin, & qu’ils habitassent le ''bourg d’Ogne. Ogne'' est une terminaison que nous donnons à bien d’autres lieux, comme je l’ai déjà remarqué au mot {{Tr6L|BOURGOGNE}}, après de saint Julien lui-même. ''{{lang|la|Dia}}'' est de même une pure terminaison latine.
{{M.|de Marca}}, dans son ''Hist. de Bearn, {{liv.|{{rom-maj|I}}|cap}}. p.''{{lié}}129 en parlant de ''{{lang|la|Burgundio}}'', Comte de Fézensac vers le commencement du neuviéme siècle, dit que le nom de ''Burgund'', ou ''Bergund'', exprimé en latin par ''{{lang|la|Burgundio}}'', est un ancien nom gascon, mais il n’en apporte point de preuves, & ne dit point ce qu’il signifioit.
Voyez le mot de {{Tr6L|BOURG}}, & sur la ''Bourgogne'' & les ''Bourguignons'', l’''Antiquité'' & l’''Origine des Bourguignons'' par {{P.|de}} S.{{lié}}Julien ; les ''Annales de Bourgogne'', par G. Paradin de Cuyseaux. La ''Notice des Gaules'' de {{M.|de Valois}}. {{lang|la|Beatus Rhenanus, ''Rerum Germanicarum Nov. Antiq.''}} sur-tout, ''{{liv.|{{rom-maj|I}}|cap}}.'' & ''II''. & les Notes qu’Otton a faites sur cet ouvrage ; Cluvier, ''Germ. Ant. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}. p.''{{lié}}145 & suiv. Cambden, ''p.''{{lié}}625. ''Britann.'' de Hauteserre, ''Not. in Greg. Tur. p.''{{lié}}46 ''&'' 73, 74. Chorier, ''Hist. de Dauphiné''.
{{sc|Bourguignon}}. Ce mot est venu en usage dans la langue par ce proverbe, ''Bourguignon'' salé, qu’on dit par reproche à ceux qui aiment à saler trop leurs viandes : ce qui s’est dit depuis l’an 1422. auquel temps, y ayant dans Aiguesmortes une compagnie de ''Bourguignons'', les bourgeois se ruerent sur cette garnison, & jeterent leurs corps dans une grande cuve de pierre, qu’on y montre encore à présent, & ils les salerent pour les conserver plus long-temps, comme un glorieux trophée de leur fidélité envers leur Roi légitime ; ou simplement, comme dit Andoque dans son ''Hist. de Languedoc, p.''{{lié}}444. de peur que ce qui s’exhaloit des corps morts de ces ''Bourguignons'' n’infectât l’air, ils firent un grand trou, dans lequel ils les jeterent, & les couvrirent de sel. C’est de-là, selon Monstrelet & Juvénal des Ursins, qu’est venu ce proverbe. La Faille, dans ses ''Annales de Toulouse, p.''{{lié}}173. dit précisément la même chose qu’Andoque. D’autres tirent ce proverbe du sel qui se fait à Salins, à cause que les ''Bourguignons'' ont eu plusieurs disputes pour leurs salines.
{{sc|Bourguignon}}. s. m. Ce mot se dit dans le style familier, pour signifier du vin de Bourgogne. Avalons de ce bon ''Bourguignon''. On emploie ce mot en ce sens dans les chansons à boire.
{{sc|Bourguignon}}. s. m. Terme de mer. Les Mariniers appellent ainsi les glaces séparées que l’on rencontre en mer.
<section end="BOURGUIGNON"/>
<section begin="BOURGUIGNONISME"/><nowiki/>
BOURGUIGNONISME. s. m. Expression Bourguignonne, patois de Bourgogne. C’est un terme dont s’est servi Mr. de la Monnoye dans son Glossaire, au mot ''Dézar''. Cet Auteur a fait de même le verbe ''Bourguignoniser'', rendre Bourguignon, au mot ''Pitainche''.
<section end="BOURGUIGNONISME"/>
<section begin="BOURGUIGNONNES"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BOURGUIGNONNES (Loix), sont celles qui étoient en usage chez les Bourguignons avant Gondebaud, l’un de leurs derniers rois, qui les réforma & en fit une espèce de code, qu’on appela de son nom, loix Gombettes.
<section end="BOURGUIGNONNES"/>
<section begin="BOURGUIGNOTE"/><nowiki/>
BOURGUIGNOTE. s. f. Arme défensive pour couvrir la tête d’un homme de guerre : c’est une espèce de casque, ou de salade. ''{{lang|la|Galea}}''. Son nom vient de ce que les Bourguignons s’en sont servis les premiers. {{StdT|l|☞}} Cette armure de tête dont se servoient les piquiers n’est plus en usage.
{{StdT|l|☞}} On appelle maintenant ''Bourguignote'', une sorte de bonnet, garni en dedans de plusieurs tours de mêches & revêtu d’étoffe que l’on porte dans les occasions à l’armée pour parer le coup de sabre. {{sc|Acad. Fr.}}
{{sc|A la Bourguignote}}. Phrase adverbiale. A la manière des Bourguignons. ''{{lang|la|Burgundionun more, instar}}''. Des françois croisés ''à la Bourguignote''. {{sc|Gollut}}, ''Mém. des Bourg. L.{{lié}}{{rom-maj|XC}}.'' 19. C’est-à-dire, comme il l’explique, portans croix & écharpes de Bourgogne.
<section end="BOURGUIGNOTE"/>
<section begin="BOURI"/><nowiki/>
BOURI. s. m. On nomme ainsi en Egypte le ''Muge'', des œufs de la femelle duquel on fait la boutargue.
<section end="BOURI"/>
<section begin="BOURIAGE"/><nowiki/>
BOURIAGE. s. m. Vieux mot qui se disoit autrefois pour métairie. ''{{lang|la|Prædium rusticum}}''. Il est encore en usage dans quelques Provinces.
<section end="BOURIAGE"/>
<section begin="BOURJASSOTTE"/><nowiki/>
BOURJASSOTTE. s. f. Espèce de figue. Il y a la petite ''bourjassote'', qui est noirâtre, ou plutôt d’un violet obscur, tel qu’est celui de certaines prunes : elle est fort délicate, mais elle ne rapporte guère qu’au printemps, & mûrit rarement à l’automne. {{sc|La Quint}}. ''P. {{rom-maj|III}}. c.{{lié}}5. p.''{{lié}}415.
<section end="BOURJASSOTTE"/>
<section begin="BOURIER"/><nowiki/>
BOURIER. s. m. Mot usité quand quelques provinces & qui n’est pas françois. Il ne se prend pas seulement pour les ordures qui sont dans le blé, mais pour toutes sortes d’ordures. ''{{lang|la|Purgamenta}}''. Cette chambre est pleine de ''bouriers'', il faut la balayer. J’ai un ''bourier'' dans l’œil qui m’incommode.
Ce mot semble venir de ''bourre'', comme si les ''bouriers'' étoient les poils de bourre.
<section end="BOURIER"/>
<section begin="BOURIGNONISTE"/><nowiki/>
BOURIGNONISTE. s. m. & f. Nom de Secte. Les ''Bourignonistes'' sont dans les Pays-Bas Protestans, ceux qui suivent la doctrine d’Antoinette Bourignon, native de Lille, apostate de la religion Catholique, & qui étoit une espèce de Quiétiste, ou Fanatique, qui se conduisoit par de prétendues révélations, & avoit beaucoup d’attraits pour la tolérance en matière de religion, comme il paroît par les ''Nouvelles de la Rép. des Lett.'' 1685. Avril, ''pag.''{{lié}}420. Voyez au même endroit, ''pag.''{{lié}}418 & suivantes. Il y a beaucoup de particularités touchant la Bourignon & les ''Bourignonistes'' ses disciples. Voyez aussi la vie de M{{e|me}} Bourignon.
<section end="BOURIGNONISTE"/>
<section begin="BOURIQUET"/><nowiki/>
BOURIQUET. ''Voy.'' {{Tr6L|BOURRIQUET|Uc}}.
<section end="BOURIQUET"/>
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BOURLET. ''Voyez'' {{Tr6L|BOURRELET, ou BOURLET|BOURRELET}}.
<section end="BOURLET"/>
<section begin="BOURME, ou BOURMIO"/><nowiki/>
BOURME, ou BOURMIO. s. m. Ce sont les soies Legis de Perse, qui ne sont pas de la meilleure qualité, elles ne sont que de la seconde espèce. ''Voyez'' {{Tr6L|Legis}}.
<section end="BOURME, ou BOURMIO"/>
<section begin="BOURMONT"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BOURMONT. ''{{lang|la|Burnonis mons}}''. Bourg de France, dans le Barrois, au Bassigni sur une montagne.
<section end="BOURMONT"/>
<section begin="BOURNAL"/><nowiki/>
BOURNAL. s. m. Vieux mot, qui signifie une ''rayon de miel. {{lang|la|Favus mellis}}''. Il est encore en usage dans la campagne.
<section end="BOURNAL"/>
<section begin="BOURNEUF"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BOURNEUF, Village de France en Bourgogne, bailliage & recette de Châlon-sur-Sône, près de Mercurey. Ses vins sont de bonne qualité.
<section end="BOURNEUF"/>
<section begin="BOURNIQUET"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BOURNIQUET. ''{{lang|la|Burnichildis castrum}}'', petite ville de France, en Guienne, dans le Quercy, sur l’Aveiroux, aux confins du haut Languedoc.
<section end="BOURNIQUET"/>
<section begin="BOURNOYEUR"/><nowiki/>
BOURNOYEUR. s. m. ''Voyez'' {{Tr6L|ARDENT}}.
<section end="BOURNOYEUR"/>
<section begin="BOURON"/><nowiki/>
BOURON. s. m. Vieux mot, qui signifie Cabane.
{{StdT|l|☞}} BOURON, ville de la Turquie, en Europe, dans la partie méridionale de la Romanie, avec un Evêché des Grecs ; ''{{lang|la|Bistonia}}'', sur un lac de même nom, ''{{lang|la|Bistonis Lacus}}'' & ''{{lang|la|Bistonium stagnum}}''.
<section end="BOURON"/>
<section begin="BOUROU-IERDÉ"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BOUROU-IERDÉ, ville de Perse, à 74°. 30’ de long. & 34°. 20’ de lat.
<section end="BOUROU-IERDÉ"/>
<section begin="BOURRACHE, ou BOURROCHE"/><nowiki/>
BOURRACHE, ou BOURROCHE. s. f. Terme de Botanique. Le premier est le plus en usage. ''{{lang|la|Borrago}}''. Plante fort commune dans les jardins. Sa racine est blanchâtre, grosse comme le doigt, visqueuse au goût ; elle pousse des feuilles larges, arrondies, succulentes, ridées, âpres dans toute leur surface, à cause d’un poil court & dur dont elles sont couvertes. Ses tiges sont assez foibles, hérissées de petits poils piquans, branchues, hautes d’un pied & demi, garnies de quelques feuilles semblables à celles du bas, mais un peu plus petites. Ses tiges & ses branches se terminent par des bouquets, composés de trois ou quatre fleurs bleues le plus souvent, quelquefois blanches ou couleur de chair, & semblables à une molette d’éperon. Leur calice est vert, velu, découpé en cinq parties jusqu’à la base ; il devient assez grand lorsque la fleur est passée, & il contient quatre semences qui ressemblent à la tête d’une vipère. La fleur de ''bourrache'' est du nombre de celles qu’on nomme cordiales. On met les feuilles de ''bourrache'' dans les bouillons {{tiret|rafraî|chissans}}<section end="BOURRACHE, ou BOURROCHE"/><noinclude>
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6 mots en erreur, dont 2 qui viennent d'une inversion du valideur (vandalisme ?).
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BOU||17}}</noinclude><section begin="BOURRACHE, ou BOURROCHE"/>{{tiret2|rafraî|chissans}}, & son suc pousse par les sueurs & la transpiration. Parce que la ''bourrache'' est cordiale, on l’appelle en latin ''{{lang|la|borrago}}'', qui vient de ''{{lang|la|corago}}'', n’y ayant que le ''C'' qui a été changé en ''B''.
La ''bourrache'' ne se multiplie que de graine, qui est noire, d’un rond un peu alongé en ovale bossée, ayant d’ordinaire un petit bout blanc du côté de la base, & ce bout séparé du reste ; la longueur est toute comme entaillée de rayons noirs, qui vont d’une extrémité à l’autre. {{sc|La Quint}}. ''P. {{rom-maj|VI}}. pag.''{{lié}}279. La ''bourrache'' & la buglose viennent & se gouvernent comme la bonne-dame. On en sème plusieurs fois pendant l’été, parce que leurs feuilles dans lesquelles consiste tout le mérite de la plante ne sont bonne que pendant qu’elles sont tendres & jeunes ; leur petite fleur violette fait un ornement sur les salades. Leur graine tombe aussi-tôt qu’elle est mûre. {{sc|Id}}. ''P. {{rom-maj|VI}}. p.''{{lié}}374.
<section end="BOURRACHE, ou BOURROCHE"/>
<section begin="BOURRACAN"/><nowiki/>
BOURRACAN. ''Voyez'' {{Tr6L|BOURACAN}}.
<section end="BOURRACAN"/>
<section begin="BOURRADE"/><nowiki/>
BOURRADE. s. f. Atteinte que les chiens donnent au lièvre, quant au lieu de le prendre, ils n’attrapent qu’un peu de sa bourre. ''{{lang|la|Petitio}}''.
{{sc|Bourrade}}, se dit aussi d’une attaque, d’un coup qu’on porte à quelqu’un avec le bout d’un fusil. {{StdT|l|☞}} Donner des ''bourrades'' à quelqu’un, le faire sortir à coups de ''bourrades''.
{{StdT|l|☞}} On le dit figurément dans le style familier, des attaques ou reparties vives que l’on fait à quelqu’un en disputant ou en écrivant contre lui. ''V.'' {{Tr6L|BOURRER}}.
<section end="BOURRADE"/>
<section begin="BOURRAS"/><nowiki/>
BOURRAS. s. m. Sorte de grosse étoffe, comme qui diroit, faite de bourre. ''{{lang|la|Ledivensa}}''. Il n’étoit vêtu que d’un ''bourras''. Ce mot est vieux. ''Voy.'' {{Tr6L|BURE}}.
<section end="BOURRAS"/>
<section begin="BOURRASQUE"/><nowiki/>
BOURRASQUE. s. m. Tempête soudaine & violente qui s’éleve, soit sur la mer, soit sur la terre, & qui dure peu. {{lang|la|Tempestas, turbo, procella}}''. Nous fîmes voile au matin par un doux vent, qui se changea sur le midi en une violente ''bourrasque''. {{sc|Ablanc}}. La mer avec ses tempêtes & ses ''bourrasques'', est plus agréable qu’une eau tranquille. {{sc|M. Scud}}.
Ce mot vient de l’italien ''{{lang|la|burrasca}}'', signifiant la même chose. {{sc|Ménage}}.
{{sc|Bourrasque}}, se dit figurément d’une émotion populaire qui fait beaucoup de bruit, & qui dure peu. Il ne faut qu’avoir patience, & laisser passer ces ''bourrasques''. On le dit aussi des caprices & de la colère de quelqu’un qui menace, qui fulmine. Il a quelquefois des ''bourrasques'' insupportables. Je ne veux point essuyer ses ''bourrasques'' ; c’est-à-dire, ses humeurs bourrues & emportées.
Il se dit aussi d’un malheur, d’un accident fâcheux, d’un redoublement subit de quelque mal, & de peu de durée. Il ne se peut qu’il arrive dans notre vie des ''bourrasques'' & des tempêtes, puisque nous faisons tous notre navigation sur une mer orageuse. {{sc|Ab. d. l. Tr.}}
{{StdT|l|☞}} {{sc|Bourrasque}}, se dit encore d’une révolution d’humeur ou façon de penser, qui rend maussade. ''{{lang|la|Morositas}}''. J’ai beaucoup à souffrir de ses ''bourrasques''.
{{sc|Bourrasque}}, se dit encore du désordre qui arrive dans le corps d’une personne, par quelque mal, ou quelque remède violent. L’émétique cause quelquefois d’étranges ''bourrasques''. Il se trouve très-foible & très-abbattu par cette ''bourrasque''. {{sc|Dom Quichote}}.
<section end="BOURRASQUE"/>
<section begin="BOURRE"/><nowiki/>
BOURRE. s. f. Poil de plusieurs animaux, comme bœufs, vaches, chèvres, cerfs, &c. qu’on enleve de dessus leur peau quand on les prépare dans les tanneries. ''{{lang|la|Tomentum}}''. La ''bourre'' sert à garnir des chaises, des selles, &c.
Ce mot vient du latin ''{{lang|la|burra}}'', selon {{sc|Ménage}}, d’où il dérive aussi le mot de ''bourrée'' & de ''bourgeon''.
{{sc|Bourre-lanice}}, est la laine qui se tire des draps, quand on les prépare avec le chardon de Bonnetier. ''{{lang|la|Tomentun laneum}}''. C’est aussi la grosse laine qui reste aux moulins, où l’on foule des draps fins. Celle qui sort à la foulure des gros draps, s’appele ''Laveton''.
{{sc|Bourre-tontice}}, est celle qui se tire des draps, quand ils passent par les mains du Tondeur. Celle-là est la moindre, & il est défendu aux Tapissiers d’en mettre dans les matelas entre les deux futaines. On la laisse aux Potiers d’étain pour faire des bourrelets. Il y a aussi de la ''bourre de soie'', qui est de la soie de rebut ou imparfaite, qu’on tire avec le peigne après que le cocon est dévidé.
{{sc|Bourre}}, en termes de Teinturier, se dit aussi d’une certaine nuance, qui est la même que celle du rouge cramoisi.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Bourre}} ''de Marseille'', étoffe moirée, dont la chaîne est de soie, & la trame de ''bourre'' de soie. Il s’en fabrique présentement dans plusieurs villes. Acad. Fr.
{{sc|Bourre}}, se dit aussi de ce qui sert à mettre sur la poudre en chargeant les armes à feu, papier, foin, ''&c''. La ''bourre'' de ce pistolet lui a donné au visage. En ce sens on appelle un ''tire-bourre'', un fer pointu, & fait en forme de vis, attaché au bout de la baguette, avec lequel on décharge une arme à feu sans la tirer.
{{sc|Bourre}}. C’est aussi un terme de Corroyeur, qui signifie la tannée, ou vieux tan qui est resté des peaux de moutons au sortir de la tannerie.
{{sc|Bourre}}, signifie aussi le commencement d’un bourgeon de vigne. ''{{lang|la|Muscus vitiarius, sarmentarius}}''. {{StdT|l|☞}} C’est un amas de poils rassemblés en peloton sur l’œil de la vigne, un duvet qui couronne le bourgeon. On dit que la vigne est en ''bourre'', quand ses boutons commencent à s’ouvrir, parce qu’il se montre d’abord un duvet qui ressemble à la ''bourre''. On dit, geler en ''bourre'', c’est-à-dire, avant que la feuille de la vigne ait paru. Liger l’étend aussi aux boutons des arbres fruitiers. Ainsi, selon lui, on dit, les arbres ont gelé en ''bourre''. Cependant il y a lieu de douter si l’usage est qu’on le dise, au moins aussi communément des arbres que de la vigne. ''Voyez'' {{Tr6L|BOURRÉ}}.
{{sc|Bourre}}, se dit figurément & familièrement de tout ce qui est grossier, inutile dans quelque ouvrage de prose, ou de vers ; & cela par une métaphore tirée des garnitures des chaises qui sont mal conditionnées, quand on y met de la ''bourre'' au lieu de crin. Il y a de beaux endroits dans ce livre, mais il faut avouer qu’il y a aussi de la ''bourre''.
<section end="BOURRE"/>
<section begin="BOURRÉ"/><nowiki/>
BOURRÉ, {{sc|ée}}, adj. Terme d’Agriculture & de Jardinage. On dit, voilà des arbres bien ''bourrés'' ; c’est-à-dire, bien préparés à donner du fruit, bien remplis de ''bourre''. {{sc|Liger}}. {{StdT|l|☞}} Bien des jardiniers appellent bourres ou bourses à fruit ce qu’on appelle communément boutons ; mais {{corr|Il|il}} n’y a que Liger qui ait dit bourré pour boutonné.
<section end="BOURRÉ"/>
<section begin="BOURREAU"/><nowiki/>
BOURREAU. s. m. Le dernier des Officiers de Justice, qui exécute les criminels. ''{{lang|la|Carnifex, tortor}}''. Quand on scelle les lettres du ''bourreau'', on les jete sous la table, pour marquer l’infamie du métier. Le ''bourreau'' ne se saisit de la personne condamnée, qu’après avoir oui la prononciation de la sentence, ou de l’arrêt qui la condamne. Aristhène disoit, que les ''bourreaux'' étoient plus honnêtes que les Tyrans, parce qu’ils ne font mourir que des criminels, au lieu que les Tirans ôtent la vie à des innocens. On a comparé ceux qui font un trafic du métier de la guerre, & qui se louent pour aller tuer des hommes, à des ''bourreaux'', qui sont d’autant plus détestables, qu’ils tuent des innocens sans raison : au lieu que les ''bourreaux'' tuent avec raison, & par ordre de la Justice. {{sc|Cour}}. On dit qu’en quelques endroits d’Allemagne les ''bourreaux'' acquièrent le titre & les droits de noblesse, quand ils ont coupé un certain nombre de têtes porté par la coutume de ces pays. Les ''bourreaux'' sont les diables du corps, comme les diables sont les ''bourreaux'' des ames. La loi des censeurs les privoit de domicile. {{sc|Rochef}}. Scaliger dit que de son temps un Gentilhomme Savoyard, irrité contre ses freres, s’alla faire ''bourreau'' à Genêve.
Chorier remarque que dans la Jugement de l’empoisonneur de Remond, Baron de Menillon, en 1323. les deux exécuteurs, car il y en eut autant, sont appelés simplement Commissaire & Spiculateurs : ce qui apprend, ajoute-t-il, que le mot de<section end="BOURREAU"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|BOU|18}}</noinclude><section begin="BOURREAU"/>''bourreau'' n’étoit pas encore en usage & que l’exécution des jugemens de mort n’attachoit pas de l’infamie à la personne qui la faisoit ; les noms de Commissaires & de Spiculateurs ne pouvant facilement devenir susceptibles de sens honteux & injurieux. Chez les Israelites Dieu avoit ordonné que ce fut ou tout le peuple, ou les parens d’un homme tué, ou quelques autres personnes semblables, selon les différens cas, qui exécutassent les sentence de mort ; & on se faisoit un honneur & un mérite de cette execution, loin qu’elle eut rien d’infamant. Dans la seconde cour du Serrail de Constantinople il y a une fontaine où l’on fait couper la tête à tous les Bachas que le Grand-Seigneur fait mourir publiquement, & où le ''bourreau'' crioit autrefois au Grand-Seigneur, qui voyoit l’exécution d’une fenêtre grillée : ''Mon Roi, le repentir d’une chose faite ne sert de rien'' ; mais Sultan Mourat a aboli cette coutume. {{sc|Du Loir}}, ''pag.'' 44. 45.
Borel dérive ce mot de ''bourrée'', qui signifie une ''poignée de verges de saule'', comme témoigne Monet, parce que les verges sont les premiers instrumens dont se sert le ''bourreau''. Il peut venir aussi de ''{{lang|la|burrus}}'', qui signifie ''roux'', parce qu’en plusieurs lieux les ''bourreaux'' doivent être habillés de rouge & de jaune. Ailleurs il le dérive du grec {{lang|grc|βορὸς}}, qui signifie ''carnassier''. Mais il est vrai que c’est un mot celtique & ancien gaulois ; car les bas-Bretons se servent encore de ce mot sans y rien changer. M. Huet le dérive de ''boyereau'', qui est un diminutif de ''boye''. Autrefois on appeloit un ''bourreau boye'', & les Italiens l’appellent ''{{lang|it|boya}}''. Selon Guichard, de {{lang|he|כבר}}, ''cabar'', en omettant la première radicale, se fait {{lang|he|{{corr|בר|כר}}}}, ''bar'', qui en chaldéen signifiant ''{{lang|la|facultas, licentia}}'', a fait ''{{lang|it|birro}}'' en italien, pour signifier ''{{lang|la|lictor}}'' ; & de ''{{lang|it|birro}}, bourreau'' en françois pour signifier à-peu-près la même chose. ''Bourreau'' pouroit venir de ''{{lang|it|birro}}'' ; mais que ''{{lang|it|birro}}'' vienne de ''cabar'', il n’y a pas d’apparence.
☞ On dit figurément que le remords de la conscience est un cruel ''bourreau'', parce que les remords tourmentent sans cesse le coupable. Le criminel porte toujours avec lui son ''bourreau''.
<poem>''Chaque sens a son ''bourreau :
''En vain dans sa soif brûlante,''
''Le damné qui se tourmente,''
''Implore un goutte d’eau.''
{{d|{{sc|Duché}}, ''Ode sur l’Enfer''.}}</poem>
On appelle aussi un ''bourreau'', celui qui est sanguinaire, cruel, sans pitié. Ce maître bat tous ses gens, c’est un vrai ''bourreau''. Les Chirurgiens ignorans sont de vrais ''bourreaux''. Le Démon artificieux procure quelquefois aux hommes d’heureux succès pour les entretenir dans l’illusion : ainsi l’ame se livre elle-même à son ''bourreau''. {{sc|Nic}}. Il est lui-même son impitoyable ''bourreau''. {{sc|Pat}}. Les envieux sont eux-mêmes leurs ''bourreaux''. {{sc|Vaug}}. en quelque lieu que se trouve un patricide, il rencontre un accusateur, un juge, & un ''bourreau''. {{sc|Le Mait}}. Vous ne savez pas en quel embarras je me trouve réduit, par les conseils de ce malheureux, qui est devenu mon ''bourreau''. {{sc|Port. R.}} Le vice est lui-même son cruel ''bourreau''. {{sc|Ablanc}}.
On dit proverbialement, qu’un homme est un vrai ''bourreau'' d’argent, ''{{lang|la|prodigus æris}}'' ; pour dire qu’il le prodigue sans nécessité. On dit aussi, qu’un homme se fait payer en ''bourreau'', pour dire, qu’il se fait payer d’avance. On dit aussi, qu’un homme est brave comme un ''bourreau'' qui fait ses pâques, quand il n’a pas coutume d’être bien vêtu.
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<section begin="BOURRÉE"/><nowiki/>
BOURRÉE. s. f. Petit fagot fait de fort menu bois, qui fait un feu prompt & de peu de durée. ''{{lang|la|Fascis virgeus}}''. On le dit aussi de l’ame d’un fagot.
{{sc|Bourrée}}, est aussi une espèce de danse composée de trois pas joints ensemble avec deux mouvemens, & commencée par une noire en levant. Le premier couplet contient deux fois quatre mesures, & le second deux fois huit. Elle est composée d’un balancement & d’un coupé. On croit que cette danse vient d’Auvergne. Le pas de ''bourrée'' est composé de deux mouvemens, savoir, un demi-coupé, un pas marché sur la pointe du pied, & un demi-jeté, parce qu’il n’est sauté qu’à demi ; & comme ce n’est pas un pas coulant, son dernier pas ne doit pas être marqué si fort. Il faut avoir beaucoup de coup du pied pour faire ce pas. {{sc|Rameau}}.
Pas de ''bourrée'' ouvert, ou espèce de fleuret. Il se fait ainsi. Si on le prend du pied droit, l’ayant en l’air à la première position, vous pliez sur le gauche, & vous portez le droit à côté à la deuxième position, & vous élevez dessus, en vous élevant sur le droit, la jambe gauche suit la droite en s’approchant à la première position, dans le même temps le pied droit se pose entièrement, & de suite vous posez le pied gauche à côté de la seconde position, en posant le talon le premier ; & lorsque le corps se pose sur ce pied, vous vous élevez sur la pointe, ce qui attire la droite dont le pied se glisse derrière le gauche, jusqu’à la troisième position, ce qui termine ce pas ; mais si vous en voulez faire un autre du pied gauche, il faut poser le talon droit à terre & plier dessus, & porter le pied gauche à côté, en observant la même manière. {{sc|Id}}.
Ce même pas se fait d’une autre manière. Faisant votre premier pas qui est un demi-coupé, ayant le corps posé sur le pied gauche, vous pliez dessus, & en prenant ce mouvement, la jambe droite qui est en l’air, marche faisant un battement sur le coup du pied, & de même temps se porte à côté à la deuxième position, en vous élevant dessus, & continuant votre pas, comme ci-devant. {{sc|Id}}.
Pas de ''bourrée'' emboëté. On le nomme ainsi, parce qu’il s’arrête au second pas à l’emboëture, & se fait ainsi. Il faut faire le demi-coupé en arrière en portant le pied à la quatrième position ; le second pas se porte vîte à la troisième, & vous restez un peu dans cette position sur la pointe des pieds, les jambes étendues, pour vous laissez glisser le pied qui est devant jusqu’à la quatrième position ; ce mouvement se fait en laissant plier le genou du pied de derrière, qui renvoye par son plié le corps sur le pied de devant, ce qui fait l’étendue de ce pas. {{sc|Id}}.
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BOURRELER. v. a. Faire souffrir du mal, tourmenter. ''{{lang|la|Excarnificare, cruciare, discruciare}}''. Un Chirurgien ignorant ''bourrelle'' les gens qu’il panse. Ce mot s’emploie rarement au propre, & jamais hors de la conversation.
On le dit au figuré plus ordinairement des remords de la conscience. Les méchans sont toujours ''bourrelés'' par leurs propres crimes. Une conscience est ''bourrelée'' de mille remords, quand elle a fait quelque action noire & indigne. Le remords de son crime le ''bourrelle''. {{sc|Ablanc}}.
{{sc|Bourrelé, ée}}, part. & adj. ''{{lang|la|Excruciatus, cruciatus}}''. Etre ''bourrelé'' par l’image de son crime. Etre ''bourrelé'' en sa conscience. {{sc|Ablanc}}. Les méchans ont l’ame ''bourrelée'', & ne sauroient reposer. {{sc|Vaug}}.
<section end="BOURRELER"/>
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BOURRELERIE. s. f. Ce mot se trouve dans Pomey, pour signifier le tourment que l’on souffre, ou que l’on fait souffrir aux autres. ''{{lang|la|Carnificina, cruciatus}}''.
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<section begin="BOURRELET, ou BOURLET"/><nowiki/>
BOURRELET, ou BOURLET. s. m. C’étoit autrefois une partie de l’habillement de tête, qui servoit à la coëffure des hommes & des femmes, ou une espèce de cordon qui servoit d’arrêt au chaperon, & qui le serroit sur la tête. ''{{lang|la|Pulvinata spira honorarii capitii}}''. Les Magistrats & les Docteurs dans les Universités portent encore le chaperon sur l’épaule avec un petit tour rond qui représente l’ancien ''bourrelet''. Les femmes se servent encore de ''bourrelet'' pour se coëffer, & pour soutenir & arranger leurs cheveux. Les femmes ont aussi porté des ''bourrelets'' au lieu de vertugadins, pour se garnir le bas du dos, & élever un peu leurs<section end="BOURRELET, ou BOURLET"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|BOU||19}}</noinclude><section begin="BOURRELET, ou BOURLET"/>jupes. On met aussi des ''bourrelets'' sur la tête des enfans, pour empêcher qu’ils ne se blessent en tombant. ☞ Le ''Bourrelet'' est une espèce de bandeau rembourré & épais qui leur ceint le front, arrêté par des cordons ou des rubans. ''{{lang|la|Circulus tomento fartus}}''.
{{sc|Bourrelet}} se dit encore d’un coussin rempli de bourre, arrondi, & vide par le milieu, qu’on applique sur un bassin, pour l’usage des malades, qui y sont assis plus mollement. Les femmes qui portent des fardeaux sur leur tête, donnent encore ce nom à un cercle ou espèce de couronne d’étoffe ou de linge qu’elles mettent sur leur tête, & sur lequel elles appuient ce qu’elles portent.
{{sc|Bourrelet}}, en termes de Blâson, est un tour de livrée, rempli de bourre, & tourné comme une corde, que les anciens Chevaliers portoient dans les tournois. Il étoit de la couleur des émaux de l’écu, ou des couleurs ordinaires des Chevaliers. ''{{lang|la|Spira farta}}''. Les Dames prenoient elles-mêmes le soin d’attacher ces livrées ou tortils sur les casques, & on les appelloit les ''faveurs des Dames''. On les représente encore aujourd’hui dans les ornemens de l’écu. On appelle autrement ce ''bourrelet'' que les simples Gentilshommes mettent sur leur casques, ''tresque, torque, tortil''.
{{sc|Bourrelet}}, signifie aussi en termes de Marine, de grosses cordes que l’on entrelace autour du mât de misaine, du mât d’artimon, & du grand mât, pour tenir la vergue dans un combat, quand on craint que les manœuvres qui la tiennent ne soient coupées.
{{sc|Bourrelet}}, en termes d’Artillerie, se dit de l’extrémité d’une pièce de canon vers la bouche, & par où on la charge ; en cet endroit elle est renforcée de métal, & a la figure d’un ''bourrelet''.
{{sc|Bourrelet}}, terme de Jardinage. Selon la Quintinie, ''bourrelet'' se dit de l’endroit où au bout de quelques années la greffe devient plus grosse que le pied sur laquelle elle a été faite, & d’ordinaire c’est une marque que le sauvageon n’est pas trop bon ; la poire de petit blanquet est sujete à faire le ''bourrelet''. Selon Liger, le ''bourrelet'' est une espèce de gros nœud qui survient directement au bas des greffes quelques années après qu’elles ont été faites ; ce qui est une marque que la séve en montant du sauvageon, n’a point trouvé de dispositions à passer dans la greffe qui lui est appliquée ; & les Jardiniers disent. Cet arbres fait le ''bourrelet'' ; c’est-à-dire, que tantôt c’est la greffe qui grossit plus que le sauvageon, & tantôt le sauvageon qui grossit plus que la greffe, & que l’un & l’autre s’appellent également ''bourrelet''. ☞ On entend par bourrelet une saillie arrondie en boudin, qui se forme au bas des greffes, au bas des boutures & au bas des plaies des arbres. ''Voyez'' aus mots {{Tr6L|GREFFE}} & {{Tr6L|BOUTURE}} la raison physique de ces sortes de bourrelets.
{{sc|Bourrelet}}, ou {{sc|Bourlet}}. Faux pli qui se fait aux pièces de drap lorsqu’on les foule.
{{sc|Bourrelet}}, ou {{sc|Bourlet}}, se dit aussi de l’enflure qui survient autour des reins à un hydropique. Il est hydropique, il a le ''bourlet''. Le ''bourlet'' est déjà formé.
{{sc|Bourrelet}}, signifie quelquefois le collier des chevaux de charettes, que fait un Bourrelier. ''{{lang|la|Helcium}}''.
<section end="BOURRELET, ou BOURLET"/>
<section begin="BOURRELIER"/><nowiki/>
BOURRELIER, {{sc|iére}}, s. m. & f. Ouvrier qui fait les harnois des chevaux de carrosse & de charrette. ''{{lang|la|Helciorum opifex}}''. ☞ On appeloit autrefois ''bourrelet'' la partie du harnois des chevaux qu’on appelle à présent collier. De-là le nom de ''Bourrelier''. On l’appelle aussi ''Sellier-Lormier''.
<section end="BOURRELIER"/>
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☞ BOURELLE. s. f. La femme du bourreau. Figurément, une mere qui traite ses enfans avec une extrême dureté. Cette mere est une vraie ''bourrelle''. Il est populaire.
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<section begin="BOURRER"/><nowiki/>
BOURRER. v. a. Mettre de la bourre, ou autre chose, sur la charge dans le canon de l’arme à feu. ''{{lang|la|Farcire}}''. Ainsi on dit, ''bourrer'' un fusil. On dit aussi en général, ''bourrer'' une chose, pour dire, la garnir de bourre.
☞ {{sc|Bourrer}} se dit, en parlant d’un chien qui poursuit un lièvre, & lui arrache le poil d’un coup de dent. ''{{lang|la|Lacessere, petere}}''. On dit aussi en termes de fauconnerie, que l’oiseau ''bourre'' la perdrix. ''{{lang|la|Involare}}''.
☞ BOURRER, se dit au figuré pour donner des bourrades, des coups avec le bout d’un fusil. ''{{lang|la|Ferire}}''.
☞ On le dit dans le même sens des atteintes, des coups que l’on porte à quelqu’un. Ces deux escrimeurs se sont portés plusieurs bottes franches, ils se sont bien ''bourrés''. On le dit aussi des combats de langue & de plume : ces deux pédans se sont bien ''bourrés'' dans cette dispute, dans leurs écrits ; ils se sont bien attaqués & bien défendus.
<section end="BOURRER"/>
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BOURRICHE. s. f. Espèce de panier, de forme ovale, qui est plus foible, & qui a le tissu plus clair que les paniers ordinaires. On se sert de ''bourriches'' principalement, pour transporter du gibier & de la volaille des provinces à Paris. L’usage des ''bourriches'' est ancien. Voiture écrivant à Mad. la Marquise de Sablé, disoit : J’envoie une ''bourriche'' de galans, que je vous supplie très-humblement de faire mettre entre les mains de la Confidente de ***. C’est dans sa lettre 108.
<section end="BOURRICHE"/>
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BOURRIERS. s. m. ''Voyez'' {{Tr6L|BOURIER}}.
<section end="BOURRIERS"/>
<section begin="BOURRIQUE"/><nowiki/>
BOURRIQUE. s. f. Méchante bête de voiture. ''{{lang|la|Asellus, asinus}}''. Il se dit particulièrement des ânes, ou ânesses, & ensuite des méchans chevaux. Ceux à qui on donne le fouet en Espagne, sont montés sur des ''bourriques''.
Ce mot vient de ''{{lang|la|Burichus, burricus}}'', ou ''{{lang|la|buricus}}'', qui signifie ''cheval''. {{sc|Ménag}}. Saumaise dérive ce nom du grec {{lang|grc|πύῥῤικος}} diminutif de {{lang|grc|πυῤῥὸς}}, ''{{lang|la|rufus}}'', à cause que les Auteurs de la basse latinité ont ainsi appelé tous les bidets ou petits chevaux, quoiqu’ils fussent d’un autre poil. Guichard dit que de {{lang|he|{{corr|דכש|רכש}}}}, ''Rekes'', qui signifie ''{{lang|la|dromadarius}}'', dromadaire, ''{{lang|la|mulus}}'', mulet, s’est fait en grec {{lang|grc|βρικὸς}}, qui signifie un âne, en préposant un ϐ ; & de {{lang|grc|βρικὸς}}, ''{{lang|es|borrico}}'' en espagnol, qui a la même signification.
{{sc|Bourrique}}, est aussi une machine composée d’ais, qui sert aux Couvreurs quand ils travaillent sur les couvertures. Ils l’accrochent aux lates, & elle leur sert à porter l’ardoise dont ils ont besoin.
<section end="BOURRIQUE"/>
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BOURRIQUET. s. m. est parmi le peuple un diminutif de bourrique. Petit ânon. Un petit ''bourriquet'', un méchant ''bourriquet''.
Ces deux noms, ''bourrique'' & ''bourriquet'' se disent métaphoriquement aussi par le peuple des enfans paresseux, méchans, ignorans, ''&c''. & quelquefois même des hommes.
{{sc|Bourriquet}}. Terme de Maçonnerie. C’est une petite civière qu’on charge de moilons, ou de mortier dans des baquets, & qu’on éleve avec des grues, quand la hauteur du bâtiment est fort grande.
<section end="BOURRIQUET"/>
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BOURRIR. v. n. Terme de chasse, qui se dit en parlant du bruit que font les aîles des perdrix, & sur-tout des rouges, quand elles partent.
<section end="BOURRIR"/>
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BOURROCHE. s. f. Plante. ''Voyez'' {{Tr6L|BOURRACHE, ou BOURROCHE|{{sc|Bourrache}}}}.
{{sc|Bourroche}}, s. m. Terme de paysans & de preneurs de pluviers ; c’est un panier de la forme d’un œuf, dans lequel on met les oiseaux de marécage, pour les transporter vivans. C’est apparemment la même chose que Bourriche.
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<section begin="BOURRON"/><nowiki/>
BOURRON. Nom de lieu. Ces Camaldules firent l’an 1642. un établissement à Grosbois, que l’on appeloit pour lors le ''Bourron'', à quatre lieues de Paris & ils eurent pour fondateur de cette maison Charles de Valois, Duc d’Angoulême, Pair de France, Comte d’Auvergne & de Ponthieu. {{sc|P. Hélyot}}, ''T. V. p. 2-6.
<section end="BOURRON"/>
<section begin="BOURRU"/><nowiki/>
BOURRU, UE. adj. Celui qui s’écarte du goût des autres par grossièreté de mœurs & par défaut d’éducation. Le ''bourru'' dit proprement quelque chose de maussade. ''{{lang|la|Morosus}}''. ''Voyez'' {{Tr6L|BIZARRE}}.
☞ Demandez aux Vocabulistes ce que c’est qu’un homme ''bourru'', ils vous répondront avec leur justesse ordinaire que c’est un homme bizarre, fantasque, difficile, fâcheux, comme si tous ces prétendus synonymes n’avoient pas leur caractère particulier. Celui du ''bourru, {{lang|la|morosus}}'', est de s’écarter<section end="BOURRU"/><noinclude>
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{{document|date=1919 |titre=La Nièce de l’oncle Sam|livre=Marais_-_La_Nièce_de_l'oncle_Sam_(Les_Annales_politiques_et_littéraires,_en_feuilleton,_4_août_au_6_octobre),_1918.djvu| avancement=4|genre=roman| divers=roman franco-américain|export}}
{{document|date=1919 |titre=Trio d’amour|livre=Marais_-_Trio_d_amour.pdf|avancement=4|genre=roman| divers={{Présentation|Trio_d’amour/Présentation}}|export}}
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{{document|date=1919|titre=Le Reflet sur la vitre|livre=Marais - Le Reflet sur la vitre (Les Annales politiques et littéraires, édition du 4 mai), 1919.djvu|avancement=4|genre=nouvelle| divers=}}
{{document|date=1919 |titre=[[L’Œuf rouge (Marais)|L’Œuf rouge]]|livre=Marais - L’Œuf rouge, paru dans Les Annales politiques et littéraires, 20 avril 1919.djvu|avancement=5|genre=poème|export=L’Œuf rouge (Marais)| divers={{Présentation|L’Œuf rouge (Marais)/Présentation}}}}
{{document|date=1919 |titre=La Suisse assise|livre=Marais - La Suisse assise, paru dans Les Annales politiques et littéraires, 09 février 1919.djvu|avancement=5|genre=nouvelle|export= La Suisse assise}}
{{document|date=1920 |titre=Le Mariage de l’adolescent|livre=Marais_-_Le_Mariage_de_l_adolescent.pdf| avancement=4|genre=roman| divers={{Présentation|Le Mariage de l’adolescent/Présentation}} |export}}
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== Voir aussi ==
*1917 : [[La Carrière amoureuse/Mlle Jeanne Marais|Mlle Jeanne Marais]], biographie en tête de la réédition de la ''Carrière amoureuse'', 1917
*1920 : [[Le Mariage de l’adolescent/Préface|Préface du ''Mariage de l’adolescent'']], en forme de biographie par [[Adolphe Brisson]]
}}
[[Catégorie:Auteurs des Annales politiques et littéraires]]
[[Catégorie:Auteurs du Petit Journal]]
[[Catégorie:Auteurs de L’Étoile du nord]]
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Page:Bussy Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, t. 1, éd. Boiteau, 1856.djvu/33
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or >or-
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe" /></noinclude>grossière, et, sans son visage, on ne lui auroit pas
pardonné son air. Cela fit dire à ses flatteurs, quand
elle commença à paroître, qu’elle avoit assurément le corps bien fait ; qui est ce que disent or-<ref follow>une personne en bon point de renommée. Je ne vois pas pourquoi M. Walckenaer (t. i, p. 357) croit que Beuvron étoit intimement lié avec elle dès ce moment-là.
<p>Le 3 mars 1652, le beau poète Loret écrit dans sa Gazette :
{{Centré|D’Olonne aspire à l’hyménée}}
{{Centré|De la belle Loupe l’aînée, }}
{{Centré|Et l’on croit que dans peu de jours }}
{{Centré|Ils jouiront de leurs amours.}}
Le mariage eut lieu peu de temps après. V. Montpensier,
t. 2, p. 246 de la Collection Petitot.
<p>Ce n’est toutefois qu’en 16 j6 que mademoiselle de Montpensier parle du bruit que « commençoit à faire » la beauté de madame d’Olonne ; mais les souvenirs de Mademoiselle sont quelquefois un peu confus, et d’ailleurs on peut admettre qu’elle attache une idée fâcheuse au mot bruit.
<p>A peine mariée, notre belle dame laisse son mari auprès du roi, et chevauche parmi les hardies frondeuses [Montpensier, t. 2, p. 24 j). Le temps n’est pas venu où madame de Sévignè écrira (13 novembre 1675) : « Le nom d’Olonne est trop difficile à purifier » ; où l’on chantera :
{{Centré|La d’Olonne }}
{{Centré|N’est plus bonne }}
{{Centré|Qu’à ragoutter les laquais ; }}
{{Centré|(Ms. 444, Suppl. Bibl. nat.) }}
OÙ La Bruyère (t, i, p. 203 de l’édit. Jannet) dira : « Claudie attend pour l’avoir qu’il soit dégoûté de Messaline. » Il s’agit de Baron ; Claudie, c’est madame de la Ferté ; Messaline, c’est madame d’Olonne. Nous sommes en 1652, à la date du mariage, et Baron n’est pas encore né. Son acte de naissance, cité par M. Taschereau ( Vie de Molière, 3e éd., p. 249), le fait naître le 8 octobre 1653. Quant à la maréchale de la Ferté, on sait que sous ce nom tristement célèbre il faut reconnoître mademoiselle de La Loupe la cadette, celle que Saint-Simon a si souvent fouettée. Elle étoit belle aussi et le fut long-temps. Les deux sœurs vécurent jusqu’en 1714,et jouirent à leur aise de leur gloire. </ref><noinclude>
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{{table|indentation=-2|titre={{sc|Ruskin et la vie. — III. La Société}}, par M. [[Auteur:André Chevrillon|{{sc|André}} CHEVRILLON]]{{cop}} |page={{pli|83|2}} |largeurp=30}}
{{table|indentation=-2|titre={{sc|Lettres écrites du sud de l’Inde. — VI. Le Carnate : La ballade de Genji, — l’Escalade des Français, — les Djaïnas de Sittamour}}, par M. [[Auteur:Maurice Maindron|{{sc|Maurice}} MAINDRON]] |page={{pli|114|2}} |largeurp=30}}
{{table|indentation=-2|titre={{sc|Talleyrand émigré. — I. En Angleterre (1792-1794)}}, par M. [[Auteur:Bernard de Lacombe|{{sc|Bernard}} DE LACOMBE]] |page={{pli|149|2}} |largeurp=30}}
{{table|indentation=-2|titre={{sc|Une vie de femme au xviii{{e}} siècle. — Madame de Tencin d’après des documens nouveaux}}, dernière partie, par M. [[Auteur:Maurice Masson|{{sc|Maurice}} MASSON]] |page={{pli|185|2}} |largeurp=30}}
{{table|indentation=-2|titre={{sc|Poésies}}, par M. [[Auteur:Fernand Gregh|{{sc|Fernand}} GREGH]] |page={{pli|219|2}} |largeurp=30}}
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{{table|indentation=-2|titre={{sc|[[La Vie et l’œuvre de Gaston Boissier|La vie et l’œuvre de M. Gaston Boissier]]}}, par M. [[Auteur:René Pichon|{{sc|René}} PICHON]] |page={{pli|284|2}} |largeurp=30}}
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Le Syndicalisme - La Confédération générale du travail - La Théorie de la violence
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Utilisateur:CéCédille
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CéCédille
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text/x-wiki
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:C%C3%A9C%C3%A9dille Contributeur] WIKIPEDIA. Participe aux activités de la [http://CUBALEhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Rencontres/Aquitaine/Cubale Cubale]- à Bordeaux (France). Contribue aussi à [https://commons.wikimedia.org/wiki/User:C%C3%A9C%C3%A9dille WikiCommons] et à [https://www.wikidata.org/wiki/User:C%C3%A9C%C3%A9dille Wikidata].
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Utilisateur:Olivier LPB
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Olivier LPB
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text/x-wiki
{{utilisateur Wikipédia}}
{{Utilisateur Contributions|3000}}
{{clr}}
== A créer ==
== En désébauchage ==
''Beaucoup de travail, tout un peu en même temps ce qui me permet de varier mais j'avance…''
# {{StatGr|Livre:Aquin - Explication suivie des quatre Évangiles, Tome 1, 1868.djvu}} [[Livre:Aquin - Explication suivie des quatre Évangiles, Tome 1, 1868.djvu]] : intéressant à lire aussi
# {{StatGr|Livre:Prosper Guéranger - L'année liturgique - 1858 - Tome 1.djvu}}[[Livre:Prosper Guéranger - L'année liturgique - 1858 - Tome 1.djvu]] : ''une future priorité de nouveau j'espère, mais quelle idée de prendre des trucs aussi gros.''
# {{StatGr|Livre:Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906).djvu}}[[Livre:Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906).djvu]] : de retour sur le sujet, l’arrivée de {{u|Kailingkaz}} me motive à avancer.
# {{StatGr|Livre:Recueil des allocutions consistoriales, encycliques et autres lettres apostoliques des souverains pontifes Clément XII, Benoit XIV, Pie VI, Pie VII, Léon XII, Grégoire XVI et Pie IX .djvu}} [[Livre:Recueil des allocutions consistoriales, encycliques et autres lettres apostoliques des souverains pontifes Clément XII, Benoit XIV, Pie VI, Pie VII, Léon XII, Grégoire XVI et Pie IX .djvu]] : ''euh la c'est un peu en stand-by''
== En relecture de validation ==
Corrigés par moi mais plus qu'à trouver de gentils contributeurs pour la validation.
# '''[[Livre:Vaudon - Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre, 1890.djvu]]''' : discours du père Vaudon assez bref
# '''[[Livre:Vaudon - Monseigneur Henry Verjus, 1899.djvu]]''' : ''hagiographie''
Dans ma liste des livres à valider :
* '''[[Livre:Dictionnaire d'argot, ou Guide des gens du monde, 1827.pdf]] : fini reste juste une page de partition à corriger et valider.
* '''[[Livre:Groupe Bayard - La Croix, 1 décembre 1880.djvu]]''' : tombé dessus au hasard d’une recherche de l’utilisation de N.D. j’aide {{u|Sicarov}} pour finaliser ce numéro et l’hommage posthume au {{R. P.|d’Alzon}}.
* [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]] : ''j'avance doucement par tranche…''
* <s>[[Livre:Anonyme - Huon de Bordeaux, chanson de geste.djvu]]</s>
* [[Livre:Bégule - L’Abbaye de Fontenay et l’architecture cistercienne.pdf]] : ''fini mais il faut reprendre totalement la mise en forme des images, donc tout relire en quelque sorte''''
* [[Livre:Dumas_-_Napoléon,_1840.djvu]]
Je me le laisse de côté car important :
* [[Livre:Genoude - Les Pères de l'Eglise, vol. 1.djvu]]
== Livres terminés ==
* [[Livre:Aunet - Un mariage en province.djvu]] entièrement validé par moi, roman agréable à lire.
* [[Livre:Encyclique Quanta Cura et Syllabus, traduction francaise Montreal 1882.djvu]] : entièrement validé par moi
== Modèles utiles ==
* [[Aide:Créer_un_fichier_DjVu]] : procédure pour importer et transformer en DJVU très facilement
* [[Aide:Transclusion]] : gestion des transclusions (et notamment de l'affichage des chapitres)
* [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]] : page de base de l'aide
* {{m|tiret}} et {{m|tiret2}} pour faire les débuts de mots en fin de page et fins de mots.
* {{m|Nr}} pour l'ente en trois colonnes.
* {{m|brn}} pour faire un certain nombre de sauts de lignes
* {{m|-}} pour faire un trait horizontal d'une certaine taille
* {{m|Sc}} conversion des minuscules en petites majuscules et des majuscules
* [[:Catégorie:Modèles de séparateur]] pour les séparateurs
25wk83hgmiaerzyl7dysllu27vn4g2j
Auteur:Étienne-Michel Faillon
102
1938508
15778208
13761989
2026-05-08T04:44:56Z
Etienne M
70416
+L2s
15778208
wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
* ''Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de St-Sulpice, accompagnée de notices sur un grand nombre de personnages contemporains'', 2 tomes, 1841
* ''Vie de Mme D'Youville, fondatrice des Soeurs de la Charité de Ville-Marie dans l'île de Montréal en Canada'', 1852
* ''Vie de la Soeur Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Ville-Marie en Canada, suivie de l'histoire de cet institut jusqu'à ce jour'', 2 tomes, 1853
* ''Vie de Mlle Mance et Histoire de l'Hôtel-Dieu de Ville-Marie dans l'Ile de Montréal en Canada'', 2 tomes, 1854
* {{L2s|L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber|Faillon - L’héroine chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber, 1860.djvu}}, 1860
* ''The Christian Heroine of Canada or Life of Miss Le Ber'', 1861
* ''Histoire de la colonie française en Canada'', 3 tomes, 1865-1866
}}
[[Catégorie:Auteurs français sans texte sur WS]]
dte9p2eki8tjpecqwr4n39pem9omy74
Discussion utilisateur:Cunegonde1
3
1942877
15777211
15777154
2026-05-07T12:38:57Z
Jim Bey
28586
/* Charles Devereux */ Réponse
15777211
wikitext
text/x-wiki
{{Page de discussion en wikicode convertie en Flow|archive=Discussion utilisateur:Cunegonde1/Structured Discussions Archive 1|date=2024-11-20}}
{{Archive pour la page de discussion wikitexte convertie|from=Discussion utilisateur:Cunegonde1|date=2018-11-09}}
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[[Utilisateur:Zyephyrus|Zyephyrus]] ([[Discussion utilisateur:Zyephyrus|d]]) 14 juillet 2015 à 16:02 (UTC)
== Archives==
*[[Discussion utilisateur:Cunegonde1/Archives 2015|Archives 2015]]
*[[Discussion utilisateur:Cunegonde1/Archives 2016|Archives 2016]]
*[[Discussion utilisateur:Cunegonde1/Archives 2018|Archives 2018]]
*[[Discussion utilisateur:Cunegonde1/Archives 2024|Archives 2024]]
== Question sur les OCR ==
* 2024.01 : [[Discussion_utilisateur:HenriLeFoll/eo/2024/ocr|Question sur les ocr]] [[Utilisateur:HenriLeFoll|HenriLeFoll]] ([[Discussion utilisateur:HenriLeFoll|d]]) 2 janvier 2025 à 21:31 (UTC)
==Bandeau Colette==
J’ai mis en bandeau en haut de page pour informer las livres dispo de Colette.
# est-ce que tu le vois ?
# Cela convient-il, ou pas ? si nécessaire, tu peux le modifier c’est par [[MediaWiki:Sitenotice|ici]]
# de même j’ai mis un message sur le bistrot de WP [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Le_Bistro/3_janvier_2025#Colette_sur_Wikisource là] (à modifier ou à compléter si nécessaire)
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 janvier 2025 à 15:20 (UTC)
:Merci pour tes initiatives. Le bandeau est très bien, il apparaît sous firefox sous MacOs et Windows, mais pas sous Linux. Je ne comprends pas pourquoi alors que le bandeau précédent sur la question des textes sans f-s apparaissait sous toutes les plateformes. Merci également pour le message sur WP. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 janvier 2025 à 15:32 (UTC)
::c’est pourtant la même syntaxe, mais je ne suis pas compétent pour régler le pb sous Linux --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 janvier 2025 à 15:41 (UTC)
:::Comme indiqué sur [[Wikisource:Scriptorium/Janvier_2025#Bandeau]], certains (dont moi) ne voient pas le bandeau, même sans être connecté. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 janvier 2025 à 17:30 (UTC)
::::En fait il semble que ce soit un problème de cookie. Donc peut-être les nouveaux venus voient-ils le message... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 janvier 2025 à 17:40 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Effectivement, j'ai supprimé les cookies de wikisource, ce qui m'a déconnecté et en me reconnectant, le bandeau est apparu. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 janvier 2025 à 17:46 (UTC)
heureux que ça marche enfin, merci à ceux qui ont trouvé la solution --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 janvier 2025 à 18:45 (UTC)
==Import==
Bonjour, ça ne presse pas, j’ai encore 300 pages à corriger sur Jean de la Croix ;), sinon c’est par ici :
[https://fr.scribd.com/document/2984131/Apologie-d-Aristide scribd]
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 janvier 2025 à 13:43 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. Je n'ai pas accès à scribd, mais j'ai trouvé {{Google|OCoNAAAAYAAJ}} qui a l'air d'être un autre exemplaire de la même édition. As-tu vu qu'il y a des passages en grec (p. 41) et des traductions en anglais et allemand ? à la fin du volume ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 janvier 2025 à 15:15 (UTC)
::Oui j’ai vu mais je n'ai rien trouvé qui correspond à ma recherche :
::* [[w:Aristide d’Athènes|Aristide d’Athènes]] : ''Apologie de la religion'' --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 janvier 2025 à 16:32 (UTC)
:::Bonjour, {{ping|Le ciel est par dessus le toit}} c'est {{fait}} : [[Livre:Picard - L’Apologie d’Aristide, 1892.djvu]], finalement, j'ai pris celui de scribd en téléchargeant les pages une à une ce qui évite de s'inscrire, car le Google n'était pas assez contrasté. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 janvier 2025 à 14:12 (UTC)
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 janvier 2025 à 18:12 (UTC)
==Lactance==
bonsoir, sauna tu auras un peu de temps, pourras-tu m’importer ce livre : [https://www.google.fr/books/edition/De_la_mort_des_persécuteurs_de_l_églis/5G9TAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Sur+les+morts+de+persécuteurs&pg=PP1&printsec=frontcover Google]
Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 janvier 2025 à 17:34 (UTC)
:Bonsoir @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], je verrai çà demain. Par contre je ne referais pas l'OCR, c'est un bouquin au moins bilingue et dans ce cas l'OCR de Google est probablement meilleur. J'essaierai quand même de rogner les marges. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 janvier 2025 à 18:13 (UTC)
::Ah oui, je n’avais pas vu qu’il était bilingue. Il en existe d’autre version, mais je voulais une éditions du XIXe s (c’est plus facile à corriger). Fais au mieux, merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 janvier 2025 à 22:17 (UTC)
:::Bon jour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. C’est fait : [[Livre:Lactance - De la mort des persécuteurs de l’Église, 1850.djvu]]. Il y a une page du scan défectueuse, mais quand même utilisable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 24 janvier 2025 à 06:24 (UTC)
::::Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 janvier 2025 à 07:46 (UTC)
==Félicitations==
Suite au vote, je viens de t’accorder le statut d’administrateur. Félicitations. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 janvier 2025 à 07:30 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] et merci. Cela fait du bien de sentir que son travail est reconnu par ses pairs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 janvier 2025 à 07:52 (UTC)
==Quel est l’intérêt==
de cette modification
[https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Cours_d’analyse_de_l’école_royale_polytechnique/Chapitre_IX&curid=4570707&diff=14891817&oldid=14891804 diff]
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 février 2025 à 18:16 (UTC)
:{{ping|Le ciel est par dessus le toit}}Je cherchai à régler le problème de du chapitre IX fantôme qui n'apparaissait pas dans les header des chapitres VIII et X, même après transclusion. Le problème n'était pas celui-ci, et cela n'a pas fonctionné. Pour ma part je ne mets jamais de "" dans les chiffres des from et to sans que cela n'ait jamais posé de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 février 2025 à 20:05 (UTC)
:mais qu’on les laisse ne pose pas de problèmes non plus,, et le chapitre IX apparaît une fois qu’il est transclus {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 5 février 2025 à 07:05 (UTC)
::{{ping|Le ciel est par dessus le toit}}Il y avait en plus les liens depuis le chapitre 8 vers le chapitre 9 et du 9 vers le chapitre 10. Je les ai fait en dur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 février 2025 à 08:38 (UTC)
== Demande de conseil ==
{{ping|Cunegonde1}} . Je voudrais te consulter sur un problème que je rencontre. L'outil '''Transcrire le texte''' appliqué aux pages djvu du livre [[Livre:François Peyrey - Les oiseaux artificiels.djvu|''Les Oiseaux artificiels'']] donne des résultats très médiocres, qui obligent à un travail comparable à une simple saisie. Restent à faire les pages 51 à 600 et 637 à 663. Existe-t-il une solution ? Merci d'avance. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 15 février 2025 à 10:02 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] A mon avis on peut envisager deux choses à combiner :
:* Refaire le scan en rognant les marges excessives et faire un OCR du nouveau fs produit
:* Utiliser le texte du site source : [https://cnum.cnam.fr/pgi/redir.php?onglet=c&ident=8CA393 cnam] qui a l'air correct et le splitter sur les pages 51 à 66 et 637 à 663.
:Sinon, en regardant j'ai trouvé une version {{Google|MPpgwmVTlXoC|US}} qui est peut-être de meilleure qualité.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 février 2025 à 10:51 (UTC)
::Merci beaucoup. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 15 février 2025 à 13:10 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] C’est {{fait}}, j'ai rogné les marges excessives et fait un OCR avec Tesseract (qui est un vrai tracteur) alors qu’Abbyy Finereader renâclait et ne reconnaissait pas certaines pages. Il faut purger le fichier pour voir la différence. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 février 2025 à 14:07 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Merci infiniment pour cette aide XXL ! Je vais regarder ce que cela donne dès que possible. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 15 février 2025 à 21:56 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Je viens de faire deux pages. L'amélioration est très nette. Encore merci. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 15 février 2025 à 22:04 (UTC)
== {{m|sic2}} et celle-cy ==
Bonjour Cunégonde,
Si ça t'interesse, j'ai customisé le [[Utilisateur:Abecido/Gadget-Erreurs-communes.js]] pour exclure le modèle {{m|sic2}} et ''celle-cy''. Tu peux l'ajouter à ton commons.js et l'utiliser à la place du gadget.
Le dernier mainteneur du gadget était [[Utilisateur:ElioPrrl|ElioPrrl]], mais il n'a pas contribué depuis le mois de mars. [[Utilisateur:Abecido|Éric]] ([[Discussion utilisateur:Abecido|d]]) 15 février 2025 à 11:43 (UTC)
:Merci @[[Utilisateur:Abecido|Éric]], mais l’idéal serait de pouvoir modifier le gadget lui-même pour cela puisse servir à tous les contributeurs, en particulier le sic2, qui correspond exactement au sujet, puisqu'il s'agit de transcrire exactement un mot apparemment fautif. Je ne sais pas s'il y a encore des administrateurs d'interface, depuis qu'ElioPrrl a cessé de contribué. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 février 2025 à 11:52 (UTC)
== Chambre d'hôtel, de Colette ==
Bonjour,
As-tu à disposition les œuvres complètes, pour une levée de doute ? À [[Page:Colette - Chambre d’hôtel suivi de La Lune de pluie, 1990.djvu/74|cette page]], j'ai "comme une larve dans sa '''pulpe'''" ; je me demande si c'est une liberté prise par Colette, ou si on trouve ailleurs '''pupe '''au lieu de '''pulpe'''. C'est au tome IX de l'édition du Centenaire (et dans un tome noté manquant de l'autre). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 février 2025 à 08:05 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Dans les Œuvres complètes, Club de l’Honnête Homme, 1973, volume 9, p. 60, la phrase est identique avec « comme une larve dans sa '''pupe''' » et dans ce livre il n’y a pas d’autre occurrence de "pupe" ou de "pulpe", ailleurs dans ce volume il y a 2 occurrences de "pulpe". Chambre d’Hôtel est également dans le volume 11 de des éditions Le Fleuron, 1950, mais il n'était pas disponible au téléchargement en novembre dernier. Pour ma part, j'opterai plutôt pour une coquille recopiée d'édition en édition. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 février 2025 à 08:45 (UTC)
::Merci, je préfère ça. Je remplace donc {{m|sic2}} par {{m|corr}}. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 février 2025 à 09:30 (UTC)
==Promenade==
Bonjour, quand tu auras le temps et l’envie, je te propose de faire un petit tour par [[Wikisource:Facsimilé à intégrer|ici]] --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 19 février 2025 à 12:51 (UTC)
:Bonjour {{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Ok, je vais prendre mon temps, car apparemment ces textes ont été ajoutés par un contributeur aguerri juste après le débat sur les textes sans scans de l'été dernier, ce que je trouve peu élégant. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 février 2025 à 14:53 (UTC)
== Communication sur le projet Colette 2025 ==
Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] !
Finalement, y a-t-il eu une communication en dehors de Wikisource à propos du projet Colette 2025 ?
Je te signale le concours [https://ledeuxiemetexte.fr/jelalis/ #JeLaLis] qui se termine demain, et pourrait peut-être permettre de mettre en lumière ton initiative et l'impact qu'elle a eu, avec la mobilisation de la communauté Wikisource. N'hésite pas si tu as des questions à propos de ce concours !
Il y a probablement d'autres pistes à creuser pour valoriser ce projet, si ça t'intéresse je peux te transmettre quelques idées ici.
-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 2 avril 2025 à 05:02 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] Merci pour l'information, mais mon implication se limite à importer et aussi le plus souvent à corriger des textes méconnus (souvent à juste titre), quel que soit leur auteur, et je reste concentré exclusivement sur le projet wikisource.
:Mais le projet d'import d’œuvres d'autrices entrant dans le domaine public est celui de la communauté, tout le monde peut s'en emparer et le valoriser selon ses centres d'intérêts et compétences.
:Depuis deux ans donc, j'ai pris plaisir à importer en version "pré-corrigée" des œuvres d'autrices entrant dans le domaine public. Dans ce cadre si tu as une suggestion d'une ou des autrices qui seront DP le 1/1/2026, je suis preneur pour renouveler cette opération qui effectivement a connu un succès certain pour Colette. Ce cas était tout de même particulier par le grand nombre de fac-similés déjà disponibles sur les différentes plateformes, alors que Gallica n'avait rien. Il n'est pas certain que cela se reproduise pour d'autres autrices. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 avril 2025 à 06:23 (UTC)
==[[Livre:Renee-Dunan-Voluptes-puritaines 1928.djvu]]==
N’étant peu présent sur Ws depuis un certains temps à cause de soucis perso, ce que je te demande ne presse pas, il faudrait seulement un OCR pour ce texte. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 17 avril 2025 à 13:15 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] et content de te revoir parmi nous, (je m'inquiétais de ton silence), L'OCR est fait. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 avril 2025 à 15:41 (UTC)
::merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 21 avril 2025 à 14:25 (UTC)
== pré-publication ==
Bonjour Cunégonde !
Je viens de numériser le tome IV de la série de de Cauchy en entier. (=un mois)
Je voudrais faire apparaître ce tome corrigé ici :
[[Auteur:Augustin Louis Cauchy]]
à la place de "tome IV" qui envoie sur l'original de Gallica.
mais, malgré mes essais, je ne comprends rien aux finesses typographiques wikisourciennes.
Connaissez-vous quelqu'un capable d'inclure ce tome sur cette page ?
Quant à la validation, je pense qu'il faudra patienter un siècle ou deux. (c'est de la math tarabiscotée !) [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 18 avril 2025 à 18:05 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] si j'ai bien compris la question, il faut remplacer :
: * '''Notes et articles extrait des comptes rendus hebdomadaires des séances :''' [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k90184z tome 4] par
:par
:*'''Notes et articles extrait des comptes rendus hebdomadaires des séances :'''{{m|L2S|MonLivre|MonLivre.djvu|tome 4}} ce qui donnerea : {{L2S|MonLivre|MonLivre.djvu|tome 4}}
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 avril 2025 à 05:20 (UTC)
::c'est cela.
::j'ai essayé plusieurs moutures de l'adresse et au mieux je tombais sur le tome 3 (juste au-dessus) déjà publié, sinon une page vierge. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 19 avril 2025 à 08:10 (UTC)
:::c'est çà même
:::merci. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 19 avril 2025 à 16:21 (UTC)
==Alice de Chambrier==
Merci, j’espère que ça n’as pas été trop difficile, vu les exigences demandées. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 mai 2025 à 08:30 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Pas de problème, une fois que je me suis souvenu que je pouvais directement récupérer le pdf correctement formaté sur le site https://www.ebooks-bnr.com. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2025 à 08:49 (UTC)
::j’avais aussi essayé de passer par ce chemin, mais je ne l’ai pas trouvé. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 mai 2025 à 08:52 (UTC)
== Ça marche sur s:fr, peux-tu le faire marcher sur s:nl? ==
Bonjour Cunegonde,
Après un nouveau telechargement du ficher [[:File:Van Maerlant, Rijmbijbel (Hs 10B21, 1332).pdf]] sur commons, [[s:nl:Index:Van Maerlant, Rijmbijbel (Hs 10B21, 1332).pdf]] ne marche pas sur s:nl, mais j'ai testé [[Livre:Van Maerlant, Rijmbijbel (Hs 10B21, 1332).pdf]] et ça marche. Peux-tu fixer ce problème (et après réussite, supprimer le livre sur wikisource français?) J'ai dû construire le pdf d'un fichier compliqué, donc tu ne trouveras pas un pdf sur internet autre que celui sur commons. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 15 mai 2025 à 20:56 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] En fait si tu regardes le dernier fichier importé sur Commons sa taille fait '''0x0 pixels''', je l'ai téléchargé et il est effectivement corrompu. Cela arrive parfois lors de l'import.
:J'ai essayé de le téléverser à nouveau en ajoutant une page blanche à la fin (on ne peut pas uploader deux fois un fichier strictement identique), mais cela n'a pas fonctionné, le nouveau fichier est également corrompu. Du coup, j'ai refait une tentative en faisant un OCR avec Tesseract et les langues Fraktur et ndl, j'ai retiré la page blanche que j'avais ajouté, et '''cela a fonctionné'''.--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2025 à 04:48 (UTC)
::Sublime, merci. --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 16 mai 2025 à 12:13 (UTC)
==Bonjour==
[[Utilisateur:Bizot|Bizot]] à importer le fichier de ce livre que j’ai créé [[Livre:Chronique de Jean de Nikiou.pdf]], mais il n’y a pas d’OCR, peux-tu le faire stp. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 17 mai 2025 à 10:47 (UTC)
:Bonjour {{ping|Le ciel est par dessus le toit}} c'est la galère pour ce livre, j'ai fait un OCR (de mauvaise qualité) français, éthiopien, grec et je l'ai téléversé, mais cela a produit un fichier vide 0x0 px, cela arrive. Je me suis aussi rendu compte que ce fichier devait être hébergé sur Commons, je l'ai donc téléversé (toujours en pdf) sur Commons cela n'a pas marché non plus le fichier n'est pas vide, mais seul le texte s'affiche, pas les images, avec un message d'erreur.
:Après ces échecs je me suis rabattu en terrain connu, j'ai créé un djvu que j'ai téléversé sur Commons [[Livre:Nikiou - Chronique de Jean de Nikiou, 1883.djvu]], cela fonctionne, j'ai mis un avertissement {{m|doublon}} sur le pdf. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2025 à 07:12 (UTC)
::Edit, je me rends compte qu'@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] avait déjà créé un djvu : [[Livre:Chronique de Jean, évêque de Nikiou.djvu]] le 4 mai. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2025 à 07:16 (UTC)
:::Toutes mes excuses pour le temps que tu as passé pour rien, mais je n'avais pas cherché particulièrement à brouiller les pistes, et j'avais laissé un message à @[[Utilisateur:Bizot|Bizot]] pour l'en informer. Vu que le texte, désormais en sous-page utilisateur, est de l'OCR brut, il n'y a pas vraiment lieu de faire un match & split (à moins de travailler dessus préalablement ; il se peut que l'OCR soit de meilleure qualité que celui que j'ai mis en ligne). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 mai 2025 à 15:23 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] pour ta réponse, malheureusement l'OCR ne doit pas être mieux, je l'ai fait avec tesseract -l fra+Ethiopic+grc, et le f-s n'était pas très propre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2025 à 15:35 (UTC)
:::::{{ping|Acélan|Cunegonde1}} Merci à tous les deux, désolé pour le temps que vous avez perdu là-dessus {{triste}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 mai 2025 à 16:46 (UTC)
==[https://fr.scribd.com/document/429832897/310764750-Cahier-de-l-Herne-n-10-Le-Grand-Jeu-pdf scribd]==
Bonjour, avant que je te liste les pages j’aurais besoin de savoir s’il est possible d’extraire une 20aine de pages de ce fichier, sachant qu’il faut attendre que la pub passe (10secondes environ) avant de voir certaines page. Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 mai 2025 à 16:55 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] J'ai pu récupérer l'ensemble du cahier sans passer par scribd. Je pourrais m'en occuper demain. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2025 à 17:06 (UTC)
importer seulement ce qui est de la revue sur WS, même si ce n’est pas DP (qu’on ne transclura pas), tu peux voir les sommaire de chaque n° en cliquant sur les image, à partir de cette page [https://www.melusine-surrealisme.fr/site/Le-Grand-Jeu www.melusine-surrealisme.fr] --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 mai 2025 à 17:18 (UTC)
:{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} j'ai récupéré un f-s comprenant les 4 numéros : "Éditions Jean-Michel Place, 12, rue Pierre-et-Marie-Curie, Paris. Reproduction anastaltique de la collection complète de la revue Le Grand Jeu © Le Grand Jeu, Jean-Michel Place, 1977." qui comprend outre les numéros de la revue : des remerciements, un avertissement, et à la fin des index des collaborateurs, des illustrateurs, des noms cité, des ouvrages cités, des journaux et revues cités et une TdM. Je peux soit :
:#importer le volume complet ;
:#n'importer que les 4 numéros de la revue un 1 seul f-s ;
:#n'importer que les 4 numéros de la revue en 4 f-s distincts. ;
:Pour moi en terme de travail, c'est identique, je te laisse choisir ce qui te semble le plus approprié. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 mai 2025 à 08:39 (UTC)
::Je préfère la solution 3, Merci , je mets dans le tableau les textes que nous avons, c’est plus facile à s’y retrouver. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 19 mai 2025 à 08:58 (UTC)
==Est-ce que tu peux ?==
Accéder à ça [https://e.pcloud.link/publink/show?code=XZYRoqZ3XHR5u55Y6JGUj1cXqCkBpu3GJGX Biblia hebraica Stuttgartensia (Kittel)] en tous cas je l’espère. Si oui, peux-tu le télécharger sur WS (la page parait vide, mais on peut télécharger quand même), le fichier m’a l’air très lourd. outre les infos que trouvera en 1re page, en Bibliothèque : mettre : "collection personnelle". A bientôt . --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 21 mai 2025 à 13:18 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Ok, mais cela va prendre un peu de temps, il n'y a pas d'OCR et j'en fais un avec 6 langues (deu+eng+spa+Hebrew+lat+grc), ce qui est bien plus long qu'une seule langue. L'OCR risque d'être mauvais car certaines pages sont mal découpées et je ne peux les décompresser (6Mo la page, mutiplié par 1644, ce serait ingérable). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 mai 2025 à 14:12 (UTC)
::Fait comme tu peux, même si je n’ose plus dire ça, car c’est toujours très satisfaisant comme résultat. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 21 mai 2025 à 14:16 (UTC)
:::Bonjour, @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Pour celui-là, c'est au-dessus de mes capacités. C'est un pdf très particulier, hyper compressé. J'y ai passé un temps fou et je n'arrive pas à faire un djvu de taille inférieure à 120Mo (limite 100Mo sur WS). La seule chose que je puisse faire est d'importer le pdf ocrisé, sans doute de très mauvaise qualité. J'importe le pdf ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 mai 2025 à 04:44 (UTC)
::::C’est ma faute, je ne t’ai pas dit ce que je voulais dans ce livre, il me faut simplement outre la page de titre, les pages numérotés 1087 du livre (1157 du fichier) où commence les psaumes (PSALMI) à 1226 (1296 du fichier). désolé de n’avoir pas précisé ma demande --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 mai 2025 à 07:52 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est {{fait}} [[Livre:Biblia Hebraica Stuttgartensia (extrait Psalmi), 1997.djvu]]. Comme prévu l'OCR est calamiteux la résolution des images du fichier original est de 24 dpi, or une bonne reconnaissance nécessite 300 dpi. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 mai 2025 à 08:36 (UTC)
::::::Ça ira, Merci. désolé pour e dérangement. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 mai 2025 à 08:38 (UTC)
==[https://archive.org/details/ladoctrinedelamo0000nouv/page/212/mode/2up?q=%22il+fallait+cette+cote%22 archive.org]==
peux-tu stp importer ce fichier sur WS. Comme je ne peux pas le lire en entier parce que Borrow, je ne peux pas vérifier si des textes sont potentiellement rattachable. je n’ai besoin que des images pour l’instant, si ça correspond, je te redemanderai de faire un fs potable. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 21 mai 2025 à 17:52 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est {{fait}} : [[Livre:Nouveau - La Doctrine de l’amour, Valentines, 1981.djvu]] [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 mai 2025 à 06:32 (UTC)
::Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 mai 2025 à 07:53 (UTC)
==[[Correspondance de Tolstoï avec Lewis G. Wilson et Adin Ballou]]==
Bonsoir,
je ne sais pas quoi faire de ça !
C’est une compilation de lettre, avec toutes une liste de références en pdd, il faudrait passer des heures à tous rapatrier.
Le texte de ce [http://tolstoy.ru/upload/iblock/bff/bffa51830ca67055abc5ae8dc57d45d3.pdf pdf] est pratiquement tout en russe, à part la page 113 qui est en anglais. Si j’avais au moins le texte en anglais en djvu, je laisserai le reste en dur mais au moins la page serait rattachée à un fs.
Qu’en penses-tu ?
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 26 mai 2025 à 17:34 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je ne suis pas certain que l'on puisse trouver la correspondance recherchée. J'ai fait faire une traduction automatique du pdf avec google trad. et je l'ai copié dans la page [[Utilisateur:Cunegonde1/BrouillonMatchEtSplit#Texte_à_découper]]. Merci de m'indiquer quand tu l'auras récupéré pour que je puisse l'effacer. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 mai 2025 à 08:57 (UTC)
Bonjour Cunegonde, je n’ai pas compris ce qu’il fallait que je fasse. IL est où le pdf ? {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 mai 2025 à 12:14 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je n'ai pas fait le pdf, j'ai mis la traduction du texte russe en lien sur une page de brouillon pour que tu regardes s'il y a quelque chose à en tirer (je suis loin d'en être certain). Tu peux faire une recherche sur Wilson et Adin Ballou. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 mai 2025 à 12:39 (UTC)
::ah ok, je n’avais pas compris, je vais faire une copie de ta page dans une de mes sous-pagse comme ça je prendrais le temps de regarder ça tranquillement sans bloqué ta page de travail, parce que c’est long. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 mai 2025 à 12:49 (UTC)
::Merci. Copie faite, tu peux effacer. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 mai 2025 à 12:56 (UTC)
==[[Nouvelles en trois lignes]]==
Et je pense qu’on peut faire pareil pour celui-là ; tu me découpes, stp, seulement le texte de cette [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k567891b/f3.image.r=%22Dans%20le%20cabinet%20du%20president%20du%20tribunal%22 page] : fin 5e colonne. et la 1re page comme d’habitude et je laisse le reste du texte en dur.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 26 mai 2025 à 17:53 (UTC)
:A mon avis, c'est nouvelles en trois lignes (chefs d’œuvres de concision) valent mieux qu'un traitement "à l'arrache". Je me propose de télécharger toute la série (mars à novembre 1906) en alternant première page entière et la page 3, où se trouve l'article, découpée. Cela permettra de transcrire les brèves qui ne le sont pas déjà. Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 mai 2025 à 11:27 (UTC)
::Pas de soucis mais je crois que ça commence au 27 février, normalement tous les liens vers les fac-similés sont en pdd.--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 mai 2025 à 12:16 (UTC)
::Peut-être est-il plus simple de faire un fichier par année, c’est une proposition c’est toi qui vois. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 29 mai 2025 à 13:36 (UTC)
== En guise de merci... ==
Bonjour, Cunera, pour remercier toi et d'autres contributeurs de fr:s pour toute aide et leurs exemples que j'applique actuellment sur nl:s, , j'ai scanné une contribution à fr:s : [[:File:Frapié, Marcelin Gayard (1908).pdf]], et télechargé les 71 illustrations en plus haute résolution que le pdf. On les trouve à [[commons:Category:Illustrations from Marcelin Gayard]].
Il manque pourtant la couche OCR. Pourras-tu t'occuper de l'OCR?
J'avais ce livre depuis des decennies en ma possession, et il me semble que ce n'est pas encore gratuitement sur le web. Amicalement. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 26 mai 2025 à 21:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] Merci pour cet import, j'ai fait un OCR de correct avec Abbyy Finereader : [[Livre:Frapié, Marcelin Gayard (1908).pdf]]. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 mai 2025 à 08:25 (UTC)
::Rebonjour, Cunera, j'ai aussi les editions illustrés de Rene Bazin, Donatienne ca. 107, et Paul Hervieu, Le Petit Duc, 1910.
::Est-ce que cela vaut la peine de les scanner de la même façon, y compris les illustrations ? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juin 2025 à 06:35 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] Je ne sais pas trop répondre à ta question, j'ai regardé les pages de ces deux auteurs, et cela n'a pas l'air de passionner les foules. Cela dit, ce n'est absolument pas un obstacle en soi si tu penses que cela vaut le coup. Pour ma part, ma file d'attente de livre à corriger est déjà tellement longue que je ne pourrais pas m'en occuper. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 juin 2025 à 06:54 (UTC)
::::OKÉ, c'ést clair. [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 22 juin 2025 à 08:09 (UTC)
==Momas==
Bonjour,
Est-ce que tu as en ta possession, le bouquin que tu as mis en remarque de l’info édit sur cette page [[Discussion:La Femme aux chiens]], si oui, je me dis qu’à 2 ans près on pourrait l’importer.
Et si, par chance, il y avait dans le même bouquin les autre romans listé n°101 à 106 ici : https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Le_ciel_est_par_dessus_le_toit/Liste_sans_facsimilé_non_sous-pages#101 ce serait génial !
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 mai 2025 à 14:10 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], J'ai un epub de la femme au chiens, éd. Musardine, que je peux éventuellement convertir en djvu, sinon, je n'ai aucun des autres A. Momas de la liste. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 28 mai 2025 à 15:23 (UTC)
::Si c’est un e-pub, c’est pas la peine, merci quand même --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 28 mai 2025 à 15:38 (UTC)
==99==
Bonjour, peux tu faire quelque chose pour le n° 99 qui se trouve [[Utilisateur:Le_ciel_est_par_dessus_le_toit/Liste_sans_facsimilé_non_sous-pages#91|ici]], voir dernière colonne. seulement l’extrait avec la bibliographie, qui n’a rien d’originale en soi, c’est de la compilation donc droit d’auteur sur ça ne me semble pas poser de gros pb. Sur WS. Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 mai 2025 à 10:23 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je l'ai importé et ajouté le lien dans le tableau au #99. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 31 mai 2025 à 12:11 (UTC)
::Merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 31 mai 2025 à 12:13 (UTC)
== [[Wikisource:Requêtes_aux_administrateurs]] ==
J'ai fait une demande de suppression immédiate de huit pages qui sont le reste sans intérêt d'un renommage. Mais depuis fin avril personne ne s'en est occupé. J'ai remis en ordre, mais ça n'a rien donné non plus. Peut-être est-ce une demande abusive ? (je ne suis ici que depuis peu de temps) Si vous acceptez de jeter un coup d'oeil. Ce n'est pas une urgence --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 12 juin 2025 à 17:49 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] c'est fait, je suis prudent sur les suppressions car je suis administrateur depuis peu et ne suis pas encore familier des suppressions de pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 juin 2025 à 04:48 (UTC)
== Le scan de Jehan Marot ==
Salut ! j'ai vu que tu avais réparé le scan... tu as juste réinséré les pages manquantes ? ou bien c'est un autre scan que celui d'origine (Gallica) - faudrait l'indiquer en pdd, stp :) [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 16 juin 2025 à 19:26 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]], merci de ton observation. Le fac-similé original comportait 4 pages manquantes. Un autre fac-similé de la même édition, complet celui-là est présent à la BNF: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k708714 les pages manquantes ont été insérées à partir de cette source. Je l'ai mentionné dans la PDD de la page index ainsi que sur la page de Commons. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 juin 2025 à 04:49 (UTC)
::Merci ! - tu fais de la magie avec les scans :) [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 17 juin 2025 à 09:03 (UTC)
== Question pour expert ==
Bonjour,
@[[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] est tombé sur [[Page:Hayard - Dictionnaire d'argot, 1907.pdf/42|cette page]] pleine de titres assez drôles, et a partagé son amusement sur Discord à propos, notamment, de ''Les Différentes Manières de faire des cochonneries : avec les femmes, les hommes et les auvergnats''. Mais il n'y a aucune trace « sérieuse » de l'existence de cet ouvrage, dont la mention dans le catalogue est peut-être une blague ? Qu'en penses-tu ? et sais-tu où on pourrait trouver des FS de certains de ces titres ?
Amicalement, [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 juillet 2025 à 13:51 (UTC)
:Bonjour {{ping|Acélan}} Drôles quelques uns sans doute, mais pas tous. J'ai fait une petite liste de liens de recherche sur l'éditeur Hayard :
:* [https://catalogue.bnf.fr/changerPageAdv.do?mots0=NRC;-1;0;Hayard&mots1=ALL;0;0;&mots2=&mots3=&mots4=&facPays=&suppPhys=&faclocs=&facDocs=&facNots=&facSpec=&typoCarto=&typoIcono=&typoAudio=&typoMus=&typoNumis=&typoPerio=&langue0=&langue1=&langue2=&langue3=&langue4=&datepub=&dateCreaSpec=&dateEnregistrement=&typeDatePer=&corpus=&index=&numNotice=&listeAffinages=FacEnLigne_gallica&nbResultParPage=100&afficheRegroup=false&pageEnCours=1&trouveDansFiltre=&trouverDansActif=false&triResultParPage=0&critereRecherche=&issn=&pageRech=rav BNF]
:* [https://www.google.com/search?q=inpublisher:Hayard&sca_esv=cc1c4a1f7d117633&hl=fr&udm=36&source=lnt&tbs=bkv:p&sa=X&ved=2ahUKEwiV2p77-7SOAxX9APsDHX-pE1UQpwV6BAgDEB0&biw=1909&bih=914&dpr=1.3 Google]
:* [https://catalog.hathitrust.org/Search/Home?lookfor=Hayard&searchtype=publisher&ft=ft&setft=true HT]
:*[https://search.worldcat.org/fr/search?q=pb%3AHayard&limit=10&offset=11&openAccess=true Worldcat] qui regroupe pas mal des titres qu'on trouve dans les trois précédents.
:*IA n'a presque rien
:On trouve des ouvrages grivois des livres anarchistes (pro ou anti ? je ne sais pas), des livres antisémites et/ou antidreyfusards : ''La vérité sur l'affaire Dreyfus / racontée par le Ct Esterhazy''. En revanche, là je sais quoi en penser, après avoir corrigé l'[[Histoire de l’Affaire Dreyfus]] de Reinach. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 juillet 2025 à 14:18 (UTC)
::{{merci}} Très éclectique, en effet. En tout cas, grâce à toi, j'ai trouvé ce que je cherchais [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k80517q/f55.item ici]. Je crains fort que seul le titre soit drôle, mais au moins, ça donne une idée. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 juillet 2025 à 15:01 (UTC)
:::{{ping|Acélan}} [https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33325463x ici] mais le titre dans la notice est "Les différentes manières de faire des galanteries avec les hommes, les femmes et les auvergnats" et pas "cochonneries", comme il n’y a pas d’OCR, il faut regarder page après page pour voir si c’est le rédacteur de la notice qui s’est planté ou pas. Je te laisse faire la recherche. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 11 juillet 2025 à 15:04 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]]Le titre est bien Les différentes manières de faire des galanteries avec les hommes, les femmes et les auvergnats {{Gallica|bpt6k80517q/f54}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 juillet 2025 à 15:16 (UTC)
:::::En effet, c’est pour ça que je ne le trouvais pas : dans la page qui est à l’origine de cette recherche, le titre était différent, et je n’ai pas pensé à des variantes. Merci encore ! --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 juillet 2025 à 15:34 (UTC)
::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] et @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Merci beaucoup pour ces retours et ces trouvailles ! Je ne soupçonnais pas l’aspect antisémite de l’auteur, En tout cas, son dictionnaire ne donne que deux mots pour juif et ne semble pas être de cet opinion. Je vais m’intéresser à ces contes grivois mais je ferai attention de conserver mon esprit critique à son sujet. :) [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 11 juillet 2025 à 15:08 (UTC)
{{ping|Acélan}} je viens de m’apercevoir que je suis arriver après la bataille à cause d’un conflit d’édition, arf… c’est l’intention qui compte. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 11 juillet 2025 à 15:13 (UTC)
:{{merci}} aussi [[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel]] --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 juillet 2025 à 15:34 (UTC)
== Demande de libération d'un FS ==
Bonjour,
J'ai vu que tu conseillais à quelqu'un demandant l'import d'un livre de demander sa libération sur Google livres. En pratique, comment fait-on ? Et est-ce que c'est possible pour tous les livres, ou seulement pour ceux dont on voit des extraits sur GB ? J'aurais voulu importer [https://www.google.fr/books/edition/Souvenirs_du_bagne/fXrxAAAAMAAJ ce livre], que je ne trouve pas sur Gallica ni sur Internet Archive.
Amicalement, [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 juillet 2025 à 13:28 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] En pratique pour les livres dont google possède un f-s, le plus simple est de vérifier s'il n'est pas disponible aux USA, si c'est le cas, soit on le télécharge directement si c'est possible, sinon on demande la libération de la façon suivante :
:* Sur google sur le côté gauche il y a un lien pour revenir à la version classique de google books.
:* Une fois sur cette interface :
:**aller en haut à droite sur la roue dentée,
:**puis aide et là descendre jusqu'à résoudre des problèmes courants et remplir la feuille.
:Pour le livre que tu recherche, je peux l'importer si tu le souhaite. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 juillet 2025 à 15:04 (UTC)
::Ce serait super {{sourire}}. Je ne vais pas pouvoir y travailler dans l'immédiat, parce que je pars samedi pour plus d'un mois, et dans ces cas-là, je me déconnecte assez largement. Donc aucune urgence (surtout que j'ai lu par ailleurs que tu avais eu des soucis informatiques et perdu plein de trucs, je compatis) ; mais quand tu auras le temps, je veux bien, oui. Merci beaucoup ! [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 juillet 2025 à 15:10 (UTC)
:::Ok, je ferai ça quand j'aurai un peu de temps. Oui une grosse galère, j'ai dû mettre à jour mon linux qui était en fin de support et j'ai installé le nouveau sur mon disque de données au lieu de le mettre sur mon disque de boot (leur nom était très proche). J'ai perdu tout mon travail offline de WS et également mes données personnelles. Bref, une galère, plus les nouveaux logiciels qui sont toujours moins bien que les versions qu'ils remplacent. Bref une semaine de stress pour récupérer le peu que j'avais sauvegardé. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 juillet 2025 à 15:21 (UTC)
::::{{ping|Acélan}} C’est {{fait}} : [[Livre:Liard-Courtois - Souvenirs du bagne, 1903.djvu]]. Bonne déconnexion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 juillet 2025 à 17:13 (UTC)
:::::Merci aussi de mon côté ! :) [[Utilisateur:Aristoxène|Aristoxène]] ([[Discussion utilisateur:Aristoxène|d]]) 16 juillet 2025 à 17:18 (UTC)
::::::{{merci}} beaucoup. Et bon courage pour la récupération des données. C'est particulièrement pénible, j'ai déjà connu ça une fois, j'espère ne plus jamais passer par là. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 juillet 2025 à 18:32 (UTC)
{{RI}} De passage, j'ai lu que vous avez vécu des soucis avec votre ordi. Je suis désolé pour vous. En vous souhaitant des jours meilleurs. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 août 2025 à 11:50 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]. J'ai fait la démarche comme décrit pour un livre, mais on m'a répondu qu'ils n'ont pas le scan. Comment savoir si Google Books possède ou non un fac simile? Est-ce quand, dans la version classique, il y a écrit à gauche "Aucun e-book disponible" et quand le livre a un rectangle marron en guise de couverture? [[Utilisateur:Tötössy|Tötössy]] ([[Discussion utilisateur:Tötössy|d]]) 3 mars 2026 à 20:05 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Tötössy|Tötössy]]. Effectivement, Google recense des livres non numérisés, ceux-ci sont représentés par une vignettes sombre, alors que les livres numérisés sont représentés avec une vignette de la page de titre du livre. Si vous m'indiquez le titre de l'ouvrage, je pourrais le confirmer. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mars 2026 à 05:10 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Depuis les années que j'utilise Google Books, je ne l'avais jamais compris. L'interface prête à confusion, [https://books.google.fr/books?id=FGdJAAAAMAAJ exemple]. Je suppose que malgré la mention, à gauche, "aucun e-book disponible", un scan de ce livre existe, puisque en bas est écrit "Original provenant de l'université de Michigan". Mais ils ne veulent/peuvent pas l'afficher (oui, je sais, dans l'exemple c'est un livre récent). Donc le vrai test c'est cette indication de la provenance en plus des informations bibliographiques habituelles (ainsi que [https://books.google.fr/books?id=SeTvPAAACAAJ la vignette])?
:::Autre question: d'après votre expérience, quand on fait la demande de libération du fac simile, le font-ils volontiers, si le livre est bien dans le domaine public (i.e. 70 ans après la mort de l'auteur)? [[Utilisateur:Tötössy|Tötössy]] ([[Discussion utilisateur:Tötössy|d]]) 4 mars 2026 à 12:16 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Tötössy|Tötössy]]. D’après mon expérience, il n'y a pas de problème, il faut bien expliquer dans la demande la raison pour laquelle le livre est dans le domaine public en France, (ils se basent sur votre IP pour déterminer de quelle législation vous dépendez) :
::::*Auteur mort depuis plus de 70 ans ou publié depuis plus de 70 ans si auteur anonyme ;
::::*Édition publiée depuis plus de 25 ans.
::::Cela prend en général 2 ou 3 jours ouvrés. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mars 2026 à 12:24 (UTC)
:::::Merci beaucoup, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], je m'en servirai. [[Utilisateur:Tötössy|Tötössy]] ([[Discussion utilisateur:Tötössy|d]]) 5 mars 2026 à 13:36 (UTC)
== Bravo ! ==
Bonjour,
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2025-08-05#%C3%89chos_francophones J'ai appris que votre wikitravail a été souligné.] C'est largement mérité. {{sourire}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 août 2025 à 11:53 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] Merci pour l'information. Je ne savais pas que ces prix existaient. Je suppose que le projet récompensé est le travail collectif que nous avons mené pour mettre en ligne la plupart des œuvres de [[Auteur:Colette|Colette]]. Pour le problème d'ordi, une erreur de débutant alors que je travaille sur ordi depuis les années 1990. Reformatage accidentel (erreur d’inattention) de mon disque principal de données personnelles et de mes travaux Wikisource en cours. Ma dernière sauvegarde datait de 2017. Bon après ça on se sent léger. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 août 2025 à 12:27 (UTC)
::Léger {{mdr|40}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 août 2025 à 12:59 (UTC)
==Images==
Je risque de t’embêter souvent sur ce sujet des image à découper, si ça te gonfle dis-le tout simplement.
aujourd’hui j’aurai besoin des images de ce livre, voir page rose et page non enregistrer : [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1826-1827, Tome 17.djvu]]. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 26 août 2025 à 19:15 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C'est fait. S'il n'y en a pas des milliers, cela ne me gêne pas de faire ces croptools. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 août 2025 à 05:10 (UTC)
::Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 août 2025 à 09:45 (UTC)
== Avis sur mise en forme ==
Bonjour @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], je souhaiterais que tu me donnes ton avis sur ma mise en forme des titres de chapitres, ainsi que des espaces et de la ligne qui les précède. Comme il doit y en avoir une centaine, autant essayer d'avoir quelque chose de correct directement. Voici un exemple de mon rendu [[Page:Nadaud - Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon, 1895.djvu/261|ici]], soit :
<nowiki>{{brn|1}}
{{—}}
{{brn|2}}
{{t4|titre de chapitre|fw=bold}}
{{brn|1}}</nowiki>
Peux tu m'indiquer si il y a des choses à modifier ? En te remerciant pour tes conseils, [[Utilisateur:Kimdime|Kimdime]] ([[Discussion utilisateur:Kimdime|d]]) 27 août 2025 à 07:52 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Kimdime|Kimdime]] regardes ma proposition sur la page visée ci-dessus. Je joue sur les paramètres de marges sur les modèles {{m|T4}} et {{m|—|l=5|m=1.5em}} [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 août 2025 à 11:35 (UTC)
::Merci ! [[Utilisateur:Kimdime|Kimdime]] ([[Discussion utilisateur:Kimdime|d]]) 27 août 2025 à 12:51 (UTC)
==OCR manquant==
Bonjour, peux-tu rajouter la couche texte stp sur ces fichiers.
*[[Livre:Edmond Haraucourt Homme comestible 1900.djvu]]
*[[Livre:Edmond-haraucourt-leveil-1902.djvu]]
*[[Livre:Edmond-haraucourt-supreme-idylle-1899.djvu]]
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 5 septembre 2025 à 10:50 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], c'est fait, mais il y a un problème sur le deuxième et le troisième fichier car des pages avaient été préalablement blanchies. Je ne pense pas que cela affecte match et split s'il se base sur la couche texte. J'ai par ailleurs supprimé les pages inutiles sur ces deux derniers fichiers. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 septembre 2025 à 13:22 (UTC)
::Merci, j’avais pas vu le problème pour le 2 et le 3 mais je vais réparer tout ça. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 5 septembre 2025 à 13:25 (UTC)
== Vacances ==
[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 septembre 2025 à 15:50 (UTC)
Retour de vacances.--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2025 à 12:04 (UTC)
== Gallica.py ==
Bonjour,
Pour ton retour, j'ai l'impression que Gallica a mis en place un contrôle pour limiter les téléchargements d'images en haute définition. Si tu rencontres des problèmes, tu peux récupérer la dernière version de [[Wikisource:Gallica/gallica.py]] qui permet de spécifier un temps d'attente entre deux requêtes (12 secondes semblent nécessaires)... Après, pas la peine de le faire si tu ne rencontres pas de problèmes, car cela ralentit considérablement le téléchargement d'un ouvrage entier. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 septembre 2025 à 08:24 (UTC)
:@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l'information, je vérifierai cela à mon retour lundi. Si c'est bien le cas, ce n'est pas bien grave, il suffit de s'y prendre en début de journée. Pour les très gros ouvrages, c'est plus embêtant. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 septembre 2025 à 09:33 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] j’ai essayé de télécharger {{Gallica|bd6t53789524d}} qui fait 166 pages, sans aucun problème avec la version précédente de gallica.py (celle que tu avais modifiée pour intégrer la Bayerische Staatsbibliothek. Peut-être que la limitation se met en route lorsque la fréquentation est trop importante). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2025 à 12:13 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Je viens de télécharger ''Robert Fitzooth, surnommé Robin Hood, ou Le chef des proscrits'', {{BNF|30309470b}}, 216, 214 et 220 pages à la file et sans problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2025 à 13:50 (UTC)
::::Ok, merci beaucoup pour le retour ! Je vais revoir si j'ai le problème de mon côté. J'ai fait peut-être trop de tests ces derniers temps... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 septembre 2025 à 17:31 (UTC)
:::::Note que la nouvelle version fonctionne comme l'ancienne par défaut. Il faut modifier une ligne si on veut introduire un temps d'attente entre deux téléchargements. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 septembre 2025 à 17:33 (UTC)
:::::Finalement j'ai vu pourquoi j’avais l’erreur chez moi, c’était dû à une subtile différence dans la manière dont j’appelais le serveur de Gallica. Le script gallica.py devrait donc continuer à fonctionner tel quel (tant que Gallica ne change rien de son côté). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2025 à 07:15 (UTC)
::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Si cela ne t'ennuie pas trop, pourrais-tu ajouter la bibliothèque d'Autriche à Gallica.py. J'ai essayé sans succès en copiant plus ou moins les paramètres de Gallica et de la BSB. En dehors des regex et de l'html et quelques autres trucs la programmation et moi cela fait 2+2=3. En lien, je te mets une page où tu peux trouver le lien vers le manifest iiif https://viewer.onb.ac.at/1321CDA0/ en bas de la fiche d'information sur la gauche.
::::::Si cela t'ennuie, n'hésites pas à me le dire. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 septembre 2025 à 13:52 (UTC)
:::::::Malheureusement c'a n'a pas l'air possible avec gallica.py.
:::::::* Pour Gallica et la Digitale Sammlungen, un préfixe tel que https://gallica.bnf.fr/iiif permet de récupérer ensuite chaque page en rajoutant l'identifiant du document (ark:/12148/bpt6k1073366t) et le numéro de la page.
:::::::* Mais dans cette librairie, le schéma d'URL semble utiliser un préfixe différent (et non prévisible) pour chaque page : ex. [https://api.onb.ac.at/iiif/image/v3/1321CDA0/uk4nGb4kSH4CZ1YV/full/max/0/default.jpg page 40] et [https://api.onb.ac.at/iiif/image/v3/1321CDA0/uk4nGb4kSHAk5qgm/full/max/0/default.jpg page 41].
:::::::L'outil sur lequel je travaille actuellement sera capable de traiter ce genre de document (en récupérant d'abord le ''[https://api.onb.ac.at/iiif/presentation/v3/manifest/1321CDA0 manifest]'', document qui décrit complètement l'ouvrage et contient les URL de chaque page).
:::::::D'ailleurs, si tu es à l'aise avec les outils de shell sous Linux, tu peux récupérer ce fichier ''manifest'' et passer un coup de <tt>grep</tt> en recherchant toutes les lignes avec "default.jpg", afin de récupérer les URL du type https://api.onb.ac.at/iiif/image/v3/1321CDA0/uk4nGb4nfmMiwXx5/full/max/0/default.jpg, puis passer le résultat à <tt>curl</tt> ou équivalent... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2025 à 15:36 (UTC)
::::::::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] pour ces infos. Effectivement les désinences aléatoires sont difficilement gérables, je vais regarder les pistes que tu évoques avec curl. Je sui très curieux du futur outil. Je suis un gros utilisateur de gallica.py, qui est vraiment très efficace sur les deux bibliothèques programmées. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 septembre 2025 à 16:04 (UTC)
== Collegio Araldico - Rivista, Volume 8, 1910 ==
Bonjour,
Je cherche à vider [[:Catégorie:Livres à découper]].
En 2022, après avoir téléchargé [[:File:Collegio Araldico - Rivista, Volume 8, 1910.djvu]], vous avez créé [[Livre:Collegio Araldico - Rivista, Volume 8, 1910.djvu]] en indiquant '''Avancement''' "Texte prêt à être découpé". Mais je ne trouve pas la page qui contiendrait le texte à découper {{triste}}. Est-ce une petite erreur de votre part ou est-ce que je ne sais pas chercher ?
Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 septembre 2025 à 17:42 (UTC)
:{{ping| Habertix}} Si mes souvenirs son bon, on avait importer ce livre, pour un texte qui n’avait pas de fs, mais je crois que nous avions déjà un livre qui le contenait, mais j’ai oublié de retiré "Livre à découper", normalement tu ne devrais plus avoir de livre à découper autre que ceux qui ont un lien vers le texte soit dans le sommaire, soit comme je l’ai fait pour les pièce de théâtre en indiquant la procédure à suivre ou encore des textes qui ont été modernisé et qu’un Match et Split n’est donc pas souhaitable. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 16 septembre 2025 à 19:19 (UTC)
== Pages manquantes chez Blaise Pascal ==
Bonjour !
Je me suis lancé dans un gros projet de transcription de l'édition Brunschvicg des Œuvres de Pascal, en commençant par les ''Pensées'', mais voilà que, en attaquant le deuxième volume d'icelles, je débusque deux pages manquantes dans [[Livre:Œuvres de Blaise Pascal, XIII.djvu|le fac-similé]]... Les pages 18 et 19 manquent, ce qui a été camouflé par le dédoublement un peu plus loin des pages 34 et 35. Heureusement, le problème a dû survenir à l'import, la [https://archive.org/details/uvresdeblaisepas13pasc/page/18/mode/2up source IA] est complète. La réparation ne devrait pas être trop compliquée, vu que le décalage ne court que sur moins de 20 pages dont aucune n'a été créée, mais ce jeu subtil de correction du djvu dépasse hélas mes compétences, ce pourquoi je me tourne vers toi : aurais-tu la gentillesse de faire cette réparation quand tu aurais un moment ? Un immense merci d'avance ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 septembre 2025 à 13:25 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] c’est {{fait}} : j'ai ajouté les pages 18-19, supprimé les pages 34-35 en double et remplacé les pages illisibles 332-333 avec https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=uiug.30112124708642. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2025 à 14:18 (UTC)
::{{Merci}} et bravo ! Et bien joué d'avoir été regarder dans la suite et résolu un problème que je n'avais pas encore repéré... Je reviendrai si j'en trouve d'autres à tel ou tel endroit des 14 volumes ;) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 septembre 2025 à 14:26 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] N’hésite pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2025 à 14:28 (UTC)
::::Bonjour ! Hélas, il me faut revenir t'importuner... Dans le [[Livre:Œuvres de Blaise Pascal, XIII.djvu|même livre]], les pages 329 et 330 ([[Page:Œuvres de Blaise Pascal, XIII.djvu/345|345]] et [[Page:Œuvres de Blaise Pascal, XIII.djvu/346|346]] du djvu) sont interverties. Si tu peux réparer ça, je t'en serai très reconnaissant ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 8 novembre 2025 à 14:34 (UTC)
:::::Bonjour @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Désolé pour cette nouvelle erreur, mais ma "moulinette" est parfaite pour détecter les pages manquantes, mais en revanche je ne sais pas comment détecter automatiquement les inversions de pages (cela dit c'est plus facile à réparer). C’est fait. Il faut probablement que tu purges le cache de l'index et des pages concernées si tu les as déjà ouvert. Je les ai ouvert pour vérifier et le changement s'est bien réalisé sur mon ordi (mais je ne les avais pas ouvert auparavant). J'ai vérifié la suite et normalement il ne devrait plus y avoir de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 8 novembre 2025 à 14:52 (UTC)
::::::Merci beaucoup !!! Ta moulinette a peut-être un défaut, mais ta promptitude et ta serviabilité font plus que le compenser, je suis toujours impressionné ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 8 novembre 2025 à 15:10 (UTC)
:::::::Bonjour et me revoilà avec encore une page manquante jamais repérée dans les Œuvres de Pascal, cette fois dans [[Livre:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu|le tome IV]]. Après la [[Page:Œuvres de Blaise Pascal, IV.djvu/98|page LXXX]], il manque la dernière page de l'introduction, puis une page de titre encadrée de deux pages blanches, que l'on trouve dans le f-s d'un autre exemplaire de la même édition, [https://archive.org/details/oeuvrespublies04pasc/page/lxxx/mode/2up toujours sur IA]. Je sais bien la lourdeur de la tâche que représenterait le décalage des 350 pages qui suivent, peut-être peut-on se contenter d'insérer les deux pages en question à la fin du fichier en le signalant ? Je n'aurais pas de problème à assurer une transclusion sans accroc ensuite. Grand grand merci si tu peux te pencher là-dessus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 6 décembre 2025 à 00:00 (UTC)
::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] effectivement renommer toutes les pages corrigées aurait été un travail fastidieux et avec un risque d'erreurs élevé. J'ai donc ajouté les 3 pages manquantes en fin de volume (elle sont en rouge). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 décembre 2025 à 14:21 (UTC)
:::::::::{{Merci}} beaucoup !!! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 6 décembre 2025 à 15:47 (UTC)
== sac de nœuds chez Desargues ==
je pensais boucler le tome 2 quand je suis tombé sur un avis auquel je ne comprends rien.
[[Page:Oeuvres de Desargues - Poudra, T2, 1861.djvu/424]]
Pouvez-vous régler ce mystère ?
Merci. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 4 octobre 2025 à 18:08 (UTC)
:Bonsoir @[[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]], en fait c'est l'ancienne page de table des matières, que j'ai renommée pour qu'elle se décale à son nouvel emplacement. Cela a pour conséquence de supprimer la page. Vous pouvez donc passer outre l'avertissement pour créer la nouvelle page avec le texte correspondant à l'image de page à droite. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 octobre 2025 à 18:33 (UTC)
::j'ai renommé la page 424 nommée "436" en "424" ce qui a déplacé la TdM !
::Pourriez-vous renommer cette fichue page 424 en "424" avec son texte idoine ? ça me dépasse. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 4 octobre 2025 à 19:02 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] apparement vous avez réglé le problème de redirection. {{bravo}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 octobre 2025 à 07:45 (UTC)
::::voui, après une nuit de sommeil !
::::;o) [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 5 octobre 2025 à 07:58 (UTC)
==[[Livre:L'école des beaux-arts - dessinée et racontée par un élève (IA lecoledesbeauxar00lema).pdf]]==
Coucou, peux-tu stp, découper, mettre en place, etc les illustrations de cet ouvrage corrigé par les élèves de {{ping|Lyokoï}}, Ne te sens pas obligé, mais comme leur travail est très propre ça les encouragerait à poursuivre. Merci. comme d’hab. ne te sens pas obligé. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 octobre 2025 à 20:07 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], Ok, je m'en occupe, par contre je ne pense pas utiliser le système de numérotation déjà en place trop "plantogène" puisque les images sont numérotées de 1 à n, mais plutôt ''L'école des beaux-arts - dessinée et racontée par un élève - NumPagePDF.jpg'' ce qui évite les erreurs [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 06:49 (UTC)
::Bonjour, dans[[Livre:L'école des beaux-arts - dessinée et racontée par un élève (IA lecoledesbeauxar00lema).pdf]], quelles sont les illustrations manquantes ? (voir la page de discussion). • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 octobre 2025 à 08:27 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Ben j'en sais rien, je les ai toutes découpées ce matin, et je me rends compte en testant que celle de la djvu 241 était importée et qu'il suffisait de l'insérer avec le modèle qui va bien deux ou trois heures de perdues grrrr. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 08:31 (UTC)
::::Désolé. Dans les bonnes pratiques, j'oublie aussi parfois de vérifier les pages de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 octobre 2025 à 08:35 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Du coup, si elles y sont toutes (modulo le fait que le pagelist est incomplet je vais le vérifier et compléter si nécessaire), je peux passer à autre chose ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 08:46 (UTC)
::::::Oui, les 60 illustrations de la table sont disponibles. J'ai juste inséré 2 exemples en portrait et les 4 images en paysage. Je te laisse celles du ''Voyage au Cambodge ?'' • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 octobre 2025 à 08:54 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] Je ne la vois pas dans la table des gravures. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 09:00 (UTC)
::::::::Pardon, c'est un autre livre de l'exrcice ([[Livre:Delaporte - Voyage au Cambodge.djvu]]). • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 octobre 2025 à 09:01 (UTC)
:::::::::Ok @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]], mais en fait, j'ai pas vraiment de temps, je suis sur d'autres projets (réparations de livre défectueux déjà importés et projets personnels). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 09:04 (UTC)
::::::::::OK, rien ne presse, ce livre avance moins vite. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 octobre 2025 à 09:12 (UTC)
{{ping|M-le-mot-dit|Cunegonde1}} désolé de vous avoir dérangé pour rien, j’ai l’habitude de voir dans la page liste un liens vers les illustrations disponible, alors je n’ai pas pensé à regarder dans la pdd du livre. {{triste}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 16 octobre 2025 à 09:39 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Qui ne fait rien, ne fait pas de... Pas de souci, j'aurai dû regarder aussi avant de commencer. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 octobre 2025 à 10:34 (UTC)
== Raccourcis Linux ==
Pour ne pas encombrer le Scriptorium, je poursuis la conversation ici.
Comme clavier, j'ai '''Français (obsolète, variante)''' ; mais les raccourcis que tu mentionnes ne fonctionnent pas chez moi, ni les raccourcis que j'ai pu voir mentionnés en ligne. AltGr+o ne me donne pas œ, par exemple, mais ô, ce qui ne m'intéresse pas beaucoup. Pour les caractères que tu mentionnes, j'ai de toute façon les raccourcis du gadget "Caractères spéciaux automatiques", mais ça ne fonctionne que dans l'espace "page". [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 20 octobre 2025 à 16:19 (UTC)
:@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'avais initialement choisi le même que le tien, puis j'ai découvert les possibilités de Français (variante). Tu peux modifier ton choix de clavier dans les paramètres système/matériel/clavier/agencement, puis tu cliques sur '''+''' à gauche et tu as la liste des claviers disponibles dont '''Français (variante)''' qui normalement devrait être le même que le mien. Tu peux également cliquer sur l'icone de clavier en bas de la fenêtre d'options, qui t'indique les options de chaque touche. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 octobre 2025 à 16:27 (UTC)
::Moi, je n'ai rien choisi : je suis totalement novice, donc j'ai laissé les choix par défaut {{clin}}.
::J'ai donc mis Français (variante), et j'ai les raccourcis que tu mentionnes, mais uniquement avec la touche Alt Gr, pas avec la touche Alt ; et quand je veux taper des }}, ou des ]], ou |, j'ai des caractères spéciaux à la place, ce qui n'est pas très pratique... [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 20 octobre 2025 à 20:01 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], effectivement c’est la touche Alt Gr, désolé. De même pour :
:::*'''{''' <code>alt gr+ '''4'''</code> ;
:::*'''}''' c'est <code>alt gr+ '''+'''</code> ;
:::*[ <code>alt gr+ <code>alt gr+ '''5'''</code></code>
:::*] <code>alt gr+ <code>alt gr+ '''°'''</code></code>
:::*'''|''' <code>alt gr+ '''6'''</code> ;
:::étant entendu que ce sont les touches du clavier du haut, pas celles du pavé numérique et que je n'appuie pas sur shift.
:::Dans un autre domaine, pour les outils de manipulation des fac-similés tu peux trouver quelques trucs dans ma [[Utilisateur:Cunegonde1|page de présentation]]. Plus généralement pour des questions sur Linux tu peux de reporter au site d'[https://www.ubuntu-fr.org/ Ubuntu] et à son forum, qui sont beaucoup plus riches que ceux de Mint. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 octobre 2025 à 03:34 (UTC)
::::Merci pour tes conseils. Je vais y aller très progressivement, je pense : l'installation elle-même s'est faite facilement et sans douleur, j'ai récupéré ce que je voulais avec une facilité remarquable ; maintenant, il va falloir que je me familiarise avec les particularités et les richesses de Linux, les lignes de commande, entre autres. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 octobre 2025 à 06:44 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] L'avantage des lignes de commande, c'est que tu peux rappeler les dernières utilisées en utilisant la flèche vers le haut. C'est bien pratique. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 octobre 2025 à 07:15 (UTC)
::::::Je vais demander de l'aide sur un forum, parce que là, je ne m'en sors pas avec le clavier. Les combinaisons de touches que tu m'indiques, et qui sont celles que j'utilisais avec Windows, me donnent respectivement : $≠(—↑. En essayant toutes les combinaisons, j'arrive à trouver certains caractères (comme |, avec alt gr + <), mais c'est vraiment galère. Pour l'arobase, j'ai dû faire un copier-coller... Mais je vais attendre quelques jours, parce que je pars en vacances, et je ne pourrai pas réagir en cas de réponse. Merci pour les pistes, en tout cas. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 octobre 2025 à 09:47 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] il y a peut-être des variantes liées au clavier lui-même. J'utilise un logitech K280e. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 octobre 2025 à 11:44 (UTC)
== [[Juliette au pays des hommes]] ==
Bonjour,
Sur les titres de chapitres de ce livre, tu as mis deux paramètres fs= différents sur les titres (fs=130% et fs=150%) ; ne sachant pas lequel tu voulais conserver, je n'ai pas corrigé. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 3 novembre 2025 à 20:32 (UTC)
:Merci @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] pour ta vigilance. C'est n'importe quoi, je ne sais pas comment j'ai pu faire ça ! Bref, j'ai rectifié en supprimant fs=130%. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 novembre 2025 à 04:59 (UTC)
== Trévoux ==
Je me demandais si tu pourrais faire quelque chose (mais si tu ne peux pas, qui pourra ? {{clin}}) pour améliorer la couche texte du Trévoux ? la couche texte actuelle n'est pas catastrophique, mais pas terrible non plus, et le bouton "transcrire le texte", qui fonctionne très bien sur d'autres types d'ouvrages, n'est pas très satisfaisant du fait des deux colonnes. Les 2 1ers sont intégralement corrigés ; le 3e l'est à moitié seulement.
(et pour info : j'ai résolu mes problèmes de clavier ! ouf !) [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 11 décembre 2025 à 21:18 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] de quelle édition parles-tu ? Je ne connais pas du tout le chantier du [[Dictionnaire_de_Trévoux]]. J'ai regardé l'édition de 1771 sur [https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&collapsing=disabled&query=dc.title%20all%20%22Tr%C3%A9voux%22%20and%20%28dc.type%20all%20%22monographie%22%29%20and%20dc.relation%20all%20%22cb301616418%22%20sortby%20dc.title%2Fsort.ascending&rk=557942;4 Gallica]. A mon avis, il ne faut rien espérer d'un OCR automatique, et un OCR soigné prendrait des années. Je vais faire un essai pour voir si quelque chose est possible. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 décembre 2025 à 05:34 (UTC)
::Merci de ta réponse. Mon message manquait en effet de précision. Il s'agit bien de la dernière édition, de 1771, celle sur laquelle le travail est le plus avancé. Si tu veux bien faire un essai (mais il ne faudrait pas que ça te prenne des années, bien sûr, ni même des jours), tu pourrais regarder le [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, III.djvu|tome 3]], en ignorant toute la première partie, puisque la moitié est déjà corrigée. Mais surtout, laisse tomber si c'est trop chronophage, sachant qu'on travaille avec le script d'[[user:Acer11|Acer11]], qui facilite grandement le travail sur ce chantier. (On n'utilise pas de s long dans cette correction). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 décembre 2025 à 07:15 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'ai fait un comparatif de qualité d'OCR entre la version actuellement en ligne et un nouvel OCR (automatique) : [[Utilisateur:Cunegonde1/BrouillonMatchEtSplit]]. A toi de voir si cela vaut le coup. Reste également à traiter les problèmes techniques d'encodage du fichier pour qu'il ne prennent pas de poids tout en gardant une qualité acceptable. Avec les fichiers d'IA ce n'est pas toujours évident. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 décembre 2025 à 09:02 (UTC)
::::{{merci}}. C'est plutôt meilleur, mais entre les questions de poids, et le traitement avec le script, il n'est pas certain que ça vaille vraiment le coup. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 décembre 2025 à 11:16 (UTC)
:::::J'ai réussi à faire un f-s de poids raisonnable (81 Mo) en conservant la partie corrigée en couleurs et en passant la partie non corrigée en noir et blanc. Je peux l'importer, si cela ne conviens pas on pourra revenir à la version précédente. Qu'en penses-tu ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 décembre 2025 à 11:51 (UTC)
::::::Ce serait chouette, merci beaucoup. Mais pourrais-tu remplacer les s longs ? Tout ce qui a précédé a été corrigé sans s longs, et ce serait bien de continuer de la même façon (ça ne me pose pas de problème de les remplacer sur les pages que je corrige, mais comme c'est un travail censément collectif, c'est bien de partir tous sur de bonnes bases). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 décembre 2025 à 13:12 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] c'est fait. J'espère que ce sera un peu mieux. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 décembre 2025 à 13:50 (UTC)
:::::::Un très grand merci ! on verra à l’usage, mais le premier test que j’ai fait m’a l’air prometteur. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 décembre 2025 à 16:45 (UTC)
Bonsoir Cunégonde, merci pour ce nouveau scan que nous sommes en train de tester. Ce serait possible d'avoir le scan actuel sans avoir le rendu des s longs par des s, plutôt par des f, comme avant ? @Acélan --[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] ([[Discussion utilisateur:Acer11|d]]) 13 décembre 2025 à 16:53 (UTC)
:@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]]Cela risque d'être difficile, je serais obligé de remplacer tous les s par des f dans le fichier xml (couche texte). Des effets de bord pourraient casser la structure de la couche texte et je ne pourrais plus la réintégrer dans le djvu. Si cette version du f-s ne convient pas, il suffit de revenir au précédent en bidouillant sur Commons.
:J'ai fait le f-s en paramétrant Abby finereader pour le français du 18e siècle avec les gabarits idoines. Si je passe au français actuel, il n'y aura pas d'amélioration par rapport à l'ancien f-s.
:A vous de voir quelle est la meilleure solution, c'est vous qui corrigez. Je peux soit revenir à l'ancienne version du f-s, soit refaire le scan avec le français moderne. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 décembre 2025 à 17:16 (UTC)
::Bon, ce n'est pas simple pour prendre la bonne décision. Avantages et inconvénients s'équilibrent, en gros. Si ça se confirme, il vaudrait peut-être mieux revenir en arrière pour garder la pertinence du script. En tout cas {{merci}} pour ta disponibilité. De notre côté nous allons pour le moment continuer de tester cette version. [[Utilisateur:Acer11|Acer11]] ([[Discussion utilisateur:Acer11|d]]) 13 décembre 2025 à 18:19 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]]@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Pour aider à la décision, j'ai copié quelques pages d'un nouvel essai sans gabarit avec la langue français et non français 18e siècle (qui dans mon paramètrage intègre obligatoirement les s longs) test ici => [[Utilisateur:Cunegonde1/BrouillonMatchEtSplit]]. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 décembre 2025 à 19:06 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]]@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'ai oublié de préciser hier soir que le nouveau f-s correspondant à l'exemple donné sur ma page de brouillon est prêt pour import si vous pensez que c'est une meilleure solution que le f-s d'origine et que le f-s modifié avec s longs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 décembre 2025 à 05:14 (UTC)
:::::Merci ! j'ai commencé à comparer, et je ne pense pas que la version non 18e soit un gain par rapport à celle que tu as faite avec le gabarit 18e. Les corrections à faire ne sont pas les mêmes tout à fait, mais le nombre est comparable, avec peut-être (mais c'est minime) un peu moins de corrections dans la version actuellement à notre disposition. Je vais laisser @[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] trancher, par rapport à son script. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 décembre 2025 à 08:14 (UTC)
::::::Bon, à la fin des courses, après en avoir parlé avec Acélan, je préfère que tu généralises la version de ton BrouillonMatchEtSplit. Si on se trompe de choix, la différence ne sera pas très importante. C'était vraiment bien d'essayer, mais les progrès sont minimes. Cependant c'est toujours bon à prendre sur un travail d'aussi longue haleine. [[Utilisateur:Acer11|Acer11]] ([[Discussion utilisateur:Acer11|d]]) 14 décembre 2025 à 21:22 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]]@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'ai importé la dernière version correspondant à l'exemple du brouillon. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 décembre 2025 à 06:33 (UTC)
::::::::{{merci}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 15 décembre 2025 à 07:03 (UTC)
==Images==
Comme nous en avions parlé il y a longtemps je te liste quelques images à importer pour terminer certains livres, comme d’habitude ça ne presse pas. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 13 décembre 2025 à 10:30 (UTC)
*toutes les pages roses (13 pages) de [[Livre:Boussinesq - Théorie analytique de la chaleur, Tome 1, 1901.djvu]] => {{fait}}
*idem (mais il n’y en a que 2) pour [[Livre:Boussinesq - Théorie analytique de la chaleur, Tome 2, 1903.djvu]] par contre pour la deuxième page [[Page:Boussinesq - Théorie analytique de la chaleur, Tome 2, 1903.djvu/146]] il faut déjà remplacer cette page (où la gravure n’apparait pas) par [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5529353q/f167.image.r=%22En%20tous%20les%20points%20de%20MQ%22?rk=21459;2 celle-ci] provenant de Gallica, puis insérer l’image dans la page => {{fait}}
* [[Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 5.djvu/105]] => {{fait}}
:{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais croptool ne fonctionne pas. Je vais attendre un peu et réessayer.
::Attendons donc {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 13 décembre 2025 à 12:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Tout est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 décembre 2025 à 15:58 (UTC)
::::Super, et Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 13 décembre 2025 à 19:22 (UTC)
==={{2e}} série===
Bonjour, pour quand tu veux, je sais que c’est du boulot. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 décembre 2025 à 09:33 (UTC)
'''1.''' pour Buffon, il s’agit de toutes les pages en roses de ces 2 fichiers:
*[[Livre:Buffon - Œuvres complètes, éd. Lanessan, 1884, tome I, partie 1.pdf]]
*[[Livre:Buffon - Œuvres complètes, éd. Lanessan, 1884, tome I, partie 2.pdf]]
'''2.''' pour Don Quichotte, les pages en rose marquée HT
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 1.djvu]]
** ainsi que le logotype des l’éditeur que l’on trouve sur la couverture de chaque tome, choisi celui qui te parait le mieux parmi les différents tomes
** ainsi que le portait [[Page:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 1.djvu/4]]
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 2.djvu]]
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 3.djvu]]
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 4.djvu]]
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 5.djvu]]
*[[Livre:Cervantès, Oudin, Rosset - Don Quichotte (éd. 1884) t. 6.djvu]]
'''3.''' [[Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 4 - 1833-1834.djvu/171]]
:Bonjour {{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Tout est {{fait}}--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 décembre 2025 à 14:27 (UTC)
::Super, Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 22 décembre 2025 à 15:11 (UTC)
==={{3e}} série===
Bonjour, et une {{sc|bonne année}} 2026. Nouvelle série, mais ne te sens pas obligé, et si la fréquence de mes demandes est trop importante dis-le-moi. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 janvier 2026 à 12:16 (UTC)
:Bonne année également à toi {{ping|Le ciel est par dessus le toit}}. Tu vas devoir attendre un peu, je suis sur un chantier de transcription en vue d'import un peu difficile. Il s'agit de l'édition originale de 1665 de l’''Histoire amoureuse des Gaules''), qui demande beaucoup de concentration.
:Pour répondre à ta question, cela ne m'embête pas ces imports d'images, j'aime bien alterner le type de tâches.
:Sinon, par simple curiosité, as-tu une idée du nombre de contributeurs œuvrant a temps plein ou quasi temps plein sur ou pour Wikisource ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 janvier 2026 à 15:31 (UTC)
::Je dirais 5-6, mais pas forcément les mêmes chaque mois, et puis il y a ceux qui s’occupent d’une tache bien précise et qui l’a font chaque jour comme j*jac (accueils des nouveaux), ou chaque semaine comme Denis Gagne (Extraits de la semaine), alors je ne sais pas trop. sinon bon courage pour la transcription. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 janvier 2026 à 17:06 (UTC)
:::Merci pour l'info, c'est une petite équipe. Pour ma part, c'est du temps plein mais avec une grande partie hors ligne (préparation avant import au format corrigé). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 janvier 2026 à 17:12 (UTC)
*[[Livre:Forget - Notice historique sur la chapelle Notre-Dame de Beauvais.djvu]] => {{fait}} {{rouge|tu as oublié celle-ci [[Page:Forget - Notice historique sur la chapelle Notre-Dame de Beauvais.djvu/4]]{{sourire}}}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 janvier 2026 à 17:12 (UTC) => {{fait}}
*[[Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Histoire, tome I.djvu/279]] => {{fait|}}
*[[Livre:Jacques Bainville - Louis II de Bavière.djvu]] => {{fait}} {{rouge|je viens de voir que celle-ci était en gris : [[Page:Jacques Bainville - Louis II de Bavière.djvu/5]] peux-tu l’importer stp.}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 1 janvier 2026 à 18:27 (UTC) => {{fait}}
*[[Livre:Lauzun - Le Château de Bonaguil en Agenais, 1897.djvu]] => {{fait}}
*[[Livre:Lepelletier - Histoire de la Commune de 1871, volume 3.djvu]] => {{fait}}
*[[Page:Stendhal - Romans et Nouvelles, I, 1928, éd. Martineau.djvu/70]] => {{fait}}
*[[Livre:Rynois - Un grand homme trop peu connu. Charles Démia - prêtre 1637-1689. L'organisateur de l'enseignement primaire en France, 1937.pdf]] => {{fait}}
*[[Page:Bergerat - Théophile Gautier, 1879, 2e éd.djvu/6]] => {{fait}}
*[[Livre:Vidalenc - William Morris.djvu]] => {{rouge|impossible avec croptool, car le fichier n'est pas sur Commons car il n'est pas DP (auteur mort en 1967)}}
*[[Livre:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 1.djvu]] => {{fait}}
*[[Page:Claude Leleu - Histoire de Laon, ms. inédit, t. II, (p. 677-692, p. 884-885).pdf/2]] => {{fait}}
*[[Page:Allais - Album primo-avrilesque, 1897.djvu/30]] si toutes les autres images étaient sur Commons, celle ci je ne l’ai pas trouvée => {{fait}}
{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Sauf erreur de ma part, tout est fait, sauf les illustrations non D-P de William Morris.
:Merci, je n’avais pas fait attention pour le William Morris, désolé. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 janvier 2026 à 08:43 (UTC)
== Pages manquantes dans un djvu ==
Salut !
Je me suis attaquée à la transcription de [[Livre:Blondel - L'art de jetter les bombes, 1683.djvu]] sauf qu’il manque la page 526 et la première page de la TdM (p. 527). @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] les a trouvées sur [https://books.google.fr/books?id=bKZev-SEpuEC&hl=fr&pg=PT8#v=onepage&q&f=false Google Book] sauf que je sais pas comment je pourrais les télécharger et les insérer dans le djvu. Il m’a dit que tu serais en mesure de le faire 😄
Bonnes fêtes et bonne année ! — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 31 décembre 2025 à 17:15 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c’est {{fait}} et j'ai renommé les pages suivant les deux pages insérées pour réparer le décalage entre le le texte et l'image de la page. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 janvier 2026 à 05:59 (UTC)
::Merci beaucoup ! — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 janvier 2026 à 12:27 (UTC)
==[[Livre:Lamirault - La Grande encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, tome 07.djvu]]==
Bonjour j’ai laissé un message dans la page liste de ce livre, peux tu faire quelque chose, j’ai l’impression qu’il n’y a pas d’autre problème, pourrais-tu vérifier pour ne pas refaire le travail deux fois. Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 6 janvier 2026 à 09:57 (UTC)
:Bonjour {{ping|Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit}}, j'ai supprimé les pages en double (en fait de 413djvu à 429djvu). De plus j'ai repéré 15 pages manquantes à partir de djvu 429 (p417) à (p432), je les ai insérées à partir d'un autre exemplaire de la même édition. Pour les renommage cela risque d'être galère. En plus je vois que c'est la pagaille sur ce fichier, il y a des pages en cours de suppression, je n'y comprends pas grand-chose. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 janvier 2026 à 12:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Attends un peu, je pense avoir supprimé les mauvaises pages, je vais revoir cela dans un moment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 janvier 2026 à 12:37 (UTC)
:::Ok, c’est les page en grise où il y a le modèle suppression, qu’il faut supprimer --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 6 janvier 2026 à 12:39 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] J'ai rectifié mon erreur et supprimé les pages grisées. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 janvier 2026 à 13:37 (UTC)
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 6 janvier 2026 à 13:38 (UTC)
:J’ai beau purger sur commons, sur fichier Ws, sur Livre, et vider le cache, je ne vois pas de changement. Une solution ? --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 6 janvier 2026 à 13:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Va voir si les pages 417 et suivantes sont bien en noir et blanc. Pour les autres, cela arrive quand on a déjà ouvert des pages, que l'on ne puisse pas avoir la version rafraîchie. Essaie avec un autre navigateur ou un autre ordi/tablette ou autre. [edit: assure toi d'avoir purgé également le cache sur Commons. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 6 janvier 2026 à 14:05 (UTC)
==[[Histoire de la Fédération Espérantiste du Nord de la France]]==
bonjour, je ne comprends pas ce qui se passe ici, le fichier existe pourtant [[Livre:Histoire de la Fédération Espérantiste du Nord de la France.pdf]] --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 janvier 2026 à 08:38 (UTC)
:Bonjour {{ping|Le ciel est par dessus le toit}}C'est un livre importé par un nouveau contributeur @[[Utilisateur:Rémi sim|Rémi sim]]. Il arrive parfois que certains contributeurs confondent l'absence de couche texte avec l'absence de la création des pages qui pourtant ont bien une couche texte. Le message est généré automatiquement lorsque l'on sélectionne dans le champs avancement : "ajouter une couche texte", cela doit faire partie des modifications récentes des champs de la page d'index. J'ai mis "à corriger". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 janvier 2026 à 09:40 (UTC)
==[[Livre:Teilhard de Chardin - L’Apparition de l’Homme, 1956.djvu]]==
Bonjour, sur ce livre les pages en rose sont des images à importer et à placer, pour l’instant il faut aller jusqu’à la page 175 numérotation du livre (je suis en cours de correction) sauf la page 19 qui est la tdm.
Comme le livre n’est pas sur Commons, je ne sais plus si tu as les outils nécessaires, mais je crois mes souvenir que oui.
Bien sûr tu fais ça quand tu auras le temps,
Mettre les images sur les pages, comme d’habitude, mais laisser les pages en rose, et mettre l’image '''où''' j’ai mis le modèle "Img float" (ce n’est pas forcément conforme au fac-similé mais ça simplifie la lecture. Tu n’es pas obligé de garder ce modèle car je suis vraiment incompétent en matière d’image : mets la syntaxe qui te paraît la plus adaptée.
Encore Merci.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 19 janvier 2026 à 20:48 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. J'ai fait les traitements suivants :
:*découpage et passage en noir et blanc des images hormis les photos ;
:*import de toutes les images (croptool ne fonctionne qu'avec les fichiers présents sur Commons) ;
:*insertion des images sur les pages correspondante jusqu'à la page 188 comprise.
:Il reste à insérer les images des pages 301, 303, 310, 323 et 334. Préviens moi quand tu souhaiteras que je le fasse. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 janvier 2026 à 08:32 (UTC)
::Super, merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 20 janvier 2026 à 09:29 (UTC)
Bon, j’ai terminé la correction, reste les images à incorporer, Merci ! --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 janvier 2026 à 14:36 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], c'est {{fait}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 janvier 2026 à 15:01 (UTC)
::Merci ! --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 janvier 2026 à 15:07 (UTC)
==Un petit import==
bonjour, c’est par ici [https://archive.org/details/lesmammiferesdel00teil/mode/2up IA : "Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements"], et je te demanderai en plus de faire les découpages d’images mais après mes corrections, si j’exagère dis le moi. Merci pour tout. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 23 janvier 2026 à 17:56 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est {{fait}} : [[Livre:Teilhard de Chardin - Les mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements, 1921.djvu]] .
:J'ai importé les images après traitements : passage en noir et blanc pour les images intérieures et passage en niveaux de gris pour les planches hors texte de la fin. Les vignettes sont en page de discussion de la page index. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 24 janvier 2026 à 11:35 (UTC)
::Merci beaucoup --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 janvier 2026 à 16:25 (UTC)
==Fichiers à compiler==
Bonjour, Cunegonde, excuse-moi de te solliciter si souvent, Pourrais-tu stp faire un unique fichier djvu, de ceux que je t’ai listé ci-dessous, sous le titre suivant :
Corpus Christianorum Series Latina vol. 101 (extrait homélie 34 De Trinitate)
je propose ça, mais, tu connais mieux que moi les convention de titre.
*[[:File:XXXIV_De_Trinitate_1_et_2_p.387.png]]
*[[:File:XXXIV De Trinitate 2 a 4 p.388.png]]
*[[:File:XXXIV De Trinitate 4 p.389.png]]
*[[:File:XXXIV De Trinitate 4 et 5 p.390.png]]
*[[:File:XXXIV De Trinitate 5 et 6 p.391.png]]
*[[:File:XXXIV De Trinitate 6 et 7 p.392.png]]
C’est pour ce texte [[Utilisateur:REIGNIER83/Homélie de Fauste de Riez sur la Trinité (SL CI)]], je sais qu’on ne fait plus de recherche de fs, mais j’avais envie de ne pas trop faire fuir cet utilisateur, on n’a pas beaucoup de traducteur du latin sur WS.
Merci
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 janvier 2026 à 08:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C'est {{fait}} : [[Livre:Fauste de Riez - Corpus Christianorum Series Latina vol. 101 (extrait homélie 34 De Trinitate).djvu]] [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 janvier 2026 à 14:23 (UTC)
::Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 janvier 2026 à 14:31 (UTC)
:::Désolé de te déranger encore mais il manquait une page (qu’on avait oublié de mettre sur Commons) dans le livre, il faut intercaler celle-ci entre la page 4 et 5 du livre que tu as fais: [[:File:XXXIV De Trinitate 5 p.391.png]] Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 29 janvier 2026 à 16:54 (UTC)
::::Bonsoir @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] c'est fait j'ai décalé les pages 7 et 6, je te laisse gérer la page en bleu. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 29 janvier 2026 à 17:54 (UTC)
:::::::Super, Merci, et plein de bonne chose? wikisourcement vôtre {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 29 janvier 2026 à 23:49 (UTC)
==Import : Écrits du temps de la guerre==
Bonjour Cunégonde, Il faudrait m’importer ce [https://archive.org/details/ecritsdutempsdel0000teil/page/6/mode/2up?q=Écrits+du+temps+de+la+guerre livre] avec le titre suivant :
Teilhard de Chardin - Écrits du temps de la guerre (1916-1919), 1965.djvu
Je préfère garder les dates entre parenthèse, car je ne sais pas s’il y a le même genre de titre pour la seconde guerre, je n’ai rien trouvé à ce sujet, mais en tous cas, ça nous évitera, le cas échéant de renommer le fichier.
Mais avant,
*il faudra blanchir la préface, et tous ce qui n’est pas DP.
*et caviarder, si j’ai bien compris ce que dit la page 12 du fichier : '''Note de l’éditeur''', : ''Ainsi les introductions à certains essais ont été composées, selon l’usage en italique'' (mais comme je ne peux pas voir le texte je ne sais pas si ces intros sont de l’éditeur ou pas. À vérifier donc.)
*S’il y a des illustrations, je pense qu’on peut les conserver, sinon on perdra pour la compréhension du texte.
*pourrais-tu aussi vérifier la qualité de l’OCR, le dernier d’IA était vraiment mauvais, et je n’ai pas osé te redemander de le refaire.
* Par contre les notes qui indiquent la source des essais il faut les conserver.
Comme d’habitude : fais au mieux. Merci.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 2 février 2026 à 12:08 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Il est très difficile de déterminer ce qui est de l'auteur et de l'éditeur. Les courtes introductions en italique sont entremêlées de quelques mots probablement de l'éditeur suivis d'extraits de textes de l'auteur. En l'état, si cela ne pose pas de problème, je préférerais importer le livre tel quel, quitte à ce que tu évalues à la correction ce qu'il y a lieu de transclure ou non. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 février 2026 à 06:26 (UTC)
::Ok, merci, enlève la préface quand même et importe sur WS stp. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 février 2026 à 08:24 (UTC)
:::Rebonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] c’est fait : [[Livre:Teilhard de Chardin - Écrits du temps de la guerre (1916-1919), 1965.djvu]] finalement en faisant le fac-similé avec Abbyy, j'ai pu déterminer les éléments DP et les éléments sous droits d'auteur, que j'ai donc pu caviarder. L'OCR devrait être assez correct à part pour le grec. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 février 2026 à 12:41 (UTC)
::::Super, Merci. Pour le grec, c’est pas moi qui le corrige, je ne suis pas assez bon pour ça {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 février 2026 à 12:47 (UTC)
C’est encore, moi, es-tu sûr de n’avoir pas supprimé des notes de Teilhard de Chardin en bas de page qui sont normalement mentionné ainsi : ''Les notes de l’auteur figurent en bas de page suivies de la mention Note du P. Teilhard'' comme le dit la note [[Page:Teilhard de Chardin - Écrits du temps de la guerre (1916-1919), 1965.djvu/13|ici]] ? c’est juste pour vérifier. merci, et désolé encore pour tout ce dérangement. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 février 2026 à 13:59 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] J'ai fait attention et comme indiqué dans la note en question, j'ai conservé les notes indiquées comme "note du père Teilhard" et je pense n'avoir pas fait d'erreur. Mais chacun sait que l'erreur est toujours possible. Si tu veux je peux importer le f-s non caviardé pour que tu vérifies par toi-même. Tu pourra le supprimer après vérification. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 3 février 2026 à 14:28 (UTC)
::Non j’ai confiance, c’est par ce que je n’avais pas été vraiment précis dans ma formulation dans mes premiers messages, on a parler des intros, mais pas vraiment de ces notes, c’est pourquoi je me posais la question. Ne bouge pas, j’ai d’autres truc plus important à te demander bientôt, comme des illustrations, mais pour l’instant il faut que je finisse le bouquin. Et toujours merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 février 2026 à 14:32 (UTC)
==Illustrations sur [[Livre:Teilhard de Chardin - La Vision du Passé, 1957.djvu]]==
Bonsoir, comme je te le disais dans le messages précédent, il faudrait me découper et me placer les illustrations de ce livre, elles figurent dans les pages laissées en roses, il n’y en a pas dans les pages encore non chargées (au cas où je n’ai pas fini m’a relecture). Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 3 février 2026 à 18:00 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. C'est fait [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 février 2026 à 07:30 (UTC)
::Merci, mais tu as oublié celle là [[Page:Teilhard de Chardin - La Vision du Passé, 1957.djvu/271]] {{clin}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 février 2026 à 12:58 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] c'est fait. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 février 2026 à 13:08 (UTC)
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 4 février 2026 à 13:08 (UTC)
==Illustrations du livre [[Livre:Teilhard de Chardin - Le Milieu divin, 1957.djvu]]==
Bonjour, ne faire que les pages en rose (il y a en page grise qui vont être supprimées car non DP) par Acélan, et si tu trouvais une solution pour mieux présenter les légende et citation, ce serait super. Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 février 2026 à 11:13 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] c'est {{fait}}. Les légendes dans les images sont difficiles à mettre en place avec les modèles existants car les paramètres sont insuffisants, notamment sur l'alignement. Les paramètres du modèle prennent le dessus sur les styles que tu essaies d'inclure soit en css soit avec le modèle style. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 février 2026 à 14:33 (UTC)
::Merci, pour les légende, je vais laissé comme ça. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 février 2026 à 19:12 (UTC)
==Import : Genèse d’une pensée==
Bonjour, comme je suis en train de terminer le précédent, on continue dans notre lancée, donc voudrais-tu stp faire l’import suivant sur WS et pas sur Commons:
C’est ici [https://archive.org/details/genesedunepensee0000teil/page/n423/mode/2up?q=%22Genèse+d’une+pensée%22 IA]
Avec pour titre :
Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu
Comme pour le précédent
*je préfère garder les dates dans le fichier.
*blanchir et/ou caviarder tout ce qui n’est pas DP, présentation, introduction et si elles existent notes en fin de page ou en fin de chapitre ou en fin de volume (sauf si elle sont de Teilhard lui même.
*Vérifier l’OCR
Et peux tu, stp, me découper cette image : [[Page:Teilhard_de_Chardin_-_Écrits_du_temps_de_la_guerre_(1916-1919),_1965.djvu/15]]
Et toujours merci pour ton dévouement et… ta patience à mon égard.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 février 2026 à 17:06 (UTC)
:Bonsoir @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Pour la page autographe c'est fait. Pour les imports un peu de sainteté philosophico-scientifique me change de mes travaux habituels, donc cela ne me gêne pas du tout. Pour La génèse d'une pensée, je vois ça demain. Apparemment, je vais devoir refaire l'OCR, cela prendra un peu de temps, je te pinguerai. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 9 février 2026 à 17:35 (UTC)
:: je te remercie beaucoup, prends le temps nécessaire. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 février 2026 à 17:37 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Après la page 288 (djvu 300) se trouve un portrait de Teilhard de Chardin dont la légende à la page suivante indique "Dernier portrait de Teilhard de Chardin. Il me semble l'avoir déjà vu, et qu'il ne serait pas DP. Peux-tu me confirmer son statut si du le reconnais : https://archive.org/details/genesedunepensee0000teil/page/n300/mode/1up ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 février 2026 à 12:27 (UTC)
::::Il me semble que c’est la même photo que celle-ci (mais cette dernière est plus nette) : [[:File:TeilhardP 1955a.jpg]], si c’est bien le cas il y a une autorisation donnée par les Archives des jésuites de France --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 février 2026 à 12:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Ok, je ne caviarde pas et j'importe l'image, mais je ne suis pas certain qu'elle soit meilleure. Ce n'est pas grave tu pourras comparer et choisir. J'importe tout ça dans l'après-midi. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 février 2026 à 12:36 (UTC)
::::::Ok --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 février 2026 à 12:37 (UTC)
j’en rajoute, pourras tu m’indiquer, même si on ne les verra pas, le numéro de la page de début de la "présentation", et celui de la page de début de l’"introduction", pour compléter la Tdm, en mettant à coté un petit logo ©, merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 février 2026 à 12:39 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est fait : [[Livre:Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu]]. Ocr fait avec Abbyy-Finereader pré-corrigé des principales scanilles. J'ai importé les images et regroupé les deux parties de l'image de l'itinéraire en une seule image [[Page:Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu/160|ici]] (ce n'est pas parfait il en manque un peu du côté d’Esne et de Verdun) mais l'image était rognée à la jointure des pages. Avant propos, p. 9 ([[Page:Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu/11|djvu 11]]) ; j'ai laissé les états de service p. NP ([[Page:Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu/34|djvu 34]]) qui ne semblaient pas poser de problèmes de droits. La présentation intitulée La guerre commence à la page suivante p 33 ([[Page:Teilhard de Chardin - Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919), 1961.djvu/35|djvu 35]]) [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 février 2026 à 14:07 (UTC)
::Vraiment du beau travail merci beaucoup. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 février 2026 à 14:11 (UTC)
==Import : Science et Christ==
Bonjour, comme je travail toujours sur 2 textes à la fois et que je demande aussi à Acélan de me faire des imports, mais qu’il ne sera pas là pendant une certaines période, peux tu, stp m’importer :
Celui-ci [https://archive.org/details/scienceofchrist0000unse/page/30/mode/2up?q=%22Science+et+Christ%22 IA]
Avec pour titre :
Teilhard de Chardin - Science et Christ, 1965.djvu
Consignes :
*Garder toutes les notes qu’elle soit de Teilhard ou l’éditeur,
*Blanchir et/ou on caviarder l’intro, ou autres présentations, le cas échéant. mais tu me dira sur quelles pages du livre elle commence, ainsi que le nom de les auteurs de ces textes.
*Supprimer les photo qui sont attribuées à un photographe, garder les autres. me placer celle que l’on garde à la bonne page
*Vérifier l’OCR
Désolé de te donner des consignes un peu abrupte, mais j’ai peur de ne pas être très clair autrement.
… et toujours Merci.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 13 février 2026 à 12:49 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Pas de problème pour les consignes claires. Par contre cela devra attendre demain ou après demain car je suis occupé en ce moment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 février 2026 à 13:14 (UTC)
Tu sais bien que je ne suis jamais très pressé, c’est pourquoi je demande assez tôt. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 13 février 2026 à 13:16 (UTC)
:Bonsoir @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est fait. S'il y en a d'autre cela devra attendre un peu, il faut que je m'occupe des livres à rattacher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 février 2026 à 17:44 (UTC)
::Pas de soucis, j’ai vu que tu avais trouvé des Momas; bravo ! --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 février 2026 à 17:58 (UTC)
::Pardon, j’ai oublié de te dire merci. {{sourire}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 15 février 2026 à 18:10 (UTC)
==Import : 2 livres==
Bonjour
déjà, ça ne presse pas, je n’ai pas fini les derniers ouvrages que tu as importés d’une part, et d’autres part je ne veux pas interférer sur ton travail du moment --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 février 2026 à 22:32 (UTC)
===Lettres de voyages (1923-1955)===
C’est ici [https://archive.org/details/lettresdevoyage10000teil IA] il y a d’autre fichier sur IA, peut-être les autres sont meilleurs [https://archive.org/search?query=%22lettres+de+voyage%22 IA] {{Rouge|Attention}} ne pas confondre avec '''Nouvelles Lettres de voyage'''.
Avec pour titre :
Teilhard de Chardin - Lettres de voyages (1923-1955), 1956.djvu
Consignes :
*je préfère garder les dates dans le fichier.
*blanchir et/ou caviarder tout ce qui n’est pas DP, présentation, introduction et si elles existent notes en fin de page ou en fin de chapitre ou en fin de volume — {{rouge|'''sauf''' si elle sont de Teilhard lui même. et ''sauf'' si elles indiquent un nom complet qui est simplement indiquer par des initiales dans le texte (ex : M. V. pour Monsieur Verdier); '''sauf''' si elles citent une oeuvre de teilhard)}}.
**Si c’est trop compliqué, importe le livre en entier sous un titre fantaisiste sur WS, et je te dirais les notes qu’il faut garder, je supprimerai le fichier après. mets-le en format : '''Livre:''' sinon ça va être difficile à lire pour moi
**Si intro, préface, notice, indique moi le numéro de page ou elle commence, et le nom du rédacteur pour que je puisse établir la TdM
*'''Supprimer''' les photo qui sont attribuées à un photographe, '''garder''' les autres. me placer celle que l’on garde à la bonne page
*Vérifier l’OCR.
===Comment je crois===
C’est ici [https://archive.org/details/commentjecrois00teil/mode/2up?q=%22comment+je+crois%22 IA]
Avec pour titre :
Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu
Consignes :
*Garder toutes les notes qu’elle soit de Teilhard ou l’éditeur,
*Blanchir et/ou on caviarder l’intro, ou autres présentations, le cas échéant. mais tu me dira sur quelles pages du livre elle commence, ainsi que le nom des auteurs de ces textes.
*'''Supprimer''' les photo qui sont attribuées à un photographe, '''garder''' les autres. me placer celle que l’on garde à la bonne page
*Vérifier l’OCR
Quand tu veux, quand tu peux, et merci de contribuer à mon projet personnel. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 18 février 2026 à 22:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] La première version de [[Livre:Teilhard de Chardin - Lettres de voyages (1923-1955), 1956.djvu]] est prête. Tu peux récupérer le f-s et m'indiquer ce qu'il y a à caviarder en dehors de l'avant-propos qui est évident. Je réimporterai le livre ensuite après modifications. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 février 2026 à 05:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Même chose que pour le précédent : [[Livre:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu]]. Indique moi ce que je dois caviarder et je remplacerai le fichier actuel par le fichier caviardé. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 février 2026 à 07:54 (UTC)
::::Bonjour Cunegonde
::::J’ai commencé par le plus facile : pour '''Comment je crois'''
::::* Caviarder [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/15]] (sauf le titre: ''Avant propos'') '''à''' [[Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/20]] (gardé le nom du signataire) '''inclus'''
::::* placer les images suivantes :
::::** planche : [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/35]]
::::** 1 fig. : [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/69]]
::::** 1 fig. : [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/70]]
::::** 1 fig. : [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/158]]
::::** 2 fig. : [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/227]]
::::Maintenant je vais regarder les lettres. merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 20 février 2026 à 08:51 (UTC)
Pour [[Livre:Teilhard de Chardin - Lettres de voyages (1923-1955), 1956.djvu]], j’ai bien fait de regarder le fichier, dans l’état ce n’est pas intéressant, car, il y a des résumés non DP de Claude Arragonès (morte en 1959) au milieu des lettres et ce pratiquement sur chaque page. Et si on caviarde ces résumés, la compréhension des propos tenu dans la lettre est impossible. Donc on supprime le fichier, et on attendra 2029 pour voir si on fait quelques chose de ce texte. et si j’en aurai le courage. Merci. Je te laisse supprimé le fichier. Désolé de t’avoir donner du travail inutile.--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 20 février 2026 à 09:54 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C’est fait, j'ai importé le fichier caviardé, et les images. Je n'avais pas vu qu'il y avait une tdm. En plus sur la mienne que j'ai laissé provisoirement si elle peut te servir, il y a un problème sur les numéros de pages indiquées et il manque un chapitre : Ce que le Monde attend de l’Église de Dieu. Bon courage pour la correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 février 2026 à 11:12 (UTC)
::Merci beaucoup, même la tdm provisoire va m’aider, j’ai toujours un peu de mal à les faire donc là j’ai déjà une bonne base. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 20 février 2026 à 11:15 (UTC)
==Image oubliée==
j’ai oublié de te signaler cette figure en fin de page [[Page:Teilhard de Chardin - Comment je crois, 1969.djvu/71]], à découper et à placer. Désolé, Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 février 2026 à 11:26 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], désolé pour l'oubli. C'est réparé. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 24 février 2026 à 11:58 (UTC)
::merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 février 2026 à 12:06 (UTC)
==Le Cœur de la Matière==
Bonjour,
On va faire comme pour les précédents, tu importes tout, je vérifie bien ce qui est DP ou pas, je te donnerai les liens des pages à supprimer, et tu referas (si tu le veux bien) le fichier
C’est ici : [https://archive.org/details/lecoeurdelamatie0000teil/mode/2up?q=sommaire IA]
à importer sous le titre:
[[Livre:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]]
Merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 26 février 2026 à 15:09 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] J’ai préparé un brouillon [[:Fichier:Teilhard de Chardin - Le Cœur de la Matière, 1976.djvu]] je verrai demain pour la suite. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 février 2026 à 17:55 (UTC)
::Ok merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 26 février 2026 à 17:56 (UTC)
:::Bon j’ai vérifié le fichier, il y seulement l’avant propos à blanchir ou à caviarder, mais laisser le titre et le nom du signataire. Sinon, vu la quantité de pages d’index et de bibliographie (ça va être un sacré boulot), merci de vérifier l’OCR. Je n’ai pas vu de photo ni de gravure. Merci en tout cas.
:::Je risque de t’en demander un autre en parallèle, car les index, c’est pas toujours plaisant à corriger.
:::--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 12:40 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] C'est fait. Je me souviens des index de l'histoire de l'affaire Dreyfus, des Origines de la France contemporaine et de la bibliographie de l'Enfer de la bibliothèque nationale avec des liens de l'index vers les pages concernées, c'était pas de la tarte. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 27 février 2026 à 13:32 (UTC)
Merci beaucoup --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 27 février 2026 à 13:33 (UTC)
==Date 3M pages corrigées==
Bonjour,<br/>
Il y a 9 mois, tu te désolais que la millionième page validée sur wikisource soit [[Page:Perceau - La Redoute des contrepèteries, 1992.djvu/44|cette page]] provenant de ''[[La Redoute des contrepèteries]]'' par [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]].<br/>
Pour que le prochain palier ne pose pas le même désagrément, voici le compteur pour la '''3 millionième page corrigée''' et sa date approximative de réalisation:
{|class="wikitable" style="margin:0 1em 0 0"
! colspan=2 style="font-size:125%;"| Pages
|-
! style="background-color:white;"|Catégorie !! style="background-color:white;"|Nombre
|-class="quality3"
|[[:Category:Page corrigée|Pages corrigées (non validées)]]
|{{ts|ar}}|{{PAGESINCATEGORY: Page corrigée}}
|-class="quality4"
|[[:Category:Page validée|Pages validées]]
|{{ts|ar}}|{{PAGESINCATEGORY: Page validée}}
|-
|[[:Category:Page corrigée|Pages corrigées]] et [[:Category:Page validée|validées]]
|{{ts|ar}}|{{formatnum:{{#expr: {{PAGESINCATEGORY:Page corrigée|R}} + {{PAGESINCATEGORY:Page validée|R}}}}}}
|-
|Restant pour 3 M corrigées
|{{ts|ar}}|{{formatnum:{{#expr: 3000000 - {{PAGESINCATEGORY:Page corrigée|R}} - {{PAGESINCATEGORY:Page validée|R}}}}}}
|-
|colspan="2"|'''Date 3M''' ► [{{#time:d F Y|+ {{#expr: trunc({{#expr: 3000000 - {{PAGESINCATEGORY:Page corrigée|R}} - {{PAGESINCATEGORY:Page validée|R}}}} / 460)}} days|fr}} — '''{{#time:d F Y|+ {{#expr: trunc({{#expr: 3000000 - {{PAGESINCATEGORY:Page corrigée|R}} - {{PAGESINCATEGORY:Page validée|R}}}} / 420)}} days|fr}}''' — {{#time:d F Y|+ {{#expr: trunc({{#expr: 3000000 - {{PAGESINCATEGORY:Page corrigée|R}} - {{PAGESINCATEGORY:Page validée|R}}}} / 380)}} days|fr}}]
|}
{{clear}}
La fenêtre de date pour cette page 3M devrait s'affiner au fur et à mesure que l'on s'en approche.<br/>
Cordialement. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 1 mars 2026 à 14:17 (UTC).
:{{Merci}} @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] Bon je me désolais... En rigolant ! Je vais surveiller cette statistique, on ne sait jamais. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mars 2026 à 14:23 (UTC)
:: C'est vraisemblablement prévu pour mardi, voire lundi soir. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 25 avril 2026 à 19:26 (UTC).
:::Merci @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] pour l'information. En ce moment je suis en phase d'imports/corrections assez massive. Je vais surveiller le compteur et me mettrai en pause le moment voulu. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 avril 2026 à 03:50 (UTC)
::::On y est presque: moins de 45 pages restantes (il faut purger la page pour que les vrais chiffres du tableau soient actualisés correctement). J'ai une trentaine de pages prêtes à passer en jaune (sur ''Rachilde — L'Amazone rouge''). Je vais tenter ma chance :-> — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 29 avril 2026 à 17:09 (UTC).
:::::La page 3M est [[Page:Rachilde - L’Amazone rouge, 1931.djvu/53]]. Je mettrai une annonce dans le scriptorium ce soir. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 29 avril 2026 à 17:52 (UTC).
==La Place de l’homme dans la nature : le groupe zoologique humain==
Bonjour, j’ai tellement peur d’oublier des infos, que j’oublie les simples de règles de politesse, désolé :( --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:49 (UTC)
c’est par ici : [https://archive.org/details/pierreteilhardde0008unse/page/16/mode/2up?q=table IA]
importe le fichier sous le titre (que j’ai raccourci car sinon je vais avoir des liens trop long dans mes index):
Teilhard de Chardin - La Place de l’homme dans la nature, 1956.djvu
Comme précédemment, une fois importer je te dirais ce qu’il faut caviarder et s’il y a des images à importer.
Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:47 (UTC)
:@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Le scan est incomplet, il s'arrête en bas de la p. 173 (djvu 177) et la note de bas de page est interrompue en cours de phrase. J'ignore combien de page sont manquantes cf. https://archive.org/details/pierreteilhardde0008unse/page/172/mode/2up?q=table. J'importe quand même ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mars 2026 à 13:37 (UTC)
::Toutes les notices de catalogue que je trouve indique 173 pages comme ici [https://bibliotheques.paris.fr/2024/doc/SYRACUSE/658748/la-place-de-l-homme-dans-la-nature-le-groupe-zoologique-humain bibliotheques.paris.fr], donc je pense que c’est bon, et qu’il manque simplement un point à la fin de la note.
::--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 19:23 (UTC)
(ps: j’ai ouvert aussi une autre section ci-dessous)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], c'est fait : [[Livre:Teilhard de Chardin - La Place de l’homme dans la nature, 1956.djvu]]. J'ai caviardé uniquement la préface, dis-moi s'il y a d'autres éléments à caviarder. J'ai également importé les images (tu peux voir un aperçu en pdd de la page d'index), je les insérerai dans le livre quand ce sera la version définitive. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 8 mars 2026 à 05:13 (UTC)
::::Il n’y a rien d’autre à caviarder, merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 8 mars 2026 à 08:35 (UTC)
==Les Directions de l’avenir==
C’est le tome 12 des œuvres de Theilard de Chardin, mais malheureusement je ne le trouve pas, est-ce que tu pourrais faire une recherche de fac-similé parmi les ressources dont tu disposes. Merci. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 11:47 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] Je m'occupe de La Place de l'homme, mais pour Les Directions de l'avenir, pas moyen, il ne semble pas être sur IA et les autres ressortissent du droit américain donc pas DP pendant 95 ans après publication. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mars 2026 à 12:58 (UTC)
::Ok merci pour la recherche. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 7 mars 2026 à 13:08 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]] As-tu vu le problème pour La Place de l'homme ci-dessus ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mars 2026 à 13:55 (UTC)
==L’Activation de l’Énergie==
Bonjour, voici le suivant : qui se trouve ici :
[https://archive.org/details/pierreteilhardde0007unse/mode/2up?q=%22L’Activation+de+l’énergie%22 IA]
à importer sous le titre
Teilhard de Chardin - L’Activation de l’Énergie, 1963.djvu
je vérifierais comme d’hab, s’il y a des trucs à caviarder. Peux-tu comme à chaque fois vérifier l’OCR. merci.
--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 mars 2026 à 11:16 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. OK, je m'en occupe demain. Sinon, je ne sais pas si tu as vu sur la source du livre que tu m'as demandé la liste suivante : https://archive.org/details/marygrovecollege?tab=collection&query=teilhard&and%5B%5D=language%3A%22French%22
* [[Science et Christ]] {{fait}}
* [[Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)]] {{fait}}
* [[Comment je crois/Le Christ évoluteur|Le Christ èvoluteur]] {{fait}} Contenu dans [[Comment je crois]]
* La Parole attendue. Inédits, témoignages et travaux de l'Association {{vert|on regardera plus tard, il y a aussi 8 cahiers Teilhard édités par la même Association, mais qui contiennent surtout des extraits et des commentaires}}
* [[La Vision du Passé|Oeuvres. 3, La vision du passé]] {{fait}}
* Construire la terre : extraits d'oeuvres inédites = Building the earth = Die Erde aufbauen {{vert|on regardera quand j’aurais terminé la corrections des œuvres éditées au Seuil, ces dernières ont exploitées Theilhard à fond, outre les 13 volumes, ils ont fais des versions allégées contenant les textes les plus représentatif (beaucoup moins chère à l’achat)}}
* [[Écrits du temps de la guerre (1916-1919)]] {{fait}} Exemplaire des éditions Grasset
* La messe sur le monde {{fait}} 2x dans [[Hymne de l’Univers]] et dans [[Le Cœur de la Matière]]
* L'Avenir de l'homme {{vert|oui celui-là il faudra l’importer}}
* [[Le Milieu divin]] : essai de vie intérieure {{fait}}
* Lettres de voyage (1923-1955) {{rouge|tu l’avais importé mais on l’a supprimé à cause des résumés de lettres qui ne sont pas DP, et que si on supprime ces résumés on ne comprends plus rien aux propos de la lettre}}
* Panthéisme, action, oméga chez Teilhard de Chardin {{rouge|c’est un livre '''{{sc|sur}}''' Teilhard et pas '''{{sc|de}}''' Teilhard. Non DP}}
* L'activation de l'énergie {{vert|c’est le livre que je t’ai demandé d’importé dans cette section}}
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 mars 2026 à 12:14 (UTC)
::J’ai mis des annotations sur la liste ci-dessus, il y a beaucoup de redite d’un titre à un autre. par contre j’ai un problèmes pour les "Écrits du temps de la guerre" dont nous avons l’édition Grasset [[Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|ici]] , mais je ne trouve pas le fac-similé avec le même titre des éditions du Seuil, or les index du tome XIII : [[Le Cœur de la Matière]] ne font références qu’à l’édition Seuil, surtout pour le dernier index ou j’ai des numéros de pages (et qui bien évidemment, ne correspondent pas à l’édition Grasset). Merci pour toutes ces infos, il y avait des titres que je n’avais pas encore rencontrés.
::--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 mars 2026 à 12:56 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]]. C'est prêt : [[Livre:Teilhard de Chardin - L’Activation de l’Énergie, 1963.djvu]]. J'ai importé et placé les images (sauf oubli éventuel). Sur cette série, le scan utilisé par le numérisateur a une tache sur la vitre qui marque le haut des pages paires cf. [https://archive.org/details/pierreteilhardde0007unse/page/8/mode/2up?q=8 ici], cette tache était présente sur certains des précédents exemplaires. Il faut compter 2 ou 3 heures pour toutes les effacer, j'ai eu la flemme pour celui-ci qui fait 450 pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mars 2026 à 09:29 (UTC)
Super, Merci, pour ce genre de tache, ne t’échine pas avec ça, du moment que le texte est lisible ça me va. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 11 mars 2026 à 13:27 (UTC)
== FS sur HathiTrust ==
Bonjour,
As-tu la possibilité de récupérer des FS sur HathiTrust ? J'ai trouvé un livre [https://catalog.hathitrust.org/Record/102971712?type%5B%5D=author&lookfor%5B%5D=istrati&bool%5B%5D=AND&type%5B%5D=title&lookfor%5B%5D=codine&ft=ft&adv=1 ici], mais je n'ai pas de compte. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mars 2026 à 21:29 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Je l'ai trouvé sur Google, mais c'est la 7e édition et non la 17e sur HT. J'importe ? Si tu veux vraiment la 17e éd. c'est possible, mais ce sera plus long car je devrai télécharger le livre page par page (l'outil hathi download helper ne fonctionne plus), et non le pdf entier comme avec google. Sinon je ne sais pas trop comment le nommer : <code>Istrati - Enfance d’Adrien Zograffi, Codine, 1926</code> ou <code>Istrati - Codine, 1926</code> ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mars 2026 à 05:24 (UTC)
::La 7e édition me conviendra bien, merci beaucoup. J'ai cru avoir bien cherché sur Google... Istrati - Codine, 1926, c'est parfait. Un grand merci à toi ! [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 15 mars 2026 à 07:16 (UTC)
:::Rebonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] C'est prêt : [[Livre:Istrati - Codine, 1926.djvu]]. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mars 2026 à 07:40 (UTC)
::::{{merci}} mille fois ! [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 15 mars 2026 à 09:48 (UTC)
Comme toujours, non seulement tu trouves des FS que je ne trouve pas, mais en plus, la qualité est super. Je vais avoir assez vite fini ''Codine'', et comme Istrati est un auteur que j’aime beaucoup, si tu pouvais m’en trouver d’autres, ça serait top. Il manque actuellement au moins :
* Récits d’Adrien Zograffi :
** Présentation des Haïdoucs
** Domnitza de Snagov (parfois, les deux sont regroupés sous le titre ''Les Haïdoucs'')
* La jeunesse / l’adolescence / ou la vie d’Adrien Zograffi
** Mikhaïl
** Méditerranée (Lever du soleil / Coucher du soleil)
*Autres
**Isaac, le tresseur de fil de fer
**La Famille Perlmutter
J’ai beau chercher, je ne trouve rien, nulle part. Et mes éditions papier ne pourraient être scannées qu’à condition de les démonter entièrement… --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 mars 2026 à 17:09 (UTC)
:Bonsoir @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'en ai trouvé quelques uns en vrac je n'ai pas vérifié leur qualité et complétude. Ils sont accessibles en téléchargement sur google US :
:*Les récits d'Adrien Zograffi: Kyra Kyralina. 1930 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi_Kyra_Kyral/MmcmVrmn_CYC?hl=fr&gbpv=0
:*Les chardons du Baragan, 1928 : https://www.google.com/books/edition/Les_chardons_du_Baragan/SpIoAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*La famille Perlmutter, 1927 : https://www.google.com/books/edition/La_famille_Perlmutter/zwywE1ye07oC?hl=fr&gbpv=0
:*Vers l'autre flamme, 1929 : https://www.google.com/books/edition/Vers_l_autre_flamme/ATefGO4fYwoC?hl=fr&gbpv=0&bsq=inauthor:"Panait%20Istrati"
:*Vers l'autre flamme après seize mois dans l'U.R.S.S. Volume 2, 1929 : https://www.google.com/books/edition/Vers_l_autre_flamme_après_seize_mois_da/R8PWuboIGoEC?hl=fr&gbpv=0
:*Le pêcheur d'éponges, 1930 : https://www.google.com/books/edition/Le_pêcheur_d_éponges/OC4tAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*Les récits d'Adrien Zograffi: Oncle Anghel. 1924 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi_Oncle_Angh/jjRAeEzZ-HgC?hl=fr&gbpv=0
:*Mikhaïl, 1927 : https://www.google.com/books/edition/Mikhaïl/HmNRDvtoEGkC?hl=fr&gbpv=0
:*Domnitza de Snagov, 1926 : https://www.google.com/books/edition/Domnitza_de_Snagov/Piw5AQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*Les récits d'Adrien Zograffi: Les Haïdoucs. ptie. 1: Présentation des Haïdoucs. 1930. ptie. 2: Domnitza de Snagov. 1926 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi_Les_Haïdo/dh0KjgN4gPwC?hl=fr&gbpv=0
:*Soviets, 1929 Vers l'autre flamme : https://www.google.com/books/edition/Soviets_1929/OYQ1AQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*Présentation des Haïdoucs, 1925 : https://www.google.com/books/edition/Présentation_des_Haïdoucs/trtEAAAAIAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*Les récits d'Adrien Zograffi ... Volume 3, 1925 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi/V04tAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=0
:*Nerrantsoula le refrain de la fosse, 1927 : https://www.google.com/books/edition/Nerrantsoula/Kru5lWNJOhIC?hl=fr&gbpv=0
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mars 2026 à 17:39 (UTC)
::J’ai beau avoir téléchargé Opéra sur tes conseils, je n’arrive à rien avec le VPN…
::Pourrais-tu me télécharger les ouvrages suivants, et le les communiquer via wetransfer ou autre ? tu es très sollicité, et je suis autonome sur toutes les étapes, excepté la première. J’aimerais bien les ouvrages suivants, dans ce que tu as trouvé :
::*La famille Perlmutter, 1927 : https://www.google.com/books/edition/La_famille_Perlmutter/zwywE1ye07oC?hl=fr&gbpv=0
::*Mikhaïl, 1927 : https://www.google.com/books/edition/Mikhaïl/HmNRDvtoEGkC?hl=fr&gbpv=0
::*Domnitza de Snagov, 1926 : https://www.google.com/books/edition/Domnitza_de_Snagov/Piw5AQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=0
::*Présentation des Haïdoucs, 1925 : https://www.google.com/books/edition/Présentation_des_Haïdoucs/trtEAAAAIAAJ?hl=fr&gbpv=0
::*Nerrantsoula le refrain de la fosse, 1927 : https://www.google.com/books/edition/Nerrantsoula/Kru5lWNJOhIC?hl=fr&gbpv=0
::--[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 mars 2026 à 17:52 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Pas de problème pour les télécharger, mais je ne connais pas wetransfer et les trucs de ce genre. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mars 2026 à 18:22 (UTC)
::::Je regarde ça de plus près et je vois comment on peut procéder. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 mars 2026 à 18:30 (UTC)
:::::Apparemment, si tu passes par [https://www.transfernow.net/fr ce lien], c'est sans inscription, et il suffit que tu me donnes un lien de partage. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 mars 2026 à 21:35 (UTC)
::::::Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] J'ai récupéré les fichiers, vérifié leur complétude (l'un d'eux avait deux pages en doublon) et uploadé sur le site que tu m'as communiqué : https://www.transfernow.net/dl/20260317wkLvvzo1. Indique moi si c'est OK. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mars 2026 à 05:15 (UTC)
:::::::C'est parfait, {{merci}} beaucoup ! [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 17 mars 2026 à 07:40 (UTC)
::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'ai trouvé Isaac, le tresseur de fil de fer, éd. 1927, sur {{HT|mdp-39015030361268}}. Le lien : https://www.transfernow.net/dl/20260318Z80Vvq5V. Les illustrations de André Dignimont (1891-1965), sont non DP. Pour les hors texte pas de problème il suffit de les supprimer, mais il faut aussi caviarder la couverture. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mars 2026 à 05:34 (UTC)
:::::::::{{merci}} ! je vais faire ça. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 mars 2026 à 07:00 (UTC)
::::::::::J'ai importé le FS, mais en complétant le pagelist, j'ai vu qu'il manquait la page 82. Est-elle disponible sur HathiTrust, ou faudra-t-il trouver ce texte ailleurs ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 19 mars 2026 à 21:47 (UTC)
:::Finalement, je voudrais bien aussi
:::*Les récits d'Adrien Zograffi: Oncle Anghel. 1924 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi_Oncle_Angh/jjRAeEzZ-HgC?hl=fr&gbpv=0
:::On a déjà [[Oncle Anghel]], mais c’est un court texte, je pense que l’ouvrage que tu as trouvé est un recueil qui comprend d’autres textes. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 19 mars 2026 à 21:24 (UTC)
== Méditations d'Estienne Durand ==
Bonjour,
Sauf erreur de ma part, [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]] et [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1907.djvu]] correspondent en fait au même fac-similé. J'ai reporté dans le second ce qu'il y avait dans le premier (sur Wikisource), je crois donc qu'il n'est plus utilisé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mars 2026 à 05:25 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Si je comprends bien, tu souhaites que je supprime [[Livre:Durand - Méditations de E. D., 1906.djvu]], et que je demande également sa suppression sur Commons ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 mars 2026 à 06:11 (UTC)
::Oui, si tu es bien d'accord qu'il s'agit d'un doublon. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mars 2026 à 06:41 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Effectivement c'est un doublon : c'est le même exemplaire de la BNF la date de 1906 dans le titre du premier est erronée, elle ne correspond pas à la page grand-titre, en outre le numéro d'inventaire est le même et le nombre de pages identiques. Je supprime, et demande la suppression sur Commons. Je ne comprends pas comment j'ai pu importer les deux à quelques mois d'intervalle, il faut que je sois plus vigilant sur les demandes d'import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 mars 2026 à 06:50 (UTC)
::::Merci ! Avec tout ce que tu fais, cela peut arriver, aucune importance ! [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mars 2026 à 09:12 (UTC)
== You may be an eligible candidate for the U4C election ==
<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Greetings,
The [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Universal Code of Conduct Coordinating Committee (U4C)]] seeks candidates for the 2026 election. The U4C is the global committee responsible for overseeing enforcement of the [[foundation:Special:MyLanguage/Policy:Universal Code of Conduct|Universal Code of Conduct]]. Elections are held annually, if elected a committee member serves for two years.
This year the U4C requires candidates to hold administrator rights on at least one wiki, which is why you are being contacted as you appear to hold this right. There are other requirements, such as candidates must be at least 18 years old and may not be employed by the Wikimedia Foundation or other related chapters and affiliates. You can find more information in the [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026#Call_for_Candidates|call for candidates on Meta-wiki]]. Additionally, the committee's working language is English; some ability to communicate in English is required.
The election opens on 18 May, if you are eligible and interested you have until 10 May to submit your candidacy. There will week between for candidates to answer questions from the community. Voting takes place privately in [[m:Special:MyLanguage/SecurePoll|SecurePoll]], successful candidates must receive at least 60% support. More information is available on [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|the 2026 Elections page]], including timelines and other candidacy information. If you read over the material and consider yourself qualified, please consider submitting your name to run for the committee. If you think someone else in your community might be interested and qualified, please encourage them to run.
In partnership with the U4C -- [[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User_talk:Keegan (WMF)|talk]]) 28 avril 2026 à 18:33 (UTC) </div>
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Keegan_(WMF)/test&oldid=30471754 -->
== Istrati encore ==
Bonjour,
J'ai fini les volumes que tu m'avais procurés (merci encore), sauf :
* La Famille Perlmutter : il y a un co-auteur mort en 1966, donc il va falloir patienter quelques années encore...
* Isaac, le tresseur de fil de fer que tu avais trouvé sur {{HT|mdp-39015030361268}} : j'ai importé le FS, mais en complétant le pagelist, j'ai vu qu'il manquait la page 82. Est-elle disponible sur HathiTrust, ou faudra-t-il trouver ce texte ailleurs ?
Par ailleurs, je voudrais bien aussi
*Les récits d'Adrien Zograffi: Oncle Anghel. 1924 : https://www.google.com/books/edition/Les_récits_d_Adrien_Zograffi_Oncle_Angh/jjRAeEzZ-HgC?hl=fr&gbpv=0
On a déjà [[Oncle Anghel]], mais c’est un court texte, je pense que l’ouvrage que tu as trouvé est un recueil qui comprend d’autres textes. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 3 mai 2026 à 19:49 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] tu trouveras dans le lien ci-joint https://www.transfernow.net/dl/20260504nVsHJ2eQ
:*Isaac réparé (c'est la page 80 juste avant la gravure qui était manquante), je l'ai trouvée sur {{HT|mdp.39015030361268}}
:*Oncle Anghel, qui comprend également ''Cosma'', source : {{HT|uc1.$b311875}}.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 06:19 (UTC)
::{{merci}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 mai 2026 à 07:47 (UTC)
== Charles Devereux ==
Bonjour ,
Je suis tombé par hasard sur ''[[La Vénus indienne ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan]]'', que j'ai corrigé.
J'y ai vu un canular de G. Apollinaire.
Dans l'introduction, il fait une référence bibliographique de l'auteur qui m'a bien fait rire avec sa foule de détails : printed at Carnopolis (Ville de la chair !), mais imprimé en France en 1898.
Comme disait l'autre, pour faire vrai, mettez des détails.
Je découvre ensuite qu'il y a bien une entrée auteur pour Charles Devereux. Et je trouve des références à cet auteur et à son ouvrage, mais curieusement, rien avant 1921.
Le meilleur est dans Wikipedia anglais ([[https://en.wikipedia.org/wiki/Venus_in_India]]) (On ne retrouve nulle part ailleurs cet ouvrage, que dans des références récentes !)
J'ai l'impression qu'on est là dans une boucle temporelle à la "Pendule de Foucauld" d'Eco. (une blague se retrouve recréer un fait), et je suis étonné que cette hypothèse ne se retrouve nulle part, et qu'on a pris pour argent comptant l'existence de Charles Dereveux. Est-ce que je me trompe ? [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 7 mai 2026 à 08:40 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]], et merci pour avoir travaillé sur ce livre bien curieux (comme la bibliothèque qui l'a éditée et qu'animait G. A.).
:Effectivement si je me souviens bien, il s'agirait d'une traduction de l'anglais d'un livre qui pourrait en fait avoir été originellement écrit en français par G. A.
:J'importerai prochainement une autre version du même ouvrage, mais plus "libre" que l'édition de la bibliothèque des curieux. Celle mentionnée en {{3e}} position dans la bibliographie de Wikipedia
:Il s'agit de : « (Venus in India.) Vénus dans l'Inde, ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan. Par le capt. C. Devereux (sic), de l’Etat-Major. Première traduction complète en français par un Paria de Pondichéry. A Bombay (Paris): Imprimerie des Bibliophiles (Briffaut?), 1914 », qui serait la première version publiée par G. A.
:Connaissant un peu G. A., on ne peut s'étonner qu'il se soit livré à un canular, comme d'ailleurs ses compères de l'Enfer de la BNF, Perceau et Fleuret chacun à leur manière.
:*Pia, p. 778, ne remet pas en cause l’attribution à Devereux.
:*Alexandrian, p. 240 ne remet pas en cause l'attribution à Devereux
:*Kerney indique dans sa notice : Devereux (pseudo)
:*Pauvert dans sa notice pour l'édition Terrain vague de 1992 remet en cause l'attribution et donne des "éclairages/obscurcissement" sur cet ouvrage.
:J'ai copié la note de Pauvert dans la [[Discussion:La Vénus indienne ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan|page de discussion]] du livre. Je la supprimerai en fin de semaine.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mai 2026 à 10:02 (UTC)
::Merci, quelle réactivité et quelle culture du sujet ! La note de Pauvert est passionnante.
::Je serai ravi de corriger la prochaine version. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 7 mai 2026 à 12:38 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fortelle65" /></noinclude><section begin="Ernesti"/>à Leipsick, né en 1733, m. en 1801, a donné des éd. estimées de ''Tite-Live'', Leipsick, 1801-1804 ; de ''Quintilien'', 1769 ; d’''Ammien-Marcellin'', 1773 ; de ''Pomponius Mela'', 1773. — [[w:Johann_Christian_Gottlieb_Ernesti|J. Christ. Théophile]], professeur de philosophie et d’éloquence à Leipsick, né en 1756, m. en 1802, était frère d’Aug. Guillaume. Il a édité ''Ésope'', Leipsick, 1781 ; ''Hesychius'', 1785 ; ''Suidas'', 1786 ; ''Silius Italicus'', 1791 ; a rédigé ''Lexicon technologiæ Græcorum rhetoricæ'', 1795 ; ''Lexicon technologiæ Romanorum rhetoricæ'', 1797, et a trad. en allemand une partie des écrits de Cicéron, 1799-1802.
<section end="Ernesti"/>
<section begin="Ernestine (ligne)"/><nowiki/>
[[w:Branche_ernestine|'''ERNESTINE''' (ligne)]], branche aînée de la maison de Saxe, a pour chef l’électeur Ernest, fils aîné de l’électeur de Saxe Frédéric II, auquel il succéda en 1464. En 1485, Ernest partagea l’héritage de son père avec son jeune frère Albert, et par suite ils devinrent chefs, l’un de la tige ''Ernestine'', qui règne dans les duchés de Saxe, et l’autre de la branche ''Albertine'' à laquelle appartient le roy. actuel de Saxe.
<section end="Ernestine (ligne)"/>
<section begin="Érolès (le baron d’)"/><nowiki/>
[[w:Joaquín_Ibáñez_Cuevas_y_de_Valonga|'''ÉROLÈS''' (le baron d’)]], général espagnol, né en Catalogne vers 1785, mort en 1815, fut nommé en 1822 par Ferdinand VII capitaine général des troupes destinées à combattre les constitutionnels insurgés, et membre de la régence suprême établie à Urgel ; il contribua puissamment à réduire l’insurrection. Ce fut le plus habile adversaire de Mina.
<section end="Érolès (le baron d’)"/>
<section begin="Érope"/><nowiki/>
[[w:Érope|'''ÉROPE''']], ''Ærope'', femme d’Atrée, fut séduite par Thyeste, son beau-frère, et devint mère de deux enfants, qu’Atrée égorgea par vengeance et dont il fit servir les membres à son frère dans un horrible festin.
<section end="Érope"/>
<section begin="Éros"/><nowiki/>
[[w:Éros|'''ÉROS''']], nom grec de l’Amour.
<section end="Éros"/>
<section begin="Érostrate"/><nowiki/>
[[w:Érostrate|'''ÉROSTRATE''']], Éphésien de naissance obscure, voulant s’illustrer par quelque moyen que ce fût, imagina de brûler le temple de Diane à Éphèse, l’une des sept merveilles du monde (356 av. J.-C.). Cet événement eut lieu la nuit même de la naissance d’Alexandre. Érostrate fut condamné au feu.
<section end="Érostrate"/>
<section begin="Erotianus"/><nowiki/>
[[w:Erotianus|'''EROTIANUS''']], médecin grec du temps de Néron, est auteur d’un ''Glossaire d’Hippocrate'', imprimé par H. Etienne, Paris, 1564, et reproduit par Fréd. Franz dans ''Erotiani, Galeni et Herodoti glossaria in Hippocratem'', grec-latin, Leipsick, 1780.
<section end="Erotianus"/>
<section begin="Erpenius (Thomas)"/><nowiki/>
[[w:Thomas_van_Erpe|'''ERPENIUS''' (Thomas)]], orientaliste, professeur à l’Université de Leyde, né à Gorcum (Hollande) en 1584, mort en 1624, a laissé plusieurs ouvrages propres à faciliter l’étude des langues orientales, entre autres : une ''Grammaire arabe'', Leyde, 1613 : c’est {{1re}} qui ait été publiée en Europe ; une ''Grammaire syriaque et chaldéenne'', 1626 ; ''Proverbiorum arabicorum centuriæ'', 1614 ; ''Locmani sapientis fabulæ'', 1615. Il prépara aussi une édition arabe-lat. de l’''Historia Saracenica'' d’Elnacin, Leyde, 1625 (posthume).
<section end="Erpenius (Thomas)"/>
<section begin="Erquelines"/><nowiki/>
[[w:Erquelinnes|'''ERQUELINES''']], vge de Belgique (Hainaut), sur la frontière de France, à {{nobr|27 kil.}} S. O. de Charleroi ; {{nobr|500 hab.}} Station du ch. de fer du Nord.
<section end="Erquelines"/>
<section begin="Ersch (Jean Samuel)"/><nowiki/>
[[w:Johann Samuel Ersch|'''ERSCH''' (Jean Samuel)]], savant bibliographe, né en 1766 à Glogau en Silésie, mort à Iéna en 1828, fut d’abord le collaborateur de Meusel et de Fabri pour divers recueils, publia en son propre nom des ouvrages bibliographiques qui établirent sa réputation dans toute l’Allemagne, fut successivement professeur d’histoire et de géographie et bibliothécaire à Iéna, 1800, professeur de géographie et de statistique à Halle, 1803, et directeur de la bibliothèque de l’université de cette ville, 1808. Ses principales publications sont : ''Répertoire des journaux et recueils périodiques sur la géographie et l’histoire'', Lemgow, 1790-92 ; ''Répertoire universel de bibliographie de 1785 à 1790'', Iéna, 1790-1807 ; ''la France savante ou Dictionnaire des écrivains français de 1771 à 1796'', Hambourg, 1797-98 ; ''Manuel de la littérature allemande depuis le milieu du {{s|XVIII}}'', Leipsick, 1812-14 ; enfin l’''Encyclopédie générale des arts et des sciences'', publiée avec J. G. Gruber, in-4, Leips., 1818 et années suivantes, ouvrage immense, qui offre des articles succincts, mais substantiels, avec l’indication des meilleures sources.
<section end="Ersch (Jean Samuel)"/>
<section begin="Erse"/><nowiki/>
[[w:Gaélique_écossais|'''ERSE''']], langue que pariaient les anciens Irlandais, et qui, se parle encore dans quelques parties de l’Irlande, est un des dialectes du celtique ; elle possède des caractères d’écriture particuliers, contemporains de ceux des Grecs. — On en possède de nombreux monuments (histoire, poésie, théologie) ; un recueil de poésies erses a été publ. à Dublin en 1789 par miss Brooke.
<section end="Erse"/>
<section begin="Erskine (lord)"/><nowiki/>
[[w:Thomas Erskine, 1er baron Erskine|'''ERSKINE''' (lord)]], orateur et jurisconsulte, né en 1750 à Édimbourg, mort en 1823, était le {{3e|fils}} du comte de Buchan. Il servit tour à tour sur terre et sur mer jusqu’à l’année 1774, puis se livra à l’étude des lois, fut reçu avocat en 1778, et jeta dès ses débuts le plus vif éclat au barreau de Londres. En 1783, il fut élu membre de la Chambre des Communes. En 1806, il entra avec le titre de lord chancelier dans le ministère de Fox, mais il en sortit dès l’année suiv. ; néanmoins, il fut élevé à la pairie et appelé au conseil privé. Dans sa carrière politique, il eut plusieurs fois l’occasion de déployer son talent oratoire, et il ne resta point au-dessous de la réputation qu’il s’était faite au barreau. Ami sincère de l’humanité et des idées libérales, il appuya l’abolition de la traite des nègres, plaida la cause des Catholiques d’Irlande, demanda la réformation des lois pénales, défendit la liberté de la presse, le jugement par jury, et parla en faveur des Grecs opprimés par les Turcs. Ses ''Discours'' furent publiés en 1816 par ses amis. En 1797 il avait publié, sous forme de brochure, des ''Considérations sur la guerre avec la France'', qui eurent 40 éditions en peu de mois.
<section end="Erskine (lord)"/>
<section begin="Erstein"/><nowiki/>
[[w:Erstein|'''ERSTEIN''']], v. d’Alsace-Lorraine, sur l’Ill, à {{nobr|24 k.}} N. E. de Schelestadt, ; {{nobr|3554 hab.}} Station. Anc. résidence de rois francs ; anc. couvent de Bénédictines.
<section end="Erstein"/>
<section begin="Ervy"/><nowiki/>
[[w:Ervy-le-Châtel|'''ERVY''']], ch.-l. de c. (Aube), sur l’Armance, à 3l k. S. O. de Troyes ; {{nobr|2000 hab.}} Toiles, coutil, poterie.
<section end="Ervy"/>
<section begin="Erwin de Steinbach"/><nowiki/>
[[w:Erwin_von_Steinbach|'''ERWIN''' de Steinbach]], architecte, né à Steinbach (Bade) dans le {{s|XIII}}, mort en 1318, fit construire la célèbre cathédrale de Strasbourg. — Son fils Jean, m. en 1339, en continua les constructions.
<section end="Erwin de Steinbach"/>
<section begin="Erycius"/><nowiki/>
'''ERYCIUS'''. ''V.'' {{BCsc|ERIZZO}} et Henri {{BCsc|BUPUY}}.
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<section begin="Érymanthe"/><nowiki/>
[[w:Mont_Érymanthe|'''ÉRYMANTHE''']], ''Erymanthus'', auj. ''Olonos'', mont. au N. O. de l’Arcadie (2224{{e|m}}), se liait aux monts Pholoé au S. C’est dans les forêts qui couvraient cette montagne qu’Hercule tua le fameux sanglier d’Érymanthe. — Une petite riv. du même nom sortait de cette montagne, séparait l’Arcadie de l’Élide et se jetait dans l’Alphée.
<section end="Érymanthe"/>
<section begin="Érysichthon"/><nowiki/>
'''ÉRYSICHTHON'''. ''V.'' {{BCsc|ÉRÉSICHTHON}}.
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'''ERYTHRÆUS''' (Janus). ''V.'' {{BCsc|ROSSI}} (J. Victor).
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<section begin="Érythrée (mer)"/><nowiki/>
[[w:Le_Périple_de_la_mer_Érythrée|'''ÉRYTHRÉE''' (mer)]], ''Erythræum mare'', nom sous lequel les anciens comprenaient, outre le golfe Arabique ou mer Rouge actuelle, le golfe Persique, plus le golfe Avalite et toute cette mer qui va de la côte d’Afrique à Taprobane (Ceylan) dans l’Inde. Arrien a donné un ''Périple de la mer Érythrée''.
<section end="Érythrée (mer)"/>
<section begin="Érythres (Ionie)"/><nowiki/>
[[w:Érythres_(Ionie)|'''ÉRYTHRES''']], ''Erythræ'', auj. ''Érétri'', anc. v. de l’Ionie, sur la mer, au fond de la presqu’île de Clazomène, avait été fondée par des Crétois. Érythres eut une sibylle fameuse, nommée Hérophile.
<section end="Érythres (Ionie)"/>
<section begin="Éryx (mythologie)"/><nowiki/>
[[w:Éryx_(mythologie)|'''ÉRYX''']], fils de Butès et de Vénus. Fier de sa force prodigieuse, il luttait contre les passants, et les terrassait, mais il fut tué par Hercule. On l’enterra dans un temple de Vénus, sa mère, sur la-montagne qui prit de lui le nom de mont Éryx.
<section end="Éryx (mythologie)"/>
<section begin="Éryx (ville)"/><nowiki/>
[[w:Erice|'''ÉRYX''']], auj. ''Catalfano'', v. de la Sicile anc., près du mont Éryx (auj. mont ''San-Giuliano''), au N. O. de Drépane, possédait un temple de Vénus. C’était une place très-forte : elle fut le quartier général d’Amilcar Barca pendant les 4 dernières années de la {{1re|guerre}} punique, 246-42 av. J.-C.
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<section begin="Erzeroum ou Arz-Roum"/><nowiki/>
[[w:Erzurum|'''ERZEROUM''' ou {{BCsc|ARZ-ROUM}}]] (d’''arzen-erroum'', corruption d’''arx Romanorum''), v. forte de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik d’Erzeroum et de d’Arménie turque, à {{nobr|1100 kil.}} E. de Constantinople, par {{BCcoord|39 26 - long. E.}}, {{BCcoord|39 5 - lat. N.}}, au pied d’une haute montagne nommée ''Labas'' ou ''Egarli-Dagh'', et non loin des sources de l’Euphrate ; env. {{unité2|40 000 hab.}} Archevêché arménien ; consulats anglais, autrichien, russe et français. Ville grande, mais sale et mal {{tiret|bâ|tie}}
<section end="Erzeroum ou Arz-Roum"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fortelle65" /></noinclude><section begin="Ernesti"/>à Leipsick, né en 1733, m. en 1801, a donné des éd. estimées de ''Tite-Live'', Leipsick, 1801-1804 ; de ''Quintilien'', 1769 ; d’''Ammien-Marcellin'', 1773 ; de ''Pomponius Mela'', 1773. — [[w:Johann_Christian_Gottlieb_Ernesti|J. Christ. Théophile]], professeur de philosophie et d’éloquence à Leipsick, né en 1756, m. en 1802, était frère d’Aug. Guillaume. Il a édité ''Ésope'', Leipsick, 1781 ; ''Hesychius'', 1785 ; ''Suidas'', 1786 ; ''Silius Italicus'', 1791 ; a rédigé ''Lexicon technologiæ Græcorum rhetoricæ'', 1795 ; ''Lexicon technologiæ Romanorum rhetoricæ'', 1797, et a trad. en allemand une partie des écrits de Cicéron, 1799-1802.
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[[w:Branche_ernestine|'''ERNESTINE''' (ligne)]], branche aînée de la maison de Saxe, a pour chef l’électeur Ernest, fils aîné de l’électeur de Saxe Frédéric II, auquel il succéda en 1464. En 1485, Ernest partagea l’héritage de son père avec son jeune frère Albert, et par suite ils devinrent chefs, l’un de la tige ''Ernestine'', qui règne dans les duchés de Saxe, et l’autre de la branche ''Albertine'' à laquelle appartient le roy. actuel de Saxe.
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[[w:Joaquín_Ibáñez_Cuevas_y_de_Valonga|'''ÉROLÈS''' (le baron d’)]], général espagnol, né en Catalogne vers 1785, mort en 1815, fut nommé en 1822 par Ferdinand VII capitaine général des troupes destinées à combattre les constitutionnels insurgés, et membre de la régence suprême établie à Urgel ; il contribua puissamment à réduire l’insurrection. Ce fut le plus habile adversaire de Mina.
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[[w:Érope|'''ÉROPE''']], ''Ærope'', femme d’Atrée, fut séduite par Thyeste, son beau-frère, et devint mère de deux enfants, qu’Atrée égorgea par vengeance et dont il fit servir les membres à son frère dans un horrible festin.
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[[w:Éros|'''ÉROS''']], nom grec de l’Amour.
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[[w:Érostrate|'''ÉROSTRATE''']], Éphésien de naissance obscure, voulant s’illustrer par quelque moyen que ce fût, imagina de brûler le temple de Diane à Éphèse, l’une des sept merveilles du monde (356 av. J.-C.). Cet événement eut lieu la nuit même de la naissance d’Alexandre. Érostrate fut condamné au feu.
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[[w:Erotianus|'''EROTIANUS''']], médecin grec du temps de Néron, est auteur d’un ''Glossaire d’Hippocrate'', imprimé par H. Etienne, Paris, 1564, et reproduit par Fréd. Franz dans ''Erotiani, Galeni et Herodoti glossaria in Hippocratem'', grec-latin, Leipsick, 1780.
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[[w:Thomas_van_Erpe|'''ERPENIUS''' (Thomas)]], orientaliste, professeur à l’Université de Leyde, né à Gorcum (Hollande) en 1584, mort en 1624, a laissé plusieurs ouvrages propres à faciliter l’étude des langues orientales, entre autres : une ''Grammaire arabe'', Leyde, 1613 : c’est {{1re}} qui ait été publiée en Europe ; une ''Grammaire syriaque et chaldéenne'', 1626 ; ''Proverbiorum arabicorum centuriæ'', 1614 ; ''Locmani sapientis fabulæ'', 1615. Il prépara aussi une édition arabe-lat. de l’''Historia Saracenica'' d’Elnacin, Leyde, 1625 (posthume).
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[[w:Erquelinnes|'''ERQUELINES''']], vge de Belgique (Hainaut), sur la frontière de France, à {{nobr|27 kil.}} S. O. de Charleroi ; {{nobr|500 hab.}} Station du ch. de fer du Nord.
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[[w:Johann Samuel Ersch|'''ERSCH''' (Jean Samuel)]], savant bibliographe, né en 1766 à Glogau en Silésie, mort à Iéna en 1828, fut d’abord le collaborateur de Meusel et de Fabri pour divers recueils, publia en son propre nom des ouvrages bibliographiques qui établirent sa réputation dans toute l’Allemagne, fut successivement professeur d’histoire et de géographie et bibliothécaire à Iéna, 1800, professeur de géographie et de statistique à Halle, 1803, et directeur de la bibliothèque de l’université de cette ville, 1808. Ses principales publications sont : ''Répertoire des journaux et recueils périodiques sur la géographie et l’histoire'', Lemgow, 1790-92 ; ''Répertoire universel de bibliographie de 1785 à 1790'', Iéna, 1790-1807 ; ''la France savante ou Dictionnaire des écrivains français de 1771 à 1796'', Hambourg, 1797-98 ; ''Manuel de la littérature allemande depuis le milieu du {{s|XVIII}}'', Leipsick, 1812-14 ; enfin l’''Encyclopédie générale des arts et des sciences'', publiée avec J. G. Gruber, in-4, Leips., 1818 et années suivantes, ouvrage immense, qui offre des articles succincts, mais substantiels, avec l’indication des meilleures sources.
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[[w:Gaélique_écossais|'''ERSE''']], langue que pariaient les anciens Irlandais, et qui, se parle encore dans quelques parties de l’Irlande, est un des dialectes du celtique ; elle possède des caractères d’écriture particuliers, contemporains de ceux des Grecs. — On en possède de nombreux monuments (histoire, poésie, théologie) ; un recueil de poésies erses a été publ. à Dublin en 1789 par miss Brooke.
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[[w:Thomas Erskine, 1er baron Erskine|'''ERSKINE''' (lord)]], orateur et jurisconsulte, né en 1750 à Édimbourg, mort en 1823, était le {{3e|fils}} du comte de Buchan. Il servit tour à tour sur terre et sur mer jusqu’à l’année 1774, puis se livra à l’étude des lois, fut reçu avocat en 1778, et jeta dès ses débuts le plus vif éclat au barreau de Londres. En 1783, il fut élu membre de la Chambre des Communes. En 1806, il entra avec le titre de lord chancelier dans le ministère de Fox, mais il en sortit dès l’année suiv. ; néanmoins, il fut élevé à la pairie et appelé au conseil privé. Dans sa carrière politique, il eut plusieurs fois l’occasion de déployer son talent oratoire, et il ne resta point au-dessous de la réputation qu’il s’était faite au barreau. Ami sincère de l’humanité et des idées libérales, il appuya l’abolition de la traite des nègres, plaida la cause des Catholiques d’Irlande, demanda la réformation des lois pénales, défendit la liberté de la presse, le jugement par jury, et parla en faveur des Grecs opprimés par les Turcs. Ses ''Discours'' furent publiés en 1816 par ses amis. En 1797 il avait publié, sous forme de brochure, des ''Considérations sur la guerre avec la France'', qui eurent 40 éditions en peu de mois.
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[[w:Erstein|'''ERSTEIN''']], v. d’Alsace-Lorraine, sur l’Ill, à {{nobr|24 k.}} N. E. de Schelestadt, ; {{nobr|3554 hab.}} Station. Anc. résidence de rois francs ; anc. couvent de Bénédictines.
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[[w:Ervy-le-Châtel|'''ERVY''']], ch.-l. de c. (Aube), sur l’Armance, à 3l k. S. O. de Troyes ; {{nobr|2000 hab.}} Toiles, coutil, poterie.
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[[w:Erwin_von_Steinbach|'''ERWIN''' de Steinbach]], architecte, né à Steinbach (Bade) dans le {{s|XIII}}, mort en 1318, fit construire la célèbre cathédrale de Strasbourg. — Son fils Jean, m. en 1339, en continua les constructions.
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'''ERYCIUS'''. ''V.'' {{BCsc|ERIZZO}} et Henri {{BCsc|BUPUY}}.
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[[w:Mer_Érythrée|'''ÉRYTHRÉE''' (mer)]], ''Erythræum mare'', nom sous lequel les anciens comprenaient, outre le golfe Arabique ou mer Rouge actuelle, le golfe Persique, plus le golfe Avalite et toute cette mer qui va de la côte d’Afrique à Taprobane (Ceylan) dans l’Inde. Arrien a donné un ''Périple de la mer Érythrée''.
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[[w:Érythres_(Ionie)|'''ÉRYTHRES''']], ''Erythræ'', auj. ''Érétri'', anc. v. de l’Ionie, sur la mer, au fond de la presqu’île de Clazomène, avait été fondée par des Crétois. Érythres eut une sibylle fameuse, nommée Hérophile.
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[[w:Éryx_(mythologie)|'''ÉRYX''']], fils de Butès et de Vénus. Fier de sa force prodigieuse, il luttait contre les passants, et les terrassait, mais il fut tué par Hercule. On l’enterra dans un temple de Vénus, sa mère, sur la-montagne qui prit de lui le nom de mont Éryx.
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[[w:Erice|'''ÉRYX''']], auj. ''Catalfano'', v. de la Sicile anc., près du mont Éryx (auj. mont ''San-Giuliano''), au N. O. de Drépane, possédait un temple de Vénus. C’était une place très-forte : elle fut le quartier général d’Amilcar Barca pendant les 4 dernières années de la {{1re|guerre}} punique, 246-42 av. J.-C.
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[[w:Erzurum|'''ERZEROUM''' ou {{BCsc|ARZ-ROUM}}]] (d’''arzen-erroum'', corruption d’''arx Romanorum''), v. forte de la Turquie d’Asie, ch.-l. du pachalik d’Erzeroum et de d’Arménie turque, à {{nobr|1100 kil.}} E. de Constantinople, par {{BCcoord|39 26 - long. E.}}, {{BCcoord|39 5 - lat. N.}}, au pied d’une haute montagne nommée ''Labas'' ou ''Egarli-Dagh'', et non loin des sources de l’Euphrate ; env. {{unité2|40 000 hab.}} Archevêché arménien ; consulats anglais, autrichien, russe et français. Ville grande, mais sale et mal {{tiret|bâ|tie}}
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Livre:Inconnu - Le chemin des larmes, 1896.djvu
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Denis Gagne52
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|Editeur=C. O. Beauchemin & Fils
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Fabrice Dury
1855
varepsilon
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<noinclude><pagequality level="4" user="William Ellison" />{{nr|2|{{t|PREMIÈRE PARTIE. — MÉMOIRES PUBLIÉS PAR RIEMANN.|90}}|}}</noinclude><nowiki />
Cette définition ne stipule aucune loi entre les valeurs isolées
de la fonction, c’est évident, car lorsqu’il a été disposé de cette
fonction pour un intervalle déterminé, le mode de son prolongement
en dehors de cet intervalle reste tout à fait arbitraire
La manière dont la grandeur <math>w</math> dépend de <math>z</math> peut être donnée
par une loi mathématique, en sorte que, par des opérations de calcul
déterminées, l’on pourra, de chaque valeur de <math>z</math>, déduire la
valeur correspondante de <math>w.</math>
La possibilité d’ètre déterminées pour toutes les valeurs de <math>z</math>,
comprises dans un intervalle donné, par la même loi de dépendance,
était autrefois attribuée seulement aux fonctions d’une
certaine classe (''{{lang|la|functiones continuœ}}'' dans la terminologie d’Euler) ;
mais des recherches modernes ont fait voir qu’il existe des
expressions analytiques par lesquelles toute fonction continue
peut être représentée dans un intervalle donné.
Il est donc indifférent de définir la dépendance de la grandeur
<math>w</math> de la grandeur <math>z</math> comme donnée arbitrairement ou bien
comme reposant sur des opérations de calcul déterminées. Les deux
définitions sont équivalentes par suite des théorèmes auxquels
nous venons de faire allusion.
Mais il en est autrement lorsque la variabilité de la grandeur <math>z</math>
n’est pas limitée aux valeurs réelles, et que l’on admet aussi des
valeurs complexes de la forme <math>x+yi</math> (où <math>i=\sqrt{-1}</math>).
Soient
{{c|1=<math>x + yi</math>{{espaces|8}}et{{espaces|8}}<math>x + yi + dx + dy i</math>}}
<br />
deux valeurs de la grandeur <math>z</math> qui diffèrent infiniment peu
entre elles et auxquelles correspondent les valeurs
{{c|1=<math>u+i</math>{{espaces|8}}et{{espaces|8}}<math>u+vi + du + dv i</math>}}
<br />
de la grandeur <math>w.</math>
Or, lorsque la dépendance de la grandeur <math>w</math> de <math>z</math> est prise arbitrairement, le rapport <math>\frac{du+dvi}{dx+dyi}</math> variera, d’une manière générale, avec les valeurs de <math>dx</math> et <math>dy,</math> car, si l’on pose
{{c|1=<math>dx+dyi=\varepsilon e^{\varphi i},</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + modif texte
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>jalousie, ni de mélancolie, prenait le roi quand il venait, et, le reste du temps, se faisait poudrer, friser et épingler, en racine droite, en frimas et en repentir ; se regardait, se pommadait, se faisait la grimace dans la glace, se tirait la langue, se souriait, se pinçait les lèvres, piquait les doigts de sa femme de chambre, la brûlait avec le fer à papillotes, lui mettait du rouge sur le nez et des mouches sur l’œil ; courait dans sa chambre, tournait sur elle-même jusqu’à ce que sa pirouette eût fait gonfler sa robe comme un ballon, et s’asseyait au milieu en riant à se rouler par terre. Quelquefois (les jours d’étude), elle s’exerçait à danser le menuet avec une robe à panier et à longue queue, sans tourner le dos au fauteuil du roi ; mais c’était là la plus grave de ses méditations, et le calcul le plus profond de sa vie ; et, par impatience, elle déchirait de ses mains la longue robe moirée qui lui avait donné tant de peine à faire circuler dans l’appartement. Pour se consoler de ce travail, elle se faisait peindre au pastel, en robe de soie bleue ou rose, avec des pompons à tous les nœuds du corset, des aîles au dos, et un carquois sur l’épaule, un papillon noyé dans la poudre de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ En ses momens + 2 x {{M.|l’abbé}} + monsieur le Premier-Président
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>cheveux : on nommait cela Psyché ou Diane chasseresse, et c’était fort de mode.
En ses momens de repos et de langueur, mademoiselle de Coulanges avait des yeux d’une douceur incomparable ! Ils étaient tous les deux aussi beaux l’un que l’autre, quoi qu’en ait dit {{M.|l’abbé}} de Voisenon dans des mémoires inédits venus à ma connaissance ; {{M.|l’abbé}} n’a pas eu honte de soutenir que l’œil droit était un peu plus haut que l’œil gauche, et il a fait là-dessus deux madrigaux fort malicieux, vertement relevés, il est vrai, par monsieur le Premier-Président. Mais il est temps, dans ce siècle de justice et de bonne foi, de montrer la vérité dans toute sa pureté, et de réparer le mal qu’une basse envie avait fait. Oui, mademoiselle de Coulanges avait deux yeux, et deux yeux parfaitement égaux en douceur ; ils étaient fendus en amande, et bordés de paupières blondes très-longues ; ces paupières formaient une petite ombre sur ses joues ; ses joues étaient roses sans rouge ; ses lèvres étaient rouges sans corail ; son cou était blanc et bleu, sans bleu et sans blanc ; sa taille, faite en guêpe, était à tenir dans la main d’une fille de douze ans, et son corps d’acier n’était<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + long-temps + {{M.|Marmontel}} + {{M.|Dorat}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>presque pas serré, puisqu’il y avait place pour la tige d’un gros bouquet qui s’y tenait tout droit. Ah ! mon Dieu, que ses mains étaient blanches et potelées ! Ah ! ciel, que ses bras étaient arrondis jusqu’aux coudes ! ces petits coudes étaient entourés de dentelles pendantes, et son épaule fort serrée par une petite manche collante. Ah ! que tout cela était donc joli ! Et cependant, le roi dormait.
Les deux jolis yeux étaient ouverts tous deux, puis se fermaient long-temps sur le livre (c’était les ''Mariages Samnites'' de {{M.|Marmontel}}, livre traduit dans toutes les langues, comme l’assure l’auteur). Les deux beaux yeux se fermaient donc fort longtemps de suite, et puis se rouvraient languissamment en se portant sur la douce lumière bleue de la chambre ; les paupières étaient légèrement gonflées et plus légèrement teintes de rose, soit sommeil, soit fatigue d’avoir lu au moins trois pages de suite ; car, de larmes, on sait que mademoiselle de Coulanges n’en versa qu’une dans sa vie, ce fut quand sa chatte ''Zulmé'' reçut un coup de pied de ce brutal {{M.|Dorat}} de Cubières, vrai dragon, s’il en fut, qui ne mettait jamais de mouches sur ses joues, tant il était<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>soldatesque, et frappait tous les meubles avec son épée d’acier, au lieu de porter une ''excuse'' à lame de baleine.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bussy Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, t. 1, éd. Boiteau, 1856.djvu/34
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Oimabe
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dinairement ceux
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki />
dinairement ceux qui veulent excuser les femmes qui ont trop
d’embonpoint. Cependant celle-ci fut trop sincère en cette rencontre
pour laisser les gens dans l’erreur ; elle éclaircit du contraire qui
voulut, et il ne tint pas à elle qu’elle ne désabusât tout le monde.
Madame d’Olonne avoit l’esprit vif et plaisant quand elle étoit libre ;
elle étoit peu sincère, inégale, étourdie, peu méchante ; elle aimoit
les plaisirs jusques à la débauche, et il y avoit de l’emportement
dans ses moindres divertissemens. Sa beauté, autant que son bien,
quoiqu’il ne fût pas médiocre, obligea d’Olonne<ref>Louis de la Trémoille, comte d’Olonne, avoit été arrêté sous la Fronde, en 1649, « comme il se vouloit sauver habillé en laquais » (Retz, p. 100). Il est mort en 1686. Boisrobert s’étoit moqué de lui de bonne heure ; on s’en moqua plus cruellement lorsque sa femme eut rendu publiques ses infortunes. Avec Saint-Evremont et Sablé Bois-Dauphin, il se consoloit en fondant l’ordre des Coteaux, dont Boileau nous a conservé le souvenir. La Bruyère, à ce point de vue, l’a peint sous le nom de Cliton le fin gourmet (t. 2, p. 93). À un autre point de vue, Racine a parlé de lui dans cette jolie épigramme faite sur ''Andromaque'' :
:::Le vraisemblable est peu dans cette pièce,
:::Si l’on en croit et d’Olonne et Créqui :
::Créqui dit que Pyrrhus aime trop sa maîtresse,
::D’Olonne qu’Andromaque aime trop son mari.
<p>À l’article de la mort, un prêtre nommé Cornouaille lui offre ses services. L’anecdote veut qu’il se soit écrié avec quelque colère : « Serai-je encornaillé jusqu’à la mort ? »</ref> à la rechercher en
mariage. Cela ne dura pas long-temps : d’Olonne, qui étoit homme de
qualité et de grands biens, fut reçu agréablement de madame de la
Louppe, et il n’eut pas le loisir de soupirer pour des charmes qui
avoient fait deux ans durant tous les souhaits de toute la cour. Ce
mariage étant achevé,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1010|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>tout-à-fait abandonnée aux soins des bonnes filles du Saint-Sacrement ; chaque année elle écrivait à son père et à sa belle-mère pour leur rendre ses devoirs ; cette dernière lui répondait quelques lignes dans les formules des lettres de pure convenance, l’assurant de son amitié et de la satisfaction que ses bons sentimens et sa sagesse causaient à son père. Tout se bornait là ; mais ni {{Mme|de}} Champguérin ni la mère Saint-Anastase ne s’en étonnaient, la chose n’ayant rien en soi d’extraordinaire. À cette époque, il était généralement d’usage que les filles nobles fussent élevées dans ces pieuses retraites, où leurs parens les oubliaient en quelque sorte jusqu’au jour de leur établissement. Les corporations religieuses, dont le vaste réseau couvrait tout le royaume de France, se partageaient cette tâche, mettant dès-lors en pratique cette grande question sociale de l’éducation hors de la famille, et devançant ainsi, sans s’en douter, les théories les plus extraordinaires, les idées les plus hardies de notre temps.
— Ma chère mère, dit Alice en tirant un papier de sa poche, voici une lettre qui a été remise au guichet hier soir ; notre chère sœur tourière vient de me la donner ; voulez-vous prendre la peine de la lire ?
— C’est sans doute quelqu’une de vos bonnes amies récemment sortie du couvent qui vous écrit ce qu’elle commence à voir dans le monde, répondit la mère Saint-Anastase en souriant ; ouvrez vous-même cette lettre, ma chère fille ; je suis certaine qu’il ne peut rien sortir de la plume d’une personne élevée dans cette maison qui ne soit très excellent et très digne d’être mis sous vos yeux.
— Alice rompit le cachet et s’écria aussitôt avec un grand étonnement C’est mon père qui m’écrit !
— Est-il possible ! cela n’était jamais arrivé, murmura la mère Saint-Anastase saisie d’une inexprimable émotion et en étendant la main sans oser prendre la lettre. Puis, frappée du trouble, de la joie qui éclataient tout à coup sur le visage de {{Mlle|de}} Champguérin, elle ajouta : Vous venez donc de recevoir une heureuse nouvelle, ma chère fille ?
— Oh oui ! répondit-elle en joignant les mains comme pour rendre grâce au ciel ; mon père est à Paris, je le verrai aujourd’hui même.
— Il vous écrit cela ! fit la mère Saint-Anastase en prenant la lettre et en la parcourant d’un regard éperdu.
— Voyez, voyez, ma chère mère, répondit Alice en lui indiquant le ''post-scriptum'', il se présentera à la grille sur les onze heures.
— Chère enfant, il hésitera à vous reconnaître, dit la mère Saint-Anastase.
— En effet, ma chère mère, j’ai bien grandi depuis que je suis au couvent, répondit Alice-avec gaieté ; mon père me trouvera bien changée, mais moi je suis sûre de le reconnaître au premier abord. Il me semble le voir encore quand il revenait de la chasse tout triomphant et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1011}}</noinclude>bien fatigué, avec les piqueurs et la meute qui aboyait dans la cour. J’accourais au-devant de lui en jetant des cris de joie et de frayeur ; alors il m’enlevait dans ses bras, afin que je n’eusse plus peur de tout ce vacarme et que je fusse hors de l’atteinte des lévriers qui sautaient autour de nous pour me lécher les mains. Puis il m’emportait dans la salle et me gardait long-temps sur ses genoux.
— Et {{Mme|de}} Champguérin ? elle était là ? demanda la mère Saint-Anastase.
— Toujours elle filait, assise près de la fenêtre, sans parler et sans lever les yeux, répondit Alice ; j’en avais une grande crainte et je n’osais entrer dans la salle quand elle y était seule, tant je lui trouvais un visage sévère ; à présent il me semble que je me trompais, et qu’elle avait plutôt la physionomie d’une personne mélancolique et malade.
— Elle n’était pas ainsi quand je l’ai connue, murmura en soupirant la mère Saint-Anastase.
— Ah ! je n’avais pas lu toute la lettre, s’écria Alice en s’apercevant que le ''post-scriptum'' continuait à la seconde page ; écoutez, ma chère mère, c’est à vous que ceci s’adresse. Mon père ose espérer, dit-il, que vous lui ferez la faveur de descendre au parloir avec moi : vous y consentirez, n’est-ce pas ?
La mère Saint-Anastase hésita un moment, et répondit ensuite d’une voix faible : — Oui, ma fille.
Le dernier coup de matines venait de sonner ; on entendait les religieuses qui sortaient de leurs cellules en répétant à haute voix la formule par laquelle commençaient tous les actes, et qui était écrite en mille endroits sur les murs du couvent : {{Lang|la|''Laudetur sanctum sacramentum !''}}
— Descendons au chœur, ma chère fille, dit la prieure en abaissant son voile devant sa figure émue et pâle.
— Je vous suis, ma chère mère, répondit {{Mlle|de}} Champguérin en se rangeant pour lui donner le pas à la porte de la cellule.
La mère saint-Anatase assista l’esprit distrait et le cœur troublé aux offices du matin. Cette entrevue avec {{M.|de}} Champguérin la jetait d’avance dans des émotions qu’elle essayait vainement de dominer. Effrayée de ce qui se passait en elle-même, saisie de crainte et de remords, elle voyait approcher avec angoisse l’heure où elle serait appelée à la grille, et redoutait presque la présence de cet homme dont le souvenir n’avait jamais cessé de remplir son ame. Pourtant, lorsqu’une sœur tourière vint lui annoncer discrètement qu’on demandait {{Mlle|de}} Champguérin au parloir, elle se leva sans hésiter et dit en se tournant vers Alice : Venez, ma chère fille.
Le parloir des sacramentines était une grande salle divisée dans sa largeur par une grille dont les barreaux peu serrés n’arrêtaient pas les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1012|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>regards. Deux fenêtres percées à une grande hauteur répandaient un jour clair dans la partie où se tenaient les personnes séculières, tandis que le côté réservé aux religieuses était presque sombre. L’ameublement, de la plus grande simplicité, était d’une propreté qui donnait des tons brillans aux boiseries noircies par l’action du temps ; les murailles étaient nues, mais il y avait à chaque encoignure des statues de saints au pied desquelles étaient placés des bouquets dont la bonne odeur se répandait dans tout le parloir.
La mère Saint-Anastase entra en tremblant et s’avança à la grille sans oser lever les yeux. Alice, qui la suivait, s’approcha vivement, passa la main entre les barreaux comme pour manifester sa présence, et demeura muette en apercevant devant elle deux hommes dont les traits lui étaient tout-à fait inconnus. L’un de ces étrangers était grand, fort gros, haut en couleurs ; il avait les joues pendantes, les paupières gonflées, l’œil terne et saillant, le front coupé de rides grossières ; l’autre était, au contraire, d’une maigreur maladive, laid, chétif, le teint plombé, la taille voûtée ; tous deux avaient dépassé la maturité de l’âge, mais leurs traits ravagés n’avaient pas la calme sérénité de la vieillesse ; on retrouvait plutôt sur leur visage l’empreinte des longs excès d’une existence désordonnée.
— On dirait que ma fille ne me reconnaît pas ! s’écria le gros homme en se rapprochant de la grille ; je suis donc bien changé !…
— Ah ! monsieur, pardonnez ! balbutia Alice ; c’est le trouble, la joie où me jette votre présence.
— Bien, bien, je conçois, vous n’avez pas besoin de vous excuser, interrompit {{M.|de}} Champguérin ; vous aussi, chère mignonne, vous êtes fort changée, autant que j’en puis juger à travers ce grillage ; comme vous voilà grande et belle !… — Puis, se tournant vers la mère Saint-Anastase, il ajouta en la saluant : — Madame, j’ai pris la liberté de vous faire demander à la grille, parce que j’avais fort à cœur de vous remercier de vos bontés pour {{Mlle|de}} Champguérin, — et, comme elle ne répondait pas, il ajouta avec un sourire contraint : — Il me semble, madame, que vous hésitez aussi à me reconnaître. Moi, j’ai meilleure mémoire, et je remets parfaitement sous votre voile le visage de cette belle personne qui s’appelait dans le monde {{Mlle|de}} l’Hubac.
La mère Saint-Anastase s’inclina machinalement ; sa vue était trouble, et sa langue embarrassée ne pouvait articuler un mot. Elle éprouvait en ce moment une de ces commotions intérieures qui paralysent toutes les facultés ; l’image qui était restée au fond de son cœur fière, élégante, toujours jeune, venait de se briser tout à coup, et elle considérait avec un sentiment de douleur et d’effroi ce vieillard qui ne lui représentait pas même le fantôme du beau gentilhomme qu’elle avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1013}}</noinclude>tant aimé. Se remettant enfin de ce trouble inexprimable, elle s’assit près d’Alice en invitant {{M.|de}} Champguérin et l’étranger qu’il avait amené à prendre place sur les siéges alignés de l’autre côté de la grille. Avant de s’asseoir, {{M.|de}} Champguérin dit de l’air d’un homme qui accomplit forcément un devoir de politesse : — Madame, je vous présente {{M.|le}} vicomte de Rubelles, mon ami… Ensuite il s’installa dans sa chaise à bras, rejeta la tête en arrière, et reprit d’un ton dégagé : — Je suis arrivé hier matin, et je venais vous voir, au lieu de vous écrire, ma chère Alice, lorsque j’ai trouvé sur mon chemin une légion de diables cachés sous la forme d’une foule de mes anciens amis, lesquels m’ont entraîné en leur compagnie, ce dont vous me voyez fort marri maintenant, je vous le jure…
— Et ce n’est pas sans sujet, ajouta vivement le vicomte ; serait-il possible qu’un père eût différé sans remords, d’un seul instant, le bonheur de revoir une aussi charmante fille !
— J’espère, monsieur, que vous m’apportez de bonnes nouvelles de madame ma belle-mère, dit timidement Alice : l’avez-vous laissée en bonne-santé ?
— Eh ! mon Dieu non, répondit froidement {{M.|de}} Champguérin ; elle est fort languissante ; je ne saurais d’ailleurs vous dire comment elle se trouve actuellement, attendu que, depuis plusieurs mois, je ne l’ai point vue.
— Est-ce qu’elle a quitté Champguérin ? demanda Alice un peu étonnée.
— Point du tout, ma fille ; c’est moi qui me suis en allé, trouvant ce séjour fort maussade, surtout durant la saison d’hiver ; {{Mme|de}} Champguérin est restée seule au coin de son feu, à filer et à me tricoter des bas en attendant mon retour.
— Pauvre femme ! murmura la mère Saint-Anastase avec une sorte d’indignation.
— {{Mme|de}} Champguérin est une personne exemplaire, continua-t-il, je ne lui connais qu’un défaut, c’est d’avoir trop de vertus, mais celui-là me paraît le pire de tous : on a toujours des torts aux yeux de ces femmes parfaites. Mais laissons ce sujet, et dites-moi, ma chère Alice, qu’avez-vous pensé en apprenant que j’étais arrivé, que je viendrais vous voir aujourd’hui même ?
— Ah ! monsieur, j’en ai éprouvé une joie extrême et ensuite beaucoup d’inquiétude, répondit-elle avec sincérité ; le bonheur de vous revoir est tout ce qui m’a frappée d’abord ; puis j’ai réfléchi et j’ai craint, j’ai craint que vous ne fussiez venu pour m’emmener…
— Vous vous trouvez donc parfaitement heureuse au couvent ?
— Si heureuse, que mon seul désir est d’y passer toute ma vie, répondit vivement Alice.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1014|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
— Ah tant mieux ! fit {{M.|de}} Champguérin avec un soupir de satisfaction.
— Oui, mon père, cette maison est comme un paradis et j’y suis comme au milieu des anges, reprit Alice avec quelque exaltation ; où donc pourrais-je me trouver mieux !
— Vous ne connaissez pas le monde, mademoiselle, ne vous pressez pas de choisir ! dit le vicomte avec vivacité.
— Il est vrai, répondit-elle ; mais je suis certaine que dans le monde tous les cœurs ne sont pas calmes et contens comme ici. Puis, se tournant vers son père, elle ajouta : Je voudrais, monsieur, que vos regards puissent traverser les murailles et pénétrer jusqu’au jardin où les pensionnaires prennent en ce moment leur récréation ; vous verriez nos petites filles et nos grandes demoiselles, vous verriez comme elles sont gaies ; pas une ne songe à ce qui se passe hors de l’enceinte du couvent. Tantôt vous les retrouveriez en classe, tranquilles sous les yeux de nos chères mères et leur obéissant d’un cœur content. C’est ainsi que j’ai passé mon heureuse enfance, et maintenant je ne pourrais me séparer sans une mortelle douleur de toutes les personnes qui m’ont élevée avec tant d’amour et de charité, que je respecte et que j’aime de toute mon ame !
— Bien, ma fille ! j’approuve ces sentimens, dit {{M.|de}} Champguérin ; soyez assurée que je ne vous contraindrai pas à rentrer dans le monde, et que, lorsque vous voudrez prendre le voile, vous obtiendrez aussitôt mon consentement.
— Ne précipitons-rien monsieur ! s’écria la mère Saint-Anastase ; votre fille n’est pas suffisamment éclairée encore sur sa vocation.
— Parlons d’autre chose alors, dit froidement {{M.|de}} Champguérin, de la Roche-Farnoux, par exemple. Je puis, madame, vous donner des nouvelles d’une personne que vous y avez laissée…
— De ma tante de Saint-Elphège ! s’écria la prieure ; vous l’avez vue, monsieur ?…
— M’en préserve le ciel répliqua-t-il dédaigneusement ; je n’affronterais pas volontiers sa présence, car on dit qu’elle est mille fois plus acariâtre, plus fantasque et plus rechignée qu’autrefois. On assure qu’elle ressemble trait pour trait à feu {{M.|le}} marquis son oncle tant elle est ridée. Jamais elle ne sort de son vieux château, où elle mène tout le monde haut la main et au fond duquel elle amasse des trésors. Les gens du pays sont convaincus qu’elle vivra ainsi plus d’un siècle et qu’à sa mort on trouvera la tour du donjon toute pleine d’or et d’argent.
— Pauvre fille murmura la prieure contristée.
— Ne la plaignez point, madame ! s’écria {{M.|de}} Champguérin avec amertume, que l’héritage dont elle nous a dépouillés lui soit funeste !<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1015}}</noinclude>puisse-t-elle languir et se consumer au milieu des richesses dont elle nous a frustrés !
— J’ai laissé à la Roche-Farnoux une autre personne qui m’était bien affectionnée, reprit la mère Saint-Anastase d’un air mélancolique ; elle n’existe plus sans doute…
— {{M.|de}} La Graponnière ? Il vit encore, répondit {{M.|de}} Champguérin. Bonté divine ! c’est un prodige ! il a près de cent ans.
— Des gens qui l’ont vu m’ont affirmé qu’il n’était pas beaucoup plus décrépit que {{Mlle|de}} Saint-Elphège ; quel tableau que celui de ces deux rares figures aux coins de la cheminée, dans la salle verte !
— Mon Dieu ! fit Alice à demi-voix, comme on doit être triste dans ce château tout peuplé de vieilles gens !
{{M.|de}} Champguérin se leva, et avant de prendre congé, il dit négligemment à sa fille, en tirant un papier de sa poche.
— Tenez, ma chère Alice ; j’ai besoin de votre signature au bas de ce grimoire. Voulez-vous mettre là votre nom ?
— Volontiers, mon père, répondit-elle, donnez, je vous prie.
Elle alla vers un petit pupitre dressé dans le parloir, et signa sans lire.
— Bien, ma fille, je vous remercie, dit {{M.|de}} Champguérin en reprenant le papier ; bientôt je reviendrai pour savoir de vos chères nouvelles et présenter mon respect à madame la prieure.
Au sortir du couvent, le vicomte dit à {{M.|de}} Champguérin d’un air enthousiasmé :
— Ta fille est un ange ! quelle douceur ! quelle modestie ! quel air sage et retenu… on ne trouve pas de pareils visages dans le monde, il faut les venir chercher derrière les grilles d’un couvent ! — J’en conviens, fit {{M.|de}} Champguérin avec distraction et en relisant le contrat de rente ; maintenant il me semble que maître Bouchardeau ne peut contester le remboursement ; il devra me compter là-dessus deux mille écus en espèces sonnantes.
— Et que restera-t-il à {{Mlle|de}} Champguérin quand tu auras touché cette somme ? demanda le vicomte.
— Rien du tout, répondit {{M.|de}} Champguérin avec une franchise cynique ; elle est maintenant aussi pauvre que moi !
— Pauvre agneau ! comme elle s’est laissé dépouiller docilement ! fit le vicomte d’un air touché.
— C’était son devoir, dit {{M.|de}} Champguérin d’un ton convaincu. J’avoue cependant que je maudis ma mauvaise fortune de m’avoir réduit à cette extrémité. Je suis né sous une funeste étoile, vicomte ; jamais rien ne m’a réussi ; j’ai débuté dans le monde comme tout jeune gentilhomme gros d’ambition, léger d’argent. Pour me soutenir dans la bonne compagnie, j’ai fait grand fracas et beaucoup de dettes ; puis, afin<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1016|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>de rétablir ma fortune, j’ai successivement épousé deux héritières : or l’une m’a laissé pour tous biens un enfant et les deux mille écus que voici, l’autre m’a enrichi de quelques centaines de pistoles en bagues et joyaux, dont je me suis défait dès la première année de notre mariage. Après tant de revers, j’étais en droit d’espérer quelque belle chance ; point du tout, il ne s’en est présenté aucune. J’étais venu à Paris pour tâcher de rétablir mes affaires et d’obtenir quelque emploi, mais, mordieu ! le lansquenet y a mis bon ordre cette nuit ; il ne me reste pas même quelques écus pour acheter un habit qui me permette de me présenter décemment dans le monde.
— Écoute, Champguérin interrompit tout-à-coup le vicomte en l’arrêtant et en le regardant en face ; tu as une fille charmante, laquelle peut assurément prétendre à se marier sans dot ; je ne suis pas fort pressé d’argent et je ne demande pas mieux que de te rendre service.
— Oh ! eh ! je te remercie, répondit {{M.|de}} Champguérin en ouvrant de grands yeux ; tout cela n’est pas de refus ; j’accepte l’argent ; quant à ce qui concerne ma fille, nous en reparlerons.
La mère Saint-Anastase revint difficilement de l’impression douloureuse que lui avait causée la vue de {{M.|de}} Champguérin ; elle était dans la situation d’une ame pieuse qui verrait s’écrouler le sanctuaire et chercherait tout éperdue ce qu’est devenu son Dieu. Elle ne regrettait pas son sacrifice ; mais elle pleura l’idole détruite qu’elle ne pourrait remplacer. Son cœur, si long-temps absorbé dans un amour terrestre, essayait en vain de se tourner vers l’époux mystique et tombait graduellement dans une sombre indifférence. {{Mlle|de}} Champguérin avait gardé aussi une pénible impression de la visite de son père ; elle était triste, agitée, et semblait frappée de quelque fatal pressentiment. Parfois, se rapprochant vivement de la mère Saint-Anastase, elle lui disait avec effusion, en baisant le bout de son voile
— Oh ! ma chère mère, je ne veux pas quitter la maison du Seigneur : vous me garderez toujours à l’abri de ces saintes murailles !
— Oui, toujours, ma chère Alice, répondait la prieure avec un sourire mélancolique ; soyez assurée, d’ailleurs, que personne ne s’oppose à votre vocation ; monsieur votre père l’a déclaré en ma présence, et je ne doute pas qu’il le répète encore à sa première visite.
Mais {{M.|de}} Champguérin ne reparut plus à la grille, il n’écrivit pas non plus, et, au bout d’un mois, sa fille dut croire que quelque circonstance fortuite l’avait forcé de quitter Paris sans la revoir.
Les jours se succédaient cependant, emportés par le courant monotone de la vie monastique ; on était à la fin de l’été, et la mère Saint-Anastase se complaisait déjà dans l’espérance éloignée que lui avait fait concevoir la dernière lettre du baron de Barjavel.
Un matin, {{Mlle|de}} Champguérin descendit de bonne heure au parloir<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1017}}</noinclude>avec une religieuse pour parer les images des saints, renouveler les fleurs devant les oratoires et ranger une collection de ces petits ouvrages bénits qu’il était d’usage d’offrir en cadeau aux personnes séculières qui venaient visiter les dames du Saint-Sacrement. Une sœur converse avait déposé au milieu du parloir une brassée de reines-marguerites, de roses trémières et de pieds d’alouette, et Alice, agenouillée devant ce monceau de fleurs, en formait de gigantesques bouquets.
— Mon doux Jésus ! on sonne là dehors ! dit la vieille religieuse en relevant la tête, avez-vous-entendu, ma chère fille ?
— Oui, ma très chère mère, répondit Alice sans se déranger ; mais je ne pense pas que l’on demande l’entrée du parloir.
Comme elle achevait ces mots, deux étrangers parurent à la porte.
La vénérable mère baissa aussitôt son voile et se plaça à la hâte devant {{Mlle|de}} Champguérin, laquelle se releva toute confuse, en éparpillant les fleurs qu’elle avait dans les mains, et se retira précipitamment.
Un moment après, la mère Saint-Anastase entra dans le parloir sans savoir quelles étaient les personnes qui l’avaient fait demander. À l’aspect des deux étrangers, elle leva les mains au ciel et s’écria avec un transport de joie : — Antonin ! mon cher Antonin !…
— Oh ! ma bonne Clémentine, me voici enfin… hélas ! après une trop longue absence !… Il n’acheva pas et baisa, en les mouillant de ses larmes les mains qu’elle lui tendait à travers la grille ; son cœur se brisait à la vue de cet habit de bure, de ce sombre voile sous lequel il retrouvait la compagne de son enfance, la belle jeune fille qu’il nommait jadis son amie et sa sœur. Tous deux restèrent un moment debout, se serrant les mains en se regardant avec des larmes muettes ; puis Antonin dit en souriant : — Si j’osais adresser un compliment frivole à {{Mme|la}} prieure du Saint-Sacrement, je l’assurerais qu’elle a encore sous le voile noir tous les traits de cette belle personne qui m’appelait jadis son petit cousin.
Elle secoua la tête d’un air mélancolique et dit en le considérant :
— Moi, je vous trouve changé, au contraire, mon cher Antonin ; mais cela vous sied fort.
— Le baron de Barjavel n’était plus en effet l’adolescent aux traits délicats, frais et blanc comme une jeune fille ; sa taille avait pris d’autres proportions et son visage, bruni par le soleil, était d’une beauté virile.
— Ma chère Clémentine, reprit-il en se souvenant qu’il n’était pas venu tout seul au parloir, voici le fidèle compagnon de mes courses à travers le monde qui brûle de vous saluer.
L’abbé Gilette s’avança alors pour faire ses complimens. Le digne homme n’était pas rajeuni comme le prétendait le baron dans toutes ses lettres ; mais sa figure couronnée de cheveux blancs annonçait une saine et robuste vieillesse. La mère Saint-Anastase se rappela tout à<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1018|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>coup le temps où, sa soutane retroussée dans les poches et la taille pliée, il cherchait si laborieusement la chardonnerette jaune sur les sommets arides de la Roche-Farnoux, et elle lui dit avec un sourire : — À présent, monsieur l’abbé, votre collection de chardons doit être la plus complète qu’il y ait dans le monde entier ?
— J’ai la satisfaction de le croire, répondit-il avec un naïf orgueil ; je rapporte de mes voyages beaucoup d’espèces inconnues, et je me suis permis de donner le nom de certaines personnes à celles qui m’ont semblé les plus remarquables : ainsi, j’ai cueilli au pied de la grande Cordillère un grand panicaut du plus bel incarnadin que j’ai appelé {{Mlle|de}} l’Hubac.
— Cette nomenclature ne finit pas là, tant s’en faut, ajouta Antonin ; {{M.|l’abbé}}, ayant découvert dans les mêmes parages un effroyable chardon jaunâtre, armé de pointes aiguës, il l’a nommé {{Mlle|de}} Saint-Elphège, vu la ressemblance. De mon côté, j’ai baptisé nombre d’insectes du nom de toutes les personnes qui vivaient à la Roche-Farnoux.
— Ainsi, vous ne les avez jamais oubliées au milieu de cette vie errante, dit la mère Saint-Anastase avec attendrissement ; j’en étais certaine, mon cher Antonin, et bien souvent ma pensée s’en allait vers vous à travers cet espace immense, sûre de se rencontrer avec la vôtre et s’y unissant toujours. Hélas ! c’est ainsi que nous aurons pleuré ensemble les malheurs arrivés dans notre famille.
— Le mariage de ma mère ! dit sourdement le baron de Barjavel.
— Ce fut un jour bien funeste que celui où {{M.|de}} Champguérin entra pour la première fois à la Roche-Farnoux ! murmura la prieure avec un accent profond.
— J’ai un grand désir de revoir ma mère, poursuivit le baron ; je serais déjà auprès d’elle, si ses lettres ne m’en eussent empêché ; sans m’interdire absolument de revenir, elle semble redouter ma présence : je lui ai écrit ce matin même mon arrivée, et j’attends ici ses ordres. Ah ! ma bonne cousine, je crois qu’elle a été bien malheureuse !
— Hélas ! murmura la mère Saint-Anatase, elle a eu un pire sort que ma tante de Saint-Elphège !
— Vous ne l’avez pas revue, ma chère Clémentine ?
— Jamais depuis le jour où elle a quitté la Roche-Farnoux.
— Et elle demeure toujours à Champguérin ?
— Toujours, et j’ai tout lieu de croire qu’elle y est seule ce moment.
— Cet homme l’a donc abandonnée ?
— Depuis quelques mois il a quitté Champguérin, et il n’y a pas long-temps qu’il était à Paris.
— Vous l’avez vu ! s’écria le baron.
— Oui, mon cher Antonin, répondit-elle tristement. Elle raconta alors comment il était venu la demander au parloir et toute son {{tiret|en|trevue}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1018|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>coup le temps où, sa soutane retroussée dans les poches et la taille pliée, il cherchait si laborieusement la chardonnerette jaune sur les sommets arides de la Roche-Farnoux, et elle lui dit avec un sourire : — À présent, monsieur l’abbé, votre collection de chardons doit être la plus complète qu’il y ait dans le monde entier ?
— J’ai la satisfaction de le croire, répondit-il avec un naïf orgueil ; je rapporte de mes voyages beaucoup d’espèces inconnues, et je me suis permis de donner le nom de certaines personnes à celles qui m’ont semblé les plus remarquables : ainsi, j’ai cueilli au pied de la grande Cordillère un grand panicaut du plus bel incarnadin que j’ai appelé {{Mlle|de}} l’Hubac.
— Cette nomenclature ne finit pas là, tant s’en faut, ajouta Antonin ; {{M.|l’abbé}}, ayant découvert dans les mêmes parages un effroyable chardon jaunâtre, armé de pointes aiguës, il l’a nommé {{Mlle|de}} Saint-Elphège, vu la ressemblance. De mon côté, j’ai baptisé nombre d’insectes du nom de toutes les personnes qui vivaient à la Roche-Farnoux.
— Ainsi, vous ne les avez jamais oubliées au milieu de cette vie errante, dit la mère Saint-Anastase avec attendrissement ; j’en étais certaine, mon cher Antonin, et bien souvent ma pensée s’en allait vers vous à travers cet espace immense, sûre de se rencontrer avec la vôtre et s’y unissant toujours. Hélas ! c’est ainsi que nous aurons pleuré ensemble les malheurs arrivés dans notre famille.
— Le mariage de ma mère ! dit sourdement le baron de Barjavel.
— Ce fut un jour bien funeste que celui où {{M.|de}} Champguérin entra pour la première fois à la Roche-Farnoux ! murmura la prieure avec un accent profond.
— J’ai un grand désir de revoir ma mère, poursuivit le baron ; je serais déjà auprès d’elle, si ses lettres ne m’en eussent empêché ; sans m’interdire absolument de revenir, elle semble redouter ma présence : je lui ai écrit ce matin même mon arrivée, et j’attends ici ses ordres. Ah ! ma bonne cousine, je crois qu’elle a été bien malheureuse !
— Hélas ! murmura la mère Saint-{{corr|Anatase|Anastase}}, elle a eu un pire sort que ma tante de Saint-Elphège !
— Vous ne l’avez pas revue, ma chère Clémentine ?
— Jamais depuis le jour où elle a quitté la Roche-Farnoux.
— Et elle demeure toujours à Champguérin ?
— Toujours, et j’ai tout lieu de croire qu’elle y est seule ce moment.
— Cet homme l’a donc abandonnée ?
— Depuis quelques mois il a quitté Champguérin, et il n’y a pas long-temps qu’il était à Paris.
— Vous l’avez vu ! s’écria le baron.
— Oui, mon cher Antonin, répondit-elle tristement. Elle raconta alors comment il était venu la demander au parloir et toute son {{tiret|en|trevue}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1019}}</noinclude>{{tiret2|en|trevue}} avec sa fille. Cette visite était intéressée, dit-elle en finissant ; après y avoir réfléchi, j’ai jugé qu’il’n’était venu que pour obtenir d’Alice qu’elle apposât son nom au bas de certains papiers.
— Pauvre innocente fille, sans qu’elle s’en doutât, il lui aura fait signer ainsi sa ruine ! s’écria le baron de Barjavel. Je me la rappelle maintenant cette demoiselle de Champguérin à la bavette, comme disait notre grand-oncle, elle était tout-à-fait mignonne et jolie comme un ange.
— Vous l’avez entrevue tantôt, répondit la prieure en souriant ; quand je suis venue, elle sortait du parloir.
— Une jeune demoiselle blonde, mince et blanche comme un cygne ! Oui, sans doute, je l’ai vue, elle était agenouillée devant ce tas de fleurs ; à notre aspect, elle a jeté là ses bouquets et s’est enfuie tout effarouchée.
— Ne trouvez-vous pas, mon cousin, qu’elle n’a aucun des traits de son père ? dit la prieure.
— Non, par bonheur pour elle, répondit Antonin ; {{M.|de}} Champguérin avait autrefois un beau visage et une grande tournure, mais je lui trouvais dans la physionomie quelque chose de violent qui me causait une certaine répulsion. Hélas ! comment ma mère ne l’a-t-elle pas jugé ainsi ! comment s’est-elle déterminée à ce fatal mariage ?
— Elle était aveuglée ! murmura la mère Saint-Anastase soupirant profondément.
L’abbé Gilette, qui, durant cet entretien, s’était tenu discrètement à l’écart, se rapprocha alors de la grille en ouvrant une petite boîte d’écaille ornée de fines incrustations
— Madame, dit-il à la prieure, permettez-moi de vous offrir une chose unique dans son genre : c’est une pierre précieuse qui se forme, assure-t-on, dans le fruit du cocotier ; celle-ci est la plus grosse qu’on ait jamais rencontrée.
La mère Saint-Anastase reçut avec de grands remerciemens le don du vieux naturaliste ; c’était une espèce de caillou noir et blanc, gros comme une aveline et qui ressemblait à tous les cailloux du monde.
— Nous avons rapporté bien d’autres raretés de nos voyages, dit le baron en souriant du sérieux avec lequel le digne abbé avait offert cette petite pierre, je vous avais promis, ma bonne Clémentine, de vous rapporter de magnifiques collections d’histoire naturelle, et j’ai tenu parole.
— Je verrai tout cela à travers la grille, répondit-elle avec une joie mélancolique ; à présent vous ne voyagerez plus, mon cher Antonin, je jouirai chaque jour de votre chère présence ; que béni soit le Seigneur qui m’a envoyé cette consolation !
Lorsque la mère Saint-Anastase quitta le parloir, elle trouva {{Mlle|de}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1020|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>Champguérin qui l’attendait dans sa cellule, une lettre à la main. — Oh ! ma chère mère, j’ai reconnu l’écriture, lui dit-elle toute tremblante ; lisez, je vous en supplie.
— Une lettre de {{M.|de}} Champguérin ! s’écria la prieure avec quelque inquiétude, et, rompant le cachet, elle lut d’abord à voix basse :
{{P début|90|m=1.5em}}
{{g|« Ma chère fille,|4|sc}}
« Quoique les événemens qui ont renversé ma fortune m’eussent presque ravi l’espoir de vous établir dans le monde d’une manière conforme à votre rang, je n’ai jamais cessé de m’occuper de vous avec tout l’intérêt et toute la sollicitude que méritent votre sagesse, votre bonne conduite et votre absolue soumission. La Providence a comblé mes vœux : {{M.|le}} vicomte de Rubelles, mon ami et le plus galant homme que je connaisse, m’a fait l’honneur de me demander votre main, et je la lui ai accordée, ne doutant pas de votre obéissance. Aujourd’hui même je me présenterai à la grille pour recevoir l’assurance de votre consentement et vous faire savoir ce que j’ai décidé d’ailleurs avec le vicomte, lequel se met à vos pieds et vous présente ses respects.
« Votre affectionné père,
{{d|« H. de Champguérin. »|4|sc}}
{{P fin}}
La mère Saint-Anastase relut tout haut cette lettre, ensuite elle dit à {{Mlle|de}} Champguérin, qui l’écoutait pâle et atterrée : — Votre cœur répugne à ce mariage, mon enfant ?
La pauvre fille ne put répondre d’abord, le saisissement la rendait muette, enfin elle s’écria avec désespoir : — Oh ma chère mère ! c’est aujourd’hui même… il va venir… je suis perdue si vous ne me protégez !…
— Hélas ! ma pauvre enfant, vous n’oseriez résister ! dit la mère Saint-Anastase profondément touchée et se souvenant de ce qu’elle avait ressenti elle-même dans une situation semblable ; prenez courage ; vous ne paraîtrez pas au parloir ; c’est moi qui vais répondre à cette lettre.
Alors elle prit la plume et écrivit en se conformant aux formules mystiques en usage dans l’ordre des sacramentines.
{{P début|90|m=1.5em}}
{{c|{{Lang|la|''Laudetur sanctum sacramentum.''}}|mb=1em}}
{{g|« Monsieur et très cher frère en {{J.-C.}},|4|sc}}
« Ayant ouvert votre lettre et pris connaissance de vos volontés, j’en ai fait part aussitôt à {{Mlle|de}} Champguérin, laquelle m’a déclaré que sa vocation était d’entrer en religion, s’excusant avec tout le respect imaginable de vous désobéir et vous suppliant de retirer la parole que vous avez donnée à {{M.|le}} vicomte de Rubelles. Aucun motif humain
{{P fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1021}}</noinclude>{{P début de page|90|m=1.5em}}n’aurait pu la déterminer à encourir votre colère par un tel refus ; mais elle s’y résigne en vue du but élevé qu’elle se propose. Considérez, monsieur, l’incertitude des choses de ce monde, les vicissitudes de la fortune, le néant de tous les biens d’ici-bas, et vous demeurerez convaincu que mademoiselle votre fille a choisi la meilleure part. Comme sa supérieure et sa mère spirituelle, je la soutiendrai dans cette voie, vous conjurant, monsieur, de ne point vous y opposer, et vous priant de me croire votre humble servante et sœur en {{J.-C.}}
{{d|« Sœur Saint-Anastase. »|4|sc}}
{{P fin}}
Lorsque {{M.|de}} Champguérin se présenta à la porte du parloir, la tourière s’avança les yeux baissés, fit une génuflexion et lui remit la lettre de la prieure. À peine y eut-il jeté les yeux, qu’il entra dans une grande colère et se retira en fulminant des menaces. L’événement n’eut pas d’autres suites.
Le baron de Barjavel revint le soir même, et dès-lors il retourna tous les jours au parloir des sacramentines. Ordinairement la mère Saint-Anastase venait le recevoir, puis elle faisait appeler quelqu’une de ses religieuses, ainsi que {{Mlle|de}} Champguérin, pour leur donner le plaisir de voir avec elle les dessins et les collections d’insectes qu’Antonin lui apportait successivement. Parfois on faisait collation à la grille, et ces innocentes récréations se prolongeaient jusqu’au soir. La mère Saint-Anastase jugea bientôt qu’elle pouvait sans danger admettre ainsi son cousin au milieu de son mystique troupeau ; c’était toujours le même cœur affectueux et paisible, le même esprit curieux et naïf ; la science avait préservé son adepte des passions qui troublent et dévorent les plus belles années de la vie humaine. Cette calme intimité charmait la mère Saint-Anastase et rassérénait en quelque sorte son ame ; la présence d’Antonin lui donnait un bonheur calme qui se reflétait dans toute son existence. Parfois il lui semblait qu’elle redevenait la jeune fille d’autrefois, et, entraînée par cette réminiscence, elle appelait encore le baron son petit cousin et lui disait en riant : — Te rappelles-tu, Antonin, nos veillées dans la bibliothèque et toute la peine que tu te donnais pour cacher tes chenilles ?… Comme je t’aidais de bon cœur à faire l’éducation de toutes ces petites bêtes !… Que nous étions enfans, Mon Dieu ! que nous étions heureux alors !…
— Maintenant aussi, je suis heureux, répondait Antonin ; je suis heureux depuis que je suis près de toi, ma bonne Clémentine.
Quelques semaines s’écoulèrent ainsi. Un jour, bien avant l’heure où Antonin avait coutume de venir, la tourière annonça à la mère Saint-Anastase que {{M.|de}} Champguérin était au parloir et demandait instamment à l’entretenir un moment. Elle s’y rendit aussitôt et demeura toute saisie à l’aspect du vieux gentilhomme. Il était amaigri, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|1022|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ses habits délabrés annonçaient une situation peu prospère. Après avoir salué la prieure, il lui dit en soupirant : — Je viens, madame, vous annoncer une funeste nouvelle ; nous avons eu le malheur de perdre {{Mme|de}} Champguérin…
— Ma tante est morte ! s’écria-t-elle.
— Voici la lettre qui m’apprend ce triste événement, continua {{M.|de}} Champguérin en tirant un papier de sa poche.
Le mère Saint-Anastase le prit en pleurant et lut les tristes détails qu’un pauvre prêtre qui avait assisté aux derniers momens de la malheureuse femme transmettait à {{M.|de}} Champguérin. Elle était morte presque subitement, au moment où elle venait de recevoir la dernière lettre de son fils. Après cette lecture la prieure garda long-temps un morne silence ; elle pensait à la douleur d’Antonin. {{M.|de}} Champguérin, debout en face d’elle, se taisait aussi et semblait attendre que ce premier mouvement d’étonnement et de douleur fut passé.
— Et maintenant, monsieur, qu’avez-vous à me dire encore ? lui dit tout à coup la mère Saint-Anastase avec amertume.
— Pas grand’chose, madame, répondit-il froidement ; je veux seulement vous demander l’aumône que vous pouvez faire à un pauvre gentilhomme nécessiteux qui n’a pas le sou dans sa poche, et auquel il faudrait un habit de deuil, plus quelques écus pour subsister.
— La communauté vous les donnera, répondit la prieure consternée d’un tel abaissement, et, se levant aussitôt, elle alla prendre elle-même dans la caisse du couvent soixante écus de six livres dont elle fit des rouleaux. {{M.|de}} Champguérin tendit les deux mains pour recevoir cette somme, et, quand elle fut dans ses poches il s’écria avec un accent indicible d’espoir et de triomphe : — À présent, que la fortune me soit en aide ! je vais tenter une dernière chance.
— Le ciel vous punira, monsieur ! dit la mère Saint-Anastase en frémissant à ce dernier trait.
— Vous ne savez pas, madame, la partie que je vais jouer ! fit-il en haussant les épaules ; priez le ciel que je gagne, et vous verrez quelle dot je ferai à {{Mlle|de}} Champguérin. Ce n’est pas à ce vieux pendard de vicomte que je la marierai alors !
Il sortit précipitamment à ces mots, laissant la mère Saint-Anastase stupéfaite de tant de bassesse et d’audace.
Le baron de Barjavel ressentit une grande douleur en apprenant la mort de sa mère, et durant plusieurs jours on fut bien triste au parloir des sacramentines ; puis les choses reprirent leur cours ordinaire ; on commença à se distraire, et bientôt on se récréa doucement comme par le passé. La mère Saint-Anastase avait caché à son cousin, ainsi qu’à Alice, la détresse de {{M.|de}} Champguérin, et tous deux ignoraient qu’elle lui avait fait l’aumône. Depuis le jour où il lui avait annoncé qu’il allait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||CLÉMENTINE.|1023}}</noinclude>tenter une nouvelle chance, elle ne savait ce qu’il était devenu, et elle se figurait parfois avec inquiétude les extrémités auxquelles il était peut-être réduit.
Une après-midi, à l’heure où Antonin était au parloir, la tourière entra discrètement et remit à la mère Saint-Anastase une lettre timbrée dont la suscription lui parut d’une main connue. Alice, qui était auprès d’elle, devint pâle à cette vue : elle avait aussi reconnu l’écriture de {{M.|de}} Champguérin. La prieure se leva pour ouvrir cette missive, et lut d’un coup d’œil stupéfait :
{{d|Champguérin, ce {{1er}} novembre 1720.|4|fs=80%|mt=2em}}
{{P début|90|m=1.5em}}
{{g|« Madame,|4|sc}}
« L’argent que vous m’avez donné m’a porté bonheur ; il m’a servi à courir la dernière chance qui me restât de rétablir ma fortune. Ayant pu m’acheter un habit décent et retourner en Provence, je me suis présenté devant {{Mlle|de}} Saint-Elphège, laquelle, touchée de ma constance à poursuivre les espérances qu’elle m’avait permis de concevoir autrefois, a daigné m’accorder sa main. Notre mariage sera célébré prochainement, et cette fois enfin l’on peut dire qu’on verra de belles noces à la Roche-Farnoux
« Je vous prie, madame, d’annoncer cette heureuse nouvelle à {{Mlle|de}} Champguérin et de lui faire part en même temps de ce que je veux faire pour elle ; mon dessein est de la retirer du couvent et de la marier en lui donnant cent mille écus de dot.
« Je vous supplie, madame, d’agréer l’hommage du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être votre plus humble et dévoué serviteur.
{{d|« H. de Champguérin. »|4|sc}}
{{P fin}}
— Quel homme ! murmura la prieure confondue. Et, laissant Antonin au parloir, elle emmena aussitôt {{Mlle|de}} Champguérin dans sa cellule pour lui faire part de cette nouvelle inouie.
Alice l’écouta avec tranquillité ; ensuite elle lui dit simplement : — Ceci ne change rien à ma vocation, et loin d’être tentée par les biens de ce monde, je ressens un vif désir d’embrasser la vie religieuse… Cette fois encore vous viendrez à mon secours, ma chère mère, vous me garderez dans la maison de Dieu ; c’est un asile inviolable dont votre volonté seule peut me faire sortir !
— Vous y resterez, ma fille, s’écria la mère Saint-Anastase, me préserve le ciel de vous envoyer à la Roche-Farnoux !
Antonin fut saisi d’indignation en apprenant le mariage de {{M.|de}} Champguérin avec cette vieille fille dont on lui avait refusé la main quelque quarante ans auparavant, et l’abbé Gilette dit d’un ton tranquille : — Quel coup de dé !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le surlendemain, une seconde lettre arriva. Cette fois, la mère Saint-Anastase l’ouvrit en présence de tout le monde, pensant qu’elle annonçait le jour de la cérémonie ; elle ne contenait que ces mots :
« J’ai perdu la partie. {{Mlle|de}} Saint-Elphège est morte ce matin sans avoir eu le temps de faire ses dernières dispositions, c’est {{M.|le}} baron de Barjavel qui hérite de l’universalité de ses biens. »
— Et vous, ma cousine ? s’écria le baron en se tournant vers la prieure.
— Moi ! répondit-elle j’ai fait vœu de pauvreté ; je ne puis hériter, pas même d’une de nos sœurs qui me léguerait son dernier habit, sa cotte morte, comme on dit ici ! Oui, grace au ciel, cher Antonin, vous réunissez en vos mains tous les biens de la maison de Farnoux !
— C’est beaucoup plus qu’il n’en fallait à mon ambition, fit le baron en regardant l’abbé Gilette ; qu’allons-nous faire de ces richesses ?…
— Pas grand chose ! répondit philosophiquement le bonhomme.
Le baron de Barjavel laissa à ses gens d’affaires le soin de prendre possession de ce grand héritage ; il continua de vivre dans le petit hôtel où il s’était logé en arrivant à Paris, et de venir tous les jours au couvent des dames du Saint-Sacrement. Souvent la mère Saint-Anastase lui-disait : — Ah ! mon cher Antonin, j’ai craint un moment, je le confesse, que votre nouvelle situation ne vous éloignât de nous… Vous ne viendriez plus visiter les pauvres filles du Saint-Sacrement, si vous viviez dans les mêmes splendeurs que feu notre grand-oncle ; mais, véritablement, je suis rassurée, tant vous songez peu à jouir de votre richesse ! J’aurai sans fin le bonheur de vous voir chaque jour.
L’hiver se passa ainsi. Un matin, c’était dans les premiers jours d’avril, Antonin vint au parloir un peu plus tôt que de coutume. {{Mlle|de}} Champguérin y était avec une religieuse ; elle arrangeait devant ses saints des bouquets de narcisses et de primevères ; cette fois, elle ne prit pas la fuite, mais, faisant au baron une timide révérence, elle courut avertir la mère Saint-Anastase de son arrivée.
Lorsque la prieure entra dans le parloir, elle trouva Antonin accoudé contre la grille et regardant d’un air rêveur les bouquets que venait d’arranger Alice.
— Que je suis aise de vous voir aujourd’hui d’aussi bonne heure lui dit-elle gaiement ; d’où me vient ce bonheur, cher Antonin ?
— C’est que j’ai à te parler d’une chose très sérieuse, répondit-il en souriant ; oh ! ma bonne Clémentine, depuis quelque temps j’ai conçu un espoir qui me ravit et me tourmente tout à la fois, j’ai formé un dessein auquel je me suis attaché de toutes les forces de mon ame.
— Parle, parle donc ! dit la mère Saint-Anastase avec émotion.
— Je veux me marier, reprit-il en baissant la voix, je veux me marier, si {{Mlle|de}} Champguérin accepte l’offre de ma main.<noinclude>
<references/></noinclude>
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La mère Saint-Anastase demeura un moment muette : elle avait ressenti à ces paroles comme un coup au plus profond de son cœur, et, surprise de cette souffrance, elle considérait ce qui se passait en elle-même avec une sorte de stupeur ; mais, surmontant presque aussitôt cette douleur mortelle, elle dit d’une voix ferme : — Je crois pouvoir répondre du consentement d’Alice, quant à celui de {{M.|de}} Champguérin, il n’est point douteux.
— Le ciel alors m’aura donné tout le bonheur que je puis avoir sur cette terre ! s’écria le baron. Oh ! ma bonne Clémentine, c’est fini maintenant ; je ne partirai plus, et tous les jours je reviendrai te voir à cette grille…
— Non, mon cher Antonin, répondit-elle en secouant la tête, cela ne sera plus possible quand tu auras épousé cet ange dont le regard n’a jamais dépassé cette enceinte ; il faut que tu l’emmènes dans le monde, il faut qu’Alice t’accompagne dans de nouveaux voyages. Je te donne une enfant ignorante et simple d’esprit, tu me ramèneras dans quelques années une femme accomplie.
— Je suis convaincu que ce sera aussi le sentiment de {{M.|l’abbé}}, dit Antonin ; le digne homme est triste depuis quelques jours ; les rues de Paris l’ennuient, il est comme ces oiseaux voyageurs qui, aux approches du printemps, heurtent de l’aile les barreaux de leur cage.
Quinze jours plus tard, le baron de Barjavel épousa {{Mlle|de}} Champguérin au grand autel de l’église des sacramentines. Cette cérémonie fit grand bruit dans le quartier du Marais, et attira beaucoup de monde, parce que la mariée sortit vêtue de blanc par la porte de clôture, jusqu’au seuil de laquelle l’accompagnaient toutes les religieuses en habit de chœur. Après avoir franchi ce passage, elle se retourna en faisant un signe d’adieu, et chercha un instant derrière la grille le pâle visage de la mère Sainte-Anastase. Après la bénédiction nuptiale, le baron emmena sa jeune femme à travers la nef, et bientôt l’on entendit dans l’intérieur du couvent rouler bruyamment les carrosses stationnés devant l’église puis, la foule s’étant dispersée, il se fit un grand silence dans le chœur.
La mère Saint-Anastase était demeurée en adoration devant l’autel ; se prosternant alors à côté du poteau, elle appuya son visage baigné de larmes contre ce bois grossier, et, l’entourant de ses bras, elle tourna ses regards vers le ciel en murmurant : — À présent, Seigneur, daignez prendre mon ame !… Ne me repoussez pas ; je ne suis plus qu’à vous !…
{{d|{{Mme}} {{sc|Charles Reybaud}}.|3}}<noinclude>
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Les Anciens Couvens de Paris/Clémentine/04
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// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
mw.loader.using(['jquery.ui', 'mediawiki.util'], function(){
mw.loader.load('//commons.wikimedia.org/w/load.php?modules=ext.gadget.Cat-a-lot');
});
window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
bmzseadg6sz35breedbs7rbhh5ofwbq
15778071
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2026-05-07T21:11:46Z
Seudo
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Annulation de la modification [[Special:Diff/15778070|15778070]] de [[Special:Contributions/Seudo|Seudo]] ([[User talk:Seudo|discussion]])
15778071
javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
if (!e.altKey) return; // Si on veut le comportement normal, faire Alt->ArrowUp/Down
if (e.key === 'ArrowUp') {
e.preventDefault();
textarea.scrollTop -= 20; // nombre de pixels à ajuster
}
if (e.key === 'ArrowDown') {
e.preventDefault();
textarea.scrollTop += 20;
}
});
});
/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript');
//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
mw.loader.using(['jquery.ui', 'mediawiki.util'], function(){
mw.loader.load('//commons.wikimedia.org/w/load.php?modules=ext.gadget.Cat-a-lot');
});
window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
pydt8d45b3tlpri11hiaaf6p83uviih
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15778071
2026-05-07T21:12:18Z
Seudo
2609
15778072
javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
if (!e.altKey) return; // Si on veut le comportement normal, faire Alt->ArrowUp/Down
if (e.key === 'ArrowUp') {
//e.preventDefault();
textarea.scrollTop -= 20; // nombre de pixels à ajuster
}
if (e.key === 'ArrowDown') {
//e.preventDefault();
textarea.scrollTop += 20;
}
});
});
/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript');
//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
mw.loader.using(['jquery.ui', 'mediawiki.util'], function(){
mw.loader.load('//commons.wikimedia.org/w/load.php?modules=ext.gadget.Cat-a-lot');
});
window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
1floehaxb23xk7vdwgt1ffr9arwpykz
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2026-05-07T21:13:34Z
Seudo
2609
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javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
if (e.altKey) return; // Si on veut le comportement normal, faire Alt->ArrowUp/Down
if (e.key === 'ArrowUp') {
//e.preventDefault();
textarea.scrollTop -= 20; // nombre de pixels à ajuster
}
if (e.key === 'ArrowDown') {
//e.preventDefault();
textarea.scrollTop += 20;
}
});
});
/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript');
//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
mw.loader.using(['jquery.ui', 'mediawiki.util'], function(){
mw.loader.load('//commons.wikimedia.org/w/load.php?modules=ext.gadget.Cat-a-lot');
});
window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
5276mjl1couk5eog2a6z7sbux93wd6z
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15778074
2026-05-07T21:17:58Z
Seudo
2609
15778079
javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
//if (e.altKey) return; // Si on veut le comportement normal, faire Alt->ArrowUp/Down
if (e.key === 'ArrowUp') {
//e.preventDefault();
textarea.scrollTop -= 20; // nombre de pixels à ajuster
}
if (e.key === 'ArrowDown') {
//e.preventDefault();
if(e.altKey) {
e.preventDefault();
const start = textarea.selectionStart;
const value = textarea.value;
// Ligne actuelle
const lineStart = value.lastIndexOf('\n', start - 1) + 1;
const lineEnd = value.indexOf('\n', start);
const currentColumn = start - lineStart;
// Ligne suivante
const nextLineStart = lineEnd + 1;
const nextLineEndPos = value.indexOf('\n', nextLineStart);
const nextLineEnd =
nextLineEndPos === -1 ? value.length : nextLineEndPos;
// Longueur de la ligne suivante
const nextLineLength = nextLineEnd - nextLineStart;
// Nouvelle position
const newPos =
nextLineStart + Math.min(currentColumn, nextLineLength);
textarea.selectionStart = newPos;
textarea.selectionEnd = newPos;
}
else {
textarea.scrollTop += 20;
}
}
});
});
/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript');
//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
mw.loader.using(['jquery.ui', 'mediawiki.util'], function(){
mw.loader.load('//commons.wikimedia.org/w/load.php?modules=ext.gadget.Cat-a-lot');
});
window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
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2026-05-07T21:28:46Z
Seudo
2609
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javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
move = function(up) {
const start = textarea.selectionStart;
const value = textarea.value;
// Ligne actuelle
const lineStart = value.lastIndexOf('\n', start - 1) + 1;
const lineEnd = value.indexOf('\n', start);
const currentColumn = start - lineStart;
let nextLineStart, nextLineEndPos;
if(up) {
// nextLine = ligne précédente
nextLineEndPos = lineStart - 1;
nextLineStart = value.lastIndexOf('\n', nextLineEndPos);
}
else {
// nextLine = ligne suivante
nextLineStart = lineEnd + 1;
nextLineEndPos = value.indexOf('\n', nextLineStart);
}
const nextLineEnd = nextLineEndPos === -1 ? value.length : nextLineEndPos;
// Longueur de la ligne suivante
const nextLineLength = nextLineEnd - nextLineStart;
// Nouvelle position
const newPos = nextLineStart + Math.min(currentColumn, nextLineLength);
textarea.selectionStart = newPos;
textarea.selectionEnd = newPos;
};
if (e.key === 'ArrowUp') {
//e.preventDefault();
if(e.altKey) {
e.preventDefault();
move(false);
}
else {
textarea.scrollTop -= 20; // nombre de pixels à ajuster
}
}
if (e.key === 'ArrowDown') {
//e.preventDefault();
if(e.altKey) {
e.preventDefault();
move(false);
}
else {
textarea.scrollTop += 20;
}
}
});
});
/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
mw.loader.load('//en.wikisource.org/w/index.php?title=User:Inductiveload/jump to file/load.js&action=raw&ctype=text/javascript');
//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
if(watch)
watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
if(watch_expiry)
watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
});
}
});
// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
importScript('Utilisateur:Seudo/showPurge.js')
// Remplacement de caractères en cours de frappe
importScript('Utilisateur:Seudo/caracteres-speciaux.js')
// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
importScript('Utilisateur:Seudo/image.js')
// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_commandes.js')
// Déplace le numéro de page sur un ensemble continu de pages (peut être utile
// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_renommage.js')
importScript('Utilisateur:Seudo/sd_recopier.js')
// Test
// importScript('Utilisateur:Seudo/sd dumplivre.js')
/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
mw.loader.load('https://ru.wikipedia.org/w/index.php?title=MediaWiki:WEF AllEditors.js&action=raw&ctype=text/javascript');
/* Cat-a-lot - changes category of multiple files */
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window.catALotPrefs = {"watchlist":"preferences","minor":true,"editpages":true,"docleanup":false,"subcatcount":10};
/* Wikisource:Dicothèque */
// importScript('Utilisateur:Poslovitch/RechercheDico.js');
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Seudo
2609
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javascript
text/javascript
/* Expérimental : s'assurer que le curseur reste au centre du champ de saisie quand on utilise les flèches Haut ou Bas. */
$(function () {
const textarea = document.getElementById('wpTextbox1');
if (!textarea) return;
textarea.addEventListener('keydown', function (e) {
move = function(up) {
const start = textarea.selectionStart;
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// Ligne actuelle
const lineStart = value.lastIndexOf('\n', start - 1) + 1;
const lineEnd = value.indexOf('\n', start);
const currentColumn = start - lineStart;
let nextLineStart, nextLineEndPos;
if(up) {
// nextLine = ligne précédente
nextLineEndPos = lineStart - 1;
nextLineStart = value.lastIndexOf('\n', nextLineEndPos - 1) + 1;;
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// nextLine = ligne suivante
nextLineStart = lineEnd + 1;
nextLineEndPos = value.indexOf('\n', nextLineStart);
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// Longueur de la ligne suivante
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// Nouvelle position
const newPos = nextLineStart + Math.min(currentColumn, nextLineLength);
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//e.preventDefault();
if(e.altKey) {
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/* Expérimental */
importScript('User:Seudo/MacroRecorder.js');
/* Ajoute, en mode Page, des liens utiles vers Commons et vers la page en haute résolution sur le site d'origine */
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//Gadget-Transclusici permet de crée des liens vers les transclusions d'une page, et une information si une page corrigée/validée n'est pas transclue
importScript('User:Sicarov/Gadget-Transclusici.js');
/* Scripts personnels */
importScript('User:Seudo/Gadget-QualityRibbon.js');
// Le gadget Typo n'est plus chargé depuis les préférences, ou de manière aléatoire
// importScript('MediaWiki:Gadget-Typo.js');
importScript('User:Seudo/Gadget-Typo.js'); // test
importScript('User:ElioPrrl/Raccourcis.js');
// Pour faire fonctionner Alt-Shift e sous Vector 2022
// (cf. https://phabricator.wikimedia.org/T336211)
// Non, semble supprimer les autres raccourcis
// mw.loader.load( 'https://nap.wikisource.org/w/index.php?title=Utente:Ruthven/De-duplicateAccessKeys.js&action=raw&ctype=text/javascript' );
importScript('Utilisateur:Seudo/doublons-accesskey.js')
// Test de correction du gadget de modernisation (qui avait plusieurs bugs)
//importScript('Utilisateur:Seudo/Gadget-modernisation.js')
// Tests personnels
importScript('Utilisateur:Seudo/facsimile.js')
// Permet de redimensionner à la souris les deux parties de l'écran dans l'espace Page.
importScript('Utilisateur:Seudo/resize.js')
// Pour des tests
// importScript('Utilisateur:Seudo/test.js')
// Pré-sélectionner le niveau de validation de la page suivante
// importScript('Utilisateur:Seudo/Edit-Seq.js');
// importScript('Utilisateur:Utilisateur:Denis_Gagne52/Edit-Seq.js');
// Repousser les boutons de suivi dans l'ordre des tab
mw.loader.using(['oojs-ui'], function(){
watch = $('#wpWatchthis');
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watch.attr("tabindex", 10);
watch_expiry = $("#wpWatchlistExpiryWidget .oo-ui-dropdownWidget-handle");
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watch_expiry.attr("tabindex", 11);
// Tentative pour éviter, sous Firefox, que le menu d'autocomplete du
// champ Résumé se déclenche lorsqu'on clique sur l'un des radio buttons
// situé en-dessous
wpSummary = $('#wpSummary')[0];
qualityContainer = $('#wpQuality-container')[0];
const radios = qualityContainer.querySelectorAll('input[type="radio"]');
for (const radio of radios) {
radio.addEventListener("mousedown", () => {
// Dès qu'on clique sur le radio button, on sort le focus
// du champ résumé pour éviter l'apparition du menu d'autocomplétion
if(document.activeElement === wpSummary)
wpSummary.blur();
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// Bouton pour convertir une table des matières {{table|titre=TITRE|page=PAGE}} en
// table classique {|...|-|TITRE||PAGE|}, la mise en forme étant gérée dans une feuille de styles
//importScript('Utilisateur:Seudo/Table2Wiki.js');
// Bouton pour remplacer les s par des ſ longs
importScript('Utilisateur:Seudo/LongSRestore2.js');
// Aide à l'enrichissement des pages Auteur et de Wikidata
importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.js');
//importScript('Utilisateur:Seudo/wikidatafy.dev.js');
// importScript('Utilisateur:Seudo/auteur.js')
// Affiche une commande « Purge »
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// Remplacement de caractères en cours de frappe
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// Ajoute des fonctions de manipulation d'image, pour accroître la lisibilité du fac-similé
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// Ajoute des commandes diverses, souvent spécifiques à un ouvrage
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// si on a rajouté ou retiré des pages dans un fac-similé, mais à utiliser
// avec précaution)
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/* Scripts externes */
// WEF editor for wd [https://ru.wikipedia.org/wiki/MediaWiki:Gadget-wefedition.js] - essai
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Page:Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu/368
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2026-05-07T16:06:14Z
Cunegonde1
52509
15777690
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki />
1 volume in-16 de {{sc|x}}-512 pages, avec une notice de 12 pages. Réimpression faite pour une Société de Bibliophiles, à 163 exemplaires, Leyde, 1865 (Exempl. {{n°|5}}, sur papier de Chine) (Gay. Bruxelles).
Voir à {{lia|10|c0923|923|394}} et {{lia|10|c0924|924|396}} deux exemplaires de l’Édition originale de ce Recueil célèbre, avec notre notice.
{{brn|2}}
{{a|{{t|{{ancre+|c0761|761}}. — '''Le Rendez-Vous de Madame Elisabeth, sœur du Roi, avec l’Abbé de S. Martin''', ''Aumônier de la Garde Nationale, dans le Jardin des Tuileries''. — A Paris, de l’imprimerie de la Foutro-Manie, 1790.|110}}|1.5|-1.5}}{{brn|1}}
1 brochure in-12 de 24 pages. Avec 1 frontispice obscène. Cartonné.
Pamphlet révolutionnaire.
{{brn|2}}
{{a|{{t|{{ancre+|c0762|762}}. — '''Requête et Décret en faveur des Putains''', ''des Fouteuses, des Maquerelles et des Branleuses, contre les Bougres, les Bardaches et les Brûleurs de Paillasses''. — A Gamahuchon, et se trouve chez toutes les Fouteuses Nationales. L’an second de la régénération foutative.|110}}|1.5|-1.5}}{{brn|1}}
1 brochure s. d. in-8 de 21 pages (Paris, 1791).
Sommaire :
{{brn|1}}
1. — ''Epitre dédicatoire à {{Mme}} la vicomtesse de Confendu, dite la Bacchante ; Grande prêtresse de Bacchus, maîtresse jurée en fouterie'' (en prose).
2. — ''Réponse de la vicomtesse de Confendu au chevalier de Couille-Plate'' (en prose).
3. — ''Humble Requête des Fouteuses''… (en vers). Elle commence à la page 13.
4. — ''Décret'' (en vers).
{{brn|2}}
{{a|{{t|{{ancre+|c0763|763}}. — '''[[Satan et Ève|Satan et Eve]]''', ou '''l’Origine de la Fouterie et du Cocuage.'''|110}}|1.5|-1.5}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VIII.djvu/130
104
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2026-05-07T13:52:09Z
CyrMatt
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" /></noinclude>
{{t2|DISCOURS SUR LES PSAUMES.|QUATRIÈME SÉRIE.|fs=180%}}
{{séparateur}}
{{t3|DISCOURS SUR LE PSAUME I.|fs=150%}}
{{--}}
{{brn|2}}
{{Alinéa|L’homme céleste et l’homme terrestre. — Le premier est Jésus-Christ, le second est Adam pécheur. — Jésus-Christ ayant évité les pièges dans lesquels Adam trouva la mort, aura dans l’Église une postérité que formeront les saints. — Adam pécheur sera le père des impies.|fs=80%}}
{{brn|1}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''1.''' « Bienheureux l’homme qui ne s’est point laissé aller au conseil des impies<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#1-1|Ps. 1,1]]</ref> » Cette bénédiction doit s’appliquer à Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui est l’homme divin<ref>''[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIX.DU_SERMON_SUR_LA_MONTAGNE._—_DEUX_LIVRES.|Rétract. XIX]]''</ref>. « Bienheureux l’homme qui ne s’est point laissé aller au conseil des impies », comme l’Adam terrestre, qui écouta sa femme séduite par le serpent, et méprisa le précepte du Seigneur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#3-6|Gen. 3,6]]</ref>. « Et qui ne s’est pas arrêté dans la voie des pécheurs ». À la vérité, Jésus-Christ est venu dans la voie du péché, puisqu’il est né comme les pécheurs, mais il ne s’y est pas arrêté, car il ne s’est pas épris des attraits du monde. « Et ne s’est point assis dans la chaire de pestilence ». Car il ne voulut point avoir sur la terre un trône fastueux, et voilà ce qui est justement appelé trône pestilentiel ; de même en effet que l’amour de la domination, que l’appétit de la vaine gloire se glisse dans presque toute âme humaine ; de même la peste est cette maladie qui se répand au loin, attaquant tous les hommes ou à peu près. Une chaire de pestilence se dirait mieux néanmoins d’une doctrine perverse, dont l’enseignement est envahissant comme la gangrène<ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#2-17|2 Tim. 2,17]]</ref>. Voyons ensuite la gradation de ces termes : « S’en aller, s’arrêter, s’asseoir ». L’homme s’en est allé, quand il s’est retiré de Dieu ; il s’est arrêté, quand il a pris plaisir au péché ; il s’est assis, quand affermi dans son orgueil, il n’a pu retourner sans avoir pour libérateur celui qui ne s’est point laissé aller au conseil de l’impie, ne s’est point arrêté dans la voie des pécheurs, ni assis dans la chaire de pestilence.
'''2.''' « Mais qui s’est complu dans la loi du Seigneur, et qui méditera cette loi jour et nuit<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#1-2|Ps. 1,2]]</ref> ». La loi n’est pas établie pour le juste<ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Timothée#1-9|1 Tim. 1,9]]</ref>, a dit l’Apôtre. Mais être dans la loi n’est pas être sous la loi. Être dans la loi, c’est l’accomplir ; être sous la loi, c’est en recevoir l’impulsion. Dans le premier cas, c’est la liberté, dans le second, c’est l’esclavage. Autre encore est la loi écrite qui s’impose à l’esclave, et autre la loi que lit, dans son cœur, celui qui n’a pas besoin de loi écrite. « Méditer la loi jour et nuit », signifie la méditer continuellement, ou bien « le jour » s’entendra de la joie, et « la nuit », de la tribulation ; car il est dit : « Abraham vit mon jour et il en tressaillit de joie<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#8-56|Jn. 8,56]]</ref> » ; et à propos de la tribulation, le Psalmiste a dit : « Bien avant dans la nuit, mon cœur a été dans l’angoisse<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#16-7|Ps. 15,7]]</ref>.
'''3.''' « Il sera comme l’arbre planté près du courant des eaux », c’est-à-dire près de la Sagesse elle-même, qui a daigné s’unir à l’homme pour notre salut, afin que l’homme fût un arbre planté près du courant des eaux ; car c’est ainsi qu’on peut entendre cette autre parole du Psalmiste : « Le fleuve de Dieu est
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VIII.djvu/176
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CyrMatt
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|168|DISCOURS SUR LES PSAUMES.|}}</noinclude><noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
actuelle, non de lieu, mais d’affection, entre les pécheurs et les justes, comme dans l’aire on sépare déjà le bon grain de la paille. Le Prophète continue : « Que les pécheurs soient précipités dans l’enfer<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-18|Psa. 9,18]]</ref> ». Qu’ils soient livrés en leurs propres mains alors que Dieu les épargne, et enlacés dans leurs joies mortelles. « Ainsi que toutes les nations qui oublient le Seigneur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-18|Psa. 9,18]]</ref> », car elles ont refusé de connaître le Seigneur, et il les a livrées au sens réprouvé<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#1-28|Rom. 1,28]]</ref>.
'''18.''' « Car le pauvre ne sera pas éternellement en oubli<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-19|Psa. 9,19]]</ref> » : lui qui paraît oublié maintenant, quand le bonheur de cette vie semble s’épanouir pour les pécheurs, et que la tristesse est pour le juste ; mais, dit le Prophète, « la patience des affligés ne périra pas éternellement ». Cette patience leur est nécessaire maintenant pour supporter les impies, dont ils sont séparés déjà par l’affection, jusqu’à ce qu’ils le soient tout à fait au dernier jugement.
'''19.''' « Levez-vous, Seigneur, et que l’homme ne s’affermisse point<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-20|Psa. 9,20]]</ref> ». Le Prophète appelle de ses soupirs le jugement dernier ; mais avant qu’il arrive : « Que les nations, dit-il, soient jugées en votre présence », c’est-à-dire dans le secret et sous l’œil de Dieu, puisqu’il n’y a pour le comprendre que le petit nombre des saints et des justes. « Seigneur, faites peser sur eux le joug d’un législateur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-21|Id. 21]]</ref> » ; qui serait, si je ne me trompe, l’Antéchrist, dont l’Apôtre a dit que l’homme de péché se révélera<ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Thessaloniciens#2-3|1Th. 2,3]]</ref>. Que les peuples sachent bien qu’ils ne sont que des hommes », et puisqu’ils refusent d’être délivrés par le Fils de Dieu, d’appartenir au Fils de l’homme, d’être enfants des hommes, ou des hommes nouveaux, qu’ils soient assujettis à l’homme, c’est-à-dire au vieil homme du péché, puisqu’ils sont eux-mêmes des hommes.
<noinclude>{{Fin de colonnes}}{{brn|1}}{{Sep}}</noinclude>{{brn|1}}
{{t3|CONTINUATION DU PSAUME IX.|fs=150%}}
{{t4|INSCRITE DANS L’HÉBREU SOUS LE NUMÉRO X.|fs=90%}}{{brn|1}}
{{--}}
{{brn|2}}
{{Alinéa|Dans ce second discours saint Augustin tire les conséquences morales et pratiques de l’exposé précédent : 1{{o}} quant à la grâce de Dieu qui nous est acquise par les mérites de Jésus Christ ; 2{{o}} quant à l’unité et à la visibilité de l’Église, contre les hérétiques ; 3{{o}} quant aux dispositions qu’exige de nous la vraie conversion.|fs=80%}}
{{brn|1}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''20.''' Comme l’Antéchrist ou l’homme de péché s’élèvera, croit-on, jusqu’à un tel degré de vaine gloire, déploiera un tel pouvoir sur tous les hommes et sur les élus de Dieu, que plusieurs auront la faiblesse de croire que Dieu ne s’intéresse plus aux hommes ; le Prophète, après un Diapsalma, exprime en quelque sorte les gémissements et les plaintes que soulève le retard du jugement. « Pourquoi dit-il, pourquoi, Seigneur, tant vous éloigner<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-1|Psa. 9,1]]</ref> ? » Et aussitôt l’interrogateur, comme s’il avait une illumination soudaine, ou comme s’il n’eût demandé ce qu’il savait bien que pour nous l’apprendre, ajoute : « Vous vous dérobez dans le temps propice, dans la tribulation » ; c’est-à-dire, vous vous dérobez à propos, et vous suscitez la tribulation pour attiser dans les cœurs le désir de votre avènement ; plus est longue la soif qui les dévore, et plus agréable sera la source de vie. Aussi le Prophète a-t-il pénétré la cause de ces retardements, quand il dit : « L’orgueil du méchant est un stimulant pour le pauvre ». C’est chose incroyable et vraie néanmoins, que la vue des pécheurs embrase les petits d’une vive ardeur, de sainte espérance qui les porte à une vie meilleure. La même raison mystérieuse a fait permettre à Dieu qu’il y eût des hérésies. Tel n’est pas sans doute le dessein des hérétiques, mais la sagesse de Dieu sait tirer avantage de leur perversité, elle qui crée et qui règle la lumière, qui règle seulement les ténèbres<ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#1-3|Gen. 1,3-4]]</ref>, afin qu’en les comparant à la lumière, on trouve celle-ci plus gracieuse
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome VIII.djvu/186
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CyrMatt
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|178|DISCOURS SUR LES PSAUMES.|}}{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>de leur calice », c’est, je crois, pour nous détourner de croire que, même dans le supplice des méchants, la Providence outrepasse les bornes de l’équité. Aussi a-t-il ajouté, comme pour nous rendre raison de ces châtiments : « C’est que le Seigneur est juste, et qu’il aime les justices<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#11-7|Ps. 10,7]]</ref> ». Et ce n’est pas sans raison qu’il dit les justices, au pluriel, afin de nous montrer dans ces justices les justes eux-mêmes. Car il semble que dans plusieurs justes, il y ait plusieurs justices, bien qu’il n’y en ait qu’une seule en Dieu, qui est la source des autres ; comme si un seul visage se trouvait en face de plusieurs miroirs, ceux-ci le refléteraient et feraient apparaître plusieurs fois ce visage, néanmoins unique. Aussi le Prophète revient-il au singulier, en s’écriant : « Sa face a vu l’équité ». Et peut-être a-t-il dit : « Sa face a vu l’équité », dans le même sens qu’il dirait : C’est dans sa face que l’on voit l’équité, c’est-à-dire quand on connaît sa face. Car la face de Dieu, c’est la puissance qu’il a de se faire connaître à ceux qui en sont dignes. Ou bien : « Sa face a vu l’équité », parce qu’il ne se fait pas connaître aux méchants, mais aux bons ; et c’est là l’équité.
'''12.''' Si l’on veut que la lune soit la synagogue, il faut alors entendre le psaume de la passion du Sauveur, et dire des Juifs, « qu’ils ont détruit ce que Dieu avait rendu parfait » ; et du Seigneur : « Pour le juste, qu’a-t-il fait ? » lui qu’ils accusaient de détruire la loi, tandis qu’eux-mêmes en détruisaient les préceptes par une vie coupable, et les méprisaient jusqu’à les remplacer par leurs traditions. Alors Jésus-Christ, selon sa coutume, parlerait dans son humanité, et dirait : « Ma confiance est dans le Seigneur ; comment dites-vous à mon âme : Va, passereau, vers les montagnes ? » répondant ainsi aux menaces de ceux qui le cherchaient pour le prendre et le crucifier. Alors les pécheurs voulaient décocher leurs flèches sur les justes ou sur ceux qui croyaient en Jésus-Christ, et l’obscurité de la lune peut fort bien désigner la synagogue remplie d’hommes pervers. C’est à cela que se rapporterait ce passage : « Le Seigneur habite son saint temple ; le Seigneur a son trône dans le ciel », c’est-à-dire le Verbe, ou le Fils de Dieu qui est dans le ciel, habite aussi dans l’homme. « Ses yeux regardent le pauvre », c’est-à-dire cet homme dont il s’est revêtu, tout Dieu qu’il était, ou celui pour lequel il a souffert dans son humanité. « Ses paupières interrogent les enfants des hommes ». Fermer les yeux, puis les ouvrir, voilà probablement ce qu’il désigne sous le nom de paupières, et que nous pouvons entendre de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ ; car alors il éprouva les fils des hommes ou ses disciples, que sa mort avait effrayés, et que réjouit sa résurrection. « Le Seigneur interroge le juste et l’impie », en gouvernant l’Église du haut du ciel. « Mais celui-là hait son âme qui aime l’iniquité », et la suite nous en montre la raison. Ce passage : « Il fera pleuvoir des pièges sur l’impie », ainsi que le reste du psaume jusqu’à la fin, doit s’entendre dans le sens indiqué plus haut.<noinclude>
{{Fin de colonnes}}
<references/></noinclude>
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Page:La Villemarqué - Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, volume 2.djvu/148
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VIGNERON
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<noinclude><pagequality level="1" user="VIGNERON" />{{nr|122|APO}}</noinclude>nez. Ann aotrou Doué, le Seigneur, le Seigneur
Dieu. Er géar éma-héü ann aotrou ?
monsieur est-il à la maison ? Va aotruunez iñt,
ce sont mes maîtres. Hors de Léon, ôtrou,
excepté en Vannes, où l’on dit eutreu. — En
Galles, atraou. H. V.
AOTROUNIA (de 4 syll., an-trou-ni-a), v.
a. Maîtriser. Gouverner en maître. Dominer.
Empaumer quelqu’un, se rendre maître de
son esprit. Part, aotrouniet. Aotrouniet eo
gañd hé c’hrég, il est maîtrisé par sa femme,
sa femme le maîtrise.
AOTROUNIEZ (de 4 syll., ao-trou-ni-ez), {{abréviation|s. f.|substantif féminin}}
Seigneurie. Maîtrise. Autorité. Juridiction.
Eùz hé aotrouniez é talc’hann, je relève de sa
seigneurie. Dindan va aotrouniez e m’oc’h,
vous êtes sous mon autorité, sous ma juridiction.
Hors de Léon, ôtroniez ou ôtrouniez.
AOU-AOU, interjection qui marque une douleur subite ou la fatigue. Ouf !
AOUEL. Voyez AVEL.
AOUEN. s. f. Inspiration poétique. Génie
poétique. En Galles, awen. Kanaouen. Chant,
d’inspiration. (De kân, chant, et de aouen.
Ce mot est le même que aven, rivière, ici employé
au figuré.) il. V.
AOUI. Voyez Haôi.
AOUID (de 2 syll., a-ouid), {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Enflure
aux mains, suivant les mis, et mal aux yeux,
suivant les autres. Enn aouid é zou yét-han, il
a les mains enflées ou bien il a mal aux yeux
(Vann.) — Enflure en général, soit aux mains, soit aux paupières. H. V.
AOUN ou AON, {{abréviation|s. f.|substantif féminin}} Peur. Frayeur. Épouvante.
Crainte. Timidité. Aoun am eùz raz-hañ,
j’ai peur de lui. Gañd aoun na zenfé,
de crainte qu’il ne vienne. En Vannes, eùn
(d’une seule syll.) Voyez SPOUNT.
AOUNIK ou AONIK (de 2 syll., aou-nik ou
ao-nik), pour Aoo^EK, non usité, {{abréviation|adj.|adjectif}} Peureux.
Clraiutif. Timide. Hômàb a zô gwuU aonik,
votre fils est fort peureux. Voy. SPOUNTIK.
AOUR, {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Or. De l’or, métal jaune, le
plus précieux de ceux connus. Eur iak’had
«ONT, une bourse pleine d’or. — En Galles,
uour. En Gael-irland. et écoss., or. H. V.
AOUREDAL (de 3 syllab., aou-ré-ddl ou
aour-é-ddl), {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Séneçon, plante. Suivant le
P. Grégoire, auuréddl est l’orvalc ou toutebonne,
et son interprétation tient, je crois, à
la comparaison qu’il a faite de ce nom breton
avec le nom français orvale, pour Oh-vaut,
dit-il. C’est de là qu’il part pour expliquer
ainsi le mot breton aoureddl.- aaur é ddl, il
ou elle vaut de l’or. Sans contester l’origine
du mot français Orvale, je me permettrai
quelques observations sur l’origine donnée au
mot breton aouréddl, par le P. Grégoire. Je
dirai d’abord que sa phrase n’est pas conforme
au génie de la langue ; il fallait aour c Idl,
ou bien aour a ddl ; aucun Breton, s’il est
instruit dans sa langue, ne dira le contraire.
Mais si ce nom s’applique au séneçon, la décomposition
du mot offre un sens approprié à
la physionomie ou au physique de la plante,
et, de plus, elle n’est pas en opposition avec
kl grammuin- pour le s<iii et l’arruiiReajent des
mots. Aouréddl, comme nom donné uu sen»çoii,
si-rait donc expliqué ainsi : aour lu : dût,
son front est d’or, ou bien aonrtd ddl, pour
anuret tdl, front doré ; ce qui convient parfiiitenient
au séneçon couvert de buutoni.
Voyez Madra, BAKftet Haoi oKft.
AOUREDEN (de 3 syll., a’iij-r^-dc/i ou aotir-édc’n),
s. f. Dorade, poisson de mer. 11. aoiirédeniied.
Kunn aouréden hor bizô d’hon Um, nous
auronsune dorade àdliier. Voy. Si-É». Skulax :
AOURI. Voyez Ai. AOLRi.
AOURPIMAND, {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Arsenic, métal qui se volatilise
avec une odeur d’ail. (Corn., En frég.,
Anurlioh. H. V.
AOZ, {{abréviation|s. f.|substantif féminin}} Nature. Figure. Forme. Façon.
Manière. Disposition. Pré|)aration. Arrangement.
Accommodage. Etal. Humeur. Herviz
ann aoz eùz ann Iraou, suivant la nature dej
choses. Enn aoz-zé eo é tléod hé über, c’est de
cette façon, de cette manière que vous devrez
le faire ! A’e oa kéd a aoz vdd hiriâ, il n’était
pas de bonne humeur aujourd’hui. Ilors de
Léon, ôz.
AOZ, {{abréviation|s. f.|substantif féminin}} Lit, canal par où coule un ruisseau,
une rivière. Pl. aosiou fde 2 syll., aosiou
). Ar sler a zô éad er-méaz eùz hé aoz, la
rivière est sortie de son lit. Voyez K. 4 !<, 2"^^ art.
AOZA (de 2 syll., ao-za), v. a. Former. Façonner.
Disposer. Préparer. Accommoder.
Arranger. Traiter. {{abréviation|Part.|Participe}} et. lié aozed em eûz
va-unan, je l’ai formé. façonné moi-même.
Itéd eo aoza lein, il faut’ préparer le dîner.
Uon aozed en deùz gant madélez, il nous a
traité avec bonté. Hors de Léon, ôza.
AOZIDIGEZ (de 4 syll., ao-zi-di-gez), {{abréviation|s. f.|substantif féminin}}
Action de former, de préparer, etc. Hors de
Léon, ôzidiges.
AOZIL (de 2 syll., ao-zil), s. m. Osier, arbrisseau.
De l’osier, Aozilen, fém. Un seul pied ou
une seule branche d’osier. Pl. aozilennou, ou
simplement aozil. Eur c’havel aozil en deûz préned
évid hé vâb hihan, il a acheté un berceau
d’osier pour son petit-fils. Hors de Léon, ôzil.
AP. Voyez AB.
APOTUM, s. m. Bile. Humeur animale jaune, amère, dont la sécrétion se fait dans le foie.
APOUEL (de 2 syll., a-pouel), {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Auvent,
petit toit en saillie pour garantir de la pluie
— ou du vent (d’où vient son nom ; ouel étant
une contraction d’aouel ou d’avel). H. V. Pl.
ou. En em likid dindân ann apouel, mettez-vous
sous l’auvent. Voyez Baled.
Aprék. {{abréviation|s. m.|substantif masculin}} Contrition ; détestation de ses
péchés. (Lag.) Gwir aprék, contrition parfaite. H. v.
Apréka. t. {{rom|ii}}, Souffler ; être essoufflé ; être
contrit. {{abréviation|Part.|Participe}} et. (Lag.) H. V.
AR, article défini. Il représente, en français,
les monosyllabes le, la, les. Ar se
place devant les consonnes, excepté devant
d, n, t, où l’on met ann, et devant l, où l’on
met al. Ar 6ara, le pain, Ar penn, la tête. Ar
ramm, la mère. Ar merched, les filles. En Van.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Charles Devereux
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* 1889 [[/Venus in India (Vénus indienne)/]]
* 1921 {{l2s|La Vénus indienne ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan|Devereux - La Vénus indienne ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan, 1921.djvu}} {{1/4}}, éd. Bibliothèque des curieux
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yun" />{{nr||KLAÔ-KLEIZEN|69}}</noinclude>rac. KLÊM et KLÄM, sk. ''{{lang|sa-Latn|klām-ya-ti}}'' « il est épuisé », {{abréviation|gr.|grec}} {{lang|grc|texte=ϰλαμ-αρό-ς}} ; « faible » (Hesych.), {{abréviation|lat.|latin}} ''{{lang|la|clēm-ens}}''<ref>Sens primitif « mou » (?), d’où « indulgent, affable ».</ref> — Mcb.
'''Klaô''', s. m., ferrement, outil en fer (cf. ''kenklaô''), nœud<ref>Ce dernier sens procède de celui de « ferrement ».</ref>. Empr. bas-lat. ''*clovus'' < {{abréviation|lat.|latin}} ''{{lang|la|clāvus}}'' « clou ».
'''Klaouein''' (V.), vb., creuser, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''claddu'' id., vir. ''claidim'' « je creuse » : d’une rac. à sens vague, « frapper, endommager, briser, creuser »<ref>Mais influencée, dans sa dérivation, par la souche du celto-lat. ''*covāre cavāre'' « creuser » ; cf. ''kaô'' et ''kéô''.</ref>, qu’on retrouvera sous ''klâz'', ''kleûz'', ''klézé'', ''koll'', etc. V. ces mots.
'''Klaouier''', s. m., étui à aiguilles : dér. de ''klaô''.
'''Klaoustré''', s. f., gageure : altéré de {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''coustelé'', cf. {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cywystl'' (avec un suff. en plus). V. sous ''*ke-'', ''gwestl'' et ''gloestr''.
'''Klask''', s. m., recherche : abstrait de ''klask-out'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clasgu'' < ''casglu'' « chercher ». Empr. bas-lat. ''*quaesiculāre'', fréquentatif de ''quaerere''. — Ern.
'''Klav''', s. m., variante de ''klaô''. V. ce mot.
'''Klâz''', s. m., tranchée, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cladd'' « fosse », vir. ''clad'' et ir. ''cladh'', gael. ''cladh'' « cimetière » et ''cladhaich'' « fouir » : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*klado-'' avec ''a'' bref (cf. gaul. n. pr. ''Vindo-clad-ia'' « la tranchée blanche ») ; rac. KLAD. V. sous ''klaouein'' et ''kleûz''.
'''1 Kleiz''', adj., gauche, {{abréviation|corn.|cornique}} ''gledh'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''kled'' > ''cledd'', vbr. ''cléd'', vir. ''clé'' > ''clí'' ir. et gael. ''clí'' id. : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*kli-yó-'', dér. de rac. KLI, « s’incliner, obliquer », sk. ''çráy-a-ti'' « il s’appuie », gr. {{lang|grc|texte=ϰλί-νω}} « je m’appuie », lat. ''clī-vu-s'' « pente », ''clīvius'', « escarpé, [augure] défavorable », ''in-clī-nāre'', etc., vir. ''clóin'' et gael. ''claon'' « gauchi », lit. ''szlë-ti'' « pencher », ags. ''hlœ̃n-an'' > ag. ''to lean'' « s’appuyer », al. (''sich'') ''lehnen'' id., {{abréviation|got.|gotique}} ''hleid-uma'' « gauche », etc.
'''2 Kleiz''', s. m., craie : altéré pour ''*kreiz''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''crēta''<ref>Pour la finale, cf. ''moneiz''. Pour le mot même, cf. ''prî''.</ref>.
'''3 Kleiz''', s. m., mouron, cf. {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clais'' « scabieuse sauvage »<ref>Les autres sens du {{abréviation|cymr.|cymrique}} pourraient indiquer un rapport avec ''glâz''. V. ce mot.</ref>.
'''1 Kleizen''', s. f., {{Corr|pène|pêne}} : dér. de ''1 kleiz''<ref>La pièce qui est « à gauche » de la gâche.</ref>.
'''2 Kleizen''', s. f., cicatrice, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''creithen'', cf. gr. {{lang|grc|texte=χαραϰ-τό-ς}}, « gravé, entaillé ». Origine indécise ; mais en tout cas paraît contaminé de ''2 kleiz''<ref>A cause de l’aspect blanc et crayeux d’une plaie qui s’est cicatrisée normalement. — Conj. </ref>.<noinclude>
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'''Klaô''', s. m., ferrement, outil en fer (cf. ''kenklaô''), nœud<ref>Ce dernier sens procède de celui de « ferrement ».</ref>. Empr. bas-lat. ''*clovus'' < {{abréviation|lat.|latin}} ''{{lang|la|clāvus}}'' « clou ».
'''Klaouein''' (V.), vb., creuser, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''claddu'' id., vir. ''claidim'' « je creuse » : d’une rac. à sens vague, « frapper, endommager, briser, creuser »<ref>Mais influencée, dans sa dérivation, par la souche du celto-lat. ''*covāre cavāre'' « creuser » ; cf. ''kaô'' et ''kéô''.</ref>, qu’on retrouvera sous ''klâz'', ''kleûz'', ''klézé'', ''koll'', etc. V. ces mots.
'''Klaouier''', s. m., étui à aiguilles : dér. de ''klaô''.
'''Klaoustré''', s. f., gageure : altéré de {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''coustelé'', cf. {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cywystl'' (avec un suff. en plus). V. sous ''*ke-'', ''gwestl'' et ''gloestr''.
'''Klask''', s. m., recherche : abstrait de ''klask-out'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clasgu'' < ''casglu'' « chercher ». Empr. bas-lat. ''*quaesiculāre'', fréquentatif de ''quaerere''. — Ern.
'''Klav''', s. m., variante de ''klaô''. V. ce mot.
'''Klâz''', s. m., tranchée, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cladd'' « fosse », vir. ''clad'' et ir. ''cladh'', gael. ''cladh'' « cimetière » et ''cladhaich'' « fouir » : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*klado-'' avec ''a'' bref (cf. gaul. n. pr. ''Vindo-clad-ia'' « la tranchée blanche ») ; rac. KLAD. V. sous ''klaouein'' et ''kleûz''.
'''1 Kleiz''', adj., gauche, {{abréviation|corn.|cornique}} ''gledh'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''kled'' > ''cledd'', vbr. ''cléd'', vir. ''clé'' > ''clí'' ir. et gael. ''clí'' id. : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*kli-yó-'', dér. de rac. KLI, « s’incliner, obliquer », sk. ''çráy-a-ti'' « il s’appuie », gr. {{lang|grc|texte=ϰλί-νω}} « je m’appuie », lat. ''clī-vu-s'' « pente », ''clīvius'', « escarpé, [augure] défavorable », ''in-clī-nāre'', etc., vir. ''clóin'' et gael. ''claon'' « gauchi », lit. ''szlë-ti'' « pencher », ags. ''hlœ̃n-an'' > ag. ''to lean'' « s’appuyer », al. (''sich'') ''lehnen'' id., {{abréviation|got.|gotique}} ''hleid-uma'' « gauche », etc.
'''2 Kleiz''', s. m., craie : altéré pour ''*kreiz''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''crēta''<ref>Pour la finale, cf. ''moneiz''. Pour le mot même, cf. ''prî''.</ref>.
'''3 Kleiz''', s. m., mouron, cf. {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clais'' « scabieuse sauvage »<ref>Les autres sens du {{abréviation|cymr.|cymrique}} pourraient indiquer un rapport avec ''glâz''. V. ce mot.</ref>.
'''1 Kleizen''', s. f., pène : dér. de ''1 kleiz''<ref>La pièce qui est « à gauche » de la gâche.</ref>.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yun" />{{nr|70|KLEMM-KLÉVOUT}}</noinclude>
'''Klemm''', s. f., plainte, reproche : abstrait de ''klemma''. Empr. fr. ''clamer'' [sg. 3 ''il claimet'' « il réclame »], du {{abréviation|lat.|latin}} ''clāmāre''.
'''Kleṅved''', s. m., maladie (et ''kleṅvel'' vb.) : dér. de ''klaṅv''.
'''1 Kléô''', s. m., l’attirail de la charrue : exactement « les ferrements »,
collectif auquel correspondrait un {{abréviation|lat.|latin}} ''*clāvium.'' V. sous ''klaô''.
'''2 Kléô''', s. m., ouïe : abstrait de ''klévout''. V. ce mot.
'''1 Kléren''', s. f., pièce principale de la claie, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''clezren'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cledr'', « barrière, grille ». Empr. bas-lat. ''*clátria'', dér. de ''clātrī'' pl.<ref>« L’ensemble des barreaux ou la pièce maîtresse qui les relie entre eux ».</ref>
'''2 Kléren''', s. f., glace légère à la surface de l’eau, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''clezrenn'' « glace » : pour ''*glezr-'', qui suppose une base celtique ''*glid-'' = ''*gḷ-d-'', très voisine, sous cette forme, de ag. ''cold'' et al. ''kalt'' « froid » ; cf. {{abréviation|lat.|latin}} ''gel-u'' et ''gl-ac-iē-s'' montrant les deux états de la rac. GEL<ref>L’''s'' initial de ''sklér'' (V.) n’est pas clair ; mais il ne le devient pas davantage en tirant ''2 kléren'' de ''1 kléren'' au sens de « ratissoire », d’où « ratissure ». Au contraire, le changement de ''g'' initial en ''k'' n’est pas un fait isolé.</ref>.
'''Klét''', adj., à l’abri, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clyd'' « lieu abrité », vir. et gael. ''cleith'' « cachette » : soit un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*klito-'' < ''kḷ-to-'', ppe passé de la rac. KEL « cacher », {{abréviation|lat.|latin}}
''oc-cul-tu-s'' de forme identique ; cf. {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''cel-u'' « cacher », vir. ''cel-im'' « je
cache », {{abréviation|lat.|latin}} ''cēl-āre'', al. ''ver-hehl-en'', etc.
'''Kleûr''', s. m., limon de charrette, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''claur'' > ''clawr'' « planche », vir. ''clár'' id. : soit un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*klāro-''<ref>Le rapprochement phonétique est irréprochable ; mais le changement de sens est bien surprenant.</ref>, sans autre équivalent.
'''1 Kleûz''', s. m., fossé, haie<ref>Le second sens est sûrement postérieur : il procède du rapprochement avec fr. ''clôture'' (destination commune aux fossés et aux haies).</ref>, {{abréviation|corn.|cornique}} ''claud'' et {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clawdd'' « fosse » : d’un celt. ''*klādo-'', rac. KLAD. V. sous ''klâz'' et ''klézé''.
'''2 Kleûz''', adj., creux, vide. Empr. fr. altéré, et cf. ''klaouein''.
'''Kleûzen''', s. f., arbre creux : dér. de ''2 kleûz''.
'''Kleûzeur''', s. m., métathèse de ''kreûzeul''. V. ce mot.
'''Klévout''', {{abréviation|vb.|verbe}}, entendre (aussi ''klevet''), {{abréviation|corn.|cornique}} ''clewas'', {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''clywed'' et ''clyw'', {{abréviation|ir.|irlandais}} ''cluinim'' et gael. ''cluinn'' id., {{abréviation|vir.|vieil-irlandais}} ''clú'' « renommée », etc. : d’une rac. KLEW, réduite KLU, largement représentée partout, {{abréviation|sk.|sanskrit}} ''á-çrav-a-t'' « il entendit » et ''çráv-as'' « gloire », {{abréviation|gr.|grec}} {{lang|grc|texte=ϰλύ-ω}} « j’entends » et {{lang|grc|texte=ϰλύ-τό-ς}} « illustre », {{abréviation|lat.|latin}} ''in-clu-tu-s'' id. et ''glōria'' (pour ''*clo-ves-ia'' = {{abréviation|sk.|sanskrit}} ''çrav-as-yā́''), {{abréviation|vir.|vieil-irlandais}} ''clo-th'' et {{abréviation|vbr.|vieux-breton}} ''clot'' « renommée », {{abréviation|ags.|anglo-saxon}} ''hlūd'' > {{abréviation|ag.|anglais}} ''loud'' « à haute voix », et cf. {{abréviation|ag.|anglais}} ''to listen'' « écouter », {{abréviation|al.|allemand}} ''laut'' « son », etc.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|220|{{sc|souvenirs}}|b=<hr />}}</noinclude>et guérison ! Néantmoins, je crois fort (disoit-il)
que cette vision ne soit un phantosme et illusion,
partant, je veilleray toute la nuict suivante,
pour sçavoir si, par la permission de Dieu, cette
vision se représentera de rechef. Puis, ayant
ainsi discouru, il se transporta à l’église de
grand matin, et assista à l’Office divin, faisant
sa prière à Dieu, qu’il lui pleust donner plus clair
intelligence et interprétation de la vision advenue
en la nuict précédente. Itier ne fist moins de
devoir de sa part ; fut à veiller, fut à prier. Et
la nuict suyvante, la mesme vision de la benoiste
Vierge Marie se démonstra à chacun d’eux, les
menasçant que s’ils ne se transportent en diligence
au lieu par elle désigné, eux-mesmes seroyent
touchez de la susdite maladie, qui fut
cause que ils se meirent en chemin le lendemain
au matin, et Norman qui estoit le plus
proche arriva à Arras le vendredy, et le samedy
au matin s’en alla vers l’église de Notre-Dame
où il trouva l’evesque en prières devant l’autel
Sainct-Severin. Il fut fort confirmé en son propos
quand il apperceut le grand nombre des malades,
qui se lamentoyent près de l’église,
comme lui avait esté représenté par la vision. De
façon qu’estant plus constant et résolu, il
s’adresse à l’evesque et luy prie se retirer à
escart, pour lui communiquer quelque affaire<noinclude>
<references/></noinclude>
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||{{sc|souvenirs}}|221|b=<hr />}}</noinclude>d’importance. Ce faict il lui dit : « Monsieur,
lundy dernier, en la nuict, m’est apparue une
vision de la benoiste Vierge Marie, laquelle m’a
commandé venir vers vous, pour vous déclarer
que samedy en la nuict, vous avez à visiter les
malades qui seront dedans et dehors l’église et
qu’après le premier chant du coq, pour un singulier
bénéfice, elle vous mettra ès-mains un
cierge ardant, duquel en faisant le signe de la
croix ferez découler quelques gouttes de cire en
des vaisseaux remplis d’eau, et en donnerez à
boire aux malades, mesme en arrouserez leurs
charbons et ulcères, Ceux qui ne se voudront
servir de ce remède, ou ne le recevront avec une
ferme confiance, ils en mourront. Voyla (dit-il),
la charge et commission qui m’a esté donnée ; si
votre Paternité la néglige et ne la met à exécution,
ce ne sera ma faute. »
« L’evesque fort estonné de ce discours luy
demanda son nom et de quel stil et pays il estoit :
mais quand il répondit qu’il estoyt joueur d’instruments
de son stil : « Ha, mon ami (dict
l’évesque) ne te joue-tu pas de moy ! » Et lors le
quitta et se retira en son palais épiseopal, ne
faisant estat de ce que luy avoit discouru Norman,
lequel tout vergongneux se tint encore en
l’église, considérant avec grande pitié et compassion
tant de malades et misérables et affligez.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|342|{{sc|histoires}}|b=<hr />}}</noinclude>{{tiret2|cer|taine}} douceur précise et lente, ces trois syllabes
en se rengorgeant un peu, la poitrine renflée et
montant dans une voluptueuse pandiculation
qui lui retournait mignardement ses toutes
petites mains.
Et elle ponctua ce « quoi qu’on die » de sa façon
par un bon retard d’une grosse heure à le
quitter.
Ces visites prirent place dorénavant tous les
deux ou trois jours en moyenne, s’espacèrent
ensuite plus ou moins par semaines. Puis X. eut
à faire un voyage d’un certain temps et, quand
il fut de retour, Marie n’allait plus chez le logeur
avec qui elle s’était brouillée pour des raisons
peu intéressantes. Déshabitué, il n’y pensa guère
et, bien qu’en étant déshabitué, accoutumé à la
fréquentation de ce genre de femmes, il en vit
des demi-douzaines et des douzaines d’autres, de
tout poil et de toute plume, des rieuses, des moroses,
des habillées et d’autres. Ça l’amusa, mais
ce n’était plus Marie, et il se la remémorait
quand il la rencontra dans un restaurant voisin
où elle mangeait seule. Il s’attabla près d’elle
et elle lui raconta que Célestin et elle s’étaient
lâchés, qu’elle refaisait la noce et que ça marchait
bien maintenant, assez bien en vérité. Dans
la soirée elle lui proposa d’aller avec elle et ils
montèrent dans un « hôtel » à passe, ou, après<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||{{sc|comme ça}}|343|b=<hr />}}</noinclude>quelque conversation, elle lui demanda un peu
d’argent en ami, non en client, ô non !
Il lui tendit son porte-monaie qu’elle empocha
en se sauvant par l’escalier. Il y avait dans son
porte-monaie plus d’argent qu’il n’avait jamais
eu l’intention de lui donner. Ça le vexa et il ne
cacha pas son mécontentement à la propriété
à qui il avait heureusement payé la chambre au
préalable. Celle-ci lui promit, — mais quoi ! —
de gronder la fille.
Il ne revit celle-ci que quelques jours plus tard.
Elle était au bras d’un ou plusieurs individus
qu’elle quitta pour prendre le sien comme ça,
sans façon, comme s’il ne s’était rien passé.
Elle avait visiblement bu. Sa toilette flambait
drôle et coquette ce jour-ci, claire et légère ! et,
de vrai, sa tête était en beauté. Elle se cramponnait
à lui, s’allongeant, s’étirant plutôt de toute
sa petite taille contre son grand corps raidi par
la respectability, car ça le gênait d’abord et l’ennuyait
aussi, l’exaspérait enfin d’avoir une telle
créature, bien que connue, belle et si détectable,
à son côté, à son flanc, après ce qui était arrivé,
presque en pareille compagnie et parmi tout cet
ensorcellement de pigeonne, ce roucoulement
qu’elle avait, son pelotonnement et cette petite
figure rose intense et blond de feu qu’elle tournait
vers lui comme anxieuse et rieuse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|344|{{sc|histoires}}|b=<hr />}}</noinclude>
— Tu es fâché de l’autre jour ? Allons donc !
Resoyons amis, oublie ça, Viens. Ah ! encore
l’autre fois qui te met martel en tête. MAIS J’AI
BIEN FAIT, tu sais.
Il faut croire qu’il le savait. Car il la voit toujours.
Du moins, j’en suis sûr, puisque il ne me
l’a pas dit, et là pour moi finit son récit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" /></noinclude>{{t3|LA MAIN DU MAJOR MULLER}}
<center>{{sc|conte}}</center>
— Ah ! ce Hans avec ses théories !…
Ceci était, comme un chœur discord, exclamé
par dix ou quinze ''Maisons-moussues'' : la pipe de
faïence aux dents et, en face d’eux, sur la table
de chêne de la taverne, d’immenses hanaps
pleins de bière de Bock.
L’étudiant ainsi interpellé se trouvait être un
grand jeune homme très barbu et très chevelu
sous l’incommutable petite casquette de velours,
et vêtu de la redingote à brandebourgs, de la culotte
de peau et des huiles à la Souvarow : mais
son visage pâle et toute sa figure, plus déliés
qu’il n’était de coutume dans cette assemblée de
futurs docteurs un peu épais, dénotaient un
esprit, peut-être une âme supérieurs.
— Ne riez, pas, Messieurs, dit-il, et, tenez, à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|346|{{sc|histoires}}|b=<hr />}}</noinclude>l’appui de ma thèse, qui est, j’y insiste, l’affirmation
d’une solidarité existant, même après une
séparation violente, entre les membres d’un corps
et ce corps lui-même, je vais vous raconter une
petite histoire.
— Nous t’écoutons et tâche d’être amusant !
vociférèrent les sceptiques camarades ; après
quoi, d’une voix posée, Hans commença :
{{Astérisme}}
— Je fréquentais beaucoup avec le major
Müller, qui fut, en son temps, vous le savez, le
plus beau joueur de nos stations balnéaires. Je
l’avais connu dès ma petite enfance. C’était un
ancien ami de ma famille et chaque fois qu’il
venait à la maison, il ne manquait pas de m’apporter
des tas de friandises. Quand je commençai
à devenir grand garçon, ce fut des livres de
toutes sortes, principalement des romans et des
ouvrages d’art militaire, qu’il me donna : « Je
veux que tu passes un jour feld-maréchal, » me
disait-il souvent en me tortillant l’oreille ; puis,
lors de mon adolescence, il me faisait des cadeaux
d’armes.
J’avais donc pour lui un respect affectueux qui
me permit, dès que je ne fus plus tout à fait un<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||{{sc|comme ça}}|347|b=<hr />}}</noinclude>blanc bec, pour parler comme les Français,
d’entrer dans sa très gracieuse intimité ; car ce
fut un homme charmant, pour m’exprimer, derechef, à l’instar de ces diables de Français. D’ailleurs, très débauché, aimant les femmes, la
boisson et le jeu, mais le jeu et la boisson encore plus que les femmes.
— Non sans raison, peut-être ! observra le gros Fritz.
Hans reprit :
— Ce fut précisément à propos d’une querelle
de jeu et non pour une dame, comme d’aucuns
l’ont prétendu qui n’avaient aucune autorité,
qu’ayant été insulté, il eut, à l’épée, un duel resté
fameux, où il tua son adversaire ; mais il avait
reçu lui-même, au poignet, une si malheureuse entaille
que l’on dut, malgré les premiers symptômes
les moins inquiétants, lui faire la résection
de la main droite. Par un étrange
caprice, le major ne voulut pas se séparer de cet
organe, qu’il avait fort beau, d’une beauté virile,
s’entend. À ces fins, il la fit précieusement
saturer d’aromates, injecter de baumes très puissants
et la conserva sous un globe de cristal,
dans sa chambre à coucher…<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|348|{{sc|histoires}}|b=<hr />}}</noinclude>{{Astérisme}}
<nowiki />
— Ah ! ah ! La bonne plaisanterie !..
— Fritz, te tairas-tu, à la fin ?
— Je la vois encore, cette main sèche et poilue
de vieux militaire, je les revois, ces doigts qu’on
eût dit crispés, fiévreux dans leur immobilité
comme terrible d’effréné joueur, reposant de
quel repos ! sur le velours rouge et vert d’un
coussinet à glands d’or. La chair, si cela, si cet
objet cruellement, quasi-fantastiquement étrange,
pouvait se dénommer du nom de chair, la chair,
dis-je, qu’on eût crue de glace sous le parchemin
bruni qui avait été la peau, n’avait naturellement
pas un frisson, mais vous donnait le frisson,
si vous voulez bien excuser l’apparent mauvais
goût de cette prétention néanmoins nécessaire. À
l’annulaire, une énorme bague sertissant un
lourd rubis que le soleil ou la lampe ou la réverbération
des flammes résineuses de la grandissime
cheminée allumait singulièrement ; les
ongles, coupés carrés de façon soldatesque,
n’avaient qu’imperceptiblement poussé depuis la
fatale amputation. Et large, épaisse, nerveuse
avec tout cela, et nerveuse de façon féroce, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||{{sc|comme ça}}|349|b=<hr />}}</noinclude>main dormait là, depuis des années, sous de farouches trophées, parmi de massifs bijoux :
pistolets d’arçon damasquinés, dagues aux fourreaux d’argent et de cuivre vieux, cachets aux
bizarres devises, sur une table de bois de rose.
Elle dormait, la Main, depuis des années,
quand le major s’alita, au seuil de la maladie
qui devait l’emporter, au dire de nos chers et
illustres professeurs, qui furent, pour la plupart,
nous ne l’ignorez pas, consultés en cette
circonstance. Mais voici la vérité…
En prononçant ces derniers mots, la voix de
Hans se fit soudain grave, lente, j’allais dire solennelle,
et je ne me serais trompé que de peu.
Ce fut, d’ailleurs, sur ce ton, qu’il poursuivit
son récit.
{{Astérisme}}
— Je fus appelé à l’hôtel Müller, d’une part,
en qualité de jeune, mais intime ami du major,
et sur le vœu de celui-ci ; d’autre part, comme
élève du docteur Schnerb, qui présida, vous
vous en souvenez, les innombrables conférences
tenues par nos dits illustres et chers professeurs
autour de ce mémorable chevet : mais la première
circonstance fut surtout cause que le {{tiret|ma|lade}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|390|{{sc|histoires}}|b=<hr />}}</noinclude>manquait pas de dire que si, et de soutenir
''mordicus'', tapant du pied et faisant une moue
épouvantable, ce qui lui attirait tout naturellement
l’épithète de menteuse, contre laquelle
elle se révoltait, quoi qu’elle sentit à merveille
combien elle la méritait, et c’étaient des quintes
de rage et de pleurs, et des accès de bouderie
immanquablement punis, — et le tout, comme
de juste, finissait par faire dans cette tête si
tendre un brouillamini qui n’avait de comparable
que celui d’un long fil inhabilement enroulé
autour d’une bobine mal faite ou bien encore
l’embarras des membres de phrases d’une
proposition mal déduite par un écrivain sans
talent. D’où, après des journées à moitié coupables,
à moitiés gâtées par ces regrets qui
sont les remords de l’innocence, des cauchemars
dans l’horreur desquels le vice se voyait
puni sans que la vertu fût là pour se voir
récompenser.
Mais, dès qu’elle eut subi le regard attendri
(comme à travers un long rêve pénible enfin
dissipé) de la vieille marquise, son petit cœur
et sa petite âme changèrent comme par enchantement.
Elle ne musa plus, elle ne mentit plus,
elle fut sage et propre, obéissante et réservée.
Bref, elle semblait avoir hérité, proportionnées
à ses forces d’enfant et avec toute mesure, de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/401
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Olivier LPB
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||{{sc|comme ça}}|391|b=<hr />}}</noinclude>l’expérience et de la sagesse de cette grande
dame autrefois si méchante.
En sorte qu’on peut dire qu’un échange de
vie avait eu lieu par le simple échange d’un
regard entre la mignonne et l’aïeule.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Dictionnaire des proverbes (Quitard)
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Sicarov
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text/x-wiki
{{TextQuality|Textes validés}}{{dct}}
<center>
{{NavigateurDico|1=Articles du Dictionnaire des proverbes|2=Dictionnaire des proverbes (Quitard)|3=Page:Quitard - Dictionnaire des proverbes}}</center>
<pages index="Quitard - Dictionnaire des proverbes.pdf" header="sommaire" />
[[Catégorie:Articles du Dictionnaire des proverbes|*]]
[[Catégorie:Dictionnaires de langue française]]
[[Catégorie:1842]]
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu/293
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ANALYSE DU KANDJOUR|275}}</noinclude><nowiki />
{{brn|0.5}}
{{c|VOLUME {{rom-maj|XXIV}}. — ({{sc|Ya}})|fs=110%|m=1em}}
Matières : Continuation des histoires sur des sujets semblables à ceux qui sont traités dans les deux volumes précédents. Les dieux des cieux {{lang|bo-Latn|H''thab-bral''}} (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Yâmâ}}'') ; leurs actions et les fruits de leurs œuvres. Description des plaisirs dont les dieux y jouissent. Par quelles actions vertueuses on peut y naître dans de futures transmigrations. Exhortation aux bonnes œuvres (en vers). Éloge de la charité, de la moralité, de la chasteté, etc. Bonnes œuvres et œuvres mauvaises. Les dix actions immorales. Paradis et enfer. Description de l’un et de l’autre. Morale de plusieurs histoires. Plusieurs histoires ou contes moraux, narrés à propos de bonnes et de mauvaises actions. Convoitise, passion, ignorance, sources de la douleur. Vers pour exciter à la vertu ; description du vice.
{{brn|0.5}}
{{c|VOLUME {{rom-maj|XXV|24}}. — ({{sc|Ra}})|fs=110%|m=1em}}
Matières : Continuation d’histoires semblables à celles des trois volumes précédents jusqu’au feuillet 348, où finit l’ouvrage commencé au 118{{e}} feuillet du volume {{rom-maj|XXII}} (20).
Du folio 348 à 474, fin du volume ; on y trouve les ouvrages suivants :
<div style="line-height:1.6em">
1. ''{{lang|sa-Latn|Mâyâ-jâlam}}'', tib. {{lang|bo-Latn|S''gyu-mahi-dra-va''}}. {{t|{{lang|bo|སྒྱུ་མའི་དྲ་བ}}|185}}. Le réseau (ou l’enveloppe ornée) de l’illusion. Folios 348-373 ''{{lang|sa-Latn|Çâkya}}'' à ''{{lang|bo-Latn|Mñan-yod}}'' (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Çrâvasti}}''). Son instruction aux prêtres sur les diverses erreurs des hommes dans leurs jugements relativement à la réalité des objets extérieurs et de l’âme.
2. ''{{lang|sa-Latn|Bimbasâra protyudgamana}}'', tib. {{lang|bo-Latn|G''zugs-can''-s''ñing-pos''-v''su-va''}}, {{t|{{lang|bo|གཟུགས་ཅན་སྙིང་པོས་བསུ་བ}}|185}}, folios 373-383. Description d’une visite faite à {{sc|Çâkya}}, dans un parc près de ''{{lang|sa-Latn|Râjagṛha}}'' par le roi de {{lang|sa-Latn|Magadha}} {{sc|Çreṇika}} (ou {{sc|Çreṇa}}) {{sc|Bimbisâra}}. Invitation et réception solennelle faite par ce roi à {{sc|Çâkya}}. Instructions qu’il lui adresse sur la manière de se faire des notions exactes et de bien juger les objets extérieurs et l’âme. — Sur l’enchaînement complexe (ou<noinclude>
</div>
<references/></noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu/294
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|276|ANNALES DU MUSÉE GUIMET}}<div style="line-height:1.6em"><p style="text-indent:0"></noinclude>mutuel) des choses. — Offres faites par le roi de ''{{lang|sa-Latn|Magadha}}'' à {{sc|Çâkya}} et à ses disciples relativement aux moyens de subsistance.<noinclude></p></noinclude>
3. ''{{lang|sa-Latn|Çunyatâ}}'', tib. {{lang|bo-Latn|S''tong-pa-ñid''}}. {{t|{{lang|bo|སྟོང་པ་ཉིད}}|185}}. « La vacuité », folios 383-389. {{sc|Çâkya}} parle sur ce sujet à {{sc|Kun-dgah-vo}}.
4. ''{{lang|sa-Latn|Mahâ Çunyatâ}}'', tib. {{lang|bo-Latn|s''tong-pa-ñid-chen-po''}}. {{t|{{lang|bo|སྟོང་པ་ཉིད་ཆེན་པོ}}|185}}. Dito<ref>Il y a aussi dans le canon pâli deux ''{{lang|sa-Latn|Sûtras}}'' sur le « vide » (''{{lang|sa-Latn|çunyatâ}}'') dont l’un est qualifié « grand » ({{lang|pi-Latn|Majjhima-Nikâya-Uparipaññasa}} {{rom-maj|III}}, 1, 2). {{FAD|{{abr|(L. F.)|Léon Feer}}{{em|2}}}}</ref>.
5. ''{{lang|sa-Latn|Dhvajâgra}}'', tib. {{lang|bo-Latn|R''gyal'' m''ts’an''-m''chog}}''. {{t|{{lang|bo|རྒྱལ་མཚན་མཆོག}}|185}}. « Bannière ou signe de premier ordre » (folios 402-411). Instructions données par {{sc|Çâkya}} a quelques marchands de ''{{lang|bo-Latn|Yangs-pa-can}}'' (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Vaiçâli}}'') sur les bons effets de se rappeler le ''{{lang|sa-Latn|Buddha}}'', la loi et les prêtres. (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Buddha-dharma-sangha}}'').
6. ''{{lang|sa-Latn|Pañca-trayam}}'' (pour ''{{lang|sa-Latn|Tri-pañcâçaka}}'', tib. {{lang|bo-Latn|L''nga''-g''sum-pa''}}, {{t|{{lang|bo|ལྔ་གསུམ་པ}}|185}} : « Traité en cinquante-trois ''{{lang|sa-Latn|çlokas}}'' » (folios 411-425). {{sc|Çâkya}} entretient ses disciples de quelques distinctions relativement à l’âme et à la délivrance.
7. ''{{lang|sa-Latn|Çila xipata-sûtra}}'', tib. {{lang|bo-Latn|R''do'' h''phangs-pahi''-m''do''}}, {{t|{{lang|bo|རྡོ་འཕངས་པའི་མདོ}}|185}} : « {{lang|sa-Latn|Sûtra}} sur l’enlèvement d’une pierre » (folios 425-438).
On raconte comment les habitants de la ville de {{lang|sa-Latn|Kuça}} firent des préparatifs pour retenir {{sc|Çâkya}} et s’efforcèrent de débarrasser, la route d’un gros bloc en pierre, sans pouvoir l’ébranler. {{sc|Çâkya}} arrive, et, à leur demande, écarte la pierre ou fait avec elle plusieurs prodiges, et leur donne des leçons sur les différentes espèces de facultés des ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'', sur leur omniscience — car ils connaissent les diverses divisions et résidences des différentes espèces d’êtres, — et aussi sur la création, la durée, la destruction du monde. Plus loin il y a une instruction sur la transmigration et la délivrance finale.
8. ''{{lang|sa-Latn|Kumâra-drṣtânta sûtra}}'', tib. {{lang|bo-Latn|G''j̈on-nu'' d''pehi'' m''do''}}, {{t|{{lang|bo|གཞོན་ནུ་དཔེའི་མདོ}}|185}} : « {{lang|sa-Latn|Sûtra}} sur l’exemple des jeunes gens » (folios 458-460). {{sc|Gautama}} ({{sc|Çâkya}}), à la demande du roi de ''{{lang|sa-Latn|Koçala}}'' (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Prasenajit}}'', tib. {{lang|bo-Latn|G''sal rgyal''}}), lui dit qu’il est très vrai, conformément à ce qu’on dit de lui, qu’il est arrivé à la perfection suprême, quoiqu’il ne soit pas vieux<ref>Ce texte est cité sous le titre de ''{{lang|sa-Latn|Dahara sûtra}}'' dans l’{{lang|sa-Latn|Avadâna-çataka}} (voir Burnouf, ''{{abr|Introd. à l’Hist. du Buddh.|Introduction à l’Histoire du Buddhisme}} indien''. {{pg}}178, {{abr|réimpr.|réimpression}}) C’est également sous ce titre qu’il figure dans le recueil pâli ''{{lang|pi-Latn|Sanyutta-nikâya}}'' ({{lang|pi-Latn|Sagatha}} {{rom-maj|III}}, {{rom|ii|2}}, 1) le {{lang|sa-Latn|sûtra}} pâli correspond très bien au ''{{lang|sa-Latn|sûtra}}'' tibétain ; néanmoins il n’y a pas coïncidence parfaite ; ce sont deux versions très semblables, mais distinctes d’un texte primitif unique. J’ai donné la traduction parallèle de ces deux textes dans le ''Journal Asiatique'' (1874 {{abr|oct.-nov.|octobre-novembre}}). {{FAD|{{abr|(L. F.)|Léon Feer}}{{em|2}}}}</ref>.<noinclude>
<references/>
</div></noinclude>
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Page:Coignet - Les Cahiers du capitaine Coignet, 1883.djvu/151
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Justinetto
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<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>c’est ma queue qu’ils m’ont coupée à moitié. Si
j’avais été à cheval, ça ne me serait pas arrivé.
— J’en réponds pour vous, dit-il, je vous connais
sur cet article. Maréchal des logis, donnez-lui
la goutte. — Avez vous du pain, mon capitaine ?
— Allez-lui chercher quatre pains ! Je
vais vous faire voir vos chevaux, si vous les
reconnaîtrez !
Je lui en montrai douze. « C’est cela, me
dit-il, vous les reconnaissez très bien. — Je suis
content, capitaine. Si j’avais été monté sur un
de ces chevaux, ils ne m’auraient pas coupé ma
chevelure, mais ils me le payeront. Je viendrai
dans la garde du Consul. Je suis marqué pour
un fusil d’argent, et lorsque j’aurai quatre campagnes,
le Consul m’a promis de me faire entrer
dans sa garde. — C’est possible, mon brave
grenadier. Si jamais vous venez à Paris, voilà
mon adresse. Comment se nomme votre capitaine ?
— Merle ; première compagnie de grenadiers
de la 96{{e}} demi-brigade de ligne. — Voilà
cinq francs pour boire à ma santé, je vous promets
d’écrire à votre capitaine. Il faut lui
donner de l’eau-de-vie dans une bouteille. —
Je vous remercie de votre bonté, je m’en vais,
j’ai mon camarade à la grille qui m’attend, il
faut lui porter du pain de suite. — Je ne le
savais pas, allez ! Prenez un pain de plus, et
partez rejoindre votre corps. — Adieu, capitaine,
vous avez sauvé l’armée avec vos belles<noinclude>
<references/></noinclude>
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Œuvres posthumes (Verlaine)/Histoires comme ça/Deux mots d’une fille
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Œuvres posthumes (Verlaine)/Histoires comme ça/Rampo
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Olivier LPB
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[[Catégorie:Œuvres de Paul Verlaine]]
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Manseng
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SARA.|99}}</noinclude><section begin="Sapho"/>{{lang|grc|{{tiret2|ἀσέλ|γειαν}} ᾄδει}}, {{lang|la|''et quidem Sapho meretricia''
''muliercula insano amore capta suam''
''ipsa lasciviam cantat''}}<ref>{{ancre|ancrage_Sapho-(59)}}''{{lang|la|Id., ibid.}}''</ref>. Pline parle
d’un peintre, nommé Léon, qui
avait fait le portrait de Sapho<ref>{{lang|la|Plin., ''lib. XXXV'', ''cap. XI'', ''p. m.'' 235.}}</ref>.
'''{{refa|Sapho-(K)|(K)}}''' ''Quelques auteurs font mention''
''d’une autre Sapho.'' ] {{M.|Moréri}} dit
qu’il y a des gens ''qui mettent une''
''seconde fille de ce nom, d’Érithrée,''
''qui faisait des vers, et que c’est le''
''sentiment d’Athénée, lib. XIII''. Athénée
ne dit pas que cette autre Sapho
fût poëte, ni qu’elle fût d’Érithrée :
il dit qu’elle était d’Érèse<ref>''Fille de l’île de Lesbos.''</ref>, courtisane
de son métier, et qu’elle fut
amoureuse de Phaon. Selon ce sentiment,
la grande Sapho, la Sapho
de Mitylène, qui faisait de si beaux
vers, pourrait être réhabilitée sans
beaucoup de peine dans une bonne
réputation ; on n’aurait qu’à transporter
sa mauvaise renommée sur
autre Sapho. Le mal est qu’un passage
mutilé d’Athénée, secondé tant
qu’on voudra du témoignage d’Élien
<ref>{{lang|la|Ælian., ''lib. XII'', ''cap. XIX'' : Var. Historiar.}}</ref>, ne doit pas nous servir de guide
préférablement à mille autorités
qui le combattent. {{M.|Lloyd}} et
{{M.|Hofman}} nous avertissent de bien
distinguer deux Saphos ; l’une d’Éréthrie,
et l’autre qui fut aimée de
Phaon, comme on le voit, disent-ils,
dans Athénée au livre XIII. Cela est
copié de Vossius<ref>{{lang|la|Vossius, de Poët. græc., ''pag.'' 17.}}</ref>, et n’en est pas
plus vrai ; car Athénée ne parle là
que d’une Sapho native d’Érèse, qui
fut fort amoureuse de Phaon ; si elle
en fut aimée ou non, c’est ce qu’il
ne nous apprend point. Suidas pourrait
nous jeter dans l’incertitude
s’il n’y avait pas de l’apparence qu’il
a divisé ce qui devait demeurer uni.
Il nous donne deux Saphos : ce qu’il
dit de la première appartient incontestablement
à celle qui a tant excellé
dans la poésie lyrique : ce qu’il
dit de la seconde, savoir qu’elle était
de Mitylène dans l’île de Lesbos ;
qu’elle se précipita du promontoire
de Leucade dans la mer, à cause
qu’elle aimait Phaon ; qu’elle savait
jouer des instrumens ; qu’elle avait
composé des vers lyriques, ne convient
pas moins certainement à la
première. Ainsi je ne vois nulle raison
fort valable pour admettre deux
femmes de ce nom-là, principalement
s’il fallait les distinguer l’une de l’autre
par les qualités dont Suidas et
Charles Étienne les partagent.
Voici une faute bien absurde.<ref>Moréri, ''au mot'' Canius.</ref>
''Canius, poëte latin, natif de Cadix''
<ref>''Cela paraît par l’épigramme LXII du I''{{e|er}}.
''livre de'' Martial, ''laquelle {{M.|Moréri}} ne cite pas''.</ref>, et ''ami de Martial..... épousa''
''deux femmes, Théophile, savante,''
''mais un peu trop libre, et Sapho''
''moins éclairée, mais plus retenue....''
''Martial rapporte ce que j’écris'' au
liv. III., épigr. LXIII ; et liv. VII.,
ép. LXVIII.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Castior hæc et non doctior illa fuit, etc.''
</poem>}}
{{br0}}
Voilà ce qu’on lit dans le Dictionnaire
de Moréri. Mais si l’on consulte
Martial, on trouve<ref>{{lang|la|Martial. epigr. LXVIII, ''lib. VII''.}}</ref> qu’il ne fait
mention que d’une femme de Canius,
et qu’il dit qu’elle se nommait Théophila ;
qu’elle était savante, et qu’elle
faisait des vers que Sapho pourrait
louer ; que celle-ci n’était pas plus
docte que Théophila, mais que Théophila
était plus chaste que Sapho.
Le vers que {{M.|Moréri}} rapporte est
le dernier de l’épigramme. Il ne fallait
donc pas y ajouter un ''{{lang|la|et cætera}}''.
Ceci n’est qu’une vétille en comparaison
de la bévue d’avoir donné à
Canius une femme nommée Sapho,
moins éclairée et plus modeste que
Théophila. Je ne dis rien de deux
autres fautes qui sont dans l’article
de Canius, au Dictionnaire de Moréri.
On marque la XIX{{e}}. épigramme du
III{{e}}. livre de Martial, au lieu de la
XX{{e}}. ; et l’on met ''{{lang|la|æmulator}}'' au lieu
de ''{{lang|la|æmulatur}}''.
{{References-Bayle}}
<section end="Sapho"/>
<section begin="Sara"/>'''SARA''', sœur et femme d’Abraham
{{refl|Sara-(A)|num=(A)|nosup}}, fut la fidèle compagne
de tous ses voyages. Elle
était déjà mariée avec lui, lorsqu’ils
se retirèrent d’Ur de Chaldée ;
pour s’en aller à Charan<ref group=lower-alpha>Genèse, ''XI'', 29, 31.</ref>.
La stérilité dont elle avait été
affligée dans sa patrie ne la
quitta point dans les pays {{tiret|étran|gers}}<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/108
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|100|SARA.}}</noinclude><section begin="Sara"/>{{tiret2|étran|gers}}, et c’est ce qui lui fit prendre
la résolution de se donner
un substitut auprès d’Abraham,
afin de pouvoir devenir mère en
la personne de ce substitut, puisqu’elle
ne le pouvait être en sa
propre personne. Agar, sa servante,
qu’elle choisit pour cet
emploi, fut bientôt enceinte, et
la paya d’ingratitude<ref group=lower-alpha>''Genèse'', XVI.</ref>. Elle se
mit à la mépriser : mais Sara, ne
pouvant souffrir cette insolence,
usa si amplement du plein droit
que son mari lui donna sur Agar,
qu’elle la contraignit en peu de
temps à s’enfuir de la maison.
On a pu voir en un autre endroit
<ref group=lower-alpha>''Dans l’article d’''[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Agar|{{sc|Agar}}]], ''tom. I'', ''pag.'' 242.</ref> le retour de cette ingrate
et les extrémités où elle se
vit réduite lorsqu’elle eut été encore
chassée. Nous ne répéterons
point cela. Il vaut mieux dire
qu’enfin, par une bénédiction
particulière de Dieu, Sara devint
grosse à l’âge de quatre-vingt-dix
ans, et qu’elle accoucha d’un
fils qui eut nom Isaac. Elle vécut
cent-vingt-sept ans<ref group=lower-alpha>Moréri ''dit faussement'' 137.</ref>. Il ne
faut point oublier qu’elle fut très-belle ;
et que sa beauté, et la
complaisance qu’elle eut pour
son mari de ne se point dire son
épouse, mais sa sœur, l’exposèrent
à deux enlèvemens {{refl|Sara-(B)|num=(B)|nosup}}, où
sa pudicité aurait fait naufrage
si Dieu n’y eût mis la main {{refl|Sara-(C)|num=(C)|nosup}}.
Une providence toute particulière
la garantit de ce naufrage, et la
rendit à son mari, l’honneur sain et
sauf, outre les bienfaits dont il fut
comblé par les deux princes qui
devinrent amoureux d’elle. Cela
pouvait adoucir la fâcheuse expérience
qu’il avait faite des embarras
où se trouvent ceux qui
traînent avec eux une belle femme,
embarras quelquefois plus
grands que s’ils voyageaient avec
une laide. On ne peut bien disculper
Abraham {{refl|Sara-(D)|num=(D)|nosup}} et Sara en
ces rencontres, non plus que sur
l’affaire d’Agar ; et c’est à tort
que l’on s’emporte contre Calvin,
qui leur a dit leurs vérités
là-dessus<ref group=lower-alpha>''Voyez'' Rivet,{{lang|la| ''in'' Exercit. LXXXVII,
''tom. I'', ''Oper. pag.'' 333. Heidegg. Mist.
Patr, ''tom. II'', ''pag.'' 151}}, ''et ci-dessous la''
''rem.'' {{refl|Sara-(I)|num=(I)|nosup}}.</ref>. Il faut s’éloigner
également de l’irrévérence de
Faustus le manichéen<ref group=lower-alpha>''Voyez la rem.'' {{refl|Sara-(B)|num=(B)|nosup}}, ''citat.'' {{refl|Sara-(17)|num=(17)|nosup}}.</ref>, et de
la superstitieuse flatterie de quelques
autres. La beauté de Sara
eut une singularité qu’il ne faut
pas oublier, c’est qu’elle dura
pour le moins jusqu’à l’âge de
quatre-vingt-dix ans {{refl|Sara-(E)|num=(E)|nosup}}. On en
donne diverses raisons ; c’est,
dit-on, qu’elle n’avait point eu
d’enfans, et qu’elle avait renoncé
à tout commerce de mariage
depuis qu’elle s’était vue stérile
{{refl|Sara-(F)|num=(F)|nosup}}. Et en cas que ces raisons ne
contentent pas, on y ajoute une
providence toute particulière de
Dieu, qui mit à couvert, dit-on,
la beauté de Sara de toutes les
atteintes de la vieillesse ; entre
autres motifs, afin d’éprouver la
foi d’Abraham {{refl|Sara-(G)|num=(G)|nosup}}. C’est à quoi
ne prenaient point garde ceux
qui dans la chaleur de leurs homélies,
exagéraient avec tant de
force sa caducité {{refl|Sara-(H)|num=(H)|nosup}}, afin de
faire trouver plus digne d’admiration
le lait dont ses mamelles
se remplirent. On prétend
<ref group=lower-alpha>''Voyez'' {{lang|la|Pererius in Genes. ''cap. XXI'' ;
Salian., ''pag.'' 473, 474.}}</ref> qu’elle en eut une si
grande abondance, qu’elle fut<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Auteur:Léonie d’Aunet
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Olivier LPB
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== Voir aussi ==
*Sa fille [[Auteur:Marie_Double|Marie Henriette Biard]]
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== Voir aussi ==
*Sa fille [[Auteur:Marie_Double|Marie Henriette Biard]]
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SARA.|101}}</noinclude><section begin="Sara"/>obligée de prendre plusieurs enfans
à nourrir, et que le jour
qu’Isaac fut sevré elle donna à
téter à tous les enfans de ceux
qui avaient été priés au festin.
On ajoute qu’elle voulut nourrir
elle-même son enfant, afin de
réfuter tous les soupçons que
son âge pouvait faire naître qu’Isaac
fût un enfant supposé. Saint
Chrysostome approuve cette pensée
<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Homil. XLV. in Genes.}}</ref>. Il n’y a nulle apparence
que cette sainte femme soit morte
de douleur à la nouvelle
qu’Isaac avait été immolé par
Abraham ; et nous pouvons hardiment
mettre ceci entre les fables
des rabbins<ref group=lower-alpha>''Ils le disent ''{{lang|la|''apud'' Tostatum}} ; ''Voyez''
Salian, ''pag.'' 489.</ref>. Josèphe témoigne
que Sara mourut peu
après le retour de son mari et
de son fils : mais selon son propre calcul,
elle aurait encore vécu douze
ans ; car il dit avec l’Écriture
qu’elle en avait quatre-vingt-dix
quand elle enfanta
Isaac, et cent vingt-sept quand
elle mourut ; et d’autre côté il
assure qu’Isaac était âgé de vingt-cinq
ans lorsque son père le voulut
sacrifier.
C’est ici que je dois montrer,
1°. qu’on accuse à tort Calvin
d’avoir vomi les injures les plus
grossières contre Sara {{refl|Sara-(I)|num=(I)|nosup}} parce
qu’elle exigea que son mari se
servît de leur servante ; 2°, que
saint Augustin n’a pas fait une
bonne apologie de ce procédé
d’Abraham {{refl|Sara-(K)|num=(K)|nosup}}.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sara-(A)|(A)}}''' ''Sœur et femme d’Abraham.'' ]
Cela est si clair par le chapitre XX
de la Genèse, que, sans la mauvaise
habitude que l’on se fait de sacrifier
le sens naturel des paroles de l’Écriture
aux moindres difficultés qu’on
envisage, il n’y aurait pas deux sentimens
là-dessus. Prenons bien les
circonstances du fait. Abraham étant
venu au pays des Philistins, y fit
passer Sara pour sa sœur. Sur cela,
Abimélec, roi du pays, crut que c’était
une fille à marier, ou une veuve, et
qu’ainsi rien n’empêchait qu’il n’en
fît l’une de ses femmes. Il la fit donc
venir chez lui : mais ayant su par
une révélation qu’elle était mariée
avec Abraham, il la lui rendit en
se plaignant de leurs mensonges,
qui l’avaient exposé à un grand malheur.
Je dis ''leurs mensonges'' ; car
d’un côté Abraham avait dit de sa
femme, ''c’est ma sœur'' ; et de l’autre,
Sara avait dit de son mari, ''c’est''
''mon frère''. Abraham s’excusa en premier
lieu sur la crainte qu’il avait
eue qu’on ne le tuât s’il disait que
Sara était sa femme ; en second lieu,
sur ce qu’elle était ''véritablement'' sa
sœur, ''fille de mon père'', dit-il<ref>Genèse, XX, 12.</ref>,
''bien qu’elle ne soit pas fille de ma''
''mère''. Après quoi il tâcha de justifier
son épouse, en disant qu’il lui avait
demandé comme une grâce que, partout
où ils voyageraient, elle déclarât
qu’il était son frère. J’admire qu’on
ne voie pas dans ce discours que
Sara était non la sœur utérine
d’Abraham, mais sa sœur de père.
Voici mes raisons.
I. En premier lieu, si Sara n’eût
pas été la sœur d’Abraham en cette
manière, l’apologie de son mari n’eût
fait que tromper de plus en plus
le bon prince qui lui avait reproché
sa précédente dissimulation ; car
il n’était pas possible qu’en ajoutant
foi aux excuses de ce patriarche on
ne prît Sara pour la vraie et propre
sœur d’Abraham du côté du père ; et
jamais homme vivant n’aurait deviné,
par ce discours, qu’elle n’était que
la nièce d’Abraham. J’en fais juges
tous ceux qui seront capables de sentir
quelles idées un tel discours a dû
et pu exciter dans l’esprit d’Abimélec.
Il est vrai que je demande qu’ils
sachent se bien transporter dans toutes
les situations, et dans toutes les
circonstances de cette aventure. Il
est inutile de supposer que Sara était
fille d’Haran, et par conséquent petite-fille
du père d’Abraham, et d’ajouter
qu’un neveu est quelquefois<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
isgn2xoiuez8nsps5kgizlidmo1ge0f
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|102|SARA.}}</noinclude><section begin="Sara"/>appelé frère<ref>''Loth, neveu d’Abraham, est nommé son''
''frère'', Genèse, XIV, 16 ; ''mais cet exemple ne''
''sert de rien à ceux qui supposent que Sara était''
''sœur de Loth ; car le titre de frère en ce cas-là''
''serait plutôt donné à Loth, comme beau-frère,''
''que comme neveu.''</ref>, et qu’un petit-fils
est quelquefois nommé fils : cela,
dis-je, ne sert de rien en cet endroit,
parce que les circonstances veulent
qu’Abraham n’ait pris les mots que
dans leur signification la plus propre ;
faute de quoi il eût dû passer
pour un homme qui voulait faire illusion
à Abimélec.
II. De plus, à quoi lui pouvait
servir cette distinction, ''fille de mon''
''père'', ''fille de ma mère'', si dans le
fond il n’avait voulu signifier sinon
qu’il était oncle de Sara ? Posez le cas
qu’il ait pu traiter de sœur celle qui
n’était que sa nièce, à quoi songe-t-il
de remarquer que sa mère n’était point
l’aïeule de cette nièce ? C’est, dira-t-on,
qu’il voulait représenter ingénument
le degré de sa parenté à l’égard
de Sara. Mais pourquoi donc se
sert-il du mot de fille dans une signification
ambiguë ? que ne l’emploie-t-il
dans son véritable sens,
comme je suppose qu’il fait ? Outre
que l’ingénuité dont on parle serait
fort à contre-temps, elle affaiblirait
l’apologie du patriarche ; car elle
ferait paraître moins forts les liens
de la parenté. Si l’on m’objecte que
dans ma supposition cette même ingénuité
affaiblit l’apologie plus qu’elle
ne la renforce, je donnerai une
raison pourquoi Abraham déclara
que Sara n’était point sa sœur utérine.
On mettait de la différence entre
le mariage d’un homme avec sa sœur
de père et de mère, et le mariage
d’un homme avec sa demi-sœur. Les
Athéniens, qui permettaient d’épouser
sa sœur de père, défendaient
d’épouser sa sœur utérine<ref>''Voyez-en les preuves dans'' Muret, {{lang|la|''lib. XV'',
''cap. V'', Variar. Lect.}} ; ''et dans'' {{lang|la|Gebbardus, in
Corn. Nepotem, Vit. Cimonis}}. ''Consultez l’article''
''de'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Cimon|{{sc|Cimon}}]], ''tom. V'', ''pag.'' 192, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Cimon#ancrage_Cimon-(D)|(D)]].</ref>. Solon
en avait ainsi décidé. Au contraire,
Lycurgue permit aux Lacédémoniens
d’épouser la sœur utérine, et leur
défendit d’épouser la sœur de père
<ref>''Voyez les mêmes auteurs.''</ref>. Quelques-uns ont dit que comme
la communauté de sang est plus certaine
entre un frère et une sœur utérine
qu’entre un frère et une sœur
de père, la permission de Solon a été,
généralement parlant, moins odieuse
<ref>{{lang|la|''Filia patris'' (soror non uterina) ''jure conjungebatur''
''Noachidi, quoniam inter gentes ratio''
''consanguinitatis paternæ non habebatur.'' Jarchius,
''apud'' Heidegg. Hist. Patriarch., ''tom. II'',
''pag.'' 78.}}</ref> que la permission de Lycurgue.
Dira-t-on après cela que dans ma supposition
Abraham eût dit sans nécessité
qu’il n’était point le frère
utérin de sa femme, comme dans la
supposition contraire il aurait dit
tout-à-fait inutilement que sa mère
n’était point l’aïeule de Sara ?
III. Ajoutez que si Abraham n’a
voulu dire autre chose si ce n’est
que son père Tharé était l’aïeul de
Sara, il a pris les termes de père et
de sœur dans une signification étendue
et moins propre. Pourquoi donc
a-t-il déclaré que sa mère n’était
point la mère de Sara ? ne l’était-elle
point au sens qu’il prenait le mot de
père, par rapport à Tharé ; c’est-à-dire
n’était-elle point l’aïeule de Sara ?
On croit se tirer de cette grande
difficulté en supposant qu’Haran
était le père de Sara, et qu’il n’était
point frère utérin d’Abraham. On
donne donc deux femmes à Tharé,
et l’on suppose qu’il eut Haran de
l’une, et Abraham de l’autre. Par
conséquent si Sara était fille d’Haran,
son aïeul était le père d’Abraham ;
mais son aïeule était différente de la
mère d’Abraham. Je réponds que tout
cela tombe par terre dès que l’on
suppose que ce patriarche se sert des
mots ''sœur'' et ''fille'' dans une signification
étendue ; car sur ce pied-là il
est certain que la mère d’Abraham
est la grand’mère des enfans
d’Haran, soit qu’elle ait engendré
Haran, soit qu’elle ait été seulement
la femme de celui qui l’engendra.
Dès que vous quittez la signification
propre et rigoureuse des termes qui
désignent la parenté, et que vous
suivez l’usage qui s’observe dans les
familles, le mot de mère convient
aux femmes par rapport à tous les
enfans de leurs maris, et par conséquent
celui de grand’mère leur convient
par rapport à tous les enfans
de leurs maris : de sorte que si Abraham
avait pris les termes dans la signification
étendue que le style de<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
5g2x0mszyqaeew8orlyi54q1001fc5n
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SARA.|103}}</noinclude><section begin="Sara"/>l’amitié ou de la civilité a introduite
dans les familles, il n’aurait point
dû nier, comme il fit, que sa mère
fût l’aïeule de Sara. On voudrait bien
pouvoir dire qu’il prenait les mêmes
mots tantôt dans leur signification
propre, tantôt dans leur signification
moins propre. Mais ne serait-ce pas
supposer qu’il se jouait en sophiste
de la bonne foi d’Abimélec ?
IV. Ma quatrième raison est prise
de ce qu’on ne saurait supposer avec
quelque fondement que Sara ait été
adoptée par Tharé. Si cela était,
Abraham eût pu se servir de sa distinction
sans sortir de l’exactitude ;
car en ce cas-là son père aurait pu
être appelé le père de Sara dans une
signification assez propre. Mais voici
de quoi ruiner ce subterfuge : on
n’y a recours qu’afin d’éviter l’inceste ;
or on ne l’évite point par-là,
puisque la fraternité, fondée sur l’adoption
proprement dite, ne mettait
pas moins d’obstacles aux mariages
que la fraternité naturelle. Selon les
lois, un frère qui aurait épousé sa
sœur d’adoption aurait commis un
inceste proprement dit<ref>{{lang|la|''Inter fratrem sororemque nuptias esse prohibitas''
''sive eodem utroque parente, sive altero''
''tantùm nati sint : verùm si per adoptionem soror''
''facta sit, quandiù manet adoptio, etiam nuptias''
''prohiberi : at si per emancipationen adoptio dissoluta''
''sit, posse inter eos ritè iniri connubium''.
Justinian., ''lib. I'' Institution.}} ''Voyez l’article''
d’[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Octavie 1|{{sc|Octavie}}]], ''tom. XI'', ''pag.'' 208, ''au texte''.</ref>.
V. Voilà d’où je tire l’une de mes
bonnes raisons. Si quelque chose devait
nous déterminer à ne prendre
pas au pied de la lettre la déclaration
précise que fait Abraham, que ''Sara''
''est véritablement sa sœur, fille de son''
''père, mais non pas de sa mère'', ce
serait le mariage incestueux qui résulte
de cette fraternité. Mais cela
même ne réfute-t-il pas ceux qui disent
que Sara était la nièce d’Abraham
<ref>''Voyez'' Rivet, {{lang|la|in Genes. ''exerc. LXXIII''.
Heidegg., Histor. Patriarch. ''tom. II'', ''pag.'' 79.}}</ref>. Ne convient-on pas que ce
degré parenté rend incestueux les
mariages ? Il faut donc que nos adversaires
cherchent des excuses à l’inceste
d’Abraham. S’ils en trouvent,
ce sera autant pour eux que pour
nous ; la différence n’étant que du
plus au moins, il ne nous sera pas
difficile de donner à leurs raisons
l’étendue qui nous sera nécessaire ;
vu surtout que Jacob ne se fit pas le
moindre scrupule d’être marié tout à
la fois avec deux sœurs ; ce qui en
d’autres temps eût été une chose abominable.
Clément Alexandrin compte
pour si peu de chose cette difficulté,
qu’il nous dit tout froidement que
les paroles du patriarche nous enseignent
qu’il ne faut point épouser sa
sœur utérine<ref>{{lang|grc|Τὰς ὁμομητρίους μὴ δεῖς ἄγεσθαι
πρὸς γάμος διδάσκων}}. {{lang|la|''Docens eas quæ ex eâdem''
''matre natæ sunt non esse ducendas uxores.''
Clem. Alexandr., Stromat., ''lib. II'', ''pag.'' 431.}}</ref>. Il est certain qu’on
ne manque point de bonnes raisons
pour justifier là-dessus ce patriarche :
je ne les rapporte pas : on les trouvera
facilement dans d’autres livres.
Je me contente d’avertir ici ceux qui
voudront m’accuser de faire trop bon
marché de la conscience d’Abraham,
par rapport au crime d’inceste, qu’avant
que de venir à moi il faudra
passer sur le ventre à un grand nombre
de théologiens anciens et modernes,
catholiques et protestans<ref>''À'' Clément Alexandrin, ''à saint'' Jérôme, ''à''
Lipoman, ''à'' Oléaster, ''à'' Cajétan, ''à'' Sotus, ''au''
''père'' Pétau, ''à'' Condoman, ''au père'' Abram, ''à''
Musculus, ''à'' Piscator, ''à'' Heidegger, ''etc.''</ref>.
Je ne fais pas grand cas de ce qu’on
trouve dans les Annales d’Eutychius
<ref>''Pag.'' 66, {{lang|la|''apud'' Heidegg., ''pag.'' 78.}}</ref>, que la première femme de
Tharé, mère d’Abraham, avait nom
''Jona'' ; et que sa seconde femme, mère
de Sara, avait nom ''Téhévitha'' ; mais
c’est toujours une marque qu’il y a
une ancienne tradition pour le sentiment
que j’ai suivi.
VI. Autre raison. Si Sara n’était
point la fille de Tharé, mais sa petite-fille,
{{corr|Il|il}} faudrait qu’elle fût fille ou
d’Haran ou de Nacor. Or elle n’est fille
si de l’un ni de l’autre. En voici la
preuve. Il est dit dans la Genèse<ref>''Chap. XI'', ''vs.'' 29.</ref>
que la femme de Nacor s’appelait Milca,
et qu’elle était fille d’Haran, père
de Milca et de Jisca. Puisqu’on nomme
cette dernière, sans en avoir la raison
que l’on avait de nommer l’autre
(car on ne lui donne point de mari
comme à l’autre), il faut croire que
si Haran avait eu d’autres filles, on
les eût nommées tout d’un temps, et
surtout que l’on n’aurait pas oublié
Sara, puisqu’on venait de parler de
son mariage avec Abraham. Soit donc
conclu qu’Haran n’avait que deux<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
6fol5330owio59hjyygpgvc2jkz063u
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|104|SARA.}}</noinclude><section begin="Sara"/>filles, Milca et Jisca. Cette raison est
si convaincante, qu’elle contraint
plusieurs de nos adversaires à supposer
que Sara et Jisca sont la même
personne. Ils font bien de l’honneur
à l’historien sacré. Ô l’admirable écrivain
que ce serait, si dans trois lignes
il donnait deux noms différens à une
femme, sans avertir que ce ne sont
que les deux noms d’une seule et
même personne ! Voyez, dans le chapitre
XXII de la Genèse, la liste des
enfans de Nacor : vous n’y trouvez
point Sara, et vous y voyez que son
premier-né était venu au monde depuis
qu’Abraham était sorti de son
pays ; car ce fut au retour de la montagne
de Morija, où Abraham avait
voulu immoler son fils Isaac, qu’il ouït
dire que Milca avait donné huit enfans
à Nacor son mari, ''savoir Huts''
''son premier-né, etc.'' De plus serait-il
possible que, si Sara avait été fille
d’Haran, l’Écriture n’eût jamais parlé
de Loth comme de son frère ?
VII. Il est facile de répondre à ceux
qui objectent les paroles de l’Écriture
<ref>Genèse, XI, 31.</ref>, où Sara est nommée la
belle-fille de Tharé ; car une femme
mariée se considère plutôt par les relations
du mariage que par celles de
la naissance.
'''{{refa|Sara-(B)|(B)}}''' ''A deux enlèvemens.'' ] Ils se ressemblent
comme deux gouttes d’eau<ref group=*><sup>*</sup> Dans le ''Nouveau Recueil de pièces fugitives''
''d’Histoire et de Littérature'', par {{M.|l’abbé Archimbaud}},
tom. IV, art. 3, on trouve, dit Joly,
une ''Dissertation sur l’enlèvement de Sara'', où
l’auteur prétend prouver que la pudicité de Sara
ne souffrit aucune atteinte à son premier enlèvement
dans le palais de Pharaon. Joly renvoie
aussi à l’''Examen du pyrrhonisme, par {{M.|de}}''
''Crousaz'', pag. 744, et aux ''Mémoires de Trévoux'',
juillet 1736, seconde partie, article 80.</ref>.
Dans tous les deux, Abraham supprime
qu’il soit le mari de Sara : il veut
qu’elle dise qu’il est son frère ; il fait
cela de peur qu’on ne le massacre si
l’on vient à savoir qu’il est son mari,
et afin qu’on lui fasse du bien pour
l’amour d’elle, quand on aura cru
qu’elle n’est point son épouse. Dans
tous les deux, le ravisseur, puni d’en-haut
avant qu’il puisse satisfaire sa
passion, restitue Sara, comble de
présens le mari, et lui reproche ses
mensonges. Le premier de ces enlèvemens
fut fait, en Égypte, par le roi
Pharaon : le second fut fait, en Guérar,
par Abimélec, roi des Philistins.
Sara était âgée de soixante-cinq ans
de le moins lorsque Pharaon l’enleva ;
car elle avait dix ans moins
que son mari<ref>''Il est dit'', Genèse, XVII, 17, ''qu’elle avait''
''quatre-vingt-dix ans lorsqu’Abraham en avait''
''cent''.</ref>, et leur voyage
d’Égypte est postérieur à la sortie
Charan, c’est-à-dire à la soixante et
quinzième année d’Abraham<ref>''Genèse'', XII, 4.</ref>.
Quant au voyage de Guérar, il fut fait
après l’annonciation de la naissance
d’Isaac, c’est-à-dire lorsque Abraham
avait atteint la centième année de sa
vie. Qu’on fasse tout ce qu’on voudra,
cette histoire est une preuve qu’Abraham
craignait plus la mort que le
déshonneur conjugal, et qu’il n’était
rien moins que mari jaloux. Il remet
aux soins paternels de la Providence
l’honneur et la pudicité de Sara : mais
il prend les devans pour la conservation
de sa vie, et il ne néglige pas
les moyens humains. Ne vouloir pas
reconnaître là l’infirmité de la nature
corrompue, c’est s’aveugler volontairement.
Ce patriarche aurait pu
dire en cette rencontre,
<poem style="margin-left:10%;">
''{{lang|la|Homo sum : humani nihil à me alienun puto}}''<ref>{{lang|la|Terent., ''in'' Heautont, ''act. I'', ''sc. I'', ''pag.'' m. 112.}}</ref>.
</poem>
{{br0}}
Ceux qui croient que la crainte du
péril le faisait mal raisonner se trompent :
''il n’y a point de crainte de Dieu''
''en ce pays-ci'', disait-il<ref>Genèse, XX, 11.</ref> ; ''ils me''
''tueront à cause de ma femme''. Il
croyait donc que ceux qui ne feraient
pont scrupule de tuer un homme en
feraient un d’enlever une femme mariée.
Oui, il le croyait, et avec raison.
Le bien de la société, plus sans
doute que l’amour de la vertu, a fait
regarder le rapt d’une femme mariée
comme une injustice criante dont
les souverains mêmes ont eu à craindre
de fâcheuses suites ; mais on ne
trouvait pas fort mauvais qu’un grand
seigneur s’accommodât d’une femme
non mariée pour augmenter le nombre
de ses concubines. Ainsi Abraham
raisonnant solidement pouvait être
fort assuré que pour le moins la
crainte des hommes empêcherait les
Égyptiens et les Philistins de lui enlever
sa femme et de le laisser vivre,
lui qui serait un témoin perpétuel de
la violence qu’on aurait faite à une<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
drtt3al6eitew4g2q7fgvx7yoisukpu
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SARA.|105}}</noinclude><section begin="Sara"/>femme mariée. La conclusion raisonnable
de cela était de craindre qu’on
ne se défît de lui secrètement, afin de
retenir Sara sans que personne pût dire
qu’on l’avait enlevée à son mari ; car
de public n’aurait pas eu connaissance
de ce mari, si on l’eût bientôt dépêché.
Cette crainte n’est pas le mauvais
endroit de la pièce. Qui ne sait
l’empressement qu’eut David de faire
périr sous main le mari de sa maîtresse ?
L’envie d’être bien traité
comme frère de la belle Sara est plus
blâmable que la peur d’être tué. Détestons
néanmoins le brutal emportement
de Faustus le manichéen<ref>{{ancre|ancrage_Sara-(17)}}''Il accusait Abraham'', {{lang|la|Quòd matrimonii
sui infamissimus nundinator avaritiæ ac ventris
causâ duobus Abimelech et Pharaoni, diversis
temporibus, Saram conjugem sororem mentitus,
quòd erat pulcherrima, in concubitum venditârit
''Vide'' Augustinum contra Faustum,}} ''lib. XXII'',
''cap. XXXIII''.</ref>,
et contentons-nous de ce que dit saint
Jérôme sur tout ceci<ref>''Il l’appelle'' {{lang|la|fœdam necessitatem}}.</ref>. Saint Chrysostome
<ref>Homil, XXXII, in Genes. ''Voyez la remarque''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Abimelech#ancrage_Abimelech-(A)|(A)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Abimelech|{{sc|Abimelech}}]], ''tom. I'',
''pag.'' 74.</ref> et saint Ambroise y ont
trouvé la matière d’un beau panégyrique
pour la charité de Sara, qui
voulut bien, en faveur de son mari,
exposer sa pudicité à tous les risques
du naufrage. {{lang|la|''Extrema adiit, sororem''
''se ejus asseruit, contenta, si ita esset''
''necesse, periclitari pudore potiùs''
''quàm virum salute : ut tueretur maritum''
''mentita est germanitatem, ne''
''insidiatores pudoris ejus tanquam''
''æmulum et vendicem uxoris necarent''}}
<ref>Ambros., de Abrah., ''cap. II''.</ref>. Origène était bien d’un autre
avis : il trouvait tant de scandales
dans le sens littéral, qu’il se sauva
dans les types et dans les allégories.
''{{lang|la|Alioquin}}'', dit-il<ref>''{{lang|la|In cap. VI Geneseos}}'', Heidegger, ''p.'' 149,
''prétend qu’Origène a insulté et censuré Abraham''
{{lang|la|quòd per conniventiam maritalem Saram contaminationibus
exposuerit}}. ''Mais comment lui attribuerait-il''
''cela, puisqu’il rejette le sens littéral.''</ref>, {{lang|la|''quæ nobis ædificatio''
''erit legentibus Abraham tantum''
''patriarcham non solùm mentitum''
''esse regi, sed pudicitiam conjugis prodidisse ?''
''Quid nos ædificat tanti patriarchæ''
''uxor, si putetur contaminationibus''
''exposita per conniventiam''
''maritalem ? Hæc Judæi putent, et si''
''qui sint amici litteræ non spiritûs.''}}
D’autres recourent à l’inspiration, et
prétendent qu’Abraham fut dirigé
par un esprit prophétique<ref>{{lang|la|Paulus Burgensis, ''apud'' Heidegg., ''p.'' 149.}}</ref>. C’est
le moyen de ne demeurer jamais
court. Il faudrait seulement ménager
mieux ce remède, et ne s’en servir
que comme de l’extrême-onction. Je
vois des gens<ref>{{lang|la|Joseph., Antiq., ''lib. I'', ''cap. X''.}}</ref> qui l’appliquent
à notre Sara touchant la prière
qu’elle fit à son mari de coucher avec
sa servante. Quant à ceux qui disent
<ref>{{lang|la|''Apud'' Heidegger., ''ubi suprà''.}}</ref>, pour excuser Abraham, que sa
vie était si nécessaire à l’accomplissement
de la promesse de Dieu, qu’il
devait la conserver aux dépens de
toutes choses, jusques à l’honneur
de sa femme inclusivement, ils ne
voient pas qu’ils se réfutent eux-mêmes ;
ils emploient pour sa justification
ce qui lui fait son procès ; car
si sa vie était nécessaire aux décrets
de Dieu, il devait être assuré que
personne ne le tuerait.
Les casuistes relâchés, et protecteurs
des équivoques, se prévalent
extrêmement de cette conduite du
patriarche. Voyez la dernière réponse
aux Provinciales ; voyez, dis-je, les Entretiens
de Cléandre et d’Eudoxe<ref>''Pag.'' 128 ''et suiv''., ''édition de Hollande'',
1656.</ref>.
'''{{refa|Sara-(C)|(C)}}''' ''Sa pudicité aurait fait naufrage,''
''si Dieu n’y eût mis la main.'' ] L’Écriture
ne nous dit pas quel fut le mal qui
empêcha Pharaon de jouir de Sara :
elle dit seulement que Dieu le ''frappa''
''de grandes plaies, ensemble sa maison''<ref>Genèse, XII, 17.</ref>.
À l’égard d’Abimélec, l’Écriture
dit d’abord que Dieu ne fit que le
menacer en songe de le faire mourir
avec tout ce qui était à lui<ref>Genèse, XX.</ref> ; mais,
sur la fin du chapitre, elle remarque
qu’à la prière d’Abraham, Dieu ''guérit''
''Abimélec, sa femme et ses servantes'',
et qu’après cela ''elles enfantèrent ;''
''car'', ajoute l’Écriture, ''l’Éternel avait''
''entièrement resserré toute matrice de''
''la maison d’Abimélec, à cause de''
''Sara, femme d’Abraham''. On aurait,
je pense, plutôt tué les interprètes
que de les empêcher de faire des conjectures
sur ces plaies de Pharaon :
le champ est plus vaste cet égard
que par rapport à Abimélec, vu que
l’Écriture semble nous déterminer,<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
nvl8437gag6hdconfzss5kob0z2660o
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|106|SARA.}}</noinclude><section begin="Sara"/>quant à celui-ci, à une sorte de maladie.
Mais apparemment on a jugé de
l’un par l’autre ; et comme il est très-probable
que le châtiment personnel
d’Abimélec tomba sur les parties destinées
à la génération, vu que ce fut
là que sa femme et ses servantes furent
affligées, on a cru que la chose
se passa de même à l’égard de Pharaon
<ref>''Voyez'' Pererius, {{lang|la|in Genes., ''cap. XII'',
''vs.'' 17.}}</ref>. Les rabbins<ref>{{lang|la|''Apud'' Lyranum, ''citante'' Saliano}}, ''p.'' 413.</ref> ont dit qu’il
fut tourmenté d’une gonorrhée si violente,
qu’il ne prenait pas même plaisir
à songer aux femmes, tant s’en
faut qu’il fût en état d’en jouir. Ils
ajoutent que Sara avait un ange gardien
qui frappait de telle sorte tous
ceux qu’elle voulait qu’il frappât ;
qu’ils n’avaient ni l’envie ni la force
de s’approcher d’elle ; et que ce fut
par le ministère de cet ange qu’elle
fut préservée des persécutions lascives
de Pharaon. Philon<ref>{{lang|la|''In lib.'' de Abrah.}}</ref> se contente
de dire que ce prince sentait des douleurs
et des chagrins si insupportables,
qu’il n’avait garde de songer aux
plaisirs d’amour ; il ne songeait qu’à
son mal et au moyen de s’en délivrer.
Toute sa cour fut affligée du même
fléau ; et cela parce que les courtisans
avaient contribué ou applaudi à
l’enlèvement de Sara. Eupolémon<ref>{{lang|la|''Apud'' Eusebium, Præp., ''lib. IX'', ''cap. IV''.}}</ref>
dit que la peste gagna la maison de
Pharaon, et que les devins ayant répondu
que l’enlèvement d’une femme
était la cause de ce mal, Pharaon rendit
Sara à son mari sans l’avoir touchée.
Josèphe<ref>{{lang|la|''Lib. I'', ''cap. VIII''.}}</ref> ajoute les séditions
à la peste. Un moderne<ref>{{lang|la|Salian., ''tom. I'', ''pag.'' 413.}}</ref> qui lui
en veut le critique sur cela assez vivement.
La raison sur laquelle il se
fonde est qu’une sédition populaire
n’empêche pas un roi de se divertir
avec une femme, et n’a point, non
plus que la peste, une relation particulière
avec le péché de Pharaon. Cet
auteur veut donc que le châtiment de
ce ravisseur ait affligé les parties qui
auraient été l’instrument de sa débauche,
et il confirme sa pensée par
cette maxime du sage<ref>{{lang|la|''Cap. IX'', ''vs.'' 17.}}</ref> : ''Per quæ''
''peccat quis, per eadem et torquetur.''
Quoi qu’il en soit, on ne peut nier
que Sara n’ait demeuré quelque-temps
dans la maison de ses ravisseurs : cela
est du moins indubitable quant au
dernier enlèvement, puisqu’on eut
le loisir de s’apercevoir qu’à cause
d’elle il était tombé une clôture de
matrice si générale chez le roi Abimélec,
qu’il ne s’y parlait plus d’accouchement.
De là naît cette petite
difficulté : ce prince rendit Sara tout
aussitôt qu’il eut été averti en songe
qu’elle était mariée à Abraham ; il
m’en fut donc averti qu’après l’avoir
retenue quelque temps dans sa maison.
Or qu’en voulait-il faire, puisque
jusqu’alors il l’avait laissée en
repos ? Était-ce pour cela qu’il l’avait
prise ? Ceux qui font ces objections
ignorent la mode des princes orientaux.
Ils ont plusieurs femmes, et on
leur en envoie d’autres de temps en
temps ; mais il ne faut pas croire qu’ils
les caressent à tour de rôle : il y en
a dont le tour ne vient jamais, encore
qu’elles soient très-belles. Abimélec
se contenta de l’acquisition de Sara
et de savoir qu’il en jouirait quand
il voudrait ; mais Dieu y pourvut
avant que ce prince eût choisi son
heure. Disons la même chose de Pharaon.
Je ne pense pas qu’il fût un assez
puissant monarque pour observer
les cérémonies qui se pratiquaient à
la cour de Perse, où une femme qui
plaisait au roi était un an à se bien
laver et parfumer, avant que de lui
être livrée<ref>Esther, ''chap. II''.</ref>. Ne nous arrêtons donc
pas à la conjecture de saint Jérôme
<ref>{{lang|la|Indè Tradit. hebraïc., in Genes, ''Vide'' Pererium,
''in cap. XII'', ''vs.'' 19}}.</ref>, qui explique par ce moyen pourquoi
Sara fut quelque temps à ne rien
faire chez Pharaon : mais croyons
pourtant de ce dernier roi ce
nous disions tout à l’heure de celui
des Philistins ; ou bien disons qu’ils
furent frappés de maladie dès le premier
jour de l’enlèvement. Josèphe
témoigne qu’Abimélec fut si malade,
que les médecins désespéraient de sa
guérison. D’autres spécifient la nature
de son mal : ils disent qu’il souffrait
de si violentes douleurs aux parties
qu’on ne nomme pas, que quand il
l’aurait voulu il ne lui aurait pas
été possible de remplir la loi du congrès
<ref name="Sara-(37)">''{{lang|la|Tradunt quidam eum in veretro ita esse}}''</ref>. Au reste saint Chrysostome<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
lslgr9nz7k3yudbuqjdx8y7flxxrm0d
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SARA.|107}}</noinclude><section begin="Sara"/><ref>{{lang|la|Homil, XXXI in Genes.}}</ref> et saint Jérôme ne s’accordent
guère,<ref follow="Sara-(37)">{{lang|la|''divinitùs percussum ut nec coire cum muliere''
''posset ne dum vellet, et magnis eâ in parte cruciatibus''
''afflictaretur.'' Pererius, in Genesim, ''cap.''
''XX'', ''sub fin''.}}</ref> puisque celui-là soutient
il ne fallut pas un moindre miracle
de la puissance de Dieu pour
faire que Sara sortit pure et nette de
chez Pharaon, que pour faire que Daniel
demeurât impunément au milieu
des lions affamés, et les trois enfans
hébreux au milieu des flammes. Il y
a une petite différence à remarquer
entre les deux narrations de Moïse :
il a dit expressément qu’Abimélec ne
s’approcha point de Sara ; et il n’a
point dit si Pharaon s’en approcha
ou ne s’en approcha point. Théodoret
<ref>{{lang|la|''Apud eumdem'' Pererium, ''in cap. XII'',
''vs.'' 19.}}</ref> a cru que l’historien sacré
s’est servi de cette précaution à l’égard
d’Abimélec, afin de fermer la
bouche à la médisance, vu que Sara
accoucha la même année qu’elle avait
été chez ce prince.
'''{{refa|Sara-(D)|(D)}}''' ''On ne peut bien disculper''
''Abraham.'' ] Car, outre ce qui a été
dit ci-dessus, ne serait-il pas le bouclier
de la pernicieuse doctrine des
équivoques, si une fois il était certain
que ni lui ni Sara n’ont point
menti ? Ceux qui combattent la mauvaise
morale d’un Lessius et de
quelques autres jésuites mettent en
fait que c’est mentir que de faire des
réponses qui ne se rapportent pas à
l’intention de celui qui vous interroge.
Ces réponses ont beau ne contenir
que la vérité, elles ne laissent pas
d’être menteuses ; car, par exemple,
si un fils de Caïn, interrogé juridiquement
qui il était, par des gens
qui auraient eu en vue de connaître
qui était son père, avait répondu que
Caïn était son oncle, il n’aurait rien
dit qui ne fût vrai, puisqu’il est certain
que sa mère était sœur de Caïn
cependant sa réponse n’aurait pas été
exempte de tromperie. Il en va de
même de Sara. Abimélec lui demande
ce qu’elle est à Abraham : il a tout
le droit imaginable d’interroger, puisqu’il
est roi du pays ; son but est de
savoir si Sara est une femme mariée
ou non ; c’est là-dessus qu’il doit régler
sa conduite par rapport à Sara.
On lui répond : ''Je suis la sœur d’Abraham''.
Son mari, qui a suggéré cette
réponse, dit de son côté : ''Je suis le''
''frère de Sara''. N’est-ce point la même
chose, dans ces circonstances, que si
l’on avait répondu : ''La relation de''
''frère et de sœur est la principale qui''
''soit entre nous'' ; et cette réponse n’eût-elle
pas été une menterie formelle ?
Si l’on demandait à un homme parfaitement
instruit de tous les secrets
d’une grande conspiration, ''qu’en savez-vous'' ?
et qu’il répondit, j’en sais
une telle chose, qui ne serait pas la
principale ; ne tromperait-il pas, et
ne mentirait-il pas ? car sa réponse
serait équivalente à celle-ci : ''Je n’en''
''sais que cela''. Un commentateur de
la Genèse<ref>{{lang|la|Pererius, in cap. XI, ''disputat. XVI'',
Bellarmini, lib. de Matrimon.}}, ''chap. XXVIII'',
''raisonne de même''.</ref>, voulant prouver que
les mariages entre le frère et la sœur
étaient inconnus du temps d’Abraham,
se sert de cette remarque : Dès
que Sara disait qu’elle était sœur
d’Abraham, on ne la croyait plus sa
femme : donc ces deux relations paraissaient
incompatibles. Ce raisonnement
est faux ; car supposez tant
qu’il vous plaira que ces mariages
aient lieu dans un pays, l’usage y sera
que la sœur, depuis ses noces, ne soit
plus nommée simplement tout court,
la sœur de son mari, mais sa femme ;
de sorte de toute sœur qui ne sera
point qualifiée la femme d’un tel, mais
seulement sa sœur, sera censée dès lors
n’être point sa femme : et voilà pourquoi
Abraham et Sara trompaient nécessairement
et visiblement les Égyptiens
et les Philistins, en supprimant
la relation de mariage, et en ne parlant
que de celle de la fraternité,
quoique d’ailleurs ces peuples n’ignorassent
pas la compatibilité de ces
relations. Mais c’était assez pour être
trompés par Abraham, qu’ils sussent
que l’une engloutissait l’autre, à peu
près comme la qualité de père absorbait
celle d’oncle en la personne de
Caïn, par rapport à ses enfans. En un
mot, la suppression d’une vérité est
un mensonge effectif toutes les fois
qu’elle est destinée à faire faire de
faux jugemens à l’auditeur ; et que,
selon l’usage de la langue dont on se
sert, il ne peut que faire un faux jugement.
Abraham et Sara sont dans
ce cas. Ceux qui nient que les {{tiret|maria|ges}}<section end="Sara"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
sjd3l8us6o1605tx61vc92sp92wu2x3
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAPHO.|91}}</noinclude><section begin="Sapho"/>amours<ref group=*><sup>*</sup> Leclerc trouve que Bayle est ici fort
différent de ce qu’il a la mine d’être dans
l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sanchez 2|{{sc|Sanchez}}]].</ref>. Elle était de Mitylène
dans l’île de Lesbos<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Strabo, ''lib. XIII'', ''pag.'' 425, Suidas,
in}} {{lang|grc|Σαπϕώ}}.</ref>, et vivait
du temps d’Alcée, son compatriote,
et du temps de Stésichore,
c’est-à-dire en la 42{{e}}. olympiade
{{refl|Sapho-(A)|num=(A)|nosup}}, six cent dix ans avant
Jésus-Christ. Elle avait composé
un grand nombre d’odes, d’épigrammes,
d’élégies<ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Suidas, in}}'' {{lang|grc|Σαπϕώ}}.</ref>, d’épithames,
etc.<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Servius in Virgil. Dionys. Halicarn.}}</ref>. Tous ses vers roulaient
sur l’amour {{refl|Sapho-(B)|num=(B)|nosup}}, et avaient
des grâces si naturelles et si touchantes,
qu’il ne faut point s’étonner
qu’on l’ait appelée la
dixième muse<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Antholog., ''lib. I'', ''cap. LXVII'', epigramm.
XXXII.}}</ref>. Strabon la
considérait comme une merveille
<ref group=lower-alpha>{{lang|grc|Θαυμαςόν τι χρῆμα}}, {{lang|la|''admirandum''
''quid'', Strabo, ''lib. XIII'', ''pag.'' 424.}}</ref>, et disait que jamais aucune
femme n’avait pu suivre que
de fort loin celle-là en matière
de poésie. Il ne nous reste de
tant de vers qu’elle fit que certains
petits morceaux que les anciens
scoliastes en ont cités, et
qu’une hymne à Vénus, et une
ode à l’une de ses maîtresses {{refl|Sapho-(C)|num=(C)|nosup}} ;
car il faut savoir que sa passion
amoureuse s’étendait sur les personnes
mêmes de son sexe {{refl|Sapho-(D)|num=(D)|nosup}}, et
c’est ce qui l’a le plus décriée.
Suidas nous a conservé le nom
de trois amies<ref group=lower-alpha>''Ovide en nomme deux autres'', {{lang|la|Epistola
Sapph. ad Phaon}}. ''Voyez la rem.'' {{refl|Sapho-(D)|num=(D)|nosup}}.</ref> de Sapho,
qui la perdirent de réputation,
et qui se diffamèrent elles-mêmes
par l’étrange singularité que l’on
imputait à leur commerce. Il nous
l’a conservé aussi le nom de trois
écolières de Sapho, qu’elle ne
manqua pas apparemment d’initier
à ses mystères. Comme Lucien
<ref group=lower-alpha>Dialog. Meretric., ''tome II'', ''page''
714.</ref> ne remarque pas que les
femmes de l’île de Lesbos, qu’il dit
avoir été fort sujettes à cette passion,
l’eussent apprise de Sapho,
il vaut mieux s’imaginer qu’elle
la trouva tout établie dans son
pays, que de l’en faire l’inventrice.
Quoi qu’il en soit, Sapho
a passé pour une insigne ''tribade'',
et quelques-uns pensent que
c’est pour cela qu’on lui a donné
le surnom d’''Hommesse''<ref group=lower-alpha>{{lang|la|''Mascula Sappho.'' Hor. Epist. XIX,
v. 28. ''lib. I'', Ausonius, Cupid. Crucif.}}</ref>
{{refl|Sapho-(E)|num=(E)|nosup}}. Si elle avait eu pour but
de se passer de l’autre moitié
du genre humain, elle se
trouva frustrée de son attente ;
car elle devint éperdument amoureuse
de Phaon, et fit en vain
tout ce qu’elle put pour s’en faire
aimer. Le jeune homme la
méprisa, et la contraignit par
ses froideurs à se jeter du haut
en bas d’une roche {{refl|Sapho-(F)|num=(F)|nosup}}, pour
mettre fin à sa flamme dévorante.
Quelle dureté {{refl|Sapho-(G)|num=(G)|nosup}} ! Il y avait déjà
bien du temps qu’elle était veuve
d’un des plus riches hommes de
l’île d’Andros, nommé Cercala,
duquel elle eut une fille nommée
Cléis<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Suidas, ''in''}} {{lang|grc|Σαπϕώ}}.</ref>. C’est ainsi que s’appelait
la mère de Sapho. Pour son
père, je ne dirai point quel était
son nom, puisqu’il me le faudrait
choisir entre huit<ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref> ; car
il y a tout autant d’hommes dont
elle a passé pour la fille<ref group=lower-alpha>''Conférez la remarq. ''[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anacréon#ancrage_Anacréon-(K)|(K)]] ''de l’article''
''d’''[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anacréon|{{sc|Anacréon}}]], ''tom. II'', ''pag.'' 17.</ref>. Elle
avait trois frères, dont l’un nommé
Charaxus trafiquait de vin de<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
g1nbnvfa7cvm8qpgr9hjzhmukpy4qux
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|92|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>Lesbos en Égypte<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Strabo, ''lib. XVII'', ''pag.'' 556. Athen.,
''lib. XIII'', ''pag.'' 596.}}</ref>, et y devint
amoureux d’une fameuse
courtisane, que quelques-uns
nomment Rhodope ; mais Sapho
l’a nommée Doricha. Elle gronda
fort son frère sur ce vilain
engagement {{refl|Sapho-(H)|num=(H)|nosup}}. On dit que les
Mityléniens lui firent l’honneur,
après sa mort, de faire graver son
image sur leur monnaie {{refl|Sapho-(I)|num=(I)|nosup}}. Quelques
auteurs ont fait mention
d’une autre Sapho {{refl|Sapho-(K)|num=(K)|nosup}}.
{{M.|Moréri}} n’en a trouvé une
dans Martial que par une extrême
inadvertance<ref group=lower-alpha>''Voyez la remarque'' {{refl|Sapho-(K)|num=(K)|nosup}} ''vers la fin''.</ref>. Nous lisons
dans Aristote la preuve dont Sapho
s’était servie pour faire voir
que le mourir est un mal. Les
dieux, disait-elle<ref group=lower-alpha>{{lang|grc|Ἢὥσπερ Σαπϕὼ ὅτι τὸ ἀποθνήσκειν
κακόν· οἱ θεοὶ γὰρ οὕτω κεκρίκασιν· απεθνησκον
γὰρ ἄν.}} {{lang|la|''Aut quemadmodùm Sapho, mori''
''malum esse, Dei enim sic judicârunt : alioqui''
''mortui essent'', Arist. Rhetor. ''lib. II'',
''cap. XXIII'', ''pag. m.'' 445, E.}}</ref>, en ont jugé
de la sorte, car autrement ils
mourraient. Il y avait dans le
prytanée de Syracuse une très-belle
statue de Sapho ; voyez ce
que Cicéron en dit lorsqu’il reproche
à Verrès de l’avoir volée
<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Cicero in Verrem, orat. VI, ''folio''
''m.'' 78.}}</ref>. C’était un ouvrage de Silanion,
et apparemment le même
que celui dont Tatien a parlé en
reprochant aux gentils les honneurs
qu’ils avaient rendus à de
malhonnêtes femmes. Voyez la
citation {{refl|Sapho-(59)|num=(59)|nosup}} des remarques de
cet article.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sapho-(A)|(A)}}''' ''Elle vivait... en la'' 42{{e}}.
''olympiade.'' ] Cela réfute pleinement
le conte qu’on a débité des amours
d’Anacréon et de Sapho : car encore
qu’il ne faille pas mettre entre
eux l’intervalle de cent ou de six-vingts
ans, que mademoiselle le
Fèvre y a mis<ref>''Préface d’''Anacréon.</ref>, il est pourtant
vrai que leurs âges ne s’accordent
pas assez pour un commerce de galanterie.
On peut fort bien supposer
qu’en la 52{{e}}. olympiade Anacréon était
capable de se sentir ; mais puisque
les chronologues mettent Sapho dans
la 42{{e}}. olympiade, il en faut conclure
qu’elle était alors dans sa principale
réputation, et qu’elle pouvait avoir
quelque trente ans. Or, quand elle se
précipita, elle était fort amoureuse
d’un jeune homme qu’elle s’était
crue capable de regagner : il n’y a
donc aucune apparence qu’elle n’ait
vécu jusques au temps qu’Anacréon
vint au monde, et l’on peut être très-assuré
qu’il n’a pu la voir ni en devenir
amoureux. C’est donc pour
donner carrière à son esprit qu’Hermésianax
supposa qu’elle fut aimée
d’Anacréon. {{lang|grc|Ἐν τούτοις ὁ Ἑρμησιάναξ
σϕάλλεται συγχρονεῖν οἰόμενος Σαπϕὼ
καὶ Ἀνακρέοντα τὸν μὲν κατὰ Κῦρον
καὶ Πολυκράτην γενόμενον, τὴν δὲ κατ᾽
Ἁλυάττην τὸν Κροίσου πατέρα{{filet|6|0.3}}
Ἡγοῦμαι παίζειν τὸν Ἑρμησιάνακτα
περὶ τούτου τοῦ ἔρωτος}}. {{lang|la|''In his fallitur''
''Hermesianax, qui Sapho coævam''
''Anacreonti fuisse putat, cùm ea sub''
''Alyatte Crœsi patre vixerit, Anacreon''
''verò sub Cyro et Polycrate......''
''Hermesianactem per lusum de Anacreontis''
''amore id scripsisse arbitror''}}
<ref>{{lang|la|Athenæus, ''lib. XIII'', ''pag.'' 599.}}</ref>. D’autres<ref>{{lang|la|Chameæleon, ''apud'' Athen. ''lib. XIII'',
''pag.'' 599.}}</ref>, par la même licence
poétique, firent courir certains vers
où Anacréon faisait le galant de Sapho,
et où celle-ci lui répondait.
Diphilus<ref>''{{lang|la|Apud eundem, ibid.}}''</ref>, poëte comique, donna
pour galans à Sapho, dans l’une de ses
comédie Archilochus et Hipponax.
C’est encore le même jeu d’esprit.
Mademoiselle de Scudéri n’a donc
point mis en usage l’anachronisme
sans des exemples qui sont dans le
cas, et pour ainsi dire les mêmes en
nombre, lorsqu’elle a supposé<ref>''Dans le'' grand Cyrus.</ref>
qu’Anacréon fit l’amour à Sapho.
Sapho eût été telle qu’elle paraît dans
le grand Cyrus, c’aurait la personne
la plus achevée de son siècle.<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
j63ctdckmxl1qxabsstt6x216i2kova
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/101
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAPHO.|93}}</noinclude><section begin="Sapho"/>La demoiselle qui l’a rendue un si
grand modèle de perfection, a porté
long-temps le nom de Sapho dans les
ouvrages d’esprit où l’on parlait d’elle :
c’était faire beaucoup d’honneur
à l’ancienne Sapho, puisque l’on
donnait son nom à une fille qui écrivait
parfaitement bien et en vers et
en prose, et dont la vertu était admirée
<ref>Et de qui on pouvait dire :
<poem style="margin-left:10%;">
''{{lang|la|Castior hœc et non doctior illa fuit.}}''
{{intervalle|4.0em}}Martial., epigr. LXVIII, ''lib. VII''.
</poem></ref>. Au reste, il y a lieu de
penser que si Anacréon et Sapho se
fussent vus dans leurs jeunes ans, ils
se seraient fait l’amour, et que nous
saurions des nouvelles plus certaines
des bonnes fortunes du galant, que
nous n’en savons de celles d’Alcée<ref>''Voyez l’article d’''[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Alcée 1|{{sc|Alcée}}]], ''tom. I'', ''p.'' 373.</ref>.
Peut-être même se seraient-ils mariés
ensemble ; mais je ne sais si la concorde
aurait pu régner entre eux : ils
aimaient trop pour cela chacun son
semblable. Je ne sais point où {{M.|le
Fèvre}}<ref>Vie des Poëtes grecs, ''p. m.'' 49, Mademoiselle
le Fèvre ''le dit aussi dans la'' Vie d’Anacréon.</ref> a trouvé que Diphilus ait
fait mention de leurs amours : ce
devrait être dans Athénée, qui néanmoins
ne le dit pas. J’ai dit que
mademoiselle le Fèvre a mis entre
eux deux un intervalle de cent ou de
six-vingts ans ; mais j’ajoute que cela
ne s’accorde point avec ce qu’elle
pose d’abord en fait, qu’Anacréon a
''été contemporain de Solon, d’Ésope,''
''de Cyrus, de Crésus, et de Pisistrate.''
Ces deux dernières remarques
sont également contre le père<ref>{{M.|le Fèvre,}} ''dans sa'' Vie des Poëtes grecs,
''met Anacréon à la'' 72{{e}}. ''olympiade ; et dans se''s
notes latines sur Anacréon, ''il le fait {{corr|comtemporain|contemporain}}''
''de Solon, d’Ésope, de Créus, de Pisistrate, etc.''</ref> et
contre la fille.
'''{{refa|Sapho-(B)|(B)}}''' ''Tous ses vers roulaient sur l’amour.'' ]
Pausanias remarque qu’Anacréon
fut le premier qui, après Sapho,
n’écrivit presque que des vers d’amour
<ref>{{lang|la|Pausanias, ''lib. I'', ''pag.'' 23.}}</ref>, et que Sapho écrivit quantité
de choses sur cette matière, qui
ne s’accordaient point ensemble<ref>{{lang|la|''Idem'', ''lib. IX'', ''pag.'' 302.}}</ref>.
Cela veut dire qu’elle tourna ce sujet
en tant de façons, qu’elle en parlait
tantôt d’une manière, tantôt d’une
l’autre. Le jeu lui plaisait. Entre autres
choses elle avait fait le calcul des
signes à quoi l’on pouvait connaître
une personne amoureuse, et elle y
avait si bien réussi, que le médecin
Érasistrate reconnut à ces enseignes
la maladie d’Antiochus<ref>{{lang|la|Plutarch., ''in'' Demetrio, ''pag.'' 907.}}</ref>. Tout le
monde sait que ce jeune prince brûlait
d’amour pour Stratonice sa belle-mère,
et que, n’osant pas le déclarer,
il fit le malade ; et que, la cause de
son mal ayant été reconnue, il devint
l’époux de Stratonice, par la démission
de son père : mais toutes les fois
qu’on parle de cette aventure, on ne
remonte pas, comme l’on devrait, jusques
à Sapho, qui fournit au médecin
les expédiens qui lui étaient nécessaires.
quand on voulait désigner les
poésies de cette femme par leur véritable
caractère, on les appelait ses
feux et ses amours,
<poem style="margin-left:10%;">
{{lang|la|{{filet|9|0.3}} ''Spirat adhuc amor''}}
{{intervalle|1.0em}}''{{lang|la|Virumque commissi calores}}''
{{intervalle|2.0em}}{{lang|la|''Æoliæ fidibus puellæ''}}<ref>{{lang|la|Horat, od, IX, ''lib. IV''.}}</ref>{{lang|la|.}}
</poem>
{{br0}}
Plutarque l’a comparée à ce Cacus,
fils de Vulcain, de qui les Romains
avaient écrit qu’il jetait feu et flamme
par la bouche : ''c’est une composition''
''de feu'', dit-il<ref>{{lang|grc|Αὕτη δὲ ἀληθῶς μεμιγμένα πυρὶ
ϕθέγγεται, καὶ διὰ τῶν μελῶν ἀναϕέρει
τὴν ἀπὸ τῆς καρδίας θερμότητα.}} {{lang|la|''Ipsa autem''
''verò igni mixta loquitur, et per carmina calorem''
''corde conceptum emittit.'' Plutarchus, de
Amore,}} ''pag.'' 762.</ref>, ''que ce''
''qu’elle chante ; ses vers sont une expulsion''
''de la flamme qu’elle a dans''
''le cœur.''
'''{{refa|Sapho-(C)|(C)}}''' ''Il ne nous reste... que certains''
''petits morceaux… une hymne à Vénus,''
''et une ode à une maîtresse.'' ]
L’hymne à Vénus a ’été conservé par
le moyen de Denys d’Halicarnasse
<ref>{{lang|la|De Colloc. verborum, ''cap. LXXXI''.}}</ref>, qui l’allégua pour un exemple
d’une perfection qu’il voulait caractériser.
Par une semblable vue, Longin
<ref>{{lang|grc|Περὶ ὒψης}}, {{lang|la|''cap. IX''.}}</ref> nous a conservé l’ode à une
maîtresse. Catulle a traduit une partie
de cette ode<ref>''Voyez, dans le'' Commentaire d’Isaac Vossius
sur Catulle, ''pag.'' 113, ''ces deux pièces de''
''Sapho corrigées.''</ref>. Toutes ces circonstances
sont une preuve de l’estime
singulière qu’on faisait des vers
de Sapho.
{{M.|le Fèvre}} avait résolu de publier
des observations sur cette ode-là ;<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
32bsvpj1k0ugis4d5h91wfq632c18bg
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|94|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>mais il s’en abstint à cause de quelques
affaires très-chagrinantes qu’il avait
eues pour certaines choses qu’il avait
mises dans son édition d’Anacréon
<ref>''Voyez'', ''tom. III'', ''pag.'' 166, ''la remarque''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bathyllus 1#ancrage_Bathyllus1-(D)|(D)]] ''de l’article du premier'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bathyllus 1|{{sc|Bathyllus}}]].</ref>. ''{{lang|la|Ut ne tandem bonâ fide}}'' {{lang|grc|άπρσ}}.…
''{{lang|la|fiam}}'', dit-il<ref>{{ancre|ancrage_Sapho-(19)}}Tanaq. Faber, not. in Longinum, ''p.'' 292.</ref>, {{lang|la|''quod sanè haud''
''necesse est, decrevi nil quidquam ad''
''hoc admirabile odarium dicere. Fuit''
''olim, fateor, cùm Sapphonem amabam ;''
''sed ex quo illa me perditissima''
''fœmina penè miserum perdidit cum''
''sceleratissimo suo congerrone'' (''Anacreontem''
''dico, si nescis, lector''),
''noli sperare quidquam à me dictum''
''iri, undè aut ipsa, aut ipsius opera''
(''queis tamen olim in Græciâ nil elegantius,''
''nil magis tersum aut venustum''
''quidquam extitit''), ''probari''
''videantur. Itaque quando mihi imposita''
''fibula est, hic lacuna esto.''}} Le
morceau qu’il cite<ref>''Idem, ibidem'', ''pag.'' 293.</ref> de ses notes
sur Anacréon fait voir qu’il était persuadé
que Sapho écrivit cette ode
pour une femme dont elle était amoureuse.
Nous verrons dans la remarque
suivante que mademoiselle sa
fille ne le suivit pas dans ce sentiment,
et que néanmoins c’est un
sentiment très-vraisemblable. Au
reste, si l’on n’a point de meilleures
preuves que le passage latin de cet
écrivain<ref>''Cité ci-dessus, citation'' {{refl|Sapho-(19)|num=(19)|nosup}}.</ref> pour prétendre qu’il
avait cessé d’estimer Sapho<ref>''Voyez les'' Notes sur les Poëtes grecs, de
{{M.|le Fèvre}}.</ref>, on
s’appuie sur un mauvais fondement.
'''{{refa|Sapho-(D)|(D)}}''' ''Sa passion amoureuse s’étendait''
''sur les personnes mêmes de son sexe.'' ]
On ne saurait blâmer la charité de
mademoiselle le Fèvre<ref>''Dans la'' Vie de Sapho.</ref>, qui a
tâché, pour l’honneur de Sapho, de
rendre le fait incertain ; mais je la
crois trop raisonnable pour se fâcher
que nous en croyions nos propres
yeux. L’ode que Longin a rapportée
n’est point du style d’une amie qui
écrit à son amie ; tout y sent l’amour
de concupiscence : sans cela Longin,
cet habile connaisseur, ne l’eût pas
donnée comme un modèle de l’art
avec lequel les grands maîtres peignent
choses : il n’eût pas, dis-je,
donné comme un exemple de cet art
la manière dont on ramasse dans cet
ode les symptômes de la fureur amoureuse,
{{lang|grc|Τὰ συμβαίνοντα ταῖς ἐρωτικαῖς
μανίαις παλήματα}} ; et Plutarque n’aurait
point allégué cette même ode,
afin de prouver que l’amour est une
fureur divine qui cause des enthousiasmes
plus violens que ne l’étaient
ceux de la prêtresse de Delphes, ceux
des bacchantes, et ceux des prêtres de
Cybèle. {{lang|grc|Τί τοσοῦτον ἡ Πυθία πέπονθεν
ἁψαμένη τοῦ τρίποδος ; τίνα τῶν ἐνθεαζομένων
οὕτως ὁ αὐλὸς καὶ τὰ μητρῷα καὶ
τὸ τύμπανον ἐξιςᾶσιν}}<ref>Plut., de Amore, ''pag.'' 763. ''Voyez la version''
''de Xylander'' : {{lang|la|Quid tale aut tantum accidit
Pythiæ cum tripodem attigit ? Quemnam orgia
agentium tibia et magnæ matris carmina atque
tympanum sic animo abalienaverunt ?}}</ref> ; la traduction
poétique de cela se trouve dans
ces vers d’Horace, si au lieu de ''{{lang|la|iræ}}'',
vous mettez ''{{lang|la|amor}}'' :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Non Dindymene, non adytis quatis''
''Mentem sacerdotum incola Pythius,''
{{intervalle|1.0em}}''Non liber æquè, non acuta''
{{intervalle|2.0em}}''Sic geminant Corybantes æra,''
''Tristes ut iræ''<ref>Horat., od. XVI, ''lib. I''.</ref>{{filet|9|0.3}}
</poem>}}
{{br0}}
On était si persuadé au temps d’Ovide
que Sapho avait aimé les femmes
comme les hommes les aiment qu’il
ne fait point difficulté de l’introduire
faisant à Phaon un sacrifice de ses
compagnes de débauche.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Nec me Pyrrhiades Methymniadesve puellæ,''
{{intervalle|1.0em}}''Nec me Lesbiadum cetera turba juvant.''
''Vilis Anactone, vilis mihi candida Cydno :''
{{intervalle|1.0em}}''Non oculis grata est Atthis, ut antè meis.''
''Atque aliæ centum quas non sine crimine amavi''
{{intervalle|1.0em}}''Improbè, multarum quod fuit, unus habes.''
{{filet|24|0.3}}
''Lesbides infamem quæ me fecistis amatæ,''
{{intervalle|1.0em}}''Desinite ad citharas turba venire meas''<ref>{{lang|la|Ovidius, epist, Sapph. ad Phaon.}}</ref>.
</poem>}}
{{br0}}
Horace est un autre témoin contre
elle, dans les plaintes qu’il suppose
qu’elle faisait des filles de Lesbos :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
{{filet|20|0.3}}''Et''
</poem>}}
<poem style="margin-left:10%;">
''Æoliis fidibus querentem''
{{intervalle|1.0em}}''Sappho puellis de popularibus''<ref>{{lang|la|Horat., od. XIII, ''lib. II'', ''et ibid.'' Lambinus, Cruquius}}, ''{{M.|''Dacier''}}, etc.''</ref> ;
</poem>
{{br0}}
car si elle avait eu à se plaindre de ce
que les dames de son pays portaient
envie à son mérite, elle m’aurait pas
choisi les jeunes filles pour le sujet de
ses plaintes ; mais parce qu’elle leur
avait parlé d’amour, et que la plupart
avaient été ou trop simples, ou pour
mieux dire trop habiles pour s’y laisser
attraper, et que celles qui avaient
répondu à sa passion l’avaient {{tiret|cou|verte}}<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|94|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>mais il s’en abstint à cause de quelques
affaires très-chagrinantes qu’il avait
eues pour certaines choses qu’il avait
mises dans son édition d’Anacréon
<ref>''Voyez'', ''tom. III'', ''pag.'' 166, ''la remarque''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bathyllus 1#ancrage_Bathyllus1-(D)|(D)]] ''de l’article du premier'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bathyllus 1|{{sc|Bathyllus}}]].</ref>. ''{{lang|la|Ut ne tandem bonâ fide}}'' {{lang|grc|άπρσ}}.…
''{{lang|la|fiam}}'', dit-il<ref>{{ancre|ancrage_Sapho-(19)}}{{lang|la|Tanaq. Faber, not. in Longinum, ''p.'' 292.}}</ref>, {{lang|la|''quod sanè haud''
''necesse est, decrevi nil quidquam ad''
''hoc admirabile odarium dicere. Fuit''
''olim, fateor, cùm Sapphonem amabam ;''
''sed ex quo illa me perditissima''
''fœmina penè miserum perdidit cum''
''sceleratissimo suo congerrone'' (''Anacreontem''
''dico, si nescis, lector''),
''noli sperare quidquam à me dictum''
''iri, undè aut ipsa, aut ipsius opera''
(''queis tamen olim in Græciâ nil elegantius,''
''nil magis tersum aut venustum''
''quidquam extitit''), ''probari''
''videantur. Itaque quando mihi imposita''
''fibula est, hic lacuna esto.''}} Le
morceau qu’il cite<ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 293.}}</ref> de ses notes
sur Anacréon fait voir qu’il était persuadé
que Sapho écrivit cette ode
pour une femme dont elle était amoureuse.
Nous verrons dans la remarque
suivante que mademoiselle sa
fille ne le suivit pas dans ce sentiment,
et que néanmoins c’est un
sentiment très-vraisemblable. Au
reste, si l’on n’a point de meilleures
preuves que le passage latin de cet
écrivain<ref>''Cité ci-dessus, citation'' {{refl|Sapho-(19)|num=(19)|nosup}}.</ref> pour prétendre qu’il
avait cessé d’estimer Sapho<ref>''Voyez les'' Notes sur les Poëtes grecs, de
{{M.|le Fèvre}}.</ref>, on
s’appuie sur un mauvais fondement.
'''{{refa|Sapho-(D)|(D)}}''' ''Sa passion amoureuse s’étendait''
''sur les personnes mêmes de son sexe.'' ]
On ne saurait blâmer la charité de
mademoiselle le Fèvre<ref>''Dans la'' Vie de Sapho.</ref>, qui a
tâché, pour l’honneur de Sapho, de
rendre le fait incertain ; mais je la
crois trop raisonnable pour se fâcher
que nous en croyions nos propres
yeux. L’ode que Longin a rapportée
n’est point du style d’une amie qui
écrit à son amie ; tout y sent l’amour
de concupiscence : sans cela Longin,
cet habile connaisseur, ne l’eût pas
donnée comme un modèle de l’art
avec lequel les grands maîtres peignent
choses : il n’eût pas, dis-je,
donné comme un exemple de cet art
la manière dont on ramasse dans cet
ode les symptômes de la fureur amoureuse,
{{lang|grc|Τὰ συμβαίνοντα ταῖς ἐρωτικαῖς
μανίαις παλήματα}} ; et Plutarque n’aurait
point allégué cette même ode,
afin de prouver que l’amour est une
fureur divine qui cause des enthousiasmes
plus violens que ne l’étaient
ceux de la prêtresse de Delphes, ceux
des bacchantes, et ceux des prêtres de
Cybèle. {{lang|grc|Τί τοσοῦτον ἡ Πυθία πέπονθεν
ἁψαμένη τοῦ τρίποδος ; τίνα τῶν ἐνθεαζομένων
οὕτως ὁ αὐλὸς καὶ τὰ μητρῷα καὶ
τὸ τύμπανον ἐξιςᾶσιν}}<ref>{{lang|la|Plut., de Amore, ''pag.'' 763.}} ''Voyez la version''
''de Xylander'' : {{lang|la|Quid tale aut tantum accidit
Pythiæ cum tripodem attigit ? Quemnam orgia
agentium tibia et magnæ matris carmina atque
tympanum sic animo abalienaverunt ?}}</ref> ; la traduction
poétique de cela se trouve dans
ces vers d’Horace, si au lieu de ''{{lang|la|iræ}}'',
vous mettez ''{{lang|la|amor}}'' :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Non Dindymene, non adytis quatis''
''Mentem sacerdotum incola Pythius,''
{{intervalle|1.0em}}''Non liber æquè, non acuta''
{{intervalle|2.0em}}''Sic geminant Corybantes æra,''
''Tristes ut iræ''<ref>{{lang|la|Horat., od. XVI, ''lib. I''.}}</ref>{{filet|9|0.3}}
</poem>}}
{{br0}}
On était si persuadé au temps d’Ovide
que Sapho avait aimé les femmes
comme les hommes les aiment qu’il
ne fait point difficulté de l’introduire
faisant à Phaon un sacrifice de ses
compagnes de débauche.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Nec me Pyrrhiades Methymniadesve puellæ,''
{{intervalle|1.0em}}''Nec me Lesbiadum cetera turba juvant.''
''Vilis Anactone, vilis mihi candida Cydno :''
{{intervalle|1.0em}}''Non oculis grata est Atthis, ut antè meis.''
''Atque aliæ centum quas non sine crimine amavi''
{{intervalle|1.0em}}''Improbè, multarum quod fuit, unus habes.''
{{filet|24|0.3}}
''Lesbides infamem quæ me fecistis amatæ,''
{{intervalle|1.0em}}''Desinite ad citharas turba venire meas''<ref>{{lang|la|Ovidius, epist, Sapph. ad Phaon.}}</ref>.
</poem>}}
{{br0}}
Horace est un autre témoin contre
elle, dans les plaintes qu’il suppose
qu’elle faisait des filles de Lesbos :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
{{filet|20|0.3}}''Et''
</poem>}}
<poem style="margin-left:10%;">
''Æoliis fidibus querentem''
{{intervalle|1.0em}}''Sappho puellis de popularibus''<ref>{{lang|la|Horat., od. XIII, ''lib. II'', ''et ibid.'' Lambinus, Cruquius}}, ''{{M.|''Dacier''}}, etc.''</ref> ;
</poem>
{{br0}}
car si elle avait eu à se plaindre de ce
que les dames de son pays portaient
envie à son mérite, elle m’aurait pas
choisi les jeunes filles pour le sujet de
ses plaintes ; mais parce qu’elle leur
avait parlé d’amour, et que la plupart
avaient été ou trop simples, ou pour
mieux dire trop habiles pour s’y laisser
attraper, et que celles qui avaient
répondu à sa passion l’avaient {{tiret|cou|verte}}<section end="Sapho"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAPHO.|95}}</noinclude><section begin="Sapho"/>{{tiret2|cou|verte}} d’opprobre, voilà pourquoi
elle s’est plainte des jeunes filles. Ce
vers d’Ovide
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Desinite ad citharas turba venire meas,''
</poem>}}
{{br0}}
montre que les femmes de Lesbos rendaient
justice à Sapho sur ses beaux
vers. Au reste, je laisse à décider à
quelque nouveau père Sanchez, si
une femme mariée qui aurait répondu
à la passion de Sapho aurait
commis adultère, et enrôlé son époux
dans la grande confrérie proprement
parlant. Je ne sais point si cette question
a pu échapper à l’inépuisable
curiosité des casuistes sur les causes
matrimoniales.
Fortifions tout ceci par le témoignage
d’un bel esprit, qui n’a point
cru que la complaisance pour mademoiselle
le Fèvre dût aller jusques à
l’approbation de la peine qu’elle a
prise en faveur de Sapho. Après la
mort de son mari, dit-il<ref>Longepierre, Vie de Sapho, ''au-devant de''
''la traduction en vers français des'' Poésies de
Sapho.</ref>, ''quoique''
''jeune'', Sapho ''renonça au mariage,''
''mais non pas au plaisir d’aimer.''
''Elle avait l’âme trop passionnée pour''
''s’en pouvoir passer ; ce qu’on peut''
''aisément juger par la tendresse qui''
''est répandue dans ses poésies, et qui''
''l’a mise sans contredit au-dessus de''
''tous les poëtes en ce point. Aussi se''
''sentant trop faible pour vaincre un''
''penchant aussi violent que celui-là,''
''elle s’y abandonna toute entière, et''
''aima de toutes les manières dont on''
''peut aimer, allant même fort au delà''
''des bornes que la modestie et la pudeur''
''prescrivent naturellement à son''
''sexe. En vain prétendrait-on la justifier''
''là-dessus : on ne le peut qu’aux''
''dépens de la vérité ; et ni son aversion''
''pour l’amour honteux de Charaxus,''
''ni tous les honneurs qu’elle''
''a reçus des Lesbiens, ne la peuvent''
''laver d’une tache que tous ceux qui''
''ont parlé d’elle n’ont pu déguiser,''
''les éloges qu’ils lui ont donnés,''
''et que ses ouvrages avouent encore''
''bien plus clairement. On compte''
''plusieurs belles personnes au nombre''
''de ses tendres amies.''
'''{{refa|Sapho-(E)|(E)}}''' ''On lui a donné le surnom''
''d’''Hommesse. ] Il n’est pas aussi aisé
que l’on pense de savoir au vrai ce
qu’Horace a voulu dire avec son {{lang|la|''mascula''
''Sappho''}} ; mais, s’il a prétendu lui
reprocher ses amours contre nature,
il est aisé de connaître qu’il a fort
mal pris son temps. L’épithète serait
bien froide, et amenée de trop loin
sans aucune nécessité. Il y a néanmoins
des gens doctes qui ne l’entendent
pas autrement. Chabot<ref>{{lang|la|In Horat., epist. XIX, ''lib. I''.}}</ref> met
entre ceux-là l’interprète de Juvénal,
et Porphyrion, ancien scoliaste d’Horace ;
et nous donne Domitius pour
son garant à l’égard de ce dernier. Il
entend sans doute Domitius Caldérinus,
dont je n’ai point le commentaire
sur Martial<ref>Chabot ''le cite'' {{lang|la|in epigr. ad Philænim}}, ''l.'' 7.</ref> ; mais, selon
Chabot, on y trouve que Porphyrion
a interprété le mot ''{{lang|la|mascula}}'', et selon
le propre et selon le figuré, {{lang|la|''vel quia''
Sapho ''in poëtico studio versata est in''
''quo sæpius enituit, vel quia tribas''
''diffamata fuit''}}. Cruquius, qui a publié
les vieux scoliastes d’Horace,
n’a point publié ces paroles de Porphyrion.
Pour ce qui est de l’interprète
de Juvénal, cité par Chabot, la
raison veut que nous le prenions pour
le scoliaste de ce poëte ; or je ne
trouve point qu’il dise ce qu’on lui
impute : c’est Britannicus qui le dit
sur le 47{{e}}. vers de la II{{e}}. satire<ref>{{lang|la|''Tale monstrum libidinis dicitur Sappho''
''excogitâsse, undè mascula est appellata ab Horat.''
''in epistolis.''}} ''Voyez'' Vinet, sur Ausone, Cupid.
crucif., ''vs.'' 25.</ref>.
Quoi qu’il en soit des anciens commentateurs,
il est certain que les
modernes rapportent ordinairement
trois opinions sur le sens de {{lang|la|''mascula''
''Sappho''}}. 1°. Que ce mot veut dire que
Sapho avait été une tribade ; 2°. qu’il
désigne l’attachement qu’elle avait
eu pour les sciences, au lieu de manier
le fuseau et la quenouille ; 3°.
qu’il signifie le courage qu’elle eut de
faire le saut de Leucade. Ce dernier
sentiment est celui de Scaliger<ref>{{lang|la|In Auson., Cupid crucif., ''et'' in Virgil.
Cirin.}}</ref>
et de Turnèbe<ref>{{lang|la|Adversar., ''lib. X'', ''cap. II''.}}</ref>, et se confirme
puissament par ces vers d’Ausone<ref>{{lang|la|Cupid. crucif}}.</ref> :
<poem style="margin-left:10%;">
''Et de nimboso saltum Leucate minatur,''
''Mascula Lesbiacis Sappho peritura sagittis.''
</poem>
{{br0}}
Voyez l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Leucade|{{sc|Leucade}}]], et la remarque
suivante.
Thevet rejette le premier sens du<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
2rka6snle2giw90bf5t8qupb2k4vove
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|96|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>''{{lang|la|mascula Sappho}}'', et suit le second et
le troisième, mais non pas sans s’y
brouiller puérilement. Horace et Ausone,
dit-il<ref>Thevet, Éloges des savans Hommes, ''tom.''
''I'', ''pag.'' 226.</ref>, ''quand ils ont donné''
''à cette Lesbienne le nom de mâle,''
''n’ont voulu signifier autre chose,''
''sinon qu’elle faisait ce qui était séant''
''à un homme ; en composant de si excellens''
''vers, ou bien parce qu’elle''
''avait entrepris d’entrer en ces beaux''
''lieux de Leucade, desquels les hommes''
''n’osaient s’approcher.'' Quelle absurdité
que de donner le nom de
''beaux lieux'' à un précipice effroyable
où l’on n’allait que par désespoir !
''C’est donc faire tort à notre Sapho'',
continue-t-il<ref>''Là même'', ''pag.'' 227.</ref>, ''de la calomnier si''
''mal à propos ; sans due et légitime''
''occasion, puisque le divin philosophe''
''Platon a eu en singulière admiration,''
''tant la dextérité et vivacité d’esprit''
''dont elle était douée, que la profonde''
''sagesse qui la faisait éclater tant''
''par-dessus le reste des femmes que''
''des hommes, quelque habiles qu’ils''
''fussent.'' Je ne doute nullement que
Thevet ne se porte ici pour faux témoin ;
je ne crois pas que Platon ait
jamais parlé de cette ''profonde sagesse''
de notre Sapho ; et quand même
il lui eût donné l’éloge de sage, il ne
faudrait point entendre ce mot au sens
de Thevet, mais au sens qu’on lui
donne encore parmi les Wallons, et
qu’on lui donnait autrefois en France.
Les accoucheuses étaient surnommées
sages, non pas à cause de leur
vertu, mais à cause qu’elles savaient
beaucoup de choses inconnues aux
antres femmes. On les nomme encore
''les femmes sages'' en Guienne et en
Languedoc, mais dans les provinces
où la langue française est plus exacte
on use de transposition afin d’ôter
l’équivoque, et on les nomme ''sages-femmes''.
Dites aujourd’hui à un Wallon
qu’il est heureux en enfans, que
ses filles sont bien sages, il vous répondra
que c’est se moquer d’elles,
qu’elles ne le sont point ; que cela ne
convient pas à leur sexe ; qu’il suffit
à une fille d’avoir la crainte de Dieu,
et d’entendre le ménage. Cela signifie
qu’il entend par être sage, être savant,
savoir le latin, etc : le mot
grec {{lang|grc|σοϕὸς}} signifiait quelquefois habile,
et c’est en ce sens que Platon l’a
pris quelquefois, et nommément lors
qu’il a parlé d’Anacréon. C’est ce
qu’un très-bon critique a remarqué
<ref>''Voyez'' {{M.|Leclerc}}, ''au I''{{e|er}}. ''tome de son''
{{lang|la|Ars critica}}, ''pag.'' 194, 195.</ref>. On devrait entendre de la même
manière ce mot-là, si Platon l’avait
employé en louant Sapho. Concluons
par ces paroles d’un commentateur
de {{M.|le Fèvre}}<ref>Reland, Remarques sur les Vies des Poëtes
grecs, ''folio G'' 4.</ref> : « Il est trop connu
pourquoi Horace et Ausone
l’ont appelée ''mascula'', non pour
son courage, mais dans le même
sens que {{lang|grc|γυνὴ ἀνδρικὴ}} dans ''Lucien'',
où une femme impudente s’explique,
disant : {{lang|grc|ἡ ἐπιθυμία ἀνδρός ἐςι
μοὶ}}, et {{lang|grc|τὸ πὰν ἀνήρ εἰμὶ}}. »
'''{{refa|Sapho-(F)|(F)}}''' ''Phaon.... la contraignit par ses''
''froideurs à se jeter du haut en bas''
''d’une roche.'' ] Mademoiselle le Fèvre
rapporte que Sapho ne put s’empêcher
de suivre Phaon dans la Sicile,
où il s’était retiré pour ne la plus
voir, et que ''pendant son séjour dans''
''cette île, elle fit les plus beaux vers''
''du monde'' ; et même, selon toutes les
apparences, l’hymne à Vénus, que
l’on a encore, où elle demande si ardemment
le secours de cette déesse.
Ses prières, comme il y parut, ne
furent pas exaucées ; les vers doux et
tendres qu’elle composa si souvent
sur ce sujet<ref>{{lang|grc|Οὖτος ὁ Φάων ἑςὶν ἐϕ᾽ ᾧ τὸν ἔρωτα
αὐτῆς ἡ Σαπϕὼ πολλάκις ἇσμα ἐποίηρε.}}
{{lang|la|''Hic ille Phaon est in cujus amorem Sappho sæpè''
''carmen cecinit'', Palæphatus de Incredibilit. ''cap.''
''XLIX'', ''pag. m.'' 231.}} Phasianinus ''ayant lu'' {{lang|grc|αἶμα}}
''au lieu de'' {{lang|grc|ᾆσμα}} ''a fait une version ridicule''.</ref> ne lui servirent de
rien : Phaon fut cruel à toute outrance.
La malheureuse Sapho se vit contrainte
à faire le saut périlleux ; c’est
ainsi que je puis nommer à juste titre
le remède où elle eut recours ; qui
fut de s’en aller sur le promontoire de
Leucade, et de s’élancer dans la
mer. On croyait alors que c’était le
vrai moyen de faire cesser les peines
que l’on souffrait en aimant, et l’on
appelait ce lieu-là le saut des amoureux.
Quelques-uns<ref>{{lang|la|Menander, ''apud'' Strabon, ''lib. X'', ''p.'' 311.}}</ref> ont voulu
dire que Sapho fut la première qui
essaya cette méthode de guérir : d’autres
aiment mieux dire qu’elle fut la
première femme qui fit ce saut ; mais<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
172qejqlqhld4mg3qb7pln4qnz0u15u
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/105
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19880
quelques rectifications
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAPHO.|97}}</noinclude><section begin="Sapho"/>qu’avant elle quelques hommes l’avaient
fait<ref>{{lang|la|Scaliger in Ausonium, Cupid. crucif.}}</ref>. Plusieurs poëtes ont
parlé de ce désespoir de Sapho. L’un
{{corr|deux|d’eux}}<ref>{{lang|la|Auson., epigr. XCII.}}</ref>, ayant épuisé tous les conseils
qu’il pouvait donner à un amant
malheureux, et le renvoyant enfin
au grand remède de tous les maux,
se sert de cette expression :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
{{intervalle|1.0em}}''Quod sibi suaserunt Phædra et Elissa, dabunt''
''Quod Canace, Phyllisque, et fastidita Phaoni.''
</poem>}}
{{br0}}
Et voici ce que dit Stace :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Stesichorusque ferox, saltusque ingressa viriles''
''Non formidatâ temeraria Leucade Sappho''<ref>{{lang|la|Stat., ''lib. V''. Silv. III, vs. 154.}}</ref>.
</poem>}}
Pline nous apprend un conte touchant
la cause de l’amour de Sapho
pour Phaon. On disait que les qualités
occultes d’une certaine herbe
avaient excité cette passion. Voici
les paroles de Pline. ''{{lang|la|Ex his}}'', il parle
des différentes espèces de l’éryngium
ou du chardon roland, {{lang|la|''candidam''
''nostri centum capita vocant......''
''Portentosum est quod de eâ traditur ;''
''radicem ejus alterutrius sexûs similitudinem''
''referre raram inventu : sed''
''si viris contigerit mas, amabiles fieri''}}.
{{lang|la|''Ob hoc et Phaonem Lesbium dilectum''
''à Sapho. Multæ circa hoc non''
''magorum solùm vanitates, sed etiam''
''pythagoricorum''}}<ref>{{lang|la|Plinus, ''lib. XXII'', ''cap. VIII'', ''pag.''
''m.'' 183.}}</ref>. C’est-à-dire,
selon la version de Pinet, ''les Latins''
''appellent l’éryngium blanc'' {{lang|la|centum
capita}}...... ''Et certes c’est grand cas,''
''si ce qu’on dit de cette racine est vrai.''
''Car il y en a qui disent que la racine''
''de l’éryngium blanc'' (''qui est fort rare'')
''est faite à mode de la nature''
''d’un homme ou d’une femme : et''
''tient-on que si un homme en rencontre''
''une qui soit faite à mode du''
''membre de l’homme, il sera bien aimé''
''des femmes : et a-t-on opinion''
''que cela seul induisit la jeune Sappho''
''à porter amitié à Phaon Lesbien.''
''Et certes, non-seulement les magiciens''
''Mais aussi les sectateurs de''
''Pythagoras disent monts et merveilles''
''de cette racine.'' Ce sont tous contes de
vieille. Le tempérament de Sapho
était assez combustible sans les qualités
occultes d’aucune plante.
'''{{refa|Sapho-(G)|(G)}}''' ....... ''Quelle dureté !'' ] La
cruauté de Phaon ne nous surprendra
pas tant, si nous faisons réflexion
que Sapho n’était qu’une veuve sur
le retour qui n’avait jamais été belle,
qui avait fait mal parler d’elle durant
sa viduité, et qui ne gardait
nulles mesures à témoigner la violence
de son amour. Un homme qui
est tant soit peu délicat ne demande
point qu’on le recherche avec si peu
de bienséance ; il en tire de mauvais
augures. Ajoutez à cela que Sapho ne
pouvait avoir la grâce de la nouveauté ;
chose qui peut réparer quelquefois,
même auprès des gens délicats,
le défaut de la beauté et de la fleur
de la jeunesse. Phaon savait tout ce
de quoi elle était capable : les arbres
et les gazons en avaient été les confidens :
et peut-être que sa fuite venait
plutôt d’épuisement que d’indifférence.
Pesez bien ce qu’elle lui écrit
elle-même par la plume d’Ovide :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Hæc quoque laudabas, omnique à parte placebam,''
{{intervalle|1.0em}}''Sed tum præcipuè cùm fit amoris opus.''
''Tunc te plus solito lascivia nostra juvabat,''
{{intervalle|1.0em}}''Crebraque mobilitas, aptaque verba joco ;''
''Quique, ubi jam amborum fuerat confusa voluptas,''
{{intervalle|1.0em}}''Plurimus in lasso corpore languor erat,''
{{filet|24|0.3}}
''Invenio silvam quæ sæpè cubilia nobis''
{{intervalle|1.0em}}''Præbuit, et multâ texit opaca comâ,''
''Agnovi pressas noti mihi cespitis herbas ;''
{{intervalle|1.0em}}''De nostro curvum pondere gramen erat.''
''Incubui tetigique locum quâ parte fuisti.''
</poem>}}
{{br0}}
Elle n’était point alors capable d’entendre
raison, comme quand elle
représenta à un jeune homme qui la
recherchait en mariage, qu’étant
plus âgée que lui elle ne le voulait
point épouser<ref>''Fragment de lettre rapporté par Mad. le''
''Fèvre.''</ref>. Plus Phaon eût
été jeune, plus l’aurait-elle trouvé
son fait. Si j’ai dit qu’elle n’avait
jamais été belle, c’est parce que j’ai
cru préférable à l’autorité de Platon,
qui l’a nommée ''La belle Sapho''<ref>{{lang|la|''In'' Phædro, ''pag. m.'' 1214.}} Athénée ''la''
''nomme aussi la belle Sapho'', ''lib. XIII'', ''pag.''
596, ''et'' Plutarque ''aussi'', {{lang|la|de Amore}}, ''pag.'' 763, ''et''
Julien ''l’apostat'', {{lang|la|epist. ad Alypium Cæsar.}}</ref>,
l’autorité d’Ovide qui la fait parler
ainsi :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Si mihi difficilis formam natura negavit,''
{{intervalle|1.0em}}''Ingenio formæ damna rependo meæ.''
''Sum brevis. At nomen quod terras impleat omnes''
{{intervalle|1.0em}}''Est mihi : mensuram nominis ipse fero.''
''Candida si non sum : placuit Cepheïa Perseo.''
</poem>}}
{{br0}}
<nowiki /><section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/106
104
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2026-05-08T10:56:12Z
Manseng
19880
1 rectification
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|98|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>Mademoiselle le Fèvre m’avait donné
l’exemple de ne m’en point fier à
Platon ni à Athénée ; car elle a dit que
''Sapho n’était pas belle ; qu’elle n’était''
''ni grande ni petite ; qu’elle avait le''
''teint fort brun, et les yeux extrêmement''
''vifs et brillans''. Que dirai-je de
Maxime de Tyr<ref>Orat. VIII, ''pag. m.'' 86.</ref>, qui prétend
comme elle était noire et petite
Socrate<ref>{{lang|la|''Id est'' Plato, ''in'' Phædro}}, ''pag.'' 1214.</ref> ne l’a nommée belle qu’à
cause de la beauté de ses vers ?
'''{{refa|Sapho-(H)|(H)}}''' ''Elle gronda fort son frère sur''
''ce vilain engagement.'' ] Voici comment
Ovide nous apprend cette particularité.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Arsit inops frater victus meretricis amore,''
{{intervalle|1.0em}}''Mistaque cum turpi damna pudore tulit.''
''Factus inops agili peragit freta cærula remo,''
{{intervalle|1.0em}}''Quasque malè amisit, mine malè quærit opes.''
''Me quoque, quod monui benè multa fideliter, odit ;''
{{intervalle|1.0em}}''Hoc mihi libertas, hoc pia lingua dedit.''
</poem>}}
{{br0}}
Jugez de quelles représailles il pouvait
user, et de quel poids pouvaient
être les remontrances d’une telle
sœur. Athénée remarque que les invectives
contre la courtisane de
Naucratis étaient fondées sur les sommes
excessives qu’elle s’était fait
donner<ref>{{lang|grc|Ἥν ἡ καλὴ Σαπϕὼ ἐρωμένην γενομένην
Χαράξου του ἀδελϕοῦ αὐτῆς, κατ᾽
ἐμπορίαν εἰς τὴν Ναύκρατιν ἀπαίροντος,
διὰ τῆς ποιήσεως διαϐάλλει ὡς πολλὰ τοῦ
Χαράξου νοσϕισαμένην.}} {{lang|la|''Quàm pulchra Sappho,''
''Charaxi fratri suo mercaturæ gratiâ Naucratim''
''profectò nave dilectam versibus suis proscindit,''
''quòd multà illum pecunia emunxisset.''}}
Athens., ''lib. XIII'', ''cap. VII'', ''pag.'' 596.</ref>. Hérodote donne le nom
de Rhodopis à la courtisane, et dit
que Charaxus, qui dépensa une grosse
somme pour la racheter, fut fort
maltraité par les invectives de Sapho
sa sœur<ref>Herod., ''lib. II'', ''cap. CXXXV''.</ref>.
'''{{refa|Sapho-(I)|(I)}}''' ''On dit que les Mityléniens firent''
''graver son image sur leur monnaie.'' ]
Je remarquerai à ce sujet que
Lambin, pour n’avoir pas entendu
un passage de Pausanias<ref>''Ex lib. I'', ''pag.'' 23.</ref>, a dit
faussement qu’il y avait dans la forteresse
d’Athènes une statue de Sapho.
''{{lang|la|Anacreontis Teii}}'', dit-il<ref>Lambin., in Horar, od. XVII, ''lib. I''.</ref>,
{{lang|la|''qui majore ex parte res amatorias''
''scripsit, statua in arce Atheniensium''
''prima post Sapphonem locata est.''}} Voici
le grec. {{lang|grc|Τοῦ δε τοῦ Ξανθίππου πλησίον
ἕςηκεν Ἀνακρέων ὁ Τήϊος, πρῶτος
μετὰ Σαπϕὼ τὴν Λεσβίαν τὰ πολλὰ ὧν
ἔγραψεν ἐρωτικὰ ποιήσας.}} Il est évident
que ces mots grecs ne veulent dire
autre chose, sinon que la statue d’Anacréon
a été mise auprès de celle
de Xanthippe ; la statue, dis-je,
d’Anacréon, qui est le premier après
Sapho qui ait consacré à des matières
d’amour la plupart des choses
qu’il a écrites.
Je voudrais bien savoir si Thevet
se trompe lorsqu’il assure ''que les''
''Romains érigèrent en la mémoire'' de
Sapho ''une statue de porphyre richement''
''ouvrée''<ref>Thevet, Éloges des savans Hommes, ''tom.''
''I'', ''pag.'' 223 ; ''édition de'' 1671, in-12.</ref>. C’est {{M.|le Fèvre}} qui
a remarqué que ''les Mityléniens firent''
''graver l’image de cette héroïne''
''sur leur monnaie ; et la traitèrent''
''par-là de souveraine après sa mort''
<ref>Le Fèvre, Vie des Poëtes grecs, ''pag.''
''m.'' 23</ref>. Il ne cite personne, mais
{{M.|Reland}}, qui a fait des notes
sur cet ouvrage de {{M.|le Fèvre}}<ref>''Voyez les'' Nouvelles de la République des
Lettres, ''oct.'' 1700, ''pag.'' 461.</ref> a
rapporté ce passage de Julius Pollux,
{{lang|grc|οἱ Μυτιληναῖοι μὲν Σαπϕὼ τῷ νομίσματι
ἐνεχάραττον}}, et il a observé que l’on
a encore des médailles de Sapho qui
''portent le nom des Mityléniens'' ΜΥΤΙΛΕΝΑΙΩΝ.
Thevet raconte qu’il a
tiré le portrait de Sapho ''d’une médaille''
''antique'' qu’il avait rapportée
de l’île de Lesbos, ''dont la pareille''
''fut donnée avec plusieurs autres au''
''baron de la Garde, lors ambassadeur''.
de France ''à Constantinople, par le''
''premier médecin du sultan Soliman''
<ref>Thevet, Élog., ''tom. I'', ''pag.'' 224.</ref>. Aristote observe que les Mityléniens
avaient rendu des honneurs à
Sapho ; mais il ne dit point en quoi
consistèrent ces honneurs<ref>Aristot., Rhetor., ''lib. II'', ''cap. XXIII'',
''pag.'' 445. {{M.|Reland}}, ''dans ses'' Remarques sur
{{M.|le Fèvre}}, ''cite les paroles d’''Aristote.</ref>. Tatien
reproche aux Grecs la statue de
la courtisane Sapho, faite par Silanion ;
de cette courtisane, dit-il,
qui a chanté elle-même sa lubricité,
el qui était amoureuse jusqu’à la rage
<ref>Tatian., {{lang|la|Orat. contra Græcos}}, ''pag. m.''
168, ''B''.</ref>. Καὶ ἡ μὲν Σαπϕὼ γύναιον πορνικὸν
ἐρωτομανὲς καὶ τὴν ἑαυτῆς {{tiret|ἀσέλ|γειαν}}<section end="Sapho"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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2026-05-08T10:57:52Z
Manseng
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|98|SAPHO.}}</noinclude><section begin="Sapho"/>Mademoiselle le Fèvre m’avait donné
l’exemple de ne m’en point fier à
Platon ni à Athénée ; car elle a dit que
''Sapho n’était pas belle ; qu’elle n’était''
''ni grande ni petite ; qu’elle avait le''
''teint fort brun, et les yeux extrêmement''
''vifs et brillans''. Que dirai-je de
Maxime de Tyr<ref>{{lang|la|Orat. VIII, ''pag. m.'' 86.}}</ref>, qui prétend
comme elle était noire et petite
Socrate<ref>{{lang|la|''Id est'' Plato, ''in'' Phædro, ''pag.'' 1214.}}</ref> ne l’a nommée belle qu’à
cause de la beauté de ses vers ?
'''{{refa|Sapho-(H)|(H)}}''' ''Elle gronda fort son frère sur''
''ce vilain engagement.'' ] Voici comment
Ovide nous apprend cette particularité.
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Arsit inops frater victus meretricis amore,''
{{intervalle|1.0em}}''Mistaque cum turpi damna pudore tulit.''
''Factus inops agili peragit freta cærula remo,''
{{intervalle|1.0em}}''Quasque malè amisit, mine malè quærit opes.''
''Me quoque, quod monui benè multa fideliter, odit ;''
{{intervalle|1.0em}}''Hoc mihi libertas, hoc pia lingua dedit.''
</poem>}}
{{br0}}
Jugez de quelles représailles il pouvait
user, et de quel poids pouvaient
être les remontrances d’une telle
sœur. Athénée remarque que les invectives
contre la courtisane de
Naucratis étaient fondées sur les sommes
excessives qu’elle s’était fait
donner<ref>{{lang|grc|Ἥν ἡ καλὴ Σαπϕὼ ἐρωμένην γενομένην
Χαράξου του ἀδελϕοῦ αὐτῆς, κατ᾽
ἐμπορίαν εἰς τὴν Ναύκρατιν ἀπαίροντος,
διὰ τῆς ποιήσεως διαϐάλλει ὡς πολλὰ τοῦ
Χαράξου νοσϕισαμένην.}} {{lang|la|''Quàm pulchra Sappho,''
''Charaxi fratri suo mercaturæ gratiâ Naucratim''
''profectò nave dilectam versibus suis proscindit,''
''quòd multà illum pecunia emunxisset.''
Athens., ''lib. XIII'', ''cap. VII'', ''pag.'' 596.}}</ref>. Hérodote donne le nom
de Rhodopis à la courtisane, et dit
que Charaxus, qui dépensa une grosse
somme pour la racheter, fut fort
maltraité par les invectives de Sapho
sa sœur<ref>{{lang|la|Herod., ''lib. II'', ''cap. CXXXV''.}}</ref>.
'''{{refa|Sapho-(I)|(I)}}''' ''On dit que les Mityléniens firent''
''graver son image sur leur monnaie.'' ]
Je remarquerai à ce sujet que
Lambin, pour n’avoir pas entendu
un passage de Pausanias<ref>{{lang|la|''Ex lib. I'', ''pag.'' 23.}}</ref>, a dit
faussement qu’il y avait dans la forteresse
d’Athènes une statue de Sapho.
''{{lang|la|Anacreontis Teii}}'', dit-il<ref>{{lang|la|Lambin., in Horar, od. XVII, ''lib. I''.}}</ref>,
{{lang|la|''qui majore ex parte res amatorias''
''scripsit, statua in arce Atheniensium''
''prima post Sapphonem locata est.''}} Voici
le grec. {{lang|grc|Τοῦ δε τοῦ Ξανθίππου πλησίον
ἕςηκεν Ἀνακρέων ὁ Τήϊος, πρῶτος
μετὰ Σαπϕὼ τὴν Λεσβίαν τὰ πολλὰ ὧν
ἔγραψεν ἐρωτικὰ ποιήσας.}} Il est évident
que ces mots grecs ne veulent dire
autre chose, sinon que la statue d’Anacréon
a été mise auprès de celle
de Xanthippe ; la statue, dis-je,
d’Anacréon, qui est le premier après
Sapho qui ait consacré à des matières
d’amour la plupart des choses
qu’il a écrites.
Je voudrais bien savoir si Thevet
se trompe lorsqu’il assure ''que les''
''Romains érigèrent en la mémoire'' de
Sapho ''une statue de porphyre richement''
''ouvrée''<ref>Thevet, Éloges des savans Hommes, ''tom.''
''I'', ''pag.'' 223 ; ''édition de'' 1671, in-12.</ref>. C’est {{M.|le Fèvre}} qui
a remarqué que ''les Mityléniens firent''
''graver l’image de cette héroïne''
''sur leur monnaie ; et la traitèrent''
''par-là de souveraine après sa mort''
<ref>Le Fèvre, Vie des Poëtes grecs, ''pag.''
''m.'' 23</ref>. Il ne cite personne, mais
{{M.|Reland}}, qui a fait des notes
sur cet ouvrage de {{M.|le Fèvre}}<ref>''Voyez les'' Nouvelles de la République des
Lettres, ''oct.'' 1700, ''pag.'' 461.</ref> a
rapporté ce passage de Julius Pollux,
{{lang|grc|οἱ Μυτιληναῖοι μὲν Σαπϕὼ τῷ νομίσματι
ἐνεχάραττον}}, et il a observé que l’on
a encore des médailles de Sapho qui
''portent le nom des Mityléniens'' ΜΥΤΙΛΕΝΑΙΩΝ.
Thevet raconte qu’il a
tiré le portrait de Sapho ''d’une médaille''
''antique'' qu’il avait rapportée
de l’île de Lesbos, ''dont la pareille''
''fut donnée avec plusieurs autres au''
''baron de la Garde, lors ambassadeur''.
de France ''à Constantinople, par le''
''premier médecin du sultan Soliman''
<ref>Thevet, Élog., ''tom. I'', ''pag.'' 224.</ref>. Aristote observe que les Mityléniens
avaient rendu des honneurs à
Sapho ; mais il ne dit point en quoi
consistèrent ces honneurs<ref>{{lang|la|Aristot., Rhetor., ''lib. II'', ''cap. XXIII'',
''pag.'' 445.}} {{M.|Reland}}, ''dans ses'' Remarques sur
{{M.|le Fèvre}}, ''cite les paroles d’''Aristote.</ref>. Tatien
reproche aux Grecs la statue de
la courtisane Sapho, faite par Silanion ;
de cette courtisane, dit-il,
qui a chanté elle-même sa lubricité,
el qui était amoureuse jusqu’à la rage
<ref>{{lang|la|Tatian., Orat. contra Græcos, ''pag. m.''
168, ''B''.}}</ref>. Καὶ ἡ μὲν Σαπϕὼ γύναιον πορνικὸν
ἐρωτομανὲς καὶ τὴν ἑαυτῆς {{tiret|ἀσέλ|γειαν}}<section end="Sapho"/><noinclude>
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2026-05-07T23:32:01Z
Denis Gagne52
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<div style="background: #BBFA7C; border-radius: .2em; color: #282828; font-size:125%; padding: .4em .8em .5em;"><span style="opacity: .7;">[[File:Wikisource-logo-200px-transparent.png|25px|link=|alt=]]</span> '''Contributions en 2025''' </div>
<div title="Contributions en 2025" style="padding: 1em;font-size:80%">
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|Claude-Louis-Michel de Sacy - L'Esclavage des Américains et des nègres. Piece qui a concouru pour le prix de l'Académie françoise, 1775.pdf
|Delarue-Mardrus - Peaux d’lapins, 1944.djvu
|Roze, Nicolas. Méthode de Serpent (1830).djvu
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{{verset|19|39}} Tel fut l’héritage de la tribu des fils de Nephthali, selon leurs familles, ces villes-là et leurs villages.
{{verset|19|40}} La septième part échut par le sort à la tribu des fils de Dan, selon leurs familles.
{{verset|19|41}} La limite de leur héritage comprenait Tsorea, Eschthaol, Ir-Schémesch,
{{verset|19|42}} Schaalabbin, Ajalon, Jithla,
{{verset|19|43}} Élon, Thimnatha, Ékron,
{{verset|19|44}} Eltheké, Guibbethon, Baalath,
{{verset|19|45}} Jehud, Bené-Berak, Gath-Rimmon,
{{verset|19|46}} Mé-Jarkon et Rakkon, avec le territoire vis-à-vis de Japho.
{{verset|19|47}} Le territoire des fils de Dan s’étendait hors de chez eux.
Les fils de Dan montèrent et combattirent contre Léschem ; ils s’en emparèrent et la frappèrent du tranchant de l’épée ; ils en prirent possession, s’y établirent, et l’appelèrent Dan, du nom de Dan, leur père.
{{verset|19|48}} Tel fut l’héritage de la tribu des fils de Dan, selon leurs familles, ces villes-là et leurs villages.
{{verset|19|49}} Lorsqu’ils eurent achevé de faire le partage du pays, d’après ses limites, les enfants d’Israël donnèrent à Josué, fils de Nun, une possession au milieu d’eux.
{{verset|19|50}} Selon l’ordre de l’Éternel, ils lui donnèrent la ville qu’il demanda, Thimnath-Sérach, dans la montagne d’Éphraïm.
Il rebâtit la ville, et y fit sa demeure.
{{verset|19|51}} Tels sont les héritages que le prêtre Éléazar, Josué, fils de Nun, et les chefs de famille des tribus des enfants d’Israël, distribuèrent par le sort devant l’Éternel à Silo, à l’entrée de la tente d’assignation.
Ils achevèrent ainsi le partage du pays.
{{T4|''Les six villes de refuge.''|fs=80%|fw=normal}}
'''''Chap. XX.''''' {{verset|20|1}} L’Éternel parla à Josué, et dit :
{{verset|20|2}} Parle aux enfants d’Israël, et dis : Établissez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge,
{{verset|20|3}} où pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tué quelqu’un involontairement, sans intention ; elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang.
{{verset|20|4}} Le meurtrier s’enfuira vers l’une de ces villes, s’arrêtera à l’entrée de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ils le recueilleront auprès d’eux dans la ville, et lui donneront une demeure, afin qu’il habite avec eux.
{{verset|20|5}} Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains ; car c’est sans le vouloir qu’il a tué son prochain, et sans avoir été auparavant son ennemi.
{{verset|20|6}} Il restera dans cette ville jusqu’à ce qu’il ait comparu devant l’assemblée pour être jugé, jusqu’à la mort du grand prêtre alors en fonctions.
À cette époque, le meurtrier s’en retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville d’où il s’était enfui.
{{verset|20|7}} Ils consacrèrent Kédesch, en Galilée, dans la montagne de Nephthali ; Sichem, dans la montagne d’Éphraïm ; et Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans la montagne de Juda.
{{verset|20|8}} Et de l’autre côté du Jourdain, à l’orient de Jéricho, ils choisirent Betser, dans le désert, dans la plaine, dans la tribu de Ruben ; Ramoth, en Galaad, dans la tribu de Gad ; et Golan, en Basan, dans la tribu de Manassé.
{{verset|20|9}} Telles furent les villes désignées pour tous les enfants d’Israël et pour l’étranger en séjour au milieu d’eux, afin que celui qui aurait tué quelqu’un involontairement pût s’y réfugier, et qu’il ne mourût pas de la main du vengeur du sang avant d’avoir comparu devant l’assemblée.
{{T4|''Les quarante-huit villes des Lévites.''|fs=80%|fw=normal}}
'''''Chap. XXI.''''' {{verset|21|1}} Les chefs de famille des Lévites s’approchèrent du prêtre Éléazar, de Josué, fils de Nun, et des chefs de famille des tribus des enfants d’Israël.
{{verset|21|2}} Ils leur parlèrent à Silo, dans le pays de Canaan, et dirent : {{tiret|L’Éter|nel}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>{{tiret2|L’Éter|nel}} a ordonné par Moïse qu’on nous donnât des villes pour habitation, et leurs banlieues pour notre bétail. Les enfants d’Israël donnèrent alors aux Lévites, sur leur héritage, les villes suivantes et leurs banlieues, d’après l’ordre de l’Éternel. On tira le sort pour les familles des Kehathites ; et les Lévites, fils du sacrificateur Aaron, eurent par le sort treize villes de la tribu de Juda, de la tribu de Siméon et de la tribu de Benjamin ; les autres fils de Kehath eurent par le sort dix villes des familles de la tribu d’Éphraïm, de la tribu de Dan et de la demi-tribu de Manassé. Les fils de Guerschon eurent par le sort treize villes des familles de la tribu d’Issacar, de la tribu d’Aser, de la tribu de Nephthali et de la demi-tribu de Manassé en Basan. Les fils de Merari, selon leurs familles, eurent douze villes de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabulon. Les enfants d’Israël donnèrent aux Lévites, par le sort, ces villes et leurs banlieues, comme l’Éternel l’avait ordonné par Moïse. Ils donnèrent de la tribu des fils de Juda et de la tribu des fils de Siméon les villes qui vont être nominativement désignées, et qui furent pour les fils d’Aaron d’entre les familles des Kehathites et des fils de Lévi, car le sort les avait indiqués les premiers. Ils leur donnèrent Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans la montagne de Juda, et la banlieue qui l’entoure : Arba était le père d’Anak. Le territoire de la ville et ses villages furent accordés à Caleb, fils de Jephunné, pour sa possession. Ils donnèrent donc aux fils du sacrificateur Aaron la ville de refuge pour les meurtriers, Hébron et sa banlieue, Libna et sa banlieue, Jatthir et sa banlieue, Eschthemoa et sa banlieue, Holon et sa banlieue, Debir et sa banlieue, Aïn et sa banlieue, Jutta et sa banlieue, et Beth-Schémesch et sa banlieue, neuf villes de ces deux tribus ; et de la tribu de Benjamin, Gabaon et sa banlieue, Guéba et sa banlieue, Anathoth et sa banlieue, et Almon et sa banlieue, quatre villes. Total des villes des sacrificateurs, fils d’Aaron : treize villes, et leurs banlieues. Les Lévites appartenant aux familles des autres fils de Kehath eurent par le sort des villes de la tribu d’Éphraïm. On leur donna la ville de refuge pour les meurtriers, Sichem et sa banlieue, dans la montagne d’Éphraïm, Guézer et sa banlieue, Kibtsaïm et sa banlieue, et Beth-Horon et sa banlieue, quatre villes ; de la tribu de Dan, Eltheké et sa banlieue, Guibbethon et sa banlieue, Ajalon et sa banlieue, et Gath-Rimmon et sa banlieue, quatre villes ; et de la demi-tribu de Manassé, Thaanac et sa banlieue, et Gath-Rimmon et sa banlieue, deux villes. Total des villes : dix, et leurs banlieues, pour les familles des autres fils de Kehath. On donna aux fils de Guerschon, d’entre les familles des Lévites : de la demi-tribu de Manassé, la ville de refuge pour les meurtriers, Golan en Basan et sa banlieue, et Beeschthra et sa banlieue, deux villes ; de la tribu d’Issacar, Kischjon et sa banlieue, Dabrath et sa banlieue, Jarmuth et sa banlieue, et En-Gannim et sa banlieue, quatre villes ; de la tribu d’Aser, Mischeal et sa banlieue, Abdon et sa banlieue, Helkath et sa banlieue, et Rehob et sa banlieue, quatre villes ; et de la tribu de Nephthali, la ville de refuge pour les meurtriers, Kédesch en Galilée et sa banlieue, Hammoth-Dor et sa banlieue, et Karthan et sa banlieue, trois villes. Total des villes des Guerschonites, selon leurs familles : treize villes et leurs banlieues. On donna au reste des Lévites, qui appartenaient aux familles des fils de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>Merari : de la tribu de Zabulon, Jokneam et sa banlieue, Kartha et sa banlieue, Dimna et sa banlieue, et Nahalal et sa banlieue, quatre villes ; de la tribu de Ruben, Betser et sa banlieue, Jahtsa et sa banlieue, Kedémoth et sa banlieue, et Méphaath et sa banlieue, quatre villes ; et de la tribu de Gad, la ville de refuge pour les meurtriers, Ramoth en Galaad et sa banlieue, Mahanaïm et sa banlieue, Hesbon et sa banlieue, et Jaezer et sa banlieue, en tout quatre villes. Total des villes qui échurent par le sort aux fils de Merari, selon leurs familles, formant le reste des familles des Lévites : douze villes. Total des villes des Lévites au milieu des propriétés des enfants d’Israël : quarante-huit villes, et leurs banlieues. Chacune de ces villes avait sa banlieue qui l’entourait ; il en était de même pour toutes ces villes. C’est ainsi que l’Éternel donna à Israël tout le pays qu’il avait juré de donner à leurs pères ; ils en prirent possession et s’y établirent. L’Éternel leur accorda du repos tout alentour, comme il l’avait juré à leurs pères ; aucun de leurs ennemis ne put leur résister, et l’Éternel les livra tous entre leurs mains. De toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s’accomplirent.
== Chapitre 22 ==
Alors Josué appela les Rubénites, les Gadites et la demi-tribu de Manassé. Il leur dit : Vous avez observé tout ce que vous a prescrit Moïse, serviteur de l’Éternel, et vous avez obéi à ma voix dans tout ce que je vous ai ordonné. Vous n’avez point abandonné vos frères, depuis un long espace de temps jusqu’à ce jour ; et vous avez gardé les ordres, les commandements de l’Éternel, votre Dieu. Maintenant que l’Éternel, votre Dieu, a accordé du repos à vos frères, comme il le leur avait dit, retournez et allez vers vos tentes, dans le pays qui vous appartient, et que Moïse, serviteur de l’Éternel, vous a donné de l’autre côté du Jourdain. Ayez soin seulement d’observer et de mettre en pratique les ordonnances et les lois que vous a prescrites Moïse, serviteur de l’Éternel : aimez l’Éternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies, gardez ses commandements, attachez-vous à lui, et servez-le de tout votre cœur et de toute votre âme. Et Josué les bénit et les renvoya, et ils s’en allèrent vers leurs tentes. Moïse avait donné à une moitié de la tribu de Manassé un héritage en Basan, et Josué donna à l’autre moitié un héritage auprès de ses frères en deçà du Jourdain, à l’occident. Lorsque Josué les renvoya vers leurs tentes, il les bénit, et leur dit : Vous retournez à vos tentes avec de grandes richesses, avec des troupeaux fort nombreux, et avec une quantité considérable d’argent, d’or, d’airain, de fer, et de vêtements. Partagez avec vos frères le butin de vos ennemis. Les fils de Ruben, les fils de Gad, et la demi-tribu de Manassé, s’en retournèrent, après avoir quitté les enfants d’Israël à Silo, dans le pays de Canaan, pour aller dans le pays de Galaad, qui était leur propriété et où ils s’étaient établis comme l’Éternel l’avait ordonné par Moïse. Quand ils furent arrivés aux districts du Jourdain qui appartiennent au pays de Canaan, les fils de Ruben, les fils de Gad et la demi-tribu de Manassé, y bâtirent un autel sur le Jourdain, un autel dont la grandeur frappait les regards. Les enfants d’Israël apprirent que l’on disait : Voici, les<noinclude>
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/* Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés */
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==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Satan et Ève, 1832.djvu
|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu
|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu
|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu
|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu
|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu
|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu
|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu
|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu
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</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* Ma vie secrète, t1-t2 éd. 1923, trad. Perceau correspondant aux t1 à t3 de l'éd. anglaise.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
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!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
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|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
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|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
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|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
|-
|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
|-
|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
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|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
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|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
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|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
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|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
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|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
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|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
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|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
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|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
|-
|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
|-
|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
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|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
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|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
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|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
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|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
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|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
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|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
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|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
|-
|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
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|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
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|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
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|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
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|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
|-
|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
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|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
|-
|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
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|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
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|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
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|0456||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
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|colspan=3 style="text-align:right;"|'''Total'''||'''97316'''||colspan=3|'''pages créées et corrigées.'''
|}
{{ancre|bas de tableau}}
{{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}}
<references />
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15777716
15777711
2026-05-07T16:23:38Z
Cunegonde1
52509
/* Tableau des contributions (2026-?) */
15777716
wikitext
text/x-wiki
{{Début des onglets
|Onglet-1=Présentation
|URL-1=Utilisateur:Cunegonde1
|Onglet-2=Contributions
|URL-2=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions
|Onglet-3=Brouillons
|URL-3=Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon
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|URL-4=Utilisateur:Cunegonde1/Bandeaux
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|URL-6=Discussion utilisateur:Cunegonde1
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|fond onglets= #74bbe4
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|alignement onglet=center
}}
==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Satan et Ève, 1832.djvu
|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu
|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu
|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu
|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu
|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu
|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu
|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu
|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu
|h=150}}
</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* Ma vie secrète, t1-t2 éd. 1923, trad. Perceau correspondant aux t1 à t3 de l'éd. anglaise.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
{{ancre|retour haut de tableau}}
{{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}}
La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c).
{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
|-
|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
|-
|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
|-
|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
|-
|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
|-
|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
|-
|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
|-
|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
|-
|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
|-
|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
|-
|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
|-
|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
|-
|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
|-
|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
|-
|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
|-
|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
|-
|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
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|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
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|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
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|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
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|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
|-
|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
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|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
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|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
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|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
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|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
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|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
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|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
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|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
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|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
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|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
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|0456||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
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|0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}}
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|fond onglets= #74bbe4
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|alignement onglet=center
}}
==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Satan et Ève, 1832.djvu
|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu
|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu
|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu
|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu
|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu
|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu
|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu
|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu
|h=150}}
</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
{{ancre|retour haut de tableau}}
{{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}}
La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c).
{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
|-
|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
|-
|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
|-
|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
|-
|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
|-
|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
|-
|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
|-
|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
|-
|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
|-
|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
|-
|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
|-
|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
|-
|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
|-
|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
|-
|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
|-
|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
|-
|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
|-
|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
|-
|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
|-
|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
|-
|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
|-
|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
|-
|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
|-
|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
|-
|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
|-
|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
|-
|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
|-
|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
|-
|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
|-
|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
|-
|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
|-
|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
|-
|0456||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
|-
|0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}}
|-
|colspan=3 style="text-align:right;"|'''Total'''||'''97424'''||colspan=3|'''pages créées et corrigées.'''
|}
{{ancre|bas de tableau}}
{{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}}
<references />
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15777723
15777718
2026-05-07T16:25:57Z
Cunegonde1
52509
/* Tableau des contributions (2026-?) */
15777723
wikitext
text/x-wiki
{{Début des onglets
|Onglet-1=Présentation
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|URL-2=Utilisateur:Cunegonde1/Contributions
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|URL-3=Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon
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}}
==Les neuf derniers livres ajoutés et corrigés==
<div title="Dernières contributions" style="padding: 1em;font-size:80%">
{{Gallery
|Satan et Ève, 1832.djvu
|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu
|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu
|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu
|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu
|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu
|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu
|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu
|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu
|h=150}}
</div>
==Livres en cours de préparation==
* Le Roman de la Luxure, éd. 1925, t1 manquant actuellement et figures en couleurs pour les trois volumes.
* [[Ma vie secrète (trad. Wikisource)]]
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1798, en cours de préparation, transcription originale sans modernisation.
* L’Anti-Justine, Restif de la Bretonne, éd. 1864 Poulet-Malassis, avec 5 figures libres (Enfer-496)
* La Grivoise du temps ou la Charoloise (éd. Hervez), anonyme, 1919.
* L’Espadon satyrique, C. d’Esternod, éd. Mertens, 1863, réimpression sur la copie de celle de 1626.
='''Liste des Contributions :'''=
==Enfer de la BNF==
*Guillaume Apollinaire, Fernand Fleuret, Louis Perceau :
{{l2s|L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Apollinaire - L’Enfer de la Bibliothèque nationale.djvu}}
[[Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource|Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource]]
==Téléversements de livres==
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de fichiers à rattacher|Tableau des téléversements de fichiers à rattacher]]
[[Utilisateur:Cunegonde1/Brouillon/Tableau des téléversements de livres à corriger|Tableau des téléversements de livres à corriger]]
==Tableau des contributions==
<div style="border:thick double red;width:40%;padding:1em;text-align:center">'''[[Utilisateur:Cunegonde1/Contributions/TableauContributions-2015-2025|Tableau des contributions-2015-2025]]'''<br/>{{t|numéros 0001 à 0423|90}}</div>
===Tableau des contributions (2026-?)===
{{ancre|retour haut de tableau}}
{{g|[[#bas de tableau|↓ Fin de tableau]]}}
La plupart des contributions consiste en préparation et import (i) de fac-similé et correction (c).
{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
!N°!!Auteur!!Titre!!Nb. p.!!Date éd.!!Terminé en!!Observations!!État
|-
|0424||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]]||{{l2s|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}||259||1665|1665||01/2026||édition princeps||{{ruban par titre|Livre:Bussy-Rabutin - Histoire amoureuse des Gaules, 1665.djvu}}
|-
|0425||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||{{l2s|Le Diable dupé par les femmes|Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}||49||1881|1741||01/2026||éd. Gay et Doucé 1881, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||{{ruban par titre|Livre:Henry - Le Diable dupé par les femmes, 1881.djvu}}
|-
|0426||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|L’Arbre qui saigne|Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}||135||1907|||01/2026||recueil de poésies||{{ruban par titre|Livre:Alibert - L’Arbre qui saigne, 1907.djvu}}
|-
|0427||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]||{{l2s|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}||158||2000|1892||02/2026||éd. La Musardine, 2000, L’éd. origin. est classée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]]||{{ruban par titre|Livre:Effe Géache - Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique, 2000.djvu}}
|-
|0428||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Le Secret de miss Sticker|Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}||165||1907|||02/2026||similaire à Enfer-1246. Rattachement d'un texte sans scan||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - Le Secret de miss Sticker, 1907.djvu}}
|-
|0429||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|Confession priapale|Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}||141||1911|||02/2026||rattachement d'un texte sans scan + correction||{{ruban par titre|Livre:Momas - Confession priapale, 1911.djvu}}
|-
|0430 ||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|Les Concubines de la directrice|Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}||176||1906|||02/2026||Similaire à Enfer-1243, remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Momas - Les Concubines de la directrice, 1906.djvu}}
|-
|0431||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||{{l2s|La Chute des vierges|Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}||182||1907|||02/2025||Remplacement du texte sans scan par fac-similé.||{{ruban par titre|Livre:Tap-Tap - La Chute des vierges, 1907.djvu}}
|-
|0432||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Petites et grandes filles|Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}||248||1907|||02/2026||Remplacement du texte sans scan par fac-similé. Ouvrage particulièrement mal composé (437 corrections).||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Petites et grandes filles, 1907.djvu}}
|-
|0433||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois]]||{{l2s|L’Armée de volupté|Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}||196||1900|||02/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Armée de volupté, volume 2, 1900.djvu}}
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|0434||[[Auteur:Alphonse Momas|Fuckwell]]||{{l2s|Débauchées précoces|Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}||184||1900|||03/2026||Import et correction du volume 2 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Fuckwell - Débauchées précoces, volume 2, 1900.djvu}}
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|0435||[[Auteur:Alphonse Momas|Le Nismois, ]]||{{l2s|L’Hermaphrodite (Le Nismois)|Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu|L’Hermaphrodite}}||156||1902|||03/2026||Import et correction du volume 1 qui était manquant.||{{ruban par titre|Livre:Le Nismois - L’Hermaphrodite, tome 1, 1902.djvu}}
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|0436||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||{{l2s|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte}}||477||1864|||03/2026||éd. Poulet-Malassis, 2 tomes idem [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]]||{{ruban par titre|Livre:Nerciat - Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis), 1864.djvu}}
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|0437||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||{{l2s|Le Supplice d’une queue|Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}||98||1931|||03/2026||éd. René Bonnel, similaire Enfer-2623||{{ruban par titre|Livre:Alibert - Le Supplice d’une queue, 1931.djvu}}
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|0438||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Confession galante d’une femme du monde|Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}||249||1875|||03/2026||Illustré de 48 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Confession galante d’une femme du monde, 1875.djvu}}
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|0439||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Griseries, par un auteur moderne|Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}||154||1937|||03/2026||éd. clandestine, ornée de 12 gravures libres||{{ruban par titre|Livre:Griseries, par un auteur moderne, 1937.djvu}}
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|0440||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}||75||1795 (1890 ?)|||03/2026||''Traduction de The Story of a dildoe''||{{ruban par titre|Livre:Le Nouveau chatouilleur pour dames, 1795.djvu}}
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|0441||[[Auteur: Anonyme|Théroigne de Méricourt]]||{{l2s|Le Manuel du libertin|Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}||91||1914|||03/2026||Faussement attribué à Théroigne de Méricourt||{{ruban par titre|Livre:Le Manuel du libertin, 1914.djvu}}
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|0442||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups, ]]||{{l2s|Les Homosexualités d’un prince|Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}||105||1911|||03/2026||Éd. Élias Gaucher, Enfer-2547||{{ruban par titre|Livre:Aimecoups - Les Homosexualités d’un prince, 1911.djvu}}
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|0443||[[Auteur:Anonyme|Fourqueuse, Hercule]]||{{l2s|La Vertu de la sœur Agnès|Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}||105||1891|||03/2026||Éd. A. Brancart, (P.C.31.d.35) ouvrage inconnu des bibliographies françaises||{{ruban par titre|Livre:Fourqueuse - La Vertu de la sœur Agnès, 1891.djvu}}
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|0444||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||{{l2s|Les Carbonari de l’amour|Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}||562||1902|||04/2026||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Éd. inconnu, (P.C. 13.ee.1), Enfer-1238||{{ruban par titre|Livre:Andorre - Les Carbonari de l’amour, 1902.djvu}}
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|0445||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}||188||1889|||04/2026||Éd. A. Brancart édition revue et augmentée de 3 chapitres par rapport à l'éd. originale de 1888. (P.C.30.g.2)||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1889.djvu}}
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|0446||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Mes amours avec Victoire|D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}||140||1888|||04/2026||Édition originale (A. Brancart) (P.C.30.g.3). L’exemplaire de la BNF est classé Enfer-1392.||{{ruban par titre|Livre:D. - Mes amours avec Victoire, 1888.djvu}}
|-
|0447||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||{{l2s|Rondeaux et sonnets galants|D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}||204||1887|||04/2026||{{Présentation|Rondeaux et sonnets galants/Présentation}} Éd. A. Brancart, (P.C.30.g.8)||{{ruban par titre|Livre:D. - Rondeaux et sonnets galants, 1887.djvu}}
|-
|0448||[[Auteur:Henry de Balencon|Balencon, Henry de]]||{{l2s|Odette et Martine|Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu|Odette et Martine, histoire véridique de deux amies de pension, jolies et passionnées}}||144||1911|||04/2026||{{Présentation|Odette et Martine/Présentation}} Éd. inconnu. (P.C.13.b.9)||{{ruban par titre|Livre:Balencon - Odette et Martine, 1911.djvu}}
|-
|0449||[[Auteur:René Boylesve|Boylesve, René]]||{{l2s|Nymphes dansant avec des satyres|Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}||212||1920|||04/2026||{{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} éd. Calmann-Levy. Recueil de nouvelles||{{ruban par titre|Livre:Boylesve - Nymphes dansant avec des satyres, 1920.djvu}}
|-
|0450||[[Auteur:Henry de Balencon|Balancon, Henry de]]||{{l2s|La Plus amoureuse|Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}||124||1921|||04/2026||Éd. Partout où l’on s’amuse, roman érotique lesbien, trans et bisexuel. (P.C.13.b.13)||{{ruban par titre|Livre:Balancon - La Plus amoureuse, 1921.djvu}}
|-
|0451||[[Auteur:André Ibels|Ibels, André]]||{{l2s|La Bourgeoise pervertie|Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}||329||1930|||04/2026||{{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} éd. originale, chez l’auteur. (P.C.32.a.10) ||{{ruban par titre|Livre:Ibels - La Bourgeoise pervertie, 1930.djvu}}
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|0452||[[Auteur:Alphonse Momas|Georges de Lesbos]]||{{l2s|Chaudes saturnales|Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}||232||1893|||04/2026||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictif ''À la belle fatma'', Alger. (P.C.13.C.6)||{{ruban par titre|Livre:Momas - Chaudes saturnales, 1893.djvu}}
|-
|0453||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||{{l2s|Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}||147||1930|||04/2026||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse||{{ruban par titre|Livre:Le Journal intime d’une soubrette, 1930.djvu}}
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|0454||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}||115||1830|||04/2026||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} À Cythère, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]], (P.C.29.b.82).||{{ruban par titre|Livre:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830.djvu}}
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|0455||[[Auteur: Anonyme|Philédonis, ]]||{{l2s|Amours perverses|Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}||208||1912|||04/2026||{{Présentation|Amours perverses/Présentation}} À Lesbos, en l’ère de Sapho (Éd. Briffaut) (P.C.14.h.12)||{{ruban par titre|Livre:Philédonis - Amours perverses, 1912.djvu}}
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|0456||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Ashbee, Henri Spencer]]||{{l2s|Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}||358||1923|||05/2026||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} éd. Collection de l’Académie des dames (P.C.15.b.16), Enfer-2594||{{ruban par titre|Livre:Ma vie secrète (trad. Perceau), 1923.djvu}}
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|0457||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||{{l2s|Satan et Ève|Satan et Ève, 1832.djvu}}||108||1832|1832||05/2026||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} A Damnopolis, même édition que [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]], (P.C.31.c.11)||{{ruban par titre|Livre:Satan et Ève, 1832.djvu}}
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{{ancre|bas de tableau}}
{{g|[[#retour haut de tableau|↑ Haut de tableau]]}}
<references />
ewvdugchbrorlwiz00tsgc6ssiwc01l
Wikisource:Tableau des ouvrages de l’Enfer de la BNF sur Wikisource
4
3487319
15777709
15775818
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Cunegonde1
52509
/* Tableau triable des ouvrages de l’enfer de la BNF.En cas de d’ajout de nouvelles cotes, merci de les insérer en fin de tableau pour éviter de créer des doublons. */
15777709
wikitext
text/x-wiki
Les ouvrages placés à l’Enfer de la Bibliothèque nationale de France sont recensés dans trois bibliographies :
#''[[L’Enfer de la Bibliothèque nationale]]'' par [[Auteur:Guillaume Apollinaire|Guillaume Apollinaire]], [[Auteur:Fernand Fleuret|Fernand Fleuret]] et [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], Bibliothèque des curieux, 1919, s’interrompt à la cote 939.
#''Les Livres de l’Enfer'', par Pascal Pia, éd. 1998, Fayard, s’interrompt à la cote 1730.
#''[http://scissors-and-paste.net/pdf/Enfer%20Additions.pdf A checklist of additions to the enfer of the Bibliothèque Nationale de France (site scissors-and-paste.net)]'' de Patrick Kearney recense les livre à partir de la cote 1731 jusqu’à la cote 2622.
Nota : Les Livres dont la cote « Enfer » est suivie d’une astérisque sont soit :
*des exemplaires d’autres bibliothèques (réserve spéciale de la bibliothèque de l’Arsenal, ou autres bibliothèques),
*des éditions identiques ou similaires à la cote indiquée.
==Tableau triable des ouvrages de l’enfer de la BNF.<ref>En cas de d’ajout de nouvelles cotes, merci de les insérer en fin de tableau pour éviter de créer des doublons.</ref>==
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{|class="wikitable sortable" style="font-size: 85%"
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!N°<ref>Il s’agit du numéro dans l’ordre chronologique d’import dans Wikisource</ref>!!Auteur!!Titre!!Date 1<sup>re</sup> publication!!Date édition!!Cote Enfer BNF!!Observation
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|1||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Les 120 Journées de Sodome|120 Journées de Sodome (Les), ou l’École du libertinage]]||1904||1904||Enfer-1524||Édition Duhren. Cette édition est considérée comme très mal traduite, quasi inutilisable, dans le dictionnaire des Œuvres érotiques. La première édition valable est celle de Maurice Heine.
|-
|2||[[Auteur:Antonio Rocco|Rocco, Antonio]] (Attribué à)<br />ou [[Auteur:Ferrante Pallavicini|Ferrante Pallavicini]] (Attribué à)||[[Alcibiade enfant à l’école]]||1651||1866||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0471|Enfer-471*]]||Exemplaire similaire à la cote Enfer n° 471 ou n° 1164 {{BNF|310528336}}.
|-
|3||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Aline et Valcour]]||1795||1795||Enfer-2578||
|-
|4||[[Auteur:Nicolas Edme Restif de La Bretonne|Restif de La Bretonne]]||[[L’Anti-Justine|Anti-Justine (L’)]] ||1794||1798|| [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0492|Enfer-492]]||Transcription modernisée incomplète sur un ancien scan de la BNF
|-
|5||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de ]]||[[Les Aphrodites|Aphrodites (Les)]]||1793||1863||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0423|Enfer-423 à 426*]]||Édition Poulet Malassis de 1863 en français modernisé, exemplaire similaire à celui présent à l’Enfer de la bibliothèque nationale nos 423 à 426, mais sans les figures {{BNF|31009169x}}.
|-
|6||[[François-Félix Nogaret|Nogaret, François-Félix]]||[[L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames|Arétin François (L’)]]||1787||1787||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0464|Enfer-464*]]||Édition équivalente à celle décrite à l’enfer 464 mais conservé à la Bibl. de l’Arsenal.
|-
|7||[[Auteur:Ovide|Ovide]]||[[L’Art d’aimer (Ovide)|Art d’aimer (L’)]]||||1838||||
|-
|8||[[Auteur:Alphonse Momas|Momas, Alphonse]]<br>(Le Nismois)||[[Association de demi-vierges]]||1899||1899||Enfer-2560||2 volumes.
|-
|9||[[Auteur:Antoine Bret|Bret, Antoine]]||[[La Belle Alsacienne|Belle Alsacienne (La)]]||1745||1923||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0073|Enfer-73*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|33257562s}}.
|-
|10|||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Bordel patriotique]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0604|Enfer-604*]]||Exemplaire similaire à la cote Enfer-604 {{BNF|33271738f}}.
|-
|11||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.]] (Émile Desjardins)||[[Les Callypiges|Callypiges (Les)]]||1892||1892||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/9#c0800|Enfer-800-801*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|33277080r}}.
|-
|12||[[Auteur:Léo Taxil|Taxil, Léo]]||[[Les Pornographes sacrés|Pornographes sacrés (Les) : la Confession et les Confesseurs]]||1882||1882||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0078|Enfer-78*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|303072422}}.
|-
|13||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Contes saugrenus (Nerciat)]]||1799||1799||Enfer-963||
|-
|14||[[Auteur:Boccace|Boccace]]||[[Le Décaméron|Décaméron (Le)]]||1350-1354||1884||||Les exemplaires de 1751 et 176 sont à l’enfer cote Enfer-247 à 251.
|-
|15||[[Auteur:Henry Monnier|Monnier, Henry]]<br>(Joseph Prud’homme)||[[Deux gougnottes (Monnier)]]||1864||1864||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0411|Enfer-411]]||
|-
|16||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Le Diable au corps (Nerciat)|Diable au corps (Le) (Nerciat)]]||1803||1803||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0427|Enfer-427 à 429]]||
|-
|17||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Le Doctorat impromptu|Doctorat impromptu (Le)]]||1788||1866||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0007|Enfer-7*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|31009177j}}.
|-
|18||[[Auteur:Pigault-Lebrun|Pigault-Lebrun]] (Attribué à)||[[L’Enfant du bordel|Enfant du bordel (L’)|]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0635|Enfer-635-636]]||
|-
|19||[[Auteur:Guillaume Apollinaire|Apollinaire, Guillaume]], [[Auteur:Fernand Fleuret|Fernand Fleuret]], [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]]||[[L’Enfer de la Bibliothèque nationale|Enfer de la Bibliothèque nationale (L’)]]||||1919||||
|-
|20||[[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Mirabeau, Honoré Gabriel Riqueti de]]||[[Erotika Biblion]]||1783||1867||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0027|Enfer-27*]]||Exemplaire similaire à celui décrit.
|-
|21||[[Auteur:Michel Millot|Millot, Michel (auteur présumé)]], ou [[auteur:Jean L’Ange|Jean L’Ange (auteur présumé)]]||[[L’Escole des Filles|Escole des Filles (L’)]]||1668||1865||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0386|Enfer-386*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|30949171q}}.
|-
|22||[[Auteur:Paul Devaux|Devaux, Paul (Dr Luiz)]]||[[Les Fellatores|Fellatores (Les)]]||1888||1888||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0109|Enfer-109]]||
|-
|23||[[Auteur:Paul Verlaine|Verlaine, Paul]]||[[Femmes]]||1890||1890||Enfer-1733||
|-
|24||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué à [[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]] ou attribué à [[Auteur:Liévin-Bonaventure Proyart|l’Abbé Proyart]].||[[La France foutue|France foutue (La)]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0652|Enfer-652]]||Sous-titre : Tragédie lubrique et royaliste, en 3 actes et en vers.
|-
|25||[[Auteur:Alfred de Musset|Musset, Alfred de]]||[[Gamiani ou Deux nuits d’excès]]||1833||vers 1912||||Cette édition n’est pas décrite dans l’Enfer, la date d’édition est selon Pascal Pia qui cite Perceau à situer vers 1912 (d’après le catalogue en fin de volume). Onze éditions cotées à l’enfer sont décrites dans ''L’Enfer de la Bibliothèque nationale'' à partir de la cote [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0147|Enfer-147]].
|-
|26||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Histoire de Marguerite, fille de Suzon]],||1784||1784||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0679|Enfer-679*]]||(exemplaire identique à la cote Enfer-679 {{BNF|33257598s}}, (graphie ancienne).
|-
|27||[[Auteur:Félicité de Choiseul-Meuse|Choiseul-Meuse, Félicité de]]||[[Julie, ou J’ai sauvé ma rose|Julie ou j’ai sauvé ma rose]]||1807||1807||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0340|Enfer-340-341*]]||Exemplaire similaire à celui décrit, non corrigé (doublon du n° 192).
|-
|28||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué à [[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Julie philosophe ou le Bon patriote]]||1791||1886||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0686|Enfer-686*]]||Exemplaire d’une édition plus récente que celui décrit : {{BNF|334438367}}.
|-
|29||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Justine et Juliette|Nouvelle Justine (La), ou les malheurs de la vertu, suivi de l’histoire de Juliette sa sœur]]||1797||1797||Enfer-2507 et svts||Édition en 10 volumes.
|-
|30||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Justine ou les Malheurs de la vertu]]||1791||1791||||Édition moderne sans fac-similé.
|-
|31||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Justine, ou les Malheurs de la vertu]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0501|Enfer-501-502]]||2ème version de Justine, Édition originale en deux volumes.
|-
|32||[[Auteur:Jacques Rochette de La Morlière|La Morlière, Jacques Rochette de]]||[[Les Lauriers ecclésiastiques|Lauriers ecclésiastiques (Les)]]||1748||1748||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0065b|Enfer-65 bis]]||
|-
|33||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.]]||[[Lèvres de Velours (D. E.,)]]||1889||1889||Enfer-1358||
|-
|34||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Lyndamine ou l’Optimisme des pays chauds]],||1794||1875||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0053|Enfer-53]]||
|-
|35||[[Auteur:Louis-Charles Fougeret de Monbron|Fougeret de Monbron, Louis-Charles]]||[[Margot la ravaudeuse]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0324|Enfer-324*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|30453096p}}.
|-
|36||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]|| [[Mémoires de Suzon sœur de D. B., éd. 1778]], suivi de la Perle des plans économiques||1778||1778||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0703|Enfer-703]]||(graphie ancienne, suivi de la Perle des plans économiques ou la Chimère raisonnable) (variante de l’Enfer n° 703) et de 1830 (exemplaire similaire à la cote Enfer n° 706) (graphie "moderne").
|-
|37||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]|| [[Mémoires de Suzon sœur de D. B., éd. 1830]], suivi de la Perle des plans économiques||1778|| ~1830 ||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0706|Enfer-706*]]||Exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|33481287t}}.
|-
|38||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Messaline française|Messaline française (La)]]||1789||1870||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0708|Enfer-708*]]||Réimpression de l’exemplaire décrit {{BNF|334843943}}.
|-
|39||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Monrose ou le Libertin par fatalité]]||1792||1871||Enfer-1279 et svts*||Réimpression de l’exemplaire décrit à la cote ([[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0451|Enfer-451]]) {{BNF|31009190r}}.
|-
|40||[[Auteur:Édouard Demarchin|E. D.]]||[[Odor di femina]]||1900||1919||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0175|Enfer-175]]||
|-
|41||[[Auteur:Guillaume Apollinaire|Apollinaire, Guillaume]]||[[Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar|Onze Mille Verges (Les) ou les Amours d’un Hospodar]]||1907||1911||Enfer-2522||
|-
|42||[[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[La Philosophie dans le boudoir|Philosophie dans le boudoir (La)]]||1795||1795||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0535|Enfer-535-536]]||
|-
|43||[[Auteur:Voltaire|Voltaire]]||[[La Pucelle d’Orléans|Pucelle d’Orléans (La)]]||1762||||||Texte issu des œuvres complètes, Garnier, 1877.
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|44||[[Auteur:Pierre l’Arétin|Arétin (L’), Pierre]]||[[La Puttana errante|Puttana errante (La)]]||XVIe siècle||1776||Enfer-1165||
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|45||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Rhétorique des putains|Rhétorique des putains (La)]]||1794|| ~1880 ||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0062|Enfer-62]]||
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|46||[[Auteur:Edward Sellon|Sellon, Edward (attribué à)]], [[Auteur:William Simpson Potter|attribué à William Simpson Potter]]||[[Le roman de la luxure|Roman de la luxure (Le)]]||1903||1903||Enfer-1227 à 1230||
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|47||[[Auteur:Ernest Feydeau|Feydeau, Ernest]]||[[Souvenirs d’une cocodette]]||1870||1870||Enfer-1317||cf. [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0013|Enfer-13]] pour la notice.
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|48||[[Auteur:Charles-Joseph Mayer|Mayer, Charles-Joseph]]||[[Vie de Marie-Antoinette d’Autriche, reine de France, femme de Louis XVI, roi des Français,]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0790|Enfer-790 à 792]]||
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|49||[[Auteur:Giambattista Marino|Marino, Giambattista]]||[[Les Vrais Plaisirs|Vrais Plaisirs (Les)]], ou les Amours de Vénus et d’Adonis||1748||1748||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0370|Enfer-370]]||Ouvrage peu libre mis à l’Enfer parce qu’il est relié avec le [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0371|371]].
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|50||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué (faussement) à [[Auteur:Donatien Alphonse François de Sade|Sade (Marquis de)]]||[[Zoloé et ses deux acolythes]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0538|Enfer-538]]|| Messidor An VIII (graphie ancienne), Ouvrage faussement attribué à Sade.
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|51||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Putains cloîtrées|Putains cloîtrées (Les)]]||1796||1797||Enfer-1134||Autre édition (1796) cotée [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0755|Enfer-755]]
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|52||[[Auteur:Mayeur de Saint-Paul|Mayeur de Saint-Paul]], auteur présumé||[[L’Odalisque (Mayeur)|Odalisque (L’)]]||1796||1796||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0579|Enfer-579]]||Faussement attribué à Voltaire, à Andréa de Nerciat, à Pigeon de Saint Paterne.
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|53||[[Auteur:Jean-Baptiste Boyer d’Argens|Boyer d’Argens, Jean-Baptiste]]||[[Thérèse philosophe]]||1748||1910||Enfer-1036*||Édition moderne sur la copie de celle de 1748, sans gravure, similaire à l’exemplaire Enfer-1036 {{BNF|318630465}}.
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|54||[[Auteur:Théophile Gautier|Gautier, Théophile]]||[[Lettre à la présidente, voyage en Italie]]||1890||1890||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/9#c0824|Enfer-824]]||
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|55||[[Auteur:E.D.|E.D.]]||[[Jupes troussées]]||1889||1889||Enfer-1361||
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|56||[[Auteur:Jean-Charles Gervaise de Latouche|Gervaise de Latouche, Jean-Charles]]||[[Le Portier des Chartreux|Portier des Chartreux (Le)]]||1745||1889||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0326|Enfer-326*]]||Même ouvrage que celui décrit à la cote mentionnée (Histoire de Dom B... Portier des Chartreux, écrit par lui-même) {{BNF|30502169z}}.
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|57||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Vénus en rut]]||1771||1880||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0047|Enfer-47*]]||Ouvrage identique à celui décrit à la cote mentionnée {{BNF|33639252d}}.
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|58||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Égarements de Julie|Égarements de Julie (Les)]], conte moral||1774||1883||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0476|Enfer-476*]]||Réimpression textuelle sur la rarissime édition de 1776, elle-même classée Enfer-476 {{BNF|35946047j}}. Attribution probable à [[Auteur:Jacques-Antoine-René Perrin|Perrin, Jacques-Antoine-René]], attribution improbable à [[Auteur:Claude-Joseph Dorat|Dorat, Claude-Joseph]].
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|59||[[Auteur:Jacobus X|Docteur Jacobus X]]||[[L’Amour aux Colonies|Amour aux Colonies (L’)]]||1893||1893||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/9#c0821|Enfer-821]]||double de la cote Enfer-125
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|60||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Éléonore ou l’Heureuse personne]]||1799||1799||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0634|Enfer-634]]||An VIII.
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|61||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Amours secrètes de M. Mayeux|Amours secrètes de M. Mayeux (Les)]]||1832||1832||Enfer-899||L’ouvrage n’est pas décrit dans ''l’Enfer de la Bibliothèque nationale'' car il se situe entre les cotes 825 et 901 qui n’ont pas de notice, [[L’Enfer de la Bibliothèque nationale/9#cclassement|cf. explication p. 384]].
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|62||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué (faussement) à Théroigne de Méricourt||[[Catéchisme libertin]]||1880||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0051|Enfer-51*]]||Ouvrage identique à celui décrit à la cote mentionnée {{BNF|33286149v}}. Faussement attribué à Théroigne de Méricourt.
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|63||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les douze Journées érotiques de Mayeux|Douze journées érotiques de Mayeux (Les)]]||1830||1830||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0632|Enfer-632]]|| Ouvrage manuscrit, illustré de 13 gravures coloriées. Attribué à [[Auteur:Émile Debraux|Émile Debraux]], illustrations attribuées à [[Auteur:Charles-Joseph Traviès de Villers|Traviès]].
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|64||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Correspondance d’Eulalie]]||1785||1785||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0623|Enfer-623]]||ou Tableau du libertinage de Paris. Avec la vie de plusieurs filles célèbres de ce siècle.
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|65||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[L’Écho foutromane|Écho foutromane (L’)]]||1792||~1880||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0070|Enfer-70]]||ou recueil de plusieurs scènes lubriques et libertines : contenant les épreuves de l’abbé Dru, le secret de madame Conlêché, l’entrevue de mademoiselle Pinelli avec Arlequin et Pierrot, la solitude de madame Convergeais ; etc.
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|66||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué à [[Auteur:Gustave Droz|Gustave Droz]] réécrit par [[Auteur:Auguste Poulet-Malassis|A. Poulet-Malassis]]||[[Un été à la campagne|Été à la campagne (Un)]]||1868||1868||Enfer-840||Correspondance de deux jeunes parisiennes, recueillie par un auteur à la mode, 1868. Roman épistolaire. Cette édition originale n’est pas décrite dans ''l’Enfer de la Bibliothèque nationale'' car il se situe entre les cotes 825 et 901 qui n’ont pas de notice, [[L’Enfer de la Bibliothèque nationale/9#cclassement|cf. explication p. 384]], mais il y a une note sur l’édition de 1880, [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/9#c0822|(Enfer-822)]], qui mentionne la présente édition en nommant l’éditeur.
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|67||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[L’Espion libertin ou le Calendrier du plaisir|Espion libertin ou le Calendrier du plaisir (L’)]]||1803||1882||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0071|Enfer-71]]||contenant la liste des jolies femmes de Paris, leurs noms, demeures, talents, qualités et savoir-faire. Suivi du prix de leurs charmes. Exemplaire similaire à celui décrit à la cote Enfer-71.
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|68||Georges de Lesbos ([[auteur:Alphonse Momas|Momas Alphonse]] ?)||[[Voluptés bizarres]]||1893||1893||Enfer-1351*||Exemplaire similaire à celui décrit à la cote Enfer-1351 {{BNF|323773631}}.
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|69||[[auteur:Alfred Delvau|Delvau Alfred]] (Un professeur de langue verte)||[[Dictionnaire érotique moderne]]||1864||1874||Enfer-1311||Imprimerie de la société des bibliophiles cosmopolites, Neuchatel, frontispice de Félicien Rops. 2<sup>e</sup> éd., voir également [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0313|Enfer-313]].
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|70||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Étrennes aux fouteurs ou le Calendrier des trois sexes]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0640|Enfer-640]]||Une édition moderne (Gay) est cotée Enfer-49. Une partie des poésies est reprise des Épices de Vénus du recueil [[L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames|L’Arétin François]] de Nogaret, ([[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0464|Enfer-464]]).
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|71||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué à N. Laurenceau||[[Le Petit neveu de l’Arretin|Petit neveu de l’Arretin (Le)]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0373|Enfer-373]]|| Attribution controversée, cf. discussion à la page principale de l’ouvrage.
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|72||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Le Parnasse libertin|Parnasse libertin (Le)]]||1769||1769||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0729|Enfer-729]]||Recueil d’Épigrammes et de pièces satiriques. À consulter. Voir différentes éditions à 322 (avec notre notice)
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|73||[[Auteur:Jouffreau de Lagerie|Jouffreau de Lagerie, (Abbé)]]||[[Le Joujou des Demoiselles|Joujou des Demoiselles (le)]]||1750||1750||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0683|Enfer-683]]||Recueil de poésies et d’épigrammes libres, entièrement gravé sur bois avec figures d'Eisen. Exemplaire de la réserve de la Bibl. de l'Arsenal, identique à celui décrit.
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|74||[[Auteur:anonyme|Anonyme]] (Par un R. P.)||[[Amours, galanteries, intrigues, ruses et crimes des capucins et des religieuses]]||1788 (18..)||18..||Enfer-1019||La date 1888 inscrite sur la couverture est fausse. Il s’agirait en réalité de 1868-1869 selon Ashbee in ''Centuria Librorum absconditorum'' {{IA|indexlibrorumpro02ashb|269}}, London 1889, p.269)la date indiquée par la BNF est 18..
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|75||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], faussement attribué à [[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau]], attribué au marquis de Sentilly||[[Le Rideau levé ou l’éducation de Laure|Rideau levé (Le)]]||1786||1882||Enfer-1411*||Faussement attribué à Mirabeau, serait du marquis de Sentilly, gentilhomme bas-normand. Ouvrage identique à l’exemplaire moderne décrit dans l’Enfer de la Bibliothèque nationale à la cote [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0142|Enfer-142]].
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|76||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], par M. H....Y||[[Lettres d’un Provençal à son épouse]]||1805||1867||Enfer-835||Cette édition n’est pas décrite dans ''l’Enfer de la Bibliothèque nationale'' car il se situe entre les cotes 825 et 901 qui n’ont pas de notice, [[L’Enfer de la Bibliothèque nationale/9#cclassement|cf. explication p. 384]].
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|77||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Le Cadran de la volupté ou les aventures de Chérubin|Cadran de la volupté ou les aventures de Chérubin (Le)]]||1792||1792||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0611|Enfer-611*]]||Ouvrage provenant de la Bayerische Staatsbibliothek, similaire à celui décrit à la cote Enfer-611 {{BNF|33275352v}}.
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|78||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Bord… R……|Bord… R……, suivi d’un entretien secret entre la Reine et le cardinal de Rohan, après son entrée aux États-généraux. Le B. se trouve à Versailles, dans l'appartement de la Reine.]]||1790||1790||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0605|Enfer-605]]||(Graphie ancienne).
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|79||[[Auteur:Louis Protat|Pine à l’envers, Louis]] (Louis Protat)||[[Serrefesse : tragédie-parodie]]||1864||1864||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0486|Enfer-486]]||tragédie-parodie par Louis Pine-à-l'envers (Louis Protat), membre du Caveau, mais avoué près la Cour impériale de Paris ; avec un frontispice fangeux, dessiné et gravé par S. P. Q. R. (Félicien Rops).
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|80||[[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Mirabeau, Honoré Gabriel Riqueti de ]]||[[Le Libertin de qualité (1784)|Libertin de qualité (Le)]]||1783||1784||Enfer-1285||ou Confidences d’un prisonnier au château de Vincennes écrites par lui-même. Avec 8 planches gravées en taille douce.
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|81||[[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Mirabeau, Honoré Gabriel Riqueti de ]]||[[Le Libertin de qualité, ou Ma Conversion|Libertin de qualité, ou Ma Conversion (Le)]]||1783||1801||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0395|Enfer-395-396]]||Nouvelle édition. La date de 1801 mentionnée est fausse, le livre aurait été édité dans les années 1830.
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|82||[[Auteur:Claude-Henri de Fusée de Voisenon|Voisenon, Abbé de ]]||[[Exercices de dévotion de M. Henri Roch avec Mme la duchesse de Condor]]||±1780||1786||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0567|Enfer-567]]||Graphie ancienne.
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|83||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Nouvelle Thérèse, ou la Protestante philosophe|Nouvelle Thérèse, ou la Protestante philosophe (La)]]||1774||1774||Enfer-1310||(Graphie ancienne). Voir ''Les Livres de l’Enfer'', Pia : p. 523, col. 992 description du livre sans information sur l’auteur. Peut-être Barbe [née Cochois] M<sup>quise</sup> de Boyer d’Argens selon la British library.
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|84||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], attribué à [[Auteur:Vivant Denon|Vivant Denon]], ou à [[Auteur:Claude-Joseph Dorat|Claude-Joseph Dorat]]||[[La Nuit merveilleuse ou le Nec plus ultra du plaisir|Nuit merveilleuse ou le Nec plus ultra du plaisir (La)]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0722|Enfer-722]]||Il s’agit d’une amplification libertine du conte ''Point de lendemain''.
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|85||[[Auteur:Gabriel Sénac de Meilhan|Sénac de Meilhan, Gabriel]]||[[Trois petits poèmes érotiques]], c'est à savoir : [[Trois petits poèmes érotiques/La Foutriade|La Foutriade]], [[Trois petits poèmes érotiques/La Masturbomanie|La Masturbomanie]] et [[Trois petits poèmes érotiques/La Foutromanie|La Foutromanie]]||1828||1828||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0034|Enfer-34]]||
|-
|86||[[Auteur:Dorvigny|Dorvigny]]||[[Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle]]||1800||1800||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0314|Enfer-314 à 317]]||4 tomes en 2 volumes, regroupés en un seul fichier djvu sur WS.
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|87||[[Auteur:Wilhelmine Schröder-Devrient|Schröder-Devrient, Wilhelmine]] (Auteur prétendu), [[Auteur:Guillaume Apollinaire|Guillaume Apollinaire]] (préfacier)||[[L’Œuvre des Conteurs Allemands : Mémoires d’une chanteuse Allemande|Œuvre (L’) des Conteurs Allemands : Mémoires d’une chanteuse Allemande]]||1860 ?||1913||Enfer-1458||Traduction de l’Allemand : {{lang|de|Aus den Memoiren einer Sängerin}}, actuellement cote : RES Y2-2619, anciennement Enfer-1458.
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|88||[[Auteur:Thomas Stretser|Stretser, Thomas]]||[[Description de la Forêt noire|Description topographique, historique, critique et nouvelle du pays et des environs de la Forêt noire, situés dans la province du Merryland]]||1770||1770||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0630|Enfer-630]]||Traduction de l’anglais : ''A New description of Merryland, containing a topographical, geographical and natural history of that country''.
|-
|89||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Amours de garnison|Amours (Les) de garnison]]||1831||1831||Enfer-1017||Manuscrit trouvé dans le portefeuille d’un vieux capitaine de dragons.
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|90||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Fouteries chantantes|Fouteries Chantantes, ou Les Récréations priapiques des aristocrates en vie, en vit par la muse libertine (Les)]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0648|Enfer-648]]||Ouvrage de poésie érotique et satirique sur des personnages du temps de la révolution française, avec 6 caricatures érotiques très curieuses.
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|91||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance|Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (L’)]]||1803||1803||Enfer-1071||Ouvrage assez mal édité, datant en réalité des années 1830, avec 6 gravures.
|-
|92||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Caroline et Saint Hilaire, ou Les putains du Palais-Royal]]||1784 (1830)||1830||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0617|Enfer-617-618]]||Ouvrage assez mal édité, datant en réalité des années 1830, avec 9 gravures (une est manquante).
|-
|93||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Le godmiché royal|godmiché royal (Le)]]||1789||1789||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0665|Enfer-665]]||Pamphlet érotique et obscène, en vers contre Marie-Antoinette.
|-
|94||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Année galante ou Étrenne à l’amour|Année galante ou Étrenne à l’amour]]||1773||1773||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0171|Enfer-171]]||Contes ! Enrichis de figures et d’ariettes. Relié avec le [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0172|Enfer-172]].
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|95||[[Auteur:anonyme|Anonyme]] (Un adorateur de Venus)||[[Les Heures de Paphos, contes moraux|Heures de Paphos, contes moraux (Les)]]||1787||1787||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0172|Enfer-172]]||Contes érotiques et libertins, en vers avec gravures. Relié avec le [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0171|Enfer-171]].
|-
|96||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Lettres galantes et philosophiques de deux nones]]||1777||1797||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0694|Enfer-694]]||Roman épistolaire érotique, Érotisme religieux.
|-
|97||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Histoire de Mlle Brion, dite comtesse de Launay]]||1754||1913||Enfer-1449*||Exemplaire similaire à celui anciennement coté 1449, actuellement Y<sup>2</sup>2612 {{BNF|334180029}}.
|-
|98||[[Auteur:Henriette de Mannoury d’Ectot|Mannoury d’Ectot, Henriette de]]||[[Les Cousines de la colonelle|Cousines (Les) de la colonelle]]||1880||1911||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0052|Enfer-52*]]||Un exemplaire proche est décrit à la cote {{coloré|green|Enfer-52}} {{BNF|302542635}}.
|-
|99||[[Auteur:Henriette de Mannoury d’Ectot|Mannoury d’Ectot, Henriette de]]||[[Le Roman de Violette|Roman de Violette (Le)]]||1870 (1883)||1883||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0161|Enfer-161*]]||Un exemplaire proche est décrit à la cote {{coloré|green|Enfer-161}} {{BNF|44202366m}}.
|-
|100||[[Auteur:Henriette de Mannoury d’Ectot|Mannoury d’Ectot, Henriette de]]||[[Mémoires secrets d’un tailleur pour dames]]||1880||1880||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0024|Enfer-24]]||Édition illustrée d’un frontispice à l’eau-forte et et de vingt-sept<br />figures à mi-pages. Éd. Gay et Doucé {{coloré|green|Enfer-24}}.
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|101||[[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Mirabeau, Honoré Gabriel Riqueti de]]||[[Hic_et_Hec_(éd._1968)|Hic et Hec]]||1798||1921||||Texte sans scan, édition dans la collection des ''Maîtres de l’Amour'' proche de celle décrite à l’{{coloré|green|Enfer-671-672}}, sans l’anecdote des ''Chevaux neufs''.
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|102||Abbé du Prat ([[Auteur:Jean Barrin|Barrin, Abbé Jean]] ou [[Auteur:François de Chavigny de La Bretonnière|Louis de Chavigny]])||[[Vénus dans le cloître ou la Religieuse en chemise, éd. 1920|Vénus dans le cloître ou la Religieuse en chemise]]||1683||1920||Enfer-1430*||Édition de 1920 dans la collection de la ''Bibliothèque des curieux'', comprend six entretiens. Exemplaire similaire à celui décrit à l’{{coloré|green|Enfer-1430}} {{BNF|31767048n}}.
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|103||[[Auteur:Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī|Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī]]||[[Le Livre de volupté|Livre de volupté (Le)]] (Bah Nameh)||1878||1878||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0020|Enfer-20]]||Édition de 1878, traduction d’un texte érotique arabe, avec douze gravures hors texte.
|-
|104||[[Auteur:Léon Dupré-Carra|Oncial, Jacques]] Pseudo de Léon Dupré Carra||[[Le trésor des équivoques, antistrophes, ou contrepéteries|trésor des équivoques, antistrophes, ou contrepéteries (Le)]]||1920||1920||Enfer-2571||mirifique parangon du beau et honnête langage.
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|105||[[Auteur:Jean-Charles Gervaise de Latouche|Gervaise de Latouche, Jean-Charles]], préface de [[Auteur:Louis Perceau|Helpey]]||[[Histoire de dom Bougre, portier des chartreux, éd. 1920]]||1741||1920||Enfer-1146*||(Nouvelle édition, revue sur le texte original, augmentée de tous les passages supprimés dans toutes les éditions modernes) ; précédée d’une préface par Helpey bibliographe poitevin. Exemplaire de la Bibl. Arsenal identique à Enfer 1146 {{BNF|321611117}}. Orné de 18 estampes.
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|106||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Belle sans chemise, éd. 1797|Belle sans chemise (La)]]||1683||1741||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0059|Enfer-59]]||L’édition de 1888 est inscrite à l’enfer à la cote 59.
|-
|107||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Antonin ou Le fils du capucin]]||1801||1801||Enfer-1373||Frontispice gravé.
|-
|108||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Ordonnance de police de MM. les officiers et gouverneurs du Palais Royal]]||1789||1790||Enfer-9||qui fixe le droit et honoraire attachés aux fonctions de filles de joie de la ville, fauxbourg et banlieue de Paris, donnée au Sérrail, le 17 juillet 1790 le jour, les Fouteurs assemblés. (Signé : Brisse-Motte,… Serpe-Pine,…). Pour la description voir exemplaire similaire à celui décrit à la cote [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0144|Enfer-144]]. La cote Enfer-9 était vacante à l’époque de l’édition de ''L’Enfer de la bibliothèque nationale''.
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|109||[[Auteur:J.-P.-R. Cuisin|Cuisin, J.-P.-R.]]||[[La Volupté prise sur le fait|Volupté (La) prise sur le fait ou les Nuits de Paris]]||1815||1815||Enfer-1210||Frontispice gravé.
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|110||[[Auteur:Charles Borde|Borde, Charles]]||[[Parapilla, poëme en cinq chants, (éd. 1776)|Parapilla, poëme en cinq chants]]||1776||1776||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0064|Enfer-64]]||Traduit de l’italien. Édition originale, graphie ancienne.
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|111||[[Auteur:Jean-Charles Gervaise de Latouche|Gervaise de Latouche, Jean-Charles]]||[[Histoire de dom B… portier des chartreux, éd. 1741|Histoire de dom B… portier des chartreux]]||1741||1741||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0326|Enfer-326]]||édition originale, ornée de 16 gravures, graphie ancienne.
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|112||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], Attribué faussement à [[Auteur:Gabriel Sénac de Meilhan|Sénac de Meilhan, Gabriel]], attribué possiblement à [[Auteur:Nicolas_Edme_Restif_de_La_Bretonne|Restif de La Bretonne]].||[[Dom Bougre aux Etats-généraux, ou Doléances du portier des Chartreux]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0631|Enfer-631]]||édition originale, graphie ancienne.
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|113||[[Auteur:anonyme|Anonyme]].||[[Anecdotes pour servir à l’histoire secrète des Ebugors (éd. 1733)|Anecdotes pour servir à l’histoire secrète des Ebugors]]||1733||1733||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0113|Enfer-113*]]||édition originale, exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal, identique à celui de la BNF Enfer-113 {{BNF|33241653f}}, graphie ancienne.
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|114||[[Auteur:anonyme|Anonyme]], [[Auteur:Raoul Vèze|Hervez, Jean]]||[[Anecdotes pour servir à l’histoire secrète des Ebugors. Statuts des sodomites au XVIIe siècle.|Anecdotes pour servir à l’histoire secrète des Ebugors. Statuts des sodomites au XVIIe siècle. Introduction et notes par Jean Hervez]]||1733||1912||Enfer-1459*||exemplaire de la Bibliothèque de Princeton University, identique à celui de la BNF Enfer-1459 {{BNF|33241654s}}.
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|115||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La belle Cauchoise ou Mémoires d’une jolie Normande devenue courtisanne célèbre|belle Cauchoise (La) ou Mémoires d’une jolie Normande devenue courtisanne célèbre]]||1788||1830||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0596|Enfer-596]]||Réimpression publiée vers 1830.
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|116||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Amours, galanteries et passe-temps des actrices|Amours (Les), galanteries et passe-temps des actrices]]||1833||1833||Enfer-898||ou Confessions curieuses et galantes de ces dames, rédigées par une bayadère de l'Opéra, faussement daté 1700, avec 4 lithographies.
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|117||[[Auteur: Nicolas Chorier|Chorier, Nicolas]]||[[L’Académie des dames|Académie des dames (L’)]]||1660||1770||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/3#c0277|Enfer-277]]||également nommé Aloysia Sigea, Satyra sotadica de arcanis amoris et Veneris. Magnifique édition comportant une couverture et un frontispice ainsi que 35 gravures d’excellente qualité, sans rapport avec le texte ; Graphie ancienne.
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|118||[[Auteur:Albert Glatigny|Glatigny, Albert]]||[[Scapin maquereau, drame en deux actes par M. Albert Glatigny]]||1883||1883||Enfer-1374||Pièce de théâtre érotique.
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|119||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les veillées d’un fouteur|veillées d’un fouteur (Les)]]||1832||1832||Enfer-2616||ornées de 12 figures gravées, dédiées à la folie par ...... Poésie érotique. Une seconde édition de cet ouvrage datée de 1833 est publiée sous le titre ''Le Chansonnier du Bordel'' disponible sur {{Gallica|bpt6k15254975}} et porte la cote Enfer-1014. Le sommaire est le même, mais la table des matières omet la clé des énigmes qui est divulguée dans la présente édition.
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|120||[[Auteur:Julien Torma|Torma, Julien]]||[[Le grand troche, sorite|grand troche (Le), sorite]]||1925||1925||Enfer-1454||Recueil de poésies pataphysiques.
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|121||[[Auteur:Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau|Mirabeau, Honoré Gabriel Riqueti de]]||[[Le Degré des âges du plaisir|Degré des âges du plaisir (Le)]]||1798||1863||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0387|Enfer-387]]||roman érotique faussement attribué à Mirabeau.
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|122||[[Auteur:Michel Millot|Millot, Michel dit Mililot]]||[[L’École des filles ou la philosophie des dames|École des filles ou la philosophie des dames (L’)]]||1655||1863||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0387|Enfer-388]]||roman érotique, arrangement "moderne" du dialogue de Mililot, relié [[Le Degré des âges du plaisir|Degré des âges du plaisir (Le)]] cote [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0387|Enfer-387]].
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|123||[[Auteur:Théodore Hannon|Hannon, Théodore]]||[[Rimes de joie]]||1881||1881||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0042|Enfer-42]]||recueil de poésie, Frontispice et illustrations par Félicien Rops.
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|124||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Source et origine des cons sauvages|Source et origine des cons sauvages (La)]]||1610||XVIII<sup>e</sup>||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0770|Enfer-770]]||et la maniere de les aprivoiser, et le moyen de prédire toutes choses a advenir par iceux. Plus la Cruelle Bataille de Messer Bidault culbute et ses compagnons, contre le Revérend Monstard le Baveux ses alliés et confédérés. Plus enrichi du Bail à ferme desdits cons avec les sens et rente et tout ce qui en dépend. Graphie en moyen français, relié avec les 771, 772 et 773.
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|125||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Grande et véritable pronostication des Cons sauvages|Grande et véritable pronostication des Cons sauvages (La)]]||16..||XVIII<sup>e</sup>||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0771|Enfer-771]]||avec la maniere de les aprivoiser, nouvellement imprimée par l’autorité de l’Abbé des Conars. Édition du début du 18<sup>e</sup> siècle, graphie en moyen français, relié avec les 770, 772 et 773.
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|126||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Sermon joyeux d’un depucelleur de nourrices]]||16..||XVIII<sup>e</sup>||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0772|Enfer-772]]||Édition du début du 18<sup>e</sup> siècle, graphie en moyen français, relié avec le 770, 771 et 773.
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|127||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[La Source du gros-fessier des nourrices|Source du gros-fessier des nourrices (La)]]||XVI<sup>e</sup>||XVIII<sup>e</sup>||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0773|Enfer-773]]||et la raison pourquoy elles sont si fendues entre les jambes. Avec la complainte de Monsieur le cul contre les inventeurs des vertugalles. Graphie en moyen français, relié avec le 770, 771 et 772.
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|128||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Enigme joyeuse pour les bons esprits]]||1615||1615||Enfer-1735||10 sonnets érotiques, illustrés par 10 gravures non libres. Graphie en moyen français.
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|129||[[Auteur:Edmond Haraucourt|Haraucourt, Edmond]] (Le Sire de Chambley)||[[La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes|Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes (La)]]||1882||1882||Enfer-1690||Poésie érotique, contient en hors-texte L’hymne des noyés.
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|130||[[Auteur:Henri Cantel|Cantel, Henri]]||[[Amours et priapées|Amours et priapées : Sonnets]]||1869||1869||Enfer-1356||Recueil de 70 sonnets érotiques, contient un frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]].
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|131||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les Dames de maison et les filles d’amour|Dames de maison et les filles d’amour (Les)]]||~1830||1830||Enfer-897*||avec des notices sur les différents bordels de Paris et les maisons de passe ; vers 1830, avec une lithographie libre en début de volume. Exemplaire similaire à la cote ({{coloré|green|Enfer-897}}) {{BNF|33336227z}}.
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|132||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Le courrier extraordinaire des fouteurs ecclésiastiques|courrier extraordinaire des fouteurs ecclésiastiques (Le)]]||1790||1872||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0625|Enfer-625]]||Pièce révolutionnaire réimprimée textuellement sur l’édition originale publiée en 1790 et devenue très rare ; précédée d’une notice bibliographique.
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|133||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Liste de tous les prêtres trouvés en flagrant délit chez les filles publiques de Paris sous l’Ancien régime]]||1790||1790||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0695|Enfer-695]]||avec le nom et la demeure des femmes chez lesquelles ils ont été trouvés, et le détail des différents amusemens qu’ils ont pris avec elles : tirée des papiers trouvés à la Bastille, 1790.
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|134||[[Auteur:Jehan de Kellec|Kellec, Jehan de]]||[[À Lesbos]]||1891||1891||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0116|Enfer-116]]||Roman de mœurs, roman lesbien.
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|135||[[Auteur:Émile Duhousset|Duhousset, Émile]] (Pseudo E. Ilex)||[[Les huis-clos de l’ethnographie|Huis-clos de l’ethnographie (Les)]]||1878||1878||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0014|Enfer-14]]||Étude ethnographique sur les mutilations sexuelles (excision, infibulation, castration, ceintures de chasteté avec 10 dessins en fin de volume.
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|136||[[Auteur:Anonyme|F. G***]]||[[Le Sylphe galant et observateur|Sylphe galant et observateur (Le)]]||1801||1801||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0775|Enfer-775]]||Contes anti-moraux, dédiés à la confrérie très-morale des auteurs du Mercure et compagnie Par F. G***, un de leurs abonnés.
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|137||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Plaisirs de l’ancien régime, et de tous les âges|Plaisirs de l’ancien régime, et de tous les âges (Les)]]||1795||1795||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0747|Enfer-747]]||Cet ouvrage, qui contient les Chef-d’œuvres de divers bons Auteurs, et orné de XX gravures à la manière anglaise, est pour faire suite à l’Aretin. Nouvelle édition, 1795.
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|138||[[Auteur:Pierre-François Tissot|Tissot, Pierre-François]] (Attribué à)||[[La Capucinière, ou le bijou enlevé à la course|Capucinière, ou le bijou enlevé à la course (La)]]||1780||1820||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0465|Enfer-465]]||Poème, orné de 6 planches, non libres.
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|139||[[Auteur:Évariste de Parny|Parny, Évariste de]]||[[La Guerre des dieux, poème en dix chants (éd. 1808)|Guerre des dieux, poème en dix chants (La)]]||1790||1808||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0475|Enfer-475]]||Poème, orné de 19 planches libres.
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|140||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Eveline, Aventure et intrigues d’une miss du grand monde]]||1892||1892||||T.2 sans fac-similé, éd. de 1910 : Enfer-2517
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|141||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[L’École des biches|École des biches (L’)]]||1863||1863||Enfer-2519*||Exemplaire de l’Ohio State Library, identique à celui décrit à Enfer-2519 de la BNF, attribution présumée à : Ernest Baroche ; Edmond Duponchel ; Alfred Bégis ; Frederick Hankey
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|142||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Invocation à l’Amour, Chant philosophique]]||1825||1825||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0682|Enfer-682*]]||Exemplaire décrit à Enfer-682 de la BNF {{BNF|33438507t}}, avec 16 figures coloriées.
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|143||[[Auteur:Guillaume de Reboul|Reboul, Guillaume de]]||[[Le Premier acte du Synode nocturne|Premier (Le) acte du Synode nocturne des Tribades, Lémanes, Unelmanes, Propétides à la ruine des biens, vie & honneur de Calianthe]]||1608||1608||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0489|Enfer-489]]||graphie ancienne avec passages en latin, grec, etc.
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|144||[[Auteur:Cydno la Lesbienne|Lesbienne, Cydno la]]||[[Les tendres épigrammes de Cydno la Lesbienne|Tendres épigrammes (Les) de Cydno la Lesbienne]]||1911||1922||Enfer-1087||traduites du néo-grec, avec une vie de la poétesse.
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|145||[[Auteur:Cheikh Nefzaoui|Nefzaoui, Cheikh]]||[[Cheik Nefzaoui - La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs|Prairie parfumée, (La) où s’ébattent les plaisirs (الروض العاطر في نزهة الخاطر)]]||1840||1840||Enfer-974||édition autographiée avec figures.
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|146||[[Auteur:Cheikh Nefzaoui|Nefzaoui, Cheikh]]||[[Le Parfum des prairies, (le Jardin parfumé)|Parfum des prairies (Le), (le Jardin parfumé)]]||1935||1935||Enfer-1189||Nouvelle traduction par Augustin Terme et la Mauresse Nefissa.
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|147||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Oraison funèbre de très-haute et très-puissante Dame, Madame Justine Pâris]]||1784||1884||Enfer-1366||avec un frontispice représentant J. Pâris
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|148||[[Auteur:Ellen Luisa|Luisa, Ellen]]||[[La Fille aux voluptés défendues|Fille (La) aux voluptés défendues]]||1936||1936||Enfer-1158*||avec 8 photographies licencieuses. Exemplaire de l’Université de Toronto similaire à Enfer-1158 {{BNF|32074636q}}.
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|149||[[Auteur:Collectif|Collectif]]||[[Sonnets gaillards et priapiques]]||1906||1903||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0183|Enfer-183]]||Sonnets érotiques du début du 17e siècle.
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|150||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[L’Origine des Cons sauvages (éd. 1797)|Origine des Cons sauvages (L’)]]||1610||1797||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0726|Enfer-726]]||titre complet : L’Origine des Cons sauvages, la manière de les apprivoiser, le moyen de prédire toutes choses advenir par iceux. Plus le Bail à ferme desdits cons, avec les sens et rentes, et tout ce qui en dépend. Plus la source du gros fessier des Nourrices, et la raison pourquoi elles sont si fendues entre les jambes.
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|151||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Décrets des sens sanctionnés par la volupté]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0626|Enfer-626]]||Ouvrage nouveau. Enrichi de gravures anglaise (sic), Une partie des contes et poésies ainsi que les gravures de cet ouvrage ont été repris dans ''Histoires lubriques dérobées aux archives de Cythère.''
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|152||[[Auteur:Charles-Claude-Florent de Thorel de Campigneulles|Campigneulles, Charles-Claude-Florent de Thorel de]]||[[Cleon, rhéteur cyrénéen|Cleon, rhéteur cyrénéen, ou Apologie d’une partie de l’histoire naturelle]]||1750||1750||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0551|Enfer-551*]]||roman à clef, exemplaire bibl. de l’Arsenal, identique à [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0551|Enfer-551]]
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|153||[[Auteur:Nicolas Edme Restif de La Bretonne|Restif de La Bretonne, Nicolas Edme]]||[[L’Anti-Justine ou les délices de l’Amour (1864)|Anti-Justine (L’) ou les délices de l’Amour]]||1794||1864||Enfer-196*||édition moderne négligée, probablement de Vital Puissant, identique à [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0196|Enfer-196]]
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|154||[[Auteur:anonyme|Forberg, F. K. ]]||[[De Figuris veneris ou les Multiples visages de l’amour]]||||s. d.||Enfer-948*||exemplaire de la Bibl. de l’Arsenal, identique à la cote Enfer-948 {{BNF|32116761m}}. Édition sans date. Selon P. Pia, il ne s’agit nullement du texte de F. K. Forberg, mais d’une dissertation sur De Figuris veneris, par un auteur anonyme. Avec illustrations gravées.
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|155||[[Auteur:Louis Malteste|Icy, Jacques d’]] (pseudo)||[[Brassée de faits|Brassée de faits]]||1926|||1926||Enfer-1224*||éd. Jean Fort, 1926, récits sur la flagellation passionnelle, exemplaire de la Bibl. de l’Arsenal identique à Enfer-1224.
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|156||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Les petits Bougres au Manège (Enfer-746)|Petits (Les) Bougres au Manège]]||An II (1793-1794)||||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0746|Enfer-746]]||avec figures,
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|157||[[Auteur:anonyme|Anonyme]]||[[Vie privée et publique du ci-derrière Marquis de Villette]]||An III (1794-1795)||||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0656|Enfer-656]]||couverture et grand-titre absents, frontispice colorié.
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|158||[[Auteur:John Cleland|Cleland, John]]||[[La Fille de joie (éd. 1786)|Fille (La) de joie, ou Mémoires de miss Fanny écrits par elle-même]]||1749||1786||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/3#c0292|Enfer-292]]||édition ornée de 35 gravures libres.
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|159||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Progrès du libertinage|Progrès (Les) du libertinage]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0751|Enfer-751]]||Historiette trouvée dans le porte-feuille d’un carme réformé. Publiée par un novice du même ordre. Ornée d’estampes en taille douce.
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|160||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Thérèse philosophe (Enfer-402)|Thérèse philosophe]]||1748||1748||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0402|Enfer-402]]||orné de 16 estampes (dont une est manquante), attribué à différents auteurs dont : [[Auteur:Jean-Baptiste de Boyer d’Argens|Jean-Baptiste de Boyer d’Argens]] ; [[Auteur:Denis Diderot|Denis Diderot]] ; [[Auteur:Théodore-Henri de Tschudi|Théodore-Henri de Tschudi]] ; [[Auteur:François-Xavier d’Arles de Montigny|François-Xavier d’Arles de Montigny]].
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|161||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[La Journée amoureuse|Journée (La) amoureuse]]||1792||1792||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0685|Enfer-685]]||ou Les derniers plaisirs de M.... Ant....... Comédie en trois actes, en prose, représentée pour la première fois au Temple, le 20 août 1792.
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|162||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Amours du Saint-Pere|Amours (Les) du Saint-Pere]]||1797||1797||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0595|Enfer-595]]||soit-disant pape, avec Madame Victoire, ci-devant dame de France, ou Conferences infernales, libertines et sacerdotales, entre le Pape, les rois de coeur, trefle, carreau et de pique, leurs concubines et leurs valets. Recueillies sur les procès-verbaux des séances tenues à la chambre apostolique de Satan, par le porte-coton de Sa Sainteté.
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|163||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Fureurs utérines de Marie-Antoinette ; Le Triomphe de la fouterie]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0653|Enfer-653-653 bis]]||Comprend [[Fureurs utérines de Marie-Antoinette (Enfer-653)|Fureurs utérines de Marie-Antoinette]] (Enfer-653), femme de Louis XVI, la mère en proscrira la lecture à sa fille ; [Suivi de] [[Le Triomphe de la fouterie (Enfer-653)|Le Triomphe de la fouterie]] (Enfer-653 ''bis''), ou les apparences sauvées, comédie en deux actes et en vers, avec deux gravures coloriées.
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|164||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Amours de Charlot et Toinette|Amours (Les) de Charlot et Toinette]], Piece dérobée a V.......||1779||1779||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0592|Enfer-592]]||Pamphlet en vers contre Marie-Antoinette. Deux reproductions photographiques de gravures libres sont insérées avant le Grand-titre.
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|165||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Costumes théâtrales|Costumes théâtrales (Les)]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0624|Enfer-624]]||Les Costumes théâtrales ; ou Scènes secrettes des foyers. Petit recueil de contes, un peu plus que gaillards, ornés de couplets analogues. Dédiés aux jeunes gens des deux sexes qui se destinent aux théatres. Enrichi de dix [cinq] gravures.
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|166||[[Auteur:Anne-Gabriel Meusnier de Querlon|Querlon, Meusnier de]]||[[La Tourriere des Carmelites|Tourriere (La) des carmelites, servant de pendant au P. des C.]]||1741-1750||1741-1750||Enfer-1585||A Constantinople, chez l'imprimeur du Moufti, 17000. Éd. originale.
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|167||[[Auteur:Blanchet de Pravieux|Pravieux, Blanchet de]]||[[Les Réclusières de Venus|Réclusières (les) de Venus]], Allégorie||1750||1750||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0758|Enfer-758]]||A la nouvelle Citheropolis, Poésie érotique.
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|168||[[Auteur:Pierre-François Godard de Beauchamps|Beauchamps, Pierre-François Godard de]]||[[Hipparchia, histoire galante|Hipparchia, histoire galante]]||1748||1748||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/3#c0231|Enfer-231]]|| traduite du grec, divisée en trois parties. Avec une préface très-interessante, & ornée de figures en taille-douce. A Lampsaque, l’An de ce monde.
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|169||[[Auteur:François Turben|Turben, François]]||[[Les Songes du printems|Songes (les) du printems]]||1750||1750||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/3#c0232|Enfer-232]]||Poésie en prose, relié avec [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/3#c0231|Enfer-231]].
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|170||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Sérails de Londres (éd. 1911)|Sérails (Les) de Londres, ou, Les amusements nocturnes]]||1801||1911||Enfer-2629*||sur la copie de l'édition Barba de 1801 elle même cotée Enfer-2629 {{BNF|45326584s}}. Préface de ''[[Auteur:Hector Fleischmann|Le Bibliophile Pol André]]''
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|171||[[Auteur:J.-P.-R. Cuisin|Cuisin, P.]]||[[La Galanterie sous la sauvegarde des lois|Galanterie (la) sous la sauve-garde des lois]]||1815||1815||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0308|Enfer-308]]||Chez tous les marchands de nouveautés, orné de deux figures repliées, coloriées.
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|172||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Histoire et vie de l’Arrétin|Histoire et vie de l’Arrétin ou les Entretiens de Magdelon et de Julie. Avec trente-six figures en taille-douce]]||1760||1774||Enfer-1262||relié avec l’Histoire galante de la Touriere des Carmelites (Enfer-1261) et Vénus dans le cloitre (Enfer-1263).
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|173||[[Auteur:Édouard Demarchin|D., E.]]||[[La Flagellation en Russie - Mémoires d’une danseuse russe|Flagellation (la) en Russie - Mémoires d’une danseuse russe]]||1905||1905||Enfer-1344*||exemplaire identique à la cote 1344 {{BNF|33393143f}}, version remaniée et adoucie des passages les plus suggestifs des ''Mémoires d’une danseuse russe''.
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|174||[[Auteur:Julien Offray de La Mettrie|La Mettrie, Julien Offray de]]||[[L’Art de joüir|Art (l’) de joüir]]||1751||1751||Enfer-2536||édition originale.
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|175||[[Auteur:Alfred de Musset|Musset, Alfred de]]||[[Gamiani ou deux nuits d’excès (éd. Poulet-Malassis)|Gamiani ou deux nuits d’excès]]||1833||1866||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0418|Enfer-418]]*||édition similaire à celle décrite {{BNF|30999630j}}, éd. 1866 (Poulet-Malassis orné de frontispice de F. Rops et de gravures probablement de Chauvet provenant d’une édition précédente dite « A Lesbos ».
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|176||[[Auteur:Sylvain Maréchal|Maréchal, Sylvain]]||[[Almanach des honnêtes femmes pour l’année 1790 (éd. 1863)|Almanach des honnêtes femmes pour l’année 1790]]||1790||1863||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0588|Enfer-588]]||éd. Imprimerie de la Société joyeuse (Bruxelles) orné d’un frontispice libre.
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|177||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Le Parfaict Macquereau ſuivant la Cour|Parfaict Macquereau (Le) ſuivant la Cour]]||1622||1622||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0728|Enfer-728]]||Copie / Paraphrase de deux poèmes issus de ''L’Espadon Satyrique'' de C. d’Esternod paru en 1618 : 1/ La Belle Magdelaine {{Google|NPcn67AflFYC|PA89}} et 2/ La Chaude-Pisse {{Google|NPcn67AflFYC|PA61}}.
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|178||[[Auteur:Pierre-Jean-Baptiste Nougaret|Nougaret, J.-B.]]||[[Lucette, ou les Progrès du libertinage|Lucette, ou les Progrès du libertinage]]||1765-1766||1765-1766||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0466|Enfer-466]]||exemplaire de la bibliothèque de l'Arsenal similaire à Enfer-466
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|179||[[Auteur:Compère Mathieu|Compère Mathieu]]||[[Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie|Pantins des boulevards (Les), ou bordels de Thalie]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0774|Enfer-774*]]||exemplaire similaire en provenance de la Bibliothèque national des Pays-Bas {{BNF|33616189b}}.
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|180||[[Auteur:Baudoin|Baudoin]]||[[Jolis péchés des nymphes du Palais-Royal|Jolis péchés des nymphes du Palais-Royal]]||1801||1882||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0080b|Enfer-80 bis*]]||*exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|30067130h}}.
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|181||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[La Messaline française (éd. 1789)|Messaline française (La)]]||1789||1789||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0708|Enfer-708]]*||édition originale, exemplaire similaire à celui décrit {{BNF|334843943}}, orné d’un frontispice libre.
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|182||[[Auteur:Albert Glatigny|Glatigny, Albert]]||[[Joyeusetés galantes et autres|Joyeusetés galantes et autres]]||1866||1884||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0333|Enfer-333]]*||*Exemplaire similaire {{BNF|305144862}}, comprend : Joyeusetés galantes, Les bons contes du sire de la Glotte, Scapin maquereau, La sultane Rozréa.
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|183||[[Auteur: Collectif|Collectif, ]]||[[Le Cabinet de Lampsaque|Cabinet de Lampsaque (Le)]], ou choix d’Épigrammes érotiques des plus célèbres Poëtes Français||1784||1784||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0609|Enfer-609-610]]||orné de 101 gravures attribuées à Desrais ou Leclerc.
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|184||[[Auteur: Anonyme|Anonyme, ]]||[[Histoire de Mademoiselle Brion, dite Comtesse de Launay|Histoire de Mademoiselle Brion, dite Comtesse de Launay]]||1754||1754||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0673|Enfer-673]]||édition originale, ornée d’un frontispice et de 3 gravures libres.
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|185||[[Auteur:Louis Perceau|Perceau, Louis]]||[[Les Pisseuses|Pisseuses (Les)]], poème||1932||1932||Enfer-1129*||*Exemplaire identique à la cote Enfer-1129 {{BNF|31079076c}}, poème érotique.
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|186||[[Auteur:Charles Virmaître|Virmaître, Charles]]||[[Les Flagellants et les flagellés de Paris|Flagellants (Les) et les flagellés de Paris]]||1902||1902||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0167|Enfer-167*]]||*Exemplaire identique à la cote Enfer-167 {{BNF|31592947v}}
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|187||[[Auteur:Michèle Nicolaï|Varley, Héléna, (alias Michèle Nikolaï)]]||[[Une jeune fille à la page|Une jeune fille à la page]]||1938||1938||Enfer-1226*||*Exemplaire similaire à la cote Enfer-1226 {{BNF|31544898x}}
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|188||[[Auteur:Arthur Rimbaud|Rimbaud, Arthur]]||[[Les Stupra|Stupra (Les)]]||1871||1876||Enfer-1415*||*Exemplaire similaire à la cote Enfer-1415 {{BNF|32572607h}}.
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|189||[[Auteur:Louis-Julien de Rochemond|Rochemond, Louis-Julien de]]||[[Mémoires d’un vieillard de vingt-cinq ans]]||1808||1887||Enfer-1241*||*Exemplaire identique à la cote Enfer-1241 {{BNF|32577361p}}. Roman libertin d’aventures épiques avec passages érotiques.
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|190||[[Auteur: Anonyme|Anonyme, ]]||[[La Maquerelle de Londres|Maquerelle de Londres (La)]]||1750||1750||Enfer-2631*||*Exemplaire similaire à la cote Enfer-2631 {{BNF|457805561}}. Comprend deux poèmes de Robbé de Beauveset et Alexis Piron.
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|191||[[Auteur: Anonyme|Anonyme, ]]||[[Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse|Amélie, ou Les Écarts de ma jeunesse]]||1798||1882||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0076|Enfer-76]]*
||Exemplaire similaire à la cote Enfer-76 {{BNF|33239541w}}, éd. Gay et Doucé.
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|192||[[Auteur:Félicité de Choiseul-Meuse|Choiseul-Meuse, Félicité de]]||[[Julie, ou J’ai sauvé ma rose|Julie, ou J’ai sauvé ma rose]]||1807||1807 (1821)||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0340|Enfer-340-341]]||2 volumes, attribué à Félicité de Choiseul-Meuse, édition de 1821 selon P. Pia.
|-
|193||[[Auteur:Renée Dunan|Dormienne, Louise]]||[[Les Caprices du sexe|Caprices du sexe (Les)]]||1928||2015||Enfer-946*||éd. numérique de 2015 [https://ebooks-bnr.com/dormienne-louise-les-caprices-du-sexe/ Bibliothèque numérique romande (BNR)], voir {{BNF|32039704r}}. Ouvrage attribué à Renée Dunan.
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|194||[[Auteur:Alexandre Afanassiev|Afanasʹev, Aleksandr Nikolaevich]]||[[Contes secrets Russes|Contes secrets Russes]] (Rousskiia zavetnia skazki)||1891||1891||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0117|Enfer-117]]*||Exemplaire identique à la cote Enfer-117 {{BNF|33325591f}}, éd. I. Liseux.
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|195||[[Auteur: Anonyme|Un octogénaire]]||[[L’Art priapique, parodie des deux premiers chants de l’art poétique|Art priapique (L’), parodie des deux premiers chants de l’art poétique]]||1864||1864||Enfer-893*||éd. Poulet-Malassis, exemplaire identique à Enfer-893 {{BNF|33247559p}}, avec un frontispice de F. Rops
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|196||[[Auteur:Félicité de Choiseul-Meuse|Choiseul-Meuse, Félicité de]] ou [[Auteur:Madame Guyot|Guyot, Madame]]||[[Amélie de Saint-Far, ou la fatale erreur|Amélie de Saint-Far, ou la fatale erreur]]||vers 1808||vers 1808||Enfer-1278*||Exemplaire identique à la cote Enfer-1278 {{BNF|322120251}}, éd. Chez les Marchands de nouveautés, attribué à F. de Choiseul-Meuse ou à Mme Guyot.
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|197||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[La Science pratique des filles du monde|Science pratique des filles du monde (La)]] ou L’Art de foutre en quarante manières||1755 ou 1789||1833||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0154|Enfer-154*]]||exemplaire {{Google|vQNdAAAAcAAJ|PA3}}, identique à la cote {{BNF|33247222h}}, deux planches de 4 figues sont manquantes dans cet exemplaire.
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|198||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Bordels de Paris|Bordels de Paris (Les), avec les noms, demeures et prix, plan salubre et patriotique soumis aux illustres des états généraux pour en faire un article de la Constitution, rédigés par MM. Dillon, Sartine, Lenoir, la Trolière & Compagnie.]]||1790||1790||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0607|Enfer-607]]||avec un frontispice issu d’un autre ouvrage (Le Rideau levé)
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|199||[[Auteur:Alfred Jarry|Jarry, Alfred]]||[[Les Silènes (éd. Bibliophiles créoles)|Silènes (Les)]]||1926||1926||Enfer-1049*||Exemplaire de la même édition détenu à la BM de Laval. Frontispice de D. Galanis, blanchi car non libre de droits. Traduction-adaptation de ''Sherze, Ironie, Satire'', de [[Auteur:Christian Dietrich Grabbe|Christian Dietrich Grabbe]]
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|200||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Le Branle des Capucins|Branle des Capucins (Les), ou Le mille-et-unième tour de Marie-Antoinette, petit opéra aristocratico-comico-risible en deux actes]]||1791||1791||Enfer-1300*||Édition originale. La réimpression de 1871 par Gay a été classée à la cote Enfer-1300.
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|201||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Le Sérail royal ou les voluptés secrètes d’un débauché - La Belle Letty|Sérail royal (Le) ou les voluptés secrètes d’un débauché - La Belle Letty]]||1892||1892||Enfer-1555*||La réimpression des années 1950 "En souvenir d’I. Liseux" a été classée à la cote Enfer-1555.
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|202||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[La Belle libertine|Belle libertine (La)]]||1793||1793||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#_0164|Enfer-164]]*||édition originale avec 6 gravures, l’édition de 1889 est classé Enfer-164.
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|203||[[Auteur:Louis-Charles Fougeret de Monbron|Fougeret de Monbron, Louis-Charles]]||[[Le Canapé couleur de feu|Canapé couleur de feu (Le)]]||1741||1928||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0554|Enfer-554*]]||L’édition originale été placée à l’Enfer.
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|204||[[Auteur:Raymond Radiguet|Radiguet, Raymond]]||[[Vers libres par Raymond Radiguet|Vers libres]]||1925||1925||Enfer-940||Recueil de poésies érotiques
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|205||[[Auteur:Spaddy|Spaddy]]||[[Colette, ou les amusements de bon ton|Colette, ou les amusements de bon ton]]||1937||1937||Enfer-1192||Roman érotique orné de 12 illustrations libres édité par M. Dufflou, attribué soit à [[Auteur:Renée Dunan|Renée Dunan]], soit selon S. Alexandrian à [[Auteur:Johannès Gros|Johannès Gros]]
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|206||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Séduction, jeunes amours|Séduction, jeunes amours]]||1935||1935||Enfer-1244||Aux dépens d'un amateur, pour le profit de quelques autres (imprimé à Paris) ((S. l.), roman érotique orné de 13 illustrations libres.
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|207||[[Auteur:Alphonse Momas|Erosmane]] (alias A. Momas)||[[Lubricités, récits intimes et véridiques|Lubricités, récits intimes et véridiques d’anecdotes galantes extraites de la vie privée des célébrités contemporaines]]||1891||1891||Enfer-1352||Bruxelles, éd. s.n., orné de 3 illustrations libres. La date grattée sur la page titre est fournie par ''Les Livres de l’Enfer'' de P. Pia, p. 441.
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|208||[[Auteur: Anonyme| Anonyme]] attribué à [[Auteur:Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne|C.-F.-X. Mercier de Compiègne]]||[[Les Veillées du couvent, ou le Noviciat d’amour|Veillées (Les) du couvent , ou le Noviciat d’amour]]||1793||5793 (1793)||Enfer-1251||poème éroti-satyrique, par un bâtard de Mirabeau l’aîné, 1ere édition.
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|209||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Les Quarante manieres de foutre|Quarante (Les) manieres de foutre, dédiées au Clergé de France]]||1790||1790||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0756|Enfer-756]]||éd. originale, orné de 7 figures (la {{7e}} planche de positions est manquante depuis 1935)
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|210||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Les Quinze marques approuvées pour cognoistre les faux Cons d’avec les légitimes|Quinze (Les) marques approuvées pour cognoistre les faux Cons d’avec les légitimes]]||1620||1620||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0757|Enfer-757]]||éd. originale.
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|211||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Les Travaux d’Hercule, ou la rocambole de la fouterie|Travaux (Les) d’Hercule, ou la rocambole de la fouterie]]||1790||1801||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/4#c0332|Enfer-332]]*||L’édition originale de 1790 est classée à l’Enfer de la BNf. Éd. de 1801, dont seules deux gravures ont été conservées dans cet exemplaire.
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|212||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Le Nouveau chatouilleur des dames|Nouveau (Le) chatouilleur des dames]]||1880||1880||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0133|Enfer-133]] ou Enfer-1107*||Traduction en français de ''New Ladies tickler'', exemplaire similaire à l’un des ouvrages cités. La date de publication de 1880 est sujette à caution, dans la mesure où l'introduction est datée de 1885.
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|213||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Les Entretiens de la grille|Entretiens (Les) de la grille]], ou le Moine au Parloir, Historiettes galantes||1682||1682||Enfer-1010*||L’édition ''Pierre Marteau'' {{s. d.}}, est classée Enfer-1010
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|214||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Les Délices de Coblentz|Les Délices de Coblentz]] ou Anecdotes libertines des émigrés français||1792||1792||Enfer-1428 (1)||Orné de quatre gravures libres. Pamphlet révolutionnaire et érotique.
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|215||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Suite des délices de Coblentz|Suite des délices de Coblentz]] ou Fête brillante donnée par M. le Pce de Condé, aux illustres emigrés français, avant leur départ pour Paris||1792||1792||Enfer-1428 (2)||Orné de quatre gravures libres. Pamphlet révolutionnaire et érotique.
|-
|216||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[La Liberté, ou Mlle Raucour|La Liberté, ou Mlle Raucour à toute la secte anandrine, assemblée au foyer de la Comédie française]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0658|Enfer-658]]||Pamphlet révolutionnaire et érotique.
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|217||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]||[[Le Lit de noce|Le Lit de noce ou les nuits du docteur Pyrico-Proto-Patouflet]]||1791||1791||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0696|Enfer-696]]*||Exemplaire similaire à l’ouvrage cité.
Livre comique & cependant médico-philosophique, traduit tout nouvellement de la langue Gasconne, par un berger d’Arcadie. Cet ouvrage est suivi d’une dissertation politique, intitulée : Les petites têtes sous de grands bonnets.
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|218||[[Auteur: Voltaire|Voltaire, ]]||[[La Pucelle d’Orléans (Enfer-582)|La Pucelle d’Orléans]]||1755||1780||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/6#c0582|Enfer-582]]||éd. en 18 chants ornée d’un portrait de Jeanne d’Arc, d’un frontispice et de 18 gravures libres.
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|219||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Mémoires d’une femme de chambre, écrits par elle-même en 1786|Mémoires d’une femme de chambre, écrits par elle-même en 1786]]||1786||1883||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0079|Enfer-79]]*||autre exemplaire de la même édition. Ed. Gay, roman libertin
|-
|220||[[Auteur:Claude-Prosper Jolyot de Crébillon|Crébillon, Claude-Prosper Jolyot de]] ou [[Auteur:Alexandre Jean Joseph Le Riche de La Popelinière|Alexandre Jean Joseph Le Riche de La Popelinière]]||[[Tableaux des mœurs du temps, suivi de l’Histoire de Zaïrette|Tableaux des mœurs du temps, suivi de l’Histoire de Zaïrette]]||vers 1750-1760||1911||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0012|Enfer-12]]*||autre édition éd. Bibliothèque des curieux
|-
|221||[[Auteur:Pierre l’Arétin|l’Arétin, Pierre]]||[[Ragionamenti ou Dialogues du divin Pietro Aretino (Liseux, FR)|Ragionamenti ou Dialogues du divin Pietro Aretino]]||1434-1436||1882||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0067d|Enfer-67d]]||éd. Liseux, traduction de l’italien : [[Auteur:Alcide Bonneau|Alcide Bonneau]]
|-
|222||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, André-Robert Andréa de]]||[[Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte, tome 1]]||1792||1792||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0455|Enfer-455]]*||tome 1 seulement, exemplaire similaire à celui décrit.
|-
|223||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Le Petit fils d’Hercule]]||||1781||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0744|Enfer-744]]||la date indiquée (1701) est fausse peut-être 1781.
|-
|224||[[Auteur:Anonyme|Anonyme]], attribué à [[Auteur:Oscar Wilde|Oscar Wilde]]||[[Teleny ou le revers de la médaille]] traduction de [[s:en:Teleny, or The Reverse of the Medal|Teleny, or The Reverse of the Medal]]||1893||1893||Enfer-1341*||Autre exemplaire de la même édition. Traduction française réalisée par des contributeurs de Wikisource.
|-
|225||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Le Taureau bannal de Paris|Le Taureau bannal de Paris]]||1789||1712||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0778|Enfer-778]]||Petit roman libertin. On prétend que dans ce petit livre on a voulu représenter M. d’Artagnan depuis marechal de France sous le nom de Montesquiou. La première édition est de Cologne, 1689.
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|226||[[Auteur:Nicolas Edme Restif de La Bretonne|Rétif de La Bretonne, Nicolas-Edme]]||[[L’Anti-Justine (version modernisée)|L’Anti-Justine ou Les délices de l’amour]]||1798||1798||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0492|Enfer-492]]||Transcription modernisée de l’édition originale de 1798.
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|227||[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Bussy-Rabutin, Roger de]], et autres||[[Les Foutaizes de Jericho|Les Foutaizes de Jericho]]||1740||1740||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/7#c0645|Enfer-645]]||recueil de poésies érotiques contien également la pièce de théâtre satyrique ''Comtesse d’Olonne.''
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|228||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Voluptueux souvenirs ou Le souper des douze|Voluptueux souvenirs ou Le souper des douze]]||1927||1927||Enfer-942||attribution contestée à [[Auteur:Roger de Beauvoir|Roger de Beauvoir]], orné de 12 figures libres de [[Auteur:Achille Devéria|Achille Devéria]]
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|229||[[Auteur:Anonyme|Henry, F.-N.]]||[[Le Diable dupé par les femmes|Le Diable dupé par les femmes]]||1741||1881||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/1#c0036|Enfer-36]]||auteur inconnu, éd. Gay et Doucé, frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]].
|-
|230||[[Auteur:Anonyme|Effe Géache, ]]||[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]||1892||2000||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/2#c0198|Enfer-198]] *||édition La Musardine, 2000, l’éd. originale de 1892 est classée à l'enfer de la Bnf.
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|231||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||[[Le Secret de miss Sticker|Le Secret de miss Sticker]]||1907||1907||Enfer-1246*||Exemplaire de la même édition provenant de la British library sous la cote P.C.13.ff.35.
|-
|232||[[Auteur:Alphonse Momas|Tap-Tap]]||[[Les Concubines de la directrice|Les Concubines de la directrice]]||1906||1906||Enfer-1243*||Exemplaire de la même édition provenant de la British library sous la cote P.C.13.ff.37.
|-
|233||[[Auteur:André-Robert Andréa de Nerciat|Nerciat, Andréa de]]||[[Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte]]||1792||1864||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/5#c0457|Enfer-457]] *||Illustré de deux gravures, exemplaire de la British library sous la cote P.C.30.f.10.
|-
|234||[[Auteur:François-Paul Alibert|Alibert, François-Paul]]||[[Le Supplice d’une queue|Le Supplice d’une queue]]||||1931||Enfer-2623*||ouvrage similaire à celui décrit. Frontispice non d-p a été supprimé avant import.
|-
|235||[[Auteur: Aimecoups|Aimecoups]]||[[Les Homosexualités d’un prince|Les Homosexualités d’un prince]]||1911||1911||Enfer-2547*||Exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote P.C.13.C.8.
|-
|236||[[Auteur:Alphonse Momas|Andorre, V. d’]]||[[Les Carbonari de l’amour|Les Carbonari de l’amour]]||1894||1902||Enfer-1238*||{{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} Exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote P.C.13.ee.1.
|-
|237||[[Auteur:Édouard Demarchin|D, E.]]||[[Mes amours avec Victoire|Mes amours avec Victoire]]||1888||1888||Enfer-1392*||Exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote (P.C.30.g.3).
|-
|238||[[Auteur:Alphonse Momas|Momas, Alphonse]]||[[Chaudes saturnales|Chaudes saturnales]]||1893||1893||Enfer-2570*||{{Présentation|Chaudes saturnales/Présentation}} Ed. fictive À la belle fatma, Alger, deuxième édition de cet ouvrage. La cote Enfer-2570 concerne l’édition de 1907. Conservé à la British Library sous la cote ((P.C.13.C.6).
|-
|239||[[Auteur:Anonyme|Par ***]]||[[Le Journal intime d’une soubrette|Le Journal intime d’une soubrette]]||1930||1930||Enfer-1130*||{{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} Éd. Richepanse, autre exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote (P.C.14.ee.43).
|-
|240||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[La Tourelle de Saint-Étienne|La Tourelle de Saint-Étienne]]||||1830||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0787|Enfer-787]]*||{{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} Autre exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote (P.C.29.b.82)
|-
|241||[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Asbee, Henry Spencer]]<br/>(auteur présumé)||[[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], Traduction de ''My secret life'', par [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]]||1888||1923||Enfer-2593*||{{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} Autre exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote (P.C.15.b.16)
|-
|242||[[Auteur: Anonyme|Anonyme]]||[[Satan et Ève|Satan et Ève]]||1832||1832||[[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]]*||{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} Autre exemplaire de la même édition conservé à la British Library sous la cote (P.C.31.c.11)
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{{ancre|bas de tableau}}
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[[Catégorie:Enfer de la Bibliothèque nationale]]
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/35
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||SAINCTES.|27}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>''{{lang|la|{{tiret2|vi|debatur}} effici posse adhibita}}''. Cette censure n’est pas tout-à-fait sans fondement, mais elle aurait dû être moins sévère ; car voici le sens d’Arnobe. Nous ne sommes pas responsables des rêveries des juifs ; mais dans les choses qui pourraient nous être communes avec eux, il n’y a rien de mauvais quand on a l’intelligence du sens mystique. Il ne pouvait pas nier que, selon le sens littéral de l’Écriture, Dieu n’ait des mains et des pieds, une bouche et des yeux. Il fallait donc qu’il avertît les païens que ces expressions sont une nue et une enveloppe qui cachent la vérité. Ce fut en lui une adresse d’habile rhétoricien de n’insister pas sur cette objection, et de se contenter de quatre ou cinq lignes pour déclarer aux adversaires que les chrétiens ne donnent à Dieu aucune figure ni aucune composition organique. S’il eût voulu discuter plus exactement cette matière, comme avait fait Numénius, il eût énervé son ouvrage ; car comme il faisait une invective contre les païens, il ne fallait pas qu’il perdît du temps à leur répondre. Il valait mieux qu’il fût toujours attaquant ; il faut être le moins qu’on peut sur la défensive dans cette sorte d’ouvrages. Au reste, nous savons par Origène ce que fit Numénius en faveur des juifs<ref>{{lang|la|Orig. contra Celsum, ''lib. {{rom-maj|I|1}}''}}, Héraldus ''rapporte le passage en grec''.</ref> ; et cela nous montre que les païens n’ont point négligé les prétendus avantages qu’ils espéraient tirer des endroits de l’Écriture qui semblent attribuer à Dieu quelque imperfection. Les chrétiens avaient recours au sens figuré, et opposaient à ces passages ceux qui traitaient nettement de la perfection de Dieu. Mais l’ouvrage d’Arnobe ne souffrait guère cette diversion ; elle fournissait un prétexte de répondre qu’il fallait aussi expliquer les uns par les autres les passages des poëtes, et donner un sens de figure à quelques-uns. Ce n’était point là le lieu de réveiller cette idée. Le commentateur qui censure Arnobe n’y a pas pris garde.
{{References-Bayle}}
<section end="Saducéens"/>
<section begin="Sainctes"/>'''SAINCTES ({{sc|Claude de}})''', en latin ''{{lang|la|Sanctesius}}''<ref group=lower-alpha>''{{M.|''de Thou''}} l’appelle'' {{lang|la|Sanctius}}.</ref>, l’un des principaux controversistes du {{XVIe}}. siècle, était du Perche {{refl|Sainctes-(A)|num=(A)|nosup}}. Il prit l’habit de chanoine régulier, l’an 1540<ref group=lower-alpha>Moréri, ''sous le mot'' Claude de Sainctes, ''à la lettre'' C.</ref>, dans le monastère de Saint-Chéron proche de Chartres<ref group=lower-alpha>{{lang|la|''In Cœnobio sancti Carauni ad Carnutum''. Jo. Launoïus, hist. Gymnasii. Navarræ, ''pag.'' 769.}}</ref>, et fut envoyé à Paris quelque temps après ; où il étudia les humanités, la philosophie et la théologie au collége de Navarre<ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibidem}}.''</ref>. Il fut reçu docteur en théologie, l’an 1555<ref group=*><sup>*</sup> Ce ne fut qu’en 1556, dit Leclerc.</ref>, après quoi il s’attacha beaucoup à la controverse, et entra chez le cardinal de Lorraine<ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibidem}}.''</ref>. Il fut l’un des tenans du parti romain dans les disputes du colloque de Poissi, l’an 1561, et ensuite l’un des douze théologiens que Charles {{rom-maj|IX|9}} envoya au concile de Trente. Lui et Simon Vigor disputèrent {{corr|contra|contre}} deux ministres, chez {{M.|le duc de Nevers}}, l’an 1566<ref group=lower-alpha>''Et non pas'' 1566, ''comme l’assure'' Launoi, {{ibid.}}</ref>. J’en parle ailleurs<ref group=lower-alpha>''Dans l’art.'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Rosier|{{sc|Rosier}}]], ''tom. XII. {{pg}} ''628.</ref>. Il prêcha dans Paris assez long-temps, et il fut fait évêque d’Évreux, l’an 1575. Il était si animé contre ceux de la religion, qu’il soutenait qu’il fallait rebaptiser ceux qu’ils avaient baptisés {{refl|Sainctes-(B)|num=(B)|nosup}}. Il n’oublia rien pour les exclure de son diocèse, et pour faire recevoir dans le royaume tous les canons du dernier concile, sans aucune restriction {{refl|Sainctes-(C)|num=(C)|nosup}}. Il ne couchait pas de moins que de soutenir que Calvin et Bèze avaient enseigné des athéismes<ref group=lower-alpha>''Voyez le livre qu’il intitula :'' Déclaration d’aucuns athéismes de la doctrine de Calvin et de Bèze.</ref>. Il se<section end="Sainctes"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||SADUCÉENS.|17}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>secte saducéenne. Or cet Antigonus succéda à Simon-le-Juste, dans la chaire du sanhédrin<ref>{{lang|la|''Hujus Simeonis justi discipulus ac in cathedrâ synedrali successor fuit Antigonus Socharus'', Johan. Helvicus Willemerus, in Dissert. philologicâ de Sadducæis, ''pag.'' 23, ''edit. Wittemb.'' 1680.}}</ref>. Ce Simon mourut l’an du monde 3662, ou selon d’autres 3690. On peut donc croire que l’innovation de Sadoc commença à se montrer l’an du monde 3700, c’est-à-dire 248 années avant Jésus-Christ. C’est ainsi que raisonne {{M.|Willemer}} dans une thèse qu’il fit soutenir à Wittemberg, le 28 de septembre 1680. Quelques savans s’imaginent que l’hérésie des saducéens est plus ancienne, et qu’elle naquit du mauvais sens qu’on donna au chapitre {{rom-maj|XXXVII|37}} d’Ézéchiel, pendant que les prophètes Zacharie et Malachie vivaient encore. {{lang|en|Lightfoot}}, qui avait suivi cette opinion dans son commentaire sur saint Matthieu<ref>{{lang|en|Lightfoot}}, {{lang|la|Hor. Hebraic., in Matth. {{rom-maj|III|3}}, 7, ''pag.'' 236, ''edit. Carp.'', ''apud'' Johan. Helvic. Willemer. ''ubi suprà'', ''pag.'' 24.}}</ref>, la quitta dans son commentaire sur les Actes des apôtres, et suivit un sentiment fort opposé ; car il soutint que l’hérésie saducéenne ne s’éleva que long-temps après que Sadoc fut mort<ref>{{lang|la|''Idem'', Hor. hebr. in Actus Apost., ''p.'' 123, ''apud eumd.'', ''{{ibid.}}'', ''pag.'' 26.}}</ref>. Notez que Josèphe, la première fois qu’il parle de cette secte, ne la représente point comme un parti pleinement formé<ref>{{lang|la|Joseph., Antiq., ''lib. {{rom-maj|XIII|13}}, cap. {{rom-maj|IX|9}}.''}}</ref>. Le temps auquel se rapporte son discours est celui de Jonathas, frère de Juda Machabée : mettons donc cela cent cinquante-trois années avant Jésus-Christ. Il parla encore de cette secte environ cent ans après, et la représente très-ancienne<ref>{{lang|grc|Ἐκ τοῦ πάνυ ἀρχαίου τῶν πατρίων}}. {{lang|la|''Jam indè à multis retrò sæculis.'' Joseph., Antiquit., ''lib. {{rom-maj|XVIII|18}}, cap. {{rom-maj|II|2}}, pag.'' 617.}}</ref>. ''Les Juifs'', dit-il<ref>Josèphe, ''traduit par'' Génebrard, ''{{t.}}{{rom-maj|XVIII|18}}, {{chap.}}{{rom-maj|II|2}}.''</ref>, ''avoient desja des long tems auparavant divisé leur sapience ou philosophie en trois sectes et bandes, assavoir, esseneens, saduceens, et pharisiens''. Luc de Bruges a débité un sentiment bien hardi. Il croit que le collége des scribes, fondé par Esdras, devint florissant sous les Machabées, et qu’alors ces scribes commencèrent à examiner les questions du paradis et de l’enfer, parce qu’ils apprirent ce que les Grecs disaient là-dessus. Cet examen fit naître deux sectes, celle des saducéens, et celle des pharisiens ; ceux-ci prirent l’affirmative, et les autres la négative. Il prétend que le peuple juif se bornait aux récompenses et aux peines de cette vie, les seules que leur législateur eût proposées ; et que si les patriarches et les prophètes avaient été plus éclairés, ils n’avaient pas pourtant étalé le dogme d’une vie à venir comme un article de foi. Selon cette hypothèse, ce seraient les Grecs qui auraient appris aux Juifs l’immortalité de l’âme, les peines et les récompenses de l’autre monde, au lieu qu’on croit ordinairement que les païens ont tiré de l’Écriture ce beau système. Voici les paroles de ce docteur : ''{{lang|la|Quùm tempore Macchabæorum plures florerent scribæ quorum collegium ab Esdrâ exordium sumserat, qui sapientiæ studerent, et ut jugo Græcorum subjacebant, nonnunquàm audirent Græcorum de his rebus (animæ humanæ immortalitate, corporis resurrectione æternis bonorum præmiis, et malorum suppliciis) fabulas, factum est ut cœperint quæstiones de his rebus in medium afferre, et inter se ventilare, atque à se mutuò dissidere, aliis ista adstruentibus, qui vocati fuêre pharisæi, aliis negantibus, qui saducæi. Ante hæc tempora non videtur populus Israël quidquam de his rebus doctus fuisse, aut quidquam de istis publicè prædicatum, eò quòd lex harum rerum disertam mentionem non faceret, terrenas duntaxat spes minasque bonis malisque ob oculos ponens. Fuit quidem patriarcharum et prophetarum non dubia hic fides, quod vel undecimum caput epistolæ ad Hebræos testatum facit : sed multa à patriarchis et prophetis credita prædictaque fuêre quæ ut non proposita atque enarrata, ita ne credenda necessariò populo fuêre, ut virginitas matris Messiæ, paupertas, passio, mors, resurrectio Messiæ. Videtur clara publicaque hujusmodi rerum æternarum doctrina Messiæ reservata fuisse : interim dum Messias expectaretur, quò paratiores forent animi ad excipiendam fidem de rebus hujusmodi invisibilibus, futuris}}''<section end="Saducéens"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||SADUCÉENS.|19}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>que Vossius les justifie sur ce point-là. {{lang|la|''Ex philosophis gentium hanc saducæorum opinionem'' (animam non esse immortalem) ''amplexi sunt epicurei ; imò longè deteriorem. Nam saducæi agnoscebant Deum curare res humanas, quippè eum cum bonis benè facere in hâc vitâ. Epicurei autem in totum tollebant providentiam divinam''}}<ref>Vossius, {{lang|la|de Orig. et Progress. Idolol., ''lib. {{rom-maj|I|1}}, cap. {{rom-maj|X|10}}, pag. m.'' 70}}.</ref>. J’ignore, dit {{M.|Saldénus}}<ref>{{lang|la|''Quod tanto apud magnum virum favore propudiosum hoc hominum genus dignum fecerit, fateor me ignorare.'' Salden., Otia theolog., ''pag.'' 559}}.</ref>, ce qui a pu rendre digne d’un tel honneur, auprès du grand Vossius, une secte aussi infâme ; car ayant consulté plusieurs auteurs qui ont fait des livres touchant les sectes des Hébreux, j’ai vu partout que l’on attribue nettement aux saducéens la rejection de la providence divine. Je me contenterai de choisir, entre plusieurs témoignages, celui de Josèphe. Ayant parlé de la sorte, il allègue ce qui se trouve dans le chapitre {{rom-maj|IX|9}} du {{rom-maj|XIII|13}}{{e}}. livre des Antiquités judaïques, touchant l’opinion des saducéens à l’égard de la prédestination et du franc arbitre. Il aurait mieux fait de choisir ce que j’ai cité au commencement de cette remarque ; car de ce qu’un homme rejette la fatalité de la prédestination, et qu’il donne à la liberté de l’homme une pleine indifférence au bien ou au mal, il ne s’ensuit point du tout qu’il nie la providence divine. Les pélagiens, les sociniens, ceux en un mot qui ont le plus combattu la nécessité des actions humaines, ont soutenu en même temps que Dieu gouvernait le monde, et qu’il punissait le mal et récompensait le bien. Notez que Grotius a prétendu que le texte grec de Josèphe que j’ai allégué n’est point correct.
'''{{refa|Saducéens-(D)|(D)}}''' ''Nous examinerons ce que l’on a dit des mauvaises mœurs'' des saducéens. ] {{M.|Willemer}} les accuse de cruauté<ref>{{lang|la|Willemer., Dissert. philol. de Sadducæis, ''pag.'' 44.}}</ref>, et pour soutenir cette accusation il dit qu’ils poussèrent le roi Jean Hyrcan<ref>''C’est ainsi qu’il le qualifie'', {{lang|la|Johanni Hyrcano regi autores fuerunt.}} ''Cependant'' Josèphe, Ant., ''lib. {{rom-maj|XIII|13}}'', ''cap. {{rom-maj|XIX|19}}'', ''dit qu’Aristobule, fils de cet Hyrcan, fut le premier qui prit le titre de roi.''</ref> à persécuter fort violemment les pharisiens. Il nous renvoie au chapitre {{rom-maj|XVII|17}} du {{rom-maj|XIII|13}}{{e}}. livre des Antiquités judaïques. J’ai consulté cet endroit-là, et n’y ai trouvé que ceci : Hyrcan, disciple des pharisiens, et fort aimé d’eux, perdit tout à-fait leur amitié. Ils conçurent pour lui une grande haine ; et comme ils lui donnèrent dans une certaine rencontre un grand sujet de se fâcher, il abandonna leur secte, et embrassa celle des saducéens, à l’instigation de Jonathas son favori. Il abolit les ordonnances des pharisiens, et il en punit sévèrement les observateurs. Enfin il apaisa la sédition que ces deux sectes avaient allumée et passa le reste de ses jours ''en paix et félicité''. {{M.|Willemer}} ajoute qu’Alexandre Jannée, applaudi et incité par la secte des saducéens, fut plus cruel qu’Hyrcan son père ; et qu’étant venu à bout de mille embarras à quoi les Juifs l’avaient exposé, il fit crucifier 800 des principaux pharisiens, et qu’avant qu’ils expirassent, il fit égorger à leur vue leurs femmes et leurs enfans. Il donnait, pendant ces exécutions, un grand repas à ses concubines et aux principaux des saducéens. Cet auteur nous renvoie au chapitre {{rom-maj|XXII|22}} du {{rom-maj|XIII|13}}{{e}}. livre des Antiquités judaïques. Je l’ai consulté sans y trouver aucune mention petite ni grande des saducéens. Quant à l’auteur de la Cabale historique qu’il a citée, je n’ai pu le consulter ; mais qu’il dise tant qu’il voudra ce que {{M.|Willemer}} rapporte, le faudra-t-il croire ? Un homme aussi éloigné que lui de ces temps-là est-il un témoin valable quand on lui peut opposer le silence de Josèphe ? L’écrivain allemand continue de cette façon. La reine Alexandra réprimant enfin par la voie des châtimens, selon le conseil de son mari, et avec le secours des pharisiens, l’esprit turbulent du saducéisme, ne fut pas pourtant capable de le mettre à la raison, ni d’empêcher les nouvelles brouilleries qu’il excitait dans l’état entre Hyrcan et Aristobule ; et après qu’Hérode se fut défait des ces deux princes, les saducéens abusèrent de sa faveur pour commettre toutes sortes d’attentats<ref name="Saducéens-(24)">''{{lang|la|Redigere tamen in ordinem et impedire}}''</ref>. Josèphe, au chapitre {{rom-maj|XVII|17}}<section end="Saducéens"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Le Travail de la Femme et les associations professionnelles
0
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1908 - tome 46.djvu" from=395 to=416 header=1 auteur="[[Auteur : Ludovic de Contenson|Ludovic de Contenson]] " prev="" next="" />
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1908]]
[[Catégorie:Articles de Ludovic de Contenson]]
[[Catégorie:Femmes au travail]]
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Les Dirigeables
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1908 - tome 46.djvu" from=417 to=448 header=1 auteur="[[Auteur : P. Banet-Rivet|P. Banet-Rivet]] " prev="" next="" />
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1908]]
[[Catégorie:Articles de P. Banet-Rivet]]
[[Catégorie:Aéronautique]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|6|SACRATUS. SADEUR.}}</noinclude><section begin="Sabéus"/>livres de sa façon {{refl|Sabéus-(B)|num=(B)|nosup}}. J’ai dit en
un autre lieu <ref name="Sabéus-(b)" group=lower-alpha>''Dans la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Arnobe|(E)]] ''de l’article''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Arnobe|{{sc|Arnobes}}]], ''tom. II'', ''pag.'' 431.</ref> la part qu’il eut
à la première édition d’Arnobe.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sabéus-(A)|(A)}}''' ''Il en fut très-mal récompensé,''
''et il murmura hautement de cette''
''disgrâce.'' ] Voici des paroles italiennes
qui me serviront de preuve : {{lang|it|''Di''
''che egli agramente si querela e duole.''
''Il che pure gli successe sotto quattro''
''altri pontefici, quali con molta''
''sua sinistra fortuna infelicemente servi''}}
<ref name="Sabéus-(1)">Leonardo Corrado, Libraria bresciana,
''tom. I'', ''pag.'' 109.</ref>.
'''{{refa|Sabéus-(B)|(B)}}''' ''On a quelques livres de sa façon.'' ]
Cinq livres d’épigrammes latines,
qu’il fit imprimer à Rome l’an
1556, et qu’il dédia à {{lié|Henri II}}, roi de
France. Cette dédicace lui fut assez
bien payée en argent et en habits : {{lang|it|''E''
''ne riportò da quella maestà una collana''
''d’oro, duecento scudi del sole,''
''e una giubba di velluto pavonazzo.''}} Il
fit un livre de cosmographie, et il a
beaucoup de part au recueil qui fut
imprimé à Francfort, l’an 1580, sous
le titre de {{lang|la|''Picta Poësis Ovidiana :''
''Thesaurus propemodùm omnium Fabularum''
''poëticarum Fausti Sabæi''
''Brixiani aliorumque clarorum virorum''
''tam veterum quàm recentiorum''
''epigrammatis expositarum''}} <ref name="Sabéus-(2)">''Tiré de'' Leonardo Cozzando, {{lang|it|della Libraria
bresciana aperta}}, ''part. I'', ''pag.'' 109. ''Voyez aussi''
''le'' Théâtre de Ghilini, ''tom. I'', ''pag.'' 51.</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Sabéus"/>
<section begin="Sacratus"/>'''SACRATUS ({{sc|Paul}})''', chanoine
de Ferrare, sa patrie, au {{XVIe}}.
siècle, fut un de ceux qui s’appliquèrent
à la politesse du style
latin. Il le fit avec succès, comme
le témoignent les lettres
qu’il écrivit à Paul Manuce, à
Riccobon, à Muret et à plusieurs
autres savans, et qu’il publia
l’an 1579 {{refl|Sacratus-(A)|num=(A)|nosup}}. Il les dédia à {{sc|Jacques
Sacratus}}, son frère, évêque
de Carpentras. Il avait employé
plusieurs années à étudier à Padoue
et à voyager <ref group=lower-alpha>{{lang|la|Paulus Sacratus, ''epist. dedicator.''}}</ref>. On trouve à
la fin de ses lettres deux petits discours
qui servent d’apologie à
deux prélats qui, contre l’usage,
avaient écrit leurs mandemens
en langue vulgaire. Ils en avaient
usé de la sorte, parce que la plupart
des ecclésiastiques de leur
diocèse n’entendaient pas le latin.
Il composa quelques autres
livres <ref group=lower-alpha>Voyez la remarque [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sacratus#ancrage_Sacratus-(A)|(A)]].</ref>, et mourut à l’âge de
soixante et quinze ans {{refl|Sacratus-(B)|num=(B)|nosup}}. Jacques
Sadolet, évêque de Carpentras
et cardinal, son oncle maternel
<ref group=lower-alpha>''Voyez les'' lettres de Sacratus, ''lib. I'',
''pag. m.'' 13, 34 ; ''et liv. IV'', ''pag.'' 381.</ref>, avait pris la peine de
l’instruire.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sacratus-(A)|(A)}}''' ''Les lettres.… qu’il publia l’an''
1519. ] Je n’ai point vu cette édition :
celle dont je me sers est de Lyon
1581, ''in''-16. On en fit une autre à
Cologne, l’an 1583. Voyez le Polyhistor
de Morhofius <ref>''Au chapitre XXIV du I''{{e|er}}. ''livre'', ''pag.''
309, 310.</ref>. Les autres
ouvrages de Sacratus sont : {{lang|la|''super Genesim''
''liber unus ; in Psalmos Davidis''
''liber unus ; in Epistolam canonicam''
''B. Jacobi apostoli liber unus.''}}
Voyez l’{{lang|it|''Apparato degli Uomini illustri''
''della Città di Ferrara''}}, composé
par ''Agostino Superbi da Ferrara'' <ref>''À la page'' 16.</ref>.
'''{{refa|Sacratus-(B)|(B)}}''' ''Il mourut à l’âge de soixante''
''et quinze ans.'' ] C’est ce que porte
<ref>''Ibidem.''</ref> l’épitaphe qui fut mise sur son
tombeau dans l’église cathédrale de
Ferrare, par les soins de l’évêque de
Carpentras son frère. On n’y marque
point en quelle année il mourut ;
cette négligence est assez particulière <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc prétend Bayle devait, tout au
contraire, dire que cette négligence était très-commune.</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Sacratus"/>
<section begin="Sadeur"/>'''SADEUR (Jacques)''', auteur
d’un ''Nouveau Voyage de la''
''Terre Australe'', imprimé l’an
1692 <ref name="Sadeur-(a)" group=lower-alpha>''Notez que ce livre avait déjà été''
''imprimé à Vannes, l’an'' 1676, in-12.</ref>. Son père <ref name="Sadeur-(b)" group=lower-alpha>Aventures de Jacques Sadeur, ''pag.''
2, ''édit. de Hollande'', 1692, in-12.</ref> ''s’appelait''<section end="Sadeur"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Poésies (Angellier)
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1909 - tome 53.djvu" from=449 to=455 header=1 auteur="[[Auteur :Auguste Angellier|Auguste Angellier]] " prev="" next="" />
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1909]]
[[Catégorie:Articles d’Auguste Angellier]]
[[Catégorie:Poésie]]
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|20|SADUCÉENS}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>du {{rom-maj|XVI|16}}{{e}} livre des Antiquités judaïques, croit qu’Hérode fut poussé par les conseils des saducéens et par leur doctrine impie sur la nécessité fatale de toutes choses, à exercer la barbarie qu’il commit lorsqu’il fit étrangler ses fils, et lapider trois cents capitaines. Voilà ce que {{M.|Willemer}} débite, et il conclut qu’on a donc dit que les mœurs des saducéens étaient très-mauvaises ; que c’étaient des pourceaux d’Épicure, et des hérétiques entièrement pernicieux. ''{{lang|la|Ex vero igitur dictum est, sadducæos fuisse moribus pessimis, et Epicuri de grege porcos : ita quâ doctrinam perniciosos omninò hæreticos}}''<ref>''{{lang|la|Idem, ibidem}}, {{abr|pag.|page}}'' 45.</ref>. Mais il est certain qu’il tire mal cette conséquence ; car, en premier lieu, les faits qui lui servent de principe ne se trouvent point en Josèphe, qu’il nous donne pour témoin ; et en second lieu, quand ces faits-là seraient véritables, ils ne prouveraient point que cette secte se vautrât dans les plaisirs sensuels, comme le font ceux qu’on nomme ''{{lang|la|Epicuri de grege porcos}}''. Cela prouverait tout au plus qu’elle abusait de son crédit auprès des puissances pour opprimer la faction des pharisiens, dont elle avait tout à craindre, puisqu’elle la voyait animée d’un zèle superstitieux, et appuyée de la faveur de la populace. J’avoue que cette conduite est injuste ; mais on la trouve dans tous les partis, ou dans toutes les factions d’état et de religion. Celles qui enseignent le dogme du paradis et de l’enfer n’ont pas été moins actives à se servir des conjonctures favorables pour accabler leurs rivales. Les conseils de rigueur et de cruauté leur sont familiers : ainsi l’on ne verrait rien d’exquis, ni nul caractère de distinction dans les procédures du saducéisme, quand même les faits que l’écrivain allemand rapporte seraient véritables. Que sera-ce donc si l’on lui montre qu’ils sont faux ou incertains ? La chose ne sera pas malaisée.
Il est sûr que l’historien des Juifs ne parle pas plus des saducéens que du grand Mogol, dans le chapitre où il narre comment Hérode fit mourir ses fils et les trois cents capitaines. Il se serait rendu le plus ridicule de tous les hommes, s’il avait dit que la doctrine de ces gens-là touchant la fatalité des événemens poussa Hérode à ces cruautés<ref>{{lang|la|Ipse Herodes M. ad immanem sævitiam… pessimis sadducæorum consiliis ac impiâ doctrinâ de necessitate omnium fatali impulsus creditur Josepho, ''lib. {{rom-maj|XVI|16}}. A. J., cap. {{rom-maj|XVII|17}}, pag.'' 465. Willemer., Diss. de Sadduc., ''pag.'' 44.}}</ref> ; car il était notoire qu’ils rejetaient pleinement le dogme de la prédestination, et il n’a jamais parlé d’eux sans observer qu’ils faisaient dépendre de notre franc arbitre notre destinée. Je ne nie point que Josippe ne raconte que les saducéens furent cause du soulèvement du peuple juif contre Alexandre Jannée, et de la cruauté de ce prince envers ce peuple, parce qu’ils lui conseillèrent de persécuter les pharisiens et les fauteurs des pharisiens<ref>''Voyez la note marginale de'' Génebrard ''sur le {{chap.}}{{rom-maj|XXI|21}} du {{rom-maj|XIII|13}}''{{e}} ''livre de'' Josèphe, ''folio m. 464 verso''.</ref> : mais le témoignage d’un tel auteur<ref>''Voyez dans'' Vossius, {{lang|la|de Hist. græc., ''lib. {{rom-maj|II|2}}, cap. {{rom-maj|VIII|8}}, pag.'' 197}}, ''combien il est méprisable.''</ref> est bien peu chose, et surtout quand nous le pouvons combattre par le silence d’un historien tel que Josèphe, qui ne s’est jamais montré tant soit peu partial en faveur des saducéens. Le rabbin Abraham de Salamanque est trop moderne pour donner du poids à des faits d’ailleurs incertains ; ainsi l’on n’est point obligé de croire sur sa parole ce qu’il affirme touchant les mauvaises mœurs de ces hérétiques<ref>{{lang|la|''Sadducæi fuerunt improbi pessimique moribus præditi.'' R. Abraham Salmanticensis, ''apud'' Willemer., ''pag.'' 44.}}</ref>. Encore un coup, si leurs débauches et leurs mauvaises actions les eussent mis {{corr|dens|dans}} le décri, il ne paraît pas possible que Josèphe, qui a tant de fois parlé d’eux, eût supprimé constamment tout cet article, et que la seule chose qu’il a touchée de leurs mœurs fût si capable de persuader qu’ils ne vivaient pas sensuellement. Il les représente comme des personnes dont la conversation était rustique et sauvage, et qui ne s’humanisaient pas plus envers leurs amis qu’à l’égard des étrangers. {{lang|grc|{{tiret|Σαδ|δουκαίων}}-}}<ref follow="Saducéens-(24)">{{lang|la|''non poterat novas, quas excitabant in republicâ turbas inter Hyrcanum et Aristobulum fratres. Quibus è medio sublatis, favore Herodis M. quo potissimùm nitebantur ad turpia quævis facinora sunt abusi.'' Willemer., de Sadduc., ''pag. ''44.}}</ref><section end="Saducéens"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||SADUCÉENS.|21}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>{{lang|grc|{{tiret2|Σαδ|δουκαίων}} δὲ καὶ πρὸς ἀλλήλους τὸ ἦθος ἀγριώτερον αἵτε ἐπιμιξίαι πρὸς τοὺς ὁμοίους ἀπηνεῖς ὡς πρὸς ἀλλοτρίους.}} ''{{lang|la|Sadducæi verò et inter se feris moribus discrepantes, et conversatio eorum circa exteros inhumana}}''<ref>{{lang|la|Joseph., de Bello jud., ''lib. {{rom-maj|II|2}}, cap. {{rom-maj|VII|7}}, sub fin., pag. m.'' 788, 789.}}</ref>. Ce n’est point le propre des voluptueux ; car au contraire ils ont une grande complaisance les uns pour les autres, ils ne travaillent qu’à multiplier les douceurs de leur commerce, ils en bannissent tout ce qui en peut diminuer les agrémens. {{M.|Willemer}}<ref>Willemer., ''{{abr|pag.|page}}'' 17.</ref> se fonde beaucoup sur ce que saint Jean-Baptiste donna l’épithète d’''engeance de vipères'' aux saducéens<ref>Évangile de saint Matthieu, ''{{chap.|{{rom-maj|III|3}}}}, {{abr|vs.|verset}}'' 7.</ref>. Il remonte jusques au premier serpent qui séduisit Ève. Qu’il dise ce qu’il voudra, il me suffit de lui répondre que cette épithète fut également donnée aux pharisiens ; c’est pourquoi tout ce que l’on en voudrait conclure touchant les mauvaises mœurs de ceux qui niaient l’immortalité de l’âme, enfermerait également les mauvaises mœurs de ceux qui croyaient un paradis et un enfer. Faites la même remarque sur le levain dont Notre-Seigneur voulut que l’on se gardât<ref>''Là-même, {{chap.}}{{rom-maj|XVI|16}}, {{abr|vs.|verset}}'' 6.</ref>. Cela concerne autant les pharisiens que les saducéens.
Notez qu’une infinité d’auteurs prétendent que les saducéens prirent ce nom à cause qu’il dérivait d’un mot qui signifie ''Justice''. {{lang|grc|Ἐπονομάζουσι δὲ οὗτοι ἑαυτοὺς Σαδδουκαίους, δῆθεν ἀπὸ δικαιοσύνης τῆς ἐπικλήσεως ὁρμωμένης. Σεδὲκ γὰρ ἑρμηνεύεται δικαιοσύνη.}} ''{{lang|la|Sadducæos se à justitiâ nominant ; Sedec enim justitiam significat}}''<ref>{{lang|la|Epiphan., hæresi {{rom-maj|XIV|14}}, ''pag.'' m. 31.}}</ref>. Ceux qui admettent cette étymologie observent que ces hérétiques furent appelés saducéens à cause qu’ils ambitionnaient l’éloge des justes, et que les autres le leur donnaient<ref>{{lang|it|''Eò quòd justitiæ laudem tùm ipsi appeterent, tùm alii iis tribuerent.'' Willemerus, ''{{pg}}''5.}}</ref>. {{M.|Willemer}} cite<ref>''{{lang|la|Idem}}, {{abr|pag.|page}}'' 6.</ref> pour ce sentiment Isidore, Béatus Rhénanus, Bernard de Breitenbach, et Richard de Montaigu. Il dit qu’on dispute de quelle espèce était la justice qui donnait le nom à ces sectaires. C’était, selon saint Jérôme, la justice inhérente ; car ils se glorifiaient de l’avoir acquise parfaitement par l’observation de la loi. Plusieurs approuvent cette pensée de saint Jérôme. {{lang|la|''D. Hieronymus'' in Matthæum {{rom-maj|XXII|22}}, tom. {{rom-maj|VI|6}} Oper. ''allegat propriam inhærentem justitiam, de cujus perfectione, ex lege à se observatâ fuerint gloriati. Sequuntur eum multi patrum, plurimique scholasticorum, ut et Matthias Flaccius'', part. {{rom-maj|I|1}}, Clav. Script., pag. 1064. ''Georgius Fabricius'', Histor. sacr., lib. {{rom-maj|X|10}}, num. 432, pag. 584 ; ''atque Gregor.'', Lex S., ''pag.'' 236}}<ref>''{{lang|la|Idem, ibidem}}''.</ref>. D’autres recourent à la justice distributive, et se partagent encore ; car les uns prennent celle qui consiste à récompenser, et les autres celle qui consiste à punir. Ceux-là prétendent que selon les saducéens toute la justice s’accomplissait en ce monde ; les bons y étaient récompensés, les méchans y étaient punis. Il ne restait rien à faire après cette vie. Ceux-ci disent que ces hérétiques étaient fort sévères dans les tribunaux, et qu’à cause de cela ils furent nommés saducéens. {{lang|la|''Nonnemo… ob remunerativam justitiam eos justos appellatos statuit'', quòd existimârint in hâc vitâ omnem compleri justitiam, h. e. justis benè fieri, malis evenire mala, mortuo autem homine nullum super esse judicium justitiæ. ''Punitivam verò justitiam eligit Nicolaüs de Lyra'' Comment. in act. {{rom-maj|V|5}}. ''ita inquiens'' : Dicuntur sadducæi à Sadec, quod est justitia in hebræo : nam sadducæi inter alios judæos erant in judiciis et punitionibus acerrimi, ut dicitur in scholasticâ historiâ}}<ref>''Il eût fallu citer'' Josèphe. ''Voyez ci-après citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Saducéens#ancrage_Saducéens-(41)|(41)]], ''page'' 22.</ref>, {{lang|la|proptereà sibi nomen justitiæ usurpabant}}<ref>{{lang|la|Willemer., de Sadduc., ''pag.'' 6.}}</ref>. Si les faits sur quoi l’on fonde cette étymologie sont véritables, il n’y a plus lieu de douter que la secte saducéenne ne se piquât de tout l’extérieur des bonnes mœurs, et qu’ainsi elle ne s’éloignât soigneusement de la manière de vivre des gens débauchés. En tout cas, nous avons ici bien des auteurs qui sont obligés de croire qu’elle se tenait dans la régularité. Voilà donc, au pis aller, des témoins<section end="Saducéens"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||SADUCÉENS.|23}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>{{tiret2|rap|port}} à la vertu, consiste à être persuadé de l’éternité des peines et des récompenses, et qu’ainsi en ruinant le dogme de l’immortalité de l’âme, on casse les meilleurs ressorts de la religion. On peut fortifier cette pensée par deux remarques ; l’une, qu’il n’est presque pas possible de persuader aux gens qu’ils prospèreront sur la terre en vivant bien, et qu’ils seront accablés de la mauvaise fortune en vivant mal. Chacun croit voir tous les jours mille et mille exemples du contraire ; et où sont les docteurs assez éloquens pour persuader ce qu’on s’imagine être démenti par une suite continuelle d’expériences ? Ils pourront bien éluder nos objections en nous assurant que nous ne connaissons guère en quoi consiste la vraie prospérité et la vraie adversité<ref>{{lang|la|''Neque mala vel bona, quæ vulgus putet : multos qui conflictari adversis videantur, beatos ; ac plerosque, quamquam magnas per opes, miserrimos ; si illi gravem fortunam constanter tolerent, hi prospera inconsultè utantur''. Tacit., Annal., ''lib. {{rom-maj|VI|6}}, cap. {{rom-maj|XXII|22}}''. }}</ref>, et que les méchans sont assez punis par les remords de leur conscience au milieu de leurs richesses et de leurs pompes<ref>{{lang|la|''Neque frustrà præstantissimus sapientiæ firmare solitus est, si recludantur tyrannorum mentes, posse aspici laniatus et ictus ; quando ut corpora verberibus, ita sævitiâ, libidine, malis consultis, animus dilaceretur''. Idem, ibidem, ''cap. {{rom-maj|VI|6}}''.}}</ref>, pendant qu’un honnête homme est dignement récompensé par la seule possession de la vertu, et par le bon témoignage qu’il se peut rendre à soi-même<ref>{{lang|la|''Ipsa quidem virtus pretium sibi, solaque latè, etc.'' Claudian., de Consul. Mallii, ''init.''}}</ref>. Ils nous diront là-dessus cent belles choses ; ils nous étourdiront, et ils formeront en nous une espèce de persuasion ; mais ils ne bâtiront pas à demeure ; ce ne sera qu’une foi intermittente : ils auront à craindre que dans les mauvais intervalles nous ne les nommions de faux docteurs, et ne leur fassions les mêmes reproches que Brutus fit à la vertu<ref>''Citation'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Brutus 2#ancrage_Brutus2-(5)|(5)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Brutus 2|{{sc|Brutus}}]] (Marc. Junius), ''tom. IV, pag.'' 188.</ref>. Si vous m’objectez qu’il y a dans le cœur des hommes une certaine impression qui se réveille souvent, et qui est assez active ; elle fait croire, en dépit des expériences, que la piété jouira du temporel, et que l’inobservation de la loi de Dieu sera punie dans ce monde ; si vous me faites, dis-je, cette objection, je vous répondrai que les orthodoxes se feront cette ressource tout comme les saducéens, et qu’ayant, de plus la ressource de l’éternité, ils seront plus en état de faire influer la religion sur leur morale pratique. C’est ma seconde remarque.
Pour finir, je dis qu’on ne peut nier qu’en cas qu’un homme soit fortement persuadé que la justice divine distribue les peines et les récompenses seulement dans cette vie, et que toute notre destinée se termine là, il ne puisse s’abstenir du mal, et se tourner vers le bien par un motif de religion ; mais en même temps il faut dire qu’il y a si peu d’apparence qu’un tel sentiment ait quelque force contre la dépravation de notre nature, que l’on est fondé à soutenir que la secte saducéenne détruisait les vrais appuis de la religion, et que la bonne vie d’un saducéen peut passer pour une espèce d’exemple de la combinaison de l’honnêteté morale et de l’impiété. {{M.|Willemer}} l’avouera, puisqu’il dit qu’un saducéen, ne croyant point l’immortalité de l’âme, ne pouvait pas s’abstenir du crime. {{lang|la|''Qui verò à turpissimis quibusque vitiis gravissimisque sceleribus temperarent sibi qui per negatam animæ immortalitatem arctissimè conjuncta huic dogmata corporum'' resurrectionem, ''omnium'' dijudicationem, ''sempiternam bonorum'' glorificationem, ''ac improborum'' condemnationem ''affirmare non poterant, sed pertinaciter inficiabantur''}}<ref>{{lang|la|Willemer., Diss. philol. de Sadducæis, ''pag.'' 41.}}</ref>. On donne dans ce latin la preuve d’un fait par une raison de droit. Cela est quelquefois illusoire, vu que les hommes ne sont pas accoutumés à vivre selon leurs principes. En général l’ordre veut que dans les questions de fait on consulte l’expérience beaucoup plutôt qu’un raisonnement spéculatif. Prenez bien garde à ces paroles de Moréri, empruntées de {{M.|Godeau}}<ref>Godeau, Histoire {{abr|ecclésiast.|ecclésiastique}} ''{{abr|tom.|tome}} {{rom-maj|I|1}}, {{abr|pag.|page}}'' 126 ''de l’édition in-folio, à Paris'', 1674.</ref> : ''Il est vrai que si en leurs dogmes les saducéens étaient plus impies que les'' pharisiens, ''au moins il n’y avait ni tant de vanité, ni''<section end="Saducéens"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|24|SADUCÉENS}}</noinclude><section begin="Saducéens"/>''tant d’hypocrisie en leurs mœurs ; et ils ne se montraient pas si cruels ennemis de'' Jésus-Christ. Vous trouverez la même remarque dans {{corr|la|le}} Dictionnaire de {{M.|Hofman}}.
'''{{refa|Saducéens-(F)|(F)}}''' ''C’est un juste sujet d’étonnement qu’ils n’aient pas été excommuniés''. ] Commentons cela par un passage qui contient une observation de Luc de Bruges. {{lang|la|''Mirum igitur videri queat qui, ubi scribit Lucas Brugensis'' annotation. in Matth. {{rom-maj|III|3}}, vers. 7, quanquam errarent sadducæi, et quidem graviter, nunquàm tamen à veteri synagogâ declarati sint hæretici, h. e. desertores fidei, aut legis à {{sc|Deo}} traditæ, vel ut populi seductores, synagogæ communione ejecti quemadmodùm samaritani Joh. 4, 9. Imò promiscui versabantur etiam ipsi pharisæi et sacerdotes cum sadducæis tam in sacris quàm prophanis locis Act. 4, 1, c. 23, 6, et communia non rarò inibant consilia adversùs Christum ejusque discipulos Matth. 16, vers. 1, Actor. 5, 1. Denique licebat cuivis, utri vellet parti adhærere. ''Verùm id tribuendum corruptissimis seculi illius moribus''}}<ref>{{lang|la|Willemer., Diss. philol. de Sadducæis, ''{{abr|pag.|page}}'' 14, 15.}}</ref>. Il faut avouer qu’une telle tolérance était excessive ; car enfin les erreurs des saducéens ne regardaient pas des vérités indifférentes, mais les points les plus fondamentaux de la religion : des modernes qui écrivent pour la tolérance ne la demandent pas aussi étendue que l’était alors celle des Juifs ; ils ne demandent pas qu’elle soit ecclésiastique pour toutes sortes de sectes ; ils se contentent qu’elle soit civile ou politique. Vous avez vu que {{M.|Willemer}} impute cette tolérance de la synagogue pour la secte saducéenne aux mœurs corrompues de ces siècles-là ; vous allez voir qu’il en donne d’autres raisons particulières, et nommément l’exactitude avec quoi ces hérétiques pratiquaient tous les actes extérieurs du culte public : ''{{lang|la|Magnoperè impediebat ejectionem promeritum favor magnatum planè singularis erga sadducæos. Adjuvabat ingens sadducæorum, quæ invaluerat, potentia, ac ingeniosa quâ abominandam hæresim tegebant astutia : crebra item sacrificia, atque reliqua levitici cultûs onera, quæ pro salute populi se suscipere gloriabantur}}''<ref>{{lang|la|''Idem, ibidem, {{abr|pag.|page}}'' 15.}}</ref>. Il est certain que la plus énorme diversité de sentimens à l’égard des dogmes spéculatifs de la religion trouve plus de tolérance que la plus petite dispute à l’égard du culte. Faites quant à l’extérieur tout ce que la religion dominante prescrit, vous serez plus supporté dans vos hérésies capitales que si dans ces hérésies vous combattiez l’extérieur.
Notons qu’un théologien réformé, qui est devenu grand défenseur de l’intolérance<ref>Jurieu, Apologie pour la Réformation, ''tom. {{rom-maj|II|2}}, {{abr|pag.|page}}'' 254, édition {{in-4°}}.</ref>, avait réfuté le dogme du supplice des hérétiques, entre autres raisons par la conduite de Jésus-Christ envers les {{corr|sadecéens|saducéens}}. Il observa que Jésus-Christ ''agit avec eux avec'' beaucoup de ''clémence'', et ne blâme point les magistrats qui les toléraient. Voyez les Pensées diverses sur les Comètes à l’article {{rom-maj|CLXXXV|185}}.
'''{{refa|Saducéens-(G)|(G)}}''' ''C’est sans beaucoup de raison que l’on prétend qu’ils n’admettaient que les cinq livres de Moïse. ''] Tertullien assure qu’ils adoptèrent l’hérésie de Dosithéus, qui avait rejeté les prophètes, et qu’ils y joignirent une autre impiété, ce fut de nier la résurrection : ''{{lang|la|Taceo… Dositheum qui primus ausus est prophetas quasi non in Spiritu Sancto locutos repudiare. Taceo sadducæos qui ex hujus erroris radice surgentes, ausi sunt ad hanc hæresim etiam resurrectionem carnis negare}}''<ref>{{lang|la|Tertullian., de Præscript. adversùs Hæretic., ''cap. {{rom-maj|XLV|45}}''.}}</ref>. Origène<ref>{{lang|la|Origenes, tractat. {{rom-maj|XXI|21}} in Matt.}}</ref>, saint Jérôme<ref>{{lang|la|Hieronymus, in Matthæum, ''cap. {{rom-maj|XXII|22}}''.}}</ref>, et une infinité d’autres écrivains assurent {{corr|la|le}} même fait ; je veux dire que cette secte n’avait retenu du canon de l’Écriture que le Pentateuque. Je l’ai débité aussi dans un autre ouvrage<ref>''Dans les'' Pensées diverses sur les Comètes, ''{{abr|pag.|page}}'' 580.</ref> ; mais j’avoue ici que ce sentiment ne me paraît pas bien fondé. Il est combattu par un argument négatif que je trouve tout-à-fait bon. L’Écriture Sainte ne dit jamais en parlant des saducéens et de leurs erreurs, qu’ils rejetassent les prophètes. Ce silence, je l’avoue, n’est pas une raison convaincante ; mais que<section end="Saducéens"/><noinclude>
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Les Anciens Couvens de Paris/10
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<noinclude><pagequality level="1" user="CyrMatt" /></noinclude>parce que Dieu résiste aux superbes et donne la grâce aux humbles<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques|Jac. 4,6]]</ref>.
'''9.''' « Les jugements du Seigneur sont droits, ils réjouissent les cœurs<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 18,9]]</ref> ». Tous les jugements du Seigneur sont droits en celui qui n’a rien enseigné, qu’il ne l’ait fait lui-même afin que ceux qui devaient l’imiter, fussent dans la joie du cœur, et pussent agir, non plus avec une crainte servile, mais avec la liberté de l’amour. « Le précepte du Seigneur est lumineux, il éclaire les yeux ». Ce précepte lucide, que ne cache point le voile des cérémonies charnelles, éclaire les yeux de l’homme intérieur.
'''10.''' « La crainte du Seigneur est chaste, elle demeure dans le siècle des siècles<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 10]]</ref> ». Cette crainte du Seigneur n’est plus celle qui était un châtiment sous la loi, et qui appréhende la perte de ces biens temporels dont l’amour est pour notre âme une fornication ; mais c’est une crainte chaste, qui porte l’Église à éviter ce qui peut offenser son Époux avec un soin qui égale son amour pour lui : or, l’amour parfait ne bannit point cette crainte<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 4,18]]</ref>, qui demeure éternellement.
'''11.''' « Les jugements du Seigneur sont véritables ; ils se justifient par eux-mêmes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 18,10 ]]</ref> ». Les jugements de celui qui ne juge personne par lui-même, et qui a donné tout jugement au Fils<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 5,22]]</ref>, sont véritablement d’une justice immuable. Car Dieu ne trompe ni dans ses menaces ni dans ses promesses ; et nul ne peut soustraire l’impie aux supplices, ni le juste aux récompenses. « Ils sont plus désirables que l’or et que les pierres précieuses. – Beaucoup<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 18,1]]</ref> », soit que « beaucoup » désigne de l’or et des pierres précieuses en grande quantité, ou l’or qui est beaucoup précieux, ou beaucoup désirable ; néanmoins les jugements de Dieu sont préférables aux pompes de ce monde, dont le désir fait qu’on ne désire plus, mais qu’on redoute, ou qu’on méprise, ou que l’on ne croit plus les jugements de Dieu. Si chaque fidèle, à son tour, est un or pur ou une pierre précieuse, inaltérable au feu et réservé pour les trésors du Seigneur, alors il aime les jugements de Dieu plus que lui-même, et préfère à sa propre volonté, celle de Dieu. « Ils sont plus doux que le miel dans son rayon ». Que l’âme fidèle soit ce miel exquis, et que déjà dégagée des biens de la vie, elle attende le jour du festin du Seigneur ; ou qu’elle ne soit encore qu’un rayon de miel, enveloppée encore dans cette vie, comme dans les alvéoles qu’elle remplit sans s’y attacher, ayant besoin que la main de Dieu la presse, non pour l’accabler, mais pour l’exprimer comme un miel, et la faire passer du temps à l’éternité, alors les jugements de Dieu seront pour elle plus doux qu’elle ne l’est elle-même ; car ils sont plus délicieux que le miel et que le rayon.
'''12.''' « Pour votre serviteur, il observe ces lois<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 18,12]]</ref> », et le jour du Seigneur sera bien amer pour quiconque les méprise. « On trouve, à les pratiquer, une ample récompense<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id.]]</ref> » ; et cette ample récompense n’est dans aucun autre avantage extérieur que dans la pratique même des préceptes du Seigneur ; elle est grande, parce que cette pratique porte en elle-même sa joie.
'''13.''' « Qui peut connaître ses égarements<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 13]]</ref>? » Et dans ces égarements, quelle douceur peut-on trouver, puisqu’il n’y a point d’intelligence ? Comment, en effet, comprendre ces égarements, quand ils obscurcissent l’œil de cette âme qui fait ses délices de la vérité, qui trouve doux et dignes d’envie, les jugements de Dieu ? Comme les ténèbres nous ferment les yeux, les péchés sont pour l’esprit un bandeau qui lui dérobe et la lumière et eux-mêmes.
'''14.''' « Purifiez-moi, Seigneur, de ce qui est caché en moi<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id.]]</ref> ». Seigneur, délivrez-moi de ces convoitises qui se cachent en mon cœur. « Préservez votre serviteur des péchés des autres », afin que les autres ne me séduisent point. Car l’homme purifié de ses fautes ne se laisse point prendre aux péchés des autres, Préservez donc des étrangères convoitises, non l’homme superbe qui cherche l’indépendance, mais moi, votre serviteur. « Si elles ne me tyrannisent plus, alors je serai sans tache<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 14]]</ref> ». Assurément, je serai sans tache, si mes passions, ni celles des autres ne me tyrannisent. Car il n’y a pas une troisième source de péché, après cette suggestion intérieure qui fit tomber le diable, et cette suggestion extérieure qui séduisit l’homme et devint son péché par le consentement qu’il y donna. « Et je serai pur d’un grand péchés. De quel autre péché, sinon de l’orgueil ? Il n’y a pas de plus grand crime que de se séparer<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||PSAUME XVIII. — LE VERBE DE DIEU.|195}}</noinclude><noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
de Dieu, et tel est le commencement de l’orgueil chez l’homme<ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#10-14|Sir. 10,14]]</ref>. Il est vraiment sans tache celui qui n’a pas même ce péché, qui est pour nous le dernier quand nous revenons à Dieu, comme il a été le premier quand nous l’avons abandonné.
''' 15.''' « Et alors les paroles de ma bouche vous seront agréables, et les pensées de mon cœur seront toujours en votre présence<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#19-15|Ps. 18,15]]</ref> ». Mon cœur ne recherchera plus cette vaine gloire de plaire aux hommes, puisqu’il n’y a plus en moi nul orgueil ; mais je le tiendrai toujours en votre présence, car vous voyez les cœurs purs. « Seigneur, vous êtes mon soutien et mon rédempteur ». Vous êtes mon soutien quand je me dirige vers vous, et c’est pour que j’aille à vous que vous m’avez racheté. Quiconque ose attribuer à sa propre sagesse de s’être tourné vers vous, ou à ses forces d’arriver à vous, n’en sera que rejeté plus loin, puisque vous résistez aux superbes<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#4-6|Jac. 4,6]]</ref> et il n’est point exempt de cette faute principale, ni agréable à vos yeux, Seigneur, qui nous rachetez afin que nous nous convertissions à vous, et qui nous aidez afin que nous parvenions auprès de vous.
<noinclude>{{Fin de colonnes}}{{brn|1}}{{Sep}}</noinclude>{{brn|1}}
{{t3|DEUXIÈME DISCOURS SUR LE MÊME PSAUME.|fs=150%}}
{{--}}
{{brn|2}}
{{Alinéa|Dans ce second discours saint Augustin tire les conséquences morales et pratiques de l’exposé précédent : 1{{o}} quant à la grâce de Dieu qui nous est acquise par les mérites de Jésus Christ ; 2{{o}} quant à l’unité et à la visibilité de l’Église, contre les hérétiques ; 3{{o}} quant aux dispositions qu’exige de nous la vraie conversion.|fs=80%}}
{{brn|1}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''1.''' Après avoir supplié le Seigneur de nous purifier de nos fautes ignorées, de préserver ses serviteurs des péchés des autres, il nous faut comprendre le sens de cette prière, afin de chanter en esprit les louanges du Seigneur, en hommes raisonnables, et non comme les oiseaux ; car on voit chaque jour le merle et le perroquet, le corbeau et la pie, apprendre des hommes à former des sons qu’ils ne comprennent point. Mais Dieu a bien voulu faire à l’homme le don de comprendre ce qu’il chante ; et c’est avec douleur que nous voyons tant d’impies et de libertins exhaler des chants dignes de leurs oreilles et de leurs cœurs d’autant plus coupables en cela qu’ils ne peuvent ignorer ce qu’ils chantent. Car ils savent que leurs chants sont criminels, et néanmoins ils les redisent avec une allégresse d’autant plus vive qu’elle est plus immonde, et ils se croient d’autant plus joyeux qu’ils sont plus lubriques. Pour nous, qui avons appris à chanter dans l’Église les cantiques divins, nous devons nous efforcer d’atteindre cette perfection ainsi formulée : « Bienheureux le peuple qui entend la louange<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 2#89-16|Ps. 88,16]]</ref> ». Il faut donc, mes bien-aimés, étudier et comprendre avec le calme du cœur, ce que nous avons chanté à l’unisson des voix. Chacun de nous, dans ce cantique, a supplié le Seigneur, et a dit à Dieu : « Purifiez-moi, Seigneur, de mes fautes cachées, préservez votre serviteur des péchés des autres. Si je n’en ressens point la tyrannie, je serai sans tache, et pur d’un grand péché<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#19-13|Ps. 18,13-14]]</ref> ». Pour bien comprendre le sens et la portée de ces paroles, voyons rapidement, et avec le secours de Dieu, le texte du psaume.
'''2.''' C’est une allégorie du Christ, et nous le voyons clairement dans ces paroles : « Il est sorti comme l’Époux de son lit nuptial<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#19-16|Id. 16]]</ref> ». Quel est cet Époux, sinon celui à qui l’Apôtre a fiancé une vierge ? et dans ses chastes sollicitudes, ce fidèle ami de l’Époux craint que, comme elle fut séduite par les artifices du serpent, les sens de cette virginale Épouse du Christ ne se corrompent et ne dégénèrent de la chasteté qui est dans le Christ<ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#11-3|2 Cor. 11,3]]</ref>. C’est donc
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||PSAUME XIX. — LE CHRIST DANS SA PASSION.|201}}</noinclude><noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>ce grand vice, mes paroles pourront être agréables devant les hommes, et non devant vous ; puisque l’âme superbe demande aux hommes ses applaudissements, mais l’âme vraiment humble veut plaire dans ce secret que pénètre-Dieu seul ; et si elle vient à plaire aux hommes par quelques bonnes œuvres, elle s’en réjouit pour-ceux qui se complaisent dans ses œuvres, et non pour elle-même ; il doit lui suffire d’avoir fait le bien. « Notre gloire », dit l’Apôtre, « c’est le témoignage de notre conscience<ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#1-12|2 Cor. 1,12]]</ref> ». Chantons donc aussi à Dieu le verset suivant : « Seigneur, vous êtes mon aide, mon rédempteur ». Vous m’aidez dans le bien et me délivrez du mal. Vous êtes mon aide, afin que je demeure dans la charité ; mon rédempteur, en me rachetant de mon iniquité.
<noinclude>{{Fin de colonnes}}{{brn|1}}{{Sep}}</noinclude>{{brn|1}}
{{t3|DISCOURS SUR LE PSAUME XIX.|fs=150%}}
{{t4|LE CHRIST DANS SA PASSION.|fs=110%}}
{{--}}
{{brn|2}}
{{Alinéa|Ce psaume est le chant de la résurrection, qui est la Gloire de Jésus-Christ triomphant des Juifs ses ennemis, et devenant notre médiateur dans le ciel.|fs=80%}}
{{brn|1}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
{{c|POUR LA FIN, PSAUME À DAVID<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-1|Ps. 19,1]]</ref>.}}
'''1.''' Le titre nous est connu, ce n’est point le Christ qui parle, mais le Prophète qui parle au Christ, et qui chante l’avenir sous la forme d’un souhait.
'''2.''' « Que le Seigneur vous exauce au jour de la tribulation<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-2|Id. 2]]</ref> ». Qu’il vous exauce au jour que vous lui avez dit : « Mon Père, glorifiez votre Fils<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#17-1|Jn. 17,1]]</ref> ». « Que le nom du Dieu de Jacob vous protège ». Car c’est à vous qu’appartient le plus jeune des deux peuples, puisque l’aîné doit servir le puîné<ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#25-23|Gen. 25,23]]</ref> ».
'''3.''' « Qu’il vous protège du haut de son sanctuaire, et vous protège de Sion<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-3|Ps. 19,3]]</ref> » ; en sanctifiant votre corps mystique, ou l’Église, qui trouve sa sûreté dans la contemplation, et qui attend que vous reveniez des noces.
'''4.''' « Qu’il se souvienne de tout votre sacrifice<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-4|Id. 4]]</ref> ». Qu’il ne nous laisse pas oublier les outrages et les affronts que vous avez endurés pour nous. « Et qu’il rende suave le parfum de vos holocaustes ». Et que la douleur de cette croix, sur laquelle vous vous êtes offert tout entier à Dieu, se change en la joie de la résurrection.
'''5.''' « Diapsalma. Que le Seigneur vous donne selon votre cœur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-5|Ps. 19,5]]</ref> ». Que le Seigneur vous exauce, non point selon les désirs de ceux qui vous ont persécuté dans l’espoir de vous anéantir, mais selon votre cœur qui connaît les fruits de votre passion. « Et qu’il accomplisse tous vos desseins » ; qu’il accomplisse, non seulement ce dessein qui vous a porté à donner votre vie pour vos amis<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#15-13|Jn. 15,13]]</ref>, afin que le grain mourût pour ressusciter en épis luxuriants<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-14|Id. 12,14]]</ref>, mais encore celui par lequel l’aveuglement est tombé sur une partie d’Israël, afin que la plénitude des nations entrât, et qu’ainsi tout Israël fût sauvé<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-25|Rom. 11,25]]</ref> ».
'''6.''' « Nous tressaillerons dans votre salut ». Nous tressaillerons de l’impuissance de la mort sur vous ; car vous nous montrerez ainsi qu’elle sera impuissante à nous nuire. « Et nous trouverons notre gloire dans votre nom<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-6|Ps. 19,6]]</ref> ». Pour nous, confesser votre nom, nous conduira, non à notre perte, mais à la gloire.
''' 7.''' « Que le Seigneur vous accorde toutes vos demandes<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-6|Id.]]</ref> ». Qu’il exauce non seulement les prières que vous lui avez faites sur la terre, mais celles que vous lui faites en
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|202|DISCOURS SUR LES PSAUMES.|}}</noinclude><noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>notre faveur dans le ciel. « Je reconnais maintenant que le Seigneur a sauvé son Christ ». L’esprit de prophétie m’a fait connaître que le Seigneur doit ressusciter son Christ. « Il l’exaucera de son sanctuaire céleste ». Il l’exaucera, non seulement quand sur cette terre il demandera d’être glorifié<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#17-1|Jn. 17,1]]</ref>, mais lorsque dans le ciel il intercédera pour nous, à la droite de son Père, et répandra l’Esprit-Saint sur tous ceux qui croiront en lui<ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#2-1|Act. 2,1]]</ref>. « Il y a dans sa droite une puissance de salut ». Notre puissance est dans ses faveurs salutaires, alors qu’il nous soutient dans les afflictions, en sorte que c’est quand nous sommes faibles que nous devenons forts<ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#12-10|2 Cor. 12,10]]</ref>. Car le salut des hommes est vain<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 2#60-13|Ps. 59,13]]</ref>, quand il est de la gauche et non de la droite de Dieu, puisqu’ils s’enflent d’un excessif orgueil, tous ces pécheurs qui trouvent leur salut dans les biens du temps.
''' 8.''' « Ceux-ci mettent leur confiance dans leurs chariots, et dans leurs chevaux ». Les uns se laissent entraîner dans les évolutions successives de la fortune, et les autres se prévalent avec orgueil de leurs honneurs, et y placent leur félicité, « Pour nous, notre joie est dans le nom du Seigneur, notre Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-8|Id. 19,8]]</ref> ». Pour nous, notre espérance est dans les biens éternels, et sans chercher notre propre gloire, nous tressaillerons au nom du Seigneur, notre Dieu.
''' 9.''' Ils se sont embarrassés, et sont tombés<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#20-9|Ps. 19,9]]</ref>. L’amour des biens temporels les a garrottés, ils ont craint que, s’ils laissaient vivre le Fils de Dieu, les Romains ne prissent leur pays<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#11-48|Jn. 11,48]]</ref> et en se heurtant contre cette pierre de scandale et d’achoppement<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-32|Rom. 9,32]]</ref>, ils ont perdu l’espérance du ciel. Ils sont tombés dans l’aveuglement qui a frappé une partie d’Israël<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-25|Id. 11,25]]</ref> ; et, en voulant faire prévaloir leur propre justice, ils ont oublié celle de Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-3|Id. 10,3]]</ref>. « Pour nous, au contraire, nous nous sommes relevés pour nous redresser ». Pour nous, peuples de la Gentilité, nous étions des lierres, et Dieu a fait de nous des enfants d’Abraham<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#3-9|Mt. 3,9]]</ref> ; nous ne cherchions point la justice, et nous l’avons embrassée<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-30|Rom. 9,30]]</ref>, et nous voilà relevés ; ce redressement n’est point dû à nos forces, mais à la foi qui nous a justifiés.
''' 10.''' « Seigneur, sauvez le roi », afin qu’après nous avoir appris à combattre par sa passion, il offre aussi nos sacrifices, après s’être ressuscité d’entre les morts, et installé dans les cieux. « Exaucez-nous, au jour où nous vous invoquerons ». Et comme il sera notre intercesseur, vous nous exaucerez quand nous vous offrirons nos vœux.
<noinclude>{{Fin de colonnes}}{{brn|1}}{{Sep}}</noinclude>{{brn|1}}
{{t3|DISCOURS SUR LE PSAUME XX.|fs=150%}}
{{t4|LES REPRÉSAILLES DE LA PASSION.|fs=110%}}{{brn|1}}
{{--}}
{{brn|2}}
{{Alinéa|Ce psaume paraît avoir le même sujet que le précédent ; et, en l’appliquant à Jésus-Christ, nous retrouvons facilement cette gloire de la résurrection et de l’ascension qui a su compenser les ignominies du Calvaire.|fs=80%}}
{{brn|1}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
{{c|POUR LA FIN, PSAUME POUR DAVID<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#21-2|Ps. 20,1]]</ref>.}}
''' 1.''' Le titre nous est connu, c’est Jésus-Christ que chante le Prophète.
''' 2.''' « Seigneur, le roi s’applaudira de votre puissance ». Seigneur, le Christ, dans son humanité, s’applaudira de cette puissance qui a revêtu de chair le Verbe éternel. « Et votre salut le fera tressaillir d’allégresse<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#21-2|Ps. 20,2]]</ref> ». Il trouvera sa joie dans cette force qui donne la vie à toute créature.
''' 3.''' « Vous avez accompli les désirs de son
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" />{{nr||PSAUME XX. — LES REPRÉSAILLES DE LA PASSION.|203}}</noinclude>cœur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#21-3|Ps. 20,3]]</ref> ». Il avait désiré manger la Pâque<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc|Lc. 22,15]]</ref>, puis donner sa vie quand il voudrait, et la reprendre encore à son gré<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 10,18]]</ref>, et vous le lui avez accordé. « Et vous n’avez point rendu vaine la prière de ses lèvres<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 20,3]]</ref> ». Il dit : « Je vous laisse ma paix<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 14,17]]</ref> ». Et il en fut ainsi.
'''4.''' « Vous l’avez prévenu par vos suaves bénédictions<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 20,4]]</ref> ». Et comme il en avait savouré les douceurs, le fiel de nos péchés ne l’a point suffoqué. – « Diapsalma. – Vous « avez placé sur sa tête une couronne de pierres précieuses ». Au début de sa prédication, vous l’avez environné de ces pierres précieuses, qui furent ses disciples, et qui commencèrent à l’annoncer au monde.
'''5.''' « Il vous a demandé la vie, et vous la lui avez donnée<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 5]]</ref> ». Vous lui avez accordé la résurrection que demandait cette prière : « Mon Père, glorifiez votre Fils<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 17,1]]</ref>. Vous lui avez donné de longs jours pour l’éternité<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 20,5]]</ref> » les siècles de cette vie, qui mesurent la durée de son Église, et ensuite la durée des siècles éternels.
'''6.''' « Sa gloire est grande à cause de votre salut<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 6]]</ref> ». En le ressuscitant d’entre les morts, vous avez mis le comble à sa gloire. « Vous le chargerez de gloire et d’honneur ». Vous ajouterez encore à sa gloire et à sa splendeur, en le plaçant, au ciel, à votre droite.
'''7.''' « Sur lui retomberont vos bénédictions éternelles<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 7]]</ref> ». Et voici les bénédictions que vous lui donnerez dans les siècles « Vous le remplirez de joie devant votre face ». La vue de votre face jettera dans une joie ineffable cette humanité sainte qu’il a reportée près de vous.
'''8.''' « C’est dans le Seigneur que le roi a mis son espoir ». Ce roi sans orgueil, mais humble de cœur, espère dans le Seigneur. « Et il sera inébranlable dans la miséricorde du « Très-Haut<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 8]]</ref> ». Et cette infinie miséricorde ne troublera point l’humilité qui l’a rendu obéissant jusqu’à la mort de la croix.
'''9.''' « Que votre main se fasse sentir à tous vos ennemis<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 9]]</ref> ». Quand vous viendrez, pour nous juger, que votre pouvoir, ô roi, se fasse sentir à tous vos ennemis qui ne l’ont point compris dans votre humilité. « Que ceux qui vous haïssent ne puissent échapper à votre droite ». Que cette gloire, qui vous fait régner à la droite de votre Père, rencontre au jour du jugement et châtie ceux qui vous haïssent, puisque sur la terre ils ne l’ont point connue.
'''10.''' « Vous les embraserez comme une fournaise ». La conscience de leur impiété sera pour eux comme un brasier intérieur. « Au jour de votre visage », ou quand vous manifesterez votre gloire. « Le Seigneur, dans sa colère, les frappera de terreur, et ils seront la proie des flammes<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 20,10]]</ref> ». Troublés par les célestes vengeances, et en proie au remords, ils seront dévorés par les flammes éternelles.
'''11.''' « Vous effacerez leurs fruits de la terre ». Ces fruits sont terrestres, et doivent disparaître de la terre. « Et leur génération d’entre les fils des hommes<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 11]]</ref> ». Vous anéantirez leurs œuvres, ou vous ne compterez pas les hommes qu’ils ont pu séduire, parmi ceux que vous avez appelés à l’héritage éternel.
'''12.''' « Parce qu’ils ont fait retomber leurs malheurs sur vous ». Tel est le châtiment qu’ils ont provoqué, en cherchant à détourner, par votre mort, les maux qu’ils redoutaient, si vous eussiez été leur roi. « Ils ont formé des desseins qu’ils n’ont pu accomplir<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 12]]</ref> ». Ils formaient ces desseins, quand ils disaient. « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour tous<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean|Jn. 11,50]]</ref> » ; dessein qu’ils n’ont pu accomplir, car ils ne savaient ce qu’ils disaient.
''' 13.''' « Vous leur tournerez le dos », car vous les placerez parmi ceux dont vous vous détournerez avec mépris. « Et dans ce que vous leur laissez, vous vous préparez leur visage<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes|Ps. 20,13]]</ref> ». Ce que vous leur laissez, ce sont les désirs d’un royaume terrestre, et ces désirs stimuleront leur impudence ou leur visage, dans la passion que vous vous préparez.
''' 14.''' « Élevez-vous, Seigneur, dans votre puissance ». O vous, Seigneur, qu’ils n’ont point reconnu dans votre humilité, élevez-vous dans cette puissance qu’ils ont regardée comme une faiblesse. « Nous bénirons vos grandeurs, nous les célébrerons sur la harpe<ref>[[Bible_Crampon_1923|Id. 14]]</ref> » Notre amour et nos œuvres chanteront vos merveilles, nous les ferons connaître par toute la terre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* SPLIT */
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wikitext
text/x-wiki
==Brouillon pour Match et Split==
{{ambox|image=[[File:Baustelle.svg|50px]]|text=Ajustements en cours, après Match et Split. Pour éviter les conflits d’édition, merci d’attendre le retrait de ce bandeau pour travailler sur ce livre.}}
{{m|En cours2}}
en cas de problème, on peut mettre un message à [[Discussion utilisateur:Tpt|Tpt]] (en français)
*Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match
*Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split
*Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status
------------
==SPLIT==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/11]]==
{{c|'''SATAN ET ÈVE,'''|fs=150%}}
{{c|OU|fs=90%}}
{{c|L’ORIGINE DE LA FOUTERIE.|fs=120%|mb=2em}}
[[file:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830 - séparateur-4.png|150px|center]]
{{brn|2}}
Le Père éternel baillait comme un bien-heureux
dans son paradis, les esprits qui l’entouraient
et que nous nommons archanges, anges,
chérubins, séraphins, avaient beau chercher
à le distraire, ils l’embêtaient à qui mieux
mieux, et ce n’était pour lui que de la fouterie
de pauvre. Il fronça le sourcil, toute la cohue
disparut et le bonhomme entra dans son laboratoire :
il ouvrit une soupape, le vent souffla
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/12]]==
et dissipa le chaos et le brouillard qui enveloppaient
la terre. L’univers parut ainsi que tout
ce qui le compose aujourd’hui, à cela près des
volcans et de tous les êtres vivans à deux ou
quatre pieds, à poils, à plumes et à écailles.
Nous ne parlons point de l’homme ; il devait le
fabriquer d’une manière toute particulière
et c’est ce dont nous allons nous occuper et
rendre compte à nos lecteurs.
{{interligne|0.2em}}
Peu nous importe le jugement que l’on portera
de notre ouvrage et de l’auteur. Nous écrivons
pour les hommes sans préjugés, ennemis
de l’erreur et auxquels on ne peut en imposer
par des radotages, des sophismes ou des contes
en l’air inventés par ceux qui ont intérêt à tenir
les peuples dans l’ignorance en les aveuglant
par le fanatisme et la superstition.
{{interligne|0.2em}}
Or, voici comment nous entendons la création
selon la nature et l’ordre des choses le
plus assorti aux connaissances humaines et
au système de ceux qui considèrent la jouissance
et le plaisir comme la base de tout, et
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/13]]==
le seul et vrai moyen de passer gaîment la vie
pour arriver à sa fin, sans s’occuper de ce qui
peut nous survenir après, soit que l’ame, si elle
existe, nous survive ou s’éteigne avec nous, au
reste peu importe. J’en reviens au laboratoire
du Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Il y était donc entré pour travailler à l’espèce
humaine et regardait sur les nombreuses
tablettes qui le meublaient dans quel vase il
trouverait les compositions propres à fabriquer
ce qu’il devait nommer un homme. L’étiquette
la lui indiqua : il prit le vase, le plaça
sur une table, le découvrit et du pouce et de
l’index de sa main droite il saisit une boulette
comme font les saltimbanques ou les escamoteurs
qui se montrent dans les places publiques
ou autres lieux de la bonne ville de
Paris. Il la plaça dans le milieu de sa main
gauche, lorsqu’elle y fut d’aplomb il mouilla
son doigt avec la salive qui humectait sa bouche
éternelle et le passant sur la boulette, il ferma
la main sans trop la presser. Il lui fit subir
à ce qu’il paraît une espèce d’incubation, car
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/14]]==
un instant s’était à peine écoulé, lorsqu’il ouvrit
les doigts et une petite figure vivante se
tint debout sur la table. Il souffla dessus et
lui ordonna de croître. Elle grandit à vue d’œil ;
pendant cette opération il la plaça sur le sol,
et sa croissance eut lieu d’une manière merveilleuse.
{{interligne|0.2em}}
Lorsque sa taille lui parut assez élevée, il
plaça sa main sur l’occiput et alors elle s’arrêta.
Il n’y avait encore aucune apparence de
sexe, il ouvrit une boîte qui était devant lui,
il en tira une autre composition dont il se servit
pour façonner un membre viril et tout ce
qui en dépend ; et, le plaçant à l’endroit où il
devait figurer, il s’y adapta sur le champ, ce
qui prouvera aux plus incrédules combien est
grande la volonté du Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Le nouvel être créé restait là à poste fixe.
Ses yeux étaient fermés, sa bouche était à peine
entr’ouverte. Il respirait, mais il fallait un nouveau
commandement du fabricateur souverain
pour qu’il pût jouir du développement
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/15]]==
de ses facultés physiques et intellectuelles, et
le Père éternel prononça d’un ton doux et en
souriant, ces deux mots : ''pense'' et ''agis'' en lui
ouvrant les yeux avec l’un de ses doigts.
{{interligne|0.2em}}
L’homme, car c’en était un, en voyant la figure
vénérable de son créateur se mit à genoux,
baisa sa main, se releva ensuite et prononça
ces paroles : je te remercie, ô mon père,
de m’avoir donné l’existence, je n’en ferai usage
que pour te prouver chaque jour ma reconnaissance
et ma soumission à tes volontés.
{{interligne|0.2em}}
Le papa répondit : c’est bien, je te les ferai connaître.
{{interligne|0.2em}}
Il frappa ensuite trois coups sur la table
avec un petit maillet, et sur-le-champ parut
un esprit d’une taille majestueuse et divine
qui regarda l’homme avec étonnement, mais
sans prononcer un seul mot. Le Père éternel
lui adressa la parole et lui dit : regarde ce jardin
qui se forme, ces arbres qui grandissent,
ces fruits qui pendent sur les arbres, ces {{tiret|ruis|seaux}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/16]]==
{{tiret2|ruis|seaux}} limpides qui coulent et serpentent, cet
astre lumineux qui se montre au firmament,
eh bien, conduis ce nouvel être dans ce lieu de
délices, de paix et de bonheur. Ces oiseaux
qui voltigent de tous côtés, vont le saluer par
leur ramage ; les animaux qui parcourent ce
jardin lui seront soumis. Ils n’auront que de
l’instinct, lui seul aura de la raison, et un langage
pour l’exprimer. Il est formé d’une autre
essence que toi et les autres esprits célestes
qui ont la permission de m’approcher. Il vivra
dans cet azile ; exécute l’ordre que je te donne
sans lui rien dire ni lui faire aucune question,
je te le défends sous peine d’exciter ma colère
et d’encourir un cruel châtiment. Sors… avec
ton compagnon.
{{interligne|0.2em}}
L’esprit obéit, et le Père éternel les regarda
s’éloigner. Ils furent bientôt rendus dans le
jardin, alors le souverain maître de l’univers
s’entoura d’une vapeur assez épaisse, et mollement
étendu dessus, le zéphir le porta sur
les traces du génie et du premier homme. Il
les trouva qui s’avançaient dans le jardin en
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/17]]==
gardant le plus profond silence. L’homme regardait
sans trop de surprise tout ce qui l’entourait,
il écoutait le chant des oiseaux, les
animaux s’approchaient de lui, lui léchaient
les pieds et les mains, il les flattait, les caressait,
ils se succédaient les uns après les
autres. Ils arrivèrent au pied d’un arbre touffu
entouré de buissons de roses et sur le bord
d’un bassin où coulait une onde transparente.
L’homme y vit son image et tressaillit ; il éprouvait
des sensations. Laisse le seul, dit le Père
éternel sans se montrer, et retourne à ton
poste, tu attendras mes ordres ; et le génie
s’éloigna. Le nouvel homme était resté à la
même place : écoute-moi, lui dit le Père éternel ;
tu m’as promis reconnaissance et j’y compte.
Voici ta demeure ; tu y trouveras toutes les
jouissances de la vie. Ton bonheur dépendra
de toi ; je reviendrai chaque jour te visiter ;
j’irai au devant de tes désirs ; souviens-toi que
tes plus secrètes pensées me seront connues,
ainsi ne cherche jamais à me tromper, à m’abuser.
Je te quitte : compte sur mes bienfaits.
Tu porteras le nom d’Adam, et lorsque tu me
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/18]]==
l’entendras prononcer, que je sois visible ou
non à tes yeux, hâte-toi de te rendre dans le
lieu d’où la voix te semblera venir. Tu peux
me répondre, je t’accorde le don de la parole ;
et Adam s’empressa de lui dire : je vous le promets,
ô mon père. Très bien, mon fils ; et le
Père éternel s’éloigna, porté sur son nuage
de vapeurs. Le lecteur ne pourra s’empêcher
de convenir que c’était un grand mécanicien
et un grand machiniste. Nos physiciens actuels
n’en approchent pas, et ils barbouilleront
encore longtems de la toile et du papier avant
que de pouvoir illustrer ses œuvres par leurs
burins, leurs crayons ou leurs pinceaux. Mais,
passons toutes ces petites fantaisies à ces Messieurs,
et revenons au Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Il rentra dans son laboratoire où le génie
que nous avons déjà mis en scène vint le trouver
après avoir été appelé. Eh bien ! Satan,
c’était son nom, que penses-tu de mon dernier
ouvrage et de mon jardin improvisé où
je l’ai placé ? Mon père, sans vouloir ni pouvoir
pénétrer vos desseins, je ne crois pas que
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/19]]==
cela fut très nécessaire, à moins que vous
n’ayez voulu donner des rivaux aux habitans
du ciel et faire naître chez eux la jalousie.
Quant à moi, je vous avoue franchement
qu’elle me dévore, me tourmente, m’agite et
que mon bonheur, tout céleste qu’il est, s’est
évanoui et beaucoup de mes compagnons pensent
comme moi.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel lui répondit en souriant,
tu as tort ainsi que tous ceux qui s’alarment.
Au reste, ne suis-je donc plus le maître, et
dois-je vous demander votre avis ? Ces derniers
mots furent dits d’un ton un peu plus
grave. Que personne ne soit assez audacieux
pour murmurer, pour réfléchir même sur ce
qu’il me plaît de faire, ou je punirai les critiques,
les censeurs et les mécontens d’une manière
exemplaire ; allez et retirez-vous. Gardez-vous
surtout de pénétrer dans ce jardin
ou tremblez ; et Satan sortit d’un air confus
mais la rage dans le cœur et avec l’intention
de tourmenter Adam si l’occasion s’en présentait.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/20]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel, le roi des cieux, le créateur
du monde, rentré et seul dans son laboratoire,
se dit à lui-même : j’ai créé des êtres immortels
comme moi, et ils se montrent récalcitrans,
envieux, jaloux ; quelle sotte espèce.
{{interligne|0.2em}}
Créons encore des mortels qui finiront à
des époques indéterminées pour rentrer dans
le néant par des causes et des événemens que
je ferai naître à mon gré ou dont ces mortels
seront eux-mêmes la source et l’origine
par leur faute, leur ignorance ou leurs déréglemens.
Accordons-leur une sorte de prévoyance
qu’ils appelleront raison, et donnons-leur
en outre des passions qu’ils pourront
modérer ou vaincre d’après leur propre jugement,
à moins qu’ils ne préfèrent s’y livrer
sans connaître de frein ; nous verrons ce qu’il
en arrivera ; mais pour que cela ait lieu il
faut vivre en société : donnons une femme à
Adam, mes enfans célestes n’ont pas de sexe,
les mortels en seront pourvus et je leur permettrai
d’en faire usage lorsque cela conviendra
à mes projets, à ma volonté, à mes desseins.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/21]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Mes habitans célestes sont assez bien, mais
sans caractère ; Satan et quelques autres sont
plus impétueux, plus remuans, mais il leur
manque une sorte de vigueur que je donnerai
aux mortels : des sens qui les domineront et
que jusqu’à ce moment j’ai possédé seul et
auxquels je commande à mon gré. Si Satan en
était pourvu, rien ne pourrait l’arrêter ; il
faudrait trop de sévérité, et je ne voudrais
pas être forcé de briser moi-même mon propre
ouvrage. Au reste nous verrons plus tard et
les circonstances ou les événemens régleront
ma volonté et mes actions ! créons une femme,
Adam a une beauté mâle, vigoureuse, que
sa compagne réunisse tous les charmes, les
attraits dont je puis doter un être qui sortira
de mes mains, qu’elle soit l’image de ma puissance,
de ma divinité : qu’elle soit la reine
de l’univers et qu’on la juge digne de partager
ma gloire et mon trône, si le maître et le
créateur du monde pouvait se donner une
compagne. C’est sur ce modèle et ce croquis
que je vais créer la femme, l’épouse que je
vais donner à Adam, mais dont il ne {{tiret|con|naitra}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/22]]==
{{tiret2|con|naitra}} le sexe et les qualités, dont il ne jouira
que d’après mes ordres et ma volonté. C’est
peut-être un peu tyrannique, mais c’est un
caprice et je puis me le permettre. Le tout
puissant se mit donc à l’ouvrage et pour former
la femme il ne chercha point la boulette
dans le vase où il avait trouvé celle d’Adam.
Il créa par sa toute puissance une matière
plus délicate, plus propre à recevoir ou à
exprimer les diverses sensations de l’âme et
du cœur, et cette sensibilité exquise qui doit
caractériser un être destiné à plaire, à charmer,
à séduire et à modérer par un coup d’œil,
un sourire ou une tendre pensée, la fougue
impétueuse de l’homme dont elle doit être
la compagne. Il se mit donc à l’ouvrage, et
bientôt parut la première femme. Que de
grâces ! que de beautés ! que de perfections ?
quelle réunion de tout ce que la nature peut
offrir de merveilleux ! il est vrai que c’était
l’ouvrage d’un dieu.
{{interligne|0.2em}}
Il sourit en voyant son propre ouvrage !…
Sa peau était d’une blancheur éblouissante ;
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/23]]==
ses yeux, sa bouche, ses cheveux longs et
bouclés, sa gorge et ses deux boutons de rose,
son bras potelé, sa main petite et ses doigts
en fuseau, ses cuisses, ses jambes, son joli
pied digne de porter un corps aussi parfait ;
tout cet ensemble était ravissant. Le Père
éternel s’était complu à créer cette merveille,
et lui seul pouvait être l’artiste privilégié créateur
d’un tel chef d’œuvre, d’un tel prodige.
{{interligne|0.2em}}
Praxitèle, Phidias et quelques autres ont
eu des inspirations célestes ; ils ont brillé par
certains détails qui annonçaient le génie, mais
cet ensemble parfait qui ne laisse rien à désirer,
ne pouvait appartenir qu’au dieu créateur
de toutes choses, et en fin connaisseur,
il s’était réservé le droit exclusif de produire
de vrais chefs d’œuvres, et il créa {{sc|Ève}} !!!
{{interligne|0.2em}}
Il ne s’était point encore occupé du sexe, il
lui restait un peu de la matière dont il avait
formé ce beau corps, et il se délecta à fabriquer
dans ses célestes doigts le {{sc|Con}} de la
charmante Ève, et les diverses parties qui le
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/24]]==
composent. Il soigna le clitoris, le dota d’une
sensibilité qu’on peut éprouver sans pouvoir
la peindre : il faudrait être le ''foutre'' lui-même
pour en parler, et la matière est muette.
{{interligne|0.2em}}
Il y plaça l’hymen, cette peau légère et diaphane
qu’on a nommé dans le langage vulgaire
pucelage ou virginité. Il ajusta ces différentes
parties avec une adresse toute particulière
comme un artiste monte les rouages
et les ressorts d’une pendule ; ensuite il plaça
ce con divin au dessous de ce mont voluptueux
qui porte le nom de la mère des amours, et il
se couvrit aussitôt d’un duvet léger et frisé
qui en fit l’ornement et annonça qu’Ève pouvait
en faire usage.
{{interligne|0.2em}}
Afin de s’assurer que l’organisation était
complette, il toucha du bout du doigt la tête
du clitoris, la belle en {{Corr|tresaillit|tressaillit}} ; il fut alors
certain du succès et s’arrêta.
{{interligne|0.2em}}
Il fallait animer ce beau corps, cette ame
plus belle encore, que les yeux de la femme
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/25]]==
s’ouvrissent à la lumière, et pour arriver à
cette heureuse fin le Père éternel ne se contenta
pas de parler comme il l’avait fait pour
animer Adam.
{{interligne|0.2em}}
Il s’en approcha, ses lèvres effleurèrent
celles d’Ève, son souffle divin pénétra à travers
deux rangs de perles qu’ombrageaient deux
lèvres de rose. Ève soupira, son cœur palpita,
son sein se souleva amoureusement, ses paupières
s’élevèrent, ses yeux s’arrêtèrent sur la
figure resplendissante et auguste de l’éternel,
et elle prononça avec un son de voix harmonieux
qui n’exista que pour elle : mon père,
mon dieu, je te salue. Ta fille ne vivra que pour
t’adorer ; mets ta main sur mon cœur, c’est
pour toi seul qu’il bat d’amour et de reconnaissance.
{{interligne|0.2em}}
En parlant, elle avait pris cette main divine
et l’avait placée sur son sein. Il fut touché de
cette sensibilité, de cette expression touchante,
naïve et pure de l’amour filial, il pressa
ce sein d’albâtre, baisa le front de son Ève et
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/26]]==
prononça pudeur et chasteté. Nous n’affirmerons
pas à nos lecteurs que le créateur
n’eût pas comme Pygmalion certains désirs,
il ne nous est pas permis de scruter la pensée
de Dieu ; nous devons adorer et nous taire.
Un mortel eût bandé et foutu, mais un Dieu
sait commander à ses passions, il a des principes ;
et le père, créateur d’Ève, avait ses
projets et ses intentions. Ève était donc bien
formée, c’était une beauté accomplie. Comme
elle était destinée par le créateur à devenir la
compagne d’Adam et plus tard son épouse,
lorsque cela lui conviendrait et qu’il leur permettrait
de foutre ensemble en leur indiquant
l’usage qu’on pouvait faire d’un vit et d’un
con. Il jugea à propos de la conduire lui-même
dans le jardin ne voulant pas en charger
Satan, d’abord parce qu’il avait à s’en plaindre,
ensuite parce qu’il connaissait l’ardeur
du personnage, son caractère fougueux et entreprenant,
et qu’il voulait d’ailleurs jouir lui-même
de la surprise, de l’embarras d’Adam
et Ève et des sensations qu’ils éprouveraient
l’un et l’autre. Il n’avait pas encore soulevé
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/27]]==
le voile de l’ignorance qui leur cachait ces choses
mystérieuses qu’ils apprendraient par la
suite ; cependant ils éprouvaient bien les premières
atteintes de ce feu que l’action du sang
faisait circuler dans leurs veines.
{{interligne|0.2em}}
Voilà ce qu’il voulait étudier, quoiqu’il eut
la puissance de tout prévoir et de tout arrêter,
ou faire naître à son gré.
{{interligne|0.2em}}
Il prit Ève par la main et guida ses premiers
pas dans le monde qu’il venait de lui ouvrir
en la créant. Docile et ingénue, elle marcha à
côté de son créateur, et Satan toujours poussé
par l’inquiétude et la curiosité, était caché
dans un petit réduit du palais des cieux d’où
il épiait toutes les démarches du Père éternel
qui de son côté ne s’occupait pas de choses
aussi futiles.
{{interligne|0.2em}}
Il découvrit le tout puissant avec sa nouvelle
créature ; il soupçonna avec juste raison
qu’il allait la réunir à l’habitant solitaire du
jardin pour qu’il eut de la société ; et de son
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/28]]==
côté, ne voulant pas perdre son tems, il jugea
à propos de se rendre dans le laboratoire du
Père éternel pendant son absence, afin de connaître
les secrets ou les recettes qu’il mettait
en usage pour procréer ainsi à volonté des
êtres d’une autre espèce que celle dont les
cieux étaient peuplés.
{{interligne|0.2em}}
Il y vint donc promptement ; il trouva le
vase aux boulettes pour les hommes, la matière
pour fabriquer les femmes et les sexes ;
il en prit une certaine quantité, plus un flacon
rempli d’une liqueur dont l’étiquette annonçait
qu’après en avoir bu quelques gouttes on
était doué de l’intelligence suprême et d’une
puissance aussi étendue que peut l’obtenir un
être soumis à la puissance divine à laquelle
rien ne peut résister ni se soustraire. Il trouva
que sa part était encore assez belle, et pour
ne pas être surpris il sortit sur le champ et retourna
se poster en vedette dans le lieu d’où
il était sorti lorsque le Père éternel avait quitté
les cieux.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/29]]==
<nowiki/>
Adam se promenait à l’ombre, au moment
où le créateur se présenta à ses yeux avec sa
belle épouse. Il s’avança de son côté, et se prosterna
à ses genoux en lui baisant la main.
{{interligne|0.2em}}
Relève-toi, mon fils, et considère le nouvel
être qui va te tenir compagnie dans ce jardin.
Adam obéit : ses yeux se tournèrent vers Ève
avec une sorte de froideur, avec cette indifférence
qui naît de la glace des sens ; ils n’avaient
aucun empire sur lui, ils n’avaient point
encore fait palpiter son cœur : il ne connaissait
point encore l’amour, la volupté, il ne formait
point de désirs ; les graces, la beauté ne lui faisaient
aucune impression, une femme n’était
rien pour lui, la différence du sexe ne pouvait
encore l’émouvoir, le foutre n’avait pas encore
bouillonné dans ses couilles, il n’avait point
encore bandé, son vit n’était qu’un membre
inerte, sans ressort, sans activité, qui ne lui
servait que pour satisfaire les exigences de la nature.
Il ne se sentait point enflammé à la vue d’un
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/30]]==
con, d’une belle gorge, d’une motte garnie de
poils frisés bruns ou blonds, une paire de fesses
fermes, rebondies n’invitaient point ses
mains à les palper et à s’assurer de leur fermeté
élastique ; il vivait sans connaître les
charmes de l’existence.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel chercha à le tirer de cette
torpeur et pour y parvenir il lui dit : Adam
pour te rendre le séjour de ce jardin plus
agréable, je t’amène une compagne que j’ai
créée exprès pour toi, c’est la belle Ève, je te la
donne pour épouse. Vous ne vous quitterez
plus, vous jouirez ensemble du bonheur le
plus pur. Aimez-vous, c’est un sentiment que
dans ce moment je place dans vos cœurs ; et
leurs yeux brillèrent d’un nouveau feu qui jusqu’alors
leur était inconnu. Donnez-vous la
main, ils obéirent et il ajouta, je vous unis, et
bientôt lorsque vous m’en paraîtrez dignes par
votre soumission et votre obéissance j’achèverai
ce que j’ébauche aujourd’hui.
{{interligne|0.2em}}
Je mets à votre disposition tout ce qui {{tiret|exis|te}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/31]]==
{{tiret2|exis|te}} dans ce jardin : les fleurs, les fruits, excepté
ceux de cet arbre au pied duquel nous nous
trouvons ; je vous défends d’y toucher, d’en
cueillir les fruits, d’en manger ; si vous osez
enfreindre ma défense, vous sentirez tout le
poids de ma colère et de mon indignation, et
les plus grands malheurs vous accableront.
Les animaux de toute espèce, les oiseaux qui
peuplent avec vous ce beau séjour vous seront
à jamais soumis. Songez, mes enfans, que rien
ne pourrait vous excuser à mes yeux si vous
vous rendiez coupables de désobéissance à
ma volonté suprême.
{{interligne|0.2em}}
En leur parlant ainsi le Père éternel s’était
armé d’une extrême sévérité ; ses regards paraissaient
lancer la foudre et sa voix redoutable
ressemblait à l’horrible fracas dont elle
frappe les airs lorsqu’elle fait explosion au sein
des nuages. Adam et Ève {{Corr|frisonnaient|frissonnaient}} et la
pâleur répandue sur leurs traits {{Corr|annoncait|annonçait}} le
trouble et la crainte qui agitaient leurs ames.
{{interligne|0.2em}}
Mais, dès que le créateur eut cessé de parler
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/32]]==
sa figure majestueuse reprit toute sa sérénité.
Il sourit à ses enfans et le calme rentra dans
leurs cœurs. Ils lui promirent de ne jamais
oublier sa volonté et de consacrer leur existence
au bonheur de lui prouver leur obéissance
et leur soumission. Il leur tendit la main
en signe d’affection et disparut à leurs yeux
comme un léger météore.
{{interligne|0.2em}}
Le créateur souverain, maître de l’univers,
rentra dans les cieux et par sa toute puissance
il fut invisible à tous les regards.
{{interligne|0.2em}}
Il s’aperçut qu’il y avait de la fermentation
parmi les esprits qui peuplaient le céleste séjour.
Que la naissance d’Adam et d’Ève en
était le motif, et que Satan soufflait dans
l’âme de ses nombreux partisans le feu de la
discorde et de la révolte. Il ne s’en effraya
point, il pouvait d’un mot, d’un souffle anéantir
les coupables et les plonger dans les profonds
abymes de la terre. Il voulut d’abord user
de clémence, et rentrant dans son laboratoire
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/33]]==
il fit comparaître Satan devant lui, et sans autre
préambule il lui dit : réponds à ton juge,
esprit inquiet et rebelle ? tu es entré ici pendant
que je me rendais au jardin et tu as osé
toucher à ces vases. Il les lui montrait ; tu as eu
l’audace de soustraire quelques uns des objets
qu’ils contenaient, tu as enlevé ensuite un
flacon d’une liqueur dont tu as commencé à
faire usage. Tu vois que tout m’est connu ; tu
excite quelques uns des esprits dont tu es le
chef à la révolte. Téméraires, je puis d’un mot
d’un geste vous anéantir, vous priver même de
cette immortalité que je vous ai accordée parceque
je n’ai qu’à vouloir ; repens-toi et je te
pardonne. Tu veux encore pousser au crime
les deux innocentes créatures que j’ai créées.
Tu es excité à ce forfait par une honteuse jalousie ;
repens-toi, tombe à mes pieds et j’oublie
ta faute et ton crime et celui de ceux que tu
as séduits. Satan répondit : Dieu, maître souverain
de toutes choses, frappe, mais Satan ne
s’avilira jamais. Je brave ta colère et les châtimens
et ceux que tu prétends que j’ai séduits
suivront mon {{Corr|exemple|exemple.}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/34]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Le père éternel étendit son bras vengeur, et
d’une voix tonnante il prononça cet arrêt terrible :
disparaissez à jamais traitres et rebelles,
vous n’êtes plus dignes d’habiter le céleste séjour ;
que les gouffres et les abymes de la terre
soient votre asile. Au même instant une force
invisible entraîna Satan ; on entendit un bruit
semblable à celui de la foudre qui éclate, les
{{Corr|rébelles|rebelles}} furent engloutis et réservés à des tourmens
éternels, digne châtiment de leur ingratitude
et de leur déloyauté.
{{interligne|0.2em}}
Tout devint calme dans le ciel. Les esprits et
les génies qui l’habitaient ne connaissaient que
la soumission, le respect et l’amour pour leurs devoirs.
{{interligne|0.2em}}
<includeonly>{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-008.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=Ils se parlaient, se donnaient de temps en temps un baiser.|''P. 28''|style=font-size:120%;font-family:italic|m=1em}}</includeonly>
Le père éternel sans s’occuper davantage de
la terrible leçon qu’il venait de donner à ceux
qui auraient été tentés de suivre l’exemple de
Satan et de ses complices descendit dans le jardin
pour visiter Adam et Ève. Il les trouva assis
mollement sur le gazon ; ils se parlaient, se
donnaient de tems en tems un baiser, mais
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/35]]==
leurs caresses n’avaient rien de lascif, de voluptueux.
Les sens, l’ame, le cœur n’y étaient
pour rien. Ce n’était point l’amour ; exister
ainsi ce n’est pas vivre, c’est végéter comme
une plante.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel le savait ; mais il ne voulait
pas encore les éclairer. Il cherchait à connaître
si le seul instinct les conduirait à découvrir le
principe de toutes choses, le mobile heureux
des actions de l’homme qui bande, qui fout et
qui décharge ; et il se réservait d’instruire Ève,
de développer ses facultés intellectuelles, enfin
de lui donner une première leçon de bonheur
et de volupté charnelle en suivant toutes les
gradations que ses talens et son expérience
consommée lui permettraient d’employer. Il
voulait enfin jouir de son propre ouvrage et
ne l’abandonner à son époux, au cher Adam
que bien formée, bien dressée comme on marie
maintenant nos jeunes françaises en sortant
de pension et qu’elles ont fait usage d’un godmiché,
du vit de leur confesseur, ou d’un
amant assez aimable, assez joli garçon pour
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/36]]==
leur plaire, en être aimée, les foutre, mais pas
assez riche pour les épouser. On voit que le
premier homme était destiné à être le premier cocu.
{{interligne|0.2em}}
Il n’y avait pas grand mal à cela, être cocufié
par un Dieu est un honneur qui n’appartient
pas à tout le monde. Les rois, les princes, les
grands de la terre qui ne sont tout bonnement
que des hommes et souvent très petits, rendent
ce service à ceux qu’ils regardent comme au
dessous d’eux, et ils les comblent de faveurs,
de richesses, le con de leurs chastes moitiés est
le canal des graces ; ainsi-soit-il, et <i>{{lang|la|gaudeant
bene nanti.}}</i>
{{interligne|0.2em}}
Le créateur s’entretint avec ses deux enfans
chéris ; il leur parla du soleil, de la lune, de la
pluie, du beau tems, de la sagesse, de la vertu,
de l’obéissance, c’est le refrain de tous les moralistes.
Ils l’écoutaient en ouvrant de grands
yeux et lorsqu’il les vit sur le point de bailler,
il les quitta en leur faisant signe gaiment de ne
pas toucher au fruit de l’arbre, et après avoir
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/37]]==
jeté un coup d’œil sur la belle Ève qui ne cachait
aucun de ses appas, parce qu’elle ne se
doutait pas de leur pouvoir et de leur usage,
il retourna dans les cieux pour entendre une
cantate sur la chute des mauvais anges, dont
les paroles étaient de Raphaël et la musique de
l’archange Michel.
{{interligne|0.2em}}
Tandis qu’on va psalmodier dans le ciel des
couplets de circonstance, voyons un peu ce
que faisait Satan et sa bande de mauvais sujets
et offrons à nos lecteurs la description de leur
sombre séjour et de leur première séance dans
ce lieu de ténèbres et de réprobation.
{{interligne|0.2em}}
Ces infortunés étaient encore étourdis de
la culbute qu’ils avaient faite, car on ne parcourt
pas ainsi ''{{lang|la|ex-abrupto}}'' un saut de quatre-vingt-dix
millions de lieues sans éprouver
quelques contusions, essuyer quelques écorchures,
et ils en avaient tous plus ou moins. La
plupart faisaient piteuse grimace et Satan
voyant que le découragement s’était emparé
d’eux leur dit : eh quoi, vous perdez courage ?
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/38]]==
votre ame n’est pas assez fortement trempée
pour résister à un peu d’adversité ? qu’avez-vous
perdu ? le ciel et l’esclavage ; mais vous
avez recouvré un bien plus précieux, la liberté.
Vous aurez en moi un chef il est vrai, mais je
ne serai point un tyran ; je saurai compatir aux
maux que vous avez soufferts puisque je les ai partagés.
{{interligne|0.2em}}
Tout n’est pas perdu puisque l’espoir de la
vengeance nous reste et une indomptable fermeté ;
elle est indestructible ainsi que notre
courage et nous ferons à nos ennemis une
guerre de force ou de ruse éternelle et implacable.
Et qu’importe où je sois avec vous si je suis
toujours le même et le premier après celui
qui seul possède la foudre ; nous serons les paisibles
maîtres de ces lieux, il est toujours glorieux
de régner, et un trône dans l’abyme est
préférable à l’esclavage dans les cieux ; au reste
je vais vous prouver que je suis digne d’être à
votre tête et de vous commander. J’ai un projet
dont l’exécution demande autant d’audace
que de persévérance ; il faut vous quitter
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/39]]==
pour en assurer le succès, et je pars dans un
instant seul et sans autre secours que l’expérience ;
je vais porter à notre ennemi des coups
bien sensibles ; je vais le frapper dans ses plus
chères affections et me venger ainsi que vous
de l’opprobre auquel il nous a livrés. Mon absence
ne sera pas longue, j’étonnerai l’univers
par mon intrépidité et les moyens hardis que
je vais mettre en œuvre ; je ferai un grand
nombre de victimes, et les siècles à venir parleront
de ce triomphe. À mon retour nous célébrerons
cette grande victoire au sein de la joie
et des plaisirs les plus doux. En attendant ce
moment fortuné, veillez de votre côté, restez
dans la plus grande sécurité, comptez sur
Satan, il saura vaincre et surmonter tous les
obstacles. Après avoir prononcé ces derniers
mots, il s’élança dans les ténèbres, et ses amis,
ses sujets étonnés de son audace, restèrent
longtems dans la stupeur ; mais reprenant
leurs esprits, ils firent des vœux pour son retour
et le succès de ses projets : ils jouissaient
d’avance de la désolation qu’il se promettait
de répandre sur la surface du globe.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/40]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Après avoir parcouru l’immensité, Satan
aidé de ses ailes immenses, arriva bientôt
près du jardin et il y pénétra, en prenant la
forme du serpent. Il choisit ce reptile comme
l’instrument le plus favorable à ses projets et
qui inspirerait le moins de défiance. Je pourrai
donc, disait-il, me venger de l’être que
j’abhorre et que j’envie, je rencontrerai son
épouse, je la trouverai seule, sans défense, je
tromperai sa douce innocence, et je l’entraînerai
à violer la défense qui lui a été
faite. Elle goûtera le fruit défendu et en se
perdant, elle fera partager sa faute, son
crime à son époux, et l’Éternel aura vu sa
pénétration, sa sagesse, sa prévoyance en défaut
et je serai doublement vengé ; ô Satan,
quelle gloire pour toi ! Il faisait ces cruelles
réflexions, lorsqu’il aperçut Ève seule, au
milieu des fleurs et des touffes de roses,
qu’elle relevait de ses belles mains. Il resta
en extase, sa figure céleste, les doux attraits
de son sexe, sa candeur, son aimable
innocence ; la grace de ses mouvemens, le
subjuguent et lui font oublier quelques {{tiret|in|stans}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/41]]==
{{tiret2|in|stans}} son barbare dessein, sa vengeance et sa
haine. Qu’elle est belle, s’écria-t-il ! que sa
beauté céleste est bien digne de l’amour des
Dieux ! mais l’amour et la beauté, partout
ailleurs si redoutables, n’ont rien qui puisse
m’intimider. Je suis entraîné par une haine
trop violente, haine d’autant plus dangereuse,
qu’il faut la déguiser sous le voile de l’amour,
c’est là le piège, où va tomber, ou va périr
ma victime.
{{interligne|0.2em}}
À ces mots Satan, sous les traits cruels du serpent
qui le renferme, ne rampe plus ; mais il
s’élève sur l’herbe et fait flotter, en forme de
spirales, les nombreuses volutes de son corps
onduleux. Au-dessus dominent son col d’un
or verdâtre, sa tête ornée d’une superbe crête
et ses yeux étincelans comme l’escarboucle.
Il prend, pour s’approcher d’Ève, une route
oblique et sinueuse, et va se placer sous ses
yeux. Frappé d’admiration, il incline plusieurs
fois sa crête superbe, il l’a salue de son
col émaillé et luisant, et baise la terre
qu’elle a foulée de ses pas. Ces aimables et
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/42]]==
muettes caresses attirent enfin les regards
d’Ève ! Plein de joie d’un tel avantage, c’est
alors qu’il commence son attaque par ce discours séducteur…
{{interligne|0.2em}}
{{Poem|Vous qui devez régner sur tout ce qui respire,
{{Mpom|Votre place est dans les cieux ;
Vous y jouiriez de l’empire|4}}
Qui n’appartient qu’à deux beaux yeux.
{{Mpom|Il est doux d’obéir aux graces,
On verrait marcher sur vos traces,
Les jeux, les ris et les amours ;
Et ce n’est point sur la terre,
Près de la brute grossière
Que vous devez passer vos jours.
Non, il n’appartient qu’aux anges,
De vous servir, vous adorer,
Heureux qui chante vos louanges,
Plus heureux qui sait vous aimer.
— D’étonnement Ève est frappée ;
Mais l’éloge a séduit son cœur.
Puis elle dit au tentateur :|4}}
Serpent, tu viens d’exprimer ta pensée !
{{Mpom|Apprends-moi pourquoi l’animal,
De l’homme est devenu l’égal ?|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/43]]==
{{Poem|{{em|2}}— Écoutez-moi, je vais vous satisfaire,
{{Mpom|Répond le rusé séducteur :
À vous obéir, à vous plaire,
Je trouve plaisir et bonheur.
J’étais né sans intelligence,
Semblable aux autres animaux,
Ne connaissant pour jouissance,
Que la pâture et le repos.|4}}
Dans la campagne, un jour, j’errais à l’aventure,
{{Mpom|Un arbre s’offrit à mes yeux,
Et le parfum délicieux|4}}
Que ses fruits répandaient sur toute la nature,
Flattèrent aussitôt et mon goût et mes sens ;
Du ciel j’y reconnus un des plus doux présens ;
{{Mpom|Et d’en manger il me prit une envie.
Je le fis : soudain la raison,|4}}
{{em|2}}Vint m’éclairer ; d’une nouvelle vie,
{{em|4}}Je reçus aussitôt le don.
{{em|2}}De l’univers j’admirai les merveilles,
{{Mpom|Mais chez vous seule la beauté
Se trouve unie à la bonté.
Votre voix frappe mes oreilles,
Et c’est un luth harmonieux.
Oui, tel est l’organe des Dieux !
Vous que sans égale on vit naître,|4}}|ss|fs=95%}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/44]]==
{{Poem|{{Mpom|Pardonnez, si j’ose paraître,
Près de vous pour vous admirer,
Je dirai plus pour adorer
De l’univers la souveraine,
Que Dieu devrait choisir pour reine.|4}}
{{interligne|0.2em}}
{{Mpom|— En écoutant le serpent,
Ève était très agitée,
Elle admirait son talent,
Son âme était embrasée ;
Et sans défiance, dit :
De la vertu de ce fruit,
De ses qualités étranges,
Par l’excès de tes louanges
Il m’est permis de douter.
— Pouvez-vous me suspecter,
Lui répliqua le perfide ;
Ensuite d’un air timide|4}}
{{Mpom|Il ajouta : Cet arbre précieux,
Se trouve près de ces lieux,
Sur les bords d’une fontaine|3}}
{{em|2}}Dont l’eau s’enfuit dans la plaine.
{{Mpom|Si vous voulez, objet charmant,
Je vous y conduis dans l’instant.|3}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/45]]==
<nowiki/>
Ève y consentit ; alors elle marche à côté
du serpent, qui paraît rayonnant d’espoir et
d’orgueil. Ils arrivent bientôt près de l’arbre
défendu, aussitôt qu’elle l’aperçoit, elle dit à
son guide :
{{Poem|Ah ! nous pouvions éviter ce voyage,
Ces fruits ont beaucoup de vertu,
Mais Dieu nous a défendu
D’en faire jamais usage ;
Ils nous donneraient la mort
Et tel est l’arrêt du sort.
— Moquez-vous de la défense,
Répondit le séducteur,
Et de ces fruits la puissance
Va faire votre bonheur.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Calmez-vous, ô reine de l’univers, vous ne
mourrez point ; ces fruits font naître la science,
j’en suis une preuve, j’en ai mangé et je
vis ; et la vie dont je jouis est plus parfaite
que celle qui m’avait été accordée par le sort.
Tel est le prix de mon heureuse audace : pourquoi
ne connaîtriez-vous pas le bien et le mal.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/46]]==
<nowiki/>
Dieu ne peut vous frapper et être injuste ; s’il
n’est pas juste, il n’est pas Dieu. Il ne faut ni
le craindre, ni lui obéir. Pourquoi donc une
semblable défense ? pour vous tenir dans la
bassesse, l’ignorance et dans l’esclavage.
{{Poem|{{em|3}}Goûtez ce fruit, belle déesse,
{{Mpom|Vous nagerez aussitôt dans l’ivresse ;
Vous deviendrez semblable aux dieux,
Et connaîtrez les délices des cieux.|2}}
Mangez-donc de ce fruit, vous serez plus jolie,
{{Mpom|Vous jouirez alors d’une nouvelle vie,
Et vous verrez chaque jour votre époux,
Vous adorer, tomber à vos genoux.|2}}
Vous deviendrez souveraine et maîtresse
Et seule vous aurez son cœur et sa tendresse.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Ces artificieuses paroles trouvèrent un trop
facile accès dans le cœur de la sensible et
innocente Ève. La vue de ce beau fruit la
séduisit, les discours du serpent avaient passé
de son oreille à son cœur, et elle croyait y
voir la raison et la vérité, et déjà femme dans
toute la force de l’acception de ce mot, {{tiret|l’es|poir}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/47]]==
{{tiret2|l’es|poir}} d’être plus belle, plus jolie, de commander
à son époux, d’en être uniquement aimée,
enflammait ses regards, son cœur et son
ame ; et déjà elle ne résiste plus au désir
de cueillir et de manger ce beau fruit, dont
le parfum excite encore ses avides désirs.
Elle dit, ô le meilleur des fruits, tes vertus
sont grandes, ton éloge est dans ton nom
tu es l’arbre de la science ; la défense que
Dieu a faite, relève ton prix ; il dit que nous
mourrons, en mangeant de ce fruit ; mais
le serpent n’est pas mort, il vit, il pense, il
raisonne, je n’ai rien à craindre, non. Voilà
le fruit divin qui charme la vue et le goût,
et remplit l’âme de sagesse et de clarté. Qui
m’arrête ? cueillons et nourrissons à la fois
mon esprit et mon corps.
{{interligne|0.2em}}
Le serpent, la tête levée, les yeux fixés sur
Ève, jouissait de son incertitude, de son embarras.
Des divers combats qui se livraient
dans son âme entre la crainte et ses désirs
brûlans, il la voyait vaincue et se disposait
à profiter du moment pour assurer son
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/48]]==
triomphe et sa victoire. Ève lève de nouveau
ses beaux yeux sur l’arbre, sourit au serpent,
étends la main, cueille un fruit et en mange ; à
peine ses lèvres {{Corr|l’on-t-elles|l’ont-elles}} touché, à peine
son suc divin a-t-il coulé dans sa bouche,
que ses genoux fléchissent, elle tombe mollement
étendue sur le gazon, et ses yeux se
ferment voluptueusement, elle savoure encore
amoureusement le jus du fruit ; alors le
serpent pour consommer son bonheur et la
perte de la trop sensible et trop crédule Ève,
s’approche d’elle, se baisse, sa bouche s’appuie
sur la sienne, il presse ses lèvres de roses,
lui donne un baiser et sa langue va chercher
la sienne ; il la rencontre et la titille, Ève
pousse un tendre soupir et Satan reçoit le
parfum du fruit dont elle est énivrée. Alors
il va consommer son ouvrage, sa queue se
relève, sa pointe entr’ouvre les lèvres du con
de la charmante Ève, elle s’y insinue légèrement,
touche l’entrée de l’hymen et son contact
anime le clitoris. Ève fait un mouvement,
Satan modère ses transports et glisse mollement
dans le vagin pour ne pas lui faire
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/49]]==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/50]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-050.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 43''|cap=Alors la queue du Serpent devient un Vit.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/51]]==
éprouver de douleurs. Les parties s’humectent,
alors la queue du serpent devient un vit qui
grossit à volonté à mesure que les voies s’élargissent,
et que la route devient plus facile ;
les mouvemens de Satan deviennent plus
sensibles, plus précipités ; Ève s’y prête, les
seconde, ouvre les cuisses, se soulève. Alors
Satan voyant que sa fouteuse le sert par instinct
et avec adresse, pousse vigoureusement
et après avoir limé quelque tems, son foutre
brûlant inonde le con de sa belle, qui décharge
de son côté. La même libation eut
lieu quatre fois, et Satan en libertin consommé,
en fouteur adroit et intelligent se
retira en voyant qu’Ève allait reprendre connaissance.
{{interligne|0.2em}}
Il se remit à la place où Ève l’avait vu lorsqu’elle
avait cueilli le fruit.
{{interligne|0.2em}}
Elle rouvrit ses beaux yeux noyés dans
une heureuse langueur, et en se relevant, elle
dit au serpent :
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/52]]==
<nowiki/>
{{Poem|J’ai fait un rêve charmant,
Mon âme en est enivrée,
Et je vais à chaque instant
Révérer cette journée.
La douce félicité
Dont pourrait jouir un ange,
S’est offerte sans mélange,
Mon cœur en est enchanté.
Serpent, je te remercie,
Va, je ne crains plus la mort,
J’ai goûté le fruit de vie
Et je dois bénir mon sort.|ds|fs=95%|m=1.5em}}
Satan fut enchanté de ce dénouement, il
s’attendait à des reproches, et la belle Ève se
félicitait de son bonheur. Quel heureux contraste !
il reconnut là le caractère qui devait
distinguer la femme. Le plaisir est tout pour
elle. Quant à lui, il jouissait intérieurement,
d’avoir fait une rouerie au père Éternel, en
foutant Ève et en confisquant à son profit le
pucelage qu’il se réservait, et qu’il ''mitonnait''
en le couvant de son regard tout puissant.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/53]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Il avait cocufié messire Adam, qui avait un
front propre à porter du bois, et qui ne {{Corr|s’appercevrait|s’apercevrait}}
pas que sa chaste moitié n’était plus
qu’une veuve. C’était encore assez bon pour
un mari et surtout le premier. Avant de quitter
Ève, il voulait encore lui donner quelques
instructions, et elle lui en fournit l’occasion
sans s’en douter.
{{interligne|0.2em}}
En se levant elle sentit une très légère douleur
dans les lèvres de son con, elle y porta
la main, et ses doigts se teignirent de la couleur
purpurine de son sang virginal, et sa
motte était mouillée d’une liqueur visqueuse
et gluante, elle ignorait que c’était du foutre.
Elle parla au serpent de tous ces changemens ;
il sourit de son ingénuité et lui répondit que
cela résultait du songe qui l’avait agitée si
agréablement pendant son sommeil ; il lui
conseilla de se laver avec la main dans le
bassin de la fontaine et elle fit bidet devant lui.
L’heureux scélérat jouit du bonheur de voir
l’intérieur du con rosé de la première et de
la plus belle des femmes, et tous ses appas les
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/54]]==
plus secrets. Lorsqu’elle se fut bien lavée, elle
parut mille fois plus fraîche et semblait nager
dans le délire et la joie.
{{interligne|0.2em}}
Je vais vous quitter pour quelques instans,
ô la plus belle des femmes et des divinités, il
ne faut pas que le Père éternel, ni votre
époux Adam nous trouvent ensemble, je vous
reverrai dans ces bosquets.
{{interligne|0.2em}}
Ayez soin, en rejoignant votre époux de lui
porter du fruit de ce bel arbre et de lui en
faire manger ; il faut que tout soit commun
entre vous. S’il montre quelque répugnance,
il faut la vaincre et qu’il se soumette à votre
volonté. Lorsqu’il aura mangé de ce fruit délicieux,
livrez-vous à lui, embrassez-le, portez
vos belles mains sur tous les membres de son
corps, principalement sur celui qui correspond
avec cette partie que vous venez de laver
dans la fontaine. Lorsque ce membre {{Corr|s’élevera|s’élèvera}}
et paraîtra pourpre à sa sommité, introduisez-le,
où vous avez ressenti quelque douleur
en vous réveillant, qu’il y entre dans toute sa
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/55]]==
{{Corr|longeur|longueur}}, l’amour fera le reste, et vous verrez
se réaliser les plaisirs inouis et enchanteurs,
la volupté et le bonheur dont vous avez été
comblée dans votre rêve. Adieu, belle et divine
Ève, permettez que je tombe à vos pieds ;
il s’y glissa et relevant sa tête jusqu’à son con,
il le baisa et le toucha de sa langue voluptueuse
et libertine, c’était un petit commencement
de gamahuchage. Ève fit un mouvement,
sourit, passa sa main caressante sur la
tête et le cou du serpent, en lui disant un
doux et tendre adieu. Satan se glissa entre
les arbustes et disparut. Il sortit du jardin
et fut reprendre sa forme naturelle dans le
creux d’un rocher au-delà de son enceinte.
{{interligne|0.2em}}
Ève restée seule après le départ du serpent,
songeait à son bonheur et à l’étendue des connaissances
qu’elle avait acquises ; elle jeta les
yeux sur l’arbre et dit d’une voix mélodieuse :
{{Poem|{{Mpom|Précieux arbre du jardin,
Toi qui possède la sagesse,|2}}
Tu viens d’embellir mon destin ;|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/56]]==
{{Poem|Comment exprimer mon ivresse.
Tu me reverras tous les jours,
Au lever brillant de l’aurore,
Tu seras mes seules amours ;
Ainsi que l’objet que j’adore.
Je viendrai recueillir tes fruits,
Soulager tes branches fécondes
Qui pendant la fraîcheur des nuits
Mûrissent pour nourrir les mondes.
Bientôt je verrai s’agrandir,
Grâce à lui, mon intelligence
Et je pourrai, ah ! quel plaisir,
Des Dieux partager la puissance.
Sans toi, je me verrais languir,
Au sein de l’obscure ignorance,
Et tes fruits viennent de m’ouvrir
Les portes de l’expérience.
De la sagesse, la raison,
J’ai parcouru le sanctuaire,
De la plus haute région
Je plane à mon gré sur la terre.
Allons retrouver mon époux,
Et qu’il partage ma science ;
De l’instruire il me sera doux,
Crois à notre reconnaissance.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/57]]==
<nowiki/>
En achevant ces mots elle s’éloigna, après
s’être inclinée devant l’arbre ; Adam l’attendait
et ne pouvait vaincre son impatience, ni
son amour. Il venait au-devant d’elle et il l’aperçut
non loin de l’arbre, tenant à la main
une branche garnie de ses superbes fruits.
{{interligne|0.2em}}
Elle courut à lui et après s’être excusée de sa
trop longue absence, elle lui en expliqua la
cause et ce qui lui était arrivé avec le serpent ;
elle parla avec enthousiasme, de l’arbre, de
ses vertus, de ses propriétés, de son heureuse
et suprême influence, et l’invita à manger de
ses fruits, afin de monter comme elle au
rang des Dieux.
{{interligne|0.2em}}
Adam était demeuré immobile d’étonnement
et d’effroi ; il se rappelait la défense de
Dieu, et il lui demandait comment après avoir
été ce que le tout puissant avait créé de plus
merveilleux, de plus doux, de plus aimable,
de plus noble et de plus sacré, elle s’était ainsi
flétrie, dégradée et dévouée à la mort.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/58]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Puis se tournant vers elle, il reprit d’une voix
calme, c’en est fait, mon sort est attaché au
tien, j’accepte ta destinée, mon cœur se
transporte et se confond tout entier dans le
tien. À ces mots Ève l’embrasse, elle triomphe
d’avoir exalté son amour au point de le faire
voler au-devant de tous les dangers, et de sa
belle main, détachant de la branche un de ses
fruits séducteurs, elle le lui donne, il le prend
et il le dévore, Ève l’excite encore par son
exemple. Tous deux sont {{Corr|énivrés|enivrés}}, la volupté
s’est emparée de leurs âmes ; enflammés par
leurs désirs, Adam jette sur Ève des regards
qui peignent le feu qui le dévore, et il exprime
ainsi sa passion.
{{Poem|Chère Ève, je te rends justice,
À ton époux, à ton amant,
Pardonne l’insultant caprice
Qui l’agitait dans cet instant.
Ah ! que de douces jouissances,
De voluptés et de plaisirs,
Furent perdus pour des souffrances
Qui s’opposaient à nos désirs.|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/59]]==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/60]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-060.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 51''|cap=Sa langue se glissait amoureusement sur le prépuce du premier homme.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/61]]==
{{Poem|Viens sous cet épais feuillage,
Fêter Vénus et l’amour ;
Nous attendrons sous l’ombrage,
Du soleil l’heureux retour.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Adam que le fruit de l’arbre de la science
avait éclairé sur les mystères de la fouterie,
prit Ève par la main, ses yeux étaient enflammés
et ceux d’Ève remplis d’une douce langueur ;
elle le suivit sans résistance dans un
bosquet tissu d’épais feuillages. Leur lit était
de gazon {{Corr|sémé|semé}} de fleurs adorantes. Là, livrés
sans réserve aux plaisirs de l’amour, les deux
époux goûtèrent tout ce que la fouterie et la
volupté ont de plus {{Corr|rafinés|raffinés}}. Adam couvrit de
baisers le corps si parfait de son épouse, tout
devint la proie de ses caresses ; il bandait,
le foutre gonflait ses couilles ; Ève tenait son
vit, y portait sa belle bouche et sa langue se
glissait amoureusement sur le prépuce du
premier homme. Enfin, profitant des leçons
et des avis du serpent, de Satan, elle se mit
sur le dos, ouvrit ses jambes et ses cuisses,
y fit placer son époux et tenant son vit dans
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/62]]==
la main, elle le plaça à l’entrée de son con,
et donnant un léger coup de cul il y entra ;
Adam en fit autant, et bientôt le couple amoureux
remuant la charnière déchargea ensemble,
Adam pour la première fois, pour Ève,
le serpent l’avait foutue comme nous l’avons
déjà dit et le pucelage était au diable. Ils passèrent
la nuit le vit dans le con. Le Père éternel
jurait, et Satan riait dans l’abyme avec les
siens. Descendons un peu dans ce sombre
séjour, pour savoir ce qui s’y passait et connaître
le retour de Satan.
{{interligne|0.2em}}
Nous l’avions laissé dans le creux d’un rocher,
il en sortit bientôt et développant ses
ailes, il arrive aux portes de l’abyme. Tout
est dans le silence, ses légions attendaient son
retour. Il pénètre dans la salle du trône sous
la figure d’un simple gardien, et se rendant
invisible, il traverse la foule, se place sur son
trône resplendissant de pierreries et d’or, et
voit tout sans être vu. Enfin, il paraît tel qu’une
étoile qui sort d’un nuage, sa tête est radieuse,
son corps rayonnant de ce reste de gloire, de
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/63]]==
cette lumière superbe que le Père éternel lui
avait laissée. Cet éclat fixa tous les regards
surpris ; des acclamations bruyantes se font
entendre. Les chefs de ses légions l’entourent,
le félicitent, l’allégresse est générale ; il demande
du silence et captive l’attention parce
discours : Ô vous, mes fidèles compagnons de
toutes les classes et de toutes les catégories,
vous qui m’avez choisi pour chef ; afin de mériter
ce titre, je viens de m’exposer aux plus
grands dangers et le succès a passé mes espérances.
{{Poem|{{Mpom|J’ai triomphé de l’Éternel,
De sa souveraine puissance ;|4}}
L’homme a trahi le monde, il a trompé le ciel :
{{Mpom|La femme son plus bel ouvrage,
Heureux modèle de beauté,
{{Nec|A}} perdu sa virginité.
Autrement, dit son pucelage,
Et le Tout-Puissant en enrage.
Il se réservait ce bijou,
Il en était à peu près fou ;
J’ai su le ravir à la belle,
J’ai vu sa mourante prunelle|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/64]]==
{{Poem|{{Mpom|Du ciel refuser la clarté,
En expirant de volupté.
Pour célébrer cette victoire,
Mes amis, il faut rire et boire ;
Je vous ai promis des plaisirs,
Et vais accomplir vos désirs.
Préparez tout pour une orgie,
Que l’amour soit de la partie ;
Pour faire des vits et des cons,
Des couilles, même des {{Corr|têtons|tétons}},
À Dieu j’ai ravi la recette :
Que chacun trousse sa jaquette,
Aussitôt je vais le doter
Du sexe qui peut le flatter.|4}}
{{em|2}}Sur deux rangs, allons, qu’on se mette,
{{Mpom|La chose sera bientôt faite ;
Avec un coup de goupillon
Je le rendrai fille ou garçon.
Chez vous la nature est perplexe,
Je corrige ce qui vous vexe.
Ensuite, amis, chacun foutra
Avec quiconque lui plaira.|4}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Cette harangue divertit l’assemblée, Satan
avait pris le ton convenable, il procéda sur le
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/65]]==
champ à la fabrication des vits et des cons, il
avait deux vases remplis d’une liqueur rosée ;
mais dont la propriété et la vertu étaient
différentes, et pour prouver qu’il ne faisait
point une gasconnade, il commença par opérer
sur les deux individus qui portaient les
vases : l’un voulait être du sexe masculin et
l’autre du féminin ; il humecta la place où se
trouvent les parties sexuelles. Le premier eut
un vit bien conditionné qui lui poussa comme
un champignon. Le second eut un joli con
virginal, accompagné de sa motte et d’une
gorge ferme, blanche et très élastique. Quant
à Satan, il avait soigné sa métamorphose à son
gré, et c’était gratifié d’un con et d’un vit. Le
con était placé au-dessus de l’anus ; mais sans
avoir les parties nécessaires à la génération.
Il ne voulait que du plaisir, c’était chez lui un
raffinement de paillardise et de lubricité, il
voulait être en même temps fouteur et foutu.
{{interligne|0.2em}}
Il opéra avec une rapidité merveilleuse, et
tout fut bientôt disposé pour l’orgie. Quelle
Priapée ! quelle Bacchanale ! quel tableau {{tiret|ra|vissant}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/66]]==
{{tiret2|ra|vissant}} de débauche, de lubricité, de libertinage ;
à la lueur de {{Corr|millons|millions}} de feux éblouissans !
que d’expressions amoureuses, magiques,
tendres ; que de soupirs, que de foutre
ruisselant, que d’attitudes voluptueuses, que
d’appas de formes séduisantes exposés à tous
les regards ; qui ne voudrait habiter un abyme
à ce prix pour être acteur ou même spectateur
d’une fête aussi belle, aussi rare. L’accord
le plus parfait régnait partout. Lorsque
ces plaisirs furent calmés on reprit haleine ;
les mets les plus exquis, les vins les plus savoureux,
se trouvèrent là comme par enchantement ;
c’était le séjour des miracles, et
Satan prouva qu’il avait toujours été digne
de figurer au premier rang, par son caractère,
ses talens et ses qualités extraordinaires, qui
brillaient même dans ce que ses ennemis regardaient
comme des défauts. Nous ne nous
permettrons de rien juger, simple historien
et narrateur fidèle, là se borne notre rôle.
L’orgie se termina et l’on se promit de la
renouveler de temps en temps, pour égayer
un peu le sombre séjour.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/67]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Quittons l’abyme pour retourner aux cieux,
savoir ce que pense le Père éternel, et ce qui
se passe dans le jardin. Tout était en désordre
dans le royaume des séraphins ; l’escapade
de Satan était connue ; on savait qu’Ève
avait goûté le fruit défendu, qu’elle avait été
foutue par Satan et que sa virginité était flambée.
Le Tout-Puissant était morose, on se parlait
tout bas, et aucun des puissans du ciel
n’osait l’approcher.
{{interligne|0.2em}}
Il prit la route du jardin, et le premier objet
qui frappa ses regards ce furent les oiseaux
qui se becquetaient sur les arbres, les quadrupèdes
qui couvraient leurs femelles, en un
mot tout foutait dans le jardin. Il pensa que
ces animaux suivaient l’exemple d’Adam et
d’Ève, et il ne se trompait pas. Il les découvrit
dans un bosquet, couchés mollement sur le
gazon, dans les bras l’un de l’autre ; Ève tenait
dans sa main le vit bandant de son cher
Adam, et lui disait en le regardant avec des
yeux enflammés qui semblaient lui demander
de tirer un coup. Adam, de son côté, avait la
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/68]]==
main sur le con de sa femme, et lui caressait
la motte, en suçant un des boutons de rose de
sa gorge d’albâtre. On voit que les deux époux
avaient fait d’immenses et rapides progrès en paillardise.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel regardait tout cela en silence
et semblait se dire à lui-même, j’ai fait
là de la foutue besogne, et Ève avec son ingénuité
et sa candeur, m’a fait la queue. Ève interrompit
ses sombres réflexions en adressant
ces paroles à son époux :
{{Poem|Cher Adam, qu’il est beau ton vit,
Il me charme, me séduit,
De l’homme c’est la parure,
Le plus beau don que la nature
Ait pu lui faire en le créant.
Honneur cent fois au Tout-Puissant !
Si je portais un diadème,
Oui, de la puissance suprême,
Il serait le seul ornement ;
Et je voudrais qu’un vit bandant,
À mon sceptre servit de manche,
Cela vaudrait mieux qu’une branche|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/69]]==
{{Poem|Prise sur l’arbre le plus beau.
Désormais, voilà le joyau,
Que je consacre à mon usage ;
Et s’il devenait un oiseau,
Mon con lui servirait de cage.
{{interligne|0.2em}}
Dieu s’écria d’un air chagrin :
Propos de garce et de putain.
Dans mes veines mon sang bouillonne,
Et madame Ève me couillonne ;
Avec son cocu de mari,
Je vais les renvoyer d’ici,
Les faire mettre à la porte ;
Que le diable au loin les emporte.
{{interligne|0.2em}}
Le Tout-Puissant remonte au ciel,
Fait venir l’archange Michel.
Et lui dit : Mon cher, prends ton glaive,
Et cours chasser Adam et Ève
Dans dix minutes du jardin.
Je les abandonne au destin ;
Tu sais qu’ils m’ont fait des bamboches,
Sans leur adresser de reproches
De ces lieux il faut les bannir
Pour ne jamais y revenir.|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/70]]==
{{Poem|Or, que sans tambour ni trompette,
Prenant la poudre d’escampette,
Je n’en entende plus parler ;
J’ai fini, tu peux t’en aller.
Michel partit sur un nuage ;
Il arrive sous un ombrage
Près d’Adam qui prenait le frais,
Et lui signifia les décrets
Du Dieu qui veut que sur la terre,
Il aille appaiser sa colère,
En la cultivant de ses mains.
Tels sont ses ordres souverains,
Dit Michel, suis-moi dans la plaine,
Adam, je prends part à ta peine.
Mon cher, tu n’aurais rien perdu
Si ta femme eût caché son cu…
Ève paraît, fait la piteuse,
Michel lui dit : Belle pleureuse,
Recevez mes tendres adieux.
Puis il disparut à leurs yeux.
{{interligne|0.2em}}
S’abandonnant à l’espérance,
Et guidés par la providence,
Dans la campagne d’Éden
Ils arrivent sans examen,|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/71]]==
{{Poem|Suivant leur route solitaire,
Le soleil cacha sa lumière,
Et fut remplacé par la nuit,
Le gazon leur servit de lit.
L’amour qui de tout nous console,
Auprès d’eux vint jouer son role ;
Il leur prodigua ses plaisirs.
L’écho répéta leurs soupirs ;
Et nos premiers parens, sans voile,
Foutirent à la belle étoile.
Le lendemain, frais et dispos
Le hasard leur offrit les peaux
De deux moutons, sur la verdure,
Ils s’en firent une ceinture,
Et cachèrent leur nudité.
C’est un peu tard, en vérité,
À tout péché miséricorde,
Et de grand cœur je leur accorde
Leur grâce, même leur pardon ;
Car, si pour avoir pris un con,
Patiné le vit d’un garçon,
On voulait, au siècle où nous sommes,
Punir les femmes et les hommes,
Nous serions à tous les instans
Livrés à bien des châtimens.|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/72]]==
{{Poem|Il n’est pas de jour sur la terre
Où de l’une ou l’autre manière,
On ne foute en con, même en cu.
Ce dernier goût nous est venu,
Dit-on, de Sodome, en Judée,
Et cette ville fut brûlée,
Ainsi que tous ses habitans
Et jusques aux petits enfans.
Mais cela ne m’importe guère,
Je ne fous jamais par derrière,
J’aime mieux baiser par devant.
Au moins on peut voir sa maîtresse,
Lire dans ses yeux son ivresse,
Jouir de ses heureux transports ;
Quel joli combat, corps à corps.
Lorsque nos âmes se confondent,
Que les coups de cul se répondent,
Et qu’on décharge à l’unisson
Le vit bien serré dans un con.
Voilà le vrai bonheur sur terre
Ou bien je ne m’y connais guère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
On ne peut guère s’empêcher de convenir
qu’Adam et Ève payèrent cruellement la peine
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/73]]==
de leur ignorance et d’une défense aussi absurde
que déplacée.
{{interligne|0.2em}}
Après leur sortie du jardin d’Éden, ils choisirent
un endroit où ils bâtirent une cabane ;
elle était entourée d’arbustes et de fleurs, une
fontaine coulait auprès, et l’eau qui s’échappait,
descendait ensuite dans un vallon où se
trouvaient des arbres couverts de fruits ; quelques
animaux domestiques s’approchèrent de
leur demeure, ils se familiarisèrent avec eux
et ce fut bientôt une petite colonie.
{{interligne|0.2em}}
Ils s’accoutumèrent peu à peu à ce genre de
vie ; Adam cultivait la terre. Le besoin les
rendit industrieux, et bientôt ils se procurèrent
tout ce qui était nécessaire à leur existence,
et le souvenir de leur séjour dans le
jardin cessa de les tourmenter ; tant il est vrai
qu’il n’est point de malheur et de chagrins qui
ne se calment avec le temps. Adam ne perdait
rien de sa vigueur ; Ève conservait toujours
ses graces, sa fraîcheur et ses agrémens ; ils
foutaient chaque jour, toujours avec un {{tiret|plai|sir}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/74]]==
{{tiret2|plai|sir}} nouveau ; et la nuit si l’un des deux se réveillait,
ses baisers avaient bientôt fait cesser
le sommeil de l’autre ; alors les désirs parlaient,
Ève s’emparait du vit de son cher Adam,
qui de son côté {{Corr|carressait|caressait}} les tétons et le con
de sa belle moitié, et ils goûtaient à longs
traits tout ce que la volupté peut avoir de plus
doux et de plus séduisant. Bientôt Ève éprouva
un changement dans sa conformation, elle
devint enceinte, cet embonpoint l’étonnait,
sans qu’elle pût en deviner la cause. Des douleurs
se firent sentir ; la nature toujours bonne
mère, vint à son secours, et elle mit au monde
un garçon.
{{interligne|0.2em}}
Ils ne purent contenir leur joie ni leur
ivresse, ils ne savaient comment les peindre
ni l’exprimer : ils se dirent, nous ne serons
plus seuls, voici un fruit de notre union et de
nos amours ; c’est une jeune plante qu’il faut soigner.
{{interligne|0.2em}}
La bouche du nouveau-né se porta tout naturellement
vers le sein de sa mère et elle le nourrit.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/75]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Cet enfant grandit à vue d’œil, et neuf mois
après un autre fils vint au monde. Le premier
se nommait Caïn, et celui-ci reçut le nom
d’Abel. Les animaux qui s’étaient attachés à
eux se multiplièrent aussi.
{{interligne|0.2em}}
Adam, pendant que son épouse s’occupait
de ses enfans, forma une enceinte au tour de
sa cabane et il y renfermait son troupeau.
{{interligne|0.2em}}
Deux filles vinrent augmenter l’heureuse
famille ; tous ces enfans grandirent, l’âge de
les unir arriva : Caïn reçut pour épouse sa
sœur aînée, et Abel eût la plus jeune. Adam
et Ève qui se {{Corr|rappèlerent|rappelèrent}} les épreuves qu’on
leur avait fait subir, voulurent savoir si leurs
enfans découvriraient eux-mêmes le secret des
doux mystères de l’amour ; mais ils furent obligés
d’aider leur inexpérience. Adam instruisit
ses fils et Ève donna des conseils à ses filles.
À peine eurent-ils reçu ces douces leçons,
qu’ils les mirent en pratique dans une portion
de la cabane qu’Adam avait divisée pour
les nouveaux époux, et ils connurent bientôt
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/76]]==
le bonheur qu’on éprouve quand la femme
que vous aimez, ouvre ses bras pour vous recevoir,
qu’elle vous livre son con et que votre
vit peut s’y perdre, et y faire jaillir cette liqueur
divine, source de la vie et des seules
jouissances auxquelles l’espèce humaine peut
attacher du prix ; car notre existence n’est
plus rien dès qu’il faut y renoncer, et lorsque
nous en parlons sans pouvoir nous y livrer ;
c’est un supplice honteux, auquel nous sommes
condamnés. La mort est mille fois préférable
au malheur de ne plus foutre, il faut
alors se regarder comme une ombre qui erre
dans les sinuosités de l’Élysée ; ainsi comme
nous en lisons la description dans la fable :
{{Poem|Oui, sur la terre le bonheur
Est pour le vigoureux fouteur ;
Qui peut dans sa brûlante ivresse
Foutre à volonté sa maîtresse.
Il est certain que son amour
Est payé d’un tendre retour.
Femme bien foutue est fidèle
Point de bégueule, de cruelle,|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/77]]==
{{Poem|Pour celui qui bande toujours
Qui n’invoque point le secours
D’une main qui vous le brandouille,
Ou bien lui patine la couille.
Savez-vous pourquoi les frocards
Étaient de renommés paillards ?
C’est qu’on n’admettait chez les moines,
Les calotins et les chanoines,
Et dans tous les ordres mendians
Que des vits gros et bien bandans.
On sait que les religieuses
Et les dévotes sont si creuses,
Qu’elles voudraient des étalons
Avoir la pine et les couillons.
Pour remplir la vaste embrasure
Que leur a faite la nature,
Leur con ressemble au soupirail
De la cave, et c’est un portail,
Où l’on peut entrer, je l’espère,
Avec la croix et la bannière.
Les cons des deux filles d’Adam
Pouvaient passer pour du nanan ;
Leur mère fut bien plus précoce
Et se fit foutre avant la noce.
Mais on dit qu’Abel et Caïn
N’eurent pas un pareil destin :|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/78]]==
{{Poem|Chacun eut une épouse sage,
Qui lui donna son pucelage.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
C’est une bonne fortune qui est très rare de
nos jours, on a le bon esprit de ne plus s’en
scandaliser ; c’est un pas de plus que nous a
fait faire la philosophie, et ce préjugé n’existe
plus que parmi certaines gens partisans d’un
faux système.
{{Poem|Et qui pensent que la vertu
Peut loger près du trou du cu.
C’est bien une franche sottise,
Que le canal par où l’on pisse
Conduise au temple de l’honneur.
Moquons-nous du législateur,
Qui fit cette lourde bévue,
Il mérite bien qu’on le hue.
Hélas ! trop souvent c’est l’erreur
Qui vient égarer notre cœur ;
Qu’importe que le cocuage
Soit trop souvent du mariage,
Le fruit, ou le revenant Bon ;
Si ma femme prête son con|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/79]]==
{{Poem|À mon voisin pour se distraire,
Bien loin de me mettre en colère,
Je fous son épouse à mon tour
Et le paie ainsi de retour.
J’ai pratiqué toute ma vie
Cette douce philosophie,
Le Code civil français
Serait le plus grands des bienfaits ;
Si pour le repos de la terre
On rayait l’article adultère,
Et de nos bênets de maris
Nous n’entendrions plus les cris.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Il me semble entendre les {{Corr|casuites|casuistes}}, les
moralistes, les dévots et toute la canaille
ecclésiastique qui fout, encule, branle, gamahuche,
etc., s’écrier : et la légitimité, et
les mœurs, et le ciel, et l’enfer, et le bon
Dieu ? Eh, cornichons que vous êtes, lorsque
Dieu créa Adam et Ève, il ne songea pas à
tout cela, parce qu’il ne le crut pas nécessaire,
et il s’y connaissait mieux que vous. Il
foutait Ève, c’est tout naturel, leurs enfans en
firent autant ; le frère baisait sa sœur, et cette
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/80]]==
douce habitude se perpétua longtemps, et
depuis qu’on a changé de coutume, la discorde
est entrée dans les familles ; l’intérêt les
a divisées, les gendres, les beau-frères en ont
été les brandons ; ensuite n’est-il pas foutant
pour un frère, qui a une jolie sœur, et qui
souvent bande pour elle, de la voir passer
dans les bras d’un autre qui escamote son pucelage,
et vice {{Corr|versâ|versa}}. Le même malheur existe
pour les sœurs, qui préféreraient les vit fraternel
à la pine étrangère d’un prétendu, qui
devient leur mari contre leur gré, et qui trop
souvent les rend malheureuses.
{{interligne|0.2em}}
Quelle contradiction dans la conduite des
hommes, qui cependant se piquent de sagesse
et de raison ; ils croisent la race humaine, ils
la mélangent à l’infini, et se gardent bien de
cette bizarrerie pour leurs chevaux ; ils la
conservent dans toute sa pureté : un étalon
vigoureux, bien fait, qui a de belles formes,
une encolure distinguée, fout sa mère, ses
sœurs, ses tantes, ses cousines ; il les perfore
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/81]]==
de son membre superbe, de son énorme vit.
Et c’est une règle établie dont ils craindraient
de s’écarter ; et un père de famille donne sa
fille, chef-d’œuvre de beauté, merveille de la
nature, à un bossu, un boiteux, un fat, un
imbécile, ou un vieillard gouteux, infirme par
une antique vérole. Et pourquoi ? parce que
ces animaux ignobles sont riches, ou de ce
qu’on est convenu de nommer une grande famille.
Misérables humains, que vous êtes lâches,
vils et méprisables, on doit rougir de
vous ressembler.
{{interligne|0.2em}}
La famille d’Adam vécut d’abord en assez
bonne intelligence, quoique les deux fils fussent
d’un caractère bien différent ; Caïn était
d’une grande taille, brun, fort, vigoureux ; il
avait de l’élévation dans l’âme et un courage
intrépide. Abel était aussi d’une belle taille,
mais blond et mince. On pourrait comparer
l’un à Hector et l’autre au beau Pâris.
{{interligne|0.2em}}
Caïn cultivait la terre, parcourait les {{tiret|fo|rêts :}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/82]]==
{{tiret2|fo|rêts :}} Abel gardait son troupeau ; soupirait
aux genoux de sa femme. Caïn foutait la
sienne, par besoin, mais l’amour n’était pas
un grand plaisir pour lui.
{{interligne|0.2em}}
Abel, au contraire, foutait par volupté, variait
ses plaisirs, branlait sa femme, la gamahuchait,
et non content de cela, foutait encore
la femme de son frère ; le cocufiait sans rien
dire, et les parens fermaient les yeux sur ces
petits écarts, ils n’y voyaient rien de répréhensible.
La femme d’Abel ne s’en plaignait
pas, et madame Caïn, qui avait du tempérament,
foutait alternativement avec son époux
et son frère, et passait ainsi son temps assez agréablement.
{{interligne|0.2em}}
Caïn n’était pas caressant, elle lui en faisait
quelquefois de petits reproches. Il lui répondait :
{{Poem|Ma chère amie, il serait beau,
De me voir comme un tourtereau|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/83]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-083.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 72''|cap=Abel, au contraire, foutait par volupté, variait ses plaisirs, branlait sa femme, la gamahuchait.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/84]]==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/85]]==
{{Poem|Près de toi roucouler sans cesse,
Afin de peindre ma tendresse ;
Laissons les langoureux soupirs,
Ce qu’on nomme brûlans désirs
Au cher Abel ; c’est son affaire,
Tout cela convient à ma mère,
Qui fait encore à quarante ans,
Les yeux doux comme en son printemps
À mon très respectable père.
Je t’aime, je cherche à te plaire,
Sans employer tous ces moyens,
Et ces fadeurs, ces petits riens ;
Enfin tout cet enfantillage
Qui sont sottises à notre âge.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Après lui avoir ainsi parlé, il l’embrassa et
partit pour la chasse.
{{interligne|0.2em}}
Son épouse fut porter ses doléances à sa
mère, qui en femme bien apprise et expérimentée,
lui conseilla de ne point se tourmenter
et d’user du dédommagement qu’elle trouvait
avec Abel. Ève se rappelait encore son
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/86]]==
escapade avec le serpent et elle était très indulgente.
Comme elles parlaient ensemble,
Abel parut, il avait laissé son troupeau sous
la garde de son épouse, et venait pour prendre
son repas.
{{interligne|0.2em}}
La femme de Caïn lui parut soucieuse et
morose, il lui en demanda la raison, elle lui
en fit la confidence. Ève sortit pour préparer
ce que désirait Abel, et celui-ci après avoir
embrassé sa sœur, lui dit :
{{Poem|Des charmes de la volupté,
De ses transports, de ses délices,
Viens, savourons en liberté
Tous les délicieux caprices.
Pour m’enlacer, ouvre tes bras,
Dans les plaisirs tout est magie ;
Imitons les Dieux ici bas,
Dans l’Olympe on connaît l’orgie.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Elle ne put résister à une éloquence si
douce et si persuasive, et Abel la foutit de
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/87]]==
manière à lui faire oublier ce qui avait pû
lui déplaire dans le départ précipité de son époux.
{{interligne|0.2em}}
Elle se promit bien d’avoir recours aux
consolations que pouvait lui offrir chaque
jour son frère, devenu son amant, et sans inquiétude
sur son avenir amoureux, elle prodigua
au cher Abel les plus douces caresses.
Il bandait de nouveau, et allait lui donner
encore des preuves de sa vigueur, lorsqu’ils
entendirent Caïn qui revenait ; il entra et
parut surpris de trouver Abel près de son
épouse, au moment où il avait l’habitude d’être
dans la plaine pour garder son troupeau ;
ses traits naturellement sombres, prirent une
teinte plus rembrunie. Il ne dit cependant rien
qui put faire soupçonner sa jalousie ; mais
comme il s’était déjà plaint de l’espèce de préférence,
que Adam et Ève donnaient à Abel,
on crut que cette pensée seule l’occupait, et
avait causé l’humeur noire dont il paraissait atteint.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/88]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Ève rentra et lui parla avec beaucoup d’affection
et il prit son repas avec Abel. Les nuages
parurent se dissiper et chacun retourna
à ses occupations. Lorsque Caïn fut seul
avec sa femme, il se plaignit de l’espèce de
préférence qu’elle paraissait avoir pour Abel,
elle balbutia sa réponse et la jalousie entra
dans son cœur. Il l’exprima en termes un peu
violens ; cela devait être, d’après l’exaspération
de son caractère. Adam qui revint de
ses travaux entendit ce qu’il disait à son
épouse, il s’approcha de lui et parvint à calmer
sa colère, en se servant de ces expressions
douces et paternelles, qui semblables aux zéphyrs
et aux rayons de l’astre brillant du jour
calment les flots et les tempêtes. Il pressa son
premier né sur son cœur, et la sérénité reparut
sur son front. La paix et le calme étaient
rentrés dans son âme.
{{interligne|0.2em}}
Adam et Ève recommandèrent à Abel et
à la femme de Caïn de prendre des précautions,
afin de ménager sa sensibilité,
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/89]]==
son caractère violent et emporté les effrayait,
vivez toujours en bonne intelligence,
et Adam prenant la parole, leur dit :
{{Poem|Foutez, mes chers enfans, foutez,
Mais avec un peu de mystère,
Et dans vos plaisirs, redoutez
De Caïn la grande colère.
Je le blâme d’être jaloux,
D’oublier qu’Abel est son frère ;
Si tout est commun entre vous,
Cet amant ne peut lui déplaire.
Ah ! c’est à ce doux sentiment
Qu’on doit le bonheur de la vie.
Époux, sans cesser d’être amant,
Ma femme est aussi mon amie.
Suivez cet exemple charmant,
Sachez nous prendre pour modèle ;
Et de vos jours, chaque moment,
D’une félicité nouvelle
Sera le tableau séduisant.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Ces avis étaient excellens, Abel et la femme
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/90]]==
de Caïn auraient dû en profiter ; mais quand la
rage du cu nous tient, la raison, la prudence
ne sont plus écoutées ; un paillard ressemble
à un joueur, à un buveur, dès que l’un voit
des cartes, ou l’autre un verre de vin, rien
ne peut les arrêter. Un fouteur est de même,
il voit un con, il bande, dût-il attraper la vérole
la plus complète, il faut qu’il baise.
{{interligne|0.2em}}
La femme d’Abel était aussi jolie que celle
de son frère ; mais elle lui appartenait. La
propriété rend un con si respectable. Elle ne
foutait pas aussi bien que sa sœur ; elle n’avait
pas les mouvemens aussi onduleux, elle ne
manœuvrait pas sous l’homme avec autant
d’art ; enfin, d’après la chronique scandaleuse
du temps, qui nous a été communiquée par
un vieux bibliographe, elle eût fait bander
un paralytique, un mort même, tant elle avait
la charnière élastique. Quand elle foutait,
les fibres du con et du cu lui {{Corr|pêtaient|pétaient}} comme
les chanterelles des violons, lorsque les musiciens
d’un orchestre mettent leurs {{tiret|instru|mens}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/91]]==
{{tiret2|instru|mens}} d’accord. Un jour donc, qu’Abel et
l’épouse de Caïn foutaient ensemble à couillons
rabattus dans son absence ; celui-ci avait
vu un jour dans la campagne un lion et une
lionne, couchés l’un près de l’autre, sous un
arbre touffu. Un autre lion survint, qui voulut
jouir de la lionne ; le possesseur de la femelle
s’élança sur son rival, et après un combat
sanglant et acharné, il l’étrangla, et Caïn
le vit tomber mort sur la poussière.
{{interligne|0.2em}}
Ô ciel ! s’écria-t-il, des animaux, des brutes
ne veulent pas souffrir qu’on leur ravisse leur
femelle, et ma femme recevrait un autre
homme dans ses bras, et je serais réservé à
un pareil outrage. Non, jamais, du moment
que cette femme m’appartient, mon frère n’est
plus pour elle qu’un étranger, et un coupable
qui mérite la mort, s’il veut usurper mes
droits. À ces mots, il s’éloigne pour retourner
à la cabane ; il avait à la main une
lourde massue. Il entre sans bruit, il voit
Abel et sa femme dans les bras l’un de l’autre :
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/92]]==
ils foutaient et Abel donnait son dernier {{Corr|cou|coup}}
de cu, ils déchargeaient ensemble. Caïn est
témoin de leur voluptueuse agonie, saisi de
fureur et de rage, il lève sa redoutable massue,
il frappe et Abel meurt au sein de la plus
douce ivresse. Ô mort ! digne d’un vrai paillard,
que de lecteurs {{Corr|t’environt|t’envieront}}, car il est doux
de cesser de vivre en foutant.
{{interligne|0.2em}}
La femme de Caïn revenant de son extase
amoureuse, poussa un cri perçant. Adam et
Ève arrivent, ils frémissent d’horreur à ce
{{Corr|spectable|spectacle}} sanglant et terrible. Abel, en expirant,
par un dernier mouvement convulsif
s’était roulé dans la chaumière. La femme de
Caïn avait disparu, redoutant la colère de son
mari. Il raconta ce qu’il avait vu, et la juste
vengeance qu’il avait tirée de cette cruelle
insulte ; on ne lui répondit que par des sanglots.
Il quitta la chaumière. Jetons un voile
épais sur cette désolation, et sur le premier
meurtre qui eut lieu dans la première famille
et sur l’un des premiers humains.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/93]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-093.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 80''|cap=Abel donnait son dernier coup de cu, ils déchargeaient ensemble, Caïn est témoin de leur voluptueuse agonie.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/94]]==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/95]]==
<nowiki/>
Il y eut une grande rumeur dans la famille,
on pleura, on se lamenta, cela devait être, et
il s’ensuivit une séparation. Caïn s’éloigna, fut
habiter dans un vallon éloigné. Il fut longtemps
sans vouloir revoir sa femme ; enfin il
lui pardonna et la reçut dans sa chaumière.
{{interligne|0.2em}}
Adam et Ève pleurèrent leur fils. La veuve
d’Abel épousa dans la suite un de ses neveux
qui ressemblait à Abel et dont la femme de
Caïn accoucha. On se doutera d’où venait la ressemblance.
{{Poem|{{Mpom|Adam eut grand nombre d’enfans,
Il leur contait de temps en temps
Les fredaines de sa jeunesse ;
Mais il leur cachait la faiblesse
Qu’il eut pour le fruit défendu,
Et le bien qu’il avait perdu.
Ce souvenir troublait sa femme,
Le remords assiégeait son ame.
Quoiqu’il en fut, pour le serpent,
Elle avait toujours du penchant.|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/96]]==
{{Poem|{{Mpom|Et disait souvent, quand je pense,
À la douce et tendre éloquence,
Dont se servit ce polisson
Lorsqu’il me chatouilla le con.
Ah ! de bon cœur je lui pardonne,
À mon oreille encore raisonne,
Les mots d’amour, de volupté ;
D’Éden le séjour enchanté,
Était un peu trop monotone ;
Et quoique mon mari rognonne,
Sur terre on connaît le plaisir,
Et s’il vous naît quelque désir,
On peut parfois à la sourdine
S’amuser avec une pine :
Et c’est une distraction
Qui plaît, j’en conviens, sans façon…
{{interligne|0.2em}}
Tout-à-coup arrive près d’elle,
Un habitant de la voûte éternelle ;
Ève le reconnut et l’avait vu jadis,
Dans les bosquets du paradis.
Elle sourit au beau jeune homme.
Qui lui dit : Vous voyez comme
Je viens encore vous visiter,
Un moment j’ai pu m’absenter :|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/97]]==
{{Poem|{{Mpom|Et vous voyant sous ce feuillage,
À vos attraits j’ai voulu rendre hommage.
Ève lui dit : Soyez le bien venu.
Faisons votre mari cocu ;
Depuis longtemps j’en ai l’envie.
J’agis là sans cérémonie.
Qu’en dites-vous : profitons du moment,
Il lui montra son vit bandant.
Nous sommes seuls, sur la coudrette ;
Allons foutez, mais en levrette.
Au même instant, il l’enfila,
Et le couple heureux déchargea.
Vous m’avez fait ça comme un ange,
Recommençons, car le con me démange,
Tout aussitôt le séraphin
La régala de son engin ;
Lui rinça le cu de son foutre,
Il eût même pu passer outre.
On entendit tousser Adam,
Ève dit : Pour moi c’est un dam,
Dans la cabane, viens bel ange,|4}}
Quand on a bien foutu, il est temps que l’on mange.
{{Mpom|Ils allaient prendre leur repas.
Pour tous ce fut un grand soulas,
De recevoir un pareil hôte|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/98]]==
{{Poem|{{Mpom|Et pour fêter la Pentecôte.
Jésus, j’en suis sûr, ne fit pas,
Avec les siens tant de fracas.
On but, on rit, on fit bombance,
Toute la nuit on fut en danse ;
Et le paillard de séraphin,
Foutait encor dès le matin.
Depuis longtemps notre première mère,
N’avait autant remué la charnière.
Il est vrai que le cher mari
Bandait, comme on dit, à demi ;
Voilà pourquoi dans un ménage
Se glisse messer cocuage.
On se mit à table pour boire,|4}}
Et l’ange fut prié de conter une histoire.
Soit, j’y consens, et pour vous divertir,
Je vais vous éclairer un peu sur l’avenir,
Que l’éternel garde à votre famille.
La curiosité dans tous les yeux pétille :
L’ange aussitôt toussa, cracha,
Puis en ces termes s’exprima :
Du genre humain Adam sera le père,
Ses enfans connaîtront le bonheur, la misère,
Ils seront tour à tour, ou vainqueurs ou vaincus,
Auront également des vices, des vertus.|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/99]]==
<nowiki/>
{{Poem|Plusieurs se souilleront de forfaits et de crimes,
Et les bons, des méchants seront souvent victimes.
Puis osant murmurer contre le créateur,
On le verra contre eux armer son bras vengeur ;
Et pour mettre une fin à cet affreux grabuge,
Dieu les fera périr un jour par le déluge.
L’éternel aime à s’amuser
Et de tout il peut abuser.
Noé sera sauvé, ce fameux patriarche,
Avec des animaux s’enfermera dans l’arche.
Il peuplera le monde avec ses trois enfans
Et les hommes nouveaux seront aussi méchans
Que les anciens ; cependant Dieu le père,
Les avait tous créés de la même matière.
{{Mpom|On verra les rois d’Israël,
De leurs palais faire un bordel.
Brûlant d’une impure flamme,
Occire le mari pour enfiler la femme.
Onan mourir en se branlant,
D’autres brûlés en s’enculant,
Des filles que foutent leur père ;
La sœur couchant avec son frère.|4}}
{{em|2}}La reine de Saba venant voir Salomon,
{{Mpom|Pour se faire prendre la con.
En un mot la très sainte bible,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/100]]==
{{Poem|{{Mpom|Ne sera qu’un recueil horrible,
De crimes, de forfaits honteux,
Toujours commis au nom des cieux.
Ce qui sera beaucoup plus drôle,
De Dieu la sublime parole
Sera par des commentateurs,
Offerte sous mille couleurs.
Des {{Corr|faineans|fainéans}} se feront moines ;
Des gourmands deviendront chanoines,
Et des évêques libertins
Ne vivront qu’avec des putains.
Et l’on verra chaque dévote
S’humecter saintement la motte,
Avec le sperme d’un fouteur
Dont le vit a de la longueur.
{{interligne|0.2em}}
Mahomet, Saint-Pierre et Calvin,
Gouverneront le genre humain.
Prouveront par des balivernes,
Qu’en plein jour il faut des lanternes ;
Vous serez condamnés au feu,
Et le tout pour l’amour de Dieu.
Il faudra faire pénitence :
Les prêtres au sein de la bombance,
Passeront les nuits et les jours,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/101]]==
{{Poem|{{Mpom|Fêtant Bacchus et les Amours.
La religion catholique,
Romaine et même apostolique,
Exige que l’on soit chrétien
Où l’on vous traite de {{sic2|payen}}.
Au ciel on pouffera de rire,
Je ne vous dis rien du martyre
Que subiront nombre de fous,
Il ne faut disputer des goûts.
Pour conserver son pucelage,
En jurant d’être toujours sage,
Une fille se cloîtrera
Et chaque jour se branlera.
Ensuite elle aura la jaunisse
Et de son funeste caprice,
Vous voyez quel sera le prix.
Au sein des plaisirs et des ris.
Il vaut bien mieux passer sa vie.
Dieu n’exige point qu’on le prie,
En se macérant chaque jour,
Foutez, baisez, faites l’amour,
Alors vous ferez œuvre pie.
Vous le savez lorsque jadis,
Vous étiez dans le paradis ;
Comme vous étiez dans l’enfance,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/102]]==
{{Poem|{{Mpom|Il vous avait fait la défense
De manger du fruit défendu.
Le serpent, des plaisirs du cu,
Vous fit connaître les délices,
Sans vous douter de ses malices,
Vous donnâtes dans le panneau,
Il fut ainsi votre bourreau.
{{interligne|0.2em}}
L’Éternel fut très en colère,
Il vous renvoya sur la terre ;
En méprisant sa volonté,
Vous blessiez son autorité.
Et quoiqu’il ait l’âme très bonne,
Sur ce point jamais ne pardonne ;
Et je {{Corr|l’avourai|l’avouerai}} franchement
Avec nous c’est un bon vivant.
Il est gai, dans son vaste empire,
Chacun peut s’amuser et rire.
En abandonnant aux humains
Le soin de régler leurs destins ;
Il sait qu’ils feront des sottises,
Qu’ils lui bâtiront des églises ;
Lui chanteront des {{lang|la|oremus}},
L’étourdiront par des rebus ;|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/103]]==
{{Poem|{{Mpom|Et qu’ils inventeront la messe.
Que les sots iront à confesse,
Pour avouer à des faquins
Que l’on nommera calotins,
Leurs fredaines et leurs bamboches.
S’ils étaient exempts de reproches,
Savaient pratiquer la vertu,
N’avaient pas le cœur corrompu,
On leur passerait cette affaire ;
Mais ils auront le caractère
Et la malice de Satan,
Seront des marchands d’orviétan.
Du meurtre ils couvriront la terre,
Au bon sens ils feront la guerre ;
Voudront qu’on adore une croix,
Qui simplement sera du bois,
Dont on fabrique les falourdes,
L’on verra donner dans ces bourdes
Les fanatiques, les dévots,
Les hypocrites, les cagots,
Le tartufe : un certain Molière,
De cette espèce singulière,
Tracera le hideux portrait
Et ce tableau sera parfait.
Cela nous est connu d’avance,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/104]]==
{{Poem|{{Mpom|Un pays qui sera la France,
Le verra dans quelques mille ans.
Ce seront vos petits enfans,
Qui riront à la comédie,
Où le monstre et sa perfidie
Seront démasqués sans pitié.
Et l’auteur excommunié
Par la secte jésuitique,
Aura pour lui la voix publique ;
Et les amis de la raison,
Applaudiront à la leçon.|4}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Adam prit la parole et observa à l’ange qu’il
lui paraissait extraordinaire que l’Éternel
permit tous ces abus. Ah ! mon ami, répliqua
le céleste voyageur, le Tout-Puissant ne peut
entrer dans tous ces petits détails, c’est
comme si vous exigiez qu’il extirpât les herbes
parasites qui naissent au milieu des plantes
les plus salutaires. Il faut que chaque
chose ait son {{Corr|cours|cours.}} Les hommes ne savent
et ne sauront jamais ce qui leur convient.
L’orgueil, l’amour-propre et l’ambition les
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/105]]==
égareront toujours. Ces vices fermentent
déjà dans toutes les têtes et dans toutes les
âmes, et je vais t’en parler comme si tu vivais
encore dans dix ou douze siècles. Écoute-moi,
voilà l’avenir, je puis y lire et je te dirai
si nous nous voyons alors :
{{Poem|Ici tout est vanité,
Voilà ce qui nous tourmente,
Et la pauvre humanité
Ne paraît jamais contente.
En caprices, vains désirs,
Vous consumez votre vie ;
Vous êtes dans vos désirs
Égarés par la folie.
On vous voit à chaque instant,
Esclaves de la colère.
Quel en est le dénouement ?
Les chagrins et la misère.
Voulez-vous contre le sort,
Lutter avec avantage ?
Sans crainte voyez la mort
Et ne perdez pas courage.}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/106]]==
<nowiki/>
{{Poem|De tous les maux c’est la fin,
Le sujet et le monarque
Éprouvent même destin
De Caron passent la barque.
Si vous avez voyagé
Avec honneur sur la terre,
Vous prendrez votre congé
Sans regret et sans mystère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Toi-même, Adam, que t’a-t-il manqué, tu
as joui de tout le bonheur possible, tu en as
perdu une partie ; mais il t’en reste encore
assez. Tu as une femme charmante, tu l’as
foutue, tu l’a fous encore ? n’est-ce donc pas
le premier, le plus grand des biens. Il faut
user de tous ces trésors sans en abuser et se
soumettre aux ordres du destin ; ainsi qu’à
tous les changemens qui s’opèrent dans la nature.
{{Poem|L’onde la plus pure
S’écoule en fuyant,
Tout dans la nature|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/107]]==
{{Poem|Paraît inconstant.
L’hiver et la glace
Cèdent au printemps ;
L’été prend sa place.
L’automne a son temps.
{{interligne|0.2em}}
Voyez sur leur tige
Rose et son bouton,
Près de là voltige
Léger papillon :
Bientôt il les quitte
Pour une autre fleur,
Qui seule mérite
Sa brûlante ardeur.
{{interligne|0.2em}}
Suivez ce modèle,
Cherchez le plaisir
En changeant de belle
Renaît le désir.
Le destin est sage
Lorsque chaque jour,
Il donne au volage
Un nouvel amour.|ss|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/108]]==
<nowiki/>
{{Poem|{{interligne|0.2em}}
De la jalousie
Craignez les tourmens ;
Et de votre vie
Que tous les instans,
Par la confiance
Soient donc embellis,
Je vous vois d’avance
Exempts de soucis.
{{interligne|0.2em}}
Si la perfidie
Trouble vos destins :
Si la foi trahie
Cause vos chagrins.
Si les infidèles
Vous font murmurer,
L’amour a des ailes,
Il faut voltiger.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Tu trouveras, peut-être, mon cher Adam,
ma morale un peu relâchée ; mais aujourd’hui
habitant de la terre, je suis homme, je ne dois
pas être aussi rigoriste, et je parle comme
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/109]]==
étant soumis à l’influence du pays que j’habite.
D’ailleurs, comme mon éternel patron, je suis
tolérant, je me soumets à toutes les influences
qui frappent l’humanité. C’est une variété
qui n’est pas sans agrémens. Notre vie, à nous
autres habitans des cieux, est un peu uniforme,
quoique très agréable ; nous jouissons par
les sens seulement, notre enveloppe n’y participe
pas. Chez vous autres, hommes terrestres,
la chair y prend part, et cela est assez
piquant pour chercher à en savourer les
délices ; je sais qu’on l’éprouve en foutant, et
chez vous le vit et le con sont le centre et le
trône de la volupté.
{{interligne|0.2em}}
Qu’il est doux et séduisant de voir une
femme expirer d’amour dans vos bras, pour
renaître ensuite et s’écrier à demi-voix, en serrant
les fesses : Quelle félicité de mourir ainsi.
Qu’en dites-vous, Adam ? Je suis du même avis.
Et vous, charmante Ève ? Vous m’embarrassez,
mais je ne ferai pas la {{Corr|begueule|bégueule}}, et j’avoue
franchement que foutre est pour moi le {{tiret|bon|heur}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/110]]==
{{tiret2|bon|heur}} suprême. Si c’est une faute, j’aime à m’en
rendre coupable.
{{interligne|0.2em}}
À la bonne heure, voilà de la franchise et je
vous en félicite.
{{interligne|0.2em}}
Il paraîtra un jour un législateur sur le globe
qui connaîtra l’art de gouverner et de conduire
les hommes. Il leur promettra sur la
terre tous les plaisirs et dans l’autre monde
{{Poem|{{Mpom|Il peuplera son paradis
De beautés, des jeune Houris,
Qui prodigueront leur tendresse.
Les hommes banderont sans cesse,
Trouveront à tous les instans
Des pucelages renaissans.|2}}
De jeunes, d’innocentes vierges,
Aimant mieux des vits que des cierges.
{{Mpom|Quelle excellente invention.
Oh ! la bonne religion ;
Ma foi, j’en deviendrais l’apôtre,
Si je pouvais en prendre une autre|2}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/111]]==
{{Poem|{{Mpom|Que celle qu’on suit dans le ciel,
Auprès du bon Père éternel.
Celle qui n’a pour jouissance
Que le jeûne et la pénitence ;
Ne vaut pas un seul poil de cu,
Tout paillard en est convaincu.
Et c’est une bien triste secte,
Entre nous soit dit, je suspecte,
Que celui qu’on en dit l’auteur,
Ne fut jamais un bambocheur.
Il avait le cerveau malade,
Je lui passe cette incartade,
Par un esprit de charité ;
Mais je suis pour la volupté.|2}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
J’ai lu dans le livre de l’avenir que cet
homme se nommerait Mahomet. Il aura ses
défauts, comme tous ceux qui gouvernent les
hommes. Il régnera par l’erreur et le fanatisme,
et se fera seconder par un pigeon qui
viendra lui manger du grain placé dans son
oreille. Il le nommera l’esprit saint ; d’autres
fourbes en feront le Saint-Esprit. Si je le {{tiret|te|nais}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/112]]==
{{tiret2|te|nais}} maintenant que je n’ai pas déjeûné, je le
mettrais à la tartare, ou à la crapaudine, au
moins il serait bon à quelque chose. Femme,
dit Adam, puisque notre hôte a faim,
prépare-nous un ragout, tue un chevreau.
Ève se leva, l’ange en fit autant, et dit en
riant : Je vais mettre la main à la pâte et seconder
notre cuisinière. Ils passèrent ensemble
dans une arrière cabane et comme ils
étaient seuls, il troussa Ève et la foutit debout.
La chère femme qui était toujours
prête, ouvrit la boutonnière, sans souffler
un mot, et en deux ou trois coups de cu, l’affaire
fut terminée. Adam ne se douta de rien.
Quel bonne pâte de mari. Notre premier père
a beaucoup d’enfans qui lui ressemblent, et
tout est au mieux dans les meilleur des mondes possibles.
{{interligne|0.2em}}
Le chevreau fut tué, dépouillé et cuit dans
un instant, et l’on se mit à table. Le repas fut
gai ; Ève était charmante, elle avait tiré son
petit coup, et l’humeur chagrine, les soucis
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/113]]==
du ménage s’étaient écoulés avec le foutre.
Pour avoir la paix dans son ménage, il faut
baiser sa femme chaque jour, sans cela on ne
peut s’attendre qu’à des orages. Je ne cesserai
de le répéter : maris, foutez vos femmes, ou si
vous ne bandez plus, laissez-les se choisir un
amant et fermez les yeux, quand votre chère
moitié ouvre le con.
{{interligne|0.2em}}
Les enfans d’Adam logeaient à une certaine
distance du toit paternel ; tout-à-coup on vit
arriver une jeune fille charmante, âgée de
17 à 18 ans.
{{interligne|0.2em}}
Dès que l’ange l’apperçut, il la convoita et
son vit souleva sa jaquette. Elle embrassa ses
grands parens, auxquels elle apportait un fromage
à la crème. Le paillard céleste fut l’embrasser
et lui fit langue {{Corr|fourée|fourrée}}. Ensuite il {{Corr|l’a|la}}
fit placer à ses côtés ; il {{Corr|l’a|la}} servit, fit l’aimable
et lui passa la main sur la cuisse. Elle était
ferme ; la jeune fille ne dit mot, elle n’était pas
farouche. Il en tira un heureux augure, et
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/114]]==
forma le projet de lui foutre la pine au cu.
Elle en valait la peine, c’était un morceau digne
d’un vit céleste. L’heureux coquin bandait
toujours ; elle laissa aller sa main, il la prit et
lui mit son priape entre les doigts. Elle le serra
par un instinct naturel aux femmes. On continua
le déjeûner et le repas se termina. Tout
le monde se leva et l’ange fut examiner le
paysage, et le bon Adam dit à sa petite-fille :
Conduis donc notre hôte dans le bosquet du
jardin, pour qu’il voie comment il est distribué,
et ils partirent. L’ange était enchanté.
Dès qu’ils furent sous l’ombrage, il embrassa
la belle, la fit asseoir sur le gazon et sans perdre
de temps, il lui prit le cu, et revenant au
con, il lui chatouilla le bouton ou le clitoris,
ses joues se colorèrent, ses yeux se fermèrent
amoureusement. Elle s’étendit sur le dos, aidé
par notre fouteur, et lui entr’ouvrant les cuisses,
il lacha la bride à son vit et la foutit en
escamotant son pucelage. Elle supporta l’opération
avec courage et plaisir, et comme
il avait un tempérament céleste, il tira trois
coups sans déconner. C’était assez bien {{tiret|dé|buter}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/115]]==
<nowiki/>
{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-115.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 100''|cap=Et forme le projet de lui foutre la pine au cul.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/116]]==
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/117]]==
{{tiret2|dé|buter}} pour une novice. Elle fit l’inventaire
des pièces de l’ange, mania, retourna le vit,
les couilles séraphiques de son solide fouteur,
et ils se {{Corr|lévèrent|levèrent}} enchantés l’un de l’autre.
Ils rentrèrent dans la {{Corr|cabanne|cabane}} et ils complimentèrent
Adam sur son joli bosquet.
{{interligne|0.2em}}
Les heures s’écoulaient : le bel ange annonça
son départ. Ève parut contrariée, ainsi
que la jeune fille. Il leur promit de revenir.
Adam le remercia des événemens qu’il lui
avait annoncés, et il se disposa à sortir. Allez
le conduire un peu, dit le premier homme,
aux deux femmes. Ève aurait bien voulu être
seule ; mais elle prit son parti et notre amoureux
trio se mit en route.
{{interligne|0.2em}}
Il faisait chaud, le soleil était ardent, ils s’enfoncèrent
dans un bois touffus. Ils se tenaient
par la main, et l’ange embrassa les deux
femmes, qui lui rendirent ses baisers, sans
croire manquer à la pudeur.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/118]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Asseyons-nous sur le gazon, dit Ève, et on
prit place sur la verdure. Va cueillir des
fleurs, dit la mère à sa fille et elle partit. Elle
fut bientôt derrière un buisson, Ève s’empara
du vit de l’ange, et se couchant, elle l’invita
à foutre ; il ne se fit pas dire deux fois, et
tira deux coups, c’était son habitude.
{{interligne|0.2em}}
Comment trouvez-vous ma jeune fille, lui dit
Ève. Elle est fort jolie. Voulez-vous la baiser ?
Je ne demande pas mieux. Cela ne vous {{Corr|déplaîra|déplaira}}
pas. Au contraire, je ne demande
pas mieux, et Ève l’appela. La jeune fille accourut ;
sa bonne mère lui dit : Notre hôte va
te faire connaître le bonheur de l’existence ;
abandonne-toi à ses désirs, je vais achever le
bouquet que tu as commencé et elle s’éloigna.
{{interligne|0.2em}}
Alors notre bandeur éternel foutit et refoutit
la jeune fille ; il remuait encore le cu lorsque
Ève revint. Elle s’arrêta pour les regarder
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/119]]==
et les embrassa en faisant l’éloge de leur bonheur.
L’ange crut lui devoir de la reconnaissance
et la foutit une dernière fois devant sa
fille, qui embrassait sa mère, pendant qu’elle déchargeait.
{{interligne|0.2em}}
Ô temps heureux du premier âge du monde,
où l’on ne connaissait que l’amour. Qu’êtes-vous
devenu. Il fallut enfin se séparer. L’ange
partit pour le ciel, et les deux femmes bien
foutues, rentrèrent dans la cabane, où {{Corr|il|elles}} retrouvèrent
Adam, le premier, le plus pacifique
et le plus aimable des cocus.
{{interligne|0.2em}}
L’ange déploya aussitôt ses ailes et retourna
dans le paradis aussi lestement qu’une hirondelle,
qui abandonne la France à la Notre-Dame
de septembre, pour retrouver un climat
plus chaud.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel vit rentrer son chérubin qui
venait de faire l’école buissonnière. Il n’eût
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/120]]==
pas l’air de s’en appercevoir, et se dit : Il faut
bien que jeunesse se passe.
{{interligne|0.2em}}
Ses {{Corr|collégues|collègues}} du paradis lui demandèrent
d’où il venait. De faire des bamboches, leur répondit-il,
j’ai foutu comme un bienheureux.
— Qui donc ? — Ève et sa jeune fille. — Où les as-tu
trouvées. — Chez elles. — Dans quel endroit.
— Tenez, voyez-vous là bas, à droite, ces arbres
touffus, eh bien ! voilà leur demeure ? —
Ah ! tu nous y conduiras. — Me prenez-vous
pour un maquereau. — Non, mais pour un bon
enfant, qui fait partager sa félicité aux amis.
— Eh bien ! allez-y sans façon, dites que vous
êtes envoyés par Uriel, et tous les cons vous
seront ouverts ; mais allez-y les uns après les
autres, afin que le patron ne s’apperçoive pas
que nos rangs sont trop dégarnis. Azael, si tu
m’en crois, pars sur le champ, je vais faire ton
quart. Et il s’envola.
{{interligne|0.2em}}
Depuis ce jour, la famille d’Adam fut visitée
quotidiennement par les anges, et les vits célestes
humectèrent les cons de toutes les filles
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/121]]==
d’Adam. Elles tiraient régulièrement huit à
dix coups par jour, et sans se fatiguer. Les
fouteurs célestes n’étaient pas aussi matériels
que les humains ou les mortels, les décharges
étaient plus vaporeuses, plus {{sic2|aëriennes}}, sans
rien perdre de ces délices qui font le charme
de la fouterie.
{{interligne|0.2em}}
La famille d’Adam s’augmenta, grâce à cette
foule de fouteurs célestes ; les cabanes d’Adam
et de ses enfans devinrent des bordels, ou si
l’on veut des maisons de passe.
{{interligne|0.2em}}
Les filles de Caïn, celles que la femme d’Abel
avait eues de son second mariage, étaient
de bonnes prises et les anges les foutaient dès
l’âge de dix ans. Ces heureux gaillards avaient
la faculté de diminuer ou de grossir leurs vits
à volonté ; en sorte qu’ils ne pourfendaient pas
ces jeunes filles, comme ces {{Corr|butorts|butors}} qui croient
avoir fait une grande et belle prouesse, lorsqu’ils
vous ont mis un conin en lambeaux,
et qui sont encore assez sots pour s’en vanter.
Les anges avaient cette délicatesse, que nous
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/122]]==
remarquons avec plaisir chez les hommes de
bonne compagnie, qui sont aujourd’hui sur
la terre. Les vits de nos anges augmentaient
donc en longueur, en grosseur, lorsque cela
pouvait avoir lieu sans faire éprouver la moindre
douleur à la fouteuse.
{{interligne|0.2em}}
Il est cruel que notre créateur ne nous ait
pas traités plus angéliquement qu’il ne l’a fait.
{{interligne|0.2em}}
Malgré nos imperfections, sachons jouir de
ces biens qui sont notre partage, et foutons
jusqu’à extinction de chaleur naturelle.
{{interligne|0.2em}}
Les enfans qui naquirent de ces fouteries
angéliques et terrestres, ne furent pas des
demi-dieux comme dans la {{Corr|Mithologie|Mythologie}} ; mais
cette génération s’est perdue, anéantie. Les
hommes ainsi que les femmes avaient des grâces,
des attraits de beautés qu’on ne rencontrait
point ailleurs. Les Géorgiennes, les Circassiennes
ont quelque chose de cette race,
et nous nous arrêtons là, faute de renseignemens.
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/123]]==
<nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
La chronique que nous avons consultée,
ne dit pas ce qui advint par la suite à la
famille d’Adam, ce qu’il y a de certain, c’est
que de générations en générations on a continué
à foutre ; qu’il y a eu dans tous les
temps des paillards, des femmes sensibles.
Que les vits et les cons ont toujours joué un
grand rôle dans le monde ; que c’est là ce qui
gouverne les empires, les fait monter au faite
de la gloire et les culbute ; et nous finirons
cette petite histoire des premiers fouteurs et
des premiers cocus par ces réflexions :
{{Poem|Entre les fouteurs, les cocus,
On ne voit guère de querelles.
On rencontre tant d’infidèles,
Qu’à la fin, on n’en parle plus.
Tous les maris ont des maîtresses,
Et les épouses des amans ;
On se pardonne des faiblesses
Qui servent à passer le temps…
Heureuse France, ô ma patrie !
Ô pays de la fouterie !|ds|fs=95%|m=1.5em}}
==[[Page:Satan et Ève, 1832.djvu/124]]==
{{Poem|On trouve chez toi des élus,
Et c’est le peuple des cocus !
Chaque jour cette confrérie
Reçoit une nouvelle vie,
Et maint époux se plaint tout bas,
Peste, parce qu’il n’en est pas !…|sf|fs=95%|m=1.5em}}
{{c|FIN.|m=2em}}
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SodiumBot
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Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
==Brouillon pour Match et Split==
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*Page à renseigner pour le Match : https://matchandsplit.toolforge.org/match
*Page à renseigner pour le Split : https://matchandsplit.toolforge.org/split
*Vérifier le statut du Bot : https://matchandsplit.toolforge.org/status
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==SPLIT==
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Cunegonde1
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==Brouillon pour Match et Split==
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==SPLIT==
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Auteur:Joseph Pinchon
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===Illustrations ===
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{{document|date=1919 |titre=Bécassine chez les Turcs | avancement=4 }}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" />{{nr|22||}}</noinclude><br />
{{Centré|<big>I</big>}}
<br />
<poem>
{{Centré|Douce nuit, étends ton suaire
Sur les débris des jours mauvais
Dont l’automne a jonché la terre ;
Douce nuit, sois la messagère,
D’une ère de joie et de paix !}}
<br />
{{Centré|<big>II</big>}}
<br />
{{Centré|Cache les anciennes souillures
Sous ton linceul aux lourds replis,
Afin que les heures futures
Soient moins pénibles et plus pures
Que celles des temps accomplis.}}
<br />
{{Centré|<big>III</big>}}
<br />
{{Centré|De celui qui pour la justice
S’est glorieusement battu,
Sois la déesse protectrice,
Et veuille qu’un sommeil propice
Répare son corps abattu.}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" />{{nr|26||}}</noinclude><br />
{{Centré|<big>I</big>}}
<br />
<poem>
Ô frère dont les bras puissants ont étouffé
::Haine, tyrannie et colère,
Héros dont la valeur sublime a triomphé
::Des ennemis de la lumière ;
Martyr du temps défunt, apôtre du nouveau,
::Laisse ton victorieux glaive
Dormir fidèlement en son sanglant fourreau,
::Voici la nuit, repose et rêve !
<br />
{{Centré|<big>II</big>}}
<br />
Rêve que sont détruits les autrefois maudits,
::Fermés les cycles de souffrance ;
Rêve que l’avenir t’ouvre ses paradis
::Et ses fontaines d’espérance ;
Rêve que le bonheur est la part de butin
::Que t’a remise la victoire ;
Rêve que devenu maître de ton destin,
::Tu tiens les sommets de l’Histoire.
<br />
{{Centré|<big>III</big>}}
<br />
Rêve qu’il faut recoudre après avoir taillé,
::Semer après la mort, la vie ;
Rêve que l’heure sombre où l’on a bataillé
::Doit être de clarté suivie ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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Courvey
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apostrophe
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" />{{nr|30||}}</noinclude><br />
::{{Centré|<big>I</big>}}
<br />
<poem>
Peuple, réveille-toi : voici l’aurore sainte
D’un siècle de grandeur, d’espoir et de progrès.
La hideuse discorde est pour toujours éteinte
Et le matin naissant porte un flambeau de paix.
<br />
{{Centré|<big>II</big>}}
<br />
Peuple, réveille-toi : voici l’heure attendue
Où tu vas récolter la moisson du bonheur,
Où l’ivresse d’aimer n’étant plus défendue,
Du vin de la bonté tu vas griser ton cœur.
<br />
{{Centré|<big>III</big>}}
<br />
Peuple, réveille-toi : voici l’heure promise
Où tu vas à tous ceux qui n’ont su que souffrir
Donner la libre vie honnêtement conquise,
Et le baume d’amour qui les pourra guérir.
<br />
{{Centré|<big>IV</big>}}
<br />
Peuple, réveille-toi ! l’aube blanche se lève.
Tout le mal du passé n’est plus qu’un souvenir !
Peuple, réveille-toi ! réalise ton rêve,
L’avenir te sourit, souris à l’avenir !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/89
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SANCHEZ.|81}}</noinclude><section begin="Sanchez2"/>un humaniste à commenter amplement
les poëtes dont j’ai parlé. Les
premières lectures de ces poésies
donnent de vives atteintes à la vertu,
et surtout à celle des jeunes gens :
peu à peu on s’y endurcit, et il y a
tel critique qui après avoir lu diverses
fois Catulle et Martial, ou pour
chercher l’éclaircissement de quelque
vieille coutume, ou pour les orner
d’un commentaire, n’est non
plus ému de leurs saletés que s’il
lisait un aphorisme d’Hippocrate. Il
arrive à ces critiques ce qui arrive
aux médecins et aux chirurgiens, qui
à force de manier des ulcères, et de
se trouver exposés à de mauvaises
odeurs, se font une habitude de n’en
être point incommodés. Dieu veuille
que les confesseurs et les casuistes,
dont les oreilles sont l’égout de toutes
les immondices de la vie humaine,
se puissent vanter d’un tel endurcissement !
Il n’y en a que trop sans
doute qui n’y parviennent jamais,
et dont la vertu fait naufrage à l’ouïe
des déréglemens de leurs pénitentes.
Mais cela ne tire point à conséquence
contre celui-ci ou celui-là en particulier ;
c’est pourquoi nous serions
fort téméraires, si nous assurions
que Thomas Sanchez ne possédait
pas cette insensibilité ; et qu’il s’infectait
des ordures très-puantes qu’il
remuait avec tant d’application : et
après tout il a une excuse que les plus
chastes commentateurs des catalectes
ne sauraient avoir ; car il peut dire
qu’il n’a mis la main à ces vilenies
que pour tâcher d’en purger le monde.
C’est par-là que l’on s’efforce de répondre
à la seconde accusation, beaucoup
plus embarrassante que la première.
J’ai dit ailleurs <ref>''Voyez l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Albert|{{sc|Albert}}]], ''tom. I'', ''pag.''
360, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Albert#ancrage_Albert-(D)|(D)]].</ref> ce que l’on allègue
pour justifier Albert-le-Grand,
qui se trouve dans le même cas. Ses
amis prétendent qu’il faut qu’il y
ait des livres où les confesseurs puissent
rencontrer les instructions nécessaires
contre les désordres dont
on leur fait confidence ; et qu’ainsi
un grand docteur comme lui a dû
écrire là-dessus <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc et Joly trouvent que tout ce que Bayle
dit ici pour combattre une pratique qui nous
vient des apôtres n’est qu’une vaine déclamation.
Et voilà la grande réfutation qu’ils promettaient
à l’occasion de l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Albert|{{sc|Albert-le-Grand}}]], tom.
I, p. 360.</ref>. C’est ce qu’on répond
aussi en faveur de Sanchez. Les
questions sales et les impudicités
énormes qu’il examine si exactement,
nous dit-on, servent de beaucoup
aux directeurs de conscience.
Il ne faut donc point s’en scandaliser :
trouve-t-on mauvais qu’un médecin
pour le bien de ses malades
remue leurs excrémens ? Cette considération
détermina les jésuites à ne
point ôter du livre de Sanchez les
obscénités dont on se plaignait. L’un
d’eux exposa, entre autres choses,
qu’ayant à juger l’une des impures
matières qui s’y voient, il n’eût jamais
pu résoudre les difficultés insurmontables
qui se présentaient, s’il
n’eût eu les solutions de cet auteur.
{{lang|la|''Fuisse autem eam de Matrimonio''
''scriptionem necessariam, audire memini''
''ex homine et probatorum morum''
''severitate, et eruditione clarissimo,''
''P. Valerio Reginaldo. Is, cùm in''
''quâdam provinciali congregatione, à''
''nonnullis meticulosis propositum esset''
''ut opus patris Thomæ Sanchez''
''de Matrimonio truncaretur eâ tractatione,''
''cujus fœtor toties pro tribunalibus''
''à malevolis causidicis extra''
''causam ingestus erat, graviter''
''contestatus est, nihil esse in eo opere''
''conscientiarum duntaxat arbitris''
''conscripto, quod offensionem meritò''
''moveret. Cùm non modò apud jurisperitos''
(''Tiraquellum præsertim in''
''legibus connubialibus''), ''tetriora absque''
''necessitate ad merum curiositatis''
''pabulum legantur, sed etiam apud''
''alios de matrimonio scriptores, nec''
''non apud summistas eadem occurrant ;''
''quæ omnia Libitinæ addicere,''
''et impossibile et damnosum foret.''
''Apud Sanchem certè, quod maximè''
''spurcum ac vel lectu fœdum videri''
''poterat, sibi aliquando ad dijudicandum''
''fuisse propositum ; et nisi ex eo''
''autore enodationem habuisset, salebras''
''sibi inexpedibiles fuisse futuras.''
''Itaque non plus offendi quemquam''
''debere, eâ fœtidorum dubiorum tractatione''
''ad directionem pœnitentium''
''necessariâ, quàm succenseamus, cùm''
''medici olida ejectamenta in ægri bonum''
''et curationem emovent''}} <ref>{{ancre|ancrage_Sanchez2-(14)}}{{lang|la|Theophil. Raynaud. Hoplotheca, ''ibid.'',
''pag.'' 362.}}</ref>.
L’abbé de Saint-Cyran, sous le nom<section end="Sanchez2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
s5619xil1l88hfxy52covt24oo8xjv2
Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.1.djvu/666
104
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Sicarov
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sicarov" />{{nr|L313|JÉSUS-CHRIST Kl’LA THÉOLOGIE. PUISSANCE OU CHRIST|l.il’,}}</noinclude>ne peuvent se produire qu’à l’aide « lu concours divin sans lequel aucune cause seconde ne peut passer a l’acte quant à son opération, voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/CONCOURS DIVIN|{{sc|Concours divin}}]], t. {{rom|iii}}, col. 784. et en raison duquel la cause seconde, pur rapport à la cause première qui la meut, peut être dite, en un sens large et impropre, cause instrumentale, ''id.'', col. 786. D’autres effets, au contraire, n’ont dans leur cause immédiate même considérée comme mue par Dieu selon le mode ordinaire de la Providence.
aucun principe proportionné, ni dans l’ordre de la nature, ni dans celui de la grâce. Ils nécessitent une interention particuhut extraordinaire de la puissance infinie agissant comme telle : comme effets de ce genre, on peut citer : la création, les miracles d’ordre intellectuel (prophétie) ou physique (guérisons naturellement impossibles), la justification de l’âme pécheresse, l’accroissement de la grâce et des vertus infuses, etc. Dieu peut opérer ces effets extraordinaires directement ; mais, excepté pour la création, voir ce mot, t. {{rom|iii}}, col. 2110, il peut également se servir, pour les produire, des causes secondes qu’il meut alors en leur communiquant sa puissance divine par mode de vertu instrumentale proprement dite. Lors donc que nous parlons de la puissance active du Christ ad extra, il faut distinguer tout d’abord ce qui, dans cette puissance, appartient en propre à l’humanité du Christ, soit dans l’ordre de la nature, soit dans l’ordre de la grâce, et ce qui lui appartient comme organe ou instrument de la divinité.
a) ''La puissance propre à l’humanité du Christ''.
« Comme cause principale, l’âme du Sauveur avait la puissance de produire tous les effets qui peuvent convenir à une âme humaine soit naturellement, soit surnaturellement… Cette âme pouvait donc, comme cause principale, gouverner son corps, produire les actes humains, mériter la grâce aux hommes, satisfaire pour leurs péchés, exercer les opérations de ses
trois sciences : vision béatifique, connaissance infuse, connaissance acquise. » Hugon, ''Le mystère de l’incarnation'', p. 310-311. Cf. S. Thomas, ''Sum. theol.'', III{{e|a}}, q.
{{rom|xiii}}, a. 2. Sur ce point la théologie n’a eu, au cours des siècles, qu’une discussion, d’ordre négatif, à engager.
Cette discussion est relative à l’attribution à l’humanité de Jésus-Christ, comme cause principale, de la ''toute-puissance'' divine.
En un certain sens on peut concéder, en vertu de la loi de la communication des idiomes, que cet homme qui est Jésus-Christ est tout-puissant. Il n’y a dans cet « homme qu’est Jésus-Christ i qu’une personne, la personne du Fils de Dieu et par conséquent la toute-puissance divine doit être attribuée à la personne du Fils de Dieu, même considérée comme subsistant dans la nature humaine. Cf. S. Thomas, ''loc. cit.'', a. 1, ad l{{e|um}}. Mais autre chose est que la toute-puissance soit dite appartenir ''personnellement'' à l’homme qu’est Jésus-Christ ; autre chose est qu’elle appartienne ''réellement'' et ''essentiellement'' à la nature humaine qui est en la personne de Jésus-Christ. Attribuer réellement et essentiellement un attribut divin à l’humanité du Christ, c’est, en vérité, renouveler l’hérésie du monophysisme. Voir ce mot. Cette hérésie a été renouvelée au {{rom|xvi}}{{e}} siècle par les ubiquitaires.
Attribuant à l’humanité de Jésus les propriétés de la nature divine, ils en vinrent à dire que cette humanité a reçu l’immensité et la toute-puissance. La droite du Père, exposent-ils, est partout : Jésus-Christ,
même selon son humanité, est a la droite du Père, donc, même selon son humanité, il est présent partout.
Et c’est ainsi, ajoutaient-ils, que doit s’expliquer la présence du Christ sons de multiples hosties sans recourir a la transsubstantiation. Voir l’exposé et la réfutation de cette doctrine hérétique a [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HYPOSTATIQUE (Union)|{{sc|Hypostatique}} (''Union'')]], col. 541-549. En ce qui concerne spécialement la toute-puissance, on doit affirmer qu’elle n’appartient pas à l’humanité du Christ : il est impossible que l’infini soit renfermé dans le fini ; de plus, l’être tout-puissant doit nécessairement être indépendant de tout autre agent ; la divinité seule peut Être toute-puissante. Gonet, disp, {{rom-maj|XIX}}, a. 1, n. 8-11.
Quant au texte de Matth., {{rom|xxviii}}, 18 : ''Toute puissance m’a été donnée au ciel et sur la terre'', on ne saurait y trouver une réelle difficulté ; il faut l’entendre ou du Verbe, Fils du Père, ou de Jésus-Christ en raison de sa personnalité divine, ou, si on l’étend à l’humanité, de la puissance d’''excellence'' accordée à Jésus pour opérer des miracles, conférer la grâce, instituer les sacrements. Gonet, ''id.'', n. 12-14, L’omniscience qui est dite avoir été communiquée par Dieu à l’humanité du Christ n’est en réalité qu’une omniscience îelative, dont l’objet est l’objet même de la science divine de vision : donc cette omniscience est en réalité finie et son existence en l’âme de Jésus ne saurait être un argument en faveur de la communication de la toute-puissance. S. Thomas, III{{e|a}}, q. {{rom|xiii}}, a. 1, ad 2{{e|um}} ; cf. Suarez, ''Comm. in h. l.''. On pourrait d’ailleurs parler, d’une façon tout aussi relative, de la toute-puissance de Jésus-Christ, qui, en effet, a pu réaliser tout ce qu’il voulait, d’une façon ''efficace et absolue''. Ce que Jésus n’a voulu que d’une volonté ''efficace conditionnelle'' (par rapport aux libres initiatives des autres causes secondes qu’il entendait respecter), n’a pas toujours été réalisé. Sur la volonté inefficace ou conditionnelle en Jésus-Christ, problème plus scolastique que théologique, soulevé à propos de Marc, {{rom|vii}}, 24 et d’autres textes similaires indiquant que la volonté ou le commandement de Jésus ne furent pas suivis d’effet, voir les subtiles dissertations de Suarez, disp. {{rom-maj|XXXVIII}}, sect. {{rom|v}} et des Salmanti censés, disp. {{rom-maj|XXIII}}, dub. {{rom|vii}}, n. 88-94, commentant S. Thomas, ''id.'', a. 4, ad 1{{e|um}} (deuxième explication : ''{{lang|la|vel potest dici}}'', etc.).
Ainsi donc, en vertu de sa puissance propre, l’âme du Christ n’avait pas de pouvoir spécial soit pour modifier l’ordre des êtres extérieurs, soit pour apporter un changement aux dispositions naturelles de son propre corps. S. Thomas, ''id.'', a. 2, 3 et les commentateurs, notamment Suarez, disp. {{rom-maj|XXXI}}, sect. {{rom|i}} et les Salmanticenses, disp. {{rom-maj|XXIII}}, dub. {{rom|i}}. Tout ce qu’il a fait, dans cet ordre de choses, relève de la puissance divine communiquée instrumentalement à son âme.
b) ''La puissance instrumentale du Christ''.
Les théologiens envisagent tout d’abord un aspect négatif de la question. Même comme instrument mû par la divinité, l’humanité de Jésus-Christ n’a pu produire certains effets lesquels, cependant, n’échappent pas à l’infinie puissance de Dieu, à savoir la création et l’annihilation des êtres. La cause instrumentale en effet, outre son effet instrumental, produit son effet propre, lequel suppose un sujet préexistant qui le reçoit. Aucune cause seconde, si parfaite qu’on la conçoive, ne peut donc concourir à l’acte de la création.
Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/CRÉATION|{{sc|Création}}]], t. {{rom|iii}}, col. 2110. L’annihilation répond à la création : le « rien » qui serait le terme le cette opération destructive ne peut être le sujet récepteur de l’action propre de la cause instrumentale, Cf. S. Thomas, ''Sum. theol.'', III{{e|a}}, q. {{rom|xiii}}. a. 2. - L’aspect positif de la question théologique touchant la puissance instrumentale du Christ peut se ramener à trois points principaux : existence, objet, nature de cet le puissance instrumentale.
a. ''Existence d’une puissance instrumentale en l’humanité de Jésus Christ''.
Les miracles accomplis par Notre Seigneur, la grâce qu’il a accordée aux pécheurs repentants et qu’il confère encore aujourd’hui aux hommes dans et par l’Église catholique sont des faits<noinclude>
<references/></noinclude>
6s66apmc7h1cscjpzww0fww2b2t28dq
Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 8.2.djvu/389
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2187|JUSTIFICATION, LA DOCTRINE AU CONCILE DE TRENTE|2188}}</noinclude>
<poem>
Nam, sicut nemo pius de
Dei misericordia, de Christi
merito deque sacramento
rum virtute et efficacia
dubitare debet, sic quilibet,
dum seipsum suamque pro
priam infirmitatem et indispositionem respicit, de sua
gratia formidare et timere
potest, cum nullus scire
valeat certitudine fidei, cui
non potest subesse falsum,
se gratiam Dei esse consecutum.
</poem>
<poem>
Car, de même qu’aucun
chrétien pieux ne doit mettre
en doute la miséricorde de
Dieu, le mérite du Christ, la
vertu et l’efficacité des sacrements,
ainsi chacun, quand
il se regarde soi-même avec
sa faiblesse et ses mauvaises
dispositions, peut craindre
au sujet de son état de grâce,
puisque personne ne peut
savoir d’une certitude de
foi, de cette foi qui est
incompatible avec l’erreur,
qu’il a obtenu la grâce de
Dieu.
</poem>
Les trois canons 12, 13 et 14, Denzinger-Bannwart,
n. 822-824, et Cavallera, n. 892, reprennent la même
doctrine sous la forme d’anathèmes portés contre les
divers aspects de l’erreur protestante. A la « vaine confiance
des hérétiques » l’Église entend évidemment
opposer l’incertitude de notre justification.
a) ''Position et discussion du problème''. — Mais cette
question était une de celles où les théologiens catholiques
avaient déjà pris position. Saint Thomas, suivi
par Biel, se montrait contraire, tandis que Scot était
ou passait pour être favorable à la certitude subjective
de la justification. Après le concile, sans doute, les
franciscains Alphonse de Castro et André de Véga ont
essayé de laver le docteur subtil sur ce point ; mais, au
moment du concile, l’exposé de Biel faisait foi, qui
lui attribue la possibilité pour le chrétien de connaître
son propre état de grâce certitudinaliter…, licet non
evidenter. Hefner, p. 301-303.
Or ces deux écoles avaient leurs représentants au
sein de l’assemblée, dont plusieurs membres, au rapport
de Séripando, t. {{rom|ii}}, p. 432, et notamment le cardinal
légat dei Monte, étaient acquis à la thèse scotiste.
Aussi les discussions furent-elles très longues et très
vives sur ce point. Résumé dans Hefner, p. 304-323.
Elles commencèrent avec le projet du 24 juillet,
c. {{rom|xviii}}, p. 390, à propos duquel le général des conventuels
défendit l’opinion de Scot, p. 404. Plusieurs Pères
exprimèrent un semblable sentiment, tandis que
d’autres demandaient que la question fût étudiée de
près, p. 408-410. La séance du 28 août y fut consacrée
tout entière et l’on résolut de laisser la question indécise
pour condamner seulement l’erreur luthérienne, p. 418-419.
De fait, le projet du 23 septembre, c. {{rom|vii}}, p. 424,
s’exprime d’une manière plus circonspecte et se contente
d’une formule à peu près identique au premier
paragraphe du texte actuel. Il y eut de fortes objections
en faveur de la certitude de la grâce, qui furent
surtout présentées, le 6 octobre, par le dominicain
Ambroise Catharin, évêque de Minori, p. 471. Aussi la
question fut-elle de nouveau soumise, conjointement
avec celle de la justice imputée, aux délibérations des
théologiens, p. 523 : Utrum aliquis possit esse cerlus
de sua adepta gratia secundum præsentem jusliliam et
quo génère certitudinis. D’après la statistique de Massarelli,
t. {{rom|i}}, p. 449, vingt et un furent d’avis qu’une certitude
est possible en certains cas, quatorze absolument
déterminés contre et deux restèrent neutres.
Le texte du 5 novembre, c. {{rom|ix}}, t. {{rom|v}}, p. 037, conserva
celui du 23 septembre sans parvenir à rallier tous les
suffrages, thomistes et scotistes le trouvant, chacun
dans leur sens, trop peu affirmatif, p. 082. Il s’agissait,
en tout cas, de savoir si l’erreur protestante était suffisamment
condamnée, ("est une des questions qui
lurent soumises au concile le 3 décembre, p. 687,
et une douzaine de Pères furent d’avis que la condamnation
devait être plus nette, p. 691. Devant ces et i Il i culte
*, la discussion fut renvoyée à la fin et, le 17 décembre, la majorité décidait enfin de condamner seulement
le mysticisme protestant sans trancher le problème
de fond, p. 727-728.
b) Solution du problème. — Entre temps les légats
avaient consulté Rome et, le 14 janvier, le maître du
sacré palais adressait à Cervino une lettre assez enflammée
contre la thèse de la certitude. Hefner, app., p. 128-134. Le concile cependant s’en était tenu à sa décision
du 17 décembre et le chapitre définitif fut adopté le
9 janvier, p. 772-773 et 777. Au texte primitif un
second paragraphe était ajouté pour condamner les
protestants, qui réclamaient l’assurance du salut
comme absolument indispensable pour être justifié.
Il se terminait par une formule transactionnelle, où
il était précisé que la confiance légitime du chrétien
ne peut jamais être une « certitude de foi ». El ita,
note Massarelli, p. 773, cum magno gaudio omnes
recesserunt.
De cette histoire, comme aussi du texte lui-même, il
ressort que ce chapitre est tout entier conçu en fonction
du système protestant. Il enseigne que l’assurance
du salut ne saurait jamais être suffisante, « puisqu’elle
peut aussi bien exister chez des hérétiques et des schismatiques,
et que, de nos jours encore, on prêche à
grand bruit contre l’Église cette doctrine aussi vaine
qu’impie. » Cette assurance n’est pas davantage nécessaire
comme condition absolue de la justification, et la
raison en est qu’elle n’est, à vrai dire, pas possible.
Non pas que nous devions douter de Dieu, mais nous
avons toujours dans notre misère persistante de graves
raisons pour douter de nous. Tandis que la doctrine
luthérienne est anthropocentrique et réclame la certitude
personnelle de la grâce, la doctrine de l’Église
est théocentrique et, tout en admettant les motifs qui
fondent la confiance légitime du chrétien, rappelle
ceux qui lui imposent le devoir d’une crainte salutaire.
Hefner, p. 326-327. Dans ces limites, il y a place pour
la liberté des systèmes suivant les préférences de
chacun. Voir Grâce, t. {{rom|vi}}, col. 1620-1626.
Les deux problèmes de la prédestination et de la
persévérance finale sont résolus d’après les mêmes
principes, c. {{rom|xii}}-{{rom|xi}}n et can. 15-16. Denzinger-Bannwart,
n. 805-806, 825-826, et Cavallera, n. 885-886 et
892. Au regard de la logique aussi bien que de l’histoire
ces textes sont étroitement connexes à celui-ci.
3. ''Inégalité et perfectibilité de la justification''.
Étant
une réalité intérieure et conditionnée par notre préparation
personnelle, la grâce de la justification ne saurait
être la même pour tous. Aussi est-il marqué dès le
c. {{rom|vii}} que « nous recevons en nous la justice chacun
selon sa mesure, que le Saint-Esprit répartit à chacun
comme il le veut, I Cor., {{rom|xii}}, 11, et selon sa propre
disposition et coopération. » Denzinger-Bannwart,
n. 799, et Cavallera, n. 879. D’où il suit qu’elle est
susceptible de progrès et appelée normalement à se
développer. Cette conséquence est déduite au c. {{rom|x}}, à
propos de ce qu’on appelait, en style d’école, la seconde
justification. Denz., n. 803, et Cav., n. 883.
Sic ergo justificati…, per
observationcm mandatorum
Dei et Ecclesiæ, in ipsa jus
titia per Christi gratiam ac
cepta, coopérante fide bonis
operibus, crescunt atque
magis justiflcantur.
Ainsi justifiés…, par l’ob
servation des commande
ments de Dieu et de l’Église
(les hommes) croissent dans
la justice reçue par la grâce
du Christ, la foi coopérant
aux bonnes œuvres, et de
viennent de plus en plus
justes.
Ce chapitre est complété par le can. 2 1 dirigé contre
l’erreur protestante. Denz., n. 834 et Cav., n. 892.
Si quis dixerit justitiam Si quelqu’un dit que la
acceptant non conservarl justice reçue, n’est pas cou
atque etlam augeri coram serves et encore augmentée
Deo per bona opéra, sod devant Dieu par les bonnes<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|745|PROPHÉTISME|746}}</noinclude>aucune relation avec cette situation politique. On ne la suppose que par comparaison avec les betiê hannebi’îm, qui entourent Élisée et qui luttent avec lui contre Achab. On conjecture qu’une cause analogue a
provoqué l’élan prophétique du temps de Samuel. Tout cela ne sort pas du champ des hypothèses, et l’existence des prophètes exaltés, véritables corybantes de Jahvé, n’est pas prouvée.
D’autre part, nous sommes trop peu renseignés sur les actes des nebïim de cette époque pour nous faire une idée juste de leur nature et de leur influence religieuse.
En particulier, le côté extraordinaire de leurs manifestations collectives nous échappe complètement, et c’est abuser de quelques ressemblances générales que de les assimiler entièrement aux phénomènes convulsifs d’autres mouvements analogues plus récents. On ne peut, en tout cas, leur enlever tout caractère religieux et il est légitime de penser que ces bandes organisées de dévots serviteurs de Jéhovah, courant le pays au son des instruments de musique, priant et peut-être
prêchant, ont, en un temps de marasme religieux, produit une grande impression. Ils étaient une preuve manifeste de l’action de Jéhovah en Israël et ils ont pu aboutir à relever le niveau religieux et moral de la foule. L’Esprit de Dieu, qui agit différemment suivant les époques et les milieux, a suscité un mouvement extraordinaire, capable d’exciter alors dans le peuple la piété, l’espérance en Dieu et la confiance en l’avenir »
2° Si, comme nous le pensons, la première période du prophétisme en Israël n’a pas présenté les caractères imaginés par les critiques rationalistes, la seconde période, dite de transition, perd déjà par le fait même sa caractéristique générale, car il ne peut y avoir transition
d’un état qui n’a pas existé à un état futur. Élie diffère beaucoup moins de Samuel qu’on ne le prétend, et c’est un indice assuré que la série des voyants se continue sans modification essentielle, et que, s’il y a progrès, il n’est pas aussi sensible qu’on le dit. Ce qu’on appelle le « galop » d’Élie devant le char d’Achab, accompli sous l’action divine, I (III)Reg., {{rom|xviii}}, 46, avait sans doute pour but de frapper par sa singularité l’esprit. du roi, au début de l’activité prophétique d’Élie. Si Élisée demande un harpiste avant de répondre à la consultation de Josaphat, II (IV) Reg., {{rom|iii}}, 15, ce n’était pas pour se préparer directement à l’inspiration prophétique qui ne dépendait pas de moyens extérieurs, mais de la seule volonté de Dieu ; c’était pour calmer l’irritation dont il s’était animé lui-même
en parlant au roi d’Israël. Il n’y a pas à s’étonner que des soldats, ayant remarqué la fuite précipitée du fils de prophète qui était venu sacrer Jéhu, l’aient traité d’insensé. II (IV) Reg., {{rom-maj|IX}}, 11. Si l’épithète a le sens injurieux ou méprisant qu’on lui donne, cela
viendrait du peu d’estime que ces soldats avaient pour les prophètes. On ne doit pas faire grand fond sur une injure ou une simple moquerie de caserne. Osée, {{rom-maj|IX}}, dit seulement que le peuple traite d’insensé le prophète dont les avertissements l’importunent et qu’à ses
.autres crimes il ajoute celui de persécuter ceux que Dieu lui envoie. Dans sa lettre au prêtre Sophonie, le faux prophète Séméias ne parle, selon son sentiment, que des faux prophètes, des personnes qui feignent
être saisies de l’esprit de Dieu. Jer., {{rom|xxix}}, 26. Si l’expression est injurieuse, elle vient d’un adversaire et elle vise Jérémie, 27. Vraiment, on ne peut conclure de ces faits que y&wa ait jamais été un nom ordinairement donné aux prophètes. Cf. Laur, ''Die Prophetennamen des alten Testamentes'', Fribourg, 1903, p. 38-40. L’acte de ce fils de prophète qui se présente devant Achab, la face voilée, n’est qu’une de ces actions symboliques que les prophètes accomplissaient pour annoncer la volonté divine d’une manière plus expressive et saisissante. Il se fait blesser pour paraître revenir du combat. I (III) Reg., {{rom|xx}}, 35-41. Quant aux prétendus signes de Jéhovah que les prophètes auraient portés au front et aux mains, c’est une de ces hypothèses singulières qui ne résistent pas à un examen attentif. On suppose gratuitement qu’il voile son tatouage qui,
découvert, le fait reconnaître par le roi pour un prophète.
C’est au symbolisme de son action que le roi reconnaît son caractère prophétique. Zacharie. parle de coups reçus par le faux prophète qu’il met en scène, et le terme qu’il emploie ne peut s’entendre d’un tatouage
antérieur de ses mains. Cf. Laur, ''op. cit''., p. 5459. Si Amos, {{rom|vii}}, 14, déclare à Amasias qu’il n’est ni prophète ni fils de prophète, c’est qu’il est peut-être au début de sa vocation et qu’il ne fait pas partie d’une communauté de fils de prophètes. Il n’en affirme pas moins sa mission divine et il ne rejette pas un titre qu’il regarderait comme injurieux, ne voulant avoir rien de commun, pas même le nom, avec ces insensés de prophètes. Il répond à l’insinuation malveillante d’Amasias et il déclare qu’il ne fait pas profession de
prophète dans un but de lucre. Cf. Laur, ''op. cit''., p. 3941, 50-51 ; A. Van Hoonacker, ''Les douze petits prophètes'', p. 269.
Quant aux benê han-nebYïm, on a pu les distinguer du nâbi’ de Jéhovah. Voir Laur, ''op. cit''., p. 59-63. Les premiers ne seraient pas des prophètes proprement dits (quoique leur désignation biblique semble équivaloir à celle de nebVîm), mais des hommes menant, sous la direction d’un nâbï, un genre de vie déterminé, sans être généralement doués de l’esprit prophétique. Sur leurs associations, voir {{sc|Écoles de prophètes}}, t. {{rom|ii}}, col. 1567-1570. Quoi qu’il en soit, ces fils de prophètes, groupés autour d’Élisée, ne présentent aucun de ces caractères excentriques et violents qu’on a voulu attribuer aux prophètes exaltés du temps de Samuel. S’ils en sont les successeurs, ils en ont continué, avec des différences conformes aux temps, les fonctions et l’esprit. Leur organisation paraît plus régulière et leur action non moins efficace. Disciples des grands prophètes, ils faisaient connaître au peuple leur doctrine et ils ont contribué à arrêter l’invasion du polythéisme en Israël. Ils étaient, dans cette œuvré, personnellement
animés de l’Esprit de Dieu ; cet Esprit les inspirait, les dirigeait et favorisait leur succès : ce qui apparaît tout à fait digne de l’action directe de Dieu sur son peuple choisi.
3° Les prophètes de la troisième période ne diffèrent donc pas essentiellement de ceux des périodes antécédentes. Ils continuent leur œuvre de direction et d’enseignement par des moyens nouveaux, plus parfaits en eux-mêmes peut-être ou selon notre mode d’appréciation,
mieux adaptés aux besoins de leur temps et produisant, par l’écriture, des effets plus durables de leur ministère prophétique. Distinguer des formes inférieures et des formes supérieures de l’inspiration divine, c’est mesurer l’action de Dieu aux idées humaines. Il reste cependant conforme aux lois de la providence que, puisque Israël avançait progressivement dans la civilisation, qu’il était plus directement
en rapport avec les grands empires polythéistes et qu’il avait besoin de mieux comprendre la religion et le culte spirituels, Dieu ait choisi de nouveaux moyens d’entrer en communication avec lui était, si l’on veut,
recouru à des formes plus parfaites d’inspiration pour éclairer ses prophètes. Ce développement et ce progrès de l’esprit prophétique se comprennent très bien et se justifient logiquement. Ils diffèrent, il est vrai, de ceux que les critiques ont créés d’après leurs vues naturelles et leurs idées rationalistes.
La seule remarque à ajouter est que les prophètes du {{VIIIe}} siècle ne sont pas les créateurs du monothéisme. La foi monothéiste d’Israël remontait aux origines de ce peuple, constitué précisément pour en être le {{tiret|gar|dien}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|747|PROPHÉTISME — PROPRIÉTÉ|748}}</noinclude>dien dans l’humanité. Voir t. {{rom|iii}}, col. 1235-1237. Les prophètes, nous l’avons dit plus haut, col. 717, ont été assurément les apôtres et les propagateurs du monothéisme ; mais ils ne l’ont pas fondé. La création du monothéisme par les prophètes du {{rom|viii}}{{e}} siècle, non seulement n’est pas démontrée, mais encore elle se heurte
à des difficultés insurmontables qu’a bien fait valoir l’abbé de Broglie, ''Questions bibliques'', 2{{e}} édit., Paris, 1904, p. 243-320. Leur rôle historique et l’influence des prophètes d’Israël, tels que nous les avons exposés précédemment, col. 717, ne sont pas pour cela amoindris. De ce qu’ils les ont remplis et exercés sous l’inspiration
divine, leur gloire n’en est pas diminuée. C’est un honneur pour un homme d’avoir été l’instrument intelligent, libre et docile de l’Esprit inspirateur. L’inspiration prophétique n’est pas une action mécanique qui fait mouvoir des agents inconscients. Elle a sauvegardé, nous l’avons dit, avec la doctrine catholique, la conscience, l’intelligence et la liberté des prophètes. Tout en maintenant leur inspiration surnaturelle, nous pouvons les saluer comme les plus grands hommes d’Israël et les plus dignes représentants de Dieu dans l’histoire du peuple choisi. La grandeur de l’œuvre qu’ils ont accomplie est la marque la plus certaine que Dieu a parlé par leur bouche. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="PROPITIATOIRE"/><nowiki/>
'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : kappôrét ; Septante : Uaurripiov, èîtiŒna, ou seulement UaaT-^ptov ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir {{sc|Arche d’alliance}}, t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Nnm., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée sekînâh, « habitation ». Voir
Gloire de Dieu, t. {{rom|iii}}, col. 252 ; Oracle, t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du
bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot kappôrét vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de kâfar, « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme im§ïj.a, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot kappôrét, qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints bel hak-kappôréf, « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du piel kippér, qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou kapdru a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les takpirdli sont des purifications que
VûHpu applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. xxii-xxiii ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe kaffdrah, dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de kappôrét comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par î).a<7T^piov, du verbe llà<r » t.oi.ixi, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le
même mot désigne le kappôrét. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le kappore’f que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg.,
Xiv, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », bêt hak-kappôrét. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xctx (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme Uaa-nîpiov, propitiatio, dans son
sang parla foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot D.ajTÎiptov a été
retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu kapporêt. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par
saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang >> et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION''' (PAINS DE). Voir {{sc|Pains}} de proposition,
ii, 2°, t. {{rom|iv}}, col. 1957.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
en propre à quelqu’un.
I. {{sc|À l’époque patriarcale.}} — 1° Dans le principe, Dieu avait placé l’homme sur la terre en lui disant, à<section end="PROPRIÉTÉ"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|747|PROPHÉTISME — PROPRIÉTÉ|748}}</noinclude>dien dans l’humanité. Voir t. {{rom|iii}}, col. 1235-1237. Les prophètes, nous l’avons dit plus haut, col. 717, ont été assurément les apôtres et les propagateurs du monothéisme ; mais ils ne l’ont pas fondé. La création du monothéisme par les prophètes du {{rom|viii}}{{e}} siècle, non seulement n’est pas démontrée, mais encore elle se heurte
à des difficultés insurmontables qu’a bien fait valoir l’abbé de Broglie, ''Questions bibliques'', 2{{e}} édit., Paris, 1904, p. 243-320. Leur rôle historique et l’influence des prophètes d’Israël, tels que nous les avons exposés précédemment, col. 717, ne sont pas pour cela amoindris. De ce qu’ils les ont remplis et exercés sous l’inspiration
divine, leur gloire n’en est pas diminuée. C’est un honneur pour un homme d’avoir été l’instrument intelligent, libre et docile de l’Esprit inspirateur. L’inspiration prophétique n’est pas une action mécanique qui fait mouvoir des agents inconscients. Elle a sauvegardé, nous l’avons dit, avec la doctrine catholique, la conscience, l’intelligence et la liberté des prophètes. Tout en maintenant leur inspiration surnaturelle, nous pouvons les saluer comme les plus grands hommes d’Israël et les plus dignes représentants de Dieu dans l’histoire du peuple choisi. La grandeur de l’œuvre qu’ils ont accomplie est la marque la plus certaine que Dieu a parlé par leur bouche. {{d|[[Auteur:Eugène_Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : kappôrét ; Septante : Uaurripiov, èîtiŒna, ou seulement UaaT-^ptov ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir {{sc|Arche d’alliance}}, t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Nnm., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée sekînâh, « habitation ». Voir
Gloire de Dieu, t. {{rom|iii}}, col. 252 ; Oracle, t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du
bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot kappôrét vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de kâfar, « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme im§ïj.a, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot kappôrét, qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints bel hak-kappôréf, « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du piel kippér, qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou kapdru a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les takpirdli sont des purifications que
VûHpu applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. xxii-xxiii ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe kaffdrah, dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de kappôrét comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par î).a<7T^piov, du verbe llà<r » t.oi.ixi, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le
même mot désigne le kappôrét. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le kappore’f que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg.,
Xiv, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », bêt hak-kappôrét. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xctx (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme Uaa-nîpiov, propitiatio, dans son
sang parla foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot D.ajTÎiptov a été
retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu kapporêt. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par
saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang >> et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
en propre à quelqu’un.
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à des difficultés insurmontables qu’a bien fait valoir l’abbé de Broglie, ''Questions bibliques'', 2{{e}} édit., Paris, 1904, p. 243-320. Leur rôle historique et l’influence des prophètes d’Israël, tels que nous les avons exposés précédemment, col. 717, ne sont pas pour cela amoindris. De ce qu’ils les ont remplis et exercés sous l’inspiration
divine, leur gloire n’en est pas diminuée. C’est un honneur pour un homme d’avoir été l’instrument intelligent, libre et docile de l’Esprit inspirateur. L’inspiration prophétique n’est pas une action mécanique qui fait mouvoir des agents inconscients. Elle a sauvegardé, nous l’avons dit, avec la doctrine catholique, la conscience, l’intelligence et la liberté des prophètes. Tout en maintenant leur inspiration surnaturelle, nous pouvons les saluer comme les plus grands hommes d’Israël et les plus dignes représentants de Dieu dans l’histoire du peuple choisi. La grandeur de l’œuvre qu’ils ont accomplie est la marque la plus certaine que Dieu a parlé par leur bouche. {{d|[[Auteur:Eugène_Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : Uaurripiov, èîtiŒna, ou seulement UaaT-^ptov ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir {{sc|Arche d’alliance}}, t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Nnm., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée sekînâh, « habitation ». Voir
Gloire de Dieu, t. {{rom|iii}}, col. 252 ; Oracle, t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du
bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme im§ïj.a, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''bel hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du piel kippér, qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapdru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les takpirâli sont des purifications que VûHpu applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. xxii-xxiii ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par î).a<7T^piov, du verbe llà<r » t.oi.ixi, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêt hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xctx (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme Uaa-nîpiov, ''propitiatio'', dans son sang parla foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot D.ajTÎiptov a été
retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par
saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang >> et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION''' (PAINS DE). Voir {{sc|Pains}} de proposition,
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἱλαστήριον, ἐπίθεμα}}, ou seulement {{lang|grc|ἱλαστήριον}} ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir {{sc|Arche d’alliance}}, t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Nnm., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée ''šekînâh'', « habitation ». Voir
{{sc|Gloire de Dieu}}, t. {{rom|iii}}, col. 252 ; {{sc|Oracle}}, t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du
bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme {{lang|grc|ἐπίθεμα}}, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''beṭ hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du ''piel kippér'', qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapâru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les ''takpirâti'' sont des purifications que l’''âšipu'' applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. {{rom|xxii-xxiii}} ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, du verbe {{lang|grc|ἱλάσϰομαι}}, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêṭ hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xcix (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, ''propitiatio'', dans son sang par la foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot {{lang|grc|ἱλαστήριον}} a été retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang >> et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION (PAINS DE)'''. Voir {{sc|Pains de proposition}},
{{rom|ii}}, 2°, t. {{rom|iv}}, col. 1957.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
en propre à quelqu’un.
I. {{sc|À l’époque patriarcale.}} — 1° Dans le principe, Dieu avait placé l’homme sur la terre en lui disant, à<section end="PROPRIÉTÉ"/><noinclude>
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἱλαστήριον, ἐπίθεμα}}, ou seulement {{lang|grc|ἱλαστήριον}} ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir {{sc|Arche d’alliance}}, t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Nnm., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée ''šekînâh'', « habitation ». Voir
{{sc|Gloire de Dieu}}, t. {{rom|iii}}, col. 252 ; {{sc|Oracle}}, t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du
bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme {{lang|grc|ἐπίθεμα}}, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''beṭ hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du ''piel kippér'', qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapâru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les ''takpirâti'' sont des purifications que l’''âšipu'' applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. {{rom|xxii-xxiii}} ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, du verbe {{lang|grc|ἱλάσϰομαι}}, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêṭ hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xcix (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, ''propitiatio'', dans son sang par la foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot {{lang|grc|ἱλαστήριον}} a été retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang » et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἱλαστήριον, ἐπίθεμα}}, ou seulement {{lang|grc|ἱλαστήριον}} ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arche d’alliance|{{sc|Arche d’alliance}}]], t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (l m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Num., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée ''šekînâh'', « habitation ». Voir
[[Dictionnaire de la Bible/Gloire de Dieu|{{sc|Gloire de Dieu}}]], t. {{rom|iii}}, col. 252 ; [[Dictionnaire de la Bible/Oracle|{{sc|Oracle}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme {{lang|grc|ἐπίθεμα}}, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''beṭ hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du ''piel kippér'', qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapâru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les ''takpirâti'' sont des purifications que l’''âšipu'' applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. {{rom|xxii-xxiii}} ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, du verbe {{lang|grc|ἱλάσϰομαι}}, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêṭ hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xcix (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, ''propitiatio'', dans son sang par la foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot {{lang|grc|ἱλαστήριον}} a été retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang » et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION (PAINS DE)'''. Voir {{sc|Pains de proposition}},
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|747|PROPHÉTISME — PROPRIÉTÉ|748}}</noinclude>{{tiret2|gar|dien}} dans l’humanité. Voir t. {{rom|iii}}, col. 1235-1237. Les prophètes, nous l’avons dit plus haut, col. 717, ont été assurément les apôtres et les propagateurs du monothéisme ; mais ils ne l’ont pas fondé. La création du monothéisme par les prophètes du {{rom|viii}}{{e}} siècle, non seulement n’est pas démontrée, mais encore elle se heurte à des difficultés insurmontables qu’a bien fait valoir l’abbé de Broglie, ''Questions bibliques'', 2{{e}} édit., Paris, 1904, p. 243-320. Leur rôle historique et l’influence des prophètes d’Israël, tels que nous les avons exposés précédemment, col. 717, ne sont pas pour cela amoindris. De ce qu’ils les ont remplis et exercés sous l’inspiration divine, leur gloire n’en est pas diminuée. C’est un honneur pour un homme d’avoir été l’instrument intelligent, libre et docile de l’Esprit inspirateur. L’inspiration prophétique n’est pas une action mécanique qui fait mouvoir des agents inconscients. Elle a sauvegardé, nous l’avons dit, avec la doctrine catholique, la conscience, l’intelligence et la liberté des prophètes. Tout en maintenant leur inspiration surnaturelle, nous pouvons les saluer comme les plus grands hommes d’Israël et les plus dignes représentants de Dieu dans l’histoire du peuple choisi. La grandeur de l’œuvre qu’ils ont accomplie est la marque la plus certaine que Dieu a parlé par leur bouche. {{d|[[Auteur:Eugène_Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἱλαστήριον, ἐπίθεμα}}, ou seulement {{lang|grc|ἱλαστήριον}} ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arche d’alliance|{{sc|Arche d’alliance}}]], t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (1 m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Num., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée ''šekînâh'', « habitation ». Voir
[[Dictionnaire de la Bible/Gloire de Dieu|{{sc|Gloire de Dieu}}]], t. {{rom|iii}}, col. 252 ; [[Dictionnaire de la Bible/Oracle|{{sc|Oracle}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme {{lang|grc|ἐπίθεμα}}, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''beṭ hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du piel ''kippér'', qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapâru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les ''takpirâti'' sont des purifications que l’''âšipu'' applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. {{rom|xxii-xxiii}} ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, du verbe {{lang|grc|ἱλάσϰομαι}}, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêṭ hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xcix (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, ''propitiatio'', dans son sang par la foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot {{lang|grc|ἱλαστήριον}} a été retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang » et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION (PAINS DE)'''. Voir {{sc|Pains de proposition}},
{{rom|ii}}, 2°, t. {{rom|iv}}, col. 1957.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
en propre à quelqu’un.
I. {{sc|À l’époque patriarcale.}} — 1° Dans le principe, Dieu avait placé l’homme sur la terre en lui disant, à<section end="PROPRIÉTÉ"/><noinclude>
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'''PROPITIATOIRE''' (hébreu : ''kappôréṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἱλαστήριον, ἐπίθεμα}}, ou seulement {{lang|grc|ἱλαστήριον}} ; Vulgate : ''propitiatorium''), plaque d’or qui couvrait l’Arche d’alliance et portait les deux chérubins. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arche d’alliance|{{sc|Arche d’alliance}}]], t. {{rom|i}}, col. 913-919.
1° ''Description.'' — Le propitiatoire était une plaque d’or pur, longue de deux coudées et demie (1 m 31) et large d’une coudée et demie (0 m 78). Aux deux extrémités étaient placés les chérubins d’or battu, qui faisaient corps avec le propitiatoire. Les chérubins se faisaient face, et leurs ailes déployées vers le haut couvraient le propitiatoire, en laissant vide l’espace du milieu. Le propitiatoire était posé au-dessus de l’Arche. Exod., {{rom|xxv}}, 17-21 ; {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxx}}, 6 ; {{rom|xxxi}}, 7 ; xxxv, 12 ; {{rom|xxxvii}}, 6-9 ; {{rom|xxxix}}, 35 ; {{rom|xl}}, 20.
2° ''Destination''. — 1. Le propitiatoire servait tout d’abord à couvrir l’Arche. Celle-ci, étant un coffre ouvrant par le haut et contenant différents objets, avait naturellement besoin d’un couvercle. Exod., {{rom|xxv}}, 21.
— 2. Le propitiatoire était de plus l’endroit où le Seigneur
communiquait avec Moïse. « Là je me rencontrerai avec toi et je te communiquerai, de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins, tous les ordres que je te donnerai pour les enfants d’Israël. » Exod., {{rom|xxv}}, 22. « Lorsque Moïse entrait dans le Tabernacle de l’alliance pour parler avec Jéhovah, il entendait la voix qui lui
parlait de dessus le propitiatoire placé sur l’Arche du témoignage, entre les deux chérubins, et il lui parlait. » Num., {{rom|vii}}, 89. C’était là comme le trône de Dieu, l’endroit où il manifestait sa présence et rendait ses oracles. C’est cette présence ainsi manifestée que plus tard les Juifs ont appelée ''šekînâh'', « habitation ». Voir
[[Dictionnaire de la Bible/Gloire de Dieu|{{sc|Gloire de Dieu}}]], t. {{rom|iii}}, col. 252 ; [[Dictionnaire de la Bible/Oracle|{{sc|Oracle}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1846. On comprend dès lors pourquoi ce dessus du propitiatoire restait vide, pour servir de résidence au Dieu invisible et dont toute représentation était interdite. Les arches égyptiennes, au contraire, portaient toujours une image quelconque de divinité. Voir t. {{rom|i}}, fig. 241, 242, 245, col. 913, 915, 918. - 3. Le jour de la fête de l’Expiation, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints ; là, prenant avec son doigt du sang du taureau immolé, il aspergeait la face orientale du propitiatoire et faisait sept autres aspersions devant le propitiatoire. Il recommençait ensuite le même rite avec le sang du bouc immolé. Lev., {{rom|xvi}}, 14-15. Ces aspersions avaient pour but de présenter à Jéhovah le sang des victimes égorgées pour se le rendre propice.
3° ''Signification.'' — 1. Le mot ''kappôréṭ'' vient, d’après quelques anciens auteurs juifs et quelques modernes, de ''kâfar'', « couvrir » ; il désignerait donc le propitiatoire uniquement comme {{lang|grc|ἐπίθεμα}}, « couvercle » de l’Arche. Il est peu probable que les Hébreux aient attaché un sens aussi restreint au mot ''kappôréṭ'', qui n’est d’ailleurs employé qu’à propos de l’Arche. L’idée de « couvrir » était tout à fait secondaire dans un objet qui portait les deux chérubins et servait de trône à la majesté divine. Puis, aurait-on appelé le Saint des saints ''beṭ hak-kappôréṭ'', « maison du couvercle » ? I Par., {{rom|xxviii}}, 11. — 2. Les anciennes versions ont fait dériver le mot du piel ''kippér'', qui veut dire « pardonner » et « expier ». Cf. Deut., {{rom|xxi}}, 8 ; Ps. {{rom|lxv}}, 4 ; Jer., {{rom|xviii}}, 23 ; Exod., {{rom|xxx}}, 15 ; Lev., {{rom|i}}, 4, etc. L’assyrien ''kuppuru'' ou ''kapâru'' a aussi le sens de « purifier, essuyer ». Les ''takpirâti'' sont des purifications que l’''âšipu'' applique à des personnes ou à des objets divers. Cf. Fr. Martin, Textes religieux assyriens et babyloniens, Paris, 1903, p. {{rom|xxii-xxiii}} ; Zimmern, ''Die Keilinschr. und das A. T.'', Berlin, 1903, p. 601. L’arabe ''kaffôrah'', dans le Coran, désigne une « expiation » ou un « moyen d’expiation ». Cf. Hughes, ''Dict. of Islam'', Londres, 1896, p. 259. Le sens de ''kappôréṭ'' comporte donc certainement l’idée d’expiation. Les Septante le rendent par {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, du verbe {{lang|grc|ἱλάσϰομαι}}, « expier, rendre propice. » Dans l’Épître aux Hébreux, {{rom|ix}}, 5, le même mot désigne le ''kappôréṭ''. La Vulgate l’appelle ''propitiatorium'', l’endroit de la propitiation. Le sens du mot est donc surtout emprunté au rite de la fête de l’Expiation. C’est invisiblement présent sur le ''kappôréṭ'' que Dieu recevait les marques authentiques du repentir d’Israël, c’est là qu’il accordait au peuple son pardon. Là aussi Dieu communiquait ses volontés à Moïse. Mais ces communications divines se firent après Moïse par l’Urim et le Thummin et le texte de I Reg., {{rom|xiv}}, 18, à supposer qu’il n’ait pas été altéré, n’indique nullement que L’Arche ait servi pour faire connaître au grand-prêtre Achias la volonté divine. Tous les ans, au contraire, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des saints pour y implorer le pardon divin. Il était donc naturel que l’historien sacré parlât de la « maison de la propitiation », ''bêṭ hak-kappôréṭ''. I Par., {{rom|xxviii}}, 11. Le propitiatoire d’or était en réalité le siège de la royauté de Jéhovah sur Israël ; c’est de là qu’il commandait, c’est là qu’il pardonnait. Au lieu d’être comme un accessoire destiné à couvrir l’Arche, le propitiatoire constituait au contraire la pièce principale, dont l’Arche était comme la base. Aussi les écrivains sacrés aiment-ils à appeler Jéhovah « celui qui siège entre les chérubins ». I Reg., {{rom|iv}}, 4 ; II Reg., {{rom|vi}}, 2 ; IV Reg., {{rom|xix}}, 15 ; I Par., {{rom|xiii}}, 6 : Ps. lxxx ({{rom|lxxix}}), 2 ; xcix (xcxviii), 1 ; Is., {{rom|xxxvii}}, 16 ; Dan., {{rom|iii}}, 55. Cf. Bähr, ''Symbolik des mosaischen Cultus'', Heidelberg, 1837° t. {{rom|i}}, p. 379-382, 387-395. — 3. Saint Paul dit que Jésus-Christ a été montré « comme {{lang|grc|ἱλαστήριον}}, ''propitiatio'', dans son sang par la foi. » Rom., {{rom|iii}}, 25. Le mot {{lang|grc|ἱλαστήριον}} a été retrouvé dans un certain nombre d’inscriptions ; il y désigne un « moyen » ou un « objet d’expiation » ou de « propitiation ». C’est bien le sens de l’hébreu ''kapporêṭ''. Quant à Notre-Seigneur, il est présenté par saint Paul comme « moyen » ou « instrument d’expiation » ; il expie « dans son sang » et on s’applique cette expiation « par la foi. » Cf. F. Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 282, 287-289.
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'''PROPOSITION (PAINS DE)'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Pains de proposition|{{sc|Pains de proposition}}]], {{rom|ii}}, 2°, t. {{rom|iv}}, col. 1957.
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'''PROPRIÉTÉ''', droit en vertu duquel une chose appartient
en propre à quelqu’un.
I. {{sc|À l’époque patriarcale.}} — 1° Dans le principe, Dieu avait placé l’homme sur la terre en lui disant, à<section end="PROPRIÉTÉ"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome V.djvu/389
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Verbex
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/* Validée */
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PROSELYTE
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}}</noinclude>ἐπήλυτος, qu’on retrouve dans les Septante, Job, {{rom|xx}}, 26,
ἐπήλυτης et ἔπηλυς.
{{2o}} ''La propagande juive.'' — 1. Les Juifs ne jouissaient pas d’une grande faveur dans l’ancien monde gréco-romain. Les écrivains classiques les traitent souvent avec mépris, haine et injustice. Cf. Tacite, ''Hist.'', {{rom|v}}, 4, 5, 8 ; Plutarque, ''Sympos.'', IV, 5 ; Juvénal, ''Sat.'', {{sc|vi}}, 160 ; {{rom|xiv}}, 97, 98, 103-106 ; Ammien Marcellin, {{rom|xxii}}, 5, etc. D’autre part les Juifs, par leur particularisme outré, leur antipathie pour les étrangers, le caractère de leur dogme et de leur morale, si surprenants pour des païens,
semblaient destinés à rester confinés dans leur isolement. Mais la Providence avait ici très manifestement des vues en contradiction avec les prévisions humaines. Les prosélytes juifs devaient fournir à la propagande chrétienne des âmes toutes préparées. La loi mosaïque devenait ainsi le vestibule de l’Évangile, non seulement par son action préparatoire à la rédemption et au règne messianique, mais encore par une influence directe sur les âmes des Juifs et sur celles que conquéraient les Juifs. C’en fut assez pour que ce peuple longtemps
jaloux de ses prérogatives, qu’il tenait pour incommunicables, travaillât à y associer des étrangers, et pour que ces derniers, malgré leurs préjugés contre une religion d’assez mauvais renom parmi eux, se missent à l’étudier et à l’embrasser en grand nombre. Il y a là un phénomème dont les explications naturelles ne suffisent pas à rendre compte d’une manière adéquate.
2. À vrai dire, cette adoption des étrangers dans le sein d’Israël, inaugurée à la sortie d’Egypte, Exod., {{rom|xii}}, 38, n’avait ensuite pris quelque développement que dans les pays de l’exil, où le contact immédiat des Juifs permettait de mieux apprécier leur religion. Tob., {{rom|i}}, 7 ; Esth., {{rom|viii}}, 17. Mais la propagande ne devint vraiment active et systématique que dans l’empire romain. Notre Seigneur constate ce zèle, parfois exclusif et funeste dans ses résultats. Matth., {{rom|xxiii}}, 15. Saint Paul l’attribue à la conviction qu’avait le Juif d’être « le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des ignorants, le maître des enfants, ayant dans la Loi la règle de la science et de la vérité », et il lui reproche de ne pas pousser son zèle jusqu’à s’instruire lui-même. Rom., {{rom|ii}}, 19-21.
3. La propagande eut tant de succès, dans le monde gréco-romain, que seuls, parmi les adeptes des cultes orientaux, ceux du culte d’Isis et de Mithra l’emportaient sur ceux du judaïsme. Josèphe, ''Cont. Apion.'', {{rom|ii}}, 10, constate que les Juifs étaient plus éloignés des Grecs par la distance que par les idées, et que beaucoup d’entre ces derniers
avaient adhéré au judaïsme, bien que tous n’y eussent pas persévéré. Il ajoute, ''Cont. Apion.'', {{rom|ii}}, 39 : « Depuis longtemps beaucoup désirent s’associer à notre manière de servir Dieu. Il n’y a pas de ville grecque ou barbare, pas de nation chez laquelle ne se soit introduite la coutume de célébrer le septième jour, que nous passons dans le repos, et où l’on n’observe les jeûnes, les allumages de lampes et les abstinences de mets qui nous sont défendus. On s’efforce d’imiter
notre mutuelle entente, notre libéralité, notre application aux métiers, notre patience dans les tourments que nous endurons pour nos lois. » Des témoignages analogues sont fournis par Tertullien, ''Ad. nation.'', {{rom|i}}, 13, t. {{rom|i}}, col. 579 ; Sénèque, dans S. Augustin, ''De civ. Dei'', {{rom|vi}}, 11, t. {{rom|xli}}, col. 192 ; Dion Cassius, {{rom|xxxvii}}, 17. Les prosélytes étaient en nombre à Antioche, cf. Josèphe, ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|vii}}, {{rom|iii}}, 3 ; à Antioche de Pisidie, Act., {{rom|xiii}}, 16, 26, 43, 50 ; à Thessalonique, Act., {{rom|xvil}}, 4 ; à Athènes, Act., {{rom|xvii}}, 17, et à Rome. Cf. Horace, ''Sat.'', {{rom|i}}, {{rom|ix}}, 68-72 ; Sénèque, ''Epist.'' {{rom|xcv}} ; Perse, {{rom|v}}, 179-183 ; Ovide, ''De art. am.'', {{rom|i}}, 75, 415 ; Tibulle, {{rom|i}}, 3 ; {{rom|v}}, 18 ; Juvénal, ''Sat.'', {{rom|xiv}}, 96-106, etc. Les femmes étaient plus nombreuses et plus empressées que les hommes à embrasser le judaïsme. Act., {{rom|xiii}}, 50 ; {{rom|xvii}}, 4. Certains Juifs faisaient profession
de les initier à la connaissance et à la pratique de la loi mosaïque. Cf. Josèphe, ''{{abr|Ant. jud.|Antiquitates Judaicae (Antiquités judaïques)}}'', XVIII, {{rom|iii}}, 5. À Damas, la majorité des femmes étaient prosélytes. Cf. Josèphe, ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', II, {{rom|xx}}, 2. A Rome, des femmes célèbres, comme Fulvie, pratiquaient le judaïsme, et d’autres, comme Poppée, femme de Néron, lui étaient favorables. Cf. Josèphe, ''{{abr|Ant. jud.|Antiquitates Judaicae (Antiquités judaïques)}}'', XVIII, {{rom|iii}}, 5 ; XX, {{rom|viii}}, 11. Non contents de s’affilier au judaïsme, de nobles étrangers venaient faire acte de religion à Jérusalem même, comme le ministre de la reine Candace, Act., {{rom|viii}}, 27, et la reine Hélène d’Adiabène, qui se fit construire
un palais dans la Ville sainte et se montra si généreuse envers les Juifs dans des circonstances difficiles. Cf. Josèphe, ''{{abr|Ant. jud.|Antiquitates Judaicae (Antiquités judaïques)}}'', XX, {{rom|ii-iv}}.
{{3o}} ''Causes du succès de cette propagande.'' — 1. Dieu favorisait, sans nul doute, une œuvre dont la réalisation rentrait dans ses plans ; mais il la laissait s’exécuter par des moyens humains. De leur côté, les Juifs avaient été saisis par un zèle véritable pour la propagation de
leurs idées religieuses. Plusieurs adhérents devenaient nombreux dans les villes étrangères, plus leur influence se consolidait. Les hommes vraiment sincères et religieux y voyaient un gain pour la cause de la vérité et aussi pour la gloire de leur nation, Luc, {{rom|ii}}, 32 ; les
autres regardaient cette extension comme un acheminement vers cette conquête du monde et cette domination universelle sur les peuples, que les prophéties semblaient promettre à Israël. Dans ce but, on employait
des moyens divers. Pour convertir les Iduméens et ensuite les Ituréens, Jean Hyrcan et Aristobule leur donnèrent à choisir entre la mort, l’exil ou la circoncision. Cf. Josèphe, ''{{abr|Ant. jud.|Antiquitates Judaicae (Antiquités judaïques)}}'', XIII, {{rom|ix}}, 3 ; {{rom|xi}}, 3. Parfois, des fanatiques imposaient la circoncision par violence. Cf.
Josèphe, ''Vit.'', 23. D’autres faisaient de la propagande par des moyens ou pour des motifs peu avouables. Cf. Josèphe, ''{{abr|Ant. jud.|Antiquitates Judaicae (Antiquités judaïques)}}'', XVIII, {{rom|iii}}, 5. Les procédés employés étaient le plus souvent de toute autre nature ; mais les instances ne faisaient jamais défaut pour déterminer une adhésion. De là le mot d’Horace, ''Sat.'', {{rom-maj|i}}, {{rom|iv}}, 142 : ''Veluti te Judæi, cogemus in hanc concedere turbam'',
« nous te forcerons, comme font les Juifs à prendre rang dans cette foule. »
2. La doctrine israélite exerçait une forte attraction sur les esprits sérieux qui, fatigués des hontes du paganisme et des pauvretés intellectuelles du scepticisme, cherchaient une base solide à la croyance, un appui à l’espérance d’un avenir meilleur et une satisfaction à la fois digne et positive au besoin de Dieu qui torture le cœur humain. Les âmes ainsi disposées apprenaient que les Juifs possédaient des traditions merveilleuses et des données incomparables sur les questions qui intéressent la vie de l’âme ; qu’ils avaient en main des livres sacrés du plus haut intérêt ; que ces livres sacrés, sur le désir d’un Ptolémée d’Égypte, avaient été traduits en grec, pour être misa la portée de tous les penseurs du monde gréco-romain ; que ces livres étaient interprétés par des docteurs compétents et que plusieurs d’entre ces derniers, formés dans les célèbres écoles d’Alexandrie,
cherchaient à montrer que ce qu’il y avait de meilleur et de plus élevé chez les grands philosophes de la Grèce ne différait guère de l’enseignement que professaient les livres juifs. En fallait-il davantage pour pousser beaucoup d’âmes à une étude qui promettait de leur donner satisfaction ? L’expérience leur en montrait d’ailleurs l’à-propos.
3. Les motifs qui déterminaient les prosélytes n’avaient pas toujours la même noblesse. Ceux du temps d’Esther, {{rom|viii}}, 17, désiraient surtout, sans doute, échapper à des représailles ou partager la faveur dont jouissaient alors les Juifs. Les étrangers transportés en Samarie pendant la captivité ne devinrent juifs que par peur. IV Reg., {{rom|xvii}}, 26-29. D’autres, à l’époque romaine, tendaient surtout à partager les privilèges accordés aux Juifs par l’autorité, l’exemption<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|771|PROSTITUTION|772}}</noinclude>{{tiret2|na|tions}} idolâtres est assimilée à la prostitution. Ainsi
Tyr se prostitue à toutes les nations de la terre. Is., {{rom|xxiii}}, 17. Ninive est châtiée « à cause du grand nombre de prostitutions, de la prostituée pleine d’attraits, de l’habile magicienne, qui vendait les nations par ses prostitutions et les peuples par ses enchantements. » Nah., {{rom|iii}}, 4.
VII. {{sc|Dans le monde gréco-romain.}} — De la Syrie et de la Phénicie, l’usage de la prostitution avait aisément passé en Asie Mineure, en Grèce et en Italie. Dans l'île de Chypre régnait une immoralité analogue à celle de la Babylonie. Cf. Hérodote, {{rom|i}}, 199. En Phrygie et en Bithynie, le culte de Cybèle comportait l’orgie et la prostitution. La Cappadoce et le Pont honoraient Ma, confondue avec Artémis par les Grecs. La déesse avait à Gomana un temple qui abritait six mille hiérodules, hommes et femmes. Analtis en comptait autant à Sarus, et Zeus trois mille à "Venasa. Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|ii}}, p. 169-173. En pays grec, les prostitutions sacrées n'étaient point en usage, si ce n’est peut-être à Corinthe et à Éryx, en Sicile. Cf. Justin, {{rom|xviii}}, 5 ; Strabon, {{rom|vi}}, 2 ; Lagrange, Études sur les religions sémitiques, p. 445. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Corinthe|{{sc|Corinthe}}]], t. {{rom|ii}},
col. 975. Mais l’impudicité trouvait des excitations permanentes dans les exemples des dieux, dans les fêtes célébrées en leur honneur et dans les mille facilités qu’une vie voluptueuse pouvait se ménager dans le
monde antique et sous des climats qui la favorisaient.
Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|iii}}, p. 265-272 ; de Champagny, ''Les Césars'', Paris, 1876, t. {{rom|iii}}, p. 303-306. À Rome, la prostitution avait pris, sous les premiers empereurs, un tel développement, que les courtisanes seules étaient considérées ; pour attirer l’attention, les plus nobles matrones en venaient à se faire courtisanes, au point que Tibère même se crut ohligé de réprimer ce honteux désordre. Cf. Suétone., ''Tib.'', 35 ; Tacite, ''Annal.'', II, 85 ; {{rom|xiv}}, 16 ; {{rom|xv}}, 37, etc. Des courtisanes syriennes, du plus bas étage, se rendaient dans la capitale, où on les connaissait sous le nom d’''ambubalæ'', « joueuses de flûte, » parce qu’elles
attiraient l’attention à l’aide de cet instrument. Cf. Horace, ''Sat.'', 1, 2, 1 ; Suétone, ''Ner.'', 27 ; Pétrone, ''Sat.'', {{rom|lxxvi}}, 13. — La Palestine ne fut pas à l’abri de la contagion. Le progrès de la prostitution y suivit l’introduction des mœurs grecques, mais en prenant les formes de la corruption asiatique. Par l’ordre d’Antiochus Épiphane, « le Temple fut rempli d’orgies et de débauches par des Gentils dissolus et des courtisanes, des hommes ayant commerce avec des femmes dans les saints parvis. » II Mach., {{rom|vi}}, 4. Dans un autre passage, II Mach., {{rom|iv}}, 12, il est dit, d’après la Vulgate, que Jason établit un gymnase et exposa les jeunes gens dans les lieux infâmes, ''in lupanaribus''. Il y a dans le texte grec : {{lang|grc|ὑπὸ πέτασον ἧγεν}}, « il les mena sous le chapeau », c’est-à-dire il les conduisit aux exercices de la palestre pour lesquels on se coiffait du {{lang|grc|πέτασος}}, chapeau à larges bords. Voir t. {{rom|ii}}, col. 829.
VIII. {{sc|À l'époque évangélique.}} — 1° Il est plusieurs fois question de prostituées dans l'Évangile. C’est avec elles que le fils prodigue dissipa son bien. Luc, {{rom|xv}}, 30. La femme qui se présenta chez Simon le pharisien, et qui était Marie-Madeleine, est qualifiée de « pécheresse dans la ville », {{lang|grc|ἁμαρτωλός}}, ''peccatrix''. Luc, vil, 37, 39. Ce terme adouci désigne une femme de mœurs légères. Les Juifs talmudistes ont bâti tout un roman sur son compte, pour diffamer, à son occasion, la mère du Sauveur. Voir t. {{rom-maj|IV}}, col. 808, 810. Les courtisanes, {{lang|grc|πόρναι}}, ''meretrices'', ne sont pourtant pas exclues du royaume dé Dieu, si elles font pénitence. Il en est qui ont cru à la prédication de Jean.-Baptiste et ont fait pénitence. Elles précèdent, {{lang|grc|πρoάργουσι}}, les prêtres et les anciens dans le royaume de Dieu, c’est-à-dire qu’elles y entrent plus rapidement et plus sûrement que les orgueilleux du sanhédrin. Matth., {{rom|xxi}}, 31, 32. Le Sauveur en donne l’assurance à Marie-Madeleine, Luc, vii T 50, qui comptait probablement parmi celles qui avaient entendu les exhortations du précurseur. — Dans une discussion avec les Juifs, Notre-Seigneur leur reproche de ne pas faire les œuvres d’Abraham, dont ils se prétendent les fils, mais de faire les œuvres d’un autre père, c’est-à-dire de montrer par leur conduite qu’ils descendent d’un autre père, le diable. Ils lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution, {{lang|grc|ἐϰ πoρνείας}}, ''ex fornicatione'' ; nous n’avons qu’un père, qui est Dieu. » Joa., {{rom|viii}}, 41. Ils abandonnent la paternité d’Abraham pour remonter plus haut. Mais ils ont compris l’allusion et ont été piqués au vif.
2° Au cours de leurs prédications évangéliques, les Apôtres eurent à réprimer la prostitution, qu’ils rencontrèrent à chaque pas sur leur chemin. Par leur décret de Jérusalem, ils proscrivent rigoureusement ce
qu’ils appellent {{lang|grc|πoρνεία}}, ''fornicatio''. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; xxi, 25. Le mot grec désigne toute liaison en dehors du mariage, non seulement quand elle est passagère, mais encore et surtout quand le vice devient une profession comme dans la prostitution. On sait que, pour les païens, c'était là une chose qui parfois revêtait un caractère religieux et qui, en tous cas, demeurait indifférente et licite. Cf. Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20 ; Horace, Sat., {{rom|i}}, 2, 31, etc. Quelques auteurs pensent que le mot {{lang|grc|πoρνεία}} désigne les unions contractées dans des conditions de consanguinité ou d’affinité prohibées par le Lévitique, {{rom|xviii}}, 718. Ces unions sont indiquées par l’expression ''gallôṭ ʿérvâh'', « découvrir la nudité », qui se retrouve Sanhédrin, 56 b, pour formuler un précepte noachite, antérieur au Lévitique. Il est difficile d’admettre que les Apôtres n’aient eu en vue que des unions prohibées par une législation dont les Gentils ne pouvaient avoir connaissance. Ils doivent donc viser bien plutôt la fornication en général, telle que les idolâtres la pratiquaient sans grand scrupule. Cf. Knabenbauer, ''Acius Apost''., Paris, 1899, p. 266-267 ; Coppieters, ''Le décret des Apôtres'', dans la ''Revue biblique'', 1907, p. 48. Pour la simple prohibition de certains mariages, cf. Cornely, ''Prior Epist. ad Cor.'', Paris, 1890, p. 119-121 ; Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 76. — Aux Corinthiens, qui ont sous les yeux de si déplorables exemples, saint Paul rappelle que les membres du chrétien sont les membres du Christ, que son corps est le temple du Saint-Esprit, et qu’il y aurait crime
et honte à faire de ces membres ceux d’une prostituée, et de ce corps un même corps avec le sien. I Cor., {{rom|vi}}, 1519. Seront d’ailleurs exclus du royaume de Dieu, entre autres criminels, r.ôpvot}}, ''fornicarii'', les fornicateurs ; {{lang|grc|πόρνoι}}, ''adulteri'', les adultères ; {{lang|grc|podaxof}}, ''molles'', les mous, les efféminés qui servent à la débauche d’instruments passifs ; {{lang|grc|àpjrevoxoîxat}}, masculorum concubitores, ceux qui se livrent au vice contre nature châtié à Sodome ; {{lang|grc|εἰδωλoλάτραι}}, ''idolis servientes'', ceux qui rendent un culte aux idoles, particulièrement sous forme de prostitution sacrée, telle qu’on la pratiquait dans le temple d’Aphrodite à Corinthe. I Cor., {{rom|vi}}, 9 f 10. Tous les excès qu’entraîne la prostitution sont ainsi stigmatisés. Mais les séductions du mal étaient terribles dans cette ville de Corinthe. De malheureux chrétiens se laissaient entraîner. En leur écrivant une seconde fois, l’Apôtre craint d’avoir à pleurer sur ceux
qui n’ont pas fait pénitence après avoir succombé à l’ix « 6apcjîa, ''immunditia'', l’impureté en général, la itopvet’a, ''fornicatio'', la prostitution, et râcj£), yeta, ''impudicitia'', la dissolution des mœurs dans ce qu’elle a de plus grossier. II Cor., {{rom|xii}}, 21. Aux Thessaloniciens, dont la ville était un lieu de plaisir et de dépravation, cf. Lucien, ''Asin.'', 46, saint Paul rappelle l’obligation, de fuir la prostitution et ses conséquences. 1 Thess., {{rom-maj|IV}},<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|771|PROSTITUTION|772}}</noinclude>{{tiret2|na|tions}} idolâtres est assimilée à la prostitution. Ainsi
Tyr se prostitue à toutes les nations de la terre. Is., {{rom|xxiii}}, 17. Ninive est châtiée « à cause du grand nombre de prostitutions, de la prostituée pleine d’attraits, de l’habile magicienne, qui vendait les nations par ses prostitutions et les peuples par ses enchantements. » Nah., {{rom|iii}}, 4.
VII. {{sc|Dans le monde gréco-romain.}} — De la Syrie et de la Phénicie, l’usage de la prostitution avait aisément passé en Asie Mineure, en Grèce et en Italie. Dans l'île de Chypre régnait une immoralité analogue à celle de la Babylonie. Cf. Hérodote, {{rom|i}}, 199. En Phrygie et en Bithynie, le culte de Cybèle comportait l’orgie et la prostitution. La Cappadoce et le Pont honoraient Ma, confondue avec Artémis par les Grecs. La déesse avait à Gomana un temple qui abritait six mille hiérodules, hommes et femmes. Analtis en comptait autant à Sarus, et Zeus trois mille à "Venasa. Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|ii}}, p. 169-173. En pays grec, les prostitutions sacrées n'étaient point en usage, si ce n’est peut-être à Corinthe et à Éryx, en Sicile. Cf. Justin, {{rom|xviii}}, 5 ; Strabon, {{rom|vi}}, 2 ; Lagrange, Études sur les religions sémitiques, p. 445. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Corinthe|{{sc|Corinthe}}]], t. {{rom|ii}},
col. 975. Mais l’impudicité trouvait des excitations permanentes dans les exemples des dieux, dans les fêtes célébrées en leur honneur et dans les mille facilités qu’une vie voluptueuse pouvait se ménager dans le
monde antique et sous des climats qui la favorisaient.
Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|iii}}, p. 265-272 ; de Champagny, ''Les Césars'', Paris, 1876, t. {{rom|iii}}, p. 303-306. À Rome, la prostitution avait pris, sous les premiers empereurs, un tel développement, que les courtisanes seules étaient considérées ; pour attirer l’attention, les plus nobles matrones en venaient à se faire courtisanes, au point que Tibère même se crut ohligé de réprimer ce honteux désordre. Cf. Suétone., ''Tib.'', 35 ; Tacite, ''Annal.'', II, 85 ; {{rom|xiv}}, 16 ; {{rom|xv}}, 37, etc. Des courtisanes syriennes, du plus bas étage, se rendaient dans la capitale, où on les connaissait sous le nom d’''ambubalæ'', « joueuses de flûte, » parce qu’elles
attiraient l’attention à l’aide de cet instrument. Cf. Horace, ''Sat.'', 1, 2, 1 ; Suétone, ''Ner.'', 27 ; Pétrone, ''Sat.'', {{rom|lxxvi}}, 13. — La Palestine ne fut pas à l’abri de la contagion. Le progrès de la prostitution y suivit l’introduction des mœurs grecques, mais en prenant les formes de la corruption asiatique. Par l’ordre d’Antiochus Épiphane, « le Temple fut rempli d’orgies et de débauches par des Gentils dissolus et des courtisanes, des hommes ayant commerce avec des femmes dans les saints parvis. » II Mach., {{rom|vi}}, 4. Dans un autre passage, II Mach., {{rom|iv}}, 12, il est dit, d’après la Vulgate, que Jason établit un gymnase et exposa les jeunes gens dans les lieux infâmes, ''in lupanaribus''. Il y a dans le texte grec : {{lang|grc|ὑπὸ πέτασον ἧγεν}}, « il les mena sous le chapeau », c’est-à-dire il les conduisit aux exercices de la palestre pour lesquels on se coiffait du {{lang|grc|πέτασος}}, chapeau à larges bords. Voir t. {{rom|ii}}, col. 829.
VIII. {{sc|À l'époque évangélique.}} — 1° Il est plusieurs fois question de prostituées dans l'Évangile. C’est avec elles que le fils prodigue dissipa son bien. Luc, {{rom|xv}}, 30. La femme qui se présenta chez Simon le pharisien, et qui était Marie-Madeleine, est qualifiée de « pécheresse dans la ville », {{lang|grc|ἁμαρτωλός}}, ''peccatrix''. Luc, vil, 37, 39. Ce terme adouci désigne une femme de mœurs légères. Les Juifs talmudistes ont bâti tout un roman sur son compte, pour diffamer, à son occasion, la mère du Sauveur. Voir t. {{rom-maj|IV}}, col. 808, 810. Les courtisanes, {{lang|grc|πόρναι}}, ''meretrices'', ne sont pourtant pas exclues du royaume dé Dieu, si elles font pénitence. Il en est qui ont cru à la prédication de Jean.-Baptiste et ont fait pénitence. Elles précèdent, {{lang|grc|πρoάργουσι}}, les prêtres et les anciens dans le royaume de Dieu, c’est-à-dire qu’elles y entrent plus rapidement et plus sûrement que les orgueilleux du sanhédrin. Matth., {{rom|xxi}}, 31, 32. Le Sauveur en donne l’assurance à Marie-Madeleine, Luc, vii T 50, qui comptait probablement parmi celles qui avaient entendu les exhortations du précurseur. — Dans une discussion avec les Juifs, Notre-Seigneur leur reproche de ne pas faire les œuvres d’Abraham, dont ils se prétendent les fils, mais de faire les œuvres d’un autre père, c’est-à-dire de montrer par leur conduite qu’ils descendent d’un autre père, le diable. Ils lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution, {{lang|grc|ἐϰ πoρνείας}}, ''ex fornicatione'' ; nous n’avons qu’un père, qui est Dieu. » Joa., {{rom|viii}}, 41. Ils abandonnent la paternité d’Abraham pour remonter plus haut. Mais ils ont compris l’allusion et ont été piqués au vif.
2° Au cours de leurs prédications évangéliques, les Apôtres eurent à réprimer la prostitution, qu’ils rencontrèrent à chaque pas sur leur chemin. Par leur décret de Jérusalem, ils proscrivent rigoureusement ce
qu’ils appellent {{lang|grc|πoρνεία}}, ''fornicatio''. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; xxi, 25. Le mot grec désigne toute liaison en dehors du mariage, non seulement quand elle est passagère, mais encore et surtout quand le vice devient une profession comme dans la prostitution. On sait que, pour les païens, c'était là une chose qui parfois revêtait un caractère religieux et qui, en tous cas, demeurait indifférente et licite. Cf. Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20 ; Horace, Sat., {{rom|i}}, 2, 31, etc. Quelques auteurs pensent que le mot {{lang|grc|πoρνεία}} désigne les unions contractées dans des conditions de consanguinité ou d’affinité prohibées par le Lévitique, {{rom|xviii}}, 718. Ces unions sont indiquées par l’expression ''gallôṭ ʿérvâh'', « découvrir la nudité », qui se retrouve Sanhédrin, 56 b, pour formuler un précepte noachite, antérieur au Lévitique. Il est difficile d’admettre que les Apôtres n’aient eu en vue que des unions prohibées par une législation dont les Gentils ne pouvaient avoir connaissance. Ils doivent donc viser bien plutôt la fornication en général, telle que les idolâtres la pratiquaient sans grand scrupule. Cf. Knabenbauer, ''Acius Apost''., Paris, 1899, p. 266-267 ; Coppieters, ''Le décret des Apôtres'', dans la ''Revue biblique'', 1907, p. 48. Pour la simple prohibition de certains mariages, cf. Cornely, ''Prior Epist. ad Cor.'', Paris, 1890, p. 119-121 ; Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 76. — Aux Corinthiens, qui ont sous les yeux de si déplorables exemples, saint Paul rappelle que les membres du chrétien sont les membres du Christ, que son corps est le temple du Saint-Esprit, et qu’il y aurait crime et honte à faire de ces membres ceux d’une prostituée, et de ce corps un même corps avec le sien. I Cor., {{rom|vi}}, 1519. Seront d’ailleurs exclus du royaume de Dieu, entre autres criminels, {{lang|grc|πόρνoι}}, ''fornicarii'', les fornicateurs ; {{lang|grc|πόρνoι}}, ''adulteri'', les adultères ; {{lang|grc|μαλαϰoἰ}}, ''molles'', les mous, les efféminés qui servent à la débauche d’instruments passifs ; {{lang|grc|ἀρσενοϰοῖται}}, ''masculorum concubitores'', ceux qui se livrent au vice contre nature châtié à Sodome ; {{lang|grc|εἰδωλoλάτραι}}, ''idolis servientes'', ceux qui rendent un culte aux idoles, particulièrement sous forme de prostitution sacrée, telle qu’on la pratiquait dans le temple d’Aphrodite à Corinthe. I Cor., {{rom|vi}}, 9 f 10. Tous les excès qu’entraîne la prostitution sont ainsi stigmatisés. Mais les séductions du mal étaient terribles dans cette ville de Corinthe. De malheureux chrétiens se laissaient entraîner. En leur écrivant une seconde fois, l’Apôtre craint d’avoir à pleurer sur ceux qui n’ont pas fait pénitence après avoir succombé à l’{{lang|grc|ἀϰαθαρσία}}, ''immunditia'', l’impureté en général, la {{lang|grc|πoρνεία}}, ''fornicatio'', la prostitution, et {{lang|grc|ἀσελγεία}}}, ''impudicitia'', la dissolution des mœurs dans ce qu’elle a de plus grossier. II Cor., {{rom|xii}}, 21. Aux Thessaloniciens, dont la ville était un lieu de plaisir et de dépravation, cf. Lucien, ''Asin.'', 46, saint Paul rappelle l’obligation, de fuir la prostitution et ses conséquences. 1 Thess., {{rom-maj|IV}},<noinclude>
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Tyr se prostitue à toutes les nations de la terre. Is., {{rom|xxiii}}, 17. Ninive est châtiée « à cause du grand nombre de prostitutions, de la prostituée pleine d’attraits, de l’habile magicienne, qui vendait les nations par ses prostitutions et les peuples par ses enchantements. » Nah., {{rom|iii}}, 4.
VII. {{sc|Dans le monde gréco-romain.}} — De la Syrie et de la Phénicie, l’usage de la prostitution avait aisément passé en Asie Mineure, en Grèce et en Italie. Dans l'île de Chypre régnait une immoralité analogue à celle de la Babylonie. Cf. Hérodote, {{rom|i}}, 199. En Phrygie et en Bithynie, le culte de Cybèle comportait l’orgie et la prostitution. La Cappadoce et le Pont honoraient Ma, confondue avec Artémis par les Grecs. La déesse avait à Gomana un temple qui abritait six mille hiérodules, hommes et femmes. Analtis en comptait autant à Sarus, et Zeus trois mille à "Venasa. Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|ii}}, p. 169-173. En pays grec, les prostitutions sacrées n'étaient point en usage, si ce n’est peut-être à Corinthe et à Éryx, en Sicile. Cf. Justin, {{rom|xviii}}, 5 ; Strabon, {{rom|vi}}, 2 ; Lagrange, Études sur les religions sémitiques, p. 445. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Corinthe|{{sc|Corinthe}}]], t. {{rom|ii}},
col. 975. Mais l’impudicité trouvait des excitations permanentes dans les exemples des dieux, dans les fêtes célébrées en leur honneur et dans les mille facilités qu’une vie voluptueuse pouvait se ménager dans le
monde antique et sous des climats qui la favorisaient. Cf. Döllinger, ''Paganisme et Judaïsme'', t. {{rom|iii}}, p. 265-272 ; de Champagny, ''Les Césars'', Paris, 1876, t. {{rom|iii}}, p. 303-306. À Rome, la prostitution avait pris, sous les premiers empereurs, un tel développement, que les courtisanes seules étaient considérées ; pour attirer l’attention, les plus nobles matrones en venaient à se faire courtisanes, au point que Tibère même se crut ohligé de réprimer ce honteux désordre. Cf. Suétone., ''Tib.'', 35 ; Tacite, ''Annal.'', II, 85 ; {{rom|xiv}}, 16 ; {{rom|xv}}, 37, etc. Des courtisanes syriennes, du plus bas étage, se rendaient dans la capitale, où on les connaissait sous le nom d’''ambubalæ'', « joueuses de flûte, » parce qu’elles
attiraient l’attention à l’aide de cet instrument. Cf. Horace, ''Sat.'', 1, 2, 1 ; Suétone, ''Ner.'', 27 ; Pétrone, ''Sat.'', {{rom|lxxvi}}, 13. — La Palestine ne fut pas à l’abri de la contagion. Le progrès de la prostitution y suivit l’introduction des mœurs grecques, mais en prenant les formes de la corruption asiatique. Par l’ordre d’Antiochus Épiphane, « le Temple fut rempli d’orgies et de débauches par des Gentils dissolus et des courtisanes, des hommes ayant commerce avec des femmes dans les saints parvis. » II Mach., {{rom|vi}}, 4. Dans un autre passage, II Mach., {{rom|iv}}, 12, il est dit, d’après la Vulgate, que Jason établit un gymnase et exposa les jeunes gens dans les lieux infâmes, ''in lupanaribus''. Il y a dans le texte grec : {{lang|grc|ὑπὸ πέτασον ἧγεν}}, « il les mena sous le chapeau », c’est-à-dire il les conduisit aux exercices de la palestre pour lesquels on se coiffait du {{lang|grc|πέτασος}}, chapeau à larges bords. Voir t. {{rom|ii}}, col. 829.
VIII. {{sc|À l'époque évangélique.}} — 1° Il est plusieurs fois question de prostituées dans l'Évangile. C’est avec elles que le fils prodigue dissipa son bien. Luc, {{rom|xv}}, 30. La femme qui se présenta chez Simon le pharisien, et qui était Marie-Madeleine, est qualifiée de « pécheresse dans la ville », {{lang|grc|ἁμαρτωλός}}, ''peccatrix''. Luc, vil, 37, 39. Ce terme adouci désigne une femme de mœurs légères. Les Juifs talmudistes ont bâti tout un roman sur son compte, pour diffamer, à son occasion, la mère du Sauveur. Voir t. {{rom-maj|IV}}, col. 808, 810. Les courtisanes, {{lang|grc|πόρναι}}, ''meretrices'', ne sont pourtant pas exclues du royaume dé Dieu, si elles font pénitence. Il en est qui ont cru à la prédication de Jean.-Baptiste et ont fait pénitence. Elles précèdent, {{lang|grc|πρoάργουσι}}, les prêtres et les anciens dans le royaume de Dieu, c’est-à-dire qu’elles y entrent plus rapidement et plus sûrement que les orgueilleux du sanhédrin. Matth., {{rom|xxi}}, 31, 32. Le Sauveur en donne l’assurance à Marie-Madeleine, Luc, vii T 50, qui comptait probablement parmi celles qui avaient entendu les exhortations du précurseur. — Dans une discussion avec les Juifs, Notre-Seigneur leur reproche de ne pas faire les œuvres d’Abraham, dont ils se prétendent les fils, mais de faire les œuvres d’un autre père, c’est-à-dire de montrer par leur conduite qu’ils descendent d’un autre père, le diable. Ils lui répondent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution, {{lang|grc|ἐϰ πoρνείας}}, ''ex fornicatione'' ; nous n’avons qu’un père, qui est Dieu. » Joa., {{rom|viii}}, 41. Ils abandonnent la paternité d’Abraham pour remonter plus haut. Mais ils ont compris l’allusion et ont été piqués au vif.
2° Au cours de leurs prédications évangéliques, les Apôtres eurent à réprimer la prostitution, qu’ils rencontrèrent à chaque pas sur leur chemin. Par leur décret de Jérusalem, ils proscrivent rigoureusement ce
qu’ils appellent {{lang|grc|πoρνεία}}, ''fornicatio''. Act., {{rom|xv}}, 20, 29 ; xxi, 25. Le mot grec désigne toute liaison en dehors du mariage, non seulement quand elle est passagère, mais encore et surtout quand le vice devient une profession comme dans la prostitution. On sait que, pour les païens, c'était là une chose qui parfois revêtait un caractère religieux et qui, en tous cas, demeurait indifférente et licite. Cf. Térence, ''Adelph.'', {{rom|i}}, 2, 21 ; Cicéron, ''Pro Cœlio'', 20 ; Horace, Sat., {{rom|i}}, 2, 31, etc. Quelques auteurs pensent que le mot {{lang|grc|πoρνεία}} désigne les unions contractées dans des conditions de consanguinité ou d’affinité prohibées par le Lévitique, {{rom|xviii}}, 718. Ces unions sont indiquées par l’expression ''gallôṭ ʿérvâh'', « découvrir la nudité », qui se retrouve Sanhédrin, 56 b, pour formuler un précepte noachite, antérieur au Lévitique. Il est difficile d’admettre que les Apôtres n’aient eu en vue que des unions prohibées par une législation dont les Gentils ne pouvaient avoir connaissance. Ils doivent donc viser bien plutôt la fornication en général, telle que les idolâtres la pratiquaient sans grand scrupule. Cf. Knabenbauer, ''Acius Apost''., Paris, 1899, p. 266-267 ; Coppieters, ''Le décret des Apôtres'', dans la ''Revue biblique'', 1907, p. 48. Pour la simple prohibition de certains mariages, cf. Cornely, ''Prior Epist. ad Cor.'', Paris, 1890, p. 119-121 ; Prat, ''La théologie de saint Paul'', Paris, 1908, p. 76. — Aux Corinthiens, qui ont sous les yeux de si déplorables exemples, saint Paul rappelle que les membres du chrétien sont les membres du Christ, que son corps est le temple du Saint-Esprit, et qu’il y aurait crime et honte à faire de ces membres ceux d’une prostituée, et de ce corps un même corps avec le sien. I Cor., {{rom|vi}}, 1519. Seront d’ailleurs exclus du royaume de Dieu, entre autres criminels, {{lang|grc|πόρνoι}}, ''fornicarii'', les fornicateurs ; {{lang|grc|πόρνoι}}, ''adulteri'', les adultères ; {{lang|grc|μαλαϰoἰ}}, ''molles'', les mous, les efféminés qui servent à la débauche d’instruments passifs ; {{lang|grc|ἀρσενοϰοῖται}}, ''masculorum concubitores'', ceux qui se livrent au vice contre nature châtié à Sodome ; {{lang|grc|εἰδωλoλάτραι}}, ''idolis servientes'', ceux qui rendent un culte aux idoles, particulièrement sous forme de prostitution sacrée, telle qu’on la pratiquait dans le temple d’Aphrodite à Corinthe. I Cor., {{rom|vi}}, 9 f 10. Tous les excès qu’entraîne la prostitution sont ainsi stigmatisés. Mais les séductions du mal étaient terribles dans cette ville de Corinthe. De malheureux chrétiens se laissaient entraîner. En leur écrivant une seconde fois, l’Apôtre craint d’avoir à pleurer sur ceux qui n’ont pas fait pénitence après avoir succombé à l’{{lang|grc|ἀϰαθαρσία}}, ''immunditia'', l’impureté en général, la {{lang|grc|πoρνεία}}, ''fornicatio'', la prostitution, et {{lang|grc|ἀσελγεία}}, ''impudicitia'', la dissolution des mœurs dans ce qu’elle a de plus grossier. II Cor., {{rom|xii}}, 21. Aux Thessaloniciens, dont la ville était un lieu de plaisir et de dépravation, cf. Lucien, ''Asin.'', 46, saint Paul rappelle l’obligation, de fuir la prostitution et ses conséquences. 1 Thess., {{rom-maj|IV}},<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|773|PROSTITUTION — PROVENÇALES (VERSIONS) DE LA BIBLE|774}}</noinclude>3. À Timothée, évêque de cette ville d’Éphèse dans laquelle le culte de Diane attirait les courtisanes et les débauchés, il ordonne de condamner, au nom de l’Évangile, les icôpvot et les àpusvoxoîtai, ceux qui vivent dans la prostitution et les vices contre nature. I Tim., {{rom|i}}, 10. Aux Éphésiens eux-mêmes, il recommande de ne plus se conduire comme les païens, qui, « ayant perdu tout sens, se sont livrés aux désordres, à toute espèce d’impureté, avec une ardeur insatiable. » Eph., {{rom-maj|IV}}, 17-19. Cf. I Pet., {{rom|iv}}, 3.
3° Enfin, dans l’Apocalypse, {{rom|ii}}, 14, 20-21, saint Jean signale la prostitution à Pergame et à Thyatire. Il décrit la ruine de la cité du mal, de Babylone, tîjçttipvf, ? ttjç y.i~(irj< ; , ''meretricis magna'', « la grande prostituée, qui a abreuvé les nations du vin de sa furieuse impudicité. » Apoc, {{rom|xiv}}, 8 ; {{rom|xvii}}, 1, 2, 4 ; xviii, 3, 9 ; six, 2. Il annonce le châtiment qui est réservé aux impudiques, la seconde mort. Apoc. {{rom|xxi}}, 8. Il exclut à jamais de la cité bienheureuse les chiens et les débauchés, en compagnie des idolâtres, par conséquent tous ceux qui vivent dans les hontes de la prostitution et des vices qu’abritent les temples des faux dieux. Apoc. {{rom|xxii}}, 15. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section begin="PROTÉVANGILE"/><nowiki/>
'''PROTÉVANGILE''' (premier évangile), nom donné 1° à la première prophétie messianique, Gen., {{rom|iii}}, 15, annonçant que le Sauveur futur, de la race de la femme, écrasera la tête du serpent tentateur (voir Marie 2, t. {{rom-maj|IV}}, col. 778) ; 2° à un Évangile primitif supposé par divers critiques pour rendre compte des ressemblances des Évangiles synoptiques (voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles|{{sc|Évangiles}}]], t. {{rom|iii}}, col. 2094) ; 3° à un Évangile apocryphe dit de saint Jacques. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles apocryphes|{{sc|Évangiles apocryphes}}]], t. {{rom|ii}}, col. 2115.
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'''PROTOCANONIQUES (LIVRES)''', livres de l’Écriture dont l’autorité n’a été l’objet d’aucune contestation. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Canon|{{sc|Canon}}]], t. {{rom|ii}}, col. 137.
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'''PROUE''' (grec : itptipa ; Vulgate : ''prora''), avant d’un navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Navire|{{sc|Navire}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1513. Quand le navire qui portait saint Paul fut poussé par la tempête vers Ftle de Malte, les marins, craignant d’être portés sur les récifs au milieu de la nuit, jetèrent quatre ancres de la poupe, afin d’arrêter la marche du navire. Puis, pour échapper eux-mêmes au danger, ils mirent une chaloupe à flot du côté de la proue, sous prétexte d’y
jeter une autre ancre. C’est de ce côté, en effet, qu’ils comptaient trouver un rivage. Quand le jour fut venu, on coupa les amarres des ancres et on échoua le navire sur une plage. La proue s’enfonça dans le sable et y resta fixée, tandis que la poupe se disloquait sous la violence des vagues. Act., {{rom|xxvii}}, 29, 30, 41. C’est à la proue qu’on sculptait les figures symboliques qui servaient d’enseigne au navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Castors|{{sc|Castors}}]], t. {{rom|ii}}, col. 342. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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<section begin="PROVENÇALES"/><nowiki/>
'''PROVENÇALES''' (VERSIONS) DE LA BIBLE. — Leur histoire n’est connue exactement que depuis peu de temps seulement. Leurs manuscrits ont été longtemps confondus avec ceux des traductions bibliques faites dans le dialecte des vallées vaudoises. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', {{IIe}} partie, c. {{rom|ii}}, {{in-4°}}, Paris, 1695, p. 141-142 ; J. Le Long, ''Bibliotheca sacra'', in-f°, Paris, 1723, t. {{rom|i}}, p. 368-369. Ed. Reuss a distingué le premier les versions albigeoises ou cathares en provençal des traductions vaudoises. ''Fragments littéraires
et critiques relatifs à l’histoire de la Bible française'', dans la ''Revue de théologie de Strasbourg'', 1852, t. {{rom|v}}, p. 321-349 ; 1853, t. {{rom|vi}}, p. 65-96. Depuis lors, on a découvert et étudié des manuscrits nouveaux ; on a confronté les textes, et de cette comparaison Samuel Berger et Paul Meyer ont tiré des conclusions scientifiques, que nous exposerons brièvement.
1° La plus ancienne traduction provençale a été retrouvée dans un manuscrit unique du xit{{e}} siècle, conservé à Londres au British Muséum, Harleian 2928, fol. 187 v ». Il comprend cinq chapitres de l’Évangile de saint Jean, {{rom|xiii}}, 1-xvii, 26, dont le texte provençal est précédé de cette rubrique latine : Incipit sermo Domini
nostri Jhesu Christi quem fecit in cena sua quando pedes lavit discipulissuis. Il a été copié à Limoges, peut-être à l’abbaye Saint-Martial. Le texte est un morceau liturgique et on n’a pas de raison de penser qu’il ait fait partie d’une version plus étendue. Il est de la même époque que le manuscrit, par conséquent du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle. Il a été publié par Fr. Michel, par C. Hofmann, ''Gelehrte Anzeigen der königl. bayer. Akademie der Wissenschaften'', juillet 1858, par Paul
Meyer, Recueil d’anciens textes bas-latins, provençaux et français, Paris, 1874, t. {{rom|i}}, p. 32-39, et par K. Bartsch, ''Chrestomathie provençale'', 4{{e}} édit., Elberfeld, 1880, col. 9-18.
2° Environ cent ans plus tard, au {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, on fit une version provençale de tout le Nouveau Testament. Elle existe dans un seul manuscrit d’une écriture méridionale paraissant de la fin du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle (1250-1280), à la bibliothèque du Palais des arts à Lyon, n° 36. Il a été apporté de Nîmes à Lyon en 1815, et donné à la ville de Lyon par J.-J. Trélis. Le texte présente deux lacunes notables, provenant de la perte de quelques feuillets : les passages, Luc, {{rom|xxi}}, 38-xxiii, 13 ; Rom., {{rom|vii}}, 8 6-viii, 28, manquent. La version provençale est suivie d’un rituel qu’Edouard Cunitz a reconnu le premier pour le rituel cathare ou albigeois, contenant la liturgie du consolament : ''Ein katharisches Ritual'', dans les ''Beiträge fur den theol. Wissenschaften'', Iéna, 1852, t. {{rom|iv}}, p. 1-88. Il a été réédité par M. Léon Clédat avec le Nouveau Testament, {{in-8°}}, Paris, 1888 (le texte en a été transcrit en caractères ordinaires et traduit en français dans l’Introduction, p. ix-xxvi), et spécialement : Vieux provençal. I. Rituel provençal, manuscrit 36 de la bibliothèque municipale du palais Saint-Pierre, à Lyon, {{in-8°}}, Lyon, 1890. Les citations du Nouveau Testament de ce rituel appartiennent à la version provençale, dont le texte précède, quoiqu’elles n’en soient pas extraites textuellement. Ed. Reuss, ''loc. cit.'', avait péremptoirement démontré, par la comparaison avec les textes vaudois, que cette version
n’avait rien de vaudois, et qu’elle avait été la traduction officielle des cathares ou albigeois. Samuel Berger, ''Les Bibles provençales et vaudoises'', dans la ''Romania'', Paris, 1889, t. {{rom|xviii}}, p. 354 sq., a constaté que la version provençale du manuscrit de Lyon avait été faite sur un texte latin de la Vulgate tout à fait caractéristique
et usité dans le Languedoc pendant la première moitié du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle. Cf. son Histoire de la Vulgate pendant
les premiers siècles du moyen âge, Paris, 1893, p. 7282. Elle y correspond de tous points pour le fond (aussi bien que les corrections marginales) et lui ressemble même dans ses formes extérieures, et en particulier pour la division en chapitres. Bien plus, comme un certain nombre de passages, tant du début de la plupart des livres que de quelques endroits du texte, sont restés en latin sans traduction, il faut en conclure que le copiste transcrivait la version provençale
interlinéaire d’un manuscrit latin glosé. Non seulement il a copié parfois, par inadvertance sans doute, le texte latin, mais l’ordre dès mots vulgaires est presque exactement celui du texte original. Cette
copie semble avoir été prise directement sur le manuscrit latin glosé, car, si elle n’est pas un manuscrit d’auteur, elle n’est pas très éloignée du manuscrit de l’auteur. M. Paul Meyer, dans la ''Romania'', ''loc. cit''.,
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3° Enfin, dans l’Apocalypse, {{rom|ii}}, 14, 20-21, saint Jean signale la prostitution à Pergame et à Thyatire. Il décrit la ruine de la cité du mal, de Babylone, tîjçttipvf, ? ttjç y.i~(irj< ; , ''meretricis magna'', « la grande prostituée, qui a abreuvé les nations du vin de sa furieuse impudicité. » Apoc, {{rom|xiv}}, 8 ; {{rom|xvii}}, 1, 2, 4 ; xviii, 3, 9 ; six, 2. Il annonce le châtiment qui est réservé aux impudiques, la seconde mort. Apoc. {{rom|xxi}}, 8. Il exclut à jamais de la cité bienheureuse les chiens et les débauchés, en compagnie des idolâtres, par conséquent tous ceux qui vivent dans les hontes de la prostitution et des vices qu’abritent les temples des faux dieux. Apoc. {{rom|xxii}}, 15. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''PROTÉVANGILE''' (premier évangile), nom donné 1° à la première prophétie messianique, Gen., {{rom|iii}}, 15, annonçant que le Sauveur futur, de la race de la femme, écrasera la tête du serpent tentateur (voir Marie 2, t. {{rom-maj|IV}}, col. 778) ; 2° à un Évangile primitif supposé par divers critiques pour rendre compte des ressemblances des Évangiles synoptiques (voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles|{{sc|Évangiles}}]], t. {{rom|iii}}, col. 2094) ; 3° à un Évangile apocryphe dit de saint Jacques. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles apocryphes|{{sc|Évangiles apocryphes}}]], t. {{rom|ii}}, col. 2115.
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'''PROTOCANONIQUES (LIVRES)''', livres de l’Écriture dont l’autorité n’a été l’objet d’aucune contestation. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Canon|{{sc|Canon}}]], t. {{rom|ii}}, col. 137.
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'''PROUE''' (grec : {{lang|grc|πρώρα}} ; Vulgate : ''prora''), avant d’un navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Navire|{{sc|Navire}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1513. Quand le navire qui portait saint Paul fut poussé par la tempête vers Ftle de Malte, les marins, craignant d’être portés sur les récifs au milieu de la nuit, jetèrent quatre ancres de la poupe, afin d’arrêter la marche du navire. Puis, pour échapper eux-mêmes au danger, ils mirent une chaloupe à flot du côté de la proue, sous prétexte d’y
jeter une autre ancre. C’est de ce côté, en effet, qu’ils comptaient trouver un rivage. Quand le jour fut venu, on coupa les amarres des ancres et on échoua le navire sur une plage. La proue s’enfonça dans le sable et y resta fixée, tandis que la poupe se disloquait sous la violence des vagues. Act., {{rom|xxvii}}, 29, 30, 41. C’est à la proue qu’on sculptait les figures symboliques qui servaient d’enseigne au navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Castors|{{sc|Castors}}]], t. {{rom|ii}}, col. 342. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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'''PROVENÇALES (VERSIONS) DE LA BIBLE'''. — Leur histoire n’est connue exactement que depuis peu de temps seulement. Leurs manuscrits ont été longtemps confondus avec ceux des traductions bibliques faites dans le dialecte des vallées vaudoises. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', {{IIe}} partie, c. {{rom|ii}}, {{in-4°}}, Paris, 1695, p. 141-142 ; J. Le Long, ''Bibliotheca sacra'', in-f°, Paris, 1723, t. {{rom|i}}, p. 368-369. Ed. Reuss a distingué le premier les versions albigeoises ou cathares en provençal des traductions vaudoises. ''Fragments littéraires
et critiques relatifs à l’histoire de la Bible française'', dans la ''Revue de théologie de Strasbourg'', 1852, t. {{rom|v}}, p. 321-349 ; 1853, t. {{rom|vi}}, p. 65-96. Depuis lors, on a découvert et étudié des manuscrits nouveaux ; on a confronté les textes, et de cette comparaison Samuel Berger et Paul Meyer ont tiré des conclusions scientifiques, que nous exposerons brièvement.
1° La plus ancienne traduction provençale a été retrouvée dans un manuscrit unique du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle, conservé à Londres au British Muséum, Harleian 2928, fol. 187 v ». Il comprend cinq chapitres de l’Évangile de saint Jean, {{rom|xiii}}, 1-xvii, 26, dont le texte provençal est précédé de cette rubrique latine : Incipit sermo Domini
nostri Jhesu Christi quem fecit in cena sua quando pedes lavit discipulissuis. Il a été copié à Limoges, peut-être à l’abbaye Saint-Martial. Le texte est un morceau liturgique et on n’a pas de raison de penser qu’il ait fait partie d’une version plus étendue. Il est de la même époque que le manuscrit, par conséquent du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle. Il a été publié par Fr. Michel, par C. Hofmann, ''Gelehrte Anzeigen der königl. bayer. Akademie der Wissenschaften'', juillet 1858, par Paul Meyer, Recueil d’anciens textes bas-latins, provençaux et français, Paris, 1874, t. {{rom|i}}, p. 32-39, et par K. Bartsch, ''Chrestomathie provençale'', 4{{e}} édit., Elberfeld, 1880, col. 9-18.
2° Environ cent ans plus tard, au {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, on fit une version provençale de tout le Nouveau Testament. Elle existe dans un seul manuscrit d’une écriture méridionale paraissant de la fin du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle (1250-1280), à la bibliothèque du Palais des arts à Lyon, n° 36. Il a été apporté de Nîmes à Lyon en 1815, et donné à la ville de Lyon par J.-J. Trélis. Le texte présente deux lacunes notables, provenant de la perte de quelques feuillets : les passages, Luc, {{rom|xxi}}, 38-xxiii, 13 ; Rom., {{rom|vii}}, 8 6-viii, 28, manquent. La version provençale est suivie d’un rituel qu’Edouard Cunitz a reconnu le premier pour le rituel cathare ou albigeois, contenant la liturgie du consolament : ''Ein katharisches Ritual'', dans les ''Beiträge fur den theol. Wissenschaften'', Iéna, 1852, t. {{rom|iv}}, p. 1-88. Il a été réédité par M. Léon Clédat avec le Nouveau Testament, {{in-8°}}, Paris, 1888 (le texte en a été transcrit en caractères ordinaires et traduit en français dans l’Introduction, p. ix-xxvi), et spécialement : Vieux provençal. I. Rituel provençal, manuscrit 36 de la bibliothèque municipale du palais Saint-Pierre, à Lyon, {{in-8°}}, Lyon, 1890. Les citations du Nouveau Testament de ce rituel appartiennent à la version provençale, dont le texte précède, quoiqu’elles n’en soient pas extraites textuellement. Ed. Reuss, ''loc. cit.'', avait péremptoirement démontré, par la comparaison avec les textes vaudois, que cette version
n’avait rien de vaudois, et qu’elle avait été la traduction officielle des cathares ou albigeois. Samuel Berger, ''Les Bibles provençales et vaudoises'', dans la ''Romania'', Paris, 1889, t. {{rom|xviii}}, p. 354 sq., a constaté que la version provençale du manuscrit de Lyon avait été faite sur un texte latin de la Vulgate tout à fait caractéristique
et usité dans le Languedoc pendant la première moitié du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle. Cf. son Histoire de la Vulgate pendant
les premiers siècles du moyen âge, Paris, 1893, p. 7282. Elle y correspond de tous points pour le fond (aussi bien que les corrections marginales) et lui ressemble même dans ses formes extérieures, et en particulier pour la division en chapitres. Bien plus, comme un certain nombre de passages, tant du début de la plupart des livres que de quelques endroits du texte, sont restés en latin sans traduction, il faut en conclure que le copiste transcrivait la version provençale
interlinéaire d’un manuscrit latin glosé. Non seulement il a copié parfois, par inadvertance sans doute, le texte latin, mais l’ordre dès mots vulgaires est presque exactement celui du texte original. Cette
copie semble avoir été prise directement sur le manuscrit latin glosé, car, si elle n’est pas un manuscrit d’auteur, elle n’est pas très éloignée du manuscrit de l’auteur. M. Paul Meyer, dans la ''Romania'', ''loc. cit''.,
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3° Enfin, dans l’Apocalypse, {{rom|ii}}, 14, 20-21, saint Jean signale la prostitution à Pergame et à Thyatire. Il décrit la ruine de la cité du mal, de Babylone, {{lang|grc|τῆς πόρνης τῆς μεγάλης}}, ''meretricis magna'', « la grande prostituée, qui a abreuvé les nations du vin de sa furieuse impudicité. » Apoc. {{rom|xiv}}, 8 ; {{rom|xvii}}, 1, 2, 4 ; xviii, 3, 9 ; six, 2. Il annonce le châtiment qui est réservé aux impudiques, la seconde mort. Apoc. {{rom|xxi}}, 8. Il exclut à jamais de la cité bienheureuse les chiens et les débauchés, en compagnie des idolâtres, par conséquent tous ceux qui vivent dans les hontes de la prostitution et des vices qu’abritent les temples des faux dieux. Apoc. {{rom|xxii}}, 15. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''PROTÉVANGILE''' (premier évangile), nom donné 1° à la première prophétie messianique, Gen., {{rom|iii}}, 15, annonçant que le Sauveur futur, de la race de la femme, écrasera la tête du serpent tentateur (voir Marie 2, t. {{rom-maj|IV}}, col. 778) ; 2° à un Évangile primitif supposé par divers critiques pour rendre compte des ressemblances des Évangiles synoptiques (voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles|{{sc|Évangiles}}]], t. {{rom|iii}}, col. 2094) ; 3° à un Évangile apocryphe dit de saint Jacques. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Évangiles apocryphes|{{sc|Évangiles apocryphes}}]], t. {{rom|ii}}, col. 2115.
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'''PROTOCANONIQUES (LIVRES)''', livres de l’Écriture dont l’autorité n’a été l’objet d’aucune contestation. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Canon|{{sc|Canon}}]], t. {{rom|ii}}, col. 137.
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'''PROUE''' (grec : {{lang|grc|πρώρα}} ; Vulgate : ''prora''), avant d’un navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Navire|{{sc|Navire}}]], t. {{rom|iv}}, col. 1513. Quand le navire qui portait saint Paul fut poussé par la tempête vers Ftle de Malte, les marins, craignant d’être portés sur les récifs au milieu de la nuit, jetèrent quatre ancres de la poupe, afin d’arrêter la marche du navire. Puis, pour échapper eux-mêmes au danger, ils mirent une chaloupe à flot du côté de la proue, sous prétexte d’y jeter une autre ancre. C’est de ce côté, en effet, qu’ils comptaient trouver un rivage. Quand le jour fut venu, on coupa les amarres des ancres et on échoua le navire sur une plage. La proue s’enfonça dans le sable et y resta fixée, tandis que la poupe se disloquait sous la violence des vagues. Act., {{rom|xxvii}}, 29, 30, 41. C’est à la proue qu’on sculptait les figures symboliques qui servaient d’enseigne au navire. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Castors|{{sc|Castors}}]], t. {{rom|ii}}, col. 342. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section end="PROUE"/>
<section begin="PROVENÇALES (VERSIONS) DE LA BIBLE"/><nowiki/>
'''PROVENÇALES (VERSIONS) DE LA BIBLE'''. — Leur histoire n’est connue exactement que depuis peu de temps seulement. Leurs manuscrits ont été longtemps confondus avec ceux des traductions bibliques faites dans le dialecte des vallées vaudoises. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', {{IIe}} partie, c. {{rom|ii}}, {{in-4°}}, Paris, 1695, p. 141-142 ; J. Le Long, ''Bibliotheca sacra'', in-f°, Paris, 1723, t. {{rom|i}}, p. 368-369. Ed. Reuss a distingué le premier les versions albigeoises ou cathares en provençal des traductions vaudoises. ''Fragments littéraires et critiques relatifs à l’histoire de la Bible française'', dans la ''Revue de théologie de Strasbourg'', 1852, t. {{rom|v}}, p. 321-349 ; 1853, t. {{rom|vi}}, p. 65-96. Depuis lors, on a découvert et étudié des manuscrits nouveaux ; on a confronté les textes, et de cette comparaison Samuel Berger et Paul Meyer ont tiré des conclusions scientifiques, que nous exposerons brièvement.
1° La plus ancienne traduction provençale a été retrouvée dans un manuscrit unique du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle, conservé à Londres au British Muséum, Harleian 2928, fol. 187 v ». Il comprend cinq chapitres de l’Évangile de saint Jean, {{rom|xiii}}, 1-xvii, 26, dont le texte provençal est précédé de cette rubrique latine : Incipit sermo Domini
nostri Jhesu Christi quem fecit in cena sua quando pedes lavit discipulissuis. Il a été copié à Limoges, peut-être à l’abbaye Saint-Martial. Le texte est un morceau liturgique et on n’a pas de raison de penser qu’il ait fait partie d’une version plus étendue. Il est de la même époque que le manuscrit, par conséquent du {{rom-maj|xii}}{{e}} siècle. Il a été publié par Fr. Michel, par C. Hofmann, ''Gelehrte Anzeigen der königl. bayer. Akademie der Wissenschaften'', juillet 1858, par Paul Meyer, Recueil d’anciens textes bas-latins, provençaux et français, Paris, 1874, t. {{rom|i}}, p. 32-39, et par K. Bartsch, ''Chrestomathie provençale'', 4{{e}} édit., Elberfeld, 1880, col. 9-18.
2° Environ cent ans plus tard, au {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, on fit une version provençale de tout le Nouveau Testament. Elle existe dans un seul manuscrit d’une écriture méridionale paraissant de la fin du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle (1250-1280), à la bibliothèque du Palais des arts à Lyon, n° 36. Il a été apporté de Nîmes à Lyon en 1815, et donné à la ville de Lyon par J.-J. Trélis. Le texte présente deux lacunes notables, provenant de la perte de quelques feuillets : les passages, Luc, {{rom|xxi}}, 38-xxiii, 13 ; Rom., {{rom|vii}}, 8 6-viii, 28, manquent. La version provençale est suivie d’un rituel qu’Edouard Cunitz a reconnu le premier pour le rituel cathare ou albigeois, contenant la liturgie du consolament : ''Ein katharisches Ritual'', dans les ''Beiträge fur den theol. Wissenschaften'', Iéna, 1852, t. {{rom|iv}}, p. 1-88. Il a été réédité par M. Léon Clédat avec le Nouveau Testament, {{in-8°}}, Paris, 1888 (le texte en a été transcrit en caractères ordinaires et traduit en français dans l’Introduction, p. ix-xxvi), et spécialement : Vieux provençal. I. Rituel provençal, manuscrit 36 de la bibliothèque municipale du palais Saint-Pierre, à Lyon, {{in-8°}}, Lyon, 1890. Les citations du Nouveau Testament de ce rituel appartiennent à la version provençale, dont le texte précède, quoiqu’elles n’en soient pas extraites textuellement. Ed. Reuss, ''loc. cit.'', avait péremptoirement démontré, par la comparaison avec les textes vaudois, que cette version
n’avait rien de vaudois, et qu’elle avait été la traduction officielle des cathares ou albigeois. Samuel Berger, ''Les Bibles provençales et vaudoises'', dans la ''Romania'', Paris, 1889, t. {{rom|xviii}}, p. 354 sq., a constaté que la version provençale du manuscrit de Lyon avait été faite sur un texte latin de la Vulgate tout à fait caractéristique
et usité dans le Languedoc pendant la première moitié du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle. Cf. son Histoire de la Vulgate pendant
les premiers siècles du moyen âge, Paris, 1893, p. 7282. Elle y correspond de tous points pour le fond (aussi bien que les corrections marginales) et lui ressemble même dans ses formes extérieures, et en particulier pour la division en chapitres. Bien plus, comme un certain nombre de passages, tant du début de la plupart des livres que de quelques endroits du texte, sont restés en latin sans traduction, il faut en conclure que le copiste transcrivait la version provençale
interlinéaire d’un manuscrit latin glosé. Non seulement il a copié parfois, par inadvertance sans doute, le texte latin, mais l’ordre dès mots vulgaires est presque exactement celui du texte original. Cette
copie semble avoir été prise directement sur le manuscrit latin glosé, car, si elle n’est pas un manuscrit d’auteur, elle n’est pas très éloignée du manuscrit de l’auteur. M. Paul Meyer, dans la ''Romania'', ''loc. cit''.,
<section end="PROVENÇALES (VERSIONS) DE LA BIBLE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />409 BAPTÊME DES HERETIQUES 410</noinclude>sentence d’excommunication*, et encore aujourd’hui
l’on soutient avec une égale conviction le pour et le
contre. Peut-être la divergence serait-elle moindre
entre les avis opposés, si l’on tenait compte des temps
et de la discipline alors en vigueur. Disons simplement
ce qui ressort des documents anciens, laissant
à d’autres le soin de trouver la formule la plus juste
pour caractériser une situation qui n’a peut-être de
parallèle exact à aucune époque de l’Eglise.
Que le pape Etienne ait enjoint aux évêques d’Afrique
et d’Asie de renoncer à leur usage, et cela sous
peine d’excommunication, c’est très sûr, car nous le
lisons dans les lettres de Cyprien et de Firmilien.
(Cyprien, ''Ep''. {{rom|lxxiv}}, 8 : Bat kunorem Deo qui, hæreticoruni
uniicus et iriiiniciis chri.stmnoruni, saceidotes
Dei veritaiem Chrisii et Ecclesiæ unitateni
tuentes abstinendos piitat ? — Firmilien, ''Ep''. {{rom|lxxv}},
24 : Peccatuni i-ero quam magnum tibi exaggei asti,
quando te a tôt gregibus scidisti ? Excidisti enim
te ipsum, noli fallere, siquidem ille est vere schismaticus
qui se a communione ecclesiasticæ unitatis
apostatam fecerit. Dum enim putas omnes a te abstineri
posse, soluni te ab omnibus abslinuisti.)lln’est
pas moins sûr que ni les uns ni les autres ne se
départirent d’un usage qu’ils regardaient comme
seid légitime ; mais qu’en agissant ainsi, ces évêques
n’entendaient pas, il s’en faut bien, rompre avec
l’unité de lEglise. A ce moment, la rupture était, de
la part d’Etienne, virtuellement consommée ; de la
part del’épiscopat africain et asiatique, elle ne l’était
pas. Y eut-il un pas de plus fait dans la voie de la
séparation ? Oui, si nous prenons à la lettre certaines
expressions de Firmilien, qui semble considérer cette
séparation comme un fait accompli, et en prendre son
parti sans trop de peine, considérant qu’Etienne, en
croyant mettre ses contradicteurs hors de l’Eglise
catholique, s’y est mis lui-même tout le premier. Mais
ce sont là des formules oratoires qui, dans un morceau
passionné tel que la lettre de Firmilien, doivent
être commentées avec prudence. Le jour où Etienne
ferma sa porte aux délégués du synode africain et les
exclut de l’hospitalité chrétienne, il les traita en excommuniés ;
néanmoins, on ne saurait conclure de ce
fait que, dans la pensée du pape, l’épiscopat africain
fût dès lors séparé de l’Eglise. Tout n’était pas nécessairement
consommé par ce premier mouvement : le
temps, la réflexion, la droiture nuinifeste de ses
adversaires, la gravité des conséquences pour l’Eglise,
la médiation opportune de l’évêque d’Alexandrie,
qui sans doute dit à Etienne ce qu’il devait redire à
son successeur : Considérez la grandeur des intérêts
engagés, ^/.o’-nu ri }i.i-/=Jj-^ : , rcû ~pc/.yy.y-oç, toutes ces circonstances
réunies ont pu prolonger la période d’hésitation,
et empèciicr Etienne de fulminer la sentence
qu’il tenait suspendue sur la tête des rebelles.
D’autant qu’une sentence d’excomuiunication, au
sens canonique attaché à ce mot par l’usage postérieur,
constituerait, au milieu du m" siècle, un anaclironismc :
il ne saurait être question, à cette date,
que d’une rupture ollicielle de relations, et il demeure
1. Voir J. Er>st dans Zeiixclirifl <small>℣</small>. kalh. Théologie.
18’J’t, p. 47j-’199 : Wàr der heiligc Cyprian excominunicirt ?
— Déjà Baro.nius croyait à roxcoinmunication ; hi même
opinion se rolrouve, avec des nuances, chez FF.ciiTHur’,
Der heiligc Cyprian, p.’l. et seq. ; Nelki : , Chronologie
drr Korrespoiidenz. ^. 10’. », 120, 12’J et seq. ; Hahnack,
Chronologie der ACL, 11, p. lO.i, affirme rexconununicatioii
de Firmilien. Nous ne citons que des auteurs récents.
— Au CdfUraiie, nient rcxcuinmuriicalion : Guisar, Opposihonshonzil
gcgen l’apst SIephanu.i, dans Zdchr. /’. kath.
Theol., 1881, p. 19 ; { et seq. ; Bknson, Ci/prian, p. 3.i’i et
seq. ; Bardicniikwkr, Gcschichie der ÀKL, 11, p. 401 ;
Eknst, l’apH Slcphan I und der Ketzertaufstrcit, p. 80
cl seq. /. 1
douteux qu’après les menaces que nous avons rapportées,
cette rupture ait été notiliée derechef. Les
documents du iii'' siècle ne le disent pas, et la tradition
postérieure donne une autre impression.
Si la rupture avait été effective et officielle sous
le pontificat d’Etienne, il aurait fallu renouer officiellement
sous le pontificat suivant. Or, nous voyons
au contraire les relations se rétablir sans secousse,
comme après un malentendu, au contentement des
deux parties. Ecrivant au pape Sixte siu- la question
baptismale, Denys d’Alexandrie dit que les évêques
orientaux avaient reçu d’Etienne une menace d excommunication,
motivée par leur coutume de rebaptiser
les hérétiques ; il ne les montre pas en état de
schisme (Eusèbe, //. E., {{rom-maj|VII}}, v) : ’Ez--Tâ^v’.£i ph r.lrj
TlpOTSpOV /Mi TZipl’E/î'vOJ zat Ttipl ^ip>xÙ.l(X.WJ VdvTOiV T£ TÎiv
TtdvT&JV Tûv iK’f, i ôpopvyjT’jiv kOycùv, Oi ; oi/Stv îxîrj^i^ zstvwv/.T&iv
Six T/, y « ùtï ; v TKUzriV airtcf.v, èTîîtS/j T5Ù ; oûpsTixoiJi, fr, ^iv. àva-Q’xr-i
^’jU71. Les paroles véhémentes que nous avons
relevées chez Firmilien ne représentent que le relief
un peu fort de cette même épître comminatoire. La
correspondance de Denys n’avait rien offert de plus
décisif à Eusèbe, qui résume la situation (//. is’., {{rom-maj|VII}},
m), en disant qu’Etienne voyait avec impatience les
pratiques anabaptistes des Eglises africaines, « ri
Toi/Tw Stv/avcoîTct. Et saint Augustin, évoquant le souvenir
de la querelle baptismale devant une chrétienté
qui ne se souvenait pas d’avoir été schismatique,
dit expressément que Cyprien ne se sépara
point de l’unité catholique (De baptismo contra Dunatistas,
I, {{rom-maj|XVIII}}, 28, PL., {{rom-maj|XLIII}}, 124 : At » /j se illetamen
a ceteris di’ersa sentientibus separata communione
disiunxit ; {{rom-maj|V}}, {{rom|xxv}}, 36, PL., {{rom-maj|XLIII}}, 194 : Stephanus
auteni etiam abstinendos putaverat qui de suscipiendis
hæreticis priscam consuetudinem convellere conarentur ;
iste autem quæstionis ipsius difficultate
permotus et sanctis caritatis visceribus largissime
præditus, in unitate cum eis manendum qui dii’ersa
sentirent. Ita quamvis commotius, sed tanien fraterne.
indignaretur, vicit tanien pax Christi in cordibus
eorum, ut in tali disceptatione nuUum inter eos
malum schismatis orirettir). Quand donc Fechtrup
nous assure (Kirchenle.rikon, art. Ketzerlaufstreil,
p. 4 16) que lEglise de Rome cessa de mêler à ses
prières officielles le nom du primat de Garthage,
nous réclamons des preuves qu’il ne saurait produire,
et quand il ajoute (jne le nom du pape Etienne
fut effacé des diptyques de Carthage, nous n’hésitons
pas à croire qu’il se tronq)e, car, si la rupture
fut quelque temps effective, Cyprien du moins ne s’y
résigna jamais’.
¥ai voilà plus qu’il n’en faut peut-être pour écarter
l’idée d’une sentence pontificale retranchant de la
communion romaine. l’Afrique et une partie de
l’Asie, constituant les évêques de ces contrées en
état de schisme et leurs diocèses en interdit. Contre
une telle exagération l’histoire proteste, car c’eût été
là un événement bien autrement grave « lue le schisme
1. Je ne veux pas insinuer que Firmilien s’y résigna,
car les mêmes raisons qui empêchent de croire à un
schisme africain empêchent de croire à un schisme asiatique.
M. IIahnac.k affirme l’excommunication de Firmilien,
non celle de Cyprien ; M. Eknst semble croire que
Firmilien, par son intransigeance, rendit effective la sentence
portée roiulilionnellement contre lui. Ces distinctions
lue paraissent peu fondées en histoire. Cyprien et
Firmilien différaient par le caractère, non par l’attachement
à l’Eglise, et dans cette querelle baptismale, ils ne
cessèrent de faire cause commune. —.Sur l’iiagiographic
de Firmilien, voir li. Bossvk, De S. t’irmiliano episcopo
confcssore Cæsarræ in Cappadocia commciitarius historiens ;
dans.icta Sanctorum octobris, t. {{rom-maj|XII}}, 1867, p. 470-510.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />CURIE ROMAINE (CARDINAUX) 856</noinclude>nécessairement, un certain pouvoir et une influence
s’exerçant sur l’Eglise entière. Cette situation se traduisit
en fait dès le m’siècle. Pendant la vacance du
siège apostolique qui suivit la mort de saint Fabien
et qui ne dura pas moins d’un an, nous voyons les
prêtres et les diacres de Rome adresser à saint Cyprien
et au clergé de Carthage plusieurs lettres
(cf. DucHESNE, Hist. ancienne de l’Eglise, 3’éd., t. {{rom-maj|I}},
p. 400)> parmi lesquelles une surtout très importante
et très significative. Celle-ci avait trait aune fquestion
alors vivement débattue, au mode et aux conditions
de la réconciliation des apostats ou tombés. Elle fut,
selon le témoignage de saint Cyprien (''Epist''. {{rom|lv}}, 5,
P.L., t. IV), « envoyée dans tout l’univers et portée à
la connaissance de tous les fidèles et de toutes les
Eglises ». L’illustre évêque de Carthage. dans sa
réponse, rend un éclatant hommage à l’autorité du
clergé romain, et il se montre aussi heureux que
reconnaissant de pouvoir s’y appuyer pour justifier
sa ligne de conduite à l’égard des la psi.
IV. Composition et oRGANiSATio.v DU sacré collègi ;.
— On peut déjà comprendre en quel sens et avec
quelles restrictions il faut entendre ce que quelques
auteurs disent de l’institution récente du cardinalat
romain. Ce qui est rigoureusement vrai, c’est que le
corps des cardinaux a subi des modifications successives
dans le nombre et la qualité de ses membres,
ainsi que dans ses attributions et ses pouvoirs.
Nous avons montré comment le presbytère romain
acquit insensiblement ce caractère tout particulier
de réunir dans son sein des évêques à côté des prêtres
de second rang et des diacres. C’étaient les sept
évêques « suburbicaires », c’est-à-dire les é^êques des
sept diocèses les plus rapprochés de Rome : Ostie,
Albano, Porto, Siha Candida ou Sainte-Rufine,
Sabine, Préneste (Palestrina) et Tusculum ou Frascati.
Il leur appartenait d’accomplir certaines fonctions
ou solennités épiscopales à la place et au nom du
pontife suprême. Une ordonnance d’Etienne {{rom-maj|III}}, en
76g, les suppose chargés à tour de rôle et par semaines
du service divin dans la basilique de Latran. A
propos d’ETiEXXE {{rom-maj|III}}, le Liber ponlificalis, édil.
Duchesne, t. {{rom-maj|I}}, p. 4^8, dit : Hic statuit ut omni die
dominico a septem episcopis cardinalihiis hebdomadariis,
qui in ecclesia Sah’atoris obsen-ani inissar-um
solemniu, super altare B. Pétri celebraretitr et Gloria
in e.rcelsis Deo ediceretur. C’est la plus ancienne
mention expresse des sept cardinaux-évêques que
nous connaissions. Calixte {{rom-maj|II}}, en réunissant le diocèse
de Sainte-Rufine à celui de Porto, réduisit à six
les sièges suburbicaires et, par conséquent, les cardinaux-évêques.
Ce nombre fut maintenu par Sixte-Quint,
qui ramena, de plus, définitivement celui des
cardinaux-diacres à quatorze et celui des cardinauxprêtres
à cinquante. Le collège cardinalice comprend
donc en droit, depuis lors, soixante-dix membres ;
mais les cadres sont rarement pleins. L’influence et
la considération exceptionnelles dont il jouit dans
l’Eglise datent de plus haut ; elle sont dues surtout
au droit d’élire le pontife romain, qu’il détient comme
élément absolument prépondérant depuis le décret
d’un concile romain sous Nicolas {{rom-maj|II}}, en 1069, et
comme facteur unique, à l’exclusion du clergé inférieur
et du peuple, en vertu d’un canon du IIP concile
œcuménique de Latran (1179).
Les trois catégories ou classes de cardinauxévêques,
cardinaux-prêtres et cardinaux-diacres
ne sont point fondées sur le pouvoir d’ordre,
comme leur nom pourrait le faire croire ; elles dépendent
uniquement du titre ecclésiastique assigné
à chaque élu au moment de sa promotion. Leur
ensemble constitue le Sacré Collège, sorte de corps
moral dont l’organisation interne est assez analogue
à celle d’un chapitre canonial. A sa tête se
trouAC un doyen, qui préside les assemblées collégiales
et a qualité en général pour représenter le collège.
C’est régulièrement le cardinal-éA’êque le plus
ancien et le titulaire du siège suburbicaii-e d’Ostie.
En cette dernière qualité, il a l’honneur de donner
la consécration épiscopale à un pape élu qui ne serait
pas encore évêque. A côté du cardinal doyen, il y a
le cardinal caniérier. Désigné annuellement par ses
collègues, il est chargé de l’administration et de la
répartition des revenus communs.
V. Devoirs et prérogatives des cardinaux. — Les
principaux droits et devoirs des cardinaux se peuvent
résumer dans cette affirmation : leur mission habituelle
est d’assister le pape de leurs conseils et de lui
prêter aide sous toute autre forme pour le gouvernement
de l’Eglise. Aussi bien la législation canonique
statue qu’ils auront toujours libre accès auprès de
lui. Pour la même raison, la plupart résident et sont
tenus de résidera Rome, les cardinaux-évêques étant
dispensés de la résidence auprès de leurs églises.
Font exception à cette règle les cardinaux qui sont
évêques de diocèses étrangers à l’Italie ou situés en
Italie, mais éloignés de la Ville éternelle.
Le pape a le droit de demander, d’exiger même,
en toute circonstance, l’avis des cardinaux, mais il
n’est jamais lié par leur réponse ; lui seul reste juge
des conditions dans lesquelles il doit suivre l’avis
exprimé. Dans l’intérêt et pour la sauvegarde de l’autorité
suprême, il est défendu aux membres du sacré
collège de se réunir en vue soit de délibérer ensemble
soit de célébrer ensemble une solennité religieuse,
sans y avoir été invités ou autorisés par le chef de
l’Eglise.
A la mort d’un pape, c’est aux cardinaux exclusivement
qu’il appartient de choisir son successeur,
avec cette restriction que ceux-là ne sauraient prendre
part au conclave, qui n’auraient pas encore reçu
le diaconat. Pendant l’interrègne, le sacré collège, à
la différence des chapitres des cathédrales, n’est pas
investi de la juridiction intégrale du pontife défunt ;
car la primauté n’a pas été promise à un corps moral,
mais seulement à Pierre et à ceux à qui son siège est
dévolu après lui. L’assemblée des cardinaux ne peut
donc rien innover dans la forme du gouvernement
ecclésiastique, ni édicter des lois universelles, ni
déroger aux saints canons, ni s’ingérer dans des affaires
épineuses, ni conférer des bénéfices, ni modifier
des décisions ou des mesures prises antérieurement.
Elle doit se borner à parer aux dangers imminents
qui menaceraient l’Eglise et à défendre, au besoin,
le domaine temporel du Saint-Siège. Il faut que toute
sa sollicitude et toute son activité se portent, se concentrent
sur un seul objet : hâter l’élection d’un nouveau
pontife. Voilà pourquoi ceux d’entre les cardinaux
qui sont chargés de fonctions personnelles non
éteintes par la mort du pape, les évêques suburbicaires,
par exemple, le cardinal-vicaire, le grand
pénitencier, les préfets et membres des diverses congrégations,
ou sont momentanément exemptés de ces
obligations particulières, ou sont tenus d’y pourvoir
par les suppléants que le droit détermine.
En temps ordinaire, c’est principalement dans les
consistoires et les congrégations que les cardinaux
prêtent leur concours habituel au souverain pontife.
Les consistoires, c’est-à-dire les réunions générales
des cardinaux présents à Rome, se renouvelaient
jadis deux ou trois fois par semaine, et l’on y traitait
presque toutes les affaires importantes ; ils sont devenus
beaucoup plus rares et ne se tiennent qu’à des
intervalles irréguliers. Ils sont publics ou secrets.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />355 GRECQUE (EGLISE) 356</noinclude>
CoPRONYME. En 808, l’addition du Filioque au symbole, l’aile par les moines bénodiclins du inonl des
Oliviers, soulève une tempête à Jérusalem, où les
moines sabaïtes accusent les Francs d’hérésie. Le
pape Lkon 1Il est ol)Iij ; é d’intervenir, et la prudence
avec huiuelle il le fait témoijjne de la gravité de la
situation. Au concile de Nicée en 78 ; , les évêques
orientaux enseignent que la consécration s’opère
exclusivement par les paroles de réj)iclèse, devant les
légats du pape, qui ne protestent pas, parce qu’ils
ne comprennent pas, Mansi, t. XIll, col. a64.
Si les malentendus dogmatiques n’existent encore
qu’à l’état latent, les divergences disciplinaires sont
nombreusef et connues de tous. Nous avons vu l’altitude prise par le concile in J’rutlu à l’égard de cerliiines de ces divergences. Ce concile, qui coditie le
droit byzantin, a beau être rejeté par Home ; ce sont
ses décisions qui vont désormais régir l’Eglise orientale. Sur ce terrain, le schisme est déjà consommé.
Un grand événement politique vint, à l’aurore du
IX' siècle, aggraver singulièrement les relations déjà
si tendues entre l’Orient et l’Occident. Le pape Léon 111
restaura sur de nouvelles bases l’empire romain d’Occident, au profit de la dynastie carolingienne. Ce fut
un coup sensible porté à l’orgueil du liasileus byzantin, qui s’intitulait toujours, en dépit de la réalité,
empereur des Romains. Cet événement, qui se préparait de|iiiis près d’un siècle, c’étaient lesempereurs
grecs eux-mêmes qui l’avaient rendu nécessaire, tant
par leur politique civile que par leur politique religieuse. L’Italie, reconquise par Juslinion, n’avait
guère eu à se louer de l’administration impériale. On
l’avait exploitée comme un pays étranger au reste de
l’empire. Bientôt, les exarcjues de Ravenne furent
impuissants à la défendrecontre l’invasion lombarde.
Les papes avaient eu part iculièremen t à souffrir des entreprises du ccsaropapisme dans le domaine de la foi
et de la discipline. Plusieurs d’entre eux avaient été
violemment enlevés de leur siège ; beaucoup d’autres
n’avaient dû qu’à l’amour des Romains et à l’impuissance des exarques d’échapper au même sort. La
longue querelle iconoclaste avaitachevé de les convaincre qu’il n’y avait plus rien à espérer pour le
bien de la religion de ces empereurs hérétiques et
persécuteurs.
Cependant, tout légitime, tout nécessaire même
qu’il fût, le geste du pape Léon III ne pouvait que
contribuer à aigrir lesrapportsentre les deux Eglises.
En consommant le scission politique entre l’Orient cl
l’Occident, il préparait pour un avenir procliain la
scission religieuse. Et cela, parce qu’à liyzance, l’idée
de l’unilé catliolique planant au-dessus du particularisme national n’existait pour ainsi dire pas, l’Eglise
s’était inféodée au basileus. Le même principe qui, au
V siècle, avait jeté dans l’hérésie les Syi-iens, les
Egyptiens et les Arméniens, allait précipiter les Grecs
dans le schisme. Comment ces licrs Byzantins, enorgueillis de leur passé, de leur civilisation et de leur
langue, pourraient-ils continuer d’obéir à un paj)e
qui n’est plus des leurs et qui donne toutes ses faveurs
aux barbares de l’Occident ?
Les Occidentaux, de leur côté, rendaient aux Grecs
mépris pour mépris.IIsleurreprochaieut la multitude
de leurs hérésies, leurs conlroverscs puériles, leur
arrogance insupportable. L’opposition ipi’on fil, dans
l’empire des Francs, aux décisions du septième concile, cette ardeur que mirent Charlemagne et ses théologiens à affirmer le dogme de la procession du
.Saint-Esprit du Père et du Fils, et à faire adopter l’addition du Filioque au symbole, étaient peut-être
moins inspirées jiar le pur zèle de la vérité que par
le besoin de manifester aux Orientaux celle aversion
profonde qu’on ressentail pour eux, et de leur mon
trer qu’ils n’avaient pas le monopole de la science théologique. Ces dispositions hostiles faisaient tout craindre pour l’unité même de la foi. Quand on est séparé
par le cœur, on ne saurait rester longtemps uni par
l’esprit.
III. La consommation du schisme. — Si bien préparé par cinq siècles de discordes, le schisme fut consommé par deux palriarches de Constantinople, PhoTius et Michel Ckrilaire. Malgré les nuances de caractère et la diversité d’attitude que l’histoire signale
entre eux, ces deux personnages ont suivi la même
tactique pour rendre la rupture définitive. Cette tactique a consisté à rechercher minutieusement et à
mettre en relief tout ce qui, dans le domaine de la
théologie, de la discipline, delà liturgie et même des
simples coutumes, était de nature à élever comme un
mur de séparation entre les deux Eglises. Ils avaient
sans doute remarqué que, dans la période précédente,
les papes avaient remporté tous leurs triomphes
parce qu’ils s’étaient posés en défenseurs de l’orthodoxie, attaquée par les hérésies impériales. Le meilleur moyen de détruire leur prestige et de secovier leur
joug était de faire planer le S(Uipçon sur la pureté de
leur foi. Avec une infernale habileté, ils allèrent chercher quelques points de doctrine encore mal éclaircis
et prêtant par là même le flanc aux équivoques, et
soulevèrent des questions insolubles, par exemple
celle des azimes, capables d’alimenter des controverses sans fin. Les discussions Ihêologiques étaient
pour les délicats, pour les savants. Les divergences
canoniques, riluellesou coutumicres devaient lentem<nl gagner au schisme les masses populaires, en
leur persuadant qu’entre la religion du Grec et celle
du Latin, il y avait un abîme Pholius insista surtout
sur la question dogmatique, Cérulairesurla question
liturgique et disciplinaire.
LU RÔLE DE mOTIUS
A considérer les faits par la siu’face, il semble que
Pholius ait misérablement échoué dans son entreprise. Loin de réussira séparer l’Eglise byzantine de
l’Eglise romaine, il fournit aux papes de son temps
l’occasion d’affirmer solennellement leur primauté et
de l’exercer à ses propres dépens. Lui-même rendit à
plusieurs reprises hommage à cette primauté. A peine
intronisé à la place d’IoNACE, qiii, chose presque
iuouie à Byzance, refusait de démissionner siir un
ordre du basileus. il envoya au pape Nicolas 1" une
lettre dans laquelle il faisait profission de foi callioli(iue et, après avoir travesti les faits, sollicitait, sur
un ton d’hypocrite humilité, la reconnaissance de
son intrusion. Après le scandaleux concile de 861,
tenu à Constantinople, dans l’Eglise des Apôtres, il
sentit le besoin d’adresserau même pape une longue
apologie pour écarter de sa tête les foudres qui le
menaçaient. Dans cet écrit, l’intrus condamnait par
avance sa conduite ultérieure, car :
{{1o}} Il reconnaissait explicitement la primauté du
pape, soit en déclarant que le blâme que lui avait
iniligé sainl Nicolas avait été inspiré par l’amour scrupuleux de la discipline ecclésiastique (Où fà.p i/jiVxOn’y. :
ryûTv. y.iv/ : /j.v.Tv. « 7T/ « ffTou 0£ fj-cfj/c-j Siff-6s7eoi : , y.y-i Tr, v
ixXJT.zty.^Tiy.VJ Ta^tv et ; vy.pov vy.piZrjjo-jOjTf^t., Epislol. lîh. /,
epist. II. J'. G., t. Cil, col. 5()6) ; soit en faisant connaître son empressement à accepter les décisions du
pape et deses légats : « Siiifanl yoire recommandation,
on a prescrit d’ol>serfer te canon en question…, et il
n’a pas dépendu de nolrefolonté que toutes les décisions de votre ditiiie i>aterniti' fussent prises en considération ^i, ll/id., co.Ci’i : soit enfin en plaçant les papes
au sommet de la hiérarchie : Observer les canons<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />595 IMMANENCE (MÉTHODE D") 596</noinclude><nowiki />
saire pour saisir la valeur des arguments mis en œuvre
par l’Apologétique traditionnelle, c’est ce qui,
étant donné surtout l’état d’esprit contemporain, ne
saurait faire difficulté. On a dit que M. Blondel avait
eu le mérite de rappeler la nécessité de cette préparation
(Le Bachelet, 1. {{rom|c}}, p. 119). Et de fait, la méthode
d’immanence répond bien, en quelque manière,
au dessein de préparer les âmes. Mais il serait inexact
d’en conclure qu’elle n’est qu’une thérapeutique morale.
Car elle vise à satisfaire les exigences mêmes
de la pensée. Celle-ci ne reconnaît point comme fondée
une méthode morale isolée de la méthode intellectuelle.
Son adhésion ne peut être soumise à l’arbitrage
souverain des dispositions du cœur. Elle
procédera toujours d’une idée au moins naissante.
Mais d’autre part, l’idée ne vit point normalement
dans un esprit à l’état de concept sec et nu. Elle est
soumise à des influences multiples. Elle suscite des
besoins. Elle est une action. Faut-il donc dire de la
méthode d’immanence que, confinée dans la psychologie,
elle réalisera son dessein, par une pure analyse
de nos actes ? Elle ne saurait aboutir ainsi à prouver
la légitimité d’affirmations transcendantes. Elle ne
saurait même pas mener jusqu’à l’aveu de cette indigence
que comblera, de fait, le don surnaturel de
la Révélation chrétienne. Car cet aveu implique une
conclusion de l’esprit, qui dépasse le domaine des
constatations expérimentales, et entre dans celui
de la métaphysique.
C’est qu’en effet la méthode d’immanence est proprement
métaphysique dans ses procédés comme
dans son résultat. Aussi a-t-on pu rapprocher, sans
paradoxe, l’argumentation de M. Blondel, dont l’exposé
a mis, tout à l’heure, en lumière les lignes principales,
et l’argumentation de S. Thomas dans la
I » II"’, q. I seq. « Il ne serait pas malaisé, ni sans
doute inutile, écrivait M. Mallet, de résumer le livre
de l’Action en pur langage de l’Ecole. « La Philosophie
deV Action, Aan^Iievue de Philosophie, sept. 1906,
p. 240. — Ce sont les thèses de M. Blondel contre les
dilettantes et les pessimistes, qu’exprimeraient, par
exemple, les axiomes « omne agens agit propter pnein »,
omne agens agit propter bonum ».LeP. dePouli’kjuet,
O. P., a fait remarquer, à ce propos, que ce n’était
pas seulement sur des points de détail que l’accord lui
paraissait exister entre certains principes scolasliques
et les affirmations de M. Blondel, mais encore
dans la conclusion principale. Celle de S. Thomas
se formule ainsi : Soins Deus yoluntatem hominis
implere potest. « De même M. Blondel, encore que
par des voies différentes, aboutit, lui aussi, à l’inévitable
transcendance de l’Action humaine. « (Quelle
est la valeur de l’Apologétique interne. Revue des
Sciences philosophiques et théologiques, 1907, p. 463 ;
voir aussi : Bainvel, Le Problème apologétique, extrait
de la Revue apologétique, 16 sept. 1906, p. 6.)
Si de part et d’autre cependant, la conclusion a
une valeur objective et métaphysique, il faut reconnaître
qu’il y a entre les deux démonstrations une
différence profonde : celle d’une attitude de pensée.
2. — L’attitude de pensée que suppose
la méthode d’immaneDce
A. —.4u point de vue philosophique.
a) L’attitude de pensée que suppose la méthode n’est
point relie du subjectivisme kantien, ni celle du philosophisme,
ou du pragmatisme.
Le subjectivisme de Kant peut être caractérisé
par la distinction idéologique du sujet et de l’objet.
Or cette distinction, la méthode d’immanence
ne saurait la supposer, a Car elle ne définit pas
préalablement le sujet par la représentation abs
traite des deux grandes fonctions qu’il doit remplir
selon Kant, fonction scientilique et fonction morale ;
elle prétend le saisir dans la réalité de toutes
ses tendances et de toutes ses requêtes, qui déborde
de toutes parts la faculté d’expliquer des produits
idéologiquement délinis ; et surtout elle évite de
chercher dans le subjectivisme la limite du rationalisme ;
tenant pour relative, secondaire et momentanée
la distinction du sujet et de l’objet telle que
l’entend la Critique, elle ne permet pas qu’un doute
soit élevé sur la réalité d’un quelconque des termes
de la vie totale, en même temps qu’elle appuie sur
la solidarité des facteurs de l’action le droit à l’affirmation
objective, c’est-à-dire la certitude entière et
vivante. » V. Delbos, Préface au livre de Cremer,
Le Prohlèmereligieux dans la Philosophie de l’Action,
ig12 (Alcan), p. ix. Il sera aisé de se rendre compte
de la justesse de ces observations en relisant l’Exposé
(col. 583 et surtout col. 58g).
L’attitude de pensée que suppose la méthode d’immanence
ne sera donc pas celle du subjectivisme
kantien, tant que cette méthode, fidèle à elle-même,
n’impliquera à aucun moment de son application, ce
([ue, théoriquement, elle exclut à son point de départ,
nous voulons direla distinction idéologique de Kant
entre le sujet et l’objet.
D’autre part, sous peine d’être contradictoire, la
méthode d’immanence ne saurait faire dépendre la
solution du problème soulevé par le conflit entre le
principe d’immanence et le surnaturel, d’un simple
effort de dialectique abstraite, portant sur des notions.
Car, comme on l’a vu ci-dessus, c’est précisément
parce que le problème considéré sous cet angle leur
paraissait insoluble, que les partisans de la méthode
d’immanence ont prétendu substituer ou tout au
moins préposer à la question des rapports de l’idée
avec l’objet celle des rapports de l’idée avec l’action,
celle-là exprimant plus ou moins inadéqualement le
résultat de celle-ci. Sans vouloir déprécier le rôle de
la réflexion ni la valeur objective de la métaphysique,
les penseurs dont nous essayons d’examiner
l’altitude philosophique, tiennent à ne pas faire dépendre
l’adhésion au surnaturel de ce qui est purement
notionnel et objectif. Ils estiment, en somme,
qu’il faut faire une pari très large dans la vie de
l’esprit à celle intelligence pratique, qui s’alimente
de connaissances concrètes, subordonnées à des lins
désirées el voulues. Blondel, J.e point de départ de
ta recherche philosophique, dans Annales, igo5. —
De Sailly, La tâche de la philosophie d’après la
philosophie de l’Action. — Annales, 1906, p. 4^.
Faut-il en conclure que leur attitude dépensée est
celle du pragmatisme ? Le mot avait été proposé un
instant par M. Blondel, afln de définir une position qui
voulait être aussi éloignée de l’idéologie abstraite
que du subjectivisme. En 1902, dans son étude sur
I la Certitude religieuse publiée dans la Revue du
Clergé français, p. 651, il rappelait encore que le
nom de pragmatisme, proposé par lui une douzaine
d’années auparavant, conviendrait peut-être à désigner
ce que l’on appelait assez justement « la philosophie
de l’action » ; a car, ajoulail-il, c’est en
étudiant l’action qu’on est non seulement amené à
consiilérer dans leur solidarité anatomique el leurs
relations physiologiques, vie et conscience, sentiments
el idées, notions et volitions et oi)cralions, (|vù
sont en nous les cléments intégrants de l’agir, mais
qu’on est conduit encore à tenir compte dans l’action
de tout agent des coopérateurs qui précèdent, modifient,
dépassent lesentinientou la connaissance <|u’on
peut en avoir. Par conséquent, étudier l’action (au lieu
de se borner à étudier la vie subjective en tant
qu’elle est propre au sujet ou la pensée en tant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1827 LIBERALISME 1828</noinclude>donner une brève analyse. Les catholiques, dit Montalembert,
sont généralement faibles et impuissants
dans la vie publique. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont
pas encore pris leur parti de la Révolution qui a enfanté
la société nouvelle. Or le fait évident, c’est que
la démocratie grandit toujours ; ce déluge monte
sans cesse. Pour qu’elle ne soit pas funeste, il faut
corriger la démocratie par la liberté ; concilier le catholicisme
avec la démocratie. Voilà ce que doivent
faire les catholiques. Pour y arriver, qu’ils renoncent
au vain espoir de voir renaître un régime de privilèges,
ou une monarchie absolue favorable à l’Eglise ;
qu’ils ne donnent aucun prétexte aux déliances populaires.
La démocratie réclame avant tout deux
choses : l’égalité politique et la liberté religieuse ;
lorsqu’ils l’auront pleinement rassurée là-dessus, les
catholiques pourront lui apprendre à aimer aussi la
liberté politique. Celle-ci est nécessaire à l’Eglise ;
elle lui est plus avantageuse que la protection des
rois ; le catholicisme français fut plus brillant au
temps de l’Edit de Nantes qu’après la Révolution ;
la religion, impopulaire sous Charles {{rom-maj|X}}, a retrouvé
son prestige sous Louis-Philippe. C’est ce que n’ont
pas couqiris certains catholiques français, imiirudemiuent
ralliés à l Empire. Certes, la démocratie
est menacée par de grands dangers, l’esprit révolutionnaire,
la jalousie contre toute supériorité, les
progrès d’une centralisation étoulfante. C’est la religion
qui peut remédier à tous ces défauts, pourvu
que les catholiques inspirent pleine confiance dans
leur sincérité.
Le second discours de Montalembert est consacré
spécialement à la liberté religieuse. Les catholiques
se délient d’elle, et à tort. Ils la croient d’origine
antichrétienne : c’est l’Eglise qui l’a inaugurée au
tem])S des martyrs. Ils la voient invoquée surtout
par les ennemis de l’Eglise ; mais ce sont précisément
ces derniers qui l’ont violée contre les catholiques,
pendant la Réforme et la Révolution. Ils croient
que l’Eglise perdra au régime de la liberté, mais elle
n’a rien à y perdre : la protection des gouvernements
absolus en Espagne, en Portugal, en Piémont, a provoqué
des réactions furieuses contre l’Eglise. Elle
n’a qu’à y gagner, puisque dans la plupart des pays
européens les catholiques souffrent surtout du manque
de liberté. Les témoignages de nombreux évéques
prouvent que ce régime na rien de condamnable.
Faudra-t-il donner aussi la liberté, à l’hérésie,
à l’erreur ? Oui : la persécution faite au nom de
l’Eglise est aussi odieuse que la persécution dirigée
contre elle. N’imitons pas la déloyauté de certains
catholiques inlidèles à leurs promesses. Le droit
commun est à l’heure présente le seul asile de la liberté
religieuse. L’Eglise aujourd’hui est assez forte,
assez vivante pour n’avoir rien à craindre de la liberté
donnée à tous. Il y avait là une paraphrase
de la formule célèbre : L’Eglise libre dans l’F.tul
libre.
Les discours de Montalembert em-ent un retentissement
énorme. Comme après le concile de Ilimini,
saint Jérôme aurait pu dire que le monde se réveilla
étonné d’être libéral. Rome, moins accessible aux
surprises d(^ l’cnlhousiasme, se recueillit. Elle pratique
volontiers les sages temporisations, et personne
mieux qu’elle ne connaît l’art de se taire et de
parler quand il faut. Pib IX s’abstint d’un blâme
public, il se contenta de faire témoigner son mécontentement
à Montalembert par une lettre confidentielle
du cardinal Antonelli. Le grand orateur ne
parut pas au second congrès de Malines, en 186, ’i ;
mais comme le libéralisme sous cette forme plus
récente n’était pas en(H)re officiellement condamné,
Mgr DuPANLoui’ et le P. Félix lui-même allèrent en
Belgique, soutenir des idées semblables à celles de
leur ami. Le célèbre conférencier de Notre-Dame,
dont l’esprit de mesure était bien connu, affirma
que l’Eglise, après avoir résisté à la persécution
comme à la protection des rois, saurait bien s’accommoder
de la liberté : il en donnait comme preuve
la Grande-Bretagne « où chaque degré ascendant
de la liberté publique mesure le progrès croissant
delà vie catholique », et l’Amérique « où cinquante
nouveaux diocèses, fondés en moins de cinquante
ans, montrent, à ceux qui savent voir et comprendre,
comment la liberté nous tue ».
Pie IX répondit aux libéraux et à leurs défenseurs,
trois mois après — 8 décembre 1864 — par l’Encyclique
Quanta cura, et par le Syllabus qui y était
joint.
La promulgation de l’Encyclique Quanta cura et
du Syllabus (voir ce mot) fil entrer le libéralisme
catholique dans une troisième phase.
Troisième période du libéralisme catholique. Commentaires
de l’Encyclique et du Syllabus. Mgr Dupanloup.
Concile du Vatican. Pontificat de Léon XIII.
— La publication des documents pontificaux causa
dans les rangs de l’école libérale un grand émoi, on
le comprend. Toutes les phrases portaient contre
eux ; c’était la condamnation de leurs idées et de
leurs tendances ; il était impossible de s’j' méprendre.
— Il paraît que MoNrALp ;.MDi ; RT, Coc.hi.n, Bkoglie,
étaient d’avis de renoncer à la lutte et de quitter le
Correspondant : c’était là le parti le plus sage à prendre ;
— FoissET, Mkaux et Fali.oux pensèrent autrement,
et Mgr DupANLOUP jugea comme eux. L’action
de l’illustre évêque d’Orléans devint prépondérante ;
l’iniluencc considérable qu’ilexerça, servie par toutes
les ressources d’une riche nature, était en outre rehaussée
par l’éclat des services rendus, par une piété
sincère, par une austérité de vie sacerdotale édifiante,
et par un dévouement que rien ne lassait. — Il se mit
à l’œuvre, et avec la rapidité comme foudroyante qui
caractérisait son mode d’agir, il fit paraître la célèbre
brochure qui avait pour titre : La Convention du
1.’} septembre et l’Encyclique du 8 décembre ISC’i.
Presque tous les évêques du monde catholique en
reçurent un exemplaire. Six cent trente envoyèrent
à l’auteur des félicitations ou tout au moins des remerciements.
Pie {{rom-maj|IX}}, à qui Mgr Duiianloup fit liomluage
de sa brochure, répondit par un bref assi/
vague, et dans lequel, pour qui sait lire, il est facili
de saisir une réserve discrète. Rome ne blâmait pas
cette explication minimisle de la vérité ; elle laissait
passer, et la doctrine de l’Encyclique et du Syllabus,
interiirèle de sa pensée olFicielle et publique, demeurait
dans sa solide intégrité. Il }’axait un an —
en août 1863 — que le savant évêque de Poitiers,
Mgr Piii, qui parlait toujours en docteur, avait exposé
dans sa Troisième instruction synodale sur les
principales erreurs du temps, la pleine et sûre doctrine.
Je ne sais pas d’écrit où l’erreur du libéralisme
soit aussi clairement exposée et aussi solidement
réfutée que dans ces pages de l’illustre successeur
(le saint Ililaire. En fait, <piol(iue les mêmes tendances
persistassent, habilement atténuées, l’école
libérale fut en théorie plus pruilente et moins accentuée.
— Les esprits réfléchis et qui ne se laissaient
pas emporter par la passion, mauvaise conseillère,
revinrent à nue plus saine appréciation des
choses. Ecoutons Mgr d’Hlh.st qui, il l’avoue avec
nue belle simplicité, était partisan de la thèse libérale ;
son témoignage est de poids : « L’Encyclique
de iS6/|… fut pour plusieurs une épreuve, mais une
épreuve salutaire. J’étais à Home quand elle parut.
J’achevais mes études théologicpies, et je n’oublierai
jamais la surprise, l’émotion, l’inquiétude où me<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />133 MARIE, MERE DE DIEU 134</noinclude>destinées à en procurer la réalisation, le raisonnement
ne peut se poursuivre ; reste à savoir ce que
vaut une telle lin de non-recevoir ; — 3° Si, parce que
cette parole est, dans l’ordre de temps, la première
parole de la Vierge conservée par l’Évangile, on la
déclare inauthentique, il n’y a plus qu’à effacer toutes
celles qui ont suivi, à commencer par le Magnificat.
De fait,.M. Harnack — nous y viendrons plus loin
— retranche à Marie le Magnificat et le revendique
pour Elisabeth. Mais la base de son argumentation
nous paraît entièrement ruineuse. — Un trouvera,
sur cette question d’authenticité de Luc, {{rom|i}}, 3^-35,
d’amples détails chez A. Durand, L’enfance de Jésus
Christ, p. 87-96.
La narration, exquise en sa candeur, ne saurait
procéder que des propres confidences de la Vierge,
qui reçut la visite de l’ange. Elle présente des traits
qui appellent un commentaire.
Marie était fiancée à Joseph. Ainsi entendons-nous
le grec l//v>iTT£j//.év> ; v, selon la vulgate desponsatam
et les Pères. Par ces fiançailles, fut sauvegardée ultérieurement
la réputation de Marie et celle de Jésus.
D’ailleurs, la loi juive mettait les fiancés sur le pied
de véritables époux et leur imposait les mêmes devoirs
de fidélité, en attendant que la fiancée eût
suivi le fiancé dans sa demeure (Dent., {{rom|xxii}}, 28. 3^).
Rien n’oblige d’admettre qu’à la date de l’Incarnation
Marie fût déjà sous le toit de Joseph, et saint Matthieu
({{rom|i}}, 18-20) paraît exclure positivement cette hypothèse.
Mais pourquoi ces fiançailles d’une vierge qui — on
vient de l’apprendre d’elle-même, l.uc, {{rom|i}}, 34 —, était
résolue à demeurer vierge ? L’Evangile ne fournit
pas de réponse positive à cette question. Peut-être
Marie était-elle fille héritière, et, comme telle, obligée
par la Loi de transmettre l’héritage, avec sa main,
au plus proche parent. Cf. ''Num''., {{rom|xxvi}}, 6 ; {{rom|xxxvi}},
G-12 ; Toï., {{rom-maj|VI}}, 1 1 ; {{rom-maj|VII}}, 14. On peut conjecturer qu’elle
obéit à ses parents, comptant sur la Providence pour
la guider ultérieurement dans ses voies. Nous ignorons
comment la volonté de Dieu se manifesta ;
mais, sans hésiter, nous croyons à une conduite spéciale
de Dieu sur Marie.
De fait, par le moyen de ces fiançailles, le mystère
de Nazareth demeura ignoré du monde. Saint Ignace
d’Antiociie, Ad Ephes., {{rom|xix}}, 1, suivi par Obigène,
Jn Luc, ''Hom''., {{rom|vi}}, ''P. G.'', {{rom-maj|XIII}}, 1815 A, et par saint
Jérôme : In ''Matt''., 1. {{rom-maj|I}}, {{rom|i}}, P. /,., {{rom-maj|XXVI}}, 24 B, ajoute :
et du démon.
D’après l’évangéliste, saint Joseph appartenait à
la maison de David. Selon les habitudes de langage
et de pensée des Juifs, qui tenaient la filiation adoptive
pour pleinement équivalente à la filiation du
sang, il n’en fallait pas davantage pour que Jésus fût
légitimement réputé fils de David. Et l’antiquité
chrétienne est presque unanime à reconnaître dans
les deux généalogies du Christ, qui nous ont
été transmises par saint Matthieu ({{rom|i}}, i-iG) et par saint
Luc (m, a3-38), les ancêtres de Joseph. Pour la généalogie
selon saint Matthieu, il semble qu’il n’y ait
place à aucun doute, puisqu’elle aboutit à ce verset :
« Mathan engendra ( e/îvv/îtî. :) Joseph époux de Marie,
de laquelle naquit Jésus appelé Christ. » A l’exception
de Tertullien (De carne Christi, xxii) et de
ViCTORiN DE Pettau (fu Apocutypsim, {{rom|iv}}, 7-10), qui,
par une anomalie bizarre, ont cru trouver en saint
Matthieu les ascendants de Marie, les Pères s’accordent
à y voir ceux de Joseph. La généalogie selon
saint Luc a donné lieu à plus de controverses. Elle
s’ouvre parce verset : « Jésus commença (son ministère
) à l’âge de trente ans ; il passait pour fils de
Joseph, (ils d’Héli… » Dès lors apparaît la divergence
avec le premier évangile, puisque le père de Joseph
s’appelle chez saint Matthieu, Mathan ; chez saint
Luc, lléli. Cette divergence n’a pas échappé aux
Pères ; ils ont dû chercher à en rendre compte. Dès
les premières années du m" siècle, Julhs Africai.n
indiquait un principe de conciliation dans les idées
courantes des anciens, et très particulièrement des
Juifs, en matière de généalogie. La loi du lévirat
(Dent., {{rom-maj|XXV}}, 5-6), qui assimile complètement la descendance
légale à la descendance par le sang, permet
d’expliquer que la généalogie de Joseph ait pu
être tracée selon deux lignes dilférentes ; pour que
son père s’appelle ici Héli, là Mathan, il suffit que
cette loi du lévirat intervint à cette génération, l’un
des deux noms étant celui du père selon la chair,
l’autre celui du père selon la loi ; elle a pu intervenir
à d’autres générations encore. D’ailleurs, les deux
généalogies passent par David, et ce fait justifie
l’oracle messianique, /’s. {{rom|cxxxi}}, 11 : « Le Seigneur
a juré la vérité à David, il ne s’en départira
l)as : du fruit de tes entrailles, je mettrai un fils sur
ton trône. »
Sur ce point d’institutions juives, il sera bon d’entendre
un auteur israclile. Voici comme s’exprime
M. Louis-Germain Lévy, l.a famille dans l’antiquité
israclite, p. 196, Paris, 190" » : « Pourquoi cette préoccupation
délaisser un lils ? C’est que la seule immortalité
qu’on connût alors était la survivance du nom.
Le fils né d’un mariage léviratique ajoutait à son nom
celui de son père putatif ; de la sorte, ce dernier nom
se conservait dans les généalogies. Je leur état/lirai
dans ma maison et dans mes murs un monument et
un nom qui vaudra mieux que d avoir des fils et des
filles pour leur assurer un nom éternel qui ne périra
point (/s., Lvi, 5). Le premier fils né du mariage de
Ruth avec Booz s’appellera fils de Ma’hlon, fils d’Elimélec
(Maillon était le premier mari de Ruth, mort
sans enfant). Ainsi le nom du mort ne sera pas retranché
d’entre ses frères et de la porte de sa localité
(Huth, {{rom-maj|IV}}, 10). Noémi, veuve d’Elimélec père de
Ma lilon, prend l’enfant, l’appuie contre son sein, et
par là déclare l’adopter et le reconnaître comme son
descendant légitime et direct. » — Sur la constitution
des listes généalogiques chez les Juifs, on peut lire
le iiiême auteur, p. 109-117.
La solution exposée par Jules Africain dans sa
Lettre à Aristide (ap. Eusèbb, //. E., {{rom-maj|I}}, {{rom|vii}}, ''P. G.'', {{rom-maj|XX}},
p. 89-100), et qu’Eusèbe appuie sur le témoignage des
515r : 7’j » 51, parents du Seigneur selon la chair, a recueilli
le suffrage de nombreux Pères, parmi lesquels
il sufiira de citer saint Augustin, De consensu evangelistarum,
II, {{rom|i}}, 2, ''P. L.'', {{rom-maj|XXXIV}}, 1071 : Neque enini
propterea non erat appellandus loseph paler Christi
quia non eum concnmhendo genuerat, quando qitidem
recte paler esset etiam eius quem non ex sua cuniuge
procreatum aliiinde adoplasset.
Ces considérations permettent de comprendre
pourquoi l’évangéliste, se préparant à raconter la
conception miraculeuse de Celui que l’ange appellera
Fils de David, note expressément l’origine davidique
de son père adoptif et non pas celle de sa mère ; car
le père seul importait. Elles expliquent aussi comment
la tradition patristique n’a pas fait difllculté
d’admettre que nos deux généalogies, celle de saint
Luc aussi bien que celle de saint Matthieu, se réfèrent
à Joseph, non à Marie. L’importance prépondérante
du chef de famille s’affirme à nouveau quelques
versets plus loin, à l’occasion du voyage de Bethléem :
Joseph s’y rend à titre de descendant de David, Six
rô tl-jy.i aÙTÎv’£5 oiy.vj y.yX nuxniy. : , ^y.utiS (Luc, {{rom-maj|II}}, 4)î
Marie l’accompagne simplement, comme son épouse.
De nos jours, on abandonne souvent l’hypothèse
de Jules Africain, poursuivre un autre système, proposé
par Grotius, développé par P. Poussines, S.J.,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />545 MIRACLE 546</noinclude>que les autres disciplines lui ont livrés. Une fois
qu’on est sur ce terrain, il n’y a plus qu’à décider quelle est la meilleure métaphysique… Aussi
longtemps donc que la science n’assimile aucune
donnée proprement philosophique, elle n’a pas à se
prononcer sur les causes réelles. Elle n’a point à
affirmer ou à nier le caractère miraculeux d’un phénomène. Elle est tenue seulement de le laisser intact, lui et ses entours, sans le déformer ni le réduire ; de constater par exemple, s’il y a lieu, qu’il
s’est montré sans aucun des antécédents ordinaires,
connus, et réputés suffisants.
« On ne peut pas, objecte ici M. Le Roy, tenir
pour donné à titre de phénomène ce à quoi on commence par attribuer des caractères inverses de ceux
qui composent la notion de phénomène donné… La
réalité d’un fait, c’est l’entrecroisement des rapports
qu’il soutient, la convergence des liens dans la trame
desquels il est engagé et forme centre… Il faut le
concevoir comme un nœud de relations, comme une
onde stationnaire dont l’immobilité naît par interférence de mouvements contraires. » D’ov’i M. Le Roy
conclut que le miracle, étant par hypothèse un phénomène qui ne tient à aucune condition phénoménale, est « impensable ». — Mais, je le demande, en
s’exprimant ainsi, M. Le Roy entend-il parler le
langage de la science ou celui de la métaphysique ?
A-t-il en vue l’interférence des conditions vraiment
efficaces, au sens ontologique du mot, le point d’intersection des influences causales, — ou simplement
le confluent des données diverses, le tissu des phénomènes entrecroisés ? Il semble que sa pensée oscille d’une signification à l’autre. II va et vient des
phénomènes aux causes et des causes aux phénomènes. De ce que tout phénomène doit avoir des
tenants et des aboutissants i’ordre phénoménal, il
conclut qu’un événement, qui n’a point de cause ontologique efficiente en ce monde, ne peut y apparaître
comme phénomène. On voit à plein le vice du raisonnement. Il faut choisir. Si l’on se tient en dehors du
plan métaphysique, si l’on exclut la considération
des causes, au sens fort et scolastique du mot, on
n’a plus devant soi que de ; successions de phénomènes, qui, pour être constantes, ne sont point, du
même coup, nécessaires. Aux yeux de la pure expérience, la nécessité n’existe pas. Dire qu’un phénomène antérieur exerce une influence sur ceux qui
suivent, qu’il les soutient et leur fournit les éléments
qu’ils s’assimilent, établir entre eux et lui un lien
lie proportionnalité, de raison suffisante, ou de succession infaillible, ce n’est plus observer, c’est philosopher. On pense alors, qu’on l’avoue ou non, à
quelque « vertu » invisible qui s’exerce des uns aux
autres, à quelque transfusion de forces ou d’éléments.
Si l’on passe au contraire dans le plan métaphysique,
toutes ces spéculations seront à leur place. On pourra
s’arrêter, par exemple au postulat déterministe, qui
explique tout par des lois rigides et des connexions
infaillibles. Mais alors il ne faudra plus parler simplement de « phénomène donné ».
Pour éviter toutes ces confusions, nous dirons
donc que le miracle, s’il existe, est un phénomène
apparu dans le monde sensible, encadré d’autres
phénomènes, en relation intime avec eux, mais que
les causes, également invisibles, des uns et des autres, ne sont pas identiques.
{{2o}} En lui-même encore, mais danssa /orme, c’est-àdire considéré comme intervention d’une liberté
parmi des phénomènes sensibles, le miracle soulève
le même problème que notre liberté créée, que les
réactions de l’esprit sur la matière. Un certain déterminisme matérialiste ne craint pas d’unir le sort
du miracle et celui du libre arbitre. « Du principe
Tome m.
déterministe, dit M. Goblot, on tire immédiatement
ces deux corollaires : i° Il n’y a pas de miracle ;
{{2o}} Il n’y a pas de libre arbitre. » Gela est, au fond,
très logii(ue. De part et d’autre, en effet, il s’agit
d’une énergie d’ordre spirituel, qui ne tombe point
sous l’expérience sensible, qui ne se mesure ni ne
se pèse, qui n’agit point nécessairement, et qui
pourtant modifie le jeu du déterminisme matériel.
N’ayons pas la naïveté de nous représenter la liberté divine sur le modèle exact de la nôtre ; n’oublions pas que nous expérimentons celle-ci, tandis
que nous concluons celle-là ; il reste après tout
qu’une expérience irrésistible nous met justement
en face de ce que les adversaires du miracle répugnent si fort à admettre : des modifications matérielles sans cause du même ordre, des phénomènes
sensibles qu’aucun antécédent nécessaire ne suffit à
expliquer.
De la convergence des idées que nous venons
d’indiquer ressort, ce semble, la possibilité physique du miracle. Nous possédons une vue du monde
où elle se dessine sans incohérence. Celui qui accepte
cette vue pourra, sans heurt et sans coup d’état
intérieur, sans bouleversement des principes et des
fondements de sa vie mentale, admettre la réalité
d’une intervention extraordinaire de Dieu, si quelque jour elle s’impose à hii.
Il" La possibilité morale et la cause finale
du miracle
Cependant le point de vue que nous venons d’indiquer est encore trop restreint et trop superficiel ;
il demande à se situer dans un autre, plus ample
et plus profond. Celui-ci n’a jamais été mieux exposé que dans quelques pages de Newman, dont
nous donnerons ici la substance et parfois la traduction '.
{{1o}} L’existbnce du svstèmb moral. — Aux yeux de
quiconque admet un Dieu sage et bon, le système
physique du monde ne peut être qu’un fragment
dans un ensendjie plus vaste. Il doit s’enchâsser
dans un système moral et s’y subordonner de façon absolue. Car Dieu n’est pas seulement « le
Grand Architecte », l’ouvrier du monde. Il est surtout le Bien et la Vérité première, l’Amour, la Justice et la Sagesse infinie. Et ses uns suprêmes ne
peuvent être que des fins de vérité, de justice et
d’amour.
En particulier, pour ce qui concerne l’homme,
nous pouvons déduire de la seule notion de Dieu
que les intentions divines sur lui sont qu’il s’oriente vers la vérité et la vertu, et que ce monde
physique, — dans la mesure où il est en relation
avec l’homme, — n’a pas d’autre fin que de l’y
aider.
Mais pour ceux à qui cette métaphysique ne se
ferait pas entendre, les faits parleront « ans doute
un langage plus clair. On se souvient que c’est sur
ce terrain des faits que Hume voulait nous conduire'-. Nous ne pouvons, disait-il, savoir ce que
Dieu veut faire ou fera qu’en examinant ce qu’il
fait en réalité. Soit. Admettons-le pour un instant.
Mais précisément ce que Dieu fait n’est pas tout entier d’ordre physique. L’œuvre divine contient des
éléments moraux que personne ne peut méconnaître, et que l’expérience aussi nous révèle. On
trouve ici-bas des réalités morales : certaines lois
concernant le bien et le mal se manifestent à notre
1. I^ssayi on niirac/e^. Essa {{rom-maj|I}}, p. 1*> à 22.
2. Ci-Jessus, col. 539.
18<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|735|MOÏSE ET JOSUÉ|736}}</noinclude>ses paroles (cf. Jos., {{rom|xxiv}}, 26), dont un fragment
semble représenté par ''Deut''., {{rom|xxvi}}, 16-xxvii, 26'. C’est
cette tkorah, augmentée de l’écrU de Samuel, qui
fut retrouvée par Helcias sous Josias. Non seulement
cette thorah, mais tous les écrits de l’âge mosaïque
étaient, à l’époque d’Esdras, réunis en un seul Pentaîeuqiie, qui prit souvent dans la suite le nom de
Tkorah. Le PerUaieuque n’est pas sorti tel que nous
l’avons du calame de Moïse, mais il est dû à la fusion
de plusieurs écrits mosaïques. Ces écrits n’étaient
pas parvenus à ceux qui les combinèrent dans un
état d’intégrité parfaite ; ils étaient plus ou moins
détigurcs, mutilés et restaurés. Notre texte du Peniateuque est un texte rétabli au prix d’un labeur considérable et très ardu. Ce travail a été accompli ou
par Ksdras, ou par les Juifs exilés en Babylonie, ou
même avant la destruction de Jérusalem. Se plaçant
ensuite en présence des documents chers aux critiques (P, J, E), l’auteur fait les remarques suivantes.
Il est légitime de distinguer dans Ex., {{rom|i}}, i-IJeut., {{rom|i}},
3 + {{rom-maj|XXXI}}, 14-xxxiv, 12 (ce que le R. P. appelle le /W^er
hipariitus) une source P, avant tout législative. Les
lois auraient été écrites ou dictées au jour le jour
par Moise, puis réunies en un corps ; rien d’aillem-s
n’empêche que des lois nouvelles aient été ajoutées
dans la suite, qui, fidèles à l’esprit des institutions
primitives, pouvaient être couvertes par la formule
Dieu dit â.Voise. Quant aux péricopes historiques
de P, dont le P. de Hummelauer semble réduire le
nombre, elles auraient pu être composées plus à
loisir après les événements. Le Deutéronome mosaïque (D ; vid supr.) présuppose le document légal P ;
il présup[)Ose pareillement les récits d'£ : x.-Aum.,
que la critique attribue à JE. Si, d’autre part, on
admet que Moïse a eu recours, pour la rédaction
des sections historiques, à des secrétaires, rien
n’empêche de reconnaître l’existence des deux
documents J et E, fondus ensuite dans l’unité composite JE. Bref, le P. de Hummelauer se rallie au
thème JEPD des anciens critiques. Mais, à ses yeux,
les documents historiques J, E (parties de P) remontent à Moïse. Il en est de même des éléments fondamentaux des législations (P et D) ; mais celles-ci ont
pu recevoir, au cours des siècles, de notables accroissements (cf. p. 61, 9^, 107, 145-152).
IX. La décision de la Commission Biblique
70. — Ces hypothèses et controverses ne pouvaient manquer d’attirer l’attention des autorités
ecclésiastiques et de provoquer leurs décisions.
Fondée en 1902, la Commission Biblique publia un
décret sur la question, le 37 juin 1906. Nous en
donnons le texte avec la traduction de M. Mangenot
(V Authenticité mosaïque du Pentateuque, p. 5 sv.).
Propositis sequentîbus
dubiis Consilium Pontificium pro studiis de re biblica provehendis respondendum censuit prout sequitur :
I. Utrum argumenta a
criticis congesta ad inipugnandam nutkentiam Mosaicam Bacrorum Lîbroruni, qui PentateucLi nomine designantur, tanti
sinlponderis ut, posthabitis
quampluribus testimoniis
utriusque Testamenti col
La Commission Pontificale, chargée de promouvoir les études bibliques,
a pensé deroir répondre
comme il suit aux doutes
suivants qui lui étaient proposés :
ï. Les arguments accumulés par les critiques
pour attuquerrauthenticité
mosaïque des Livres saints
désignés sous le nom de
Pentateuque, ont-ils tant de
poids que, sans teuir compte des très nombreux témoignages des deux Testa
1. Le p. de Hummelauer attribue aussi à Moïse le premier discours Deui.j {{rom|i}}, {{rom|i}}-{{rom|iv}}, 13) ainsi que ''Deut''., ïxix, l
(''Vulg''. 2)-xxxi, 13.
lective sumptis, perpétua
consensione populiJudaici,
Ecclesiæ quoque constanti
traditione nec non indiciïs
internis quæ ex ipso texlu
eruuntur, jus tribuant alBrmandi hos libros non Moysen habere auctorêm, sed
ex foDtibus maxima ex
parte aetate Mosaica posterioribus esse confectos ?
Resp. Négative.
II. Utrum Mosaica authentia Pentateuchi talem
necessario postulet redactionem totius operis, ut
prorsus tenendum sil Moysen omnia et singula manu
siia scripsisse vel amanuensibus dictasse ; an etiam
eorum hypothesis permitti
possit qui existimant eum
opus ipsum a se sub divinæ inspira tioni s a fil a tu
coneeptum alteri vel pluribus scribendum commisisse, ita tamen ut sensa
sua tideliter redderent, nihil contra suam voluntatem scriberent, nihil omitterent ; ac tandem opus hac
ratione conlectum, ab eodem Moyse principe inspiratoque auctore probatum,
ipsiusmet nomine vulgaretur ?
Resp. Négative ad prima m partem, alHrmative
ad secundam.
III. Utrum absquepræjudicio Mosaicæ authentiae
Pentateuchi concedi possit
Moysen ad suum conticiendum opus fontes adhi buisse, scripta videlicet
documenta vel orales traditiones, ex quibus, secundum peculiarem scopum
sibi propositum et sub divinæ inspirationis afflatu,
nonnulla iiauserit eaque ad
verbum vel quoad sententiam, contracta vel amplificata, ipsi operi inseruerit ?
Resp. Affirmative.
IV. Utrum, salvasubstantialiler Mosaica authentia
et inlegrilate Pentateuchi,
admitti possit tam longo
sæculorum decursu nonnullas ei modificationes
obvenisse, uti : additamenta post Moysi mortem
e ab auctore Inspiiitta
apposita, vel glossas et
explicationes textui interjectas. vocabula quædam et
formas seruione antiquato
in sermonem recentiorem
translatas ; mendosas demum lectiones vilio amanupnsium adscribendas, de
quibus fas sit ad normas
artis criticæ disquirere et
judicare ?
Resp. Affirmative, salvo
Ecclesiæ judicio.
ments pris collectivement,
du sentiment perpétuel du
peuple juif^ de la tradition
constante de l’Eglise et
des indices internes qui
sont tirés du texte lui-même, ils donnent le droit
d’affirmer que ces livres
n’ont pas Moïse pour auteur, mais qu’ils ont été
formés de documents pour
la plus grande partie postérieurs à l’âge mosaïque.
Rép. Non.
II. L’authenticité mosaïque du Pentateuque exiget-elle nécessairement la
rédaction de l’ouvrage
entier telle qu’il faille tenir
que Moïse a écrit de sa
main ou dicté à des copistes
tous et chacun des détails ;
ou bien peut-on permettre
l’hypothèse de ceux qui
estiment qu’il a confié à un
ou plusieurs secrétaires le
soin d’écrire l’œuvre elle-même, conçue par lui sous
le souffle de l’inspiration
divine, de façon toutefois
que ces secrétaires rendent
fidèlement ses pensées, n’écrivent et n’omettent rien
contrairement à sa volonté,
et qu’enfin l’ouvrage ainsi
composé, approuvé par
Moïse son principal auteur
inspiré, soit publié sous son
propre nom ?
Rép. Non à la première
partie, oui à la seconde.
lU. Peut-on, sans préjudice pour l'authenticité mosaïque du Pentateuque, concéder que Moïse, pour composer son œuvre, s’est
servi de sources, documents
écrits eu traditions orales,
desquelles, conformément
au but particulier qu’il se
proposait, et sous le souffle
de l’inspiration divine, il a
tiré plusieurs parties qu’il
a insérées dans son œuvre
propre, mot à mot ou
quant au sens, résumées
ou amplifiées ?
Rép. Oui.
IV, L’authenticité mosaïque et l’intégrité du Pentateuque étant sauvegardées
quant à la substance, peut-on admettre que dans un
si long cours des siècles
quelques modifications s’y
soient produites, comme par
exemple des additions faites
après la mort de Moïse
mais par un auteur inspiré,
ou des gloses et des explications insérées dans le
texte ; certains mots et des
formes de discours traduits
d’un style veilli en un
style plus moderne ; enfin
des leçons fautives, dues à
la maladresse des copistes,
qu’il soit permis de le chercher et de fixer d’après les
règles de la critique ?
Rép, Oui, sauf le jugement de l’Eglise.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />891 MONISME 892</noinclude>où on l’imagine » (p.) : >) ; lui enfin, qui a écrit quelque
part, à propos de la création ex niliilu : « Quand
la science rencontre un mystère, elle ne s’arrête ni
à le discuter, ni à le démontrer ; elle lui ferme sa
porte » (p. 594) ; comment a-t-ilété le seul à ne pas
voir, non seulement les mystères qu’il introduisait
dans sa cosmologie soi-disant scjentifique, mais les
contradictions sur lesquelles s’échafaude son monisme :
pure virtualité qui se réalise, — idéal
qui agit avant d’être conçu, — monde seule cause
de tous ses effets, — Etre nécessaire, infini et éternel,
seul Dieu réel et fi’anl, constitué par la totalité
dos individualités contingentes, — enfin un autre
Dieu, le frai, ce Dieu parfait qui n’existe pa> !
Cette dernière opposition toutefois entre le Dieu
infini, seul réel, et le Dieu parfait, pur idéal,
Vacherot, nous l’avons reconnu, a Uni par l’aliandonner ;
mais si le A^oin’eau Spiritualisme marque
un incontestable progrès dans sa conception du
Divin, Il ne s’élève pas en réalité au-dessus du panthéisme,
ou peut-être du punenthétsme. Par là du
moins, la doctrine de cedernierouvrag-e, touterronée
qu’elle demeure, dépasse les bornes de cet article.
Elle a été exposée et discutée, avec les principales
opinions métaphysiques de l’auteur, par Paul Jankt
dans l’article déjà cité (Le Testament d un philosophe,
Het’. des D. M., i’^' juin 1885, ou Principes
de Métaphysique et de Psychologie, t. II), par
Mgrn’HuLST (Le Nouveau Spiritualisme de Vacherot,
Ann. de ph. chrétienne, avril 1885 ou Mélanges
philosophiques, p. 433), surtout par M. l’abbé
Elle Blanc (L’n spiritualisme sans Dieu, dans La
Controverse et le Contemporain, aLvr-noemhTe 1885
— tiré à part, Lyon, Librairie catholique).
Notons seulement que ce terme de « nouveau spiritualisme
», touten traduisant les intentions très sincères
de l’auteur et répondant dans une certaine
mesure à sa psychologie et à sa morale, toutes deux
d’inspiration élevée, ne doit pas faire illusion sur le
vrai caractère de sa théodicée et de sa cosmologie.
Même à propos de ce dernier ouvrage, on pourrait
retourner contre Vacherot, en n’y changeant qu’un
seul mot, un reproche que, dans La Mitaphysique et
la Science {{rom-maj|II}}, p. 118), il adresse, avec bien moins
de fondement, à plusieurs des grands idéalistes du
passé : « C’est le souille puissant d’un principe
étranger… qui a introduit le spiritualisme dans les
conceptions (positivistes) de (sa) philosophie. Mais
sur ce fond ingrat la doctrine spiritualiste ne pousse
pas de profondes racines. Au lieu de se fortifier et
de se développer en s’appuyant sur sa propre base,
elle se corrompt, se dessèche, se perd en s’enfonçant
de plus en plus dans le sol (du positivisme). >> Conscient
de sa noblesse d’idée et de caractère, trompé
d’ailleurs par la sonorité des pins grands mots du
langage humain, qu’il continue à employer après
les avoir vidés de leur sens légitime, Vacherot a pu,
de bonne foi, se croire fidèle aux leçons de ses maîtres
sur Dieu et sur l’âme ; mais comment, sans
s’exposer à de regrettables confusions, décorer du
nom de spiritualisme une métaphysique, qui, toute
pénétrée de ce [lositivisme contre lequel elle s’obstine
à protester, ne garde guère elle-même qu’en
paroles la distinction entre la matière et l’esprit,
entre le monde et Dieu ?
VI. Monisme matérialiste et biologique. — Le
plus ordinairement, le terme de monisme, surtout
employé sans épilhète, désigne une forme spéciale
et récente du matérialisme, généralisation de la
théorie du transformisme darwinien.il y a longtemjJS
sans doute que certains philosophes et surtout certains
savants ont émis la prétention d’expliquer,
avec les seules données de la matière et du mouvement,
le problème de l’univers, vie et pensée comprises ;
mais, au siècle dernier, les progrès considérables
faits par les sciences biologiques et la vogue
accordée au darwinisme inspirèrent à des naturalistes,
surtout anglais et allemands, l’ambition et
1 espoir de trouver une explication moins manifeslement
insuiUsante de l’origine matérielle des
vivants.
A. — Marchant sur les traces du Hollandais Jacobus
MoLEscuoTr (1822-1893), des Anglais John Tyndall
(1820-1898) et Thomas Huxley (1 825-1896), des Allemands
Karl VoGT (181^-1895), Friedrich Buchner
(1824-1899) et Rudolf ViRCHOw (182 11 902), M. Ernest
Hae< : kbl (ne en 1834), professeur à léna, se propose
de résoudre le problème cosmologique, en partant
de la théorie évolutionniste et en la poussant jusqu’à
SCS dernières conséquences. Il entend bien d’ailleurs
que son système soit le seul qui ait le droit de se
qualifier de monisme, de même que — ambition bien
moins justifiée encore — il n’hésite pas à accaparer
à son profit le beau nom de science. Ce monisme,
cette science, dont il se réserve ainsi le monopole,
il a la prétention d’en faire une religion, la seule
religion de l’avenir : La religion monistique de
la Nature, oii nous devons voir la véritable Religion
de l’avenir, a-t-il écrit lui-même, n’est point,
comme les religions que professent les Eglises, eu
contradiction, mais en plein accord avec la connaissance
de la nature. Tandis que celles-ci n’ont d’autre
origine que des illusions et la superstition, celle-là
se fonde sur la vérité et la science ». (Naliirliche
Schœpfungsgeschichte, Berlin, 7= éd., p. 681) A la
diffusion de eetle religion nouvelle doivent contribuer,
dans l’intention de son fondateur, outre ses
propres ouvrages, des congrès monistes périodiques,
dont le premier s’est réuni à Hambourg en septembre
191a.
Dans la conférence qu’il y a fait lire, Hæckel a
affirme, paraitil, une fois de plus que « la théorie de
l’évolution nous apporte des preuves que l’Univers
s’est formé d’une substance primitive, d’après des
lois éternelles, sans le concours d’un Dieu planant
sur les eaux » (Revue Scientia, t. {{rom-maj|XI}}, p. 4^9). Le
malheur est que, ces preuves, on ne les chercherait
pas moins en vain dans le compte rendu du congrès
que dans les écrits mêmes de l’auteur. Sans doute
les ouvrages de M. Hæckel ont eu, en Allemagne
du moins, un succès de librairie retentissant, dont
on a pu dire que ce fut un des grands scandales
scientifiques, ou plutôt antiscientiliques, de notre
époque ; mais, si ce succès jette uu triste jour sur la
mentalité intellectuelle et religieuse des masses contemporaines,
il ne peut pourtant pas suppléer à
l’absence totale de démonstration.
Le monisme biologique du professeur d’Iéna traduit,
il est vrai, en termes empruntés à la science
d’aujourd’hui, les affirmations du vieux matérialisme
d’Epicure et de Lucrèce ; mais, à son exemple, il
remplace les arguments par des postulats : postulat
d’une matière éternelle et indestructible ; postulat
d’une génération spontanée, rejetée dans un lointain
inaccessible ; postulat d’une mo/iè/e primitive, cellule
sans noyau, d’où seraient sorties, par une différenciation
lente et progressive, toutes les espèces vivantes
actuelles ; pour relier l’homme à la monère,
postulat d’une généalogie d’ancètres aussi inconnus
à la paléontologie qu’à la zoologie ; enfin, pour expliquer
l’intelligence humaine, postulat du pampsychisme
de la matière.
A quoi bon discuter en détail pareilles fantaisies,
en fæur desquelles l’auteur n’invoque, à tout prendre,
qu’une seule raison, toujours la même, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1573 PAPAUTÉ 1374</noinclude>lom G. MoRiN croit à une erreur de copiste, ftew
|en., 11J08, p. 515. M. u’Ukhihgny, >'. J., ''ibid''., igio,
io3-io8, a conjecture.' que le texte primitif portail :
Ifc liis qui siini undecim : allusion aux douze évèi|ucs
lui se sont succédé sur la chaire de saint Pierre juslu’au présent évêque, Eleuthère.)
L’importance capitale de ce texte, comme témoil ; nage en faveur de la primauté romaine, n’est point
J : ontestée ; mais son exégèse précise soulève de
Ifrandes dillicultés.dans le détail desquelles nous ne
Ijouvoiis entrer ici. L’histoire de la controverse est
(résumée par Dom J. Chai’Man, Hes’ue Hénédicline,
|18y5, p. 4cj-64. Plus récemment, F. X. Roiron, S. J., a
(repris la discussion avec une rigueur quasi malliéImatique, Reckerclies de Science religieuse, 1917,
p. 36-51. Il aboutit à la traduction suivante :. A cette
' Eg’lise, à cause de sa primauté autoritaire, toutes les
Eglises iloivent se conformer… ; de fait, c’est en elle
que toutes ont gardé la tradition des Ap6tres. » —
On rejoint l’interprétation de Massuet, si longtemps
classique parmi les catholiques ; c’est la plus simple,
celle qui se présente tout d’abord à tout esprit non
prévenu ; c’est la seule aussi qui conserve au raisonnement de saint Irénée toute sa valeur et en écarte
toutes les incohérences ou les insuifisances que nous
avons signalées dans les autres hypothèses. » (Roiron, p. 51) — Voir encore, sur ce texte, M. l’abbé
L.Saltet, [iuJleiin de Liliéralnre ecclésiastique, 1920,
p. 180-186.
L’importance des paroles d’Irénée est soulignée par
le soin qu’il prend aussitôt après de dresser la liste
de succession des évcques de Rome, soin qu’il ne
prend pour aucune autre Eglise. {{rom-maj|III}}, {{rom|iii}}, 3, 8^9-851.
Au déclin du ii* siècle, l’observance pascale mit en
conflit les Eglises d’Occident et d’Orient. Tandis que
les chrétientés d’Asie, appuyées sur une tradition
ancienne, célébraient la Pàque du Seigneur à la date
précise d)i l nisan, conformément à la coutume
juive, toutes les autres chrétientés s’autorisèrent
d’une tradition apostolique pour célébrer cette fête le
dimanche suivant. Pareille diversité d’usages amenait
des conflits. Pour y mettre un terme, des synodes
s’assemblèrent en Palestine, sous Théophile évêque
de Gésarée et sous Narcisse évoque de Jérusalem ;
dans le Pont, sous l’évêque Palmas ; en Gaule, en
Osroène et ailleurs ; à Rome enfin, sous l’évêque Victor (189-1 99). L’Asie maintint contre tous son usage
propre, et Polycrate évêque d’Ephèse se Ût l’interprète de l’épiscopat asiatique, dans une lettre adressée
à Victor et à l’Eglise romaine ; lettre qu’Eusèlie nous
a conservée //. E., {{rom-maj|V}}, {{rom|xxiv}}, ''P. G''., {{rom-maj|XX}}, 493-497- Après
avoir rappelé les grands hommes de l’Asie chrétienne,
l’apôtre Philippe, l’apôtre Jean qui a reposé sur la
poitrine du Seigneur, Polycarpe de Smyrne, évêque
et martyr, Thraséas d’Euraénie, Sagaris, Papirius,
Méliton de Sardes et autres, après avoir ajouté qu’il
est le huitième évêque de sa famille et qu’il a des
cheveux blancs, il affirme sa résolution, qui est celle
des évêques par lui réunis sur l’invitation de Victor :
s’en tenir à la tradition de son Eglise, car de plus
grands que lui ont dit : Mieux vaut obéir à Dieu
qu’aux hommes,
Victor résolut de briser cette résistance ; il déclara
retrancher de la communion de l’Eglise de Rome
toute Eglise qui n’entrerait pas dans ses vues. Une
mesure si énergique souleva de vives protestations.
Irénée de Lyon écrivit respectueusement à Victor pour
l’engager à ne pas rompre la communion avec des
Eglises entières, attachées à une observance ancienne.
II représenta que les évêques avant Soter, — Anicet,
Pie, Hygin, Télesphore, Xyste, — avaient su vivre
en paix avec des Eglises dont ils ne partageaient pas
l’observance, et auxquelles ils ne laissaient pas d’en
voyer l’Eucharistie en signe de communion ; que déjà
au temps d’Anicet la question pascale av ; ; il été soulevée, lors du voyage que fit à Rome le bienheureux
Polycarpe évêque de Smyrne ; qu’Anicet ne put convaincre Polycarpe ni Polycarpe Anicet, mais qu’ils
ne laissèrent pas de communier ensemble, Anicet
cédant à Polycarpe la célébration de l’Eucharistie
dans son Eglise. En quoi, poursuit Eiisèbe, Irénée
montra qu’il méritait bien son nom (Pacifique).
De fait, les menaces de Victor paraissent être resées à l’état de lettre morte. Cependant le temps Ut
tée
son œuvre, et dès avant le concile de Nicée, l’observance quartodécimane avait cédé à la tradition delà
grande Eglise. Le geste de Victor, prenant à l’égard
de l’Asie chrétienne une attitude de commandement
et parlant de l’excommunier, n’en est pas moins
plein de sens : il montre que la papauté n’était plus
à naître, au déclin du 11= siècle.
Les historiens étrangers à notre foi s’accordent
généralement à reconnaître, dans l’Eglise du ni" siècle, tous les trails essentiels du catholicisme romain.
Ecoutons l’un des représentants les plus autorisésdu
protestantisme libéral. Ad. Hahnack, Entstehung
und Entu-ickelung der Kircheiuerfassiing und des
Kirclienrechts in den zwei erslen Jahrhunderten,
p. 119, Leipzig, 1910 :
Tous les éléments de l’éTalution ultérieure de la constitulioEi de l’Eglise étaient, dès ia fin du ii- siècle, et mèjne
plua lot, déjà préls. Aucun fadeur nouveau ne devait plas
inlcrvenir, sauf rem]>eieur chrétien ; encore une lévolntion ne fut-elle pas nécessaire pour obtenir les résultats
acquis an m", au iv' et au {{rom|v}}, au ix « et au xi', au xvi » et
au xixf siècle…
D’autre part, un auteur anglican décrit ainsi, par
le dehors, le rôle primitif de l’Eglise romaine.
H. M. GwATKiD, Early Cliurch Ilistory to A. D. 313,
t. {{rom-maj|II}}, p. 213-214, London, 1909 :
Si riiglise de Rome n’était pas le centre de la chrétienté latine — nous trouverons ce centre de l’autre coté
de la mer à Cartilage, — elle était le centre du christianisme pris dans son ensemble. Sa position centrale était
pleinement reconnue par Irénée ; elle devint de plus en
plus définie au cours des temps, jusqu’à l’essor de Constantino|de. Rome était le principal et presque l’unique
siège apostolique en Occident. Aussi exerçait-elle l’influence plénière d’une grande et opulente Eglise, noblement fameuse par son universelle charité. Dès l’origine
— celle pratique était déjù ancienne au temps de Soter,
— elle envoyait ses dons aux pauvres et aux confesseurs
dans les mines, sur tous les points de l’empire. Puis
l’Eglise romaine puisait une grande force dans ses relations étroites avec l’empereur. Le palais fut toujours sa
citadelle, et « ceux de la maison de César » ses guides les
plus influents. Des scènes qui eussent été insignifiantes
en province pouvaient, à Rome, devenir le signal de la
lutte à mort, toujours imminente avec le pat, 'anisme. En
outre, Rome était le Irait d’union naturel entre l’Orient et
l’Occident. En qualité de colonie grecque dans la capitale
latine, elle était le représentant de la chrétienté occidentale
pour les Orientaux, et l’interprète de la pensée orientale
pour l’Occident latin. Toutes ces causes faisaient de Rom*
le centre naturel de la discussion. Son orthodoxie était
sans tache. Si toutes les hérésies, semblables aux flots
de l’Oronte syrien, confluaient dans la grande cifé,
jamais aucune n’y prit sa source. Les étrangers de tout
pays, qui arrivaient à Rome et aux tombes des grands
apôtres, étaient accueillis au siège de Pierre par la majestueuse bénédiction d’un Père universel. L’Eglise de Dieu
résidant à Rome, était le conseiller immémorial de toutes
les Eglises ; et le conseil prenait insensiblement l’accent
du commandement…
III" siècle. — Dans les assertions de Tbrtullikn
relatives à l’Eglise de Rome, on ne s’étonnera pas
d’avoir à distinguer deux séries : la série catholique
et la série monlaniste.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.2.djvu/305
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1909|EXTRÊME ONCTION DANS L’ECRITURE|1010}}</noinclude>
des pécliés légers, et alors, l’onction est dépourvue
de valeur purificatrice. Telles sont les objections que
peuvent faire l’exégèteet l’historien. Le théologien catholique aurait le droit de demander aussi aux tenants de cette opinion si l’extrême onction n’est un
moyen de rémission des péchés légers qu’à la manière
dont le sont la prière, l’aumône, Teau bénite, les sacranientaux. M. Boudinhon reconnaît loyalement que
la question peut être posée et il répond en disant
que la solution doit être chercliée ailleurs que dans
l’Écriture sainte, p. 395. Et en effet, on trouve ailleurs
les preuves convenahles. Mais l’Écriture n’oblige peutêtre pas à poser la question.
On peut, en effet, semble-t-il, concilier les deux
affirmations sur la valeur de l’onction et sur la vertu
de la confession sans rien ajouter au texte, sans rien
en abandonner. La tendance des théologiens et même
des exégètes, c’est parfois de trop rapprocher les
formes anciennes d’une institution des formes nouvelles, d’expliquer les unes par les autres. On oublie
trop facilement aussi que saint Jacques ne fait pas
un cours de théologie, où il prendrait la peine d’étudier séparément les effets propres de diverses institutions ; il ne donne pas aux presbytres une leçon de pastorale ou de liturgie. C’est aux fidèles, aux douze tribus
qu’il parle de leurs devoirs. Il rappelle aux chrétiens
quelques obligations et il le fait, en termes très succincts : « Êtesvous tristes, priez ; êtes-vous heureux,
chantez. » Saint Jacques n’ajoute aucun renseignement
sur la manière d’implorer Dieu ou de le célébrer, les
lidèles la connaissent. De même, c’est en quelques mots,
en deux ou trois phrases, qu’il redit aux malades
leurs devoirs. Très souvent, certains interprètes ont
étudié le texte avec le désir de justifier leur abandon
du rite de l’onction, de prendre l’Église catholique en
flagrant délit d’infidélité aux habitudes de la chrétienté primitive. D’autres ont voulu retrouver dans
l’Épître non seulement la doctrine, mais les formules
mêmes de docteurs ou de conciles du moyen âge ou des
temps modernes. De là des difficultés.
Tenons-nous-en aux affirmations de saint Jacques si
claires et si simples, sans en négliger aucune, sans en
compléter une seule si ce n’est à l’aide de renseignements de l’époque ; oublions un instant tous les développements postérieurs très légitimes de la pensée et
du culte. Si nous comprenons bien les mots de l’Épître,
nous croyons que l’usage des malades était le suivant.
Ils appelaient les presbytres de l’Église. Ils confessaient
leurs péchés, recevaient l’onction. Le texte ne mentionne rien d’autre, mais il indique ces deux actes.
Quels étaient les effets produits : salut et relèvement
du malade, rémission des péchés. Saint Jacques les
énumère et n’en signale pas d’autres. Mais la confession était-elle un sacrement distinct de l’onction ou
en faisait-elle partie, comme le Confileor dont la liturgie romaine prescrit la récitation avant que le prêtre
verse l’huile sur le malade ? On ne se posait pas la
question sous cette forme et on n’aurait pas pu le faire,
puisque la notion théologique de sacrement n’était pas
encore élaborée. Le malade savait ce qu’il devait
demander et il le demandait. Le presbytre n’ignorait
pas ce qu’il avait à opérer et il l’opérait. Baptême et
confirmation existent dès l’origine et sont distincts
par leur rite et leurs effets, mais toujours soudés et
inséparables, ils apparaissent comme les composants
d’un acte unique, l’initiation chrétienne. De même, confession et extrême onction forment un même tout, le
rite des malades.
Mais quelle était l’opération qui remettait les péchés ?
Beaucoup de fidèles pouvaient très bien l’ignorer.
Après avoir reçu la visite du prêtre, ils étaient certains
qu’ils pouvaient compter sur le salut, le relèvement,
le pardon. C’est tout ce qu’ils avaient besoin de savoir.
Aujourd’luii encore, dans les Églises qui ont conservé l’onction, beaucoup de chrétiens ne sont guère
mieux renseignés. Ils sont persuadés que, malades, ils
doivent appeler le prêtre : saint Jacques rappelle cette
obligation. Ils ont entendu parler de la nécessité de
se confesser et de recevoir l’extrême onction ; l’apôtre
l’affirmait. Ils croient, le pieux travail terminé,
qu’ils peuvent espérer leur salut, le relèvement, le
pardon : les fidèles auxquels s’adresse l’Épître le
pensaient aussi. Mais demandez aujourd’hui à certains
catholiques cpiel est l’objet propre de chaque rite, et en
particulier ce qu’opère, dans l’ordre de la rémission
des péchés, l’extrême onction ; peut-être seraient-ils
aussi embarrassés pour répondre que des chrétiens
renseignés seulement sur ce sujet par la lecture de
la lettre de saint.Jacques.
Les fidèles de l’Église primitive n’étaient d’ailleurs
pas hors d’état d’en savoir davantage : ce que l’apôtre
ne juge pas utile de dire en cet endroit avait pu leur
être enseigné par d’autres. Pour qui veut le lire avec
attention et se souvient que l’Église primitive croyait
avoir reçu le pouvoir de remettre les péchés, Matth.,
XVI, 19 ; {{rom|xviii}}, 18 ; Joa., {{rom|xx}}, 23, le texte est clair. Les
presbytres recevaient l’aveu. S’il y avait lieu de réconcilier officiellement le fidèle, par la pénitence propi’ement dite, avant de l’oindre, évidemment ils le faisaient : des hommes qui ci-oient avoir le droit de pardonner les fautes en useront surtout en faveur de
ceux qui, malades, sont exposés à perdre la vie et à
être jugés par Dieu. Puis avait lieu l’onction accompagnée de prières ; elle obtenait /esaZu/ e//ere/èye/nen/ ;
de ce chef, déjà elle complétait l’œuvre de la pénitence et délivrait des suites du péché. Elle remettait
les fautes, nous dit aussi formellement saint Jacques,
c’est-à-dire opérait, même après l’absolution, tout ce
qui pouvait encore s’appeler rémission des péchés :
pardon de crimes oubliés, de délits légers non confessés, condonation des châtiments, paralysie ou destruction des suites de nos iniciuités, etc.
Si les presbijlrcs n’avaient pas jugé nécessaire d’opérer la réconciliation officielle après l’aveu — on sait
que l’habitude de soumettre à la pénitence les fautes
légères n’était pas aussi répandue qu’aujourd’hui —
ils faisaient l’onction et par elle ils effaçaient les
péchés. Ainsi s’explique le langage de l’apôtre. Aujourd’hui, étant données nos habitudes catholiques, il
s’entend moins facilement. Nous distinguons l’aveu
qui précède l’al^solution et la confession purement
liturgique, le Confiteor qui se récite avant l’extrême
onction ; alors, il n’en allait pas de même. Tout
malade, n’eût-il commis que les fautes en apparence les
plus légères, reçoit aujourd’hui le sacrement de pénitence, puis seulement l’extrême onction : au siècle
apostolique, le sacrement des malades ne pouvait-il
pas souvent être conféré seul aux fidèles d’une vie intègre ? On aurait fait ainsi appel plus que de nos jours à
sa vertu de remettre les fautes vénielles. L’absolution
proprement dite est donnée très rapidement, elle est un
acte propre au prêtre ; qu’elle soit accordée ou non, le
fidèle se comporte de la même manière : il doit confesser ses péchés et se soumettre à l’onction. Saint
Jacques lui rappelle ses devoirs : les presbytres connaissent leurs obligations ; du moins l’apôtre n’a pas
l’intention de les leur rappeler ici. Ainsi s’explique fort
bien le langage étrange en apparence : Si quelqu’un
est malade, qu’il appelle les presbytres.., , que ceux-ci
l’oignent d’huile… et la prière de la foi le sauvera
et Dieu le relèvera et s’il a commis des péchés, ils
lui seront remis. Confessez donc vos fautes les uns aux
autres. »
Cet usage de l’aveu ne doit pas surprendre : saint
Jacques ne dit pas qu’il est nécessairement et toujours
sacramentel, il l’est quand il doit l’être d’api’ès les<noinclude>
<references/></noinclude>
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CHARI1 É
M »</noinclude>parait mieux fondée, pares qn% Ile maintient dam
touti bod inti rite le principe du parallélismi
deux ordrea nature] ei surnaturel, en tout ce <i mn’exceple
point nécessairement la divine constitution de
l’ordre surnaturel. Au point de vue philosophique, nous
rons aussi l’ensi ignerai ni de la première opinion.
Il.1, r.i ni, m - tout i avantage d an système puissamment
a lonné, auquel il psI difficile di porter atteinte
s i j. avéniei mcoup de
questions connexes.
Dans l’hypothèse de l’augmentation sacramentelle
de la vertu de charité. — a. Quand le sujet apporte à
la réception du sacrement la parfaite disposition de
l’acte de charité, il reçoit, outre l’augmentation extrasacramentelle
toujours équivalente à l’intensité de
l’acte de charité, une augmentation sacramentelle non
pas nécessairement équivalente, mais toujours proportionnée
aux dispositions actuelles. Salmanticenses,
Cursus theologicus, tr. {{rom-maj|XIX}}, De cantate theologica,
disp. {{rom-maj|V}}, n. 27 ; ISilluart, De carilale, diss. {{rom-maj|ii}}, a. 8,
obj. 2°. — b. Si le sujet n’apporte à la réception du
sacrement que des dispositions imparfaites, Lien
que suffisantes, l’augmentation sacramentelle n’étant
empêchée par aucun obstacle complet, vient s’ajouter
à la grâce déjà possédée. Mais cette augmentation est
nécessairement restreinte, dans une mesure qu’il est
impossible de déterminer avec quelque certitude. Salmanticenses,
loc. cit., tr. {{rom-maj|XXII}}, De sacramentis in communi,
disp. {{rom-maj|IV}}, n. 129. Quant à la nature intime de
L’augmentation de la grâce sanctifiante, elle est diversement
expliquée suivant les opinions philosophiques et
l’enseignement théologique sur l’accroissement des habitudes
et celui des vertus infuses. Voir VERTU.
3. Perte on diminution de la vertu de la charité.—
a) Perle directe de la vertu de c/tarilc. — Comme toutes
les vertus infuses, et pour une raison encore plus spéciale,
la charité se perd toujours par le péché mortel
nécessairement inconciliable avec cet état d’amitié divine
qu’est la charité. S. Thomas, ''Sum. theol''., II{{e|a}}-II{{e|æ}},
q. {{rom|xxiv}}, a. 12. — b) Diminution de la vertu de charité.
— La vertu de charité’ayant pour cause efficiente principale
non l’activité naturelle de la volonté, mais l’action
même de Dieu, ne peut subir en soi de diminution
directe que par l’action divine elle-même. Cette action
divine, toujours réglée par l’infinie justice, ne pourrait
ainsi diminuer la vertu de charité qu’en juste punition
d’une faute de soi inconciliable avec la charité ou méritant
rigoureusement sa perte totale. Ce qui n’a lieu que
pour le péché mortel. La faute vénielle, de soi conciliable
avec l’état de grâce et avec la parfaite charité, ne
mérite comme châtiment proportionné, ni la privation
de la charité, juste peine du péché mortel, ni même la
diminution de la charité, puisque le péché véniel ne
lui est aucunement opposé. S. Thomas, ''Sum. theol''.,
II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xxiv}}, a. Ht ; Qutest. <li<p-. De main, q. {{rom|vii}},
a. 2. Toutefois le péché véniel ou la simple cessation de
tout acte positif de charité peut plus ou moins prochainement
disposer l’âme juste à la perte de la grâce sanctifiante
et de la vertu de charité. Par ces négligences
répétées, les coupables inclinations de la volonté augmentent
progressivement et en même temps se lortifient
les répugnances à la pratique strictement obligatoire
de la vertu. S. Thomas. Sum. tlteol., I{{e|a}}-II{{e|æ}},
q. i. {{rom|xxxviii}}, a. : i ; Qumst, thsp.. De malo, q. {{rom|vii}}, a. 3.
Notons cependant avec saint Thomas, QÙœsl. disp.. De
malo, q. {{rom|vii}}, a. 3, que le péché mortel peut n’être point
précédé de cette prédisposition résultant de fautes vénielles,
tel fui le péché qui perdit Adam et sa postérité,
et que me avec cette prédisposition l’on peut, par la
chanl’; toujours -ulisislante, se défendre encore victorieusement
contre la faute mortelle.
lll. Ai n de en ah m PARFArri envers Dieo. — Bien
que l’amour de charité ne soit pat Lrement la
charité- parfaite. Cell. ubnous occuper i
prérogative ! pédales qui lui sont atLac)
I. {{sc|définition}}.
<>vt l art, , par lequel on aime Dieu
principalement pour lui-même de manière a exclure
toute affection au péché mortel ou toute volonté :
commettre. Il a donc simultanément perfection du
motif et perfection du I efficacité. Double perfection
susceptible de diven degrés dont il importe de d
miner le degré- minimum strictement suflisanl ;
l’appellation théologique de charité parfaite. — IL :
point requis que tout motif autre quel’in non
divine soit positivement exclu. Il’-uflit qi ulinie
perfection soit le motif finalement prédominant auquel
peuvent encore s’adjoindre, duremanière subordon
des motifs secondaires comme I espérance, la :
ou la crainte salutaire. Il n’imporli point
que l’on n’arrive que progressivement i ce motif finalement
prédominant, in b’j di n- 1 action de
la grâce, par des actes moins parfaits, comme f.
ou la reconnaisance provenant de dons reçus ou
espérés de Dieu. — 2° Il n’est point requis, il n’est n
point possible que l’on écarte tout amour de soi. Il
suffit que cet amour n’ait pas d’autre fin dernière que
Lieu lui-même, dont on veut observer tous les commandements
et dont on espère jouir pendant toute 1
nité. Se souhaiter et se vouloir la possession du bien
infini que l’on aime pour lui-même et par-dessus tout
n’est en réalité- qu’un acte de charité. Si l’amour de
soi ne va point jusqu’à cette perfection, il ne s’oppose
cependant point à la charité parfaite, dés lors que Dieu
est toujours voulu connue fin dernière et qu’il est aimé
principalement à cause de son infinie perfection. — 3° 11
suffit que l’acte de charité parfaite écarte efficacement et
en vertu du motif de la charité toute affection au
péché mortel ou toute volonté- de le commettre. Car
c’est le seul obstacle qui soit en opposition formelle
avec l’amitié de Dieu que suppose la charité efficace. Xi
le péché- véniel que le repentir n’a pas encore effacé,
ni l’habitude du péché véniel, ni même l’affection à
l’habitude du péché véniel ne sont par eux-mêmes un
obstacle à la permanence du strict minimum de charité
parfaite. Car le péché véniel ne contredit point la
lin dernière à laquelle on reste encore uni et que l’on
peut ainsi aimer à cause de son infinie perfection.
S. Thomas, ''Sum. theol''., II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xxiv}}. a. 10, 12 ;
q. xt-iv.a. I. ad 2{{e|um}} ; q. CLXXXJV, a. 2 ; Qiimtt. <lisp.. l’a
caritate, ». 10, ad l um. Cependant il n’est point douteux
que l’habitude du péché véniel, surtout quand il est
pleinement délibéré et consenti, fortifie les inclinations
dangereuses et augmente le risque de perdre la charité
par le péché mortel, bien que l’on garde toujou
puissance de résister au mal. S. Thomas, ''Sum. theol''.,
L II », q. {{rom|lxxxviii}}, a. 3 ; Qutut. disp.. De malo, q. vu.
a. 3. — 4° L’acte de charité parfaite, des lors qu’il
remplit les conditions que nous venons de rappeler.
n’exige aucun degré déterminé d’intensité. Une telle
ni cesaité, si elle existait, devrait résulter de l’économie
providentielle dans l’ordre surnaturel ou d’une loi
divine toute spéciale. Or le plan actuel de la providence
dans l’ordre surnaturel n’exif IU s que la
déposition strictement correspondante a l’état de ^
c’est-à-dire l’amour île Dieu pour lui-même et pardessus
tontes choses. ; i-, , 7 puissant pour qu’on ne
préfère à Dieu aucun objet créé. Est autem de n ::
caritatis ut Deus super ont nia diligaluv et ut nullum.
erratum et præferatur in amore. S. Thoio
dtsp.. De carilale, a. lo. ad l um ; Sum. t’icol., II{{e|a}}-II{{e|æ}},
q. {{rom|xxiv}}. a. 8. Quant à une loi divine spécial
tel degré intensif, rien n’en démontre l’existi nce.
H. DBGRÊS l<r 1 i I BAR1TÊ PARFAITE F < BIT*
— I" Saint Thomas, ''Sum. theol''.. II » 11*, q. xxii.
s’appuyant sur saint Augustin, fn’"’Par »
thos, tr. V. c. {{rom|iii}}. n. L ''P. L.'', t {{rom|xxxv}}, col. 2011 ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2435|HILAIRE (SAINT|2436}}</noinclude>là un thème qui revient trop fréquemment dans les
écrits de l’évêque de Poitiers pour qu’il soit nécessaire
de nous y arrêter. Ce n’est pas seulement la virginité
de Marie concevant et enfantant qu’il affirme, c’est
aussi la virginité après l’enfantement ou la virai ni lé
perpétuelle qu’il professe et défend contre ceux qui
l’attaquaient ; dans les « frères de Jésus » il voit des
enfants de saint Joseph, nés d’un premier mariage.
In Matth., {{rom|i}}, 3, 4, col. 921 sq. La maternité de Marie
est une conséquence de sa conception et de son enfantement ;
aussi est-elle appelée par Hilaire mère de
Jésus, mère du Christ, ''ibid''., et ailleurs, De Trinitate,
II, 26, col. 67 : mère du Fils de Dieu. Son rôle par rapport
au Verbe, en tant qu’homme, fut exactement
celui d’une mère dans la conception, la gestation et la
mise au jour de son fruit : quæ officio usa malerno, sexus
sui naturam in conceptu et partu hominis exsecuta est.
De Trinitate, {{rom-maj|X}}, 17, col. 356. Nulle difficulté pour les
deux derniers actes ; mais il n’en va pas de même
pour le premier. Comme le saint docteur attribue
aussi au Saint-Esprit la conception du Sauveur, ex
conceptu Spiritus Sancti Virgo progenuit, De Trinitate,
X, 35, col. 371, deux questions interviennent :
que faut-il entendre ici par l’Esprit-Saint, et quel
rôle Hilaire attribue-t-il à celui que cette appellation
désigne ? L’une et l’autre de ces questions ont
donné lieu à des controverses sérieuses.
En plusieurs endroits, la conception de Jésus-Christ
est attribuée au Saint-Esprit en des termes qui semblaient
faire de celui-ci le sujet de l’incarnation, par
exemple, De Trinitate, {{rom-maj|II}}, 26, col. 67 : Spiritus Sanctus
desuper veniens Virginis inleriora sanctificavii, et
in his spirans naturæ se humanx carnis inmiscuit, et
id quod alienum a se erai, vi sua ac potestate præsumpsit.
La conclusion serait rigoureuse si, dans ce texte, l’appellation
de Spiritus Sanctus désignait la troisième
personne de la Trinité. Mais cette interprétation est
formellement contraire à l’enseignement du docteur
gaulois ; pour lui, comme pour tout catholique, c’est
la seconde personne de la Trinité, le Verbe, le Fils
unique de Dieu qui s’est incarné : Verbum Deus caro
facturn : natus Unigenitus Deus ex virgine homo, De
Trinitate, {{rom-maj|I}}, 33 ; {{rom-maj|VIII}}, 5, col. 33, 284 ; Dei Filio in
filium hominis ex partu virginis nalo. In ps. Lin, 5, col.
340. La phrase incriminée s’explique, en général,
par l’élasticité, déjà signalée, de l’appellation Spiritus
Sanctus, en particulier, par ce fait que saint Hilaire,
comme beaucoup d’autres Pères anciens, rapporte à
la seconde personne le verset évangélique, Luc, {{rom|i}}, 35 :
Spiritus Sanctus superveniet in te, et virlus Alsissimi
obumbrabit tibi. Cf. Coustant, Præf. g*n., 58 61, col.
351 ; Baltzer. Die Théologie des hl. Hilarius, p. 46,
not. 2. Dans cette hypothèse, c’est le Verbe ou le Fils
qui s’est formé lui-même le corps et toute la nature
humaine dont il allait se revêtir : per Verbum caro
factus, In Matth., {{rom|ii}}, 5. col. 927 ; Dei Filius natus ex
Virgine est et Spiritu Sancto, ipso sibi in hac opcralione
famulante, et sua, videlicet Dei, inumbranle virtute,
corporis sibi initia consevit et exordia carnis institu.it ;
assumpla sibi per se ex Virgine carne ; sed ut per
se sibi assumpsil ex Virgine corpus, ita ex se sibi
animam assumpsit. De Trinitate, {{rom-maj|II}}, 24 ; {{rom-maj|X}}, 15, 22,
col. 66, 357.
Deux choses, pourtant, sont à distinguer : l’action
productrice de la nature humaine du Christ, et le
rapport personnel d’union qui doit exister entre les
deux termes de l’incarnation, à savoir le Verbe et
la nature humaine. Ce rapport personnel d’union est
propre, exclusivement propre à la seconde personne
de la Trinité, car c’est le Verbe qui s’incarne, c’est le
Fils de Dieu qui devient fils de l’homme ; de là, dans
les textes précédents, ces formules expressives : ipso
sibi in hac operalione famulante ; sibi initia c nsevil ;
sibi assumpsit. La production de la nature humaine
du Christ se ramène à une autre notion, celle de causalité
efficiente ; Hilaire lui-même y voit un terme
de la puissance et de l’action divine : et sua, videlicet
Dei, inumbranle virtute ; angélus efficienliam divinæ
operationis oslendil ; si enim conceptum carnis nisi
ex Deo Virgo non habuit, De Trinitate, {{rom-maj|II}}, 24, 26 ;
X, 22, col. 66 sq, 359 ; ex Spiritu scilicet et Deo natus.
In ps. {{rom|cxxii}}, 3, col. 669. Comme la puissance et l’action
divines sont communes aux trois personnes, la production
de la sainte humanité leur est aussi commune.
Elle peut néanmoins s’attribuer à la seconde personne
à un titre spécial, à cause du rapport intime qui
existe entre cet effet et le mystère de l’incarnation.
De même, l’appellation de Spiritus Sanctus, appropriée
maintenant à la troisième personne, peut également
s’appliquer à la seconde, puisque, considéré dans sa
nature divine, le Fils est lui-même Esprit et Saint.
De Trinitate, {{rom-maj|III}}, 30, col. 71. Cf. Coustant, Prsef. gen.,
62 65, col. 37 sq.
L’autre question, relative au rôle joué par le Verbe
dans la conception de sa propre humanité, trouve
dans ce qui précède un commencement de solution.
L’évêque de Poitiers attribue formellement au Verbe
un rôle de causalité efficiente. Mais dans quelle mesure ?
Deux interprétations opposées sont en présence. On
peut concevoir le Verbe comme cause efficiente de sa
nature humaine par voie de création proprement dite,
en sorte que le corps du Christ, non moins que son
âme, soit produit indépendamment de toute matière
préexistante. Dans cette hypothèse, Marie ne serait
pas cause dans la conception de Jésus ; son rôle se
bornerait à recevoir et à porter dans son sein l’embryon
humain créé par le Verbe, puis à mettre au
jour l’enfant divin. Au {{rom|xii}}{{e}} siècle, un prévôt du nom
de Jean, Joannes præpositus, engagé dans une controverse
avec le prémontré Philippe de Harvengt, abbé
de Bonne-Espérance en Hainaut († 1183), entendit
ainsi diverses assertions de saint Hilaire, celles-ci
entre autres : Neque Maria corpori originem dédit ;
ipse enim corporis sui origo est, De Trinitate, {{rom-maj|X}}, 16, 18,
col. 355 sq. ; il les attaqua comme contraires à la
doctrine de l’Église catholique, qui voit dans la chair
de Marie, vraie mère de Jésus, la matière dont le corps
de celui-ci fut formé. Philippe de Harvengt, Epist.,
xxii, {{rom|xxiv}}, ''P. L.'', t. {{rom|cciii}}, col. 170, 172. L’attaque fut
renouvelée à plusieurs reprises, au {{rom|xvi}}{{e}} siècle, par
Érasme, au {{rom|xix}}{{e}} par Baur, Die christliche Lehre von
der Dreieinigkeit, Tubingue, 1841, t. {{rom|i}}, p. 686, et quelques
autres, notamment Watson, ''op. cit''., p. lxxi sq.
Ce dernier auteur expose avec plus de développement
ce qu’il croit être la pensée de l’évêque de Poitiers.
D’après les textes déjà cités et quelques autres,
De Trinitate, {{rom-maj|II}}, 25 ; III 19, col. 66, 87 : in corpusculi
humant formam sanctse Virginis utero inserlus accrescil
et cerlo non suscepit (Virgo) quod edidit, aucune portion
de la substance de Marie ne serait entrée dans la composition
du corps humain de Jésus. Deux théories
d’Hilaire sont invoquées à titre d’argument confirmatif.
La première, d’ordre théologique, vient du
parallélisme que le saint docteur établit, selon l’apôtre,
1 Cor., {{rom|xv}}, 47, entre le premier et le second Adam :
l’un et l’autre sont l’œuvre immédiate du Christ, avec
cette différence qu’au lieu d’être terrestre, le corps
du second est céleste, comme devant son origine à
l’action du Saint-Esprit, et non point à des éléments
terrestres, non terrenis inchoatum corpus elemenlis.
De Trinitate, {{rom-maj|X}}, 17, 44, col. 356, 378. L’autre théorie,
d’ordre physiologique, se rattache à une explication
de la génération, contraire à celle d’Aristote, et dont
témoigne Eschyle, Euménidrs, vers 658 sq., quand il
nous montre Apollon déchargeant d’un parricide
Oreste, meurtrier de Clytemnestre, sur ce motif que la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|72|{{all-sc|Géographie de Strabon.}}||}}</noinclude>{{tiret2|vrai|semblance}}, que le poëte a voulu désigner sous le nom d’Érembes et ce qu’il dit du voyage de Ménélas en leur pays doit s’entendre sans doute comme ce qu’il dit du voyage d’Éthiopie, car les Érembes, ainsi que les Éthiopiens, étaient proches voisins de la Thébaïde. Ajoutons qu’en rappelant ce voyage et celui d’Éthiopie le héros ne pouvait avoir en vue les avantages commerciaux ou les riches présents qu’il en avait retirés (ces profits ayant été apparemment peu de chose), mais uniquement la longueur et le prestige même du voyage, car c’était alors une gloire réelle d’avoir pénétré aussi loin, témoin ce vers :
{{p début|90|m=1em}}
« Il a de beaucoup d’hommes visité les cités et observé les mœurs<ref>Hom., ''Odyssée'', {{rom-maj|I}},{{lié}}3.</ref> ; »
{{p fin}}
{{SA|et ceux-ci encore :}}
{{p début|90|m=1em}}
« Mais j’ai dû beaucoup souffrir et longtemps errer sur mes vaisseaux pour rapporter tous ces trésors<ref>{{Id.|cap}}, {{ibid.}}, {{rom-maj|IV}},{{lié}}81.</ref>. »
{{p fin}}
{{SA|Hésiode, il est vrai, dans son ''Catalogue'', mentionne une certaine}}
{{p début|90|m=1em}}
« Fille d’Arabus, fils lui-même du bienfaisant Hermès et de Thronia, fille du roi Belus<ref>Cf. ''{{lang|la|Hesiodi fragmenta}}'' (éd. Lehrs, Paris, 1840),{{lié}}{{n°|32}}.</ref>. »
{{p fin}}
{{SA|Stésichore la nomme également, mais s’il est permis d’inférer de ce double témoignage que, du temps de ces poètes, la contrée en question avait déjà reçu en mémoire d’Arabus le nom d’''Arabie'', il peut bien se faire aussi que du temps des héros il n’en fût pas encore de même.}}
35.{{iv|0.5}}Quant à ceux qui ont imaginé de faire des Érembes soit une tribu particulière de la nation éthiopienne, soit une tribu de Céphènes, voire en troisième lieu une tribu de Pygmées, sans parler de mille autres fictions du même genre, s’ils nous paraissent mériter moins de confiance, c’est qu’indépendamment du peu de vraisemblance qu’offre la chose en soi ils font là une sorte de confusion de l’histoire et de<noinclude></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|73}}
{{corrBandeau}}</noinclude>la fable. Nous retrouvons cette même confusion chez ceux qui, voulant faire de l’Océan extérieur le théâtre des ''erreurs'' de Ménélas, placent les Sidoniens et naturellement aussi les Phéniciens sur les bords de la mer Persique ou sur tel autre rivage de l’Océan. À vrai dire, la façon dont ces auteurs se contredisent entre eux n’entre pas pour peu de chose dans l’incrédulité qu’ils rencontrent. Tandis que les uns, en effet, regardent les Sidoniens de notre mer intérieure comme une colonie des Sidoniens de l’Océan, ajoutant, qui plus est, que le nom de Phéniciens leur est venu de la couleur rouge des eaux de la mer extérieure, les autres affirment précisément l’inverse. Il en est aussi qui transportent l’Éthiopie dans notre Phénicie et font de Jopé le théâtre des aventures d’Andromède, non qu’ils ignorent la véritable situation des lieux en question, mais ils prétendent user des licences du genre mythique, comme ont fait Hésiode et tant d’autres que cite Apollodore. Seulement, en comparant aux fictions d’Homère les fictions de ces auteurs, Apollodore ne sait pas tenir la balance égale. Citant, par exemple, comme terme de comparaison, ce qu’Homère raconte et du Pont et de l’Égypte, il en tire contre le poëte une accusation en règle d’ignorance : suivant lui, le poëte a voulu dire la vérité, mais, loin de la dire, il a, faute de savoir, donné le faux pour le vrai. Or, nous le demandons, jamais personne se serait-il avisé d’accuser Hésiode d’ignorance, pour avoir parlé d’''Hémicynes'', de ''Macrocéphales'' et de ''Pygmées''<ref>''{{lang|la|Hesiodi fragmenta}}'' (éd. Lehrs),{{lié}}{{n°|42}}.</ref>, quand Homère a pu user impunément de fictions semblables, et entre autres précisément de ce même mythe des Pygmées, quand en outre Alcman nous parle de ''Stéganopodes'' et Æschyle de ''Cynocéphales'', de ''Sternophthalmes'' et de ''Monommates''<ref>Cf. {{lang|la|{{corr|Aeschyli|''Æschyli''}} ''fragmenta}}'' (éd. Ahrens, Paris, 1843),{{lié}}{{n°|77}}.</ref>, quand surtout nous tolérons tant d’ouvrages en prose, écrits soi-disant dans le genre historique, et qui contiennent, sans que leurs auteurs l’avouent, tant de mythes véritables. C’est qu’en effet<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LES HOSTIES SANGLANTES||143}}</noinclude><nowiki />
Voilà la vie que l’on faisait à ces malheureux : ils étaient excommuniés par la société et il y avait de temps à autre des massacres généraux de cette caste.
Au XIII<sup>e</sup> et au XIV<sup>e</sup> siècle, ces massacres ne se comptent pas : on tue les Juifs par centaines, par
milliers, en 1230 dans la Bretagne, l’Anjou et le Poitou ; en 1287, en Allemagne ; en 1290, en Alsace, en Bohême et en Moravie ; en 1320, en Guyenne, en Languedoc, en Aragon, en Navarre et dans le Dauphiné.
En 1348, la peste noire ravage l’Europe. « Les Juifs empoisonnent les eaux, » dit le peuple. Et aussitôt une tuerie générale a lieu : en France, en Autriche, en Suisse, en Belgique, on les traque, on met à mort tous ceux qu’on trouve ; des milliers de victimes perdent la vie.
L’année suivante apparaissent les ''Flagellants'', secte d’illuminés qui parcourent les rues des villes en se fouettant nus et en tuant les Juifs pour conjurer la peste qui dure toujours. À Bruxelles même, la protection du prince ne peut les sauver du trépas.
C’était le peuple qui les massacrait, le pauvre peuple qui vivait dans la misère morale et matérielle, victime de préjugés absurdes qui {{tiret|l’étrei|gnait}}<noinclude>
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Page:Victor Devogel - Légendes bruxelloises, 1903.pdf/157
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LÉGENDES BRUXELLOISES|144}}</noinclude>{{tiret2|l’étrei|gnaient}} le dominaient et le conduisaient à des actions indignes que tout homme de cœur réprouve. Et chaque fois qu’un Juif était condamné, ses biens étaient confisqués ; ceux des Israélites brûlés en 1370 rapportèrent à Wenceslas vingt-quatre mille francs, sans compter la part faite au clergé. Que de choses ce détail pourrait expliquer !
Voilà ce que l’histoire nous apprend de ces faits.
Voyons ce qu’en pense la science.
En 1820, le monde fut mis en émoi par une découverte étrange : on avait trouvé à Pavie des hosties sanglantes ! Sanglantes n’est pas le mot : les hosties ne saignaient point, mais elles étaient ponctuées de rouge.
Or, une de ces hosties fut envoyée à Ehrenberg, savant allemand, qui la soumit à une analyse complète. Il finit par découvrir que c’était une hostie ordinaire et que les taches rouges qui la marbraient étaient dues à la présence d’un organisme infime — un de ces infiniment petits, à peine visibles au microscope, dont le rôle est cependant si grand dans la nature — qu’on a appelé le ''micrococcus prodigiosus''. Un drôle de nom, n’est-ce pas ? C’était lui qui donnait à l’hostie cette teinte rouge, lui qui faisait croire au peuple que l’hostie saignait. Qui s’en serait jamais douté ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||19}}</noinclude>{{Poem|
De ses vaisseaux aux larges ailes
Guide l’essor vers d’antres cieux :
Hardi nocher, amant des ondes,
Labourant les vagues profondes,
Il aperçoit au sein des airs
Ces monts, à la crête sauvage,
Qui, se dressant sur le rivage,
D’Hercule attestent le passage,
Et du front dominent les mers !
|ds}}
{{C|II}}
{{Poem|
Ainsi, poète armé du sceptre de la lyre,
Éveillant dans les cœurs un sublime délire,
Tu suis le noble cours de tes vastes travaux
Et déroule à nos yeux des horizons nouveaux.
Aux accents de la Grèce et des lyres antiques,
Mariant les accords des harpes romantiques,
Comme Hercule unissant les ondes des deux mers,
Ta voix inattendue éclata dans les airs !
Et la terre entendit ta puissante parole !
|ss}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||20}}</noinclude>{{Poem|
Les lyres de la jeune et de la vieille école,
Vibrant à l’unisson, comme deux chastes sœurs,
De leurs chants ont mêlé les célestes douceurs.
|ds}}
{{C|III}}
{{Poem|
Tombez ! écroulez-vous, impuissante barrière !
Un nouveau dieu nous ouvre une immense carrière !
Ébranlant vos rochers sur leurs bases d’airain,
Ô monts, qui dans les cieux osiez lever la face,
Sa main s’étend sur vous et sa main vous efface !
Et des mers un moment agitant la surface,
Vos débris vont paver leur parvis sous-marin !
De la Grèce aux vagues tranquilles,
Aux bords riants, aux vertes îles,
Abandonnez les flots dociles,
Nautonniers au cœur courageux !
Quittez ces légères nacelles
Qui sur des eaux calmes et belles
Glissent comme des hirondelles,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||21}}</noinclude>{{Poem|
Sans crainte d’un ciel nuageux ;
Cinglez vers de lointaines plages ;
Et pour atteindre à ces rivages
Allez affronter les ravages
De l’empire aux flots orageux !
Ce n’est pas cette mer qu’un ciel limpide azure,
Et qui roule en chantant son onde bleue et pure
Des murs de Gibraltar aux bords de l’Hellespont ;
C’est la mer formidable, amante des naufrages,
Qui fiança sa vague à l’esprit des orages,
Et qui n’ouvre ses flancs qu’aux bouillonnants sillages
Du vaisseau colossal qui porte un triple pont.
Armez-vous donc pour la tempête !
Tentez une auguste conquête,
Et que votre vaisseau s’apprête
A braver le courroux des airs.
Maîtrisez l’océan farouche !
Allez où le soleil se couche
Fouler la pourpre de sa couche,
Et marcher sur le dos des mers !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||22}}</noinclude>{{Poem|Que rien n’arrête vos courages :
L’astre est derrière les nuages,
L’azur au-dessus des orages,
La perle au fond des flots amers !
Partez ! devant vos pas marche une blanche étoile ;
De ces climats lointains qu’un autre ciel étoile
Vous reviendrez vainqueurs des glorieux revers ;
Superbes, triomphant de la vague atlantique,
Et riches des splendeurs d’un ciel plus poétique,
Vous verserez aux pieds de notre monde antique
Les trésors inconnus d’un nouvel univers !
|ds}}
{{C|IV}}
{{Poem|
Et tu pars, et ta muse a déployé ses ailes
Vers des cieux inconnus et des plages nouvelles ;
Et dans l’obscurité des lieux inexplorés
A plongé le regard de ses yeux inspirés.
Au-delà du courroux de la vague profonde
Comme un autre Colomb tu vas chercher un monde.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||23}}</noinclude>{{Poem|
Tu jettes tes dédains à la fureur des vents.
Tu marches sans pâlir sur les gouffres mouvants.
Devant le sombre dieu qui commande à l’orage,
Tu ne sens pas trembler ni faillir ton courage ;
Mais des flots à tes pieds écoutant les rumeurs,
Tu mêles ta voix forte à leurs fortes clameurs.
Et la mer, te lançant jusqu’au sein des nuages,
Te voit calme et serein défier ses ravages ;
Et l’œil toujours fixé sur un pôle inconnu,
Aux éclairs, à la foudre, opposant ton front nu,
À travers les brouillards qui couvrent ton mystère,
Vers l’horizon brumeux qui te cache la terre,
Tu t’avances sublime, auguste et solitaire !|ds}}
{{C|V}}
{{Poem|
Variant les concerts et tes hymnes sacrés,
De l’échelle des tons parcourant les degrés,
Parfois tendre et plaintif, parfois mâle et sévère,
Soupirant comme une âme ou l’ombre d’un trouvère,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/26
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||24}}</noinclude>{{Poem|
Dans la brume et la nuit, aux pieds de quelque tour,
Tu dis aux vents des soirs tes ballades d’amour.
Tantôt à notre sol ne pouvant te résoudre,
T’élançant dans les airs sur l’aile de la foudre,
Tu fais vibrer sur nous ta harpe aux cordes d’or ;
Et, des saintes hauteurs d’un lumineux essor,
En prophète inspiré tu parles à la terre
Avec l’accent de l’ode et la voix du tonnerre !
Tantôt d’un ton moins fier ton luth flexible et pur,
Disant les beaux climats et les pays d’azur
Où l’aurore sourit aux splendeurs qu’elle étale,
Ton vers en réfléchit la grâce orientale ;
Et l’aube, t’arrosant de ses douces chaleurs,
Semble t’avoir prêté ses plus riches couleurs.
A l’ombre des palmiers de l’indolente Asie,
Poète, une rêveuse et blonde Poésie,
Des fraîches voluptés t’inspirant les langueurs,
T’apprit à les chanter dans la langue des fleurs ;
Et tes lèvres ont bu sur ses lèvres arabes
Le secret enivrant de tes molles syllabes.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||25}}</noinclude>{{C|VI}}
{{Poem|
Mais ton monde est trouvé ! Riche d’un univers,
Tu nous reviens aussi du sein des vastes mers.
L’Océan étonné célébra ta victoire.
Ta gloire est désormais la sœur de toute gloire !
Près des fronts les plus hauts levant un front rival,
Des mortels les plus fiers tu marcheras l’égal !
De l’espace frayant les routes inconnues,
Quel aigle plus avant a plongé dans les nues,
Et, mesurant les cieux de son regard vermeil,
A balancé son vol aussi près du soleil ?
L’ombre du grand Homère et le tendre Virgile
Des champs élyséens ont déserté l’asile,
Pour écouter ta voix, mélange harmonieux,
Écho doux et lointain de la harpe des cieux.
Ils se sont enivrés aux parfums poétiques
Que ta muse apporta des rives exotiques,
Comme une abeille errante, et qui puisa son miel
Dans le sein étranger des fleurs d’un autre ciel.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/28
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||26}}</noinclude>{{C|VII}}
{{Poem|
Ô maitres de la lyre, ô rois par le génie,
Des rives de la Grèce aux bords de l’Ausonie
Vous roulez dans les cieux vos orbes éclatants ;
Et, des siècles ravis partageant les hommages,
Vous sortez rayonnants des ténèbres des âges
Et brillez sur la nuit et les ombres des temps !
Sous ces climats qu’arrose une amoureuse flamme,
Que de rêves dorés sont éclos de votre âme,
Ô bardes créateurs des héros et des dieux !
Le ciel vous avait faits pour étonner la terre ;
Et, régnant dans l’azur d’un passé solitaire,
Vos astres fraternels s’admirent radieux !
D’ambitieux rivaux, qu’un noble orgueil anime,
De vos voix imitant l’accent grave et sublime,
Ont couronné leurs fronts d’un éclat emprunté ;
Mais leurs orbes, brillant de feux doux et timides,
Sont un pâle reflet de ces astres splendide
Rois des siècles futurs et de l’antiquité !
|ss}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||26}}</noinclude>{{C|VII}}
{{Poem|
Ô maîtres de la lyre, ô rois par le génie,
Des rives de la Grèce aux bords de l’Ausonie
Vous roulez dans les cieux vos orbes éclatants ;
Et, des siècles ravis partageant les hommages,
Vous sortez rayonnants des ténèbres des âges
Et brillez sur la nuit et les ombres des temps !
Sous ces climats qu’arrose une amoureuse flamme,
Que de rêves dorés sont éclos de votre âme,
Ô bardes créateurs des héros et des dieux !
Le ciel vous avait faits pour étonner la terre ;
Et, régnant dans l’azur d’un passé solitaire,
Vos astres fraternels s’admirent radieux !
D’ambitieux rivaux, qu’un noble orgueil anime,
De vos voix imitant l’accent grave et sublime,
Ont couronné leurs fronts d’un éclat emprunté ;
Mais leurs orbes, brillant de feux doux et timides,
Sont un pâle reflet de ces astres splendide
Rois des siècles futurs et de l’antiquité !
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||36}}</noinclude>{{Poem|
Pauvre petite fleur, qui peut causer ta peine ?
N’as-tu pas des zéphirs la caressante haleine ?
N’as-tu pas les rayons et les baisers du jour ?
Pour les fleurs l’existence est-elle aussi sans charmes,
Ou quelque papillon t’a-t-il laissé les larmes
Quand toi, tu lui donnas les parfums de l’amour ?
A te voir mourir belle et si jeune, je pleure ;
Pour briller, tous les deux nous n’avons eu qu’une heure ;
Nos destins sont pareils attends-moi pour partir !
Du barde et de la fleur la vie est passagère,
Et nous mourrons, hélas ! sans laisser à la terre,
Toi, ton parfum si doux, et moi, mon souvenir !
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Pauvre petite fleur, qui peut causer ta peine ?
N’as-tu pas des zéphirs la caressante haleine ?
N’as-tu pas les rayons et les baisers du jour ?
Pour les fleurs l’existence est-elle aussi sans charmes,
Ou quelque papillon t’a-t-il laissé les larmes
Quand toi, tu lui donnas les parfums de l’amour ?
À te voir mourir belle et si jeune, je pleure ;
Pour briller, tous les deux nous n’avons eu qu’une heure ;
Nos destins sont pareils attends-moi pour partir !
Du barde et de la fleur la vie est passagère,
Et nous mourrons, hélas ! sans laisser à la terre,
Toi, ton parfum si doux, et moi, mon souvenir !
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Sa voile s’élève et s’abaisse
Au souffle naissant des zéphirs,
Comme un sein ému qui s’affaisse
Sous de voluptueux soupirs.
Que j’aime à regarder cette onde
Qui passe auprès de mon bateau,
A voir dans la vague profonde
Mon image courir sur l’eau !
De l’onde ou du vent qui soupire
Sentant le souffle inspirateur,
J’écoute alors chanter ma lyre
Qui prélude ainsi sur mon cœur :
:Peut-être une beauté rêveuse ;
» De son regard doux et pensif,
» Suit dans sa course aventureuse
» Mon rapide et fragile esquif.
|ss}}<noinclude>
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Sa voile s’élève et s’abaisse
Au souffle naissant des zéphirs,
Comme un sein ému qui s’affaisse
Sous de voluptueux soupirs.
Que j’aime à regarder cette onde
Qui passe auprès de mon bateau,
À voir dans la vague profonde
Mon image courir sur l’eau !
De l’onde ou du vent qui soupire
Sentant le souffle inspirateur,
J’écoute alors chanter ma lyre
Qui prélude ainsi sur mon cœur :
» Peut-être une beauté rêveuse ;
» De son regard doux et pensif,
» Suit dans sa course aventureuse
» Mon rapide et fragile esquif.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||41}}</noinclude>{{Poem|
» Peut-être elle croit du rivage
» Découvrir un oiseau des mers,
» Qui mollement se berce et nage
» Sur le roulis des flots amers.
» Mais cet oiseau, c’est ma nacelle
» À moi, pauvre et jeune orphelin,
» Qui n’ai que l’ombre de son aile
» Pour abriter mon front chagrin.
» Veux-tu, beauté douce et pensive,
» Partager mon léger bateau,
» Et dans ma barque fugitive,
» Avec moi demeurer sur l’eau ?
» Je t’aimerai dans le délire
» De ma jeune et pudique ardeur,
» Comme aime l’amoureux zéphire
» Le sein parfumé de la fleur.|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||42}}</noinclude>{{Poem|
» Je t’aimerai comme la rive
» Aime le flot, qui sur ses bords
» Murmure d’une voix plaintive
» De mélancoliques accords.
» Pour toi, d’un amour sans mélanges
» Exhalant les chastes douceurs,
» Je t’aimerai, comme les anges
» Au ciel doivent aimer leurs sœurs.
» Je prierai la vague calmée,
» De nous bercer plus mollement,
» Quand ton front, ô ma bien-aimée,
» Reposera sur ton amant.
» Je prierai la brise marine,
» Quand l’ombre succède au soleil,
» D’effleurer ta tête enfantine
» Et de caresser ton sommeil.|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||43}}</noinclude>{{Poem|
» Et lorsque l’astre du mystère
» Sur nous versera ses rayons,
» Dans notre barque solitaire,
» Comme deux jeunes alcyons,
» Nous dormirons en paix sur l’onde ;
» Ou muets d’amour tous les deux,
» Dans notre course vagabonde,
» Nous rêverons sur les flots bleus.
» Et bercés au branle des lames,
» Comme les anges dans les cieux
» Doucement nous fondrons nos âmes
» Dans nos baisers silencieux.
» Oh ! viens, beauté douce et rêveuse
» Partager mon léger bateau,
» Viens, dans ma barque aventureuse,
» Avec moi demeurer sur l’eau ! »|sf}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/49
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{{C|À M. GAUDIN,}}
{{C|Ingénieur en chef à l’île Bourbon.}}
{{Poem|
Salut beau lac d’azur, dont l’onde paresseuse
Caresse en murmurant sa rive harmonieuse !
Dans ton sein calme et pur comme un vaste miroir
Le ciel aime à mirer les étoiles du soir ;
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Caresse en murmurant sa rive harmonieuse !
Dans ton sein calme et pur comme un vaste miroir
Le ciel aime à mirer les étoiles du soir ;
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Caresse en murmurant sa rive harmonieuse !
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Le ciel aime à mirer les étoiles du soir ;
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||48}}</noinclude>{{Poem|
Et, dans son vol léger, la joyeuse hirondelle
Aime à toucher tes flots du duvet de son aile ;
L’oiseau capricieux, en son rapide essor,
Les franchit d’un seul trait pour les franchir encor,
Sur ton sein endormi se berce et se balance,
Et cent fois dans les airs en se jouant s’élance.
On dirait cet insecte aux brillantes couleurs,
Qui promène en tous lieux ses volages ardeurs,
Passe, comme un zéphyr, de corolle en corolle,
Et, fécondant les fleurs de son amour frivole,
Boit leur suave haleine et leurs gouttes de miel,
Et, sylphe aux ailes d’or, remonte vers le ciel.
}}
{{C|II}}
{{Poem|
Beau lac, sur les gazons que ton flot calme arrose
La colombe des bois s’arrête et se repose ;
Et, voilant ses amours dans l’ombre des rameaux,
Suspend son nid à l’arbre incliné sur tes eaux.
Pour embellir tes bords la jam-rose odorante
Ombrage de son fruit ton onde murmurante,
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/51
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||49}}</noinclude>{{Poem|
Pour charmer tes échos l’arbrisseau du maïs
Berce parmi ses fleurs le chant des bengalis ;
Et, ridant ton azur, la poule d’eau sauvage
Montre sur tes flots bleus son bleuâtre corsage.
L’ouragan déchaîné, qui mugit dans les monts,
Quand son souffle orageux descend dans ces vallons,
Epargne le bassin où ta vague demeure
Et son courroux charmé te caresse et l’effleure.
Phoebé, de ses lueurs blanchissant tes roseaux,
S’arrête aux bords du ciel pour contempler tes eaux.
Tout s’embaume en ces lieux d’amour et d’harmonie.
N’es-tu pas le séjour de quelque heureux génie ?
Des ondes et des bois respirant la douceur,
Je t’écoute, et je crois être auprès d’une sœur,
Qui gronde en souriant, dont la voix jeune et pure,
Douce comme ton eau qui se plaint et murmure,
Semble, en me caressant, me reprocher tout bas
De vivre dans un monde où le bonheur n’est pas ;
Et mon âme, à sa voix, s’abat sur ton rivage,
Comme un cygne battu par les vents et l’orage,
Et, rêvant au doux bruit de tes mourants accords,
Voudrait se faire un nid à l’ombre de tes bords.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||50}}</noinclude>{{C|III}}
{{Poem|
Mais comme un chaste amant du calme et du mystère,
Comme un cœur exilé du reste de la terre,
Goûtant le doux repos des bois silencieux,
Quel est l’heureux mortel habitant de ces lieux ?
C’est vous, mon vieil ami, de votre humble chaumière
Votre main vint m’ouvrir la porte hospitalière.
C’est ici qu’incliné sous le fardeau des ans,
Débarrassé du poids de ces travaux pesants
Qu’a portés jusqu’au but votre noble courage,
Vous avez élevé dans un endroit sauvage
Ce solitaire abri, ce modeste séjour,
Où vous coulez en paix, au déclin de vos jours,
Les heures que les cieux vous réservent encore.
Dans cet humble réduit que nul faste décore,
La main qui vous guida fut celle du malheur ;
Mais le revers jamais n’abattit un grand cœur !
La plainte et les regrets sont indignes du sage.
Eh ! qu’importe ! ô mortels, qu’un oiseau de passage
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/65
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||63}}</noinclude>{{PetitTitre|À toi, toujours à toi !}}
{{Poem|
En vain sur la terre étrangère,
Le souffle d’un sort rigoureux
A poussé la barque légère,
Qui porte l’objet de tes vœux.
Son cœur que la vague incertaine
N’a jamais séparé de toi,
Rêvant à la rive lointaine
Où ton souvenir le ramène,
Revole à toi, toujours à toi !
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/66
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||64}}</noinclude>{{Poem|
Aux lieux, où sa voix importune
Du ciel implore les faveurs,
Il est allé de la fortune
Cueillir pour ton front quelques fleurs ;
Et s’il gémit sur le veuvage
Des instants passés loin de toi,
Il espère un jour sans nuage ;
Et pour ranimer son courage
Il pense à toi, toujours à toi !
Quand la nuit a ramené l’heure,
Où l’amour, aux jours d’autrefois,
Le conduisait vers la demeure
Où l’appelait ta douce voix ;
Son front pensif se décolore,
Il pleure… il est si loin de toi !
Et quand revient briller l’aurore,
Les larmes qu’il répand encore
Coulent pour toi, toujours pour toi !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/67
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15778511
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||65}}</noinclude>{{Poem|
D’une jeune et chaste tendresse
Son cœur t’a donné tout le miel,
Il n’a qu’un regard de tristesse
Pour les vierges d’un autre ciel.
Quand il voit la beauté sourire,
Douce et pensive ainsi que toi ;
Un nom sur ses lèvres expire :
Il se trouble et sa voix soupire :
Mais c’est pour toi, toujours pour toi !
Sur les bords gazonnés des rives
Rêveur il vient s’asseoir souvent ;
Il plaint les feuilles fugitives
Qu’emporte la force du vent.
Son œil suit la nue inconstante
Qui semble s’envoler vers toi ;
Et si dans sa tristesse il chante
Une plainte vague et touchante ;
Elle est pour toi, toujours pour toi !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/68
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15778513
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||66}}</noinclude>{{Poem|
De la muse qui le console,
Les accents lui sont toujours chers ;
Souvent avec elle il s’isole
Sur l’écueil baigné par les mers.
Dans la mousse la vague expire :
Il la contemple… il songe à toi.
Et ses doigts effleurent sa lyre,
Dont la triste voix qui soupire
Parle de toi, toujours de toi !
L’oiseau qu’un ciel sévère exile
Du nid qui cacha ses amours,
Revole à son secret asile
Avec le soleil des beaux jours.
Celui qui te pleure en silence
Ainsi retournera vers toi.
Pour se consoler de l’absence,
C’est dans cette douce espérance
Qu’il pense à toi, toujours à toi !
|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/71
104
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{{C|(de l’Île Bourbon).}}
{{Poem|Le Salaze a vu les orages,
Cent fois, d’un vol impétueux
S’abattre du sein des nuages
Sur son sommet majestueux.
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{{C|(de l’Île Bourbon).}}
{{Poem|Le Salaze a vu les orages,
Cent fois, d’un vol impétueux
S’abattre du sein des nuages
Sur son sommet majestueux.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||70}}</noinclude>{{Poem|
Vaine fureur ! rage inutile !
Le Piton géant de mon île
Opposait sa face immobile
Aux coups des autans furieux ;
Vainqueur des vents et du tonnerre
Il voyait passer leur colère,
Ses pieds forts toujours dans la terre,
Sa tête toujours dans les cieux !
Et quand la sereine nature
Succédait aux vents irrités,
Il voyait flotter la verdure
Des monts qu’il avait abrités.
L’arbuste à la feuille éphémère,
L’arbre à la tige séculaire,
Du ciel défiant la colère,
Voilaient les rochers ombragés ;
Et l’onde de ses larges veines,
Tombant en cascades hautaines,
Allait abreuver dans les plaines
Les champs qu’il avait protégés.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/73
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||71}}</noinclude>{{Poem|
Pour ce sommet sans chevelure,
Pour ce front haut et sans cimier,
Pas de panache de verdure,
Jamais de gracieux palmier.
Mais qu’importe, ô Piton sublime !
Tes pieds dépassent toute cime :
De l’Ether franchissant l’abîme
Ton ombre au loin couvre les mers !
Ta masse résiste aux orages,
Et des monts à qui tu surnages
Nul ne porte au sein des nuages
Plus haut la tête dans les airs !
Que t’importe aussi qu’on t’oublie,
Homme loyal au cœur altier ?
Qu’importe à ta tête fléchie
De vieillir chauve de laurier ?
N’éclipses-tu pas de ton ombre
Ces envieux, au regard sombre,
Grêles rivaux, jaloux sans nombre,
Trop bas pour des yeux immortels ?
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<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/74
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||72}}</noinclude>{{Poem|
Des élus tu portes le signe,
Mais tu le sais, caprice insigne,
Ce n’est jamais qu’au plus indigne
Que nous élevons des autels !
Aujourd’hui que l’océan gronde,
Que la tourmente a commencé,
Qui doit, Français d’un autre monde,
Sauver votre esquif menacé !
Sans guide, hélas ! sur l’onde il flotte ;
Où donc est-il votre pilote ?
Qu’il parle et que de sa voix haute
Il commande aux flots révoltés !
Vaine attente ! leur lâche audace
Du mérite usurpe la place ;
Mais quand le péril est en face
A quoi servent ces nullités !
La Serve, en nocher plus habile
Combattant le flot mutiné,
Oh ! qu’avec éclat pour ton île
Ta forte voix eût résonné !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Des élus tu portes le signe,
Mais tu le sais, caprice insigne,
Ce n’est jamais qu’au plus indigne
Que nous élevons des autels !
Aujourd’hui que l’océan gronde,
Que la tourmente a commencé,
Qui doit, Français d’un autre monde,
Sauver votre esquif menacé !
Sans guide, hélas ! sur l’onde il flotte ;
Où donc est-il votre pilote ?
Qu’il parle et que de sa voix haute
Il commande aux flots révoltés !
Vaine attente ! leur lâche audace
Du mérite usurpe la place ;
Mais quand le péril est en face
À quoi servent ces nullités !
La Serve, en nocher plus habile
Combattant le flot mutiné,
Oh ! qu’avec éclat pour ton île
Ta forte voix eût résonné !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||73}}</noinclude>{{Poem|
Libre organe d’une âme ardente,
Ta bouche austère, indépendante,
Cratère à la lave éloquente,
Pour nous eût enflammé les cœurs !
Mais le mérite, on le rejette ;
Dans l’ombre inutile il végète,
Et c’est à sa tombe muette
Qu’on rend les éternels honneurs !
|sf}}
{{C|II}}
{{Poem|
Aussi, plaisible et grave, auguste intelligence,
Tu ne t’en émeus pas, tu gardes le silence.
Tu sais que l’homme oublie : et calme et satisfait
Ton cœur dans le passé voit le bien qu’il a fait,
Et goûte, au sein des bois et de la solitude,
De tes devoirs remplis la douce quiétude.
Ta conscience heureuse, asile des vertus,
Se repose des jours mauvais et révolus ;
Comme la fleur s’endort dans sa dernière haleine
Après avoir donné ses parfums à la plaine.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/76
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||74}}</noinclude>{{Poem|
Ton pays rend justice à ta haute équité.
De ta dette envers lui ton cœur s’est acquitté ;
Et cela te suffit.
::Que la voix généreuse
Se taise on serve encor ta patrie oublieuse !
Mais moi, je parlerai : car j’ai pour le malheur
Des accents qu’à mon âme a dictés Le Seigneur.
J’irai, je chanterai ; ma jeune Poésie
Demandant la chaumière aux bois de Salazie,
Sur ton front, à défaut de lauriers et de fleurs,
Répandra ses accords, son amour et ses pleurs.
|sf}}
{{C|III}}
{{Poem|
C’est toi dont l’éloquence ardente et filiale
Rendit à ton pays sa voix coloniale,
Et pour ses intérêts, au conseil agités,
Fit parler dans ses fils ses hautes volontés ;
T’associant toujours à toute action bonne,
C’est toi que pour son bien ne devança personne ;
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||75}}</noinclude>{{Poem|
C’est toi qui, déplorant l’abus des vieilles mœurs,
De pensers libéraux ensemençais les cœurs ;
Toi qui, des préjugés flétrissant l’existence,
Aux uns prêchais l’amour, à nous la patience ;
Et d’une oppression inique et sans pitié
Ne pouvant nous sauver, nous pris en amitié !
Et moi, je me tairai ! jeune homme sans mémoire
Je resterai sans voix devant ta noble histoire !
Non ! l’on ne dira pas qu’oublieux du passé
Je n’aurai pas chanté le juste délaissé,
Et que mon luth, gardant un silence complice,
Se sera tù jamais devant une injustice !
|sf}}
{{C|IV}}
{{Poem|
Amassez-vous, vents des orages,
Soufflez du nord à l’occident,
Et du dais obscur des nuages
Voilez l’éclat du firmament !
Jalouse des feux de l’aurore,
Ô nuit ! la dois-tu voir encore,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/78
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||76}}</noinclude>{{Poem|
Du trône riant du matin,
Chasser par degrés tes ténèbres,
Et blanchir tes ombres funèbres
A son reflet doux et lointain.
Ouvrez-vous ! répandez vos ondes,
Vastes cataractes des cieux,
Éteignez les flammes fécondes
De l’astre aux rayons glorieux !
Sur le firmament sans étoiles,
Obscurité, jette tes voiles,
Sur notre globe étends la main ;
De ténèbres couvre la terre,
Et que cette nuit sans lumière
Soit une nuit sans lendemain !
Oh ! quelle nuit profonde et sombre !
Des cieux désertant le séjour,
Soleil, astre vainqueur de l’ombre,
T’es-tu donc voilé pour toujour ?
La terre est morne et taciturne,
L’étoile à la voûte nocturne
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||76}}</noinclude>{{Poem|
Du trône riant du matin,
Chasser par degrés tes ténèbres,
Et blanchir tes ombres funèbres
À son reflet doux et lointain.
Ouvrez-vous ! répandez vos ondes,
Vastes cataractes des cieux,
Éteignez les flammes fécondes
De l’astre aux rayons glorieux !
Sur le firmament sans étoiles,
Obscurité, jette tes voiles,
Sur notre globe étends la main ;
De ténèbres couvre la terre,
Et que cette nuit sans lumière
Soit une nuit sans lendemain !
Oh ! quelle nuit profonde et sombre !
Des cieux désertant le séjour,
Soleil, astre vainqueur de l’ombre,
T’es-tu donc voilé pour toujour ?
La terre est morne et taciturne,
L’étoile à la voûte nocturne
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||77}}</noinclude>{{Poem|
N’a pas allumé son flambeau ;
Le ciel est comme une urne obscure,
Et tout semble dans la nature
Dormir du sommeil du tombeau.
Mais, regardez ! voici l’aurore
Qui lève ses rideaux d’azur ;
L’ombre blanchit et s’évapore
Aux bords de l’orient plus pur.
L’aube, ouvrant sa molle paupière,
Du faible éclat de sa lumière
Sème les premiers feux du jour.
L’air est pur, l’horizon est rose,
Le ciel que la lumière arrose
Semble sourire avec amour.
Mais l’astre a fait pâlir l’aurore,
Tout cède à sa vaste clarté :
Il chasse, il aspire, il dévore
Les vapeurs de l’obscurité.
Repliant ses voiles funèbres,
La nuit, sur son char de ténèbres,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||78}}</noinclude>{{Poem|
Fuit à son aspect glorieux ;
Et, s’élançant dans sa carrière,
Il monte éclatant de lumière
Sur le trône azuré des cieux.
|sf}}
{{C|V}}
{{Poem|
Ainsi, monstre exécré, dont la serre homicide
Étouffe le talent dans son germe timide,
Reptile dont le souffle impur et venimeux
S’épanche incessamment sur tous les noms fameux ;
Toi dont le dard caché brûle de sa piqûre
Tout ce qui, dans les cieux, lève une tête pure,
Toi que l’enfer pétrit d’un fétide levain,
Toi qu’enfin l’homme abhorre et que l’on nomme Envie,
Et que l’heureux mortel qu’attend une autre vie
Ne voit que des hauteurs d’un sublime dédain.
Ainsi tu veux ternir dans ta rage jalouse
Le talent qu’on admire et que la gloire épouse ;
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||79}}</noinclude>{{Poem|
Mais détestant l’éclat dont le mérite a lui,
Tu te places en vain entre la terre et lui !
Rampe ! tu ne dois pas obscurcir la lumière !
Rampe ! puisque c’est là ta nature première !
Rampe ! et maudis toujours toute chose à bénir !
Rampe ! et darde au génie un œil sanglant et sombre !
Tu ne pourras jamais éclipser de ton ombre
Son astre éblouissant qui luit sur l’avenir !
Et vous, ambitieux, rivaux aux mains débiles,
Dont la faiblesse aspire aux charges difficiles,
Pour des fardeaux si lourds vos bras sont chancelants !
Imposez donc silence à des vœux insolents !
Il faut la main géante à l’œuvre colossale !
Faites place inclinez votre tête vassale,
Et ne disputez plus au noble élu des cieux
La place où veut siéger votre orgueil ridicule ;
Car il faut pour prétendre aux grands travaux d’Hercule
Sentir couler en soi le sang du roi des dieux !
Amis, ouvrons les yeux au jour qui nous éclaire !
À ces vils intrigants ne jetons pour salaire
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/82
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||80}}</noinclude><nowiki />
{{Poem|
Qu’un éloquent sourire et de justes mépris !
Du talent méconnu reconnaissons le prix !
Que l’avenir répare un oubli réparable,
Et ne croupissons plus dans une erreur coupable !
Vous êtes abusés par un reflet vermeil !
Ce nuage enflammé que la lumière dore,
C’est l’ombre et non le Dieu que la nature adore ;
Levez plus haut les yeux, c’est là qu’est le soleil !…
|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||83}}</noinclude>{{PetitTitre|AMOUR.}}
{{Poem|
Amour, présent du ciel, félicité suprême,
Que ne puis-je exhaler sur la lyre que j’aime,
Dans la chaste douceur des plus tendres accents,
L’ineffable délire où tu ravis mes sens !
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/86
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||84}}</noinclude>{{Poem|
Mais ma voix est débile, et ma bouche glacée
Ne peut trouver des mots pour peindre ma pensée,
Je te sens, et mes yeux se remplissent de pleurs.
Il faut pour t’exprimer le langage des fleurs,
Le souffle harmonieux de l’amoureux zéphyre,
Ou les accords plaintifs de l’onde qui soupire.
Amour, qui fus toujours mon rêve et mon bonheur,
Amour, toi qu’en mon âme un ange du Seigneur
A mis, dans sa pitié, pour m’aider sur la terre
À porter mon fardeau d’ennuis et de misère ;
Adoucis chaque jour ma peine et ma douleur,
Épanche, ô fleur du ciel, tes parfums dans mon cœur.
Ta présence ici-bas, c’est la douce rosée
Qui répand la fraîcheur sur la vie épuisée,
Le seul éclair de joie et la goutte de miel
Qui de nos jours amers adoucissent le fiel.
Jamais le malheureux ne résiste à tes charmes ;
Sous sa morne paupière il sent tarir ses larmes,
Quand, de ta douce main caressant ses douleurs,
Ta lèvre vient baiser ses yeux mouillés de pleurs.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/87
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||85}}</noinclude>{{Poem|
La gloire, vain écho que notre orgueil adore,
L’ambition plus vaine et plus frivole encore,
Des biens et des honneurs la triste vanité,
Valent-ils un regard de la jeune beauté ;
Quand, semblable à la fleur qui s’entr’ouvre au zéphyre,
Sa lèvre épanouie exhale son sourire ?
Amour, céleste amour, le seul bonheur c’est toi !
Sois donc mon seul désir, règne à jamais sur moi !
Enivre-moi toujours des baisers de ta bouche,
Que ton sein à mon front serve à jamais de couche,
Et, captivant mon âme à ta molle langueur,
Que mon dernier soupir s’exhale sur ton cœur !
Aux autres, des trésors la splendide opulence !
Mais à moi, dont le cœur, s’ouvrant à l’espérance,
Dans un désir plus doux s’est toujours renfermé,
L’angélique bonheur d’aimer et d’être aimé !
Du chêne au large faite, à l’orgueilleux feuillage,
Je ne recherche pas la fraîcheur et l’ombrage ;
Sous l’humble citronnier, sous le jeune arbrisseau,
Sur la rive où serpente un limpide ruisseau,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/88
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||86}}</noinclude>{{Poem|
Sur les bords gazonnés où la fraîcheur repose,
Oiseau faible et sans nom, c’est là que je me pose
Pour chanter mes amours, belles comme les fleurs,
Douces comme un parfum, pures comme les pleurs
Qui brillent dans les yeux de la naissante aurore.
Ô Dieu ! Dieu trois fois bon, toi que mon âme adore,
Toi qui prêtes l’oreille à nos faibles accents,
Reçois du haut du ciel mes vœux et mon encens !
Ta bonté paternelle ombrage la nature,
Tu suspends à nos bois leur luxe de verdure,
Tu donnes à nos champs et de l’ombre et des eaux,
De la mousse et des nids aux petits des oiseaux,
Aux gazons altérés des gouttes de rosée,
La fraîcheur de la nuit à la terre embrasée,
Au matin jeune et frais de brillantes couleurs,
Des larmes aux remords et des parfums aux fleurs ;
Tu donnes au printemps de suaves corbeilles,
Des ailes à la brise et du miel aux abeilles ;
À mon cœur donne aussi son beau songe d’amour,
Ce doux et vague objet qu’il rêve nuit et jour !
Ah ! j’ai besoin d’aimer ! mon âme aimante et tendre,
Dans une autre soi-même aspire à se répandre !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/89
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||87}}</noinclude>{{Poem|Toi qui vois mes secrets et qui lis dans mes vœux,
Toi qui connais, mon Dieu, l’épouse que je veux
À mon cœur donne enfin son rêve poétique,
Cette idéalité d’une grâce pudique,
Cet être plus aimé, plus tendre qu’une sœur,
Cet ange de beauté, d’amour et de douceur.
Oui, souris, ô Dieu bon ! à ma jeune espérance,
Et ma voix bénira mon heureuse existence ;
Et jusqu’à son déclin j’en charmerai le cours,
En vivant pour aimer et chanter mes amours !|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||99}}</noinclude>{{PetitTitre|BONSOIR.}}
{{C|EN APPAREILLANT DE LA RADE DE SAINT-DENIS.}}
{{Poem|
La nuit au front brillant d’étoiles
Amène l’instant du départ,
Et le vaisseau fuit sous ses voiles
Des bords où vole mon regard.
Je suis la barque fugitive
Qui vous reconduit vers la rive,
Vous que mes yeux veulent revoir ;
Mais, hélas ! la nef vagabonde
S’éloigne et disparaît sur l’onde.
Bonsoir, ô mes frères, bonsoir !
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{{C|EN APPAREILLANT DE LA RADE DE SAINT-DENIS.}}
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La nuit au front brillant d’étoiles
Amène l’instant du départ,
Et le vaisseau fuit sous ses voiles
Des bords où vole mon regard.
Je suis la barque fugitive
Qui vous reconduit vers la rive,
Vous que mes yeux veulent revoir ;
Mais, hélas ! la nef vagabonde
S’éloigne et disparaît sur l’onde.
Bonsoir, ô mes frères, bonsoir !
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||100}}</noinclude>{{Poem|Le souffle des nuits qui se lève
Nous entraîne insensiblement ;
Par intervalles, de la grève
J’entends le sourd mugissement.
L’unique ami de mon jeune âge
Sur les rocs déserts du rivage
En pleurant est venu s’asseoir ;
Aux faibles rayons des étoiles
Il voit au loin blanchir nos voiles.
Bonsoir, mon triste ami, bonsoir !
De mon plus doux ange en ce monde
J’ai reçu les baisers d’adieux,
Et me voilà seul, seul sur l’onde,
Emporté vers de nouveaux cieux.
Là bas qui m’aimera comme elle ?
Ah ! cette pensée est cruelle !
Je pleure… Et d’un crêpe plus noir
La nuit couvre notre navire,
Et ma voix faiblement soupire :
Bonsoir, ô ma mère, bonsoir !
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Nous entraîne insensiblement ;
Par intervalles, de la grève
J’entends le sourd mugissement.
L’unique ami de mon jeune âge
Sur les rocs déserts du rivage
En pleurant est venu s’asseoir ;
Aux faibles rayons des étoiles
Il voit au loin blanchir nos voiles.
Bonsoir, mon triste ami, bonsoir !
De mon plus doux ange en ce monde
J’ai reçu les baisers d’adieux,
Et me voilà seul, seul sur l’onde,
Emporté vers de nouveaux cieux.
Là bas qui m’aimera comme elle ?
Ah ! cette pensée est cruelle !
Je pleure… Et d’un crêpe plus noir
La nuit couvre notre navire,
Et ma voix faiblement soupire :
Bonsoir, ô ma mère, bonsoir !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||101}}</noinclude>{{Poem|
Hélas ! un compagnon fidèle,
Mon pauvre chien me cherche en vain ;
Ma sœur à ses côtés l’appelle
Et sur lui laisse errer sa main.
Léchant la main qui le caresse,
Ses yeux semblent avec tristesse
Interroger son désespoir ;
Assise au seuil de ma demeure,
Ma sœur se tait, mais elle pleure.
Bonsoir, ma pauvre sœur, bonsoir !
Oiseau pécheur, vers le rivage
Tu reviens au coucher du jour ;
Tu vas rejoindre sur la plage
La compagne de ton amour.
Tandis que l’ombre t’y ramène,
Vers d’autres lieux le vent m’entraîne.
Sur les bords que tu vas revoir
Porte ma plainte et ma tristesse ;
Mais il s’éloigne avec vitesse.
Bonsoir, heureux oiseau, bonsoir !
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||101}}</noinclude>{{Poem|
Hélas ! un compagnon fidèle,
Mon pauvre chien me cherche en vain ;
Ma sœur à ses côtés l’appelle
Et sur lui laisse errer sa main.
Léchant la main qui le caresse,
Ses yeux semblent avec tristesse
Interroger son désespoir ;
Assise au seuil de ma demeure,
Ma sœur se tait, mais elle pleure.
Bonsoir, ma pauvre sœur, bonsoir !
Oiseau pécheur, vers le rivage
Tu reviens au coucher du jour ;
Tu vas rejoindre sur la plage
La compagne de ton amour.
Tandis que l’ombre t’y ramène,
Vers d’autres lieux le vent m’entraîne.
Sur les bords que tu vas revoir
Porte ma plainte et ma tristesse ;
Mais il s’éloigne avec vitesse.
Bonsoir, heureux oiseau, bonsoir !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||102}}</noinclude>{{Poem|
Et des monts les sommets sublimes
Déjà sont voilés à mes yeux.
Pics abaissés des hautes cimes
Recevez mes derniers adieux !
Lorsque l’astre de la lumière
Demain reprendra sa carrière,
Hélas ! je ne pourrai plus voir
Le beau ciel bleu de la patrie ;
Adieu donc, ma terre chérie !
Bonsoir, ô mon pays, bonsoir !
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/107
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||105}}</noinclude>{{PetitTitre|Un Clair de Lune sous la ligne.}}
{{C|À JOSSELIN D**.}}
{{Poem|
Et la reine des nuits au pâle et doux rayon,
Prend son essor léger des bords de l’horizon,
Et monte en se berçant dans les airs qui blanchissent ;
À son brillant aspect les étoiles pâlissent,
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/108
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||106}}</noinclude>{{Poem|
Effaçant dans l’azur leurs timides clartés.
Mais la tendre lueur coule à flots argentés
Et fait briller des mers la surface immobile.
Le jeune homme au front triste, à la marche débile,
Chérit, douce Phoebé, ta pieuse splendeur ;
Tu sembles d’un regard caresser son malheur ;
En secret il exhale à ta paisible flamme,
Les soupirs douloureux que renferme son âme.
Le timide orphelin, dans le monde isolé,
Le poète et l’amant, le sensible exilé,
Et la vierge au front pur qu’embellit ta lumière,
Lèvent aussi vers toi leur humide paupière.
Tu reposes les yeux, la pensée et le cœur.
Combien de fois, amant de ton calme rêveur,
Je suis venu m’asseoir aux bords de la colline,
Pour écouter au loin la tendre mandoline,
Soupirant sous les doigts d’une chaste beauté,
Les accords inspirés par ton astre enchanté !
Combien de fois encore, à ces paisibles heures
Où l’ombre de la nuit s’étend sur nos demeures,
Quand ton pâle croissant flottait à l’horizon,
J’ai promené mes pas sur l’humide gazon
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/109
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||107}}</noinclude>{{Poem|
Où ton jour affaibli glissait avec mollesse !
Du saule aux longs rameaux éclairant la tristesse,
Tu dormais à mes pieds sur la mousse et les fleurs,
Et, du dôme des bois perçant les profondeurs,
Plus loin tu blanchissais le noir cyprès des tombes,
Le toit de la chaumière et le nid des colombes ;
Tu planais sur les monts comme l’ange des nuits,
Et ta chaste lumière endormait mes ennuis ;
Et la belle de nuit, frêle et mystérieuse,
S’ouvrait aux blancs reflets de ta lueur douteuse ;
Comme elle, je sentais mon cœur s’épanouir,
Et mes tristes pensers semblaient s’évanouir,
Et sous ton ciel serein dont le jour la captive,
Seule et pensive alors, ma muse moins craintive,
A la brise des soirs abandonnait ses vers
Que semblait écouter le silence des airs.
Et cette nuit sur l’onde où ma nef est bercée,
Je m’abandonne encore à ma vague pensée,
En te voyant flotter dans le ciel vaste et pur
Comme un navire aussi sur une mer d’azur.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/110
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||108}}</noinclude>{{Poem|
Qu’il est doux de rêver à tes muettes flammes
Qui viennent près de moi se jouer dans les lames !
Tu sembles effleurer d’un vol mystérieux
Le flot calme et profond de l’océan des cieux,
Et le rayon qui pleut de ton croissant nocturne
Vient baigner ma paupière et mon front taciturne.
Bel astre, n’es-tu pas l’Éden et le séjour
Des mortels dont les yeux se sont fermés au jour,
L’asile fortuné, la flottante demeure,
De ceux que l’on aimait et qu’ici-bas l’on pleure ?
Peut-être que l’un d’eux, en ce même moment
Où mon œil te contemple aux bords du firmament,
Suit aussi des hauteurs de ta céleste sphère
Notre globe natal, notre paisible terre,
Dont l’orbe voyageur sur l’abîme emporté
De l’espace et des cieux parcourt l’immensité.
Ah ! lorsque le trépas aura clos ma paupière,
Mon âme, libre enfin de sa prison grossière,
Dans le fluide éther balançant son essor,
Ira se reposer sur la planète d’or !
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/111
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||109}}</noinclude>{{Poem|
Là, tel qu’un exilé dont la vue attendrie
Revoit avec transport le ciel de la patrie,
Mais qui, des jours passés gardant le souvenir,
Songe au pays lointain qu’il apprit à bénir ;
Âme heureuse et rendue à ma gloire première,
Je chercherai parfois à ta molle lumière,
La terrestre planète où j’ai reçu le jour,
Et la suivrai long-temps avec des yeux d’amour.
Je me rappellerai les lieux où mon enfance
Sous un joug oppresseur a gémi sans défense ;
Où mon cœur jeune encor rêvait au bruit lointain
De la chanson du nègre et du bobre africain ;
Où le souffle embaumé de la brise alisée
Rafraîchit de nos fleurs la corolle épuisée ;
Où l’oiseau du Bengale et les tendres ramiers
Viennent gémir d’amour à l’ombre des palmiers ;
Où les ruisseaux coulant au milieu des savanes
Portent leur doux murmure au seuil de nos cabanes.
Je me rappellerai mon splendide soleil
Fécondant nos rochers de son rayon vermeil,
Et ces arbres dont l’ombre, abritant ma jeunesse,
Caressait de mon corps l’africaine mollesse :
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/112
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||110}}</noinclude>{{Poem|
Le vaste tamarin où j’aimais à m’asseoir,
Et qui ferme sa feuille aux approches du soir,
Le letchy, balançant ses grappes de fruits roses
Comme un rosier chargé de boutons et de roses ;
La colline onduleuse exhalant la fraîcheur,
D’où l’on voit sur les mers la barque du pêcheur ;
Les fronts aériens des Salazes sublimes
Dont aucun pied mortel n’a profané les cimes.
Je me rappellerai les bords de la Dumas,
Lieux aimés du printemps, inconnus des frimas ;
C’est là que j’ai grandi sous les yeux de ma mère,
C’est là que s’élevait sa modeste chaumière,
Dont le toit dominait les vastes champs de riz,
Comme un nid balancé dans des rameaux fleuris.
Je me rappellerai ces lieux de ma naissance
Que ma sœur parfumait de grâce et d’innocence ;
Et mes yeux pleureront avec des pleurs d’amour,
Et sous les saints lambris de l’éternel séjour,
Mariant ses accords à ma voix attendrie,
Ma lyre chantera mon ancienne patrie.
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<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/115
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||113}}</noinclude>{{PetitTitre|Les Bois détruits.}}
{{C|À MON EXCELLENT AMI, L. FERY D’ESCLANDS}}
{{C|(de l’Île Bourbon).}}
{{C|I}}
{{Poem|
J’ai vu des nobles fils de nos forêts superbes
Les vieux troncs abattus dispersés dans les herbes,
Et de l’homme aussitôt j’ai reconnu les pas ;
Renversant de ses mains l’œuvre des mains divines,
Partout sur son passage il sème les ruines
::Et les débris et le trépas.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/116
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||114}}</noinclude>{{Poem|Mais songez ce qu’au temps il a fallu d’années
Pour voiler de fraîcheur ces rives couronnées
De berceaux de verdure et d’arbres imposants !
Hélas ! il faut au temps des siècles pour produire,
Et l’homme, en un moment, peut abattre et détruire
::L’œuvre séculaire des ans !
Peut-être avant le jour où ma tête blanchie
S’appuira sur mon sein pesante et réfléchie,
Revenant à ces lieux demander leurs abris,
Je reverrai des monts sans verdure et sans ombres,
Et, pleurant en secret nos solitudes sombres,
::Je gémirai sur leurs débris.
Alors, ainsi qu’un fils au tombeau de sa mère,
Je verserai les chants de ma tristesse amère
Dans ces bois où passa la dévastation ;
De pleurs j’arroserai ces montagnes arides,
D’où jadis ont coulé sur mes lèvres avides,
::L’amour et l’inspiration.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||115}}</noinclude>{{Poem|Sur ces monts éthérés, qu’un souffle tiède embaume,
Ma muse, blonde enfant qui naquit sous le chaume,
Vers des cieux bleus et purs essaya son essor ;
Et, butinant le miel des fleurs de Salazie,
Elle errait en cueillant sa fraîche poésie,
::Comme une abeille aux ailes d’or.
Mais fermons notre cœur aux douloureux présages.
Ô gigantesques monts où dorment les nuages,
De vos arbres sur nous inclinez les berceaux ;
Défendant vos beaux flancs des haches meurtrières,
Nos mains conserveront à vos têtes altières
::Leurs chevelures de rameaux.
Et vous, doux habitants de ces lieux solitaires,
Hommes simples et purs aux mœurs hospitalières,
Respectez-les, ces bois qu’ont respectés les ans !
Laissez sous leur verdure et leurs ombres profondes,
Rêver les couples blancs, jouer les têtes blondes,
::Des colombes et des enfants.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/118
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||116}}</noinclude>{{Poem|Joignez à l’arbre altier de la forte nature
L’humble arbuste où l’oiseau trouve sa nourriture ;
Aux bords de vos ruisseaux au cristal argenté
Laissez croître et rougir la framboise inodore,
Pareille au frais bouton que l’âge fait éclore
::Au sein de la jeune beauté.
Que la brise, agitant vos touffes de jam-roses,
Épanche autour de vous la douce odeur des roses ;
Que leur dôme embaumé s’incline sur les eaux ;
Sous leur voûte abritez vos maisonnettes blanches,
Comme on voit, suspendus dans l’épaisseur des branches
::Les nids ombragés des oiseaux.
Fermez l’oreille aux vœux d’une vaine opulence ;
De sagesse et d’amour vivez dans le silence.
Le bonheur le plus pur vient de la paix des cœurs.
Mais chassez l’étranger de vos bois centenaires,
Car il profanerait de ses mains mercenaires,
::Vos forêts vierges et vos mœurs !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||117}}</noinclude>{{Poem|
II
Qu’ont-ils fait de nos champs, qu’ont-ils fait de nos terres,
Ces enfants vagabonds des rives étrangères ?
Sur nos grèves jetés par le vent des malheurs,
Avec bonté notre île accueillit leurs douleurs,
Les adopta pour fils, et bonne et tendre mère,
De tendresse et d’amour allaita leur misère.
Abritant leurs fronts nus, de son ciel vaste et pur
Elle étendit sur eux la coupole d’azur ;
Sous leurs pieds, écartant les épines jalouses,
Elle ouvrit le velours de ses molles pelouses ;
Fit chanter, pour bannir leurs souvenirs amers,
Les oiseaux de ses bois et les flots de ses mers,
Et, pour charmer leurs cœurs par de tendres paroles,
Leur donna l’amour pur des naïves créoles.
Mais tes fils adoptifs ont trahi tes bontés !
Ils ont porté la mort dans tes champs dévastés.
Le vil amour de l’or étouffant dans leurs âmes
Des nobles sentiments les généreuses flammes,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/120
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||118}}</noinclude>{{Poem|
Ils ont privé ton air de ses peuples d’oiseaux,
Tes sylphes de leurs fleurs, tes nymphes de leurs eaux ;
Et, sapant tes forêts, à ma mère ! leur glaive
Fit tomber de ton front ta chevelure d’Ève !
Et nous avons souffert que leurs bras effrontés
Missent à nu les flancs qui nous ont enfantés !
Et sous nos yeux, ils ont de leurs mains libertines
Profané les secrets de tes formes divines !
Et nous l’avons souffert ! et nos justes fureurs
N’ont pas banni, chassé ces hommes destructeurs,
Que la vague en courroux, rebuts d’un autre monde,
Déposa sur nos bords comme une vase immonde !
Ô misère ! à malheur ! ce n’est pas tout encor,
Car ils nous ont légué leur appétit pour l’or ;
À leur souffle empesté notre âme s’est flétrie ;
Nous n’avons plus au cœur l’amour de la patrie !
De la terre natale où dorment nos aïeux
Nous éloignons nos pas, nous détournons les yeux ;
Nous n’aspirons qu’au jour où, gorges de richesses,
Fuyant ces lieux, berceaux de nos pures jeunesses,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/121
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15777806
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||119}}</noinclude>{{Poem|
Nous pourrons dans le sein des lointaines cités,
Étaler au grand jour nos sottes vanités !
Et pour voler au but où notre espoir s’attache,
Nous portons en tous lieux les flammes et la hache ;
Et l’on ne voit partout que des champs dépouillés,
Que d’arides coteaux aux rocs noirs et pelés,
Qu’une herbe rare et jaune et des arbustes fauves
Sur les flancs décharnés de nos montagnes chauves ;
Et, courbés vers le sol, dans son ventre divin
Nous plongeons jour et nuit notre glaive assassin.
De nos champs épuisés que la ruine achève,
Notre lèvre acharnée a bu jusqu’à la sève ;
Et, desséchant les seins qui nous ont tous nourris,
Quand il n’est plus de lait dans leurs vaisseaux taris,
Tout gonflés et repus du sang de notre mère,
Nous faisons voile, hélas ! vers la rive étrangère,
Où nous allons, aux yeux des superbes cités,
Étaler au grand jour nos sottes vanités !
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III
Ô mère inconsolable, ô pauvre délaissée,
Oui, garde sur tes yeux ta paupière baissée !
Je comprends ton angoisse et tes nobles douleurs,
Et mêle à tes sanglots mes hymnes et mes pleurs.
Plus de verte savanne et de fraîches collines
Où s’ouvrait la grenade aux perles purpurines,
Plus de hauts cocotiers et de beaux orangers
S’inclinant sous le poids de leurs rameaux chargés ;
Et tu ne verses plus sur la mer onduleuse,
Qui vient baiser tes pieds de sa vague amoureuse,
Les souffles parfumés et les douces senteurs
De tes arbres si beaux, que les oiseaux pêcheurs,
Fuyant des flots émus les rumeurs éternelles,
Venaient s’y reposer pour embaumer leurs ailes.
Mais tout n’est pas perdu, mère, console-toi !
Car il te reste un fils qui t’a gardé sa foi !
Qui, n’empruntant jamais son vol à l’hirondelle,
Quand tout te trahirait te resterait fidèle ;
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/123
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Et qui pour te servir, jusqu’à son dernier jour,
A défaut du génie aura du moins l’amour ;
Un noble enfant à qui tes injustes tendresses,
Comme aux autres n’ont pas prodigué les caresses,
Mais qui, fils généreux et fier humilié,
Sans se plaindre à ton cœur de l’avoir oublié,
Se souviendra toujours que ses lèvres jumelles
Ont sucé l’existence à tes brunes mamelles.
Il ira, cet enfant dont le front indompté
Porte un sombre reflet de ta mâle âpreté,
Il ira sur tes monts où siègent les nuages,
Bleus-palais éthérés de l’esprit des orages ;
Et là, seul et rêveur, si dans l’ombre des nuits
Il exhale en pleurant l’hymne de ses ennuis,
Qu’on pardonne à sa voix quelque accent de colère,
Car son âme séjourne où gronde le tonnerre.
Il naquit pour chanter les amours et les fleurs ;
Mais le sort l’accabla d’incessantes douleurs ;
Enfant ne pour le jour, persécuté par l’ombre,
On l’abreuva de fiel et de dégoûts sans nombre ;
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||121}}</noinclude>{{Poem|
Et qui pour te servir, jusqu’à son dernier jour,
À défaut du génie aura du moins l’amour ;
Un noble enfant à qui tes injustes tendresses,
Comme aux autres n’ont pas prodigué les caresses,
Mais qui, fils généreux et fier humilié,
Sans se plaindre à ton cœur de l’avoir oublié,
Se souviendra toujours que ses lèvres jumelles
Ont sucé l’existence à tes brunes mamelles.
Il ira, cet enfant dont le front indompté
Porte un sombre reflet de ta mâle âpreté,
Il ira sur tes monts où siègent les nuages,
Bleus-palais éthérés de l’esprit des orages ;
Et là, seul et rêveur, si dans l’ombre des nuits
Il exhale en pleurant l’hymne de ses ennuis,
Qu’on pardonne à sa voix quelque accent de colère,
Car son âme séjourne où gronde le tonnerre.
Il naquit pour chanter les amours et les fleurs ;
Mais le sort l’accabla d’incessantes douleurs ;
Enfant ne pour le jour, persécuté par l’ombre,
On l’abreuva de fiel et de dégoûts sans nombre ;
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Aussi, triste mais fier, et bravant chaque écueil,
Il va seul et drapé d’un généreux orgueil.
Sur les âpres sommets, sur la montagne austère,
Il marche loin des yeux des enfants de la terre ;
Leurs injustes dédains à son âme ont appris
A concevoir pour l’homme un trop juste mépris ;
Mais de ce cour blessé la noblesse hautaine
N’est jamais descendue au niveau de la haine ;
Vers un Dieu plus auguste il aspira toujours,
Et pour lui la nature a de saintes amours.
Les torrents écumeux, la foudre et ses ravages,
Ont façonné sa muse à leurs concerts sauvages ;
Mais son luth amolli, pour célébrer tes bords,
Ô mon île, oubliera ces terribles accords ;
Pour chanter dans les bois ta verte Salazie
Sa lèvre épanchera son miel de poésie ;
Et le jour où, donnant dans un dernier adieu,
Sa dépouille à la tombe et son âme à son Dieu,
Il se reposera d’une existence amère,
Tu verseras peut-être une larme de mère.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/127
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{{C|PENDANT SA DÉTENTION POUR CAUSE POLITIQUe.}}
{{Poem|Souvent triste et rêveur, sur un roc solitaire
Je m’assieds en portant mes regards vers la terre,
::Et des pleurs tombent de mes yeux.
C’est qu’alors la douleur et présente et passée,
De son voile de deuil ombrageant ma pensée,
::Courbe mon front silencieux.
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{{C|PENDANT SA DÉTENTION POUR CAUSE POLITIQUE.}}
{{Poem|Souvent triste et rêveur, sur un roc solitaire
Je m’assieds en portant mes regards vers la terre,
::Et des pleurs tombent de mes yeux.
C’est qu’alors la douleur et présente et passée,
De son voile de deuil ombrageant ma pensée,
::Courbe mon front silencieux.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||126}}</noinclude>{{Poem|Puis mon regard s’élève à la voûte céleste :
J’y retrouve l’ami, le seul ami qui reste
::À l’homme affaissé sous ses maux ;
Ma voix monte à ce Dieu qui dans notre détresse,
Daigne encore assoupir notre amère tristesse
::À ses chants qui n’ont pas d’échos.
Nos droits à son amour, c’est notre âme qui fume
De ce céleste encens que son regard allume
::Dans un cœur jeune et malheureux ;
C’est de souffrir, hélas ! d’un joug illégitime,
D’être des préjugés une faible victime,
::Et d’être innocent à ses yeux.
Juste dans ses rigueurs, jamais à l’innocence
Dieu ne vient demander compte de sa naissance ;
::Baisant au front l’humilié,
Il sait, du pauvre enfant que ce n’est pas la faute,
Si dans ce monde il vint, étranger, comme un hôte
::Que l’on n’avait pas convié.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||127}}</noinclude>{{Poem|
Qu’importe qu’on le fuie et qu’il n’ait sur la terre,
Nul ami pour l’aider à porter sa misère,
::Aux sombres jours de son malheur ?
Pour relever son front que l’infortune affaisse,
Pour alléger ses fers sous le sort qui l’oppresse,
::Ne lui restes-tu pas, Seigneur ?
Il a tourné vers toi son humide paupière,
Tes anges dans les cieux t’ont porté sa prière,
::Ah ! prête l’oreille à sa voix !
Ses accents douloureux sont ceux de la gazelle,
Ceux du timide agneau qui se plaint et qui bêle,
::Égaré dans la nuit des bois.
C’est un autre Israël pleurant sa servitude,
C’est l’imprudent oiseau tombé de lassitude
::Sur l’abîme orageux des mers ;
Il fait de vains efforts pour regagner la plage ;
Ne sauveras-tu pas cet oiseau de passage
::De la fureur des flots amers ?
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||128}}</noinclude>{{Poem|
Quand ces tristes pensers s’amassent dans ma tête,
Tel qu’un faible roseau qu’a courbé la tempête,
::Mon front s’incline sur mon sein ;
Mon âme s’abandonne à sa douleur profonde,
Et mon luth, arrosé d’une larme inféconde,
::Demeure sans voix sous ma main.
Mais plus souvent, ami, pour charmer ma tristesse,
Sur la lyre, mes doigts, errant avec mollesse,
::Mêlent de murmurants accords
Aux mille accords secrets qu’exhale la nature,
Aux soupirs de la nuit, au faible et doux murmure
::De l’onde expirant sur ses bords.
Car celui qui dispense une eau féconde et pure
À l’humble fleur des champs qui germa sans culture,
::Comme au lis qu’arrosent nos mains ;
Éclaira mon esprit à sa flamme secrète,
Et dans ma bouche a mis les doux chants du poète
::Pour consoler mes lendemains.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||129}}</noinclude>{{Poem|
Oh ! que j’aime le bruit des ondes sur les grèves !
Alors le vague objet que caressent mes rêves,
::Déployant ses ailes d’azur
Sur le front de celui qu’a repoussé le monde,
Assoupit de mon cœur la tristesse profonde
::À son accent plaintif et pur.
Si l’astre de la nuit, entr’ouvrant sa paupière,
Verse d’un jour plus doux la tremblante lumière
::Sur le sein endormi des eaux ;
Alcyon sur les flots d’une amère existence,
Je gémis, et ma voix qu’écoute le silence
::À ses soupirs endort mes maux.
Si la brise des soirs qui balance la feuille,
Si le souffle amoureux d’un doux zéphyr qui cueille
::Des baisers sur le sein des fleurs,
De son frémissement vient flatter mon oreille ;
Je demande à mon luth que d’une voix pareille
::Il chante pour sécher mes pleurs.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/132
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||130}}</noinclude>{{Poem|Ô toi, qu’un sort fatal abreuva d’amertume,
Chante donc pour charmer l’ennui qui te consume !
::La muse a pour le malheureux
Des paroles d’amour, des secrets pleins de charmes ;
Elle pleure s’il pleure, et pour verser des larmes
::Combien il est doux d’être deux !
Chante pour oublier ton affligeante histoire,
Pour que le souvenir qui pèse à la mémoire
::En soit à jamais effacé ;
Comme ces monts altiers, rois géants de notre île,
Qui montrent dans les cieux un front calme et tranquille
::Alors que l’orage a passé !
Fuis le pénible aspect des misères mortelles,
Ami, prends ton essor de ces rives cruelles
::Où gémit le faible opprimé,
Vers les célestes lieux où de la poésie,
Ta muse versera l’enivrante ambroisie
::Dans le cœur de son bien-aimé.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||131}}</noinclude>{{Poem|
Et sur un luth plaintif, dans une amère ivresse,
Exhale tes soupirs et tes chants de tristesse
::Avec tant d’âme et de douceurs,
Que le cœur le plus dur s’attendrisse à tes peines,
Que ton sombre geôlier même, en rivant tes chaînes,
::T’écoute… et répande des pleurs.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/137
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||135}}</noinclude>{{Poem|À LAMENNAIS.}}
{{C|Après une première lecture des ''Paroles d’un Croyant''.}}
{{Poem|
Quand l’aigle, se berçant dans un essor sublime,
Plane loin de la terre au séjour éthéré,
Si son regard de roi descend sonder l’abîme
Qui se creuse sous lui dans un vide azuré,
À peine il aperçoit une crête élevée
De ces monts, qui semblaient d’un front audacieux
Porter du firmament la voûte soulevée ;
::Tant il est haut le roi des cieux !
|ds}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||143}}</noinclude>{{PetitTitre|LES CLOCHES DU SOIR.}}
{{Poem|
Quand des cloches du soir la voix mélancolique
Rappelle à sons plaintifs, sous leur chaume rustique,
Le pâtre et ses troupeaux dans les champs dispersés ;
De mes ans révolus le souvenir s’éveille ;
Et dans les voix du soir je crois prêter l’oreille
::A la voix de mes jours passés.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||143}}</noinclude>{{PetitTitre|LES CLOCHES DU SOIR.}}
{{Poem|
Quand des cloches du soir la voix mélancolique
Rappelle à sons plaintifs, sous leur chaume rustique,
Le pâtre et ses troupeaux dans les champs dispersés ;
De mes ans révolus le souvenir s’éveille ;
Et dans les voix du soir je crois prêter l’oreille
::À la voix de mes jours passés.
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||144}}</noinclude>{{Poem|
Où sont mes jeux d’enfant ? craintives hirondelles,
Vers des climats d’azur ouvrant leurs faibles ailes,
Avec mes beaux printemps ils se sont envolés ;
Ils ont craint des hivers les haleines trop rudes…
Oh ! revenez parfois peupler mes solitudes
::Doux fantômes des jours passés !
Où sont mes compagnons d’amour et de jeunesse ?
Le ciel qui les aimait a trahi sa promesse ;
Les meilleurs dans la mort reposent embrassés ;
De ceux qui restent l’âme est oublieuse et fière…
Rappelez à mon cœur leur tendresse première
::Douces voix de mes jours passés !
Où donc est cette enfant toute blonde et naïve
Que j’aimais jeune encor d’une amitié si vive ?
Du sentier des douleurs ses pas sont effacés ;
Et des cloches du soir, dans ta sombre demeure,
Tu n’entends plus la voix qui vibre et qui te pleure,
::Doux sylphe de mes jours passés !
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||145}}</noinclude>{{Poem|Ô cloche, qui jadis, comme une sainte mère,
Me rappelais la nuit pour dire ma prière ;
Quand la chaleur fuira de mes membres glacés,
Que ton accent plaintif m’arrive et me console ;
Au ciel avec tes sons que mon âme s’envole,
{{em|2}}Douce voix de mes jours passés !|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||153}}</noinclude>{{PetitTitre|ADIEUX.}}
{{C|À UN AMI QUI PARTAIT POUR FRANCE.}}
{{Poem|
Adieu, toi dont la main sur ma pâle existence
De quelques jours heureux a répandu les fleurs,
Toi qui seul as voulu de mon adolescence
::Plaindre et partager les douleurs !
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/156
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||154}}</noinclude>{{Poem|
Adieu ! Mais ton image en mon âme attendrie
Vivra malgré l’espace et les ans destructeurs ;
La mer peut t’éloigner du sol de ma patrie,
::Mais ne peut séparer nos cœurs.
Ah ! de quoi sert d’aimer dans cette vie amère ?
Chaque jour quelques pleurs viennent mouiller nos yeux :
Et trop souvent, hélas ! la voix qui nous est chère
::Vient nous murmurer des adieux.
Mais en dépit des coups de mon destin rebelle
Qui me fait un tourment du besoin de t’aimer,
A ta douce amitié mon cœur simple et fidèle
::Se laissera toujours charmer.
Et dans mon sein flétri, sur ce lointain rivage,
Ainsi qu’un pur rayon de l’astre de la nuit,
Souvent ton souvenir blanchira le nuage
::Que ton absence aura produit,
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||154}}</noinclude>{{Poem|
Adieu ! Mais ton image en mon âme attendrie
Vivra malgré l’espace et les ans destructeurs ;
La mer peut t’éloigner du sol de ma patrie,
::Mais ne peut séparer nos cœurs.
Ah ! de quoi sert d’aimer dans cette vie amère ?
Chaque jour quelques pleurs viennent mouiller nos yeux :
Et trop souvent, hélas ! la voix qui nous est chère
::Vient nous murmurer des adieux.
Mais en dépit des coups de mon destin rebelle
Qui me fait un tourment du besoin de t’aimer,
À ta douce amitié mon cœur simple et fidèle
::Se laissera toujours charmer.
Et dans mon sein flétri, sur ce lointain rivage,
Ainsi qu’un pur rayon de l’astre de la nuit,
Souvent ton souvenir blanchira le nuage
::Que ton absence aura produit,
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||155}}</noinclude>{{Poem|Mais souviens-toi parfois qu’en un triste silence,
Et l’étoile du soir et le flambeau du jour
Me verront supporter les ennuis de l’absence,
{{em|2}}Dans le rêve de ton retour.|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{brn|5}}
{{t3|{{t|Dix-huitième|200}}<br><br>'''{{t|Salazienne.|300}}'''}}
{{brn|5}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||159}}</noinclude>{{PetitTitre|CALME EN MER.}}
{{C|À MES AMIS E. ET J. MARTINEAU,}}
{{C|(de la Martinique).}}
{{Poem|
Le soleil qui descend sous la vague profonde
A rougi l’occident que sa lumière inonde.
Le ciel étend sur moi son pavillon d’azur ;
La vague en réfléchit l’éclat profond et pur,
Et la nuit, déroulant ses ombres et ses voiles,
Et posant sur son front sa couronne d’étoiles,
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||160}}</noinclude>{{Poem|
Répand à mes côtés ses feux mystérieux
Et poursuit dans les airs son cours silencieux.
Entraîné par le sort vers de nouvelles plages,
De mon pays aimé j’ai quitté les rivages ;
Et, voguant sur les eaux du perfide élément,
Je ne vois plus que l’onde et le bleu firmament.
Mais le souffle des nuits s’assoupit sur la vague ;
Son haleine affaiblie, indécise et plus vague,
Sur le sein onduleux du liquide miroir
A répandu la paix et les pavots du soir ;
Et comme un doux zéphyr dont l’aile familière
Soulève du lion la royale crinière,
Il semble, en se jouant dans l’écume des flots,
Du terrible Océan caresser le repos.
Quel calme sous les cieux ! Quel auguste silence !
Le vaisseau lentement s’incline et se balance ;
J’écoute, et n’entends plus que les mourants accords
Du flot qui mollement vient baigner nos sabords ;
Aucun bruit dans les airs n’a frappé mon oreille :
La nuit marche en silence et l’Océan sommeille.
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/163
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||161}}</noinclude>{{Poem|
Mais quelqu’un avec moi de cette immensité
Ressent-il dans son cour la vague majesté ?
Est-il une âme aussi qui, pensive à cette heure,
Et parcourant des yeux la céleste demeure,
Promène un long regard sur ce dôme d’azur
D’où descend de la nuit le rayon doux et pur ;
Et qui, du firmament étoilé de lumière,
Ramène ainsi que moi sa rêveuse paupière
Sur les flots assoupis de l’abîme éternel,
Et contemple des mers le calme solennel ?
Je ne sais mais peut-être un chérubin qui passe
Et franchit de l’éther les déserts et l’espace,
Suspend son vol léger, et des sphères des cieux
Sur ce monde endormi porte un moment les yeux.
Aux mourantes lueurs des tremblantes étoiles,
Dont la faible clarté blanchit au loin nos voiles ;
Il voit notre vaisseau, comme un cygne des mers,
Laissant tomber son aile au bord des flots amers,
S’endormir au roulis des onduleuses lames,
Où l’astre de Vénus fait vaciller ses flammes.
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/164
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||162}}</noinclude>{{Poem|
Le voyageur divin, immobile et surpris,
Laisse flotter sur nous ses regards attendris ;
Il plaint l’homme imprudent qu’un fol orgueil égare,
Ou que des vains trésors l’ambition avare
Expose à la fureur d’an élément fatal
Et ravit au doux ciel de son climat natal ;
A ses champs abrités dont l’ombre et le feuillage
Ont voilé tant de fois les jeux de son bel âge ;
A la vallée ombreuse où de paisibles eaux
Murmurent en coulant sous l’ombre des roseaux ;
Où la colombe vient baigner ses pieds de rose
Sur le bord des gazons qu’une eau limpide arrose ;
A ces beaux lieux enfin qu’un Dieu dans son amour,
Comme un nouvel Éden, lui donna pour séjour.
Et l’archange attristé plaint la douleur amère
D’un ami, d’une sœur, ou d’une pauvre mère,
Que cet ingrat mortel a laissés loin de lui.
Peut-être en ce moment, sur le bord qu’il a fui,
Pensive et solitaire, et pleurant sur l’absence
De l’ami que son âme adorait en silence,
Une amante abandonne au souffle des zéphyrs
Sa plainte douloureuse et ses secrets soupirs.
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Le voyageur divin, immobile et surpris,
Laisse flotter sur nous ses regards attendris ;
Il plaint l’homme imprudent qu’un fol orgueil égare,
Ou que des vains trésors l’ambition avare
Expose à la fureur d’un élément fatal
Et ravit au doux ciel de son climat natal ;
À ses champs abrités dont l’ombre et le feuillage
Ont voilé tant de fois les jeux de son bel âge ;
À la vallée ombreuse où de paisibles eaux
Murmurent en coulant sous l’ombre des roseaux ;
Où la colombe vient baigner ses pieds de rose
Sur le bord des gazons qu’une eau limpide arrose ;
À ces beaux lieux enfin qu’un Dieu dans son amour,
Comme un nouvel Éden, lui donna pour séjour.
Et l’archange attristé plaint la douleur amère
D’un ami, d’une sœur, ou d’une pauvre mère,
Que cet ingrat mortel a laissés loin de lui.
Peut-être en ce moment, sur le bord qu’il a fui,
Pensive et solitaire, et pleurant sur l’absence
De l’ami que son âme adorait en silence,
Une amante abandonne au souffle des zéphyrs
Sa plainte douloureuse et ses secrets soupirs.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||163}}</noinclude>{{Poem|
Hélas ! je vogue aussi loin de mon toit champêtre,
Loin de l’asile aimé du champ qui m’a vu naître,
Ou d’un Dieu paternel la prodigue bonté
A versé tout aussi pour ma félicité.
Mais si la soif de l’or et son ardeur servile
Loin de ces lieux si chers n’est pas ce qui m’exile,
En ai-je moins coûté bien des regrets amers,
Bien des larmes d’adieux à ceux qui me sont chers ?
Angélique habitant des célestes domaines,
Toi qui de l’infini parcours les vastes plaines,
Guide ton vol léger vers le lointain séjour
Où s’ouvrit ma paupière à la clarté du jour ;
Tes yeux reconnaîtront à ses hautes montagnes,
À son ciel rayonnant, à ses vastes campagnes,
Mon ile fortunée assise au sein des mers
Et montrant son front bleu dans le vague des airs.
Descends du ciel alors vers la triste demeure
Où ma sœur me rappelle, où ma mère me pleure ;
Alléger des mortels la peine et la douleur
Des esprits bienheureux doit être le bonheur :
Va consoler les maux qu’a causés mon absence
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||163}}</noinclude>{{Poem|
Hélas ! je vogue aussi loin de mon toit champêtre,
Loin de l’asile aimé du champ qui m’a vu naître,
Ou d’un Dieu paternel la prodigue bonté
A versé tout aussi pour ma félicité.
Mais si la soif de l’or et son ardeur servile
Loin de ces lieux si chers n’est pas ce qui m’exile,
En ai-je moins coûté bien des regrets amers,
Bien des larmes d’adieux à ceux qui me sont chers ?
Angélique habitant des célestes domaines,
Toi qui de l’infini parcours les vastes plaines,
Guide ton vol léger vers le lointain séjour
Où s’ouvrit ma paupière à la clarté du jour ;
Tes yeux reconnaîtront à ses hautes montagnes,
À son ciel rayonnant, à ses vastes campagnes,
Mon île fortunée assise au sein des mers
Et montrant son front bleu dans le vague des airs.
Descends du ciel alors vers la triste demeure
Où ma sœur me rappelle, où ma mère me pleure ;
Alléger des mortels la peine et la douleur
Des esprits bienheureux doit être le bonheur :
Va consoler les maux qu’a causés mon absence
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||164}}</noinclude>{{Poem|
Et verse dans leur sein le calme et l’espérance.
Mais avant de partir, doux ange, bénis-moi !
Fais d’un Dieu juste et bon que j’observe la loi.
Mon âge à peine échappe à celui de l’enfance ;
J’ai besoin d’un ami pour prendre ma défense,
D’un guide et d’un appui pour diriger mes pas,
Dans les hazards nouveaux que je ne connais pas.
J’entreprends de mes jours le long pélerinage,
J’ai peur de m’égarer ; indique à mon jeune âge
Les sentiers parfumés de vertus et de fleurs.
Du remords à mon âme épargne les douleurs.
Débile et malheureux, prodigue à ma faiblesse
L’espoir de surmonter le destin qui me blesse.
Viens répandre parfois dans mon obscurité
Et du bien et du vrai la divine clarté.
Offre enfin à mes yeux cette épouse, cette Ève,
Ce vague objet d’amour qu’incessamment je rêve ;
Dont la jeune beauté, la grâce et la douceur
De mes jours d’ici-bas consoleront mon cœur.]
Et quand pour m’abreuver d’une douce tristesse,
Je livre à ses pensers ma rêveuse jeunesse,
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||165}}</noinclude>{{Poem|Et que je vais d’un pas mélancolique et lent,
M’asseoir près des ruisseaux sous l’ombrage coulant,
Alors pour consoler ce qui dans moi soupire,
À mes doigts inspirés prête parfois ta lyre.|sf}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||168}}</noinclude>{{Poem|Pourquoi donc as-tu fui dans le pays des âmes ?
Pourquoi mourir, toi qu’on aimait ?
{{sc|Elise Moreau}}.
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::Pourquoi mourir, toi qu’on aimait ?
::::{{sc|Elise Moreau}}.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||169}}</noinclude>{{PetitTitre|A MES AMIS}}
{{C|E. et L. G.,}}
{{C|SUR LA MORT DE LEUR SŒUR.}}
{{Poem|
Le zéphyre amoureux en vain cherche la rose
Qu’il caressait hier de son souffle embaumé,
Et demain ce ruisseau vers les bords qu’il arrose
Peut-être aura cessé son cours accoutumé.
Tout brille et tout s’éteint ! tout vit et tout expire !
De la mort tôt ou tard nous subissons l’empire.
Sur ces tristes pensers j’aime à fixer mon cœur.
Hélas ! où sont allés ceux pour qui je soupire ?
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
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Le zéphyre amoureux en vain cherche la rose
Qu’il caressait hier de son souffle embaumé,
Et demain ce ruisseau vers les bords qu’il arrose
Peut-être aura cessé son cours accoutumé.
Tout brille et tout s’éteint ! tout vit et tout expire !
De la mort tôt ou tard nous subissons l’empire.
Sur ces tristes pensers j’aime à fixer mon cœur.
Hélas ! où sont allés ceux pour qui je soupire ?
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||170}}</noinclude>{{Poem|
Sur le fleuve du temps je poursuivais ma route :
D’un esquif, que berçait le flot silencieux,
Un chant plaintif montait vers la céleste voûte ;
Sur une femme alors j’ai reposé les yeux.
Mais tout à coup la mort l’emporta dans son aile.
Sur les flots attristés j’ai dit : « Où donc est-elle ? »
Et mon cœur se perdit dans sa vague douleur.
Mais une voix disait de la voûte éternelle :
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
Tandis qu’elle passait, les fastes de la terre
Ont couronné son front de leurs vaines splendeurs ;
Mais ses yeux les ont vus comme une ombre éphémère
S’évanouir bientôt sous le vent des malheurs ;
Et ce front où brillait l’éclat de la richesse,
A porté sans pâlir le poids de sa détresse.
La fortune a changé sans abattre son cœur.
Mais où reverrons-nous cet objet de tendresse ?…
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/173
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||171}}</noinclude>{{Poem|Mais nos maux sont d’un jour et la vie est rapide.
L’espérance allégeait sa lourde adversité ;
Car elle avait compris dans son âme intrépide
Que l’onde où nous passons roule à l’éternité.
Ah ! de son jeune enfant pressant la tête aimée,
Elle n’a pu douter, mère heureuse et charmée,
Qu’un immortel amour ne soit le seul bonheur ;
Et son regard lisait sur la voûte enflammée :
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
Hélas ! elle a passé comme une ombre légère !
Et vous, frères chéris, qu’en ses derniers instants
Elle a redemandés à la terre étrangère,
Vous ne l’entendrez plus sur le fleuve du temps
Charmer par ses accords les échos de la rive.
Sa voix vient d’expirer dans sa note plaintive ;
Et vos regards en vain, dans leur morne douleur,
Chercheraient sur les flots sa trace fugitive.
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||172}}</noinclude>{{Poem|En vain la tendre fleur d’un parfum solitaire
Embauma les gazons et les bois d’alentour,
En vain la tendre fleur fut l’amour de la terre,
Jamais l’affreux trépas n’eut pitié de l’amour.
Riche encor de beauté, de jeunesse et de sève.
L’impitoyable mort la frappa de son glaive.
Hélas ! près des boutons je ne vois plus la fleur !
Qui leur rendra l’amour que ce jour leur enlève ?…
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
Voyez ce chêne antique au paternel ombrage,
Où toujours le malheur rencontrait un abri ;
Les souffles orageux ont brisé son feuillage ;
Il n’est plus désormais qu’un auguste débri.
Il a vu ses rameaux mourir dans leur jeunesse :
Deux fleurs restaient encor pour parer sa vieillesse,
Et l’une tombe, hélas ! au souffle du malheur !
Ah ! qui pourra tarir les pleurs de sa tristesse ?
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||173}}</noinclude>{{Poem|Ces sanglots, ces soupirs, cette plainte éternelle,
Sont d’une autre Rachel qui pleure et ne veut pas
Qu’on cherche à consoler sa douleur maternelle,
Car ses fils sont tombés sous la faux du trépas.
Pauvre cœur éploré, pauvre mère abattue,
La mort a dispersé ta famille éperdue !
Dieu seul peut te parler dans ta sainte douleur ;
Et sa voix te redit jusqu’à toi descendue :
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !
Quand le tendre ramier a déployé son aile
Pour chercher la pâture aux fils de son amour,
En couvant ses petits, sa compagne fidèle
Meurt sous le bec sanglant du féroce vautour.
C’est ainsi que la mort la trouva sans défense.
Ah ! lorsque le ramier reviendra de l’absence,
Enfants, pour adoucir sa mortelle douleur,
Répétez lui parfois ces doux mots d’espérance :
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||174}}</noinclude>{{Poem|M’abreuvant de tristesse à la voix du zéphyre
Qui se plaint et gémit dans le cyprès des morts,
Je viens sur ce tombeau, de ma voix qui soupire,
Mêler l’accent plaintif à de sombres accords.
Et mon front sur mon sein moins tristement retombe.
Ô vous, qu’a délaissés la mourante colombe,
Venez sous ces cyprès consoler votre cœur ;
Car une voix nous dit dans la paix de la tombe :
Heureux ceux qui sont morts dans l’esprit du Seigneur !|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||177}}</noinclude>{{PetitTitre|COUPLETS.}}
{{Poem|
Fille des mers, à qui l’onde africaine
Aime à donner ses baisers les plus doux,
Qui dans les cieux levant un front de reine,
Brave des airs l’orage et le courroux ;
Daigne tourner vers nous tes yeux de mère,
Nous dont la voix monte pour te bénir,
Nous qui buvons à la gloire prospère
::De tes jours à venir.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/180
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||178}}</noinclude>{{Poem|
Fille des mers, île heureuse et chérie,
Tes défenseurs ont droit à notre encens ;
Leurs noms aimés au nom de la patrie
Seront unis en nos faibles accents.
Dans leurs talents que ta tendresse espère,
Pour ton salut ils combattront toujours ;
Et nous buvons à l’avenir prospère
::Des plus beaux de leurs jours.
Fille des mers, aux vertus, au mérite,
Des dignités accorde les faveurs,
Et de tes fils que l’injustice irrite
D’un même amour récompense les cœurs.
Le talent seul, qu’un jour plus vaste éclaire,
A ton amour plus qu’un autre a des droits ;
Et nous buvons à la santé prospère
::Des élus de ton choix.
Fille des mers, une haine rivale
Jadis, hélas ! divisa tes enfants,
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||178}}</noinclude>{{Poem|
Fille des mers, île heureuse et chérie,
Tes défenseurs ont droit à notre encens ;
Leurs noms aimés au nom de la patrie
Seront unis en nos faibles accents.
Dans leurs talents que ta tendresse espère,
Pour ton salut ils combattront toujours ;
Et nous buvons à l’avenir prospère
::Des plus beaux de leurs jours.
Fille des mers, aux vertus, au mérite,
Des dignités accorde les faveurs,
Et de tes fils que l’injustice irrite
D’un même amour récompense les cœurs.
Le talent seul, qu’un jour plus vaste éclaire,
À ton amour plus qu’un autre a des droits ;
Et nous buvons à la santé prospère
::Des élus de ton choix.
Fille des mers, une haine rivale
Jadis, hélas ! divisa tes enfants,
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||179}}</noinclude>{{Poem|Et contre ceux qu’un préjugé ravale
Tu toléras des abus triomphants ;
Mais nous blâmons cette erreur de nos pères,
Les préjugés sont morts pour l’avenir ;
Et nous buvons aux amitiés prospères
{{em|2}}Qui nous doivent unir.
Fille des mers, si le vent des orages
Sur ton ciel pur amassait les malheurs,
Tu peux compter sur nos jeunes courages ;
Pour toi notre âme aura plus que des pleurs !
Bravant les coups des aquilons contraires,
Dans les dangers prompts à te secourir,
Tu nous verras pour tes destins prospères
{{em|2}}Triompher ou mourir.|sf}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/185
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||183}}</noinclude>{{PetitTitre|L’OISEAU.}}
{{Poem|L’astre de la nuit s’avance
Dans l’azur pâle des cieux,
Voici l’instant du silence
Dans les bois mystérieux.
|ds}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/186
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||184}}</noinclude>{{Poem|
La brise du soir effeuille
La fleur éclose au matin,
À mes pieds glisse la feuille
Qu’emporte un souffle incertain.
Au bruit de l’eau sous l’ombrage
Dont la voix chante en coulant,
Au murmure du feuillage
Qu’agite un souffle inconstant ;
Pourquoi mêler une plainte
O triste et charmant oiseau,
Dont je vois l’image empreinte
Dans l’azur de ce ruisseau ?
Dis-moi pourquoi tu soupire
Ces mélodieux accords,
Dont le bruit plaintif expire
Parmi les fleurs de ces bords ?
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/187
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||185}}</noinclude>{{Poem|
Appelles-tu ta compagne,
Lui dis-tu que le soleil
Vient de fuir sous la montagne
Et nous invite au sommeil ?
Au doux nid qui vous rassemble
Qui s’oppose à son retour ?
Vous y reveniez ensemble
Au déclin de chaque jour.
Je le vois, seul en ces heures
Où règne la paix des nuits,
Ton cœur s’alarme et tu pleures
Le veuvage et ses ennuis.
Mais si quelquefois une ombre
Aux lieux qui lui furent chers,
Revient avec la nuit sombre,
Au bruit des tristes concerts ;
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/188
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||186}}</noinclude>{{Poem|
Errante aux pieds du vieux saule,
Sur les gazons et les fleurs,
Ta compagne se console
Aux doux chants de tes douleurs.
Car une larme qui tombe,
Un secret soupir de deuil,
Vont consoler dans leur tombe
Ceux qu’enferme le cercueil.
Il doit être doux d’entendre,
Dans le calme du trépas,
Une voix plaintive et tendre
Pour nous soupirer tout bas ;
Et de voir, dans cet asyle
Où l’homme est enseveli,
Tandis qu’un monde futile
Sur nous a jeté l’oubli,
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/194
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||192}}</noinclude>{{Poem|
Si d’un sourire encor la sereine nature
Peut réjouir mon œil morne et désenchanté,
C’est qu’elle a de ton âme, ó noble créature,
Le sourire ineffable et l’auguste beauté.
Si le courroux des vents en guerre avec les ondes,
A réveillé des mers les colères profondes,
Mon cœur peut être ému mais ce n’est point d’effroi !
Des hommes et des flots que me font les tempêtes ?..
Mais cette vague, hélas ! qui gronde sur nos têtes,
M’enlève à ton beau ciel et m’éloigne de toi !
T’en souvient-il ? assis aux bords de la colline,
Par un beau soir de mai, nous rêvions tous les deux ;
Un souffle tiède et pur embaumait ta poitrine,
Mais des larmes voilaient tes yeux tristes et bleus.
Ton pâle et doux sourire à mes regards de frère
Révélait de ton cœur le douloureux mystère :
D’un sort cruel déjà nous subissions la loi.
A confondre nos pleurs j’ai trouvé bien des charmes !
Que m’importe aujourd’hui l’amertume des larmes,
J’ai connu la douceur de pleurer avec toi !
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/199
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||197}}</noinclude>{{PetitTitre|EN RÉPONSE À DES VERS.}}
{{Poem|
Quand le triste Alcyon gémit,
Bercé par la vague dormante,
Sa voix glisse et tombe mourante
Sur le flot calme qui frémit.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/200
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||198}}</noinclude>{{Poem|
Mais si le pauvre oiseau de mers,
Lorsque son chant plaintif expire,
Entend une voix qui soupire
Au loin répondre à ses concerts ;
Il suit sur le flot bleu qui dort
La voix qui pleure et le console,
Et pour elle au souffle qui vole
Il abandonne un doux accord.
Attentive à mes premiers chants,
Quand la généreuse indulgence
À ma muse dans son enfance
Adresse des conseils touchants ;
Hélas ! pourquoi ne puis-je aussi,
Comme l’Alcyon qui soupire,
Tirer des cordes de ma lyre
De doux chants qui disent : « Merci ! »
|sf}}
{{d|(Bourbon, 1834.)}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/203
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||201}}</noinclude>{{PetitTitre|À Mr. W. F…,}}
{{C|EN RÉPONSE À SES VERS.}}
{{Poem|
Alors que de Colomb la barque courageuse,
Déployant sur les flots son aile aventureuse,
Allait braver l’abîme et l’onde et le trépas ;
Redoutant pour sa nef la tourmente et l’orage,
Des amis alarmés déploraient son courage ;
::Mais lui… ne les écouta pas !
|ds}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/204
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||202}}</noinclude>{{Poem|
Du Dieu qui l’inspirait suivant la noble trace,
Le succès couronna sa généreuse audace.
Son geste fit ??? un magique univers,
Et tout à coup, debout sur la vague enchaînée,
Il surgit aux regards de l’Europe étonnée,
::Maître d’un monde et roi des mers.
Mais je n’ai pas tenté sa sublime conquête,
Que peux-tu donc, ami, redouter pour ma tête ?
Que me font après tout ces flots où tu me vois !
Ah ! je voudrais tomber, mais semblable au tonnerre,
En laissant dans ma chute, au ciel et sur la terre,
::L’auguste clameur de ma voix.
Je l’avourai : rêvant d’une illustre mémoire,
Mon âme ardente et jeune a courtisé la gloire ;
Mais ma faiblesse, hélas ! a trompé mon essor :
Pour braver les autans mon aile est trop fragile ;
Le ciel ne donna point au bengali débile
::Le vol superbe du Condor.
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<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/205
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||203}}</noinclude>{{Poem|
Formant l’oreille aux vœux d’une jeunesse avide,
Humble et soumis je marche où le destin me guide.
Dieu, qui donne aux uns l’ombre, aux autres les splendeurs,
Fit l’aigle pour planer dans un ciel de lumière,
Le soleil pour remplir sa brûlante carrière,
::Et moi pour chanter mes douleurs.
Mes douleurs !… noble enfant de la Calédonie,
Où la brise murmure une austère harmonie,
Tu n’as jamais connu ma sombre passion,
Car tu n’as pas gémi sous un bras qui t’opprime,
Car tu n’as pas maudit, impuissante victime,
::Une implacable oppression.
D’un lait fécond l’étude a nourri ta jeunesse ;
Les bardes immortels de Rome et de la Grèce
Ont passé devant toi dans leur sublimité ;
Et sur les monts brumeux de l’Ecosse orgueilleuse,
Égarant à pas lents ton enfance rêveuse,
::Toi, tu gouttas la liberté !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||203}}</noinclude>{{Poem|
Formant l’oreille aux vœux d’une jeunesse avide,
Humble et soumis je marche où le destin me guide.
Dieu, qui donne aux uns l’ombre, aux autres les splendeurs,
Fit l’aigle pour planer dans un ciel de lumière,
Le soleil pour remplir sa brûlante carrière,
::Et moi pour chanter mes douleurs.
Mes douleurs !… noble enfant de la Calédonie,
Où la brise murmure une austère harmonie,
Tu n’as jamais connu ma sombre passion,
Car tu n’as pas gémi sous un bras qui t’opprime,
Car tu n’as pas maudit, impuissante victime,
::Une implacable oppression.
D’un lait fécond l’étude a nourri ta jeunesse ;
Les bardes immortels de Rome et de la Grèce
Ont passé devant toi dans leur sublimité ;
Et sur les monts brumeux de l’Ecosse orgueilleuse,
Égarant à pas lents ton enfance rêveuse,
::Toi, tu goûtas la liberté !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||204}}</noinclude>{{Poem|
Moi, dès mes premiers jours de vie et de souffrance,
L’œil voile du bandeau d’une épaisse ignorance,
J’ai langui dans la nuit d’un joug injurieux ;
Et, pliant sous le poids de ses chaines mortelles,
Mon âme, à qui la muse avait donné des ailes,
::N’a pu s’élancer vers les cieux.
Je ne te dirai pas mes nuits noires et lentes,
Le sommeil éveillé de mes heures brûlantes,
Mes doutes, mes désirs de tombe et de cercueil,
Mes blasphèmes sans fin, mes désespoirs sans nombre
Et dans mon sein en feu l’ébullition sombre
::De la colère et de l’orgueil.
Mais, touché de ma longue et cruelle agonie,
Vers moi j’ai vu descendre un ange d’harmonie :
Calme et beau, triste et doux, je crois le voir encor ;
Ses yeux d’un feu divin tout à coup s’animèrent,
Et sa voix était grave, et ces strophes tombèrent
::Des cordes de sa harpe d’or :
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||204}}</noinclude>{{Poem|
Moi, dès mes premiers jours de vie et de souffrance,
L’œil voile du bandeau d’une épaisse ignorance,
J’ai langui dans la nuit d’un joug injurieux ;
Et, pliant sous le poids de ses chaînes mortelles,
Mon âme, à qui la muse avait donné des ailes,
::N’a pu s’élancer vers les cieux.
Je ne te dirai pas mes nuits noires et lentes,
Le sommeil éveillé de mes heures brûlantes,
Mes doutes, mes désirs de tombe et de cercueil,
Mes blasphèmes sans fin, mes désespoirs sans nombre
Et dans mon sein en feu l’ébullition sombre
::De la colère et de l’orgueil.
Mais, touché de ma longue et cruelle agonie,
Vers moi j’ai vu descendre un ange d’harmonie :
Calme et beau, triste et doux, je crois le voir encor ;
Ses yeux d’un feu divin tout à coup s’animèrent,
Et sa voix était grave, et ces strophes tombèrent
::Des cordes de sa harpe d’or :
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||205}}</noinclude>{{Poem|» Enfant que le Seigneur a placé sous ma garde,
» Ce Dieu dont tu te plains il t’écoute et regarde,
» Cesse donc, insensé, tes coupables clameurs !
» Celui qui, dévoilant sa sagesse infinie,
» De la terre et des cieux ordonna l’harmonie,
::» A-t-il pu vouloir tes malheurs ?
» Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème :
» Porte moins haut l’audace et connais-toi toi même !
» Le mal est fils de l’homme et de sa volonté.
» Cet arbre aux fruits amers ombragea la nature,
» Du jour où l’éternel fit à sa créature
::» Le présent de la liberté.
» L’homme en a mal usé : voilà quel est son crime.
» Du superbe et du fort, du faible qu’on opprime,
» Un jour Dieu jugera l’orgueil et les douleurs.
» Humble, à tes malheurs même il faut donc te soumettre,
» Toi qui dois rendre compte à ton souverain maître
::» Du trésor amer de tes pleurs.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||206}}</noinclude>{{Poem|» Qu’as tu fais de tes pleurs ? us leurs gouttes divines
» Ton âme au lieu de fleurs a germé des épines ;
» Et ta bouche, indocile aux célestes transports,
» N'exhalant qu’en secret une plainte importune,
» Pour instruire ou charmer tes frères d’infortune
» Reste mette et sans accords.
» D’un coupable sommeil réveille-toi, poète !
» Chante la vérité sans craindre la tempête.
» Contre un joug que le ciel ne voit qu’avec courroux
» Tonne !.. Puis, appaisant la sainte frénésie,
» Même à tes oppresseurs verse la poésie
» À flots plus calmes et plus doux.
» Apparais à leurs yeux des sommets de la lyre !
» Quel que soit son orgueil, l’homme subit l’empire
» Et des mâles talents et des nobles vertus.
» Que ton luth soit une âme à la fibre sonore,
» Et qu’il soit plus vengeur et plus terrible encore
» Que le glaive d’Harmodius !
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/209
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||207}}</noinclude>{{Poem|» Dans tes fers étonnés jette un accent sublime !
» Dieu, qui bénit ta cause et l’espoir qui t’anime,
» Parlera par ta bouche et soutiendra ton cœur ;
» Et ton esprit, ouvrant ses ailes de lumière,
» Tu pourras de ta nuit de fange et de poussière
» Sortir rayonnant et vainqueur.
Et moi, prêtant l’oreille à ce mentor auguste,
Dès lors, contre le mal et son empire injuste,
J’ai fait vibrer le luth qui chantait sous mes doigts ;
Je n’ai pas reculé devant ma noble tache,
Et, volant à mon but sans crainte et sans relâche,
Dans l’air j’ai répandu ma voix.
» Honte à vous, dont l’orgueil est fécond en misères,
» Vous qui foulez aux pieds la tête de vos frères !
» D’un spectacle pareil le ciel est révolté !
» Plus d’amour fraternel, plus de cœur magnanime ;
» Partout la main des juifs, partout la main du crime
» Crucifiant l’humanité !
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/210
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||208}}</noinclude>{{Poem|
» Honte à vous qui versez sur les humbles paupières
» La nuit au lieu du jour, l’ombre au lieu des lumières ;
» À vous qui redoutez le pur éclat des cieux ;
» À vous qui, vous drapant de vos manteaux funèbres,
» Venez comme la nuit dérouler vos ténèbres
::» Entre les astres et nos yeux !
» Et nous, hommes déchus, infortunés esclaves,
» Nous qui baisons les mains qui nous chargent d’entraves,
» Honte à nous ! - Dieu qui fit pour les oiseaux les airs,
» Le soleil radieux pour éclairer la foule,
» Et le vent pour qu’il vole et le flot pour qu’il roule,
::» Nous fit-il pour porter des fers ?
» Oh ! que ne suis-je né dans cette Grèce antique
» Où la vie était libre et la tombe héroïque !
» Où la patrie, armant ses sacrés défenseurs,
» Roulait sur les tyrans une invincible armée ;
» Où de la liberté la main n’était armée
::» Que pour frapper les oppresseurs !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/211
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||209}}</noinclude>{{Poem|Où la brise des mers et le vent des collines
N’apportaient leurs parfums qu’à de nobles poitrines ;
Où, versant aux mortels de sublimes ardeurs,
L’astre de la lumière et l’astre de la gloire,
Pour éclairer ces lieux qu’habitait la victoire,
::Mêlaient leurs rivales splendeurs.
Mais ces jours ne sont plus. L'Europe abâtardie
Dans un sommeil de plomb dort et meurt engourdie ;
Le despotisme aveugle a détrôné les lois ;
Et, des mers de Borée aux mers de Salamine,
Sur cette terre esclave et de gloire orpheline,
::L’œil peut voir pulluler les rois.
Ô toi, poète ami, dont l’humble et doux génie
Épanche à flots si purs sa rêveuse harmonie,
Fidèle aux jours mauvais ainsi qu’aux jours meilleurs,
Toi qui connais mon cœur et qui pesas ses peines,
Puisqu’en tous lieux, hélas ! l’homme porte des chaînes,
::Viens donc vivre et mourir ailleurs !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||210}}</noinclude>{{Poem|Je sais dans l’Occan une île où la nature
Peut au moins dérouler une page encor pure.
Le soleil est son père, et ce roi des climats,
Illuminant d’amour la splendide créole,
De son front couronné d’une immense auréole
::Écarta les sombres frimas.
C’est une île au ciel riche, à l’air tiède, où la femme
A des yeux de colombe et des baisers de flamme ;
Où le cœur s'abandonne aux penchants les plus doux,
Où la vague en mourant vient chanter sur les grèves,
Où la terre a des fleurs, où la vierge a des rêves
::Dont l’ange au ciel même est jaloux.
Là, comme ailleurs, hélas ! règne la servitude.
Mais au sein des forêts cherchant la solitude,
Nous fuirons sur les monts un tableau douloureux ;
Et les nuages blancs qui montent du rivage,
Déploieront sons nos pieds pour cacher l’esclavage
Leur ??? blanc et vaporeux.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/214
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||212}}</noinclude>{{Poem|
Et loin du souffle impur des cités de la terre,
Nous faisant des vertus un culte solitaire,
D’espérance et d’amour nous rêverons encor ;
Et quand la mort viendra pour affranchir nos ailes,
Vers les cieux étoilés nos âmes fraternelles
::Ensemble prendront leur essor.
|sf}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/217
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||215}}</noinclude>{{PetitTitre|Le Piton des neiges.}}
{{C|À MON AMI A. LIONNET.}}
{{Poem|
Océan, Océan, quand tes vagues fumantes
Lèvent en mugissant leurs têtes écumantes,
Un flot majestueux, se dressant dans les airs,
Semble toucher le ciel de sa crête sublime ;
Comme un vaste cratère on voit fumer sa cime ;
Et de sa masse norme il domine les mers !
|ds}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{T2|À M. A. VINSON.}}
{{brn|3}}
{{Poem|
Oui, je pleure en ce jour, comme au milieu des chaînes
Les enfants d’Israël, sur les bords odieux
Où les tenaient captifs leurs vainqueurs orgueilleux,
{{em|2}}Pleuraient pour adoucir leurs peines.
|ds}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{T2|À M. A. VINSON.}}
{{brn|3}}
{{Poem|
Oui, je pleure en ce jour, comme au milieu des chaînes
Les enfants d’Israël, sur les bords odieux
Où les tenaient captifs leurs vainqueurs orgueilleux,
{{em|2}}Pleuraient pour adoucir leurs peines.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||226}}</noinclude>{{Poem|
Comme la leur, ma lyre, aux arbres de ces bords,
Muette aux chants joyeux demeure suspendue ;
Mais aujourd’hui pour toi sa corde détendue
{{em|2}}Essaira de faibles accords.
Pour toi qui dans ma nuit chantas sur ma misère,
Toi qui mêlas tes pleurs aux larmes de mes yeux,
Et qui vins saluer d’un chant harmonieux
{{em|2}}Une muse humble et solitaire.
Ami, mon vers que dicte un triste souvenir,
C’est le premier parfum d’un cour qui vient d’éclore ;
Mais des chants qu’inspira la tendre Éléonore
{{em|2}}Il doit ignorer l’avenir.
Qu’importe ! j’ai chanté pour charmer ma tristesse,
Pour m’oublier, hélas ! à mon plaintif accord ;
Comme à son bruit léger le flot des mers s’endort
{{em|2}}Sur le sable uni qu’il caresse.
Quand le chœur des oiseaux se répand dans les airs,
Quand je crois dans leur voix entendre un doux génie,
Que mon âme se berce à la molle harmonie
{{em|2}}De leurs mélodieux concerts.
|ss}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/229
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||227}}</noinclude>{{Poem|
Quand la lune qui monte aux bords de la vallée,
De son jour affaibli vient éclairer la nuit,
Et que, triste et rêveur, par mes pas seuls conduit,
{{em|2}}J’erre ainsi qu’une ombre exilée.
Quand sous les roseaux verts qu’elle vient arroser,
Une onde a murmuré sa plainte fugitive ;
Semblable au bruit mourant qu’une lèvre craintive
{{em|2}}Laisse exhaler dans un baiser ;
Alors, m’abandonnant à mon vague délire,
Ma poétique ardeur se répand dans ma voix ;
Je laisse avec amour se promener mes doigts
{{em|2}}Sur chaque corde de ma lyre.
Le son qui s’en échappe est toujours un soupir,
Un accent de tristesse, un murmure, une plainte ;
C’est la note expirante et la molle complainte
{{em|2}}D’un cœur qui cherche à s’assoupir.
Je pleure… et voilà tout… et jamais je ne lève
Un œil d’ambition sur le vaste avenir,
Car je sens que mes chants doivent s’évanouir
{{em|2}}Comme au réveil l’ombre d’un rêve.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/230
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||228}}</noinclude>{{Poem|
Mais toi, dont l’àme éclose aux feux d’un même ciel,
Exhale en vers si doux sa senteur exotique,
Tu peux, bien mieux que moi, pour ton front poétique
{{em|2}}Rêver un éclat immortel.
Courage, enfant bercé par la vague africaine !
Ta brise est de parfum et ton ciel est d’azur ;
Tu n’as pas à lutter contre le flot obscur
{{em|2}}Où vogue ma barque incertaine.
Courage ! un jour brillant sourit à ton réveil ;
Et cette voix qui chante à ton aube naissante,
Tu l’entendras vibrer dans ta splendeur croissante
{{em|2}}Pour applaudir à ton soleil !
|sf}}<noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/232
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||230}}</noinclude>{{Poem|When we mourn the fate of birds and flowers,
Our grief is just, for their doom is ours !…
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||231}}</noinclude>{{PetitTitre|LA FLEUR DES CHAMPS.}}
{{C|À MES AMIS J. ET F. GARCIA.}}
{{Poem|
Fleur modeste des champs quelle est ta destinée ?
Tu sembles comme moi languir abandonnée.
Dévoilant par degrés tes pudiques couleurs,
Tu naquis tout à l’heure aux regards de l’aurore ;
Sur toi pour t’embellir elle a versé des pleurs :
Mais tu vis délaissée, et tu vois, jeune encore,
Se perdre dans les airs tes suaves odeurs.
Fleur obscure et sans nom, comme moi solitaire,
Dieu cacha tes destins dans un humble mystère ;
Et l’étoile du soir, aux tremblantes lueurs,
Te verra disparaître inconnue à la terre.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||232}}</noinclude>{{Poem|
Sur l’azur velouté de ton sein virginal
D’un ciel limpide et bleu tu réfléchis l’image ;
Une larme échappée au passager nuage
Scintille sur la feuille au rayon matinal ;
Et le jeune zéphyr qui s’éveille et voltige,
Caresse en se jouant ta gracieuse tige ;
Sur le tapis naissant des gazons d’alentour
Tu brilles balancée au vent de son amour.
Mais ce qui brille, hélas ! ne doit briller qu’un jour !
Le ciel n’accorde aux fleurs qu’une vie éphémère.
Les perles du matin, l'azur du firmament,
T’embellissent en vain de leur grâce étrangère ;
Au milieu de sa course un astre étincelant
Flétrira tes couleurs à son rayon brûlant ;
Et tout à l’heure, hélas ! l’orageuse rafale
Peut-être aura brisé ta tige virginale :
Ou quelqu’indifférent de son pied inhumain,
En passant, foulera l’humble fleur du chemin.
Ah ! puisse alors venir la vierge jeune et belle,
Pour relever la fleur qui mourut avant elle,
Et n’eut qu’un seul baiser du souffle du matin.
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kilom691" />{{nr||233}}</noinclude>{{Poem|Mais le soleil s’élève… Adieu, fleur solitaire !
Demain ton souvenir ramenera mes pas
Vers ces lieux qu’embellit ta corolle éphémère ;
Je n’aurai plus alors qu’à pleurer ton trépas !
Jusque là cependant brille, fleur passagère !
Comme toi je mourrai… mais ne brillerai pas !…|sf}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||236}}</noinclude>{{Poem|A sad amorous flame
:Consumes my heart’s core
Oh the peace of my bosom
:Is lost evermore,
(Goëthe, trans.)
|ss}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||237}}</noinclude>{{PetitTitre|PENSE À MOI.}}
{{C|À M{{e|LLE}} ISIS R…}}
{{Poem|
Si tu vois une fleur, que le zéphyr délaisse,
Mourir à son matin sans baiser ni caresse,
::Pense à moi, pense à moi !
Et si tu plains l’oiseau que le vent ou l’orage
Égara loin du nid qui berça son jeune âge,
::Pense à moi, pense à moi !
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||237}}</noinclude>{{PetitTitre|PENSE À MOI.}}
{{C|À M{{e|LLE}} ISIS R…}}
{{Poem|
Si tu vois une fleur, que le zéphyr délaisse,
Mourir à son matin sans baiser ni caresse,
::Pense à moi, pense à moi !
Et si tu plains l’oiseau que le vent ou l’orage
Égara loin du nid qui berça son jeune âge,
::Pense à moi, pense à moi !
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||238}}</noinclude>{{Poem|Si tu vois un front pâle où languit la jeunesse,
S’incliner sous le poids d’une vague tristesse,
::Pense à moi, pense à moi !
Et, sensible à l’accent de quelque voix aimante,
Si tu l’entends au ciel demander une amante,
::Pense à moi, pense à moi !
Si d’un triste exilé quelque beauté frivole
Repoussait devant toi l’amoureuse parole,
::Pense à moi, pense à moi !
Et si tu vois alors ce fils d’un autre monde
Au ciel lever des yeux que la douleur inonde,
::Pense à moi, pense à moi !
Si tu vois quelque jour une funèbre pierre
Où nul ne vient porter ses fleurs ni sa prière,
::Pense à moi, pense à moi !
Et sur la tombe où gît la dépouille endormie,
Si tu trouves ces mots : « Il n’eut jamais d’amie ! »
::Pense à moi, pense à moi !
|sf}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" />{{nr||248}}</noinclude>{{Poem|
Sous le fer dont les rois arment leur tyrannie ;
Et la tendre colombe, emblème de l’amour,
Expirer dans son nid sous le bec du vautour.
Je voyais l’homme — O honte ! ô turpitude humaine
Qui me navrait le cœur de mépris et de haine !
Trafiquant de son frère et vendant ses labeurs,
S’engraisser de sa graisse et boire ses sueurs !
Et le ciel cependant demeurait impassible !
A nos maux, m’écriai-je, es-tu donc insensible !
O Dieu bon, Dieu puissant, que veut dire ceci ?
Nous devais tu créer pour i’en jouer ainsi ?
Les méchants seraient-ils les fils de tes caresses,
Et pour l’homme aurais-tu d’inégales tendresses ?
Mais prêt à blasphémer, une voix dans mon cœur
M’a dit : « Tais-toi ! regarde et bénis le Seigneur !
» Ami zélé du faible et défenseur du juste,
Contre l’arbre orgueilleux il prend soin de l’arbuste ;
» Sur le sommet des monts, pour l’insecte et l’oiseau,
» Dans le sein de la fleur sa main verse un peu d’eau ;
» Et de la blonde Aurore à l’herbe des collines
» Il répand la rosée en perles cristallines.
» donne aux flots leur calme et leurs lits sablonneux,
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/267
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||265}}</noinclude>{{PetitTitre|À MON FRÈRE.}}
{{Poem|
Comme l’oiseau qui craint l’hiver et les orages,
Pour de plus doux climats déserte nos rivages
Quand il voit s’envoler la saison des beaux jours ;
Suivant dans tes avis l’avis de la sagesse,
Dans ce monde incertain ma docile jeunesse
::A voulu prendre un autre cours.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/268
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{Poem|
Mais avec la craintive et prudente hirondelle,
Mon frère, je n’ai pu par un vol infidèle
Éviter de mon sont les plaisirs on les pleurs ;
Et, semblable au ruisseau que son courant domine,
J’irai peut-être, hélas ! m’éteindre sous l’épine,
Ou promener mes lois sous l’ombrage des fleurs.
Car un secret penchant, une ardeur inquiète,
Me porte à ressaisir le luth que je rejette,
Et me force à chanter quand j’étouffe ma voix.
Ainsi l’oiseau du soir séduit par le silence,
Prélude à ses concerts d’amour et de souffrance
::Sous l’ombre nocturne des bois.
Et sans s’inquiéter qu’on l’écoute et l’admire,
Exhalant dans sa voix qui s’égaie ou soupire
De son cœur oppressé les amoureux transports,
Il chante pour chanter quand son instinct le pousse ;
Comme une eau qui murmure en glissant sur la mousse,
Ne sait pas si ses bruits enchanteront ses bords.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/269
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||267}}</noinclude>{{Poem|
Mon cœur désabusé d’un éclat illusoire,
Plus que le « barde ailé » n’a pas rêvé la gloire ;
Et, voyageur pensif sur le fleuve des jours,
Si j’élève la voix dans ma mélancolie,
C’est afin d’assoupir des pensers que j’oublie
::Dans mes jeunes rêves d’amours.
Les enfants d’Ismaël, assis dans les vallées
Dont l’Euphrate arrosait les rives isolées,
Détachaient pour charmer leur exil malheureux
La harpe de Sion aux saules suspendue,
Et sentaient leur douleur dans leurs chants répandue
S’évanouir avec les sons mélodieux.
Et comme eux opprimé, dans les lieux où nous sommes,
Portant l’injuste poids des préjugés des hommes,
Si parfois dans mes yeux je sens rouler des pleurs,
A de tristes pensers si mon cœur s’abandonne,
Comme eux, pour oublier une autre Babylone,
::Laisse-moi chanter mes malheurs !
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/270
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{Poem|
Le poète qui cède au penchant qui l’entraîne,
D’un joug triste et honteux ne ressent plus la chaîne ;
Pour adoucir ses maux il chante dans les fers.
Ainsi la fleur des champs sous la ronce et l’épine
Exhale, humble et cachée, une senteur divine
Dont les zéphyrs légers vont parfumant les airs.
À tes yeux cependant ne crois pas que j’excuse
Le séduisant orgueil d’un espoir qui m’abuse :
Cette ardeur de survivre aux siècles à venir,
À qui ne veut qu’aimer fut toujours étrangère ;
Et je n’aspire pas à l’éclat éphémère,
::Dont brille un mortel souvenir.
Oh ! qu’il m’importe peu qu’oublié de la gloire,
Dans la paix des tombeaux je dorme sans mémoire !
Qu’un autre, sur les temps s’élançant en vainqueur,
Rêve dans l’avenir une noble chimère !
Mon nom, pour échapper à l’oubli de la terre,
Ô vous que je chéris, n’a-t-il pas votre cœur ?
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lacaussade - Les Salaziennes, 1839.pdf/271
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||269}}</noinclude>{{Poem|
Mais humble en mes désirs, pauvre enfant solitaire,
Si je n’ai pas nourri dans l’ombre et le mystère
De l’immortalité le rêve ambitieux,
J’en caresse un plus doux, dont la vague pensée,
Ranimant l’espérance où mon âme est bercée,
Me fait voir l’avenir sous un jour amoureux.
Ah ! posséder un ange au front pur et timide,
Se suspendre d’amour à sa lèvre candide,
Comme l’abeille aux fleurs pour s’enivrer de miel !
Sentir sous ses baisers s’évaporer son âme,
Comme on voit sur l’autel une odorante flamme
::S’éteindre et monter vers le ciel !
Aimer, aimer, aimer et puis aimer encore,
Aimer quand la nuit vient, aimer quand naît l’aurore
Ne vivre que d’aimer ! et quand luira le jour
Où j’abandonnerai ma dépouille à la tombe,
N’exhaler en mourant, comme une fleur qui tombe,
Qu’un céleste parfum d’innocence et d’amour !
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{Poem|
Ah ! voilà le désir qui seul remplit mon âme !
Le rêve que poursuit sur des ailes de flamme
Un cœur jeune et brûlant, qu’ont flétri tour à tour
L’injustice et l’orgueil et les dédains du monde,
Et qui, sous les dégoûts dont la terre l’inonde,
::N’a plus de foi que dans l’amour !
Sans amour, sans espoir, qu’est-ce donc que la vie ?
Des jours indifférents que l’on voit sans envie,
Des matins sans parfums et des cieux sans flambeaux ;
Les rayons languissants d’un froid soleil d’automne,
Un songe épais et lourd, une onde monotone
Qui nous porte assoupis dans la nuit des tombeaux.
Le bonheur pour notre âme est un besoin suprême.
Il existe, ô mon frère, en la beauté qu’on aime !
Mais nous le demandons à mille objets divers,
Semblables, dans leurs cours, à ces fleuves rapides,
Qui, par des lits nombreux, de leurs ondes limpides
::Vont porter le tribut aux mers.
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Les uns placent dans l’or leur unique espérance,
Pour un renom futur veillent dans le silence,
Aspirent en secret au sceptre des tyrans ;
D’autres, brigands armés pour ravager le monde,
Promènent en tous lieux leur fureur vagabonde,
Sous l’éclat usurpé du nom de conquérants.
Tous enfin nous voulons, dans l’éclat, l’opulence,
L’empire ou les honneurs, la gloire ou la puissance,
Éteindre cette soif de la félicité ;
Mais le bonheur, hélas ! n’est pas fait pour la terre !
Il est au fond de tout un dégoût salutaire
::Dont l’homme est sans cesse attristé.
Pour moi, dans cet ennui, ce dégoût indicible,
Ce vide, ce néant, où le cœur trop sensible,
D’un besoin inconnu sans cesse consumé,
Ne trouve où reposer sa vague incertitude ;
J’ai voulu par l’amour charmer ma solitude :
Ah ! qui peut se lasser d’aimer et d’être aimé !
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{Poem|
Lorsque la nuit descend et que ses voiles sombres
Sur les monts obscurcis ont répandu leurs ombres,
Que les brises du jour, sommeillant dans les fleurs,
Au feuillage des bois ont rendu le silence,
Et que l’astre du soir à l’horizon s’avance
::Porté sur un char de vapeurs ;
Pensif et contemplant l’obscurité qui tombe,
Je vais, en soupirant, semblable à la colombe
Qui foule à pas craintifs le sable uni des mers,
Sur des bords isolés continuer mon rêve ;
Et mêler au bruit sourd qu’a murmuré la grève
L’accent doux et plaintif de mes tristes concerts.
L’Océan à mes pieds déroulant l’étendue,
Dans un ciel vaste et pur la lune suspendue,
Qui répand sur les flots sa tremblante clarté,
Sur les rochers noircis une onde bondissante,
Dans le vague des airs une ombre blanchissante
::Roulant sous un ciel argenté ;
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" />{{nr||273}}</noinclude>{{Poem|
Sur le sable amolli par les baisers de l’onde
Le flot bleu déroulant sa nappe vagabonde,
Dans l’éther vaporeux les lueurs de la nuit,
Le lointain se fondant sous de bleuâtres brumes,
Et sur la rive au loin la ceinture d’écumes
Que roule en murmurant la vague qui s’enfuit ;
L’oiseau pêcheur des nuits de son vol taciturne
Fendant les airs blanchis par le rayon nocturne,
Comme l’esprit des eaux rasant le sein des mers ;
Et les brises du soir se jouant sur les vagues :
Tout éveille en mon cœur des pensers doux et vagues
::Que j’aime à redire en mes vers.
Je veux couler ainsi mes jours dans le silence.
Ne me reproche plus mon heureuse indolence ;
Que pourrais-tu m’offrir pour mes rêves du cœur ?
Dans ces sentiers fleuris que crains-tu pour ma vie,
Est-ce l’œil des méchants, ou de la sombre Envie,
La clameur importune et le rire moqueur ?
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<noinclude><pagequality level="3" user="Kilom691" /></noinclude>{{Poem|
Dans les rocs tortueux et les gorges profondes,
Quand un fleuve en grondant fait bouillonner ses ondes
Et roule avec ses flots sa fange et son horreur ;
La foule, sur ses bords, immobile, attentive,
L’entend sous les rochers rouler une eau captive
::Et le contemple avec terreur.
Mais le ruisseau, glissant à l’ombre d’une rose,
Coule en baisant la fleur que sa belle onde arrose,
Et de son bruit léger ne charme sur ses bords
Que l’oiseau reposant sous un dais de verdure,
Ou la muse pensive, écoutant son murmure,
Et sur un luth aimé méditant des accords.
Semblable à ce ruisseau, ma voix faible et plaintive
N’éveille pas la foule et l’envie attentive ;
Et si ma muse un jour, en chantant ses malheurs,
Des heureux d’ici-bas vient troubler l’allégresse ;
Ils lui pardonneront ses doux chants de tristesse
::Car ils auront séché mes pleurs !
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{{C|{{sc|Fin.}}}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" /></noinclude>{{C|À}}
{{C|VICTOR HUGO,}}
{{C|Ce livre est dédié}}
{{C|PAR}}
{{C|SON TRÈS-HUMBLE ADMIRATEUR}}
{{C|AUGUSTE LACAUSSADE.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="FreeCorp" /></noinclude>{{C|LES}}
{{C|SALAZIENNES}}
{{C|PAR}}
{{C|AUGUSTE LACAUSSADE}}
{{C|(de l'Île Bourbon).}}
{{Poem|
The tears which in silence I've wept from my birth.
Have nurtured these flowers of the soul;
This heart bath one chord which-till vibrates to .airik,
But 'tis sorrow that 'wakens the whole!
{{d|W. F.}}
}}
{{C|PARIS}}
{{C|J. P. AILLAUD, LIBRAIRE,}}
{{C|11, QUAI VOLTAIRE.}}
{{C|1839.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1789
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxvi.]}}|JÉRÉMIE.|1757}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
9.{{lié}}Pourquoi a-t-il prophétisé au nom du Seigneur, disant : Comme Silo, ''ainsi'' sera cette maison ; et cette ville sera désolée, pour qu’il n’y ait pas d’habitant ? Et tout le peuple s’assembla contre Jérémie dans la maison du Seigneur.
10.{{lié}}Et les princes de Juda entendirent ces paroles ; et ils montèrent de la maison du roi dans la maison du Seigneur, et ils s’assirent à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur.<ref>Jr. 26,10 : ''Ils s’assirent'' ; pour rendre la justice. ― ''Porte neuve'' ; ainsi appelée depuis que Joatham l’avait fait réparer (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 15.|4 Rois, 15, 35]]). Le chaldéen dit porte orientale ; nom qu’elle portait sans doute auparavant. C’est là, comme le remarque saint Jérôme, que se jugeaient les causes de religion.</ref>
11.{{lié}}Et les prêtres et les prophètes parièrent aux princes et à tout le peuple, disant : Un jugement de mort est ''dû'' à cet homme, parce qu’il a prophétisé contre cette cité, comme vous l’avez entendu de vos oreilles.
12.{{lié}}Et Jérémie parla à tous les princes et à tout le peuple, disant : Le Seigneur m’a envoyé, afin de prophétiser à cette maison et à cette cité toutes les choses que vous avez entendues.<ref>Jr. 26,12 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 25.|Jérémie, 25, 13]]. ― ''Les choses''. Comme nous l’avons déjà remarqué, la Vulgate rend constamment par ''parole ({{lang|la|verbum}})'' le terme hébreu qui signifie très souvent ''chose, fait événement''.</ref>
13.{{lié}}Maintenant donc rendez droites vos voies et vos œuvres, et écoutez la voix du Seigneur votre Dieu ; et le Seigneur se repentira du mal qu’il a annoncé contre vous.<ref>Jr. 26,13 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 7.|Jérémie, 7, 3]]. ― ''Le Seigneur se repentira''. Voir, pour le vrai sens de cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 18.|Jérémie, 18, 8]].</ref>
14.{{lié}}Pour moi, voici que je suis entre vos mains ; faites-moi ce qui paraît bon et juste à vos yeux ;
15.{{lié}}Mais cependant, sachez et apprenez bien que, si vous me faites mourir, vous répandrez un sang innocent contre vous et contre cette cité et ses habitants ; car, en vérité, le Seigneur m’a envoyé vers vous, pour que je fisse entendre à vos oreilles toutes ces choses.
16.{{lié}}Et les princes et tout le peuple dirent aux prêtres et aux prophètes : Un jugement de mort n’est pas dû à cet homme, parce que c’est au nom du Seigneur, notre Dieu, qu’il nous a parlé.
17.{{lié}}Des hommes donc, d’entre les anciens du pays, se levèrent, et ils dirent à toute l’assemblée du peuple, en prenant la parole :
18.{{lié}}Michée de Morasthie fut prophète dans les jours d’Ézéchias, roi de Juda, et parla à tout le peuple de Juda, disant : Voici ce que dit le Seigneur des armées : Sion, comme un champ, sera labourée, et Jérusalem sera ''réduite'' en un monceau de pierres, et la montagne de la maison en une haute forêt.<ref>Jr. 26,18 : ''Michée'' ; c’est le sixième des petits prophètes dans les Bibles hébraïques et la Vulgate. On lit dans ses prophéties (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Michée#CHAPITRE 3.|Michée, 3, 12]]) la citation qui est faite ici par les anciens de Juda. ― * ''Sion, comme un champ, sera labourée''. Le mont Sion, depuis des siècles, est en grande partie hors des murs de Jérusalem et on le laboure pour la culture. ― ''La montagne de la maison de Dieu'', le mont Moriah où était le temple. Il y pousse aujourd’hui des arbres, là où étaient autrefois les sacrés parvis.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1792
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1760|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxvii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>prophètes, et vos devins et vos rêveurs, vos augures et vos magiciens, qui vous disent : Vous ne serez pas soumis au roi de Babylone.<ref>Jr. 27,9 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 23.|Jérémie, 23, 16]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 29.|29, 8]].</ref>
10.{{lié}}Parce qu’ils vous prophétisent un mensonge, afin de vous envoyer loin de votre terre, et de vous ''en'' chasser, et de vous faire périr.
11.{{lié}}Or la nation qui mettra son cou sous le joug du roi de Babylone, et se soumettra à lui, je la laisserai dans sa terre, dit le Seigneur ; et elle la cultivera, et elle y habitera.<ref>Jr. 27,11 : ''Or la nation'', etc. Il n’y a pas ici de contradiction avec ce qui a été dit plus haut (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 25.|Jérémie, 25, 14]]), que les nations seraient châtiées, parce qu’elles servaient les Chaldéens. En effet, il faut bien le remarquer, ces nations ne devaient pas être châtiées à cause de leur soumission, soumission qui leur était commandé aussi bien qu’à Juda pour ne pas aggraver leurs maux, mais à cause de la fureur perfide, contraire aux traités, avec laquelle elles s’étaient jointes aux Chaldéens pour attaquer et persécuter les Juifs.</ref>
12.{{lié}}Et à Sédécias, roi de Juda, dans les mêmes termes j’ai parlé, disant : Mettez vos cous sous le joug du roi de Babylone, et soumettez-vous à lui et à son peuple, et vous vivrez.
13.{{lié}}Pourquoi mourrez-vous, vous et votre peuple, par le glaive, et par la famine, et par la peste, comme l’a dit le Seigneur de la nation qui n’aura pas voulu se soumettre au roi de Babylone ?
14.{{lié}}N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous disent : Vous ne serez pas soumis au roi de Babylone ; parce que c’est un mensonge qu’eux vous disent.
15.{{lié}}Parce que je ne les ai pas envoyés, dit le Seigneur, et ils prophétisent en mon nom faussement, afin de vous chasser de votre terre et de vous faire périr, vous et les prophètes qui vous prédisent l’avenir.<ref>Jr. 27,15 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 14.|Jérémie, 14, 14]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 23.|23, 21]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 29.|29, 9]].</ref>
16.{{lié}}Et j’ai parlé aux prêtres et à ce peuple, disant : Voici ce que dit le Seigneur : N’écoutez pas les paroles de vos prophètes qui vous prophétisent, disant : Voilà que les vases du Seigneur seront bientôt rapportés de Babylone ; car c’est un mensonge qu’ils vous prophétisent.<ref>Jr. 27,16 : ''Les vases du Seigneur'' ; c’est-à-dire les vases sacrés que Nabuchodonosor avait emportés du temple (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 24.|4 Rois, 24, 13]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/II Paralipomènes#CHAPITRE 36.|2 Paralipomènes, 36, 10]]).</ref>
17.{{lié}}Ne les écoutez donc pas ; mais soumettez-vous au roi de Babylone, afin que vous viviez ; pourquoi cette cité sera-t-elle réduite en une solitude ?<ref>Jr. 27,17 : ''Pourquoi cette cité'', par votre indocilité à la voix du Seigneur, ''sera-t-elle réduite en une solitude'', selon que le Seigneur l’a prononcé contre ceux qui refuseront de se soumettre au roi de Babylone (voir versets 12 et 13), tandis que vous pouvez la sauver en vous soumettant à ce prince ?</ref>
18.{{lié}}Que s’ils sont prophètes et que la parole du Seigneur soit en eux, qu’ils s’opposent au Seigneur des armées, afin que les vases laissés dans la maison du Seigneur, et dans la maison du roi de Juda, et à Jérusalem, ne soient pas transférés à Babylone.
19.{{lié}}Parce que voici ce que dit le Seigneur des armées {{tiret|relative|ment}}<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1760|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxvii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>prophètes, et vos devins et vos rêveurs, ''vos'' augures et ''vos'' magiciens, qui vous disent : Vous ne serez pas soumis au roi de Babylone.<ref>Jr. 27,9 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 23.|Jérémie, 23, 16]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 29.|29, 8]].</ref>
10.{{lié}}Parce qu’ils vous prophétisent un mensonge, afin de vous envoyer loin de votre terre, et de vous ''en'' chasser, et de vous faire périr.
11.{{lié}}Or la nation qui mettra son cou sous le joug du roi de Babylone, et se soumettra à lui, je la laisserai dans sa terre, dit le Seigneur ; et elle la cultivera, et elle y habitera.<ref>Jr. 27,11 : ''Or la nation'', etc. Il n’y a pas ici de contradiction avec ce qui a été dit plus haut (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 25.|Jérémie, 25, 14]]), que les nations seraient châtiées, parce qu’elles servaient les Chaldéens. En effet, il faut bien le remarquer, ces nations ne devaient pas être châtiées à cause de leur soumission, soumission qui leur était commandé aussi bien qu’à Juda pour ne pas aggraver leurs maux, mais à cause de la fureur perfide, contraire aux traités, avec laquelle elles s’étaient jointes aux Chaldéens pour attaquer et persécuter les Juifs.</ref>
12.{{lié}}Et à Sédécias, roi de Juda, dans les mêmes termes j’ai parlé, disant : Mettez vos cous sous le joug du roi de Babylone, et soumettez-vous à lui et à son peuple, et vous vivrez.
13.{{lié}}Pourquoi mourrez-vous, vous et votre peuple, par le glaive, et par la famine, et par la peste, comme l’a dit le Seigneur de la nation qui n’aura pas voulu se soumettre au roi de Babylone ?
14.{{lié}}N’écoutez pas les paroles des prophètes qui vous disent : Vous ne serez pas soumis au roi de Babylone ; parce que c’est un mensonge qu’eux vous disent.
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16.{{lié}}Et j’ai parlé aux prêtres et à ce peuple, disant : Voici ce que dit le Seigneur : N’écoutez pas les paroles de vos prophètes qui vous prophétisent, disant : Voilà que les vases du Seigneur seront bientôt rapportés de Babylone ; car c’est un mensonge qu’ils vous prophétisent.<ref>Jr. 27,16 : ''Les vases du Seigneur'' ; c’est-à-dire les vases sacrés que Nabuchodonosor avait emportés du temple (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 24.|4 Rois, 24, 13]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/II Paralipomènes#CHAPITRE 36.|2 Paralipomènes, 36, 10]]).</ref>
17.{{lié}}Ne les écoutez donc pas ; mais soumettez-vous au roi de Babylone, afin que vous viviez ; pourquoi cette cité sera-t-elle réduite en une solitude ?<ref>Jr. 27,17 : ''Pourquoi cette cité'', par votre indocilité à la voix du Seigneur, ''sera-t-elle réduite en une solitude'', selon que le Seigneur l’a prononcé contre ceux qui refuseront de se soumettre au roi de Babylone (voir versets 12 et 13), tandis que vous pouvez la sauver en vous soumettant à ce prince ?</ref>
18.{{lié}}Que s’ils sont prophètes et que la parole du Seigneur soit en eux, qu’ils s’opposent au Seigneur des armées, afin que les vases laissés dans la maison du Seigneur, et dans la maison du roi de Juda, et à Jérusalem, ne soient pas transférés à Babylone.
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxviii.]}}|JÉRÉMIE.|1761}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>{{tiret2|relative|ment}} aux colonnes, et à la mer, et aux bases, et aux restes des vases qui ont été laissés dans cette cité,<ref>Jr. 27,19 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 25.|4 Rois, 25, 13]]. ― ''Aux colonnes, à la mer, aux bases'', etc. Voir, sur ces objets, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/III Rois#CHAPITRE 25.|3 Rois, 7]] et [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 25.|4 Rois, 25]].</ref>
20.{{lié}}Que n’emporta pas Nabuchodonosor, roi de Babylone, lorsqu’il transféra Jéchonias, fils de Joakim, roi de Juda, de Jérusalem à Babylone, et tous les grands de Juda et de Jérusalem ;
21.{{lié}}Parce que, ''dis-je'', voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël, relativement aux vases qui ont été laissés dans la maison du roi de Juda et dans Jérusalem :
22.{{lié}}Ils seront transportés à Babylone, et ils y seront jusqu’au jour de leur visite, dit le Seigneur ; et je les ferai rapporter et rétablir en ce lieu.<ref>Jr. 27,22 : ''Jusqu’au jour de leur visite''. Le mot visite est pris ici en bonne part ; le sens est donc : Jusqu’à ce que je les visite, en les retirant des mains des Chaldéens, pour les faire reporter et rétablir dans mon temple ; ce qui eut lieu sous Cyrus, roi des Perses (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/I Esdras#CHAPITRE 1.|1 Esdras, 1, 7-11]]). ― ''En ce lieu'' ; dans le temple.</ref>
{{t4|CHAPITRE 28.}}
{{Alinéa|Fausse prédication d’Hananias ; Jérémie en appelle à l’événement. Hananias continue de soutenir sa fausse prédication. Jérémie lui déclare qu’il mourra dans l’année même. Mort d’Hananias.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}}
1.{{lié}}Et il arriva en cette année-là, au commencement du règne de Sédécias, roi de Juda, en la quatrième année, au cinquième mois, qu’Hananias, fils d’Azur, prophète de Gabaon, me parla dans la maison du Seigneur, devant les prêtres et tout le peuple, disant :<ref>Jr. 28,1-17 : {{6o}} La dernière prédiction de Jérémie est confirmée par l’exemple d’Hananias et de Séméi. ― I. Le faux prophète Hananias annonce que Jéchonias avec les autres captifs reviendront à Jérusalem et que les vases sacrés seront renvoyés, 28, 1-4. ― Jérémie dément ces prédictions et déclare, au nom de Dieu, qu’Hananias mourra dans l’année, ce qui arriva en effet, (2 mois plus tard,) 5-17.<br/>Jr. 28,1 : ''Gabaon'' ; ville de la tribu de Benjamin, non loin de Jérusalem. ― * ''La quatrième année'' de Sédécias, en 594. ― ''Hananias'' ne nous est connu que par ce qu’en dit Jérémie.</ref>
2.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël ; J’ai brisé le joug du roi de Babylone.
3.{{lié}}Encore deux ans de jours, et moi je ferai rapporter ici tous les vases de la maison du Seigneur, que Nabuchodonosor, roi de Babylone, a enlevés de ce lieu-ci, et qu’il a transportés à Babylone,
4.{{lié}}Et je ferai revenir, dit le Seigneur, Jéchonias, fils de Joakim, roi de Juda, et tous ''les fils de la'' transmigration de Juda qui sont entrés à Babylone, car je briserai le joug du roi de Babylone.<ref>Jr. 28,4 ; 28.6 : Les fils de la transmigration. Voir, sur cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 24.|Jérémie, 24, 5]].</ref>
5.{{lié}}Et Jérémie le prophète dit à Hananias le prophète, sous les yeux des prêtres et sous les yeux de tout le peuple qui se tenait dans la maison du Seigneur ;
6.{{lié}}Jérémie, le prophète, dit donc : Amen, qu’ainsi fasse le Seigneur ; que le Seigneur réalise tes paroles que tu as prophétisées, afin que les vases soient rapportés dans la maison du Seigneur, et que tous les fils de la transmigration de Babylone ''reviennent'' en ce lieu.
7.{{lié}}Mais cependant écoute cette parole que moi, je dis à tes oreilles et aux oreilles de tout le peuple :
8.{{lié}}Les prophètes qui ont été<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1762|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxix.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>avant moi et avant toi dès le commencement, ont prophétisé dans beaucoup de pays et dans de grands royaumes, la guerre, et l’affliction, et la famine.
9.{{lié}}Le prophète qui prédit la paix, lorsque sa parole s’accomplira, sera reconnu pour le prophète que le Seigneur a envoyé véritablement.
10.{{lié}}Et Hananias le prophète enleva la chaîne du cou de Jérémie, le prophète, et la brisa.
11.{{lié}}Et Hananias parla en présence de tout le peuple, disant : Voici ce que dit le Seigneur : Ainsi je briserai après deux années de jours le joug de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et je l’ôterai du cou de toutes les nations.<ref>Jr. 28,11 : ''Et je l’ôterai''. Ces mots font réellement partie du texte, parce qu’en hébreu, lorsqu’un verbe se trouve construit avec un complément qui ne lui convient pas, un autre verbe auquel appartient ce complément est sous-entendu, et celui qui est exprimé réunit la signification de ce verbe sous-entendu à la sienne propre. C’est ce qui arrive ici, et au verset 12, où les mots ''du cou'' (''{{lang|la|de collo}}''), ne sauraient être le complément du verbe ''briser'' (''{{lang|la|confringam, confregit}}'') ; d’autant plus que la préposition de exprime l’idée de ''séparation'', d’''éloignement'', aussi bien que la particule hébraïque qu’elle représente.</ref>
12.{{lié}}Et Jérémie, le prophète, reprit son chemin. Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, après qu’Hananias, le prophète, eut brisé la chaîne, ''l’ayant ôtée'' du cou de Jérémie, le prophète, disant :
13.{{lié}}Va, et tu diras à Hananias : Voici ce que dit le Seigneur : Tu as brisé des chaînes de bois, et tu feras en leur place des chaînes de fer.
14.{{lié}}Car voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël : J’ai posé un joug de fer sur le cou de toutes les nations, afin qu’elles se soumettent à Nabuchodonosor, roi de Babylone, et elles se soumettront à lui ; de plus je lui ai même donné les bêtes de la terre.<ref>Jr. 28,14 : ''Les bêtes de la terre''. Voir, pour le sens de cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 27.|Jérémie, 27, 6]].</ref>
15.{{lié}}Et Jérémie le prophète dit à Hananias le prophète : Écoute, Hananias ; le Seigneur ne t’a pas envoyé, et tu as fait que ce peuple s’est confié dans un mensonge.
16.{{lié}}C’est pourquoi, voici ce que dit le Seigneur : Voilà que moi je te chasserai de la face de la terre ; cette année tu mourras ; car tu as parlé contre le Seigneur.
17.{{lié}}Et Hananias mourut cette année-là, au septième mois.<ref>Jr. 28,17 : Si l’on veut suivre l’ordre des temps, il paraît qu’il faut passer de ce verset au chapitre 34.</ref>
{{t4|CHAPITRE 29.}}
{{Alinéa|Lettre de Jérémie aux captifs de Babylone. Promesse de leur retour. Menaces contre Achab et Sédécias, faux prophètes. Lettre de Séméias à Sophonias contre Jérémie. Menaces contre Séméias.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}}
1.{{lié}}Et voici<ref name="jr29">Jr. 29,1-32 : * II. Jérémie écrit aux captifs eux-mêmes à Babylone qu’ils ne doivent pas espérer un prompt retour en Judée, mais considérer la Chaldée comme leur nouvelle patrie, et ne pas croire à la parole de ceux qui leur prédisent le contraire, 29, 1-9 ; car la captivité ne finira qu’au terme de 70 ans, 10-15 ; tous ceux qui leur annoncent que la fin de leurs maux est proche les trompent, 16-23. ― Un de</ref> les paroles de la lettre<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxix.]}}|JÉRÉMIE.|1763}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>que Jérémie le prophète envoya de Jérusalem aux restes des anciens de la transmigration, et aux prêtres, et aux prophètes, et à tout le peuple que Nabuchodonosor avait fait passer de Jérusalem à Babylone.<ref follow="jr29">ces faux prophètes de Babylone, Séméi, non content d’induire les captifs en erreur, avait écrit à Jérusalem pour demander qu’on mît Jérémie en prison ; Jérémie lui prophétise que ni lui ni sa prospérité ne verront le salut du Seigneur, 24-32.<br/> Jr. 29,1 : ''Lettre'' ; littéralement ''livre ({{lang|la|libri}})'' ; le terme hébreu signifie proprement ''écriture'', et, par extension, chose écrite, écrit, livre ; saint Jérôme lui-même l’a rendu plusieurs fois ailleurs par ''lettre ({{lang|la|epistolæ litteræ}})''.</ref>
2.{{lié}}Après que le roi Jéchonias fut sorti de Jérusalem, ainsi que la reine, et les eunuques, et les princes de Juda et de Jérusalem, et l’artisan, et le lapidaire ;<ref>Jr. 29,2 : ''La reine'' ; sa mère. Comparer à [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 24.|4 Rois, 24, 12]]. ― ''Eunuques'' ; ils sont mis ici entre les princes de Juda, de Jérusalem et les prêtres, parce qu’ils étaient les premiers officiers de la cour. En Orient, en effet, on donnait ce nom aux officiers de la maison des princes, quoiqu’ils ne fussent pas réellement eunuques, mais parce qu’ils faisaient leur service dans les appartements des femmes.</ref>
3.{{lié}}Par l’entremise d’Elasa, fils de Saphan, et par Gamarias, fils d’Helcias, que Sédécias, roi de Juda, envoya à Nabuchodonosor, roi de Babylone, à Babylone, ''Jérémie'', disait :<ref>Jr. 29,3 : * ''Elasa'' et ''Gamarias'' sont des personnages inconnus par ailleurs.</ref>
4.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël, à tous les fils de la transmigration que j’ai transférés de Jérusalem à Babylone :<ref>Jr. 29,4 ; 22 ; 31 : ''Les fils de la transmigration''. Voir, sur cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 24.|Jérémie, 24, 5]].</ref>
5.{{lié}}Bâtissez des maisons, et habitez-''les'' ; plantez des jardins et mangez-en les fruits ;
6.{{lié}}Prenez des femmes, et engendrez des fils et des filles ; donnez à vos fils des femmes, et donnez vos filles à des maris, et qu’elles enfantent des fils et des filles ; et multipliez-vous là, et ne soyez pas en petit nombre.
7.{{lié}}Et recherchez la paix de la cité dans laquelle je vous ai fait émigrer, et priez pour elle le Seigneur, parce que dans sa paix sera votre paix.
8.{{lié}}Car voici ce que dit le Seigneur des armées. Dieu d’Israël : Qu’ils ne vous séduisent pas, vos prophètes qui sont au milieu de vous, et vos devins ; et ne faites pas attention aux songes que vous songez ;<ref>Jr. 29,8 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 14.|Jérémie, 14, 14]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 23.|23, 16, 26]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 27.|27, 15]].</ref>
9.{{lié}}Parce que c’est faussement qu’eux vous prophétisent en mon nom, et je ne les ai point envoyés, dit le Seigneur,
10.{{lié}}Parce que voici ce que dit le Seigneur : Lorsque soixante-dix ans auront commencé d’être accomplis à Babylone, je vous visiterai ; et je réaliserai pour vous ma bonne parole en vous ramenant en ce lieu.<ref>Jr. 29,10 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/II Paralipomènes#CHAPITRE 36.|2 Paralipomènes, 36, 21]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/I Esdras#CHAPITRE 1.|1 Esdras, 1, 1]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 25.|Jérémie, 25, 12]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Daniel#CHAPITRE 9.|Daniel, 9, 2]].</ref>
11.{{lié}}Car moi, je sais les pensées que je pense sur vous, dit le Seigneur, pensées de paix et non d’affliction : c’est de vous accorder la fin ''de vos maux'' et la patience.
12.{{lié}}Et vous m’invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et moi je vous exaucerai.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1762|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxix.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
13.{{lié}}Vous me chercherez et vous me trouverez, lorsque vous m’aurez cherché de tout votre cœur.
14.{{lié}}Et je serai trouvé par vous, dit le Seigneur ; et je vous ramènerai vos captifs, et je vous rassemblerai du milieu de toutes les nations et de tous les lieux dans lesquels je vous ai chassés, dit le Seigneur ; et je vous ferai revenir du lieu dans lequel je vous ai fait émigrer,
15.{{lié}}Parce que vous avez dit : Le Seigneur a suscité pour nous des prophètes à Babylone.
16.{{lié}}Parce que voici ce que dit le Seigneur au roi qui est assis sur le trône de David, et à tout le peuple habitant de cette ville, à vos frères qui ne sont pas allés avec vous en captivité.
17.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur des armées : Voilà, j’enverrai contre eux le glaive, la famine et la peste, et je les rendrai comme des figues mauvaises, qui ne peuvent être mangées, parce qu’elles sont très mauvaises.<ref>Jr. 29,17 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 24.|Jérémie, 24, 9-10]].</ref>
18.{{lié}}Et je les poursuivrai par le glaive, et par la famine, et par la peste ; et je les livrerai en vexation à tous les royaumes de la terre ; en malédiction, et en stupeur, et en sifflement, et en opprobre, à toutes les nations chez lesquelles moi-même je les ai chassés ;
19.{{lié}}Parce qu’ils n’ont pas écouté mes paroles, dit le Seigneur, que je leur ai adressées par mes serviteurs les prophètes, me levant durant la nuit, et les envoyant ; et vous ne m’avez pas écouté, dit le Seigneur.<ref>Jr. 29,19 : ''Me levant'', etc. Voir, sur le sens de cette locution, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 7.|Jérémie, 7, 13]]. ― ''Les envoyant''. Le pronom les sous-entendu doit se rapporter à prophètes.</ref>
20.{{lié}}Vous donc, écoutez la parole du Seigneur, vous tous, ''fils de'' la transmigration, que j’ai envoyés de Jérusalem à Babylone.
21.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur des armées. Dieu d’Israël, à Achab, fils de Colias, et à Sédécias, fils de Maasias, qui vous prophétisent en mon nom le mensonge : Voilà que moi je les livrerai aux mains de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et il les frappera sous vos yeux.<ref>Jr. 29,21 : * ''Achab et Sédécias''. Ces deux faux prophètes ne sont nommés qu’ici.</ref>
22.{{lié}}Et ils seront pris ''comme exemple de'' malédiction par tous les ''fils de'' la transmigration de Juda qui sont à Babylone, et qui diront : Que le Seigneur te traite comme Sédécias et comme Achab, que le roi de Babylone a fait griller au feu,<ref>Jr. 29,22 : ''Ils seront pris'', etc. ; littér., selon l’hébreu très fidèlement traduit dans la Vulgate : ''Il sera pris d’eux malédiction à toute la transmigration de Juda, disant'' ; c’est-à-dire que, lorsque les Juifs captifs à Babylone voudront maudire quelqu’un, ils diront : ''Que le Seigneur'', etc. ― Le mot ''disant'' est au génitif pluriel masculin (''{{lang|la|dicentium}}'') dans la Vulgate, parce qu’il se rapporte à Juda, qui signifie ici non ''la terre, le sol'', mais les habitants.</ref>
23.{{lié}}Parce qu’ils ont fait une folie dans Israël, et qu’ils ont commis l’adultère avec les femmes de leurs amis, et qu’ils ont dit faussement en mon nom ce que je ne<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxx.]}}|JÉRÉMIE.|1765}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>leur ai pas commandé ; c’est moi qui suis le juge et le témoin, dit le Seigneur.
24.{{lié}}Et tu diras à Séméias, le Néhélamite :<ref>Jr. 29,24 : ''Séméias'' ; vraisemblablement un des faux prophètes de Babylonie ; car son surnom le ''Néhélamite'' signifie en hébreu le songeur, le rêveur, ''le visionnaire''.</ref>
25.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israël : Parce que tu as envoyé des lettres en ton nom à tout le peuple qui est dans Jérusalem et à Sophonias, fils de Maasias ''et'' prêtre, et à tous les prêtres, disant :<ref>Jr. 29,25 : ''Des lettres'' ; littér. des livres. Comparer au verset 1. ― ''Sophonias''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 1]].</ref>
26.{{lié}}Le Seigneur t’a établi prêtre à la place du pontife Joïada, afin que tu sois chef dans la maison du Seigneur, ''ayant autorité'' sur tout, homme saisi d’une fureur prophétique, et prophétisant, afin que tu le mettes dans les fers et dans la prison.<ref>Jr. 29,26 : Joïada ; selon la plupart est le grand prêtre qui avait montré beaucoup de zèle sous le règne de Joas (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 11.|4 Rois, 11, 17]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/II Paralipomènes#CHAPITRE 23.|2 Paralipomènes, 23, 16]]) ; selon d’autres, un simple prêtre, le second du grand prêtre, et le prédécesseur de Sophonias. ― ''Les fers'' ; littér. ''le nerf''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 20.|Jérémie, 20, 2]].</ref>
27.{{lié}}Et maintenant pourquoi n’as-tu pas repris Jérémie, l’Anathothite, qui vous prophétise ?
28.{{lié}}Parce qu’outre cela, il a envoyé vers nous à Babylone, disant : C’est long ; bâtissez des maisons et habitez-''les'', et plantez des jardins, et mangez-en les fruits.<ref>Jr. 29,28 : ''C’est long'' ; le temps de votre captivité durera encore longtemps.</ref>
29.{{lié}}Sophonias le prêtre lut donc cette lettre aux oreilles de Jérémie le prophète.
30.{{lié}}Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, disant :<ref>Jr. 29,30 : ''Disant''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref>
31.{{lié}}Envoie vers tous les ''fils de'' la transmigration, disant : Voici ce que dit le Seigneur à Séméias, le Néhélamite : Parce que Séméias a prophétisé, et que moi je ne l’ai pas envoyé ; et qu’il vous a fait vous confier dans un mensonge ;
32.{{lié}}C’est pour cela que voici ce que dit le Seigneur : Voilà que moi je visiterai Séméias le Néhélamite et sa race ; il n’aura pas d’homme ''de sa race'' assis au milieu de ce peuple, et il ne verra pas le bien que moi je ferai à mon peuple, dit le Seigneur, parce qu’il a proféré des paroles de prévarication contre le Seigneur.
{{t4|CHAPITRE 30.}}
{{Alinéa|Retour d’Israël et de Juda. Jour terrible qui le précédera. Les deux maisons d’Israël et de Juda serviront le Seigneur et David leur roi. Le Seigneur perdra les ennemis de son peuple. Il rassemblera les enfants d’Israël, et les comblera de biens et de gloire. Vengeance qu’il doit auparavant exercer sur son peuple.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}}
1.{{lié}}Voici la parole qui fut adressée à Jérémie par le Seigneur, disant :<ref name="jr30">Jr. 30,1-24 : * III{{e}} section : Prophéties messianiques, {{rom|xxx-xxxiii}}. ― {{1o}} Restauration du peuple de Dieu, {{rom|xxx}}. ― Une partie du peuple a été déjà emmenée en captivité ; la catastrophe finale approche ; Jérémie songe surtout, en ces moments critiques, à consoler ses frères. Il annonce d’abord que les captifs, non seulement de Juda, mais aussi d’Israël, reviendront dans leur patrie, 1-3. ― Les calamités actuelles sont grandes, mais le joug étranger sera brisé, et David, c’est-à-dire le Messie, régnera de nouveau</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1766|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxx.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki/>
2.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur, Dieu d’Israël, disant : Écris pour toi toutes les paroles que je t’ai dites dans un livre.<ref follow="jr30">sur son peuple, 4-11. ― Israël est frappé maintenant, sans que personne puisse le secourir, mais Dieu guérira un jour les blessures qu’il lui a faites, 12-17. ― Il le ramènera dans sa terre, au dernier des jours, il fera régner sur lui un prince de sa race (le Messie), quand sa colère sera apaisée, 18-24.<br/> Jr. 30,1 : ''Disant''. Voir sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref>
3.{{lié}}Car des jours viennent, dit le Seigneur, et je ferai retourner certainement mon peuple d’Israël et de Juda, dit le Seigneur ; et je les ferai retourner dans la terre que j’ai donnée à leurs pères, et ils la posséderont.<ref>Jr. 30,3 : ''Je ferai retourner certainement'' ; littér. ''je ferai retourner le retour'' ; genre de répétition qui, comme nous l’avons déjà remarque plus d’une fois, a pour but de donner plus de force à la pensée.</ref>
4.{{lié}}Et voici les paroles que le Seigneur a dites à Israël et à Juda :
5.{{lié}}Ainsi voici ce que dit le Seigneur : Nous avons entendu une voix de terreur ; l’épouvante, et il n’y a pas de paix.
6.{{lié}}Demandez et voyez si un mâle enfante ; pourquoi donc ai-je vu la main de tout homme sur ses reins, comme une femme en travail, et ''pourquoi'' toutes les faces ont-elles tourné à la pâleur ?<ref>Jr. 30,6 : ''Demandez'', etc. ; figure qui représente l’effroi des Babyloniens, et leur extrême surprise, lorsqu’ils verront fondre sur eux toutes les forces réunies des Mèdes et des Perses. L’Écriture désigne assez ordinairement les douleurs aiguës et subites par celles de l’enfantement.</ref>
7.{{lié}}Malheur ! car grand est ce jour, et il n’en est point de semblable ; et c’est un temps de tribulation pour Jacob, mais il en sera délivré.<ref>Jr. 30,7 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Joël#CHAPITRE 2.|Joël, 2, 11]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Amos#CHAPITRE 5.|Amos, 5, 18]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Sophonie#CHAPITRE 1.|Sophonie, 1, 15]].</ref>
8.{{lié}}Et il arrivera en ce jour-là, dit le Seigneur des armées, que je briserai son joug, et je l’ôterai de ton cou, je romprai ses liens, et les étrangers ne le domineront plus ;<ref>Jr. 30,8 : ''Son joug'' ; c’est-à-dire le joug de l’ennemi. ― ''Je l’ôterai''. Voir, sur ces mots, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 28.|Jérémie, 28, 11]].</ref>
9.{{lié}}Mais ils serviront le Seigneur leur Dieu, et David leur roi que je leur susciterai.<ref>Jr. 30,9 : ''David'' ; c’est-à-dire le Messie, qui est appelé David (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 34.|Ézéchiel, 34, 23]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 37.|37, 25]]), comme le descendant de ce prince, et comme possédant éminemment et dans la réalité toutes les qualités que l’Écriture donne à David comme figure du Messie. Zorobabel, à qui cette prophétie a été appliquée par quelques-uns, ne l’a remplie que fort imparfaitement ; car il ne fut jamais roi, et il ne posséda jamais dans sa nation une autorité absolue.</ref>
10.{{lié}}Toi donc, ne crains pas, mon serviteur Jacob, dit le Seigneur, et ne t’effraye pas, Israël, parce que je te sauverai ''en te ramenant'' d’une terre lointaine, et ta race ''en la retirant'' de la terre de sa captivité ; et Jacob reviendra, et se reposera, et abondera en toute sorte de choses, et il n’y aura personne qu’il redoutera.<ref>Jr. 30,10 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Isaïe#CHAPITRE 43.|Isaïe, 43, 1]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Isaïe#CHAPITRE 44.|44, 2]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Luc#CHAPITRE 1.|Luc, 1, 70]].</ref>
11.{{lié}}Parce que moi je suis avec toi, dit le Seigneur, afin de te sauver ; car je détruirai entièrement toutes les nations parmi lesquelles je t’ai dispersé ; pour toi, je ne te détruirai pas entièrement ; mais je te châtierai selon la justice, afin que tu ne paraisses pas à tes yeux irréprochable.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1799
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12.{{lié}}Parce que voici ce que dit le Seigneur : Incurable est ta blessure, très maligne ''ta plaie''.<ref>Jr. 30,12 : Dans ce verset et les suivants, jusqu’au {{18e}} inclusivement, Israël est considéré comme une femme, les verbes et les pronoms qui s’y rapportent sont tous au féminin.</ref>
13.{{lié}}Il n’est personne qui s’intéresse à ta cause pour bander ta plaie ; dans les remèdes il n’y a pas d’utilité pour toi.
14.{{lié}}Tous ceux qui t’aimaient t’ont oubliée, et ne te rechercheront plus, car je t’ai frappée d’une plaie d’ennemi, d’un châtiment cruel ; à cause de la multitude de tes iniquités, tes péchés sont devenus graves.<ref>Jr. 30,14 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 23.|Jérémie, 23, 19]].</ref>
15.{{lié}}Pourquoi cries-tu d’avoir été brisée ? ta douleur est incurable ; à cause de la multitude de tes iniquités, et à cause de tes péchés graves, je t’ai fait cela.
16.{{lié}}C’est pour cela que tous ceux qui le mangent seront dévorés ; et tous tes ennemis seront emmenés en captivité ; et ceux qui te ravagent seront ravagés, et tous ceux qui te pillent, je les livrerai au pillage.
17.{{lié}}Car je fermerai ta cicatrice, et je te guérirai de tes blessures, dit le Seigneur. Parce que, ô Sion, ils t’ont appelée la répudiée, ''disant'' : Voici celle qui n’avait personne qui la recherchât.
18.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : Voilà que moi, je ferai retourner certainement les tabernacles de Jacob, et j’aurai pitié de ses demeures, et la cité sera bâtie sur sa hauteur, et le temple sera fondé sur son ''premier'' modèle.<ref>Jr. 30,18 : ''Ses demeures'' ; littér. ''ses toits''. ― ''Son modèle'' ; c’est une des significations du terme hébreu correspondant, que l’auteur de la Vulgate lui-même a traduit ailleurs (voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Exode#CHAPITRE 26.|Exode, 26, 30]]) par ''{{lang|la|exemplar}}''. Au reste, le mot ''{{lang|la|ordinem}}'' qu’il emploie ici peut aisément se ramener à cette même signification.</ref>
19.{{lié}}Et la louange et la voix de ceux qui formeront des chœurs sortiront du milieu d’eux ; et je les multiplierai, et leur nombre ne diminuera pas, et je les glorifierai, et ils ne seront pas amoindris.
20.{{lié}}Et ses fils seront comme dès le commencement, et son assemblée demeurera devant moi ; et je visiterai tous ceux qui le tourmentent.
21.{{lié}}Et son chef sortira de lui un prince naîtra du milieu de lui je le ferai approcher, et il s’avancera vers moi ; car quel est celui qui appliquerait son cœur à s’approcher de moi, dit le Seigneur ?<ref>Jr. 30,21 : ''Son chef, un prince''. Ces mots, selon les interprètes anciens et modernes, s’appliquent à Jésus-Christ. Ceux qui l’entendent de Zorobabel regardent ce chef de Juda comme une figure du Messie.</ref>
22.{{lié}}Et vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu.
23.{{lié}}Voilà que le tourbillon du Seigneur, que la fureur qui s’échappe, que la tempête qui se précipite, se reposera sur la tête des impies.
24.{{lié}}Le Seigneur ne détournera pas la colère de ''son'' indignation, jusqu’à ce qu’il ait exécuté et accompli la pensée de son cœur ; au dernier des jours vous comprendrez ces choses.<ref>Jr. 30,24 : La colère de son indignation. Voir, sur cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 4.|Jérémie, 4, 8]].</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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Auteur:Marie Chateauminois
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{{auteur|cle=Chateauminois, Marie|contenu=
== Œuvres ==
* « Souvenirs historiques du VIIIe arrondissement de Paris », Un vol. in-12, Hachette et {{Cie}}, 1878, avec une préface de [[Auteur:Henri_Martin|{{M.|Henri Martin}}]].
In ''[[La Revue bleue|Revue politique et littéraire]]''
* « L’Éducation des femmes au xviie siècle : Mademoiselle de Scudéry », (à propos de [[Auteur:Madeleine_de_Scudéry|Madeleine de Scudéry]]), n° du 5 août 1882.
* « Les éducatrices : Jacqueline Pascal », (à propos de [[Auteur:Jacqueline_Pascal|Jacqueline Pascal]]), n° du 3 février 1883.
== Voir aussi ==
In ''[[Revue pédagogique]]''
* Anonyme : {{export|Les éducatrices : Jacqueline Pascal ; analyse d’un article de Mlle Marie Châteauminois}} [[Les éducatrices : Jacqueline Pascal ; analyse d’un article de Mlle Marie Châteauminois]], 1883-I, p. 261-262.
* Anonyme : « L’Éducation des femmes au xviie siècle : Mademoiselle de Scudéry, par Mlle Marie Chateauminois », 1882-II, p.[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/273|265]]-[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/275|267]].
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[[Catégorie:Auteurs de la Revue bleue]]
[[Catégorie:Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire]]
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== Œuvres ==
* « Souvenirs historiques du VIIIe arrondissement de Paris », Un vol. in-12, Hachette et {{Cie}}, 1878, avec une préface de [[Auteur:Henri_Martin|{{M.|Henri Martin}}]].
* Article « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Scudéry (Mlle de)|Scudéry (Mlle de)]] » (à propos de [[Auteur:Madeleine_de_Scudéry|Madeleine de Scudéry]]) dans le {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} de [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1911.
In ''[[La Revue bleue|Revue politique et littéraire]]''
* « L’Éducation des femmes au xviie siècle : Mademoiselle de Scudéry », (à propos de [[Auteur:Madeleine_de_Scudéry|Madeleine de Scudéry]]), n° du 5 août 1882.
* « Les éducatrices : Jacqueline Pascal », (à propos de [[Auteur:Jacqueline_Pascal|Jacqueline Pascal]]), n° du 3 février 1883.
== Voir aussi ==
In ''[[Revue pédagogique]]''
* Anonyme : {{export|Les éducatrices : Jacqueline Pascal ; analyse d’un article de Mlle Marie Châteauminois}} [[Les éducatrices : Jacqueline Pascal ; analyse d’un article de Mlle Marie Châteauminois]], 1883-I, p. 261-262.
* Anonyme : « L’Éducation des femmes au xviie siècle : Mademoiselle de Scudéry, par Mlle Marie Chateauminois », 1882-II, p.[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/273|265]]-[[Page:Revue pédagogique, second semestre, 1882.djvu/275|267]].
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qui ne croira pas sera condamné ». Il est donc vrai qu’en nous la mort mourra et qu’elle vivra dans les damnés. Là où elle ne mourra point, elle sera éternelle, attendu que les supplices le seront ; tandis qu’elle mourra en nous et qu’il ne sera plus question d’elle. En voulez-vous la preuve ?
Je vais vous rappeler quelques paroles des saints qui triomphent : vous les méditerez, vous les chanterez dans votre cœur, elles vous enflammeront d’espérance, elles vous attireront à la foi et aux bonnes œuvres. Écoutez donc ces paroles que répéteront les triomphateurs quand sera anéantie la mort ; quand en nous la mort sera morte comme elle l’est dans notre Chef. « Il faut, dit l’Apôtre saint Paul, que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que mortel il revête l’immortalité. Alors s’accomplira cette parole de l’Écriture : La mort a succombé dans sa victoire ». Je vous ai dit qu’en nous-mêmes la mort serait anéantie : « C’est que la mort a succombé dans sa victoire » ; la mort est ainsi devenue la mort de la mort. Elle succombera pour ne plus se montrer. Pour ne plus se montrer, qu’est-ce à dire ? Pour n’exister plus ni dans l’âme ni dans le corps. « La mort a succombé dans sa victoire ». Réjouissez-vous, heureux triomphateurs, réjouissez-vous et répétez : « Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon<ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#15-53|1Co. 15,53-55]]</ref> ? » Saisis-tu, t’empares-tu, triomphes-tu, soumets-tu, frappes-tu et immoles-tu encore ? « ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » N’a-t-il pas été brisé par mon Seigneur ? Quand tu t’es attaquée à lui, ô mort, tu t’es anéantie pour moi.
Voilà donc le salut réservé à « qui croira et aura reçu le baptême, tandis que sera condamné celui qui ne croira point ». Évitez cette condamnation ; aimez et espérez le salut éternel.
<noinclude>{{Fin de colonnes}}{{Sep}}</noinclude>
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<section begin="s2"/>{{t3|SERMON CCXXXIV.|fs=200%}}{{brn|1}}
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{{t3|LA FOI CHRÉTIENNE.|fs=90%}}
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{{--}}{{brn|1}}
{{Alinéa|{{sc|Analyse}}. — Quand Jésus-Christ rencontra les disciples d’Emmaüs, leur foi était bien inférieure à celle du bon larron sur la croix ; ils n’avaient que la foi des païens et des Juifs qui croient bien la mort, mais qui n’admettent pas la résurrection du Sauveur. Pour nous, ne nous contentons pas de croire la résurrection ; en n’allant pas plus loin nous ne ferions que ressembler aux démons. Afin donc d’avoir une foi vraiment chrétienne, unissons à la foi l’amour et la pratique du bien.|0|2|fs=80%}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''1.''' On lit durant ces jours la résurrection du Seigneur d’après les quatre Évangélistes. S’il est nécessaire de les lire tous, c’est que chacun d’eux n’a pas tout dit, ils se complètent l’un l’autre et ils se sont comme entendus pour se rendre tous nécessaires.
Saint Marc, dont on a lu hier, l’Évangile, rapporte en quelques mots ce que saint Luc développe plus longuement, l’histoire de deux disciples qui sans être du nombre des douze Apôtres n’en étaient pas moins disciples du Seigneur, à qui le Seigneur apparut, comme ils faisaient route ensemble, et avec qui il voyagea. Il se contente en effet de dire qu’il leur apparut en route ; au lieu que saint Luc rapporte et ce que le Sauveur leur dit, et ce qu’il leur répondit, et jusqu’où il les accompagna, et comment ils le reconnurent à la fraction du pain. Tous ces détails sont dans saint Luc ; nous venons de les entendre.
'''2.''' Mais pourquoi, mes frères, pourquoi nous arrêter ici ? C’est que nous y trouvons de nouveaux motifs de croire la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Déjà sans doute nous avions cette foi quand nous avons entendu l’Évangile et que nous sommes entrés
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><section end="s2"/><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|262|SOLENNITÉS ET PANÉGYRIQUES|}}{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>de David selon la chair, est ressuscité d’entre les morts. Mais les démons ne le savent-ils pas aussi ? Ne croient-ils pas ces mystères dont ils ont même été témoins ? Dès avant la résurrection ils s’écriaient : « Nous savons qui vous êtes, le Fils de Dieu ». En croyant à la résurrection du Christ, nous nous séparons d’avec les païens ; séparons-nous aussi des démons, si nous en avons le pouvoir. Que disaient donc les démons ? je vous le demande. « Nous savons qui vous êtes, le Fils de Dieu. — Taisez-vous, leur fut-il répondu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#1-24|Mrc. 1,24-25]]</ref> ». N’était-ce pourtant pas la même confession que fit Pierre, lorsque Jésus demanda à ses Apôtres : « Qui les hommes prétendent-ils que je suis ? » Car les Apôtres ayant rapporté les opinions qu’on se faisait en dehors de leur société, le Seigneur ajouta : « Pour vous, qui dites-vous que je suis ? » et Pierre répondit : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Ainsi les démons disent ce que dit Pierre ; les malins esprits ce que dit un Apôtre. Aux démons pourtant on fait entendre ces mots : « Taisez-vous » ; et à Pierre, ceux-ci : « Tu es bienheureux<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#16-13|Mat. 16,13-17]]</ref> ». Ah ! que cette différence nous distingue aussi d’eux.
Pourquoi les démons le proclamaient-ils Fils de Dieu ? Parce qu’ils avaient peur de lui. Et Pierre ? Parce qu’il l’aimait. Choisissez, aimez aussi. Telle est la foi qui sépare les chrétiens des démons. Ce n’est pas une foi quelconque. « Tu crois », dit l’apôtre Jacques dans son épître, « tu crois qu’il n’y a qu’un Dieu ; tu fais bien. Mais les démons le croient aussi, et ils tremblent ». C’est lui encore qui dit dans la même épître : « Si quelqu’un à la foi sans les œuvres, sa foi pourra-t-elle le sauver<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#2-19|Jac. 2,19,14]]</ref> ? » L’apôtre saint Paul dit dans le même sens : « Ni la circoncision, ni l’incirconcision ne servent de rien ; mais la foi qui agi par la charité<ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-6|Gal. 5,6]]</ref> ».
Voilà donc notre distinction établie, ou plutôt la distinction que nous rencontrons, que nous constatons à la lecture. Or, si la foi nous distingue, distinguons-nous aussi par la conduite, distinguons-nous par nos œuvres, enflammons-nous de la charité inconnue aux démons. C’est de ce feu que brûlaient les deux voyageurs. Quand en effet ils eurent reconnu le Christ et qu’ils le virent s’éloigner d’eux, ils se dirent : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant lorsque nous étions sur la route et qu’il nous ouvrait les Écritures<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#24-32|Luc. 24,32]]</ref> ? » Brûlez de ce feu, pour ne brûler pas de celui qui brûlera les démons<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-41|Mat. 25,41]]</ref>. Brûlez du feu de la charité, pour ne pas leur ressembler. Ce feu vous enlève, vous transporte, vous monte jusqu’au ciel. Quoi que vous ayez à endurer de fâcheux sur la terre, de quelque poids, de quelque accablement que vous charge l’ennemi, si votre cœur est vraiment chrétien, cette flamme de la charité s’élève toujours. Voici une comparaison.
Tiens un flambeau allumé, et tiens-le droit, la flamme se dirige vers le ciel ; renverse-le, la flamme monte également ; tourne-le du côté de la terre, est-ce que la flamme y va ? De quelque côté que se dirige le flambeau, la flamme ne fait que s’élever vers le ciel. Que la ferveur spirituelle vous embrase ainsi du feu de la charité ; excitez-vous les uns les autres à chanter les louanges de Dieu et à vivre saintement. L’un est ardent, l’autre froid ; que la ferveur de l’un se communique à l’autre, que celui qui en a trop peu désire en avoir davantage et implore le secours du Seigneur. Le Seigneur est prêt à donner, aspirons à recevoir avec un cœur ouvert.
Tournons-nous, etc.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" /></noinclude>{{t3|SERMON CCXXXV.|fs=200%}}{{brn|1}}
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{{t3|LA FOI ET L’HOSPITALITÉ<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#24-13|Luc. 24,13-31]]</ref>.|fs=90%}}
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{{--}}{{brn|1}}
{{Alinéa|{{sc|Analyse}}. — Les disciples d’Emmaüs avaient perdu la foi, ils ne la recouvrèrent qu’au moment où Jésus-Christ, comme pour les récompenser de leur hospitalité ; se révéla è eux en rompant le pain sacré. S’il disparut ensuite, c’était pour leur laisser, comme à nous, le mérite de la foi, et le bonheur de l’éternelle récompense.|0|2|fs=80%}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''1.''' Hier, ou plutôt la nuit d’hier, on a lu dans l’Évangile la résurrection du Sauveur. C’est dans l’Évangile selon saint Matthieu que nous a été faite la lecture d’hier ; mais aujourd’hui, comme vous venez de l’entendre de la bouche du lecteur, c’est dans l’Évangile tel que l’a écrit saint Luc que nous est présenté ce récit de la résurrection du Seigneur.
Il est une chose qu’il faut vous rappeler souvent et que vous ne devez oublier jamais, c’est qu’il ne faut pas s’inquiéter si un évangéliste dit quelquefois ce que ne dit pas un autre, attendu que celui-ci rapporte quelquefois aussi ce que n’a pas rapporté le premier. Il est même des détails que l’on trouve dans l’un d’eux et pas dans les trois autres ; d’autres que l’on rencontre dans deux seulement, et d’autres enfin dans trois d’entre eux. Mais telle est l’autorité de ce saint Évangile, que les évangélistes étant les interprètes de l’Esprit-Saint, le témoignage d’un seul d’entre eux suffit pour établir la vérité. Voilà pourquoi ce que vous venez d’entendre, savoir, la rencontre que fit le Seigneur après sa résurrection de deux de ses disciples qui voyageaient ensemble et qui s’entretenaient de ce qui venait d’arriver, la question qu’il leur adressa en ces termes : « Quels sont ces discours que vous échangez, et pourquoi êtes-vous tristes ? » et le reste, tout cela n’est rapporté que par saint Luc. Saint Marc a dit simplement en quelques mots que Jésus apparut sur la route à deux des siens ; mais il a passé sous silence les interrogations et les réponses du Seigneur et des disciples<ref>[[Bible_Crampon_1923/Marc#16-12|Mrc. 16,12-13]]</ref>.
'''2.''' Quel profit nous revient de cette lecture ? Un grand profit, si nous savons comprendre. Jésus donc leur apparut ; ils le voyaient et ne le reconnaissaient pas. Le Maître marchait avec eux sur la voie publique, ou plutôt il était lui-même leur voie ; mais eux ne marchaient pas en lui et il les en trouva égarés. Quand il était avec eux, avant sa passion, ne leur avait-il pas tout prédit, annoncé qu’il souffrirait, qu’il mourrait et qu’il ressusciterait le troisième jour<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-18|Mat. 20,18-19]]</ref> ? Il leur avait tout prédit, mais sa mort leur avait fait tout oublier ; en le voyant attaché à la croix ils se troublèrent jusqu’à perdre le souvenir de ses enseignements, l’attente de sa résurrection, et jusqu’à ne tenir plus à ses promesses.
« Nous espérions, disent-ils, que c’était lui qui devait racheter Israël ». Vous l’espériez, chers disciples ? Vous ne l’espérez donc plus ? Comment ! le Christ est vivant ; et dans vous la foi est morte ? Oui, le Christ est vivant, mais il a trouvé la mort dans le cœur de ses disciples qui le regardent sans le voir, qui le voient sans le reconnaître. Car, s’ils ne le voyaient réellement pas, comment pourraient-ils entendre ses questions et y répondre ? Ils le considéraient comme un compagnon de voyage, lui qui était leur guide suprême ; et c’est ainsi qu’ils le voyaient sans le reconnaître. « Leurs yeux étaient retenus, vient-on de nous lire, pour qu’ils ne le reconnussent pas ». Ils n’étaient pas retenus pour qu’ils ne le vissent pas, mais pour qu’ils ne pussent le reconnaître.
'''3.''' Continuons, mes frères. À quel moment le Seigneur voulut-il qu’on le reconnût ? Au moment de la fraction du pain. Nous aussi,
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|264|SOLENNITÉS ET PANÉGYRIQUES|}}{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>nous en sommes sûrs, en rompant le pain nous reconnaissons le Seigneur. S’il ne voulut se dévoiler qu’en ce moment, c’était en vue de nous qui, sans le voir dans sa chair, devions manger sa chair. Toi donc, qui que tu sois, toi qui es vraiment fidèle, toi qui ne portes pas inutilement le nom de chrétien, toi qui n’entres pas sans dessein dans l’église, toi qui entends la parole de Dieu avec crainte et avec confiance, quelle consolation pour toi dans cette fraction du pain ! L’absence du Seigneur n’est pas pour toi une absence ; avec la foi tu le possèdes sans le voir.
Tout en conversant avec lui, ces disciples, au contraire, n’avaient pas la foi, et pour ne l’avoir pas vu sortir du tombeau, ils ne croyaient pas qu’il pût ressusciter ; ils avaient perdu la foi, ils avaient perdu l’espérance, et c’étaient des morts qui marchaient avec un vivant, des morts qui marchaient avec la Vie même. La Vie marchait bien avec eux, mais elle n’était pas rentrée encore dans leurs cœurs.
À ton tour donc, si tu veux avoir la vie, fais ce qu’ils firent pour arriver à reconnaître le Seigneur. Ils lui donnèrent l’hospitalité ; le Seigneur semblait vouloir aller plus loin, ils le retinrent, et après être parvenus au terme de leur propre voyage, ils lui dirent : « Demeurez avec nous, car le jour est sur son déclin ». Toi aussi, arrête l’étranger, si tu veux reconnaître ton Sauveur. L’hospitalité leur rendit ce que l’infidélité leur avait fait perdre, et le Seigneur se montra à eux au moment de la fraction du pain. Apprenez donc quand est-ce que vous devez rechercher le Seigneur, le posséder, le reconnaître ; c’est quand vous mangez. Les fidèles voient dans cette lecture quelque chose de bien supérieur à ce qu’y voient ceux qui ne sont pas initiés.
'''4.''' Le Seigneur Jésus se fit donc reconnaître, et il disparut aussitôt après. S’il les quitta de corps, il resta avec eux par la foi ; et, si aujourd’hui encore il est pour toute l’Église absent corporellement et résidant au ciel, c’est pour élever la foi. Eh ! où serait la tienne, si tu ne connaissais que ce que tu vois ? Si tu crois au contraire ce que tu ne vois pas, quels transports lorsque tu seras en face de la réalité ! Fortifie donc ta foi, puisque tu verras un jour : oui, arrivera ce que nous ne voyons pas ; oui, mes frères, cela arrivera ; mais en quel état seras-tu trouvé alors ? On dit parmi les hommes : Où est-il ? Quand et comment sera-t-il ? Quand, quand viendra-t-il ? N’en, doute pas, il viendra ; il viendra même malgré toi. Malheur à ceux qui ne croiront pas ! Pour eux, quelle frayeur, et pour les croyants, quelle allégresse ! Les fidèles seront dans la joie, et les infidèles dans la confusion. Les fidèles s’écrieront : Grâces vous soient rendues, Seigneur : c’est la vérité que nous avons entendue, que nous avons crue, que nous avons espérée ; nous la voyons maintenant. Les infidèles diront au contraire : Hélas ! pourquoi ne croyions-nous pas ? pourquoi regardions-nous comme des impostures ce que lisaient les chrétiens ?
Honneur donc à ceux qui croient sans voir, puisqu’en voyant ils seront transportés de bonheur ! C’est pour notre salut en effet que le Seigneur a pris un corps et que dans ce corps il a enduré la mort, est ressuscité le troisième jour pour ne plus mourir, et nous a donné, en reprenant la chair qu’il avait quittée, le premier modèle d’une résurrection qui n’est plus sujette au trépas. Avec cette chair encore il est monté près de son Père, il est assis à la droite de Dieu, il a comme son Père la puissance judiciaire et nous espérons qu’il viendra juger les vivants et les morts. À son exemple nous comptons nous-mêmes reprendre dans la poussière ce même corps, ces mêmes ossements que nous avons aujourd’hui, et tous ces mêmes membres que Dieu réparera pour nous les laisser toujours. Tous donc nous ressusciterons ; mais nous ne jouirons pas tous du même bonheur. « Un jour viendra où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu, et en sortiront ; ceux qui auront fait le bien, pour ressusciter à la vie, mais ceux qui auront fait le mal, pour ressusciter à leur condamnation<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-28|Jn. 6,28-29]]</ref> ».
C’est ainsi qu’à leur honte se joindra le supplice, comme à la couronne sera décernée la récompense. « Les uns donc iront aux flammes éternelles, et les autres à l’éternelle vie<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-49|Mat. 25,49]]</ref> ».
Tournons-nous avec un cœur pur, etc.<noinclude>
{{Fin de colonnes}}
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>{{M.|Pankouke}} conservera le privilege du ''Journal de Politique & de Littérature,'' mais qu’il
sera rédigé par {{Mrrs|Suard & de la Harpe|nx,pt}}, tous
deux Académiciens. Comme le premier est
beau-frere du libraire, cette nouvelle est très-vraisemblable à son égard : le numéro du 5 a paru sans aucun changement ni annonce.
{{brn|1}}
''15 Août 1776.'' Le {{Sr.|de Beaumarchais}} s’est
retourné encore une fois dans son affaire, il a
obtenu des lettres patentes pour se pourvoir par
requête civile au Parlement contre le jugement
qui le blâme : elles portent que n’ayant pu procéder dans le tems prescrit par l’Ordonnance
contre ce jugement, le Roi le releve du laps de
tems & avec d’autant plus de justice qu’il étoit
employé alors pour le service de {{S. M.}} En effet, cet avanturier montre des titres de sa
mission, avec une espece de lettre de créance,
où {{S. M.}} le qualifie de Ministre.
{{brn|1}}
''15 Août.'' Le ''{{corr|Cariolan|Coriolan}}'' moderne n’a pas
eu plus de succès que les précédens. Cette tragédie ne mérite aucun détail : la scene même
de la mere, la seule vraiment belle, à laquelle
prête le sujet, est absolument ratée par l’introduction à la fin d’un personage étranger qui
en affoiblit l’intérêt. Nulle invention dans l’ouvrage, nul trait de génie, une mauvaise versification, des longueurs effroyables, des lieux
communs ramenés jusqu’à la satiété : tels sont
les principaux défauts qu’on y remarque.
{{brn|1}}
''16 Août.'' La Dame Briasson, libraire, & le
Sieur Le Breton, premier imprimeur du Roi,
ayant distribué le 24{{lié}}Juillet dernier un ''Précis,''
dans l’affaire de l’Encyclopédie, {{M.|Luneau}} de
Boisjermain n’est pas resté court & leur a fait<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>signifier une réponse, où il réfute leurs observations par ordre & pied à pied, où il démontre
sur-tout que ce sont les Libraires qui sont
agresseurs, puisqu’ils l’ont accusé d’être un
calomniateur, ce qui l’a mis dans l’obligation
de défendre ses assertions.
{{brn|1}}
''17 Août 1776.'' Les coulisses de l’Opéra sont
fort en rumeur à l’occasion d’une lettre de cachet qu’a fait décerner contre la Demoiselle Dorival, une des premieres danseuses, le {{Sr.|Vestris}}, maître des ballets, ayant composé ceux
des ''Romans''. Il a prétendu que cette subalterne
lui avoit manqué, & méritoit correction. {{Mlle|Dorival|nx,pt}} n’a pas voulu reconnoître sa faute,
elle s’est cachée pour se soustraire à l’enlevement & par le conseil de ses gens d’affaires a
procédé contre le despotisme du ''Diou de la Danse'' : c’est ainsi qu’on appelle à l’opéra le Sieur Vestris, par dérision d’un de ses freres
qui l’a qualifié tel… On dit aujourd’hui qu’elle
s’est rendue au Fort-l’Evêque, lasse de son incognito, mais qu’étant par son action intentée
sous la main de la justice, elle compte bien attaquer son persécuteur & l’exposer aux sarcasmes du public par quelque mémoire. En attendant ce public indigné a témoigné l’autre jour
son mécontentement au {{Sr.|Vestris}}, en le huant.
{{brn|1}}
''18 Août.'' On attend à l’Opéra ''l’Olympiade {{lang|it|del Signor}} Sacchini'', qui va, dit-on, venir à Paris, ainsi que le célebre ''Piccini''.
{{brn|1}}
''18 Août.'' Plusieurs acteurs de l’Opéra,
plusieurs musiciens célébres & autres gens à
talens se sont cottisés pour faire faire en marbre
le buste de {{M.|le Chevalier}} Gluk ; c’est à {{M.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>Houdon qu’est confiée l’exécution de ce monument. Les souscripteurs les plus connus sont
{{Abr|M.{{lié}}M.|Messieurs}} le Berton, le Gros, Gelin, Larrivée,
Gossec, le Duc, Langlé, Rollan, &c. Ils se
sont engagés par acte passé par devant {{Me|Lemoine|nx,pt}}, Notaire, le 14{{lié}}Juillet dernier.
{{brn|1}}
''18 Août 1776.'' Les Régisseurs du Colysée
viennent d’employer encore une nouvelle ressource pour attirer le public chez eux. Le {{Sr.|Duchesne}}, l’un d’eux, a fait disposer au-dessus du vestibule de l’entrée principale de ce
spectacle un salon, où l’on expose les ouvrages nouveaux de Peinture, Sculpture, Architecture, Gravure & dessin de tout genre,
ouvrages de Méchanique &c. Il faut voir comment ce projet est exécuté pour en juger pertinemment.
Ces régisseurs s’imaginant que cette amorce
pouvoit leur concilier même les gens austeres
& les dévots, ont écrit une lettre circulaire à
tous les curés de Paris & aux supérieurs de
communauté pour les prévenir de cette institution, & les avertir qu’afin qu’ils ne fussent
pas confondus avec les profanes & les indévots,
il y auroit des jours particuliers où ils pourroient
aller voir ces productions.
{{brn|1}}
''18 Août.'' On voit une ''Lettre circulaire des Comédiens François ordinaires du Roi & de Monsieur à quelques Auteurs,'' pour leur annoncer que par des arrangemens pris avec leurs
supérieurs, sous les auspices de la Reine, ils
vont être incessamment en état de les satisfaire
sur leur juste impatience de voir jouer leurs
pieces : qu’en conséquence, à commencer du
voyage de Fontainebleau prochain, il y en a<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>neuf qui doivent y être représentées, à raison
de trois par colonne, c’est-à-dire trois tragédies, trois grandes comédies ou drames & trois petites comédies. Elles viendront ensuite promptement à Paris à tour de rôle. Cette Lettre
fort platte, fort mal écrite, & remplie d’une
dignité ridicule, est signée du {{Sr.|''Molé''}}.
On remarquera que ces histrions piqués du
projet annoncé d’établir une nouvelle troupe
pour exciter l’émulation de celle-ci, troupe
qu’on vouloit mettre sous la protection de ''Monsieur'', ont si bien cabalé qu’afin d’ôter à leurs
adversaires tout espoir de réussir, ils se sont fait
déférer ce titre : mais qui empêcheroit alors de
former le nouvel établissement sous le nom du
Comte d’Artois ?
{{brn|1}}
''18 Août 1776.'' On parle d’un ''Dialogue entre {{roi|Louis|XV}} & le Prince de Conti''. On assure que
c’est un ouvrage très-piquant, où il y a des
portraits parfaitement bien frappés, & des sarcasmes fins & justes. On sent combien ce cadre doit prêter.
{{brn|1}}
''19 Août.'' La fameuse ''Gourdan,'' dont
on a parlé il y a un an & depuis, à raison de
Madame d’Oppis, dont on l’accuse d’avoir favorisé le libertinage, condamnée en conséquence par contumace, dont les biens avoient
été saisis & annotés, vient, dit-on, de se constituer prisonniere & veut être jugée. On ne doute pas que les protections puissantes que
lui a procuré son métier infâme, mais précieux
aux paillards du plus haut parage, ne lui
méritent une grace absolue & peut-être le
triomphe.
{{brn|1}}
''19 Août.'' Le Censeur de Linguet est<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>aussi ''{{lang|la|in reatu}}''. Quant à celui-ci, on prétend que des protecteurs puissans s’entremettent en sa faveur : on assure que la Reine même s’y intéresse. Quoi qu’il en soit, les numéros ont paru à leur date, & tant qu’il n’y aura pas d’avertissement, les amis de ce Journaliste ne désesperent pas qu’il ne puisse donner un nouveau cours à ses sarcasmes & à sa bile.
{{brn|1}}
''19 Août.'' Le sieur le Fuel de Méricourt, rédacteur de la rapsodie intitulée ''Journal de Théâtre,'' &c. a beaucoup de peine à lutter contre le crédit des Comédiens, qui voudroient le faire supprimer. Le bruit a déja couru plusieurs fois que son ouvrage étoit arrêté ; il a été obligé de rassurer le public dans sa feuille du 15{{lié}}Juillet. Cependant il a reçu deux échecs, l’un d’avoir perdu son Censeur, le {{Sr.|de Crebillon}}, & de s’en voir substitué un nouveau aux ordres des histrions ; l’autre d’avoir reçu ordre de respecter {{M.|de la Harpe}}, depuis qu’il est membre de l’Académie Françoise, & de n’en plus parler au moins en mal.
{{brn|1}}
''20 Août 1776.'' Les Comédiens Italiens doivent donner ces jours-ci la premiere représentation de ''Fleur-d’épine,'' Opéra-comique en deux actes mêlés d’Ariettes. On dit que c’est une œuvre posthume de l’abbé de Voisenon ; qu’il n’a jamais voulu la laisser jouer de son vivant.
{{brn|1}}
''21 Août.'' {{Mlle|Dorival|nx,pt}} n’a été que deux heures au Fort-l’Evêque : elle a dansé le dimanche{{lié}}18 avec des applaudissemens plus considérables encore que de coutume : au contraire, le {{Sr.|Vestris}} a été hué ; heureusement l’impudence<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>de ce danseur l’a soutenu & ne l’a pas empêché de danser comme un Diou.
On a enfin déterminé le {{Sr.|Noverre}} à s’attacher à l’Opéra, & l’on lui a fait un pont d’or pour l’engager à quitter Vienne. On est convenu de lui donner 20,000 Livres d’appointemens, ce qui sans doute est excessif.
{{brn|1}}
''22 Août. Fleur-d’épine'' est en effet de l’abbé de Voisenon. Cet Académicien fort lié à sa mort avec Madame la Comtesse de Turpin qui donne dans le bel esprit, l’avoit instituée sa légataire universelle pour ses manuscrits & productions Littéraires. L’Opéra-comique en question s’y est trouvé. Madame Turpin a proposé à une Madame Louis, femme d’un Architecte, d’en faire la musique, & par son crédit la premiere vient d’obtenir qu’on fît passer la piece sur beaucoup d’autres reçues avant.
{{brn|1}}
''22 Août 1776.'' La Dame Gourdan, ainsi qu’on l’avoit prévu, a été élargie & mise hors de cour le 19 de ce mois : son livre a été jugé très en regle ; c’est un catalogue de tous ceux qui alloient chez elle, avec des notes y relatives. Le Président de Tournelle, {{M.|de Gourges}}, l’a trouvé si curieux qu’il se l’est approprié.
{{brn|1}}
''23 Août. Fleur-d’épine'' a été fort bien accueillie hier. C’est une féerie, dont le commencement est froid & sans aucun sel ; on ne retrouvoit point d’abord l’Abbé de Voisenon : la fin du premier acte est devenue meilleure, & le second charmant, plein de jolies choses & de saillies. Il y a un spectacle prodigieux : les Comédiens ont fait beaucoup de dépenses pour cette piece. La Musique, peu forte, est agréable.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude><nowiki />
''24 Août 1776.'' Le Prix de l’Académie Françoise, qui doit se donner demain, jour de la distribution, est décidément partagé entre un {{M.|Gruet}}, jeune éleve de l’abbé de Lille, & {{M.|André de Murville}}, ami de {{M.|de la Harpe}} &
qui lui a dédié une de ses pieces, ayant autrefois concouru avec celle de ce vainqueur. {{M.|Doigny du Ponceau}} a aussi mérité une mention
honorable, ainsi qu’un {{M.|de {{St|Ange|nx,pt}}}}. Il faut
se rappeller que le sujet étoit un morceau d’Homere à traduire au choix des candidats.
Il est fort question d’une lettre de {{M.|de Voltaire}}, addressée à {{Mrrs|de l’Académie Françoise|nx,pt}},
concernant une nouvelle traduction de Shakespear, annoncée depuis quelque tems par {{M.|le Tourneur}} & Compagnie. L’objet du Philosophe de Ferney est de tourner les modernes traducteurs en ridicule, ainsi que leur
héros, pour n’avoir pas fait de {{M.|de Voltaire}} une mention assez honorable dans leur
ouvrage. On dit sa critique très-plaisante &
l’on veut immoler les victimes à la risée publique, en lisant la Diatribe en question le jour de la {{St|Louis|nx,pt}}.
{{brn|1}}
''24 Août.'' On critique beaucoup le nouvel arrangement de la foire {{St|Ovide|nx,pt}}. Au moyen des gazons que {{M.|le Comte}} de la
Billarderie d’Angiviller a fait mettre aux coins
de la place de {{roi|Louis|XV}}, il en a tellement
rétréci l’enceinte, que les boutiques ne laissent plus qu’un espace trop étroit pour la circulation des voitures. On est ainsi tombé
d’une extrémité dans l’autre, car autrefois
cet emplacement étoit trop vaste, & les plaisans, au-lieu de dire ''la place,'' disoient ''la''<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>''plaine de {{roi|Louis|XV}},'' pour en exprimer le
nud & l’immensité disproportionnée à la Statue & aux bâtimens.
{{brn|1}}
''25 Août 1776.'' Le Prince de Conti étant à
distinguer des autres par la singularité de son
caractere & de sa conduite, on s’en occupe, quoiqu’il soit mort. On remarque dans
son mobilier immense une quantité de bagues,
qu’on fait monter à plusieurs milliers. On assure que sa manie étoit de constater chacune
de ses conquêtes amoureuses par cette légere
dépouille. Il falloit que la femme avec laquelle
il couchoit, lui donnât sa bague ou son anneau, qu’il payoit bien sans doute, & sur le
champ il étiquettoit cette acquisition du nom
de l’ancienne propriétaire. {{S. A.}} avoit une telle
ardeur pour le sexe, que dans l’état des dépenses secretes qu’on représente, il se trouve
des soupers de filles habituels qu’il faisoit encore au mois de Juin dernier. Il n’est aucune fille
d’Opéra qui n’ait une pension de lui, sans
compter les autres : c’est cette générosité immense qui fait qu’en ce moment la recette
dans les biens de sa succession égale à peine
la dépense. Il confesse par son testament deux
bâtards, qu’il a chargé son fils de recommander au Roi, & auxquels il fait un sort distingué. On voit par ce détail qu’entre les
Princes galans de la maison de Bourbon, le
défunt méritoit la premiere place.
On compte aussi dans son mobilier huit cens tabatieres.
{{brn|1}}
''26 Août.'' Il paroît un ''Résumé'' de l’affaire
intentée aux Sieurs de Bellegarde & de Monthieu sur la réforme d’armes faite dans les ar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>senaux en 1767, 68, 69 & 70. Il est de 40
pages d’impression & remet sous les yeux
du lecteur tout ce qu’on a lu sur cette matiere
importante dans les divers Mémoires des accusés. On ne peut assez s’étonner qu’on refuse si constamment d’admettre la révision de
leur procès d’après les titres qu’ils ont pour
la demander. Ce qu’on y trouve de plus nouveau, c’est une sortie encore plus vigoureuse
contre les accusateurs de ces Messieurs. On
y dénonce à l’indignation publique les auteurs, coopérateurs & fauteurs de la calomnie. C’est sans doute cette diatribe violente
qui a empêché de paroître cet écrit, fait, il
y a deux ans, & publié depuis peu seulement. {{M.|de Saint Auban}} y est sur-tout très-maltraité, & l’on ne sait comment cet officier général d’artillerie s’en tirera.
{{brn|1}}
''26 Août 1776.'' La nouvelle piece du feu l’Abbé de Voisenon prend à merveille. C’est,
ainsi qu’on l’a dit, une féerie, où il y a
beaucoup d’imagination, si elle est toute entiere de l’auteur, mais plus dans les détails que dans le fond, très-simple. Le sujet est
une méchante Fée, ayant en sa puissance
une jeune Princesse qu’elle destine à son fils,
fort sot & très-niais. Celle-ci est amoureuse
d’un Prince aimable que voudroit s’approprier la Divinité malfaisante & laide. Répugnance de l’amant, mais qu’il n’ose témoigner ouvertement ; il est même obligé de
dissimuler au point de lui laisser accroire qu’il
répond à sa passion, jusqu’à ce que par l’intervention d’une Fée bienfaisante, il triomphe des obstacles & les enchantemens de l’au-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>tre restent sans effet. Il y a sur-tout dans le
second acte une scene d’écho piquante & neuve
au théâtre. L’assemblée de parens de la Fée
malfaisante, composée des figures les plus hideuses & les plus bizarres, offre un spectacle
risible qu’on ne peut rendre. Le tout a été
& est fort bien exécuté. La Dame{{lié}}Trial chante
délicieusement & déploye toute la vigueur &
la gentillesse de son organe. Le {{Sr.|Michu}},
habillé en femme, rend à merveille le rôle de
la mauvaise Fée. Le {{Sr.|Trial}}, admirable pour
les rôles de niais, exprime dans la plus grande
vérité le sien calqué sur tant de modeles qu’il
est aisé d’en comparer la ressemblance. Le
Sieur Julien fait l’amoureux & se signale principalement dans la scene de l’écho. Enfin Madame Moulinghem, après s’être acquitté du
rôle pénible & forcé d’une vieille mendiante,
déploye la noblesse convenable lorsqu’elle a
repris sa dignité.
{{brn|1}}
''26 Août 1776.'' Le ''Dialogue entre {{roi|Louis|XV}} & le Prince de Conti'' est toujours très-rare.
Indépendamment de la politique qu’il embrasse, il roule aussi sur la galanterie, & l’on conçoit combien ces augustes paillards doivent
en dire de bonnes.
{{brn|1}}
''27 Août.'' Extrait d’une Lettre de Lyon…
{{Me|Linguet|nx,pt}} a passé par ici tout récemment ;
on croit qu’il va à Geneve, ou en Suisse, vuider son porte-feuille. Il a été fêté par les Libraires de cette ville avec beaucoup d’indécence ; un jour il dînoit chez un, il entra &
ressortit plusieurs ballots d’un livre de sa Minerve, intitulé ''Essai sur le Monachisme''. La
Police, aux affuts apparemment, étant venu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>faire des recherches n’en trouva plus qu’un.
{{brn|1}}
''27 Août 1776.'' Le {{Sr.|Clairval}}, le coryphée
de la Comédie Italienne pour la haute-contre,
a un très-grand crédit dans le comité des histrions & influe beaucoup sur l’acceptation ou
le renvoi des pieces. {{M.|Guichard}} ayant présenté à ces {{Mrrs||nx,pt}} un opéra-comique qu’ils ont
rejetté, a attribué cette disgrace à l’animosité
du {{Sr.|Clairval}}. Il en a été si piqué qu’ayant
trouvé le portrait de cet acteur, il a écrit au
bas ces deux vers relatifs au jeu de l’acteur très-maniéré, à son organe très-foible, & à son ancienne profession de Perruquier, qu’il a quittée
pour se faire Comédien, mais sur-tout à son
despotisme envers les Auteurs :
{{pom|Cet Acteur minaudier & ce Chanteur sans voix
Ecorche les Auteurs qu’il rasoit autrefois.|m=1.5em}}
{{brn|1}}
''27 Août.'' On continue à parler de l’Almanach Royal commenté & des Anecdotes sur {{M.|de Clugny}}, comme de deux livres existans,
mais en très-petit nombre d’exemplaires, graces aux soins & à la vigilance de la Police ! Elle
a éventé plusieurs imprimeries secretes, entre
autres une qui étoit sous une écurie, dont la
manutention étoit conduite par des compagnons
Imprimeurs qui s’étoient faits palfreniers. On
veut absolument faire des exemples & l’on parle
d’un colporteur nommé Prot, sur lequel doit
s’appésantir le bras du gouvernement ; il étoit
associé, dit-on, avec le Secrétaire du Maréchal de Duras, qui est en fuite.
{{brn|1}}
''28 Août.'' Tandis que {{M.|Floquet}} partage ici la scene Lyrique avec le Chevalier<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" /></noinclude>Gluck, on écrit d’Italie qu’il y jouit du plus
grand succès : que le cinq Juillet dernier ayant
fait exécuter à Naples un ''Te Deum'' de sa composition devant une assemblée très-brillante, il
a reçu des applaudissemens unanimes ; que le
Prince d’Ardore, grand claveciniste, lui a dit
des choses tout-à-fait flatteuses ; mais que ce
qui l’a le plus ravi, ç’a été de s’entendre louer
des plus habiles Professeurs de l’Ecole de cette
ville, tels que les Sieurs ''Asdrile, Duamicis''
& ''Sala''. Une belle & sublime invention, si
l’on en croit le rapport des connoisseurs, caractérise sur-tout cette nouveauté, où la musique
imitative est d’ailleurs poussée à une expression
singuliere, multipliée & variée à l’infini. Du
reste, une fécondité étonnante, beaucoup de
naturel, une noblesse soutenue, & quantité
de chant confirment & décident un talent supérieur dans l’auteur.
{{brn|1}}
''29 Août 1776.'' On a formé le répertoire des
pieces qui seront jouées à Fontainebleau devant
leurs Majestés durant le voyage, depuis le
jeudi 10{{lié}}Octobre, jusques au samedi 23{{lié}}Novembre compris.
{{brn|1}}
''30 Août.'' Il est question du mariage d’un
Philosophe faisant beaucoup de bruit. C’est
celui de {{M.|de Lalande}}, Astronome, membre
de l’Académie des Sciences, parti depuis quelque tems pour Briançon, où il devoit s’unir à
une jeune personne & faire un hymen très-sortable. On veut qu’une gouvernante avec laquelle
il couchoit ici & qui s’étoit flattée d’être toujours sa maîtresse, en apprenant la nouvelle de
cet hymen futur soit partie en diligence, se
soit rendue au lieu où se passoit le contrat de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>mariage, & dans sa fureur ait poignardé son
maître & elle aussi. Telles sont les premières
nouvelles de ce tragique événement, qui mérite confirmation.
''31 Août 1776.'' Beaucoup de gens sont à l’affut
de la place d’Historiographe de l’ordre du st|Esprit, vacante par la mort de {{M.|de st|Foix}}
& l’on ne sait encore qui l’aura. Quant au défunt, il est peu regretté ; il étoit d’un commerce dur & insociable, & la maladie qui le minoit
depuis long-tems n’avoit contribué qu’à le
rendre plus morose & plus brusque. Ses comédies sont ce qu’il a fait de mieux : elles portent
un caractère d’originalité d’autant plus grand
qu’elles sont tout-à-fait opposées au sien : elles
sont pleines de grâces, d’aménité & de délicatesse. Ses ''Essais Historiques sur Paris'', assez piquans dans certains détails, sont incomplets & ne font qu’en extrait, fait avec goût, d’une
multitude d’ouvrages sur cette matière. Quant
à ses ''Vies des Chevaliers'', elles sont dans le
même genre de compilation ; du reste, fort
écourtées & souvent trop louangeuses.
''31 Août.'' Un nommé Roland, frère
d’un maître à écrire de ce nom, pauvre diable
pendant long-tems, mais devenu enfin Caissier
de {{M.|Watelet}}, a si bien mis la main à la pâte
qu’il est aujourd’hui riche financier & fait parler
de lui. On s’entretient d’une fête qu’il a donnée
à Neuilly, où il a une maison de plaisance.
Sa femme jeune & jolie en étoit l’objet, se
nommant ''Louise''. On y a exécuté entre autres
divertissemens accessoires un Drame intitulé
''la Course''. On le dit très-piquant, & comme
il n’a encore été joué sur aucun Théâtre, il<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>mariage, & dans sa fureur ait poignardé son
maître & elle aussi. Telles sont les premieres
nouvelles de ce tragique événement, qui mérite confirmation.
{{brn|1}}
''31 Août 1776.'' Beaucoup de gens sont à l’affut
de la place d’Historiographe de l’ordre du {{st|Esprit|nx,pt}}, vacante par la mort de {{M.|de {{st|Foix|nx,pt}}}}
& l’on ne sait encore qui l’aura. Quant au défunt, il est peu regretté ; il étoit d’un commerce dur & insociable, & la maladie qui le minoit
depuis long-tems n’avoit contribué qu’à le
rendre plus morose & plus brusque. Ses comédies sont ce qu’il a fait de mieux : elles portent
un caractere d’originalité d’autant plus grand
qu’elles sont tout-à-fait opposées au sien : elles
sont pleines de graces, d’aménité & de délicatesse. Ses ''Essais Historiques sur Paris,'' assez piquans dans certains détails, sont incomplets & ne sont qu’en extrait, fait avec goût, d’une
multitude d’ouvrages sur cette matiere. Quant
à ses ''Vies des Chevaliers,'' elles sont dans le
même genre de compilation ; du reste, fort
écourtées & souvent trop louangeuses.
{{brn|1}}
''31 Août.'' Un nommé ''Roland,'' frere
d’un maître à écrire de ce nom, pauvre diable
pendant long-tems, mais devenu enfin Caissier
de {{M.|Watelet}}, a si bien mis la main à la pâte
qu’il est aujourd’hui riche financier & fait parler
de lui. On s’entretient d’une fête qu’il a donnée
à Neuilly, où il a une maison de plaisance.
Sa femme jeune & jolie en étoit l’objet, se
nommant ''Louise''. On y a exécuté entre autres
divertissemens accessoires un Drame intitulé
''la Course''. On le dit très-piquant, & comme
il n’a encore été joué sur aucun Théâtre, il<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><nowiki />
{{t3|TABLES DES ŒUVRES DE FÉNELON.}}
{{c|TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON CONTENUS DANS CETTE NOUVELLE ÉDITION.}}
{{taille|On indique dans cette Table : {{1°|le titre de tous les écrits de Fénelon, selon la classe à laquelle ils appartiennent}} ; {{2°|la date de leur première édition}} ; {{3°|le volume de la Collection de ses ''Œuvres'' où chacun d’eux est placé, daus cette nouvelle édition}}.|90}}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|PREMIÈRE CLASSE. OUVRAGES DE THÉOLOGIE ET DE CONTROVERSE.}}
{{c|{{sc|Section première}}. — ''Ouvrages sur divers sujets de Métaphysique et de Théologie. ''}}
{|class="_tdm"
|-
|I. Traité de l’existence et des attributs de Dieu.
|Tome I, page [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/461|1]]
|-class=desc
|colspan=2|La première partie parut, sans nom d’auteur, en 1712 ; Paris, {{in-12}}. Les deux parties réunies furent publiées à Paris, chez ''{{lié|J. Estienne}}'' ; 1718, {{in-12}} ; mais la seconde est incomplète. Quelques paragraphes omis ont été insérés dans les ''Œuvres philosophiques'' de Fénelon ; Amsterdam, 1734, 2{{lié}}vol. {{in-12}}. L’édition de Versailles est la première qui ait donné le texte exact et complet de cet ouvrage.
|-
|II. Lettres (7) sur divers sujets de métaphysique et de religion. ''Paris'', 1718, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/549|89]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette édition ne contient que cinq Lettres. La troisième et la sixième furent publiées en 1791, dans le {{t.|{{sc|vii}}}} de l’édition de Didot, {{in-4°}}. L’''Extrait d’une Lettre contre le système de Spinosa'', adressée au {{P.|Lami}}, Bénédictin, parut en 1696, à la suite du livre de ce religieux, intitulé ''Le nouvel Athéisme renversé'', etc.
|-
|III. Traité de ministère des Pasteurs. Paris, 1688, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/607|147]]
|-
|IV. Lettres (8) sur l’autorité de l’Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/662|202]]
|-class=desc
|colspan=2|Les cinq premières, avec la ''Profession de foi'' signée par la personne à qui ces ''Lettres'' furent écrites, parurent à la fin de la seconde édition des ''Lettres Spirituelles'' ; Lyon, 1719, {{in-12}}.<br/><br/>La septième, à la fin des ''Lettres Spirituelles'' ; Anvers, 1718, {{in-12}}.<br/><br/>La sixième et la huitième, dans les Œuvres de Fénelon, 1791, {{t.|{{sc|v}}}}, {{in-4°}}.
|-
|V. Entretiens de Fénelon et de {{M.|de Ramsai}}, sur la vérité de la Religion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/678|218]]
|-class=desc
|colspan=2|Ils sont extraits de l’''Histoire de la vie et des ouvrages de Fénelon'' ; par Ramsai. Bruxelles, 1723, {{in-12}}.
|-
|VI. {{lang|la|De summi Pontificis auctoritate Dissertatio. ''Versaliis''}}, 1820.
|T. II, p. 5
|-class=desc
|{{lang|la|Appendix ad præfatam Dissertationem, ''tribus constans Epistolis de eodem argumento'' ; I, II et IV ad cardinalem Gabrielli ; III verò ad cardinalem Fabroni}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/515|55]]
|-
|VII. Réfutation du système du {{P.|Malebranche}}, sur la Nature et la Grâce. Versailles, 1820.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/530|70]]
|-
|VIII. Lettres (5) au P. Lami, Bénédictin, sur la Grâce et la Prédestination.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/618|158]]
|-class=desc
|colspan=2|La première de ces Lettres ne fut publiée qu’en 1723, dans l’édition des ''Œuvres Spirituelles'', imprimée cette année-là. Les deuxième, troisième et cinquième font partie du Recueil d’Opuscules, imprimé en 1748, {{in-8°}}. La quatrième a paru pour la première fois en 1820.
|-
|IX. Lettre à {{M.|l’évêque d’Arras}}, sur la lecture de l’Écriture sainte en langue vulgaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/650|190]]
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{taille|On indique dans cette Table : {{1°|le titre de tous les écrits de Fénelon, selon la classe à laquelle ils appartiennent}} ; {{2°|la date de leur première édition}} ; {{3°|le volume de la Collection de ses ''Œuvres'' où chacun d’eux est placé, daus cette nouvelle édition}}.|90}}
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|I. Traité de l’existence et des attributs de Dieu.
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|II. Lettres (7) sur divers sujets de métaphysique et de religion. ''Paris'', 1718, {{in-12}}.
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|colspan=2|Cette édition ne contient que cinq Lettres. La troisième et la sixième furent publiées en 1791, dans le {{t.|{{sc|vii}}}} de l’édition de Didot, {{in-4°}}. L’''Extrait d’une Lettre contre le système de Spinosa'', adressée au {{P.|Lami}}, Bénédictin, parut en 1696, à la suite du livre de ce religieux, intitulé ''Le nouvel Athéisme renversé'', etc.
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|III. Traité de ministère des Pasteurs. Paris, 1688, {{in-12}}.
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|IV. Lettres (8) sur l’autorité de l’Église.
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|V. Entretiens de Fénelon et de {{M.|de Ramsai}}, sur la vérité de la Religion.
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|VI. {{lang|la|De summi Pontificis auctoritate Dissertatio. ''Versaliis''}}, 1820.
|T. II, p. 5
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|VII. Réfutation du système du {{P.|Malebranche}}, sur la Nature et la Grâce. Versailles, 1820.
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|IX. Lettre à {{M.|l’évêque d’Arras}}, sur la lecture de l’Écriture sainte en langue vulgaire.
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{{c|TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON CONTENUS DANS CETTE NOUVELLE ÉDITION.}}
{{taille|On indique dans cette Table : {{1°|le titre de tous les écrits de Fénelon, selon la classe à laquelle ils appartiennent}} ; {{2°|la date de leur première édition}} ; {{3°|le volume de la Collection de ses ''Œuvres'' où chacun d’eux est placé, daus cette nouvelle édition}}.|90}}
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{{c|{{sc|Section première}}. — ''Ouvrages sur divers sujets de Métaphysique et de Théologie. ''}}
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|I. Traité de l’existence et des attributs de Dieu.
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|II. Lettres (7) sur divers sujets de métaphysique et de religion. ''Paris'', 1718, {{in-12}}.
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|colspan=2|Cette édition ne contient que cinq Lettres. La troisième et la sixième furent publiées en 1791, dans le {{t.|{{sc|vii}}}} de l’édition de Didot, {{in-4°}}. L’''Extrait d’une Lettre contre le système de Spinosa'', adressée au {{P.|Lami}}, Bénédictin, parut en 1696, à la suite du livre de ce religieux, intitulé ''Le nouvel Athéisme renversé'', etc.
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|III. Traité de ministère des Pasteurs. Paris, 1688, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/607|147]]
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|IV. Lettres (8) sur l’autorité de l’Église.
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|V. Entretiens de Fénelon et de {{M.|de Ramsai}}, sur la vérité de la Religion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 1.djvu/678|218]]
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|VI. {{lang|la|De summi Pontificis auctoritate Dissertatio. ''Versaliis''}}, 1820.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/5|5]]
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|VIII. Lettres (5) au P. Lami, Bénédictin, sur la Grâce et la Prédestination.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/158|158]]
|-class=desc
|colspan=2|La première de ces Lettres ne fut publiée qu’en 1723, dans l’édition des ''Œuvres Spirituelles'', imprimée cette année-là. Les deuxième, troisième et cinquième font partie du Recueil d’Opuscules, imprimé en 1748, {{in-8°}}. La quatrième a paru pour la première fois en 1820.
|-
|IX. Lettre à {{M.|l’évêque d’Arras}}, sur la lecture de l’Écriture sainte en langue vulgaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/190|190]]
|}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LES MŒURS|159}}</noinclude><nowiki />
D’après les apparences, le cliquetis s’adresse à des
indifférentes. Il s’élève en un crescendo passionné jusqu’à
devenir bruit continu de rouet. Il cesse quand le
soleil disparaît derrière un nuage ; il reprend quand le
soleil se montre de nouveau ; mais les voisines ne s’en
préoccupent.
Qui reposait, les échasses étirées sur le sable brûlant,
ne se dérange de sa pose, sans une oscillation de plus
ou de moins dans les fils antennaires ; qui rongeait les
reliefs d’un Criquet, ne lâche le morceau, ne perd une
bouchée. À voir ces insensibles, on dirait en vérité que
le chanteur bruit pour le seul plaisir de se sentir vivre.
Rien autre quand, sur la fin d’août, j’assiste aux
débuts des épousailles. Fortuitement, sans le moindre
prélude lyrique, le couple se trouve face à face. Immobiles,
comme pétrifiés, presque front contre front, mutuellement
ils se caressent de leurs longues antennes
aussi fines que des cheveux. Le mâle paraît assez entrepris.
Il se lave les tarses ; du bout des mandibules il
se chatouille la plante des pieds. De temps à autre, il
donne un coup d’archet, ''tik'', pas plus.
Ce serait néanmoins, semble-t-il, le meilleur moment
pour faire valoir ses mérites. Que ne déclare-t-il sa
flamme en un tendre couplet, au lieu de se gratter les
pieds ! Il n’en fait rien. Il reste muet devant la convoitée,
elle-même impassible.
L’entrevue, simple échange de salutations entre passant
et passante, est de courte durée. Que se disent-ils
l’un à l’autre, front contre front ? Pas grand’chose
apparemment, car bientôt ils se quittent sans plus, et
chacun va de son côté, où bon lui semble.
Le lendemain, autre rencontre du même couple. Cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|160|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>fois le chant, toujours très bref d’ailleurs, est plus
accentué que la veille, sans acquérir, tant sans faut,
l’éclat que lui donne le Dectique bien avant la pariade.
Pour le reste, c’est la répétition de ce que j’ai vu hier :
caresses mutuelles avec les antennes qui mollement
tapotent les flancs pansus.
Le mâle ne paraît pas bien enthousiasmé. Il se mordille
encore la patte et semble réfléchir. Si l’entreprise
est alléchante, peut-être n’est-elle pas sans péril. Y
aurait-il ici tragédie nuptiale analogue à ce que nous
a montré la Mante religieuse ? L’affaire serait-elle d’exceptionnelle
gravité ? Patience, et nous verrons. Pour le
moment, rien de plus.
Quelques jours après, un peu de lumière se fait. Le
mâle est en dessous, terrassé sur le sable et dominé par
sa puissante épousée, qui, le sabre en l’air, les échasses
postérieures hautement dressées, l’accable de son
étreinte. Certes non : en cette posture, le pauvre Dectique
n’a pas la mine d’un vainqueur ! L’autre brutalement,
sans respect de la boîte à musique, lui fait bâiller
les élytres et lui mordille les chairs à la naissance du
ventre.
À qui des deux ici l’initiative ? Les rôles ne sont-ils
pas renversés ? L’habituelle provoquée maintenant provoque
avec de rudes caresses capables d’emporter le morceau.
Elle n’a pas cédé ; elle s’est imposée, troublante,
impérieuse. Le terrassé trépigne, semble vouloir résister.
Que va-t-il se passer d’insolite ? Pour aujourd’hui,
je ne le saurai pas encore. Le vaincu se dégage et fuit.
Enfin cette fois nous y sommes. Maître Dectique gît
à terre, culbuté sur le dos. Hissée de toute la hauteur
de ses échasses, l’autre, le sabre presque vertical, cou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LES MŒURS|161}}</noinclude>vre à distance le gisant. Les deux extrémités ventrales se
courbent en crochet, se recherchent, se joignent, et bientôt
des flancs convulsionnés du mâle se voit sourdre,
en un labeur pénible, quelque chose d’énorme, d’inouï,
comme si la bête expulsait en bloc ses entrailles.
C’est une outre opaline, semblable de grosseur et de
coloration à une baie de gui, outre à quatre poches délimitées
par de faibles sillons, deux plus grandes en bas
et deux moindres en haut. En certains cas le nombre
des loges augmente, et le tout prend l’aspect d’un paquet
d’œufs, comme en dépose dans la terre l’Hélice chagrinée,
le vulgaire escargot.
L’étrange machine reste appendue sous la base du
sabre de la future pondeuse, qui gravement se retire
avec l’extraordinaire besace, le ''spermatophore'', comme
disent les physiologistes, source de vie pour les ovules :
en d’autres termes, la burette qui maintenant, de son
propre jeu, transmettra en lieu requis le complément
nécessaire à l’évolution des germes.
Semblable ampoule est chose rare, infiniment rare
dans le monde actuel. À ma connaissance, les Céphalopodes
et les Scolopendres sont, de notre temps, les seuls
animaux qui fassent usage du bizarre appareil. Or
poulpes et mille-pattes datent des premiers âges. Le
Dectique, autre représentant du vieux monde, semble
nous dire que l’étrange exception d’aujourd’hui pourrait
bien avoir été règle assez générale au début, d’autant
plus que nous allons retrouver des faits pareils chez
les autres locustiens.
Remis de son foudroiement, le mâle s’époussette et
bientôt recommence son joyeux cliquetis. Laissons-le,
pour le moment, à ses allégresses, et suivons la future<noinclude>
<references/>
{{d|11}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|162|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>mère errant d’un pas grave avec son fardeau, que fixe
un tampon de gelée aussi transparente que verre.
De temps à autre, elle se hausse sur ses échasses, se
boucle en anneau et saisit des mandibules son faix
opalin, qu’elle mordille doucement, qu’elle comprime,
mais sans déchirer l’enveloppe, sans amemer la moindre
perte du contenu. Chaque fois, elle détache de la
surface une parcelle, qu’elle mâche, remâche avec lenteur
et finit par avaler.
Pendant une vingtaine de minutes, les mêmes faits
se répètent, puis l’ampoule, maintenant tarie, est arrachée
d’une seule pièce, moins la base, le tampon de
gelée. L’énorme morceau, tenace et glutineux, non
dessaisi un instant, est mâchonné, pétri, malaxé par
les mandibules, et finalement dégluti sans résidu.
Je n’ai vu d’abord dans l’horrible festin qu’une aberration
individuelle, un accident, tant la conduite du
Dectique était extraordinaire, sans exemple connu
ailleurs. Il a fallu me rendre à l’évidence. Quatre fois,
l’une après l’autre, j’ai surpris mes captives traînant
leur sacoche, et quatre fois je les ai vues l’arracher
bientôt, la travailler gravement des mandibules des
heures entières, et enfin l’ingurgiter. C’est donc la règle :
son contenu parvenu à destination, l’ampoule fécondante,
peut-être énergique stimulant, friandise inouïe,
est mâchée, savourée, avalée.
Si c’est là, comme il est permis de le croire, un reste
des antiques mœurs, avouons que l’insecte d’autrefois
avait de singuliers usages. Réaumur nous décrit les
insolites manœuvres des Libellules en rut. Encore une
excentricité nuptiale des temps primitifs.
L’étrange régal du Dectique fini, il reste encore en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LES MŒURS|163}}</noinclude>place la base de l’appareil, base dont la partie la plus
visible consiste en deux mamelons cristallins de la grosseur
d’un grain de poivre. Pour se débarrasser de ce
tampon, l’insecte prend une curieuse attitude. L’oviscapte
est à demi implanté en terre, verticalement. Ce
sera le bâton d’appui. Les {{Corr|longes|longues}} pattes postérieures,
éloignant les tibias des cuisses, élèvent la bête autant
que possible et forment trépied avec le sabre.
Alors l’insecte se recourbe en anneau complet et
vient, du bout des mandibules, extirper par miettes la
base de l’appareil, consistant en un tampon de gelée
hyaline. Toutes ces ruines sont scrupuleusement dégluties.
Pas un atome n’en doit se perdre. Enfin l’oviscapte
est lavé, nettoyé, lissé du bout des palpes. Tout est remis
en ordre ; rien ne reste de l’encombrant fardeau.
La pose normale est reprise, et l’insecte se remet à picorer
les épillets du panic.
Revenons au mâle. Flasque et tari, comme foudroyé
par son exploit, il reste en place, tout recroquevillé.
Son immobilité est telle que je le crois mort. Il n’en
est rien. Le gaillard reprend ses esprits, se relève, se
lustre et s’en va. Un quart d’heure après, quelques
bouchées prises, le voici de nouveau stridulant. La
chanson certes manque d’enthousiasme. Elle est loin
d’avoir l’éclat et la durée en usage avant les noces ;
mais, après tout, l’épuisé fait de son mieux.
Aurait-il d’autres prétentions amoureuses ? Ce n’est
guère probable. Ces choses-là, exigeant ruineuses dépenses,
ne doivent pas se répéter : l’usine de l’organisation
ne saurait y suffire. Cependant, le lendemain et
les jours d’après, les forces revenues grâce au régime
de Criquets, le Dectique racle de son archet aussi<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|164|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>bruyamment que jamais. On dirait un novice, et non
un vétéran assouvi. Son insistance m’étonne.
S’il chante vraiment pour attirer l’attention des voisines,
que fera-t-il d’une seconde épousée, lui qui vient
de s’extraire de la panse une monstrueuse besace où
s’étaient amassées toutes les économies de la vie ? Il
est usé à fond. Non, encore une fois, chez le gros locustien
ces événements-là sont trop dispendieux pour recommencer.
Non, le chant d’aujourd’hui, malgré ses
allégresses, n’est certainement pas un épithalame.
Et en effet, surveillé de près, le chanteur ne répond
plus aux agaceries antennaires des passantes. De jour
en jour les couplets faiblissent, se font rares. Au bout
d’une quinzaine, l’insecte est muet. Le tympanon ne
sonne plus, faute de vigueur dans le coup d’archet.
Enfin le Dectique ruiné, touchant à peine aux vivres,
cherche retraite paisible, s’affale de lassitude, étire les
échasses en une dernière convulsion et meurt. De fortune,
la veuve passe par là, voit le défunt et — regrets
éternels — lui ronge un cuissot.
Ainsi se comporte la Sauterelle verte. Un couple isolé
sous cloche est soumis à une surveillance spéciale.
J’assiste à la fin de la pariade, lorsque la future mère
porte, fixée sous la base du sabre, l’élégante framboise
dont nous aurons bientôt à nous occuper. Débilité par
les événements, le mâle est alors muet. Le lendemain,
les forces lui reviennent, et le voilà qui chante aussi
zélé que jamais. Il stridule, tandis que la pondeuse
sème ses œufs en terre ; il continue de bruire lorsque
la ponte est depuis longtemps terminée et que la conservation
de la race ne réclame plus rien.
Cette persistance du chant n’a pas pour but, la chose<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LES MŒURS|165}}</noinclude>est évidente, un appel amoureux : à cette heure, tout
est fini et bien fini. Un jour ou l’autre enfin, la vie défaille,
et le tympanon se tait. Le passionné chanteur est
mort. La survivante lui fait des funérailles imitées de
celles du Dectique : elle lui dévore les meilleurs morceaux.
Elle l’aimait jusqu’à le manger.
Ces mœurs de cannibale se retrouvent dans la majorité
des locustiens, sans atteindre toutefois les atrocités
de la Mante religieuse, qui traite en gibier ses amants
encore pleins de vie. La mère Dectique, la Sauterelle et
les autres attendent du moins que les misérables soient
morts. J’en excepterai l’Ephippigère, si débonnaire en
apparence. Dans mes volières, aux approches de la
ponte, elle porte volontiers la dent sur ses compagnons
sans avoir l’excuse de la famine. La plupart des mâles
finissent de cette façon lamentable, à demi dévorés.
Le dépecé proteste ; il voudrait, il pourrait vivre encore.
Sans autre défense, il tire de son archet quelques
grincements qui, cette fois, à coup sûr, ne sont pas
chanson nuptiale. Le moribond, largement troué au
ventre, se plaint de la même façon qu’il se réjouissait
au soleil. Son instrument donne la même note pour
traduire soit la douleur, soit la félicité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|X|fs=140%|m=2em}}
{{Centré|LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LA PONTE|fs=90%|mb=2em}}
Le Dectique à front blanc est un insecte africain qui,
chez nous, ne s’aventure guère hors de la Provence et
du Languedoc. Il lui faut le soleil qui fait mûrir l’olive.
Une température élevée serait-elle le stimulant
de ses excentricités matrimoniales, ou bien faut-il y voir
des usages de famille, indépendants du climat ? Sous un
ciel glacé, les choses se passent-elles comme sous un
ciel de feu ?
Je m’adresse à un autre Dectique, l’Analote des
Alpes (''Analota alpina'', Yersin), qui habite les hautes
croupes du mont Ventoux, neigeuses une moitié de
l’année. Bien des fois, en mes vieilles courses botaniques,
j’avais remarqué l’insecte pansu, sautillant parmi
les pierrailles d’un coussinet de verdure à l’autre. Cette
fois, je ne vais pas le trouver : il m’arrive par la poste.
Sur mes indications, un garde forestier de bonne volonté<ref>{{M.|Bellot}}, garde forestier domanial à Beaumont (Vaucluse).</ref>
monte là-haut deux fois dans la première quinzaine
du mois d’août et me procure de quoi peupler
largement une volière.
C’est un curieux locustien pour la coloration et pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LA PONTE|167}}</noinclude>la forme. D’un blanc satiné en dessous, il a le dessus
tantôt d’un noir olivâtre, tantôt d’un vert gai ou d’un
marron clair. Les organes du vol se réduisent à des vestiges.
La femelle a pour élytres deux courtes lamelles
blanches, distantes l’une de l’autre ; le mâle abrite sous
le rebord du corselet deux petites écailles concaves,
également blanches, mais superposées, la gauche sur la
droite.
Ces deux minimes calottes, avec archet et tympanon,
rappellent assez bien, sous des dimensions moindres,
l’appareil sonore de l’Éphippigère, avec laquelle d’ailleurs
l’insecte montagnard a certaine ressemblance pour
l’aspect général.
J’ignore le chant que peuvent donner des cymbales
aussi réduites. Je n’ai pas souvenir de l’avoir entendu
sur les lieux, et trois mois d’éducation ne me donnent
à cet égard aucun renseignement. Quoique menant
joyeuse vie, mes captifs sont toujours muets.
Les dépaysés ne semblent pas avoir grand regret de
leurs froides cimes, parmi les pavots orangés et les
saxifrages des terres arctiques. Que broutaient-ils là-haut ?
Le pâturin des Alpes, la violette du mont Cenis,
la campanule d’Allioni ? Je ne sais. Faute d’herbages
alpestres, je leur sers la vulgaire endive, produit de
mon jardin. C’est accepté sans hésitation.
Sont acceptés aussi les Criquets de faible résistance,
et le régime alterne du végétal à l’animal. Le cannibalisme
est même pratiqué. Si quelqu’un de mes alpins
se traîne, éclopé, les autres le dévorent. Jusque-là, rien
de saillant : ce sont les habituelles mœurs des locustiens.
Le spectacle intéressant, c’est celui de la pariade, qui
brusquement se fait, sans nul prélude. La rencontre a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|168|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>lieu tantôt à terre et tantôt sur le grillage de la cloche.
Dans ce dernier cas, la porteuse de sabre, solidement
agriffée au treillis, supporte tout le poids du couple.
L’autre, le dos en bas, est bout à bout en sens inverse.
De ses longues pattes postérieures, à gigues carnées,
il prend appui sur les flancs de l’épousée ; de ses quatre
pattes antérieures, souvent aussi des mandibules, il
empoigne, il serre le sabre obliquement dressé. Ainsi
suspendu à cette espèce de mât de cocagne, il opère
dans l’espace.
Si la rencontre a lieu sur le sol, la disposition du
couple est la même, seulement le mâle gît alors à terre,
couché sur le dos. Dans les deux cas, le résultat est un
grain d’opale qui, dans sa partie visible, rappelle pour
la forme et la grosseur le bout renflé d’un pépin de
raisin.
Aussitôt la machine en place, le mâle très prestement
décampe. Y aurait-il danger pour lui ? Peut-être oui,
d’après ce que j’ai vu, une seule fois, il est vrai.
La belle dans ce cas était aux prises avec deux rivaux.
L’un, appendu au sabre, travaillait en arrière
suivant les rites ; l’autre, en avant, maintenu des griffes
et le ventre ouvert, gesticulait et protestait vainement
contre la mégère qui, impassible, le rongeait à petites
bouchées. J’avais sous les yeux, dans des conditions
encore plus atroces, les horreurs que m’avaient jadis
montrées la Mante religieuse. Rut effréné, carnage et
luxure à la fois, réminiscence peut-être des sauvageries
antiques.
Dans les cas habituels, le mâle, relativement un nain,
s’empresse de fuir, son œuvre consommée. L’abandonnée
ne bouge. Puis, après une vingtaine de minutes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|170|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>ne ferions pas autrement. Alternant ainsi l’oscillation
transversale du sabre et les coups de refouloir, la pondeuse
couvre assez prestement le puits.
Il reste à faire disparaître les traces extérieures du
travail. Les pattes, que je m’attendais à voir agir ici,
restent inactives et gardent la position adoptée pour
la ponte. Le sabre seul, de sa pointe, fort gauchement
il est vrai, gratte, balaye, égalise.
Tout est en ordre. Le ventre et l’oviscapte sont ramenés
dans la position normale. La mère s’accorde
un moment de repos et va faire une tournée dans le
voisinage. Bientôt elle revient sur l’emplacement où
elle a déjà pondu ; très près du point primitif, qu’elle
reconnaît fort bien, elle implante de nouveau son outil.
Les mêmes faits se répètent.
Puis autre repos, autre reconnaissance à la ronde,
autre retour aux lieux déjà ensemencés. Pour la troisième
fois, le pal descend à très faible distance des silos
antérieurs. Cinq fois, en une séance d’une heure à peine,
et toujours en des points fort rapprochés l’un de l’autre,
je vois ainsi reprendre la ponte après une courte
promenade dans le voisinage.
Les jours suivants, à des intervalles variables, le
semis recommence un certain nombre de fois que je
ne peux préciser. Pour chacune de ces pontes partielles,
l’emplacement change, tantôt ici et tantôt là, au hasard
des lieux reconnus propices.
Quand tout est fini, je fouille les silos du Dectique.
Pas de paquets à gaine écumeuse comme en fournit
l’acridien, pas de loges non plus. Les œufs sont isolés,
sans protection aucune. J’en cueille une soixantaine
pour le total d’une seule mère. Ils sont d’un gris pâle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — LA PONTE|157}}</noinclude>lilacé, et s’allongent en navette, en étroit ellipsoïde de
cinq à six millimètres de longueur.
Même isolement pour ceux du Dectique gris, colorés
de noir ; pour ceux de l’Éphippigère des vignes, teintés
de cendré ; pour ceux de l’Analote des Alpes, d’un pâle
lilas. Ceux de la Sauterelle verte, d’un brun olivâtre
très foncé et au nombre d’une soixantaine encore comme
pour le Dectique à front blanc, sont tantôt isolés et
tantôt agglutinés par petits groupes.
Ces divers exemples nous montrent que les locustiens
sont des semeurs au plantoir. Au lieu d’encaquer leurs
semences dans des barillets en écume durcie, à l’exemple
des acridiens, ils les mettent en terre une par une ou
par faibles groupes.
L’éclosion méritait examen ; j’en dirai le motif tout
à l’heure. Les œufs du gros Dectique sont donc recueillis
en abondance vers la fin d’août et mis dans un petit
bocal avec couche de sable. Sans aucune modification
apparente, ils y passent huit mois au sec, à l’abri des
gelées, des averses et des violents coups de soleil qui
les attendaient dans les conditions naturelles.
Juin venu, je fais dans la campagne fréquente rencontre
de jeunes Dectiques. Quelques-uns sont déjà
même en grosseur la moitié de l’adulte, preuve d’une
apparition précoce, remontant aux premières belles
journées de l’année. Dans mon bocal néanmoins aucun
indice de prochaine éclosion. Tels j’ai cueilli les
œufs il y a huit mois, tels je les retrouve, ni ridés ni
brunis, d’aspect excellent. Pourquoi ce retard qui indéfiniment
se prolonge ?
Un soupçon me vient. Les œufs des locustiens sont
implantés en terre ainsi que des semences. Ils y su-<noinclude>
<references/></noinclude>
6t04dj704t9ih0pbv7zkl5zr1s4hooe
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|172|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>bissent, sans protection aucune, les influences hygrométriques.
des neiges et des pluies. Ceux de mon bocal
ont passé les deux tiers de l’année dans une aridité relative.
Peut-être leur manque-t-il pour éclore ce qu’il
faut absolument à la graine pour germer. Semences
animales, ils réclament sous terre la moiteur nécessaire
aux semences végétales. Essayons.
Au fond de quelques tubes de verre, qui me permettront
certaines observations en projet, je mets une
pincée d’œufs pris dans mes réserves arriérées, et par-dessus
je tasse légèrement une couche de sable très fin
et humecté. L’appareil est bouché avec un tampon de
coton mouillé, qui maintiendra moiteur constante à
l’intérieur. La colonne de sable mesure un pouce
environ, c’est à peu près la profondeur où l’oviscapte
dépose la ponte. Qui verrait mes préparatifs et ne serait
pas averti ne soupçonnerait guère des engins d’incubation ;
il croirait plutôt à un outillage de botaniste expérimentant
sur des graines.
Ma prévision était juste. Favorisée par la haute température
du solstice d’été, la germination de la semence
locustienne ne tarde pas. Les œufs se gonflent ; au
pôle antérieur font tache deux gros points sombres,
ébauche des yeux. La rupture de la coque s’annonce
comme prochaine.
Quinze jours se passent dans une fastidieuse surveillance
de tous les instants : il me faut surprendre le
jeune Dectique au sortir de l’œuf, si je veux résoudre
une question qui, depuis longtemps, me hante l’esprit.
Cette question, la voici.
L’œuf du locustien est mis en terre à une profondeur
variable, suivant la dimension de l’oviscapte ou plan-<noinclude>
<references/></noinclude>
9a2pyq5ukvr6wrlxbt3rdvhbitu5d8l
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — L’ÉCLOSION|159}}</noinclude>toir. Un pouce pour les semences des mieux outillés de
nos pays, c’est à peu près tout.
Or le nouveau-né, qui gauchement sautille dans les
gazons à l’approche de l’été, est, comme l’adulte, encorné
de très longs tentacules, rivalisant de finesse
avec un cheveu ; il est doué, à l’arrière-train, de deux
pattes insolites, énormes leviers coudés, échasses de
bond fort incommodes en marche ordinaire.
Comment fait le débile animalcule, avec cet attirail
encombrant, pour émerger de terre ? Par quel artifice
réussit-il à se frayer un passage à travers les rudesses
du sol ? Avec son panache antennaire, qu’un atome de
sable peut rompre, avec ses gigues démesurées, qu’un
effort de rien suffit à désarticuler, la bestiole, tout
l’affirme, est incapable de gagner la surface et de se
libérer.
Pour descendre en terre, le mineur revêt un costume
protecteur. Le petit locustien, lui aussi, trouant le sol
en sens inverse, doit s’affubler d’une casaque d’émersion ;
il doit posséder une forme transitoire, plus simple,
plus ramassée, qui lui permette la venue au dehors
à travers le sable, une forme de délivrance analogue à
celle que la Cigale et la Mante religieuse utilisent au
moment de sortir, la première de sa ramille, la seconde
du labyrinthe de son nid.
La réalité et la logique sont ici d’accord. Le Dectique,
en effet, ne sort pas de l’œuf tel que je le vois, né
de la veille, sautiller sur les pelouses ; il possède une
structure temporaire, mieux appropriée aux difficultés
de l’émersion. D’un tendre blanc carné, l’animalcule
est engainé dans un fourreau qui tient les six pattes appliquées
contre le ventre, tendues en arrière, inertes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|174|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>Pour mieux glisser sous terre, il a ses échasses empaquetées
suivant la direction de l’axe du corps. Les antennes,
autres appendices gênants, sont immobiles,
serrées contre ce paquet.
La tête est fortement infléchie contre la poitrine.
Avec ses gros points noirs oculaires, son masque indécis,
un peu boursouflé, elle fait songer aux casques
des scaphandriers.
Le col amplement bâille à la nuque, et d’une lente
palpitation se gonfle et se dégonfle tour à tour. Voilà le
moteur. Le nouveau-né chemine à l’aide de son hernie
occipitale. Dégonflé, l’avant refoule un peu le sable
humide, s’y insinue en creusant une fossette ; puis, ballonné,
il devient bouton, qui se moule et prend appui
dans la dépression obtenue. Alors l’arrière se contracte,
et c’est un pas de fait. Pour chaque coup de la vessie
locomotrice, la voie s’allonge de près d’un millimètre.
C’est pitié de voir cette chair naissante, à peine rosée,
cogner de sa nuque hydropique et tasser les rudesses
du sol. La glaire animale, non encore bien figée, lutte,
endolorie, contre le caillou ; et ses efforts sont si bien
ménagés qu’en une matinée s’ouvre, sur la longueur
d’un pouce, une galerie droite ou sinueuse, du diamètre
d’une médiocre paille. L’insecte harassé parvient ainsi
à la surface.
À demi engagé dans son puits de sortie, le déterré
fait halte, laisse les forces revenir, puis gonfle une
dernière fois son hernie occipitale, jusqu’aux limites
du possible, et fait éclater le fourreau qui l’a défendu
jusqu’ici. L’animalcule se dépouille de sa casaque
d’émersion.
Voici finalement le Dectique avec sa forme juvénile.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — L’ÉCLOSION|161}}</noinclude>tout pâle encore, mais le lendemain bruni et vrai moricaud
en comparaison de l’adulte. Comme teinte prélude
de la face éburnéenne de l’âge mûr, il a sous les
cuisses postérieures un étroit galon blanc.
Dectique mignon, éclos sous mes yeux, pour toi la
vie débute bien dure. Avant d’être libres, beaucoup de
tes pareils doivent périr épuisés. Dans mes tubes,
j’en vois de nombreux qui, arrêtés par un grain de
sable, succombent à mi-chemin et se hérissent d’un
byssus cryptogamique. La moisissure reprend en sous-œuvre
leurs tendres déchets. Hors de mes soins, la venue
au grand jour doit être plus périlleuse encore. Le sol
habituel est grossier et cuit par le soleil. A moins d’une
ondée, comment font-ils, ces incarcérés sous la brique ?
Plus heureux dans mes tubes à terreau tamisé et
moite, te voilà dehors, petit négrillon galonné de blanc ;
tu mordilles la feuille de laitue que je t’ai offerte, tu
bondis joyeusement sous la cloche où je t’ai logé. Ton
éducation serait aisée, je le vois, mais peu riche en
documents nouveaux. Quittons-nous donc ici. Je te
rends à la liberté. En dédommagement de ce que tu
viens de m’apprendre, je te livre la verdure et les Criquets
du jardin.
Grâce à toi, je sais que les locustiens ont, pour sortir
du sol où la ponte est déposée, une configuration provisoire,
un état de ''larve primaire'', qui tient emmaillotées
dans une gaine commune antennes et longues pattes,
pièces trop encombrantes ; je sais que cette espèce
de momie, apte seulement à s’allonger et à se raccourcir
un peu, possède comme organe locomoteur une hernie à
la nuque, une ampoule palpitante, original mécanisme
dont je n’ai jamais vu la progression faire usage ailleurs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|{{t|XI|120}}}}
{{il|2em}}
{{c|{{t|LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — L’APPAREIL SONORE|90}}}}
{{il|2em}}
L’art a trois champs d’exploitation dans le domaine
des choses : la forme, la couleur, le son. Le sculpteur
travaille la forme, dont il imite les perfections autant
que le ciseau peut imiter la vie. Le dessinateur, autre
copiste, cherche, avec du blanc et du noir, à donner
l’illusion du relief sur une surface plane. À la difficulté
du dessin, le peintre ajoute celle de la couleur, non
moins grande.
Devant l’un et l’autre pose un modèle inépuisable. Si
riche que soit la palette du peintre, elle sera toujours
inférieure à celle des réalités. Jamais non plus le ciseau
du sculpteur n’épuisera les trésors de la plastique
naturelle. Forme et couleur, beautés des contours et
jeux de lumière s’enseignent par le spectacle des choses.
Cela s’imite, se combine suivant nos goûts, mais ne
s’invente pas.
Au contraire, dans la symphonie des êtres, notre musique
manque de prototype. Certes, les sons ne manquent
pas, faibles ou puissants, doux ou solennels. La
tempête qui mugit à travers les bois échevelés, la vague
qui déroule sa volute sur la plage, le tonnerre qui gronde
dans l’écho des nuées, nous émeuvent par leurs notes
majestueuses ; la brise tamisée par le menu feuillage<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|XI|fs=140%|m=2em}}
{{Centré|LE DECTIQUE À FRONT BLANC. — L’APPAREIL SONORE|fs=90%|mb=2em}}
L’art a trois champs d’exploitation dans le domaine
des choses : la forme, la couleur, le son. Le sculpteur
travaille la forme, dont il imite les perfections autant
que le ciseau peut imiter la vie. Le dessinateur, autre
copiste, cherche, avec du blanc et du noir, à donner
l’illusion du relief sur une surface plane. À la difficulté
du dessin, le peintre ajoute celle de la couleur, non
moins grande.
Devant l’un et l’autre pose un modèle inépuisable. Si
riche que soit la palette du peintre, elle sera toujours
inférieure à celle des réalités. Jamais non plus le ciseau
du sculpteur n’épuisera les trésors de la plastique
naturelle. Forme et couleur, beautés des contours et
jeux de lumière s’enseignent par le spectacle des choses.
Cela s’imite, se combine suivant nos goûts, mais ne
s’invente pas.
Au contraire, dans la symphonie des êtres, notre musique
manque de prototype. Certes, les sons ne manquent
pas, faibles ou puissants, doux ou solennels. La
tempête qui mugit à travers les bois échevelés, la vague
qui déroule sa volute sur la plage, le tonnerre qui gronde
dans l’écho des nuées, nous émeuvent par leurs notes
majestueuses ; la brise tamisée par le menu feuillage<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|177}}</noinclude>des pins, le susurrement des abeilles sur les floraisons
printanières, charment toute oreille douée de quelque
délicatesse ; mais ce sont là des sonorités monotones,
sans liaison entre elles. La nature a de superbes sons ;
elle n’a pas de musique.
Hurler, braire, grogner, hennir, beugler, bêler, glapir,
là se borne la phonétique de nos proches voisins
en organisation. Composée de ces éléments, une partition
s’appellerait charivari. Par une exception frappante,
l’homme, au sommet de la série de ces grossiers
bruyants, s’avisa de chanter. Un attribut que nul ne
partage avec lui, l’attribut des sons coordonnés d’où
dérive l’incomparable don de la parole, l’incita aux
correctes vocalises. Le modèle manquant, l’apprentissage
dut être laborieux.
Lorsque notre ancêtre d’avant l’histoire, festoyant son
retour de la chasse au mammouth, se grisait avec une
piquette de framboises et de prunelles, que pouvait-il
sortir de son âpre larynx ? Une mélodie suivant les
règles ? Certes non, mais bien des raucités capables de
faire trembler la voûte de l’abri sous roche. La violence
faisait le mérite du cri. Dans les tavernes pour cavernes,
quand les gosiers sont allumés, se retrouve aujourd’hui
la chanson primitive.
Et ce ténor aux frustes coups de voix savait déjà très
bien conduire sa pointe de silex pour graver sur ivoire
l’effigie de la monstrueuse bête qu’il venait de capturer ;
il savait enjoliver de sanguine les joues de son
manitou ; il savait se peindre lui-même de graisses
colorées. La forme et la couleur abondaient en modèles ;
le son mesuré n’en avait pas.
Aux essais gutturaux, le progrès enjoignit l’instru-<noinclude>
<references/>
{{d|12}}</noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|178|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>ment musical. On souffla dans des tuyaux enlevés d’une
pièce sur les rameaux en sève ; on fit résonner le chaume
de l’orge et siffler le cylindre du roseau. La coquille du
colimaçon maintenue entre deux doigts du poing fermé
imita le cri d’appel de la perdrix ; la trompe formée
d’un large ruban d’écorce roulé en cornet donna le
beuglement du taureau ; quelques ficelles de boyau tendues
sur la panse vide d’une calebasse grincèrent les
premières notes des instruments à cordes ; une vessie
de bouquetin, fixée sur un cadre solide, fut le début
des membranes sonores ; deux galets plats s’entrechoquant
par secousses cadencées initièrent au cliquetis
des castagnettes. Tel dut être le matériel musical
primitif, matériel conservé par l’enfant, qui dans ses
naïvetés artistiques est la réminiscence du grand enfant
d’autrefois.
L’antiquité classique n’en a guère connu d’autre,
comme le témoignent les bergers de Théocrite et de
Virgile. {{lang|la|''Sylvestrem tenui musam meditaris avena''}}, dit
Mélibée à Tityre. Qu’attendre de ce brin d’avoine, de
ce léger chalumeau, comme on nous faisait traduire en
mon jeune temps ? Le poète aurait-il mis ''avena tenui''
par figure de rhétorique, ou bien rappellerait-il une réalité ?
Je suis pour la réalité, ayant entendu moi-même
un concert à chalumeaux.
C’était en Corse, à Ajaccio. En reconnaissance d’une
poignée de dragées, quelques bambins du voisinage
vinrent un jour me donner une sérénade. À l’improviste,
par bouffées d’une sauvage harmonie, m’arrivèrent
des sons étranges, d’une rare douceur. J’accourus
à la fenêtre. Les orphéonistes étaient là-bas, hauts
comme des bottes, sérieusement groupés en rond, le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|179}}</noinclude>coryphée au centre. La plupart avaient aux lèvres une
hampe verte d’oignon, renflée en ventre de fuseau ;
d’autres un chaume, un bout de roseau non encore
durci par la maturité.
Ils souftlaient là dedans, ou plutôt ils chantaient un
''vocero'', sur un mode grave, relique peut-être des Grecs.
Certes, ce n’était pas de la musique telle que nous l’entendons,
encore moins du bruit informe ; mais bien une
mélopée indécise, ondulante, à naïves incorrections ;
un mélange de belles sonorités où les sibilations de la
paille donnaient relief au chevrotement de la hampe
ventrue. Je fus émerveillé de la symphonie aux queues
d’oignon. À peu près ainsi devaient procéder les bergers
de l’églogue, ''avena tenui ;'' à peu près ainsi devait
se chanter l’épithalame de la mariée à l’époque du
renne.
Oui, la cantilène de mes bambins corses, vrai bourdonnement
d’abeilles sur les romarins, a laissé trace
durable dans mes souvenirs. J’en ai encore l’oreille
pleine. Elle m’apprit la valeur des pipeaux champêtres,
tant célébrés par une littérature aujourd’hui démodée.
Que nous sommes loin de ces naïvetés ! Pour charmer
le populaire, il faut de notre temps ophicléide, saxhorn,
trombone, piston, tous les cuivres imaginables, avec
tambour, grosse caisse, et pour point d’orgue un coup
de canon. Voilà le progrès.
Il y a vingt-trois siècles, la Grèce s’assemblait à
Delphes pour les fêtes du soleil, ''Phoïbos'' aux crins
dorés. Elle écoutait, saisie d’un rehgieux émoi, l’hymne
d’Apollon, mélodie de quelques lignes, à peine soutenue
çà et là par de maigres accords de flûte et de cithare.
Acclamée chef-d’œuvre, la chanson sacrée fut gravée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|180|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>sur des tables de marbre que les archéologues ont récemment
exhumées.
Les vénérables couplets, les plus vieux des archives
musicales, se sont fait entendre au théâtre antique d’Orange,
ruines de pierres dignes de ces ruines de sons.
Je n’assistais pas à la solennité, retenu par mon habitude
d’accourir à l’occident lorsque le feu d’artifice se
tire à l’orient. Un de mes amis s’y trouvait, bien doué
en finesse d’oreille. « Parmi les dix mille auditeurs que
pouvait contenir l’énorme hémicycle, il est fort douteux,
me disait-il, qu’un seul ait compris cette musique
d’un autre âge. Pour ma part, cela m’a produit
l’effet d’une complainte d’aveugle, et malgré moi je
cherchais, du regard, le caniche tenant la sébile. »
Ah ! le barbare, qui du chef-d’œuvre hellène fait
complainte stupide ! Était-ce de sa part irrévérence ?
Non, mais inaptitude. Son oreille, élevée d’après d’autres
règles, ne pouvait se complaire à des naïvetés devenues
étranges, choquantes même par leur vieillesse.
Il manquait à mon ami, il nous manque à tous le sens
des délicatesses primitives, étouffées par les siècles.
Pour goûter l’hymne d’Apollon, il faudrait rétrograder
jusqu’à cette simplicité d’âme qui me fit un jour
trouver délicieux les susurrements des tiges d’oignon.
Nous n’en viendrons pas là.
Mais si notre musique n’a pas à s’inspirer des marbres
delphiens, notre statuaire et notre architecture
trouveront toujours dans l’œuvre grecque des modèles
d’incomparable perfection. Sans prototype imposé par
les faits naturels, l’art des sons est changeant ; avec nos
goûts mobiles, le parfait d’aujourd’hui y devient le trivial
de demain. L’art des formes, au contraire, fondé<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|181}}</noinclude>sur l’immuable base des réalités, voit toujours le beau
où l’ont vu les siècles antérieurs.
De type musical nulle part, pas même dans le chant
du rossignol, célébré par Buffon en grandioses périodes.
Sans vouloir scandaliser personne, pourquoi ne dirais-je
pas mon avis ? Style de Buffon et chant du rossignol,
l’un et l’autre me laissent froid. Le premier sent trop la
rhétorique et pas assez la sincère émotion. Le second,
superbe écrin de perles sonores mal assorties, parle
si peu à l’àme qu’une petite cruche d’un sou, pleine
d’eau et munie d’un sifflet, donne, entre les lèvres d’un
enfant, les plus belles roulades du célèbre lyrique.
Une machinette de potier, gazouillant à l’aventure,
rivalise avec le rossignol.
Au-dessus de l’oiseau, superbe essai d’une colonne
d’air vibrante, on hurle, on brait, on grogne, jusqu’à
ce que vienne l’homme, qui seul parle et vraiment
chante. Au-dessous, on coasse, on se tait. Le soufflet
des poumons a deux floraisons que séparent d’immenses
lacunes à bruits informes. Plus bas encore, voici
l’insecte, bien antérieur. Ce premier-né des populations
terrestres est aussi le premier lyrique. Dépourvu
de souffle propre à faire vibrer des cordes vocales, il
invente l’archet et la friction, dont l’homme doit tirer
plus tard si merveilleux parti.
Divers coléoptères bruissent en faisant glisser l’une
sur l’autre deux âpres surfaces. Le Capricorne meut
l’anneau du corselet sur l’articulation avec le reste du
thorax ; le Hanneton du pin, à grands panaches feuilletés,
râpe du rebord des élytres le dernier arceau dorsal ;
les Copris et bien d’autres ne connaissent pas
d’autre méthode. À vrai dire, ces frictionneurs ne ren-<noinclude>
<references/></noinclude>
qdl3194s61a3ezaaitvbalyeqqfl4qu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|182|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>dent pas un son musical, mais plutôt un grincement de
girouette sur son axe rouillé : c’est maigre, écourté,
sans résonance.
Parmi ces inexperts grinceurs, je distinguerai le
Bolbocère (''Bolboceras Gallicus'', Muls), qui mérite mention
honorable. Rond comme une bille, doué d’une
corne sur le front, comme le Copris espagnol, dont il
ne partage pas les goûts stercoraires, le gracieux insecte
affectionne les bois de pins de mon voisinage et
s’y creuse dans le sable un terrier, d’où il sort au crépuscule
du soir avec un doux pépiement d’oisillon repu,
blotti sous l’aile de sa mère. Silencieux d’habitude, il
bruit au moindre trouble. Avec une douzaine de captifs
dans une boîte s’obtient délicieuse symphonie, très faible,
exigeant très grande proximité de l’oreille pour
être perçue. En comparaison, Capricorne, Copris, Hanneton
du pin et les autres sont de grossiers racleurs.
Chez tous, après tout, ce n’est pas là du chant, mais
bien une expression de frayeur ; je dirai presque un
cri d’angoisse, un gémissement. L’insecte ne le fait
entendre qu’au moment du péril ; jamais, que je sache,
en temps de noces.
Le vrai musicien, exprimant ses allégresses à coups
d’archet et de cymbales, remonte bien plus loin. Il a précédé
l’insecte d’organisation supérieure, le Scarabée,
l’Abeille, la Mouche, le Papillon, qui affirment leur
grade élevé par des transformations complètes ; il se
rattache aux rudes ébauches des temps géologiques.
L’insecte chanteur, en effet, appartient exclusivement
soit à la série de l’hémiptère (Cigale), soit à celle de
l’orthoptère (Sauterelle et Grillon) ; par ses métamorphoses
incomplètes, il est apparenté avec ces races<noinclude>
<references/></noinclude>
inx4qk246s0hjl8scinvcpvc2t60m53
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|183}}</noinclude>primitives dont les archives sont inscrites dans les feuillets
des schistes houillers. Il est des premiers qui aux
vagues rumeurs des choses inertes aient mêlé les bruissements
de la vie. Il chantait avant que le reptile sût
exhaler son souffle.
Ici se montre, au simple point de vue des sonorités,
l’impuissance de nos théories qui veulent expliquer le
monde par l’évolution fatale du progrès en germe dans
la cellule primitive. Tout est muet encore, et l’insecte
déjà stridule avec autant de correction qu’il le fait aujourd’hui.
La phonétique débute par un appareil que les
âges se transmettront sans rien y changer d’essentiel.
Puis, bien que le poumon ait paru, silence, sauf des
ronflements de narines. Voici qu’un jour le batracien
coasse, et bientôt, sans préparation, viennent se mêler
à cet odieux concert les trilles de la caille, les couplets
sifflés du merle et les accents de la fauvette. Le larynx
par excellence est né. Qu’en feront les tard venus ? L’âne
et le marcassin nous donnent la réponse. C’est pire que
halte ; c’est rétrogradation énorme, jusqu’à ce qu’un
suprême bond conduise au larynx de l’homme.
Dans cette genèse des sons, impossible d’affirmer
une marche progressive, qui fait succéder le médiocre
au mauvais, l’excellent au médiocre. On n’y reconnaît
qu’essors brusques, intermittences, reculs, soudains
épanouissements non annoncés par ce qui précède, non
continués par ce qui suit ; on n’y trouve qu’une énigme
indéchiffrable par les seules virtualités de la cellule,
ce commode oreiller de qui n’a pas le courage de scruter
plus à fond.
Mais laissons les origines, domaine inaccessible, et descendons
aux faits : interrogeons quelques représentants<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|184|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>de ces vieilles races qui débutèrent dans l’art des sons
et s’avisèrent de chanter alors que durcissaient les première
boues des continents ; demandons-leur la structure
de leur instrument et le but de leur ariette.
Au locustien, si remarquable par ses longues et grosses
cuisses postérieures, ainsi que par son oviscapte, le
sabre ou plantoir destiné au semis des œufs, revient
la majeure part du concert entomologique, toutefois
après la Cigale, souvent confondue avec lui. Un seul
orthoptère le dépasse : le Grillon, son proche voisin.
Écoutons d’abord le Dectique à front blanc.
Cela débute par un bruit sec, aigu, presque métallique,
fort semblable à celui que fait entendre le tourde
sur le qui-vive quand il se gorge d’olives. C’est une
suite de coups isolés, ''tik-tik'', longuement espacés. Puis,
par crescendo graduel, le chant devient un cliquetis
rapide où le ''tik-tik'' fondamental s’accompagne d’une
sourde basse continue. En finale, le crescendo devient
tel que la note métallique s’éteint et que le son se transforme
en un simple bruit de frôlement, en un ''frrr-frrr-frrr''
de grande rapidité.
Le virtuose continue ainsi des heures durant, avec
alternance de strophes et de silences. Par un temps
calme, le chant, dans sa plénitude, peut se percevoir
à une vingtaine de pas de distance. C’est bien peu. Le
Grillon et la Cigale ont tout autre portée sonore.
De quelle façon se produit le couplet ? Les livres que
je peux consulter à cet égard me laissent perplexe. Ils
me parlent bien du ''miroir'', fine membrane vibrante qui
reluit ainsi qu’une lamelle de mica ; mais comment cette
membrane est-elle mise en vibration ? C’est ce qu’ils ne
disent pas, ou disent d’une façon fort vague, incorrecte.<noinclude>
<references/></noinclude>
r7m7y3pw0hatxe4g4mppcypob3qamcy
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|185}}</noinclude>Friction des élytres, frottement mutuel des nervures, et
voilà tout.
Je désirerais explication plus lucide, car la boîte à
musique d’une Sauterelle, j’en suis persuadé d’avance,
doit avoir, elle aussi, mécanisme précis. Informons-nous
donc, quitte à répéter des observations déjà faites
peut-être, mais ignorées d’un solitaire dont toute
la bibliothèque consiste en quelques bouquins dépareillés.
Les élytres du Dectique se dilatent à la base et
forment sur le dos une dépression plane en triangle
allongé. Yoilà le champ sonore. L’élytre gauche y chevauche
sur l’élytre droite et masque en plein, au repos,
l’appareil musical de celle-ci. De cet appareil, la partie
la mieux distincte, la mieux connue de temps
immémorial, est le ''miroir'', ainsi dénommé à cause du
brillant de sa fine membrane ovalaire, enchâssée dans
le cadre d’une nervure. C’est la peau d’un tambour,
d’un tympanon d’exquise délicatesse, avec cette différence
qu’elle résonne sans être percutée. Rien n’est
en contact avec le miroir quand le Dectique chante. Les
vibrations lui sont communiquées, parties d’ailleurs.
Et comment ? Le voici.
Sa bordure se prolonge à l’angle interne de la base
par une obtuse et large dent, munie à l’extrémité d’un
pli plus saillant, plus robuste que les autres nervures,
çà et là réparties. Je nommerai ce pli ''nervure de friction''.
C’est là le point de départ de l’ébranlement qui
fait résonner le miroir. L’évidence se fera quand le
reste de l’appareil sera connu.
Ce reste, mécanisme moteur, est sur l’élytre gauche,
recouvrant l’autre de son rebord plan. Au dehors, rien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|186|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>de remarquable, si ce n’est, et encore quand on est
averti, une sorte de bourrelet transversal, un peu oblique,
que l’on prendrait tout simplement pour une nervure
plus forte que les autres.
Mais soumettons à l’examen de la loupe la face inférieure.
{{Img float
| file = Fabre - Souvenirs entomologiques sixième série 1897 page 186a.jpg
| width = 150px
| large = 100%
| align = left
| m = 1.5em
| cap = {{T|Élytre gauche du Dectique à front blanc. — ''a'', archet vu par la face dorsale.|85}}
}}
{{Img float
| file = Fabre - Souvenirs entomologiques sixième série 1897 page 186b.jpg
| width = 150px
| large = 100%
| align = left
| m = 1.5em
| cap = {{T|Élytre droite du Dectique à frout blanc. — ''m'', miroir ; ''n'', nervure de friction.|85}}
}}
Le bourrelet est bien mieux qu’une vulgaire
nervure. C’est un instrument de haute précision, un
superbe archet à crémaillère, merveilleux de régularité
dans sa petitesse. Jamais l’industrie humaine entaillant
le métal pour les plus fines pièces d’horlogerie n’est
arrivée à cette perfection. Sa forme est celle d’un fuseau
courbe. D’une extrémité à l’autre il est gravé en travers<noinclude>
<references/></noinclude>
nlq4oih8b0afqeyjdmodi1rizd9imfa
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|187}}</noinclude>d’environ quatre-vingts dents triangulaires, bien égales,
en matière dure, inusable, d’un brun marron foncé.
L’usage de ce bijou mécanique saute aux yeux. Si
l’on soulève un peu sur le Dectique mort le rebord
plan des deux élytres pour mettre celles-ci dans la position
qu’elles prennent en résonnant, on voit l’archet
engrener sa crémaillère sur la nervure terminale que je
viens de nommer nervure de friction ; on suit le passage
des dents qui, d’un bout à l’autre de la série, ne s’écartent
jamais des points à ébranler ; et si la manœuvre est
{{Img float
| file = Fabre - Souvenirs entomologiques sixième série 1897 page 187.jpg
| width = 450px
| large = 100%
| align = left
| m = 1.5em
| cap = {{T|Archet du Dectique à front blanc.|85}}
}}
conduite avec quelque dextérité, le mort chante, c’est-à-dire
fait entendre quelques notes de son cliquetis.
La production du son chez le Dectique n’a plus rien
de caché. L’archet denté de l’élytre gauche est le moteur ;
la nervure de friction de l’élytre droite est le point
d’ébranlement ; la pellicule tendue du miroir est l’organe
résonnateur, qui vibre par l’intermédiaire de son
cadre ébranlé. Notre musique a bien des membranes
vibrantes, mais toujours par percussion directe. Plus
hardi que nos luthiers, le Dectique associe l’archet avec
le tympanon.
La même association se retrouve chez les autres locustiens.
Le plus célèbre d’entre eux est la Sauterelle verte
(''Locusta viridissima'', Lin.), qui au mérite d’une taille
avantageuse et d’une belle coloration verte joint l’honneur
de la renommée classique. Pour La Fontaine c’était<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|188|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>la Cigale qui vient quémander auprès de la Fourmi, lorsque
la bise est venue, La mouche et le vermisseau manquant,
l’emprunteuse demande quelques grains pour
subsister jusqu’à la saison nouvelle. Le double régime,
animal et végétal, est très heureuse inspiration du fabuliste.
La Sauterelle, en effet, a les goûts du Dectique. Dans
mes volières, elle se sustente de la feuille de laitue
lorsqu’il n’y a pas mieux ; mais ses préférences sont
pour le Criquet, qu’elle grignote sans autres reliefs que
les élytres et les ailes. En liberté, sa chasse au famélique
brouteur, l’acridien, doit nous dédommager largement
des quelques bouchées qu’elle prélève sur la
verdure agricole.
À quelques détails près, son instrument musical est
celui du Dectique. Il occupe, à la base des élytres, une
ample dépression en triangle courbe et brunâtre cerné
de jaune obscur. C’est une sorte d’écusson nobiliaire,
chargé d’hiéroglyphes héraldiques. L’élytre gauche,
superposée à la droite, est gravée en dessous de deux
sillons transverses et parallèles dont l’intervalle fait
saillie en dessous et constitue l’archet. Celui-ci, fuseau
de couleur brune, a les dents fines, très régulières et
très nombreuses. Le miroir de l’élytre droite est presque
circulaire, bien encadré, avec forte nervure de
friction.
L’insecte stridule en juillet et août, au crépuscule du
soir, jusque vers les dix heures. C’est un rapide bruit
de rouet, accompagné d’un subtil cliquetis métallique,
sur la limite des sons perceptibles. Le ventre, amplement
rabaissé, palpite et bat la mesure. Cela dure des
périodes non réglées et brusquement cesse ; cela s’en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|189}}</noinclude>tremêle de fausses reprises réduites à quelques coups
d’archet, hésite, recommence en plein.
En somme, bien maigre musique, très inférieure en
sonorité à celle du Dectique, non comparable au chant
du Grillon, et encore moins aux bruyantes raucités de
la Cigale. Dans le calme du soir, à quelques pas de distance,
il me faut l’oreille fine du petit Paul pour en être
averti.
Elle est plus pauvre encore chez les deux Dectiques
nains de mon voisinage, le ''Platycleis intermedia'', Serv.,
et le ''Platycleis grisea'', Fab., fréquents l’un et l’autre
dans les longs gazons, aux chaudes expositions rocailleuses,
et prompts à disparaître dans les broussailles
quand on cherche à les prendre. Les deux lyriques pansus
ont, chacun à part, les honneurs et les ennuis de
la volière.
Par un soleil ardent qui donne en plein sur la fenêtre,
voici mes petits Dectiques repus de semences vertes
de panic et aussi de gibier. La plupart se couchent
aux meilleures expositions, sur le ventre, sur le flanc,
les pattes postérieures étirées. Des heures entières ils
digèrent, immobiles ; ils sommeillent dans leur pose
voluptueuse. Quelques-uns chantent. Ah ! la maigre
chanson !
Celle du Dectique intermédiaire, alternant par égales
périodes les strophes et les silences, a comme couplet
un ''frrr'' rapide semblable à celui de la Mésange charbonnière ;
celle du Dectique gris se compose de coups d’archet
distincts et imite un peu la mélopée du Grillon,
avec note plus rauque et surtout plus voilée. De part
et d’autre, la faiblesse des sons me permet à peine d’entendre
le chanteur à une paire de mètres de distance.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|190|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude><nowiki />
Et pour cette musique-là, ce couplet de rien, tout
juste perceptible, les deux nains ont tout ce que possède
leur gros collègue : archet dentelé, tambour de
basque, nervure de friction. Sur l’archet du Dectique
gris, je dénombre à peu près une quarantaine de dentelures,
et quatre-vingts sur celle du Dectique intermédiaire.
En outre, de part et d’autre l’élytre droite montre,
autour du miroir, quelques espaces diaphanes,
destinés sans doute à augmenter l’étendue de la partie
vibrante. N’importe, si l’instrument est superbe, le résultat
sonore est de très médiocre valeur.
Avec ce même mécanisme d’un tympanon ébranlé
par une crémaillère, qui réalisera le progrès ? Aucun
des locustiens à grandes ailes n’y parvient. Tous, des
plus gros, Sauterelles, Dectiques et Conocéphales, jusqu’aux
moindres, Platycleis, Xiphidion, Phanéroptère,
ébranlent par les dents d’un archet le cadre d’un
miroir vibrant ; tous sont gauchers, c’est-à-dire portent
l’archet à la face inférieure de l’élytre gauche,
chevauchant sur l’élytre droite, munie du tympanon ;
tous enfin ont le chant maigre, voilé, parfois à peine
perceptible.
Un seul, modifiant les détails de l’appareil sans rien
innover dans la structure générale, parvient à quelque
puissance de son. C’est l’Ephippigère des vignes, qui se
prive d’ailes et réduit les élytres à deux écailles concaves,
élégamment gaufrées et emboîtées l’une dans
l’autre. Ces deux calottes sont les restes des organes
du vol, devenus exclusifs organes du chant. Pour mieux
striduler, l’insecte renonce à l’essor.
Il abrite son instrument sous une sorte de voûte que
forme le corselet courbé en manière de selle. Comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|191}}</noinclude>de règle, l’écaille de gauche occupe le dessus et porte
à la face inférieure une crémaillère où la loupe reconnaît
quatre-vingts denticulations transversales comme
nul autre locustien n’en possède d’aussi vigoureuses,
d’aussi nettement sculptées. L’écaille de droite occupe
le dessous. Au sommet de son dôme un peu déprimé,
reluit le miroir, encadré d’une forte nervure.
En élégance de structure, cet instrument est supérieur
à celui de la Cigale, qui déforme puis relâche
tour à tour, par la contraction de deux colonnes
{{Img float
| file = Fabre - Souvenirs entomologiques sixième série 1897 page 191.jpg
| width = 300px
| large = 100%
| align = left
| m = 1.5em
| cap = {{T|Fragment de l’archet de l’Éphippigère. — Très grossi.|85}}
}}
musculaires, la convexité de deux arides cymbales. Il lui
manque des chambres sonores, des résonnateurs, pour
devenir bruyant appareil. En l’état, il fait entendre un
traînant et plaintif ''tchiii-tchiii-tchiii'' en mode mineur,
perçu plus loin encore que le coup d’archet allègre du
Dectique à front blanc.
Troublés dans leur quiétude, le Dectique et les autres
locustiens aussitôt se taisent, muets de frayeur.
Chez eux le chant est toujours expression d’allégresse.
L’Éphippigère, elle aussi, appréhende le trouble et
déroute par un silence subit qui la recherche. Mais
prenous-la entre les doigts. Souvent elle reprend sa
stridulation à coups d’archet désordonnés. Alors le<noinclude>
<references/></noinclude>
9l697uj1bzl6fqwr18as44k1jwmcrn7
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|192|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>chant ne dit certes pas le bien-être, mais bien la crainte,
l’angoisse du péril.
De même la Cigale bruit, plus criarde que jamais,
lorsque l’enfant sans pitié lui disloque le ventre et lui
fait bâiller les chapelles. De part et d’autre, le joyeux
couplet de la bote en liesse devient lamentation de la
bote tracassée.
Une seconde particularité, inconnue des autres insectes
chanteurs, mérite d’être signalée chez l’Ephippigère.
Les deux sexes sont doués de l’appareil sonore.
La femelle, toujours muette, sans vestiges même d’archet
et de miroir chez les autres locustiens, acquiert
ici un engin à musique, imitation approchée de celui
du mâle.
L’écaille de gauche couvre celle de droite. Les bords
en sont gaufrés de grosses nervures pâles, formant
réseau à petites mailles ; le centre est au contraire lisse
et se gonfle en une calotte d’un roux pelure d’oignon.
En dessous, cette calotte est munie de deux nervures
concourantes, dont la principale est légèrement ruguleuse
sur son arête. L’écaille de droite a semblable
structure, sauf ce détail : la calotte centrale, elle aussi
pelure d’oignon, est traversée par une nervure qui dessine
une sorte d’équateur sinueux et montre à la loupe,
dans la majeure partie de sa longueur, de très fines
dents transversales.
À ce caractère se reconnaît l’archet, situé dans une
position inverse de celle qui nous est connue. Le mâle
est gaucher et opère de l’élytre supérieure ; la femelle
est droitière et racle de l’élytre inférieure. Chez elle,
d’ailleurs, nulle part de miroir, c’est-à-dire de pellicule
luisante, semblable à une lamelle de mica. L’archet<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|193}}</noinclude>frictionne en travers la nervure rugueuse de l’écaille
opposée, et de la sorte se produit à la fois l’ébranlement
des deux calottes sphériqaes emboîtées.
La pièce vibrante est ainsi double, mais trop rigide,
trop grossière pour donner son nourri. Le chant, assez
maigre d’ailleurs, est plus plaintif encore que celui du
mâle. L’insecte ne le prodigue pas. Si je n’interviens,
mes captives n’ajoutent jamais leur note au concert de
leurs compagnons de volière ; en revanche, saisies, tracassées,
aussitôt elles gémissent.
Il est à croire qu’en liberté les choses se passent
d’autre façon. Les muettes de mes cloches ne sont pas
douées pour rien de la double cymbale et de l’archet.
L’instrument qui gémit de frayeur doit aussi résonner
en joyeuse occurrence.
À quoi bon l’appareil sonore du locustien ? Je n’irai
pas jusqu’à lui refuser un rôle dans la formation des
couples, jusqu’à lui nier un murmure persuasif, doux
pour celle qui l’écoute ; ce serait m’insurger contre
l’évidence. Mais sa fonction fondamentale n’est pas là.
Avant tout, l’insecte l’utilise pour dire sa joie de vivre,
pour chanter les délices de l’existence, le ventre plein
et l’échine au soleil. Témoins le gros Dectique et le
mâle de la Sauterelle, qui, à l’issue des noces, épuisés
pour toujours et désormais dédaigneux de la pariade,
continuent de striduler gaiement jusqu’à ce que les forces
manquent.
Le locustien a ses élans d’allégresse ; il a de plus
l’avantage de pouvoir les traduire par un son, simple
satisfaction d’artiste. Le petit manœuvre que je vois le
soir revenir du chantier et gagner sa maison où la soupe
l’attend, siffle et chante pour lui seul, sans intention<noinclude>
<references/>
{{d|13}}</noinclude>
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Page:Fabre - Souvenirs entomologiques, sixième série, 1897 (IA souvenirsentomol06fabr).djvu/204
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr|194|SOUVENIRS ENTOMOLOGIQUES|}}</noinclude>de se faire entendre, sans désir d’être écouté. En sa
naïve expansion, presque inconsciente, il dit la joie de
la rude journée finie, de l’assiettée aux choux fumants.
Ainsi le plus souvent stridule l’insecte chanteur : il
célèbre la vie.
Quelques-uns vont plus loin. Si l’existence a des
douceurs, elle ne manque pas non plus de misères. Le
locustien porte-selle des vignes sait exprimer les unes
et les autres. D’une mélopée traînante, il dit aux buissons
ses félicités ; de pareille mélopée, altérée à peine,
il épanche ses douleurs, ses effrois. Sa compagne, instrumentiste
elle aussi, partage ce privilège. Elle exulte,
elle se plaint avec deux cymbales d’un autre modèle.
Somme toute, le tympanon à crémaillère n’est pas à
dédaigner. Il anime ie gazon, il susurre les réjouissances
et les tribulations de la vie, il sonne aux alentours
le rappel amoureux, il charme les longues attentes des
solitaires, il dit la suprême floraison de la bête. Son
coup d’archet est presque une voix.
Et ce magnifique don, plein de promesses, n’est accordé
qu’aux races inférieures, grossières natures, apparentées
aux rudes essais des âges de la houille. Pourquoi
l’insecte supérieur, s’il descend, comme on le dit,
d’ancêtres graduellement transformés, n’a-t-il pas conservé
le bel héritage de la voix sonnant dès les débuts ?
Est-ce que la théorie des acquisitions progressives
ne serait qu’un grandiose leurre ? Faut-il renoncer aux
sauvageries de l’écrasement du plus faible par le plus
fort, du moins bien doué par son supérieur en dons ?
Convient-il de douter quand l’évolutionnisme nous parle
de la survivance des mieux avantagés ? Oh ! oui, et
beaucoup.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" />{{nr||LE DECTIQUE. — L’APPAREIL SONORE|195}}</noinclude><nowiki />
Ainsi nous le conseille certaine Libellule de la période
houillère (''Meganeura Monyi'', Brong.) mesurant au
delà de six décimètres d’envergure. A disparu la Demoiselle
géante qui terrorisait de sa mandibule en scie le
petit peuple ailé ; et le faible Agrion, à ventre de bronze
ou d’azur, voltige toujours sur les joncs de nos ruisseaux.
Ont disparu ses contemporains, les monstrueux poissons
sauroïdes, plaqués d’émail et férocement armés.
Leurs rares successeurs sont des avortons. La splendide
série des Céphalopodes à coquille cloisonnée, parmi
lesquels certaines Ammonites de l’ampleur d’une roue
de voiture, n’a, dans les mers actuelles, d’autre représentant
que le Nautile, modeste casque de pompier. Le
Mégalosaure, saurien de vingt-cinq mètres de longueur,
faisait dans nos pays une autre figure que le
Lézard gris des murailles. Un contemporain de l’homme,
le Mammouth, bête monumentale, n’est connu que par
ses restes ; et son proche voisin, l’Éléphant, à côté de
lui humble mouton, prospère toujours. Quelles entorses
à la loi de la survivance du plus fort ! Les puissants
ont péri, les faibles les remplacent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|XII|fs=140%|m=2em}}
{{Centré|LA SAUTERELLE VERTE|fs=90%|mb=2em}}
Nous voici au milieu de juillet. La canicule astronomique
débute ; mais en réalité la saison torride a marché
plus vite que le calendrier, et depuis quelques
semaines la température est accablante.
On célèbre ce soir, au village, la fête nationale. Tandis
que la gaminaille gambade autour d’un feu de joie
dont j’entrevois la réverbération sur le clocher de
l’église et que le tambour solennise de quelques ''fla-fla''
l’ascension de chaque fusée, solitaire en un coin obscur,
dans la fraîcheur relative des neuf heures, j’écoute
le concert de la fête des champs, de la fête des moissons,
bien supérieure en majesté à celle que célèbrent
en ce moment, sur la place du village, la poudre, les
fagots allumés, les lanternes de papier et surtout le
rogomme. C’est simple comme le beau, c’est calme
comme le puissant.
Il est tard, et les Cigales se taisent. Assouvies de
lumière et de chaleur, elles se sont prodiguées en symphonie
tout le jour. La nuit venue, repos pour elles,
mais repos fréquemment troublé. Dans l’épaisse ramée
des platanes, bruit soudain comme un cri d’angoisse,
strident et court. C’est la désespérée lamentation de la
Cigale surprise en sa quiétude par la Sauterelle verte,<noinclude>
<references/></noinclude>
357nqbhbec9joslhwndyh3ye6etagdz
Page:Gautier - Khou-n-Atonou (Fragments d'un papyrus), 1898.djvu/156
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Etienne M
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<noinclude><pagequality level="4" user="Etienne M" />{{nr|144|LE PRINCE À LA TÊTE SANGLANTE}}</noinclude>veux, il le faut… Oui, nous étions, comme
tu l’as dit, des fleurs d’un même arbuste,
buvant la même sève, baignés dans le
même rayon. Te souviens-tu de l’ardeur
croissante qui nous brûlait à mesure que
nous découvrions la vie, la beauté des
choses, la sagesse des penseurs, la divinité
des poètes ? C’était comme une nouvelle
naissance, l’éclosion de notre esprit.
Fleurs d’abord et liés au rameau natal,
nous devenions papillons, libres ailes
envolées dans la lumière, et, avec une
folle ivresse, nous prenions possession du
printemps.
— Oui, dit la reine, oh ! oui je me souviens !
Tout fut sombre depuis cette
aurore, depuis qu’un ouragan dispersa nos
ailes, pétales arrachés aux fleurs !… Des
siècles avaient passé, pendant lesquels les<noinclude>
<references/></noinclude>
f04lror0hcghyp6wofrrrlpus9c6izm
Discussion:Dialogue des orateurs
1
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JackBot
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Robot : correction d’une double redirection vers [[Discussion:Dialogue sur les orateurs]]
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wikitext
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#REDIRECTION [[Discussion:Dialogue sur les orateurs]]
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 115 —|}}
{{corrBandeau}}</noinclude>{{SA/f|des produits chimiques, des métaux, du papier et des véhicules automobiles. Elles dominent également le commerce mondial d’un grand nombre de produits primaires.}}
{{il}}
{{encadré/début|padh=20px|padb=10px}}
{{c|ENCADRÉ 3-3}}
{{c|Le rôle des sociétés transnationales|mb=0.5em}}
{{a|'''*'''{{em|1.7}}En 1983, la part de la chimie dans le stock total d’investissements directs de quatre grands pays investisseurs dans les industries manufacturières des pays en développement était d’environ un quart — Japon (23{{lié}}pour cent), États-Unis (23{{lié}}pour {{corr|cent,|cent)}}, Royaume-Uni (27{{lié}}pour cent) et la République fédérale d’Allemagne(14{{lié}}pour {{corr|cent)|cent).}}|2|-2}}
{{a|'''*'''{{em|1.7}}La part de l’agriculture, des mines et des autres industries extractives était de 38{{lié}}pour cent du stock d’investissement des États-Unis dans les pays en développement en{{lié}}1983, de 29{{lié}}pour cent du stock d’investissement japonais en{{lié}}1983, de 21{{lié}}pour cent du stock de l’investissement total de la RFA {{nobr|en 1981-83}} et de 9{{lié}}pour cent du stock d’investissement du Royaume-Uni en{{lié}}1978.|2|-2}}
{{a|'''*'''{{em|1.7}}Le commerce du thé, du café, du cacao, du coton, des produits forestiers, du tabac, du jute, du cuivre, du minerai de fer et de la bauxite est contrôlé dans une proportion de {{lié|80 à 90 pour}} cent {{nec|par,}} selon les produits, trois à six des plus grandes sociétés transnationales.|2|-2}}
{{SA|{{souligner|Source}} : Centre des Nations Unies sur les sociétés transnationales, {{souligner|Activités des sociétés transnationales : étude des aspects {{corr|lié|liés}} à l’environnement}} (Nations Unies, New York,{{lié}}1985).}}
{{encadré/fin}}
{{il}}
{{SA|59.{{em|2}}Au cours de ces dernières années, de nombreux pays en développement ont commencé à avoir une opinion plus positive au sujet du rôle que les investissements des sociétés transnationales peuvent jouer dans leur processus de développement. Cette tendance a été, dans une certaine mesure, influencée par les besoins en devises {{corr|o|de}} ces pays et par leur prise de conscience du rôle que les {{corr|i vestissements|investissements}} étrangers peuvent jouer à cet égard. Une coopération efficace avec les sociétés transnationales est possible si l’on crée des conditions d’égalité pour toutes les parties. On peut y parvenir en respectant strictement le principe de la souveraineté du pays hôte. Pour leur part, nombre de sociétés ont reconnu la nécessité de partager leurs compétences en matière de gestion et leur savoir-faire technique avec des ressortissants des pays hôtes et de poursuivre leurs objectifs lucratifs dans une optique de développement durable à long terme.}}
{{SA/o|60.{{em|2}}Mais une méfiance réciproque subsiste néanmoins, généralement à cause de l’asymétrie qui caractérise le pouvoir de négociation entre de puissantes sociétés et de petits pays}}<noinclude></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 116 —|}}</noinclude>{{SA/f|pauvres en voie de développement. Les négociations présentent souvent un caractère unilatéral en raison du manque d’informations, de l’absence de préparation technique et des faiblesses politiques ou institutionnelles chez tel ou tel pays en développement. De la méfiance et des désaccords persistent, surtout en ce qui concerne l’introduction de nouvelles technologies, la mise en valeur de ressources naturelles et l’utilisation de l’environnement. Ces situations conflictuelles et ces méfiances doivent être aplanies si l’on veut que les sociétés multinationales jouent un rôle accru en matière de développement.}}
{{SA|61.{{em|2}}Il importe donc au premier chef de renforcer la capacité de négociations des pays en développement face aux sociétés transnationales. Là où des pays n’ont pas une capacité propre de traiter avec de grandes sociétés transnationales, il faudrait que des institutions internationales, régionales ou autres puissent apporter une assistance. Comme indiqué plus haut, elles pourraient élargir l’aide existante sous forme d’établissement de contrats-type avec ces sociétés pour différentes situations. En particulier des contrats de concessions pour l’exploitation de telle ou telle ressource minérale. Elles pourraient également envoyer sur place des équipes d’assistance et de consultation technique lorsqu’un pays négocie avec une société transnationale.}}
{{SA|62.{{em|2}}Les activités des sociétés transnationales peuvent avoir un impact considérable sur {{corr|_’environnement|l’environnement}} et les ressources d’autres pays et sur le patrimoine commun de l’humanité. Les pays d’origine et les pays hôtes des sociétés transnationales partagent les responsabilités et devraient {{corr|trav iller|travailler}} de concert pour renforcer les politiques dans ce domaine. Par exemple, les informations sur les principes et les normes applicables aux sociétés qui investissent dans leur pays d’origine, surtout s’il s’agit de technologies à risques, devraient être communiquées aux pays hôtes. De plus, il conviendrait d’envisager que les politiques de certains pays industrialisés selon lesquelles les investissements importants doivent au préalable faire l’objet d’une évaluation environnementale, soient rendus applicables aux investissements {{corr|effec ués|effectués}} à l’étranger et que ces évaluations soient élargies de façon à englober des critères de durabilité. Les informations et les {{corr|recommendations|recommandations}} subséquentes devraient être communiquées aux pays hôtes, auxquels appartiendrait, {{corr|bi n|bien}} entendu, la responsabilité des décisions à prendre.}}
{{SA|63.{{em|2}}Malgré leur importance, les mesures internationales touchant les sociétés transnationales font généralement défaut et se sont révélées très difficiles à négocier. Les codes de conduite pour les sociétés transnationales élaborés par l’OCDE et en cours d’examen à l’ONU devraient traiter explicitement des questions d’environnement et de l’objectif d’un développement durable. Des instruments plus détaillés et plus spécifiques sont nécessaires pour d’autres problèmes. En particulier, lors de l’introduction d’une nouvelle technologie, d’une nouvelle usine, d’un nouveau produit ou processus, ou lors de la création d’une entreprise mixte dans un pays en}}<noinclude></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 117 —|}}</noinclude>{{SA/f|développement, les parties {{corr|concernees|concernées}} doivent reconnaître et accepter certaines responsabilités spéciales ({{corr|Voir|voir}} Chapitre{{lié}}8).}}
{{t4|{{souligner|4.{{em}}Élargissement de la base technologique}}}}
{{SA|64.{{em|2}}Promouvoir la productivité dans l’utilisation des ressources relève principalement des politiques économiques nationales. Mais l’économie internationale influence de plusieurs façons les possibilités d’améliorer la productivité, en particulier grâce à des transferts de technologies d’un pays à l’autre.}}
{{t5|{{souligner|4.1{{em}}La diffusion de technologies respectueuses de l’environnement}}|align=left}}
{{SA|65.{{em|2}}Promouvoir un développement durable exigera un effort organisé pour élaborer et diffuser de nouvelles technologies, notamment en ce qui concerne la production agricole, l’exploitation de ressources énergétiques renouvelables et la lutte contre la pollution. Cet effort reposera pour une large part sur les échanges internationaux de technologies : au moyen d’échanges commerciaux portant sur du matériel perfectionné, d’accords sur des transferts de technologie, de la mise à disposition d’experts, d’une collaboration en matière de recherche,{{lié}}etc. Il s’ensuit que les procédures et les politiques relatives à ces échanges doivent être de nature à stimuler les innovations et faciliter un large accès à des technologies respectueuses de l’environnement.}}
{{SA|66.{{em|2}}Le défi véritable est de faire en sorte que les nouvelles technologies parviennent à tous ceux qui en ont besoin, en surmontant des difficultés telles que le manque d’information et, dans certains cas, une impossibilité de payer pour des technologies élaborées dans un contexte commercial. Les mesures nécessaires au niveau national pour traiter de ces problèmes sont examinées dans la partie{{lié}}{{rom-maj|II}} du présent rapport. Toutefois, ces deux questions se posent également à propos de la diffusion internationale de technologies.}}
{{SA|67.{{em|2}}En{{lié}}1980, les pays en développement ont payé environ 2{{lié}}milliards de dollars de droits et redevances, principalement à des pays industrialisés.<ref>{{Ibid.|cap}}</ref> Les écarts en matière de capacités scientifiques et techniques sont particulièrement sensibles dans des domaines qui intéressent directement les objectifs d’un développement durable, y compris la biotechnologie et le génie génétique, les nouvelles sources d’énergie, les nouveaux matériaux ou produits de substitution, ainsi que les technologies non polluantes et à faible taux de déchets.}}
{{SA/o|68.{{em|2}}Le principal problème de principe en matière de paiement est celui de l’impact des brevets d’invention et des droits de propriété industrielle. En{{lié}}1980, la part des pays industrialisés à économie de marché dans le nombre total de brevets délivrés dans le monde était de 65{{lié}}pour cent et celle des pays socialistes d’Europe orientale de 29{{lié}}pour cent.<ref>{{lang|en|Commonwealth Working Group}}, {{lang|en|{{souligner|Technological Change}}}} (Londres, {{lang|en|Commonwealth Secretariat}},{{lié}}1985).</ref>}}<noinclude></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 118 —|}}</noinclude>{{SA/f|La part des pays en développement n’était que de 6{{lié}}pour cent ; en outre, la plupart de ces brevets avaient été délivrés à des non-résidents. Les droits de propriété industrielle constituent un élément clef de l’élaboration des technologies dans un contexte commercial. Mais leur exercice dans certaines régions peut entraver la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement et aggraver les injustices.}}
{{il}}
{{encadré/début|padh=10px|padb=20px}}
Le transfert de technologies doit être considéré comme étant un processus social. En réalité, l’idéal serait que ce soient les intéressés eux-mêmes, et non pas nous, qui procèdent aux choix. Pour résumer, je crois qu’il est très important, s’agissant de technologie, de bien comprendre que nous avons en l’{{corr|occurence|occurrence}} affaire à un processus de mutation. Les technologies ne peuvent être transférées directement qu’en association avec un processus social. Ainsi donc, dans ce cas, la technologie ne représente pas une variable indépendante ; elle dépend étroitement de la mutation sociale.
{{g|M. Nashihin Hasan|15}}
{{g|Parlant de sa place dans la salle|15|mt=-0.3em}}
{{g|Audition publique de la CMED|15|mt=-0.3em}}
{{g|Djakarta, 26{{lié}}mars 1985|15|mt=-0.3em}}
{{encadré/fin}}
{{il}}
{{SA|69.{{em|2}}Dans le passé, des recherches financées à l’aide de fonds publics mettaient à la disposition de petits producteurs, d’agriculteurs en particulier, de nouvelles technologies à titre gratuit ou à des prix subventionnés. La situation n’a pas beaucoup changé depuis et, dans des domaines comme celui des nouvelles variétés de semences, il y a des raisons de penser que les droits de propriété industrielle peuvent constituer un obstacle majeur à l’{{corr|acquisiiton|acquisition}} de nouvelles technologies par des pays en développement. Une coopération internationale est essentielle pour maintenir le courant d’informations génétiques et assurer une répartition équitable des avantages.}}
{{t5|{{souligner|4.2{{em}}Renforcement des capacités techniques dans les pays en développement}}|align=left}}
{{SA|70.{{em|2}}À l’heure actuelle, la plupart des efforts de recherche-développement dans le monde poursuivent des fins militaires ou des objectifs commerciaux de grandes sociétés. Tout cela ne présente que peu d’intérêt direct pour la situation qui existe dans les pays en développement. Dans de nombreux domaines, l’écart en matière de capacités techniques est en train de se combler, mais ces efforts doivent être étayés par une assistance internationale, surtout dans des domaines clefs tels que la biotechnologie. Faute de prendre des mesures pour amasser des connaissances biologiques, des renseignements précieux ainsi qu’une diversité génétique vitale seront perdus à jamais et les pays en développement se trouveront en permanence désavantagés lorsqu’il s’agira d’adapter les nouvelles biotechnologies à leurs propres besoins.}}<noinclude></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 119 —|}}</noinclude><nowiki/>
{{SA|72.{{em|2}}Les pays en développement doivent donc travailler, individuellement et de concert, pour renforcer leurs capacités techniques. La création et le perfectionnement de l’infrastructure nécessaire pour la recherche et la technologie représentent une condition préalable d’une coopération de ce genre. Les pays concernés pourraient partager le fardeau en établissant des projets de {{corr|reche.che|recherche}} en coopération dans l’esprit des centres internationaux de recherche agricole.<ref>Cette mention se réfère aux activités des instituts internationaux qui travaillent sous l’égide du {{lang|en|Coordinating Group on International Agricultural Research}} de la Banque mondiale.</ref> Des opérations coopératives de recherche dûment orientées pourraient être mises sur pied dans des domaines tels que l’aridoculture, la foresterie tropicale, la lutte contre la pollution dans de petites entreprises et la construction d’habitations à bon marché. Des responsabilités spécifiques seraient confiées à des institutions et des sociétés dans les pays participants et les accords pourraient prévoir un partage équitable et une large diffusion des technologies qui auraient été mises au point.}}
{{t4|IV.{{em}}UNE ÉCONOMIE MONDIALE EN PROGRÈS DURABLE|m=1em}}
{{SA|72.{{em|2}}Il est essentiel de revitaliser la croissance économique mondiale si l’on veut que de vastes secteurs du monde en développement échappent à des catastrophes économiques sociales et écologiques. Concrètement, cela implique une accélération de la croissance économique aussi bien dans les pays industrialisés qu’en développement, un accès plus libre aux marchés pour les produits des pays en développement, des taux d’intérêt plus faibles, davantage de transferts de technologie et une augmentation appréciable des flux de capitaux tant concessionnels que commerciaux.}}
{{SA|73.{{em|2}}Mais beaucoup de personnes craignent qu’une croissance accélérée de l’économie mondiale exercerait des pressions qui ne seraient guère plus supportables que celles exercées par une pauvreté croissante. Une demande accrue d’énergie et de matières premières non renouvelables pourrait relever leurs prix de manière appréciable par rapport à ceux d’autres produits.}}
{{SA|74.{{em|2}}Après une évaluation globale, la Commission estime que l’économie internationale doit accélérer la croissance dans le monde tout en respectant les contraintes d’environnement. On a pu déceler quelques tendances positives dans la structure de la consommation et de la production dans les pays industrialisés qui, collectivement, continuent toujours de consommer la majeure partie des ressources non renouvelables de la planète.}}
{{SA/o|75.{{em|2}}Une pérennité de ces tendances permettrait aux pays en développement d’assurer plus aisément leur croissance en diversifiant leurs économies. Mais une accélération générale de la croissance économique mondiale ne suffirait pas, à elle seule, pour les faire émerger de leur dépendance. Elle se traduirait par une simple perpétuation des schémas économiques existants, bien qu’à un niveau de revenus peut-être plus élevé. Il faut faire en sorte que les économies des pays en développement progressent suffisamment vite pour devancer leurs}}<noinclude></noinclude>
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Page:Gro Harlem Brundtland - Notre avenir à tous, 1987.djvu/120
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||— 120 —|}}</noinclude>{{SA/f|problèmes économiques croissants et accomplir le premier bond nécessaire pour prendre de l’élan. Une poursuite de la croissance et de la diversification des économies, ainsi que l’amélioration des compétences techniques et en matière de gestion, aideraient les pays en développement à atténuer les tensions sur l’environnement rural et à relever les normes de productivité et de consommation, et permettraient aux pays de ne plus être tributaires d’un ou deux produits primaires pour leurs recettes d’exportation.}}
{{SA|76.{{em|2}}On peut faire en sorte que les schémas futurs du développement agricole et forestier, de l’utilisation de l’énergie, de l’industrialisation et des établissements humains soient caractérisés par une beaucoup moins forte intensité de matières premières ({{corr|Voir|voir}} {{lié|Chapitres 5, 7,}} {{lié|8 et 9}}) et soient par conséquent plus efficaces aussi bien du point de vue de l’économie que de celui de l’environnement. Dans ces conditions, une nouvelle ère de croissance dans l’économie mondiale pourrait élargir les choix qui s’offrent aux pays en développement.}}
{{SA|77.{{em|2}}À l’heure actuelle, il est nécessaire de procéder à des réformes au niveau international pour traiter simultanément des aspects économiques et écologiques dans des conditions qui permettraient de stimuler la croissance des pays en développement tout en donnant un poids accru aux préoccupations relatives à l’environnement. Un tel programme exige que tous les pays s’engagent résolument en faveur du bon fonctionnement d’institutions multilatérales telles que les banques de développement multilatérales, de l’élaboration et du respect de normes internationales dans des domaines comme le commerce et l’investissement, et d’un dialogue constructif sur les nombreux problèmes où les intérêts nationaux ne coïncident pas directement mais où des négociations pourraient aider à les concilier.}}
{{SA|78.{{em|2}}La Commission regrette donc — mais ne saurait ignorer — le récent recul enregistré dans la coopération multilatérale en général et une attitude négative à l’égard d’un dialogue sur le développement en particulier. À première vue, l’introduction d’une dimension environnementale complique encore davantage la recherche de cette coopération et de ce dialogue. Mais elle apporte aussi un élément supplémentaire d’intérêt personnel mutuel car, si on la néglige, l’interaction entre l’épuisement des ressources et l’extension de la pauvreté ne fera qu’accélérer la détérioration générale de l’environnement.}}
{{SA|79.{{em|2}}De nouvelles dimensions de multilatéralisme sont essentielles pour le progrès de l’humanité. La Commission est convaincue que les intérêts mutuels liés aux questions d’environnement et de développement peuvent aider à engendrer l’élan nécessaire et assurer sur le plan multinational les changements économiques qu’il rendra possibles.}}<noinclude></noinclude>
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17/ Voir GATT, {{souligner|Le commerce international {{nobr|en 1985-86}}}} (Genève, 1986).{{lié|→ p. 107}}
18/ CNUCED, {{souligner|Manuel de statistiques du commerce international et du développement, 1977 et {{corr|1985|1885,}} suppléments}} (Nations Unies, New York, {{lié|1977 et 1985}}).{{lié|→ p. 107}}
19/ Ibid.{{lié|→ p. 107}}
20/ CNUCED, {{souligner|{{lang|en|Statistical Pocketbook}}}} (Nations Unies, New York,{{lié}}1984).{{lié|→ p. 108}}
21/ Ibid.{{lié|→ p. 108}}
22/ CNUCED, {{souligner|Rapport sur le commerce et le développement}} (New York,{{lié}}1986).{{lié|→ p. 108}}
23/ Alister {{nec|McIntyre}}, CNUCED, déclaration faite aux audiences publiques de la CMED (Oslo,{{lié}}1985).{{lié|→ p. 110}}
24/ Le Fonds commun est un arrangement international pour la stabilisation des prix d’un groupe de produits de base qui intéressent particulièrement les pays en développement. Le deuxième guichet du Fonds a pour mission de fournir des ressources pour des mesures de promotion et de recherche.{{lié|→ p. 110}}
25/ {{corr|I|I.}} Walter et {{nec|J.H.}} Loudon. {{lang|en|“Environmental Costs and the Patterns of North-South Trade”}}, document établi pour la CMED,{{lié}}1986.{{lié|→ p. 110}}
26/ {{Ibid.|cap}}{{lié|→ p. 110}}
27/ Centre des Nations Unies sur les sociétés transnationales, {{souligner|Les sociétés transnationales dans le développement mondial. Troisième étude}} (Nations Unies, New York,{{lié}}1983).{{lié|→ p. 114}}
28/ {{Ibid.|cap}}{{lié|→ p. 117}}
29/ {{lang|en|Commonwealth Working Group}}, {{lang|en|{{souligner|Technological Change}}}} (Londres, {{lang|en|Commonwealth Secretariat}},{{lié}}1985).{{lié|→ p. 117}}
30/ Cette mention se réfère aux activités des instituts internationaux qui travaillent sous l’égide du {{lang|en|Coordinating Group on International Agricultural Research}} de la Banque mondiale.{{lié|→ p. 119}}<noinclude></noinclude>
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{{brn|1}}
<div style="color:light-dark(darkslategray,#b4eaea);font-size:0.85em;background-color:light-dark(#f4f4f4, #171717);padding:2em;font-size:85%;column-count:2;"><u>en cours</u> :
{{Il}}
* (travail)
** {{l2s|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu}}
* Correction
** {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
** [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#H|'''H''' du Trévoux]] (ou peut-être [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#G|'''G''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu#L|'''L''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VIII.djvu#U|'''V''']] ou même [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu#S|'''S''']])
** {{l2s|Livre:Mercure de France - 1758-08.djvu}}
** {{l2s|Livre:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu}}
* Mise en espace principal
** [[Mercure galant, tome I (1672)]]
** [[Journal des Dames/Mars 1759]]
* Suspendu / obstacle...
** {{l2s|Dictionnaire des abréviations latines et françaises|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
** {{L2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
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{{brn|1}}
{{c|[[Fichier:Flag of Canada.svg|60px]] {{iv}} [[Fichier:Flag of the Franco-Colombiens.svg|60px]]}}
{{brn|1}}
Je suis canadien anglophone bilingue. Heure du Pacifique chez moi
J'arrive ici à travers un parcours académique. Avant de commencer à contribuer à WS août 2025, j’avais déjà passé beaucoup de temps à transcrire des textes (99% des périodiques) du {{s|xviii|e}}. Je suis le plus à l'aise au 18e mais je fais des explorations tentatives en avant & en arrière et je n'exclus aucune contribution éventuelle...
Je soutiens très fort la mission de rendre accessible, c'est-à-dire, lisible & trouvable, les textes
Si vous trouvez quelque chose que j'ai laissé incomplet et vous voulez que je le termine, dites-le-moi
{{brn|1}}
==''Mercures''==
Je connais très bien le ''[[Mercure de France|Mercure]]'' (plus précisément '''les''' ''Mercures'' du {{s|xviii}}; j'ai au moins jeté un coup d’œil à chaque numéro entre 1714 et 1793) et j'ai beaucoup travaillé dessus dans le domaine académique. Je voudrais améliorer les infos facilement accessibles là-dessus…
Je commence ici par le premier ''Mercure'' de chaque « période » selon mon classement personnel, qui part des changements de directeurs/détenteurs du privilège. Numéros intéressants qui contiennent toujours(?) une préface/un avertissement où il y a les commentaires du/des rédacteur(s) SUR le Mercure… À sçavoir,
* {{l2s|Mercure galant, tome I (1672)|Mercure de France - 1672 - Tome 1.djvu}} (Donneau de Visé)
** {{taille|Quelqu'un d'autre l'a ajouté, j'ai validé toutes les pages corrigées & corrigé toutes les pages nonexistantes|80}}
* {{l2s|Mercure galant/Juin, juillet et août 1710|Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} (Dufresny)
** {{t|Le premier avec un Mercure|80}} [[Fichier:Mercure galant - 1710-06,-07,-08 (Page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Nouveau Mercure galant, mai 1714|Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} mai 1714 (Le Fèvre)
* {{l2s|Nouveau Mercure, janvier 1717|Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} (Buchet)
* ''Le Mercure'' de juin et juillet 1721 (La Roque & Fuzelier (& Dufresny))
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (i) 1721|Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (ii) 1721|Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1724|Mercure de France - 1724-01.djvu}} (La Roque seul)
**{{t|Le premier à porter ce titre et le premier que j'ai lu en 2018|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1724-01 (page 1 crop).png|50px]]
* ''Mercure de France, '' novembre 1744 (Fuzelier & La Bruère)
** {{l2s|Mercure de France, novembre (i) 1744|Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
** {{l2s|Mercure de France, novembre (ii) 1744|Mercure de France - 1744-11.djvu}} (fichier était déjà ici)
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1755|Mercure de France - 1755-01.djvu}} (Boissy)
**{{t|le premier à avoir des rubriques numérotées, etc|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1755-02 (page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} (Marmontel)
* ''Mercure de France, '' février 1760 (La Place) ({{gallica|bpt6k3747781d}})
* ''Mercure de France, '' janvier (i) 1768 (Lacombe) ({{gallica|bpt6k3813244k}})
* ''Mercure de France, '' juin 1778 (Panckoucke) ({{gallica|bpt6k37449296}})
* {{l2s|Mercure français, 17 décembre 1791|Mercure français - 1791-12-17.djvu}}
== {{t|ouvrages abandonnés qui pourraient être intéressants|90}} ==
<div style=font-size:75%>Et auxquels je contribuerais éventuellement
{{colonnes|nombre=2|
* {{L2s|Livre:Anonyme - Guillaume de Palerne.djvu}}
* {{L2s|Livre:Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}}
* {{L2s|Livre:Basses danses dites de Marguerite d'Autriche}}
* ceux de [[Auteur:Marie de l’Incarnation]]
* {{l2s|Livre:Œuvres Hélisenne de Crenne 1560.djvu}} (qui ne contient pas en fait les ''Epistres'')
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes, élégies, satires, odelettes, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu}} (depuis 2011 abandonné ! 😔)
* {{l2s|Livre:Smith-Grouchy - Théorie des Sentimens moraux.djvu}} (pour la partie Après la traduction)
* {{l2s|Nouveau théâtre italien recueil de etc., tome 1|Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf}} (abandonné sur commons même... j'ai fait la page livre)
* {{l2s|Livre:Barbier - Théâtre, 1745.pdf}} (pour Cornélie)
* {{l2s|Livre:Viau - Œuvres complètes, Jannet, 1856, tome 1.djvu}}
* {{L2s|Livre:Du Bellay - La Deffence, et illustration de la langue francoyse.djvu}}
}}</div>
== Mes « principes d'édition » personnels ==
(à raffiner contenu & ton lol)
* Respecter l'orthographe d'origine. Les vieux textes où les choses sont écrits avec accentuation différente etc. C’est pas que ces écrivain.e.s ne scauoient pas écrire. Ne s'étaient pas rendu compte de la façon correcte que nous avons découvert. Cette façon n'existait pas. La langue change toujours
* Accentuation des majuscules
** Seulement dans les cas où on est certain qu'ils auraient mis l'accent sur une minusucule. C'est-à-dire, juste sur '''À''' généralement
* Accentuation des minuscules
** Laisse
** C'est une des habitudes ici qui me dérange le plus. Je ne comprends absolument pas pourquoi ça se ferait, mettre des '''è''' où il n'y en a pas. Les imprimeurs les ont pas mis, puis dans certains cas ils on mis des aigus, puis ils ont commencé à mettre des graves sur ''certains mots,'' (a)près, excès, succès, dès, etc., mais PAS SUR pere, mere, singuliere, etc. Donc ils avaient les caractères pour mettre un '''è''' mais ils l'ont pas fait. Peut-être !! Était-ce !! Pour une raison !!
* Modernisation ''typographique''
** Oui généralement. Laisser certains particularités selon moi, donne une fausse impression du niveau de différence avec le français moderne, et peut détourner des lecteurs
** S long sert à absolument rien sauf à embêter les lecteurs modernes. Fonctionnement identique à S courbe qui a bien servi avant et depuis. C'est un S
** Normalement je préfère dissimiler i/j et u/v dans les textes où cette distinction n'avait pas encore été faite. Pour eux c'était la même lettre, pour nous non
** Abréviations c'est une bonne idée de les développer c'est pas un choix Littéraire de les mettre généralement... Notre espace n'est pas limité par les bornes d'un bout de papier
* Mise en page
** Mon instinct est d'imiter la présentation originale. Mais c'est pas forcément la meilleure chose à faire. Ayant le Lecteur éventuel en tête
** Toutes sortes de choix (comme. Tous) de mise en page ont été faites pour conserver le papier. Ça on a pas besoin de les reproduire. Mieux vaut être fidèle à l’''ordre'' des éléments sur la page, et l’''emphase'' etc, sans nécessairement les coincer ensemble de si près, avoit du texte illisible de taille 0.1, etc
== boîtes ==
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* 17}} : janvier-août 1781
* 18}} : août-décembre 1781 et additions juillet 1766-juillet 1768
* 19}} : additions juillet 1768-juin 1771
* 20}} : janvier-juin 1782
* 21}} : juillet-décembre 1782 et additions juillet 1771-mars 1772
* 22}} : janvier-juin 1783
* 23}} : juin-novembre 1783
* 24}} : novembre-décembre 1783 et additions mars 1772-novembre 1773
* 25}} : janvier-mai 1784
* 26}} : mai-novembre 1784
* 27}} : novembre-décembre 1784 et additions novembre 1772-octobre 1774
* 28}} : janvier-avril 1785
* 29}} : mai-octobre 1785 et additions novembre 1774-mars 1775
* 30}} : octobre-décembre 1785 et additions mars-août 1775
* 31}} : janvier-avril 1786 et additions août-septembre 1775
* 32}} : avril-septembre 1786 et additions septembre-octobre 1775
* 33}} : septembre-décembre 1786 et additions octobre-décembre 1775
* 34}} : janvier-avril 1787
* 35}} : avril-septembre 1787
* 36}} : septembre-décembre 1787
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{{!}} mai-novembre 1784
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{{!}}--------------
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{{!}} novembre-décembre 1784
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{{!}} janvier-avril 1785
{{!}} —
{{!}}--------------
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{{!}} mai-octobre 1785
{{!}} novembre 1774-mars 1775
{{!}}--------------
! scope="row" {{!}} Tome 30
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{{!}} octobre-décembre 1785
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{{!}}--------------
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{{!}} janvier-avril 1786
{{!}} août-septembre 1775
{{!}}--------------
! scope="row" {{!}} Tome 32
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{{!}} avril-septembre 1786
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{{!}} septembre-décembre 1786
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! scope="row" {{!}} Tome 34
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{{!}} janvier-avril 1787
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{{!}} {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T35, Adamsohn.djvu}}
{{!}} avril-septembre 1787
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Psephos
145984
/* Mémoires secrets */
15778138
wikitext
text/x-wiki
Liste de documents transcrits (au moins en partie) (éventuellement) au sein du programme de recherche ''De la scène à la salle''
Et pourquoi pas (commencer/contribuer à) les rendre accessibles à tout le monde en même temps?
==Mémoires==
* {{l2s|Mémoires de Préville|Préville - Mémoires (1812).djvu}}
* {{l2s|Mémoires de Mademoiselle Clairon|Clairon - Mémoires (1822).djvu}}
* {{l2s|Mémoires de Lekain|Lekain - Mémoires (1825).djvu}}
* {{l2s|Journal de Papillon de La Ferté|Livre:La Ferté - Journal (1887).djvu}}
* {{l2s|Mémoires de Mademoiselle Dumesnil|Dumesnil - Mémoires (1823).djvu|Mémoires de {{Mlle}} Dumesnil, en réponse aux mémoires d’Hippolyte Clairon, revus, corrigés et augmentés d'une notice sur cette comédienne, par {{M.|Dussault}}}}
* {{l2s|Mémoires de Molé|Molé - Mémoires (1825).djvu}}
==Presse==
Pour les périodiques plus généralistes, on prend seulement ce qui concerne le théâtre
* [[Mercure de France]] (1721-1778) (pour l'instant)
* {{L2s|Lettres de Madame la Comtesse|Fréron - Lettres de Madame la Comtesse (1746).djvu|Lettres de Madame la Comtesse de *** sur quelques écrits modernes}} (1745-1746)
* [[Journal des Dames]] (1759-1778)
* [[Journal des Théâtres]] (1770-1778)
== Ouvrages de référence (&c.) ==
* {{l2s|L’Art du Théâtre|Riccoboni - l'Art du théâtre (1750).djvu}} de [[Auteur:Antoine-François Riccoboni|Riccoboni fils]]
* éventuellement beaucoup d'autres
==''Mémoires secrets''==
Merci aux utilisateurs qui avaient déjà corrigé une énorme étendue des [[Mémoires secrets de Bachaumont]], bémol, c'est l'édition de Ravenel 1830 qui n'est PAS une édition complète, et qui supprime des choses selon les sensibilités du rédacteur en 1830 (« indécent », pas intéressant, etc.). Donc pas une reproduction fiable de l'original. (Mais il ajoute aussi certains renseignements / fait certaines corrections)
Il y a aussi sur WS [[Livre:De_Bachaumont_-_M%C3%A9moires_secrets,_T1,_Adamsohn.djvu|ça]] qui présente un mélange des éditions(?) 1777(...) et 1780(...) qui contiennent tout - à partir du tome 16 il y a des additions qui recommencent en 1762, et qui se poursuivent jusqu'au tome 33 (additions pour l'année 1775). L'édition 1830 récupère ''certaines'' additions et les remet en ordre chronologique.
{{Brn}}
{| class="wikitable alternance centre"
|+ Tomes des ''Mémoires secrets'' &c.
|-
! scope="col" | Tome
! scope="col" | Avancement
! scope="col" | Contenu « principal »
! scope="col" | Additions
|--------------
! scope="row" | Tome 1
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T1, Adamsohn.djvu}}
| janvier 1762-décembre 1763
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 2
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T2, Adamsohn.djvu}}
| janvier 1764-février 1766
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 3
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T3, Adamsohn.djvu}}
| mars 1766-mars 1768
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 4
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T4, Adamsohn.djvu}}
| avril 1768-octobre 1769
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 5
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T5, Adamsohn.djvu}}
| novembre 1769-septembre 1771
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 6
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T6, Adamsohn.djvu}}
| octobre 1771-mai 1773
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 7
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T7, Adamsohn.djvu}}
| juin 1773-mars 1775
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 8
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T8, Adamsohn.djvu}}
| avril-décembre 1775
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 9
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu}}
| janvier-décembre 1776
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 10
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu}}
| janvier-décembre 1777
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 11
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T11, Adamsohn.djvu}}
| janvier-mai 1778
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 12
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu}}
| juin-décembre 1778
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 13
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu}}
| janvier-mars 1779
| —
|--------------
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| avril-décembre 1779
| —
|--------------
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| —
|--------------
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| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T, Adamsohn.djvu}}
| septembre-décembre 1780
| janvier 1762-juillet 1766
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! scope="row" | Tome 17
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T, Adamsohn.djvu}}
| janvier-août 1781
| —
|--------------
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| —
| juillet 1768-juin 1771
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| juillet 1768-juin 1771
| —
|--------------
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| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T21, Adamsohn.djvu}}
| juillet-décembre 1782
| juillet 1771-mars 1772
|--------------
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| —
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| —
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| novembre-décembre 1783
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| —
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| novembre-décembre 1784
| novembre 1772-octobre 1774
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| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T28, Adamsohn.djvu}}
| janvier-avril 1785
| —
|--------------
! scope="row" | Tome 29
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T29, Adamsohn.djvu}}
| mai-octobre 1785
| novembre 1774-mars 1775
|--------------
! scope="row" | Tome 30
| {{StatGr|Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T30, Adamsohn.djvu}}
| octobre-décembre 1785
| mars-août 1775
|--------------
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| janvier-avril 1786
| août-septembre 1775
|--------------
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| avril-septembre 1786
| septembre-octobre 1775
|--------------
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| septembre-décembre 1786
| octobre-décembre 1775
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| janvier-avril 1787
| —
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| —
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| septembre-décembre 1787
| —
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{{Personnage|Apollonia|c||uc|sm}}
Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
{{Di|(Elle cache sa tête dans ses mains. Un silence.){{em|3}}|d}}
{{PersonnageD|Stratyllis|c|se lève et s’avance vers le jardin.||uc|sm}}
Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
{{Personnage|Myrrhina|c||uc|sm}}
Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
{{PersonnageD|Les serviteurs|c|(Ils s’inclinent du côté de l’Orient.)|e|uc|sm}}
Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
</div>
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Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
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Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle2|Myrrhina|c||uc|sm|m=0}}
Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle3|Les serviteurs|c|(Ils s’inclinent du côté de l’Orient.)|e|uc|sm|m=0}}
Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
</div>
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Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
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{{Utilisateur:Khardan/TestModèle3|Stratyllis|c|se lève et s’avance vers le jardin.||uc|sm}}
Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
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Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
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Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
</div>
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Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
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Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
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Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
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Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
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Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
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Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
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Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
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Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
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de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle1|(Elle cache sa tête dans ses mains. Un silence.){{em|3}}|d}}
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle3|Stratyllis||se lève et s’avance vers le jardin.||uc|sm}}
Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle2|Myrrhina|||uc|sm}}
Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle3|Les serviteurs||(Ils s’inclinent du côté de l’Orient.)|e|uc|sm}}
Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
</div>
{{clear}}
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/340
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>petite ; c’est ainsi que j’ai fait ; aussi maintenant je puis chanter avec notre Père saint Jean de la Croix :
{{poem|
Et m’abaissant si bas, si bas,
Je m’élevai si haut, si haut,
Que je pus atteindre mon but !…
|m=2em|fs=85%}}
{{astérisme|150%}}
Dans une tentation qui me semblait insurmontable, je lui dis :
« Cette fois, je ne puis me mettre au-dessus, c’est impossible. »
Elle me répondit :
« Pourquoi cherchez-vous à vous mettre au-dessus ? ''passez dessous'' tout simplement.
C’est bon pour les grandes âmes de voler au-dessus des nuages quand l’orage gronde ; pour nous, nous n’avons qu’à supporter patiemment les averses.
Tant pis si nous sommes un peu mouillées !
Nous nous sécherons ensuite au soleil de l’amour.
« Je me rappelle à ce propos ce petit trait de mon enfance : un cheval nous barrait un jour l’entrée du jardin ; on parlait autour de moi cherchant à le faire reculer ; mais je laissai discuter, et passai tout doucement entre ses jambes… Voilà ce que l’on gagne à garder sa petite taille ! »
{{astérisme|150%}}
« Notre-Seigneur répondait autrefois à la mère des fils de Zébédée :
« ''Pour être à ma droite et à ma gauche, c’est à ceux à qui mon Père l’a destiné''<ref>Matt., {{rom|XX}}, 23.</ref>. »
Je me figure que ces places de choix, refusées à de grands saints, à des martyrs, seront le partage de petits enfants.
« David n’en fait-il pas la prédiction lorsqu’il dit que ''le petit Benjamin présidera les assemblées'' (des saints)<ref>Ps. {{rom|LXVII}}, 29.</ref> ? »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2089
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''Dans cette liste, nous avons donné à chaque collaborateur la qualité qu’il avait au moment de sa''
''collaboration soit à la première édition du Dictionnaire (s’il s’agit d’articles écrits pour cette édition-là),''
''soit à cette édition nouvelle.''
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{{AN|[[Auteur:Nicolas Adolphe Adam|{{sc|Adam}} (A.)]], censeur du petit lycée Louis-le-Grand.}}
{{AN|[[Auteur:David Aïtoff|{{sc|Aïtoff}} (D.)]], géographe.}}
{{AN|[[Auteur:Émile Alcindor|{{sc|Alcindor}} (Émile)]], inspecteur général adjoint des services administratifs.}}
{{AN|[[Auteur:G. Wallace Alexander|{{sc|Alexander}} (G. W.)]], M. A., Clerk of the Edinburgh School Board, Edimbourg (Écosse).}}
{{AN|[[Auteur:Alfred Angot|{{sc|Angot}} (Alfred)]], directeur du Bureau central météorologique.}}
{{AN|{{sc|[[Auteur:Émile_Anthoine|Anthoine (É.)]]}}, inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Franck_Le_Savoureux|{{sc|Arvert}} (Franck d’)]], Voir ''Le Savoureux''.}}
{{AN|[[Auteur:Sigmund_Auerbach|{{sc|Auerbach}} (Sigmund)]], professeur à Berlin.}}
{{AN|[[Auteur:François-Alphonse_Aulard|{{sc|Aulard}} (F.-A.)]], professeur à la Sorbonne.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Gustave Baguer|{{sc|Baguer}} (G.)]], directeur de l’Institut départemental des sourds-muets, à Asnières (Seine).}}
{{AN|{{sc|[[Auteur:Joseph Ballet-Baz|Ballet-Baz]]}}, rédacteur au ministère de l’instruction publique.}}
{{AN|[[Auteur:Léon Mention|{{sc|Balz}} (André)]], président de l’Association de la presse de l’enseignement.}}
{{AN|[[Auteur:Jean-Magloire Baudouin|{{sc|Baudouin}} (J.-M.)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Juste_Baudrillard|{{sc|Baudrillard}} (J.)]], inspecteur de l’enseignement primaire, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Louis Bédorez|{{sc|Bédorez}} (L.)]], directeur de l’enseignement primaire de la Seine.}}
{{AN|[[Auteur:Armand_Belot|{{sc|Belot}} (A.)]], inspecteur de l’enseignement primaire, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Antoine_Benoist_(recteur)|{{sc|Benoist}} (Antoine)]], professeur à la Faculté des lettres de Toulouse.}}
{{AN|[[Auteur:Bonaventure_Berger|{{sc|Berger}} (B.)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Jeanne Bergevin|{{sc|Bergevin}} (Mlle J.)]], directrice d’école primaire, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Paul_Bert|{{sc|Bert}} (Paul)]], de l’Académie des sciences, député.}}
{{AN|[[Auteur:Marcellin_Berthelot|{{sc|Berthelot}} (M.)]], de l’Académie des sciences, sénateur.}}
{{AN|[[Auteur:Aimé Berthod|{{sc|Beathod}} (Aimé)]], publiciste, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Jacques_Bigart|{{sc|Bigart}} Jacques)]], secrétaire de l’Alliance israélite universelle, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Charles_Bigot|{{sc|Bigot}} (Ch.)]], publiciste, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Eugène Blanchet|{{sc|Blanchet}} (Eugène)]], rédacteur au ministère de l’instruction publique.}}
{{AN|[[Auteur:Charles Blondel|{{sc|Blondel}} (Ch.)]], architecte, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Johann Böhm|{{sc|Böhm}} (Johannes)]], professeur à Munich (Bavière).}}
{{AN|[[Auteur:Gaston_Boissier|{{sc|Boissier}} (Gaston)]], de l’Académie française.}}
{{AN|[[Auteur:Adolphe Bossert |{{sc|Bossert}} (A.)]], inspecteur général de l’enseignement secondaire.}}
{{AN|[[Auteur:Louis-Auguste Bourguin|{{sc|Bourguin}} (A.-L.)]], directeur d’école primaire, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Carlo Bourlet|{{sc|Bourlet}} (Carlo)]], professeur au Conservatoire des arts et métiers.}}
{{AN|[[Auteur:Augustin_Boutan|{{sc|Boutan}} (A.)]], inspecteur général de l’enseignement secondaire.}}
{{AN|[[Auteur:Michel_Bréal|{{sc|Bréal}} (Michel)]], de l’Institut.}}
{{AN|[[Auteur:Henriette-Suzanne_Brès|{{sc|Brés}} (Mlle H.-S.)]], inspectrice générale des écoles maternelles.}}
{{AN|[[Auteur:Victor Brochard|{{sc|Brochard}} (Victor)]], professeur de philosophie à la Sorbonne.}}
{{AN|[[Auteur:Eugène Brouard|{{sc|Brouard}} (E.)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
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{{AN|[[Auteur:Léon Buée|{{sc|Buée}} (Léon)]], docteur en droit, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Benjamin Buisson|{{sc|Buisson}} (B.)]], directeur de l’enseignement primaire à Tunis.}}
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{{AN|[[Auteur:Ernest Cadet|{{sc|Cadet}} (Ernest)]], chef de bureau au ministère de l’instruction publique.}}
{{AN|[[Auteur:Félix Cadet|{{sc|Cadet}} (Félix)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:G._Calame|{{sc|Calame}} (G.)]], professeur libre, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Ludovic_Carrau|{{sc|Carrau}} (Ludovic)]], professeur de philosophie à la Sorbonne.}}
{{AN|[[Auteur:Félix Carré|{{sc|Carré}} (F.)]], professeur au lycée Janson de Sailly.}}
{{AN|[[Auteur:Irénée_Carré|{{sc|Carré}} (I.)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Alexis Chassang|{{sc|Chassang}} (A.)]], inspecteur général de l’enseignement secondaire.}}
{{sc|Chateauminois de la Forge}} (Mlle Marie), à Paris.
{{sc|Chéron}} (Adolphe), président de l’Union des Sociétés de préparation militaire de France, à Paris.
{{sc|Chervin}} (A.), directeur de l’Institution des bègues, à Paris.
{{sc|Chevallier}} (P.), attaché à la librairie Hachette et {{Cie}}, à Paris.
{{sc|Chouquet}} (Gustave), bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
{{sc|Chouteau}} (Eugène), ancien proviseur du lycée de Talca (Chili, Amérique du Sud).
{{sc|Coelho}} (F. Adolpho), professeur de pédagogie au Cours supérieur de lettres, à Lisbonne.
COHENDY (Em.), professeur à la Faculté de droit de
Lyon, membre du Conseil supérieur de l'enseignement technique.
COLANI (T.), bibliothécaire de la Sorbonne.
COLOMB (G.), directeur du laboratoire de botanique à
la Sorbonne.
COMPAYRÉ (G.), de l'Institut, professeur à la Faculté
des lettres de Toulouse, puis inspecteur général de
l'enseignement secondaire.
Cossío (Manuel B.), directeur du Musée pédagogique
national, à Madrid.
COURANT (Maurice), professeur de chinois près la
Chambre de commerce de Lyon.
COUSINET (Roger), agrégé de l'Université, à Paris.
CUISSART (E.), inspecteur de l'enseignement primaire.
CULVERWELL (E. P.), Professor of Education, Dublin
University, Dublin (Irlande).<noinclude>
<references/></noinclude>
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''Dans cette liste, nous avons donné à chaque collaborateur la qualité qu’il avait au moment de sa''
''collaboration soit à la première édition du Dictionnaire (s’il s’agit d’articles écrits pour cette édition-là),''
''soit à cette édition nouvelle.''
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{{AN|[[Auteur:Nicolas Adolphe Adam|{{sc|Adam}} (A.)]], censeur du petit lycée Louis-le-Grand.}}
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Lyon, membre du Conseil supérieur de l'enseignement technique.
COLANI (T.), bibliothécaire de la Sorbonne.
COLOMB (G.), directeur du laboratoire de botanique à
la Sorbonne.
COMPAYRÉ (G.), de l'Institut, professeur à la Faculté
des lettres de Toulouse, puis inspecteur général de
l'enseignement secondaire.
Cossío (Manuel B.), directeur du Musée pédagogique
national, à Madrid.
COURANT (Maurice), professeur de chinois près la
Chambre de commerce de Lyon.
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CUISSART (E.), inspecteur de l'enseignement primaire.
CULVERWELL (E. P.), Professor of Education, Dublin
University, Dublin (Irlande).<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|12|SADEUR.}}</noinclude><section begin="Sadeur"/>véniel. {{lang|la|''Conjugalis concubitus generandi''
''gratiâ non habet culpam : concupiscentiæ''
''verò satiandæ, sed tamen''
''cum conjuge propter fidem thori venialem''
''habet culpam : adulterium''
''verò sive fornicatio letalem habet culpam ;''
''ac propter hoc melior est quidem''
''ab omni concubitu continentia,''
''quam vel ipse matrimonialis concubitus,''
''quæ fit causâ gignendi.''
Hæc habet August., ''in lib. de bono''
''conjugal., c. VI., in Soliloquiis, c. X.''
''Si, ''inquit, ''ad officium pertinet sapientis''
(''quod nondùm comperi'') ''dare''
''operam liberis, quisquis hujus rei''
''tamen gratiâ concumbit, mirandus''
''mihi videri potest, at verò imitandus''
''nullo modo''}} <ref>{{lang|la|Annotat. ad. Relig. Medici, ''pag.'' 403.}}</ref>. Le même commentateur
amène sur ces paroles de Thomas
Browne, {{lang|la|''nihil ineptius aut viro''
''sapiente indignius''}}, l’autorité de saint
Augustin. {{lang|la|''Hinc Augustin.'', in libro
Soliloquiorum, cap. X. Nihil, ''inquit'',
esse sentio, quod magis ex arce dejiciat
animum virilem, quàm blandimenta
fœminea, corporumque ille
contactus, sine quo uxor haberi non
potest}} <ref>''{{lang|la|Ibidem.}}''</ref>.
'''{{refa|Sadeur-(F)|(F)}}''' ''J’expliquerai ici plus exactement....''
''ce qui concerne les androgynes''
''platoniques.'' ] Platon suppose
qu’au commencement du monde il
y avait trois sortes d’hommes ; les
uns étaient seulement mâles, d’autres
seulement femelles, et d’autres
mâles et femelles tout ensemble.
Ceux-ci sont les androgynes. Tous
les individus de ces trois espèces
avaient chacun quatre bras et quatre
pieds, deux visages tournés l’un
vers l’autre et posés sur un seul cou,
quatre oreilles, deux parties génitales,
et ainsi du reste. Ils marchaient
droit ; mais quand il était question
d’aller plus vite ils faisaient des culbutes.
Ils étaient robustes et hardis,
de sorte qu’ils entreprirent de faire
la guerre aux dieux. La cour céleste
tint conseil sur cette affaire, et se
trouva fort irrésolue ; car d’exterminer
le genre humain à coup de foudre,
comme on avait exterminé les
géans, ce n’était pas le profit des
dieux. Qui leur aurait après cela
offert de l’encens et des sacrifices
<ref>{{lang|grc|Αἱ τιμαὶ γὰρ αὑτοῖς καῖ τὰ ἱερὰ τὰ
παρὰ τῶν ἁνθρωπων ἠϕανὶζετο.}} {{lang|la|''Extincto''
''hominum genere humanus deorum cultus veneratioque''
''periret.'' Plato, ''in'' Convivio, ''pag. m.''
1185.}}</ref> ? D’autre côté il n’était pas à
propos de souffrir l’audace et l’insolence
des hommes. Voici comment
Jupiter coupa le nœud ; il les partagea
tous en deux : mais il naquit de là
un grand inconvénient ; car chaque
moitié tâchait de se réunir à l’autre,
et quand elles se rencontraient elles
s’embrassaient si tendrement, et avec
tant de plaisir, qu’elles ne pouvaient
se résoudre à se séparer. Ainsi elles
se laissaient mourir de faim. Jupiter
remédia à ce désordre : il transposa
les parties naturelles, et fit en sorte
que le plaisir des embrassades cessât
après un certain temps, afin que
chacun pût aller vaquer aux affaires.
Platon ajoute que les mâles, qui
sont l’une des moitiés d’un androgyne,
sont fort adonnés aux femmes,
et que les femelles, qui sont l’une des
moitiés d’un androgyne, aiment ardemment
les hommes. Il prétend
que les femelles qui aiment d’autres
femmes sans se soucier du mâle sont
une moitié de ces anciennes femelles
qui étaient doubles, et que les mâles
qui sont enclins à l’amour des mâles,
sont une moitié des anciens mâles qui
étaient doubles <ref>''Tiré de'' Platon, {{lang|la|''in'' Convivio, ''pag.'' 1185,
1186.}}</ref>. Ceux qui voudront
voir des réflexions sur ce qu’Eusèbe
<ref>{{lang|la|De Præparat. evangel., ''lib. XII'', ''cap.''
''VII''.}}</ref> prétend que Platon a dérobé
à Moïse cette idée des androgynes,
feront bien de consulter le Commentaire
de Louis Leroi <ref>Ludovicus Regius. ''Il a été professeur''
''royal à Paris, et a traduit en français plusieurs''
dialogues de Platon, ''et entre autres le'' Festin. ''Il''
''y a joint des commentaires.''</ref>. Il avoue
<ref>''Folio'' 45, ''édition de Paris'', 1559, ''in''-4{{o}}.</ref> que ''Mercerus et Quinquarbe,''
''lecteurs du roy en hebreu l’ont beaucoup''
''aidé en cest endroit.'' Il trouve
que Marsile Ficin s’est trompé souvent.
''Ce seroit temps perdu'', dit-il
<ref>''Folio'' 51.</ref>, ''de m’arrester à reprendre ce''
''personnage en tous les endroits où il''
''a failly traduisant Platon : mais''
''plustost luy convient rendre graces,''
''du labeur qu’il a prins voluntairement,''
''pour aider a la posterité, amendant''
''à son pouvoir l’ancienne {{tiret|traduc|tion}}''<section end="Sadeur"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/41
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAINCTES.|33}}</noinclude><section begin="Sainctes"/>{{lang|la|''tam benè meritum periisse valdè dolendum,''
''nisi pereundi causâ id justè''
''postulâsset''}} <ref>{{lang|la|Launoius, Histor. Gymnasii Navarræ,
''pag.'' 773.}}</ref>. Je m’étonne que les
ministres d’état souffrent en France
que tant d’écrivains suppriment l’infamie
des évêques qui se rebellèrent.
C’est faire espérer à ceux qui voudront
les imiter le silence des historiens.
Voici les fautes d’André du Saussai.
I. Il dit que Claude de Sainctes était
professeur <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc observe que le mot ''{{lang|la|professor}}'', qu’on
lit dans la note [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sainctes#ancrage_Sainctes-(25)|(25)]], veut dire ''profès'' et non professeur.</ref>, l’an 1533, dans un monastère
de chanoines réguliers <ref>{{ancre|ancrage_Sainctes-(25)}}{{lang|la|''Ordinis sancti Augustini canonicorum regularium....''
''anno'' 1533 ''professor''. Andr. du Saussai
de Script. ecclesiasticis Continuat.'' pag.'' 38, ''edit.''
''Colon.'', 1684, {{in-4°}}.}}</ref>.
II. Il le fait aller au concile de Trente
avant la tenue du colloque de Poissy.
III. Il le fait assister l’an 1576 à un
concile provincial de Rouen, mais ce
concile ne fut tenu qu’en 1581, comme
nous l’apprend {{M.|de Launoi}} <ref>{{lang|la|Launoius, Histor. Gymnasii Navarræ,
''pag.'' 772.}}</ref>,
qui ajoute que Claude de Sainctes
publia l’année suivante une traduction
française des actes de cette assemblée,
dont il avait été le promoteur
et le directeur <ref>{{lang|la|Synodum provincialem... promovit, rexit,
composuit. ''Idem, ibidem.''}}</ref>. IV. Ce héros
invincible de l’église gallicane ne se
tint pas renfermé dans ces limites, si
nous en croyons du Saussai : lui et
Simon Vigor disputèrent contre de
Spina et du Rosier, deux des principaux
ministres, et en triomphèrent.
C’est-à-dire que l’évêque d’Évreux,
non content d’avoir assisté à un synode
provincial, l’an 1576 <ref>''Selon le calcul du sieur'' du Saussai.</ref>, et
d’avoir mis en bon ordre et en lumière
les ordonnances synodales de
son diocèse, entra en conférence réglée
avec ces ministres. Quel anachronisme !
Cette conférence fut tenue
huit ou neuf ans avant que notre de
Sainctes fût évêque. V. Il mourut l’an
1591, et non pas l’année précédente.
VI. C’est une prévarication inexcusable
de nous parler de la mort de
ce prélat, en lui donnant l’éloge
d’''eximius'', sans dire un mot de sa
rébellion, ni de sa doctrine abominable,
ni de l’infâme supplice qu’il
pensa souffrir. Ce que le sieur du
Saussai dit de lui contient quinze
lignes. Combien de fautes n’eût-il
point faites dans un éloge de quinze
pages !
'''{{refa|Sainctes-(H)|(H)}}''' ''Il avoua qu’il fut soupçonné''
''de n’être pas éloigné du calvinisme.'' ]
Ces soupçons furent fondés, à ce qu’il
prétend, sur ce que dans la dispute
de l’hôtel de Nevers il parut infiniment
plus modéré qu’au colloque de
Poissy. {{lang|la|''Ego qui Pissiaci habebar''
''acrior, et tantùm non seditiosus, anno''
''superiore in collatione factâ cum''
''Spinâ et Roseo ministris, credebar''
''mutatus, ac paulo momento ad calvinismum''
''posse impelli, quoniam de''
''pristinâ vehementiâ tantùm remiseram,''
''quantùm in domino Vigoreo''
''calvinistis infestissimo doctore magis''
''ac magis cernebam inflammari et''
''exardescere''}} <ref>{{lang|la|Sanctesius, ''in'' Responsione ad Apolog.
Bezæ, ''apud'' Launoium, Hist. Gymnas. Navarræ,
''pag.'' 769, 770.}}</ref>.
'''{{refa|Sainctes-(I)|(I)}}''' ''Il représenta le cardinal de Lorraine''
''comme un fidèle persécuté.'' ] Si
l’on en croit Claude de Sainctes, ce
cardinal était fort malade ''de la froissure''
''de Joseph'' ; il affligeait comme
un autre Loth journellement ''son âme''
''juste'', en voyant les maux de l’église.
Il mourait tous les jours au milieu
des tribulations et des angoisses que
la cause de Dieu lui faisait souffrir,
et il se préparait continuellement au
martyre ; car chaque jour il apprenait
des nouvelles qu’on attentait à
sa vie, et il disait quelquefois : Allons
et mourons aussi avec lui. {{lang|la|''Per annos''
''ferè sexdecim à comitatu illustrissimi''
''principis, ac maximi cardinalis Caroli''
''Lotharingi, nisi alicujus officii''
''publici causâ, non recessi, nec ille''
''me studiorum tantùm, sed ad exteros''
''omnium profectionum, colloquiorum,''
''et negotiorum multorum, quæ''
''difficillimis Galliæ temporibus ipsi''
''contra hæreticos inciderunt, me participem''
''fecit, ut tentationum et passionum,''
''quibus per tot annos quotidiè''
''moriebatur, et omni horâ de vitâ periclitabatur,''
''cui quoties nunciabatur''
''paratas esse insidias, tam parùm timidus,''
''quàm nimiùm esse putabatur,''
''solebat ad me conversus dicere : Sequeris''
''sacerdotem, levita ; aliquando''
''verò : Eamus, et moriamur cum illo.''
''Cùm desereretur ab intimis, {{tiret|adde|bat}}''}}<section end="Sainctes"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|34|SAINCTES.}}</noinclude><section begin="Sainctes"/>''{{lang|la|{{tiret2|adde|bat}} : Socii passionum erunt et consolationis}}''
<ref>{{lang|la|''Sanctesius, epist. dedicator.'' librorum de
Eucharistiâ, ad {{Roi|Gregorium|XIII}}, ''apud'' Launoïum,
Hist. Gymnas. Navar., ''pag.'' 771.}}</ref>. Ceux qui savent la vie
de ce cardinal, pour avoir lu Mézerai
et d’autres auteurs catholiques ;
ceux, dis je, qui savent sa mondanité,
son orgueil, ses voluptés, son
crédit, sa puissance <ref>''Voyez son article, et principalement ce''
''qu’on y cite de'' Brantôme, ''tom. IX'', ''pag.'' 362.</ref>, les maux
qu’il faisait à ceux de la religion,
peuvent-ils voir sans rire la description
qu’on nous fait de ses pieuses
souffrances ? Dans un autre ouvrage
notre de Sainctes demande à Dieu de
fortifier le cardinal son serviteur,
persécuté pour la bonne cause. Bèze
se moqua de lui à ce sujet. {{lang|la|''Omittam''
''verò libens tum plerasque illius libelli''
''ineptias, veluti quòd invitum sese à''
''suis sodalibus hùc pertractum dicit,''
''ac tandem etiam suo cardinali virtutem''
''et constantiam in persecutionibus''
''precatur, quæ quidem non sinè risu''
''legi possunt''}} <ref>{{lang|la|Beza, ad Claud. de Xaintes, Apolog. I,
''init. Oper. tom. II'', ''pag.'' 288.}}</ref>. Je fais réflexion
depuis long-temps sur une chose qui
embarrasserait beaucoup les Asiatiques,
s’ils voulaient prendre connaissance
de nos histoires du XVI{{e}}. et
du XVII{{e}}. siècle par rapport aux troubles
de religion. Chaque église se
plaint d’être le parti souffrant, et regarde
ses victoires comme le moyen
dont Dieu s’est servi pour la délivrer
de l’esclavage, et du carnage dont
elle était menacée. Il n’est pas nécessaire
que je prouve que c’est le langage
des protestans, par rapport aux
belles conquêtes de Gustave Adolphe ;
prouvons seulement que les jésuites
s’exprimaient ainsi en considérant
les heureux succès de l’empereur.
Voici l’extrait d’une lettre qui fut
écrite à Jacques Reihing par un jésuite,
prédicateur du fameux comte
de Tilli. {{lang|la|''Rem nostram, id est catholicorum...''
''benè se habere hoc doceret''
''bellum, in quo jam quarto anno versor''
''cum illustrissimo comite de Tilli,''
''etc. Erant mira consilia nostrorum''
''adversariorum : sed quam mirabilis''
''in altis Dominus ! Moliebantur nobis''
''internecionem, inciderunt in foveam,''
''quam fecerunt : et ut libenter nostri''
''hostes confitentur, nunquàm dedissent,''
''quod acceperunt, beneficium''
''vitæ. Ut vel indè pateat, quæ pars''
''furorem, quæ sequatur æquitatem''}}
<ref>{{lang|la|Johann. Agricola, in epist. ad Jacobum
Reihingum, ''apud'' Henning. Witte, Memoriæ
Theologor., ''in'' Oratione funebri Reihingi, ''pag.''
912, 913.}}</ref>.
'''{{refa|Sainctes-(K)|(K)}}''' ''Il abaissa le plus qu’il put...''
''l’autorité'' de saint Augustin. ] Le
janséniste qui publia en 1689 quelques
lettres que le prince de Conti
avait écrites au père de Champs, y
joignit entre autres choses une dissertation
intitulée : ''Saint Augustin justifié''
''du soupçon ou des apparences''
''de Calvinisme.'' J’y trouve ceci concernant
Claude de Sainctes : « Il était
un de ceux qui croyaient qu’il fallait
toujours prendre le contre-pied
des hérétiques pour les mieux combattre,
et qui considérant plus ce
qu’il y a d’effrayant dans la doctrine
de saint Augustin touchant
la prédestination gratuite, que les
fondemens solides de l’Écriture et
de la tradition sur lesquels elle est
établie, s’effrayaient eux-mêmes
trop aisément de cette doctrine.
Cet auteur a donc osé dire, ''que''
''saint Augustin, combattant avec''
''trop de chaleur les pélagiens, s’est''
''porté avec trop de précipitation à''
''mépriser le sentiment unanime de''
''tous ceux qui l’avaient précédé.'' Un
homme qui parle de cette manière
de saint Augustin, et qui l’accuse
d’avoir changé jusqu’à trois fois
d’opinion, mérite bien d’être abandonné
au père de Champs pour en
faire tout ce qu’il lui plaira. Le
père Jean Martinon, jésuite aussi-bien
que lui, qui a écrit sous le
faux nom d’Antonin Moraines, en
a eu honte : ''N’en déplaise à cet''
''auteur'', dit-il, ''il aurait mieux fait''
''et plus selon le respect qu’il doit à''
''un si grand docteur, s’il se fût''
''toujours attaché à lui invariablement,''
''sauf à l’expliquer quelquefois''
''favorablement, au lieu de lui''
''imputer une si grande variation et''
''inconstance dans ses sentimens''
<ref>Lettres du prince de Conti, ou l’Accord du
libre Arbitre avec la Grâce de Jésus-Christ, ''pag.''
190, 191.</ref>. » On peut comparer le jugement
de cet évêque d’Évreux avec
celui du jésuite Jean Adam <ref>''Voyez'', ''tom. I'', ''pag.'' 211, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Adam 3#ancrage_Adam3-(D)|(D)]]
''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Adam 3|{{sc|Adam}} (Jean)]].</ref>.
{{References-Bayle}}<section end="Sainctes"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAINT-CYRAN.|37}}</noinclude><section begin="Saint-Cyran"/>''doctrine ecclésiastique et de piété qui''
''valent beaucoup mieux'' <ref>Joly, Voyage de Munster, ''pag.'' 80, 81.
''Voyez aussi les'' Mélanges de Vigneul-Marville,
''tom. II'', ''pag.'' 27, ''édition de Hollande.''</ref>. {{M.|Joly}}
n’en voulut pas dire davantage, quoiqu’il
sût très-bien qu’il parlait de
notre Jean du Verger. Cet évêque de
Poitiers fut le Mécène de ce docte
Bayonnais, et lui résigna en 1620
l’abbaye de Saint-Cyran <ref>''Voyez'' Moréri.</ref>. J’ai lu
dans quelque compilateur que Jean
du Verger étant principal de collége
dans sa patrie, et apprenant que cet
évêque avait besoin ou d’un lecteur,
ou d’un bibliothécaire, fut lui offrir
ses services, et qu’ils furent acceptés
<ref>{{lang|la|''Scholarcha Baïonensis... qui audiens quòd''
''episcopus Pictaviensis lectore vel bibliothecario''
''opus haberet adiit eum, et ejus servitio prorsùs se''
''tradidit, à quo paulò post parvam abbatiam St.-Cyrani''
''accepit.'' Petrus à St.-Romualdo, ''in'' Continuatione
Chronici Ademari, ''pag.'' 453, ''ad ann.''
1638.}}</ref>. Voétius n’oublia point cette aventure
guerrière de l’évêque de Poitiers
dans la liste qu’il donna de quelques
ecclésiastiques qui ont pris les armes.
Ce prélat est à la queue de ce catalogue.
{{lang|la|''Henricus Ludovicus Rupiposæus''
''episcopus Pictaviensis non solùm''
''arma tractavit, et armato populo armatus''
''præivit, ut Pictavio nonnullos''
''ex patriciis quibus diffidebat ejiceret :''
''sed etiam Apologiam edidit, anno'' 1615,
''adversùs eos qui dicebant non licere''
''ecclesiasticis in casu necessitatis ad''
''arma recurrere : sub cujus finem catalogum''
''benè longum texuit cardinalium''
''et episcoporum qui tempore''
''necessitatis arma tractârunt, Johannis''
''Columæ legati {{Roi|Gregorii|IX}} contra''
''Fridericum, Arnoldi Pelgrue Vasconis''
''contra Venetos, Ægidii Albornos''
''cardinalis Toletani, cum Rege''
''Castiliæ contra Mauros, et contra''
''Ludovicum Bavarum, et aliorum''
''complurium ; quorum nomina ibidem''
''legi possunt, simulque videri nullam''
''coëgisse necessitatem ut viri ecclesiastici''
''ad id negotium admoverentur,''
''quando laïcorum ducum satis larga''
''copia suppeteret''}} <ref>{{lang|la|Gisbertus Voëtius, ''in'' Desperatâ Causâ Papatûs,
''lib. III'', ''sect. II'', ''pag.'' 689.}}</ref>.
'''{{refa|Saint-Cyran-(B)|(B)}}''' Le paradoxe ''dont il se rendit le''
''défenseur dans son'' {{lang|la|Casus regius}}. ] Je
n’ai point lu cet ouvrage <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc et Joly ne l’avaient pas vu ; car ils
l’intitulent ''Cas royal'', et renvoient tout simplement
aux longs extraits qu’on en trouve dans les
''Mémoires chronologiques pour servir à l’Histoire''
''ecclésiastique du'' 17{{e}}. ''siècle, par d’Avrigny'',
tom. II, pag. 110. L’ouvrage de Saint-Cyran est
intitulé : ''Question royale et sa Décision'', Paris,
T. Dubray, 1609, in-12 de 57 feuillets, y compris
le frontispice. Voltaire en parle dans le chapitre
XIX de son ''Commentaire du Traité des Délits''
''et des Peines.''</ref>, mais on
prétend qu’il y soutient qu’il y a
trente-quatre cas où un homme se
peut tuer innocemment. {{lang|la|''Paulò ante''
(obitum) ''composuerat librum inscriptum''
Casus regius, ''ubi attulerat'' 34
''casus in quibus quilibet poterat liberè''
''se ipsum interficere. Undè unus ex''
''discipulis ejus, nomine'' Mester, ''arripuit''
''nuper occasionem se ipsum interficiendi,''
''cùm Metis esset''}} <ref>{{lang|la|''Petrus à Sancto-Romualdo, in'' Continuat,
Chronici Ademari, ''pag.'' 472, ''ad ann.'' 1643.}}</ref>. Voyez
ci-après, p. 41, la remarque [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Saint-Cyran#ancrage_Saint-Cyran-(I)|(I)]]. Le père
Paul a été à cet égard dans les principes
des stoïciens ; car lorsqu’on lui
déclara que le pape le voulait faire
enlever, il répondit entre autres choses :
« Qu’au cas qu’il le fît prendre
vif pour le conduire à Rome, que
le pape ne pouvait pas douter que
toute sa puissance ne pût aller jusqu’à
empêcher qu’un homme n’ait
plus de pouvoir sur sa propre vie
que tous les autres ensemble, et
qu’ainsi il ne pût disposer de sa vie
avant que le pape pût avoir le plaisir
de la lui faire perdre en public
<ref>{{ancre|ancrage_Saint-Cyran-(6)}}Vie du père Paul, ''pag.'' 194, 195, ''édition''
''de Leyde'', 1661, in-12.</ref>. » Je ne sais si beaucoup de gens
ont pris garde à cette maxime de Fra-Paolo.
Dans les premières réponses qui
furent faites aux Provinciales de {{M.|Pascal}},
on mit quelquefois en jeu
cette doctrine de notre abbé. « <ref>Réponses aux Lettres provinciales, ''pag.'' 170,
171, ''édition de Liége'', 1658.</ref>
Vous devriez plutôt songer à corriger
la mauvaise doctrine de l’abbé
de Saint-Cyran, qui a bien osé
enseigner qu’il faut tuer le prochain
quand l’esprit intérieur nous
y porte, quoique la loi extérieure
le défende. Vous en verrez, quand
il vous plaira, la preuve et la pratique
en la seconde page de l’information
qui fut faite contre lui par
le commandement du feu roi, en
l’année 1638 : l’original est au collége
de Clermont.... <ref>''Là même'', ''pag.'' 341.</ref>. Il y a des<section end="Saint-Cyran"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAINT-CYRAN.|39}}</noinclude><section begin="Saint-Cyran"/>lettres de Jansénius et de l’abbé de
Saint-Cyran sont tombés entre les
mains des jésuites <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc explique que le père Pintereau, jésuite,
publia les Lettres mutuelles de Jansénius et
de Saint-Cyran en deux petits volumes {{in-4°}}.,
intitulés, l’un : ''La Naissance du Jansénisme découverte''
''par lé sieur de Préville'', Louvain, 1664 ;
l’autre : Les ''Prodiges du Jansénisme'', etc., Avignon,
1665. Le père Gerberon en a donné, en
1702, une nouvelle édition, in-12, avec des remarques
apologétiques. Mais, d’après ce qu’on lit
dans l’''Histoire littéraire de la Congrégation de''
''Saint-Maur'', page 339, je doute que le volume
de 1665 y soit contenu. Ces Lettres n’ont rien de
avec celles qu’Arnauld avait publiées en
1648.</ref>.
'''{{refa|Saint-Cyran-(E)|(E)}}''' ''Le cardinal de Richelieu le''
''crut... propre à écrire sur les controverses''
''des protestans.'' ] Cet abbé,
dit-on, avait résolu de répondre aux
ministres qui avaient écrit contre le
cardinal du Perron sur la primauté
du pape et sur la présence réelle.
Son emprisonnement arrêta sa plume ;
le cardinal de Richelieu l’encouragea
à poursuivre ce dessein ; mais l’abbé
lui fit réponse qu’il n’était point de
la dignité de l’église que son chef
et son principal mystère fussent défendus
par un prisonnier. {{lang|la|''Communis''
''opinio est abbatem Sancyranum, antequàm''
''in arce Vincennâ detineretur,''
''meditatum, et aggressum etiam''
''vindicias cardinalis Perronii adversùs''
''heterodoxorum plures, qui in virum''
''jam mortuum insurrexerant,''
''ulturi quas vivus sibi plagas inflixerat,''
''et suscepisse defendenda quæ''
''cardinalis immortalitate dignus scripserat''
''de eucharistiâ, et de primatu''
''Petri ab hæreticis maximè lacessita.''
''Id cùm obaudîsset cardinalis Richelius,''
''fertur ad id opus, quem currentem''
''putabat, incitâsse et pollicitus''
''si inchoatam apologiam vellet''
''prosequi, curaturum, ne quidquam''
''librorum, et subsidiorum deesset,''
''quæ ad absolvendam vellet, aut forent''
''necessaria ; sed excelso animo''
''responsum à Sancyrano non convenire''
''ecclesiæ dignitati, illius caput,''
''et mysteriorum maximum ab homine''
''accusato, qui sui juris non esset, defendi''}}
<ref>{{lang|la|Vincentius Baronius, Apolog. Ordinis prædicator.,
''tom. I'', ''pag.'' 163.}}</ref>. {{M.|Arnauld}} ne dit que
ceci : « On sait qu’il n’y eut que sa prison
qui l’empêcha de continuer de
travailler à répondre aux livres des
ministres qui avaient combattu la
foi de l’église catholique touchant
l’eucharistie <ref>Morale pratique des jésuites, ''tom. VIII'',
''pag.'' 376, 377.</ref>. »
'''{{refa|Saint-Cyran-(F)|(F)}}''' ''Il n’eut pas beaucoup de part''
''à l’estime du célèbre Grotius.'' ] Pour
preuve de cela, je me contente de rapporter
un passage d’une lettre de
Balzac au jésuite Léonard Allemai.
{{lang|la|''Quàm æquo utantur Grotio etiam alieni''
''videre poteris ex his quæ subjunguo''
''verbis epistolæ, non ita pridem''
''ab eo scriptæ, ad optimum et humanissimum''
''virum Johannem Cordesium.« Et''
''mihi Aurelius interdùm''
''sufflaminis egere videtur. Nam''
''quorsùm tantus Suarezii contemptus ;''
''hominis, si quid rectè judico,''
''in philosophiâ, cui hoc tempore''
''connexa est scholastica theologia,''
''tantæ subtilitatis, ut vix quenquam''
''habeat parem ? Quid attinet molinistarum''
''nomen societati toties objicere,''
''cùm si quid Molinæ exciderit''
''periculosius, id posterioribus jesuitarum,''
''præcipuè Lessii, scriptis sit''
''castigatum ? Neque verò non nihil''
''etiam ab illâ sententiâ periculi est,''
''quæ cum concilio Valentino, laudante''
''Aurelio, statuit'' quorundam
salutem Deum nolle, si illi quidem
nudè ut homines spectentur}} <ref>{{lang|la|Balzac. Epist. select., ''pag. m.'' 172.}}</ref>. »
'''{{refa|Saint-Cyran-(G)|(G)}}''' ''On avait pu lire dans quelques''
''autres écrits qu’il n’approuvait guère''
''le concile de Trente.'' ] Il me suffira
d’en citer un ; c’est le {{lang|la|''Triumphus''
''catholicæ Veritatis adversùs Novatores''}},
imprimé l’an 1651, Le père Labbe,
à qui on le donne très-justement, y
inséra un mémoire contenant les dernières
paroles d’Octave de Bellegarde,
archevêque de Sens. On veut que cet
archevêque ait fait porter au nonce
du pape, par le baron de Renti, cette
dernière déclaration de ses sentimens,
afin que le pape en fût informé. Or
voici l’un des articles de cet écrit :
« Que monseigneur de Sens..... est
obligé de croire tout ce parti suspect
à l’église, pour avoir vu que
son commencement a été dans l’illusion,
dont l’un des effets a été
une fausse dévotion appelée, le
Chapelet secret du saint Sacrement
<ref>''Touchant lequel voyez'' Mesnier, Port-Royal
d’intelligence avec Genève, ''pag.'' 5.</ref>, condamné comme tel par
huit docteurs de Sorbonne. Pour<section end="Saint-Cyran"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
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// Supprimer espaces en début de ligne
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// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "e" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}" });
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "e" && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}" });
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
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2026-05-07T18:03:15Z
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?
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
if (selection != ' ') {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}" });
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
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2026-05-07T18:11:04Z
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'peri': "", 'post': "}}" });
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
77174hnmlhdreoyf7s2wobr1oma9pf9
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2026-05-07T18:12:25Z
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?
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié", 'post': "}}" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' );
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
qo9g082sakw4s0yy9zy17bp1xywxxji
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2026-05-08T04:20:40Z
Psephos
145984
ok maintenant ça devrait marcher lol
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{brn|1}}", 'peri': "", 'post': ""});
}
}
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
//met un {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' );
}
}
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "u" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
});
}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|60|SAINTE-CLAIRE.}}</noinclude><section begin="Sainte-Aldegonde"/>{{lang|la|''Alexand., lib. III. Pædag. ejusmodi''
''osculum, à gravissimi licet pastoris''
''uxore ex usu gentis frequentatum,''
''vocaverit'' osculum incestum, veneno
plenum, sanctitatem simulans, et osculum
impudicitiæ : ''ex Ambrosio''
''verò in cap. ult. II, ad Corinth.'' affectus
libidinosi indicium. ''Nec est,''
''quòd adversarius dicat hoc judicium''
''seu Cimbri, seu Sarmatæ charitatis''
''expers esse, quum ipse longè inclementiùs''
''judicet de saltationibus, quas''
''proclamat esse proxima {{corr|iucentiva|incentiva}} libidinis,''
''interim non cogitando, per''
''oscula multò expeditiùs ingredi libidinem ;''
''atque Cimbro, seu Sarmatæ,''
''videri prostitutæ famæ, et pudicitiæ,''
''fœminas esse, quæ præsumpserint''
''hospites osculo excipere''}} <ref>{{lang|la|Martinus Schoockius, exercit. XXIII,
''pag.'' 328.}}</ref>. Il conclut
que les nations doivent s’excuser
réciproquement les unes les autres,
et considérer avant toutes choses
qu’une ancienne et longue coutume
peut rendre innocent dans un
pays ce qui est contraire à la bienséance
dans un autre. Il met en exemple
les promenades des Anglaises avec
d’autres hommes que leurs maris :
<ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 329.}}</ref> {{lang|la|''Quæ ratione osculi dicta sunt,''
''applicari possunt deambulationibus,''
''quas uxores Anglorum cum alienis''
''viris instituere solent''}} <ref>Henri Étienne ''a parlé de cette coutume''
''dans son'' Apologie ''latine'' pour Hérodote.</ref>, {{lang|la|''quæ et''
''inter primariæ dignitatis Belgas hoc''
''tempore frequentari incipiunt. Certè''
''offenderint hæ matronas christianas''
''ad septentrionem degentes ; quæ mirabuntur''
''admodùm, hæc et similia citra''
''censuram tolerari posse ab illis theologis,''
''quorum zelus quotidiè occupari''
''solet circa saltationes et pocula votiva.''
''Nos verò, citra pulveris jactum,''
''ex omnibus hisce difficultatibus expedire''
''constanter possumus, quando''
''docemus, in talibus gentium mores et''
''consuetudines ante omnia inspici debere''
''quorum ratione, ut rigidiores''
''quoque præcisistæ Hollando sua concedunt''
''suavia, anglicanis matronis''
''prodeambulationes cum maritis non''
''suis ; ita aliis gentibus mox invidere''
''non deberent suas saltationes, modò''
''ab iis absit mollities, et illud''}} {{lang|grc|τεχνικὸν}},
{{lang|la|''ad accendendam libidinem ab otiosis''
''nepotibus excogitatum.''}}
Vous remarquerez, si vous voulez,
que ce philosophe n’avait point les
mêmes motifs que Sainte-Aldegonde
de travailler à l’apologie de la danse.
Il proteste que de sa vie il n’a songé
à danser, et qu’il ne serait aucunement
incommodé des édits des magistrats,
qui aboliraient éternellement
la danse <ref>{{lang|la|''Protestationi hoc unum ampliùs adjicio,''
''mihi, circa choreas, ne quicquam sive seri sive''
''meti ; quum de earum exercitio ne per somnium''
''quidem cogitaverim totâ vitâ, quam exemplo''
agni ''illius'' curionis ''apud Plautum ; ex Dei mei''
''voluntate, in quâ libenter acquiesco, transigo''
''inter catenatas molestias et curas : undè et ferre''
''possum magistratuum edicta, chorearum abolitionem''
''perpetuam urgentia.'' Schoockius, exercit.
XXIII, ''pag.'' 321.}}</ref>. Sainte-Aldegonde
n’eût point pu parler de la sorte bien
sincèrement.
{{References-Bayle}}
<section end="Sainte-Aldegonde"/>
<section begin="Sainte-Claire"/>'''SAINTE-CLAIRE ('''{{sc|'''François'''
'''de}})''', moine franciscain, Anglais
de nation, a vécu au XVII{{e}}.
siècle. Il fut premier lecteur en
théologie à Douai, au couvent de
Saint-Bonaventure, et ministre
provincial de la province d’Angleterre,
et aumônier de la reine
de la Grande-Bretagne, épouse
de {{Roi|Charles|Ier}}. Il publia quelques
livres {{refl|Sainte-Claire-(A)|num=(A)|nosup}}, où il se montra
favorable aux épiscopaux d’Angleterre ;
car il tâcha de faire
voir que les {{rom-maj|XXXIX|39}} articles de
leur confession de foi pourraient
être plus facilement conciliés
avec le concile de Trente qu’on
ne s’imagine. Il était d’ailleurs
très-favorable à ceux qui errent
de bonne foi. On n’a qu’à voir
son problème sur l’ignorance
invincible <ref group=lower-alpha>''C’est la XV''{{e}}. ''de son livre intitulé :''
{{lang|la|Deus, Natura, Gratia.}} ''M. ''Allix'' l’a cité''
''deux fois'' (''pag.'' 117 ''et'' 203) ''dans ses'' Réflexions
critiques et théologiques sur la Controverse
de l’église, ''imprimées l’an'' 1686. ''Il''
''a été cité aussi dans le'' Commentaire philosoph.
''sur'' Contrains-les d’entrer, ''pag.'' 524 ''de''
''la II''{{e}}. ''partie.''</ref>. Il ne paraît point
avoir d’autre érudition, ni d’autre
éloquence que celle qu’on<section end="Sainte-Claire"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
mgsm36f0exygpqrvs634gswq5izt3q6
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAINTE-CROIX.|61}}</noinclude><section begin="Sainte-Claire"/>peut acquérir en ne s’appliquant
qu’à la lecture des scolastiques
et des canonistes.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sainte-Claire-(A)|(A)}}''' ''Il publia quelques livres.'' ]
Donnons tout entier le titre de celui
qu’il dédia au roi d’Angleterre {{Roi|Charles|Ier}}.,
et qui fut imprimé à Lyon
l’an 1635, ''in''-8{{o}}. Deus, {{lang|la|''Natura, Gratia,''
''sive Tractatus de Prædestinatione,''
''de Meritis et Peccatorum Remissione,''
''seu de Justificatione, et''
''denique de Sanctorum Invocatione,''
''Reliquiarum et Imaginum Veneratione,''
''et Indulgentiis, et Purgatorio, et''
''sub finem, de Excommunicatione.''
''Ubi ad trutinam Fidei catholicæ examinatur''
''Confessio anglicana, et ad''
''singula puncta, quid teneat, qualiter''
''differat, excutitur. Doctrina etiam''
''doctoris subtilis, D. Augustinï sequacis''
''acutissimi, olim Oxoniæ et Cantabrigiæ,''
''et solemniter approbata, et''
''honorificè prælecta, exponitur et''
''propugnatur. Accessit paraphrastica''
''expositio reliquorum articulorum confessionis''
''anglicæ. Tertia editio multò''
''auctior, pluribus materiis theologicis''
''illustrior, et in articulorum discussione''
''clarior, et fusior. Præmittitur''
''Epistolium apologeticum lectori catholico,''
''in quo ratio totius operis exhibetur.''
''Son Apologia Episcoporum,''
''seu sacri Magistratûs Propugnatio :''
''præmittuntur anarcharum politicismi''}},
fut imprimé à Cologne l’an 1640,
''in''-8{{o}}.
{{References-Bayle}}
<section end="Sainte-Claire"/>
<section begin="Sainte-Croix"/>'''SAINTE-CROIX ({{sc|Prosper}})''',
créé cardinal par {{Roi|Pie|IV}}, avait
été avocat consistorial et auditeur
de Rote. Il fut nonce en
Allemagne, en Portugal, en Espagne
et en France. Catherine
de Médicis lui fit donner l’archevêché
d’Arles <ref group=*><sup>*</sup> Avant l’archevêché d’Arles, il avait eu,
dit P. Marchand, I, 155, l’évêché de Cissamo,
en Candie ; particularité omise aussi
par Oldoin, et par Eggs.</ref>, où il empêcha
avec une sévérité toute
particulière que la religion protestante
ne s’établît. Il mourut
à Rome le 4 d’octobre 1589, à
l’âge de soixante et seize ans. Je
parlerai de ses livres {{refl|Sainte-Croix-(A)|num=(A)|nosup}}. Comme
ce fut lui qui au retour de la
nonciature de Portugal fit connaître
le tabac en Italie {{refl|Sainte-Croix-(B)|num=(B)|nosup}}, on
donna le nom de ''{{lang|it|Santa Croce}}'' à
cette herbe <ref group=lower-alpha>{{lang|la|''Ex ''Prospero Mandosio, Bibliothec.
romana ; ''et'' Oldoino Athen., Roman.}}</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sainte-Croix-(A)|(A)}}''' ''Je parlerai de ses livres.'' ] Les
livres qu’on a de lui sont : {{lang|la|''Decisiones''
''Rotæ Romanæ ; Gallicarum rerum''
''Commentaria ; Epistolæ ad Federicum''
''Nauseam aliosque''}} ; diverses
harangues ; {{lang|la|''Constitutiones laneæ artis''
''à {{Roi|Sixto|V}} in urbe erectæ.''}} Les jésuites
du Collége romain ont en manuscrit
son traité ''{{lang|la|de Officio Legati}}'', et
un volume de ses Lettres <ref>{{lang|la|''Ex'' Prospero Mandosio, Biblioth. romana ;
''et'' Oldoino Athen. Roman.}}</ref> <ref group=*><sup>*</sup> « Lorsque {{M.|Bayle}} est mort, dit Leduchat,
les Lettres du cardinal de Sainte-Croix ne paraissaient
pas encore. Elles ont été imprimées, tant
en italien qu’en français, au-devant des ''Synodes''
''de France'', publiés en 1710 par le sieur Aymon. »</ref>.
'''{{refa|Sainte-Croix-(B)|(B)}}''' ''Il fit connaître le tabac en''
''Italie.'' ] Mandosio rapporte plusieurs
vers de Castor Duranti, qui font foi
de cela, et qui érigent cette herbe,
''{{lang|la|si Diis placet}}'', en panacée :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Nomine quæ Sanctæ-Crucis herba vocatur, ocellis''
''Subvenit, et sanat plagas, et vulnera jungit,''
''Discutit et strumas, cancrum, cancrosaque sanat''
''Ulcera, et ambustis prodest, scabiemque repellit ;''
''Discutit et morbum cui cessit ab impete nomen,''
''Calefacit et siccat, stringit, mundatque, resolvit,''
''Et dentum et ventris mulcet capitisque dolores ;''
''Subvenit antiquæ tussi, stommacoque rigenti,''
''Renibus et spleni confert, ultròque, venena''
''Dira sagittarum domat, ictibus omnibus atris''
''Hæc eadem prodest : gingivis proficit, atque''
''Conciliat somnum : nuda ossaque carne revestit :''
''Thoracis vitiis prodest, pulmonis itemque,''
''Quæ duo sic præstat non ulla potentior herba.''
''Hanc Sanctacrucius Prosper quum Nuncius esset''
''Sedis apostolicæ Lusitanas missus in oras''
''Hùc adportavit romanæ ad commoda gentis,''
''Ut proavi Sanctæ lignum Crucis ante tulêre''
''Omnis christiadûm quo nunc respublica gaudet,''
''Et Sanctæ Crucis illustris Domus ipsa vocatur''
''Corporis atque animæ nostræ studiosa salutis.''
</poem>}}
C’est pousser bien loin le panégyrique,
que de mettre le tabac en parallèle
avec le bois de la vraie croix.
{{References-Bayle}}<section end="Sainte-Croix"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
agk7hnojw66uy90vwe72s5x7a63ukkm
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SALISBÉRI SALMACIS.|63}}</noinclude><section begin="Sainte-Maure"/>''qui vient du lieu où l’on va ; car c’est''
''tout ce que peuvent faire deux hommes''
''que d’y passer de front.'' Mais
le père Coronelli assure <ref>Coronelli, Mémoires hist. et géographiques.</ref> que l’aquéduc
''est somptueux, et de pierre,''
''et soutenu de trois cent soixante arcades.''
Le Supplément de Moréri le nomme
''un magnifique aquéduc de pierre.......''
''soutenu sur trois cent''
''soixante arches qui traversent le''
''grand étang.''
'''{{refa|Sainte-Maure-(C)|(C)}}''' L''es Turcs s’en rendirent maîtres''
''e''n 1579. ] Ce fut sous {{Roi|Mahomet|II}}.
Voyez-en les particularités
dans la Vie de ce sultan, par {{M.|Guillet}}
<ref>''Au tome II'', ''pag.'' 329.</ref> ; elles sont assez curieuses.
Léonard Tocco, despote ou dynaste
d’Acarnanie, possédait alors Sainte-Maure.
{{References-Bayle}}
<section end="Sainte-Maure"/>
<section begin="Salisbéri"/>'''SALISBÉRI ({{sc|Jean de}})''', évêque
de Chartres, au XII{{e}}. siècle.
Cherchez [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sarisbéri|{{sc|Sarisbéri}}]], tome XIII.
{{References-Bayle}}
<section end="Salisbéri"/>
<section begin="Salmacis"/>'''SALMACIS''', fontaine d’Halicarnasse,
qui efféminait <ref group=*><sup>*</sup> Patin, cité par Joly, parle d’un médecin
qui croyait qu’il fallait prendre à la lettre
le terme d’''efféminer''.</ref>, dit-on,
ceux qui en buvaient ou
qui y entraient {{refl|Salmacis-(A)|num=(A)|nosup}}. Les poëtes,
pour donner raison de cette
mauvaise qualité, supposèrent
qu’une nymphe passionnément
amoureuse d’Hermaphrodite, fils
de Vénus et de Mercure, se jeta
dans cette fontaine pendant qu’il
s’y baignait, et l’embrassa étroitement ;
mais que ses caresses et
ses prières n’ayant pu toucher le
cœur de cet insensible {{refl|Salmacis-(B)|num=(B)|nosup}}, elle
supplia les dieux de faire en sorte
qu’elle se trouvât toujours dans
la posture où elle était. Sa requête
fut exaucée : son corps et
celui d’Hermaphrodite ne firent
qu’une personne, où l’on remarquait
la différence des sexes.
Hermaphrodite s’étant aperçu
de ce changement, obtint de
Vénus et de Mercure, par ses
prières, que les eaux de cette
fontaine eussent la vertu d’efféminer.
Strabon et Vitruve nient
qu’elles eussent cette vertu, et
donnent d’autres raisons du
mauvais bruit où elles étaient
<ref group=lower-alpha>''Voyez la rem.'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Salmacis#ancrage_Salmacis-(A)|(A)]].</ref>. On a tort de dire que ce fils
de Vénus et de Mercure naquit
avec les deux sexes, et que Pierre
Grégoire prétend que ce fut
Mercure qui témoigna tant d’indifférence
pour la nymphe Salmacis {{refl|Salmacis-(C)|num=(C)|nosup}}.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Salmacis-(A)|(A)}}''' ''Fontaine..... qui efféminait.....''
''ceux qui en buvaient ou qui y entraient.'' ]
Strabon ayant dit que la fontaine
Salmacis était dans Halicarnasse,
ajoute qu’elle était diffamée comme
ayant le don de rendre voluptueux,
mous et lâches ceux qui en buvaient.
{{lang|grc|Διαϐοϐλημένη οὐκ οἶδ᾽ ὁπέθεω, ὠς μαλακίζουσα
τοὺς πιόγτας ἀπ᾽ αὐτῆς}}, {{lang|la|''nescio''
''quâ de causâ infamis quòd ex eo bibentes''
''mollitiem contraherent''}} <ref>Strabo, ''lib. XIV'', ''pag.'' 451.</ref>.
Mais Ovide suppose qu’il fallait entrer
dans cette fontaine pour éprouver ce
malheureux changement.
{{lang|la|{{#tag:poem|''Undè fit infamis, quare malè fortibus undis''
''Salmacis enervet, tactosque remolliat artus,''
''Discite'' <ref>Ovid., Metam., ''lib. IV'', ''fab. XI'', ''vs.'' 285.</ref>{{filet|22|0.5}}
{{filet|28|0.5}}
''Quisquis in hos fontes vir venerit, exeat indè''
''Semivir, et tactis subitò mollescat in undis'' <ref>''Ibidem'', ''vs.'' 385. ''Il dit au XV''{{e}}. ''livre'', ''vs.'' 319 :
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
Cuinon audita est obscænæ Salmacis unda ?
</poem>}}</ref>.|style="margin-left:10%;"}}}}
{{br0}}
La réflexion de Strabon est judicieuse.
Les hommes voluptueux, dit-il,
pour se disculper, imputent aux élémens
ce qui procède du mauvais
usage qu’ils font de leur opulence.
Ils font trop bonne chère, cela les
rend impudiques ; ils s’en prennent
à l’air et à l’eau : grande illusion.
{{lang|grc|Ἔοικε δ᾽ ἡ τρυϕὴ τῶν ἀονθρώπων αἰτιᾶσθαι
τοὺς ἄερας ἢ τὰ ὕδατα· τρυϕῆς
δ᾽ αἰτία οὐ ταῦτα, ἀλλὰ πλοῦτος, καὶ
ἡ περί τὰς διαίτας ἀκολασία.}} {{lang|la|''Enimverò''
''luxuria hominum videtur in aëris et''
''aquæ temperiem culpam referre : atqui''
''non hæc causam luxuriæ præbent,''}}<section end="Salmacis"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
959r8tq3lz1bb7t3b5n7kduuf4e4clh
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/73
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SALMACIS.|65}}</noinclude><section begin="Salmacis"/>n’aboutirait qu’à des monstres et à
des prodiges. Voyez {{M.|de Fontenelle}}
dans le Dialogue de Sapho et de Laure.
Les conclusions que l’on y prend
sont celles-ci : Les hommes « se défendraient
trop bien. Quand on
veut qu’un sexe résiste, on veut
qu’il résiste autant qu’il faut pour
faire mieux goûter la victoire à celui
qui la doit remporter, mais
non pas assez pour la remporter
lui-même. Il doit n’être ni si faible
qu’il se rende d’abord, ni si fort
qu’il ne se rende jamais. C’est là notre
caractère ; et ce ne serait peut-être
pas celui des hommes. Croyez-moi ;
après qu’on a bien raisonné
ou sur l’amour ou sur telle autre
matière qu’on voudra, on trouve
au bout du compte que les choses
sont bien comme elles sont, et que
la réforme qu’on prétendrait y apporter
gâterait tout <ref>Fontenelle, Dialogues des Morts avec les
Modernes, ''pag.'' 47, ''édition de Hollande.''</ref>. » Il serait
difficile de répondre de ce qui arriverait
en cas que le sexe qui résiste
devînt l’agresseur, et que le sexe
qui attaque prît le parti de la défensive.
Les conjectures qu’on peut former
sur un petit nombre d’avances
trop précipitées, qui ont très-mal
réussi au sexe, dont le partage est de
résister, ne sont point sûres. Le nombre
de telles avances qui ont réussi
est apparemment plus grand. Ce qu’il
y a de certain, c’est qu’en mille et
mille rencontres où le sexe masculin
se tient sur la défensive, il témoigne
beaucoup de faiblesse, il résiste peu,
il succombe lâchement. Convaincu
qu’on l’a trompé, qu’on l’a trahi, résolu
de se venger de la perfidie, menaçant,
pestant, jurant de ne voir
jamais cette infidèle, il se radoucit
comme un mouton dès qu’on le flatte,
dès qu’on soupire, dès qu’on jette
une ou deux larmes <ref>{{lang|la|<poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;">
''Et quòd nunc tutè tecum iratus cogitas :''
''Egone illam ? quæ illum ? quæ me ? quæ non ? sine modo ?''
''Mori me malim : sentiet qui vir siem.''
''Hæc verba me herculè una falsa lacrumula,''
''Quam oculos terendo miserè vix vi expresserit,''
''Restinguet et te ultrò accusabis, et ei dabis''
''Ultrò supplicium''{{filet|21|0.5}}
{{intervalle|3.0em}}Terent., Eunuch., ''act. I'', ''sc I.''
</poem>}}</ref>. Voyant que
certaines choses qu’on lui demande
sont injustes, honteuses, ruineuses,
il se propose de ne les pas accorder ;
mais peut-il s’en défendre si on l’en
prie avec quelque importunité, et s’il
écoute les cajoleries et les ruses de
sa coquette ? C’est un grand abus que
de compter sur sa résistance : la défensive
serait en mauvaises mains si
la nature la lui avait confiée. Il vaut
mieux la laisser où elle est. Souvenons-nous
des faiblesses de Molière <ref>''Voyez l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Poquelin|{{sc|Poquelin}}]], ''tom. XII'',
''pag.'' 256, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Poquelin#ancrage_Poquelin-(C)|(C)]].</ref>.
Quant à ceux qui, voulant prouver
que la résistance n’a pas été mise
en main sûre, soutiennent que le
sexe qui a reçu ce partage ne se défend
que par un mauvais principe,
ils doivent être rejetés comme des
censeurs chagrins, bourrus et injustes ;
et quand ils répéteraient cent et
cent fois qu’il ne résiste qu’afin d’exciter
un plus grand feu, et de se mettre
à un plus haut prix, sans prétendre
à la persévérance finale ; quand
ils diraient autant de fois que la
crainte de donner un prompt dégoût
étant la cause qui fait durer la dispute
du terrain, le mérite du long
délai est peu de chose, ils ne mériteraient
pas qu’on les écoutât. Il faut
les renvoyer sans audience, eux et
tous les vers qu’ils pourraient citer à
perte de vue <ref>''Voyez les'' Œuvres diverses de Chevreau,
''pag.'' 531,</ref>. Accordez-leur seulement
que ceux qui ont le goût délicat
veulent trouver des difficultés,
et ne se félicitent point de n’en pas
trouver, comme celui que l’on régala
de cette épigramme ;
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
''Hoc te nomine prædicas beatum,''
''Gilli, quòd facili fruare amicâ''
''Et benignâ adeò, ut rogata nondum,''
''Mox supina cadat, pedesque tollat.''
''Sed erras nimiùm, miselle Gilli :''
''Nam quæ nil penitùs negare nescit,''
''Opus, non homines, amat puella :''
''Et quæcunque nimis cadit libenter,''
''Surgit ista nimis quoque illibenter'' <ref>{{lang|la|Beza, ''in'' Juvenilibus, ''folio m.'' 56.}}</ref>.
</poem>}}
{{br0}}
Je répète les paroles de {{M.|de Fontenelle}},
''les choses sont bien comme elles''
''sont.'' S’il s’agissait d’une attaque à
force de bras, elles auraient besoin
d’être réformées ; la fonction de résister
serait échue mal à propos : mais
s’agissant d’attaquer le cœur, elle
doit appartenir au sexe qui surpasse
l’autre en beauté, en bonne grâce et
en adresse.
'''{{refa|Salmacis-(C)|(C)}}''' ''On a tort de dire qu’il naquit''
''avec les deux sexes, et... que ce fut''<section end="Salmacis"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
qskneh1v4juzpp4affe00ab4crf0s9u
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|66|SAMBLANÇAI.}}</noinclude><section begin="Salmacis"/>''Mercure qui témoigna tant d’indifférence''
''pour Salmacis.'' ] Un auteur
moderne nous conte que Vénus, ayant
été engrossée par Mercure, fit un enfant
qui participait des deux sexes.
{{lang|la|''Venerem à Mercurio compressam''
''autumant'' (poëtæ) ''talem prolem genuisse,''
''quæ sexum utrumque participârit,''
''sicuti apud Ovidium'', lib. 4.
Métamorph. ''videre est, dum scribit :''}}
{{lang|la|<poem style="margin-left:10%;">
Mercurio puerum et divâ Cithereide natum
Naïades Ideis enutrivêre sub antris,
Cujus erat species, in quâ materque paterque
Cognosci possent, nomenque traxit ab illis.
</poem>
<poem style="margin-left:10%;text-align:center;">
''Item :''
</poem>
<poem style="margin-left:10%;">
Nec duo sunt, sed forma duplex, nec fœmina dici,
Nec puer ut possit, neutrumque et utrumque videtur.
</poem>}}
{{br0}}
{{lang|la|''Tametsi eumdem ex Mercurio et Salmacide,''
''unâ nympharum Naïadum,''
''genitum dicat Petrus Gregorius'' in
Syntagm. Jur. univ., lib. 7, cap. 2,
num}}. 8 <ref>{{lang|la|Jacob. Mollerus, ''cameræ elector. Brandeb.''
''et regiminis Neo-Marchici advocatus patriæque''
''Franco-Viadrinæ juris practicus, in''
Discursu Juridico-Philologico de Hermaphroditis,
eorumque Jure, ''cap. I'', ''pag.'' 145.}} ''Ce livre fut''
''imprimé, l’an'' 1692.</ref>. Il y a là deux choses qui
doivent être rectifiées. Les deux derniers
vers que l’on cite ne concernent
point l’état où était ce fils de Vénus
avant que Salmacis l’eût embrassé ; il
n’avait alors que le sexe masculin ;
ils concernent l’état où il se trouva
après que les prières de Salmacis eurent
été exaucées. Il y a une infinité
de semblables preuves dans les auteurs.
Voici les paroles de Grégoire
de Toulouse. {{lang|la|''Non secùs quàm et illi''
''nugantur quicum fabulâ Ovidii'', lib.}}
<ref>''Il fallait mettre ici IV.''</ref>{{lang|la| Metamorph., fab. X }}<ref>''C’est la XI''{{e}}. ''dans les bonnes éditions.''</ref>{{lang|la|, ''narrant''
''androgynem factum ex Salmacide''
''unâ nympharum Naïadum, et''
''filio Mercurii.''}} Ce jurisconsulte venait
de dire que, selon Platon, tous les
hommes au commencement étaient
androgynes, mais qu’ayant été séparés
en deux, il n’en resta que le nom,
qui devint même honteux. Il y a là du
vrai et du faux. Platon ne dit pas que
tous les hommes étaient androgynes
<ref>''Voyez dans l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sadeur|{{sc|Sadeur}}]], ''dans ce volume'',
''pag.'' 6, ''le véritable récit des androgynes''
''de'' Platon. ''{{M.|''Mollerus''}}, ''{{lang|la|''in ''Discursu juridico,
etc.}}, ''pag.'' 147, ''rapporte la chose tout comme''
Grégoire de Toulouse,</ref> ; mais il observe que ce nom-là
était un opprobre <ref>{{lang|grc|Ἑν ὀνείδει ὄνομα κείμενον.}} {{lang|la|''Nomen infame''
''relictum.'' Plato, ''in'' Convivio, ''p. m.'' 1185.}}</ref>. Il a raison ;
car outre que l’on dispute si les hermaphrodites
sont des monstres, on
donne ce nom aux plus infâmes débauchés.
{{lang|la|''Licet etiam hermaphroditus''
''is dicatur, qui turpiter et facit et''
''patitur adversus et aversus impudicus,''
''uti docet Suidas in voce''}} {{lang|grc|ἑρμαϕρόδιτος}}
<ref>{{lang|la|Jacob. Mollerus, ''in'' Discursu Juridico, etc.,
''pag.'' 145.}}</ref>. Il y a un livre intitulé :
''L’Isle des Hermaphrodites nouvellement''
''descouverte, avec les mœurs,''
''loix, coustumes et ordonnances des''
''habitans d’icelle.'' C’est une satire {{corr|assez|assez}}
ingénieuse de la cour de {{Roi|Henri|III}} <ref group=*><sup>*</sup> Joly dit que ce livre a été réimprimé à Cologne,
en 1726, in-12. Leclerc et Joly trouvent du
reste que cet article est rempli d’obscénités, et
que Bayle y fait un personnage tout différent de
celui qu’il est dans l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sanchez 2|{{sc|Sanchez}}]] ci-dessous.</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Salmacis"/>
<section begin="Samblançai1"/>'''SAMBLANÇAI (J'''{{sc|'''acques de'''
'''Beaune, baron de}})''', Surintendant
des finances sous {{Roi|François|Ier}}.,
fut condamné à être pendu
pour crime de péculat. Cette
sentence trop rigoureuse fut exécutée
le 11 d’août 1527 <ref group=lower-alpha>Bouchet, Annales d’Aquitaine, ''folio''
232, ''où vous trouverez l’arrêt de condamnation.''</ref> ;
mais on justifia sa mémoire quelque
temps après <ref group=lower-alpha>Varillas, Hist. de {{Roi|François|Ier}}., ''livre''
''III'', ''pag. m.'' 216.</ref>. Il était de
la province de Touraine <ref group=lower-alpha>Bouchet, Annales d’Aquitaine, ''folio''
232 ''verso.''</ref>. Je
rapporte un peu au long les circonstances
de ce procès, telles
qu’on les trouve dans un ouvrage
de {{M.|Varillas}} {{refl|Samblançai1-(A)|num=(A)|nosup}}.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Samblançai1-(A)|(A)}}''' ''Je rapporte..... les circonstances''
''de ce procès telles qu’on les trouve''
''dans..... Varillas'' <ref>Varillas, Histoire de {{Roi|François|Ier}}., ''liv. III'',
''pag.'' 214, ''à l’année'' 1522, ''édit. de Hollande.''</ref>. ] Le roi sachant
que Lautrec n’avait pas reçu les sommes
qui lui avaient été destinées
manda Samblançai ; « Et au lieu de
l’appeler son père, comme il avait
accoutumé, le regarda de travers,<section end="Samblançai1"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
bcl0418cizmccs8vaw2m2u8ql4nk18u
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|68|SAMBLANÇAI.}}</noinclude><section begin="Samblançai1"/>{{tiret2|demeu|ra}} cachée jusqu’à ce que la mère
du roi, étant sur le point d’expirer,
la révéla au roi, et lui en demanda
pardon. Enfin, il y a des manuscrits
qui soutiennent que le moyen dont
on usa pour perdre Samblançai
fut de lui demander une somme
immense pour les pressantes nécessités
de l’état, qu’il voulut s’en excuser
sur ce que non-seulement le
trésor royal était vide, mais encore
que le roi lui était redevable
de plus de trois cent mille livres ;
et que l’on prit de là le prétexte
de lui demander un compte exact
de son administration ; qu’il le rendit
dans les formes ; et que, comme
il avait mis un ordre merveilleux
dans ses papiers, il justifia que sa
majesté lui était reliquataire de ce
qu’il avait dit ; que l’affaire en eût
demeuré là si Samblançai eût été
aussi grand politique qu’il était
grand financier ; mais qu’il céda à
contre-temps à la démangeaison de
poursuivre en justice ceux qui l’avaient
injustement accusé, c’est-à-dire
qu’il ne fut pas content de s’être
défendu avec tant de gloire, et
qu’il s’obstina de plus à prétendre
d’être remboursé sur-le-champ de
ce que le roi lui devait, quoique
personne ne sût mieux que lui que
sa majesté n’était point alors en
état de le payer ; que Samblançai
s’en trouva mal, puisque les ministres,
ne pouvant autrement se
défaire de ses importunités, gagnèrent
un homme de Tours, nommé
Prévôt, son commis, qui lui déroba
les quittances de toutes les affaires
secrètes ; qu’après que l’on
eut en main ce qui empêchait de
le convaincre de péculat, on l’arrêta,
et on lui donna des commissaires
tirés des parlemens de Paris
et de Bordeaux ; qu’il demanda d’être
renvoyé devant son ordinaire,
qui était l’archevêque de Tours,
en vertu de ses lettres de tonsure
qu’il montra ; mais que l’archevêque,
qui était son fils, mourut
alors ; que Samblançai fut <ref group=*>(*) ''Dans la Pratique criminelle de Bochel.''</ref> condamné
à être pendu, et exécuté le
14 d’août 1523 <ref group=*><sup>*</sup> Cette date est fausse, dit Leclerc ; et Bayle
qui donne la véritable aurait dû, d’après cela, rejeter
le récit de Varillas, qui d’ailleurs, comme
le dit Bayle, n’a fait que paraphraser Beaucaire,
lequel en voulait étrangement au chancelier du
Prat. Voyez les termes dans lesquels il en parle,
note [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Samblançai 1#ancrage_Samblançai1-(3)|(3)]].</ref>, à l’âge de soixante-deux
ans ; qu’il fut conduit au gibet
de Montfaucon à une heure
après midi, et qu’il chicana sa vie
jusqu’à sept heures du soir, dans
l’espérance que le roi lui enverrait
sa grâce sur l’échelle, comme sa
majesté l’avait envoyée à Saint-Vallier
sur l’échafaud ; mais que
celui qui l’assistait à la mort lui
ayant enfin déclaré qu’elle ne viendrait
point <ref group=*>(*) ''Dans les Annales d’Aquitaine.''</ref>, il s’abandonna au
bourreau, après avoir dit qu’il
connaissait trop tard qu’il valait
mieux servir le maître du ciel que
ceux de la terre ; et que s’il eût
fait pour Dieu ce qu’il avait fait
pour le roi, il en eût été mieux
récompensé. Il paraît néanmoins
par les épigrammes du célèbre poëte
Clément Marot, où l’on apprend
beaucoup de particularités de la
vie de {{Roi|François|Ier}}., qui ne sont
pas ailleurs, que Samblançai mourut
généreusement, et que la timidité
de celui qui le conduisait au
supplice ne servit qu’à donner du
lustre à son courage. »
Le premier narré de cet auteur est
la paraphrase de Beaucaire, qui remarque
que Lautrec, ayant parlé trop
librement des amourettes de la mère
du roi, avait encouru l’indignation
de cette princesse <ref>{{lang|la|''Eam'' (curam) ''ad matrem Lautrecio infestam,''
''quôd de ejus impudicitiâ liberiùs loquutus fuisset,''
''rejecerit.'' Belcarius, Comment. Rerum gallicar.,
''lib. XVII'', ''num.'' 12, ''pag.'' 509.}}</ref>. Notez que Gentil,
qui, selon {{M.|Varillas}}, avait été
l’un des juges de Samblançai, fut
pendu <ref>''Voyez son épitaphe, dans le'' Juvenilia ''de''
Théodore de Bèze, ''folio m.'' 30 ''verso.''</ref> quelques années après <ref>Bouchet, Annales d’Aquitaine, ''pag.'' 281,
''dit que ce fut environ l’an'' 1538, ''et qu’il était''
''président aux enquêtes du parlement de Paris,''
''et'' natif du pays d’Italie, ''et que son crime était''
''d’''avoir furtivement retenu par devers luy les acquits
du feu tresorier Poncher qui par faulte d’iceulx
avoit esté pendu à Paris. [Leclerc dit que
Bayle aurait dû remarquer ici que ceux qui attribuent
à Gentil (ou plutôt Gentils) d’avoir retiré
les quittances que la mère du roi avait données à
Samblançai avaient confondu deux faits bien
distincts l’un de l’autre.]</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Samblançai1"/>
<section begin="Samblançai2"/>'''SAMBLANÇAI ('''{{sc|'''Guillaume de'''
'''Beaune, baron de}})''', fils du {{tiret|pré|cédent}}<section end="Samblançai2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
3aunj2oes390smcfzrbh21jpcz6ihep
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SAMBLANÇAI.|73}}</noinclude><section begin="Samblançai2"/>{{lang|la|''lautè quod semper faciebat sed prolixè''
''accepturum promisit, et eo invitato''
''semper structorem monebat, ut''
''missibus adponendis legitimum tempus''
''interponeret''}} <ref>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref>. Autre singularité :
cette prodigieuse masse d’alimens
ne l’appesantissait pas ; il n’était
jamais assoupi ni attaqué de vapeurs :
il était toujours disposé au
travail d’esprit <ref>{{lang|la|Nunquàm commotior aut somnolentior visus,
nullâ gravedine aut dolore capitis tenebatur,
semper æquè suî compos et ad omnia paratus
extra negotia quietem et confabulationes sectabatur.
''Idem, ibidem.''}}</ref> ; car pour celui
du corps il s’en gardait bien, il n’osait
se promener de peur d’irriter son appétit.
{{lang|la|''In tantâ ciborum, quibus alebatur''
''copiâ, cùm nec membrorum''
''agitatione, nec deambulationibus,''
''ne exuperantem apetitum proritaret,''
''corpus exerceret, naturam succo nimio''
''turgentem medicamentis purgantibus''
''crebrò adjuvabat, quæ medicæ''
''rei non ignarus domi per homines peritos''
''sibi parabat. Itaque rarò ægrotabat,''
''et quamvis in summâ corporis''
''pigritiâ mens semper laboraret, nunquàm''
''fatigabatur''}} <ref>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref>. Ce que dit
{{M.|de Thou}} de ces repas de la cour
de France, pris à la hâte, et comme
en marchant, qui ne plaisaient pas à
notre René de Beaune, me fait souvenir
d’un conte que j’ai ouï dire plus
d’une fois. On sait que {{M.|de Turenne}}
a commandé des armées où il
avait plusieurs officiers étrangers. Ils
louoient la bonne chère de sa table ;
mais ils ne pouvaient souffrir que les
repas fussent si courts, et principalement
lorsqu’ils remarquaient que
les officiers français étaient à peine
levés qu’ils demandaient : Que ferons-nous ?
Hélas ! disaient les étrangers,
nous étions si bien à table : à
vous voir si impatiens, on aurait dit
que vous aviez de grandes affaires à
expédier, et il se trouve que vous ne
savez que faire. Pourquoi ne pas demeurer
où vous étiez, et y laisser les
autres, puisque vous êtes en peine à
quoi employer le temps ?
'''{{refa|Samblançai2-(F)|(F)}}''' ''Les fables qu’il débita..... dans''
''l’oraison funèbre de Catherine de Médicis''
''sont si ridicules.'' ] En voici un
échantillon. « Du temps que ce grand
capitaine gaulois Brennus mena
son armée par toute l’Italie et Grèce,
estoient avec luy en sa troupe
deux gentilshommes françois, l’un
nommé Felonius, l’autre nommé
Bono, qui voiant le mauvais dessein
que prenoit Brennus, après ses
belles conquestes, d’aller envahir
le temple de Delphe, pour se souiller
soy et son armée du sacrilege
de ce temple, ils se retirerent tous
deux, et s’en allerent en Asie avec
leurs vaisseaux et hommes, où ils
penetrerent si avant qu’ils entrerent
en la contrée des Medes, qui
est proche de la Lydie et de la Perside,
où aiant fait plusieurs conquestes,
et obtenu de grandes victoires,
se seroient enfin retirez, et
passant par l’Italie, esperant de
revenir en France ; Felonius s’arresta
dans un lieu où est à present
situé Florence, le long du
fleuve d’Arne, qu’il reconnut assez
beau, delectable, et de semblable
assiette qu’un qui lui avoit
pleu en ce pays des Medes une autre
fois, et y bastit une cité, qui
est aujourd’hui Florence, comme
aussi son compagnon Bono bastit
la ville de Bononia, appellée Bologne,
toutes deux voisines ; et dès
lors, pour les conquestes et victoires
que ce Felonius avait eues en
ce pays des Medes, fut appellé {{lang|la|Medicus}}
entre les siens, dont depuis
le surnom a demeuré en la famille :
comme nous lisons de Paulius, qui
fut surnommé {{lang|la|Macedonicus}}, pour
avoir conquis la Macedoine sur
Perseus ; et Scipion, qui fut appellé
Affricain, pour avoir fait de mesme
de l’Affrique <ref>Brantôme, Mémoires des Dames illustres,
''pag.'' 32 ''et suiv.''</ref>. » Brantôme, qui
me fournit ce passage ajoute tout aussitôt :
''Je ne sçay d’où a pris cette''
''histoire ledit seigneur de Beaune ;''
''mais il est vray-semblable que devant''
''le roi et une telle assemblée qui estoit''
''là pour le convoy de la reyne, il ne''
''l’eust voulu alleguer sans bon auteur''
<ref>''Là même'', ''pag.'' 34.</ref>. Il avait observé, avant que
de rapporter cette fabuleuse généalogie,
que cet ''archeveque de Bourge''
était ''d’un aussi grand sçavoir et''
''digne prélat qui'' fût ''en la chrestienté'',
mais qu’''aucuns le'' disaient ''un peu leger''
''en creance, et guere bon pour la''
''balance de monsieur Saint-Michel,''<section end="Samblançai2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
q0ct1vj8vg3735myfk16ijbjyko324x
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/86
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|78|SANCHEZ.}}</noinclude><section begin="Sanchez2"/>{{lang|la|''pronunciavit, nullum unquàm scriptorem''
''extitisse, qui dubias de matrimonio''
''controversias uberiùs et accuratiùs''
''enodâsset''}} <ref>{{lang|la|Nat. Sotuel, Biblioth. Scriptor. societ.
Jesu, ''pag.'' 767.}}</ref>. Parmi tous ces
grands éloges il n’y en a guère qui lui
fasse plus d’honneur que celui qui se
rapporte à l’exactitude de citer. C’est
un talent beaucoup plus rare que l’on
ne pense ; et je suis bien aise que don
Nicolas Antonio en fasse ce jugement :
{{lang|la|''Celebratur'' (''ne id taceam quod minimè''
''vulgare est'') ''inter alias dotes Thomæ''
''diligentia quædam singularis in allegandis''
''fideliter scriptoribus quorum''
''testimoniis utitur''}} <ref>{{lang|la|Nicol. Antonius, Biblioth. Scriptor. hispan.,
''tom. II'', ''pag.'' 252.}}</ref>. Divers personnes
ont abrégé ce gros ouvrage ''{{lang|la|de Matrimonio}}'' ;
les uns en rangeant les matières
selon l’ordre alphabétique <ref>''J’ai l’Abrégé qu’en donna, selon l’ordre''
''alphabétique'', Emanuël Laurent Soarès, ''prêtre''
''de Lisbonne, l’an'' 1621, in-12. [Joly parle de
deux autres Abrégés, l’un par Vincent Ricci,
Messine, 1630, {{in-4°}}. ; l’autre par J. A. Cadæus].</ref>, les
autres en retenant l’arrangement de
l’auteur. Les autres volumes de notre
Sanchez contiennent, ou l’explication
des préceptes du décalogue, ou celle
des vœux monastiques, ou celle de plusieurs
questions de jurisprudence <ref group=*><sup>*</sup> Joly donne les titres et indique les éditions
des ''autres volumes'' de Sanchez, dont tous les ouvrages
ont été recueillis à Venise, en 1740, sept
volumes in-folio.</ref>.
'''{{refa|Sanchez2-(B)|(B)}}''' ''On s’en est plaint amèrement.'' ]
Voici un passage de l’abbé de Saint-Cyran :
{{lang|la|''Si de uberrimâ et subtilissimâ''
''spurcitiarum omnigenarum ventilatione''
''agitur, nemo unquàm eam laudem''
''Thomæ Sanchez eripiet, quin''
''omnium primus, sacramentum matrimonii''
''cum tantâ cogitationum sermonisque''
''licentiâ, imaginatione potiùs''
''quàm judicio duce, versârit, quantam''
''ante ipsum. ecclesia ab initio''
''christiani nominis nec viderat, nec''
''audierat''}} <ref>{{lang|la|Petrus Aurelius, ''in'' Vindiciis Censuræ.}}</ref>. Citons après cela les
paroles d’un ministre : « Peut-être
avez vous ouï parler d’un gros volume
fait par Thomas Sanchez, {{lang|la|''de''
''Matrimonio''}}. Vous ne sauriez aborder
une boutique de libraire à
Anvers ou à Liége que vous ne
lisiez ce titre écrit en grosses lettres.
Ce livre est l’ouvrage d’un jésuite,
où tous les cas de conscience
concernant le mariage sont traités.
Il contient plus d’impuretés que tous
les livres italiens les plus infâmes.
Voici comme en parle le clergé de
France par l’un de ses membres.
Ce prodigieux volume <ref group=*>(*) {{lang|la|Petrus Aurelius, Vindic. Censuræ Facult.}}</ref>, ''{{lang|la|de Matrimonio}},''
''contient un examen très-subtil''
''de toutes les impuretés imaginables ;''
''c’est un cloaque qui renferme''
''des choses horribles et qu’on''
''n’oserait dire. On l’appelle avec''
''justice un ouvrage honteux, composé''
''avec une curiosité énorme ;''
''horrible et odieux par l’exactitude''
''qui y règne à pénétrer dans des''
''choses monstrueuses, sales, infâmes,''
''diaboliques. Il est impossible''
''de comprendre comment un auteur''
''peut avoir renoncé à la pudeur''
''jusqu’à pouvoir écrire un tel livre,''
''puisqu’aujourd’hui un homme''
''qui n’a pas dépouillé toute honte''
''pâtit effroyablement en le lisant.'' Le
reste de la censure est encore plus
fort, mais je souffre trop en la traduisant.
Cela n’est point vieux,
car elle n’est que de l’an 1632 <ref>Jurieu, Apologie pour les Réformateurs
''chap. IX'', ''pag.'' 150, ''édit.'' {{in-4°}}.</ref>. »
Je crois qu’on a tort d’attribuer cette
censure au clergé de France ; car
cette assemblée ne donna point ordre
à Pétrus Aurélius d’examiner cet ouvrage,
et d’en porter jugement au
nom du clergé. J’avoue qu’elle approuva
les écrits de Pétrus Aurélius ;
mais néanmoins c’est s’exprimer peu
exactement, que de soutenir qu’elle
a dit, par l’un de ses membres, tout
ce qui se trouve dans ces écrits-là.
{{M.|Rivet}} se contente d’attribuer à la
Sorbonne cette censure, et cela même
n’est point exact ; car sous prétexte
que ce corps de théologiens donne son
approbation à un livre où un certain
ouvrage est maltraité, on ne peut
pas dire que la Sorbonne ait censuré
cet ouvrage. On ne dit cela que lorsqu’elle
procède elle-même selon les
formes, contre quelque livre, et
qu’elle en qualifie les propositions.
Je ne pense pas qu’elle ait jamais procédé
de cette manière contre le volume
de Sanchez ; et si elle l’avait fait,
je ne saurais croire que Théophile
Raynaud l’eût osé nier, comme il le
nie dans ces paroles <ref>{{lang|la|Theophil. Raynaudus, de malis et bonis Libris,
''num.'' 85, ''pag.'' 53.}}</ref>. ''{{lang|la|Volo per}}''<section end="Sanchez2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
qo16fehe2xm7gde2nv1btf9kb50ob8g
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/87
104
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2026-05-08T07:25:00Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SANCHEZ.|79}}</noinclude><section begin="Sanchez2"/>{{lang|la|''quàm hanc occasionem non silere''
''iniquè ac malignè.......... Thomas''
''Sanches laceratus sit u quibusdam''
''fori rabulis''}} <ref>''Dans son'' Hoplotheca, ''pag.'' 362, ''il parle''
''ainsi :'' Thomas Sanchez {{lang|la|à plerisque fori rabulis
spurcus audivit, quòd in opere de Matrimonio,
librum nonum, qui est de debito conjugali, infecerit
spurcitiis, et multa chartis commiserit quæ
absque fœdo sensu et verecundiæ contrucidatione,
vix legi possint.}}</ref>, {{lang|la|''quorum vitæ spurcitias,''
''et fidem heteroclitam, alii''
''jam pridem prodiderunt. Sed et hæretici........''
''magno hìc zelo concitantur,''
''quod recens admodùm petulanter''
''fecit ludimagister Bernensis''
''Christophorus Luthardus, ad parallelum''
''Calvini cum priscis hæreticis''
''Simonianis : spurciloquia sua in Sanchem,''
{{sc|mendaciter}} ''affingens academiæ''
''Parisiensi.''}} Quoi qu’il en soit, citons
le ministre qui n’a point parlé exactement
<ref>{{lang|la|Andr. Rivetus, Explicat. Decalogi, ''Oper.''
''tom. I'', ''pag.'' 1400, ''col.'' 2.}}</ref> : {{lang|la|''Hìc omittere non debeo''
''et lectori meo invidere, laude dignissimam''
''sorbonæ Parisiensis censuram''
''in librum Thomæ Sanchez prout ea''
''habetur in'' Vindiciis Censuræ ''à doctoribus''
''sorbonicis approbatis, et à''
''Petro Aurelio editis, pag.'' 517 ''et''
''seqq.'' De illo opere matrimoniali, ''inquiunt'',
dicere speciatim possumus,
esse opus non gloriandum, sed pudendum,
tam immani curiositate,
tam invisâ in rebus spurcissimis et
infandis sagacitate, horrendum, ut
mirum sit pudoris alicujus hominem,
ea sine rubore scripsisse, quæ quivis
modestioris ingenii vix sine rubore
legat. Portenta ista sunt, non scripta ;
animorum insidiæ, non mentium subsidia,
incentiva libidinum, schola
flagitiorum, non honestæ disciplinæ,
non scientiæ christianæ instrumenta.
Infelix scientia, quæ omnes perdere,
paucos juvare nata est ; quæ circa
sordes et sterquilinia volvenda et revolvenda
volutatur, ut ejus doctorem
jure cum scarabæo conferas,
vel cum iis qui latrinariam factitant}}
<ref name="Sanchez-(*)" group=*>(*) Avant l’abbé de Saint-Cyran on s’était déja
plaint du livre de Sanchez. Voici à ce sujet un
passage fort curieux d’un auteur qui n’est guère
connu. « Qui voudra sçavoir la maistrise et doctorerie
[''de paillardise'',] jusques où telle depravation
est graduée, qu’il lise Sanchez en son
traité ''{{lang|la|de Matrimonio}}'', lequel a voulu, non
tant commenter comme surmonter, non tant
reprendre que monstrer la paillarde asnerie de
l’Arretin, jaçoit qu’il fust des plus versés, et
comme le doyen des ingenieux de ceste faculté.
Mais il n’avoit mis son bras si avant, ni entré
en tant de colloques à l’expression des matieres
exorbitantes de la penitencerie, comme Sanchez
qui y passe le surpris de tous les autres :
il regente toutes postures pour estaler les estalons
au repere d’iniquité ; horreur à le penser.
Les dames quittent souvent les amours de Ronsard
et d’Amadis, pour empoigner la Somme
de Benedicti, cordelier (''voyez la [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sanchez 2#ancrage_Sanchez2-(23)|dernière citation]]''
''du texte de cet article'') : aussi voit-on,
chez tels hostes, les soubresauts de lubricité
mieux qu’en Rabelais, ni qu’en part du monde.
Quelle apparence que ces gens qui veulent
faire croire qu’ils sont des minieres de chasteté,
des puits inespuisables de reiglement de pudicité,
et cependant vomir une telle cacochimie,
une iliade de tant d’impuretés ? Mais en bonne
foy est-ce à faire aux prestres de mettre leurs
nez dedans les courtines du mariage, ou d’estre
les secretaires de la negociation de tout ce
qui se passe en la bordelerie ? Ils y fourrent la
moëlle de leurs pensées, d’une frenesie si effrenée,
qu’il n’y a rien de si affiné : ils feignent
des cas, plutost metaphysiqualement que moralement
excogitez. La possibilité de la plus superlativement
saffre et bruslante lubricité n’oseroit
monter à tel estage. Vous voyez là-dedans
des ruses de cette pourriture-là, dequoy tous
les pilliers de bordel ne se fussent jamais advisez :
ceux qui en voudront dresser boutique
trouveront là-dedans, et dequoy gaigner leur
vie, et dequoy perdre leurs ames. Les escrits
des payens n’ont jamais si licentieusement penetré
en ceste abomination, comme ces beaux
architectes financiers de luxure : ils ont furieusement
amplifié ses dimentions, acquis beaucoup
de novices qui estudient sous eux. Ils en
ont amorcé la practique, crayonné de nouvelles
postures, enrichi de tablatures cyniquement
excogitées et très-uniquement publiées : jamais
Venus n’a reçu plus d’hommage d’aucun que
de leur science. Le traicté de Sanchez est une
vraye bibliotheque de Venus : tels escrits ont
fait et feront plus d’escholiers de paillardise
que toute la penencerie (''je crois qu’il faut'' penitencerie)
de Rome n’en a fait ou fera de
chasteté. Il y a bien mieux dequoy apprendre
qu’à fuir le peché : quand tous les autres livres
de paillardise seroient finis et abismés, ils sont
plus que tres suffisans pour la resusciter. Ils
ont enchassé des formes, formalités, materialités,
cathegories, transcendences, toutes fraisches,
toutes nouvelles. La charnalité, la pedreastie
(pédérastie ''apparemment''.), y est depeinte
en sa peripherie. Si Horace ou Martial
revenoient, ils feroient de belles odes et épigrammes
sur ces operateurs qui les ont voulu
sener (''c’est-à-dire'' châtrer) : en cinq cents Martiales
ou Horaces, il n’y a tant à roigner, à
chastrer, comme en une page de ce dernier autheur
(Franc Archer de la vraye Eglise, ''pag.''
266, 267, 268.) »
<p style="text-indent:1.5em;">Au reste, si un livre si dangereux n’a point été
censuré, ni par l’assemblée du clergé de France,
comme le dit {{M.|Jurieu}}, ni par la faculté de
théologie de Paris, comme le prétend {{M.|Rivet}},</ref>.
'''{{refa|Sanchez2-(C)|(C)}}''' ''Tout ce qui a été dit pour sa''
''justification est faible.'' ] Les censeurs
de cet écrivain peuvent prétendre
deux choses : l’une qu’il n’a pu répandre
sur le papier un si grand détail
d’impuretés sans être impudique :<section end="Sanchez2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
2vkdz6xliwwg2k9x4v4hynikw4ykmry
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|80|SANCHEZ.}}</noinclude><section begin="Sanchez2"/>{{lang|la|''Extant inter alia nonnullorum jesuitarum''
''de his argumentis scripta,''}}<ref follow="Sanchez-(*)" group=*>il a été au moins défendu par un célèbre magistrat ;
et cela lui est extrêmement honorable. Cela paraît
par les paroles suivantes : ''Thomas Sanchez''
''ne s’y est point oublié'' (à peupler les cas de conscience
d’une infinité d’impuretés détestables) ;
''car il en a tellement farci son livre'' {{lang|la|de Matrimonio}},
''qu’il est mesmorable en telle matiere de caresmeprenant''
''par dessus tous ceux qui les ont jamais''
''célébrées... Une des dignes actions de {{M.|le president''
''le Jay}}, lorsqu’il estoit lieutenant civil à''
''Paris, ce fut d’en avoir fait la perquisition et''
''defense aux libraires de Paris d’en avoir à peine''
''de la hart'' (Franc Archer de la Vraye Église,
''pag.'' 267, 268). Ces paroles, ainsi que tout le
long passage qui les précède, sont tirées d’un ouvrage
fort rare, intitulé : ''Le Franc Archer de''
''la vraye Eglise contre les Abus et Enormitez''
''de la fausse'', composé par Antoine Fusi, et imprimé
en 1619, ''in''-8{{o}}. {{sc|Rem. crit.}}</p></ref>{{lang|la|'' in''
''quibus explicantur talia, quæ vix''
''diabolus ipse, studium omne adhibendo,''
''suggerere posset : ubi non''
''solùm genera, species, sed et modos''
''omnes, objecta, subjecta, circumstantias,''
''ita minutatim examinant,''
''ut nemo sanus ea profecta fuisse judicet''
''à mente purâ et castâ. Inter''
''quos eminet Thomas Sanchez hispanus''
''jesuita, in prolixo tractatu'' de
Matrimonio}} <ref>{{lang|la|Andr. Rivetus, Explicat. Decalogi, ''Oper.''
''tom. I'', ''pag.'' 1400, ''col.'' 2.}}</ref>. L’autre, qu’il n’a pu
communiquer au public la connaissance
de tant de déréglemens monstrueux,
sans faire un grand préjudice
aux bonnes mœurs ; étant certain
que plusieurs personnes se portent
à ces abominations quand elles
apprennent qu’on les pratique. Il faut
donc qu’un homme sage, et zélé
pour le salut de son prochain, évite
soigneusement de faire connaître les
saletés qu’il découvre dans le tribunal
de la confession : car on doit être
assuré que ceux qui n’en savent rien
s’en abstiendront beaucoup mieux
que ceux qui en savent l’énormité et
la turpitude.
Sur la première de ces deux accusations,
les amis de Sanchez répondent
que c’était un homme d’une
vertu admirable, et d’une parfaite
chasteté. Sa virginité immaculée
l’accompagna jusques au tombeau, disent-ils ;
et le jour qu’on l’enterra,
chacun s’empressait ou de baiser,
ou de faire toucher à son rosaire ce
cadavre couvert de fleurs, et tout
brillant d’une beauté virginale <ref>{{lang|la|''Homo vitæ purissimæ innocentissimèque''
''actæ, et nullâ unquàm graviori labe contaminatæ.....''
''Castimoniâ tantum decus, ut virginitatis''
''florem in tumulum intulerit.'' Sotuel, Biblioth.
Scriptor. societ. Jesu, ''pag.'' 252. ''Sanchem, hominem''
''sanctissimæ vitæ et perpetuo virginitatis candore''
''nitentem, ut graves scriptores prodiderunt.''
Theophil. Raynaud, de bonis et malis libris,
''pag.'' 57.}}</ref>.
{{lang|la|''Ad communis parentis funus'' (''sic''
''eum vocabant'') ''advenit illustrissimus''
''archiepiscopus, gravissimusque senatus''
''regius ; confluxêre sacrorum ordinum''
''viri religiosi ; urbis universa''
''nobilitas, et promiscuæ plebis innumera''
''multitudo, qui defuncti corpus''
''floribus conspersum, et eximiâ''
''quâdam specie ac virginali nitore micans''
''certatim conabantur vel rosariis''
''contingere, vel osculis suppliciter venerari''}}
<ref>{{ancre|ancrage_Sanchez2-(11)}}Sotuel, ''{{lang|la|ibidem.}}''</ref>. Ils nous renvoient à quelques
auteurs qui ont loué la pureté
de sa vie. {{lang|la|''Ejus innocentiam et vitam''
''purissimam exhibent Crombetius, l. II,''
''de studio perfect., cap. XII, et Johannes''
''Bourghesius, cui titulus est :'' Societas
{{sc|Jesu}}, Deiparæ sacra, ''cap. XX''}} <ref>Theophil. Raynaud, {{lang|la|Hoplotheca, ''sect. II'',
''serie III'', ''cap. X'', ''pag.'' 362.}}</ref>.
C’est nous dire que son esprit et son
imagination se remplissaient de ces
vilaines matières, sans que son cœur
et son corps en sentissent la contagion.
Bien des gens se persuadent que
cela n’est guère moins difficile que
d’être comme les enfans hébreux dans
la fournaise de Babylone sans se brûler.
Mais après tout il ne serait pas
impossible que l’horreur que l’on concevrait
pour ces abus exécrables du
mariage, et le désir de les corriger,
conservassent l’innocence d’un auteur
qui se vautrerait dans ces ordures ;
d’un auteur, dis-je, dont l’âge, le
tempérament et l’éducation seraient
de puissans préservatifs contre les
souillures de la chair. On a lieu de
croire que des auteurs qui s’amusent
trop aux explications des priapées,
et des endroits sales de Catulle et de
Martial, ne sont pas fort chastes ; et
il n’est que trop certain qu’il y a eu
des commentateurs qui ne se sont
arrêtés sur ces matières, et qui ne
les ont approfondies et curieusement
épluchées, que parce qu’ils
étaient fort impudiques. Cependant
on ne doit pas faire de cela une règle
générale ; car le désir d’étaler beaucoup
de lecture et un savoir peu
commun est bien capable d’engager<section end="Sanchez2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SANCHEZ.|83}}</noinclude><section begin="Sanchez2"/>ont manifesté, doivent êtres défendues
à ceux qui ne le connaissent
que par le moyen de la confession
auriculaire. Les anciens pères ont
dû jouir de la liberté de faire savoir
les déréglemens exécrables des hérétiques.
Hincmar a pu composer une
relation sur la conduite très-impure
d’une reine répudiée, et dès qu’une
fois le vice est attesté, ou par l’histoire
ou par des procès verbaux, les auteurs
ont droit de le rapporter, si
cela vient à propos ; mais quant aux
vices qui ne se révèlent qu’aux confesseurs,
il en faut user d’une autre
manière. Je laisse ce que bien des
gens ne manqueraient pas de dire,
qu’il n’y a point aujourd’hui de fameux
prédicateur qui osât prendre à
cet égard la liberté que saint Chrysostome
et saint Cyrille se sont donnée,
et que si quelque écrivain de
l’ancienne église doit être imité là-dessus,
c’est Salvien, dont Théophile
Raynaud allègue ici ces belles paroles :
{{lang|la|''Quæ quidem omnia tam flagitiosa''
''sunt, ut etiam explicare ea quispiam''
''atque eloqui salvo pudore non valeat.''
''Quis enim integro verecundiæ statu,''
''dicere queat illas vocum ac verborum''
''obscænitates, illas motuum turpitudines,''
''illas gestuum fœditates ? quæ''
''quanti sint criminis, vel hinc intelligi''
''potest, quòd et relationem suî interdicunt.''
''Nonnulla quippè etiam''
''maxima scelera, incolumi honestate''
''referentis, et nominari et argui possunt,''
''ut homicidium, latrocinium,''
''adulterium, sacrilegium, ceteraque''
''in hunc modum : solæ theatrorum''
''impuritates sunt, quæ honestè non''
''possunt vel accusari : ita nova in''
''coarguendâ earum turpitudinum probrositate''
''res evenit arguenti : ut cùm''
''absque dubio honestus sit qui accusare''
''ea velit, honestate tamen integrâ,''
''ea loqui et accusare non possit''}} <ref>{{lang|la|Salvianus, de Providentiâ, ''lib. VI'', ''pag.''
''m.'' 199, 200.}}</ref>.
Voilà l’opinion de Salvien touchant
les impuretés du théâtre : il fallait
avoir de l’honneur et de la pudeur
pour les condamner ; mais il eût fallu
avoir de l’impudence pour les décrire
<ref>''Appliquez ici ces paroles de'' Cicéron, {{Roi|Philipp.|II}},
''contre Marc Antoine'' : {{lang|la|Tu eò liberior
quòd ea in te admisisti quæ à verecundo inimico
audire non posses.}} ''Voyez l’usage qui a été fait''
''de ces paroles dans la'' Cabale chimérique, ''pag.''
194 ''de la seconde édition.''</ref>. C’est le modèle que Sanchez
et plusieurs autres casuistes se devaient
donner. Je dis plusieurs autres ;
car il n’est ni le premier ni le dernier
qui ait écrit de cette manière
<ref>{{lang|la|''Ita factum videmus ante Sanchem, ac post''
''cum à quamplurimis, ut mirum sit hunc æstum''
''efferbuisse in unum Sanchem.'' Raynaud., Hoplotheca,
''pag.'' 364.}}</ref>. Voyez {{M.|Jurieu}} dans l’Apologie
des Réformateurs, au chapitre que
j’ai cité. Concluons que c’est une
chose bien blâmable et bien déplorable,
qu’il y ait tant de livres de
cette nature ; mais il est infiniment
plus déplorable que les saletés qu’ils
contiennent soient des crimes effectifs.
Les scolastiques se sont tant plu
à subtiliser, que même dans les matières
de morale ils ont agité des
questions fort inutiles, et des faits
qui n’arrivent point ; et vous voyez
à tout moment les casuistes distinguer
entre la pratique et la théorie,
et se proposer des cas métaphysiques
et imaginaires. Ce fut apparemment
l’une des raisons qui firent juger à
{{M.|Rivet}} que les infamies qui se lisent
dans Thomas Sanchez avaient
été inventées par cet auteur : c’est
pourquoi, se trouvant à Aix-la-Chapelle
avec un jésuite, il lui dit qu’il
ne pouvait assez s’étonner qu’un
homme qui avait fait vœu de continence
supposât des abominations
qui ne se pratiquaient pas. Je vois
bien, lui répondit le jésuite, que
vous n’avez jamais été assis aux confessionnaux :
on y entend des énormités
plus atroces et plus sales que
celles-là, de sorte qu’il est nécessaire
que les confesseurs soient munis
d’une tablature, sur quoi ils se
puissent régler pour imposer des pénitences.
{{M.|Rivet}} répliqua en souriant :
Il est bien étrange que vous
vous glorifiiez si fort de la sainteté
de votre église, puisque selon votre
aveu il s’y pratique des choses dont
les païens mêmes ignoraient le nom.
{{lang|la|''Hæc ego cùm ante aliquot annos objicerem''
''jesuitæ cuidam Aquisgrani,''
''adderemque me non existimare reperiri''
''exempla talium abominationum,''
''meque valdè mirari ab homine castitatem''
''professo fuisse excogitatas :''
''Regerebat, me nunquàm fuisse ad''
''motum audiendis confessionibus, {{tiret|atro|ciora}}''}}<section end="Sanchez2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SANDÉRUS.|85}}</noinclude><section begin="Sandérus"/>''pas jésuite, comme quelques-uns l’ont''
''dit.'' ] On avait été de ceux-là dans les
Nouvelles de la République des Lettres
<ref>''Mois de nov.'' 1685, ''art. VI'', pag. 1238 ''de''
''la première édition.''</ref> ; mais cette faute, où l’on
avait été entraîné par des guides
que l’on pouvait croire bons, fut
corrigée peu après <ref>''Dans la seconde édition'', ''pag.'' 1250.</ref>. On avait vu
que du Moulin donne à Sandérus la
qualité de jésuite <ref>Dumoulin, Défense du Roi de la Grande-Bretagne,
''pag.'' 45, ''édition de Genève'', 1652.</ref>, et l’on avait lu
ces paroles dans un ouvrage de
{{M.|Daillé}} : ''Richard Crakanthorp'', l’un
des doctes écrivains anglais, ''dit que''
''le jésuite Sandérus n’eut point de''
''honte de publier cette fable le premier''
<ref>Daillé, Réplique à Adam et à Cottibi, ''part.''
''II'', ''pag.'' 78.</ref> ; c’est-à-dire que la reine
Élisabeth fut créée chef de l’église.
On avait vu que Schoockius, voulant
donner un exemple des impostures
jésuitiques, allègue ce que le jésuite
Sandérus a écrit sur la naissance de
la reine Élisabeth <ref>Shoock, {{lang|la|de Fabulâ Hamel., ''pag. m.'' 222.}}</ref>.
'''{{refa|Sandérus-(B)|(B)}}''' ''Il finit misérablement ses jours''
''dans une espèce de mission militaire''
''en Irlande, où il était allé pour encourager''
''les catholiques.......... contre''
''la reine Elisabeth.'' ] Edouard Rishton,
son compatriote, faisant imprimer
l’Histoire du Schisme d’Angleterre, y
mit une petite préface où il dit ceci :
''Comme ledit Sander, pour le grand''
''zele qu’il avoit du salut des ames''
''de ses concitains anglois, se fust retiré''
''des Espaignes en Hibernie, pour''
''consoler les catholiques affligez, lesquelz''
''avoient prins les armes pour la''
''religion'' (''auquel saint œuvre peu de''
''temps apres il rendit son esprit bien''
''heureux à son Créateur, pour les''
''continuelz travaulx, souffrance, indisposition''
''de l’air et du lieu, la disette''
''des choses necessaires, et autres''
''difficultez et miseres'') ''delaissa ceste''
''œuvre du Schisme d’Angleterre.'' On
met à la marge qu’il mourut l’an 1581.
Je me suis servi de l’ancienne version
française, et non pas de celle de {{M.|Maucroix}}.
On trouve dans Cambden
que le mauvais succès de la rébellion
fit perdre l’esprit à Sandérus, qui, se
voyant abandonné, erra par les bois
et les montagnes, et mourut de faim
l’an 1583. Cambden fait là-dessus une
réflexion, que la justice divine, s’il
est permis d’en juger, ferma par la
faim une bouche qui avait été toujours
ouverte pour prêcher la révolte, et
pour publier les calomnies. {{lang|la|''Inter''
''quos'' (sacerdotes) ''facilè primus erat''
''Nicholaüs Sanderus Anglus, qui''
''fame eodem ferè momento miserrimè''
''periit, cùm derelictus, et ex adverso''
''rebellionis successu mente motus,''
''per sylvas, saltus, et montes errabundus''
''nullum reperiret solatium.''
''In ejus perâ deprehensæ erant orationes''
''quædam et epistolæ ad rebelles''
''confirmandos conscriptæ, amplis à''
''pontifice rom. et hispano promissis''
''refertæ. Ita divina justitia'' (''si fas''
''sit'' judicare), ''os illud ad rebelliones''
''concitandas, et calumnias cum mendacis''
''eructandas semper apertum, fame''
''obstruxit. Ille enim primus omnium''
''horrendum illud'' (''ut alia taceam'')
''contra matris Elisabethæ natales''
''mendacium conflavit, quod nemo''
''temporibus illis, recenti in eam pontificiorum''
''odio, novit, Anglia totis''
''XL posteà annis non audivit, temporum''
''ratio falsitatis et vanitatis liquidissimè''
''convincit, et ipse suî immemor''
''quod mendacem non opportuit,''
''planè coarguit''}} <ref>{{lang|la|Camdenus, Hist. Reginæ Elizabethæ, ''part.''
''III'', ''pag. m.'' 372.}}</ref>. Consultez
{{M.|Burnet}} <ref>Burnet, Critique du IX{{e}}. livre de Varillas,
''pag.'' 35 ''et'' 131.</ref>, qui vous apprendra
les relations différentes qui ont été
faites de la mort de ce personnage.
'''{{refa|Sandérus-(C)|(C)}}''' ''Je dirai quelque chose de son''
''Histoire du Schisme d’Angleterre.'' ] Il
l’acheva en Espagne ; mais il n’y avait
pas mis encore la dernière main,
parce ''qu’il estoit presque continuellement''
''detenu d’autres occupations,''
''comme aussi d’autres escrits'' <ref>Édouard Rishton, ''préface de'' l’Histoire du
Schisme d’Angleterre.</ref>. Cependant
il y en avait quelques copies
en Espagne et en Italie, et il ne fut
point malaisé à Rishton d’en recouvrer
une lorsque les instances d’un
de ses amis <ref>''Il était de Cologne, et se nommait'' Jodocus
Skarnhert.</ref> lui eurent fait prendre
la résolution de publier cette Histoire
<ref>Rishton, ''là même''.</ref>. ''J’ai releu'', dit-il, ''entierement''
''le dit œuvre, et ay corrigé quelques''
''lieux, qui avoient esté ou corrompus''
''et depravez par la faulte des''<section end="Sandérus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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|cap=Fig. 62. — Le myosotis. (Légende.)
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|188|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>regarde sa racine comme rafraîchissante, tempérante et un peu narcotique.
Le ''nénuphar blanc'' ne le cède pas pour la beauté à l’espèce précédente. Les fleurs sont beaucoup plus grandes, le calice a quatre divisions ; elles offrent dans l’intérieur un certain ton de blancheur contrastant avec les anthères qu’il est difficile de définir, mais qui flatte tellement la vue, que l’on ne peut se lasser de le considérer. Ses racines sont épaisses et charnues comme dans le nénuphar jaune ; ses feuilles sont plus ovales, moins larges, flottantes à la surface de l’eau. Elle croît dans les eaux tranquilles, les étangs, les lacs, etc.
Le ''nénuphar lotus'' est le fameux ''lotus'', dont les fleurs sont tant renommées dans la mythologie des anciens. Il ressemble beaucoup au nénuphar blanc ; sa fleur est à peu près la même, également blanche, mais un peu plus grande ; il en diffère particulièrement par ses feuilles dentées. Les racines diffèrent également des espèces précédentes ; elles sont grosses, oblongues, charnues, noires en dehors, jaunes en dedans, d’une saveur douce, un peu astringentes, de la grosseur d’un œuf de poule, chargées d’un grand nombre de filaments blancs et très-fins. On les mange, pendant près de trois mois de l’année, soit crues, soit cuites à l’eau ou dans du bouillon. Prosper Alpin prétend qu’avec les semences de cette plante on faisait du pain dans certains cantons de l’Égypte ; Hérodote et Théophraste citent le même fait. Le lotus croît en Égypte, dans les ruisseaux formés par le Nil et qui traversent les terres ; il vient également en Amérique et dans les Indes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/227
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE NÉNUPHAR. |189}}</noinclude><nowiki />
Les anciens Égyptiens, pour qui tout était merveille, avaient remarqué que la fleur de cette plante, jusqu’à son entier épanouissement, sortait de dessous l’eau au lever du soleil et qu’elle s’y replongeait à son coucher. Ils imaginèrent en conséquence qu’il y avait entre elle et l’astre du jour des rapports mystérieux. Ils la lui consacrèrent, et le représentèrent souvent assis sur cette fleur. De là vint aussi la coutume de la mettre sur la tête d’Osiris et de plusieurs autres divinités, de même que sur celle des prêtres qui étaient à leur service.
Les rois d’Égypte, affectant le symbole de la Divinité, se sont fait des couronnes de cette fleur. On la voit avec sa tige, comme un sceptre royal, dans la main de quelques idoles ; elle est aussi représentée sur les monnaies tantôt naissante, tantôt épanouie.
{{image|Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p227.png|center|450px}}
{{c|Fig. 64. — Nymphéa commun ou lis d’eau.|fs=80%}}
La ''Nymphéa'' ressemble parfaitement aux nénuphars par le port ; mais elle en diffère par ses fleurs, généralement plus grandes, par ses corolles, plus fournies, aux pétales plus allongés, et surtout par la couleur des fleurs, qui est le blanc, le rose, le rouge carmin ou le bleu, rarement le jaune ({{fig.|64}}).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/228
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|190|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude><nowiki />
Insignifiant peut-être aux yeux du vulgaire, le nénuphar sait arrêter les regards du poëte ; il a inspiré à un de nos critiques les plus renommés de bien beaux vers. {{M.|Barbey}} d’Aurevilly nous a permis d’extraire d’un écrin précieux, connu de quelques amis seulement, les charmantes strophes suivantes :
{{pom|Nénuphars blancs, ô lis des eaux limpides,
Neige montant du fond de leur azur,
Qui, sommeillant sur vos tiges humides,
Avez besoin pour dormir d’un lit pur ;
Fleurs de pudeur, oui, vous êtes trop fières
Pour vous laisser cueillir… et vivre après ;
Nénuphars blancs, dormez sur vos rivières,
{{em|2}}Je ne vous cueillerai jamais !
{{filet|18}}
Nénuphars blancs, fleurs des eaux engourdies,
Dont la blancheur fait froid aux cœurs ardents,
Qui vous plongez dans vos eaux détiédies,
Quand le soleil y luit, nénuphars blancs,
Restez cachés aux anses des rivières,
Dans les brouillards, sous les saules épais…
Des fleurs de Dieu vous êtes les dernières !
{{em|2}}Je ne vous cueillerai jamais !|m=1.5em}}
{{sep|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t2|L’ŒILLET.|mt=3em}}
{{c|Son origine ; l’œillet et les soldats de {{roi|Louis|IX}} ; ses vertus médicinales ; {{lié|ses diverses espèces.}}|fs=80%|m=2em}}
L’œillet au riche coloris, à la forme élégante, au suave
parfum, de tout temps si recherché en France, est originaire
de la Barbarie.
En traversant les siècles, il a pris divers noms, qui rendent
{{Img float
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p229.png
|align=right|width=200px
|cap= Fig. 65. — Œillet flamand.
|style=font-size:10px;}}son histoire des plus obscures. En remontant aux
époques le plus reculées,
nous voyons les Africains
cultiver l’œillet pour aromatiser
une liqueur tonique. Il
se nomme alors ''giroflée'', et
ce nom si ancien lui est encore
conservé de nos jours
par les Allemands, probablement
à cause de l’analogie
de son parfum avec celui
de la giroflée.
L’an 1270, les malheureux
soldats de {{roi|Louis|IX}},
expirant sous les exhalaisons
fétides de la brûlante Tunis,
trouvent dans cette liqueur un adoucissement à leurs
souffrances.
« Il nous vint, dit Joinville, une grande persécution<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/230
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|192|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>en l’est qui estoit telle que la chair des jambes nous desséchoit jusqu’à l’os et nous pourrissoit la chair {{Img float
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p230.png
|align=left|width=180px
|cap= Fig. 66. — Œillet de poëte.
|style=font-size:10px;}}d’entre les gencives. On n’entendoit par tous lieux que les cris des malades à qui l’on arrachait cette chair morte afin qu’ils pussent avaler. Il ressembloit de pauvres femmes qui travaillent de leurs enfants quand ils viennent sur terre, et l’on ne sauroit dire la pitié que c’estoit. »
Chacun emporta ensuite précieusement en France la plante à laquelle il devait peut-être de revoir la patrie, plante que les savants appelèrent aussitôt ''Tunica'', pour graver à tout jamais dans la mémoire et son origine et les tristes souvenirs qu’elle évoque.
On cultiva d’abord l’œillet pour ses vertus médicinales ; on trouvait en lui un tonique énergique, un sudorifique puissant et qui donna lieu à ces vers :
{{pom|Si Galien et l’art me condamnent à mort,
Œillet, par tes vertus, fais que je vive encor.|m=1.5em}}
Mais il fut abandonné par la médecine, qui trouvait dans d’autres simples des vertus plus puissantes. On<noinclude>
<references/></noinclude>
sypmnwxql2cqjv7jwbd23ty0vs0ngqh
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/231
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||L’ŒILLET.|193}}</noinclude>commença alors à le cultiver comme plante d’agrément ;
il donna bientôt tant de variétés qu’un auteur a pu dire :
« Quand j’aurais la mémoire de Thémistocle, qui saluait
chaque citoyen par son nom, de Cyrus et de Scipion, qui
{{Img float-p
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p231.png
|align=center|width=250px
|cap= Fig. 67. — Œillet de Chine.
|capalign=center|style=font-size:10px;|padt=2em|padb=2em}}connaissaient les noms de guerre de tous leurs soldats,
quand je pourrais avec Cinéas, ambassadeur de Pyrrhus,
nommer chaque sénateur, chaque citoyen romain,
il me serait impossible de connaître en entrant dans un
parterre tous les œillets par leurs noms, tant ils sont
nombreux, chacun ayant baptisé celui qu’il croyait avoir
élevé le premier, comme l’unique en sa figure et sa couleur. »
Voici le nom de quelques espèces.<noinclude>
<references/></noinclude>
1z2wjrc7o4t0r6iignbjt5yfrq54mzo
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/232
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|194|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude><nowiki />
Les ''œillets flamands'' ({{fig.|65}}) passent aux yeux de
beaucoup de connaisseurs pour les plus parfaits de tous ;
{{Img float
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p232.png
|align=left|width=220px
|cap= Fig. 68. — Œillet superbe.
|style=font-size:10px;}}l’''œillet de poëte'' ({{fig.|66}}), connu aussi sous le nom d’''œillet barbu'', est indigène de notre pays, et même assez commun dans les {{corr|pyrénées|Pyrénées}} centrales et occidentales ; l’''œillet
de Chine'' ({{fig.|67}}), importé de la Chine en Europe dès les
premières années du dix-huitième siècle, par un missionnaire français, l’abbé
Bignon, et bientôt devenu
presque aussi populaire
que les autres espèces
d’œillets ; l’''œillet superbe''
({{fig.|68}}), dont les fleurs
roses ou carmin, un peu
grandes, sont frangées ou
profondément laminées.
Par la grâce de ses formes, par la richesse et la variété de son coloris et son
parfum suave, l’œillet fut
bientôt regardé par les amateurs comme une des plus
agréables fleurs de nos parterres. On lit dans un ouvrage qui date de l’an 1567 :
{{pom|Jusqu’à présent les fleurs ont toujours disputé
Qui porterait le sceptre en leur petit empire ;
Le combat est fixé ; l’œillet l’a mérité ;
Et ce petit traité n’est que pour vous le dire.|m=1.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
j9du52gl44txla6y9s3ocgfzv4wrs5h
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/233
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||L’ŒILLET.|195}}</noinclude><nowiki />
Les femmes nobles de la Chine, qui ont une prédilection
toute particulière pour les parfums et les fleurs, ont habituellement un œillet à
la main ; l’œillet est
{{Img float
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p233.png
|align=right|width=240px
|cap= Fig. 69. — Femme noble de Chine.
|style=font-size:10px;}}pour ainsi dire une
fleur nationale, qui
doit chez elles faire
partie de toute toilette
élégante.
Ce qui convient le
mieux à la culture de
l’œillet est une terre
substantielle, pourvue
d’un bon terreau de
plantes. L’engrais,
d’ailleurs, doit être
plus ou moins chaud,
selon le pays, l’exposition
et la nature du
terrain. Les semis se
font en plein air ou
sous châssis, en ''terrine''
ou en caisse, vers
le mois d’avril ; la semence,
déposée sur
une surface unie et
meuble, doit être recouverte
d’une couche de terre d’une ligne environ ; quelques
légers arrosages, répétés selon le besoin, amènent le
plant à terme. Mais aussitôt qu’il est levé il demande tous<noinclude>
<references/></noinclude>
1klc6bws2tiel4pmcn449mjs096tqyb
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/234
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|196|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>les soins du jardinier ; car les mauvaises herbes peuvent l’étouffer,
les limaces et les cloportes le dévorer ; enfin les variations
brusques de température et les pluies trop longtemps
prolongées le détruire. Trop d’humidité livre les
racines à la pourriture, un abri de paillasson les en préserve ;
les alternatives du chaud et du froid, du sec et de
l’humide au printemps, donnent lieu au ''blanc'', maladie qui
exige une transplantation et un changement de terre. La
gale provient encore des mêmes causes, et cesse avec elles ;
les limaces, les pucerons et les fourmis, qui viennent après
ces derniers, doivent être éloignés. Les perce-oreilles pénétrant
au fond du calice y portent la destruction.
Cependant à l’état agreste l’œillet vient partout où se
trouvent quelques grains de poussière et dans les lieux les
plus incultes :
{{pom|L’œillet sauvage, fleur du sable,
Exhale son parfum poivré.
{{em|10}}{{sc|(André Lemoyne.)}}|m=1.5em}}
{{M.|A}}. Dupuis, professeur d’histoire naturelle, a publié
un charmant petit livre sur l’œillet, son histoire et
sa culture, dans lequel le bon goût s’unit à la science.
{{sep|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
avye7a7gf1woe94yvhtdlxwqflsobc8
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t2|L’OLIVIER.|mt=3em}}
{{c|La culture de l’olivier chez les anciens ; olivier d’Europe ; usage de son bois et de son fruit ; préparation à faire subir aux olives ; huile d’olive ; l’olivier chez les Grecs et les Romains.|fs=80%|m=2em}}
L’olivier commun dépasse rarement quinze mètres ; il
est cependant plus ou moins grand suivant les lieux où
il croît ; il est plus grand dans la Provence que dans le
Languedoc, et va toujours en croissant à mesure qu’il
approche de l’Europe méridionale, de l’Asie et surtout de
l’Afrique, où il devient un arbre de haute futaie.
La culture de l’olivier était connue chez les Hébreux
dès le temps de Job, et très-pratiquée du temps de Moïse.
L’Attique paraît avoir été le premier canton de la Grèce
où la culture des oliviers et l’art de tirer de l’huile de
leurs fruits aient été connus, et c’est à Cécrops, prince
venu de Saïs, ville de la basse Égypte, que les Athéniens
sont redevables de cet art.
L’olivier d’Europe, qui est l’olivier commun, est sans
doute originaire d’Asie ; on croit qu’il fut introduit en
Provence six cents ans avant Jésus-Christ, par les Phocéens
fondateurs de Marseille.
Cet arbre croît très-lentement, mais sa durée dépasse
deux et trois siècles. Il se multiplie par graines, par rejetons,
par boutures, et même à l’aide de simples lambeaux
d’écorce que l’on enterre dans un terrain bien
ameubli. Les coteaux exposés au soleil, les terrains pier-<noinclude>
<references/></noinclude>
ofmdgst7rjswmu5vswz93ejf0zuihhb
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/251
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PAVOT ET L’OPIUM.|213}}</noinclude><nowiki />
On emploie surtout le ''laudanum de Rousseau'', préparé
avec de l’opium, du miel, de la levure de bière et de l’alcool ;
et le ''laudanum de Sydenham'', composé d’opium, de safran,
de cannelle et de girofle, qu’on fait macérer pendant
quinze jours à une douce chaleur, avec du vin de Malaga.
On distingue encore le ''laudanum balsamique'', ainsi
composé : extrait d’opium, sulfure de potasse, extrait
de safran et de réglisse, acide benzoïque et baume du
Pérou ; le ''laudanum liquide de Londres'', préparé avec de
l’opium thébaïque, le safran, le castor, l’huile de muscade
et le vin ; le ''laudanum solide'', extrait gommeux d’opium.
Les diverses préparations dans lesquelles le laudanum
n’entre qu’en petite quantité sont dites ''laudanisées''.
Pris à dose convenable, le laudanum est un médicament
tonique et calmant ; pris à forte dose, il occasionnerait
l’empoisonnement : aussi ne l’administre-t-on que
par gouttes.
L’excès habituel d’opium a pour conséquence les désordres
les plus malheureux, les plus effrayants. Les
Turcs et les Chinois ont une véritable passion pour cette
substance ; ils l’avalent ou le fument pour se procurer une
certaine ivresse ; l’usage qu’ils en font les met souvent
dans un état de stupeur et d’imbécillité. Ils arrivent graduellement
à en consommer des quantités prodigieuses ;
mais cet abus est tellement de nature à compromettre la
santé publique, que le gouvernement de la Chine s’est vu
contraint de le combattre par des mesures sévères.<noinclude>
<references/></noinclude>
roj7ga88an4kt0nlgo3vmdiakb25qgy
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/252
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|214|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude><nowiki />
{{t3|{{rom-maj|IV}}|m=2em}}
{{M.|Libermann}}, médecin de l’armée de Chine, a pu
étudier par lui-même les désastreux effets de l’opium
dans ce vaste pays. Ses observations s’accordent parfaitement
avec nos renseignements, et peuvent se résumer
ainsi :
Vers l’année 1740, {{M.|Wheler}}, vice-résident des Indes,
et le colonel Watson eurent l’idée d’importer l’opium dans
la Chine, et d’en dénaturer l’usage, en le faisant servir,
comme cela existait déjà dans les Indes et la Perse, à la
production de jouissances factices au moyen d’une excitation
délétère.
Les premiers essais de Wheler furent couronnés d’un
plein succès, et l’usage de la fumée d’opium ne tarda
pas à prendre une extension considérable.
La manière de fumer l’opium est connue. La pipe à
opium consiste en un tuyau long de 40 à 50{{lié}}centimètres
environ, du diamètre d’un flageolet ordinaire, en bois
ou en métal, quelquefois en jade, selon la condition des
fumeurs. À la partie inférieure de ce tuyau se trouve
une ouverture dans laquelle on visse la tête de pipe ; cette
tête est creuse, de forme ronde ou cylindrique, ordinairement
en terre, quelquefois en métal, et porte à sa
partie supérieure un godet percé d’un petit trou sur lequel
on dépose l’extrait d’opium et qui livre passage à la
fumée.
Pour la charger, on se sert d’un stylet de métal qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/253
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PAVOT ET L’OPIUM.|215}}</noinclude>trempe dans l’extrait ; on en prend 10 ou 15{{lié}}centigrammes
environ, qu’on arrondit et que l’on approche de la flamme
d’une lampe jusqu’à ce que la matière se gonfle, puis on
la place sur le petit godet et on y met le feu. On aspire la
fumée lentement ; on l’avale et on ne la rend qu’après
l’avoir conservée le plus longtemps possible. La durée
d’une pipe, en moyenne, est d’une minute ; vingt à trente
aspirations suffisent pour la terminer.
Certains Chinois qui usent depuis longtemps de l’opium
vont jusqu’au chiffre énorme de deux cents pipes
par jour.
En général, les Chinois ne commencent à fumer l’opium
que vers l’âge de dix-huit à vingt ans ; cependant
des enfants de dix à quinze ans se sont déjà adonnés à
cette ignoble habitude. Les femmes n’en fument jamais,
à l’exception de celles qui sont plongées dans les dernières
fanges du vice, et encore est-ce rare.
La classe pauvre se livre à la fumée d’opium dans des
boutiques que les Anglais ont appelées ''{{lang|en|opium shops}}''. Ces
établissements fonctionnent publiquement, sans mystère
ni précautions pour se soustraire à la police chinoise ; ils
portent même un signe distinctif : une feuille de papier
jaune ayant servi à filtrer l’extrait d’opium.
On devrait mettre sur ces tavernes cette magnifique et
lugubre inscription que le Dante a lue en lettres noires
sur la porte de l’enfer :
« C’est par moi que l’on va dans la cité des larmes ;
c’est par moi que l’on va dans l’éternité de douleurs ;
c’est par moi que l’on que va chez la race condamnée !
« Vous qui entrez, laissez à jamais toute espérance ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
3w0zpyl0xlf6kpm74axahabcskeqj5d
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/254
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|216|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.|}}</noinclude><nowiki />
Ces fumoirs publics sont des réduits d’un aspect repoussant.
Qu’on se figure une salle sombre, noire et humide,
ordinairement située au rez-de-chaussée, avec les volets
et les portes hermétiquement fermés, ne recevant d’autre
lumière que celle des petites lampes à opium ; le long des
murs, noircis comme ceux d’une taverne du dernier ordre,
sont suspendues quelques sentences de Confucius.
Des lits de camp, recouverts de nattes et portant des
rouleaux de paille, servent à recevoir les fumeurs, qui
ont besoin de la position horizontale pour se livrer à
l’aise à leur funeste plaisir.
En entrant, on est suffoqué par la fumée âcre et irritante
de l’opium. On y trouve quinze à vingt fumeurs
ayant à la portée de leurs mains une tasse de thé. Les
uns paraissent étrangers aux choses de ce monde, les
yeux ternes, le regard atone ; les autres, au contraire,
sont d’une loquacité étrange et paraissent sous l’influence
d’une excitation extraordinaire.
Dans les grands restaurants, il existe des fumoirs plus
riches, où les négociants aisés se réunissent pour se livrer
en secret à leurs débauches. Cependant, les personnes de
la classe élevée fréquentent peu ces établissements publics ;
elles ont dans leur maison un appartement réservé à l’opium ;
c’est une chambre décorée avec luxe, ornée de
peintures extravagantes et meublée de canapés ouvragés
avec soin.<noinclude>
<references/></noinclude>
d5iawgrr2k1six4dbiot4lgv78nglfe
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/255
104
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PAVOT ET L’OPIUM.|217}}</noinclude><nowiki />
{{t3|{{rom-maj|V}}|m=2em}}
Le fumeur d’opium a en général la figure d’une pâleur
mate et maladive ; ses yeux sont caves, entourés d’un
cercle bleuâtre ; la pupille est dilatée, le regard a une
expression particulière d’idiotie hilarante, quelque chose
de vague et de gai à la fois ; la parole est embarrassée,
souvent tremblotante ; sa figure est maigre, ainsi que
son corps ; ses membres sont grêles et sans vigueur, sa
marche lente, ses mouvements incertains ; sa démarche
ressemble à celle des hommes ivres ; souvent elle s’accompagne
de claudication, ce qui indique un commencement
de paralysie des extrémités inférieures. Il porte la tête
ordinairement baissée.
Le fumeur passe, dans le cours de son existence vouée
à l’opium, par trois périodes bien distinctes :
La première, essentiellement passagère, est la période
d’initiation, dans laquelle l’économie, avant de s’habituer
à l’opium, lutte contre ce narcotique, et où le fumeur ressent
des symptômes tout à fait analogues à ceux que provoque
dans les premiers temps l’usage du tabac. Alors la
fumée de l’opium produit de la céphalalgie, des vertiges,
des vomissements, des douleurs épigastriques vives, des
défaillances et des syncopes. Son action stupéfiante et
narcotique se traduit en outre par un sommeil lourd et
pénible, qui est loin d’être agréable. Ces phénomènes
morbides disparaissent plus ou moins rapidement, suivant
la puissance d’assuétude du fumeur. Ils durent {{tiret|ordinaire|ment}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lq0t9atfji2cdni3kfjde37p3cbwjto
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/256
104
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|218|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>{{tiret2|ordinaire|ment}} de trois à quatre semaines, quelquefois quatre à
cinq mois ; et même certaines personnes ne peuvent se
faire à la fumée de l’opium, et sont obligées de renoncer
à l’habitude qu’elles désiraient contracter.
La seconde période, dans laquelle l’impression du narcotique
produit quelquefois des phénomènes morbides
momentanés accompagnés chez certains individus de
sensations voluptueuses ou agréables, est toujours due à
une excitation factice, qui fait rechercher ce dangereux
plaisir. La stimulation du système cérébro-spinal en paraît
être le caractère prédominant. Quelquefois la stimulation,
sous l’influence d’un excès d’opium, se traduit
par une série de symptômes graves, qui peuvent amener
la mort. On a donné à cet état, qui n’est qu’un degré
plus élevé de la période d’excitation simple, le nom de
''narcotisme aigu'', à cause de sa grande analogie avec l’alcoolisme
aigu ; c’est en effet l’ivresse, avec ses deux
phases d’excitation et de collapsus ; seulement l’agent
ébriant est ici l’opium au lieu d’être l’alcool.
Dans cette période, le fumeur, après avoir aspiré quelques
doses d’opium, éprouve un pouls vif de 90 à 100 ;
sa peau est moite et se couvre d’une sueur abondante
au moindre mouvement. Alors, il sent le besoin de la
position horizontale : il s’étend sur son lit de camp, et
étanche sa soif brûlante avec du thé. C’est dans cette excitation
nerveuse générale que les passions sont particulièrement
stimulées : le joueur se livre au jeu, l’ambitieux
à ses rêves de fortune, etc.
Cet état fait place, après trois ou quatre heures, à une
somnolence bientôt suivie d’un sommeil profond, accom-<noinclude>
<references/></noinclude>
5nt4s7kuer18q9q9s6rpjce4xmodjs1
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/257
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PAVOT ET L’OPIUM.|219}}</noinclude>pagné de songes, qui le plus ordinairement correspondent
aux préoccupations individuelles. La durée de ce sommeil
{{Img float-p
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p257.png
|align=center|width=350px
|cap=Fig. 75. — Pavot involucré.
|capalign=center|style=font-size:10px;|padt=2em|padb=2em}}
est de deux à douze heures, et dépend de la quantité d’o-<noinclude>
<references/></noinclude>
3ha4cw0gxf9k5gciliod62iwmhyfxe8
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/258
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|220|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>pium que l’on a fumée et des prédispositions particulières.
Le réveil est ordinairement très-pénible ; la tête est
lourde, l’association des idées difficile, la langue pâteuse,
les pupilles dilatées, l’appétit nul, les membres endoloris.
Malgré ces désordres, le fumeur revient à la pipe, pour
reproduire l’excitation de la veille, comme l’ivrogne revient
au vin le lendemain de la débauche qui l’a abruti.
Mais les six, huit ou dix pipes qui suffisaient dans les
premiers temps ne produisent bientôt plus aucune stimulation ;
l’économie s’y habitue, et l’on se voit obligé d’augmenter
les doses. Ainsi on monte de deux grammes à 5,
à 10 et jusqu’à 60 et {{unité|100|grammes}}. C’est à cette progression
fatalement ascendante des doses d’opium que sont
dues les conséquences pathologiques les plus déplorables.
{{t3|{{rom-maj|VI}}|m=2em}}
La troisième période se caractérise par la désorganisation
physique, morale et intellectuelle du fumeur ; c’est
alors qu’éclatent toutes les affections dont il avait contracté
le germe dans la première période.
Sous l’influence d’un excès d’opium, le fumeur devient
plus gai, plus vif ; ses idées sont plus riantes, mais peu à
peu elles se troublent ; ses mouvements deviennent incertains,
surtout ceux des extrémités inférieures ; ses yeux
sont hagards, ordinairement injectés, brillants d’un éclat
inaccoutumé ; la pupille est fortement contractée. À cette
période de l’ivresse narcotique éclate souvent un vrai {{tiret|dé|lire}}<noinclude>
<references/></noinclude>
rf818svp8o0w7kvfk72c4w56zp0gw5r
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/259
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PAVOT ET L’OPIUM.|221}}</noinclude>{{tiret2|dé|lire}} furieux, qui a mis à Java l’autorité hollandaise dans
la nécessité de placer à la porte de toutes les boutiques
à opium des agents de police chargés de tuer tout fumeur
qui tenterait de se livrer à quelque acte de violence en
sortant de ces repaires de débauche.
Ces excès sont souvent suivis de mouvements convulsifs,
d’une perte complète de la sensibilité et quelquefois
de la mort, qui survient alors au bout de quelques heures.
À l’autopsie, on trouve les signes de la congestion cérébrale
et pulmonaire. Deux fois sur cinq autopsies on
a trouvé un épanchement de sang considérable dans les
méninges ; une fois, une apoplexie pulmonaire ; dans les
deux autres cas, simplement les traces de la congestion
de ces deux organes.
Il y a une grande analogie, comme on le voit, entre les
lésions anatomiques de l’ivresse narcotique et celle de
l’ivresse alcoolique ; les apoplexies méningées y sont également
très-communes.
Dans l’ivresse convulsive, les convulsions ne se montrent
ordinairement que quelques heures après l’ingestion
des liquides, sans que les sujets aient présenté des
signes bien marqués de l’ivresse ; c’est très-probablement
une des formes qu’affecte la congestion cérébrale sur
certaines constitutions. Les douches d’eau froide ont été
recommandées par Percy pour l’ivresse, et ont très-bien
réussi dans le narcotisme convulsif.
La décoction de café, qui est depuis longtemps recommandée
dans les empoisonnements par l’opium, rend de
très-grands services à ceux qui présentent des phénomènes
causés par un excès de cette substance. On peut<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/260
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|222|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>l’administrer par la bouche, mais généralement on est
obligé de l’employer en lavement, parce que les malades
qui se trouvent dans une phase avancée de narcotisme aigu
sont incapables d’avaler quoi que ce soit. On peut le donner
à la dose d’un demi-litre, trois fois dans le courant de la
journée. Les frictions excitantes, l’enveloppement dans
des couvertures chaudes sont des adjuvants excellents,
parce qu’ils favorisent la sueur, et probablement l’élimination du poison.
{{image|Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p260.png|center|180px}}
{{c|Fig. 76. — Pivoine adonis.|fs=80%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
gg4u0bqxdq5ebcmmabee9pi7zw6p00m
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/261
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t2|LE PIN.|mt=3em}}
{{c|Ses propriétés ; ses diverses espèces ; fruits du pin ; huiles de pignon et manne de pin ; la laine des forêts ; ouate et flanelle végétales ; magnifiques résultats ; l’ambre jaune.|fs=80%|m=2em}}
{{t3|{{rom-maj|I}}|m=2em}}
Les ''pins'' sont des arbres toujours verts, généralement
fort grands. Les ''fruits'' du pin, appelés proprement ''pignes''
et vulgairement ''pommes de pin'', forment un cône
constitué par des écailles dures et ligneuses étroitement
appliquées les unes contre les autres. À la base de chaque
écaille se voient deux noix osseuses, renfermant chacune
une graine entourée d’une aile membraneuse ; ces graines
portent le nom de ''pignons''.
Les pins sont des arbres du Nord ; ils préfèrent les terrains
secs, arides et sablonneux.
Leur bois est plus ou moins résineux, d’un excellent
usage, et dure très-longtemps employé en charpente, en
planches, en tuyaux pour la conduite des eaux, en bordages
pour les ponts des vaisseaux, etc. ; de tout temps
il a fourni la mâture des vaisseaux.
Plusieurs espèces donnent en abondance de la résine
sèche ou liquide, de la poix, du goudron, etc. Un pin ordinaire
peut fournir 6 à 8{{lié}}kilogrammes de résine par
an, pendant vingt ans.
On fait, avec les pins du Canada, une bière qui passe<noinclude>
<references/></noinclude>
2ratygv1hyzi007q5b5ox25kii8snvd
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/262
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|224|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>pour excellente ; on emploie les copeaux de tous les pins à faire des torches et des flambeaux ; on fabrique une espèce de bougie {{Img float-p
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p262.png
|align=left|width=250px
|cap=Fig. 77. — Sapin du Nord.
|capalign=center|style=font-size:10px;}}avec la résine jaune que l’on en retire. Les pommes de pin s’emploient comme combustible, surtout pour allumer le feu.
Les ''sapins'' sont également de beaux et grands arbres résineux, toujours verts et très-voisins des pins. Ils n’en diffèrent que par les feuilles, qui ne sont jamais réunies par faisceaux dans des gaines, et par les cônes, qui sont composés d’écailles coriaces, mais non ligneuses, amincies au sommet. Ce sont des arbres très-rustiques, croissant naturellement dans les pays froids et sur les hautes montagnes, et se plaisant partout, excepté à l’exposition des vents de mer ({{fig.|77}}).
On compte un grand nombre d’espèces de pins, plus de quarante, dont une dizaine viennent naturellement en France.<noinclude>
<references/></noinclude>
jqoopfl3jljnxk5d27hojvqylpmp07c
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/263
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PIN.|225}}</noinclude><nowiki />
Le ''pin pinier'' ou ''pignon'' ({{fig.|78}}), dit aussi ''pin parasol'',
est un grand et bel arbre, dont les branches forment
une tête arrondie et étendue comme un parasol, ornée
d’un beau feuillage vert glauque. Il croît spécialement sur
les montagnes des contrées méridionales, en France, en
Italie, et sur les côtes de Barbarie.
Les fruits de ce pin, fort gros, ne se détachent qu’après
trois ans, tandis que ceux de toutes les autres espèces
tombent à la fin de la deuxième année ; ils renferment des
amandes connues sous le nom de ''pignons doux'', qui ont à
peu près le même goût que les noisettes et dont on extrait
une huile très-fine ; on en fait aussi des dragées ; en Italie
on les mange fraîches ou cuites. Comme on cultive cet
arbre pour son fruit, on l’appelle quelquefois ''pin cultivé''.
Le ''pin cembro'', appelé aussi ''alviez, courre'' et ''tinier'',
s’élève peu et croît lentement ; ses graines sont assez agréables
au goût, ainsi que l’huile que l’on en retire, quand
elle est fraîche.
Son bois est mou, odorant et facile à travailler. Les
bergers du Tyrol et de la Suisse en fabriquent de petites
figures d’animaux et d’autres objets, qu’ils vendent comme
souvenirs aux voyageurs.
Le ''pin sylvestre'', appelé aussi ''pin suisse, pin de Genève'',
''pin de Russie'', etc., est un arbre d’une belle forme, qui
s’élève à une grande hauteur et qui croît sur la plupart
des hautes montagnes de l’Europe. C’est l’arbre de la
Suisse, de la Savoie, des Pyrénées, des Vosges et de
l’Auvergne.
C’est avec le bois de ce pin, qui est blanc, que l’on {{tiret|fa|brique}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cfu6s5najac9btaev1pz6c5tx8yfj7d
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/264
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr|226|PLANTES UTILES ET CURIEUSES.}}</noinclude>{{tiret2|fa|brique}} les baquets, les seaux, et autres ustensiles de
ménage en usage dans les pays où il croît. On en fait également
d’excellents ouvrages de menuiserie et de charpente.
Les Lapons font avec son écorce une espèce de pain,
tandis que dans d’autres contrées du Nord, elle sert à
engraisser les porcs. On l’emploie aussi pour tanner,
comme l’écorce du chêne.
Le ''pin de Corse'' ou ''Laricio'' ({{fig.|79}}) atteint une hauteur
considérable ; sa tête forme une pyramide régulièrement
étagée et recouverte d’une écorce roussâtre, qui est garnie
de feuilles longues très-menues, sans roideur sensible. Cet
arbre réussit en France. Il peut servir à la mâture, mais il
n’a pas la force du ''pin sylvestre''.
Le ''pin Weymouth'' ou ''pin du lord'' est le géant de la famille ;
il doit son nom à lord Weymouth, qui l’introduisit
le premier en Angleterre.
En Amérique, son pays natal, il atteint jusqu’à
soixante mètres de haut, sur six de circonférence. Il
est commun aux États-Unis, où son bois est d’un usage général
pour la construction des maisons et l’exécution des
grandes charpentes ; cependant, il est souvent attaqué par
de gros vers, qui le perforent en tous sens.
Le ''pin larix'' ou ''mélèze'' croît dans les hautes montagnes
des Alpes, auprès des glaciers, bien souvent au-dessus
des sapins, mais isolé et non réuni en forêt ; il
vient également sur les montagnes inférieures et dans les
vallons élevés, pourvu qu’il ait une exposition au nord,
bien aérée.
Il découle de cet arbre une résine abondante, que l’on<noinclude>
<references/></noinclude>
lzq2p3c6eo5bqbw8z4lqdtkk7x6w1qy
Page:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf/265
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||LE PIN.|227}}</noinclude>recueille avec soin, et qui se vend sous le nom de ''térébenthine de Venise''. Dans les mois de mai et de juin, il suinte de ses feuilles, sous la forme de petites graines un peu gluantes s’écrasant facilement sous les doigts, une sorte de manne qui {{Img float
|file=Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868-p265.png
|align=right|width=300px
|cap=Fig. 78. — Pin pignon ou pin parasol.
|capalign=center|style=font-size:10px;}}approche de celle de la Calabre, et qui purge également, mais il en faut une plus forte dose ; on la connaît sous le nom de ''manne de Briançon'' ou de ''mélèze''.
Le bois du mélèze l’emporte en bonté et en durée sur celui de tous les autres pins. Il résiste longtemps à l’action de l’air et de l’humidité ; on en fait des gouttières, des conduits d’eaux souterraines, de bonnes charpentes ; il entre dans la construction des bâtiments de mer ; les peintres en font des cadres pour leurs tableaux, etc. Son écorce est propre au tannage des cuirs.
Le ''pin maritime'' porte la fertilité dans les terrains stériles et sablonneux des rivages de la mer ; il s’oppose à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses/Lis
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Auteur:Caumery
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Psephos
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''Pour témoigner ma reconnoissance au Public du bon accueil qu’il daigne faire aux'' Mémoires Secrets, &c. ''je lui présente ce Volume réimprimé avec des Augmentations très-considérables, distinguées des anciens Articles par un Astérisque''{{lié}}'''*''', ''placé à la tête des différentes Dates.''
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a,2.( a4) d d, | g e a( a2) a4 | bes2 g4 c2 a4 |
d2 d4 ees2 c4 | f2 d4 g c c, | f bes bes, ees a a, | d g g,
bes4. a8[ bes c] | d2( d8)[ bes] c[ a d c d d,] g2 g,4( g2.) |
}}
>>
>>
</score><noinclude>
<references/></noinclude>
lujeuvfznpmj4c9gkl589pmya25u3pj
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|''Troisième Prélude.''|sp=1px|fs=200%|ff=serif}}
{{brn|1}}
{{partition}}
<score sound>
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r8_\markup{\italic\huge\halign #0.25 "Mesuré."} d8[ c a bes fis] g[ d ees c d a] |\voiceOne
bes[ g bes c d e] f4 g4. a8 |
fis[\prall \oneVoice d' c a] b4(\mordent b4.) g8[ c d] |
\appoggiatura d8 ees2\mordent( ees8)[ c] \voiceOne d4( d8)[ g, c g] |
a[ f bes f] ees4\mordent d8[ ees c d ees\mordent f] |
d2\prall r4 d4 g4. f8 |
e8[ f e d] cis4\prall e a4. g8 |
fis2\prall g4 a2 d,8[ e] |
f4. g8^\markup{\small"5."} \grace f8_(^\markup{\small"5.-4."} e4.) f8^\markup{\small"5."} \grace e8_(^\markup{\small"5.-4."} d4.) e8^\markup{\small"5."} |
cis2\prall^\markup{\small"3."} r8 a'8[ g e] fis2 |
<<
{bes,8[ d]( d4) s4 f8.[\prall e16] e4.\prall d16[ e]}
\new Voice {s4 \once\stemUp g2 s2.}
>> | d8[ a'] d2( d4) c2( |
c8)[ d] bes4.\prall a8 g[ d'] g2( | g4) f2( f8)[ d] ees2( | ees8)[ c] d2( d8)[ b] c2( | c8)[ a] bes2(
bes4) a2( | a) g4( g2) g8.[ fis16] | \appoggiatura f8 g2.( g2)
}}
\new Voice = "droite 2" {
\relative c' {\voiceTwo
s1. |
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d8 s4. s1 |
s2. d'8[ bes]( bes) s4. |
s1. |
s2. b,4 c4. r8 |
s2 \once\hideNotes cis4( cis) d4. r8 |
r4 d2 r8 d8[ c a] bes4 |
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fis4^\prall s2 g4 r8 g8[ a bes] | a4. a8[ b c] b4 r8 b8[ c bes] | a4\prall r8 a8[ bes a] g4 r8 g8[ a g] | fis4^\prall r8 fis8[ g d]
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}}
>>
\new Staff <<
\time 6/4 \key d \minor \clef F
\new Voice = "gauche 1" {
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r8 c'8[ bes g] a4 \clef F s2 ees4~ |
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fis2\prall g4 | d2 c4( c) bes2\prall |
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\bar "|."
}}
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s1.*4
a,2.( a4) d d, | g e a( a2) a4 | bes2 g4 c2 a4 |
d2 d4 ees2 c4 | f2 d4 g c c, | f bes bes, ees a a, | d g g,
bes4. a8[ bes c] | d2( d8)[ bes] c[ a d c d d,] g2 g,4( g2.) |
}}
>>
>>
</score><noinclude>
<references/></noinclude>
0xvxgp5rd9ta30ftyzo8bpjnfrr48ap
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/18
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>équation du centre et de ses principales inégalités. Il y a donc de l’avantage à éviter cette réduction et à déterminer d’abord la longitude moyenne en fonction de la longitude vraie ; ce qui être utile dans le cas où l’on cherche le temps correspondant à la longitude vraie. On détermine ensuite, par le retour des séries, la longitude vraie en fonction de la longitude moyenne, et l’on n’a point à craindre, dans ce retour, le peu de convergence des approximations, que l’intégration des équations différentielles laisse toujours incertaine. À la vérité, il faut, dans cette méthode, convertir le mouvement vrai du Soleil en fonction de la longitude vraie de la Lune. Mais dans cette conversion les grandes inégalités lunaires sont multipliées par le rapport du moyen mouvement du Soleil à celui de la Lune, ou par un treizième environ, ce qui les rend fort petites. » Les raisons mises en avant par Laplace, pour justifier la marche indirecte qu’il a adoptée d’après ses prédécesseurs, sont-elles suffisantes pour qu’on ne donne pas la préférence à la marche beaucoup plus naturelle qui consiste à chercher directement les expressions de la longitude de la Lune, de sa latitude et de son rayon vecteur en fonction du temps ? C’est ce que n’ont pas pensé {{MM.|Lubbock, Poisson, Hansen}}. On conçoit que les considérations mises en avant par Laplace aient prévalu tant qu’on n’avait pas encore poussé les calculs jusqu’au degré d’approximation que réclamaient les besoins de l’Astronomie. Tous les efforts devaient tendre vers un but unique c’était d’atteindre ce degré d’approximation. Pour cela, il était naturel de suivre la méthode qui avait semblé tout d’abord apporter le moins possible de complication dans les calculs. Mais à partir du moment où ce but a été atteint par {{MM.|Damoiseau et Plana}}, les idées se sont tournées d’un autre côté, et l’on a voulu arriver au même résultat par la<noinclude>
<references/></noinclude>
fco2f45mxmjvf1d2fno6dxyjzjp754y
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/37
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>égales à des fonctions linéaires des dérivées partielles de <math>\mathrm{R}</math> relatives à ces six constantes, les coefficients de ces dérivées partielles ne renfermant pas le temps <math>t</math> explicitement.
Par là l’intégration des équations (1) sera ramenée à celle de six equations du premier ordre qui déterminent les constantes du mouvement elliptique en fonction du temps. Ces six équations sont plus ou moins simples, suivant qu’on adopte tel ou tel système de constantes pour le mouvement elliptique. Si des six constantes qui entrent dans les équations (3), (5) et (6) nous ne conservons que <math>c,g,h,</math> et que nous remplacions <math>a,e,i</math> par les deux constantes <math>\mathrm{C}</math> et <math>\mathrm{G}</math> du {{n°}}3, et par la nouvelle constante <math>\mathrm{H}</math> égale à
<math>\mathrm{G}\cos i,</math>
nous aurons, pour déterminer ces six constantes, les équations suivantes :
{{MathForm1|(7)|<math>
\left\{\begin{alignat}{3}
\frac{d\mathrm C}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dc},\qquad&\frac{d\mathrm G}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dg},\qquad&\frac{d\mathrm H}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dh},\\
\frac{dc}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm C},&\frac{dg}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G},&\frac{dh}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}.
\end{alignat}\right.
</math>}}
(''Voir'', pour la démonstration de ces équations, le Mémoire de Binet, qui est inséré dans le {{rom-maj|XXVIII}}{{e}} cahier du ''Journal de l’École Polytechnique.)
5. Ces équations ne sont pas encore celles que nous conserverons. Elles présentent pour l’intégration un grave inconvénient que nous ferons disparaître en remplaçant les deux variables <math>\mathrm{C}</math> et <math>c</math> par deux autres.
Si, d’après les équations (5) et (6), on cherche les valeurs de <math>r</math> et en fonction du temps <math>t,</math> la valeur de <math>v</math> se présente sous la forme suivante :
{{c|<math>v=g+n(t+c)+</math> une série de termes périodiques,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
e6sy9os1t7gp2z2sfeiffkwf8gcjdus
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Fabrice Dury
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nœud
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>En introduisant donc cette quantité <math>\mathrm{R}'</math> à la place de <math>\mathrm{R}</math> dans les équations (8) et dans celles des équations (7) qui donnent <math>\frac{d\mathrm G}{dt},\frac{d\mathrm H}{dt},\frac{dg}{dt},\frac{dh}{dt},</math> puis supprimant l’accent de <math>\mathrm{R}'</math> pour simplifier, nous trouverons les équations suivantes auxquelles nous nous arrêterons définitivement :
{{MathForm1|(9)|<math>
\left\{\begin{alignat}{3}
\frac{d\mathrm L}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dl},\qquad&\frac{d\mathrm G}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dg},\qquad&\frac{d\mathrm H}{dt}=&\frac{d\mathrm R}{dh},\\
\frac{dl}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L},&\frac{dg}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G},&\frac{dh}{dt}=&-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H}.
\end{alignat}\right.
</math>}}
Nous nous rappellerons que
{{g|
<math>l</math> désigne l’anomalie moyenne de la Lune,
<math>g</math> la distance angulaire du nœud ascendant au périgée,
<math>h</math> la longitude du nœud ascendant comptée à partir d’une ligne fixe ;
|2.5}}
{{SA|et que, en appelant}}
{{g|
<math>a</math> le demi grand axe de l’orbite de la Lune,
<math>e</math> l’excentricité de cette orbite,
<math>i</math> son inclinaison sur le plan des <math>xy,</math>
|2.5}}
{{SA|on a}}
{{c|<math>\mathrm L=\sqrt{a\mu},\qquad\mathrm G=\mathrm L\sqrt{1-e^2},\qquad\mathrm H=\mathrm G\cos i.</math>}}
{{SA|Enfin on a}}
{{c|<math>\mathrm R=\frac{\mu^2}{2\mathrm L^2}-\frac{m'(xx'+yy'+zz')}{r'^3}+\frac{m'}\sqrt{(x'-x)^2+(y'-y)^2+(z'-z)^2}\,;</math>}}
{{SA|et dans cette valeur de <math>\mathrm{R},</math> on doit remplacer <math>x,y,z</math> par leurs valeurs déduites des formules du mouvement elliptique, et exprimées en fonction des six quantités <math>\mathrm{L,G,H},l,g,h.</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
adhs08ym9ye4mpfesfapmk5rj6y4bdy
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/44
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
La substitution de <math>a,e,\gamma</math> à <math>\mathrm{L,G,H}</math> permettra de développer facilement <math>\mathrm{R}</math> en mettant de côté tous les termes qui ne donneraient aucun résultat sensible, eu égard à la petitesse de <math>e,</math> de <math>\gamma,</math> et du rapport de <math>a</math> au demi grand axe de l’orbite apparente du Soleil.
8. Outre que <math>x,y,z</math> doivent être remplacés par leurs valeurs déduites des formules du mouvement elliptique, et exprimées en fonction de <math>a,e,\gamma,l,g,h,</math> nous devons aussi mettre, au lieu de <math>x',y',z',</math> les valeurs de ces coordonnées du Soleil, qui sont censées connues en fonction du temps.
Soient donc
{{Alinéa|<math>h'</math> la longitude du nœud ascendant de l’écliptique mobile, comptée sur l’écliptique fixe correspondant à l’origine du temps, à partir de la ligne fixe qui a été prise pour axe des <math>x</math> ;|6|-3}}
{{Alinéa|<math>i'</math> l’inclinaison de l’écliptique mobile sur l’écliptique fixe ;|6|-3}}
{{Alinéa|<math>\gamma'</math> le sinus de la moitié de cette inclinaison ;|6|-3}}
{{Alinéa|<math>v'</math> la distance angulaire du Soleil au nœud ascendant de l’écliptique mobile.|6|-3}}
On aura, d’après les formules (3) dans lesquelles il suffit de mettre un accent à chacune des lettres qui y entrent,
{{c|<math>
\begin{alignat}{2}
x'=&r'\cos v'\cos h'-&&r'\sin v'\cos i'\sin h',\\
y'=&r'\cos v'\sin h'+&&r'\sin v'\cos i'\cos h',\\
z'=&r'\sin v'\sin i'.
\end{alignat}
</math>}}
En combinant ces valeurs de <math>x',y',z'</math> avec celles de <math>x,y,z,</math><noinclude>
<references/></noinclude>
ry5bcgbjpzib05rr1leqw2jssu21yn8
Page:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu/106
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|70|{{t|PREMIÈRE PARTIE. — MÉMOIRES PUBLIÉS PAR RIEMANN.|90}}|}}</noinclude>par <math>e^{\sigma\pi i}</math> l’on obtient, après suppression d’un facteur commun,
<math></math>
oty sin(<r — y )-e^’Kl P^ 4- sin (s — y’)Tie^ iU Pï’
— sin ( j 4- a H- p )tt e-Ca+t^J pè a s i il ( a —1— a -h fi’ )tt e“(0H~P P** .
D’une manière toute pareille l’on a aussi, en remplaçant partout <math>\alpha</math> par <math>\alpha'</math>, l’équation suivante, renfermant la grandeur arbitraire <math>\sigma</math>,
<math></math>
ay sin(a — y )tcc^7ZI P ^ -h a(,sin ( j — y’ ) tt 7rf P^
sin(a -+- a’-f- pP 4- a^, sin(ff-f- a’4- !îU
Si l’on débarrasse les deux équations de l’une des fonctions, par exemple de <math>\mathrm{P}^{\gamma'}</math>, en déterminant <math>\sigma</math> convenablement, les équations résultantes ne peuvent différer que par facteur général constant, puisque <math>\frac{\mathrm{P}^\beta}{\mathrm{P}^{\beta'}}</math> n’est pas égal à une constante. Cette élimination de <math>\mathrm{P}^{\gamma'}</math> nous donne, par conséquent,
«y ag sin ( a 4- p h- y’ ) — e~X7li sin ( a 4- p’ 4- y’)re_a7t’
^ ap sin (a7 h- Jl h- y’)7re—a’m" ctysiii( a’ -t- [j’-h y’
et l’élimination toute pareille de <math>\mathrm{P}^\gamma</math> nous donne
, ay’ af3 sin (et 4- fi 4- y )tt e-^1 ay sin ( a 4- p’-h y) 7ue~a’™
^ ^ «y, ap sin (a’-h jü 4- y)~e~’x'r^ cty sin(*’4- p’-H yjre"1’71’3
ce qui constitue les quatre relations cherchées. L’on en tire les rapports des quotients <math>\frac{}{}</math> L’égalité des deux valeurs <math>\frac{}{}</math> tirées des deuxième et quatrième relations se reconnaît aisément comme conséquence de <math>\alpha + \alpha' + \beta + \beta'+ \gamma + \gamma' = 1</math> à l’aide de l’identité <math>\sin s\pi = \sin(1 - s)\pi</math>.
Ainsi, les quatre grandeurs <math>\frac{\alpha_\beta}{\alpha'_{\beta'}}, \frac{\alpha_{\beta'}}{\alpha'_{\beta'}}, \frac{\alpha_\gamma}{\alpha'_\gamma}, \frac{\alpha_{\gamma'}}{\alpha'_{\gamma'}}</math> sont déterminées par l’une d’elles, par exemple par <math>\frac{\alpha_\beta}{\alpha'_\beta}</math>, et les trois grandeurs <math>\alpha'_\beta, \alpha'_\gamma, \alpha'_{\gamma'}</math>, le sont à l’aide des cinq autres <math>\alpha_\beta, \alpha'_\beta, \alpha_{\beta'}, \alpha_\gamma, \alpha_{\gamma'}</math>. Mais ces<noinclude>
<references/></noinclude>
8nhwrholy5bvn09uiqdk6143u4sren4
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/23
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|8|{{sc|giselle}}}}</noinclude><nowiki/>
Alors Denise s’inquiéta ; même une
angoisse lui vint : où prendre du lait
maintenant pour ce petit affamé ?
C’est qu’il lui en fallait, et tout de
suite ; si fragile, il ne vivrait pas longtemps
privé de nourriture. Oh ! l’entendre
ainsi crier la faim, c’était horrible !
Denise allait pleurer. Cependant l’ardeur
de ce sauvetage l’enhardit d’une vaillance
inconnue. Elle se redressa, regarda autour
d’elle ; là-bas, au long de la berge,
des cabarets envahis par la foule ; plus
près, mais dans l’enfoncement des terres,
quelques maisonnettes rustiques. Là
peut-être…
Bravement elle gravit le talus.
La montée était raide. Très occupée à
tenir dans sa robe soulevée le petit qui se<noinclude>
<references/></noinclude>
qh32zghavaxp9i0i59oek011irq0f3q
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/24
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|9}}</noinclude>blottissait, tranquille maintenant, elle
s’accrochait d’une main aux herbes, et ne
vit point venir devers elle un beau jeune
homme qui, lui, la regardait. Même, il
courut, la devinant embarrassée, et l’aida
à sauter sur le chemin.
— Merci, murmura Denise, si préoccupée
qu’elle ne leva point les yeux sur ce
passant. Tout de même elle ajouta :
— Pourriez-vous me dire si je trouverais
du lait dans une de ces maisonnettes
la-bas ?
— Du lait ? répéta le jeune homme,
curieux de savoir ce que cette belle fille
tenait si précieusement roulé dans un
coin de sa robe.
Mais elle écarta doucement l’étoffe, et
lui montrant le nouveau-né :<noinclude>
<references/></noinclude>
8d9qfs9rtl7q5ls1xs7jguq0huhcq7x
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/41
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr|26|{{sc|giselle}}}}</noinclude>les Morissot rejoignaient le bateau, le
père et la mère, le bras sous le bras, se
parlant de très près avec une animation
bavarde et joyeuse.
Cependant Giselle, dont la courte existence
avait été deux fois déjà menacée
d’une fin tragique, ne se doutait point du
rôle pour lequel la destinée l’obligeait à
vivre ; et, très tranquille, elle dormait sur
le cœur de l’enfant où palpitait l’éveil des
premières tendresses.<noinclude>
<references/></noinclude>
gf2jg73t29sd9z251f1pspwy57k4qnf
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/25
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}}}</noinclude><nowiki/>
— C’est pour ce petit chien que je viens
de ramasser là. Il y avait peut-être longtemps
qu’on l’avait jeté et il a très faim ;
voyez, il n’attendrait pas que nous soyons
rentrés à Paris. Oh ! je voudrais tant le
sauver !…
— Attendez-moi, cria le jeune homme
en prenant sa course.
Et Denise, confiante, s’assit pour attendre,
les pieds pendant sur le talus, bien
installée dans sa robe épandue, son chapeau
tombé dans le dos, ses cheveux
blonds, légers, doucement soulevés
comme une vapeur d’or tout autour de sa
tête ronde et très éclatante, avec sa pâleur
de fille élevée dans l’étroit magasin
d’une petite rue sans soleil, sous la splendeur
croissante d’un couchant aux gran-<noinclude>
<references/></noinclude>
midvqn1vcegqdefb7rmhxqncqydywmk
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/26
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|11}}</noinclude>des ombres violettes. Doucement, elle
berçait, remuant ses bras croisés en une
courbe maternelle, très heureuse maintenant,
les yeux pleins de rêves enfantins
et gravés.
Par instants, elle tournait la tête, pressée
de le voir revenir, ce passant pitoyable.
Assez vite il revint, à longues
enjambées rythmées, les gestes raides
dans la comique précaution de ne point
verser le verre plein de lait qu’il portait
devant lui, d’un bras tendu.
— Voilà, dit-il, un peu essoufflé, s’agenouillant
sur le bord de la robe de
Denise.
Et puis, tous les deux interdits, ils se
regardèrent avec le même sourire : comment
faire boire un petit chien ? On<noinclude>
<references/></noinclude>
2eau0qgaqg3je8wdupk7lfy259k0fe6
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/27
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|12|{{sc|giselle}}}}</noinclude>essaya d’approcher le verre du petit museau
impatient ; la bestiole gigota, se
débattit, refusa de boire, et toujours elle
cherchait la main de Denise, barbotant
dans sa paume, trompée par la douceur
de cette chair tendre et tiède. À la fin, la
jeune fille, ingénieuse par instinct, s’avisa
d’une tromperie : elle plongea le fin
bout de son doigt dans le verre, et l’offrit,
avec sa goutte de lait, à la petite bouche
affamée qui s’ouvrit alors, engloutit sa
pâture ; et le nourrisson ne cessa de
boire à ce biberon improvisé que lorsque,
bien repu, il s’endormit.
— Le voilà sauvé, murmura le jeune
homme, qui avait paru s’intéresser vivement
à cette opération, ne perdant pas
de vue un seul des gestes mignons de<noinclude>
<references/></noinclude>
r93amul7lgppetvl2av8jk538vmqkx5
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|13}}</noinclude>cette blonde décoiffée, si pâle et si
tendre.
— Grâce à vous, monsieur, répondit-elle
reconnaissante, levant sur lui ses
clairs yeux bleus, larges, cernés de la
virgule bistrée des tempéraments languides.
Il arrêta et retint un moment ce regard
par la curiosité sympathique du sien ; alors
Denise pensa qu’il était charmant cet inconnu
et d’une physionomie inoubliable.
Tout jeune d’ailleurs, mince, élégant, très
bien vêtu, la barbe brune coupée en fine
pointe sous la moustache à peine poussée,
et des mains extraordinaires de petitesse
et de blancheur. Il ne parut pas désagréable
à Denise d’avoir eu l’occasion de voir
de près ce jeune homme si bien fait, de<noinclude>
<references/>
{{D|2|5}}</noinclude>
28sis392j28hbll8jrrjz37wtflt949
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/33
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|18|{{sc|giselle}}}}</noinclude>dresser blêmissante, c’est mon père, ma
mère !
Elle les avait si candidement oubliés
depuis une demi-heure, M. et {{Mme|Morissot}},
étalés sur l’herbe en aval du pont,
avec leurs voisins les Choquard et leur
bête de fils, et les grandes fillettes picorant
des fleurs au pied du talus ! Elle
avait marché, marché, et les autres, loin
derrière, ne la voyant point revenir, devaient
l’avoir cru perdue, noyée peut-être.
Ce qu’elle en allait entendre des
gronderies, sans compter que les taloches
pleuvaient encore parfois sur la jeune
fille, en dépit de ses dix-sept ans. On
gifle aisément dans les familles honnêtes
des petits boutiquiers : cela fait partie
des traditions d’honneur.<noinclude>
<references/></noinclude>
euj1ovymkol9g7jem1r34pjgkkgoc4e
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/29
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|14|{{sc|giselle}}}}</noinclude>frôler ces mains merveilleuses et d’entendre
cette voix, naturellement rude,
prendre par instants des inflexions adoucies
d’une tendresse qui remuait le cœur.
Le petit chien trouvé, qui avait amené
cette rencontre, lui devint tout à coup
infiniment cher, et elle sentit lui venir
pour lui un attachement d’une vivacité
extrême. Bien sûr, elle le garderait, l’élèverait,
l’adorerait, ce mignon. Et elle
prit pour le dire des façons naïves et
embarrassées qui les troublèrent tous les
deux. Lui, pour demeurer près d’elle,
s’empara du baby qu’elle venait d’emmaillotter
dans son mouchoir et feignit
de découvrir sa race. C’était une griffonne,
ma foi, quelque peu mâtinée de
caniche, mais qui deviendrait superbe<noinclude>
<references/></noinclude>
qvcl4mjxbmz20fsnnxis2tvgl8o99h5
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/30
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}-15}}</noinclude>quand elle aurait poussé toute sa toison
soyeuse ou ruchée comme une peau d’astrakan.
Il était là, les genoux dans la robe
claire, frôlant la belle fille radieuse, et
tous les deux se passant le petit paquet
laineux avec un ravissement de ce jeu qui
vaguement évoquait entre eux, comme
pour des enfants qui jouent à la poupée,
l’image d’une parenté plus réelle, le dorlotement
partagé d’un baby plus sérieux.
Et tout à coup cette parole naïve vint s’épanouir
comme un lis sur les lèvres de la
jeune fille :
— Comment l’appellerons-nous ?
Ils cherchèrent, récitant des noms
aussitôt rejetés, rien ne paraissant assez
beau pour dénommer cette griffonne.<noinclude>
<references/></noinclude>
ntnd5ndsolxpu409uabt2o830y8i8zh
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|15}}</noinclude>quand elle aurait poussé toute sa toison
soyeuse ou ruchée comme une peau d’astrakan.
Il était là, les genoux dans la robe
claire, frôlant la belle fille radieuse, et
tous les deux se passant le petit paquet
laineux avec un ravissement de ce jeu qui
vaguement évoquait entre eux, comme
pour des enfants qui jouent à la poupée,
l’image d’une parenté plus réelle, le dorlotement
partagé d’un baby plus sérieux.
Et tout à coup cette parole naïve vint s’épanouir
comme un lis sur les lèvres de la
jeune fille :
— Comment l’appellerons-nous ?
Ils cherchèrent, récitant des noms
aussitôt rejetés, rien ne paraissant assez
beau pour dénommer cette griffonne.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|16|{{sc|giselle}}}}</noinclude><nowiki/>
Enfin il dit :
— Autrefois, quand j’étais enfant,
j’aimais beaucoup une vieille épagneule
qui m’avait vu naître et que l’on appelait :
Giselle !…
— Giselle !… Giselle !… s’écria Denise
enthousiasmée. Oh ! comme c’est joli…
C’est celui-là que je cherchais. La voici
baptisée… Giselle !…
— Il me semble que je suis un peu son
parrain, murmura le jeune homme avec
une douceur de voix singulière.
— Et moi la marraine, répondit-elle
tout bas.
Ils se regardèrent furtivement, et puis
ils rougirent beaucoup, car la même pensée
leur était venue qu’ils ne se connaissaient
pas tout à l’heure et se trouvaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|17}}</noinclude>maintenant comme idéalement unis. Elle
rabaissa les yeux sur la griffonne emmaillottée
et couchée dans ses bras, et
par contenance remua lentement les
épaules dans un bercement tout plein de
précoce science maternelle ; tandis que
lui regardait un peu en l’air, comme s’il
trouvait au ciel une solennité significative,
quelque chose de fatal dans le décor
où s’encadrait pour lui cette idylle imprévue.
Mais ils furent tirés l’un et l’autre de
leur embarras exquis par une rumeur et
des cris rapprochés pleins d’angoisse.
Des voix affolées criaient : Denise ! Denise !
— Ah ! mon Dieu ! s’écria la jeune fille
dans une secousse de réveil qui la fit se<noinclude>
<references/>
{{D|2.|5}}</noinclude>
sph38hqcw7ty50x3qw66ae59asxa5qo
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/34
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|19}}</noinclude><nowiki/>
Une fille bien giflée passe pour avoir
reçu une éducation sévère, mais soignée.
Denise frissonnante, étranglée de peur,
n’osait bouger ni répondre, et les cris se
rapprochaient.
{{Mme|Morissot}} avait pris par le chemin
d’en haut, {{M.|Morissot}} explorait le bas ;
les {{corr|Choquart|Choquard}} émaillaient le talus en tous
sens. Mais bientôt chacun aperçut Denise
debout, immobile, les bras croisés, auprès
d’un beau jeune homme attentif, et
toute la troupe, dans une stupeur, se rallia
vers eux.
— Que fais-tu là ?… cria la mère essoufflée.
— Avec un homme ?… acheva {{M.|Morissot}},
escaladant le chemin d’un bond
furieux et courant sur Denise, la main<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/35
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr|20|{{sc|giselle}}}}</noinclude>levée ; mais il trouva devant lui le beau
jeune homme calme, qui d’un revers de
bras, l’arrêta.
— Doucement, monsieur, dit-il, très
ému, mais d’un ton distingué qui impressionna
l’assistance.
— Répondras-tu ? continua Morissot,
se contentant néanmoins de menacer Denise
derrière le corps de son défenseur.
— Mais, papa, c’est bien simple, balbutia
la jeune fille dont la voix tremblotante
annonçait les larmes prochaines,
en cherchant des fleurs, j’ai trouvé…
— Monsieur, n’est-ce pas ? interrompit
le bonhomme avec un ricanement qui
voulait être impoli.
— Non, papa, un chien.
— Quel chien ? es-tu folle ?<noinclude>
<references/></noinclude>
lnv1l44a0cug3uvvalpjqfnhoynjtm7
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/36
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|21}}</noinclude><nowiki/>
— Non, papa, regarde…
Et, délicatement, elle écarta le mouchoir
qui cachait le museau de Giselle
endormie.
— Qu’est-ce que c’est ça ? Veux-tu bien
jeter cette horreur à la Seine… prononça
Morissot, indigné.
Denise fit un cri et se détourna, prête à
fuir, prête à tout pour sauver les jours
menacés de Giselle, mais le jeune homme
l’apaisa d’un geste ; puis il dit :
— Rassurez-vous, mademoiselle, si
monsieur votre père s’oppose à ce que
vous emportiez cette petite bête que votre
bon cœur vous a fait recueillir, c’est moi
qui m’en chargerai, et je vous jure qu’elle
recevra tous les soins que vous pourriez
lui donner {{corr|vous même|vous-même}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/37
104
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="TlinaR" />{{nr|22|{{sc|giselle}}}}</noinclude><nowiki/>
Denise, un peu calmée, le remercia
d’un regard timide, d’un sourire qui tremblait.
Cependant elle serrait bien fort sur
son cœur ce trésor qui lui était devenu si
cher et son geste suppliait.
Mais le père sans pitié déjà ouvrait la
bouche pour ordonner l’abandon immédiat
de Giselle, lorsqu’il surprit un signe
que sa femme lui adressait à l’abri du
chapeau ballottant sur les épaules de Denise,
et il s’arrêta, pris d’une toux subite.
Alors, {{Mme|Morissot}} s’avança, doucereuse,
la voix emmiellée :
— Mon Dieu si tu voulais, Jules,
nous emporterions ce petit chien, puisque
cela paraît faire tant de plaisir à notre
chère enfant ! Eh bien ! si cela t’ennuie,
d’ici quelques jours, nous le donnerons,<noinclude>
<references/></noinclude>
bwi5ki3f4exo8w5fdx763fu9sy2c7za
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/38
104
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|23}}</noinclude>voilà tout, c’est-à-dire nous le rendrons
à monsieur… monsieur ?
— Parfaitement, interrompit le jeune
homme avec un empressement joyeux, et
je vous remercie, madame, de cette bonne
pensée. Puisque vous voulez bien me le
permettre, j’irai m’informer prochainement
de votre décision. Voici mon nom.
Il tendit sa carte à {{M.|Morissot}}, mais
ce fut madame qui la happa au passage,
et elle rougit d’orgueil en lisant : « Maurice
de Reyno, attaché au ministère des
finances. »
Alors d’un ton digne, elle se tourna
vers son mari :
— Jules, donne ta carte à {{M.|de Reyno}}.
Le bonhomme se fouilla avec de grands
gestes, très impressionné par l’atti-<noinclude>
<references/></noinclude>
qjoz3tqtawy6vrzvv9cscnup6nqeham
Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/39
104
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/* Validée */ Pour pouvoir placer le modèle {{Mme}} je copie-colle le dernier mot de la page sur la suivante
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr|24|{{sc|giselle}}}}</noinclude>tude de sa femme et ses airs solennels.
— Voilà, fit-il, passant au jeune
homme, qui eut le bon goût de ne point
le regarder, un carton épais, très chargé de
ces indications précieuses : « Au Ciseau
d’or. Jules Morissot, mercerie et ruban,
perles, fleurs, etc., rue des Nonnains-d’Hyères,
208. »
— {{corr|Est|Es}}-tu contente, mignonne ? dit
{{Mme|Morissot}} à Denise, en la recoiffant
d’un mouvement de coquetterie maternelle.
— Oui, maman, balbutia la fillette interdite
et qui demeurait béante, dans
un étonnement naïf.
Elle attendait des gifles et on la caressait.
Puis, se tournant vers le groupe,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Peyrebrune - Giselle.pdf/40
104
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2026-05-08T11:54:56Z
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/* Validée */ "Mme" copié-collé de la page précédente afin de placer le modèle
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="TlinaR" />{{nr||{{sc|giselle}}|25}}</noinclude>{{Mme|Morissot}} déclama, la voix attendrie :
— Elle a un cœur d’or, cette enfant-là,
un cœur d’or ! Au revoir, monsieur de
Reyno.
— Madame, mademoiselle… Au revoir,
Giselle, dit gentiment le jeune homme
feignant de se pencher sur le petit chien,
mais se rapprochant de Denise pour lui
murmurer à l’oreille :
— Denise… à bientôt.
Elle rougit violemment ; alors sa mère,
très-vite, la poussa devant elle, afin de
dérober cette rougeur révélatrice aux
regards malveillants des Choquard accourus.
Et l’on se sépara. Maurice, arrêté, regardait
s’éloigner Denise, qui, sournoisement,
une ou deux fois se retourna ;<noinclude>
<references/>
{{D|3|5}}</noinclude>
8igc4zkoqtlv55yfzs14xm6ctogs0fq
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/5
104
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2026-05-07T20:08:52Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>« ''Celui qui acquerra ces deux volumes, pourra se dispenser de l’achat assez dispendieux des vingt volumes dont ils sont tirés ; il ne sera point obligé sur-tout de parcourir beaucoup d’inutilités pour trouver des articles propres à dédommager.'' »
''Il faut distinguer dans notre ouvrage deux parties, l’agréable & l’utile ; heureux qui peut réunir les deux ! Mais un auteur estimable cherche toujours la derniere, & certainement'' Bachaumont, ''qui le premier imagina notre collection, ne l’avoit pas négligée. Pour s’en convaincre il suffit de suivre les éditeurs dans leur discussion raisonnée qui se trouve en tête de ces mémoires.''
''En observant le même plan que'' Bachaumont, ''nous avons cherché à l’étendre, c’est à-dire en ne négligeant point ce qui pouvoit amuser, nous nous sommes efforcés d’y joindre encore plus ce qui pouvoit instruire. En effet, il s’étoit, comme l’indique le titre, borné à la littérature. Nous avons cru devoir aussi travailler pour l’histoire. Nous n’avons écarté que la partie absolument politique, à laquelle sont''<noinclude>
<references/></noinclude>
bghan55g2hwuy6x2273evihp3nlllss
Page:Jean Haust - Dictionnaire liégeois, 1933.djvu/159
104
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Yland
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/* Balise Lang défectueuse : contient "=". C'est corrigé */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Srtxg" />{{nr||'''bwérd — bwès'''|123}}</noinclude><section begin="bwèhî"/>{{tiret2|en|semble}} des étais :
{{lang|wa|''fé sûre li ~''}}.
| {{lang|wa|'''bwèheû''' (''-ieû'' G)}}, « boiseur », ouvrier qui {{lang|wa|''bwèhèye''}}.
<section end="bwèhî"/>
<section begin="bwérd"/>{{lang|wa|'''bwérd'''}} [''bwḗr''], bord (voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|abwérd}}''}}) :
{{lang|wa|''å ~ di l’êwe ; Moûse è-st-a plins bwérds, a {{sic2|rḗz′}} di ~''}} ;
{{lang|wa|''vini a ~''}}, aborder, atterrir (voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|abwérd|abwèrder}}''}}) ;
{{lang|wa|''qwiter ~''}}, prendre le large ;
{{lang|wa|''èsse so l’ ~ dèl fosse ; dès lèpes corne dès ~ di crameû''}}, des lèvres épaisses ;
{{lang|wa|''on norèt avou on p’tit rodje ~ ; on ~ di cote''}}, bord de jupe.
| {{lang|wa|'''bwèrdèdje'''}}, m., action de border, bordage (d’un chapeau, etc.).
| {{lang|wa|'''bwèrder'''}}, v. tr., border :
{{lang|wa|''dji bwèrdêye on tchapê avou on galon d’ôr, ine plate-binne avou dès pin’guètes''}} ;
{{lang|wa|''dès mohones bwèrdèt tote li rowe''}}.
| {{lang|wa|'''bwèrdeû, -eûse''' (''bwèd’rèsse'' F)}}, t. de coût., celui, celle qui borde.
| {{lang|wa|'''bwèrdeûre''' (néol. ''bôrdeûre, bôrdûre'')}}, bordure :
{{lang|wa|''mète ine ~ a on tåvlê, ine ~ di pîres di tèye a ’ne pavêye, ine ~ di påkîs a ’ne plate-binne''}}.
<section end="bwérd"/>
<section begin="bwèrê"/>{{lang|wa|'''bwèrê'''}}, m., botte, faisceau (de brins de bois ; comparez {{lang|wa|''{{DLFHL|bote}}, {{DLFHL|bwès}}, {{DLFHL|fa}}''}}) :
{{lang|wa|''~ d’brocales''}}, voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|brocale}}''}} ;
{{lang|wa|''~ d’ramayes, di cohes di peûs ; ~ d’ lègne''}} ( = {{lang|wa|''di hatch’rotes, di sclats d’ bwès'')}} ;
{{lang|wa|''bèni ~''}}. voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|bèni}}''}} ;
— {{lang|wa|''on ~ d’ clés''}} (arch.), trousseau de clefs :
{{lang|wa|''il èst todi pindou a m’ costé come on ~ d’ clés''}}.
| {{lang|wa|'''bwèrion'''}} (Visé), m., petit faisceau :
{{lang|wa|''fé on ~ di strin''}}.
[Dérivé, à l’aide du suff. ''-ion'' (-illon), de {{lang|wa|''bwèrê''}}.
Ce dernier est altéré (sous l’influence du syn. {{lang|wa|''bwès''}}) de
{{lang|wa|''borê, bôrê''}} (''borreau'' en 1581), diminutif de {{lang|wa|''{{DLFHL|bôr 2}}''}}.]
<section end="bwèrê"/>
<section begin="bwèrgnå"/>{{lang|wa|'''bwèrgnå, -åde''', ou '''bwèrgneû, -eûse'''}}, lorgneur, -euse.
| {{lang|wa|'''bwèrgnèdje'''}}, m., 1. lorgnement ;
— 2. {{lang|wa|''côp d’ ~''}}, coup qui, dans un combat, éborgne un coq momentanément.
| {{lang|wa|'''bwèrgnî'''}}, v. intr., bornoyer, lorgner, épier :
{{lang|wa|''~ å trô''}}, épier par un trou ; {{lang|wa|''li ci qui bwèrgnèye n’èst nin co mwért''}} ;
{{lang|wa|''~ après ’ne saqwè''}}, lorgner qch ; {{lang|wa|''~ après lès steûles''}}, bayer aux corneilles ;
{{lang|wa|''èle bwèrgnèye tote djoû al fignèsse après s’ galant, èlle èst todi a ~ hår èt hote''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|bwègne}}''}}.
<section end="bwèrgnå"/>
<section begin="bwès 1"/>{{lang|wa|'''1. bwès'''}},
I. bois : 1. réunion d’arbres :
{{lang|wa|''on p’tit ~'' (syn. ''{{DLFHL|buskèdje}}'') ; ''går-di-~''}}, garde-forestier ;
{{lang|wa|''li fin tchèsse li leûp foû dè ~ ; i-n-a pus d’on leûp å ~ ; aler å ~ sins cougnèye''}} ;
{{lang|wa|''lès priyîres ni vont nin å ~''}} ;
— 2. partie ligneuse d’un arbre :
{{lang|wa|''dè frèh ~''}}, du bois vivant, ou encore vert, non séché :
{{lang|wa|''vos n’ sårîz aloumer l’ feû avou dè frèh ~''}} ; opp. à {{lang|wa|''dè sètch ~, po-z-aloumer l’ feû ou po l’ travayî''}} ;
{{lang|wa|''li ~ n’ si k’tape pus qwand il èst bin sètch''}} ;
{{lang|wa|''dè tinre ~, wice qui lès viérs si mètèt so l’ côp ; dè blanc ~''}} (1. peuplier blanc ;
2. aubier, syn. {{lang|wa|''{{DLFHL|åbon}}, fås ~, tinre ~''}}) ;
{{lang|wa|''dè deûr ~''}}, bois dur, de première qualité (chêne, noyer, frêne) ;
{{lang|wa|''dè ~ d’ djèyî, d’ faw, d’ônê, d’ tchinne''}}, etc. ;
{{lang|wa|''ramasser dè mwért ~ ; on ~ cagnès′''}}, noueux,
{{lang|wa|''qu’a tot plin dès nouk, qui n’ convint wére po li scrin’rèye''}} ;
{{lang|wa|''kitèyî dè ~, fé dès cayèts d’~ ; mète ine pitite gougnote di ~ so l’ feû''}} ;
{{lang|wa|''li ~ oûveûre, bîlêye, si k’tape, si k’djète, si k’hène, si k’find, si k’pète, si k’twètche, si
k’trawe''}} ;
{{lang|wa|''dè ~ qu’èst lot k’bîlé, tot k’traw’té''}}, etc. ;
{{lang|wa|''ine bwète an ~ di Spå''}} (fig. 149) ;
{{lang|wa|''~ d’ récoulisse, bois de réglisse ; ~ d’ brokes''}}, bourdaine ;
{{lang|wa|''~ d’ poye''}}, érable commun ; {{lang|wa|''flêrant ~''}} (H), merisier à grappes ;
{{lang|wa|''on cloksiyå qui toûne a ~''}}, un fuchsia dont la tige devient ligneuse.
Prov. {{lang|wa|''li vî ~ prind vite feû ; li prétins fêt craquer l’ vî ~''}} ;
{{lang|wa|''èsse dè ~ qu’on fêt lès violons ; on veût bin d’ qué ~ qu’i s’ tchåfe''}} ;
{{lang|wa|''trover båbe'' (ou ''vizèdje'' ou ''l’ouh'') ''di ~ ; fåt qu’ tot ~ s’ tchèrèye''}} ;
{{lang|wa|''il a on ~ foû di s’ fahène, i hètche on ~''}}, il est un peu fou ;
{{lang|wa|''ome di ~''}}, homme de paille ;
— 3. objet en bois : {{lang|wa|''bwès d’ lét''}} (syn. {{lang|wa|''{{DLFHL|foûme}}'')}},
bois de lit ;
{{lang|wa|''on feû d’ ~ d’ fizik''}}, ouvrier qui fait les crosses de fusil ;
{{lang|wa|''~ d’ fosse'' ou ''d’ houyîre, ~ d’ tèye, ~ d’ vôye''}}, etc.,
bois servant à {{lang|wa|''bwèhî''}}, à étançonner les travaux de la mine.
| II. botte (de menus légumes) :
{{lang|wa|''on ~ d’ porês, d’ rècènes, d’ognons, d’ panåhes''}}.
Comparez {{lang|wa|''{{DLFHL|bote}}, {{DLFHL|bwèrê}}, {{DLFHL|fa}}''}}.
[Du germ. ''*bosk-'' (all. {{lang|de|''Busch''}}, néerl. {{lang|nl|''bosch''}}, fr. ''bois'').
Pour II, comparez l’all. {{lang|de|''Busch''}}, qui signifie aussi « touffe, <section end="bwès 1"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jean Haust - Dictionnaire liégeois, 1933.djvu/161
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Srtxg" />{{nr||'''ca — cabas'''|125}}</noinclude><section begin="ca 2"/><nowiki />
{{lang|wa|'''2. ca'''}}, m., osselet pour jouet :
{{lang|wa|''djouwer ås cas''}} (jeu de petites filles). Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|ohion}}''}}.
[Répond prob1 au fr. dial, ''cail'' ( = fr. ''caillou'') ; voy. la forme fém.
{{lang|wa|''{{DLFHL|caye}}''}} et {{lang|wa|''{{DLFHL|cayewê}}''}}.
Le sens propre serait » caillou ».]
<section end="ca 2"/>
<section begin="ca 3"/>{{lang|wa|'''3. ca''' ou '''kâ'''}}, m., nom de la lettre K.
<section end="ca 3"/>
<section begin="ça 1"/>{{lang|wa|'''1. ça'''}}, pron., ça :
{{lang|wa|''ça v’ va-t-i dè m’ni d’min ? ça va''}}.
{{lang|wa|''Dji n’ vou nin d’ ça, v’ n’avez qu’a ’nn’aler. ça n’ va nin bin''}}.
{{lang|wa|''Come ci come ça ; a pårt ça ; qwèque ça''}}, néanmoins, malgré cela.
{{lang|wa|''Awè ça, dj’îrè ! Nèni ça, vos n’ mi f’rez nin dire ine parèye !''}}
— Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|çoula}}''}}, qui est plus employé dans les autres cas.
<section end="ça 1"/>
<section begin="ça 2"/>{{lang|wa|'''2. ça'''}}, adv., çà :
{{lang|wa|''si porminer ça et la'' (syn. ''hår èt hot′'')}} ;
— empl. comme interj. :
{{lang|wa|''ça, dinez-m’ li ramon ! ; djans ça, vinez !''}} ;
{{lang|wa|''a-ça, vêrez-v’ ine fèye po lot ?''}}
<section end="ça 2"/>
<section begin="cabaçon"/>{{lang|wa|'''cabaçon'''}} (F), m., caveçon.
<section end="cabaçon"/>
<section begin="cabalance"/>{{lang|wa|'''cabalance''' (''cablance'' F)}}, f., balançoire, escarpolette :
{{lang|wa|''aler al ~''}} ; syn. {{lang|wa|''a li k’balance''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|birlance}}, {{DLFHL|kibalance}}''}}.
[Le préfixe ''ca-'', de sens intensif et ord<sup>t</sup> péjoratif,
est une variété du nam. ''co-'' et du liég. ''ki-'' (latin ''com-'') ;
voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|cabossî}}, {{DLFHL|caboûre}}, {{DLFHL|cafougnî}}, {{DLFHL|cahossî}}''}}, etc., et cf. Etym., p. 45 ; Feller, Noies, p. 222.]
<section end="cabalance"/>
<section begin="cabale"/>{{lang|wa|'''cabale'''}} : {{lang|wa|''fé'' ou ''monter ’ne ~'' (syn. ''cabaler'' F)}}.
<section end="cabale"/>
<section begin="caban"/>{{lang|wa|'''caban'''}} (néol.), voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|pèluron}}, {{DLFHL|pèlerine}}''}}.
<section end="caban"/>
<section begin="cabåne"/>{{lang|wa|'''cabåne'''}}, cabane :
{{lang|wa|''ine pitite ~''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|cahûte}}, {{DLFHL|cambûse}}, {{DLFHL|houbète}}, {{DLFHL|mohinète}}, {{DLFHL|wåmîre}}''}}.
<section end="cabåne"/>
<section begin="cåbarèt"/>{{lang|wa|'''cåbarèt'''}}, cabaret (fig. 155 ;
voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|cafè}}, {{DLFHL|èstaminèt}}, {{DLFHL|taviène}}''}}) :
{{lang|wa|''aler å ~ ; c’è-st-on pilé d’ ~, on cou d’ ~''}} ( = {{lang|wa|''i n’èst måy foû dé ~'')}} ;
{{lang|wa|''tini'' ou ''fé ~''}} ;
— service à liqueurs :
{{lang|wa|''on ~ di stin''}}, plateau d’étain sur lequel on met la bouteille et les verres ;
— (Plainevaux) primevère.
| {{lang|wa|'''cåbar’teû'''}}, cabaretier (arch. ; resté comme n. de fam.).
| {{lang|wa|'''cåbar’tî, -îre'''}}, cabaretier, -ière.
<section end="cåbarèt"/>
<section begin="cabas"/>{{lang|wa|'''cabas'''}}, m., cabas :
1. sac ou mallette d’écolière ; spécial<sup>t</sup> (fig. 156), petit
sac ou panier sans couvercle, en paille tressée, en vannerie ou
en étoffe, dans lequel les femmes portent de menus objets ;
— par analogie, 2. (fig. 157 ; syn. plus usité {{lang|wa|''{{DLFHL|banstê}}''}} :
sens à ajouter p. 62)
panier en paille tressée ou en vannerie, de forme arrondie et
avec couvercle, servant au même usage que le précédent ; il a
deux anses où se passe le bras.
| {{lang|wa|'''cabasse'''}}, f., 1. cabas, panier de
jonc ou de sparterie servant à contenir des figues :
{{lang|wa|''ine ~ di figues''}} ; par ironie, chapeau démodé (de femme) :
{{lang|wa|''elle a co tchåssî s’ vèye ~ so s’ tièsse''}} ;
— 2. (fig. 158-9) petit panier à <section end="cabas"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|186|FLA — FLA}}</noinclude><section begin="FLATTERIE"/>Grands, est une flatterie d’actions plus séduisante que celle des paroles. La ''flatterie'' d’imitation, est la plus raffinée, & en même-temps la plus funeste à la société.
On le dit aussi des caresses, tant des personnes que des bêtes. ''{{lang|la|Blanditiæ, blandimenta}}''. Cette mère gâte ses enfans par ses caresses & ses ''flatteries''. On aime les petits chiens à cause de leurs flatteries.
<section end="FLATTERIE"/>
<section begin="FLATTEUR"/><nowiki />
☞ FLATTEUR, EUSE. adj. Qui flatte, qui loue avec excès pour se rendre agréable. ''{{lang|la|Blandus, assentationis, adulationis plenus}}''. Ami ''flatteur'', peu sincère. ''{{lang|la|Amicus blandus}}''. Discours ''flatteur'', langage ''flatteur. {{lang|la|Blandiloquentia}}''. Avoir les manières ''flatteuses'', avoir les manières douces & insinuantes. On dit qu’un homme a toujours quelque chose de ''flatteur'' à dire, qu’il dit toujours quelque chose d’obligeant. ''{{lang|la|Blandidicus, blandiloquens, blandiloquus}}''. Un miroir ''flatteur'', qui repréfense les objets plus beaux qu’ils ne sont.
Combien de gens ont l’art de faire incessamment des portraits ''flatteurs'' d’eux-mêmes, pour se donner de la réputation ? {{sc|Fl}}.
{{poem|''Un poëme insipide, & sottement'' flatteur,
''Déshonore à la fois le Héros & l’Auteur.''
{{d|Boil.|sc}}
''Cet éloge ''flatteur'', que ton cœur désavoue,''
''Condamne ton Héros, & la voix qui le loue.''
{{d|Vill.|sc}}|m=1em}}
☞ {{sc|Flatteur}}, synonyme de caressant. Cet enfant est ''flatteur'', {{corr|d’un|d’une}} humeur ''flatteuse''. Le chien est un animal ''flatteur''.
☞ FLATTEUR, EUSE. s. m. & f. Celui qui cherche à se rendre agréable par des louanges outrées ou par de basses complaisances. Celui qui, dans le dessein de plaire, approuve également le bien & le mal, & prodigue les louanges les plus outrées aux paroles & aux actions de la personne dont il espère quelque faveur. ''{{lang|la|Assentator, adulator, assentatrix, adulatrix}}''. Le caractère d’un ''flatteur'', est de renoncer à la vérité sans nul scrupule ; de ne parler que par rapport à lui & à son intérêt : il n’a point de caractère particulier : il devient ce que son intérêt demande qu’il soit, sérieux avec ceux qui le sont, gai avec ceux qui sont gais, excepté qu’il n’est jamais malheureux avec ceux qui le deviennent : attaché à la fortune, il change avec elle. La source tarie, le fleuve se sèche. La richesse dissipée, le ''flatteur'' se retire. Le métier de ''flatteur'' est bas & honteux ; mais il semble que ce soit un métier nécessaire, parce que la plupart des hommes ont besoin de tromper, & les autres d’être trompés.
On dit dans un portrait du Sage :
{{poem|''Il ignore le vil commerce''
''Que font les hommes de leur cœur,''
''Et ne sait point comment s’exerce''
''L’infame métier de'' flatteur. {{sc|N. Ch. de Vers}}.|m=1em}}
☞ {{sc|Flatteur, (le)}} Comédie en cinq Actes, mise en vers par {{M.|Rousseau}}, qui l’avoit d’abord écrite en prose. Elle n’a pas eu de succès.
<section end="FLATTEUR"/>
<section begin="FLATTEUSEMENT"/><nowiki />
FLATTEUSEMENT. adv. ''{{lang|la|Blande}}''. D’une manière flatteuse. Parler ''flatteusement''. {{sc|L’Acad.}} Il y a dans les lettres du jeune Pline un air de vanité qu’on ne doit pas approuver : je le veux ; mais dans ce genre d’écrire, où à toute heure on a occasion de parler de soi-même, il est bien difficile qu’on n’en parle pas ''flatteusement'', & avec quelque excès. {{sc|De Vigne. Marv.}}
<section end="FLATTEUSEMENT"/>
<section begin="FLATUEUX"/><nowiki />
FLATUEUX, EUSE. adj. Terme particulièrement usité en Médecine, synonyme de {{Tr6L|VENTEUX|venteux}}. ''Voyez'' ce mot. On désigne par cette épithète, les alimens qui causent des vens dans le corps. ''{{lang|la|Ventosus}}''. La plupart des légumes sont ''flatueux''.
<section end="FLATUEUX"/>
<section begin="FLATUOSITÉ"/><nowiki />
FLATUOSITÉ. s. f. ''{{lang|la|Flatus, ûs}}''. Vens qui s’engendrent dans le corps, qu’on rend par haut ou par bas, ou qui restent dans les intestins, & produisent des borborygmes. {{sc|Col. de Villars}}.
<section end="FLATUOSITÉ"/>
<section begin="FLAUBER"/><nowiki />
FLAUBER. v. a. Battre, frapper, étriller, rosser.
{{poem|''J’avons sur le Monsieur ''Flaubé'' de bonne sorte.''
{{d|''Diction. Com.''|2}}|m=1em}}
C’est un mot fort connu du petit peuple de Champagne.
<section end="FLAUBER"/>
<section begin="FLAVE"/><nowiki />
FLAVE. s. m. ''Voyez'' {{Tr6L|FLAVIUS}}.
<section end="FLAVE"/>
<section begin="FLAVELAGE"/><nowiki />
FLAVELAGE. Vieux mot, qui signifie fable, sornette. ''{{lang|la|Fabula, nuga}}''.
<section end="FLAVELAGE"/>
<section begin="FLAVELLE"/><nowiki />
FLAVELLE. s. f. Nom qu’on donnoit autrefois à un oiseau que les Latins appellent ''{{lang|la|Rubecula}}''.
<section end="FLAVELLE"/>
<section begin="FLAVET"/><nowiki />
FLAVET. s. m. qu’on nomme aussi ''lingette''. Espèce de serge, dont la pièce porte environ vingt aunes de long.
<section end="FLAVET"/>
<section begin="FLAVIANO"/><nowiki />
FLAVIANO. Nom que l’on donne aux ruines de ''{{lang|la|Castrum Novum}}'', ville des anciens Picentins. ''{{lang|la|Flavianum}}''. Ce lieu est dans l’Abruzze ultérieure, Province du Royaume de Naples, près de la petite ville de Giulia Nuova, à l’embouchure du Tordino ou Trontino sur le Golfe de Venise.
<section end="FLAVIANO"/>
<section begin="FLAVIE"/><nowiki />
FLAVIE. ''Voyez'' {{Tr6L|FLAVIUS}}.
<section end="FLAVIE"/>
<section begin="FLAVIGNY"/><nowiki />
FLAVIGNY. Ville de France en Bourgogne, ''{{lang|la|Flaviniacum}}''. Quelques-uns ont cru que Flavigny étoit l’ancienne ''{{lang|la|Flavia Æduorum}} ;'' mais il est clair que le Panégyrique d’Euménius à Constantin, ''{{n.|1}}, 2, 14'', que ''{{lang|la|Flavia Æduorum}}'' est la ville d’Autun. ''Flavigny'' est éloigné de cinq lieues de Semur, du côté du levant. L’Abbaye de ''Flavigny'', Ordre de {{St.|Benoît}}, est fort ancienne ; ''{{lang|la|Flaviniacense Monasterium}}''.
<section end="FLAVIGNY"/>
<section begin="FLAVIOPOLI"/><nowiki />
FLAVIOPOLI. ''Voyez'' {{Tr6L|FLIOPOLI}}.
<section end="FLAVIOPOLI"/>
<section begin="FLAVIOPOLIS"/><nowiki />
FLAVIOPOLIS. Nom de plusieurs villes anciennes. ''Flaviopolis''. Ptolomée en met une en Bithynie & une autre en Cilicie, qui est aujourd’hui Fliopoli. Il y en avoit aussi une en Thrace, qui étoit une Colonie Romaine placée dans la ville, qu’on appeloit auparavant Zélie. {{sc|Pline}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, C.{{lié}}{{rom-maj|XII}}''. Elle y fut envoyée apparemment par Tite ou par Vespasien, dont elle prit le nom de ''Flaviopolis'' ou ville de Flavius. {{M.|Tillemont}} dit ''Flaviade'' ou ''Flaviople''.
<section end="FLAVIOPOLIS"/>
<section begin="FLAVIUS"/><nowiki />
FLAVIUS, FLAVIA ; FLAVE, FLAVIE. s. m. & f. Nom d’une famille de l’ancienne Rome. ''{{lang|la|Flavius, Flavia}}''. La famille ''Flavia'' étoit obscure & sans noblesse, dit Suétone dans Vespasien, ''C.{{lié}}{{rom-maj|I}}''. Le premier qui ait eu quelque nom, fut T.{{lié}}''Flavius'' Pétronius, bourgeois de Réaté, aujourd’hui Riéti. Il étoit Centurion dans l’armée de Pompée, & prit la fuite à Pharsale. Lui & son fils se mirent dans les finances. Celui-ci eut deux fils, Sabinus & Vespasien, dont l’un fut Préfet de Rome & l’autre Empereur. C’est la la première élévation des ''Flavius''. Claude le Gothique porta aussi le nom de ''Flavius'', qui de lui passa à Constantius Chlorus, père du grand Constantin, & à tous ses descendans. Ce nom fut d’abord un sobriquet qui fut donné à quelqu’un de leurs ancêtres ou à la famille, à cause de leurs cheveux blonds, du mot ''{{lang|la|Flavus}}'', jaune, blond. ''Flavie'' Domitille fut brûlée pour la Foi. On dit aussi ''Flave'' au masculin, mais non pas Flavien, qui est Flavianus, nom tout différent. Les ''Flaves'' monterent sur le trône avec Vespasien.
Entre ceux qui ont souffert dans la persécution de Domitien, il n’y en a guère eu de plus illustre que ''Flavius'' Clément, son cousin germain, & les deux ''Flavies'' Domitilles, l’une femme & l’autre nièce de Clément. {{sc|Tillem}}. La famille ''Flavia'' étoit Plébéienne. {{sc|Patin}}, ''{{pg|113}}''.
<section end="FLAVIUS"/>
<section begin="FLAY"/><nowiki />
FLAY, ou {{St.|Germer}} de ''Flay''. Nom de lieu dans le Diocèse de Beauvais. ''{{lang|la|Flaviacum, Sanctus Geremarus de Flaviaco}}''. L’Abbaye de ''Flay'' fut fondée sous le règne de Clovis par {{St.|Germair}} ou Germer, qui en fut premier Abbé.
<section end="FLAY"/>
<section begin="FLAYAU"/><nowiki />
FLAYAU. ''Voyez'' {{Tr6L|FLÉAU}}.
<section end="FLAYAU"/>
{{c3|{{sp|FLE}}.}}
<section begin="FLÉAU"/><nowiki />
FLÉAU. s. m. Instrument propre à battre le blé. Il est composé de deux bâtons d’inégale longueur, attachés l’un au bout de l’autre avec des courroies : l’un sert de manche, l’autre, qui est mobile sur le manche, frappe sur les gerbes. ''{{lang|la|Flagellum, baculus excussorius}}''. Battre le blé avec le ''fléau''.<section end="FLÉAU"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/207
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SCIOPPIUS.|199}}</noinclude><section begin="Scioppius"/>{{tiret2|s’enfer|ma}} dans ce donjon ; il se fixa à ce
travail ; il s’imposa cette tâche pour
sa vieillesse. Trop heureux encore
s’il renonça tout-à-fait à la satire, et
s’il n’eut point quelque envie d’exciter
les peuples à de grandes révolutions,
en leur annonçant que les
promesses de l’Apocalypse seraient
bientôt accomplies. Tous ceux qui se
sont mêlés d’un tel travail n’ont pas attendu,
comme lui, qu’ils fussent las de
médire : quelques-uns au contraire y
ont aiguisé leurs armes, et en sont devenus
plus satiriques. Quelques-uns
aussi n’ont eu en vue que d’exciter
les passions et de remuer les peuples.
Vous trouverez le plan de l’ouvrage
de Scioppius dans une lettre
qu’il écrivit de Padoue le 20 de février
1642. Il ne nous renvoyait
à longs jours, et il réduisait en système
l’art prophétique. {{lang|la|''Quatuor''
''libellos''}}, disait-il <ref>{{lang|la|Scioppius, Epist. ad Vossium, ''pag.'' 225.}}</ref>, {{lang|la|''istis indicibus''
''seu titulis jam confectos habeo.''
1{{o}}. ''Fons Sapientiæ intento digito''
''monstratus, hoc est, eclogæ ex Sacrâ''
''Scripturâ et sanctis patribus de Sacræ''
''Scripturæ studio, ejusque studii''
''necessitate, utilitate, adjumentis et''
''temporibus.'' 2{{o}}. ''Clavis scientiæ ad''
''aperienda regni cœlorum mysteria''
''propediem consummanda, hoc est,''
''specimen exegeseos propheticæ, in''
''psalm.'' 45. 3{{o}}. ''Annunciatio regni''
''Christi ac populi christiani in orbem''
''terræ futurum usque ad novissimum''
''annorum et expeditionem Gog et''
''internecionem ejus.'' 4{{o}}. ''Systema artis''
''Prophetandi, continens ejus artis''
''finem, officia, materiam subjectam''
''et instrumenta, exemplo Galeni in''
''systemate artis medicæ.''}}
'''{{refa|Scioppius-(M)|(M)}}''' ''Qu’il témoigna quelque envie''
''de rentrer dans la communion des''
''protestans.'' ] {{M.|Arnauld}} ne le pouvait
croire. « Il y a une chose qui
donnerait une très-méchante opinion
de Scioppius, si elle était
vraie : c’est qu’il eût voulu, sur la
fin de ses jours, transiger et traiter
de sa religion avec les Hollandais,
et que pour cet effet il eût écrit à
Leyde qu’il se ferait protestant si
on le voulait recevoir. Mais il y a
si peu de vraisemblance à cela,
qu’il faudrait avoir un autre garant
qu’Hornius, pour se le persuader.
Il paraît dans tous ses
livres tant de zèle pour la religion
catholique, et tant d’éloignement
pour les hérétiques qu’il avait
quittés, qu’il n’y a nulle apparence
qu’il ait voulu retourner à
sa première religion. Il avait de
plus de si grands talens, outre
qu’il était de naissance, que s’il
avait été assez misérable pour avoir
cette pensée, il n’aurait trouvé que
trop de princes protestans qui l’auraient
reçu à bras ouverts, sans
avoir été obligé de demander du
pain aux professeurs de Leyde,
qu’il avait cruellement offensés par
la manière dont il avait traité
Joseph Scaliger, leur héros et leur
idole. Voilà tout ce que je pouvais
dire n’ayant point le livre d’Hornius :
mais j’en viens de recevoir le
passage entier, que j’ai fait mettre
au bas de la page, parce qu’il suffit
de le lire pour n’y ajouter aucune
foi, tant il est plein d’emportement
et de fureur contre les catholiques
en général, et contre Scioppius en
particulier, accusant les uns du
dessein barbare d’égorger tous les
protestans, et l’autre d’avoir été
l’instigateur de cette cruelle résolution
<ref>Morale pratique, ''tom. III'', ''chap. VI'',
''pag.'' 129, 130.</ref>. » Voici le passage qui fut
envoyé à {{M.|Arnauld}} : je le tire de la
page 386 de l’Histoire ecclésiastique
de George Hornius <ref>{{lang|la|''Edit. Lugd. Bat.'', 1687}} : ''en faveur de''
''ceux qui ont une autre édition, je dis que ce''
''passage se trouve au numéro'' 6 ''du III''{{e}}. ''article''
''de la III''{{e}}. ''période.''</ref>, que {{M.|Leidecker}}
a continuée et commentée. {{lang|la|''Nunquam''
''res'' evangelicorum ''in majori positæ''
''erant discrimine, quàm post illam''
''Bohemiorum calamitatem.'' Jesuitæ
''enim jam, quasi'' partâ ''de'' universâ
Germaniâ, ''imò omnibus'' evangelicis,
''victoriâ, insolenter triumphabant, ac''
''nil nisi cædem protestantium spirabant,''
''quodam flagitiosissimo'' grammatico,
''et ob scelera'' Altorfi ''Noricorum''
''commissa infami'', Gaspare ''Schoppio,''
''ex palatinatu superiore Neagora''
''oriundo, sed indigno, qui tam præstanti''
''nationi apud posteros accenseatur''
{{corr|)|(}}''sive, ut se appellari italicè malebat''
Scioppio) ''homine in apostasiam''
''prolapso, classicum canente et'' totale
excidium ''protestantium promittente,''}}<section end="Scioppius"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/208
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|200|SCIOPPIUS.}}</noinclude><section begin="Scioppius"/>{{lang|la|''ac suadente : qui tamen nihil nisi''
miserabilis ''litterator fuit, ut opera''
''ejus'' inepta ''et'' maligna ''ostendunt, ac''
''extrema senecta, scriptis Patavio,''
''ubi præ'' jesuitarum, ''vitæ ejus insidiantium''
''metu delitescebat'', Leydam
''litteris, transitionem iterùm ad''
''evangelicos offerebat, si in gratiam''
''reciperetur, sed rejectus'' apostata
''contemtusque ob'' vanitatem fuit.}}
Je n’ai guère lu d’auteur qui ait parlé
de ce dessein de Scioppius, sans se
fonder sur le témoignage d’Hornius.
Cela me tente de croire que l’on n’a
qu’un seul témoin, et je doute que
cela suffise dans un fait de cette nature.
J’ai ouï dire à un savant luthérien
que les lettres de Scioppius
sur ce sujet ont été entre les mains
de Boéclérus. Mais pourquoi donc ne
les a-t-on pas publiées ? car on ne
saurait ignorer que beaucoup de
gens ne traitent de fable ce récit
d’Hornius : c’est pour le moins une
indiscrétion qui méritait d’être
censurée par le sénat académique.
C’est faire tort à la très-illustre université
de Leyde, que de publier
qu’elle rejeta les offres de Scioppius.
Cette conduite n’eût été conforme ni
à la prudence humaine, ni à la charité
chrétienne. Il eût été glorieux
aux protestans de regagner un tel
personnage ; d’ailleurs l’église ne
doit-elle pas toujours tendre les bras
à ses enfans révoltés ? ne faut-il pas
qu’à l’exemple du bon pasteur elle
aille chercher toutes les brebis égarées ?
À plus forte raison pécherait-elle
en fermant la porte aux brebis
qui demanderaient de rentrer dans le
bercail. Était-il impossible que Scioppius
ne se repentît ? pouvait-on décider
certainement que ses demandes
étaient une fourberie ? et en tout cas
n’eût-on pas pu prendre garde qu’il
ne fît du mal ? Notez qu’il remarque
dans sa lettre à Vossius que les livres
prophétiques qu’il souhaitait de
faire imprimer ne contenaient rien
qui fût contraire à la communion de
Rome. Il fait assez entendre qu’il
reconnaît l’injustice et l’usurpation
de la cour de Rome, mais il ne dit
rien qui insinue qu’il eût dessein de
se retirer chez les protestans. {{lang|la|''Vix''
''autem sperare audeo, fore ut quicquam''
''istorum in Italiâ edendi venia''
''mihi detur, non quòd quicquam in''
''eis vel decretis romanæ ecclesiæ de''
''fide, vel bonis moribus adversetur,''
''sed quòd mores curiæ romanæ omnes''
''ecclesiæ leges jam olim in potestatem''
''suam perduxerint, nec jam cuiquam''
''fas sit quicquam tale dicere''
''aut scribere, quale ipsi pontifices in''
''D. Bernardo, Brigittâ, et Catharinâ''
''Senensi non modò verè rectèque dictum''
''fassi sunt, sed etiam pro saluberrimo''
''fidelium dogmate religiosè''
''observari voluerunt''}} <ref>{{lang|la|Scioppius, Epist. ad Vossium, pag. 225,
226}} : ''elle est datée du'' 20 ''de février'' 1642.</ref>. Notez aussi
que cette lettre contient toutes sortes
d’honnêtetés, et plusieurs marques
de confiance à l’égard de Vossius.
'''{{refa|Scioppius-(N)|(N)}}''' ''On doit mettre sa mort à l’an''
1649 <ref>''Comme a fait {{M.|''Witte''}}, ''{{lang|la|''in'' Diario biographico.}}</ref>. ] Ce que je m’en vais citer
de {{M.|Baillet}} fera connaître que peu
de gens savent quand Scioppius
quitta cette vie. Cette incertitude
l’aurait désolé, s’il avait prévue au
temps qu’il faisait un si grand bruit
par toute l’Europe. « <ref>Baillet, Enfans célèbres, ''article'' 69.</ref> Je n’ai pu
encore savoir nettement le temps
de sa mort. M. <ref group=*>(*) ''Dans ses Lettres.''</ref> Patin le père
l’a marquée en 1649. M. <ref group=*>(*) {{lang|la|''Tom.'' 1 ''Bibl. Vind., Ces.'', ''cap.'' 50, ''l.'' 1.}}</ref> Lambécius
témoigne qu’il faisait encore
des livres en 1652. D’autres
semblent avoir prolongé sa vie au
delà de l’an 1660. M. <ref group=*>(*) ''Journal des Savans.''</ref> Galois,
parlant de lui, en 1665, témoigne
qu’il était mort depuis peu de
temps. M.<ref group=*>(*) ''{{lang|la|Bibl. vet. et nov.}}''</ref> Konigius écrivant en
1678, dit de lui : {{lang|la|''Paucis abhinc annis''
''vivere desiit.''}} » Joignons à cela
que d’autres mettent sa mort à l’an
1663 <ref>{{lang|la|''Obiit anno'' 1663 ''octogenario major''. Pope
Blount, Censura Auctorum, ''pag.'' 692.}} ''Il aurait''
''vécu quatre-vingt-sept ans, s’il eût vécu jusqu’en''
1663.</ref>. De tous ces écrivains-là
celui qui rencontre le mieux est
{{M.|Patin}} ; car il est sûr que Scioppius
mourut l’an 1649 <ref name="Scioppius-*" group=*><sup>*</sup> Comment concilier cette date de 1649 avec le
passage de Baillet, rapporté par Bayle dans la remarque
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anicius#ancrage_Anicius-(C)|(C)]] de l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anicius|{{sc|Anicius}}]], tom. II, pag.
115 ? C’est une observation que n’ont faite ni Leclerc
ni Joly. La Monnoie, dans une note sur le
n{{o}}. 162 des ''Jugemens des Savans'', dit que Bayle
démontre que 1649 est l’époque de la mort de
Scioppius, et qu’il avait alors soixante-treize ans.
La preuve de son âge est tirée par la Monnoie</ref>. Ferrari en
parle comme d’un homme qui n’était<section end="Scioppius"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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15778794
2026-05-08T11:26:51Z
Manseng
19880
/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|200|SCIOPPIUS.}}</noinclude><section begin="Scioppius"/>{{lang|la|''ac suadente : qui tamen nihil nisi''
miserabilis ''litterator fuit, ut opera''
''ejus'' inepta ''et'' maligna ''ostendunt, ac''
''extrema senecta, scriptis Patavio,''
''ubi præ'' jesuitarum, ''vitæ ejus insidiantium''
''metu delitescebat'', Leydam
''litteris, transitionem iterùm ad''
''evangelicos offerebat, si in gratiam''
''reciperetur, sed rejectus'' apostata
''contemtusque ob'' vanitatem fuit.}}
Je n’ai guère lu d’auteur qui ait parlé
de ce dessein de Scioppius, sans se
fonder sur le témoignage d’Hornius.
Cela me tente de croire que l’on n’a
qu’un seul témoin, et je doute que
cela suffise dans un fait de cette nature.
J’ai ouï dire à un savant luthérien
que les lettres de Scioppius
sur ce sujet ont été entre les mains
de Boéclérus. Mais pourquoi donc ne
les a-t-on pas publiées ? car on ne
saurait ignorer que beaucoup de
gens ne traitent de fable ce récit
d’Hornius : c’est pour le moins une
indiscrétion qui méritait d’être
censurée par le sénat académique.
C’est faire tort à la très-illustre université
de Leyde, que de publier
qu’elle rejeta les offres de Scioppius.
Cette conduite n’eût été conforme ni
à la prudence humaine, ni à la charité
chrétienne. Il eût été glorieux
aux protestans de regagner un tel
personnage ; d’ailleurs l’église ne
doit-elle pas toujours tendre les bras
à ses enfans révoltés ? ne faut-il pas
qu’à l’exemple du bon pasteur elle
aille chercher toutes les brebis égarées ?
À plus forte raison pécherait-elle
en fermant la porte aux brebis
qui demanderaient de rentrer dans le
bercail. Était-il impossible que Scioppius
ne se repentît ? pouvait-on décider
certainement que ses demandes
étaient une fourberie ? et en tout cas
n’eût-on pas pu prendre garde qu’il
ne fît du mal ? Notez qu’il remarque
dans sa lettre à Vossius que les livres
prophétiques qu’il souhaitait de
faire imprimer ne contenaient rien
qui fût contraire à la communion de
Rome. Il fait assez entendre qu’il
reconnaît l’injustice et l’usurpation
de la cour de Rome, mais il ne dit
rien qui insinue qu’il eût dessein de
se retirer chez les protestans. {{lang|la|''Vix''
''autem sperare audeo, fore ut quicquam''
''istorum in Italiâ edendi venia''
''mihi detur, non quòd quicquam in''
''eis vel decretis romanæ ecclesiæ de''
''fide, vel bonis moribus adversetur,''
''sed quòd mores curiæ romanæ omnes''
''ecclesiæ leges jam olim in potestatem''
''suam perduxerint, nec jam cuiquam''
''fas sit quicquam tale dicere''
''aut scribere, quale ipsi pontifices in''
''D. Bernardo, Brigittâ, et Catharinâ''
''Senensi non modò verè rectèque dictum''
''fassi sunt, sed etiam pro saluberrimo''
''fidelium dogmate religiosè''
''observari voluerunt''}} <ref>{{lang|la|Scioppius, Epist. ad Vossium, pag. 225,
226}} : ''elle est datée du'' 20 ''de février'' 1642.</ref>. Notez aussi
que cette lettre contient toutes sortes
d’honnêtetés, et plusieurs marques
de confiance à l’égard de Vossius.
'''{{refa|Scioppius-(N)|(N)}}''' ''On doit mettre sa mort à l’an''
1649 <ref>''Comme a fait {{M.|''Witte''}}, ''{{lang|la|''in'' Diario biographico.}}</ref>. ] Ce que je m’en vais citer
de {{M.|Baillet}} fera connaître que peu
de gens savent quand Scioppius
quitta cette vie. Cette incertitude
l’aurait désolé, s’il avait prévue au
temps qu’il faisait un si grand bruit
par toute l’Europe. « <ref>Baillet, Enfans célèbres, ''article'' 69.</ref> Je n’ai pu
encore savoir nettement le temps
de sa mort. M. <ref group=*>(*) ''Dans ses Lettres.''</ref> Patin le père
l’a marquée en 1649. M. <ref group=*>(*) {{lang|la|''Tom.'' 1 ''Bibl. Vind., Ces.'', ''cap.'' 50, ''l.'' 1.}}</ref> Lambécius
témoigne qu’il faisait encore
des livres en 1652. D’autres
semblent avoir prolongé sa vie au
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parlant de lui, en 1665, témoigne
qu’il était mort depuis peu de
temps. M.<ref group=*>(*) ''{{lang|la|Bibl. vet. et nov.}}''</ref> Konigius écrivant en
1678, dit de lui : {{lang|la|''Paucis abhinc annis''
''vivere desiit.''}} » Joignons à cela
que d’autres mettent sa mort à l’an
1663 <ref>{{lang|la|''Obiit anno'' 1663 ''octogenario major''. Pope
Blount, Censura Auctorum, ''pag.'' 692.}} ''Il aurait''
''vécu quatre-vingt-sept ans, s’il eût vécu jusqu’en''
1663.</ref>. De tous ces écrivains-là
celui qui rencontre le mieux est
{{M.|Patin}} ; car il est sûr que Scioppius
mourut l’an 1649 <ref name="Scioppius-*" group=*><sup>*</sup> Comment concilier cette date de 1649 avec le
passage de Baillet, rapporté par Bayle dans la remarque
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anicius#ancrage_Anicius-(C)|(C)]] de l’article [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Anicius|{{sc|Anicius}}]], tom. II, pag.
115 ? C’est une observation que n’ont faite ni Leclerc
ni Joly. La Monnoie, dans une note sur le
n{{o}}. 162 des ''Jugemens des Savans'', dit que Bayle
démontre que 1649 est l’époque de la mort de
Scioppius, et qu’il avait alors soixante-treize ans.
La preuve de son âge est tirée par la Monnoie</ref>. Ferrari en
parle comme d’un homme qui n’était<section end="Scioppius"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation
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2026-05-07T16:22:47Z
Cunegonde1
52509
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wikitext
text/x-wiki
{{PrésentationWS}}
Ouvrage obscène orné de 5 figures libres, publié à Paris vers 1830, et qui visait Mgr de Quélen, archevêque de Paris, les moines et les nonnes. L’auteur en a situé l’action depuis l’époque du Consulat jusqu’aux débuts de la monarchie de Juillet.
muluw9julymmwh4nh4bf83l1yrxxqva
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/209
104
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2026-05-08T11:52:00Z
Manseng
19880
/* Corrigée */
15778846
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SCIOPPIUS.|201}}</noinclude><section begin="Scioppius"/>plus ;<ref follow="Scioppius-*" group=*>d’une épître de Scioppius, où il dit que le 27 décembre
1629, il avait soixante-trois ans sept mois ;
et la Monnoie dit qu’il était donc né le 27 mai
1575. Joly remarque que la Monnoie aurait dû
dire 1576 : au bas de son portrait, qu’il fit graver
à Rome, on lit, dit Joly : {{lang|la|''Gaspar Scioppius, anno''
1602, ''ætatis ''26 }}: ce qui donne encore 1576. C’est
cette date que Niceron a adoptée dans le tome
XXXIV de ses ''Mémoires''.</ref> il en parle, dis-je, ainsi dans
une harangue <ref>''Celle qui a pour titre :'' {{lang|la|Funus Litteratorum.}}</ref> qu’il récita la seizième
année de sa profession de Padoue
<ref>{{lang|la|''Per sexdecim annos in Patavino gymnasio...''
''rhetoris partes implet.'' Ibidem, ''circà fin.''}}</ref>. Or il commença de professer
dans cette université l’an 1634 <ref>{{lang|la|Carolus Patinus, ''in'' Lyceo Patavino, ''p.'' 15.}}</ref>.
Il parlait donc de la sorte l’an 1650.
D’où l’on doit conclure que {{M.|Patin}}
n’avait pas été mal informé à l’égard
de l’an mortuaire, lorsqu’il écrivit
le 13 de juillet 1649 <ref group=*><sup>*</sup> Joly dit qu’il est certain que cette lettre est
mal datée, et que Scioppius ne mourut que le 19
novembre 1649, suivant J. Ph. Thomasini, dans
son ''{{lang|la|Gymnasium patavinum.}}''</ref> ce que je
m’en vais copier. « <ref>Gui Patin, lettre XV ''de la première édition,''
''et'' XXII ''de la seconde, à la page'' 96 ''du''
''I''{{e|er}}. ''tome, édition de Genève'', 1691.</ref> La mort est
fort sur les gens de lettres cette
année ; depuis que {{M.|Hofman}} et
{{M.|Piètre}} sont morts, nous avons
aussi vu mourir ici {{M.|des Yvetaux}},
qui avait été précepteur du
feu roi ; {{M.|Justel}}, secrétaire du
roi, savant homme qui avait autrefois
été au maréchal de Bouillon ;
outre cela, sont décédés en
Hollande {{MM.|Vossius et Spanheim}} ;
et en Italie, Paganinus Gaudentius,
et Gaspar Scioppius, qui a écrit il y a
environ quarante-trois ans, un livre
fort infâme contre l’incomparable
Joseph Scaliger. Ce Scioppius était
en sa jeunesse luthérien ; il se fit
catholique romain par la lecture
des Annales ecclésiastiques de Baronius,
à ce qu’il disait. Puis il
s’en alla à Rome, où il fut fait domestique
du cardinal Madruce. Il
se voulut alors faire jésuite <ref>''D’autres disent qu’il l’a été'', qu’il quitta
leur compagnie. ''Voyez {{M.|''Baillet}}, Jugemens
sur les Crit. gramm., ''num.'' 535. ''C’est une erreur.''
''Voyez'' {{lang|la|Amphot. Sciopp.}}, ''pag.'' 169. [ Joly reproche
à Bayle d’avoir laissé passer, dans l’article
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Alegambe|{{sc|Alegambe}}]], note [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Alegambe#ancrage_Alegambe-(C)|(C)]], tom. I, pag. 432, l’erreur
de Baillet qu’il relève ici.]</ref> ;
mais ceux-ci crurent qu’il valait
mieux qu’il demeurât séculier, et
qu’il leur pourrait rendre de plus
notables services ; ce qu’il fit, écrivant
contre Scaliger. Il fit quelques
voyages pour eux en Allemagne
et à Venise, déguisé <ref>''Cela paraît faux : le premier voyage qu’il''
''fit en Allemagne, depuis son catholicisme, fut en''
''l’année'' 1607, ''qu’on l’arrêta à Venise pendant''
''quelques jours. Il parut en Allemagne avec faste,''
''et comme étant au service de l’archiduc Ferdinand''
(''voyez'' {{lang|la|Vita et Parentes Gasparis Schoppii}},
''pag.'' 155, 156). ''Il dîna même à Amberg avec le''
''prince d’Anhalt, gouverneur du Palatinat, et''
''en reçut des honnêtetés : voyez'' {{lang|la|Amphot. Sciopp.}},
''pag.'' 129, 130.</ref>. Puis
il fut fait pensionnaire de l’empereur ;
mais enfin il se déclara ennemi
de l’empereur et des jésuites,
et se retira, pour la sûreté de sa personne,
à Padoue, où il a vécu en
assurance de tant d’ennemis, après
avoir obtenu de la république de
Venise pardon de sa vie passée. Il
est soupçonné d’être le plus grand
auteur de plusieurs livres faits depuis
quinze ans contre les jésuites ; et
entre autres, {{lang|la|''de Anatomiâ Societatis,''
''et de Stratagematis jesuitarum''}}.
Il a dit autrefois à un de ses amis,
qui est fort le mien, que le cardinal
Baronius l’avait sollicité par
lettres, lorsqu’il était en Allemagne,
de se faire catholique, et
qu’en ce cas-là il lui promettait
qu’il le ferait devenir cardinal
<ref>''Voyez'' {{lang|la|Amphotides Scioppianæ}}, ''pag.'' 169.</ref> ; que Baronius lui-même
espérait de devenir pape après
{{Roi|Paul|V}}. »
'''{{refa|Scioppius-(O)|(O)}}''' ''Son application au travail, sa''
''mémoire, la multitude de ses écrits...''
''son ascendant sur ses ennemis.'' ] Le
Ferrari va nous apprendre qu’il étudiait
nuit et jour ; que pendant les
quatorze dernières années de sa vie
il se tint enfermé dans une petite
chambre, et qu’il ne faisait rouler la
conversation que sur les sciences,
avec ceux qui le visitaient ; qu’il
eût pu, comme un autre Esdras, rétablir
la Sainte Écriture si elle se fût
perdue, et qu’il en citait des passages
tout d’une haleine plusieurs heures
de suite, avec une telle présence
de mémoire, que les assistans ne pouvaient
assez l’admirer, vu que d’ailleurs
il en tirait des doctrines fort
singulières, et ignorées des plus savans.
Le nombre de ses ouvrages
surpassait le nombre de ses années.
Ayant parlé de sa faveur auprès des
papes et de plusieurs princes, comme
aussi des emplois publics dont il<section end="Scioppius"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Livre:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf
112
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2026-05-07T20:46:16Z
Clhu
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text/x-wiki
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|Type=book
|Titre=Ziman et Zenise, suivi de Phaza
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|Auteur=[[Auteur:Françoise de Graffigny|Françoise de Graffigny]]
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[[Catégorie:Index - Théâtre]]
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Yland
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/* Balise Lang défectueuse : contient "=". C'est corrigé */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Srtxg" />{{nr||'''acçant — aclintchî'''|7}}</noinclude><section begin="acaparer"/>{{tiret2|accapa|rement}}.
| {{lang|wa|'''acapareû''' ou '''-eûr, -eûse'''}}, accapareur, -euse ; voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|aca}}''}}.
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<section begin="acçant"/>{{lang|wa|'''acçant, acsant'''}}, s. m., accent : {{lang|wa|''il a on drôle d’~''}}.
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<section begin="accèpter"/>{{lang|wa|'''accèpter, acsèpter'''}}, v. tr., accepter :
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<section begin="accès"/>{{lang|wa|'''accès, acsès'''}}, accès :
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<section begin="accidint"/>{{lang|wa|'''accidint, acsidint'''}}, accident :
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{{lang|wa|''dji so ~ d’rômatisse''}}, je suis atteint de rhumatisme chronique
(syn. {{lang|wa|''dji so at’nou'' ou ''ac’sû d’ rômatisse''}} ;
ce dernier peut aussi signifier : j’ai un accès de rhumatisme) ;
{{lang|wa|''mi mére è-st-accidintêye dèl coût’rèce d’alène''}} ;
{{lang|wa|''l’èfant è-st-~ dè vinte''}}, l’enfant est sujet à des affections intestinales ;
— s. m., {{lang|wa|''on pôve ~''}}, un pauvre estropié ou infirme, à la suite d’un accident ;
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<section end="accidint"/>
<section begin="accinse"/>{{lang|wa|'''accinse, acsinse'''}} (F), s. f., arch., dépendance (d’un bien), annexe.
[Comp. fr. ''acense, accense''.]
<section end="accinse"/>
<section begin="accion"/>{{lang|wa|'''accion, acsion, akchon, -êre'''}}, action, -naire.
<section end="accion"/>
<section begin="accîse"/>{{lang|wa|'''accîse, acsîse'''}}, s. f., accise ; pl.,
{{lang|wa|''il è-st-ås accîses''}}, il est employé aux accises ;
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<section end="accîse"/>
<section begin="acdicion"/>{{lang|wa|'''acdicion'''}}, voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|addicion}}''}}.
<section end="acdicion"/>
<section begin="ac’diner"/>{{lang|wa|'''ac’diner'''}} (arch.), 1. adonner :
{{lang|wa|''s’~ å djeû ; èsse ac’diné al bwèsson''}}
(voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|ad’ner}}''}}) ;
— 2. offrir, proposer :
{{lang|wa|''dji li a ac’diné treûs patårs di s’ martchandèye èl i m’a r’bouté''}} ;
— 3. permettre :
{{lang|wa|''li djoû l’ac’done, i s’ fåt d’vèrti''}}.
[Composé du préfixe ''ac’'' (lat. ''ad'' + ''cum'') et de {{lang|wa|''diner''}}, donner.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|ac’dûre}}, {{DLFHL|ac’lèver}}, {{DLFHL|ac’miyeter}}, {{DLFHL|ac’mwède}}, {{DLFHL|ac’sègnî}}, {{DLFHL|ac’sûre}}''}}.]
<section end="ac’diner"/>
<section begin="ac’dûre"/>{{lang|wa|'''ac’dûre'''}}, amener (qn) :
{{lang|wa|''vos m’ac’dûrez vosse crapôde ; ac’dûhez lès-èfants chal''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|aminer}}, {{DLFHL|dûre}}, {{DLFHL|kidûre}}''}}.
[Anc. fr. ''aconduire''.]
<section end="ac’dûre"/>
<section begin="acèrtiner"/>{{lang|wa|'''acèrtiner'''}}, certifier, assurer (qch) :
{{lang|wa|''dji v’s-acèrtinêye qu’i vêrè ; on m’a acèrtiné l’ novèle''}} ;
syn. {{lang|wa|''{{DLFHL|assûrer}}''}}.
| {{lang|wa|'''acèrtinance'''}}, assurance, certitude :
{{lang|wa|''dj’a l’~ qu’il a dit vrêy ; dji v’ done l’~ qui voste ovrèdje sèrè fêt po d’vins ût djoûs''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|cèrtin}}''}}.
[Fr. vieilli ''acertener''.]
<section end="acèrtiner"/>
<section begin="acharner"/>{{lang|wa|'''s’acharner'''}} (néol.) :
{{lang|wa|''i s’acharnêye so l’ovrèdje èt pwis i tome djus''}}.
| {{lang|wa|'''acharnèmint, -umint'''}}, acharnement.
<section end="acharner"/>
<section begin="achat"/>{{lang|wa|'''achat'''}}, voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|atch’ter}}''}}.
<section end="achat"/>
<section begin="achète"/>{{lang|wa|'''achète'''}}, assiette ; voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|assiète}}''}}.
<section end="achète"/>
<section begin="achèver"/>{{lang|wa|'''achèver'''}}, achever :
{{lang|wa|''i n’achève måy sès ovrèdjes ; achèvez vos d’vwérs divant d’aler djouwer''}}.
On dit plutôt {{lang|wa|''fini''}}.
| {{lang|wa|'''achèv’mint'''}} [''-ĕ̀fm-''], achèvement :
{{lang|wa|''on ramoye oûy l'~ dèl mohone''}}.
<section end="achèver"/>
<section begin="Achile"/>{{lang|wa|'''Achile'''}}, Achille.
<section end="Achile"/>
<section begin="achîr"/>{{lang|wa|'''achîr'''}}, asseoir ; {{lang|wa|''achou''}}, assis ; voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|assîr}}''}}.
<section end="achîr"/>
<section begin="acide"/>{{lang|wa|'''acide'''}} [''-ĭt′''], s. m., acide :
{{lang|wa|''di l’~ po sôder''}}, syn. {{lang|wa|''di l’êwe a sôder''}}, acide servant
à nettoyer les parties à souder.
<section end="acide"/>
<section begin="Acinsion"/>{{lang|wa|'''Acinsion, -chon'''}}, Ascension (fête) :
{{lang|wa|''nos-èstans todi å'' (ou ''è'') ''minme pont come l’~''}},
nous en sommes toujours au même point.
<section end="Acinsion"/>
<section begin="acîr"/>{{lang|wa|'''acîr'''}}. m., ou {{lang|wa|'''acîre'''}}, f., acier :
{{lang|wa|''dèl bone ~ ; on bår d’~''}}, une barre d’acier ;
{{lang|wa|''dès-ustèyes d’~''}}, burins, etc. ;
{{lang|wa|''deûr corne di l’~''}}.
| {{lang|wa|'''acîr’rèye'''}}, aciérie :
{{lang|wa|''il oûveûre a l’~''}}.
<section end="acîr"/>
<section begin="aclamer"/>{{lang|wa|'''aclamer, -åcion''' ou '''-åchon'''}}, acclamer, -ation.
<section end="aclamer"/>
<section begin="aclaper"/>{{lang|wa|'''s’aclaper'''}} (F), s’adosser, se coller vivement (à un mur) :
{{lang|wa|''s’~ conte on meûr po s’ difinde''}} (F). Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|claper}}''}}.
<section end="aclaper"/>
<section begin="acléri"/>{{lang|wa|'''acléri'''}}, éclaircir :
{{lang|wa|''li cîr s’aclérih ; i d’vint vî, sès dj’vès s’aclérihèt''}} ;
{{lang|wa|''aclérihez''}} ( = {{lang|wa|''dicohîz'', ébranchez) ''vosse prunî, il èst trop brantchou''}} ;
{{lang|wa|''aclérihez'' (ou ''raclérihez'') ''l’ sope, èlle est trop spèsse''}}.
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|clér}}, {{DLFHL|racléri}}''}}.
<section end="acléri"/>
<section begin="ac’lèver"/>{{lang|wa|'''ac’lèver'''}}, élever (enfants, animaux, plantes) :
{{lang|wa|''c’èst dès pôvrès djins qu’ont bin dè må d’~leû niyêye''}} ;
{{lang|wa|''ac’lîve ènnè'' (ou ''ènn’ ac’lîve'') ''qui vout, dès-èfants !''}}
{{lang|wa|''i våt mîs (d’)~ dès djonnes tchins ; ~ in-èfant al tète''}}, ou, au contraire,
{{lang|wa|''al pène'' (''å bub’ron, al bolèye'') ; ''c’è-st-in-åhèye èfant, i s’ac’lîve tot seû''}} ;
{{lang|wa|''ine pitite båcèle bin-n-ac’lèvêye ; mål ac’lèvé qui v’s-èstez !''}}
— par anal., {{lang|wa|''s’~ ine bone pitite bodène, on dobe minton''}}.
[Composé du préfixe ''ac’'' (lat. ''ad'' + ''cum'') et de {{lang|wa|''lèver''}}, lever.]
| {{lang|wa|'''ac’lèvèdje'''}}, m., action d’élever :
{{lang|wa|''l’~ dès-èfants ni s’ fêt nin sins ponne''}}.
<section end="ac’lèver"/>
<section begin="aclimatåcion"/>{{lang|wa|'''aclimatåcion, -chon'''}} :
{{lang|wa|''a l’~''}}, au Jardin d’Acclimatation (à Liège).
<section end="aclimatåcion"/>
<section begin="aclintchî"/>{{lang|wa|'''aclintchî'''}}, pencher (qch, par ex. une branche, vers celui qui parle).
Voy. {{lang|wa|''{{DLFHL|clintchî}}''}}.<section end="aclintchî"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/373
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>impositions ; car ce mot étoit d’abord général pour tous les impôts.
On appelle aussi ''gabelle,'' le grenier où l’on paie l’impôt du sel. ''{{lang|la|Officina salaria.}}'' Il faut aller prendre le sel à la ''gabelle.'' Le faux sel est celui qui n’a point passé par la ''gabelle.'' Pays de ''gabelle,'' est celui où l’impôt du sel est établi, où il y a des greniers. Voyez sur les ''gabelles'' les Ordonnances de Fontanon & celle du mois de Mai{{lié}}1680.
Ce mot vient, selon quelques-uns, & entre autres, Guichard, de l’Hébreu ''gab,'' qui signifie ''présent.'' Les Bollandistes, ''{{lang|la|Act. Sanct. April. {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, {{pg|738}}, B. not. d.}}'' disent ''{{lang|la|gabella, quasi munusculum à ''gabe'' munus ;}}'' mais ils ne disent point que ce soit en Hébreu que ''gab'' signifie ''présent,'' & je ne sache point qu’en Hébreu ce mot ait ce sens. Il vaudroit mieux dire, avec Guichard, que ''gab,'' en Chaldéen & en langage Rabbinique, signifie ''{{lang|la|mulcta}},'' ou même ''{{lang|la|tributum}} ;'' car cela est vrai ; & que de-là a été dit en François ''gabelle ;'' autrement de {{lang|he|קבל}}, mot Hébreu, qui signifie ''{{lang|la|tradere}},'' donner ; {{sc|Guich}}. ou de {{lang|he|קבלה}}, ''Kabbalah,'' qui signifie ''recette. Ce qui passe de l’un à l’autre ;'' de {{lang|he|קבל}}, ''Kibel,'' qui est la même chose que ''{{lang|la|tradere}}.'' Mézeray dit que la ''gabelle'' fut inventée par les Juifs. Les Espagnols disent ''Alcavalas,'' qui marque la même racine, qui signifie la même chose, & qu’ils ont reçu des Arabes. Quelques-uns le tirent de ''ghauel,'' ou ''gabe,'' qui signifie ''loi inique,'' ou ''Publicain ;'' selon d’autres, de ''gabelle,'' qu’on a dit pour ''garbe,'' qui signifioit autrefois ''gerbe'' & ''javelle ;'' car on en prenoit une sur chaque tas de denrée, comme disent Ragueau & Bodin ; ou de ''{{lang|la|gabella}},'' dont on s’est servi dans la basse Latinité, ou de ''{{lang|la|gablum}},'' signifiant ''tribut,'' mot tiré du Saxon, comme le croit du Cange. On trouve dans la vie de {{St.|Bernard}}, fondateur de l’Hôpital du Mont Jouy, ''{{lang|la|gabella}},'' pour une pension cléricale, ainsi que remarquent les Bollandistes ; enfin Mézeray dit qu’il pourroit aussi venir de ''gabielle,'' espèce de fortification, parceque le prétexte de la levée de cet impôt fut la fortification des frontières & l’entretien des gens de guerre. Mais il y a plus d’apparence que ce mot vient {{StdT|l|☞}}{{lié}}du Saxon ''gabel,'' qui signifie ''tribut.'' Le mot de ''gabelle'' étoit d’abord un terme générique qui s’appliquoit aux différentes impositions. On appela d’abord ''gabelle'' du sel, l’imposition sur le sel, pour la distinguer des autres. Dans la suite cette imposition fut appelée simplement ''gabelle,'' & les droits sur les autres choses changèrent de nom.
La grande ''gabelle'' de Romans. On appeloit ainsi en Dauphiné, au temps de nos Pères, le péage qui avoit été créé dans le Comté d’Albon en faveur de Guillaume, Marquis de Montferrat, & que {{roi|Frédéric|II}} confirma pont Béatrix de Montferrat, dont il avoit fait une partie considérable de la dot. {{sc|Chorier}}, ''Hist. de Dauph. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|117}}.'' Cet Auteur dit, ''{{pg|330}},'' qu’on appeloit ''gabelle'' toute sorte d’imposition extraordinaire. Cette grande ''gabelle'' consistoit à faire payer dans le Viennois douze deniers sur chaque bête chargée. ''Voyez'' les Mémoires de {{M.|de}} Valbonais pour l’Histoire de Dauph. ''{{pg|77}}.''
<section end="GABELLE"/>
<section begin="GABELLUM"/><nowiki/>
''{{lang|la|GABELLUM}}.'' s. m. Mot Latin dont on se sert en François pour signifier l’espace qui est entre les deux sourcils, & qui doit être sans poil. On le nomme autrement ''Taroupe.'' {{M.|de}} Turenne avoit le ''gabellum'' chargé de poil ; ce qui lui faisoit une physionomie malheureuse, au rapport de Bussi-Rabutin. Voiture, qui avoit de même les sourcils joints, dit, Lettre{{lié}}42, que c’est la marque d’un fort méchant homme. Nos Anciens avoient une opinion toute contraire, comme le rapporte {{M.|de}} Longepierre dans ses Notes sur la vingt-huitième Ode d’Anacréon, & Ovide nous assure que quand quelqu’un avoit le ''gabellum'' dénué de poil, on se servoit d’artifice pour y en faire naitre & réunit les deux sourcils.
{{poem|Arte supercilii confinia nuda repletis.|i|m=1em|lang=la}}
<section end="GABELLUM"/>
<section begin="GABÉNIEN"/><nowiki/>
GABÉNIEN, ENNE. s. m. & f. Habitant de Gaba en Palestine. ''{{lang|la|Gabenus.}}'' Il y a des médailles des ''Gabéniens,'' {{lang|grc|ΚΛΑΥΔ ΓΑΒΗΝΟΝ ΖΟΡ}}, d’autres {{rom|zic}}, c’est-à-dire, 177 & 217. Cette ère commença à l’an de Rome 693, dit {{M.|Réland}}, après le Cardinal Noris ; le {{P.|Hardouin}} la fait commencer en{{lié}}691. Voyez les époques Syromacédoniennes du Card. Noris, ''{{lang|la|Dissert. {{romm|I}}}} ;'' {{sc|Vaillant}}, ''{{lang|la|Numm. Imp. Aug. & Cæs.}} {{pg|31}} & 339.
Il y avoit aussi des ''Gabéniens'' en Cœlésyrie. {{sc|Réland}}.
<section end="GABÉNIEN"/>
<section begin="GABER"/><nowiki/>
GABER. v. a. Vieux mot qui signifioit autrefois railler, se moquer de quelqu’un. ''{{lang|la|Jocari.}}''
Bochart tient que ce mot vient du bas Breton. {{M.|Huet}} le dérive de l’Arabe ''gabana, frauder, tromper.'' Bovillius dit que c’est un mot arbitraire, qui n’est point dérivé d’un autre, & Guichard le dérive de {{lang|he|גב}} ; les Italiens disent ''{{lang|it|gabbare}},'' & les Flamans ''{{lang|nl|gabberen}}.''
<section end="GABER"/>
<section begin="GABES"/><nowiki/>
''GABES.'' Ce sont des enceintes de jonc plantées dans les lacs de l’Egypte, où l’on fait la pêche du poisson, dont les œufs servent à faire la boutargue.
<section end="GABES"/>
<section begin="GABET"/><nowiki/>
GABET. s. m. Nom qu’on donne à une girouette en certains lieux de la Manche.
<section end="GABET"/>
<section begin="GABIANO"/><nowiki/>
GABIANO. Ancien bourg d’Italie. ''{{lang|la|Gabianum.}}'' Il est dans le Montferrat, près du Pô, à une lieue au-dessous de Vérue.
<section end="GABIANO"/>
<section begin="GABIE"/><nowiki/>
GABIE. s. f. Terme de Marine. C’est la hune ou la cage qui est au haut d’un mât. ''{{lang|la|Mali corbita, carchesium.}}''
Ce mot vient de l’Italien ''{{lang|it|gabbia}},'' qui signifie ''cage,'' & est en usage sur la Méditerranée. À Marseille on appelle ''gabie,'' l’arbre de hune.
<section end="GABIE"/>
<section begin="GABIEN"/><nowiki/>
GABIEN, ENNE. s. m. & f. Nom de peuple. ''{{lang|la|Gabius, a.}}'' Les ''Gabiens'' étoient une portion des Volsques. Ils habitoient une Ville appelée de leur nom ''Gabii,'' & située à 70{{lié}}milles de Rome. Elle étoit dans ce que nous appelons aujourd’hui la Campagne de Rome, & qu’on nommoit alors le ''{{lang|la|Latium}},'' ou le pays des Latins, vers le lieu qu’on nomme encore Campo Gabio. Vigenère dit que c’est, à ce qu’on croit, ''{{lang|la|Gallicano}}.''
On dit qu’elle fut bâtie par deux frères Siciliens nommés Galactus & Bius. ''Voyez'' {{sc|Solin}}, ''c.{{lié}}8 ;'' mais Virgile, dans son Enéïde, ''L.{{lié}}{{rom-maj|VII}}, {{v.|773}},'' & Servius sur cet endroit, en attribuent la fondation aux Rois d’Albe. Les ''Gabiens'' étoient à mi-chemin de Rome à Préneste, selon Appien, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, des Guerres civiles.'' Strabon, ''L.{{lié}}{{rom-maj|V}},'' & Denis d’Halicarnasse, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}},'' mettent les ''Gabiens'' sur le grand chemin de Rome à Préneste, à 12{{lié}}milles de Rome. Cependant Servius, sur le {{romm|VII}}{{lié}}Livre de l’ Enéïde, ''{{v.|682}},'' écrit que ce furent les ''Gabiens'' eux-mêmes, qui, auparavant dispersés en la campagne çà & là en divers hameaux, la bâtirent pour s’y retirer.
Du temps de Denis d’Halicarnasse, sous Auguste, cette ville étoit presque déserte ; mais ses ruines marquoient que ç’avoit été une assez belle ville. ''Voy. L.{{lié}}{{rom-maj|IV}},'' avant que Rome fût bâtie, il y avoit dans la ville des ''Gabiens'' une école célèbre où l’on enseignoit tous les beaux Arts & les Sciences à la jeunesse. Plutarque, ''dans la vie de Romulus.'' Cicéron, dans sa {{rom|II}}{{lié}}Philippique, la met au nombre des villes municipales. ''Voyez'' {{sc|Vigenère}} sur Tite-Live, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|1764}}.'' Il paroît par le 682 & 683 vers du {{romm|VII}}{{lié}}Livre de l’Eneide, que Junon y étoit particulièrement honorée. C’est pour cela qu’il l’appelle ''{{lang|la|Gabina Juno}}.''
<section end="GABIEN"/>
<section begin="GABIER"/><nowiki/>
GABIER. s. m. Terme de Marine. C’est un matelot est sur la hune, qui fait le guet & la découverte pendant son quart. ''{{lang|la|Speculator.}}'' Quelques-uns donnent le nom de ''gabier'' à un matelot qui a soin de visiter tous les matins les manœuvres du vaisseau, pour voir si rien ne se coupe, ou ne se gâte.
<section end="GABIER"/>
<section begin="GABIES"/><nowiki/>
GABIES. Ville du pays des Volsques. ''{{lang|la|Gabii.}}''
Le nom de la ville de ''Gabies'' est formé & composé des noms abrégés de ses deux fondateurs ''Galactus'' & ''Bius ;'' ils étoient frères & Siciliens de nation. ''Voyez'' {{tr6L|GABIEN}}. Sextus Tarquinius s’étant retiré à ''Gabies,'' comme au lieu de sa domination, y fut tué. {{sc|Du Rier}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|197}}</noinclude>vage et on me laissait vivre à ma guise. Ma santé presque
complètement raffermie satisfaisait ma mère ;
j’obtins qu’elle fit un peu trêve à ses prescriptions et à
ses précautions habituelles, et je pus jouir de ma pleine
liberté d’action.
« Ma pauvre chère mère, ayant été malade les trois
quarts de sa vie, a pour idée fixe de ne s’occuper en ce
monde que de la façon dont mangent et dorment les
êtres qui lui sont chers. Avoir un bon appétit et un
calme sommeil, cela lui parait être un gros appoint du
bonheur en ce monde. Elle a été si souvent privée de
l’un et de l’autre, que cette manière de voir est bien
excusable chez elle.
« Je jouissais donc de ma liberté plus et mieux encore
qu’au Val-Sec. Sûr de ne plus être surveillé, je menais
une existence isolée et errante à la fois, en harmonie
avec les besoins nouveaux de ma nature ; j’usais de ma
jeune liberté, sinon avec excès, du moins avec passion.
La nuit, la mer me paraissait surtout éloquente et superbe,
et souvent je sortais doucement le soir, quand
tout le monde était endormi au château pour courir à la
grève ; j’interrogeais chaque étoile, j’écoutais le murmure
confus des vagues, et ma rêverie se perdait dans
une contemplation qui montait parfois jusqu’à l’extase.
Alors l’inspiration s’emparait de moi, et, marchant à
grands pas, je me prenais à me déclamer des vers ;
j’aimais à entendre ma voix se mêler à ce concert grandiose
que font incessamment le vent et la mer.
« Vous allez dire que j’étais fou, soit. D’autres, je
crois, l’ont pensé, car il m’arrivait de voir au point du
jour quelque chevrière matineuse, ou quelque pêcheur
allant à ses filets, me jeter un regard de défiance et de
crainte, et hâter le pas en passant près de moi.
« Dans tous les cas, j’étais un fou innocent et presque<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|197}}</noinclude>vage et on me laissait vivre à ma guise. Ma santé presque
complètement raffermie satisfaisait ma mère ;
j’obtins qu’elle fit un peu trêve à ses prescriptions et à
ses précautions habituelles, et je pus jouir de ma pleine
liberté d’action.
« Ma pauvre chère mère, ayant été malade les trois
quarts de sa vie, a pour idée fixe de ne s’occuper en ce
monde que de la façon dont mangent et dorment les
êtres qui lui sont chers. Avoir un bon appétit et un
calme sommeil, cela lui paraît être un gros appoint du
bonheur en ce monde. Elle a été si souvent privée de
l’un et de l’autre, que cette manière de voir est bien
excusable chez elle.
« Je jouissais donc de ma liberté plus et mieux encore
qu’au Val-Sec. Sûr de ne plus être surveillé, je menais
une existence isolée et errante à la fois, en harmonie
avec les besoins nouveaux de ma nature ; j’usais de ma
jeune liberté, sinon avec excès, du moins avec passion.
La nuit, la mer me paraissait surtout éloquente et superbe,
et souvent je sortais doucement le soir, quand
tout le monde était endormi au château pour courir à la
grève ; j’interrogeais chaque étoile, j’écoutais le murmure
confus des vagues, et ma rêverie se perdait dans
une contemplation qui montait parfois jusqu’à l’extase.
Alors l’inspiration s’emparait de moi, et, marchant à
grands pas, je me prenais à me déclamer des vers ;
j’aimais à entendre ma voix se mêler à ce concert grandiose
que font incessamment le vent et la mer.
« Vous allez dire que j’étais fou, soit. D’autres, je
crois, l’ont pensé, car il m’arrivait de voir au point du
jour quelque chevrière matineuse, ou quelque pêcheur
allant à ses filets, me jeter un regard de défiance et de
crainte, et hâter le pas en passant près de moi.
« Dans tous les cas, j’étais un fou innocent et presque<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|198|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>heureux. Aujourd’hui, je suis un être misérable et
peut-être coupable.
« Écoutez :
« Un jour j’allais partir pour une de mes excursions,
que je colorais du prétexte d’une chasse, du reste irréalisable
dans ce canton. J’avais l’esprit tout occupé d’une
ode à Lamartine, et traversais distraitement le vestibule
dû château, lorsqu’en passant devant la porte du salon,
je crus voir une apparition.
« Une femme inconnue se tenait droite et immobile
au milieu du salon ; elle était toute vêtue de noir avec
un grand chapeau comme on en voit dans les portraits
de Van Dyck. Sous ce chapeau resplendissait un visage
d’une beauté indescriptible, des traits purs comme un
camée antique, et avec cela quelque chose de fier, de
rêveur, d’adorable. Elle promenait ses grands yeux
noirs autour du salon, comme si elle y eût cherché
quelque chose : la pauvre enfant y cherchait des souvenirs.
C’était {{Mlle|de La Pinède}}, la fille du dernier propriétaire
du château. Depuis l’âge de quatre ans, elle
n’avait pas revu la Pinède, d’où on l’avait emmenée
après la mort de sa mère. Restée orpheline à vingt ans,
elle s’était décidée à vendre le château, et elle venait
demander à {{Mme|de Védelle}} quelques petits meubles
ayant appartenu à sa mère. Je sus tout cela plus tard ; ce
premier jour, je ne pus faire autre chose que rester à
la regarder, muet, ému, troublé, et ne comprenant pas
encore la cause de la fascination que je subissais. Oh !
j’aurais dû fuir au fond de mes gorges abruptes, au
lieu de m’approcher de cette enchanteresse qui, dès ce
premier moment, prit mon âme, sans même daigner
s’en apercevoir !… Que vous dirai-je ? Elle revint plusieurs
fois, et au bout de quelque temps je vis clair en
moi. J’étais éperdument amoureux de {{Mlle|Denise}}. Elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|199}}</noinclude>s’appelle Denise ! n’est-ce pas là un nom doux et charmant ?
Jugez de ma misère : à présent que tout est
fini, je ne puis écrire ni entendre prononcer ce nom
sans éprouver un tressaillement au cœur !
« Je reprends. Du jour où je l’aimai, mon existence
fut bouleversée. Adieu les courses, les méditations, le
travail. Je ne vécus plus que de la présence ou du souvenir
de cette femme. Ce vieux salon de la Pinède avec
ses tentures fanées, ses meubles vermoulus, sa grande
cheminée noire comme la gueule d’une caverne, était
devenu mon lieu favori ; il me paraissait illuminé de
rayons, car dans ce cadre sombre m’était apparue sa
divine beauté.
« Cependant, je dois l’avouer, Denise ne faisait aucune
attention à moi ; froide, retenue, parfois contrainte,
elle semblait même m’éviter ; cette réserve me glaçait,
à peine osais-je lui adresser de rares paroles, que mon
émotion rendait embarrassées et confuses ; en outre,
Jacques lui faisait la cour, mais je n’eus jamais peur
de Jacques : elle prit tout de suite avec lui un ton de
raillerie douce et de familiarité enjouée qui ôta toute
valeur aux galanteries de mon frère. Quoique très-naïf
en pareille matière, je compris que je ne devais rien
craindre de ce côté ; cependant Jacques me gênait, il se
trouvait sans cesse entre nous, et, avec son insupportable
habitude de plaisanter sur tout, il arrêtait sur
mes lèvres mes phrases à peine commencées.
« Cet amour devint pour moi une domination, une
possession dont rien ne vous fera comprendre la force.
Croiriez-vous que chaque fois que Denise venait voir ma
mère, j’en étais averti par une sorte de révélation mystérieuse ?
Rien n’eût pu me retenir loin du château ; je
la sentais là et j’accourais le cœur gonflé de paroles
tendres, d’aveux mal comprimés ; alors, quand je re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|200|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>trouvais cette contenance polie et banale de Denise,
cette atmosphère de froides convenances qui règne dans
un salon, il m’arrivait de m’enfuir dans les bois comme
un loup blessé. Quand j’avais atteint quelque gorge bien
déserte, je me laissais tomber au pied d’un arbre, et là,
la tête dans mes mains, j’évoquais cette lumineuse
figure de ma Denise du premier jour, de cette Denise si
belle et si touchante dans l’auréole de sa douleur. En la
voyant ainsi, je l’avais jugée sensible et passionnée ;
pourquoi n’en recevais-je que dédain et froideur ?
« Mon trouble, mes regards, mon silence si ému devant
elle, ne lui avaient-ils rien appris ? Une étrange
créature, du reste, que {{Mlle|de La Pinède}} ! Elle a vingt
ans et en paraît à peine dix-huit ; cependant elle est singulièrement
imposante, elle domine toute conversation
et conquiert l’attention dès qu’elle paraît ; jamais une
nuance de gêne ne se trahit en elle, ses grâces de jeune
fille s’allient à une assurance de reine ; c’est peut-être
ce qui la rend si dangereuse.
« Qui ne l’a pas vue ignore de combien de manières
une femme peut charmer ; qui ne l’a pas entendue
chanter n’a pas une juste idée des sirènes. « Sirène,
dites-vous ; quelle comparaison surannée ! » Surannée,
soit, mais je la garde ; elle lui va si bien ! Oui, Denise
est bien la sirène, belle, harmonieuse, glacée et perfide,
la sirène qui vous attire, vous subjugue et vous tue{{corr||.}}
« Elle chantait souvent, sa voix me dominait de plus
en plus ; par moments, je pouvais à peine contenir mon
émotion. Un jour elle venait de chanter la romance du
''Saule'' d’une façon sublime ; je fus sur le point de me
précipiter à ses pieds et de lui avouer ma folie. Si on
nous eût laissés un moment seuls, mon sort se décidait
alors ; mais le visage impassible de mon père figea
mon enthousiasme, et les louanges de dilettante de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|201}}</noinclude>Jacques, qui se crut obligé de la comparer à toutes les
cantatrices du Théâtre-Italien, me firent fuir. Il était
temps : j’étouffais. Rentré dans ma chambre, je pleurai
comme un enfant pendant plusieurs heures. Ce paroxysme
m’aida à prendre un parti. La situation
n’était plus tenable. Puisque je n’avais pas le courage
de parler à Denise, je résolus de lui écrire. Une fois
en ma vie je fis lire un autre que vous dans mon cœur.
« Quelle lettre je lui écrivis, Étienne !… et comment
aurait-elle pu rester insensible en la lisant !… Mais elle
ne devait jamais la lire ; ce torrent d’amour qui déborda
un jour sur un papier devait rester ignoré d’elle,
et ce papier devenir cendre comme ce cœur qu’elle a dévasté.
« Ma lettre écrite, j’attendais sa prochaine visite pour
la lui remettre ; je n’osais la lui adresser chez sa tante,
à Toulon, redoutant quelque indiscrétion. Plusieurs
jours se passèrent, elle ne vint pas. Hélas ! elle ne vint
plus. Douze jours s’écoulèrent, douze mortels jours avec
des nuits de fièvre et d’insomnie ; je souffrais tant que
j’espérais tomber malade.
« Un matin, mon père me fit appeler ; je descendis
chez lui, et là, sans précaution, sans préparation, sans
même interroger mes sentiments, il me déclara que
j’allais me marier. On me faisait épouser {{Mlle|Lescalle}},
une petite fille de quinze à seize ans, que j’avais à peine
entrevue et qui m’avait paru regorger d’une fraîcheur
commune et d’une innocence gauche.
« Je fus atterré ; mais ma stupeur fut au comble lorsque
{{M.|de Védelle}} me parla de ma passion pour Denise.
Voir cet amour profond, caché dans mon âme comme
en un sanctuaire, connu, blâmé, discuté ; voir mes
anxiétés racontées, mes souffrances dévoilées, et tout
cela traité de folie et mis de côté comme un caprice<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|202|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>d’enfant ! Oh ! ce fut, Étienne, une douleur presque au-dessus
de mes forces.
« Mon père m’expliqua avec complaisance je ne sais
quelle combinaison qui faisait de mon mariage une
chose utile à Jacques, dont il a la prétention de vouloir
faire un député ; il pouvait bien me dire n’importe quoi,
depuis le moment où il avait parlé de Denise je n’entendais
plus rien ; un bourdonnement étrange me remplissait
les oreilles, mon cœur soulevait ma poitrine en
bonds désordonnés, mes jambes tremblaient sous moi,
mes pensées se heurtaient en désordre, j’étais oppressé,
éperdu, incapable de trouver une parole. J’ai toujours
été très-timide devant mon père ; à ce moment j’étais
anéanti. Je sentais que je touchais à l’instant décisif,
suprême de ma vie, et cette nécessité d’aller ainsi tout
d’un coup au fond de ma destinée me causait une véritable
épouvante.
« Mon premier mouvement fut de refuser nettement
de me marier, en avouant avec courage que je voulais
tenter de me faire agréer par Denise ; la crainte des
railleries dont mon père accueillait l’idée de mon
amour me retint. « Si j’avais l’espoir qu’elle pourra
m’aimer, pensai-je, ma situation serait toute différente.
Avant de répondre, il faut que Denise ait prononcé. »
« Cette réflexion m’arrêta, je me tus. Mon père prit
mon trouble pour de la timidité, mon silence pour de
la soumission ; il me témoigna son contentement en
terminant sa communication, qui me fit l’effet d’une
sentence.
« Je demandai jusqu’au lendemain pour réfléchir ;
ce sursis me fut accordé.
« Je suis maintenant arrivé à un point de mon récit où
il me sera bien difficile de continuer, mon bon Étienne ;
car, à partir de ce jour, les événements ne m’apparais-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|203}}</noinclude>sent plus que dans la douteuse et terrible lumière d’un
rêve douloureux.
« En quittant mon père, ma résolution était arrêtée ;
je voulais voir Denise, lui tout avouer, et entendre sa
bouche décider de mon sort.
« Vous le dirai-je ? je me sentais plein d’espoir ; je
croyais qu’il me suffirait de lui ouvrir mon cœur et de
le lui montrer rempli d’inépuisables trésors d’amour
pour la toucher. L’amour qui est capable de miracles
croit qu’il en peut inspirer ; comme il est infini, il se
croit tout-puissant. Quelle folie ! n’est-ce pas ?… Oui,
mais folie sublime, et qui enfante les plus grandes choses !
« Je partis le jour même pour Toulon ; je fis les dix
lieues du trajet sans même m’en apercevoir ; un espoir
comme le mien, cela vaut bien des ailes ! Je dus courir
une partie du chemin, car j’arrivai en six heures ; je ne
sentis pas la fatigue.
« Quand j’entrai dans la ville, il faisait nuit. Je ne
connaissais pas Toulon ; je me mis à errer au hasard,
demandant de temps en temps {{Mlle|de La Pinède}} à des
gens qui ne la connaissaient pas.
« Comment, habitant la même ville qu’elle, ne la
connaissait-on pas ?
« Je disais à ces gens :
« Vous devez l’avoir vue, c’est la plus belle femme
de Toulon ! »
« On me regardait en souriant, et on passait.
« Tout en cherchant, en questionnant, en m’arrêtant,
j’arrivai sur une grande place, que j’entendais appeler :
''Champ de bataille''.
« Vous est-il arrivé dans votre vie, Étienne, de constater
certains rapprochements providentiels dans les
noms des lieux et les événements de notre vie ? Faites-y
attention, c’est parfois bien étrange.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|204|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki />
« Pour moi, je foulais alors Lien véritablement mon
''Champ de bataille'', celui où je devais laisser mes biens
les plus précieux, mes saintes espérances de bonheur
et d’avenir !
« Sur des côtés de cette place, je vis un hôtel très-éclairé.
Machinalement, je m’en approchai. Je compris
qu’on y donnait une fête. Beaucoup de voitures entraient
et sortaient, et une foule de domestiques, appuyés près
de la grille, regardaient passer les invités. L’un d’eux
servait de cicerone et nommait à ses camarades chaque
personne qui entrait. J’abordai cet homme.
« Vous me semblez connaître beaucoup de monde à Toulon ? lui dis-je.
« — Ma foi, monsieur, me répondit-il, vous pouvez
dire tout le monde ou à peu près ; j’ai servi chez {{M.|le préfet}},
ajouta-t-il en se rengorgeant.
« — Connaissez-vous {{Mlle|de La Pinède}} ? »
« Il se retourna, et me toisa.
« Oui. Pourquoi me demandez-vous cela ?
« — Dites-moi où elle demeure.
« — Elle demeure chez {{Mme|de Blaizieux}}, sa grand’tante,
à l’hôtel Blaizieux, près de l’Arsenal. »
« Enfin, je savais où la trouver ! La joie me fit battre
le cœur. Je mis une pièce de cinq francs dans la main
de cet homme.
« Voulez-vous me conduire à l’hôtel de Blaizieux ?
lui dis-je ; je ne connais pas Toulon, et il faut que je
sois ce soir même chez {{Mme|de Blaizieux}}.
« — Je ne peux pas quitter de là, moi, fit-il en me
montrant sa livrée, j’attends mes maîtres. Mais tenez,
prenez la rue qui est là devant vous ; au bout, tournez
à gauche, vous y serez, c’est tout près d’ici.
« — Merci, » lui criai-je en m’éloignant par la route indiquée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|205}}</noinclude><nowiki />
« L’homme me rappela. J’étais déjà à cent pas.
« Attendez donc un peu ; ne courez pas si fort, me
dit-il. Entendons-nous. Est-ce à {{Mme|de Blaizieux}} ou
à sa nièce que vous avez affaire ?
« — C’est à {{Mlle|de La Pinède}}.
« — Eh bien ! en ce cas, n’allez pas chez elle à cette
heure ; elle n’y est pas.
« — Et où est-elle ?
« — Là, » fit-il, en montrant l’hôtel illuminé.
« Je n’écoutai pas ce qu’il ajouta. J’entrai. Je traversai
une cour encombrée de livrées et de curieux, j’arrivai
dans un jardin. J’étais dans l’hôtel du préfet maritime,
alors en grand gala ; une salle de danse immense,
construite dans le jardin, s’ajoutait aux autres
salons. Les fenêtres ouvertes sur les parterres laissaient
apercevoir le scintillement des lustres ; les parfums des
parterres entraient dans la salle ; les harmonies de l’orchestre
se répandaient dans le jardin : jamais bal ne
fut plus délicieux. De temps en temps, une tête de
femme blonde ou brune, coiffée de fleurs ou de diamants,
se montrait à une fenêtre, pour disparaître ensuite
dans la chaude vapeur du salon et le tourbillon
de la danse.
« Caché dans un épais massif de rhododendrons, je
regardais tout cela d’un air stupide, me demandant
comment je pourrais arriver jusqu’à Denise et ne trouvant rien.
« Tout à coup, une femme vêtue de blanc, avec des
grappes de jasmin d’Espagne dans les cheveux, vint
s’appuyer à la fenêtre la plus rapprochée de moi ; un
coup d’œil me suffit pour la reconnaître. C’était Denise.
« J’étouffai son nom dans un cri qui se perdit dans
le bruit du bal.
« Oui, mon ami, c’était Denise, plus éblouissante<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|206|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>que jamais dans le triple éclat de la jeunesse, de la parure et du plaisir.
« En la voyant si rayonnante, je sentis mon cœur se
serrer sous une douloureuse étreinte. Que pouvais-je
pour cette femme ? Elle avait si bien l’air de ne rien désirer !
« Elle resta pensive un moment, accoudée à ce balcon ;
j’étais presque en extase devant cette apparition,
et je ne sais comment le feu de mes regards ne décela
pas ma présence. Je n’étais pas seul à l’admirer : un
jeune homme portant l’uniforme d’officier de marine se
trouvait à quelques pas derrière elle, et semblait l’observer.
Au bout de quelques minutes, il s’approcha d’elle.
« On vous cherche, Denise, lui dit-il, et on m’a
donné la mission de vous ramener au salon. »
« Quel était cet homme qui l’appelait Denise familièrement,
tout haut, sans embarras ? Je retins mon
souffle pour bien entendre sa réponse.
« Eh bien ! cousin, répondit-elle en riant, laissez-les
chercher. Je me trouve bien ici, j’y respire au moins,
restons-y donc un peu.
« — Comme vous voudrez ; mais vous allez me faire
arracher les yeux par {{M.|Désormeaux}}, à qui vous
avez promis une valse. Il m’a déjà reproché de me
montrer jaloux avant d’en avoir le droit.
« — Bah ! ce pauvre {{M.|Désormeaux}} ! il ne sait ce
qu’il dit ; vous n’êtes pas jaloux du tout, au contraire.
« — Ne parlez pas ainsi, Denise, reprit vivement
le jeune homme ; vous êtes si belle et je vous aime
tant, que ce m’est une souffrance de vous voir valser
avec un autre homme.
« — Même avec {{M.|Désormeaux}} ! fit-elle en riant toujours.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|207}}</noinclude><nowiki />
« — Oui, car il est très-amoureux de vous, ce n’est
un mystère pour personne.
« — Oh ! je vous engage à prendre des airs effrayés !
Voilà un rival redoutable ! un pauvre sot,
dont la tête est à moitié détraquée par des rêvasseries
qu’il croit fort poétiques ; un être ennuyeux
comme une averse, et parfois ridicule au point de
me donner envie de me moquer de lui au lieu de le
plaindre.
« — Tenez, vraiment. Denise, vous avez tort d’être
si dure pour ce pauvre Désormeaux, reprit gravement
le jeune marin ; sa folie actuelle me paraît fort
sérieuse ; ce garçon vous aime à sa manière, mais il
vous aime sincèrement, j’en suis sûr. Je l’ai beaucoup
observé, et vous ferez bien de ne pas jouer avec lui
au jeu cruel de la coquetterie ; ce serait mal, car il
en souffrirait sans doute beaucoup.
« — Bon, continuez sur ce ton, et vous voilà, avec
votre Désormeaux, comme {{Mme|de Védelle}} avec son
imbécile de fils. Ne m’a-t-elle pas écrit pour me prier
de ne pas aller à la Pinède pendant quelque temps ?
Elle craint les effets de ma présence sur son fils
Georges, un enfant très-délicat et très-mélancolique,
comme elle dit.
« — {{Mme|la comtesse de Védelle}} a bien fait, si ce
jeune homme montrait de l’amour pour vous.
« — De l’amour ! Bon Dieu ! quel abus de mot ! Je
voudrais que vous eussiez vu cet enfant mélancolique
et délicat ! Un petit bonhomme de dix-sept à dix-huit
ans, je crois, si en retard ou si court d’esprit
qu’on le disait ''fada'' dans les environs ; un pauvre
garçon ne sachant pas prononcer deux phrases sans
rougir et s’embrouiller, muet, gauche, embarrassé,
gêné et gênant ; sans cesse planté devant moi, me<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|208|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>regardant avec de grands yeux étonnés, m’écoutant
bouche béante…
« — Il me semble, Denise, que cette contenance
pouvait, en effet, être motivée par des sentiments
dont {{Mme|de Védelle}} a pu s’alarmer.
« — Ne mettez donc pas des sentiments comme cela
partout : ce garçon me regardait par curiosité ; il
n’avait jamais vu que des douairières ou des paysannes ;
j’étais autre chose, voilà tout. Et puis, je crois qu’il
aime la musique ; mais cela ne prouve rien pour son
intelligence. Ne voit-on pas certains animaux en être
touchés ?… Il me fait l’effet d’un Désormeaux paisible,
pour tout dire ; au total, ce sont des êtres à ne
pas compter, et nous leur faisons beaucoup d’honneur
en nous en occupant un instant. J’ai été assez
contrariée de cette facile inquiétude prise par
{{Mme|de Védelle}} ; mes visites à la Pinède m’étaient
douces, j’y cherchais les traces de ma mère, des souvenirs
de mon père. Mon pauvre père ! comme il vous
aimait, Jules ! ajouta-t-elle avec un accent presque
attendri, succédant à sa gaieté moqueuse.
« — Et qui me l’a si bien prouvé en vous destinant
à moi, chère cousine, » répondit le jeune homme en
baisant d’une façon passionnée le beau bras qui s’appuyait
au sien.
« Un homme s’avança dans ce moment :
« Mademoiselle de La Pinède ne veut-elle pas me donner ma valse ? dit-il.
« — Mais si, monsieur Désormeaux, fit Denise en
souriant d’un air heureux et en regardant son cousin.
« — J’attends mademoiselle de La Pinède, reprit le valseur.
« — Dans quinze jours, on dira {{Mme|de Mallarme}},
n’est-ce pas ? » dit le jeune marin à voix basse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|209}}</noinclude><nowiki />
« Denise lui fit un charmant signe de tête et disparut,
entraînée par {{M.|Désormeaux}}.
« J’en savais assez ; ces dix minutes venaient de décider de ma vie.
« Je m’enfuis comme un fou.
« Je traversai la ville en courant, je m’arrêtai seulement
lorsque je me trouvai enveloppé du silence et de
l’ombre de la campagne.
« Elle allait se marier ! Comprenez-vous, Étienne, ce
que cette pensée renfermait de tortures pour moi ? Elle
épousait un homme jeune, beau, riche, ayant tout pour
lui, tout, même la volonté de son père mort, même
son amour à elle-même, l’amour de Denise ! Oh !
comme elle l’avait regardé !
« Moi, elle m’appelait imbécile ! Oui ! le mot avait
été dit : Imbécile ! Ainsi, pour les femmes, le silence
est de l’idiotisme, l’admiration de l’étonnement, le
premier trouble du cœur, si profond et si sincère, est
curiosité niaise et embarras stupide. O femme ! que de
richesses tu as dédaignées ! Pour Denise, je n’étais pas
un homme ! Toutes ces paroles me revenaient à l’esprit,
et, à mesure que je me les rappelais, elles m’entraient
dans le cœur comme autant de dards froids et empoisonnés.
« Après avoir couru longtemps, la douleur triompha
de mes forces, et je tombai assis sur une pierre,
au bord de la route, la tête dans mes mains, insensible,
morne, anéanti.
« Y restai-je longtemps ? Je ne pourrais vous le dire.
Ce fut un siècle ! ce fut une heure !… Peut-on mesurer
ce qu’il tient de pensées dans une heure ? Peut-on
compter ce qu’il tient de larmes dans un cœur au
désespoir ?
« Quand je me relevai, j’avais fait sur moi-même un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|210|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>violent et héroïque effort. Denise perdue pour moi, tout
espoir de bonheur mort dans mon âme, il ne me restait
plus qu’à obéir à mon père ; ma vie, désormais sans
but, pouvait devenir utile à mon frère, pourquoi la lui
refuser ? D’ailleurs, j’avais alors l’espoir que je pourrais
bien mourir de ma douleur. Illusion d’enfant, mon
ami ! L’homme ne meurt pas de chagrin ; il peut tout
perdre en un jour, comme moi, sans que sa vie en soit atteinte.
« De retour à la Pinède, et sans explications, j’annonçai
à mon père que j’étais prêt à lui obéir.
« Quinze jours après, j’épousai {{Mlle|Rose Lescalle}}.
Je fis assez bonne contenance. J’allai au mariage comme
d’autres vont au feu, avec calme et résolution.
« Après la cérémonie, nous vînmes, Rose et moi,
habiter une maison de campagne nommée Belbousquet,
où on avait jugé convenable de nous installer. Cette
petite propriété est dans une solitude délicieuse ; en y
arrivant, j’éprouvai une sorte d’allégement. Je sortais
d’un tourbillon et éprouvais un grand besoin de repos.
« La dernière quinzaine, remplie de soins fatigants,
avait épuisé mes forces. J’avais dû accompagner ma
mère à Marseille pour me donner au moins l’apparence
de m’occuper de la corbeille, puis assister aux interminables
conciliabules de {{M.|Lescalle}} et de mon père,
discutant des affaires d’intérêt ; enfin, faire un visage
convenable quand {{Mme|Lescalle}} et sa fille venaient au château.
« Une insupportable personne que cette {{Mme|Lescalle}},
faisant les honneurs de sa fille de façon à m’ôter
à perpétuité l’idée de la regarder !
« La patience, ou pour mieux dire le courage, faillit
me manquer souvent, quand elle disait, comme mon<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|211}}</noinclude>père, et avec un air de matrone entendue, que le mariage
me dégourdirait.
« Quelle chose plate et insipide certaines gens font
d’un mariage ! C’est à ne jamais épouser une femme
qu’on aimerait ! Mais je n’aimais pas Rose et ne m’occupai
même pas d’elle quand nous fûmes à Belbousquet.
Aujourd’hui, je suis pris d’une sérieuse inquiétude ;
je crains d’avoir été trompé sur son compte : on
m’a présenté Rose de telle façon, que je l’ai jugée
ignorante, naïve, un peu niaise et très-vaniteuse,
m’épousant sans goût ni éloignement, pour le plaisir
de s’entendre appeler baronne par les divers tabellions
de la société de son père, et de troubler les paisibles
rues de la Ciotat par le bruit de sa voiture. Eh bien !
elle n’est peut-être pas ainsi ; cette pauvre enfant a, je
le crains, cédé à l’autorité en devenant ma femme, et
a laissé derrière elle quelque inclination inavouée dont
le souvenir la mine et l’afflige. Depuis notre mariage,
elle a changé à vue d’œil ; elle s’attriste ; ma présence,
que je lui impose pourtant le moins possible, la gêne et
l’effraye. Je dois hâter une séparation dont j’ai compris
la nécessité dès que nous avons été mariés. Si j’eusse
rencontré dans Rose une amie, une sœur, une nature
sympathisant avec la mienne par quelques côtés, si
seulement je ne m’étais pas aperçu qu’elle me redoute
et me fuit, je fusse resté près d’elle sans bonheur, mais
sans répugnance. Il n’en est pas ainsi, et je dois au
plus tôt faire cesser un état de choses pénible pour tous
deux. Ai-je besoin d’ajouter, mon ami, que, dans une
pareille position, je n’ai pu me considérer comme le
véritable mari de cette jeune fille ? je l’ai respectée
comme ma propre sœur, et c’était mon devoir. Je me
suis servi d’un prétexte pour me retirer à Marseille ; la
complaisance d’un de nos voisins de campagne, qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|212|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>s’est chargé d’écrire à Rose, a coloré la prolongation
de mon absence. La vérité est que j’y suis venu pour
attendre votre arrivée en France et me consulter avec
vous : attendre à Belbousquet me paraissait impossible.
« Maintenant, Étienne, vous savez tout, vous m’aiderez
à exécuter mon dernier projet. Je veux essayer
d’aller chercher dans l’exil l’oubli de mes douleurs ; je
vous demande, mon ami, de me faire recevoir à votre
bord. Vous allez, je le sais, entreprendre une campagne
dans l’Amérique du Nord ; je vous y accompagnerai ;
nous irons ensemble visiter ces grandes solitudes du
nouveau monde, et peut-être y rencontrerai-je le
baume calmant dont mon âme a tant besoin.
« Mon départ sera un allégement pour cette pauvre
petite Rose ; en lui écrivant pour lui annoncer que je
quitte la France pour toujours, je lui ferai remettre un
acte qui lui assure les deux tiers de ma fortune. Hélas !
ce que j’ai aliéné de sa liberté est sans prix, je le sens
trop tard et ne puis guère le réparer. Si la vanité la
peut consoler, mon nom et mon argent lui suffiront ; si
elle regrette un amoureux moins sombre que moi, elle
pourra sans remords jouir de l’indépendance que je lui rends.
« Je serai loin, elle m’oubliera bien vite ; j’aurai
passé dans sa vie comme un fantôme inoffensif : cela
ne vaut-il pas bien mieux que de me faire haïr de près ?
« Voilà mes projets, mon cher Étienne ; ma sagesse
et ma conscience n’ont rien pu m’inspirer de mieux. Je
suis en face de l’irréparable, je le sens. Puissent du
moins ces résolutions m’empêcher d’aggraver mes torts !
« J’attends votre réponse et votre appel.
{{d|« À vous de cœur,|10}}
{{d|« Georges de {{sc|Védelle}}. »|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|213}}</noinclude><nowiki/>
Rose, en finissant la lecture de cette lettre, sentit son
cœur se gonfler sous une angoisse indicible.
Combien Georges aimait Denise, et elle, pauvre Rose,
avec quel dédain il la traitait ! Il l’avait quittée sans lui
dire un mot ; il partait lui laissant son nom, de l’argent,
de la liberté, et se croyait quitte !
Il ne voulait rien prendre de sa vie, étant résolu à
lui tout refuser de la sienne.
« Ah ! se dit-elle, il est pour moi ce qu’a été pour lui
{{Mlle|de La Pinède}} ; au fond, nous souffrons la même
douleur ! Mon Dieu, pourquoi cette idée me vient-elle ?
l’aimerais-je, à présent ? Oh ! non, ce serait pire que tout ! »
Elle resta longtemps plongée dans d’amères réflexions ;
puis, apercevant la lettre d’Étienne d’Alais, restée sur
ses genoux, elle fut sur le point de la jeter dans un tiroir
sans la lire. Rien ne pouvait être ajouté à la longue
et terrible lettre de Georges ; Rose le pensait ; elle lut pourtant.
{{c|{{M.|Étienne d’Alais}} à {{Mme|Rose de Védelle}}.|fs=90%}}
{{d|Sarcelles, juin 1835.|4|fs=90%}}
{{g|« Madame,|4}}
« Le jour même où vous me faisiez l’honneur de
m’écrire, je recevais une longue lettre de votre mari ;
c’est celle que je me hâte de vous envoyer. Cette lettre
est la plus concluante des explications, elle éclaircit
tout, elle répond à tout ; lisez-la, madame, et achevez
de connaître cette âme si étrangement méconnue.
« Ces tristes confidences achèveront de vous faire
comprendre Georges et vous prouveront qu’il n’a
jamais joué ''ce rôle qui vous a tous trompés'', comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|214|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>vous le dites avec amertume dans la naïveté de vos seize
ans. L’adolescent morose, silencieux, farouche de la Pinède,
a réellement existé, et les circonstances exceptionnelles
dans lesquelles s’est formée votre union ont
contribué à vous entretenir dans cette grande, mais non
irréparable erreur.
« Dieu s’est plu à démentir les prévisions des médecins
''Tant-pis'', dont la demi-science a pris l’assoupissement
intellectuel qui suit les grandes commotions pour
un mal irrémédiable. La famille de Védelle, après avoir
accepté leur arrêt, n’a pas su plus tard discerner la vérité.
Connaissant les parents de Georges, je m’explique
leur aveuglement.
« Une chose pourrait paraître étrange, c’est que vous,
madame, douée de ce tact exquis des femmes, qu’on
voit s’élever parfois jusqu’à la divination, vous n’ayez
rien deviné. Oui, cela me paraîtrait en effet bien incompréhensible,
si je ne connaissais la puissance des
préventions sur un jeune esprit.
« Dans la première période de la vie, on ne juge pas
par soi-même ; on accepte les jugements d’autrui comme
autant de vérités positives, et, plus tard, rien n’est plus
difficile à détruire, plus malaisé à déraciner, que cette
chose impalpable, masquée, hypocrite et louche, appelée
une prévention. Mensonge fardé de vérité, trahison
à deux tranchants, la prévention nuit à celui qui l’accueille
et à celui qui en est l’objet. Vous l’avez éprouvé,
madame ; vous voyiez dans Georges un être disgracié ;
vous ne l’observiez seulement pas. À quoi bon ? il était
jugé ! Et ainsi beaucoup d’indices pouvant devenir des
révélations évidentes sont restés muets pour votre jeunesse
et votre inexpérience.
« Tout conspirait contre vous, pauvres enfants ; il
vous a manqué l’amour, ce flambeau divin qui seul<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|215}}</noinclude>pouvait détruire votre commune erreur, et vous êtes
restés ignorants l’un de l’autre. Heureusement, aujourd’hui,
une volonté positive de la Providence vous éclaire,
et tout peut encore se réparer.
« Maintenant, avant de terminer cette lettre, permettez-moi,
madame, de vous donner un conseil ; permettez
au meilleur ami de votre mari d’avoir un secret
commun avec vous. Laissez Georges ignorer toujours
l’étrange et triste méprise du passé. Si unis que puissent
devenir vos deux cœurs, cachez avec soin à votre
mari que vous avez pu ressentir pour lui une froide pitié
et un blessant éloignement. Une telle révélation lui
ferait une blessure que vos plus tendres soins ne
parviendraient peut-être pas à guérir. Il est des choses
délicates au point de ne pouvoir être touchées, même
par les mains douces et bénies d’une femme aimée.
« Recevez, madame, mes vœux les plus ardents pour
votre bonheur, et permettez-moi de déposer à vos pieds
mes hommages bien affectueux.
{{d|« Étienne d’{{sc|Alais}}. »|4}}
« ''P. S.'' Par ce même courrier, j’écris à votre mari
et je lui parle d’affaires assez importantes. Je ne veux
pas empiéter sur ses droits en vous annonçant une
nouvelle qui, j’en suis sûr, vous causera quelque joie.
Certes, c’est un poëte, et un vrai poëte ! personne n’en
doute à Paris aujourd’hui, et on n’en doutera pas non
plus à la Pinède, dans quelques jours. »
Rose ne chercha pas à deviner le mystère de ce postscriptum ;
son émotion à la lecture de ces deux lettres
fut trop grande pour laisser subsister la curiosité. La
lumière complète venait de se faire dans sa situation,
lumière implacable comme la vérité, n’atténuant rien,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|216|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>ne ménageant rien, et lui découvrant à la fois combien
le cœur de Georges était précieux à posséder, et par
quels abîmes elle s’en trouvait séparée. La lettre
d’Étienne adoucit bien imparfaitement sa douleur profonde ;
elle ne la relut même pas, ses paroles d’espoir
lui firent l’effet de banalités ; elle la jeta dans un coin
avec une sorte de colère.
Elle passa plusieurs heures dans une agitation qu’aucune
résolution ne vint calmer, pleurant, tremblant,
marchant avec vivacité autour de sa chambre, pour se
laisser ensuite tomber accablée sur un siège, reprenant
à chaque instant la désolante lettre de Georges, pour la
commenter et la relire en choisissant toujours les passages
les plus pénibles. C’est le propre de certains
chagrins de rendre le cœur comme avide de tortures,
de lui faire rechercher tout ce qui peut faire saigner
ses plaies ; cet acharnement à souffrir est surtout violent
dans la très-grande jeunesse, où le ressort de toutes
nos facultés agit dans sa force première. Rose l’éprouva ;
elle avait déjà beaucoup souffert, mais ses épreuves
antérieures lui parurent peu de chose en comparaison
de ses douleurs nouvelles. Elle subit une de ces longues
crises de larmes, de sanglots, d’étourdissements, de cris
étouffés, qui sont comme les tempêtes du cœur et le
calment un peu sans le soulager. Elle sortit de là avec
un besoin impérieux de prendre une résolution, mais
laquelle ? Elle songea à tout, même à se tuer.
C’était vraiment une pauvre âme en détresse ! Que
celui qui a souffert comme elle la comprenne et l’excuse.
Enfin la pensée de sa tante Médé, de cet ange gardien
de son enfance, qui déjà avait pu la rendre résignée
un jour où, pour des causes bien différentes, elle
avait cru aussi tout désespéré, lui revint à l’esprit. Ce
fut comme une inspiration du ciel. « Oui, se dit-elle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|217}}</noinclude>ma tante Médé, elle, elle seule, peut me diriger. D’ailleurs,
ce me sera déjà un soulagement de n’avoir rien
à décider moi-même ; en restant ici livrée à mes angoisses,
je deviendrais certainement folle. »
Rose, fortifiée par cette détermination, prit à la hâte
un chapeau et s’élança dans le jardin. En descendant
l’avenue d’oliviers, elle se croisa avec Thérézon. La
bonne femme s’arrêta stupéfaite à l’aspect du visage
bouleversé de Rose.
« Mon Dieu ! comme madame a l’air agitée ! dit-elle ;
est-ce qu’il y a un malheur ?
— Non, Thérézon, non, répondit la jeune femme
sans ralentir le pas ; je vais chez ma tante, voilà tout,
j’ai à lui parler.
— Si madame prenait le mulet de Dominique, la
chaleur est étouffante et la course est longue d’ici aux Capucins.
— Ce serait trop long ; il faut que je voie ma tante à
l’instant même, pour quelque chose de très-pressé. »
Et, sans laisser à Thérézon ébahie le temps de placer
une réplique, Rose disparut derrière les buissons d’aliziers
et d’arbousiers qui croissaient près de la grille de Belbousquet.
Thérézon la suivit des yeux, cherchant l’explication
de ce départ précipité.
« Bon, il se passe du nouveau, grommela-t-elle ; la
voilà sens dessus dessous. Je gage que c’est ce maudit
''fada'' qui revient ; il lui fait peur, elle le fuit. Le malheur
est entré chez nous avec cette face pâle. Heureusement
{{Mme|Lescalle}} est avertie. Jusqu’à hier, c’a été
comme un sort, je ne pouvais la rencontrer seule ; enfin
j’ai pu lui parler, je l’ai mise au fait de tout, et elle
va emmener sa fille à la ville ; l’autre la suivra s’il veut.
{{M.|Lescalle}} lui-même s’aperçoit bien que ce mariage-là<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|218|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>est une sottise. Si je ne m’en étais pas mêlée cependant,
on aurait laissé comme cela cette pauvre Misé
Rose à côté de ce vilain sauvage. Mariez donc les jeunesses
de chez nous à ces gens du Nord ; ils sont tous
froids comme pastèques et fiers comme la ''boussecarloune''<ref>Les paysans provençaux nomment ''boussecarloune'' une espèce de roitelet extrêmement sauvage.</ref>,
qui ne se laisse jamais approcher. »
Sur ces profonds observations ethnologiques, Thérézon
entra dans le potager et se mit à cueillir des petits
pois, avec le calme que procure un grand devoir accompli.
Quant à Rose, elle franchit en moins d’une heure la
distance qui la séparait des Capucins. Au détour de la
route de la Ciotat, elle fut aperçue par Artémon Richer,
alors occupé, pour se consoler, à causer assez familièrement
avec la fille du maître de poste, jolie couturière
de vingt ans, fraîche, brune, pas trop farouche, avec
laquelle il se rencontrait depuis trois jours, par hasard,
à ce point de la route, où un banc de pierre, placé
sous un beau massif de mûriers, formait une halte
agréable. Rose arriva devant le groupe sans le voir. Artémon,
lui, la reconnut à l’instant et fit un mouvement
pour se jeter au-devant d’elle ; la présence de sa compagne
le retint. Rose passa ; sa robe blanche formait
derrière elle comme un nuage, ses petits pieds agiles
faisaient voler le sable fin de la route, qui, traversé par
les rayons du soleil de juin, entourait sa tête d’une auréole
transparente : Artémon crut avoir une apparition.
L’effet produit sur lui fut bien vif, car il fit le quasimiracle
de lui donner une réminiscence poétique :
{{pom|{{filet|8}}Et les oiseaux
Pour ses pieds donneraient leurs ailes !}}
{{SA|murmura-t-il en la suivant du regard.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|219}}</noinclude><nowiki/>
« Connaissez-vous donc cette femme qui vient de
passer si vite ? lui demanda la jolie couturière en donnant
une expression jalouse à son visage mutin.
— Du tout, reprit le lion de la Ciotat, rappelé à sa
situation du moment ; du tout… Nous disons que vous
m’attendrez ce soir ! »
Si la jeune fille dit oui, Rose n’aurait pu l’entendre ;
elle entrait en ce moment sous le porche obscur des
Capucins, et se précipitait, haletante et oppressée, sur
le sein de sa grand’tante.
Quoique {{Mlle|Médé}} eut reçu l’appel désolé de Rose,
elle n’y avait pas répondu encore, calculant fort justement
que, si la position de sa petite-nièce ne s’améliorait
pas, elle en recevrait de nouvelles instances.
Rose, enfermée avec ses livres, absorbée par une
attente fiévreuse, était restée muette, et son silence
avait paru d’un favorable augure à la bonne demoiselle.
Son illusion s’évanouit au premier mot de Rose.
« Ah ! chère tante, s’écria-t-elle en pleurant, c’est
bien maintenant que je puis désespérer !
— Chère petite, répondit Misé Médé, il ne faut jamais
désespérer de la bonté de Dieu. Voyons, calme-toi
et conte-moi ce qui se passe ; nous trouverons peut-être
un moyen de conjurer ce malheur dont je te vois si émue. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un mariage en province/19
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|220|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki />
{{Séparateur|20|m=2em}}
{{t2|Retour.|CHAPITRE XX.}}
{{interligne|1em}}
Georges, on le sait, était à Marseille ; l’invitation de
{{M.|Césaire de Croix-Fonds}} lui avait servi à trouver un
prétexte pour expliquer son absence ; il partit, en effet,
avec le jeune baron, mais le laissa dès le second jour
poursuivre seul son voyage vers le Dauphiné, et revint
à Marseille attendre la lettre de son ami Étienne. Cette
réponse tant désirée lui parvint le jour où Rose apprenait
à Belbousquet le secret de sa vie. Le même courrier
apporta au mari et à la jeune femme les bons et
utiles conseils d’un ami véritable.
Voici ce que {{M.|d’Alais}} écrivait à Georges :
« J’ai usé, mon bien cher ami, de la permission facultative
que me donnait votre lettre de janvier dernier,
et j’ai prié ma mère de faire imprimer votre volume de
vers : ''Aigles et Colombes''. Votre livre a eu à Paris un
succès que j’ai trouvé tout établi à mon arrivée. Je ne
suis pas modeste pour votre compte, moi, Dieu le sait !
Eh bien ! mon ami, ce succès-là a dépassé toutes mes
espérances. Les salons, les journaux, tout le monde en
a parlé ; et si, suivant votre ordre exprès, je ne vous
avais tenu obstinément caché sous le pseudonyme de
''James Herder'', le bruit de votre renommée aurait été
sonner aux oreilles de votre famille patriarcale, et
troubler les échos de votre solitude.
« La vogue de salon flatte, les éloges de journaux
encouragent ; mais voici qui est mieux. Melval, le grand<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|221}}</noinclude>critique, a voulu absolument vous connaître ; je lui ai
dit votre âge et votre nom. Alors il a été si émerveillé,
de cette œuvre sortie d’un cerveau de dix-neuf ans, elle
lui a paru promettre un si grand avenir, qu’il a été
sur-le-champ trouver le ministre, son ami intime,
homme distingué, comme vous savez, et a commencé
un dithyrambe sur votre compte. Le ministre a été de
son avis, s’est enthousiasmé, et le résultat a été… tout
simplement la croix de chevalier de la Légion d’honneur,
dont vous trouverez le diplôme sous ce pli.
« Eh bien ! Georges, que dites-vous de cela ? Être
décoré à vingt ans, n’est-ce pas bien de quoi devenir
un homme raisonnable et chasser un peu les humeurs noires ?
« J’ai tenu à vous parler d’abord de cette grande
affaire ; maintenant, je viens aux choses intimes :
« J’ai lu avec beaucoup d’attention cette grande lettre
où vous me racontez la lamentable histoire de votre
passion pour {{Mlle|de La Pinède}}.
« Vous allez vous hérisser, mon poëte, je m’y attends ;
pourtant je veux vous dire toute ma pensée.
« Croyez-en un vieil ami, il est fort heureux pour
vous que {{Mlle|Denise}} n’ait pu ni voulu être votre femme.
« Je la connais assez, l’ayant rencontrée dans des salons,
pour l’avoir bien jugée. C’est une de ces femmes
brillantes, qui font plus souvent d’un mari un martyr
qu’un heureux. Elle aime passionnément le monde, où
son admirable beauté et son grand talent de musicienne
lui attirent des ovations dont elle ne pourra jamais
se passer. Elle s’est habituée à vivre dans une
atmosphère de louanges et d’encens, serre chaude où
sa vanité s’est développée outre mesure. Quel cas peut-elle
faire de l’admiration d’un homme ? elle a celle d’un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|222|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>peuple d’adorateurs. Elle règne sur cette pléiade choisie
qui domine la première société du monde, les salons
de Paris !
« Mon jugement sera sévère sur elle. À mon avis, elle
a toutes les qualités séduisantes, et il lui manque la
qualité suprême. En un mot, elle sait inspirer l’amour,
elle ne saurait pas le rendre.
« Laissez-la épouser son cousin de Mallarme ; il est
marin de son métier, et conséquemment dans les meilleures
conditions pour que cette sirène, comme vous
l’appelez, ne le prenne pas trop vite en grippe. Mariée
à lui, elle sera pourtant libre pendant la moitié du
temps ; c’est ce qui convient à ses goûts.
« Le reste regarde {{M.|de Mallarme}}.
« Tout ceci ne vous consolera probablement pas ; cependant,
si vous voulez un peu réfléchir, cela pourra
adoucir vos regrets. Aimer cette femme, c’était appeler
sûrement le malheur sur soi ; il vous eût atteint tôt ou
tard. Le plus tôt est le mieux, on a plus de temps pour
le réparer.
« À présent, Georges, je suis tenté de vous dire des
choses fort dures. Quoi ! vous voulez partir, quitter la
France, désoler votre famille, abandonner cette pauvre
jeune fille dont vous êtes aujourd’hui le protecteur naturel !
Mais c’est delà folie, cela, mon ami, et si je
n’étais plein d’indulgence pour la fièvre que donnent
certains chagrins, je vous dirais : « Georges, vous avez
songé à faire une mauvaise action ! »
« Vous ne connaissez pas la femme dont vous êtes le
mari ; vous n’avez rien tenté pour vous en faire aimer ;
vous ne lui avez pas même fait l’honneur de l’observer ;
vous ignorez si elle a une valeur quelconque. Elle ne
ressemble pas physiquement à votre idéal, dès lors elle
est jugée et condamnée ; on la délaisse et on la dédaigne,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|223}}</noinclude><nowiki/>
« O fou ! imprudent ! aveugle que vous êtes ! Savez-vous
si ce cœur candide, si cette intelligence à peine
éveillée, ne contiennent pas autant de feu et d’amour
que vous en pouvez souhaiter ?
« J’ai, du reste, peine à comprendre que vous ayez
pu vous marier dans la disposition d’esprit où vous
étiez. Vous avez commis là une grande faute : le désordre
et l’abattement où votre douleur vous avait plongé
sont à peine des excuses. Maintenant le mal est fait ; il
ne faut pas l’aggraver ; vous vous êtes, avec une insouciance
coupable, créé des devoirs sérieux : il les faut remplir.
« Vous vous devez à cette femme que vous avez
prise, quoique ne l’ayant pas choisie. Si vous ne pouvez
lui donner de l’amour, laissez-lui votre protection,
votre appui, votre présence ; elle y a droit : et vous êtes
un honnête homme.
« Vous n’auriez pas dû quitter cette douce retraite
de Belbousquet. Allons, Georges, un bon mouvement :
retournez-y. Allez porter à vos parents l’étonnement et
la joie de votre succès dans une carrière où vous avez
marché et vaincu seul. Allez calmer les inquiétudes de
{{Mme|Rose de Védelle}}. Allez, cher Georges ; là est le
devoir, là est l’oubli du passé, là est peut-être l’avenir
calme et radieux.
« Jusqu’ici mes avis ont été ceux du conseiller consciencieux
et sévère ; je finis par quelques paroles de l’ami.
« Si, après avoir essayé d’arranger votre existence
dans la voie où elle est, vous y reconnaissez des impossibilités,
si vous ne pouvez parvenir à aimer votre
jeune femme, si enfin elle vous a elle-même en aversion ;
alors, venez me trouver, je vous tendrai mes bras
fraternels, je vous emmènerai loin de Rose, loin de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|224|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>France, loin de vos souvenirs, et vous irez demander à
l’exil la guérison et le repos.
« Les marins sont croyants, vous le savez : moi j’ai
une foi profonde dans les mystérieuses opérations de la
Providence ; je crois qu’elle a placé près de vous le dictame
salutaire à vos douleurs. Méditez bien tout ceci,
cher Georges, agissez en homme d’honneur et en cœur
courageux, et si vous avez été seulement aveugle, comme
je le suppose, envoyez-moi une pensée au milieu de
votre bonheur.
{{d|« Votre ami,|6}}
{{d|« {{sc|Étienne}}. »|4}}
Le lendemain du jour où le courrier de Paris apporta
en Provence les lettres qu’on vient de lire, deux femmes
cheminaient, vers huit heures du soir, sur la route de
la Ciotat à Marseille.
L’une, grande et un peu voûtée, enveloppée dans
une de ces mantes de soie noire en usage il y a
soixante ans, marchait d’un pas égal, quoique un peu
pesant ; l’autre avait cette allure légère qui décèle
la jeunesse, et semblait en proie à une vive agitation.
C’étaient {{Mlle|Médé}} et sa nièce.
« Voici qu’il se fait tard, dit la vieille demoiselle, et
nous n’avons pas encore rencontré Dominique ; tu as
voulu venir au-devant de lui, Rose, tu as eu tort : le
vent se lève, tu vas prendre froid ; peut-être est-il prudent
de retourner sur nos pas.
— Oh ! non, chère tante, répondit la jeune femme
vivement, allons plus loin, les jours sont longs dans
cette saison ; d’ailleurs Dominique doit nous attendre
aux trois mûriers, et nous en sommes tout près.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|225}}</noinclude><nowiki />
— Pourquoi lui avoir dit de s’arrêter là, au lieu de
le faire venir aux Capucins ?
— C’est afin de ne pas fatiguer son mulet et que Dominique
arrive à Marseille le plus tôt possible.
— Soit, allons toujours ; mais tu es sans chapeau, et
je crains pour toi l’humidité du soir.
— J’ai la tête brûlante, au contraire, et l’air frais me
fait du bien. Pourvu que Dominique soit exact ! reprit
Rose avec un accent où perçait toute son impatience. Il
est si important qu’il trouve Georges dès demain ! Malheureusement,
j’ignore son adresse, et on va peut-être
perdre beaucoup de temps à le chercher dans cette
grande ville.
— Ne te tourmente pas à ce sujet, mon enfant. Georges
est à Marseille dans un hôtel : or, il n’y a pas plus
de sept ou huit grands hôtels à Marseille ; eh bien ! Dominique
cherchera dans tous.
— Et vous pensez, chère tante, qu’il aura ma lettre demain ?
— Je n’en doute pas, et j’espère beaucoup de ta lettre,
si tu l’as écrite comme tu comptais le faire, en laissant
bien naïvement et complètement parler ton cœur.
— Je n’ai pas osé faire cela, tante Médé ; le souvenir
de la froideur de mon mari, la triste conviction donnée
par les confidences venues de Paris, ont glacé mon
épanchement. Comment me faire comprendre à Georges
sans lui tout dire ? et tout expliquer serait très-dangereux ;
{{M.|d’Alais}} me le dit, et il a raison. »
La physionomie de {{Mlle|Médé}} prit une teinte de mécontentement.
« Que lui as-tu donc écrit ? demanda-t-elle.
— Quelques lignes seulement pour le supplier de
venir au plus tôt à Belbousquet, où j’ai à lui parler de
choses graves. J’oserai, il me semble, davantage en lui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|226|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>parlant ; et puis, vous serez là, bonne tante, et vous m’aiderez.
— Mon aide ne peut être comptée pour rien dans
cette circonstance, ma fille ; c’est à toi et à toi seule à
tâcher de conquérir ton mari ; toute intervention étrangère
te nuirait au lieu de te servir.
— Vous avez sans doute raison, et maintenant je regrette
bien de n’avoir pas écrit ma lettre différemment.
Si cela ne suffisait pas pour le ramener !… Aurais-je pu
croire, tante Médé, ajouta-t-elle après un long silence,
que cet homme, dont la présence m’épouvantait il y a
un mois, occuperait toute ma pensée aujourd’hui ? Hélas !
et c’est un malheur de plus ! car il me déteste, bonne
tante, vous avez bien vu dans sa lettre !
— Cette lettre ne prouve rien de cela, mon enfant.
Georges ne te connaît pas ; il ne t’a même jamais bien
regardée, il le dit lui-même. C’est à toi à lui apprendre
ce que tu vaux, à faire des efforts pour lui plaire,
et il finira sans doute par t’aimer.
— Vous voulez me consoler ; mais ce que vous me
dites là me semble impossible ; je vais faire une tentative
dont je n’espère rien ; je suis dans un découragement
profond. Comment pourrait-il m’aimer, maintenant,
moi si ignorante, si gauche, si loin de la beauté
et des talents de {{Mlle|Denise}} ?
— {{Mlle|Denise}} ne peut plus être pour lui qu’un fantôme,
et toi tu es une réalité charmante ; tâche seulement
de l’en faire apercevoir, et tu as de grandes
chances de le ramener à toi.
— Savez-vous, ma tante, qu’en songeant à toutes ces
révélations inattendues qui ont bouleversé ma vie sans
en altérer la surface, je me demande si je n’eusse pas
été plus heureuse, aimée d’un enfant maladif et borné,
que dédaignée par l’homme complet et intelligent ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|227}}</noinclude><nowiki />
— Prends garde, Rose, tu blasphèmes, dit presque
sévèrement {{Mlle|Médé}}. Quoi ! c’est au moment où tout
semble s’arranger, où tu entrevois une destinée toute
différente de celle que tu jugeais misérable et sacrifiée
le jour de ton mariage, c’est à ce moment même que
tu désespères ! Prends garde, te dis-je, d’offenser Dieu,
ma fille, ou je ne te reconnaîtrai plus cette Rose que
j’ai pu rendre forte et résignée en présence d’un sort si
réellement malheureux.
— Oh ! quand je me suis mariée, j’étais bien autre
qu’aujourd’hui, ma tante. Je n’aimais personne alors !
Je dois aimer à présent, ajouta-t-elle à voix basse, car
je sens la faculté de souffrir centuplée en moi. »
Il y eut un long silence, pendant lequel les deux femmes
restèrent absorbées dans leurs pensées.
{{Mlle|Médé}}, perdue dans ses conjectures, n’espérait
pas comme elle le disait. Au fond, elle redoutait
qu’un rapprochement fût à jamais impossible
entre les jeunes époux ; elle redoutait surtout que
Georges, épris d’un idéal, comme tous les poëtes, ne
pût éprouver d’attrait pour la nature simple et timide
de Rose.
De son côté, la jeune femme songeait à son mari avec
un mélange d’effroi et de tendresse que sa situation
étrange pouvait seule expliquer.
Toutes deux marchaient donc pensives, arrangeant
et supposant l’avenir au gré de leurs craintes et de
leurs désirs. Leur préoccupation leur fît oublier le but
de leur course ; elles passèrent devant les trois mûriers
sans s’en apercevoir. La nuit et le silence s’étaient faits
autour d’elles ; la lune se leva dans un ciel étoile, et ses
rayons jetèrent des glacis argentés sur le feuillage
sombre des oliviers.
Tout à coup les deux femmes tressaillirent. Le trot<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|228|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>d’un cheval se faisait entendre dans le lointain, se dirigeant
de leur côté.
« Voici Dominique, dit Rose. Enfin ! Comme il est en
retard ! Nous avions dit huit heures.
— Ne t’inquiète pas, répondit sa tante ; il arrivera
encore de bonne heure à Marseille, s’il veut mener son
mulet du même train qu’en ce moment. »
En effet, le cavalier lointain pressait fort l’allure de
sa bête, et en peu de minutes il apparut à l’angle de la
route. À la clarté de la lune, {{Mlle|Médé}} et Rose distinguèrent
en selle une svelte figure.
Ce n’était pas Dominique.
« O mon Dieu ! dit Rose en s’appuyant toute tremblante
au bras de sa tante, je crois que… je crois que c’est Georges ! »
C’était Georges en effet ; il allait passer devant les
deux femmes sans les voir, quand {{Mlle|Médé}} s’avança
jusqu’au milieu de la route. Effrayé par cette grande
forme noire, le cheval fit un écart en arrière, et s’arrêta
en frémissant.
Georges regarda.
« Eh bien ! monsieur mon petit-neveu, dit la vieille
dame d’un accent où elle essaya de mettre de l’enjouement,
vous aimeriez mieux, je crois, m’écraser que me voir.
— Ah ! mademoiselle Médé Lescalle ! pardon, » répondit
Georges en descendant lestement de cheval et
en saluant respectueusement.
Par un sentiment de timidité presque enfantine,
Rose s’était tenue jusque-là cachée derrière sa tante.
{{Mlle|Médé}} la démasqua tout à coup.
« Rose, ne dis-tu pas bonjour à ton mari ? » fit-elle.
Rose balbutia quelques mots, et Georges, surpris de
la rencontrer si inopinément, resta tout interdit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|229}}</noinclude><nowiki />
Pour se faire une contenance, il offrit son bras à la
vieille tante, près de laquelle Rose resta comme un enfant
craintif. Le cheval, ravi d’en avoir fini avec la
course forcée qu’on lui imposait depuis Marseille, se
mit à suivre tranquillement son maître, tout en donnant
par-ci par-là un coup de dent aux broussailles de la
route. Pendant quelques minutes on n’entendit que le
bruit de ses sabots sonnant sur les cailloux et le ''crop-crop''
de ses mâchoires dépouillant les jeunes arbrisseaux.
Nos trois personnages cheminaient côte à côte, dominés
par cet embarras que crée toujours le désaccord
des situations avec les sentiments. Leurs rôles respectifs,
les plus simples du monde en apparence, étaient, en
réalité, difficiles et délicats. Chacun se taisait, plein
cependant du désir d’entrer en matière.
On arriva ainsi devant les trois mûriers, sans qu’une
parole fût venue rompre ce silence gênant.
Au pied d’un des arbres, Dominique le muletier,
vêtu de son sayon de poil de chèvre et étendu sur
l’herbe épaisse, fumait philosophiquement sa pipe avec
la quiétude d’un messager ne se sentant pas en retard
de plus d’une demi-heure.
Il regarda sans bouger s’avancer ce groupe taciturne,
muet comme un trio d’ombres. Quand le groupe approcha,
il reconnut la grande taille de {{Mlle|Médé}} et la
silhouette gracieuse de Rose ; alors il se leva, et ôtant
ce bonnet de laine rouge qui coiffe si pittoresquement
ces belles têtes méridionales :
« Misé, dit-il, me voici au rendez-vous ; vous voulez
m’envoyer à Marseille, je crois, pour quelque chose de
pressé ; mon mulet est là tout prêt ; je puis partir à
l’instant, si vous le voulez.
— Ah ! oui, c’est vrai, mon garçon, répondit {{Mlle|Médé}},<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|230|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>il s’agissait de porter une lettre à Marseille ; mais maintenant
c’est inutile, ajouta-t-elle en jetant un regard sur
Georges ; tu peux retourner chez toi, je te payerai ton
dérangement, va.
— Ça ne presse pas, Misé, à vos ordres, reprit Dominique
en allant détacher son mulet.
— Mais, demanda Georges, elle était donc pour moi
cette lettre ? de ma mère, peut-être ?
— Non, murmura timidement Rose.
— De qui donc alors ?
— De moi, dit-elle à voix basse.
— De vous, Rose ! »
Et il la regarda d’un air franchement étonné et interrogateur,
qui lui fit baisser les yeux et la rendit toute tremblante.
Georges s’aperçut de ce trouble, et ajouta doucement :
« Vous me la donnerez, cette lettre, n’est-ce pas ? »
En ce moment, un éclair d’espoir traversa le cœur
de {{Mlle|Médé}} ; une pensée subite la fit rappeler Dominique,
dont on entendait encore le mulet au loin.
Elle l’appela trois fois d’une voix forte et vibrante.
Dominique s’arrêta, puis revint sur ses pas.
« Mon garçon, lui cria-t-elle, rentres-tu à la ville ce soir ?
— Oui, Misé.
— Eh bien ! tu vas m’accompagner jusque chez moi,
c’est ton chemin. Mes enfants, dit-elle en se tournant
vers Rose et Georges, il se fait tard ; je ne veux pas que
vous me meniez jusqu’aux Capucins ; rentrez à Belbousquet.
Quant à moi, ce brave garçon me suffit ; son
mulet me connaît, je vais monter dessus, je serai chez
moi dans vingt minutes.
— Mais, chère tante, dit Rose, vous m’aviez promis
de venir passer quelques jours près de moi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|231}}</noinclude><nowiki />
— Je t’ai promis cela ce matin ; maintenant, tu n’as
plus besoin de ma compagnie, tu as ton mari.
— Vous êtes toujours la bienvenue à Belbousquet,
mademoiselle, dit Georges, et ma présence ne doit pas
priver Rose du bonheur que lui causent vos visites.
— Merci, monsieur Georges, répondit la vieille
dame : votre instance me touche ; cependant je préfère
remettre à la semaine prochaine mon projet d’aller à
Belbousquet. J’ai fort à faire chez moi, et je n’eusse
accompagné Rose que pour ne pas la laisser seule plus
longtemps. »
Sans attendre de réponse, {{Mlle|Lescalle}}, aidée de
Dominique, monta sur le mulet ; puis, enveloppant
Georges et Rose d’un regard de tendresse :
« Dieu vous protège, mes chers enfants, soyez heureux !
» dit-elle d’une voix émue.
Elle leur fit encore un geste d’adieu affectueux, et,
lâchant la bride à sa monture, elle s’éloigna rapidement,
et on la perdit bientôt de vue dans l’obscurité de la route.
Les deux jeunes gens restèrent seuls.
Pendant assez longtemps ils marchèrent côte à côte,
ne se regardant même pas ; chacun cherchait dans son
esprit une façon d’entamer la conversation. Leur embarras
s’était encore accru par le départ de la vieille
tante. Ils se sentaient près de quelque moment solennel,
et subissaient cette impression mystérieuse, indéfinissable,
qui précède presque toujours les actes décisifs
de la vie. Les phrases froides et banales échangées un
mois avant entre eux étaient devenues impossibles.
En entrant dans le petit chemin rocailleux de la
rampe de Belbousquet, Rose trébucha contre une pierre
et faillit tomber. Georges la soutint en la prenant par le bras.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|232|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki />
« Vous êtes-vous fait mal, Rose ? lui demanda-t-il.
— Non, merci, Georges. »
Ils retombèrent dans leur silence : seulement, Georges
garda le bras de sa femme sous le sien ; ils continuèrent
à marcher pensifs et muets, uniquement occupés
l’un de l’autre, et n’osant échanger leur commune pensée.
Cependant Georges regarda Rose, et elle lui parut
bien différente de ce qu’il l’avait vue.
Toute sa personne portait les traces visibles des sensations
violentes dont sa vie venait d’être ébranlée. Elle
lui parut extrêmement maigrie ; la magnifique fraîcheur
dont il lui avait fait presque reproche était remplacée
par cette pâleur transparente et veloutée, si charmante
chez les femmes blondes.
Ses cheveux, au lieu d’être roulés en grosses tresses
ainsi qu’elle les portait habituellement, étaient arrondis
en courts bandeaux et négligemment tordus derrière sa
tête ; un léger gonflement du réseau de veines bleues
qu’on voyait courir sur ses tempes décelait une émotion
contenue. Elle marchait lentement, les yeux baissés,
avec une allure languissante indiquant la souffrance.
Vue ainsi, aux rayons doux et tristes de la lune, avec
sa robe blanche et son air abattu, elle ressemblait à un
de ces beaux anges d’Andréa del Sarte descendu à
contre-cœur sur cette terre de misère et de douleur.
Georges fut frappé de cette physionomie si nouvelle
pour lui ; il crut en effet n’avoir jamais vu Rose ; il
resta à la regarder, sans se rendre compte du charme
qu’il trouvait à cette contemplation.
Rose, absorbée dans ses pensées, ne s’aperçut pas de
l’attention dont elle était l’objet, et, tandis que son
mari la regardait, une larme descendit lentement le
long de sa joue pâlie, et vint tomber sur une touffe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|233}}</noinclude>d’herbe, où elle brilla un moment comme une goutte de rosée.
Cette larme muette émut le jeune poëte.
« Vous pleurez, Rose, dit-il ; qui peut vous affliger ?
Est-ce ma présence ou l’absence de votre tante ? »
Le sein de Rose se souleva en entendant la voix de
Georges, mais elle resta silencieuse.
« Répondez-moi, chère Rose, reprit le jeune homme,
qu’avez-vous ? Je tiens à connaître la cause de votre chagrin.
— Je n’ai rien, et je suis heureuse de vous voir, »
dit enfin Rose, en levant sur son mari ses grands yeux humides.
Et pour lui bien prouver sa satisfaction de le revoir,
elle serra légèrement le bras de Georges ; puis, comme
honteuse d’un mouvement si hardi, elle devint toute
rouge, et pendant un moment sa fraîcheur d’autrefois
reparut sur son visage.
Quelque chose de si touchant passa dans sa voix en
disant ce peu de paroles, son regard, son geste furent
empreints d’une grâce si douce, d’un sentiment à la fois
si timide et si profond, que Georges se sentit troublé
jusqu’à l’âme.
« Pourquoi pleurez-vous alors ? lui demanda-t-il affectueusement.
— Oh ! je ne pourrai jamais vous le dire.
— Vous avez tort, Rose ; il faut tout me dire : ne
dois-je pas être votre protecteur, votre conseil, votre
meilleur ami ? C’est mon droit de vous consoler, si vous
souffrez. Quelqu’un a-t-il osé vous faire de la peine en
mon absence ? nommez-le-moi, et je vous défendrai contre lui.
— Personne ne m’a rien fait, dit Rose.
— Alors quel motif peut vous affliger quand je suis
là, si ce n’est pas ma présence ? »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|234|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki />
Ces questions, faites d’un ton presque tendre, parurent
enhardir Rose.
« Vous ne m’avez pas encore parlé ainsi, reprit-elle,
et pourtant j’ai bien pleuré aussi le mois dernier.
— Vraiment, dit Georges, et comment l’ai-je ignoré ?
— Je ne sais, vous ne vous en aperceviez pas, voilà
tout. D’où vient que vous n’êtes plus le même ?
— Ah ! oui, reprit Georges avec un soupir, vous avez
raison, en effet ; bien des choses sont changées en moi
depuis ce temps, et je ne suis plus le même, comme
vous dites ; je veux essayer de vous faire oublier l’être
indifférent et maussade que vous avez connu ; est-ce
possible, cela ? »
Rose marchait de surprise en surprise en voyant
Georges entrer le premier dans cette voie où elle craignait
tant de ne pouvoir l’amener ; son cœur se gonfla
sous un rayon d’espoir, elle fut si heureuse qu’elle ne
put répondre.
Georges continua :
« Est-ce possible ? Rose, je vous le demande ; pourrez-vous
oublier l’homme bizarre d’il y a un mois ? lui
pardonnerez-vous ses torts, sa sauvagerie, sa froideur,
son injustice ? ma pauvre Rose, enfant que vous êtes,
vous ne pouvez savoir ce qui s’est passé en moi. Voyez-vous,
j’ai bien des souffrances pour excuses. Si vous
saviez !… » répéta-t-il en embrassant dans une seule
pensée toute sa douloureuse histoire.
Il s’arrêta : cette évocation du passé rouvrit avec
violence des plaies encore saignantes ; l’émotion le
gagna, il cacha sa tête entre ses mains, et un court
sanglot souleva sa poitrine.
En le voyant si désespéré, Rose eut un de ces mouvements
généreux et passionnés auxquels certaines
femmes ne savent pas résister.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|235}}</noinclude><nowiki />
Elle s’arrêta, et, posant sa petite main sur le bras de
son mari, le forçant à découvrir son visage troublé :
« Georges, dit-elle avec une sorte de solennité douce,
Georges, je sais tout… oui, tout, répéta-t-elle, et je
vous pardonne.
— Comment, vous savez !… s’écria Georges ; vous,
Rose ! Oh ! non, c’est impossible… Qui aurait pu vous dire ?…
— Vous-même, » fît-elle en tirant de son corsage la
lettre de Georges à Étienne et en la lui donnant.
Georges resta un moment atterré ; il prit la lettre
d’une main tremblante.
« Cette lettre entre vos mains ! Par quelle voie y
est-elle arrivée ?… Oh ! quelle énigme !
— Ne cherchez pas, Georges ; voici la vérité : votre
ami a été amené, par des circonstances dont vous serez
instruit, à commettre la louable indiscrétion de me l’envoyer.
— Quoi ! vous connaissez mes tristes égarements…
vous savez… et vous ne me haïssez pas !… Oh ! alors,
Rose, alors, c’est que vous êtes un ange !…
— Je suis votre femme, et je veux vous aimer, moi ;
répondit-elle avec un ton de tendre reproche.
— Chère Rose, laissez-moi vous dire…, » reprit Georges.
Il n’acheva pas : il venait d’apercevoir devant lui le
visage courroucé de {{Mme|Lescalle}} se dressant en travers
du sentier avec un geste de divinité vengeresse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un mariage en province/20
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|236|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki/>
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{{t2|Les époux.|CHAPITRE XXI.}}
{{interligne|1em}}
« Eh bien ! il est de belles heures pour aller se promener
par monts et par vaux, monsieur mon gendre,
fit la dame de ce ton d’autorité aigre dont elle abusait
un peu trop. J’aurais dû me douter que vous étiez revenu
en ne voyant pas rentrer Rose à six heures. J’ai
été obligée de dîner seule ; ma fille sait cependant bien
que c’est une chose que je déteste. Qu’aviez-vous donc
de si important à faire par les chemins ? Vous aviez sans
doute le projet de faire gagner un rhume à Rose ? Voilà
une idée, de la trimbaler ainsi à moitié nue par le serein
de cette saison.
— Madame Lescalle, je vous présente mon respect, »
répondit Georges sans s’émouvoir de ce flot de paroles acides.
Il était fort contrarié de l’apparition inattendue de sa
belle-mère, mais il n’en voulut rien faire paraître.
« Je ne suis pas responsable, reprit-il, de ce que,
pendant mon absence, Rose est sortie sans chapeau ;
j’ai rencontré ma femme et sa tante sur la route ;
{{Mlle|Lescalle}} est retournée aux Capucins, j’ai ramené
Rose ici ; tout cela est fort simple et ne devrait pas
m’attirer vos reproches.
— Ce qui n’est pas simple, riposta {{Mme|Lescalle}},
c’est votre inexplicable absence. Vous aviez bien besoin
d’aller à Marseille plus de quinze jours durant !
— Je n’ai pas été à Marseille pour me promener, dit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|237}}</noinclude>Georges en jetant un regard expressif à Rose. Dieu le
sait ! j’y ai été pour un motif grave.
— Quel motif ?
— Une affaire, répondit Georges, désireux de ne faire
aucune confidence à sa belle-mère.
— Une affaire ! des grandes affaires que les vôtres !
murmura entre ses dents {{Mme|Lescalle}} ; il me semble,
reprit-elle tout haut, que la première affaire pour un
homme marié depuis six semaines bientôt, pour un
homme raisonnable (et elle appuya sur ce mot), c’est
de s’occuper de sa femme.
— C’est tout à fait mon sentiment ; aussi je crois mes
affaires terminées, et je suis revenu, je l’espère, pour
ne plus repartir. »
Et tout en parlant, Georges serra doucement le bras
de Rose, restée témoin muet de ce premier engagement
entre sa mère et son mari.
L’approbation qui se lisait dans les yeux de la jeune
femme et son attitude passive déplurent à {{Mme|Lescalle}},
et firent naître en elle une sourde irritation contre
cette fille, si peu semblable à elle ; d’ailleurs, montée
depuis la veille par les révélations circonstanciées
de Thérézon, {{Mme|Lescalle}}, au comble de l’indignation,
brûlait d’engager la guerre le plus tôt possible.
Cette femme était essentiellement militante ; elle
aimait les agitations et les secousses, comme d’autres
apprécient le calme et le repos. Elle engageait toute
l’année des escarmouches avec son mari, sa tante et ses
domestiques, qui satisfaisaient imparfaitement ses instincts
batailleurs, tout le monde ayant fini à la longue
par lui céder. La perspective d’un vrai combat avec un
adversaire aussi sérieux qu’un gendre faisait sonner à
sa pensée tous les clairons des discordes intimes, répondait
ainsi à un besoin de sa nature tracassière, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|238|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>lui rouvrait les horizons d’une sphère d’action, sphère
où elle aurait le rôle de général d’armée, où elle pourrait
prendre pour drapeau les grands mots d’amour
maternel, de devoir, de convenances ; quelle artillerie !
Et comme un pauvre petit bonhomme de vingt ans,
très-timide, allait se trouver foudroyé !…
« Voyons, dit {{Mme|Lescalle}} en s’adressant à Rose, tu
restes là sans souffler, comme si ce dont je parle ne te
regardait pas ! Est-ce ton goût que ton mari aille courir
la prétentaine, tandis que tu sèches ici sur pied
comme un vieux chaume ?
— Mais, maman, si {{M.|de Védelle}} a eu des affaires à
Marseille, répondit doucement Rose, il a bien fait d’y aller.
— Ne pouvait-il pas t’emmener ?
— Je ne le lui ai pas demandé. »
{{Mme|Lescalle}} rougit de colère devant cette soumission ;
la discussion allait sortir de sa voie. L’orage
amoncelé sur Georges menaçait d’éclater sur la tête innocente
de Rose. {{Mme|Lescalle}} fut indignée. Comme
beaucoup de gens à la fois étroits et entiers dans leurs
idées, elle ne voulait pas trouver sa fille autre qu’elle
n’eût été à sa place. Ainsi Rose opprimée, Rose victime,
Rose furieuse même, eût rencontré en elle le défenseur
le plus passionné, l’appui le plus énergique ; Rose résignée
à sa honteuse situation devenait une petite niaise
bonne à morigéner vertement.
« Je trouve étrange, ma fille, commença-t-elle sur
un ton péremptoire, que… »
Georges l’interrompit avec une sorte d’enjouement
calme qui lui imposa.
« Nous parlions affaires tout à l’heure, dit-il, et vous
me demandiez ce que j’ai pu faire à Marseille ; j’en ai
rapporté, mesdames, une nouvelle dont vous serez fort
surprises, si elle vous étonne autant que moi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|239}}</noinclude><nowiki />
— Quelle nouvelle ? demandèrent en même temps les deux femmes.
— Le roi vient de me nommer chevalier de la Légion d’honneur. »
La mère et la fille se regardèrent.
Un éclair de triomphe passa dans les yeux de Rose ;
la stupeur se peignit sur les traits de {{Mme|Lescalle}}.
Elle crut Georges devenu tout à fait fou.
« Bah ! vous ? Allons donc ! Pas possible, balbutiat-elle
sans savoir ce qu’elle disait.
— Quel bonheur ! fit Rose joyeusement, en frappant
ses petites mains l’une contre l’autre par un geste enfantin.
C’est donc la grande nouvelle dont {{M.|d’Alais}} me
parle dans sa lettre ?
— Sans doute, et Étienne a bien fait de me laisser le
plaisir de vous l’apprendre.
— Mais, demanda {{Mme|Lescalle}}, pourquoi vous a-t-on
donné la croix, grand Dieu ? »
Au fond elle croyait à une erreur de prénoms entre
Georges et son frère, et elle voulait s’éclairer.
« C’est fort simple, ma chère belle-mère, j’ai fait un
livre ; il a eu plus de bonheur qu’il n’en méritait, des
amis puissants l’ont prôné, et peut-être un peu prématurément
on m’a donné la croix. Aujourd’hui, c’est
faveur ; un jour, j’espère, ce sera justice. »
Depuis le premier mot : ''J’ai fait un livre'', {{Mme|Lescalle}}
était complètement ahurie.
« Bonne sainte Vierge ! vous avez écrit un livre, vous ! »
Elle regardait Georges avec des yeux démesurés, et
répétait ses exclamations d’un air aussi profondément
stupéfait que si elle eût dit :
« Vous avez fait une étoile ! »
Georges ne fit pas grande attention à la stupéfaction<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|240|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>de sa belle-mère ; il était occupé à observer l’enchantement
de Rose, beaucoup plus important à ses yeux.
Avant que l’entretien commencé si aigrement et interrompu
d’une façon si inattendue se fût renoué entre
{{Mme|Lescalle}} et son gendre, on arriva devant l’avenue
de Belbousquet.
« Nom voici arrivés, dit Georges en poussant la grille
et en faisant passer sa belle-mère avant lui. Je me sens
très-fatigué ce soir ; si vous voulez bien me le permettre,
madame, je me retirerai de bonne heure. Demain je
serai à vos ordres pour causer. »
{{Mme|Lescalle}}, devenue subitement silencieuse, se
contenta de faire un signe d’assentiment.
« Ne restez-vous pas ici, maman ? lui demanda Rose ;
il est trop tard pour retourner à la ville, et votre chambre est prête.
— Sans doute, je reste ; je comptais même passer
quelques jours près de toi et en ai prévenu ton père. »
Georges ne fit pas d’observation. On entra dans la
maison ; Thérézon montrait sur le seuil sa mine curieuse,
et adressa à {{Mme|Lescalle}} un regard gros d’interrogations.
{{Mme|Lescalle}} n’y prit pas garde ; Thérézon et ses
histoires venaient de tomber au second plan. {{Mme|Lescalle}}
ne voyait plus bien clairement son rôle ; elle avait
besoin d’être seule et de recueillir ses idées, fort bouleversées
par la communication de Georges.
« Je vais monter chez moi tout de suite, » dit-elle en entrant.
Et elle alluma sa bougie avec une sorte d’impatience.
« Nous en faisons autant, » répondit Georges en recevant
la sienne des mains de Thérézon.
Rose accompagna sa mère à sa chambre, et après<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|241}}</noinclude>s’être assurée que rien ne lui manquait, elle l’embrassa,
lui souhaita une bonne nuit et se retira.
{{Mme|Lescalle}}, venue tout exprès pour ''confesser sa fille à fond'',
comme elle disait, n’eut pas la présence
d’esprit de retenir Rose pour la faire parler. La question
se trouvait fort changée par la métamorphose de
l’adversaire, et il fallait être moins déconcertée que ne
l’était {{Mme|Lescalle}} pour explorer avec la jeune fille le
terrain délicat des confidences conjugales.
Rose, en quittant sa mère, rentra chez elle, posa sa
lumière sur une petite table près de la porte, et, accablée
par la fatigue, la chaleur et l’émotion, ôta assez
précipitamment sa robe. Au moment où l’étoffe blanche
s’affaissait comme un nuage à ses pieds, elle aperçut,
dans un coin de la chambre, sur une petite causeuse
basse, Georges assis et la regardant avec une sorte
d’admiration naïve.
Elle fut surprise, croisa ses bras sur sa poitrine découverte,
et resta quelques instants debout, immobile,
dans un muet et charmant embarras. On l’eût prise
pour une statue de la Pudeur.
« Comment ! vous voilà ici, dit-elle enfin, tandis que
son visage, son cou et jusqu’à ses épaules se couvraient
d’une vive rougeur ; mais c’est très-mal de venir comme
cela sans prévenir !
— Pardonnez-moi, Rose, répondit Georges. J’avais
encore beaucoup de choses à vous dire, quand la présence
de votre mère m’a interrompu ; alors je suis venu
vous attendre ici. Si cela vous déplaît, je suis prêt à
vous quitter.
— Vous êtes mon mari, murmura Rose.
— Non, reprit Georges d’une voix triste, non je ne le
suis pas, et je ne serai peut-être pas trouvé par vous
digne de l’être ; mais accordez-moi une seule grâce,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|242|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>Rose : venez là près de moi, et laissez-moi vous montrer
tout entier ce cœur où jusqu’à ce jour personne n’a
su lire. Quand vous m’aurez entendu, quand vous saurez
tout, alors vous déciderez de mon sort, et ce que
vous ordonnerez sera bien fait. »
Rose, sans rien répondre, vint s’asseoir auprès de
Georges ; il lui prit les mains, les garda dans les siennes,
et mis à l’aise par la connaissance où se trouvait
sa femme d’une partie de son histoire, il commença à
lui parler avec une entière franchise.
Il lui raconta tout : son enfance, ses travaux excessifs
du collège, sa terrible maladie, les transformations
successives de son intelligence, ses regrets en quittant
le château natal, ses rêveries, ses langueurs, ses aspirations,
les phases de son amour pour Denise ; tout ce
qu’il avait senti, tout ce qu’il avait espéré, tout ce qu’il
avait souffert.
Il fit ce long récit ingénument, noblement, avec
l’abandon d’une conscience incapable de rien cacher,
avec la vraie éloquence du cœur qui entraîne et persuade.
Rose le rassurait, l’encourageait par sa contenance ;
elle l’écoutait d’un air pénétré et sympathique ; attentive,
ravie et émue tout ensemble, parfois elle levait
sur lui ses yeux si bleus où brillaient quelques larmes,
et une douce pression de ses petites mains lui témoignait
un tendre intérêt.
Pour la première fois de sa vie, Georges se livra à des
confidences sans réserve ; son âme si longtemps contenue
se révéla tout entière. Il éblouit Rose, qui croyait
le connaître, par les richesses intérieures qu’il lui
montra ; et puis, pour cette fille de seize ans, née à la
vie du cœur depuis si peu de jours, il avait un attrait
supérieur à tous, et dont il ne se doutait seulement pas :<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|243}}</noinclude>il lui faisait entendre le langage de son âge ; sa parole
spontanée, simple et forte à la fois, possédait la grâce
toute-puissante de la jeunesse. En dépit de tout, même
lorsqu’il racontait ses plus tristes déceptions, la fraîche
poésie de ses vingt ans éclatait en lui de toutes parts. Il
avait ce charme suprême qu’on perd si vite et ne remplace
jamais : la jeunesse de cœur et d’esprit jointe à la
jeunesse de la beauté.
Plusieurs heures se passèrent données aux plus intimes
épanchements. Après que Georges eut fait sa confession
à Rose, Rose raconta à Georges l’histoire de sa
vie, si vide pendant seize ans, si pleine depuis trois mois.
Ainsi, pendant ces heures bénies, dans le recueillement
et le silence d’une belle nuit d’été, en présence
du ciel constellé d’étoiles, sous le regard de Dieu satisfait,
se fit le mariage de ces âmes charmantes.
Les premières clartés de l’aube blanchirent l’horizon,
qu’ils causaient encore, doucement séduits l’un par l’autre.
Un rayon oblique traversa les pampres qui festonnaient
la fenêtre de Rose et entra dans la chambre. Rose
s’en aperçut la première, et, montrant le ciel à son mari :
« Ah ! le jour ! dit-elle ; tenez, les rossignols se taisent.
— Qu’importe ? répondit Georges ; Roméo est chez
Juliette, mais l’alouette peut chanter sans les troubler.
Vous avez lu Shakespeare, n’est-ce pas, ma Rose ?
— Oui, dit Rose.
— Alors, reprit Georges en l’attirant sur son cœur…
alors je ferme la fenêtre… »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|244|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude><nowiki/>
{{Séparateur|20|m=2em}}
{{t2|Conclusion.|CHAPITRE XXII.}}
{{interligne|1em}}
La situation d’esprit de {{Mme|Lescalle}} pendant cette
nuit mémorable fut assez pénible. À peine couchée,
la bonne dame, tourmentée par ses conjectures, ayant
des inquiétudes de curiosité, voulut tenter de s’éclairer.
Elle se releva, sortit dans le corridor, et vint à
petit bruit jusqu’à la porte de sa fille. En approchant, il
lui sembla entendre quelqu’un parler à voix basse avec
Rose ; elle écouta : aucune parole distincte n’arriva à
son oreille ; mais elle reconnut la voix de Georges, et ne
jugea pas à propos d’entrer. Elle revint se mettre dans
son lit, où, tout en faisant beaucoup de plans contradictoires,
elle finit cependant par s’endormir.
Il faisait grand jour quand elle se réveilla.
Elle récapitula rapidement les éléments de la situation,
et, avec une certaine logique, elle décida que moins
Georges était tel qu’on l’avait d’abord jugé, plus il devenait
important de lui enlever Rose. Ceci posé, il fallait
agir ; c’est ce qui convenait surtout à la tournure d’esprit
de {{Mme|Lescalle}}. Elle écrivit sur-le-champ un billet
laconique et presque impératif à la comtesse de Védelle,
la priant de se rendre sans retard, avec son mari, à Belbousquet,
pour affaire de famille ; elle fit également
prévenir {{M.|Lescalle}}. Elle garda le silence avec la vieille
tante, dont le caractère conciliant eût pu gêner ses projets.
Tant que {{Mme|Lescalle}} avait pensé ne rencontrer
que l’esprit faible et la volonté flottante d’une espèce<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|245}}</noinclude>d’enfant, elle s’était dit, comme Médée : « Moi seule, et
c’est assez ! » Mais l’adversaire apparaissant subitement,
transformé en homme véritable, il devenait prudent de
faire appel à l’autorité des deux familles pour juger et
condamner le coupable. Ce calcul était au reste fort
simple ; la mère offensée, ne désirant pas faire casser le
mariage, voulait seulement constater devant le tribunal
des parents les torts graves du mari, reprendre sa fille
dédaignée, et, par là, jouir avec elle des revenus fort
honorables assurés à Rose par son contrat de mariage.
{{Mme|Lescalle}} se voyait dans l’avenir avec une voiture,
avec des cachemires, donnant des soirées ; elle se voyait
peut-être même un peu baronne. Décidément, elle n’aurait
jamais pu marier sa fille dans des conditions devenant
plus agréables pour elle, {{Mme|Lescalle}}.
Quoique comptant fort peu aux yeux de sa mère,
Rose était cependant le témoin important au procès intime
dont {{Mme|Lescalle}} préparait les éléments ; il fallait
donc la faire parler pour accabler ensuite Georges avec
ses révélations circonstanciées.
Ses lettres parties et sa toilette terminée, {{Mme|Lescalle}}
se dirigea de nouveau vers l’appartement de Rose.
Le plus grand silence régnait à l’intérieur, un calme
profond enveloppait la maison ; {{Mme|Lescalle}} mit la
main sur le bouton de la porte, qui résista ; elle était
fermée. {{Mme|Lescalle}} ne voulut pas éveiller brusquement
Rose, sans doute encore endormie ; elle se décida
à attendre son réveil et se retira…
Dans le corridor, elle passa devant la porte de Georges,
la voyant entre-bâillée, elle la poussa doucement et
avança dans la chambre un visage investigateur.
Elle vit la chambre dans un ordre parfait, et vide.
Cela lui donna fort à réfléchir ; elle jugea nécessaire
d’aller recueillir de nouvelles lumières près de l’infail-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|246|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>lible Thérézon, et se rendit aussitôt au jardin, où elle
était sûre de la rencontrer.
Thérézon, renouvelant le récit des habitudes des jeunes
gens depuis leur mariage, rassura {{Mme|Lescalle}}.
Rassurer est le mot : {{Mme|Lescalle}} en était à ne plus
souhaiter à sa fille un autre avenir que celui d’une séparation.
Par une bizarre aberration de l’esprit, commune à
tout le monde, il arrive parfois qu’à force de chercher
les compensations à une mauvaise situation, on en vient
à préférer les bons côtés d’une alternative d’abord effrayante.
C’est ce qui se passait pour {{Mme|Lescalle}}.
Vers midi, un petit cheval actif et robuste, de l’espèce
de ceux nommés bidets par les médecins et les curés de
campagne, déposa {{M.|Lescalle}}, fort étonné du message
de sa femme, à la grille de Belbousquet. Presque au
même moment, la calèche du comte de Védelle gravissait
à grand’peine la pente assez roide de l’avenue d’oliviers.
Tout le monde entra au salon en même temps ; on se
jeta des regards interrogateurs de part et d’autre.
{{Mme|Lescalle}} reçut chacun avec un visage énigmatique.
« Que se passe-t-il ? demanda le vieux comte.
— Pourquoi Georges ne vient-il pas nous recevoir ? dit la comtesse.
— Comment ! cela ne va donc pas avec la petite belle-sœur ?
Le maladroit ! s’écria Jacques, devinant une partie
de la vérité sur le visage de la belle-mère.
— Il se passe des choses graves et sur lesquelles nous
devons nous consulter et prendre un parti, » répondit
{{Mme|Lescalle}} en s’adressant au comte comme chef du
conseil de famille.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|247}}</noinclude><nowiki/>
On s’assit.
« Je ne sais pas ce que tu vas nous raconter, dit le
notaire à sa femme ; je comprends cependant qu’il
s’agit des enfants, et il me semble alors qu’ils devraient
assister à notre conférence.
— Je ne sais où ils sont passés depuis une heure ;
on n’a pas pu les trouver, reprit {{Mme|Lescalle}}.
— Comment cela ? fit la comtesse avec un accent inquiet.
— Ils sont sortis tous deux de la propriété.
— Ensemble ?
— C’est ce que je ne saurais vous dire ; mais c’est
peu probable, d’après la façon dont ils mènent l’existence.
— Vivent-ils mal ? demanda le comte,
— Ils ne vivent pas du tout, dit {{Mme|Lescalle}}, et je
vais vous en donner les preuves. »
Alors elle commença à raconter dans les plus grands
détails les choses remarquées par Thérézon. Le récit
des faits, déjà fort exagéré par la vieille servante, poussa
au noir en passant par l’indignation et l’imagination de
{{Mme|Lescalle}}. Georges fut présenté par elle comme un
monstre d’hypocrisie. Elle garda la découverte relative
à la croix d’honneur pour la fin de sa péroraison, se
réservant, avec un certain art, de consacrer par ce
grand coup l’accusation de fausseté insigne sur laquelle
s’échafaudaient les torts de son gendre.
La famille de Védelle et le notaire lui-même écoutaient
avec surprise et inquiétude ce fulminant réquisitoire,
d’où il ressortait que Rose était la plus malheureuse
des femmes.
Un sentiment de malaise se lisait sur les physionomies.
Jacques seul ne se sentait guère atteint par ces révélations ;
il avait pu être cause de l’idée première de ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|248|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>mariage, mais il n’avait pas travaillé activement à sa conclusion.
Appuyé près de la fenêtre, il laissait donc le discours
de {{Mme|Lescalle}} suivre son cours, en se gonflant à
chaque pas comme un torrent. Il trouvait tout cela fort
exagéré et n’écoutait guère ; d’ailleurs, comme tous les
blonds à tempérament sanguin, Jacques était essentiellement
optimiste.
Au milieu d’une des périodes les plus alarmantes de {{Mme|Lescalle}} :
« Tiens ! s’écria-t-il, Georges et Rose, là-bas ! »
Tous les regards se tournèrent vers la fenêtre.
Les jeunes époux traversaient en effet le jardin,
appuyés l’un sur l’autre, se souriant et dans une attitude
indiquant une si tendre confiance, que {{Mme|Lescalle}},
en les apercevant, se tut soudainement.
Georges et Rose eurent bientôt franchi le parterre,
et entrèrent dans le salon. Mais ils s’arrêtèrent tout surpris
en se trouvant en face de ce cénacle de grands parents.
Il y eut pour tout le monde un instant d’embarras et de silence.
Jacques se remit le premier.
« Bonjour, frère, dit-il avec son enjouement habituel ;
je te présente le nouveau député du Var : j’ai été élu hier.
— Ah ! la bonne nouvelle ! s’écria Georges ; et il embrassa
son frère cordialement.
— Bonjour, frère, dit Rose, enhardie, en s’adressant
à Jacques ; je vous présente un nouveau chevalier de la
Légion d’honneur. »
À ces mots, ce furent des exclamations, des questions,
des étonnements à n’en plus finir. On s’expliqua
à peu près ; personne autre que Rose ne pouvait tout<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aunet - Un mariage en province.djvu/261
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|249}}</noinclude>comprendre ; les autres se rendirent à une évidence et
restèrent assez stupéfaits de cette longue erreur si brusquement dévoilée.
{{Mme|de Védelle}} embrassa son fils comme si Dieu le
lui eût donné une seconde fois ; le notaire se frotta les
mains comme s’il avait voulu faire croire qu’il avait
bien un peu pressenti la vérité ; Jacques fut franchement
ébahi et joyeux. Le vieux comte eut quelques
larmes dans les yeux au souvenir de son injuste sévérité
envers ce fils qui devait un jour faire sa gloire.
{{Mme|Lescalle}} elle-même, en voyant l’air épanoui de
Rose, se décida à prendre son parti. Tout son édifice
d’accusations, de suppositions, venait de s’écrouler sous
le souffle puissant d’une vérité radieuse.
« Ah çà ! s’écria-t-elle, pour essayer au moins de
comprendre, ah çà ! mais vous n’êtes plus les mêmes !
qu’est-ce qui vous a changés comme cela ?
— Le bonheur, ma chère belle-mère, » lui répondit Georges.
{{interligne}}
Un matin du mois de mai, deux ans après ce que
nous venons de raconter, M. et Mme Georges de Védelle
étaient assis sur la pelouse qui s’étendait en pente
douce devant Belbousquet.
Un bel enfant de douze à quinze mois se roulait autour
d’eux sur le gazon constellé de fleurettes. Georges
s’amusait à agacer son fils en retenant dans ses mains
un de ses pieds potelés. Wasp, le beau chien de chasse,
bondissait autour du groupe, jaloux de voir son maître
ne pas faire attention a lui. Assise à peu de distance sur
un fauteuil rustique, la tante Médé tricotait pour ses pauvres.
Rose parcourait un journal, s’interrompant souvent<noinclude>
<references/></noinclude>
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr|250|UN MARIAGE EN PROVINCE.}}</noinclude>pour jeter un doux regard à l’enfant et une recommandation au père.
Tout à coup elle poussa une exclamation et laissa tomber le journal.
Elle venait de lire aux ''Faits divers'' les lignes suivantes :
« Le monde parisien s’entretient d’un événement qui
a causé la plus grande surprise. La belle {{Mme|de Mallarme}},
si connue par son magnifique talent, si admirée
dans tous les salons, vient de partir pour la Russie avec
le prince de Thersmicheff.
« La médisance attribue à une passion subite cette
étrange détermination ; on croit pourtant plus généralement
que, les triomphes de salons ne suffisant plus à
la célèbre musicienne, elle a cédé au désir d’obtenir
des ovations plus complètes en embrassant la carrière du théâtre.
« On affirme même qu’elle doit débuter le {{1er}} septembre
prochain au théâtre impérial de Saint-Pétersbourg.
« {{M.|de Mallarme}} a immédiatement sollicité du ministre
de la marine une mission dans les mers des Indes. »
« Qu’as-tu ? demanda Georges en levant vers sa femme
sa belle tête tout ébouriffée par les petites mains de
son fils, qui, grave comme un Chinois, lui mettait dans
les cheveux des brins d’herbe et des pâquerettes. »
« Tiens, lis, là, au bas, à gauche, » fit Rose.
Georges prit le journal.
Tandis qu’il lisait, Rose observait anxieusement sa
physionomie. Elle n’y vit aucune émotion.
Après avoir lu, Georges resta pensif, puis, s’adressant
à sa femme :
« Vois donc, chère Rose, comme Dieu nous mène !
Cette affreuse nuit passée sur la route de Toulon, où je
m’occupai à tuer en moi, avec la rage du désespoir, un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aunet - Un mariage en province.djvu/263
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{nr||UN MARIAGE EN PROVINCE.|251}}</noinclude>amour que je croyais ma vie ; cette nuit-la même, je
me sauvais du péril le plus grave, et ces heures d’angoisse
devaient toucher de bien près à l’aurore de ma félicité !
— Tu es donc heureux ? répondit Rose en effleurant
de ses lèvres fraîches l’oreille de son mari.
— Si heureux, que je n’aurais jamais osé tant demander
à Dieu. Il m’a donné un de ses anges, et je
l’adore complètement en toi. »
En finissant ces mots, Georges prit le journal, resté
ouvert sur ses genoux, en fit une grosse boule et là
lança à Wasp, qui lui courut sus, et revint en la lacérant
avec ces mouvements de tête brusques et fous d’un
chien favori qui pressent une partie de jeu.
Peu après, une partie de jeu générale commença en
effet, et l’on entendit sur la pelouse de Belbousquet un
joyeux vacarme, causé par les petits cris heureux de
l’enfant, le rire éclatant des jeunes époux, et les aboiements
inégaux, de Wasp en belle humeur.
La vieille tante regarda pendant quelques instants
cette scène animée et charmante.
« Oh ! mes enfants, dit-elle enfin d’une voix émue,
que c’est beau le bonheur !
— Chère tante, répondit Georges en baisant avec
respect son front ridé, qu’éclairait une joie sereine, que
c’est divin de jouir du bonheur des autres ! »
{{interligne|2em}}
{{c|fin.|sc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un mariage en province/22
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Olivier LPB
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/186
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Roderick revint en hâte prévenir Wabi et Mukoki. Le
vieil Indien opina que ce pouvait être une feinte et que
les Woongas avaient dû s’embusquer plus loin. Wabi
demeura silencieux. Il se souvint du flottement qui
s’était, la veille, déjà produit dans la poursuite de leurs
ennemis. Qui sait si quelque fait, inconnu d’eux trois,
n’était pas intervenu ?
Il était, de toute façon, impossible de demeurer là. Pour
plus de sûreté, il fut convenu qu’au lieu de sortir par la
même issue, les trois chasseurs gagneraient l’endroit où
Rod était, une première fois, descendu dans le ravin.
Le ciel s’était assombri et le vent avait tourné au sud.
De gros flocons de neige commençaient à voltiger dans
l’air.
« Bon, bon, cela ! dit Mukoki. La neige recouvrir nos
pas ! »
Et il rechargea sur son dos le ballot de peaux, qui
avaient été ficelées à nouveau.
Ce ne fut pas sans peine que Roderick retrouva la place
où la muraille opposée pouvait être escaladée. Rod et
Wabi se firent mutuellement, de rocher en rocher, la
courte-échelle. Mais plus difficultueusement Mukoki
parvint à se hisser, gêné par sa blessure et avec son lourd
paquet. La neige tombait toujours et point de Woongas.
C’est le vieil Indien qui fut ensuite promu chef de file.
Il s’agissait, en effet, de regagner la factorerie par une
piste toute différente de celle suivie au début du voyage,
et en décrivant un cercle vers le sud, afin de s’éloigner le
plus possible de l’ennemi.
Seul, Mukoki était capable de se lancer ainsi dans l’inconnu.
Il semblait posséder ce sixième sens mystérieux,
ce sens de l’orientation, instinct presque surnaturel qui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/185
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Bzhqc
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{{t3|LE RETOUR À WABINOSH-HOUSE|''CHAPITRE {{rom-maj|XVIII}}''|mt=5em|mb=3em}}
Dès que parut l’aube, les trois compagnons absorbèrent
chacun une dernière tasse de café et se partagèrent les
trois biscuits qui restaient. Le repos de la nuit avait été
favorable à Mukoki, et sa nature de fer reprenait le
dessus. Un lapin blanc, qui s’était aventuré dans le couloir
rocheux et trottinait paisiblement, fut au passage
assommé d’un coup de crosse, par Wabi. Il fut dépouillé
encore chaud et fournit à point un rôti réparateur.
Il s’agissait maintenant de sortir du ravin et de regagner
Wabinosh-House au plus vite. La suprême bataille
allait se livrer avec les Woongas, demeurés sans doute à
l’affût.
Rod s’offrit à aller observer ce qui se passait en haut du
couloir.
Avec une prudence infinie, le fusil à l’épaule, il monta.
Il savait qu’une balle pouvait l’abattre, à l’instant même
où il risquerait un pied dehors. Il le fallait pourtant.
Il s’avança d’un pas, puis de deux. Sur la blancheur
neigeuse qui bordait la crête du ravin, il n’y avait personne.
Les Woongas avaient disparu ! Un reste de feu
s’éteignait et, sur une piste différente de celle de la veille,
des pas, tournés à l’opposé du ravin, s’en étaient allés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Devereux - La Vénus indienne ou Aventures d’amour dans l’Hindoustan, 1921.djvu/10
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="0" user="Jim Bey" /></noinclude><noinclude>
= Il a été tiré de cet ouvrage =
10 exemplaires sur Japon Impérial
■ ■■ = 1 à 10 ■ =
25 exemplaires sur papier d’Arches
== (11 à 35) —
Droits de reproduction réserves
pour tous pays, y compris la
Suède, la Norvège et le Danemark.
</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/165
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Fabrice Dury
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|155}}
{{séparateur|l}}</noinclude>cependant, une coïncidence étrange, que cette
grande vogue du second rhythme date justement
du temps où le Sonnet n’était plus guère
qu’une des formes de l’Épigramme ou du
Madrigal ?
Deux des sonnets, j’allais dire des madrigaux,
qu’on cite le plus volontiers de cette
époque sont ceux que composèrent Voiture
et Malleville sur le sujet fameux de la Belle
Matineuse. « Le premier poëte, dit Ménage
dans sa dissertation à san ami Conrart, —
car rien n’a manqué à la gloire de ces sonnets,
pas même un historien, — le premier poëte
qui a eu cette pensée de la comparaison de
l’aurore ou du soleil avec une belle personne
que l’on rencontre à la pointe du jour, est
un certain Quintus Catulus, qui vivoit sur
la fin de la République romaine, c’est-à-dire
dans le siècle de la belle latinité. » Ménage
cite les vers de Quintus Catulus ; je les cite
d’après lui :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Constiteram exorientem auroram forte salutans'',
{{Em|1}}''Cum subito laevà Roscius exoritur''.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|156|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Pace mibi liceat, Cælestes, dicere vestrà !''
{{Em|1}}''Morialis visu’st pulchrior esse deo''.
</poem>
<br />
C’est de cette jolie épigramme, ou plutôt
de la paraphrase qu’en fit l’Italien Annibal
Caro dans un sonnet resté célèbre, que sont
nées en France les nombreuses pièces connues
sous ce titre : ''la Belle Matineuse''.
« M. de Balzac, nous apprend Ménage, ayant
lu le sonnet du Caro avec plaisir et souhaitant
de le voir en nostre langue, pria M. Voiture
de le traduire. » Voiture s’en défendit
d’abord, le bon apôtre ! puis composa les vers
suivants :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Des portes du matin l’amante de Céphale''
''Ses roses épandait dans le milieu des airs'',
''Et jetait sous les cieux nouvellement ouverts''
''Ces traits d’or et d’azur qu’en naissant elle étale ;''
''Quand la Nympbe divine, à mon repos fatale'',
''Apparut et brilla de tant d’attraits divers''
''Qu’il semblait qu’elle seule éclairait l’univers''
''Et remplissait de feux la rive orientale''.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/167
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|157}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Le Soleil, se hâtant pour la gloire des cieux'',
''Vint opposer sa flamme à l’éclat de ses yeux''
''Et prit tous les rayons dont l’Olympe se dore''.
''L’onde, la terre et l’air s’allumaient à l’entour''.
''Mais auprès de Phylis on le prit pour l’Aurore'',
''Et l’on crut que Phylis était P’astre du jour''.
</poem>
<br />
L’apparition du sonnet de Voiture fut le
signal d’un véritable tournbi poétique entre
les beaux esprits. Chacun voulut traiter un
sujet si galant. Mais nul n’y réussit mieux
que Malleville ; sa pièce, qui l’emporta dès
ce temps sur celle de Voiture, nous paraît
encore supérieure aujourd’hui :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Le silence régnait sur La terre et sur l’onde'',
''L’air devenait serein et l’Olympe vermeil'',
''Et l’amoureux Zépbyr, affranchi du sommeil'',
''Ressuscitait les fleurs d’une baleine féconde''.
''L’Aurore déployait l’or de sa tresse blonde''
''Et semait de rubis le chemin du Soleil'',
''Enfin ce dieu venait au plus grand appareil''
''Qu’il soit jamais venu pour éclairer le monde''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/168
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|158|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Quand la jeune Phylis, au visage riant'',
''Sortant de son palais plus clair que l’Orient'',
''Fit voir une lumière et plus vive et plus belle''.
''Sacré flambeau du jour, n’en soyez pas jaloux !''
''Vous parûtes alors aussi peu devant elle''
''Que les feux de la nuit avaient fait devant vous''.
</poem>
<br />
Ne sentez-vous pas, malgré le ton vraiment
poétique de ce sonnet, tout ce qu’a
perdu l’idée ingénieuse de Catulus à étre ainsi
délayée ? Ce sont là de ces hyperboles qui
passent quand on les exprime en quatre ou
cinq vers, « sans peser, sans rester, » selon le
mot d’un poëte moderne, mais qui deviennent
à peine supportables dès qu’on appuie trop.
Il y faut, en quelque sorte, plaire par surprise
et ne pas laisser le temps de la réflexion.
Boileau admirait, dit-on, la pièce de Malleville.
Boileau n’avait pas tort, à ne considérer
que la forme, et il n’y a guère autre chose à
considérer, en effet, puisque le thème était
imposé à l’auteur. Or, malgré les deux lignes
de prose qui terminent le second quatrain, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/169
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|159}}
{{séparateur|l}}</noinclude>forme dans ce petit poëme est vraiment des
plus agréables. Faut-il que je l’avoue ? J’ai
un faible pour Malleville. Il avait de l’esprit
tout autant que Voiture, et, de plus que lui,
le don lyrique. Soustrait à l’influence de
l’hôtel Rambouillet, qui sait ? c’eût été
peut-être un poëte. Mais ce bonheur lui a
manqué, et il est resté le rival de Voiture ;
le rival acharné, semble-t-il : où Voiture n’avait
fait qu’un sonnet, Malleville en fit trois,
trois Belles Matineuses ! Ménage les cite tout
au long. Une seule a survécu ; c’est celle
qu’on vient de lire.
Les autres poëtes dont il est parlé dans la
dissertation à Conrart sont Tristan l’Hermite,
Rampale, un certain Méziriac, et même, de l’époque
précédente, Olivier de Magny, l’auteur
du fameux dialogue entre un amoureux et le
nocher des enfers. J’ajoute à ces noms celui
de Gilles Durant, dont Ménage ne fait pas
mention et qui a pourtant imité aussi le
sonnet de Caro. Gilles Durant, comme Olivier
de Magny, appartient à la première pé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/170
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|160|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>riode de l’histoire du Sonnet. C’est à lui que
la Satyre Ménippée doit l’une de ses meilleures
pages : le ''Regret funèbre sur le trépas''
''de l’âne ligueur''. Voici sa Belle Matineuse :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je cheminay longtemps qu’il faisoit nuit encore''
''Sous la brune lueur de l’astre décroissant''.
''Mais au sortir du bois l’air devint blanchissans'',
''Et me tournant tout court, je vis le beau Phospbore''.
''Puis soudain, devant moy, vers le rivage More'',
''J’aperçus la beauté qui me rend languissant''
''Du haut de sa fenêtre à l’envi paraissant'',
''Qui luisoit pair à pair vis-à-vis de l’Aurore''.
''Je demeuray confus, voyant des deux côtés''
''Reluire également deux égales clartés'',
''Deux aubes, ce sembloit, qui se faisoient la guerre''.
''Ce duel incertain fit douter à mes yeux''
''Si ma Charlotte étoit l’Aurore de la terre''
''Ou si l’Aurore étoit la Charlotte des cieux''.
</poem>
<br />
Telle fut cette lutte, ou plutôt ce concours,
sur « la comparaison de l’aurore ou du soleil
avec une belle personne que l’on rencontre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/171
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|161}}
{{séparateur|l}}</noinclude>à la pointe du jour, » lutte purement littéraire
et circonscrite entre poëtes, bien différente
de celle que nous avons à raconter
maintenant, à laquelle prirent part la Cour
et la Ville, on pourrait presque dire la
France entière.
Le galant Benserade, voulant faire hommage
à quelque belle d’unetraduction de Job
qu’il venait de publier, avait joint à son œuvre
le sonnet-madrigal suivant :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Job de mille tourments atteint''
''Vous rendra sa douleur connue ;''
''Mais raisonnablement il craint''
''Que vous n’en soyez pas émue''.
''Vous verrez sa misère nue :''
''Il s’est lui-même ici dépeint''.
''Accoutumez-vous à la vue''
''D’un homme qui souffre et se plaint''.
''Quoi qu’il eût d’extrêmes souffrances'',
''On voit aller des patiences''
''Plus loin que le sienne n’alla''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|161}}
{{séparateur|l}}</noinclude>à la pointe du jour, » lutte purement littéraire
et circonscrite entre poëtes, bien différente
de celle que nous avons à raconter
maintenant, à laquelle prirent part la Cour
et la Ville, on pourrait presque dire la
France entière.
Le galant Benserade, voulant faire hommage
à quelque belle d’une traduction de Job
qu’il venait de publier, avait joint à son œuvre
le sonnet-madrigal suivant :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Job de mille tourments atteint''
''Vous rendra sa douleur connue ;''
''Mais raisonnablement il craint''
''Que vous n’en soyez pas émue''.
''Vous verrez sa misère nue :''
''Il s’est lui-même ici dépeint''.
''Accoutumez-vous à la vue''
''D’un homme qui souffre et se plaint''.
''Quoi qu’il eût d’extrêmes souffrances'',
''On voit aller des patiences''
''Plus loin que le sienne n’alla''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
ck373jt7buz6q2xxosgss6ynp3e5f3d
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/172
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|162|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Il soufrit des maux incroyables'',
''Il s’en plaignit, il en parle :''
''J’en connais de plus misérables''.
</poem>
<br />
Tout alla bien d’abord : la pièce fut déclarée
charmante. Mais un jour, une voix —
celle de la Discorde sans doute — s’avisa de
lui comparer le sonnet de Voiture à Uranie…,
et voilà la guerre allumée !
On était au lendemain de la Fronde, La
paix, si elle avait ramené l’ordre matériel,
n’avait pu encore calmer les esprits. Tout
était bon pour se quereller, et ce fut, sur
cette grave question des deux sonnets, une
bataille en règle, où personne n’eut la permission
de rester neutre. Chaque armée eut
un chef : celle des Jobelins, le prince de Conti ;
celle des Uranins, la belle duchesse de Longueville,
ce qui faisait dire à un homme aimable
du temps :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Le destin de Tob est étrange'',
''’être toujours persécuté'',
''Tantôt par un démon et tantôt par un ange''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
ld7vjipwnz9yspht7gf862cwaz4mr2z
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/173
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|163}}
{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki />
De quelle grêle d’épigrammes, de petits
vers et de bons mots, chacun des deux partis
cribla l’adversaire, on l’imagine aisément.
Tout ce qui avait un nom, tout ce qui tenait
une plume était enrôlé. À peine, çà et là, de
rares abstentions. C’est, par exemple, une
des filles d’honneur de la reine, Mlle de La
Roche du Maine, qui, pressée de choisir
entre Uranie et Job, répond qu’elle se déclare
pour Tobie. Une autre fois legrand Corneille
lui-même, qui, excédé d’ouïr tant de bruit
pour rien, lance aux belligérants ce joli sonnet :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Deux sonnets partagent la ville,
''Deux sonnets partagent la cour
''Et semblent vouloir tour à tour
''Rallumer la guerre civile.
''Le plus sot et le plus habile''
''En mettent leur avis au jour'',
''Et ce qu’on a pour eux d’amour''
''À plus d’un échauffe la bile''.
''Chacun en parle hautement'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/174
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|164|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Suivant son petit jugement'',
''Et s’il y faut mêler du nôtre'',
''L’un est sans doute mieux rêvé'',
''Mieux conduit et plus achevé ;''
''Mais je voudrais avoir fait l’autre''.
</poem>
<br />
Impossible d’être de meilleure composition.
Mais il fallait être le grand Corneille
pour oser afficher une telle indifférence.
Scarron, Balzac, Conrart, Chapelain, Desmarets,
la comtesse de Brégy, l’abbé Esprit,
Sarrazin, La Mesnardière, le prenaient sur
un bien autre ton. Les choses en vinrent à ce
point que la duchesse de Longueville elle-même
envoya, de guerre lasse, les deux sonnets
à l’Académie de Caen, en la suppliant
« de mettre fin à un schisme qui avoit mis
en émoy tout le royaume. » On ne dit pas
quelle fut la décision de la docte assemblée.
De tant de tapage ce qui reste aujourd’hui,
c’est, avec l’épigramme de Corneille, une
grave dissertation de Balzac sur les deux
pièces rivales ; la glose ingénieuse de Sarra-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/175
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|165}}
{{séparateur|l}}</noinclude>zin (quatorze quatrains dont chacun se
termine par un des vers du sonnet de Job),
et enfin, car j’allais oublier le principal, les
deux sonnets ennemis. J’ai cité celui de
Benserade ; voici celui de Voiture :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Il faut finir mes jours en l’amour d’Uranie ;''
''L’absence ni le temps ne m’en sauraient guérir'',
''Et je ne vois plus rien qui me pût secourir''
''Ni qui sût rappeler ma liberté bannie''.
''Dès longtemps je connais sa rigueur infinie'',
''Mais, pensant aux beautés pour qui je dois périr'',
''Je bénis mon martyre et, content de mourir'',
''Je n’ose murmurer contre sa tyrannie''.
''Quelquefois ma raison, par de faibles discours'',
''M’incite à la révolte et me promet secours ;''
''Mais lorsqu’à mon besoin je veux me servir d’elle'',
''Après beaucoup de peine et d’efforts impuissants'',
''Elle dit qu’Uranie est seule aimable et belle'',
''Et m’y rengage plus que ne font tous mes sens''.
</poem>
<br />
Comme il n’y a plus de schisme à craindre
et que ce n’est plus pour des sonnets qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/176
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|166|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>se querelle dans notre siècle, j’avouerai bravement
qu’au poëme de Voiture comme à
celui de Benserade j’en préfère un troisième
que je m’en vais vous dire. L’auteur est
Pélisson ; le titre : ''À Daphnis, sur son''
''mariage :''
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Un autre dépeindra dans de plus nobles vers''
''Les douceurs de tes feux et de ton hyménée'',
''Parlera des trésors dont ton âme est ornée'',
''Et te couronnera de lauriers toujours verts''.
''Un autre donnera mille éloges divers''
''À la jeune beauté qui fait ta destinée'',
''Et, l’ayant richement de gloire couronnée'',
''La montrera pompeuse aux yeux de l’univers''.
''Moi, qui pour ces desseins n’ai pas assez d’haleine'',
''Pour peindre ton bonbeur et sa gloire sans peine'',
''Te dis ce qu’en tous lieux on en dit aujourd hui :''
''Dapbnis est bien beureux ! son Amarante est telle''
''Que tout autre que lui serait indigne d’elle'',
''Comme toute autre qu’elle est indigne de lui''.
</poem>
<br />
Dans un ordre d’idées différent, Gomber-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/177
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|167}}</noinclude>ville, l’ami de Maynard, nous fournit le sonnet
suivant qui ne me paraît pas non plus à
dédaigner. Port-Royal en est le sujet :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Cesse d’aimer le siècle et ses fausses maximes ;''
''Quitte un bien passager pour un bien éternel'',
''Et, t’offrant à ton Dieu par un vœu solennel'',
''Brûle du feu sacré qui brûle ses victimes''.
''Ne livre plus ton âme à l’auteur de tes crimes ;''
''Dépouille le vieil bomme et son esprit charnel'',
''Et, fuyant Les plaisirs d’un monde criminel'',
''Défends même à tes sens les plaisirs légitimes''.
''Lasse-toi d’irriter la colère des cieux ;''
''Cours à la pénitence et viens dans ces saints lieux''
''Où les cœurs n’ont que Dieu pour objet de leur flamme''.
''Mais n’attends pas de toi ces généreux efforts :''
''Si Dieu ne rend ton corps esclave de ton âme'',
''Ton âme est pour jamais esclave de ton corps''.
</poem>
<br />
Du même auteur et du même style, un
sonnet sur l’exposition du Saint-Sacrement
eut en son temps quelque réputation. J’avoue,
profane, n’en pas sentir la beauté. Le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|167}}
{{séparateur|l}}</noinclude>ville, l’ami de Maynard, nous fournit le sonnet
suivant qui ne me paraît pas non plus à
dédaigner. Port-Royal en est le sujet :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Cesse d’aimer le siècle et ses fausses maximes ;''
''Quitte un bien passager pour un bien éternel'',
''Et, t’offrant à ton Dieu par un vœu solennel'',
''Brûle du feu sacré qui brûle ses victimes''.
''Ne livre plus ton âme à l’auteur de tes crimes ;''
''Dépouille le vieil bomme et son esprit charnel'',
''Et, fuyant Les plaisirs d’un monde criminel'',
''Défends même à tes sens les plaisirs légitimes''.
''Lasse-toi d’irriter la colère des cieux ;''
''Cours à la pénitence et viens dans ces saints lieux''
''Où les cœurs n’ont que Dieu pour objet de leur flamme''.
''Mais n’attends pas de toi ces généreux efforts :''
''Si Dieu ne rend ton corps esclave de ton âme'',
''Ton âme est pour jamais esclave de ton corps''.
</poem>
<br />
Du même auteur et du même style, un
sonnet sur l’exposition du Saint-Sacrement
eut en son temps quelque réputation. J’avoue,
profane, n’en pas sentir la beauté. Le<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|168|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>trait final, tant vanté, sur la présence réelle
ne paraîtrait, je crois bien, de nos jours,
qu’une antithèse puérile, une misérable
pointe :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''C’est assez que La foi montre aux yeux de ton âme''
''Ce qu’un peu de blancheur cache aux yeux de ton corps''.
</poem>
<br />
Aux deux époques de la vogue du genre,
il y eut ainsi, À côté du sonnet mondain, tout
un courant de poésie dévote et des recueils
entiers de sonnets mystiques. Je cite, entre
autres, au {{s|xvi}}, celui d’Anne de Marquetz,
religieuse de l’ordre de Saint-Dominique :
380 ''Sonnets spirituels sur les Dimanches''
''et principales solennités de l’année ;''
au {{s|xvii}}, les ''Sonnets chrétiens sur divers''
''sujets'', de Laurent Drelincourt, pasteur
évangélique à La Rochelle, « Ces sonnets
sont fort pieux, écrit l’abbé Goujet, assez bien
versifiés, exacts pour le dogme comme pour
l’histoire, et je n’en ai pas vu un seul, ajoute
le bon abbé, qui se ressente des erreurs du
Calvinisme dans lesquelles {{M.|Drelincourt}}<noinclude>
<references/></noinclude>
e9b1ddrwddyxeqq3ras6xq8s8pk8jsv
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/179
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|169}}
{{séparateur|l}}</noinclude>étoit engagé. » Mais le plus fameux de tous
ces sonnets religieux du {{s|xvii}}, c’est, vous
l’avez nommé, celui de Des Barreaux. Est-il
bien de Des Barreaux ? Mystère ! Du moins,
on le lui attribue communément. Ce Des
Barreaux, après avoir été un grand pécheur,
— pour parler le style qui convient, — se
convertit, paya ses dettes, fit à ses sœurs l’abandon
de son bien, et se retira à Châlons-sur-Saône,
où il édifia chacun par sa fervente
piété. Il y eut bien, çà et là, quelques méchantes
âmes qui osèrent douter de la conversion ;
mais personne ne douta du mérite du
sonnet. Il fut imprimé et réimprimé, cité
partout, partout connu, et sa beauté devint
article de foi. Tout lettré sut par cœur le
sonnet de Des Barreaux :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Grand Dieu ! tes jugements sont remplis d’équité :''
''Toujours tu prends plaisir à nous être propice ;''
''Mais j’ai tant fait de mal que jamais ta bonté''
''Ne me pardonnera sans choquer ta justice''.
''Oui, mon Dieu ! la grandeur de mon impiété''
''Ne laisse à ton pouvoir que le choix du supplice ;''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/180
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|170|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ton intérêt s’oppose à ma félicité'',
''Et ta clémence même attend que je périse''.
''Contente ton désir, puisqu’il t‘est glorieux !''
''Offense-toi des pleurs qui coulent de mes yeux'',
''Tonne, frappe, il est temps, rends-moi guerre pour guerre !''
''J’adore, en périssant, la raison qui t’aigrit''.
''Mais dessus quel endroit tombera ton tonnerre''
''Qui me soit tout couvert du sang de Jésus-Christ ?''
</poem>
<br />
Il convient d’ajouter qu’avant Des Barreaux,
Desportes avait traité le même sujet,
et que la pièce de Desportes n’était elle
même qu’une imitation de l’Italien Molza.
Je transcris, pour qu’on puisse juger de ces
divers emprunts, d’abord le dernier tercet
italien :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Tu pace al cor, ch’ egli è ben tempo, apporta'',
''E Le gravi mie colpe, ond’ io pavento'',
''Nel sangue tinte del figliuol tuo mira ;''
</poem>
<br />
{{br0}}puis le dernier tercet de Desportes :<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-07T12:59:59Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|170|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ton intérêt s’oppose à ma félicité'',
''Et ta clémence même attend que je périse''.
''Contente ton désir, puisqu’il t‘est glorieux !''
''Offense-toi des pleurs qui coulent de mes yeux'',
''Tonne, frappe, il est temps, rends-moi guerre pour guerre !''
''J’adore, en périssant, la raison qui t’aigrit''.
''Mais dessus quel endroit tombera ton tonnerre''
''Qui me soit tout couvert du sang de Jésus-Christ ?''
</poem>
<br />
Il convient d’ajouter qu’avant Des Barreaux,
Desportes avait traité le même sujet,
et que la pièce de Desportes n’était elle
même qu’une imitation de l’Italien Molza.
Je transcris, pour qu’on puisse juger de ces
divers emprunts, d’abord le dernier tercet
italien :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Tu pace al cor, ch’ egli è ben tempo, apporta'',
''E Le gravi mie colpe, ond’ io pavento'',
''Nel sangue tinte del figliuol tuo mira ;''
</poem>
<br />
{{br0}}puis le dernier tercet de Desportes :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/181
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|171}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ne tourne point les yeux sur mes actes pervers'',
''Ou, si tu les veux voir, vois les teints et couverts''
''Du beau sang de ton fils, ma grâce et ma justice !''
</poem>
<br />
M. Sainte-Beuve parle avec dédain, dans
son ''Tableau du {{s|xvi}}'', de ces retours
pieux, de ces hymnes sacrés, de ces éternelles
traductions de psaumes, œuvres de poëtes
vieillissants et repentants. « Une fois arrivés
sur le retour, dit-il, devenus abbés ou évéques,
très-considérés, ces tendres poëtes
amoureux ne savaient véritablement plus
que faire : plus d’amour, partant plus de
joie !… » Rien de mieux dit, ni de plus vrai.
Il faut bien reconnaître, cependant, que,
traduction ou création spontanée, cette poésie
dévote, toute de surface et peu sincère
qu’elle fût, produisit à peu près les seuls
sonnets sérieux qu’ait vus naître le {{s|xvii}},
On avait perdu le sens de cette grande
poésie humaine dont s’inspiraient Ronsard et
Louise Labé ; restait l’inspiration religieuse,
qui, elle du moins, gardait sa grandeur.<noinclude>
<references/></noinclude>
pj34i5eafs3jezqe9t4274200oog5nq
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/183
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|173}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ministre avare et lâche, esclave malheureux''
''Qui gémis sous le faix des affaires publiques'',
''Victime dévouée aux chagrins politiques'',
''Fantôme respecté sous un titre onéreux'',
''Vois combien des grandeurs le comble est dangereux ;''
''Contemple de Fouquet les funestes reliques'',
''Et, tandis qu’à sa perte en secret tu t’appliques'',
''Crains qu’on ne te prépare un destin plus affreux''.
''Il part plus d’un revers des mains de la Fortune ;''
''La chûte comme à lui te peut être commune :''
''Nul ne tombe innocent d’où te voilà monté''.
''Cesse donc d’animer ton prince à son supplice'',
''Et quend il a besoin de toute sa bonté'',
''Ne le fais pas user de toute sa justice''.
</poem>
<br />
On a remarqué cet admirable vers :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Nul ne tombe innocent d’où te voilà monté''.
</poem>
<br />
Le poëte s’y est souvenu, j’imagine, de cet
autre beau trait de Maynard : :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Et quand il plaît aux rois, l’innocence est un crime'',
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
h6jpro3jl4q5m4hxj2aklvxauvipde4
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/184
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|174|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki />
C’est à propos du sonnet de Hesnaud qu’on
attribue ce mot théâtral à Colbert. Un officieux,
comme il yen a tant, lui ayant dénoncé
la pièce, il demanda s’il n’y avait rien
contre le roi. On lui dit que non. « Cela
étant, reprit-il, je n’en veux point de mal à
l’auteur. »
Citons encore, parmi les bons sonnets de
ces jours de décadence quelques-unes des
spirituelles boutades de Saint-Pavin. On
sait son épigramme sanglante contre Boileau :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Silvandre, monté sur Parnasse''
''Avant que personne en sût rien'',
''Trouva Regnier avec Horace''
''Et rechercha leur entretien''.
''Sans choix et de mauvaise grâce''
''Il pilla presque tout leur bien ;''
''Il s’en servit avec audace''
''Et s’en para comme du sien''.
''Jaloux des plus fameux poëtes'',
''Dans ses satires indiscrètes''
''Il choque leur gloire aujourd’hui'',
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/185
104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|175}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''En vérité, je lui pardonne :''
''S’il n’eût mal parlé de personne'',
''On n’eût jamais parlé de lui''.
</poem>
<br />
Du même, une jolie pièce sur le départ
d’une dame qui avait un vieillard pour
amant :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Tel que votre humeur le souhaite'',
''Un bonbomme était votre amant ;''
''Il vous servait fidèlement ;''
''Sa flamme était pure et discrète''.
''Vous allez en être défaite :''
''Votre cruel éloignement''
''Va mettre dans le monument''
''Et son amour et sa lunette''.
''Amarante, ne tirez pas''
''Avantage de son trépas :''
''Peu de gloire vous en demeure''.
''Votre départ Le fait périr''.
''Mais en le différant d’une beure'',
''De vieillesse il allait mourir''.
</poem>
<br />
Épigrammed’une malice très-fine et agréa-<noinclude>
<references/></noinclude>
sqtc1t2azmu8o2mm3lwaip06ub392h8
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/186
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|176|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>ble. Mais quelle distance d’un pareil sonnet
aux grands et nobles sonnets de la Pléiade ! Et
c’était là la fleur du panier ! Ainsi, par cette
fleur même, la décadence se montre, à ce
moment de l’histoire du rhythme. Plus le
siècle se faisait grand, plus lui se faisait petit.
Il devenait tout juste l’égal du Triolet ou du
Rondeau. I] y avait désormais les limites du
genre qu’on aurait cru dépasser en chantant
autre chose que l’''Avorton'' ou « ''La fièvre qui''
''tient la princesse Uranie''. » C’était le temps
où René Le Pays composait son sonnet
« ''Pour une belle personne à qui la gorge''
''était venue depuis qu’elle était religieuse'', »
où Sarrazin adressait à Rosanire ces quatorze
vers qu’on dirait empruntés à Oronte :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Mon âme est prête à s’envoler'',
''La mort moins que vous inhumaine'',
''Dénouant pour jamais ma chaîne'',
''À la fin va me consoler''.
''En cet état, dois-je parler ?''
''Et, sans mériter votre haine'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|177}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Puis-je vous déclarer la peine''
''Que le respect m’a fait céler ?''
''Non, vous m’en faites la défense'',
''Et n’ordonnez que le silence''
''À l’excès de ma passion''.
''Quelle cruauté, Rosanire !''
''Mourir sans dire son martyre'',
''C’est mourir sans confession''.
</poem>
<br />
On ne m’ôtera pas de l’idée que Molière
songeait à ces vers en écrivant la scène du
''Misanthrope''.
Je disais tout à l’heure que le Sonnet de ce
temps n’était plus que le rival du Rondeau.
Voici ce qu’on pourrait appeler une pièce
justificative. Elle est signée Regnier-Desmarets :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Doris, qui sait qu’aux vers quelquefois je me plais'',
''Me demande un sonnet, et je m’en désespère''.
''Quatorze vers, grand Dieu ! le moyen de les faire !''
''En voilà cependant déja quatre de faits''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
0nuqxqjwpd356iwjarygf3hs4a4dayn
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|178|DU SONNET.|}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je ne pouvais d’abord trouver de rimes ; mais''
''En faisant, on apprend à se tirer d’affaire''.
''Poursuivons ; les quatrains ne m’étonneront guère'',
''Si du premier tercet je puis faire les frais''.
''Je commence au hasard, et, si je ne m’abuse'',
''Je n’ai pas commencé sans l’aveu de la Muse'',
''Puisqu’en si peu de temps je m’en tire si net''.
''J’entame le second, et ma joie est extrême'',
''Car des vers commandés j’achève le treizième''.
''Comptez s’ils sont quatorze, et voilà le sonnet''.
</poem>
<br />
On se souvient du rondeau de Voiture :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ma foi ! c’est fait de moi, car Isabeau''
''M’a conjuré de lui faire un rondeau''…
</poem>
<br />
C’est tout à fait la même pièce. Et voyez
comme tout se découvre ! L’idée première
n’appartient pas plus à Voiture qu’à Regnier
Desmarets. Le sonnet de celui-ci, notamment,
n’est que la traduction presque littérale
d’un sonnet de Lope de Vega, ainsi
qu’on le peut voir par ce dernier tercet du
poëte espagnol.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|179}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ya estoy el segundo, y aun sospecho''
''Que van los tres versos acabando'',
''Contad si son catorce, Ya es becho !''
</poem>
<br />
Or, l’auteur de ce tercet mourut en 1635,
et c’est vers 1637, comme je l’ai dit ailleurs,
que Voiture commença à écrire des rondeaux.
Son joli poëme n’est donc très-probablement
qu’une imitation, soit de Lope de
Vega, soit d’un autre Espagnol, car, avant
Lope de Vega lui-même, Hurtado de Mendoza,
qui vécut de 1503 à 1595, avait fait
déjà un sonnet semblable<ref>Toutes ces pièces sont citées dans l’ouvrage de M. Eug.
Baret, dont il a été parlé au premier chapitre : ''Les Troubadours''
''et leur influence sur la Littérature du midi de l’Europe''. M. Baret
signale deux autres imitations du même sonnet : l’une,
anglaise, de Williams, auteur des ''Règles de la Critique ;'' l’autre
italienne, du cavalier Marin.</ref>.
Tels étaient les sujets qu’on empruntait
maintenant aux étrangers. La mode était
passée d’imiter leurs «a graves sonnets, »
comme s’exprimait Scévole de Sainte-Marthe ;
on ne leur demandait plus que leur badinage
et leurs jeux d’esprit. C’était dans l’ordre.<noinclude>
<references/></noinclude>
on5jo0k1ttt4559ii6jhwsjb6d5zkfh
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|180|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>Qu’y avait-il désormais de commun entre le
Sonnet et la poésie ? En vérité, on se souciait
peu d’elle, Ah ! que l’on comprenait bien
mieux les bouts-rimés !
Depuis longtemps déjà, une sorte de fou,
l’abbé Dulot, les avait mis en honneur. Digne
inventeur d’un tel exercicel Il s’était
plaint dans une compagnie qu’on lui eût
dérobé trois cents sonnets. Quelqu’un s’étonnant
du nombre, il expliqua que c’étaient
les sonnets en blanc, dont il n’avait encore
rouvé que les rimes. O trait de lumière ! Invention
du génie ! Iln’en fallut pas davantage :
hacun se mit à l’œuvre, se fit donner des
rimes, remplit tant bien que mal les blancs,
et voilà les bouts-rimés en vogue. On vit, en
1649, tout un recueil de ces sonnets {{corr|impriprimé|imprimé}}.
Sarrazin lui-même eut honte d’une
{{corr|elle|telle}} folie, et publia contre elle, en 1654, son
poëme de la ''Défaite des bouts rimés''.
N’est-ce pas là un fait décisif ? N’est-il pas
ondamné le genre de poésie dont on abuse
insi ? Comme un malade dont chaque signe<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|181}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>de vie montre la fin de plus en plus proche,
le Sonnet va, dès cette époque, de jour en jour
s’aflaiblissant, 11 semble que chacune des
manifestations du genre soit un indice plus
sûr de la chute attendue. {{corr|Voyez le|Voyez-le}}, sous
la plume de Madame Des Houlières, outrager
grossièrement la ''Phèdre'' de Racine, combattre
en faveur de Pradon, signifiant ainsi à tous
son complet divorce avec la vraie poésie,
{{corr|Voyez le|Voyez-le}}, raillé par Molière, se railler lui-même
chez Scarron, instruire chacun du vide
que recouvrait son apparente pompe, du peu
de cas qu’on devait faire de lui. Le sonnet de
Scarron pourrait servir d’épigraphe à toute
cette partie de l’histoire du rhythme :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Superbes monuments de l’orgueil des humains'',
''Pyramides, tombeaux, dent la vaine structure''
''A témoigné que l’art, par l’adresse des mains''
''Et l’assidu travail, peut vaincre la nature ;''
''Vieux palais ruinés, chefs-d’œuvre des Romains'',
''Et les derniers efforts de leur architecture'',
''Colysée, où souvent ces peuples inhumains''
''De s’entr’assassiner se donnaient tablature ;''
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/192
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|182|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Par injure des ans vous êtes abolis'',
''Ou du moins la plupart vous êtes démolis ;''
''Il n’est point de ciment que le temps ne dissoude''.
''Si vos marbres si durs ont senti son pouvoir'',
''Dois-je donc m’étonner qu’un méchant pourpoint noir''
''Qui m’a duré deux ans soit percé par le coude ?''
</poem>
<br />
Que dire après cela ? Le Sonnet se meurt,
le Sonnet est mort. Abandonné d’abord par
le public, puis peu à peu par les rimeurs eux-mêmes,
il devient plus rare à mesure qu’on
approche de la fin du {{s|xvii}}. Du {{s|xviii|e|-}}, il
ne dépasse pas la première moitié. Lamotte,
Jean-Baptiste Rousseau, Fontenelle en ont
quelques-uns dans leurs œuvres. Puis c’est
bien tout. Encore ceux de Lamotte sont-ils
pour la plupart en bouts-rimés. De ceux de
Fontenelle on a retenu le suivant :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je suis, criait jadis Apollon à Daphné'',
''Lorsque tout hors d’haleine il courait après elle''
''Et lui contait pourtant la longue kyrielle''
''Des rares qualités dont il était orné'',
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/193
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE III.|183}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je suis le dieu des vers, je suis bel-esprit né''.
''Mais les vers n’étaient point le charme de la belle'',
''Je suis joueur de luth. Arrêtez ! Bagatelle :''
''Le luth ne pouvait rien sur ce cœur obstiné''.
''Je connais la vertu de la moindre racine'',
''Je suis, par mon savoir, dieu de la médecine'',
''Daphné fuyait encor plus vite que jamais''.
''Mais s’il eût dit : Voyez quelle est votre conquête ;''
''Te suis un jeune Dieu, toujours beau, toujours frais'',
''Daphné, sur ma parole, aurait tourné la tête''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/196
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|186|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>jeunir n’était pas le mot ; c’est ressusciter qu’il
eût fallu dire : depuis près de cent ans le
rhythme avait complètement disparu. Est-ce
bien réellement à Joseph Delorme, ou, pour
l’appeler de son nom, Sainte-Beuve, qu’on
doit attribuer le mérite de l’initiative dans
cette œuvre de restauration du poëme ? Je
n’oserais l’affirmer. Mais, s’il n’y travailla pas
le premier, ce que j’ignore, au moins y prit-il
d’abord le rôle le plus en vue. Impossible de
songer aujourd’hui à ces fameuses réunions
du Cénacle chez Victor Hugo ou Charles
Nodier, sans se rappeler aussitôt la strophe ;
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Sainte-Beuve faisait dans l’ombre'',
{{Em|2}}''Douce et sombre'',
''Pour un œil noir, un blanc bonnet'',
{{Em|2}}''Un sonnet''.
</poem>
<br />
Restaurer le Sonnet, c’était déjà, je vous le
dis tout bas, presque faire œuvre de critique.
Qui une telle entreprise pouvait-elle mieux
tenter que Jaseph Delorme ? Les inspirés, les
poëtes de flamme, Hugo, Vigny ne s’en fus.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/198
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|188|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>primitif, perlé, cristallin de Pétrarque, de
Shakspeare, de Milton et de notre vieux
Du Bellay<ref>Sainte-Beuve, ''Causeries du Lundi'', XIV, art. ''Th. de Banville''.</ref>. » Ronsard reprend son rang en
tête de cette Pléiade nouvelle. C’est de lui
qu’elle se réclame dès le premier jour ; c’est
Ronsard que, dès le premier jour, veut réhabiliter
celui qu’on a appelé le Du Bellay
du {{s|xix}}<ref>Sainte-Beuve.</ref>.
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''À toi, Ronsard, à toi qu’un sort injurieux''
''Depuis deux siècles livre au mépris de l’histoire'',
''J’élève de mes mains l’autel expiatoire''
''Qui te purifiera d’un arrêt odieux''.
''Non que je puisse encore au trône radieux''
''Où jadis ta règnais replacer ta mémoire :''
''Tu ne peux de si bas remonter à la gloire''.
''Vulcain impunément ne tembs pas des cieux''.
''Mais qu’un peu de pitié console enfin tes mânes'',
''Que, déchiré longtemps par des rires profanes'',
''Ton nom, d’abord fameux, recouvre un peu d’honneur ;''
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
sejipjpum164hush8ga6iy15b8n9aqp
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|189}}
{{Séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Qu’on dise : Il osa trop ; mais l’audace était belle ;''
''Il lassa, sans la vaincre, une langue rebelle'',
''Et de moins grands depuis eurent plus de bonheur''.
</poem>
<br />
Ce qui rapproche encore le Sonnet moderne
de celui de Ronsard et de Du Bellay, c’est
qu’en 1830, comme au début de la Pléiade,
cette forme n’était pas dans les habitudes du
public. Elle fut choisie librement par les
poëtes, et ce fut eux qui firent la loi, qui
imposèrent au public leur préférence. Les
œuvres y gagnèrent d’être plus personnelles ;
la vérité reparut dans l’art. Plus de marquises
à amuser ; plus d’influences de salons
à subir ; plus de ces comparaisons obligées
« du soleil qui se lève avec les belles personnes
que l’on rencontre à la pointe du jour. » Au
feu, au feu le sonnet de Caro ! Voilà revenus,
comme au beau temps de Ronsard, les
« graves sonnets de la docte Italie ; » voilà
retrouvée la note vraiment poétique et
humaine. C’est tantôt quelque idylle discrète
et familière, comme celle-ci, de Sainte-Beuve,
d’après Wordsworth :<noinclude>
<references/></noinclude>
3xrik49q46snnmg182k100qs1idhy6q
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/200
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|190|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Les passions, la guerre, une âme en frénésie''
''Qu’un éclatant forfait renverse du devoir'',
''Du sang, des rois bannis, misérables à voir'',
''Ce n’est pas là-dedans qu’est toute poésie''.
''De soins plus doux la muse est quelquefois saisie ;''
''Elle aime aussi la paix, les champs, l’air frais du soir'',
''Un penser calme et fort mêlé de nonchaboir ;''
''Le lait pur des pasteurs lui devient ambroisie''.
''Assise au bord d’une eau qui réfléchit les cieux'',
''Elle aime la tristesse et jes élans pieux'',
''Elle aime les parfums d’une âme qui s’exbale'',
''La marguerite éclose et le sentier fuyant'',
''Et, quand Novembre étend sa brume matinale'',
''Une fumée au loin qui monte en tournoyant''.
</poem>
<br />
{{br0}}tantôt, quelque élégie poignante, comme
ces beaux vers traduits de Pétrarque par
Antony Deschamps :
{{c|APRÈS LA MORT DE LAURE.|fs=90%}}
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''La vie avance et fuit sans ralentir le pas'',
''Et la mort vient derrière à si grandes journées'',
''Que des beures de paix qui me furent données''
''Me paraissent un rêve et comme n’étant pas''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|191}}
{{Séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je m’en vais mesurant d’un sévère compas''
''Mon sinistre avenir, ef vois mes destinées''
''De tant de maux divers sans-cesse environnées'',
''Que je veux me donner de moi-même au trépas''.
''Si mon malheureux cœur eut jadis quelque joie'',
''Triste, je m’en souviens, et puis, tremblante proie'',
''Devant, je vois la mer qui va me recevoir ;''
''Je vois ma nef sans mât, sans antenne et sans voiles'',
''Mon nocher fatigué, le ciel livide et noir'',
''Et les beaux yeux éteints, qui me servaient d’étoiles''.
</poem>
<br />
Chacune de ces deux pièces n’est qu’une
imitation, il est vrai, et même, la dernière au
moins, une traduction presque littérale. Mais
elles montrent bien, il me semble, ce que dut
être ce premier travail de reconstitution du
Sonnet : l’étude des grandes œuvres, l’enthousiasme
pour elles, le besoin de faire partager
cet enthousiasme aux autres. Tel était
le ferment poétique qui existait alors, telle la
pente à remonter aux sources pures. Qu’il
était loin le temps des Précieuses !
Ainsi retrempé, ainsi rendu à sa vigueur et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|193}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>perdu. J’envie le plaisir que je vous donne en
le citant :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Mon âme a son secret, ma vie a son mystère'',
''Un amour éternel en un moment conçu''.
''Le mal est sans remède ; aussi j’ai dû le taire'',
''Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su''.
''Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu'',
''Toujours à ses côtés et pourtant solitaire'',
''Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre'',
''N’osant rien demander et n’ayant rien reçu''.
''Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre'',
''Elle suit son chemin, distraite, sans entendre''
''Le murmure d’amour éveillé sous ses pas''.
''À l’austère devoir pieusement fidèle'',
''Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle :''
''Quelle est donc cette femme ? et ne comprendra pas''.
</poem>
<br />
Une pièce dont on a aussi beaucoup parlé,
parmi ces sonnets de la première date, est
celle que M. Ulric Guttinguer adressa à une
dame en lui renvoyant les œuvres de Voiture.
L’auteur y peint Voiture, mais combien<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|194|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>embelli ! Il l’avait lu comme lisent volontiers
les poëtes, en y mêlant quelque peu du sien.
Je cite cette jolie page d’un romantique qu’on
pourrait appeler le dernier des Uranins :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Voici votre Voiture et son galant Permesse ;''
''Quoique guindé parfois, il est noble toujours ;''
''On voit tant de mauvais naturel de nos jours'',
''Que ce brillant monté m’a plu, je le confesse''.
''On voit (c’est un beau tort) que le commun le blesse''
''Et qu’il veut une langue à part pour ses amours'',
''Qu’il croit les honorer par d’étranges discours ;''
''C’est là de ces défauts où le cœur s’intéresse''.
''C’était le vrai pour lui que ve faux tant blâmé ;''
''Je sens que volontiers, femme, je l’eusse aimé ;''
''Il a d’ailleurs des vers pleins d’un tendre génie ;''
''Tel celui-ci, charmant, qui jaillit de som cœur :''
« ''Il faut finir ses jours en l’amour d’Uranie''. »
''Saurez-vous comme moi comprendre sa douceur ?''
</poem>
<br />
On sent qu’il m’est difficile de reproduire
ici des poésies de contemporains dont les
œuvres sont dans toutes les bibliothèques,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/207
104
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15772537
2026-05-08T08:37:30Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|197}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>Chef-d’œuvre en petit. En voici une, un peu
inférieure, à mon gré du moins, mais qui va
nous permettre d’observer une nouvelle combinaison
de rimes dans les tercets :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je fus un pauvre agneau, docile et résigné'',
''Adorant la brebis dans un culte candide'',
''Donnant avec ma laine un « merci » bien timide'',
''Et lèchant le bourreau dont la main m’a saigné''.
''Vivant, je me crus bon ; mort, je me vis stupide''.
« ''Reprends un nouveau corps, dit mon ange indigné ;''
« ''Pour l’expiation l’Éternel à daigné''
« ''Remettre au temps le fil que le sort te dévide''. »
''Et me voilà, d’un souffle, incarné dans un loup ;''
''J’ai, pour me ruer droit au combat de la vie'',
''Une échine d’acier qui jamais ne dévie''.
''J’ai les chiens en pitié, les serpents en dégoût ;''
''J’ai faim, j’ai froid, je mords, j’erre seul. Qu’on m’assomme !''
''Je mourrai rude et fer ; car l’agneau s’est fait homme''.
</poem>
<br />
Cette coupe des six derniers vers est une
nouveauté, au moins en français, Je ne crois<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/209
104
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15772540
2026-05-08T08:41:22Z
Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|199}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>sard et de Du Bellay, assez peu nombreuses
toutefois. J’en compte deux chez Du Bellay,
sept chez Ronsard, parmi lesquelles les deux
sonnets célèbres :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Marie, levez-vous''…
</poem>
{{br0}}qu’on a lu au chapitre de la Pléiade, et :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Je vous envoie un bouquet que ma main''
''Vient de trier de ces fleurs épanies''…
</poem>
{{br0}}Les exemples sont aujourd’hui beaucoup
moins rares. Entre tant d’autres, la pièce si
connue de M. Théophile Gautier :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Vous partez, chers amis, la bise ride l’onde''…
</poem>
<br />
Je rappelle les deux tercets :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Au dos du vieux lion, terreur des matelots'',
''Vous allez confier votre barque fragile''
''Et flatter de la main sa crinière de flots''.
''Horace fit une ode au vaisseau de Virgile''.
''Moi, j’implore pour vous, dans ces quatorze vers'',
''Les faveurs de Thétis, la déesse aux yeux verts''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
ns8r7lwvn0979hmvfkxw5slutrrxw6k
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/210
104
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2026-05-08T08:43:38Z
Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|200|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>Tel est ce second renversement. Si vous
lisez les rimes — car la rime seule est ici en
jeu — en remontant du dernier vers au premier,
vous retrouvez exactemeat la forme des
tercets de Voiture.
Quelquefois encore, — pour en terminer
sur ces coupes où se complaisent nos modernes,
— le sixain final est tout entier en
rimes plates, (il n’y a qu’un exemple de
cette disposition chez Ronsard) ; ou bien, les
tercets sont, comme les quatrains, sur deux
rimes seulement, (Du Bellay, Desportes,
Ronsard surtout ont employé cette forme).
Dans les trois pièces, si souvent citées, du chef
de la Pléiade,
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Il ne faut s’ébahir, disaient ces bons vieillards''…
''Comme une belle fleur assise entre les fleurs''…
''Je veux lire en trois jours l’Iliade d’Homère''…,
</poem>
{{br0}}il n’y a que deux rimes aux tercets. Parmi
nos sonnets contemporains, plusieurs de ceux
de Musset, et non des moins beaux, sont sur
ce modèle, Mais, en dépit d’autorités si hau-<noinclude>
<references/></noinclude>
on0v8sh51n94gidqvnq8e47oh2adlh4
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/211
104
4867683
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2026-05-08T08:44:32Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE IV.|201}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>tes, je persiste à croire que l’effet du rhythme
est d’autant plus vif que le contraste est plus
complet entre la monotonie des stances initiales
et la variété des sons aux six derniers
vers. D’après quelque ordre régulier, quelque
dessin qu’en ces six vers les rimes se succèdent,
si l’oreille n’y entend que deux sons,
comme elle n’a entendu que deux sons dans
les quatrains, soyez sûr que le charme diminue
de moitié. Voici, par exemple, un très-beau
sonnet de M. de Grammont, et certes,
à unetelle lecture, l’esprit ne peut êtré qu’entièrement
satisfait. Cependant, séparez,
comme vous pourriez faire d’un morceau
chanté, les paroles et la musique ; aprèsavoir
admiré sans réserve le fond du poëme, portez
votre attention sur cette musique qu’on
appelle la rime ; vous sentirez aussitôt la longueur
de ces deux tercets monotones suivant
deux monotones quatrains :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Tout bomme m’est pas né pour les sentiers faciles'',
''Pour le monde de l’homme à tous les pas ouvert ;''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/212
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|202|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Il en est que Dieu fit pour rester au désert'',
''Qui n’aiment que l’air libre es les sentiers stériles''.
''Comme l’âne sauvage, ils méprisent les villes ;''
''Le torrent les abreuve, et les bois au toit vert''
''Sont, avec le ciel vif, leur unique couvert ;''
''L’ombre d’un joug répugne à leurs fronts indociles''.
''Arrêtés tout le jour sur le sommet d’un mont'',
''Ils ruminent en paix leur tristesse farouche'',
''Et les hommes de lois demandent ce qu’ils font''.
''Mais le Seigneur a dit : Malheur à qui les touche !''
''Leur exil m’appartient, inutile ou fécond'',
''Et c’est moi qui du mors ai délivré leur bouche''.
</poem>
<br />
Lisez haut et faites sonner la rime : il
semble que les deux derniers vers soient de
trop. Dès le quatrième, l’oreille satisfaite
n’attend rien de plus. On se souvient de cette
épigramme de Balzac que jai traduite en
note au premier chapitre : il n’y a pas de
sonnet parfait, dit Balzac,
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ni lectum legisse juvet, ni pruriat auris''.
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/218
104
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2026-05-08T08:49:40Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|208|DU SONNET.|}}
{{Séparateur|l}}</noinclude>tions du Sonnet que, pour moins entraver la
marche du récit, j’ai mis en réserve à mesure
que je les rencontrais à leur date, et
qu’on va retrouver maintenant, analysées,
classées, comme dans une galerie des curiosités
du genre. Les unes sont excentriques
dans le vrai sens du mot, les autres simplement
hors de la règle ou, si l’on aime mieux,
du centre. Ces explications n’étaient pas
inutiles pour bien préciser la signification
du titre et l’objet de ce chapitre complémentaire.
Les altérations qu’aux divers temps de sa
vogue le Sonnet a subies sont de trois sortes,
comme il vient d’être dit. Nous garderons,
pour plus de clarté, cette division naturelle,
et séparerons nettement les trois groupes :
<poem style="margin-left:5em;">
{{sc|Règles ajoutées}},
{{sc|Règles retranchées}},
{{sc|Changement de structure}}.
</poem>
C’est par ce dernier groupe que je commence.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/222
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|212|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>d’Aigaliers en 1629, auteur d’un ''Art poétique''
en cinq livres, de deux tragédies et de
deux poëmes, dont l’un épique, intitulé ''la''
''Franciade''.
''Sonnets renversés''. — Rien pour l’oreille,
pas d’intention musicale appréciable dans
les modifications qui précèdent. Mais ici,
l’intention musicale est évidente. L’ordonnance
du rhythme n’a été ''renversée'' que
pour produire un effet nouveau. Il y a deux
formes de ces renversements du Sonnet. Dans
l’une, les tercets séparent les quatrains, dans
l’autre, ils les précèdent. C’est celle-ci, la
moins heureuse à mon gré, que nous allons
étudier la première. J’emprunte un exemple
à M. Soulary :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Le Camoens naufragé, son livre entre les dents'',
''Péniblement luttait sur les gouffres mouvants''
''Où chaque vague enfante une vague plus haute''.
''Un alcyon, rasant tout près de lui la mer'',
''De temps en temps frôlait son front comme un éclair'',
''Et lui criait : « Courage, enfant ! Voici la côte !''
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
nomytm6g3o1lhm3ygn6gglsr2aqhezs
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/223
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|213}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
« ''Souvent j’ai vu l’amour épuiser son effort''
« ''Dans les flots où d’Héro se lamente encor l’ombre ;''
« ''Mais Léandre est vaincu ! Le génie est plus fort ;''
« ''Sa foi creuse en sillon de feu la vague sombre''.
« ''Va, nageur tout puissant ! La gloire est sur le bord !''
« ''Plonge en cette autre mer aux orages sans nombre !''
« ''Mais tu regretteras un jour celle où l’on sombre''
« ''Tout entier dans l’oubli, tout entier dans la mort''.
</poem>
<br />
Qu’il y ait effet produit, rien de moins
contestable ; mais cette musique est de celles
où l’on bâille. Les mouvements vifs pour finir
sont à ce point naturels que vous verrez toujours,
dans un orchestre mal contenu, la mesure
s’accélérer par degrés de la première à la
dernière note. C’est une faute, il est vrai,
mais qui vient d’une disposition générale
dont il faut savoir tenir compte. Exécutants
ou auditoire, tous s’animent peu à peu, tous
s’oublient, entraînés au courant du morceau.
Or, cet involontaire élan ne doit pas étre
brusquement rompu sans motif. C’est ce que
savaient bien ceux qui ont inventé le Sonnet
régulier ; l’allure de leur exorde ne devait<noinclude>
<references/></noinclude>
hha1e0tpv59unn3k330q6uok88ib2v3
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/224
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|214|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>faire que mieux goûter celle de leur péroraison,
de cette péroraison si vive dont la rapidité
va croissant jusqu’au dernier vers. Ici,
au contraire, quelle marche à contre sens
que ces quatrains pesants, monotones, après
un début si léger ! La mesure ralentie, l’auditeur
déçu, voilà l’effet ; pour le motif, j’avoue
ne le pas voir. Il se peut, après tout,
qu’en de certains sujets ce rhythme convienne,
quelque élégie désespérée, par exemple, quelque
scène bien lugubre ; le plus sûr toutefois
est de n’en pas abuser.
À titre de singularité, parmi ces sonnets
où les tercets précèdent les quatrains, j’en
signale un de Baudelaire où Le premier tercet
est tout en rimes féminines, le second tout en
rimes masculines ; trois rimes féminines et
une seule masculine au premier quatrain,
trois rimes masculines, une seule féminine au
second. On trouvera la pièce dans les œuvres
du poëte ; elle débute ainsi :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''C’est ici la case sacrée''
''Où cette fille très-parée… etc''…
</poem>
<br /><noinclude>
<references/></noinclude>
nb4363wcf97s8yvqvb8uq4bl1cc2v7n
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/225
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|215}}
{{séparateur|l}}</noinclude><nowiki />
J’ai vu même, quelquefois, une seule rime
au premier quatrain, une seule rime au second.
Ce sont là des caprices qu’il suffit de
noter en passant.
La seconde forme du Sonnet renversé est
celle où les tercets sont entre les quatrains
J’ai dit qu’elle me semblait beaucoup mieux
trouvée que la précédente. On en pourra
juger par ce modèle, emprunté encore à
M. Soulary :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Voici l’hiver aux mains livides ;''
''Ses dents sans pain claquent de froid ;''
''Sa voix pleure comme un beffroi ;''
''Ce sont des fosses que ses rides''.
''L’ennui bat nos fronts assombris ;''
''La brume abaisse le ciel gris ;''
''Adieu les horions sans bornes !''
''Comme un essaim d’oiseaux mouillés'',
''Nos beaux amours éparpillés''
''Rentrent au nid, frileux et mornes''.
''Chaque hiver leur nombre décroît'',
''Et le cœur, pour cacher ses vides'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/226
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|216|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Retourne en vain ses plis arides :''
''Il se fait toujours plus étroit''.
</poem>
<br />
Ces rimes des quatre derniers vers ont je ne
sais quel charme qui tient du souvenir. Elles
ne nous sont point étrangères, mais bien
plutôt familières et douces ; nous les reconnaissons,
nous les avons entendues déjà. Où
donc ? Au premier quatrain. C’est, après les
tercets, que je ne puis mieux comparer qu’à
une courte et habile variation, le thème qui
reprend et s’achève dans le ton même où il a
commencé. Notez qu’ici le ralentissementa sa
raison d’être : ramenant la mesure première,
il augmente l’effet du retour des rimes et
contribue, pour sa belle part, à la sensation
produite par cette mélancolique reprise. Un
tel rhythme, il me semble, siérait bien moins
au rire qu’aux larmes, et je ne crois pas qu’on
en puisse tirer grand parti dans l’épigramme
ni dans la satire ; mais pour la plainte, le regret,
l’élégie, je n’en vois guère de mieux inventé.<noinclude>
<references/></noinclude>
mf01yamkwe5wsfbf687l3llb7yd5j9y
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/231
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|221}}
{{séparateur|l}}</noinclude>tenu ma thèse, quelques-uns n’étant pas entiérement
convaincus, j’eus recours à une
expérience que je vous demande la permission
de répéter ici. Elle réussit alors, c’est ce
qui m’encourage à la tenter encore. Je lus
d’abord, sans y rien changer, un sonnet de
Maynard ; puis aussitôt je repris la même
pièce, mais en substituant au second quatrain
une stance de ma façon, rimée suivant
la règle. La médiocrité même du quatrain
substitué devait être une preuve de plus en
ma faveur, puisque, même ainsi affaibli au
fond, le sonnet devenait plus agréable à entendre.
C’était donc à la forme seule, à la régularité
rétablie qu’il fallait attribuer l’augmentation
d’effet. Lisez haut et jugez. Voici,
pour commencer, le poëme de Maynard :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Rome, qui sous tes pieds as vu toute la terre'',
''Ces deux fameux héros, ces deux grands conquérants''
''Qui dans la Thessalie achevèrent leur guerre''
''Doivent être noircis du titre de tyrans''.
''Tu croyais que Pompée armait pour te défendre''
''Et qu’il était l’appui de ta félicité :''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/232
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|222|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Un même esprit poussait le beau-père et le gendre :''
''Tous deux ont combattu contre la liberté''.
''Si Jules fût tombé, l’autre, après sa victoire'',
''Par un nouveau triomphe eût abaissé ta gloire''
''Et forcé tes consuls d’accompagner son char''.
''Je les blâme tous deux d’avoir tiré l’épée'',
''Bien que le ciel ait pris le parti de César''
''Et que Caton soit mort dans celui de Pompée''.
</poem>
<br />
Substituez maintenant au second quatrain,
je n’ose pas dire ces vers, mais ces rimes, puisque
la rime seule est ici en cause :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Tu voyais em Pompée un défenseur sincère'',
''Et tu croyais ta gloire à l’abri dans ses rangs ;''
''Un même esprit poussait le gendre et le beau-père''
''Contre la liberté luttaient les deux parents''.
</poem>
<br />
Vous rendez-vous ? Doutez-vous encore ?
Oui ? Hé bien ! c’est ma faute, ma très-grande
faute ! Vous vous serez trop attachés
au sens, pas assez à la rime. J’aurais dû m’attaquer
à quelque autre pièce moins belle ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/234
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|224|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude>de s’asservir aux règles. Nos modernes, pourtant
si sévères, n’ont pas été moins accommodants
que les beaux-esprits, et nous ont
rendu, avec le Sonnet, le Sonnet licencieux.
Rare encore au temps du Cénacle, si même
on l’y trouve, ce que je n’ai pas vérifié, il est
devenu beaucoup plus commun aujourd’hui.
Baudelaire, notamment, en a fait un fréquent
usage. Parmi les poëmes du rhythme qui
nous sont restés du {{s|xvii}}, je rappelle
surtout le sonnet d’Oronte :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Belle Phylis, on désespère''
''Alors qu’on espère toujours'',
</poem>
{{br0}}et le fameux sonnet de Hesnaud sur le sujet
de l’''Avorton''. Dans ce dernier, non-seulement
les quatrains n’ont pas les mêmes rimes,
mais les vers n’ont pas tous la même mesure.
C’est une irrégularité de plus qui fait de ce
sonnet une variété nouvelle, baptisée par Colletet :
''Sonnet Boiteux''. — Ce fut, en effet, Guillaume
Colletet qui donna le nom. « Cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/235
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|225}}
{{séparateur|l}}</noinclude>nouveauté, dit-il, parlant d’un de ses sonnets
où les vers sont d’inégale mesure, ne déplut
pas aux beaux-esprits de nostre temps, et de
Malherbe mesme que je fis rire un jour,
lorsque, m’entretenant avecque luy sur ce
sujet, je luy dis que, parmy tant d’enfants
que j’avois fait voir assez droits, il m’estoit
arrivé d’en faire seulement un boiteux, si
bien que cette sorte de sonnets furent dès
lors appelez boiteux ou rompus, ou qui clochent
d’un pied. » Je me borne, pour cette
irrégularité nouvelle, à donner comme
exemple la pièce de Hesnaud, en faisant remarquer
toutefois que le Sonnet peut très-bien
''boîter'' et n’être pas ''licencieux'', c’est-à-dire
être en vers d’inégale mesure et avoir ses
quatrains sur les deux mêmes rimes. Dans
ce cas, le charme musical subsiste à peu près
tel que dans le Sonnet régulier. Voici le
poëme de Hesnaud :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
{{Em|3}}''Toi qui meurs avant que de naître'',
''Assemblage confus de l’être et du néant'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
cewqfnqjhwejwgqywsuz9jfqabld9mk
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/236
104
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2026-05-08T09:33:29Z
Fabrice Dury
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|226|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
{{Em|3}}''Triste avorton, informe enfant'',
{{Em|3}}''Rebut du néant et de l’être ;''
{{Em|3}}''Toi que l’amour fit par un crime'',
''Et que l’honneur défait par un crime à son tour'',
{{Em|3}}''Fuseste ouvrage de l’amour'',
{{Em|3}}''De l’honneur funeste victime ;''
''Donne fin aux remords par qui tu t’es vengé'',
''Et, du fond du néant où je t’ai replongé'',
''N’entretiens point l’horreur dont ma faute est suivie''.
''Deux tyrans opposés ont décidé ton sort :''
''L’amour, malgré l’honneur, t’a fait donner la vie ;''
''L’honneur, malgré l’amour, t’a fait donner la mort''.
</poem>
<br />
Impossible de traiter plus galamment un
sujet plus triste. C’est le bel-esprit dans toute
son impudeur ; c’est le triomphe de l’antithèse
et de la pointe. Racan, Maynard, Corneille
ont aussi écrit des sonnets boiteux,
beaucoup meilleurs, je me hâte de le dire ;
on les trouvera dans leurs œuvres. De même
Colletet, le parrain du rhythme. Je n’en sais
point de notre temps ; mais qu’il n’y en ait,<noinclude>
<references/></noinclude>
jj6avborhaosvru3sodarktynusw3zl
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/237
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|227}}
{{séparateur|l}}</noinclude>ce n’est pas une preuve ; car je n’ai pas tout
lu, vous vous endoutez bien.
Ces quelques libertés que nous venons de
voir prendre aux poëtes nesont pas les seules
qu’ils se soient permises dans le Sonnet. Colletet
conte qu’un jour, troublé parla nouvelle,
heureusement fausse, du trépas de sa chère
Claudine, il fit, sur ce malheur imaginaire,
un sonnet dont il s’aperçut, après coup, que
tous les vers étaient en rimes plates. Excusons-le,
l’infortuné ! il ne savait plus ce qu’il
faisait. Mais Colletet aurait pu ajouter
qu’avant lui d’autres s’étaient donné cette
licence. Voici notamment, sur ce modèle, un
poëme vraiment remarquable d’un contemporain
de Ronsard, Amadis Jamyn :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''La noblesse périt avec la populace ;''
''En tous endroits s’étend la dure coutclace''
''Le fer n’espargne aucun, et les temples sacrez''
''Sont enivrez du sang des bommes massacrez''.
''Rien ne sert au vieillard l’honorable vieillesse''
''Pour garder qu’un soldat de son sang ne se paisse'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
puaivwz1oqa4vr4p3yqrxj7b49yha6o
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|227}}
{{séparateur|l}}</noinclude>ce n’est pas une preuve ; car je n’ai pas tout
lu, vous vous endoutez bien.
Ces quelques libertés que nous venons de
voir prendre aux poëtes nesont pas les seules
qu’ils se soient permises dans le Sonnet. Colletet
conte qu’un jour, troublé par la nouvelle,
heureusement fausse, du trépas de sa chère
Claudine, il fit, sur ce malheur imaginaire,
un sonnet dont il s’aperçut, après coup, que
tous les vers étaient en rimes plates. Excusons-le,
l’infortuné ! il ne savait plus ce qu’il
faisait. Mais Colletet aurait pu ajouter
qu’avant lui d’autres s’étaient donné cette
licence. Voici notamment, sur ce modèle, un
poëme vraiment remarquable d’un contemporain
de Ronsard, Amadis Jamyn :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''La noblesse périt avec la populace ;''
''En tous endroits s’étend la dure coutclace''
''Le fer n’espargne aucun, et les temples sacrez''
''Sont enivrez du sang des bommes massacrez''.
''Rien ne sert au vieillard l’honorable vieillesse''
''Pour garder qu’un soldat de son sang ne se paisse'',
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|228|DU SONNET.|}}
{{séparateur|l}}</noinclude><poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Et l’avare soldat ne se repent d’avoir'',
''Méprisant toutes loix, oublié son devoir''.
''Sur Le seuil de la vie, on rompt les destinées''
''De l’enfant au berceau, du glaive assassinées''.
''Les petits imnocents, quels crimes ont-ils faicts'',
''Qu’aussitost qu’ils sont nez, aussitost sont défaicts ?''
''Mais, bélas ! c’est assez de pouvoir à cette heure''
''Mourir, car aujourd’huy la mort est la meilleure''.
</poem>
<br />
Est-ce un sonnet ? N’en est-ce pas un ? Décidez.
Pour moi, mon opinion est faite, et je
réponds, allongeant un peu la conclusion de
l’épigramme que vous savez :
<poem style="margin-left:7em; font-size:90%">
''Ce sont quatorze beaux vers, mais un sonnet, non pas''.
</poem>
<br />
Il doit suffire, après cela, de mentionner
les deux ou trois sonnets en vers blancs de
Baïf et de Du Bellay, un sonnet moderne tout
en rimes féminines que j’ai vu, il y a quelques
années, au premier volume du ''Parnasse''
''contemporain'', un autre sonnet de Du Bellay,
tout entier sur les deux mêmes rimes. Charles
Nodier, de nos jours, en a écrit un semblable.<noinclude>
<references/></noinclude>
5a21pit4ewftkruod6eu74u7r70kdtk
Page:Gaudin - Du rondeau, du triolet, du sonnet, 1870.djvu/239
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||CHAPITRE V.|229}}
{{séparateur|l}}</noinclude>Mais c’est là un accroissement de rigueur
bien plutôt qu’une liberté prise. Passons
donc au troisième groupe, le groupe des difficultés
ajoutées. Les sonnets sur deux rimes
y ont leur place naturelle.
Ce troisième groupe comprend, outre le
''Sonnet sur deux rimes'', les ''Sonnets serpentins'',
''rapportés, retournés, leipogrammes'',
''monosyllabiques, acrostiches, mésostiches'',
''en losange, en croix de Saint-André'', etc…
auxquels on peut adjoindre les ''Sonnets en''
''bouts-rimés'' dont il a été question au chapitre
des ''Ruelles''. La plupart des innovations
de ce troisième groupe sont purement puériles
et ne méritent guère d’arréter le lecteur. Je
les case cependant, chacune à son rang, avec
étiquette et définition, citation même pour
quelques-unes. C’est tout ce qu’on peut raisonnablement
exiger. Les deux seules qui
soient dignes d’un moment d’attention sont
celles que j’ai nommées d’abord, le Sonnet sur
deux rimes et le Sonnet serpentin. Il est juste
de commencer par elles.<noinclude>
<references/></noinclude>
mixhp48bfu5gjlpm5dsck2dti2jhyin
Page:Istrati - Isaac, le tresseur de fil de fer, 1927.djvu/75
104
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2026-05-08T05:21:05Z
Psephos
145984
/* Validée */
15778218
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Psephos" />{{nr|ISAAC||69}}</noinclude><nowiki />
Binder, et souvent Sotir, écoutaient
cette philosophie, soulevaient les épaules
et se résignaient devant le fait accompli.
Mais un jour, tout le monde fut bouleversé
par une nouvelle incompréhensible.
Un client régulier du restaurant
entra, une pièce d’or dans la main, la
montra à Binder et dit :
— Voici une livre sterling que j’ai
gagnée d’une façon bizarre. C’est votre
ami, le camelot, qui m’a arrêté tout à
l’heure, rue Nubar, et me l’a donnée
en me disant : « Tenez, Monsieur, c’est
pour vous ». Et il m’a tourné aussitôt le
dos, me laissant bouche bée. Est-ce que
votre Isaac est si riche pour se permettre
de telles aumônes et si mal à propos ?
Je vous laisse la livre. Peut-être pourrez-vous
la lui remettre. Pauvre homme…
Ça va mal pour lui. Qui sait combien de
fois il a déjà fait ce coup, avant de tomber
sur moi !
— Je comprends maintenant pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
a00rd2bgrfgfh1dmgho1b2ccx5uo4i6
Page:Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines - Daremberg - IV 2.djvu/299
104
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15777926
15773779
2026-05-07T19:40:11Z
Yland
11394
/* Correction en cours */
15777926
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|SAT|— 1097 —|SAT}}</noinclude>la place d’Atlas**1. Sur un bas-relief hellénistique**2, un Satyrisque, juché sur une échelle, boit dans la coupe du héros assou{{pl.}}Quelquefois, le héros a un terrible réveil et fait fuir devant lui la troupe effrontée**3 qui s’amusait à le faire berner par des hétaires, à parodier ses grands travaux**4, à le charger de liens**5.
C. ''Satyres dans le drame satyrique''. — Il est certain que le drame satyrique [{{sc|chorus}}, {{sc|satyricum drama}}.], en général, a eu une grande influence sur les peintures de vases**6. « Comment ne pas songer, dit {{M.|Pottier}}**7, à Pratinas et au grand succès de ses Silènes bouffons en présence d’Hercule couché au milieu des Silènes et des Ménades dansant, ou de l’épisode d’Héra et d’Iris assaillies par la troupe pétulante des Satyres**8 ».
Le chœur rustique des Satyres, dans son décor idyllique de campagne et de bois, est associé à des épisodes mythologiques ; les héros et les dieux se mêlent à lui, se dérident à son contact, se mettent à l’unisson de sa verve bouffonne. Nous avons sans doute le souvenir du Sphinx, drame satyrique d’Eschyle, dans une peinture de vase, où Papposilène est debout devant le sphinx perché sur un rocher**9. Sur un cratère de Florence**10 sont figurés deux Silènes détruisant à coups de pic le rocher maudit. Le supplice de Lamia**11, le châtiment infligé par Dionysos à des Satyres**12, la parodie grotesque des exploits de Thésée**13, de Jason en Colchide**14, les aventures d’Héra et d’Iris**15 sont autant de scènes inspirées aux potiers par le drame satyrique.
Enfin, les nombreuses représentations du Papposilène**16 avec son maillot hérissé de paille, sa perruque blanche souvent en désordre**17, montrent aussi la popularité dont a joui le costume théâtral du Silène adulte**18. Un cratère célèbre du Musée de Naples [{{sc|chorus}}, {{fig.}}1426] nous offre Silène et les acteurs d’un drame mêlés au chœur des jeunes Satyres.
D. ''Satyres-Silènes avec d’autres personnalités mythologiques''. — Les Satyres se rencontrent avec des divinités moins ordinairement rattachées au thiase : avec Apollon**19, avec Coré**20, dont ils contemplent l’anodos ({{fig.}}5826), avec Poséidon**21 avec Éros**22 : ils luttent dans les Gigantomachies**23 ; un groupe du palais des Conservateurs les met aux prises avec un Géant**24. Leur présence ne s’explique guère dans certaines scènes, comme la décollalion de la Méduse par Persée**25, l’enlèvement d’Amymone**26 ou le supplice d’Actéon**27. Orphée aussi est représenté entouré de Satyres**28. Ailleurs, les Satyres-Silènes assistent avec surprise au lever d’Hélios**29. D’autres vases nous offrent Silène conduit prisonnier devant le roi Midas**30. Dans un de ses tableautins, le peintre athénien Timanthe (fin du {{s|v}}) avait montré des Satyres nains occupés à mesurer de leur thyrse**31 le pouce du Cyclope endormi.
Nous avons louché plus haut la question des rapports des Satyres-Silènes avec les Centaures**32. l’époque hellénistique aussi, les Centaures ont un type ({{fig.}}4776) tout à fait satyresque**33. Les groupes de Satyres et d’Hermaphrodite**34 remontent à cette même époque et sont d’une inspiration sensuelle.
E. ''Jeux et occupations des Satyres-Silènes''. — Nous venons de voir le rôle que jouent les Satyres-Silènes dans le thiase bachique. Livrés à eux-mêmes, ils montrent une très grande fertilité d’invention dans leurs jeux et leurs occupations. {{Img float-p |file=Satyres fabriquant le vin.jpg |align=center|width=400px|padt=20px|padb=20px |cap={{Ancre|Fig.6135}}Fig. 6135. — Satyres fabriquant le vin. |capalign=center |style=font-size :12px}} Tout naturellement, la vendange et la préparation du vin constituent une de leurs fonctions principales ; ils cueillent les grappes, juchés dans les treilles comme des singes**35 ({{fig.}}1432 et 6134) ; ils entassent le raisin**36 ou le foulent dans des cuves**37 ({{fig.}}3860 et 6135), et l’écrasent sous le pressoir**38. Le vin est leur constant mobile, et l’ivresse, la source de leur verve intarissable. Les ébats des Satyres ivres sont un des sujets favoris des peintres de vases attiques**39 ; le psycter de Douris**40 offre une scène tout à fait surpre-
1 Heydemann, Vasi Caputi mit Theaterdarstetlungen. {{pg}}ii. — 2 Ciirlius, H’ï/j ketmanns proyr., Héraclès, der S’attjr und Dretfiissraùber. — 3 Schreiber. Bildcr Atlas, f.s. —iJoum.oflwll.stud. 1 887, {{pl.}}i.xiiii ; Hclbig, i^ïiArer, U, n » 1268 ; Cambridge, Vases of Fit zwiliam Museum, {{n°}}83. — " Coltignoo et Couve, V’dse* d’Athènes, a" STO. — « Festschrift fur Gomperz, {{pg}}439 ; Dûmmler, Kleine Schriften, [l, 29-30 ; FurUâDglerReicbhoId, CriVc/i. Vasenmal. iiu {{sq.}} — 7 Catalogue des vases du Louvre, {{rom-maj|III}}, {{pg}}833. — 8 Ravel et Collignon, Histoire de la céram. grecque, {{fig.}}77 ; FurtwânglerReichhold, Griech. Vasenmaler. {{pl.}}xivri ; Polliei-. Douris, {{pg}}77. — 9 Cf. VVilamowilz. Griechische Tragédien. {{rom-maj|III}}, {{pg}}1). iioliI. — 10 Heydemaun, Yasensammlung, 2846 ; voir aussi Furlwangler, Die antiken Gemmen, {{pl.}}uni, I el {{fig.}}69, {{pg}}102 : Jahn, Archaeolog. Beitrâge. {{pl.}}vet vi ; Helbig, Fthrer, {{rom-maj|II}}, n » 1274. — 11 Milani, Studi et materiali, {{rom-maj|I}}, {{pg}}71 s<|. — ’2 Collignon cl Couve, Vases d’Athènes, n<> 961. — 13 Reiuach, Répertoire des vases, {{rom-maj|I}}, 416 ; J/onum. antich. dei Lincei, -WIl, 1907, {{pl.}}xmv, {{pg}}511 : cf. Wilaraowilz, Littcrar. Centrait. 1907, {{pg}}150". — i* Heydemann, Vasensammlg. in.eapel, 2749. — 15 Zannoni, Certosa di Bologna, {{pl.}}cxxii, 3 el 4 ; Heydemaun, Jason in Kolchis, {{pl.}}{{rom-maj|I}}, lig. 4. — 16 Voir {{pg}}1091. — 17 Reinach, Répert. des vases, I. 144 ; 11, 301, 3 ; Collignon et Couve, Vases d’ Athènes, n’ 1614 ; Musée dAlliènes. {{n°}}12251. 12255. — Heydeniaon, Vasemamml. 3249, B ; Musée de la Société d’Odessa, III. {{pl.}}{{rom-maj|V}}, {{n°}}32 ; Heydemaun, Terracotlen ans dem Mus. naz. {{pl.}}i ; Museo Gregoriano, 11, {{pl.}}xivi. — 18 Hcuzey, Bull. corr. hell. 1884, 161 : Harlwig, Meisteschalen, pl. xxxviu et xxxcx ; Pollier, Catal. {{rom-maj|III}}, 1118. — 19 Heydemann, Vascnsammlunii, n< 3222. Frôliner,.Vod’ce sculpt. ant. {{n°}}88, p, 110. — 20 Heydemann, Ibid. 690. — 21 Musée d’Athènes, n12196, 12252 cl 12546. — 22 Collignon et Couve. Catalogue. 1917 ; Helbig, Wandgemglde, n’ 420, {{pg}}104 ; Helbig, Fùhrer, 11, {{n°}}847. {{pg}}53. Cf. Plin. Bist. A’al. XXXVI, 29 ; groupes de Satyres el Corc. Wicseler, Denkmnler, 11,42. Ï16 ; Helbig, /"ii/irer, 11, n » 873. {{pg}}08 ; /Wrf. n » 649650 ; Hauscr. Die neuattischen Reliefs, {{pg}}43, {{pg}}10; Helbig, Fùhrer, {{rom-maj|II}}, {{n°}}810, {{pg}}31. Terres cuiles arcbilccluralcs : Walltr-Birch, llistorg of iincient poltery, II, 369. — 23 FrMiner,.Vusées de France, {{pl.}}m. — 24 Helbig, Fùhrer, 11, u » 618, {{pg}}414 ; Bull. comm. XVlll, 1889, {{t.}}1, {{rom-maj|II}}, {{pg}}17-23 ; Reinach, Répert. Il, 1, {{pg}}146, {{n°}}3 : Petersen, l’on alten Rom, {{pg}}170, 171, 173. — 2ô Heydemann, Vasensaml. :ulfeapel, {{rom-maj|I}}, 767,2562. — 28 Heydemann, O.c. 1980. A. — 2Î Heydemann..ftie V’asensamm. zn Neapel, S. A, 31 A. — 2 » Annali de ïnst. 1845, {{pl.}}m ;.Michaelis, Ancient Marbles in G. B. Ince Blundell.n » 290, {{pg}}394, 5 ;.Archaeot. Zrit. 1877, pl. XXII, 2. — 29 Roscher, Lexicon Mythol. {{rom-maj|I}}, {{pg}}19sS. — 30 Mon. d. {{rom-maj|I}}, {{rom-maj|IV}}, {{pl.}}x. cf. Pollier, Catalogue, F 166 ; Vases of British Muséum, E 447 ; cf. Bulle, Athen. Mith. 1897, 389. — 31 plin. A’a/. hist. 33, 743 ; Brunn. Kûnsllergesch.^, î, 82. — 32 Voir {{pg}}1092. — 33 Cf. Furlwangler, Beschreibg. der Glyptothek, {{pg}}214 {{sq.}} La prétendue télé de Faune (Brunn-Bruckmann, Denkmûler, {{pl.}}v a) est une réplique du jeune Centaure du Capilole. — 3 ; Michaelis, Ancient marbles in G. B. n » 30, {{pg}}343 ; Annali, 1877, {{pg}}234 ; P. Cauckler, Musée de Cherchell, {{pl.}}x, n » 3 : Berlin, Beschreibung, n » 195 ; Museo Torlonia, {{pl.}}xxxviii, n » 131 et {{pl.}}xi, {{n°}}157. — 35 Cf. Pottier, Vases antiq. Louvre, F 3.14 ; Helbig, Fùhrer, H, 808, {{pg}}30 ; {{rom-maj|III}}, 26 ; Gerhard, AA-ad. Abhdl. {{pl.}}Lxvni ; yoiirn. hell. stud. 1899, {{pl.}}v. Noire figure = {{fig.}}4762 [waenaoesJ. — 3 »i Gerhard, Ans. asenb. {{pl.}}xv. 2 ; Ingliirami. Vasi fittili, {{rom-maj|III}}, 262. — 37 Notre {{fig.}}6135 d’après Mus. Gregor. {{rom-maj|II}}, 24. 1, He’big, Wandiiemûlde, {{n°}}435, {{pg}}106 ; FrSbner, n » 306 ; Helbig, Fùhrer, {{rom-maj|I}}, n » 297. Disques d’argeut au Musée de Naples, n » 75435 el 36. Terres cuites architecturales. WallersBirch, Uistonj of ancient pottenj. Il, {{pg}}369. Silène seul écrasant du raisin dans une coupe, fragment de poterie an Musée municipal d’Arczzo, fabrique de Perennius. — 38 Helbig, Wandgemâlde, w 439, {{pg}}107. — 36 Klein, ileistersign. , Anakles, 4 ; Cachrylion ; 3, Sosias : 1, Epiclelos ; 10 ; Klein, Lieblingsns. Krales ; 1, Lcagros ; 12, Paiiailios ; 3. Aphrodisia ; 2 ; Gerhard, Aus. Vasmb. 94-96. — M) Furlw.ingler-Beiclihold, Gr. Vasenmal. {{pl.}}xi.tiii, {{pg}}246 ; Pottier, Douris, {{pg}}73.<noinclude>
<references/></noinclude>
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| || {{sc|Marquaire-Ménager}}, <br />''l’électricien.''
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Narilora
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{{Centré|L’IMPROMPTU DE PARIS|fs=180%|m=3em}}
{{AN|''La scène est la scène même de l’Athénée, un après-midi de répétition. En 1937.''}}
{{uc|{{scène|première}}}}
{{didascalie|Renoir. Boverio. Marthe. Puis les acteurs.|c|sm}}
{{Personnage|RENOIR|c}}
Essaie du Molière. La recette est
infaillible.
{{Personnage|BOVERIO|c}}
Je ne sais quelle mouche les pique,
aujourd’hui ! L’heure de la répétition
est passée de cinq minutes<noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/21
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Narilora
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{{Personnage|RENOIR|c}}
Ne t’inquiète pas. Elle vient. « Je
crois que je deviendrai fou avec tous
ces gens-ci. Et tête bleue, Messieurs !
Me voulez-vous faire enrager aujourd’hui. »
{{Personnage|BOVERIO|c}}
A part la Champmeslé, Talma,
et Rachel, personne.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Je les entends. « ''Ah, les étranges animaux à conduire que les comédiens.'' »
{{PersonnageD|ADAM|c|entrant et récitant.}}
« ''Eh bien, nous voilà ! Que prétendez-vous faire ?'' »
{{Personnage|RENOIR|c}}
Félicitations pour le foulard, Adam !<noinclude>
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{{Personnage|RENOIR|c}}
Ne t’inquiète pas. Elle vient. « ''Je''
''crois que je deviendrai fou avec tous''
''ces gens-ci. Et tête bleue, Messieurs !''
''Me voulez-vous faire enrager aujourd’hui.'' »
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A part la Champmeslé, Talma,
et Rachel, personne.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Je les entends. « ''Ah, les étranges animaux à conduire que les comédiens.'' »
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« ''Eh bien, nous voilà ! Que prétendez-vous faire ?'' »
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text/x-wiki
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{{PersonnageD|CASTEL|c|entrant et récitant.}}
« ''Quelle est votre pensée ?'' »
{{Personnage|RENOIR|c}}
Bonjour, Castel.
{{PersonnageD|DASTÉ|c|entrant et récitant.}}
« ''De quoi est-il question ?'' »
{{Personnage|RENOIR|c}}
Salut, Dasté. « ''De grâce, mettons-nous ici, et puisque nous voilà tout habillés, et que le roi ne doit venir de deux heures, employons ce temps à répéter notre affaire et voir la manière dont il faut jouer les choses.'' »
{{PersonnageD|RAYMONE|c|entrant et récitant.}}
« ''Le moyen de jouer ce qu’on ne sait pas !'' »
{{Personnage|RENOIR|c}}
Tu es enrouée, Raymone ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Œuf rouge (Marais)/Présentation
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text/x-wiki
== Présentation et clefs d’interprétation ==
[[File:Ostereier 9.JPG|thumb|Oeufs de Pâques décorés urkrainien entourant l'Oeuf rouge, symbole pascal|center]]
L’''Œuf rouge'' est un des derniers poèmes de [[w:fr:Jeanne Marais|Jeanne Marais]] (†1888–1919), publié dans ''Les Annales politiques et littéraires'' du dimanche 20 avril 1919 jour de Pâques dans la rubrique "[https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu/page2-960px-Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail&_=20201011115328 poèmes pour Pâques]", un mois plus tard elle mettra fin à ses jour le 20 mai 1919.
Le contexte politique de l'Europe, la Russie et l'Amérique semble necessaire pour contextualisé le poème. Le texte s’inscrit dans le contexte immédiat de l’après‑guerre, au moment où l’Europe tente de se reconstruire matériellement, politiquement et moralement.
Le poème est publié :
* Le '''Jour de Pâques''', dimanche 20 avril 1919.
*'''Six mois''' après l’[[w:fr:Armistice du 11 novembre 1918| Armistice du 11 novembre 1918]].
*'''Pendant''' le [[w:fr:Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]] débutant le 18 janvier 1919[2] et se terminant en août 1919. Elle travaille sur les frontières entre vainqueurs et vaincu et .
*'''Deux mois avant le 28 juin 1919''' avec le [[w:fr:traité de Versailles|traité de Versailles]] (Voir [[Traité_de_Versailles_1919|texte]]).
[[File:Big four.jpg|thumb|Le [[w:fr:Conseil des Quatre|Conseil des Quatre]] à la conférence de la paix : [[w:fr:David Lloyd George|Lloyd George]], [[w:fr:Vittorio Emanuele Orlando|Vittorio Orlando]], [[w:fr:Georges Clemenceau|Georges Clemenceau]] et [[w:fr:Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]].|center]]
* L’'''Amérique''' et son président [[w:fr:Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]] avait proné la neutralité dès le début de la le première guerre jusqu’en [[w:fr:Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale|avril 1917]]. Ce même président lance l’idée d’une instance de coopération internationale, la [[w:fr:Société des Nations|Société des Nations]] en discussion lors de la [[w:fr:Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]]. Le prix Nobel de la paix lui est décerné mais les États-Unis n'intégreront jamais la SDN.
*C’est '''la [[w:fr:Guerre civile russe|Guerre civile russe]]''', oppose les révolutionnaires [[w:fr:bolcheviques|bolcheviques]] aux « [[w:fr:Blancs|Armées blanches]] » monarchistes partisans du retour à l'ancien régime tsariste.
[[Fichier:Kustodiev_The_Bolshevik.jpg|thumb|''[[w:fr:Le Bolchevik (Koustodiev)|Le Bolchevik]]'', de [[w:fr:Boris Koustodiev|Boris Koustodiev]] réalisé en 1920.|center]]
== L’autrice et le contexte ==
Jeanne Marais est une poétesse française du début du XXᵉ siècle, aujourd’hui peu documentée, qui publia dans les Annales politiques et littéraires. '''En 1919, la question de la paix, de la responsabilité des vainqueurs et de l’avenir du monde''' y est centrale.
{{Poem|L’homme pensif qui rêve en mordant son crayon,
Et la table où s’étale une carte d’Europe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
D’après le contexte nous y voyons les hommes songeurs aux nouvelles frontières qui aboutirons au traité de Versailles.
[[File:Map Europe 1923a-fr.jpg|thumb|Map Europe 1923a-fr|center]]
{{Poem|Il écoute chanter de clocher en clocher
La voix profonde qui sonnait les nuits d’alerte.
Les cloches que rougit la flamme du bûcher.
Celles qu’on bombardait dans la cité déserte…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Les cloches servent à sonner l’alarme, elles sont dans les clochés point de repère élevé stratégique pour la guerre que l'on cherche à détruire.
{{Poem|« Pâques vient effacer les crimes des vandales
Et réveille vos morts, cendres des cathédrales !|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Pâques signifie le passage, passage de la mort à la vie. En 1919, la fête de Pâque à lieux le 20 avril 1919. C’est le temps du pardon, car les fautes des hommes ont été effacé par le sacrifice du Juste. Il y a une amnistie, un jubilée, une possible renaissance. Les [[w:fr:Vandales#Héritage_et_réputation_des_Vandales|Vandales]] renvoie aux invasions barbares venu du Nord-Est dans l’empire Romains, stéréotype de terreur, de destruction aveugle, de pillage, de saccage.
{{Poem|Sa voix n’est plus un glas, mais un alléluia :
Faut-il rester de fer, quand le bronze pardonne ? »|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le [[w:fr:glas|glas]], appelé aussi « cloche des morts » est le son lent des cloche pour annoncé les funérailles, ou bien une nouvelle malheureuse. Après la mort du Juste le vendredi saint, après la mort des nations le 11 novembre 1918, la cloche à sonné le glas. Enfin, le dimanche 20 avril 1919, est célébré la Résurrection du Juste avec le cri antique hébraïque "[[w:fr:Alléluia|Alléluia]]", signifiant Louez Yahvé ! Louez le Seigneur !. Mais alors allons nous vivre une résurrection de l’Europe meurtri en ces jours de décisions avec la Conférence de la Paix de Paris ? Faut-il être dur avec les vaincus au point d’étre injuste ?
[[file:Lodeve cloche 3.JPG|thumb|Une des cloches de la [[w:fr:cathédrale Saint-Fulcran de Lodève|cathédrale Saint-Fulcran de Lodève]] (Hérault, France).|center]]
{{Poem|La vieille cloche accourt du pays fou. Là-bas,
Elle a vu l’incendie allumer les isbas
Et sa robe d’airain porte un accroc de bombe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Qui est ce pays fou, es ce la Russie en pleine guerre civile ? Oui car les [[w:fr:isba|isba]] sont les maison russe traditionnelle construite en bois.
. Là-bas les cloches subissent des dégâts.
[[Fichier:Тимм Воронеж crop.jpg|thumb|Isbas du sud de la Russie. [[w:fr:Voronej|Voronej]], {{s|XIX|e}}.|center]]
{{Poem|L’homme voit sur sa table une chose qui tombe :
Un œuf rouge, arrondi comme un caillot de sang.
L’œuf roule sur la carte et sa rondeur qui bouge
Empourpre, tour à tour, du nord-est à l’ouest,
Les pays où s’étend sa large tache rouge.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
L’œuf rouge : tradition pascale et symbole détourné pour dire le danger de la révolution bolchévique venu du Nord-Est. L’œuf rouge est une tradition chrétienne très conne dans l’orthodoxie comme en Russie. Il s’agit de l’oeuf de Pâques symbole du Christ, de sa passion sanglante, de sa mise au tombeau et de sa résurrection. De la même manière que les enfants jouaient avec les oeuf de Pâques à faire rouler les oeufs sur une planche, de même, la cloche de l’Est fait glisser sa révolution sanglante sur la carte de l’Europe. Jusqu’où iront les [[w:fr:Révolution d'Octobre|révolutions bolchevique]] ayant lieu en Russie et se propageant vers l’ouest : « Tout le pouvoir aux soviets ! » nommée révolution d’Octobre ou Octobre rouge.
[[Fichier:Lob Пасхальная открытка.png|vignette|redresse|Le jeu de la glissade des oeufs|center]]
{{Poem|L’homme veut l’arrêter ; il n’y parvient. Il est
Déconcerté. Quel est ce prodige ?…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le jeu se charge alors d’une signification tragique : la violence se propage d’un pays à l’autre comme un mouvement incontrôlable. Comment arrêter ce mouvement dramatique ?
{{Poem|« Ô Amérique, songe à Christophe Colomb ! »|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Voir l’[[w:fr:Œuf de Colomb|expression de Colomb]], qui brise un oeuf pour le stabilisé, idée simple mais novatrice et efficace [[Dictionnaire des proverbes (Quitard)/Colomb]]. Peux-étre un appel à l’Amérique à se positionner dans le nouvelle équilibre à venir avec la [[w:fr:Société des Nations|Société des Nations]]. L’idée est simple, novatrice mais il fallait la mettre en oeuvre.
[[File:Columbus Breaking the Egg' (Christopher Columbus) by William Hogarth.jpg|thumb|Représentation de l'anecdote d'après William Hogarth.|center]]
{{Poem|On ne tend point l’hostie à celui qui fusille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
ici commence la conclusion morale du poème :
L’[[w:fr:hostie|hostie]] que l’on reçois à la messe en signe de communion et de réconciliation avec Dieu grâce au sacrifice du Christ. Cette réconciliation ne peux se faire avec celui qui choisi la violence en continuant à fusiller. La communion nécessite de reconnaitre sa fautes et de désirer la paix. On ne fait la paix qu’avec celui qui veux la paix.
{{Poem|Les vainqueurs trop polis perdent leur Fontenoy.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Renvoie à la [[w:fr:Bataille de Fontenoy|Bataille de Fontenoy]] sous Louis XV à Fontenoy non loin de Tournai face à une coalition autrichienne et anglaise. À Fontenoy (1745), la politesse faillit coûter la victoire. L’échange de politesses entre officiers avant le combat se cristallise autour de ce proverbe très connu en France : '''« Messieurs les Anglais, tirez les premiers. »''' Ainsi être « trop poli » en temps de guerre, c’est se mettre en danger.
[[File:Fontenoy Charles Hay & Enteroches.jpg|thumb|Bataille de Fontenoy Lord Charles Hay et Comte d'Enteroches : Messieurs les anglais tirez les premiers|center]]
{{Poem|Mais, réglant les conflits du geste qui fait loi,
On équilibre l’œuf en brisant sa coquille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Il s’agit d'un invitation à régler le danger avec les moyens efficaces et légitime. L’usage de la force pour briser le roulement destructeur est parfois nécessaire.
[[File:DSCF0115.JPG|thumb|Illustration d’un oeuf brisé mais stabilisé|center]]
== Sens d’ensemble ==
L’Œuf rouge apparaît comme une méditation poétique sur l’héritage de la guerre, où une tradition pascale ancienne est réinvestie pour interroger l’avenir de l’Europe. Le poème confronte la promesse de résurrection à la réalité du sang versé et pose une question centrale : '''peut‑il naître un monde réellement nouveau si son origine demeure marquée par la violence ?'''
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[[File:Ostereier 9.JPG|thumb|Œufs de Pâques décorés urkrainien entourant l’Œuf rouge, symbole pascal|center]]
== Présentation et clefs d’interprétation ==
L’''Œuf rouge'' est un des derniers poèmes de [[w:fr : Jeanne Marais|Jeanne Marais]] (†1888–1919), publié dans ''Les Annales politiques et littéraires'' du dimanche 20 avril 1919 jour de Pâques dans la rubrique « [https : //upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu/page2-960px-Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu.jpg ? utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail&_=20201011115328 poèmes pour Pâques] », un mois plus tard elle mettra fin à ses jour le 20 mai 1919.
Le contexte politique de l’Europe, la Russie et l’Amérique semble necessaire pour contextualisé le poème. Le texte s’inscrit dans le contexte immédiat de l’après‑guerre, au moment où l’Europe tente de se reconstruire matériellement, politiquement et moralement.
Le poème est publié :
* Le '''Jour de Pâques''', dimanche 20 avril 1919.
* '''Six mois''' après l’[[w:fr : Armistice du 11 novembre 1918| Armistice du 11 novembre 1918]].
* '''Pendant''' le [[w:fr : Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]] débutant le 18 janvier 1919[2] et se terminant en août 1919. Elle travaille sur les frontières entre vainqueurs et vaincu et.
* '''Deux mois avant le 28 juin 1919''' avec le [[w:fr : traité de Versailles|traité de Versailles]] (Voir [[Traité_de_Versailles_1919|texte]]).
[[File: Big four.jpg|thumb|Le [[w:fr : Conseil des Quatre|Conseil des Quatre]] à la conférence de la paix : [[w:fr : David Lloyd George|Lloyd George]], [[w:fr : Vittorio Emanuele Orlando|Vittorio Orlando]], [[w:fr : Georges Clemenceau|Georges Clemenceau]] et [[w:fr : Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]].|center]]
* L’'''Amérique''' et son président [[w:fr : Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]] avait proné la neutralité dès le début de la le première guerre jusqu’en [[w:fr : Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale|avril 1917]]. Ce même président lance l’idée d’une instance de coopération internationale, la [[w:fr : Société des Nations|Société des Nations]] en discussion lors de la [[w:fr : Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]]. Le prix Nobel de la paix lui est décerné mais les États-Unis n’intégreront jamais la SDN.
* C’est '''la [[w:fr : Guerre civile russe|Guerre civile russe]]''', oppose les révolutionnaires [[w:fr : bolcheviques|bolcheviques]] aux « [[w:fr : Blancs|Armées blanches]] » monarchistes partisans du retour à l’ancien régime tsariste.
[[Fichier: Kustodiev_The_Bolshevik.jpg|thumb|''[[w:fr : Le Bolchevik (Koustodiev)|Le Bolchevik]]'', de [[w:fr : Boris Koustodiev|Boris Koustodiev]] réalisé en 1920.|center]]
== L’autrice et le contexte ==
Jeanne Marais est une poétesse française du début du XXᵉ siècle, aujourd’hui peu documentée, qui publia dans les Annales politiques et littéraires. '''En 1919, la question de la paix, de la responsabilité des vainqueurs et de l’avenir du monde''' y est centrale.
{{Poem|L’homme pensif qui rêve en mordant son crayon,
Et la table où s’étale une carte d’Europe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
D’après le contexte nous y voyons les hommes songeurs aux nouvelles frontières qui aboutirons au traité de Versailles.
[[File:Map Europe 1923a-fr.jpg|thumb|Map Europe 1923a-fr|center]]
{{Poem|Il écoute chanter de clocher en clocher
La voix profonde qui sonnait les nuits d’alerte.
Les cloches que rougit la flamme du bûcher.
Celles qu’on bombardait dans la cité déserte…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Les cloches servent à sonner l’alarme, elles sont dans les clochés point de repère élevé stratégique pour la guerre que l’on cherche à détruire.
{{Poem| « Pâques vient effacer les crimes des vandales
Et réveille vos morts, cendres des cathédrales ! |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Pâques signifie le passage, passage de la mort à la vie. En 1919, la fête de Pâque à lieux le 20 avril 1919. C’est le temps du pardon, car les fautes des hommes ont été effacé par le sacrifice du Juste. Il y a une amnistie, un jubilée, une possible renaissance. Les [[w:fr : Vandales#Héritage_et_réputation_des_Vandales|Vandales]] renvoie aux invasions barbares venu du Nord-Est dans l’empire Romains, stéréotype de terreur, de destruction aveugle, de pillage, de saccage.
{{Poem|Sa voix n’est plus un glas, mais un alléluia :
Faut-il rester de fer, quand le bronze pardonne ? » |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le [[w:fr : glas|glas]], appelé aussi « cloche des morts » est le son lent des cloche pour annoncé les funérailles, ou bien une nouvelle malheureuse. Après la mort du Juste le vendredi saint, après la mort des nations le 11 novembre 1918, la cloche à sonné le glas. Enfin, le dimanche 20 avril 1919, est célébré la Résurrection du Juste avec le cri antique hébraïque « [[w:fr : Alléluia|Alléluia]] », signifiant Louez Yahvé ! Louez le Seigneur !. Mais alors allons nous vivre une résurrection de l’Europe meurtri en ces jours de décisions avec la Conférence de la Paix de Paris ? Faut-il être dur avec les vaincus au point d’étre injuste ?
[[file: Lodeve cloche 3.JPG|thumb|Une des cloches de la [[w:fr : cathédrale Saint-Fulcran de Lodève|cathédrale Saint-Fulcran de Lodève]] (Hérault, France).|center]]
{{Poem|La vieille cloche accourt du pays fou. Là-bas,
Elle a vu l’incendie allumer les isbas
Et sa robe d’airain porte un accroc de bombe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Qui est ce pays fou, es ce la Russie en pleine guerre civile ? Oui car les [[w:fr : isba|isba]] sont les maison russe traditionnelle construite en bois.
. Là-bas les cloches subissent des dégâts.
[[Fichier: Тимм Воронеж crop.jpg|thumb|Isbas du sud de la Russie. [[w:fr : Voronej|Voronej]], {{s|XIX|e}}.|center]]
{{Poem|L’homme voit sur sa table une chose qui tombe :
Un œuf rouge, arrondi comme un caillot de sang.
L’œuf roule sur la carte et sa rondeur qui bouge
Empourpre, tour à tour, du nord-est à l’ouest,
Les pays où s’étend sa large tache rouge.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
L’œuf rouge : tradition pascale et symbole détourné pour dire le danger de la révolution bolchévique venu du Nord-Est. L’œuf rouge est une tradition chrétienne très conne dans l’orthodoxie comme en Russie. Il s’agit de l’œuf de Pâques symbole du Christ, de sa passion sanglante, de sa mise au tombeau et de sa résurrection. De la même manière que les enfants jouaient avec les œuf de Pâques à faire rouler les œufs sur une planche, de même, la cloche de l’Est fait glisser sa révolution sanglante sur la carte de l’Europe. Jusqu’où iront les [[w:fr : Révolution d’Octobre|révolutions bolchevique]] ayant lieu en Russie et se propageant vers l’ouest : « Tout le pouvoir aux soviets ! » nommée révolution d’Octobre ou Octobre rouge.
[[Fichier:Lob Пасхальная открытка.png|vignette|redresse|Le jeu de la glissade des œufs|center]]
{{Poem|L’homme veut l’arrêter ; il n’y parvient. Il est
Déconcerté. Quel est ce prodige ?…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le jeu se charge alors d’une signification tragique : la violence se propage d’un pays à l’autre comme un mouvement incontrôlable. Comment arrêter ce mouvement dramatique ?
{{Poem| « Ô Amérique, songe à Christophe Colomb ! » |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Voir l’[[w:fr : Œuf de Colomb|expression de Colomb]], qui brise un œuf pour le stabilisé, idée simple mais novatrice et efficace [[Dictionnaire des proverbes (Quitard)/Colomb]]. Peux-étre un appel à l’Amérique à se positionner dans le nouvelle équilibre à venir avec la [[w:fr : Société des Nations|Société des Nations]]. L’idée est simple, novatrice mais il fallait la mettre en œuvre.
[[File:Columbus Breaking the Egg’(Christopher Columbus) by William Hogarth.jpg|thumb|Représentation de l’anecdote d’après William Hogarth.|center]]
{{Poem|On ne tend point l’hostie à celui qui fusille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
ici commence la conclusion morale du poème :
L’[[w:fr : hostie|hostie]] que l’on reçois à la messe en signe de communion et de réconciliation avec Dieu grâce au sacrifice du Christ. Cette réconciliation ne peux se faire avec celui qui choisi la violence en continuant à fusiller. La communion nécessite de reconnaitre sa fautes et de désirer la paix. On ne fait la paix qu’avec celui qui veux la paix.
{{Poem|Les vainqueurs trop polis perdent leur Fontenoy.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Renvoie à la [[w:fr : Bataille de Fontenoy|Bataille de Fontenoy]] sous Louis XV à Fontenoy non loin de Tournai face à une coalition autrichienne et anglaise. À Fontenoy (1745), la politesse faillit coûter la victoire. L’échange de politesses entre officiers avant le combat se cristallise autour de ce proverbe très connu en France : ''' « Messieurs les Anglais, tirez les premiers. » ''' Ainsi être « trop poli » en temps de guerre, c’est se mettre en danger.
[[File:Fontenoy Charles Hay & Enteroches.jpg|thumb|Bataille de Fontenoy Lord Charles Hay et Comte d’Enteroches : Messieurs les anglais tirez les premiers|center]]
{{Poem|Mais, réglant les conflits du geste qui fait loi,
On équilibre l’œuf en brisant sa coquille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Il s’agit d’un invitation à régler le danger avec les moyens efficaces et légitime. L’usage de la force pour briser le roulement destructeur est parfois nécessaire.
[[File:DSCF0115.JPG|thumb|Illustration d’un œuf brisé mais stabilisé|center]]
== Sens d’ensemble ==
L’Œuf rouge apparaît comme une méditation poétique sur l’héritage de la guerre, où une tradition pascale ancienne est réinvestie pour interroger l’avenir de l’Europe. Le poème confronte la promesse de résurrection à la réalité du sang versé et pose une question centrale : '''peut‑il naître un monde réellement nouveau si son origine demeure marquée par la violence ? '''
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Sicarov
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wikitext
text/x-wiki
[[File:Ostereier 9.JPG|thumb|Œufs de Pâques décorés urkrainien entourant l’Œuf rouge, symbole pascal|center]]
== Présentation et clefs d’interprétation ==
L’''Œuf rouge'' est un des derniers poèmes de [[w:fr : Jeanne Marais|Jeanne Marais]] (†1888–1919), publié dans ''Les Annales politiques et littéraires'' du dimanche 20 avril 1919 jour de Pâques dans la rubrique « [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu/page2-960px-Marais_-_L%E2%80%99%C5%92uf_rouge%2C_paru_dans_Les_Annales_politiques_et_litt%C3%A9raires%2C_20_avril_1919.djvu.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail&_=20201011115328 poèmes pour Pâques] », un mois plus tard elle mettra fin à ses jour le 20 mai 1919.
Le contexte politique de l’Europe, la Russie et l’Amérique semble necessaire pour contextualisé le poème. Le texte s’inscrit dans le contexte immédiat de l’après‑guerre, au moment où l’Europe tente de se reconstruire matériellement, politiquement et moralement.
Le poème est publié :
* Le '''Jour de Pâques''', dimanche 20 avril 1919.
* '''Six mois''' après l’[[w:fr : Armistice du 11 novembre 1918| Armistice du 11 novembre 1918]].
* '''Pendant''' le [[w:fr : Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]] débutant le 18 janvier 1919[2] et se terminant en août 1919. Elle travaille sur les frontières entre vainqueurs et vaincu et.
* '''Deux mois avant le 28 juin 1919''' avec le [[w:fr : traité de Versailles|traité de Versailles]] (Voir [[Traité_de_Versailles_1919|texte]]).
[[File: Big four.jpg|thumb|Le [[w:fr : Conseil des Quatre|Conseil des Quatre]] à la conférence de la paix : [[w:fr : David Lloyd George|Lloyd George]], [[w:fr : Vittorio Emanuele Orlando|Vittorio Orlando]], [[w:fr : Georges Clemenceau|Georges Clemenceau]] et [[w:fr : Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]].|center]]
* L’'''Amérique''' et son président [[w:fr : Woodrow Wilson|Woodrow Wilson]] avait proné la neutralité dès le début de la le première guerre jusqu’en [[w:fr : Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale|avril 1917]]. Ce même président lance l’idée d’une instance de coopération internationale, la [[w:fr : Société des Nations|Société des Nations]] en discussion lors de la [[w:fr : Conférence de la paix de Paris|Conférence de la paix de Paris]]. Le prix Nobel de la paix lui est décerné mais les États-Unis n’intégreront jamais la SDN.
* C’est '''la [[w:fr : Guerre civile russe|Guerre civile russe]]''', oppose les révolutionnaires [[w:fr : bolcheviques|bolcheviques]] aux « [[w:fr : Blancs|Armées blanches]] » monarchistes partisans du retour à l’ancien régime tsariste.
[[Fichier: Kustodiev_The_Bolshevik.jpg|thumb|''[[w:fr : Le Bolchevik (Koustodiev)|Le Bolchevik]]'', de [[w:fr : Boris Koustodiev|Boris Koustodiev]] réalisé en 1920.|center]]
== L’autrice et le contexte ==
Jeanne Marais est une poétesse française du début du XXᵉ siècle, aujourd’hui peu documentée, qui publia dans les Annales politiques et littéraires. '''En 1919, la question de la paix, de la responsabilité des vainqueurs et de l’avenir du monde''' y est centrale.
{{Poem|L’homme pensif qui rêve en mordant son crayon,
Et la table où s’étale une carte d’Europe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
D’après le contexte nous y voyons les hommes songeurs aux nouvelles frontières qui aboutirons au traité de Versailles.
[[File:Map Europe 1923a-fr.jpg|thumb|Map Europe 1923a-fr|center]]
{{Poem|Il écoute chanter de clocher en clocher
La voix profonde qui sonnait les nuits d’alerte.
Les cloches que rougit la flamme du bûcher.
Celles qu’on bombardait dans la cité déserte…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Les cloches servent à sonner l’alarme, elles sont dans les clochés point de repère élevé stratégique pour la guerre que l’on cherche à détruire.
{{Poem| « Pâques vient effacer les crimes des vandales
Et réveille vos morts, cendres des cathédrales ! |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Pâques signifie le passage, passage de la mort à la vie. En 1919, la fête de Pâque à lieux le 20 avril 1919. C’est le temps du pardon, car les fautes des hommes ont été effacé par le sacrifice du Juste. Il y a une amnistie, un jubilée, une possible renaissance. Les [[w:fr : Vandales#Héritage_et_réputation_des_Vandales|Vandales]] renvoie aux invasions barbares venu du Nord-Est dans l’empire Romains, stéréotype de terreur, de destruction aveugle, de pillage, de saccage.
{{Poem|Sa voix n’est plus un glas, mais un alléluia :
Faut-il rester de fer, quand le bronze pardonne ? » |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le [[w:fr : glas|glas]], appelé aussi « cloche des morts » est le son lent des cloche pour annoncé les funérailles, ou bien une nouvelle malheureuse. Après la mort du Juste le vendredi saint, après la mort des nations le 11 novembre 1918, la cloche à sonné le glas. Enfin, le dimanche 20 avril 1919, est célébré la Résurrection du Juste avec le cri antique hébraïque « [[w:fr : Alléluia|Alléluia]] », signifiant Louez Yahvé ! Louez le Seigneur !. Mais alors allons nous vivre une résurrection de l’Europe meurtri en ces jours de décisions avec la Conférence de la Paix de Paris ? Faut-il être dur avec les vaincus au point d’étre injuste ?
[[file: Lodeve cloche 3.JPG|thumb|Une des cloches de la [[w:fr : cathédrale Saint-Fulcran de Lodève|cathédrale Saint-Fulcran de Lodève]] (Hérault, France).|center]]
{{Poem|La vieille cloche accourt du pays fou. Là-bas,
Elle a vu l’incendie allumer les isbas
Et sa robe d’airain porte un accroc de bombe.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Qui est ce pays fou, es ce la Russie en pleine guerre civile ? Oui car les [[w:fr : isba|isba]] sont les maison russe traditionnelle construite en bois.
. Là-bas les cloches subissent des dégâts.
[[Fichier: Тимм Воронеж crop.jpg|thumb|Isbas du sud de la Russie. [[w:fr : Voronej|Voronej]], {{s|XIX|e}}.|center]]
{{Poem|L’homme voit sur sa table une chose qui tombe :
Un œuf rouge, arrondi comme un caillot de sang.
L’œuf roule sur la carte et sa rondeur qui bouge
Empourpre, tour à tour, du nord-est à l’ouest,
Les pays où s’étend sa large tache rouge.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
L’œuf rouge : tradition pascale et symbole détourné pour dire le danger de la révolution bolchévique venu du Nord-Est. L’œuf rouge est une tradition chrétienne très conne dans l’orthodoxie comme en Russie. Il s’agit de l’œuf de Pâques symbole du Christ, de sa passion sanglante, de sa mise au tombeau et de sa résurrection. De la même manière que les enfants jouaient avec les œuf de Pâques à faire rouler les œufs sur une planche, de même, la cloche de l’Est fait glisser sa révolution sanglante sur la carte de l’Europe. Jusqu’où iront les [[w:fr : Révolution d’Octobre|révolutions bolchevique]] ayant lieu en Russie et se propageant vers l’ouest : « Tout le pouvoir aux soviets ! » nommée révolution d’Octobre ou Octobre rouge.
[[Fichier:Lob Пасхальная открытка.png|vignette|redresse|Le jeu de la glissade des œufs|center]]
{{Poem|L’homme veut l’arrêter ; il n’y parvient. Il est
Déconcerté. Quel est ce prodige ?…|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Le jeu se charge alors d’une signification tragique : la violence se propage d’un pays à l’autre comme un mouvement incontrôlable. Comment arrêter ce mouvement dramatique ?
{{Poem| « Ô Amérique, songe à Christophe Colomb ! » |df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Voir l’[[w:fr : Œuf de Colomb|expression de Colomb]], qui brise un œuf pour le stabilisé, idée simple mais novatrice et efficace [[Dictionnaire des proverbes (Quitard)/Colomb]]. Peux-étre un appel à l’Amérique à se positionner dans le nouvelle équilibre à venir avec la [[w:fr : Société des Nations|Société des Nations]]. L’idée est simple, novatrice mais il fallait la mettre en œuvre.
[[File:Columbus_Breaking_the_Egg%27_(Christopher_Columbus)_by_William_Hogarth.jpg|thumb|Représentation de l’anecdote d’après William Hogarth.|center]]
{{Poem|On ne tend point l’hostie à celui qui fusille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
ici commence la conclusion morale du poème :
L’[[w:fr : hostie|hostie]] que l’on reçois à la messe en signe de communion et de réconciliation avec Dieu grâce au sacrifice du Christ. Cette réconciliation ne peux se faire avec celui qui choisi la violence en continuant à fusiller. La communion nécessite de reconnaitre sa fautes et de désirer la paix. On ne fait la paix qu’avec celui qui veux la paix.
{{Poem|Les vainqueurs trop polis perdent leur Fontenoy.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Renvoie à la [[w:fr : Bataille de Fontenoy|Bataille de Fontenoy]] sous Louis XV à Fontenoy non loin de Tournai face à une coalition autrichienne et anglaise. À Fontenoy (1745), la politesse faillit coûter la victoire. L’échange de politesses entre officiers avant le combat se cristallise autour de ce proverbe très connu en France : ''' « Messieurs les Anglais, tirez les premiers. » ''' Ainsi être « trop poli » en temps de guerre, c’est se mettre en danger.
[[File:Fontenoy Charles Hay & Enteroches.jpg|thumb|Bataille de Fontenoy Lord Charles Hay et Comte d’Enteroches : Messieurs les anglais tirez les premiers|center]]
{{Poem|Mais, réglant les conflits du geste qui fait loi,
On équilibre l’œuf en brisant sa coquille.|df|fs=120%|m=2em|mg=20%}}
Il s’agit d’un invitation à régler le danger avec les moyens efficaces et légitime. L’usage de la force pour briser le roulement destructeur est parfois nécessaire.
[[File:DSCF0115.JPG|thumb|Illustration d’un œuf brisé mais stabilisé|center]]
== Sens d’ensemble ==
L’Œuf rouge apparaît comme une méditation poétique sur l’héritage de la guerre, où une tradition pascale ancienne est réinvestie pour interroger l’avenir de l’Europe. Le poème confronte la promesse de résurrection à la réalité du sang versé et pose une question centrale : '''peut‑il naître un monde réellement nouveau si son origine demeure marquée par la violence ? '''
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/91
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude><nowiki/>
« Là, à l’angle de la chaussée et du chemin creux d’Ohain, le duc de Wellington se
tint, pendant toute la bataille, appuyé contre an orme qui, depuis, a été scié et vendu
au détail en Angleterre.
« À côté, regardez le monument hanovrien, élevé par les officiers ''de ce régiment'' à
l’honneur de leurs morts, avec sa forme d’''obélisse'' et ses tables de pierre où sont inscrits les
noms des braves… Et, en face, la colonne du brave lieutenant général Alexandre Gordon,
aide de camp du général Wellington, enlevé à la fleur de son âge…
« Dans la même direction, la Haye-Sainte, prise et reprise plusieurs fois et sur
laquelle, du côté de la route, une plaque en fer rappelle les événements… Voici la
Belle-Alliance, reconnaissable aussi à sa plaque en fer… C'est là que les généraux
Wellington et Blücher ''se saluèrent mutuellement vainqueurs'', le 18 juin, à neuf heures et demie
du soir… La Belle-Alliance, ainsi nommée à cause du mariage ridicule d'une fermière
de l'endroit… Puis Hougomont, ces arbres noirs, là-bas où l'action commença… Et
maintenant, comprenez bien… Le 17 juin, les Anglais et les Hollandais, après s'être
battus aux Quatre-Bras contre les Français, passent à Genappe ; et, un peu après eux,
l'armée de l'empereur passe à son tour, trempée jusqu'aux os par une pluie abominable…
Les Anglais et les Hollandais viennent se mettre ici, droit dans la direction de mon
bâton, an non-ouest ; et les Français bivouaquent là, à la hauteur de la Sainte-Alliance…
à vingt minutes de distance, et comme qui dirait les Français à la tête du Lion et les
Anglais à la queue… Napoléon, lui, pendant ce temps, établissait, dans la soirée du 17,
son quartier général à la ferme du Caillou, après avoir reconnu le champ de bataille
avec ses généraux… ''Il dormait encore quand on l'éveilla'', le 18 au matin… Et il alla
s’établir au bout de mon bâton, là où vous ne voyez pas, mais où je vous ai montré la
ferme de Rossomme… Tout à coup, à midi, il aperçoit des troupes qui s'avancent sur
la Chapelle Saint-Lambert, à six kilomètres de Planceuoit était l'avant ganle prussienne.
Pendant ce temps Gronely, qui avait été envoyé à la recherche des Prussicus, était à
déjeuner à to tête de ses trente mille hommes, chez le notaire Hollaert, d'où il entendait
le bruit de la canonade.... Même que Gérard lui dit : « marchons, brave ami! >>
WATERLOO, - LA HAYE-SAINTE.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/414
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>du vaisseau. Ces considérations ont fait borner l’''artériotomie'' à l’ouverture de l’artère temporale, à laquelle d’ailleurs on recourt rarement. Cette opération pourrait être également pratiquée sur l’artère occipitale, ou sur le tronc artériel qui passe en avant de l’oreille.
Après avoir rasé la partie de la tempe qui correspond à l’artère temporale, on l’incise dans toute son épaisseur, le sang sort rouge, vermeil et par jets saccadés. Lorsque l’écoulement a été reconnu suffisant, on opère la ligature, ou bien on comprime dans l’endroit de la plaie à l’aide d’un bandage propre à appliquer fortement les extrémités coupées sur la surface osseuse placée au-dessous.
La section de l’''artère humérale'', ou d’une des artères du bras, est un accident qui se présente quelquefois comme complication malheureuse de la saignée des veines du pli du
coude. On y remédie par la compression ou par la double ligature des extrémités coupées.
<section end="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>
<section begin="ARTÉRIOTOMIQUE adj."/><nowiki/>
'''ARTÉRIOTOMIQUE''' adj. (ar-té-ri-o-to-mi-ke — rad. ''artériotomie''). Anat. Qui a rapport à l’artériotomie.
<section end="ARTÉRIOTOMIQUE adj."/>
<section begin="ARTÉRTOTREPSIE s. f."/><nowiki/>
'''ARTÉRTOTREPSIE''' s. f. (ar-té-ri-o-trè-psî — du gr. ''artêria'', artère ; ''trepsis'', torsion). Chir. Torsion des artères pour les oblitérer.
<section end="ARTÉRTOTREPSIE s. f."/>
<section begin="ARTÉRITE s. f."/><nowiki/>
'''ARTÉRITE''' s. f. (ar-té-ri-te — rad. ''artère''). Pathol. Inflammation des artères.
— '''Encycl'''. L’inflammation des artères, ou
''artérite'', est ordinairement bornée à la tunique
externe de ces vaisseaux. C’est une affection
rare, dont les causes sont généralement obscures,
et qui présente les caractères suivants :
rougeur persistante, infiltration sanguine, présence
d’une concrétion pseudo-membraneuse
ou d’un caillot fibrineux dans l’artère, au niveau
du point malade ; tension particulière sur
le trajet de l’artère, qui ressemble à une corde
tendue, pulsations fortes et précipitées, douleurs
vives et profondes, avec sensation de
brûlure. On observe quelquefois une gangrène
spontanée, suite nécessaire de l’oblitération
d’un tronc artériel important, lorsque
la circulation collatérale ne réussit pas à alimenter
les organes qui recevaient le sang de
l’artère malade. Des saignées générales et
locales, des cataplasmes et des bains émollients
prolongés sont les moyens qu’on emploie
le plus ordinairement, mais qui n’arrivent pas
toujours à arrêter les progrès de la maladie.
Dans un grand nombre de cas, l’''artérite'' paraît
être le point de départ de la plupart des affections
dont le tissu artériel peut être atteint.
<section end="ARTÉRITE s. f."/>
<section begin="ARTÈS s. m."/><nowiki/>
'''ARTÈS''' s. m. (ar-tèss). Astron. Nom que les Égyptiens donnaient à la planète Mars.
<section end="ARTÈS s. m."/>
<section begin="ARTESIA"/><nowiki/>
'''ARTESIA''', nom latin de l’Artois.
<section end="ARTESIA"/>
<section begin="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><nowiki/>
'''ARTÉSIEN, IENNE''' s. et adj. (ar-té-zi-ain, è-ne — du bas lat. ''artesianus'', tiré d’''Atrebates'', nom de la peuplade gauloise qui habitait l’Artois). Géogr. Habitant de l’Artois ; qui appartient à cette ancienne province ou à ses habitants : ''Un'' {{sc|Artésien.}} ''Épouser une'' {{sc|Artésienne.}} ''Les produits'' {{sc|artésiens.}}
— ''Puits artésien.'' (V. {{sc|Puits.)}} ‖ ''Eaux artésiennes'', Provenant d’un puits artésien.
— '''Encycl'''. ''Puits artésiens ou forés.'' Dans les puits ordinaires, l’eau ne s’élève pas, elle reste à la partie inférieure du trou creusé dans le sol. Pour l’utiliser, il faut la puiser avec des engins spéciaux, tels que seaux descendus au moyen d’un treuil ou d’une poulie fixe. Dans les ''puits artésiens'' ou forés à la
(image)
sonde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cette ascension de l’eau est une conséquence de cette loi de physique que tout liquide s’élève toujours à la même hauteur dans des vases communicants. Soit A un bassin naturel dont les eaux s’infiltrent dans une couche B perméable, comprise entre deux
couches imperméables et fortement inclinées C et C′. Soit B′ une couche perméable, un lit de sable par exemple, à peu près horizontale, reposant sur une couche imperméable D, un lit d’argile, et recouverte d’une série de couches perméables D′, calcaire ou craie. Les eaux de pluie, lorsqu’elles sont suffisamment abondantes, filtrent à travers les fissures des
calcaires et viennent s’amasser dans les sables de la couche B′, sans pouvoir pénétrer plus
profondément, arrêtées par la couche imperméable D. Elles forment ainsi une nappe d’eau
souterraine. De même les eaux du bassin A s’infiltrant dans là couche B, forment un cours
d’eau qui suit toutes les sinuosités de la couche inférieure C′, et qui tend à remonter à la même hauteur que dans le bassin A. Si l’on creuse dans le sol le puits P, jusqu’à la rencontre de la couche B′, l’eau s’élèvera en M à la même hauteur qu’à l’extérieur du puits, et P sera un puits ordinaire. Si l’on perce le sol jusqu’à la couche B, le puits P′ et le bassin A se trouveront mis en communication par la couche B. Alors l’eau s’élèvera dans P′ en N à la même hauteur que dans le bassin A. P′ sera donc un puits ''artésien.''
On voit, par cette coupe purement théorique, qu’on ne peut obtenir une eau jaillissante qu’autant que l’on rencontre une couche aquifère en communication avec des réservoirs naturels plus élevés que la surface du sol où l’on fore le puits, ou se relevant et venant affleurer à une hauteur plus grande.
Les puits ordinaires sont larges ; les parois sont soutenues par un mur en maçonnerie. Les
''puits artésiens'' sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle superposés.
Les anciens connaissaient l’art de forer la terre pour en faire jaillir des sources. On trouve des puits forés dans l’Asie Mineure, en Perse, en Égypte. En Algérie, et dans le
désert du Sahara, on a observé des traces de puits qui devaient être des puits à eaux jaillissantes. Depuis les temps les plus reculés, les Chinois creusent avec habileté des ''puits forés'' très-profonds. En France, le plus ancien ''puits foré'' connu paraît dater du {{s|xii}} : c’est celui de l’ancien couvent des Chartreux, à Lillers dans l’''Artois''. L’art du forage s’est conservé dans cette province, ce qui a fait donner à ces puits le nom de ''puits artésiens.'' Jusqu’au commencement de ce siècle, les procédés et les instruments ont toujours été les mêmes. En 1818, sur le rapport de {{sc|M.|de}} Thury, la Société d’encouragement ouvrit un concours sur les perfectionnements à apporter à l’art de forer les puits. Depuis cette époque, grâce aux efforts de la Société d’encouragement et de la Société centrale d’agriculture, cet art fit de rapides progrès. Les mémoires publiés mirent en évidence toute l’importance des fontaines artésiennes ; aussi les ''puits forés'' se multiplièrent-ils rapidement dans toute l’Europe. Les derniers perfectionnements sont dus à {{MM.|Mulot}} et Kind. C’est {{M.|Mulot}}, ingénieur français, qui a foré le puits de Grenelle. {{M.|Kind}}, ingénieur saxon, a adopté et perfectionné les procédés chinois, et, après avoir percé avec succès des puits en Allemagne, a entrepris le forage du puits de Passy.
Les deux puits de Grenelle et de Passy sont percés à travers les terrains tertiaires et la craie ; ils pénètrent jusqu’à une couche aquifère (grès verts), inférieure à la craie, qui se relève au nord-est du bassin de Paris à une hauteur d’environ 40 mètres.
L’étude géologique du sol de Paris ne laissait aucun doute sur le succès de ces deux
opérations. Toute la difficulté consistait dans le forage, la couche aquifère étant à près de 600 mètres au-dessous du sol.
Le puits de Grenelle, commencé le 24 décembre 1833, ne fut terminé que le 26 février 1841. La longue durée de ce travail tient à ce que {{M.|Mulot}} ne put commencer ses opérations qu’avec un matériel très-imparfait, qu’il perfectionna peu à peu, et qu’il ne disposa, pour force motrice, que d’un manége mis en mouvement par quelques chevaux. Plusieurs accidents
survenus à diverses époques causèrent aussi des retards fâcheux. En 1835, on avait atteint une profondeur d’environ 400 mètres, lorsqu’une cuiller d’un poids énorme tomba au fond du puits. On dut la retirer, et on ne put le faire qu’en la réduisant en morceaux ; il fallut donc trouver des moyens pour opérer à une si grande profondeur avec des ciseaux et des limes de grande dimension, et cela demanda quatorze mois. La profondeur du puits est de 550 mètres. L’eau, dont la température est de 28 degrés centigrades, s’élève à une hauteur de 34 mètres, 10 au-dessus du sol, au moyen d’une colonne en fonte qui la déverse dans des bassins. Si le forage eût été poussé jusqu’à la couche aquifère, qu’on suppose située à 250 mètres au-dessous de celle à laquelle on s’est arrêté, ce puits serait pour la ville de Paris une véritable source thermale donnant l’eau à la température des bains chauds.
Grâce à de nouveaux instruments de forage, à la vapeur employée comme moteur à la connaissance parfaite de la nature et de l’épaisseur des couches à percer, le forage du
puits de Passy a marché rapidement. Commencé le 15 septembre 1855, le puits atteignait 528 mètres au mois de mars 1857. Les travaux furent alors interrompus par un accident imprévu :
les tuyaux de tôle, qu’on descendait
ART
dans le puits pour maintenir les terres, cédèrent
sous la pression du sol, et s’écrasèrent
complètement, à une profondeur de 52 mètres.
M. Kind s’était engagé avec le conseil.municipal
de Paris à terminer le forage en deux
ans. Il fit tous ses efforts pour retirer les tubes
écrasés ; il n’y put réussir et dut abandonner
la direction des travaux, qui furent repris par
les conducteurs des ponts et chaussées. Il
resta toutefois attaché à l’opération du sondage
proprement dit. Cour curer, le puits, on
fut oblige de creuser tout au tour un nouveau,
puits de 53 mètres de profondeur, ayant 3 met.
de diamètre pour les deux premiers tiers de
la hauteur, et 1 mètre 70.pour le tiers restant.
Ce nuits auxiliaire fut soutenu par des tubes
en fonte de b met. 035 d’épaisseur. Lorsque le
puits fut curé, on continua le sondage, et l’on
atteignit l’eau à une profondeur de 570 mètres.
Toutefois l’eau s’arrêta au-dessous de. l’orifice
•du puits. On descendit alors dans le tube principal
un second tube plus étroit de 52 mètres,
de longueur, et l’on reprit le sondage avec
activité. Enfin, ’lé24 septembre l’çau jaillit ;
avec force et, débordai Le débit était de
15,000 mètres cubes en 24 heures ; il s’éleva
peu à peu jusqu’à ZO.ôoÔmètres cubes. L’eau,
a une température de 28 dégre3. Comme on.le
l’avait pressenti, le débit du puits de Grenelle
a été influencé par le percement du puits de
Passy ; il est tombé de 900 mètres cubes a
770 mètres cubes en 24 heures. Il est certain
que de nouveaux puits creusés dans le même
bassin affaibliraient le débit de ces puits ;
néanmoins, il doit ’y avoir avantage à pratiquer
de nouveaux forages, la somme des débits
devant être plus considérable que le débit
des deux puits dont nous.venons de parler.
Actuellement on creuse dans Paris deux
''puits artésiens'', l’un sur là Butte-àux-C.ailles
près de Bicêtre, l’autre à la Villétté. La ville
de Paris pourra ainsi disposer chaque jour
d : une énorme quantité d’eau, et l’employer, à
différents services publics, . principalement à
l’arrosage des grandes voies, et des squares
récemment créés. Les détails suivante, que
nous empruntons à l’un de nos journaux
(10 avril 1865), donneront à nos lecteurs une,
idée des difficultés que présente le forage des
''puits artésiens.''
« Les travaux du ''puits artésien'' de la Butteaux-Cailles,
treizième arrondissement, sont
poussés avec une grande activité, et l’œuvre
en est aujourd’hui a une proforideur.de 61 mètres,
c’est-à-dire à 50 centimètres a’u-dessus
du niveau de la mer.
. » Pour en arriver là, il a fallu traverser des
argiles de diverses natures, un banc de sable,
des calcaires grossiers, des calcaires pisolithiques
et des marnes, et, quoiqu’on n’ait pas
eu à vaincre ici toutes les difficultés qu’on a
rencontrées au ''puits artésien'' de la Chapelle,
il y a eu néanmoins différents obstacles qu’on
a surmontés très-heureusement
> Après la nappe qu’on a rencontrée à la
cote 24 (au-dessus du niveau de la mer), et
qu’on a arrêtée au moyen d’une tonne en fer,
une seconde nappe a été rencontrée à la cote
18 et a été arrêtée par un cuvelage en bois,
qui a été descendu douve par douve, et qui a
été ensuite noyé dans la maçonnerie..
À la cote 17 met. 50 cl, ’ on est entré dans
les argiles panachées, et la maçonnerie a pu
être continuée sans contre-temps jusqu’à la
cote 5. Cette maçonnerie s’est exécutée par
zones annulaires de 1 met. 50 c. de haut chacune ;
chaque anneau, en meulière, forme extérieurement,
et à moitié de sa hauteur, un
renflement considérable qui s’enchâsse dans
les parois de l’argile, de sorte qu’il s’y trouve
solidement accroché, qu’il ne pèse pas sur’
l’anneau qui lui succède, et. quéla’charge, ait ’
lieu de s’appuyer sur la base de la maçonnerie,
qui s en trouverait écrasée, est ainsi
sagement répartie dans toute la hauteur. A là
cote 5, . on a rencontré les pisolithes. sorte de
cailloux ronds du milieu desquels l’eau s’é- ■
chappa en abondance : iffallut alors avoir
recours aux épuisements, et, grâce à une
pompe de vingt chevaux’ de forcé,1 on vint à
bout de dominer cette nappe et de construire
une chemise de briques, derrière laquelle un
coulis de ciment formant doublure arrêta’
tous les suintements.
■ À cette profondeur existe une espèce de
chambre ; des retraites successives de 20 centimètres
de profondeur chacune sont pratiquées
de 50 en 50 centimètres, jusqu’à ce que
le puits ait fini par avoir quatre mètrès-de
diamètre en dedans œuvre.
« À quatre mètres au-dessus du niveau de
la mer, les travailleurs rencontrèrent les premières
couches de terrains crétacés- : ce sont
des alluvions où la craie commence à se montrer
mêlée à d’autres matières ; elle précède
le banc de craie pure. On y trouve des roches
perdues, dont quelques-unes’sont’d’assez
grande dimension : une de ces roches a été
coupée à peu près par là moitié, et le bloc
qu’on en a retiré pèse 560 kilog. On. y trouvé
aussi des espèces d’oolithes, dont la grosseur
varié depuis celle du’poing jusqu’à" celle
de la tête : l’enveloppé en est extrêmement
dure, mais la plupart de ceux qu’on a fendus
ont 1 intérieur beaucoup plus tendre ; quelques-uns
renferment au milieu une petite partie
vide, et dans l’un d’eux la cavité médiane recelait
de l’eau : depuis combien de siècles ce
liquide est-il emprisonné dans ce caillou î
« Au-dessus du banc de craie, qu’on ne va
pas tarder à aborder, se trouve une nappe très-ART
719
puissante.qui-fournit en ce moment 900 litres
a la minute ; or ; les pompes d :épuisement pouvant
en expulser 1,100 dans le même laps de
temps, il y a bénéfice de 200 litres ; mais il
faut tenir compte des temps d’arrêt occasionnés,
soit par une réparation quelconque dans
la machine, soit par toute autre cause fortuite, !
et pendant lesquels le -liquide arrive toujours
avec la même abondance., .
Quand on aura atteint le banc de craie ■
pure, le travail sera beaucoup plus facile : r
puisqu’on sera dans une partie solide, qui
n’aura pas.besoin de murMe soutènement, et.
qu’on n’aura pas à craindre la rencontre, de ?
nappes importunes. ; les 500 mètres de craie,
seront donc percés sans obstacle probable., !
Après, la traversée de ce banc et dès sables’
verts, ’ on arrivera a la nappe artésiennéqiùj
alimente les puits de Grenelle et de Passy’ ;’.
mais tout ne sera pas dit.alors pour te puits,
de la Butte-aux-Cailles, et ce sera, au, cqn-r, ’,
traire le commencement de là phase la ’plus
difficile des travaux ; car, pour ne pas appauvrir
le rendement dés deux premiers, il faudra ’
traverser cette nappe, en trouer la cuvette, ^
et aller chercher une happe nouvelle beaucoup
plus.bas, à travers des couches inexplo-" !
rées jusqu’ici. ». ’ ' ''.’ :
C’est surtout dans certaines parties de l’Aigériè
que lès ''puits artésiens'' peuvent être d’ùrièç
immense utilité, en fourhissant’une eau abondante
à une contrée qui en est presqué ëntiè-’
rement privée. La constitution géologique du’
Sahara a fait reconnaître l’existence d’une,
nappe d’eau souterrainé suivant toutes les ’
ondulations du sol, et formant une série dé j
bassins étages qui se déversent les uns dans
les autres du nord au sud. Cette nappé d’eau
est à une profondeur qui peut varier entre.
40 et 100 mètres. En certains points, il existé
plusieurs couches liquides superposées ; dç •
sorte que la sonde pourrait faire jaillir en ces’
pdirits plusieurs sources provenant de différentes
profondeurs. Les populations du Sahara1
ont toujours eu connaissance de cette nappé.’1
Dans ’les temps anciens, comme de nos jours ;
les indigènes ont creusé des puits à eaux "jail- ’
lissantes ; mais de tout temps ils n’ont employé
pour ce travail que des moyens grossiers^’.
Aussi leur fallait-il plusieurs années pour !
creuser un puits de 50 à 60 mètres. Ils étaient’*
arrêtés lorsque ; au lieu-de sable, ils réneontraient
des roches un peu dures, et abandon- ’
naient leur travail alors, -qu’il’ne restait plus''
que quelques mètres à creuser pour arriver à
la nappe jaillissante.
En’ 1856, grâce à l’initiative dii général ;, ’
Desvaux, un premier puits fut creusé^ans le
Sahara oriental : le forage né dura que quarante
jours ;’à 60 mètres dé profondeur on ’■
atteignit la nappe qui fournit immédiatement..
urieeau très-abondante (4 ;5Ô0 litres par minute).
Cette merveille excita la joie des Arabes’,
qui organisèrent une "grande, fête "eh ;
l’honneur de la ''Fontaine de la paix :'' c’est ’
ainsi qu’ils nommèrent le puits. Sur plusieurs^
points, l’armée a été employée au forage.
Deux puits ayant été ouverts dans une région
déserte, une tribu entière, le cheik en têtëf se
mit k construire un village, à planter des
Ealmiers, et’elle.renonça à la vie nomade.’oasis de Sidi-Roched, jadis brillante, dépérissait
parce qu’elle manquait d’eau. Un’puits
dôhnant’4,300 litres d’eau par minute y’fut
creusé par nos soldats. À la vue de cette eau,)
qui devait ramener l’abondance ; la tribu ne ’
se contint plus de joie, et le cheik, ’tombant il''
genoux, remercia Dieu de lui avoir envoyé les ’
Français pour lui rendre son oasis’renouvelée.1 ’En 1860, il existait dans le Sahara oriental, ’
50’ ''puits forés'', donnant chacun, en moyenne,
735 litres d’eau par minute, ou 1,058, mètres j
cubes en 24, heures. Grâce à’cette eau àbon-’,
dante, les nombreuses oasis en ruines se sonV
relevées, dés palmiers et dés arbres„fruitiers,
vont été plantés, des populations, ’nomades
jusqu’alors, se sohifixées dans le désert., j’, a
Dans diverses’.parties de la France, on.af,
creusé des ''puits artésiens'' pour en employer.,
l’eàû comme force motrice. Dans les départe—, !
mentsdu nord, où la nappe aquifereest située.,
h une faible profondeur, on trouve beaucoup
de moulins dont les roues sont mises en mouveinent
par un ou plusieurs ''puits artésiens.'' A ;
Tours, dans une manufacture de ’soie, M. ''De-'',
gousééen à foré un de, Ï40 mètres de profondeur :
il en sort 1,100, litres d’èau par minute,
et cette eaù tombe dans’les augete d’une roue
de 7 mètres de diamètre, qui met’en riiouve7,
ment tous lesmétiers.dé la manufacture.
Ailleurs, on a utilisé les eaux toujours pures ;
et toujours également abondantes des’fontaines
jaillissantes pour créer des ''cressonnières ''
artificielles." On cite eh> ce genre les, cressonnières
d’Erfurt (Allemagne), dont le produit
annuel s’élève, dit-on, à près dé 300,000 fr.
Ainsi, le forage des ''puits artésiens'' a donné,
dans ces derniers temps.des résultats qui,
tiennent du merveilleux. Ilyaquelques.sièeles.. ;
M. Mulot, dont le. nomrrestera : certainement,
attaché à cette puissante, manifestation, du,
génie de l’homme, eût été infailliblement accusé. !
de sorcellerie : dans notre siècle, il n’est plus
qùjun ingénieur habile ; il eût semé la terreur, j
autour de lui : il n’a plus droit qu’à une curie-,site
bienveillante et à une admiration désintéressée.
La sonde a remplacé la baguette
magique déMoïse ou des nécromanciens du,
moyen âge, et, comme le torrent jaillit.autre-.,
fois des rochers arides, M. Mulot a forcé dôj
se produire au grand jour cettéirr.mqns* nappe
donde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au
dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cettéascension de l’eau est une
conséquence de cette loi de physique que tout
liquide s’élève toujours à la même hauteur
dans des vases communiquants. Soit À un<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
<references/></noinclude>
2i9k9puol3rep4ti0qlmte9m56vsvk1
15777755
15777752
2026-05-07T17:16:49Z
Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>du vaisseau. Ces considérations ont fait borner l’''artériotomie'' à l’ouverture de l’artère temporale, à laquelle d’ailleurs on recourt rarement. Cette opération pourrait être également pratiquée sur l’artère occipitale, ou sur le tronc artériel qui passe en avant de l’oreille.
Après avoir rasé la partie de la tempe qui correspond à l’artère temporale, on l’incise dans toute son épaisseur, le sang sort rouge, vermeil et par jets saccadés. Lorsque l’écoulement a été reconnu suffisant, on opère la ligature, ou bien on comprime dans l’endroit de la plaie à l’aide d’un bandage propre à appliquer fortement les extrémités coupées sur la surface osseuse placée au-dessous.
La section de l’''artère humérale'', ou d’une des artères du bras, est un accident qui se présente quelquefois comme complication malheureuse de la saignée des veines du pli du
coude. On y remédie par la compression ou par la double ligature des extrémités coupées.
<section end="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>
<section begin="ARTÉRIOTOMIQUE adj."/><nowiki/>
'''ARTÉRIOTOMIQUE''' adj. (ar-té-ri-o-to-mi-ke — rad. ''artériotomie''). Anat. Qui a rapport à l’artériotomie.
<section end="ARTÉRIOTOMIQUE adj."/>
<section begin="ARTÉRTOTREPSIE s. f."/><nowiki/>
'''ARTÉRTOTREPSIE''' s. f. (ar-té-ri-o-trè-psî — du gr. ''artêria'', artère ; ''trepsis'', torsion). Chir. Torsion des artères pour les oblitérer.
<section end="ARTÉRTOTREPSIE s. f."/>
<section begin="ARTÉRITE s. f."/><nowiki/>
'''ARTÉRITE''' s. f. (ar-té-ri-te — rad. ''artère''). Pathol. Inflammation des artères.
— '''Encycl'''. L’inflammation des artères, ou
''artérite'', est ordinairement bornée à la tunique
externe de ces vaisseaux. C’est une affection
rare, dont les causes sont généralement obscures,
et qui présente les caractères suivants :
rougeur persistante, infiltration sanguine, présence
d’une concrétion pseudo-membraneuse
ou d’un caillot fibrineux dans l’artère, au niveau
du point malade ; tension particulière sur
le trajet de l’artère, qui ressemble à une corde
tendue, pulsations fortes et précipitées, douleurs
vives et profondes, avec sensation de
brûlure. On observe quelquefois une gangrène
spontanée, suite nécessaire de l’oblitération
d’un tronc artériel important, lorsque
la circulation collatérale ne réussit pas à alimenter
les organes qui recevaient le sang de
l’artère malade. Des saignées générales et
locales, des cataplasmes et des bains émollients
prolongés sont les moyens qu’on emploie
le plus ordinairement, mais qui n’arrivent pas
toujours à arrêter les progrès de la maladie.
Dans un grand nombre de cas, l’''artérite'' paraît
être le point de départ de la plupart des affections
dont le tissu artériel peut être atteint.
<section end="ARTÉRITE s. f."/>
<section begin="ARTÈS s. m."/><nowiki/>
'''ARTÈS''' s. m. (ar-tèss). Astron. Nom que les Égyptiens donnaient à la planète Mars.
<section end="ARTÈS s. m."/>
<section begin="ARTESIA"/><nowiki/>
'''ARTESIA''', nom latin de l’Artois.
<section end="ARTESIA"/>
<section begin="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><nowiki/>
'''ARTÉSIEN, IENNE''' s. et adj. (ar-té-zi-ain, è-ne — du bas lat. ''artesianus'', tiré d’''Atrebates'', nom de la peuplade gauloise qui habitait l’Artois). Géogr. Habitant de l’Artois ; qui appartient à cette ancienne province ou à ses habitants : ''Un'' {{sc|Artésien.}} ''Épouser une'' {{sc|Artésienne.}} ''Les produits'' {{sc|artésiens.}}
— ''Puits artésien.'' (V. {{sc|Puits.)}} ‖ ''Eaux artésiennes'', Provenant d’un puits artésien.
— '''Encycl'''. ''Puits artésiens ou forés.'' Dans les puits ordinaires, l’eau ne s’élève pas, elle reste à la partie inférieure du trou creusé dans le sol. Pour l’utiliser, il faut la puiser avec des engins spéciaux, tels que seaux descendus au moyen d’un treuil ou d’une poulie fixe. Dans les ''puits artésiens'' ou forés à la
(image)
sonde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cette ascension de l’eau est une conséquence de cette loi de physique que tout liquide s’élève toujours à la même hauteur dans des vases communicants. Soit A un bassin naturel dont les eaux s’infiltrent dans une couche B perméable, comprise entre deux
couches imperméables et fortement inclinées C et C′. Soit B′ une couche perméable, un lit de sable par exemple, à peu près horizontale, reposant sur une couche imperméable D, un lit d’argile, et recouverte d’une série de couches perméables D′, calcaire ou craie. Les eaux de pluie, lorsqu’elles sont suffisamment abondantes, filtrent à travers les fissures des
calcaires et viennent s’amasser dans les sables de la couche B′, sans pouvoir pénétrer plus
profondément, arrêtées par la couche imperméable D. Elles forment ainsi une nappe d’eau
souterraine. De même les eaux du bassin A s’infiltrant dans là couche B, forment un cours
d’eau qui suit toutes les sinuosités de la couche inférieure C′, et qui tend à remonter à la même hauteur que dans le bassin A. Si l’on creuse dans le sol le puits P, jusqu’à la rencontre de la couche B′, l’eau s’élèvera en M à la même hauteur qu’à l’extérieur du puits, et P sera un puits ordinaire. Si l’on perce le sol jusqu’à la couche B, le puits P′ et le bassin A se trouveront mis en communication par la couche B. Alors l’eau s’élèvera dans P′ en N à la même hauteur que dans le bassin A. P′ sera donc un puits ''artésien.''
On voit, par cette coupe purement théorique, qu’on ne peut obtenir une eau jaillissante qu’autant que l’on rencontre une couche aquifère en communication avec des réservoirs naturels plus élevés que la surface du sol où l’on fore le puits, ou se relevant et venant affleurer à une hauteur plus grande.
Les puits ordinaires sont larges ; les parois sont soutenues par un mur en maçonnerie. Les
''puits artésiens'' sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle superposés.
Les anciens connaissaient l’art de forer la terre pour en faire jaillir des sources. On trouve des puits forés dans l’Asie Mineure, en Perse, en Égypte. En Algérie, et dans le
désert du Sahara, on a observé des traces de puits qui devaient être des puits à eaux jaillissantes. Depuis les temps les plus reculés, les Chinois creusent avec habileté des ''puits forés'' très-profonds. En France, le plus ancien ''puits foré'' connu paraît dater du {{s|xii}} : c’est celui de l’ancien couvent des Chartreux, à Lillers dans l’''Artois''. L’art du forage s’est conservé dans cette province, ce qui a fait donner à ces puits le nom de ''puits artésiens.'' Jusqu’au commencement de ce siècle, les procédés et les instruments ont toujours été les mêmes. En 1818, sur le rapport de {{sc|M.|de}} Thury, la Société d’encouragement ouvrit un concours sur les perfectionnements à apporter à l’art de forer les puits. Depuis cette époque, grâce aux efforts de la Société d’encouragement et de la Société centrale d’agriculture, cet art fit de rapides progrès. Les mémoires publiés mirent en évidence toute l’importance des fontaines artésiennes ; aussi les ''puits forés'' se multiplièrent-ils rapidement dans toute l’Europe. Les derniers perfectionnements sont dus à {{MM.|Mulot}} et Kind. C’est {{M.|Mulot}}, ingénieur français, qui a foré le puits de Grenelle. {{M.|Kind}}, ingénieur saxon, a adopté et perfectionné les procédés chinois, et, après avoir percé avec succès des puits en Allemagne, a entrepris le forage du puits de Passy.
Les deux puits de Grenelle et de Passy sont percés à travers les terrains tertiaires et la craie ; ils pénètrent jusqu’à une couche aquifère (grès verts), inférieure à la craie, qui se relève au nord-est du bassin de Paris à une hauteur d’environ 40 mètres.
L’étude géologique du sol de Paris ne laissait aucun doute sur le succès de ces deux opérations. Toute la difficulté consistait dans le forage, la couche aquifère étant à près de 600 mètres au-dessous du sol.
Le puits de Grenelle, commencé le 24 décembre 1833, ne fut terminé que le 26 février 1841. La longue durée de ce travail tient à ce que {{M.|Mulot}} ne put commencer ses opérations qu’avec un matériel très-imparfait, qu’il perfectionna peu à peu, et qu’il ne disposa, pour force motrice, que d’un manége mis en mouvement par quelques chevaux. Plusieurs accidents survenus à diverses époques causèrent aussi des retards fâcheux. En 1835, on avait atteint une profondeur d’environ 400 mètres, lorsqu’une cuiller d’un poids énorme tomba au fond du puits. On dut la retirer, et on ne put le faire qu’en la réduisant en morceaux ; il fallut donc trouver des moyens pour opérer à une si grande profondeur avec des ciseaux et des limes de grande dimension, et cela demanda quatorze mois. La profondeur du puits est de 550 mètres. L’eau, dont la température est de 28 degrés centigrades, s’élève à une hauteur de 34 mètres, 10 au-dessus du sol, au moyen d’une colonne en fonte qui la déverse dans des bassins. Si le forage eût été poussé jusqu’à la couche aquifère, qu’on suppose située à 250 mètres au-dessous de celle à laquelle on s’est arrêté, ce puits serait pour la ville de Paris une véritable source thermale donnant l’eau à la température des bains chauds.
Grâce à de nouveaux instruments de forage, à la vapeur employée comme moteur à la connaissance parfaite de la nature et de l’épaisseur des couches à percer, le forage du puits de Passy a marché rapidement. Commencé le 15 septembre 1855, le puits atteignait 528 mètres au mois de mars 1857. Les travaux furent alors interrompus par un accident imprévu : les tuyaux de tôle, qu’on descendait
ART
dans le puits pour maintenir les terres, cédèrent
sous la pression du sol, et s’écrasèrent
complètement, à une profondeur de 52 mètres.
M. Kind s’était engagé avec le conseil.municipal
de Paris à terminer le forage en deux
ans. Il fit tous ses efforts pour retirer les tubes
écrasés ; il n’y put réussir et dut abandonner
la direction des travaux, qui furent repris par
les conducteurs des ponts et chaussées. Il
resta toutefois attaché à l’opération du sondage
proprement dit. Cour curer, le puits, on
fut oblige de creuser tout au tour un nouveau,
puits de 53 mètres de profondeur, ayant 3 met.
de diamètre pour les deux premiers tiers de
la hauteur, et 1 mètre 70.pour le tiers restant.
Ce nuits auxiliaire fut soutenu par des tubes
en fonte de b met. 035 d’épaisseur. Lorsque le
puits fut curé, on continua le sondage, et l’on
atteignit l’eau à une profondeur de 570 mètres.
Toutefois l’eau s’arrêta au-dessous de. l’orifice
•du puits. On descendit alors dans le tube principal
un second tube plus étroit de 52 mètres,
de longueur, et l’on reprit le sondage avec
activité. Enfin, ’lé24 septembre l’çau jaillit ;
avec force et, débordai Le débit était de
15,000 mètres cubes en 24 heures ; il s’éleva
peu à peu jusqu’à ZO.ôoÔmètres cubes. L’eau,
a une température de 28 dégre3. Comme on.le
l’avait pressenti, le débit du puits de Grenelle
a été influencé par le percement du puits de
Passy ; il est tombé de 900 mètres cubes a
770 mètres cubes en 24 heures. Il est certain
que de nouveaux puits creusés dans le même
bassin affaibliraient le débit de ces puits ;
néanmoins, il doit ’y avoir avantage à pratiquer
de nouveaux forages, la somme des débits
devant être plus considérable que le débit
des deux puits dont nous.venons de parler.
Actuellement on creuse dans Paris deux
''puits artésiens'', l’un sur là Butte-àux-C.ailles
près de Bicêtre, l’autre à la Villétté. La ville
de Paris pourra ainsi disposer chaque jour
d : une énorme quantité d’eau, et l’employer, à
différents services publics, . principalement à
l’arrosage des grandes voies, et des squares
récemment créés. Les détails suivante, que
nous empruntons à l’un de nos journaux
(10 avril 1865), donneront à nos lecteurs une,
idée des difficultés que présente le forage des
''puits artésiens.''
« Les travaux du ''puits artésien'' de la Butteaux-Cailles,
treizième arrondissement, sont
poussés avec une grande activité, et l’œuvre
en est aujourd’hui a une proforideur.de 61 mètres,
c’est-à-dire à 50 centimètres a’u-dessus
du niveau de la mer.
. » Pour en arriver là, il a fallu traverser des
argiles de diverses natures, un banc de sable,
des calcaires grossiers, des calcaires pisolithiques
et des marnes, et, quoiqu’on n’ait pas
eu à vaincre ici toutes les difficultés qu’on a
rencontrées au ''puits artésien'' de la Chapelle,
il y a eu néanmoins différents obstacles qu’on
a surmontés très-heureusement
> Après la nappe qu’on a rencontrée à la
cote 24 (au-dessus du niveau de la mer), et
qu’on a arrêtée au moyen d’une tonne en fer,
une seconde nappe a été rencontrée à la cote
18 et a été arrêtée par un cuvelage en bois,
qui a été descendu douve par douve, et qui a
été ensuite noyé dans la maçonnerie..
À la cote 17 met. 50 cl, ’ on est entré dans
les argiles panachées, et la maçonnerie a pu
être continuée sans contre-temps jusqu’à la
cote 5. Cette maçonnerie s’est exécutée par
zones annulaires de 1 met. 50 c. de haut chacune ;
chaque anneau, en meulière, forme extérieurement,
et à moitié de sa hauteur, un
renflement considérable qui s’enchâsse dans
les parois de l’argile, de sorte qu’il s’y trouve
solidement accroché, qu’il ne pèse pas sur’
l’anneau qui lui succède, et. quéla’charge, ait ’
lieu de s’appuyer sur la base de la maçonnerie,
qui s en trouverait écrasée, est ainsi
sagement répartie dans toute la hauteur. A là
cote 5, . on a rencontré les pisolithes. sorte de
cailloux ronds du milieu desquels l’eau s’é- ■
chappa en abondance : iffallut alors avoir
recours aux épuisements, et, grâce à une
pompe de vingt chevaux’ de forcé,1 on vint à
bout de dominer cette nappe et de construire
une chemise de briques, derrière laquelle un
coulis de ciment formant doublure arrêta’
tous les suintements.
■ À cette profondeur existe une espèce de
chambre ; des retraites successives de 20 centimètres
de profondeur chacune sont pratiquées
de 50 en 50 centimètres, jusqu’à ce que
le puits ait fini par avoir quatre mètrès-de
diamètre en dedans œuvre.
« À quatre mètres au-dessus du niveau de
la mer, les travailleurs rencontrèrent les premières
couches de terrains crétacés- : ce sont
des alluvions où la craie commence à se montrer
mêlée à d’autres matières ; elle précède
le banc de craie pure. On y trouve des roches
perdues, dont quelques-unes’sont’d’assez
grande dimension : une de ces roches a été
coupée à peu près par là moitié, et le bloc
qu’on en a retiré pèse 560 kilog. On. y trouvé
aussi des espèces d’oolithes, dont la grosseur
varié depuis celle du’poing jusqu’à" celle
de la tête : l’enveloppé en est extrêmement
dure, mais la plupart de ceux qu’on a fendus
ont 1 intérieur beaucoup plus tendre ; quelques-uns
renferment au milieu une petite partie
vide, et dans l’un d’eux la cavité médiane recelait
de l’eau : depuis combien de siècles ce
liquide est-il emprisonné dans ce caillou î
« Au-dessus du banc de craie, qu’on ne va
pas tarder à aborder, se trouve une nappe très-ART
719
puissante.qui-fournit en ce moment 900 litres
a la minute ; or ; les pompes d :épuisement pouvant
en expulser 1,100 dans le même laps de
temps, il y a bénéfice de 200 litres ; mais il
faut tenir compte des temps d’arrêt occasionnés,
soit par une réparation quelconque dans
la machine, soit par toute autre cause fortuite, !
et pendant lesquels le -liquide arrive toujours
avec la même abondance., .
Quand on aura atteint le banc de craie ■
pure, le travail sera beaucoup plus facile : r
puisqu’on sera dans une partie solide, qui
n’aura pas.besoin de murMe soutènement, et.
qu’on n’aura pas à craindre la rencontre, de ?
nappes importunes. ; les 500 mètres de craie,
seront donc percés sans obstacle probable., !
Après, la traversée de ce banc et dès sables’
verts, ’ on arrivera a la nappe artésiennéqiùj
alimente les puits de Grenelle et de Passy’ ;’.
mais tout ne sera pas dit.alors pour te puits,
de la Butte-aux-Cailles, et ce sera, au, cqn-r, ’,
traire le commencement de là phase la ’plus
difficile des travaux ; car, pour ne pas appauvrir
le rendement dés deux premiers, il faudra ’
traverser cette nappe, en trouer la cuvette, ^
et aller chercher une happe nouvelle beaucoup
plus.bas, à travers des couches inexplo-" !
rées jusqu’ici. ». ’ ' ''.’ :
C’est surtout dans certaines parties de l’Aigériè
que lès ''puits artésiens'' peuvent être d’ùrièç
immense utilité, en fourhissant’une eau abondante
à une contrée qui en est presqué ëntiè-’
rement privée. La constitution géologique du’
Sahara a fait reconnaître l’existence d’une,
nappe d’eau souterrainé suivant toutes les ’
ondulations du sol, et formant une série dé j
bassins étages qui se déversent les uns dans
les autres du nord au sud. Cette nappé d’eau
est à une profondeur qui peut varier entre.
40 et 100 mètres. En certains points, il existé
plusieurs couches liquides superposées ; dç •
sorte que la sonde pourrait faire jaillir en ces’
pdirits plusieurs sources provenant de différentes
profondeurs. Les populations du Sahara1
ont toujours eu connaissance de cette nappé.’1
Dans ’les temps anciens, comme de nos jours ;
les indigènes ont creusé des puits à eaux "jail- ’
lissantes ; mais de tout temps ils n’ont employé
pour ce travail que des moyens grossiers^’.
Aussi leur fallait-il plusieurs années pour !
creuser un puits de 50 à 60 mètres. Ils étaient’*
arrêtés lorsque ; au lieu-de sable, ils réneontraient
des roches un peu dures, et abandon- ’
naient leur travail alors, -qu’il’ne restait plus''
que quelques mètres à creuser pour arriver à
la nappe jaillissante.
En’ 1856, grâce à l’initiative dii général ;, ’
Desvaux, un premier puits fut creusé^ans le
Sahara oriental : le forage né dura que quarante
jours ;’à 60 mètres dé profondeur on ’■
atteignit la nappe qui fournit immédiatement..
urieeau très-abondante (4 ;5Ô0 litres par minute).
Cette merveille excita la joie des Arabes’,
qui organisèrent une "grande, fête "eh ;
l’honneur de la ''Fontaine de la paix :'' c’est ’
ainsi qu’ils nommèrent le puits. Sur plusieurs^
points, l’armée a été employée au forage.
Deux puits ayant été ouverts dans une région
déserte, une tribu entière, le cheik en têtëf se
mit k construire un village, à planter des
Ealmiers, et’elle.renonça à la vie nomade.’oasis de Sidi-Roched, jadis brillante, dépérissait
parce qu’elle manquait d’eau. Un’puits
dôhnant’4,300 litres d’eau par minute y’fut
creusé par nos soldats. À la vue de cette eau,)
qui devait ramener l’abondance ; la tribu ne ’
se contint plus de joie, et le cheik, ’tombant il''
genoux, remercia Dieu de lui avoir envoyé les ’
Français pour lui rendre son oasis’renouvelée.1 ’En 1860, il existait dans le Sahara oriental, ’
50’ ''puits forés'', donnant chacun, en moyenne,
735 litres d’eau par minute, ou 1,058, mètres j
cubes en 24, heures. Grâce à’cette eau àbon-’,
dante, les nombreuses oasis en ruines se sonV
relevées, dés palmiers et dés arbres„fruitiers,
vont été plantés, des populations, ’nomades
jusqu’alors, se sohifixées dans le désert., j’, a
Dans diverses’.parties de la France, on.af,
creusé des ''puits artésiens'' pour en employer.,
l’eàû comme force motrice. Dans les départe—, !
mentsdu nord, où la nappe aquifereest située.,
h une faible profondeur, on trouve beaucoup
de moulins dont les roues sont mises en mouveinent
par un ou plusieurs ''puits artésiens.'' A ;
Tours, dans une manufacture de ’soie, M. ''De-'',
gousééen à foré un de, Ï40 mètres de profondeur :
il en sort 1,100, litres d’èau par minute,
et cette eaù tombe dans’les augete d’une roue
de 7 mètres de diamètre, qui met’en riiouve7,
ment tous lesmétiers.dé la manufacture.
Ailleurs, on a utilisé les eaux toujours pures ;
et toujours également abondantes des’fontaines
jaillissantes pour créer des ''cressonnières ''
artificielles." On cite eh> ce genre les, cressonnières
d’Erfurt (Allemagne), dont le produit
annuel s’élève, dit-on, à près dé 300,000 fr.
Ainsi, le forage des ''puits artésiens'' a donné,
dans ces derniers temps.des résultats qui,
tiennent du merveilleux. Ilyaquelques.sièeles.. ;
M. Mulot, dont le. nomrrestera : certainement,
attaché à cette puissante, manifestation, du,
génie de l’homme, eût été infailliblement accusé. !
de sorcellerie : dans notre siècle, il n’est plus
qùjun ingénieur habile ; il eût semé la terreur, j
autour de lui : il n’a plus droit qu’à une curie-,site
bienveillante et à une admiration désintéressée.
La sonde a remplacé la baguette
magique déMoïse ou des nécromanciens du,
moyen âge, et, comme le torrent jaillit.autre-.,
fois des rochers arides, M. Mulot a forcé dôj
se produire au grand jour cettéirr.mqns* nappe
donde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au
dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cettéascension de l’eau est une
conséquence de cette loi de physique que tout
liquide s’élève toujours à la même hauteur
dans des vases communiquants. Soit À un<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>du vaisseau. Ces considérations ont fait borner l’''artériotomie'' à l’ouverture de l’artère temporale, à laquelle d’ailleurs on recourt rarement. Cette opération pourrait être également pratiquée sur l’artère occipitale, ou sur le tronc artériel qui passe en avant de l’oreille.
Après avoir rasé la partie de la tempe qui correspond à l’artère temporale, on l’incise dans toute son épaisseur, le sang sort rouge, vermeil et par jets saccadés. Lorsque l’écoulement a été reconnu suffisant, on opère la ligature, ou bien on comprime dans l’endroit de la plaie à l’aide d’un bandage propre à appliquer fortement les extrémités coupées sur la surface osseuse placée au-dessous.
La section de l’''artère humérale'', ou d’une des artères du bras, est un accident qui se présente quelquefois comme complication malheureuse de la saignée des veines du pli du
coude. On y remédie par la compression ou par la double ligature des extrémités coupées.
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'''ARTÉRIOTOMIQUE''' adj. (ar-té-ri-o-to-mi-ke — rad. ''artériotomie''). Anat. Qui a rapport à l’artériotomie.
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'''ARTÉRTOTREPSIE''' s. f. (ar-té-ri-o-trè-psî — du gr. ''artêria'', artère ; ''trepsis'', torsion). Chir. Torsion des artères pour les oblitérer.
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'''ARTÉRITE''' s. f. (ar-té-ri-te — rad. ''artère''). Pathol. Inflammation des artères.
— '''Encycl'''. L’inflammation des artères, ou
''artérite'', est ordinairement bornée à la tunique
externe de ces vaisseaux. C’est une affection
rare, dont les causes sont généralement obscures,
et qui présente les caractères suivants :
rougeur persistante, infiltration sanguine, présence
d’une concrétion pseudo-membraneuse
ou d’un caillot fibrineux dans l’artère, au niveau
du point malade ; tension particulière sur
le trajet de l’artère, qui ressemble à une corde
tendue, pulsations fortes et précipitées, douleurs
vives et profondes, avec sensation de
brûlure. On observe quelquefois une gangrène
spontanée, suite nécessaire de l’oblitération
d’un tronc artériel important, lorsque
la circulation collatérale ne réussit pas à alimenter
les organes qui recevaient le sang de
l’artère malade. Des saignées générales et
locales, des cataplasmes et des bains émollients
prolongés sont les moyens qu’on emploie
le plus ordinairement, mais qui n’arrivent pas
toujours à arrêter les progrès de la maladie.
Dans un grand nombre de cas, l’''artérite'' paraît
être le point de départ de la plupart des affections
dont le tissu artériel peut être atteint.
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'''ARTÈS''' s. m. (ar-tèss). Astron. Nom que les Égyptiens donnaient à la planète Mars.
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'''ARTESIA''', nom latin de l’Artois.
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<section begin="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><nowiki/>
'''ARTÉSIEN, IENNE''' s. et adj. (ar-té-zi-ain, è-ne — du bas lat. ''artesianus'', tiré d’''Atrebates'', nom de la peuplade gauloise qui habitait l’Artois). Géogr. Habitant de l’Artois ; qui appartient à cette ancienne province ou à ses habitants : ''Un'' {{sc|Artésien.}} ''Épouser une'' {{sc|Artésienne.}} ''Les produits'' {{sc|artésiens.}}
— ''Puits artésien.'' (V. {{sc|Puits.)}} ‖ ''Eaux artésiennes'', Provenant d’un puits artésien.
— '''Encycl'''. ''Puits artésiens ou forés.'' Dans les puits ordinaires, l’eau ne s’élève pas, elle reste à la partie inférieure du trou creusé dans le sol. Pour l’utiliser, il faut la puiser avec des engins spéciaux, tels que seaux descendus au moyen d’un treuil ou d’une poulie fixe. Dans les ''puits artésiens'' ou forés à la
(image)
sonde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cette ascension de l’eau est une conséquence de cette loi de physique que tout liquide s’élève toujours à la même hauteur dans des vases communicants. Soit A un bassin naturel dont les eaux s’infiltrent dans une couche B perméable, comprise entre deux
couches imperméables et fortement inclinées C et C′. Soit B′ une couche perméable, un lit de sable par exemple, à peu près horizontale, reposant sur une couche imperméable D, un lit d’argile, et recouverte d’une série de couches perméables D′, calcaire ou craie. Les eaux de pluie, lorsqu’elles sont suffisamment abondantes, filtrent à travers les fissures des
calcaires et viennent s’amasser dans les sables de la couche B′, sans pouvoir pénétrer plus
profondément, arrêtées par la couche imperméable D. Elles forment ainsi une nappe d’eau
souterraine. De même les eaux du bassin A s’infiltrant dans là couche B, forment un cours
d’eau qui suit toutes les sinuosités de la couche inférieure C′, et qui tend à remonter à la même hauteur que dans le bassin A. Si l’on creuse dans le sol le puits P, jusqu’à la rencontre de la couche B′, l’eau s’élèvera en M à la même hauteur qu’à l’extérieur du puits, et P sera un puits ordinaire. Si l’on perce le sol jusqu’à la couche B, le puits P′ et le bassin A se trouveront mis en communication par la couche B. Alors l’eau s’élèvera dans P′ en N à la même hauteur que dans le bassin A. P′ sera donc un puits ''artésien.''
On voit, par cette coupe purement théorique, qu’on ne peut obtenir une eau jaillissante qu’autant que l’on rencontre une couche aquifère en communication avec des réservoirs naturels plus élevés que la surface du sol où l’on fore le puits, ou se relevant et venant affleurer à une hauteur plus grande.
Les puits ordinaires sont larges ; les parois sont soutenues par un mur en maçonnerie. Les
''puits artésiens'' sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle superposés.
Les anciens connaissaient l’art de forer la terre pour en faire jaillir des sources. On trouve des puits forés dans l’Asie Mineure, en Perse, en Égypte. En Algérie, et dans le
désert du Sahara, on a observé des traces de puits qui devaient être des puits à eaux jaillissantes. Depuis les temps les plus reculés, les Chinois creusent avec habileté des ''puits forés'' très-profonds. En France, le plus ancien ''puits foré'' connu paraît dater du {{s|xii}} : c’est celui de l’ancien couvent des Chartreux, à Lillers dans l’''Artois''. L’art du forage s’est conservé dans cette province, ce qui a fait donner à ces puits le nom de ''puits artésiens.'' Jusqu’au commencement de ce siècle, les procédés et les instruments ont toujours été les mêmes. En 1818, sur le rapport de {{sc|M.|de}} Thury, la Société d’encouragement ouvrit un concours sur les perfectionnements à apporter à l’art de forer les puits. Depuis cette époque, grâce aux efforts de la Société d’encouragement et de la Société centrale d’agriculture, cet art fit de rapides progrès. Les mémoires publiés mirent en évidence toute l’importance des fontaines artésiennes ; aussi les ''puits forés'' se multiplièrent-ils rapidement dans toute l’Europe. Les derniers perfectionnements sont dus à {{MM.|Mulot}} et Kind. C’est {{M.|Mulot}}, ingénieur français, qui a foré le puits de Grenelle. {{M.|Kind}}, ingénieur saxon, a adopté et perfectionné les procédés chinois, et, après avoir percé avec succès des puits en Allemagne, a entrepris le forage du puits de Passy.
Les deux puits de Grenelle et de Passy sont percés à travers les terrains tertiaires et la craie ; ils pénètrent jusqu’à une couche aquifère (grès verts), inférieure à la craie, qui se relève au nord-est du bassin de Paris à une hauteur d’environ 40 mètres.
L’étude géologique du sol de Paris ne laissait aucun doute sur le succès de ces deux opérations. Toute la difficulté consistait dans le forage, la couche aquifère étant à près de 600 mètres au-dessous du sol.
Le puits de Grenelle, commencé le 24 décembre 1833, ne fut terminé que le 26 février 1841. La longue durée de ce travail tient à ce que {{M.|Mulot}} ne put commencer ses opérations qu’avec un matériel très-imparfait, qu’il perfectionna peu à peu, et qu’il ne disposa, pour force motrice, que d’un manége mis en mouvement par quelques chevaux. Plusieurs accidents survenus à diverses époques causèrent aussi des retards fâcheux. En 1835, on avait atteint une profondeur d’environ 400 mètres, lorsqu’une cuiller d’un poids énorme tomba au fond du puits. On dut la retirer, et on ne put le faire qu’en la réduisant en morceaux ; il fallut donc trouver des moyens pour opérer à une si grande profondeur avec des ciseaux et des limes de grande dimension, et cela demanda quatorze mois. La profondeur du puits est de 550 mètres. L’eau, dont la température est de 28 degrés centigrades, s’élève à une hauteur de 34 mètres, 10 au-dessus du sol, au moyen d’une colonne en fonte qui la déverse dans des bassins. Si le forage eût été poussé jusqu’à la couche aquifère, qu’on suppose située à 250 mètres au-dessous de celle à laquelle on s’est arrêté, ce puits serait pour la ville de Paris une véritable source thermale donnant l’eau à la température des bains chauds.
Grâce à de nouveaux instruments de forage, à la vapeur employée comme moteur à la connaissance parfaite de la nature et de l’épaisseur des couches à percer, le forage du puits de Passy a marché rapidement. Commencé le 15 septembre 1855, le puits atteignait 528 mètres au mois de mars 1857. Les travaux furent alors interrompus par un accident imprévu : les tuyaux de tôle, qu’on descendait dans le puits pour maintenir les terres, cédèrent
sous la pression du sol, et s’écrasèrent complètement, à une profondeur de 52 mètres.
{{M.|Kind}} s’était engagé avec le conseil municipal de Paris à terminer le forage en deux
ans. Il fit tous ses efforts pour retirer les tubes écrasés ; il n’y put réussir et dut abandonner la direction des travaux, qui furent repris par les conducteurs des ponts et chaussées. Il resta toutefois attaché à l’opération du sondage proprement dit. Pour curer le puits, on fut obligé de creuser tout au tour un nouveau puits de 53 mètres de profondeur, ayant 3 mèt. de diamètre pour les deux premiers tiers de la hauteur, et 1 mètre 70 pour le tiers restant. Ce puits auxiliaire fut soutenu par des tubes en fonte de 0 mèt. 035 d’épaisseur. Lorsque le puits fut curé, on continua le sondage, et l’on atteignit l’eau à une profondeur de 570 mètres. Toutefois l’eau s’arrêta au-dessous de l’orifice du puits. On descendit alors dans le tube principal un second tube plus étroit de 52 mètres de longueur, et l’on reprit le sondage avec activité. Enfin, le 24 septembre l’eau jaillit avec force et déborda. Le débit était de 15,000 mètres cubes en 24 heures ; il s’éleva peu à peu jusqu’à 20,000 mètres cubes. L’eau a une température de 28 degrés. Comme on {{Corr|le|}} l’avait pressenti, le débit du puits de Grenelle a été influencé par le percement du puits de Passy ; il est tombé de 900 mètres cubes à 770 mètres cubes en 24 heures. Il est certain que de nouveaux puits creusés dans le même bassin affaibliraient le débit de ces puits ; néanmoins, il doit y avoir avantage à pratiquer de nouveaux forages, la somme des débits devant être plus considérable que le débit des deux puits dont nous venons de parler.
Actuellement on creuse dans Paris deux ''puits artésiens'', l’un sur la Butte-aux-Cailles
près de Bicêtre, l’autre à la Villette. La ville de Paris pourra ainsi disposer chaque jour d’une énorme quantité d’eau, et l’employer à différents services publics, principalement à l’arrosage des grandes voies et des squares récemment créés. Les détails suivants, que nous empruntons à l’un de nos journaux (10 avril 1865), donneront à nos lecteurs une idée des difficultés que présente le forage des ''puits artésiens.''
« Les travaux du ''puits artésien'' de la Butte-aux-Cailles, treizième arrondissement, sont poussés avec une grande activité, et l’œuvre en est aujourd’hui à une profondeur de 61 mètres, c’est-à-dire à 50 centimètres au-dessus du niveau de la mer.
Pour en arriver là, il a fallu traverser des argiles de diverses natures, un banc de sable, des calcaires grossiers, des calcaires pisolithiques et des marnes, et, quoiqu’on n’ait pas eu à vaincre ici toutes les difficultés qu’on a rencontrées au ''puits artésien'' de la Chapelle, il y a eu néanmoins différents obstacles qu’on a surmontés très-heureusement.
Après la nappe qu’on a rencontrée à la cote 24 (au-dessus du niveau de la mer), et qu’on a arrêtée au moyen d’une tonne en fer, une seconde nappe a été rencontrée à la cote 18 et a été arrêtée par un cuvelage en bois, qui a été descendu douve par douve, et qui a été ensuite noyé dans la maçonnerie.
À la cote 17 mèt. 50 c., on est entré dans les argiles panachées, et la maçonnerie a pu
être continuée sans contre-temps jusqu’à la cote 5. Cette maçonnerie s’est exécutée par zones annulaires de 1 mèt. 50 c. de haut chacune ; chaque anneau, en meulière, forme extérieurement, et à moitié de sa hauteur, un renflement considérable qui s’enchâsse dans
les parois de l’argile, de sorte qu’il s’y trouve solidement accroché, qu’il ne pèse pas sur l’anneau qui lui succède, et que la charge, au lieu de s’appuyer sur la base de la maçonnerie, qui s’en trouverait écrasée, est ainsi sagement répartie dans toute la hauteur. À la cote 5, on a rencontré les pisolithes, sorte de cailloux ronds du milieu desquels l’eau s’échappa en abondance : il fallut alors avoir recours aux épuisements, et, grâce à une pompe de vingt chevaux de force, on vint à bout de dominer cette nappe et de construire une chemise de briques, derrière laquelle un coulis de ciment formant doublure arrêta tous les suintements.
À cette profondeur existe une espèce de chambre ; des retraites successives de 20 centimètres de profondeur chacune sont pratiquées de 50 en 50 centimètres, jusqu’à ce que
le puits ait fini par avoir quatre mètrès de diamètre en dedans œuvre.
À quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, les travailleurs rencontrèrent les premières couches de terrains crétacés : ce sont des alluvions où la craie commence à se montrer mêlée à d’autres matières ; elle précède le banc de craie pure. On y trouve des roches perdues, dont quelques-unes sont d’assez grande dimension : une de ces roches a été
coupée à peu près par la moitié, et le bloc qu’on en a retiré pèse 560 kilog. On y trouve
aussi des espèces d’oolithes, dont la grosseur varie depuis celle du poing jusqu’à celle de la tête : l’enveloppe en est extrêmement dure, mais la plupart de ceux qu’on a fendus
ont l’intérieur beaucoup plus tendre ; quelques-uns renferment au milieu une petite partie
vide, et dans l’un d’eux la cavité médiane recelait de l’eau : depuis combien de siècles ce liquide est-il emprisonné dans ce caillou ?
Au-dessus du banc de craie, qu’on ne va pas tarder à aborder, se trouve une nappe très-puissante qui fournit en ce moment 900 litres à la minute ; or, les pompes d’épuisement pouvant en expulser 1,100 dans le même laps de temps, il y a bénéfice de 200 litres ; mais il faut tenir compte des temps d’arrêt occasionnés, soit par une réparation quelconque dans la machine, soit par toute autre cause fortuite, et pendant lesquels le liquide arrive toujours avec la même abondance.
Quand on aura atteint le banc de craie ■
pure, le travail sera beaucoup plus facile : r
puisqu’on sera dans une partie solide, qui
n’aura pas.besoin de murMe soutènement, et.
qu’on n’aura pas à craindre la rencontre, de ?
nappes importunes. ; les 500 mètres de craie,
seront donc percés sans obstacle probable., !
Après, la traversée de ce banc et dès sables’
verts, ’ on arrivera a la nappe artésiennéqiùj
alimente les puits de Grenelle et de Passy’ ;’.
mais tout ne sera pas dit.alors pour te puits,
de la Butte-aux-Cailles, et ce sera, au, cqn-r, ’,
traire le commencement de là phase la ’plus
difficile des travaux ; car, pour ne pas appauvrir
le rendement dés deux premiers, il faudra ’
traverser cette nappe, en trouer la cuvette, ^
et aller chercher une happe nouvelle beaucoup
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C’est surtout dans certaines parties de l’Aigériè
que lès ''puits artésiens'' peuvent être d’ùrièç
immense utilité, en fourhissant’une eau abondante
à une contrée qui en est presqué ëntiè-’
rement privée. La constitution géologique du’
Sahara a fait reconnaître l’existence d’une,
nappe d’eau souterrainé suivant toutes les ’
ondulations du sol, et formant une série dé j
bassins étages qui se déversent les uns dans
les autres du nord au sud. Cette nappé d’eau
est à une profondeur qui peut varier entre.
40 et 100 mètres. En certains points, il existé
plusieurs couches liquides superposées ; dç •
sorte que la sonde pourrait faire jaillir en ces’
pdirits plusieurs sources provenant de différentes
profondeurs. Les populations du Sahara1
ont toujours eu connaissance de cette nappé.’1
Dans ’les temps anciens, comme de nos jours ;
les indigènes ont creusé des puits à eaux "jail- ’
lissantes ; mais de tout temps ils n’ont employé
pour ce travail que des moyens grossiers^’.
Aussi leur fallait-il plusieurs années pour !
creuser un puits de 50 à 60 mètres. Ils étaient’*
arrêtés lorsque ; au lieu-de sable, ils réneontraient
des roches un peu dures, et abandon- ’
naient leur travail alors, -qu’il’ne restait plus''
que quelques mètres à creuser pour arriver à
la nappe jaillissante.
En’ 1856, grâce à l’initiative dii général ;, ’
Desvaux, un premier puits fut creusé^ans le
Sahara oriental : le forage né dura que quarante
jours ;’à 60 mètres dé profondeur on ’■
atteignit la nappe qui fournit immédiatement..
urieeau très-abondante (4 ;5Ô0 litres par minute).
Cette merveille excita la joie des Arabes’,
qui organisèrent une "grande, fête "eh ;
l’honneur de la ''Fontaine de la paix :'' c’est ’
ainsi qu’ils nommèrent le puits. Sur plusieurs^
points, l’armée a été employée au forage.
Deux puits ayant été ouverts dans une région
déserte, une tribu entière, le cheik en têtëf se
mit k construire un village, à planter des
Ealmiers, et’elle.renonça à la vie nomade.’oasis de Sidi-Roched, jadis brillante, dépérissait
parce qu’elle manquait d’eau. Un’puits
dôhnant’4,300 litres d’eau par minute y’fut
creusé par nos soldats. À la vue de cette eau,)
qui devait ramener l’abondance ; la tribu ne ’
se contint plus de joie, et le cheik, ’tombant il''
genoux, remercia Dieu de lui avoir envoyé les ’
Français pour lui rendre son oasis’renouvelée.1 ’En 1860, il existait dans le Sahara oriental, ’
50’ ''puits forés'', donnant chacun, en moyenne,
735 litres d’eau par minute, ou 1,058, mètres j
cubes en 24, heures. Grâce à’cette eau àbon-’,
dante, les nombreuses oasis en ruines se sonV
relevées, dés palmiers et dés arbres„fruitiers,
vont été plantés, des populations, ’nomades
jusqu’alors, se sohifixées dans le désert., j’, a
Dans diverses’.parties de la France, on.af,
creusé des ''puits artésiens'' pour en employer.,
l’eàû comme force motrice. Dans les départe—, !
mentsdu nord, où la nappe aquifereest située.,
h une faible profondeur, on trouve beaucoup
de moulins dont les roues sont mises en mouveinent
par un ou plusieurs ''puits artésiens.'' A ;
Tours, dans une manufacture de ’soie, M. ''De-'',
gousééen à foré un de, Ï40 mètres de profondeur :
il en sort 1,100, litres d’èau par minute,
et cette eaù tombe dans’les augete d’une roue
de 7 mètres de diamètre, qui met’en riiouve7,
ment tous lesmétiers.dé la manufacture.
Ailleurs, on a utilisé les eaux toujours pures ;
et toujours également abondantes des’fontaines
jaillissantes pour créer des ''cressonnières ''
artificielles." On cite eh> ce genre les, cressonnières
d’Erfurt (Allemagne), dont le produit
annuel s’élève, dit-on, à près dé 300,000 fr.
Ainsi, le forage des ''puits artésiens'' a donné,
dans ces derniers temps.des résultats qui,
tiennent du merveilleux. Ilyaquelques.sièeles.. ;
M. Mulot, dont le. nomrrestera : certainement,
attaché à cette puissante, manifestation, du,
génie de l’homme, eût été infailliblement accusé. !
de sorcellerie : dans notre siècle, il n’est plus
qùjun ingénieur habile ; il eût semé la terreur, j
autour de lui : il n’a plus droit qu’à une curie-,site
bienveillante et à une admiration désintéressée.
La sonde a remplacé la baguette
magique déMoïse ou des nécromanciens du,
moyen âge, et, comme le torrent jaillit.autre-.,
fois des rochers arides, M. Mulot a forcé dôj
se produire au grand jour cettéirr.mqns* nappe
donde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au
dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cettéascension de l’eau est une
conséquence de cette loi de physique que tout
liquide s’élève toujours à la même hauteur
dans des vases communiquants. Soit À un<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
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Après avoir rasé la partie de la tempe qui correspond à l’artère temporale, on l’incise dans toute son épaisseur, le sang sort rouge, vermeil et par jets saccadés. Lorsque l’écoulement a été reconnu suffisant, on opère la ligature, ou bien on comprime dans l’endroit de la plaie à l’aide d’un bandage propre à appliquer fortement les extrémités coupées sur la surface osseuse placée au-dessous.
La section de l’''artère humérale'', ou d’une des artères du bras, est un accident qui se présente quelquefois comme complication malheureuse de la saignée des veines du pli du
coude. On y remédie par la compression ou par la double ligature des extrémités coupées.
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'''ARTÉRIOTOMIQUE''' adj. (ar-té-ri-o-to-mi-ke — rad. ''artériotomie''). Anat. Qui a rapport à l’artériotomie.
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'''ARTÉRTOTREPSIE''' s. f. (ar-té-ri-o-trè-psî — du gr. ''artêria'', artère ; ''trepsis'', torsion). Chir. Torsion des artères pour les oblitérer.
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'''ARTÉRITE''' s. f. (ar-té-ri-te — rad. ''artère''). Pathol. Inflammation des artères.
— '''Encycl'''. L’inflammation des artères, ou
''artérite'', est ordinairement bornée à la tunique
externe de ces vaisseaux. C’est une affection
rare, dont les causes sont généralement obscures,
et qui présente les caractères suivants :
rougeur persistante, infiltration sanguine, présence
d’une concrétion pseudo-membraneuse
ou d’un caillot fibrineux dans l’artère, au niveau
du point malade ; tension particulière sur
le trajet de l’artère, qui ressemble à une corde
tendue, pulsations fortes et précipitées, douleurs
vives et profondes, avec sensation de
brûlure. On observe quelquefois une gangrène
spontanée, suite nécessaire de l’oblitération
d’un tronc artériel important, lorsque
la circulation collatérale ne réussit pas à alimenter
les organes qui recevaient le sang de
l’artère malade. Des saignées générales et
locales, des cataplasmes et des bains émollients
prolongés sont les moyens qu’on emploie
le plus ordinairement, mais qui n’arrivent pas
toujours à arrêter les progrès de la maladie.
Dans un grand nombre de cas, l’''artérite'' paraît
être le point de départ de la plupart des affections
dont le tissu artériel peut être atteint.
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'''ARTÈS''' s. m. (ar-tèss). Astron. Nom que les Égyptiens donnaient à la planète Mars.
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'''ARTESIA''', nom latin de l’Artois.
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'''ARTÉSIEN, IENNE''' s. et adj. (ar-té-zi-ain, è-ne — du bas lat. ''artesianus'', tiré d’''Atrebates'', nom de la peuplade gauloise qui habitait l’Artois). Géogr. Habitant de l’Artois ; qui appartient à cette ancienne province ou à ses habitants : ''Un'' {{sc|Artésien.}} ''Épouser une'' {{sc|Artésienne.}} ''Les produits'' {{sc|artésiens.}}
— ''Puits artésien.'' (V. {{sc|Puits.)}} ‖ ''Eaux artésiennes'', Provenant d’un puits artésien.
— '''Encycl'''. ''Puits artésiens ou forés.'' Dans les puits ordinaires, l’eau ne s’élève pas, elle reste à la partie inférieure du trou creusé dans le sol. Pour l’utiliser, il faut la puiser avec des engins spéciaux, tels que seaux descendus au moyen d’un treuil ou d’une poulie fixe. Dans les ''puits artésiens'' ou forés à la
{{Centré|[[Image:T1-p719-Artesien-redresse.png|500px|center]]}}
sonde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cette ascension de l’eau est une conséquence de cette loi de physique que tout liquide s’élève toujours à la même hauteur dans des vases communicants. Soit A un bassin naturel dont les eaux s’infiltrent dans une couche B perméable, comprise entre deux
couches imperméables et fortement inclinées C et C′. Soit B′ une couche perméable, un lit de sable par exemple, à peu près horizontale, reposant sur une couche imperméable D, un lit d’argile, et recouverte d’une série de couches perméables D′, calcaire ou craie. Les eaux de pluie, lorsqu’elles sont suffisamment abondantes, filtrent à travers les fissures des
calcaires et viennent s’amasser dans les sables de la couche B′, sans pouvoir pénétrer plus
profondément, arrêtées par la couche imperméable D. Elles forment ainsi une nappe d’eau
souterraine. De même les eaux du bassin A s’infiltrant dans là couche B, forment un cours
d’eau qui suit toutes les sinuosités de la couche inférieure C′, et qui tend à remonter à la même hauteur que dans le bassin A. Si l’on creuse dans le sol le puits P, jusqu’à la rencontre de la couche B′, l’eau s’élèvera en M à la même hauteur qu’à l’extérieur du puits, et P sera un puits ordinaire. Si l’on perce le sol jusqu’à la couche B, le puits P′ et le bassin A se trouveront mis en communication par la couche B. Alors l’eau s’élèvera dans P′ en N à la même hauteur que dans le bassin A. P′ sera donc un puits ''artésien.''
On voit, par cette coupe purement théorique, qu’on ne peut obtenir une eau jaillissante qu’autant que l’on rencontre une couche aquifère en communication avec des réservoirs naturels plus élevés que la surface du sol où l’on fore le puits, ou se relevant et venant affleurer à une hauteur plus grande.
Les puits ordinaires sont larges ; les parois sont soutenues par un mur en maçonnerie. Les
''puits artésiens'' sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle superposés.
Les anciens connaissaient l’art de forer la terre pour en faire jaillir des sources. On trouve des puits forés dans l’Asie Mineure, en Perse, en Égypte. En Algérie, et dans le
désert du Sahara, on a observé des traces de puits qui devaient être des puits à eaux jaillissantes. Depuis les temps les plus reculés, les Chinois creusent avec habileté des ''puits forés'' très-profonds. En France, le plus ancien ''puits foré'' connu paraît dater du {{s|xii}} : c’est celui de l’ancien couvent des Chartreux, à Lillers dans l’''Artois''. L’art du forage s’est conservé dans cette province, ce qui a fait donner à ces puits le nom de ''puits artésiens.'' Jusqu’au commencement de ce siècle, les procédés et les instruments ont toujours été les mêmes. En 1818, sur le rapport de {{sc|M.|de}} Thury, la Société d’encouragement ouvrit un concours sur les perfectionnements à apporter à l’art de forer les puits. Depuis cette époque, grâce aux efforts de la Société d’encouragement et de la Société centrale d’agriculture, cet art fit de rapides progrès. Les mémoires publiés mirent en évidence toute l’importance des fontaines artésiennes ; aussi les ''puits forés'' se multiplièrent-ils rapidement dans toute l’Europe. Les derniers perfectionnements sont dus à {{MM.|Mulot}} et Kind. C’est {{M.|Mulot}}, ingénieur français, qui a foré le puits de Grenelle. {{M.|Kind}}, ingénieur saxon, a adopté et perfectionné les procédés chinois, et, après avoir percé avec succès des puits en Allemagne, a entrepris le forage du puits de Passy.
Les deux puits de Grenelle et de Passy sont percés à travers les terrains tertiaires et la craie ; ils pénètrent jusqu’à une couche aquifère (grès verts), inférieure à la craie, qui se relève au nord-est du bassin de Paris à une hauteur d’environ 40 mètres.
L’étude géologique du sol de Paris ne laissait aucun doute sur le succès de ces deux opérations. Toute la difficulté consistait dans le forage, la couche aquifère étant à près de 600 mètres au-dessous du sol.
Le puits de Grenelle, commencé le 24 décembre 1833, ne fut terminé que le 26 février 1841. La longue durée de ce travail tient à ce que {{M.|Mulot}} ne put commencer ses opérations qu’avec un matériel très-imparfait, qu’il perfectionna peu à peu, et qu’il ne disposa, pour force motrice, que d’un manége mis en mouvement par quelques chevaux. Plusieurs accidents survenus à diverses époques causèrent aussi des retards fâcheux. En 1835, on avait atteint une profondeur d’environ 400 mètres, lorsqu’une cuiller d’un poids énorme tomba au fond du puits. On dut la retirer, et on ne put le faire qu’en la réduisant en morceaux ; il fallut donc trouver des moyens pour opérer à une si grande profondeur avec des ciseaux et des limes de grande dimension, et cela demanda quatorze mois. La profondeur du puits est de 550 mètres. L’eau, dont la température est de 28 degrés centigrades, s’élève à une hauteur de 34 mètres, 10 au-dessus du sol, au moyen d’une colonne en fonte qui la déverse dans des bassins. Si le forage eût été poussé jusqu’à la couche aquifère, qu’on suppose située à 250 mètres au-dessous de celle à laquelle on s’est arrêté, ce puits serait pour la ville de Paris une véritable source thermale donnant l’eau à la température des bains chauds.
Grâce à de nouveaux instruments de forage, à la vapeur employée comme moteur à la connaissance parfaite de la nature et de l’épaisseur des couches à percer, le forage du puits de Passy a marché rapidement. Commencé le 15 septembre 1855, le puits atteignait 528 mètres au mois de mars 1857. Les travaux furent alors interrompus par un accident imprévu : les tuyaux de tôle, qu’on descendait dans le puits pour maintenir les terres, cédèrent
sous la pression du sol, et s’écrasèrent complètement, à une profondeur de 52 mètres.
{{M.|Kind}} s’était engagé avec le conseil municipal de Paris à terminer le forage en deux
ans. Il fit tous ses efforts pour retirer les tubes écrasés ; il n’y put réussir et dut abandonner la direction des travaux, qui furent repris par les conducteurs des ponts et chaussées. Il resta toutefois attaché à l’opération du sondage proprement dit. Pour curer le puits, on fut obligé de creuser tout au tour un nouveau puits de 53 mètres de profondeur, ayant 3 mèt. de diamètre pour les deux premiers tiers de la hauteur, et 1 mètre 70 pour le tiers restant. Ce puits auxiliaire fut soutenu par des tubes en fonte de 0 mèt. 035 d’épaisseur. Lorsque le puits fut curé, on continua le sondage, et l’on atteignit l’eau à une profondeur de 570 mètres. Toutefois l’eau s’arrêta au-dessous de l’orifice du puits. On descendit alors dans le tube principal un second tube plus étroit de 52 mètres de longueur, et l’on reprit le sondage avec activité. Enfin, le 24 septembre l’eau jaillit avec force et déborda. Le débit était de 15,000 mètres cubes en 24 heures ; il s’éleva peu à peu jusqu’à 20,000 mètres cubes. L’eau a une température de 28 degrés. Comme on {{Corr|le|}} l’avait pressenti, le débit du puits de Grenelle a été influencé par le percement du puits de Passy ; il est tombé de 900 mètres cubes à 770 mètres cubes en 24 heures. Il est certain que de nouveaux puits creusés dans le même bassin affaibliraient le débit de ces puits ; néanmoins, il doit y avoir avantage à pratiquer de nouveaux forages, la somme des débits devant être plus considérable que le débit des deux puits dont nous venons de parler.
Actuellement on creuse dans Paris deux ''puits artésiens'', l’un sur la Butte-aux-Cailles
près de Bicêtre, l’autre à la Villette. La ville de Paris pourra ainsi disposer chaque jour d’une énorme quantité d’eau, et l’employer à différents services publics, principalement à l’arrosage des grandes voies et des squares récemment créés. Les détails suivants, que nous empruntons à l’un de nos journaux (10 avril 1865), donneront à nos lecteurs une idée des difficultés que présente le forage des ''puits artésiens.''
« Les travaux du ''puits artésien'' de la Butte-aux-Cailles, treizième arrondissement, sont poussés avec une grande activité, et l’œuvre en est aujourd’hui à une profondeur de 61 mètres, c’est-à-dire à 50 centimètres au-dessus du niveau de la mer.
Pour en arriver là, il a fallu traverser des argiles de diverses natures, un banc de sable, des calcaires grossiers, des calcaires pisolithiques et des marnes, et, quoiqu’on n’ait pas eu à vaincre ici toutes les difficultés qu’on a rencontrées au ''puits artésien'' de la Chapelle, il y a eu néanmoins différents obstacles qu’on a surmontés très-heureusement.
Après la nappe qu’on a rencontrée à la cote 24 (au-dessus du niveau de la mer), et qu’on a arrêtée au moyen d’une tonne en fer, une seconde nappe a été rencontrée à la cote 18 et a été arrêtée par un cuvelage en bois, qui a été descendu douve par douve, et qui a été ensuite noyé dans la maçonnerie.
À la cote 17 mèt. 50 c., on est entré dans les argiles panachées, et la maçonnerie a pu
être continuée sans contre-temps jusqu’à la cote 5. Cette maçonnerie s’est exécutée par zones annulaires de 1 mèt. 50 c. de haut chacune ; chaque anneau, en meulière, forme extérieurement, et à moitié de sa hauteur, un renflement considérable qui s’enchâsse dans
les parois de l’argile, de sorte qu’il s’y trouve solidement accroché, qu’il ne pèse pas sur l’anneau qui lui succède, et que la charge, au lieu de s’appuyer sur la base de la maçonnerie, qui s’en trouverait écrasée, est ainsi sagement répartie dans toute la hauteur. À la cote 5, on a rencontré les pisolithes, sorte de cailloux ronds du milieu desquels l’eau s’échappa en abondance : il fallut alors avoir recours aux épuisements, et, grâce à une pompe de vingt chevaux de force, on vint à bout de dominer cette nappe et de construire une chemise de briques, derrière laquelle un coulis de ciment formant doublure arrêta tous les suintements.
À cette profondeur existe une espèce de chambre ; des retraites successives de 20 centimètres de profondeur chacune sont pratiquées de 50 en 50 centimètres, jusqu’à ce que
le puits ait fini par avoir quatre mètrès de diamètre en dedans œuvre.
À quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, les travailleurs rencontrèrent les premières couches de terrains crétacés : ce sont des alluvions où la craie commence à se montrer mêlée à d’autres matières ; elle précède le banc de craie pure. On y trouve des roches perdues, dont quelques-unes sont d’assez grande dimension : une de ces roches a été
coupée à peu près par la moitié, et le bloc qu’on en a retiré pèse 560 kilog. On y trouve
aussi des espèces d’oolithes, dont la grosseur varie depuis celle du poing jusqu’à celle de la tête : l’enveloppe en est extrêmement dure, mais la plupart de ceux qu’on a fendus
ont l’intérieur beaucoup plus tendre ; quelques-uns renferment au milieu une petite partie
vide, et dans l’un d’eux la cavité médiane recelait de l’eau : depuis combien de siècles ce liquide est-il emprisonné dans ce caillou ?
Au-dessus du banc de craie, qu’on ne va pas tarder à aborder, se trouve une nappe très-puissante qui fournit en ce moment 900 litres à la minute ; or, les pompes d’épuisement pouvant en expulser 1,100 dans le même laps de temps, il y a bénéfice de 200 litres ; mais il faut tenir compte des temps d’arrêt occasionnés, soit par une réparation quelconque dans la machine, soit par toute autre cause fortuite, et pendant lesquels le liquide arrive toujours avec la même abondance.
Quand on aura atteint le banc de craie pure, le travail sera beaucoup plus facile, puisqu’on sera dans une partie solide, qui n’aura pas besoin de mur de soutènement, et qu’on n’aura pas à craindre la rencontre de nappes importunes : les 500 mètres de craie seront donc percés sans obstacle probable. Après la traversée de ce banc et des sables verts, on arrivera à la nappe artésienne qui alimente les puits de Grenelle et de Passy ;
mais tout ne sera pas dit alors pour le puits de la Butte-aux-Cailles, et ce sera au contraire le commencement de la phase la plus difficile des travaux ; car, pour ne pas appauvrir le rendement des deux premiers, il faudra traverser cette nappe, en trouer la cuvette, et aller chercher une nappe nouvelle beaucoup plus bas, à travers des couches inexplorées jusqu’ici. »
C’est surtout dans certaines parties de l’Aigériè
que lès ''puits artésiens'' peuvent être d’ùrièç
immense utilité, en fourhissant’une eau abondante
à une contrée qui en est presqué ëntiè-’
rement privée. La constitution géologique du’
Sahara a fait reconnaître l’existence d’une,
nappe d’eau souterrainé suivant toutes les ’
ondulations du sol, et formant une série dé j
bassins étages qui se déversent les uns dans
les autres du nord au sud. Cette nappé d’eau
est à une profondeur qui peut varier entre.
40 et 100 mètres. En certains points, il existé
plusieurs couches liquides superposées ; dç •
sorte que la sonde pourrait faire jaillir en ces’
pdirits plusieurs sources provenant de différentes
profondeurs. Les populations du Sahara1
ont toujours eu connaissance de cette nappé.’1
Dans ’les temps anciens, comme de nos jours ;
les indigènes ont creusé des puits à eaux "jail- ’
lissantes ; mais de tout temps ils n’ont employé
pour ce travail que des moyens grossiers^’.
Aussi leur fallait-il plusieurs années pour !
creuser un puits de 50 à 60 mètres. Ils étaient’*
arrêtés lorsque ; au lieu-de sable, ils réneontraient
des roches un peu dures, et abandon- ’
naient leur travail alors, -qu’il’ne restait plus''
que quelques mètres à creuser pour arriver à
la nappe jaillissante.
En’ 1856, grâce à l’initiative dii général ;, ’
Desvaux, un premier puits fut creusé^ans le
Sahara oriental : le forage né dura que quarante
jours ;’à 60 mètres dé profondeur on ’■
atteignit la nappe qui fournit immédiatement..
urieeau très-abondante (4 ;5Ô0 litres par minute).
Cette merveille excita la joie des Arabes’,
qui organisèrent une "grande, fête "eh ;
l’honneur de la ''Fontaine de la paix :'' c’est ’
ainsi qu’ils nommèrent le puits. Sur plusieurs^
points, l’armée a été employée au forage.
Deux puits ayant été ouverts dans une région
déserte, une tribu entière, le cheik en têtëf se
mit k construire un village, à planter des
Ealmiers, et’elle.renonça à la vie nomade.’oasis de Sidi-Roched, jadis brillante, dépérissait
parce qu’elle manquait d’eau. Un’puits
dôhnant’4,300 litres d’eau par minute y’fut
creusé par nos soldats. À la vue de cette eau,)
qui devait ramener l’abondance ; la tribu ne ’
se contint plus de joie, et le cheik, ’tombant il''
genoux, remercia Dieu de lui avoir envoyé les ’
Français pour lui rendre son oasis’renouvelée.1 ’En 1860, il existait dans le Sahara oriental, ’
50’ ''puits forés'', donnant chacun, en moyenne,
735 litres d’eau par minute, ou 1,058, mètres j
cubes en 24, heures. Grâce à’cette eau àbon-’,
dante, les nombreuses oasis en ruines se sonV
relevées, dés palmiers et dés arbres„fruitiers,
vont été plantés, des populations, ’nomades
jusqu’alors, se sohifixées dans le désert., j’, a
Dans diverses’.parties de la France, on.af,
creusé des ''puits artésiens'' pour en employer.,
l’eàû comme force motrice. Dans les départe—, !
mentsdu nord, où la nappe aquifereest située.,
h une faible profondeur, on trouve beaucoup
de moulins dont les roues sont mises en mouveinent
par un ou plusieurs ''puits artésiens.'' A ;
Tours, dans une manufacture de ’soie, M. ''De-'',
gousééen à foré un de, Ï40 mètres de profondeur :
il en sort 1,100, litres d’èau par minute,
et cette eaù tombe dans’les augete d’une roue
de 7 mètres de diamètre, qui met’en riiouve7,
ment tous lesmétiers.dé la manufacture.
Ailleurs, on a utilisé les eaux toujours pures ;
et toujours également abondantes des’fontaines
jaillissantes pour créer des ''cressonnières ''
artificielles." On cite eh> ce genre les, cressonnières
d’Erfurt (Allemagne), dont le produit
annuel s’élève, dit-on, à près dé 300,000 fr.
Ainsi, le forage des ''puits artésiens'' a donné,
dans ces derniers temps.des résultats qui,
tiennent du merveilleux. Ilyaquelques.sièeles.. ;
M. Mulot, dont le. nomrrestera : certainement,
attaché à cette puissante, manifestation, du,
génie de l’homme, eût été infailliblement accusé. !
de sorcellerie : dans notre siècle, il n’est plus
qùjun ingénieur habile ; il eût semé la terreur, j
autour de lui : il n’a plus droit qu’à une curie-,site
bienveillante et à une admiration désintéressée.
La sonde a remplacé la baguette
magique déMoïse ou des nécromanciens du,
moyen âge, et, comme le torrent jaillit.autre-.,
fois des rochers arides, M. Mulot a forcé dôj
se produire au grand jour cettéirr.mqns* nappe
donde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au
dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cettéascension de l’eau est une
conséquence de cette loi de physique que tout
liquide s’élève toujours à la même hauteur
dans des vases communiquants. Soit À un<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
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2026-05-08T11:22:57Z
Miruts
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTÉRIOTOMIE s. f."/>du vaisseau. Ces considérations ont fait borner l’''artériotomie'' à l’ouverture de l’artère temporale, à laquelle d’ailleurs on recourt rarement. Cette opération pourrait être également pratiquée sur l’artère occipitale, ou sur le tronc artériel qui passe en avant de l’oreille.
Après avoir rasé la partie de la tempe qui correspond à l’artère temporale, on l’incise dans toute son épaisseur, le sang sort rouge, vermeil et par jets saccadés. Lorsque l’écoulement a été reconnu suffisant, on opère la ligature, ou bien on comprime dans l’endroit de la plaie à l’aide d’un bandage propre à appliquer fortement les extrémités coupées sur la surface osseuse placée au-dessous.
La section de l’''artère humérale'', ou d’une des artères du bras, est un accident qui se présente quelquefois comme complication malheureuse de la saignée des veines du pli du
coude. On y remédie par la compression ou par la double ligature des extrémités coupées.
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'''ARTÉRIOTOMIQUE''' adj. (ar-té-ri-o-to-mi-ke — rad. ''artériotomie''). Anat. Qui a rapport à l’artériotomie.
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'''ARTÉRTOTREPSIE''' s. f. (ar-té-ri-o-trè-psî — du gr. ''artêria'', artère ; ''trepsis'', torsion). Chir. Torsion des artères pour les oblitérer.
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'''ARTÉRITE''' s. f. (ar-té-ri-te — rad. ''artère''). Pathol. Inflammation des artères.
— '''Encycl'''. L’inflammation des artères, ou
''artérite'', est ordinairement bornée à la tunique
externe de ces vaisseaux. C’est une affection
rare, dont les causes sont généralement obscures,
et qui présente les caractères suivants :
rougeur persistante, infiltration sanguine, présence
d’une concrétion pseudo-membraneuse
ou d’un caillot fibrineux dans l’artère, au niveau
du point malade ; tension particulière sur
le trajet de l’artère, qui ressemble à une corde
tendue, pulsations fortes et précipitées, douleurs
vives et profondes, avec sensation de
brûlure. On observe quelquefois une gangrène
spontanée, suite nécessaire de l’oblitération
d’un tronc artériel important, lorsque
la circulation collatérale ne réussit pas à alimenter
les organes qui recevaient le sang de
l’artère malade. Des saignées générales et
locales, des cataplasmes et des bains émollients
prolongés sont les moyens qu’on emploie
le plus ordinairement, mais qui n’arrivent pas
toujours à arrêter les progrès de la maladie.
Dans un grand nombre de cas, l’''artérite'' paraît
être le point de départ de la plupart des affections
dont le tissu artériel peut être atteint.
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'''ARTÈS''' s. m. (ar-tèss). Astron. Nom que les Égyptiens donnaient à la planète Mars.
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'''ARTESIA''', nom latin de l’Artois.
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'''ARTÉSIEN, IENNE''' s. et adj. (ar-té-zi-ain, è-ne — du bas lat. ''artesianus'', tiré d’''Atrebates'', nom de la peuplade gauloise qui habitait l’Artois). Géogr. Habitant de l’Artois ; qui appartient à cette ancienne province ou à ses habitants : ''Un'' {{sc|Artésien.}} ''Épouser une'' {{sc|Artésienne.}} ''Les produits'' {{sc|artésiens.}}
— ''Puits artésien.'' (V. {{sc|Puits.)}} ‖ ''Eaux artésiennes'', Provenant d’un puits artésien.
— '''Encycl'''. ''Puits artésiens ou forés.'' Dans les puits ordinaires, l’eau ne s’élève pas, elle reste à la partie inférieure du trou creusé dans le sol. Pour l’utiliser, il faut la puiser avec des engins spéciaux, tels que seaux descendus au moyen d’un treuil ou d’une poulie fixe. Dans les ''puits artésiens'' ou forés à la
{{Centré|[[Image:T1-p719-Artesien-redresse.png|500px|center]]}}
sonde, l’eau s’élève et jaillit d’elle-même au dessus du sol, à une hauteur plus ou moins
considérable. Cette ascension de l’eau est une conséquence de cette loi de physique que tout liquide s’élève toujours à la même hauteur dans des vases communicants. Soit A un bassin naturel dont les eaux s’infiltrent dans une couche B perméable, comprise entre deux couches imperméables et fortement inclinées C et C′. Soit B′ une couche perméable, un lit de sable par exemple, à peu près horizontale, reposant sur une couche imperméable D, un lit d’argile, et recouverte d’une série de couches perméables D′, calcaire ou craie. Les eaux de pluie, lorsqu’elles sont suffisamment abondantes, filtrent à travers les fissures des calcaires et viennent s’amasser dans les sables de la couche B′, sans pouvoir pénétrer plus profondément, arrêtées par la couche imperméable D. Elles forment ainsi une nappe d’eau souterraine. De même les eaux du bassin A s’infiltrant dans là couche B, forment un cours d’eau qui suit toutes les sinuosités de la couche inférieure C′, et qui tend à remonter à la même hauteur que dans le bassin A. Si l’on creuse dans le sol le puits P, jusqu’à la rencontre de la couche B′, l’eau s’élèvera en M à la même hauteur qu’à l’extérieur du puits, et P sera un puits ordinaire. Si l’on perce le sol jusqu’à la couche B, le puits P′ et le bassin A se trouveront mis en communication par la couche B. Alors l’eau s’élèvera dans P′ en N à la même hauteur que dans le bassin A. P′ sera donc un puits ''artésien.''
On voit, par cette coupe purement théorique, qu’on ne peut obtenir une eau jaillissante qu’autant que l’on rencontre une couche aquifère en communication avec des réservoirs naturels plus élevés que la surface du sol où l’on fore le puits, ou se relevant et venant affleurer à une hauteur plus grande.
Les puits ordinaires sont larges ; les parois sont soutenues par un mur en maçonnerie. Les
''puits artésiens'' sont étroits ; les terres y sont soutenues par des tubes en tôle superposés.
Les anciens connaissaient l’art de forer la terre pour en faire jaillir des sources. On trouve des puits forés dans l’Asie Mineure, en Perse, en Égypte. En Algérie, et dans le désert du Sahara, on a observé des traces de puits qui devaient être des puits à eaux jaillissantes. Depuis les temps les plus reculés, les Chinois creusent avec habileté des ''puits forés'' très-profonds. En France, le plus ancien ''puits foré'' connu paraît dater du {{s|xii}} : c’est celui de l’ancien couvent des Chartreux, à Lillers dans l’''Artois''. L’art du forage s’est conservé dans cette province, ce qui a fait donner à ces puits le nom de ''puits artésiens.'' Jusqu’au commencement de ce siècle, les procédés et les instruments ont toujours été les mêmes. En 1818, sur le rapport de {{sc|M.|de}} Thury, la Société d’encouragement ouvrit un concours sur les perfectionnements à apporter à l’art de forer les puits. Depuis cette époque, grâce aux efforts de la Société d’encouragement et de la Société centrale d’agriculture, cet art fit de rapides progrès. Les mémoires publiés mirent en évidence toute l’importance des fontaines artésiennes ; aussi les ''puits forés'' se multiplièrent-ils rapidement dans toute l’Europe. Les derniers perfectionnements sont dus à {{MM.|Mulot}} et Kind. C’est {{M.|Mulot}}, ingénieur français, qui a foré le puits de Grenelle. {{M.|Kind}}, ingénieur saxon, a adopté et perfectionné les procédés chinois, et, après avoir percé avec succès des puits en Allemagne, a entrepris le forage du puits de Passy.
Les deux puits de Grenelle et de Passy sont percés à travers les terrains tertiaires et la craie ; ils pénètrent jusqu’à une couche aquifère (grès verts), inférieure à la craie, qui se relève au nord-est du bassin de Paris à une hauteur d’environ 40 mètres.
L’étude géologique du sol de Paris ne laissait aucun doute sur le succès de ces deux opérations. Toute la difficulté consistait dans le forage, la couche aquifère étant à près de 600 mètres au-dessous du sol.
Le puits de Grenelle, commencé le 24 décembre 1833, ne fut terminé que le 26 février 1841. La longue durée de ce travail tient à ce que {{M.|Mulot}} ne put commencer ses opérations qu’avec un matériel très-imparfait, qu’il perfectionna peu à peu, et qu’il ne disposa, pour force motrice, que d’un manége mis en mouvement par quelques chevaux. Plusieurs accidents survenus à diverses époques causèrent aussi des retards fâcheux. En 1835, on avait atteint une profondeur d’environ 400 mètres, lorsqu’une cuiller d’un poids énorme tomba au fond du puits. On dut la retirer, et on ne put le faire qu’en la réduisant en morceaux ; il fallut donc trouver des moyens pour opérer à une si grande profondeur avec des ciseaux et des limes de grande dimension, et cela demanda quatorze mois. La profondeur du puits est de 550 mètres. L’eau, dont la température est de 28 degrés centigrades, s’élève à une hauteur de 34 mètres, 10 au-dessus du sol, au moyen d’une colonne en fonte qui la déverse dans des bassins. Si le forage eût été poussé jusqu’à la couche aquifère, qu’on suppose située à 250 mètres au-dessous de celle à laquelle on s’est arrêté, ce puits serait pour la ville de Paris une véritable source thermale donnant l’eau à la température des bains chauds.
Grâce à de nouveaux instruments de forage, à la vapeur employée comme moteur à la connaissance parfaite de la nature et de l’épaisseur des couches à percer, le forage du puits de Passy a marché rapidement. Commencé le 15 septembre 1855, le puits atteignait 528 mètres au mois de mars 1857. Les travaux furent alors interrompus par un accident imprévu : les tuyaux de tôle, qu’on descendait dans le puits pour maintenir les terres, cédèrent sous la pression du sol, et s’écrasèrent complètement, à une profondeur de 52 mètres. {{M.|Kind}} s’était engagé avec le conseil municipal de Paris à terminer le forage en deux ans. Il fit tous ses efforts pour retirer les tubes écrasés ; il n’y put réussir et dut abandonner la direction des travaux, qui furent repris par les conducteurs des ponts et chaussées. Il resta toutefois attaché à l’opération du sondage proprement dit. Pour curer le puits, on fut obligé de creuser tout au tour un nouveau puits de 53 mètres de profondeur, ayant 3 mèt. de diamètre pour les deux premiers tiers de la hauteur, et 1 mètre 70 pour le tiers restant. Ce puits auxiliaire fut soutenu par des tubes en fonte de 0 mèt. 035 d’épaisseur. Lorsque le puits fut curé, on continua le sondage, et l’on atteignit l’eau à une profondeur de 570 mètres. Toutefois l’eau s’arrêta au-dessous de l’orifice du puits. On descendit alors dans le tube principal un second tube plus étroit de 52 mètres de longueur, et l’on reprit le sondage avec activité. Enfin, le 24 septembre l’eau jaillit avec force et déborda. Le débit était de 15,000 mètres cubes en 24 heures ; il s’éleva peu à peu jusqu’à 20,000 mètres cubes. L’eau a une température de 28 degrés. Comme on {{Corr|le|}} l’avait pressenti, le débit du puits de Grenelle a été influencé par le percement du puits de Passy ; il est tombé de 900 mètres cubes à 770 mètres cubes en 24 heures. Il est certain que de nouveaux puits creusés dans le même bassin affaibliraient le débit de ces puits ; néanmoins, il doit y avoir avantage à pratiquer de nouveaux forages, la somme des débits devant être plus considérable que le débit des deux puits dont nous venons de parler.
Actuellement on creuse dans Paris deux ''puits artésiens'', l’un sur la Butte-aux-Cailles près de Bicêtre, l’autre à la Villette. La ville de Paris pourra ainsi disposer chaque jour d’une énorme quantité d’eau, et l’employer à différents services publics, principalement à l’arrosage des grandes voies et des squares récemment créés. Les détails suivants, que nous empruntons à l’un de nos journaux (10 avril 1865), donneront à nos lecteurs une idée des difficultés que présente le forage des ''puits artésiens.''
« Les travaux du ''puits artésien'' de la Butte-aux-Cailles, treizième arrondissement, sont poussés avec une grande activité, et l’œuvre en est aujourd’hui à une profondeur de 61 mètres, c’est-à-dire à 50 centimètres au-dessus du niveau de la mer.
Pour en arriver là, il a fallu traverser des argiles de diverses natures, un banc de sable, des calcaires grossiers, des calcaires pisolithiques et des marnes, et, quoiqu’on n’ait pas eu à vaincre ici toutes les difficultés qu’on a rencontrées au ''puits artésien'' de la Chapelle, il y a eu néanmoins différents obstacles qu’on a surmontés très-heureusement.
Après la nappe qu’on a rencontrée à la cote 24 (au-dessus du niveau de la mer), et qu’on a arrêtée au moyen d’une tonne en fer, une seconde nappe a été rencontrée à la cote 18 et a été arrêtée par un cuvelage en bois, qui a été descendu douve par douve, et qui a été ensuite noyé dans la maçonnerie.
À la cote 17 mèt. 50 c., on est entré dans les argiles panachées, et la maçonnerie a pu être continuée sans contre-temps jusqu’à la cote 5. Cette maçonnerie s’est exécutée par zones annulaires de 1 mèt. 50 c. de haut chacune ; chaque anneau, en meulière, forme extérieurement, et à moitié de sa hauteur, un renflement considérable qui s’enchâsse dans les parois de l’argile, de sorte qu’il s’y trouve solidement accroché, qu’il ne pèse pas sur l’anneau qui lui succède, et que la charge, au lieu de s’appuyer sur la base de la maçonnerie, qui s’en trouverait écrasée, est ainsi sagement répartie dans toute la hauteur. À la cote 5, on a rencontré les pisolithes, sorte de cailloux ronds du milieu desquels l’eau s’échappa en abondance : il fallut alors avoir recours aux épuisements, et, grâce à une pompe de vingt chevaux de force, on vint à bout de dominer cette nappe et de construire une chemise de briques, derrière laquelle un coulis de ciment formant doublure arrêta tous les suintements.
À cette profondeur existe une espèce de chambre ; des retraites successives de 20 centimètres de profondeur chacune sont pratiquées de 50 en 50 centimètres, jusqu’à ce que le puits ait fini par avoir quatre mètres de diamètre en dedans œuvre.
À quatre mètres au-dessus du niveau de la mer, les travailleurs rencontrèrent les premières couches de terrains crétacés : ce sont des alluvions où la craie commence à se montrer mêlée à d’autres matières ; elle précède le banc de craie pure. On y trouve des roches perdues, dont quelques-unes sont d’assez grande dimension : une de ces roches a été coupée à peu près par la moitié, et le bloc qu’on en a retiré pèse 560 kilog. On y trouve aussi des espèces d’oolithes, dont la grosseur varie depuis celle du poing jusqu’à celle de la tête : l’enveloppe en est extrêmement dure, mais la plupart de ceux qu’on a fendus ont l’intérieur beaucoup plus tendre ; quelques-uns renferment au milieu une petite partie vide, et dans l’un d’eux la cavité médiane recelait de l’eau : depuis combien de siècles ce liquide est-il emprisonné dans ce caillou ?
Au-dessus du banc de craie, qu’on ne va pas tarder à aborder, se trouve une nappe très-puissante qui fournit en ce moment 900 litres à la minute ; or, les pompes d’épuisement pouvant en expulser 1,100 dans le même laps de temps, il y a bénéfice de 200 litres ; mais il faut tenir compte des temps d’arrêt occasionnés, soit par une réparation quelconque dans la machine, soit par toute autre cause fortuite, et pendant lesquels le liquide arrive toujours avec la même abondance.
Quand on aura atteint le banc de craie pure, le travail sera beaucoup plus facile, puisqu’on sera dans une partie solide, qui n’aura pas besoin de mur de soutènement, et qu’on n’aura pas à craindre la rencontre de nappes importunes : les 500 mètres de craie seront donc percés sans obstacle probable. Après la traversée de ce banc et des sables verts, on arrivera à la nappe artésienne qui alimente les puits de Grenelle et de Passy ; mais tout ne sera pas dit alors pour le puits de la Butte-aux-Cailles, et ce sera au contraire le commencement de la phase la plus difficile des travaux ; car, pour ne pas appauvrir le rendement des deux premiers, il faudra traverser cette nappe, en trouer la cuvette, et aller chercher une nappe nouvelle beaucoup plus bas, à travers des couches inexplorées jusqu’ici. »
C’est surtout dans certaines parties de l’Algérie que les ''puits artésiens'' peuvent être d’une immense utilité, en fournissant une eau abondante à une contrée qui en est presque entièrement privée. La constitution géologique du Sahara a fait reconnaître l’existence d’une nappe d’eau souterraine suivant toutes les ondulations du sol, et formant une série de bassins étagés qui se déversent les uns dans les autres du nord au sud. Cette nappe d’eau est à une profondeur qui peut varier entre 40 et 100 mètres. En certains points, il existe plusieurs couches liquides superposées ; de sorte que la sonde pourrait faire jaillir en ces points plusieurs sources provenant de différentes profondeurs. Les populations du Sahara ont toujours eu connaissance de cette nappe. Dans les temps anciens, comme de nos jours, les indigènes ont creusé des puits à eaux jaillissantes ; mais de tout temps ils n’ont employé pour ce travail que des moyens grossiers. Aussi leur fallait-il plusieurs années pour creuser un puits de 50 à 60 mètres. Ils étaient arrêtés lorsque, au lieu de sable, ils rencontraient des roches un peu dures, et abandonnaient leur travail alors qu’il ne restait plus que quelques mètres à creuser pour arriver à la nappe jaillissante.
En 1856, grâce à l’initiative du général Desvaux, un premier puits fut creusé dans le Sahara oriental : le forage ne dura que quarante jours ; à 60 mètres de profondeur on atteignit la nappe qui fournit immédiatement une eau très-abondante (4,500 litres par minute). Cette merveille excita la joie des Arabes, qui organisèrent une grande fête en l’honneur de la ''Fontaine de la paix :'' c’est ainsi qu’ils nommèrent le puits. Sur plusieurs points, l’armée a été employée au forage. Deux puits ayant été ouverts dans une région déserte, une tribu entière, le cheik en tête, se mit à construire un village, à planter des palmiers, et elle renonça à la vie nomade. L’oasis de Sidi-Roched, jadis brillante, dépérissait parce qu’elle manquait d’eau. Un puits donnant 4,300 litres d’eau par minute y fut creusé par nos soldats. À la vue de cette eau, qui devait ramener l’abondance, la tribu ne se contint plus de joie, et le cheik, tombant à genoux, remercia Dieu de lui avoir envoyé les Français pour lui rendre son oasis renouvelée.
En 1860, il existait dans le Sahara oriental 50 ''puits forés'', donnant chacun en moyenne
735 litres d’eau par minute, ou 1,058, mètres cubes en 24 heures. Grâce à cette eau abondante, les nombreuses oasis en ruines se sont relevées, des palmiers et des arbres fruitiers y ont été plantés, des populations, nomades jusqu’alors, se sont fixées dans le désert.
Dans diverses parties de la France, on a creusé des ''puits artésiens'' pour en employer l’eau comme force motrice. Dans les départements du nord, où la nappe aquifère est située à une faible profondeur, on trouve beaucoup de moulins dont les roues sont mises en mouvement par un ou plusieurs ''puits artésiens.'' À Tours, dans une manufacture de soie, {{M.|Degousée}} en a foré un de 140 mètres de profondeur : il en sort 1,100 litres d’eau par minute, et cette eau tombe dans les augets d’une roue de 7 mètres de diamètre, qui met en mouvement tous les métiers de la manufacture.
Ailleurs, on a utilisé les eaux toujours pures et toujours également abondantes des fontaines jaillissantes pour créer des ''cressonnières'' artificielles. On cite en ce genre les cressonnières d’Erfurt (Allemagne), dont le produit annuel s’élève, dit-on, à près de 300,000 fr.
Ainsi, le forage des ''puits artésiens'' a donné dans ces derniers temps des résultats qui tiennent du merveilleux. Il y a quelques siècles, {{M.|Mulot}}, dont le nom restera certainement attaché à cette puissante manifestation du génie de l’homme, eût été infailliblement accusé de sorcellerie : dans notre siècle, il n’est plus qu’un ingénieur habile ; il eût semé la terreur autour de lui : il n’a plus droit qu’à une curiosité bienveillante et à une admiration désintéressée. La sonde a remplacé la baguette magique de Moïse ou des nécromanciens du moyen âge, et, comme le torrent jaillit autrefois des rochers arides, {{M.|Mulot}} a forcé de se produire au grand jour cette immense nappe<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
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Fabrice Dury
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|202
|-class=desc
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|202
|-class=desc
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|203
|-class=desc
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|205
|-class=desc
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|209
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|211
|-class=desc
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=desc
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|212
|-class=desc
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=desc
|4. Autorité de Moise.
|214
|-class=desc
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|215
|-class=desc
|6. Nécessité d’une Église.
|216
|-class=desc
|7. Sur la tolérance.
|217
|-class=desc
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|218
|-class=desc
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les
Sociniens.
|219
|-class=desc
|10. Présence réelle.
|220
|-class=desc
|11. Retranchement de la coupe.
|221
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section II}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'',
savoir :
{|class=_tdm
|-
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. 223
|-
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|225
|-
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|226
|-
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|229
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ’'Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|230
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|248
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|252
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|254
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|256
|-
|colspan=2 style="padding-left: 3em"|{{taille|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :|90}}
|-class=desc
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|256
|-
|colspan=2 style="padding-left: 3em"|{{taille|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.|90}}
|-class=desc
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|260
|}
VII. Eclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des Maximes.
275
Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois
dernières ont paru pour la première fois en 1820.
1. Vingt questions proposées à M. de Meaux par M. de
Cambrai
41. Retranchement de la coupe.
221
2. Quatre questions de M. de Meaux à M. de Cambrai. 276
3. Réponse de M. de Cambrai aux quatre questions de
M. de Meaux.
275
Publiées par D. Déforis ; Œuvres de Bossuet, 1788,
in-4º ; 1. XIII.
277
4. Quatre nouvelles questions proposées à M. de Meaux
par M. de Cambrai.
ד. 278
VIII. Réponse de M. de Cambrai aux difficultés
proposées par M. l’archevêque de Paris contre
le livre des Maximes, dans la conférence du
18 juillet 1697. (1820. )
279
IX. Lettres (2) de M. l’archevêque de Cambrai
282
à un de ses amis. (1697. ) In-12.
X. Instruction pastorale de M. l’archevêque de
Cambrai, sur le livre intitulé : Explication
des Maximes des Saints. Cambrai, 1697,
in-4°.
286
XI. Réponse à la Déclaration de M. l’archevêque
de Paris, de M. l’évêque de Meaux, et de
M. l’évêque de Chartres, contre le livre intitul
é : Explication, etc. (Lyon) 1697, in-12.
239
Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien
que la plupart des écrits suivans.
XII. Réponse à l’ouvrage de M. de Meaux, intitul
é : Sumina doctrine, etc. 1697, in-12.
382
XIII. Dissertation sur les oppositions véritables
entre la doctrine de M. l’évêque de Meaux et
celle de M. l’archevêque de Cambrai. (1698. )
In-12.
402
XIV. Lettres (4) à M. l’archevêque de Paris,
sur son Instruction pastorale du 27 octobre
1697. (1698. ) In-8°.
467
Elles sont précédées de l’Instruction pastorale de M. de
Paris, nécessaire pour les bien edtendre (p. 420).<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-07T12:57:39Z
Seudo
2609
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text/x-wiki
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|202
|-style="font-size: 90%"
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|202
|-style="font-size: 90%"
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|203
|-style="font-size: 90%"
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|205
|-style="font-size: 90%"
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|209
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|211
|-style="font-size: 90%"
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|212
|-style="font-size: 90%"
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|4. Autorité de Moise.
|214
|-style="font-size: 90%"
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|215
|-style="font-size: 90%"
|6. Nécessité d’une Église.
|216
|-style="font-size: 90%"
|7. Sur la tolérance.
|217
|-style="font-size: 90%"
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|218
|-style="font-size: 90%"
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|219
|-style="font-size: 90%"
|10. Présence réelle.
|220
|-style="font-size: 90%"
|11. Retranchement de la coupe.
|221
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section II}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-style="font-size: 90%"
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-style="font-size: 90%"
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. 223
|-style="font-size: 90%"
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|225
|-style="font-size: 90%"
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|226
|-style="font-size: 90%"
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|229
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ’'Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|230
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|248
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|252
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|254
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|256
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-style="font-size:90%"
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|256
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-style="font-size:90%"
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|260
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|275
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|275
|-class=desc
|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.|
|-
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|276
|-
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|275
|-
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|278
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|279
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|282
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|286
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|239
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|382
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|402
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|467
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
2609
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text/x-wiki
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-style="font-size: 90%"
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-style="font-size: 90%"
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
|-style="font-size: 90%"
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-style="font-size: 90%"
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-style="font-size: 90%"
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-style="font-size: 90%"
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-style="font-size: 90%"
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-style="font-size: 90%"
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-style="font-size: 90%"
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
|-style="font-size: 90%"
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-style="font-size: 90%"
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-style="font-size: 90%"
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-style="font-size: 90%"
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section II}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-style="font-size: 90%"
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-style="font-size: 90%"
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-style="font-size: 90%"
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-style="font-size: 90%"
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-style="font-size: 90%"
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-style="font-size: 90%"
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ’'Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-style="font-size:90%"
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-style="font-size:90%"
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.|
|-
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
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Seudo
2609
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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
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|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
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|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
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|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
|-class=niveau2
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section II}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ’'Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-class=niveau2
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
|-class=niveau2
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
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|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
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|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
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|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
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|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ’'Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
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|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
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|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
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|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
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|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
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|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
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|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
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|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
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|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
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|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
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|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
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|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
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|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
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|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
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|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
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|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
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|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
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|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
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|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
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|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
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|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
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|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
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|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
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|11. Retranchement de la coupe.
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|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} sur les États d’oraison. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-class=niveau2
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
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Seudo
2609
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
|-class=niveau2
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
|-class=niveau2
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
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|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
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|VI. Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le livre des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
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|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
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|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
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|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
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|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
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|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
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|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
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|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
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|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
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|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
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|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
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Seudo
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|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
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|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
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|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
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|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
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|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
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|2. Sur l’immortalité de l’ame.
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|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
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|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
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|5. Autorité de Jésus-Christ.
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
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|11. Retranchement de la coupe.
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|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
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|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
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|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
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|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
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|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
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|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
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|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
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|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-class=niveau2
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
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Seudo
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
|-class=niveau2
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
|-class=niveau2
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
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|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
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|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
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|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
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|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.|
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
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|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
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|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
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|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
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|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
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|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
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|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
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|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
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|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
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|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
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|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
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|4. Autorité de Moise.
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|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
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|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
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|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
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|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
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|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
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|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
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|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
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|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
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|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
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|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
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|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
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|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
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|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
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|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
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|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de{{M.|de Meaux}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
|-class=niveau2
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
|-class=niveau2
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
|-class=niveau2
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-class=niveau2
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de {{M.|de Meaux}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+286}}|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
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|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.|
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
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|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
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|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
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|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+202}}|202]]
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|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+203}}|203]]
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|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+205}}|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+209}}|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+211}}|211]]
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|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
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|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+212}}|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+214}}|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+215}}|215]]
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|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+216}}|216]]
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|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+217}}|217]]
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|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+218}}|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+219}}|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+220}}|220]]
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|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+221}}|221]]
|}
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{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
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|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+223}}|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
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|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+225}}|225]]
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|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+226}}|226]]
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|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+229}}|229]]
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|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+230}}|230]]
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|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+248}}|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+252}}|252]]
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|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+254}}|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
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|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+256}}|256]]
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|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+260}}|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
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|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
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|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
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|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+276}}|276]]
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|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+275}}|275]]
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|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+278}}|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+279}}|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+282}}|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
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|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+239}}|239]]
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+382}}|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+402}}|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/{{#expr:0+467}}|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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10
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Sicarov
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Page créée avec « Pour ajouter un suivi des articles : <pre> <div class="center" style="font-size:90%; background: var(--background-color-neutral-subtle); color:var(--color-base); border:solid 1px var(--border-color-base); margin: 10px auto; width: 95%;"> {{ColG| {{lié}}{{lié}}{{lié}}{{lié}}'''Derniers ajouts''' : <DynamicPageList> category={{{1|}}}<!-- catégorie--> count=5<!-- nombre d'entrées --> mode = none addfirstcategorydate=false suppresserrors=true... »
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Pour ajouter un suivi des articles :
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{{ColG|
{{lié}}{{lié}}{{lié}}{{lié}}'''Derniers ajouts''' :
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'''Dernières activités''' :
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/23
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2026-05-07T12:11:32Z
Lorlam
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text/x-wiki
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{{scène|VI}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, LE COMTE HENRI DE LAGARDÈRE.|n}}
{{PersonnageD|LAGARDÈRE|c|qui a paru au fond.}}
Croyez bien, chère madame de Chaverny que le
fils que nous lui ménageons ne le lui cédera en rien
sous le rapport de la volonté.
{{PersonnageD|FLOR|c|lui serrant la main.}}
Il est têtu ?
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Comme un baudet. Exemple : Germain vient de
le ramener de sa promenade. Aussitôt qu’il a aperçu
votre Olympe il l’a accaparée et lui a dit : À dada !
Mademoiselle Olympe ne comprenait pas tout d’abord
ce que désirait son jeune fiancé. Alors, pour
se faire comprendre, monsieur Philippe s’est mis à
quatre pattes et dès qu’il a été en la posture obligée,
il a contraint votre fille à lui sauter gaillardement
sur le dos en lui criant : À dada, comme
papa !… C’est la première fois que je vois un fiancé
se présenter ainsi à sa future femme… Comment se
porte Chaverny ?
{{Personnage|FLOR.|c}}
À merveille ! Il ne nous a pas accompagnées parce
qu’il termine les comptes de ses fermiers, mais il
viendra nous rejoindre à Paris dans trois jours.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Cet excellent ami !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Utilisateur:Jimouu
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Jimouu
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Page créée avec « Bonjours tout le monde . »
15777200
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text/x-wiki
Bonjours tout le monde .
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/18
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2026-05-07T12:43:54Z
Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> C’est un bois d’oliviers quatre fois centenaires et d’aussi antiques genévriers. De même que l’écorce des gros troncs nerveux est fleurie d’imperceptibles mousses qui la veloutent, de même, le sol, entre les arbres et les arbustes, est fleuri de lavandes bleues, de thyms roses, de cistes blancs et rouges, si tassés qu’ils ne forment plus qu’un épais tissu chatoyant. Il ne faut pas dire que ce paysage est un beau motif de peintre :... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude><nowiki />
C’est un bois d’oliviers quatre fois centenaires
et d’aussi antiques genévriers.
De même que l’écorce des gros troncs nerveux
est fleurie d’imperceptibles mousses qui la veloutent,
de même, le sol, entre les arbres et les arbustes,
est fleuri de lavandes bleues, de thyms roses,
de cistes blancs et rouges, si tassés qu’ils ne
forment plus qu’un épais tissu chatoyant.
Il ne faut pas dire que ce paysage est un beau
motif de peintre : cette volupté lasse des grands
bras des oliviers, cette ardeur des genévriers raidis,
cette expansion puérile de toutes les petites
fleurs qui jouent à leurs pieds, sont une expression
éloquente de cette tiède journée de printemps.
C’est une œuvre d’art parfaite, à laquelle
un peintre serait aussi sacrilège de substituer
sa main qu’un jardinier la sienne.
Or, voilà que dans cette matière d’apparence
intangible, immortelle, les équipes de l’entreprise
militaire se sont engagées. Nous les voyons arracher
les cistes qu’ils amoncellent, nous les voyons
s’attaquer aux vieux arbres.
Déjà la tache est aussi révoltante qu’une éraillure
dans une œuvre de Puvis de Chavannes,
aussi laide que la maculature, sur une neige
neuve, d’un piétinement boueux de chevaux.
Quand nous avons franchi, pour quitter ce
champ de bataille, les cadavres de deux grands
oliviers, je ne peux plus m’éloigner sans remords.
Je me sens rappelée en arrière par ma dernière
vision. Les victimes ne sont-elles pas mes amis ?
N’est-il pas quelque chose à faire pour elles ?
Je ne trouve que de la haine à vouer aux soldats
nègres qui les remplaceront.
Aurais-je pu croire, ce jour-là, que précisément
ces tirailleurs noirs seraient assez peu soldats,<noinclude>
{{nr|12||}}
<references/></noinclude>
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2026-05-07T12:54:13Z
Nobbfj
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>C’est un bois d’oliviers quatre fois centenaires
et d’aussi antiques genévriers.
De même que l’écorce des gros troncs nerveux
est fleurie d’imperceptibles mousses qui la veloutent,
de même, le sol, entre les arbres et les arbustes,
est fleuri de lavandes bleues, de thyms roses,
de cistes blancs et rouges, si tassés qu’ils ne
forment plus qu’un épais tissu chatoyant.
Il ne faut pas dire que ce paysage est un beau
motif de peintre : cette volupté lasse des grands
bras des oliviers, cette ardeur des genévriers raidis,
cette expansion puérile de toutes les petites
fleurs qui jouent à leurs pieds, sont une expression
éloquente de cette tiède journée de printemps.
C’est une œuvre d’art parfaite, à laquelle
un peintre serait aussi sacrilège de substituer
sa main qu’un jardinier la sienne.
Or, voilà que dans cette matière d’apparence
intangible, immortelle, les équipes de l’entreprise
militaire se sont engagées. Nous les voyons arracher
les cistes qu’ils amoncellent, nous les voyons
s’attaquer aux vieux arbres.
Déjà la tache est aussi révoltante qu’une éraillure
dans une œuvre de Puvis de Chavannes,
aussi laide que la maculature, sur une neige
neuve, d’un piétinement boueux de chevaux.
Quand nous avons franchi, pour quitter ce
champ de bataille, les cadavres de deux grands
oliviers, je ne peux plus m’éloigner sans remords.
Je me sens rappelée en arrière par ma dernière
vision. Les victimes ne sont-elles pas mes amis ?
N’est-il pas quelque chose à faire pour elles ?
Je ne trouve que de la haine à vouer aux soldats
nègres qui les remplaceront.
Aurais-je pu croire, ce jour-là, que précisément
ces tirailleurs noirs seraient assez peu soldats,<noinclude>
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<references/></noinclude>
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/19
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2026-05-07T12:51:33Z
Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « assez vivants, pour remplacer des arbres ? qu’ils le seraient au point que leur départ pour la guerre, un an après, me causerait les mêmes remords que l’immolation des beaux oliviers ? Mais en avril et mai 1916, nous faisions à nos futurs amis un large crédit d’horreur. Tous les paysans l’ouvraient avec nous. Il n’était pas de crime qu’on ne leur avançât. Après la dévastation de la forêt, la laideur des baraquements de leurs camps... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>assez vivants, pour remplacer des arbres ? qu’ils
le seraient au point que leur départ pour la
guerre, un an après, me causerait les mêmes remords
que l’immolation des beaux oliviers ? Mais
en avril et mai 1916, nous faisions à nos futurs
amis un large crédit d’horreur. Tous les paysans
l’ouvraient avec nous. Il n’était pas de crime qu’on
ne leur avançât.
Après la dévastation de la forêt, la laideur des
baraquements de leurs camps et de leurs hôpitaux,
ce furent l’ivrognerie, le vol, le viol, les épidémies
qu’on leur prêta.
— Qu’allons-nous devenir ? gémissaient les
fermières, nous ne pourrons plus laisser courir
la volaille près de ces chapardeurs, ni faire sécher
notre linge sur les haies, ni laisser mûrir les
fruits sur nos arbres. Nous ne pourrons plus
laisser nos petites filles aller sur les chemins,
parmi ces sauvages. Nous n’oserons plus sortir
seules, nous-mêmes, pour faire de l’herbe ou du
bois. Pensez ! si l’on était prises par ces gorilles !
Nous ne sommes pas moins découragés, ma famille
et moi. Cependant, des circonstances imprévues
permettent que l’arrivée des contingents
noirs précède notre décision de fuir, et toute notre
colère ne peut nous empêcher de trouver plaisante
la manière dont les soldats noirs, coiffés de
rouge, ont poussé soudain par touffes entre les
cubes blancs des baraquements.
J’avais vu souvent des soldats manœuvrer auprès
des casernes. A Saint-Cloud, à Versailles,
j’avais pu les observer au jeu ou à l’exercice,
mais je n’avais jamais pensé à les comparer à
quelque chose d’aussi souple et frais qu’une végétation.
Ils m’avaient toujours paru garder un
peu de la lourdeur inerte de leurs prisons.<noinclude>
{{nr|||13}}
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/96
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15777240
2026-05-07T13:03:48Z
Narilora
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15777240
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que la pièce était bonne. Parfois,
de l’autobus, j’aperçois dans
la rue un vieux monsieur rondelet
au bras d’une jeune fille, dont la démarche
est légère, la marche aimantée,
le visage radieux mais tourné
vers eux-mêmes ; je suis sûr qu’ils
ont vu la veille une bonne pièce. Ils
ne l’ont peut-être pas comprise.
Mais à part la pièce, ils comprennent
tout aujourd’hui, le beau
temps, la vie, les feuilles des platanes,
les oreilles des chevaux…
Une pièce bien écrite, évidemment.
Le style a passé sur les âmes froissées
par la semaine comme le fer
sur le linge ; elles sont toutes lisses…
(''Entrent Madeleine Ozeray et Raymone.'')
Ah ! te voilà enfin, femme
Narsès !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/97
104
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2026-05-07T13:14:47Z
Narilora
147413
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{uc|{{scène|quatrième}}}}
{{didascalie|Les mêmes. Madeleine Ozeray. Raymone.|c|sm}}
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Je viens. J’accours. Il paraît
qu’on a une visite ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Raymone, je te présente Monsieur
le commissaire général du
budget.
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Il est bien joli.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je vous ai applaudie dans le Misanthrope
et l’Auvergnat, Mademoiselle
Raymone ! Vous y étiez on ne
peut plus ravissante.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-08T07:57:55Z
Narilora
147413
italique
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{uc|{{scène|quatrième}}}}
{{didascalie|Les mêmes. Madeleine Ozeray. Raymone.|c|sm}}
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Je viens. J’accours. Il paraît
qu’on a une visite ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Raymone, je te présente Monsieur
le commissaire général du
budget.
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Il est bien joli.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je vous ai applaudie dans le ''Misanthrope''
et l’''Auvergnat'', Mademoiselle
Raymone ! Vous y étiez on ne
peut plus ravissante.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/98
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2026-05-07T13:16:59Z
Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Il est bien hardi, aussi.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Et voici Mademoiselle Ozeray.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mademoiselle, vous me voyez
vraiment enchanté.
{{Personnage|OZERAY|c}}
Moi, monsieur, je suis ravie.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Permettez-moi de vous dire que
vous jouez Agnès mieux qu’Agnès
elle-même !
{{Personnage|OZERAY|c}}
Je vous le permets, monsieur. Ce
n’est pas vrai. Mais je vous le permets.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
J’attends toujours les Agnès au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/99
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2026-05-07T13:20:05Z
Narilora
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>« petit chat est mort ». Vous le dites
prodigieusement.
{{Personnage|RAYMONE|c}}
C’est qu’elle s’applique, monsieur.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Que ce chef-d’œuvre de naturel
naisse de l’application, non, mademoiselle,
nous ne le croyons point.
Avouez-le. Vous avez un secret.
{{Personnage|OZERAY|c}}
J’ai un secret. Je pense à quelque
chose.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Où avais-je la tête ! Vous pensez
à la mort ! Votre adorable petite
personne pense à la mort !… De là
notre émoi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/100
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2026-05-07T13:21:25Z
Narilora
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/* Corrigée */
15777247
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|OZERAY|c}}
Non, monsieur. Je pense à un
petit chat.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
C’est incroyable ! A un pauvre
petit chat mort ?
{{Personnage|OZERAY|c}}
Jamais ! Cela n’est pas si simple !
Un chat mort est un chat mort.
Tant pis pour lui. Ou tant mieux.
Je ne veux rien dire contre la vie,
mais enfin vous savez ce que c’est.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je le sais, mademoiselle, hélas,
je le sais !… Alors, si je vous comprends
bien, pour dire de cette
façon miraculeuse le petit chat est
mort, vous pensez à un petit chat
vivant ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/101
104
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15777248
2026-05-07T13:23:00Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777248
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|OZERAY|c}}
Non, monsieur. Je pense à un
petit chat malade.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Quel art prodigieux est le théâtre.
Évidemment, il suffisait d’en
avoir l’idée ! D’un chat très malade ?
{{Personnage|OZERAY|c}}
Pourquoi très malade ? S’il est
très malade, il est pour ainsi dire
mort.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Et nous retombons alors dans le
cas précédent. Que je suis sot !
{{Personnage|OZERAY|c}}
Essayez vous-même de dire le
petit chat est mort en pensant à un
chat très malade. Vous verrez ce
que cela donne. Essayez pour voir ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/102
104
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15777249
2026-05-07T13:24:32Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777249
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Vous voulez rire, Mademoiselle !
{{Personnage|OZERAY|c}}
Vous allez voir si nous allons rire.
Cela va être sinistre.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je ne me vois pas, devant une
assemblée de comédiens réputés,
essayant de dire : le petit chat est
mort. Ce soir, oui, à la commission
du budget, devant les députés mes
collègues, qui s’intéresseront passionnément
à l’expérience, mais
certes pas ici.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Essayez toujours, Monsieur Robineau.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
D’autant plus que ma mère n’a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/103
104
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15777250
2026-05-07T13:25:44Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777250
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>jamais eu que des chats siamois ou
japonais. Je ne pourrais penser
qu’à chat siamois ou japonais. Mon
expression pourrait s’en ressentir
et manquer de naturel.
{{Personnage|ADAM|c}}
Nous n’insistons pas.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais continuez votre explication
Mademoiselle. Elle est passionnante !
{{Personnage|OZERAY|c}}
Les jours où je suis émue moi-même,
où le coucher du soleil a été
beau, où j’ai vu sur le chemin du
théâtre un accident, vous imaginez
bien que je n’ai pas à pousser mon
émotion. Il me suffit de penser à un
petit chat aperçu quelque part,<noinclude>
<references/></noinclude>
q2gb3v912jt04r93o4z1ylae1xgirq4
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/104
104
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15777251
2026-05-07T13:26:59Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777251
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>avec lequel je ne suis pas liée personnellement,
maigre, pelé, mais
encore vigoureux.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Il devient mort pour le public.
C’est inouï !
{{Personnage|OZERAY|c}}
C’est les jours où je suis sèche,
rétive, indifférente, que je pense à
un chat que je connais, que je le
prends au moment où il commence
à refuser son moût, à se déhancher,
à aller en boitant vers son assiette
de cendre.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Ne continuez pas. Cela remue le
cœur. Et pour tarte à la crème, c’est
la même chose ? Pour donner au
public cette sensation de tarte, de<noinclude>
<references/></noinclude>
it6f54ihallcwve1wll058sp605t7oe
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/105
104
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15777252
2026-05-07T13:29:27Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777252
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>crème, monsieur Jouvet, vous ne
pensez pas à une tarte à la crème ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Non. Je déteste la tarte. Je pense
à un flan aux cerises.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Et vous, Monsieur Adam, à quoi
pensez-vous, pendant votre tirade
du bouleau, dans la ''Guerre de Troie'',
pour donner ainsi au public l’impression
d’être devant un vrai bouleau ?
{{Personnage|ADAM|c}}
Moi ? A un pin Douglas.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais à un pin Douglas que vous
avez connu enfant, qui était près de
votre maison, qui était l’arbre, le
mât de votre enfance ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/106
104
4869830
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2026-05-07T13:31:19Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ADAM|c}}
Oui, monsieur, j’y grimpais.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Souvent ?
{{Personnage|ADAM|c}}
Trois fois par jour pendant dix ans.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Et voilà comment un pin Douglas
sur lequel on a grimpé dix mille
fois peut seul donner au public
l’image exacte d’un bouleau inaccessible !
Bérénice n’existe que si en
elle se loge quelqu’un qui s’appelle
Marie ou Blanche, Hamlet quelqu’un
qui s’appelle Paul ou Ferdinand.
Voilà comment nos chers
acteurs roumains de la Comédie
française, en nous récitant du<noinclude>
<references/></noinclude>
q5f4rfss6j13e0ya0h1cv2x2rmh18mv
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/107
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Claudel, nous font surgir l’Ile-de-France,
îles entre les îles, parce
qu’ils pensent à un petit marécage
près de Constanza ou à un kiosque
tyrolien de chasse près de Jassy.
Merci, mademoiselle. Merci, messieurs.
Grâce à vous, j’ai compris le
théâtre.
{{Personnage|OZERAY|c}}
Vous êtes plus avancé que nous,
Monsieur.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Nous qui ne l’avons pas tout à
fait compris encore, Monsieur, nous
aimerions bien travailler un petit
peu. La journée s’avance.
{{didascalie|Cependant Jouvet s’est préparé à <br />tamponner les amygdales de Ramone.|d|sm}}<noinclude>
<references/></noinclude>
rrt0n7stn5i6x36atn4jwy7ydu5khwp
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{{Centré|BÉCASSINE<br /> CHEZ LES TURCS|fs=200%}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-a1.jpg|207px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Une nuit du mois de {{Lié|mai 1918}}, Bécassine dormait du sommeil de l’innocence dans une petite chambre de la maison que {{Mme|la}} marquise de Grand-Air occupait alors à Versailles.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-a2.jpg|207px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Soudain, un clairon sonna l’alerte ; le roulement d’un barrage lointain gronda, bientôt suivi de détonations plus violentes. Bécassine se retourna deux ou trois fois.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-a3.jpg|204px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un coup de canon tout proche acheva de la réveiller. Elle se dressa, et, d’une voix pâteuse, murmura : « Allons, bon ; les v’là encore. C’qu’ils sont monocordes et embétatoires ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-b1.jpg|242px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Après une toilette sommaire, elle se rendit dans la chambre de la marquise. Celle-ci était encore dans son lit, mais elle avait revêtu un peignoir et achevait d’ajuster une fanchon.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-b2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Madame, dit Bécassine, c’est encore ces brigands de bandits, faut descendre à la cave. — Attendons un instant, dit {{Mme|de}} Grand-Air. J’ai un peu de rhume, je crains le froid ; je ne descendrai qu’en cas d’absolue nécessité. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-b3.jpg|233px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Attendons », dit Bécassine. Pas plus que sa maîtresse elle n’éprouvait d’effroi ni n’avait de goût pour la cave. Elle s’assit ; bientôt sa tête vacilla, une demi-torpeur descendit sur elle.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-c1.jpg|271px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Marie, la cuisinière, entra. Elle invectivait les boches, ces tueurs de femmes et d’enfants. « Et ce qu’ils sont bêtes, Madame ajouta-t-elle : Ils croient nous épouvanter avec leurs ''espadrilles de godasses''. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-c2.jpg|211px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ici, arrêtons-nous un instant pour rendre hommage à l’inconnu qui baptisa de cette façon burlesque les redoutables ''escadrilles de gothas''. D’un coup, il ridiculisait les odieux instruments de meurtre, et le rire qu’il souleva fut salutaire à la France.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p01-c3.jpg|253px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant Bécassine et Marie s’étaient approchées de la fenêtre. Elles prêtaient l’oreille{{Corr||.}} « Ça s’éloigne, dit l’une. — Ça sera bientôt la berloque », opina l’autre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|UNE NUIT DE GOTHAS|2|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-a1.jpg|160px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Juste à ce moment, un coup de canon retentit sous la fenêtre. {{Mme|de}} Grand-Air ne put retenir un léger cri d’effroi. Elle sortit de son lit. « Je crois qu’il faut descendre », murmura-t-elle…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-a2.jpg|224px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Mais une voix de basse-taille s’élevait de la rue, criant : « Vous en faites pas les civils ! — Les civils, c’est nous, remarqua Bécassine ; faisons-nous-en pas, Madame, et restons là : c’est trop amusant.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-a3.jpg|149px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
La voix continua : « Ils sont partis, les apaches, et s’ils reviennent, je me charge d’eux. Ce qu’ils prendront avec notre outil ! Bourrez-le jusqu’au bec, les petits gars ! » Bécassine trépignait de joie.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-a4.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle s’était précipitée vers la fenêtre, ouvrait les volets. La marquise l’arrêta : « Je crains, Bécassine, dit-elle, que ce militaire soit légèrement pris de boisson. Peut-être, si vous vous montriez, commettrait-il une fâcheuse méprise et…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-b1.jpg|144px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … dirigerait-il contre vous le feu de son engin. — C’est vrai, concéda Bécassine, qu’il pourrait bien prendre ma grosse boule de figure pour un zeppelin. »
Docile, elle se contenta d’observer la rue à travers la persienne.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-b2.jpg|324px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle vit un auto-canon autour duquel quelques hommes s’actionnaient. Debout sur l’affût, superbe, gigantesque, Onésime Stentor, pour l’instant canonnier de deuxième classe, et, dans le civil, choriste à l’Opéra…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-b3.jpg|256px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… tendait un poing vengeur vers les gothas mis en fuite, les menaçait de les réduire en cendres, les poursuivait de ses vociférations forcenées. Dans son ardeur, il trébucha, tomba à terre ; mais ses invectives n’en furent que plus éclatantes.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-c1.jpg|140px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Seules, maintenant, elles troublaient le silence de la nuit. « C’qu’il parle bien, disait Bécassine en extase ; et quelle belle voix ! »
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-c2.jpg|213px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
{{Mme|de}} Grand-Air assourdie, énervée, se bouchait les oreilles, s’agitait, déclara même que ce ne serait pas trop de quelques jours de salle de police pour calmer ce…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-c3.jpg|156px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… militaire trop bruyant. Et ce fut l’unique fois de sa vie qu’elle souhaita du mal à son prochain. Enfin, la berloque sonna ; Stentor poussa un dernier : « Vous en faites pas, les civils. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p02-c4.jpg|196px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Maîtresse et servantes regagnèrent leur lit et prirent un repos qui fut bref, car l’aube déjà blanchissait. Toutes trois avaient les traits tirés quand elles se…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|APRÈS L’ALERTE||3}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-a1.jpg|287px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… trouvèrent réunies dans la salle à manger, à l’heure du déjeuner ; {{Mme|de}} Grand-Air avait l’estomac brouillé, pouvait à peine manger. « C’est une existence infernale que nous font ces misérables, dit-elle : quatre alertes en cinq jours !…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-a2.jpg|404px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Et puis, je crois que leur grosse Bertha recommence, dit Bécassine prêtant l’oreille. — Les nouvelles du front sont mauvaises, reprit la marquise. — Faut pas s’en faire, opina Bécassine, on les aura, mais pour l’instant, dame, on n’est pas à la noce. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-b1.jpg|238px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant Marie s’était plantée devant sa maîtresse. Elle avait son libre parler de vieux serviteur. « La conclusion de tout ça, fit-elle, c’est que Madame s’en aille. C’est-il du bon sens…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-b2.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… pour une dame d’âge, qui ne peut rien de rien aux choses de la guerre, de risquer de se faire mettre en bouillie, ou d’attraper la petite mort à la cave ? Si Madame ne se décide pas, je lui rends mon tablier. »
{{Bloc|margin-left:25%|
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-b3.jpg|127px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Déjà elle le tendait. La marquise hésitait au fond elle donnait raison à sa cuisinière, mais le départ, qui pouvait sembler une fuite, lui répugnait. Perplexe, elle murmura : « Partir !… ne pas partir !… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-b4.jpg|184px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
La salle à manger était située au rez-de-chaussée, sur la rue. Au moment où {{Mme|de}} Grand-Air s’approchait de la fenêtre, une tête bizarre s’encadra dans les vantaux. Une voix très douce demanda :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-c1.jpg|320px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Puis-je entrer, ma chère marquise, et causer quelques instants avec vous sans vous déranger ? » {{Mme|de}} Grand-Air resta une seconde interloquée, puis reconnaissant celui qui parlait, elle eut un sourire, et répondit : « Entrez donc, cher ami ; c’est…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-c2.jpg|214px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … le ciel qui vous envoie pour me donner un bon conseil. — Un ami de Madame, marmonna Bécassine, ce joueur d’orgue costumé en saltimbanque… Un bon conseil de ce galvaudeux ! » La marquise la regarda non sans sévérité.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p03-c3.jpg|224px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Gardez vos réflexions, Bécassine, fit-elle, et dépêchez-vous d’aller ouvrir. Vous ne reconnaissez donc pas l’excellent {{M.|Proey-Minans}} ? »
Bécassine se précipita.<noinclude>
<references/></noinclude>
5anhnhbottny38gqdusntbv0rgx66x2
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{{Numérotation|UN FAUX JOUEUR D’ORGUE|4|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-a1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine ouvrit, et {{M.|Proey-Minans}} fit son entrée dans le vestibule. L’orgue qu’il portait étant fort volumineux…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-a2.jpg|264px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}} ne put franchir la porte qu’après plusieurs tentatives, que sa myopie rendait malaisées. Bécassine se répandait en exclamations : « Ce que Monsieur est bien déguisé !… mieux encore que la dernière fois qu’on s’est rencontrés !… » Elle aurait continué longtemps sur ce ton, si, brusquement…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-a3.jpg|304px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… elle n’avait été à demi renversée par un bizarre chien, à tête énorme, qui bondit sur elle, lui lécha les mains, lui lécha le visage, manifestant une joie touchante malgré la brutalité de son expression.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-b1.jpg|224px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Tout beau, Hindenburg ! La paix, Hindenburg ! » criait {{M.|Proey-Minans}}. « Mon bon chien ! mon bon chien ! » disait Bécassine, au comble de l’attendrissement. Pour en finir, le faux joueur d’orgue posa à terre son instrument…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-b2.jpg|313px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… attacha solidement le chien Hindenburg à la poignée de la manivelle, puis, suivi de Bécassine, il entra dans salon où l’attendait {{Mme|de}} Grand-Air. Présentons rapidement les deux nouveaux venus.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-b3.jpg|207px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Vieil ami de la marquise, homme du meilleur monde, {{M.|Proey-Minans}}, pendant longtemps, se consacra à la phrénologie, qui est l’étude des caractères d’après les bosses du crâne. Au début de la guerre, ne pouvant être soldat, il offrit ses services au ministre de l’Utilisation des Aptitudes.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-c1.jpg|290px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Celui-ci le chargea de fonctions policières recherche des espions et surveillance des étrangers. Bien que peu apte à cette besogne il s’y consacra avec l’ardeur de sa nature restée enthousiaste et presque enfantine. Il fit ses délices de la lecture des romans policiers ; il y prit l’amour, la manie des déguisements ; l’homme du monde se transformait tour à tour en rôdeur de grandes routes, en charretier, en joueur d’orgue.
Quant à Hindenburg, qui fut quelques semaines le chien de Bécassine, il est né en Allemagne…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-c2.jpg|284px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… mais il déteste les boches, au point que quelques prisonniers, qui sont tombés sous sa dent, n’ont pas eu à s’en féliciter. Pour abréger…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p04-c3.jpg|242px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… ces explications, nous conseillons à nos nouvelles lectrices de chercher dans ''Bécassine pendant la guerre'' et ''Bécassine chez les alliés'' l’histoire que nous venons de résumer.<noinclude>
<references/></noinclude>
44h5j46klylhe7j9hcu714u2vdge9hz
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LE CONSEIL D’HINDENBURG||5}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-a1.jpg|233px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant, {{M.|Proey-Minans}} est entré. D’une voix qui tremble un peu, il dit à {{Mme|de}} Grand-Air : « Mauvaises nouvelles, ma vieille amie ; l’ennemi avance, la capitale est menacée ; les raids d’avions se multiplient, et… tenez, écoutez. » Au loin, dans la direction de Paris, une sourde détonation venait de retentir.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-a2.jpg|298px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« C’est Bertha, reprend {{M.|Proey-Minans}}, demain les obus peuvent tomber ici. À quoi bon vous exposer, ma chère marquise ? Il faut partir. — Là ! s’écria Bécassine, Madame voit que {{M.|Proey-Minans}} dit comme Marie et moi. C’est sûr et certain que Madame doit se mettre à l’abri. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-a3.jpg|178px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À peine Bécassine avait-elle terminé son discours, qu’un terrible fracas retentit dans l’antichambre. La porte, qui n’avait été que poussée, s’ouvrit toute grande ; et l’on vit, tout bondissant, paraître Hindenburg.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-b1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cherchant sa chère Bécassine, il traînait l’orgue à sa suite. À chacun de ses bonds, la manivelle tournait, et l’on entendait quelques notes d’une valse connue dont machinalement {{Mme|de}} Grand-Air…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-b2.jpg|142px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… se prit à murmurer les paroles : « Viens… avec moi… dans une autre patrie… » Malgré la gravité de l’heure, les témoins de cette scène burlesque ne purent s’empêcher d’en sourire.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-b3.jpg|240px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Enfin, le calme se rétablit et {{M.|Proey-Minans}} reprit son discours : « Vous avez entendu, chère amie, dit-il, ''Viens avec moi dans une autre patrie''. Hindenburg lui-même vous conseille de partir. — Partons donc, puisque tout le monde m’y engage, consentit la marquise avec un soupir…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-b4.jpg|182px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de regret ; mais où aller ? » Dans son émoi, elle n’avait pas entendu un coup de sonnette à la porte de la maison, ni remarqué un nouvel arrivant qui entra juste au moment où elle prononçait ses dernières paroles. C’était Bertrand de Grand-Air, neveu de la marquise.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-c1.jpg|253px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Vous cherchez où aller, ma bonne tante, dit-il. Eh bien, venez à Marseille, j’y dois passer quinze jours de permission avant de m’embarquer pour Salonique, où je suis envoyé comme officier d’état-major. Ma femme m’accompagne. Combien nous serons heureux de vous avoir avec nous. — Et je serai du voyage ! cria impétueusement {{M.|Proey-Minans}} : on m’avait offert une fonction…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-c2.jpg|171px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … en Orient, J’hésitais à l’accepter. Voilà qui me décide. » Comme il disait ces mots, une sorte de bolide s’abattit dans le salon.
C’était Hindenburg qui, conduit et attaché dans le jardin, avait réussi à rompre sa corde et faisait sa rentrée par la fenêtre.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p05-c3.jpg|276px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Hindenburg, prononça son maître, tu es incorrigible, mais tu m’es précieux par ton flair et par ta haine des boches ; je t’emmène. »
Sans doute le chien phénomène avait-il compris. Il manifesta sa joie en se dressant et en mettant sa patte à la hauteur de son front, militairement…<noinclude>
<references/></noinclude>
2zwdfdd8no74ct0ltawcshfxyq6mo9k
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Narilora
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15777260
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Hélas, mon rapport exige que je
pose à monsieur Jouvet une dernière
question.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Je vous écoute… Tu as fini d’ouvrir
ta bouche en biais, Raymone ?
Tu crois que j’ai un pinceau coudé
à ma disposition ?
{{didascalie|Il la tamponne. Gloussements de Raymone.|d|sm}}
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Monsieur Jouvet, pourquoi jouez-vous
des pièces à succès ?
{{didascalie|Jouvet se retourne, toujours <br>tamponnant Raymone, au milieu des <br>rumeurs d’indignation des comédiens.|d|sm}}
{{Personnage|JOUVET|c}}
Des pièces à succès ?<noinclude>
<references/></noinclude>
j6bvh8lr2p8wvbjwmj3xzf0xqyujfaz
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/109
104
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2026-05-07T13:39:06Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777262
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Vous ne pouvez pas dire le contraire.
Vous jouez des pièces à succès.
Vous les jouez cent fois, deux
cents fois, trois cents fois !
{{Personnage|JOUVET|c}}
Vous voulez que je joue des
pièces à insuccès ?… Raymone, si
tu bouges, je te l’enfonce jusqu’à la
garde !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je veux dire, monsieur Jouvet,
qu’une scène qui ne met son sort en
jeu qu’une fois ou deux par an, ce
n’est plus un exemple de lutte.
C’est un championnat de poids
lourds. Une pièce chez Jouvet tous
les ans — et chez Dullin, et chez
Baty quand ils le peuvent —, cela ne<noinclude>
<references/></noinclude>
9c0ac0phrt2rggn42v8igac3f6ipbpq
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/110
104
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2026-05-07T13:40:56Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nous change point de ces confrères
auxquels vous reprochez l’amour
du gain. Quand vous tenez une
pièce où le public accourt, adieu les
innovations, les improvisations, les
créations. Vous l’usez jusqu’à la
trame. Cela ne correspond vraiment
plus au rythme de notre curiosité,
de notre appétit théâtral.
Votre vocation dramatique cesse au
point où commence l’exploitation.
N’êtes-vous pas un petit peu lâche
et un petit peu paresseux devant le
succès ?
{{PersonnageD|RAYMONE|c|qui étouffe.}}
Holà là !
{{Personnage|LA PETITE VÉRA|c}}
Ce qu’elle est douillette !
{{Personnage|JOUVET|c}}
Mais, cher monsieur Robineau,<noinclude>
<references/></noinclude>
26zn0bntx2tekb5guxm3sbsulewo1sm
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/111
104
4869840
15777265
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ce n’est pas nous qui aimons le succès,
c’est le théâtre !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Quel théâtre ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Cet édifice, ce local dans lequel
vous êtes, cette scène, cette rampe,
ces vestibules, ces lavabos. Monsieur
Robineau, j’estime avoir collectionné
toutes les variétés d’insuccès,
l’insuccès avec des pièces
qui en devenaient pour nous-mêmes
enlaidies, avec des pièces qui en
étaient embellies, avec des pièces
qui en restaient immuables. J’ai
connu le silence sous tous ses régimes,
la condoléance sous toutes
ses formes, la misère dans tous ses
perfectionnements. J’ai eu au len-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>demain d’une première triomphale,
une seconde avec onze spectateurs.
Demandez à Boverio. Nous leur
avons demandé s’il fallait jouer, ils
se sont réunis au premier rang,
nous ont acclamés à la fin, et sont
allés tous les onze ensemble prendre
un bock. Et je dois dire que les
souvenirs de ce passé me sont les
plus précieux, que l’appréhension
de temps semblables ne me rebute
pas, que l’ovation des onze
spectateurs m’attire étrangement
et que c’est toujours ces onze-là
que je salue, à leur premier rang,
dans les triomphes. Mais le théâtre
n’a pas les raffinements du comédien.
Plein, c’est un génie. Vide,
c’est un monstre. Le théâtre n’a de
jour cet aspect engageant, cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bonne humeur, ce pittoresque qu’il
est hypocritement en train d’affiner
pour vous, que si le soir il sait qu’il
sera comble. Il est sinistre, si la soirée
doit être mauvaise. Quand, entrant
en scène devant un public
clairsemé, nous autres comédiens
sommes tentés d’éprouver de la
gratitude pour cette salle demi-pleine,
nous sentons, à je ne sais
quel défaut de l’acoustique, quelle
matité des lumières, que lui éprouve
de la haine pour cette salle demi-vide,
et qu’il nous fera payer cela
très cher demain, quand nous nous
retrouverons seuls à seuls. Quand
on vit avec un monstre, on le préfère
avec le sourire.
{{didascalie|Ce disant, il a achevé son opération <br />avec Raymone.|d|sm}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Voilà. Je souris.
{{Personnage|JOUVET|c}}
On ne parlait pas de toi… Tu
n’entends pas ? Tu veux que je te
tamponne aussi les oreilles ?
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Continuez vite, Monsieur !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais c’est une impression que
vous comédiens êtes seuls à ressentir ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Seuls ? Demandez à l’auteur comment
le théâtre le reçoit quand sa
pièce flanche. Là où il avance, la
mort : cette mort qui est le vide.
Le vide de la rue, d’abord. Je vous
recommande l’allégresse de l’auteur<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qui peut garer sa voiture sans manœuvrer
dans la rue du théâtre. Le
vide dans les coulisses. L’habilleuse
détourne la tête : depuis lui elle
habille des pantins. L’électricien
l’évite : à cause de lui, il colore des
ombres. Par une opération affreuse,
dans cette demeure que le succès
transfigure, il rend leur réalité aux
choses et aux gens : il rend le stuc
du stuc, l’étamine de l’étamine, les
gens qui jouent des gens qui jouent.
Le sang s’est retiré de l’immeuble
entier ; en regardant le rideau rouge,
vous verriez que c’est un rideau
blanc. Moi, je suis très gentil. Je lui
fais dire que je n’ai pas le temps de
le voir. Comme cela, il ne me trouve
pas pendant l’entr’acte tirant des
plans avec son successeur, et je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’attriste pas en lui disant la recette.
Alors il se réfugie près des comédiens
qu’il chérit et qui l’aiment.
Mais ceux-là et celles-là ne lui parlent
plus de la pièce : ils parlent du
Tour de France, du pavillon pontifical
à l’Exposition, des soins à
donner aux noyés. Ils ont oublié. Ils
ont une amnésie en ce qui le concerne.
— Tiens, dit Raymone, voici X.
On va lui demander ce qui détache
le mieux les taches de fruits. Et il
répond. Et il indique la meilleure
benzine. Il a raison. Rien ne servirait
de leur dire : C’est moi qui ai
fait cette magnifique pièce que vous
jouez, qui n’a aucun succès : ce rôle
extraordinaire que vous jouez extraordinairement,
et où l’on ne vous
applaudit pas, c’est grâce à moi que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>vous l’avez : ils lui répondraient en
parlant des biscuits pour chiens ou
du mouvement diplomatique. Il
faudrait qu’il les reprît tous un à
un, de Léon le machiniste à la petite
Véra, pour leur crier dans l’oreille
qui il est, qu’ils sont, qu’il les rappelle
à la vie par les moyens indiqués
tout à l’heure, pauvres noyés
du théâtre. Et ce n’est pas qu’on lui
en veut, c’est qu’on ne le voit plus,
qu’il est devenu transparent. Et ce
n’est pas qu’on ne veut plus lui
répondre, c’est qu’on ne l’entend
plus. Il est bien ce qu’il est : un
revenant.
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Il n’y a que s’il rencontre Renoir.
Renoir lui dit : Ça ne va pas du
tout ! C’est notre plus mauvaise re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{Numérotation|{{Mme|DE}} GRAND-AIR S’EN VA|6|}} {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-a1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}} Sa décision étant prise, {{Mme|de}} Grand-Air appela ses bonnes. Il fut décidé que Marie l’accompagnerait à Marseille. La marquise proposa à Bécassine de faire de même. Mais celle-ci refusa. Elle n’avait peur ni de Bertha… {{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-a2.jpg|131px|centré|mt=... »
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{{Numérotation|{{Mme|DE}} GRAND-AIR S’EN VA|6|}}
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Sa décision étant prise, {{Mme|de}} Grand-Air appela ses bonnes. Il fut décidé que Marie l’accompagnerait à Marseille. La marquise proposa à Bécassine de faire de même. Mais celle-ci refusa. Elle n’avait peur ni de Bertha…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-a2.jpg|131px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… ni des ''godasses'', ni des boches et, bien sûr, elle n’allait pas se mettre à la charge de sa maîtresse au moment où celle-ci, déjà gênée, aurait en outre des frais de déplacement.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-a3.jpg|142px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Je trouverai bien à gagner ma vie à Paris, déclara Bécassine. Sans compter que j’ai des économies ; Madame va voir. » Elle sortit de sa poche un bas de laine soigneusement ficelé, vida sur la table…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-a4.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… la monnaie qu’il contenait. « Me v’là riche, conclut-elle. Je mets de côté {{Lié|59 fr. 45}}, qui est le prix du voyage de Marseille, quatre tickets de pain et un bout de saucisson. Avec ça, je suis sûre de pouvoir rejoindre Madame si mes affaires ne s’arrangent pas. » {{Mme|de}} Grand-Air…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-b1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… eut beau insister, Bécassine ne voulut rien entendre. Le lendemain, elle accompagna les partants à la gare de Lyon. Pour la circonstance, {{M.|Proey-Minans}}, fidèle à sa manie de déguisement, avait revêtu une livrée et semblait être le domestique de la marquise.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-b2.jpg|198px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il tenait en laisse Hindenburg, plus docile que de coutume. Mystérieusement, il montra sa carte de police aux agents qui assuraient le service d’ordre ; grâce à quoi, malgré la cohue, nos voyageurs purent passer…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-b3.jpg|247px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… sans attendre, sur le quai de départ. Mais Bécassine ne fut pas autorisée à les accompagner. Il y eut une touchante scène de séparation, pendant laquelle notre héroïne fondit en larmes. On sait qu’elle a la larme facile. Dans la cour de la gare, elle se retourna…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-c1.jpg|122px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… sortit son second mouchoir, {{Corr|le|(le}} premier, trempé de ses pleurs, n’était plus qu’un informe chiffon), l’agita longuement, comme si sa maîtresse pouvait l’apercevoir à travers trois épaisseurs de murs.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-c2.jpg|136px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Cette manifestation calma sa douleur ; puis elle se dit qu’elle allait avoir de nouveau une existence mouvementée et aventureuse, et cette pensée la remplit d’une joie qui s’épanouit sur sa figure en un large rire.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-c3.jpg|258px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Elle gagna une pièce de vingt sous en aidant des voyageurs à décharger leurs bagages ; après quoi, constatant qu’il faisait beau…,
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-c4.jpg|149px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… que Bertha ne crachait plus, elle se donna congé pour le reste de l’après-midi, et partit à la recherche de quelque chose d’amusant à regarder.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|{{Mme|DE}} GRAND-AIR S’EN VA|6|}}
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Sa décision étant prise, {{Mme|de}} Grand-Air appela ses bonnes. Il fut décidé que Marie l’accompagnerait à Marseille. La marquise proposa à Bécassine de faire de même. Mais celle-ci refusa. Elle n’avait peur ni de Bertha…
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… la monnaie qu’il contenait. « Me v’là riche, conclut-elle. Je mets de côté {{Lié|59 fr. 45}}, qui est le prix du voyage de Marseille, quatre tickets de pain et un bout de saucisson. Avec ça, je suis sûre de pouvoir rejoindre Madame si mes affaires ne s’arrangent pas. » {{Mme|de}} Grand-Air…
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… eut beau insister, Bécassine ne voulut rien entendre. Le lendemain, elle accompagna les partants à la gare de Lyon. Pour la circonstance, {{M.|Proey-Minans}}, fidèle à sa manie de déguisement, avait revêtu une livrée et semblait être le domestique de la marquise.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p06-b2.jpg|198px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il tenait en laisse Hindenburg, plus docile que de coutume. Mystérieusement, il montra sa carte de police aux agents qui assuraient le service d’ordre ; grâce à quoi, malgré la cohue, nos voyageurs purent passer…
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… sans attendre, sur le quai de départ. Mais Bécassine ne fut pas autorisée à les accompagner. Il y eut une touchante scène de séparation, pendant laquelle notre héroïne fondit en larmes. On sait qu’elle a la larme facile. Dans la cour de la gare, elle se retourna…
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… sortit son second mouchoir, {{Corr|le|(le}} premier, trempé de ses pleurs, n’était plus qu’un informe chiffon), l’agita longuement, comme si sa maîtresse pouvait l’apercevoir à travers trois épaisseurs de murs.
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Elle gagna une pièce de vingt sous en aidant des voyageurs à décharger leurs bagages ; après quoi, constatant qu’il faisait beau…,
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cette depuis trois ans, et le public
s’ennuie comme je ne l’ai jamais vu
s’ennuyer ! Je crois bien que ça tient
à la pièce… Alors son visage s’illumine.
Renoir l’a reconnu. Renoir
sait qu’il joue sa pièce. Il part tout
consolé !
{{Personnage|ADAM|c}}
Et si l’auteur est un mort illustre,
même aventure. Le revenant
qui, aux répétitions était présent
avec son nom, son génie, redevient
un revenant tout terne, un revenant.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais vous, Monsieur Jouvet, vous
n’en êtes pas là !
{{Personnage|JOUVET|c}}
Evidemment, je n’en suis pas là !
Je l’invite le lendemain à déjeuner.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Je commande ce que nous mangions
avec délices pendant les répétitions,
du thon, qu’il adorait. Mais
j’ai beau lui dire : Hé bien ! mon
vieux, on a fait son devoir ! C’est
tout ce qu’il fallait. Si ces idiots
n’ont pas fait le leur, cela les regarde.
La conscience est en règle.
Avalons notre thon !… Je sais que
je mens. Le thon n’a aucun goût,
ce qui est plus affreux encore, et la
conscience n’est pas en règle. Ni la
sienne. Ni la mienne. Ni celle des
machinistes. Ni celle de la concierge
du théâtre. C’est là l’injustice suprême,
la responsabilité de l’insuccès,
ce n’est ni le critique, ni le
public, c’est ceux qui ne sont pour
rien dans le crime, ceux qui ont
tout fait pour le changer en acte<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/120
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>d’affection, en geste de vérité, c’est
le comédien et l’auteur qui la portent.
Et si c’est du Gogol, si c’est
du Musset, je leur dis : Après tout,
tu t’en fous. Tu es Gogol, tu es
Musset, et eux sont un ramassis de
peignefesses, de cocus et d’arthritiques.
Mais je mens : Gogol et
Musset ce soir sont les coupables.
Voilà pourquoi les pièces qui n’ont
vécu que quelques jours, je les aime
peut-être plus que bien d’autres qui
vivent. Mais je ne veux plus penser
à elles. C’est très bien les éphémères,
mais on ne peut pas s’y attacher.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Vous préférez les perroquets ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
J’aime une pièce avec laquelle<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|FLÂNERIE DANS PARIS||7}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-a1.jpg|180px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Pendant les journées précédentes, les bombes et les obus avaient fait de grands ravages dans Paris. La foule s’attroupait devant les maisons atteintes. Bécassine se joignit quelques instants aux curieux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-a2.jpg|373px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Puis elle se mit à errer au hasard, et bientôt elle remarqua que beaucoup de personnes collaient sur leurs vitres
… pour les empêcher de se briser, des bandes de papier plus ou moins ornementées. « Voilà, se déclara à elle-même Bécassine, qui est gentil, qui est drôle…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-a3.jpg|162px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… c’est comme un concours de fenêtres. Faut que je cherche la plus belle. » Elle se mit à errer, et soudain elle tomba en arrêt devant une vitrine de magasin, où s’accomplissait un travail qu’elle jugea réellement merveilleux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-b1.jpg|233px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les papiers découpés formaient un véritable tableau. Il y avait au milieu une montagne en pain de sucre, d’où s’échappait une fumée abondante, et au-dessus de laquelle on lisait ''le Vésuve''. À sa droite était un golfe avec d’innombrables bateaux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-b2.jpg|298px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Successivement, l’auteur, dont à travers la glace on ne distinguait que les mains, ajouta à son chef-d’œuvre des moissonneurs au travail. « Ça, remarqua Bécassine, qui n’ignore pas que le Vésuve est un volcan italien, ça doit être…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-b3.jpg|289px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … la récolte du macaroni. » Puis, parurent des soldats faisant l’exercice. Bécassine, enthousiasmée, cria : « Vive l’Italie ! » ce qui souleva le même cri de la part des quelques badauds qui l’entouraient.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-c1.jpg|178px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Sans doute, l’artiste, qui travaillait de l’autre côté de la verrière, entendit, fut flatté : il se montra dans un espace de la glace laissé libre, et fit un geste de remerciement. Il sembla à Bécassine qu’elle le connaissait.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-c2.jpg|189px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Un instant elle chercha où elle avait déjà vu cette figure… Soudain, la mémoire lui revint. Se frappant le front, elle dit : « J’y suis, c’est {{M.|César}}, celui qui a fait l’année dernière de si belles peintures dans l’appartement de {{Mme|de}} Grand-Air. »
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-c3.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
À ce moment, la porte du magasin s’ouvrit, César vint droit à notre amie. Il demanda : « Zé né mé trompe pas ?… C’est bien la signorina Bécassine ? — Soi-même, monsieur César… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p07-c4.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors la joie la plus pure se peignit sur la figure de César. Il reprit : « Signorina, z’ai oune combinazione à vous proposer, oune soze magnifique, qué ça fera votre fortoune. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/121
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>j’ai fait l’hiver et le printemps, pendant
laquelle les feuilles ont trouvé
le moyen de pousser, les oiseaux de
couver, dont les matinées commencées
l’hiver finissent, à ma sortie
du théâtre, par me donner le soleil.
Une pièce qui vous pond le soleil,
qui prend la pulsation du monde,
c’est merveilleux. J’ai eu une chatte
que j’ai aimée. Elle s’est arrangée
pour naître, pour me conquérir, pour
avoir ses petits, pour mourir pendant
que je jouais la même pièce. Voilà une
pièce ! Quelle chatte c’était d’ailleurs !
Je ne veux pas dire que si
j’étais un ancien dragon et un cavalier
enragé comme Dullin j’aimerais
jouer une pièce qui dure la vie d’un
cheval. Mais, entre les aventures,
on aime bien les liaisons sérieuses.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/14
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|CÉSAR, BÉCASSINE ET {{Cie}}|8|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-a1.jpg|220px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine demeura d’abord sans paroles, éblouie par l’idée de faire fortune. Puis un peu de méfiance lui vint. Elle demanda :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-a2.jpg|220px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« C’est-y sûr, au moins, votre combinaison ? Des fois, vous savez, dans le commerce on croit s’enrichir, puis on se met dans les embarras et les dettes. » Mais César protesta qu’il n’y avait rien à craindre avec un associé tel que lui. « Venez dans le magasin, signorina, acheva-t-il ; vous allez voir ce que mes clients ils pensent de moi. » Ils entrèrent.
Le patron dudit magasin, {{M.|Piccolo}}, marchand de nouilles, mortadelle et gorgonzola, entouré de sa famille, ne se lassait pas de regarder, avec admiration, le revers du chef-d’œuvre dont nous avons montré l’autre face à nos lectrices.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-a3.jpg|249px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
César le pria de dire à Bécassine son opinion sur lui.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-b1.jpg|291px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et il précisa : « Est-ce qué zé souis oune homme de talent ? — Non, répondit {{M.|Piccolo}}. — Alors quel homme qué zé souis ? » D’une seule voix, la famille répondit :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-b2.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Vous êtes un homme de génie ! » César se redressa, rejeta la tête en arrière, et reprit : « Z’ai dou zénie, cela est certain, le grandiose zénie de Michel-Ange, en plous moderne ; ma le Parisien il n’aime pas le grandiose, il aime les çozes drôles, fantaisistes…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-b3.jpg|258px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Z’en cerçais, sans en trouver, Signorina, quand zé vous ai rencontrée. Tout de souite ze m’ai pensé : la fantaisie, c’est Bécassine. » Flattée, notre héroïne salua. Cependant, César développait son plan.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-c1.jpg|429px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
La mode était aux bandes de papier pour fenêtres ; il en découperait à l’image de Bécassine ; ensemble ils iraient les vendre, les poser. Succès certain, fortune assurée. Son enthousiasme persuada Bécassine. Spontanément, Piccolo déclara qu’il mettait cent francs dans l’entreprise ; et ainsi, sans notaire ni papier timbré, fut fondée la société « César, Bécassine et {{Cie}}. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p08-c2.jpg|240px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
César demanda à son associée de l’accompagner à son atelier. Avec quelle emphase il disait : « Mon atelier ! » Le trajet, métro et tramway, fut long. Aux fortifications, ils continuèrent à pied…<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|L’ATELIER DU GÉNIE||9}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-a1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… suivirent une ruelle bordée de misérables cahutes. César parlait des millions qu’il allait gagner, des châteaux et des autos qu’il achèterait. Enfin il s’arrêta et dit : « Voilà mon atelier, l’asile du zénie ! » Bécassine écarquillait les yeux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-a2.jpg|251px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle avait devant elle un vieux wagon privé de ses roues, dépeint, dégarni de ses banquettes et tentures. C’était là l’atelier et aussi le logis du Michel-Ange moderne. Devant l’entrée, une fillette lisait un fragment déchiré de la ''Semaine de Suzette''.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-a3.jpg|233px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle leva les yeux sur les arrivants ; sa figure maigre, souffreteuse et intelligente, s’éclaira. Elle dit : « C’est Bécassine… Bécassine pour de vrai !… Oh ! que je suis contente ! » César, enchanté de constater, une fois de plus, la popularité de son associée, présenta l’enfant.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-b1.jpg|187px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle s’appelait Marie et était la fille d’une pauvre chiffonnière des environs. Elle vint prendre la main de Bécassine dans un joli mouvement de confiance caressante.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-b2.jpg|331px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant, César avait ouvert la porte du wagon-atelier. Un extraordinaire entassement de tréteaux, pinceaux, couleurs et autres accessoires artistiques apparut : « Zé sens l’inspiration ! » dit-il. Il prit un fusain et…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-b3.jpg|176px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… à traits rapides, esquissa quelques silhouettes de Bécassine, puis, aidé de son modèle, il commença à les découper. Mais le travail était minutieux, n’avançait pas. Alors, sans en être priée, Marie se mit à l’œuvre.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-c1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Adroite et vive, elle fut d’un grand secours. César la félicita, lui promit de lui donner un de ses châteaux, dès qu’il serait millionnaire. « Çà serait plus pressé de lui donner quelque…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … chose à manger », fit Bécassine, apitoyée par sa pâleur. Elle courut à une cantine qu’elle avait remarquée en venant, y acheta quelques victuailles. Un modeste repas, auquel tous trois firent honneur, fut le banquet d’inauguration de la Société « César, Bécassine et {{Cie}} ».
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p09-c3.jpg|233px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le peintre porta un toast éloquent à l’union du ''zénie'' et de la fantaisie. Mais il oublia de payer sa part du festin. César est surtout généreux en paroles.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{Numérotation|OH ! L’VITRIER…|10|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-a1.jpg|262px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Pendant trois jours, César dessina, et Bécassine découpa un stock important de ce que le peintre appelait pompeusement : « Le protège-vitre Bécassine, merveille de l’art et de la science. »
Il y avait plusieurs modèles.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-a2.jpg|171px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le plus réussi représentait notre héroïne, calme et souriante, tandis qu’obus et bombes éclataient autour d’elle, et qu’un gotha planait à quelques centimètres de sa tête.
Les premiers exemplaires furent vendus par elle…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-a3.jpg|264px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… à des petites filles qui sortaient du catéchisme. Toutes voulaient avoir, sur leurs fenêtres, l’image de leur grande amie. Elles firent au « protège vitre Bécassine » une réclame qui en assura le succès.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-b1.jpg|176px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cécar encaissait de belles recettes. Il les notait soigneusement sur un petit carnet, et prédisait à son associée qu’ils n’attendraient plus longtemps la fortune.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-b2.jpg|113px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Malheureusement, Bertha, qui pendant un peu plus d’une semaine était restée silencieuse, se réveilla. Les gros obus recommencèrent à tomber ; les gothas revinrent ; il y eut une terrible hécatombe de vitres, et celles qu’on avait munies de bandes plus ou moins artistiques ne furent pas plus épargnées que les autres.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-b3.jpg|187px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Cela porta un coup funeste à la « merveille de l’art et de la science ». Brusquement, les commandes cessèrent. « Addio la fortoune ! » dit César avec navrement.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-b4.jpg|204px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais après quelques instants, se redressant, il reprit : « Zé né mé laisserai pas abattre ; zé loutterai. Plous moyen de vendre les protèze-vitres puisqu’il n’y a plous de vitres, mais on peut faire mi fortoune en remettant les vitres. — Remettons des vitres »…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-c1.jpg|191px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… consentit Bécassine. Avec le reste de ses gains précédents, César acheta un assortiment de verres de toutes dimensions. Bécassine voulue se charger du châssis sur lequel ils étaient disposés.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-c2.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Mais César ne le permit pas « Zé souis oune zentillomme, dit-il ; oune zentilhomme, il {{Nec|né}} laisse pas oune femme faire le portefaix. » Il mit le châssis sur ses épaules et ils partirent. Bécassine marchait en avant, criant de temps à autre :
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-c3.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« V’là l’vitrier qui passe… Oh ! l’vitrier. » César protesta : « C’est faux… Çantez comme moi : {{Nec|la}}, mi, mi, mi… » Et comme elle essayait sans succès, il déclara : « La signorina, elle n’est pas mousicale, c’est moi qué zé vais çanter{{Corr||. »}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p10-c4.jpg|224px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Lui, il l’était, ''musical'', comme beaucoup de ses compatriotes. Il enjoliva je très simple air traditionnel de variantes, de roulades et de vocalises. Il chantait la main sur le cœur avec des gestes et des mines d’acteur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
C’est très bien, une aventure de
trois jours avec Shakespeare.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Évidemment, je m’en suis payé
de ces aventures de trois jours.
Je m’en suis même payé une d’un
jour ! Et j’espère bien en avoir
d’autres. Et en moi-même j’ai
des dizaines d’aventures d’une
heure avec Molière, Calderon et
consorts. Mais j’aime bien aussi
être en paix avec mon théâtre. Si
vous saviez la gueule que fait
l’Athénée, en particulier, quand ça
ne va pas, vous comprendriez. Les
deux gueules, celle de la rue Boudreau
et celle de la rue Caumartin !
Et surtout, cher Monsieur, la pièce
à longue carrière est la seule qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/123
104
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2026-05-07T14:03:17Z
Narilora
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>amène les comédiens à leur vraie
fin, à leur vraie mission, comme
disent les critiques.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
A quelle fin ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Au public.
{{Personnage|RODINEAU|c}}
Vous avez tout le vrai public,
dans vos dix premières salles.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Il n’y a pas de vrai public, il y a
le public, et c’est tout.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Quand il est passé dans la salle
la critique, les amoureux de théâtre,
les snobs, les Français et étrangers
éclairés, vous ne me direz pas
que la fin du comédien est de répé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:J. J. Fux, traduction P. Denis-Gradus ad Parnassum,1773.djvu/63
104
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CetaGM
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/* Corrigée */ Transcription initiale
15777288
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text/x-wiki
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>>
>>
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<!-- Les deux lignes vides me semblent être un artefact technique, c'est à dire que l'auteur a tracé les lignes avant de se rendre compte qu'il n'en aurait pas besoin, ou alors il a pris un papier sur lequel les lignes étaient déjà tracé, et il n'avait pas besoin de toutes. Elles ne proviennent donc pas d'un choix conscient et porteur de sens de la part de l'auteur, je décide donc de ne pas les retranscrire --><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/124
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ter un texte, qu’il n’entend même
plus, devant une salle dont la culture
se dilue à chaque représentation ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Il faudra que vous veniez nous
voir un soir de deux centième,
n’est-ce pas, Renoir ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Monsieur Robineau, à partir de
la centième, au moment où notre
visage changé en visage de roi ou
de caraïbe, nous descendons sur la
scène, portant nos traînes sur nos
bras ou évitant de toucher les robes
de nos partenaires femmes avec nos
cuisses passées au brou de noix,
c’est, au contraire, chaque soir avec
plus d’angoisse que nous nous demandons :
comment vont-ils être<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/125
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aujourd’hui, que nous écoutons par
l’écouteur le murmure des entrées,
que nous regardons par le trou du
rideau comment ils s’assoient, comment
se règle la proportion des galeries
et des fauteuils, des chevelures
et des calvities. Jusqu’à la
centième, nous sommes dans un
pays connu. Même si chaque visage
de spectateur pris en soi nous est
étrange, nous avons vu ce visage de
salle. Nous sommes entre familiers,
nous connaissons ce rire de salle,
ce bruit de salle, cette toux de salle.
D’ailleurs, il est rare que le spectateur
n’y prenne pas forme amicale.
Vers la trentième, nous avons un
géant, toujours le même : il a fini
par trouverla place d’où il gênait le
moins, à l’angle du premier rang…<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-08T07:58:49Z
Narilora
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espace
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>aujourd’hui, que nous écoutons par
l’écouteur le murmure des entrées,
que nous regardons par le trou du
rideau comment ils s’assoient, comment
se règle la proportion des galeries
et des fauteuils, des chevelures
et des calvities. Jusqu’à la
centième, nous sommes dans un
pays connu. Même si chaque visage
de spectateur pris en soi nous est
étrange, nous avons vu ce visage de
salle. Nous sommes entre familiers,
nous connaissons ce rire de salle,
ce bruit de salle, cette toux de salle.
D’ailleurs, il est rare que le spectateur
n’y prenne pas forme amicale.
Vers la trentième, nous avons un
géant, toujours le même : il a fini
par trouver la place d’où il gênait le
moins, à l’angle du premier rang…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/126
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|SAINT-YSLES|c}}
Il m’a tendu la main, un soir,
de son fauteuil.
{{Personnage|ADAM|c}}
Vers la quarantième, nos chers
amis les sourds, comme si la pièce
devenait perceptible aux sourds à
partir de la quarantième.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Vers la cinquantième, il venait
jusqu’à l’année dernière un prêtre
en soutane. Il devinait que ce jour-là
nous jouions un peu pour lui, il
nous quittait à regret, le dernier au
vestiaire, où seule attendait, libérée
du voisinage des hermines ou
des claques, une cape de curé
doyen.<noinclude>
<references/></noinclude>
rd2pg15ntbrs3yglcp313pe6ygv2uma
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/127
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|DASTÉ|c}}
On ne l’a pas vu cette année. Je
suis sûr qu’il est mort.
{{Personnage|RENOIR|c}}
Vers la soixante-dixième, trois
saint-cyriens…
{{Personnage|CASTEL|c}}
C’est même un problème pour
nous : comment y a-t-il à Saint-Cyr
trois saint-cyriens qui ne vieillissent
jamais, qui toujours resteront saint
cyriens !
{{Personnage|RENOIR|c}}
Je ne vous parle pas de la dame
avec le chien muet, le seul que nous
acceptions, ni des deux jolies jumelles.
Toutes ces amitiés nous
amusent, nous occupent. Arriver à
jouer ''Jean de la Lune'' de façon à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/128
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plaire à un géant et adapter pour
un prêtre la ''Margrave'' ou le
''Coup du Deux Décembre'', cela donne un
intérêt précis à notre jeu…
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Et à la centième, tout se complique ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Au contraire. Il n’y a plus d’individus.
Il n’y a que des salles. Il
y a des salles simples, naïves, qui
applaudissent l’esprit, qui frémissent
aux horreurs, qui éclatent aux
plaisanteries, et on ne sait pourquoi
elles sont naïves : les femmes en
sont habillées avec raffinement, les
hommes ont des visages de Grecs,
de penseurs. Il y a des salles qui
comprennent tout, qui dégagent de
la pièce des indications, des subti-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/129
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lités méconnues de nous-mêmes, et
on ne sait pourquoi elles comprennent
tout, car j’y aperçois des paysans
en blouse, et si j’essaye d’y
distinguer un visage, il est idiot.
Parfois des salles distraites, qui
sont étonnées du premier au dernier
mot, qui ont l’air de suivre un rébus,
ou d’attendre que Bouquet
chante, que Castel enfile un tutu et
danse la mort du Cygne, qui se
lèvent à la fin sans hâte, se demandant
pourquoi nous ne commençons
pas, et nous regardent sans
applaudir, espérant le mot de la
charade…
{{Personnage|ADAM|c}}
Et ces salles incompréhensibles,
Renoir, dont les gens semblent être
venus pour les opérations les plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>différentes, excepté celle d’entendre
une pièce, par erreur ou pour attendre
le train, ou pour éviter un chien
enragé qui circule dans la rue Auber,
ou comme si c’était une assemblée
de conjurés qui attendent
l’heure de l’émeute. De celles-là
j’ai peur. Je me dis qu’à un signal,
le théâtre va se vider tout à coup.
{{Personnage|BOVÉRIO|c}}
Et il y a les salles heureuses, les
salles malheureuses, les salles froides,
les salles chaudes, les salles
d’assassins, les salles de sauveteurs.
Et nous, du jour où elles deviennent
des faces immenses, inattendues,
inhumaines, nous sentons que
notre métier commence. La pièce,
après une navigation de fleuve,
aborde enfin les flux, les profon-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>deurs, commence vraiment son
voyage, et nous nous apercevons,
à une certaine perfection qui s’établit
soudain dans nos phrases, dans
nos gestes, que c’était bien vers ce
public sans visage, sans nom, que
notre destinée nous porte, vers cet
océan du théâtre. Les comédiens ne
sont pas des marins d’eau douce.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Voilà pour le succès. Et nous
n’en sommes pas plus fiers. Si vous
croyez que c’est gai d’avoir une
religion qui n’admet ni les incompris
ni les martyres !
{{Personnage|MARTHE|c}}
C’est l’huissier, Monsieur Jouvet.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Fiche-le à la porte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|MARTHE|c}}
Il venait seulement demander
des billets de théâtre.
{{Personnage|ADAM|c}}
Donne-lui la baignoire 35. Il y a
un clou dans la chaise.
{{Personnage|LÉON|c}}
La gloire est prête, Monsieur
Jouvet !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
La gloire ?
{{Personnage|ADAM|c}}
Mot bien français n’est-ce pas ?
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Qu’appelez-vous la gloire au
théâtre, Monsieur Renoir ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
C’est un système précaire de poulies
qui élève l’un de nous dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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15777306
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ciel pour quelques minutes, non
sans lui donner le mal de mer, et le
laisse retomber.
{{Personnage|ADAM|c}}
La gloire, quoi !
{{Personnage|JOUVET|c}}
Venez ! La voilà !
{{Personnage|RAYMONE|c}}
Faites-nous le plaisir de l’essayer,
Monsieur Robineau. Nos Ministres
de l’Air s’amusent à essayer des parachutes,
essayez avec nous l’appareil
contraire.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
J’y consens volontiers, Mademoiselle
Raymone. Ce sera un charmant
souvenir. La photographie
ne pourrait-elle le fixer pour toujours ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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Pdd.
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wikitext
text/x-wiki
À des fins de fluidité, l’encadré a été déplacé après le premier paragraphe, qui débutait sur la page précédente. --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 7 mai 2026 à 14:19 (UTC)
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/134
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|JOUVET|c}}
Bogar, ton appareil !
{{didascalie|On amène la gloire. La petite Vera <br />y installe Robineau.|d|sm}}
{{Personnage|LA PETITE VÉRA|c}}
Tenez-vous seulement très droit,
la tête haute.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je sais. La gloire n’aime pas les
dos voûtés.
{{Personnage|LA PETITE VÉRA|c}}
Et regardez en tournant les yeux,
pas en tournant la tête.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais je puis parler ?
La gloire s’élève avec peine.
{{Personnage|JOUVET|c}}
De là-haut vos paroles n’en seront
que plus sonores.
{{didascalie|Nouvel essai de la gloire. Robineau <br />est à un mètre.|d|sm}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/135
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Alors je parle ! Monsieur Jouvet,
Mesdames et Messieurs, puis-je,
avant de vous quitter… C’est très
solide, n’est-ce pas ?
{{Personnage|RENOIR|c}}
Très solide. Nous y avons oublié
un jour Marthe qui faisait Iris. On
l’a retrouvée intacte au matin.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Puis-je, avant de vous quitter,
et après cette heure dont je garderai
la précieuse mémoire, (la gloire
monte doucement et s’arrête)… vous
offrir pour la défense du théâtre
mon modeste concours ? Je suis aujourd’hui
le mandataire de l’État
auprès de vous. Avez-vous à lui
transmettre quelque message ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|JOUVET|c}}
Certes.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je bois vos paroles.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Courez lui dire ceci !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
J’y cours. (''Nouvelle montée de la gloire.'') J’y vole.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Je lui dis ceci à l’État : État,
puisque tu te penches amicalement
vers nous, — non ! non ! ne bougez
pas ! — je voudrais te poser une
question… Excusez-moi de le tutoyer,
mais c’est le tutoiement du
théâtre.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Cela est protocolaire. Le vous
avec l’État serait irrespectueux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|JOUVET|c}}
Etat, mon grand cher État, tu
m’entends…
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Admirablement, mon petit Jouvet.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Je sais combien ta position est
difficile, mais reconnais que tu nous
fais une vie qui n’est pas, si j’ose
ainsi parler, le rêve. Avoue que tu
ne la facilites pas. Tu nous fais les
grèves, tu nous fais les faillites, tu
nous fais les crises. Tu nous demandes
de travailler pour toi deux
jours sur cinq. Tu nous saisis au
moindre manquement… Ne proteste
pas, tu nous saisis !… Tu nous livres
le pétrole au prix du lait, le journal
au prix des classiques. Tu nous fais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>les lotissements, les conseils de révision,
la radio, le panneau affiche,
le poinçonnage des tickets de métro,
la guerre… Ne proteste pas ! Tu
nous l’as faite !… Bref, tu amènes
le soir à mes guichets un peuple
énervé, usé par ses luttes de la journée,
méfiant, irrité, et surtout contre
toi… Ah ! tu le sais… C’est heureux !
… Et nous en échange, que
faisons-nous de lui ? Nous l’apaisons,
nous l’égayons. Nous donnons
à cet esclave éculé la toute puissance
sur les couleurs, les sons, et
les airs. Nous donnons à cet automate
un cœur de chair avec tous
ses compartiments bien revus, avec
la générosité, avec la tendresse,
avec l’espoir. Nous le rendons sensible,
beau, omnipotent. Nous lui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/139
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2026-05-07T14:30:16Z
Narilora
147413
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15777332
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>donnons la guerre où il n’est pas
tué, la mort dont il ressuscite. Nous
lui donnons l’égalité, la vraie, celle
devant les larmes et devant le rire.
Nous te le rendons à minuit sans
rides au front, sans rides à l’âme,
maître du soleil et de la lune, marchant
ou volant, apte à tout, prêt
à tout. Est-ce que vraiment tu te
juges à jeu avec nous ?
{{didascalie|Pendant tout ce discours, Robineau, <br />de sa gloire, a ponctué les mots qui <br />l’atteignaient.|d|sm}}
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Évidemment non. Alors ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Alors ne crois-tu pas d’abord que
si le rôle du théâtre est de faire un
peuple qui tous les matins se réveille
joyeux à l’idée de jouer sa par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tie dans l’État, le moindre rôle d’un
État serait de faire un peuple qui
tous les soirs soit dispos et mûr
pour le théâtre ?
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Le chariot de Thespis et le char
de l’État se relevant ! Je vois. Tu
voudrais le théâtre gratuit !… Oh
pardon, Monsieur Jouvet, voilà
qu’aussi je vous tutoie !
{{Personnage|JOUVET|c}}
J’en suis flatté… Mais si tu crois
qu’il s’agit du théâtre gratuit, tu
commets là un de tes nombreux
impairs, et pas le moindre. Il s’agit
de savoir si l’État voudra enfin
comprendre qu’un peuple n’a une
vie réelle grande que s’il a une vie
irréelle puissante. Que la force d’un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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15777337
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>peuple est son imagination, et que
le soir, quand la nuit avec sa fraîcheur
l’amène doucement au repos
et au rêve, il ne suffit pas de colorer
à l’électricité les monuments de son
passé. C’est très bien d’illuminer la
Tour Eiffel, mais ne crois-tu pas
que c’est encore mieux d’illuminer
les cerveaux.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Tu es fou ? Tu demandes que le
président du Conseil soit un dramaturge
politique ou social ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Je demande, au nom des directeurs
syndiqués de théâtre, que
l’Etat, au lieu de nous donner tout
le jour des petits soucis, nous donne
de grandes volontés et nous réclame
de grandes actions…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Tu prétends que j’aille lui dire :
Cher président du Conseil, un peu
plus de folie dans ton urbanisme,
de rêve dans tes finances, un peu
plus de mise en scène dans ton économie
agricole !
{{Personnage|JOUVET|c}}
Tu crois que cela en serait beaucoup
plus mal ?
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Au moment où nous essayons,
au prix de quelle contrainte, de
rendre la France à ses destinées de
calme, de bon sens, d’arbitre ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Permets-moi de te dire que c’est
sur ce point que tu as tort. Laisse-moi
rire quand j’entends proclamer<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que la destinée de la France est
d’être ici-bas l’organe de la retenue
et de la pondération ! La destinée
de la France est d’être l’embêteuse
du monde. Elle a été créée, elle
s’est créée pour déjouer dans le
monde le complot des rôles établis,
des systèmes éternels. Elle est la
justice, mais dans la mesure où la
justice consiste à empêcher d’avoir
raison ceux qui ont raison trop
longtemps. Elle est le bons sens,
mais au jour où le bon sens est le
dénonciateur, le redresseur de tort,
le vengeur. Tant qu’il y aura une
France digne de ce nom, la partie
de l’univers ne sera pas jouée, les
nations parvenues ne seront pas
tranquilles, qu’elles aient conquis
leur rang par le travail, la force ou<noinclude>
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Livre:Satan et Ève, 1832.djvu
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Cunegonde1
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|Editeur=Chez Diabolino, libraire-éditeur, rue d’Enfer
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Narilora
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>le chantage. Il y a dans l’ordre,
dans le calme, dans la richesse,
un élément d’insulte à l’humanité
et à la liberté que la France
est là pour relever et punir. Dans
l’application de la justice intégrale,
elle vient immédiatement
après Dieu, et chronologiquement
avant lui. Son rôle n’est pas de
choisir prudemment entre le mal et
le bien, entre le possible et l’impossible.
Alors elle est fichue. Son originalité
n’est pas dans la balance,
qui est la justice, mais dans les
poids dont elle se sert pour arriver
à l’équité, et qui peuvent être l’injustice…
La mission de la France est
remplie, si le soir en se couchant
tout bourgeois consolidé, tout pasteur
prospère, tout tyran accepté,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/11
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SodiumBot
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text/x-wiki
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{{c|'''SATAN ET ÈVE,'''|fs=150%}}
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{{c|L’ORIGINE DE LA FOUTERIE.|fs=120%|mb=2em}}
[[file:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830 - séparateur-4.png|150px|center]]
{{brn|2}}
Le Père éternel baillait comme un bien-heureux
dans son paradis, les esprits qui l’entouraient
et que nous nommons archanges, anges,
chérubins, séraphins, avaient beau chercher
à le distraire, ils l’embêtaient à qui mieux
mieux, et ce n’était pour lui que de la fouterie
de pauvre. Il fronça le sourcil, toute la cohue
disparut et le bonhomme entra dans son laboratoire :
il ouvrit une soupape, le vent souffla<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Le Père éternel baillait comme un bien-heureux
dans son paradis, les esprits qui l’entouraient
et que nous nommons archanges, anges,
chérubins, séraphins, avaient beau chercher
à le distraire, ils l’embêtaient à qui mieux
mieux, et ce n’était pour lui que de la fouterie
de pauvre. Il fronça le sourcil, toute la cohue
disparut et le bonhomme entra dans son laboratoire :
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et dissipa le chaos et le brouillard qui enveloppaient
la terre. L’univers parut ainsi que tout
ce qui le compose aujourd’hui, à cela près des
volcans et de tous les êtres vivans à deux ou
quatre pieds, à poils, à plumes et à écailles.
Nous ne parlons point de l’homme ; il devait le
fabriquer d’une manière toute particulière
et c’est ce dont nous allons nous occuper et
rendre compte à nos lecteurs.
{{interligne|0.2em}}
Peu nous importe le jugement que l’on portera
de notre ouvrage et de l’auteur. Nous écrivons
pour les hommes sans préjugés, ennemis
de l’erreur et auxquels on ne peut en imposer
par des radotages, des sophismes ou des contes
en l’air inventés par ceux qui ont intérêt à tenir
les peuples dans l’ignorance en les aveuglant
par le fanatisme et la superstition.
{{interligne|0.2em}}
Or, voici comment nous entendons la création
selon la nature et l’ordre des choses le
plus assorti aux connaissances humaines et
au système de ceux qui considèrent la jouissance
et le plaisir comme la base de tout, et<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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ce qui le compose aujourd’hui, à cela près des
volcans et de tous les êtres vivans à deux ou
quatre pieds, à poils, à plumes et à écailles.
Nous ne parlons point de l’homme ; il devait le
fabriquer d’une manière toute particulière
et c’est ce dont nous allons nous occuper et
rendre compte à nos lecteurs.
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Peu nous importe le jugement que l’on portera
de notre ouvrage et de l’auteur. Nous écrivons
pour les hommes sans préjugés, ennemis
de l’erreur et auxquels on ne peut en imposer
par des radotages, des sophismes ou des contes
en l’air inventés par ceux qui ont intérêt à tenir
les peuples dans l’ignorance en les aveuglant
par le fanatisme et la superstition.
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Or, voici comment nous entendons la création
selon la nature et l’ordre des choses le
plus assorti aux connaissances humaines et
au système de ceux qui considèrent la jouissance
et le plaisir comme la base de tout, et<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>le seul et vrai moyen de passer gaîment la vie
pour arriver à sa fin, sans s’occuper de ce qui
peut nous survenir après, soit que l’ame, si elle
existe, nous survive ou s’éteigne avec nous, au
reste peu importe. J’en reviens au laboratoire
du Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Il y était donc entré pour travailler à l’espèce
humaine et regardait sur les nombreuses
tablettes qui le meublaient dans quel vase il
trouverait les compositions propres à fabriquer
ce qu’il devait nommer un homme. L’étiquette
la lui indiqua : il prit le vase, le plaça
sur une table, le découvrit et du pouce et de
l’index de sa main droite il saisit une boulette
comme font les saltimbanques ou les escamoteurs
qui se montrent dans les places publiques
ou autres lieux de la bonne ville de
Paris. Il la plaça dans le milieu de sa main
gauche, lorsqu’elle y fut d’aplomb il mouilla
son doigt avec la salive qui humectait sa bouche
éternelle et le passant sur la boulette, il ferma
la main sans trop la presser. Il lui fit subir
à ce qu’il paraît une espèce d’incubation, car<noinclude></noinclude>
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15777352
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Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
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pour arriver à sa fin, sans s’occuper de ce qui
peut nous survenir après, soit que l’ame, si elle
existe, nous survive ou s’éteigne avec nous, au
reste peu importe. J’en reviens au laboratoire
du Père éternel.
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Il y était donc entré pour travailler à l’espèce
humaine et regardait sur les nombreuses
tablettes qui le meublaient dans quel vase il
trouverait les compositions propres à fabriquer
ce qu’il devait nommer un homme. L’étiquette
la lui indiqua : il prit le vase, le plaça
sur une table, le découvrit et du pouce et de
l’index de sa main droite il saisit une boulette
comme font les saltimbanques ou les escamoteurs
qui se montrent dans les places publiques
ou autres lieux de la bonne ville de
Paris. Il la plaça dans le milieu de sa main
gauche, lorsqu’elle y fut d’aplomb il mouilla
son doigt avec la salive qui humectait sa bouche
éternelle et le passant sur la boulette, il ferma
la main sans trop la presser. Il lui fit subir
à ce qu’il paraît une espèce d’incubation, car<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>un instant s’était à peine écoulé, lorsqu’il ouvrit
les doigts et une petite figure vivante se
tint debout sur la table. Il souffla dessus et
lui ordonna de croître. Elle grandit à vue d’œil ;
pendant cette opération il la plaça sur le sol,
et sa croissance eut lieu d’une manière merveilleuse.
{{interligne|0.2em}}
Lorsque sa taille lui parut assez élevée, il
plaça sa main sur l’occiput et alors elle s’arrêta.
Il n’y avait encore aucune apparence de
sexe, il ouvrit une boîte qui était devant lui,
il en tira une autre composition dont il se servit
pour façonner un membre viril et tout ce
qui en dépend ; et, le plaçant à l’endroit où il
devait figurer, il s’y adapta sur le champ, ce
qui prouvera aux plus incrédules combien est
grande la volonté du Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Le nouvel être créé restait là à poste fixe.
Ses yeux étaient fermés, sa bouche était à peine
entr’ouverte. Il respirait, mais il fallait un nouveau
commandement du fabricateur souverain
pour qu’il pût jouir du développement<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>un instant s’était à peine écoulé, lorsqu’il ouvrit
les doigts et une petite figure vivante se
tint debout sur la table. Il souffla dessus et
lui ordonna de croître. Elle grandit à vue d’œil ;
pendant cette opération il la plaça sur le sol,
et sa croissance eut lieu d’une manière merveilleuse.
{{interligne|0.2em}}
Lorsque sa taille lui parut assez élevée, il
plaça sa main sur l’occiput et alors elle s’arrêta.
Il n’y avait encore aucune apparence de
sexe, il ouvrit une boîte qui était devant lui,
il en tira une autre composition dont il se servit
pour façonner un membre viril et tout ce
qui en dépend ; et, le plaçant à l’endroit où il
devait figurer, il s’y adapta sur le champ, ce
qui prouvera aux plus incrédules combien est
grande la volonté du Père éternel.
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Le nouvel être créé restait là à poste fixe.
Ses yeux étaient fermés, sa bouche était à peine
entr’ouverte. Il respirait, mais il fallait un nouveau
commandement du fabricateur souverain
pour qu’il pût jouir du développement<noinclude></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>se dit en ramenant son drap : tout
n’irait pas trop mal, mais il y a
cette sacrée France, car tu imagines
la contre-partie de ce monologue
dans le lit de l’exilé, du poète
et de l’opprimé.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Admettons. Mais en quoi, toi,
le théâtre, peux tu m’aider dans
cette tâche ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
As-tu entendu parler d’un nommé
Molière ?
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Le fils du tapissier, mort dans un
fauteuil ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Oui, celui auquel, à l’époque de
Descartes, la France doit la clarté,<noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/15
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de ses facultés physiques et intellectuelles, et
le Père éternel prononça d’un ton doux et en
souriant, ces deux mots : ''pense'' et ''agis'' en lui
ouvrant les yeux avec l’un de ses doigts.
{{interligne|0.2em}}
L’homme, car c’en était un, en voyant la figure
vénérable de son créateur se mit à genoux,
baisa sa main, se releva ensuite et prononça
ces paroles : je te remercie, ô mon père,
de m’avoir donné l’existence, je n’en ferai usage
que pour te prouver chaque jour ma reconnaissance
et ma soumission à tes volontés.
{{interligne|0.2em}}
Le papa répondit : c’est bien, je te les ferai connaître.
{{interligne|0.2em}}
Il frappa ensuite trois coups sur la table
avec un petit maillet, et sur-le-champ parut
un esprit d’une taille majestueuse et divine
qui regarda l’homme avec étonnement, mais
sans prononcer un seul mot. Le Père éternel
lui adressa la parole et lui dit : regarde ce jardin
qui se forme, ces arbres qui grandissent,
ces fruits qui pendent sur les arbres, ces {{tiret|ruis|seaux}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777502
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text/x-wiki
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L’homme, car c’en était un, en voyant la figure
vénérable de son créateur se mit à genoux,
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Le papa répondit : c’est bien, je te les ferai connaître.
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Il frappa ensuite trois coups sur la table
avec un petit maillet, et sur-le-champ parut
un esprit d’une taille majestueuse et divine
qui regarda l’homme avec étonnement, mais
sans prononcer un seul mot. Le Père éternel
lui adressa la parole et lui dit : regarde ce jardin
qui se forme, ces arbres qui grandissent,
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|ruis|seaux}} limpides qui coulent et serpentent, cet
astre lumineux qui se montre au firmament,
eh bien, conduis ce nouvel être dans ce lieu de
délices, de paix et de bonheur. Ces oiseaux
qui voltigent de tous côtés, vont le saluer par
leur ramage ; les animaux qui parcourent ce
jardin lui seront soumis. Ils n’auront que de
l’instinct, lui seul aura de la raison, et un langage
pour l’exprimer. Il est formé d’une autre
essence que toi et les autres esprits célestes
qui ont la permission de m’approcher. Il vivra
dans cet azile ; exécute l’ordre que je te donne
sans lui rien dire ni lui faire aucune question,
je te le défends sous peine d’exciter ma colère
et d’encourir un cruel châtiment. Sors… avec
ton compagnon.
{{interligne|0.2em}}
L’esprit obéit, et le Père éternel les regarda
s’éloigner. Ils furent bientôt rendus dans le
jardin, alors le souverain maître de l’univers
s’entoura d’une vapeur assez épaisse, et mollement
étendu dessus, le zéphir le porta sur
les traces du génie et du premier homme. Il
les trouva qui s’avançaient dans le jardin en<noinclude></noinclude>
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15777357
2026-05-07T14:58:20Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
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astre lumineux qui se montre au firmament,
eh bien, conduis ce nouvel être dans ce lieu de
délices, de paix et de bonheur. Ces oiseaux
qui voltigent de tous côtés, vont le saluer par
leur ramage ; les animaux qui parcourent ce
jardin lui seront soumis. Ils n’auront que de
l’instinct, lui seul aura de la raison, et un langage
pour l’exprimer. Il est formé d’une autre
essence que toi et les autres esprits célestes
qui ont la permission de m’approcher. Il vivra
dans cet azile ; exécute l’ordre que je te donne
sans lui rien dire ni lui faire aucune question,
je te le défends sous peine d’exciter ma colère
et d’encourir un cruel châtiment. Sors… avec
ton compagnon.
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L’esprit obéit, et le Père éternel les regarda
s’éloigner. Ils furent bientôt rendus dans le
jardin, alors le souverain maître de l’univers
s’entoura d’une vapeur assez épaisse, et mollement
étendu dessus, le zéphir le porta sur
les traces du génie et du premier homme. Il
les trouva qui s’avançaient dans le jardin en<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777358
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>gardant le plus profond silence. L’homme regardait
sans trop de surprise tout ce qui l’entourait,
il écoutait le chant des oiseaux, les
animaux s’approchaient de lui, lui léchaient
les pieds et les mains, il les flattait, les caressait,
ils se succédaient les uns après les
autres. Ils arrivèrent au pied d’un arbre touffu
entouré de buissons de roses et sur le bord
d’un bassin où coulait une onde transparente.
L’homme y vit son image et tressaillit ; il éprouvait
des sensations. Laisse le seul, dit le Père
éternel sans se montrer, et retourne à ton
poste, tu attendras mes ordres ; et le génie
s’éloigna. Le nouvel homme était resté à la
même place : écoute-moi, lui dit le Père éternel ;
tu m’as promis reconnaissance et j’y compte.
Voici ta demeure ; tu y trouveras toutes les
jouissances de la vie. Ton bonheur dépendra
de toi ; je reviendrai chaque jour te visiter ;
j’irai au devant de tes désirs ; souviens-toi que
tes plus secrètes pensées me seront connues,
ainsi ne cherche jamais à me tromper, à m’abuser.
Je te quitte : compte sur mes bienfaits.
Tu porteras le nom d’Adam, et lorsque tu me<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>gardant le plus profond silence. L’homme regardait
sans trop de surprise tout ce qui l’entourait,
il écoutait le chant des oiseaux, les
animaux s’approchaient de lui, lui léchaient
les pieds et les mains, il les flattait, les caressait,
ils se succédaient les uns après les
autres. Ils arrivèrent au pied d’un arbre touffu
entouré de buissons de roses et sur le bord
d’un bassin où coulait une onde transparente.
L’homme y vit son image et tressaillit ; il éprouvait
des sensations. Laisse le seul, dit le Père
éternel sans se montrer, et retourne à ton
poste, tu attendras mes ordres ; et le génie
s’éloigna. Le nouvel homme était resté à la
même place : écoute-moi, lui dit le Père éternel ;
tu m’as promis reconnaissance et j’y compte.
Voici ta demeure ; tu y trouveras toutes les
jouissances de la vie. Ton bonheur dépendra
de toi ; je reviendrai chaque jour te visiter ;
j’irai au devant de tes désirs ; souviens-toi que
tes plus secrètes pensées me seront connues,
ainsi ne cherche jamais à me tromper, à m’abuser.
Je te quitte : compte sur mes bienfaits.
Tu porteras le nom d’Adam, et lorsque tu me<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’entendras prononcer, que je sois visible ou
non à tes yeux, hâte-toi de te rendre dans le
lieu d’où la voix te semblera venir. Tu peux
me répondre, je t’accorde le don de la parole ;
et Adam s’empressa de lui dire : je vous le promets,
ô mon père. Très bien, mon fils ; et le
Père éternel s’éloigna, porté sur son nuage
de vapeurs. Le lecteur ne pourra s’empêcher
de convenir que c’était un grand mécanicien
et un grand machiniste. Nos physiciens actuels
n’en approchent pas, et ils barbouilleront
encore longtems de la toile et du papier avant
que de pouvoir illustrer ses œuvres par leurs
burins, leurs crayons ou leurs pinceaux. Mais,
passons toutes ces petites fantaisies à ces Messieurs,
et revenons au Père éternel.
{{interligne|0.2em}}
Il rentra dans son laboratoire où le génie
que nous avons déjà mis en scène vint le trouver
après avoir été appelé. Eh bien ! Satan,
c’était son nom, que penses-tu de mon dernier
ouvrage et de mon jardin improvisé où
je l’ai placé ? Mon père, sans vouloir ni pouvoir
pénétrer vos desseins, je ne crois pas que<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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non à tes yeux, hâte-toi de te rendre dans le
lieu d’où la voix te semblera venir. Tu peux
me répondre, je t’accorde le don de la parole ;
et Adam s’empressa de lui dire : je vous le promets,
ô mon père. Très bien, mon fils ; et le
Père éternel s’éloigna, porté sur son nuage
de vapeurs. Le lecteur ne pourra s’empêcher
de convenir que c’était un grand mécanicien
et un grand machiniste. Nos physiciens actuels
n’en approchent pas, et ils barbouilleront
encore longtems de la toile et du papier avant
que de pouvoir illustrer ses œuvres par leurs
burins, leurs crayons ou leurs pinceaux. Mais,
passons toutes ces petites fantaisies à ces Messieurs,
et revenons au Père éternel.
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Il rentra dans son laboratoire où le génie
que nous avons déjà mis en scène vint le trouver
après avoir été appelé. Eh bien ! Satan,
c’était son nom, que penses-tu de mon dernier
ouvrage et de mon jardin improvisé où
je l’ai placé ? Mon père, sans vouloir ni pouvoir
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cela fut très nécessaire, à moins que vous
n’ayez voulu donner des rivaux aux habitans
du ciel et faire naître chez eux la jalousie.
Quant à moi, je vous avoue franchement
qu’elle me dévore, me tourmente, m’agite et
que mon bonheur, tout céleste qu’il est, s’est
évanoui et beaucoup de mes compagnons pensent
comme moi.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel lui répondit en souriant,
tu as tort ainsi que tous ceux qui s’alarment.
Au reste, ne suis-je donc plus le maître, et
dois-je vous demander votre avis ? Ces derniers
mots furent dits d’un ton un peu plus
grave. Que personne ne soit assez audacieux
pour murmurer, pour réfléchir même sur ce
qu’il me plaît de faire, ou je punirai les critiques,
les censeurs et les mécontens d’une manière
exemplaire ; allez et retirez-vous. Gardez-vous
surtout de pénétrer dans ce jardin
ou tremblez ; et Satan sortit d’un air confus
mais la rage dans le cœur et avec l’intention
de tourmenter Adam si l’occasion s’en présentait.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>cela fut très nécessaire, à moins que vous
n’ayez voulu donner des rivaux aux habitans
du ciel et faire naître chez eux la jalousie.
Quant à moi, je vous avoue franchement
qu’elle me dévore, me tourmente, m’agite et
que mon bonheur, tout céleste qu’il est, s’est
évanoui et beaucoup de mes compagnons pensent
comme moi.
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Le Père éternel lui répondit en souriant,
tu as tort ainsi que tous ceux qui s’alarment.
Au reste, ne suis-je donc plus le maître, et
dois-je vous demander votre avis ? Ces derniers
mots furent dits d’un ton un peu plus
grave. Que personne ne soit assez audacieux
pour murmurer, pour réfléchir même sur ce
qu’il me plaît de faire, ou je punirai les critiques,
les censeurs et les mécontens d’une manière
exemplaire ; allez et retirez-vous. Gardez-vous
surtout de pénétrer dans ce jardin
ou tremblez ; et Satan sortit d’un air confus
mais la rage dans le cœur et avec l’intention
de tourmenter Adam si l’occasion s’en présentait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel, le roi des cieux, le créateur
du monde, rentré et seul dans son laboratoire,
se dit à lui-même : j’ai créé des êtres immortels
comme moi, et ils se montrent récalcitrans,
envieux, jaloux ; quelle sotte espèce.
{{interligne|0.2em}}
Créons encore des mortels qui finiront à
des époques indéterminées pour rentrer dans
le néant par des causes et des événemens que
je ferai naître à mon gré ou dont ces mortels
seront eux-mêmes la source et l’origine
par leur faute, leur ignorance ou leurs déréglemens.
Accordons-leur une sorte de prévoyance
qu’ils appelleront raison, et donnons-leur
en outre des passions qu’ils pourront
modérer ou vaincre d’après leur propre jugement,
à moins qu’ils ne préfèrent s’y livrer
sans connaître de frein ; nous verrons ce qu’il
en arrivera ; mais pour que cela ait lieu il
faut vivre en société : donnons une femme à
Adam, mes enfans célestes n’ont pas de sexe,
les mortels en seront pourvus et je leur permettrai
d’en faire usage lorsque cela conviendra
à mes projets, à ma volonté, à mes desseins.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Le Père éternel, le roi des cieux, le créateur
du monde, rentré et seul dans son laboratoire,
se dit à lui-même : j’ai créé des êtres immortels
comme moi, et ils se montrent récalcitrans,
envieux, jaloux ; quelle sotte espèce.
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Créons encore des mortels qui finiront à
des époques indéterminées pour rentrer dans
le néant par des causes et des événemens que
je ferai naître à mon gré ou dont ces mortels
seront eux-mêmes la source et l’origine
par leur faute, leur ignorance ou leurs déréglemens.
Accordons-leur une sorte de prévoyance
qu’ils appelleront raison, et donnons-leur
en outre des passions qu’ils pourront
modérer ou vaincre d’après leur propre jugement,
à moins qu’ils ne préfèrent s’y livrer
sans connaître de frein ; nous verrons ce qu’il
en arrivera ; mais pour que cela ait lieu il
faut vivre en société : donnons une femme à
Adam, mes enfans célestes n’ont pas de sexe,
les mortels en seront pourvus et je leur permettrai
d’en faire usage lorsque cela conviendra
à mes projets, à ma volonté, à mes desseins.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Mes habitans célestes sont assez bien, mais
sans caractère ; Satan et quelques autres sont
plus impétueux, plus remuans, mais il leur
manque une sorte de vigueur que je donnerai
aux mortels : des sens qui les domineront et
que jusqu’à ce moment j’ai possédé seul et
auxquels je commande à mon gré. Si Satan en
était pourvu, rien ne pourrait l’arrêter ; il
faudrait trop de sévérité, et je ne voudrais
pas être forcé de briser moi-même mon propre
ouvrage. Au reste nous verrons plus tard et
les circonstances ou les événemens régleront
ma volonté et mes actions ! créons une femme,
Adam a une beauté mâle, vigoureuse, que
sa compagne réunisse tous les charmes, les
attraits dont je puis doter un être qui sortira
de mes mains, qu’elle soit l’image de ma puissance,
de ma divinité : qu’elle soit la reine
de l’univers et qu’on la juge digne de partager
ma gloire et mon trône, si le maître et le
créateur du monde pouvait se donner une
compagne. C’est sur ce modèle et ce croquis
que je vais créer la femme, l’épouse que je
vais donner à Adam, mais dont il ne {{tiret|con|naitra}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Mes habitans célestes sont assez bien, mais
sans caractère ; Satan et quelques autres sont
plus impétueux, plus remuans, mais il leur
manque une sorte de vigueur que je donnerai
aux mortels : des sens qui les domineront et
que jusqu’à ce moment j’ai possédé seul et
auxquels je commande à mon gré. Si Satan en
était pourvu, rien ne pourrait l’arrêter ; il
faudrait trop de sévérité, et je ne voudrais
pas être forcé de briser moi-même mon propre
ouvrage. Au reste nous verrons plus tard et
les circonstances ou les événemens régleront
ma volonté et mes actions ! créons une femme,
Adam a une beauté mâle, vigoureuse, que
sa compagne réunisse tous les charmes, les
attraits dont je puis doter un être qui sortira
de mes mains, qu’elle soit l’image de ma puissance,
de ma divinité : qu’elle soit la reine
de l’univers et qu’on la juge digne de partager
ma gloire et mon trône, si le maître et le
créateur du monde pouvait se donner une
compagne. C’est sur ce modèle et ce croquis
que je vais créer la femme, l’épouse que je
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Mes habitans célestes sont assez bien, mais
sans caractère ; Satan et quelques autres sont
plus impétueux, plus remuans, mais il leur
manque une sorte de vigueur que je donnerai
aux mortels : des sens qui les domineront et
que jusqu’à ce moment j’ai possédé seul et
auxquels je commande à mon gré. Si Satan en
était pourvu, rien ne pourrait l’arrêter ; il
faudrait trop de sévérité, et je ne voudrais
pas être forcé de briser moi-même mon propre
ouvrage. Au reste nous verrons plus tard et
les circonstances ou les événemens régleront
ma volonté et mes actions ! créons une femme,
Adam a une beauté mâle, vigoureuse, que
sa compagne réunisse tous les charmes, les
attraits dont je puis doter un être qui sortira
de mes mains, qu’elle soit l’image de ma puissance,
de ma divinité : qu’elle soit la reine
de l’univers et qu’on la juge digne de partager
ma gloire et mon trône, si le maître et le
créateur du monde pouvait se donner une
compagne. C’est sur ce modèle et ce croquis
que je vais créer la femme, l’épouse que je
vais donner à Adam, mais dont il ne {{tiret|con|naîtra}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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{{tiret2|con|naitra}} le sexe et les qualités, dont il ne jouira
que d’après mes ordres et ma volonté. C’est
peut-être un peu tyrannique, mais c’est un
caprice et je puis me le permettre. Le tout
puissant se mit donc à l’ouvrage et pour former
la femme il ne chercha point la boulette
dans le vase où il avait trouvé celle d’Adam.
Il créa par sa toute puissance une matière
plus délicate, plus propre à recevoir ou à
exprimer les diverses sensations de l’âme et
du cœur, et cette sensibilité exquise qui doit
caractériser un être destiné à plaire, à charmer,
à séduire et à modérer par un coup d’œil,
un sourire ou une tendre pensée, la fougue
impétueuse de l’homme dont elle doit être
la compagne. Il se mit donc à l’ouvrage, et
bientôt parut la première femme. Que de
grâces ! que de beautés ! que de perfections ?
quelle réunion de tout ce que la nature peut
offrir de merveilleux ! il est vrai que c’était
l’ouvrage d’un dieu.
{{interligne|0.2em}}
Il sourit en voyant son propre ouvrage !…
Sa peau était d’une blancheur éblouissante ;<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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que d’après mes ordres et ma volonté. C’est
peut-être un peu tyrannique, mais c’est un
caprice et je puis me le permettre. Le tout
puissant se mit donc à l’ouvrage et pour former
la femme il ne chercha point la boulette
dans le vase où il avait trouvé celle d’Adam.
Il créa par sa toute puissance une matière
plus délicate, plus propre à recevoir ou à
exprimer les diverses sensations de l’âme et
du cœur, et cette sensibilité exquise qui doit
caractériser un être destiné à plaire, à charmer,
à séduire et à modérer par un coup d’œil,
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impétueuse de l’homme dont elle doit être
la compagne. Il se mit donc à l’ouvrage, et
bientôt parut la première femme. Que de
grâces ! que de beautés ! que de perfections ?
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offrir de merveilleux ! il est vrai que c’était
l’ouvrage d’un dieu.
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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peut-être un peu tyrannique, mais c’est un
caprice et je puis me le permettre. Le tout
puissant se mit donc à l’ouvrage et pour former
la femme il ne chercha point la boulette
dans le vase où il avait trouvé celle d’Adam.
Il créa par sa toute puissance une matière
plus délicate, plus propre à recevoir ou à
exprimer les diverses sensations de l’âme et
du cœur, et cette sensibilité exquise qui doit
caractériser un être destiné à plaire, à charmer,
à séduire et à modérer par un coup d’œil,
un sourire ou une tendre pensée, la fougue
impétueuse de l’homme dont elle doit être
la compagne. Il se mit donc à l’ouvrage, et
bientôt parut la première femme. Que de
grâces ! que de beautés ! que de perfections ?
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Il sourit en voyant son propre ouvrage !…
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>à l’époque de Colbert la justice, à
l’époque de Bossuet, la vérité. T’es-tu
demandé ce qu’il aurait pu faire,
triste paria, contre les trois états,
les toutes puissances, contre la
mode et la cabale, si l’État n’avait
pas été derrière lui ?
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Amène-moi Molière, et je me
charge d’être Louis XIV.
{{Personnage|JOUVET|c}}
C’est Louis XIV qui a commencé.
Commence. D’ailleurs, tu n’as pas le
choix. Dans ce pays qui a tant de
journalistes et pas de presse, qui a
la liberté et si peu d’hommes libres,
où la justice appartient chaque
jour un peu moins aux juges et un
peu plus aux avocats, quelle autre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/23
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ses yeux, sa bouche, ses cheveux longs et
bouclés, sa gorge et ses deux boutons de rose,
son bras potelé, sa main petite et ses doigts
en fuseau, ses cuisses, ses jambes, son joli
pied digne de porter un corps aussi parfait ;
tout cet ensemble était ravissant. Le Père
éternel s’était complu à créer cette merveille,
et lui seul pouvait être l’artiste privilégié créateur
d’un tel chef d’œuvre, d’un tel prodige.
{{interligne|0.2em}}
Praxitèle, Phidias et quelques autres ont
eu des inspirations célestes ; ils ont brillé par
certains détails qui annonçaient le génie, mais
cet ensemble parfait qui ne laisse rien à désirer,
ne pouvait appartenir qu’au dieu créateur
de toutes choses, et en fin connaisseur,
il s’était réservé le droit exclusif de produire
de vrais chefs d’œuvres, et il créa {{sc|Ève}} !!!
{{interligne|0.2em}}
Il ne s’était point encore occupé du sexe, il
lui restait un peu de la matière dont il avait
formé ce beau corps, et il se délecta à fabriquer
dans ses célestes doigts le {{sc|Con}} de la
charmante Ève, et les diverses parties qui le<noinclude></noinclude>
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15777365
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Cunegonde1
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pied digne de porter un corps aussi parfait ;
tout cet ensemble était ravissant. Le Père
éternel s’était complu à créer cette merveille,
et lui seul pouvait être l’artiste privilégié créateur
d’un tel chef d’œuvre, d’un tel prodige.
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eu des inspirations célestes ; ils ont brillé par
certains détails qui annonçaient le génie, mais
cet ensemble parfait qui ne laisse rien à désirer,
ne pouvait appartenir qu’au dieu créateur
de toutes choses, et en fin connaisseur,
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de vrais chefs d’œuvres, et il créa {{sc|Ève}} !!!
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lui restait un peu de la matière dont il avait
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pied digne de porter un corps aussi parfait ;
tout cet ensemble était ravissant. Le Père
éternel s’était complu à créer cette merveille,
et lui seul pouvait être l’artiste privilégié créateur
d’un tel chef d’œuvre, d’un tel prodige.
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Praxitèle, Phidias et quelques autres ont
eu des inspirations célestes ; ils ont brillé par
certains détails qui annonçaient le génie, mais
cet ensemble parfait qui ne laisse rien à désirer,
ne pouvait appartenir qu’au dieu créateur
de toutes choses, et en fin connaisseur,
il s’était réservé le droit exclusif de produire
de vrais chefs d’œuvres, et il créa {{sc|Ève}} !!!
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formé ce beau corps, et il se délecta à fabriquer
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>composent. Il soigna le clitoris, le dota d’une
sensibilité qu’on peut éprouver sans pouvoir
la peindre : il faudrait être le ''foutre'' lui-même
pour en parler, et la matière est muette.
{{interligne|0.2em}}
Il y plaça l’hymen, cette peau légère et diaphane
qu’on a nommé dans le langage vulgaire
pucelage ou virginité. Il ajusta ces différentes
parties avec une adresse toute particulière
comme un artiste monte les rouages
et les ressorts d’une pendule ; ensuite il plaça
ce con divin au dessous de ce mont voluptueux
qui porte le nom de la mère des amours, et il
se couvrit aussitôt d’un duvet léger et frisé
qui en fit l’ornement et annonça qu’Ève pouvait
en faire usage.
{{interligne|0.2em}}
Afin de s’assurer que l’organisation était
complette, il toucha du bout du doigt la tête
du clitoris, la belle en {{Corr|tresaillit|tressaillit}} ; il fut alors
certain du succès et s’arrêta.
{{interligne|0.2em}}
Il fallait animer ce beau corps, cette ame
plus belle encore, que les yeux de la femme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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sensibilité qu’on peut éprouver sans pouvoir
la peindre : il faudrait être le ''foutre'' lui-même
pour en parler, et la matière est muette.
{{interligne|0.2em}}
Il y plaça l’hymen, cette peau légère et diaphane
qu’on a nommé dans le langage vulgaire
pucelage ou virginité. Il ajusta ces différentes
parties avec une adresse toute particulière
comme un artiste monte les rouages
et les ressorts d’une pendule ; ensuite il plaça
ce con divin au dessous de ce mont voluptueux
qui porte le nom de la mère des amours, et il
se couvrit aussitôt d’un duvet léger et frisé
qui en fit l’ornement et annonça qu’Ève pouvait
en faire usage.
{{interligne|0.2em}}
Afin de s’assurer que l’organisation était
complette, il toucha du bout du doigt la tête
du clitoris, la belle en {{Corr|tresaillit|tressaillit}} ; il fut alors
certain du succès et s’arrêta.
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Il fallait animer ce beau corps, cette ame
plus belle encore, que les yeux de la femme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’ouvrissent à la lumière, et pour arriver à
cette heureuse fin le Père éternel ne se contenta
pas de parler comme il l’avait fait pour
animer Adam.
{{interligne|0.2em}}
Il s’en approcha, ses lèvres effleurèrent
celles d’Ève, son souffle divin pénétra à travers
deux rangs de perles qu’ombrageaient deux
lèvres de rose. Ève soupira, son cœur palpita,
son sein se souleva amoureusement, ses paupières
s’élevèrent, ses yeux s’arrêtèrent sur la
figure resplendissante et auguste de l’éternel,
et elle prononça avec un son de voix harmonieux
qui n’exista que pour elle : mon père,
mon dieu, je te salue. Ta fille ne vivra que pour
t’adorer ; mets ta main sur mon cœur, c’est
pour toi seul qu’il bat d’amour et de reconnaissance.
{{interligne|0.2em}}
En parlant, elle avait pris cette main divine
et l’avait placée sur son sein. Il fut touché de
cette sensibilité, de cette expression touchante,
naïve et pure de l’amour filial, il pressa
ce sein d’albâtre, baisa le front de son Ève et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>s’ouvrissent à la lumière, et pour arriver à
cette heureuse fin le Père éternel ne se contenta
pas de parler comme il l’avait fait pour
animer Adam.
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Il s’en approcha, ses lèvres effleurèrent
celles d’Ève, son souffle divin pénétra à travers
deux rangs de perles qu’ombrageaient deux
lèvres de rose. Ève soupira, son cœur palpita,
son sein se souleva amoureusement, ses paupières
s’élevèrent, ses yeux s’arrêtèrent sur la
figure resplendissante et auguste de l’éternel,
et elle prononça avec un son de voix harmonieux
qui n’exista que pour elle : mon père,
mon dieu, je te salue. Ta fille ne vivra que pour
t’adorer ; mets ta main sur mon cœur, c’est
pour toi seul qu’il bat d’amour et de reconnaissance.
{{interligne|0.2em}}
En parlant, elle avait pris cette main divine
et l’avait placée sur son sein. Il fut touché de
cette sensibilité, de cette expression touchante,
naïve et pure de l’amour filial, il pressa
ce sein d’albâtre, baisa le front de son Ève et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>prononça pudeur et chasteté. Nous n’affirmerons
pas à nos lecteurs que le créateur
n’eût pas comme Pygmalion certains désirs,
il ne nous est pas permis de scruter la pensée
de Dieu ; nous devons adorer et nous taire.
Un mortel eût bandé et foutu, mais un Dieu
sait commander à ses passions, il a des principes ;
et le père, créateur d’Ève, avait ses
projets et ses intentions. Ève était donc bien
formée, c’était une beauté accomplie. Comme
elle était destinée par le créateur à devenir la
compagne d’Adam et plus tard son épouse,
lorsque cela lui conviendrait et qu’il leur permettrait
de foutre ensemble en leur indiquant
l’usage qu’on pouvait faire d’un vit et d’un
con. Il jugea à propos de la conduire lui-même
dans le jardin ne voulant pas en charger
Satan, d’abord parce qu’il avait à s’en plaindre,
ensuite parce qu’il connaissait l’ardeur
du personnage, son caractère fougueux et entreprenant,
et qu’il voulait d’ailleurs jouir lui-même
de la surprise, de l’embarras d’Adam
et Ève et des sensations qu’ils éprouveraient
l’un et l’autre. Il n’avait pas encore soulevé<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>prononça pudeur et chasteté. Nous n’affirmerons
pas à nos lecteurs que le créateur
n’eût pas comme Pygmalion certains désirs,
il ne nous est pas permis de scruter la pensée
de Dieu ; nous devons adorer et nous taire.
Un mortel eût bandé et foutu, mais un Dieu
sait commander à ses passions, il a des principes ;
et le père, créateur d’Ève, avait ses
projets et ses intentions. Ève était donc bien
formée, c’était une beauté accomplie. Comme
elle était destinée par le créateur à devenir la
compagne d’Adam et plus tard son épouse,
lorsque cela lui conviendrait et qu’il leur permettrait
de foutre ensemble en leur indiquant
l’usage qu’on pouvait faire d’un vit et d’un
con. Il jugea à propos de la conduire lui-même
dans le jardin ne voulant pas en charger
Satan, d’abord parce qu’il avait à s’en plaindre,
ensuite parce qu’il connaissait l’ardeur
du personnage, son caractère fougueux et entreprenant,
et qu’il voulait d’ailleurs jouir lui-même
de la surprise, de l’embarras d’Adam
et Ève et des sensations qu’ils éprouveraient
l’un et l’autre. Il n’avait pas encore soulevé<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>le voile de l’ignorance qui leur cachait ces choses
mystérieuses qu’ils apprendraient par la
suite ; cependant ils éprouvaient bien les premières
atteintes de ce feu que l’action du sang
faisait circuler dans leurs veines.
{{interligne|0.2em}}
Voilà ce qu’il voulait étudier, quoiqu’il eut
la puissance de tout prévoir et de tout arrêter,
ou faire naître à son gré.
{{interligne|0.2em}}
Il prit Ève par la main et guida ses premiers
pas dans le monde qu’il venait de lui ouvrir
en la créant. Docile et ingénue, elle marcha à
côté de son créateur, et Satan toujours poussé
par l’inquiétude et la curiosité, était caché
dans un petit réduit du palais des cieux d’où
il épiait toutes les démarches du Père éternel
qui de son côté ne s’occupait pas de choses
aussi futiles.
{{interligne|0.2em}}
Il découvrit le tout puissant avec sa nouvelle
créature ; il soupçonna avec juste raison
qu’il allait la réunir à l’habitant solitaire du
jardin pour qu’il eut de la société ; et de son<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>le voile de l’ignorance qui leur cachait ces choses
mystérieuses qu’ils apprendraient par la
suite ; cependant ils éprouvaient bien les premières
atteintes de ce feu que l’action du sang
faisait circuler dans leurs veines.
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Voilà ce qu’il voulait étudier, quoiqu’il eut
la puissance de tout prévoir et de tout arrêter,
ou faire naître à son gré.
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Il prit Ève par la main et guida ses premiers
pas dans le monde qu’il venait de lui ouvrir
en la créant. Docile et ingénue, elle marcha à
côté de son créateur, et Satan toujours poussé
par l’inquiétude et la curiosité, était caché
dans un petit réduit du palais des cieux d’où
il épiait toutes les démarches du Père éternel
qui de son côté ne s’occupait pas de choses
aussi futiles.
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Il découvrit le tout puissant avec sa nouvelle
créature ; il soupçonna avec juste raison
qu’il allait la réunir à l’habitant solitaire du
jardin pour qu’il eut de la société ; et de son<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>côté, ne voulant pas perdre son tems, il jugea
à propos de se rendre dans le laboratoire du
Père éternel pendant son absence, afin de connaître
les secrets ou les recettes qu’il mettait
en usage pour procréer ainsi à volonté des
êtres d’une autre espèce que celle dont les
cieux étaient peuplés.
{{interligne|0.2em}}
Il y vint donc promptement ; il trouva le
vase aux boulettes pour les hommes, la matière
pour fabriquer les femmes et les sexes ;
il en prit une certaine quantité, plus un flacon
rempli d’une liqueur dont l’étiquette annonçait
qu’après en avoir bu quelques gouttes on
était doué de l’intelligence suprême et d’une
puissance aussi étendue que peut l’obtenir un
être soumis à la puissance divine à laquelle
rien ne peut résister ni se soustraire. Il trouva
que sa part était encore assez belle, et pour
ne pas être surpris il sortit sur le champ et retourna
se poster en vedette dans le lieu d’où
il était sorti lorsque le Père éternel avait quitté
les cieux.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>côté, ne voulant pas perdre son tems, il jugea
à propos de se rendre dans le laboratoire du
Père éternel pendant son absence, afin de connaître
les secrets ou les recettes qu’il mettait
en usage pour procréer ainsi à volonté des
êtres d’une autre espèce que celle dont les
cieux étaient peuplés.
{{interligne|0.2em}}
Il y vint donc promptement ; il trouva le
vase aux boulettes pour les hommes, la matière
pour fabriquer les femmes et les sexes ;
il en prit une certaine quantité, plus un flacon
rempli d’une liqueur dont l’étiquette annonçait
qu’après en avoir bu quelques gouttes on
était doué de l’intelligence suprême et d’une
puissance aussi étendue que peut l’obtenir un
être soumis à la puissance divine à laquelle
rien ne peut résister ni se soustraire. Il trouva
que sa part était encore assez belle, et pour
ne pas être surpris il sortit sur le champ et retourna
se poster en vedette dans le lieu d’où
il était sorti lorsque le Père éternel avait quitté
les cieux.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Adam se promenait à l’ombre, au moment
où le créateur se présenta à ses yeux avec sa
belle épouse. Il s’avança de son côté, et se prosterna
à ses genoux en lui baisant la main.
{{interligne|0.2em}}
Relève-toi, mon fils, et considère le nouvel
être qui va te tenir compagnie dans ce jardin.
Adam obéit : ses yeux se tournèrent vers Ève
avec une sorte de froideur, avec cette indifférence
qui naît de la glace des sens ; ils n’avaient
aucun empire sur lui, ils n’avaient point
encore fait palpiter son cœur : il ne connaissait
point encore l’amour, la volupté, il ne formait
point de désirs ; les graces, la beauté ne lui faisaient
aucune impression, une femme n’était
rien pour lui, la différence du sexe ne pouvait
encore l’émouvoir, le foutre n’avait pas encore
bouillonné dans ses couilles, il n’avait point
encore bandé, son vit n’était qu’un membre
inerte, sans ressort, sans activité, qui ne lui
servait que pour satisfaire les exigences de la nature.
Il ne se sentait point enflammé à la vue d’un<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Adam se promenait à l’ombre, au moment
où le créateur se présenta à ses yeux avec sa
belle épouse. Il s’avança de son côté, et se prosterna
à ses genoux en lui baisant la main.
{{interligne|0.2em}}
Relève-toi, mon fils, et considère le nouvel
être qui va te tenir compagnie dans ce jardin.
Adam obéit : ses yeux se tournèrent vers Ève
avec une sorte de froideur, avec cette indifférence
qui naît de la glace des sens ; ils n’avaient
aucun empire sur lui, ils n’avaient point
encore fait palpiter son cœur : il ne connaissait
point encore l’amour, la volupté, il ne formait
point de désirs ; les graces, la beauté ne lui faisaient
aucune impression, une femme n’était
rien pour lui, la différence du sexe ne pouvait
encore l’émouvoir, le foutre n’avait pas encore
bouillonné dans ses couilles, il n’avait point
encore bandé, son vit n’était qu’un membre
inerte, sans ressort, sans activité, qui ne lui
servait que pour satisfaire les exigences de la nature.
Il ne se sentait point enflammé à la vue d’un<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>con, d’une belle gorge, d’une motte garnie de
poils frisés bruns ou blonds, une paire de fesses
fermes, rebondies n’invitaient point ses
mains à les palper et à s’assurer de leur fermeté
élastique ; il vivait sans connaître les
charmes de l’existence.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel chercha à le tirer de cette
torpeur et pour y parvenir il lui dit : Adam
pour te rendre le séjour de ce jardin plus
agréable, je t’amène une compagne que j’ai
créée exprès pour toi, c’est la belle Ève, je te la
donne pour épouse. Vous ne vous quitterez
plus, vous jouirez ensemble du bonheur le
plus pur. Aimez-vous, c’est un sentiment que
dans ce moment je place dans vos cœurs ; et
leurs yeux brillèrent d’un nouveau feu qui jusqu’alors
leur était inconnu. Donnez-vous la
main, ils obéirent et il ajouta, je vous unis, et
bientôt lorsque vous m’en paraîtrez dignes par
votre soumission et votre obéissance j’achèverai
ce que j’ébauche aujourd’hui.
{{interligne|0.2em}}
Je mets à votre disposition tout ce qui {{tiret|exis|te}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>con, d’une belle gorge, d’une motte garnie de
poils frisés bruns ou blonds, une paire de fesses
fermes, rebondies n’invitaient point ses
mains à les palper et à s’assurer de leur fermeté
élastique ; il vivait sans connaître les
charmes de l’existence.
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Le Père éternel chercha à le tirer de cette
torpeur et pour y parvenir il lui dit : Adam
pour te rendre le séjour de ce jardin plus
agréable, je t’amène une compagne que j’ai
créée exprès pour toi, c’est la belle Ève, je te la
donne pour épouse. Vous ne vous quitterez
plus, vous jouirez ensemble du bonheur le
plus pur. Aimez-vous, c’est un sentiment que
dans ce moment je place dans vos cœurs ; et
leurs yeux brillèrent d’un nouveau feu qui jusqu’alors
leur était inconnu. Donnez-vous la
main, ils obéirent et il ajouta, je vous unis, et
bientôt lorsque vous m’en paraîtrez dignes par
votre soumission et votre obéissance j’achèverai
ce que j’ébauche aujourd’hui.
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2026-05-07T14:41:00Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|exis|te}} dans ce jardin : les fleurs, les fruits, excepté
ceux de cet arbre au pied duquel nous nous
trouvons ; je vous défends d’y toucher, d’en
cueillir les fruits, d’en manger ; si vous osez
enfreindre ma défense, vous sentirez tout le
poids de ma colère et de mon indignation, et
les plus grands malheurs vous accableront.
Les animaux de toute espèce, les oiseaux qui
peuplent avec vous ce beau séjour vous seront
à jamais soumis. Songez, mes enfans, que rien
ne pourrait vous excuser à mes yeux si vous
vous rendiez coupables de désobéissance à
ma volonté suprême.
{{interligne|0.2em}}
En leur parlant ainsi le Père éternel s’était
armé d’une extrême sévérité ; ses regards paraissaient
lancer la foudre et sa voix redoutable
ressemblait à l’horrible fracas dont elle
frappe les airs lorsqu’elle fait explosion au sein
des nuages. Adam et Ève {{Corr|frisonnaient|frissonnaient}} et la
pâleur répandue sur leurs traits {{Corr|annoncait|annonçait}} le
trouble et la crainte qui agitaient leurs ames.
{{interligne|0.2em}}
Mais, dès que le créateur eut cessé de parler<noinclude></noinclude>
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15777519
15777376
2026-05-07T15:01:43Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|exis|te}} dans ce jardin : les fleurs, les fruits, excepté
ceux de cet arbre au pied duquel nous nous
trouvons ; je vous défends d’y toucher, d’en
cueillir les fruits, d’en manger ; si vous osez
enfreindre ma défense, vous sentirez tout le
poids de ma colère et de mon indignation, et
les plus grands malheurs vous accableront.
Les animaux de toute espèce, les oiseaux qui
peuplent avec vous ce beau séjour vous seront
à jamais soumis. Songez, mes enfans, que rien
ne pourrait vous excuser à mes yeux si vous
vous rendiez coupables de désobéissance à
ma volonté suprême.
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En leur parlant ainsi le Père éternel s’était
armé d’une extrême sévérité ; ses regards paraissaient
lancer la foudre et sa voix redoutable
ressemblait à l’horrible fracas dont elle
frappe les airs lorsqu’elle fait explosion au sein
des nuages. Adam et Ève {{Corr|frisonnaient|frissonnaient}} et la
pâleur répandue sur leurs traits {{Corr|annoncait|annonçait}} le
trouble et la crainte qui agitaient leurs ames.
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Mais, dès que le créateur eut cessé de parler<noinclude></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/147
104
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15777377
2026-05-07T14:41:00Z
Narilora
147413
/* Corrigée */
15777377
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>voix te reste que la nôtre ? La tribune ?
Il n’y a plus d’orateur là où
le théâtre est enroué ! Tandis que
rien n’est perdu si chaque soir le
parvenu, le concussionnaire, le cuistre
doit se dire — tout irait bien,
mais il y a le théâtre — et si l’adolescent,
le savant, le ménage modeste,
le ménage brillant, celui que la
vie a déçu, celui qui espère en la vie,
se dit : — tout irait mal, mais il y a
le théâtre !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Mais cela va créer des obligations
terribles aux auteurs ?
{{Personnage|JOUVET|c}}
Aux auteurs ? Non. Ils n’en ont
jamais eu qu’une : celle d’être des
écrivains. Le mot comporte tout.<noinclude>
<references/></noinclude>
52wu6gxxdfkwxs1q31486wqdhy03sp7
Page:Satan et Ève, 1832.djvu/32
104
4869906
15777378
2026-05-07T14:41:10Z
SodiumBot
145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777378
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sa figure majestueuse reprit toute sa sérénité.
Il sourit à ses enfans et le calme rentra dans
leurs cœurs. Ils lui promirent de ne jamais
oublier sa volonté et de consacrer leur existence
au bonheur de lui prouver leur obéissance
et leur soumission. Il leur tendit la main
en signe d’affection et disparut à leurs yeux
comme un léger météore.
{{interligne|0.2em}}
Le créateur souverain, maître de l’univers,
rentra dans les cieux et par sa toute puissance
il fut invisible à tous les regards.
{{interligne|0.2em}}
Il s’aperçut qu’il y avait de la fermentation
parmi les esprits qui peuplaient le céleste séjour.
Que la naissance d’Adam et d’Ève en
était le motif, et que Satan soufflait dans
l’âme de ses nombreux partisans le feu de la
discorde et de la révolte. Il ne s’en effraya
point, il pouvait d’un mot, d’un souffle anéantir
les coupables et les plonger dans les profonds
abymes de la terre. Il voulut d’abord user
de clémence, et rentrant dans son laboratoire<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>sa figure majestueuse reprit toute sa sérénité.
Il sourit à ses enfans et le calme rentra dans
leurs cœurs. Ils lui promirent de ne jamais
oublier sa volonté et de consacrer leur existence
au bonheur de lui prouver leur obéissance
et leur soumission. Il leur tendit la main
en signe d’affection et disparut à leurs yeux
comme un léger météore.
{{interligne|0.2em}}
Le créateur souverain, maître de l’univers,
rentra dans les cieux et par sa toute puissance
il fut invisible à tous les regards.
{{interligne|0.2em}}
Il s’aperçut qu’il y avait de la fermentation
parmi les esprits qui peuplaient le céleste séjour.
Que la naissance d’Adam et d’Ève en
était le motif, et que Satan soufflait dans
l’âme de ses nombreux partisans le feu de la
discorde et de la révolte. Il ne s’en effraya
point, il pouvait d’un mot, d’un souffle anéantir
les coupables et les plonger dans les profonds
abymes de la terre. Il voulut d’abord user
de clémence, et rentrant dans son laboratoire<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>il fit comparaître Satan devant lui, et sans autre
préambule il lui dit : réponds à ton juge,
esprit inquiet et rebelle ? tu es entré ici pendant
que je me rendais au jardin et tu as osé
toucher à ces vases. Il les lui montrait ; tu as eu
l’audace de soustraire quelques uns des objets
qu’ils contenaient, tu as enlevé ensuite un
flacon d’une liqueur dont tu as commencé à
faire usage. Tu vois que tout m’est connu ; tu
excite quelques uns des esprits dont tu es le
chef à la révolte. Téméraires, je puis d’un mot
d’un geste vous anéantir, vous priver même de
cette immortalité que je vous ai accordée parceque
je n’ai qu’à vouloir ; repens-toi et je te
pardonne. Tu veux encore pousser au crime
les deux innocentes créatures que j’ai créées.
Tu es excité à ce forfait par une honteuse jalousie ;
repens-toi, tombe à mes pieds et j’oublie
ta faute et ton crime et celui de ceux que tu
as séduits. Satan répondit : Dieu, maître souverain
de toutes choses, frappe, mais Satan ne
s’avilira jamais. Je brave ta colère et les châtimens
et ceux que tu prétends que j’ai séduits
suivront mon {{Corr|exemple|exemple.}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>il fit comparaître Satan devant lui, et sans autre
préambule il lui dit : réponds à ton juge,
esprit inquiet et rebelle ? tu es entré ici pendant
que je me rendais au jardin et tu as osé
toucher à ces vases. Il les lui montrait ; tu as eu
l’audace de soustraire quelques uns des objets
qu’ils contenaient, tu as enlevé ensuite un
flacon d’une liqueur dont tu as commencé à
faire usage. Tu vois que tout m’est connu ; tu
excite quelques uns des esprits dont tu es le
chef à la révolte. Téméraires, je puis d’un mot
d’un geste vous anéantir, vous priver même de
cette immortalité que je vous ai accordée parceque
je n’ai qu’à vouloir ; repens-toi et je te
pardonne. Tu veux encore pousser au crime
les deux innocentes créatures que j’ai créées.
Tu es excité à ce forfait par une honteuse jalousie ;
repens-toi, tombe à mes pieds et j’oublie
ta faute et ton crime et celui de ceux que tu
as séduits. Satan répondit : Dieu, maître souverain
de toutes choses, frappe, mais Satan ne
s’avilira jamais. Je brave ta colère et les châtimens
et ceux que tu prétends que j’ai séduits
suivront mon {{Corr|exemple|exemple.}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Le père éternel étendit son bras vengeur, et
d’une voix tonnante il prononça cet arrêt terrible :
disparaissez à jamais traitres et rebelles,
vous n’êtes plus dignes d’habiter le céleste séjour ;
que les gouffres et les abymes de la terre
soient votre asile. Au même instant une force
invisible entraîna Satan ; on entendit un bruit
semblable à celui de la foudre qui éclate, les
{{Corr|rébelles|rebelles}} furent engloutis et réservés à des tourmens
éternels, digne châtiment de leur ingratitude
et de leur déloyauté.
{{interligne|0.2em}}
Tout devint calme dans le ciel. Les esprits et
les génies qui l’habitaient ne connaissaient que
la soumission, le respect et l’amour pour leurs devoirs.
{{interligne|0.2em}}
<includeonly>{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-008.jpg|width=450px|align=left|large=100%|cap=Ils se parlaient, se donnaient de temps en temps un baiser.|''P. 28''|style=font-size:120%;font-family:italic|m=1em}}</includeonly>
Le père éternel sans s’occuper davantage de
la terrible leçon qu’il venait de donner à ceux
qui auraient été tentés de suivre l’exemple de
Satan et de ses complices descendit dans le jardin
pour visiter Adam et Ève. Il les trouva assis
mollement sur le gazon ; ils se parlaient, se
donnaient de tems en tems un baiser, mais<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Le père éternel étendit son bras vengeur, et
d’une voix tonnante il prononça cet arrêt terrible :
disparaissez à jamais traitres et rebelles,
vous n’êtes plus dignes d’habiter le céleste séjour ;
que les gouffres et les abymes de la terre
soient votre asile. Au même instant une force
invisible entraîna Satan ; on entendit un bruit
semblable à celui de la foudre qui éclate, les
{{Corr|rébelles|rebelles}} furent engloutis et réservés à des tourmens
éternels, digne châtiment de leur ingratitude
et de leur déloyauté.
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Tout devint calme dans le ciel. Les esprits et
les génies qui l’habitaient ne connaissaient que
la soumission, le respect et l’amour pour leurs devoirs.
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Le père éternel sans s’occuper davantage de
la terrible leçon qu’il venait de donner à ceux
qui auraient été tentés de suivre l’exemple de
Satan et de ses complices descendit dans le jardin
pour visiter Adam et Ève. Il les trouva assis
mollement sur le gazon ; ils se parlaient, se
donnaient de tems en tems un baiser, mais<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Le père éternel étendit son bras vengeur, et
d’une voix tonnante il prononça cet arrêt terrible :
disparaissez à jamais traitres et rebelles,
vous n’êtes plus dignes d’habiter le céleste séjour ;
que les gouffres et les abymes de la terre
soient votre asile. Au même instant une force
invisible entraîna Satan ; on entendit un bruit
semblable à celui de la foudre qui éclate, les
{{Corr|rébelles|rebelles}} furent engloutis et réservés à des tourmens
éternels, digne châtiment de leur ingratitude
et de leur déloyauté.
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Tout devint calme dans le ciel. Les esprits et
les génies qui l’habitaient ne connaissaient que
la soumission, le respect et l’amour pour leurs devoirs.
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Le père éternel sans s’occuper davantage de
la terrible leçon qu’il venait de donner à ceux
qui auraient été tentés de suivre l’exemple de
Satan et de ses complices descendit dans le jardin
pour visiter Adam et Ève. Il les trouva assis
mollement sur le gazon ; ils se parlaient, se
donnaient de tems en tems un baiser, mais<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>leurs caresses n’avaient rien de lascif, de voluptueux.
Les sens, l’ame, le cœur n’y étaient
pour rien. Ce n’était point l’amour ; exister
ainsi ce n’est pas vivre, c’est végéter comme
une plante.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel le savait ; mais il ne voulait
pas encore les éclairer. Il cherchait à connaître
si le seul instinct les conduirait à découvrir le
principe de toutes choses, le mobile heureux
des actions de l’homme qui bande, qui fout et
qui décharge ; et il se réservait d’instruire Ève,
de développer ses facultés intellectuelles, enfin
de lui donner une première leçon de bonheur
et de volupté charnelle en suivant toutes les
gradations que ses talens et son expérience
consommée lui permettraient d’employer. Il
voulait enfin jouir de son propre ouvrage et
ne l’abandonner à son époux, au cher Adam
que bien formée, bien dressée comme on marie
maintenant nos jeunes françaises en sortant
de pension et qu’elles ont fait usage d’un godmiché,
du vit de leur confesseur, ou d’un
amant assez aimable, assez joli garçon pour<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>leurs caresses n’avaient rien de lascif, de voluptueux.
Les sens, l’ame, le cœur n’y étaient
pour rien. Ce n’était point l’amour ; exister
ainsi ce n’est pas vivre, c’est végéter comme
une plante.
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Le Père éternel le savait ; mais il ne voulait
pas encore les éclairer. Il cherchait à connaître
si le seul instinct les conduirait à découvrir le
principe de toutes choses, le mobile heureux
des actions de l’homme qui bande, qui fout et
qui décharge ; et il se réservait d’instruire Ève,
de développer ses facultés intellectuelles, enfin
de lui donner une première leçon de bonheur
et de volupté charnelle en suivant toutes les
gradations que ses talens et son expérience
consommée lui permettraient d’employer. Il
voulait enfin jouir de son propre ouvrage et
ne l’abandonner à son époux, au cher Adam
que bien formée, bien dressée comme on marie
maintenant nos jeunes françaises en sortant
de pension et qu’elles ont fait usage d’un godmiché,
du vit de leur confesseur, ou d’un
amant assez aimable, assez joli garçon pour<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>leur plaire, en être aimée, les foutre, mais pas
assez riche pour les épouser. On voit que le
premier homme était destiné à être le premier cocu.
{{interligne|0.2em}}
Il n’y avait pas grand mal à cela, être cocufié
par un Dieu est un honneur qui n’appartient
pas à tout le monde. Les rois, les princes, les
grands de la terre qui ne sont tout bonnement
que des hommes et souvent très petits, rendent
ce service à ceux qu’ils regardent comme au
dessous d’eux, et ils les comblent de faveurs,
de richesses, le con de leurs chastes moitiés est
le canal des graces ; ainsi-soit-il, et <i>{{lang|la|gaudeant
bene nanti.}}</i>
{{interligne|0.2em}}
Le créateur s’entretint avec ses deux enfans
chéris ; il leur parla du soleil, de la lune, de la
pluie, du beau tems, de la sagesse, de la vertu,
de l’obéissance, c’est le refrain de tous les moralistes.
Ils l’écoutaient en ouvrant de grands
yeux et lorsqu’il les vit sur le point de bailler,
il les quitta en leur faisant signe gaiment de ne
pas toucher au fruit de l’arbre, et après avoir<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>leur plaire, en être aimée, les foutre, mais pas
assez riche pour les épouser. On voit que le
premier homme était destiné à être le premier cocu.
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Il n’y avait pas grand mal à cela, être cocufié
par un Dieu est un honneur qui n’appartient
pas à tout le monde. Les rois, les princes, les
grands de la terre qui ne sont tout bonnement
que des hommes et souvent très petits, rendent
ce service à ceux qu’ils regardent comme au
dessous d’eux, et ils les comblent de faveurs,
de richesses, le con de leurs chastes moitiés est
le canal des graces ; ainsi-soit-il, et <i>{{lang|la|gaudeant
bene nanti.}}</i>
{{interligne|0.2em}}
Le créateur s’entretint avec ses deux enfans
chéris ; il leur parla du soleil, de la lune, de la
pluie, du beau tems, de la sagesse, de la vertu,
de l’obéissance, c’est le refrain de tous les moralistes.
Ils l’écoutaient en ouvrant de grands
yeux et lorsqu’il les vit sur le point de bailler,
il les quitta en leur faisant signe gaiment de ne
pas toucher au fruit de l’arbre, et après avoir<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>jeté un coup d’œil sur la belle Ève qui ne cachait
aucun de ses appas, parce qu’elle ne se
doutait pas de leur pouvoir et de leur usage,
il retourna dans les cieux pour entendre une
cantate sur la chute des mauvais anges, dont
les paroles étaient de Raphaël et la musique de
l’archange Michel.
{{interligne|0.2em}}
Tandis qu’on va psalmodier dans le ciel des
couplets de circonstance, voyons un peu ce
que faisait Satan et sa bande de mauvais sujets
et offrons à nos lecteurs la description de leur
sombre séjour et de leur première séance dans
ce lieu de ténèbres et de réprobation.
{{interligne|0.2em}}
Ces infortunés étaient encore étourdis de
la culbute qu’ils avaient faite, car on ne parcourt
pas ainsi ''{{lang|la|ex-abrupto}}'' un saut de quatre-vingt-dix
millions de lieues sans éprouver
quelques contusions, essuyer quelques écorchures,
et ils en avaient tous plus ou moins. La
plupart faisaient piteuse grimace et Satan
voyant que le découragement s’était emparé
d’eux leur dit : eh quoi, vous perdez courage ?<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>jeté un coup d’œil sur la belle Ève qui ne cachait
aucun de ses appas, parce qu’elle ne se
doutait pas de leur pouvoir et de leur usage,
il retourna dans les cieux pour entendre une
cantate sur la chute des mauvais anges, dont
les paroles étaient de Raphaël et la musique de
l’archange Michel.
{{interligne|0.2em}}
Tandis qu’on va psalmodier dans le ciel des
couplets de circonstance, voyons un peu ce
que faisait Satan et sa bande de mauvais sujets
et offrons à nos lecteurs la description de leur
sombre séjour et de leur première séance dans
ce lieu de ténèbres et de réprobation.
{{interligne|0.2em}}
Ces infortunés étaient encore étourdis de
la culbute qu’ils avaient faite, car on ne parcourt
pas ainsi ''{{lang|la|ex-abrupto}}'' un saut de quatre-vingt-dix
millions de lieues sans éprouver
quelques contusions, essuyer quelques écorchures,
et ils en avaient tous plus ou moins. La
plupart faisaient piteuse grimace et Satan
voyant que le découragement s’était emparé
d’eux leur dit : eh quoi, vous perdez courage ?<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>votre ame n’est pas assez fortement trempée
pour résister à un peu d’adversité ? qu’avez-vous
perdu ? le ciel et l’esclavage ; mais vous
avez recouvré un bien plus précieux, la liberté.
Vous aurez en moi un chef il est vrai, mais je
ne serai point un tyran ; je saurai compatir aux
maux que vous avez soufferts puisque je les ai partagés.
{{interligne|0.2em}}
Tout n’est pas perdu puisque l’espoir de la
vengeance nous reste et une indomptable fermeté ;
elle est indestructible ainsi que notre
courage et nous ferons à nos ennemis une
guerre de force ou de ruse éternelle et implacable.
Et qu’importe où je sois avec vous si je suis
toujours le même et le premier après celui
qui seul possède la foudre ; nous serons les paisibles
maîtres de ces lieux, il est toujours glorieux
de régner, et un trône dans l’abyme est
préférable à l’esclavage dans les cieux ; au reste
je vais vous prouver que je suis digne d’être à
votre tête et de vous commander. J’ai un projet
dont l’exécution demande autant d’audace
que de persévérance ; il faut vous quitter<noinclude></noinclude>
99ujwlo22egv7ph83fwjzgwfsugp27y
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>votre ame n’est pas assez fortement trempée
pour résister à un peu d’adversité ? qu’avez-vous
perdu ? le ciel et l’esclavage ; mais vous
avez recouvré un bien plus précieux, la liberté.
Vous aurez en moi un chef il est vrai, mais je
ne serai point un tyran ; je saurai compatir aux
maux que vous avez soufferts puisque je les ai partagés.
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Tout n’est pas perdu puisque l’espoir de la
vengeance nous reste et une indomptable fermeté ;
elle est indestructible ainsi que notre
courage et nous ferons à nos ennemis une
guerre de force ou de ruse éternelle et implacable.
Et qu’importe où je sois avec vous si je suis
toujours le même et le premier après celui
qui seul possède la foudre ; nous serons les paisibles
maîtres de ces lieux, il est toujours glorieux
de régner, et un trône dans l’abyme est
préférable à l’esclavage dans les cieux ; au reste
je vais vous prouver que je suis digne d’être à
votre tête et de vous commander. J’ai un projet
dont l’exécution demande autant d’audace
que de persévérance ; il faut vous quitter<noinclude></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/148
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Mais à toi, oui. Tu as à soigner le
théâtre comme ta propre bouche,
n’y souffrir aucune poussière, aucune
tache, veille à son éclat. Ce
n’est pas une question de crédits.
Les dents d’or n’y sont pas nécessaires…
C’est une question de santé,
d’haleine. A théâtre carié, nation
cariée… Puisque tu as cent millions,
emploie-les d’abord à chasser des
temples — tu ne m’en voudras pas
d’appeler ainsi nos salles — les faux
marchands. Tu y gagneras, malgré
ce pas de porte !… Et maintenant,
cher Monsieur Robineau, nous voudrions
bien poursuivre ce bavardage…
mais il y a le théâtre ! Il nous
reste une heure pour la répétition.
En scène, les enfants ! Amène ta
gloire, Léon !<noinclude>
<references/></noinclude>
3wktovp1yfv5kpxp484deq5af8igq2l
Page:Satan et Ève, 1832.djvu/39
104
4869914
15777388
2026-05-07T14:42:20Z
SodiumBot
145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777388
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pour en assurer le succès, et je pars dans un
instant seul et sans autre secours que l’expérience ;
je vais porter à notre ennemi des coups
bien sensibles ; je vais le frapper dans ses plus
chères affections et me venger ainsi que vous
de l’opprobre auquel il nous a livrés. Mon absence
ne sera pas longue, j’étonnerai l’univers
par mon intrépidité et les moyens hardis que
je vais mettre en œuvre ; je ferai un grand
nombre de victimes, et les siècles à venir parleront
de ce triomphe. À mon retour nous célébrerons
cette grande victoire au sein de la joie
et des plaisirs les plus doux. En attendant ce
moment fortuné, veillez de votre côté, restez
dans la plus grande sécurité, comptez sur
Satan, il saura vaincre et surmonter tous les
obstacles. Après avoir prononcé ces derniers
mots, il s’élança dans les ténèbres, et ses amis,
ses sujets étonnés de son audace, restèrent
longtems dans la stupeur ; mais reprenant
leurs esprits, ils firent des vœux pour son retour
et le succès de ses projets : ils jouissaient
d’avance de la désolation qu’il se promettait
de répandre sur la surface du globe.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>pour en assurer le succès, et je pars dans un
instant seul et sans autre secours que l’expérience ;
je vais porter à notre ennemi des coups
bien sensibles ; je vais le frapper dans ses plus
chères affections et me venger ainsi que vous
de l’opprobre auquel il nous a livrés. Mon absence
ne sera pas longue, j’étonnerai l’univers
par mon intrépidité et les moyens hardis que
je vais mettre en œuvre ; je ferai un grand
nombre de victimes, et les siècles à venir parleront
de ce triomphe. À mon retour nous célébrerons
cette grande victoire au sein de la joie
et des plaisirs les plus doux. En attendant ce
moment fortuné, veillez de votre côté, restez
dans la plus grande sécurité, comptez sur
Satan, il saura vaincre et surmonter tous les
obstacles. Après avoir prononcé ces derniers
mots, il s’élança dans les ténèbres, et ses amis,
ses sujets étonnés de son audace, restèrent
longtems dans la stupeur ; mais reprenant
leurs esprits, ils firent des vœux pour son retour
et le succès de ses projets : ils jouissaient
d’avance de la désolation qu’il se promettait
de répandre sur la surface du globe.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Après avoir parcouru l’immensité, Satan
aidé de ses ailes immenses, arriva bientôt
près du jardin et il y pénétra, en prenant la
forme du serpent. Il choisit ce reptile comme
l’instrument le plus favorable à ses projets et
qui inspirerait le moins de défiance. Je pourrai
donc, disait-il, me venger de l’être que
j’abhorre et que j’envie, je rencontrerai son
épouse, je la trouverai seule, sans défense, je
tromperai sa douce innocence, et je l’entraînerai
à violer la défense qui lui a été
faite. Elle goûtera le fruit défendu et en se
perdant, elle fera partager sa faute, son
crime à son époux, et l’Éternel aura vu sa
pénétration, sa sagesse, sa prévoyance en défaut
et je serai doublement vengé ; ô Satan,
quelle gloire pour toi ! Il faisait ces cruelles
réflexions, lorsqu’il aperçut Ève seule, au
milieu des fleurs et des touffes de roses,
qu’elle relevait de ses belles mains. Il resta
en extase, sa figure céleste, les doux attraits
de son sexe, sa candeur, son aimable
innocence ; la grace de ses mouvemens, le
subjuguent et lui font oublier quelques {{tiret|in|stans}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Après avoir parcouru l’immensité, Satan
aidé de ses ailes immenses, arriva bientôt
près du jardin et il y pénétra, en prenant la
forme du serpent. Il choisit ce reptile comme
l’instrument le plus favorable à ses projets et
qui inspirerait le moins de défiance. Je pourrai
donc, disait-il, me venger de l’être que
j’abhorre et que j’envie, je rencontrerai son
épouse, je la trouverai seule, sans défense, je
tromperai sa douce innocence, et je l’entraînerai
à violer la défense qui lui a été
faite. Elle goûtera le fruit défendu et en se
perdant, elle fera partager sa faute, son
crime à son époux, et l’Éternel aura vu sa
pénétration, sa sagesse, sa prévoyance en défaut
et je serai doublement vengé ; ô Satan,
quelle gloire pour toi ! Il faisait ces cruelles
réflexions, lorsqu’il aperçut Ève seule, au
milieu des fleurs et des touffes de roses,
qu’elle relevait de ses belles mains. Il resta
en extase, sa figure céleste, les doux attraits
de son sexe, sa candeur, son aimable
innocence ; la grace de ses mouvemens, le
subjuguent et lui font oublier quelques {{tiret|in|stans}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|in|stans}} son barbare dessein, sa vengeance et sa
haine. Qu’elle est belle, s’écria-t-il ! que sa
beauté céleste est bien digne de l’amour des
Dieux ! mais l’amour et la beauté, partout
ailleurs si redoutables, n’ont rien qui puisse
m’intimider. Je suis entraîné par une haine
trop violente, haine d’autant plus dangereuse,
qu’il faut la déguiser sous le voile de l’amour,
c’est là le piège, où va tomber, ou va périr
ma victime.
{{interligne|0.2em}}
À ces mots Satan, sous les traits cruels du serpent
qui le renferme, ne rampe plus ; mais il
s’élève sur l’herbe et fait flotter, en forme de
spirales, les nombreuses volutes de son corps
onduleux. Au-dessus dominent son col d’un
or verdâtre, sa tête ornée d’une superbe crête
et ses yeux étincelans comme l’escarboucle.
Il prend, pour s’approcher d’Ève, une route
oblique et sinueuse, et va se placer sous ses
yeux. Frappé d’admiration, il incline plusieurs
fois sa crête superbe, il l’a salue de son
col émaillé et luisant, et baise la terre
qu’elle a foulée de ses pas. Ces aimables et<noinclude></noinclude>
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haine. Qu’elle est belle, s’écria-t-il ! que sa
beauté céleste est bien digne de l’amour des
Dieux ! mais l’amour et la beauté, partout
ailleurs si redoutables, n’ont rien qui puisse
m’intimider. Je suis entraîné par une haine
trop violente, haine d’autant plus dangereuse,
qu’il faut la déguiser sous le voile de l’amour,
c’est là le piège, où va tomber, ou va périr
ma victime.
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À ces mots Satan, sous les traits cruels du serpent
qui le renferme, ne rampe plus ; mais il
s’élève sur l’herbe et fait flotter, en forme de
spirales, les nombreuses volutes de son corps
onduleux. Au-dessus dominent son col d’un
or verdâtre, sa tête ornée d’une superbe crête
et ses yeux étincelans comme l’escarboucle.
Il prend, pour s’approcher d’Ève, une route
oblique et sinueuse, et va se placer sous ses
yeux. Frappé d’admiration, il incline plusieurs
fois sa crête superbe, il l’a salue de son
col émaillé et luisant, et baise la terre
qu’elle a foulée de ses pas. Ces aimables et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>muettes caresses attirent enfin les regards
d’Ève ! Plein de joie d’un tel avantage, c’est
alors qu’il commence son attaque par ce discours séducteur…
{{interligne|0.2em}}
{{Poem|Vous qui devez régner sur tout ce qui respire,
{{Mpom|Votre place est dans les cieux ;
Vous y jouiriez de l’empire|4}}
Qui n’appartient qu’à deux beaux yeux.
{{Mpom|Il est doux d’obéir aux graces,
On verrait marcher sur vos traces,
Les jeux, les ris et les amours ;
Et ce n’est point sur la terre,
Près de la brute grossière
Que vous devez passer vos jours.
Non, il n’appartient qu’aux anges,
De vous servir, vous adorer,
Heureux qui chante vos louanges,
Plus heureux qui sait vous aimer.
— D’étonnement Ève est frappée ;
Mais l’éloge a séduit son cœur.
Puis elle dit au tentateur :|4}}
Serpent, tu viens d’exprimer ta pensée !
{{Mpom|Apprends-moi pourquoi l’animal,
De l’homme est devenu l’égal ?|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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d’Ève ! Plein de joie d’un tel avantage, c’est
alors qu’il commence son attaque par ce discours séducteur…
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{{Mpom|Votre place est dans les cieux ;
Vous y jouiriez de l’empire|4}}
{{em|1}}Qui n’appartient qu’à deux beaux yeux.
{{Mpom|Il est doux d’obéir aux graces,
On verrait marcher sur vos traces,
Les jeux, les ris et les amours ;
Et ce n’est point sur la terre,
Près de la brute grossière
Que vous devez passer vos jours.
Non, il n’appartient qu’aux anges,
De vous servir, vous adorer,
Heureux qui chante vos louanges,
Plus heureux qui sait vous aimer.
— D’étonnement Ève est frappée ;
Mais l’éloge a séduit son cœur.
Puis elle dit au tentateur :|4}}
Serpent, tu viens d’exprimer ta pensée !
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{em|2}}— Écoutez-moi, je vais vous satisfaire,
{{Mpom|Répond le rusé séducteur :
À vous obéir, à vous plaire,
Je trouve plaisir et bonheur.
J’étais né sans intelligence,
Semblable aux autres animaux,
Ne connaissant pour jouissance,
Que la pâture et le repos.|4}}
Dans la campagne, un jour, j’errais à l’aventure,
{{Mpom|Un arbre s’offrit à mes yeux,
Et le parfum délicieux|4}}
Que ses fruits répandaient sur toute la nature,
Flattèrent aussitôt et mon goût et mes sens ;
Du ciel j’y reconnus un des plus doux présens ;
{{Mpom|Et d’en manger il me prit une envie.
Je le fis : soudain la raison,|4}}
{{em|2}}Vint m’éclairer ; d’une nouvelle vie,
{{em|4}}Je reçus aussitôt le don.
{{em|2}}De l’univers j’admirai les merveilles,
{{Mpom|Mais chez vous seule la beauté
Se trouve unie à la bonté.
Votre voix frappe mes oreilles,
Et c’est un luth harmonieux.
Oui, tel est l’organe des Dieux !
Vous que sans égale on vit naître,|4}}|ss|fs=95%}}<noinclude></noinclude>
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Semblable aux autres animaux,
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Que la pâture et le repos.|4}}
Dans la campagne, un jour, j’errais à l’aventure,
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Que ses fruits répandaient sur toute la nature,
Flattèrent aussitôt et mon goût et mes sens ;
Du ciel j’y reconnus un des plus doux présens ;
{{Mpom|Et d’en manger il me prit une envie.
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{{em|2}}Vint m’éclairer ; d’une nouvelle vie,
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Pardonnez, si j’ose paraître,
Près de vous pour vous admirer,
Je dirai plus pour adorer
De l’univers la souveraine,
Que Dieu devrait choisir pour reine.|4}}
{{interligne|0.2em}}
{{Mpom|— En écoutant le serpent,
Ève était très agitée,
Elle admirait son talent,
Son âme était embrasée ;
Et sans défiance, dit :
De la vertu de ce fruit,
De ses qualités étranges,
Par l’excès de tes louanges
Il m’est permis de douter.
— Pouvez-vous me suspecter,
Lui répliqua le perfide ;
Ensuite d’un air timide|4}}
{{Mpom|Il ajouta : Cet arbre précieux,
Se trouve près de ces lieux,
Sur les bords d’une fontaine|3}}
{{em|2}}Dont l’eau s’enfuit dans la plaine.
{{Mpom|Si vous voulez, objet charmant,
Je vous y conduis dans l’instant.|3}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Je dirai plus pour adorer
De l’univers la souveraine,
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{{Mpom|— En écoutant le serpent,
Ève était très agitée,
Elle admirait son talent,
Son âme était embrasée ;
Et sans défiance, dit :
De la vertu de ce fruit,
De ses qualités étranges,
Par l’excès de tes louanges
Il m’est permis de douter.
— Pouvez-vous me suspecter,
Lui répliqua le perfide ;
Ensuite d’un air timide|4}}
{{Mpom|Il ajouta : Cet arbre précieux,
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Sur les bords d’une fontaine|3}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Ève y consentit ; alors elle marche à côté
du serpent, qui paraît rayonnant d’espoir et
d’orgueil. Ils arrivent bientôt près de l’arbre
défendu, aussitôt qu’elle l’aperçoit, elle dit à
son guide :
{{Poem|Ah ! nous pouvions éviter ce voyage,
Ces fruits ont beaucoup de vertu,
Mais Dieu nous a défendu
D’en faire jamais usage ;
Ils nous donneraient la mort
Et tel est l’arrêt du sort.
— Moquez-vous de la défense,
Répondit le séducteur,
Et de ces fruits la puissance
Va faire votre bonheur.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Calmez-vous, ô reine de l’univers, vous ne
mourrez point ; ces fruits font naître la science,
j’en suis une preuve, j’en ai mangé et je
vis ; et la vie dont je jouis est plus parfaite
que celle qui m’avait été accordée par le sort.
Tel est le prix de mon heureuse audace : pourquoi
ne connaîtriez-vous pas le bien et le mal.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Ève y consentit ; alors elle marche à côté
du serpent, qui paraît rayonnant d’espoir et
d’orgueil. Ils arrivent bientôt près de l’arbre
défendu, aussitôt qu’elle l’aperçoit, elle dit à
son guide :
{{Poem|Ah ! nous pouvions éviter ce voyage,
Ces fruits ont beaucoup de vertu,
Mais Dieu nous a défendu
D’en faire jamais usage ;
Ils nous donneraient la mort
Et tel est l’arrêt du sort.
— Moquez-vous de la défense,
Répondit le séducteur,
Et de ces fruits la puissance
Va faire votre bonheur.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Calmez-vous, ô reine de l’univers, vous ne
mourrez point ; ces fruits font naître la science,
j’en suis une preuve, j’en ai mangé et je
vis ; et la vie dont je jouis est plus parfaite
que celle qui m’avait été accordée par le sort.
Tel est le prix de mon heureuse audace : pourquoi
ne connaîtriez-vous pas le bien et le mal.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Dieu ne peut vous frapper et être injuste ; s’il
n’est pas juste, il n’est pas Dieu. Il ne faut ni
le craindre, ni lui obéir. Pourquoi donc une
semblable défense ? pour vous tenir dans la
bassesse, l’ignorance et dans l’esclavage.
{{Poem|{{em|3}}Goûtez ce fruit, belle déesse,
{{Mpom|Vous nagerez aussitôt dans l’ivresse ;
Vous deviendrez semblable aux dieux,
Et connaîtrez les délices des cieux.|2}}
Mangez-donc de ce fruit, vous serez plus jolie,
{{Mpom|Vous jouirez alors d’une nouvelle vie,
Et vous verrez chaque jour votre époux,
Vous adorer, tomber à vos genoux.|2}}
Vous deviendrez souveraine et maîtresse
Et seule vous aurez son cœur et sa tendresse.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Ces artificieuses paroles trouvèrent un trop
facile accès dans le cœur de la sensible et
innocente Ève. La vue de ce beau fruit la
séduisit, les discours du serpent avaient passé
de son oreille à son cœur, et elle croyait y
voir la raison et la vérité, et déjà femme dans
toute la force de l’acception de ce mot, {{tiret|l’es|poir}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
15777535
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text/x-wiki
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Dieu ne peut vous frapper et être injuste ; s’il
n’est pas juste, il n’est pas Dieu. Il ne faut ni
le craindre, ni lui obéir. Pourquoi donc une
semblable défense ? pour vous tenir dans la
bassesse, l’ignorance et dans l’esclavage.
{{Poem|{{em|3}}Goûtez ce fruit, belle déesse,
{{Mpom|Vous nagerez aussitôt dans l’ivresse ;
Vous deviendrez semblable aux dieux,
Et connaîtrez les délices des cieux.|2}}
Mangez-donc de ce fruit, vous serez plus jolie,
{{Mpom|Vous jouirez alors d’une nouvelle vie,
Et vous verrez chaque jour votre époux,
Vous adorer, tomber à vos genoux.|2}}
Vous deviendrez souveraine et maîtresse
Et seule vous aurez son cœur et sa tendresse.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Ces artificieuses paroles trouvèrent un trop
facile accès dans le cœur de la sensible et
innocente Ève. La vue de ce beau fruit la
séduisit, les discours du serpent avaient passé
de son oreille à son cœur, et elle croyait y
voir la raison et la vérité, et déjà femme dans
toute la force de l’acception de ce mot, {{tiret|l’es|poir}}<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777397
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|l’es|poir}} d’être plus belle, plus jolie, de commander
à son époux, d’en être uniquement aimée,
enflammait ses regards, son cœur et son
ame ; et déjà elle ne résiste plus au désir
de cueillir et de manger ce beau fruit, dont
le parfum excite encore ses avides désirs.
Elle dit, ô le meilleur des fruits, tes vertus
sont grandes, ton éloge est dans ton nom
tu es l’arbre de la science ; la défense que
Dieu a faite, relève ton prix ; il dit que nous
mourrons, en mangeant de ce fruit ; mais
le serpent n’est pas mort, il vit, il pense, il
raisonne, je n’ai rien à craindre, non. Voilà
le fruit divin qui charme la vue et le goût,
et remplit l’âme de sagesse et de clarté. Qui
m’arrête ? cueillons et nourrissons à la fois
mon esprit et mon corps.
{{interligne|0.2em}}
Le serpent, la tête levée, les yeux fixés sur
Ève, jouissait de son incertitude, de son embarras.
Des divers combats qui se livraient
dans son âme entre la crainte et ses désirs
brûlans, il la voyait vaincue et se disposait
à profiter du moment pour assurer son<noinclude></noinclude>
mvkyyw0a7igj2soye17g6pj2d4gkl8u
15777536
15777397
2026-05-07T15:09:53Z
Cunegonde1
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text/x-wiki
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enflammait ses regards, son cœur et son
ame ; et déjà elle ne résiste plus au désir
de cueillir et de manger ce beau fruit, dont
le parfum excite encore ses avides désirs.
Elle dit, ô le meilleur des fruits, tes vertus
sont grandes, ton éloge est dans ton nom
tu es l’arbre de la science ; la défense que
Dieu a faite, relève ton prix ; il dit que nous
mourrons, en mangeant de ce fruit ; mais
le serpent n’est pas mort, il vit, il pense, il
raisonne, je n’ai rien à craindre, non. Voilà
le fruit divin qui charme la vue et le goût,
et remplit l’âme de sagesse et de clarté. Qui
m’arrête ? cueillons et nourrissons à la fois
mon esprit et mon corps.
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Le serpent, la tête levée, les yeux fixés sur
Ève, jouissait de son incertitude, de son embarras.
Des divers combats qui se livraient
dans son âme entre la crainte et ses désirs
brûlans, il la voyait vaincue et se disposait
à profiter du moment pour assurer son<noinclude></noinclude>
jokebwgjfa1ertlxogukl9lam5kkyfw
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>triomphe et sa victoire. Ève lève de nouveau
ses beaux yeux sur l’arbre, sourit au serpent,
étends la main, cueille un fruit et en mange ; à
peine ses lèvres {{Corr|l’on-t-elles|l’ont-elles}} touché, à peine
son suc divin a-t-il coulé dans sa bouche,
que ses genoux fléchissent, elle tombe mollement
étendue sur le gazon, et ses yeux se
ferment voluptueusement, elle savoure encore
amoureusement le jus du fruit ; alors le
serpent pour consommer son bonheur et la
perte de la trop sensible et trop crédule Ève,
s’approche d’elle, se baisse, sa bouche s’appuie
sur la sienne, il presse ses lèvres de roses,
lui donne un baiser et sa langue va chercher
la sienne ; il la rencontre et la titille, Ève
pousse un tendre soupir et Satan reçoit le
parfum du fruit dont elle est énivrée. Alors
il va consommer son ouvrage, sa queue se
relève, sa pointe entr’ouvre les lèvres du con
de la charmante Ève, elle s’y insinue légèrement,
touche l’entrée de l’hymen et son contact
anime le clitoris. Ève fait un mouvement,
Satan modère ses transports et glisse mollement
dans le vagin pour ne pas lui faire<noinclude></noinclude>
d1sujabwwwvo212irdvg1eo31ngmmkd
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>triomphe et sa victoire. Ève lève de nouveau
ses beaux yeux sur l’arbre, sourit au serpent,
étends la main, cueille un fruit et en mange ; à
peine ses lèvres {{Corr|l’on-t-elles|l’ont-elles}} touché, à peine
son suc divin a-t-il coulé dans sa bouche,
que ses genoux fléchissent, elle tombe mollement
étendue sur le gazon, et ses yeux se
ferment voluptueusement, elle savoure encore
amoureusement le jus du fruit ; alors le
serpent pour consommer son bonheur et la
perte de la trop sensible et trop crédule Ève,
s’approche d’elle, se baisse, sa bouche s’appuie
sur la sienne, il presse ses lèvres de roses,
lui donne un baiser et sa langue va chercher
la sienne ; il la rencontre et la titille, Ève
pousse un tendre soupir et Satan reçoit le
parfum du fruit dont elle est énivrée. Alors
il va consommer son ouvrage, sa queue se
relève, sa pointe entr’ouvre les lèvres du con
de la charmante Ève, elle s’y insinue légèrement,
touche l’entrée de l’hymen et son contact
anime le clitoris. Ève fait un mouvement,
Satan modère ses transports et glisse mollement
dans le vagin pour ne pas lui faire<noinclude></noinclude>
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{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-050.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 43''|cap=Alors la queue du Serpent devient un Vit.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>éprouver de douleurs. Les parties s’humectent,
alors la queue du serpent devient un vit qui
grossit à volonté à mesure que les voies s’élargissent,
et que la route devient plus facile ;
les mouvemens de Satan deviennent plus
sensibles, plus précipités ; Ève s’y prête, les
seconde, ouvre les cuisses, se soulève. Alors
Satan voyant que sa fouteuse le sert par instinct
et avec adresse, pousse vigoureusement
et après avoir limé quelque tems, son foutre
brûlant inonde le con de sa belle, qui décharge
de son côté. La même libation eut
lieu quatre fois, et Satan en libertin consommé,
en fouteur adroit et intelligent se
retira en voyant qu’Ève allait reprendre connaissance.
{{interligne|0.2em}}
Il se remit à la place où Ève l’avait vu lorsqu’elle
avait cueilli le fruit.
{{interligne|0.2em}}
Elle rouvrit ses beaux yeux noyés dans
une heureuse langueur, et en se relevant, elle
dit au serpent :<noinclude></noinclude>
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alors la queue du serpent devient un vit qui
grossit à volonté à mesure que les voies s’élargissent,
et que la route devient plus facile ;
les mouvemens de Satan deviennent plus
sensibles, plus précipités ; Ève s’y prête, les
seconde, ouvre les cuisses, se soulève. Alors
Satan voyant que sa fouteuse le sert par instinct
et avec adresse, pousse vigoureusement
et après avoir limé quelque tems, son foutre
brûlant inonde le con de sa belle, qui décharge
de son côté. La même libation eut
lieu quatre fois, et Satan en libertin consommé,
en fouteur adroit et intelligent se
retira en voyant qu’Ève allait reprendre connaissance.
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Il se remit à la place où Ève l’avait vu lorsqu’elle
avait cueilli le fruit.
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Elle rouvrit ses beaux yeux noyés dans
une heureuse langueur, et en se relevant, elle
dit au serpent :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{Poem|J’ai fait un rêve charmant,
Mon âme en est enivrée,
Et je vais à chaque instant
Révérer cette journée.
La douce félicité
Dont pourrait jouir un ange,
S’est offerte sans mélange,
Mon cœur en est enchanté.
Serpent, je te remercie,
Va, je ne crains plus la mort,
J’ai goûté le fruit de vie
Et je dois bénir mon sort.|ds|fs=95%|m=1.5em}}
Satan fut enchanté de ce dénouement, il
s’attendait à des reproches, et la belle Ève se
félicitait de son bonheur. Quel heureux contraste !
il reconnut là le caractère qui devait
distinguer la femme. Le plaisir est tout pour
elle. Quant à lui, il jouissait intérieurement,
d’avoir fait une rouerie au père Éternel, en
foutant Ève et en confisquant à son profit le
pucelage qu’il se réservait, et qu’il ''mitonnait''
en le couvant de son regard tout puissant.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Mon âme en est enivrée,
Et je vais à chaque instant
Révérer cette journée.
La douce félicité
Dont pourrait jouir un ange,
S’est offerte sans mélange,
Mon cœur en est enchanté.
Serpent, je te remercie,
Va, je ne crains plus la mort,
J’ai goûté le fruit de vie
Et je dois bénir mon sort.|ds|fs=95%|m=1.5em}}
Satan fut enchanté de ce dénouement, il
s’attendait à des reproches, et la belle Ève se
félicitait de son bonheur. Quel heureux contraste !
il reconnut là le caractère qui devait
distinguer la femme. Le plaisir est tout pour
elle. Quant à lui, il jouissait intérieurement,
d’avoir fait une rouerie au père Éternel, en
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pucelage qu’il se réservait, et qu’il ''mitonnait''
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{{Poem|J’ai fait un rêve charmant,
Mon âme en est enivrée,
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Révérer cette journée.
La douce félicité
Dont pourrait jouir un ange,
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Serpent, je te remercie,
Va, je ne crains plus la mort,
J’ai goûté le fruit de vie
Et je dois bénir mon sort.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Satan fut enchanté de ce dénouement, il
s’attendait à des reproches, et la belle Ève se
félicitait de son bonheur. Quel heureux contraste !
il reconnut là le caractère qui devait
distinguer la femme. Le plaisir est tout pour
elle. Quant à lui, il jouissait intérieurement,
d’avoir fait une rouerie au père Éternel, en
foutant Ève et en confisquant à son profit le
pucelage qu’il se réservait, et qu’il ''mitonnait''
en le couvant de son regard tout puissant.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Il avait cocufié messire Adam, qui avait un
front propre à porter du bois, et qui ne {{Corr|s’appercevrait|s’apercevrait}}
pas que sa chaste moitié n’était plus
qu’une veuve. C’était encore assez bon pour
un mari et surtout le premier. Avant de quitter
Ève, il voulait encore lui donner quelques
instructions, et elle lui en fournit l’occasion
sans s’en douter.
{{interligne|0.2em}}
En se levant elle sentit une très légère douleur
dans les lèvres de son con, elle y porta
la main, et ses doigts se teignirent de la couleur
purpurine de son sang virginal, et sa
motte était mouillée d’une liqueur visqueuse
et gluante, elle ignorait que c’était du foutre.
Elle parla au serpent de tous ces changemens ;
il sourit de son ingénuité et lui répondit que
cela résultait du songe qui l’avait agitée si
agréablement pendant son sommeil ; il lui
conseilla de se laver avec la main dans le
bassin de la fontaine et elle fit bidet devant lui.
L’heureux scélérat jouit du bonheur de voir
l’intérieur du con rosé de la première et de
la plus belle des femmes, et tous ses appas les<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Il avait cocufié messire Adam, qui avait un
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qu’une veuve. C’était encore assez bon pour
un mari et surtout le premier. Avant de quitter
Ève, il voulait encore lui donner quelques
instructions, et elle lui en fournit l’occasion
sans s’en douter.
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En se levant elle sentit une très légère douleur
dans les lèvres de son con, elle y porta
la main, et ses doigts se teignirent de la couleur
purpurine de son sang virginal, et sa
motte était mouillée d’une liqueur visqueuse
et gluante, elle ignorait que c’était du foutre.
Elle parla au serpent de tous ces changemens ;
il sourit de son ingénuité et lui répondit que
cela résultait du songe qui l’avait agitée si
agréablement pendant son sommeil ; il lui
conseilla de se laver avec la main dans le
bassin de la fontaine et elle fit bidet devant lui.
L’heureux scélérat jouit du bonheur de voir
l’intérieur du con rosé de la première et de
la plus belle des femmes, et tous ses appas les<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>plus secrets. Lorsqu’elle se fut bien lavée, elle
parut mille fois plus fraîche et semblait nager
dans le délire et la joie.
{{interligne|0.2em}}
Je vais vous quitter pour quelques instans,
ô la plus belle des femmes et des divinités, il
ne faut pas que le Père éternel, ni votre
époux Adam nous trouvent ensemble, je vous
reverrai dans ces bosquets.
{{interligne|0.2em}}
Ayez soin, en rejoignant votre époux de lui
porter du fruit de ce bel arbre et de lui en
faire manger ; il faut que tout soit commun
entre vous. S’il montre quelque répugnance,
il faut la vaincre et qu’il se soumette à votre
volonté. Lorsqu’il aura mangé de ce fruit délicieux,
livrez-vous à lui, embrassez-le, portez
vos belles mains sur tous les membres de son
corps, principalement sur celui qui correspond
avec cette partie que vous venez de laver
dans la fontaine. Lorsque ce membre {{Corr|s’élevera|s’élèvera}}
et paraîtra pourpre à sa sommité, introduisez-le,
où vous avez ressenti quelque douleur
en vous réveillant, qu’il y entre dans toute sa<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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parut mille fois plus fraîche et semblait nager
dans le délire et la joie.
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Je vais vous quitter pour quelques instans,
ô la plus belle des femmes et des divinités, il
ne faut pas que le Père éternel, ni votre
époux Adam nous trouvent ensemble, je vous
reverrai dans ces bosquets.
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Ayez soin, en rejoignant votre époux de lui
porter du fruit de ce bel arbre et de lui en
faire manger ; il faut que tout soit commun
entre vous. S’il montre quelque répugnance,
il faut la vaincre et qu’il se soumette à votre
volonté. Lorsqu’il aura mangé de ce fruit délicieux,
livrez-vous à lui, embrassez-le, portez
vos belles mains sur tous les membres de son
corps, principalement sur celui qui correspond
avec cette partie que vous venez de laver
dans la fontaine. Lorsque ce membre {{Corr|s’élevera|s’élèvera}}
et paraîtra pourpre à sa sommité, introduisez-le,
où vous avez ressenti quelque douleur
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Corr|longeur|longueur}}, l’amour fera le reste, et vous verrez
se réaliser les plaisirs inouis et enchanteurs,
la volupté et le bonheur dont vous avez été
comblée dans votre rêve. Adieu, belle et divine
Ève, permettez que je tombe à vos pieds ;
il s’y glissa et relevant sa tête jusqu’à son con,
il le baisa et le toucha de sa langue voluptueuse
et libertine, c’était un petit commencement
de gamahuchage. Ève fit un mouvement,
sourit, passa sa main caressante sur la
tête et le cou du serpent, en lui disant un
doux et tendre adieu. Satan se glissa entre
les arbustes et disparut. Il sortit du jardin
et fut reprendre sa forme naturelle dans le
creux d’un rocher au-delà de son enceinte.
{{interligne|0.2em}}
Ève restée seule après le départ du serpent,
songeait à son bonheur et à l’étendue des connaissances
qu’elle avait acquises ; elle jeta les
yeux sur l’arbre et dit d’une voix mélodieuse :
{{Poem|{{Mpom|Précieux arbre du jardin,
Toi qui possède la sagesse,|2}}
Tu viens d’embellir mon destin ;|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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15777544
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Corr|longeur|longueur}}, l’amour fera le reste, et vous verrez
se réaliser les plaisirs inouis et enchanteurs,
la volupté et le bonheur dont vous avez été
comblée dans votre rêve. Adieu, belle et divine
Ève, permettez que je tombe à vos pieds ;
il s’y glissa et relevant sa tête jusqu’à son con,
il le baisa et le toucha de sa langue voluptueuse
et libertine, c’était un petit commencement
de gamahuchage. Ève fit un mouvement,
sourit, passa sa main caressante sur la
tête et le cou du serpent, en lui disant un
doux et tendre adieu. Satan se glissa entre
les arbustes et disparut. Il sortit du jardin
et fut reprendre sa forme naturelle dans le
creux d’un rocher au-delà de son enceinte.
{{interligne|0.2em}}
Ève restée seule après le départ du serpent,
songeait à son bonheur et à l’étendue des connaissances
qu’elle avait acquises ; elle jeta les
yeux sur l’arbre et dit d’une voix mélodieuse :
{{Poem|{{Mpom|Précieux arbre du jardin,
Toi qui possède la sagesse,|2}}
Tu viens d’embellir mon destin ;|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/56
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Comment exprimer mon ivresse.
Tu me reverras tous les jours,
Au lever brillant de l’aurore,
Tu seras mes seules amours ;
Ainsi que l’objet que j’adore.
Je viendrai recueillir tes fruits,
Soulager tes branches fécondes
Qui pendant la fraîcheur des nuits
Mûrissent pour nourrir les mondes.
Bientôt je verrai s’agrandir,
Grâce à lui, mon intelligence
Et je pourrai, ah ! quel plaisir,
Des Dieux partager la puissance.
Sans toi, je me verrais languir,
Au sein de l’obscure ignorance,
Et tes fruits viennent de m’ouvrir
Les portes de l’expérience.
De la sagesse, la raison,
J’ai parcouru le sanctuaire,
De la plus haute région
Je plane à mon gré sur la terre.
Allons retrouver mon époux,
Et qu’il partage ma science ;
De l’instruire il me sera doux,
Crois à notre reconnaissance.|sf|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
qx1ot7al1wa5sit3elvv3vxtgkrjuou
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Comment exprimer mon ivresse.
Tu me reverras tous les jours,
Au lever brillant de l’aurore,
Tu seras mes seules amours ;
Ainsi que l’objet que j’adore.
Je viendrai recueillir tes fruits,
Soulager tes branches fécondes
Qui pendant la fraîcheur des nuits
Mûrissent pour nourrir les mondes.
Bientôt je verrai s’agrandir,
Grâce à lui, mon intelligence
Et je pourrai, ah ! quel plaisir,
Des Dieux partager la puissance.
Sans toi, je me verrais languir,
Au sein de l’obscure ignorance,
Et tes fruits viennent de m’ouvrir
Les portes de l’expérience.
De la sagesse, la raison,
J’ai parcouru le sanctuaire,
De la plus haute région
Je plane à mon gré sur la terre.
Allons retrouver mon époux,
Et qu’il partage ma science ;
De l’instruire il me sera doux,
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/57
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15777407
2026-05-07T14:45:20Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777407
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
En achevant ces mots elle s’éloigna, après
s’être inclinée devant l’arbre ; Adam l’attendait
et ne pouvait vaincre son impatience, ni
son amour. Il venait au-devant d’elle et il l’aperçut
non loin de l’arbre, tenant à la main
une branche garnie de ses superbes fruits.
{{interligne|0.2em}}
Elle courut à lui et après s’être excusée de sa
trop longue absence, elle lui en expliqua la
cause et ce qui lui était arrivé avec le serpent ;
elle parla avec enthousiasme, de l’arbre, de
ses vertus, de ses propriétés, de son heureuse
et suprême influence, et l’invita à manger de
ses fruits, afin de monter comme elle au
rang des Dieux.
{{interligne|0.2em}}
Adam était demeuré immobile d’étonnement
et d’effroi ; il se rappelait la défense de
Dieu, et il lui demandait comment après avoir
été ce que le tout puissant avait créé de plus
merveilleux, de plus doux, de plus aimable,
de plus noble et de plus sacré, elle s’était ainsi
flétrie, dégradée et dévouée à la mort.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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En achevant ces mots elle s’éloigna, après
s’être inclinée devant l’arbre ; Adam l’attendait
et ne pouvait vaincre son impatience, ni
son amour. Il venait au-devant d’elle et il l’aperçut
non loin de l’arbre, tenant à la main
une branche garnie de ses superbes fruits.
{{interligne|0.2em}}
Elle courut à lui et après s’être excusée de sa
trop longue absence, elle lui en expliqua la
cause et ce qui lui était arrivé avec le serpent ;
elle parla avec enthousiasme, de l’arbre, de
ses vertus, de ses propriétés, de son heureuse
et suprême influence, et l’invita à manger de
ses fruits, afin de monter comme elle au
rang des Dieux.
{{interligne|0.2em}}
Adam était demeuré immobile d’étonnement
et d’effroi ; il se rappelait la défense de
Dieu, et il lui demandait comment après avoir
été ce que le tout puissant avait créé de plus
merveilleux, de plus doux, de plus aimable,
de plus noble et de plus sacré, elle s’était ainsi
flétrie, dégradée et dévouée à la mort.<noinclude></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/58
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SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
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{{interligne|0.2em}}
Puis se tournant vers elle, il reprit d’une voix
calme, c’en est fait, mon sort est attaché au
tien, j’accepte ta destinée, mon cœur se
transporte et se confond tout entier dans le
tien. À ces mots Ève l’embrasse, elle triomphe
d’avoir exalté son amour au point de le faire
voler au-devant de tous les dangers, et de sa
belle main, détachant de la branche un de ses
fruits séducteurs, elle le lui donne, il le prend
et il le dévore, Ève l’excite encore par son
exemple. Tous deux sont {{Corr|énivrés|enivrés}}, la volupté
s’est emparée de leurs âmes ; enflammés par
leurs désirs, Adam jette sur Ève des regards
qui peignent le feu qui le dévore, et il exprime
ainsi sa passion.
{{Poem|Chère Ève, je te rends justice,
À ton époux, à ton amant,
Pardonne l’insultant caprice
Qui l’agitait dans cet instant.
Ah ! que de douces jouissances,
De voluptés et de plaisirs,
Furent perdus pour des souffrances
Qui s’opposaient à nos désirs.|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Puis se tournant vers elle, il reprit d’une voix
calme, c’en est fait, mon sort est attaché au
tien, j’accepte ta destinée, mon cœur se
transporte et se confond tout entier dans le
tien. À ces mots Ève l’embrasse, elle triomphe
d’avoir exalté son amour au point de le faire
voler au-devant de tous les dangers, et de sa
belle main, détachant de la branche un de ses
fruits séducteurs, elle le lui donne, il le prend
et il le dévore, Ève l’excite encore par son
exemple. Tous deux sont {{Corr|énivrés|enivrés}}, la volupté
s’est emparée de leurs âmes ; enflammés par
leurs désirs, Adam jette sur Ève des regards
qui peignent le feu qui le dévore, et il exprime
ainsi sa passion.
{{Poem|Chère Ève, je te rends justice,
À ton époux, à ton amant,
Pardonne l’insultant caprice
Qui l’agitait dans cet instant.
Ah ! que de douces jouissances,
De voluptés et de plaisirs,
Furent perdus pour des souffrances
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Cunegonde1
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Puis se tournant vers elle, il reprit d’une voix
calme, c’en est fait, mon sort est attaché au
tien, j’accepte ta destinée, mon cœur se
transporte et se confond tout entier dans le
tien. À ces mots Ève l’embrasse, elle triomphe
d’avoir exalté son amour au point de le faire
voler au-devant de tous les dangers, et de sa
belle main, détachant de la branche un de ses
fruits séducteurs, elle le lui donne, il le prend
et il le dévore, Ève l’excite encore par son
exemple. Tous deux sont {{Corr|énivrés|enivrés}}, la volupté
s’est emparée de leurs âmes ; enflammés par
leurs désirs, Adam jette sur Ève des regards
qui peignent le feu qui le dévore, et il exprime
ainsi sa passion.
{{Poem|Chère Ève, je te rends justice,
À ton époux, à ton amant,
Pardonne l’insultant caprice
Qui l’agitait dans cet instant.
Ah ! que de douces jouissances,
De voluptés et de plaisirs,
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SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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Cunegonde1
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/149
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Narilora
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text/x-wiki
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{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Amène ta gloire, Léon !
La gloire au lieu de descendre, se
met à remonter.
{{Personnage|JOUVET|c}}
Qu’est-ce que tu fiches, Léon, tu
m’as compris !
{{Personnage|LÉON|c}}
Le mouvement s’est détraqué.
Je n’ai plus de commandes !
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Ne vous affolez pas, messieurs.
Quelle que soit l’issue par où je sors
de cette scène, l’État connaîtra
vos désirs !
{{PersonnageD|LA PETITE VÉRA|c|criant.}}
Restez droit, calme.
{{Personnage|ROBINEAU|c}}
Je reste droit, calme…<noinclude>
<references/></noinclude>
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15778329
15777410
2026-05-08T08:00:31Z
Narilora
147413
didascalie
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text/x-wiki
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Ne vous affolez pas, messieurs.
Quelle que soit l’issue par où je sors
de cette scène, l’État connaîtra
vos désirs !
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SodiumBot
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Cunegonde1
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SodiumBot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Viens sous cet épais feuillage,
Fêter Vénus et l’amour ;
Nous attendrons sous l’ombrage,
Du soleil l’heureux retour.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Adam que le fruit de l’arbre de la science
avait éclairé sur les mystères de la fouterie,
prit Ève par la main, ses yeux étaient enflammés
et ceux d’Ève remplis d’une douce langueur ;
elle le suivit sans résistance dans un
bosquet tissu d’épais feuillages. Leur lit était
de gazon {{Corr|sémé|semé}} de fleurs adorantes. Là, livrés
sans réserve aux plaisirs de l’amour, les deux
époux goûtèrent tout ce que la fouterie et la
volupté ont de plus {{Corr|rafinés|raffinés}}. Adam couvrit de
baisers le corps si parfait de son épouse, tout
devint la proie de ses caresses ; il bandait,
le foutre gonflait ses couilles ; Ève tenait son
vit, y portait sa belle bouche et sa langue se
glissait amoureusement sur le prépuce du
premier homme. Enfin, profitant des leçons
et des avis du serpent, de Satan, elle se mit
sur le dos, ouvrit ses jambes et ses cuisses,
y fit placer son époux et tenant son vit dans<noinclude></noinclude>
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15777550
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2026-05-07T15:12:24Z
Cunegonde1
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text/x-wiki
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Fêter Vénus et l’amour ;
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avait éclairé sur les mystères de la fouterie,
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et ceux d’Ève remplis d’une douce langueur ;
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bosquet tissu d’épais feuillages. Leur lit était
de gazon {{Corr|sémé|semé}} de fleurs adorantes. Là, livrés
sans réserve aux plaisirs de l’amour, les deux
époux goûtèrent tout ce que la fouterie et la
volupté ont de plus {{Corr|rafinés|raffinés}}. Adam couvrit de
baisers le corps si parfait de son épouse, tout
devint la proie de ses caresses ; il bandait,
le foutre gonflait ses couilles ; Ève tenait son
vit, y portait sa belle bouche et sa langue se
glissait amoureusement sur le prépuce du
premier homme. Enfin, profitant des leçons
et des avis du serpent, de Satan, elle se mit
sur le dos, ouvrit ses jambes et ses cuisses,
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Fêter Vénus et l’amour ;
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Adam que le fruit de l’arbre de la science
avait éclairé sur les mystères de la fouterie,
prit Ève par la main, ses yeux étaient enflammés
et ceux d’Ève remplis d’une douce langueur ;
elle le suivit sans résistance dans un
bosquet tissu d’épais feuillages. Leur lit était
de gazon {{Corr|sémé|semé}} de fleurs adorantes. Là, livrés
sans réserve aux plaisirs de l’amour, les deux
époux goûtèrent tout ce que la fouterie et la
volupté ont de plus {{Corr|rafinés|raffinés}}. Adam couvrit de
baisers le corps si parfait de son épouse, tout
devint la proie de ses caresses ; il bandait,
le foutre gonflait ses couilles ; Ève tenait son
vit, y portait sa belle bouche et sa langue se
glissait amoureusement sur le prépuce du
premier homme. Enfin, profitant des leçons
et des avis du serpent, de Satan, elle se mit
sur le dos, ouvrit ses jambes et ses cuisses,
y fit placer son époux et tenant son vit dans<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la main, elle le plaça à l’entrée de son con,
et donnant un léger coup de cul il y entra ;
Adam en fit autant, et bientôt le couple amoureux
remuant la charnière déchargea ensemble,
Adam pour la première fois, pour Ève,
le serpent l’avait foutue comme nous l’avons
déjà dit et le pucelage était au diable. Ils passèrent
la nuit le vit dans le con. Le Père éternel
jurait, et Satan riait dans l’abyme avec les
siens. Descendons un peu dans ce sombre
séjour, pour savoir ce qui s’y passait et connaître
le retour de Satan.
{{interligne|0.2em}}
Nous l’avions laissé dans le creux d’un rocher,
il en sortit bientôt et développant ses
ailes, il arrive aux portes de l’abyme. Tout
est dans le silence, ses légions attendaient son
retour. Il pénètre dans la salle du trône sous
la figure d’un simple gardien, et se rendant
invisible, il traverse la foule, se place sur son
trône resplendissant de pierreries et d’or, et
voit tout sans être vu. Enfin, il paraît tel qu’une
étoile qui sort d’un nuage, sa tête est radieuse,
son corps rayonnant de ce reste de gloire, de<noinclude></noinclude>
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15777551
15777413
2026-05-07T15:12:31Z
Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>la main, elle le plaça à l’entrée de son con,
et donnant un léger coup de cul il y entra ;
Adam en fit autant, et bientôt le couple amoureux
remuant la charnière déchargea ensemble,
Adam pour la première fois, pour Ève,
le serpent l’avait foutue comme nous l’avons
déjà dit et le pucelage était au diable. Ils passèrent
la nuit le vit dans le con. Le Père éternel
jurait, et Satan riait dans l’abyme avec les
siens. Descendons un peu dans ce sombre
séjour, pour savoir ce qui s’y passait et connaître
le retour de Satan.
{{interligne|0.2em}}
Nous l’avions laissé dans le creux d’un rocher,
il en sortit bientôt et développant ses
ailes, il arrive aux portes de l’abyme. Tout
est dans le silence, ses légions attendaient son
retour. Il pénètre dans la salle du trône sous
la figure d’un simple gardien, et se rendant
invisible, il traverse la foule, se place sur son
trône resplendissant de pierreries et d’or, et
voit tout sans être vu. Enfin, il paraît tel qu’une
étoile qui sort d’un nuage, sa tête est radieuse,
son corps rayonnant de ce reste de gloire, de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cette lumière superbe que le Père éternel lui
avait laissée. Cet éclat fixa tous les regards
surpris ; des acclamations bruyantes se font
entendre. Les chefs de ses légions l’entourent,
le félicitent, l’allégresse est générale ; il demande
du silence et captive l’attention parce
discours : Ô vous, mes fidèles compagnons de
toutes les classes et de toutes les catégories,
vous qui m’avez choisi pour chef ; afin de mériter
ce titre, je viens de m’exposer aux plus
grands dangers et le succès a passé mes espérances.
{{Poem|{{Mpom|J’ai triomphé de l’Éternel,
De sa souveraine puissance ;|4}}
L’homme a trahi le monde, il a trompé le ciel :
{{Mpom|La femme son plus bel ouvrage,
Heureux modèle de beauté,
{{Nec|A}} perdu sa virginité.
Autrement, dit son pucelage,
Et le Tout-Puissant en enrage.
Il se réservait ce bijou,
Il en était à peu près fou ;
J’ai su le ravir à la belle,
J’ai vu sa mourante prunelle|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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le félicitent, l’allégresse est générale ; il demande
du silence et captive l’attention par ce
discours : Ô vous, mes fidèles compagnons de
toutes les classes et de toutes les catégories,
vous qui m’avez choisi pour chef ; afin de mériter
ce titre, je viens de m’exposer aux plus
grands dangers et le succès a passé mes espérances.
{{Poem|{{Mpom|J’ai triomphé de l’Éternel,
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L’homme a trahi le monde, il a trompé le ciel :
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Du ciel refuser la clarté,
En expirant de volupté.
Pour célébrer cette victoire,
Mes amis, il faut rire et boire ;
Je vous ai promis des plaisirs,
Et vais accomplir vos désirs.
Préparez tout pour une orgie,
Que l’amour soit de la partie ;
Pour faire des vits et des cons,
Des couilles, même des {{Corr|têtons|tétons}},
À Dieu j’ai ravi la recette :
Que chacun trousse sa jaquette,
Aussitôt je vais le doter
Du sexe qui peut le flatter.|4}}
{{em|2}}Sur deux rangs, allons, qu’on se mette,
{{Mpom|La chose sera bientôt faite ;
Avec un coup de goupillon
Je le rendrai fille ou garçon.
Chez vous la nature est perplexe,
Je corrige ce qui vous vexe.
Ensuite, amis, chacun foutra
Avec quiconque lui plaira.|4}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Cette harangue divertit l’assemblée, Satan
avait pris le ton convenable, il procéda sur le<noinclude></noinclude>
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15777415
2026-05-07T15:13:06Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777553
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Du ciel refuser la clarté,
En expirant de volupté.
Pour célébrer cette victoire,
Mes amis, il faut rire et boire ;
Je vous ai promis des plaisirs,
Et vais accomplir vos désirs.
Préparez tout pour une orgie,
Que l’amour soit de la partie ;
Pour faire des vits et des cons,
Des couilles, même des {{Corr|têtons|tétons}},
À Dieu j’ai ravi la recette :
Que chacun trousse sa jaquette,
Aussitôt je vais le doter
Du sexe qui peut le flatter.|4}}
{{em|2}}Sur deux rangs, allons, qu’on se mette,
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Avec un coup de goupillon
Je le rendrai fille ou garçon.
Chez vous la nature est perplexe,
Je corrige ce qui vous vexe.
Ensuite, amis, chacun foutra
Avec quiconque lui plaira.|4}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Cette harangue divertit l’assemblée, Satan
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2026-05-07T14:46:40Z
SodiumBot
145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777416
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>champ à la fabrication des vits et des cons, il
avait deux vases remplis d’une liqueur rosée ;
mais dont la propriété et la vertu étaient
différentes, et pour prouver qu’il ne faisait
point une gasconnade, il commença par opérer
sur les deux individus qui portaient les
vases : l’un voulait être du sexe masculin et
l’autre du féminin ; il humecta la place où se
trouvent les parties sexuelles. Le premier eut
un vit bien conditionné qui lui poussa comme
un champignon. Le second eut un joli con
virginal, accompagné de sa motte et d’une
gorge ferme, blanche et très élastique. Quant
à Satan, il avait soigné sa métamorphose à son
gré, et c’était gratifié d’un con et d’un vit. Le
con était placé au-dessus de l’anus ; mais sans
avoir les parties nécessaires à la génération.
Il ne voulait que du plaisir, c’était chez lui un
raffinement de paillardise et de lubricité, il
voulait être en même temps fouteur et foutu.
{{interligne|0.2em}}
Il opéra avec une rapidité merveilleuse, et
tout fut bientôt disposé pour l’orgie. Quelle
Priapée ! quelle Bacchanale ! quel tableau {{tiret|ra|vissant}}<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>champ à la fabrication des vits et des cons, il
avait deux vases remplis d’une liqueur rosée ;
mais dont la propriété et la vertu étaient
différentes, et pour prouver qu’il ne faisait
point une gasconnade, il commença par opérer
sur les deux individus qui portaient les
vases : l’un voulait être du sexe masculin et
l’autre du féminin ; il humecta la place où se
trouvent les parties sexuelles. Le premier eut
un vit bien conditionné qui lui poussa comme
un champignon. Le second eut un joli con
virginal, accompagné de sa motte et d’une
gorge ferme, blanche et très élastique. Quant
à Satan, il avait soigné sa métamorphose à son
gré, et c’était gratifié d’un con et d’un vit. Le
con était placé au-dessus de l’anus ; mais sans
avoir les parties nécessaires à la génération.
Il ne voulait que du plaisir, c’était chez lui un
raffinement de paillardise et de lubricité, il
voulait être en même temps fouteur et foutu.
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Il opéra avec une rapidité merveilleuse, et
tout fut bientôt disposé pour l’orgie. Quelle
Priapée ! quelle Bacchanale ! quel tableau {{tiret|ra|vissant}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|ra|vissant}} de débauche, de lubricité, de libertinage ;
à la lueur de {{Corr|millons|millions}} de feux éblouissans !
que d’expressions amoureuses, magiques,
tendres ; que de soupirs, que de foutre
ruisselant, que d’attitudes voluptueuses, que
d’appas de formes séduisantes exposés à tous
les regards ; qui ne voudrait habiter un abyme
à ce prix pour être acteur ou même spectateur
d’une fête aussi belle, aussi rare. L’accord
le plus parfait régnait partout. Lorsque
ces plaisirs furent calmés on reprit haleine ;
les mets les plus exquis, les vins les plus savoureux,
se trouvèrent là comme par enchantement ;
c’était le séjour des miracles, et
Satan prouva qu’il avait toujours été digne
de figurer au premier rang, par son caractère,
ses talens et ses qualités extraordinaires, qui
brillaient même dans ce que ses ennemis regardaient
comme des défauts. Nous ne nous
permettrons de rien juger, simple historien
et narrateur fidèle, là se borne notre rôle.
L’orgie se termina et l’on se promit de la
renouveler de temps en temps, pour égayer
un peu le sombre séjour.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|ra|vissant}} de débauche, de lubricité, de libertinage ;
à la lueur de {{Corr|millons|millions}} de feux éblouissans !
que d’expressions amoureuses, magiques,
tendres ; que de soupirs, que de foutre
ruisselant, que d’attitudes voluptueuses, que
d’appas de formes séduisantes exposés à tous
les regards ; qui ne voudrait habiter un abyme
à ce prix pour être acteur ou même spectateur
d’une fête aussi belle, aussi rare. L’accord
le plus parfait régnait partout. Lorsque
ces plaisirs furent calmés on reprit haleine ;
les mets les plus exquis, les vins les plus savoureux,
se trouvèrent là comme par enchantement ;
c’était le séjour des miracles, et
Satan prouva qu’il avait toujours été digne
de figurer au premier rang, par son caractère,
ses talens et ses qualités extraordinaires, qui
brillaient même dans ce que ses ennemis regardaient
comme des défauts. Nous ne nous
permettrons de rien juger, simple historien
et narrateur fidèle, là se borne notre rôle.
L’orgie se termina et l’on se promit de la
renouveler de temps en temps, pour égayer
un peu le sombre séjour.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Quittons l’abyme pour retourner aux cieux,
savoir ce que pense le Père éternel, et ce qui
se passe dans le jardin. Tout était en désordre
dans le royaume des séraphins ; l’escapade
de Satan était connue ; on savait qu’Ève
avait goûté le fruit défendu, qu’elle avait été
foutue par Satan et que sa virginité était flambée.
Le Tout-Puissant était morose, on se parlait
tout bas, et aucun des puissans du ciel
n’osait l’approcher.
{{interligne|0.2em}}
Il prit la route du jardin, et le premier objet
qui frappa ses regards ce furent les oiseaux
qui se becquetaient sur les arbres, les quadrupèdes
qui couvraient leurs femelles, en un
mot tout foutait dans le jardin. Il pensa que
ces animaux suivaient l’exemple d’Adam et
d’Ève, et il ne se trompait pas. Il les découvrit
dans un bosquet, couchés mollement sur le
gazon, dans les bras l’un de l’autre ; Ève tenait
dans sa main le vit bandant de son cher
Adam, et lui disait en le regardant avec des
yeux enflammés qui semblaient lui demander
de tirer un coup. Adam, de son côté, avait la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Quittons l’abyme pour retourner aux cieux,
savoir ce que pense le Père éternel, et ce qui
se passe dans le jardin. Tout était en désordre
dans le royaume des séraphins ; l’escapade
de Satan était connue ; on savait qu’Ève
avait goûté le fruit défendu, qu’elle avait été
foutue par Satan et que sa virginité était flambée.
Le Tout-Puissant était morose, on se parlait
tout bas, et aucun des puissans du ciel
n’osait l’approcher.
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Il prit la route du jardin, et le premier objet
qui frappa ses regards ce furent les oiseaux
qui se becquetaient sur les arbres, les quadrupèdes
qui couvraient leurs femelles, en un
mot tout foutait dans le jardin. Il pensa que
ces animaux suivaient l’exemple d’Adam et
d’Ève, et il ne se trompait pas. Il les découvrit
dans un bosquet, couchés mollement sur le
gazon, dans les bras l’un de l’autre ; Ève tenait
dans sa main le vit bandant de son cher
Adam, et lui disait en le regardant avec des
yeux enflammés qui semblaient lui demander
de tirer un coup. Adam, de son côté, avait la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>main sur le con de sa femme, et lui caressait
la motte, en suçant un des boutons de rose de
sa gorge d’albâtre. On voit que les deux époux
avaient fait d’immenses et rapides progrès en paillardise.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel regardait tout cela en silence
et semblait se dire à lui-même, j’ai fait
là de la foutue besogne, et Ève avec son ingénuité
et sa candeur, m’a fait la queue. Ève interrompit
ses sombres réflexions en adressant
ces paroles à son époux :
{{Poem|Cher Adam, qu’il est beau ton vit,
Il me charme, me séduit,
De l’homme c’est la parure,
Le plus beau don que la nature
Ait pu lui faire en le créant.
Honneur cent fois au Tout-Puissant !
Si je portais un diadème,
Oui, de la puissance suprême,
Il serait le seul ornement ;
Et je voudrais qu’un vit bandant,
À mon sceptre servit de manche,
Cela vaudrait mieux qu’une branche|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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la motte, en suçant un des boutons de rose de
sa gorge d’albâtre. On voit que les deux époux
avaient fait d’immenses et rapides progrès en paillardise.
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Le Père éternel regardait tout cela en silence
et semblait se dire à lui-même, j’ai fait
là de la foutue besogne, et Ève avec son ingénuité
et sa candeur, m’a fait la queue. Ève interrompit
ses sombres réflexions en adressant
ces paroles à son époux :
{{Poem|Cher Adam, qu’il est beau ton vit,
Il me charme, me séduit,
De l’homme c’est la parure,
Le plus beau don que la nature
Ait pu lui faire en le créant.
Honneur cent fois au Tout-Puissant !
Si je portais un diadème,
Oui, de la puissance suprême,
Il serait le seul ornement ;
Et je voudrais qu’un vit bandant,
À mon sceptre servit de manche,
Cela vaudrait mieux qu’une branche|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Prise sur l’arbre le plus beau.
Désormais, voilà le joyau,
Que je consacre à mon usage ;
Et s’il devenait un oiseau,
Mon con lui servirait de cage.
{{interligne|0.2em}}
Dieu s’écria d’un air chagrin :
Propos de garce et de putain.
Dans mes veines mon sang bouillonne,
Et madame Ève me couillonne ;
Avec son cocu de mari,
Je vais les renvoyer d’ici,
Les faire mettre à la porte ;
Que le diable au loin les emporte.
{{interligne|0.2em}}
Le Tout-Puissant remonte au ciel,
Fait venir l’archange Michel.
Et lui dit : Mon cher, prends ton glaive,
Et cours chasser Adam et Ève
Dans dix minutes du jardin.
Je les abandonne au destin ;
Tu sais qu’ils m’ont fait des bamboches,
Sans leur adresser de reproches
De ces lieux il faut les bannir
Pour ne jamais y revenir.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Prise sur l’arbre le plus beau.
Désormais, voilà le joyau,
Que je consacre à mon usage ;
Et s’il devenait un oiseau,
Mon con lui servirait de cage.
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Dieu s’écria d’un air chagrin :
Propos de garce et de putain.
Dans mes veines mon sang bouillonne,
Et madame Ève me couillonne ;
Avec son cocu de mari,
Je vais les renvoyer d’ici,
Les faire mettre à la porte ;
Que le diable au loin les emporte.
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Le Tout-Puissant remonte au ciel,
Fait venir l’archange Michel.
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Et cours chasser Adam et Ève
Dans dix minutes du jardin.
Je les abandonne au destin ;
Tu sais qu’ils m’ont fait des bamboches,
Sans leur adresser de reproches
De ces lieux il faut les bannir
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Or, que sans tambour ni trompette,
Prenant la poudre d’escampette,
Je n’en entende plus parler ;
J’ai fini, tu peux t’en aller.
Michel partit sur un nuage ;
Il arrive sous un ombrage
Près d’Adam qui prenait le frais,
Et lui signifia les décrets
Du Dieu qui veut que sur la terre,
Il aille appaiser sa colère,
En la cultivant de ses mains.
Tels sont ses ordres souverains,
Dit Michel, suis-moi dans la plaine,
Adam, je prends part à ta peine.
Mon cher, tu n’aurais rien perdu
Si ta femme eût caché son cu…
Ève paraît, fait la piteuse,
Michel lui dit : Belle pleureuse,
Recevez mes tendres adieux.
Puis il disparut à leurs yeux.
{{interligne|0.2em}}
S’abandonnant à l’espérance,
Et guidés par la providence,
Dans la campagne d’Éden
Ils arrivent sans examen,|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Prenant la poudre d’escampette,
Je n’en entende plus parler ;
J’ai fini, tu peux t’en aller.
Michel partit sur un nuage ;
Il arrive sous un ombrage
Près d’Adam qui prenait le frais,
Et lui signifia les décrets
Du Dieu qui veut que sur la terre,
Il aille appaiser sa colère,
En la cultivant de ses mains.
Tels sont ses ordres souverains,
Dit Michel, suis-moi dans la plaine,
Adam, je prends part à ta peine.
Mon cher, tu n’aurais rien perdu
Si ta femme eût caché son cu…
Ève paraît, fait la piteuse,
Michel lui dit : Belle pleureuse,
Recevez mes tendres adieux.
Puis il disparut à leurs yeux.
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Dans la campagne d’Éden
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Suivant leur route solitaire,
Le soleil cacha sa lumière,
Et fut remplacé par la nuit,
Le gazon leur servit de lit.
L’amour qui de tout nous console,
Auprès d’eux vint jouer son role ;
Il leur prodigua ses plaisirs.
L’écho répéta leurs soupirs ;
Et nos premiers parens, sans voile,
Foutirent à la belle étoile.
Le lendemain, frais et dispos
Le hasard leur offrit les peaux
De deux moutons, sur la verdure,
Ils s’en firent une ceinture,
Et cachèrent leur nudité.
C’est un peu tard, en vérité,
À tout péché miséricorde,
Et de grand cœur je leur accorde
Leur grâce, même leur pardon ;
Car, si pour avoir pris un con,
Patiné le vit d’un garçon,
On voulait, au siècle où nous sommes,
Punir les femmes et les hommes,
Nous serions à tous les instans
Livrés à bien des châtimens.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Suivant leur route solitaire,
Le soleil cacha sa lumière,
Et fut remplacé par la nuit,
Le gazon leur servit de lit.
L’amour qui de tout nous console,
Auprès d’eux vint jouer son role ;
Il leur prodigua ses plaisirs.
L’écho répéta leurs soupirs ;
Et nos premiers parens, sans voile,
Foutirent à la belle étoile.
Le lendemain, frais et dispos
Le hasard leur offrit les peaux
De deux moutons, sur la verdure,
Ils s’en firent une ceinture,
Et cachèrent leur nudité.
C’est un peu tard, en vérité,
À tout péché miséricorde,
Et de grand cœur je leur accorde
Leur grâce, même leur pardon ;
Car, si pour avoir pris un con,
Patiné le vit d’un garçon,
On voulait, au siècle où nous sommes,
Punir les femmes et les hommes,
Nous serions à tous les instans
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Il n’est pas de jour sur la terre
Où de l’une ou l’autre manière,
On ne foute en con, même en cu.
Ce dernier goût nous est venu,
Dit-on, de Sodome, en Judée,
Et cette ville fut brûlée,
Ainsi que tous ses habitans
Et jusques aux petits enfans.
Mais cela ne m’importe guère,
Je ne fous jamais par derrière,
J’aime mieux baiser par devant.
Au moins on peut voir sa maîtresse,
Lire dans ses yeux son ivresse,
Jouir de ses heureux transports ;
Quel joli combat, corps à corps.
Lorsque nos âmes se confondent,
Que les coups de cul se répondent,
Et qu’on décharge à l’unisson
Le vit bien serré dans un con.
Voilà le vrai bonheur sur terre
Ou bien je ne m’y connais guère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
On ne peut guère s’empêcher de convenir
qu’Adam et Ève payèrent cruellement la peine<noinclude></noinclude>
pouf6zc1vbl9y0qbylrb22qa3mlankv
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Il n’est pas de jour sur la terre
Où de l’une ou l’autre manière,
On ne foute en con, même en cu.
Ce dernier goût nous est venu,
Dit-on, de Sodome, en Judée,
Et cette ville fut brûlée,
Ainsi que tous ses habitans
Et jusques aux petits enfans.
Mais cela ne m’importe guère,
Je ne fous jamais par derrière,
J’aime mieux baiser par devant.
Au moins on peut voir sa maîtresse,
Lire dans ses yeux son ivresse,
Jouir de ses heureux transports ;
Quel joli combat, corps à corps.
Lorsque nos âmes se confondent,
Que les coups de cul se répondent,
Et qu’on décharge à l’unisson
Le vit bien serré dans un con.
Voilà le vrai bonheur sur terre
Ou bien je ne m’y connais guère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
On ne peut guère s’empêcher de convenir
qu’Adam et Ève payèrent cruellement la peine<noinclude></noinclude>
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2026-05-07T14:48:00Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de leur ignorance et d’une défense aussi absurde
que déplacée.
{{interligne|0.2em}}
Après leur sortie du jardin d’Éden, ils choisirent
un endroit où ils bâtirent une cabane ;
elle était entourée d’arbustes et de fleurs, une
fontaine coulait auprès, et l’eau qui s’échappait,
descendait ensuite dans un vallon où se
trouvaient des arbres couverts de fruits ; quelques
animaux domestiques s’approchèrent de
leur demeure, ils se familiarisèrent avec eux
et ce fut bientôt une petite colonie.
{{interligne|0.2em}}
Ils s’accoutumèrent peu à peu à ce genre de
vie ; Adam cultivait la terre. Le besoin les
rendit industrieux, et bientôt ils se procurèrent
tout ce qui était nécessaire à leur existence,
et le souvenir de leur séjour dans le
jardin cessa de les tourmenter ; tant il est vrai
qu’il n’est point de malheur et de chagrins qui
ne se calment avec le temps. Adam ne perdait
rien de sa vigueur ; Ève conservait toujours
ses graces, sa fraîcheur et ses agrémens ; ils
foutaient chaque jour, toujours avec un {{tiret|plai|sir}}<noinclude></noinclude>
4jo19cg0ltsjp7m8mq1fbtd9rxmy00l
15777562
15777425
2026-05-07T15:14:14Z
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52509
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>de leur ignorance et d’une défense aussi absurde
que déplacée.
{{interligne|0.2em}}
Après leur sortie du jardin d’Éden, ils choisirent
un endroit où ils bâtirent une cabane ;
elle était entourée d’arbustes et de fleurs, une
fontaine coulait auprès, et l’eau qui s’échappait,
descendait ensuite dans un vallon où se
trouvaient des arbres couverts de fruits ; quelques
animaux domestiques s’approchèrent de
leur demeure, ils se familiarisèrent avec eux
et ce fut bientôt une petite colonie.
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Ils s’accoutumèrent peu à peu à ce genre de
vie ; Adam cultivait la terre. Le besoin les
rendit industrieux, et bientôt ils se procurèrent
tout ce qui était nécessaire à leur existence,
et le souvenir de leur séjour dans le
jardin cessa de les tourmenter ; tant il est vrai
qu’il n’est point de malheur et de chagrins qui
ne se calment avec le temps. Adam ne perdait
rien de sa vigueur ; Ève conservait toujours
ses graces, sa fraîcheur et ses agrémens ; ils
foutaient chaque jour, toujours avec un {{tiret|plai|sir}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|plai|sir}} nouveau ; et la nuit si l’un des deux se réveillait,
ses baisers avaient bientôt fait cesser
le sommeil de l’autre ; alors les désirs parlaient,
Ève s’emparait du vit de son cher Adam,
qui de son côté {{Corr|carressait|caressait}} les tétons et le con
de sa belle moitié, et ils goûtaient à longs
traits tout ce que la volupté peut avoir de plus
doux et de plus séduisant. Bientôt Ève éprouva
un changement dans sa conformation, elle
devint enceinte, cet embonpoint l’étonnait,
sans qu’elle pût en deviner la cause. Des douleurs
se firent sentir ; la nature toujours bonne
mère, vint à son secours, et elle mit au monde
un garçon.
{{interligne|0.2em}}
Ils ne purent contenir leur joie ni leur
ivresse, ils ne savaient comment les peindre
ni l’exprimer : ils se dirent, nous ne serons
plus seuls, voici un fruit de notre union et de
nos amours ; c’est une jeune plante qu’il faut soigner.
{{interligne|0.2em}}
La bouche du nouveau-né se porta tout naturellement
vers le sein de sa mère et elle le nourrit.<noinclude></noinclude>
et27c7of9l9ec6tuy8ip22dxor71mqe
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|plai|sir}} nouveau ; et la nuit si l’un des deux se réveillait,
ses baisers avaient bientôt fait cesser
le sommeil de l’autre ; alors les désirs parlaient,
Ève s’emparait du vit de son cher Adam,
qui de son côté {{Corr|carressait|caressait}} les tétons et le con
de sa belle moitié, et ils goûtaient à longs
traits tout ce que la volupté peut avoir de plus
doux et de plus séduisant. Bientôt Ève éprouva
un changement dans sa conformation, elle
devint enceinte, cet embonpoint l’étonnait,
sans qu’elle pût en deviner la cause. Des douleurs
se firent sentir ; la nature toujours bonne
mère, vint à son secours, et elle mit au monde
un garçon.
{{interligne|0.2em}}
Ils ne purent contenir leur joie ni leur
ivresse, ils ne savaient comment les peindre
ni l’exprimer : ils se dirent, nous ne serons
plus seuls, voici un fruit de notre union et de
nos amours ; c’est une jeune plante qu’il faut soigner.
{{interligne|0.2em}}
La bouche du nouveau-né se porta tout naturellement
vers le sein de sa mère et elle le nourrit.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Cet enfant grandit à vue d’œil, et neuf mois
après un autre fils vint au monde. Le premier
se nommait Caïn, et celui-ci reçut le nom
d’Abel. Les animaux qui s’étaient attachés à
eux se multiplièrent aussi.
{{interligne|0.2em}}
Adam, pendant que son épouse s’occupait
de ses enfans, forma une enceinte au tour de
sa cabane et il y renfermait son troupeau.
{{interligne|0.2em}}
Deux filles vinrent augmenter l’heureuse
famille ; tous ces enfans grandirent, l’âge de
les unir arriva : Caïn reçut pour épouse sa
sœur aînée, et Abel eût la plus jeune. Adam
et Ève qui se {{Corr|rappèlerent|rappelèrent}} les épreuves qu’on
leur avait fait subir, voulurent savoir si leurs
enfans découvriraient eux-mêmes le secret des
doux mystères de l’amour ; mais ils furent obligés
d’aider leur inexpérience. Adam instruisit
ses fils et Ève donna des conseils à ses filles.
À peine eurent-ils reçu ces douces leçons,
qu’ils les mirent en pratique dans une portion
de la cabane qu’Adam avait divisée pour
les nouveaux époux, et ils connurent bientôt<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Cet enfant grandit à vue d’œil, et neuf mois
après un autre fils vint au monde. Le premier
se nommait Caïn, et celui-ci reçut le nom
d’Abel. Les animaux qui s’étaient attachés à
eux se multiplièrent aussi.
{{interligne|0.2em}}
Adam, pendant que son épouse s’occupait
de ses enfans, forma une enceinte au tour de
sa cabane et il y renfermait son troupeau.
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Deux filles vinrent augmenter l’heureuse
famille ; tous ces enfans grandirent, l’âge de
les unir arriva : Caïn reçut pour épouse sa
sœur aînée, et Abel eût la plus jeune. Adam
et Ève qui se {{Corr|rappèlerent|rappelèrent}} les épreuves qu’on
leur avait fait subir, voulurent savoir si leurs
enfans découvriraient eux-mêmes le secret des
doux mystères de l’amour ; mais ils furent obligés
d’aider leur inexpérience. Adam instruisit
ses fils et Ève donna des conseils à ses filles.
À peine eurent-ils reçu ces douces leçons,
qu’ils les mirent en pratique dans une portion
de la cabane qu’Adam avait divisée pour
les nouveaux époux, et ils connurent bientôt<noinclude></noinclude>
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>le bonheur qu’on éprouve quand la femme
que vous aimez, ouvre ses bras pour vous recevoir,
qu’elle vous livre son con et que votre
vit peut s’y perdre, et y faire jaillir cette liqueur
divine, source de la vie et des seules
jouissances auxquelles l’espèce humaine peut
attacher du prix ; car notre existence n’est
plus rien dès qu’il faut y renoncer, et lorsque
nous en parlons sans pouvoir nous y livrer ;
c’est un supplice honteux, auquel nous sommes
condamnés. La mort est mille fois préférable
au malheur de ne plus foutre, il faut
alors se regarder comme une ombre qui erre
dans les sinuosités de l’Élysée ; ainsi comme
nous en lisons la description dans la fable :
{{Poem|Oui, sur la terre le bonheur
Est pour le vigoureux fouteur ;
Qui peut dans sa brûlante ivresse
Foutre à volonté sa maîtresse.
Il est certain que son amour
Est payé d’un tendre retour.
Femme bien foutue est fidèle
Point de bégueule, de cruelle,|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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que vous aimez, ouvre ses bras pour vous recevoir,
qu’elle vous livre son con et que votre
vit peut s’y perdre, et y faire jaillir cette liqueur
divine, source de la vie et des seules
jouissances auxquelles l’espèce humaine peut
attacher du prix ; car notre existence n’est
plus rien dès qu’il faut y renoncer, et lorsque
nous en parlons sans pouvoir nous y livrer ;
c’est un supplice honteux, auquel nous sommes
condamnés. La mort est mille fois préférable
au malheur de ne plus foutre, il faut
alors se regarder comme une ombre qui erre
dans les sinuosités de l’Élysée ; ainsi comme
nous en lisons la description dans la fable :
{{Poem|Oui, sur la terre le bonheur
Est pour le vigoureux fouteur ;
Qui peut dans sa brûlante ivresse
Foutre à volonté sa maîtresse.
Il est certain que son amour
Est payé d’un tendre retour.
Femme bien foutue est fidèle
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Pour celui qui bande toujours
Qui n’invoque point le secours
D’une main qui vous le brandouille,
Ou bien lui patine la couille.
Savez-vous pourquoi les frocards
Étaient de renommés paillards ?
C’est qu’on n’admettait chez les moines,
Les calotins et les chanoines,
Et dans tous les ordres mendians
Que des vits gros et bien bandans.
On sait que les religieuses
Et les dévotes sont si creuses,
Qu’elles voudraient des étalons
Avoir la pine et les couillons.
Pour remplir la vaste embrasure
Que leur a faite la nature,
Leur con ressemble au soupirail
De la cave, et c’est un portail,
Où l’on peut entrer, je l’espère,
Avec la croix et la bannière.
Les cons des deux filles d’Adam
Pouvaient passer pour du nanan ;
Leur mère fut bien plus précoce
Et se fit foutre avant la noce.
Mais on dit qu’Abel et Caïn
N’eurent pas un pareil destin :|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Pour celui qui bande toujours
Qui n’invoque point le secours
D’une main qui vous le brandouille,
Ou bien lui patine la couille.
Savez-vous pourquoi les frocards
Étaient de renommés paillards ?
C’est qu’on n’admettait chez les moines,
Les calotins et les chanoines,
Et dans tous les ordres mendians
Que des vits gros et bien bandans.
On sait que les religieuses
Et les dévotes sont si creuses,
Qu’elles voudraient des étalons
Avoir la pine et les couillons.
Pour remplir la vaste embrasure
Que leur a faite la nature,
Leur con ressemble au soupirail
De la cave, et c’est un portail,
Où l’on peut entrer, je l’espère,
Avec la croix et la bannière.
Les cons des deux filles d’Adam
Pouvaient passer pour du nanan ;
Leur mère fut bien plus précoce
Et se fit foutre avant la noce.
Mais on dit qu’Abel et Caïn
N’eurent pas un pareil destin :|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/150
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Narilora
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text/x-wiki
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{{Personnage|RAYMONE|c}}
Voilà qu’il monte au ciel !
{{PersonnageD|ROBINEAU|c|montant.}}
Tant mieux !… C’est du théâtre !
{{Didascalie|Il disparaît.|c|sm}}
{{Centré|Rideau.|sc|m=3em}}<noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/3
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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2026-05-07T14:48:50Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Chacun eut une épouse sage,
Qui lui donna son pucelage.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
C’est une bonne fortune qui est très rare de
nos jours, on a le bon esprit de ne plus s’en
scandaliser ; c’est un pas de plus que nous a
fait faire la philosophie, et ce préjugé n’existe
plus que parmi certaines gens partisans d’un
faux système.
{{Poem|Et qui pensent que la vertu
Peut loger près du trou du cu.
C’est bien une franche sottise,
Que le canal par où l’on pisse
Conduise au temple de l’honneur.
Moquons-nous du législateur,
Qui fit cette lourde bévue,
Il mérite bien qu’on le hue.
Hélas ! trop souvent c’est l’erreur
Qui vient égarer notre cœur ;
Qu’importe que le cocuage
Soit trop souvent du mariage,
Le fruit, ou le revenant Bon ;
Si ma femme prête son con|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Qui lui donna son pucelage.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
C’est une bonne fortune qui est très rare de
nos jours, on a le bon esprit de ne plus s’en
scandaliser ; c’est un pas de plus que nous a
fait faire la philosophie, et ce préjugé n’existe
plus que parmi certaines gens partisans d’un
faux système.
{{Poem|Et qui pensent que la vertu
Peut loger près du trou du cu.
C’est bien une franche sottise,
Que le canal par où l’on pisse
Conduise au temple de l’honneur.
Moquons-nous du législateur,
Qui fit cette lourde bévue,
Il mérite bien qu’on le hue.
Hélas ! trop souvent c’est l’erreur
Qui vient égarer notre cœur ;
Qu’importe que le cocuage
Soit trop souvent du mariage,
Le fruit, ou le revenant Bon ;
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Cunegonde1
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|À mon voisin pour se distraire,
Bien loin de me mettre en colère,
Je fous son épouse à mon tour
Et le paie ainsi de retour.
J’ai pratiqué toute ma vie
Cette douce philosophie,
Le Code civil français
Serait le plus grands des bienfaits ;
Si pour le repos de la terre
On rayait l’article adultère,
Et de nos bênets de maris
Nous n’entendrions plus les cris.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Il me semble entendre les {{Corr|casuites|casuistes}}, les
moralistes, les dévots et toute la canaille
ecclésiastique qui fout, encule, branle, gamahuche,
etc., s’écrier : et la légitimité, et
les mœurs, et le ciel, et l’enfer, et le bon
Dieu ? Eh, cornichons que vous êtes, lorsque
Dieu créa Adam et Ève, il ne songea pas à
tout cela, parce qu’il ne le crut pas nécessaire,
et il s’y connaissait mieux que vous. Il
foutait Ève, c’est tout naturel, leurs enfans en
firent autant ; le frère baisait sa sœur, et cette<noinclude></noinclude>
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2026-05-07T15:15:24Z
Cunegonde1
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/* Corrigée */
15777569
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|À mon voisin pour se distraire,
Bien loin de me mettre en colère,
Je fous son épouse à mon tour
Et le paie ainsi de retour.
J’ai pratiqué toute ma vie
Cette douce philosophie,
Le Code civil français
Serait le plus grands des bienfaits ;
Si pour le repos de la terre
On rayait l’article adultère,
Et de nos bênets de maris
Nous n’entendrions plus les cris.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Il me semble entendre les {{Corr|casuites|casuistes}}, les
moralistes, les dévots et toute la canaille
ecclésiastique qui fout, encule, branle, gamahuche,
etc., s’écrier : et la légitimité, et
les mœurs, et le ciel, et l’enfer, et le bon
Dieu ? Eh, cornichons que vous êtes, lorsque
Dieu créa Adam et Ève, il ne songea pas à
tout cela, parce qu’il ne le crut pas nécessaire,
et il s’y connaissait mieux que vous. Il
foutait Ève, c’est tout naturel, leurs enfans en
firent autant ; le frère baisait sa sœur, et cette<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
/* Sans texte */
15777437
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/80
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4869962
15777439
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777439
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>douce habitude se perpétua longtemps, et
depuis qu’on a changé de coutume, la discorde
est entrée dans les familles ; l’intérêt les
a divisées, les gendres, les beau-frères en ont
été les brandons ; ensuite n’est-il pas foutant
pour un frère, qui a une jolie sœur, et qui
souvent bande pour elle, de la voir passer
dans les bras d’un autre qui escamote son pucelage,
et vice {{Corr|versâ|versa}}. Le même malheur existe
pour les sœurs, qui préféreraient les vit fraternel
à la pine étrangère d’un prétendu, qui
devient leur mari contre leur gré, et qui trop
souvent les rend malheureuses.
{{interligne|0.2em}}
Quelle contradiction dans la conduite des
hommes, qui cependant se piquent de sagesse
et de raison ; ils croisent la race humaine, ils
la mélangent à l’infini, et se gardent bien de
cette bizarrerie pour leurs chevaux ; ils la
conservent dans toute sa pureté : un étalon
vigoureux, bien fait, qui a de belles formes,
une encolure distinguée, fout sa mère, ses
sœurs, ses tantes, ses cousines ; il les perfore<noinclude></noinclude>
b9dfj4zsaew003is4rr2czrz2flxg0j
15777570
15777439
2026-05-07T15:15:46Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777570
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>douce habitude se perpétua longtemps, et
depuis qu’on a changé de coutume, la discorde
est entrée dans les familles ; l’intérêt les
a divisées, les gendres, les beau-frères en ont
été les brandons ; ensuite n’est-il pas foutant
pour un frère, qui a une jolie sœur, et qui
souvent bande pour elle, de la voir passer
dans les bras d’un autre qui escamote son pucelage,
et ''vice {{Corr|versâ|versa}}''. Le même malheur existe
pour les sœurs, qui préféreraient les vit fraternel
à la pine étrangère d’un prétendu, qui
devient leur mari contre leur gré, et qui trop
souvent les rend malheureuses.
{{interligne|0.2em}}
Quelle contradiction dans la conduite des
hommes, qui cependant se piquent de sagesse
et de raison ; ils croisent la race humaine, ils
la mélangent à l’infini, et se gardent bien de
cette bizarrerie pour leurs chevaux ; ils la
conservent dans toute sa pureté : un étalon
vigoureux, bien fait, qui a de belles formes,
une encolure distinguée, fout sa mère, ses
sœurs, ses tantes, ses cousines ; il les perfore<noinclude></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/81
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2026-05-07T14:49:20Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de son membre superbe, de son énorme vit.
Et c’est une règle établie dont ils craindraient
de s’écarter ; et un père de famille donne sa
fille, chef-d’œuvre de beauté, merveille de la
nature, à un bossu, un boiteux, un fat, un
imbécile, ou un vieillard gouteux, infirme par
une antique vérole. Et pourquoi ? parce que
ces animaux ignobles sont riches, ou de ce
qu’on est convenu de nommer une grande famille.
Misérables humains, que vous êtes lâches,
vils et méprisables, on doit rougir de
vous ressembler.
{{interligne|0.2em}}
La famille d’Adam vécut d’abord en assez
bonne intelligence, quoique les deux fils fussent
d’un caractère bien différent ; Caïn était
d’une grande taille, brun, fort, vigoureux ; il
avait de l’élévation dans l’âme et un courage
intrépide. Abel était aussi d’une belle taille,
mais blond et mince. On pourrait comparer
l’un à Hector et l’autre au beau Pâris.
{{interligne|0.2em}}
Caïn cultivait la terre, parcourait les {{tiret|fo|rêts :}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>de son membre superbe, de son énorme vit.
Et c’est une règle établie dont ils craindraient
de s’écarter ; et un père de famille donne sa
fille, chef-d’œuvre de beauté, merveille de la
nature, à un bossu, un boiteux, un fat, un
imbécile, ou un vieillard {{Corr|gouteux|goûteux}}, infirme par
une antique vérole. Et pourquoi ? parce que
ces animaux ignobles sont riches, ou de ce
qu’on est convenu de nommer une grande famille.
Misérables humains, que vous êtes lâches,
vils et méprisables, on doit rougir de
vous ressembler.
{{interligne|0.2em}}
La famille d’Adam vécut d’abord en assez
bonne intelligence, quoique les deux fils fussent
d’un caractère bien différent ; Caïn était
d’une grande taille, brun, fort, vigoureux ; il
avait de l’élévation dans l’âme et un courage
intrépide. Abel était aussi d’une belle taille,
mais blond et mince. On pourrait comparer
l’un à Hector et l’autre au beau Pâris.
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Caïn cultivait la terre, parcourait les {{tiret|fo|rêts :}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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{{tiret2|fo|rêts :}} Abel gardait son troupeau ; soupirait
aux genoux de sa femme. Caïn foutait la
sienne, par besoin, mais l’amour n’était pas
un grand plaisir pour lui.
{{interligne|0.2em}}
Abel, au contraire, foutait par volupté, variait
ses plaisirs, branlait sa femme, la gamahuchait,
et non content de cela, foutait encore
la femme de son frère ; le cocufiait sans rien
dire, et les parens fermaient les yeux sur ces
petits écarts, ils n’y voyaient rien de répréhensible.
La femme d’Abel ne s’en plaignait
pas, et madame Caïn, qui avait du tempérament,
foutait alternativement avec son époux
et son frère, et passait ainsi son temps assez agréablement.
{{interligne|0.2em}}
Caïn n’était pas caressant, elle lui en faisait
quelquefois de petits reproches. Il lui répondait :
{{Poem|Ma chère amie, il serait beau,
De me voir comme un tourtereau|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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un grand plaisir pour lui.
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Abel, au contraire, foutait par volupté, variait
ses plaisirs, branlait sa femme, la gamahuchait,
et non content de cela, foutait encore
la femme de son frère ; le cocufiait sans rien
dire, et les parens fermaient les yeux sur ces
petits écarts, ils n’y voyaient rien de répréhensible.
La femme d’Abel ne s’en plaignait
pas, et madame Caïn, qui avait du tempérament,
foutait alternativement avec son époux
et son frère, et passait ainsi son temps assez agréablement.
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Caïn n’était pas caressant, elle lui en faisait
quelquefois de petits reproches. Il lui répondait :
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aux genoux de sa femme. Caïn foutait la
sienne, par besoin, mais l’amour n’était pas
un grand plaisir pour lui.
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Abel, au contraire, foutait par volupté, variait
ses plaisirs, branlait sa femme, la gamahuchait,
et non content de cela, foutait encore
la femme de son frère ; le cocufiait sans rien
dire, et les parens fermaient les yeux sur ces
petits écarts, ils n’y voyaient rien de répréhensible.
La femme d’Abel ne s’en plaignait
pas, et madame Caïn, qui avait du tempérament,
foutait alternativement avec son époux
et son frère, et passait ainsi son temps assez agréablement.
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Caïn n’était pas caressant, elle lui en faisait
quelquefois de petits reproches. Il lui répondait :
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Près de toi roucouler sans cesse,
Afin de peindre ma tendresse ;
Laissons les langoureux soupirs,
Ce qu’on nomme brûlans désirs
Au cher Abel ; c’est son affaire,
Tout cela convient à ma mère,
Qui fait encore à quarante ans,
Les yeux doux comme en son printemps
À mon très respectable père.
Je t’aime, je cherche à te plaire,
Sans employer tous ces moyens,
Et ces fadeurs, ces petits riens ;
Enfin tout cet enfantillage
Qui sont sottises à notre âge.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Après lui avoir ainsi parlé, il l’embrassa et
partit pour la chasse.
{{interligne|0.2em}}
Son épouse fut porter ses doléances à sa
mère, qui en femme bien apprise et expérimentée,
lui conseilla de ne point se tourmenter
et d’user du dédommagement qu’elle trouvait
avec Abel. Ève se rappelait encore son<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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Afin de peindre ma tendresse ;
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Au cher Abel ; c’est son affaire,
Tout cela convient à ma mère,
Qui fait encore à quarante ans,
Les yeux doux comme en son printemps
À mon très respectable père.
Je t’aime, je cherche à te plaire,
Sans employer tous ces moyens,
Et ces fadeurs, ces petits riens ;
Enfin tout cet enfantillage
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Après lui avoir ainsi parlé, il l’embrassa et
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Tout cela convient à ma mère,
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À mon très respectable père.
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Cunegonde1
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Les yeux doux comme en son printemps
À mon très respectable père.
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À mon très respectable père.
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Laissons les langoureux soupirs,
Ce qu’on nomme brûlans désirs
Au cher Abel ; c’est son affaire,
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À mon très respectable père.
Je t’aime, je cherche à te plaire,
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Enfin tout cet enfantillage
Qui sont sottises à notre âge.|df|fs=95%|m=1.5em}}{{br0}}
Après lui avoir ainsi parlé, il l’embrassa et
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>escapade avec le serpent et elle était très indulgente.
Comme elles parlaient ensemble,
Abel parut, il avait laissé son troupeau sous
la garde de son épouse, et venait pour prendre
son repas.
{{interligne|0.2em}}
La femme de Caïn lui parut soucieuse et
morose, il lui en demanda la raison, elle lui
en fit la confidence. Ève sortit pour préparer
ce que désirait Abel, et celui-ci après avoir
embrassé sa sœur, lui dit :
{{Poem|Des charmes de la volupté,
De ses transports, de ses délices,
Viens, savourons en liberté
Tous les délicieux caprices.
Pour m’enlacer, ouvre tes bras,
Dans les plaisirs tout est magie ;
Imitons les Dieux ici bas,
Dans l’Olympe on connaît l’orgie.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Elle ne put résister à une éloquence si
douce et si persuasive, et Abel la foutit de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Comme elles parlaient ensemble,
Abel parut, il avait laissé son troupeau sous
la garde de son épouse, et venait pour prendre
son repas.
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La femme de Caïn lui parut soucieuse et
morose, il lui en demanda la raison, elle lui
en fit la confidence. Ève sortit pour préparer
ce que désirait Abel, et celui-ci après avoir
embrassé sa sœur, lui dit :
{{Poem|Des charmes de la volupté,
De ses transports, de ses délices,
Viens, savourons en liberté
Tous les délicieux caprices.
Pour m’enlacer, ouvre tes bras,
Dans les plaisirs tout est magie ;
Imitons les Dieux ici bas,
Dans l’Olympe on connaît l’orgie.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Elle ne put résister à une éloquence si
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>manière à lui faire oublier ce qui avait pû
lui déplaire dans le départ précipité de son époux.
{{interligne|0.2em}}
Elle se promit bien d’avoir recours aux
consolations que pouvait lui offrir chaque
jour son frère, devenu son amant, et sans inquiétude
sur son avenir amoureux, elle prodigua
au cher Abel les plus douces caresses.
Il bandait de nouveau, et allait lui donner
encore des preuves de sa vigueur, lorsqu’ils
entendirent Caïn qui revenait ; il entra et
parut surpris de trouver Abel près de son
épouse, au moment où il avait l’habitude d’être
dans la plaine pour garder son troupeau ;
ses traits naturellement sombres, prirent une
teinte plus rembrunie. Il ne dit cependant rien
qui put faire soupçonner sa jalousie ; mais
comme il s’était déjà plaint de l’espèce de préférence,
que Adam et Ève donnaient à Abel,
on crut que cette pensée seule l’occupait, et
avait causé l’humeur noire dont il paraissait atteint.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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lui déplaire dans le départ précipité de son époux.
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Elle se promit bien d’avoir recours aux
consolations que pouvait lui offrir chaque
jour son frère, devenu son amant, et sans inquiétude
sur son avenir amoureux, elle prodigua
au cher Abel les plus douces caresses.
Il bandait de nouveau, et allait lui donner
encore des preuves de sa vigueur, lorsqu’ils
entendirent Caïn qui revenait ; il entra et
parut surpris de trouver Abel près de son
épouse, au moment où il avait l’habitude d’être
dans la plaine pour garder son troupeau ;
ses traits naturellement sombres, prirent une
teinte plus rembrunie. Il ne dit cependant rien
qui put faire soupçonner sa jalousie ; mais
comme il s’était déjà plaint de l’espèce de préférence,
que Adam et Ève donnaient à Abel,
on crut que cette pensée seule l’occupait, et
avait causé l’humeur noire dont il paraissait atteint.<noinclude></noinclude>
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2026-05-07T14:50:30Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Ève rentra et lui parla avec beaucoup d’affection
et il prit son repas avec Abel. Les nuages
parurent se dissiper et chacun retourna
à ses occupations. Lorsque Caïn fut seul
avec sa femme, il se plaignit de l’espèce de
préférence qu’elle paraissait avoir pour Abel,
elle balbutia sa réponse et la jalousie entra
dans son cœur. Il l’exprima en termes un peu
violens ; cela devait être, d’après l’exaspération
de son caractère. Adam qui revint de
ses travaux entendit ce qu’il disait à son
épouse, il s’approcha de lui et parvint à calmer
sa colère, en se servant de ces expressions
douces et paternelles, qui semblables aux zéphyrs
et aux rayons de l’astre brillant du jour
calment les flots et les tempêtes. Il pressa son
premier né sur son cœur, et la sérénité reparut
sur son front. La paix et le calme étaient
rentrés dans son âme.
{{interligne|0.2em}}
Adam et Ève recommandèrent à Abel et
à la femme de Caïn de prendre des précautions,
afin de ménager sa sensibilité,<noinclude></noinclude>
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15777579
15777450
2026-05-07T15:17:45Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777579
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text/x-wiki
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Ève rentra et lui parla avec beaucoup d’affection
et il prit son repas avec Abel. Les nuages
parurent se dissiper et chacun retourna
à ses occupations. Lorsque Caïn fut seul
avec sa femme, il se plaignit de l’espèce de
préférence qu’elle paraissait avoir pour Abel,
elle balbutia sa réponse et la jalousie entra
dans son cœur. Il l’exprima en termes un peu
violens ; cela devait être, d’après l’exaspération
de son caractère. Adam qui revint de
ses travaux entendit ce qu’il disait à son
épouse, il s’approcha de lui et parvint à calmer
sa colère, en se servant de ces expressions
douces et paternelles, qui semblables aux zéphyrs
et aux rayons de l’astre brillant du jour
calment les flots et les tempêtes. Il pressa son
premier né sur son cœur, et la sérénité reparut
sur son front. La paix et le calme étaient
rentrés dans son âme.
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Adam et Ève recommandèrent à Abel et
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>son caractère violent et emporté les effrayait,
vivez toujours en bonne intelligence,
et Adam prenant la parole, leur dit :
{{Poem|Foutez, mes chers enfans, foutez,
Mais avec un peu de mystère,
Et dans vos plaisirs, redoutez
De Caïn la grande colère.
Je le blâme d’être jaloux,
D’oublier qu’Abel est son frère ;
Si tout est commun entre vous,
Cet amant ne peut lui déplaire.
Ah ! c’est à ce doux sentiment
Qu’on doit le bonheur de la vie.
Époux, sans cesser d’être amant,
Ma femme est aussi mon amie.
Suivez cet exemple charmant,
Sachez nous prendre pour modèle ;
Et de vos jours, chaque moment,
D’une félicité nouvelle
Sera le tableau séduisant.|df|fs=95%|m=1.5em}}
Ces avis étaient excellens, Abel et la femme<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>son caractère violent et emporté les effrayait,
vivez toujours en bonne intelligence,
et Adam prenant la parole, leur dit :
{{Poem|Foutez, mes chers enfans, foutez,
Mais avec un peu de mystère,
Et dans vos plaisirs, redoutez
De Caïn la grande colère.
Je le blâme d’être jaloux,
D’oublier qu’Abel est son frère ;
Si tout est commun entre vous,
Cet amant ne peut lui déplaire.
Ah ! c’est à ce doux sentiment
Qu’on doit le bonheur de la vie.
Époux, sans cesser d’être amant,
Ma femme est aussi mon amie.
Suivez cet exemple charmant,
Sachez nous prendre pour modèle ;
Et de vos jours, chaque moment,
D’une félicité nouvelle
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de Caïn auraient dû en profiter ; mais quand la
rage du cu nous tient, la raison, la prudence
ne sont plus écoutées ; un paillard ressemble
à un joueur, à un buveur, dès que l’un voit
des cartes, ou l’autre un verre de vin, rien
ne peut les arrêter. Un fouteur est de même,
il voit un con, il bande, dût-il attraper la vérole
la plus complète, il faut qu’il baise.
{{interligne|0.2em}}
La femme d’Abel était aussi jolie que celle
de son frère ; mais elle lui appartenait. La
propriété rend un con si respectable. Elle ne
foutait pas aussi bien que sa sœur ; elle n’avait
pas les mouvemens aussi onduleux, elle ne
manœuvrait pas sous l’homme avec autant
d’art ; enfin, d’après la chronique scandaleuse
du temps, qui nous a été communiquée par
un vieux bibliographe, elle eût fait bander
un paralytique, un mort même, tant elle avait
la charnière élastique. Quand elle foutait,
les fibres du con et du cu lui {{Corr|pêtaient|pétaient}} comme
les chanterelles des violons, lorsque les musiciens
d’un orchestre mettent leurs {{tiret|instru|mens}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>de Caïn auraient dû en profiter ; mais quand la
rage du cu nous tient, la raison, la prudence
ne sont plus écoutées ; un paillard ressemble
à un joueur, à un buveur, dès que l’un voit
des cartes, ou l’autre un verre de vin, rien
ne peut les arrêter. Un fouteur est de même,
il voit un con, il bande, dût-il attraper la vérole
la plus complète, il faut qu’il baise.
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La femme d’Abel était aussi jolie que celle
de son frère ; mais elle lui appartenait. La
propriété rend un con si respectable. Elle ne
foutait pas aussi bien que sa sœur ; elle n’avait
pas les mouvemens aussi onduleux, elle ne
manœuvrait pas sous l’homme avec autant
d’art ; enfin, d’après la chronique scandaleuse
du temps, qui nous a été communiquée par
un vieux bibliographe, elle eût fait bander
un paralytique, un mort même, tant elle avait
la charnière élastique. Quand elle foutait,
les fibres du con et du cu lui {{Corr|pêtaient|pétaient}} comme
les chanterelles des violons, lorsque les musiciens
d’un orchestre mettent leurs {{tiret|instru|mens}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|instru|mens}} d’accord. Un jour donc, qu’Abel et
l’épouse de Caïn foutaient ensemble à couillons
rabattus dans son absence ; celui-ci avait
vu un jour dans la campagne un lion et une
lionne, couchés l’un près de l’autre, sous un
arbre touffu. Un autre lion survint, qui voulut
jouir de la lionne ; le possesseur de la femelle
s’élança sur son rival, et après un combat
sanglant et acharné, il l’étrangla, et Caïn
le vit tomber mort sur la poussière.
{{interligne|0.2em}}
Ô ciel ! s’écria-t-il, des animaux, des brutes
ne veulent pas souffrir qu’on leur ravisse leur
femelle, et ma femme recevrait un autre
homme dans ses bras, et je serais réservé à
un pareil outrage. Non, jamais, du moment
que cette femme m’appartient, mon frère n’est
plus pour elle qu’un étranger, et un coupable
qui mérite la mort, s’il veut usurper mes
droits. À ces mots, il s’éloigne pour retourner
à la cabane ; il avait à la main une
lourde massue. Il entre sans bruit, il voit
Abel et sa femme dans les bras l’un de l’autre :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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l’épouse de Caïn foutaient ensemble à couillons
rabattus dans son absence ; celui-ci avait
vu un jour dans la campagne un lion et une
lionne, couchés l’un près de l’autre, sous un
arbre touffu. Un autre lion survint, qui voulut
jouir de la lionne ; le possesseur de la femelle
s’élança sur son rival, et après un combat
sanglant et acharné, il l’étrangla, et Caïn
le vit tomber mort sur la poussière.
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Ô ciel ! s’écria-t-il, des animaux, des brutes
ne veulent pas souffrir qu’on leur ravisse leur
femelle, et ma femme recevrait un autre
homme dans ses bras, et je serais réservé à
un pareil outrage. Non, jamais, du moment
que cette femme m’appartient, mon frère n’est
plus pour elle qu’un étranger, et un coupable
qui mérite la mort, s’il veut usurper mes
droits. À ces mots, il s’éloigne pour retourner
à la cabane ; il avait à la main une
lourde massue. Il entre sans bruit, il voit
Abel et sa femme dans les bras l’un de l’autre :<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ils foutaient et Abel donnait son dernier {{Corr|cou|coup}}
de cu, ils déchargeaient ensemble. Caïn est
témoin de leur voluptueuse agonie, saisi de
fureur et de rage, il lève sa redoutable massue,
il frappe et Abel meurt au sein de la plus
douce ivresse. Ô mort ! digne d’un vrai paillard,
que de lecteurs {{Corr|t’environt|t’envieront}}, car il est doux
de cesser de vivre en foutant.
{{interligne|0.2em}}
La femme de Caïn revenant de son extase
amoureuse, poussa un cri perçant. Adam et
Ève arrivent, ils frémissent d’horreur à ce
{{Corr|spectable|spectacle}} sanglant et terrible. Abel, en expirant,
par un dernier mouvement convulsif
s’était roulé dans la chaumière. La femme de
Caïn avait disparu, redoutant la colère de son
mari. Il raconta ce qu’il avait vu, et la juste
vengeance qu’il avait tirée de cette cruelle
insulte ; on ne lui répondit que par des sanglots.
Il quitta la chaumière. Jetons un voile
épais sur cette désolation, et sur le premier
meurtre qui eut lieu dans la première famille
et sur l’un des premiers humains.<noinclude></noinclude>
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témoin de leur voluptueuse agonie, saisi de
fureur et de rage, il lève sa redoutable massue,
il frappe et Abel meurt au sein de la plus
douce ivresse. Ô mort ! digne d’un vrai paillard,
que de lecteurs {{Corr|t’environt|t’envieront}}, car il est doux
de cesser de vivre en foutant.
{{interligne|0.2em}}
La femme de Caïn revenant de son extase
amoureuse, poussa un cri perçant. Adam et
Ève arrivent, ils frémissent d’horreur à ce
{{Corr|spectable|spectacle}} sanglant et terrible. Abel, en expirant,
par un dernier mouvement convulsif
s’était roulé dans la chaumière. La femme de
Caïn avait disparu, redoutant la colère de son
mari. Il raconta ce qu’il avait vu, et la juste
vengeance qu’il avait tirée de cette cruelle
insulte ; on ne lui répondit que par des sanglots.
Il quitta la chaumière. Jetons un voile
épais sur cette désolation, et sur le premier
meurtre qui eut lieu dans la première famille
et sur l’un des premiers humains.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
Il y eut une grande rumeur dans la famille,
on pleura, on se lamenta, cela devait être, et
il s’ensuivit une séparation. Caïn s’éloigna, fut
habiter dans un vallon éloigné. Il fut longtemps
sans vouloir revoir sa femme ; enfin il
lui pardonna et la reçut dans sa chaumière.
{{interligne|0.2em}}
Adam et Ève pleurèrent leur fils. La veuve
d’Abel épousa dans la suite un de ses neveux
qui ressemblait à Abel et dont la femme de
Caïn accoucha. On se doutera d’où venait la ressemblance.
{{Poem|{{Mpom|Adam eut grand nombre d’enfans,
Il leur contait de temps en temps
Les fredaines de sa jeunesse ;
Mais il leur cachait la faiblesse
Qu’il eut pour le fruit défendu,
Et le bien qu’il avait perdu.
Ce souvenir troublait sa femme,
Le remords assiégeait son ame.
Quoiqu’il en fut, pour le serpent,
Elle avait toujours du penchant.|4}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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Il y eut une grande rumeur dans la famille,
on pleura, on se lamenta, cela devait être, et
il s’ensuivit une séparation. Caïn s’éloigna, fut
habiter dans un vallon éloigné. Il fut longtemps
sans vouloir revoir sa femme ; enfin il
lui pardonna et la reçut dans sa chaumière.
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Adam et Ève pleurèrent leur fils. La veuve
d’Abel épousa dans la suite un de ses neveux
qui ressemblait à Abel et dont la femme de
Caïn accoucha. On se doutera d’où venait la ressemblance.
{{Poem|{{Mpom|Adam eut grand nombre d’enfans,
Il leur contait de temps en temps
Les fredaines de sa jeunesse ;
Mais il leur cachait la faiblesse
Qu’il eut pour le fruit défendu,
Et le bien qu’il avait perdu.
Ce souvenir troublait sa femme,
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Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
Il y eut une grande rumeur dans la famille,
on pleura, on se lamenta, cela devait être, et
il s’ensuivit une séparation. Caïn s’éloigna, fut
habiter dans un vallon éloigné. Il fut longtemps
sans vouloir revoir sa femme ; enfin il
lui pardonna et la reçut dans sa chaumière.
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Adam et Ève pleurèrent leur fils. La veuve
d’Abel épousa dans la suite un de ses neveux
qui ressemblait à Abel et dont la femme de
Caïn accoucha. On se doutera d’où venait la ressemblance.
{{Poem|{{Mpom|Adam eut grand nombre d’enfans,
Il leur contait de temps en temps
Les fredaines de sa jeunesse ;
Mais il leur cachait la faiblesse
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et disait souvent, quand je pense,
À la douce et tendre éloquence,
Dont se servit ce polisson
Lorsqu’il me chatouilla le con.
Ah ! de bon cœur je lui pardonne,
À mon oreille encore raisonne,
Les mots d’amour, de volupté ;
D’Éden le séjour enchanté,
Était un peu trop monotone ;
Et quoique mon mari rognonne,
Sur terre on connaît le plaisir,
Et s’il vous naît quelque désir,
On peut parfois à la sourdine
S’amuser avec une pine :
Et c’est une distraction
Qui plaît, j’en conviens, sans façon…
{{interligne|0.2em}}
Tout-à-coup arrive près d’elle,
Un habitant de la voûte éternelle ;
Ève le reconnut et l’avait vu jadis,
Dans les bosquets du paradis.
Elle sourit au beau jeune homme.
Qui lui dit : Vous voyez comme
Je viens encore vous visiter,
Un moment j’ai pu m’absenter :|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et disait souvent, quand je pense,
À la douce et tendre éloquence,
Dont se servit ce polisson
Lorsqu’il me chatouilla le con.
Ah ! de bon cœur je lui pardonne,
À mon oreille encore raisonne,
Les mots d’amour, de volupté ;
D’Éden le séjour enchanté,
Était un peu trop monotone ;
Et quoique mon mari rognonne,
Sur terre on connaît le plaisir,
Et s’il vous naît quelque désir,
On peut parfois à la sourdine
S’amuser avec une pine :
Et c’est une distraction
Qui plaît, j’en conviens, sans façon…
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Tout-à-coup arrive près d’elle,
Un habitant de la voûte éternelle ;
Ève le reconnut et l’avait vu jadis,
Dans les bosquets du paradis.
Elle sourit au beau jeune homme.
Qui lui dit : Vous voyez comme
Je viens encore vous visiter,
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Cunegonde1
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15777594
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et disait souvent, quand je pense,
À la douce et tendre éloquence,
Dont se servit ce polisson
Lorsqu’il me chatouilla le con.
Ah ! de bon cœur je lui pardonne,
À mon oreille encore raisonne,
Les mots d’amour, de volupté ;
D’Éden le séjour enchanté,
Était un peu trop monotone ;
Et quoique mon mari rognonne,
Sur terre on connaît le plaisir,
Et s’il vous naît quelque désir,
On peut parfois à la sourdine
S’amuser avec une pine :
Et c’est une distraction
Qui plaît, j’en conviens, sans façon…
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Tout-à-coup arrive près d’elle,
Un habitant de la voûte éternelle ;
Ève le reconnut et l’avait vu jadis,
Dans les bosquets du paradis.
Elle sourit au beau jeune homme.
Qui lui dit : Vous voyez comme
Je viens encore vous visiter,
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et disait souvent, quand je pense,
À la douce et tendre éloquence,
Dont se servit ce polisson
Lorsqu’il me chatouilla le con.
Ah ! de bon cœur je lui pardonne,
À mon oreille encore raisonne,
Les mots d’amour, de volupté ;
D’Éden le séjour enchanté,
Était un peu trop monotone ;
Et quoique mon mari rognonne,
Sur terre on connaît le plaisir,
Et s’il vous naît quelque désir,
On peut parfois à la sourdine
S’amuser avec une pine :
Et c’est une distraction
Qui plaît, j’en conviens, sans façon…
Tout-à-coup arrive près d’elle,
Un habitant de la voûte éternelle ;
Ève le reconnut et l’avait vu jadis,
Dans les bosquets du paradis.
Elle sourit au beau jeune homme.
Qui lui dit : Vous voyez comme
Je viens encore vous visiter,
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et vous voyant sous ce feuillage,
À vos attraits j’ai voulu rendre hommage.
Ève lui dit : Soyez le bien venu.
Faisons votre mari cocu ;
Depuis longtemps j’en ai l’envie.
J’agis là sans cérémonie.
Qu’en dites-vous : profitons du moment,
Il lui montra son vit bandant.
Nous sommes seuls, sur la coudrette ;
Allons foutez, mais en levrette.
Au même instant, il l’enfila,
Et le couple heureux déchargea.
Vous m’avez fait ça comme un ange,
Recommençons, car le con me démange,
Tout aussitôt le séraphin
La régala de son engin ;
Lui rinça le cu de son foutre,
Il eût même pu passer outre.
On entendit tousser Adam,
Ève dit : Pour moi c’est un dam,
Dans la cabane, viens bel ange,|4}}
Quand on a bien foutu, il est temps que l’on mange.
{{Mpom|Ils allaient prendre leur repas.
Pour tous ce fut un grand soulas,
De recevoir un pareil hôte|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et vous voyant sous ce feuillage,
À vos attraits j’ai voulu rendre hommage.
Ève lui dit : Soyez le bien venu.
Faisons votre mari cocu ;
Depuis longtemps j’en ai l’envie.
J’agis là sans cérémonie.
Qu’en dites-vous : profitons du moment,
Il lui montra son vit bandant.
Nous sommes seuls, sur la coudrette ;
Allons foutez, mais en levrette.
Au même instant, il l’enfila,
Et le couple heureux déchargea.
Vous m’avez fait ça comme un ange,
Recommençons, car le con me démange,
Tout aussitôt le séraphin
La régala de son engin ;
Lui rinça le cu de son foutre,
Il eût même pu passer outre.
On entendit tousser Adam,
Ève dit : Pour moi c’est un dam,
Dans la cabane, viens bel ange,|4}}
Quand on a bien foutu, il est temps que l’on mange.
{{Mpom|Ils allaient prendre leur repas.
Pour tous ce fut un grand soulas,
De recevoir un pareil hôte|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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À vos attraits j’ai voulu rendre hommage.
Ève lui dit : Soyez le bien venu.
Faisons votre mari cocu ;
Depuis longtemps j’en ai l’envie.
J’agis là sans cérémonie.
Qu’en dites-vous : profitons du moment,
Il lui montra son vit bandant.
Nous sommes seuls, sur la coudrette ;
Allons foutez, mais en levrette.
Au même instant, il l’enfila,
Et le couple heureux déchargea.
Vous m’avez fait ça comme un ange,
Recommençons, car le con me démange,
Tout aussitôt le séraphin
La régala de son engin ;
Lui rinça le cu de son foutre,
Il eût même pu passer outre.
On entendit tousser Adam,
Ève dit : Pour moi c’est un dam,
Dans la cabane, viens bel ange,|2.5}}
Quand on a bien foutu, il est temps que l’on mange.
{{Mpom|Ils allaient prendre leur repas.
Pour tous ce fut un grand soulas,
De recevoir un pareil hôte|2.5}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et pour fêter la Pentecôte.
Jésus, j’en suis sûr, ne fit pas,
Avec les siens tant de fracas.
On but, on rit, on fit bombance,
Toute la nuit on fut en danse ;
Et le paillard de séraphin,
Foutait encor dès le matin.
Depuis longtemps notre première mère,
N’avait autant remué la charnière.
Il est vrai que le cher mari
Bandait, comme on dit, à demi ;
Voilà pourquoi dans un ménage
Se glisse messer cocuage.
On se mit à table pour boire,|4}}
Et l’ange fut prié de conter une histoire.
Soit, j’y consens, et pour vous divertir,
Je vais vous éclairer un peu sur l’avenir,
Que l’éternel garde à votre famille.
La curiosité dans tous les yeux pétille :
L’ange aussitôt toussa, cracha,
Puis en ces termes s’exprima :
Du genre humain Adam sera le père,
Ses enfans connaîtront le bonheur, la misère,
Ils seront tour à tour, ou vainqueurs ou vaincus,
Auront également des vices, des vertus.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et pour fêter la Pentecôte.
Jésus, j’en suis sûr, ne fit pas,
Avec les siens tant de fracas.
On but, on rit, on fit bombance,
Toute la nuit on fut en danse ;
Et le paillard de séraphin,
Foutait encor dès le matin.
Depuis longtemps notre première mère,
N’avait autant remué la charnière.
Il est vrai que le cher mari
Bandait, comme on dit, à demi ;
Voilà pourquoi dans un ménage
Se glisse messer cocuage.
On se mit à table pour boire,|2.5}}
Et l’ange fut prié de conter une histoire.
Soit, j’y consens, et pour vous divertir,
Je vais vous éclairer un peu sur l’avenir,
Que l’éternel garde à votre famille.
La curiosité dans tous les yeux pétille :
L’ange aussitôt toussa, cracha,
Puis en ces termes s’exprima :
Du genre humain Adam sera le père,
Ses enfans connaîtront le bonheur, la misère,
Ils seront tour à tour, ou vainqueurs ou vaincus,
Auront également des vices, des vertus.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{Poem|Plusieurs se souilleront de forfaits et de crimes,
Et les bons, des méchants seront souvent victimes.
Puis osant murmurer contre le créateur,
On le verra contre eux armer son bras vengeur ;
Et pour mettre une fin à cet affreux grabuge,
Dieu les fera périr un jour par le déluge.
L’éternel aime à s’amuser
Et de tout il peut abuser.
Noé sera sauvé, ce fameux patriarche,
Avec des animaux s’enfermera dans l’arche.
Il peuplera le monde avec ses trois enfans
Et les hommes nouveaux seront aussi méchans
Que les anciens ; cependant Dieu le père,
Les avait tous créés de la même matière.
{{Mpom|On verra les rois d’Israël,
De leurs palais faire un bordel.
Brûlant d’une impure flamme,
Occire le mari pour enfiler la femme.
Onan mourir en se branlant,
D’autres brûlés en s’enculant,
Des filles que foutent leur père ;
La sœur couchant avec son frère.|4}}
{{em|2}}La reine de Saba venant voir Salomon,
{{Mpom|Pour se faire prendre la con.
En un mot la très sainte bible,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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{{Poem|Plusieurs se souilleront de forfaits et de crimes,
Et les bons, des méchants seront souvent victimes.
Puis osant murmurer contre le créateur,
On le verra contre eux armer son bras vengeur ;
Et pour mettre une fin à cet affreux grabuge,
Dieu les fera périr un jour par le déluge.
L’éternel aime à s’amuser
Et de tout il peut abuser.
Noé sera sauvé, ce fameux patriarche,
Avec des animaux s’enfermera dans l’arche.
Il peuplera le monde avec ses trois enfans
Et les hommes nouveaux seront aussi méchans
Que les anciens ; cependant Dieu le père,
Les avait tous créés de la même matière.
{{Mpom|On verra les rois d’Israël,
De leurs palais faire un bordel.
Brûlant d’une impure flamme,
Occire le mari pour enfiler la femme.
Onan mourir en se branlant,
D’autres brûlés en s’enculant,
Des filles que foutent leur père ;
La sœur couchant avec son frère.|2.5}}
{{em|1.5}}La reine de Saba venant voir Salomon,
{{Mpom|Pour se faire prendre la con.
En un mot la très sainte bible,|2.5}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Ne sera qu’un recueil horrible,
De crimes, de forfaits honteux,
Toujours commis au nom des cieux.
Ce qui sera beaucoup plus drôle,
De Dieu la sublime parole
Sera par des commentateurs,
Offerte sous mille couleurs.
Des {{Corr|faineans|fainéans}} se feront moines ;
Des gourmands deviendront chanoines,
Et des évêques libertins
Ne vivront qu’avec des putains.
Et l’on verra chaque dévote
S’humecter saintement la motte,
Avec le sperme d’un fouteur
Dont le vit a de la longueur.
{{interligne|0.2em}}
Mahomet, Saint-Pierre et Calvin,
Gouverneront le genre humain.
Prouveront par des balivernes,
Qu’en plein jour il faut des lanternes ;
Vous serez condamnés au feu,
Et le tout pour l’amour de Dieu.
Il faudra faire pénitence :
Les prêtres au sein de la bombance,
Passeront les nuits et les jours,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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De crimes, de forfaits honteux,
Toujours commis au nom des cieux.
Ce qui sera beaucoup plus drôle,
De Dieu la sublime parole
Sera par des commentateurs,
Offerte sous mille couleurs.
Des {{Corr|faineans|fainéans}} se feront moines ;
Des gourmands deviendront chanoines,
Et des évêques libertins
Ne vivront qu’avec des putains.
Et l’on verra chaque dévote
S’humecter saintement la motte,
Avec le sperme d’un fouteur
Dont le vit a de la longueur.
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Mahomet, Saint-Pierre et Calvin,
Gouverneront le genre humain.
Prouveront par des balivernes,
Qu’en plein jour il faut des lanternes ;
Vous serez condamnés au feu,
Et le tout pour l’amour de Dieu.
Il faudra faire pénitence :
Les prêtres au sein de la bombance,
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De crimes, de forfaits honteux,
Toujours commis au nom des cieux.
Ce qui sera beaucoup plus drôle,
De Dieu la sublime parole
Sera par des commentateurs,
Offerte sous mille couleurs.
Des {{Corr|faineans|fainéans}} se feront moines ;
Des gourmands deviendront chanoines,
Et des évêques libertins
Ne vivront qu’avec des putains.
Et l’on verra chaque dévote
S’humecter saintement la motte,
Avec le sperme d’un fouteur
Dont le vit a de la longueur.
Mahomet, Saint-Pierre et Calvin,
Gouverneront le genre humain.
Prouveront par des balivernes,
Qu’en plein jour il faut des lanternes ;
Vous serez condamnés au feu,
Et le tout pour l’amour de Dieu.
Il faudra faire pénitence :
Les prêtres au sein de la bombance,
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Fêtant Bacchus et les Amours.
La religion catholique,
Romaine et même apostolique,
Exige que l’on soit chrétien
Où l’on vous traite de {{sic2|payen}}.
Au ciel on pouffera de rire,
Je ne vous dis rien du martyre
Que subiront nombre de fous,
Il ne faut disputer des goûts.
Pour conserver son pucelage,
En jurant d’être toujours sage,
Une fille se cloîtrera
Et chaque jour se branlera.
Ensuite elle aura la jaunisse
Et de son funeste caprice,
Vous voyez quel sera le prix.
Au sein des plaisirs et des ris.
Il vaut bien mieux passer sa vie.
Dieu n’exige point qu’on le prie,
En se macérant chaque jour,
Foutez, baisez, faites l’amour,
Alors vous ferez œuvre pie.
Vous le savez lorsque jadis,
Vous étiez dans le paradis ;
Comme vous étiez dans l’enfance,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Fêtant Bacchus et les Amours.
La religion catholique,
Romaine et même apostolique,
Exige que l’on soit chrétien
Où l’on vous traite de {{sic2|payen}}.
Au ciel on pouffera de rire,
Je ne vous dis rien du martyre
Que subiront nombre de fous,
Il ne faut disputer des goûts.
Pour conserver son pucelage,
En jurant d’être toujours sage,
Une fille se cloîtrera
Et chaque jour se branlera.
Ensuite elle aura la jaunisse
Et de son funeste caprice,
Vous voyez quel sera le prix.
Au sein des plaisirs et des ris.
Il vaut bien mieux passer sa vie.
Dieu n’exige point qu’on le prie,
En se macérant chaque jour,
Foutez, baisez, faites l’amour,
Alors vous ferez œuvre pie.
Vous le savez lorsque jadis,
Vous étiez dans le paradis ;
Comme vous étiez dans l’enfance,|2.5}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Il vous avait fait la défense
De manger du fruit défendu.
Le serpent, des plaisirs du cu,
Vous fit connaître les délices,
Sans vous douter de ses malices,
Vous donnâtes dans le panneau,
Il fut ainsi votre bourreau.
{{interligne|0.2em}}
L’Éternel fut très en colère,
Il vous renvoya sur la terre ;
En méprisant sa volonté,
Vous blessiez son autorité.
Et quoiqu’il ait l’âme très bonne,
Sur ce point jamais ne pardonne ;
Et je {{Corr|l’avourai|l’avouerai}} franchement
Avec nous c’est un bon vivant.
Il est gai, dans son vaste empire,
Chacun peut s’amuser et rire.
En abandonnant aux humains
Le soin de régler leurs destins ;
Il sait qu’ils feront des sottises,
Qu’ils lui bâtiront des églises ;
Lui chanteront des {{lang|la|oremus}},
L’étourdiront par des rebus ;|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Il vous avait fait la défense
De manger du fruit défendu.
Le serpent, des plaisirs du cu,
Vous fit connaître les délices,
Sans vous douter de ses malices,
Vous donnâtes dans le panneau,
Il fut ainsi votre bourreau.
L’Éternel fut très en colère,
Il vous renvoya sur la terre ;
En méprisant sa volonté,
Vous blessiez son autorité.
Et quoiqu’il ait l’âme très bonne,
Sur ce point jamais ne pardonne ;
Et je {{Corr|l’avourai|l’avouerai}} franchement
Avec nous c’est un bon vivant.
Il est gai, dans son vaste empire,
Chacun peut s’amuser et rire.
En abandonnant aux humains
Le soin de régler leurs destins ;
Il sait qu’ils feront des sottises,
Qu’ils lui bâtiront des églises ;
Lui chanteront des {{lang|la|oremus}},
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et qu’ils inventeront la messe.
Que les sots iront à confesse,
Pour avouer à des faquins
Que l’on nommera calotins,
Leurs fredaines et leurs bamboches.
S’ils étaient exempts de reproches,
Savaient pratiquer la vertu,
N’avaient pas le cœur corrompu,
On leur passerait cette affaire ;
Mais ils auront le caractère
Et la malice de Satan,
Seront des marchands d’orviétan.
Du meurtre ils couvriront la terre,
Au bon sens ils feront la guerre ;
Voudront qu’on adore une croix,
Qui simplement sera du bois,
Dont on fabrique les falourdes,
L’on verra donner dans ces bourdes
Les fanatiques, les dévots,
Les hypocrites, les cagots,
Le tartufe : un certain Molière,
De cette espèce singulière,
Tracera le hideux portrait
Et ce tableau sera parfait.
Cela nous est connu d’avance,|4}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Et qu’ils inventeront la messe.
Que les sots iront à confesse,
Pour avouer à des faquins
Que l’on nommera calotins,
Leurs fredaines et leurs bamboches.
S’ils étaient exempts de reproches,
Savaient pratiquer la vertu,
N’avaient pas le cœur corrompu,
On leur passerait cette affaire ;
Mais ils auront le caractère
Et la malice de Satan,
Seront des marchands d’orviétan.
Du meurtre ils couvriront la terre,
Au bon sens ils feront la guerre ;
Voudront qu’on adore une croix,
Qui simplement sera du bois,
Dont on fabrique les falourdes,
L’on verra donner dans ces bourdes
Les fanatiques, les dévots,
Les hypocrites, les cagots,
Le tartufe : un certain Molière,
De cette espèce singulière,
Tracera le hideux portrait
Et ce tableau sera parfait.
Cela nous est connu d’avance,|2.5}}|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Un pays qui sera la France,
Le verra dans quelques mille ans.
Ce seront vos petits enfans,
Qui riront à la comédie,
Où le monstre et sa perfidie
Seront démasqués sans pitié.
Et l’auteur excommunié
Par la secte jésuitique,
Aura pour lui la voix publique ;
Et les amis de la raison,
Applaudiront à la leçon.|4}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Adam prit la parole et observa à l’ange qu’il
lui paraissait extraordinaire que l’Éternel
permit tous ces abus. Ah ! mon ami, répliqua
le céleste voyageur, le Tout-Puissant ne peut
entrer dans tous ces petits détails, c’est
comme si vous exigiez qu’il extirpât les herbes
parasites qui naissent au milieu des plantes
les plus salutaires. Il faut que chaque
chose ait son {{Corr|cours|cours.}} Les hommes ne savent
et ne sauront jamais ce qui leur convient.
L’orgueil, l’amour-propre et l’ambition les<noinclude></noinclude>
ajwqxfgnvqgr82tb7mqhv2jmc3f160o
15777605
15777467
2026-05-07T15:24:38Z
Cunegonde1
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/* Corrigée */
15777605
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Un pays qui sera la France,
Le verra dans quelques mille ans.
Ce seront vos petits enfans,
Qui riront à la comédie,
Où le monstre et sa perfidie
Seront démasqués sans pitié.
Et l’auteur excommunié
Par la secte jésuitique,
Aura pour lui la voix publique ;
Et les amis de la raison,
Applaudiront à la leçon.|2.5}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Adam prit la parole et observa à l’ange qu’il
lui paraissait extraordinaire que l’Éternel
permit tous ces abus. Ah ! mon ami, répliqua
le céleste voyageur, le Tout-Puissant ne peut
entrer dans tous ces petits détails, c’est
comme si vous exigiez qu’il extirpât les herbes
parasites qui naissent au milieu des plantes
les plus salutaires. Il faut que chaque
chose ait son {{Corr|cours|cours.}} Les hommes ne savent
et ne sauront jamais ce qui leur convient.
L’orgueil, l’amour-propre et l’ambition les<noinclude></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/105
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15777468
2026-05-07T14:53:20Z
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777468
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>égareront toujours. Ces vices fermentent
déjà dans toutes les têtes et dans toutes les
âmes, et je vais t’en parler comme si tu vivais
encore dans dix ou douze siècles. Écoute-moi,
voilà l’avenir, je puis y lire et je te dirai
si nous nous voyons alors :
{{Poem|Ici tout est vanité,
Voilà ce qui nous tourmente,
Et la pauvre humanité
Ne paraît jamais contente.
En caprices, vains désirs,
Vous consumez votre vie ;
Vous êtes dans vos désirs
Égarés par la folie.
On vous voit à chaque instant,
Esclaves de la colère.
Quel en est le dénouement ?
Les chagrins et la misère.
Voulez-vous contre le sort,
Lutter avec avantage ?
Sans crainte voyez la mort
Et ne perdez pas courage.}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>égareront toujours. Ces vices fermentent
déjà dans toutes les têtes et dans toutes les
âmes, et je vais t’en parler comme si tu vivais
encore dans dix ou douze siècles. Écoute-moi,
voilà l’avenir, je puis y lire et je te dirai
si nous nous voyons alors :
{{Poem|Ici tout est vanité,
Voilà ce qui nous tourmente,
Et la pauvre humanité
Ne paraît jamais contente.
En caprices, vains désirs,
Vous consumez votre vie ;
Vous êtes dans vos désirs
Égarés par la folie.
On vous voit à chaque instant,
Esclaves de la colère.
Quel en est le dénouement ?
Les chagrins et la misère.
Voulez-vous contre le sort,
Lutter avec avantage ?
Sans crainte voyez la mort
Et ne perdez pas courage.|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-008.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above={{style|text-align:left|''P. 28''}}|cap=Ils se parlaient, se donnaient de temps en temps un baiser.|style=font-size:140%;font-family:cursive|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Impromptu de Paris
0
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Narilora
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<pages index="Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu" from=15 to=150 />
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{Poem|De tous les maux c’est la fin,
Le sujet et le monarque
Éprouvent même destin
De Caron passent la barque.
Si vous avez voyagé
Avec honneur sur la terre,
Vous prendrez votre congé
Sans regret et sans mystère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Toi-même, Adam, que t’a-t-il manqué, tu
as joui de tout le bonheur possible, tu en as
perdu une partie ; mais il t’en reste encore
assez. Tu as une femme charmante, tu l’as
foutue, tu l’a fous encore ? n’est-ce donc pas
le premier, le plus grand des biens. Il faut
user de tous ces trésors sans en abuser et se
soumettre aux ordres du destin ; ainsi qu’à
tous les changemens qui s’opèrent dans la nature.
{{Poem|L’onde la plus pure
S’écoule en fuyant,
Tout dans la nature|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|De tous les maux c’est la fin,
Le sujet et le monarque
Éprouvent même destin
De Caron passent la barque.
Si vous avez voyagé
Avec honneur sur la terre,
Vous prendrez votre congé
Sans regret et sans mystère.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Toi-même, Adam, que t’a-t-il manqué, tu
as joui de tout le bonheur possible, tu en as
perdu une partie ; mais il t’en reste encore
assez. Tu as une femme charmante, tu l’as
foutue, tu l’a fous encore ? n’est-ce donc pas
le premier, le plus grand des biens. Il faut
user de tous ces trésors sans en abuser et se
soumettre aux ordres du destin ; ainsi qu’à
tous les changemens qui s’opèrent dans la nature.
{{Poem|L’onde la plus pure
S’écoule en fuyant,
Tout dans la nature|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|Paraît inconstant.
L’hiver et la glace
Cèdent au printemps ;
L’été prend sa place.
L’automne a son temps.
{{interligne|0.2em}}
Voyez sur leur tige
Rose et son bouton,
Près de là voltige
Léger papillon :
Bientôt il les quitte
Pour une autre fleur,
Qui seule mérite
Sa brûlante ardeur.
{{interligne|0.2em}}
Suivez ce modèle,
Cherchez le plaisir
En changeant de belle
Renaît le désir.
Le destin est sage
Lorsque chaque jour,
Il donne au volage
Un nouvel amour.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|Paraît inconstant.
L’hiver et la glace
Cèdent au printemps ;
L’été prend sa place.
L’automne a son temps.
Voyez sur leur tige
Rose et son bouton,
Près de là voltige
Léger papillon :
Bientôt il les quitte
Pour une autre fleur,
Qui seule mérite
Sa brûlante ardeur.
Suivez ce modèle,
Cherchez le plaisir
En changeant de belle
Renaît le désir.
Le destin est sage
Lorsque chaque jour,
Il donne au volage
Un nouvel amour.|ss|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{Poem|{{interligne|0.2em}}
De la jalousie
Craignez les tourmens ;
Et de votre vie
Que tous les instans,
Par la confiance
Soient donc embellis,
Je vous vois d’avance
Exempts de soucis.
{{interligne|0.2em}}
Si la perfidie
Trouble vos destins :
Si la foi trahie
Cause vos chagrins.
Si les infidèles
Vous font murmurer,
L’amour a des ailes,
Il faut voltiger.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Tu trouveras, peut-être, mon cher Adam,
ma morale un peu relâchée ; mais aujourd’hui
habitant de la terre, je suis homme, je ne dois
pas être aussi rigoriste, et je parle comme<noinclude></noinclude>
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15777473
2026-05-07T15:25:52Z
Cunegonde1
52509
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De la jalousie
Craignez les tourmens ;
Et de votre vie
Que tous les instans,
Par la confiance
Soient donc embellis,
Je vous vois d’avance
Exempts de soucis.
Si la perfidie
Trouble vos destins :
Si la foi trahie
Cause vos chagrins.
Si les infidèles
Vous font murmurer,
L’amour a des ailes,
Il faut voltiger.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Tu trouveras, peut-être, mon cher Adam,
ma morale un peu relâchée ; mais aujourd’hui
habitant de la terre, je suis homme, je ne dois
pas être aussi rigoriste, et je parle comme<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|
De la jalousie
Craignez les tourmens ;
Et de votre vie
Que tous les instans,
Par la confiance
Soient donc embellis,
Je vous vois d’avance
Exempts de soucis.
Si la perfidie
Trouble vos destins :
Si la foi trahie
Cause vos chagrins.
Si les infidèles
Vous font murmurer,
L’amour a des ailes,
Il faut voltiger.|sf|fs=95%|m=1.5em}}
Tu trouveras, peut-être, mon cher Adam,
ma morale un peu relâchée ; mais aujourd’hui
habitant de la terre, je suis homme, je ne dois
pas être aussi rigoriste, et je parle comme<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>étant soumis à l’influence du pays que j’habite.
D’ailleurs, comme mon éternel patron, je suis
tolérant, je me soumets à toutes les influences
qui frappent l’humanité. C’est une variété
qui n’est pas sans agrémens. Notre vie, à nous
autres habitans des cieux, est un peu uniforme,
quoique très agréable ; nous jouissons par
les sens seulement, notre enveloppe n’y participe
pas. Chez vous autres, hommes terrestres,
la chair y prend part, et cela est assez
piquant pour chercher à en savourer les
délices ; je sais qu’on l’éprouve en foutant, et
chez vous le vit et le con sont le centre et le
trône de la volupté.
{{interligne|0.2em}}
Qu’il est doux et séduisant de voir une
femme expirer d’amour dans vos bras, pour
renaître ensuite et s’écrier à demi-voix, en serrant
les fesses : Quelle félicité de mourir ainsi.
Qu’en dites-vous, Adam ? Je suis du même avis.
Et vous, charmante Ève ? Vous m’embarrassez,
mais je ne ferai pas la {{Corr|begueule|bégueule}}, et j’avoue
franchement que foutre est pour moi le {{tiret|bon|heur}}<noinclude></noinclude>
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15777475
2026-05-07T15:26:56Z
Cunegonde1
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text/x-wiki
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D’ailleurs, comme mon éternel patron, je suis
tolérant, je me soumets à toutes les influences
qui frappent l’humanité. C’est une variété
qui n’est pas sans agrémens. Notre vie, à nous
autres habitans des cieux, est un peu uniforme,
quoique très agréable ; nous jouissons par
les sens seulement, notre enveloppe n’y participe
pas. Chez vous autres, hommes terrestres,
la chair y prend part, et cela est assez
piquant pour chercher à en savourer les
délices ; je sais qu’on l’éprouve en foutant, et
chez vous le vit et le con sont le centre et le
trône de la volupté.
{{interligne|0.2em}}
Qu’il est doux et séduisant de voir une
femme expirer d’amour dans vos bras, pour
renaître ensuite et s’écrier à demi-voix, en serrant
les fesses : Quelle félicité de mourir ainsi.
Qu’en dites-vous, Adam ? Je suis du même avis.
Et vous, charmante Ève ? Vous m’embarrassez,
mais je ne ferai pas la {{Corr|begueule|bégueule}}, et j’avoue
franchement que foutre est pour moi le {{tiret|bon|heur}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|bon|heur}} suprême. Si c’est une faute, j’aime à m’en
rendre coupable.
{{interligne|0.2em}}
À la bonne heure, voilà de la franchise et je
vous en félicite.
{{interligne|0.2em}}
Il paraîtra un jour un législateur sur le globe
qui connaîtra l’art de gouverner et de conduire
les hommes. Il leur promettra sur la
terre tous les plaisirs et dans l’autre monde
{{Poem|{{Mpom|Il peuplera son paradis
De beautés, des jeune Houris,
Qui prodigueront leur tendresse.
Les hommes banderont sans cesse,
Trouveront à tous les instans
Des pucelages renaissans.|2}}
De jeunes, d’innocentes vierges,
Aimant mieux des vits que des cierges.
{{Mpom|Quelle excellente invention.
Oh ! la bonne religion ;
Ma foi, j’en deviendrais l’apôtre,
Si je pouvais en prendre une autre|2}}|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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rendre coupable.
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À la bonne heure, voilà de la franchise et je
vous en félicite.
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Il paraîtra un jour un législateur sur le globe
qui connaîtra l’art de gouverner et de conduire
les hommes. Il leur promettra sur la
terre tous les plaisirs et dans l’autre monde
{{Poem|{{Mpom|Il peuplera son paradis
De beautés, des jeune Houris,
Qui prodigueront leur tendresse.
Les hommes banderont sans cesse,
Trouveront à tous les instans
Des pucelages renaissans.|2}}
De jeunes, d’innocentes vierges,
Aimant mieux des vits que des cierges.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Que celle qu’on suit dans le ciel,
Auprès du bon Père éternel.
Celle qui n’a pour jouissance
Que le jeûne et la pénitence ;
Ne vaut pas un seul poil de cu,
Tout paillard en est convaincu.
Et c’est une bien triste secte,
Entre nous soit dit, je suspecte,
Que celui qu’on en dit l’auteur,
Ne fut jamais un bambocheur.
Il avait le cerveau malade,
Je lui passe cette incartade,
Par un esprit de charité ;
Mais je suis pour la volupté.|2}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
J’ai lu dans le livre de l’avenir que cet
homme se nommerait Mahomet. Il aura ses
défauts, comme tous ceux qui gouvernent les
hommes. Il régnera par l’erreur et le fanatisme,
et se fera seconder par un pigeon qui
viendra lui manger du grain placé dans son
oreille. Il le nommera l’esprit saint ; d’autres
fourbes en feront le Saint-Esprit. Si je le {{tiret|te|nais}}<noinclude></noinclude>
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15777615
15777478
2026-05-07T15:27:25Z
Cunegonde1
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15777615
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|{{Mpom|Que celle qu’on suit dans le ciel,
Auprès du bon Père éternel.
Celle qui n’a pour jouissance
Que le jeûne et la pénitence ;
Ne vaut pas un seul poil de cu,
Tout paillard en est convaincu.
Et c’est une bien triste secte,
Entre nous soit dit, je suspecte,
Que celui qu’on en dit l’auteur,
Ne fut jamais un bambocheur.
Il avait le cerveau malade,
Je lui passe cette incartade,
Par un esprit de charité ;
Mais je suis pour la volupté.|2}}|sf|fs=95%|m=1.5em}}
J’ai lu dans le livre de l’avenir que cet
homme se nommerait Mahomet. Il aura ses
défauts, comme tous ceux qui gouvernent les
hommes. Il régnera par l’erreur et le fanatisme,
et se fera seconder par un pigeon qui
viendra lui manger du grain placé dans son
oreille. Il le nommera l’esprit saint ; d’autres
fourbes en feront le Saint-Esprit. Si je le {{tiret|te|nais}}<noinclude></noinclude>
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2026-05-07T14:54:30Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777479
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|te|nais}} maintenant que je n’ai pas déjeûné, je le
mettrais à la tartare, ou à la crapaudine, au
moins il serait bon à quelque chose. Femme,
dit Adam, puisque notre hôte a faim,
prépare-nous un ragout, tue un chevreau.
Ève se leva, l’ange en fit autant, et dit en
riant : Je vais mettre la main à la pâte et seconder
notre cuisinière. Ils passèrent ensemble
dans une arrière cabane et comme ils
étaient seuls, il troussa Ève et la foutit debout.
La chère femme qui était toujours
prête, ouvrit la boutonnière, sans souffler
un mot, et en deux ou trois coups de cu, l’affaire
fut terminée. Adam ne se douta de rien.
Quel bonne pâte de mari. Notre premier père
a beaucoup d’enfans qui lui ressemblent, et
tout est au mieux dans les meilleur des mondes possibles.
{{interligne|0.2em}}
Le chevreau fut tué, dépouillé et cuit dans
un instant, et l’on se mit à table. Le repas fut
gai ; Ève était charmante, elle avait tiré son
petit coup, et l’humeur chagrine, les soucis<noinclude></noinclude>
tbq0dvpjovm83qhpbi0d346t4lybcyj
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15777479
2026-05-07T15:27:38Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777616
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{tiret2|te|nais}} maintenant que je n’ai pas déjeûné, je le
mettrais à la tartare, ou à la crapaudine, au
moins il serait bon à quelque chose. Femme,
dit Adam, puisque notre hôte a faim,
prépare-nous un ragout, tue un chevreau.
Ève se leva, l’ange en fit autant, et dit en
riant : Je vais mettre la main à la pâte et seconder
notre cuisinière. Ils passèrent ensemble
dans une arrière cabane et comme ils
étaient seuls, il troussa Ève et la foutit debout.
La chère femme qui était toujours
prête, ouvrit la boutonnière, sans souffler
un mot, et en deux ou trois coups de cu, l’affaire
fut terminée. Adam ne se douta de rien.
Quel bonne pâte de mari. Notre premier père
a beaucoup d’enfans qui lui ressemblent, et
tout est au mieux dans les meilleur des mondes possibles.
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Le chevreau fut tué, dépouillé et cuit dans
un instant, et l’on se mit à table. Le repas fut
gai ; Ève était charmante, elle avait tiré son
petit coup, et l’humeur chagrine, les soucis<noinclude></noinclude>
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15777480
2026-05-07T14:54:40Z
SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777480
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>du ménage s’étaient écoulés avec le foutre.
Pour avoir la paix dans son ménage, il faut
baiser sa femme chaque jour, sans cela on ne
peut s’attendre qu’à des orages. Je ne cesserai
de le répéter : maris, foutez vos femmes, ou si
vous ne bandez plus, laissez-les se choisir un
amant et fermez les yeux, quand votre chère
moitié ouvre le con.
{{interligne|0.2em}}
Les enfans d’Adam logeaient à une certaine
distance du toit paternel ; tout-à-coup on vit
arriver une jeune fille charmante, âgée de
17 à 18 ans.
{{interligne|0.2em}}
Dès que l’ange l’apperçut, il la convoita et
son vit souleva sa jaquette. Elle embrassa ses
grands parens, auxquels elle apportait un fromage
à la crème. Le paillard céleste fut l’embrasser
et lui fit langue {{Corr|fourée|fourrée}}. Ensuite il {{Corr|l’a|la}}
fit placer à ses côtés ; il {{Corr|l’a|la}} servit, fit l’aimable
et lui passa la main sur la cuisse. Elle était
ferme ; la jeune fille ne dit mot, elle n’était pas
farouche. Il en tira un heureux augure, et<noinclude></noinclude>
1i0lero9hvvlwws4qpkf8djnes6iyaw
15777617
15777480
2026-05-07T15:27:51Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777617
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>du ménage s’étaient écoulés avec le foutre.
Pour avoir la paix dans son ménage, il faut
baiser sa femme chaque jour, sans cela on ne
peut s’attendre qu’à des orages. Je ne cesserai
de le répéter : maris, foutez vos femmes, ou si
vous ne bandez plus, laissez-les se choisir un
amant et fermez les yeux, quand votre chère
moitié ouvre le con.
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Les enfans d’Adam logeaient à une certaine
distance du toit paternel ; tout-à-coup on vit
arriver une jeune fille charmante, âgée de
17 à 18 ans.
{{interligne|0.2em}}
Dès que l’ange l’apperçut, il la convoita et
son vit souleva sa jaquette. Elle embrassa ses
grands parens, auxquels elle apportait un fromage
à la crème. Le paillard céleste fut l’embrasser
et lui fit langue {{Corr|fourée|fourrée}}. Ensuite il {{Corr|l’a|la}}
fit placer à ses côtés ; il {{Corr|l’a|la}} servit, fit l’aimable
et lui passa la main sur la cuisse. Elle était
ferme ; la jeune fille ne dit mot, elle n’était pas
farouche. Il en tira un heureux augure, et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>forma le projet de lui foutre la pine au cu.
Elle en valait la peine, c’était un morceau digne
d’un vit céleste. L’heureux coquin bandait
toujours ; elle laissa aller sa main, il la prit et
lui mit son priape entre les doigts. Elle le serra
par un instinct naturel aux femmes. On continua
le déjeûner et le repas se termina. Tout
le monde se leva et l’ange fut examiner le
paysage, et le bon Adam dit à sa petite-fille :
Conduis donc notre hôte dans le bosquet du
jardin, pour qu’il voie comment il est distribué,
et ils partirent. L’ange était enchanté.
Dès qu’ils furent sous l’ombrage, il embrassa
la belle, la fit asseoir sur le gazon et sans perdre
de temps, il lui prit le cu, et revenant au
con, il lui chatouilla le bouton ou le clitoris,
ses joues se colorèrent, ses yeux se fermèrent
amoureusement. Elle s’étendit sur le dos, aidé
par notre fouteur, et lui entr’ouvrant les cuisses,
il lacha la bride à son vit et la foutit en
escamotant son pucelage. Elle supporta l’opération
avec courage et plaisir, et comme
il avait un tempérament céleste, il tira trois
coups sans déconner. C’était assez bien {{tiret|dé|buter}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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Elle en valait la peine, c’était un morceau digne
d’un vit céleste. L’heureux coquin bandait
toujours ; elle laissa aller sa main, il la prit et
lui mit son priape entre les doigts. Elle le serra
par un instinct naturel aux femmes. On continua
le déjeûner et le repas se termina. Tout
le monde se leva et l’ange fut examiner le
paysage, et le bon Adam dit à sa petite-fille :
Conduis donc notre hôte dans le bosquet du
jardin, pour qu’il voie comment il est distribué,
et ils partirent. L’ange était enchanté.
Dès qu’ils furent sous l’ombrage, il embrassa
la belle, la fit asseoir sur le gazon et sans perdre
de temps, il lui prit le cu, et revenant au
con, il lui chatouilla le bouton ou le clitoris,
ses joues se colorèrent, ses yeux se fermèrent
amoureusement. Elle s’étendit sur le dos, aidé
par notre fouteur, et lui entr’ouvrant les cuisses,
il lacha la bride à son vit et la foutit en
escamotant son pucelage. Elle supporta l’opération
avec courage et plaisir, et comme
il avait un tempérament céleste, il tira trois
coups sans déconner. C’était assez bien {{tiret|dé|buter}}<noinclude></noinclude>
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{{img float|file=Satan et Ève, 1832 - image-115.jpg|width=450px|align=left|large=100%|above=''P. 100''|cap=Et forme le projet de lui foutre la pine au cul.|style=font-size:120%;font-family:cursive|m=1em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
{{tiret2|dé|buter}} pour une novice. Elle fit l’inventaire
des pièces de l’ange, mania, retourna le vit,
les couilles séraphiques de son solide fouteur,
et ils se {{Corr|lévèrent|levèrent}} enchantés l’un de l’autre.
Ils rentrèrent dans la {{Corr|cabanne|cabane}} et ils complimentèrent
Adam sur son joli bosquet.
{{interligne|0.2em}}
Les heures s’écoulaient : le bel ange annonça
son départ. Ève parut contrariée, ainsi
que la jeune fille. Il leur promit de revenir.
Adam le remercia des événemens qu’il lui
avait annoncés, et il se disposa à sortir. Allez
le conduire un peu, dit le premier homme,
aux deux femmes. Ève aurait bien voulu être
seule ; mais elle prit son parti et notre amoureux
trio se mit en route.
{{interligne|0.2em}}
Il faisait chaud, le soleil était ardent, ils s’enfoncèrent
dans un bois touffus. Ils se tenaient
par la main, et l’ange embrassa les deux
femmes, qui lui rendirent ses baisers, sans
croire manquer à la pudeur.<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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des pièces de l’ange, mania, retourna le vit,
les couilles séraphiques de son solide fouteur,
et ils se {{Corr|lévèrent|levèrent}} enchantés l’un de l’autre.
Ils rentrèrent dans la {{Corr|cabanne|cabane}} et ils complimentèrent
Adam sur son joli bosquet.
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Les heures s’écoulaient : le bel ange annonça
son départ. Ève parut contrariée, ainsi
que la jeune fille. Il leur promit de revenir.
Adam le remercia des événemens qu’il lui
avait annoncés, et il se disposa à sortir. Allez
le conduire un peu, dit le premier homme,
aux deux femmes. Ève aurait bien voulu être
seule ; mais elle prit son parti et notre amoureux
trio se mit en route.
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Il faisait chaud, le soleil était ardent, ils s’enfoncèrent
dans un bois touffus. Ils se tenaient
par la main, et l’ange embrassa les deux
femmes, qui lui rendirent ses baisers, sans
croire manquer à la pudeur.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
Asseyons-nous sur le gazon, dit Ève, et on
prit place sur la verdure. Va cueillir des
fleurs, dit la mère à sa fille et elle partit. Elle
fut bientôt derrière un buisson, Ève s’empara
du vit de l’ange, et se couchant, elle l’invita
à foutre ; il ne se fit pas dire deux fois, et
tira deux coups, c’était son habitude.
{{interligne|0.2em}}
Comment trouvez-vous ma jeune fille, lui dit
Ève. Elle est fort jolie. Voulez-vous la baiser ?
Je ne demande pas mieux. Cela ne vous {{Corr|déplaîra|déplaira}}
pas. Au contraire, je ne demande
pas mieux, et Ève l’appela. La jeune fille accourut ;
sa bonne mère lui dit : Notre hôte va
te faire connaître le bonheur de l’existence ;
abandonne-toi à ses désirs, je vais achever le
bouquet que tu as commencé et elle s’éloigna.
{{interligne|0.2em}}
Alors notre bandeur éternel foutit et refoutit
la jeune fille ; il remuait encore le cu lorsque
Ève revint. Elle s’arrêta pour les regarder<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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Asseyons-nous sur le gazon, dit Ève, et on
prit place sur la verdure. Va cueillir des
fleurs, dit la mère à sa fille et elle partit. Elle
fut bientôt derrière un buisson, Ève s’empara
du vit de l’ange, et se couchant, elle l’invita
à foutre ; il ne se fit pas dire deux fois, et
tira deux coups, c’était son habitude.
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Comment trouvez-vous ma jeune fille, lui dit
Ève. Elle est fort jolie. Voulez-vous la baiser ?
Je ne demande pas mieux. Cela ne vous {{Corr|déplaîra|déplaira}}
pas. Au contraire, je ne demande
pas mieux, et Ève l’appela. La jeune fille accourut ;
sa bonne mère lui dit : Notre hôte va
te faire connaître le bonheur de l’existence ;
abandonne-toi à ses désirs, je vais achever le
bouquet que tu as commencé et elle s’éloigna.
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Alors notre bandeur éternel foutit et refoutit
la jeune fille ; il remuait encore le cu lorsque
Ève revint. Elle s’arrêta pour les regarder<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et les embrassa en faisant l’éloge de leur bonheur.
L’ange crut lui devoir de la reconnaissance
et la foutit une dernière fois devant sa
fille, qui embrassait sa mère, pendant qu’elle déchargeait.
{{interligne|0.2em}}
Ô temps heureux du premier âge du monde,
où l’on ne connaissait que l’amour. Qu’êtes-vous
devenu. Il fallut enfin se séparer. L’ange
partit pour le ciel, et les deux femmes bien
foutues, rentrèrent dans la cabane, où {{Corr|il|elles}} retrouvèrent
Adam, le premier, le plus pacifique
et le plus aimable des cocus.
{{interligne|0.2em}}
L’ange déploya aussitôt ses ailes et retourna
dans le paradis aussi lestement qu’une hirondelle,
qui abandonne la France à la Notre-Dame
de septembre, pour retrouver un climat
plus chaud.
{{interligne|0.2em}}
Le Père éternel vit rentrer son chérubin qui
venait de faire l’école buissonnière. Il n’eût<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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text/x-wiki
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L’ange crut lui devoir de la reconnaissance
et la foutit une dernière fois devant sa
fille, qui embrassait sa mère, pendant qu’elle déchargeait.
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Ô temps heureux du premier âge du monde,
où l’on ne connaissait que l’amour. Qu’êtes-vous
devenu. Il fallut enfin se séparer. L’ange
partit pour le ciel, et les deux femmes bien
foutues, rentrèrent dans la cabane, où {{Corr|il|elles}} retrouvèrent
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et le plus aimable des cocus.
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L’ange déploya aussitôt ses ailes et retourna
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qui abandonne la France à la Notre-Dame
de septembre, pour retrouver un climat
plus chaud.
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Le Père éternel vit rentrer son chérubin qui
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pas l’air de s’en appercevoir, et se dit : Il faut
bien que jeunesse se passe.
{{interligne|0.2em}}
Ses {{Corr|collégues|collègues}} du paradis lui demandèrent
d’où il venait. De faire des bamboches, leur répondit-il,
j’ai foutu comme un bienheureux.
— Qui donc ? — Ève et sa jeune fille. — Où les as-tu
trouvées. — Chez elles. — Dans quel endroit.
— Tenez, voyez-vous là bas, à droite, ces arbres
touffus, eh bien ! voilà leur demeure ? —
Ah ! tu nous y conduiras. — Me prenez-vous
pour un maquereau. — Non, mais pour un bon
enfant, qui fait partager sa félicité aux amis.
— Eh bien ! allez-y sans façon, dites que vous
êtes envoyés par Uriel, et tous les cons vous
seront ouverts ; mais allez-y les uns après les
autres, afin que le patron ne s’apperçoive pas
que nos rangs sont trop dégarnis. Azael, si tu
m’en crois, pars sur le champ, je vais faire ton
quart. Et il s’envola.
{{interligne|0.2em}}
Depuis ce jour, la famille d’Adam fut visitée
quotidiennement par les anges, et les vits célestes
humectèrent les cons de toutes les filles<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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bien que jeunesse se passe.
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Ses {{Corr|collégues|collègues}} du paradis lui demandèrent
d’où il venait. De faire des bamboches, leur répondit-il,
j’ai foutu comme un bienheureux.
— Qui donc ? — Ève et sa jeune fille. — Où les as-tu
trouvées. — Chez elles. — Dans quel endroit.
— Tenez, voyez-vous là bas, à droite, ces arbres
touffus, eh bien ! voilà leur demeure ? —
Ah ! tu nous y conduiras. — Me prenez-vous
pour un maquereau. — Non, mais pour un bon
enfant, qui fait partager sa félicité aux amis.
— Eh bien ! allez-y sans façon, dites que vous
êtes envoyés par Uriel, et tous les cons vous
seront ouverts ; mais allez-y les uns après les
autres, afin que le patron ne s’apperçoive pas
que nos rangs sont trop dégarnis. Azael, si tu
m’en crois, pars sur le champ, je vais faire ton
quart. Et il s’envola.
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Depuis ce jour, la famille d’Adam fut visitée
quotidiennement par les anges, et les vits célestes
humectèrent les cons de toutes les filles<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’Adam. Elles tiraient régulièrement huit à
dix coups par jour, et sans se fatiguer. Les
fouteurs célestes n’étaient pas aussi matériels
que les humains ou les mortels, les décharges
étaient plus vaporeuses, plus {{sic2|aëriennes}}, sans
rien perdre de ces délices qui font le charme
de la fouterie.
{{interligne|0.2em}}
La famille d’Adam s’augmenta, grâce à cette
foule de fouteurs célestes ; les cabanes d’Adam
et de ses enfans devinrent des bordels, ou si
l’on veut des maisons de passe.
{{interligne|0.2em}}
Les filles de Caïn, celles que la femme d’Abel
avait eues de son second mariage, étaient
de bonnes prises et les anges les foutaient dès
l’âge de dix ans. Ces heureux gaillards avaient
la faculté de diminuer ou de grossir leurs vits
à volonté ; en sorte qu’ils ne pourfendaient pas
ces jeunes filles, comme ces {{Corr|butorts|butors}} qui croient
avoir fait une grande et belle prouesse, lorsqu’ils
vous ont mis un conin en lambeaux,
et qui sont encore assez sots pour s’en vanter.
Les anges avaient cette délicatesse, que nous<noinclude></noinclude>
jehbs2txm0ol9kv0lr2xkv6dj329plz
15777626
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2026-05-07T15:29:16Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777626
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>d’Adam. Elles tiraient régulièrement huit à
dix coups par jour, et sans se fatiguer. Les
fouteurs célestes n’étaient pas aussi matériels
que les humains ou les mortels, les décharges
étaient plus vaporeuses, plus {{sic2|aëriennes}}, sans
rien perdre de ces délices qui font le charme
de la fouterie.
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La famille d’Adam s’augmenta, grâce à cette
foule de fouteurs célestes ; les cabanes d’Adam
et de ses enfans devinrent des bordels, ou si
l’on veut des maisons de passe.
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Les filles de Caïn, celles que la femme d’Abel
avait eues de son second mariage, étaient
de bonnes prises et les anges les foutaient dès
l’âge de dix ans. Ces heureux gaillards avaient
la faculté de diminuer ou de grossir leurs vits
à volonté ; en sorte qu’ils ne pourfendaient pas
ces jeunes filles, comme ces {{Corr|butorts|butors}} qui croient
avoir fait une grande et belle prouesse, lorsqu’ils
vous ont mis un conin en lambeaux,
et qui sont encore assez sots pour s’en vanter.
Les anges avaient cette délicatesse, que nous<noinclude></noinclude>
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2026-05-07T14:56:10Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>remarquons avec plaisir chez les hommes de
bonne compagnie, qui sont aujourd’hui sur
la terre. Les vits de nos anges augmentaient
donc en longueur, en grosseur, lorsque cela
pouvait avoir lieu sans faire éprouver la moindre
douleur à la fouteuse.
{{interligne|0.2em}}
Il est cruel que notre créateur ne nous ait
pas traités plus angéliquement qu’il ne l’a fait.
{{interligne|0.2em}}
Malgré nos imperfections, sachons jouir de
ces biens qui sont notre partage, et foutons
jusqu’à extinction de chaleur naturelle.
{{interligne|0.2em}}
Les enfans qui naquirent de ces fouteries
angéliques et terrestres, ne furent pas des
demi-dieux comme dans la {{Corr|Mithologie|Mythologie}} ; mais
cette génération s’est perdue, anéantie. Les
hommes ainsi que les femmes avaient des grâces,
des attraits de beautés qu’on ne rencontrait
point ailleurs. Les Géorgiennes, les Circassiennes
ont quelque chose de cette race,
et nous nous arrêtons là, faute de renseignemens.<noinclude></noinclude>
7x6hvqacogi5bbe0bt8um2bbg1yz0lj
15777627
15777491
2026-05-07T15:29:23Z
Cunegonde1
52509
/* Corrigée */
15777627
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>remarquons avec plaisir chez les hommes de
bonne compagnie, qui sont aujourd’hui sur
la terre. Les vits de nos anges augmentaient
donc en longueur, en grosseur, lorsque cela
pouvait avoir lieu sans faire éprouver la moindre
douleur à la fouteuse.
{{interligne|0.2em}}
Il est cruel que notre créateur ne nous ait
pas traités plus angéliquement qu’il ne l’a fait.
{{interligne|0.2em}}
Malgré nos imperfections, sachons jouir de
ces biens qui sont notre partage, et foutons
jusqu’à extinction de chaleur naturelle.
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Les enfans qui naquirent de ces fouteries
angéliques et terrestres, ne furent pas des
demi-dieux comme dans la {{Corr|Mithologie|Mythologie}} ; mais
cette génération s’est perdue, anéantie. Les
hommes ainsi que les femmes avaient des grâces,
des attraits de beautés qu’on ne rencontrait
point ailleurs. Les Géorgiennes, les Circassiennes
ont quelque chose de cette race,
et nous nous arrêtons là, faute de renseignemens.<noinclude></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/123
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15777492
2026-05-07T14:56:20Z
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145972
/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
15777492
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|0.2em}}
La chronique que nous avons consultée,
ne dit pas ce qui advint par la suite à la
famille d’Adam, ce qu’il y a de certain, c’est
que de générations en générations on a continué
à foutre ; qu’il y a eu dans tous les
temps des paillards, des femmes sensibles.
Que les vits et les cons ont toujours joué un
grand rôle dans le monde ; que c’est là ce qui
gouverne les empires, les fait monter au faite
de la gloire et les culbute ; et nous finirons
cette petite histoire des premiers fouteurs et
des premiers cocus par ces réflexions :
{{Poem|Entre les fouteurs, les cocus,
On ne voit guère de querelles.
On rencontre tant d’infidèles,
Qu’à la fin, on n’en parle plus.
Tous les maris ont des maîtresses,
Et les épouses des amans ;
On se pardonne des faiblesses
Qui servent à passer le temps…
Heureuse France, ô ma patrie !
Ô pays de la fouterie !|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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{{interligne|0.2em}}
La chronique que nous avons consultée,
ne dit pas ce qui advint par la suite à la
famille d’Adam, ce qu’il y a de certain, c’est
que de générations en générations on a continué
à foutre ; qu’il y a eu dans tous les
temps des paillards, des femmes sensibles.
Que les vits et les cons ont toujours joué un
grand rôle dans le monde ; que c’est là ce qui
gouverne les empires, les fait monter au {{Corr|faite|faîte}}
de la gloire et les culbute ; et nous finirons
cette petite histoire des premiers fouteurs et
des premiers cocus par ces réflexions :
{{Poem|Entre les fouteurs, les cocus,
On ne voit guère de querelles.
On rencontre tant d’infidèles,
Qu’à la fin, on n’en parle plus.
Tous les maris ont des maîtresses,
Et les épouses des amans ;
On se pardonne des faiblesses
Qui servent à passer le temps…
Heureuse France, ô ma patrie !
Ô pays de la fouterie !|ds|fs=95%|m=1.5em}}<noinclude></noinclude>
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SodiumBot
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/* Page non corrigée */ Cunegonde1: split automated match and split edit, revert if incorrect
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{Poem|On trouve chez toi des élus,
Et c’est le peuple des cocus !
Chaque jour cette confrérie
Reçoit une nouvelle vie,
Et maint époux se plaint tout bas,
Peste, parce qu’il n’en est pas !…|sf|fs=95%|m=1.5em}}
{{c|FIN.|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|On trouve chez toi des élus,
Et c’est le peuple des cocus !
Chaque jour cette confrérie
Reçoit une nouvelle vie,
Et maint époux se plaint tout bas,
Peste, parce qu’il n’en est pas !…|sf|fs=95%|m=1.5em}}
{{c|FIN.|m=2em}}<noinclude></noinclude>
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Cunegonde1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude>{{Poem|On trouve chez toi des élus,
Et c’est le peuple des cocus !
Chaque jour cette confrérie
Reçoit une nouvelle vie,
Et maint époux se plaint tout bas,
Peste, parce qu’il n’en est pas !…|sf|fs=95%|m=1.5em}}
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Cunegonde1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
{{PageTitre2|
1|'''SATAN ET ÈVE,'''|250|
2|OU|120|
2|L’ORIGINE DE LA FOUTERIE|150|
2|ET DU COCUAGE.|120|
3|{{a|Lorsque Satan eut foutu madame Ève,<br/>Aussitôt le Père éternel<br/>Fit le sabat, et dit : J’endève,<br/>Mon jardin n’est plus qu’un bordel.|20|-2|fs=90%|mb=2em}}|85|
4|[[file:La Tourelle de Saint-Étienne, 1830 - séparateur-1.png|150px|center]]|100|
6|'''{{Nec|A}} DAMNOPOLIS,'''|150|
0|'''CHEZ DIABOLINO, LIBRAIRE-ÉDITEUR,'''|130|
0|'''RUE D’ENFER.'''|90|
bp=3|
titre=1
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Satan et Ève, 1832.djvu/10
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Cunegonde1
52509
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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Discussion Page:Satan et Ève, 1832.djvu/34
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Cunegonde1
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wikitext
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/115
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Et toujours point de
nouvelles de notre Achille ?
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― C’est Achille à Scyros,
non point caché entre les genoux d’une
femme, mais la pourchassant, à ce qu’on nous dit,
l’épée au poing ! Aucune nouvelle de l’homme.
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Je jure que je ne pars point sans
le Seigneur Rodrigue.
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Et moi pareillement.
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Dût ma pension ici pendant un
an encore coûter plus que l’héritage d’un rabbin !
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Rodrigue est un homme
juste envers tous.
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Qui a les yeux
ouverts quand il faut.
{{Personnage|TROISIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― …{{lié}}Et fermés quand
il est nécessaire. Il connaît le soldat, Messieurs !
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Il suffit ! c’est mon ami personnel.
{{Personnage|QUATRIÈME CAVALIER|||uc|sm}} ''au Maître Drapier''. —
Point de ce rouge tirant sur le violet ! Point de ce
jus d’arbouses ! Point de ce vin tourné qui me fait
mal au ventre !
Je veux un rouge franc comme celui qui coule
dans les veines d’un gentilhomme.
{{Personnage|LE MAÎTRE DRAPIER|||uc|sm}}. ― J’ai embauché toutes
les punaises qui broutent l’arbre à scies des Îles Hespérides !
Mes ouvriers du matin jusqu’au soir barbotent
dans une lessive de feu et de massacre ! ils retirent
de leurs cuves des drapeaux tout dégouttants d’une
sauce plus vermeille que la mer qui a englouti Pharaon !<noinclude>
<references/></noinclude>
fbhmzortixiipot7v13jjw0apvnomuy
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/116
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
Et cela ne suffit pas ! on me pille, Messieurs !
Tous ces gentilshommes qui des coins de l’Espagne
viennent prendre les couleurs de notre croisade.
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Jusqu’à notre notaire
modestement qui ne trouvant plus de rouge s’est
contenté d’un complet de satin feuille de rose !
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Moi je veux qu’on
me fasse trois gros points noirs sur le dos comme
le pou des lys !
{{Personnage|TROISIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Et tout un grand
Saint-Sacrement chamarré sur le milieu de la poitrine !
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Car c’est nous en rouge qui
portons la foi, la nourriture et le soleil à ces vers
humains, à toutes ces gueules de lézards, à ces
simulacres décolorés qui grouillent dans l’ombre
humide ou qui errent sur les tables désolées de
l’altitude.
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― C’est comme à la Corrida.
Il y a sur notre boule terrestre un côté au
soleil et un côté à l’ombre.
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― J’achèverai votre
pensée : une partie réelle et une qui ne réussit
pas à l’être tout à fait. Oui, c’est bien là l’idée
que je rapporte de mes expéditions.
{{Personnage|QUATRIÈME CAVALIER|||uc|sm}}, ''entre ses dents''. —
Écoutez-les, tous ces anciens ramoitis ! L’or qu’on
trouve là-bas est vrai.
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Je n’en suis pas sûr.
Celui qui était dans ma poche a fondu vite.
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}, ''componctueux''. — Ce ne sont pas des
ombres d’âmes que nous allons sauver.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/117
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ni pas des ombres de
corps qui travaillent à nos plantations !
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ni pas une ombre de
rotin pour chauffer leur ombre de derrière s’ils ne
vont pas à la besogne fort !
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Il faut bien réveiller tous ces dormants.
Tant pis si la peau leur cuit un peu ! est-ce
que nous avons ménagé la nôtre ?
La vie vaut tout de même mieux que les limbes !
Voici que nous avons passé la mer ; cette terre
qui n’avait pas le droit d’être privée de nous, nous
lui avons ouvert les portes du matin.
Il nous a fallu tous les siècles depuis la création
du monde pour parvenir jusqu’à eux par des
chemins garnis de braise ardente et de verre cassé.
C’est bien leur tour de souffrir un petit peu.
Attention, on arrive !
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― En rouge !
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― C’est la couleur de
Notre-Seigneur sur la croix.
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Il y a des gens à qui
nous allons porter la croix de toutes les façons.
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ne l’avons-nous pas
sur notre dos nous-mêmes, pauvres aventuriers ?
Solidement fixée avec une sangle de cuir parmi
le reste du fourniment ?
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― En rouge ! en rouge ! nous ne partirons
qu’en rouge ! C’est un vœu que nous avons
fait entre les mains de Frère Lopez.
En rouge ! sous le commandement de Monsieur
Don Rodrigue ! Nous attendrons ce qu’il faut. Il
y a encore cinq mois avant celui du Précieux Sang.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-07T15:19:16Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ni pas des ombres de
corps qui travaillent à nos plantations !
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ni pas une ombre de
rotin pour chauffer leur ombre de derrière s’ils ne
vont pas à la besogne fort !
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― Il faut bien réveiller tous ces dormants.
Tant pis si la peau leur cuit un peu ! est-ce
que nous avons ménagé la nôtre ?
La vie vaut tout de même mieux que les limbes !
Voici que nous avons passé la mer ; cette terre
qui n’avait pas le droit d’être privée de nous, nous
lui avons ouvert les portes du matin.
Il nous a fallu tous les siècles depuis la création
du monde pour parvenir jusqu’à eux par des
chemins garnis de braise ardente et de verre cassé.
C’est bien leur tour de souffrir un petit peu.
Attention, on arrive !
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― En rouge !
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― C’est la couleur de
Notre-Seigneur sur la croix.
{{Personnage|PREMIER CAVALIER|||uc|sm}}. ― Il y a des gens à qui
nous allons porter la croix de toutes les façons.
{{Personnage|DEUXIÈME CAVALIER|||uc|sm}}. ― Ne l’avons-nous pas
sur notre dos nous-mêmes, pauvres aventuriers ?
Solidement fixée avec une sangle de cuir parmi
le reste du fourniment ?
{{Personnage|DON GIL|||uc|sm}}. ― En rouge ! en rouge ! nous ne partirons
qu’en rouge ! C’est un vœu que nous avons
fait entre les mains de Frère Lopez.
En rouge ! sous le commandement de Monsieur
Don Rodrigue ! Nous attendrons ce qu’il faut. Il
y a encore cinq mois avant celui du Précieux Sang.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/118
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{T3|L’IRRÉPRESSIBLE, DONA HONORIA<br>DONA PROUHÈZE|SCÈNE {{rom-maj|II}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''Déménagement général. La musique imite le bruit d’un tapis qu’on bat et qui fait une poussière énorme. Pendant qu’on trimbale le matériel de la scène précédente, apparaît, parmi les machinistes,'' L’IRRÉPRESSIBLE ''qui les dirige et les bouscule à la manière d’un clown de cirque.''}}
{{il}}
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}, ''faisant des moulinets avec l’aune du tailleur et agitant l’étoffe rouge comme un toréador''. — Allons, manants, le public s’impatiente ; plus vite, je vous prie ; hou ! sus ! prst !
presto ! enlevez-moi ça ! débarrassez le plancher !
— ''Manants'' est bien théâtre, j’aurais dû attendre
mon costume. Mais je n’ai pas eu la patience de
moisir dans cette loge où l’auteur me tient
calfeutré. Vingt fois l’habilleuse a paru à la porte et<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-07T15:26:55Z
Susuman77
51799
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
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{{AN|''Déménagement général. La musique imite le bruit d’un tapis qu’on bat et qui fait une poussière énorme. Pendant qu’on trimbale le matériel de la scène précédente, apparaît, parmi les machinistes,'' L’IRRÉPRESSIBLE ''qui les dirige et les bouscule à la manière d’un clown de cirque.''}}
{{il}}
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}, ''faisant des moulinets avec l’aune du tailleur et agitant l’étoffe rouge comme un toréador''. — Allons, manants, le public s’impatiente ; plus vite, je vous prie ; hou ! sus ! prst !
presto ! enlevez-moi ça ! débarrassez le plancher !
— ''Manants'' est bien théâtre, j’aurais dû attendre
mon costume. Mais je n’ai pas eu la patience de
moisir dans cette loge où l’auteur me tient
calfeutré. Vingt fois l’habilleuse a paru à la porte et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/119
104
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2026-05-07T15:24:05Z
Susuman77
51799
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>c’est toujours pour un autre que moi et je reste là
à galoper sur place ma chaise devant la glace !
On se défie de mon ardeur, je mène les choses
trop vite, en deux foulées nous serions au but et
le public serait trop content !
C’est pourquoi l’auteur me tient en réserve, un
en-cas si je puis dire, avec tout un peuple de figurants
qui font un grand bruit de pieds dans les
greniers de son imagination et dont vous ne verrez
jamais la figure.
Mais moi on ne me contient pas si facilement,
je fuis comme un gaz par-dessous la porte et je
détonne au milieu de la pièce !
Attention, ça va marcher ! je m’envole sur mon
bidet magique ! (''Il fait le geste de pédaler à toute vitesse sur une bicyclette invisible.'')
Nous ne sommes plus à Cadix, nous sommes
dans la Sierra Quelquechose, au milieu d’une de
ces belles forêts qui ont fait la célébrité de la Catalogne.
Un pic, c’est là qu’est le château de Don Rodrigue ;
Don Rodrigue est ici, fort mal en point,
sa blessure le chatouille, je crois bien qu’il va
crever… je me trompe, il guérira ou la pièce serait
finie, je vous présente la maman de Don Rodrigue.
(''Entre'' DONA HONORIA.)
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}, ''rugissant''. — Restez où vous
êtes ! attendez que j’aille vous chercher,
Sacrebleu qui vous a dit de venir ? Sortez ! sortez !
(''Sort'' DONA HONORIA.)
La maman de Don Rodrigue, Dona Quelquechose…
Honoria vous va-t-il ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/120
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Susuman77
51799
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
— Elle avait bien besoin d’entrer ! j’allais justement
vous faire son portrait.
C’est vexant, ce qui m’arrive. C’est pour cela
que je n’ai pas pu être peintre. Mes personnages
commençaient à exister tout à coup avant que je
leur aie fendu l’œil.
Regardez ! je dessine Dona Honoria. (''Il dessine avec un bout de craie sur le dos du Régisseur.'')
Eh bien, je ne lui aurai pas mis ses boucles
d’oreilles qu’elle commencera à me tirer la langue
et qu’elle se décollera du dos de cet employé comme
Marguerite du crâne de Jupiter.
Quand je fais un chien, je n’ai pas achevé le
derrière qu’il commence à remuer la queue et
qu’il se sauve sur trois pattes sans attendre la tête.
Enfin ! quoi ! vous la verrez bien vous-mêmes
tout à l’heure. (''Il jette la craie au milieu du public.'')
Maintenant ce n’est plus le soleil du matin, il fait
tard, il y a un beau clair de lune. (''Il fredonne le commencement de la sonate.'')
Attention, là-haut ! descendez les bandes d’air !
la herse sur résistance, le projecteur d’avant-scène
côté jardin !
Maintenant que nous avons l’atmosphère voulue,
je vous demande la permission de vous amener
Dona Prouhèze. Quel nom : comme ça lui donne
un petit air vraisemblable !
Dona Prouhèze est arrivée ici dans le costume
que vous avez vu, il y a quelques jours, le temps
que vous voudrez, —{{lié}}car vous savez qu’au théâtre
nous manipulons le temps comme un accordéon,
à notre plaisir, les heures durent et les jours sont<noinclude>
<references/></noinclude>
es7zsb1q60elkqmu0ce35v4enybo4i8
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/202
104
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2026-05-07T15:30:41Z
F0x1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|182|LA VOIE LACTÉE||b=<hr/>}}</noinclude><nowiki/>
Nous savons aujourd’hui que la Voie lactée est formée d’une multitude
innombrable d’étoiles serrées les unes contre les autres, et,
comme nous savons en même temps que, loin de se toucher, ces
étoiles sont séparées les unes des autres par des intervalles nécessaires
de plusieurs millions de lieues, l’immensité révélée par cette
prodigieuse agglomération d’étoiles est telle, que l’esprit ne peut la
considérer sans éblouissement, et que les plus poétiques images de
l’antiquité s’évanouissent en fumée devant l’impression causée par la
contemplation moderne.
{{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:85%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-126.jpg
|width=480px|above={{Ancre|f126}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 126. — Champ d’étoiles dans la Voie lactée (Région du Cygne et de l’Aigle).}}}}
Oui, il y a là tant d’étoiles, c’est-à-dire tant de soleils, que l’esprit
en est littéralement ébloui. Dans la constellation du Cygne, où nous
amène en ce moment notre description générale du ciel, et qui est
précisément l’une des plus denses de la Voie lactée, William Herschel
comptait, sur un champ télescopique de la dimension de la pleine
lune, 1800 et 2000 étoiles. Dans la zone plus dense encore de l’Aigle,
il en comptait 2300. En laissant l’œil à l’oculaire, on voyait passer
{{unité|116000|étoiles}} dans le court intervalle d’un quart d’heure, en un
champ télescopique qui ne mesurait que 15′ de diamètre, c’est-à-dire
le quart de la surface précédente. D’autres régions plus pauvres ne
donnaient, au contraire, que 500, 200, 80 ou même seulement quelques
étoiles. Par ces jauges laborieuses, l’éminent astronome arriva<noinclude>
<references/></noinclude>
sj51cd82utlpak5pqtn1jci8cz70gky
Page:Satan et Ève, 1832.djvu/125
104
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2026-05-07T15:30:43Z
Cunegonde1
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/* Sans texte */
15777632
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Cunegonde1" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/24
104
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Lorlam
85998
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|FLOR.|c}}
Et vous, monsieur le comte ?
{{PersonnageD|LAGARDÈRE|c|tenant Blanche dans ses bras.}}
Moi ; je suis tellement heureux auprès de ma
Blanche adorée, que les peines, les malheurs, les
angoisses terribles dont ma vie errante a été traversée
m’apparaissent dans un lointain vague, confus,
voilé d’un brouillard, qui chaque jour s’épaissit davantage.
Tout aux joies profondes que me donne
ma chère femme, j’en suis arrivé à me demander,
si, autrefois, j’ai vraiment souffert mes maux, et
si je n’ai pas toujours été aussi heureux que je le
suis maintenant !
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Mon cher Henri ! le présent efface le passé.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Et notre union a été bénie. Nous avons un de ses
anges, au doux sourire, aux yeux d’azur, qui
rayonne et illumine notre foyer et met dans nos
deux cœurs un divin enchantement.
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
C’est toi, mon Henri, qui revis en ce chérubin !
{{Personnage|FLOR.|c}}
Pourquoi ne paraissez-vous pas a la Cour, où votre
absence a paraît-il été remarquée ?
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Parce que nous vivons blottis dans notre bonheur.
Que nous importent le bruit, les rumeurs de la foule
indifférente ? Nous sommes avares de nos joies, jaloux
de nos cœurs et vivons en parfaits égoïstes
pour nous et pour l’enfant !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cunegonde1
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<references/></noinclude>
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Cunegonde1
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<references/></noinclude>
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Cunegonde1
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Satan et Ève
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Cunegonde1
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Lorlam
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{{Personnage|FLOR.|c}}
Oui, vous viviez absolument heureux dans cette
solitude que vous vous êtes créée.
{{PersonnageD|GERMAIN|c|entrant du pan coupé.}}
Monsieur Cocardasse désirerait parler à monsieur
le Comte.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Cocardasse ? qu’il entre.
{{di|Germain introduit Cocardasse.|d|2}}
{{scène|VII}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, COCARDASSE.|n}}
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|au fond.}}
Compagnie et société, tout ensemble !
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Entre, mon brave, et viens saluer madame la
Marquise de Chaverny.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Monsieur le Comte, quand Cocardasse Junior, il
a dit compagnie et société, cela embrasse toute l’assemblée
présente. Je suis nonobstant heureux d’offrir
mes hommages à madame la Marquise et à madame
la Comtesse, comme à deux braves dames
qu’elles sont.
{{PersonnageD|FLOR|c|passe devant.}}
Vous êtes toujours aimable, monsieur Cocardasse.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Capédédious ! madame la Marquise, si toutes les
femmes en disaient autant que vous, je ne me ver-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/26
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>rais pas dans la cruelle nécessité de venir présenter
mes adieux à mon péquiou Parisien.
{{di|Blanche remonte derrière le canapé et vient 4.|d|2}}
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Tu pars ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Oui ! je ''m’espatrie'' ! Je quitte la France et même
l’étranger, si je le puis.
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Et pour quel motif cette grave résolution, monsieur
Cocardasse ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Pour des motifs auxquels Cupidon, le dieu de
l’Amour, il n’est point étranger, chère madame.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Amoureux ? À ton âge.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Dans le Méridiou, monsieur le Comte, le cœur ne
vieillit jamais.
{{Personnage|FLOR.|c}}
Je croyais, maître Cocardasse, d’après certains
on-dit, que vous étiez plus sensible aux sourires de
la dive bouteille qu’à ceux de madame Vénus.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Aux temps jadis d’autrefois, oui madame. Mais
la nature des hommes, elle est aussi changeante
que les eaux de la Garonne. Ainsi, j’avais pour ami,
pour inséparable, cette fougasse de Passepoil. Eh
bien, la coquinasse, il a changé tout comme moi de
manière de voir. Lui, qui n’aimait que le cotillon
de la femme, n’aime plus que le jus de la treille ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:JuanCearauara
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Aziouez
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<noinclude><pagequality level="3" user="Aziouez" />{{nr||LES SANHADJA. — DYNASTIE ALMORAVIDE.|77}}</noinclude>acharné sur les pays musulmans d’outre-mer, profita des divisions qui régnaient entre les souverains de ces contrées pour mettre le siége devant Tolède. El-Cader-Yahya-Ibn-Di-’n-Noun, le prince qui s’y était enfermé, capitula, en l’an 478, après que la famine et la misère en eussent décimé la population. Comme il s’était rendu à la condition que le roi lui fournirait les moyens de s’emparer de Valence, il obtint de ce monarque un corps d’armée composé de chrétiens, et, avec leur aide, il accomplit son projet. Cette conquête lui avait été d’autant plus facile que le gouverneur, Abou-Bekr-Ibn-Abd-el-Azîz, était mort peu de temps avant le siége de Tolède. Le roi chrétien pénétra ensuite dans l’Andalousie et ne s’arrêta qu’à Tarifa, port où l’on s’embarque pour traverser le Détroit. Ayant soumis à la capitation<ref>On a déjà vu (page 28 de ce volume) que le roi Roger II soumit les musulmans de l’Ifrîkïa à la capitation, taxe imposée par ce peuple sur les chrétiens et les juifs.</ref> les musulmans de l’Espagne, peuple qui n’avait plus aucun moyen de lui résister, il partit pour assiéger Ibn-Houd, dans Saragosse. Cette ville allait succomber à la suite d’un long blocus, quand El-Motamed-Ibn-Abbad invita l’émir des musulmans, Youçof-Ibn-Tachefîn, à remplir sa promesse en venant au secours de l’islamisme. Les docteurs de la loi et tous les personnages éminents de l’Espagne [musulmane] lui envoyèrent aussi une adresse dans laquelle ils le prièrent de les protéger contre le roi chrétien.
Avant de commencer une guerre aussi sainte et aussi conforme à ses vœux, Youçof s’occupa de réduire la ville de Ceuta. Pendant qu’une armée, sous les ordres de son fils El-Moëzz, attaquait cette place du côté de la campagne, la flotte d’Ibn-Abbad la tenait bloquée du côté de la mer. Dans le mois de Rebiâ second de l’an 476 (août-sept. 1083), les assiégeants emportèrent Ceuta d’assaut et en firent prisonnier le gouverneur, Diâ-ed-Dola. El-Moëzz, auquel on présenta cet officier, le fit mourir dans les tourments et écrivit à son père Youçof pour lui annoncer ce nouveau triomphe.
{{Corr|A|À}} la suite de cette conquête, Ibn-Abbad lui-même traversa le Détroit afin d’implorer l’assistance de Youçof-Ibn-Tachefîn et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXIII
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>et moi, qui n’accordais mes faveurs qu’à ce sang
généreux de la vigne, je me suis laissé subjuguer,
fasciner, éblouir, par les appas d’une créature
suave, angélique et supérieure.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
C’est à cause de cette femme, que tu veux t’expatrier ?
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|soupirant.}}
Oui ! à cause d’elle !
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Elle te résiste ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Au contraire ! Elle est sur le point de céder à mes
instances, et c’est devant cet aboutissement final
que je recule aujourd’hui.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Je ne te comprends pas.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
C’est que ce n’est pas une femme ordinaire que
madame Passepoil !
{{PersonnageD|BLANCHE|c|s’asseyant sur le canapé.}}
Eh ! quoi, la femme de votre ami… ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Précisément ! Depuis six ans que le pauvre il est
marié, je me suis mis à chérir sa moitié. Du reste,
je m’en suis ouvert à Passepoil ; je lui ai dit : Amable,
j’adore ton épouse ! Il m’a répondu. — Je suis
tranquille, ma moitié a de la vertu plus que tu
n’as de l’amour ! — Va bien ! que je lui ai dit. —
Et en effet, cela a bien été pendant cinq années. La
citadelle a résisté à tous mes assauts les plus im-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXIV
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXV
0
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<pages index="Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 1.djvu" from=270 fromsection=s2 to=272 tosection=s1 header=1 prev="[[Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXIV|CXIV — Au même]]" next="[[Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXVI|CXVI — À la même]]"/>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/195
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2026-05-07T15:53:27Z
Acélan
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1re colonne
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FLA — FLA|187}}</noinclude><section begin="FLÉAU"/><nowiki/>
☞ {{sc|Fléau}}, dans le sens figuré, se dit des grandes calamités dont Dieu afflige quelquefois les hommes. La guerre, la peste, la famine, sont les ''fléaux'' dont Dieu se sert dans sa colère pour châtier les hommes.
☞ On appelle aussi ''fléau'', celui dont Dieu le sert pour châtier les hommes. Attila se faisoit appeler le ''fléau'' de Dieu. L’Arétin étoit surnommé le ''fléau'' des Princes.
☞ On le dit par exagération des personnes & des choses qui sont à charge, ou qui causent du chagrin. Molière a été le ''fléau'' du ridicule. La calomnie est un des plus grands ''fléaux'' de la vie humaine. Vous demandez la santé d’un fils dont vous faites votre idole, & qui sera peut-être un jour le ''fléau'' de votre vieillesse.
Nicot écrit ''flayau. Fléau'' ne se prononce guère que comme une {{corr|syllable|syllabe}} dans le discours ordinaire. Je dis presque, parcequ’en effet on fait un peu sentir l’''e'' même dans la prose ; & pour les vers, on fait toujours ''fléau'' de deux {{corr|syllables|syllabes}}. Au moins, le {{P.|Mourgues}} a remarqué dans son Traité de la Poésie Françoise, que tel étoit l’usage de nos bons Auteurs. Au simple, il n’est jamais que d’une syllabe. Au figuré, toujours de deux. C’est l’usage.
{{poem|''Ætna l’effroi du monde & le'' fléau ''de Dieu.'' {{sc|Corn}}.
''Puis sur leur pas soudain arrivent les remords,''
''Et bientôt avec eux tous les ''fléaux'' du corps.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}}
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|flagellum}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|figere}}''. Voyez {{Tr6L|AFFLIGER}}.
{{sc|Fléau}}. Terme de balancier, est la pièce de fer poli en équilibre, avec une aiguille au milieu, & deux trous à chaque extrémité, où sont suspendus & attachés les deux bassins ou plateaux de la balance ordinaire. On l’appelle aussi le traversin. Le fléau est aussi le bâton marqué de plusieurs divisions qui fait la balance Romaine. On dit plus souvent branche ou verge.
{{sc|Fléau}}, est aussi une barre de fer qui sert à fermer les portes cochères, qui est mobile par le moyen d’un boulon, & qui donne sur les deux battans.
Les Vîtriers appellent aussi ''fléaux'', une espèce de petits crochets qui leur servent à transporter leurs panneaux de vîtres.
{{sc|Fléau}}. Ce mot se trouve aussi dans Nicot & autres, pour signifier le tendon dont la vigne s’attache à tout ce qui la touche. ''{{lang|la|Viticulum, vitis flagellum, capreolus}}''.
{{sc|Fléau brisé}}. Arme faite de cinq ou six bâtons, de la longueur d’environ un pied chacun, attachés bout à bout avec de petits chaînons de fer, & qui a au dernier bout une boule d’acier de la pesanteur d’une demi-livre.
{{sc|Fléaux}}, au plur. Ce mot se trouve encore dans quelques Dictionnaires, pour signifier les nageoires de certains poissons. ''{{lang|la|Brachia, vel crines}}'', dit Nicot.
<section end="FLÉAU"/>
<section begin="FLÈBE"/><nowiki />
FLÈBE. adj. Quelques-uns disoient & écrivoient ''flèbe'' du temps de Nicot au-lieu de fébe ou foible. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIBLE}}.
<section end="FLÈBE"/>
<section begin="FLÉBOTOMISER"/><nowiki />
FLÉBOTOMISER. v. a. Voyez {{Tr6L|PHLÉBOTOMISER}}.
<section end="FLÉBOTOMISER"/>
<section begin="FLÈCHE"/><nowiki />
FLÈCHE. s. f. Tout le monde écrit aujourd’hui ce mot comme on le prononce. Petite verge de bois armée d’un fer pointu, qui se décoche avec l’arc ou avec l’arbalête. ''{{lang|la|Sagitta}}''. Il tomboit en cette bataille une nuée de ''flèches''. Les anciens poussoient de grosses ''flèches'' avec leurs balistes. Décocher, encocher une ''flèche''. Vider son carquois de ''flèches''.
''{{lang|la|''On taille la lourde massue ;''
''On courbe en arc un bois pliant,''
''On y pose la ''flèche'' aiguë''
''Que le nerf envoie en sifflant''. {{sc|N. Ch. de Vers}}.}}''
Nicot croit que ce nom est factice, & formé sur le son que fait la ''flèche'' quand on la décoche, parce qu’on l’appeloit autrefois ''flic''. Ménage tient qu’il vient de l’Allemand ''flaits'', qui signifie la même chose,
FLE 187 ou de l’Espagnol flécha. Il faut remarquer qu’il y a eu une grande différence entre les flèches & les dards, tant à cause de leur matière, que de leurs figures, qui font d’une infinité de fortes. Ceux qui feront curieux de les voir, les trouveront repréfentées dans l’onzième livre d’Ambroise Paré.
FLÈCHES D’APOLLON. On entendoit par ces flèches, les rayons du Soleil. Ainsi, quand la fable dit que ce Dieu, avec Diane sa four, tua les enfans de Niobé à coups de flèches, cela veut dire que la peste, qui est causée ordinairement par la chaleur excessive des rayons du Soleil, fit périr tous ses enfans.
FLÈCHES D’HERCULE. Ce Héros trempa ses flèches dans le sang de Hydre de Lerne, & les empoisonna ; ensorte que toutes les blessures qu’elles faisoient étoient incurables.
On appelle le Dauphin, la Flèche de la mer, cause de la promptitude de son mouvement.
FLÈCHE, se dit aussi figurément en morale. Les flèches de Cupidon, de l’Amour, font des traits invisibles, qu’on le figure qui percent le cœur des Amans. On appelle, en termes de l’Ecriture, les flèches de la colère de Dieu, les fléaux qu’il envoie aux hom mes pour les punir. Sagitta potentis acuta.
FLECHE, se dit aussi pour des traits de médisance & de calomnie, pour des actions de malice & de méchanceté. David se plaint en mille endroits de ses Pseaumes, des flèches acérées & envénimées que les ennemis décochoient contre lui. Vous avez oui dire quelles flèches & quels dards le Diable décocha contre Job. {{sc|Maucroix}}.
En termes d’Arpentage, on appelle flèches, les piquets faits en forme de flèches, que les Arpenteurs fichent en terre toutes les fois qu’ils transportent leur chaîne. Pessica.
FLECHE, se dit aussi de plusieurs fortes de grosses pièces de bois qui servent dans les machines.
FLÈCHE de carrosse, est une grosse pièce de bois de chatronnage qui joint le train de devant à celui de derrière. Temo, scapus jugarius. On la débite en grume. Elle est de dix à douze pieds de long pour les carrosses à arc, & de douze à quinze pour les autres. Elle doit être courbée, sans nœuds, & d’un beau braquement. Ce carrosse porte sur la flèche.
FLÈCHE, en termes d’Artillerie, se dit de deux pièces de bois montées sur deux roues, qui servent à attacher le pétard à un pont ou à une porte de ville.
FLÈCHE. Terme d’Agriculture. C’est un jet que poussent les cannes de sucre au bout d’un an, & qui ressemble à une flèche on dit alors que les cannes font en flèche : être en flèche, c’est pousser ce jet. Surculum emittere. Voyez FLÉCHER, & l’Histoire naturelle du cacao & du sucre, imprimée à Paris en 1719.
FLÈCHE. Terme de fabrique de tapisserie de haute-lisse. C’est une simple ficelle que l’Ouvrier entrelace dans les fils de la chaîne, au-dessus des bâtons de croifure, afin que ses fils se maintiennent toujours dans une égale distance.
FLÈCHE. Terme d’Eventailliste. Ce que les Eventaillistes & les Tabletiers appellent les flèches d’une monture d’éventail, font les petits brins ou morceaux de bois, d’écaille, d’ivoire, &c. qui se placent par un bout, à distance égale, entre chaque pli du papier, ou de quelque autre matière que ce soit, qui fait le fond de l’éventail, & qui font joints par l’autre bout par un clou rivé.
FLÈCHE, en Mécanique, est aussi le principal arbre d’une grue, ou autre machine semblable, qui est posé à plomb, & sur lequel la grue tourne. Stipes, scapus affectarius.
FLÈCHE d’un pont levis, est la pièce de bois qui va depuis la balcule jusqu’aux chaînes, & qui tourne sur un pivot pour lever le pont. Quelques-uns appellent aussi flèche, le fût ou le tronc de la colonne. On appelle aussi flèche, la pièce de fer qui soutient la potence d’un minot, qui doit être contrerivée par-dessous une platine de fer de tôle. Scapus.
FLÈCHE. En termes de Fortification, les flèches font de petits ouvrages oblongs, qu’on place quelquefois au— Y 2<section end="FLÈCHE"/><noinclude>
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☞ {{sc|Fléau}}, dans le sens figuré, se dit des grandes calamités dont Dieu afflige quelquefois les hommes. La guerre, la peste, la famine, sont les ''fléaux'' dont Dieu se sert dans sa colère pour châtier les hommes.
☞ On appelle aussi ''fléau'', celui dont Dieu se sert pour châtier les hommes. Attila se faisoit appeler le ''fléau'' de Dieu. L’Arétin étoit surnommé le ''fléau'' des Princes.
☞ On le dit par exagération des personnes & des choses qui sont à charge, ou qui causent du chagrin. Molière a été le ''fléau'' du ridicule. La calomnie est un des plus grands ''fléaux'' de la vie humaine. Vous demandez la santé d’un fils dont vous faites votre idole, & qui sera peut-être un jour le ''fléau'' de votre vieillesse.
Nicot écrit ''flayau. Fléau'' ne se prononce guère que comme une {{corr|syllable|syllabe}} dans le discours ordinaire. Je dis presque, parcequ’en effet on fait un peu sentir l’''e'' même dans la prose ; & pour les vers, on fait toujours ''fléau'' de deux {{corr|syllables|syllabes}}. Au moins, le {{P.|Mourgues}} a remarqué dans son Traité de la Poésie Françoise, que tel étoit l’usage de nos bons Auteurs. Au simple, il n’est jamais que d’une syllabe. Au figuré, toujours de deux. C’est l’usage.
{{poem|''Ætna l’effroi du monde & le'' fléau ''de Dieu.'' {{sc|Corn}}.
''Puis sur leur pas soudain arrivent les remords,''
''Et bientôt avec eux tous les ''fléaux'' du corps.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}}
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|flagellum}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|figere}}''. Voyez {{Tr6L|AFFLIGER}}.
{{sc|Fléau}}. Terme de balancier, est la pièce de fer poli en équilibre, avec une aiguille au milieu, & deux trous à chaque extrémité, où sont suspendus & attachés les deux bassins ou plateaux de la balance ordinaire. On l’appelle aussi le traversin. Le fléau est aussi le bâton marqué de plusieurs divisions qui fait la balance Romaine. On dit plus souvent branche ou verge.
{{sc|Fléau}}, est aussi une barre de fer qui sert à fermer les portes cochères, qui est mobile par le moyen d’un boulon, & qui donne sur les deux battans.
Les Vîtriers appellent aussi ''fléaux'', une espèce de petits crochets qui leur servent à transporter leurs panneaux de vîtres.
{{sc|Fléau}}. Ce mot se trouve aussi dans Nicot & autres, pour signifier le tendon dont la vigne s’attache à tout ce qui la touche. ''{{lang|la|Viticulum, vitis flagellum, capreolus}}''.
{{sc|Fléau brisé}}. Arme faite de cinq ou six bâtons, de la longueur d’environ un pied chacun, attachés bout à bout avec de petits chaînons de fer, & qui a au dernier bout une boule d’acier de la pesanteur d’une demi-livre.
{{sc|Fléaux}}, au plur. Ce mot se trouve encore dans quelques Dictionnaires, pour signifier les nageoires de certains poissons. ''{{lang|la|Brachia, vel crines}}'', dit Nicot.
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FLÈBE. adj. Quelques-uns disoient & écrivoient ''flèbe'' du temps de Nicot au-lieu de fébe ou foible. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIBLE}}.
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FLÉBOTOMISER. v. a. Voyez {{Tr6L|PHLÉBOTOMISER}}.
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FLÈCHE. s. f. Tout le monde écrit aujourd’hui ce mot comme on le prononce. Petite verge de bois armée d’un fer pointu, qui se décoche avec l’arc ou avec l’arbalête. ''{{lang|la|Sagitta}}''. Il tomboit en cette bataille une nuée de ''flèches''. Les anciens poussoient de grosses ''flèches'' avec leurs balistes. Décocher, encocher une ''flèche''. Vider son carquois de ''flèches''.
''{{lang|la|''On taille la lourde massue ;''
''On courbe en arc un bois pliant,''
''On y pose la ''flèche'' aiguë''
''Que le nerf envoie en sifflant''. {{sc|N. Ch. de Vers}}.}}''
Nicot croit que ce nom est factice, & formé sur le son que fait la ''flèche'' quand on la décoche, parce qu’on l’appeloit autrefois ''flic''. Ménage tient qu’il vient de l’Allemand ''flaits'', qui signifie la même chose,
FLE 187 ou de l’Espagnol flécha. Il faut remarquer qu’il y a eu une grande différence entre les flèches & les dards, tant à cause de leur matière, que de leurs figures, qui font d’une infinité de fortes. Ceux qui feront curieux de les voir, les trouveront repréfentées dans l’onzième livre d’Ambroise Paré.
FLÈCHES D’APOLLON. On entendoit par ces flèches, les rayons du Soleil. Ainsi, quand la fable dit que ce Dieu, avec Diane sa four, tua les enfans de Niobé à coups de flèches, cela veut dire que la peste, qui est causée ordinairement par la chaleur excessive des rayons du Soleil, fit périr tous ses enfans.
FLÈCHES D’HERCULE. Ce Héros trempa ses flèches dans le sang de Hydre de Lerne, & les empoisonna ; ensorte que toutes les blessures qu’elles faisoient étoient incurables.
On appelle le Dauphin, la Flèche de la mer, cause de la promptitude de son mouvement.
FLÈCHE, se dit aussi figurément en morale. Les flèches de Cupidon, de l’Amour, font des traits invisibles, qu’on le figure qui percent le cœur des Amans. On appelle, en termes de l’Ecriture, les flèches de la colère de Dieu, les fléaux qu’il envoie aux hom mes pour les punir. Sagitta potentis acuta.
FLECHE, se dit aussi pour des traits de médisance & de calomnie, pour des actions de malice & de méchanceté. David se plaint en mille endroits de ses Pseaumes, des flèches acérées & envénimées que les ennemis décochoient contre lui. Vous avez oui dire quelles flèches & quels dards le Diable décocha contre Job. {{sc|Maucroix}}.
En termes d’Arpentage, on appelle flèches, les piquets faits en forme de flèches, que les Arpenteurs fichent en terre toutes les fois qu’ils transportent leur chaîne. Pessica.
FLECHE, se dit aussi de plusieurs fortes de grosses pièces de bois qui servent dans les machines.
FLÈCHE de carrosse, est une grosse pièce de bois de chatronnage qui joint le train de devant à celui de derrière. Temo, scapus jugarius. On la débite en grume. Elle est de dix à douze pieds de long pour les carrosses à arc, & de douze à quinze pour les autres. Elle doit être courbée, sans nœuds, & d’un beau braquement. Ce carrosse porte sur la flèche.
FLÈCHE, en termes d’Artillerie, se dit de deux pièces de bois montées sur deux roues, qui servent à attacher le pétard à un pont ou à une porte de ville.
FLÈCHE. Terme d’Agriculture. C’est un jet que poussent les cannes de sucre au bout d’un an, & qui ressemble à une flèche on dit alors que les cannes font en flèche : être en flèche, c’est pousser ce jet. Surculum emittere. Voyez FLÉCHER, & l’Histoire naturelle du cacao & du sucre, imprimée à Paris en 1719.
FLÈCHE. Terme de fabrique de tapisserie de haute-lisse. C’est une simple ficelle que l’Ouvrier entrelace dans les fils de la chaîne, au-dessus des bâtons de croifure, afin que ses fils se maintiennent toujours dans une égale distance.
FLÈCHE. Terme d’Eventailliste. Ce que les Eventaillistes & les Tabletiers appellent les flèches d’une monture d’éventail, font les petits brins ou morceaux de bois, d’écaille, d’ivoire, &c. qui se placent par un bout, à distance égale, entre chaque pli du papier, ou de quelque autre matière que ce soit, qui fait le fond de l’éventail, & qui font joints par l’autre bout par un clou rivé.
FLÈCHE, en Mécanique, est aussi le principal arbre d’une grue, ou autre machine semblable, qui est posé à plomb, & sur lequel la grue tourne. Stipes, scapus affectarius.
FLÈCHE d’un pont levis, est la pièce de bois qui va depuis la balcule jusqu’aux chaînes, & qui tourne sur un pivot pour lever le pont. Quelques-uns appellent aussi flèche, le fût ou le tronc de la colonne. On appelle aussi flèche, la pièce de fer qui soutient la potence d’un minot, qui doit être contrerivée par-dessous une platine de fer de tôle. Scapus.
FLÈCHE. En termes de Fortification, les flèches sont de petits ouvrages oblongs, qu’on place quelquefois au— Y 2<section end="FLÈCHE"/><noinclude>
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☞ {{sc|Fléau}}, dans le sens figuré, se dit des grandes calamités dont Dieu afflige quelquefois les hommes. La guerre, la peste, la famine, sont les ''fléaux'' dont Dieu se sert dans sa colère pour châtier les hommes.
☞ On appelle aussi ''fléau'', celui dont Dieu se sert pour châtier les hommes. Attila se faisoit appeler le ''fléau'' de Dieu. L’Arétin étoit surnommé le ''fléau'' des Princes.
☞ On le dit par exagération des personnes & des choses qui sont à charge, ou qui causent du chagrin. Molière a été le ''fléau'' du ridicule. La calomnie est un des plus grands ''fléaux'' de la vie humaine. Vous demandez la santé d’un fils dont vous faites votre idole, & qui sera peut-être un jour le ''fléau'' de votre vieillesse.
Nicot écrit ''flayau. Fléau'' ne se prononce guère que comme une {{corr|syllable|syllabe}} dans le discours ordinaire. Je dis presque, parcequ’en effet on fait un peu sentir l’''e'' même dans la prose ; & pour les vers, on fait toujours ''fléau'' de deux {{corr|syllables|syllabes}}. Au moins, le {{P.|Mourgues}} a remarqué dans son Traité de la Poésie Françoise, que tel étoit l’usage de nos bons Auteurs. Au simple, il n’est jamais que d’une syllabe. Au figuré, toujours de deux. C’est l’usage.
{{poem|''Ætna l’effroi du monde & le'' fléau ''de Dieu.'' {{sc|Corn}}.
''Puis sur leur pas soudain arrivent les remords,''
''Et bientôt avec eux tous les ''fléaux'' du corps.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}}
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|flagellum}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|figere}}''. Voyez {{Tr6L|AFFLIGER}}.
{{sc|Fléau}}. Terme de balancier, est la pièce de fer poli en équilibre, avec une aiguille au milieu, & deux trous à chaque extrémité, où sont suspendus & attachés les deux bassins ou plateaux de la balance ordinaire. On l’appelle aussi le traversin. Le fléau est aussi le bâton marqué de plusieurs divisions qui fait la balance Romaine. On dit plus souvent branche ou verge.
{{sc|Fléau}}, est aussi une barre de fer qui sert à fermer les portes cochères, qui est mobile par le moyen d’un boulon, & qui donne sur les deux battans.
Les Vîtriers appellent aussi ''fléaux'', une espèce de petits crochets qui leur servent à transporter leurs panneaux de vîtres.
{{sc|Fléau}}. Ce mot se trouve aussi dans Nicot & autres, pour signifier le tendon dont la vigne s’attache à tout ce qui la touche. ''{{lang|la|Viticulum, vitis flagellum, capreolus}}''.
{{sc|Fléau brisé}}. Arme faite de cinq ou six bâtons, de la longueur d’environ un pied chacun, attachés bout à bout avec de petits chaînons de fer, & qui a au dernier bout une boule d’acier de la pesanteur d’une demi-livre.
{{sc|Fléaux}}, au plur. Ce mot se trouve encore dans quelques Dictionnaires, pour signifier les nageoires de certains poissons. ''{{lang|la|Brachia, vel crines}}'', dit Nicot.
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FLÈBE. adj. Quelques-uns disoient & écrivoient ''flèbe'' du temps de Nicot au-lieu de fébe ou foible. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIBLE}}.
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FLÉBOTOMISER. v. a. Voyez {{Tr6L|PHLÉBOTOMISER}}.
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FLÈCHE. s. f. Tout le monde écrit aujourd’hui ce mot comme on le prononce. Petite verge de bois armée d’un fer pointu, qui se décoche avec l’arc ou avec l’arbalête. ''{{lang|la|Sagitta}}''. Il tomboit en cette bataille une nuée de ''flèches''. Les anciens poussoient de grosses ''flèches'' avec leurs balistes. Décocher, encocher une ''flèche''. Vider son carquois de ''flèches''.
''{{lang|la|''On taille la lourde massue ;''
''On courbe en arc un bois pliant,''
''On y pose la ''flèche'' aiguë''
''Que le nerf envoie en sifflant''. {{sc|N. Ch. de Vers}}.}}''
Nicot croit que ce nom est factice, & formé sur le son que fait la ''flèche'' quand on la décoche, parce qu’on l’appeloit autrefois ''flic''. Ménage tient qu’il vient de l’Allemand ''flaits'', qui signifie la même chose,
ou de l’Espagnol ''flecha''. Il faut remarquer qu’il y a eu une grande différence entre les ''flèches'' & les dards, tant à cause de leur matière, que de leurs figures, qui sont d’une infinité de sortes. Ceux qui seront curieux de les voir, les trouveront représentées dans l’onzième livre d’Ambroise Paré.
{{sc|Flèches d’Apollon}}. On entendoit par ces ''flèches'', les rayons du Soleil. Ainsi, quand la fable dit que ce Dieu, avec Diane sa sœur, tua les enfans de Niobé à coups de ''flèches'', cela veut dire que la peste, qui est causée ordinairement par la chaleur excessive des rayons du Soleil, fit périr tous ses enfans.
{{sc|Flèches d’Hercule}}. Ce Héros trempa ses ''flèches'' dans le sang de l’Hydre de Lerne, & les empoisonna ; ensorte que toutes les blessures qu’elles faisoient étoient incurables.
On appelle le Dauphin, la ''Flèche'' de la mer, cause de la promptitude de son mouvement.
{{sc|Flèche}}, se dit aussi figurément en morale. Les ''flèches'' de Cupidon, de l’Amour, sont des traits invisibles, qu’on se figure qui percent le cœur des Amans. On appelle, en termes de l’Ecriture, les ''flèches'' de la colère de Dieu, les fléaux qu’il envoie aux hommes pour les punir. ''{{lang|la|Sagittæ potentis acutæ}}''.
{{sc|Flèche}}, se dit aussi pour des traits de médisance & de calomnie, pour des actions de malice & de méchanceté. David se plaint en mille endroits de ses Pseaumes, des ''flèches'' acérées & envénimées que les ennemis décochoient contre lui. Vous avez oui dire quelles ''flèches'' & quels dards le Diable décocha contre Job. {{sc|Maucroix}}.
En termes d’Arpentage, on appelle ''flèches'', les piquets faits en forme de ''flèches'', que les Arpenteurs fichent en terre toutes les fois qu’ils transportent leur chaîne. ''{{lang|la|Perticæ}}''.
{{sc|Flèche}}, se dit aussi de plusieurs sortes de grosses pièces de bois qui servent dans les machines.
{{sc|Flèche}} de carrosse, est une grosse pièce de bois de charronnage qui joint le train de devant à celui de derrière. ''{{lang|la|Temo, scapus jugarius}}''. On la débite en grume. Elle est de dix à douze pieds de long pour les carrosses à arc, & de douze à quinze pour les autres. Elle doit être courbée, sans nœuds, & d’un beau braquement. Ce carrosse porte sur la ''flèche''.
{{sc|Flèche}}, en termes d’Artillerie, se dit de deux pièces de bois montées sur deux roues, qui servent à attacher le pétard à un pont ou à une porte de ville.
{{sc|Flèche}}. Terme d’Agriculture. C’est un jet que poussent les cannes de sucre au bout d’un an, & qui ressemble à une ''flèche :'' on dit alors que les cannes sont en ''flèche :'' être en ''flèche'', c’est pousser ce jet. ''{{lang|la|Surculum emittere}}''. Voyez {{Tr6L|FLÉCHER}}, & l’Histoire naturelle du cacao & du sucre, imprimée à Paris en 1719.
{{sc|Flèche}}. Terme de fabrique de tapisserie de haute-lisse. C’est une simple ficelle que l’Ouvrier entrelace dans les fils de la chaîne, au-dessus des bâtons de croisure, afin que ses fils se maintiennent toujours dans une égale distance.
{{sc|Flèche}}. Terme d’Eventailliste. Ce que les Eventaillistes & les Tabletiers appellent les ''flèches'' d’une monture d’éventail, sont les petits brins ou morceaux de bois, d’écaille, d’ivoire, ''&c.'' qui se placent par un bout, à distance égale, entre chaque pli du papier, ou de quelque autre matière que ce soit, qui fait le fond de l’éventail, & qui sont joints par l’autre bout par un clou rivé.
{{sc|Flèche}}, en Mécanique, est aussi le principal arbre d’une grue, ou autre machine semblable, qui est posé à plomb, & sur lequel la grue tourne. ''{{lang|la|Stipes, scapus arrectarius}}''.
{{sc|Flèche}} d’un pont levis, est la pièce de bois qui va depuis la bascule jusqu’aux chaînes, & qui tourne sur un pivot pour lever le pont. Quelques-uns appellent aussi ''flèche'', le fût ou le tronc de la colonne. On appelle aussi ''flèche'', la pièce de fer qui soutient la potence d’un minot, qui doit être contrerivée par-dessous une platine de fer de tôle. ''{{lang|la|Scapus}}''.
{{sc|Flèche}}. En termes de Fortification, les ''flèches'' sont de petits ouvrages oblongs, qu’on place quelquefois {{tiret|au|-devant}}<section end="FLÈCHE"/><noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/28
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>pétueux ! Il faut vous dire que c’est une personne
batie comme la Vénus de Crotone, une véritable
''csculpture'' de {{M.|Puget}} ! Elle vous a des bras… oh !
quels bras ! des z’hanches ! ah ! quelles z’hanches !
on pourrait se mettre à califourchon dessus. Ce
Passepoil a toujours eu des idées développées.
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Enfin ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Enfin, madame, durant la sixième année, qui est
{{Nec|celle}} présente, le marbre s’anima, la glace se fondit,
les bourrades de cette créature ''esplendide'' furent
moins repoussantes. Et je sentis enfin se produire,
à mon profit, un changement soudain dans les bonnes
manières de cette agréable personne. C’est alors
que je me dis : — Cocardasse, qu’est-ce que tu vas
faire ?… Tu vas trahir l’amitié ? Tu vas embraser
de tes feux cette mère de famille qui t’a accepté
comme parrain de son rejeton ? Tu vas semer le
déshonneur dans cette Académie de l’escrime qui
est une des première de Paris ?… Tu ne feras pas
cela ! Et pour ramener à la vertu cette fille d’Êve
prête à manger le restant de la pomme entamée, jadis,
par mademoiselle sa mère, tu t’éloigneras d’elle,
et tu partiras pour le bout du monde, si le monde
possède un bout.
{{PersonnageD|LAGARDÈRE|c|se levant et allant à lui.}}
C’est très bien cela, Cocardasse !
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Oh ! oui, très bien !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Voilà comme nous sommes, nous autres enfants
du Méridiou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Livre:Satan et Ève, 1832.djvu
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Cunegonde1
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Page créée avec « __TOC__ ==Choix éditoriaux== {{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé. * Graphie du début du 19e siècle ex : les ''amans'', les ''enfans''. Le mot ''cul'', est souvent écrit ''cu''. Cette orthographe est préservée * Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fau... »
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__TOC__
==Choix éditoriaux==
{{ChoixEd|concept=corr|liste_typo=* Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé.
* Graphie du début du 19e siècle ex : les ''amans'', les ''enfans''. Le mot ''cul'', est souvent écrit ''cu''. Cette orthographe est préservée
* Les fautes d'orthographe ne nuisant pas à la compréhension du texte n’ont pas été corrigées sauf lorsqu’il s'agit de coquilles manifestes, ou de certaines fautes de grammaire qui altèrent la qualité de lecture (ex. a/à, ou/où), dans ce cas le modèle {{m|corr}} est utilisé.
* La ponctuation a été harmonisée, les points de suspension sont réduits à 1 …
* Les mots justes, mais apparaissant en rose comme des risques de scanilles sont marqués avec le modèle {{m|Nec}}
|liste_scanilles=|rem_texte=
*{{rouge|Merci aux contributeurs '''de ne pas supprimer''' les sauts de ligne, facilitant ainsi la relecture pour la majorité des relecteurs.}}
|utilisateur_création=--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mai 2026 à 15:59 (UTC)|utilisateur_contrib=|rem_utilisateur=}}
==Liste des corrections==
{{Liste des corrections|avec=corr}}
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/215
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Seudo
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Transcription assistée avec [[Utilisateur:Seudo/WikisourceAICorrector|Wikisource AI Corrector]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|XV. Responsio D. archiepiscopi Cameracensis ad Epistolam D. Parisiensis archiepiscopi. (1698.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/538|538]]
|-
|La Lettre à laquelle Fénelon répond, se trouve p. 420.
|-
|XVI. Lettres (5) à M. l'évêque de Meaux, conseiller d'Etat, etc. en réponse aux Divers écrits ou Mémoires sur le livre des Maximes. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/554|554]]
|-
|XVII. Lettres (3) pour servir de réponse à celle de M. l'évêque de Meaux. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/626|626]]
|-
|XVIII. Réponse à l'écrit de M. l'évêque de Meaux, intitulé : Relation sur le Quiétisme. (Août 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/5|T. III, p. 5]]
|-
|XIX. Réponse aux Remarques de M. l'évêque de Meaux sur la Réponse à la Relation sur le Quiétisme. (Novembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|XX. Lettres (2) pour servir de réponse à la Lettre pastorale de M. l'évêque de Chartres sur le livre des Maximes des Saints. (Septembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/124|124]]
|-
|La Lettre pastorale de l'évêque de Chartres accompagne ces deux Lettres de Fénelon (p. 88).
|-
|XXI. Lettres (2) à M. l'évêque de Chartres en réponse à la Lettre d'un Théologien. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/162|162]]
|-
|L'écrit auquel Fénelon répond ici, se trouve dans les Œuvres de Bossuet ; t. xxx, p. 223.
|-
|XXII. Lettres (3) à M. l'évêque de Meaux, pour répondre à ses trois traités latins. (Octobre, novembre et décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|189]]
|-
|La première, sur l'Oraison passive, répond à Mystici in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|Ibid.]]
|-
|La seconde, sur la Charité, répond à Schola in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/215|215]]
|-
|La troisième est une réponse à l'écrit intitulé : Quaestiuncula, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/234|234]]
|-
|XXIII. Les principales Propositions du livre des Maximes des Saints, justifiées par des expressions plus fortes des saints auteurs. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/248|248]]
|-
|XXIV. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, en réponse à l'écrit intitulé : Les Passages éclaircis. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/309|309]]
|-
|XXV. Préjugés décisifs pour M. l'archevêque de Cambrai contre M. l'évêque de Meaux. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/335|335]]
|-
|XXVI. Lettre sur la Réponse de M. l'évêque de Meaux à l'ouvrage intitulé : Préjugés décisifs. (Février 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/339|339]]
|-
|XXVII. Lettre à M. l'évêque de Meaux, sur la Charité. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/354|354]]
|-
|XXVIII. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des docteurs de Paris. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/372|372]]
|-
|XXIX. Pièces relatives à la condamnation du livre des Maximes, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-
|1. Bref du Pape Innocent XII, qui condamne le livre des Maximes. (Mars 1699.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-
|2. Mandement de Fénelon, du 9 avril 1699, pour l'acceptation dudit Bref. Cambrai, 1699 ; in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/410|410]]
|-
|3. Procès-verbal de l'assemblée des évêques de la province de Cambrai, pour l'acceptation du même Bref (1699) In-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/412|412]]
|-
|4. Mandement de Fénelon, du 30 septembre 1700, pour la publication de la même Constitution.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/419|419]]
|-
|XXX. Dissertatio de amore pUro . seu Analysis controversiaa inter archiepiscopum Cameracensem et Meldensem episcopum habitae, de charitatis natura, neenon de habituali statu puri afnoris. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/420|420]]
|-
|XXXI. Epistolai (2) ad sanctissimum Dominum nostrum Clëmenlém Papàm XI, de eadem controversia. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/541|541]]
|-
|SECTION III. — Ouvrages sur le Jansénisme.
|-
|I. Instructions pastorales à l'occasion du Cas de conscience.
|-
|Elles sont au nombre de quatre, savoir :
|-
|Ordonnance et Instruction pastorale de M. l'archevêque duc de Cambrai, au clergé et au peuple de son diocèse, portant condamnation d'un imprimé intitulé : Cas de conscience proposé par un confesseur de province, etc. Valenciennes, 1704, in-12. T. III, p. 573.
|-
|Seconde Instruction pastorale pour éclaircir les difficultés proposées par divers écrits contre sa première Instruction. Valenciennes, 1704, in-12. T. IV, p. 5.
|-
|Troisième Instruction pastorale,... contenant les preuves de la tradition sur l'infaillibilité de l'Eglise touchant les testes orthodoxes ou hérétiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/96|96]]
|-
|Quatrième Instruction pastorale,... où l'on prouve que c'est l'Eglise qui exige la signature du Formulaire, et qu'en exigeant cette signature, elle se fonde sur l'infaillibilité qui lui est promise pour juger des textes dogmatiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/262|262]]
|-
|II. Réponses (2) de M. l'archevêque duc de Cambrai à un évêque (M. de Bissy, évêque de Meaux), sur plusieurs difficultés qu'il lui a proposées, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/338|338]]
|-
|La réponse de M. de Bissy est à la suite, p. 353 ; Fénelon répliqua par la
|-
|Réponse à une seconde Lettre de M. l'évêque de ***, (Paris ; 1707.) In-12.
|-
|III. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à un
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|-
|XV. Responsio D. archiepiscopi Cameracensis ad Epistolam D. Parisiensis archiepiscopi. (1698.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/538|538]]
|-
|La Lettre à laquelle Fénelon répond, se trouve p. 420.
|-
|XVI. Lettres (5) à M. l'évêque de Meaux, conseiller d'Etat, etc. en réponse aux Divers écrits ou Mémoires sur le livre des Maximes. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/554|554]]
|-
|XVII. Lettres (3) pour servir de réponse à celle de M. l'évêque de Meaux. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/626|626]]
|-
|XVIII. Réponse à l'écrit de M. l'évêque de Meaux, intitulé : Relation sur le Quiétisme. (Août 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/5|T. III, p. 5]]
|-
|XIX. Réponse aux Remarques de M. l'évêque de Meaux sur la Réponse à la Relation sur le Quiétisme. (Novembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|XX. Lettres (2) pour servir de réponse à la Lettre pastorale de M. l'évêque de Chartres sur le livre des Maximes des Saints. (Septembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/124|124]]
|-
|La Lettre pastorale de l'évêque de Chartres accompagne ces deux Lettres de Fénelon (p. 88).
|-
|XXI. Lettres (2) à M. l'évêque de Chartres en réponse à la Lettre d'un Théologien. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/162|162]]
|-
|L'écrit auquel Fénelon répond ici, se trouve dans les Œuvres de Bossuet ; t. xxx, p. 223.
|-
|XXII. Lettres (3) à M. l'évêque de Meaux, pour répondre à ses trois traités latins. (Octobre, novembre et décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|189]]
|-
|La première, sur l'Oraison passive, répond à Mystici in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|Ibid.]]
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|La seconde, sur la Charité, répond à Schola in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/215|215]]
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|La troisième est une réponse à l'écrit intitulé : Quaestiuncula, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/234|234]]
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|XXIII. Les principales Propositions du livre des Maximes des Saints, justifiées par des expressions plus fortes des saints auteurs. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/248|248]]
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|XXIV. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, en réponse à l'écrit intitulé : Les Passages éclaircis. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/309|309]]
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|XXV. Préjugés décisifs pour M. l'archevêque de Cambrai contre M. l'évêque de Meaux. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/335|335]]
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|XXVI. Lettre sur la Réponse de M. l'évêque de Meaux à l'ouvrage intitulé : Préjugés décisifs. (Février 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/339|339]]
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|XXVII. Lettre à M. l'évêque de Meaux, sur la Charité. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/354|354]]
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|XXVIII. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des docteurs de Paris. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/372|372]]
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|XXIX. Pièces relatives à la condamnation du livre des Maximes, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
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|1. Bref du Pape Innocent XII, qui condamne le livre des Maximes. (Mars 1699.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
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|2. Mandement de Fénelon, du 9 avril 1699, pour l'acceptation dudit Bref. Cambrai, 1699 ; in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/410|410]]
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|3. Procès-verbal de l'assemblée des évêques de la province de Cambrai, pour l'acceptation du même Bref (1699) In-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/412|412]]
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|4. Mandement de Fénelon, du 30 septembre 1700, pour la publication de la même Constitution.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/419|419]]
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|XXX. Dissertatio de amore pUro . seu Analysis controversiaa inter archiepiscopum Cameracensem et Meldensem episcopum habitae, de charitatis natura, neenon de habituali statu puri afnoris. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/420|420]]
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|XXXI. Epistolai (2) ad sanctissimum Dominum nostrum Clëmenlém Papàm XI, de eadem controversia. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/541|541]]
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|SECTION III. — Ouvrages sur le Jansénisme.
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|I. Instructions pastorales à l'occasion du Cas de conscience.
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|Elles sont au nombre de quatre, savoir :
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|Ordonnance et Instruction pastorale de M. l'archevêque duc de Cambrai, au clergé et au peuple de son diocèse, portant condamnation d'un imprimé intitulé : Cas de conscience proposé par un confesseur de province, etc. Valenciennes, 1704, in-12. T. III, p. 573.
|-
|Seconde Instruction pastorale pour éclaircir les difficultés proposées par divers écrits contre sa première Instruction. Valenciennes, 1704, in-12. T. IV, p. 5.
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|Troisième Instruction pastorale,... contenant les preuves de la tradition sur l'infaillibilité de l'Eglise touchant les testes orthodoxes ou hérétiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/96|96]]
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|Quatrième Instruction pastorale,... où l'on prouve que c'est l'Eglise qui exige la signature du Formulaire, et qu'en exigeant cette signature, elle se fonde sur l'infaillibilité qui lui est promise pour juger des textes dogmatiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/262|262]]
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|II. Réponses (2) de M. l'archevêque duc de Cambrai à un évêque (M. de Bissy, évêque de Meaux), sur plusieurs difficultés qu'il lui a proposées, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/338|338]]
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|La réponse de M. de Bissy est à la suite, p. 353 ; Fénelon répliqua par la
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|Réponse à une seconde Lettre de M. l'évêque de ***, (Paris ; 1707.) In-12.
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|III. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à un
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|XV. Responsio D. archiepiscopi Cameracensis ad Epistolam D. Parisiensis archiepiscopi. (1698.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/538|538]]
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|La Lettre à laquelle Fénelon répond, se trouve p. 420.
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|XVI. Lettres (5) à M. l'évêque de Meaux, conseiller d'Etat, etc. en réponse aux Divers écrits ou Mémoires sur le livre des Maximes. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/554|554]]
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|XVII. Lettres (3) pour servir de réponse à celle de M. l'évêque de Meaux. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/626|626]]
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|XVIII. Réponse à l'écrit de M. l'évêque de Meaux, intitulé : Relation sur le Quiétisme. (Août 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/5|T. III, p. 5]]
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|XIX. Réponse aux Remarques de M. l'évêque de Meaux sur la Réponse à la Relation sur le Quiétisme. (Novembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
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|XX. Lettres (2) pour servir de réponse à la Lettre pastorale de M. l'évêque de Chartres sur le livre des Maximes des Saints. (Septembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/124|124]]
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|La Lettre pastorale de l'évêque de Chartres accompagne ces deux Lettres de Fénelon (p. 88).
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|XXI. Lettres (2) à M. l'évêque de Chartres en réponse à la Lettre d'un Théologien. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/162|162]]
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|L'écrit auquel Fénelon répond ici, se trouve dans les Œuvres de Bossuet ; t. xxx, p. 223.
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|XXII. Lettres (3) à M. l'évêque de Meaux, pour répondre à ses trois traités latins. (Octobre, novembre et décembre 1698.) In-8°.
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|La première, sur l'Oraison passive, répond à Mystici in tuto.
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|La seconde, sur la Charité, répond à Schola in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/215|215]]
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|La troisième est une réponse à l'écrit intitulé : Quaestiuncula, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/234|234]]
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|XXIII. Les principales Propositions du livre des Maximes des Saints, justifiées par des expressions plus fortes des saints auteurs. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/248|248]]
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|XXIV. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, en réponse à l'écrit intitulé : Les Passages éclaircis. (Mars 1699.) In-8°.
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|XXV. Préjugés décisifs pour M. l'archevêque de Cambrai contre M. l'évêque de Meaux. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/335|335]]
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|XXVI. Lettre sur la Réponse de M. l'évêque de Meaux à l'ouvrage intitulé : Préjugés décisifs. (Février 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/339|339]]
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|XXVII. Lettre à M. l'évêque de Meaux, sur la Charité. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/354|354]]
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|XXVIII. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des docteurs de Paris. (Janvier 1699.) In-8°.
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|XXIX. Pièces relatives à la condamnation du livre des Maximes, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
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|1. Bref du Pape Innocent XII, qui condamne le livre des Maximes. (Mars 1699.)
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|2. Mandement de Fénelon, du 9 avril 1699, pour l'acceptation dudit Bref. Cambrai, 1699 ; in-4°.
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|3. Procès-verbal de l'assemblée des évêques de la province de Cambrai, pour l'acceptation du même Bref (1699) In-4°.
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|4. Mandement de Fénelon, du 30 septembre 1700, pour la publication de la même Constitution.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/419|419]]
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|XXX. Dissertatio de amore puro . seu Analysis controversiae inter archiepiscopum Cameracensem et Meldensem episcopum habitae, de charitatis natura, necnon de habituali statu puri amoris. (1822.)
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|XXXI. Epistolae (2) ad sanctissimum Dominum nostrum Clémentem Papam XI, de eadem controversia. (1822.)
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|SECTION III. — Ouvrages sur le Jansénisme.
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|I. Instructions pastorales à l'occasion du Cas de conscience.
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|Elles sont au nombre de quatre, savoir :
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|Ordonnance et Instruction pastorale de M. l'archevêque duc de Cambrai, au clergé et au peuple de son diocèse, portant condamnation d'un imprimé intitulé : Cas de conscience proposé par un confesseur de province, etc. Valenciennes, 1704, in-12. T. III, p. 573.
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|Seconde Instruction pastorale pour éclaircir les difficultés proposées par divers écrits contre sa première Instruction. Valenciennes, 1704, in-12. T. IV, p. 5.
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|Troisième Instruction pastorale,... contenant les preuves de la tradition sur l'infaillibilité de l'Eglise touchant les testes orthodoxes ou hérétiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/96|96]]
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|Quatrième Instruction pastorale,... où l'on prouve que c'est l'Eglise qui exige la signature du Formulaire, et qu'en exigeant cette signature, elle se fonde sur l'infaillibilité qui lui est promise pour juger des textes dogmatiques. Valenciennes, 1705, in-12.
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|II. Réponses (2) de M. l'archevêque duc de Cambrai à un évêque (M. de Bissy, évêque de Meaux), sur plusieurs difficultés qu'il lui a proposées, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-8°.
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|La réponse de M. de Bissy est à la suite, p. 353 ; Fénelon répliqua par la
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|Réponse à une seconde Lettre de M. l'évêque de ***, (Paris ; 1707.) In-12.
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|III. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à un
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|XV. Responsio D. archiepiscopi Cameracensis ad Epistolam D. Parisiensis archiepiscopi. (1698.)
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|La Lettre à laquelle Fénelon répond, se trouve p. 420.
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|XVI. Lettres (5) à M. l'évêque de Meaux, conseiller d'Etat, etc. en réponse aux Divers écrits ou Mémoires sur le livre des Maximes. (1698.) In-8°.
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|XVII. Lettres (3) pour servir de réponse à celle de M. l'évêque de Meaux. (1698.) In-8°.
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|XVIII. Réponse à l'écrit de M. l'évêque de Meaux, intitulé : Relation sur le Quiétisme. (Août 1698.) In-8°.
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|XIX. Réponse aux Remarques de M. l'évêque de Meaux sur la Réponse à la Relation sur le Quiétisme. (Novembre 1698.) In-8°.
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|XX. Lettres (2) pour servir de réponse à la Lettre pastorale de M. l'évêque de Chartres sur le livre des Maximes des Saints. (Septembre 1698.) In-8°.
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|La Lettre pastorale de l'évêque de Chartres accompagne ces deux Lettres de Fénelon (p. 88).
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|XXI. Lettres (2) à M. l'évêque de Chartres en réponse à la Lettre d'un Théologien. (Mars 1699.) In-8°.
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|L'écrit auquel Fénelon répond ici, se trouve dans les Œuvres de Bossuet ; t. xxx, p. 223.
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|XXII. Lettres (3) à M. l'évêque de Meaux, pour répondre à ses trois traités latins. (Octobre, novembre et décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|189]]
|-
|La première, sur l'Oraison passive, répond à Mystici in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|Ibid.]]
|-
|La seconde, sur la Charité, répond à Schola in tuto.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/215|215]]
|-
|La troisième est une réponse à l'écrit intitulé : Quaestiuncula, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/234|234]]
|-
|XXIII. Les principales Propositions du livre des Maximes des Saints, justifiées par des expressions plus fortes des saints auteurs. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/248|248]]
|-
|XXIV. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, en réponse à l'écrit intitulé : Les Passages éclaircis. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/309|309]]
|-
|XXV. Préjugés décisifs pour M. l'archevêque de Cambrai contre M. l'évêque de Meaux. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/335|335]]
|-
|XXVI. Lettre sur la Réponse de M. l'évêque de Meaux à l'ouvrage intitulé : Préjugés décisifs. (Février 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/339|339]]
|-
|XXVII. Lettre à M. l'évêque de Meaux, sur la Charité. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/354|354]]
|-
|XXVIII. Lettres (2) à M. l'évêque de Meaux, sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des docteurs de Paris. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/372|372]]
|-
|XXIX. Pièces relatives à la condamnation du livre des Maximes, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-
|1. Bref du Pape Innocent XII, qui condamne le livre des Maximes. (Mars 1699.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-
|2. Mandement de Fénelon, du 9 avril 1699, pour l'acceptation dudit Bref. Cambrai, 1699 ; in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/410|410]]
|-
|3. Procès-verbal de l'assemblée des évêques de la province de Cambrai, pour l'acceptation du même Bref (1699) In-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/412|412]]
|-
|4. Mandement de Fénelon, du 30 septembre 1700, pour la publication de la même Constitution.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/419|419]]
|-
|XXX. Dissertatio de amore puro . seu Analysis controversiae inter archiepiscopum Cameracensem et Meldensem episcopum habitae, de charitatis natura, necnon de habituali statu puri amoris. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/420|420]]
|-
|XXXI. Epistolae (2) ad sanctissimum Dominum nostrum Clémentem Papam XI, de eadem controversia. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/541|541]]
|-
|SECTION III. — Ouvrages sur le Jansénisme.
|-
|I. Instructions pastorales à l'occasion du Cas de conscience.
|-
|Elles sont au nombre de quatre, savoir :
|-
|Ordonnance et Instruction pastorale de M. l'archevêque duc de Cambrai, au clergé et au peuple de son diocèse, portant condamnation d'un imprimé intitulé : Cas de conscience proposé par un confesseur de province, etc. Valenciennes, 1704, in-12. T. III, p. 573.
|-
|Seconde Instruction pastorale pour éclaircir les difficultés proposées par divers écrits contre sa première Instruction. Valenciennes, 1704, in-12. T. IV, p. 5.
|-
|Troisième Instruction pastorale,... contenant les preuves de la tradition sur l'infaillibilité de l'Eglise touchant les testes orthodoxes ou hérétiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/96|96]]
|-
|Quatrième Instruction pastorale,... où l'on prouve que c'est l'Eglise qui exige la signature du Formulaire, et qu'en exigeant cette signature, elle se fonde sur l'infaillibilité qui lui est promise pour juger des textes dogmatiques. Valenciennes, 1705, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/262|262]]
|-
|II. Réponses (2) de M. l'archevêque duc de Cambrai à un évêque (M. de Bissy, évêque de Meaux), sur plusieurs difficultés qu'il lui a proposées, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/338|338]]
|-
|La réponse de M. de Bissy est à la suite, p. 353 ; Fénelon répliqua par la
|-
|Réponse à une seconde Lettre de M. l'évêque de ***, (Paris ; 1707.) In-12.
|-
|III. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à un
|}<noinclude></noinclude>
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Seudo
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|-
|XV. ''Responsio D. archiepiscopi Cameracensis ad'' Epistolam ''D. Parisiensis archiepiscopi''. (1698.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/538|538]]
|-class=desc
|colspan=2|La ''Lettre'' à laquelle Fénelon répond, se trouve [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/420|{{pg|420}}]].
|-
|XVI. Lettres{{lié}}(5) à {{M.|l’évêque}} de Meaux, conseiller d’État, etc. en réponse aux ''Divers écrits'' ou ''Mémoires'' sur le livre des ''Maximes''. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/554|554]]
|-
|XVII. Lettres{{lié}}(3) pour servir de réponse à celle de {{M.|l'évêque}} de Meaux. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/626|626]]
|-
|XVIII. Réponse à l'écrit de {{M.|l'évêque}} de Meaux, intitulé : ''Relation sur le Quiétisme''. (Août 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/5|T.{{lié}}III, {{pg|5}}]]
|-
|XIX. Réponse aux ''Remarques'' de {{M.|l'évêque}} de Meaux sur la ''Réponse à la Relation sur le Quiétisme''. (Novembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|XX. Lettres{{lié}}(2) pour servir de réponse à la ''Lettre pastorale'' de {{M.|l'évêque}} de Chartres sur le livre des ''Maximes des Saints''. (Septembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/124|124]]
|-class=desc
|colspan=2|La ''Lettre pastorale'' de l’évêque de Chartres accompagne ces deux ''Lettres'' de Fénelon ([[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/88|{{pg|88}}]]).
|-
|XXI. Lettres{{lié}}(2) à {{M.|l’évêque}} de Chartres en réponse à la ''Lettre d’un Théologien''. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/162|162]]
|-
|L'écrit auquel Fénelon répond ici, se trouve dans les ''Œuvres de Bossuet'' ; {{t.|{{sc|xxx}}}}, {{pg|223}}.
|-
|XXII. Lettres{{lié}}(3) à {{M.|l'évêque}} de Meaux, pour répondre à ses trois traités latins. (Octobre, novembre et décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|189]]
|-class=desc
|La première, sur l'Oraison passive, répond à ''{{lang|la|Mystici in tuto}}''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/189|Ibid.]]
|-class=desc
|La seconde, sur la Charité, répond à ''{{lang|la|Schola in tuto}}''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/215|215]]
|-class=desc
|La troisième est une réponse à l'écrit intitulé : ''Quaestiuncula, etc.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/234|234]]
|-
|XXIII. Les principales Propositions du livre des ''Maximes des Saints'', justifiées par des expressions plus fortes des saints auteurs. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/248|248]]
|-
|XXIV. Lettres{{lié}}(2) à {{M.|l'évêque}} de Meaux, en réponse à l'écrit intitulé : ''Les Passages éclaircis''. (Mars 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/309|309]]
|-
|XXV. Préjugés décisifs pour {{M.|l'archevêque}} de Cambrai contre {{M.|l'évêque}} de Meaux. (Décembre 1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/335|335]]
|-
|XXVI. Lettre sur la ''Réponse'' de {{M.|l'évêque}} de Meaux à l'ouvrage intitulé : ''Préjugés décisifs''. (Février 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/339|339]]
|-
|XXVII. Lettre à {{M.|l'évêque}} de Meaux, sur la Charité. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/354|354]]
|-
|XXVIII. Lettres{{lié}}(2) à {{M.|l'évêque}} de Meaux, sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des docteurs de Paris. (Janvier 1699.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/372|372]]
|-
|XXIX. ''Pièces relatives à la condamnation du livre des'' Maximes, ''savoir'' :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-class=niveau2
|1. Bref du Pape Innocent XII, qui condamne le livre des ''Maximes''. (Mars 1699.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/405|405]]
|-class=niveau2
|2. Mandement de Fénelon, du 9 avril 1699, pour l'acceptation dudit Bref. ''Cambrai'', 1699 ; in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/410|410]]
|-class=niveau2
|3. Procès-verbal de l'assemblée des évêques de la province de Cambrai, pour l'acceptation du même Bref (1699.) In-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/412|412]]
|-class=niveau2
|4. Mandement de Fénelon, du 30 septembre 1700, pour la publication de la même Constitution.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/419|419]]
|-
|XXX. ''{{lang|la|Dissertatio de amore puro, seu Analysis controversiæ inter archiepiscopum Cameracensem et Meldensem episcopum habitæ, de charitatis natura, necnon de habituali statu puri amoris}}''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/420|420]]
|-
|XXXI. ''Epistolae{{lié}}(2) ad sanctissimum Dominum nostrum Clémentem Papam XI, de eadem controversia''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/541|541]]
|}
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{{c|{{sc|Section iii}} — ''Ouvrages sur le Jansénisme''.}}
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|-
|colspan=2|I. ''Instructions pastorales à l'occasion du Cas de conscience''.
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|Elles sont au nombre de quatre, savoir :
|-class=niveau2
|Ordonnance et Instruction pastorale de {{M.|l'archevêque}} duc de Cambrai, au clergé et au peuple de son diocèse, portant condamnation d'un imprimé intitulé : ''Cas de conscience proposé par un confesseur de province, etc. Valenciennes'', 1704, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/573|T.{{lié}}III, {{pg|573}}]].
|-class=niveau2
|Seconde Instruction pastorale… pour éclaircir les difficultés proposées par divers écrits contre sa première Instruction. ''Valenciennes'', 1704, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|T.{{lié}}IV, {{pg|5}}]].
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|Troisième Instruction pastorale,… contenant les preuves de la tradition sur l'infaillibilité de l’Église touchant les testes orthodoxes ou hérétiques. ''Valenciennes'', 1705, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/96|96]]
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|Quatrième Instruction pastorale,… où l'on prouve que c’est l’Église qui exige la signature du Formulaire, et qu'en exigeant cette signature, elle se fonde sur l'infaillibilité qui lui est promise pour juger des textes dogmatiques. ''Valenciennes'', 1705, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/262|262]]
|-
|II. Réponses{{lié}}(2) de {{M.|l'archevêque}} duc de Cambrai à un évêque ({{M.|de Bissy}}, évêque de Meaux), sur plusieurs difficultés qu'il lui a proposées, au sujet de ses ''Instructions pastorales''. 1706, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/338|338]]
|-class=desc
|La réponse de {{M.|de Bissy}} est à la suite, [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/353|{{pg|353}}]] ; Fénelon répliqua par la
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|Réponse à une seconde Lettre de {{M.|l'évêque}} de <sup>***</sup>, (Paris ; 1707.) In-12.
|-
|III. Lettre de {{M.|l'archevêque}} de Cambrai à un théologien, au sujet de ses ''Instructions pastorales''. 1706, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/382|382]]
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/216
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Seudo
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|-
|théologien, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/382|382]]
|-
|IV. Réponses (2) à deux lettres de M. l'évêque de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d'y remédier. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|1. Mémoire sur l'état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d'y arrêter les progrès de l'erreur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|2. Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
|-
|VI. Lettres (2) sur l'Ordonnance du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément XI, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
|-
|VIII. Memoriale de Apostolico décretо, contra Casum conscientiae mox edendo. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,... pour la publication de la Constitution de N. S.P. le Pape Clément XI, du 15 juillet 1705, contre le Jansénisme. Valenciennes, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/488|488]]
|-
|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de M. l'évêque de Saint-Pons, du 31 octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
|-
|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-
|La première Lettre regarde l'écrit intitulé : Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit Vineam Domini, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-
|La seconde Lettre est sur la Relation du cardinal Rospigliosi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/582|582]]
|-
|XII. Lettres (4) à l'occasion d'un nouveau système sur le silence respectueux, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-
|Première Lettre... à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. Révérende admodum Domini, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-
|Seconde Lettre... sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
|-
|Lettre... à S. A. S. E. M. l'Electeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l'auteur anonyme d'une lettre latine, et d'un livre intitulé Defensio, etc. imprimé à Liège. 1708, in-8°
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
|-
|Lettre à M. N. fie baron Karck, chancelier de l'électeur de CologneJ sur un écrit intitulé : Lettre à S. E. M. l'électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à. S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
|-
|XIII. Instruction pastorale... sur le livre intitulé : Justification du Silence respectueux. Valenciennes, 1708, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|5]]
|-
|XIV. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai, sur l'infaillibilité dé l'Eglise touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/109|109]]
|-
|XV. Mandement et Instruction pastorale... au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution Unigenitus, etc. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/131|131]]
|-
|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/163|163]]
|-
|XVI. Dissertationes (4) ad Jansenismi controversiam spectantes. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/188|188]]
|-
|1. De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasioné libelli cui titulus : Via Pacis, etc. ad Em. cardinalem Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/188|188]]
|-
|3. De nova quadam fidei Professione circa Janseni condemnationem.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/203|203]]
|-
|3. De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum Delectatio invincibilis.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/207|207]]
|-
|4. De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S. Augustini Operum editionem, Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/213|213]]
|-
|XVII. Instruction pastorale,... en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3 vol. in-12; et Valenciennes, 1715, 1 vol.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/222|222]]
|-
|Première partie, qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/229|229]]
|-
|Seconde partie, qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l'abus que les Jansénistes en font, et l'opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/288|288]]
|-
|Troisième partie, qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de celle doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/389|389]]
|-
|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,... portant condamnation d'un livre intitulé : Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/454|454]]
|-
|SECONDE CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/454|454]]
|-
|OUVRAGES DE MORALE ET DE SPIRITUALITÉ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/454|454]]
|-
|I. De l'Education des Filles. Paris, 1687, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/563|563]]
|-
|L'Avis à une Dame de qualité, sur l'éducation de sa fille (p. 599), a paru pour la première fois dans l'édition de 1715.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/563|563]]
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|-
|théologien, au sujet de ses Instructions pastorales. 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/382|382]]
|-
|IV. Réponses (2) à deux lettres de M. l'évêque de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d'y remédier. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|1. Mémoire sur l'état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d'y arrêter les progrès de l'erreur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|2. Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
|-
|VI. Lettres (2) sur l'Ordonnance du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément XI, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
|-
|VIII. Memoriale de Apostolico décretо, contra Casum conscientiae mox edendo. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,... pour la publication de la Constitution de N. S.P. le Pape Clément XI, du 15 juillet 1705, contre le Jansénisme. Valenciennes, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/488|488]]
|-
|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de M. l'évêque de Saint-Pons, du 31 octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
|-
|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-
|La première Lettre regarde l'écrit intitulé : Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit Vineam Domini, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-
|La seconde Lettre est sur la Relation du cardinal Rospigliosi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/582|582]]
|-
|XII. Lettres (4) à l'occasion d'un nouveau système sur le silence respectueux, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-
|Première Lettre... à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. Révérende admodum Domini, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-
|Seconde Lettre... sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
|-
|Lettre... à S. A. S. E. M. l'Electeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l'auteur anonyme d'une lettre latine, et d'un livre intitulé Defensio, etc. imprimé à Liège. 1708, in-8°
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
|-
|Lettre à M. N. fie baron Karck, chancelier de l'électeur de CologneJ sur un écrit intitulé : Lettre à S. E. M. l'électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à. S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
|-
|XIII. Instruction pastorale... sur le livre intitulé : Justification du Silence respectueux. Valenciennes, 1708, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/5|5]]
|-
|XIV. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai, sur l'infaillibilité dé l'Eglise touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/109|109]]
|-
|XV. Mandement et Instruction pastorale... au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution Unigenitus, etc. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/131|131]]
|-
|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/163|163]]
|-
|XVI. Dissertationes (4) ad Jansenismi controversiam spectantes. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-
|1. De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasioné libelli cui titulus : Via Pacis, etc. ad Em. cardinalem Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-
|3. De nova quadam fidei Professione circa Janseni condemnationem.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/203|203]]
|-
|3. De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum Delectatio invincibilis.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/207|207]]
|-
|4. De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S. Augustini Operum editionem, Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/213|213]]
|-
|XVII. Instruction pastorale,... en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3 vol. in-12; et Valenciennes, 1715, 1 vol.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/222|222]]
|-
|Première partie, qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/229|229]]
|-
|Seconde partie, qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l'abus que les Jansénistes en font, et l'opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/288|288]]
|-
|Troisième partie, qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de celle doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/389|389]]
|-
|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,... portant condamnation d'un livre intitulé : Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|SECONDE CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|OUVRAGES DE MORALE ET DE SPIRITUALITÉ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|I. De l'Education des Filles. Paris, 1687, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/563|563]]
|-
|L'Avis à une Dame de qualité, sur l'éducation de sa fille (p. 599), a paru pour la première fois dans l'édition de 1715.
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|IV. Réponses (2) à deux lettres de M. l'évêque de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d'y remédier. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|1. Mémoire sur l'état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d'y arrêter les progrès de l'erreur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|2. Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
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|VI. Lettres (2) sur l'Ordonnance du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément XI, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
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|VIII. Memoriale de Apostolico décretо, contra Casum conscientiae mox edendo. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,... pour la publication de la Constitution de N. S.P. le Pape Clément XI, du 15 juillet 1705, contre le Jansénisme. Valenciennes, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/488|488]]
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|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de M. l'évêque de Saint-Pons, du 31 octobre 1706. (1822.)
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|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
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|La première Lettre regarde l'écrit intitulé : Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit Vineam Domini, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
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|La seconde Lettre est sur la Relation du cardinal Rospigliosi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/582|582]]
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|XII. Lettres (4) à l'occasion d'un nouveau système sur le silence respectueux, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Première Lettre... à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. Révérende admodum Domini, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-
|Seconde Lettre... sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
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|Lettre... à S. A. S. E. M. l'Electeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l'auteur anonyme d'une lettre latine, et d'un livre intitulé Defensio, etc. imprimé à Liège. 1708, in-8°
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
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|Lettre à M. N. fie baron Karck, chancelier de l'électeur de CologneJ sur un écrit intitulé : Lettre à S. E. M. l'électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de M. l'archevêque de Cambrai à. S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
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|XIII. Instruction pastorale... sur le livre intitulé : Justification du Silence respectueux. Valenciennes, 1708, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/5|5]]
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|XIV. Lettre de M. l'archevêque de Cambrai, sur l'infaillibilité dé l'Eglise touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, in-8°.
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|XV. Mandement et Instruction pastorale... au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution Unigenitus, etc. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/131|131]]
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|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/163|163]]
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|XVI. Dissertationes (4) ad Jansenismi controversiam spectantes. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
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|1. De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasioné libelli cui titulus : Via Pacis, etc. ad Em. cardinalem Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-
|3. De nova quadam fidei Professione circa Janseni condemnationem.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/203|203]]
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|3. De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum Delectatio invincibilis.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/207|207]]
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|4. De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S. Augustini Operum editionem, Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/213|213]]
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|XVII. Instruction pastorale,... en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3 vol. in-12; et Valenciennes, 1715, 1 vol.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/222|222]]
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|Première partie, qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/229|229]]
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|Seconde partie, qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l'abus que les Jansénistes en font, et l'opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/288|288]]
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|Troisième partie, qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de celle doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/389|389]]
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|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,... portant condamnation d'un livre intitulé : Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
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|SECONDE CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
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|OUVRAGES DE MORALE ET DE SPIRITUALITÉ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
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|I. De l'Education des Filles. Paris, 1687, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/563|563]]
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|L'Avis à une Dame de qualité, sur l'éducation de sa fille (p. 599), a paru pour la première fois dans l'édition de 1715.
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|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
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|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d'y remédier. (1822.)
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|1. Mémoire sur l'état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d'y arrêter les progrès de l'erreur.
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|2. Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum.
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|VI. Lettres (2) sur l'Ordonnance du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
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|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
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|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément XI, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
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|VIII. Memoriale de Apostolico décretо, contra Casum conscientiae mox edendo. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
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|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,... pour la publication de la Constitution de N. S.P. le Pape Clément XI, du 15 juillet 1705, contre le Jansénisme. Valenciennes, 1706, in-12.
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|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de {{M.|l'évêque}} de Saint-Pons, du 31 octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
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|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
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|La première Lettre regarde l'écrit intitulé : Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit Vineam Domini, etc.
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|La seconde Lettre est sur la Relation du cardinal Rospigliosi.
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|XII. Lettres (4) à l'occasion d'un nouveau système sur le silence respectueux, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Première Lettre... à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. Révérende admodum Domini, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Seconde Lettre... sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc. 1708, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
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|Lettre... à S. A. S. E. {{M.|l'Electeur}} de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l'auteur anonyme d'une lettre latine, et d'un livre intitulé Defensio, etc. imprimé à Liège. 1708, in-8°
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
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|Lettre à {{M.|N}}. fie baron Karck, chancelier de l'électeur de CologneJ sur un écrit intitulé : Lettre à S. E. {{M.|l'électeur}} de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de {{M.|l'archevêque}} de Cambrai à. S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
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|XIII. Instruction pastorale... sur le livre intitulé : Justification du Silence respectueux. Valenciennes, 1708, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/5|5]]
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|XIV. Lettre de {{M.|l'archevêque}} de Cambrai, sur l'infaillibilité dé l'Eglise touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/109|109]]
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|XV. Mandement et Instruction pastorale... au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution Unigenitus, etc. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/131|131]]
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|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/163|163]]
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|XVI. Dissertationes (4) ad Jansenismi controversiam spectantes. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
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|1. De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasioné libelli cui titulus : Via Pacis, etc. ad Em. cardinalem Gabrielli.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-
|3. De nova quadam fidei Professione circa Janseni condemnationem.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/203|203]]
|-
|3. De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum Delectatio invincibilis.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/207|207]]
|-
|4. De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S. Augustini Operum editionem, Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/213|213]]
|-
|XVII. Instruction pastorale,... en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3 vol. in-12; et Valenciennes, 1715, 1 vol.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/222|222]]
|-
|Première partie, qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/229|229]]
|-
|Seconde partie, qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l'abus que les Jansénistes en font, et l'opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/288|288]]
|-
|Troisième partie, qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de celle doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/389|389]]
|-
|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,... portant condamnation d'un livre intitulé : Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|SECONDE CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|OUVRAGES DE MORALE ET DE SPIRITUALITÉ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|-
|I. De l'Education des Filles. Paris, 1687, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/563|563]]
|-
|L'Avis à une Dame de qualité, sur l'éducation de sa fille (p. 599), a paru pour la première fois dans l'édition de 1715.
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|-
|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d’y remédier. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-class=niveau2
|1. Mémoire sur l’état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d’y arrêter les progrès de l’erreur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-
|2. ''{{lang|it|Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum}}''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
|-
|VI. Lettres (2) sur l’''Ordonnance'' du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-class=desc
|colspan=2|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément{{lié}}XI, contre le ''Cas de conscience''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
|-
|VIII. ''Memoriale de Apostolico décretо, contra'' Casum conscientiae ''mox edendo''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,… pour la publication de la Constitution de N. S. P. le Pape Clément{{lié}}XI, du 15{{lié}}juillet 1705, contre le Jansénisme. ''Valenciennes'', 1706, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/488|488]]
|-
|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, du 31{{lié}}octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
|-
|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-class=niveau2
|La première Lettre regarde l’écrit intitulé : {{lang|la|''Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit'' Vineam Domini}}, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-class=niveau2
|La seconde Lettre est sur la ''Relation'' du cardinal Rospigliosi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/582|582]]
|-
|XII. Lettres (4) ''à l’occasion d’un nouveau système sur le silence respectueux'', savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-class=niveau2
|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-class=niveau2
|Seconde Lettre… sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : ''Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc''. 1708, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
|-
|Lettre… à S. A. S. E. M. l’Électeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l’auteur anonyme d’une lettre latine, et d’un livre intitulé ''Defensio, etc''. imprimé à Liège. 1708, {{in-8o}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
|-
|Lettre à {{M.|''N.''}} ''(le baron Karck, chancelier de l’électeur de Cologne)'' sur un écrit intitulé : ''Lettre à S. E. M. l’électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
|-
|XIII. Instruction pastorale… sur le livre intitulé : ''Justification du Silence respectueux''. ''Valenciennes'', 1708, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/5|T.{{lié}}V, {{pg|5}}]]
|-
|XIV. Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur l’infaillibilité dé l’Église touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/109|109]]
|-
|XV. Mandement et Instruction pastorale… au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution ''Unigenitus, etc. Cambrai'', 1714, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/131|131]]
|-class=niveau2
|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/163|163]]
|-
|XVI. {{lang|la|''Dissertationes'' (4) ''ad Jansenismi controversiam spectantes'}}'. (1823.)
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|1. {{lang|la|De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasione libelli cui titulus : ''Via Pacis'', ''etc''. ad Em. cardinalem Gabrielli}}.
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|3. {{lang|la|De nova quadam fidei Professione circa Jansenii condemnationem}}.
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|3. {{lang|la|De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum ''Delectatio invincibilis''}}.
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|''Première partie'', qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
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|''Seconde partie'', qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l’abus que les Jansénistes en font, et l’opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
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|''Troisième partie'', qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de cette doctrine contre les bonnes mœurs.
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|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,… portant condamnation d’un livre intitulé : ''Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis''. (1823.)
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|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, {{in-12}}.
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|colspan=2|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
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|XII. Lettres (4) ''à l’occasion d’un nouveau système sur le silence respectueux'', savoir :
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|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
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|Lettre… à S. A. S. E. M. l’Électeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l’auteur anonyme d’une lettre latine, et d’un livre intitulé ''Defensio, etc''. imprimé à Liège. 1708, {{in-8o}}
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|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, {{in-12}}.
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|XVI. {{lang|la|''Dissertationes'' (4) ''ad Jansenismi controversiam spectantes'}}'. (1823.)
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|1. {{lang|la|De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasione libelli cui titulus : ''Via Pacis'', ''etc''. ad Em. cardinalem Gabrielli}}.
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|3. {{lang|la|De nova quadam fidei Professione circa Jansenii condemnationem}}.
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|3. {{lang|la|De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum ''Delectatio invincibilis''}}.
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|La première Lettre regarde l’écrit intitulé : {{lang|la|''Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit'' Vineam Domini}}, etc.
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|La seconde Lettre est sur la ''Relation'' du cardinal Rospigliosi.
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|XII. Lettres (4) ''à l’occasion d’un nouveau système sur le silence respectueux'', savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
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|Seconde Lettre… sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : ''Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc''. 1708, {{in-8o}}.
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|Lettre… à S. A. S. E. M. l’Électeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l’auteur anonyme d’une lettre latine, et d’un livre intitulé ''Defensio, etc''. imprimé à Liège. 1708, {{in-8o}}
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|Lettre à {{M.|''N.''}} ''(le baron Karck, chancelier de l’électeur de Cologne)'' sur un écrit intitulé : ''Lettre à S. E. M. l’électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, {{in-8o}}.
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|XIII. Instruction pastorale… sur le livre intitulé : ''Justification du Silence respectueux''. ''Valenciennes'', 1708, {{in-12}}.
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|-
|XIV. Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur l’infaillibilité dé l’Église touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/109|109]]
|-
|XV. Mandement et Instruction pastorale… au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution ''Unigenitus, etc. Cambrai'', 1714, {{in-12}}.
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|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, {{in-12}}.
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|XVI. {{lang|la|''Dissertationes'' (4) ''ad Jansenismi controversiam spectantes'}}'. (1823.)
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|1. {{lang|la|De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasione libelli cui titulus : ''Via Pacis'', ''etc''. ad Em. cardinalem Gabrielli}}.
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|3. {{lang|la|De nova quadam fidei Professione circa Jansenii condemnationem}}.
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|-
|3. {{lang|la|De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum ''Delectatio invincibilis''}}.
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|4. {{lang|la|De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S.{{lié}}Augustini Operum editionem, Epistola''.
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|XVII. Instruction pastorale,… en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3{{lié}}vol. {{in-12}} ; et ''Valenciennes'', 1715, 1{{lié}}vol.
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|''Première partie'', qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
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|''Seconde partie'', qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l’abus que les Jansénistes en font, et l’opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
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|''Troisième partie'', qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de cette doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/389|389]]
|-
|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,… portant condamnation d’un livre intitulé : ''Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis''. (1823.)
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|I. De l’Éducation des Filles. ''Paris'', 1687, {{in-12}}.
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|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, {{in-12}}.
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|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d’y remédier. (1822.)
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|1. Mémoire sur l’état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d’y arrêter les progrès de l’erreur.
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|2. ''{{lang|it|Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum}}''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
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|VI. Lettres (2) sur l’''Ordonnance'' du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
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|colspan=2|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément{{lié}}XI, contre le ''Cas de conscience''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
|-
|VIII. ''Memoriale de Apostolico décretо, contra'' Casum conscientiae ''mox edendo''. (1822.)
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|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,… pour la publication de la Constitution de N. S. P. le Pape Clément{{lié}}XI, du 15{{lié}}juillet 1705, contre le Jansénisme. ''Valenciennes'', 1706, {{in-12}}.
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|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, du 31{{lié}}octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
|-
|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
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|La première Lettre regarde l’écrit intitulé : {{lang|la|''Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit'' Vineam Domini}}, etc.
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|La seconde Lettre est sur la ''Relation'' du cardinal Rospigliosi.
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|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
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|Lettre… à S. A. S. E. M. l’Électeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l’auteur anonyme d’une lettre latine, et d’un livre intitulé ''Defensio, etc''. imprimé à Liège. 1708, {{in-8o}}
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|Lettre à {{M.|''N.''}} ''(le baron Karck, chancelier de l’électeur de Cologne)'' sur un écrit intitulé : ''Lettre à S. E. M. l’électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, {{in-8o}}.
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|XIII. Instruction pastorale… sur le livre intitulé : ''Justification du Silence respectueux''. ''Valenciennes'', 1708, {{in-12}}.
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|XIV. Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur l’infaillibilité dé l’Église touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, {{in-8o}}.
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|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, {{in-12}}.
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|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément{{lié}}XI, contre le ''Cas de conscience''. (1822.)
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|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, du 31{{lié}}octobre 1706. (1822.)
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|XII. Lettres (4) ''à l’occasion d’un nouveau système sur le silence respectueux'', savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
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|Seconde Lettre… sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : ''Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc''. 1708, {{in-8o}}.
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|XIII. Instruction pastorale… sur le livre intitulé : ''Justification du Silence respectueux''. ''Valenciennes'', 1708, {{in-12}}.
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|XIV. Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur l’infaillibilité dé l’Église touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, {{in-8o}}.
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|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, {{in-12}}.
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|3. {{lang|la|De nova quadam fidei Professione circa Jansenii condemnationem}}.
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|XVII. Instruction pastorale,… en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3{{lié}}vol. {{in-12}} ; et ''Valenciennes'', 1715, 1{{lié}}vol.
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|''Troisième partie'', qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de cette doctrine contre les bonnes mœurs.
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|-
|I. De l’Éducation des Filles. ''Paris'', 1687, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/563|T.{{lié}}V, {{pg|563}}]]
|-class=desc
|colspan=2|L’''Avis à une Dame de qualité, sur l’éducation de sa fille'' ({{pg|599}}), a paru pour la première fois dans l’édition de 1715.
|}<noinclude></noinclude>
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|IV. Réponses (2) à deux lettres de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, sur le Silence respectueux. Paris, 1706, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|V. Mémoires (2) sur les progrès du Jansénisme, et sur les moyens d’y remédier. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-class=niveau2
|1. Mémoire sur l’état du diocèse de Cambrai, par rapport au Jansénisme, et sur les moyens d’y arrêter les progrès de l’erreur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/450|450]]
|-class=niveau2
|2. ''{{lang|it|Memoriale Sanctissimo D. N. clam legendum}}''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/452|452]]
|-
|VI. Lettres (2) sur l’''Ordonnance'' du cardinal de Noailles, du 22 février 1703, contre le Cas de conscience. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/460|460]]
|-class=desc
|colspan=2|La première Lettre est adressée à un évêque; la seconde, écrite en latin, au cardinal Gabrielli.
|-
|VII. Examen et Réfutation des raisons alléguées contre la réception du Bref de Clément{{lié}}XI, contre le ''Cas de conscience''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/474|474]]
|-
|VIII. ''Memoriale de Apostolico décretо, contra'' Casum conscientiae ''mox edendo''. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/478|478]]
|-
|IX. Ordonnance et Instruction pastorale,… pour la publication de la Constitution de N. S. P. le Pape Clément{{lié}}XI, du 15{{lié}}juillet 1705, contre le Jansénisme. ''Valenciennes'', 1706, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/488|488]]
|-
|X. Lettre à un évêque ; sur le Mandement de {{M.|l’évêque}} de Saint-Pons, du 31{{lié}}octobre 1706. (1822.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/520|520]]
|-
|XI. Lettres (2) au P. Quesnel. (1710.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-class=niveau2
|La première Lettre regarde l’écrit intitulé : {{lang|la|''Denuntiatio solemnis Bullæ quæ incipit'' Vineam Domini}}, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/549|549]]
|-class=niveau2
|La seconde Lettre est sur la ''Relation'' du cardinal Rospigliosi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/582|582]]
|-
|XII. Lettres (4) ''à l’occasion d’un nouveau système sur le silence respectueux'', savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-class=niveau2
|Première Lettre… à un Théologien, sur une lettre anonyme de Liège, qui commence par ces mots. ''Reverende admodum Domini, etc''. 1708, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/607|607]]
|-class=niveau2
|Seconde Lettre… sur une lettre de Liège, et un ouvrage intitulé : ''Defensio auctoritatis Ecclesiæ, etc''. 1708, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/622|622]]
|-class=niveau2
|Lettre… à S. A. S. E. M. l’Électeur de Cologne, évêque et prince de Liège, au sujet de la protestation de l’auteur anonyme d’une lettre latine, et d’un livre intitulé ''Defensio, etc''. imprimé à Liège. 1708, {{in-8o}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/640|640]]
|-class=niveau2
|Lettre à {{M.|''N.''}} ''(le baron Karck, chancelier de l’électeur de Cologne)'' sur un écrit intitulé : ''Lettre à S. E. M. l’électeur de Cologne, etc., au sujet de la Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à S. A. E. contre une protestation du théologien de Liège. 1709, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/651|651]]
|-
|XIII. Instruction pastorale… sur le livre intitulé : ''Justification du Silence respectueux''. ''Valenciennes'', 1708, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/5|T.{{lié}}V, {{pg|5}}]]
|-
|XIV. Lettre de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur l’infaillibilité dé l’Église touchant les textes dogmatiques, où il répond aux principales objections. 1709, {{in-8o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/109|109]]
|-
|XV. Mandement et Instruction pastorale… au clergé et au peuple de son diocèse de la domination du Roi, pour la réception de la constitution ''Unigenitus, etc. Cambrai'', 1714, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/131|131]]
|-class=niveau2
|Autre Mandement pour le même objet, adressé à la partie du diocèse de Cambrai soumise à Sa Majesté impériale. Cambrai, 1714, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/163|163]]
|-
|XVI. {{lang|la|''Dissertationes'' (4) ''ad Jansenismi controversiam spectantes'}}'. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-class=niveau2
|1. {{lang|la|De Ecclesiæ infallibilitate circa textus dogmaticos, occasione libelli cui titulus : ''Via Pacis'', ''etc''. ad Em. cardinalem Gabrielli}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/188|188]]
|-class=niveau2
|3. {{lang|la|De nova quadam fidei Professione circa Jansenii condemnationem}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/203|203]]
|-class=niveau2
|3. {{lang|la|De physica Præmotione Thomistarum ; scilicet in quo præcisè differant hæc Præmotio, et Jansenianorum ''Delectatio invincibilis''}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/207|207]]
|-class=niveau2
|4. {{lang|la|De generali Præfatione Patrum Benedictinorum, in novissimam S.{{lié}}Augustini Operum editionem, Epistola''}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/213|213]]
|-
|XVII. Instruction pastorale,… en forme de Dialogues, divisée en trois parties. Cambrai, 1714, 3{{lié}}vol. {{in-12}} ; et ''Valenciennes'', 1715, 1{{lié}}vol.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/222|222]]
|-class=niveau2
|''Première partie'', qui développe le système de Jansénius, sa conformité avec celui de Calvin sur la délectation, et son opposition à la doctrine de saint Augustin.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/229|229]]
|-class=niveau2
|''Seconde partie'', qui explique les principaux ouvrages de saint Augustin sur la grâce, l’abus que les Jansénistes en font, et l’opposition de leur doctrine à celle des Thomistes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/288|288]]
|-class=niveau2
|''Troisième partie'', qui montre la nouveauté du système de Jansénius, et les conséquences pernicieuses de cette doctrine contre les bonnes mœurs.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/389|389]]
|-
|XVIII. Ordonnance et Instruction pastorale,… portant condamnation d’un livre intitulé : ''Theologia dogmatica et moralis, ad usum seminarii Catalaunensis''. (1823.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/454|454]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|SECONDE CLASSE.|fs=120%|m=1em}}
{{c|OUVRAGES DE MORALE ET DE SPIRITUALITÉ.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|I. De l’Éducation des Filles. ''Paris'', 1687, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/563|T.{{lié}}V, {{pg|563}}]]
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|colspan=2|L’''Avis à une Dame de qualité, sur l’éducation de sa fille'' ({{pg|599}}), a paru pour la première fois dans l’édition de 1715.
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/217
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Seudo
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<noinclude><pagequality level="1" user="" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. Paris, 1706 et 1718, in-12. Ce Recueil se compose des pièces suivantes : Discours prononcé au sacre de l'Electeur de Cologne, le 1er mai 1707. Publié dans le Recueil d'Opuscules, 1718, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/604|604]]
|-
|Sermon pour la fête de l'Epiphanie, sur la Vocation des Gentils (Paris, 1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/616|616]]
|-
|— pour le jour de l'Assomption de la sainte Vierge (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/624|624]]
|-
|— pour la fête de saint Bernard (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/632|632]]
|-
|— pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/639|639]]
|-
|— pour la fête d'un Martyr (1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/647|647]]
|-
|— pour la profession religieuse d'une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/654|654]]
|-
|Entretien sur la Prière (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/662|662]]
|-
|— sur les caractères de la véritable et solide piété (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/673|673]]
|-
|— sur les avantages et les devoirs de la vie religieuse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/685|685]]
|-
|Plans de sermons sur différens sujets (1823), savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/697|697]]
|-
|La Religion, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/697|697]]
|-
|Sur les tentations.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/698|698]]
|-
|Sur la parole de Dieu.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/699|699]]
|-
|En quoi consiste le vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/700|700]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/702|702]]
|-
|L'amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/703|703]]
|-
|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/704|704]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/706|706]]
|-
|Sur la Confession.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/707|707]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/708|708]]
|-
|En quoi consiste la vie nouvelle que nous devons prendre avec Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/710|710]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/711|711]]
|-
|Sur les moyens de persévérer.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/712|712]]
|-
|Sur les marques de vocation à l'état ecclésiastique.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/713|713]]
|-
|Sur les moyens de connoitre la vocation, et d'y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/714|714]]
|-
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/714|ibid.]]
|-
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/715|715]]
|-
|— de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/715|ibid.]]
|-
|III. Lettres sur divers points de spiritualité, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/716|716]]
|-
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le Recueil d'Opuscules).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/716|716]]
|-
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d'Eucharistie. (1738 ; dans les Œuvres spirituelles).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/726|726]]
|-
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ibid.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/728|728]]
|-
|IV. Manuel de piété, contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/728|728]]
|-
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété. T. VI, p. 5.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|5]]
|-
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/12|12]]
|-
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/14|14]]
|-
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/17|17]]
|-
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/28|28]]
|-
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l'Ecriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/42|42]]
|-
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/50|50]]
|-
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l'année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de Prières pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|L'Opuscule indiqué n. 3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des Prières du matin et du soir, composées par Fénelon pour l'usage de son diocèse.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|Le n. 4 est tiré du Rituel de Cambrai, 1707, in-4°, à l'exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie, qui n'a paru qu'en 1718, avec le n. 1, dans la troisième édition des Prières du matin, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : Sentimens de piété. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/53|53]]
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/72|72]]
|-
|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les Sentimens de piété, 1713 ; soit dans les Œuvres spirituelles, 1718 et 1738, sous le titre de Divers Sentimens et Avis chrétiens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/72|72]]
|-
|TROISIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/161|161]]
|-
|MANDEMENS.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/161|161]]
|-
|I. Recueil des Mandemens ( 22 ) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l'occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15 novembre 1701, jusqu'au 23 février 1713. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/161|161]]
|-
|On avoit imprimé en 1708 le Recueil des Mandemens publiés jusqu'à cette époque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/161|161]]
|-
|II. Mandement qui autorise l'institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/161|ibid.]]
|-
|III. Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suœ dioeceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Proelato recogniti et ejusdem auctoritate publicati. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/191|191]]
|-
|QUATRIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/191|191]]
|-
|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/191|191]]
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l'éducation de M. le duc de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/195|195]]
|-
|Les Aventures d'Aristonous avoient paru en 1699 à la suite du Télémaque. L'édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq Fables : le P. Querbeuf en publia neuf
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 3.djvu/195|195]]
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|-
|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. Paris, 1706 et 1718, in-12. Ce Recueil se compose des pièces suivantes : Discours prononcé au sacre de l'Electeur de Cologne, le 1er mai 1707. Publié dans le Recueil d'Opuscules, 1718, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/604|604]]
|-
|Sermon pour la fête de l'Epiphanie, sur la Vocation des Gentils (Paris, 1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/616|616]]
|-
|— pour le jour de l'Assomption de la sainte Vierge (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/624|624]]
|-
|— pour la fête de saint Bernard (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/632|632]]
|-
|— pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/639|639]]
|-
|— pour la fête d'un Martyr (1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/647|647]]
|-
|— pour la profession religieuse d'une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/654|654]]
|-
|Entretien sur la Prière (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/662|662]]
|-
|— sur les caractères de la véritable et solide piété (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/673|673]]
|-
|— sur les avantages et les devoirs de la vie religieuse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/685|685]]
|-
|Plans de sermons sur différens sujets (1823), savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|La Religion, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|Sur les tentations.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/698|698]]
|-
|Sur la parole de Dieu.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/699|699]]
|-
|En quoi consiste le vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/700|700]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/702|702]]
|-
|L'amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/703|703]]
|-
|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/704|704]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/706|706]]
|-
|Sur la Confession.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/707|707]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/708|708]]
|-
|En quoi consiste la vie nouvelle que nous devons prendre avec Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/710|710]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/711|711]]
|-
|Sur les moyens de persévérer.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/712|712]]
|-
|Sur les marques de vocation à l'état ecclésiastique.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/713|713]]
|-
|Sur les moyens de connoitre la vocation, et d'y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|714]]
|-
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|ibid.]]
|-
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|715]]
|-
|— de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|ibid.]]
|-
|III. Lettres sur divers points de spiritualité, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le Recueil d'Opuscules).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d'Eucharistie. (1738 ; dans les Œuvres spirituelles).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/726|726]]
|-
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ibid.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|IV. Manuel de piété, contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété. T. VI, p. 5.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/5|5]]
|-
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/12|12]]
|-
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/14|14]]
|-
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/17|17]]
|-
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/28|28]]
|-
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l'Ecriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/42|42]]
|-
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/50|50]]
|-
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l'année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de Prières pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|L'Opuscule indiqué n. 3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des Prières du matin et du soir, composées par Fénelon pour l'usage de son diocèse.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Le n. 4 est tiré du Rituel de Cambrai, 1707, in-4°, à l'exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie, qui n'a paru qu'en 1718, avec le n. 1, dans la troisième édition des Prières du matin, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : Sentimens de piété. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les Sentimens de piété, 1713 ; soit dans les Œuvres spirituelles, 1718 et 1738, sous le titre de Divers Sentimens et Avis chrétiens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|TROISIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|MANDEMENS.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|I. Recueil des Mandemens ( 22 ) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l'occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15 novembre 1701, jusqu'au 23 février 1713. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|On avoit imprimé en 1708 le Recueil des Mandemens publiés jusqu'à cette époque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|II. Mandement qui autorise l'institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|ibid.]]
|-
|III. Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suœ dioeceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Proelato recogniti et ejusdem auctoritate publicati. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|QUATRIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l'éducation de M. le duc de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
|-
|Les Aventures d'Aristonous avoient paru en 1699 à la suite du Télémaque. L'édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq Fables : le P. Querbeuf en publia neuf
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
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Seudo
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|-
|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. Paris, 1706 et 1718, in-12. Ce Recueil se compose des pièces suivantes : Discours prononcé au sacre de l'Electeur de Cologne, le 1er mai 1707. Publié dans le Recueil d'Opuscules, 1718, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/604|604]]
|-
|Sermon pour la fête de l'Epiphanie, sur la Vocation des Gentils (Paris, 1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/616|616]]
|-
|— pour le jour de l'Assomption de la sainte Vierge (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/624|624]]
|-
|— pour la fête de saint Bernard (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/632|632]]
|-
|— pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/639|639]]
|-
|— pour la fête d'un Martyr (1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/647|647]]
|-
|— pour la profession religieuse d'une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/654|654]]
|-
|Entretien sur la Prière (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/662|662]]
|-
|— sur les caractères de la véritable et solide piété (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/673|673]]
|-
|— sur les avantages et les devoirs de la vie religieuse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/685|685]]
|-
|Plans de sermons sur différens sujets (1823), savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|La Religion, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|Sur les tentations.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/698|698]]
|-
|Sur la parole de Dieu.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/699|699]]
|-
|En quoi consiste le vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/700|700]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/702|702]]
|-
|L'amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/703|703]]
|-
|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/704|704]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/706|706]]
|-
|Sur la Confession.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/707|707]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/708|708]]
|-
|En quoi consiste la vie nouvelle que nous devons prendre avec Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/710|710]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/711|711]]
|-
|Sur les moyens de persévérer.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/712|712]]
|-
|Sur les marques de vocation à l'état ecclésiastique.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/713|713]]
|-
|Sur les moyens de connoitre la vocation, et d'y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|714]]
|-
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|ibid.]]
|-
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|715]]
|-
|— de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|ibid.]]
|-
|III. Lettres sur divers points de spiritualité, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le Recueil d'Opuscules).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d'Eucharistie. (1738 ; dans les Œuvres spirituelles).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/726|726]]
|-
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ibid.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|IV. Manuel de piété, contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété. T. VI, p. 5.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/5|5]]
|-
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/12|12]]
|-
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/14|14]]
|-
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/17|17]]
|-
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/28|28]]
|-
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l'Ecriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/42|42]]
|-
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/50|50]]
|-
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l'année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de Prières pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|L'Opuscule indiqué n. 3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des Prières du matin et du soir, composées par Fénelon pour l'usage de son diocèse.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Le n. 4 est tiré du Rituel de Cambrai, 1707, in-4°, à l'exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d'Eucharistie, qui n'a paru qu'en 1718, avec le n. 1, dans la troisième édition des Prières du matin, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : Sentimens de piété. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les Sentimens de piété, 1713 ; soit dans les Œuvres spirituelles, 1718 et 1738, sous le titre de Divers Sentimens et Avis chrétiens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
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|TROISIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|MANDEMENS.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
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|I. Recueil des Mandemens ( 22 ) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l'occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15 novembre 1701, jusqu'au 23 février 1713. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|On avoit imprimé en 1708 le Recueil des Mandemens publiés jusqu'à cette époque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|II. Mandement qui autorise l'institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|ibid.]]
|-
|III. Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suœ dioeceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Proelato recogniti et ejusdem auctoritate publicati. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|QUATRIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l'éducation de {{M.|le duc}} de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
|-
|Les Aventures d'Aristonous avoient paru en 1699 à la suite du Télémaque. L'édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq Fables : le P. Querbeuf en publia neuf
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
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|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. Paris, 1706 et 1718, in-12. Ce Recueil se compose des pièces suivantes : Discours prononcé au sacre de l’Electeur de Cologne, le 1er mai 1707. Publié dans le Recueil d’Opuscules, 1718, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/604|604]]
|-
|Sermon pour la fête de l’Epiphanie, sur la Vocation des Gentils (Paris, 1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/616|616]]
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|— pour le jour de l’Assomption de la sainte Vierge (1718).
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|— pour la fête de saint Bernard (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/632|632]]
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|— pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/639|639]]
|-
|— pour la fête d’un Martyr (1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/647|647]]
|-
|— pour la profession religieuse d’une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/654|654]]
|-
|Entretien sur la Prière (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/662|662]]
|-
|— sur les caractères de la véritable et solide piété (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/673|673]]
|-
|— sur les avantages et les devoirs de la vie religieuse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/685|685]]
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|Plans de sermons sur différens sujets (1823), savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|La Religion, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
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|Sur les tentations.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/698|698]]
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|Sur la parole de Dieu.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/699|699]]
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|En quoi consiste le vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/700|700]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/702|702]]
|-
|L’amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/703|703]]
|-
|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/704|704]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/706|706]]
|-
|Sur la Confession.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/707|707]]
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|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/708|708]]
|-
|En quoi consiste la vie nouvelle que nous devons prendre avec Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/710|710]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/711|711]]
|-
|Sur les moyens de persévérer.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/712|712]]
|-
|Sur les marques de vocation à l’état ecclésiastique.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/713|713]]
|-
|Sur les moyens de connoitre la vocation, et d’y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|714]]
|-
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|ibid.]]
|-
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|715]]
|-
|— de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|ibid.]]
|-
|III. Lettres sur divers points de spiritualité, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le Recueil d’Opuscules).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d’Eucharistie. (1738 ; dans les Œuvres spirituelles).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/726|726]]
|-
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ibid.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|IV. Manuel de piété, contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété. T. VI, p. 5.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/5|5]]
|-
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/12|12]]
|-
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/14|14]]
|-
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/17|17]]
|-
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/28|28]]
|-
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l’Ecriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/42|42]]
|-
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/50|50]]
|-
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l’année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de Prières pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|L’Opuscule indiqué n. 3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des Prières du matin et du soir, composées par Fénelon pour l’usage de son diocèse.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Le n. 4 est tiré du Rituel de Cambrai, 1707, in-4°, à l’exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie, qui n’a paru qu’en 1718, avec le n. 1, dans la troisième édition des Prières du matin, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : Sentimens de piété. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les Sentimens de piété, 1713 ; soit dans les Œuvres spirituelles, 1718 et 1738, sous le titre de Divers Sentimens et Avis chrétiens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|TROISIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|MANDEMENS.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|I. Recueil des Mandemens ( 22 ) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l’occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15 novembre 1701, jusqu’au 23 février 1713. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|On avoit imprimé en 1708 le Recueil des Mandemens publiés jusqu’à cette époque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|II. Mandement qui autorise l’institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|ibid.]]
|-
|III. Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suœ dioeceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Proelato recogniti et ejusdem auctoritate publicati. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|QUATRIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l’éducation de {{M.|le duc}} de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
|-
|Les Aventures d’Aristonous avoient paru en 1699 à la suite du Télémaque. L’édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq Fables : le P. Querbeuf en publia neuf
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
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Seudo
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|-
|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. Paris, 1706 et 1718, in-12. Ce Recueil se compose des pièces suivantes : Discours prononcé au sacre de l’Electeur de Cologne, le 1er mai 1707. Publié dans le Recueil d’Opuscules, 1718, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/604|604]]
|-
|Sermon pour la fête de l’Epiphanie, sur la Vocation des Gentils (Paris, 1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/616|616]]
|-
|pour le jour de l’Assomption de la sainte Vierge (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/624|624]]
|-
|pour la fête de saint Bernard (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/632|632]]
|-
|pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/639|639]]
|-
|pour la fête d’un Martyr (1706).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/647|647]]
|-
|pour la profession religieuse d’une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/654|654]]
|-
|Entretien sur la Prière (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/662|662]]
|-
|sur les caractères de la véritable et solide piété (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/673|673]]
|-
|sur les avantages et les devoirs de la vie religieuse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/685|685]]
|-
|Plans de sermons sur différens sujets (1823), savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|La Religion, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/697|697]]
|-
|Sur les tentations.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/698|698]]
|-
|Sur la parole de Dieu.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/699|699]]
|-
|En quoi consiste le vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/700|700]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/702|702]]
|-
|L’amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/703|703]]
|-
|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/704|704]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/706|706]]
|-
|Sur la Confession.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/707|707]]
|-
|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/708|708]]
|-
|En quoi consiste la vie nouvelle que nous devons prendre avec Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/710|710]]
|-
|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/711|711]]
|-
|Sur les moyens de persévérer.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/712|712]]
|-
|Sur les marques de vocation à l’état ecclésiastique.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/713|713]]
|-
|Sur les moyens de connoitre la vocation, et d’y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|714]]
|-
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|ibid.]]
|-
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|715]]
|-
|de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|ibid.]]
|-
|III. Lettres sur divers points de spiritualité, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le Recueil d’Opuscules).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d’Eucharistie. (1738 ; dans les Œuvres spirituelles).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/726|726]]
|-
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ibid.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|IV. Manuel de piété, contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété. T. VI, p. 5.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/5|5]]
|-
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/12|12]]
|-
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/14|14]]
|-
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/17|17]]
|-
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/28|28]]
|-
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l’Ecriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/42|42]]
|-
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/50|50]]
|-
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l’année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Les n. 2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de Prières pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|L’Opuscule indiqué n. 3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des Prières du matin et du soir, composées par Fénelon pour l’usage de son diocèse.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|Le n. 4 est tiré du Rituel de Cambrai, 1707, in-4°, à l’exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie, qui n’a paru qu’en 1718, avec le n. 1, dans la troisième édition des Prières du matin, etc.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
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|Les n. 6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : Sentimens de piété. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-
|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les Sentimens de piété, 1713 ; soit dans les Œuvres spirituelles, 1718 et 1738, sous le titre de Divers Sentimens et Avis chrétiens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
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|TROISIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
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|MANDEMENS.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
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|I. Recueil des Mandemens (22) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l’occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15 novembre 1701, jusqu’au 23 février 1713. Paris, 1713, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|On avoit imprimé en 1708 le Recueil des Mandemens publiés jusqu’à cette époque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|161]]
|-
|II. Mandement qui autorise l’institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|ibid.]]
|-
|III. Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suœ dioeceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Proelato recogniti et ejusdem auctoritate publicati. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|QUATRIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l’éducation de {{M.|le duc}} de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
|-
|Les Aventures d’Aristonous avoient paru en 1699 à la suite du Télémaque. L’édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq Fables : le P. Querbeuf en publia neuf
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|195]]
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|colspan=2|II. Sermons et Entretiens sur différens sujets. ''Paris'', 1706 et 1718, {{in-12}}. Ce Recueil se compose des pièces suivantes :
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|Discours prononcé au sacre de l’Électeur de Cologne, le {{1er}}{{lié}}mai 1707. Publié dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718, {{in-8o}}.
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|Sermon pour la fête de l’Épiphanie, sur la Vocation des Gentils (''Paris'', 1706).
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|— pour le jour de l’Assomption de la sainte Vierge (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/624|624]]
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|— pour la fête de saint Bernard (1718).
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|— pour la fête de sainte Thérèse (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/639|639]]
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|— pour la fête d’un Martyr (1706).
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|— pour la profession religieuse d’une nouvelle convertie (1718).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/654|654]]
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|Entretien sur la Prière (1718).
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|''Plans de sermons sur différens sujets'' (1823), ''savoir'' :
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|La Religion, source unique du vrai bonheur.
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|Même sujet.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/702|702]]
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|L’amour de Dieu, source unique du vrai bonheur.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/703|703]]
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|Nécessité de servir Dieu par amour.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/704|704]]
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|Sur la Communion.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/706|706]]
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|-class=niveau3
|Sur les moyens de connoître la vocation, et d’y correspondre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|714]]
|-class=niveau3
|Sur la nécessité de la charité dans les ministres du sanctuaire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/714|Ibid.]]
|-class=niveau3
|Panégyrique de saint Charles Borromée.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|715]]
|-class=niveau3
|— de sainte Catherine de Bologne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/715|Ibid.]]
|-
|III. ''Lettres sur divers points de spiritualité'', savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-class=niveau2
|1. Lettre sur la fréquente Communion. (1718 ; dans le ''Recueil d’Opuscules'').
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/716|716]]
|-class=niveau2
|2. Lettres sur le fréquent usage des sacremens de Pénitence et d’Eucharistie. (1738 ; dans les ''Œuvres spirituelles'').
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/726|726]]
|-class=niveau2
|3. Lettre sur la Direction. (1737 ; ''ibid''.).
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-
|IV. ''Manuel de piété'', contenant :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 5.djvu/728|728]]
|-class=niveau2
|1. Avis sur la Prière et les principaux exercices de piété.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/5|T.{{lié}}VI, {{pg|5}}]]
|-class=niveau2
|2. Prières du matin et du soir.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/12|12]]
|-class=niveau2
|3. Explication des prières et des cérémonies de la Messe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/14|14]]
|-class=niveau2
|4. Instructions sur les Sacremens, principalement sur la manière de fréquenter avec fruit les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/17|17]]
|-class=niveau2
|5. Réflexions saintes pour tous les jours du mois.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/28|28]]
|-class=niveau2
|6. Méditations sur divers sujets tirés de l’Écriture sainte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/42|42]]
|-class=niveau2
|7. Méditations pour un malade.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/50|50]]
|-class=niveau2
|8. Entretiens affectifs pour les principales fêtes de l’année.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/53|53]]
|-class=desc
|colspan=2|
Les n.{{lié}}2 et 5 ont été donnés par Fénelon dans le livre de ''Prières'' pour son diocèse ; Cambrai, 1710.
L’Opuscule indiqué n.{{lié}}3 parut pour la première fois en 1718, dans la troisième édition des ''Prières du matin et du soir'', composées par Fénelon pour l’usage de son diocèse.
Le n.{{lié}}4 est tiré du ''Rituel de Cambrai'', 1707, {{in-4o}}, à l’exception de ce qui regarde les sacremens de Pénitence et d’Eucharistie, qui n’a paru qu’en 1718, avec le n.{{lié}}1, dans la troisième édition des ''Prières du matin'', ''etc''.
Les n.{{lié}}6, 7 et 8 parurent dans le recueil intitulé : ''Sentimens de piété. Paris'', 1713, {{in-12}}.
|-
|V. Instructions et avis sur divers points de la morale et de la perfection chrétienne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/72|72]]
|-class=desc
|colspan=2|La plupart de ces pièces ont été publiées, soit dans les ''Sentimens de piété'', 1713 ; soit dans les ''Œuvres spirituelles'', 1718 et 1738, sous le titre de ''Divers Sentimens et Avis chrétiens''.
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|TROISIÈME CLASSE.|fs=120%|m=1em}}
{{c|MANDEMENS.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|I. Recueil des Mandemens{{lié}}(22) de messire François de Salignac de La Mothe Fénelon, archevêque duc de Cambrai, à l’occasion du Jubilé, du Carême, et de Prières publiques ; depuis le 15{{lié}}novembre 1701, jusqu’au 23{{lié}}février 1713. ''Paris'', 1713, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|T.{{lié}}VI, {{pg|161}}]]
|-class=desc
|colspan=2|On avoit imprimé en 1708 le ''Recueil des Mandemens'' publiés jusqu’à cette époque.
|-
|II. Mandement qui autorise l’institut des Ermites du diocèse de Cambrai. (1827.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/161|Ibid.]]
|-
|III. ''{{lang|it|Mandatum ill. et rev. D. D. Archiepiscopi Cameracensis, ad Parochos, etc. suæ diœceseos, occasione Ritualis Cameracensis, ab eodem Prœlato recogniti et ejusdem auctoritate publicati}}. (1707.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/191|191]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|QUATRIÈME CLASSE.|fs=120%|m=1em}}
{{c|OUVRAGES DE LITTÉRATURE.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|I. Recueil de Fables composées pour l’éducation de {{M.|le duc}} de Bourgogne. Paris, 1718.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/195|T.{{lié}}VI, {{pg|195}}]]
|-class=desc
|colspan=2|Les ''Aventures d’Aristonoüs'' avoient paru en 1699 à la suite du ''Télémaque''. L’édition de 1718 ne contenoit que vingt-cinq ''Fables'' : le P.{{lié}}Querbeuf en publia neuf autres en 1787, auxquelles nous avons ajouté deux nouvelles, en 1823.
|}<noinclude></noinclude>
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/218
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|-
|autres en 1787, auxquelles nous avons ajouté deux nouvelles, en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/233|233]]
|-
|II. Dialogues des Morts, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/233|233]]
|-
|Quatre Dialogues parurent en 1700 ; quarante-trois autres en 1712 ; l’édition de 1718 en contient vingt-deux nouveaux : on en inséra deux autres dans la Vie de Mignard, 1730 ; l’édition de Didot, 1787, in-4°, en fit connaître trois nouveaux ; sept autres n’ont paru qu’en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/233|233]]
|-
|III. Opuscules divers, français et latins, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/335|335]]
|-
|1. Le Fantasque. — 2. La Médaille. — 3. Voyage supposé en 1690. — 4. Chromis et Mnasile, dialogue. — 5. Jugement sur différens tableaux. — 6. Eloge de Fabricius, par Pyrrhus, son ennemi. — 7. Expédition de Flaminius contre Philippe, roi de Macédoine. — 8. Histoire d’un petit accident arrivé au duc de Bourgogne dans une promenade à Trianon. — 9. Histoire naturelle du ver à soie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/335|335]]
|-
|Les sept premiers Opuscules avoient paru dans les éditions précédentes des Fables et des Dialogues. Le huitième et le neuvième n’ont été publiés qu’en 1823, aussi bien que les suivans :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/335|335]]
|-
|Fabulosæ narrationes, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/335|335]]
|-
|1. Nymphae cujusdam vaticinium. — 2. Alibei Persæ historia. — 3. Mercurii cum Æsopo colloquium. — 4. Mulieris cujusdam cum Fato colloquium. — 5. Lucta Herculis cum Acheloo.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/342|342]]
|-
|Fabulæ selectæ Joannis de la Fontaine.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/344|344]]
|-
|On n’avoit publié en 1823 que dix de ces Fables. Les autres ont paru, pour la première fois dans le recueil de Lettres et Opuscules inédits de Fénelon ; Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/344|344]]
|-
|Historioe, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/384|384]]
|-
|1. Apollonius Thyanæus. — 2. Nostradamus. — 3. Cardinalis Odetus Colignasus. — 4. Jacobus Albonius. — 5. Origo Pompae solennis apud Valenecnas quotannis agitatae. — 6. In Fontani mortem. — 7. Fenelonii ad serenissimum Burgundia? Ducem Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/384|384]]
|-
|IV. Les Aventures de Télémaque. Paris, 1699, 5. vol. in-12. L’édition de Paris, 1717, 2 vol. in-12 ; est la première authentique et complète.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/398|398]]
|-
|V. Dialogues sur l’Eloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier. Paris, 1718, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/567|567]]
|-
|VI. Divers Opuscules littéraires, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/567|567]]
|-
|1. Discours prononcé par M. l’abbé de Fénelon, pour sa réception à l’Académie Française à la place de M. Pellisson, le mardi 31 mars 1693 ; avec la réponse de M. Bergeret, directeur de l’Académie. Paris, 1693, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/606|606]]
|-
|2. Mémoire sur les occupations de l’Académie Française. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/609|609]]
|-
|3. Lettre à M. Dacier, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, sur les occupations de l’Académie. Paris, 1716, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/612|612]]
|-
|4. Correspondance de Fénelon avec Houdar de La Motte : 1715, à la suite des Réflexions de La Motte sur la critique. La lettre IV de ce recueil est tirée des Mémoires de l’abbé Trublet sur Fontenelle et La Motte. (1759.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/649|649]]
|-
|5. Jugement de Fénelon sur un poète de son temps. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/656|656]]
|-
|6. Poésies. (1824.) L’Ode à l’abbé de Langeron, avoit été publiée en 1717, à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/657|657]]
|-
|VII. L’Odyssée d’Homère. 1792, t. VI de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/663|663]]
|-
|VIII. Abrégé des Vies des anciens Philosophes, avec un recueil de leurs plus belles maximes. Paris, 1726, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/5|5]]
|-
|CINQUIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|ÉCRITS POLITIQUES.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|I. Examen de conscience sur les devoirs de la royauté. La Haye, 1734, in-4° ; à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|II. Essai philosophique sur le gouvernement civil ; où l’on traite de la nécessité, de l’origine, des droits, des bornes, et des différentes formes de la souveraineté, selon les principes de feu M. de Fénelon, archevêque de Cambrai ; par le chevalier de Ramsai. Londres, 1721, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/103|103]]
|-
|III. Divers Mémoires (9) concernant la guerre de la succession d’Espagne :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|1. Sur les moyens de prévenir la guerre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|2. Sur la campagne de 1702.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/156|156]]
|-
|3. Sur la situation déplorable de la France en 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/159|159]]
|-
|4. Sur les raisons qui semblent obliger Philippe V à abdiquer la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/164|164]]
|-
|Addition à ce Mémoire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/169|169]]
|-
|5. Observations du duc de Chevreuse sur le Mémoire précédent.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/170|170]]
|-
|6. Examen des droits de Philippe V à la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/174|174]]
|-
|7. Sur la campagne de 1712.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/177|177]]
|-
|8. Sur la paix.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/178|178]]
|-
|9. Sur la souveraineté de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|Ces Mémoires, à l’exception du deuxième, du septième, et de l’Addition au quatrième, qui ont paru pour la première fois en 1824, font partie du t. III de l’édition de Didot, in-4°, 1787.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|IV. Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse, pour être proposés au duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-
|Publiés, ainsi que les Mémoires suivans, dans l’Histoire de Fénelon ; Pièces justificatives du livre vii. (1808.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-
|V. Mémoires sur les précautions et les mesures à prendre après la mort du duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|}<noinclude></noinclude>
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|-
|autres en 1787, auxquelles nous avons ajouté deux nouvelles, en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|II. Dialogues des Morts, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|Quatre Dialogues parurent en 1700 ; quarante-trois autres en 1712 ; l’édition de 1718 en contient vingt-deux nouveaux : on en inséra deux autres dans la Vie de Mignard, 1730 ; l’édition de Didot, 1787, in-4°, en fit connaître trois nouveaux ; sept autres n’ont paru qu’en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|III. Opuscules divers, français et latins, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Le Fantasque. — 2. La Médaille. — 3. Voyage supposé en 1690. — 4. Chromis et Mnasile, dialogue. — 5. Jugement sur différens tableaux. — 6. Eloge de Fabricius, par Pyrrhus, son ennemi. — 7. Expédition de Flaminius contre Philippe, roi de Macédoine. — 8. Histoire d’un petit accident arrivé au duc de Bourgogne dans une promenade à Trianon. — 9. Histoire naturelle du ver à soie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|Les sept premiers Opuscules avoient paru dans les éditions précédentes des Fables et des Dialogues. Le huitième et le neuvième n’ont été publiés qu’en 1823, aussi bien que les suivans :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|Fabulosæ narrationes, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Nymphae cujusdam vaticinium. — 2. Alibei Persæ historia. — 3. Mercurii cum Æsopo colloquium. — 4. Mulieris cujusdam cum Fato colloquium. — 5. Lucta Herculis cum Acheloo.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/342|342]]
|-
|Fabulæ selectæ Joannis de la Fontaine.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-
|On n’avoit publié en 1823 que dix de ces Fables. Les autres ont paru, pour la première fois dans le recueil de Lettres et Opuscules inédits de Fénelon ; Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-
|Historioe, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|1. Apollonius Thyanæus. — 2. Nostradamus. — 3. Cardinalis Odetus Colignasus. — 4. Jacobus Albonius. — 5. Origo Pompae solennis apud Valenecnas quotannis agitatae. — 6. In Fontani mortem. — 7. Fenelonii ad serenissimum Burgundia? Ducem Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|IV. Les Aventures de Télémaque. Paris, 1699, 5. vol. in-12. L’édition de Paris, 1717, 2 vol. in-12 ; est la première authentique et complète.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/398|398]]
|-
|V. Dialogues sur l’Eloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier. Paris, 1718, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
|-
|VI. Divers Opuscules littéraires, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
|-
|1. Discours prononcé par M. l’abbé de Fénelon, pour sa réception à l’Académie Française à la place de M. Pellisson, le mardi 31 mars 1693 ; avec la réponse de M. Bergeret, directeur de l’Académie. Paris, 1693, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/606|606]]
|-
|2. Mémoire sur les occupations de l’Académie Française. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/609|609]]
|-
|3. Lettre à M. Dacier, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, sur les occupations de l’Académie. Paris, 1716, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/612|612]]
|-
|4. Correspondance de Fénelon avec Houdar de La Motte : 1715, à la suite des Réflexions de La Motte sur la critique. La lettre IV de ce recueil est tirée des Mémoires de l’abbé Trublet sur Fontenelle et La Motte. (1759.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/649|649]]
|-
|5. Jugement de Fénelon sur un poète de son temps. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/656|656]]
|-
|6. Poésies. (1824.) L’Ode à l’abbé de Langeron, avoit été publiée en 1717, à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/657|657]]
|-
|VII. L’Odyssée d’Homère. 1792, t. VI de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/663|663]]
|-
|VIII. Abrégé des Vies des anciens Philosophes, avec un recueil de leurs plus belles maximes. Paris, 1726, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/5|5]]
|-
|CINQUIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|ÉCRITS POLITIQUES.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
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|I. Examen de conscience sur les devoirs de la royauté. La Haye, 1734, in-4° ; à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|II. Essai philosophique sur le gouvernement civil ; où l’on traite de la nécessité, de l’origine, des droits, des bornes, et des différentes formes de la souveraineté, selon les principes de feu M. de Fénelon, archevêque de Cambrai ; par le chevalier de Ramsai. Londres, 1721, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/103|103]]
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|III. Divers Mémoires (9) concernant la guerre de la succession d’Espagne :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|1. Sur les moyens de prévenir la guerre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|2. Sur la campagne de 1702.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/156|156]]
|-
|3. Sur la situation déplorable de la France en 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/159|159]]
|-
|4. Sur les raisons qui semblent obliger Philippe V à abdiquer la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/164|164]]
|-
|Addition à ce Mémoire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/169|169]]
|-
|5. Observations du duc de Chevreuse sur le Mémoire précédent.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/170|170]]
|-
|6. Examen des droits de Philippe V à la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/174|174]]
|-
|7. Sur la campagne de 1712.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/177|177]]
|-
|8. Sur la paix.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/178|178]]
|-
|9. Sur la souveraineté de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|Ces Mémoires, à l’exception du deuxième, du septième, et de l’Addition au quatrième, qui ont paru pour la première fois en 1824, font partie du t. III de l’édition de Didot, in-4°, 1787.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|IV. Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse, pour être proposés au duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-
|Publiés, ainsi que les Mémoires suivans, dans l’Histoire de Fénelon ; Pièces justificatives du livre vii. (1808.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-
|V. Mémoires sur les précautions et les mesures à prendre après la mort du duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
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|-
|autres en 1787, auxquelles nous avons ajouté deux nouvelles, en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|II. Dialogues des Morts, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|Quatre Dialogues parurent en 1700 ; quarante-trois autres en 1712 ; l’édition de 1718 en contient vingt-deux nouveaux : on en inséra deux autres dans la Vie de Mignard, 1730 ; l’édition de Didot, 1787, in-4°, en fit connaître trois nouveaux ; sept autres n’ont paru qu’en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|III. Opuscules divers, français et latins, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Le Fantasque. — 2. La Médaille. — 3. Voyage supposé en 1690. — 4. Chromis et Mnasile, dialogue. — 5. Jugement sur différens tableaux. — 6. Eloge de Fabricius, par Pyrrhus, son ennemi. — 7. Expédition de Flaminius contre Philippe, roi de Macédoine. — 8. Histoire d’un petit accident arrivé au duc de Bourgogne dans une promenade à Trianon. — 9. Histoire naturelle du ver à soie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|Les sept premiers Opuscules avoient paru dans les éditions précédentes des Fables et des Dialogues. Le huitième et le neuvième n’ont été publiés qu’en 1823, aussi bien que les suivans :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|Fabulosæ narrationes, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Nymphae cujusdam vaticinium. — 2. Alibei Persæ historia. — 3. Mercurii cum Æsopo colloquium. — 4. Mulieris cujusdam cum Fato colloquium. — 5. Lucta Herculis cum Acheloo.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/342|342]]
|-
|Fabulæ selectæ Joannis de la Fontaine.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-
|On n’avoit publié en 1823 que dix de ces Fables. Les autres ont paru, pour la première fois dans le recueil de Lettres et Opuscules inédits de Fénelon ; Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-
|Historioe, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|1. Apollonius Thyanæus. — 2. Nostradamus. — 3. Cardinalis Odetus Colignasus. — 4. Jacobus Albonius. — 5. Origo Pompae solennis apud Valenecnas quotannis agitatae. — 6. In Fontani mortem. — 7. Fenelonii ad serenissimum Burgundia? Ducem Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|IV. Les Aventures de Télémaque. Paris, 1699, 5. vol. in-12. L’édition de Paris, 1717, 2 vol. in-12 ; est la première authentique et complète.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/398|398]]
|-
|V. Dialogues sur l’Eloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier. Paris, 1718, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
|-
|VI. Divers Opuscules littéraires, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
|-
|1. Discours prononcé par {{M.|l’abbé}} de Fénelon, pour sa réception à l’Académie Française à la place de {{M.|Pellisson}}, le mardi 31 mars 1693 ; avec la réponse de {{M.|Bergeret}}, directeur de l’Académie. Paris, 1693, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/606|606]]
|-
|2. Mémoire sur les occupations de l’Académie Française. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/609|609]]
|-
|3. Lettre à {{M.|Dacier}}, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, sur les occupations de l’Académie. Paris, 1716, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/612|612]]
|-
|4. Correspondance de Fénelon avec Houdar de La Motte : 1715, à la suite des Réflexions de La Motte sur la critique. La lettre IV de ce recueil est tirée des Mémoires de l’abbé Trublet sur Fontenelle et La Motte. (1759.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/649|649]]
|-
|5. Jugement de Fénelon sur un poète de son temps. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/656|656]]
|-
|6. Poésies. (1824.) L’Ode à l’abbé de Langeron, avoit été publiée en 1717, à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/657|657]]
|-
|VII. L’Odyssée d’Homère. 1792, t. VI de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/663|663]]
|-
|VIII. Abrégé des Vies des anciens Philosophes, avec un recueil de leurs plus belles maximes. Paris, 1726, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/5|5]]
|-
|CINQUIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|ÉCRITS POLITIQUES.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|I. Examen de conscience sur les devoirs de la royauté. La Haye, 1734, in-4° ; à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|II. Essai philosophique sur le gouvernement civil ; où l’on traite de la nécessité, de l’origine, des droits, des bornes, et des différentes formes de la souveraineté, selon les principes de feu {{M.|de Fénelon}}, archevêque de Cambrai ; par le chevalier de Ramsai. Londres, 1721, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/103|103]]
|-
|III. Divers Mémoires (9) concernant la guerre de la succession d’Espagne :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|1. Sur les moyens de prévenir la guerre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|2. Sur la campagne de 1702.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/156|156]]
|-
|3. Sur la situation déplorable de la France en 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/159|159]]
|-
|4. Sur les raisons qui semblent obliger Philippe V à abdiquer la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/164|164]]
|-
|Addition à ce Mémoire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/169|169]]
|-
|5. Observations du duc de Chevreuse sur le Mémoire précédent.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/170|170]]
|-
|6. Examen des droits de Philippe V à la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/174|174]]
|-
|7. Sur la campagne de 1712.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/177|177]]
|-
|8. Sur la paix.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/178|178]]
|-
|9. Sur la souveraineté de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|Ces Mémoires, à l’exception du deuxième, du septième, et de l’Addition au quatrième, qui ont paru pour la première fois en 1824, font partie du t. III de l’édition de Didot, in-4°, 1787.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|IV. Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse, pour être proposés au duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-
|Publiés, ainsi que les Mémoires suivans, dans l’Histoire de Fénelon ; Pièces justificatives du livre vii. (1808.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
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|V. Mémoires sur les précautions et les mesures à prendre après la mort du duc de Bourgogne.
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|II. Dialogues des Morts, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
|-
|Quatre Dialogues parurent en 1700 ; quarante-trois autres en 1712 ; l’édition de 1718 en contient vingt-deux nouveaux : on en inséra deux autres dans la Vie de Mignard, 1730 ; l’édition de Didot, 1787, in-4°, en fit connaître trois nouveaux ; sept autres n’ont paru qu’en 1823.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/233|233]]
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|III. Opuscules divers, français et latins, composés pour le même prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Le Fantasque. — 2. La Médaille. — 3. Voyage supposé en 1690. — 4. Chromis et Mnasile, dialogue. — 5. Jugement sur différens tableaux. — 6. Eloge de Fabricius, par Pyrrhus, son ennemi. — 7. Expédition de Flaminius contre Philippe, roi de Macédoine. — 8. Histoire d’un petit accident arrivé au duc de Bourgogne dans une promenade à Trianon. — 9. Histoire naturelle du ver à soie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
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|Les sept premiers Opuscules avoient paru dans les éditions précédentes des Fables et des Dialogues. Le huitième et le neuvième n’ont été publiés qu’en 1823, aussi bien que les suivans :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
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|Fabulosæ narrationes, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]]
|-
|1. Nymphae cujusdam vaticinium. — 2. Alibei Persæ historia. — 3. Mercurii cum Æsopo colloquium. — 4. Mulieris cujusdam cum Fato colloquium. — 5. Lucta Herculis cum Acheloo.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/342|342]]
|-
|Fabulæ selectæ Joannis de la Fontaine.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-
|On n’avoit publié en 1823 que dix de ces Fables. Les autres ont paru, pour la première fois dans le recueil de Lettres et Opuscules inédits de Fénelon ; Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
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|Historioe, scilicet :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|1. Apollonius Thyanæus. — 2. Nostradamus. — 3. Cardinalis Odetus Colignasus. — 4. Jacobus Albonius. — 5. Origo Pompae solennis apud Valenecnas quotannis agitatae. — 6. In Fontani mortem. — 7. Fenelonii ad serenissimum Burgundia? Ducem Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]]
|-
|IV. Les Aventures de Télémaque. Paris, 1699, 5. vol. in-12. L’édition de Paris, 1717, 2 vol. in-12 ; est la première authentique et complète.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/398|398]]
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|V. Dialogues sur l’Eloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier. Paris, 1718, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
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|VI. Divers Opuscules littéraires, savoir :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
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|1. Discours prononcé par {{M.|l’abbé}} de Fénelon, pour sa réception à l’Académie Française à la place de {{M.|Pellisson}}, le mardi 31 mars 1693 ; avec la réponse de {{M.|Bergeret}}, directeur de l’Académie. Paris, 1693, in-4°.
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|2. Mémoire sur les occupations de l’Académie Française. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/609|609]]
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|3. Lettre à {{M.|Dacier}}, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, sur les occupations de l’Académie. Paris, 1716, in-12.
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|4. Correspondance de Fénelon avec Houdar de La Motte : 1715, à la suite des Réflexions de La Motte sur la critique. La lettre IV de ce recueil est tirée des Mémoires de l’abbé Trublet sur Fontenelle et La Motte. (1759.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/649|649]]
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|5. Jugement de Fénelon sur un poète de son temps. 1787, t. III de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/656|656]]
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|6. Poésies. (1824.) L’Ode à l’abbé de Langeron, avoit été publiée en 1717, à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/657|657]]
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|VII. L’Odyssée d’Homère. 1792, t. VI de l’édition de Didot, in-4°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/663|663]]
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|VIII. Abrégé des Vies des anciens Philosophes, avec un recueil de leurs plus belles maximes. Paris, 1726, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/5|5]]
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|CINQUIÈME CLASSE.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
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|ÉCRITS POLITIQUES.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
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|I. Examen de conscience sur les devoirs de la royauté. La Haye, 1734, in-4° ; à la suite du Télémaque.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|85]]
|-
|II. Essai philosophique sur le gouvernement civil ; où l’on traite de la nécessité, de l’origine, des droits, des bornes, et des différentes formes de la souveraineté, selon les principes de feu {{M.|de Fénelon}}, archevêque de Cambrai ; par le chevalier de Ramsai. Londres, 1721, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/103|103]]
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|III. Divers Mémoires (9) concernant la guerre de la succession d’Espagne :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-
|1. Sur les moyens de prévenir la guerre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
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|2. Sur la campagne de 1702.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/156|156]]
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|3. Sur la situation déplorable de la France en 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/159|159]]
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|4. Sur les raisons qui semblent obliger Philippe V à abdiquer la couronne d’Espagne.
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|-
|Addition à ce Mémoire.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/169|169]]
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|5. Observations du duc de Chevreuse sur le Mémoire précédent.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/170|170]]
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|6. Examen des droits de Philippe V à la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/174|174]]
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|7. Sur la campagne de 1712.
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|8. Sur la paix.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/178|178]]
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|9. Sur la souveraineté de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
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|Ces Mémoires, à l’exception du deuxième, du septième, et de l’Addition au quatrième, qui ont paru pour la première fois en 1824, font partie du t. III de l’édition de Didot, in-4°, 1787.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
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|IV. Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse, pour être proposés au duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
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|Publiés, ainsi que les Mémoires suivans, dans l’Histoire de Fénelon ; Pièces justificatives du livre vii. (1808.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
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|V. Mémoires sur les précautions et les mesures à prendre après la mort du duc de Bourgogne.
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|II. Dialogues des Morts, composés pour le même prince.
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|colspan=2|Quatre ''Dialogues'' parurent en 1700 ; quarante-trois autres en 1712 ; l’édition de 1718 en contient vingt-deux nouveaux : on en inséra deux autres dans la ''Vie de Mignard'', 1730 ; l’édition de Didot, 1787, {{in-4o}}, en fit connaître trois nouveaux ; sept autres n’ont paru qu’en 1823.
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|III. ''Opuscules divers, français et latins, composés pour le même prince''.
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|-class=niveau2
|1.{{lié}}Le Fantasque. — 2.{{lié}}La Médaille. — 3.{{lié}}Voyage supposé en 1690. — 4.{{lié}}Chromis et Mnasile, ''dialogue''. — 5.{{lié}}Jugement sur différens tableaux. — 6.{{lié}}Éloge de Fabricius, par Pyrrhus, son ennemi. — 7.{{lié}}Expédition de Flaminius contre Philippe, roi de Macédoine. — 8.{{lié}}Histoire d’un petit accident arrivé au duc de Bourgogne dans une promenade à Trianon. — 9.{{lié}}Histoire naturelle du ver à soie.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/335|335]] à [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/341|341]]
|-class=desc
|Les sept premiers ''Opuscules'' avoient paru dans les éditions précédentes des ''Fables'' et des ''Dialogues''. Le huitième et le neuvième n’ont été publiés qu’en 1823, aussi bien que les suivans :
|-class=niveau2
|colspan=2|{{lang|la|''Fabulosæ narrationes'', scilicet}} :
|-class=niveau2
|{{lang|la|1.{{lié}}Nymphae cujusdam vaticinium. — 2.{{lié}}Alibei Persæ historia. — 3.{{lié}}Mercurii cum Æsopo colloquium. — 4.{{lié}}Mulieris cujusdam cum Fato colloquium. — 5.{{lié}}Lucta Herculis cum Acheloo.}}
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/342|342]] à [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]]
|-class=niveau2
|''Fabulæ selectæ Joannis de la Fontaine''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/344|344]] à [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/383|383]]
|-class=desc
|colspan=2|On n’avoit publié en 1823 que dix de ces Fables. Les autres ont paru, pour la première fois dans le recueil de ''Lettres et Opuscules inédits de Fénelon'' ; Paris, 1850, {{in-8o}}.
|-class=niveau2
|colspan=2|{{lang|la|''Historiæ'', scilicet}} :
|-class=niveau2
|1.{{lié}}Apollonius Thyanæus. — 2.{{lié}}Nostradamus. — 3.{{lié}}Cardinalis Odetus Colignæus. — 4.{{lié}}Jacobus Albonius. — 5.{{lié}}Origo Pompæ solennis apud Valencenas quotannis agitatæ. — 6.{{lié}}In Fontani mortem. — 7.{{lié}}Fenelonii ad serenissimum Burgundiæ Ducem Epistola.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/384|384]] à [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/386|386]]
|-
|IV. Les Aventures de Télémaque. ''Paris'', 1699, 5.{{lié}}vol. {{in-12}}. L’édition de ''Paris'', 1717, 2{{lié}}vol. {{in-12}}, est la première authentique et complète.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/398|398]]
|-
|V. Dialogues sur l’Éloquence en général, et sur celle de la chaire en particulier. Paris, 1718, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/567|567]]
|-
|colspan=2|VI. ''Divers Opuscules littéraires'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Discours prononcé par {{M.|l’abbé}} de Fénelon, pour sa réception à l’Académie Française à la place de {{M.|Pellisson}}, le mardi 31{{lié}}mars 1693 ; avec la réponse de {{M.|Bergeret}}, directeur de l’Académie. ''Paris'', 1693, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/606|606]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire sur les occupations de l’Académie Française. 1787, {{t.|III}} de l’édition de Didot, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/609|609]]
|-class=niveau2
|3. Lettre à {{M.|Dacier}}, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, sur les occupations de l’Académie. ''Paris'', 1716, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/612|612]]
|-class=niveau2
|4. Correspondance de Fénelon avec Houdar de La Motte : 1715, à la suite des ''Réflexions'' de La Motte ''sur la critique''. La lettre{{lié}}IV de ce recueil est tirée des ''Mémoires'' de l’abbé Trublet ''sur Fontenelle et La Motte''. (1759.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/649|649]]
|-class=niveau2
|5. Jugement de Fénelon sur un poète de son temps. 1787, {{t.|III}} de l’édition de Didot, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/656|656]]
|-class=niveau2
|6. Poésies. (1824.) L’''Ode à l’abbé de Langeron'', avoit été publiée en 1717, à la suite du ''Télémaque''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/657|657]]
|-
|VII. L’Odyssée d’Homère. 1792, {{t.|VI}} de l’édition de Didot, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/663|663]]
|-
|VIII. Abrégé des Vies des anciens Philosophes, avec un recueil de leurs plus belles maximes. Paris, 1726, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/5|T.{{lié}}VII, {{pg|5}}]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|CINQUIÈME CLASSE.|fs=120%|m=1em}}
{{c|ÉCRITS POLITIQUES.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|I. Examen de conscience sur les devoirs de la royauté. ''La Haye'', 1734, {{in-4o}} ; à la suite du ''Télémaque''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/85|T.{{lié}}VII, {{pg|85}}]]
|-
|II. Essai philosophique sur le gouvernement civil ; où l’on traite de la nécessité, de l’origine, des droits, des bornes, et des différentes formes de la souveraineté, selon les principes de feu {{M.|de Fénelon}}, archevêque de Cambrai ; par le chevalier de Ramsai. ''Londres'', 1721, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/103|103]]
|-
|III. Divers Mémoires (9) concernant la guerre de la succession d’Espagne :
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-class=niveau2
|1. Sur les moyens de prévenir la guerre.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/149|149]]
|-class=niveau2
|2. Sur la campagne de 1702.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/156|156]]
|-class=niveau2
|3. Sur la situation déplorable de la France en 1710.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/159|159]]
|-class=niveau2
|4. Sur les raisons qui semblent obliger Philippe{{lié}}V à abdiquer la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/164|164]]
|-class=niveau2
|Addition à ce ''Mémoire''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/169|169]]
|-class=niveau2
|5. Observations du duc de Chevreuse sur le ''Mémoire'' précédent.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/170|170]]
|-class=niveau2
|6. Examen des droits de Philippe{{lié}}V à la couronne d’Espagne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/174|174]]
|-class=niveau2
|7. Sur la campagne de 1712.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/177|177]]
|-class=niveau2
|8. Sur la paix.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/178|178]]
|-class=niveau2
|9. Sur la souveraineté de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-class=desc
|Ces ''Mémoires'', à l’exception du deuxième, du septième, et de l’''Addition'' au quatrième, qui ont paru pour la première fois en 1824, font partie du {{t.|III}} de l’édition de Didot, {{in-4o}}, 1787.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/179|179]]
|-
|IV. Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse, pour être proposés au duc de Bourgogne.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182|182]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiés, ainsi que les ''Mémoires'' suivans, dans l’''Histoire de Fénelon ; Pièces justificatives'' du livre {{sc|vii}}. (1808.)
|-
|colspan=2|V. Mémoires sur les précautions et les mesures à prendre après la mort du duc de Bourgogne.
|}<noinclude></noinclude>
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Discussion:Satan et Ève
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{{Infoédit
|1= Satan et Ève ; ou l’Origine de la fouterie et du cocuage, [avec 6 figures libres] ; [[Auteur: Anonyme| Anonyme]].
|2= https://go.gale.com/ps/anonymous?id=GALE{{!}}SHDQED508604692
|3=--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mai 2026 à 16:06 (UTC)
|4= {{4/4}}
|5=Graphie du début du 19e siècle.
|6=--[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 mai 2026 à 16:06 (UTC)
}}
=informations sur cette édition=
# Voir la note dans la ''Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour''... par le C. d’I*** (J. Gay), Bécour, 1897, T. 3, col. 1068 : « Satan et Ève, ou l’Origine de la Fouterie et du cocuage. Damnopolis, chez Diabolino, libraire-éditeur, rue d’Enfer (vers 1832), in-18 de 108 pages, avec lithographies libres assez mauvaises. (Destruction ordonnée par la cour d’assises de la Seine, en juin 1845.) »
# Voir la note dans ''[[L’Enfer de la Bibliothèque nationale]]'' à la cote [[L’Enfer_de_la_Bibliothèque_nationale/8#c0763|Enfer-763]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-
|1. Recherche de.... (du poison qu’on supposoit avoir été donné au duc de Bourgogue.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/189|189]]
|-
|2. Le Roi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/190|190]]
|-
|3. Projet de conseil de Régence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/192|192]]
|-
|4. Education du jeune Prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/193|193]]
|-
|SECTION PREMIÈRE. — Correspondance de Fénelon avec le duc de Bourgogne, les ducs de Beau-villiers et de Chevreuse, et leurs familles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/195|195]]
|-
|T. VII, p. 195 à 391
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/195|195]]
|-
|Quoiqu’une partie de ces Lettres ait été publiée, soit dans les diverses éditions des Œuvres Spirituelles, 1718, 1719 et 1738, soit dans le t. vi de l’édition de Didot, 1792, in-4°; comme elles y sont souvent tronquées et défigurées, on peut dire qu’elles ont paru pour la première fois dans leur intégrité en 1827, dans l’Edition de Versailles.
|-
|SECTION II. — Correspondance de Fénelon avec sa famille.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|392 à 489
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/392|392]]
|-
|Les observations que nous venons de faire sur la première section s’appliquent également à celle-ci.
|-
|SECTION III. — Lettres diverses.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/490|490]]
|-
|490, etc.;
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/490|490]]
|-
|et T. VIII, p. 5 à 292.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|5]]
|-
|La plupart des pièces qui composent cette troisième section et la suivante, ont paru pour la première fois en 1827.
|-
|Quelques-unes seulement ont paru en 1829 et 1850, dans les deux recueils suivantes :
|-
|Lettres de Fénelon au maréchal et à la maréchale de Noailles. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/1829|1829]]
|-
|Lettres et Opuscules inédits de Fénelon. Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/1850|1850]]
|-
|SECTION IV. — Lettres et Mémoires concernant la juridiction épiscopale et métropolitaine de l’archevêque de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/293|293]]
|-
|T. VIII, p. 293
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/293|293]]
|-
|SECTION V. — Lettres Spirituelles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/439|439]]
|-
|Ces Lettres se trouvent en partie dans les recueils de 1718, 1719 et 1738, mais tronquées : nous les avons rétablies sur les originaux, dans l’édition de 1827.
|-
|SECTION VI. — Correspondance sur l’affaire du Quiétisme.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|5]]
|-
|T. IX, p. 5
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/5|5]]
|-
|La très-grande partie des pièces de cette section ont paru pour la première fois en 1828 et 1829. On a joint à cette Correspondance comme un appendice nécessaire :
|-
|Lettres (3) de M. *** (l’abbé de La Bletterie) à un ami, au sujet de la Relation sur le Quiétisme. 1733, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/64|64]]
|-
|Lettres de Bossuet à madame de la Maisonfort. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/82|82]]
|-
|PIÈCES CONCERNANT L’HISTOIRE ET LES OEUVRES DE FÉNELON.
|-
|Testament de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/135|135]]
|-
|Ce Testament n’avoit point été publié en entier, avant 1829.
|-
|Les pièces suivantes peuvent être regardées comme des compléniens nécessaires de l’Histoire et des Œuvres de Fénelon.
|-
|1. Recueil des principales vertus de feu messire François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevêque duc de Cambrai, prince du Saint-Empire ; par un ecclésiastique (l’abbé Galet). Nanci, Cusson, 1725. in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/137|137]]
|-
|Pièce rare, inconnue au cardinal de Bausset.
|-
|2. Lettre d’un anonyme (l’abbé Galet) à feu M. de Beau-sobre, sur M. de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/155|155]]
|-
|Insérée dans le t. XLVI de la Bibliothèque Germanique. (1739.)
|-
|3. Divers Eloges de Fénelon, savoir :
|-
|Extrait d’un Discours sur l’éducation du duc de Bourgogne, qui a remporté le prix proposé par l’Académie royale d’Angers. (Inédit)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/157|157]]
|-
|Extrait du Discours prononcé par M. Gros de Boze, lorsqu’il fut reçu à l’Académie Française à la place de Fénelon, le 30 mars 1715.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/158|158]]
|-
|Extrait de la Réponse de M. Dacier, secrétaire perpétuel de l’Académie, au Discours de M. de Boze.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/159|159]]
|-
|In funere Francisci de Salignac de La Mothe-Fénelon, Cameracensium archiepiscopi, RELIGIONIS LUCTUS : Elegia, auctore Carolo Porée, Societatis Jesu
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/161|161]]
|-
|Publiée à la suite de la Vie de Fénelon par le P. Querbeuf; Paris, Didot, 1787, in-4°.
|-
|4. Sur la Tolérance philosophique attribuée à Fénelon, par M. l’abbé de Boulogne, mort évêque de Troyes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/162|162]]
|-
|Ces réflexions furent insérées dans le Journal des Débats, 18, 19 et 20 octobre 1802.
|-
|5. Notice des principaux personnages contemporains de Fénelon, dont il est fait mention dans sa Correspondance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 4.djvu/171|171]]
|-
|FIN DE LA TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON.
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|1. Recherche de.... (du poison qu’on supposoit avoir été donné au duc de Bourgogue.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/189|189]]
|-
|2. Le Roi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/190|190]]
|-
|3. Projet de conseil de Régence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/192|192]]
|-
|4. Education du jeune Prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/193|193]]
|-
|SECTION PREMIÈRE. — Correspondance de Fénelon avec le duc de Bourgogne, les ducs de Beau-villiers et de Chevreuse, et leurs familles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
|-
|T. VII, p. 195 à 391
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
|-
|Quoiqu’une partie de ces Lettres ait été publiée, soit dans les diverses éditions des Œuvres Spirituelles, 1718, 1719 et 1738, soit dans le t. vi de l’édition de Didot, 1792, in-4°; comme elles y sont souvent tronquées et défigurées, on peut dire qu’elles ont paru pour la première fois dans leur intégrité en 1827, dans l’Edition de Versailles.
|-
|SECTION II. — Correspondance de Fénelon avec sa famille.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
|-
|392 à 489
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
|-
|Les observations que nous venons de faire sur la première section s’appliquent également à celle-ci.
|-
|SECTION III. — Lettres diverses.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/490|490]]
|-
|490, etc.;
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/490|490]]
|-
|et T. VIII, p. 5 à 292.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|La plupart des pièces qui composent cette troisième section et la suivante, ont paru pour la première fois en 1827.
|-
|Quelques-unes seulement ont paru en 1829 et 1850, dans les deux recueils suivantes :
|-
|Lettres de Fénelon au maréchal et à la maréchale de Noailles. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1829|1829]]
|-
|Lettres et Opuscules inédits de Fénelon. Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1850|1850]]
|-
|SECTION IV. — Lettres et Mémoires concernant la juridiction épiscopale et métropolitaine de l’archevêque de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
|-
|T. VIII, p. 293
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
|-
|SECTION V. — Lettres Spirituelles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/439|439]]
|-
|Ces Lettres se trouvent en partie dans les recueils de 1718, 1719 et 1738, mais tronquées : nous les avons rétablies sur les originaux, dans l’édition de 1827.
|-
|SECTION VI. — Correspondance sur l’affaire du Quiétisme.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|T. IX, p. 5
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|La très-grande partie des pièces de cette section ont paru pour la première fois en 1828 et 1829. On a joint à cette Correspondance comme un appendice nécessaire :
|-
|Lettres (3) de M. *** (l’abbé de La Bletterie) à un ami, au sujet de la Relation sur le Quiétisme. 1733, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/64|64]]
|-
|Lettres de Bossuet à madame de la Maisonfort. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/82|82]]
|-
|PIÈCES CONCERNANT L’HISTOIRE ET LES OEUVRES DE FÉNELON.
|-
|Testament de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/135|135]]
|-
|Ce Testament n’avoit point été publié en entier, avant 1829.
|-
|Les pièces suivantes peuvent être regardées comme des compléniens nécessaires de l’Histoire et des Œuvres de Fénelon.
|-
|1. Recueil des principales vertus de feu messire François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevêque duc de Cambrai, prince du Saint-Empire ; par un ecclésiastique (l’abbé Galet). Nanci, Cusson, 1725. in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/137|137]]
|-
|Pièce rare, inconnue au cardinal de Bausset.
|-
|2. Lettre d’un anonyme (l’abbé Galet) à feu M. de Beau-sobre, sur M. de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/155|155]]
|-
|Insérée dans le t. XLVI de la Bibliothèque Germanique. (1739.)
|-
|3. Divers Eloges de Fénelon, savoir :
|-
|Extrait d’un Discours sur l’éducation du duc de Bourgogne, qui a remporté le prix proposé par l’Académie royale d’Angers. (Inédit)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/157|157]]
|-
|Extrait du Discours prononcé par M. Gros de Boze, lorsqu’il fut reçu à l’Académie Française à la place de Fénelon, le 30 mars 1715.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/158|158]]
|-
|Extrait de la Réponse de M. Dacier, secrétaire perpétuel de l’Académie, au Discours de M. de Boze.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/159|159]]
|-
|In funere Francisci de Salignac de La Mothe-Fénelon, Cameracensium archiepiscopi, RELIGIONIS LUCTUS : Elegia, auctore Carolo Porée, Societatis Jesu
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/161|161]]
|-
|Publiée à la suite de la Vie de Fénelon par le P. Querbeuf; Paris, Didot, 1787, in-4°.
|-
|4. Sur la Tolérance philosophique attribuée à Fénelon, par M. l’abbé de Boulogne, mort évêque de Troyes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/162|162]]
|-
|Ces réflexions furent insérées dans le Journal des Débats, 18, 19 et 20 octobre 1802.
|-
|5. Notice des principaux personnages contemporains de Fénelon, dont il est fait mention dans sa Correspondance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/171|171]]
|-
|FIN DE LA TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON.
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Seudo
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|-
|1. Recherche de.... (du poison qu’on supposoit avoir été donné au duc de Bourgogue.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/189|189]]
|-
|2. Le Roi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/190|190]]
|-
|3. Projet de conseil de Régence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/192|192]]
|-
|4. Education du jeune Prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/193|193]]
|-
|SECTION PREMIÈRE. — Correspondance de Fénelon avec le duc de Bourgogne, les ducs de Beau-villiers et de Chevreuse, et leurs familles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
|-
|T. VII, p. 195 à 391
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
|-
|Quoiqu’une partie de ces Lettres ait été publiée, soit dans les diverses éditions des Œuvres Spirituelles, 1718, 1719 et 1738, soit dans le t. vi de l’édition de Didot, 1792, in-4°; comme elles y sont souvent tronquées et défigurées, on peut dire qu’elles ont paru pour la première fois dans leur intégrité en 1827, dans l’Edition de Versailles.
|-
|SECTION II. — Correspondance de Fénelon avec sa famille.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
|-
|392 à 489
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
|-
|Les observations que nous venons de faire sur la première section s’appliquent également à celle-ci.
|-
|SECTION III. — Lettres diverses.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/490|490]]
|-
|490, etc.;
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/490|490]]
|-
|et T. VIII, p. 5 à 292.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|La plupart des pièces qui composent cette troisième section et la suivante, ont paru pour la première fois en 1827.
|-
|Quelques-unes seulement ont paru en 1829 et 1850, dans les deux recueils suivantes :
|-
|Lettres de Fénelon au maréchal et à la maréchale de Noailles. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1829|1829]]
|-
|Lettres et Opuscules inédits de Fénelon. Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1850|1850]]
|-
|SECTION IV. — Lettres et Mémoires concernant la juridiction épiscopale et métropolitaine de l’archevêque de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
|-
|T. VIII, p. 293
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
|-
|SECTION V. — Lettres Spirituelles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/439|439]]
|-
|Ces Lettres se trouvent en partie dans les recueils de 1718, 1719 et 1738, mais tronquées : nous les avons rétablies sur les originaux, dans l’édition de 1827.
|-
|SECTION VI. — Correspondance sur l’affaire du Quiétisme.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|T. IX, p. 5
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
|-
|La très-grande partie des pièces de cette section ont paru pour la première fois en 1828 et 1829. On a joint à cette Correspondance comme un appendice nécessaire :
|-
|Lettres (3) de M. *** (l’abbé de La Bletterie) à un ami, au sujet de la Relation sur le Quiétisme. 1733, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/64|64]]
|-
|Lettres de Bossuet à madame de la Maisonfort. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/82|82]]
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|PIÈCES CONCERNANT L’HISTOIRE ET LES OEUVRES DE FÉNELON.
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|Testament de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/135|135]]
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|Ce Testament n’avoit point été publié en entier, avant 1829.
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|Les pièces suivantes peuvent être regardées comme des compléniens nécessaires de l’Histoire et des Œuvres de Fénelon.
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|1. Recueil des principales vertus de feu messire François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevêque duc de Cambrai, prince du Saint-Empire ; par un ecclésiastique (l’abbé Galet). Nanci, Cusson, 1725. in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/137|137]]
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|Pièce rare, inconnue au cardinal de Bausset.
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|2. Lettre d’un anonyme (l’abbé Galet) à feu {{M.|de Beau}}-sobre, sur {{M.|de Fénelon}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/155|155]]
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|Insérée dans le t. XLVI de la Bibliothèque Germanique. (1739.)
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|3. Divers Eloges de Fénelon, savoir :
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|Extrait d’un Discours sur l’éducation du duc de Bourgogne, qui a remporté le prix proposé par l’Académie royale d’Angers. (Inédit)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/157|157]]
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|Extrait du Discours prononcé par {{M.|Gros}} de Boze, lorsqu’il fut reçu à l’Académie Française à la place de Fénelon, le 30 mars 1715.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/158|158]]
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|Extrait de la Réponse de {{M.|Dacier}}, secrétaire perpétuel de l’Académie, au Discours de {{M.|de Boze}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/159|159]]
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|In funere Francisci de Salignac de La Mothe-Fénelon, Cameracensium archiepiscopi, RELIGIONIS LUCTUS : Elegia, auctore Carolo Porée, Societatis Jesu
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/161|161]]
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|Publiée à la suite de la Vie de Fénelon par le P. Querbeuf; Paris, Didot, 1787, in-4°.
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|4. Sur la Tolérance philosophique attribuée à Fénelon, par {{M.|l’abbé}} de Boulogne, mort évêque de Troyes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/162|162]]
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|Ces réflexions furent insérées dans le Journal des Débats, 18, 19 et 20 octobre 1802.
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|5. Notice des principaux personnages contemporains de Fénelon, dont il est fait mention dans sa Correspondance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/171|171]]
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|FIN DE LA TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON.
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|1. Recherche de…. (du poison qu’on supposoit avoir été donné au duc de Bourgogue. )
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|2. Le Roi.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/190|190]]
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|3. Projet de conseil de Régence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/192|192]]
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|4. Education du jeune Prince.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/193|193]]
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|SECTION PREMIÈRE. — Correspondance de Fénelon avec le duc de Bourgogne, les ducs de Beau-villiers et de Chevreuse, et leurs familles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
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|T. VII, p. 195 à 391
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/195|195]]
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|Quoiqu’une partie de ces Lettres ait été publiée, soit dans les diverses éditions des Œuvres Spirituelles, 1718, 1719 et 1738, soit dans le t. vi de l’édition de Didot, 1792, in-4° ; comme elles y sont souvent tronquées et défigurées, on peut dire qu’elles ont paru pour la première fois dans leur intégrité en 1827, dans l’Edition de Versailles.
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|SECTION II. — Correspondance de Fénelon avec sa famille.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
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|392 à 489
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/392|392]]
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|Les observations que nous venons de faire sur la première section s’appliquent également à celle-ci.
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|SECTION III. — Lettres diverses.
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|490, etc. ;
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|et T. VIII, p. 5 à 292.
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|La plupart des pièces qui composent cette troisième section et la suivante, ont paru pour la première fois en 1827.
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|Quelques-unes seulement ont paru en 1829 et 1850, dans les deux recueils suivantes :
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|Lettres de Fénelon au maréchal et à la maréchale de Noailles. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1829|1829]]
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|Lettres et Opuscules inédits de Fénelon. Paris, 1850, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/1850|1850]]
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|SECTION IV. — Lettres et Mémoires concernant la juridiction épiscopale et métropolitaine de l’archevêque de Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
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|T. VIII, p. 293
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/293|293]]
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|SECTION V. — Lettres Spirituelles.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/439|439]]
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|Ces Lettres se trouvent en partie dans les recueils de 1718, 1719 et 1738, mais tronquées : nous les avons rétablies sur les originaux, dans l’édition de 1827.
|-
|SECTION VI. — Correspondance sur l’affaire du Quiétisme.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
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|T. IX, p. 5
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/5|5]]
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|La très-grande partie des pièces de cette section ont paru pour la première fois en 1828 et 1829. On a joint à cette Correspondance comme un appendice nécessaire :
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|Lettres (3) de M. *** (l’abbé de La Bletterie) à un ami, au sujet de la Relation sur le Quiétisme. 1733, in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/64|64]]
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|Lettres de Bossuet à madame de la Maisonfort. Paris, 1829, in-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/82|82]]
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|PIÈCES CONCERNANT L’HISTOIRE ET LES OEUVRES DE FÉNELON.
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|Testament de Fénelon.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/135|135]]
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|Ce Testament n’avoit point été publié en entier, avant 1829.
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|Les pièces suivantes peuvent être regardées comme des compléniens nécessaires de l’Histoire et des Œuvres de Fénelon.
|-
|1. Recueil des principales vertus de feu messire François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevêque duc de Cambrai, prince du Saint-Empire ; par un ecclésiastique (l’abbé Galet). Nanci, Cusson, 1725. in-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/137|137]]
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|Pièce rare, inconnue au cardinal de Bausset.
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|2. Lettre d’un anonyme (l’abbé Galet) à feu {{M.|de Beau}}-sobre, sur {{M.|de Fénelon}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/155|155]]
|-
|Insérée dans le t. XLVI de la Bibliothèque Germanique. (1739. )
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|3. Divers Eloges de Fénelon, savoir :
|-
|Extrait d’un Discours sur l’éducation du duc de Bourgogne, qui a remporté le prix proposé par l’Académie royale d’Angers. (Inédit)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/157|157]]
|-
|Extrait du Discours prononcé par {{M.|Gros}} de Boze, lorsqu’il fut reçu à l’Académie Française à la place de Fénelon, le 30 mars 1715.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/158|158]]
|-
|Extrait de la Réponse de {{M.|Dacier}}, secrétaire perpétuel de l’Académie, au Discours de {{M.|de Boze}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/159|159]]
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|In funere Francisci de Salignac de La Mothe-Fénelon, Cameracensium archiepiscopi, RELIGIONIS LUCTUS : Elegia, auctore Carolo Porée, Societatis Jesu
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/161|161]]
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|Publiée à la suite de la Vie de Fénelon par le P. Querbeuf ; Paris, Didot, 1787, in-4°.
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|4. Sur la Tolérance philosophique attribuée à Fénelon, par {{M.|l’abbé}} de Boulogne, mort évêque de Troyes.
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|Ces réflexions furent insérées dans le Journal des Débats, 18, 19 et 20 octobre 1802.
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|5. Notice des principaux personnages contemporains de Fénelon, dont il est fait mention dans sa Correspondance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/171|171]]
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|FIN DE LA TABLE DES ÉCRITS DE FÉNELON.
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[[Le chemin des larmes/07|L’incendie]]|{{pli|34|2}}||
[[Le chemin des larmes/08|La marraine]]|{{pli|41|2}}||
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Satan et Ève/Présentation
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Ouvrage obscène, publié à Paris vers 1832, orné de 6 figures libres. Il s’agit d’un ouvrage en prose et en vers réinterprétant l’histoire de la Génèse.
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[[Le chemin des larmes/43|Le réveil]]|{{pli|347|2}}||
[[Le chemin des larmes/44|Deux amies]]|{{pli|355|2}}||
[[Le chemin des larmes/45|Retour d'Étienne]]|{{pli|363|2}}||
[[Le chemin des larmes/46|Un misérable]]|{{pli|369|2}}||
[[Le chemin des larmes/47|La religieuse]]|{{pli|389|2}}||
[[Le chemin des larmes/48|L'enlèvement]]|{{pli|398|2}}||
[[Le chemin des larmes/49|Affreuse nouvelle]]|{{pli|414|2}}||
[[Le chemin des larmes/50|Nouveau drame]]|{{pli|419|2}}||
[[Le chemin des larmes/51|La délivrance]]|{{pli|429|2}}||
[[Le chemin des larmes/52|Petites scènes]]|{{pli|440|2}}||
[[Le chemin des larmes/53|Retour au village]]|{{pli|449|2}}||
[[Le chemin des larmes/54|Huit ans après]]|{{pli|459|2}}||
[[Le chemin des larmes/55|Dénouement]]|{{pli|468|2}}||
[[Le chemin des larmes/56|Conclusion]]|{{pli|477|2}}
}}
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Page:Moncrif - Les Chats (1727).djvu/190
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{{brn|1}}
{{c|{{sp|0.4em|RÉPONS}}E.|fs=150%}}
{{c|{{sp|0.2em|DE GRISETTE À COCHO}}N,|fs=125%|m=0.75em}}
{{c|''Chien du Maréchal de Vivonne.''}}
{{poem|{{lettrine4|O|N}} auroit bien connu, sans que vous l’eussiez dit,
Que vous êtes sorti de la race cinique ;
L’air dont vous répondez à ce qu’on vous écrit,
{{iv|4}}En est une preuve authentique ;
Vous ne mordez pas mal ; pour vous rien n’est sacré ;
{{iv|4}}Devant vous rien ne trouve grace ;
{{iv|4}}Vous déchirez tout, & malgré
{{iv|4}}De vingt siecles le long espace,
{{iv|4}}Du beau talent de votre race
{{iv|4}}Vous n’avez point dégeneré :
Mais qu’il soit véritable, ou qu’il soit apocrife,
{{iv|4}}Que vous soyez des descendans
{{iv|4}}De ces Philosophes mordans,
{{iv|4}}Si vous avez de bonnes dents,
{{iv|4}}Nous n’avons pas mauvaise griffe ;|ds|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hortius" /></noinclude>DE L'HISTOIRE DE FRANCE. 333
pour la vengeance : il se conduisit avec une profondeur de dissimulation qui ne semblait plus possible dans une âme aussi
énervée et un homme aussi avili.
Il commença par habituer le cardinal de Guise à venir fréquemment au château, sous le prétexte de lui parler du maréchal de Matignon. Le roi voulait maintenir ce maréchal en sa charge de lieutenant général en Guienne ; le cardinal de Guise,
qui désirait obtenir cette charge pour lui-même, poussait les états à demander le rappel de Matignon. Le roi flattait doublement les passions du cardinal en s’adressant à lui pour modérer les états, et en lui laissant l’espérance d’obtenir la place qu’il ambitionnait.
Henri feignit ensuite un redoublement de ferveur ; il lit construire au-dessus de sa chambre de petites cellules, afin d’y loger des capucins, résolu qu’il était, disait-il, de quitter le monde et de se livrer à la solitude. ''En un temps où il s’agissoit de sa vie et de sa couronne, il paroissoit à vue presque privé de mouvement et de sentiment''. Il écrivit de sa propre main un mémoire pour ''faire depescher des parements d’autel et autres ornements d’eglise aux capucins''. Le duc de Guise fut tellement trompé à ces marques d’une imbécile faiblesse, qu’il ne voulait croire à aucun projet du roi : ''Il est trop poltron'', disait-il à la
princesse de Lorraine ; ''il n’oseroit'', disait-il à la reine mère, qui semblait l’avertir, en conseillant peut-être sa mort.
Henri régla d’avance tout ce qu’il ferait dans la semaine de Noël, semaine qu’il avait fixée pour la catastrophe, y compris le vendredi, jour auquel il annonçait un pèlerinage à Notre-Dame de Cléry. Les plus zélés serviteurs de ce prince, le voyant se livrer à ces soins et le croyant sincère, désespéraient de sa sûreté.
De même que le duc de Guise recevait de continuels renseignements des desseins du roi, Henri ne cessait d’être averti des machinations du duc de Guise : le duc d’Espernon lui en mandait les détails dans ses lettres, et, ce qu’il y a de plus
étrange, le duc de Mayenne et le duc d’Aumale étaient au nombre des dénonciateurs : l’un dépêcha à Blois un gentilhomme, et le second, sa femme, pour instruire le roi de tout. On ne saurait douter de ce fait, puisque Henri III le relate<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hortius" />{{nr|334|Analyse raisonnée|}}</noinclude>dans sa déclaration publique du mois de février 1589 contre le duc de Mayenne : il affirme que ce duc lui avait fait dire que, s’il ne venait pas lui-même révéler le crime projeté de son frère, c’est qu’étant à Lyon il craignait de ne pouvoir arriver assez tôt ; ce fait est encore confirmé par le duc de Nevers dans son
Traité de la prise des armes. Et pourtant, malgré la déclaration de Henri III, la Ligue, faute de mieux, mit Mayenne à sa tête. Ce même Mayenne avait refusé d’entrer dans les complots contre la vie du roi, notamment dans celui qui devait
être exécuté le jour du service funèbre de la reine d’Ecosse, et il avait voulu une fois se battre contre son frère le duc de Guise.
Quant à la duchesse d’Aumale, elle s’était engagée, dès la naissance de la Ligue, à avertir le roi de tout ce qui se tramerait
contre lui : malheureusement Villequier, qui trahissait Henri III, avait souvent reçu les confidences de cette femme. Le 10 de novembre 1588, elle écrivit à la reine mère ; Catherine envoya chercher son fils, qui lui dépêcha Miron son médecin pour
prendre ses ordres. « Dites au roi, répondit-elle, que je le prie « de descendre dans mon cabinet, pour ce que j’ai chose à « lui dire qui importe à sa vie, à son honneur et à son Estât. Le roi descendit, accompagné d’un de ses familiers et de Miron. Catherine et son fils se retirèrent dans l’embrasure d’une fenêtre. Quand le roi sortit, les deux témoins, qui se tenaient à l’écart à l’autre bout du cabinet, entendirent la reine mère prononcer distinctement ces paroles : « Monsieur mon fils, il s’en faut depescher ; c’est trop longtemps attendre. Mais donnez si bon ordre que vous ne soyez plus trompé comme vous le fustes aux barricades de Paris. » D’autres ont cru que Catherine ignora le projet de Henri, et qu’elle s’y serait opposée, par ce système de contre-poids qu’elle employait pour conserver son autorité au milieu des factions ; mais il faut préférer à cette version le récit d’un témoin auriculaire (Miron).
On remarqua que le duc, qui avait eu connaissance de la conférence, se promena plus de deux heures à pas agités, en donnant des marques d’impatience, au milieu des pages et des laquais, sur la terrasse du donjon du château, appelée la Perche au Breton.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hortius" />{{nr|334|Analyse raisonnée|}}</noinclude>dans sa déclaration publique du mois de février 1589 contre le duc de Mayenne : il affirme que ce duc lui avait fait dire que, s’il ne venait pas lui-même révéler le crime projeté de son frère, c’est qu’étant à Lyon il craignait de ne pouvoir arriver assez tôt ; ce fait est encore confirmé par le duc de Nevers dans son
''Traité de la prise des armes''. Et pourtant, malgré la déclaration de Henri III, la Ligue, faute de mieux, mit Mayenne à sa tête. Ce même Mayenne avait refusé d’entrer dans les complots contre la vie du roi, notamment dans celui qui devait
être exécuté le jour du service funèbre de la reine d’Ecosse, et il avait voulu une fois se battre contre son frère le duc de Guise.
Quant à la duchesse d’Aumale, elle s’était engagée, dès la naissance de la Ligue, à avertir le roi de tout ce qui se tramerait
contre lui : malheureusement Villequier, qui trahissait Henri III, avait souvent reçu les confidences de cette femme. Le 10 de novembre 1588, elle écrivit à la reine mère ; Catherine envoya chercher son fils, qui lui dépêcha Miron son médecin pour
prendre ses ordres. « Dites au roi, répondit-elle, que je le prie « de descendre dans mon cabinet, pour ce que j’ai chose à « lui dire qui importe à sa vie, à son honneur et à son Estat. » Le roi descendit, accompagné d’un de ses familiers et de Miron. Catherine et son fils se retirèrent dans l’embrasure d’une fenêtre. Quand le roi sortit, les deux témoins, qui se tenaient à l’écart à l’autre bout du cabinet, entendirent la reine mère prononcer distinctement ces paroles : « Monsieur mon fils, il s’en faut depescher ; c’est trop longtemps attendre. Mais donnez si bon ordre que vous ne soyez plus trompé comme vous le fustes aux barricades de Paris. » D’autres ont cru que Catherine ignora le projet de Henri, et qu’elle s’y serait opposée, par ce système de contre-poids qu’elle employait pour conserver son autorité au milieu des factions ; mais il faut préférer à cette version le récit d’un témoin auriculaire (Miron).
On remarqua que le duc, qui avait eu connaissance de la conférence, se promena plus de deux heures à pas agités, en donnant des marques d’impatience, au milieu des pages et des laquais, sur la terrasse du donjon du château, appelée ''la Perche au Breton''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|BÉCASSINE SANS SITUTATION||11}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-a1.jpg|160px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Des têtes se montrèrent aux fenêtres : « Par ici, le vitrier !! » appela une voix. Ils montèrent, César remit un carreau qui lui fut payé un bon prix. Il était content : « {{lang|it|Va bene}}, disait-il zé revois la fourtoune. » Et ils repartirent.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-a2.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Mais le châssis pesait lourd à ses épaules. Il posa son fardeau à terre et dit : « Zé souis oune zentilhomme, oune zentilhomme, i’doit faire gagner l’arzent à son associée. Si zé porte, zé peux…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-a3.jpg|162px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … pas çanter. Si ze çante pa, ze fais pas gagner l’arzent. Étant oune zentilhomme, ze dis : Bécassine, faites le portefaix. — Si vous voulez, répliqua celle-ci. Mais c’était pas la peine de dire le contraire tout à l’heure. » Cette journée et les deux suivantes furent bonnes.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-a4.jpg|171px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ils posèrent une vingtaine de carreaux. Il y eut quelques légers incidents. Bécassine, en aidant son associé, laissa tomber une poignée de mastic sur la robe de la dame chez qui ils travaillaient. La dame se fâcha…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-b1.jpg|267px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… réclama dix francs pour le dégraissage. « Zé discoute pas, fit César d’un air de {{Corr|gran|grand}} seigneur. Zé paye. Ze souis oune zentilhomme{{Corr||. »}} Il donna les dix francs et nota la somme sur le carnet qui ne le quittait jamais.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-b2.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Une autre fois, Bécassine s’engagea, de toute sa vitesse, dans un couloir trop étroit pour son châssis. Il y eut un grand fracas de verres brisés. « Ça en fait pour à peu près vingt-cinq francs, dit César. {{lang|it|Va bene}}, il y en a d’autres chez le marchand. — C’qu’il est gentilhomme ! »…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-b3.jpg|238px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… pensa Bécassine. Mais le prix des vitres augmentait tellement que les clients se firent rares. D’ailleurs, le bombardement et tes raids continuant, Paris se vidait. Un jour, après une longue tournée infructueuse, César dit « {{lang|it|E finite !}} La fortoune : elle nous éçappe. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-c1.jpg|196px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Nécessaire de liquider la société ; faisons les comptes. » Il tira son carnet, additionna les recettes, en dit le total et la part qui revenait à Bécassine.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-c2.jpg|151px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Tant que ça ! » s’exclama celle-ci enchantée. « — Minoute ! riposta le peintre, vous devez quelques petites çoses : dix francs pour le teintourier, vingt-cinq francs pour les verres cassés… et pouis… et pouis… » Il y avait tellement d’et puis, et si cher comptés, que, tout mis en balance, la brave fille se trouva débitrice de deux francs vingt-cinq.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-c3.jpg|213px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Zé vous les donne, fit César ; zé souis oune zentilhomme. {{lang|it|Addio la Signorina}}. » Il s’éloigna.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p11-c4.jpg|156px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Une fois de plus, Bécassine se trouva sans situation sociale. Tirant son porte-monnaie, elle constata que l’association, qui devait faire sa fortune, avait ébréché ses économies de façon inquiétante.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|À LA RECHERCHE D’ADÈLE|12|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-a1.jpg|173px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Nous devons revenir de quelques jours en arrière, et reprendre l’histoire de Bécassine au soir de son association avec César. En quittant le peintre, après avoir dîné avec lui, elle se dit : « Ce n’est pas le tout de…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-a2.jpg|151px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … manger et d’être sur le chemin de la fortune ; faut encore coucher ailleurs qu’à la belle étoile ou sous les ponts… Voyons si j’ai pas perdu mon papier. »
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-a3.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Elle commença d’explorer ses poches, s’interrompit pour courir après un tramway, sauta sur la plate-forme,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-a4.jpg|176px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… reprit ses fouilles, et découvrit enfin le papier qu’elle cherchait. Il portait cette mention : « Madame Adèle, {{Lié|17 ''bis''}}, square de Quiberon. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-b1.jpg|187px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{Mme|Adèle}}, cuisinière chez une amie de {{Mme|de}} Grand-Air, avait rencontré Bécassine quelques jours avant le départ de la marquise. Elle lui avait proposé d’occuper la mansarde d’une femme de chambre retournée dans son pays. Bécassine paierait son loyer en aidant chaque matin au ménage pendant une heure.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-b2.jpg|222px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Notre héroïne avait accepté avec joie cette combinaison. Mais arrivée à l’adresse indiquée, elle vit une palissade derrière laquelle à on apercevait les restes d’une maison à demi effondrée.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-b3.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
La concierge de l’immeuble voisin flânait devant sa porte. Bécassine l’aborda et demanda : « C’est encore un coup des boches ? — Que oui, ma chère dame, et un joli coup de brigands,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-b4.jpg|156px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … une torpille, l’autre nuit. Ah ! j’peux dire que j’ai vu la mort de près. J’vas vous raconter… » Bécassine, pressée, interrompit le récit et demanda : « {{Mme|Adèle}} et sa patronne n’ont pas été blessées ? — Que non ; elles étaient à la cave. J’vas vous raconter… — Et où qu’elles sont, à c’t-heure ? » interrompit de nouveau Bécassine.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-c1.jpg|142px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Vexée de ne pouvoir placer son histoire, la concierge riposta : « J’suis pas chargée de les surveiller : adressez-vous à la police. »
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-c2.jpg|164px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Un agent montait sa faction devant la palissade. Bécassine l’aborda et lui dit : « Vu que vous êtes de la police, pourriez-vous, m’sieur, me donner l’adresse de {{Mme|Adèle}} ?
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-c3.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Les agents n’aiment guère qu’on les traite de policiers. Celui-ci maugréa qu’il y avait des milliers de {{Mmes|Adèle}} à Paris ; qu’il fallait être idiot pour supposer qu’il savait l’adresse…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p12-c4.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de toutes ces {{Mmes|Adèle}}, et que si on continuait à l’ennuyer de questions aussi saumâtres et antiréglementaires, il pourrait bien conduire la questionneuse au poste.
Bécassine s’enfuit, épouvantée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/29
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Raymonde Lanthier
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{{t3|{{t|LA SENSATION DU « DÉJÀ VU » |140}}|mt=3em|mb=1em}}
{{c|'''Sensation du « déjà entendu » ; du « déjà éprouvé » ; illusion<br>de « fausse reconnaissance ».'''}}
{{sep|5|mt=2em|mb=3em}}
Nombreux sont aujourd’hui, et intéressants, les travaux<ref>Voir notamment : Leroy. ''Étude sur l’illusion de fausse reconnaissance'' ({{lang|da|identificirende Erinnerungstauschung}} de Kraepelin) ''chez les aliénés et les sujets normaux''. Thèses de Paris,{{lié}}1898, {{n°|655}}. (Travail très complet avec Historique et Bibliographie de la question). {{Dr|Émile}} Laurent. ''L’illusion de fausse reconnaissance : illusion de'' « ''déjà vu'' ». Revue de philosophie, {{1er|juin}} 1903, {{n°|4}}, {{pg|513}}. Charles Méré. ''La sensation du'' « ''déjà vu'' ». Mercure de France, juillet{{lié}}1903, {{t.|{{rom-maj|XLVII}}}}, {{n°|163}}, {{pg|62}}. Il faut ajouter le travail de Michel-Léon Kindberg (que j’ai connu trop tard pour l’utiliser, dans la Revue de psychiatrie et de psychologie expérimentale 1903, {{t.|{{rom-maj|IX}}}}, {{n°|4}}, {{pg|139}} : ''Le sentiment du déjà vu et l’illusion de fausse reconnaissance''.</ref> ''d’analyse symptomatique'' de la sensation du « déjà vu ». Incomplète encore et nécessaire me paraît être ''la mise au point scientifique''<ref>Voici la conclusion d’un des plus récents et des plus intéressants travaux sur la question : « … En fin de compte, que reste-t-il de ces théories multiples poussées en serres chaudes de psychologues et qui, pour avoir trop entremêlé leurs branches adverses, ont englouti le problème sous une floraison trop riche d’interprétations et d’hypothèses ? Le doute et une obscurité croissante ».</ref> de ce phénomène.
En quoi consistent donc essentiellement la sensation du « déjà vu » et son ''angoisse'' ? Car, ''sans angoisse, le phénomène n’existe pas'' {{corr||;}} l’angoisse en fait partie intégrante et nécessaire.
Le phénomène n’est en effet nullement caractérisé par ce fait qu’on ''voit'' et qu’on ''reconnaît'' une chose ''qu’on n’a réellement jamais vue''. Ceci se produit dans un grand nombre de cas sans entraîner de l’angoisse et fait même parfois naître au contraire une certaine satisfaction.
Avant tout voyage dans une ville, on cherche à se la représenter ; grâce aux lectures qu’on a faites, aux images qu’on a vues, grâce à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/19
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{{Numérotation|ALLAH !… ALLÔ !…||13}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p13-a1.jpg|173px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… se demandant où aller, où coucher. Heureusement, elle se rappela que des compatriotes lui avaient fait l’éloge d’un petit hôtel situé dans les environs…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p13-a2.jpg|327px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de la gare Montparnasse. Elle s’y rendit, obtint des patrons une chambrette sous le toit et, quand elle y fut, elle déclara, enchantée : « C’est pas le genre Palace, mais c’est propre et bien convenable pour une demoiselle. » Tout en se déshabillant, elle réfléchit qu’il faudrait envoyer son adresse à {{Mme|de}} Grand-Air. Mais elle n’eut pas le courage d’écrire ce soir-là ; le lendemain, elle n’y pensa plus, et la lettre projetée ne fut jamais faite.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p13-a3.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’hôtel, dénommé ''Au Rendez-vous des Bretons'', devint donc le domicile de Bécassine. Dès le premier matin de son séjour, à la pique de l’aube, elle se dressa, inquiète.
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… sur son lit. Une sorte de chant, monotone et doux, était la cause de son émoi. « Quoi que c’est encore que ça ? se demanda-t-elle… Une musique de sirène ?… Un avion ?… » Mais, dormeuse de sa nature, elle ne put se décider à se lever.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p13-b2.jpg|224px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les deux jours suivants, la même scène se reproduisit. Le troisième jour enfin, la curiosité l’emporta. Bécassine sauta de son lit, courut à sa fenêtre. Elle donnait sur une cour étroite. À la fenêtre d’en face, elle vit l’auteur du bruit qui l’avait tant intriguée.
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Coiffé d’un fez, les mains levées à hauteur des oreilles, il chantait une sorte de complainte où le mot « Allah ! » revenait fréquemment. Et, chaque fois qu’il disait ce mot, le chanteur faisait une profonde inclination. « C’est un fou pensa Bécassine. Il ne faut pas le contrarier…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p13-c1.jpg|120px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … ça pourrait le rendre furieux ! » Elle lui fit son plus gracieux sourire.
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L’homme parut enchanté et cria : « Allah ! Allah ! » avec un redoublement d’énergie. Trompée par son geste et par le mot qu’elle entendit mal, Bécassine crut que le fou voulait jouer au téléphone.
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Toujours dans l’intention de ne pas le contrarier, elle fit, de ses mains, des cornets, et cria : « Allô ! Allô ! » À quoi l’inconnu répondit : « Allah ! Allah ! »
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Puis, l’homme au fez s’arrêta de chanter. Sortant, autant qu’il le put, le corps de sa fenêtre, il dit : « Y a bon. Ti être Bécassine… Mi être Ben Kaddour… Ti mi empêcher être tué par Bertha… Ça qu’est bon ! Ben Kaddour content ''besef'' ! »<noinclude>
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{{Numérotation|BEN KADDOUR|14|}}
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Bécassine fut stupéfaite de constater que son voisin de fenêtre connaissait son nom. Celui-ci fit une nouvelle inclination, puis disparut.
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Bécassine devait revoir l’après-midi même. Dans une rue où elle se trouvait en compagnie de César, déboucha une charrette escortée de trois ramasseurs d’ordures. Négligemment, ils vidaient à demi les boîtes dites poubelles, puis rejetaient celles-ci à terre ; et cela faisait beaucoup de fracas pour peu de besogne.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-a3.jpg|267px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un homme descendit de la charrette, vint à notre héroïne : c’était Ben Kaddour. Il montra une main de Fatma, une Nénette et un Rintintin, d’autres babioles encore, accrochées à sa veste, et dit : « Tout ça, fétiches pour Bertha…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-b1.jpg|191px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … toi, fétiche meilleur. » Mais, soudain, une détonation violente retentit. Alors Ben Kaddour blêmit : sa figure exprima une terreur intense. Il murmura : « Macache bono ; Bertha méchante besef ; Ben Kaddour, peur, peur. » Puis, avec une…
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… souplesse de singe, il s’accroupit, se recroquevilla, disparut presque entièrement dans une poubelle retournée, dont il se protégeait.
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Au bout de quelques minutes seulement, il risqua la tête hors de son abri. Tout était calme.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-b4.jpg|236px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
La détonation était due à l’explosion d’un pneu. Ben Kaddour, rassuré, mais persuadé qu’il avait échappé à un grave péril, sortit de la boîte, fit à Bécassine la salutation cérémonieuse des Orientaux, puis reprenant sa pose…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-c1.jpg|193px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… du matin, il dit, d’une voix grave : « Allah ! Allah ! — Ça y est, pensa la brave fille, son accès le reprend ; il veut encore jouer au téléphone ; faut pas le contrarier. » Et, à la grande surprise de César, elle cria « Allô ! Allô ! »
Avant d’expliquer pour quel motif…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-c2.jpg|262px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Ben Kaddour attribuait à Bécassine un pouvoir magique contre les obus de Bertha, nous résumerons rapidement la vie de ce nouveau personnage. Aussi loin que remontaient ses souvenirs, il se voyait cireur de bottes, ''loustro'', dans une ville située au bord d’une mer très bleue et radieuse de soleil.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p14-c3.jpg|229px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le nom de cette ville, le pays auquel elle appartenait, il l’ignorait. Il gagnait quelques sous en frottant des bottes, donnait son gain à un vieil homme avec qui il vivait.<noinclude>
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{{Numérotation|« DONNE DEUX SOUS, {{Normal|MÉDÈME !}} »||15}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-a1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce vieil homme, qui fumait beaucoup et parlait peu, était ''muezzin'', chargé de chanter, matin et soir, la prière musulmane. Le petit ''loustro'' l’accompagnait au pied-de son minaret,…
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… copiait ses gestes et son chant.
Avec ou sans minaret, il avait gardé l’habitude de célébrer, au lever et au coucher du soleil, les louanges d’Allah, et tel était le chant qui avait tant intrigué Bécassine.
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Le muezzin était mort. C’était {{Lié|en 1900}}{{Corr||.}} Un voisin recueillit l’enfant, puis le céda à un organisateur de spectacles orientaux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-a4.jpg|178px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour fut emmené par celui-ci à l’exposition universelle de Paris. Il jouait du tambourin à la porte de la baraque…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-b1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et figurait dans les exercices de la troupe, recrutée parmi ces étranges danseurs qu’on appelle les derviches tourneurs. Ce spectacle n’eut du reste, aucun succès. Fatigué de tourner, ce qui lui creusait…
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… l’estomac, et de ne recevoir qu’une nourriture insuffisante pour son robuste appétit, Ben Kaddour s’évada de la baraque. Il avait alors une douzaine d’années ; il savait quatre mots de français, qui étaient : « Donne deux sous, ''Médème''. » Ces quatre mots lui procurèrent quelques…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-b3.jpg|149px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… francs, grâce auxquels il put se lancer dans le commerce. Tour à tour, il vendit des dattes et des cacahuètes aux enfants, dans le jardin des Tuileries,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-b4.jpg|147px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… du papier d’Arménie sous les arcades de la rue de Rivoli, qu’il empestait de sa fumée ; …
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-c1.jpg|336px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… il offrit des tapis soi-disant persans aux devantures des cafés. En dernier lieu, la guerre ayant supprimé ses divers moyens d’existence, il s’était enrôlé dans l’équipe où nous venons de le rencontrer. Il vivait ainsi, au jour le jour, ignorant de sa nationalité…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-c2.jpg|204px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… parlant un vague français mélangé d’arabe, ayant pour seul plaisir de fumer parfois un narghilé avec des Levantins dont il faisait la connaissance. Indifférent au bien-être, comme le sont beaucoup d’Orientaux, Ben Kaddour s’était trouvé parfaitement heureux jusqu’au jour où…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p15-c3.jpg|158px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Bertha avait commencé de tonner. Ces détonations, pour lui mystérieuses, et qu’il croyait d’origine diabolique, l’avaient plongé dans une crainte et un tremblement de tous les instants.<noinclude>
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<br />Les majuscules sont accentuées, même si elles ne le sont pas dans le fac-similé.<br />
Usage des modèles de civilité : {{M|Mme}}, {{M|Melle}}, {{M|MM.}}, etc.<br />
Points de suspension : utilisation du caractère … et pas un nombre variable de points.
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{{Numérotation|BÉCASSINE FÉTICHE|16|}}
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Ben Kaddour était superstitieux. Pour se garantir de la terrible Bertha, il achetait tous les fétiches à la mode. Sa veste ressembla bientôt à un étalage de camelot.
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Mais il avait peu de confiance en ces gris-gris. Un jour, il vit apparaître sur un grand nombre de fenêtres la Bécassine protège-vitres. Il fut persuadé que c’était là l’image de quelque personnage miraculeux dont la protection était souveraine…
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… et quand le hasard lui eut fait découvrir la vraie Bécassine, il s’attacha à ses pas. À ce moment, le canon monstrueux s’acharnait ; Bécassine jugeait prudent de ne sortir que sous l’abri relatif de son parapluie.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p16-b1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un jour, un obus éclata non loin d’elle. Ben Kaddour, qui la suivait à quelques mètres, fut jeté contre la brave fille, se cramponna machinalement à elle. Ils ne furent pas touchés ; mais un bizarre phénomène se produisit.
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Le vent de l’explosion s’engouffra sous le parapluie ; Bécassine et son compagnon furent enlevés de terre, et, l’espace de deux ou trois secondes, tourbillonnèrent à quelques centimètres du sol.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p16-b3.jpg|262px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un autre jour, ils suivaient les quais. Une sourde détonation retentit ; du ciel ensoleillé, une pluie aussi diluvienne que courte tomba soudain, inondant les passants.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p16-c1.jpg|287px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
C’était une trombe d’eau soulevée par un obus éclaté dans la Seine. Le parapluie protégea nos deux personnages.
Émerveillé de ce qu’il prenait pour un prodige,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p16-c2.jpg|256px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Ben Kaddoür s’était jeté à genoux devant Bécassine. « Gros bêta ! » se contenta de dire celle-ci, mais au fond, elle était flattée de la vénération du musulman.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p16-c3.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
De ce jour, il la suivit avec une fidélité de caniche. Parfois, agacée, elle voulait le renvoyer ; mais il larmoyait : « Ça ''macache bono'', Médème Cassine ; toi vouloir moi ''crabouillé'' par Bertha. » Et il paraissait si malheureux, qu’apitoyée, elle n’insistait pas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|CHEZ COZIC LE PERRUQUIER||17}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-a1.jpg|258px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant, Bécassine avait cessé d’être l’associée de César, et cherchait un nouveau métier. Elle demanda conseil aux patrons de son hôtel, des compatriotes qui étaient rapidement devenus ses amis.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-a2.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Savez-vous faire les cheveux et la barbe ? questionnèrent-ils. — Ma Doué, répondit-elle, ça m’est arrivé d’aider le perruquier de Clocher-les-Bécasses les jours de foire. — Alors, allez vous présenter chez Cozic, le coiffeur, vous savez, au bout de la rue. Faute de garçons…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-a3.jpg|282px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … il engage parfois des femmes. » Bécassine y courut. La boutique était pleine de permissionnaires qui venaient se faire barbifier avant de prendre leur train à la gare Montparnasse. Tous étaient pressés, Cozic ne savait à qui entendre.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-b1.jpg|198px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Aux premiers mots de Bécassine, il demanda : « Vous savez couper les cheveux ? — Pas difficile, patron : on met un bol sur la tête et on taille ce qui dépasse. — Vous savez raser ? — Pas difficile : on met le pouce dans la bouche, pour tendre la joue, et on gratte. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-b2.jpg|298px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Parfait, conclut Cozic, vous avez les bons principes. Voilà un rasoir. Allez gratter les clients qui sont là-bas, au fond. Ça vous fera la main. Ils dorment de si bon cœur que si vous les coupez, ils ne s’en apercevront pas. »
Ils étaient deux, un grand et un petit.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-b3.jpg|187px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Déjà préparés par le patron, ils avaient la figure couverte d’un masque de savon qui cachait tous leurs traits. Bécassine introduisit son pouce dans la bouche ouverte du plus petit, joua du rasoir. Elle y allait d’une main vigoureuse,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-c1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… le patient, sans se réveiller, s’agitait, gémissait, balbutiait des phrases confuses : « Je roule dans les barbelés… Un tank qui se promène sur ma figure. » Bécassine le maintenait, et, {{Corr|impertubable|imperturbable}}, continuait son opération.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-c2.jpg|258px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais, peu à peu, le savon était enlevé, les traits reparaissaient, et soudain Bécassine cria : « Ma Doué, c’est Zidore ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p17-c3.jpg|229px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Présent ! » fit le petit soldat, qui ouvrit les yeux, les frotta avec énergie, se dressa.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE CREUX DE STENTOR|18|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-a1.jpg|208px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Y a pas à dire, fit Zidore quand il eut dissipé son reste de torpeur, c’est bien mamzelle Bécassine. En voilà un hasard ! Ce qu’on vous a cherchée d’ordre de {{Mme|la}} Marquise de Grand-Air ! Rapport à ce que…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-a2.jpg|258px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … vous ne lui aviez pas écrit votre adresse, on s’est éreinté à courir tout Paris ; c’est pour cela qu’on dormait comme des marmottes. » Il se tourna vers son camarade, et le secouant : « Eh ! Stentor, cria-t-il, réveille-toi…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-a3.jpg|231px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… « {{Mlle|Bécassine}} est retrouvée. » D’un revers de main, le militaire interpellé se {{Corr|débarassa|débarrassa}} de son masque de savon, et Bécassine reconnut l’artilleur qu’elle avait tant admiré à Versailles…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-b1.jpg|227px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… pendant une nuit de Gothas. « Salut, Mamzelle, fit-il en se drapant dans son peignoir ; recevez les hommages du canonnier Stentor, dans le civil choriste à l’Opéra… Do… mi… sol… {{Nec|do}}. » C’était une manie de Stentor…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-b2.jpg|264px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de vérifier à tout propos s’il avait encore sa voix, son ''creux'', comme il disait. Ce creux résonna, formidable ; les vitres tremblèrent. « Vous allez les mettre en miettes, taisez-vous donc ! » supplia le perruquier.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-b3.jpg|229px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
On entendit le bruit sec, le ''{{Nec|ppputtt}}'' du verre qui se fêle. « Allons, bon ! un carreau de cassé ! gémit Cozic. — Oh ! l’vitrier ! » chanta Bécassine, en souvenir de son métier récent. Zidore se tordait. C’était lui qui avait fait le ''{{Nec|ppputtt}}'' ; nul carreau n’était cassé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-c1.jpg|129px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Zidore plaçais cette plaisanterie chaque fois que Stentor essayait son creux, et elle obtenait presque toujours un succès qui enchantait le petit soldat.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-c2.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Puis il expliqua à Bécassine qu’elle allait accompagner à Salonique la jeune {{Mme|de}} Grand-Air, elle-même accompagnant son mari le lieutenant ; {{M.|Proey-Minans}}, Hindenburg, Zidore étaient du voyage.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-c3.jpg|173px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Moi aussi… si, si, si, {{Nec|fa, la}}, » fit Stentor essayant de nouveau son creux… « Mets la sourdine ! lui cria Zidore…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p18-c4.jpg|218px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … nous n’avons pas de temps à perdre en chansons ; il faut prendre ce soir le train de Marseille, pour embarquer demain ; il ne nous reste qu’une demi-heure. » Tous trois se précipitèrent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|18|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>son ''imagination personnelle'', on se représente cette ville. Parfois par hasard, le lendemain, quand on visitera la ville réellement, on reconnaîtra un quartier que l’on avait imaginé semblable, avec des détails d’une exactitude surprenante, détails qui d’ailleurs n’étaient pas dans les images ou dans les descriptions connues.
Ceci donnera-t-il de l’angoisse ? Pas le moins du monde. Au contraire, le sujet sera satisfait de soi, presque fier d’avoir si bien et si exactement imaginé d’avance la réalité.
Dans ce cas, pas de sensation du « déjà vu ». Et cependant il y a bien réellement ''reconnaissance d’une chose qu’on n’avait certainement jamais vue'', ni en réalité, ni en peinture.
Il faut donc un autre élément pour constituer la sensation du « déjà{{lié}}vu ».
Il faut qu’en reconnaissant la chose qu’il n’a jamais vue, le sujet ''ne comprenne pas'' d’où a pu venir la première impression ; dès lors, il est ''stupéfait'' de trouver ''antérieurement déposée dans son esprit'', une image qui s’y est formée à son insu, à un moment et dans des circonstances qu’il ignore.
Cet étonnement, brusque et intense, commence l’angoisse, qui s’accroît de toutes les hypothèses que cet étonnement engendre : mais alors je rêve, je perds la tête, je deviens fou, c’est le souvenir d’une vie antérieure… Voilà la sensation du « déjà vu » constituée avec son angoisse<ref>Charles Méré (''{{lang|la|loco cit.}}'', {{pg|62}}) : « Aussi poignante qu’un sentiment d’angoisse ou d’impuissance, mystérieuse jusqu’à susciter en nous la secrète épouvante de l’inconnu psychique et peut-être d’un au delà vécu, la sensation du ''déjà vu''… » (Leroy, ''{{lang|la|loco cit.}}'' {{pg|181}})… « L’angoisse que j’éprouve en ce moment est indicible, ''je me sens devenir fou'' et j’en défaille, non métaphoriquement, mais littéralement ma tête tourne, mon cœur bat à se rompre et je tomberais à la renverse si un bras ami ne me retenait. » — Shelley (Leroy, ''{{lang|la|loco cit.}}'', {{pg|572}}) : « … L’effet produit en moi fut immense et prompt comme la foudre. Je me rappelai avoir vu, en rêve et bien longtemps aussi avant, ce site exactement reproduit. Le frisson me prit, une sorte d’horreur s’empara de moi. Je dus quitter aussitôt la place. » Jules Lemaître (''{{lang|la|cit.}}'' Méré, {{pg|72}}) cherche si c’est bien en rêve que la chose s’est passée ; et cette recherche l’affecte et l’angoisse.</ref> caractéristique.
Cette angoisse<ref>Dans beaucoup des observations inédites de Leroy, le mot « angoisse » n’est pas prononcé. Mais on trouve très souvent les mots : inquiétude, étonnement, gêne, émotion, ennui, impatience, surprise, oppression, saisissement, « impression désagréable analogue à celle qui accompagne la recherche obsédante d’un mot qui échappe », désir de trouver la raison et l’explication de son étonnement, malaise causé par l’impossibilité de s’expliquer le phénomène, certitude que les efforts pour comprendre ne serviront à rien pour le saisir, au contraire ; agacement accompagnant l’effort de localisation et pouvant aller jusqu’à l’oppression… Ces divers mots expriment bien des formes et des degrés divers du même ''état psychique fondamental''.</ref> est, en somme, produite par la ''faillite de la'' {{tiret|''rai|son''}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|DÉPART PRÉCIPITÉ||19}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-a1.jpg|209px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un taxi-auto passait. Il daigna s’arrêter ; mais le chauffeur fit des difficultés, dit qu’il n’aimait pas le quartier de la gare de Lyon, qu’il ne marcherait pas.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-a2.jpg|327px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors l’artilleur posa la main sur son épaule et lui tint ce discours : « Si tu fais le méchant, je te jette en bas de ton siège en te prenant par la peau du dos… {{Nec|do, sol, si, la}}. » La main et le creux étant également formidables…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-a3.jpg|167px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… le chauffeur devint doux comme un agneau. Il s’était arrêté presque en face de l’hôtel de Bécassine. Celle-ci monta à sa chambre, tassa ses effets en un gros paquet.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-b1.jpg|244px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les trois voyageurs montèrent dans l’auto qui démarra en vitesse.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-b2.jpg|273px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Tandis que la voiture tournait le coin de la rue, Bécassine aperçut, la durée d’un éclair, Ben Kaddour, qui, en voyant partir son fétiche protecteur, levait au ciel des bras désespérés.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-b3.jpg|260px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais il y a un moyen connu de ne pas se laisser distancer par les autos les plus rapides, et le musulman l’employa.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-c1.jpg|293px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Plus que trois minutes ! » dit Zidore au moment où l’on arrivait à la gare.
Ce fut une course folle.
Des employés voulurent arrêter nos trois personnages ; la main vigoureuse de Stentor triompha de tous les obstacles.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-c2.jpg|291px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Juste comme le train se mettait en marche, Bécassine, Zidore et Stentor sautèrent dans le fourgon de queue. Chose étrange : une boîte à ordures, qui se mouvait avec une vélocité singulière, bondit dans le wagon à leur suite.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p19-c3.jpg|236px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Au bout d’un instant, de la boîte sortit une voix qui disait : « Y a bon Médème Cassine ; si ti aller bout du monde, Ben Kaddour ti suivre. »
Et, riant de toutes ses dents, Ben Kaddour apparut aux yeux de Bécassine stupéfiée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|SUR LE QUAI DE MARSEILLE|20|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-a1.jpg|169px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le ''Yémen'', petit vapeur de commerce, employé depuis la guerre comme transport mixte, était sous pression à son appontement de Marseille. Sa sirène appelait avec insistance les passagers retardataires.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-a2.jpg|233px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Devant la passerelle, se tenait un groupe composé de la marquise de Grand-Air, de sa nièce, la femme du lieutenant Bertrand, du chien Hindenburg et d’un correct valet de chambre qui n’était autre que {{M.|Proey-Minans}}.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-a3.jpg|169px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Enfin, voici Bertrand ! » dit la marquise. Le lieutenant revenait, tout courant, de la gare où il avait été s’informer du train qui devait amener Zidore, Stentor et peut-être Bécassine. « Il y a eu un retard, dit-il, le {{Nec|train}}…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-a4.jpg|209px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … était signalé quand j’ai quitté la gare. Ils peuvent encore arriver à temps, mais ce sera juste. — Et probablement, ajouta la marquise, Bécassine commettra quelque bévue qui fera tout manquer. Quelle idée, Thérèse, de vous…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-b1.jpg|224px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … embarrasser d’elle pour ce lointain voyage ! — Elle est si bonne, ma chère tante, et elle me tiendra compagnie à l’hôpital de Salonique ! — Et puis, dit {{M.|Proey-Minans}}, elle m’est indispensable pour mes importantes fonctions de contre-espionnage…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-b2.jpg|153px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Comme tous les simples, Bécassine a du flair. Le flair, c’est tout, en matière policière. Le flair et l’intuition. Dois-je, marquise, vous rappeler mes théories à cet égard ? » Un appel plus strident de la sirène le fit sursauter…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-b3.jpg|307px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et lui coupa la parole. À ce moment, le capitaine Bourlingue, commandant du ''Yémen'', parut à la coupée du bateau, et, avec un fort accent marseillais, cria : « ''Lieutenang'', il faut embarquer ; pas ''moyeng''…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-c1.jpg|236px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … d’attendre davantage vos ''tire-au-flang''. » La scène habituelle des adieux se déroula. La marquise fut copieusement embrassée par Bertrand et sa femme, par l’excellent {{M.|Proey-Minans}},…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-c2.jpg|240px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et même, à sa grande surprise, par le capitaine Bourlingue, qui s’était avancé jusqu’au groupe de nos amis. « ''Té'', fit ce marin jovial, puisqu’on embrasse le domestique, on peut bien embrasser le commandant ; et ce sera peut-être…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p20-c3.jpg|191px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … la seule fois de sa vie que le commandant aura eu l’occasion d’embrasser une marquise. » Ce fut dit avec tant de rondeur et de bonhomie que {{Mme|de}} Grand-Air ne put s’empêcher de sourire et serra avec sympathie la main…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE BATEAU EST PARTI||21}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-a1.jpg|198px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… que le capitaine lui tendait. Celui-ci regagna son bord, accompagné de ses passagers ; le ''Yémen'' appareilla ; de son mouchoir, la marquise faisait des signes d’adieu à ses chers partants.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-a2.jpg|311px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Quand elle ne put plus les distinguer, elle s’apprêta à rentrer en ville ; mais à ce moment, déboucha un fiacre, lancé de toute la vitesse que pouvait donner la pauvre rosse dont il était attelé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-a3.jpg|204px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« ''Arrêtons-nous ici, l’aspect de ces montagnes''… » chanta le creux retentissant de Stentor, qui sauta en bas de la voiture, suivi de Zidore, de Ben Kaddour et de Bécassine. Si troublée qu’elle prit à peine le temps de…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-b1.jpg|204px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… présenter ses devoirs à sa maîtresse, celle-ci demanda : « C’est-y, madame, que le bateau est parti ? » Du geste, la marquise montra le ''Yémen'', qui se détachait, tout petit, sur la ligne d’horizon. Bécassine fondit en larmes. « Moi qui avais tant envie…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-b2.jpg|211px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … d’aller au pays des Turcs ! murmurait-elle au milieu de ses sanglots. Quel malheur ! — ''Ô sort cruel, tu ne te lasses point'' ! » continua, à pleins poumons, Stentor.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-b3.jpg|236px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Cependant, un matelot s’approcha, dit qu’avec sa barque si on voulait l’aider à ramer, il pourrait peut-être rejoindre le transport, celui-ci marchant à vitesse réduite pendant que s’organisait le convoi.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-b4.jpg|216px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Essayons ! » cria Bécassine, qui passa brusquement du désespoir à l’extrême joie. Ils embarquèrent après un bref adieu à {{Mme|de}} Grand-Air.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-c1.jpg|302px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« ''Dans la galère capitane nous étions quatre-vingts rameurs'', » chanta Stentor. Il empoigna un aviron et se mit à souquer avec autant de vigueur que s’il avait voulu, à lui seul, égaler tous les rameurs de la galère capitane.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-c2.jpg|231px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
La barque avançait rapidement, diminuant sans cesse la distance qui la séparait du ''Yémen''. « On l’aura », fit Bécassine ; mais, prise d’une autre inquiétude, elle ajouta : « Pourvu qu’on permette à mon ami Ben Kaddour de…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p21-c3.jpg|238px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … monter à bord ! — J’ai mon idée, riposta Zidore. Fourre-toi dans ta boîte, l’Arbi. » Docilement, Ben Kaddour disparut dans sa poubelle, qu’il n’avait pas lâchée depuis son départ de Paris.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|BÉCASSINE REPREND SES MÉMOIRES|22|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-a1.jpg|236px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je profite de ce que je fais la rentière à bord du ''Yémen'', pour recommencer mes mémoires. J’écris cela, installée dans un fauteuil qu’on appelle, à ce que j’ai cru entendre, un ''requin-de-chair'', et qui est un meuble bien confortable.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-a2.jpg|178px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… à part qu’au moindre mouvement il bascule en avant ou en arrière. Alors, on dégringole par terre ; ça vous truffe de bleus ou d’égratignures ; ça vous mange la chair, quoi, comme ferait un requin, d’où probablement le nom de ce drôle de meuble.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-a3.jpg|182px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Vous me direz que je n’ai qu’à m’asseoir sur autre chose. C’est bien vrai ; mais, toute petite, j’ai eu la passion de me balancer ; maintenant encore, il n’y a rien qui m’amuse autant, et moi, vous savez, je suis plus sensible à l’amusement qu’à la douilletterie.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-a4.jpg|209px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais en voilà assez sur ce fauteuil ; je reprends le récit de nos aventures au moment où, avec notre barque, nous tâchions de rejoindre le transport. Nous lui faisions des signes avec nos mouchoirs : Stentor lui criait de s’arrêter…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-b1.jpg|129px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et la voix de Stentor, ça s’entend à des kilomètres. Le ''Yémen'' a encore ralenti sa marche ; nous sommes venus bord contre bord, et on nous a lancé une échelle de corde.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-b2.jpg|187px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Honneur aux dames ! » a dit Zidore, en m’invitant à monter la première. C’était galant, mais je me serais bien passée de sa galanterie et j’aurais préféré avoir quelqu’un devant moi, vu que je suis plutôt vertigineuse…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-b3.jpg|184px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… et que cette échelle qui ballottait, et puis la mer en dessous, et le vent en plus, ça aurait fait tourner des têtes plus solides que la mienne. Enfin, j’ai pris mon courage à deux mains, l’échelle aussi, j’ai commencé de grimper…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-b4.jpg|180px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les choses les plus terribles, elles le sont toujours moins qu’on ne pense. À mi-chemin, j’étais rassurée, je riais même de ma peur passée et j’ai regardé en bas ce qu’on faisait de Ben Kaddour, ayant toujours la crainte…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-c1.jpg|211px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qu’on ne veuille pas de lui sur le ''Yémen''. Et moi, je me suis attachée à ce garçon ; ça me flatte qu’il ait confiance en moi pour le protéger. Stentor avait empoigné la boîte où l’Arbi était caché et l’avait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-c2.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… chargée sur son dos, de sorte qu’il avait l’air de porter un gros paquet. Ce Stentor, il est fort… comme un Turc, c’est le cas de le dire. Avec cette grosse charge, il a grimpé l’échelle sans seulement faire ouf, et même en chantant…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p22-c3.jpg|336px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… comme à son ordinaire. En haut, le lieutenant Bertrand, {{Mme|Thérèse}} et {{M.|Proey-Minans}} nous attendaient. J’ai commencé de leur dire ma crainte de ne pas partir avec eux, ma joie de les retrouver, et pendant ce temps, Hindenburg sautait après moi comme un fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LA COLÈRE DU COMMANDANT BOURLINGUE||23}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-a1.jpg|151px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’étais au milieu de mon discours quand une grosse voix a crié : « ''Sileince'' dans les rangs ! mettez-vous sur une ligne, les nouveaux arrivés, les ''tire-au-flang ;'' le commandant Bourlingue va vous parler. » Ce qu’il…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-a2.jpg|304px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… paraissait en colère, ce commandant ! Nous nous sommes mis dans la position du garde-à-vous, et il nous a traités comme les derniers des criminels. « Vous avez manqué le départ, qu’il criait ; vous êtes des déserteurs ; vous irez en conseil de guerre, je vous ferai mettre…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-a3.jpg|213px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … aux fers ; je vous ferai bâtonner ; vous mourrez sous le bâton. » Zidore qui n’est pas facile à intimider, en était blême, et Stentor, ayant, par habitude, essayé son creux, a fait un couac épouvantable. {{Corr|En|Eh}} bien, c’est drôle, moi, je ne tremblais pas du tout.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-b1.jpg|151px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce qui me rassurait, c’était, je crois, que je voyais au commandant de bons yeux malicieux, et ses coins de bouche qui se relevaient. Tant y a qu’à un moment, je me suis avancée et j’ai dit : « Si je ne dois mourir que de votre bâton, je crois bien…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-b2.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … que je vivrai cent ans et plus. » Ces paroles, elles sont parties sans que j’y pense, comme malgré moi. À peine lâchées, j’en ai été toute confuse, j’aurais bien voulu les reprendre ; mais je n’en ai jamais prononcé de ma vie qui aient eu un meilleur effet.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-b3.jpg|200px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Le commandant s’est mis à rire, à se {{Nec|tordre}} plutôt. Il a crié : « Elle me plaît, cette ''hanoum'' à la face de lune ; rompez, garçons, je vous fais grâce en l’honneur de Bécassine-''hanoum''. » Alors, ils ont compris que tout ce qui précédait c’était une farce…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-b4.jpg|164px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Zidore a fait un pas de gigue en criant : « Vive le commandant ! » Stentor a entonné un de ses plus beaux airs, où il est question de joie, de félicité, de retour à la vie et de petits oiseaux. Et la poubelle qui était restée…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-c1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… jusque-là bien tranquille, s’est mise à s’agiter ; Ben Kaddour en est sorti, à la stupéfaction du capitaine. Celui-ci a crié qu’il ne voulait pas de cet Arbi, qu’il allait le flanquer à la mer. Mais il a vu qu’il ne faisait plus peur à personne ;
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… alors, il s’est contenté de faire donner un balai à Ben Kaddour et de le charger du nettoyage des cabines de nos maîtres.
Pour que mon histoire soit complète, il me reste à vous dire que ce mot d’''hanoum'', dont le commandant m’a nommée deux fois, et que j’avais pris pour une injure,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p23-c3.jpg|233px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… c’est tout simplement un mot turc qui signifie « femme » ou « dame ». J’ai compris ça en causant avec ''mon ami'' Bourlingue. Car il est mon ami, maintenant, et c’est bien le meilleur des capitaines de cabotinage… ou de cabotage ; je ne sais plus bien comment on dit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE GRAND AMI DE BÉCASSINE|24|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-a1.jpg|244px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le lendemain de notre embarquement, j’étais encore sur mon ''requin-de-chair'', mais mieux en équilibre que la veille. J’y travaillais à des pantoufles en tapisserie dont je venais de combiner le dessin avec Zidore. Ce dessin représentait…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-a2.jpg|202px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… un navire sur une mer de tempête, et, dans le haut, un oiseau qui apporte une banderole où il y a mon nom écrit. C’était joli et distingué, mais pas commode à faire. J’y travaillais avec tout mon cœur, et avec des laines que m’a données {{Mlle|Armande}}…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-a3.jpg|162px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… la secrétaire du bord, une jeune fille bien gentille, dont j’aurai à vous reparler. Zidore, qui se connaît à tout, me conseillait pour les couleurs, et, grâce à lui, ça prenait vraiment bonne tournure.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-a4.jpg|135px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À Zidore et à {{Mme|Thérèse}}, qui m’ont questionnée, je n’ai pas voulu dire pour qui étaient ces pantoufles ; mais à vous, je vais le dire en secret : c’est pour le commandant Bourlingue, vu, que du premier coup que je l’ai vu, il a empaumé ma sympathie.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-b1.jpg|176px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
D’abord, il est vif comme poudre. Vous le voyez sur le pont, à surveiller une manœuvre, vous vous dites : « Il en a pour un bon bout de temps, » et comme sur ce ''Yémen'', où…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-b2.jpg|167px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… nous sommes les seuls passagers, on peut se promener partout, vous descendez, je suppose, à la chambre des machines : il y est arrivé avant vous. Il est quasiment partout à la fois. Et quoique tout le temps il bougonne, gronde, prenne des airs de colère, il et bon comme du pain pure farine.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-b3.jpg|140px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Ainsi, pas plus tard que tout à l’heure, il attrapait un mousse qui avait fait je ne sais quelle bêtise. Même, ayant la main aussi vive que les jambes, il lui a allongé une taloche, oh ! pas méchante, une taloche qui n’aurait pas écrasé une puce. D’émotion plus que de mal le mousse s’est mis à pleurnicher.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-b4.jpg|156px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors, le commandant lui a glissé une pièce dans la main et il lui a dit : « Tiens gamin, si tu n’en as pas besoin pour toi, tu l’enverras à la maman. » Des traits de bonté comme ça…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-c1.jpg|238px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… moi, ça me sensibilise. Le commandant aurait une trentaine d’années de moins, et il lui prendrait fantaisie d’aller à Clocher-les-Bécasses demander ma main aux auteurs de mes jours, je crois bien que je les prierais respectueusement de répondre oui.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-c2.jpg|191px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais il a l’âge d’être plus que mon père, et s’il n’est pas marié, ce que j’ignore, bien sûr il n’aurait pas idée de le devenir avec une pauvre fille comme moi. Donc, en me relisant, je me demande si je ne devrais pas effacer la bêtise que je viens d’écrire. Je la laisse pour la propreté…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p24-c3.jpg|251px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de mon cahier, mais ça sera encore un secret entre nous. Le commandant n’est pas seulement vif et bon, il est simple et pas fier. Chaque fois qu’il me rencontre, il cause avec moi comme si nous étions compères et copains. Il m’a raconté sa vie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|L’ENNUI DU COMMANDANT||25}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-a1.jpg|213px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Paraît qu’il a débuté mousse, au temps de l’ancienne marine, quand sur les bateaux tout se faisait à la voile. « Et ça, qu’il m’a dit, c’était vraiment des bateaux de marins, jolis à regarder, tandis que maintenant, c’est comme des locomotives sans roues ;…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-a2.jpg|318px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … c’est plein de machines, de télégraphes sans fils, de téléphones, d’un tas d’inventions d’ingénieurs où je ne comprends goutte. » Petit à petit, il est devenu officier, capitaine, toujours à naviguer dans des Constantinople, des Égypte, des Indes, des Chine et autres pays à Turcs.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-a3.jpg|231px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
C’est pour ça qu’il emploie souvent des mots de leur langue. Il a pris aussi leurs habitudes. Quand il se repose dans sa cabine, presque toujours il se coiffe d’un fez, et il s’accroupit par terre, sur un tapis, comme font les Turcs que j’ai vus sur des images.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-b1.jpg|191px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je reviens à mes pantoufles, dont ces explications m’ont menée bien loin. Zidore m’avait quittée, je travaillais de toute mon application, quand, tout à coup, une voix, que j’ai reconnue celle du commandant, a dit près de moi : « Bécassine-Hanoum… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-b2.jpg|262px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… J’ai fait un bond sur mon ''requin'', qui a bien failli s’en venger en m’envoyant par terre, et je me suis empressée de cacher mon ouvrage dans mon tablier. Le commandant paraissait préoccupé. Il s’est assis et il a repris : « Bécassine-Hanoum, tu vois un commandant bien ennuyé. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-b3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Faut dire que c’est sa manie de tutoyer tout le monde, sauf, bien entendu, les vrais messieurs et dames. Je m’étais levée, comme ça se doit devant un supérieur, et j’ai demandé : « Quoi qu’y a qui vous ennuie, commandant ?…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-c1.jpg|204px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — C’est qu’Armande, tu sais, la secrétaire du bord, vient de tomber subitement malade, et je n’ai personne pour la soigner. — J’y vais, mon commandant. » Tout de suite, j’ai couru dans la direction de la cabine de {{Mlle|Armande}}. Le commandant me suivait. « Ennuyeux ! qu’il disait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-c2.jpg|247px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Une bonne fille, cette Armande ; et puis, c’est elle qui se débrouille dans toutes les inventions d’ingénieurs, le téléphone, et ça surtout (il me montrait des appareils tendus entre les mâts, tout en haut), ça, qui est la télégraphie sans {{Nec|fil}}, la {{Nobr|T. S. F.}}, la plus diabolique de ces inventions du diable. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p25-c3.jpg|280px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il a un peu réfléchi, puis, en arrivant à la porte de la cabine, il a repris : « Dis donc, Bécassine, pendant qu’Armande est malade, tu pourrais peut-être essayer de faire la secrétaire ? — À vos ordres, commandant ! » que j’ai répondu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|ARMANDE NE DOIT PAS BOIRE|26|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-a1.jpg|140px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Au moment où j’entrais dans la chambre de {{Mlle|Armande}}, le commandant me dit : « Défense absolue de lui donner à boire. C’est mortel, en cas de choléra. — Ah ! ma Doué ! cette pauvre {{Mlle|Armande}} qui a le choléra !
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-a2.jpg|247px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
— Mais non, qu’il a fait en riant de ma mine effarée, elle n’a peut-être rien du tout ; seulement, quand on a navigué toute sa vie dans les mers du sud, on y pense toujours, au choléra. » Il a appelé un matelot qui passait…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-a3.jpg|173px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… et il lui a demandé : « Le médecin, comment va-t-il ? — Toujours la même chose, commandant : le mal de mer à rendre l’âme. » Le commandant a grommelé : « Il n’est bien portant qu’à terre, mon médecin ; un médecin d’eau douce !…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-a4.jpg|153px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Il faut que je soigne les malades, et le médecin par-dessus le marché !… Avec tout ce que j’ai à faire ! » Il levait les bras, d’un air accablé. « Pour Armande, j’espère que ce ne sera pas grave, a-t-il conclus ; mais, défense de lui donner une seule goutte…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-b1.jpg|242px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … de liquide. » Je suis entrée. La secrétaire était couchée, si rouge que d’abord ça m’a fait peur. Je me suis rassurée quand elle m’a expliqué que, par crainte de son fameux choléra, le commandant lui avait fait mettre trois couvertures et quatre…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-b2.jpg|231px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… boules d’eau chaude. Se redressant dans son lit, elle a gémi : « Je meurs de chaleur, je meurs de soif ; donnez-moi à boire. — Je regrette bien, que j’ai répondu, ça m’est défendu. — C’est désolant. Je vais tâcher de dormir pour oublier ma soif. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-b3.jpg|222px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je me suis assise au pied de la couchette, et, afin d’abréger le temps, j’ai tiré de mon tablier les pantoufles en tapisserie ; j’ai repris mon travail. Seulement, j’ai déjà eu occasion de vous en faire part, je suis dormeuse de ma nature. Presque tout de suite, je me suis assoupie et probablement j’ai ronflé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-c1.jpg|147px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Déjà toute petite je faisais, avec mon nez, une musique à tenir la maison éveillée. Depuis ça a dû encore augmenter.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-c2.jpg|213px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Ronflement ou pas, quand je suis revenue à moi, {{Mlle|Armande}} ne dormait plus. Elle était sur son séant et qu’est-ce que j’ai vu ? Elle buvait !… Elle buvait, à même le goulot, l’eau d’un des cruchons.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-c3.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Elle a supplié : « Ne le dites pas au commandant ; il se mettrait en colère. » Bien sûr que je n’avais pas envie de rapporter. Même j’ai pris ma part de sa désobéissance. J’ai ramassé les cruchons sous prétexte d’en changer l’eau, et, faisant réflexion… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p26-c4.jpg|211px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… que probablement, {{Mlle|Armande}} boirait encore par le même moyen, et que cette eau chaude devait être bien fade, j’ai mis du sucre dans les cruches. Toute ma petite réserve y a passé. « Tout de même, que je me disais en faisant ça…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LES DEUX CASQUES||27}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-a1.jpg|304px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … si c’était le choléra, on pourrait m’accuser d’avoir assassiné cette pauvre Armande ! » Heureusement, le médecin, enfin remis de son mal de mer, a pu venir un peu après ; il a dit que ce n’était qu’un peu de grippe, mais que…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-a2.jpg|204px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… pendant au moins vingt-quatre heures, la secrétaire ne serait pas en état de reprendre son service. Après m’avoir remerciée de mes soins et gentiment embrassée, elle a dit : « Le commandant va être bien ennuyé, surtout à cause de…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-a3.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … la {{Nobr|T. S. F.}} » Ça m’a rappelé que ce brave commandant m’avait déjà parlé de cette mécanique. Alors, je me suis fait donner quelques explications ; après quoi je suis montée sur le pont. « Un instant !… » a fait le commandant, qui a vu…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-b1.jpg|329px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… que je voulais lui parler. Il était entouré de quelques matelots, de Zidore, de Stentor. Tous regardaient vers les appareils tendus entre les mâts. On entendait des ronflements, des crépitements. « C’est la {{Nobr|T. S. F.}} qui marche, a grogné le commandant. Qu’est-ce qu’elle raconte, cette invention du diable ? Peut-être des choses importantes…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-b2.jpg|138px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Et pas moyen de comprendre. C’est ennuyeux, c’est ennuyeux ! » Il faisait son geste d’homme accablé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-b3.jpg|238px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors j’ai dit : « Commandant, {{Mlle|Armande}} m’a expliqué la {{Nobr|T. S. F.}} : on se met un casque de téléphoniste sur la tête ; on entend des bruits brefs, des bruits longs, et tous ces bruits, ça représente des lettres. Avec l’alphabet qui est sur son bureau…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-c1.jpg|256px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … je comprendrais peut-être. Voulez-vous que j’essaie ? — Brave fille, cette Bécassine Hanoum. Essayons toujours. Qu’est-ce que nous risquons ? » Les bruits avaient cessé. Nous sommes descendus à la queue leu-leu dans la cabine de la {{Nobr|T. S. F.}} « L’alphabet, que j’ai dit, il porte, à ce que m’a confié {{Mlle|Armande}}, un nom de poisson, Phoque ou Morse, je ne me souviens plus…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Mais je vois deux casques ; lequel qui est le bon ? — Moi, je ne sais pas, a déclaré le commandant. » Alors Zidore pris la parole : « Le casque de gauche, c’est celui du téléphone intérieur ; celui de la {{Nobr|T. S. F.}} c’est celui de droite…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p27-c3.jpg|229px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … On entend ce qui se passe dans le monde entier dès qu’on l’a mis. — Mi… sol… {{Nec|do}}, » a ajouté Stentor.
J’ai eu le soupçon qu’il chantait pour cacher une envie de rire, et il m’a semblé que Zidore, aussi riait en dessous ; mais, sur le moment, je n’y ai pas prêté grande attention.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{Numérotation|LE SONGE DE BÉCASSINE|28|}} {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-a1.jpg|304px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}} J’ai ajusté sur ma tête le casque de la {{Nobr|T. S. F.}} et j’y ai éprouvé de la peine. Celui qui a inventé cette drôle de coiffure ne devait pas être Breton ; il n’a pas pensé que ça ne va guère avec une coiffe. Le commandant, Zidore et Stentor riaient en me regardant. Je me rendais compte qu’ils parlaient. M... »
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{{Numérotation|LE SONGE DE BÉCASSINE|28|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-a1.jpg|304px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’ai ajusté sur ma tête le casque de la {{Nobr|T. S. F.}} et j’y ai éprouvé de la peine. Celui qui a inventé cette drôle de coiffure ne devait pas être Breton ; il n’a pas pensé que ça ne va guère avec une coiffe.
Le commandant, Zidore et Stentor riaient en me regardant. Je me rendais compte qu’ils parlaient. Mais à cause des récepteurs ; je ne les entendais pas. J’ai fait mine d’enlever le casque.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-a2.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le commandant m’en a empêchée : il a écrit sur une feuille de papier qu’il m’a mise sous les yeux : « Ne le quittez sous aucun prétexte ; ça pourrait vous faire manquer une communication intéressante. » Et puis il a parlé encore aux deux autres. J’ai compris qu’il leur disait de me laisser, de ne pas me troubler.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-a3.jpg|158px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je l’ai compris à ses gestes. Ça m’a étonnée, vu que, d’ordinaire, je ne comprends pas facilement même les paroles et ça m’a fait penser que, peut-être,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-b1.jpg|269px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… je serais plus futée si je devenais sourde. Malgré cela, je préfère ne pas faire l’essai. Ils sont sortis et je suis restée seule, n’ayant rien à faire, m’ennuyant à peu près autant qu’une tortue qu’on aurait mise sur le dos.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-b2.jpg|287px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Probablement, j’ai dû m’endormir et rêver, car j’ai commencé aussitôt de voir des choses comme il n’en apparaît qu’en songe. J’étais au-milieu de la mer, assise bien tranquillement dans un baquet qui flottait et que tirait mon chien Hindenburg.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-b3.jpg|173px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je n’avais pas besoin de le diriger : de lui-même, il piquait sur une ville que j’apercevais au loin. Au bout d’un moment, Ben Kaddour, sorti je ne sais pas d’où, est venu s’asseoir sur le bord de mon baquet, ce qui a failli me faire basculer.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et tendant les bras vers la ville, il a dit : « Je la reconnais, c’est là que je suis né. C’est Salonique. » À ce moment, la mer s’est mise à bouillonner,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c2.jpg|220px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et pas loin de moi, j’en ai vu sortir quelque chose d’extraordinaire. C’était un gros poisson qui me regardait avec des yeux méchants, et qui avait un petit canon sur son dos.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c3.jpg|376px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À côté de cette bête a paru un officier, que j’ai reconnu boche. Aussi facilement que je grimperais sur une bourrique, il a monté à califourchon sur le poisson. Lui aussi, il me regardait d’un air méchant, et il a braqué sur moi son canon.<noinclude>
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{{Numérotation|LE SONGE DE BÉCASSINE|28|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-a1.jpg|304px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’ai ajusté sur ma tête le casque de la {{Nobr|T. S. F.}} et j’y ai éprouvé de la peine. Celui qui a inventé cette drôle de coiffure ne devait pas être Breton ; il n’a pas pensé que ça ne va guère avec une coiffe.
Le commandant, Zidore et Stentor riaient en me regardant. Je me rendais compte qu’ils parlaient. Mais à cause des récepteurs ; je ne les entendais pas. J’ai fait mine d’enlever le casque.
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Le commandant m’en a empêchée : il a écrit sur une feuille de papier qu’il m’a mise sous les yeux : « Ne le quittez sous aucun prétexte ; ça pourrait vous faire manquer une communication intéressante. » Et puis il a parlé encore aux deux autres. J’ai compris qu’il leur disait de me laisser, de ne pas me troubler.
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Je l’ai compris à ses gestes. Ça m’a étonnée, vu que, d’ordinaire, je ne comprends pas facilement même les paroles et ça m’a fait penser que, peut-être,…
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… je serais plus futée si je devenais sourde. Malgré cela, je préfère ne pas faire l’essai. Ils sont sortis et je suis restée seule, n’ayant rien à faire, m’ennuyant à peu près autant qu’une tortue qu’on aurait mise sur le dos.
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Probablement, j’ai dû m’endormir et rêver, car j’ai commencé aussitôt de voir des choses comme il n’en apparaît qu’en songe. J’étais au-milieu de la mer, assise bien tranquillement dans un baquet qui flottait et que tirait mon chien Hindenburg.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-b3.jpg|173px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je n’avais pas besoin de le diriger : de lui-même, il piquait sur une ville que j’apercevais au loin. Au bout d’un moment, Ben Kaddour, sorti je ne sais pas d’où, est venu s’asseoir sur le bord de mon baquet, ce qui a failli me faire basculer.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et tendant les bras vers la ville, il a dit : « Je la reconnais, c’est là que je suis né. C’est Salonique. » À ce moment, la mer s’est mise à bouillonner,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c2.jpg|220px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et pas loin de moi, j’en ai vu sortir quelque chose d’extraordinaire. C’était un gros poisson qui me regardait avec des yeux méchants, et qui avait un petit canon sur son dos.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p28-c3.jpg|376px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À côté de cette bête a paru un officier, que j’ai reconnu boche. Aussi facilement que je grimperais sur une bourrique, il a monté à califourchon sur le poisson. Lui aussi, il me regardait d’un air méchant, et il a braqué sur moi son canon.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LES MYSTÈRES DE LA {{Nobr|T. S. F.}}||29}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-a1.jpg|304px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et puis d’autres ont paru, tout semblables, à droite, à gauche ; bientôt, j’ai été entourée d’un cercle de ces poissons montés d’officiers.
Ces méchants hommes disaient : « Bécassine n’ira à Salonique, nous allons couler son baquet. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-a2.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais je n’avais pas peur du tout. Je me suis dressée toute droite ; Hindenburg a fait de même, presque debout sur la mer. J’ai crié : « Tas de sales boches ! » Le chien a eu un aboiement qui voulait dire la même chose.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-a3.jpg|189px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et tout a disparu parce que je me suis réveillée dans mon poste de {{Nobr|T. S. F.}} Le casque cliquetait à mes oreilles. Je me suis précipitée sur l’alphabet, mais je n’ai pas…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-b1.jpg|187px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… l’habitude, n’est-ce pas et, de distinguer tous ces bruits courts, tous ces bruits longs, de les noter avec mon crayon, de tâcher de les retrouver sur l’alphabet, c’était un travail auquel une plus maligne n’aurait pas suffi. Brusquement, j’ai entendu des paroles.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-b2.jpg|240px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Je vais les répéter par écrit, et {{M.|Pinchon}} vous montrera la tête d’épouvante que je faisais ! « C’est toi, mon vieux Fritz ? — Oui, mon vieux Wilhelm. — Tu es là avec ton sous-marin ? — Oui, et toi ? — Moi, pareillement. — Bon. Dans cinq minutes…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-b3.jpg|189px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … on lancera les torpilles et on coulera le ''Yémen''. » Vous pensez si j’ai eu la petite mort en entendant ça. Mais quoi faire ? Le commandant m’avait défendu de quitter le casque sous aucun prétexte. J’ai essayé d’aller jusqu’à la porte, pour crier, appeler : les fils n’étaient pas assez longs.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-b4.jpg|149px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’en pleurais presque d’énervement et d’angoisse, quand mes yeux sont tombés sur un bouton en dessous duquel il y avait écrit : ''Signal d’alarme''. Je l’ai poussé, et aussitôt la sirène a mugi
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-c1.jpg|289px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… si fort que je l’entendais malgré mon casque. J’entendais aussi tout un branle-bas sur le pont, au-dessus de moi. Puis la porte s’est ouverte, Zidore et Stentor sont entrés, dans un état d’agitation comme je ne les avais jamais vus.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-c2.jpg|178px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ils m’ont enlevé le casque, ils n’ont expliqué que ce casque, c’était celui du téléphone intérieur ; qu’ils m’avaient joué un tour, que c’était eux qui, d’un des téléphones du bord, avaient fait les bruits et prononcé les paroles que j’avais entendus.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p29-c3.jpg|211px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ils ont achevé : « Le commandant va être dans une belle colère ! Nous n’y coupons pas de huit jours de fers. » Alors, moi, je leur ai dit : « Quand on fait une mauvaise farce, faut savoir en avaler les conséquences. Cherchons le commandant et racontons-lui l’histoire. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LA FAUSSE ALARME|30|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-a1.jpg|187px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Sur le pont, il y avait branle-bas, mais pas d’affolement. Des matelots se rendaient tranquillement à leur poste. Ils riaient entre eux de la drôle de tournure que leur donnaient les ceintures de sauvetage…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-a2.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qu’on ajuste en cas d’alarme. Ils ont ri surtout en voyant arriver le chef cuisinier. C’est un bon gros tout réjoui. La ceinture, trop étroite pour lui, n’arrivait pas à se boucler.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-a3.jpg|318px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Son gâte-sauce tirait de toutes ses forces sur les courroies ; le chef gémissait qu’il allait étouffer, qu’il préférait encore être noyé ; mais le petit répétait : « Faut qu’elle aille ; faut la mettre, c’est l’ordre. » Et, à la fin, les boucles ont bouclé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-b1.jpg|200px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je remorquai Zidore et Stentor vers mon bon ami Bourlingue, que je voyais à sa place de commandement. Ah ! ils ne faisaient pas les fiers, et ils ne trouvaient plus leur
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-b2.jpg|224px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… farce si drôle. Du plus loin qu’il nous a aperçus, le commandant a crié : « Qu’ça signifie ? Pas de ceinture !… Désobéissance !… Conseil de guerre ! » Mais je me suis avancée, je lui ai dit : « Y en a pas besoin de ceinture, commandant, y a pas de danger ; c’est une erreur : ils vont vous expliquer. » Et j’ai poussé en avant…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-b3.jpg|260px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… mes compagnons bien penauds. Les explications de mes deux farceurs ont été aussi embrouillées que si je les avais faites moi-même. Pendant qu’ils parlaient, je guignais le commandant et je me disais : « Gare là-dessous ! Il va piquer une de ces rages !… Il va éclater !… Bon, ça commence ! » Il s’est mis à rouler des yeux terribles, à crier :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-c1.jpg|231px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Grave, très grave, tout ça ! Pas réglementaire… Punitions effroyables : fusillade, ''pendaisong'' au grand mât ! » Mais moi qui le connais, il me semblait que sa colère était feinte, et en effet, tout d’un coup, il n’a pu pas s’empêcher de rire…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-c2.jpg|296px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… comme il fait souvent, à en perdre la respiration. Tout en riant, il bousculait Zidore et Stentor, bien contents maintenant ; puis, son rire calmé, il leur a dit qu’il leur faisait grâce, parce qu’il aimait la gaieté et qu’ils l’avaient bien amusé.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p30-c3.jpg|189px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors il a appelé son lieutenant, il lui a commandé de signaler la fin d’alerte. En un clin d’œil, chacun a retiré sa ceinture. C’est certain que c’est un vêtement utile, mais sauf pour les dames qui ont…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/29
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|GERMAIN|c|annonçant du fond, pan coupé.}}
Monsieur Amable Passepoil désirerait parler à
monsieur Cocardasse.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Té !… il a deviné que j’étais chez vous.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Qu’il entre !…
{{scène|VIII}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, PASSEPOIL, du fond 3.|n}}
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Pardon, monsieur le Comte, pardon, mesdames !…
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Qui vous amène chez moi, maître Passepoil ?
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Monsieur le Comte, vous êtes marié, vous me
comprendrez !… Je donnais une leçon d’estoc tout
à l’heure dans mon académie, quand Mathurine,
c’est ma femme… une créature adorable.
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|soupirant.}}
Trop adorable !
{{PersonnageD|PASSEPOIL|c|continuant.}}
Quant Mathurine se précipite entre mon épée et
celle de l’élève à qui je donnais leçon. — Amable,
me crie-t-elle, plus de leçons, ferme ta salle ! Le
deuil entre dans notre maison !
{{PersonnageD|BLANCHE|c|se levant ainsi que Flor.}}
Ah ! mon Dieu !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/285
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>briller un jeune éleve du plus grand talent, de la plus belle taille, de la figure la plus intéressante, a composé un ballet où elle peut déployer son art & ses graces. Quoique ce ballet ne signifie rien, il étoit propre à son objet ; il avoit été donné avec succés à la suite des Actes dont on a parlé plusieurs fois. Le compositeur, fâché que son ouvrage n’eût lieu qu’aux petits jours de l’Opéra, a demandé qu’il fût joint à ''Alceste'' : les Directeurs, sans goût & sans intelligence, n’ont point prévu le mauvais effet qu’il devoit produire à la suite d’une tragédie lyrique, ne pouvant admettre de danse qu’une pantomime grave, très expressive, qui tiendroit absolument à l’action ; & par une gaucherie impardonnable l’ont laissé insérer à la fin du second Acte, le moment le plus intéressant de la piece. Le public s’est révolté, & sans égard pour le compositeur & la danseuse, a tout hué de façon à déconcerter des personnages moins impudens que des acteurs d’Opéra.
{{brn|1}}
''7 Décembre 1776.'' L’orgue de {{St|Nicolas|nx,pt}} a été en effet essayée jeudi dernier aux premieres vêpres & le lendemain jour de la {{corr|ſête|fête}} du Patron. Cet instrument, devenu fort intéressant depuis un demi-siecle, avoit attiré un concours si prodigieux d’auditeurs, qu’on avoit été obligé de poser des gardes pour empêcher le tumulte & maintenir la circulation libre dans l’église. C’est le {{Sr.|Luce}}, un des quatre organistes de Notre-Dame & l’organiste ordinaire de {{St|Nicolas|nx,pt}}, qui a touché. Ce jeune homme, de grande espérance, excellent musicien, n’a pas la main aussi brillante que les premiers maîtres, mais il s’est surpassé ce jour-là, & a mérité les éloges<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/286
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de tous les connoisseurs. L’orgue, de la facture du {{Sr.|Cliquaut}}, est en effet la plus volumineuse & la plus étendue qu’on connoisse encore ; elle a répondu à l’opinion qu’on en avoit conçue & aux soins pris depuis long-tems pour la perfectionner ; il y a cependant manqué quelque chose la veille, & l’on y a trouvé une dureté qui ne peut s’adoucir qu’avec le tems. On lui compte dix souflets, dont il résulte des bombardes extraordinaires &... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>de tous les connoisseurs. L’orgue, de la facture du {{Sr.|Cliquaut}}, est en effet la plus volumineuse & la plus étendue qu’on connoisse encore ; elle a répondu à l’opinion qu’on en avoit conçue & aux soins pris depuis long-tems pour la perfectionner ; il y a cependant manqué quelque chose la veille, & l’on y a trouvé une dureté qui ne peut s’adoucir qu’avec le tems. On lui compte dix souflets, dont il résulte des bombardes extraordinaires & d’un éclat capable d’effrayer. L’Organiste a fini par leur donner tout leur jeu, & la voûte de l’église en a rétenti pendant plusieurs minutes. Ce ne sera qu’à pâques qu’on prononcera définitivement sur cette orgue, & qu’on en fera la réception.
{{brn|1}}
''8 Décembre 1776.'' Dom€Ansard a gagné an Grand Conseil : Dom Gillet, de la Congrégation de St. Maur, est débouté de son appel comme d’abus & condamné aux dépens.
8 Décembre. On est si mécontent de l’administration actuelle de l’Opéra, qu’on croit qu’elle ne restera pas & qu’elle sera congédiée à pâques.
& Décembre. La Principauté de Lux, où doiz être transporté le corps de Madame la Duchesse d’Olonne est en basse Navarre environ à 250 lieues de Paris. Le prix de cette expédition funéraire est fixé à 18000 Livres seulement pour le loyer des chevaux & voitures. Celles-ci feront au nombre de six. Qu’on juge ensuite ce qu’il en coûtera de cinq lieues en cinq lieues pour le séjour, pour la tenture & le service qu’exige la défunte, ainsi que pour les flambeaux des pauvres, au nombre de 200, avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>de tous les connoisseurs. L’orgue, de la facture du {{Sr.|Cliquaut}}, est en effet la plus volumineuse & la plus étendue qu’on connoisse encore ; elle a répondu à l’opinion qu’on en avoit conçue & aux soins pris depuis long-tems pour la perfectionner ; il y a cependant manqué quelque chose la veille, & l’on y a trouvé une dureté qui ne peut s’adoucir qu’avec le tems. On lui compte dix souflets, dont il résulte des bombardes extraordinaires & d’un éclat capable d’effrayer. L’Organiste a fini par leur donner tout leur jeu, & la voûte de l’église en a rétenti pendant plusieurs minutes. Ce ne sera qu’à pâques qu’on prononcera définitivement sur cette orgue, & qu’on en fera la réception.
{{brn|1}}
''8 Décembre 1776.'' Dom{{lié}}Ansard a gagné an Grand Conseil : Dom{{lié}}Gillet, de la Congrégation de {{St|Maur|nx,pt}}, est débouté de son appel comme d’abus & condamné aux dépens.
{{brn|1}}
8 Décembre. On est si mécontent de l’administration actuelle de l’Opéra, qu’on croit qu’elle ne restera pas & qu’elle sera congédiée à pâques.
& Décembre. La Principauté de Lux, où doiz être transporté le corps de Madame la Duchesse d’Olonne est en basse Navarre environ à 250 lieues de Paris. Le prix de cette expédition funéraire est fixé à 18000 Livres seulement pour le loyer des chevaux & voitures. Celles-ci feront au nombre de six. Qu’on juge ensuite ce qu’il en coûtera de cinq lieues en cinq lieues pour le séjour, pour la tenture & le service qu’exige la défunte, ainsi que pour les flambeaux des pauvres, au nombre de 200, avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>de tous les connoisseurs. L’orgue, de la facture du {{Sr.|Cliquaut}}, est en effet la plus volumineuse & la plus étendue qu’on connoisse encore ; elle a répondu à l’opinion qu’on en avoit conçue & aux soins pris depuis long-tems pour la perfectionner ; il y a cependant manqué quelque chose la veille, & l’on y a trouvé une dureté qui ne peut s’adoucir qu’avec le tems. On lui compte dix souflets, dont il résulte des bombardes extraordinaires & d’un éclat capable d’effrayer. L’Organiste a fini par leur donner tout leur jeu, & la voûte de l’église en a rétenti pendant plusieurs minutes. Ce ne sera qu’à pâques qu’on prononcera définitivement sur cette orgue, & qu’on en fera la réception.
{{brn|1}}
''8 Décembre 1776.'' Dom{{lié}}Ansard a gagné au Grand Conseil : Dom{{lié}}Gillet, de la Congrégation de {{St|Maur|nx,pt}}, est débouté de son appel comme d’abus & condamné aux dépens.
{{brn|1}}
''8{{lié}}Décembre.'' On est si mécontent de l’administration actuelle de l’Opéra, qu’on croit qu’elle ne restera pas & qu’elle sera congédiée à pâques.
{{brn|1}}
''8 Décembre.'' La Principauté de Lux, où doit être transporté le corps de Madame la Duchesse d’Olonne est en basse Navarre, environ à 250{{lié}}lieues de Paris. Le prix de cette expédition funéraire est fixé à 18000 Livres seulement pour le loyer des chevaux & voitures. Celles-ci seront au nombre de six. Qu’on juge ensuite ce qu’il en coûtera de cinq lieues en cinq lieues pour le séjour, pour la tenture & le service qu’exige la défunte, ainsi que pour les flambeaux des pauvres, au nombre de 200, avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Explique-toi, lui réponds-je. — Elle continue —
Cocardasse, l’ineffable Cocardasse nous abandonne.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Elle a dit l’ineffable !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Elle l’a dit !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Doux ange !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Et elle a continué. — En ce moment il est allé
faire ses adieux à {{M.|et à madame}} la Comtesse
de Lagardère ! Alors, je suis accouru jusqu’ici, je
me suis permis de me faire annoncer chez {{M.|le Comte}},
et je dis à Cocardasse : Ingrat, que t’ai-je
donc fait pour que tu m’abandonne ?… Tu dois me
le dire, cela s’impose.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Tu ne m’as rien fait du tout, Amable.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Eh bien, alors ? Nous étions si heureux dans mon
ménage, avec toi dans le milieu !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Trop dans le milieu !…
{{Personnage|LAGARDÈRE{{corr||.}}|c}}
Cocardasse, il faut expliquer à Passepoil la noble
cause de ton départ.
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Elle n’est qu’à louer.
{{Personnage|FLOR.|c}}
Combien peu agiraient comme vous !<noinclude>
<references/></noinclude>
khqtx32578pei2v42slw6kjcp003luq
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/38
104
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|29}}</noinclude>{{sep4}}
{{SCÈNE|VIII.}}
{{acteurs|MIRFLOT, BLAISE, ZENISE,
ZIMAN.}}
{{personnageD|MIRFLOT|c|à Blaiſe qui court après lui.}}
{{initiale|T}}E{{sc|nez}}, tenez, le voilà votre fils, je ſuis un Prince, moi.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Qu'avez vous, Mirflot? vous voilà
bien agité.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
C'eſt ce vieux radoteur qui me fait enrager : il me pourſuit en diſant que je
ſuis ſon fils & qu'il vient me chercher
pour m'emmener dans ſon village. Voyez
un peu quelle extravagance !
{{personnageD|ZIMAN|c|au vieillard.}}
Quelle raiſon avez-vous, mon bon
homme pour vouloir emmener Mirflot?
{{personnage|BLAISE.}}
Eh pardi ! la raiſon qu'il y aſſez long-tems qu'il fait le Monſieur, & que j'ai
beſoin de ſon aide dans mon travail.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15777824
2026-05-07T18:17:23Z
Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|29}}</noinclude>{{sep4}}
{{SCÈNE|VIII.}}
{{acteurs|MIRFLOT, BLAISE, ZENISE,
ZIMAN.}}
{{personnageD|MIRFLOT|c|à Blaiſe qui court après lui.}}
{{initiale|T}}E{{sc|nez}}, tenez, le voilà votre fils, je ſuis un Prince, moi.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Qu'avez vous, Mirflot ? vous voilà
bien agité.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
C'eſt ce vieux radoteur qui me fait enrager : il me pourſuit en diſant que je
ſuis ſon fils & qu'il vient me chercher
pour m'emmener dans ſon village. Voyez
un peu quelle extravagance !
{{personnageD|ZIMAN|c|au vieillard.}}
Quelle raiſon avez-vous, mon bon
homme pour vouloir emmener Mirflot?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Eh pardi ! la raiſon qu'il y aſſez long-tems qu'il fait le Monſieur, & que j'ai
beſoin de ſon aide dans mon travail.<noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/287
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>chacun un écu par jour. Le convoi est parti mardi trois.
Par un autre article de son testament, non moins curieux, la Duchesse d’Olonne traite fort bien ses domestiques, laissant à tous des rentes proportionnées à leurs services, mais en même tems elle les exile, c’est-à-dire, leur assigne un domicile fixe, à une certaine distance de Paris, où ils doivent résider respectivement pour toucher leur rente : son motif est qu’elle ne veut pas qu’ils s’entretiennent d’elle après sa mort, & médisent sur son compte.
{{brn|1}}
''8 Décembre 1776.'' Le {{Sr.|Gudin|nx,pt}} a fait depuis la mort du Roi un ouvrage en prose, ayant pour titre ''aux mânes de {{roi|Louis|XV}} & des grands hommes qui ont vécu sous son regne, ou essai sur les progrès des Arts & de l’Esprit humain sous le regne de Louis Quinze. Aux Deux-Ponts, à l’Imprimerie Ducale, 1776. 2{{lié}}vol.'' contenant ensemble 550{{lié}}pages. Quelques traits hazardés mettent dans le cas de la proscription cet ouvrage, qui ne contient rien de bien intéressant d’ailleurs. Le {{Sr.|de}} Beaumarchais, le héros de l’auteur, y est souverainement exalté.
{{brn|1}}
''8 Décembre. Le malheureux imaginaire'' n’a pas été mieux accueilli à la ville qu’à la cour. Le principal personnage n’est nullement intéressant ; c’est tantôt un fol & tantôt un sot. On voit que l’auteur n’entend rien à combiner un plan, à nouer l’intrigue, à la faire marcher, à y faire correspondre tous les fils de l’action : il a surchargé la scene de personnages épisodiques, dont il ne sait que faire ensuite & qu’il amene & renvoye suivant le besoin du mo-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/125
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Grrrrrrrrrrr
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<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" /></noinclude><nowiki/>
Le succès qui accueille depuis quelques
années des collections, comme celle des ''Bibliophiles fantaisistes'',
— ouvrages de luxe par la
beauté de l’impression et le chiffre restreint de
leur tirage, mais qui néanmoins restent d’un prix
abordable, — prouve que leur création répondait
bien aux vœux du public lettré. À côté du volume
courant à 3 francs 50, à côté des séries à bon
marché qui pullulent, il y a place pour des ouvrages
qui puissent satisfaire en même temps l’amateur
de bonne littérature et le bibliophile.
La collection « To the Happy few » a été
conçue selon ces principes. Mais elle séduira
particulièrement les collectionneurs par certains
caractères nouveaux. D’abord, elle comprendra
seulement dix volumes. Les textes, signés des
noms les plus illustres, ont été réunis dans un
souci de judicieux éclectisme ; à côté de pages
d’imagination, on y trouvera des œuvres documentaires
sur le théâtre, l’histoire ou la musique.
Une telle collection, autant par la valeur littéraire
des œuvres éditées que par le caractère
artistique de cette édition, sera certainement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/288
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ment, sans que rien soit motivé : en un mot, {{M.|Dorat}}, excellent pour les détails, pour les portraits, ne semble s’occuper que de cette partie, y subordonner tout le reste : & le secret de l’art est précisément le contraire. Comme cet ouvrage est long, triste & ennuyeux, malgré tous les sacrifices pécuniaires que l’auteur sait faire en pareil cas, on doute qu’il puisse conduire sa prétendue comédie à un nombre suffisant de représentations, au point de lui donner l’air du succès.
Par une grande mal-adresse il a confié au {{Sr.|Preville}} un rôle que devoit faire le {{Sr.|Brizard}} ; comme il exige une certaine noblesse, il est impossible qu’il soit bien rendu par un acteur, au masque de valet, en y joignant sans cesse le jeu. On en doit dire autant de {{Mlle|Fannier|nx,pt}}, qui a un rôle de femme de qualité, vive, étourdie, folle & qui s’oubliant souvent y substitue un jeu de soubrette. Le meilleur de la piece est celui du {{Sr.|Bellecour}}, personnage toujours gai au sein des événemens les plus malheureux. Il est bien joué & pas mal soutenu ; il est l’ame de cette comédie.
{{brn|1}}
''9 Décembre 1776.'' Les Bals de la Reine ont recommencé, & ont lieu tous les mercredi. Le Wauxhall d’hiver s’est ouvert aussi le premier de ce mois & tout concourt à ne point laisser de vuide entre les plaisirs du public.
{{brn|1}}
''9 Décembre.'' On compare l’amour-propre de {{M.|Dorat}} à celui de {{M.|Goldoni}}, qu’on trouve mieux entendu & plus éclairé. Quoique l’''Avare fastueux'' de cet auteur fût dans le cas de passer le premier, il a déclaré qu’il s’en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/39
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|30|ZIMAN ET ZENISE.|}}</noinclude>{{personnage|ZIMAN.|c}}
Mais êtes-vous bien ſûr qu’il eſt votre
fils ?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Tenez, mon petit Seigneur, je m’appelle Blaiſe, & lui Pierrot, v’la qui eſt net.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Eh bien ! Mons Blaiſe, puiſque Blaiſe
y a, vous ne ſavez ce que vous dites, je
ne m’appelle point Pierrot. Mais voyez
le beau nom pour un Prince.
{{personnage|BLAISE.|c}}
Va, va, tu n’es pas un Prince, je l’ai
bien vû dès que je t’ai envisagé, encore
que je ne te connoiſſe pas, mais un certain
je ne ſais quoi me dit…
{{personnage|ZENISE|c|effrayée.}}
Vous ne le connoiſſez pas, Monſieur ?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Monſieur, voyez qu’elle eſt honnête,
cette petite Demoiſelle ; jarni qu’elle eſt.
jolie ! ſera-ce ta femme, Pierrot ? réponds donc, tu fais la ſourde oreille.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Encore un coup, je ne ſuis point Pier-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clhu
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Mais êtes-vous bien ſûr qu’il eſt votre
fils ?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Tenez, mon petit Seigneur, je m’appelle Blaiſe, & lui Pierrot, v’la qui eſt net.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Eh bien ! Mons Blaiſe, puiſque Blaiſe
y a, vous ne ſavez ce que vous dites, je
ne m’appelle point Pierrot. Mais voyez
le beau nom pour un Prince.
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Va, va, tu n’es pas un Prince, je l’ai
bien vû dès que je t’ai envisagé, encore
que je ne te connoiſſe pas, mais un certain
je ne ſais quoi me dit…
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Vous ne le connoiſſez pas, Monſieur ?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Monſieur, voyez qu’elle eſt honnête,
cette petite Demoiſelle ; {{?}} qu’elle eſt
jolie ! ſera-ce ta femme, Pierrot ? réponds donc, tu fais la ſourde oreille.
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Encore un coup, je ne ſuis point Pier-<noinclude>
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>tenoit au jugement de la cour & ne vouloit pas être joué à Paris.
{{brn|1}}
''10 Déc. 1776.'' On peut se rappeller une épigramme, où l’on plaisante {{M.|de}} Pezay sur sa prétendue qualité de Marquis. Tout le monde sait que son nom est ''Masson,'' qu’il est fils d’un ancien Commis du Contrôle Général. On a été bien surpris qu’il ait eu l’impudence de se faire donner ce titre dans la Gazette de France du vendredi{{lié}}6, à l’occasion de la présentation de sa femme à la cour, autre événement qui scandalise tout le monde. Il s’est introduit chez {{M.|le}} Comte de Maurepas & fait les délices de ce Ministre, conjointement avec le {{Sr.|de}} Beaumarchais. C’est à quoi l’on attribue son mariage avec une Demoiselle de condition du Dauphiné, appellée ''de Murard'' : elle est de la plus belle figure du monde. On ajoute que {{M.|de}} Maurepas a fait donner par le Roi une dot considérable à la {{Dlle||nx,pt}} peu riche.
Ce ''M. de'' Pezay a pour sœur une Madame de Cassini, très-élégante & qui tient un bureau d’esprit de son côté, mais d’esprit léger, sémillant, persifleur & analogue au ton de la cour.
{{brn|1}}
''{{em}}Décembre.'' Le mariage du prétendu Marquis de Pezay est l’entretien de Paris, & l’on plaisante beaucoup sur une généalogie qu’il s’est fait faire pour paroître à la cour, où l’on le fait descendre des ''Massoni'' d’Italie. Cela réveille également la chronique scandaleuse sur le compte de sa sœur, Madame de Cassini, l’amante publique du Comte de Maillebois. Pour mieux prêter au ridicule, il a engagé le {{Sr.|de}} la Harpe à insérer dans son Jour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/126
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" /></noinclude>goûtée par les bibliophiles qui déplorent que la
librairie française se soit laissé, depuis trop longtemps
déjà, distancer par l’étranger.
Les dix volumes seront publiés dans un format
unique, et toujours tirés à cinq cents exemplaires,
numérotés à la presse, sur très beau papier.
En outre, quelques exemplaires seront tirés
sur papier Edogawa du Japon, texte réimposé,
dans le format {{in-4o}}, et accompagnés d’un frontispice
spécialement exécuté pour eux.
Des dix ouvrages choisis, ceux-ci sont prêts ou sur le point de l’être :
{{sc|Jules Lemaitre}}, de l’Académie française : ''Les Péchés de Sainte-Beuve’'.
{{sc|Alfred Capus}} : ''Le Théâtre''.
Comtesse {{sc|de Noailles}} : ''De la Rive d’Europe à la Rive d’Asie''.
{{sc|Marcel Prévost}}, de l’Académie française : ''Paradoxes sentimentaux''.
{{sc|Camille Saint-Saëns}}, de l’Institut : ''Feuilles mortes''.
{{sc|Pierre de Nolhac}} : ''Le dernier Amour de Ronsard''.
{{sc|Maurice Barrès}}, de l’Académie française : ''Un opuscule''.
{{sc|René Boylesve}} : ''Le pied fourchu''.
{{sc|Maurice Donnay}}, de l’Académie française : ''Des Souvenirs''.
{{sc|Colette Willy}} : ''Impressions''.
Ces dix volumes paraîtront au cours de l’année 1913.
Chaque exemplaire sera mis dans le commerce au prix net de 7 francs 50.
Les exemplaires sur Japon, au prix net de 25 francs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/40
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|31}}</noinclude><nowiki/>
rot, entendez-vous ? je m’appelle le
Prince Mirflot afin que vous le ſachiez.
{{personnageD|BLAISE|c|riant.}}
Ah, ah, ah, le Prince Mirflot ! qu’eu
drôle de nom ? y ſe moque de toi, mon enfant.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Si vous ne le croyez pas maître Blaiſe,
vous avez tort de le traiter ainſi.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Ziman a raiſon, vous êtes un mal
appris.
{{personnageD|ZENISE|c|inquiette.}}
Expliquez-nous mieux, je vous prie,
comment il ſe peut faire qu’il ſoit votre
fils, & que vous ne le connoſſiez pas.
{{personnage|BLAISE.|c}}
Eh pardi ! La choſe eſt bien facile.
Tenez, Mademoiſelle, notre minagere
n’eut pas plutôt mis au monde ce garnement, que ne v’la-t-il pas Madame la
Fée qui s’apparoit à nous, & qui vous emporte le petit enfant ſans dire gare.
Stapendant il faut dire la choſe, elle nous
baillit une bonne ſomme, & nous fit promeſſe qu’elle nous le rendroit au bout de
quinze ans bien conditionné, & que par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/291
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>aucun n’a cette gaïeté, cet art de l’ironie, que possédoit si supérieurement défunt Fréron.
{{brn|1}}
''12 Décembre 1776.'' On va remettre à l’Opéra pour les jeudis l’Acte de la danse tiré des ''Talens Lyriques,'' celui d’''Eglé,'' l’on continuera ''Vertumne & Pomone'' avec le Ballet de Gardel : on voit que les régisseurs ne se piquent point de donner du nouveau.
{{brn|1}}
''13 Décembre.'' Le {{Sr.|le}} Fuel de Mericourt n’est pas mort, il semble même échappé au danger qui le menaçoit, mais son Journal l’est véritablement. Les comédiens & leurs partisans ont si bien manœuvré qu’on lui a substitué pour faire cet ouvrage un Commis des Fermes nommé ''le Vacher.'' On dit que c’est un suppôt du {{Sr.|de}} la Harpe, qui sera en outre aux gages des comédiens pour les encenser à outrance : il ne manquera pas de lecteurs assez bénins pour lire une pareille rapsodie.
{{brn|1}}
''14 Décembre.'' Le 4{{lié}}Décembre {{Me|Mille|nx,pt}} Avocat au Parlement, dévoué tout-à-fait au tribunal du Grand Conseil dans sa replique pour le {{Sr.|Barouselle}}, contre les directeurs des créanciers du Marquis de Fimarçon, n’a pas manqué d’adresser son compliment à {{M.|de}} Nicolaï, désigné Premier Président de cette Cour. Comme c’est une suite du crédit de sa famille avec laquelle il s’est réconcilié, c’est {{corr|principalemement|principalement}} sur elle que porte le discours. On y vante son ancienneté, & l’honneur qu’elle a d’occuper depuis 270{{lié}}ans la place de Premier Président de la Chambre des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Oscar Bonneau - Cuisine saine économique - 1920.pdf/9
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<noinclude><pagequality level="1" user="Daaral" /></noinclude>{{P début|85|m=1em}}
● Acheter l’huile comestible par bonbonne, au pods et non au volume. L’huile d’arachide est excellente et pas chère.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Se procurer le café grillé en grains, par cinq kilos à la fois, et le garder dans un boîte métallique fermant bien. N’acheter que du café de bonne marque connue ; il y en a de très bons à 4 francs le kilo.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Pour les confitures et tous les entremets, n’employer que du sucre cristallisé. Il est tout aussi édulcorant que le sucre raffiné, malgré le préjugé contraire ; il coûte cinq à dix centimes de moins par kilo.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
• Le jambon rend des services appréciables pour la composition hâtive d’un menu. On en achètera un ou deux, tout préparés, chez un fermier, à la campagne, si on le peut : les suspendre dans un endroit bien sec. Le lard, placé dans un pot de grès, et recouvert de sel, acheté dans les mêmes conditions, ne coutera pas cher ; il sera précieux en maintes occasions.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● La graisse végétale, et en particulier celle connue sous le nom de « végétaline », est un produit qui ne fatigue pas l’estomac. Elle est moins coûteuse que la graisse de porc et peut la remplacer dans bien des cas. Elle ne s'altère pas.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● La margarine, méconnue trop longtemps, est aussi recommandable par son bas prix. Certaines maisons sont parvenues à obtenir un raffinage parfait. Elle pout suppléer le beurre chaque fois que celui-ci doit étre ''cuit''.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Préparer de la bonne graisse à friture, économique, en faisant fondre de la graisse de rognon de bœuf, et en la mélangeant avec de la graisse végétale. On pourra la garder en boîtes ou en pots très longtemps.
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● Acheter l’huile comestible par bonbonne, au pods et non au volume. L’huile d’arachide est excellente et pas chère.
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● Se procurer le café grillé en grains, par cinq kilos à la fois, et le garder dans un boîte métallique fermant bien. N’acheter que du café de bonne marque connue ; il y en a de très bons à 4 francs le kilo.
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● Pour les confitures et tous les entremets, n’employer que du sucre cristallisé. Il est tout aussi édulcorant que le sucre raffiné, malgré le préjugé contraire ; il coûte cinq à dix centimes de moins par kilo.
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• Le jambon rend des services appréciables pour la composition hâtive d’un menu. On en achètera un ou deux, tout préparés, chez un fermier, à la campagne, si on le peut : les suspendre dans un endroit bien sec. Le lard, placé dans un pot de grès, et recouvert de sel, acheté dans les mêmes conditions, ne coutera pas cher ; il sera précieux en maintes occasions.
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● La graisse végétale, et en particulier celle connue sous le nom de « végétaline », est un produit qui ne fatigue pas l’estomac. Elle est moins coûteuse que la graisse de porc et peut la remplacer dans bien des cas. Elle ne s'altère pas.
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● La margarine, méconnue trop longtemps, est aussi recommandable par son bas prix. Certaines maisons sont parvenues à obtenir un raffinage parfait. Elle pout suppléer le beurre chaque fois que celui-ci doit étre ''cuit''.
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• Le jambon rend des services appréciables pour la composition hâtive d’un menu. On en achètera un ou deux, tout préparés, chez un fermier, à la campagne, si on le peut : les suspendre dans un endroit bien sec.<br />{{em|2}}Le lard, placé dans un pot de grès, et recouvert de sel, acheté dans les mêmes conditions, ne coutera pas cher ; il sera précieux en maintes occasions.
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● La graisse végétale, et en particulier celle connue sous le nom de « végétaline », est un produit qui ne fatigue pas l’estomac. Elle est moins coûteuse que la graisse de porc et peut la remplacer dans bien des cas. Elle ne s'altère pas.
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● La margarine, méconnue trop longtemps, est aussi recommandable par son bas prix. Certaines maisons sont parvenues à obtenir un raffinage parfait. Elle pout suppléer le beurre chaque fois que celui-ci doit étre ''cuit''.
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● Préparer de la bonne graisse à friture, économique, en faisant fondre de la graisse de rognon de bœuf, et en la mélangeant avec de la graisse végétale. On pourra la garder en boîtes ou en pots très longtemps.
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● Se procurer le café grillé en grains, par cinq kilos à la fois, et le garder dans un boîte métallique fermant bien. N’acheter que du café de bonne marque connue ; il y en a de très bons à 4 francs le kilo.
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● Pour les confitures et tous les entremets, n’employer que du sucre cristallisé. Il est tout aussi édulcorant que le sucre raffiné, malgré le préjugé contraire ; il coûte cinq à dix centimes de moins par kilo.
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● Le jambon rend des services appréciables pour la composition hâtive d’un menu. On en achètera un ou deux, tout préparés, chez un fermier, à la campagne, si on le peut : les suspendre dans un endroit bien sec.<br />{{em|2}}Le lard, placé dans un pot de grès, et recouvert de sel, acheté dans les mêmes conditions, ne coutera pas cher ; il sera précieux en maintes occasions.
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● La graisse végétale, et en particulier celle connue sous le nom de « végétaline », est un produit qui ne fatigue pas l’estomac. Elle est moins coûteuse que la graisse de porc et peut la remplacer dans bien des cas. Elle ne s'altère pas.
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● La margarine, méconnue trop longtemps, est aussi recommandable par son bas prix. Certaines maisons sont parvenues à obtenir un raffinage parfait. Elle pout suppléer le beurre chaque fois que celui-ci doit étre ''cuit''.
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● Préparer de la bonne graisse à friture, économique, en faisant fondre de la graisse de rognon de bœuf, et en la mélangeant avec de la graisse végétale. On pourra la garder en boîtes ou en pots très longtemps.
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• Le jambon rend des services appréciables pour la composition hâtive d’un menu. On en achètera un ou deux, tout préparés, chez un fermier, à la campagne, si on le peut : les suspendre dans un endroit bien sec.<br />{{em|2}}Le lard, placé dans un pot de grès, et recouvert de sel, acheté dans les mêmes conditions, ne coutera pas cher ; il sera précieux en maintes occasions.
{{P fin}}
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● La graisse végétale, et en particulier celle connue sous le nom de « végétaline », est un produit qui ne fatigue pas l’estomac. Elle est moins coûteuse que la graisse de porc et peut la remplacer dans bien des cas. Elle ne s'altère pas.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● La margarine, méconnue trop longtemps, est aussi recommandable par son bas prix. Certaines maisons sont parvenues à obtenir un raffinage parfait. Elle pout suppléer le beurre chaque fois que celui-ci doit étre ''cuit''.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Préparer de la bonne graisse à friture, économique, en faisant fondre de la graisse de rognon de bœuf, et en la mélangeant avec de la graisse végétale. On pourra la garder en boîtes ou en pots très longtemps.
{{P fin}}
{{séparateur|8|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/41
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Clhu
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|32|ZIMAN ET ZENISE.|}}</noinclude>deſſus le marché elle lui bailleroit une
belle femme. Or il y eût hier tout droit
quinze ans que la choſe fut faite, & je
m’en ſuis venu aujourd’hui tout bonnement pour r’avoir Pierrot.
{{personnageD|ZENISE|c|encore plus inquiette.}}
Quoi, Monfieur Blaiſe ! vous ne ſavez
pas mieux que cela qu’il eſt votre fils ?
{{personnage|BLAISE.|c}}
Voirement non, Mademoiſelle, mais
en faut-il davantage ?
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Ne vous ai-je pas dit qu’il ne ſavoit ce
qu’il diſoit ?
{{personnageD|ZENISE|c|à part.}}
Je tremble.
{{personnage|MIRFLOT.|c}}
Allez, allez, Mons Blaiſe, retournez
vous-en chez vous, & emmenéz ce petit
Seigneur, car c’eſt lui qui eſt votre fils.
{{personnage|BLAISE.|c}}
Qu’eu conte que tu me fais là ! il n’en
a morgué pas la mine.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Ne vous prévenez pas maître Blaiſe ;
nous avons été élevés enſemble, Mirflot,
moi : nous ignorons tous deux notre<noinclude>
<references/></noinclude>
t82gm17toybumirc9uyv109ohvrdsuj
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/293
104
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ce qu’il sait & ne sait pas ; c’est sur-tout pour les nouvelles politiques, pour les anecdotes de la cour qu’il lui est utile. Ce recueil sera un jour très-précieux pour quiconque voudra écrire l’histoire.
Voulez-vous encore mieux juger combien le patron est mal instruit des détails littéraires même le concernant ? apprenez qu’il a su par moi le premier qu’un certain abbé Martin, Vicaire de la Paroisse de Saint André des Arts, se déclaroit depuis deux ans pour l’auteur des ''Trois Siecles,'' il m’a répondu plaisamment : ''oh ! je sais bien qu’ils sont plusieurs Messieurs de ce nom-là,'' & il ne m’en a pas paru moins décidé à continuer de prendre pour plastron de ses injures l’Abbé Sabotier.
{{brn|1}}
''15 Décembre 1776.'' Il faut se rappeller la condamnation que le Châtelet a faite l’année derniere d’un livre intitulé de la Philosophie de la Nature, en 6{{lié}}vol. par {{M.|de}} Lisle. Elle a des suites, & l’on répand un ''Mémoire à Consulter pour le {{Sr.|Chrétien}}, Prêtre, Chanoine de Lens, Censeur Royal, accusé d’avoir approuvé un ouvrage intitulé de la Philosophie de la Nature.'' Il est suivi d’une Consultation en date du 1{{lié}}Novembre. Ce Mémoire, curieux par les détails qu’il contient sur l’ouvrage, mérite d’être discuté.
{{brn|1}}
''16 Décembre.'' Il y a eu derniérement une scene comique à l’Opéra entre deux des Administrateurs de ce Spectacle. Le {{Sr.|Hebert}} & le {{Sr.|de}} la Touche se chamailloient fort à raison du Ballet intercalé au second Acte d’''Alceste'' le vendredi 6{{lié}}Décembre ; ce qui a<noinclude>
<references/></noinclude>
iwv6l0sqi45bd95hupxkyyl1481z968
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/42
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|33}}</noinclude>naiſſance ; mais ſûrement l’un ou l’autre
eſt votre fils.
{{personnage|BLAISE.|c}}
Eh bien, morgué, puiſque je n’ai qu’à
choiſir venez ça vous, je vous prends,
car palſangué vous valez mieux que l’y.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Je ſuis prêt à vous ſuivre, ſi la Fée me
remet en vos mains.
{{personnageD|ZENISE|c|vivement.}}
Que dites-vous, Ziman ? ce n’eſt point
là votre pere.
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Rien n’eſt encore décidé, Belle Zeniſe ; peut-être ſuis-je ſon fils.
{{personnage|BLAISE.|c}}
V’la un brave garçon, celui-là ! il ne
renie pas ſa parenté. Tu veux donc bien
être mon fils ?
{{personnage|ZIMAN.|c}}
Si le deſtin m’a fait naître de vous,
remercierai le ciel de m’avoir donné pour
pere un honnête homme.
{{personnage|BLAISE.|c}}
Tiens Pierrot… veux je dire Monſieur.
Mirflot, tu entends bien ce qu’il dit ; j’aimerois mieux un fils comme l’y qu’un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/43
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|34|ZIMAN ET ZENISE.|}}</noinclude>cent de vauriens comme toi. V’la qu’eſt
fini, j’avois la barlue : ce n’eſt pas toi qui
es l’enfant de notre femme, j’emmene
celui-ci.
{{personnage|ZENISE.|c}}
Ah ciel ! courons vîte avertir la Fée.
{{sep4}}
{{SCÈNE|IX}}
{{acteurs|LA FÉE, ZENISE, ZIMAN,
BLAISE, MIRFLOT.}}
{{personnage|LA FÉE.|c}}
{{initiale|O}}U courez-vous, Zeniſe ?
{{personnageD|ZENISE|c|vivement.}}
Ah ! Madame, j’allois vous chercher ;
empêchez ce vieillard…
{{personnage|BLAISE.|c}}
Votre ſerviteur, Madame la Fée. Je
vous reconnois bien au moins. Je viens,
ſauf votre reſpect, vous redemander le
fils que vous m’avez dérobé de bon gré
s’entend. Or maintenant en v’la deux.
Tout d’abord j’avois donné mon amiquié
à celui-là, mais il m’eſt avis que je me<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/44
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|35}}</noinclude>trompois ; à ſtheure je prens ce ti-ci avec
votre permiſſion.
{{personnage|LA FÉE.|c}}
Il eſt vrai, maître Blaiſe, que l’un de
ces deux enfans eſt à vous. Mais c’eſt à
ſes ſentimens qu’il doit ſe faire connoître ;
je ne puis le nommer qu’après qu’il aura
parlé.
{{personnageD|BLAISE|c|prenant Ziman par la main.}}
Morgué nous v’la bien, ce ti-ci nous
reſtera.
{{personnageD|ZENISE|c|fort inquiette.}}
Mais point du tout, Madame…
{{personnage|BLAISE.|c}}
Excuſez, Mademoiſelle, quoique je
ne ſoyons qu’un payſan, je nous connoiſſons en bon cœur. Tenez Madame la Fée,
celui-là m’a renié pour ſon pere ; ce tui-ci
ne demande pas mieux que d’être notre
fils. Pardi rien n’eſt plus clair.
{{personnage|LA FÉE.|c}}
Cela eſt il vrai ?
{{personnageD|ZENISE|c|très-vivement.}}
Oui, Madame, mais ne voyez-vous pas…
{{personnage|LA FÉE|c}}
Ce n’eſt point vous que je conſulte,
Zeniſe. Parlez Ziman.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/54
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{{centré|{{espacé|2em|COMÉDIE.}}}}<noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/55
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" /></noinclude>{{personnages|
{{initiale|P}}HAZA, ''Princeſſe, élevée par la Fée Singuliere & qui ſe croit un homme.''
CLÉMENTINE, ''Fée.''
ZAMIE, ''Niece de Clémentine.''
AZOR, ''Fils de Clémentine.''
}}
{{em|3}}
''Phaza doit avoir un habillement Pittoreſque.''
{{em|6}}
{{sep|6em}}
{{centré|La Scene est dans le Jardin de la Fée
Singuliere.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" /></noinclude>{{personnages|
{{initiale|P}}HAZA, ''Princeſſe, élevée par la Fée Singuliere & qui ſe croit un homme.''
CLÉMENTINE, ''Fée.''
ZAMIE, ''Niece de Clémentine.''
AZOR, ''Fils de Clémentine.''
}}
{{em|3}}
''Phaza doit avoir un habillement Pittoreſque.''
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Singuliere.}}<noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/56
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Clhu
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text/x-wiki
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{{taille|{{centré|{{espacé|0.8em|PHAZA}}}}|160}}
{{centré|COMÉDIE.}}
{{sep4}}
{{SCÈNE|I}}
{{acteurs|CLÉMENTINE, ZAMIE.}}
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
{{initiale|R}}A{{sc|ssurez}}-vous donc Zamie.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Quelle courſe, ma bonne ! je ne puis
m’en remettre. Je n’aime point à voir la
terre ſi loin de moi, les yeux en tournent.
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Enfin nous ſommes arrivées fans accident.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Et la peur, n’eſt-ce rien ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clhu
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text/x-wiki
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{{SCÈNE|I}}
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Quelle courſe, ma bonne ! je ne puis
m’en remettre. Je n’aime point à voir la
terre ſi loin de moi, les yeux en tournent.
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Enfin nous ſommes arrivées fans accident.
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Et la peur, n’eſt-ce rien ?<noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/708
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « la coqueluche, la gale, etc., sont des maladies contagieuses. <section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle ainsi l’époque à laquelle le jour et la nuit ont une égale durée. Cette circonstance se produit deux fois par an, le 21 mars et le 21 septembre, parce qu’alors les deux pôles de la terre se trouvant à une égale distance du soleil, sa lumière se répand de l’un à l’autre, et éclaire une moitié de la t... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude>la coqueluche, la gale, etc., sont des
maladies contagieuses.
<section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle
ainsi l’époque à laquelle le jour
et la nuit ont une égale durée. Cette
circonstance se produit deux fois par
an, le 21 mars et le 21 septembre, parce
qu’alors les deux pôles de la terre se
trouvant à une égale distance du soleil,
sa lumière se répand de l’un à
l’autre, et éclaire une moitié de la
terre, tandis que l’autre reste dans
l’obscurité. On appelle l’équateur ''ligne
équinoxiale'', parce qu’il ya équinoxe
toutes les fois que le soleil et la terre
se trouvent sur cette ligne, c’est-à dire
vers le 21 mars et le 21 septembre.
<section end="ÉQUINOXE"/>
<section begin="ÈRE"/>'''ÈRE.''' Les ères principales sont l’ère
des Juifs, qui commence 4,000 ans av.
J.-C., suivant la chronologie ancienne ;
l’ère chrétienne ou vulgaire, qui commence
à la naissance de J.-C., l’an du
monde 4963, suivant la chronologie
moderne ; l’ère des olympiades, chez
les Grecs, 776 av. J.-C. ; l’ère de la
fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; l’ère
de Nabonassar, chez les Babyloniens,
747 av. J.-C. ; l’hégire, ère des Mahométans,
622 ; l’ère de la République
française, le 21 septembre 1792. On n’a
compté que 12 ans de cette ère ; après
avoir dit l’an I, l’an II, l’an III, etc.,
l’an XII de la République, on a dit
1804 ; époque de la création de l’empire.
<section end="ÈRE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/>'''ESCLAVAGE.''' Fruit de l'oppression
du faible par le fort, l’''esclavage'' remonte aux premiers temps du genre
humain ; on a pu dire qu’il était le
fondement de la société antique. Il y
avait des esclaves chez les Hébreux,
chez les Grecs et chez les Romains ;
ceux-ci les recrutaient parmi les prisonniers de
guerre et les peuples vaincus.
Le nombre des esclaves excédait
souvent le chiffre de la population libre ;
les esclaves des Lacédémoniens
sont connus sous le nom d’''ilotes''. D’après
la loi romaine, l’esclave était une
chose, non une personne ; le maître
avait droit de vie et de mort sur les
esclaves, aussi se révoltèrent-ils fréquemment,
et les Romains eurent à
soutenir contre eux, à plusieurs époque,
des guerres redoutables.
La guerre des esclaves, sous Spartacus,
qui put en réunir 70,000 sous ses ordres,
mit Rome à deux doigts de sa
perte. Le christianisme a fait peu à
peu disparaître l’esclavage.
Les noirs ont été les esclaves des
temps modernes ; mais cet infâme trafic
n’existe plus en Europe et tend à
disparaître du monde entier. (V. ''Traite des noirs''.)
<section end="ESCLAVAGE"/>
<section begin="ESCOBAR"/>'''ESCOBAR.''' Célèbre casuiste espagnol de l’ordre des jésuites, auquel on reproche d’avoir, dans ses
écrits, excusé certaines fautes, à l’aide de distinctions subtiles que réprouve la bonne foi. Dans ses immortelles ''Provinciales'', Pascal a tourné en ridicule la
la morale et les principes d'Escobar,
et depuis, quoique injustement peut-être, ce mot est devenu synonyme d’hypocrite habile, qui sait résoudre par des réticences mentales les cas de conscience les plus subtils.
Du mot ''Escobar'' on a fait ''escobarder, tromper, et ''escobarderie'', tromperie.
<section end="ESCOBAR"/>
<section begin="ESCULAPE"/>'''ESCULAPE.''' Il était regardé, chez
les anciens, comme le dieu de la médecine. Non content de guérir les malades,
dit la Fable, il ressuscitait même
les morts. Jupiter irrité le foudroya
à la prière de Pluton, dieu des enfers,
dont l’empire courait risque devenir désert. Le coq, emblème de la vigilance,
et le serpent, emblème
de la prudence, étaient consacrés à Esculape.
Dans le langage ordinaire, ''un
disciple d’'''''Esculape''' signifie un médecin ;
''un'' '''Esculape,''' un médecin habile ;
''ce n’est pas un'' '''Esculape,''' ce
n’est pas un bon médecin. En poésie,
en parlant des arrêts de la médecine,
on dit : ''oracle d’Epidaure'', parce que
Esculape avait un temple dans cette,
ville :
<poem>
Fatal oracle d’Epidaure,
Tu m’as dit : Les feuilles des bois
A tes yeux jauniront encore,
Mais c’est pour la dernière fois.
(''Millevoye''.)
</poem>
<section end="ESCULAPE"/>
<section begin="ÉTOILES"/>'''ÉTOILES.''' Corps fixes, lumineux
par eux-mêmes, et qui paraissent être
les centres, les soleils d’autant de systèmes
planétaires ; le nombre en est
indéfini.Lorsqu’elles sont très-rapprochées
les unes des autres, elles forment
des taches blanchâtres, connue
sous le nom de ''nébuleuses''. La ''voie
lactée'' est une immense nébuleuse.
Les étoiles sont séparées de nous
par des distances incalculables ; quoique
la lumière qu’elles nous envoient
parcoure plus de 300,000 kilom. par
seconde, cette lumière ne nous parvient
pas en moins 9 à 10 années, en
parlant de celles dont nous somme
le plus rapprochés, de Sirius, par
exemple. De temps en temps, les astronomes aperçoivent au ciel de nouvelles étoiles. La science prétend que<section end="ÉTOILES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
ewjrfb9v2b6p4von3923or0rfb2schc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fortelle65" /></noinclude><section begin="ÉPIDÉMIQUE"/>la coqueluche, la gale, etc., sont des
maladies contagieuses.
<section end="ÉPIDÉMIQUE"/>
<section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle
ainsi l’époque à laquelle le jour
et la nuit ont une égale durée. Cette
circonstance se produit deux fois par
an, le 21 mars et le 21 septembre, parce
qu’alors les deux pôles de la terre se
trouvant à une égale distance du soleil,
sa lumière se répand de l’un à
l’autre, et éclaire une moitié de la
terre, tandis que l’autre reste dans
l’obscurité. On appelle l’équateur ''ligne
équinoxiale'', parce qu’il ya équinoxe
toutes les fois que le soleil et la terre
se trouvent sur cette ligne, c’est-à dire
vers le 21 mars et le 21 septembre.
<section end="ÉQUINOXE"/>
<section begin="ÈRE"/>'''ÈRE.''' Les ères principales sont l’ère
des Juifs, qui commence 4,000 ans av.
J.-C., suivant la chronologie ancienne ;
l’ère chrétienne ou vulgaire, qui commence
à la naissance de J.-C., l’an du
monde 4963, suivant la chronologie
moderne ; l’ère des olympiades, chez
les Grecs, 776 av. J.-C. ; l’ère de la
fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; l’ère
de Nabonassar, chez les Babyloniens,
747 av. J.-C. ; l’hégire, ère des Mahométans,
622 ; l’ère de la République
française, le 21 septembre 1792. On n’a
compté que 12 ans de cette ère ; après
avoir dit l’an I, l’an II, l’an III, etc.,
l’an XII de la République, on a dit
1804 ; époque de la création de l’empire.
<section end="ÈRE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/>'''ESCLAVAGE.''' Fruit de l'oppression
du faible par le fort, l’''esclavage'' remonte aux premiers temps du genre
humain ; on a pu dire qu’il était le
fondement de la société antique. Il y
avait des esclaves chez les Hébreux,
chez les Grecs et chez les Romains ;
ceux-ci les recrutaient parmi les prisonniers de
guerre et les peuples vaincus.
Le nombre des esclaves excédait
souvent le chiffre de la population libre ;
les esclaves des Lacédémoniens
sont connus sous le nom d’''ilotes''. D’après
la loi romaine, l’esclave était une
chose, non une personne ; le maître
avait droit de vie et de mort sur les
esclaves, aussi se révoltèrent-ils fréquemment,
et les Romains eurent à
soutenir contre eux, à plusieurs époque,
des guerres redoutables.
La guerre des esclaves, sous Spartacus,
qui put en réunir 70,000 sous ses ordres,
mit Rome à deux doigts de sa
perte. Le christianisme a fait peu à
peu disparaître l’esclavage.
Les noirs ont été les esclaves des
temps modernes ; mais cet infâme trafic
n’existe plus en Europe et tend à
disparaître du monde entier. (V. ''Traite des noirs''.)
<section end="ESCLAVAGE"/>
<section begin="ESCOBAR"/>'''ESCOBAR.''' Célèbre casuiste espagnol de l’ordre des jésuites, auquel on reproche d’avoir, dans ses
écrits, excusé certaines fautes, à l’aide de distinctions subtiles que réprouve la bonne foi. Dans ses immortelles ''Provinciales'', Pascal a tourné en ridicule
la morale et les principes d'Escobar,
et depuis, quoique injustement peut-être, ce mot est devenu synonyme d’hypocrite habile, qui sait résoudre par des réticences mentales les cas de conscience les plus subtils.
Du mot ''Escobar'' on a fait ''escobarder, tromper, et ''escobarderie'', tromperie.
<section end="ESCOBAR"/>
<section begin="ESCULAPE"/>'''ESCULAPE.''' Il était regardé, chez
les anciens, comme le dieu de la médecine. Non content de guérir les malades,
dit la Fable, il ressuscitait même
les morts. Jupiter irrité le foudroya
à la prière de Pluton, dieu des enfers,
dont l’empire courait risque devenir désert. Le coq, emblème de la vigilance,
et le serpent, emblème
de la prudence, étaient consacrés à Esculape.
Dans le langage ordinaire, ''un
disciple d’'''''Esculape''' signifie un médecin ;
''un'' '''Esculape,''' un médecin habile ;
''ce n’est pas un'' '''Esculape,''' ce
n’est pas un bon médecin. En poésie,
en parlant des arrêts de la médecine,
on dit : ''oracle d’Epidaure'', parce que
Esculape avait un temple dans cette
ville :
<poem>
Fatal oracle d’Epidaure,
Tu m’as dit : Les feuilles des bois
A tes yeux jauniront encore,
Mais c’est pour la dernière fois.
(''Millevoye''.)
</poem>
<section end="ESCULAPE"/>
<section begin="ÉTOILES"/>'''ÉTOILES.''' Corps fixes, lumineux
par eux-mêmes, et qui paraissent être
les centres, les soleils d’autant de systèmes
planétaires ; le nombre en est
indéfini.Lorsqu’elles sont très-rapprochées
les unes des autres, elles forment
des taches blanchâtres, connue
sous le nom de ''nébuleuses''. La ''voie
lactée'' est une immense nébuleuse.
Les étoiles sont séparées de nous
par des distances incalculables ; quoique
la lumière qu’elles nous envoient
parcoure plus de 300,000 kilom. par
seconde, cette lumière ne nous parvient
pas en moins 9 à 10 années, en
parlant de celles dont nous somme
le plus rapprochés, de Sirius, par
exemple. De temps en temps, les astronomes aperçoivent au ciel de nouvelles étoiles. La science prétend que<section end="ÉTOILES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fortelle65" /></noinclude><section begin="ÉPIDÉMIQUE"/>la coqueluche, la gale, etc., sont des
maladies contagieuses.
<section end="ÉPIDÉMIQUE"/>
<section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle
ainsi l’époque à laquelle le jour
et la nuit ont une égale durée. Cette
circonstance se produit deux fois par
an, le 21 mars et le 21 septembre, parce
qu’alors les deux pôles de la terre se
trouvant à une égale distance du soleil,
sa lumière se répand de l’un à
l’autre, et éclaire une moitié de la
terre, tandis que l’autre reste dans
l’obscurité. On appelle l’équateur ''ligne
équinoxiale'', parce qu’il ya équinoxe
toutes les fois que le soleil et la terre
se trouvent sur cette ligne, c’est-à dire
vers le 21 mars et le 21 septembre.
<section end="ÉQUINOXE"/>
<section begin="ÈRE"/>'''ÈRE.''' Les ères principales sont l’ère
des Juifs, qui commence 4,000 ans av.
J.-C., suivant la chronologie ancienne ;
l’ère chrétienne ou vulgaire, qui commence
à la naissance de J.-C., l’an du
monde 4963, suivant la chronologie
moderne ; l’ère des olympiades, chez
les Grecs, 776 av. J.-C. ; l’ère de la
fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; l’ère
de Nabonassar, chez les Babyloniens,
747 av. J.-C. ; l’hégire, ère des Mahométans,
622 ; l’ère de la République
française, le 21 septembre 1792. On n’a
compté que 12 ans de cette ère ; après
avoir dit l’an I, l’an II, l’an III, etc.,
l’an XII de la République, on a dit
1804 ; époque de la création de l’empire.
<section end="ÈRE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/>'''ESCLAVAGE.''' Fruit de l'oppression
du faible par le fort, l’''esclavage'' remonte aux premiers temps du genre
humain ; on a pu dire qu’il était le
fondement de la société antique. Il y
avait des esclaves chez les Hébreux,
chez les Grecs et chez les Romains ;
ceux-ci les recrutaient parmi les prisonniers de
guerre et les peuples vaincus.
Le nombre des esclaves excédait
souvent le chiffre de la population libre ;
les esclaves des Lacédémoniens
sont connus sous le nom d’''ilotes''. D’après
la loi romaine, l’esclave était une
chose, non une personne ; le maître
avait droit de vie et de mort sur les
esclaves, aussi se révoltèrent-ils fréquemment,
et les Romains eurent à
soutenir contre eux, à plusieurs époque,
des guerres redoutables.
La guerre des esclaves, sous Spartacus,
qui put en réunir 70,000 sous ses ordres,
mit Rome à deux doigts de sa
perte. Le christianisme a fait peu à
peu disparaître l’esclavage.
Les noirs ont été les esclaves des
temps modernes ; mais cet infâme trafic
n’existe plus en Europe et tend à
disparaître du monde entier. (V. ''Traite des noirs''.)
<section end="ESCLAVAGE"/>
<section begin="ESCOBAR"/>'''ESCOBAR.''' Célèbre casuiste espagnol de l’ordre des jésuites, auquel on reproche d’avoir, dans ses
écrits, excusé certaines fautes, à l’aide de distinctions subtiles que réprouve la bonne foi. Dans ses immortelles ''Provinciales'', Pascal a tourné en ridicule
la morale et les principes d'Escobar,
et depuis, quoique injustement peut-être, ce mot est devenu synonyme d’hypocrite habile, qui sait résoudre par des réticences mentales les cas de conscience les plus subtils.
Du mot ''Escobar'' on a fait ''escobarder, tromper, et ''escobarderie'', tromperie.
<section end="ESCOBAR"/>
<section begin="ESCULAPE"/>'''ESCULAPE.''' Il était regardé, chez
les anciens, comme le dieu de la médecine. Non content de guérir les malades,
dit la Fable, il ressuscitait même
les morts. Jupiter irrité le foudroya
à la prière de Pluton, dieu des enfers,
dont l’empire courait risque devenir désert. Le coq, emblème de la vigilance,
et le serpent, emblème
de la prudence, étaient consacrés à Esculape.
Dans le langage ordinaire, ''un
disciple d''’''Esculape''' signifie un médecin ;
''un'' '''Esculape,''' un médecin habile ;
''ce n’est pas un'' '''Esculape,''' ce
n’est pas un bon médecin. En poésie,
en parlant des arrêts de la médecine,
on dit : ''oracle d’Epidaure'', parce que
Esculape avait un temple dans cette
ville :
<poem>
Fatal oracle d’Epidaure,
Tu m’as dit : Les feuilles des bois
A tes yeux jauniront encore,
Mais c’est pour la dernière fois.
(''Millevoye''.)
</poem>
<section end="ESCULAPE"/>
<section begin="ÉTOILES"/>'''ÉTOILES.''' Corps fixes, lumineux
par eux-mêmes, et qui paraissent être
les centres, les soleils d’autant de systèmes
planétaires ; le nombre en est
indéfini.Lorsqu’elles sont très-rapprochées
les unes des autres, elles forment
des taches blanchâtres, connue
sous le nom de ''nébuleuses''. La ''voie
lactée'' est une immense nébuleuse.
Les étoiles sont séparées de nous
par des distances incalculables ; quoique
la lumière qu’elles nous envoient
parcoure plus de 300,000 kilom. par
seconde, cette lumière ne nous parvient
pas en moins 9 à 10 années, en
parlant de celles dont nous somme
le plus rapprochés, de Sirius, par
exemple. De temps en temps, les astronomes aperçoivent au ciel de nouvelles étoiles. La science prétend que<section end="ÉTOILES"/><noinclude>
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maladies contagieuses.
<section end="ÉPIDÉMIQUE"/>
<section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle
ainsi l’époque à laquelle le jour
et la nuit ont une égale durée. Cette
circonstance se produit deux fois par
an, le 21 mars et le 21 septembre, parce
qu’alors les deux pôles de la terre se
trouvant à une égale distance du soleil,
sa lumière se répand de l’un à
l’autre, et éclaire une moitié de la
terre, tandis que l’autre reste dans
l’obscurité. On appelle l’équateur ''ligne
équinoxiale'', parce qu’il ya équinoxe
toutes les fois que le soleil et la terre
se trouvent sur cette ligne, c’est-à dire
vers le 21 mars et le 21 septembre.
<section end="ÉQUINOXE"/>
<section begin="ÈRE"/>'''ÈRE.''' Les ères principales sont l’ère
des Juifs, qui commence 4,000 ans av.
J.-C., suivant la chronologie ancienne ;
l’ère chrétienne ou vulgaire, qui commence
à la naissance de J.-C., l’an du
monde 4963, suivant la chronologie
moderne ; l’ère des olympiades, chez
les Grecs, 776 av. J.-C. ; l’ère de la
fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; l’ère
de Nabonassar, chez les Babyloniens,
747 av. J.-C. ; l’hégire, ère des Mahométans,
622 ; l’ère de la République
française, le 21 septembre 1792. On n’a
compté que 12 ans de cette ère ; après
avoir dit l’an I, l’an II, l’an III, etc.,
l’an XII de la République, on a dit
1804 ; époque de la création de l’empire.
<section end="ÈRE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/>'''ESCLAVAGE.''' Fruit de l'oppression
du faible par le fort, l’''esclavage'' remonte aux premiers temps du genre
humain ; on a pu dire qu’il était le
fondement de la société antique. Il y
avait des esclaves chez les Hébreux,
chez les Grecs et chez les Romains ;
ceux-ci les recrutaient parmi les prisonniers de
guerre et les peuples vaincus.
Le nombre des esclaves excédait
souvent le chiffre de la population libre ;
les esclaves des Lacédémoniens
sont connus sous le nom d’''ilotes''. D’après
la loi romaine, l’esclave était une
chose, non une personne ; le maître
avait droit de vie et de mort sur les
esclaves, aussi se révoltèrent-ils fréquemment,
et les Romains eurent à
soutenir contre eux, à plusieurs époque,
des guerres redoutables.
La guerre des esclaves, sous Spartacus,
qui put en réunir 70,000 sous ses ordres,
mit Rome à deux doigts de sa
perte. Le christianisme a fait peu à
peu disparaître l’esclavage.
Les noirs ont été les esclaves des
temps modernes ; mais cet infâme trafic
n’existe plus en Europe et tend à
disparaître du monde entier. (V. ''Traite des noirs''.)
<section end="ESCLAVAGE"/>
<section begin="ESCOBAR"/>'''ESCOBAR.''' Célèbre casuiste espagnol de l’ordre des jésuites, auquel on reproche d’avoir, dans ses
écrits, excusé certaines fautes, à l’aide de distinctions subtiles que réprouve la bonne foi. Dans ses immortelles ''Provinciales'', Pascal a tourné en ridicule
la morale et les principes d'Escobar,
et depuis, quoique injustement peut-être, ce mot est devenu synonyme d’hypocrite habile, qui sait résoudre par des réticences mentales les cas de conscience les plus subtils.
Du mot ''Escobar'' on a fait ''escobarder, tromper, et ''escobarderie'', tromperie.
<section end="ESCOBAR"/>
<section begin="ESCULAPE"/>'''ESCULAPE.''' Il était regardé, chez
les anciens, comme le dieu de la médecine. Non content de guérir les malades,
dit la Fable, il ressuscitait même
les morts. Jupiter irrité le foudroya
à la prière de Pluton, dieu des enfers,
dont l’empire courait risque devenir désert. Le coq, emblème de la vigilance,
et le serpent, emblème
de la prudence, étaient consacrés à Esculape.
Dans le langage ordinaire, ''un disciple d''’'''Esculape''' signifie un médecin ;
''un'' '''Esculape,''' un médecin habile ;
''ce n’est pas un'' '''Esculape,''' ce
n’est pas un bon médecin. En poésie,
en parlant des arrêts de la médecine,
on dit : ''oracle d’Epidaure'', parce que
Esculape avait un temple dans cette
ville :
<poem>
Fatal oracle d’Epidaure,
Tu m’as dit : Les feuilles des bois
A tes yeux jauniront encore,
Mais c’est pour la dernière fois.
(''Millevoye''.)
</poem>
<section end="ESCULAPE"/>
<section begin="ÉTOILES"/>'''ÉTOILES.''' Corps fixes, lumineux
par eux-mêmes, et qui paraissent être
les centres, les soleils d’autant de systèmes
planétaires ; le nombre en est
indéfini.Lorsqu’elles sont très-rapprochées
les unes des autres, elles forment
des taches blanchâtres, connue
sous le nom de ''nébuleuses''. La ''voie
lactée'' est une immense nébuleuse.
Les étoiles sont séparées de nous
par des distances incalculables ; quoique
la lumière qu’elles nous envoient
parcoure plus de 300,000 kilom. par
seconde, cette lumière ne nous parvient
pas en moins 9 à 10 années, en
parlant de celles dont nous somme
le plus rapprochés, de Sirius, par
exemple. De temps en temps, les astronomes aperçoivent au ciel de nouvelles étoiles. La science prétend que<section end="ÉTOILES"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fortelle65" /></noinclude><section begin="ÉPIDÉMIQUE"/>la coqueluche, la gale, etc., sont des
maladies contagieuses.
<section end="ÉPIDÉMIQUE"/>
<section begin="ÉQUINOXE"/>'''ÉQUINOXE''' (''nuit égale''). On appelle
ainsi l’époque à laquelle le jour
et la nuit ont une égale durée. Cette
circonstance se produit deux fois par
an, le 21 mars et le 21 septembre, parce
qu’alors les deux pôles de la terre se
trouvant à une égale distance du soleil,
sa lumière se répand de l’un à
l’autre, et éclaire une moitié de la
terre, tandis que l’autre reste dans
l’obscurité. On appelle l’équateur ''ligne
équinoxiale'', parce qu’il ya équinoxe
toutes les fois que le soleil et la terre
se trouvent sur cette ligne, c’est-à dire
vers le 21 mars et le 21 septembre.
<section end="ÉQUINOXE"/>
<section begin="ÈRE"/>'''ÈRE.''' Les ères principales sont l’ère
des Juifs, qui commence 4,000 ans av.
J.-C., suivant la chronologie ancienne ;
l’ère chrétienne ou vulgaire, qui commence
à la naissance de J.-C., l’an du
monde 4963, suivant la chronologie
moderne ; l’ère des olympiades, chez
les Grecs, 776 av. J.-C. ; l’ère de la
fondation de Rome, 753 av. J.-C. ; l’ère
de Nabonassar, chez les Babyloniens,
747 av. J.-C. ; l’hégire, ère des Mahométans,
622 ; l’ère de la République
française, le 21 septembre 1792. On n’a
compté que 12 ans de cette ère ; après
avoir dit l’an I, l’an II, l’an III, etc.,
l’an XII de la République, on a dit
1804 ; époque de la création de l’empire.
<section end="ÈRE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/>'''ESCLAVAGE.''' Fruit de l'oppression
du faible par le fort, l’''esclavage'' remonte aux premiers temps du genre
humain ; on a pu dire qu’il était le
fondement de la société antique. Il y
avait des esclaves chez les Hébreux,
chez les Grecs et chez les Romains ;
ceux-ci les recrutaient parmi les prisonniers de
guerre et les peuples vaincus.
Le nombre des esclaves excédait
souvent le chiffre de la population libre ;
les esclaves des Lacédémoniens
sont connus sous le nom d’''ilotes''. D’après
la loi romaine, l’esclave était une
chose, non une personne ; le maître
avait droit de vie et de mort sur les
esclaves, aussi se révoltèrent-ils fréquemment,
et les Romains eurent à
soutenir contre eux, à plusieurs époque,
des guerres redoutables.
La guerre des esclaves, sous Spartacus,
qui put en réunir 70,000 sous ses ordres,
mit Rome à deux doigts de sa
perte. Le christianisme a fait peu à
peu disparaître l’esclavage.
Les noirs ont été les esclaves des
temps modernes ; mais cet infâme trafic
n’existe plus en Europe et tend à
disparaître du monde entier. (V. ''Traite des noirs''.)
<section end="ESCLAVAGE"/>
<section begin="ESCOBAR"/>'''ESCOBAR.''' Célèbre casuiste espagnol de l’ordre des jésuites, auquel on reproche d’avoir, dans ses
écrits, excusé certaines fautes, à l’aide de distinctions subtiles que réprouve la bonne foi. Dans ses immortelles ''Provinciales'', Pascal a tourné en ridicule
la morale et les principes d'Escobar,
et depuis, quoique injustement peut-être, ce mot est devenu synonyme d’hypocrite habile, qui sait résoudre par des réticences mentales les cas de conscience les plus subtils.
Du mot ''Escobar'' on a fait ''escobarder, tromper, et ''escobarderie'', tromperie.
<section end="ESCOBAR"/>
<section begin="ESCULAPE"/>'''ESCULAPE.''' Il était regardé, chez
les anciens, comme le dieu de la médecine. Non content de guérir les malades,
dit la Fable, il ressuscitait même
les morts. Jupiter irrité le foudroya
à la prière de Pluton, dieu des enfers,
dont l’empire courait risque devenir désert. Le coq, emblème de la vigilance,
et le serpent, emblème
de la prudence, étaient consacrés à Esculape.
Dans le langage ordinaire, ''un disciple d''’'''Esculape''' signifie un médecin ;
''un'' '''Esculape,''' un médecin habile ;
''ce n’est pas un'' '''Esculape,''' ce
n’est pas un bon médecin. En poésie,
en parlant des arrêts de la médecine,
on dit : ''oracle d’Epidaure'', parce que
Esculape avait un temple dans cette
ville :
<poem>
Fatal oracle d’Epidaure,
Tu m’as dit : Les feuilles des bois
A tes yeux jauniront encore,
Mais c’est pour la dernière fois.
{{em|8}}(''Millevoye''.)
</poem>
<section end="ESCULAPE"/>
<section begin="ÉTOILES"/>'''ÉTOILES.''' Corps fixes, lumineux
par eux-mêmes, et qui paraissent être
les centres, les soleils d’autant de systèmes
planétaires ; le nombre en est
indéfini.Lorsqu’elles sont très-rapprochées
les unes des autres, elles forment
des taches blanchâtres, connue
sous le nom de ''nébuleuses''. La ''voie
lactée'' est une immense nébuleuse.
Les étoiles sont séparées de nous
par des distances incalculables ; quoique
la lumière qu’elles nous envoient
parcoure plus de 300,000 kilom. par
seconde, cette lumière ne nous parvient
pas en moins 9 à 10 années, en
parlant de celles dont nous somme
le plus rapprochés, de Sirius, par
exemple. De temps en temps, les astronomes aperçoivent au ciel de nouvelles étoiles. La science prétend que<section end="ÉTOILES"/><noinclude>
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Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/57
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2026-05-07T19:17:06Z
Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" /> {{nr|48|PHAZA.|}}</noinclude><nowiki/>
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Promenez-vous dans ces beaux jardins,
cela vous diſſipera.
{{personnage|ZAMIE.|c}}.
Je m’en garderai bien, ſi j’allois rencontrer Singuliere.
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Vous lui feriez plus de peur qu’elle ne
vous en feroit. Transformée en Reptile,
elle rampe actuellement ſur la terre, vous
ſavez que tous les cent ans nous ſommes
obligées…
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Ah ! j’entends. Mais, ma bonne, pour-
quoi venir ici ?
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
C’eſt un petit ſecret qui ne vous regarde pas.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Je n’y ſuis point à mon aiſe, quoique
vous ſoyez Fée auſſi bien qu’elle. Vous
êtes fort bonne, elle eſt fort méchante, ſi
elle revenoit…
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Vous ne la verrez pas, je vous le pro-
mets. Ne penſez qu’à vous amuſer de tout<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clémentine (Reybaud, RDDM)/04
0
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2026-05-07T19:18:32Z
Berniepyt
17489
Berniepyt a déplacé la page [[Clémentine (Reybaud, RDDM)/04]] vers [[Les Anciens Couvens de Paris/Clémentine/04]] : Harmonisation des noms de cette série
15777899
wikitext
text/x-wiki
#REDIRECTION [[Les Anciens Couvens de Paris/Clémentine/04]]
hhvlsc7dghnwiwfb5co1vfn44zvg7of
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/58
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2026-05-07T19:19:58Z
Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|49}}</noinclude>te qu’il y a de ſingulier dans ces beaux
lieux.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Vous voulez donc bien qu’Azor vienne avec moi.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Mon fils il n’eſt point ici.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Pardonnez-moi, ma bonne. Dans le
moment que votre char fondoit ſur la
terre, je l’ai vu traverſer cette allée.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Je vous aſſure, ma chere niece, que la
peur vous a troublé la vue.
{{personnage|ZAMIE.|c}}
Eh bien ! je vais vous l’amener.<noinclude>
<references/></noinclude>
tv1iodmzesz6sfh7ji3fhb8yan6n23b
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/59
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2026-05-07T19:23:58Z
Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|50|PHAZA.|}}</noinclude>SCENE II
{{acteurs|CLEMENTINE, AZOR.}}
{{didascalie|(Il entre du côté opposé à celui par lequel Zamie eft fortieli)!}}
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
{initiale|Q}}U{{sc|oi}}! c'est vous, mon
fils ! quel pouvoir magique a pu vous faciliter l'entrée de ces lieux ?
{{personnage|AZOR.|c}}
Le hazard: hier au ſoir je chaſſois aux
environs de ce parc, j'en vis une porte
ouverte, j'entrai, je le parcourus ſans
rencontrer perſonne; mais quand j'en
voulus ſortir, je trouvai tout fermé, il a
bien fallu y paſſer la nuit. L'aurore paroiſſant, j'ai craint d'être apperçu, je
cherchois à m'échapper lorſque je vous
rencontre. Vous êtes bonne, vous m'ai-
mez ; vous ferez mon bonheur.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Votre bonheur ! eh! de quoi dépend-il ?
{{personnage|AZOR.|c}}
J'adore une jeune Amazone…<noinclude>
<references/></noinclude>
pb4a8pit8kwqn6luhx9u679xk1ll235
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/60
104
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|51}}</noinclude><nowiki/>
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Vous ne m’aviez jamais parlé de cet
amour-là.
{{personnage|AZOR.|c}}
On ne dit pas tout à ſa mere. J’attendois le moment favorable, je crois l’avoir
trouvé. Vous voilà chez Singuliere, vous
êtes ſon amie, vous obtiendrez pour moi
la main de la belle Phaża. Je ſuis au comble de mes vœux, vous riez…
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Oui, vous aimez Phaza, cela est très-
plaiſant.
{{personnage|AZOR.|c}}
Mais point du tout, Madame, car
enfin…
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Oh ! très-plaifant, vous dis je, & vous
rirez vous-même quand vous ſaurez que
j’avois des vues ſur Phaza pour en faire
l’époux de Zamie.
{{personnage|AZOR.|c}}
L’époux de Zamie ! en effet la mépriſe
eſt plaiſante. Je vois ce qui vous a trompée. Phaza paſſionné pour la chaſſe ne
quitte jamais les habits dont les femmes
font uſage en pareil cas ; & qui ne diffe-<noinclude>
<references/></noinclude>
mwptc0k2zauayhxn09ewavtft6pu00b
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/61
104
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2026-05-07T19:37:39Z
Clhu
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|52|PHAZA.|}}</noinclude>rent gueres des nôtres. Mais ſi vous aviez
fait attention à la délicateſſe de ſes traits,
à la douceur de ſa voix, aux graces répandues ſur ſes moindres actions, vous
auriez penſé… Hélas ! qui pourroit ſe
méprendre ?…
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Elle-même qui ſe croit un homme.
{{personnage|AZOR.|c}}
Par quel enchantement !
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Il n’y a point d’enchantement. Son
erreur n’eſt qu’un effet de la biſarrerie de
Singuliere, & de l’éducation qu’elle
donne à ſes éleves.
{{personnage|AZOR.|c}}
Comment ! quel motif peut l’engager…
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
La réforme du genre humain. Elle
prétend que la ſupériorité que les hommes
ont uſurpée ſur les femmes ſeroit bientôt
détruite ſi, dès l’enfance, au lieu d’inſpirer aux jeunes filles la timidité, la douceur & la modeſtie, on leur donnoit de
la valeur, de l’ambition, de l’indépendance, & ſur tout qu’on les rendit bien<noinclude>
<references/></noinclude>
86x20467wkyuitjtqw7gmjbttqtgk3a
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/62
104
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|53}}</noinclude>inconſtantes, bien perfides en amour ;
les choſes devenant égales, la ſociété en
tireroit de grands avantages. C’eſt pour
en faire la preuve qu’elle prend au berceau les filles qu’elle peut dérober à leurs
parens, qu’elle les trompe ſur leur ſexe &
les tient dans cette ſolitude qui l’aſſûre.
du ſecret.
{{personnage|AZOR.|c}}
Quel travers ! nous ſerions des barbares ſi les femmes penſoient comme nous.
C’eſt à la douceur de leurs mœurs que
nous devons la politeſſe des nôtres ; la
délicateſſe de leurs ſentimens nous éclaire tous les jours ſur l’honneur & les bons
procédés, & leurs vertus aimables nous
donnent de l’émulation pour celles qui
nous ſont
propres. Il faut combattre vivement un projet pernicieux…
{{personnage|CLÉMENTINE.|c}}
Il ſe détruira de lui-même. L’art peut
dans quelques momens ſurmonter la nature, & jamais l’anéantir. Vous avez vû
les effets ridicules de cette éducation dans
les éleves que Singuliere lâche de tems
en tems dans le monde ſous le nom de
petits-maîtres. Entre nous je crains que
Phaza…<noinclude>
<references/></noinclude>
699pmrsgnyo5o23bfi931wn3mv2ztwr
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/63
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr|54|PHAZA.|}}</noinclude><nowiki />
{{personnage|AZOR.|c}}
Ah, Madame, qu’oſez vous penſer.
Phaza n’a conſervé aucun des défauts
qu’on a voulu lui donner. L’heureux naturel l’emporte ; ſes ſentimens font ſi
nobles, ſi généreux, ſi ſinceres… Elle eſt
adorable vous dis-je.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Vous avez vu tout cela ſur ſa phiſionomie, car je ne crois pas que vous ayez
pû lui parler.
{{personnage|AZOR.|c}}
Pardonnez-moi, Madame ; Singuliere
ſe prête quelquefois au goût de Phaza
pour la chaſſe. Ce fut dans la forêt voiſine que je la rencontrai pour la premiere fois. Elle y revient ſouvent pour moi.
Je n’en ſors plus, trop heureux de l’attendre un ſiecle pour lui parler un inſtant.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Vous lui parlez ! elle fait donc ce
qu’elle eſt ? car un amoureux parle d’amour.
{{personnage|AZOR.|c}}
Non, Madame, il a fallu me réſoudre
à me taire. Dès notre premiere entrevue
elle me marqua une averſion ſi détermi-<noinclude>
<references/></noinclude>
8t484m0kzminj11te1akc2pafhh4nz5
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/31
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''J. GRASSET. — LA SENSATION DU'' « ''DÉJÀ VU'' »''|19}}</noinclude>''{{tiret2|rai|son}}''<ref>On prévoit, et on verra dans le travail de Leroy ({{pg|62}}), que la sensation du « déjà vu » a bien moins d’influence sur les aliénés que sur les gens capables de raisonner. — Suivant l’expression de Dugas (Leroy, {{pg|64}}), il faut que la raison essaie, ''sans y réussir'', de corriger et de réduire la contradiction.</ref> du sujet en face de ce phénomène inexplicable et contradictoire.
Nous verrons plus loin Paul Bourget analysant finement son angoisse dans ces cas et l’attribuant à la présence simultanée dans son esprit et au heurt de ''deux évidences inconciliables''.
Dans cet état d’esprit troublé, le sujet ''croit'' encore plus complète et par suite plus stupéfiante l’identité de l’objet vu avec la mystérieuse sensation antérieure. Son angoisse s’en accroît encore au point de faire passer au second plan, et même de faire ''oublier'' au sujet, la sensation qui en a été le point de départ<ref>Voir notamment Leroy, ''{{lang|la|loco cit.}}'', {{pg|121}}, {{lié|150 et 202}}.</ref>. Le phénomène est alors réduit à la seule angoisse.
La sensation initiale et pathogène peut être d’ailleurs de nature diverse.
Nous verrons Paul Bourget critiquer avec raison l’expression « déjà vu » comme trop étroite. Si je l’ai conservée dans le titre, c’est parce qu’elle est déjà classique.
Souvent ce sera une sensation de « déjà entendu » : l’observation de Paul Bourget nous en donnera un bel exemple<ref>On trouvera plusieurs exemples de sensation du « déjà entendu » dans l’ouvrage de Leroy, notamment aux pages{{lié}}112, {{lié|122, 124, 131, 163}}, 167{{lié}}(Zola) et{{lié}}217 (Jules Lemaître).</ref>.
Mais plus souvent encore, c’est une sensation plus complète d’{{liéFin}}« émotion déjà éprouvée » et qu’on a de la peine à retrouver intacte. Nous verrons ces « phénomènes émotifs » anciens et retrouvés dominer dans l’observation de Paul Bourget.
Le plus souvent, dit Lalande<ref>Lalande, ''{{lang|la|loco cit.}}'' Méré,{{lié}}{{pg|63}}.</ref>, « on se ''sentira'' soi-même dans le même état et les mêmes sentiments que le jour illusoire de la première perception ». C’est, disent certains sujets, « comme si nous avions ''vécu'' ce moment dans notre vie antérieure ; c’est une impression dominante d’un recommencement d’un instant de la vie passée avec toutes les sensations que nous en eûmes… »
La chose est notée chez plusieurs sujets de Leroy<ref>Leroy, ''{{lang|la|loco cit.}}'', {{pg|26}} et{{lié}}{{pg|130}}.</ref> : « recommencement d’une branche de leur vie. »
Il faut donc deux éléments, également essentiels, pour constituer le phénomène : {{1o}}{{lié}}''la reconnaissance d’une image, d’une émotion, d’un état psychique qu’on a conscience n’avoir jamais éprouvés ;''<noinclude>
<references/></noinclude>
7ukl5qceux350sjr9zr9crvveep3jn6
Page:Graffigny - Ziman et Zenise, suivi de Phaza, 1775.pdf/64
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Clhu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clhu" />{{nr||COMÉDIE.|55}}</noinclude>née pour l’amour, que la crainte de l’offenſer m’impoſa ſilence ſur celui que je
reſſentois déja. Je m’apperçus bientôt de
ſon affectation à paſſer pour un homme ;
je crus que ce n’étoit qu’une précaution
contre les ſentimens qu’elle craignoit de
m’inſpirer. J’y trouvai de la bizarrerie,
mais je n’oſai rien oppoſer à un caprice
dont j’eſperois avec le tems de la faire
revenir.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Il faut que vous l’aimiez beaucoup
pour ſoutenir tant de contrainte.
{{personnage|AZOR.|c}}
Je l’adore, Madame, & dût-elle n’avoir jamais pour moi que l’amitié dont
elle m’aſſûre… Ah ! ſi vous ſaviez avec
quel ſentiment elle en parle, quelle franchiſe dans ſes expreſſions ! le titre d’ami
qu’elle me prodigue eſt un dédommagement ſi tendre de l’amour, que ſouvent
il me le fait oublier.
{{personnage|CLEMENTINE.|c}}
Tant mieux, s’il faut y renoncer, il
vous en coutera moins.
{{personnage|AZOR.|c}}
Ah, Madame ! pourquoi penſez-vous ?..<noinclude>
<references/></noinclude>
3uuwwvt7cxcskcxh1gvc3t55wrodid4
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/147
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|145}}</noinclude>''Pravda'', à la ''Bednota'' (journal des paysans pauvres)
et aux principales publications soviétiques, Léon
Sosnovsky, actuellement déporté en Sibérie, a
publié des articles remarquables où l’on s’instruit
mieux que dans de gros annuaires statistiques,
recueils de graphiques ou thèses économiques
compréhensibles seulement aux « initiés » pour
qui les chiffres se transforment mentalement en
réalités tangibles. Un de ces articles nous servira
de démonstration.
Une enquête sur la province de Nijni-Novgorod
met en relief l’effort donné par les paysans des
divers groupes sociaux et la part prélevée au bout
de l’an par l’État dit « soviétique ». Voici un
paysan pauvre, J., ayant cinq bouches à nourrir ;
un seul travailleur ; il a un vieux cheval de {{lié|20 ans}},
une chèvre, trois poules, des instruments de
travail en bois ; il emprunte une charrue à une
voisine moyennant un poud et demi de farine
({{lié|1 poud : }} {{lié|16 kilos}}) ; il récolte dans son année :
{{lié|52 pouds}} de seigle, 2 de lin, 75 de pommes de
terre ; le fisc lui inflige un impôt s’élevant à
{{lié|51 pouds}} {{lié|8 livres}} de seigle, soit l’équivalent de
toute sa récolte de grains ; il faudrait donc admettre
que cinq personnes puissent vivre une année
entière avec {{lié|75 pouds}} de pommes de terre et le
prix de {{lié|2 pouds}} de lin ; le malheureux, bien
entendu, ne peut payer.<noinclude>
<references/></noinclude>
qdgvagqyx2mbkb3o4wti22rj83wofuk
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/148
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|146|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude><nowiki />
Autre paysan pauvre, B. ; ''huit'' bouches à nourrir,
un seul travailleur ; il a un cheval, une brebis,
un agneau ; il récolte dans l’année : {{lié|86 pouds}} de
seigle et 270 de pommes de terre ; on lui accorde
une réduction d’impôt parce qu’il a perdu deux
chevaux l’un après l’autre ; il paye {{lié|29 pouds}}
{{lié|30 livres}} ; l’impôt représente encore un énorme
pourcentage de la récolte, qui doit nourrir huit
personnes. À remarquer que dans la province
de Nijni, les paysans sont moins pauvres que
dans la plupart des autres : les deux cas évoqués
montrent des pauvres ayant un cheval.
Le paysan moyen Z. : six bouches à nourrir,
deux travailleurs ; il a un cheval, une vache,
un veau, deux brebis, trois agneaux, six poules ;
sa récolte est de {{lié|100 pouds}} de seigle, 120 de
pommes de terre, 2 de graines de lin ; impôt encore
considérable, si l’on songe aux six personnes à
nourrir : {{lié|54 pouds}} de seigle ; il en paye 32 en obligations
de l’emprunt en blé (dont nous aurons
deux mots à dire).
Un paysan cossu (''koulak''), T. : six bouches,
trois travailleurs ; le fils étudie à Nijni ; il a une
jument de race, deux poulains, une vache, une
brebis, sept agneaux, deux porcs du Yorkshire ;
comme inventaire : une semeuse, une batteuse,
deux charrues, dont l’une à deux socs, une
herse, etc. ; sa récolte : {{lié|235 pouds}} de seigle, 9 de<noinclude>
<references/></noinclude>
basb96p316woq89slfxaqiillh011tz
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/32
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|20|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>{{2o}}{{lié}}''l’ignorance de l’origine de la première impression'' (''image visuelle ou auditive, émotion'')'', antérieurement acquise par le psychisme du sujet et à laquelle l’impression actuelle apparaît identique''.
En dernière analyse, il faut qu’il y ait, dans le psychisme du sujet, une image ou une impression, qui y est entrée, y a été déposée ou y a été formée ''à l’insu du sujet''. D’où la stupéfaction angoissante du patient quand il constate la présence dans son esprit d’une image ou d’une impression précise, dont il ne peut absolument pas dire quand et comment elle est entrée dans son cerveau.
La présence d’un homme dans votre cabinet vous paraîtra naturelle (tout en vous surprenant peut-être) et ne vous angoissera pas si vous avez entendu la porte s’ouvrir et si vous avez vu entrer l’individu. Si au contraire le même homme se trouve au même endroit, toutes portes closes et barricadées, s’il paraît tomber du ciel, l’angoisse vous prendra et vous crierez à l’apparition, au sortilège, au surnaturel…
La clef de la sensation du « déjà vu » est donc dans ce fait que l’''image primitive'' que possède le sujet et grâce à laquelle il ''reconnaît'' l’image réelle vue pour la première fois, cette image primitive ''est venue ou s’est formée dans le psychisme du sujet inconscient, à l’insu du sujet''.
Comme dit Fernand Gregh<ref>Fernand Gregh, ''{{lang|la|loco cit.}}'' Leroy,{{lié}}{{pg|180}}.</ref>, « vous sentez que vous vivez identiquement une minute que vous avez déjà vécue, mais ''vous ne pouvez la situer dans votre passé'' ».
{{il}}
Toute la question scientifique revient dès lors à ceci : ''un sujet peut-il, inconsciemment et à son insu, acquérir des connaissances psychiques, qu’il pourra utiliser plus tard dans diverses opérations intellectuelles conscientes'' (''comparaison, raisonnement''…) ''sans jamais se rappeler'' (''même à ce moment où il les utilise'') ''ni le moment ni les circonstances de l’acquisition de cette connaissance psychique ?''
À cette question je crois qu’on ne peut pas hésiter à répondre par l’affirmative, depuis les beaux travaux de Pierre Janet sur le double psychisme et la séparation nécessaire des centres psychiques en supérieurs et inférieurs : les supérieurs (O{{lié}}de mon schéma) conscients et les inférieurs (polygonaux de mon schéma) subconscients ou inconscients ; ces deux ordres de centres collaborant d’une manière<noinclude>
<references/></noinclude>
kzhg0no4a4posbb0hl79qzzej6czb85
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/149
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|147}}</noinclude>lin, 350 de pommes de terre, 100 de divers ; impôt :
{{lié|70 pouds}} {{lié|30 livres}} ; il obtient une réduction de
{{lié|7 pouds}} {{lié|15 livres}} pour amélioration agricole ;
en outre, il a {{lié|42 ruches}} donnant {{lié|40 pouds}} de
miel, valant au marché plus que toute sa
récolte, et non imposés ; il a payé en obligations
de l’emprunt en blé et en a acheté d’autres
sur lesquels il a gagné {{lié|90 pouds}} (le libellé des
titres de cet emprunt était en pouds), donc a
couvert ainsi son impôt. Le pourcentage d’imposition
est nul.
Autre ''koulak'', T. : trois bouches, trois travailleurs ;
il a un cheval, une vache, un veau ; on
n’indique pas le montant de sa récolte ; en tous
cas, avec trois travailleurs et son inventaire, il
a récolté au moins le double des paysans pauvres
cités plus haut ; mais sa force économique n’est
pas là ; il a un moulin à deux meules, pouvant
moudre par bon vent {{lié|100 pouds}} par jour, et paye
pour cela {{lié|35 roubles}} par an de location et de patente ;
sur {{lié|100 pouds}}, il lui en reste 10 de bénéfice ; en
n’en comptant même que 5, et {{lié|150 jours}} productifs
par an, cela lui fait au minimum {{lié|750 pouds}} de
gain et {{lié|35 roubles}} de dépenses ; de plus, il a une
petite briqueterie où travaillent sa famille et
deux ouvriers salariés, et produisant 60.000 briques
par an ; le fisc l’impose de {{lié|22 pouds}}… Au total,
avec ce qu’il paye pour son moulin, il n’est pas<noinclude>
<references/></noinclude>
h8gn7x5gsra4ajvmpmvez0j4uilk8c4
Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/20
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Or, voilà que nous sommes retenus devant les tirailleurs par une impression singulière de verve et de légèreté. Ce n’est pas de loin, en passant seulement, ou par temps de brume pouvant rendre enclin à la rêverie, que se dégage cette impression ; c’est par des expériences multipliées à nos côtés, sur les routes, ou sous nos fenêtres, qu’elle se fortifie chaque jour. Notre jardin est serré entre les branches d’une fou... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude><nowiki />
Or, voilà que nous sommes retenus devant les
tirailleurs par une impression singulière de verve
et de légèreté.
Ce n’est pas de loin, en passant seulement, ou
par temps de brume pouvant rendre enclin à la
rêverie, que se dégage cette impression ; c’est par
des expériences multipliées à nos côtés, sur les
routes, ou sous nos fenêtres, qu’elle se fortifie
chaque jour.
Notre jardin est serré entre les branches d’une
fourche formée par deux chemins descendus des
montagnes qui se rejoignent dans le voisinage
des camps.
Lorsque les compagnies de tirailleurs sénégalais
vont le matin à l’exercice, elles se dirigent
par ces deux voies vers des terrains appropriés.
Elles utilisent notamment, chacune à son tour, le
triangle d’herbages et d’arbustes nains compris
entre le point de rencontre des routes et notre
jardin.
Si l’on nous avait prévenus que les barbares
noirs déborderaient leurs parcs jusqu’à affleurement
du banc même où nous venions saluer la
mer prochaine, nous aurions été horrifiés ; mais
dès que paraissent ces longs corps minces, souples,
désarticulés quelquefois, jamais veules,
nous oublions le respect dû à la mer et à la civilisation
pour regarder cette nouveauté : de la grâce
dans des uniformes.
Elles ne tentent pourtant pas de se dérober
aux rigueurs du service, ces jeunes recrues que
nous voyons instruire, mais elles ne le comprennent
pas. Elles ne le comprennent pas beaucoup
mieux que les haies vives ne comprennent les
ciseaux du jardinier. Comme celles-là, elles risquent<noinclude>
{{nr|||14}}
<references/></noinclude>
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Nobbfj
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude><nowiki />
Or, voilà que nous sommes retenus devant les
tirailleurs par une impression singulière de verve
et de légèreté.
Ce n’est pas de loin, en passant seulement, ou
par temps de brume pouvant rendre enclin à la
rêverie, que se dégage cette impression ; c’est par
des expériences multipliées à nos côtés, sur les
routes, ou sous nos fenêtres, qu’elle se fortifie
chaque jour.
Notre jardin est serré entre les branches d’une
fourche formée par deux chemins descendus des
montagnes qui se rejoignent dans le voisinage
des camps.
Lorsque les compagnies de tirailleurs sénégalais
vont le matin à l’exercice, elles se dirigent
par ces deux voies vers des terrains appropriés.
Elles utilisent notamment, chacune à son tour, le
triangle d’herbages et d’arbustes nains compris
entre le point de rencontre des routes et notre
jardin.
Si l’on nous avait prévenus que les barbares
noirs déborderaient leurs parcs jusqu’à affleurement
du banc même où nous venions saluer la
mer prochaine, nous aurions été horrifiés ; mais
dès que paraissent ces longs corps minces, souples,
désarticulés quelquefois, jamais veules,
nous oublions le respect dû à la mer et à la civilisation
pour regarder cette nouveauté : de la grâce
dans des uniformes.
Elles ne tentent pourtant pas de se dérober
aux rigueurs du service, ces jeunes recrues que
nous voyons instruire, mais elles ne le comprennent
pas. Elles ne le comprennent pas beaucoup
mieux que les haies vives ne comprennent les
ciseaux du jardinier. Comme celles-là, elles risquent<noinclude>
{{nr|14||}}
<references/></noinclude>
epye779sd3ce46by42fiivngm9zyget
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/150
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|148|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude>plus taxé que le paysan moyen Z. qui ne vit que
de son travail et de sa terre.
La conclusion se dégage clairement : au moment
où Sosnovsky écrivait (''Pravda'' du {{lié|27 août}} 1924),
l’État spoliait durement les plus pauvres et ne
demandait presque rien aux riches. C’est ce qui
a incité une fraction du parti communiste, dont
précisément l’auteur de tels articles, bien placé
pour savoir de quoi il retournait, à protester contre
la politique fiscale suivie inconsciemment par le
Parti à la campagne, et réalisée en pratique très
consciemment par un « appareil » de fonctionnaires
soumis à l’influence des paysans aisés. Les communistes
de cette sorte ont été jetés en prison ou
déportés en Sibérie, mais il a bien fallu tenir
compte de leurs avertissements, confirmés de
toutes parts, et cesser de dépouiller ainsi les
paysans pauvres, de vendre à l’encan leurs outils
ou leurs meubles, voire les emprisonner pour
défaillance fiscale. Citons d’autres articles de la
''Pravda''.
Un paysan revient de l’armée rouge, dûment
chapitré et endoctriné, athée, soviétique, homme
d’avant-garde ; il habite la région de Léninegrad ;
six bouches à nourrir ; il dispose d’un ''déciatine''
de labour et d’un ''déciatine'' de pré ({{lié|1 déciatine}} :
{{lié|1 hectare}} {{lié|92 mètres}} carrés) ; comme paysan avancé,
il défriche courageusement un ''déciatine'' et quart<noinclude>
<references/></noinclude>
m8xquojnaqstybak6lhj1l3whgk63dl
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/151
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|149}}</noinclude>de terrain buissonneux en y travaillant plus d’un
an, et obtient une sole de trois quarts de ''déciatine ;''
la loi exempte d’impôts pour quelques années
la terre dessouchée ; là-dessus, feuille de contributions
de {{lié|23 roubles}} 75, « somme à laquelle il ne
pouvait songer qu’en rêve » ; il fait une déclaration
au Soviet ; cependant, on lui saisit « toute
sa richesse : une commode et une meule » en les
lui laissant provisoirement d’abord, puis en les
expédiant au canton ; inquiet, il fait des démarches ;
on lui promet de ne rien vendre avant éclaircissement ;
deux jours après, la commode est vendue,
mais il n’y a pas d’amateur pour la meule ;
démarches, commissions, bureaux à n’en plus
finir ; on lui propose d’envoyer un agronome
contrôleur à ses frais ; il paie ; l’agronome constate
qu’il devrait être exonéré d’impôts {{lié|5 ans}} ;
des mois passent, le meuble est vendu, la meule
va l’être, et le pauvre diable espère toujours…
(''Pravda'', {{lié|22 avril}} 1925).
Autre article, autre signature, même journal.
Les déclarations d’impôts, demandes de réductions,
etc., passent par cinq ou six instances et
cheminent de longs mois ; pendant ce temps, les
perceptions ont lieu ; il en résulte des faits comme
celui-ci : la famille d’un soldat rouge, qui aurait
dû être exonérée, écrit à ce serviteur de la Révolution :
« Vania, on va nous vendre, notre dernier<noinclude>
<references/></noinclude>
99p607d78g53dgaf1xsg9rz0c23amfm
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/6
104
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2026-05-07T20:11:47Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''spécialement affectées les gazettes. Celles-ci ne sont guere que le théâtre des souverains. Le nôtre est celui de nos semblables. Nous pensons que ce genre d’histoire vaut bien l’autre ; qu’il y a beaucoup plus de fruit à tirer de la lecture des aventures de la société, que du récit des sieges, des batailles, des grandes négociations, des cérémonies consignées avec tant de soin dans ces papiers publics.''
''Voilà qui répond aux reproches du Critique, n’envisageant notre collection que sous le même point de vue que la sienne, il regarde comme inutile tout ce qui ne fait pas rire, ou ne serre pas le cœur d’effroi, de tendresse, admiration, enfin n’excite pas une émotion quelconque dans l’ame du lecteur. Puisque l’occasion s’en présente, nous allons lui donner la clef de notre travail, lui découvrir qu’il n’est rien moins que superficiel & qu’également entrepris pour les philosophes & pour les gens du monde, il ne doit être indifférent à aucune classe de lecteurs.''
''La chronologie est la base de l’histoire, sans elle tout y est désordre & confusion. C’est''<noinclude>
<references/></noinclude>
ksr9pyk058bihjmqv75sgjk14z3ej8k
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/152
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|150|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude>pain est perdu, nous allons être affamés ; Vania,
nous avons reçu ton certificat, mais on ne l’a
même pas lu, on ne l’admet pas ; on va vendre
nos {{lié|15 pouds}} d’avoine, nos {{lié|10 pouds}} de seigle,
tout cela fera {{lié|15 roubles}} et nous avons {{lié|30 roubles}}
à payer ; on va vendre aussi la grange ; quand
tu reviendras, la place sera vide » (''Pravda'',
{{lié|22 avril}} 1925).
De telles histoires sont monnaie courante.
Elles caractérisent l’ensemble d’une situation.
Il serait facile d’en citer des milliers. Mais le jour
où l’État s’est aperçu que le blé manquait, il a
constaté la désaffection de tous les paysans envers
le régime : les pauvres et une partie des moyens,
parce que pressurés, dépouillés, maltraités ; les
riches et l’autre partie des moyens, parce que, ne
trouvant pas de marchandises en échange de leur
blé, ou se jugeant frustrés par les bas prix de
taxation payés pour le blé par l’État. Ce n’est
pas ici le lieu d’exposer les péripéties et vicissitudes
de la politique économique du Parti communiste
à la campagne ; nous y faisons allusion
strictement dans la mesure où cela est nécessaire
à notre objet : dire la vérité sur la condition des
masses laborieuses. Donc, l’État, c’est-à-dire le
Parti, car ils ne font qu’un, a dû consentir des
concessions aux paysans pauvres, non pas conformément
à des principes dont on a vu quel cas il<noinclude>
<references/></noinclude>
afby9vax2rzwpr29w5b3ig5qoopfzd9
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/33
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''J. GRASSET. — LA SENSATION DU'' « ''DÉJÀ VU'' »''|21}}</noinclude>inextricable à l’état habituel, mais pouvant aussi dans certains états pathologiques, extra­physiologiques ou même physiologiques, se désagréger et fonctionner isolément (états de désagrégation suspolygonale).
Dans ces états de désagrégation suspolygonale, les centres psychiques inférieurs peuvent acquérir des impressions diverses à l’insu des centres psychiques supérieurs. Et ceux-ci peuvent, plus tard, découvrir ces impressions dans leur polygone et les utiliser, sans jamais savoir le moment et le mode d’acquisition de cette conception par les centres psychiques inférieurs inconscients.
{{il}}
Cette formation inconsciente de concepts dans les centres psychiques inférieurs désagrégés peut se faire de deux manières : {{1o}}{{lié}}les centres polygonaux ont de la ''mémoire'' et les concepts peuvent venir de l’extérieur ; {{2o}}{{lié}}les centres polygonaux ont de l’''imagination'' et les concepts peuvent se former dans les centres psychiques inférieurs.
Un mot sur ces deux processus, également inconscients l’un et l’autre, se produisant l’un et l’autre dans des centres polygonaux désagrégés de leur centre{{lié}}O.
Tout le monde connaît aujourd’hui les ''acquisitions exogènes inconscientes'' : dans la distraction (pour ne parler d’abord que d’un état ''physiologique''), on acquiert des impressions dont on ne se doute pas à l’entrée et qu’on peut appliquer ensuite. ''Expérimentalement'' on peut, dans l’hypnose provoquée, donner au sujet des concepts qu’il retrouvera et qu’il appliquera plus tard, mais dont il ignorera l’origine. Souvent même, dans ces cas, le sujet étonné de ces impressions dont il ignore le point de départ les attribue à la télépathie, la divination… On trouvera de nombreux exemples de la chose dans les livres de Myers, Pierre Janet,{{lié}}etc.
Mais il n’est pas nécessaire que cette notion soit venue dans {{corr|la|le}} polygone de l’extérieur ; le polygone a de l’imagination, témoins les romans des somnambules et des médiums (comme Hélène Smith, de Flournoy). On sait et j’ai analysé ailleurs le rôle que joue cette imagination polygonale dans la méditation et dans ce qu’on appelle l’inspiration… Ici encore, quand le centre{{lié}}O découvre les effets de cette rumination polygonale (dont il ignore le point de départ), il croit à une brusque révélation extérieure. Ce sont en réalité des ''acquisitions endogènes inconscientes''.
Toutes les impressions polygonales ont pour caractéristique commune que le sujet n’a pas conscience de leur naissance (entrée ou<noinclude>
<references/></noinclude>
9iige20z6ac25h97x6cwfowy0rvjpwu
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/7
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''pourquoi nous datons tous nos articles, & si le compilateur nous eût imité, il ne lui fût pas arrivé de placer dans le même volume, à la page{{lié}}216, la chanson sur la'' suppression des fêtes, ''insérée déjà à la page{{lié}}20. De ce soin minutieux, au gré de beaucoup de gens n’approfondissant rien, il résulte non-seulement une exactitude qui prévient & les omissions, & les doubles emplois, mais encore plusieurs autres caracteres qui distinguent notre collection ; la clarté, la précision, la véracité.''
''Sans ce qui le précede & ce qui le suit, un article ne seroit souvent qu’une énigme pour le lecteur ; c’est cet accompagnement des circonstances qu’on remarque toujours dans nos mémoires : point de fait qui ne soit, pour ainsi parler, coulé à fond. De ces parties qui, isolés, paroissent à notre critique n’avoir aucun intérêt, n’être que des superfluités ou des répétitions, il résulte un ensemble qui ne pourroit exister autrement & qui constitue le mérite réel de nos récits.
''La précision est une autre suite de notre {{tiret|mé|thode}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
7daxcu5oh2lu3jbnbodmzf38lxsr6kk
Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/21
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vite, hors des alignements, des courbes sentimentales. Quand mon petit garçon les regarde manœuvrer le matin il se réjouit comme au cirque : — Pourquoi ces deux-là lèvent-ils le menton si haut ? Ils tomberaient dans des trous d’obus, à la guerre… et celui-là ? Il tient son fusil horizontalement en marchant ! Il a oublié de le redresser et il n’est pas moins tranquille que les autres… on dirait qu’il part pour la chasse. Le caporal, à... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>vite, hors des alignements, des courbes sentimentales.
Quand mon petit garçon les regarde manœuvrer
le matin il se réjouit comme au cirque :
— Pourquoi ces deux-là lèvent-ils le menton
si haut ? Ils tomberaient dans des trous d’obus, à
la guerre… et celui-là ? Il tient son fusil horizontalement
en marchant ! Il a oublié de le redresser
et il n’est pas moins tranquille que les autres…
on dirait qu’il part pour la chasse.
Le caporal, à l’autre extrémité du rang, ne l’a
pas vu tout de suite. Les gradés indigènes ne
peuvent pas tout voir ; ils crient, ils s’agitent, ils
se multiplient, ils sont rauques de voix et ruisselants
de visage ; mais pourquoi, malgré leur connaissance
du service, n’ont-ils pas l’air militaires
non plus ?
Une, deux ! Une, deux ! Gardavou ! Baïonnetocanon !
Demitouradroite ! Ces mots composés,
égrenés gutturalement, ont perdu l’âpreté
des commandements.
Nous remarquons un sergent qui enseigne le
pas à cinq jeunes gens déployés en ligne. Ses
mains, toujours envolées, longues, minces, noires,
suggèrent des jeux d’oiseaux d’estampes japonaises.
Elles attirent, elles repoussent, elles
apaisent les corps flexibles et indécis et, finalement
les arrêtent, d’une apposition aux
épaules :
— Allons, y a bon un peu, un peu ! mais pas
bon tout à fait encore.
N’est-il pas un maître de danse qui mène une
parodie de la guerre ?
Parfois, une compagnie de vieux tirailleurs
remplace les bleus sur le terrain d’exercice. Ceux-là
manœuvrent impeccablement, mais leurs têtes<noinclude>
{{nr|||15}}
<references/></noinclude>
2gczmzy8skzuiqcqoklc29rnm1gh6n2
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/58
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>{{T2|TANNHÄUSER}}
L’histoire a gardé le souvenir d’un tournoi
musical qui se livra dans les premières années
du treizième siècle au château de Wartburg, en
Thuringe, où parurent les principaux chanteurs
de l’époque, et dont sortit vainqueur le célèbre
Wolfram d’Eschenbach. D’autre part un ancien
lied allemand raconte les amours étranges du
chevalier Tannhäuser et de la déesse Vénus. De
ces deux aventures assez adroitement rapprochées
est sorti le libretto de ''Tannhäuser''. „C’est, a dit
Baudelaire, la représentation des deux principes
qui ont choisi le cœur humain pour principal
champ de bataille, c’est-à-dire de la chair avec
l’esprit, de l’enfer avec le ciel, de Satan avec
Dieu.“ Certes la donnée n’est pas neuve, et,
sans sortir du domaine de l’opéra, le ''Freischütz'',
''Faust'' et surtout ''Robert le Diable'' ont un point de
départ analogue. Mais il appartenait à Wagner
de broder des variations originales sur ce vieux
thème, et nul autre que lui, sans doute, n’eût eu
la hardiesse de nous montrer dans les bras de la<noinclude>
<references/></noinclude>
dlt14xp3kcrt2yxiz28iav3vah0dn0i
Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/22
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sont lasses, leurs regards s’absentent. Aux repos, leurs attitudes, leurs gestes larges et graves rappellent ceux des personnages de ''la Captivité de Babylone'' de Delacroix. Où sont donc les militaires ? Il y en a aussi. On les trouve surtout chez les gradés européens réfugiés, le plus souvent, sur les lisières du petit champ de Mars, près des deux routes où passent les femmes. On les reconnaît de loin à la fière cambrure de leur jambe q... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>sont lasses, leurs regards s’absentent. Aux repos,
leurs attitudes, leurs gestes larges et graves rappellent
ceux des personnages de ''la Captivité de
Babylone'' de Delacroix.
Où sont donc les militaires ? Il y en a aussi.
On les trouve surtout chez les gradés européens
réfugiés, le plus souvent, sur les lisières du petit
champ de Mars, près des deux routes où passent
les femmes. On les reconnaît de loin à la fière
cambrure de leur jambe qui fait ressortir leur
mollet, au hanchement qui rejette en arrière leur
buste, au geste victorieux qui lance leur allumette
éteinte.
Le galant sergent qui avait accoutumé d’aider
notre jeune bonne dans la récolte de l’herbe ou
du bois justifiait ainsi ces occupations peu martiales :
— Que voulez-vous ? c’est pas la peine de s’en
faire et de s’abrutir à expliquer des choses. Ils ne
peuvent pas comprendre, ce sont des singes !
Des singes ! Pour nous qui avons eu l’occasion
de perdre, dans nos visites aux jardins zoologiques,
les certitudes scolaires que l’on possède sur
les animaux, nous n’osons plus faire de leur rapprochement
avec notre espèce une formule de péjoration.
Nous n’osons dire, par exemple : laid
comme un singe, faute de reconnaître un unique
canon de beauté. D’autre part, quand nous disons :
malin comme un singe, adroit, agile et vif
comme un singe, nous ne saurions penser aux
Sénégalais, lesquels ne déploient pas une remarquable
activité dans le jeu combiné de leurs pieds
et de leurs mains pour l’épluchage des fruits, l’escalade
des arbres et qui, d’autre part, sont plus
dépourvus de ruses et de poils que nous-mêmes.
Mais, pour des personnes qui n’ont jamais étudié<noinclude>
{{nr|16||}}
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/59
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>déesse antique le héros d’un drame moyen âge
où le pape lui-même finit par jouer un rôle.
Hâtons-nous de le dire, Vénus, dans la pensée
du poète, n’est plus la divinité radieuse qui domine
le monde, et dont l’éclat rayonne avec la splendeur
du jour. Les dieux ont fui dans les ténèbres
du moyen âge. Le „Crépuscule“, comme Wagner
écrira plus tard, les a touchés de son aile. Vénus,
avec sa cour de faunes et de sirènes, s’est
réfugiée au sein de la terre, dans une grotte profonde,
où il semble qu’elle se cache comme si
elle avait honte de sa propre beauté. Lorsque la
toile se lève, Tannhäuser repose à ses pieds.
Nymphes et bacchantes traversent la scène, emportées
dans une ronde bruyante à laquelle répond
de loin, comme un écho, le chant des sirènes. Les
danses cessent un moment, puis recommencent, et
arrivent au dernier degré d’impétuosité, jusqu’à
l’instant où une sorte de langueur se fait sentir
et met fin à cette scène mimée. La grotte se
remplit alors de vapeurs épaisses et ne laisse
plus voir que Vénus et Tannhäuser demeurés
seuls dans leur attitude première.
Pour traiter ce long épisode, dans lequel il se
refusait à voir le prétexte d’un ballet, Wagner a
conçu une sorte de symphonie d’un tour nouveau,
d’une allure superbe et passionnée. Le motif<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/60
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>principal a déjà figuré dans l’ouverture que nous
analyserons plus tard. Le lecteur se rappelle
cette phrase grimaçante, aigre, qui se détache
sous le continuel trémolo des violons. Emportés
en un tourbillon, les instruments à cordes semblent
s’élancer du fond de l’orchestre pour en
escalader les sommets ; ils retombent, ils reviennent
à la charge ; ils se précipitent de nouveau.
Tout cet orchestre grince et gronde, coupé seulement
par le chant poétique des sirènes, seize mesures
dont les quatre premières sont exposées
tout d’abord, et s’interrompent mystérieusement
sur le troisième renversement de la septième
diminuée. Cet accord, souvent pauvre et vulgaire,
devient ici délicat et pénétrant ; le long
retard de la septième aboutissant à un accord de
tierce mineure et quarte augmentée caresse doucement
l’oreille ; il y a là comme une note
typique que nous retrouverons un jour aussi
fraîche, aussi pure au premier acte du ''Rheingold''.
Les sirènes sont les sœurs des filles du Rhin et
déjà leurs voix se confondent.
La tempête s’est apaisée de nouveau, le formidable
mugissement des instruments à vent résonne
encore pour s’éteindre peu à peu, cette fois, dans
un vaste ''diminuendo'' longuement préparé et sûrement
conduit. En ce moment Tannhäuser relève<noinclude>
<references/></noinclude>
6488iu94jsit0r4xejzas01m6yxx5hy
Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/2
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t2|AVANT PROPOS.}}
{{—|4|m=1.5em}}
Ce petit journal à l’époque où les rebelles des
paroisses voisines commencèrent à se montrer à St.
Eustache ; renferme les divers évènemens qui
s’y passèrent pendant que les rebelles tinrent leur
camp dans ce village et ceux qui eurent lieu jusqu’au
moment où la tranquillité fut parfaitement
rétablie dans le comté du Lac des Deux Montagnes.
On trouvera dans ce journal un grand nombre
de faits intéressans inconnus jusqu’ici au public ;
la plupart de ces faits sont de nature à prouver
que les habitans de St. Eustache ne sont pas aussi
coupables qu’on a pu généralement le supposer,
et que l’esprit de rebellion est loin d’être aussi
fortement enraciné dans le cœur des Canadiens en
général, que certaines personnes ont voulu le faire
croire.
Ces faits offrent aussi des preuves frappantes
de la conduite noble et généreuse de Sir {{sc|John
Colborne}} et des soins bienfaisans de Son Excellence
et de ses délégués pour rétablir la paix.
Enfin ce petit journal jetera de la clarté sur
bien des sujets sur lesquels le public n’a pu former
que des conjectures et n’a entendu que des
bruits vagues, et l’auteur espère qu’il ne sera pas
sans utilité pour ses compatriotes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/153
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|151}}</noinclude>fait, mais dans l’espoir de s’en créer des alliés
pour prendre le blé là où il est. Les paysans riches
et aisés ont enterré leur blé ; les paysans pauvres,
manquant de blé, n’en ont pas trouvé à acheter ;
l’État, pressé de ravitailler les villes, s’en procurait
brutalement par des confiscations et des répressions
qui faisaient disparaître le blé du marché et
dressaient contre lui, une fois de plus, toute la
masse paysanne ; les pauvres ont vu diminuer
fortement, et les plus pauvres supprimer même,
leurs impôts ''directs'', mais de toutes façons ils
n’auraient pu les payer, et cela ne leur donnait
pas de pain, lequel était rationné à la ville tout
en se vendant sur le marché libre, et en cachette,
quatre et cinq fois plus cher qu’au prix officiel.
De plus, même délivrés du cauchemar de l’impôt
direct, les pauvres sont toujours spoliés ''par les''
''impôts indirects ;'' non seulement le budget soviétique
est de plus en plus basé sur les impôts indirects,
contrairement au point de vue communiste
ou socialiste de toujours, mais les hauts prix des
produits manufacturés impliquent autant d’impôts
indirects déguisés. Ces hauts prix, environ trois
fois plus élevés qu’en Europe occidentale, seraient
encore demi-mal s’ils étaient réels : en effet,
depuis plusieurs années, la disette de marchandises
est si forte en {{lié|U. R. S. S.}}, la production est à
tel point insuffisante par rapport à la demande,<noinclude>
<references/></noinclude>
2qs2ba58hzoedyzmkhbk6pp9mf27mke
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/61
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>la tête, comme il sortait d’un rêve. Il veut fuir ;
il supporte impatiemment cette vie de délices
factices. Vénus essaye de distraire le chevalier
de ses sombres pensées ; elle lui présente une
harpe et l’invite à chanter encore l’amour, à
retrouver, pour célébrer ses triomphes et ses joies,
les sublimes accents qui l’ont vaincue elle-même.
Tannhäuser, pris d’une résolution subite, se redresse
dans un mouvement de rage et de noble
fierté et chante en effet. Il dit la gloire de la déesse
et sa beauté radieuse ; il dit aussi ses propres
souffrances, ses désirs inconscients de liberté, et
par trois fois retentit ce chant d’ivresse. À l’étonnement
de Vénus, à son courroux, il n’oppose
qu’un mot, toujours le même : „partir ! “ La volupté
l’énerve : „il aspire à la douleur“. Les trois fois
la mélodie se reproduit sans variantes, très carrée,
très franche, avec quelque chose de fougueux et
de véhément. En revanche l’accompagnement se
modifie et s’anime ; non seulement la tonalité de
chaque couplet s’élève d’un demi-degré, mais le
tracé même du dessin de l’orchestre se complique
avec une sorte de régularité voulue, de précision
minutieuse, assez rare dans l’œuvre de Wagner
pour mériter d’être signalée.
Vénus, tour à tour interdite et résignée, mêle
à peine sa voix aux accents du chevalier. Une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/154
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|152|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude>que le peu de produits jetés sur le marché sert à
la spéculation, passe de mains en mains et atteint
des prix exorbitants. Le paysan pauvre est toujours
dépouillé, de l’une ou l’autre façon. Acculé
par la misère, il est obligé d’emprunter au ''koulak'',
pour ne pas mourir de faim, et l’usure le rend
esclave. La ''vodka'', l’alcoolisme, achève sa
déchéance.
Voici des informations officielles sur l’état sanitaire
des campagnes. « Les malades assiègent
l’infirmerie, à raison de 2.000 par mois, écrit-on
de la province de Gomel. Insuffisance de médicaments.
On reçoit de la térébenthine par cuillerées
à soupe. Vingt cachets de quinine par mois,
alors que des centaines de malades ont la malaria. »
« La syphilis est le fléau de notre canton, écrit-on
de la province de Nijni. Il y a des villages où la
moitié de la population est contaminée de syphilis ».
« Dans la province d’Orel, le {{Dr|P}}… a vu des
villages où l’école est interrompue par suite de
la contamination des enfants, atteints de syphilis ».
« Dans la province de Kalouga, la moitié
de la population de certains villages est syphilitique ».
« Combien y a-t-il de tels cantons et
arrondissements ? Certainement, beaucoup. Naturellement,
la campagne est toujours aux mains
des guérisseurs et rebouteux qui spéculent sur
l’obscurantisme et la pauvreté. » Suivent des<noinclude>
<references/></noinclude>
1536ddc8v42xobbwrwwnaw264pk3wbb
Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/155
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|153}}</noinclude>renseignements effarants sur les pratiques de
sorcellerie suppléant à l’aide médicale (''Pravda'',
{{lié|7 avril}} 1925). Aucun progrès n’a été réalisé depuis.
Au contraire, les journaux doivent signaler que
les campagnes manquent de plus en plus de médecins
et d’infirmiers ; et la disette de marchandises
est particulièrement aiguë en matière de produits
médicaux. « Les ''batraks'' sont privés de secours
médical » ; « le secours médical à la campagne
est organisé de telle sorte que, seuls, les paysans
riches ou aisés peuvent l’utiliser ; le médecin
rural est dépourvu de moyens de locomotion ;
pour examiner un malade, il emploie le cheval
qu’on lui envoie ; si le malade est un pauvre,
sans cheval, il est privé de soins » (''Rabotchaïa Gazeta'', {{lié|14 septembre}} 1929).
On a créé, dans un certain nombre de villes, des
« maisons du paysan », destinées à abriter les villageois
de passage. L’auteur de ce livre a vu celle
de Moscou, où il n’y avait d’ailleurs jamais de
paysans, du moins jusqu’en 1924 ; elle était
convenable et propre, sans doute parce que personne
ne l’habitait, bien que les lits fussent trop
près les uns des autres dans les dortoirs (ils se
touchaient) et les moyens de se laver très insuffisants.
C’est celle que l’on montre aux étrangers,
aux bourgeois et aux ouvriers qu’on croit avoir
intérêt à tromper, aux faux « amis de {{lié|l’U. R. S. S.}} »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « les singes, tels les habitants des hautes campagnes de Fréjus et de St-Raphaël, ce mot, au contraire, offre un sens très précis, équivalant à : homme manqué. C’est dans cette acception que les femmes l’appliquaient rageusement aux nègres avant leur arrivée ; mais les femmes, même les plus ignorantes du monde, étant plus fines que les sous-officiers de l’armée coloniale, elles renoncèrent, dès le premier bonjour échangé avec les ét... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>les singes, tels les habitants des hautes campagnes
de Fréjus et de St-Raphaël, ce mot, au
contraire, offre un sens très précis, équivalant à :
homme manqué.
C’est dans cette acception que les femmes l’appliquaient
rageusement aux nègres avant leur
arrivée ; mais les femmes, même les plus ignorantes
du monde, étant plus fines que les sous-officiers
de l’armée coloniale, elles renoncèrent,
dès le premier bonjour échangé avec les étrangers,
à dire : « ce sont des singes » pour affirmer :
« ce sont des enfants ».
On comprendra l’avantage qu’elles tiraient de
ce nouveau cliché. Il leur donnait licence de s’abandonner
avec les nouveaux venus à des épanchements
cordiaux jugés malséants à l’égard
d’hommes faits : l’orgueil des civilisés et celui des
maris y trouvaient leur compte, et le cliché fut
adopté presque unanimement.
La vieille mère Bougerol, qui passe pour avoir
été, dans sa jeunesse, experte en charmes masculins,
nous a incidemment parlé des noirs. On
lui a volé, avant maturité, ses précieuses pêches
hâtives de juin et chacun se plaît, en passant,
à exciter sa passion d’avare :
— Alors, on vous a volé vos belles pêches. Madame
Bougerol ? ce sont, bien sûr, ces diables de
Sénégalais, vos voisins ?
— Non, ce n’est pas les Sé-né-ga-lais, proteste-t-elle
avec véhémence et essoufflement, en faisant
précéder d’une aspiration chaque syllabe, les Sé-né-ga-lais
ne m’ont ja-mais rien volé. Ja-mais
rien !... Mais il y a bien d’au-tres sol-dats ici pour
vo-ler et pour fai-re croi-re que ce sont les Sé-né-ga-lais
qui l’ont fait.
Elle nous contraint, sur ces mots, par un hochement<noinclude>
{{nr|||17}}
<references/></noinclude>
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Nobbfj
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>les singes, tels les habitants des hautes campagnes
de Fréjus et de St-Raphaël, ce mot, au
contraire, offre un sens très précis, équivalant à :
homme manqué.
C’est dans cette acception que les femmes l’appliquaient
rageusement aux nègres avant leur
arrivée ; mais les femmes, même les plus ignorantes
du monde, étant plus fines que les sous-officiers
de l’armée coloniale, elles renoncèrent,
dès le premier bonjour échangé avec les étrangers,
à dire : « ce sont des singes » pour affirmer :
« ce sont des enfants ».
On comprendra l’avantage qu’elles tiraient de
ce nouveau cliché. Il leur donnait licence de s’abandonner
avec les nouveaux venus à des épanchements
cordiaux jugés malséants à l’égard
d’hommes faits : l’orgueil des civilisés et celui des
maris y trouvaient leur compte, et le cliché fut
adopté presque unanimement.
La vieille mère Bougerol, qui passe pour avoir
été, dans sa jeunesse, experte en charmes masculins,
nous a incidemment parlé des noirs. On
lui a volé, avant maturité, ses précieuses pêches
hâtives de juin et chacun se plaît, en passant,
à exciter sa passion d’avare :
— Alors, on vous a volé vos belles pêches. Madame
Bougerol ? ce sont, bien sûr, ces diables de
Sénégalais, vos voisins ?
— Non, ce n’est pas les Sé-né-ga-lais, proteste-t-elle
avec véhémence et essoufflement, en faisant
précéder d’une aspiration chaque syllabe, les Sé-né-ga-lais
ne m’ont ja-mais rien volé. Ja-mais
rien !… Mais il y a bien d’au-tres sol-dats ici pour
vo-ler et pour fai-re croi-re que ce sont les Sé-né-ga-lais
qui l’ont fait.
Elle nous contraint, sur ces mots, par un hochement<noinclude>
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<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/8
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''{{tiret2|mé|thode}}, parce que traitant chaque point séparément, nous ne pouvons guere y mettre cette redondance, apanage plus ordinaire des faits compliqués, où l’historien, pour peu qu’il soit disposé à la diffusion, sous prétexte de développement, se livre communément à son bavardage.''
''On regardera sans doute comme plus problématique la véracité que nous faisons dériver de la forme de notre journal. Nous nous expliquons.''
''En histoire il est deux sortes de vérités : La vérité absolue, que l’analiste ne peut offrir & promettre que dans le petit nombre de faits dont il a été acteur ou témoin ; & la vérité relative qui provient de la tradition. Or celle-ci varie souvent comme les témoins, ce qui étoit vrai la veille, le devient quelquefois moins le lendemain, & le troisieme jour est une fausseté ; & de même, au contraire, ce n’est pas une occupation peu philosophique que de suivre ainsi la gradation ou le décroissement de la vérité, de la voir sortir peu-à-peu des enveloppes dont l’erreur l’avoit défigurée, ou après avoir brillé un moment de rayons trompeurs, se''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/62
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>seule fois elle intervient : „Mon bien-aimé, lui
dit-elle, viens, laisse-toi conduire“, et sous la
pédale supérieure des violons frémissant à l’aigu,
cette adorable phrase se glisse séduisante, pleine
de promesses ; au loin, les sirènes renouvellent une
fois de plus leur appel amoureux. Mais le
charme est rompu ; le mortel, égaré un instant, a
retrouvé son énergie et sa raison. „Pars donc,
s’écrie Vénus, en un suprême défi ; pars, mais tu
reviendras ! “ ; et la grotte enchantée disparaît,
tandis que par un changement de décor d’un contraste
ingénieux, Tannhäuser, immobile à sa
place, se retrouve au milieu d’une forêt, dans
une vallée qui s’étend au pied de la Wartburg.
À gauche, sur une avancée de rocher, un
jeune berger joue du chalumeau, et la naïveté
de cet enfant, son insouciance, traduites à merveille
par une mélodie très simple, d’une fraîcheur
et d’une grâce exquises, forment une
double opposition, d’abord avec l’attitude troublée
de Tannhäuser, perdu dans ses rêveries, ensuite
avec la gravité pleine de noblesse et de recueillement
des pèlerins qui vont à Rome implorer le
pardon de leurs fautes, et dont le cortège s’avance
à pas lents. Ce superbe chœur d’hommes, justement
célèbre, est composé à quatre parties, sans
accompagnement. Seul le pâtre continue, comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/63
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>au hasard, ses variations sur le chalumeau, et mêle
aux pieux accords sa note champêtre. Il se tait
lorsque les pèlerins passent auprès de lui ; alors
il s’incline avec respect ; puis agitant son chapeau
en signe d’adieu : „Dieu vous protège ! leur
dit-il ; Dieu protège votre pèlerinage ! Priez
pour une pauvre âme ! “
Tout à coup résonne le bruit de plus en plus
distinct et rapproché d’une fanfare de chasse. Un
cor fait entendre son appel joyeux ; un autre plus
lointain lui répond ; la forêt s’emplit de bruit et
de mouvement. Hermann, landgrave de Thuringe,
arrive au lieu du rendez-vous, et ses
compagnons viennent l’y rejoindre peu à peu,
sans profiter de l’occasion pour entonner le traditionnel
„chœur des chasseurs“, discrétion dont
le mérite revient au bon sens du compositeur, et
vaut une mention. Dans ce pénitent agenouillé
ils reconnaissent leur ami disparu, leur rival aux
tournois poétiques, le chevalier chanteur Tannhäuser.
Ils l’interrogent, ils le sollicitent de
rester parmi eux. Le malheureux résisterait encore
si le nom d’Élisabeth, prononcé par l’un
d’eux, n’achevait de dissiper son rêve. De la
bouche même de Wolfram il apprend qu’Élisabeth,
la nièce du landgrave, n’était pas insensible
au charme de sa voix, et que, depuis son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/3
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||3}}</noinclude><nowiki />
{{t2|''JOURNAL HISTORIQUE, &c.''|fs=130%}}
{{—|2|m=1em}}
Dimanche 26{{lié}}novembre. — C’est au 26{{lié}}novembre{{lié}}1837 que l’on peut fixer le commencement
des troubles sérieux, jusqu’à cette époque il n’y
avait eu que des bruits vagues, des menaces sourdes
et des essais inutiles de soulèvement. Ce
jour là, pendant la grand’messe, des courriers
arrivés en toute hâte de St. Scholastique vinrent
jeter l’épouvante parmi les Constitutionnels de St.
Eustache, dont plusieurs prirent la fuite à l’instant
même et allèrent se réfugier à Montréal, où ils
semèrent l’épouvante qui s’était emparée d’eux,
et où ils répandirent les bruits les plus effrayans.
Plusieurs d’entreux assurèrent qu’une armée considérable
de rebelles s’avancaient sur la rivière
du Chêne pour s’emparer du village et de là marcher
sur Montréal. Ces nouvelles qui recevaient
une teinte assez forte de probabilité de la conduite
des gens du sud et de la disposition bien connue
des habitans de St. Benoit et des environs, portèrent
le trouble dans la ville alors peu rassurée, et
tinrent ses habitans dans des alertes continuelles.
Le 27 et 28. — Pendant ces deux journées, les
{{corr|nsurgés|insurgés}} s’occupèrent à parcourir les côtes dé Ste.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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Dimanche 26{{lié}}novembre. — C’est au 26{{lié}}novembre{{lié}}1837 que l’on peut fixer le commencement
des troubles sérieux, jusqu’à cette époque il n’y
avait eu que des bruits vagues, des menaces sourdes
et des essais inutiles de soulèvement. Ce
jour là, pendant la grand’messe, des courriers
arrivés en toute hâte de St. Scholastique vinrent
jeter l’épouvante parmi les Constitutionnels de St.
Eustache, dont plusieurs prirent la fuite à l’instant
même et allèrent se réfugier à Montréal, où ils
semèrent l’épouvante qui s’était emparée d’eux,
et où ils répandirent les bruits les plus effrayans.
Plusieurs d’entreux assurèrent qu’une armée considérable
de rebelles s’avancaient sur la rivière
du Chêne pour s’emparer du village et de là marcher
sur Montréal. Ces nouvelles qui recevaient
une teinte assez forte de probabilité de la conduite
des gens du sud et de la disposition bien connue
des habitans de St. Benoit et des environs, portèrent
le trouble dans la ville alors peu rassurée, et
tinrent ses habitans dans des alertes continuelles.
Le 27 et 28. — Pendant ces deux journées, les
{{corr|nsurgés|insurgés}} s’occupèrent à parcourir les côtes de Ste.<noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>brusque départ, elle n’anime plus de sa présence
les cours d’amour dont elle était la reine. Un tel
aveu doit rendre l’espoir à ce cœur troublé. Tannhäuser
redevient le chevalier d’autrefois, et le
landgrave et ses amis célèbrent dans leurs chants
le retour inespéré de l’ami qu’ils croyaient à
jamais perdu.
Telle est la situation dramatique de cette scène
finale, qualifiée trop légèrement par quelques-uns
de „septuor à l’italienne“. La coupe générale du
morceau est bien plus libre, plus indépendante ;
les lignes n’ont plus cette régularité voulue et
prévue qui enferme le jet mélodique dans un
moule de convention. S’il est vrai que la coda
puisse affecter les allures d’une strette, du moins
se produit-elle sans le secours de ces inévitables
accords qui, seize mesures durant, et même
davantage, annoncent une fin sans cesse retardée
et indéfiniment ajournée par les mêmes ressources
harmoniques. De plus, il est bon de noter que
les répétitions, obligées dans la forme soi-disant
classique de ces sortes de morceaux, ne se
rencontrent pas ici. Dans la première partie du
finale, ce qu’on pourrait appeler l’exposition, la
phrase en ''la'', très courte d’ailleurs, par laquelle
Wolfram salue si noblement l’ami retrouvé, est
reprise en partie seulement par l’orchestre sous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/4
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||4}}</noinclude>Scholastique et St. Eustache pour épouvanter
ceux qui n’étaient point de leur parti, désarmer
les uns et forcer les autres par la crainte à marcher
avec eux. Le village de St. Eustache fut
pendant ces deux journées dans des alarmes
continuelles ; à chaque instant quelqu’un venait
annoncer que les {{sic2|rébelles|rebelles}}, nombreux et en armes,
arrivaient au village pour en prendre possession
forcés et pillés les maisons de ceux qui leur étaient
opposés.
Le 29. — Le mercredi, pendant que {{M.|{{lié|le Curé}}}}
de St. Eustache était à table dans son presbytère
où {{M.|Turcotte}}, curé de Ste. Rose venait d’arriver,
plusieurs personnes se précipitèrent toutes {{sic2|éffarées|effarées}}
dans la maison, pour prévenir les prêtres qu’un
courrier venait d’arriver à toute bride, et qu’il assurait
que les {{sic2|rébelles|rebelles}} le suivaient de près, se dirigeant
sur le village et désarmant sur leur route tous ceux
qu’ils soupçonnaient de n’être pas favorables à
leurs projets. Ce courrier était {{M.|Eustache}} M’Kay,
du petit Chicot, concession de St. Eustache ;
partout sur son passage il avait donné l’alarme et
il jeta une telle épouvante dans le village que dans
un instant les rues se remplirent d’une foule curieuse
et effrayée, chacun s’interrogeait, se con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/97
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Denis Gagne52
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Denis Gagne52" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/156
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|154|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude>de variétés diverses. Mais les vraies « maisons du
paysan » dont on fait usage sont dignes des « maisons
de l’enfance » : on les appelle, dans la presse
soviétique, quand on en parle, de véritables
écuries. Il suffît de lire la ''Pravda'' du {{lié|6 juin}} de cette
année : ces maisons sont sordides et servent de
cabarets ; Kroupskaïa cite en exemple celle de
Tver où le « cabinet de propagande » est toujours
fermé et ne s’ouvre qu’en cas de visite de fonctionnaires
supérieurs, et où la salle de thé est une
salle de ''vodka''.
Il est impossible de parler de la vie des paysans
en taisant l’arbitraire effréné dont ils sont victimes,
de mille manières. Le procédé par lequel
on leur impose un soviet (et d’autres références
figureront à un chapitre suivant.) laisse penser
quelles libertés les fonctionnaires soviétiques,
surtout les communistes, peuvent se permettre,
vis-à-vis de travailleurs sans défense. Plus le
paysan est pauvre, plus il est désarmé. Les pratiques
les plus courantes sont les impôts illégaux
et l’emprunt forcé. L’auteur de ce livre a vécu
dans un ''artel'' d’agriculteurs, d’ailleurs privilégiés
de diverses laçons, et dans un centre important
du midi de la Russie, par conséquent sous le regard
d’autorités très contrôlées par Moscou : même
dans ces conditions, les impôts illégaux pleuvaient
si dru qu’aucune entreprise agricole ou autre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/65
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>les tenues des voix ; le même arrangement se rencontre
dans le finale proprement dit où la délicieuse
phrase en ''ré'' de Wolfram : „Était-ce un
charme, un saint pouvoir“, se transforme et
devient le point culminant de l’ensemble. Ce
qu’on ne peut nier, en tout cas, c’est l’effet musical
de ces sept voix d’hommes dont les parties,
parfois plus apparentes que réelles, ne s’en marient
pas moins avec une incontestable originalité
et une ampleur singulière.
Le deuxième acte nous introduit au château
de Wartburg. Élisabeth est heureuse de revoir
cette vaste salle des fêtes où elle n’entrait plus
depuis la disparition de Tannhäuser, et sa joie
s’exhale en un chant plein d’une fière allégresse,
présenté d’abord par l’orchestre, sous forme
d’entr’acte, avant le lever du rideau. Wagner le
qualifie d’''air'', sans doute en souvenir de son
maître Weber dont il reconnaît encore l’influence
dans la concision de la phrase et le tracé des
contours ; mais ce n’est déjà plus une mélodie
dans le sens habituel du mot ; c’est un élan joyeux,
un cri de triomphe, que souligne et anime le
perpétuel ''agitato'' de l’accompagnement. Le duo
suivant ne mérite pas les mêmes éloges. Sans
doute l’aveu d’Élisabeth confessant son amour à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/157
104
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Acélan
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|155}}</noinclude>ne pouvait vivre ; la moindre résistance, le simple
rappel de la loi, eût conduit à la saisie et au besoin
à l’emprisonnement. Il n’y a pas la moindre possibilité
pour un « citoyen » russe de se faire rendre
justice, sauf si un concours de circonstances absolument
exceptionnel révèle un cas particulièrement
scandaleux et intéresse une personnalité
communiste en vue, qui lui donne la publicité
suffisante. De telles interventions tutélaires sont
insignifiantes au regard de l’incommensurable
quantité d’injustices et d’abus qui écrase la masse.
« Les impôts illégaux ne cessent d’être pratiqués » ;
« on a beaucoup parlé et écrit sur ''l’extraordinaire''
''grande quantité d’impôts et de taxes'' pratiqués à
la campagne » ; « certes, nous n’avons pas actuellement
les ''dizaines'' d’impôts des années précédentes,
mais ''on est encore loin d’un avoir fini avec ce mal'' »
(''Pravda'', {{lié|3 mars}} 1926). À plusieurs reprises, il
a paru dans la presse de ces déclarations officielles,
notamment de Rykov, condamnant les impositions
illégales superposées aux impôts légaux ; mais autant
en emporte le vent. Des circulaires ont été expédiées
du centre à la périphérie : elles sont noyées
dans des milliards d’autres circulaires, dont on ne
tient aucun compte, que l’on ne peut même pas lire.
L’extorsion de ressources par l’emprunt forcé
est aussi d’un usage devenu banal, en dépit de
réprobations officielles non moins banales. Il en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/24
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de tête et un menaçant froncement de sourcils, à nous ranger à son opinion. Nous admirons l’instinct féminin mystérieux qui l’a conduite, en si peu de jours, et en dépit de la renommée, à une conviction si ferme, car on ne sait, tant sa tête s’incline bas vers la terre, quand elle marche, comment elle a pu lire les visages des tirailleurs si haut situés. Vers ce même temps de juin-juillet 1916, on a violé une femme mûre près de sa... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>de tête et un menaçant froncement de
sourcils, à nous ranger à son opinion.
Nous admirons l’instinct féminin mystérieux
qui l’a conduite, en si peu de jours, et en dépit de
la renommée, à une conviction si ferme, car on ne
sait, tant sa tête s’incline bas vers la terre, quand
elle marche, comment elle a pu lire les visages
des tirailleurs si haut situés.
Vers ce même temps de juin-juillet 1916, on a
violé une femme mûre près de sa maison, dans
notre quartier. J’interroge sur l’événement Mme
Martinot, sa plus proche voisine.
— On dit que c’est un Sénégalais qui l’a fait ;
moi, vous savez. Madame, je ne l’ai pas vu faire.
On dit que c’est arrivé hier soir à six heures, à
cent mètres, pas plus, de ma vigne, que je binais
à cette heure-là. Ce que je trouve à dire, moi, dans
cette histoire, — pas vous, Madame ? — ce que
je trouve à dire, c’est que je ne l’ai pas entendue
crier, la vieille !
— Elle est donc vieille ?
— Oh ! pas tant que ça ! Elle est comme moi,
péchère ! Elle n’est plus fraîche, mais, par exemple,
je ne comprends pas pourquoi qu’on reste
sans crier, quand il vous arrive des choses pareilles.
Vous dites rien de ça ? Que dites-vous
Madame ? Moi, voyez-vous, je ne connais pas bien
les Sénégalais, c’est des hommes des autres pays,
n’est-ce pas ? on ne peut rien dire ; mais je connais
bien ma voisine. Pardi, je ne dis pas que je
sais tout ce qu’elle fait, j’ai mon travail qui ne me
laisse pas le temps d’aller lui tenir la main chez
elle, vous comprenez. Madame ? Mais il y a des
personnes qui disent, — ça c’est entre nous, n’est-ce
pas ? — il y en a qui disent que cette femme
avait demandé cent francs à ce tirailleur pour un<noinclude>
{{nr|18||}}
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/66
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>Tannhäuser, témoigne d’un certain éclat ; sans
doute dans la disposition générale plus d’un
détail a son prix ; la manière notamment dont les
voix se mêlent vers la fin est gracieuse et non
sans mérite ; mais l’ensemble pèche par un défaut
toujours rare chez Wagner, même en ses
œuvres de début, l’absence d’originalité.
L’heure du tournoi, du concours des chanteurs
a sonné. Élisabeth et son oncle viennent se
placer à droite, sur le devant de la scène, pour
recevoir leurs nobles invités dont le défilé sert
de prétexte à cette marche fameuse, le premier,
sans contredit, de tous les morceaux de ''Tannhäuser''
qui soit devenu populaire en France,
type achevé d’une des formes musicales à la fois
les plus attrayantes et les plus dangereuses, car
il y faut sauver de la banalité la franchise nécessaire
de motifs en dehors, précis, nets et régulièrement
agencés. Peu à peu tous les gradins de la
salle se sont remplis, et six concurrents ont pris
place sur des sièges réservés : Tannhäuser, Wolfram
d’Eschenbach, Walter de la Vogelweide,
Biterolf, Henri le Scribe et Reimar de Zweter.
Le landgrave, ayant à sa droite Élisabeth, prononce,
sous forme de récitatif largement déclamé
ce que nous appellerions le discours d’ouverture,
et pose le sujet à traiter : approfondir la nature<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/158
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|156|''LA RUSSIE NUE''}}</noinclude>est de l’emprunt à la campagne comme à la ville :
le « citoyen » n’est pas libre de ne pas souscrire.
L’ouvrier et l’employé se voient souvent retenir,
à la paie, leur souscription « volontaire » décidée
en dehors d’eux par les bureaux communistes ;
le paysan est inscrit d’office sur une liste de souscripteurs
non moins « volontaires » dressée par les
fonctionnaires soviétiques habitués à lever l’impôt
et à repérer les moyens de chacun, pour un montant
d’obligations dépendant du total qu’ils ont
ordre de placer. Un emprunt paysan spécial, dit
« emprunt du blé » et libellé en pouds de seigle,
avait été émis il y a quelques années, payable
et remboursable en nature ou en espèces équivalentes ;
les titres étaient acceptés en règlement des
impôts ; mais l’opération, commandée par des
circonstances spéciales, ne pouvait être renouvelée
avantageusement et la campagne doit maintenant
absorber sa part des emprunts dits « de l’agriculture »
ou « de l’industrialisation ». Résister à
la souscription « volontaire obligatoire » serait
tomber sous le coup de l’accusation de contre-révolution,
et s’exposer à des représailles que
chacun a intérêt à éviter. « Il faut dire que dans
bien des cas (''sic''), on a toléré des méthodes de
placement de l’emprunt ne pouvant que ruiner
la confiance des larges masses paysannes vis-à-vis
du système du crédit de l’État… Faut-il répéter<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/67
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>de l’amour. „Qui le pourra, ajoute-t-il, qui
chantera le plus dignement l’amour, que celui-là
reçoive le prix des mains d’Élisabeth, que sa
demande soit aussi haute, aussi hardie qu’il
voudra, je prendrai soin qu’elle soit exaucée.“
Sur une délicieuse ritournelle d’orchestre,
presque classique en sa forme, quatre pages
recueillent dans une coupe d’or, qu’ils présentent
ensuite à Élisabeth, les noms des concurrents, et
la lutte commence. Wolfram, Walter, Biterolf,
célèbrent à tour de rôle l’amour pur et chaste, la
joie idéale des cœurs qui s’attirent, les sublimes
rêveries des êtres qui s’aiment par l’esprit et
non par le sens, improvisations souvent empreintes
d’une réelle noblesse, quoiqu’un peu trop
uniforme d’accent, et d’une similitude fâcheuse
de mesure et de coupe. L’assemblée applaudit.
Mais Tannhäuser a relevé la tête. De telles approbations
ont secoué sa torpeur. Il dit, lui, le
plaisir et l’ivresse de la chair, la soif qui déssèche
les lèvres brûlantes, et, s’enflammant de plus en
plus, il entonne, dans une sorte d’extase infernale,
l’hymne passionné qui jadis a retenti dans la
grotte mystérieuse de la déesse, mais avec rage
cette fois. „Pauvres humains, s’écrie-t-il enfin,
vous qui croyez connaîatre l’amour, partez, allez
au Vénusberg ! “<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/9
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>''dissiper comme un prestige & rentrer dans la foule des mensonges dont on l’avoit fait sortir.''
''D’après cette comparaison que nous regardons comme inutile de pousser plus loin, le compilateur sera peut-être convaincu que son travail & le nôtre, quoique sur le même fond, n’ont rien de commun, & que sous prétexte de nous réduire & de nous améliorer aux yeux du grand nombre des lecteurs, il pourroit bien nous avoir mutilés & défigurés aux yeux du plus petit nombre, mais du plus sage, qui cherche, en s’amusant, à s’instruire.''
''Quant aux fautes légeres, nous convenons qu’il y en a beaucoup ; peut-être quelques-unes de notre composition, car nous ne sommes point infaillibles ; mais certainement la plupart de votre fait, Monsieur, auxquelles nous ne pouvons remédier dans l’éloignement, & c’est à vous à vous réformer. Nous aurions reçu avec reconnoissance les corrections du compilateur, & nous n’avons garde de prendre pour une marque d’estime, une négligence qui ne peut que nous causer du tort.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/68
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
Ces mots impies ont déchaîné l’orage. L’indignation
est à son comble. Les assistants se sauvent,
épouvantés de tant d’audace. Seuls le landgrave,
les chanteurs et les chevaliers sont restés. Ils
tirent l’épée et vont châtier le sacrilège, lorsque,
faisant à Tannhäuser un rempart de son corps,
Élisabeth arrête ces bras menaçants : „Arrière,
dit-elle ! Qu’est-ce que la blessure de votre
glaive auprès du coup mortel que j’ai reçu de
lui ? Il peut se repentir et vous ne devez pas
ravir au pécheur son espérance ! “ Cette héroïque
supplication coupe en deux la première partie de
ce long finale et forme un des beaux mouvements
dramatiques qui existent au théâtre. Au point de
vue musical, c’est aussi la déclamation lyrique
dans sa plus noble simplicité, dans sa plus touchante
beauté.
La jeune fille a gagné sa cause. Tannhäuser
a courbé la tête. Les cris de haine ont cessé ; les
épées se sont abaissées, et toutes les voix se confondent
en un chant de commisération et de pitié.
La phrase est large, bien vocale, et se prête à
merveille aux savantes complications des parties.
Vers la fin, le crescendo obligé avec son brusque
effet de ''piano'' succédant au ''forte'', puis l’interruption
subite de l’orchestre, forçant les chanteurs
à terminer ''diminuendo'' et sans accompagne-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/25
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « service,… pour un de ces services qui ne se rendent pas ; pour lui trouver une femme, la salope ! Il y a de ces commerces que l’on peut faire, Madame, et de ces commerces que l’on ne peut pas faire. Que voulez-vous ? moi, je ne connais pas le Sénégalais qui a fait l’histoire, mais ce n’est jamais qu’un homme comme les autres qui peut se mettre en colère quand on se moque de lui ; et ma voisine n’avait qu’à le laisser tranquille, lui e... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>service,… pour un de ces services qui ne se rendent
pas ; pour lui trouver une femme, la salope !
Il y a de ces commerces que l’on peut faire, Madame,
et de ces commerces que l’on ne peut pas
faire. Que voulez-vous ? moi, je ne connais pas
le Sénégalais qui a fait l’histoire, mais ce n’est
jamais qu’un homme comme les autres qui peut
se mettre en colère quand on se moque de lui ; et
ma voisine n’avait qu’à le laisser tranquille, lui
et son argent avec lui.
Les rares fois où l’on cite dans la région des
exemples de violence des hommes noirs, il est intéressant
de constater que les victimes encourent
la vindicte publique comme responsables, sinon
coupables, du crime ou délit, tandis que les tirailleurs
recueillent la sympathie due aux représentants
de la justice providentielle.
Les exemples, d’ailleurs plus nombreux, de la
violence des hommes blancs à l’égard des noirs,
attirent au contraire contre leurs auteurs la réprobation
des femmes :
— Le Combastel, ce vieil avare, il l’avait fait
trop boire, le tirailleur, péchère ! pour tirer ses
sous. Et parce qu’il ne pouvait plus marcher pour
sortir, il l’a moitié tué avec la sarpe, cette crapule !
Nous n’avions pas de raisons pour être plus
malveillants et plus inhospitaliers que de vieilles
paysannes peureuses et, pour ma part, je commençai
à m’effrayer moins de rencontrer dans mes
courses champêtres ces grands garçons lents dont
le visage, à cette époque-là, m’était fermé jusqu’au
moment où l’ouvrait un bon sourire pour
le salut classique :
— Bonjour, Madame, ça va ?
Je me rappelle mes angoisses les premières fois<noinclude>
{{nr|||19}}
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T25, Adamsohn.djvu/10
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
''Nous avons cru, Monsieur, ne pouvoir vous adresser trop tôt cette explication ou apologie, pour que vous l’insériez, en forme de préface, à la tête des volumes que vous imprimez actuellement.''
''Nous avons l’honneur d’être, &c.''
{{A|Lausane, ce 31 décembre 1783.|4|0|mt=2em|fs=90%}}
{{SDT2|lh=2px|esp=0|lb=0|mt=3}}
{{T|''Notes des Libraires.'' Cette lettre nous avoit été adressée pour être insérée à la fin du vingt-quatrieme volume de 1783 ; mais étant arrivée trop tard, nous avons été obligés de la renvoyer à l’année suivante.|90}}
{{brn|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>ment, sont des effets malheureusement connus et
qui assignent une date à l’œuvre. Quelques taches
de ce genre se retrouvent encore dans la seconde
partie du finale marquée par l’intervention du
landgrave, qui, bannissant le coupable, lui indique
le chemin du salut. Voici que les pèlerins passent,
gagnant la Ville Sainte au prix de mille fatigues.
C’est l’espoir du pardon ; c’est la délivrance.
„À Rome, s’écrie Tannhäuser éperdu, à Rome ! “
Cette scène évoque, par l’importance de ses
dimensions, par la disposition de l’ensemble
comme par l’agencement des détails, le souvenir
de ces finales, dont le modèle, venu d’Italie, se
modifia sur la terre de France et revêtit une
forme plus large, plus imposante, entre les mains
de Meyerbeer et d’Halévy. Remarquons que
l’auteur ne disposait ici que d’une voix de
soprano, la partie d’Élisabeth, et qu’il devait la
ménager habilement pour l’opposer avec succès,
c’est-à-dire avec effet, aux masses chorales des
voix d’hommes qui dominaient tout l’ensemble.
En réalité, cette dernière partie du finale se
compose d’une seule phrase, très longue, il est
vrai, puisqu’elle comporte cinquante-quatre mesures,
et très large, solennelle, pompeuse comme
un chant d’église. Exposée une première fois par
les ténors et les basses dont les nombreuses par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>ties suivent la mélodie, pour ainsi dire, note à
note, et lui tressent une harmonie d’accompagnement
riche et serrée, la phrase est redite ''in''
''extenso'' et sans variante par le soprano ; elle se
déroule alors plus claire, plus lumineuse, tandis
que le chœur la soutient par une sorte d’arpège
vocal dont les diverses notes passent d’une partie
à l’autre, se répondant, se complétant, fragments
d’accords dont la réunion forme un tout sonore
et puissant. Pour fini, une coda longuement
développée, qui n’est plus un chant proprement
dit, mais une suite d’accords scandant la mesure,
et soudés les uns aux autres avec une variété
qui n’admet pas la répétition, pendant qu’à l’orchestre
continue à se dérouler avec une évidente
obstination un contrepoint dont la trame solide
enveloppe en quelque sorte tout cet ensemble,
depuis la première jusqu’à la dernière mesure.
Ajoutons qu’en dépit de grandes beautés, l’excessive
étendue de ce finale est rendue plus
sensible encore par l’uniformité des mesures
dont 472 sur 509 sont à quatre temps. (La célèbre
bénédiction des poignards compte seulement 32
mesures de moins, mais présente une bien autre
variété rythmique.) Aussi l’usage a-t-il fait pratiquer
des coupures qui l’allègent et le ramènent
à de justes proportions.<noinclude>
<references/></noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
L’entr’acte du second acte reproduit par anticipation
l’air d’Élisabeth ; l’entr’acte du troisième
reproduit de même, à l’exception de quelques
mesures au début, le récit du voyage à Rome
que va faire tout à l’heure Tannhäuser. Remarquons
en passant que, dans ses ouvrages postérieurs,
Wagner ne se serait plus permis un procédé
aussi expéditif : ou il eût supprimé l’entr’acte,
ou il l’eût écrit de manière à lui donner une valeur
propre, une raison d’être véritable.
La toile se lève sur le décor du deuxième
tableau du premier acte. Wolfram descend des
hauteurs qui dominent la vallée et promène sa
rêverie dans la forêt silencieuse. Lui aussi il a
aimé, il aime ; mais l’aveu de son amour expire
sur ses lèvres, et il assiste, témoin discret, à la
scène touchante du retour des pèlerins. Élisabeth,
prosternée aux pieds d’une statue de la Vierge,
cherche des yeux celui qu’elle attend toujours.
Vain espoir : Tannhäuser n’est pas parmi eux. Ce
chœur des pèlerins emprunte à celui du premier
acte son second motif, l’espèce de marche harmonique
montant par intervalles de tierce mineure
et d’un effet si pénétrant ; encore est-il présenté
ici avec le rythme ternaire ; mais le premier
thème est nouveau, ou du moins n’a figuré que
dans l’ouverture. C’est lui qui se développe avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/26
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « où, engagée dans un sentier forestier, j’entendais derrière moi le pas résolu d’un tirailleur. J’assurais ma marche et je la hâtais cependant, dans l’espoir que mon mystérieux compagnon ralentirait la sienne par discrétion ; mais il n’en faisait rien ; il semblait même adopter mon allure, comme celle d’un entraîneur, et mon malaise croissait ou diminuait selon le caractère plus ou moins solitaire du parcours. Il me laissait indéfini... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>où, engagée dans un sentier forestier, j’entendais
derrière moi le pas résolu d’un tirailleur. J’assurais
ma marche et je la hâtais cependant, dans
l’espoir que mon mystérieux compagnon ralentirait
la sienne par discrétion ; mais il n’en faisait
rien ; il semblait même adopter mon allure,
comme celle d’un entraîneur, et mon malaise
croissait ou diminuait selon le caractère plus ou
moins solitaire du parcours. Il me laissait indéfiniment
dans ces transes, aggravées du fait que
je n’osais me retourner pour voir le visage, peut-être
terrible, de mon agresseur présumé, de
crainte que ce geste ne précipitât son action.
Je ne comprenais pas encore, comme aujourd’hui,
que si les tirailleurs ne cherchaient pas à
m’épargner l’énervement d’être suivie, c’est que
l’idée de me suivre ne leur était pas venue. J’étais
un peu comme ce bétail qui, sur les routes, se
croit l’objet de la poursuite des automobiles.
Un jour que je suis seule à la maison, il m’arrive
une escouade de tirailleurs. Du balcon treillagé
où ils ne peuvent me distinguer, je les vois
traverser le jardin et se diriger vers la porte.
Devant celle-ci, ils s’arrêtent, pour se décharger
de leurs musettes sur les bancs ; puis ils s’assoient
à côté d’elles. Je les examine d’en haut, à
loisir. Ils paraissent rendus à domicile. Ils ne
semblent rien souhaiter de mieux que leur état
présent. Combien de temps vont-ils rester là ?
J’éprouve, la première, de l’inconfort :
— Qu’est-ce que vous voulez ?
— Nous y a venir pour voir lapins.
Notre réputation d’éleveurs leur est donc parvenue ?
Je descends pour leur faire les honneurs
du clapier. Je me juge d’abord assez imprudente,<noinclude>
{{nr|20||}}
<references/></noinclude>
cpvgs1mopbcix9cx4nz16auedo3apej
Liberté
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text/x-wiki
#REDIRECT[[Poésie et vérité 1942/Liberté]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|UN ÉTRANGE MATELOT||31}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-a1.jpg|162px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de goût des corsets montants, ça n’est pas agréable à porter. Moi, je restais plantée comme un piquet devant le commandant, ne sachant s’il fallait partir ou demeurer, quand il m’a dit : « Viens te promener avec moi, Bécassine-Hanoum. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-a2.jpg|339px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et il m’a prise par le bras. C’est tel que je vous le raconte : j’ai eu l’honneur de faire le tour du pont au bras d’un commandant de la marine française ! Qu’est-ce qu’ils auraient dit s’ils avaient vu ça, les gens de mon pays natal de Clocher-les-Bécasses…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-a3.jpg|209px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qui, lorsque j’étais haute guère plus que trois pommes, se moquaient déjà de moi et prétendaient que, toute ma vie, je serais bonne bien juste à me promener avec des oies !
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-b1.jpg|171px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Tout en faisant notre tour, le commandant me parlait de la fin de notre traversée, qui n’allait plus être longue, des endroits qu’on verrait. Je répondais : « Oui, commandant. Parfaitement, commandant. » Mais je dois avouer que j’étais à autre chose.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-b2.jpg|142px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Il s’en est aperçu. « Tu ne m’écoutes pas. Qu’est-ce que tu regardes ? » a-t-il demandé. Ce que je regardais, c’était un matelot qui marchait en avant de nous, portant une petite malle de bois, et qui avait vraiment une drôle de tournure, pas du tout la tournure d’un matelot.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-b3.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Il marchait comme quelqu’un qui n’a pas sa raison, Ou qui n’a pas ses yeux. Il se cognait dans d’autres matelots, ou dans les mâts, ou dans les cheminées. À un moment, il a tapé dans un paquet de cordages et il a failli s’étaler par terre.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-b4.jpg|144px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À tout ce qu’il cognait, même aux objets, il disait : « Je suis désolé… Veuillez m’excuser… Vous ai-je fait mal ? »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-c1.jpg|220px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Puis, il s’est retourné, et c’est sur nous qu’il a cogné ; le commandant a failli recevoir la malle en pleine figure. Il a repiqué une colère, une vraie. Il a crié : Diable de maladroit !… Qu’c’est qu’un matelot comme ça ?… Flanquerai aux fers ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-c2.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Maintenant, je voyais le matelot de face, je l’ai reconnu et j’ai dit : « Tiens, c’est {{M.|Proey-Minans}} ! » Ça a calmé aussitôt le commandant. « Mais oui, a-t-il fait, c’est {{M.|Proey-Minans}}, sous un nouveau déguisement,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p31-c3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … et qui lui va, ma foi, fort bien. Toutes mes félicitations, cher monsieur. — Merci, commandant ; mais je vous poserai une question, si vous le permettez : je cherche mon groupe, j’ai perdu mon groupe, pourriez-vous me dire où est mon groupe ? »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/38
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LES DÉGUISEMENTS DE {{M.|PROEY-MINANS}}|32|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-a1.jpg|147px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Avant de vous parler du groupe que réclamait {{M.|Proey-Minans,}} il faut que je vous dise un peu ce qu’était devenu ce bon cher monsieur depuis notre embarquement. À ce moment, vous vous rappelez, il était déguisé en domestique
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-a2.jpg|302px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Au repas qui a suivi notre arrivée, et que mes maîtres ont pris avec les officiers, il a voulu rester conséquent avec son costume, et il a commencé d’aider au service, comme je faisais moi-même.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-a3.jpg|227px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Seulement, le métier de valet de chambre, c’est comme tous les métiers, ça a besoin de s’apprendre, et {{M.|Proey-Minans}} n’a pas eu l’apprentissage. En plus, il est myope à ne pas distinguer un pissenlit d’une citrouille.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-b1.jpg|282px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors, il faisait de ces bêtises pour lesquelles on a ses huit jours chez les meilleurs maîtres. Il versait le vin à côté des verres,…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-b2.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… il remportait les plats pleins à l’office et il tendait les vides aux convives.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-b3.jpg|164px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
À un moment où, par extraordinaire, il passait un plat qui contenait quelque chose, il l’a flairé, il a pris un air d’écœurement et il a dit : « Quelle abominable odeur ! Ma cuisinière sait pourtant bien que je ne puis souffrir l’ail {{Corr|!|! »}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-b4.jpg|124px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il faut dire que la cuisine du ''Yémen'', c’est ail, et ail, et encore ail, au goût du commandant, qui n’est pas de Marseille pour rien. Celui-ci a commencé de bougonner : « Qu’c’est qu’un domestique comme ça ? S’pèce d’empoté, malappris !…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-c1.jpg|142px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Flanquerai aux fers ! » Juste à ce moment, {{M.|Proey-Minans}}, qui est distrait plus encore que myope, a achevé d’oublier le rôle qu’il jouait, et, se trouvant devant une place restée vide, il s’y est assis, bien tranquillement.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Du coup, le commandant a failli éclater. Heureusement, ma maîtresse était sa voisine. Elle lui a dit tout bas quelques mots d’explication qui l’ont calmé, et l’incident n’a pas eu de suite.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-c3.jpg|144px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Le jour suivant, nous avons vu {{M.|Proey-Minans}} se promener sur le pont, d’abord en soldat anglais…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p32-c4.jpg|171px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et un peu plus tard, en Turc, ou Arbi, je ne sais pas au juste, enfin une espèce de mendiant tout affreux et dépenaillé. Ben Kaddour s’est précipité, le prenant, de loin, pour un de ses compatriotes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE GROUPE {{No}} 5||33}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-a1.jpg|196px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… mais quand il a été près de lui, il a dit : « Ça y être le bon vieux monsieur. » Et il est venu me rejoindre. C’est drôle : {{M.|Proey-Minans}} se donne beaucoup de peine pour se déguiser, et cependant, on le reconnaît toujours. Pendant que pour s’exercer à son métier de contre-espionnage, il jouait ainsi au mardi-gras,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-a2.jpg|302px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… nous autres, nous écoutions un lieutenant nous expliquer ce que nous aurions à faire en cas de torpillage. Chacun fait partie d’un groupe ; au signal d’alarme, les groupes doivent se former à l’endroit qu’on leur a indiqué, et puis, il n’y a plus qu’à obéir au chef du groupe. Oh ! c’est bien arrangé ! Zidore, Stentor, Ben Kaddour et moi, nous nous sommes mis ensemble étant du même groupe {{N°|5}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-a3.jpg|184px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’officier appelait : « {{M.|Proey-Minans}}, chef du groupe {{n°|5}}… Où est {{M.|Proey-Minans}} ? »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-b1.jpg|189px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Voilà, voilà » a-t-il crié, et il est accouru aussi vite qu’il put, en se cognant, naturellement, dans tous les obstacles qu’il a rencontrés.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-b2.jpg|189px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le lieutenant a paru surpris de le voir accoutré comme il était, mais il n’a rien dit : on est si poli et si gentil dans la marine ! « Lieutenant, lui a demandé {{M.|Proey-Minans}}, ne pensez-vous pas qu’il vaudrait mieux désigner un autre chef ? Serai-je à la hauteur de ma fonction ?
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-b3.jpg|249px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — Nous vous aiderons, cher monsieur. — Et puis, moi, je suis là… {{Nec|La, si, sol, do}}, » a chanté Stentor, qui aime bien faire l’important.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-c1.jpg|258px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Tout le monde a assuré {{M.|Proey-Minans}} qu’il commanderait très bien le groupe {{n°|5}}. J’ai dit, comme les autres, par politesse, mais entre nous, j’ai pas confiance. C’est un homme bien savant, mais si myope et si distrait que des fois il en paraît, si je peux dire, toqué.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-c2.jpg|131px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Déjà je n’étais pas rassurée de l’avoir pour chef, je le suis encore moins depuis que je l’ai vu courir comme un affolé après son groupe, le jour de la fausse alarme.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p33-c3.jpg|271px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je me demande ce qui arriverait s’il y en avait une vraie, d’alerte. Et certainement, il va y en avoir une, mon flair me le dit, j’en ai le pressentiment, j’en rêve la nuit, et ça me donne des cauchemars épouvantables.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE TORPILLAGE|34|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-a1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Une fois de plus, mes pressentiments ne m’avaient pas trompée. Nous l’avons, la vraie alerte, nous le tenons, le torpillage ; nous sommes en plein drame pendant que j’écris ces lignes, les dernières, peut être, qui sortiront de mon stylo.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-a2.jpg|262px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il était cinq heures du matin, et je dormais comme une bienheureuse, quand, soudain, réveil en sursaut. La sirène mugissait avec la force d’un troupeau de bœufs, surtout composé de vaches, qui donnent plus de voix…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-a3.jpg|253px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… comme chacun sait. Je dégringole de mon lit, je m’habille en hâte. Il se produit un choc qui fait trembler tout le bateau ; Hindenburg, qui couche dans ma chambre, se met à aboyer encore plus fort que la sirène ne mugissait. Ça me fait perdre un peu la tête.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-b1.jpg|196px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je mets du temps à rassembler les objets que je voulais emporter comme nécessaires ou agréables en cas de naufrage : ma brosse à dents, mes grands mouchoirs à rhume de cerveau, une boîte d’allumettes surtout. Rien de plus utile que ça…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-b2.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… À preuve, l’histoire de Robinson Crusoé et de Vendredi, qui ont eu tant de peine à allumer leur feu. Dame ! ça n’est pas commode de trouver des allumettes, même dans les bureaux de tabac. À plus forte raison dans une île déserte.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-b3.jpg|211px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Enfin, fine prête, parée et harnachée, je grimpe sur le pont, je me rends à l’endroit désigné pour le {{Lié|groupe 5}}. C’est là que j’écris.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-b4.jpg|127px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour tremble de tous ses membres, et tantôt il se fourre dans sa boîte…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-c1.jpg|178px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… tantôt il se jette à mes pieds, en me suppliant de ne pas le laisser ''crabouiller''. Zidore et Stentor rient, se font des niches. Moi, je ris de les entendre. C’est drôle, souvent je m’étais dit que si j’étais prise dans un torpillage…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-c2.jpg|318px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… je mourrais de peur. Eh bien ! pas du tout. Je suis rassurée par le beau soleil, par le calme de la mer, par celui du commandant. Il est magnifique. Comme il donne bien ses ordres ! Il pense à tout, il a l’œil partout… Voilà que {{Mlle|Armande}} lui porte les nouvelles. Cette brave petite, quoi que pas complètement guérie, a repris son poste à la {{Nobr|T. S. F.}},
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p34-c3.jpg|207px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
En s’en retournant, elle s’arrête deux secondes à causer. « Pas de grave danger, qu’elle me dit. Un croiseur vient à notre secours. Le pirate boche doit s’être enfui, son mauvais coup fait ; l’homme de vigie ne le voit plus…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/72
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>tant d’ampleur sous l’accompagnement caractéristique
des violons dont nous parlerons plus loin.
Cependant les pèlerins ont lentement défilé.
Leurs derniers accents se font entendre encore,
puis se perdent dans le lointain, sans orchestre,
interrompus bizarrement sur un accord de
septième dominante qui ne se résout pas, et dont
le vague rapport avec la tonalité présente a dû
passer en son temps pour un gros germanisme.
Ici nous trouvons la prière bien connue d’Élisabeth,
si expressive malgré sa contexture un
peu flottante, placée, comme celle de ''Rienzi'',
au seuil du dernier acte, mais d’un sentiment
mélodique très différent, et un morceau plus
célèbre encore, la romance de l’étoile. Par son
tour personnel et poétique, par la richesse du
récitatif qui l’encadre, par le dessin heureux de
la phrase principale, par les ressources qu’elle
offre pour faire valoir la voix de baryton, cette
page exquise restera longtemps un des meilleurs
arguments à invoquer lorsqu’il s’agira de confondre
ceux qui accusent Wagner de n’être pas
„chantant“, comme on dit vulgairement, c’est-à-dire
de ne pas trouver des mélodies. Combien en
pourrait-on citer, dans le répertoire contemporain,
d’aussi pures, d’aussi franchement belles ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/27
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « étant seule, mais je suis vite rassurée. Devant chacune des cabanes, ils stationnent en groupe, gravement. Cependant, ils se mettent à pousser des cris et des rires aigus quand ils voient, d’une portée de petits lapins noirs, surgir un lapereau blanc, ou réciproquement. Je ne peux m’empêcher de rire aussi aux éclats comme si je découvrais avec eux ce phénomène, pourtant si banal. Ils partent avec des : merci ! et l’air de gens qui n’ont... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>étant seule, mais je suis vite rassurée. Devant
chacune des cabanes, ils stationnent en groupe,
gravement. Cependant, ils se mettent à pousser
des cris et des rires aigus quand ils voient, d’une
portée de petits lapins noirs, surgir un lapereau
blanc, ou réciproquement. Je ne peux m’empêcher
de rire aussi aux éclats comme si je découvrais
avec eux ce phénomène, pourtant si banal.
Ils partent avec des : merci ! et l’air de gens qui
n’ont pas perdu leur journée.
Un autre visiteur est plus troublant. Il entre
par la petite porte de notre jardin qui s’ouvre
sur les bois, tandis que ce matin-là je sors par une
autre. J’observe qu’il s’oriente avec aisance vers
la maison, puis se détourne de la façade où il
remarque la clôture de la grande entrée. Je cesse
de l’apercevoir à ce moment-là. J’oublie en m’éloignant
son apparition ; mais à mon retour je
trouve ma famille en émoi.
Le Sénégalais s’était introduit par la porte de
la cuisine, restée entr’ouverte, pendant qu’Esperanza,
notre domestique, se trouvait dans cette
pièce occupée à écosser des petits pois. Il était
passé devant elle en murmurant un bonjour,
puis, ayant avisé une chaise libre, il l’avait rapprochée
d’elle, de la table et du panier contenant
les légumes. Sans répondre à une seule des questions
que lui posait sa compagne interdite, il
s’était assis et s’était mis en devoir de l’aider
consciencieusement, extrayant avec soin les graines
de leur gaine, pour les déposer dans le légumier.
L’arrivée de mon père, à ce moment-là, avait
rassuré la bonne sans le troubler. Malgré que le
vieillard s’animât et rougît en lui expliquant<noinclude>
{{nr|||21}}
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LA BOUTEILLE À LA MER||35}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-a1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Le voie d’eau n’est pas trop grande. Tout le monde sera sauvé. » Déjà des bateaux sont mis à la mer, des groupes s’embarquent. Tout ça se fait sans tumulte, bien en ordre. Nous aussi nous devrions embarquer, mais nous attendons notre chef de groupe…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-a2.jpg|264px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… {{M.|Proey-Minans}}. Où est-il passé ? Ce serait lâche de partir sans lui ; pourtant il faut se presser. Qu’est-ce qu’a donc Hindenburg ? Il tire comme un fou sur sa laisse, il m’échappe.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-a3.jpg|187px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il a couru d’un trait à l’autre bout du pont. Voilà qu’il se précipite sur un cuisinier que je voyais depuis quelques minutes s’agiter là-bas. Il le conduit vers nous.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-b1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et je reconnais {{M.|Proey-Minans}}, je reconnais la malle qu’il porte : c’est celle qui contient tous ses déguisements. {{M.|Proey-Minans}} nous explique rapidement que ses mauvais yeux l’avaient empêché de retrouver l’endroit de réunion. Et nous, nous ne pouvions deviner que ce chef de cuisine, c’était notre chef de groupe.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-b2.jpg|356px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Faut avouer que c’est une drôle d’idée de se déguiser en gâte-sauce pour aller dans la grande sauce… Zidore et Stentor aident à mettre notre barque à la mer… Ben Kaddour dégringole l’échelle avec une agilité de singe.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-b3.jpg|160px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les trois autres n’en finissent pas de nous rejoindre.
Je les appelle. Ils devraient se presser : le ''Yémen'' commence à pencher et à couler de l’arrière.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-c1.jpg|200px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Je vais plier soigneusement mes mémoires, je les mettrai dans une bouteille dont j’enfoncerai le bouchon de toutes mes forces. J’ai lu que ça se fait toujours en cas de naufrage.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-c2.jpg|120px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}}, Zidore, Stentor apparaissent en haut de l’échelle. Ils descendent. Auront-ils le temps d’arriver ?… Le ''Yémen'', en se retournant, ne va-t-il pas nous mettre, nous aussi, la quille en l’air ?
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p35-c3.jpg|304px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
C’est le moment de jeter la bouteille… Adieu, mes chers mémoires, sur lesquels j’ai passé tant de temps et fait tant de pâtés ! Dieu veuille que vous arriviez à mes bonnes petites de la ''Semaine de Suzette''… et que je puisse encore écrire pour elles !!!<noinclude>
<references/></noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
Mais nous touchons au dénouement que prépare
le long récit, durement qualifié jadis et
reconnu magnifique aujourd’hui, du pèlerinage à
Rome. Scribe aurait trouvé là le canevas d’un
acte entier ; Wagner a préféré ne pas montrer le
tableau et le raconter. C’est le récit épique substitué
au drame proprement dit ; mais si le système
prête le flanc à la controverse, la musique
s’impose d’elle-même par sa gradation d’intérêt,
sa variété relative, sa puissance d’expression. On
souffre avec Tannhäuser pendant la première
partie du voyage, où la dureté de cet accompagnement
pénible et comme âpre trahit les difficultés
du chemin ; on espère avec lui quand le chant
des fidèles résonne sous les voûtes sacrées, appelant
la clémence de Dieu ; avec lui, enfin, on
retombe écrasé sous la main qui maudit, anéanti
par la réponse impitoyable du pontife qui a dit
au lieu de pardonner : „Si tu as partagé ces
voluptés criminelles, si tu as enflammé ton cœur
au feu de l’enfer, c’en est fait, tu es damné pour
jamais. De même que cette crosse dans ma main
ne se parera plus d’une fraîche verdure, ainsi
jamais tu ne verras dans la fournaise infernale
refleurir pour toi la délivrance.“ Aussi comprend-on
que, révolté, le malheureux songe à
reprendre la route du Vénusberg. Vainement<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|CE QUE DEVINT LA BOUTEILLE|36|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-a1.jpg|211px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Après une longue navigation, la bouteille contenant les ''Mémoires de Bécassine'' fut poussée par les courants vers un port italien… Elle y fit son entrée en même temps qu’un navire venant de Salonique.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-a2.jpg|220px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Or, par une étrange coïncidence, à bord de ce navire se trouvait le lieutenant Pinchon, portraitiste habituel de Bécassine, rappelé de l’armée d’Orient en France. Il descendit à terre, visita une vague ruine antique, seule curiosité…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-a3.jpg|282px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de la petite ville, puis, s’ennuyant, vint flâner sur le port. Un homme pêchait à la ligne. Le lieutenant regarda ; l’homme, obligeamment, lui tendit sa gaule : « Si le signor officier daigne !… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-b1.jpg|289px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le signor officier daigna. À peine eut-il pris la gaule, le bouchon s’enfonça. Le lieutenant tira ; il éprouva une forte résistance ; rien ne parut. « C’est un gros poisson, dit-il, ou quelque vieille casserole. » Déjà le pêcheur était descendu au ras de l’eau. Il ramena à la surface l’objet auquel l’hameçon était…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-b2.jpg|178px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… accroché : c’était une bouteille tout enlacée d’herbes marines. Il allait la rejeter ; l’officier l’en empêcha « Faites voir, » demanda-t-il. La bouteille était bouchée, quelque chose de blanc apparaissait à l’intérieur. Et quelle fut la stupéfaction du…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-b3.jpg|196px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… lieutenant quand ayant extrait, déployé ce quelque chose de blanc, il y reconnut un précieux manuscrit, celui où Bécassine racontait ses aventures à bord du ''Yémen'', et son naufrage.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-c1.jpg|231px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Une semaine plus tard, le lieutenant et le manuscrit faisaient leur entrée dans les bureaux de la ''Semaine de Suzette''. On y était fort inquiet du silence prolongé de Bécassine. Dès que les courriers arrivaient, on les…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-c2.jpg|198px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… dépouillait avec une hâte fiévreuse. « Rien d’elle, toujours rien ! » disaient les directeurs, et les figures se rembrunissaient. Les nouvelles apportées par le lieutenant étaient pires encore que le silence. On crut la brave Bretonne disparue à jamais. Ce fut une vraie consternation ; …
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p36-c3.jpg|216px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… les plus jeunes employées versèrent d’abondantes larmes… Ceci se passait au milieu d’{{Lié|octobre 1918}}. Dès la fin du mois on devait être rassuré… Mais n’anticipons pas sur les événements et revenons à notre héroïne…<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LE BAIN DU GROUPE {{n°|5|cap}}||37}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-a1.jpg|162px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Au moment où nous l’avons quittée, la petite barque qui portait le groupe {{n°|5}} s’éloignait du ''Yémen'' sur le point de sombrer. Hélas ! l’accident redouté par Bécassine se produisit. Le navire, en se retournant, provoqua une énorme vague…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-a2.jpg|287px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qui enleva la barque comme un {{Corr|fêtu|fétu}} de paille. Effrayés, les passagers se jetèrent instinctivement sur le bord opposé, et l’embarcation chavira.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-a3.jpg|267px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Heureusement, les ceintures de sauvetage firent leur effet. Les naufragés remontèrent rapidement à la surface, se cramponnèrent à des épaves qui se trouvaient à leur portée. Et déjà Stentor essayait son creux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-b1.jpg|300px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais Bécassine cria : « Ah ! ma Doué ! nous ne sommes plus que cinq, le chien compris. Qui que c’est qui manque ? — C’est {{M.|Proey-Minans}}, » dit Zidore ; puis désignant de la main un bonnet de mitron qui flottait tout proche :…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-b2.jpg|231px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Il est là ! » ajouta-t-il. Hindenburg avait suivi le geste ; il plongea. Quelques secondes après, il reparaissait, ramenant le faux cuisinier. Tandis que Stentor et Ben Kaddour soutenaient celui-ci, Zidore travaillait à ajuster de nouveau sa ceinture, qui s’était détachée.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-b3.jpg|220px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant Bécassine s’inquiétait de savoir si {{M.|Proey-Minans}} n’était pas noyé{{Corr|,|.}} S’affolant, elle proposait de le frictionner…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-c1.jpg|236px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… avec une flanelle bien sèche. Soudain, {{M.|Proey-Minans}} redressa la tête, il éternua une fois, deux fois, trois fois, avec une force croissante. Peu à peu, il reprenait ses esprits ; mais sa demi-noyade, jointe à sa distraction habituelle…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-c2.jpg|247px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… l’empêchait de se rendre compte de ce qui se passait. Il leva les bras aussi haut qu’il le put, fit le geste de chercher quelque chose ; puis, au milieu de nouveaux éternuements, il murmura :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p37-c3.jpg|209px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« C’est ennuyeux… Ce bain est un peu frais… Je suis en train de m’enrhumer… Et je ne parviens pas à atteindre le robinet d’eau chaude. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/121
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>escamotés. Rien de plus facile que de faire marcher
plusieurs temps à la fois dans toutes les directions.
À vrai dire je crains que les nerfs de Madame
n’aient succombé à tant d’émotions. Ce n’est pas
qu’elle soit précisément dérangée, mais elle a reçu
un coup, elle est ''fixée'', ses idées ne bougent plus.
Et est-ce qu’elle a réussi à voir son amant ? Pas
du tout. Rodrigue est à sa mère qui en prend soin,
elle prend soin de tous les deux.
Tous deux séparés par d’épais murs parcourent
en vain pour essayer de se rejoindre les escaliers
du délire.
Je vais les chercher. (''Il sort et rentre avec'' DONA
PROUHEZE ''dont la main est posée sur son poing, avec l’air d’un magnétiseur qui amène son numéro. Elle a repris ses vêtements de femme.'')
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}. ― Parlez, Prouhèze ! que
cette foule à votre insu qui nous entoure vous entende !
parlez et dites-nous ce qui charge votre cœur coupable !
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Rodrigue !
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}. ― Rodrigue ? Il est à la
chasse. Je veux dire que son corps est bien là de
l’autre côté de ces carreaux rougeoyants que vous
surveillez à travers la cour,
Mais voilà bien des heures qu’en rêve il essaye
de sortir de ce taillis inextricable qu’il entend se
rompre et se froisser devant lui sous le poids d’une
présence invisible :
« Est-ce vous ? » c’est en vain qu’il essaye votre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>escamotés. Rien de plus facile que de faire marcher
plusieurs temps à la fois dans toutes les directions.
À vrai dire je crains que les nerfs de Madame
n’aient succombé à tant d’émotions. Ce n’est pas
qu’elle soit précisément dérangée, mais elle a reçu
un coup, elle est ''fixée'', ses idées ne bougent plus.
Et est-ce qu’elle a réussi à voir son amant ? Pas
du tout. Rodrigue est à sa mère qui en prend soin,
elle prend soin de tous les deux.
Tous deux séparés par d’épais murs parcourent
en vain pour essayer de se rejoindre les escaliers
du délire.
Je vais les chercher. (''Il sort et rentre avec'' DONA
PROUHÈZE ''dont la main est posée sur son poing, avec l’air d’un magnétiseur qui amène son numéro. Elle a repris ses vêtements de femme.'')
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}. ― Parlez, Prouhèze ! que
cette foule à votre insu qui nous entoure vous entende !
parlez et dites-nous ce qui charge votre cœur coupable !
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Rodrigue !
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}. ― Rodrigue ? Il est à la
chasse. Je veux dire que son corps est bien là de
l’autre côté de ces carreaux rougeoyants que vous
surveillez à travers la cour,
Mais voilà bien des heures qu’en rêve il essaye
de sortir de ce taillis inextricable qu’il entend se
rompre et se froisser devant lui sous le poids d’une
présence invisible :
« Est-ce vous ? » c’est en vain qu’il essaye votre<noinclude>
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{{Numérotation|LE JOYEUX NAUFRAGE|38|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-a1.jpg|249px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un éclat de rire accueillit les paroles de {{M.|Proey-Minans}}. Il assujettit ses lunettes, regarda autour de lui, reconnut ses compagnons et reprit : « Je me croyais dans une baignoire, je vois que je suis dans une piscine. » Les rires redoublèrent. Jamais naufrage ne fut moins tragique.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-a2.jpg|191px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Nos personnages étaient persuadés qu’ils seraient promptement secourus ; le soleil brillait, des mouettes curieuses volaient autour du…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-a3.jpg|287px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… groupe, et Hindenburg faisait des bonds prodigieux pour les atteindre. Cependant Stentor opina qu’étant sujet aux rhumatismes, il importait pour lui de se mettre au sec. Il se hissa sur la barque. Zidore le rejoignit, et suggéra qu’on pourrait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-b1.jpg|200px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… peut-être retourner l’embarcation. Ils appelèrent Ben Kaddour. Il donnait à Bécassine une leçon de natation : « Oune, ti mettre mains sous menton… Deux, ti étendre bras. » Et l’élève s’amusait follement.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-b2.jpg|280px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’Arbi, né au bord de la mer, nageait comme un poisson. Tout enfant, il avait été de ces gamins qu’on voit sur les ports du Levant, toujours prêts à plonger pour chercher les sous que des voyageurs s’amusent à jeter.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-b3.jpg|216px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
En quelques brasses, il rejoignit ceux qui l’appelaient. Le travail de renflouage commença. Il fut difficile, mais enfin couronné de succès.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-c1.jpg|127px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Nous v’là comme les boches, fit Zidore : notre avenir est sur mer. » Puis, voyant Bécassine s’agripper au bateau, il reprit : « Rétablissement sur les avant-bras… Une… deux… Voilà qui est joli et bien fait…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-c2.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« … Premier prix de gymnastique à l’élève Bécassine… Allez au fond du bateau, jeune premier prix, pour vous secouer et faire le chien mouillé… Au tour de {{M.|Proey-Minans}} maintenant. »
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-c3.jpg|138px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Il approchait, remorqué par Hindenburg, dont il tenait le collier. Ayant, par hasard, trouvé sur son passage son bonnet, il le ramassa, s’en coiffa, et entama une théorie médicale sur les inconvénients qu’il y a à se promener tête nue.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p38-c4.jpg|231px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il interrompit son discours pour se hisser dans la barque. Ce fut laborieux, mais enfin il parvint à prendre pied. « Voilà qui est excellent, fit-il ; le bain, pour produire des effets salutaires, doit-être court et suivi d’exercices gymnastiques. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/79
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LeCharybde
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
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Page:Cousturier - Des inconnus chez moi, 1920.djvu/28
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Nobbfj
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qu’il ne faut pas entrer, comme ça, sans raison, dans les maisons particulières, il ne s’était levé qu’après avoir vidé la dernière cosse. A ce moment, il avait murmuré encore un bonjour, et avait repris la direction du bois. Mon père, suffoqué, s’était rendu au poste militaire le plus voisin pour y témoigner de l’existence du fou. Quelques noirs étaient partis à sa recherche en riant. Nous avons appris, par la suite, qu’ils ne... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Nobbfj" /></noinclude>qu’il ne faut pas entrer, comme ça, sans raison,
dans les maisons particulières, il ne s’était levé
qu’après avoir vidé la dernière cosse. A ce moment,
il avait murmuré encore un bonjour, et
avait repris la direction du bois.
Mon père, suffoqué, s’était rendu au poste militaire
le plus voisin pour y témoigner de l’existence
du fou. Quelques noirs étaient partis à sa
recherche en riant.
Nous avons appris, par la suite, qu’ils ne l’avaient
jamais trouvé, et cependant il a continué
ses exploits chez tous nos voisins.
Il est entré chez le père Sarrut pendant que
ce dernier était malade. Il a monté l’escalier et
s’est assis quelques minutes au chevet du vieillard,
la tête dans les mains, puis il lui a donné à
boire. Ailleurs, on l’a surpris dans un poulailler
en contemplation devant les poules couveuses.
Il a abordé successivement tous les cultivateurs
au travail et leur a demandé de lui prêter
l’outil qu’ils tenaient pour s’essayer à en faire
usage lui-même.
Tous ces faits présentent, en effet, assez d’analogie
pour être imputables à un même auteur ;
seulement, comme on attribue à celui-ci, tour à
tour, un mutisme absolu, ou des paroles ; une
très haute, ou une moyenne taille ; un teint plus
ou moins foncé, et jusqu’à la présence et l’absence
des marques de la petite vérole, — il faut
bien en conclure que le soi-disant fou est, non
pas tel Africain en particulier, mais un bon nombre
d’entre eux, les plus simplement humains,
ceux qui s’abandonnent à aimer, comme les leurs,
toutes les maisons humaines.<noinclude>
{{nr|22||}}
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/45
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|UNE VOILE SUSPECTE||39}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-a1.jpg|173px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’embarquement du restant du groupe s’opéra sans difficulté. Le soleil, haut sur l’horizon, eut vite fait de sécher les naufragés, Bécassine ayant trouvé dans sa vaste poche un petit peigne et un fragment de glace,
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-a2.jpg|336px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… ils réparèrent à tour de rôle le désordre de leur toilette, « se refirent une beauté », suivant l’expression de Zidore. Puis deux heures passèrent, et l’ennui vint.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-a3.jpg|162px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Stentor, pensant qu’un peu de bonne musique distrairait ses compagnons, entonna la chanson du ''Petit Navire''. Mais quand il en fut au passage où l’on tire à la courte paille pour savoir qui sera mangé,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-b1.jpg|182px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Zidore déclara que dans les naufrages bien administrés, on ne tire pas à la courte paille : on commence toujours par manger les plus gras. Il regardait avec insistance Bécassine. Celle-ci frissonna,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-b2.jpg|320px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… demanda à Stentor de ne plus chanter des choses aussi tristes, rabroua Zidore pour sa plaisanterie. Puis, décidément de mauvaise humeur, elle se plaignit que le commandant Bourlingue les abandonnât. Ce n’était pas juste ; le commandant avait quitté son bord le dernier,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-b3.jpg|289px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… peu d’instants avant que le navire sombrât. Ignorant le retard causé par {{M.|Proey-Minans}}, il croyait le {{Lié|groupe 5}} avec la flottille qui emmenait passagers et équipages. Il rejoignit celle-ci ; tous furent recueillis le soir même…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-c1.jpg|189px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… par un croiseur français. Combien eût été grande l’anxiété de ce pauvre groupe {{n°|5}}, s’il s’était su livré ainsi à lui-même ! Déjà sa gaîté tombait, les plaisanteries de Zidore, les chansons de Stentor…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-c2.jpg|284px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… ne trouvaient plus d’échos. Soudain Hindenburg se dressa, sauta sur le banc d’avant, gronda. « Une voile, là-bas ! » fit Bécassine étendant le bras. Joyeux, ses compagnons répétèrent : « Une voile ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p39-c3.jpg|222px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais Hindenburg, les crocs découverts en un rictus féroce, aboyait à plein gosier. {{M.|Proey-Minans}} dit : « Cet animal a un flair merveilleux : ceux qui viennent doivent être boches ou amis des boches. »
La voile se rapprochait rapidement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/122
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>nom à voix basse comme vous le sien tout à l’heure,
rien ne répond.
Et tout à l’heure il débouchera dans cette clairière
chenue d’arbres morts revêtus d’une mousse
immémoriale.
Tout y est étrangement blanc sur le fond noir
des sapins, jusqu’à ce papillon qui s’est ouvert un
moment dans un rayon de jour livide ; il n’y a personne.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Rodrigue !
{{Personnage|L’IRRÉPRESSIBLE|||uc|sm}}, ''allant à reculons vers la coulisse tout en maintenant les yeux sur'' DONA PROUHÈZE. — Approchez, maintenant, Honoria ! C’est le
moment de vous montrer. (''Entre'' DONA HONORIA.)
Que cette personne en peine sente son amour
souffrant repris et enveloppé par votre amour maternel
Et votre cœur de mère qui s’explique avec son
cœur d’amante. (''Les deux femmes s’enlacent.'')
L’heure de l’épreuve approche ! Je n’ai qu’à dresser
devant vous le cadre d’une fenêtre… (''Il fait signe aux machinistes qui dressent un cadre de fenêtre sur lequel les deux femmes viennent s’accouder un moment.'')
… Et voyez aussitôt quel fatal morceau d’Espagne
vient le remplir.
Ces montagnes couvertes d’une rude forêt, plus
crasseuse que la laine d’un bison, la nuit lumineuse,
les ailes de ce grand moulin à notre droite
qui d’un coup à chaque seconde interrompent les
rayons de la lune,
Et là-bas, par les chemins couverts, Don Pélage<noinclude>
<references/></noinclude>
rxmsj9vi4ld9t4hex6q75uqxc4a88h1
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/123
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>précédé de son valet monte pesamment vers nous.
(''Pendant ce temps on a complété l’aménagement de la Scène{{lié}}III.'')
Tout est en ordre, venez. (''Il sort emmenant''
DONA PROUHÈZE. DONA HONORIA ''reste en scène près de'' DON PÉLAGE
''qui est déjà entré.'')
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/46
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|PRISONNIERS !|40|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-a1.jpg|191px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine s’était précipitée à l’avant. Elle faisait des signaux d’appel, et, à pleine voix, elle criait : « Par ici, les sauveteurs ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-a2.jpg|329px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
— « Minute ! fit Zidore : c’est peut-être des sauveteurs, c’est peut-être des ennemis. Si c’est des ennemis, faut pas qu’ils nous trouvent, Stentor et moi, en tenus militaire : ça serait d’un effet déplorable. » {{M.|Proey-Minans}}{{Corr|… …|}} déclara que Zidore égalait en sagesse l’artificieux Ulysse, héros d’Homère qui avait beaucoup navigué dans les pays où ils se trouvaient. Enthousiasmé, Stentor chanta : « Ce qu’il est {{Nec|malin}}, mon ami… mi… mi… sol… {{Nec|do}} ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-a3.jpg|171px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
En un clin d’œil, grâce à la malle aux déguisements, Zidore fut transformé en groom, tandis que Stentor revêtait le costume de domestique qu’avait déjà porté…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-b1.jpg|189px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… {{M.|Proey-Minans}}, et y ajoutait un fez. Les uniformes militaires disparurent dans la mer. Il était temps, l’embarcation suspecte n’était plus qu’à quelques encablures. Pontée, ayant, en plus de sa voile, une hélice qu’actionnait un moteur à pétrole, elle avait l’apparence d’un bateau pêcheur.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-b2.jpg|224px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle vint se ranger, bord à bord, contre la barque de nos amis. Un blanc et un nègre, à mine de forbans, parurent. Le blanc tenait un fort revolver, dont il visait les naufragés. Il cria : « Vous faire camarades. » Ils obéirent.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-b3.jpg|322px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Puis l’homme au revolver parla de nouveau, en une langue inconnue. Zidore murmura : « Qu’est-ce qu’il dit ? Qu’est-ce qu’il veut encore, cet ostrogoth-là ? Probablement il cause en turc. Ben Kaddour devrait traduire… Au fait, où donc est-il, notre Arbi ? »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-c1.jpg|191px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il était dans sa chère boîte, et ne consentit pas sans peine à en sortir, tant il était épouvanté par la vue du revolver. Chaque fois que celui-ci se dirigeait vers lui, il faisait une affreuse : grimace, un bond de côté. Enfin il balbutia :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p40-c2.jpg|500px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Lui dire nous venir sur son bateau ; lui tirer si nous pas faire camarades. » L’obligation de garder les mains hautes rendit assez pénible le transbordement : Il s’opéra cependant. Les prisonniers se rangèrent en ligne. De la voix, Bécassine calmait Hindenburg qui grondait et montrait ses dents en un rictus féroce.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/124
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{T3|DONA HONORIA, DON PÉLAGE|SCÈNE {{rom-maj|III}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''Une salle dans le château de X…'' DON PÉLAGE ''et'' DONA HONORIA. ''Tous deux debout. On a l’impression que l’angelus de Midi vient de sonner. Ils se signent et s’assoient. C’est une journée de l’automne commençant. Long silence.'' DON PÉLAGE ''levant le doigt fait le signe d’écouter. Silence.''}}
{{il}}
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― C’est une cigale attardée. Ce
soleil la trompe. Elle commence avec la foi ardente
d’autrefois. Mais bientôt elle s’aperçoit qu’elle
est seule. Rien ne répond. Elle se tait avec cette
longue tenue d’archet que vous avez remarquée,
''diminuendo'',
Pour laisser au silence général le temps de se
rétablir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
{{T3|DONA HONORIA, DON PÉLAGE|SCÈNE {{rom-maj|III}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''Une salle dans le château de X…'' DON PÉLAGE ''et'' DONA HONORIA. ''Tous deux debout. On a l’impression que l’angelus de Midi vient de sonner. Ils se signent et s’assoient. C’est une journée de l’automne commençant. Long silence.'' DON PÉLAGE ''levant le doigt fait le signe d’écouter. Silence.''}}
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{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― C’est une cigale attardée. Ce
soleil la trompe. Elle commence avec la foi ardente
d’autrefois. Mais bientôt elle s’aperçoit qu’elle
est seule. Rien ne répond. Elle se tait avec cette
longue tenue d’archet que vous avez remarquée,
''diminuendo'',
Pour laisser au silence général le temps de se
rétablir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/125
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est si triste, si sacré, si solennel !
Vous comprenez ce que cette faible voix
nous dit, Dona Honoria,
À vous et à moi et à tous les êtres vivants ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}, ''comme si elle n’avait pas entendu, à demi-voix.'' — Les abeilles bourdonnent tout près du trou de la ruche. Il y a encore des roses.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― J’ai tâché de ne causer ici
aucun mouvement. Il n’y a que vos chevaux à
l’écurie qui ne s’entendent pas avec les miens.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Vous n’avez pas eu besoin
de parler haut. Tout ce qui vit dans ce château a
su incontinent que vous étiez là.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Dites que j’étais attendu.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Il est vrai. À ce festin de
douleurs votre place était marquée. (''Pause''.)
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Comment va-t-elle ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Cela va mal. Le médecin
était bien sombre ce matin.
Ce n’est pas tant ce coup d’épée qu’il a reçu au
côté de la poitrine… Ne faites pas attention si je
pleure, c’est mon fils, vous savez !
… Mais cette espèce d’inflammation affreuse de
tout l’intérieur… Voici quinze jours qu’il n’a repris
connaissance.
Cette nuit tout sera décidé.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Mais c’est d’elle que je vous parle.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Et comment voulez-vous
que nous allions quand il se meurt ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/126
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Susuman77
51799
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Dois-je comprendre qu’elle
vous relève au chevet de ce cavalier ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Non. Elle ne l’a pas vu. Elle
ne l’a pas demandé. Sa chambre est dans la cour
juste en face des nôtres.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Autrefois on eût mis Madame
un peu plus bas,
— Une très bonne et forte prison que votre père
m’a montrée.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Le devoir est que mon fils vive.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Est-ce cet amour criminel qui
fera son salut ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Tant qu’elle est là il ne peut
pas mourir.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Peut-être ni guérir.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Je ne sais. C’est son nom,
non pas le mien, qu’il ne cesse de grommeler dans
son rêve. C’est elle qu’il était en route pour rejoindre.
Je n’ai nullement été surprise de la voir arriver.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Et moi, je n’ai plus qu’à repartir ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Peut-être que votre arrivée
aussi était nécessaire.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Toutefois il y aurait une circonstance
préférable encore, c’est que mon cheval
bronchât tout à l’heure sur le chemin qui me menait
ici et précipitât le Juge de Sa Majesté dans un
de ces ravins qui lui faisaient signe.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Il y a des choses que
le hasard n’est pas propre à terminer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/31
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2026-05-07T22:07:09Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
J’attends !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Amable, tu sais que j’aime ta femme d’un fol
amour.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Je le sais ! Et même elle t’a toujours repoussé
avec une telle cruauté, que nombre de fois je me
suis laissé aller à lui dire : — Mathurine, ne sois
pas si résistante ; tu désoles notre bon ami Cocardasse !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Ah ! le brave ! Eh bien, Amable, ton épouse est
sur le point de suivre ton conseil.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Que dis-tu ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Elle commence à trouver qu’elle m’a assez résisté.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Vrai ?… Eh bien, je m’en doutais un peu.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Comment cela ?
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Depuis quelque temps, elle était devenue très aimable
avec moi !… beaucoup plus aimable qu’avant.
Alors je me suis dit : — Il se passe quelque chose
d’extraordinaire dans mon ménage.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Cette chose ''straordinaire'' c’était le commencement
de sa défaite. Et comme je ne veux pas qu’il soit<noinclude>
<references/></noinclude>
lmo0uxvueks2uffubh0i2gnam5ccbih
Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/32
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>dit que jamais j’ai fait couler une larme à mon péquiou
prévôt Passepoil, je préfère ''m’espatrier''.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Ah ! que c’est bien ! que c’est grand ! que c’est
héroïque ! n’est-ce pas monsieur le Comte ?… N’est-il
pas vrai, mesdames ?
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Oui, c’est antique !
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
C’est superbe !
{{Personnage|FLOR.|c}}
C’est sublime !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Eh bien ! Cocardasse, ne t’en va pas !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Y songes-tu ?
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Reste ! je t’en supplie ! Je le sens ! Je me passerai
plutôt de Mathurine que de toi !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Non ! non !
{{PersonnageD|PASSEPOIL|c|le pressant.}}
Mon vieux Cocardasse !
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Non, Amable !… Pour l’honneur de ton jeune fils
Boniface, il faut que je parte !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Pour l’honneur de mon fils ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Qui est mon filleul !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/33
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
C’est bien ! J’aurai fait tout ce qu’il fallait pour
te retenir et Mathurine n’aura rien à me reprocher.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Je vais reprendre du service. Et j’espère que mon
péquiou Parisien et monsieur le Marquis de Chaverny
voudront bien favoriser ma rentrée dans les
armées royales.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Tu peux compter sur nous, mon vieux camarade.
{{PersonnageD|GERMAIN|c|entrant du fond 4.}}
Il y a là un homme qui insiste pour parler en
particulier à monsieur le Comte.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
En particulier ?
{{Personnage|GERMAIN.|c}}
Il a, prétend-il, à remettre à monsieur le Comte
une lettre de la plus haute importance.
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Ma chère Blanche, et vous Flor, veuillez me laisser
recevoir cet homme. Mes chers amis, désolé de
vous congédier.
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Comment donc, mon péquiou, ne te gêne pas avec
nous, fais comme chez toi !
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Viens Flor.
{{PersonnageD|FLOR|c|se retournant.}}
À tout à l’heure, monsieur le Comte{{corr|,|.}}
{{Personnage|BLANCHE.|c}}
Passez par ici, messieurs{{corr||.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/34
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2026-05-07T22:22:00Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Monsieur le Comte. {{di|(À Cocardasse, l’arrêtant.)}} Cocardasse !
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|se retournant.}}
Hein ?
{{PersonnageD|PASSEPOIL|c|suppliant.}}
Reste avec nous !
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|levant les bras.}}
Non ! oh non !
{{di|Tous sortent par la droite.|d|2}}
{{scène|IX}}
{{acteurs|LAGARDÈRE, GERMAIN, puis MATHIAS KNAUSS.|n}}
{{PersonnageD|LAGARDÈRE|c|à Germain.}}
Fais entrer cet homme.
{{A|{{di|Germain sort fond et introduit Knauss vêtu en paysan, couvert de poussière.}}}}
{{Personnage|KNAUSS.|c}}
Ouf ! que chaleur ! Ah ! bon Dieu de bon Dieu ! je
fonds !
{{di|Germain sort fond.|d|3}}
{{Personnage|LAGARDÈRE.|c}}
Tu as une lettre à me remettre, mon garçon ?
{{Personnage|KNAUSS.|c}}
C’est bien à monsieur le comte Henri de Lagardère
que je parle ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fénelon - Fables, édition 1800.djvu/16
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2026-05-07T22:34:36Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" />{{nr|20|{{sc|fables}}}}</noinclude>La corneille avait peine à se charger de cette
ambassade. Je serai mal reçue, disait-elle, de
proposer un mariage si mal assorti. Quoi !
l’aigle, qui ose regarder fixement le soleil, se
marierait avec vous, qui ne sauriez seulement
ouvrir les yeux tandis qu’il est jour !
c’est le seul moyen que les deux époux ne
soient jamais ensemble ; l’un sortira le jour,
et l’autre la nuit. Le hibou, vain et amoureux
de lui-même, n’écouta rien. La corneille,
pour le contenter, alla enfin demander l’aiglonne.
On se moqua de sa folle demande.
L’aigle lui répondit : Si le hibou veut être
mon gendre, qu’il vienne après le lever du
soleil me saluer au milieu de l’air. Le hibou
présomptueux y voulut aller. Ses yeux furent
d’abord éblouis. Il fut aveuglé par les
rayons du soleil, et tomba du haut de l’air
sur un rocher. Tous les oiseaux se jetèrent
sur lui, et lui arrachèrent ses plumes. Il fut
trop heureux de se cacher dans son trou, et
d’épouser la chouette, qui fut une digne dame
du lieu. Leur hymen fut célébré la nuit, et ils
se trouvèrent l’un et l’autre très-beaux et très-agréables.
Il ne faut rien chercher au-dessus de soi,
ni se flatter sur ses avantages.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fables de Fénelon/Le Hibou
0
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Lorlam
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>{{image|Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838 (page 98 crop).jpg|400px|center|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/294
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>occasionné tant de huées & de clameurs du public. Le dernier reprochoit à l’autre le mauvais goût d’une telle insertion, & cela faisoit beaucoup rire les Spectateurs, lorsque le {{Sr.|Papillon}} est intervenu & leur a fait sentir l’indécence de la scene qu’ils donnoient au public.
{{brn|1}}
''16 Décembre 1776.'' L’auteur anonyme de ''la fausse délicatesse,'' comédie en trois actes en prose, mêlés d’ariettes, imitée librement de l’Anglois, repréfentée devant leurs Majestés à Fontainebleau le 8{{lié}}Octobre, a vraisemblablement eu pour le jugement de la cour la même soumission que {{M.|Goldoni}}, car la piece est imprimée ; ce qui semble annoncer qu’il renonce à la représentation : elle est à la Marivaux, aussi alambiquée, mais avec moins d’esprit & de finesse.
{{brn|1}}
''17 Décembre.'' Ce fut au mois d’Avril{{lié}}1776, que {{M.|l’Abbé Chrétien}} entra en conférence avec {{M.|de Lisle}} à l’occasion du manuscrit de ''la Philosophie de la Nature,'' dont il avoit été nommé Censeur. Malgré les manœuvres insidieuses de l’auteur, il prouve qu’il s’en garantit, qu’il ne laissa rien passer de repréhensible dans les trois premiers volumes, les seuls soumis à son examen ; qu’il exigea même aux assertions tant soit peu hardies des corrections & des explications suffisantes pour mettre à couvert les vrais principes & pour empêcher toutes conséquences dangereuses ; que ce livre ne fut dénoncé en{{lié}}1770 à l’assemblée du Clergé que parce que les infidélités en étoient déja sensibles, que néanmoins elles ne purent<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T9, Adamsohn.djvu/296
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>proposoit de lui faire la dédicace d’un livre intitulé, ''Essai Philosophique sur l’art de négocier.''
{{brn|1}}
''18 Décembre 1776. La Soirée des Boulevards'' est une piece ancienne de la comédie Italienne, dont les paroles sont du {{Sr.|Favart}}. Il a été question de la remettre au théâtre pour la jouer à Fontainebleau devant leurs Majestés, & voici le titre sous lequel elle a été exécutée le 11{{lié}}Octobre : ''la Matinée, la Soirée, & la Nuit des Boulevards, Ambigu des scenes épisodiques mêlé de chants & de danses, divisés en quatre {{corr|partie|parties}}.'' Les deux premieres sont charmantes, mais les deux autres absolument disparates ; la quatrieme sur-tout, intitulée ''le Bal,'' est pitoyable, & l’on s’apperçoit aisément que l’auteur inspiré par l’abbé de Voisenon dans les autres, a marché absolument sans guide dans celle-ci.
{{brn|1}}
''19 Décembre.'' Une Demoiselle Compain, danseuse en double à l’Opéra, annonçant du talent & pouvant figurer un jour dans la danse haute, s’est évertuée, s’est trouvé un mérite d’un genre plus important & a débuté mardi aux François dans la tragédie d’''Oreste,'' où elle a fait le rôle d’''Electre.'' Elle est douée d’abord d’une mémoire prodigieuse, au point d’apprendre une piece entiere pendant qu’on ce la frise, qu’on la coëffe, qu’on lui met les plumes ; ensuite exercée déja à paroître en public avec applaudissement depuis quelques années, elle a une assurance fort utile. Cependant le Parterre ne l’a pas bien accueillie la premiere fois ; mais l’on a remarqué beaucoup de cabale & de partialité &<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/5
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2026-05-07T23:18:43Z
Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||5}}</noinclude>sultait, se questionnait, et au milieu de ce trouble
et de cette confusion, les nouvelles grossissaient
rapidement et avec elle la terreur. Dans l’instant
même plusieurs familles entières partirent pour la
ville, fermant leurs maisons et les abandonnant
toutes meublées, pour mettre leurs personnes en
sûreté : D’autres constitutionnels allèrent se cacher
dans les paroisses voisines.
Au milieu de la confusion qui régnait dans le
village, arrivèrent deux émissaires du grand brûlé,
et leur arrivée augmenta encore le désordre. Ces
deux émissaires étaient {{MM.|{{sc|Fereol Peltier}}}},
avocat de Montréal, et {{sc|Camille Dumouchel}} de
St. Benoit. Ils ne parurent faire aucune attention
au mouvement qui se faisait dans le village, cet
état de chose leur semblait, sans doute, naturel ;
il s’arrêtèrent un instant chez {{M.|W. H.}} {{sc|Scott
m. p. p}}. et de là gagnèrent tranquillement la demeure
du Dr. {{sc|Chenier}}. {{M.|{{sc|Eustache M’Kay}}}}
se rendit bientôt au presbytère et vint y répéter
lui même les nouvelles qu’il avait déjà répandues
dans le village. Il était pâle et agité. Sa figure
témoignait une violente colère ; Il était armé
d’un sabre et de deux pistolets, qu’il nous montra
en disant qu’avec ces {{corr|amis à|amis,}} il se souciait peu<noinclude>
<references/></noinclude>
8wykfdkg3k1n39zguot9wyaxdz8l25m
Page:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu/6
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2026-05-07T23:24:29Z
Denis Gagne52
101614
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||6}}</noinclude>des patriotes ; il partit {{corr|assitôt|aussitôt}} pour Montréal où
il entra dans les rangs des volontaires qui plus
tard accompagnèrent les troupes à St. Eustache,
dans l’expédition du nord.
Sur le soir, en effet, une partie des bandes
dont {{M.|{{sc|M’Kay}}}} avait annoncé l’arrivée, entra
dans le village et se répandit dans les {{corr|tavernes,|tavernes.}}
Les insurgés s’y {{corr|ennivrèrent|enivrèrent}} bruyamment, et cette
nuit là même, suivis des gens de St. Eustache qui
partageaient leurs opinions, ils se rendirent dans
les diverses côtes de la paroisse de St. Eustache,
frappèrent à toutes les portes, et arrachèrent les
habitans à leur sommeil paisible et les forcèrent à
les suivre sans leur dire même où ils voulaient les conduire.
Le 30. — Le lendemain, à la pointe du jour, ils
se trouvèrent ainsi réunis auprès de la montagne
du Lac, au nombre de trois ou quatre cents, la plupart
d’entre eux tous déconcertés et se {{corr|demendant|demandant}}
mutuellement ce qu’on-voulait faire d’eux.
Les chefs-principaux de ces premiers mouvemens,
étaient le Dr. Chenier du village de St.
Eustache, depuis longtemps bien connu par son
patriotisme outré, par ses emportemens et la {{tiret|ve|hémence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
khhnk5ndw2vg0b53oc6gpk0kvg31rmy
15778151
15778150
2026-05-07T23:25:22Z
Denis Gagne52
101614
15778151
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||6}}</noinclude>des patriotes ; il partit {{corr|assitôt|aussitôt}} pour Montréal où
il entra dans les rangs des volontaires qui plus
tard accompagnèrent les troupes à St. Eustache,
dans l’expédition du nord.
Sur le soir, en effet, une partie des bandes
dont {{M.|{{sc|M’Kay}}}} avait annoncé l’arrivée, entra
dans le village et se répandit dans les {{corr|tavernes,|tavernes.}}
Les insurgés s’y {{corr|ennivrèrent|enivrèrent}} bruyamment, et cette
nuit là même, suivis des gens de St. Eustache qui
partageaient leurs opinions, ils se rendirent dans
les diverses côtes de la paroisse de St. Eustache,
frappèrent à toutes les portes, et arrachèrent les
habitans à leur sommeil paisible et les forcèrent à
les suivre sans leur dire même où ils voulaient les conduire.
Le 30. — Le lendemain, à la pointe du jour, ils
se trouvèrent ainsi réunis auprès de la montagne
du Lac, au nombre de trois ou quatre cents, la plupart
d’entre eux tous déconcertés et se {{corr|demendant|demandant}}
mutuellement ce qu’on-voulait faire d’eux.
Les chefs-principaux de ces premiers mouvemens,
étaient le {{Dr.| {{sc|Chenier}}}} du village de St.
Eustache, depuis longtemps bien connu par son
patriotisme outré, par ses emportemens et la {{tiret|ve|hémence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/74
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2026-05-07T23:50:35Z
LeCharybde
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>Wolfram cherche à le retenir. Tannhäuser a
invoqué la déesse aimée. Au milieu des nuages
qui, peu à peu, couvrent la scène, Vénus se laisse
entrevoir, répondant à l’appel du chevalier, et,
comme jadis, l’attirant de sa voix caressante.
C’est en quelque sorte la situation de ''Robert le''
''Diable'', à la fin du cinquième acte, entre Alice et
Bertram qui se disputent le cœur du héros prêt
à succomber. Seulement, tandis que Meyerbeer
construit là un trio de toutes pièces, avec tous
matériaux nouveaux, Wagner se borne à reproduire,
sans grands changements et jusque dans la
même tonalité, la scène du premier acte. Comme
dans ''Robert'', enfin, Wolfram, remplaçant Alice,
triomphe au nom de la morale et de la vertu. Il
prononce le mot mafique d’Élisabeth, qui pour
la seconde fois ramène le pécheur ; les nuages se
dissipent et l’apparition infernale s’évanouit.
Un cortège arrive du fond de la vallée ; en tête
les pèlerins, puis des seigneurs portant un cercueil
entouré de feuillage où repose à découvert
le corps d’Élisabeth. „Sainte Élisabeth, priez
pour moi, “ s’écrie Tannhäuser en s’agenouillant
devant le cadavre, et il tombe lui-même pour ne
plus se relever. Mais à ce moment la puissance
de la prière et la force de l’amour ont produit un
miracle. La crosse du pèlerin s’est couverte de<noinclude>
<references/></noinclude>
6m37mh641a3pfdv5px718ug2o55wfep
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/75
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LeCharybde
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>verdure, et de pieuses mains la portent triomphalement,
tandis qu’un chant de gloire monte
au ciel pour célébrer le pardon du pécheur et la
bonté du Tout-Puissant.
Il peut sembler étrange de terminer l’étude
d’une œuvre dramatique par l’ouverture qui justement
lui sert de début. Mais de tels morceaux
ont indifféremment la signification d’une préface
ou d’une table des matières, surtout lorsqu’ils
sont, comme celui-ci, la mise en œuvre peu modifiée
de quelques motifs de la pièce. Le chant des
pèlerins du troisième acte, d’une part ; de l’autre,
des fragments de la scène du Vénusberg, c’est-à-dire
la pantomime infernale, le chant de volupté
du chevalier et l’appel amoureux de la déesse en
marquent les points de repère. Il ne reste plus
qu’à admirer la large ordonnance de l’ensemble,
l’heureuse opposition de ces divers thèmes entremêlés,
symbolisant par leurs retours la lutte du
ciel et de l’enfer, enfin la puissance de sonorité
dont l’explosion, savamment préparée, magnifiquement
soutenue, trahit la main d’un maître.
Nous admirons de même, à l’encontre de Berlioz,
le dessin continu que tracent les violons dans la
coda et qui se déroule avec une sorte d’opiniâtreté
au-dessus du chant fondamental. L’effet en est
irrésistible, et la critique qu’en fait Berlioz est<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>d’autant plus surprenante que lui-même avait
donné dans le finale de ''Roméo et Juliette'' le modèle
de ce curieux dessin. Certes, il eût plus justement
fait de blâmer l’abus, déjà signalé par nous,
de la mesure à quatre temps. Des 4777 mesures
dont se compose ''Tannhäuser'', 3094 sont à quatre
temps, 1202 à 2 temps, 163 à 3/4, 149 à 6/8, 106
à 6/4, 46 à 2/4, 13 à 3/2 et 4 à 12/8. D’autre part,
si l’on considère que les types {{musique|common-time}} et {{musique|allabreve}} ont de
grands points de ressemblance et sont même assez
voisins pour qu’au cours de l’ouvrage l’auteur
écrive les mêmes motifs au moyen de l’une ou de
l’autre mesure indifféremment ; si l’on observe
que la célèbre marche, par exemple, est marquée
{{musique|allabreve}}, quand pour tout le monde c’est un quatre
temps nettement défini, on peut additionner ensemble
ces deux quantités, et on arrive au total
général, pour 4777 mesures, de 4296 mesures
{{musique|common-time}} et {{musique|allabreve}}, ce qui dénote un manque de proportions
évident.
La première représentation de ''Tannhäuser'' à
Dresde, le 19 octobre 1845, n’eut qu’un demi-succès.
On connaît cette boutade de la ''Dresdner''
''Abendzeitung'' : „Celui qui a échappé dans cette
circonstance à l’ennui, peut se considérer désormais
comme invulnérable à ses coups.“ Les autres
journaux se montrèrent à peine plus bienveillants.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>Mais bientôt Wagner devait, grâce au patronage
affectueux de Liszt, l’ami des mauvais jours,
obtenir une revanche éclatante à Weimar. Dès
lors toutes les scènes de l’Allemagne tinrent à
honneur de monter ''Tannhäuser'', qui était, en
somme, un ouvrage consacré, lorsqu’eut lieu, en
1861, la funeste épreuve devant le public parisien.
On trouvera ailleurs, c’est-à-dire partout, le
détail des péripéties de cette lutte mémorable
qui creusa entre l’art musical français et l’art musical
allemand un fossé profond que ni le temps ni
les efforts n’ont pu réussir à combler, qui causa
de part et d’autre des blessures d’amour-propre
cruelles, de toutes, les plus longues à guérir,
et qui nous aliéna définitivement Wagner, jusque-là
adversaire digne, sinon aimable, courtois,
sinon prudent, mais devenu par ce fait seul, suivant
le mot adopté plus tard, vers la fin de
l’Empire, un irréconciliable.
Depuis, les années ont passé ; l’auteur est mort ;
les haines artistiques se sont calmées. Des brutalités
de la discussion un jugement s’est dégagé
auquel se rallie maintenant la majeure partie du
public modéré, intelligent et équitable ; ''Tannhäuser''
reste une œuvre d’art très remarquable,
intéressante, non seulement au point de vue
relatif du temps où elle a vu le jour, car il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>faut pas oublier que ''le Prophète'' n’avait pas encore
paru, et que l’auteur était tout juste âgé de
trente-un ans quand il y travaillait, mais intéressante
au point de vue absolu de la valeur
esthétique. Le sort d’un opéra est fixé d’ordinaire
en peu d’années. Les uns meurent en naissant :
les mauvais ; les autres meurent jeunes : les médiocres.
Lorsque l’un d’eux a franchi le cap de
la quarantaine, on est en droit de présumer qu’il
fera bail avec le siècle et passera plus ou moins
pour un chef-d’œuvre. Tel semble le cas de
''Tannhäuser''. En 1845, il est accueilli froidement ;
en 1861, il est sifflé ; en 1885, il se montre par
fragments sur toutes les affiches des concerts de
Paris et soulève l’enthousiasme. Deux choses
retiennent encore les directeurs de nos théâtres,
la nationalité et la personnalité du musicien.
Lorsque de telles considérations sont invoquées
contre un ouvrage dramatique, quarante ans
après son éclosion, l’affaire est entendue, et la
cause de l’auteur est gagnée.
{{-|5}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>{{T2|LOHENGRIN}}
Représenté pour la première fois à Weimar, le
28 août 1850, ''Lohengrin'' est peut-être, de tous les
opéras de Wagner, celui qui a le mieux servi
la cause et les intérêts de son auteur. Le succès
se montra dès la première heure, et les années,
en s’écoulant, l’ont répandu et confirmé avec
tant d’éclat, tant d’insistance, que, sur la valeur
même de l’œuvre, le doute aujourd’hui n’est plus
permis. En Allemagne, en Europe, en France
excepté (encore d’importants fragments ont-ils
été maintes fois applaudis dans nos concerts),
partout l’épreuve a réussi et l’on peut expliquer
sans peine la raison tout artistique de cette
bonne fortune.
Le poème, bâti sur deux légendes ingénieusement
combinées, est poétique, sobre de couleur,
aisément intelligible, et, pour nous autres Français,
moins versés que nos voisins dans l’étude
de la littérature chevaleresque du moyen âge, il
a l’avantage de rappeler quelques situations
que nous goûtons d’autant mieux qu’elles nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>sont plus familières. Telramund et Ortrude,
par exemple, se reprochent mutuellement leur
crime, comme le font ailleurs Macbeth et lady
Macbeth. Elsa, jeune, belle, heureuse, mais victime
de sa coupable curiosité et perdant le
bonheur par sa propre faute, pourrait s’appeler
Ève ou Psyché. Plus encore que le choix du
sujet, la forme de la musique devait satisfaire
la majorité des auditeurs. D’une part, en effet,
toutes les traditions de l’ancien opéra ne sont
pas répudiées ; la „mélodie pour la mélodie“ se
montre même dans quelques morceaux singulièrement
bien venus, tels que la marche et le
chœur des fiançailles ; la division par scène
semble plus nominale que réelle, et la jointure
n’est pas telle qu’on ne puisse distinguer avec
netteté la coupe des duos et des ensembles.
D’autre part, la rhétorique musicale nouvelle a
fait un pas important et risque ses premières
applications : le rôle des phrases caractéristiques,
des thèmes fondamentaux commence à se dessiner ;
l’essai d’une réforme se laisse pressentir,
et, grâce à ce double courant d’idées, ''Lohengrin''
peut se faire agréer, et par les disciples de
l’école, gardiens d’une tradition qu’ils y retrouvent
encore, et par les partisans de la révolution,
adeptes des théories avancées qu’ils y saluent déjà.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
Si la bibliographie wagnérienne suffit à remplir
une bibliothèque, les études sur ''Lohengrin''
doivent en occuper tout un rayon, et le fameux
prélude, à lui seul, a fait couler bien des flots
d’encre. Il s’agit là, en définitive, d’un effet de
''crescendo'' et de ''diminuendo'' systématiquement
voulu et même avec une rigueur telle, que, suivant
la remarque ingénieuse de Berlioz, la figure
musicale <> en représente assez bien l’architecture
générale. La mélodie, d’une saveur
étrange, apparaît tout d’abord dans les hauteurs
de l’orchestre, où les violons l’exposent aussi
''piano'' que possible ; insensiblement elle descend,
et, pour suivre son chemin, se confie aux clarinettes
et aux hautbois qui la promènent dans un
registre moins élevé, dans une région harmonique
plus tempérée ; prise alors, serrée pour
ainsi dire, entre les violoncelles et bassons
qui au-dessous maintiennent l’harmonie, et les
violons qui au-dessus tracent leurs broderies
discrètes mais persistantes, elle avance comme
si elle faisait effort pour se dégager ; elle prend
corps, si l’on peut ainsi parler, et s’affirme plus
nettement, jusqu’au moment où le secours des
trompettes et trombones lui donne enfin son
maximum de puissance et d’intensité. Alors
elle décroît peu à peu, elle remonte vers les<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>sommets d’où elle est venue, toujours plus faible
et plus ténue, et elle finit par s’éteindre dans un
suprême et imperceptible murmure.
Faut-il nécessairement trouver à ce prélude
une signification symbolique ? Wagner y voit
une troupe d’anges apportant aux chevaliers du
Saint-Graal la coupe sacrée et regagnant ensuite
les célestes hauteurs. C’est, d’après Liszt, un
temple merveilleux se reflétant „dans quelque
onde azurée ou reproduit par quelque nuage
irisé“ ; d’après Baudelaire, la vision même du
paradis. „En l’écoutant, dit l’auteur des ''Fleurs''
''du mal'', je me sentis délivré des liens de la
pesanteur et je conçus pleinement l’idée d’une
âme se mouvant dans un milieu lumineux, d’une
extase faite de volupté et de connaissance…..“
De tels commentaires, loin de rien éclaircis,
risquent fort de tout embrouiller. Ne vaut-il pas
mieux, laissant de côté tout ce fatras allégorique,
se contenter d’admirer simplement cette préface
mise par l’auteur en tête de son œuvre, et s’incliner
sans phrase devant cette merveille d’élégance
et de goût, portique sublime qui se dresse
à l’entrée d’un palais bâti par le génie.
Le décor du premier acte nous montre une
prairie sur les bords de l’Escaut, près d’Anvers.
À la veille de reprendre les hostilités contre<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>l’ennemi héréditaire, les Hongrois, Henri l’Oiseleur
a réuni ses vassaux, et, tenant une cour
plénière, leur demande un appui que ceux-ci
n’hésitent pas à lui promettre. Mais cette raison
n’est pas la seule qui a déterminé sa venue.
Un événement mystérieux prive le Brabant de
son chef naturel, et laisse le pays en proie aux
discordes intestines. Le dernier duc est mort,
laissant une fille, Elsa, et un jeune fils, Godefroid.
Celui-ci a disparu tout à coup, et, conseillé par
sa femme Ortrude, Telramund, proche parent
du défunt, accuse Elsa de la mort de son frère.
„Terrible est ton imputation, s’écrie le roi, que
l’accusée comparaisse ! “
Toute cette exposition, que l’abondance des
récitatifs et l’absence d’action proprement dite
rendent un peu froide, témoigne pourtant d’une
sobriété voulue, d’une simplicité même qui n’exclut
pas toute grandeur. Appelée à voix haute
par le héraut, Elsa s’avance, vêtue de blanc, et,
dans une sorte d’extase, raconte les détails d’une
vision étrange : un chevalier à l’armure d’argent
lui est apparu pendant son sommeil et lui a juré
de la secourir. Ce délicieux récit, d’une expression
si chaste, si pure, se développe conformément
aux procédés qui deviendront plus tard la
manière habituelle de Wagner : soit, à la partie<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>vocale une série de notes déclamées plutôt qu’un
chant proprement dit, et à l’orchestre la véritable
mélodie se composant de deux motifs
adroitement entremêlés et destinés à se produire
souvent, celui du Prélude et celui du Finale du
premier acte ; tout cela d’ailleurs dans la demi-teinte
de sonorités fines et discrètes.
Pour résoudre la difficulté, le Roi décide de
recourir au jugement de Dieu. Telramund se
déclare prêt à combattre, mais qui soutiendra la
cause d’Elsa ? Interrogée, la malheureuse avoue
ne plus compter que sur le héros de son rêve ;
pour prix de sa valeur, elle lui donnera son
cœur et sa main, si tel est son désir. Quatre
trompettes placées aux quatre points cardinaux
sonnent l’appel, fanfare très simplement composée
avec les notes de l’accord parfait, et pourtant
typique, car on la reconnaîtra plus d’une
fois au cours de l’ouvrage ; puis le héraut proclame
solennellement : „Si quelqu’un est venu
ici pour soutenir en champ clos, au jugement de
Dieu, Elsa de Brabant, qu’il s’avance ! “ Neuf
mesures sans accompagnement, neuf mesures de
récitatif, mais qui par leur noble allure, valent
un morceau tout entier.
Trois fois l’appel se fait inutilement entendre.
Elsa tombe à genoux ; sa voix monte et grandit<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>peu à peu, émue, désolée, pourtant pleine encore
d’espérance et de foi : „Ô Seigneur ! dis maintenant
à mon chevalier qu’il me secoure dans ma
détresse ! “ et, commencée en ''la'' {{musique|bémol}} mineur, cette
admirable phrase s’achève en ''la'' majeur par une
série de modulations d’une ineffable douceur et
d’un raffinement exquis. Voici venir au fond
de la scène une nacelle traînée par un cygne et,
dans cette nacelle, un chevalier se tient debout.
Chacun se presse pour contempler le prodige.
C’est un échange de questions, de réponses,
d’exclamations volant de bouche en bouche et se
croisant dans l’air de la façon la plus habile et la
plus musicalement expressive. La mélodie reste
à l’orchestre, c’est le thème déjà entendu dans la
plainte d’Elsa et qui servira au finale du premier
acte. Mais sur ce canevas, deux chœurs
d’hommes mêlent leurs voix et se répondent dans
un désordre apparent de l’effet le plus réaliste.
Les notes semblent jetées au hasard dans une
partie ou dans l’autre ; là une seule, ici deux,
plus loin un groupe de sept ou huit, pouvant
simuler une phrase, et le bruit va croissant à
mesure que l’intérêt devient plus grand jusqu’à
l’explosion suprême : „Miracle ! il est arrivé un
miracle ! “ au moment où l’inconnu aborde à la
rive, salué par des fanfares retentissantes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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-->{{t|{{Mlle|LE BER|sc}} |300}}|lh=1.7|mt=3em|sp=.2em}}
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Etienne M
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{{SDT|2|l=25}}
{{t2|INTRODUCTION.}}
{{sVague|5px|n=20}}
Les Rois de France, {{roi|François| Ier}}, {{roi|Henri
|IV}}, et {{roi|Louis |XIII}}, en envoyant des navigateurs
en Canada, eurent pour motif principal,
le désir d’étendre, dans ce pays, les
limites de l’Église Catholique, par l’établissement
d’une colonie française. C’est ce
qu’ils déclarent expressément dans leurs
lettres de commissions royales. Jusque là
que Lescarbot, connu pour avoir été un
assez mauvais catholique et dont, par conséquent,
le suffrage ne saurait être suspect
en cette matière, frappe de la pureté des
motifs qui dirigèrent ces princes, n’a pu<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|{{rom|VI}} |{{all-sc|INTRODUCTION.}}}}</noinclude>s’empêcher de leur rendre ce témoignage :
{{ «« |Nos rois en se mettant en mouvement pour ces découvertes, ont eu une autre fin que nos voisins (les Anglais et les Hollandais), car je vois par leurs commissions, qu’ils ne respirent que l’avancement de la Religion Chrétienne, sans aucun profit présent. » }}<ref>Lescarbot, livre 1, chapitre 1, page 3.</ref>
Jacques Cartier, en affrontant les périls
de la mer, par l’ordre de {{roi|François|Ier}}, dans
ces régions encore inconnues, n’eut lui-même d’autre ambition que l’espérance d’y
frayer les voies à l’Église Catholique, alors
violemment attaquée en Europe, par l’hérésie naissante des Protestants. Dans la
dédicace de la relation de son deuxième
voyage, il dit à ce prince : {{ «« |Le soleil qui, chaque jour, se lève à l’orient, et se couche à l’occident, faisant le tour de la terre, donne sa lumière et sa chaleur à tout le|d}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr| |{{all-sc|INTRODUCTION.}}|{{rom|VII}}}}</noinclude>{{««|monde. À l’exemple de quoi, je pense qu’il plaît à {{sc|Dieu}}, par sa divine bonté, que toutes les créatures humaines qui habitent sur le globe de la terre, aient connaissance de notre sainte foi. Elle a été semée et plantée en la Terre Sainte, qui est dans l’Asie, à l’orient de notre Europe ; depuis, elle a été apportée jusqu’à nous ; et enfin, de notre Europe, elle passera en occident, à l’exemple du soleil. Pareillement (à ce qui arrive quelquefois à cet astre,) nous avons vu notre très sainte foi, à l’occasion des méchants hérétiques, ces faux législateurs, comme maintenant les Luthériens, s’éclipser en quelques lieux, et ensuite reluire soudain, et montrer sa clarté avec plus d’éclat qu’auparavant. C’est que les princes chrétiens, ces vrais appuis de l’Église Catholique, contrairement à ce que font les enfants de Satan, s’efforcent de jour en jour de l’augmenter et de l’accroître :|s}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|{{rom|VIII}} |{{all-sc|INTRODUCTION.}}}}</noinclude>{{««|ainsi qu’a fait le roi d’Espagne, dans les terres qui ont été découvertes par son commandement, lesquelles auparavant nous étaient inconnues, comme la Nouvelle Espagne, l’Isabelle, et autres. Et maintenant, dans la présente navigation, faite par votre commandement royal, pour la découverte des terres occidentales, auparavant inconnues à vous et à nous ; vous pourrez voir (par cette relation), la bonté et la fertilité de ces terres, la quantité innombrable de peuples qui les habitent, leur bonté, leur douceur, et aussi la fécondité du grand fleuve qui les arrose, le plus vaste sans comparaison que l’on sache avoir jamais vu ; les quels avantages donnent une espérance certaine de l’augmentation de notre très sainte foi, dans ce pays. »|f}}
Ce motif de zèle apostolique, qui avait
conduit Jacques Cartier jusqu’à l’Île de
Montréal, fut le même qui, un siècle plus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr| |{{all-sc|INTRODUCTION.}}|{{rom|IX}}}}</noinclude>tard, y fit établir une colonie catholique. Car
les généreux associés qui se vouèrent à cette
sainte œuvre, n’eurent d’autre ambition que
l’honneur de porter la vraie foi dans cette
Île ; et, comme ils l’écrivaient eux-mêmes :
''de faire célébrer les louanges de'' {{sc|Dieu}}, ''dans un désert où'' {{sc|Jésus-Christ}} ''n’avait point encore été nommé, et qui auparavant était le repaire des démons.'' Ils se proposèrent de
plus, d’y construire une ville, qui fut comme
une place forte de l’Église Catholique, dans
cette partie du nouveau monde ; et, parceque le nom seul de Marie, objet de terreur
pour les hérétiques, dans tous les temps, est
comme l’étendard distinctif des vrais enfants
de l’Église ils voulurent que cette nouvelle ville, en signe de sa catholicité, fut
appelée ''Ville-Marie'', et toute consacrée à
cette puissante Reine, le bouclier impénétrable de la vraie foi. Enfin, ils se proposèrent d’y faire honorer tout à la fois, la
Sainte Famille, Jésus, Marie, et Joseph ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Denis Gagne52" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 190, 1930.djvu/427
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « SÉANCE DU 17 FÉVRIER 10,3p. Z[2D SPEGTROSGOPIE. — Spectres continus de V hydrogène liés aux séries de B aimer et de Paschen. Note (’) de MM. I). Chaloxge et IVy Tsi Zé, présentée par M. Gh. Fabry. Nous avons montré (2) que le spectre d’un tube à hydrogène excité par des décharges fortement condensées ne contient plus qu’une proportion très faible de radiations d’origine moléculaire et se compose (dans le visible et le proche ultraviole... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="23.172.200.73" /></noinclude>SÉANCE DU 17 FÉVRIER 10,3p. Z[2D
SPEGTROSGOPIE. — Spectres continus de V hydrogène liés aux séries de
B aimer et de Paschen. Note (’) de MM. I). Chaloxge et IVy Tsi Zé, présentée
par M. Gh. Fabry.
Nous avons montré (2) que le spectre d’un tube à hydrogène excité par
des décharges fortement condensées ne contient plus qu’une proportion
très faible de radiations d’origine moléculaire et se compose (dans le visible
et le proche ultraviolet) de la série de Balmer et du spectre continu qui lui
fait suite. L’effet Stark provoqué par l’énorme champ interatomique dû
aux ions et aux électrons libres provoque d’une part un élargissement considérable
des raies de Balmer dont seules les six ou sept premières existent,
d’autre part un très grand déplacement de la limite du spectre continu du
côté du rouge.
Influence de la pression. — Lorsque l’on fait croître progressivement la
pression de l’hydrogène (de o mm,3 à 23 mra de mercure) dans un tube que
l’on excite constamment par les mêmes décharges fortement condensées, on
constate que la courbe de répartition de l’énergie entre les diverses radiations
se modifie et tend vers une courbe limite qui semble atteinte vers
i8 mm. Les raies du spectre secondaire, (raies d’origine moléculaire), assez
nombreuses pour une pression de o mm,3, s’affaiblissent rapidement lorsque
la pression croît et ont pratiquement disparu à 18 mm : ceci fait supposer
qu’aux faibles pressions le rayonnement continu observé est la superposition
du spectre continu de la molécule et de celui de l’atome, et que ce dernier
subsiste seul aux hautes pressions. La première étude (3) ayant été
faite à l’aide d’un tube rempli sous une pression de 3 mm, c’est-à-dire un peu
trop faible, nous l’avons recommencée sur un tube contenant de l’hydrogène
SOUS 20 mm.
Spectre continu de la série de Balmer. — Nous avons déterminé sa courbe
d’énergie en le comparant photographiquement au spectre du cratère
positif de l’arc au charbon considéré comme un corps, noir à 3780 K. (*).
(’) Séance du. 10 février ig3o. •
(-) Comptes rendus, 189, 1929, p. 2^3.
{’) Loc. cit.
('')’ Les difficultés d’ordre photométrique que soulève la comparaison photographique
des courbes d’énergie d’une source constante et d’une source intermittente
seront discutées dans une autre publication. Nous avons reconnu que cette comparaison
était possible en utilisant les méthodes ordinaires de la photographie.
C. R., i 9 3o, 1" Semestre. (T. 190, N° 7.) 3l<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>l’on ne peut encore prononcer sur cette débutante annoncée peut-être avec trop de prétention.
{{brn|1}}
''20 Décembre 1776.'' À quelque degré que soit poussé aujourd’hui l’art de la danse, chaque nouveau sujet qui s’y distingue, semble devoir y ajouter. C’est ainsi que s’annonce {{Mlle|Gondolié|nx,pt}}, éleve du {{Sr.|Gardel}}, sujet rare & qui à juger par son début surpassera incessamment tous les coryphées de son sexe. Jamais on n’a paru sur la scene avec un plus grand éclat de jeunesse, de beauté & de talent. Déja rivale de {{Mlle|Heinel|nx,pt}}, elle en a la précision & le brillant, une attitude de tête peut-être unique, & la plus grande légereté dans tous les mouvemens ; elle attire un monde prodigieux au nouveau ballet qui a été replacé où il devoit être, & ne tire son grand mérite que de cette danseuse charmante.
{{brn|1}}
''21 Décembre.'' Un ''Mémoire pour le {{Sr.|de}} Beaupoil de Saint Aulaire Chevalier de Fontenille, Comte de la Feuillade, ancien officier au Régiment de Bourbonnois, contre le {{Sr.|de}} Beaupoil de Saint Aulaire du Pavillon, Aide-Major des Gardes du Corps de {{S. M.}} & encore contre {{M.|de}} Beaupoil de Saint Aulaire de Gors, Evêque de Poitiers, intervenant,'' fait grand bruit par un détail de vexations inouies, exercées contre sa femme & deux de ses filles la nuit du 24 au 25 Octobre 1774, c’est-à-dire au commencement du Regne de {{roi|Louis|XVI}}, quoique dignes du gouvernement despotique des dernieres années de {{roi|Louis|XV}}, si l’on en croit les faits étranges rapportés dans l’écrit en<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>hommes sont grands par leur naissance & leur mérite personnel, moins ils aiment qu’on les loue en leur présence. Je me hâte donc de rendre hommage à votre amour pour la Justice en reprenant les faits de la cause que je suis chargé de défendre.
{{brn|1}}
''24 Décembre 1776.'' On ne peut assez se louer du zele des Directeurs actuels du Concert Spirituel, qui y présentent toujours quelque nouveauté. Il est question aujourd’hui de la Signora ''Balconi'' ; elle y doit chanter & partir le soir même pour Londres, ce qui excite la curiosité de tous les amateurs.
{{brn|1}}
''25 Décembre.'' On sait que les pieces de {{M.|Dorat}} lui coûtent beaucoup pour prolonger leur existence sur la scene, & son ''Malheureux imaginaire'' est plus qu’un autre dans ce cas. C’est ce que publie assez ouvertement le {{Sr.|de}} la Harpe, dans son Journal, & ce qui a enfanté le bon mot appellé ''le bon mot de l’Académie,'' parce qu’il est éclos chez {{M.|d’Alembert}} dans une des assemblées qui se tiennent tous les soirs chez lui ; espece de ''Conversation'' qui remplace celle de {{M.|de}} Foncemagne, & où se rassemblent les gens de la clique. On y est convenu, en rendant compte de la nouveauté, que le changement du Parterre étoit le meilleur que l’auteur eût fait à sa piece, c’est-à-dore qu’à un petit nombre de gagistes, qu’il avoit pu augmenter le premier jour, il en avoit substitué un plus grand le second & les jours suivans.
{{brn|1}}
''26 Décembre.'' L’Ordonnance du Roi, concernant l’Artillerie, en date du 3{{lié}}Novem-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>bre, qu’on a annoncé depuis long-tems, ne paroît que depuis quelques jours. Elle a 135{{lié}}pages in folio. Elle est accompagnée d’une autre sur le service que les Ouvriers du Corps-Royal auront à faire dans les Arsénaux de construction. Celle-ci ne contient que 20{{lié}}pages in folio. Toutes deux ayant été combinées avec les Chefs de cette partie, sont moins sujettes aux erreurs qu’on critique dans les autres ouvrages de {{M.|le}} Comte de Saint Germain.
{{brn|1}}
''27 Décembre.'' La Signora Balconi a chanté hier deux airs : l’un, que les Italiens appellent ''Cantabile,'' c’est-à-dire de sentiment, del Signor Sacchini, & l’autre del Signor Colla. Cette Cantatrice, qui n’est ni de la premiere jeunesse ni bien de figure, a été singuliérement applaudie, sur-tout par les Colombe & leurs partisans nombreux, faisant cabale contre {{Mlle|Giorgy|nx,pt}}. Comme la premiere ne faisoit que passer, elles n’ont pas redouté sa concurrence ; au lieu que l’autre reste ici & qu’il est même question de la faire débuter aux Italiens. Quoi qu’il en soit, le vrai est que la premiere est plus finie, a plus d’art, mais que son organe trop foible, ne pouvoit suffire à un vaisseau tel que celui du Concert Spirituel & s’y perdoit. La seconde continue à mériter les suffrages de connoisseurs impartiaux, a plus de naturel dans la voix & d’ailleurs en a un volume très-étendu. Tout le monde s’accorde à ce dernier égard, mais quelques gens critiquent sa maniere.
{{brn|1}}
''27 Décembre.'' Le Docteur Bordeu, {{tiret|très|-renommé}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{tiret2|très-|renommé}} dans la Faculté par de profondes connoissances dans son art, & célebre par un procès fâcheux que lui avoit suscité le Docteur Bouvart envieux de son mérite, jouant un rôle considérable sur la fin du regne dernier, où il étoit Médecin de Madame Dubarri, vient d’être trouvé sans vie dans son lit. C’est ce même Bouvart, qui, en apprenant cette nouvelle, s’est écrié : ''Je suis bien surpris qu’il soit mort horisontalement'' !
{{brn|1}}
''29 Décembre.'' On étoit fort empressé de connoître l’auteur de la Comédie intitulée : ''le bureau d’Esprit.'' On le nomme aujourd’hui hautement. C’est un Irlandois, appellé le Chevalier de Rutlidge.
{{brn|1}}
''31 Décembre 1776.'' Ces jours derniers, un Abbé, comme le Roi revenoit de la messe, a mis un genou par terre devant {{S. M.}} & lui a présenté un papier. Le Monarque l’a pris, &, rentré dans son appartement, l’a lu. Il en a fait part en riant à ses courtisans, & leur a annoncé qu’un c’étoit un Mémoire, dont l’auteur se flattoit pouvoir lui donner un secret pour perpétuer son auguste race. Le Capitaine des Gardes, piqué que cet Abbé, oubliant les prérogatives de sa place & le costume, eût présenté son placet au Roi, au lieu de le lui donner, a observé à Sa{{lié}}Majesté que cette témérité scandaleuse méritoit d’être approfondie ; en sorte qu’on a donné sur le champ ordre de rechercher cet Abbé & de l’arrêter ; ce qui a été fait. Il s’est trouvé que le zele avoit exalté un peu trop cette {{tiret|tête|-là}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cwmuun2parcrq768txesnb0jdjmhzlm
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{tiret2|tête-|là}}, & il a été relâché au bout de quelques heures.
Par les interrogations qu’on lui a faites, on a reconnu que le secret en question ne consistoit en aucune drogue à prendre ou à appliquer, mais dans certaine posture par laquelle il prétendoit apprendre à {{S. M.}} à suppléer au défaut physique qui avoit fait répandre le bruit d’une opération qu’elle devoit subir. Tout cela a fait beaucoup rire la cour, le Roi & sur-tout la Reine.<section end="décembre1776"/>
{{c|''Fin du neuvieme Volume.''|mt=2em|mb=15em|ws=0.2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ay3abrlb9atiohqo0jwnzcuopczhrp2
Page:Job-Lazare - Albert Glatigny, 1878.djvu/11
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Pierre Tribhou
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Pierre Tribhou" /></noinclude>ALBERT GLATIGNY
SA VIE, SON ŒUVRE
La première pensée de celui qui verra
le titre de cet opuscule, sera naturellement
celle-ci : Quel est donc ce personnage important
auquel on fait l'honneur d’une biographie
posthume ?
Je répondrai tout simplement : Ce n’est
point, il est vrai, un de ces conquérants
illustres qui ont bouleversé le monde, et
dont le nom apparaît à travers les générations
comme un brillant météore ; ce n’est
pas non plus un de ces génies éclatants qui,
comme Pascal et Newton, ont étonné l’univers
pur la profondeur de leurs vues ; pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><div style="max-width:400px;margin:auto">{{c|'''MÉMOIRES'''|fs=250%|sp=0.3em|mb=-0.25em}}
{{c|'''SECRETS'''|fs=175%|sp=0.3em}}
{{c|POUR SERVIR À L’HISTOIRE |sp=0.3em}}
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{{c|depuis {{rom-maj|MDCCLXII|1762}} jusqu’à nos jours ;|sc|sp=0.2em}}
{{c|ou|fs=90%|sc|sp=0.5em}}
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{{c|D{{sp|0.2em|’UN OBSERVATEU}}R, |fs=150%|mb=0.5em}}
{{A|{{sc|Contenant}} ''les Analyses des Pieces de Théâtre qui ont paru durant cet intervalle ; les Relations des Assemblées Littéraires ; les Notices des livres nouveaux, clandestins, prohibés ; les Pieces fugitives, rares ou manuscrites, en prose ou en vers ; les Vaudevilles sur la Cour ; les Anecdotes & Bons Mots ; les Eloges des Savans, des Artistes, des Hommes de Lettres morts, &c. &c. &c.''|1.5|-1.5}}
{{c|{{sp|TOME DIXIEM}}E.|fs=125%|mt=0.25em}}
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{{pom|{{#invoke:repeat_str|repeat_str|8| . }}{{lang|la|''huc propius me,''
{{#invoke:repeat_str|repeat_str|8| . }}''vos ordine adite.''}}
{{cach|{{#invoke:repeat_str|repeat_str|8| . }}}}{{sc|Hor}}. L. {{rom-maj|II}} Sat. 3. vs. 81 & 82.}}
{{SDT2|lh=2px|lb=0|esp=0|mt=0}}
{{c|{{sp|0.4em|À LONDRE}}S,|fs=125%|ws=0.2em}}
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{{c|{{rom-maj|{{sp|MDCCLXXVII}}I.|1778}}|fs=125%}}
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{{c|{{sct|Pour servir à l’Histoire de la<br/>République des Lettres en<br/>France, depuis {{romm|MDCCLXII}},<br/>jusqu’à nos jours.}}}}
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{{c|{{sp|0.2em|Année}} {{sp|2px|MDCCLXXVI}}I.|sc|fs=125%}}
<section begin="janvier1777"/>{{SA|''1 {{i4|J}}anvier.'' Le même Chevalier de ''Rutlidge,'' se disant l’Auteur du ''Bureau d’Esprit,'' vient de faire imprimer des ''Observations à l’Académie Françoise, au sujet de la Lettre de {{M.|de}} Voltaire sur sa Traduction de Shakespear.'' Quoique l’Auteur ait souvent raison, on y trouve une dureté de style & de critique bien opposée à l’enjouement de sa comédie ; ce qui empêche ceux qui le connoissent de l’en croire l’auteur, malgré son aveu. Ils assurent que c’est un menteur impudent, s’étant déclaré déjà plusieurs fois le pere d’écrits anonymes, dont les auteurs avoient à dessein & par nécessité gardé l’incognito, & qui avoient repris leur bien, les causes de leur silence ne subsistant pas.}}
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''1 Janvier 1777.'' On remarque qu’il y a beaucoup plus de voleurs à Paris cet hiver que de coutume, & que leur industrie s’évertue sous les formes les plus adroites & les plus ingénieuses. Il y a peu de jours, un de ces filoux ayant été arrêté rue {{St|Honoré|nx,pt}} dans l’Hôtel garni d’Angleterre, maison de filles & de jeu en même<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>tems, a voulu tuer l’Exempt & ayant manqué son coup, s’est donné courageusement plusieurs coup de couteau, dont il est mort sur le champ.
{{brn|1}}
''2 Janvier. La Poste du soir,'' malgré tous les obstacles, a paru hier & se continue. Jusqu’à présent elle est très-platte, & l’on étoit si persuadé qu’elle n’auroit pas lieu ou qu’elle seroit mauvaise, qu’il n’y avoit au commencement de l’année que mille souscripteurs.
{{brn|1}}
''3 Janvier.'' Le {{Sr.|de}} Beaumarchais profitant de son ascendant sur l’esprit du Comte de Maurepas, pour obtenir la persuasion d’entretenir de nouveau le public, donne un Mémoire dont on parle beaucoup, & qui roulant toujours sur son affaire n’en peut être qu’une répétition fastidieuse. Malgré les réglemens il l’a mis en vente, espérant en faire de l’argent.
{{brn|1}}
''3 Janvier.'' Un jeune Officier aux Gardes, nommé {{M.|''de la Belinaye de la Roirie,''}} est devenu éperdument épris de {{Mlle|''Beaumesnil''|nx,pt}} de l’Opéra, & l’a enlevée à son oncle, qui l’entretenoit. Non content de cet exploît, il a voulu se lier à elle d’un nœud indissoluble & l’épouser. L’Actrice s’y est refusée généreusement, en lui faisant sentir l’éclat scandaleux que cet hymen feroit dans le monde, le tort qui en résulteroit pour lui, forcé de quitter son emploi & le dégoût qu’il pourroit prendre d’elle ensuite ; ce qui les rendroit malheureux l’un & l’autre. Ce discours sensé n’a fait que l’enflammer davantage, & rien n’ayant pu vaincre son Amante, il s’est retiré à<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|DENRÉES MÉCONNUES|m=1em}}
Il existe, bien à tort, chez beaucoup de personnes, des préventions contre l’emploi, comme nourriture, de la viande du cheval, du mulet et de la chêvre.
La chair du cheval et du mulet se prête absolument aux préparations appliquées a celle du bœuf, et les préparations appliquées à la chair du mouton conviennent également à celle de la chêvre. La saveur ne s’en différencie pas sensiblement, surtout si on a le soin de choisir de la viande d’animaux gras. Enfin, et surtout, la richesse en éléments nutritifs, dans le cheval comme dans le mulet, est plus grande que dans le bœuf.
On peut donc consommer de ces viandes sans hésiter : elles sont saines et nourrissantes, elles sont bonnes, elles coûtent moitié moins que celles de bœuf et de mouton.
{{P début|85|m=1em}}
● La grande guerre a permis de connaître et d’apprécier à sa valeur la viande frigorifiée de mouton et de bœuf, importée de l’Argentine. Il est à souhaiter que les arrivages soient assez importants pour que la consommation en genéralise, à cause de la notable différence de prix qu’elle offre avec la viande fraîche.
Les personnes qui actuellement peuvent s’en procurer devront tenir compte que cette viande doit étre dégelée lentement, à température douce, et non brusquement, avant son emploi, pour lui conserver toute sa saveur.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● La triperie fournira une variété de plats économiques. Tels : la fraise de veau, avec pieds, le gras-double, le foie et le cœur de bœuf, les pieds de mouton.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Avec de la panse de bœuf et un pied, on peut faire soi-même d’excellentes tripes à la mode de Caen, qui coûteront trois fois meilleur marché qu’en les achetant toutes prêtes.
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Il existe, bien à tort, chez beaucoup de personnes, des préventions contre l’emploi, comme nourriture, de la viande du cheval, du mulet et de la chêvre.
La chair du cheval et du mulet se prête absolument aux préparations appliquées a celle du bœuf, et les préparations appliquées à la chair du mouton conviennent également à celle de la chêvre. La saveur ne s’en différencie pas sensiblement, surtout si on a le soin de choisir de la viande d’animaux gras. Enfin, et surtout, la richesse en éléments nutritifs, dans le cheval comme dans le mulet, est plus grande que dans le bœuf.
On peut donc consommer de ces viandes sans hésiter : elles sont saines et nourrissantes, elles sont bonnes, elles coûtent moitié moins que celles de bœuf et de mouton.
{{P début|85|m=1em}}
● La grande guerre a permis de connaître et d’apprécier à sa valeur la viande frigorifiée de mouton et de bœuf, importée de l’Argentine. Il est à souhaiter que les arrivages soient assez importants pour que la consommation en genéralise, à cause de la notable différence de prix qu’elle offre avec la viande fraîche.
Les personnes qui actuellement peuvent s’en procurer devront tenir compte que cette viande doit étre dégelée lentement, à température douce, et non brusquement, avant son emploi, pour lui conserver toute sa saveur.
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● La triperie fournira une variété de plats économiques. Tels : la fraise de veau, avec pieds, le gras-double, le foie et le cœur de bœuf, les pieds de mouton.
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● Avec de la panse de bœuf et un pied, on peut faire soi-même d’excellentes tripes à la mode de Caen, qui coûteront trois fois meilleur marché qu’en les achetant toutes prêtes.
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{{T3|DENRÉES MÉCONNUES|m=1em}}
Il existe, bien à tort, chez beaucoup de personnes, des préventions contre l’emploi, comme nourriture, de la viande du cheval, du mulet et de la chêvre.
La chair du cheval et du mulet se prête absolument aux préparations appliquées a celle du bœuf, et les préparations appliquées à la chair du mouton conviennent également à celle de la chêvre. La saveur ne s’en différencie pas sensiblement, surtout si on a le soin de choisir de la viande d’animaux gras. Enfin, et surtout, la richesse en éléments nutritifs, dans le cheval comme dans le mulet, est plus grande que dans le bœuf.
On peut donc consommer de ces viandes sans hésiter : elles sont saines et nourrissantes, elles sont bonnes, elles coûtent moitié moins que celles de bœuf et de mouton.
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● La grande guerre a permis de connaître et d’apprécier à sa valeur la viande frigorifiée de mouton et de bœuf, importée de l’Argentine. Il est à souhaiter que les arrivages soient assez importants pour que la consommation en genéralise, à cause de la notable différence de prix qu’elle offre avec la viande fraîche.<br />{{em|2}}Les personnes qui actuellement peuvent s’en procurer devront tenir compte que cette viande doit étre dégelée lentement, à température douce, et non brusquement, avant son emploi, pour lui conserver toute sa saveur.
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{{P début|85|m=1em}}
● La triperie fournira une variété de plats économiques. Tels : la fraise de veau, avec pieds, le gras-double, le foie et le cœur de bœuf, les pieds de mouton.
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{{P début|85|m=1em}}
● Avec de la panse de bœuf et un pied, on peut faire soi-même d’excellentes tripes à la mode de Caen, qui coûteront trois fois meilleur marché qu’en les achetant toutes prêtes.
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/202
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{{g|(125)<br />Suite.}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\left.\begin{align}
+&\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.134]}{\left(\frac{21}{64}e^2-\frac{21}{8}\gamma^2e^2+\frac{55}{128}e^4-\frac{21}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{819}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{147}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[2\quad.\quad.139]}{\frac{9}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\left(\frac{3}{64}e^2-\frac{3}{8}\gamma^2e^2-\frac{9}{128}e^4-\frac{3}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}-\left(\frac{1}{32}e^2-\frac{1}{4}\gamma^2e^2-\frac{139}{128}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\frac{143}{384}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{331}{1152}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.108]}{\frac{81}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{27}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\frac{645}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{995}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
-&\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{29757}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{23703}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.76]}{\frac{186057}{1024}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{234171}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\frac{18225}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{83835}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
-&\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.248]}{\frac{81}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{27}{32}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[5\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.8]}{\frac{3465}{128}e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{44514}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[6\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.12]}{\frac{495}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{567}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[7\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.24]}{\frac{63}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{495}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[8\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.26]}{\frac{9}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{57}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[9\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.135]}{\frac{441}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{1827}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[10\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.131]}{\frac{63}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{441}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[11\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.134]}{\frac{651}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{1197}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[14\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\frac{9}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{3}{32}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
+&\underset{[18\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.103]}{\frac{675}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{495}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[23\quad.\quad.188]}{\frac{27}{4}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.18]}{\left(\frac{15}{64}e^2-\frac{51}{32}\gamma^2e^2-\frac{23}{32}e^4-\frac{15}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}}\\
-&\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\left(\frac{3}{8}e^2-\frac{87}{32}\gamma^2e^2-\frac{143}{128}e^4-\frac{393}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}-\frac{14541}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{18885}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
+&\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.96]}{\frac{2673}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{3969}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\frac{3375}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{3375}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[76\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.243]}{\frac{1323}{1024}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{315}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
-&\underset{[27\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.17]}{\frac{315}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{6147}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[28\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.20]}{\frac{45}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{675}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[29\quad.\quad.193]}{\frac{9}{32}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[32\quad.\quad.96]}{\frac{3}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[32\quad.\quad.125]}{\frac{15}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[32\quad.\quad.139]}{\frac{3}{128}e^4\frac{n'^2}{n^2}}
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-&\underset{[43\quad.\quad.2]}{\frac{66015}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
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\end{align}\right\}**\\\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (125) se continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (125) a disparu par suite de la 41{{e}} opération.|fs=70%|4}}
{{g|** Cette portion du coefficient du terme (125) a disparu par suite de la 50{{e}} opération.|fs=70%|4}}<noinclude>
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Page:Oscar Bonneau - Cuisine saine économique - 1920.pdf/11
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Daaral
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{P début|85|m=1em}} ● Le cobaye, encore peu en faveur pour l'alimentation vaut pourtant tout autant que le lapin domestique. {{P fin}} {{P début|85|m=1em}} ● La charcuterie procurera aussi quelques plats bon marché, tels les boudins et les saucisses. {{P fin}} {{P début|85|m=1em}} ● Les sardines salées, en barils, coûtent cinq fois moins cher que les sardines fraîches.<br />{{em|2}}Il faut les faire tremper pendant douze heures à l'eau froide ava... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Daaral" /></noinclude>{{P début|85|m=1em}}
● Le cobaye, encore peu en faveur pour l'alimentation vaut pourtant tout autant que le lapin domestique.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● La charcuterie procurera aussi quelques plats bon marché, tels les boudins et les saucisses.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Les sardines salées, en barils, coûtent cinq fois moins cher que les sardines fraîches.<br />{{em|2}}Il faut les faire tremper pendant douze heures à l'eau froide avant de les employer.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Les pâtes alimentaires : macaroni, nouilles, coquilles, lazagnes sont très nourrissantes, très digestives et coûtent peu. Leur préparation culinaire est prompte.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Les escargots «petits-gris» sont un peu indigestes ; ils ont l'avantage d'être d'un très bas prix.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Les cosses de pois, cuites, broyées et passées, font un excellent potage.<br />{{em|2}}Les fanes de carottes, traitées comme les épinards, ont un goût exquis. On peut préparer de la même façon les fanes de navets.
{{P fin}}
{{P début|85|m=1em}}
● Certaines plantes sauvages peuvent être employées comme les légumes cultivés : telles sont la chicorée sauvage, la lampsane commune, la moutarde des champs, la grande ortie, la patience, la bardane commune, le lamier blanc, la mauve, le houblon, etc. Elles procurent des mets excellents et qui ne coûtent que la peine de les cueillir.<br />{{em|2}}Ces «légumes sauvages» doivent être récoltés jeunes avant que la plante monte. Après lavage on les cuit en les jetant dans l'eau salée bouillante. On les accommode ensuite comme des légumes ordinaires.
{{P fin}}
{{séparateur|8|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/196
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|188|FLE — FLE}}</noinclude><section begin="FLÈCHE"/>{{tiret2|au-|devant}} des angles saillans ou rentrans du chemin couvert, à l’extrémité de son glacis. On les nomme ''flèches'' à cause de leur figure ; ils sont à l’égard de ces angles saillans, ce qu’est une contrescarpe à l’égard d’un bastion. {{sc|Pélisson}}. ''Voyez'' {{Tr6L|BONNETTE}}, c’est la même chose. Ces ouvrages, appelés ''flèches'', sont simplement composes de deux faces de dix ou douze toises, & communiquent avec le chemin couvert par un chemin qu’on creuse sur l’arrête des glacis, & qui est palissadé de part & d’autre.
On appelle, en Agriculture, ''flèche'' d’arbre ou de plante, la tige, le tronc de l’arbre.
{{sc|Flèche}}, en termes de Marine, signifie la poulaine d’un navire. C’est une pièce de bois sortant hors de la proue, qui sert à serrer le beaupré & la civadière, ou voile penchante en mer. On le dit aussi de cette partie de l’éperon, qui est comprise entre les herses ou balustres, & la frise, qui est l’ornement qui la termine. On donne encore le nom de ''flèche'' à une pièce de la poupe d’une galère qui en soutient le rendelet, étant posée horizontalement ou un peu inclinée.
{{sc|Flèche}}. On donne encore le nom de ''flèches'' à de certains piquans attachés légèrement sur le Port-épic, qui se détachent quand il se secoue, & dont il blesse les chiens & les chasseurs. On les appelle encore fuseaux.
{{sc|Flèche}}, signifie aussi le montant ou le plus grand des bâtons de l’arbalète, ou baron de Jacob, avec lequel on observe sur mer.
{{sc|Flèche}}, en termes de Manège, se dit de la partie pointue d’une lance. On divise la lance en trois parties, la poignée, les ailes & la ''flèche''.
{{sc|Flèche}} d’Arbalestrille. C’est un bâton qui a trois pieds de longueur. Il est équarri à quatre faces égales, où sont marqués les dégrés de latitude pour trouver la hauteur au Soleil & aux Etoiles.
{{sc|Flèche}}, en Architecture, signifie aussi un clocher de charpenterie qui aboutit en pointe, & qui se couvre de plomb ou d’ardoise. On met la ''flèche'' sur la croisée, sur le devant, sur la croupe de l’Eglise. On l’appelle ''pyramide'' quand elle est carrée.
{{sc|Flèche}}, en termes de Géométrie, est dans un cercle la partie d’un diamètre qui est coupée par la corde d’un arc ; la ''flèche'' est ce qui s’appelle autrement & plus ordinairement le ''sinus verse''.
{{sc|Flèche}}. En termes de jeu de Trictrac. ''{{lang|la|Lamina, verutum}}''. On donne le nom de ''flèches'' aux {{lié|24 rayons}} de deux diverses couleurs qui sont au fond du tablier d’un trictrac, & qui partagent tout le tablier en {{lié|24 parties}} égales. Elles sont disposées alternativement : une blanche, une noire, & font ainsi tout le tour, ensorte que les blanches d’un jeu sont toujours vis-à-vis les noires de l’autre. {{lié|L. S.}} Les couleurs ordinaires des ''flèches'' du trictrac, sont le vert & le blanc. On case sur les ''flèches'', & l’on bat de blanc en blanc & de vert en vert par le nombre pair, & par le nombre impair on bat de blanc en vert ou de vert en blanc. Il y a de ces ''flèches'' dans les deux parties du tablier, & de tous les deux côtés ; ensorte que chaque joueur a douze de ces ''flèches'' de son côté, en observant que les vertes d’un des joueurs répondent aux blanches de l’autre joueur. Ces ''flèches'' s’appellent aussi ''{{Tr6L|LAME|lames}}''. Voyez ce mot.
{{sc|Flèche}} de lard, c’est toute la pièce qu’on lève sur l’un des côtés d’un cochon, depuis l’épaule jusqu’à la cuisse. On l’appeloit autrefois ''fliche'', & en Picardie ''flique. {{lang|la|Succidia}}''. {{sc|Nicot}}. ''Voyez'' aussi {{M.|{{sc|Ménage}}}}.
{{sc|Flèche}}, terme de Physique, est aussi un météore enflammé qui a la figure d’une ''flèche'', tels qu’on en voit dans quelques aurores boréales.
{{sc|Flèche}}, en Astronomie, est aussi une constellation septentrionale proche de l’aigle, à {{lié|39 dégrés}} de latitude. Elle est composée de cinq étoiles, dont il n’y en a aucune considérable.
{{sc|Flèches}} ou {{sc|Attentes}}. s. f. pl. ''Voyez'' {{Tr6L|ATTENTES}}.
On dit proverbialement, qu’un homme ne sait plus de quel bois faire ''flèche'', pour dire, qu’il ne sait plus quel métier prendre pour subsister. On dit aussi,
FLE tout bois n’est pas bon à faire flèche, pour dire, que tout homme n’est pas propre a faire la chose dont il s’agit. {{sc|Ac. Fr}}.
trum,
{{sc|Flèche}}. (La) Petite ville de France. Flecchia Caf— Flexia, Fixa, Fiffa. Quelques-uns disent, Fixa Andegavorum. La Flèche est dans l’Anjou sur le Loir, à neuf lieues ou environ au nord de Saumur, à quatre ou cinq de Baugé, à quatre du Lude & a trois de Duretal. Ce mot ne se dit jamais sans l’article. La Flèche est une jolie ville, & un fejeur trèsagréable. Le Collège des Jésuites de la Flèche étoit une maison d’{{roi|Henri|IV}}, que ce Prince leur donna en 1603, & qu’il chargea le Marquis de la Varenne de faire bâtir. Le cœur d’{{roi|Henri|IV}} & celui de Marie de Médicis sa femme, font à la Flèche dans l’Eglise des ci-devant Jésuites. Voyez Jovin de Rochefort, Voyage d’Espagne & de Portugal ; Had. de Val. Not. Gall. {{pg|196}}, 197. {{M.|Ménage}} croit qu’on dit la Flèche pour la Fiche, comme on dit en Anjou fliger pour figer ; on peut appuyer cette conjecture du sentiment de ceux qui appellent en Latin la Flèche, Fixa Andegavorum.
FLÉCHER. v. n. Terme d’Agriculture, qui se dit des cannes de sucre. Pullulare, sucrescere, excrescere. Le plant des cannes de sucre lève dans cinq ou six jours, & elles poussent bientôt plusieurs jets, qui forment enfin une grosse touffe de cannes à chaque pied. Au bout d’un an, dans la saison des pluies, elles ne manquent jamais de flécher ; c’est-à-dire, de pousser à leur sommet un fer droit & uni d’environ trois pieds de long, qui fleurit en forme de houppe renversée, après quoi la canne celle de croitre, & ne fleurit plus. Avant qu’elle soit en flèche, & après qu’elle afléché, elle n’est bonne à rien. HIST.
NATUR. du cacao & du sucre.
Ce mot vient de flèche, & s’est dit, parce que ce jet des cannes de sucre est semblable à une flèche.
FLÉCHIR. v. a. Ployer, courber. Flectere. Il ne se dit au propre que dans cette seule phrase, fléchir les genoux devant Dieu. Le figuré même s’y rencontre car on veut dire, adorer Dieu, s’humilier devant lui. Ainsi, à proprement parler, il ne s’emploie point au propre tout pur. Aussi bien des gens qui parlent bien la langue Françoise, prétendent qu’aulieu de dire fléchir les genoux devant le Saint-Sacrement, dans le sens propre, il faut dire, faire une génuflexion, parce que fléchir les genoux ou fléchir le genou, expression plus noble encore que la première, se prend dans un sens moral, & signifie marquer son respect, sa vénération, soit par la posture en pliant les genoux, soit d’une autre manière, comme par des prières, des vaux, des sacrifices, &c. & que c’est en ce sens qu’il faut entendre cette expression ; fléchir le genou devant l’Idole ; c’est— à dire, dans le style sérieux, reconnoître un Idole pour son Dieu, & lui rendre le culte qui n’est dû qu’à Dieu ; & dans le style familier, marquer son respect à une personne élevée à un haut rang, sur-tout si dans la manière de le marquer, il y a quelque chose de bas & de rampant.
FLECHIR. v. n. Terme souvent employé dans les arts, s’applique proprement aux corps qui font trop foibles pour l’effort qu’ils ont à soutenir, & qui cèdent à cet effort en quelque point. Une poutre, une barre de fer surchargée fléchit. Le fer aigre rompt plutôt que de fléchir.
On le dit de même au moral, pour céder, s’abaisser, se soumetrre. Il faut que tout genou fléchiffe au nom de Jésus. Fléchir sous le joug. Tout tremble, tout fléchit devant ce Conquérant. La résolurion de ne point plier & de ne point fléchir, est souvent soutenue par la vanité.
Tout Héchit sous les loix des fières destinées. CER,
FLÉCHIR. v. a. Se dit dans un sens moral, pour toucher quelqu’un, lui faire oublier son ressentiment. Ce cruel s’est laissé fléchir par mes larmes. Fléchir la cruauré d’un tyran. Un spectacle aussi touz<section end="FLÈCHE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/421
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>fait une critique très gaie de ces trois Eloges & alloit la livrer à l’impression, lorsque Madame la Ferté-Imbault, la fille de Madame Geoffrin, a obtenu un ordre qui défend au journaliste de parler de ces trois ouvrages.
{{brn|1}}
''27 Décembre.'' On imprimoit un Mémoire pour la femme Desrues, mais il y a eu ordre de la Cour de l’empêcher & tout autre en sa faveur.
{{brn|1}}
''28 Décembre 1777.'' {{M.|Saurin}}, peu gai de son naturel, s’est déridé le front en faveur du Chevalier Gluck, ou plutôt celui-ci l’ayant séduit par son ''Armide,'' il lui a adressé les couplets suivans, sur l’air ''du haut en bas'' :
{{pom|{{iv|4}}Ton Art divin,
Puissant Maître de l’harmonie,
{{iv|4}}Ton Art divin
En miracles s’épuise envain ;
Plus tu triomphes, plus l’envie
Montre de fureur & décrie
{{iv|4}}Ton Art divin.
{{iv|4}}De tous les tems
Ce fut aventure pareille,
{{iv|4}}De tous les tems :
Laisse dire les mécréans :
Reine du cœur & de l’oreille,
Ta lyre sera la merveille
{{iv|4}}De tous les tems.|m=1.5em}}
{{brn|1}}
''28 Décembre.'' Le ''Panégyrique de Trajan'' par Pline, semble avoir été le modele ou plutôt le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Chasseurs de loups/18
0
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wikitext
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Quoiqu’on le raillât, Roderick. était excessivement fier de son lynx. C’était une bête de grosse taille, que la faim avait attirée vers les reliefs du repas et qui, prudemment, inspectait les lieux lorsque le boy avait tiré. Quant à Loup, il s’était prudemment tenu coi, en voyant qu’il ne s’agissait pas d’un homme, mais seulement d’un lynx, qui est, par surcroît, un ennemi-né de sa race. Mukoki se hâta de dépouiller l’anim... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Quoiqu’on le raillât, Roderick. était excessivement fier
de son lynx. C’était une bête de grosse taille, que la faim
avait attirée vers les reliefs du repas et qui, prudemment,
inspectait les lieux lorsque le boy avait tiré. Quant à Loup,
il s’était prudemment tenu coi, en voyant qu’il ne s’agissait
pas d’un homme, mais seulement d’un lynx, qui est,
par surcroît, un ennemi-né de sa race.
Mukoki se hâta de dépouiller l’animal, pendant que
celui-ci était encore chaud.
« Vous, aller vous coucher, dit-il aux deux jeunes gens.
Moi rallumer le feu, puis dormir aussi. »
Cet incident tragi-comique libéra Rod de ses autres cauchemars
et il s’endormit plus calme, désormais.
Tard, le lendemain matin, il se réveilla. La neige ne
tombait plus et un soleil magnifique brillait au ciel. Wabi
et le vieil Indien étaient déjà dehors, en train de préparer
le déjeuner, et le gai sifflement de son camarade rappela
à Rod que la crainte des Woongas s’était évanouie. Sans
s’attarder davantage au lit, il se leva à son tour.
Tout autour du campement, qui était à l’extrême sommet
de la montagne, se déroulait un immense et merveilleux
panorama. Les arbres, les rochers, toute la montagne
elle-même, étaient couverts de deux pieds de neige,
blanche et respendissante sous le soleil.
Le ''{{lang|en|Wilderness}}'' lui apparaissait dans toute sa gran-
<ref name>Le ''{{lang|en|Wilderness}}'' est un terme générique, intraduisible, qui,
comme le Causse, la Brousse, le Maquis, la Pampa, le Steppe,
désigne une région particulière et l’ensemble des éléments-types
qui la constituent. Le Wilderness, dit aussi le ''{{lang|en|Wild}}'', ou le ''Grand Désert Blanc'',
s’étend, dans le Nord canadien, jusqu’au Cercle
Arctique et à la Mer Polaire. C’est une région aux vastes soli-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Quoiqu’on le raillât, Roderick. était excessivement fier
de son lynx. C’était une bête de grosse taille, que la faim
avait attirée vers les reliefs du repas et qui, prudemment,
inspectait les lieux lorsque le boy avait tiré. Quant à Loup,
il s’était prudemment tenu coi, en voyant qu’il ne s’agissait
pas d’un homme, mais seulement d’un lynx, qui est,
par surcroît, un ennemi-né de sa race.
Mukoki se hâta de dépouiller l’animal, pendant que
celui-ci était encore chaud.
« Vous, aller vous coucher, dit-il aux deux jeunes gens.
Moi rallumer le feu, puis dormir aussi. »
Cet incident tragi-comique libéra Rod de ses autres cauchemars
et il s’endormit plus calme, désormais.
Tard, le lendemain matin, il se réveilla. La neige ne
tombait plus et un soleil magnifique brillait au ciel. Wabi
et le vieil Indien étaient déjà dehors, en train de préparer
le déjeuner, et le gai sifflement de son camarade rappela
à Rod que la crainte des Woongas s’était évanouie. Sans
s’attarder davantage au lit, il se leva à son tour.
Tout autour du campement, qui était à l’extrême sommet
de la montagne, se déroulait un immense et merveilleux
panorama. Les arbres, les rochers, toute la montagne
elle-même, étaient couverts de deux pieds de neige,
blanche et respendissante sous le soleil.
Le ''{{lang|en|Wilderness}}''<ref name="p66">Le ''{{lang|en|Wilderness}}'' est un terme générique, intraduisible, qui,
comme le Causse, la Brousse, le Maquis, la Pampa, le Steppe,
désigne une région particulière et l’ensemble des éléments-types
qui la constituent. Le Wilderness, dit aussi le ''{{lang|en|Wild}}'', ou le ''Grand Désert Blanc'',
s’étend, dans le Nord canadien, jusqu’au Cercle
Arctique et à la Mer Polaire. C’est une région aux vastes {{tiret|soli|tudes}}</ref> lui apparaissait dans toute sa gran-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Quoiqu’on le raillât, Roderick était excessivement fier
de son lynx. C’était une bête de grosse taille, que la faim
avait attirée vers les reliefs du repas et qui, prudemment,
inspectait les lieux lorsque le boy avait tiré. Quant à Loup,
il s’était prudemment tenu coi, en voyant qu’il ne s’agissait
pas d’un homme, mais seulement d’un lynx, qui est,
par surcroît, un ennemi-né de sa race.
Mukoki se hâta de dépouiller l’animal, pendant que
celui-ci était encore chaud.
« Vous, aller vous coucher, dit-il aux deux jeunes gens.
Moi rallumer le feu, puis dormir aussi. »
Cet incident tragi-comique libéra Rod de ses autres cauchemars
et il s’endormit plus calme, désormais.
Tard, le lendemain matin, il se réveilla. La neige ne
tombait plus et un soleil magnifique brillait au ciel. Wabi
et le vieil Indien étaient déjà dehors, en train de préparer
le déjeuner, et le gai sifflement de son camarade rappela
à Rod que la crainte des Woongas s’était évanouie. Sans
s’attarder davantage au lit, il se leva à son tour.
Tout autour du campement, qui était à l’extrême sommet
de la montagne, se déroulait un immense et merveilleux
panorama. Les arbres, les rochers, toute la montagne
elle-même, étaient couverts de deux pieds de neige,
blanche et respendissante sous le soleil.
Le ''{{lang|en|Wilderness}}''<ref name="p66">Le ''{{lang|en|Wilderness}}'' est un terme générique, intraduisible, qui,
comme le Causse, la Brousse, le Maquis, la Pampa, le Steppe,
désigne une région particulière et l’ensemble des éléments-types
qui la constituent. Le Wilderness, dit aussi le ''{{lang|en|Wild}}'', ou le ''Grand Désert Blanc'',
s’étend, dans le Nord canadien, jusqu’au Cercle
Arctique et à la Mer Polaire. C’est une région aux vastes {{tiret|soli|tudes}}</ref> lui apparaissait dans toute sa gran-<noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/77
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « deur. Aussi loin que pouvait porter la vue, la blanche étendue, mille après mille, se dépliait vers le Nord, jusqu’à la Baie d’Hudson. En un éblouissement béat, Rod embrassait du regard, au-dessous de lui, la ligne des forêts noires, puis plaines, vallonnements et collines, qui se succédaient sans fin, entrecoupés de lacs scintillants, encadrés de sapins, et d’un grand fleuve déroulant son cours glacé. Ce n’était pas le désert sinistre et mo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude>deur. Aussi loin que pouvait porter la vue, la blanche
étendue, mille après mille, se dépliait vers le Nord, jusqu’à
la Baie d’Hudson. En un éblouissement béat, Rod
embrassait du regard, au-dessous de lui, la ligne des
forêts noires, puis plaines, vallonnements et collines, qui
se succédaient sans fin, entrecoupés de lacs scintillants,
encadrés de sapins, et d’un grand fleuve déroulant son
cours glacé. Ce n’était pas le désert sinistre et morne,
comme il l’avait cru d’après ses lectures. C’était une
splendeur magnifique et variée, dans un décor immaculé.
Son cœur palpitait de plaisir, tandis qu’il planait sur
cet immense horizon, et le sang lui empourprait la
face.
Mukoki était venir le rejoindre dans sa contemplation
et, de sa voix gutturale, il lui disait :
«
Beaucoup caribous, là, en bas ! Beaucoup caribous !
Plus d’hommes du tout ! Plus de maisons ! Pendant vingt
mille milles ! e
Roderick plongea ses yeux dans ceux du vieil Indien
qui, lui aussi, paraissait tout ému. Ou eût dit que ses
ardentes prunelles cherchaient à percer cet infini, à aller
loin, plus loin encore, jusqu’aux postes extrêmes de l’immense
Baiè d’Hudson.
Wabi s’était joint à eux et avait posé sa main sur
l’épaule de Rod.
tudes, qui, à mesure qu’elle s’avance vers le nord, se fait plus
rude et plus désolée. La partie sud, où évoluent les personnages
de ce roman, est pittoresque et accidentée, avec une faune et une
flore variées, qui disparaissent, elles aussi, peu à peu, pour faire
place ensuite à une terre à peu près morte. (Note des Traducteurs.)<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>deur. Aussi loin que pouvait porter la vue, la blanche
étendue, mille après mille, se dépliait vers le Nord, jusqu’à
la Baie d’Hudson. En un éblouissement béat, Rod
embrassait du regard, au-dessous de lui, la ligne des
forêts noires, puis plaines, vallonnements et collines, qui
se succédaient sans fin, entrecoupés de lacs scintillants,
encadrés de sapins, et d’un grand fleuve déroulant son
cours glacé. Ce n’était pas le désert sinistre et morne,
comme il l’avait cru d’après ses lectures. C’était une
splendeur magnifique et variée, dans un décor immaculé.
Son cœur palpitait de plaisir, tandis qu’il planait sur
cet immense horizon, et le sang lui empourprait la
face.
Mukoki était venu le rejoindre dans sa contemplation
et, de sa voix gutturale, il lui disait :
« Beaucoup caribous, là, en bas ! Beaucoup caribous !
Plus d’hommes du tout ! Plus de maisons ! Pendant vingt
mille milles ! »
Roderick plongea ses yeux dans ceux du vieil Indien
qui, lui aussi, paraissait tout ému. {{corr|Ou|On}} eût dit que ses
ardentes prunelles cherchaient à percer cet infini, à aller
loin, plus loin encore, jusqu’aux postes extrêmes de l’immense
Baie d’Hudson.
Wabi s’était joint à eux et avait posé sa main sur
l’épaule de Rod.
<ref follow="p66">{{tiret2|soli|tudes}}, qui, à mesure qu’elle s’avance vers le nord, se fait plus
rude et plus désolée. La partie sud, où évoluent les personnages
de ce roman, est pittoresque et accidentée, avec une faune et une
flore variées, qui disparaissent, elles aussi, peu à peu, pour faire
place ensuite à une terre à peu près morte. (Note des Traducteurs.)</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
« Muki, dit-il, est né tout là-bas, au delà de notre
vision. Là-bas, lorsqu’il était jeune garçon, il a fait son
apprentissage de chasseur. »
Puis, il attira l’attention de son ami sur l’extraordinaire
transparence de l’atmosphère et la suppression apparente
des distances qui en résultait.
« Voyez-vous cette montagne, pareille à un gros nuage,
et que l’on pourrait, semble-t-il, toucher de la main ?
Elle est à trente milles d’ici ! Et ce lac, de ce côté, qui
vous paraît sans doute à une portée de fusil ? Cinq milles
nous en séparent. Cependant, si un élan, un caribou ou
un loup venait à le traverser, nous le distinguerions nettement. »
Pendant quelques instants encore, les trois hommes
demeurèrent à regarder, silencieux. Puis Wabi et le vieil
Indien retournèrent au feu-et à la préparation du déjeuner,
laissant Rod à son enchantement.
Quels mystères non résolus, songeait-il, quelles tragédies
non écrites, quels romans insoupçonnés, quels trésors
de dollars et d’or, devait enclore ce vaste Nord ! Pendant
un millier, un million de siècles peut-être, il était demeuré
inviolé, dans l’étreinte sauvage de la nature. Bien peu
d’hommes blancs avaient pénétré ses solitudes, et les races
autochtones, qui par endroits les parcouraient encore, y
vivaient de la même existence que l’homme préhistorique !
Ce fut presque avec regret que Roderick s’entendit
appeler pour déjeuner. Mais il ne bouda point à son appétit
et ses rêves romanesques ne l’empêchèrent pas de
faire honneur au repas.
Il demanda si l’on allait bientôt se mettre en route.
Mais Wabi et Mukoki avaient déjà décidé de ne point
prendre la piste ce jour-là et de demeurer au campement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/79
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>jusqu’au lendemain matin. Pour plusieurs raisons.
« Après la neige qui est tombée, lui exposa Wabi, nous
ne pouvons plus voyager maintenant que sur nos raquettes.
Il vous faut bien cette journée pour apprendre à vous
en servir. En outre, la neige a recouvert toutes les traces
existantes des animaux que nous chassons. Or, élans,
rennes, caribous et, plus encore, les loups et les animaux
à fourrure, ne vont pas se mettre en mouvement avant
l’après-midi, ou même la soirée. Prendre la piste à cette
heure ne nous servirait de rien. Demain, au contraire,
nous nous rendrons compte, à loisir, des empreintes que
nous rencontrerons et du genre de gibier qu’elles nous
annoncent. Si le pays nous semble propice au but que
nous poursuivons, alors nous y ferons halte et établirons
notre campement d’hiver.
— Et les Woongas ? interrogea Rod. Vous pensez que
nous en sommes suffisamment éloignés ? »
Mukoki émit un grognement.
« Woongas ne pas monter sur montagne. Derrière,
beaucoup bons pays et giboyeux. Rester là. »
Cent autres questions furent posées par le jeune garçon,
au cours du déjeuner, sur les blanches solitudes qu’ils
dominaient et où ils s’enfonceraient bientôt. Et chaque
réponse ne faisait qu’augmenter son enthousiasme.
Sitôt le repas terminé, il manifesta son désir de commencer
son apprentissage des raquettes. Un heure durant,
Wabi et Mukoki le pilotèrent dans un sens et dans l’autre,
le long de la crête de la montagne, s’arrêtant aux
moindres détails, battant des mains lorsqu’il avait réussi
un saut exceptionnellement bon, et s’amusant beaucoup
aussi lorsqu’il trébuchait dans la neige. À midi, Rod, fort
satisfait de lui, trouva que tout allait pour le mieux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/80
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
La journée s’écoula fort agréablement. Roderick ccpendant
ne laissa pas de remarquer que, par moments, Wabi
semblait sous le coup d’un souci inconnu. Par deux fois,
il le découvrit seul, assis sous la hutte, et silencieusement
pensif. Il finit par s’en inquiéter.
« Pourrais-je savoir la cause de votre ennui ? interrogea-t-il.
Qu’est-ce qui ne va pas ? »
Wabi se redressa et eut un petit rire.
« Avez-vous jamais eu, Rod, un rêve qui survive à la
nuit et continue à vous importuner, une fois éveillé ?
J’en ai fait un de ce genre, plus tenace que vos cauchemars
imaginaires, car, depuis lors, je ne puis m’empêcher d’être
inquiet des êtres chers que nous avons laissés derrière
nous. Et plus spécialement de Minnetaki. Rien d’autre
que cela. C’est se tracasser pour rien, me direz-vous ? Je
suis de votre avis. Écoutez ! N’est-ce pas le sifflement de
Mukoki ? » Le vieil Indien, en effet, arrivait en courant.
« Venir voir chose plaisante ! s’exclama-t-il. Vite !
Venir voir vite ! »
Rapidement, il emmena les deux boys sur le rebord
le plus escarpé de la montagne. Il semblait très excité.
« Caribous ! dit-il. Caribous en train de s’amuser ! »
Et son doigt se tendit vers la pente neigeuse qui dévalait
au-dessous d’eux.
À la distance d’un mille environ, qui semblait à Rod
beaucoup moindre, sur une petite plate-forme située à
mi-côte de la montagne, et qui devait être, en été, une
prairie, une demi-douzaine de gros mammifères se comportaient
d’une façon bizarre.
Les bêtes étaient des caribous, cet animal merveilleux
de la Terre du Nord, aussi commun que le renne au delà
du 60{{e}} degré de latitude, et dont Roderick avait lu, dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/180
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>tout prix, laisser échapper leur proie et gesticulaient
comme des possédés. Les autres se retournaient dans la
direction du campement et, avec des gestes non moins
expressifs, manifestaient leur désir de rebrousser chemin.
Finalement, ils s’assirent par terre, dans la neige, et un
émissaire se détachant du groupe, parut s’en aller chercher
des ordres.
Wabi, ne sachant que penser, laissa s’écouler une
dizaine de minutes. Après quoi, songeant, tout heureux,
que Rod et Mukoki avaient pu, durant ce temps, prendre
une avance appréciable, il recula, d’arbre en arbre, puis
s’élança à toute vitesse sur la trace de ses deux compagnons.
Ils n’étaient plus qu’à un quart de mille du ravin et
de la fissure par où ils comptaient y pénétrer, lorsqu’il les
rejoignit.
Mukoki, de plus en plus affaibli par le sang qu’il perdait,
fléchissait sous le poids des pelleteries. C’était au
tour de Rod à l’encourager de son mieux.
La vue de Wabi, qui arrivait indemne, leur fut un
réconfort. Un dernier effort les amena au ravin.
Comme ils allaient s’engouffrer tous trois dans l’étroite
fissure, qui leur serait un sûr abri, une volée de balles
siffla à leurs oreilles. Les Woongas, qui avaient repris la
poursuite, les avaient rejoints. Il était temps !
Mais déjà les trois amis s’étaient postés chacun, le fusil
à l’épaule, derrière un pan de rocher, dans l’étroit couloir.
Ivres de fureur, et oubliant toute prudence, les
Woongas se précipitèrent, tête baissée, dans la souricière
qui leur était tendue. « Pan ! pan ! pan ! — Pan ! pan !
pan ! — Pan ! pan ! pan ! » À chacun des coups d’une
triple décharge, un d’eux tomba, foudroyé à bout por-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>ses livres, tant de mirifiques descriptions. Pour la première
fois, il le surprenait dans son ambiance et dans sa
vie réelle.
Et, juste à ce moment-là, les animaux s’adonnaient
à leur curieux jeu favori, connu, dans les parages de la
Baie d’Hudson, sous le nom de « Danse du caribou ».
« Que diable font-ils là ? demanda Rod, tout aguiché.
Qu’est-ce qui leur prend ?
— Eux, s’amuser follement, » gloussa Mukoki.
Et il tira Rod un peu plus en avant, derrière un rocher
qui les dissimulait.
Wabi avait mouillé dans sa bouche un de ses doigts,
puis l’avait levé en l’air, au-dessus de sa tête. C’est un
procédé commode pour se rendre un compte exact de la
direction du vent. Le côté du doigt opposé au vent demeure
humide, tandis que l’autre sèche rapidement.
« Le vent, annonça-t-il, est bon pour nous, Muki, et
ils ne peuvent nous sentir. La chance est propice à un
coup de fusil. Va le tirer. Rod et moi nous resterons ici
à vous regarder. »
Tandis que Mukoki s’en retournait en rampant vers la
hutte, pour y prendre son fusil, Roderick continuait à se
récréer de la vue du spectacle divertissant qui se déroulait
au-dessous de lui.
Deux autres animaux avaient rejoint les autres, sur
leur plate-forme, et le soleil illuminait les ramures de
leurs grandes cornes, tandis qu’ils secouaient leurs têtes,
au cours de leurs bouffonnes évolutions. Trois ou quatre
d’entre eux se séparant du reste de la troupe, commençaient
par se sauver avec la vitesse du vent, comme s’ils avaient
eu à leurs trousses leur plus mortel ennemi. À deux ou
trois cents mètres, ils s’arrêtaient soudainement et, s’ali-<noinclude>
<references/></noinclude>
8rcrkjnbhvqh9kfv46y41kzmexbczay
Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/82
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>gnant en cercle, faisaient volte-face, comme si la fuite leur
avait été de partout coupée. Puis ils se disloquaient et, en
une course non moins échevelée, rejoignaient leurs compagnons.
Un autre jeu retenait les regards de Rod, si imprévu
et si étonnant qu’il en demeurait tout pantois, un jeu à
ce point comique que Wabi, derrière lui, en riait en sourdine.
Une de ces agiles créatures, se détachant seule de
la troupe, se mettait à tourbillonner tout autour, sautant
et lançant des ruades, jusqu’à ce que, finalement, après
un dernier bond, elle retombât droit sur ses pattes, sans
plus bouger, comme une danseuse de ballet qui a terminé
sa figure. Après quoi, le caribou simulait une nouvelle
fuite, avec la troupe entière à ses talons.
« Ce sont, dit Wabi, les animaux les plus matois, les
plus rapides et les plus amusants du Nord. Si le vent
leur est favorable, ils vous flairent du haut en bas d’une
montagne, et ils sont capables de vous entendre parler et
marcher à un mille de distance… Mais regardez par ici ! »
Il appuya son doigt sur l’épaule de Rod et lui désigna
Mukoki, que se trouvait déjà assez loin et se glissait en
tapinois vers les caribous, parmi les rochers et les buissons.
Chaque minute le rapprochait davantage de son
gibier et Roderick palpitait, admirant l’ensemble du
tableau que formaient les muets et folâtres ébats des
enfants du Désert, l’avance précautionneuse du vieil
Indien, et chaque arbre, chaque rocher du paysage, qui
jouaient leur rôle dans le petit drame dont pas une phrase
ne lui échappait.
Cinq, dix, quinze minutes passèrent. Les deux boys
virent Mukoki s’arrêter et lever le doigt en l’air, pour
l’épreuve du vent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>gnant en cercle, faisaient volte-face, comme si la fuite leur
avait été de partout coupée. Puis ils se disloquaient et, en
une course non moins échevelée, rejoignaient leurs compagnons.
Un autre jeu retenait les regards de Rod, si imprévu
et si étonnant qu’il en demeurait tout pantois, un jeu à
ce point comique que Wabi, derrière lui, en riait en sourdine.
Une de ces agiles créatures, se détachant seule de
la troupe, se mettait à tourbillonner tout autour, sautant
et lançant des ruades, jusqu’à ce que, finalement, après
un dernier bond, elle retombât droit sur ses pattes, sans
plus bouger, comme une danseuse de ballet qui a terminé
sa figure. Après quoi, le caribou simulait une nouvelle
fuite, avec la troupe entière à ses talons.
« Ce sont, dit Wabi, les animaux les plus matois, les
plus rapides et les plus amusants du Nord. Si le vent
leur est favorable, ils vous flairent du haut en bas d’une
montagne, et ils sont capables de vous entendre parler et
marcher à un mille de distance… Mais regardez par ici ! »
Il appuya son doigt sur l’épaule de Rod et lui désigna
Mukoki, que se trouvait déjà assez loin et se glissait en
tapinois vers les caribous, parmi les rochers et les buissons.
Chaque minute le rapprochait davantage de son
gibier et Roderick palpitait, admirant l’ensemble du
tableau que formaient les muets et folâtres ébats des
enfants du Désert, l’avance précautionneuse du vieil
Indien, et chaque arbre, chaque rocher du paysage, qui
jouaient leur rôle dans le petit drame dont pas une phrase
ne lui échappait.
Cinq, dix, quinze minutes passèrent. Les deux boys
virent Mukoki s’arrêter et lever le doigt en l’air, pour
l’épreuve du vent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Il s’aplatit ensuite sur la neige et, pied par pied, mètre
par mètre, il se coulinait sur les mains et sur les genoux.
« Bon vieux Muki ! murmurait Wabi, tandis que Rod
s’impatientait, les mains crispées, se demandant quand
Mukoki se déciderait à tirer. Car, maintenant, il n était
plus, semblait-il, qu’à un jet de pierre de la troupe.
— À quelle distance est-il donc encore ? interrogea Rod.
— à trois ou quatre cents yards, dit Wabi. C’est trop
loin pour tirer. »
Mukoki finit par n’être plus qu’un point noir sur la
neige blanche.
À ce moment, la troupe joyeuse eut la conscience qu’un
danger la menaçait. Elle cessa soudain ses ébats et
demeura, pendant quelques instants, comme paralysée.
La détonation du fusil de l’Indien monta vers les deux
boys.
« Raté ! » cria Wabi.
Déjà les huit caribous fuyaient ventre à terre.
Un autre coup, puis un second et un troisième se
succédèrent rapidement. Un des fuyards s’abattit sur les
genoux, puis se releva et reprit sa course. Un coup encore,
le dernier dans le fusil de Mukoki, et la bête blessée
tomba à nouveau, tenta une fois de plus de se remettre
sur ses pattes, puis s’écroula sur le sol.
« Bonne besogne ! s’exclama Wabi. C’est de la viande
fraîche pour le dîner ! »
Mukoki, après avoir déchargé son fusil, s’avança sur
l’espace libre, maintenant rouge de sang, où quelques
instants avant, s’ébattaient les caribous.
Il tira son couteau de sa gaine et s’agenouilla près de
la gorge de l’animal abattu.
« Je vais, dit Wabi, descendre vers lui, pour l’aider un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/84
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>peu. Vous, Rod, restez ici. Vous avez encore les jambes
faibles et vous ne pourriez plus ensuite regrimper. Allez
un peu aviver le feu. Mukoki et moi nous rapporterons la
viande. »
Roderick, resté seul, s’occupa de ramasser du bois pour
la nuit et s’exerça sur ses raquettes. Il s’étonnait lui-même
de ses progrès et qu’il pût, avec cette étrange et
encombrante chaussure, arriver à marcher ainsi, tout
naturellement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/151
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{poem|
ACHEVÉ D’IMPRIMER
LE 5 NOVEMBRE 1937
PAR L’IMPRIMERIE FLOCH
A MAYENNE (FRANCE)
SUR VÉLIN EDITA
DES PAPETERIES PRIOUX.
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
4v6pi7pb50f5zbkyuxmmhhxxrn1u2ya
Page:Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu/152
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Narilora
147413
/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Narilora" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/85
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|MUKOKI DERANGE<br />
LES ANCIENS SQUELETTES
|''CHAPITRE {{rom-maj|VIII}}''|mt=5em|mb=3em}}
Le crépuscule commençait à tomber lorsque Wabi et
Mukoki reparurent, chargés de la viande du caribou. On
hâta les préparatifs du dîner, car, le lendemain et les
jours suivants, on devait se mettre en route avant l’aurore,
marcher sans doute jusqu’à la nuit, et il était urgent
de s’allonger au lit.
Les trois compagnons étaient aussi impatients l’un que
l’autre de commencer leurs exploits cynégétiques. Même
Loup, étirant sa personne efflanquée, humait l’air à plein
museau, comme s’il eût langui après les émotions des
drames où il devait jouer son rôle.
« Si vous en avez la force, dit Wabi à Rod, par-dessus
sa tranche de caribou, nous couvrirons dès demain vingt-cinq
à trente milles, au cas où cela sera nécessaire. Nous
pouvons avoir rencontré notre terrain de chasse à midi,
comme il est possible que nous le cherchions deux ou trois
jours durant. Dans ce cas comme dans l’autre, ne gaspillons
plus notre temps. Hourrah ! L’heure du grand jeu
n’est pas loin ! »
Il semblait à Rod qu’il venait à peine de s’endormir,
lorsqu’il sentit que quelqu’un le secouait sur sa couche.
Il ouvrit les yeux et trouva devant lui la figure rieuse de
Wabi, qu’éclairait le reflet d’un bon feu.<noinclude>
<references/></noinclude>
0efe1qww4r3rco8fxvaij4a87ippkix
15778343
15778342
2026-05-08T08:07:40Z
Bzhqc
10141
15778343
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|MUKOKI DÉRANGE<br />
LES ANCIENS SQUELETTES
|''CHAPITRE {{rom-maj|VIII}}''|mt=5em|mb=3em}}
Le crépuscule commençait à tomber lorsque Wabi et
Mukoki reparurent, chargés de la viande du caribou. On
hâta les préparatifs du dîner, car, le lendemain et les
jours suivants, on devait se mettre en route avant l’aurore,
marcher sans doute jusqu’à la nuit, et il était urgent
de s’allonger au lit.
Les trois compagnons étaient aussi impatients l’un que
l’autre de commencer leurs exploits cynégétiques. Même
Loup, étirant sa personne efflanquée, humait l’air à plein
museau, comme s’il eût langui après les émotions des
drames où il devait jouer son rôle.
« Si vous en avez la force, dit Wabi à Rod, par-dessus
sa tranche de caribou, nous couvrirons dès demain vingt-cinq
à trente milles, au cas où cela sera nécessaire. Nous
pouvons avoir rencontré notre terrain de chasse à midi,
comme il est possible que nous le cherchions deux ou trois
jours durant. Dans ce cas comme dans l’autre, ne gaspillons
plus notre temps. Hourrah ! L’heure du grand jeu
n’est pas loin ! »
Il semblait à Rod qu’il venait à peine de s’endormir,
lorsqu’il sentit que quelqu’un le secouait sur sa couche.
Il ouvrit les yeux et trouva devant lui la figure rieuse de
Wabi, qu’éclairait le reflet d’un bon feu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Chasseurs de loups/07
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Bzhqc
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Page créée avec « {{TextQuality|75%}} <pages index="Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu" from=73 to=84 header=1/> »
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Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/1
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2026-05-08T08:08:34Z
Yvankusevic
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Le Chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Yvankusevic" /></noinclude>Le
Chansonnier
des amis
de la table et du vin,
recueil de chansons amusantes<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude><p align=center>LE<br><big>'''Chansonnier'''</big><br>DES AMIS<br>DE LA TABLE ET DU VIN<br>RECUEIL<br>DE CHANSONS AMUSANTES.</p><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>« Hélas ! s’écria-t-il prophétiquement, en suivant, les yeux baignés de larmes, les rapides barques des pirates normands qui partaient des rivages du Nord, hélas ! s’ils ont une telle audace durant ma vie, que ne feront-ils point souffrir à mon peuple quand je ne serai plus ! »
Malgré les taches dont fut souillée sa vie conjugale, en mémoire des incomparables services qu’il rendit à l’Église et de sa sincère piété, Pascal, l’antipape d’Alexandre III, mit, d’après le vœu des peuples, Charlemagne au nombre des saints, et les papes suivants ne révoquèrent point cette décision.
Cependant cette canonisation scandalisa ceux qui n’oublièrent pas les infractions de l’empereur à la sainteté du mariage, ses fils naturels généralement connus, Drogon, Théodoric et Hugon.
Aussi son nom n’est-il ni dans le calendrier romain ni dans le bréviaire des Bénédictins, auxquels l’empereur fut si favorable <ref>Officium de S. Carolo dans ''Canisius-Basnage'', Lect. antiq., t. III, P. II, p. 205 sq. Cf. ''Walch'', Historia canonisationis Caroli Max. Jen., 1750 ; Mœser, Hist. d’Osnabr., P. I, p. 320.</ref>.
Mais personne jamais ne lui contesta le surnom de ''Grand ;'' et qui l’oserait, en considérant toutes les institutions qu’il créa pour la science, l’art et le gouvernement, et en comparant l’empire frank à la fin de sa vie [† 28 janv. 814] avec ce qu’il était au commencement de son règne ?
Assis sur un trône d’or, la tête haute, le glaive au côté, ceint du cordon de pèlerin, l’Évangile à la main, Charlemagne sembla présider encore, après sa mort, aux destinées de ses peuples et promulguer les grandes pensées de sa vie.
{{brn|3}}
{{sep4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Woongas, en effet, s’étaient arrêtés. Ils n’étaient
qu’une demi-douzaine. Le reste de la bande s’échelonnait
sur la neige, à des distances diverses. Dans la hâte de leur
poursuite, ils n’avaient point pris le temps de chausser
tous leurs raquettes et ceux qui n’en étaient point munis
traînaient à l’arrière.
Les fusils de Wabi et de Mukoki recommencèrent à
crépiter. Deux autres Woongas tombèrent, tués ou grièvement
blessés. Le reliquat esquissa prudemment un
mouvement de retraite, en attendant du renfort. Rod eut
la force d’épauler et un troisième ennemi pirouetta sur
lui-même, une jambe cassée.
« Hourra ! cria Wabi. On va pouvoir souffler un peu. »
Mais la tache de sang s’élargissait à l’épaule de
Mukoki, et Rod, qui s’était remis sur pied, déclara qu’il
pouvait marcher, si l’on n’allait pas trop vite.
Le parti de Wabi fut bientôt pris.
« Tous deux, partez devant ! dit-il. Je les tiendrai en
respect, quelque temps encore, et je reculerai ensuite, en
tiraillant dans les arbres. Si Dieu le veut, je vous rejoindrai
au ravin. Votre piste me conduira. Rod, redonnez-moi
quelques balles. »
Les secondes étaient précieuses. Mukoki reprit sur son
dos le précieux ballot, qu’il ne prétendait pas abandonner,
et, tout en clopinant, il se mit en marche, accompagné
de Rod, qui n’était guère plus solide sur ses pieds.
Wabi, qui avait fait héroïquement le sacrifice éventuel
de sa vie, demeura seul à l’affût.
Mais un flottement inexplicable parut se produire chez
les Woongas. La bande, qui s’était réunie hors de la
portée des balles, semblait partagée entre deux résolutions
opposées. Les uns paraissaient ne point vouloir, à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yvankusevic" /></noinclude>Le
chansonnier
des amis
de la table et du vin,
recueil
de chansons amusantes
---
A Paris,
Chez Delarue, libraire
---
Imprimerie De Blocquel, à Lille<noinclude>
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chansonnier
des amis
de la table et du vin,
recueil
de chansons amusantes
---
A Paris,
Chez Delarue, libraire
---
Imprimerie De Blocquel, à Lille<noinclude>
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DE LA TABLE ET DU VIN, <br>RECEUIL<br>DE CHANSONS AMUSANTES.</p>
<br><br>
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<br><br>
<p align=center>À PARIS, <br>CHEZ DELARUE, LIBRAIRE,</p>
<hr>
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DE LA TABLE ET DU VIN, <br>RECEUIL<br>DE CHANSONS AMUSANTES.</p>
<br><br>
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<br><br>
<p align=center>À PARIS, <br>CHEZ DELARUE, LIBRAIRE,</p>
<hr>
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{{Numérotation|UNE VIEILLE DETTE||41}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-a1.jpg|147px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le nègre s’amusais de sa fureur, l’excitait en lui triant ''Kss'' ! ''Kss'' ! « Tiens, remarqua Zidore, ça se dit en turc comme en français. Je note ça. On s’instruit en voyage. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-a2.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
À ce moment, sortant de la cabine, parut un troisième Turc. En le voyant, les deux autres firent un profond salut, suivant le rite oriental. Machinalement les prisonniers les imitèrent.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-a3.jpg|338px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le naouveau venu était coiffé du fez, vêtu de la redingote turque ; il avait une large face placide, des yeux {{Nec|malins}} et fureteurs ; dans son maintien et sa façon de parler, il affectait beaucoup de calme et de douceur.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-b1.jpg|120px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Sur un ordre qu’il donna, le revolver s’abaissa ; puis l’homme doux, qui parlait notre langue presque sans accent, dit : « Vous êtes sans doute des naufragés du ''Yémen'', des Français… J’aime beaucoup la France. — Croyez que de notre côté… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-b2.jpg|356px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… fit {{M.|Proey-Minans}}, qui s’avança les mains tendues. Mais son discours fut coupé par Ben Kaddour. Tout à fait rassuré depuis la disparition du revolver, il s’agitait beaucoup, et soudain il cria : « Ti être Nénesse ! » L’homme parut surpris, contrarié. Se remettant, il dit : « C’est ainsi, en effet, qu’on me nomme à Paris…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-b3.jpg|251px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … mais mon vrai nom est Ernest, et, en Turquie, je suis Ernest-Pacha. » Les deux Turcs s’étaient inclinés avec les marques du plus profond respect, murmurant : « Pacha ! Pacha ! » Très peu impressionné par le titre de pacha, Ben Kaddour continuait :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-c1.jpg|253px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{Corr||«}} Ti parti sans payer… Ti mi {{Lié|devoir 3,85}}. » {{M.|Proey-Minans}} tenta de s’interposer ; il observa qu’il était mesquin de faire tant de bruit pour {{Lié|3 fr. 85}}, quand, entre nations ennemies, on allait se réclamer des centaines de milliards.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-c2.jpg|238px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Sans compter, ajouta Zidore, qu’il y a le moratorium. » Mais Ben Kaddour s’acharnait. Furieux, il criait : « Ti grand canaille… Ti grand voleur… Moun argent, moun argent ! » Sans doute le débiteur n’aimait-il pas qu’on lui rappelât ses dettes. Il fit un geste.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p41-c3.jpg|193px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
En un clin d’œil, Ben Kaddour fut appréhendé, ficelé comme un saucisson, et disparut dans les profondeurs du bateau. Alors, Ernest-Pacha reprit son air placide et dit : « Je suis très doux ; j’aime les Français ; mais pour que je sois gentil, il faut être gentil avec moi. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|ERNEST-PACHA|42|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-a1.jpg|300px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il y a peu d’années encore, les alentours de la Grande Roue étaient un des quartiers les plus misérables de Paris. Ben Kaddour s’y était logé en un taudis sordide, quand il avait quitté la baraque des derviches. Plusieurs de ses…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-a2.jpg|267px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… anciens compagnons, comme lui fatigués de tourner, l’y avaient rejoint. Ils furent suivis, lors de la fermeture de l’exposition ''de 1900'', par des âniers du Caire des danseurs, des acteurs ou musiciens des théâtres orientaux que la Grande Foire…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-a3.jpg|171px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… avait fait éclore. Peu à peu, ce coin de Grenelle prit l’aspect d’un faubourg de Constantinople. Ses habitants auraient couru grand risque de mourir de faim sans {{M.|Ernest}}. {{M.|Ernest}} connaissait ces pauvres gens parce qu’il avait organisé la plupart…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-b1.jpg|158px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… des spectacles où ils avaient figuré. Il avait beaucoup d’argent et il le distribuait généreusement. Il était aimable et aimé. Ses obligés l’appelaient {{M.|Nénesse}}, pour la facilité de la prononciation, et, tout l’hiver, aspiraient à sa venue.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-b2.jpg|313px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Ernest}} — ou Nénesse — arrivait chaque année, au début du printemps, avec de grandes caisses contenant de beaux tapis d’Orient. Il les offrait lui-même, à domicile, puis au bout de deux ou trois mois, sa marchandise vendue, il disparaissait jusqu’au printemps suivant.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-b3.jpg|229px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour lui servait généralement de porteur. Son patron s’appliquait à recruter sa clientèle parmi les officiers habitant le quartier tout proche de l’École Militaire. Ben Kaddour l’y accompagnait. Il eût pu s’étonner…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-c1.jpg|162px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
…des efforts de {{M.|Ernest}} pour gagner la sympathie de ses clients militaires, pour causer avec eux de questions d’armement. Ce n’est pas la coutume des…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-c2.jpg|133px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… marchands de tapis de tant s’intéresser au canon {{Lié|de 75}} ou à l’obusier {{Lié|de 120}}. Mais Ben Kaddour n’écoutait pas les conversations, occupé qu’il était à calculer les bénéfices qu’il tirerait de son intérêt sur les ventes.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-c3.jpg|162px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Besogneux et plutôt avare, il avait été indigné parce qu’un matin de la semaine qui précéda la guerre, allant se faire payer un compte de {{Lié|3 fr. 85}}, il avait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p42-c4.jpg|218px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… trouvé close la chambre du marchand. Celui-ci était parti la veille au soir. Et cela avait mis l’Arbi en fureur. Oubliant les bienfaits reçus, il avait ameuté le quartier en vociférant : « Pas bon, Nénesse… Lui grand canaille… lui mi {{Nobr|voler 3,85}}. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/86
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
« Allons, Rod ! Il est l’heure ! lui dit son camarade. Le
déjeuner du matin est chaud, tout notre paquetage est
déjà sur le traîneau. Et vous êtes encore là à rêver. À
quoi ou à qui ?
— À Minnetaki ! » répondit Rod, avec une franchise
dénuée d’artifice.
Il se leva, défripa ses vêtements et lissa ses cheveux
ébouriffés. La nuit était noire encore et, ayant consulté sa
montre, il vit qu’il était quatre heures du matin. Mukoki
avait installé déjà le déjeuner sur une pierre plate, auprès
du feu.
Le repas fut bref et la caravane se remit en route. Rod
était désolé de la perte de son fusil. Un paradis de chasse
allait s’ouvrir à lui et il était désarmé ! Comme il se
lamentait de son malheureux sort, Wabi lui offrit l’usage
de son propre fusil, un jour sur deux. Le gros revolver
passerait de même, respectivement, d’une main à l’autre,
et chacun d’eux, en cas de besoin, l’utiliserait de son
mieux. Roderick fut tout joyeux de cette solution et Wabi
insista pour que ce fût lui qui eût la première jouissance
de l’arme bienheureuse.
Au delà des rochers qui jonchaient le faîte de la montagne
et une fois sur la pente lisse de la descente, les deux
boys s’attelèrent ensemble au traîneau, tandis que Muki
marchait en avant pour tracer la piste.
Roderick assistait, pour la première fois, à l’établissement
d’une piste et il admirait fort, dans l’aube naissante,
l’habileté du vieil Indien. Mukoki, qui était un « pisteur »
habile entre tous, effectuait, avec ses raquettes, d’énormes
enjambées et, à chacune d’elles, faisait voler en l’air un
feu d’artifice neigeux. Le sol, ainsi débarrassé de la neige
molle, n’offrait plus qu’un large sentier, à la surface<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/87
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>ferme, que pouvaient suivre sans peine Rod et Wabi.
Dès qu’ils furent arrivés à la base de la montagne, et
comme ils suivaient, depuis un demi-mille environ, le basfond
où ils se trouvaient, Mukoki s’arrêta. Lorsque les
deux boys l’eurent rejoint, il désigna du doigt une
empreinte marquée curieusement dans la neige.
« Élan ! » dit-il.
Rod se pencha pour regarder.
« La trace n’est pas vieille, dit Wabi. L’empreinte
n’est pas encore gelée et la neige vient à peine d’y
reprendre son équilibre. Les petites mottes glissent
encore les unes sur les autres, voyez, Rod ! C’est un gros
mâle, un rude compagnon, et il n’y a pas une heure qu’il
est passé par ici. »
À mesure que les chasseurs avançaient, les traces d’animaux
devenaient de plus en plus fréquentes, trahissant
les va-et-vient et l’agitation sauvage de la nuit. Ce fut
d’abord la piste d’un renard, qu’ils croisèrent à plusieurs
reprises. Ils constatèrent que le petit bandit des ténèbres
avait finalement égorgé un gros lapin. La neige était couverte
de sang et de poils, et une partie du corps n’avait
pas encore été dévorée.
Wabi était demeuré pensif et examinait de près les
empreintes.
« L’important, dit-il, serait de savoir de quelle catégorie
de renard il s’agit. Cela, nous l’ignorons. C’est un
renard, et voilà tout. Toutes les traces de ces animaux se
ressemblent, quelle que soit l’espèce. Pécuniairement parlant,
la question cependant est capitale. Le renard qui a
passé ici représente peut-être une fortune… »
Mukoki gloussa, comme si cette heureuse perspective
l’avait déjà rempli d’allégresse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|POUR NE PAS ÊTRE PENDU||43}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-a1.jpg|164px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour ne pouvait de douter qu’à ce moment l’objet de sa rancune (nous lui rendrons désormais son titre d’Ernest-Pacha), installé dans un des derniers trains de l’Orient Express, roulait vers…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-a2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… Constantinople et pensait à bien autre chose qu’aux tapis et à leur porteur. Ernest-Pacha, nos lectrices l’ont deviné, était un des chefs de la police secrète turque. Il ne faisait le marchand que pour mieux espionner. Tandis qu’il dînait dans le wagon-restaurant…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-a3.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… il se posait anxieusement cette question : « Faut-il se mettre du côté de la France ou du côté des boches ? » À la gare de…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-a4.jpg|169px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… Constantinople son secrétaire l’attendait ; il l’avait conduit chez l’ambassadeur allemand. Celui-ci lui avait glissé dans la main une forte liasse de billets de banque. Ernest-Pacha en avait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-b1.jpg|236px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… conclu qu’il fallait se ranger du côté de l’Allemagne, et avait parlé dans ce sens au sultan. Mais le soir même, il avait trouvé sur son bureau une lettre ainsi conçue : « Si la Turquie marche avec l’Allemagne, et si l’Allemagne est battue, Ernest-Pacha sera pendu. ''Un ami de ta France''. » Et Ernest-Pacha avait eu un frisson dans le dos. Il l’éprouvait de nouveau, le petit frisson, quatre ans après, en ce jour où il avait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-b2.jpg|278px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… recueilli les naufragés du ''Yémen''. Quand il les avait rencontrés, il revenait, sur le faux bateau de pêche de porter des indications et des ordres à un sous-marin boche ; le capitaine ne lui avait pas caché qu’il croyait l’Allemagne ''kapout''. Machinalement Ernest-Pacha tâtait son cou…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-b3.jpg|202px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… avec l’impression d’y sentir déjà la corde de la potence. Cette sensation l’inclinait à se ménager des sympathies dans le camp français. C’est pourquoi il faisait bonne figure à ses prisonniers. Il les regardait pensivement, se demandant ce que pouvaient bien être ces gens, certainement déguisés.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-c1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le groom paraissait le plus intelligent ; c’était lui qu’il fallait interroger d’abord. « Avancez, mon ami, lui dit Ernest-Pacha ; donnez-moi les noms et qualités de vos compagnons et les vôtres. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-c2.jpg|362px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
On ne prend jamais Zidore au dépourvu. Il salua profondément, puis montrant tour à tour ceux qu’il nommait, il dit : « Zidore, groom ; Stentor, domestique ; Proey-Minans, cuisinier ; Hindenburg, chien. Tous les quatre nous sommes au service…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p43-c3.jpg|136px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … de la comtesse Bécassine de Clocher-les-Bécasses, vieille noblesse bretonne, qui est disposée à donner son énorme fortune pour notre rançon… N’est-ce pas, comtesse ? — Ouyouyouye ! Mon énorme fortune !… » fit Bécassine en éclatant de rire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/148
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>vie en face de la puissance calme des effrayantes machines avec lesquelles ils s’identifiaient les imprégnait d’une confiante bonté et d’une énergie froide exempte de morgue ; leur sobriété obligatoire les sauvait de l’ivrognerie et le frottis des masses les avait dépouillés des mesquineries villageoises.
Non, vraiment, les ''ouvriers de fer'' n’étaient point les mêmes hommes que les maçons empestés d’alcool et mâcheurs de tabac !
La grève même qu’ils subissaient semblait une prérogative particulière, et ce vocable à demi-compris, étranger au patois de la contrée, leur donnait le prestige d’une communion nouvelle et mystérieuse.
Car, ils étaient en grève : le sombre alambic qui distille, goutte à goutte, l’inévitable justice pour les sociétés prochaines, bouillonnait.
Depuis dix jours, l’horizon des soirs ne s’échevelait plus des incendies poussés dans l’air par les hauts-fourneaux ; les rouleaux des laminoirs, lèvres avides, entr’ouvertes, attendaient vainement le baiser rouge du métal, la fabrique s’étonnait d’un étrange silence.
Éloignés des discussions qui chauffent les esprits comme des locomotives prêtes à partir, les ouvriers<noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/88
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« Expliquez-vous, Wabi ! interrogea Rod.
— Eh bien ! expliqua iWabi, le camarade est peut-être
un renard rouge ordinaire. Il ne vaut alors pas plus de
dix à quinze dollars. Si c’est un renard noir, il en vaut
de cinquante à soixante. De soixante-quinze à cent, si
c’est ce que nous appelons un « croisé », c’est-à-dire s’il
est mélangé de noir et d’argent. Et si c’est…
— Un énorme gris-argent… gloussa Mukoki.
— Alors, poursuivit ! Wabi, sa parure vaut deux cents
dollars, si le sujet est ordinaire. De cinq cents à mille,
si c’est une bête hors ligne ! Et maintenant Rod, comprenez-vous
pourquoi nous aimerions à être fixés sur son identité ?
Un argent, un noir ou un croisé mériterait la
peine que nous le suivions. Mais il est bien probable que
ce n’est qu’un rouge et nous gâcherions notre temps. »
L’éducation de Rod continua à se parfaire. Il vit des
traces de loups, qu’on aurait crues être celles de gros
chiens. Puis celles, légères, de sabots de cerfs, et celles
aussi, très larges, griffes écartées, d’un lynx errant. Mais
rien ne le frappa autant que les trous, gros comme sa
tête, laissés dans la neige par l’élan. Quelle bête formidable
ce devait être ! Il apprit également à distinguer,
malgré leur similitude apparente, l’empreinte du sabot
d’un petit élan de celle d’un caribou.
Une demi-douzaine de fois, au cours de la matinée, les
trois compagnons s’arrêtèrent pour se reposer. À midi,
Wabi calcula qu’ils devaient avoir couvert une vingtaine
de milles. Rod, quoiqu’il commençât à sentir la fatigue,
déclara qu’il était encore bon pour une dizaine d’autres.
On dîna.
Puis l’aspect du pays se modifia et celui-ci redevint très
accidenté. Une petite rivière, qu’ils suivaient, devint un<noinclude>
<references/></noinclude>
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« Expliquez-vous, Wabi ! interrogea Rod.
— Eh bien ! expliqua Wabi, le camarade est peut-être
un renard rouge ordinaire. Il ne vaut alors pas plus de
dix à quinze dollars. Si c’est un renard noir, il en vaut
de cinquante à soixante. De soixante-quinze à cent, si
c’est ce que nous appelons un « croisé », c’est-à-dire s’il
est mélangé de noir et d’argent. Et si c’est…
— Un énorme gris-argent… gloussa Mukoki.
— Alors, poursuivit ! Wabi, sa parure vaut deux cents
dollars, si le sujet est ordinaire. De cinq cents à mille,
si c’est une bête hors ligne ! Et maintenant Rod, comprenez-vous
pourquoi nous aimerions à être fixés sur son identité ?
Un argent, un noir ou un croisé mériterait la
peine que nous le suivions. Mais il est bien probable que
ce n’est qu’un rouge et nous gâcherions notre temps. »
L’éducation de Rod continua à se parfaire. Il vit des
traces de loups, qu’on aurait crues être celles de gros
chiens. Puis celles, légères, de sabots de cerfs, et celles
aussi, très larges, griffes écartées, d’un lynx errant. Mais
rien ne le frappa autant que les trous, gros comme sa
tête, laissés dans la neige par l’élan. Quelle bête formidable
ce devait être ! Il apprit également à distinguer,
malgré leur similitude apparente, l’empreinte du sabot
d’un petit élan de celle d’un caribou.
Une demi-douzaine de fois, au cours de la matinée, les
trois compagnons s’arrêtèrent pour se reposer. À midi,
Wabi calcula qu’ils devaient avoir couvert une vingtaine
de milles. Rod, quoiqu’il commençât à sentir la fatigue,
déclara qu’il était encore bon pour une dizaine d’autres.
On dîna.
Puis l’aspect du pays se modifia et celui-ci redevint très
accidenté. Une petite rivière, qu’ils suivaient, devint un<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>torrent tumultueux entre ses rives gelées. Les blocs erratiques
et les masses rocheuses reparurent, encadrés de
collines boisées. À chaque pas, le pittoresque augmentait.
Un autre chaînon de montagnes, escarpées et sauvages,
apparut vers l’est. Les petits lacs se faisaient aussi plus
nombreux, dans leurs criques glacées.
Mais ce qui réjouissait surtout le cœur de nos chasseurs,
c’était la fréquence des empreintes probantes de
gibier et d’animaux à fourrure. Les endroits faits à
souhait pour établir le campement d’hiver abondaient.
Ce n’était que l’embarras du choix et les trois compagnons
ralentirent leur marche.
Après la dernière ascension, dirigée par Mukoki, d’une
colline assez haute qui leur barrait la route, ils firent
halte, en poussant un cri joyeux.
Le site était idéal et sa beauté retirée tout à fait
inattendue. Au fond d’une cuvette rocheuse, couronnée
par l’amphithéâtre majestueux d’une forêt de cèdres, de
sapins et de bouleaux, dormait un laquet, minuscule et
charmant. À l’une de ses extrémités, s’étendait une petite
surface plane qui, en été, devait être une prairie.
Mukoki, sans mot dire, jeta à terre le lourd paquet dont
il s’était chargé. Rod fit de même avec le sien et Wabi
se déharnacha des courroies avec lesquelles il tirait le
toboggan. Il n’y eut pas jusqu’à Loup qui, tirant sur sa
lanière, ne plongeât, lui aussi, dans le trou ses yeux
avides, comme s’il eût compris, à l’instar de ses maîtres,
que le « home » d’hiver était trouvé.
Ce fut ! Wabi qui, le premier, rompit le silence.
« Comment trouves-tu l’endroit, Muki ? » interrogea-t-il{{corr||.}}
Muki gloussa, avec une satisfaction évidente et sans
bornes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{Numérotation|L’ÉPREUVE DE L’ŒUF|44|}} {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-a1.jpg|140px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}} Ernest-Pacha regarda plus attentivement la prétendue comtesse ; son aspect lui inspira de forts doutes sur sa noblesse ; cependant, il s’inclina et murmura : « Mes hommages, comtesse ! » {{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-a2.jpg|131px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}} « — Vous êtes bien honnête... »
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Ernest-Pacha regarda plus attentivement la prétendue comtesse ; son aspect lui inspira de forts doutes sur sa noblesse ; cependant, il s’inclina et murmura : « Mes hommages, comtesse ! »
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« — Vous êtes bien honnête, m’sieur le Pacha, riposta Bécassine en minaudant d’une façon qu’elle jugeait aristocratique.
— Me ferez-vous, reprit Ernest, l’honneur de dîner à ma table ?
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-a3.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Bécassine hésitait. Sur un signe de Zidore, elle répondit, en minaudant de plus belle : « J’demande pas mieux que de casser la croûte avec vous. Probable que votre fricot sera meilleur que celui de la cuisine. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-a4.jpg|180px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le Pacha était fixé. Quand il ne faisait pas le marchand de tapis, il fréquentait la bonne société{{Corr|,|.}} Aux réceptions de l’ambassade ottomane de Paris, il avait causé avec de vraies grandes dames.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-b1.jpg|153px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Celle-là, se dit-il, est comtesse à peu près autant que je suis maréchal de France. » Alors, se tournant vers {{M.|Proey-Minans}} : « Vous, demanda-t-il, vous êtes bien cuisinier ? — Mais… oui… il me semble… — Bien venez. » D’un geste il confia…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-b2.jpg|336px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… les prisonniers à la surveillance des deux matelots, qui brandirent, l’un son revolver et l’autre un vieux sabre d’abordage. Puis il entraîna {{M.|Proey-Minans}} dans un petit réduit à usage de cuisine. De l’eau bouillait sur un fourneau.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-b3.jpg|218px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le pacha prit un œuf, le mit dans la main de son prisonnier et dit à celui-ci de faire cuire l’œuf à la coque. « À la coque, s’exclama {{M.|Proey-Minans}}, quelle curieuse idée !… Vous n’aimeriez pas mieux, Pacha, que j’analysasse votre caractère d’après vos protubérances crâniennes ?… C’est ma spécialité. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-c1.jpg|218px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Déjà il étendait les mains pour palper les bosses du Pacha. Celui-ci l’arrêta : non, il ne voulait pas l’analyse de son caractère, il voulait un œuf à la coque.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-c2.jpg|220px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et il ne cacha pas que c’était une épreuve. Si {{M.|Proey-Minans}} était cuisinier, il devait connaître la confection de l’œuf à la coque, le plus simple de tous les plats. « Vous avez cinq minutes, » conclut-il.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-c3.jpg|209px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Resté seul, {{M.|Proey-Minans}} regarda l’œuf, puis l’eau bouillante, se demandant s’il fallait mettre l’œuf dans l’eau ou l’eau dans l’œuf. Puis il pensa à autre chose et, quand le Pacha…<noinclude>
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Ernest-Pacha regarda plus attentivement la prétendue comtesse ; son aspect lui inspira de forts doutes sur sa noblesse ; cependant, il s’inclina et murmura : « Mes hommages, comtesse ! »
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« — Vous êtes bien honnête, m’sieur le Pacha, riposta Bécassine en minaudant d’une façon qu’elle jugeait aristocratique.
— Me ferez-vous, reprit Ernest, l’honneur de dîner à ma table ?
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Bécassine hésitait. Sur un signe de Zidore, elle répondit, en minaudant de plus belle : « J’demande pas mieux que de casser la croûte avec vous. Probable que votre fricot sera meilleur que celui de la cuisine. »
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Le Pacha était fixé. Quand il ne faisait pas le marchand de tapis, il fréquentait la bonne société{{Corr|,|.}} Aux réceptions de l’ambassade ottomane de Paris, il avait causé avec de vraies grandes dames.
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… les prisonniers à la surveillance des deux matelots, qui brandirent, l’un son revolver et l’autre un vieux sabre d’abordage. Puis il entraîna {{M.|Proey-Minans}} dans un petit réduit à usage de cuisine. De l’eau bouillait sur un fourneau.
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Le pacha prit un œuf, le mit dans la main de son prisonnier et dit à celui-ci de faire cuire l’œuf à la coque. « À la coque, s’exclama {{M.|Proey-Minans}}, quelle curieuse idée !… Vous n’aimeriez pas mieux, Pacha, que j’analysasse votre caractère d’après vos protubérances crâniennes ?… C’est ma spécialité. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p44-c1.jpg|218px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Déjà il étendait les mains pour palper les bosses du Pacha. Celui-ci l’arrêta : non, il ne voulait pas l’analyse de son caractère, il voulait un œuf à la coque.
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Et il ne cacha pas que c’était une épreuve. Si {{M.|Proey-Minans}} était cuisinier, il devait connaître la confection de l’œuf à la coque, le plus simple de tous les plats. « Vous avez cinq minutes, » conclut-il.
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Resté seul, {{M.|Proey-Minans}} regarda l’œuf, puis l’eau bouillante, se demandant s’il fallait mettre l’œuf dans l’eau ou l’eau dans l’œuf. Puis il pensa à autre chose et, quand le Pacha…<noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/90
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
« Très joli et bon. Nous avoir là excellent hiver. Beaucoup
de bois pour feu. Aucun voisin ! »
Laissant là leurs bagages et Loup attaché au traîneau,
les trois hommes descendirent vers le lac.
À peine en avaient-ils atteint les bords que Wabi,
s’étant arrêté, tressaillit. Et, montrant du doigt, à ses
compagnons, la forêt qui s’étendait sur la rive opposée, il
s’exclama :
« Regardez ceci ! »
À demi cachée dans les sapins, était une cabane. On
pouvait se rendre compte, même à distance, qu’elle était
abandonnée. La neige s’était amoncelée autour d’elle.
Aucune fumée ne fusait de son toit. Pas un signe n’y
annonçait la vie.
Contournant le lac, les chasseurs se dirigèrent vers cette
cabane.
S’en étant prudemment approchés, ils constatèrent
qu’elle était déjà ancienne. Les bûches dont elle était
bâtie commençaient à s’effriter. Sur sa toiture, des
arbustes, semés par le vent, avaient pris racine. Sa construction
remontait, sans nul doute, à plusieurs années.
La porte, qui était faite de bûches fendues par leur milieu,
et qui regardait du côté du lac, était hermétiquement
close. Close aussi l’unique fenêtre, qui était orientée— de
même et que barraient extérieurement des traverses faites
avec de jeunes arbres.
Mukoki essaya d’ouvrir la porte, en pesant dessus.
Mais elle résista à ses efforts. Il était évident qu’elle était,
à l’intérieur, solidement verrouillée.
Il y avait là matière à s’étonner. Comment cette porte
pouvait-elle avoir été ainsi bloquée par en dedans, sans
qu’il y eût personne dans la cabane ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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« Très joli et bon. Nous avoir là excellent hiver. Beaucoup
de bois pour feu. Aucun voisin ! »
Laissant là leurs bagages et Loup attaché au traîneau,
les trois hommes descendirent vers le lac.
À peine en avaient-ils atteint les bords que Wabi,
s’étant arrêté, tressaillit. Et, montrant du doigt, à ses
compagnons, la forêt qui s’étendait sur la rive opposée, il
s’exclama :
« Regardez ceci ! »
À demi cachée dans les sapins, était une cabane. On
pouvait se rendre compte, même à distance, qu’elle était
abandonnée. La neige s’était amoncelée autour d’elle.
Aucune fumée ne fusait de son toit. Pas un signe n’y
annonçait la vie.
Contournant le lac, les chasseurs se dirigèrent vers cette
cabane.
S’en étant prudemment approchés, ils constatèrent
qu’elle était déjà ancienne. Les bûches dont elle était
bâtie commençaient à s’effriter. Sur sa toiture, des
arbustes, semés par le vent, avaient pris racine. Sa construction
remontait, sans nul doute, à plusieurs années.
La porte, qui était faite de bûches fendues par leur milieu,
et qui regardait du côté du lac, était hermétiquement
close. Close aussi l’unique fenêtre, qui était orientée de
même et que barraient extérieurement des traverses faites
avec de jeunes arbres.
Mukoki essaya d’ouvrir la porte, en pesant dessus.
Mais elle résista à ses efforts. Il était évident qu’elle était,
à l’intérieur, solidement verrouillée.
Il y avait là matière à s’étonner. Comment cette porte
pouvait-elle avoir été ainsi bloquée par en dedans, sans
qu’il y eût personne dans la cabane ?<noinclude>
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXVI
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>'''Chansonnier
universel'''
---
'''Les ronds'''
Chanson de table
Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.
Puisqu'il faut chanter sa chanson,
Le rond seul me plaît dans ce monde ;
Je vais donc vous chanter le rond,
En roulant sur la terre ronde.
Joyeusement assis en rond,
A cette table ou tout abonde,
Les gourmands qui m'approuveront,
Chanteront le rond à la ronde.
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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universel'''
---
'''Les ronds'''
Chanson de table
Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;
Je vais donc vous chanter le rond,
En roulant sur la terre ronde.
Joyeusement assis en rond,
A cette table ou tout abonde,
Les gourmands qui m'approuveront,
Chanteront le rond à la ronde.
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universel'''
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'''Les ronds'''<br>
Chanson de table.
Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.
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Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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text/x-wiki
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Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude><center>'''Le<br>Chansonnier<br>
universel'''
<hr>
'''Les ronds'''<br>
Chanson de table.<br>
Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.
</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<hr>
<center>'''Les ronds'''</center><br>
<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>'''Les ronds'''</center><br>
<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>Chanson de table.</center><br>
<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
A cette table ou tout abonde,<br>
Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
Comme mon verre et ces flacons,<noinclude>
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<center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</center>
Puisqu'il faut chanter sa chanson,<br>
Le rond seul me plaît dans ce monde ;<br>
Je vais donc vous chanter le rond,<br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond,<br>
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Les gourmands qui m'approuveront,<br>
Chanteront le rond à la ronde.<br>
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<p align=center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</p>
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Le rond seul me plaît dans ce monde ; <br>
Je vais donc vous chanter le rond, <br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond, <br>
À cette table ou tout abonde, <br>
Les gourmands qui m’approuveront, <br>
Chanteront le rond à la ronde.}}
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<p align=center>'''LES RONDS'''<br>CHANSON DE TABLE.</p>
<p align=center>Air : Je ne suis pas de ces vainqueurs.</p>
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Le rond seul me plaît dans ce monde ; <br>
Je vais donc vous chanter le rond, <br>
En roulant sur la terre ronde.<br>
Joyeusement assis en rond, <br>
À cette table ou tout abonde, <br>
Les gourmands qui m’approuveront, <br>
Chanteront le rond à la ronde.}}
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXVII
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Pendant quelques instant, les trois hommes en demeurèrent
tout interloqués, prêtant vainement l’oreille.
« Voilà qui paraît étrange, n’est-ce pas ton avis, Muki ? »
dit Wabi à voix basse.
Mukoki, agenouillé contre la porte, continuait à écouter,
l’oreille collée aux fentes du bois. Comme il n’entendait
toujours quoi que ce fût, il se releva et, détachant ses
raquettes, les envoya danser en l’air, de deux coups de
jarrets. Puis, empoignant sa hache, à sa ceinture, il alla
vers la fenêtre.
Après une douzaine de coups, il avait pratiqué dans le
volet une petite ouverture. Par elle, le vieil Indien écouta
encore, avec défiance. Aucun bruit, toujours. Il renifla.
Une atmosphère à la fois moisie et raréfiée, presque suffocante,
parvint à ses narines. Il éternua. Puis il recommença
à faire, morceau par morceau, sauter le volet.
Quand l’ouverture fut assez grande, il y passa sa tête et
ses épaules, et regarda. Mais, dans l’obscurité de la
cabane, il ne put d’abord rien distinguer.
« Eh bien, Muki ? » interrogea avec impatience Wabi,
qui se tenait derrière lui.
Mukoki demeurait toujours muet. Il était en train
d’adapter ses yeux à l’obscurité et il ne grouillait pas plus
qu’une pierre, il était aussi silencieux qu’un mort.
Très lentement enfin, avec mille précautions, comme
s’il craignait de réveiller quelqu’un qui dormait, il se tira
en arrière et reprit pied sur le sol. Lorsqu’il se retourna
vers ses deux compagnons, l’expression de sa figure était
telle qu’ils ne la lui avaient jamais encore vue.
« Qu’y a-t-il, Mukoki ? » demandèrent-ils.
Le vieil Indien aspira fortement une bouffée d’air frais.
« Cabane… balbutia-t-il. Cabane… Il y a dedans une
armée de morts ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/92
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CHAPITRE IX
CE QUE RENFERMAIT LE PETIT SAC
EN PEAU DE DAIM
Rod et Wabi s’interrogeaient du regard, ne sachant
d’abord ce qu’ils devaient croire de cette stupéfiante assertion.
Le vieil Indien, cependant, continuait à refléter surson
visage frémissant une émotion peu coutumière.
«
Une armée de morts, oui !
»
répétait le vieux trap-P
Et, comme il élevait la main, tant pour donner plus de
force à ses paroles que pour se débarrasser des toiles
d’araignée qui lui emplissaient la figure, les deux jeunes
gens virent que cette main tremblait.
Quelques instants après, Wabi passait à son tour sa
tête et ses épaules à travers le volet, et regardait comme
l’avait fait Mukoki. Les retirant ensuite, il se retourna
vers Rod, avec un ricanement étrange et la mine bouleversée.
Moins bouleversée cependant que ne l’avait été
celle du vieil Indien qui, comme un coup de fusil imprévu
en pleine poitrine, avait, le premier, reçu le choc de
l’effrayant spectacle.
«
Vous aussi, Rod, regardez !
»
dit-il.
Retenant sa respiration, Rodericlc s’approcha de
l’obscure ouverture. Son cœur palpitait, non de crainte,
mais d’une émotion mystérieuse et mal formulée. Son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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{{t3|CE QUE RENFERMAIT LE PETIT SAC<br>
EN PEAU DE DAIM|''CHAPITRE {{rom-maj|IX}}''|mt=5em|mb=3em}}
Rod et Wabi s’interrogeaient du regard, ne sachant
d’abord ce qu’ils devaient croire de cette stupéfiante assertion.
Le vieil Indien, cependant, continuait à refléter sur
son visage frémissant une émotion peu coutumière.
« Une armée de morts, oui ! » répétait le vieux trappeur.
Et, comme il élevait la main, tant pour donner plus de
force à ses paroles que pour se débarrasser des toiles
d’araignée qui lui emplissaient la figure, les deux jeunes
gens virent que cette main tremblait.
Quelques instants après, Wabi passait à son tour sa
tête et ses épaules à travers le volet, et regardait comme
l’avait fait Mukoki. Les retirant ensuite, il se retourna
vers Rod, avec un ricanement étrange et la mine bouleversée.
Moins bouleversée cependant que ne l’avait été
celle du vieil Indien qui, comme un coup de fusil imprévu
en pleine poitrine, avait, le premier, reçu le choc de
l’effrayant spectacle.
« Vous aussi, Rod, regardez ! » dit-il.
Retenant sa respiration, Roderick s’approcha de
l’obscure ouverture. Son cœur palpitait, non de crainte,
mais d’une émotion mystérieuse et mal formulée. Son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Correspondance de H. de Balzac, 1/1833/CXVIII
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Les Chasseurs de loups/08
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Bzhqc
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/203
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Hilarion~frwiki
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{{g|(125)<br />Suite.}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\left.\begin{align}
-&\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.166]}{\left(\frac{855}{128}\gamma^2e^2+\frac{7695}{128}\gamma^4e^2-\frac{4905}{256}\gamma^2e^4+\frac{1875}{128}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}{n}}\\
-&\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.166]}{\frac{17859}{2048}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{1004137}{32768}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
\end{align}\right\}*\\\\
+&\underset{[51\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.166]}{\left(\frac{45}{128}\gamma^2e^2+\frac{315}{64}\gamma^4e^2+\frac{405}{256}\gamma^2e^4-\frac{405}{128}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}{n}-\frac{675}{256}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{121383}{32768}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
+&\underset{[52\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.273]}{\frac{1215}{256}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{89235}{4096}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[53\quad.\quad.66]}{\frac{315}{32}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}
-\underset{[54\quad.\quad.64]}{\frac{135}{32}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}\\
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(2h+2g-2h'-2g'-2l')</math>}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (125) a disparu par suite de la 50{{e}} opération.|fs=70%|4}}
{{g|(126)}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\frac{105}{16}e^2e'-\frac{105}{8}\gamma^2e^2e'-\frac{1845}{128}e^2e'^3+\frac{105}{16}\gamma^4e^2e'+\frac{945}{128}e^2e'\frac{a^2}{a'^2}\\
-&\underset{[1\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\left(\frac{135}{32}e^2e'-\frac{675}{16}\gamma^2e^2e'-\frac{135}{64}e^4e'-\frac{1485}{256}e^2e'^3\right)\frac{n'}{n}}
+\underset{[1\quad.\quad.127]}{\frac{2295}{64}e^2e'^3\frac{n'}{n}}
+\underset{[1\quad.\quad.130]}{\frac{405}{256}e^2e'^3\frac{n'}{n}}\\
+&\underset{[2\quad.\quad.77]}{\frac{4053}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.117]}{\left(\frac{1155}{64}e^2e'-\frac{483}{4}\gamma^2e^2e'-\frac{679}{64}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{1305}{256}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}+\frac{12621}{256}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
+&\underset{[2\quad.\quad.126]}{\frac{735}{32}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.135]}{\left(\frac{147}{128}e^2e'-\frac{147}{16}\gamma^2e^2e'+\frac{385}{256}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}-\frac{819}{512}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}+\frac{1029}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[2\quad.\quad.140]}{\frac{63}{256}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.26]}{\left(\frac{9}{128}e^2e'-\frac{9}{16}\gamma^2e^2e'-\frac{27}{256}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{165}{512}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}-\frac{13}{32}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
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+\underset{[3\quad.\quad.126]}{\frac{105}{64}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.12]}{\left(\frac{495}{64}e^2e'-\frac{207}{4}\gamma^2e^2e'-\frac{291}{64}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{981}{256}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[4\quad.\quad.12]}{\frac{142533}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
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+&\underset{[6\quad.\quad.248]}{\frac{6237}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[7\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\left(\frac{21}{128}e^2e'-\frac{21}{16}\gamma^2e^2e'-\frac{63}{256}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}-\frac{219}{512}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}-\frac{60927}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
+&\underset{[10\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.134]}{\left(\frac{63}{128}e^2e'-\frac{63}{16}\gamma^2e^2e'+\frac{165}{256}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{693}{512}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}+\frac{8427}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
+&\underset{[11\quad.\quad.135]}{\frac{4557}{256}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[14\quad.\quad.26]}{\frac{27}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
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+\underset{[23\quad.\quad.189]}{\frac{189}{8}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[25\quad.\quad.59]}{\frac{81}{8}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (126) se, continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}*</math>|fs=70%}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (126) a disparu par suite de la 42{{e}} opération.|fs=70%|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/127
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― « Rodrigue ! » eût-elle dit.
Cette fois vous l’auriez laissée approcher ? Je la
vois qui lui met la main sur le front :
« Vivez ! le vieillard est mort ».
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Cette pensée un seul moment
n’a pas souillé notre cœur.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Croyez-vous que je n’aie pas
l’âme assez grande pour l’affranchir, s’il eût dépendu
de moi sans crime ?
Oui, mais ce que Dieu a joint, l’homme ne peut
le séparer. (''Silence.'')
Ce n’est pas l’amour qui fait le mariage mais
le consentement.
Ni l’enfant que je n’ai pas eu, ni le bien de la
société, mais le consentement en présence de Dieu
dans la foi :
Jusqu’à la fin de moi-même, jusqu’à la dernière
parcelle de ce consentement que deux êtres
sont capables de se donner l’un à l’autre,
Bon gré, mal gré.
Cela qu’elle m’a donné, je ne pourrais le lui
rendre, quand je le voudrais.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Elle ne demande rien, elle
ne se plaint pas, elle ne m’a rien expliqué, elle se
tait, elle est ici avec moi loin de la vue de tous les
hommes.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est ma faute. Oui, vous dites
naturellement que c’est moi qui ai mal fait
De l’épouser, vieux déjà, elle si jeune, et ne sachant
pas à quoi elle consentait.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Je ne pense pas à vous.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Mais moi, je pense à elle, et<noinclude>
<references/></noinclude>
ifzervkjqlyj140i97b6zof0zwqfp9h
Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/93
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>appréhension n’en était pas moins si forte qu’il eut comme
un recul, au moment d’introduire sa tête à travers le volet.
Lorsque cela fut fait, lui non plus, tout d’abord, ne vit
rien. Il n’y avait que du noir dans la cabane. Puis il lui
sembla que l’ombre se dissipait et il commença à distinguer
le mur opposé. Une table dessina ensuite, au milieu
de la cabane, sa masse mal équarrie. Et, près de la table,
il y avait quelque chose en tas, de mal défini. Sur ce
quelque chose était une chaise renversée, qu’une espèce de
loque recouvrait à demi.
Les yeux de Rod continuaient à voyager dans la cabane.
Dehors, Wabi et Mukoki l’entendirent qui poussait, puis
réprimait un cri d’effroi. Ils le virent qui se cramponnait
des mains à la brèche ouverte dans le volet. Il regardait,
comme fasciné.
Presque à portée de son bras, s’appuyait contre le mur
intérieur, ce qui, voilà quelque cinquante ans, semblait-il,
avait été un homme vivant. Ce n’était plus, maintenant,
qu’un simple squelette, un objet à la fois terrible et risible,
dont les orbites vides s’éclairaient tristement du rais de
lumière qui filtrait dans la cabane, dont la bouche grimaçait,
tordue dans une vie spectrale, et tournée vers Rod
à travers l’ombre.
Roderick se laissa retomber. Il était tremblant et pâle.
« Je n’en ai vu qu’un… » murmura-t-il, en allusion à
l’exclamation de Mukoki.
Wabi, qui était redevenu maître de lui, donna, en riant,
deux ou trois tapes dans le dos de Rod, pour lui réconforter
les esprits, tandis que Mukoki se contentait de
grogner.
« Vous avez mal vu, Rod ! dit Wabi, d’un ton moqueur.
Vos nerfs vous auront empêché de regarder assez long-<noinclude>
<references/></noinclude>
m1nhce40sne8dzfj8wc9ac4y8afeegv
Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/94
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>temps. Par saint George ! Il n’y en a pas un d’entre nous
qui n’en ait frissonné. Allons, je vais ouvrir ! »
Le jeune Indien s’infiltra à travers le volet et Roderick,
qui avait pareillement repris son sang-froid, se hâta de
le suivre. Tandis qu’extérieurement Mukoki pesait à nouveau
sur la porte, de tout son poids, Wabi, de l’intérieur,
attaqua le bois avec sa hache. La porte céda tout à coup,
et si soudainement que le vieil Indien culbuta à sa suite
et s’aplatit sur le sol.
Un flot de lumière pénétra dans la cabane. Instinctivement,
les yeux de Rod se portèrent vers le squelette qu’il
avait aperçu du dehors. Il était appuyé contre le mur, dans
l’attitude ancienne d’un homme qui dormirait. À côté de
ce premier et funèbre occupant, un second squelette était,
tout de son long, étendu sur le plancher. Près de la table
et de la chaise renversée, un petit tas d’ossements paraissait
provenir de quelque animal.
Rod et Wabi s’approchèrent, un peu plus près, du squelette
qui était adossé au mur et se mirent à l’examiner,
tandis que Mukoki, agenouillé, se penchait sur le second
squelette.
Soudain, le vieux trappeur poussa une exclamation de
surprise et les deux jeunes gens s’étant tournés vers lui,
le virent qui leur désignait, de l’index, un objet, par terre,
parmi les os.
« Couteau ! dit-il. Lutte. Lui, tué ! »
Le manche pourri par le temps, le tranchant rongé par
la rouille, mais toujours droit là où son possesseur l’avait
planté dans la chair et dans les os de sa victime, un long
couteau, à forte lame, était plongé jusqu’à la garde dans
la poitrine de ce qui avait été jadis un être humain.
Rod s’était agenouillé près de Mukoki et était redevenu<noinclude>
<references/></noinclude>
1lodzsybebsdztqn1uh5q1nma38q571
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/128
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>chaque parole que je vous dis, il me semble qu’elle
l’entend dans le silence où elle est, l’une après
l’autre.
Je l’aimais. Quand je l’ai vue, j’ai été comme
inondé de soleil, toute mon âme en peu de temps
est sortie du brouillard à sa rencontre comme un
palais qu’on ne soupçonnait pas.
Et pourquoi n’aurais-je pas attendu que mon
palais fût terminé pour que l’amour y entre ?
J’étais plein d’œuvres et de desseins. Tout cela
l’attendait. Où aurait-elle trouvé une telle demeure
pour l’accueillir ?
Le fronton était mis sur la colonne.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Si beau que soit le toit d’un
autre, on aime mieux celui qu’on a aidé soi-même à faire.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Il y a du sens dans ceque
vous dites. Mais ne savais-je pas mieux qu’elle ce
qui la rendrait heureuse ? étais-je un tel ignorant
de cette vie qu’elle ne connaissait pas ?
Qui connaît le mieux une plante ? elle-même qui
a poussé au hasard ou le jardinier qui saura la
mettre où il faut ?
Je la voyais si jeune en ce Madrid étranger, sans
mère, un père chimérique, au milieu des croqueurs
de dots.
Pour l’épouser est-ce l’amour ou l’intelligence
qui me faisaient faute ?
Et de plus j’ai prié, j’ai reçu conseil.
Vous savez que dès mon enfance je me suis mis
sous la protection de la Mère de Dieu, lui livrant
les clefs de mon âme et de ma maison.<noinclude>
<references/></noinclude>
2rsosw15yuf8a461jqxeo91eejhkav4
Page:Becassine chez les Turcs.djvu/51
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{Numérotation|L’ÉMINENCE PRO||45}} {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a1.jpg|164px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}} … rentra, il dut lui avouer qu’il était tout à fait incapable de cuire un œuf à la coque. « Vous n’êtes pas cuisinier, dit Ernest, mon flair de policier me l’avait révélé, et je crois savoir {{Corr|qui qui|qui}} vous êtes. Cette cuisine n’est pas digne de vous, veuillez me suivre. » {{Image4|Becassine_chez_les_Tu... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|L’ÉMINENCE PRO||45}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a1.jpg|164px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… rentra, il dut lui avouer qu’il était tout à fait incapable de cuire un œuf à la coque. « Vous n’êtes pas cuisinier, dit Ernest, mon flair de policier me l’avait révélé, et je crois savoir {{Corr|qui qui|qui}} vous êtes. Cette cuisine n’est pas digne de vous, veuillez me suivre. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a2.jpg|262px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il l’introduisit dans la cabine, plus confortable que ne le laissait supposer l’aspect du bateau, le fit asseoir, et lui tendant une boîte de cigares : « Faites-moi l’honneur d’accepter un de ces Corona ; ils sont excellents. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a3.jpg|227px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}}, bien qu’ayant la fumée en horreur, n’osa refuser. Il alluma le cigare, tira quelques bouffées, qui déterminèrent une violente crise de toux. D’un geste amical, Ernest lui tapotait le dos. Il reprit, quand l’accès fut passé :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b1.jpg|213px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Votre nom est Éminence Pro. — Pardon, Proey-Minans. — Pro Éminence ou Éminence Pro, peu importe : vous êtes une Éminence, donc un grand personnage, un prince {{Corr|probableblement|probablement}}. » {{M.|Proey-Minans}} protesta ; avec une nuance de sévérité, le Pacha…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b2.jpg|307px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… déclara qu’il ne se laisserait pas tromper, puis tirant un dictionnaire de sa poche, il le feuilleta et il lut : « ''ÉMINENCE, colline de faible hauteur. — Titre qu’on donne aux cardinaux, aux princes''… Éminence Pro, vous n’êtes ni une colline de faible hauteur…
« … ni un roi, ni un cardinal, donc vous êtes un prince. Par contenance et politesse, {{M.|Proey-Minans}} n’osait laisser éteindre son cigare. Un peu de torpeur et un vague malaise l’envahissaient. Il murmura : « Je suis donc prince…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b3.jpg|149px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … puisque vous y tenez. » À ce moment, le matelot blanc vint murmurer quelques mots à l’oreille de son chef. Après l’avoir écouté, celui-ci donna ordre d’amener dans la cabine les autres prisonniers, Ben Kaddour compris. « Éminence Pro, dit-il, nous vous traiterons de notre mieux…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … ne l’oubliez pas, je vous prie, si un jour vient où j’ai à solliciter votre protection. » Il monta sur le pont où un officier turc l’attendait. Pendant ce qui précède, le bateau avait marché. Il atteignait l’entrée des Dardanelles.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’officier était venu en barque le reconnaître. Il s’inclina et donna le droit de passage dès qu’il vit en présence de quel haut personnage il se trouvait. « Me voilà un peu rassuré, se dit Ernest ; l’Éminence parlera en ma faveur…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c3.jpg|242px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … auprès des alliés, si, comme il y paraît, les boches sont battus. » Au même moment, dans la cabine, les prisonniers calmaient leur faim avec une copieuse soupe. « Ça va bien, dit Bécassine, mais ça irait mieux si on pouvait s’échapper. — On va tâcher moyen, » fit Zidore.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|L’ÉMINENCE PRO||45}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a1.jpg|164px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… rentra, il dut lui avouer qu’il était tout à fait incapable de cuire un œuf à la coque. « Vous n’êtes pas cuisinier, dit Ernest, mon flair de policier me l’avait révélé, et je crois savoir {{Corr|qui qui|qui}} vous êtes. Cette cuisine n’est pas digne de vous, veuillez me suivre. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a2.jpg|262px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il l’introduisit dans la cabine, plus confortable que ne le laissait supposer l’aspect du bateau, le fit asseoir, et lui tendant une boîte de cigares : « Faites-moi l’honneur d’accepter un de ces Corona ; ils sont excellents. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-a3.jpg|227px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}}, bien qu’ayant la fumée en horreur, n’osa refuser. Il alluma le cigare, tira quelques bouffées, qui déterminèrent une violente crise de toux. D’un geste amical, Ernest lui tapotait le dos. Il reprit, quand l’accès fut passé :
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b1.jpg|213px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Votre nom est Éminence Pro. — Pardon, Proey-Minans. — Pro Éminence ou Éminence Pro, peu importe : vous êtes une Éminence, donc un grand personnage, un prince {{Corr|probableblement|probablement}}. » {{M.|Proey-Minans}} protesta ; avec une nuance de sévérité, le Pacha…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b2.jpg|307px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… déclara qu’il ne se laisserait pas tromper, puis tirant un dictionnaire de sa poche, il le feuilleta et il lut : « ''ÉMINENCE, colline de faible hauteur. — Titre qu’on donne aux cardinaux, aux princes''… Éminence Pro, vous n’êtes ni une colline de faible hauteur{{Corr|…
« … | }}ni un roi, ni un cardinal, donc vous êtes un prince. Par contenance et politesse, {{M.|Proey-Minans}} n’osait laisser éteindre son cigare. Un peu de torpeur et un vague malaise l’envahissaient. Il murmura : « Je suis donc prince…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-b3.jpg|149px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … puisque vous y tenez. » À ce moment, le matelot blanc vint murmurer quelques mots à l’oreille de son chef. Après l’avoir écouté, celui-ci donna ordre d’amener dans la cabine les autres prisonniers, Ben Kaddour compris. « Éminence Pro, dit-il, nous vous traiterons de notre mieux…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … ne l’oubliez pas, je vous prie, si un jour vient où j’ai à solliciter votre protection. » Il monta sur le pont où un officier turc l’attendait. Pendant ce qui précède, le bateau avait marché. Il atteignait l’entrée des Dardanelles.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c2.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’officier était venu en barque le reconnaître. Il s’inclina et donna le droit de passage dès qu’il vit en présence de quel haut personnage il se trouvait. « Me voilà un peu rassuré, se dit Ernest ; l’Éminence parlera en ma faveur…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p45-c3.jpg|242px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … auprès des alliés, si, comme il y paraît, les boches sont battus. » Au même moment, dans la cabine, les prisonniers calmaient leur faim avec une copieuse soupe. « Ça va bien, dit Bécassine, mais ça irait mieux si on pouvait s’échapper. — On va tâcher moyen, » fit Zidore.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/95
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>livide. Ses dents se desserrèrent, pour demander :
« Qui… a fait cela ? »
Mukoki eut un gloussement amusé et indiqua d’un
signe de tête, la chose lugubre adossée au mur.
« Lui ! »
D’un même mouvement, les trois hommes revinrent
vers le premier squelette. Un de ses longs bras était
appuyé sur ce qui fut un seau, et avait passé à travers les
cercles de fer qui en avaient seuls subsisté. La main de
ce même bras crispait les os de ses doigts sur une écorce
enroulée, qui semblait provenir d’une ancienne bûche de
bouleau. L’autre bras s’était détaché et était tombé près
du squelette, que Mukoki, de ce même côté, inspecta
avec soin.
Sa curiosité ne tarda pas à être contentée par la découverte
qu’il fit d’une courte entaille, qui avait pénétré de
biais dans les côtes.
« Celui-ci mort à cette place, expliqua-t —il. Un coup de
couteau dans les côtes. Mauvaise façon de mourir. Beaucoup
souffrir et mourir lentement. Mauvaise façon d’être
frappé.
— Brr… dit Rod, en frémissant. Sortons d’ici. On est
asphyxié. On dirait que l’air de cette cabane n’a pas été
renouvelé depuis un siècle. »
Mukoki, en s’en allant, ramassa un crâne, parmi le
tas d’ossements qui était près de la chaise.
« Chien, grogna-t-il. Porte verrouillée, fenêtre fermée.
Les hommes luttent. Tués tous deux. Chien mourir
de faim. »
Tandis que les trois chasseurs remontaient vers l’endroit
où Loup gardait le toboggan, Rod, laissant trotter
son imagination, reconstituait la terrible tragédie qui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>livide. Ses dents se desserrèrent, pour demander :
« Qui… a fait cela ? »
Mukoki eut un gloussement amusé et indiqua d’un
signe de tête, la chose lugubre adossée au mur.
« Lui ! »
D’un même mouvement, les trois hommes revinrent
vers le premier squelette. Un de ses longs bras était
appuyé sur ce qui fut un seau, et avait passé à travers les
cercles de fer qui en avaient seuls subsisté. La main de
ce même bras crispait les os de ses doigts sur une écorce
enroulée, qui semblait provenir d’une ancienne bûche de
bouleau. L’autre bras s’était détaché et était tombé près
du squelette, que Mukoki, de ce même côté, inspecta
avec soin.
Sa curiosité ne tarda pas à être contentée par la découverte
qu’il fit d’une courte entaille, qui avait pénétré de
biais dans les côtes.
« Celui-ci mort à cette place, expliqua-t-il. Un coup de
couteau dans les côtes. Mauvaise façon de mourir. Beaucoup
souffrir et mourir lentement. Mauvaise façon d’être
frappé.
— Brr… dit Rod, en frémissant. Sortons d’ici. On est
asphyxié. On dirait que l’air de cette cabane n’a pas été
renouvelé depuis un siècle. »
Mukoki, en s’en allant, ramassa un crâne, parmi le
tas d’ossements qui était près de la chaise.
« Chien, grogna-t-il. Porte verrouillée, fenêtre fermée.
Les hommes luttent. Tués tous deux. Chien mourir
de faim. »
Tandis que les trois chasseurs remontaient vers l’endroit
où Loup gardait le toboggan, Rod, laissant trotter
son imagination, reconstituait la terrible tragédie qui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/129
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
C’est elle qui m’a instruit « en toutes choses de
chercher la paix ».
Et moi, c’est cette paix que je voulais lui donner,
à cette jeune créature qui semblait faite pour elle,
si seulement elle avait voulu lui ouvrir ses pétales.
L’entraîner un peu avec moi sous cette surface
grossière et brutale et meurtrissante des choses,
qui n’est pas la vérité.
Qu’importe qu’elle m’aime ? Ce que j’avais dans
le cœur il n’était pas de ma dignité de le lui dire,
c’est ce monde de la sagesse de Dieu à ma place
qui parlerait pour moi.
Qu’importe qu’elle m’aime si je réussis à lui faire
du bien, si je réussis à apprendre à un seul être
ce que je sais, et à remplir un seul cœur de joie
et de connaissance !
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Tout cela aboutit à cette
créature éperdue qui se sauve de sa prison à quatre
pattes comme une bête, à travers le fossé et les
broussailles.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Pourquoi fuit-elle ainsi ?
N’était-ce pas le paradis où je l’avais mise au milieu
de choses excellentes ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Le paradis n’est pas fait
pour les pécheurs.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Le fait est que le seul temps
où je l’aie vue franchement sourire, ce sont ces
durs mois d’Afrique qu’elle a passés avec moi.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Vous ne lui avez pas donné
des enfants ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Dieu me les a refusés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>tandis que derrière lui les raquettes de Mukoki heurtaient
presque les siennes. Il pouvait entendre à ses oreilles le
souffle rauque et infatigable du vieil Indien.
Le pauvre boy était d’une pâleur mortelle, la sueur lui
perlait aux tempes et la respiration lui manquait. Ses
genoux fléchirent et il s’affaissa sur la neige. Presque au
même moment, les Woongas apparaissaient.
Ils n’étaient plus qu’à une portée de fusil. Une balle
siffla :
Bzzzzzz-inggggg !
À deux reprises, Rod entendit passer près de sa tête
cette chanson de la mort. Il vit la neige jaillir en l’air,
sous chacune des deux balles.
Mais la riposte n’avait pas tardé. Sous les balles de
Wabi et de Mukoki, deux des poursuivants s’écroulaient.
Les Woongas, par bonheur, étaient à ce moment en
terrain découvert, tandis qu’un boqueteau de cèdres, à
proximité immédiate des trois compagnons, leur offrait
un abri, au moins momentané.
D’une main vigoureuse, Wabi empoigna son camarade
et l’entraîna, le traîna plutôt, sur la neige.
Une grêle de balles siffla à nouveau, avant que les trois
compagnons eussent atteint les larges troncs protecteurs
des cèdres et se fussent dissimulés derrière eux. Un cri de
souffrance de Mukoki indiqua qu’il était touché.
Le vieux trappeur jeta à terre son ballot.
« Est-ce sérieux, Muki ? haleta Wabi. Où la balle
a-t-elle porté ? »
Mukoki, un peu chencelant, se redressa.
« Balle dans épaule gauche. Pas grave. Ballot fourrures
avoir amorti coup. Nous très bien ici. Leur donner
le Diable. »<noinclude>
<references/></noinclude>
ses1vo53oxkbeibuof34au9sp91nd2r
Page:Becassine chez les Turcs.djvu/52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|PROJETS D’ÉVASION|46|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-a1.jpg|144px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Évadons-nous ! Évadons-nous ! » chanta à pleine voix Stentor, enthousiasmé par les paroles de Zidore. Celui-ci lui mit la…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-a2.jpg|213px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… main devant la bouche : une évasion ne pouvait se préparer que dans le calme et le mystère « Faut nous emparer du bateau ! » insista le choriste. Il décrivit une scène semblable où il avait figuré à l’Opéra, faisant le chef des révoltés et chantant un hymne de triomphe après avoir terrassé le capitaine.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-a3.jpg|218px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Nous pas d’armes ; li nègre nous ''crabouiller'' avec pistolet », murmura Ben Kaddour tout tremblant. Sa réflexion jeta un froid, l’évasion apparut moins facile.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-a4.jpg|200px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
La porte s’ouvrit, Ernest-Pacha entra. Il s’excusa de n’avoir pu offrir aux prisonniers qu’un maigre dîner et demanda si, au moins, la soupe était bonne. « Un peu claire, pas assez liée », fit Bécassine d’un air connaisseur. Le pacha sourit.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-b1.jpg|205px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Je vois, comtesse, dit-il, que vous êtes experte en cuisine. Avec l’autorisation de l’Éminence, peut-être daignerez-vous, demain matin aider mon nègre à préparer le déjeuner. » Bécassine était trop complaisante pour refuser.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-b2.jpg|298px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
— Bonne nuit maintenant, ajouta Ernest ; tâchez de dormir ; nous serons de bonne heure à Constantinople, où je ferai en sorte que votre captivité ne soit pas trop pénible. » Il sortit, et la délibération reprit. On tomba d’accord qu’il n’y avait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-b3.jpg|207px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… rien à tenter pendant la nuit. Il fallait prendre un peu de repos ; on tâcherait, à l’aube, de saisir une chance favorable. Ils s’étendirent ; Bécassine ne tarda pas à remplir la cabine de ses ronflements sonores.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-c1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais {{M.|Proey-Minans}} cherchait en vain le sommeil. Nerveux, agité, il marchait de long en large, trébuchant parfois contre un de ses compagnons. Et fouillant toutes ses poches, il murmura{{Corr|| :}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-c2.jpg|249px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Quel ennui de ne pas retrouver ma potion calmante ! J’ai dû l’oublier dans ma cabine du ''Yémen''. À moins que… Mon cher monsieur Stentor, ayez donc l’obligeance d’explorer votre habit de domestique. Je l’ai porté quelques jours… Peut-être que… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p46-c3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Réveillé en sursaut, Stentor vérifia d’abord son creux en quelques notes qui firent se dresser les dormeurs, puis se livra à l’exploration demandée. D’une de ses poches, il tira un flacon qu’il remit à {{M.|Proey-Minans}}. « C’est bien la potion !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/130
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Du moins ne pouviez-vous
pas lui refuser la souffrance.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― La mienne ne suffisait-elle pas ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Vous n’êtes pas dans sa
peau. Il fallait que quelque chose lui ouvrît son
âme et ce corps dans quoi nous étouffons.
Vous me disiez que vous vouliez lui enseigner
à entendre, mais comment faire pour entendre sous
cette enveloppe qui chaque jour durcit et s’épaissit ?
Cette forêt qui m’entoure, il n’y a que maintenant
que j’ai commencé à l’entendre,
Depuis que je veille cet enfant qui meurt ;
Une branche qui tombe, cette cloche de l’autre
côté de la montagne que le vent nous apporte une
fois par an,
Cet oiseau qui s’envole soudain, comme ils retentissent
longuement dans mon cœur !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Et moi, cette pensée que je
forme en ce moment, croyez-vous qu’elle l’entende ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Oui, je sais que pour la première
fois votre âme a réussi à passer jusqu’à la sienne.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Quelle pensée peut-elle avoir
autre que cette fenêtre en face d’elle qu’elle regarde ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Vous n’êtes pas absent, elle
reste votre captive.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Est-ce moi qui fais mourir
celui qu’elle aime ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― C’est vous qui liez les mains<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LA POTION CALMANTE||47}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-a1.jpg|184px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… s’exclama celui-ci. — Et c’est fort cette drogue-là ? questionna Zidore. — Très fort : trois gouttes donnent un bon sommeil. Le double ferait dormir un homme pendant vingt heures. » Alors Zidore brandit la fiole. Avec une…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-a2.jpg|222px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… gravité impressionnante, il dit : « Notre liberté est là-dedans, et c’est mamzelle Bécassine qui l’en fera sortir ! » Puis il prit à part la brave fille, et il eut avec elle un entretien à voix basse.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-a3.jpg|236px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine donnait les marques d’une violente agitation. Elle balbutiait : « J’saurai pas… J’oserai jamais… Tu m’jures qu’ça leur fera pas de mal ?… J’veux pas être une assassineuse. » Enfin elle murmura : « Puisqu’il y a pas d’autre moyen…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-b1.jpg|155px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … j’consens à essayer. — Ça vous vaudra la croix de guerre », assura Zidore. Le restant de la nuit se passa sans incident. Peu après l’aube, le nègre vint réclamer la comtesse pour l’aider à préparer ''kaoua'' (le café).
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-b2.jpg|269px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il insista : « Li chef avoir commandé kaoua mode française ; moi pas savoir faire. Moi bien content apprendre, et boire bon kaoua mode française. » Dans sa joie, il esquissait un pas de bamboula.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-b3.jpg|202px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine se dit que ce nègre n’était pas si terrible qu’il en avait l’air ; puis elle se mit en devoir de moudre le café.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-c1.jpg|256px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle procédait à son travail avec une sage lenteur, très émue, retardant le moment de l’acte qu’elle avait à accomplir. Lentement, elle versa l’eau bouillante dans le filtre. Avec une joie enfantine, le nègre suivait tous ses mouvements.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-c2.jpg|242px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Malgré le courant, le bateau, mû par son hélice, avançait rapidement. Des châteaux-forts en ruines, des villages à coupoles et à minarets apparaissaient sur les deux rives ; le nègre les nommait au passage. Bécassine commençait à s’inquiéter de sa surveillance.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p47-c3.jpg|207px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais l’autre matelot l’appela. Alors, le cœur battant, la main tremblante, Bécassine versa dans le café presque toute la potion calmante de {{M.|Proey-Minans}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/96
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>voilà bien longtemps, s’était déroulée dans la vieille
cabane. Il revoyait les deux hommes vivant cette heure
mortelle, où tous deux se livrèrent ce combat sauvage. Il
croyait les voir lutter, les entendre se provoquer, à chaque
reprise. Il croyait assister au double coup qui, simultanément,
avait tué l’un, tout net, et envoyé l’autre, le vainqueur,
comme un bolide, agoniser contre le mur. Et le
chien ? Quel avait été son rôle dans la bataille ? Puis,
qu’était-il devenu, solitaire et affolé, souffrant la faim et
la soif, bondissant contre les parois de son tombeau muré,
jusqu’à ce qu’il se tordît lui aussi, sur le sol, et mourût à
son tour ? Cet atroce tableau brûlait le cerveau de Roderick.
Élevé dans la convention d’une ville, il n’en avait
jamais conçu la possibilité même. C’était l’émotion
majeure qu’il eût encore vécue, exception faite de l’agression
contre Minnetaki, à Wabinosh-House.
Pour Mukoki et Wabi, au contraire, la bataille des squelettes,
si elle les avait d’abord fortement troublés, n’était
plus déjà qu’un incident comme un autre de leur existence
aventureuse.
Mais ce qui, surtout, tracassait Rod, c’était de savoir le
pourquoi de la tragédie. Pourquoi, oui, ces deux êtres
s’étaient-ils ainsi entre-tués dans la cabane close ? Quelle
était la clef du mystère ? Il l’aurait, en vérité, payée un
bon prix.
La grimpade terminée, Rod se réveilla à des réalités plus
précises. Wabi était déjà en train de s’atteler au toboggan.
Il était d’excellente humeur.
« Cette cabane, s’exclama-t-il comme Rod le rejoignait,
nous tombe du ciel à point nommé ! Nous aurions eu cinq
semaines au moins de travail pour en construire une. C’est
ce qu’on appelle avoir de la chance !<noinclude>
<references/></noinclude>
8m7trcvnnxcaoz6w6rcxgk92k6m8qdr
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/131
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>de sa prière. C’est vous qui la retranchez de Dieu
et qui lui bouchez la bouche et qui l’enfermez
comme une damnée dans une prison d’impuissance
et de désespoir.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Il était grandement temps que
j’arrive.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Que voulez-vous faire ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ne savez-vous pas que je suis
un juge, obligé de donner à tout litige qu’on lui
adresse une solution ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Seigneur, ne nous faites pas de mal !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Sentez-vous que je veuille lui
faire du mal ?
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― C’est de votre bien que j’ai peur.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Croyez-moi, le meilleur ami
du coupable, ce n’est aucun de vos consolateurs,
ni ses complices, ni le confesseur lui-même,
C’est le Juge seul qui a pouvoir de lui apporter
quittance et libération.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Avec pas d’autres moyens
que la mort, la mutilation, l’esclavage, l’exil ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― De tout cela un peu. Ce n’est
pas avec du miel et des caresses qu’on guérit une
âme blessée. Mêlés à tous ces moyens, j’en connais
de plus forts et de plus subtils.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Ce sont ceux-là que vous
êtes venu nous apporter ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ne suis-je point son mari ?
n’ai-je point mission de l’assister ? l’abandonnerai-je
dans son agonie ?<noinclude>
<references/></noinclude>
0n6y8808im0anl6z1ii9gbl38jtoz0r
Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/97
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
— Comment, demanda Rod, nous allons vivre là-dedans ?
— Vivre là-dedans ? Je le pense bien. La cabane est
trois fois grande comme celle que nous aurions bâtie. Je
me demande même pourquoi les deux camarades l’ont faite
d’une pareille dimension. Qu’en penses-tu, Mukoki ? »
Mukoki hocha la tête. Les tenants et aboutissants de
cette histoire dépassaient évidemment sa compréhension.
Équipements et provisions furent bientôt amenés à la
porte de la cabane.
« Procédons d’abord au nettoyage, annonça gaiement
Wabi. Donne-moi un coup de main, Muki, veux-tu, pour
ramasser tous ces os. Rod, durant ce temps, pourra
s’amuser à flairer dans les coins et peut-être découvrira-t-il
quelque chose d’intéressant. »
Roderick accepta volontiers le rôle qui lui incombait,
car sa curiosité inassouvie n’avait fait que croître.
« Pourquoi ? Oui, pourquoi se sont-ils tués ? » mâchonnait-il
entre ses dents.
Il commença donc ses recherches. Sous la chaise renversée,
qui était faite de petits sapins cloués ensemble, il
y avait un tas innommable et poussiéreux, qui s’effrita
sous ses doigts. Mais, un peu plus loin, il découvrit deux
fusils. Ils étaient d’un modèle très ancien et aussi longs
que Rod lui-même.
« Ces fusils proviennent de la Baie d’Hudson, dit
Wabi. De semblables on se servait avant que mon père
fût né. »
Roderick, le cœur battant, continuait son exploration.
Accrochés à l’un des murs, il trouva les restes de ce qui
avait été des vêtements : un fragment de chapeau, qui
tomba en pièces sitôt qu’il y eût porté la main ; des loques<noinclude>
<references/></noinclude>
6o2szpwwemq96miljg1j5tgf7wqmev2
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/132
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
Je sais ce qui convient à cette âme généreuse.
Tout ce que vous me disiez tout à l’heure je
voulais vous le faire dire et je l’ai bien compris.
Ce ne sont point des fleurs et des fruits qu’elle
attendait de moi, c’est un fardeau.
{{Personnage|DONA HONORIA|||uc|sm}}. ― Que lui apportez-vous ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― À la place d’une tentation une
tentation plus grande.
Menez-moi à sa chambre. (''Hésitation de'' DONA
HONORIA.) Menez-moi à sa chambre.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/98
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>poudreuses et informes, véritables guenilles. Sur la table,
il y avait des casseroles rouillées, un seau en fer-blanc,
une bouilloire de fer battu et des restes d’anciens couteaux,
des fourchettes et des cuillères. Puis encore, à l’un des
bouts, un objet qu’il prit dans sa main et qui offrait une
résistance suffisante pour s’être bien conservé et ne point
s’émietter, lorsqu’il y toucha.
Rod reconnut que c’était un petit sac en peau de daim,
ficelé à l’un de ses bouts, et fort lourd. Les doigts tremblants
d’émotion, il dénoua la ficelle, à demi décomposée,
et une poignée de quelque chose qui ressemblait à des
cailloux noirâtres tinta sur la table. Il poussa un cri aigu,
en appelant ses compagnons.
Wabi et Mukoki venaient d’aller décharger dehors une
brassée d’ossements. Ils arrivèrent près de lui.
« Voyez ceci, dit-il.
— On dirait du plomb, opina Wabi.
— Du plomb… À moins que ce ne soit de l’or ! »
Les cœurs se mirent à battre.
Wabi, prenant un des cailloux, l’emporta sur le seuil
de la porte, à la lumière du grand jour. Puis, sortant de
l’étui son couteau de poche, il l’enfonça dans l’énigmatique
objet. Avant même que Rod se fût penché sur l’entaille,
la voix du jeune Indien s’éleva, claironnante.
« C’est une pépite d’or ! s’exclama-t-il.
— Et c’est pour elle qu’ils se sont battus ! » cria Rod,
tout heureux de savoir.
Le plaisir d’avoir enfin percé le mystère qui le lancinait
l’emporta tout d’abord pour lui sur l’intérêt de la découverte,
considérée en elle-même.
Mais Wabi et Mukoki étaient dans une excitation sans
pareille. On eût dit qu’ils étaient devenus fous. Le petit<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LE BATEAU DU SOMMEIL|48|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-a1.jpg|196px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Avec une émotion croissante, Bécassine regardait le café où elle venait de verser la potion soporifique. La voix du Pacha la fit sursauter. « Eh bien ! comtesse, demandait-il, le café est-il prêt ? »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-a2.jpg|298px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le Pacha était emmitouflé d’un cache-nez et d’un plaid. La nuit avait été fraîche et il avait dû la passer tout entière sur le pont. « J’ai eu froid, avoua-t-il, je suis fatigué. Votre café me remettra. Une pleine tasse, je vous prie, comtesse. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-a3.jpg|231px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Bécassine versa la tasse. Ernest but lentement. « Excellent, fit-il, quoi qu’il y ait une petite saveur bizarre. Goûtez vous-même. — Merci bien, M’sieur le Pacha, mais ça ne serait pas convenable que je boive en même temps que les maîtres. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-b1.jpg|179px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ernest sourit : « Voilà l’aveu que j’attendais, fit-il : vous êtes servante et non comtesse. Je m’en doutais. » Bécassine, qui avait trouvé cette excuse pour se dispenser de boire le dangereux liquide balbutia de vagues explications.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-b2.jpg|162px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Mais Ernest ne l’écoutait pas. Il s’étirait les bras, se frottait les yeux. « Quelle fatigue ! faisait-il… Quel engourdissement !… » Il s’assit sur un pliant, prononça quelques paroles encore, d’une voix pâteuse, et brusquement…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-b3.jpg|142px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… sombra dans un profond sommeil. À ce moment le nègre revenait. Un large sourire éclaira sa face. « Li maître dormi dit-il ; ça bon. Lui sévère. Si pas dormi, mi pas pouvoir boire ''Kaoua''. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-b4.jpg|207px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Peu soucieux des raffinements du service, il avait pris la cafetière. L’élevant au-dessus de sa tête, il avalait à la régalade de larges rasades, et il répétait avec jubilation : « Bon ''Kaoua'' !… bon ''Kaoua''. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-c1.jpg|198px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’effet fut plus foudroyant encore pour lui que pour le Pacha. Brusquement, son bras retomba ; Bécassine eut juste le temps de saisir la cafetière à la volée. Le nègre s’affaissa à terre, et déjà il ronflait comme un soufflet de forge.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-c2.jpg|282px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce ronflement rassura Bécassine : quand on ronfle, on est bien vivant, elle le savait par sa propre expérience ; donc elle n’était pas une assassineuse. Elle cacha le nègre sous le plaid du Pacha, puis murmura : « En voilà deux de moins…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p48-c3.jpg|187px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Reste le troisième. J’ai idée que ça sera le plus dur. Il paraît méchant. » Mais un renfort lui arriva sous forme de Zidore qui, anxieux, venait aux nouvelles. Mis au courant, il déclara qu’il fallait faire offrir le café par Ben Kaddour.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>sac fut complètement retourné. Puis la table fut débarrassée
de tout ce qui l’encombrait. Les coins et recoins de
la cabane furent scrutés à nouveau, avec une ardeur délirante.
Rod, aiguillonné par l’exemple, se mit de la partie.
Sans proférer une parole, les trois hommes, debout, agenouillés,
ou à plat ventre, étaient à chercher, chercher,
chercher encore. Telle est l’attirance de l’or vierge. Telles
sont les étincelles qu’il fait jaillir du feu latent et fébrile
qui brûle pour lui dans le cœur de tout homme. Chaque
guenille, chaque tas de poussière, chaque débris méconnaissable
fut examiné, trié, tamisé, éparpillé. Les trois
chercheurs ne s’arrêtèrent qu’au bout d’une heure, sans
avoir rien trouvé, âprement désappointés.
« C’est tout ce qu’il y a ! » dit Wabi, en se décidant
à desserrer les lèvres.
Il reprit, après un silence :
« Nous allons vider entièrement la cabane et, demain,
nous arracherons le plancher ! On ne sait pas ce qu’il peut
y avoir dessous. De toute façon, il nous faut un plancher
neuf. La nuit commence et, si nous voulons nous aménager
un gîte décent, il faut nous remuer. »
Tous les détritus furent, sans perdre une minute,
balayés et sortis. Lorsque la nuit fut complètement tombée,
les couvertures étaient déjà déroulées, les divers
paquets et les provisions empilés dans un des coins de la
cabane, en aussi bon ordre que sur un bateau. Ce fut
l’expression même dont se servit Rod.
Un énorme feu fut aménagé extérieurement, devant la
porte restée ouverte, et, quand il flamba, sa chaleur et sa
lumière emplirent l’intérieur du « home », devenu tout à fait confortable. Une paire de chandelles compléta la
fête et acheva de donner l’impression d’un chez-soi idéal.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> Le souper, servi par Mukoki, prit une allure de festin. Au menu : caribou rôti ; haricots froids, que le vieil Indien avait cuits au dernier campement ; gateau de farine et café chaud. Nos trois chasseurs s’en pourléchèrent, comme s’ils n’avaient pas mangé depuis huit jours. La journée avait été remplie de trop d’émotions pour que, le repas terminé, ils se retirassent immédiatement sous leurs couvertures, comme ils en avaient l’ha... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Le souper, servi par Mukoki, prit une allure de festin. Au
menu : caribou rôti ; haricots froids, que le vieil Indien
avait cuits au dernier campement ; gateau de farine et café
chaud. Nos trois chasseurs s’en pourléchèrent, comme
s’ils n’avaient pas mangé depuis huit jours.
La journée avait été remplie de trop d’émotions pour
que, le repas terminé, ils se retirassent immédiatement
sous leurs couvertures, comme ils en avaient l’habitude.
N’étaient-ils pas, d’ailleurs, arrivés au terme de leur
longue marche ? Le plus fatigant était accompli. Il n’y
avait plus devant soi, pour le lendemain, de pénible ran-,
donnée. Leur expédition s’annonçait sous d’heureux auspices
et ils allaient pouvoir se livrer en paix au plaisir des
sports d’hiver. Il leur était désormais permis, dans une
bonne cabane, de bavarder le soir à leur aise.
Rod, Wabi et Mukoki ne s’en firent pas faute, cette
nuit-là. Pendant de longues heures, ils causèrent, assis
sur le seuil de la porte, devant le feu crépitant qu’ils
attisaient. A vingt reprises, la conversation fut ramenée
sur la tragédie de la vieille cabane. Vingt fois, les trois
amis soupesèrent, dans la paume de leur main, les petites
pépites, dont l’ensemble pouvait bien représenter une
demi-livre environ. L’aventure était maintenant facile à
reconstituer. Les deux hommes-squelettes avaient été
jadis des prospecteurs d’or, qui s’étaient aventurés dans
ces solitudes glacées, alors interdites aux blancs. Ils
avaient découvert les pépites, qu’ils avaient ensuite soigneusement
renfermées dans le sac de peau de daim.
Puis, l’heure du partage venue, tous deux prétendant
peut-être à leur unique possession, ils s’étaient disputés et
une altercation violente avait suivi, qui avait abouti à la
bataille des couteaux. Mais où et comment avaient-ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Le souper, servi par Mukoki, prit une allure de festin. Au
menu : caribou rôti ; haricots froids, que le vieil Indien
avait cuits au dernier campement ; {{corr|gateau|gâteau}} de farine et café
chaud. Nos trois chasseurs s’en pourléchèrent, comme
s’ils n’avaient pas mangé depuis huit jours.
La journée avait été remplie de trop d’émotions pour
que, le repas terminé, ils se retirassent immédiatement
sous leurs couvertures, comme ils en avaient l’habitude.
N’étaient-ils pas, d’ailleurs, arrivés au terme de leur
longue marche ? Le plus fatigant était accompli. Il n’y
avait plus devant soi, pour le lendemain, de pénible randonnée.
Leur expédition s’annonçait sous d’heureux auspices
et ils allaient pouvoir se livrer en paix au plaisir des
sports d’hiver. Il leur était désormais permis, dans une
bonne cabane, de bavarder le soir à leur aise.
Rod, Wabi et Mukoki ne s’en firent pas faute, cette
nuit-là. Pendant de longues heures, ils causèrent, assis
sur le seuil de la porte, devant le feu crépitant qu’ils
attisaient. À vingt reprises, la conversation fut ramenée
sur la tragédie de la vieille cabane. Vingt fois, les trois
amis soupesèrent, dans la paume de leur main, les petites
pépites, dont l’ensemble pouvait bien représenter une
demi-livre environ. L’aventure était maintenant facile à
reconstituer. Les deux hommes-squelettes avaient été
jadis des prospecteurs d’or, qui s’étaient aventurés dans
ces solitudes glacées, alors interdites aux blancs. Ils
avaient découvert les pépites, qu’ils avaient ensuite soigneusement
renfermées dans le sac de peau de daim.
Puis, l’heure du partage venue, tous deux prétendant
peut-être à leur unique possession, ils s’étaient disputés et
une altercation violente avait suivi, qui avait abouti à la
bataille des couteaux. Mais où et comment avaient-ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{T3|DON PÉLAGE, DONA PROUHÈZE|SCÈNE {{rom-maj|IV}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''Une autre pièce dans le château de X… (En réalité, il n’y a pas de changement de scène.)'' DONA HONORIA ''est sortie.'' DON PÉLAGE ''est passé derrière un rideau puis est revenu se placer debout au fond de la scène. Les machinistes sont venus apporter sur le devant de la scène un métier à tapisserie où se trouve tendue une chasuble, une partie roulée, une partie visible montrant la tête du Crucifix.'' DONA PROUHÈZE ''est entrée par le côté de la scène et travaille à la tapisserie, tournant le dos à'' DON PÉLAGE.}}
{{il}}
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Quoi de plus naturel ? ce
malentendu lamentable,
Cette attaque stupide de l’auberge où mon pauvre
Balthazar, en vous défendant, car il croyait vous
défendre,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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{{AN|''Une autre pièce dans le château de X… (En réalité, il n’y a pas de changement de scène.)'' DONA HONORIA ''est sortie.'' DON PÉLAGE ''est passé derrière un rideau puis est revenu se placer debout au fond de la scène. Les machinistes sont venus apporter sur le devant de la scène un métier à tapisserie où se trouve tendue une chasuble, une partie roulée, une partie visible montrant la tête du Crucifix.'' DONA PROUHÈZE ''est entrée par le côté de la scène et travaille à la tapisserie, tournant le dos à'' DON PÉLAGE.}}
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{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Quoi de plus naturel ? ce
malentendu lamentable,
Cette attaque stupide de l’auberge où mon pauvre
Balthazar, en vous défendant, car il croyait vous
défendre,<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|LE CHAGRIN DE BEN KADDOUR||49}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-a1.jpg|167px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Ils sont presque pays, dit-il ; il se méfiera moins. » Il appela l’Arbi, lui mit dans les mains le plateau préparé, et lui expliqua ce qu’il aurait à faire.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-a2.jpg|231px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour aborda le matelot blanc qui, à ce moment, tenait le gouvernail. D’une voix rude l’homme cria : « ''Gurt'' ! ''Gurt'' ! (Va-t’en.) » Puis il se radoucit et la conversation s’engagea. Sachant que c’est aux demoiselles qu’il appartient de servir le café, Bécassine s’apprêtait à le verser…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-a3.jpg|284px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’homme fut pris d’une subite fureur, {{Corr|cri|cria}} quelques mots que Ben Kaddour traduisit : « {{Corr|Lu|Lui}} dire rien vouloir de toi, parce que toi chienne et fille de chienne. — En v’là un mal poli, s’exclama Bécassine. — Vous en faites pas, dit Zidore…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-b1.jpg|240px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … conciliant ; probable que c’est une façon de parler de son pays. » Ben Kaddour continuait : « Lui dire bien vouloir de moi, parce que moi pas chien, pas fils de chien ; moi bon musulman. » Et il se rengorgeait. Servi par l’Arbi, le matelot but deux pleines tasses.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-b2.jpg|242px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Soudain on le vit vaciller, se raccrocher des deux mains à la barre, puis il tomba, assommé par un sommeil de plomb.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-b3.jpg|222px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Ça y est ! cria Zidore tout joyeux, le tour est joué, nous sommes maîtres du bateau, nous sommes libres !… {{M.|Proey-Minans}}, Stentor, venez vite ! » Ils accoururent et Stentor jugea l’occasion favorable pour entonner un de ses airs favoris : « Liberté ! Liberté chérie !… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-c1.jpg|178px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Rapidement la barre fut assujettie, les cinq descendirent dans leur barque qui avait été prise en remorque ; ils détachèrent l’amarre et, laissant filer vers le large le grand bateau, gagnèrent la rive d’Europe, toute proche.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-c2.jpg|333px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Comme ils débarquaient, Ben Kaddour poussa un hurlement de douleur : « Quoi que t’as ? demanda Stentor. Tu t’es fait mal ? » Gémissant, l’Arbi répondit : « Moi gros chagrin. Moi pas pensé {{Lié|reprendre 3.85}} dans porte-monnaie Nénesse. » Il voulait aller à la nage chercher ses chers {{Lié|3 fr. 85}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p49-c3.jpg|193px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
À grand’peine, on l’en empêcha. Alors, tragique, le bras tendu en un geste de malédiction vers le bateau qui s’éloignait rapidement, il cria : « Nénesse, grand voleur !… Nénesse, grand canaille !… Moun argent… moun argent ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|BÉCASSINE REPREND SON STYLO|50|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-a1.jpg|171px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je reprends mon stylo. Je reprends mes Mémoires. Depuis le naufrage, j’avais dû les abandonner. J’avais bien essayé d’écrire dans notre barque, ensuite dans le bateau d’Ernest-Pacha, mais ça remuait trop et puis j’avais pas l’esprit à la littérature.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-a2.jpg|209px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Je m’y remets, maintenant que je suis au calme, et je vais vous dire la suite de nos aventures. À peine débarquée, j’ai demandé dans quel endroit on se trouvait. {{M.|Proey-Minans}} a fait un petit cours de géographie : « Dardanelles, qu’il a dit, mer de Marmara, Bosphore, limite de deux continents…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-a3.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« À gauche l’Europe… à droite l’Asie… Mes mauvais yeux ne m’ont pas permis de suivre le mouvement du bateau… Avons-nous abordé à droite ou à gauche ?
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-a4.jpg|176px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« — À gauche, a fait Zidore. — À droite », a prétendu Stentor qui ne prête jamais attention à rien, parce qu’il est toujours occupé à ses chansons. Moi, j’avais bien regardé et j’ai assuré qu’on avait débarqué côté foin.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-b1.jpg|229px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
C’est une habitude d’enfance que j’ai conservée de parler ainsi. Comme je ne pouvais pas arriver à me rappeler ma droite et ma gauche, ma mère me mettait de la paille dans un sabot, du foin dans l’autre, et je nommais les côtés paille ou foin. C’est bien commode, et je recommande ce système-là aux petites filles qui n’ont pas de mémoire.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-b2.jpg|184px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
On a un peu discuté, et puis on est tombé d’accord qu’on avait débarqué côté foin… côté gauche, je veux dire. « Alors, a conclu {{M.|Proey-Minans}}, nous sommes en Europe. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-b3.jpg|300px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’endroit où nous nous trouvions, c’était une côte assez raide, tout rocher et terre nue, et que le soleil levant colorait en rose, tandis que de l’autre côté de l’eau, on voyait des arbres, de la belle verdure. J’ai hasardé de demander à {{M.|Proey-Minans}} s’il était certain de ne pas se tromper ; …
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-c1.jpg|222px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et ce qui me faisait parler ainsi, bien sûr ce n’était pas un doute sur son savoir, c’était encore un souvenir d’enfance. Quand notre maîtresse d’école nous montrait les continents sur la grande carte pendue au mur…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-c2.jpg|200px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… l’Europe était verte, l’Asie était rose, et ici c’était tout le contraire. {{M.|Proey-Minans}} m’a assuré que la couleur des cartes, ça n’a pas de rapport avec les couleurs vraies des pays. « Alors, que j’ai remarqué, on ne peut pas s’y reconnaître. » Mais Zidore a interrompu notre…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p50-c3.jpg|242px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… conversation. Zidore, il est pour les choses pratiques, plutôt que pour la science. Il voulait nous faire mettre tous en Turcs pour moins risquer d’être arrêtés de nouveau. Tout en parlant, il s’arrangeait avec des oripeaux de la malle aux déguisements.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/101
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>découvert cet or ? La question était plus malaisée à résoudre.
Il n’y avait dans la cabane aucun outil de mineur,
pic, ni pelle, ni creuset. Les trois amis en discutèrent jusqu’à
minuit. Ils finirent par tomber d’accord que les constructeurs
de la cabane n’étaient point des prospecteurs de
métier et qu’ils avaient, par simple hasard, découvert le
petit trésor pour lequel ils s’étaient entre-tués.
Dès les premières lueurs de l’aube, les trois hommes,
après avoir absorbé le léger déjeuner du matin, entreprirent
d’arracher le vieux plancher de la cabane. Une par
une, les lattes de sapin furent enlevées et placées en pile,
comme bois à brûler. Lorsque le terrain fut mis à nu, on le
retourna avec une petite pelle, prise dans les bagages.
Toutes les mousses parasites furent grattées. Si bien qu’à
midi il ne restait pas un pouce de sol à explorer. Décidément,
il n’y avait plus d’or.
Une détente s’ensuivit dans les esprits. L’idée de trouver
une fortune cachée fut abandonnée. C’était déjà, au
surplus, une gentille aubaine que les quelque deux cents
dollars que représentaient les pépites.
Rod et Wabi ne songèrent plus qu’aux joies saines et
variées que leur promettait la chasse, et aux trophées
qui viendraient s’ajouter bientôt aux huit scalps de loups
et au lynx. Mukoki commença à couper des rondins de
cèdre vert, pour renouveler le plancher, et à les écoter.
Tout en alignant sur le sol, en les clouant et en bouchant,
à force, les interstices du bois avec de la mousse,
Rod sifflait joyeusement, et tant siffla-t-il qu’il en prit
mal à la gorge. Wabi fredonnait les bribes d’une chanson
Peau-Rouge, à l’allure sauvage. Mukoki se parlait à lui-même,
ou élevait la voix, avec volubilité. Le plancher fut
terminé aux chandelles et un poêle de fer, apporté sur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>le toboggan, fut incontinent monté dans la cabane, à la
place de l’ancien foyer en pierres plates, à moitié écroulé,
que les hommes-squelettes y avaient laissé.
Le souper y fut cuit, ce soir-là, et, le repas terminé,
Mukoki installa sur le feu une grande marmite, qu’il remplit
de graisse et d’os de caribou.
Rod lui demanda quelle sorte de soupe il cuisait. Pour
toute réponse, il ramassa une demi-douzaine de pièges
d’acier et les laissa tomber dans la marmite.
« Il faut, dit-il, pièges sentir bon, pour renard, loup,
chat-pêcheur, et aussi martre… Tous venir quand piège
sent bon.
— Si vous ne trempez pas les pièges, expliqua Wabi,
neuf bêtes sur dix, et le loup plus qu’aucune autre, se
méfieront et dédaigneront l’appât. L’odeur que l’homme
laisse à l’acier, en le manipulant, les écarte. Après le
trempage, au contraire, ils ne sentent plus que la graisse,
qui les attire. »
Le « home » des trois chasseurs, dès cette seconde nuit,
avait pris bon aspect. Il ne restait plus à établir, à l’aide
de cloisons, trois chambres pour chacun d’eux. C’était un
travail que l’on exécuterait à temps perdu. Il fut convenu
qu’ils se mettraient en route au point du jour, chargés
des pièges, et à la recherche d’une piste, en ouvrant l’œil
principalement sur les traces de loups.<noinclude>
<references/></noinclude>
56pgmkhoyf10bmzjnumq4tl0gktgvhn
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/134
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Nec|A}} trouvé le trépas… (''Elle tressaille et semble vouloir parler, mais ne dit rien et retombe dans son apathie.'')
Je vous loue de vous être échappée.
Appelons providentielle également la rencontre
de ces secourables cavaliers qui vous ont permis
de fuir jusqu’à cette sûre demeure,
Où sous l’aile de notre respectée parente, Dona
Honoria… —{{lié}}oui, elle est un peu notre alliée par
les anciens souverains de Léon d’où je descends,
vous vous en êtes souvenue à propos.{{lié}}—
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''à voix basse.'' — Je vous attendais.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Il y a cela.
— De plus, à la pensée de cette Afrique de nouveau
où jadis vous avez goûté avec moi…
Comment s’étonner que votre cœur ait défailli !
(''Court mouvement de'' PROUHÈZE.)
La guerre continuelle et sans espoir, l’Islam,
comme une entreprise dans un pays maudit contre
des peuples fascinés, l’eau par mesure ;
Sous nous la trahison, sur nous la calomnie,
avec nous la disgrâce de ceux qui demandent toujours
de l’argent, le moyen pour tout qui manque ;
Jalousie de la Cour, haine du peuple à qui nous
coûtons cher, ennui du Roi,
Tout cela, vous et moi, nous l’avons savouré
goutte à goutte.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Je me souviens de ce bateau
avec mille peines que nous avons réussi à
faire entrer pendant le siège.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> CHAPITRE X POURQUOI LOUP ET MUKOKI HAISSAIENT LES LOUPS Par deux fois, au cours de la nuit, Roderick fut réveillé par un léger bruit. C’était Mukoki qui allait ouvrir la porte de la cabane. La seconde fois, il se souleva dans ses couvertures et, s’appuyant sur ses coudes, il observa le vieil Indien. La nuit était resplendissante et un flux de clair de lune ruisselait sur le campement. Rod pouvait entendre Mukoki glousser et grogner, co...
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CHAPITRE X
POURQUOI LOUP ET MUKOKI
HAISSAIENT LES LOUPS
Par deux fois, au cours de la nuit, Roderick fut réveillé
par un léger bruit. C’était Mukoki qui allait ouvrir la
porte de la cabane.
La seconde fois, il se souleva dans ses couvertures et,
s’appuyant sur ses coudes, il observa le vieil Indien.
La nuit était resplendissante et un flux de clair de lune
ruisselait sur le campement. Rod pouvait entendre
Mukoki glousser et grogner, comme se parlant à lui-même.
A la fin, sa curiosité l’emporta et, s’enroulant dans
ses couvertures, pour ne point avoir froid, il alla rejoindre
l’Indien sur le seuil de la porte.
Le regard levé de Mukoki semblait perdu dans l’espace.
Le globe lunaire se trouvait au zénith, juste au-dessus
de la cabane, et, comme le ciel était sans nuage, il faisait
clair à ce point que l’on distinguait nettement tous les
objets sur l’autre rive du lac.
Le froid était non moins vif et Rod en sentait déjà les
picotements sur sa figure. Il se demandait ce que pouvait
fixer ainsi, sur l’empyrée, la vue de Mukoki, à moins que
ce ne fût la magnificence même de la nuit.
«
Qu’est-ce qu’il y a, Mukoki ? » interrogea-t-il.
Le vieil Indien rabaissa vers lui son regard et demeura<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|POURQUOI LOUP ET MUKOKI<br>
HAÏSSAIENT LES LOUPS|''CHAPITRE {{rom-maj|X}}''|mt=5em|mb=3em}}
Par deux fois, au cours de la nuit, Roderick fut réveillé
par un léger bruit. C’était Mukoki qui allait ouvrir la
porte de la cabane.
La seconde fois, il se souleva dans ses couvertures et,
s’appuyant sur ses coudes, il observa le vieil Indien.
La nuit était resplendissante et un flux de clair de lune
ruisselait sur le campement. Rod pouvait entendre
Mukoki glousser et grogner, comme se parlant à lui-même.
À la fin, sa curiosité l’emporta et, s’enroulant dans
ses couvertures, pour ne point avoir froid, il alla rejoindre
l’Indien sur le seuil de la porte.
Le regard levé de Mukoki semblait perdu dans l’espace.
Le globe lunaire se trouvait au zénith, juste au-dessus
de la cabane, et, comme le ciel était sans nuage, il faisait
clair à ce point que l’on distinguait nettement tous les
objets sur l’autre rive du lac.
Le froid était non moins vif et Rod en sentait déjà les
picotements sur sa figure. Il se demandait ce que pouvait
fixer ainsi, sur l’empyrée, la vue de Mukoki, à moins que
ce ne fût la magnificence même de la nuit.
« Qu’est-ce qu’il y a, Mukoki ? » interrogea-t-il.
Le vieil Indien rabaissa vers lui son regard et demeura<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Chasseurs de loups/09
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CHAPITRE XVII LA POURSUITE « Le ravin, oui ! » avait répondu Wabi. Mukoki approuva, d’un signe de tête. Et Wabi prit la direction du trio, Rod au milieu, le vieil Indien fermant la marche, avec son ballot. Tout en filant sur ses raquettes, Wabi demanda à Rod combien il avait sur lui de cartouches. « Quarante-neuf, répondit le boy. — Tout va bien. Passez-m’en une douzaine. Avec les huit que j’ai ramassées sur notre homme, je suis muni pour l’in... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude>CHAPITRE XVII
LA POURSUITE
«
Le ravin, oui !
»
avait répondu Wabi.
Mukoki approuva, d’un signe de tête.
Et Wabi prit la direction du trio, Rod au milieu, le
vieil Indien fermant la marche, avec son ballot.
Tout en filant sur ses raquettes, Wabi demanda à Rod
combien il avait sur lui de cartouches.
«
Quarante-neuf, répondit le boy.
—
Tout va bien. Passez-m’en une douzaine. Avec les
huit que j’ai ramassées sur notre homme, je suis muni
pour l’instant.
»
Ils atteignirent ainsi, sans avoir été rejoints, la dépression
où, ce matin encore, s’élevait la vieille cabane.
Soudain, il sembla à Rod que son cceur lui tombait dans
la poitrine, comme un bloc inerte. Son pouvoir d’endurance
était à bout. Sa première course derrière Mukoki,
lorsqu’avait apparu la fumée de la cabane qui brûlait,
celle ensuite pour rejoindre Wabi, cette dernière enfin,
avaient épuisé ses forces. Ses muscles étaient brisés et il
sentait qu’il lui serait impossible de continuer du même
train jusqu’au ravin. C’étaient trois milles encore à parcourir !
Il tenta cependant un dernier effort. Mais il perdait
visiblement de la distance sur Wabi, qui le précédait,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t3|LA POURSUITE|''CHAPITRE {{rom-maj|XVII}}''|mt=5em|mb=3em}}
« Le ravin, oui ! » avait répondu Wabi.
Mukoki approuva, d’un signe de tête.
Et Wabi prit la direction du trio, Rod au milieu, le
vieil Indien fermant la marche, avec son ballot.
Tout en filant sur ses raquettes, Wabi demanda à Rod
combien il avait sur lui de cartouches.
« Quarante-neuf, répondit le boy.
— Tout va bien. Passez-m’en une douzaine. Avec les
huit que j’ai ramassées sur notre homme, je suis muni
pour l’instant. »
Ils atteignirent ainsi, sans avoir été rejoints, la dépression
où, ce matin encore, s’élevait la vieille cabane.
Soudain, il sembla à Rod que son cœur lui tombait dans
la poitrine, comme un bloc inerte. Son pouvoir d’endurance
était à bout. Sa première course derrière Mukoki,
lorsqu’avait apparu la fumée de la cabane qui brûlait,
celle ensuite pour rejoindre Wabi, cette dernière enfin,
avaient épuisé ses forces. Ses muscles étaient brisés et il
sentait qu’il lui serait impossible de continuer du même
train jusqu’au ravin. C’étaient trois milles encore à parcourir !
Il tenta cependant un dernier effort. Mais il perdait
visiblement de la distance sur Wabi, qui le précédait,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/135
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― … Et qui au lieu de farine ou
de douros ne nous apportait que des réprimandes.
J’étais un voleur qu’on somme de se justifier.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Le lendemain les tribus
attaquées par derrière, grâce à ce marabout que
nous avions gagné, se dispersaient. J’ai chargé à
côté de vous, l’épée nue.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― De tout cela vous aviez assez.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Pourquoi me dire cette
chose que vous savez injuste ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Cependant je vais retourner
seul là-bas.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Y a-t-il telle urgence que
vous partiez ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Les nouvelles qui nous avaient
rappelés d’Espagne ne sont pas meilleures. Je n’ai
déjà perdu que trop mon temps.
Et l’honneur me commande de poursuivre jusqu’à
la mort une œuvre à laquelle je ne crois plus.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Quoi, vous ne croyez plus à
l’Afrique ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― J’ai vu la vérité tout à coup.
L’Afrique aussi fait partie de ces choses auxquelles
je ne crois plus. (''Silence.'')
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Pourtant, moins perfide
que d’autres, elle ne vous avait pas déçu. Vous saviez
quels rivages vous abordiez.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Oui, je l’ai aimée. J’ai désiré
sa face sans espoir. C’est pour elle, dès que le Roi
l’a permis, que j’ai quitté mon cheval de Juge errant.
Comme mes aïeux regardaient Grenade… (''plus''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Chasseurs de loups/17
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Bzhqc
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Page créée avec « {{TextQuality|75%}} <pages index="Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu" from=177 to=184 header=1/> »
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text/x-wiki
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/136
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>''bas'') comme mes aïeux regardaient Grenade…
(''Il se tait longuement et pense'').
Comme mes aïeux regardaient Grenade, c’est
ainsi que je regarde les remparts de fer de cette
autre Arabie fermée et vide que les Légions de
Satan essayent de nous interdire, comme si les
damnés seuls étaient capables d’habiter la flamme !
Là, dans la plus grande lumière que cette chair
puisse tolérer, proclamer qu’il y a un autre Dieu
qu’Allah et que Mahomet n’est pas son prophète !
La croisade n’a pas cessé pour moi. Dieu n’a pas
fait l’homme pour vivre seul.
À défaut de cette femme, il ne faut pas lâcher
cet ennemi qu’il m’a donné. Il ne faut pas que
le Maure et l’Espagnol oublient qu’ils ont été faits
l’un pour l’autre ;
Pas que l’étreinte cesse de ces deux cœurs qui
dans une lutte farouche ont battu si longtemps
l’un contre l’autre.
Le vent ! (''Silence. Coup de vent qui fait battre la fenêtre. À demi-voix, levant le doigt.'')
Mais j’entends le vent d’automne à grand bruit
qui balaye la terre et la mer.
Il se tait tout à coup. Et alors, oui ? ce faible
grillon qui essaye de reprendre sa chanson des
jours d’été…
On sent bien que ce ne sera pas pour longtemps.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Vous ne croyez plus à
votre vocation ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― J’ai été l’ouvrier d’un rêve.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Il n’y a que la femme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/57
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|UN PARADIS TERRESTRE||51}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Changement de tableau, changement de costume ! » a dit Stentor et il a fait comme Zidore. Moi, vous savez, le grand Turc me menacerait de me couper la tête, il ne me ferait pas habiller autrement qu’en Bretonne.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a2.jpg|219px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}} non plus n’a pas voulu se changer, disant que la tenue de cuisinier, c’est de tous les pays, c’est international. Il paraissait fatigué, ce bon monsieur, il bâillait à se…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a3.jpg|296px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… décrocher la mâchoire, et tout son désir, c’était de se donner un peu de sommeil. Mais nous ne pouvions rester là. Des drôles de bateaux, que j’ai appris depuis se nommer des caïques, commençaient à circuler.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b1.jpg|249px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les rameurs nous regardaient avec surprise ; c’était dangereux. Nous nous sommes mis en marche au hasard. Vers notre droite nous apercevions une grande ville. {{M.|Proey-Minans}} assurait que c’était Constantinople, et on n’osait pas trop s’en approcher.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b2.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Le soleil tapait ferme. Vers midi, nous n’en pouvions plus de chaleur, de faim, et de soif, quand tout d’un coup nous avons vu un petit bois tout frais, tout ombreux et une maison blanche dans la verdure.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b3.jpg|418px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
« Le paradis terrestre ! » a crié Stentor. Et c’étaient bien des arbres du paradis : des figuiers, des orangers couverts de fruits mûrs. Le temps de compter une, deux, trois, nous commencions à manger figues et oranges. Et c’était hon !
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b4.jpg|133px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Non, je crois que jamais rien ne m’a fait autant plaisir, pas même les plats délicats qu’on servait chez nous au réveillon ; l’oie farcie, le boudin sur purée de pommes, et les oreilles de porc aux haricots rouges.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-c1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’en étais à ma dixième figue, à ma quatrième orange, et un peu rassasiée, je faisais réflexion que c’était peut-être pas bien honnête de manger des choses appartenant je ne savais à qui, quand Zidore a dit : « Tiens, y a du monde. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-c2.jpg|158px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors seulement, j’ai aperçu, au plus profond de l’ombre, un Turc assis par terre, sur un joli tapis. Il avait une grande barbe blanche. Il fumait une drôle de pipe comme celle du commandant Bourlingue. Notre premier mouvement a été d’avoir peur…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-c3.jpg|356px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et de nous enfuir ; mais il avait l’air si tranquille, il s’occupait si peu de nous que ça nous a rassurés. Nous nous sommes rangés devant lui, et nous avons commencé de le regarder comme on aurait fait d’une bête curieuse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|UN PARADIS TERRESTRE||51}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a1.jpg|202px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Changement de tableau, changement de costume ! » a dit Stentor et il a fait comme Zidore. Moi, vous savez, le grand Turc me menacerait de me couper la tête, il ne me ferait pas habiller autrement qu’en Bretonne.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a2.jpg|219px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
{{M.|Proey-Minans}} non plus n’a pas voulu se changer, disant que la tenue de cuisinier, c’est de tous les pays, c’est international. Il paraissait fatigué, ce bon monsieur, il bâillait à se…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-a3.jpg|296px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… décrocher la mâchoire, et tout son désir, c’était de se donner un peu de sommeil. Mais nous ne pouvions rester là. Des drôles de bateaux, que j’ai appris depuis se nommer des caïques, commençaient à circuler.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b1.jpg|249px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Les rameurs nous regardaient avec surprise ; c’était dangereux. Nous nous sommes mis en marche au hasard. Vers notre droite nous apercevions une grande ville. {{M.|Proey-Minans}} assurait que c’était Constantinople, et on n’osait pas trop s’en approcher.
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b2.jpg|160px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
Le soleil tapait ferme. Vers midi, nous n’en pouvions plus de chaleur, de faim, et de soif, quand tout d’un coup nous avons vu un petit bois tout frais, tout ombreux et une maison blanche dans la verdure.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b3.jpg|418px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Le paradis terrestre ! » a crié Stentor. Et c’étaient bien des arbres du paradis : des figuiers, des orangers couverts de fruits mûrs. Le temps de compter une, deux, trois, nous commencions à manger figues et oranges. Et c’était hon !
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-b4.jpg|133px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Non, je crois que jamais rien ne m’a fait autant plaisir, pas même les plats délicats qu’on servait chez nous au réveillon ; l’oie farcie, le boudin sur purée de pommes, et les oreilles de porc aux haricots rouges.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-c1.jpg|247px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
J’en étais à ma dixième figue, à ma quatrième orange, et un peu rassasiée, je faisais réflexion que c’était peut-être pas bien honnête de manger des choses appartenant je ne savais à qui, quand Zidore a dit : « Tiens, y a du monde. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p51-c2.jpg|158px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Alors seulement, j’ai aperçu, au plus profond de l’ombre, un Turc assis par terre, sur un joli tapis. Il avait une grande barbe blanche. Il fumait une drôle de pipe comme celle du commandant Bourlingue. Notre premier mouvement a été d’avoir peur…
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… et de nous enfuir ; mais il avait l’air si tranquille, il s’occupait si peu de nous que ça nous a rassurés. Nous nous sommes rangés devant lui, et nous avons commencé de le regarder comme on aurait fait d’une bête curieuse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/137
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>qui ne soit pas un rêve ? Toujours ça ! Qu’est-ce
que la femme, faible créature ? ce n’est pas à cause
d’une femme que la vie perd son goût.
Ah ! si j’étais un homme, ce n’est pas une
femme qui me ferait renoncer à l’Afrique ! Voilà
une chose qui résiste ! Il y en a pour toute la vie !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Est-ce que vous espérez la
vaincre ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― C’est de ne rien espérer
qui est beau ! c’est de savoir qu’on en a pour toujours !
Rien que tenir son ennemi à la gorge, ce n’est
pas assez ? Il est arrêté ! Et non seulement il nous
oblige à donner tout ce qu’il y a de force en nous,
Mais nous sentons que lui-même en a assez pour
en demander trois ou quatre fois plus. Toujours
quelque chose de nouveau à attendre.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― À quoi bon tout ce labeur
inutile ? m’a dit le Seigneur Chancelier.
L’Espagne est pauvre. Tout cet argent que vous
me faites répandre sur un sable stérile,
Il fleurirait ici même en routes, en canaux, en
troupes d’enfants joyeux.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Ainsi parlent les protestants
dont l’affaire est de se nourrir et de s’enrichir
et qui veulent tout de suite leur récompense.
Mais vous m’avez appris à penser : Malheur à
celui qui se regarde lui-même !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Qu’est-ce donc qu’il faut regarder ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{Numérotation|MOURAD ET FÉRIDJÉ|52|}} {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a1.jpg|276px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}} L’homme fumait et ne nous regardait pas ; nous le regardions et ne fumions pas ; et ça aurait continué ainsi longtemps, si Zidore n’avait remarqué qu’on pourrait peut-être s’entendre avec ce vieux monsieur pour habiter chez lui. {{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a2.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}} Ben Kaddour a... »
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{{Numérotation|MOURAD ET FÉRIDJÉ|52|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a1.jpg|276px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’homme fumait et ne nous regardait pas ; nous le regardions et ne fumions pas ; et ça aurait continué ainsi longtemps, si Zidore n’avait remarqué qu’on pourrait peut-être s’entendre avec ce vieux monsieur pour habiter chez lui.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a2.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour a fait la proposition avec des mines, des salutations, des « Allah ! Allah ! » à n’en pas finir. Le Turc ne paraissait pas même l’entendre. Et puis, tout d’un coup, il s’est levé et il lui a dit : « Tais toi, mon garçon…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… c’est écœurant de parler le turc aussi mal que tu fais. » Lui, c’était en français qu’il s’exprimait, joliment bien et presque sans accent. Vous pensez si nous étions étonnés. Nous l’avons été plus encore…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b1.jpg|240px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… quand, un instant après, il a été à {{M.|Proey-Minans}}, lui a tendu les mains et l’a appelé : « ''Mon cher confrère''. — Seriez-vous phrénologue ?…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b2.jpg|171px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … a demandé notre bon monsieur. — Je ne sais pas ce que c’est a riposté le Turc… Je vous appelle confrère parce que je vois à votre costume que vous êtes cuisinier. Et moi aussi je l’ai été… Mourad, ancien chef au grand hôtel Pera-Palace. Ah ! c’était le bon temps. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b3.jpg|282px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Aussi bavard maintenant qu’il était muet le quart d’heure d’avant, il s’est mis à nous raconter ses souvenirs de cuisinier, les plats fins qu’il préparait, les dîneurs satisfaits qui le faisaient parfois demander pour le féliciter et lui donner un bon pourboire.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c1.jpg|256px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Les plus gentils, les plus généreux, c’étaient les Français. Aussi je les aime bien. Ne craignez rien : Mourad vous cachera, vous défendra s’il le faut. » Ah ! comme on était amis avec ce bon Turc ! On se faisait des mines aimables, des saluts.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c2.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais tous nos sourires se sont figés quand nous avons entendu une voix partant de la maison et qui criait : « Infidèles ! Chiens et fils de chiens ! Qu’Allah vous supplicie ! Qu’il fricasse votre cerveau au beurre noir et fasse…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c3.jpg|311px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … sauter vos pieds à la poulette ! » Le bon Mourad, tout ennuyé, nous-a dit que c’était sa femme Féridjé, qui parlait ainsi. Il l’avait connue fille de cuisine au Pera-Palace et, comme elle n’y avait pas droit aux pourboires, elle y avait pris…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|MOURAD ET FÉRIDJÉ|52|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a1.jpg|276px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’homme fumait et ne nous regardait pas ; nous le regardions et ne fumions pas ; et ça aurait continué ainsi longtemps, si Zidore n’avait remarqué qu’on pourrait peut-être s’entendre avec ce vieux monsieur pour habiter chez lui.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a2.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ben Kaddour a fait la proposition avec des mines, des salutations, des « Allah ! Allah ! » à n’en pas finir. Le Turc ne paraissait pas même l’entendre. Et puis, tout d’un coup, il s’est levé et il lui a dit : « Tais toi, mon garçon…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-a3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… c’est écœurant de parler le turc aussi mal que tu fais. » Lui, c’était en français qu’il s’exprimait, joliment bien et presque sans accent. Vous pensez si nous étions étonnés. Nous l’avons été plus encore…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b1.jpg|240px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… quand, un instant après, il a été à {{M.|Proey-Minans}}, lui a tendu les mains et l’a appelé : « ''Mon cher confrère''. — Seriez-vous phrénologue ?…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b2.jpg|171px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … a demandé notre bon monsieur. — Je ne sais pas ce que c’est a riposté le Turc… Je vous appelle confrère parce que je vois à votre costume que vous êtes cuisinier. Et moi aussi je l’ai été… Mourad, ancien chef au grand hôtel Pera-Palace. Ah ! c’était le bon temps. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-b3.jpg|282px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Aussi bavard maintenant qu’il était muet le quart d’heure d’avant, il s’est mis à nous raconter ses souvenirs de cuisinier, les plats fins qu’il préparait, les dîneurs satisfaits qui le faisaient parfois demander pour le féliciter et lui donner un bon pourboire.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c1.jpg|256px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Les plus gentils, les plus généreux, c’étaient les Français. Aussi je les aime bien. Ne craignez rien : Mourad vous cachera, vous défendra s’il le faut. » Ah ! comme on était amis avec ce bon Turc ! On se faisait des mines aimables, des saluts.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c2.jpg|193px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais tous nos sourires se sont figés quand nous avons entendu une voix partant de la maison et qui criait : « Infidèles ! Chiens et fils de chiens ! Qu’Allah vous supplicie ! Qu’il fricasse votre cerveau au beurre noir et fasse…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p52-c3.jpg|311px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … sauter vos pieds à la poulette ! » Le bon Mourad, tout ennuyé, nous-a dit que c’était sa femme Féridjé, qui parlait ainsi. Il l’avait connue fille de cuisine au Pera-Palace et, comme elle n’y avait pas droit aux pourboires, elle y avait pris…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/138
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Dites-le vous-même.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Cet ennemi que Dieu m’a donné.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Telle est votre part sur
la terre.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ce n’est pas mon ennemi que
je regarde en ce moment. (''Silence.'')
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''se retournant lentement vers lui.''
— Regardez-moi donc. Pourquoi vos yeux aussi
ne seraient-ils pas faits pour voir des choses impossibles ?
Est-ce bien toujours moi ? Regardez ! Il n’y a
pas un mouvement de mon corps qui ne vous dise
que je ne suis plus à vous.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vous êtes à moi tant que vous
êtes capable de me rendre service.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Quel service ? Quand celui-ci
même (''Elle élève la main vers la fenêtre'')
Je le vois mourir sous mes yeux !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Estimez-vous que ce serait un
service de l’empêcher de mourir ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Je ne veux pas qu’il meure !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Quelle alternative avez-vous à
proposer ? Quel genre de bonheur seriez-vous capable
de lui apporter s’il vivait ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Je n’apporte qu’une seule parole…
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Quelle parole ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― … Telle qu’elle l’empêchera
d’en entendre désormais toute autre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/59
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{{Numérotation|LE CUISINIER-POÈTE||53}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-a1.jpg|156px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de l’antipathie contre les étrangers. Heureusement, ajoutait Mourad, elle était plus criarde que méchante. Elle est arrivée un instant après, voilée et empaquetée des pieds à la tête, comme, paraît-il, ça se doit pour les musulmanes…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-a2.jpg|233px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… lorsqu’elles paraissent en public. Elle bougonnait encore, sous son voile, des mots tantôt français et tantôt turcs, qui me paraissaient bien des injures. Mais voilà qu’elle m’a prise par la main, et pour autant…
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-a3.jpg|142px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… qu’on peut voir rire une Turque voilée, j’ai vu qu’elle riait. C’est drôle, il me semble que j’ai une tête comme tout le monde, et souvent, rien que de me voir, les plus grognons sont égayés. Féridjé a cessé de nous injurier.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-a4.jpg|191px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle m’a emmenée dans la partie de la maison qui lui est réservée et qu’elle appelle le ''haremlike''. Là elle s’est dévoilée ; elle est encore jeune et pas laide du tout, mais toute bouffie de graisse.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-b1.jpg|209px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Elle m’a demandé si je me connaissais en cuisine. J’ai répondu que j’avais un peu perdu la main à cause de toutes mes aventures, mais qu’autrefois, la cuisine ç’avait été ma spécialité. « Alors, a-t-elle dit, vous allez m’apprendre de bonnes recettes, pour mon mari qui est gourmand. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-b2.jpg|347px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je lui ai montré à mijoter deux plats qui ont bien réussi. On les a portés à Mourad, qui s’est régalé, a remercié Féridjé. Elle est bonne femme au fond : elle paraissait contente ; elle a dit que c’était moi qu’il fallait remercier, et elle a conclu : « Mourad, fais-lui des vers. » C’est une chose curieuse : il paraît qu’en Turquie tout le monde est poète, même les ouvriers et les cuisiniers.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-b3.jpg|111px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mourad a écrit quelques lignes en turc, il les a lues à haute voix, en donnant ensuite la traduction.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-c1.jpg|251px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ça disait : « Bécassine, il n’y a pas de mortadelle qui dépasse ta figure en rondeur ; et tes joues sont vermeilles comme la sauce crevette quand elle coule sur des filets de sole bien blancs. » J’ai remercié, tout émue…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-c2.jpg|244px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… parce que ça me paraissait bien galant, et que personne encore ne m’avait fait des vers, surtout en turc. Mes compagnons ont applaudi, et Féridjé a marqué son contentement, en exécutant, un peu lourdement, à cause de sa…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p53-c3.jpg|280px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… graisse une petite danse à la mode de son pays. Enfin, il régnait, comme vous voyez, une satisfaction générale, et c’est de bonne amitié qu’on s’est mis à causer de la façon dont nous organiserions notre existence.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>un instant sans rien dire. Il était visible qu’une sorte de
joie mystérieuse l’absorbait tout entier. Elle se peignait
sur tous ses traits.
« Nuit de loups ! » murmura-t-il.
Il se retourna vers Wabi, qui dormait toujours.
« Nuit de loups ! » répéta-t-il.
Et il se glissa comme une ombre vers le jeune chasseur.
Rod observait ses mouvements avec un étonnement
croissant. Il le vit qui se penchait sur Wabi, le secouait
par les épaules, pour le réveiller, et il l’entendit qui répétait,
une fois de plus :
« Nuit de loups ! Nuit de loups ! »
Wabi s’éveilla et s’assit sur son séant, tandis que
Mukoki s’en retournait vers la porte. Il s’était complètement
vêtu et équipé, et déjà, armé de son fusil, il sortait
et se glissait dans la nuit.
Wabi avait rejoint Roderick et ils aperçurent tous deux
la forme sombre de Mukoki qui filait à toute allure sur la
glace du lac, puis gravissait la colline opposée et se perdait
au delà, dans le blanc désert du Wilderness.
Rod, ayant sur ces entrefaites regardé Wabi, il vit que
les yeux de son camarade étaient étrangement dilatés et
que, devenus fixes comme ceux, tout à l’heure, du vieil
Indien, ils reflétaient un trouble intérieur intense. Puis
muettement, Wabi alla vers la table, alluma une chandelle
et s’habilla.
Il revint alors vers la porte ouverte, encore mal remis
de ce trouble mystérieux, et siffla haut. À ce sifflement,
Loup, qui avait à peu de distance de la cabane son abri,
répondit par un hurlement gémissant.
Dix fois, vingt fois, Wabi recommença à siffler, sans
que fît écho le sifflement de Mukoki. Voyant que son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/60
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{{Numérotation|LE TOUR DU PROPRIÉTAIRE|54|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-a1.jpg|251px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Nous sommes entrées dans la maison, Féridjé et moi. Elle m’a montré d’abord la chambre de son mari, le ''selamlik'', que ça s’appelle. C’était meublé de divans, de tapis épais. C’est là-dessus que dorment les Turcs.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-a2.jpg|229px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et bien sûr, ça ne vaut pas nos bons lits de France, surtout ceux de mon pays de Bretagne. Mais, n’est-ce pas, en temps de guerre, on ne peut pas être exigeant sur le confortable. La maison de Mourad était bien suffisante pour nous, pauvres évadés.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-a3.jpg|244px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Tout en visitant, j’ai dit : « Voilà la question du logement réglée, mais nous allons vous faire de la dépense, et nous n’avons guère d’argent ; comment qu’on pourra vous payer ? — C’est pas la peine d’en parler… »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-b1.jpg|149px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… répondait Féridjé, qui n’est pas regardante. J’ai insisté. Elle a remis son voile, nous sommes allées causer de ça avec son mari. Il faisait faire à nos amis le tour du propriétaire et leur montrait ses champs. Faut être juste : comme entretien, ça laissait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-b2.jpg|351px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… à désirer. Mais quelle belle terre ! Mon amie Virginie Patate en aurait été suffoquée d’admiration ; là-dedans tout poussait tout seul : le grain, les légumes, la vigne ; et les volailles se promenaient, trouvant leur pâturage engraissant toutes seules aussi.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-b3.jpg|231px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« Mes compliments, mon cher monsieur Mourad, disait {{M.|Proey-Minans}}, voilà d’admirables choux-fleurs. — Ce sont des artichauts, rectifiait le Turc.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-c1.jpg|433px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … Cela se vend bien à Constantinople ; mais il faut y aller ; or, je me fais vieux, et Féridjé marche difficilement. » Alors, je me suis avancée, et j’ai dit que nous autres nous pouvions bien nous charger de la vente, que nous paierions ainsi notre logement et notre nourriture. Mourad faisait des objections : ce n’était pas prudent ; nous risquions d’être reconnus pour Français, arrêtés.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p54-c2.jpg|269px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mais mes compagnons et moi brûlions d’envie de voir Constantinople. Nous avons décidé notre hôte. Il a expliqué à Ben Kaddour ce qu’il aurait à dire. Nous autres, nous ne devions pas même ouvrir la bouche. Tout étant bien convenu ainsi, le lendemain matin…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/105
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>attente était vaine, il s’élança sur le lac, le traversa avec
une rapidité égale à celle du vieil Indien, gravit la colline,
sur une autre rive, et interrogea du regard la blanche et
brillante immensité du Wilderness, qui se déployait sous
ses pieds. Mukoki avait complètement disparu.
Il s’en revint vers la cabane, où ronflait le poêle que
Rod avait rallumé. Il s’assit à côté, en tendant vers la chaleur
ses deux mains bleuies par le froid.
« Brr… dit-il, tout grelottant, c’est une nuit qui n’est pas
bénigne ! »
Il s’était mis à rire, en regardant Roderick, qui ne
savait quelle contenance tenir, mais dont la physionomie
demeurait quelque peu effarée devant ce qui se passait.
« Dites-moi, Rod, interrogea Wabi, est-ce que Minnetaki
ne vous a jamais conté, au sujet de notre vieux guide,
une singulière histoire ?
— Non. Rien de particulier. Rien de plus que ce que
j’en sais par vous-même.
— En ce cas, écoutez-moi. Une fois, il y a longtemps
de cela, Mukoki a été en proie, je ne dirai pas absolument
à un accès de folie, mais à quelque chose qui y ressemblait
fort. Je n’ai jamais pu me faire, sur ce point, une opinion
nette. Oui ou non, a-t-il été vraiment fou ? Je balance
encore. Mais les Indiens de la factorerie sont pour l’affirmative.
Quand il s’agit de loups, prétendent-ils, Mukoki,
parfois, perd la raison.
— Quand il s’agit de loups ?
— Oui. Et il a pour cela un sérieux motif. C’était au
temps où vous et moi nous venions au monde. Mukoki
possédait alors une femme et un enfant. Ma mère et les
gens de la factorerie content que, pour cet enfant surtout,
sa passion était grande. Il en abandonnait la chasse, le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/139
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― La mort n’en fera-t-elle pas
autant ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Mon âme, s’il la possédait,
je sais qu’elle l’empêcherait de mourir. Car
quand est-ce que je cesserai d’avoir besoin de lui ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ton âme, pour qu’il la possède,
il faudrait que tu fusses capable de la donner.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Si je me donne, est-ce
autrement que tout entière ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Non pas entière.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''lentement''. Non pas
entière, non pas entière !
Ah ! parole trop vraie ! dure et véridique parole !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vous ne pouvez donner à un
autre ce que vous avez remis une fois pour toutes
À Dieu de qui j’ai reçu mandat en ce qui concerne
votre personne.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''à voix basse''. Dieu,…
Dieu,… Une fois pour toutes…, une fois pour toutes…
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ce que vous lui remettrez, ce
n’est plus vous-même,
Ce n’est plus l’enfant de Dieu, ce n’est plus la
créature de Dieu.
À la place du salut vous ne pouvez lui donner
que le plaisir.
Ce n’est plus vous-même, c’est cette chose à la
place qui est l’œuvre de vous-même, cette idole de
chair vivante.
Vous ne lui suffirez pas. Vous ne pouvez lui
donner que des choses limitées.<noinclude>
<references/></noinclude>
jio3kkh740syawpir5xet4a5jofonoh
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― La mort n’en fera-t-elle pas
autant ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Mon âme, s’il la possédait,
je sais qu’elle l’empêcherait de mourir. Car
quand est-ce que je cesserai d’avoir besoin de lui ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― {{Nec|Ton}} âme, pour qu’il la possède,
il faudrait que tu fusses capable de la donner.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Si je me donne, est-ce
autrement que tout entière ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Non pas entière.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''lentement''. Non pas
entière, non pas entière !
Ah ! parole trop vraie ! dure et véridique parole !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vous ne pouvez donner à un
autre ce que vous avez remis une fois pour toutes
À Dieu de qui j’ai reçu mandat en ce qui concerne
votre personne.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}, ''à voix basse''. Dieu,…
Dieu,… Une fois pour toutes…, une fois pour toutes…
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ce que vous lui remettrez, ce
n’est plus vous-même,
Ce n’est plus l’enfant de Dieu, ce n’est plus la
créature de Dieu.
À la place du salut vous ne pouvez lui donner
que le plaisir.
Ce n’est plus vous-même, c’est cette chose à la
place qui est l’œuvre de vous-même, cette idole de
chair vivante.
Vous ne lui suffirez pas. Vous ne pouvez lui
donner que des choses limitées.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/61
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|AU BAZAR DE CONSTANTINOPLE||55}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-a1.jpg|167px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… nous avons fait nos préparatifs pour aller en ville. Féridjé m’a voilée. Il n’y avait plus que {{M.|Proey-Minans}} qui n’avait pas l’air turc. Il a eu une drôle d’idée…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-a2.jpg|144px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… il a voulu se costumer, lui aussi, en femme turque. Il m’a expliqué : « Ça me sera plus commode pour tout observer en pays ennemi. »
{{Bloc|margin-left:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-a3.jpg|273px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
On est habitué à ses bizarreries, on l’a laissé faire ce qu’il voulait. Pendant qu’aidé de Mourad, il mettait son déguisement, nous, nous chargions les légumes sur un petit âne appartenant à nos hôtes. Et puis nous nous sommes mis en route.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-a4.jpg|242px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Rien à dire du trajet dans la campagne, sauf que {{M.|Proey-Minans}}, voyant encore plus mal que de coutume, à cause de son voile, manquait tout le temps de nous perdre. À la fin, nous lui avons fait prendre la queue de l’âne ; il a été enchanté.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-b1.jpg|260px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… parce qu’il n’avait plus à s’occuper du chemin, qu’il se faisait tirer dans les montées, et il a déclaré que jamais plus il ne voyagerait autrement. Le cœur nous battait quand nous sommes entrés en ville ; mais les Turcs ne sont pas curieux ;…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-b2.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… ceux que nous croisions ne s’occupaient pas de nous ; ils nous regardaient à peine. Zidore marchait en tête de notre cortège, à côté de Ben Kaddour, et grâce aux indications de Mourad, ils se reconnaissaient dans toutes ces rues comme s’ils s’y étaient promenés toute leur vie.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-b3.jpg|273px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce que c’est beau d’être intelligent ! Enfin, nous sommes arrivés à une espèce de marché, avec des petites boutiques où on vend de tout, et qu’on appelle un bazar, quoique ça ne ressemble pas du tout à un bazar…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-c1.jpg|273px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de chez nous. Nous avons déballé notre marchandise, et nous avons commencé de vendre. Naturellement c’était Ben Kaddour qui faisait le marchand, puisque lui seul…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-c2.jpg|196px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… sait causer en turc. Il s’en acquittait joliment bien. Les acheteurs se disputaient nos denrées. Il y en avait de blancs, de jaunes, de noirs, avec des costumes extraordinaires…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p55-c3.jpg|273px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… un vrai mardi-gras, quoi ! J’étais contente, je n’aurais pas changé ma place pour un fauteuil de première au cinéma. Et puis tout d’un coup, je me suis sentie glacée d’effroi{{Corr|,|.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/106
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>plus souvent, aux autres Indiens et, durant des jours
entiers, il demeurait dans sa hutte, à jouer avec le « popoose »<ref>Nom que les Indiens donnent aux jeunes enfants.
(''Note des Traducteurs.'')</ref>,
à lui apprendre mille choses. Si, par hasard,
il s’en allait chasser, emportant ficelé sur son dos le
marmot piaillant et déjà grand, c’était un des Indiens les
plus heureux parmi ceux qui venaient à la factorerie,
quoiqu’il fût certainement un des plus pauvres.
« Un jour, comme il s’était présenté avec un petit ballot
de fourrures, qu’il avait presque exclusivement échangées
pour des objets destinés à l’enfant (c’est ma mère qui me
l’a raconté), il décida, car il était tard, de passer la nuit
près de nous. Je ne sais quoi le retarda et il remit de
vingt-quatre heures son départ. Ne le voyant pas revenir,
sa femme s’inquiéta. Elle prit sur son dos le « popoose »
et partit avec lui à sa rencontre. »
Un hurlement lugubre du loup captif coupa la parole à
Wabi, durant un moment. Puis il reprit :
« Elle marcha ainsi, assez longtemps, sans le voir
venir. Que se passa-t-il exactement ? Sans doute, disent
les gens de la factorerie, elle glissa, tomba et, dans sa
chute, se blessa. Toujours est-il que, le lendemain, lorsque
Mukoki se remit en route à son tour, il rencontra sur la
piste son cadavre et celui de l’enfant, à demi dévorés par
les loups. À compter de cette date tragique, Mukoki ne
fut plus le même. Oubliant son ancienne paresse, il devint
le plus renommé chasseur de loups de la région. Il quitta
sa tribu, vint s’installer à la factorerie et, dès lors, ne
nous quitta plus, Minnetaki et moi. Parfois, à intervalles
assez éloignés, lorsque la lune brille comme aujourd’hui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/107
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dans la nuit claire, et que le froid mord, sa raison semble vaciller. — « C’est, dit-il, une nuit de loups. » — Per sonne alors ne peut l’empêcher de sortir, ni tirer de lui une parole. A personne, lorsqu’il est dans cet état d’esprit, il ne permet de l’accompagner. Ce soir, il va de la sorte parcourir des milles et des milles. Il ira droit devant lui, sans rebrousser chemin, jusqu’au terme inconnu de sa course folle. Puis, quand il sera... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude>dans la nuit claire, et que le froid mord, sa raison semble
vaciller.
—
«
C’est, dit-il, une nuit de loups.
» —
Per
sonne alors ne peut l’empêcher de sortir, ni tirer de lui
une parole. A personne, lorsqu’il est dans cet état d’esprit,
il ne permet de l’accompagner. Ce soir, il va de la sorte
parcourir des milles et des milles. Il ira droit devant lui,
sans rebrousser chemin, jusqu’au terme inconnu de sa
course folle. Puis, quand il sera de retour, il semblera
aussi sain d’esprit que vous et moi. Si vous lui demandez
d’où il vient, il vous répondra vaguement qu’il est sorti
pour voir s’il n’y avait pas quelque coup de fusil à
tirer…
»
Rod avait écouté avec une attention infinie. A mesure
que Wabi déroulait le fil de la dramatique histoire de
Mukoki, il se sentait pris pour le vieil Indien d’une
immense pitié. Ce n’était plus pour lui, maintenant, un
demi-sauvage, à peine frotté d’un peu de civilisation.
C’était un frère humain, dans toute la force du terme. Des
sanglots montaient dans sa poitrine oppressée et, à la
lueur vacillante de la chandelle, des larmes brillantes
humectaient ses yeux.
Il
Son habileté à chasser les loups, continua Wabi, confine
à la sorcellerie. Chaque jour de sa vie, depuis près
de vingt ans, il a fixé sur eux sa pensée. Il les a étudiés
à fond et il en connaît plus, à lui tout seul, sur cette bête,
que tous les chasseurs réunis du Wilderness. Chaque
piège qu’il pose capture un loup. Personne n’en saurait
faire autant. Rien qu’aux traces laissées par tel animal,
il peut vous apprendre à son sujet mille choses curieuses,
dont vous ne vous douteriez jamais. Un instinct presque
surnaturel l’avertit si la nuit qui vient est une « nuit à
loups ».
Un effluve qui passe dans l’air du soir, un je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>dans la nuit claire, et que le froid mord, sa raison semble
vaciller. — « C’est, dit-il, une nuit de loups. » — Personne
alors ne peut l’empêcher de sortir, ni tirer de lui
une parole. À personne, lorsqu’il est dans cet état d’esprit,
il ne permet de l’accompagner. Ce soir, il va de la sorte
parcourir des milles et des milles. Il ira droit devant lui,
sans rebrousser chemin, jusqu’au terme inconnu de sa
course folle. Puis, quand il sera de retour, il semblera
aussi sain d’esprit que vous et moi. Si vous lui demandez
d’où il vient, il vous répondra vaguement qu’il est sorti
pour voir s’il n’y avait pas quelque coup de fusil à
tirer… »
Rod avait écouté avec une attention infinie. À mesure
que Wabi déroulait le fil de la dramatique histoire de
Mukoki, il se sentait pris pour le vieil Indien d’une
immense pitié. Ce n’était plus pour lui, maintenant, un
demi-sauvage, à peine frotté d’un peu de civilisation.
C’était un frère humain, dans toute la force du terme. Des
sanglots montaient dans sa poitrine oppressée et, à la
lueur vacillante de la chandelle, des larmes brillantes
humectaient ses yeux.
« Son habileté à chasser les loups, continua Wabi, confine
à la sorcellerie. Chaque jour de sa vie, depuis près
de vingt ans, il a fixé sur eux sa pensée. Il les a étudiés
à fond et il en connaît plus, à lui tout seul, sur cette bête,
que tous les chasseurs réunis du Wilderness. Chaque
piège qu’il pose capture un loup. Personne n’en saurait
faire autant. Rien qu’aux traces laissées par tel animal,
il peut vous apprendre à son sujet mille choses curieuses,
dont vous ne vous douteriez jamais. Un instinct presque
surnaturel l’avertit si la nuit qui vient est une « nuit à
loups ». Un effluve qui passe dans l’air du soir, un je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Numérotation|NOUVELLE ARRESTATION|56|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-a1.jpg|284px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Depuis quelques instants, deux nouveaux personnages s’étaient joints au groupe des acheteurs, et, tandis que ceux-ci s’occupaient seulement de nos marchandises, ces deux-là, c’était nous qu’ils regardaient.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-a2.jpg|244px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
L’un d’eux était un officier turc, vilain, ressemblant à un boche. Et l’autre, c’était notre vieille connaissance Ernest-Pacha. Il cherchait à entraîner son compagnon. « Vous êtes comme tous les policiers, mon cher Mehmet, qu’il lui disait, vous croyez voir partout ceux que vous cherchez. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-a3.jpg|302px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Sans répondre, Mehmet regardait sous le nez Zidore et Stentor{{Corr|| ;}} celui-ci, agacé, commençait à grogner, fourrait presque dans la figure du Turc…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-b1.jpg|131px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… une pastèque qu’il tenait à la main. À ce moment, il s’est produit une catastrophe. {{M.|Proey-Minans}}, qui, depuis notre bain, a gardé du rhume de cerveau, se mit à éternuer une dizaine de fois, avec tant de force qu’à chaque coup il se pliait en deux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-b2.jpg|311px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
En même temps, il fourrageait sous son voile. J’ai compris qu’il cherchait son mouchoir et je lui ai passé le mien. Mais il était gêné par le voile. Avec sa distraction habituelle il l’a relevé, pour se moucher plus à l’aise, et on a vu…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-b3.jpg|307px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… sa figure, qui n’est pas précisément celle d’une femme. Aussitôt, il y a eu tout un brouhaha. Mehmet a crié : « Zaptiés ! Zaptiés ! » C’est le nom qu’en Turquie on donne aux gendarmes. Il en est venu qui nous ont empoignés. Vous jugez de l’émotion dans le bazar.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-c1.jpg|331px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Tous les marchands avaient quitté leurs petites boutiques, nous entouraient en nous regardant comme des bêtes curieuses, mais bien calmement, à la turque, sans gestes et sans cris.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-c2.jpg|184px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ernest-Pacha avait profité du désordre pour se glisser près de nous. Rapidement, à voix basse, il nous disait : « Incident déplorable… Vais tâcher d’arranger cela… N’avouez pas que vous êtes Français… Ne dites pas un seul mot…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p56-c3.jpg|211px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … ou, cela vaudra mieux, dites des mots quelconques, qui n’aient pas de sens, qui paraissent des mots d’une langue inconnue. » Et, comme {{M.|Proey-Minans}} le remerciait, il ajouta : « Éminence Pro, je compte sur vous pour parler aux alliés…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/140
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Le désir que j’ai de lui
ne l’est pas.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vous-même, que lui demandez-vous ?
et qu’êtes-vous capable de lui donner en retour ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Rien qui puisse lui suffire,
afin qu’il ne cesse pas de me désirer !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est le désir des damnés.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Un tel désir m’a-t-il été
donné pour le mal ? Une chose si fondamentale,
comment peut-elle être mauvaise ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ce qui ne fait aucun bien ne
peut être que mauvais.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Il est vrai que je n’ai été
faite que pour sa perte ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Non, Prouhèze. Pourquoi ne
seriez-vous pas capable de lui faire du bien ?
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Quel bien ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Ce qui est bien, c’est cela qui
lui fera du bien.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Il vaut mieux faire du
mal que d’être inutile
Dans ce jardin où vous m’avez enfermée.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est vrai.
Il n’y a qu’un certain château, que je connais,
où il fait bon d’être enfermée.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Quel château ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Un château que le Roi vous a
donné à tenir jusqu’à la mort.
C’est cela que je suis venu vous annoncer, Prouhèze,
un devoir à la mesure de votre âme :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/2
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Yvankusevic
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/108
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>sais quoi qui est dans le ciel ou dans la lune, l’aspect même
du Wilderness, toute une ambiance susceptible à peine lui
enseigne que les loups, dispersés par monts et par vaux,
se réuniront en bandes, cette nuit-là, et que —le soleil, à
son lever, les trouvera se chauffant à ses clairs rayons,
sur la pente des collines. Si Muki nous a rejoints, vous
verrez, demain, commencer pour nous un sport peu banal
et comment Loup, lui aussi, s’acquitte du travail qui lui
est dévolu. »
Il y eut quelques minutes de silence, tandis que la
flamme ronflait dans le poêle, chauffé au rouge. Les deux
boys étaient assis l’un près de l’autre, regardant et écoutant
le feu. Rod tira sa montre. Il était à peine minuit.
Pourtant tous deux ne songeaient pas à reprendre leur
sommeil interrompu.
« Loup est une bête tout à fait curieuse, disait Wabi.
Sans doute, Rod, vous devez penser qu’il n’est qu’un
dégénéré, un être servile et traître à sa race, digne de tous
les mépris, lorsqu’il se retourne contre ses anciens frères
et les attire à la mort. Il ne mérite point ces reproches. Il
a, comme Mukoki, ses raisons, et qui sont bonnes, pour
agir comme il le fait. Les animaux, comme les hommes,
ont leurs rancœurs et leurs vengeances. Avez-vous remarqué
qu’il lui manque la moitié d’une oreille ? Si vous lui
renversiez la tête et lui tâtiez la gorge, vous y trouveriez
la marque d’une profonde cicatrice. Et si, promenant la
main sur son train de derrière, vous palpiez la chair, sous
le poil, vous constateriez qu’en arrière de la cuisse gauche
il y a un trou gros comme le poing. Mukoki et moi, nous
avons capturé Loup dans un piège à lynx. Ce n’était alors
qu’un menu louveteau, que Mukoki jugea devoir être âgé
de six mois environ. Il était, le pauvre, en triste état !<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>sais quoi qui est dans le ciel ou dans la lune, l’aspect même
du Wilderness, toute une ambiance susceptible à peine lui
enseigne que les loups, dispersés par monts et par vaux,
se réuniront en bandes, cette nuit-là, et que le soleil, à
son lever, les trouvera se chauffant à ses clairs rayons,
sur la pente des collines. Si Muki nous a rejoints, vous
verrez, demain, commencer pour nous un sport peu banal
et comment Loup, lui aussi, s’acquitte du travail qui lui
est dévolu. »
Il y eut quelques minutes de silence, tandis que la
flamme ronflait dans le poêle, chauffé au rouge. Les deux
boys étaient assis l’un près de l’autre, regardant et écoutant
le feu. Rod tira sa montre. Il était à peine minuit.
Pourtant tous deux ne songeaient pas à reprendre leur
sommeil interrompu.
« Loup est une bête tout à fait curieuse, disait Wabi.
Sans doute, Rod, vous devez penser qu’il n’est qu’un
dégénéré, un être servile et traître à sa race, digne de tous
les mépris, lorsqu’il se retourne contre ses anciens frères
et les attire à la mort. Il ne mérite point ces reproches. Il
a, comme Mukoki, ses raisons, et qui sont bonnes, pour
agir comme il le fait. Les animaux, comme les hommes,
ont leurs rancœurs et leurs vengeances. Avez-vous remarqué
qu’il lui manque la moitié d’une oreille ? Si vous lui
renversiez la tête et lui tâtiez la gorge, vous y trouveriez
la marque d’une profonde cicatrice. Et si, promenant la
main sur son train de derrière, vous palpiez la chair, sous
le poil, vous constateriez qu’en arrière de la cuisse gauche
il y a un trou gros comme le poing. Mukoki et moi, nous
avons capturé Loup dans un piège à lynx. Ce n’était alors
qu’un menu louveteau, que Mukoki jugea devoir être âgé
de six mois environ. Il était, le pauvre, en triste état !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fénelon - Fables, édition 1800.djvu/17
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" />{{nr||{{sc|{{lc|DE FÉNELON}}}}.|21}}</noinclude><section begin="s0"/>{{séparateur personnalisé|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6}}
{{Interligne}}
{{Centré|FABLE {{rom-maj|X}}.|fs=140%}}
<section end="s0"/>
<section begin="s2"/>{{Centré|''Le Chat et les Lapins.''|m=2em}}
{{t|U|120}}{{sc|n}} chat, qui faisait le modeste, était entré
dans une garenne peuplée de lapins. Aussitôt
toute la république alarmée ne songea qu’à
s’enfoncer dans ses trous. Comme le nouveau
venu était au guet auprès d’un terrier, les députés
de la nation lapine, qui avaient vu ses
terribles griffes, comparurent dans l’endroit
le plus étroit de l’entrée du terrier pour lui
demander ce qu’il prétendait. Il protesta d’une
voix douce qu’il voulait seulement étudier les
mœurs de la nation ; qu’en qualité de philosophe,
il allait dans tous les pays pour s’informer
des coutumes de chaque espèce d’animaux.
Les députés, simples et crédules, retournèrent
dire à leurs frères que cet étranger,
si vénérable par son maintien modeste
et par sa majestueuse fourrure, était un philosophe
sobre, désintéressé, pacifique, qui
voulait seulement rechercher la sagesse de<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/109
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Tandis qu’il était pris dans le piège et impuissant à se
défendre, trois ou quatre membres de son aimable tribu
s’étaient jetés sur lui et avaient tenté de s’en faire un
petit lunch. Nous étions arrivés juste à temps pour mettre
en fuite ces fratricides. Nous recueillîmes et gardâmes le
louveteau, après lui avoir recousu la cuisse et la gorge, et
nous l’avons apprivoisé. Vous verrez demain soir comment
Muki lui a appris à s’acquitter de sa dette envers les
hommes. »
Après avoir encore bavardé deux heures durant, Rod et
Wabi soufflèrent la chandelle et retournèrent à leurs couvertures.
Rod fut une bonne heure à se rendormir. Il se demandait
où était Mukoki, ce qu’il faisait et comment, dans son
accès de demi-folie, il retrouverait sa route dans le Grand
Désert Blanc.
Puis des rêves agitèrent son sommeil. Il revoyait la
mère Indienne dévorée par les loups, avec son enfant.
Et, tout à coup, cette image avait fait place à celle de
Minnetaki, tandis que les loups s’étaient mués en Woongas,
qui se jetaient sur la jeune fille.
Il fut tiré de son cauchemar par une série de coups de
poings que Wabi lui donnait dans le côté. Il rouvrit les
yeux, regarda Wabi dans ses couvertures, qui lui montrait
quelque chose du doigt et, au bout du doigt, il vit…
Mukoki, qui était paisiblement en train de peler des
pommes de terre.
« Hallo, Muki ! » cria-t-il.
Le vieil Indien releva les yeux et regarda Rod, avec
sa bonne grimace coutumière. Ses traits ne portaient
aucune trace de sa folle équipée nocturne. Mais, gaiement,
il dodelinait de la tête et, aussi tranquille que s’il venait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/63
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|UNE LANGUE INCONNUE||57}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-a1.jpg|284px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … en ma faveur, quand les boches seront battus, ce qui, maintenant, ne tardera guère. » Cependant, les zaptiés nous avaient rangés en petite troupe. Précédés de Mehmet, l’air plus boche et plus grincheux que jamais, suivis d’Ernest, on nous a emmenés au poste central de police.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-a2.jpg|253px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Nous y avons trouvé un vieux monsieur assis sur un divan et buvant des tasses de café. Mehmet lui a fait un long discours, Ernest lui en a fait un autre, et j’e n’y aurais rien compris si Ben Kaddour ne m’avait pas donné, au fur et à mesure,…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-a3.jpg|240px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… le résumé de ce qu’ils racontaient. Mehmet, chargé de rechercher les gens qui s’étaient échappés du faux bateau de pêche, disait : « Ce sont ceux-là, il faut les pendre ! »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-b1.jpg|227px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ernest répondait : « Pas du tout, ceux-là, ce sont des Turcs d’une lointaine tribu d’Asie, qui parlent une langue incompréhensible : il faut les relâcher. » Le vieux monsieur, lui, ne disait rien du tout et se contentait de boire des tasses de café que c’en était effrayant.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-b2.jpg|164px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Pendant qu’Ernest parlait, j’avais vu Mehmet donner un ordre à deux gendarmes qui sont sortis. Ils sont revenus, et pas seuls ; ils ramenaient les deux matelots que j’avais si bien endormis. J’ai frémi en les voyant.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-b3.jpg|267px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ernest a paru aussi ennuyé que son adversaire semblait enchanté. « Voilà des témoins intéressants, criait Mehmet, ils vont nous dire s’ils reconnaissent les prisonniers ! » Heureusement, ils n’ont rien dit du tout, et cela pour le motif…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-c1.jpg|107px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qu’ils dormaient debout. Le narcotique de la veille faisait encore son effet.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-c2.jpg|456px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ernest a murmuré : « Il faut en finir… » Et, s’approchant de nous, il nous a dit tout bas : « C’est le moment… Prononcez des mots qui n’aient pas de sens. »
Prononcer des mots qui n’aient pas de sens, ça paraît très facile, et puis, au moment de le faire, on ne trouve rien. Mes compagnons se regardaient sans rien dire. Alors, je ne sais pas quelle inspiration m a prise. Je me suis avancée…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p57-c3.jpg|164px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et, de tout ma voix, j’ai crié : « Am stram-gram, pic-et-pic-et-comegram bour-et-bour-et ratatram. Am-stram-gram. » L’effet a été merveilleux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/141
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki/>
Il faut plutôt mourir que d’en rendre les clefs.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Mourir, dites-vous, Seigneur ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je savais avec ce mot que je
trouverais l’oreille de votre cœur. — Mais vivre sera
plus dur.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― C’est à moi que le Roi
donne ce château ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est moi qui vous le donne
en son nom.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Quel est-il ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― C’est Mogador en Afrique.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Cette place que Don Camille
a conquise et qu’il tient actuellement ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Oui, je me méfie de cet officier.
Vous aurez à prendre sa place et le ferez votre lieutenant.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Vous ne viendrez pas avec moi ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je ne puis. Il me faut garder
les places du Nord.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Que me donnerez-vous
pour m’aider dans ma tâche ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Pas un homme et pas un sou.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Savez-vous ces choses que
Don Camille m’a dites et que j’ai écoutées, la veille
de son départ ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je puis les imaginer.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Combien de temps devrai-je
garder votre château ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Tout le temps qu’il faudra.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/176
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Puis, avant que Mukoki eût rechargé son fusil et que Rod
eût épaulé à nouveau, il avait disparu.
De deux coups de son couteau, Mukoki trancha les liens
qui retenaient captives les mains de Wabi.
« Vous blessé mauvais ? » demanda-t-il.
Wabi secoua la tête et fit jouer ses mains raidies.
« Non ! Non ! Ce n’est rien, répondit-il. Je savais bien
que vous viendriez… chers amis ! »
Rod alla vers le chef de la troupe, lui prit son fusil et
son revolver.
« Le coquin ! dit-il. C’est là mon propre fusil et c’est
mon propre revolver, que j’avais perdus, il y a trois mois.
À chacun son bien ! »
Quant à Mukoki, il avait repéré le ballot que portait
un des Woongas.
« Ce sont nos fourrures, dit Wabi. Les bandits n’ont
pas omis de faire main basse sur elles, avant de mettre le
feu à la cabane. Ils avaient sans doute attendu si longtemps,
pour nous attaquer, à seule fin que la provision
fût complète ! Ce sont de fameux scélérats. »
Mukoki avait déjà chargé le ballot sur son dos.
« Et maintenant, mes petits, dit Wabi, il faut nous
trotter ! Toute la bande sera bientôt à nos trousses. Dommage
que la cabane soit détruite ! Nous aurions pu nous
y défendre avec avantage.
— Il y a le ravin ! cria Rod. La lutte peut y être bonne
pour nous. Le tout est de l’atteindre ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/142
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Avez-vous une telle confiance
en moi ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Oui.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Je suis une femme. C’est
moi qui devrai garder cette place perdue entre la
mer et le sable ?
Et cela aux côtés d’un traître qui n’a désir que
de vous outrager ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je n’ai personne d’autre.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Je ne puis accepter cette
tâche.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je sais que vous l’avez déjà
acceptée.
{{Personnage|DONA PROUHÈZE|||uc|sm}}. ― Laissez-moi le temps de
réfléchir.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Les chevaux sont prêts. Debout !
Allez mettre un autre costume.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
aiksnvffougvkf6i0lc88wdj18ejuga
Page:Fénelon - Fables, édition 1800.djvu/18
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" />{{nr|22|{{sc|fables}}}}</noinclude>pays en pays ; qu’il venait de beaucoup d’autres
lieux où il avait vu de grandes merveilles ;
qu’il y aurait bien du plaisir à l’entendre, et
qu’il n’avait garde de croquer les lapins, puisqu’il
croyait en bon bramin la métempsycose,
et ne mangeait d’aucun aliment qui eût
eu vie. Ce beau discours toucha l’assemblée.
En vain un vieux lapin rusé, qui était le docteur
de la troupe, représenta combien ce
grave philosophe lui était suspect ; malgré lui
on va saluer le bramin, qui étrangla du premier
saut sept ou huit de ces pauvres gens.
Les autres regagnèrent leurs trous, bien effrayés
et bien honteux de leur faute. Alors
don Mitis revint à l’entrée du terrier, protestant,
d’un ton plein de cordialité, qu’il n’avait
fait ce meurtre que malgré lui pour son
pressant besoin ; que désormais il vivrait d’autres
animaux, et ferait avec eux une alliance
éternelle. Aussitôt les lapins entrèrent en négociation
avec lui, sans se mettre néanmoins
à la portée de ses griffes. La négociation dure,
on l’amuse. Cependant un lapin des plus agiles
sort par les derrières du terrier, et va avertir
un berger voisin, qui aimait à prendre dans un
lacs décos lapins nourris de genièvre. Le berger,
irrité contre ce chat exterminateur d’un<noinclude>
<references/></noinclude>
52vqxg1s6e4i0j68hbgyopvqr4ikvwa
Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/6
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Yvankusevic
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa|Les pâtés à croûte profonde,<br>
Les melons, les thons, les citrons,<br>
Tout n'est-il pas rond dans ce monde ?<br>
Champignons, rognons, macarons,<br>
Sur vos ronds mon espoir se fonde.<br>
Tous ceux qui mangeront du rond,<br>
Auront bientôt la face ronde.}}
{{SansAlinéa|Il existe aussi d'autres ronds.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yvankusevic
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa|Les pâtés à croûte profonde,<br>
Les melons, les thons, les citrons,<br>
Tout n'est-il pas rond dans ce monde ?<br>
Champignons, rognons, macarons,<br>
Sur vos ronds mon espoir se fonde.<br>
Tous ceux qui mangeront du rond,<br>
Auront bientôt la face ronde.}}
{{SansAlinéa|Il existe aussi d'autres ronds.<br>
Ceux dont fillette brune ou blonde,<br>
Cache à peine les légers bonds<br>
Sous la mousseline et la blonde ;<br>
Mais un jour nous en taterons,<br>
Et, par l'amour qui tout féconde,<br>
Bientôt nous joindrons à ces ronds<br>
Un rond qui peuplera le monde.}}
{{SansAlinéa|Enfin nous quitterons les ronds,<br>
Et partirons pour l'autre monde,<br>
Avec Caron nous passerons<br>
De l'Achéron pour jamais l'onde.<br>
Là, comme des fous nous rirons,<br>
Et, sans avoir peur qu'il nous fronde,<br>
Autour du feu nous danserons,<br>
Et nous chanterons une ronde.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/64
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LES TATARATAFHGANS|58|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a1.jpg|147px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le vieux monsieur continua à ne pas dire un mot, mais, de surprise, il laissa tomber sa tasse.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a2.jpg|178px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mehmet répétait : ''Am-stram-gram'' ! ''Am-stram-gram'' ! puis, il s’écria : « Ce sont des Tataratafhgans ! » Et il expliqua que les Tataratafhgans étaient une tribu turque qui perchait, il y a des siècles, sur la pointe de je ne sais plus quelle montagne d’Asie. Il ajouta : « Un illustre professeur allemand a consacré sa vie à étudier la langue des Tataratafghans. Les mots ''Am-stram-gram'' sont les plus usuels…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a3.jpg|356px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … de cette langue. Cette femme a dit ''Am-stram-gram'', donc, elle est de race tataratafghane, comme aussi, sans doute, ses compagnons. »
« C’est évident c’est évident ! » approuva {{Corr|Ernest Pacha|Ernest-Pacha}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b1.jpg|109px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant, le vieux monsieur s’était levé et, très grave, prononçait sa sentence. Vu que nous étions peut-être de vieille race turque, il y avait lieu de ne pas nous molester ; mais vu que nous n’étions peut-être pas de cette race, il y avait lieu…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b2.jpg|280px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de ne pas nous relâcher ; alors, on nous placerait dans un camp de concentration. Nous nous sommes inclinés, en criant : ''Am-stram-gram'' ! ce qui était notre manière de remercier. Puis, sous la conduite des zaptiés, nous sommes partis pour le camp de {{Corr|concentratration|concentration}}…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b3.jpg|300px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qui est presque à la porte de Constantinople. Nous y avons passé quelques jours, pas trop mal, ma foi. J’avais quitté mon voile, en faisant raconter par Ben Kaddour que les femmes {{Lié|Tata…, etc.}}, se cachaient rarement la figure…
{{M.|Proey-Minans}} avait acheté le costume d’un prisonnier circassien et il était enchanté d’avoir un déguisement de plus. À la fin de notre première semaine de détention, nous avons vu arriver {{Corr|Ernest Pacha|Ernest-Pacha}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c1.jpg|216px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Saluant avec respect notre chef de groupe, il lui dit : « Éminence, j’ai pu vous faire désigner tous cinq pour être d’un convoi qu’on {{Sic2|espédie|expédie}} en Macédoine. » Il jeta à l’entour un coup d’œil soupçonneux, et voyant que personne ne nous…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c2.jpg|211px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… surveillait, il ajouta à voix basse : « Vous serez tout près des lignes alliées, tâchez de les atteindre… » Déjà {{M.|Proey-Minans}} lui serrait la main avec effusion et lui promettait de le recommander à {{M.|Clemenceau}}, dont il est grand ami.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c3.jpg|298px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce serait trop long de vous raconter notre voyage. Ça a pris pas mal de temps, on s’est servi à peu près de tous les moyens de transport, depuis le chemin de fer jusqu’à la charrette à buffles, qui, sans être bien confortable, vous secoue, en somme, moins qu’un taxi de Paris.<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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Coquilles.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|LES TATARATAFGHANS|58|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a1.jpg|147px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Le vieux monsieur continua à ne pas dire un mot, mais, de surprise, il laissa tomber sa tasse.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a2.jpg|178px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Mehmet répétait : ''Am-stram-gram'' ! ''Am-stram-gram'' ! puis, il s’écria : « Ce sont des {{Corr|Tataratafhgans|Tataratafghans}} ! » Et il expliqua que les {{Corr|Tataratafhgans|Tataratafghans}} étaient une tribu turque qui perchait, il y a des siècles, sur la pointe de je ne sais plus quelle montagne d’Asie. Il ajouta : « Un illustre professeur allemand a consacré sa vie à étudier la langue des {{Corr|Tataratafhgans|Tataratafghans}}. Les mots ''Am-stram-gram'' sont les plus usuels…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-a3.jpg|356px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … de cette langue. Cette femme a dit ''Am-stram-gram'', donc, elle est de race tataratafghane, comme aussi, sans doute, ses compagnons. »
« C’est évident c’est évident ! » approuva {{Corr|Ernest Pacha|Ernest-Pacha}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b1.jpg|109px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Cependant, le vieux monsieur s’était levé et, très grave, prononçait sa sentence. Vu que nous étions peut-être de vieille race turque, il y avait lieu de ne pas nous molester ; mais vu que nous n’étions peut-être pas de cette race, il y avait lieu…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b2.jpg|280px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… de ne pas nous relâcher ; alors, on nous placerait dans un camp de concentration. Nous nous sommes inclinés, en criant : ''Am-stram-gram'' ! ce qui était notre manière de remercier. Puis, sous la conduite des zaptiés, nous sommes partis pour le camp de {{Corr|concentratration|concentration}}…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-b3.jpg|300px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… qui est presque à la porte de Constantinople. Nous y avons passé quelques jours, pas trop mal, ma foi. J’avais quitté mon voile, en faisant raconter par Ben Kaddour que les femmes {{Lié|Tata…, etc.}}, se cachaient rarement la figure…
{{M.|Proey-Minans}} avait acheté le costume d’un prisonnier circassien et il était enchanté d’avoir un déguisement de plus. À la fin de notre première semaine de détention, nous avons vu arriver {{Corr|Ernest Pacha|Ernest-Pacha}}.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c1.jpg|216px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Saluant avec respect notre chef de groupe, il lui dit : « Éminence, j’ai pu vous faire désigner tous cinq pour être d’un convoi qu’on {{Sic2|espédie|expédie}} en Macédoine. » Il jeta à l’entour un coup d’œil soupçonneux, et voyant que personne ne nous…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c2.jpg|211px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… surveillait, il ajouta à voix basse : « Vous serez tout près des lignes alliées, tâchez de les atteindre… » Déjà {{M.|Proey-Minans}} lui serrait la main avec effusion et lui promettait de le recommander à {{M.|Clemenceau}}, dont il est grand ami.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p58-c3.jpg|298px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ce serait trop long de vous raconter notre voyage. Ça a pris pas mal de temps, on s’est servi à peu près de tous les moyens de transport, depuis le chemin de fer jusqu’à la charrette à buffles, qui, sans être bien confortable, vous secoue, en somme, moins qu’un taxi de Paris.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fénelon - Fables, édition 1800.djvu/19
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" />{{nr||{{sc|{{lc|DE FÉNELON}}}}.|23}}</noinclude><section begin="s1"/>peuple si utile, accourut avec un arc et des
flèches ; il aperçoit le chat qui n’était attentif
qu’à sa proie, il le perce d’une de ses
flèches, et le chat expirant dit ces dernières
paroles : Quand on a une fois trompé, on ne
peut plus être cru de personne : on est haï,
craint, et on est enfin attrapé par ses propres
finesses.
<section end="s1"/>
<section begin="s0"/>{{séparateur personnalisé|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6|elo|15|co|6}}
{{Interligne}}
{{Centré|FABLE {{rom-maj|XI}}.|fs=140%}}
<section end="s0"/>
<section begin="s2"/>{{Centré|''Le Pigeon puni de son inquiétude.''|m=2em}}
{{t|D|120}}{{sc|eux}} pigeons vivaient ensemble dans un
colombier avec une paix profonde. Ils fendaient
l’air de leurs ailes, qui paraissaient.
immobiles, par leur rapidité. Il se jouaient en
volant l’un après l’autre, se fuyant et se
poursuivant tour à tour, puis ils allaient chercher
du grain dans l’aire du fermier ou dans
les prairies voisines. Aussitôt ils allaient se désaltérer
dans l’onde pure d’un ruisseau qui
coulait au travers de ces prés fleuris. De là
ils revenaient voir leurs pénates dans le co-<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fables de Fénelon/Le Chat et les Lapins
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Lorlam
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wikitext
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{{TextQuality|100%}}
<pages index="Fénelon - Fables, édition 1800.djvu" from=17 to=19 tosection=s1 header=1 />
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/65
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{Numérotation|SOLIMAN||59}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-a1.jpg|416px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Un soir, nous campions dans un pays de montagnes. Il commençait à faire froid, nous nous chauffions autour d’un grand feu ; le cœur nous battait parce que{{Corr|…
…|}} de temps en temps, nous entendions gronder le canon, qui nous {{Corr|ançait|annonçait}} le voisinage des nôtres. « Je parie qu’on va revoir notre protecteur, dit tout à coup Zidore. — Pari gagné ! » répondit la voix d’Ernest-Pacha.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-a2.jpg|247px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Il s’assit à côté de nous, près du feu, et rapidement nous donna des nouvelles : les boches étaient battus, bien battus, mais eux et leurs alliés pouvaient tarder encore à demander la paix ; alors, mieux valait tenter de nous enfuir.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-b1.jpg|196px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Nous en aurions l’occasion le lendemain, notre voyage devant se continuer en caravane. « Comme dans toute caravane qui se respecte, dit Ernest, il y aura un chameau. J’ai donné des ordres pour qu’on vous l’attribue. C’est un…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-b2.jpg|207px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
« … chameau de course un animal extraordinaire, qui part comme une flèche quand on fait près de lui un certain sifflement, tenez, comme ceci. » Il fit le sifflement, nous invita à le répéter. Nors avons tous essayé, et seul {{M.|Proey-Minans}}…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-b3.jpg|271px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… réussit. « C’est parfait, dit Ernest. Quand vous jugerez le moment favorable, montez tous sur le chameau, sifflez, et bonne chance !!!… » À la pointe du jour, la caravane s’organisa. On nous amena Soliman, notre chameau, qui était bien la bête la plus laide et la plus quinteuse que j’aie jamais vue.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-c1.jpg|224px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
On se mit en marche. {{M.|Proey-Minans}} suivait, S’accrochant à la queue de l’animal quand les montées étaient trop rudes. Pour ne pas oublier le sifflement que lui avait{{Corr|
…|}} appris Ernest, il le répétait entre ses dents, tout bas. Sans s’en rendre compte, il le fit de plus en plus haut. Soliman…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-c2.jpg|327px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
… inquiet, dressait la tête, piaffait. Brusquement, sur un sifflement plus fort, il démarra en vitesse. Et voici ce qu’on vit à l’avant.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p59-c3.jpg|171px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Et voici ce qu’on vit à l’arrière.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/66
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{{Numérotation|UN PAYS HANTÉ|60|}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-a1.jpg|329px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Combien de temps Soliman a-t-il couru ? Ça m’a paru des heures et ce n’était peut-être que quelques minutes. Peu à peu, il a ralenti, puis s’est arrêté. Je me demandais si j’allais trouver entiers mes compagnons, ceux de l’arrière surtout. Heureusement, aucun n’avait eu d’accident ; mais ils n’en pouvaient plus, les pauvres ! Dès l’arrêt, il se sont effondrés à terre…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-a2.jpg|420px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et, deux minutes après, ils dormaient comme des loirs. Moi, ayant été à califourchon pendant cette course, je n’avais pas eu de fatigue, seulement de la peur. Je me suis mise à me promener de droite et de gauche. L’endroit où nous étions formait…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-b1.jpg|182px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
… comme une plate-forme à flanc de montagne. De là, on découvrait une grande étendue, et le pays était assez joli. Pour le mieux regarder, je me suis assise Sur un rocher. Mais je n’y suis pas restée longtemps.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-b2.jpg|216px|centré|mt=1.5em}}{{Clear}}
Brusquement, j’ai sauté sur mes pied, affolée : le rocher parlait. Il disait : « {{Nec|Eh}} là ! la jeune personne, si c’était un effet de votre bonté d’aller plus loin ! Vous n’êtes pas en plume vous m’étouffez. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-b3.jpg|289px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je m’étais éloignée de ce rocher, et je commençais à me calmer, je me disais que j’avais dû rêver, quand un petit arbre près duquel j’étais s’est mis à parler à son tour. Il a crié : « Eh ! la Bretonne, empêchez donc votre chameau de manger mes branches. »
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-c1.jpg|331px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Du coup, toutes mes terreurs me sont revenues. J’ai poussé un vrai hurlement de détresse qui a réveillé mes compagnons. Pendant que je leur racontais ce qui venait de se passer, le rocher et l’arbre se sont entr’ouverts : de chacun d’eux un soldat français est sorti. Ils sont venus à nous en riant à se tordre…
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p60-c2.jpg|336px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
… et ils nous ont expliqué tout le mystère. Soliman nous avait conduits juste aux avant-postes alliés. Le rocher, l’arbre étaient truqués, ''camouflés'', comme on dit à présent, pour servir de cachettes et permettre d’observer les mouvements de l’ennemi. « Mais, ajoutèrent les deux soldats, ses mouvements, c’est en arrière, maintenant, que l’ennemi va les faire. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/175
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Décrivant, suivi de Rod, et à une allure vertigineuse,
un mouvement tournant, le vieil Indien s’était résolu à
attaquer de flanc, tout d’abord, les quatre Woongas qui
emmenaient Wabi. Moins de dix minutes après, les deux
compagnons, qui avaient réussi à se dissimuler dans des
touffes de sapins, se trouvaient embusqués sur la piste
suivie par l’ennemi, qu’ils avaient réussi à gagner en
vitesse.
Un éclair de joie passa sur la face cuivrée de Mukoki.
« Les voici ! » murmura-t-il à Rod.
Les Woongas approchaient, inconscients du péril.
Mukoki posa sa main crispée sur le bras de Rod.
« Vous, dit-il, point trembler. Point manquer. Vous
tirer premier homme, chef, devant Wabi. Moi prendre les
autres.
— C’est compris, Muki ! Celui que tu me désignes, je
l’abattrai raide, d’un seul coup. »
Et, dans sa main, il pressa celle de Mukoki.
Les brigands du Wilderness apparurent. La figure de
Wabi était couverte de sang.
Presque à bout portant, Rod appuya sur la détente de
son fusil. À moins d’une seconde d’intervalle, l’arme de
Mukoki crépitait à coups redoublés.
Lorsque la fumée de la poudre fut dissipée, il ne restait
debout qu’un seul Woonga. Celui qu’avait visé Rod gisait
dans la neige, mort. Deux autres avaient été atteints par
le chapelet de balles de Mukoki. L’un d’eux gisait aussi
sans un mouvement ; le second titubait, les mains sur sa
poitrine, prêt à tomber.
Le Woonga demeuré indemne avait poussé une clameur
formidable, à laquelle répondit au loin un long hurlement,
qui venait du camp où ses compagnons l’attendaient.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu/174
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>qui apportait la mort avec elle. Comment Mukoki, songeait-il,
ne ralentissait-il point sa marche, dans un pas
aussi dangereux ? Aveuglé par le danger de Wabi, en
oubliait-il le sien propre ?
Le vieil Indien, dont la froide résolution était inébranlable,
avait au contraire, profitant de l’excellence de la
piste, encore accéléré sa vitesse. D’un geste, il montra à
Rod que les empreintes devenaient plus fraîches. À peine
la neige avait-elle, autour d’elles, repris son équilibre.
« Près, très près ! » murmura-t-il.
La piste se relevait sur une petite colline. En approchant
du faîte, Mukoki, et Rod après lui, se courbèrent
sur leurs raquettes et se mirent presque à ramper, le fusil
à l’épaule.
Arrivés au sommet, ils virent… et en dépit du silence
que lui avait prescrit Mukoki, Rod ne put retenir une
exclamation arrachée à ses lèvres par l’effroi… ils virent,
sur la pente de la colline qui s’éployait devant eux, les
bandits Woongas marchant à la file, avec Wabi, les mains
liées derrière le dos, qui suivait le chef de la troupe.
Ce n’était pas tout. À un mille au delà montait la
fumée d’un feu de campement, autour duquel on distinguait
une vingtaine de formes allant et venant. C’était
là, sans nul doute, le gros de l’expédition, qui attendait
le retour des ravisseurs.
La situation était terrible. Comment affronter, à deux,
des ennemis dont la supériorité numérique était telle ?
D’autre part, laisser Wabi prisonnier… Comment y
songer une minute ? Le sort qui lui était réservé se devinait
trop facilement.
Rod se perdait dans ces pensées. Mais déjà Mukoki
avait arrêté son plan.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Becassine chez les Turcs.djvu/67
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M-le-mot-dit
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{{Numérotation|BÉCASSINE CHERCHE UNE SITUATION||61}}
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-a1.jpg|264px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ils nous ont mené à leur chef, un lieutenant bien gentil, grâce à qui nous avons pu rejoindre Salonique, quelques jours après, sans peine et sans danger.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-a2.jpg|431px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Quand nous y sommes rentrés, la ville était en fête, toute pavoisée. On venait d’y apprendre que les Bulgares demandaient la paix ; le bruit courait que les Turcs, les Autrichiens, puis les Boches ne tarderaient pas à faire de même.
La grande victoire commençait.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-b1.jpg|436px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Depuis ces événements, six mois ont passé, que j’ai surtout employés à achever mes mémoires de la guerre. Je les écris à Versailles, chez {{Mme|de}} Grand-Air. Elle m’a offert l’hospitalité à mon retour de Salonique.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-b2.jpg|249px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Pas plus tard qu’hier, elle m’a dit : « Bécassine, mes locataires recommencent à me payer ; étant plus à l’aise, je puis, si cela vous convient, vous reprendre à mon service. » J’ai remercié, sans dire ni oui ni non.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-c1.jpg|171px|gauche|mt=1.5em}}{{Clear}}
Ça me ferait bien plaisir de rester avec Madame, qui est si bonne qu’on ne peut pas trouver meilleure, mais je sens qu’en place je m’ennuierais trop. Le ménage, le marché, la cuisine, ça paraît bien fade et monotone…
{{Bloc|margin-right:25%|{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-c2.jpg|136px|centré|mt=1.5em}}}}{{Clear}}
… après des aventures comme les miennes. Aussi je me suis décidée à chercher autre chose. J’ai fait le compte de mes économies et J al constaté que j’avais encore de la réserve.
{{Bloc|margin-left:25%|{{Overfloat image
| image = {{Image|Becassine_chez_les_Turcs_p61-c3.jpg|198px|centré}}
| width = 198px;
| item1 = {{Style|color:transparent|
Jeune fille ayant fé<br />
un peut tou les<br />
maitié{{Biffer|r|style=double}} y compris<br />
aviation, naufrage<br />
et course de chamo<br />
demande situation,<br />
{{Souligner|mouvementée}}<br />
de preféranse.}}
| x1 = 40
| y1 = 0
}}}}
Alors j’ai écrit l’annonce que vous voyez reproduite au-dessus de mon portrait. D’ici quelques jours, ça paraîtra dans tous les journaux.
{{Image4|Becassine_chez_les_Turcs_p61-c4.jpg|158px|droite|mt=1.5em}}{{Clear}}
Je suis sûre que ça m’amènera beaucoup de propositions. Mais si vous en avez à me faire, je vous donnerai la préférence. En ce cas, dépêchez-vous de m’écrire au bureau de la ''Semaine de Suzette''.<noinclude>
<references/></noinclude>
j5v70vfbe5f0k7jpr3pis964c0osqmc
Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/7
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Yvankusevic
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<p align=center><noinclude>
<references/></noinclude>
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Yvankusevic
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>Mes amis, ayons toujours<br>
Femme aimable
Mes amis, ayons toujours
<ul><li>Femme aimable</li></ul><noinclude>
<references/></noinclude>
gl31k2euahjyuo9blrru794z8smy0zu
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2026-05-08T10:03:40Z
Yvankusevic
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude><hr>
<p align=center>'''RONDE DE TABLE.'''</p>
<p align=center>Air : Pour étourdir le chagrin.</p>
{{SansAlinéa|Mes amis, ayons toujours<br>
Femme aimable<br>
Bonne table.<br>
Pour passer gaiement ses jours ;<br>
Vivent le vin ! les amours !}}
{{SansAlinéa|De ce que le Tout-Puissant<br>
Créa pour charmer notre âme,<br>
Amis, rien n'est ravissant<br>
Comme le vin et la femme,<br>
Mes amis, etc.}}
{{SansAlinéa|Un repas est enchanteur<br>
Lorsque la beauté s'y place ;<br>
Je trouve le vin meilleur<br>
Versé des mains d'une Grâce<br>
Mes amis, etc.}}
{{SansAlinéa|La guerre et tout son fracas<br>
N'offre rien qui m'intéresse ;<br>
J'aime mieux les doux combats}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/1
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Bécassine, 1 page
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/204
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Hilarion~frwiki
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{{g|(126)<br />Suite.}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\left.\begin{align}
-&\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.20]}{\left(\frac{45}{128}e^2e'-\frac{153}{64}\gamma^2e^2e'-\frac{69}{64}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{45}{32}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}-\frac{12465}{256}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[26\quad.\quad.100]}{\frac{2673}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[26\quad.\quad.126]}{\frac{23625}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[26\quad.\quad.\quad.244]}{\frac{223587}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[27\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\left(\frac{105}{128}e^2e'-\frac{357}{64}\gamma^2e^2e'-\frac{161}{64}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}-\frac{873}{256}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}}\\
+&\underset{[27\quad.\quad.16]}{\frac{28017}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[28\quad.\quad.243]}{\frac{12663}{2048}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[29\quad.\quad.194]}{\frac{63}{64}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[31\quad.\quad.193]}{\frac{27}{64}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[32\quad.\quad.97]}{\frac{21}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[32\quad.\quad.126]}{\frac{105}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[32\quad.\quad.140]}{\frac{21}{256}e^4e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[33\quad.\quad.76]}{\frac{63}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[34\quad.\quad.139]}{\frac{9}{256}e^4e'\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[35\quad.\quad.31]}{\frac{3}{32}e^4e'\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[35\quad.\quad.126]}{\frac{945}{1024}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
+&\underset{[35\quad.\quad.216]}{\frac{9387}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[36\quad.\quad.28]}{\frac{7}{32}e^4e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[37\quad.\quad.215]}{\frac{495}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
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+\underset{[39\quad.\quad.223]}{\frac{4725}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
+&\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.2]}{\frac{39285}{256}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}+\frac{2165355}{4096}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.126]}{\left(\frac{23625}{1024}e^2e'-\frac{70875}{512}\gamma^2e^2e'-\frac{23625}{1024}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}-\frac{10125}{512}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}-\frac{20794725}{65536}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
-&\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.130]}{\left(\frac{3375}{1024}e^2e'-\frac{10125}{512}\gamma^2e^2e'-\frac{10125}{2048}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{10125}{1024}e^2e'\frac{n'^3}{n^3}+\frac{334125}{65536}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}\\
\end{align}\right]*\\\\
-&\underset{[48\quad.\quad.409]}{\frac{2625}{256}e^2e'\frac{a^2}{a'^2}}
+\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.167]}{\frac{105}{16}\gamma^2e^2e'+\frac{105}{32}\gamma^4e^2e'+\frac{525}{64}\gamma^2e^4e'-\frac{4905}{256}\gamma^2e^2e'\frac{n'}{n}}\\
-&\underset{[49\quad.\quad.167]}{\frac{211053}{4096}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[50\quad.\quad.2]}{\frac{10125}{256}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[51\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.167]}{\frac{315}{256}\gamma^2e^2e'\frac{n'}{n}-\frac{135}{16}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[52\quad.\quad.64]}{\frac{135}{32}\gamma^2e^2e'\frac{n'}{n}}\\
-&\underset{[52\quad.\quad.64]}{\frac{25515}{512}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[52\quad.\quad.274]}{\frac{14805}{512}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[54\quad.\quad.273]}{\frac{1215}{256}\gamma^2e^2e'\frac{n'^2}{n^2}}\\
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(2h+2g-2h'-2g'-3l')</math>}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (126) a disparu par suite de la 42{{e}} opération.|fs=70%|4}}
{{g|(127)}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\left.\begin{align}
&\frac{255}{16}e^2e'^2 -\frac{255}{8} \gamma^2e^2e'^2 -\frac{575}{16}e^2e'^4\\
-&\underset{[1\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\left(\frac{405}{128}e^2e'^2-\frac{2025}{64}\gamma^2e^2e'^2-\frac{405}{256}e^4e'^2\right)\frac{n'}{n}+\frac{1215}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}}\\
-&\underset{[1\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.126]}{\left(\frac{945}{64}e^2e'^2-\frac{4725}{32}\gamma^2e^2e'^2-\frac{945}{128}e^4e'^2\right)\frac{n'}{n}}
+\underset{[2\quad.\quad.118]}{\frac{2805}{64}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}}\\
\end{align}\right\}*\\\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (127) se, continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (127) a disparu par suite de la 44 opération.|4|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/2
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{{T3|LE VICE-ROI, SEIGNEURS, L’ARCHÉOLOGUE, <br>LE CHAPELAIN|SCÈNE {{rom-maj|V}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''La Campagne romaine. Sur la Voie Appienne. Un groupe de gentilshommes parmi lesquels le'' VICE-ROI DE NAPLES. ''Ils sont assis sur les débris dispersés d’un temple dont seules restent debout quelques colonnes. On distingue parmi l’herbe haute des bas-reliefs et des inscriptions. C’est le coucher du soleil, tout l’air est rempli d’une lumière dorée. Dans le lointain on voit la basilique de Saint-Pierre qui est en construction, toute entourée d’échafaudages. Chevaux et bagages çà et là entre les mains des valets.''}}
{{il}}
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Cependant Monsieur le
Chancelier de France avec sa troupe s’en revient
tout petitpatapant le long de la Voie Nomentane.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― … Ayant fait juste vers<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{AN|''La Campagne romaine. Sur la Voie Appienne. Un groupe de gentilshommes parmi lesquels le'' VICE-ROI DE NAPLES. ''Ils sont assis sur les débris dispersés d’un temple dont seules restent debout quelques colonnes. On distingue parmi l’herbe haute des bas-reliefs et des inscriptions. C’est le coucher du soleil, tout l’air est rempli d’une lumière dorée. Dans le lointain on voit la basilique de Saint-Pierre qui est en construction, toute entourée d’échafaudages. Chevaux et bagages çà et là entre les mains des valets.''}}
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{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Cependant Monsieur le
Chancelier de France avec sa troupe s’en revient
tout petitpatapant le long de la Voie Nomentane.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― … Ayant fait juste vers<noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>le Nord la longueur du chemin que nous-mêmes
avons mesurée vers le Sud.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Je lui ai dit de penser à nous
la dernière fois qu’il verrait Saint-Pierre, nos regards
y rejoindront les siens.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Il n’a pas besoin de
Saint-Pierre pour se souvenir toujours de Votre Altesse.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Pensez-vous que j’aie eu le
meilleur sur lui ? Bah ! c’est un de ces petits traités
qui laissent les deux parties chaudes et mécontentes,
Comme il faut en refaire un tous les quarante-six
mois parmi les ferraillements de nos gendarmeries
Afin de remettre un peu d’ordre au travers de nos
héritages entremêlés.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― L’héritage du Téméraire !
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― N’y avons-nous pas
ajouté quelques petits morceaux ?
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Les tailleurs qui nous les ont
arrangés se disputent. J’ai de mauvaises nouvelles des Indes.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Hélas ! Que ne pouvait-on
envoyer là-bas Votre Altesse ? au lieu de cet insaisissable
Rodrigue que le Roi s’obstine à pourchasser.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Ma place est ici, au pied de cette
colonne dans la mer qui soutient toute l’Europe
et qui est le milieu de tout.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/3
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
Ni l’Islam ne réussira à l’ébranler, ni le mouvement
des peuples furieux du Nord à s’arracher
cette Italie où toutes les routes à travers la couronne
des Alpes aboutissent et qui réunit en un
seul manche tous les fils et toutes les fibres.
Celui-là qui est le plus fort en Europe, c’est lui
qui a le plus besoin de l’Italie et de qui l’Italie
a besoin.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Une fois de plus,
grâce à Votre Altesse, la paix va revenir à Rome,
Le Français en grondant a retiré son opposition,
et pendant que sur les marches du Vatican les
ambassadeurs fourrés de la Russie se croisent avec
ceux des Indes et du Japon,
Les légats du nouveau Pontife s’apprêtent à partir
pour Trente.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Et bientôt le dôme
nouveau de Saint-Pierre comme une grande meule
de blé trônera au-dessus de l’Europe indivisible.
{{Personnage|L’ARCHÉOLOGUE|||uc|sm}}. ― Rome est bien où elle est.
Quant à moi je suis heureux de revoir Naples
Et ce peuple sonore qu’Apollon et Neptune ne
cessent de brasser et de remuer comme un richard
qui fouille à deux mains dans un sac de pistoles.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Mais votre affaire,
Monsieur le Savant, n’est-elle pas plus avec les
morts qu’avec ceux qui vivent ?
{{Personnage|L’ARCHÉOLOGUE|||uc|sm}}. ― Appelez-vous morts ces
vivants de marbre et de métal que j’ai fait sortir
des laves, plus que vivants, immortels !
Nos titres à l’image de Dieu confiés depuis des
siècles aux archives d’un volcan, ces superbes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>Idées dont nous ne sommes que la spongieuse traduction !
Ah ! ce sont ces morts-là qui m’ont appris à regarder
les vivants marcher !
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Il est vrai. Dans cette éruption
humaine de Naples aussi notre ami a su découvrir quelques statues.
{{Personnage|L’ARCHÉOLOGUE|||uc|sm}}. ― La plus belle, ah ! quel regret
pour moi, Monseigneur, que vous n’ayez pas
voulu la garder pour vous !
{{Personnage|LE CHAPELAIN|||uc|sm}}. ― Je me boucherai les oreilles !
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Une splendide femelle, je ne
puis le nier.
{{Personnage|L’ARCHÉOLOGUE|||uc|sm}}. ― Fille de pêcheur, direz-vous ?
Moi, je l’appelle une fille de la mer, digne
d’un dieu et d’un roi !
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― C’est pourquoi j’en ai fait cadeau
à mon ami Pierre-Paul Rubens.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― C’est elle que nous
avons vu partir sur ce bateau chargé de statues, de
tableaux et de curiosités de toutes sortes que vous
envoyiez au Duc d’Albe ?
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Précisément. Accompagnée de
sa mère, comme une plante avec ses racines.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Tant de belles choses
pour le Nord ! Autant verser du vin dans de la
bière ! Ce que j’aime, moi, je voudrais tout garder.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Et qu’aurais-je tiré de cette belle
jeune fille ? un peu de plaisir égoïste, une petite
joie d’amateur. La beauté est faite pour autre chose
que le plaisir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Pierre-Paul Rubens
n’a d’yeux que pour ses grosses blondes nacrées.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Messieurs, me prenez-vous
pour un sot ? Notre ami Rubens est trop fier. Ce
n’est pas comme un modèle que je lui envoie cette
fille du soleil, c’est comme un défi !
Il y a autre chose à faire d’une belle œuvre que
de la copier, c’est de rivaliser avec elle. Ce n’est
pas ses résultats qu’elle nous enseigne, ce sont ses
moyens. Elle nous verse la joie, l’attendrissement
et la colère ! Elle met au cœur de l’artiste une fureur
sacrée !
Ainsi je ne veux pas laisser ce prince des peintres
tranquille au milieu de ses lys et de ses roses. Voici
cette Italie vivante entre ses sœurs de marbre que
je lui envoie pour le terrasser.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― J’aimerais mieux envoyer
de la poudre et des canons au Duc d’Albe.
Ce n’est pas Rubens qui conservera la Flandre au
Roi d’Espagne.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― C’est Rubens qui conservera
la Flandre à la chrétienté contre l’hérésie ! Ce qui
est beau réunit, ce qui est beau vient de Dieu, je
ne puis l’appeler autrement que catholique.
N’est-ce point là de bonne théologie, Monsieur le
Chapelain ?
{{Personnage|LE CHAPELAIN|||uc|sm}}. ― Monseigneur, vous êtes théologien
comme ce gentilhomme à barbe grise, qui
nous parlait tout à l’heure,
Est un archéologue parmi les filles de Naples.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Qu’ont voulu ces tristes réformateurs
sinon faire la part de Dieu, réduisant la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude>chimie du salut entre Dieu et l’homme à ce mouvement de foi…
{{Personnage|LE CHAPELAIN|||uc|sm}}. ― Dites plutôt conscience ou
illusion de la foi.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― … à cette transaction
personnelle et clandestine dans un étroit cabinet,
Blasphémant que les œuvres ne servent pas,
celles de Dieu sans doute pas plus que celles de
l’homme,
Séparant le croyant de son corps sécularisé,
Séparant du ciel la terre désormais mercenaire,
laïcisée, asservie, limitée à la fabrication de l’utile !
Et l’Église ne se défend pas seulement par ses
docteurs, par ses saints, par ses martyrs, par le
glorieux Ignace, par l’épée de ses enfants fidèles,
Elle en appelle à l’univers ! Attaquée par les
brigands dans un coin, l’Église catholique se défend
avec l’univers !
Ce monde est devenu trop court pour elle. Elle
en a fait sortir un autre du sein des Eaux. D’un
bout à l’autre de la création, tout ce qu’il y a
d’enfants de Dieu, elle les a cités en témoignage ;
toutes les races et tous les temps !
Elle a fait sortir du sol les antiques pierres, et
sur les Sept Collines, sur le soubassement des Cinq
Empires, voici qu’elle élève pour toujours le dôme
de la foi nouvelle.
{{Personnage|LE CHAPELAIN|||uc|sm}}. ― Je n’aurais jamais cru que
Rubens {{corr|fut|fût}} un prédicateur de l’Évangile.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Et qui donc mieux que Rubens
a glorifié la Chair et le Sang, cette chair et ce sang<noinclude>
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Grrrrrrrrrrr
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<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" />{{nr|126|{{sc|vues des cordillères,}}}}</noinclude>vantoient que leurs ancêtres avoient combattu
les géans sur le plateau fertile de Tlascalla,
parce qu’on y trouve des dents molaires de
mastodontes et d’éléphants, que dans tout le
pays le peuple prend pour des dents d’hommes
d’une stature colossale.
''Second cycle''. Sa durée est de 12 x 400 + 4
= 4804 ans : c’est l’âge du feu, ''Tletonatiuh'',
ou l’âge rouge, ''Tzonchichiltêque''. Le dieu du
feu, ''Xiuhteuctli'', descend sur la terre l’année
présidée par le signe ''ce tecpatl'', le jour ''nahui quiahuitl''.
Comme les oiseaux seuls pouvoient
échapper à l’embrasement général, la tradition
porte que tous les hommes furent convertis
en oiseaux, excepté un homme et une
femme qui se sauvèrent dans l’intérieur d’une caverne.
''Troisième cycle'', l’âge du vent ou de l’air,
''Ehecatonatiuh''. Sa durée est de 10 x 40 + 10
= 4010 ans — La catastrophe eut lieu le jour
4 vent (''nahui ehecatl)'' de l’année ''ce tecpatl''.
Le dessin représente quatre fois l’hiéroglyphe
de l’air ou du vent, ''ehecatl''. Les hommes
périrent par l’effet des ouragans, quelques-uns
furent convertis en singes : ces animaux
lie parurent au Mexique que dans ce troisième<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/149
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>mêmes qu’un Dieu a désiré revêtir et qui sont
l’instrument de notre rédemption ?
On dit que les pierres mêmes crieront ! Est-ce au
corps humain seulement que vous refuserez son
langage ?
C’est Rubens qui change l’eau insipide et
fuyante en un vin éternel et généreux.
Est-ce que toute cette beauté sera inutile ? venue
de Dieu, est-ce qu’elle n’est pas faite pour y revenir ?
Il faut le poète et le peintre pour l’offrir
à Dieu, pour réunir un mot à l’autre mot et de
tout ensemble faire action de grâces et reconnaissance
et prière soustraite au temps.
Comme le sens a besoin de mots, ainsi les mots
ont besoin de notre voix.
C’est avec son œuvre tout entière que nous prierons
Dieu ! rien de ce qu’il a fait n’est vain, rien
qui soit étranger à notre salut. C’est elle, sans en
oublier aucune part, que nous élèverons dans nos
mains connaissantes et humbles.
Car le protestant prie seul, mais le catholique
prie dans la communion de l’Eglise. (''Cloches de Rome au loin.'')
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}, ''au Chapelain''. — Es-tu
convaincu, hérétique ?
{{Personnage|LE CHAPELAIN|||uc|sm}}. ― J’entends les cloches de
Rome qui m’empêchent de répondre, et parmi elles
celles de mon couvent de Sainte-Sabine qui me dit
''Adieu'' et ''Alleluia !''
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}, ''au Deuxième Seigneur''. — Et toi,
Lucio, me crois-tu ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/8
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Yvankusevic
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa|Que je livre à ma maîtresse, <br>
Mes amis, etc.}}
{{SansAlinéa|L’un aime un sexe charmant, <br>
L’autre du vin est l’apôtre ; <br>
Moi, pour agir sagement : <br>
Je préfère…, l’un et l’autre.<br>
Mes amis, etc.}}
{{SansAlinéa|Il faut savoir tour-à-tour, <br>
Pour jouir d’un sort passable, <br>
Livrer ses nuits à l’amour ; <br>
Et passer ses jours à table.<br>
Mes amis, etc.}}
{{SansAlinéa|Aux lois de Bacchus cédons, <br>
Qu’amour nous mette en goguettes, <br>
Faisons sauter les bouchons, <br>
Faisons sauter les fillettes.<br>
Femme aimable, <br>
Bonne table ; <br>
Avec de pareils secours<br>
On passe gaiment ses jours.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Humboldt - Vues des Cordillères, 1816, tome 2.djvu/138
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Grrrrrrrrrrr
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" />{{nr||{{sc|et monumens de l’amérique.}}|127}}</noinclude>âge. J’ignore quelle est la divinité qui descend
sur la terre, armée d’une faucille : seroit-ce
Quetzalcohuatl, le dieu de l’air, et la faucille
signifieront-elle que l’ouragan déracine les
arbres comme si on les avoit coupés ? Je doute
d’ailleurs que les stries jaunes indiquent,
comme le prélend un commentateur espagnol,
la forme des nuages chassés par la tempête.
Les singes sont en général moins fréquens
dans la partie chaude du Mexique que dans
l’Amérique méridionale. Ces animaux entreprennent
des migrations lointaines, lorsque,
chassés par la faim ou par l’intempérie du
climat, ils se voient forcés d’abandonner leur
séjour primitif. Je connois des contrées dans
la partie montagneuse du Pérou, dont les
habitans se rappellent l’époque à laquelle de
nouvelles colonies de singes se sont fixées
dans telle ou telle vallée. La tradition des
cinq âges renfermeront-elle un trait de l’histoire
des animaux ? désigneront-elle une année
où des ouragans et des bouleversemens causés
par les volcans ont engagé les singes à faire
des incursions dans les montagnes d’Anahuac ?
Dans ce ''cycle des tempêtes'', deux hommes
seuls survécurent à la catastrophe, en se<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}, ''le regardant avec tendresse''. — Tout ce que vous dites est vrai.
{{Personnage|TROISIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Nous sommes fiers de
notre Capitaine.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Ce n’est pas parce que vous
m’aimez que j’ai raison.
{{Personnage|PREMIER SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― C’est parce que vous
dites la vérité que nous vous aimons.
Et c’est en vous aimant que nous avons appris
à nous apercevoir les uns des autres.
{{Personnage|DEUXIÈME SEIGNEUR|||uc|sm}}. ― Et à former cette
bande de petits frères à vos côtés.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Comment voulez-vous que je
prenne femme, ayant autour de moi de tels amis ?
{{Personnage|L’ARCHÉOLOGUE|||uc|sm}}. ― Pour toutes choses vous
n’avez que des louanges, mais cela me fâche de
voir que vous n’usez d’aucune et vous passez de
tout si facilement.
{{Personnage|LE VICE-ROI|||uc|sm}}. ― Si j’en usais, je serais forcé
de la détruire et alors vous et moi serions bien avancés !
Je ne suis pas fait pour détruire ; tout ce que je
touche, je voudrais le rendre immortel ! un trésor
inépuisable !
Mais venez ! je n’ai besoin que de vous ! la joie
de ces yeux d’hommes qui me disent qu’ils sont
contents que j’existe !
À cheval ! Il nous faut faire l’étape avant la nuit.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|SAINT JACQUES|SCÈNE {{rom-maj|VI}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''La nuit. La scène est occupée dans toute sa hauteur par une figure, gigantesque et toute parsemée de {{corr|feux|feux,}} de'' SAINT JACQUES ''(Santiago), avec les coquilles de pèlerin et le bâton diagonal. (On sait que le nom de Saint Jacques a été parfois donné à la constellation d’Orion qui visite tour à tour l’un et l’autre hémisphère.)''}}
{{il}}
{{Personnage|SAINT JACQUES|||uc|sm}}. ― Pèlerin de l’Occident, longtemps
la mer plus profonde que mon bâton m’a
arrêté sur ce donjon à quatre pans de terre massive,
Sur cette rose Atlantique qui à l’extrémité du
continent primitif ferme le vase intérieur de l’Europe
et chaque soir, suprême vestale, se baigne dans
le sang du soleil immolé.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|SAINT JACQUES|SCÈNE {{rom-maj|VI}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
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{{Personnage|SAINT JACQUES|||uc|sm}}. ― Pèlerin de l’Occident, longtemps
la mer plus profonde que mon bâton m’a
arrêté sur ce donjon à quatre pans de terre massive,
Sur cette rose Atlantique qui à l’extrémité du
continent primitif ferme le vase intérieur de l’Europe
et chaque soir, suprême vestale, se baigne dans
le sang du soleil immolé.<noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/42
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Susuman77
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Et c’est là, sur ce môle à demi englouti, que j’ai
dormi quatorze siècles avec le Christ,
Jusqu’au jour où je me suis remis en marche au
devant de la caravelle de Colomb.
C’est moi qui le tirais avec un fil de lumière
pendant qu’un vent mystérieux soufflait jour et nuit
dans ses voiles,
Jusqu’à ce que dans le flot noir il vît les longues
tresses rubigineuses de ces nymphes cachées que le
matelot appelle ''raisin-des-tropiques''.
Et maintenant au ciel, sans jamais sortir de l’Espagne,
je monte ma garde circulaire,
Soit que le pâtre sur le plateau de Castille me
vérifie dans la Bible de la Nuit entre la Vierge et le
Dragon,
Soit que la vigie me retrouve derrière Ténérife
déjà enfoncé dans la mer jusqu’aux épaules.
Moi, phare entre les deux mondes, ceux que
l’abîme sépare n’ont qu’à me regarder pour se trouver
ensemble.
Je tiens trop de place dans le ciel pour qu’aucun
œil puisse se méprendre,
Et cependant aussi nulle que le cœur qui bat, que
la pensée dans les ténèbres qui reparaît et disparaît.
Au sein de la Grande Eau à mes pieds où se reflètent
mes coquilles et dont le sommeil sans heures
se sent heurter à la fois à l’Afrique et à l’Amérique,
Je vois les sillons que font deux âmes qui se
fuient à la fois et se poursuivent :
L’un des bateaux file en droite ligne vers le Maroc ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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Et c’est là, sur ce {{Nec|môle}} à demi englouti, que j’ai
dormi quatorze siècles avec le Christ,
Jusqu’au jour où je me suis remis en marche au
devant de la caravelle de Colomb.
C’est moi qui le tirais avec un fil de lumière
pendant qu’un vent mystérieux soufflait jour et nuit
dans ses voiles,
Jusqu’à ce que dans le flot noir il vît les longues
tresses rubigineuses de ces nymphes cachées que le
matelot appelle ''raisin-des-tropiques''.
Et maintenant au ciel, sans jamais sortir de l’Espagne,
je monte ma garde circulaire,
Soit que le pâtre sur le plateau de Castille me
vérifie dans la Bible de la Nuit entre la Vierge et le
Dragon,
Soit que la vigie me retrouve derrière Ténérife
déjà enfoncé dans la mer jusqu’aux épaules.
Moi, phare entre les deux mondes, ceux que
l’abîme sépare n’ont qu’à me regarder pour se trouver
ensemble.
Je tiens trop de place dans le ciel pour qu’aucun
œil puisse se méprendre,
Et cependant aussi nulle que le cœur qui bat, que
la pensée dans les ténèbres qui reparaît et disparaît.
Au sein de la Grande Eau à mes pieds où se reflètent
mes coquilles et dont le sommeil sans heures
se sent heurter à la fois à l’Afrique et à l’Amérique,
Je vois les sillons que font deux âmes qui se
fuient à la fois et se poursuivent :
L’un des bateaux file en droite ligne vers le Maroc ;<noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/49
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Susuman77
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L’autre au rebours de courants inconnus et de
remous adverses ne réussit qu’avec peine à maintenir
sa direction.
Un homme, une femme, tous deux me regardent
et pleurent.
Je ne vous ferai point défaut.
Les heureux et les assouvis ne me regardent pas.
C’est la douleur qui fait dans le monde ce grand
trou au travers duquel est planté mon sémaphore.
Quand la terre ne sert qu’à vous séparer, c’est
au ciel que vous retrouverez vos racines.
Tous les murs qui séparent vos cœurs n’empêchent
pas que vous existiez en un même temps.
Vous me retrouvez comme un point de repère.
En moi vos deux mouvements s’unissent au mien
qui est éternel.
Quand je disparaîtrai à vos yeux, c’est pour aller
de l’autre côté du monde pour vous en rapporter
les nouvelles, et bientôt je suis de nouveau avec vous
pour tout l’hiver.
Car bien que j’aie l’air immobile, je n’échappe
pas un moment à cette extase circulaire en quoi je
suis abîmé.
Levez vers moi les yeux, mes enfants, vers moi,
le Grand Apôtre du Firmament, qui existe dans cet
état de transport.
{{Brn|2}}<noinclude>
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LeCharybde
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text/x-wiki
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Au double point de vue du drame et de la
musique, c’est une des plus magnifiques entrées
que puisse rêver un héros d’opéra. Descendu de
sa nacelle au milieu de ces personnages d’attitudes
et de physionomies si variées, Lohengrin
attache son regard sur le cygne qui vient de
l’amener ; il lui dit adieu, et cette courte mélodie,
où se devine une sorte de tristesse contenue,
même de vague inquiétude, est demeurée
célèbre. Notons, en passant, dans cette phrase
expressive, l’absence de toute tonique, jointe à
l’uniformité voulue d’une suite de cadences sur
la dominante, procédé curieux auquel pourrait
bien revenir une part du résultat obtenu.
Avant de combattre pour Elsa, Lohengrin fait
jurer à la jeune fille de ne jamais chercher à
savoir „ni de quelle contrée il arrive, ni quel est
son nom, ni quelle est sa nature“, serment décisif,
puisqu’il sert en quelque sorte de pivot dramatique
à tout l’ouvrage, et justement caractérisé
par un thème expressif qui se présente ici pour
la première fois, mais reviendra souvent par la
suite, et qu’on pourrait nommer, suivant le mode
allemand, le motif du „serment de discrétion“ ou
de „la foi jurée“. Cependant les témoins mesurent
la lice ; le héraut proclame les conditions du combat ;
le Roi invoque le secours du ciel ; la lutte<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bécassine chez les Turcs/59
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Bécassine, 1 page
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>commence, et bientôt Telramund succombe, terrassé
par Lohengrin qui lui fait grâce de la vie,
tandis qu’Elsa se jette avec enthousiasme dans
les bras de son sauveur et que la foule acclame
le héros victorieux en poussant des cris d’allégresse.
On conçoit l’intérêt dramatique de ce superbe
finale, une des pages maîtresses de l’œuvre, où
quelques longueurs inutiles ne sauraient compromettre
l’effet d’une série de fragments de toute
beauté, comme le fier appel du héraut, comme
le défi de Lohengrin, comme la furieuse réponse
de Telramund avec sa succession hardie d’accords
durs et heurtés, comme enfin l’explosion
suprême où se combinent toutes les ressources
de l’orchestre sonnant à plein cuivres, et des
voix mêlées, étagées par endroits, au point de présenter
jusqu’à onze parties réelles ; où jusqu’au
bout se maintient cette allure héroïque, cette
fierté martiale que le compositeur a su traduire
avec une incomparable puissance et un merveilleux
éclat.
Le deuxième acte a pour cadre l’intérieur du
burg d’Anvers, et se décompose, pour ainsi dire,
en deux parties, se jouant l’une dans les ténèbres
de la nuit, l’autre au lever du jour, la première<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bécassine chez les Turcs
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M-le-mot-dit
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Bécassine, 1 album
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{{d|''Une salle dans le Palais de l’Escurial.''}}
{{il}}
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Señor, votre proposition que vous
m’avez fait à grand’peine accepter a cessé de me plaire.
Je ne puis laisser ainsi une femme à la tête d’une
bande de brigands sur ce château à moitié submergé
entre le sable et la mer, entre la trahison et l’Islam.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― L’alternative est d’envoyer des
troupes et de l’argent.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Je n’ai point de troupes et d’argent
pour l’Afrique.
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à perdre Mogador.
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m’avez fait à grand’peine accepter a cessé de me plaire.
Je ne puis laisser ainsi une femme à la tête d’une
bande de brigands sur ce château à moitié submergé
entre le sable et la mer, entre la trahison et l’Islam.
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/205
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Hilarion~frwiki
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{{g|(127)<br />Suite.}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
&\left.\begin{align}
+&\underset{[2\quad.\quad.118]}{\frac{22185}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.136]}{\frac{357}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{13923}{2048}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.27]}{\frac{27}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{1557}{2048}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
+&\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.13]}{\frac{1485}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{6939}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[5\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.12]}{\frac{3465}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{14589}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[7\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.26]}{\frac{63}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{333}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[10\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.135]}{\frac{441}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{1197}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
+&\underset{[13\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.134]}{\frac{189}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{6993}{2048}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[15\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\frac{51}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{3383}{2048}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.21]}{\frac{135}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{459}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[27\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.20]}{\frac{315}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{909}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
-&\underset{[32\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.78]}{\frac{255}{128}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{6273}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[41\quad.\quad.3]}{\frac{353565}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.127]}{\frac{57375}{1024}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{1721252}{8192}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
+&\underset{[41\quad.\quad.131]}{\frac{30375}{8192}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[42\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.2]}{\frac{23625}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{424035}{1024}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
\end{align}\right]*\\
+&\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.163]}{\frac{255}{16}\gamma^2e^2e'^2-\frac{9945}{256}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}
+\underset{[51\quad.\quad.168]}{\frac{765}{256}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}
+\underset{[52\quad.\quad.65]}{\frac{405}{64}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}
+\underset{[53\quad.\quad.64]}{\frac{315}{32}\gamma^2e^2e'^2\frac{n'}{n}}\\
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(2h+2g-2h'-2g'-4l')</math>}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (127) a disparu par suite de la 44{{e}} opération.|fs=70%|4}}
{{g|(128)}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{
\frac{4225}{128}e^2e'^3
-\underset{[1\quad.\quad.125]}{\frac{795}{256} e^2e'^3\frac{n'}{n}}
-\underset{[1\quad.\quad.126]}{\frac{2835}{256}e^2e'^3\frac{n'}{n}}
-\underset{[1\quad.\quad.127]}{\frac{2295}{64} e^2e'^3\frac{n'}{n}}
\right\}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\cos(2h+2g-2h'-2g'-5l')</math>}}
{{g|(129)}}
{{g|{{Taille|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\frac{7995}{128}e^2e'^4\right\}</math>|70}}<math>\cos(2h+2g-2h'-2g'-6l')</math>}}
{{g|(130)}}
{{g|<math>+m'\frac{a^2}{a'^3}\left\{\begin{align}
-&\frac{15}{16} e^2e' +\frac{15}{8} \gamma^2e^2e' +\frac{15}{128} e^2e'^3 -\frac{15}{16} \gamma^4e^2e' +\frac{105}{128}e^2e'\frac{a^2}{a'^2}\\
+&\underset{[1\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.125]}{\left(\frac{135}{32}e^2e'-\frac{675}{16}\gamma^2e^2e'-\frac{135}{64}e^4e'-\frac{1485}{128}e^2e'^3\right)\frac{n'}{n}}
+\underset{[1\quad.\quad.126]}{\frac{2835}{256}e^2e'^3\frac{n'}{n}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (130) se continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}*</math>|fs=70%}}
{{g|* Cette portion du coefficient du terme (130) a disparu par suite de la 43{{e}} opération.|fs=70%|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
g2ys8gousl1x9v01d6k5rwu0a4x35vz
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/155
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki />
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vive Dieu ! l’âme de Dona
Prouhèze ne sera pas perdue ! Elle est en sûreté. À
jamais l’âme de Dona Prouhèze ne sera pas perdue !
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Qu’est-ce que Mogador après tout ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Une grande chose pour moi et
pour tant de Vos ancêtres qui l’ont convoitée.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Un coin de terre calcinée !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Juste ce qu’il faut pour que les
chrétiens y fassent leur purgatoire.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Entre l’Amérique et ça je ne puis
pas hésiter.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Vous avez vu Don Rodrigue ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Je l’ai vu.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Prêt enfin à partir pour l’Amérique ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Il est prêt si je donne l’ordre à Dona
Prouhèze de revenir.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Le conseil suffit. Laissez à
Dona Prouhèze le mérite de décider.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Je le veux. Et ce sera Rodrigue lui-même
en route pour son Gouvernement qui sera
chargé de porter ma lettre et celle que vous y joindrez.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Pourquoi Rodrigue ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Craignez-vous pour la vertu de votre
femme ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Pourquoi cette torture inutile ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Pourquoi inutile ? pourquoi essayerais-je
de la lui épargner ?
Je veux qu’il revoie le visage de la femme qu’il
aime une fois encore en cette vie ! qu’il la regarde
et qu’il s’en soûle et qu’il l’emporte avec lui !<noinclude>
<references/></noinclude>
d3undbfjczt55mujmq60bo2l5ysffb1
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/89
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>occupée par deux grands duos, la seconde, par
une longue scène finale. Ortrude, que nous avons
vue dans l’acte précédent, mais sans trop entendre
le son de sa voix, tient ici la première place.
Figure bizarre, énigmatique, que nous retrouverons
un jour plus compliquée, plus raffinée encore
sous les traits de Kundry dans ''Parsifal''. Restée
païenne et à demi sorcière, elle poursuit une
double tâche : d’abord rendre la confiance à son
mari, Telramund, qui, vaincu, banni, regarde
avec rage ce burg d’où pour toujours il doit
s’éloigner ; ensuite se venger d’Elsa, en tâchant
de verser dans son âme le poison du doute, en
lui donnant à entendre que ce futur époux est
d’une étrange origine, et qu’il pourrait bien un
jour disparaître par le même enchantement qui
l’a amené.
Nous n’essayerons point de critiquer la donnée
scénique de ces deux duos successifs, d’en
démontrer même, ce qui serait aisé, l’inutilité ;
nous ne chercherons point à justifier la rencontre
peu vraisemblable de ces deux rivales, à expliquer
comment Elsa, une princesse, passe sur un balcon
la fin de la nuit qui précède la cérémonie de
son mariage, comment elle pousse la compassion
jusqu’à pardonner, sans plus d’hésitation, à celle
qui voulait sa mort, et jusqu’à lui rendre tout<noinclude>
<references/></noinclude>
rw0u29uvq7330pd1z4dcxj6nbtx8jq2
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/156
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
Qu’ils se regardent une bonne fois face à face !
Qu’il la sache qui l’aime, et qu’il l’ait à sa seule
volonté et qu’il s’en sépare par sa propre et pure
volonté,
Pour toujours et ne plus la revoir jamais !
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Si Vous le plongez en enfer,
ne craignez-Vous pas qu’il y reste ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Tant pis ! Lui-même l’a voulu, je ne
vois aucun moyen de l’épargner.
Je veux lui fourrer d’un seul coup dans le cœur
tant de combustible qu’il en ait pour toute la vie !
Au-dessus de ce monde là-bas qui est en proie à
l’autre, d’un monde à l’état de bouillonnement et de
chaos, au milieu de cet énorme tas de matière toute
croulante et incertaine,
Il me faut une âme absolument incapable d’être
étouffée, il me faut un tel feu qu’il consume en un
instant toutes les tentations comme de la paille,
Nettoyé pour toujours de la cupidité et de la
luxure.
Je me plais à ce cœur qui brûle et à cet esprit
dévorant, à ce grief éternel qui ne laisse à l’esprit
point de repos.
Oui, s’il n’y avait pas eu cet amour, il m’aurait
fallu y suppléer moi-même par quelque grande
injustice.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Un autre que moi pourrait
Vous dire : Mais quoi, s’il succombe ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― S’il succombe, et bien ! décidément,
ce n’était pas l’homme qu’il me fallait et j’en
trouverai un autre.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Pour tant de travail et de souf-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/157
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude>france, quelle sera la récompense que Vous lui réservez ?
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Mon fils, ce sera la seule qu’il attende
et qui soit digne de lui : l’ingratitude.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Que Rodrigue parte donc et
comme Votre Majesté m’y invite j’oserai joindre
ma lettre à la sienne.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Pardonnez-moi cette épreuve à laquelle
je suis forcé de mettre Dona Prouhèze.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Sire, je ne crains rien pour
elle.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Du moins vous allez revoir votre épouse.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Je ne reverrai plus Dona
Prouhèze en cette vie.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Quoi ! pensez-vous qu’elle n’obéisse
pas à ce conseil que Nous-Même et vous avec moi.
lui donnons et que Rodrigue lui porte ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Oui, je le pense.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Cet exil a-t-il pour elle tant de charmes ?
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Un exil du moins qui l’éloigne de moi.
{{Personnage|LE ROI|||uc|sm}}. ― Mais Rodrigue s’en va de son côté.
{{Personnage|DON PÉLAGE|||uc|sm}}. ― Tant pis ! elle a trouvé son destin
et son destin l’a trouvée ;
Qui l’a une fois connue ne s’en sépare pas aisément,
Cette adjonction à notre vœu secret des ailes de la Destinée.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/90
104
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>ou partie de ses charges, en l’invitant à se
joindre au cortège qui doit l’accompagner à la
cathédrale. Mais on ne lira pas sans intérêt ni
profit ces longues pages musicales. Les stances
d’Elsa rêvant aux étoiles ont un grand charme
poétique ; la péroraison du duo avec Ortrude est
traitée avec une noble ampleur, et se complète
en outre par une admirable ritournelle d’orchestre.
Quant au premier duo entre les époux
vaincus et maudits, sa couleur sombre, ses
accents sinistres l’ont rendu depuis longtemps
célèbre en Allemagne. Deux thèmes s’y rencontrent,
l’un, celui du „serment de discrétion“
entendu au premier acte, l’autre pour la première
fois présenté et destiné par ses contours
cherchés, ses modulations heurtées, ses tonalités
indécises, à caractériser l’âme perfide,
tortueuse, hypocrite d’Ortrude.
Ainsi a-t-on pu trouver là (quoique, le parti
pris n’étant pas absolu, l’épreuve demeure incertaine)
une application remarquable des motifs
caractéristiques circulant à l’orchestre et formant
la base du développement symphonique, tandis
que la mélodie proprement dite reste écartée de
la partie vocale.
Au moment où le soleil commence à dorer le
sommet des tours, le peuple envahit peu à peu la<noinclude>
<references/></noinclude>
6ye3d1r6r44ck6831geqpxzc7oquiok
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/158
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||LE SOULIER DE SATIN|}}</noinclude><nowiki />
{{T3|DON RODRIGUE, LE CAPITAINE|SCÈNE {{rom-maj|VIII}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''La nuit. Le bateau de'' DON RODRIGUE, ''immobile en pleine mer. L’un de ses mâts est coupé par le milieu.''}}
{{il}}
{{Personnage|DON RODRIGUE|||uc|sm}}. ― Il vaut mieux conduire dans
le sable un char attelé de vaches déferrées, il vaut
mieux pousser un troupeau d’ânes à travers les
éboulements d’une montagne démolie,
Que d’être le passager de cette baille à merde et
d’avoir besoin, pour avancer la longueur de son
ombre, de la conspiration des quatre points cardinaux !
Faire dix lieues par jour avec mes propres jambes,
Que de marcher ainsi par zigzag, essai, stratagème, inspiration,<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-08T10:52:57Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
{{T3|DON RODRIGUE, LE CAPITAINE|SCÈNE {{rom-maj|VIII}}|fs=120%|ff=Georgia, serif|sp=0.04em|ws=0.2em|lh=1.5|m=3em}}
{{AN|''La nuit. Le bateau de'' DON RODRIGUE, ''immobile en pleine mer. L’un de ses mâts est coupé par le milieu.''}}
{{il}}
{{Personnage|DON RODRIGUE|||uc|sm}}. ― Il vaut mieux conduire dans
le sable un char attelé de vaches déferrées, il vaut
mieux pousser un troupeau d’ânes à travers les
éboulements d’une montagne démolie,
Que d’être le passager de cette baille à merde et
d’avoir besoin, pour avancer la longueur de son
ombre, de la conspiration des quatre points cardinaux !
Faire dix lieues par jour avec mes propres jambes,
Que de marcher ainsi par zigzag, essai, stratagème, inspiration,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/91
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>scène. Les pimpantes sonneries de trompettes
saluant l’aurore et réveillant le burg silencieux,
l’entrée de la foule dont les instruments à cordes
traduisent bien le gai bourdonnement, les proclamations
du héraut annonçant la mise au ban de
l’empire de Telramund, proclamations courtes,
mais justes d’accent et sobrement expressives,
les réponses du chœur aboutissant à une sorte
d’éclatant cri de guerre, tout cela compose un
ensemble musical très mouvementé, rappelant
à quelques égards la manière pompeuse des
Meyerbeer et des Halévy. C’est alors que, se
rendant au Munster, Elsa, suivie de toute sa cour,
traverse la scène aux accents d’une marche religieuse,
souvent exécutée à Paris et justement
célèbre. Des deux motifs qui la composent, le
premier, en ''mi'' {{musique|bémol}}, a cette allure solennelle, cette
gravité nuancé de tristesse qui convient aux
chants de l’Église ; le second, en ''si'' {{musique|bémol}}, est plus
élégant, plus mondain, mais, passant en ''mi'' majeur,
il s’enrichit sur la scène des accords simples
et puissants d’un double chœur ; un petit
divertissement de huit mesures, où les violons
accompagnés de harpes exposent un chant très
lié, doux et expressif, soude les deux parties de
la marche et ramène l’air initial où les chœurs et
l’orchestre se fondent en un formidable tutti.<noinclude>
<references/></noinclude>
siw7waw9r82u0uwrq1ls2wnr7gt7m8h
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/92
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
Accueillie par les vivats du peuple, Elsa va
gravir le perron du Munster, lorsque Ortrude se
dresse devant elle, refusant de marcher plus longtemps
à sa suite. Elsa lui reproche son ingratitude
et son hypocrisie ; Ortrude réplique en s’attaquant
à l’honneur même de ce chevalier qui
refuse de dire sa naissance et son nom. Un dialogue
s’engage ainsi entre les deux rivales, hautain,
agressif, coupé par les exclamations significatives
du peuple. Trois fois Ortrude prend la
parole, et, les trois fois, son chant se tient curieusement
sur les limites du récitatif mesuré et de
l’air proprement dit ; sans doute, la coupe semble
régulière, de quatre en quatre mesures ; mais les
dessins, les contours des phrases se correspondent
rarement et ne se répètent jamais : exemple précieux
à citer de cette manière mixte qui caractérise
''Lohengrin'' et en fait l’opéra de transition
par excellence.
Attirés par le bruit, Lohengrin, le roi, les
comtes et les nobles de Saxe et de Brabant sont
sortis du palais, et leur arrivée, saluée par la
fanfare caractéristique de „la victoire “ (finale du
premier acte), marque le point de départ du
finale du second. Elsa s’est réfugiée près de son
fiancé qui d’un simple regard fait reculer Ortrude,
quand Telramund, surgissant à l’improviste,<noinclude>
<references/></noinclude>
akyeq9sxdwf5ql7cj2o040lvy1iq930
Page:Paul Claudel, le Soulier de satin, 1941.djvu/159
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DEUXIÈME JOURNÉE|}}</noinclude><nowiki/>
Et de se mettre enfin à cuire sur place tout à
coup en attendant le réveil d’un Ange assoupi !
{{Personnage|LE CAPITAINE|||uc|sm}}. ― Monseigneur, on voit que
vous n’êtes pas marin.
Pour nous autres le plaisir ce n’est pas de filer
bêtement vent arrière,
C’est de lutter au plus fin contre les souffles adverses,
par le moyen de cette voile auxiliaire du
gouvernail,
Jusqu’à ce que finalement ils nous mènent malgré
eux où nous voulons.
C’est pour cela qu’on dit de notre père Ulysse
qu’il était le plus rusé des mortels.
{{Personnage|DON RODRIGUE|||uc|sm}}. ― Vous appelez ça fin, de
sempiternellement offrir un bord, puis l’autre bord ?
Tout cela pour empocher de temps en temps une
espèce de molle flatuosité qui nous fait couvrir deux
encablures ?
Et chaque nuit, bâbord, tribord.
Ce feu rouge pour nous narguer qui marque l’entrée
du Royaume de Don Camille !
{{Personnage|LE CAPITAINE|||uc|sm}}. ― De votre ami Don Camille
à qui vous apportez de si bonnes nouvelles.
{{Personnage|DON RODRIGUE|||uc|sm}}. ― Je tiens à m’acquitter envers
lui. C’est moi qui lui rends son commandement,
mais c’est à ce digne seigneur que je dois la vie.
{{Personnage|LE CAPITAINE|||uc|sm}}. ― Comment cela, s’il vous plaît ?
{{Personnage|DON RODRIGUE|||uc|sm}}. ― Ni les prières de ma mère
n’auraient suffi à me ramener. Déjà je touchais le
sombre bord.<noinclude>
<references/></noinclude>
s2cdijx0jjay4hmu5uxve3sb7pasetc
Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/93
104
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LeCharybde
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>recommence à son profit le coup de théâtre amené
par sa femme à la scène précédente. „Vous avez
mal surveillé, dit-il, le jugement qui m’a ravi
l’honneur, en épargnant à celui que je vois
radieux devant moi toute question. Je lui demande,
moi, son nom, sa patrie, sa condition.“
Le chevalier interpellé dédaigne de répondre ;
mais Telramund s’est rapproché d’Elsa et, comme
le démon tentateur, il distille son mortel venin.
„Laisse-moi lui enlever une parcelle de son
corps, et le secret qu’il te cache, tu le verras à
découvert.“ — „Jamais, jamais ! “ — „Je serai
près de toi cette nuit, appelle moi ! “ Lohengrin
alors, se détournant, les aperçoit tous deux.
„Arrière Telramund, arrière Ortrude, crie-t-il
d’une voix terrible, et que jamais plus ne vous
rencontrent mes yeux ! Elsa, parle maintenant !
Veux-tu me poser la question fatale ? “ Pour toute
réponse la malheureuse s’élance vers son sauveur.
À ce moment les orgues retentissent dans
le Munster, les cloches sonnent, le cortège
reprend sa marche solennelle, et le Roi, ayant
Lohengrin à sa gauche, Elsa à sa droite, pénètre
dans le sanctuaire où l’union des époux doit être
consacrée.
Très animée, très riche de couleur et d’accents,
ce grand finale, un peu trop long peut-être, n’em-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/94
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LeCharybde
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>prunte plus rien aux formules italiennes, et se
déroule sans plan musical bien précis ; le contour
de son architecture serait même malaisé à tracer.
On y retrouve seulement, enchâssés, quelques-uns
des motifs connus, la fanfare du combat, le thème
de „la foi jurée“ et surtout la phrase typique
d’Ortrude, sur laquelle est bâtie la première
partie de l’ensemble. L’accusation portée par
Telramund n’est au fond qu’un récitatif, mais
plein de force, brillamment écrit pour les notes
hautes du baryton et d’un grand effet ; la réponse
de Lohengrin a cette fierté sereine du héros que
sa pureté céleste protège contre les attaques
humaines ; les chœurs enfin sont traités avec un
luxe de parties et un souci de l’harmonie vocale
qui ne contribue pas peu au magnifique résultat
de sonorité obtenu ici. Remarquons enfin que le
premier motif de la marche religieuse sert de
coda, et que, par une sorte de coquetterie, l’auteur
a su le renouveler en variant les six parties
de chant, tandis qu’il maintenant la même disposition
d’accompagnement.
Le troisième acte est précédé d’une introduction
qui, dans la pensée de Wagner, forme une
espèce de tableau musical à part, destiné à traduire
dans l’orchestre ce qu’il ne tenait pas à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/95
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LeCharybde
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>montrer sur la scène : „le bruit et les magnificences
de la fête des noces.“ Tout le monde
connaît aujourd’hui cette page étincelante et
popularisée par les concerts sous le nom un peu
inexact de ''marche nuptiale'' ; car le premier motif
de ce qui sert de ''trio'' pourrait seul être qualifié
de ''tempo di marcia''. Le reste éclate et vibre
d’une gaieté bruyante, presque féroce. La sonorité,
grâce à la disposition des cuivres, y atteint
un degré de puissance qu’on ignorait encore et
qu’on n’a pas dépassé depuis ; la vigueur s’y
dépense avec une fougue presque surhumaine,
et l’on doit croire, en effet, qu’un souffle héroïque
a passé là.
Sur une coda de vingt-quatre mesures qui
termine l’entr’acte et le raccorde au chœur suivant,
le rideau se lève et découvre la chambre
nuptiale. Au fond, par la porte de droite, entrent
les femmes qui conduisent Elsa ; par la porte de
gauche, les guerriers et le Roi qui conduisent
Lohengrin. Au moment où les deux troupes,
précédées de pages portant des flambeaux, arrivent
au milieu de la scène et s’arrêtent, huit
jeunes filles s’en détachent et tournent par trois
fois à pas lents autour des fiancés que le roi embrasse
cérémonieusement ; puis le cortège se
reforme. Lorsque tous ont quitté l’appartement,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/96
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LeCharybde
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude>les portes sont fermées du dehors, et le son va
s’éteignant peu à peu.
On a fait observer que la première mesure de
ce chant nuptial était identique à la première mesure
d’un finale resté célèbre des ''Deux nuits'' de
Boïeldieu. Soit ! Mais il suffit de considérer les
mesures suivantes dans les deux morceaux pour
voir quel chemin différent peuvent se frayer,
tout en partant du même point, deux maîtres de
génie si opposé. Par son tour simple et naïf, par
sa tenue calme, presque chaste, par sa sonorité
discrète et voilée, ce chœur forme avec l’intermède
qui précède le plus heureux contraste. Comme
dans le chœur des messagers de ''Rienzi'', comme
dans le chœur des fileuses du ''Vaisseau fantôme'',
la phrase est franchement mélodique et nettement
rythmée. L’harmonie à quatre parties ({{1er}} et {{2e}}
dessus, ténors et basses), harmonie qui, malgré
deux ou trois négligences, doit sembler parfaite à
qui sait les procédés cavaliers de Wagner en
pareil cas ; le divertissement qui compose le ''trio'',
où huit soprani soli dialoguent agréablement avec
l’orchestre ; la sobriété et la variété des accompagnements,
renouvelés les quatre fois où réapparaît
le motif principal, tout est calculé et
s’impose sans peine, car il est difficile d’imaginer
une grâce plus exquise, un charme plus pénétrant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/97
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LeCharybde
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<noinclude><pagequality level="3" user="LeCharybde" /></noinclude><nowiki />
Enfin, les époux se trouvent seuls pour la
première fois, et leurs cœurs vont s’épancher.
Mais les suggestions de Telramund et d’Ortrude
ont empoisonné l’âme innocente d’Elsa. Sa passion
se complique maintenant d’une curiosité
malsaine qu’elle ne dissimule plus et qui va la
perdre. Contrairement à sa promesse, elle interroge
timidement d’abord, et Lohengrin se contente
de la détourner de ces pensées en redoublant
de tendresses. Comme elle insiste, il la
conduit doucement vers la fenêtre, et lui montrant
les jardins que la lune éclaire de ses rayons
discrets : „Demandons-nous, dit-il, aux suaves
parfums qui se répandent dans l’air, d’où ils
viennent, et quel souffle mystérieux a pu les
apporter ? “ Elsa ne veut rien entendre. „Dis-moi
ton nom“, s’écrie-t-elle enfin ! — „Malheur à
toi, répond Lohengrin, qu’as-tu fait ? “ À ce moment
Telramund et quatre Brabançons soulèvent
une tapisserie derrière laquelle ils se tenaient
cachés et vont se jeter sur Lohengrin ; celui-ci,
averti par le cri d’effroi que pousse Elsa, saisit
rapidement son épée, et d’un seul coup étend
mort à ses pieds son lâche adversaire. Elsa glisse
lentement à terre, évanouie. Tout ce drame s’est
joué comme en un clin d’œil ; mais cette minute
a suffi pour dissiper à jamais les rêves de bonheur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/129
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Collection des Bibliophiles Fantaisistes
Tirage limité à 500 exemplaires numérotés.
Marcel BouLenGer. Vos Élégances, in-8. . . . . . Fr. 7.50
René Boycesve. La Poudre aux Yeux, petit in-4. . » 10.00
L. Tuomas. L’Esprit de Monsieur de Talleyrand, in-8, épuisé.
Jacques BouLeNGER. Ondine Valmore, in-8 . . . . » 7.50
Fr. DE CureL. Le Solitaire de la Lune, in-4. . . pe 7,50
Louis LALoy. Claude Debussy, petit in-4. . . .. » 10.00
Nozière. Trois pièces galantes, in-8. . . . . . . » 7.50
Claude FARRÈRE. 7rois Hommes et Deux Femmes,
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L. Tomas. Les Douze Livres pour Lily, in-8 . . » 7.50
Maurice Barrès. L’Angoisse de Pascal, in-4, . . . épuisé.
Louis LoviorT. Alice Ozy, in-8 . . . . . . . . . y» 7.50
F. De MiomANDRE. Gazelle, in-8. . . . . . . . . » 7.50
Paul MaraueriTTE. Vos Tréteaux, in-8 . . . . . . » 8.00
L. Thomas. L’Espoir en Dieu, in-8 . . . . . . . » 7.50
Henri De RÉGNIER. Pour les Mois d’Hiver, in-8. . . » 7.5Ù
Jacques-E. BLANCHE. Essais et Portraits, in-8 . . . » 7 .50
Paul ACKER. Portraits de Femmes, in-8. . . . . . » 7.50
Henry BORDEAUX. Les Amants de Genève, in-4. . . » 7.50
X.-Marcel BouLesrin. Zableaux de Londres, in-8 . . » 7.50
L. Tnomas. André Rouveyre, petit in-4. . . . . . » 7.50
Claude FARRÈRE. Fin de Turquie, petit in-4 . . . . » 10.00
127<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/130
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En vente chez DORBON-AINÉ
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30 exemplaires : sur papier de Chine 2 avec une suite en bistre avant
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450 exemplaires sur papier vélin à la cuve du Marais. . 50 Fr.
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Correspondance de Paul Roulier-Davenel
Illustré par l’auteur de 19 portraits-charges (Anatole France, H. de
Régnier, Laurent Taïilhade, Tristan Bernard, Jules Lemaître, Ibsen,
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<references/></noinclude>
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En vente chez DORBON-AINÉ
19, BOULEVARD HAUSSMANN, 19, PARIS, 1x°
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Régnier, Laurent Taïilhade, Tristan Bernard, Jules Lemaître, Ibsen,
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A. ROBIDA
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Plus : 10 collections d’épreuves d’artiste signées, dont 5 sur Japon
ancien a125Fr’et5 sur Chine,» 2, ...,-. 100 !Fr.
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Les Vieilles Villes des Flandres
(Belgique et Flandre française)
Illustré par l’auteur de 155 compositions originales, dont 25 hors
texte, et d’une eau-forte. Un beau volume gr. in-8, sous couverture
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tête ou tranches dorées, couverture conservée . . . . . 20 Fr.
Il a été tiré en outre : 25 exemplaires sur Japon impérial, contenant
une double suite de toutes les compositions, 3 états de l’eau-forte et
une aquarelle originale de A. Robida . . . . . . . . 100 Fr.
100 exemplaires sur papier de Hollande Van Gelder, contenant
une double suite de l’eau-forte et un dessin original à la plume de
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Mœurs de Londres
Un volume in-18 jésus sous couverture illustrée à l’aqua-PONT
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Tu. DE CAUZONS
Histoire de la Magie
et de la Sorcellerie en France
l. Les sorciers d’autrefois. Le Sabbat. La guerre aux sorciers. Un
VOIS EC dE XVI-126 DIN PHASE TRS PPT DIET,
IL Poursuite et châtiment de la Magie jusqu’à la Réforme protestante.
Le procès des Templiers. Mission et procès de Jeanne d’Arc.
Un vol. in-8 écu de xxn-520 pp. : «+ + . . . . . . . SFr.
II. La Sorcellerie, de la Réforme à la Révolution française. La
Franc-Maçonnerie. Mesmer, Cagliostro et le magnétisme. Un vol.
SECTE UME SSD pp 2.20 net os DAFT
IV. La Sorcellerie contemporaine : Les transformations du magnétisme,
Psychoses et névroses. Les Esprits des vivants, les Esprits des
morts. Le diable de nos jours. Le merveilleux populaire. Un vol. in-8
EC dE VU 124 Dans ER ie She Ne ee etais dar gi Le
Ila été tiré quelques exemplaires sur Japon, à 12 Fr. chacun des
3 premiers tomes, et 15 Fr. le dernier.
129
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<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/132
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<noinclude><pagequality level="0" user="Grrrrrrrrrrr" /></noinclude><nowiki />
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teinté, sous couverture illustrée à l’aquarelle par PIERRE
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dans un cartonnage spécial avec couverture conservée . . 30 Fr.
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Il a été tiré 3 exemparel & sur tps à À £ . 20 fr,
Hit) =
130 NE Re
NUITS<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/127
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{{t2|Avantages réservés aux souscripteurs à la collection complète.}}
Les souscripteurs à la série complète des dix
volumes bénéficieront des avantages suivants :
Contre versement préalable d’une somme de
65 francs pour la collection sur papier ordinaire,
de 220 francs pour la collection sur papier du
Japon, les souscripteurs recevront, au fur et à
mesure de la publication, les volumes portant toujours
le même numéro justificatif, et qui (pour les
exemplaires sur Japon) pourront même, sur
demande, être imprimés à leur nom.
Cette combinaison leur permettra de ne pas
courir le risque de ne pouvoir se procurer certains
volumes sur Japon. En effet, les souscriptions
pour un volume déterminé ne seront accueillies
que dans la mesure où il restera des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/128
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" /></noinclude>exemplaires non destinés aux souscripteurs à la
collection complète, et seulement lorsque ce
volume aura été mis dans le commerce.
Au contraire, les souscriptions à la collection
complète sont reçues dès maintenant à la librairie
Dorbon-Aîné, 19, boulevard Haussmann, Paris.<noinclude>
<references/></noinclude>
ox76j4qhh9l6w3vwnb73pi6h050mvba
Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/9
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Yvankusevic
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude><hr>
<p align=center>'''ON N'EST HEUREUX QU'À TABLE.'''</p>
<p align=center>Air : Mon père était {{?}}.</p>
{{SansAlinéa|Puisque nous sommes réunis,<br>
Grâce au destin prospère<br>
Rappelons les jeux et les ris,<br>
Et faisons bonne chère ;<br>
En dépit des ans,<br>
La table en tout tems [sic]<br>
Offre un plaisir durable ;<br>
Ainsi, mes amis,<br>
Je suis fort d'avis<br>
Que nous restions à table.}}
{{SansAlinéa|Mais surtout buvons à longs traits,<br>
Comme faisaient nos pères,<br>
Un vin léger, mousseux et frais<br>
Pétaillait dans leurs verres :<br>
Jamais soucieux,<br>
Toujours radieux,<br>
Comme on était aimable !<br>
Du matin au soir,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cxwbvsk5dd2h5hya9bj5afphza8wf1o
Page:Noailles - De la rive d’Europe à la rive d’Asie, 1913.djvu/123
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Grrrrrrrrrrr" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|15em}}
{{c|Achevé d’imprimer}}
{{c|''le 15 Mars 1913.''}}
{{interligne|15em}}
CE VOLUME EST MIS DANS LE
COMMERCE AU PRIX NET DE 7 FR. 50.<noinclude>
<references/></noinclude>
78aw11o1wle8sp3da00hnubxqofv5vf
Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/415
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Miruts
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/>d’eau qui sommeillait paresseusement à dix-huit cents pieds sous terre, depuis les temps primitifs.
Maintenant, supposons une couche perméable, un lit de sable, située dans le sein de la terre et ne s’ouvrant pas à la surface. Cette couche, enserrée entre des couches imperméables, n’a jamais absorbé une goutte d’eau. On conçoit donc qu’un puits creusé dans ces circonstances doit nécessairement arriver à une nappe absorbante ; c’est en effet ce qui s’est produit dans différentes localités. Cette propriété absorbante est souvent utilisée pour se débarrasser d’eaux nuisibles, et pour opérer l’assèchement de vastes terrains auparavant marécageux, et impropres à la culture. C’est ainsi que le roi René eut autrefois l’idée de faire creuser dans la plaine des ''Paluns'', près de Marseille, formant un grand bassin marécageux qu’il paraissait impossible de dessécher, un grand nombre de trous ou puisards qui jetèrent et jettent encore aujourd’hui dans des couchés perméables, situées à une certaine profondeur, les eaux qui rendaient toute cette contrée improductive. De nos jours, {{M.|Mulot}} a tiré, de ces propriétés absorbantes de certaines couches, un parti ingénieux pour résoudre un problème qui importait beaucoup à la ville de Saint-Denis. L’eau d’une fontaine creusée sur la place de la Poste-aux-Chevaux fournissait en été des éléments surabondants et précieux de propreté ; mais, en hiver, l’accumulation des glaces sur la voie publique nuisait beaucoup à la circulation. Cet inconvénient allait peut-être faire renoncer à creuser une fontaine sur une autre place, lorsque {{M.|Mulot}} imagina le procédé suivant : de l’eau d’excellente qualité, provenant d’une couche située à 65 mètres de profondeur, monte dans un tube métallique d’un certain diamètre. Un second tube, notablement plus grand, enveloppe le premier et va se saisir, à 55 mètres de profondeur, d’une nappe d’eau encore très-potable, mais moins bonne cependant que la première. C’est exclusivement dans l’espace annulaire compris entre ces deux tubes que l’eau de la nappe située à 55 mètres peut remonter. Enfin un troisième tube, notablement plus grand encore que le second, descend en enveloppant jusqu’à la profondeur d’une couche absorbante. L’espace annulaire compris entre le tube moyen et le tube extérieur ne donne donc rien ; au contraire, il sert, en hiver, à ramener dans le sein de la terre, à une couche absorbante, la partie non employée des eaux des deux couches ascendantes, qui, en se répandant sur la place et dans les rues, auraient formé une épaisse couche de glace.
Nous citerons encore, comme exemple du parti que l’on peut tirer de cette propriété
absorbante, la plupart des carrières des environs de Paris, où l’on se débarrasse des eaux au moyen de trous de sonde forés jusqu’à la profondeur des couches fissurées supérieures de la craie, et la voirie de Bondy, qui se débarrasse, par le même procédé, de 100 mètres cubes d’eau par vingt-quatre heures.
Ne quittons pas cette matière sans parler des ''geysers'', sources thermales intermittentes, dont les jets s’élèvent parfois à une hauteur prodigieuse.
Nos plus belles eaux des parcs de Versailles et de Saint-Cloud n’ont rien qui puisse rivaliser, ni pour la hauteur, ni pour le nombre, avec ces jets naturels d’eau chaude qui dégagent une vapeur épaisse, bientôt condensée par le contact de l’air froid. Les geysers sont si nombreux en Islande, qu’on en voit plus de cent groupés dans un espace, d’environ une demi-lieue, à deux kilomètres de la ville épiscopale de Skalholt et à peu de distance de l’Hécla. Dans certaines circonstances, celles qui, par exemple, accompagnent les tremblements de terre ou les grandes éruptions de l’Hécla, on voit la colonne d’eau des geysers atteindre des hauteurs inusitées, comme quatre-vingt-dix à cent pieds. En 1804, le lieutenant danois Ohlsen aperçut deux de ces colonnes, dont l’une portait les eaux jusqu’à cent cinquante pieds environ et l’autre jusqu’à deux cent douze.
Un des plus curieux geysers est celui qu’on trouve prés de Langervatu, lac d’eau douce d’une lieue de circonférence, situé à deux journées de l’Hécla. « Je dois avouer, écrit un voyageur suédois, que le coup d’œil en était superbe : le ciel était serein et le soleil commençait à dorer les montagnes voisines. Il n’y avait pas de vent, et le lac, où se promenaient des cygnes, se présentait à la vue comme un miroir. Tout alentour on voyait, en huit endroits, s’élever, de ces sources chaudes, des vapeurs qui se perdaient dans l’air. Toutes projetaient une pluie abondante ; une, entre autres, s’élevait en colonne de dix-huit à vingt-quatre pieds de haut, sur un diamètre de six à huit pieds. L’eau en était extrêmement chaude. Nous y fîmes cuire, pour notre déjeuner, un gros morceau de mouton, avec quelques truites saumonées et des bécassines : leur saveur n’en fut nullement altérée. Tel était le degré de chaleur, qu’au bout de dix minutes, ces viandes furent cuites presqu’à tomber en morceaux. »
L’eau des fontaines bouillantes n’offre pas toujours une teinte uniforme. Dans celles-ci, elle est claire ; dans celles-là, elle est trouble comme l’eau de chaux qui dépose ; dans quelques-unes enfin, l’eau passe à travers une veine d’ocre qui la rend rouge comme du sang, tandis que celle des autres fontaines, qui coule
ART
an travers d’une glaise plus transparente, est
blanche comme du lait.
L’Islande n’est pas la seule contrée qui
possède des geysers : on vient de découvrir,
en Californie, des sources ayant avec eux la
plus grande analogie.
L’huile de pétrole, dont il se fait aujourd’hui
une consommation si considérable, n’est autre
chose que le produit des ''puits artésiens.'' Il
existe des nappes souterraines entièrement
composées de ces huiles minérales, et un
Puits foré, en Amérique, donne souvert de
huile de pétrole au lieu de donner de l’eau.
En. 1857, un puits foré-à Tétosulle, près d’Oil-Creek,
donna naissance à une source qui produisait
8,000 litres par jour ; de nouvelles
recherches, poussées avec ardeur, amenèrent
la découverte de plus de deux mille sources
produisant pour plus de 50,000 fr. d’huile par
jour. Des sondages exécutés à une plus grande
profondeur amenèrent la découverte d’une,
nappe qui put fournir par jour 3,000 barriques
de 100 litres chacune.’En plusieurs endroits,
le jet d’huile se montra si violent qu’il fallut
employer des moyens puissants pour s’en
rendre maître, et qu’un terrible incendie éclata
dans ces régions par suite de l’inflammation
de l’huile d’une source surabondante, inflammation
qui se propagea à d’autres sources et
sur une grande étendue. Aujourd’hui, les jets
de ces puits sont maintenus et les tuyaux fermés
hermétiquement, de manière que l’huile
ne jaillit, qu’à, volonté et proportionnellement
aux demandes. Le rendement’ annuel des
sources dans toute l’Amérique peut être évalué
annuellement à 60 millions de litres par se
À la vue de ces merveilles dont le xixe
siècle devait avoir les prémices, il est vraiment
à regretter que les cataclysmes géologiques
ne se soient pas produits après la
plantation de la vigne ; des clos entiers de
raisins mûrs eussent été enfouis en même
temps que les forêts ; le jus de la treille aurait
sommeillé en compagnie de la houille, et aujourd’hui
on aurait la chance de rencontrer
des jets de Médocet de Clos-Vougeot auxquels
ne ferait pas défaut cette qualité d’âge si
appréciée des gourmets.
ARTEVELDE (Jack ou Jacob, ou Jacques
Van), que Froissartappelle ''Jacquemart d’Artevelle'', célèbre chef populaire, le ''Grand Brasseur de Gand'', comme ôir le nommait de son
temps. Suivant les uns, il était de famille
noble ; suivant d’autres, il était issu de notables
tisserands (drapiers), et, d’après Froissart,
il joignait à l’industrie héréditaire dans sa
famille une grande brasserie ''de miel'', c’est-à-dire
d’hydromel. Quoi qu’il en soit, il était,
vers 1336, grand doyen des métiers, capitaine
des milices dans sa ville natale, et jouissait
{{sc|j-}}— grande popularité et d’une influence"1 qui, loin de rester circonscrite dans
s de Gand, s’étendit à un grand
nombre des communes de Flandre. C’était un
dé ces hommes puissants par le caractère et
par l’intelligence, et il parait avoir eu pour
but de former un peuple de ce qui n’était
qu’un groupe d’associations isolées et rivales,
d’ériger la Flandre en république commerçante,
sous le patronage de l’Angleterre. On
sait que les belles laines anglaises alimentaient
l’industrie des draps de Flandre, et que
le commerce entre les deux peuples leur était
aussi indispensable à l’un qu’à l’autre. L’alliance
anglaise était donc pour les Flamands
un objet d’intérêt public. Le comte de Flandre,
Louis Ier, ayant, à l’instigation du roi de
France, fait arrêter tous les marchands anglais
qui se trouvaient dans ses États, Édouard III,
roi d’Angleterre, usa de représailles, et prohiba
en outre l’exportation des laines anglaises
et l’importation des draps étrangers (1336).
C’était tout à la fois la ruine de 1 industrie et
du commerce des Flamands. Le mécontentement
éclata de toutes parts contre le comte
Louis, odieux déjà par sa tyrannie, ses exactions,
sa vassalité a l’égard de la France et
politique qi
luaiii, uuimue.uuyen ues métiers, coui le
iple de Gand sur la place pour délibérer
sur les mesures à prendre afin d’empêcher la
ruine de l’industrie nationale. Les officiers du
comte Louis ayant voulu assassiner le tribun
gantois, le peuple se souleva ; la révolte gagna
Bruges, Ypres et la plupart des villes ; et
bientôt il ne resta plus au comte que quelques
petites places et un petit nombre de châteaux.
Artevelde s’empara résolument du pouvoir,
organisa le parti populaire, -bannit les partisans
du comte, séquestra les biens des ''avolés''
(ou émigrés), exerça enfin une véritable dictature,
acceptée par tous, et qui s’étendit sur une
grande partie du pays. • Il étoit, dit Froissart,
entré en si grand’fortune et si grand’
grâce à tous les Flamands, que c’étoit tout
fait et bien fait quant il voujoit commander
par toute Flandre, de l’un des côtés jusques à
l’autré. Il n’y eut onc, ’ en Flandre ni ailleurs,
comte, duc, prince ni autre, qui pût avoir un
pays si fort a sa volonté comme «7 (celui-ci)
longuement l’eut. •
l’artisan décidé de l’alliance anglaise, il
agit vigoureusement en ce sens auprès des
communes et de leurs délégués, leur démontrant
que sans l’Angleterre ils ne pouvaient
vivre ; • car toute Flandre étoit fondée sur
draperie, et sans laine on ne pouvoit draper ;
taient à rompre entièrement les liens si forts
de la vassalité. Mais le roi Philippe de Valois
et le comte Louis semblaient prendre à tâche
de les y pousser par leurs violences et leurs
perfidies. Ce dernier, ayant attiré à des conférences
le beau-père d’Artevelde, Zeyer le
Courtraisien, se saisit de lui par trahison et
lui fit trancher la tête. Puis il s’empara de
Bruges par surprise..Mais presque aussitôt
Artevelde y pénétra à son tour, à la tête des
métiers de Gand. Le comte et le grand brasseur
se rencontrèrent face à face sur la place
du marché. Les Brugeois se soulevèrent, et,
après un combat dans les rues de la ville, les
chevaliers s’enfuirent honteusement devant
ces tisserands et ces foulons si méprisés par
eux. Les communes traitèrent alors avec
Édouard, s’engagèrent à livrer passage à ses
troupes, mais refusèrent leur assistance armée
contre le roi de France, alléguant les obligations
féodales et les anciens traités. Toutefois,
Artevelde insinua aux ambassadeurs
anglais que, si les Flamands ne pouvaient
suivre le roi d’Angleterre contre le roi de
France, ils suivraient peut-être le ''roi de''
''France'' contre le ''roi trouvé.''
Cette ouverture contribua sans doute à déterminer
Édouard à faire valoir ses prétentions
contre Philippe de Valois, et à prendre
lui-même le titre et les armes de roi de France.
Au moment où éclatait la grande guerre qui
forme une période si considérable de nos annales,
le roi de France et le comte Louis,
reconnaissant leur faute, cherchèrent à regagner
les communes flamandes par des concessions
et des garanties. Artevelde ne s’opposa
point aux négociations, et le comte reprit pour
quelque temps possession de G and et de Bruges.
Mais cette paix dura peu ; de nouveaux troubles
chassèrent encore une fois Louis de ses
États (1338), et le pouvoir revint aux mains
du célèbre brasseur, qui exerçait de fait l’autorité
de ''rewaert'' ou régent de Flandre. Dès
lors les Flamands se jetèrent entièrement dans
l’alliance anglaise, et fournirent des secours
d’hommes et d’argent à Édouard et à son allié
le comte de Hainaut.
Cependant-, malgré son génie et sa persévérance,
Artevelde ne put constituer l’unité
de la Flandre. L’esprit d’isolement et de rivalité,
l’égoïsme des villes et des corporations,
multipliaient autour de lui des obstacles invincibles.
Les grandes communes, Gand, Ypres,
Bruges, opprimaient les campagnes et les
petites villes, et voulaient s’attribuer le monopole
de l’industrie des draps. Artevelde fut
obligé de soutenir les grandes villes, et de
comprimer ceux dont la cause était juste.
À Gand même, les tisserands ayant voulu
diminuer les salaires des foulons, il y eut
entre les deux corps de métiers un sanglant
combat. Les foulons furent vaincus. Artevelde
avait encore été amené, par sa position sans
doute, à prendre parti contre eux. Au milieu
de tous ces orages, il perdit l’espoir de maintenir
en Flandre la régence républicaine qu’il
avait fondée, et se résigna au rétablissement
de la suzeraineté féodale, non au profit du
comte, mais en faveur du jeune prince de
Galles, fils a !né d’Édouard III. Ce monarque
étant arrivé au port de l’Ecluse, accompagné
de son fils, Artevelde alla le trouver avec les
députés des villes, mais ne put les amener à
faire nommer le prince de Galles duc de,
Flandre. Sa popularité se brisa dans cette
tentative ; ses ennemis ameutèrent le peuple
contre lui, et répandirent le bruit qu’il avait
livré le grand trésor de Flandre au roi d’Antleterre.
À son retour à Gand, il fut assailli
ans son hôtel par des bandes furieuses que
conduisait le syndic des tisserands ; Gérard
Denys, son ennemi personnel ; il voulut en vain
leur rappeler ses services, et il périt massacré
sur le seuil même de sa porte (1345). « Ainsi
finit Artevelde I... Pauvres gens ''Xamontèrent''
et relevèrent premièrement, et méchantes
gens le tuèrent a la parfln. u (Froissart.)
La mort du grand brasseur, qu’Édouard
appelait son ''cher compère'', ne brisa pas complètement
l’alliance de la Flandre avec l’Angleterre ;
mais Édouard dut renoncer à l’acquisition
du comté pour son fils.
ARTEVELDE (Philippe Van), fils du précédent,
né à Gand vers 1340, vécut longtemps
dans la retraite, et fut choisi en 13S1 comme
capitaine par les Gantois, révoltés t*e nouveau
contre leur comte, Louis II. Cette charge lui
conférait une véritable dictature, qu’il exerça
d’ailleurs avec autant d’intelligence que de
vigueur. Gand était assiégé par les troupes
du comte, qui ravageaient le pays. Philippe
essaya d’obtenir une paix honorable et envoya
douze députés, qui furent soupçonnés de s’être
laissé corrompre, et qui signèrent.un traité
par lequel les meilleurs citoyens étaient sacrifiés
à la vengeance du comte. A leur retour,
ces députés furent pour la plupart décapités
comme traîtres. Plusieurs avaient été autrefois
complices du meurtre du grand Jacques
Artevelde. Philippe poussa dès lors vigoureusement
la guerre contre le comte, et promulgua
des lois d’organisation intérieure, parmi lesquelles
il en est de remarquables, comme celle
qui prescrivait que les pauvres auraient, aussi
bien que les riches, accès et voix délibérative
dans rassemblée du peuple. Cependant la ville
était étroitement bloquée dans un rayon de
ART
quelques lieues par les garnisons féodales.
Philippe essaya encore de traiter ; mais les
conditions furent telles, que ceux de Gand,
malgré le triste état où ils étaient réduits,
n’en voulurent pas accepter la honte. On
choisit dans la ville cinq mille hommes d’élite,
qui partirent sous le commandement d’Artevelde
et vinrent camper près de Bruges, à
la lisière du bois de Beverhout, en face de
l’armée du comte. Malgré l’énorme infériorité
de ses forces, Philippe écrasa la gendarmerie
féodale et ses auxiliaires les Brugeois, s’empara
de Bruges, où il rétablit le parti popufaire,
et entraîna dans le parti de Gand ou
soumit par la force Ypres, Cassel, Bergues",
Furnes, Courtrai et la plupart des communes
de la Flandre. Son autorité de ''rewaert'' ou
régent était partout reconnue, et les bourgeois
des bonnes villes étaient fiers de voir leur
chef tenir ''estât de prince'' et rivaliser de magnificence
avec les seigneurs féodaux. Cependant
le comte Louis implora le secours du roi
de France. Toute la noblesse de ce pays s’ébranla
pour aller châtier cette ''ribaudaille.''
Oudenarde tenait encore pour le comte. Artevelde,
es] érant conjurer l’orage, se tourna
du côté de l’Angleterre, mais n’en put rien
obtenir. Enfin, en novembre 1385, une nomlaquelle
on voyait le jeune roi Charles VI,
pénétra en Flandre, emporta Comines, Menin
et plusieurs autres villes, reçut la soumission
d’Ypres, et, après avoir dévasté tout sur son
passage, rencontra la grande armée flamande
a Roosebeke. Artevelde et ses vaillants compagnons
ne purent tenir contre la formidable
armée féodale, que commandait le meilleur
capitaine qui restât à la France depuis la
mort de Duguesclin. Après une bataille sanglante,
les communes furent écrasées et laissèrent
vingt-cinq mille cadavres sur le terrain.
Les Flamands avaientd’ailleurs combattu avec
un courage héroïque. Les Gantois notamment
s’étaient tous fait tuer sur place ; on en retrouva
neuf mille gisants en un monceau,
parmi lesquels Artevelde, percé de coups de,
lance. Charles VI foula, dit-on, ce cadavre
aux pieds et le fit pendre à un arbre. Le comte
de Flandre recouvra une partie de ses villes,
mais Gand ne se soumit pas immédiatement
après ce grand désastre, et la saison ne permit
pas d’en entreprendre le siège. La grande
armée de Charles VI s’éloigna, après avoir
mis Courtrai à feu et à sang.
ARTHANITE et ARTHANITINE. V. ARTA{{semite}}
et ARTANITINK.
ARTHÉNÉis s. m. (ar-té-né-iss). Entom.
Genre d’insectes hémiptères, famille des
zygéens, comprenant deux petites espèces
qui vivent en Italie.
ARTIIEZ, cK.-lieu de-cant. (Basses-Pyrên.),
arrond. d’Orthez ; pop. aggl. 529 hab. — pop.
tôt. 1,536 hab.
AHTIION, commune du dép. de la Loire-Inférieure,
arrond. de Paimbœuf ; pop. aggl.
488 hab. — pop. tôt. 2,242 hab. On y remarque
la maison dite de la ''Sicaudaix'', une des plus
anciennes et des plus curieuses de la Bretagne.
{{sc|arthonie}} s. f. (ar-to-nî). Bot. Genre de
lichens qui n’a pas été adopté.
« ARTHRALGIE s. f. (ar-tral-ji — du gr.
''arthron'', articulation ; ''alyos'', douleur). Patliol.
Douleur- des articulations, il On dit aussi
ARTHRONALGIG.
ARTHRALGIQDE adj. (ar-tral-ji-ke — rad.
''arthratgie).'' Pathol. Qui appartient à l’arthralgie.
ARTHRATHÈRE s. m. (ar-tra-tè-re — dugr.
''arthron'', articulation ; ''athér'', pointe). Bot.
Genre de plantes de la famille des graminées,
plus connu sous le nom ''A’aristide.''
ARTHRAXON s. m. (ar-tra-kson — du gr.
''arthron'', articulation ; ''axdu'', axe). Bot. Genre
de plantes de la famille des graminées, syn.
de ''isckème.''
ARTHREMBOLLE s. m. (ar-tran-bo-le-du
gr. ''arthron'', articulation ; ''emballa'', je repousse).
Ane, chir. Instrument qu’on employait
pour réduire les luxations.
ARTHRÉMIE s. ''t.'' (ar-tré-mî — du ''%r. orthon'', articulation ; ''aima'', sang). Pathol. Congestion
sanguine dans une articulation.
ARTHRIE s. m. (ar-tri — du gr. ''arthron'',
articulation). Entora. Genre d’insectes diptères
némocères, voisin des tipules, renfermant
une seule espèce.
— s. f. Méd. Maladie des articulations. Syn,
de ''arthropalhie.''
ARTBR1FUGE adj. et s. m. (ar-tri-fu-jedu
gr. ''arthron'', articulation, et du lat. ''fugare'',
mettre en fuite)-. Therap. Se dit des médicaments
employés contre la goutte.
ARTHRINE s. ''t.'' (ar-tri-ne — du gr. ''arthron'', articulation). Bot. Genre de champignons,
comprenant de très-petites espèces
noires, qui vivent sur les feuilles mortes des
carex.
ARTHRION s. m. (ar-tri-on — du gr. ''arthron'', article). Entom. Se dit d’un petit
article situé à la base de la dernière articulation
des pattes de beaucoup d’insectes
coléoptères.<section end="ARTÉSIEN, IENNE s. et adj."/><noinclude>
<references/></noinclude>
kgao1k3npbkx673dci2533u0u08vu3c
Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/214
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr|210|— 1816 —|}}</noinclude>recte, absolue, de toutes les gardes nationales du royaume. Cette administration, confiée, sous la direction immédiate du prince, à deux de ses aides de camp, MM. de Bruges et Jules de Polignac, et au conseiller d’État Allent, ayant le titre d’''inspecteurs généraux'', constituait un véritable ministère, où venaient aboutir la correspondance et les rapports des états-majors de la garde nationale de toutes les villes<ref>Les bureaux de l’administration des gardes nationales étaient installés hôtel de Labriffe, quai Voltaire.</ref>. Chaque jour, à la sortie du conseil, M. de Vaublanc entrait chez le comte d’Artois, soit pour lui communiquer officieusement les mesures arrêtées entre tous les ministres, ou celles qu’il comptait prendre dans le département dont il était titulaire, soit pour connaître les correspondances arrivées au prince dans la journée, et recevoir ses ordres. Ces relations intimes avec l’héritier présomptif de la couronne, cette existence d’une sorte de gouvernement dans le gouvernement, blessaient depuis longtemps les susceptibilités du président du Conseil, lorsque deux faits achevèrent de rendre impossible, à ses yeux, le maintien de M. de Vaublanc : d’abord, l’éclat avec lequel ce ministre s’était séparé, le 10 avril, des autres membres du cabinet ; ensuite, la remise au roi, dans le même moment, d’un mémoire rédigé au nom de M. de Vaublanc par le baron Capelle, et dans lequel le ministre de l’intérieur insistait « sur l’indispensable nécessité d’une marche plus ferme, plus résolue ; d’une union plus intime avec cette majorité royaliste, que la molle attitude du ministère rassurait si peu. » Des ouvertures,
pour le remplacer aussitôt après la séparation de la Chambre, avaient immédiatement été faites par MM. de Richelieu et Decazes à un député qu’un remarquable talent de tribune, des gages éclatants donnés à la royauté, une rare probité politique, et la position influente que lui donnait la présidence de la Chambre depuis la chute de l’Empire, indiquaient naturellement à leur choix ; ils s’étaient adressés à M. Lainé.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/10
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa| Il fallait les voir<br>
Ne pas quitter la table.}}
{{SansAlinéa|Aujourd'hui, dans nos grands repas ;<br>
On est sur le qui vive,<br>
On y mange, et l'on n'y boit pas ;<br>
Je suis meilleur convive,<br>
Qu'un bon vin d'Aï<br>
Nous rappelle ici,<br>
Ce tems [sic] respectable<br>
Où chacun buvait,<br>
Où chacun chantait<br>
Sa chansonnette à table.}}
{{SansAlinéa|Jadis nos ayeux, tour-à-tour,<br>
Un peu de vin en tête,<br>
De Bacchus et du dieu d'amour,<br>
Célébraient mieux la fête :<br>
À fêter Bacchus<br>
On ne songe plus,<br>
Par un oubli coupable,<br>
Et pourtant sans lai,<br>
L'amour aujourd'hui<br>
Baille au lit comme à table.}}
{{SansAlinéa|Mes amis, il n'est point de meaux<br>
Que le vin ne soulage ;<br>
Plus d'ennemis, plus de rivaux ;}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le chansonnier des amis de la table et du vin, recueil de chansons amusantes - 1837.pdf/11
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{SansAlinéa|Plus de mauvais ménage :<br> Un seul coup de vin ;<br> Du Rhône ou du Rhin,<br> Rend l'homme plus traitable.<br> Nargue des soucis !<br> Convenons amis,<br> Qu'on est heureux qu'à table.}} <hr> »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa|Plus de mauvais ménage :<br>
Un seul coup de vin ;<br>
Du Rhône ou du Rhin,<br>
Rend l'homme plus traitable.<br>
Nargue des soucis !<br>
Convenons amis,<br>
Qu'on est heureux qu'à table.}}
<hr><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yvankusevic" /></noinclude>{{SansAlinéa|Plus de mauvais ménage : <br>
Un seul coup de vin ; <br>
Du Rhône ou du Rhin, <br>
Rend l’homme plus traitable.<br>
Nargue des soucis ! <br>
Convenons amis, <br>
Qu’on est heureux qu’à table.}}
<hr>
<p align=center>'''LE DEJEUNER DE GARÇON,'''<br>RONDE</p>
<p align=center>Air : C’est la petite Thérèse.</p>
{{SansAlinéa|C’est pour chanter, c’est pour rire, <br>
C’est pour sabler le vin vieux, <br>
C’est même un peu pour médire<br>
Que nous sommes dans ces lieux.<br>
Depuis que le monde est monde<br>
Gais propos, vin et chanson, <br>
Doivent charmer à la ronde<br>
Un déjeuner de garçon.}}
{{SansAlinéa|Dans mon réduit solitaire<br>
J'ai toujours à désirer ;<br>
Mais un nouveau jour l'éclaire,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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La scène si blessante du 8 avril, en irritant profondément M. Lainé contre la majorité royaliste, était, pour les ministres, un motif de désirer encore plus vivement de l’avoir pour collègue : aussi ne cédèrent-ils pas devant un premier refus ; ils revinrent pendant plusieurs jours à la charge. M. Lainé à la fin se rendit. On profita de ce remaniement partiel du cabinet pour donner la liberté à M. Barbé-Marbois, caractère débile, esprit médiocre, que troublaient les orages parlementaires et qui ne cessait de regretter cette tranquille position de premier président de la Cour des comptes qu’il avait si obstinément laissée vacante ; on lui permit d’y rentrer, et l’on confia les sceaux par ''interim'' au chancelier Dambray. M. Barbé-Marbois ne tomba point seul ; il entraîna dans sa chute le fonctionnaire qui, sous son administration comme sous celle de M. Pasquier, c’est-à-dire depuis le retour de Gand, avait eu la direction effective du ministère de la justice ; nous voulons parler du maître des requêtes Guizot. Vainement cet ancien secrétaire de l’abbé de Montesquiou avait déployé dans l’épuration des tribunaux et dans la composition des cours prévôtales le zèle le plus ardent et la plus excessive rigueur ; en vain il avait su dominer la magistrature et la contraindre à l’obéissance la plus servile en tenant tous ses membres courbés sous la nécessité de l’''institution royale'', ces tristes services ne purent balancer son titre de protestant auprès du dévot chancelier ; M. Guizot dut céder la place à M. Trinquelague, récemment nommé procureur général près la cour royale de Pau. Ce dernier, toutefois, reçut un titre plus élevé : M. Guizot était simple secrétaire général ; M. Trinquelague lui succéda au ministère de la justice avec le titre de sous-secrétaire d’État.
Ce fut le 7 mai, huit jours après la prorogation des Chambres, que le ''Moniteur'' enregistra les ordonnances de nomination des deux nouveaux ministres ; les ministres restants, le duc de Richelieu et M. Decazes surtout, avaient espéré quelque repos ; mais, la veille au soir, 6, lorsque le cabinet reconstitué n’avait pas encore eu le temps de se réunir, il fut<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr|212|— 1816 —|}}</noinclude>soudainement convoqué à l’occasion d’une grave nouvelle transmise par le télégraphe de Lyon : il s’agissait d’un mouvement insurrectionnel qui venait d’éclater aux portes de Grenoble, drame sanglant dont les détails sont encore mal connus, et que nous allons raconter.<noinclude>
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