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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
* Si vous ajoutez un titre (en début de liste), *
* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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{{début encart coloré|1=#FFFFFF00}}
:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
{{fin encart}}
<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
</div><br />
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<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
<div style="font-size:90%;">
</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
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{{début encart coloré|1=#FFFFFF00}}
:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
</div><br />
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<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
</div><br />
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<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
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: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
{{fin encart}}
<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
</div><br />
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<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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<br />
{{résumé|Voici les principales règles de typographie que nous souhaitons voir appliquées sur Wikisource. Il est cependant conseillé aux contributeurs de se reporter aux [[w:Wikipédia:Conventions typographiques|conventions]] de Wikipédia pour tous les points de détail qui ne peuvent être énumérés ici.}}
De manière générale, tout contributeur doit reproduire avec exactitude le texte d’une édition de référence. Cette édition peut cependant comporter des erreurs d’orthographe ou de typographie, parfois liées à des limitations techniques (par exemple, les lettres capitales non accentuées). Dans ce cas de figure, la correction de l’orthographe et le changement de la typographie par le contributeur, selon les règles énoncées ci-dessous, sont considérés comme corrects.
== Règles d’orthographe ==
=== Les accents et la cédille ===
'''Règles''' :
1. Tous les textes en français doivent être accentués, que la lettre soit écrite en capitale d’imprimerie ou en minuscule (ex : À, É, È, Î, Ô, etc.). Il faut toutefois en priorité respecter l’orthographe du texte, l’accentuation a varié au cours du temps en français et certains mots aujourd’hui accentués ne l’étaient pas ou étaient accentués différemment.
2. Les textes en langue étrangère doivent être accentués en fonction de leur propre convention typographique.
3. L’accentuation doit être ajoutée aux lettres capitales, même si celles-ci n’en comportent pas.
4. Le ''c cédille'' en capitale s’écrit toujours « Ç » (<code>C_,</code> avec le gadget « Caractères spéciaux automatiques », <code>Alt-0199</code> avec un pavé numérique).
:'''En savoir plus''' :
::[[w:Diacritique|Le rôle des accents]]
::[https://blgraphiste.fr/accentuer-les-capitales/ L’accentuation des lettres capitales]
=== Les ligatures ===
Les deux principales ligatures qui nous intéressent ici sont : æ et Æ d’une part, œ et Œ d’autre part. Une bonne partie des textes récupérables sur internet les oublie !
::'''Astuce''' : le gadget « Caractères spéciaux automatiques », activable dans ses préférences, permet l’écriture des ligatures « æ, Æ, œ, Œ » avec les suites respectives de caractères <code>a~e, A~E, o~e, O~E</code>, ou <code>Alt-0230 Alt-0198 Alt-0156 Alt-0140</code> avec un pavé numérique.
::'''Avertissement''' : méfiez-vous de l’''automatisation'' d’un rechercher / remplacer qui vous traduira moelle en mœlle et les balises <nowiki><poem></nowiki> en <nowiki><pœm></nowiki> ! En général, les ''oeu'' pourront se transformer en ''œu'' (œuvre, …), et les ''oei'' en ''œi'' (œil, …).
::'''Entrer ou afficher des ligatures''' :
::[[Aide:Ligatures]]
== Règles de typographie ==
=== Signes de ponctuation ===
==== Ponctuations simples et doubles ====
;:Espacement
Les signes de ponctuation simples (<code>.</code> <code>,</code>), ainsi que les parenthèses et crochets fermants (<code>)</code> <code>]</code>), se collent au mot qui les précèdent et sont suivis d’une espace (sauf en cas de ponctuation similaire juste après qui doit aussi être collée).
Les parenthèses et crochets ouvrants (<code>(</code> <code>[</code>) se collent au mot qui les suit et sont précédés d’une espace (sauf en cas de ponctuation similaire juste avant qui doit aussi être collée).
Les signes de ponctuation doubles (<code>;</code> <code>:</code> <code>!</code> <code>?</code> <code>«</code> <code>»</code>) doivent être accompagnés d’une espace du côté où ils ont normalement une espace insécable. Pour que le moteur de rendu soit en mesure de remplacer cette espace par une espace insécable, ces ponctuations ne doivent pas être incluses dans le texte des wikiliens. À condition que ces règles soient observées, si dans la fenêtre d’édition, des coupures de ligne mal à propos apparaissent, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter : le [[:w:fr:MediaWiki|moteur de rendu]] fera en sorte de ne pas couper la ligne à ces endroits dans le texte présenté au lecteur.
En résumé, en mode édition :
{| style="text-align: center; line-height:normal; margin:auto; border:thin solid;"
|---
|style="padding:1em 2em;"|AVANT le signe
|style="padding:1em 2em;"|SIGNE
|style="padding:1em 2em;"|APRÈS le signe
|---
|colspan="3"|{{sc|Virgule}}
|---
|pas de blanc
|'''{{t|,|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Point}}
|---
|pas de blanc
|'''{{t|.|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Points de suspension}}
|---
|pas de blanc
|'''{{t|…|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Point-virgule}}
|---
|espace
|'''{{t|;|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Deux-points}}
|---
|espace
|'''{{t|:|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Point d’interrogation}}
|---
|espace
|'''{{t|?|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Point d’exclamation}}
|---
|espace
|'''{{t|!|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Tiret long}}
|---
|espace
|'''{{t|—|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Guillemet ouvrant}}
|---
|espace
|'''{{t|«|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Guillemet fermant}}
|---
|espace
|'''{{t|»|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Parenthèse ouvrante}}
|---
|espace
|'''{{t|(|200}}'''
|pas de blanc
|---
|colspan="3"|{{sc|Parenthèse fermante}}
|---
|pas de blanc
|'''{{t|)|200}}'''
|espace
|---
|colspan="3"|{{sc|Crochet ouvrant}}
|---
|espace
|'''{{t|[|200}}'''
|pas de blanc
|---
|colspan="3"|{{sc|Crochet fermant}}
|---
|pas de blanc
|'''{{t|]|200}}'''
|espace
|}
;:Majuscule, minuscule
Contrairement à une légende tenace, il n’y a pas systématiquement de majuscule après un ''?'' ou un ''!'', ni de minuscule après un deux‑points ; cela dépend du contexte et de la volonté de l’auteur. En revanche, il y a systématiquement une minuscule (sauf nom propre) après un point‑virgule.
==== Points de suspension ====
* Les points de suspension (<code>…</code>) ne forment qu’un seul caractère composé de trois points, et non de trois caractères points (<code>. . .</code>)
* Les points de suspension ne sont suivis d’aucune autre ponctuation que les fermetures de parenthèses ou de crochets.
* Les points de suspension ne doivent pas être employés comme points de suite. Pour les sommaires où on les trouve couramment, utiliser le modèle {{m|Table}} qui crée un filet en pointillé ; et pour une serie de point à la suite du texte {{m|filet}}.
:: '''En savoir plus''' :
::[[w:Points de suspension|Points de suspension]]
:: [[w:Ponctuation|Ponctuation]]
==== Guillemets ====
'''Règle''' : Wikisource utilise les guillemets français doubles (<code>« … »</code>). Les guillemets sont séparés du texte qu’ils encadrent par une espace. Comme pour les ponctuations doubles (voir plus haut), le moteur de rendu prendra automatiquement garde de ne pas effectuer une coupure de ligne du mauvais côté des guillemets.
En règle générale, la ponctuation est incluse dans le guillemet fermant si les guillemets encadrent l’ensemble de la phrase citée avec sa propre ponctuation. Autrement, il est habituel de la laisser à l’extérieur, collée au guillemet fermant si c’est une virgule ou un point de la phrase englobante.
'''Exception''' :
Lorsque l’on cite un texte d’une autre langue (anglaise ou allemande notamment) et que ce texte comporte des guillemets, il est nécessaire de conserver la typographie de la langue. Les guillemets anglais (<code>“ ”</code>), par exemple, n’ont pas d’espace insécable.
: '''Astuce :'''
::*La plupart des traitements de texte autorisent la transformation automatique, mais une vérification s’impose cependant.
::*Sous Windows, les raccourcis clavier pour les guillemets ouvrant et fermant sont respectivement {{touches|Alt|0}}{{touche|1}}{{touche|7}}{{touche|1}} et {{touches|Alt|0}}{{touche|1}}{{touche|8}}{{touche|7}}, ou encore {{touches|Alt|1}}{{touche|7}}{{touche|4}} et {{touches|Alt|1}}{{touche|7}}{{touche|5}}.
::*Sous Ubuntu (et vraisemblablement sous la plupart des distributions Linux), avec la disposition de clavier ''Français (variante)'', il est possible de faire les guillemets français avec {{touches|AltGr|w}} (<code>«</code>) et {{touches|AltGr|x}} (<code>»</code>). Les guillemets anglais se font avec {{touches|AltGr|Maj|w}} (<code>“</code>) et {{touches|AltGr|Maj|x}} (<code>”</code>). Le guillemet bas allemand est disponible avec {{touches|AltGr|Maj|s}} (<code>„</code>).
: '''En savoir plus :'''
: [[w:Guillemet|Les guillemets]]
: [http://marcautret.free.fr/sigma/pratik/typo/guilles/ Étude sur les guillemets]
==== Apostrophe ====
'''Règle''' : L’apostrophe doit toujours être typographique (courbe ou inclinée « ’ »). L’apostrophe droite « ' » n’est utilisée que dans la syntaxe wiki (pour marquer les gras et italiques). Quand elle fait partie des mots ou des noms, comme dans le trigramme breton -cʼh-, le caractère utilisé est la [[:en:w:Modifier letter apostrophe|lettre modificative apostrophe]] (<code>ʼ</code>, HTML <code>&#x02BC;</code>) qui évite aux algorithmes de détecter une limite de mot avant ce signe.
'''Exceptions à la règle'''
: Dans de rares cas, notamment dans des citations originales en anglais à l’intérieur d’une autre citation, l’apostrophe courbe culbutée (et non l’apostrophe courbe) devrait être utilisée (au début d’une citation), car c’est une forme alternative des guillemets doubles anglais (qui s’emploient eux-même sans espaces).
: Par exemple :
::* {{vert|texte en français qui contient un « ''{{lang|en|text fragment in English containing an “English quotation containing itself ‘a sub-quotation’ in it...”, continued afterward...}}'' »}}
: et non pas
::* {{coloré|red|texte en français qui contient un « ''{{lang|en|text fragment in English containing an “ English quotation containing itself « a sub-quotation » in it... ”, continued afterward...}}'' »}}
: si on ne gardait que la seule typographie française. Noter que dans les deux cas ci-dessus, le texte cité dans une autre langue est marqué par l’emploi du modèle {{modl|lang|en|''citation anglaise''}} dans le code Wikisource (où la citation anglaise du dernier paramètre est elle-même indiquée en italique seulement si l’ouvrage de référence le fait aussi : les italiques ne sont pas forcés par le modèle et ne font pas partie de la citation elle-même mais des conventions typographiques du texte français, ils encadrent donc ce modèle et ne sont pas dans le paramètre).
<section begin=apo1 />
: '''Astuces :'''
::* pour remplacer les apostrophes droites par des apostrophes courbes, sans modifier celles de la syntaxe wiki, cliquez sur le bouton '''R''' à gauche de la barre d’outils, entrer {{vert|([^'])'([^'])}} dans la case de gauche (''repl.'') et {{vert|$1’$2}} dans la case de droite (''par'') et cliquer sur GO ! <section end=apo1 /><small>(merci Kipmaster !)</small>.
::* Sous Windows, cette apostrophe s'obtient par la combinaison de touches {{touches|Alt|0}}{{touche|1}}{{touche|4}}{{touche|6}}
::* D’autres astuces [[w:Aide:Accents|ici]].
: '''En savoir plus''' :
::* <span class="plainlinks">[[Wikisource:Scriptorium/Juin 2009#Raccourci clavier pour l’apostrophe courbe|Scriptorium (juin 2009) : raccourci clavier pour l’apostrophe courbe]]
::* Explications complémentaires : voir [[w:Apostrophe (typographie)|Wikipédia]]
==== Tirets et trait d’union ====
Le trait d’union (-) est utilisé pour les mots composés (exemple : « c’est-à-dire »), pour les soudures grammaticales (exemple : « y a-t-il »), pour les césures, pour les intervalles (dates, itinéraires, âges,…) et pour le signe moins. Il est systématiquement collé aux lettres qui l’encadrent. Exception : dans le cas des intervalles où l’un des deux membres est un mot composé, on utilise un tiret demi-cadratin entouré d’espaces insécables (-20 – -10, Paris – Bourg-la-Reine, Southampton – Île de Wight,…)
:Remarque : les césures d’une édition de référence n’ont pas besoin d’être reproduites, car elles ne font pas partie du texte, mais de sa disposition matérielle ; les césures en haut et en bas des pages sont elles reproduites, généralement par un simple trait d'union ; pour les cas particuliers on utilisera les modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Voir [[Aide:Césure]].
Le tiret cadratin (—), lui, bien plus long que le précédent, est utilisé pour les dialogues ou comme tiret d’incise. Il est précédé et suivi d’une espace insécable… sauf si, comme tiret d’incise (''blabla — incise — suite du blabla''), il est suivi d’une virgule (qu’il colle) ou d’une ponctuation finale (le second tiret d’incise disparaît alors).
:'''En savoir plus''' :
: [http://monsu.desiderio.free.fr/atelier/tiret.html Tirets et trait d’union]
: [http://marcautret.free.fr/sigma/pratik/typo/tiret/index.php Le tiret]
: [http://www.druide.com/points_de_langue_28.html Cadratin ou demi-cadratin ?]
=== Espaces insécables ===
Il est toute une liste d’expressions au sein desquelles il est déconseillé de couper une ligne. Les règles ci-dessous sont extraits du ''Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale''. Nous séparons les cas où l’utilisation de {{m|lié}} est nécessaire de ceux où l’utilisation d’un autre modèle est préférable. Dans les cas ambigus, il faut préférer la solution sémantiquement la plus correcte.
==== Cas où les espaces insécables sont entrées avec {{m|lié}} ====
Les tableaux ci-dessous présentent à gauche le code pour éviter ces coupures de lignes, et à droite indiquent par '''{{rouge|//}}''' les endroits où ces coupures sont évitées
* On ne va pas à la ligne entre les éléments d’une date ou d’un horaire :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le 4{{lié}}août{{lié}}1789</nowiki></pre>
| le 4'''{{rouge|//}}'''août'''{{rouge|//}}'''1789
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le 9{{lié}}thermidor an{{lié}}{{rom-maj|II}}</nowiki></pre>
| le 9'''{{rouge|//}}'''thermidor an'''{{rouge|//}}'''{{rom-maj|II}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>17{{lié}}h{{lié}}17</nowiki></pre>
| 17'''{{rouge|//}}'''h'''{{rouge|//}}'''17
|}
* On ne va pas à la ligne entre des initiales et un nom de famille ; dans ce cas, il est recommandé de développer les initiales avec le modèle {{m|abréviation}} (deuxième ligne) :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>W.{{lié}}A.{{lié}}Mozart</nowiki></pre>
| W.'''{{rouge|//}}'''A.'''{{rouge|//}}'''Mozart
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{abr|W.{{lié}}A.{{lié}}Mozart|Wolfgang Amadeus Mozart}}</nowiki></pre>
| {{abr|W.'''{{rouge|//}}'''A.'''{{rouge|//}}'''Mozart|Wolfgang Amadeus Mozart}}
|}
* On ne va pas à la ligne entre une particule et un nom de famille :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>Charles de{{lié}}Gaulle</nowiki></pre>
| Charles de'''{{rouge|//}}'''Gaulle
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>Une fable de La{{lié}}Fontaine</nowiki></pre>
| Une fable de La'''{{rouge|//}}'''Fontaine
|}
* On ne va pas à la ligne entre un nombre cardinal écrits en chiffres arabes ou romains et le nom qu’il qualifie. Pour cela, on peut aussi utiliser le modèle {{m|unité}}, qui en plus formate le nombre (cf. section suivante) :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>faire les 400{{lié}}coups</nowiki></pre>
| faire les 400'''{{rouge|//}}'''coups
|}
* On ne va pas à la ligne entre un nombre ordinal écrits en chiffres arabes ou romains et le nom qu’il qualifie. Lorsque le nom est abrégé, la plupart des modèles d’abréviations insèrent automatiquement l’espace insécable (cf. section suivante) :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>la {{rom-maj|V}}{{e}}{{lié}}République, la 1001{{e}}{{lié}}nuit</nowiki></pre>
| la {{rom-maj|V}}{{e}}'''{{rouge|//}}'''République, la 1001{{e}}'''{{rouge|//}}'''nuit
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le volume{{lié}}{{Ier}}, la page{{lié}}1492</nowiki></pre>
| le volume'''{{rouge|//}}'''{{Ier}}, la page'''{{rouge|//}}'''1492
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>l’an{{lié}}{{rom-maj|II}}, l’année{{lié}}1968</nowiki></pre>
| l’an'''{{rouge|//}}'''{{rom-maj|II}}, l’année'''{{rouge|//}}'''1968
|}
* On ne va pas à la ligne à l’intérieur d’une abréviation, ni avant ''etc.'' ; si un modèle d’abréviation existe, celui-ci prévoit déjà l’espace insécable (cf. section suivante) :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{abr|p.{{lié}}ex.|par exemple}}</nowiki></pre>
| {{abr|p.'''{{rouge|//}}'''ex.|par exemple}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>l’amour, la mer, la mort,{{lié}}etc.</nowiki></pre>
| l’amour, la mer, la mort,'''{{rouge|//}}'''etc.
|}
* On ne va pas à la ligne après un numéro de liste :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>''a''){{lié}}un roc ; ''b''){{lié}}un pic ; ''c''){{lié}}un cap ; ''d''){{lié}}une péninsule</nowiki></pre>
| ''a'')'''{{rouge|//}}'''un roc ; ''b'')'''{{rouge|//}}'''un pic ; ''c'')'''{{rouge|//}}'''un cap ; ''d'')'''{{rouge|//}}'''une péninsule
|}
* On ne va pas à la ligne entre un nom et un symbole chimique, une lettre de référence, un terme algébrique, etc. :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le jour{{lié}}J, le risque{{lié}}0</nowiki></pre>
| le jour'''{{rouge|//}}'''J, le risque'''{{rouge|//}}'''0
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le proton{{lié}}H{{e|+}}, le carbone{{lié}}14</nowiki></pre>
| le proton'''{{rouge|//}}'''H{{e|+}}, le carbone'''{{rouge|//}}'''14
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le triangle{{lié}}ABC, le rayon{{lié}}OA, l’angle{{lié}}α</nowiki></pre>
| le triangle'''{{rouge|//}}'''ABC, le rayon'''{{rouge|//}}'''OA, l’angle'''{{rouge|//}}'''α
|}
==== Cas où un autre modèle est préférable ====
Un certain nombre de modèles, et notamment de modèles d’abréviations, au sein desquelles et après lesquelles il est souvent interdit de couper la ligne, insèrent automatiquement les espaces insécables. À gauche, le code tel qu’à utiliser dans l’espace Page: ; à droite, '''{{rouge|//}}''' signale l’endroit où la coupure est rendue impossible par le modèle utilisé (par contre, les espaces insérées manuellement avec {{m|lié}} ne sont plus signalées).
* On ne va pas à la ligne après un titre de civilité abrégé. Pour cela, il suffit de passer le mot suivant en paramètre du modèle de titre de civilité :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{M.}}{{lié}}et {{Mme|Durand}}</nowiki></pre>
| {{M.}}{{lié}}et {{Mme}}'''{{rouge|//}}'''Durand
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{Mme|de{{lié}}Sévigné}}</nowiki></pre>
| {{Mme}}'''{{rouge|//}}'''de{{lié}}Sévigné
|}
* On ne va pas à la ligne entre un nom de souverain et son numéro dynastique. Pour cela, on peut utiliser le modèle {{m|roi}} ou {{m|reine}}.
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{reine|Catherine|II}}</nowiki></pre>
| Catherine'''{{rouge|//}}'''{{rom-maj|II}}
|}
* On ne va pas à la ligne entre les éléments d’un nombre (décimal ou non). Pour les nombres décimaux, on utilise le mot magique <code><nowiki>{{formatnum:}}</nowiki></code> ; pour les nombres suivis d’un nom, le modèle {{m|unité}} ; pour les angles, le modèle {{m|angle}} :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{formatnum:299792458}}</nowiki></pre>
| 299'''{{rouge|//}}'''792'''{{rouge|//}}'''458
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{unité|299792458|mètres par seconde}}</nowiki>, <nowiki>{{unité|299792458|m/s}}</nowiki></pre>
| 299'''{{rouge|//}}'''792'''{{rouge|//}}'''458'''{{rouge|//}}'''mètres par seconde <br/> 299'''{{rouge|//}}'''792'''{{rouge|//}}'''458'''{{rouge|//}}'''m/s
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{angle|47|11|3}}</nowiki></pre>
| 47°'''{{rouge|//}}'''11′'''{{rouge|//}}'''3″
|}
* La plupart des modèles d’abréviations sont insécables et permettent de passer le mot qui les suit en premier argument pour éviter la coupure de ligne entre l’abréviation et le mot suivant :
{{Code rendu}}
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{n°|42}}</nowiki></pre>
| {{abr|n{{e|o}}|numéro}}'''{{rouge|//}}'''42
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{fig.|12}}</nowiki></pre>
| {{abr|fig.|figure}}'''{{rouge|//}}'''12
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{in-f°}}, {{in-8°}}</nowiki></pre>
| in-'''{{rouge|//}}'''f°, in-'''{{rouge|//}}'''8°
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>le {{s|v}} {{av. J.-C.}}</nowiki></pre>
| le {{rom|v}}{{e}}'''{{rouge|//}}'''siècle av.'''{{rouge|//}}'''J.-'''{{rouge|//}}'''C.
|-
| <pre style="margin:0; text-align:left;"><nowiki>{{1o|primo}} ; {{2o|secundo}} ; {{3o|tertio}}</nowiki></pre>
| {{1o}}'''{{rouge|//}}'''primo ; {{2o}}'''{{rouge|//}}'''secundo ; {{3o}}'''{{rouge|//}}'''tertio
|}
=== Didascalies et noms de personnages (pièce de théâtre) ===
Les [[w:Didascalie (théâtre)|didascalies]] (commentaires de l’auteur sur la scène ou sur les actions des personnages, voir le modèle {{m|didascalie}} ou {{m|di}}) doivent être mises en italique ; et éventuellement séparées du texte de l’œuvre, s’il existe un risque de confusion, par des parenthèses, des lignes blanches ou une indentation. Le modèle de la didascalie est intégrable dans le texte lui-même. D’une manière générale, le nom du personnage sera en ''cap'' et ''bas de casse'' (''cap'' : première lettre en capitale, ''bas de casse'' : le reste du texte en minuscule), le modèle {{m|personnage|}} se chargeant de mettre le nom du personnage en gras et petites capitales.
;Exemples
*Tiré du ''[[Le Malade imaginaire/Acte I|Malade imaginaire]]'' :
<div class="pagetext"><small>
:: {{personnage|argan}}, ''seul dans sa chambre, assis, une table devant lui, compte des parties d’apothicaire avec des jetons ; il fait, parlant à lui-même, les dialogues suivants :''
: Trois et deux font cinq, et cinq font dix, et dix font vingt ; trois et deux font cinq.</small>
</div>
*Dans cet extrait d’''[[Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1865, tome 1.djvu/272|Hamlet]]'', traduit par F.-V. Hugo, nous avons quatre types de didascalies :
**Avec le nom du personnage centré sans ponctuation et en petites capitales (règle dans les pièces en vers).
**La didascalie ''ferrée'' (justifiée) à gauche indique généralement un personnage s’adressant à un autre. Le texte se poursuivra sur la même ligne.
**La didascalie centrée, indique l’entrée de personnage (les noms de ces personnages seront en petites capitales) ou une situation.
**La didascalie justifiée à droite indique les personnages sortant. La didascalie du personnage sera automatiquement séparée par une virgule grâce au modèle.
<div class="pagetext"><small>
{{personnage|polonius|c}}
— Ophélia, promenez-vous ici… Gracieux maître, s’il vous plaît, — nous irons nous placer.
:::{{di|À Ophélia.}}
Lisez dans ce livre ; — cette apparence d’occupation colorera — votre solitude. C’est un tort que nous avons souvent : — il arrive trop fréquemment qu’avec un visage dévot — et une attitude pieuse, nous parvenons à emmieller — le diable lui-même.
{{personnageD|Le Roi|c|à part}}
Oh ! cela n’est que trop vrai ! Quel cuisant — coup de fouet ce mot-là donne à ma conscience ! — La joue d’une prostituée, embellie par un savant plâtrage, — n’est pas plus hideuse sous ce qui la couvre — que mon forfait, sous le fard de mes paroles. — Ô poids accablant !
{{Personnage|Polonius|c}}
— Je l’entends qui vient : retirons-nous, — monseigneur.
{{d|{{didascalie|Sortent le roi et Polonius.}}|3}}
{{c|{{didascalie|Entre {{sc|Hamlet}}.}}}}
{{Personnage|Hamlet|c}}
Être, ou ne pas être, c’est là la question. — Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir — la fronde et les flèches de la fortune outrageante, — ou bien à s’armer contre une mer de douleurs — et à l’arrêter par une révolte ? […]
</small>
</div>
*Lorsque la réplique suit le nom du personnage, avec quelque léger aménagement (dernière didascalie), voir ci-après ce que cela donne pour le même texte [[Page:Shakespeare_-_Œuvres_complètes,_traduction_Guizot,_Didier,_1864,_tome_1.djvu/200|traduit par Guizot]]. Dans le texte original, nous n'avons ni gras (pour les personnages) ni italique (pour certaines des didascalies, celles qui ne suivent pas le nom du personnage). Le tiret quadratin « — » sera espacé avant et après.
<div class="pagetext"><small>
{{personnage|polonius}}. — Ophélia, promenez-vous ici. Gracieux maître, s’il vous plaît, nous irons nous placer. {{di|(À Ophélia.)}} Lisez dans ce livre ; cette apparence d’une telle occupation pourra colorer votre solitude. Nous sommes souvent blâmables en ceci… la chose n’est que trop démontrée… avec le visage de la dévotion et une démarche pieuse, nous faisons le diable lui-même blanc et doux comme sucre, de la tête aux pieds.
{{personnage|le roi}}{{di|, (à part)}}. — Oh ! cela est trop vrai ! De quelle cuisante lanière ce langage fouette ma conscience ! La joue de la prostituée, savamment plâtrée d’une fausse beauté, n’est pas plus laide sous la matière dont elle s’aide, que ne l’est mon action sous mes paroles peintes et repeintes ! Ô pesant fardeau !
{{personnage|polonius}}. — Je l’entends venir, retirons-nous, mon seigneur.
{{di|(Le roi et Polonius sortent.) (Hamlet entre).|d|1}}
{{personnage|hamlet}}. — Être ou n’être pas, voilà la question… Qu’y a-t-il de plus noble pour l’âme ? supporter les coups de fronde et les flèches de la fortune outrageuse ?
</small></div>
*Dernier cas similaire au précédent. Nous aurons de temps en temps des textes avec un alinéa négatif (voir le modèle {{m|AN}}). Le texte pourra avoir aussi un deux-points au lieu du point-tiret quadratin.
<div class="pagetext"><small>
{{AN|{{personnage|le roi}}{{di|, (à part) :}} Oh ! cela est trop vrai ! De quelle cuisante lanière ce langage fouette ma conscience ! La joue de la prostituée, savamment plâtrée d’une fausse beauté, n’est pas plus laide sous la matière dont elle s’aide, que ne l’est mon action sous mes paroles peintes et repeintes ! Ô pesant fardeau !|d}}
</small></div>
</div>
== Voir aussi ==
* ''[[Livre:Greffier - Les Regles de la composition typographique.djvu|Les Règles de la composition typographique]]'', [[Auteur:Désiré Greffier|Désiré Greffier]]
* [[Aide:Ancien français|Typographie de l’ancien français]]
* [[Aide:Conventions de nommages des œuvres|Conventions de nommages des œuvres]]
[[Catégorie:Aide|Typographie]]
5rhlk54ceka33a4v77vzhvyhmqu5uhi
Aide:Demander l’importation d’un livre
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Yann
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/* Einstein */
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text/x-wiki
{{Fil d'Ariane aide}}
[[Catégorie:Numérisation|Demander]][[Catégorie:Aide]]
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demander l’import d’un livre|couleur=blue}}]</span></div>
<!-- FIN BOUTON -->
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<!-- FIN BOUTON -->
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|[[File:OOjs_UI_icon_alert-yellow.svg|40px]]
|Merci de porter attention à la rédaction des demandes d’imports de fac-similés en remplissant la '''totalité des items de la demande''', en particulier '''la source précise du fac-similé''' et la '''signature du demandeur'''. Merci également d’éviter de demander l’import de '''Fac-similés qui ne seront pas corrigés''' par vous-même ou un autre contributeur informé de cette demande. Merci enfin d’éviter de faire de '''trop nombreuses demandes simultanées'''. (Cela décourage les bonnes volontés).
|}
{{fin encart}}
{{Menu de navigation aide|état groupe2 = affiché}}
Afin de disposer d’images utilisables dans l’espace [[aide:Espace "Page"|pages]], vous pouvez soit importer vous-mêmes ces images (voir [[Aide:Créer un fichier DjVu|Créer un fichier DjVu]]), soit en faire la demande ici en cliquant sur le lien ci-dessus.
Cette liste permet également de savoir quels imports sont en cours. Consultez l’[[:Catégorie:Index|index]], pour savoir quels livres ont déjà été importés. Vous pouvez aussi voir leur état d'avancement parmi les [[Wikisource:Livres disponibles en mode page|livres disponibles en mode page]].
= Liste de livres demandés =
Lorsque des œuvres en plusieurs volumes sont en cours d’importation, vous pouvez y participer en demandant plus de précisions sur l’avancement.
Les demandes traitées peuvent être effacées sans archivage particulier autre que <span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Aide:Demander_l%E2%80%99importation_d%E2%80%99un_livre&action=history l’historique de cette page]</span>.
== Demande d'importation d'un livre ==
*Merci de bien vouloir importer Voici la femme : préférences par [[Aurel]]. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3348853s] je n'ai pas de logiciel pour créer des djvu sur mon mac… [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 21 mars 2026 à 18:04 (UTC)
*:@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] Je m'en occupe. Ce sera fait dans l'après-midi. Je te tiens au courant. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 11:20 (UTC)
*::@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] : [[Livre:Aurel - Voici la Femme, 1909.djvu]] [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 14:12 (UTC)
*:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] : merci bien, c'est parfait [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 23 mars 2026 à 17:06 (UTC)
== Armide ==
* Titre : Armide, drame héroïque en cinq actes
* Auteur : Philippe Quinault
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58471988.texteImage
* Demandeur : Yvan Kusevic
* Pris en charge par : Yvan Kusevic
* État : En attente. Bonjour le texte d’Armide fait partie des œuvres complètes de Quinault, déjà importés : [[Page:Le théâtre de Quinault, tome 5, 1715.djvu/405|Théâtre de Quinault, T. 5, p. 381]]. Souhaitez vous malgré tout l'import de l'édition de 1777 ? --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 mai 2026 à 04:34 (UTC)
== Ouvrage de Gustave Eiffel ==
* Titre : Recherches expérimentales sur la résistance de l'air exécutées à la Tour Eiffel
* Auteur : [[Auteur:Gustave Eiffel]]
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5675046x
* Demandeur : [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 5 juin 2026 à 15:38 (UTC)
* Pris en charge par :
* État : {{fait}} [[:File:Eiffel - Recherches expérimentales sur la résistance de l’air exécutées à la Tour Eiffel.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 5 juin 2026 à 16:36 (UTC)
== L’Aérophile ==
* Titre : ''L’Aérophile'', revue (55 années de 1893 à 1947)
* Auteur : divers.
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803/date Gallica]
* Demandeur : [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 08:30 (UTC)
* Suggestion : si possible prévoir un nommage par année, par exemple « L’Aérophile.1893.pdf ». Si la création de toute la collection est problématique, on peut se limiter à quelques-unes des premières années, par exemple 1893 à 1902, voire à une seule (1893).
* Commentaire : deux pages existent déjà sur ws : {{1o}} [[L’Aérophile]] ; {{2o}} [[Livre:Larophile06besa.pdf|La sixième année (1898)]] (à renommer ?)
* Pris en charge par : M-le-mot-dit
* État : {{fait}} années 1 à 12 disponibles.
* {{ping|M-le-mot-dit}}. Merci ! Excellent ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 22:08 (UTC)
== Einstein ==
Bonjour, Voici quelques livres à propos d'Einstein qui seraient intéressants pour Wikisource. L'accès est restreint aux Etats-Unis, et je n'arrive pas à les télécharger, même avec un proxy. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 09:45 (UTC)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/001916621 Bergson ou Einstein, par Aram D'Abro] (1927)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/006558490 Les Arguments de M. Einstein, par François Vial] (1922)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/000483530 Pour comprendre Einstein, par Théophile Moreux] (1922)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/100460460 La notion du temps d'après Einstein, par Paul Dupont] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/012155687 Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application a l'astronomie, par Gustave Juvet] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/007352164 Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein, par Lucien Fabré] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/102654762 Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl] (1922)
@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour Effectivement sur Ht (US) avec vpn on obtient une image taggée avec : "Image Temporarily Unavailable" et en dessous un message "Error code: 429". C'est nouveau. Je suppose que c'est leur nouvelle mesure anti robots. --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 juin 2026 à 11:31 (UTC)
:Finalement, Koavf de Wikisource en anglais, les a importés sur Commons. Merci quand même. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 26 juin 2026 à 13:02 (UTC)
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Yann
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/* Einstein */
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text/x-wiki
{{Fil d'Ariane aide}}
[[Catégorie:Numérisation|Demander]][[Catégorie:Aide]]
<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
<div class="center"><span class="plainlinks" style="margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demander l’import d’un livre|couleur=blue}}]</span></div>
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<!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE OCR -->
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<!-- FIN BOUTON -->
{{début encart coloré|bleu}}
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|[[File:OOjs_UI_icon_alert-yellow.svg|40px]]
|Merci de porter attention à la rédaction des demandes d’imports de fac-similés en remplissant la '''totalité des items de la demande''', en particulier '''la source précise du fac-similé''' et la '''signature du demandeur'''. Merci également d’éviter de demander l’import de '''Fac-similés qui ne seront pas corrigés''' par vous-même ou un autre contributeur informé de cette demande. Merci enfin d’éviter de faire de '''trop nombreuses demandes simultanées'''. (Cela décourage les bonnes volontés).
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{{fin encart}}
{{Menu de navigation aide|état groupe2 = affiché}}
Afin de disposer d’images utilisables dans l’espace [[aide:Espace "Page"|pages]], vous pouvez soit importer vous-mêmes ces images (voir [[Aide:Créer un fichier DjVu|Créer un fichier DjVu]]), soit en faire la demande ici en cliquant sur le lien ci-dessus.
Cette liste permet également de savoir quels imports sont en cours. Consultez l’[[:Catégorie:Index|index]], pour savoir quels livres ont déjà été importés. Vous pouvez aussi voir leur état d'avancement parmi les [[Wikisource:Livres disponibles en mode page|livres disponibles en mode page]].
= Liste de livres demandés =
Lorsque des œuvres en plusieurs volumes sont en cours d’importation, vous pouvez y participer en demandant plus de précisions sur l’avancement.
Les demandes traitées peuvent être effacées sans archivage particulier autre que <span class="plainlinks">[//fr.wikisource.org/w/index.php?title=Aide:Demander_l%E2%80%99importation_d%E2%80%99un_livre&action=history l’historique de cette page]</span>.
== Demande d'importation d'un livre ==
*Merci de bien vouloir importer Voici la femme : préférences par [[Aurel]]. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3348853s] je n'ai pas de logiciel pour créer des djvu sur mon mac… [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 21 mars 2026 à 18:04 (UTC)
*:@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] Je m'en occupe. Ce sera fait dans l'après-midi. Je te tiens au courant. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 11:20 (UTC)
*::@[[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] : [[Livre:Aurel - Voici la Femme, 1909.djvu]] [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 22 mars 2026 à 14:12 (UTC)
*:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] : merci bien, c'est parfait [[Utilisateur:Sapcal22|Sapcal22]] ([[Discussion utilisateur:Sapcal22|d]]) 23 mars 2026 à 17:06 (UTC)
== Armide ==
* Titre : Armide, drame héroïque en cinq actes
* Auteur : Philippe Quinault
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58471988.texteImage
* Demandeur : Yvan Kusevic
* Pris en charge par : Yvan Kusevic
* État : En attente. Bonjour le texte d’Armide fait partie des œuvres complètes de Quinault, déjà importés : [[Page:Le théâtre de Quinault, tome 5, 1715.djvu/405|Théâtre de Quinault, T. 5, p. 381]]. Souhaitez vous malgré tout l'import de l'édition de 1777 ? --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 10 mai 2026 à 04:34 (UTC)
== Ouvrage de Gustave Eiffel ==
* Titre : Recherches expérimentales sur la résistance de l'air exécutées à la Tour Eiffel
* Auteur : [[Auteur:Gustave Eiffel]]
* Source : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5675046x
* Demandeur : [[Utilisateur:Nalou|<span style="color:blue">Alan</span>]] ([[Discussion utilisateur:Nalou|d]]) 5 juin 2026 à 15:38 (UTC)
* Pris en charge par :
* État : {{fait}} [[:File:Eiffel - Recherches expérimentales sur la résistance de l’air exécutées à la Tour Eiffel.pdf]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 5 juin 2026 à 16:36 (UTC)
== L’Aérophile ==
* Titre : ''L’Aérophile'', revue (55 années de 1893 à 1947)
* Auteur : divers.
* Source : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803/date Gallica]
* Demandeur : [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 08:30 (UTC)
* Suggestion : si possible prévoir un nommage par année, par exemple « L’Aérophile.1893.pdf ». Si la création de toute la collection est problématique, on peut se limiter à quelques-unes des premières années, par exemple 1893 à 1902, voire à une seule (1893).
* Commentaire : deux pages existent déjà sur ws : {{1o}} [[L’Aérophile]] ; {{2o}} [[Livre:Larophile06besa.pdf|La sixième année (1898)]] (à renommer ?)
* Pris en charge par : M-le-mot-dit
* État : {{fait}} années 1 à 12 disponibles.
* {{ping|M-le-mot-dit}}. Merci ! Excellent ! Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 20 juin 2026 à 22:08 (UTC)
== Einstein ==
Bonjour, Voici quelques livres à propos d'Einstein qui seraient intéressants pour Wikisource. L'accès est restreint aux Etats-Unis, et je n'arrive pas à les télécharger, même avec un proxy. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 juin 2026 à 09:45 (UTC)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/001916621 Bergson ou Einstein, par Aram D'Abro] (1927)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/006558490 Les Arguments de M. Einstein, par François Vial] (1922)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/000483530 Pour comprendre Einstein, par Théophile Moreux] (1922)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/100460460 La notion du temps d'après Einstein, par Paul Dupont] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/012155687 Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application a l'astronomie, par Gustave Juvet] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/007352164 Une nouvelle figure du monde : les théories d'Einstein, par Lucien Fabré] (1921)
* [https://catalog.hathitrust.org/Record/102654762 Les theories einsteiniennes et les principes du calcul integral, par Adolphe Buhl] (1922)
@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour Effectivement sur Ht (US) avec vpn on obtient une image taggée avec : "Image Temporarily Unavailable" et en dessous un message "Error code: 429". C'est nouveau. Je suppose que c'est leur nouvelle mesure anti robots. --[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 juin 2026 à 11:31 (UTC)
:Finalement, Koavf, de Wikisource en anglais, les a importés sur Commons. Merci quand même. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 26 juin 2026 à 13:02 (UTC)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki />
Comme comédien, Rouvière était très admiré d’Eugène Delacroix.
{{M.|Champfleury}} a fait de lui une curieuse étude sous forme de nouvelle : ''le Comédien Trianon.''
<br /><br />
<small>
Nous aurions voulu grossir ce chapitre de quelques ''Causeries du Tintamarre'' que la bibliographie La Fizelière et Decaux attribue à Baudelaire (années 1846-47), en collaboration avec Aug. Vitu et Th. de Banville. Mais la place nous manquait et d’ailleurs il eût été bien aventureux d’oser un départ formel entre les proses de « Francis Lambert, Marc Aurèle et Joseph d’Estienne ».
</small>
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:James Oliver Curwood
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text/x-wiki
{{Auteur
|cle = Curwood, James Oliver
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== Œuvres ==
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{{document
| date = 1908
| titre = L’Aventure du capitaine Plum
| vo = ''The Courage of Captain Plum''
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{{document
| date = 1908
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{{document
| date = 1909
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{{document
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{{document
| date = 1911
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{{document
| date = 1911
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| date = 1913
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| vo = ''Kazan: Wolf-Dog of the North''
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| date = 1916
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| date = 1917
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| date = 1918
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| date = 1926
| titre = ''The Black Hunter''
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| date = 1928
| titre = ''The Plains of Abraham''
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{{document
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{{document
| date = 1930
| titre = ''Green Timber''
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{{document
| date = 1930
| livre = Curwood - Le Fils des forêts, trad.Postif, 1938.djvu
| titre = Le Fils des forêts
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| titre = ''Falkner of the Inland Seas''
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{{liste documents fin}}
}}
{{Portail|États-Unis}}
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La Mère (Gorki)
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
{{Voir homonymes|La Mère}}
<pages index="Gorki - La Mère, 1945.djvu" include=3 header=sommaire />
<pages index="Gorki - La Mère, 1945.djvu" include=2,390 />
{{TextQuality|100%}}
[[Catégorie:Romans réalistes]]
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[[Catégorie:Romans parus en 1945]]
[[Catégorie:Publiés à Paris]]
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La Tyrannie socialiste/Livre 4/Chapitre 2
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{{TextQuality|Textes validés}}
<pages index="Guyot - La Tyrannie Socialiste.djvu" from="186" to="191" header=1 current="Livre IV" prev="[[La Tyrannie Socialiste/Livre 4/Chapitre 1|Chapitre I]]" next="[[La Tyrannie Socialiste/Livre 5/Chapitre 1|Livre V, chapitre I]]" />
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Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome23.djvu/598
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|titre= [[Conseils_à_Racine/Édition_Garnier|'''CONSEILS À {{M.|RACINE}}''']] sur son poëme de ''la Religion,'' par un amateur
des belles-lettres. (1742)
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|titre= [[Relation_touchant_un_Maure_blanc/Édition_Garnier|'''RELATION''']] touchant un Maure blanc amené d’Afrique à Paris en 1744
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|titre= [[Discours_de_Voltaire/Édition_Garnier|'''DISCOURS DE {{M.|DE}} VOLTAIRE''']] à sa réception à l’Académie française. (1746)
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|titre= [[Dissertation_sur_les_changements_du_globe/Édition_Garnier|'''DISSERTATION''']] envoyée par l’auteur, en italien, à l’Académie de Bologne, et traduite par lui-même en français, sur ''les changements arrivés dans le globe,'' et sur les ''pétrifications'' qu’on prétend en être encore les témoignages. (1746)
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|titre= [[Éloge_funèbre/Édition_Garnier|'''ÉLOGE FUNÈBRE''']] des officiers qui sont morts dans la guerre de 1741. (1748)
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|titre= [[Compliment_fait_au_Roi/Édition_Garnier|'''COMPLIMENT''' fait au Roi]] le 21 février 1749, sur la paix conclue avec la reine de Hongrie et de Bohème, impératrice, et le roi de la Grande-Bretagne, par {{M.|le maréchal}} duc de Richelieu, directeur de l’Académie française
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|titre=[[Panégyrique_de_Saint_Louis/Édition_Garnier|'''PANÉGYRIQUE DE SAINT LOUIS''']]. {{sct|'''Avertissement'''}} des éditeurs
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D’autre part, il faut que, dans l’intérieur des villes, les gouvernants, les tribuns et les chefs de partis soient vus sur les places, vilipendés, mendiants, misérables, condamnés, escortés de gamins hurleurs. — Il faut que les prétendants en soient réduits à ce point de détresse qu’ils ne puissent trouver un petit écu chez le banquier ; — il faut que les hommes les plus renommés en soient réduits à ce point d’isolement que leurs proclamations n’attirent plus un seul curieux. — Il faut que le peuple ne supporte plus que les ambitieux et les traîtres salissent les murailles de décrets ou de conseils insultants pour sa dignité. — Il faut que chaque heure qui passe emporte une loi, un programme, une école. — Il faut que, du sein de la Civilisation agonisante, s’élèvent une anarchie, une prostitution, une promiscuité, une corruption, une misère, une fraude, une impudeur, une effervescence fangeuse telles que le sacro-saint Monopole, se voyant une fois enfin dans toute sa laideur, se fasse honte à lui-même, et, d’effroi, recule jusque dans la tombe. Il faut que nous soyons couverts de souillures, de nos souillures ! Il faut que le Suicide, l’Homicide et la Soif du sang nous enfièvrent et deviennent nos dernières ressources contre notre honteuse torpeur. — Il faut que cette misérable Civilisation du vol empoisonne au loin par une littérature mille fois plus chétive et plus dédaignée de tout homme libre que ne fut celle de Byzance, de mémoire ravalée. — Il faut que des modifications continuelles dans les autorités, les possessions et les principes fassent enfin comprendre aux hommes qu’il n’est pour eux de salut que dans la Liberté, l’Équité et la {{sc|Révolution}}, à tout jamais établies sur la terre.
— Ainsi, tandis que l’œuvre de destruction positive s’accomplira par la Force au dehors des villes, l’œuvre de destruction négative s’accomplira au dedans, par l’Idée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|Les formes nouvelles de la colonisation|CHAPITRE {{rom-maj|V}}|m=2em}}
Les procédés de colonisation pratiqués aux diverses périodes de l’histoire sont peu nombreux puisqu’ils se réduisent à deux. Les Romains n’en ont d’abord connu qu’un : conquérir un peuple à main armée, prendre ses trésors et vendre comme esclaves les plus vigoureux de ses habitants. Les autres repeuplaient lentement le pays jusqu’à ce que ce dernier étant enrichi de nouveau, le pillage {{corr|put|pût}} recommencer.
On finit cependant par s’apercevoir que cette méthode à la fois coûteuse et simpliste n’est pas très profitable aux vainqueurs et, vers l’époque des premiers empereurs, Rome en découvrit une seconde, consistant à exploiter les populations conquises par l’intermédiaire de gouverneurs qui les chargeaient d’impôts, leur laissant cependant de quoi vivre et en échange leur assurant la paix.
Ce dernier procédé ne s’est pas sensiblement modifié pendant le cours des siècles. Bien appliqué, il est généralement d’un bon rapport, mais entraîne beaucoup de complications par suite de la nécessité de défendre le pays conquis contre les agressions armées des rivaux jaloux. En outre, il faut savoir administrer avec ordre et intelligence.
Si l’administration est mauvaise, le peuple colonisé ne procure que des désagréments et constitue une cause perpétuelle de conflits. Personne n’ignore que nos colonies non seulement ne nous rapportent rien, mais coûtent fort cher et sont, par les guerres lointaines dont elles nous menacent, un danger permanent.
Aux deux systèmes précédemment énoncés, les Allemands en ont ajouté un troisième très ingénieux. Il consiste simplement à ne recueillir que les bénéfices d’un pays, en laissant à des étrangers les charges de son gouvernement et de sa défense.
Après avoir laissé d’autres peuples prendre la peine de conquérir et de garder un pays, les Allemands s’y installent ensuite et l’exploitent comme ils le font au Maroc<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>soldat, il était massacré. Enfin la cruauté, qui dans la première chaleur de la haine s’assouvissait avec du sang, fit place à la soif de l’or. Plus d’asile respecté ; plus de lieu qu’on ne fasse ouvrir, sous prétexte qu’il recèle des Vitelliens. C’est alors qu’on se mit à forcer les maisons : la mort était le prix de la résistance. Un maître opulent ne manquait pas d’être désigné aux pillards par des esclaves pervers ou par des misérables de la lie du peuple ; d’autres étaient montrés par leurs amis. C’étaient partout des lamentations, des cris de désespoir, et toute la destinée d’une ville prise. On en vint à regretter les violences, naguère si odieuses, des soldats de Vitellius et d’Othon. Les chefs du parti, si puissants pour allumer la guerre civile, étaient incapables de modérer la victoire : c’est que la force qui agite et remue les États est toujours plus grande chez les plus méchants, tandis que la paix et le bon ordre exigent des vertus.
{{Ancre+|II}}. Domitien portait le nom de César et habitait le palais, sans que les soins de son rang l’occupassent encore. C’est par le viol et l’adultère qu’il s’annonçait comme fils d’un empereur. La préfecture du prétoire était aux mains d’Arrius Varus ; l’autorité souveraine en celles d’Antoine. Esclaves, argent, il enlevait tout de la maison du prince, comme si c’eût été le butin de Crémone. Plus modestes ou plus obscurs, les autres chefs, éclipsés à la guerre, étaient omis dans le partage des récompenses. La ville, tremblante et résignée à la servitude, demandait qu’on prévînt L.{{lié}}Vitellius, qui revenait de Terracine<ref>Terracine, sur la voie Appienne, à l’extrémité des marais Pomptins, près de la mer, était à 59{{lié}}milles de Rome (22{{lié}}lieues{{lié}}¼ de poste).</ref> avec ses cohortes, et qu’on étouffât les restes de la guerre. La cavalerie partit en avant pour Aricia<ref>Cette petite ville était également sur la voie Appienne, à 16{{lié}}milles de Rome (6{{lié}}lieues de poste environ). Ce lieu se nomme aujourd’hui ''La Riccia''.</ref> ; les légions restèrent en deçà de Boville. Vitellius se remit sans balancer, lui et ses troupes, à la discrétion du vainqueur. Les soldats jetèrent, autant par colère que par crainte, des armes malheureuses. On vit cette longue suite de prisonniers, entre deux haies de gens armés, s’avancer au milieu de Rome. Pas un n’avait le front abaissé : leurs traits sombres, farouches, étaient impassibles aux applaudissements et aux moqueries
<ref follow=p549>partie de ceux-ci étaient Germains, et les Germains étaient généralement d’une haute taille.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>d’une foule insolente. Quelques-uns s’élancèrent à travers leurs gardes et périrent sur la place ; les autres furent emprisonnés. Aucun d’eux ne prononça une parole avilissante. Au milieu de l’infortune, il leur resta du moins l’honneur du courage. L.{{lié}}Vitellius fut ensuite mis à mort. Aussi vicieux que son frère, mais plus vigilant au second rang que son frère au premier, il fut moins associé à sa grandeur qu’entraîné dans sa chute.
{{Ancre+|III}}. Dans le même temps, Lucilius Bassus fut envoyé avec un corps de cavalerie légèrement équipée, pour pacifier la Campanie, dont les villes étaient plutôt armées l’une contre l’autre que rebelles à l’empereur. La vue du soldat y ramena le calme. On pardonna aux petites cités. Capoue fut punie par le séjour de la troisième légion, qu’on y mit en quartier d’hiver, et par la ruine de ses plus illustres maisons. Et cependant Terracine saccagée ne recevait aucun dédommagement : tant l’injure est plus facile à rendre que le bienfait ! la reconnaissance coûte ; on tire profit de la vengeance. Cette ville eut une seule consolation : ce fut de voir cet esclave de Virginius, qui l’avait trahie, attaché en croix, ayant au doigt l’anneau dont Vitellius avait payé son crime. À Rome, le sénat décernait à Vespasien tous les privilèges du rang suprême : les âmes étaient joyeuses et savaient enfin où placer leur espérance. Il semblait que la guerre civile, allumée dans les Gaules et l’Espagne, renaissant en Germanie, puis aux frontières illyriques, parcourant tour à tour l’Égypte, la Judée, la Syrie<ref>Révolte de Vindex dans les Gaules, prise d’armes de Galba en Espagne, mouvements d’Antonius dans l’Illyricum en faveur de Vespasien, Vespasien proclamé empereur par les armées d’Égypte, de Judée et de Syrie.</ref>, toutes les provinces et toutes les armées, après avoir passé comme une grande expiation sur l’univers entier, fût arrivée au terme où elle devait s’éteindre. L’allégresse fut augmentée par une lettre de Vespasien, écrite comme si la guerre durait encore : telle en était du moins la forme extérieure. Du reste, c’est en prince qu’il s’y exprimait ; populaire en parlant de lui-même, généreux dans ses maximes de gouvernement, professant envers le sénat une grande déférence. Il fut nommé consul avec son fils Titus. Domitien reçut la préfecture et le pouvoir consulaire.
{{Ancre+|IV}}. Mucien avait aussi envoyé au sénat un message qui donna matière à beaucoup de réflexions : « S’il n’était que {{tiret|ci|toyen}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|ci|toyen}}, pourquoi écrire en homme public ? Ne pouvait-il pas, quelques jours après, dire les mêmes choses en opinant à son rang ? » Ses invectives même contre Vitellius parurent trop tardives pour être courageuses. Mais on trouva surtout humiliant pour la république et injurieux au prince qu’il se vantât d’avoir tenu l’empire dans ses mains, et de l’avoir donné à Vespasien. Toutefois le mécontentement se taisait ; l’adulation parlait tout haut. Les décorations triomphales furent décernées à Mucien dans des termes magnifiques, et la guerre civile eut son triomphe ; l’expédition contre les Sarmates y servit de prétexte. Antoine reçut les ornements consulaires ; Fuscus et Varus les insignes de la préfecture. On eut ensuite un regard pour les dieux : on ordonna le rétablissement du Capitole. Valérius Asiaticus, consul désigné, fut l’auteur de toutes ces propositions ; les autres approuvaient du visage et de la main : un petit nombre, que leur dignité mettait en vue, ou dont l’habitude de flatter avait exercé le talent, exprimèrent leur assentiment par des harangues étudiées. Quand ce fut le tour d’Helvidius Priscus, désigné préteur, il prononça une opinion qui était un hommage pour un bon prince, mais dont rien de faux n’altérait la franchise ; elle fut accueillie avec enthousiasme. Ce jour, décisif dans sa destinée, fut pour lui le commencement d’une grande défaveur et d’une grande gloire.
{{Ancre+|V}}. Puisque mon sujet ramène ici la mention d’un homme dont il faudra parler plus d’une fois, il me semble nécessaire de dire en peu de mots quelles furent sa vie, les occupations de son esprit, les vicissitudes de sa fortune. Helvidius Priscus naquit en Italie, au municipe de Terracine, d’un père nommé Cluvius, qui avait été primipilaire. Il dévoua, tout jeune encore, aux plus hautes études<ref>La philosophie morale et politique : c’est là ce que les Romains appelaient hautes sciences.</ref>, un heureux et brillant génie ; non, comme beaucoup d’autres, pour cacher une stérile oisiveté sous un titre fastueux, mais pour apporter aux affaires publiques un cœur affermi contre le sort. Il embrassa la doctrine philosophique<ref>Le stoïcisme.</ref> qui appelle uniquement bien ce qui est honnête, mal ce qui est honteux, et qui ne compte la puissance, la noblesse, et tout ce qui est hors de l’âme, au nombre ni des biens ni des maux. Choisi, n’ayant encore exercé que la questure, pour gendre de Thraséas, ce qu’il emprunta surtout<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>aux exemples de son beau-père, ce fut l’indépendance. Citoyen, sénateur, époux, gendre, ami, il accomplit avec une invariable fidélité tous les devoirs de la vie, contempteur des richesses, opiniâtre dans le bien, invincible à la crainte.
{{Ancre+|VI}}. Quelques-uns le trouvaient un peu trop désireux de renommée : il est vrai que la passion de la gloire est la dernière dont le sage se dépouille. La ruine de son beau-père entraîna son exil. Rappelé sous Galba, il entreprit d’accuser Marcellus Éprius, délateur de Thraséas. Cette grande et juste vengeance partagea les sénateurs ; car, si Marcellus était frappé, une légion de coupables tombait après lui. La lutte fut d’abord menaçante, et les discours éloquents des deux rivaux en sont la preuve. Bientôt, incertain de la volonté du prince, et cédant aux prières de beaucoup de sénateurs, Helvidius se désista ; résolution que la voix publique, suivant sa coutume, jugea diversement, les uns louant sa modération, où d’autres ne retrouvaient pas sa constance. Dans la séance où fut voté l’empire de Vespasien, on décida qu’une députation serait envoyée à ce prince. Ce fut encore le sujet d’une vive querelle entre Helvidius et Marcellus. Le premier voulait que chaque député fût choisi par les magistrats sous la religion du serment ; le second opinait pour le sort, suivant l’avis du consul désigné.
{{Ancre+|VII}}. Un intérêt de vanité animait Marcellus : il craignait qu’un choix où il ne serait pas compris ne parût une exclusion personnelle. Dans la chaleur croissante de l’attaque et de la réplique, ils en vinrent à des discours suivis et pleins d’animosité. Helvidius demanda « pourquoi Marcellus redoutait à ce point le jugement des magistrats. N’avait-il pas sur tant d’autres l’avantage des richesses et de l’éloquence ? mais une conscience souillée le poursuivait de ses reproches. L’urne et le sort ne faisaient pas acception des mœurs ; les suffrages et l’examen du sénat avaient été institués pour pénétrer dans la vie et la réputation de chacun. Il importait à la république, il importait à l’honneur de Vespasien, qu’on envoyât au-devant de lui ce que cet ordre avait de plus irréprochable, des hommes dont le langage laissât dans l’esprit de l’empereur des impressions honnêtes. Vespasien avait été l’ami de Thraséas, de Soranus, de Sentius, dont il suffisait de ne pas punir les accusateurs, sans les montrer avec ostentation. Par ce choix du sénat, le prince était comme averti de ceux qu’il devait ou estimer ou craindre. Il n’était pas, pour un pouvoir ami du<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>bien, de plus grand trésor que des amis vertueux. Marcellus devait se contenter d’avoir poussé Néron à la ruine de tant d’innocents : qu’il jouît de ses salaires et de son impunité, et qu’il abandonnât Vespasien à de meilleurs conseils. »
{{Ancre+|VIII}}. Marcellus répondait « que l’opinion si vivement combattue ne venait pas de lui, mais du consul désigné ; opinion conforme d’ailleurs aux anciens exemples, qui voulaient que le sort nommât les députations, afin qu’il ne restât aucune place à la brigue ni aux haines. Quel événement autorisait donc l’oubli des usages consacrés ? Et fallait-il qu’un honneur dû au prince tournât à la confusion de quelqu’un ? Toute voix était bonne pour exprimer le respect : ce qu’on devait éviter, c’était que de certaines obstinations ne blessassent un pouvoir dont l’inquiète nouveauté observait tous les visages, épiait toutes les paroles. Il se souvenait dans quel siècle il était né, quelle forme de gouvernement leurs pères et les pères de leurs pères avaient établie. Voulait-on remonter plus haut ? il admirait le passé, s’accommodait au présent. Pour les empereurs, il en souhaitait de bons, il les endurait quels qu’ils fussent. C’était l’arrêt du sénat autant que son discours qui avait accablé Thraséas : la cruauté de Néron se jouait de la conscience publique avec ces images de la justice ; et la faveur d’un tel ami n’avait pas été pour lui-même moins pleine d’alarmes que pour d’autres l’exil. Helvidius pouvait rivaliser de fermeté et de courage avec les Catons et les Brutus ; il n’était, lui, qu’un simple membre de ce sénat qui avait avec lui subi l’esclavage. Il conseillait même à Priscus de ne pas s’élever plus haut que l’empereur, de songer que Vespasien, vieillard honoré du triomphe, père d’enfants dans la force de l’âge, n’était pas homme auquel il dût faire la leçon. Si les mauvais princes veulent un pouvoir sans limites, les bons aiment une liberté mesurée. » Ces paroles, jetées de part et d’autre avec beaucoup de véhémence, étaient reçues diversement par les passions contraires. Le parti qui préférait le sort l’emporta : les indifférents même appuyaient l’avis de s’en tenir à l’usage ; et les sénateurs les plus distingués penchaient de ce côté, dans la crainte d’exciter l’envie si le choix tombait sur eux.
{{Ancre+|IX}}. Cette contestation fut suivie d’une autre, Les préteurs de l’épargne (car les deniers publics étaient alors administrés par des préteurs) se plaignirent de la pauvreté de l’État, et demandèrent qu’on modérât les dépenses. Le consul désigné, envisageant la grandeur du fardeau et la difficulté du remède,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>renvoyait ce soin à l’empereur. Helvidius voulut que le sénat prononçât. Les consuls recueillaient les avis, quand Vulcatius Tertullinus, tribun du peuple, s’opposa formellement à ce qu’une si grande affaire fût décidée en l’absence du prince. Helvidius avait proposé que l’État rebâtit le Capitole, en invitant Vespasien à aider l’entreprise. Un silence prudent laissa tomber cet avis, auquel on ne pensa plus. Il y en eut pourtant qui ne l’oublièrent pas.
{{Ancre+|X}}. Alors Musonius s’éleva contre P.{{lié}}Céler, et lui reprocha d’avoir fait périr Baréa Soranus par un faux témoignage. Ce procès semblait rouvrir à la haine la carrière des accusations ; mais un si vil et si coupable accusé ne pouvait trouver de protecteurs. La mémoire de Soranus était révérée. Quant à Céler, maître de philosophie de Soranus, puis témoin à sa charge, il avait trahi et profané l’amitié, dont il faisait profession d’enseigner les devoirs. La cause fut remise au jour le plus prochain ; et ce n’était pas tant Céler et Musonius que Marcellus, Helvidius et beaucoup d’autres, que l’on attendait dans cette lice ouverte aux vengeances.
{{Ancre+|XI}}. Dans de telles conjonctures, et au milieu de l’anarchie où les discordes du sénat, la colère des vaincus, la faiblesse des vainqueurs, plongeaient une ville sans lois et sans prince, Mucien fit son entrée, et, en paraissant, attira tout à lui. La puissance d’Antoine et de Varus tomba devant la haine mal déguisée de ce chef ; car son visage dissimulait en vain : Rome, habile à deviner les disgrâces, avait pris parti et transféré son obéissance. Mucien est seul recherché, seul entouré d’hommages. Lui, ne manque pas à sa grandeur : l’escorte armée qui l’accompagne, les palais et les jardins qu’il habite et quitte tour à tour, son faste, sa démarche, les gardes qui veillent à sa porte, tout annonce l’homme qui est prince de fait, et veut bien ne pas l’être de nom. De tous ses actes, celui qui répandit le plus de terreur fut le meurtre de Calpurnius Galérianus. Fils de C.{{lié}}Pison<ref>Pison, père du Calpurnius dont il s’agit ici, est le même qui avait conspiré contre Néron ({{abr|''Ann.''|Annales}}, {{lint|Annales (Tacite)/Livre XV#XLVIII|{{liv.}}{{rom-maj|XV}}, ch.{{lié}}{{rom|XLVIII}}}} et suiv.).</ref>, il n’avait rien entrepris ; mais une origine illustre et une jeunesse parée des grâces extérieures livraient son nom aux entretiens de la renommée ; et, dans une ville encore agitée et avide de nouvelles, il se trouvait des bouches qui lui déféraient les honneurs d’un empire imaginaire. Mucien le fit enlever par des soldats ; et, de peur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>que dans Rome sa mort n’eût trop de témoins, on le conduisit à quarante milles de distance, sur la voie Appienne, où il eut les veines ouvertes et perdit la vie avec le sang. Julius Priscus, préfet du prétoire sous Vitellius, se tua lui-même, plutôt par honte que par nécessité. Alphénus Varus survécut à sa lâcheté et à son infamie. Quant à l’affranchi Asiaticus, il expia par le supplice des esclaves<ref>Supplice de la croix.</ref> son pouvoir malfaisant.
{{Ancre+|XII}}. Pendant ces mêmes jours, la nouvelle de plus en plus accréditée d’un grand désastre en Germanie était reçue à Rome sans y répandre le deuil ; on parlait de nos armées battues, des camps de nos légions pris, des Gaules soulevées, comme de choses indifférentes. Je reprendrai d’un peu plus haut les causes de cette guerre, et je dirai combien de nations étrangères ou alliées concoururent à ce vaste embrasement. Les Bataves, tant qu’ils demeurèrent au delà du Rhin, firent partie des Cattes. Chassés par une sédition domestique, ils occupèrent l’extrémité alors inhabitée des côtes de la Gaule, et une île située entre des lagunes, et baignée en face par l’Océan, des trois autres côtés par le Rhin. Alliés des Romains, sans que la société du plus fort les écrase de sa prépondérance, ils ne fournissent à l’empire que des hommes et des armes. Les guerres de Germanie avaient longtemps exercé leur courage ; leur gloire s’accrut en Bretagne, où l’on fit passer plusieurs de leurs cohortes, commandées, selon l’usage de ce peuple, par les plus nobles de la nation. Le pays entretenait en outre une cavalerie d’élite, qui excellait à nager avec ses armes et ses chevaux, et qui traversait le Rhin sans rompre ses escadrons.
{{Ancre+|XIII}}. Julius Paulus et Claudius Civilis, issus d’un sang royal, surpassaient en illustration tous les autres Bataves. Paulus, accusé faussement de révolte, fut tué par Fontéius Capito. Civilis fut chargé de chaînes et envoyé à Néron ; absous par Galba, il courut un nouveau danger sous Vitellius, dont l’armée demandait sa mort. Telle fut la cause de ses ressentiments : son espoir vint de nos malheurs. Civilis, plus rusé que le commun des barbares, et qui se comparait aux Annibal et aux Sertorius, parce qu’il portait au visage la même cicatrice<ref>Civilis était privé d’un œil, comme Annibal et comme Sertorius.</ref>, ne voulut pas attirer sur lui les forces romaines par une rébellion déclarée. Il feignit d’être ami de Vespasien et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>de prendre parti dans nos querelles. Il est vrai qu’Antonius Primus lui avait écrit de détourner par une fausse alarme les secours que mandait Vitellius, et de retenir nos légions en les menaçant des Germains. Hordéonius Flaccus lui avait donné de vive voix le même avis, par inclination pour Vespasien et par intérêt pour la république, dont la ruine était inévitable si la guerre se renouvelait, et que tant de milliers d’hommes armés inondassent l’Italie.
{{Ancre+|XIV}}. Quand sa révolte fut décidée, Civilis, tout en cachant des vues plus profondes, et résolu d’accommoder ses plans à la fortune, commença de la sorte à remuer l’ordre établi. Vitellius avait ordonné des levées parmi les Bataves. Cette charge, déjà pesante en elle-même, était aggravée par l’avarice et la débauche des agents du pouvoir ; ils enrôlaient des vieillards et des infirmes, pour en tirer une rançon et les renvoyer. Dans ce pays les enfants sont généralement de haute taille ; ils enlevaient les plus beaux pour d’infâmes plaisirs. Les esprits se soulevèrent, et des hommes apostés pour souffler la révolte persuadèrent au peuple de se refuser aux levées. Civilis, sous prétexte de donner un festin, réunit dans un bois sacré les principaux de la nation et les plus audacieux de la multitude. Quand la nuit et la joie eurent échauffé les imaginations, il commença par célébrer la gloire de la patrie ; puis il énumère les injustices, les enlèvements, et tous les maux de la servitude. « Ce n’est plus comme autrefois en alliés qu’on les traite, mais en esclaves. Quand le général, avec sa suite écrasante et ses durs commandements, daigne-t-il même les visiter ? On les abandonne à des préfets, à des centurions, qu’on change quand ils sont rassasiés de leur sang et de leurs dépouilles ; et alors il faut de nouvelles proies ; le brigandage recommence sous mille noms divers. Voici venir maintenant le recrutement, qui arrache, comme par une dernière séparation, les enfants à leurs parents, les frères à leurs frères. Cependant la puissance romaine ne fut jamais plus abattue ; les camps ne renferment que du butin et des vieillards. Que les Bataves lèvent seulement les yeux et ne tremblent pas au vain nom de légions imaginaires ; ils sont forts en infanterie, forts en cavalerie ; les Germains sont leurs frères ; les Gaules partagent leurs vœux ; Rome même verra cette guerre sans déplaisir. Si la fortune balance, l’intérêt de Vespasien sera leur excuse ; pour la victoire, elle ne doit de compte à personne. »
{{Ancre+|XV}}. Après ce discours, qui fut reçu avec enthousiasme,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Civilis lia tous les convives par les imprécations en usage parmi ces barbares. Il envoya vers les Canninéfates pour les associer à l’entreprise. Cette nation habite une partie de l’île : origine, langue, valeur, elle a tout des Bataves, excepté le nombre. Il gagna ensuite par des émissaires secrets les auxiliaires de Bretagne, ces cohortes bataves que nous avons vues partir pour la Germanie, et qui alors se trouvaient à Mayence. Il y avait chez les Canninéfates un homme appelé Brinnon, d’une audace brutale, d’une naissance éclatante. Son père, plus d’une fois rebelle, avait impunément bravé les ridicules expéditions de Caïus<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} Suétone, ''Caligula'', ch. {{rom|XLIII}}-{{rom|XLVIII}}, et Crévier, livre{{lié}}{{rom-maj|VII}}, §{{lié}}2. Un des hauts faits de cet empereur, aussi ridicule que féroce, fut d’occuper toute une armée à ramasser des coquillages sur le bord de la mer. C’est ce qu’il appelait les dépouilles de l’Océan, dignes d’orner le Capitole et le palais impérial.</ref>. Le nom d’une famille signalée par la révolte fut un titre pour Brinnon : placé sur un bouclier, suivant l’usage du pays, et balancé sur les épaules de ses compagnons, il est proclamé chef ; aussitôt il appelle à son aide les Frisons, nation transrhénane, et se jette sur un camp de deux cohortes voisin de l’Océan et le plus à portée de son invasion. Les soldats n’avaient pas prévu cette attaque ; et, l’eussent-ils prévue, ils n’étaient pas en force pour la repousser. Le camp fut pris et pillé ; l’ennemi tombe ensuite sur les vivandiers et les marchands romains, épars çà et là dans toute la sécurité de la paix. Il menaçait de détruire tous nos postes ; les préfets de cohortes y mirent le feu, ne pouvant les défendre. Les drapeaux, les étendards, et tout ce qu’il y avait de troupes, furent réunis dans la partie supérieure de l’île, sous le commandement du primipilaire Aquilius : assemblage qui avait plutôt le nom que la force d’une armée. Vitellius avait enlevé l’élite et le nerf des cohortes, et, ramassant dans les bourgades voisines une foule confuse de Nerviens<ref>Ils habitaient le Hainaut.</ref> et de Germains, il avait chargé d’armes ces simulacres de soldats.
{{Ancre+|XVI}}. Civilis, croyant devoir employer la ruse, fut le premier à blâmer nos préfets d’avoir abandonné les forts. « Lui seul, disait-il, avec sa cohorte, étoufferait la révolte des Canninéfates ; chacun pouvait retourner dans ses quartiers d’hiver. » Le piége était visible : on sentait que les cohortes éparses seraient plus facilement écrasées, et que le vrai chef<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>de cette guerre n’était pas Brinnon, mais Civilis : le secret de ses desseins perçait peu à peu, mal gardé par la joie belliqueuse des Germains. Voyant le peu de succès de la ruse, Civilis a recours à la force ; il fait des Canninéfates, des Frisons, des Bataves, trois corps séparés et tous formés en coin. On leur présenta la bataille près du Rhin, les vaisseaux, qu’on avait réunis en ce lieu depuis l’incendie des forts, ayant la proue tournée contre l’ennemi. Après un moment de combat, une cohorte de Tongres passa du côté de Civilis, et nos soldats, déconcertés par cette trahison, tombaient à la fois sous le fer des alliés et sous les coups des rebelles. La flotte fut le théâtre de la même perfidie. Une partie des rameurs étaient Bataves ; ils empêchent par une maladresse calculée le service des matelots et des combattants. Bientôt ils changent de direction et présentent les poupes à la rive où est l’ennemi. Enfin ils massacrent les pilotes et les centurions qui essayent de résister ; et la flotte entière, composée de vingt-quatre vaisseaux, est prise ou se livre elle-même.
{{Ancre+|XVII}}. Cette victoire procura aux ennemis gloire pour le présent, utilité pour l’avenir : elle leur donna des armes et des vaisseaux dont ils manquaient, et leur renommée fut grande dans les Gaules et la Germanie, qui les célébrèrent comme des libérateurs. La Germanie envoya aussitôt leur offrir des secours ; quant aux Gaules, Civilis employait l’adresse et les présents pour gagner leur alliance, renvoyant dans leur patrie les préfets de cohortes prisonniers, donnant aux cohortes elles-mêmes le choix de rester ou de se retirer. Celles qui restaient avaient dans l’armée un poste d’honneur ; on offrait aux autres une part de nos dépouilles ; en même temps il leur rappelait dans de secrets entretiens « les maux que la Gaule avait soufferts durant tant d’années d’une affreuse servitude, qu’elle décorait du nom de paix. Les Bataves, quoique exempts de tributs, avaient pris les armes contre les communs dominateurs : la première bataille avait dispersé et vaincu les Romains ; que serait-ce si les Gaules secouaient le joug ? et que restait-il de forces en Italie ? le sang des provinces domptait seul les provinces. Il ne fallait pas songer au combat de Vindex : c’était la cavalerie batave qui avait écrasé les Éduens et les Arvernes ; Virginius avait eu des Belges pour auxiliaires ; et, à vrai dire, la Gaule s’était vaincue elle-même. Maintenant il n’existait plus qu’un seul parti, fortifié de toute la vigueur de discipline qui eût jamais régné dans les camps<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>romains : avec lui étaient ces vieilles cohortes, sous lesquelles avaient succombé dernièrement les légions othoniennes. L’esclavage était fait pour la Syrie, pour l’Asie, pour l’Orient, accoutumé à servir sous des rois ; mais la Gaule, combien de vieillards y vivaient encore, nés avant les tributs ! Naguère du moins la Germanie avait exterminé Varus et chassé la servitude ; et ce n’était pas un Vitellius, c’était César, Auguste, dont elle avait défié la puissance. La liberté est un présent de la nature, où les brutes mêmes ont part : la bravoure est l’héritage privilégié de l’homme, et les dieux secondent le plus brave. Que tardent-ils donc, pleins de force et libres de soins, à fondre sur un ennemi distrait et fatigué ? Pendant qu’on se passionne ici pour Vespasien, là pour Vitellius, tous deux sont en prise à la première attaque. »
{{Ancre+|XVIII}}. C’est ainsi qu’embrassant dans ses vues les Gaules et la Germanie, ce chef préparait une révolution qui n’allait à rien moins qu’à le faire roi de ces riches et puissantes contrées. Hordéonius Flaccus, en fermant les yeux sur ses premières tentatives, en aida le succès. Lorsqu’il vit des courriers arriver tout effrayés, annonçant nos quartiers envahis, nos cohortes détruites, le nom romain chassé de l’île des Bataves, il donna ordre au lieutenant Mummius Lupercus, qui commandait un camp de deux légions<ref>Ce camp de deux légions sera nommé un peu plus bas ''{{lang|la|Vetera}}'' (le Vieux-Camp), que D’Anville (''Notice de la Gaule'') prouve assez bien avoir été au lieu qu’on nomme aujourd’hui Santen.</ref>, de marcher contre l’ennemi. Lupercus mena rapidement dans l’île ce qu’il avait de légionnaires, les Ubiens<ref>Les Ubiens habitaient le pays dont le chef-lieu était Cologne (''{{lang|la|Colonia Agrippensis}}'').</ref> cantonnés près de là, et les cavaliers Trévires qui se trouvaient un peu plus loin. Il y joignit une aile de cavalerie batave, qui, depuis longtemps gagnée, feignait d’être fidèle, pour trahir sur le champ de bataille et déserter avec plus d’avantage. Civilis s’entoura des drapeaux de nos cohortes prisonnières, afin que ses guerriers combattissent en présence de leur gloire, et que le souvenir d’un récent désastre effrayât ses ennemis. Il plaça derrière l’armée sa mère, ses sœurs, les femmes et les enfants de tous ses soldats, pour les exciter à vaincre, ou leur faire honte s’ils pliaient. Lorsque le chant des guerriers et les hurlements des femmes eurent retenti sur toute la ligne, il s’en fallut que nos légions et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>nos cohortes répondissent par un cri aussi ferme. Les cavaliers bataves venaient de découvrir l’aile gauche, en passant à l’ennemi et se tournant aussitôt contre nous. Toutefois, en cet extrême péril, le soldat légionnaire gardait ses armes et ses rangs. Les auxiliaires Ubiens et Trévires, honteusement dispersés, erraient par toute la campagne. Les Germains s’acharnèrent sur eux, et les légions eurent le temps de se réfugier dans le camp nommé Vétéra. Le commandant des Bataves transfuges, Claudius Labéo, était compatriote, et, par l’effet de rivalités locales, ennemi de Civilis. Ce dernier craignait en le tuant de soulever les esprits, ou de nourrir en le gardant un germe de discorde : il le déporta chez les Frisons.
{{Ancre+|XIX}}. Pendant ces mêmes jours, des cohortes de Bataves et de Canninéfates que Vitellius faisait venir à Rome furent jointes en chemin par un courrier de Civilis. Aussitôt elles s’enflent d’orgueil et de prétentions ; il leur faut, pour prix du voyage, le don militaire, une double paye, une augmentation dans le nombre des cavaliers, toutes choses promises, il est vrai, par Vitellius, mais qu’elles demandaient bien moins pour les obtenir que pour avoir une occasion de révolte. Hordéonius, en leur accordant beaucoup, n’avait fait que les enhardir à exiger plus impérieusement ce qu’elles savaient qu’il ne donnerait pas. Elles méconnaissent son autorité et gagnent la basse Germanie pour se joindre à Civilis. Hordéonius assembla les tribuns et les centurions, et délibéra s’il réprimerait par la force cette désobéissance ; sa lâcheté naturelle et les terreurs de ses officiers, qu’alarmait la foi douteuse des auxiliaires, et qui se défiaient de légions recrutées à la hâte, le décidèrent à retenir le soldat dans le camp. Bientôt il se repentit, et, blâmé de ceux même dont il avait suivi le conseil, il sembla se disposer à poursuivre. Il écrivit à Hérennius Gallus, commandant de la première légion cantonnée à Bonn, « de fermer le passage aux Bataves ; que lui-même avec son armée les presserait par derrière. » Ils pouvaient être écrasés, si Hordéonius d’un côté, Gallus de l’autre, eussent fait marcher leurs troupes et serré les mutins entre deux attaques ; mais Hordéonius abandonna ce projet et avertit Gallus par un autre message de ne pas effaroucher leur retraite. On soupçonna dès lors que les généraux voyaient sans peine s’allumer la guerre, et que tous les malheurs arrivés ou prévus ne devaient être imputés ni à la lâcheté des soldats, ni à la valeur des ennemis, mais à la mauvaise foi des chefs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{Ancre+|XX}}. Les Bataves, en approchant du camp de Bonn, envoyèrent une députation déclarer à Gallus, au nom des cohortes, « qu’elles n’étaient point en guerre avec les Romains, pour qui elles avaient tant de fois combattu ; que fatiguées d’un long et stérile service elles soupiraient après la patrie et le repos ; que, si personne ne les arrêtait, leur marche serait inoffensive ; mais que si des armes leur fermaient le chemin, elles trouveraient passage avec le fer. » Le général balançait : les soldats le décidèrent à tenter le combat. Trois mille légionnaires, des cohortes belges levées tumultuairement, un gros de paysans et de vivandiers, troupe lâche, mais insolente avant le péril, sortent à la fois par toutes les portes, pour envelopper les Bataves inférieurs en nombre. Ces vieux guerriers se forment en bataillons triangulaires, dont les trois faces sont également serrées et impénétrables ; ils rompent ainsi nos lignes sans épaisseur. Les Belges pliant, la légion est repoussée, et l’on fuit en désordre vers les retranchements et les portes. C’est là que se fit le plus grand carnage : les fossés se comblèrent de corps ; et c’était peu du fer et des coups de l’ennemi : un grand nombre périrent par la chute même et percés de leurs propres armes. Les vainqueurs, évitant Cologne, achevèrent leur route sans commettre d’hostilités. Ils s’excusaient du combat de Bonn, en disant qu’ils avaient demandé la paix, et que, ne pouvant l’obtenir, ils avaient pourvu à leur défense.
{{Ancre+|XXI}}. L’arrivée de ces vieilles cohortes donnait enfin à Civilis une armée véritable ; irrésolu toutefois, et songeant à la puissance des Romains, il fait reconnaître Vespasien par tous ceux qui étaient avec lui, et envoie proposer le même serment aux deux légions qui, repoussées à la première affaire, s’étaient retirées dans le camp de Vétéra. Elles répondirent, « qu’elles ne prenaient conseil ni d’un traître ni d’un ennemi ; que Vitellius était leur empereur, et que leur foi et leurs armes seraient à lui jusqu’au dernier soupir ; qu’un déserteur batave cessât donc de s’ériger en arbitre des destinées de Rome ; qu’il attendît plutôt le juste châtiment de son crime. » À cette réponse, Civilis brûlant de colère entraîne aux armes toute la nation batave ; les Bructères et les Tenctères s’y joignent aussitôt, et, avertie par de rapides messagers, la Germanie accourt au butin et à la gloire.
{{Ancre+|XXII}}. Pour résister à ce concours menaçant d’hostilités, les commandants des légions Mummius Lupercus et Numisius<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Rufus renforçaient les palissades et les murailles. Des constructions, ouvrage d’une longue paix, formaient près du camp une espèce de ville ; on les rasa, de peur qu’elles ne servissent à l’ennemi. Mais le camp fut mal pourvu de vivres ; au lieu d’approvisionnements réguliers, on permit le pillage : aussi la licence dévora en peu de jours ce qui eût suffi aux nécessités d’un long siége. Civilis occupait le centre de l’armée ennemie avec sa robuste infanterie batave ; et, pour ajouter à la terreur du coup d’œil, il avait couvert les deux rives du Rhin de bandes germaniques, tandis que sa cavalerie voltigeait dans la plaine, et que sa flotte s’avançait en remontant le fleuve. D’un côté les étendards de ces cohortes vieillies dans nos camps, de l’autre les sauvages représentations d’animaux, que ces peuples tirent de leurs forêts ou de leurs bois sacrés pour aller au combat, présentaient un mélange de guerre étrangère et civile, qui frappait les assiégés de stupeur. L’espoir des assiégeants était augmenté par l’étendue des retranchements, tracés pour deux légions, et défendus à peine par cinq mille Romains armés. Il est vrai qu’une multitude de vivandiers s’y était rassemblée à la première alarme et partageait le service.
{{Ancre+|XXIII}}. Une partie du camp s’élevait en pente douce, l’autre était au niveau de la plaine. Auguste avait cru que ce poste tiendrait la Germanie assiégée et immobile ; il n’avait pas prévu des temps assez malheureux pour que les barbares vinssent eux-mêmes assaillir nos légions. Aussi ne fit-on rien pour ajouter à la force de la position ni des lignes ; on se reposait sur le courage et les armes. Les Bataves et les guerriers d’outre-Rhin, jaloux de signaler séparément leur vaillance, afin qu’elle brillât dans un plus grand jour, se rangent par nations et attaquent de loin. Mais la plupart de leurs traits s’attachaient en pure perte aux tours et aux créneaux, et des pierres roulées d’en haut les écrasaient eux-mêmes. Alors, d’un cri et d’un élan, ils assaillent le rempart, les uns avec des échelles, les autres en montant sur la tortue de leurs camarades. Déjà plusieurs atteignaient le sommet, lorsque, repoussés à coups d’épée et de bouclier, ils retombent et sont accablés de traits et de javelots ; sanglante issue d’une fougue immodérée, rendue plus téméraire par la bonne fortune. Mais ici l’amour du butin leur faisait supporter la mauvaise. Ils essayèrent tout, jusqu’à l’emploi nouveau pour eux des machines. Ces barbares n’ont aucune industrie : les transfuges et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>les prisonniers leur apprenaient à construire en charpente une espèce de pont, qu’ils plaçaient sur des roues et poussaient en avant, afin que les uns, debout sur le plancher, combattissent comme du haut d’une terrasse, tandis que les autres, à l’abri par-dessous, saperaient les murailles. Mais les pierres lancées avec la baliste renversèrent ces informes constructions. À mesure qu’ils voulaient établir des claies et des mantelets, nos machines leur envoyaient des javelines enflammées, et les assiégeants étaient eux-mêmes assiégés de feux. Enfin, désespérant de la force, ils appelèrent le temps à leur aide, n’ignorant pas que la place n’avait de vivres que pour peu de jours, avec un grand nombre de bouches inutiles. Ils comptaient d’ailleurs sur la trahison, suite de la disette, sur la foi mobile des esclaves, sur les chances de la guerre.
{{Ancre+|XXIV}}. Cependant Hordéonius, apprenant le siége du camp, envoie dans les Gaules rassembler des secours, et donne l’élite des légions à Didius Vocula, commandant de la dix-huitième, avec ordre de marcher à grandes journées le long du Rhin ; lui-même s’embarque sur le fleuve, malade et odieux aux soldats. Leur indignation s’exprimait hautement : « Il avait ouvert aux cohortes bataves les portes de Mayence, dissimulé les entreprises de Civilis, appelé les Germains au secours de la révolte. Non, Vespasien n’était pas plus grandi par les efforts d’Antoine et de Mucien que par les ruses de cet homme. Les haines déclarées, les guerres ouvertes, se repoussaient ouvertement ; la fraude et la perfidie frappaient dans l’ombre des coups inévitables. Civilis marchait en avant, rangeait son armée en bataille ; Hordéonius ordonnait de sa chambre, de son lit, tout ce qui pouvait rendre l’ennemi vainqueur. Fallait-il que les bras de tant d’hommes armés et courageux se mussent au gré d’un vieillard infirme ? Eh ! qui les empêchait d’exterminer le traître, et de soustraire leur fortune et leur valeur à une funeste influence ? » Ainsi échauffés par les discours l’un de l’autre, une lettre arrivée du camp de Vespasien acheva de les enflammer. Ne pouvant la cacher, Hordéonius la lut en présence des troupes, et envoya garrottés à Vitellius ceux qui l’avaient apportée.
{{Ancre+|XXV}}. Les esprits furent un peu calmés, et l’on parvint à Bonn, où était le camp de la première légion. Là, plus irrité encore, le soldat imputait sa défaite à Hordéonius : « C’était son ordre qui les avait mis aux prises avec les Bataves, que poursuivaient, à l’en croire, les légions de Mayence ; c’était par<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sa trahison qu’ils avaient été taillés en pièces, aucun secours n’étant survenu. Voilà ce qu’ignoraient les autres armées, ce qu’on n’annonçait pas à leur empereur. Et cependant le concours de tant de provinces eût pu étouffer la rébellion dès sa naissance. » Hordéonius lut à l’armée des copies de toutes les lettres par lesquelles il appelait à son aide les Gaules, la Bretagne et l’Espagne ; et il donna le détestable exemple de remettre les dépêches aux porte-enseignes des légions, par qui les soldats en avaient lecture avant les chefs. Ensuite il fit arrêter un des séditieux, plutôt pour faire acte d’autorité que dans l’idée qu’un seul fût coupable. L’armée se rendit de Bonn à Cologne, où affluaient les renforts de la Gaule, qui d’abord nous servit avec zèle. Quand la cause des Germains sembla prévaloir, la plupart de ses peuples s’armèrent contre nous, animés par l’espoir d’être libres, et par l’ambition, une fois qu’ils le seraient, de commander à leur tour. L’esprit des légions s’aigrissait de plus en plus, et l’emprisonnement d’un soldat effrayait peu les autres. Le prisonnier même se donnait le général pour complice : « Agent secret des intelligences d’Hordéonius et de Civilis, on voulait, disait-il, à l’aide de la calomnie, étouffer en lui un témoin de la vérité. » Vocula monte sur le tribunal avec une fermeté exemplaire, fait saisir le soldat, et, malgré ses clameurs, il ordonne qu’on le mène au supplice. Les méchants tremblèrent, les bons obéirent. Ensuite, le cri général demandant Vocula pour chef, Hordéonius lui céda la direction des affaires.
{{Ancre+|XXVI}}. Mais tout concourait à exaspérer ces courages émus : la disette d’argent et de vivres, les Gaules se refusant aux tributs et aux levées ; le Rhin presque fermé à la navigation par une sécheresse inouïe dans ces climats, des approvisionnements difficiles, des postes distribués sur toute la rive pour empêcher les Germains de passer à gué, et, par un double effet d’une même cause, moins de ressources et plus de besoins. Le vulgaire regardait comme un prodige menaçant la baisse même des eaux ; les fleuves, ces anciennes barrières de notre empire, semblaient nous manquer aussi ; et ce qu’en paix on attribue au hasard ou à la nature, devenait alors fatalité, colère céleste. Entrée à Novésium<ref>Aujourd’hui Nuyss, ou Neuss, près de Dusseldorf.</ref>, l’armée s’y accrut de la seizième légion, Vocula reçut pour associé dans les soins du commandement le lieutenant Hérennius Gallus. N’osant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>marcher à l’ennemi, ces deux chefs campèrent au lieu nommé Gelduba<ref>Aujourd’hui Gelb, sur les bords du Rhin.</ref> : là, ils exerçaient les troupes à se ranger en bataille, à retrancher et palissader un camp, à faire tous les travaux qui sont l’apprentissage de la guerre et fortifient le soldat. Pour animer leur courage par l’attrait du butin, Vocula conduisit une partie de l’armée sur les terres des Gugernes<ref>Reste de la grande nation des Sicambres, qu’Auguste établit en deçà du Rhin ; ils s’étendaient le long du fleuve, entre les Ubiens et les Bataves.</ref>, nation voisine, qui avait embrassé la cause de Civilis : l’autre partie resta avec Gallus.
{{Ancre+|XXVII}}. Un navire chargé de grains s’étant par hasard engravé non loin du camp, les Germains le tiraient de leur côté. Gallus ne put le souffrir : il envoie une cohorte au secours ; mais les Germains arrivent plus nombreux, et, les forces grossissant de part et d’autre, on en vint à un combat en forme. Les ennemis, après un grand carnage des nôtres, entraînèrent le vaisseau. Les vaincus (c’était alors un usage reçu) s’en prirent non à leur propre lâcheté, mais à la perfidie du général ; ils l’arrachent de sa tente, déchirent ses vêtements, l’accablent de coups, lui ordonnent de déclarer ses complices et ce qu’il a reçu pour trahir l’armée. Leur haine contre Hordéonius se réveille ; c’est à lui qu’ils imputent le crime dont Gallus est l’instrument. Celui-ci, menacé de la mort, cède à la terreur et accuse lui-même Hordéonius de trahison ; mis aux fers, il n’en sortit qu’à l’arrivée de Vocula. Le lendemain, Vocula fit mourir les auteurs de la révolte : étrange contraste d’une licence effrénée et d’une soumission passive ! Dans cette armée, le simple soldat était dévoué sans réserve à Vitellius ; les principaux officiers penchaient pour Vespasien : de là cette alternative de crimes et de supplices, ce mélange de fureurs et d’obéissance. On ne pouvait contenir les soldats, on pouvait les punir.
{{Ancre+|XXVIII}}. Cependant Civilis prenait d’immenses accroissements, appuyé de la Germanie entière, dont l’alliance lui était garantie par les plus nobles otages. Il fait ravager le pays des Ubiens et des Trévires par les bandes les plus voisines, pendant que d’autres passent la Meuse et vont désoler les Ménapiens, les Morins<ref name=p566>Les Ménapiens paraissent avoir habité successivement divers cantons,</ref> et toute la frontière des Gaules. On fit du butin sur ces deux points ; les Ubiens furent les plus {{tiret|maltrai|tés}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|maltrai|tés}}, parce qu’étant d’origine germanique ils avaient abjuré leur patrie et reçu le nom romain d’Agrippiniens ; leurs cohortes furent taillées en pièces au village de Marcodurum<ref>Ce lieu est Duren sur la Roer, au-dessus de Juliers.</ref>, où elles se gardaient avec peu de soin, comme éloignées du fleuve. Ce revers n’empêcha pas les Ubiens d’aller à leur tour piller les Germains, et d’abord ce fut impunément ; mais ils finirent par être enveloppés, et en général ils furent, dans toute cette guerre, moins heureux que fidèles. Les Ubiens écrasés, Civilis pressait, avec la force et la confiance d’un vainqueur, le siége de Vétéra, redoublant de vigilance pour empêcher tout avis secret d’y pénétrer et d’annoncer qu’il venait des secours. Il confie aux Bataves le service des machines et la construction des ouvrages : les Germains demandaient le combat ; il les envoie arracher les palissades ; repoussés, il leur ordonne de retourner à la charge ; leur nombre inépuisable rendait les sacrifices faciles. La nuit ne mit pas fin à cette lutte.
{{Ancre+|XXIX}}. Les barbares ayant allumé de grands feux se mettent à manger à l’entour, et, à mesure que le vin les échauffe, ils courent à l’assaut avec un téméraire et vain emportement. Leurs coups s’égaraient parmi les ténèbres ; ceux des Romains allaient chercher, dans ces bandes éclairées par la flamme, les hommes que signalaient le plus leur audace ou l’éclat de leur parure guerrière. Civilis s’en aperçut : il fit éteindre les feux et ajouta les horreurs de la nuit aux horreurs des combats. Ce ne furent alors que bruits discordants, chances inattendues : on ne voit ni à diriger, ni à parer les traits. Un cri arrive-t-il d’un côté ? c’est par là qu’on se tourne, c’est là que visent tous les arcs. Le courage est une arme inutile ; le sort a tout confondu, et le plus brave périt souvent par la main du plus lâche, Les Germains obéissaient à une aveugle fureur : le Romain, plus expérimenté, lançait des pieux ferrés, d’énormes pierres, et ne les jetait pas au hasard : le bruit l’avertissait quand on sapait les murailles ; ou si des échelles dressées amenaient l’ennemi sous sa main, il le renversait avec son bouclier, le suivait de sa javeline. Plusieurs, déjà sur les retranchements, furent percés à coups de poignard. La nuit ainsi écoulée, le jour ouvrit une nouvelle scène de combats.
<ref follow=p566>depuis le Rhin jusqu’aux frontières des Morins ; ceux-ci occupaient le territoire où sont aujourd’hui Saint-Omer, Boulogne et Ypres. Le nom de ''{{lang|la|Morini}}'' leur vient de leur situation le long de la mer.</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{Ancre+|XXX}}. Les Bataves avaient construit une tour à deux étages, et ils l’approchaient de la porte prétorienne, endroit le plus accessible. On pointa contre ses flancs de fortes solives, et des poutres battantes fracassèrent l’édifice et ceux qui étaient dessus. Le désordre fut augmenté par une brusque et heureuse sortie ; en même temps le légionnaire, plus habile dans les travaux d’art, dressait machines sur machines. La plus redoutable aux barbares fut un levier mobile et en équilibre, qui, subitement abaissé, saisissait un ou plusieurs hommes à la vue de leurs camarades, les enlevait en l’air, et, versant en arrière ce poids suspendu, le déchargeait dans le camp. Civilis, renonçant à l’espoir de forcer la place, prit de nouveau le parti de l’assiéger à loisir : pendant ce temps il n’épargnait ni nouvelles ni promesses pour ébranler la foi des légions.
{{Ancre+|XXXI}}. Ces choses se passèrent en Germanie avant la bataille de Crémone, dont une lettre d’Antonius Primus annonça le succès. À cette lettre était joint un édit de Cécina ; et le préfet de cohorte Alpinus Montanus, un des vaincus, avouait en personne la fortune des siens. Cette nouvelle agita diversement les esprits. Les auxiliaires gaulois, qui n’avaient ni attachement ni haine de parti, et qui faisaient la guerre sans enthousiasme, abandonnèrent Vitellius à la première proposition de leurs préfets. Les vieux soldats se décidaient moins vite : Hordéonius commanda, les tribuns prièrent, et l’on prêta un serment que ne confirmaient ni les cœurs ni les visages. En prononçant la formule solennelle, ce ne fut qu’avec hésitation et à demi-voix qu’ils murmurèrent le nom de Vespasien : plusieurs même l’omirent tout à fait.
{{Ancre+|XXXII}}. Des lettres d’Antonius à Civilis, lues devant l’armée, irritèrent les défiances. Ce chef écrivait au Batave comme à un allié qui servait sa cause, et parlait en termes hostiles des troupes de Germanie. Apportées au camp de Gelduba, les mêmes nouvelles donnèrent lieu aux mêmes discours et aux mêmes actes. Montanus fut envoyé vers Civilis pour lui dire « de cesser la guerre et de ne pas couvrir d’un drapeau menteur les desseins d’un ennemi ; que s’il avait pris les armes pour aider Vespasien, sa tâche était remplie. » Civilis fit d’abord une réponse politique ; puis, voyant à Montanus un caractère fougueux et tout disposé à la révolte, il commence par se plaindre des vingt-cinq ans de périls dont il a dévoré l’ennui dans les camps romains : « Et quelle digne récompense j’ai reçue de mon labeur ! la mort d’un frère, la prison, les cris<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>féroces de cette armée qui voulut avoir ma tête, et dont le droit des gens veut que je tire vengeance. Mais vous, Trévires, et vous tous qui traînez servilement vos chaînes, quel prix attendez-vous du sang prodigué tant de fois, si ce n’est un service ingrat, des tributs éternels, les verges, les haches, et tout ce que des maîtres savent inventer de supplices ? Levez les yeux : je n’étais que préfet d’une cohorte ; les Canninéfates et les Bataves ne sont qu’une faible portion de la Gaule ; et ces camps, vastes mais impuissantes forteresses, nous les avons rasés, ou nous les tenons investis par le fer et la faim. Osons le vouloir, et la liberté est à nous ; ou, vaincus, nous serons ce que nous sommes. » Après l’avoir ainsi enflammé, il le congédie, en le chargeant toutefois d’une réponse plus pacifique. Montanus revint comme un négociateur qui n’a pas réussi, et se tut sur des secrets qui éclatèrent bientôt.
{{Ancre+|XXXIII}}. Civilis, gardant avec lui une partie des troupes, détache les vieilles cohortes et ce qu’il y avait de plus résolu parmi les Germains, et les envoie contre Vocula, sous la conduite de Julius Maximus et d’un fils de sa sœur, Claudius Victor. Ceux-ci enlèvent en passant le quartier d’une aile de cavalerie, situé à Asciburgium<refAujourd’hui Asburg, entre Nuyss et Santen.></ref>, et fondent tellement inattendus sur le camp des légions, que Vocula n’eut le temps ni de haranguer son armée, ni de la déployer. Tout ce qu’il put faire dans le désordre d’une surprise fut d’ordonner qu’on fortifiât le centre en y plaçant les légionnaires. Les alliés se répandirent confusément sur les ailes ; la cavalerie sortit brusquement, et, reçue par un ennemi qui l’attendait en bon ordre, elle tourna bride et se rejeta sur les siens. Ce fut dès lors un carnage, et non un combat. Les cohortes des Nerviens, soit peur, soit trahison, découvrirent nos flancs. L’attaque arriva ainsi jusqu’aux légionnaires ; déjà elle les culbutait jusque dans les retranchements, lorsqu’un renfort imprévu changea la fortune. On avait commandé des cohortes de Vascons<ref>Les ''{{lang|la|Vascones}}'' (Gascons) habitaient en Espagne, avant d’être transplantés en Gaule et de donner leur nom au pays situé entre les Pyrénées, la Garonne et l’Océan.</ref> levées par Galba. Lorsqu’en approchant du camp elles entendirent les cris des combattants, elles chargèrent par derrière l’ennemi occupé devant soi, et répandirent une plus grande terreur qu’on ne l’eût espéré de leur nombre. Pour les uns c’était l’armée de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>féroces de cette armée qui voulut avoir ma tête, et dont le droit des gens veut que je tire vengeance. Mais vous, Trévires, et vous tous qui traînez servilement vos chaînes, quel prix attendez-vous du sang prodigué tant de fois, si ce n’est un service ingrat, des tributs éternels, les verges, les haches, et tout ce que des maîtres savent inventer de supplices ? Levez les yeux : je n’étais que préfet d’une cohorte ; les Canninéfates et les Bataves ne sont qu’une faible portion de la Gaule ; et ces camps, vastes mais impuissantes forteresses, nous les avons rasés, ou nous les tenons investis par le fer et la faim. Osons le vouloir, et la liberté est à nous ; ou, vaincus, nous serons ce que nous sommes. » Après l’avoir ainsi enflammé, il le congédie, en le chargeant toutefois d’une réponse plus pacifique. Montanus revint comme un négociateur qui n’a pas réussi, et se tut sur des secrets qui éclatèrent bientôt.
{{Ancre+|XXXIII}}. Civilis, gardant avec lui une partie des troupes, détache les vieilles cohortes et ce qu’il y avait de plus résolu parmi les Germains, et les envoie contre Vocula, sous la conduite de Julius Maximus et d’un fils de sa sœur, Claudius Victor. Ceux-ci enlèvent en passant le quartier d’une aile de cavalerie, situé à Asciburgium<ref>Aujourd’hui Asburg, entre Nuyss et Santen.</ref>, et fondent tellement inattendus sur le camp des légions, que Vocula n’eut le temps ni de haranguer son armée, ni de la déployer. Tout ce qu’il put faire dans le désordre d’une surprise fut d’ordonner qu’on fortifiât le centre en y plaçant les légionnaires. Les alliés se répandirent confusément sur les ailes ; la cavalerie sortit brusquement, et, reçue par un ennemi qui l’attendait en bon ordre, elle tourna bride et se rejeta sur les siens. Ce fut dès lors un carnage, et non un combat. Les cohortes des Nerviens, soit peur, soit trahison, découvrirent nos flancs. L’attaque arriva ainsi jusqu’aux légionnaires ; déjà elle les culbutait jusque dans les retranchements, lorsqu’un renfort imprévu changea la fortune. On avait commandé des cohortes de Vascons<ref>Les ''{{lang|la|Vascones}}'' (Gascons) habitaient en Espagne, avant d’être transplantés en Gaule et de donner leur nom au pays situé entre les Pyrénées, la Garonne et l’Océan.</ref> levées par Galba. Lorsqu’en approchant du camp elles entendirent les cris des combattants, elles chargèrent par derrière l’ennemi occupé devant soi, et répandirent une plus grande terreur qu’on ne l’eût espéré de leur nombre. Pour les uns c’était l’armée de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Novésium, pour les autres c’était celle de Mayence, qui arrivaient tout entières. Cette erreur encouragea les Romains ; en se fiant sur les forces d’autrui, ils retrouvèrent les leurs. Ce qu’il y avait parmi les Bataves de plus intrépide en infanterie fut écrasé. Les cavaliers s’échappèrent avec les drapeaux et les prisonniers qu’ils avaient enlevés au commencement de l’action ; le nombre des tués fut de notre côté plus grand et moins regrettable : les Germains perdirent l’élite de leurs guerriers.
{{Ancre+|XXXIV}}. Les deux généraux, par une faute semblable, méritèrent leurs revers et manquèrent à leurs succès. Que Civilis eût envoyé au combat des troupes plus nombreuses, si peu de cohortes n’eussent pu les envelopper, et le camp de Gelduba était pris et détruit. Vocula de son côté n’éclaira point l’arrivée des ennemis ; aussi fut-il aussitôt vaincu que sorti de ses lignes. Ensuite, vainqueur trop peu confiant, il perdit plusieurs jours avant de marcher à l’ennemi, au lieu que, s’il se fût hâté de le poursuivre et de profiter de la fortune, il aurait pu, de ce premier élan, faire lever le siège de Vétéra. Cependant Civilis avait essayé sur les assiégés l’effet de la terreur, en feignant que les Romains étaient perdus et les siens triomphants. Il promenait sous leurs yeux nos enseignes et nos étendards ; il montra même les prisonniers, et l’un d’entre eux fit une action héroïque : il proclame d’une voix éclatante ce qui s’est passé, et tombe percé de coups par les Germains, vengeance qui confirma ses paroles. En même temps le saccagement des campagnes et les flammes des villages embrasés annonçaient l’approche d’une armée victorieuse. Une fois en vue du camp, Vocula ordonne qu’on plante les étendards et qu’on s’entoure de fossés et de retranchements, afin que, délivrés des bagages, on combatte sans embarras. À cet ordre, un cri s’élève contre le général ; les soldats demandent l’attaque, et ils ne demandaient plus sans menacer ; ils n’attendent pas même qu’on les range en bataille ; ils s’avancent pêle-mêle, fatigués, et engagent l’action : car Civilis les attendait, ne comptant pas moins sur les fautes de l’ennemi que sur le courage des siens. Les chances varièrent chez les Romains, et les plus séditieux furent les plus lâches. D’autres, se souvenant de leur victoire récente, tenaient ferme, frappaient l’ennemi, s’encourageaient eux-mêmes et leurs voisins. Le combat ainsi ranimé, ils tendent les mains vers les assiégés, leur faisant signe de ne pas manquer l’occasion : ceux-ci, qui voyaient<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>tout du haut des murs, s’élancent par toutes les portes à la fois. En ce moment, Civilis fut terrassé par la chute de son cheval, et l’on ne saurait croire combien le bruit répandu dans les deux partis qu’il était blessé ou mort inspira d’effroi à son armée et d’ardeur à la nôtre.
{{Ancre+|XXXV}}. Vocula, négligeant de poursuivre un ennemi qui fuyait, se mit à renforcer de tours et de palissades le camp de Vétéra, comme s’il était menacé d’un second siétge, et fut à bon droit suspect (tant il gâtait souvent sa victoire) de préférer la guerre à la paix. Rien ne fatiguait nos troupes autant que le défaut de vivres. Les équipages des légions, avec ce qu’il y avait de moins propre au combat, furent envoyés à Novésium pour en amener des grains par la route de terre, car les ennemis étaient maîtres du fleuve. Le premier convoi alla et revint tranquillement, Civilis n’étant pas encore rétabli de sa chute. Quand ce chef apprit qu’un second était parti pour Novésium, escorté par des cohortes qui marchaient comme en pleine paix, les drapeaux presque seuls, les armes sur les voitures, chacun errant à sa fantaisie, il l’assaillit en bon ordre, après avoir fait occuper d’avance les ponts et les défilés. On combattit sur une longue colonne et avec un succès douteux, jusqu’à ce que la nuit fît cesser l’action. Les cohortes gagnèrent Gelduba, où le camp subsistait toujours, gardé par un détachement qu’on y avait laissé. On n’ignorait pas les périls qui menaçaient le retour, quand une charge pesante embarrasserait des troupes déjà intimidées. Vocula prend dans la cinquième et la quinzième légion, qui avaient essuyé le siège de Vétéra, un renfort de mille hommes, esprits indomptés et violemment aigris contre les chefs. Il en partit plus qu’il n’en avait commandé. Ils criaient hautement, pendant la marche, qu’ils n’endureraient plus la faim et la perfidie des généraux. Ceux qui étaient restés se plaignaient de leur côté qu’on les sacrifiait, en séparant d’eux une partie des légionnaires. De là une double sédition, les uns rappelant Vocula, les autres refusant de revenir dans le camp.
{{Ancre+|XXXVI}}. Cependant Civilis remet le siège devant Vétéra : Vocula se rend à Gelduba, puis à Novésium. Civilis prend Gelduba et livre, près de Novésium, un combat de cavalerie où il remporte l’avantage. Pour nos soldats, les succès et les revers les animaient également à la perte des généraux. Les légions, accrues des mille hommes de la cinquième et de la quinzième, demandent le don militaire ; elles savaient que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Vitellius avait envoyé de l’argent : Hordéonius, sans se faire longtemps presser, le distribua au nom de Vespasien. La sédition en prit une nouvelle force ; ce ne furent plus que débauches, festins, rassemblements nocturnes, au milieu desquels se ralluma leur vieille haine contre Hordéonius. Ni lieutenant ni tribun n’osait leur résister, et la nuit avait ôté le frein de la honte : ils l’arrachent de son lit et le tuent. Le même sort attendait Vocula, s’il ne se fût échappé à la faveur des ténèbres et sous les habits d’un esclave. Quand la passion calmée eut laissé rentrer la peur dans les âmes, ils envoyèrent vers les nations gauloises des centurions avec des lettres, pour solliciter des secours d’hommes et d’argent.
{{Ancre+|XXXVII}}. Toute multitude privée de chef est précipitée, craintive, sans énergie : à l’approche de Civilis, ils prennent tumultueusement les armes, les quittent aussitôt et se mettent à fuir. Le malheur enfanta la discorde, et les troupes qui appartenaient à l’armée du Haut-Rhin séparèrent leur cause de celle des autres. Toutefois les images de Vitellius furent replacées dans le camp et dans les cités belgiques du voisinage, quoique Vitellius fût déjà à la mort. Ensuite, dans un accès de repentir, la première, la quatrième et la dix-huitième légion se mirent sous les ordres de Vocula, qui, après les avoir engagées à Vespasien par un nouveau serment, les mena vers Mayence pour en faire lever le siège. L’ennemi l’avait levé de lui-même ; c’était un assemblage de Cattes, d’Usipiens, de Mattiaques, qui, rassasiés de butin, s’étaient retirés, non toutefois sans perte : comme ils marchaient épars, nos soldats les avaient surpris et battus. De leur côté, les Trévires avaient fermé leurs frontières d’une enceinte palissadée, et ils soutenaient contre les Germains une lutte où beaucoup de sang coula de part et d’autre, jusqu’au jour où de si beaux titres à la reconnaissance du peuple romain furent souillés par la rébellion.
{{Ancre+|XXXVIII}}. Cependant le consulat de Titus et le second de Vespasien s’ouvrirent en leur absence, au milieu de la tristesse et des alarmes de Rome, qui aux maux réels ajoutait le tourment des peurs chimériques. L’Afrique, disait-on, était soulevée, et la révolution avait pour chef L.{{lié}}Pison, gouverneur de la province. Cet homme n’était rien moins qu’un esprit turbulent ; mais les tempêtes de l’hiver interrompant la navigation, le peuple, qui achète chaque jour les aliments de chaque jour, et pour qui le seul intérêt politique est celui des vivres, s’imagina que les ports étaient fermés, les convois {{tiret|re|tenus}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|re|tenus}}, et, comme il le craignait, il le crut. Ces bruits étaient accrédités par les Vitelliens, chez qui l’esprit de parti survivait à la défaite ; ils ne déplaisaient pas même aux vainqueurs, dont toutes les guerres étrangères n’auraient pas assouvi les insatiables convoitises, bien loin que la guerre civile ait jamais eu de victoire qui pût les satisfaire.
{{Ancre+|XXXIX}}. Le jour des kalendes de janvier, le sénat, convoqué par Julius Frontinus<ref>L’auteur des ''Stratagèmes'' et des ''Aqueducs''. Il fut le prédécesseur d’Agricola dans le commandement de la Bretagne. Il mourut vers l’an{{lié}}108 de notre ère, et eut Pline le Jeune pour successeur dans la dignité d’augure, dont il était revêtu.</ref>, préteur de la ville, décerna aux lieutenants, aux armées, aux rois<ref>Les rois Sohémus, Antiochus, Agrippa. {{abr|Voy.|Voyez}} {{lia|Livre II|LXXXI|{{liv.}}{{rom-maj|II}}, {{chap.}}{{rom|LXXXI}}|518}}.</ref>, des éloges et des actions de grâces. La préture fut retirée à Tertius Julianus, sous prétexte qu’il avait abandonné sa légion lorsqu’elle passa sous les drapeaux de Vespasien, et Plotius Griphus lui fut substitué. Hormus reçut le titre de chevalier. Bientôt Frontinus ayant abdiqué, Domitien prit possession de la préture ; son nom figurait à la tête des lettres et des édits : le pouvoir était aux mains de Mucien. Ce n’est pas que Domitien, poussé par les conseils de ses amis ou les caprices de sa volonté, n’agît souvent en maître. Mais aucune rivalité n’inquiétait Mucien comme celle d’Antoine et de Varus, illustrés tous deux de récentes victoires, chéris des soldats, en crédit jusqu’auprès du peuple, qui leur savait gré de n’avoir tiré le glaive que sur le champ de bataille. Antoine, disait-on, s’adressant à Scribonianus Crassus, à qui de nobles aïeux donnaient un lustre que relevait encore l’image de son frère, l’avait exhorté à se saisir du pouvoir, entreprise qui n’eût pas manqué de soutiens si Scribonianus ne s’y était refusé. Mais le succès le mieux assuré ne l’eût pas facilement séduit, bien moins encore une espérance douteuse. Dans ces conjonctures Mucien, ne pouvant perdre Antonius ouvertement, le comble d’éloges dans le sénat, l’accable en secret de promesses, montrant à son ambition l’Espagne citérieure, laissée vacante par le départ de Cluvius ; en même temps il distribue à ses amis des tribunats et des préfectures. Quand il eut rempli cette âme vaine d’espoir et de prétentions, il mina ses forces en renvoyant dans son camp la septième légion, celle de toutes dont le zèle pour Antoine était le plus ardent ; la troisième, dévouée à Varus, retourna<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>en Syrie. On conduisit en Germanie une autre partie de l’armée. Ainsi, purgée de ce qu’il y avait de plus turbulent, la ville reprit sa première forme, les lois leur autorité, les magistrats leurs fonctions.
{{Ancre+|XL}}. Le jour où Domitien fit son entrée au sénat, il dit, sur l’absence de son père et de son frère et sur sa propre jeunesse, quelques mots pleins de convenance, que faisait valoir la grâce de son maintien ; et, comme on ignorait encore ses mœurs, la rougeur qui couvrait à chaque instant son visage passa pour modestie. Le nouveau César ayant proposé de rétablir les honneurs de Galba, Curtius Montanus fut d’avis que la mémoire de Pison fût aussi honorée. Le décret fut rendu pour tous deux : il ne fut pas exécuté pour Pison. On tira au sort des commissaires chargés de faire restituer les rapines de la guerre, de rechercher et de remettre en place les tables des lois tombées de vétusté, de purger les fastes des additions dont les avaient souillés l’adulation des temps, enfin de modérer les dépenses publiques. La préture fut rendue à Tertius Julianus, quand on eut reconnu qu’il s’était réfugié auprès de Vespasien : Griphus en conserva les honneurs. On reprit ensuite le procès entre Musonius Rufus et P.{{lié}}Céler. Céler fut condamné et les mânes de Soranus vengés. Ce jour, signalé par la sévérité publique, eut aussi son triomphe privé : Musonius recueillit la gloire d’avoir accompli un grand acte de justice. L’opinion jugea autrement Démétrius, philosophe cynique, qui s’était montré plus ambitieux de renommée que d’estime, en défendant un criminel déjà convaincu. Céler lui-même ne trouva ni courage dans le péril, ni paroles pour se justifier. Au signal de vengeance donné contre les accusateurs, Julius Mauricus pria César de communiquer au sénat les registres du palais, afin qu’on sût quelles accusations chacun avait sollicitées. Domitien répondit que sur une telle demande il fallait consulter le prince.
{{Ancre+|XLI}}. Les premiers du sénat firent un serment que répétèrent à l’envi tous les magistrats, et que les autres sénateurs prononcèrent en opinant à leur tour : ils prenaient les dieux à témoin « qu’ils n’avaient concouru à aucun acte qui pût nuire à la sûreté de personne, et qu’ils n’avaient tiré ni profit ni honneur de l’infortune des citoyens. » Un trouble visible et des termes adroitement changés dans la formule du serment trahissaient les consciences coupables. Les sénateurs applaudissaient à la bonne foi, protestaient contre le parjure. Cette espèce de {{tiret|cen|sure}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|cen|sure}} tomba de tout son poids sur Sariolénus Vocula, Nonnius Actianus et Cestius Sévérus, décriés tous trois par de nombreuses délations sous Néron. Sariolénus était de plus chargé d’une récente infamie, celle d’avoir renouvelé les mêmes pratiques auprès de Vitellius. On ne cessa de le poursuivre de gestes menaçants qu’il ne fût sorti de l’assemblée. On tomba ensuite avec la même violence sur Pactius Africanus, dont le crime était d’avoir désigné à la cruauté de Néron les deux frères Scribonius, célèbres par leur union et leur opulence. Africanus n’osait avouer et ne pouvait nier. Se tournant du côté de Vibius Crispus, qui le harcelait de questions, il l’implique dans des actes qu’il ne peut justifier, et, en se donnant un complice, il échappe à l’indignation.
{{Ancre+|XLII}}. Vipstanus Messala, qui n’avait pas encore l’âge sénatorial, acquit dans ce même jour une grande réputation d’éloquence et de tendresse fraternelle, en osant implorer la grâce de son frère Aquilius Régulus. Deux nobles maisons renversées, celle des Crassus et celle d’Orphitus, avaient allumé contre Régulus une haine universelle. C’était de lui-même que, très-jeune encore, il avait sollicité du sénat le rôle d’accusateur, non pour mettre sa tête à couvert, mais par pure ambition. Sulpicia Prétextata, veuve de Crassus, et ses quatre enfants, étaient prêts à demander vengeance, si le sénat instruisait le procès. Ce n’est donc ni la cause ni l’accusé que Messala essaye de défendre ; c’est un frère menacé, et il se jette au-devant de ses périls. Il avait déjà fléchi plusieurs sénateurs, lorsque Curtius Montanus l’arrêta par un violent discours. Il alla jusqu’à dire qu’après le meurtre de Galba, Régulus avait donné de l’argent à l’assassin de Pison et déchiré de ses dents sa tête sanglante. « Ces horreurs du moins, Néron ne les a pas commandées, et tu n’as racheté ni ton rang ni tes jours par cette barbarie. Passons à d’autres la méprisable excuse d’avoir mieux aimé donner la mort que de subir le danger. Toi, tu avais pour sauvegarde un père exilé, ses biens partagés entre ses créanciers, ton âge trop jeune pour les honneurs, l’indifférence de Néron, qui ne voyait rien chez toi ni à désirer ni à craindre. L’instinct du meurtre, la soif des récompenses, éveillèrent seuls ton génie encore ignoré, et, avant qu’il eût fait preuve de soi dans aucune défense, lui firent pour son début goûter d’un sang illustre ; alors que chargé de dépouilles consulaires<ref name=p575>Chargé de dépouilles consulaires, c’est-à-dire, des dépouilles d’un</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>ravies sur le tombeau de la république, gorgé de sept millions de sesterces<ref>Sept millions de sesterces reviennent à {{unité|1245300|fr.}} de notre monnaie.</ref>, brillant de l’éclat du sacerdoce, tu enveloppais dans une même ruine des enfants innocents, de nobles vieillards, des femmes d’un rang élevé ; alors que tu accusais la lenteur de Néron, qui se fatiguait lui et ses délateurs à frapper une maison, puis une autre, comme s’il ne pouvait pas, disais-tu, anéantir d’un seul mot le sénat tout entier. Conservez, pères conscrits, conservez soigneusement cet homme aux conseils sûrs et prompts, afin que chaque âge ait son école, et que, si Marcellus et Crispus sont le modèle de nos vieillards, nos jeunes gens prennent exemple de Régulus. Oui, la perversité, même malheureuse, trouve des imitateurs : que sera-ce si elle est forte et triomphante ? Et ce questeur d’hier que nous tremblons d’offenser, le verrons-nous donc préteur et consulaire ? Pensez-vous que Néron soit le dernier des tyrans ? ils l’avaient cru de Tibère et de Caïus, ceux qui leur survécurent, et cependant un nouveau tyran s’est élevé, plus cruel et plus détestable. Nous ne craignons rien de Vespasien ; son âge et sa modération nous rassurent, mais les exemples restent, les hommes passent. La langueur nous a gagnés, pères conscrits, et nous ne sommes plus ce sénat qui, après la mort de Néron, demandait que les délateurs et les ministres de la tyrannie fussent punis selon les lois de nos ancêtres. Le plus beau jour après un mauvais prince est toujours le premier. »
{{Ancre+|XLIII}}. Montanus fut entendu avec tant d’approbation par le sénat, qu’Helvidius en conçut l’espérance de renverser aussi Marcellus. Commençant donc par l’éloge de Cluvius Rufus, qui, riche comme lui et célèbre orateur, n’avait sous Néron mis personne en péril, il l’accablait à la fois de ses propres crimes et de l’innocence d’autrui. Les esprits étaient enflammés ; Marcellus s’en aperçut, et se levant comme pour sortir : « Nous partons, dit-il, Priscus, et nous te laissons ton sénat ; règne à la face de César. » Vibius Crispus le suivait : tous deux allaient avec la même colère et non le même visage, Marcellus la menace dans les yeux, Vibius affectant de sourire. Leurs amis coururent à eux et les ramenèrent. Une lutte s’engagea, où d’un côté les plus honnêtes et les plus nombreux,
<ref follow=p575>homme qui était consul ou l’avait été. Est-ce Crassus ? Est-ce Orphitus, qui en effet avait été consul ?</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||DE LA LITTÉRATURE POLITIQUE EN ALLEMAGNE.|521}}</noinclude>{{Tiret2|Frédéric-Guil|laume}}{{lié}}{{rom-maj|IV}} sont vaincus : eh bien ! pour rendre la défaite de l’ennemi plus humiliante encore, {{M.|Strauss}} va relever Julien, et le romantique moderne restera seul sur la place.
Quelle différence, en effet, malgré tant de rapports manifestes, quelle différence fondamentale entre Julien et Frédéric-Guillaume ! Les deux princes romantiques se ressemblent par leur aveugle haine des idées nouvelles et par l’absurde essai d’une restauration du passé ; mais ce passé qui enchaîne la brillante imagination de Julien, comme il est supérieur à cette société inique, à cette théocratie du moyen-âge, à cette féodalité insolente dont Frédéric-Guillaume a rêvé le retour ! Ce qui enthousiasme Julien, c’est le passé sans doute, mais un passé plein de gloire ; c’est l’adolescence héroïque et éternellement aimable du genre humain ; c’est cette belle civilisation des Hellènes à qui Platon et Sophocle ont assuré une influence impérissable. Voilà pourquoi l’enthousiasme de Julien, bien que ce soit un enthousiasme à l’envers, conserve encore dans ses erreurs quelque chose d’éclatant et de hardi. Julien est un romantique, mais c’est aussi un héros. Son imagination est plus convaincue que son cœur, mais cette imagination lui inspire des vertus sérieuses. Il a vécu aussi sobre que Cincinnatus, aussi chaste que Scipion, aussi laborieux que César, et il est mort avec la courageuse sérénité de Socrate. Sans doute, reprend l’auteur, les prétentions de Julien nous sont odieuses, à nous, fils du présent et qui marchons vers un avenir dont l’aurore s’illumine déjà ; Julien s’opposait à la marche de l’humanité, nous devons donc le haïr. Toutefois, si l’on met à part cette question générale, et que l’on veuille bien ne considérer un instant que les deux systèmes placés ici en présence, alors, entre cette belle liberté du monde antique et le joug étouffant du moyen-âge, nos sympathies peuvent-elles rester incertaines ?
Un mot encore, s’écrie {{M.|Strauss}}, un dernier mot avant de terminer. Les chrétiens ont défiguré la glorieuse scène de la mort de Julien. Ils l’ont montré furieux, blasphémant le ciel et jetant ce cri de désespoir : Tu as vaincu, Galiléen ! {{lang|grc|νενικηκας, Γαλιλαιε !}} Ce mensonge a un sens vrai ; il contient une prophétie générale que doit recueillir l’histoire. Cette prophétie, consolante pour nous et menaçante pour nos adversaires, la voici : c’est que tous les Julien, ou, en d’autres termes, tous les hommes qui voudront ressusciter une société morte, tous, si bien doués et si puissans qu’on les imagine, tous seront vaincus par le Galiléen, c’est-à-dire par le génie de l’avenir.
Tel est le pamphlet de {{M.|Strauss}}, telle est cette œuvre ingénieuse et hardie qui résume avec une netteté singulière toute la polémique libérale des journaux allemands depuis une dizaine d’années. Quelle que soit la gravité des événemens qui viennent de s’accomplir en Prusse,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{SDT}}</noinclude><nowiki/>
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{{c|ET LES|fs=80%|m=4em}}
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{{c|'''AUGMENTATION POSSIBLE DES RECETTES DE LA DOUANE. —'''<br/>
'''RÉVISION DES TARIFS.'''|fs=90%}}
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{{c|DEUXIÈME PARTIE.<ref>Voyez la livraison du {{1er}}{{lié}}mai 1848.</ref>|fs=80%|mb=3em}}
{{c|{{rom-maj|V}}.|fs=120%|mb=2em}}
Pendant que nous poursuivons notre travail de révision sur le tarif de la douane française, les événemens politiques se déroulent avec une rapidité bien propre à éblouir les imaginations. Partout les nations endormies se réveillent. Les trônes encore debout chancellent sur leurs bases ; de nouvelles constitutions s’élaborent, qui consacrent ou préparent l’affranchissement des peuples ; les limites des états se déplacent ; la guerre éclate entre des royautés long-temps unies. Certes la magie de ces événemens est une diversion bien puissante aux sévères études de l’économiste et du financier, mais d’autres considérations doivent y ramener l’attention publique. Si brillantes que soient les destinées qu’on rêve pour la France dans l’avenir, il faut reconnaître que le présent est triste. Le commerce et l’industrie se meurent, les finances publiques s’épuisent, les fortunes privées disparaissent comme des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|558|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ombres, le travail est suspendu, et par là les sources mêmes de la richesse tarissent. Bientôt, si on n’arrête le cours de cette désorganisation croissante, l’assemblée nationale, troublée dans l’élaboration de sa grande œuvre, va se trouver en présence d’un trésor public à sec, d’une industrie en ruines et d’une population haletante, sans travail et sans pain. Il est temps que l’on s’occupe d’appliquer à ce mal redoutable des remèdes énergiques, et il n’y en a guère de plus efficace, dans l’état présent des choses, qu’une réforme sérieuse de nos tarifs. Pour ranimer l’industrie et le commerce, après le retour de la confiance, qui est le premier besoin, cette réforme est sans contredit une des meilleures mesures à prendre ; pour rétablir nos finances, c’est presque la seule qu’on puisse heureusement tenter. Sans nous arrêter donc à ce que de telles études peuvent avoir de malséant pour certains esprits dans les circonstances actuelles, poursuivons-les résolûment. On sera trop heureux bientôt d’y revenir pour réparer les fautes commises.
Déjà, des quatre sections qui composent le tarif de la douane, nous avons analysé la première, relative aux matières animales, en y indiquant de larges et fécondes réformes ; la seconde et la troisième appelleront aujourd’hui notre attention.
{{c|'''DEUXIÈME SECTION. — MATIÈRES VÉGÉTALES.'''|fs=80%|mt=3em|mb=2em}}
La deuxième section du tarif, relative aux matières végétales, est beaucoup plus considérable que la première, soit par le nombre des articles qu’elle comprend, soit par l’importance des recettes qu’elle procure au trésor public. Elle se divise en dix chapitres, comme suit : {{1o|farineux}} alimentaires ; {{2o|fruits}} et graines ; {{3o|denrées}} coloniales ; {{4o|sucs}} végétaux ; {{5o|espèces}} médicinales ; {{6o|bois}} communs ; {{7o|bois}} exotiques ; {{8o|fruits}}, tiges et filamens à ouvrer ; {{9o|teintures}} et tanins ; {{10o|produits}} et déchets divers. Tous les objets compris dans ces dix chapitres ont produit ensemble au trésor, en 1845, une somme de 104,098,448 francs. C’est cette vaste branche de notre système financier qui s’offre maintenant à notre analyse. Toutefois nous en écarterons d’abord le chapitre relatif aux denrées coloniales, dont nous ferons plus tard une section distincte. C’est le plus important de tous quant à la quotité du revenu, car il a produit seul, — en 1845, — 68,737,866 {{abr|fr.|francs}}, ou près des deux tiers de la recette totale. Il ne nous reste ainsi que neuf chapitres à examiner, et nos calculs ne portent plus que sur une recette de 35,360,582 francs.
''Farineux alimentaires''. — Le chapitre des farineux alimentaires comprend, dans les tableaux de la douane, vingt-six articles productifs de revenu. Ce sont d’abord les diverses espèces de céréales, froment, épeautre et méteil, seigle, maïs, orge, avoine, sarrasin, articles qui tous, excepté l’orge, sont au moins doubles, puisqu’on les distingue {{Tiret|tou|jours}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|559}}</noinclude>{{Tiret2|tou|jours}} en grains et en farines. Viennent ensuite le pain et le biscuit de mer, le riz en grains ou en paille, les marrons, châtaignes et leurs farines, les pommes de terre, les légumes secs et leurs farines, les gruaux et fécules, les grains perlés ou mondés, l’alpiste, le millet, les pâtes d’Italie et autres pâtes granulées, le sagou et l’{{Lang|en|''arrow-root''}}, la semoule de pâte et de gruau, et enfin le salep.
Tous ces articles, en 1845, ont produit ensemble au trésor 5,201,863 {{abr|fr.|francs}} Cependant en 1844 la recette avait été plus que double (10,695,415 {{abr|fr.|francs}}), et elle s’est élevée de nouveau à 9,889,304 {{abr|fr.|francs}} en 1846. C’est qu’il n’y a rien de plus inégal, de plus irrégulier, que l’importation des céréales : elle dépend essentiellement de la plus ou moins grande abondance des récoltes, et il faut ajouter que le jeu trompeur de l’échelle mobile ajoute encore à ces irrégularités. Or, les céréales sont l’article capital de cette section. La recette a été, en effet, sur ce seul objet d’environ 10,100,000 {{abr|fr.|francs}} en 1844, et de 4,550,116 {{abr|fr.|francs}} en 1845. Il n’est pas possible d’asseoir aucun calcul certain sur une telle base de revenu. Sans parler des cas où l’application de la loi des céréales est forcément suspendue, comme elle l’a été récemment en France, les variations sont si grandes d’une année à l’autre, qu’on ne saurait jamais dire approximativement sur quel produit il faut compter. Il est bon de remarquer cependant que la recette de 1845 se rapproche de la moyenne des cinq années antérieures, dont celle de 1844 s’éloigne, au contraire, sensiblement. Considérons-la donc, si l’on veut, comme une recette normale.
Si l’on ajoute à la somme de 4,550,116 francs, obtenue en 1845 sur les céréales, la somme de 503,923{{lié}}{{abr|fr.|francs}} qu’ont produite, dans la même année, les riz en grains, on aura le chiffre de 5,054,039 {{abr|fr.|francs}}, et, comme la recette totale sur le chapitre des farineux alimentaires n’a été que de 5,201,863, on voit que tous les autres articles n’ont produit ensemble que 147,824{{lié}}francs. Au point de vue du trésor public, il y aurait donc très peu d’inconvénient à ce que tous ces articles fussent admis en pleine franchise de droits. Y en aurait-il davantage au point de vue de l’agriculture, nous ne disons pas selon notre manière de voir, car, dans notre opinion, toutes ces restrictions nuisent à l’agriculture beaucoup plus qu’elles ne lui profitent, mais dans la manière de voir même des protectionistes ? Quel ombrage l’agriculture pourrait-elle prendre de l’entrée en franchise des riz en paille, des marrons, châtaignes et leurs farines, des légumes secs et leurs farines, des pommes de terre, des gruaux et fécules, des grains perlés ou mondés, de l’alpiste, du millet, des pâtes d’Italie et autres pâtes granulées, du sagou et {{Lang|en|arrow-root}}, de la semoule en pâte ou en gruau et du salep ? Les pommes de terre forment le seul article de quelque importance dans cette série ; mais les pommes de terre sont une marchandise trop encombrante et trop lourde pour que l’importation en soit jamais considérable. Aussi cette importation n’a-t-elle été, en 1845, que d’environ 19,000{{lié}}quintaux {{Tiret|mé|triques,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|560|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|mé|triques,}} ce qui équivaut tout au plus, pour l’alimentation, à 9 ou 10,000{{lié}}hectolitres de blé. N’étant donc pas arrêté en ceci par la considération du revenu public, ni même par la nécessité de ménager la transition d’un régime à l’autre, puisque tous ces articles sont trop peu importans pour exercer une influence sensible sur le marché, nous n’hésitons pas à dire qu’ils devraient être immédiatement déclarés francs de droits.
Quant aux céréales, qui forment le principal objet de ce chapitre, il faudrait d’abord supprimer l’échelle mobile, combinaison décevante dont l’unique effet est de jeter le trouble dans les relations commerciales, et remplacer les droits variables du tarif actuel par un droit fixe et modéré. Rien de plus simple au premier abord et de plus convenable en même temps, quand on veut à toute force mettre un droit sur les grains étrangers, que d’élever ou d’abaisser ce droit selon que les prix s’élèvent ou s’abaissent dans le pays : aussi n’est-il pas étonnant que, dans le principe, tant de gens se soient laissé prendre à la séduisante amorce de l’échelle mobile. Malheureusement cette ingénieuse combinaison manque de base, et, dans la pratique, elle fait constamment défaut. Sans parler de l’incertitude qu’elle jette dans les opérations du commerce, incertitude qui est déjà un très grand mal, elle repose sur des évaluations nécessairement inexactes, puisque ces évaluations n’ont pas d’autre base que des mercuriales toujours arriérées de plusieurs semaines et d’ailleurs très irrégulièrement établies. Tout ce système, si séduisant qu’il ait pu paraître à quelques théoriciens du système protecteur, ne soutient donc pas l’examen quand on en vient à considérer les défaillances de la pratique ; l’expérience l’a définitivement condamné.
Quel sera cependant le chiffre du droit fixe que nous substituerons au droit variable du régime actuel ? Il nous semble qu’on pourrait, quant à présent, s’arrêter au chiffre de 1{{lié}}{{abr|fr.|franc}} 50{{lié}}{{abr|c.|centimes}} l’hectolitre pour le froment, et ce serait encore beaucoup, surtout dans les années de disette, c’est-à-dire précisément lorsque l’importation devient considérable. Ce n’est même pas sans un violent scrupule que nous proposons un droit si élevé, et, tout en l’admettant comme mesure provisoire, nous éprouvons le besoin de protester de nouveau hautement contre l’existence future de tout impôt de cette sorte. Frapper d’une taxe la marchandise qui fait la base essentielle de l’alimentation du peuple, c’est déjà chose bien grave ; que sera-ce si l’on considère qu’à la manière dont cet impôt est assis, il n’en rentre qu’une faible portion dans les caisses de l’état ? Pour quelques millions que le public paie sur les grains importés de l’étranger, il en paie quinze ou vingt fois plus sur tous les grains qu’il consomme en raison de la cherté artificielle que l’établissement du droit fait naître à l’intérieur, et ce surcroît d’impôt, ce n’est pas l’état, ce n’est pas même, répétons-le, l’agriculture qui en profite. Ceux qui proposent ou qui soutiennent des mesures de ce genre<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|561}}</noinclude>ne savent guère ce qu’ils font, et c’est la seule considération qui puisse leur servir d’excuse. Autrement, ils auraient un compte trop sévère à rendre à leur pays.
Il va sans dire que, par rapport aux grains d’espèces secondaires, seigles, maïs, sarrasins, etc., le droit s’abaisserait en raison de leur valeur, celui que nous avons fixé pour le froment devant seulement servir de base pour déterminer les autres. Dans le tarif actuel, cette gradation n’est pas bien observée, en ce que les espèces inférieures sont relativement plus imposées que les fromens ; aussi l’importation en est-elle beaucoup plus faible et presque insignifiante eu égard à la consommation. C’est une échelle à rectifier. Il faudrait aussi diminuer proportionnellement les droits sur les farines, qu’on a surtaxées sans motif, et dont en conséquence l’importation est presque nulle. En bonne raison, la différence du droit entre les grains et les farines ne devrait pas excéder la différence de la valeur. Au moyen d’une plus juste graduation de tous ces droits, on mettrait un peu plus d’équilibre dans l’importation de ces divers produits, bien que, par la nature des choses, les fromens en grains doivent toujours être l’objet du principal commerce.
Reste à voir maintenant quel serait le produit des droits que nous avons admis. L’extrême irrégularité des importations empêche, comme nous le disions tout à l’heure, d’asseoir sur ce point aucun calcul précis, et quoique cette irrégularité doive être, dans une certaine mesure, atténuée par l’établissement des droits fixes, elle sera toujours assez grande. Prenons néanmoins comme point de départ l’importation moyenne des cinq années antérieures à 1845. Elle a été d’environ 1,600,000 hectolitres en toutes sortes de grains. Il n’est pas à présumer qu’elle augmente beaucoup sous le nouveau régime que nous établissons ; cela dépend essentiellement de l’abondance des récoltes. Arrêtons-nous donc au chiffre de 1,600,000 hectolitres, et, comme il y entre une certaine quantité de grains secondaires, considérons-le comme formant l’équivalent de 1,500,000 hectolitres de froment. À raison de 1{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|c.|centimes}} l’hectolitre, la recette ne s’élèverait qu’à la somme de 2,250,000 francs. Si nous y ajoutons, pour les riz en grains, à propos desquels nous ne croyons devoir proposer aucun changement quant à présent, une somme de 500,000{{lié}}{{abr|fr.|francs}}, chiffre égal à la recette de 1845, nous arriverons à un produit total de 2,750,000 {{abr|fr.|francs}} sur l’ensemble du chapitre. La recette de 1845, un peu inférieure, il est vrai, à la moyenne des cinq années antérieures, ayant été sur ce même chapitre de 5,200,000 francs, il y aurait ici pour le trésor une perte qui s’élèverait au moins à 2,500,000 francs.
''Fruits et graines''. Le chapitre des fruits et graines comprend d’abord les diverses sortes de fruits de table, parmi lesquelles on remarque, comme étant les plus productifs de revenu, les citrons,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|562|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>oranges et leurs variétés, et les fruits secs ou tapés, puis les graines oléagineuses, c’est-à-dire les graines de ricin, de lin, de sésame et autres, puis encore les fruits à distiller, anis et baies de genièvre, et enfin les graines à ensemencer. Tout cela forme de vingt-quatre à trente articles de recette. Le produit total a été, en 1845, de 4,004,652 francs. Les graines oléagineuses y figurent seules pour la moitié de cette somme ; tous les autres articles réunis produisent le reste.
Il y a peu de changemens à faire en ce qui concerne les fruits de table et les autres articles du même ordre. Ce sont des produits essentiellement imposables et pour la plupart exotiques. Seulement on pourrait en écarter quelques-uns qui ne donnent que des recettes insignifiantes, comme les baies de genièvre, ramener les droits sur les autres à un maximum de 20 à {{lié|25 pour 100}}, et affranchir les graines à ensemencer. Ces modifications n’altéreraient pas sensiblement le revenu, ni en plus, ni en moins ; aussi n’en tiendrons-nous pas compte dans nos calculs. Il y a plus à dire sur les graines oléagineuses.
Jusqu’en 1844, la législation avait été, par exception, assez libérale en ce qui concerne ce produit. Pour les graines de lin, le droit n’était que de 1{{lié}}franc les 100{{lié}}kilogrammes, lorsqu’elles étaient importées par mer et par navires français, de 1{{lié}}{{abr|fr.|franc}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} par navires étrangers et par terre des pays limitrophes, de 2{{lié}}{{abr|fr.|francs}} par terre et d’ailleurs que des pays limitrophes, soit 1{{lié}}{{abr|fr.|franc}} dans les cas les plus favorables, et 2{{lié}}{{abr|fr.|francs}} au maximum. Le prix courant de ces graines étant supposé de 27{{lié}}{{abr|fr.|francs}} les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}<ref>Dans les tableaux de la douane, l’évaluation est portée à 75{{lié}}{{abr|fr.|francs}} les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}, tant pour les graines de lin que pour les graines de sésame. Nous ne savons sur quelle base ces évaluations ont été faites : les nôtres sont empruntées aux prix courans de février et avril 1844 sur la place de Marseille.</ref>, c’était environ 3 et {{lié|3/4 pour 100}} dans le premier cas, et un peu plus de {{lié|7 pour 100}} dans le dernier. Pour les graines de sésame, le droit variait de 2{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} à 3{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, et comme le prix courant était de 48{{lié}}{{abr|fr.|francs}} les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}, cela revenait à environ 5{{lié}}1/2 et 7{{lié}}1/2{{lié}}{{abr|p.|pour}}{{lié}}100 de la valeur. Cette dernière échelle était également applicable aux graines non dénommées, telles que cameline, chènevis, colza, etc. C’était là, comme on peut le voir, un tarif exceptionnellement modéré, et ce n’est pas tout-à-fait sans raison qu’on l’a considéré comme une sorte d’anomalie dans notre code fiscal.
Voyons pourtant ce que cette anomalie avait produit.
Les importations de graines étrangères s’étaient considérablement accrues sous ce régime, et elles s’accroissaient encore de jour en jour suivant une progression rapide, surtout dans le midi, où la graine de sésame, produit presque nouveau sur nos marchés, était venue depuis quelques années jouer un rôle important. On jugera de la rapidité de ces accroissemens par le tableau suivant :<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|563}}</noinclude><nowiki/>
{{c|GRAINES OLÉAGINEUSES.|fs=90%|m=1em}}
{{c|{{sc|importations.}} (''Commerce général.'')|fs=80%}}
{|width=90% align=center style="font-size:80%;margin-top:1.5em;margin-bottom:1.5em"
|-
|width=20% align=center|ANNÉES
|colspan=2 align=center|Importations<br />par la frontière<br />du nord.
|rowspan=10 width=5%|
|colspan=2 align=center|Importations<br />par la frontière<br />du midi.
|rowspan=10 width=5%|
|colspan=3 align=center|Importations totales.
|-
||{{Pds|1835}}
|align=right|9,144,900
|rowspan=9 valign=top|{{abr|kil.|kilogrammes}}
|align=right|1,035,300
|rowspan=9 valign=top|{{abr|kil.|kilogrammes}}
|align=right|10,180,200
|rowspan=9 valign=top|{{abr|kil.|kilogrammes}}
|rowspan=9 width=5%|
|-
||{{Pds|1836}}
|align=right|29,058,800
|align=right|2,234,600
|align=right|31,293,400
|-
||{{Pds|1837}}
|align=right|21,449,700
|align=right|2,663,200
|align=right|24,112,900
|-
||{{Pds|1838}}
|align=right|20,931,200
|align=right|7,366,200
|align=right|28,297,400
|-
||{{Pds|1839}}
|align=right|18,394,300
|align=right|10,756,600
|align=right|29,154,900
|-
||{{Pds|1840}}
|align=right|32,662,300
|align=right|16,785,900
|align=right|49,448,200
|-
||{{Pds|1841}}
|align=right|39,380,800
|align=right|30,661,600
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|-
||{{Pds|1842}}
|align=right|41,048,100
|align=right|36,508,000
|align=right|77,556,600
|-
||{{Pds|1843}}
|align=right|24,190,200
|align=right|37,542,200
|align=right|61,735,400
|}
Ce qui frappe d’abord dans ce tableau, c’est la rapidité et la continuité de la progression ascendante dans le midi, où, en moins de dix ans, l’importation s’élève de 1{{lié}}million de {{abr|kilogr.|kilogrammes}} à plus de 37{{lié}}millions, sans qu’on remarque dans ce long intervalle de temps aucun pas rétrograde. Pour le nord, la marche des importations est moins régulière, ce qui s’explique sans peine par l’inégalité des récoltes. À la différence de ce qui se passe dans le midi, où on ne cultive pas les graines grasses, les graines étrangères ne sont reçues dans le nord que comme un complément de la production locale, et, selon que cette production est plus ou moins insuffisante, elle provoque une plus ou moins abondante importation.
Maintenant, quelles avaient été les conséquences de ces importations croissantes ? Il en était résulté d’abord un développement remarquable de la fabrication des huiles, tant au nord qu’au midi, dans les rayons de Lille et de Marseille. Cet accroissement de la fabrication des huiles avait naturellement tourné à l’avantage de toutes les industries, et elles sont en grand nombre, qui font usage de ce produit. Entre beaucoup d’autres, la fabrique du savon, pour laquelle l’huile est la matière première par excellence, était dans une situation florissante qui s’améliorait encore de jour en jour. Malgré l’accroissement de la consommation à l’intérieur, elle fournissait un aliment notable à nos exportations ; elle serait allée même beaucoup plus loin, si elle n’avait pas été entravée, dans une certaine mesure, par les droits excessifs établis sur les soudes et les potasses<ref>Les droits sur les soudes sont de 11{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}} par navires français, et 12{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 60{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} par navires étrangers. C’est environ {{lié|80 pour 100}} de la valeur. Sur les potasses, les droits saut de 10, 15, 18 et 21{{lié}}francs ; la valeur officielle est de 60{{lié}}francs.</ref>, et par les prix trop élevés de ces produits.
Si bienfaisante pour la fabrique, cette large importation de graines étrangères avait-elle par hasard nui à notre agriculture ? Elle n’avait pu nuire dans le midi, où la culture des graines grasses a toujours été<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|564|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>nulle, ou peu s’en faut. Était-ce peut-être dans le nord ? Pour être convaincu du contraire, il suffit d’avoir parcouru les campagnes dans cette partie de la France. Non-seulement la culture des graines grasses y était florissante, prospère, mais elle s’y étendait encore de jour en jour. C’est que le développement croissant de toutes les industries qui font usage de l’huile ouvrait un débouché chaque jour plus large à ses produits. En admettant que les prix de ses graines fussent un peu réduits par la concurrence étrangère, elle était amplement dédommagée de cette perte apparente par la facilité de ses ventes et l’agrandissement continu du marché.
On s’est lassé de ce régime. On a trouvé probablement que les industries auxquelles les graines oléagineuses servent d’aliment prospéraient trop, et que cela faisait tache sur le tableau général de la France. Pour mieux dire, les agriculteurs du nord ont cru qu’ils feraient un coup de maître, si, au nom de la loi, ils pouvaient s’emparer seuls de cette immense consommation qui s’était développée sous l’influence des bas prix, et le législateur, toujours prompt à seconder ces calculs égoïstes, s’est prêté à cette nouvelle et insultante violation du droit. En 1844, un projet de loi fut présenté qui doublait les anciens droits ; mais le parti agricole, ce parti qui, sous prétexte de favoriser l’agriculture, travaille depuis trente ans à la ruiner, et avec elle toutes les industries qui en relèvent, le parti agricole, disons-nous, ne se tint pas pour satisfait d’une telle augmentation. Il se remua, il s’agita au sein de la chambre des députés ; il fit retentir bien haut ces mots puissans, ces mots électriques, ''agriculture en souffrance, intérêts agricoles compromis, marché national envahi'' ; il épuisa tout ce vocabulaire dont il a tant abusé, et, à force d’évoquer aux yeux de la chambre surprise des fantômes menaçans, il l’amena à surenchérir de beaucoup sur la proposition du ministre, en quadruplant les anciens droits. Ces droits furent donc portés, pour les graines de lin, à 4{{lié}}{{abr|fr.|francs}} les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}, et pour les graines de sésame à 10{{lié}}{{abr|fr.|francs}} Ajoutons que les droits différentiels en faveur du pavillon français, qui n’étaient que de 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} dans l’ancienne loi, furent portés à 4{{lié}}{{abr|fr.|francs}} pour le sésame, à 2 et 4{{lié}}{{abr|fr.|francs}} pour les graines de lin. Telle est la loi actuelle, qui, présentée en 1844, n’a été pourtant votée qu’en 1845.
Les funestes effets de cette nouvelle loi n’ont pas tardé à se manifester. Appliquée seulement dans la seconde moitié de l’année 1845, c’est sur l’année 1846 qu’elle a commencé à exercer toute son action. Eh bien ! voici les résultats : de 70{{lié}}millions de kilogrammes en 1845, l’importation des graines oléagineuses est tout à coup tombée, en 1846, à 36{{lié}}millions de kilogrammes, c’est-à-dire que, d’une année à l’autre, elle est tombée de moitié. La chute est rude, comme on le voit, et telle qu’elle doit faire craindre la perte assez prochaine de tous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|565}}</noinclude>les avantages précédemment conquis. Et cependant il s’en faut que l’importation de l’année 1846, quoique supérieure à celle des années 1843 et 1844, soit une importation exceptionnelle, puisqu’elle est inférieure même à celles des années 1841 et 1842. À voir le chiffre de nos exportations, qui a été pour cette année au-dessous de la moyenne quinquennale, on peut juger que l’appel fait aux marchandises étrangères eût été même moins considérable, si la loi rendue au mois de juin n’eût pas été mise en vigueur avant l’expiration de l’exercice. Cette décroissance de moitié en 1846 est donc réellement due à l’application de la nouvelle loi, et c’est un fait grave et menaçant. Rien ne prouve, il est vrai, que l’importation ne se relèvera pas jusqu’à un certain point dans les années suivantes. La fabrique a ses besoins, qu’elle doit satisfaire à tout prix, sous peine de suspendre ses travaux ; mais il n’en est pas moins vrai que le déclin de l’industrie a commencé.
Sans pousser plus loin ces considérations, nous dirons maintenant que la raison demande, que l’intérêt pressant de l’industrie exige que l’on revienne promptement au tarif de 1844. C’est celui que nous proposerions de rétablir sans aucun autre changement. Par ce qu’on a vu précédemment de la marche ascendante de nos importations, on peut juger que, si le tarif de 1845 n’était pas intervenu pour en arrêter l’essor, elles s’élèveraient dès à présent à un chiffre fort supérieur à celui des années antérieures, et qu’en conséquence la recette se serait accrue dans la même proportion, d’autant mieux que le sésame, la plus fortement imposée des deux graines, était celle dont l’importation s’accroissait avec le plus de régularité. Toutefois, pour faire la part des éventualités, nous nous arrêterons au chiffre de 1845, qui était, comme on l’a vu, de 2,017,164 francs. Le chapitre des fruits et graines demeure ainsi tel qu’il était, sans augmentation ni diminution dans les recettes.
''Sucs végétaux''. — Comme nous écartons ici le chapitre des denrées coloniales, pour en faire plus tard une section distincte, le chapitre que nous rencontrons maintenant est celui des sucs végétaux. Il se compose de trente et quelques articles de recette, compris sous les dénominations suivantes : gommes pures, baumes, résines indigènes, résineux exotiques, sucs d’espèces particulières, comme le caoutchouc, l’aloès, l’opium, le camphre, la manne, le jus de réglisse et la glu, puis les huiles fixes, d’olive, de palme, de graines grasses, etc., et enfin les huiles volatiles ou essences. Tous ces articles réunis ont produit au trésor 9,186,926 {{abr|fr.|francs}}, en 1845, et une somme à peu près égale en 1844.
Ce chapitre des sucs végétaux réclame d’assez grandes réformes, réformes qui, cette fois, augmenteraient le revenu, bien loin de l’affaiblir.
On remarquera d’abord que, parmi les articles qui le composent, il n’y a guère que les huiles fixes qui aient actuellement une importance<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|566|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>réelle, au moins quant aux recettes. Sur environ 9,200,000 {{abr|fr.|francs}} que la douane a perçus, elles en ont procuré au-delà de 8,300,000. Encore ce produit est-il dû presque en totalité à l’importation des huiles d’olive, qui n’ont pas donné moins de 8,146,000 {{abr|fr.|francs}} Tous les autres articles qui composent ce chapitre, articles si importans à d’autres égards, n’ont donc contribué ensemble que pour 1{{lié}}million, en comptant même la recette obtenue sur les huiles de graines grasses et de palme. Si un tel résultat était dû à la modicité des droits, on pourrait s’en applaudir ; mais quand on considère qu’il est dû, au contraire, à l’exagération des droits, qui a empêché le pays d’importer ces marchandises en quantité suffisante pour son usage, on ne peut que le déplorer amèrement.
Même pour les huiles d’olive, le droit actuel est trop fort. Il est de 25{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes par navires français, et de 30{{lié}}francs par navires étrangers et par terre ; ce n’est pas moins de 22 à {{lié|28 pour 100}} de la valeur<ref>Dans les tableaux officiels, la valeur attribuée à l’huile d’olive est de 80{{lié}}francs les 100{{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}, et on évalue au même taux l’huile de graines grasses. Il y a là une double erreur. L’évaluation est peut-être un peu trop forte pour l’huile de graines grasses, mais elle est certainement trop faible pour l’huile d’olive, dont les prix varient, sur la place de Marseille, de 110 à 120{{lié}}francs.</ref>. Aussi voyons-nous que, depuis douze à quinze ans, l’importation de ces huiles a plutôt diminué qu’augmenté. Elle avait été en 1833, par exemple, d’un peu plus de 45,000,000 de kilogrammes, tandis qu’elle n’est plus, en 1845, que de 30,000,000 de kilogrammes. Si l’on considère, d’une part, les emplois si étendus et si variés de l’huile d’olive, de l’autre, l’extrême abondance de la production sur tout le littoral de la Méditerranée, on trouvera que l’importation même de 1833 était bien médiocre ; celle de 1845 est donc véritablement chétive. Quoique l’arrivage plus abondant des graines grasses sur nos marchés ait pu contribuer à l’amoindrir, en satisfaisant par d’autres moyens une partie des besoins, il est incontestable pourtant qu’elle deviendrait plus forte avec un droit plus modéré. Cette modération du droit sur les huiles étrangères ne causerait, du reste, aucun dommage à la culture de l’olivier dans le midi, puisque la Provence ne produit guère que des huiles comestibles d’une qualité supérieure, tandis que celles que nous tirons du dehors sont généralement destinées à la fabrique. Le véritable ennemi de cette culture, c’est la maladie qui trop souvent attaque les arbres ; ce n’est pas l’importation étrangère, dont les cultivateurs n’ont jamais eu grand souci. Nous proposons donc de réduire le droit sur les huiles d’olive de 25{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes à 15{{lié}}{{abr|fr.|francs}} Ce serait encore environ {{lié|13 pour 100}} de la valeur, et, pour un produit si utile, c’est beaucoup. À ce taux, le droit produirait à peu près la même somme qu’aujourd’hui, car il n’est pas douteux que l’importation augmenterait dans une très forte proportion.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|567}}</noinclude><nowiki/>
Si le droit de 25{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes est trop élevé pour les huiles d’olive, il est surtout excessif par rapport aux huiles de graines grasses, dont la valeur est moindre. Dans ce cas, il devient même prohibitif. Aussi l’importation de ces huiles n’a-t-elle été que de 8,000{{lié}}kilogrammes en 1845, et de 1,000 seulement en 1844, chiffres tout-à-fait insignifians eu égard à l’étendue des besoins. On peut dire, il est vrai, que, le droit sur les graines grasses ayant été jusqu’en 1845 assez faible, on trouvait plus d’avantage à importer les graines que les huiles qui en proviennent. Il n’en est pas moins certain que, si le droit avait été plus modéré, les huiles seraient entrées concurremment avec les graines, au grand avantage de l’industrie en général. Cela n’eût-il produit d’autre effet que de modérer ces extrêmes variations auxquelles les cours des huiles sont si sujets en France, et qui viennent en grande partie des intermittences forcées de la fabrication<ref>La plupart des moulins qui fabriquent l’huile dans le nord sont des moulins à vent. Quand le vent fait défaut, ce qui arriva quelquefois pendant un temps assez long, la fabrication est forcément arrêtée, et alors les cours s’élèvent outre mesure pour retomber ensuite brusquement quand la fabrication est reprise. De là des inégalités continuelles et des désordres dont tout le monde souffre, même ceux qui croient en profiter. La facilité de l’importation des huiles étrangères aurait pour effet certain d’atténuer, sinon de faire disparaître entièrement ces inégalités.</ref>, on aurait encore rendu un grand service, non-seulement aux diverses industries qui emploient les huiles, mais encore à celles qui les fabriquent. Le droit sur les huiles de graines grasses devrait donc être réduit tout au moins à 10{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes. Peut-être même cette réduction serait-elle encore insuffisante pour provoquer une importation notable, et alors il conviendrait d’en opérer une plus forte, jusqu’à ce que les huiles étrangères vinssent jouer un rôle nécessaire sur nos marchés. Dire que cette importation se ferait au détriment de nos producteurs, c’est manquer du vrai sens industriel. Loin de là, elle ne ferait que développer, étendre en France les nombreuses industries auxquelles l’huile sert d’aliment, et par là elle ouvrirait aux produits de notre agriculture un débouché plus étendu, plus régulier et plus certain. C’est alors aussi que les huiles de graines grasses, au lieu de présenter au trésor ces recettes ridicules, qui vont de 800 à 6,000{{lié}}francs par an, lui procureraient un revenu respectable, que nous évaluerons seulement, pour ne rien exagérer, à 1 million.
Le droit sur les huiles de palme et de coco, plus modéré que les précédens (4, 12 et 14{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes), a produit aussi davantage (162,427{{lié}}francs en 1845), quoique ces huiles soient comparativement d’un médiocre usage en France. Nous réduirions toutefois ce droit à 8{{lié}}francs au maximum, avec la certitude d’en augmenter encore le produit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|568|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki/>
Sans entrer dans le détail des autres articles, qui sont presque tous trop fortement imposés, et qui rapportent en conséquence fort peu, nous dirons qu’il faudrait surtout opérer de très larges réductions : {{1o|sur}} les résines, particulièrement sur le brai gras et le goudron, aussi bien que sur la poix ou galipot, matières si nécessaires à la marine, et qui ne sont pas imposées actuellement à moins de 40 et {{lié|50 pour 100}} de la valeur ; {{2o|sur}} les gommes pures, particulièrement les gommes exotiques et plusieurs autres. Au moyen de toutes ces réductions convenablement faites, on augmenterait sans aucun doute le résultat fiscal au point d’élever le produit, sur l’ensemble du chapitre, de 9{{lié}}millions, chiffre actuel, à 11 ou 12{{lié}}millions. Nous ne compterons toutefois, pour éviter toutes chances d’erreur, que sur un revenu moyen de 10,500,000 francs.
''Espèces médicinales''. — Pour les espèces médicinales qui, sous les dénominations générales de racines, écorces, herbes, feuilles, fleurs, fruits et lichens médicaux<ref>On distingue ces lichens de ceux qui sont propres à la teinture et qui figurent parmi les matières tinctoriales.</ref>, présentent de vingt-sept à trente articles de recette, nous voudrions les voir disparaître entièrement du tarif. Les raisons de cette réforme se présentent d’elles-mêmes. Le sacrifice pour le trésor ne serait que d’environ 260,000{{lié}}francs par an.
''Bois communs''. — Nous demanderions aussi la suppression totale du chapitre relatif aux bois communs. Ce chapitre, qui présente environ quarante articles, sous les noms de bois à brûler, charbon de bois ou de chenevottes, bois à construire, mâts, mâtereaux, espars, perches, échalas, bois en éclisses, osier en bottes, bois feuillard, merrains de chêne et autres, racines à vergettes, bruyères à vergettes, tiges de millet, liège, etc. ; tout ce chapitre, disons-nous, qui comprend des objets si intéressans pour l’industrie, si utiles pour la marine marchande, soit comme matières premières, soit comme articles de fret, n’a produit au trésor, en 1845, que 620,067{{lié}}francs, et 607,493 en 1844. Il est vrai que les droits sont en général très modérés ; mais sur des produits de ce genre, si faibles qu’ils soient, ils sont toujours trop forts. Il importe d’ailleurs de simplifier, d’épargner au commerce les complications et les embarras que la perception entraîne, complications et embarras qui, dans le cas actuel, sont même plus graves que dans beaucoup d’autres, en ce que sur le bois à construire le droit varie selon les dimensions des pièces, que sur les merrains, perches, échalas, éclisses, il est établi d’après le nombre, et que par conséquent, dans l’un et l’autre cas, la perception nécessite des opérations ou des calculs très assujettissans pour les importateurs. Nous n’apercevons d’ailleurs aucune objection sérieuse contre l’affranchissement absolu de ces {{Tiret|arti|cles,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|569}}</noinclude>{{Tiret2|arti|cles,}} si ce n’est de la part du trésor, qui n’y perdrait qu’un revenu annuel d’environ 262,000{{lié}}francs, bien facile à compenser.
''Bois exotiques''. — Les bois exotiques sont un produit plus imposable que les bois communs ; aussi ne serait-il pas mal qu’ils fussent sujets à des droits d’importation, et qu’on en fît même une source assez abondante de revenu. Il ne faudrait pourtant pas en abuser, car, après tout, ce sont là des matières dont l’industrie française tire un très bon parti, et dont il lui serait facile de faire un emploi bien plus considérable.
Ce chapitre comprend de dix-sept à vingt articles, divisés en trois classes, bois d’ébénisterie, bois de teinture et bois odorans. Il a produit 1,004,890 francs en 1845. Rien de plus facile que de doubler ce produit tout en soulageant les consommateurs. Ce n’est pas que le droit principal établi sur la plupart de ces articles soit élevé ; mais l’assiette en est très irrégulière, très inégale, et surtout les droits différentiels établis en faveur de notre marine marchande sont excessifs. On a voulu multiplier pour notre marine les longs voyages, et Dieu sait comme on a réussi. Dans cette intention, on a grevé d’abord outre mesure les marchandises apportées par ces mêmes navires des pays moins éloignés, et surtout on a frappé avec un redoublement d’ardeur sur le pavillon étranger. La marine française a-t-elle profité de ces faveurs ? Les voyages de long cours se sont-ils multipliés pour elle ? Ce n’est pas ici le lieu de l’examiner. Ce qui est certain, c’est qu’il est résulté de ces mesures un immense dommage et pour le commerce et pour le fisc. Rendons cette vérité sensible par un exemple.
Le droit sur l’acajou apporté de l’Inde par navires français n’est que de 5{{lié}}francs les 100{{lié}}kilogrammes : c’est à peu près {{lié|14 pour 100}} de la valeur officielle, droit modéré et pourtant suffisant ; mais lorsque ce bois est apporté d’autres pays hors d’Europe, toujours par navires français, il paie 7{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} les 100{{lié}}kilogrammes ; s’il est apporté des entrepôts, 18{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} ; enfin, s’il nous arrive par navires étrangers, le droit s’élève à 21{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, ou plus de quatre fois le droit primitif.
Encore ne s’agit-il là que des billes d’acajou qui ont plus de 3{{lié}}décimètres d’épaisseur : c’est bien pis pour celles d’une dimension moindre. Quand elles sont importées de l’Inde par navires français, le droit n’est toujours que de 5{{lié}}{{abr|fr.|francs}} les 100{{lié}}kilogrammes ; seulement il faut qu’elles viennent des lieux mêmes de production, sinon le droit s’élève à 15{{lié}}{{abr|fr.|francs}} Que ces mêmes navires les apportent d’autres pays hors d’Europe, elles paieront, venant des lieux de production, 7{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, et d’autres lieux, 22{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} ; si elles sont importées des entrepôts, toujours par navires français, le droit sera de 55{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, ou plus de onze fois le droit primitif. Que si, par malheur, elles ont été transportées par navires étrangers, elles paieront, selon les lieux d’où elles viennent, 21{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}}, ou 64{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} les 100{{lié}}kilogrammes, ce qui fait, dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|570|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ce dernier cas, treize fois le droit primitif et environ {{lié|185 pour 100}} de la valeur.
Cette monstrueuse inégalité dans l’assiette du droit se fait, du reste, sentir dans la perception. Ainsi, en 1845, les billes d’acajou de plus de 3{{lié}}mètres d’épaisseur ont été importées sans exception par navires français, non pas, il est vrai, de l’Inde, ce qui aurait donné lieu à l’application du moindre droit, mais, pour la plus grande partie, d’autres pays hors d’Europe, notamment d’Haïti, et voici en conséquence ce qui est ressorti de l’application du tarif. Sur une quantité de 4,359,865 kilogrammes mise en consommation, et dont la valeur officielle est de 1,525,953 {{abr|fr.|francs}}, la totalité du droit perçu a été de 362,231{{lié}}{{abr|fr.|francs}}, soit environ {{lié|23 pour 100}} de la valeur. Au contraire, les billes de moindre dimension, malgré l’exagération des droits différentiels, ont été importées, non pas en totalité, mais en partie, par des navires étrangers, et aussi, il faut bien le dire, près de la moitié nous est venue des entrepôts des Pays-Bas. En conséquence, sur une quantité de 2,197{{lié}}kilogrammes, évaluée à 769{{lié}}{{abr|fr.|francs}}, le montant des droits perçus n’a pas été de moins de 979{{lié}}francs, ou {{lié|127 pour 100}} de la valeur. Était-ce l’intention du législateur que les billes d’acajou de moins de 3{{lié}}décimètres d’épaisseur payassent {{lié|127 pour 100}} de droits, tandis que les autres ne paieraient que {{lié|23 pour 100}} ? Cela n’est pas probable. Tel est pourtant le résultat clair et net de l’application de la loi.
C’est dans l’intérêt de la marine marchande, dit-on, qu’on a établi d’aussi choquantes inégalités ; soit : a-t-on du moins réussi dans cet objet ? Hélas ! il suffit de jeter les yeux sur cette pauvre marine pour se convaincre du contraire. De jour en jour, elle décline sans que les prétendues faveurs dont elle jouit puissent rien pour prévenir ou arrêter sa décadence, et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que les longs voyages, dont on a voulu à tout prix lui réserver le privilége, et qu’on semble même créer quelquefois pour elle tout exprès, sont précisément ceux dont le nombre diminue avec la plus effrayante rapidité. Tout cela s’explique. On veut que notre marine fasse la grande navigation, on veut qu’elle entreprenne les longs voyages et particulièrement les voyages des Indes : rien de mieux ; mais en même temps on lui ôte, sans y prendre garde, tous les moyens de réaliser ces voyages avec profit. On croit tout faire en lui réservant sur quelques marchandises secondaires des priviléges fantastiques, tandis qu’on la prive en réalité de tous les meilleurs élémens de fret. Peu ou point de chargemens d’aller ; nulle latitude pour rapporter au retour les marchandises qui seules abondent dans ces pays. Voici donc ce qui arrive. Nos bâtimens partent le plus souvent pour ces contrées lointaines sur lest, pour en revenir avec des chargemens incomplets. S’ils emportent quelque chose au départ, ce sont trop souvent des marchandises de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|571}}</noinclude>peu de valeur, dont il arrive même que le débarquement leur est refusé, et qu’ils se voient réduits quelquefois à jeter à la mer. Ceci n’est point une hypothèse ; nous en connaissons des exemples tout récens. Au retour, ils n’ont à choisir qu’entre un petit nombre d’articles, les autres étant exclus de leur pays ou par des prohibitions formelles ou par de violentes surtaxes. Se rejetant donc, faute de mieux, sur le peu de marchandises qu’on leur laisse, et usant de la faveur exagérée que la loi leur attribue, ils en exigent des frets exorbitans, non peut-être pour augmenter leurs bénéfices, car les bénéfices sont rares sur un pareil terrain, mais pour atténuer leurs pertes. C’est ainsi que le commerce est écrasé et que la marine périt. Laissez là toutes ces faveurs trompeuses, et, prenant une autre route, faites en sorte que nos navires trouvent des chargemens abondans tant à l’aller qu’au retour. C’est alors que la marine grandira, sans peser sur le commerce de tout le poids des priviléges abusifs qu’on lui accorde.
Quoi qu’il en soit, il est évident que ces priviléges, si onéreux pour l’industrie et le commerce, contribuent d’autre part à appauvrir le fisc. Si le droit sur les acajous, que nous avons pris pour exemple, n’était en réalité, et dans tous les cas, que de {{lié|14 pour 100}} ; si nulle autre charge ne venait peser sur ce produit, la consommation en serait peut-être bientôt quadruplée, et ce n’est pas trop dire. Actuellement, ce bois n’est guère employé en France que pour les ouvrages d’ébénisterie et pour quelques usages tout-à-fait spéciaux et très limités de l’industrie manufacturière ; mais de combien d’autres emplois ne serait-il pas susceptible ! Il suffit de voir tout ce qu’on en fait en Angleterre depuis qu’il y est importé franc de droits<ref>La consommation de l’acajou, en Angleterre, a été, en 1846, à peu près sept fois plus considérable qu’en France. C’est, pour la France, 5,800,000 {{lié}}{{abr|kil.|kilogrammes}}, et pour l’Angleterre 38,000,000. Les Anglais emploient maintenant une sorte d’acajou, plus légère que les autres, à construire le pont ou plancher de leurs navires. Cette espèce particulière n’est guère connue en France.</ref>.
Si l’on applique aux autres bois exotiques<ref>Le tarif par rapport aux bois exotiques autres que l’acajou a été modifié par la loi du 9{{lié}}juin 1845 ; mais, au lieu de diminuer les surtaxes, dont l’expérience montre si clairement l’impuissance et les fâcheux effets, on les a aggravées.</ref> les observations que nous venons de faire par rapport aux acajous, ou trouvera que le produit, sur ce chapitre, pourrait être sans peine élevé de un million à deux ou trois. Il suffirait, pour cela, de modérer les surtaxes en maintenant, quant à présent, le droit principal de {{lié|14 pour 100}}. Dans ce cas, la recette s’élèverait donc tout au moins à 2{{lié}}millions.
''Fruits, tiges et filamens à ouvrer''. — Quoique le chapitre des fruits, tiges et filamens à ouvrer comprenne de vingt-deux à vingt-cinq articles, il n’y a que trois de ces articles qui aient une importance réelle<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|572|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>pour le trésor public, le coton en laine, le chanvre et le lin. En effet, sur un produit total de 14,283,033 francs en 1845, le coton en laine figure seul pour 13,097,181 francs, le chanvre pour 593,087{{lié}}francs, et le lin pour 466,753{{lié}}francs, sommes qui, réunies, forment un total de 14,157,021 francs, ne laissant ainsi qu’un produit insignifiant d’un peu plus de 100,000{{lié}}francs pour tous les autres articles. On pourrait donc, sans grande perte pour le trésor, rayer du tarif tous ces articles, savoir : les coques de cocos, les grains durs à tailler, les joncs et roseaux de diverses espèces, tant exotiques qu’européennes, et les végétaux filamenteux non dénommés. La libre importation de ces produits ne ferait d’ailleurs ombrage à aucun intérêt français ; celle des joncs et roseaux exotiques, particulièrement des bambous, tendrait à favoriser nos relations avec les Indes orientales et avec la Chine. On affranchirait pareillement de tout droit l’importation des tiges brutes de lin ou de chanvre, qui seront toujours assez grevées par les seuls frais de transport.
En ce qui concerne les trois articles maintenus au tarif, nous avons déjà dit à peu près dans quelle mesure les droits pourraient être actuellement réduits. Pour le lin et le chanvre, ce serait 2{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|cent.|centimes}} les 100{{lié}}{{abr|kilog.|kilogrammes}} au lieu de 5{{lié}}{{abr|fr.|francs}} pour l’un et de 8{{lié}}{{abr|fr.|francs}} pour l’autre. La réduction proposée est relativement plus forte pour le chanvre, mais c’est contre toute raison que ce filament, dont la valeur est moindre que celle du lin, avait été jusqu’ici plus fortement imposé, et peut-être même conviendrait-il de le dégrever encore davantage, d’autant mieux qu’il est d’un immense emploi pour la marine. Pour le coton, le droit, qui varie maintenant de 5 à 35{{lié}}francs les 100{{lié}}{{abr|kilog.|kilogrammes}}, mais qui est, pour les neuf dixièmes des quantités importées, de 20{{lié}}francs plus le décime, on pourrait le fixer à 5{{lié}}francs, sans admettre désormais aucune distinction de provenance. Il est parfaitement inutile, en effet, d’accorder en cela à nos colonies une faveur onéreuse, dont elles ne sont même pas en état de profiter.
Aucune objection ne s’élèverait sans doute quant à la réduction applicable au coton en laine, si ce n’est dans l’intérêt du fisc, qui y perdrait certainement quelque chose, mais auquel nous offrirons bientôt d’amples compensations. Il n’en serait pas de même relativement au lin et au chanvre, à propos desquels on invoquerait probablement l’intérêt de l’agriculture. Pour nous, loin d’admettre que la réduction des droits sur ces produits dût nuire à l’agriculture, nous affirmons, au contraire, qu’elle la servirait beaucoup. Nous ne pourrions, au reste, que répéter en cette occasion ce que nous avons dit à propos des graines grasses.
Quelles seraient maintenant les conséquences de ces réductions pour le trésor public ? En ce qui concerne le lin et le chanvre, il ne nous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES DOUANES ET LES FINANCES PUBLIQUES.|573}}</noinclude>paraît pas douteux que l’accroissement de la consommation compenserait assez promptement l’abaissement du droit, car les emplois de ces produits sont tellement nombreux et si variés que des quantités doubles des quantités actuelles se placeraient sur nos marchés sans y causer le moindre encombrement. De ce côté donc, nulle diminution à subir sur le produit. Il n’en serait pas de même pour le coton en laine. Quoique l’emploi en soit très étendu, il est beaucoup moins varié et moins susceptible aussi d’un accroissement immédiat. Il ne faudrait pas croire pourtant que la perte serait égale à l’abaissement du droit<ref>On comprend bien qu’il y a un peu d’éventualité dans ce calcul. L’accroissement de la consommation, après l’abaissement du droit, peut dépendre de l’abondance de la récolte aux États-Unis et du prix auquel le coton en laine s’élèverait dans ce pays ; mais, comme cette éventualité se rencontre également dans le régime présent, nous n’avons pas à en tenir compte.</ref>. Ce que nous pouvons admettre, c’est donc que la recette sur cet article tomberait des deux tiers, et c’est beaucoup. Elle se réduirait ainsi de 13{{lié}}millions, chiffre actuel, à 4,300,000 francs. Ajoutant à cette somme celle d’un million, que nous avons trouvée pour les lins et les chanvres, nous aurions, pour l’ensemble du chapitre, au lieu de 14,283,000 {{abr|fr.|francs}}, une recette totale de 5,300,000 {{abr|fr.|francs}} La perte serait donc de 8,983,000 {{abr|fr.|francs}} C’est la plus forte que nous ayons eu à signaler jusqu’à présent.
''Teintures et tanins''. — Encore un chapitre à supprimer entièrement. Il se compose de vingt et un articles, compris sous les dénominations suivantes : garance, orcanète, quercitron, curcuma, écorces à pin, à tan et de grenade, pastel, lichens tinctoriaux, safran, carthame, nerprun, noix de galle, avelanèdes, gousses tinctoriales, sumac et fusten, et libidibi. Le produit total n’a été, en 1845, que de 192,314{{lié}}{{abr|fr.|francs}} Inutile de faire ressortir tout ce qu’aurait d’avantageux pour l’industrie l’affranchissement complet des matières tinctoriales, pour un pays surtout qui excelle dans l’impression des étoffes et la teinture. Par la médiocrité de la recette, on voit, en outre, que le trésor n’est pas fort intéressé au maintien des droits. Que si l’on craignait la concurrence que ces produits pourraient faire aux nôtres, nous dirons qu’il en est plusieurs dont nous n’avons pas même les similaires, et que, pour les autres, comme la garance, nous n’avons pas de rivalité sérieuse à craindre, puisque nous sommes nous-mêmes les principaux exportateurs de ces produits. En effet, l’importation de la garance, tant en racines que moulue ou en paille, n’a été, en 1845, que de 142,000{{lié}}{{abr|kilog.|kilogrammes}}, tandis que l’exportation s’en est élevée à plus de 13{{lié}}millions. Il en est de même, quoique dans une moindre mesure, pour le pastel. Nous ne croyons pas d’ailleurs qu’il y ait aucune raison pour maintenir des droits sur un seul de ces produits.
On rencontre, dans le tarif actuel, à propos de ce chapitre, deux {{Tiret|pro|hibitions}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|574|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|pro|hibitions}} absolues : l’une regarde l’importation du curcuma en poudre, l’autre, l’exportation des écorces à tan. On ne peut se les expliquer l’une et l’autre qu’en se souvenant de cette intempérance protectioniste dont, à une certaine époque, notre législature a été possédée. Nous les remplacerions, comme tout le reste, par un affranchissement complet.
''Produits et déchets divers''. — Rien de plus varié que la nature et le genre des objets qui, au nombre de vingt-quatre à trente, sont compris sous la dénomination générale de ''produits et déchets divers''. En voici l’énumération : légumes verts, salés ou confits, fourrages de diverses sortes, houblon, plants d’arbres, agaric de diverses sortes, bulbes ou oignons, tourteaux de graines oléagineuses, champignons, morilles et mousserons, lycopode, truffes fraîches ou marinées, chardons cardières, racines de chicorée, plantes alcalines, drilles et chiffons, marc de raisins et marc de roses, amurca ou marc d’olives, tourbe crue, mottes à brûler, levure de bière. Tous ces articles réunis ont produit au trésor, en 1845, 602,796{{lié}}francs, chiffre supérieur d’environ 120,000 à celui de 1844, mais inférieur à celui de 1846.
Le seul article de quelque importance dans cette série, au moins par rapport au revenu, c’est le houblon, qui a produit seul, en 1845, une somme de 478,463{{lié}}francs. Viennent ensuite les racines de chicorée, tant vertes que sèches, qui ont produit 45,173{{lié}}francs. C’est, pour les deux articles réunis, une somme de 523,636{{lié}}francs, ou beaucoup plus que les cinq sixièmes de la recette totale.
Nous retrancherions donc de ce chapitre, en les affranchissant de tous droits : d’abord les légumes, qu’il est désirable de voir mettre à la portée de tout le monde, et sans excepter même de cette mesure les légumes salés ou confits ; puis les fourrages, tels que foin, paille, herbe, graines de vesce, son, etc., produits d’encombrement, d’ailleurs si utiles, et dont l’importation ne sera toujours que trop entravée par la difficulté des transports ; puis les plants d’arbres, qui peuvent rendre de si grands services à l’agriculture ; puis encore l’agaric, tant à l’état brut qu’à l’état d’amadou ; les bulbes ou oignons ; les tourteaux de graines oléagineuses, qui servent à l’engrais des bestiaux aussi bien qu’à l’amendement des terres, et qu’il est parfaitement inconséquent de grever de droits quelconques à l’importation, alors qu’on s’efforce d’en arrêter l’exportation ; les champignons, morilles et mousserons, qui ne feront jamais une concurrence bien dangereuse aux nôtres ; le lycopode ou soufre végétal ; les truffes, à quelque état qu’elles se trouvent, qui ne donneront jamais qu’un produit insignifiant, et dont nous exportons beaucoup plus que nous n’importons ; les chardons cardières, si utiles pour la draperie ; les plantes alcalines, dont les unes servent comme engrais, dont les autres sont utilement employées pour la fabrication de la soude ; les drilles et les chiffons, nécessaires à nos fabriques de papier,<noinclude>
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=== Importations d’œuvres ===
* [[Auteur:Marcel Proust|Marcel Proust]]
* [[Auteur:Émile Zola|Émile Zola]]
* [[Auteur:Jules Verne|Jules Verne]]
* [[Auteur:George Sand|George Sand]]
* [[Auteur:Jack London|Jack London]]
* [[Auteur:J.-H. Rosny aîné|J.-H. Rosny aîné]]
* [[Auteur:Pierre Loti|Pierre Loti]]
=== Corrections ===
* [[Du côté de chez Swann]] de Marcel Proust (volumes 1 et 2)
* [[Histoires extraordinaires]] d’Edgar Allan Poe
* [[À l’ombre des jeunes filles en fleurs]] de Marcel Proust (volumes 1, 2 et 3)
* [[Jacquou le Croquant]] d’Eugène Le Roy
* [[Nouvelles Histoires extraordinaires]] d’Edgar Allan Poe
* [[Eureka]] d’Edgar Allan Poe
* [[L’Université d’Avignon aux XVIIe et XVIIIe siècles]] de Joseph Marchand
* [[Le Horla]] de Guy de Maupassant
* [[Une vie]] de Guy de Maupassant
* [[Derniers Contes]] d'Edgar Allan Poe
* [[Contes inédits (Poe)]] d'Edgar Allan Poe
* [[Contes grotesques]] d'Edgar Allan Poe
* [[Zadig]] de Voltaire
* [[L’Homme aux quarante écus]] de Voltaire
* [[L’Histoire de Jenni ou le Sage et l’Athée]] de Voltaire
* [[Le Côté de Guermantes]] de Marcel Proust
* [[Le Taureau blanc]] de Voltaire
* [[Les Lettres d’Amabed]] de Voltaire
* [[La Princesse de Babylone]] de Voltaire
* [[L’Ingénu]] de Voltaire
* [[Le Royaume solitaire - la Corée et les Coréens|Le Royaume solitaire]] d’Edmond Plauchut
* [[Les Coréens : Aperçu ethnographique et historique]] de Léon de Rosny
* [[Pauvre et Douce Corée]] de Georges Ducrocq
* [[La Corée ou Tchösen]] de Charles Chaillé-Long
* [[Aperçu de la langue coréenne]] de Léon de Rosny
* [[Mémoire sur la Corée]] de Joseph-Marie Callery
* [[La Bible d’Amiens]] de John Ruskin
* [[La Corée (Tiocencouk)]] d’Oscar Mac Arthy
* [[Une expédition en Corée]] de Henri Zuber
* [[La Corée, indépendante, russe, ou japonaise]] de Raoul-Charles Villetard de Laguérie
* [[En Corée]] d’Angus Hamilton
* [[La Corée]] de Raoul-Charles Villetard de Laguérie
* [[En Mandchourie et en Corée - Notes de voyage| En Mandchourie et en Corée — Notes de voyage]] du comte Vay de Vaya et Luskod
* [[La fin d’un Empire. — La japonisation de la Corée]] du comte Vay de Vaya et Luskod
* [[Avec le Maréchal Joffre en Extrême-Orient]] d’André d’Arçais
* [[Journal d'un correspondant de guerre en Extrême-Orient]] de Réginald Kann
* [[Souvenir de Séoul, Corée : 1900]] de Maurice Courant
* [[L’Indépendance de la Corée et la Paix]] du Bureau d’information coréen
* [[Histoire de l’Église de Corée]] de Charles Dallet (volumes 1 et 2)
* [[Religion et Superstition en Corée]] d’Émile Bourdaret
* [[Le Nouveau Japon]] d’André Bellessort
* [[En Extrême-Orient]] d’André Bellessort
* [[Le Tour du monde/Volume 1|Le Tour du monde, volume 1]]
* [[Le Tour du monde/Volume 2|Le Tour du monde, volume 2]]
* [[La Corée avant les traités]] de Maurice Jametel
* [[Bourdaret - En Corée, 1904|En Corée]] d’Émile Bourdaret
* [[Note sur les dolmens de la Corée. Les monuments préhistoriques de l’île de Kang-Hoa]] d’Émile Bourdaret
* [[L’Homme truqué]] de Maurice Renard
* [[La Papesse Jeanne]] de Renée Dunan
* [[La Troisième Jeunesse de Madame Prune]] de Pierre Loti
* [[L’Énigme de Givreuse]] de J.-H. Rosny aîné
* [[Éros et Psyché]] de Renée Dunan
* [[Varat - Voyage en Corée, 1892|Voyage en Corée]] de Charles Varat
* [[Hagen - Un voyage en Corée, 1904|Un voyage en Corée]] d’Alfred Hagen
* [[De Pékin à Paris : la Corée, l’Amour et la Sibérie]] de Charles Vapereau
* [[Sur les routes de Provence]] de Louis et Charles de Fouchier
* [[Geffroy - La Bretagne, 1902-1904|La Bretagne]] de Gustave Geffroy
* [[OUESSANT|Ouessant]] de Paul Gruyer
* [[La Catastrophe de la Martinique, Le Tour du monde 1902|La Catastrophe de la Martinique]]
* [[Aux pays dévastés : la Martinique et Saint-Vincent]] de Gerrit Verschuur
* [[La Catastrophe de la Martinique (Hess)|La Catastrophe de la Martinique]] de Jean Hess
* [[La Vérité sur l’Algérie]] de Jean Hess
* [[L’Enracinement]] de Simone Weil
* [[Le Pôle meurtrier]] du capitaine Scott
* [[Lettre à un religieux]] de Simone Weil
* [[Une mission en Acadie]] de Gaston du Boscq de Beaumont
* [[La Connaissance surnaturelle]] de Simone Weil
* [[Mademoiselle de la Ralphie]] d’Eugène Le Roy
* [[Au pôle Sud]] de Roald Amundsen
* [[Le Moulin du Frau]] d’Eugène Le Roy
* [[Relation de voyage de Shang-haï à Moscou, par Pékin, la Mongolie et la Russie asiatique]] d’Achille Poussielgue
* [[La Condition ouvrière]] de Simone Weil
* [[La Chanson des vieux époux]] de Pierre Loti
* [[Saint-Guilhem-le-Désert]] de Paul Gruyer
* [[Le Saut-du-Doubs]] de Charles Joliet
* [[Rocamadour]] de Gaston Vuillier
* [[Le Cagnon du Tarn]] d’Alphonse Lequeutre
* [[France, Algérie et colonies]] d’Onésime Reclus
* [[Le Causse Noir et Montpellier-le-Vieux]] d’Édouard-Alfred Martel
* [[La Damnation de Saint Guynefort]] d’Eugène Le Roy
* [[L’Année rustique en Périgord]] d’Eugène Le Roy
* [[Carnet de notes d’une excursion de quinze jours en Périgord]] d’Eugène Le Roy
* [[Nicette et Milou]] d’Eugène Le Roy
* [[Baume-les-Messieurs]] d’Edmond Renauld
* [[Sur la science]] de Simone Weil
* [[La Pesanteur et la Grâce]] de Simone Weil
* [[Attente de Dieu]] de Simone Weil
* [[Beaune de Bourgogne]] de Paul Gruyer
* [[Oppression et Liberté]] de Simone Weil
* [[La Mort de notre chère France en Orient]] de Pierre Loti
* [[La Maison des aïeules (1927, illustr. Hellé)|La Maison des aïeules]] de Pierre Loti
* [[La Source grecque]] de Simone Weil
* [[Le Mariage de Loti : Rarahu]] de Pierre Loti
* [[L’Outrage des Barbares]] de Pierre Loti
* [[Poèmes, suivis de Venise sauvée]] de Simone Weil
* [[Mon frère Yves]] de Pierre Loti
* [[Intuitions pré-chrétiennes]] de Simone Weil
* [[L’Horreur allemande]] de Pierre Loti
* [[Écrits de Londres et dernières lettres]] de Simone Weil
* [[Fantôme d’Orient]] de Pierre Loti
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* [[Excursion au Canada et à la rivière Rouge du Nord]] de Henri Félix de Lamothe
* [[Turquie agonisante]] de Pierre Loti
* [[Rapport sur les prix de vertu (éd. 1898)|Rapport sur les prix de vertu]] de Pierre Loti
* [[Le Désert (Loti)|Le Désert]] de Pierre Loti
* [[Prime Jeunesse]] de Pierre Loti
* [[La Corée et les Missionnaires français]] d’Adrien Launay et Charles Dallet
* [[Jérusalem (Loti)|Jérusalem]] de Pierre Loti
* [[Les Mystères du confessionnal]] de Monseigneur Bouvier
* [[Les Désenchantées]] de Pierre Loti
* [[La Galilée (Loti)|La Galilée]] de Pierre Loti
* [[Quelques aspects du vertige mondial]] de Pierre Loti
* [[Ramuntcho (roman)|Ramuntcho]] de Pierre Loti
* [[La Hyène enragée]] de Pierre Loti
* [[Au Maroc]] de Pierre Loti
* [[Reflets sur la sombre route]] de Pierre Loti
* [[Fleurs d’ennui]] de Pierre Loti
* [[Le Château de la Belle-au-Bois-Dormant]] de Pierre Loti
* [[Propos d’exil (éd. 1928)|Propos d’exil]] de Pierre Loti
* [[Trois journées de guerre en Annam (Le Figaro)|Trois journées de guerre en Annam]] de Pierre Loti
* [[Figures et Choses qui passaient]] de Pierre Loti
* [[L’Exilée (Loti)|L’Exilée]] de Pierre Loti
* [[Vers Ispahan (éd. 1904)|Vers Ispahan]] de Pierre Loti
* [[Le Livre de la pitié et de la mort]] de Pierre Loti
* [[Un jeune officier pauvre]] de Pierre Loti
* [[La Mort de Philæ]] de Pierre Loti
* [[Judith Renaudin]] de Pierre Loti
* [[L’Inde (sans les Anglais)]] de Pierre Loti
* [[Lettres de Pierre Loti à Mme Juliette Adam (1880-1922)]]
* [[Le Roman d’un spahi]] de Pierre Loti
* [[Ramuntcho (théâtre)|Ramuntcho]] de Pierre Loti
* [[L’Île du rêve]] de Pierre Loti, André Alexandre et Georges Hartmann
* [[Les Trois Dames de la Kasbah (1896), illustr. Gervais-Courtellemont|Les Trois Dames de la Kasbah]] de Pierre Loti
* [[Madame Chrysanthème, 1888, illustr. Rossi et Myrbach|Madame Chrysanthème]] de Pierre Loti
* [[Pêcheur d’Islande, 1908, illustr. Rudaux|Pêcheur d’Islande]] de Pierre Loti
* [[Pierre Loti, sa vie et son œuvre]] de Nicolas Serban
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* [[Le Royaume de Dakar]] de Pierre Loti
* [[Les Terres de feu et de désolation]] de Pierre Loti
* [[La Flotte internationale dans l’Adriatique]] de Pierre Loti
* [[Reportages à Salonique (Loti, Le Monde illustré)|Reportages à Salonique]] de Pierre Loti
* [[Reportages à Constantinople (Loti, Le Monde illustré)|Reportages à Constantinople]] de Pierre Loti
* [[New-York entrevu par un barbare d’Orient]] de Pierre Loti
* [[Une femme dans la Lune]] de Thea von Harbou
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* [[L’Épave (Maraudy)|L’Épave]] de Noré Brunel
* [[L’Espagnole]] de Simone Weil
* [[Cinq Années de ma vie]] d’Alfred Dreyfus
* [[Souvenirs et Correspondance (Dreyfus)|Souvenirs et Correspondance]] d’Alfred Dreyfus
* [[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]] de Jules Janin
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* [[Le Laurier d’Apollon]] de Maurice Bedel
* [[Le Supplice de Phèdre]] de Henri Deberly
* [[Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique]] de Maurice Bedel
* [[Le Mariage des couleurs]] de Maurice Bedel
* [[Bas les armes !]] de Bertha von Suttner
* [[L’Empreinte du dieu]] de Maxence Van der Meersch
* [[Les Chasseurs de loups]] de James Oliver Curwood
* [[Les Chasseurs d’or]] de James Oliver Curwood
* [[Les Cœurs les plus farouches]] de James Oliver Curwood
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=== Validations ===
* [[Poésies de Schiller]]
* [[Le Corbeau (traduit par Stéphane Mallarmé)]] d’Edgar Allan Poe
* [[Lettres d’un innocent]] d’Alfred Dreyfus
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* [[Aziyadé]] de Pierre Loti
* [[L’Ennemi de la mort]] d’Eugène Le Roy
* [[Au pays des pierres (Eugène Le Roy)|Au pays des pierres]] d’Eugène Le Roy
* [[Les Gens d’Auberoque]] d’Eugène Le Roy
* [[Le catholicisme en Corée, son origine et ses progrès|Le catholicisme en Corée]] des Missions étrangères de Paris
* [[La Case de l’oncle Tom]] de Harriet Beecher Stowe
* [[Voyage de l’Atlantique au Pacifique]] de Milton et Cheadle
* [[Matelot (Loti)|Matelot]] de Pierre Loti
* [[Le Roman d’un enfant]] de Pierre Loti
* [[Japoneries d’automne]] de Pierre Loti
* [[Un pèlerin d’Angkor]] de Pierre Loti
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devaient juger : mais les parties étaient libres de choisir la sorte d’action qu’elles voulaient, c’est-à-dire, l’action civile ou l’action criminelle. On pouvait intenter trois sortes de procès à Ébulius : procès civil, pour revendiquer la possession d’une terre ; procès d’outrage, ''{{lang|la|injuriarum}}'', pour demander réparation d’une violence illégale ; procès capital, ''{{lang|la|capitis}}'', pour demander vengeance d’un assassina prémédité. Je ne sais pourquoi Cicéron fait entendre ici qu’on n’avait intenté à Ébutius qu’une action civile, lorsqu’il semble dire le contraire ailleurs, notamment dans ce même exorde.
'''{{rom-maj|III}}.''' ''{{lang|la|Qua actione illum uti velit}}''. Chez les Romains, dit Clément, celui qui intentait une action demandait qu’on lui rendît justice d’après une telle loi, et il citait les premiers mots de la loi, dans sa requête de plainte. Les commissaires se bornaient à examiner si l’accusé se trouvait dans le cas de la loi ; s’il leur paraissait que non, ils ne lui infligeaient aucune peine, quand même il aurait enfreint d’autres lois. Cécina attaquait Ébutius pour ses violences, en vertu de la loi ''{{lang|la|Unde vi}}'', etc., qu’on peut lire dans les recueils de la jurisprudence romaine. Pour se plaindre d’une violence, on pouvait demander au préteur une ordonnance, ce qui s’appelait la voie de l’''{{lang|la|interdictum}} ;'' ou demander que l’affaire fût plaidée devant des juges, ce qui s’appelait la voie de l’actio. Les ordonnances du prêteur et les formules de l’action n’étaient pas toutes du même genre. Voici un tableau qui donnera une idée des autres actions qu’aurait pu former Cécina, tel que l’ont tracé les anciens glossateurs :
{| style="font-size:90%"
|-
|{{accolade(|{{Table |titre={{sc|Interdictum}}}}|<poem style="margin-left:0">''{{lang|la|Unde vi}}'', etc.
''{{lang|la|Uti possidetis}}'', etc.
{{lang|la|''Quod vi, aut''
''clam''}}, etc.</poem>|4}}
{{Accolade(|{{Table |titre={{sc|Actio}}}}|<poem style="margin-left:0">{{lang|la|''Raptorum bo-''
''norum''}}, etc.
{{lang|la|''Quod metus''
''causa''}}, etc.</poem>|4|largeur=40%}}
|{{Accolade)|3=8}}
|{{accolade(|Différentes<br />espèces de<br />violences.|<poem style="margin-left:0;line-height:3em">{{lang|la|''Vis expulsiva.''
''Turbativa.''
''Inquietativa.''
''Ablativa.''
''Compulsiva.''}}</poem>|8}}
|}
'''{{rom-maj|IV}}.''' ''{{lang|la|Temporibus illis difficillimis}}''. Les guerres civiles, et surtout celle de Sylla.
'''{{rom-maj|V}}.''' ''{{lang|la|Cum esset hæc auctio hereditaria constituta}}''. Il paraît que, pour faciliter les partages, on mettait en vente les successions, et qu’ensuite les héritiers et légataires recevaient en argent ce que leur avait laissé le testateur. [Clément.]
'''{{rom-maj|VI}}''' ''{{lang|la|Adest ad tabulam ; licet Æbutius}}''. Les ventes à l’enchère se faisaient à Rome, au milieu de la place publique au comptoir des banquiers : ceux-ci écrivaient sur leurs registres l’argent donné par les acheteurs pour les objets adjugés.
''{{lang|la|Ex duabus sextulis}}''. Une succession se partageait en douze parties ou douze onces, chaque once en six sixièmes, ''{{lang|la|sextulce}}''. Une demi-once faisait donc trois sixièmes d’une once, ou trois soixante-douzièmes du tout.
'''{{rom-maj|VII}}.''' ''{{lang|la|Volaterranorum calamitatem}}.'' Sylla, vainqueur, voulant punir les villes municipales qui avaient embrassé le parti de Marius, leur ôta le droit de cité. Volaterre fut une de ces villes.
''{{lang|la|Homini Romæ in foro denuntiat}}''. À Rome celui qui voulait intenter un procès était obligé auparavant de le déclarer à son adversaire, sur la place publique. [Clément.]
''{{lang|la|De amicorum sententia constituere}}''. Dans les discussions de propriété, les deux adversaires, avant de s’appeler en justice, assemblaient leurs amis, et faisaient une descente sur les lieux ; ils allaient plaider leurs droits sur le terrain même, devant des témoins qui devaient ensuite rendre témoignage de ce qu’ils avaient vu.
Celui qui réclamait contre une possession, se plaignait ensuite que son adversaire l’avait dépossédé par violence. Sigonius, au {{liv.}}{{rom|I}} ''{{lang|la|de Judic.}}'', {{chap.}}21, nous explique les différentes espèces de violences qu’on distinguait alors.
On les divisait d’abord en violence véritable (''{{lang|la|vis vera}}''), et quasi-violence (''{{lang|la|vis simulata}}'').
Si des hommes rassemblés, armés ou non, chassaient quelqu’un d’un terrain, ils exerçaient contre lui une violence véritable.
Il y avait deux espèces de quasi-violences. La première, fixée par la loi des Douze Tables, avait lieu lorsqu’un homme, dans le cas que désignait cette loi, employait contre un autre une résistance de forme, sur le terrain où les deux parties allaient discuter leurs droits. Par exemple, Fabius disait à Lélius : ''Un tel bien de campagne, qui est dans le territoire des Sabins, m’appartient ; je le réclame en vertu des lois ; je vous somme de venir sur les lieux, pour y discuter vos prétentions, si vous en avez''. Lélius répondait : ''Ce bien que vous réclamez est à moi, et j’irai vous le soutenir sur les lieux.'' Ils s’y rendaient l’un et l’autre ; et, après avoir soutenu leurs prétentions mutuelles, en présence de témoins, ils en rapportaient chacun une motte de terre, qu’ils produisaient en justice (Aulu-Gelle, {{rom|XX}}, 9.) Celui des deux qui n’était pas en possession, disait aux juges : ''Je soutiens que le champ d’où a été tirée cette motte m’appartient. J’en ai été chassé par violence, et je demande à y être rétabli.''
L’autre ''quasi-violence'' avait lieu dans une discussion (toujours sur les lieux) qui se devait terminer à l’amiable devant des arbitres. On l’appelait ''quasi-violence contre l’usage''.
Ces formalités et ces détails de la jurisprudence romaine avaient du moins un avantage ; ils réduisaient les questions à des points plus précis et plus fixes. [Clément.]
'''{{rom-maj|VIII}}.''' ''{{lang|la|Sine ulla exceptione}} : sans aucune clause'', c’est-à-dire, sans spécifier si celui qui a été chassé était en possession ou non. Dans l’un et l’autre cas, le préteur ordonnait une restitution et un dédommagement. Le mot ''{{lang|la|interdictum}}'' revient souvent dans ce plaidoyer. Après avoir étudié tout ce qu’on a écrit sur la jurisprudence romaine, il me paraît qu’on donnait le nom d’''{{lang|la|interdictum}}'' aux ordonnances rendues par les préteurs, sur les choses qu’ils ne voulaient pas renvoyer aux juges, et sur lesquelles ils se réservaient de prononcer. Cette ordonnance mit d’abord Cécina en possession du terrain ; Ébutius pouvait ensuite le réclamer devant les tribunaux. [Clément.]
''{{lang|la|Restituisse se dixit}}''. Mot à mot, ''Ébutius déclare qu’il a rétabli'' ; manière de parler plus douce et plus honnête, usitée alors, pour ne pas s’écarter du respect dû au préteur, et pour dire, ainsi que nous l’avons traduit, ''Ébutius déclare qu’il n’est point dans le cas de l’ordonnance''.
''{{lang|la|Sponsio facta est}}''. Les plaideurs consignaient une somme, ''{{lang|la|sponsionem faciebant}}'' ; cette somme était perdue pour le condamné, dans le cas dont il s’agit. La consignation de Cécina fut faite en ces termes : ''Si Ébutius ne m’a pas chassé à main armée, je perdrai cette somme'' ; et celle d’Ébutius le fut de cette manière : ''Si j’ai chassé Cécina à main armée, je perdrai cette somme''. [Clément.]
'''{{rom-maj|IX}}.''' ''{{lang|la|Antiocho, Æbulii servo}}''. C’était un crime capital d’avoir ordonné à l’esclave Antiochus de fondre sur Cécina, le glaive à la main.
'''{{rom-maj|X}}.''' ''{{lang|la|Cui nomen est Phormio}}''. Térence ne parle point de son Phormion parasite comme d’un homme basané ; mais
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{il|4em}}
{{c|'''PERSONNAGES'''|fs=120%}}
{{il|3em}}
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|-
| || colspan=2 align=center|ACTEURS
|-
| || colspan=2 align=center|{{t|qui ont créé les rôles.|90}}<br/>
|-
| FADINARD, rentier. || {{MM.}} || {{sc|Ravel.}}
|-
| NONANCOURT, pépiniériste. || || {{sc|Grassot.}}
|-
| BEAUPERTHUIS. || || {{sc|Lhéritier.}}
|-
| VÉZINET, sourd. || || {{sc|Amant.}}
|-
| TARDIVEAU, teneur de livres. || || {{sc|Kalekaire.}}
|-
| BOBIN, neveu de Nonancourt. || || {{sc|Schey.}}
|-
| ÉMILE TAVERNIER, lieutenant. || || {{sc|Valaire.}}
|-
| FÉLIX, domestique de Fadinard. || || {{sc|Augustin.}}
|-
| ACHILLE DE ROSALBA, jeune lion. || || {{sc|Lacourière.}}
|-
| HÉLÈNE, fille de Nonancourt. || {{Mlle||nx}} || {{sc|Chauvière.}}
|-
| ANAÏS, femme de Beauperthuis. || {{Mme||nx}} || {{sc|Berger.}}
|-
| LA BARONNE DE CHAMPIGNY. || {{Mlles||nx}} || {{sc|Pauline.}}
|-
| CLARA, modiste. || || {{sc|Azimont.}}
|-
| VIRGINIE, bonne chez Beauperthuis. || || {{sc|Gallois.}}
|-
| UNE FEMME DE CHAMBRE DE LA BARONNE. || || {{sc|Cholley.}}
|-
| UN CAPORAL. || {{MM.}} || {{sc|Floridor.}}
|-
| UN DOMESTIQUE || || {{sc|Andrieux.}}
|-
| {{sc|Invités des deux sexes. — Gens de la noce}}.
|}
{{il|4em}}
<center>La scène est à Paris.</center>
{{il|4em}}
{{Séparateur|3}}<noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/27
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{{Acte|I}}
{{didascalie|({{sc|Chez Fadinard}})|c|n}}
{{didascalie|Un salon octogone. — Au fond, porte à deux battants s’ouvrant sur la scène. — Une porte dans chaque pan coupé. — Deux portes aux premiers plans latéraux. — À gauche, contre la cloison, une table avec tapis, sur laquelle est un plateau portant carafe, verre, sucrier. — Chaises.|n|sm}}
{{-|4}
{{Scène|première}}
{{Acteurs|Virginie, Félix}}
{{PersonnageD|Virginie|c|à Félix, qui cherche à l’embrasser.}}
Non, laissez-moi, monsieur Félix !… Je n’ai pas le temps de jouer.
{{Personnage|Félix.|c}}
Rien qu’un baiser ?
{{Personnage|Virginie.|c}}
Je ne veux pas !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Acte|I}}
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{{didascalie|Un salon octogone. — Au fond, porte à deux battants s’ouvrant sur la scène. — Une porte dans chaque pan coupé. — Deux portes aux premiers plans latéraux. — À gauche, contre la cloison, une table avec tapis, sur laquelle est un plateau portant carafe, verre, sucrier. — Chaises.|n|sm}}
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Non, laissez-moi, monsieur Félix !… Je n’ai pas le temps de jouer.
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{{Acte|I}}
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{{didascalie|Un salon octogone. — Au fond, porte à deux battants s’ouvrant sur la scène. — Une porte dans chaque pan coupé. — Deux portes aux premiers plans latéraux. — À gauche, contre la cloison, une table avec tapis, sur laquelle est un plateau portant carafe, verre, sucrier. — Chaises.|n|sm}}
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{{PersonnageD|Virginie|c|à Félix, qui cherche à l’embrasser.}}
Non, laissez-moi, monsieur Félix !… Je n’ai pas le temps de jouer.
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Rien qu’un baiser ?
{{Personnage|Virginie.|c}}
Je ne veux pas !…<noinclude>
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{{Personnage|Félix.|c}}
Puisque je suis de votre pays !… je suis de Rambouillet…
{{Personnage|Virginie.|c}}
Ah ! ben ! s’il fallait embrasser tous ceux qui sont de Rambouillet !…
{{Personnage|Félix.|c}}
Il n’y a que quatre mille habitants.
{{Personnage|Virginie.|c}}
Il ne s’agit pas de ça… {{M.|Fadinard}}, votre bourgeois, se marie aujourd’hui… vous m’avez invitée à venir voir la corbeille… voyons la corbeille !…
{{Personnage|Félix.|c}}
Nous avons bien le temps… Mon maître est parti, hier soir, pour aller signer son contrat chez le beau-père… il ne revient qu’à onze heures, avec toute sa noce, pour aller à la mairie.
{{Personnage|Virginie.|c}}
La mariée est-elle jolie ?
{{Personnage|Félix.|c}}
Peuh !… je lui trouve l’air godiche ; mais elle est d’une bonne famille… c’est la fille d’un pépiniériste de Charentonneau… le père Nonancourt.
{{Personnage|Virginie.|c}}
Dites donc, monsieur Félix… si vous entendez dire qu’on ait besoin d’une femme de chambre… pensez à moi.
{{Personnage|Félix.|c}}
Vous voulez donc quitter votre maître… {{M.|Beauperthuis}} ?
{{Personnage|Virginie.|c}}
Ne m’en parlez pas… c’est un acariâtre, premier numéro…<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Apschneider" />{{rh||ACTE PREMIER.|5}}</noinclude>Il est grognon, maussade, sournois, jaloux… et sa femme donc !… certainement, je n’aime pas à dire du mal des maîtres…
{{Personnage|Félix.|c}}
Oh ! non !…
{{Personnage|Virginie.|c}}
Une chipie ! une bégueule, qui ne vaut pas mieux qu’une autre.
{{Personnage|Félix.|c}}
Parbleu !
{{Personnage|Virginie.|c}}
Dès que Monsieur part… crac ! elle part… et où va-t-elle ?… elle ne me l’a jamais dit… jamais !…
{{Personnage|Félix.|c}}
Oh ! vous ne pouvez pas rester dans cette maison-là.
{{PersonnageD|Virginie|c|baissant les yeux.}}
Et puis, ça me ferait tant plaisir de servir avec quelqu’un de Rambouillet…
{{PersonnageD|Félix|c|l’embrassant.}}
Seine-et-Oise !
{{Scène|II|fw=bold}}
{{Acteurs|'''VIRGINIE, FÉLIX, VÉZINET'''|n}}
{{PersonnageD|Vézinet|c|entrant par le fond ; il tient un carton à chapeau de femme.}}
Ne vous dérangez pas… c’est moi, l’oncle Vézinet… La noce est-elle arrivée ?
{{PersonnageD|Félix|c|d’un air aimable.}}
Pas encore, aimable perruque !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Personnage|Félix.|c}}
Oh ! non !…
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Une chipie ! une bégueule, qui ne vaut pas mieux qu’une autre.
{{Personnage|Félix.|c}}
Parbleu !
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Dès que Monsieur part… crac ! elle part… et où va-t-elle ?… elle ne me l’a jamais dit… jamais !…
{{Personnage|Félix.|c}}
Oh ! vous ne pouvez pas rester dans cette maison-là.
{{PersonnageD|Virginie|c|baissant les yeux.}}
Et puis, ça me ferait tant plaisir de servir avec quelqu’un de Rambouillet…
{{PersonnageD|Félix|c|l’embrassant.}}
Seine-et-Oise !
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{{Acteurs|'''VIRGINIE, FÉLIX, VÉZINET'''|n}}
{{PersonnageD|Vézinet|c|entrant par le fond ; il tient un carton à chapeau de femme.}}
Ne vous dérangez pas… c’est moi, l’oncle Vézinet… La noce est-elle arrivée ?
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Pas encore, aimable perruque !…<noinclude>
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{{PersonnageD|Virginie|c|bas.}}
Qu’est-ce que vous faites donc ?
{{Personnage|Félix.|c}}
Il est sourd comme un pot… vous allez voir… {{didascalie|(À Vézinet.)|n|sm}} Nous allons donc à la noce, joli jeune homme ?… Nous allons donc pincer un rigodon ?… Si ça ne fait pas pitié !… {{didascalie|(Il lui offre une chaise.)|n|sm}} Allez donc vous coucher.
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Merci, mon ami, merci !… J’ai d’abord cru que le rendez-vous était à la mairie ; mais j’ai appris que c’était ici ; alors, je suis venu ici.
{{Personnage|Félix.|c}}
Oui ! {{M.|de la Palisse}} est mort… est mort de maladie…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Non pas à pied, en fiacre ! {{didascalie|(Remettant son carton à Virginie.)|n|sm}} Tenez, portez ça dans la chambre de la mariée… c’est mon cadeau de noces… Prenez garde… c’est fragile.
{{PersonnageD|Virginie|c|à part.}}
Je vais profiter de ça pour voir la corbeille… {{didascalie|(Saluant Vézinet.)|n|sm}} Adieu, amour de sourd !…
{{didascalie|Elle entre à gauche, deuxième porte, avec le carton.|c|n|sm}}
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Elle est gentille, cette petite… Eh ! eh ! ça fait plaisir de rencontrer un joli minois.
{{PersonnageD|Félix|c|lui offrant une chaise.}}
Par exemple !… à votre âge !… ça va finir !… gros farceur, ça va finir !…
{{PersonnageD|Vézinet|c|assis à gauche.}}
Merci !… {{didascalie|(À part.)|n|sm}} Il est très convenable, ce garçon…<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{Scène|III|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''VÉZINET, FADINARD, FÉLIX.'''|n}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|entrant par le fond et parlant à la cantonade.}}
Dételez le cabriolet !… {{di|(En scène.)|n|sm}} Ah ! voilà une aventure !… ça me coûte vingt francs, mais je ne les regrette pas… Félix !…
{{Personnage|Félix.|c}}
Monsieur !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Figure-toi…
{{Personnage|Félix.|c}}
Monsieur arrive seul ?… et la noce de Monsieur ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Elle est en train de s’embarquer à Charentonneau… dans huit fiacres… J’ai pris les devants pour voir si rien ne cloche dans mon nid conjugal… Les tapissiers ont-ils fini ?… A-t-on apporté la corbeille, les cadeaux de noce ?…
{{PersonnageD|Félix|c|indiquant la chambre du deuxième plan à gauche.}}
Oui, monsieur… tout est là dans la chambre…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Très bien !… Figure-toi que, parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
{{PersonnageD|Vézinet|c|à lui-même.}}
Mon neveu se fait bien attendre…
{{PersonnageD|Fadinard|c|apercevant Vézinet.}}
L’oncle Vézinet !… {{di|(À Félix.)|n|sm}} Va-t’en !… j’ai mieux que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/32
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>toi !… {{di|(Félix se retire au fond ; commençant son récit.)|n|sm}} Figurez-vous que, parti…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Mon neveu, permettez-moi de vous féliciter…
{{di|(Il cherche à embrasser Fadinard.)|d|n|sm}}
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Hein ?… quoi ?… Ah ! oui… {{di|(Ils s’embrassent. À part.)|n|sm}} On s’embrasse énormément dans la famille de ma femme !… {{di|(Haut, reprenant le ton du récit.)|n|sm}} Parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Et la mariée ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui… elle me suit de loin… dans huit fiacres… {{di|(Reprenant.)|n|sm}} Parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Je viens d’apporter mon cadeau de noces…
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui serrant la main.}}
C’est gentil de votre part… {{di|(Reprenant son récit.)|n|sm}} J’étais dans mon cabriolet… je traversais le bois de Vincennes… tout à coup je m’aperçois que j’ai laissé tomber mon fouet…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Mon neveu, ces sentiments vous honorent.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Quels sentiments !… Ah ! sapristi ! j’oublie toujours qu’il est sourd !… ça ne fait rien… {{di|(Continuant.)|n|sm}} Comme le manche est en argent, j’arrête mon cheval et je descends… À cent pas de là, je l’aperçois dans une touffe d’orties… je me pique les doigts.
{{Personnage|Vézinet.|c}}
J’en suis bien aise.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Mon neveu, permettez-moi de vous féliciter…
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{{Personnage|Vézinet.|c}}
Et la mariée ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui… elle me suit de loin… dans huit fiacres… {{di|(Reprenant.)|n|sm}} Parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Je viens d’apporter mon cadeau de noces…
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui serrant la main.}}
C’est gentil de votre part… {{di|(Reprenant son récit.)|n|sm}} J’étais dans mon cabriolet… je traversais le bois de Vincennes… tout à coup je m’aperçois que j’ai laissé tomber mon fouet…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Mon neveu, ces sentiments vous honorent.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Quels sentiments !… Ah ! sapristi ! j’oublie toujours qu’il est sourd !… ça ne fait rien… {{di|(Continuant.)|n|sm}} Comme le manche est en argent, j’arrête mon cheval et je descends… À cent pas de là, je l’aperçois dans une touffe d’orties… je me pique les doigts.
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J’en suis bien aise.<noinclude>
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Mon neveu, permettez-moi de vous féliciter…
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{{Personnage|Fadinard.|c}}
Hein ?… quoi ?… Ah ! oui… {{di|(Ils s’embrassent. À part.)|n|sm}} On s’embrasse énormément dans la famille de ma femme !… {{di|(Haut, reprenant le ton du récit.)|n|sm}} Parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
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Et la mariée ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui… elle me suit de loin… dans huit fiacres… {{di|(Reprenant.)|n|sm}} Parti ce matin à huit heures de Charentonneau…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Je viens d’apporter mon cadeau de noces…
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui serrant la main.}}
C’est gentil de votre part… {{di|(Reprenant son récit.)|n|sm}} J’étais dans mon cabriolet… je traversais le bois de Vincennes… tout à coup je m’aperçois que j’ai laissé tomber mon fouet…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Mon neveu, ces sentiments vous honorent.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Quels sentiments !… Ah ! sapristi ! j’oublie toujours qu’il est sourd !… ça ne fait rien… {{di|(Continuant.)|n|sm}} Comme le manche est en argent, j’arrête mon cheval et je descends… À cent pas de là, je l’aperçois dans une touffe d’orties… je me pique les doigts.
{{Personnage|Vézinet.|c}}
J’en suis bien aise.<noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/33
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{{Personnage|Fadinard.|c}}
Merci !… je retourne… plus de cabriolet !… mon cabriolet avait disparu !…
{{PersonnageD|Félix|c|redescendant.}}
Monsieur a perdu son cabriolet ?…
{{PersonnageD|Fadinard|c|à Félix.}}
Monsieur Félix, je cause avec mon oncle qui ne m’entend pas… Je vous prie de ne pas vous mêler de ces épanchements de famille.
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Je dirai plus : les bons maris font les bonnes femmes.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui… turlututu !… ran plan plan !… Mon cabriolet avait disparu… Je questionne, j’interroge… On me dit qu’il y en a un d’arrêté au coin du bois… J’y cours, et qu’est-ce que je trouve ?… Mon cheval en train de mâchonner une espèce de bouchon de paille, orné de coquelicots… Je m’approche… aussitôt une voix de femme part de l’allée voisine, et s’écrie : « Ciel ! mon chapeau !… » Le bouchon de paille était un chapeau !… Elle l’avait suspendu à un arbre, tout en causant avec un militaire…
{{PersonnageD|Félix|c|à part.}}
Ah ! ah ! c’est cocasse !…
{{PersonnageD|Fadinard|c|à Vézinet.}}
Entre nous, je crois que c’est une gaillarde…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Non, je suis de Chaillot… j’habite Chaillot.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Turlututu !… ran plan plan !…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Près de la pompe à feu !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/34
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text/x-wiki
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{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui, c’est convenu !… J’allais présenter mes excuses à cette dame et lui offrir de payer le dommage, lorsque ce militaire s’interpose… une espèce d’Africain rageur… Il commence par me traiter de petit criquet !… Sapristi !… la moutarde me monte au nez… et, ma foi, je l’appelle Beni-zoug-zoug !… Il s’élance sur moi… je fais un bond… et je me trouve dans mon cabriolet… la secousse fait partir mon cheval… et me voilà !… Je n’ai eu que le temps de lui jeter une pièce de vingt francs pour le chapeau… ou de vingt sous !… car je ne suis pas fixé… Je verrai ça, ce soir, en faisant ma caisse… {{di|(Tirant de sa poche un fragment de chapeau de paille, orné de coquelicots.)|n|sm}} Voilà la monnaie de ma pièce !…
{{PersonnageD|Vézinet|c|prenant le morceau de chapeau et l’examinant.}}
La paille est belle !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui, mais trop chère la botte !…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Il faudrait chercher longtemps avant de trouver un chapeau pareil… j’en sais quelque chose.
{{PersonnageD|Félix|c|qui s’est avancé et qui a pris le chapeau des mains de Vézinet.}}
Voyons…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Monsieur Félix, je vous prie de ne pas vous mêler à mes épanchements de famille…
{{Personnage|Félix.|c}}
Mais, monsieur !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Silence, maroufle !… comme dit l’ancien répertoire.
{{di|(Félix remonte.)|d|n|sm}}<noinclude>
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{{PersonnageD|Vézinet|c|prenant le morceau de chapeau et l’examinant.}}
La paille est belle !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Oui, mais trop chère la botte !…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Il faudrait chercher longtemps avant de trouver un chapeau pareil… j’en sais quelque chose.
{{PersonnageD|Félix|c|qui s’est avancé et qui a pris le chapeau des mains de Vézinet.}}
Voyons…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Monsieur Félix, je vous prie de ne pas vous mêler à mes épanchements de famille…
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Mais, monsieur !…
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Silence, maroufle !… comme dit l’ancien répertoire.
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{{Personnage|Vézinet.|c}}
Dites donc… à quelle heure va-t-on à la mairie ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
À onze heures !… onze heures !…
{{di|(Il montre avec ses doigts.)|d|n|sm}}
{{Personnage|Vézinet.|c}}
On dînera tard… j’ai le temps d’aller prendre un riz au lait… vous permettrez ?…
{{di|(Il remonte.)|d|n|sm}}
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Comment donc !… ça me fera extrêmement plaisir…
{{PersonnageD|Vézinet|c|revenant à lui pour l’embrasser.}}
Adieu, mon neveu !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Adieu, mon oncle… {{di|(À Vézinet, qui cherche à l’embrasser.)|n|sm}} Hein ?… quoi ?… Ah ! oui… c’est un tic de famille. {{di|(Se laissant embrasser.)|n|sm}} Là !… {{di|(À part.)|n|sm}} Une fois marié, tu ne me pinceras pas souvent à jouer à ça… non… non…
{{Personnage|Vézinet.|c}}
Et l’autre côté ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
C’est ce que je disais… « Et l’autre côté ? » {{di|(Vézinet l’embrasse sur l’autre joue.)|n|sm}} Là…
{{Personnage|Ensemble.|c}}
{{di|{{normal|'''AIR'''}} : Quand nous sommes si fatigués. (Représentants en vacances. Acte {{1er}})|c|sm}}
{{Personnage|Fadinard.|c}}
{{poem|
Adieu, caressant pot-au-feu !
À ta déplorable manie
Je compte me soustraire un peu,
En revenant de la mairie.}}<noinclude>
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Dites donc… à quelle heure va-t-on à la mairie ?
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/36
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text/x-wiki
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{{Personnage|Vézinet.|c}}
{{pom|Adieu, je reviens, cher neveu,
Avec la noce réunie,
Vous embrasser encore un peu,
Avant d’aller à la mairie.}}
{{di|Vézinet sort par le fond. Félix entre à gauche, deuxième plan, en emportant le fragment de chapeau.|n|sm}}
{{Scène|IV|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''FADINARD,''' {{t|seul|fs=90%}}|n}}
Enfin… dans une heure… je serai marié… je n’entendrai plus mon beau-père me crier à chaque instant : « Mon gendre, tout est rompu !… » Vous êtes-vous trouvé quelquefois en relations avec un porc-épic ? Tel est mon beau-père !… J’ai fait sa connaissance dans un omnibus… Son premier mot fut un coup de pied… J’allais lui répondre un coup de poing, quand un regard de sa fille me fit ouvrir la main… et je passai ses six gros sous au conducteur… — Après ce service il ne tarda pas à m’avouer qu’il était pépiniériste à Charentonneau… — Voyez comme l’amour rend ingénieux… Je lui dis : « Monsieur, vendez-vous de la graine de carottes ? » — Il me répondit : « Non, mais j’ai de bien beaux géraniums. » — Cette réponse fut un éclair. « Combien le pot ? — Quatre francs. — Marchons ! » — Arrivés chez lui, je choisis quatre pots (c’était justement la fête de mon portier), et je lui demande la main de sa fille. — « Qui êtes-vous ? — J’ai vingt-deux francs de rente… — Sortez ! — Par jour ! — Asseyez-vous donc ! » — Admirez-vous la laideur de son caractère ! — À partir de ce moment, je fus admis à partager sa soupe aux choux en compagnie du cousin Bobin, un grand dadais qui a la manie d’embrasser tout le<noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/37
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>monde… surtout ma femme… — On me répond à ça : « Bah ! ils ont été élevés ensemble ! » — Ce n’est pas une raison… Et une fois marié… — Marié !!! {{di|(Au public.)|n|sm}} Êtes-vous comme moi ?… Ce mot me met une fourmi à chaque pointe de cheveu… Il n’y a pas à dire… dans une heure, je le serai… {{di|(Vivement.)|n|sm}} marié !… J’aurai une petite femme à moi tout seul !… et je pourrai l’embrasser sans que le porc-épic que vous savez me crie : « Monsieur, on ne marche pas dans les plates-bandes ! » Pauvre petite femme !… {{di|(Au public.)|n|sm}} Eh bien, je crois que je lui serai fidèle… parole d’honneur !… Non ?… Oh ! que si !… Elle est si gentille, mon Hélène !… sous sa couronne de mariée !…
{{c|AIR : ''du Serment.''|fs=90%}}
{{poem|Connaissez-vous dans Barcelone,
{{em|4}}Dans Barcelone !
Une Andalouse au teint bruni,
{{em|4}}Au noir sourcil ?
Eh bien, ce portrait de lionne,
Ce portrait de fière amazone,
{{em|4}}À l’œil hardi
{{em|4}}Trop dégourdi…
N’est pas du tout celui de ma houri,
{{em|4}}Non, Dieu merci !
Et c’est heureux pour un futur mari.|m=1em}}
Une rose… avec une couronne d’oranger… telle est la lithographie de mon Hélène !… Je lui ai fait arranger un appartement délicieux… Ici, ça n’est déjà pas mal… {{di|(Indiquant la gauche.)|n|sm}} Mais par là, c’est délicieux… un paradis en palissandre… avec des rideaux chamois… C’est cher, mais c’est joli ; un mobilier de lune de miel !… Ah ! je voudrais qu’il fût minuit un quart !… — On monte !… c’est elle et son cortège !… — Voilà les fourmis !… En veux-tu, des fourmis ?…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ce portrait de fière amazone,
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/38
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{{Scène|V|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''ANAÏS, FADINARD, ÉMILE,''' {{t|en costume d’officier|90}}|n}}
{{di|La porte s’ouvre ; on voit en dehors une dame sans chapeau et un officier.|c|n|sm}}
{{PersonnageD|Anaïs|c|à Émile.}}
Non, monsieur Émile… je vous en prie…
{{Personnage|Émile.|c}}
Entrez, madame, ne craignez rien.
{{di|Ils entrent.|d|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
La dame au chapeau et son Africain !… Sapristi !
{{PersonnageD|Anaïs|c|troublée.}}
Émile, pas de scandale !
{{Personnage|Émile.|c}}
Soyez tranquille !… je suis votre cavalier… {{di|(À Fadinard.)|n|sm}} Vous ne comptiez pas nous revoir si tôt, monsieur ?…
{{PersonnageD|Fadinard|c|avec un sourire forcé.}}
Certainement… votre visite me flatte beaucoup… mais j’avoue qu’en ce moment… {{di|(À part.)|n|sm}} Qu’est-ce qu’ils me veulent ?…
{{PersonnageD|Émile|c|brusquement.}}
Offrez donc un siège à Madame.
{{PersonnageD|Fadinard|c|avançant un fauteuil.}}
Ah ! pardon… Madame désire s’asseoir ?… je ne savais pas… {{di|(À part.)|n|sm}} Et ma noce que j’attends…
{{di|Anaïs s’assoit.|d|n|sm}}<noinclude>
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text/x-wiki
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Certainement… votre visite me flatte beaucoup… mais j’avoue qu’en ce moment… {{di|(À part.)|n|sm}} Qu’est-ce qu’ils me veulent ?…
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Offrez donc un siège à Madame.
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/39
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Émile|c|s’asseyant à droite.}}
Vous avez un cheval qui marche bien, monsieur.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Pas mal… Vous êtes bien bon… Est-ce que vous l’avez suivi à pied ?
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Du tout, monsieur : j’ai fait monter mon brosseur derrière votre voiture…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Ah ! bah !… Si j’avais su !… {{di|(À part.)|n|sm}} J’avais mon fouet…
{{PersonnageD|Émile|c|durement.}}
Si vous aviez su ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Je l’aurais prié de monter dedans… {{di|(À part.)|n|sm}} Ah ! mais… il m’agace, l’Africain !
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Émile, le temps se passe, abrégeons cette visite.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Je suis tout à fait de l’avis de Madame… abrégeons… {{di|(À part.)|n|sm}} J’attends ma noce.
{{Personnage|Émile.|c}}
Monsieur, vous auriez grand besoin de quelques leçons de savoir-vivre.
{{PersonnageD|Fadinard|c|offensé.}}
Lieutenant ! {{di|(Émile se lève. Plus calme.)|n|sm}} J’ai fait mes classes.
{{Personnage|Émile.|c}}
Vous nous avez quittés fort impoliment dans le bois de Vincennes.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
J’étais pressé…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/40
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text/x-wiki
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{{Personnage|Émile.|c}}
Et vous avez laissé tomber par mégarde, sans doute… cette petite pièce de monnaie…
{{PersonnageD|Fadinard|c|la prenant.}}
Vingt sous !… tiens ! c’était vingt sous !… Eh bien, je m’en doutais… {{di|(Fouillant à sa poche.)|n|sm}} C’est une erreur… je suis fâché que vous ayez pris la peine… {{di|(Lui offrant une pièce d’or.)|n|sm}} Voilà !
{{PersonnageD|Émile|c|sans la prendre.}}
Qu’est-ce que c’est que ça ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Vingt francs, pour le chapeau…
{{PersonnageD|Émile|c|avec colère.}}
Monsieur !…
{{PersonnageD|Anaïs|c|se levant.}}
Émile !
{{Personnage|Émile.|c}}
C’est juste ! j’ai promis à Madame de rester calme…
{{PersonnageD|Fadinard|c|fouillant de nouveau à sa poche.}}
J’ai cru que c’était le prix… Est-ce trois francs de plus ?… Je ne suis pas à ça près.
{{Personnage|Émile.|c}}
Il ne s’agit pas de ça, monsieur… Nous ne sommes pas venus ici pour réclamer de l’argent.
{{PersonnageD|Fadinard|c|très étonné.}}
Non ?… Eh bien… mais alors… quoi ?…
{{Personnage|Emile.|c}}
Des excuses, d’abord, monsieur… des excuses à Madame.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Des excuses, moi ?…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/41
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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{{Personnage|Anaïs.|c}}
C’est inutile, je vous dispense…
{{Personnage|Émile.|c}}
Du tout, madame ; je suis votre cavalier…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Qu’à cela ne tienne, madame… quoique, à vrai dire, ce ne soit pas moi personnellement qui ai mangé votre chapeau… Et encore, madame… êtes-vous bien sûre que mon cheval n’était pas dans son droit, en grignotant cet article de modes ?
{{Personnage|Émile.|c}}
Vous dites ?…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Écoutez donc !… Pourquoi Madame accroche-t-elle ses chapeaux dans les arbres ?… Un arbre n’est pas un champignon, peut-être !… Pourquoi se promène-t-elle dans les forêts avec des militaires ?… C’est très louche, ça, madame…
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Monsieur !…
{{PersonnageD|Émile|c|avec colère.}}
Que voulez-vous dire ?
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Apprenez que {{M.|Tavernier}}…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Qui ça, Tavernier ?
{{PersonnageD|Émile|c|brusquement.}}
C’est moi, monsieur !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/42
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Que {{M.|Tavernier}}… est… mon cousin… Nous avons été élevés ensemble…
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Je connais ça… C’est son Bobin.
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Et si j’ai consenti à accepter son bras… c’est pour causer de son avenir… de son avancement… pour lui faire de la morale…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Sans chapeau ?…
{{PersonnageD|Émile|c|soulevant une chaise et en frappant le parquet avec colère.}}
Morbleu !…
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Émile ! pas de bruit !…
{{Personnage|Émile.|c}}
Permettez, madame…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Ne cassez donc pas mes chaises !… {{di|(À part.)|n|sm}} Je vais le flanquer du haut de l’escalier… Non… il pourrait tomber sur la tête de ma noce.
{{Personnage|Émile.|c}}
Abrégeons, monsieur…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
J’allais le dire… vous m’avez pris mon mot, j’allais le dire !
{{Personnage|Émile.|c}}
Voulez-vous, oui ou non, faire des excuses à madame ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/43
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Comment donc !… très volontiers… je suis pressé… Madame… veuillez, je vous prie, agréer l’assurance de la considération la plus distinguée… avec laquelle… Enfin… j’infligerai une volée à Cocotte.
{{Personnage|Émile.|c}}
Ça ne suffit pas.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Non ?… Je la mettrai aux galères à perpétuité.
{{PersonnageD|Émile|c|frappant du poing sur une chaise.}}
Monsieur !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Ne cassez donc pas mes chaises, vous !
{{Personnage|Émile.|c}}
Ce n’est pas tout !…
{{PersonnageD|Voix de Nonancourt|c|dans la coulisse.}}
Attendez-nous… nous redescendons…
{{PersonnageD|Anaïs|c|effrayée.}}
Ah ! mon Dieu !… quelqu’un !…
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Fichtre ! le beau-père !… S’il trouve une femme ici… tout est rompu !…
{{PersonnageD|Anaïs|c|à part.}}
Surprise chez un étranger !… que devenir ?… {{di|(Apercevant le cabinet de droite.)|n|sm}} Ah !…
{{di|(Elle y entre.)|d|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|courant à elle.}}
Madame, permettez… {{di|(Courant à Émile.)|n|sm}} Monsieur…
{{PersonnageD|Émile|c|entrant à gauche, premier plan.}}
Renvoyez ces gens-là… nous reprendrons cet entretien.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Comment donc !… très volontiers… je suis pressé… Madame… veuillez, je vous prie, agréer l’assurance de la considération la plus distinguée… avec laquelle… Enfin… j’infligerai une volée à Cocotte.
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Ça ne suffit pas.
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Non ?… Je la mettrai aux galères à perpétuité.
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Monsieur !…
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Ne cassez donc pas mes chaises, vous !
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Ce n’est pas tout !…
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Attendez-nous… nous redescendons…
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Ah ! mon Dieu !… quelqu’un !…
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Fichtre ! le beau-père !… S’il trouve une femme ici… tout est rompu !…
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/44
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Fadinard|c|fermant la porte sur Emile et apercevant Nonancourt qui entre au fond.}}
Il était temps !!!
{{Scène|VI|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''FADINARD, NONANCOURT, HÉLÈNE, BOBIN.'''|n}}
{{di|Ils sont tous en costume de noce. Hélène porte la couronne et le bouquet de mariée.|c|n|sm}}
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Mon genre, tout est rompu !… vous vous conduisez comme un paltoquet…
{{Personnage|Hélène.|c}}
Mais, papa…
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Silence, ma fille !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Toute la noce est en bas… Huit fiacres…
{{Personnage|Bobin.|c}}
Un coup d’œil magnifique !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Eh bien ?
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Vous deviez nous recevoir au bas de l’escalier…
{{Personnage|Bobin.|c}}
Pour nous embrasser.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-27T10:29:24Z
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text/x-wiki
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{{PersonnageD|Fadinard|c|fermant la porte sur Émile et apercevant Nonancourt qui entre au fond.}}
Il était temps !!!
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{{di|Ils sont tous en costume de noce. — Hélène porte la couronne et le bouquet de mariée.|c|n|sm}}
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Mais, papa…
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Silence, ma fille !
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Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
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Toute la noce est en bas… Huit fiacres…
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Un coup d’œil magnifique !
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Vous deviez nous recevoir au bas de l’escalier…
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Pour nous embrasser.<noinclude>
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Toto256
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text/x-wiki
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{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Faites des excuses à ma fille…
{{Personnage|Hélène.|c}}
Mais, papa…
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Silence, ma fille !… {{di|(À Fadinard.)|n|sm}} Allons, monsieur, des excuses !
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Il paraît que je n’en sortirai pas. {{di|(Haut à Hélène.)|n|sm}} Mademoiselle, veillez, je vous prie, agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée…
{{PersonnageD|Nonancourt|c|l’interrompant.}}
Autre chose ! Pourquoi êtes-vous parti ce matin de Charentonneau sans nous dire adieu ?…
{{Personnage|Bobin.|c}}
Il n’a embrassé personne !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Silence, Bobin ! {{di|(À Fadinard.)|n|sm}} Répondez !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Dame, vous dormiez !
{{Personnage|Bobin.|c}}
Pas vrai ! je cirais mes bottes.
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
C’est parce que nous sommes des gens de la campagne… des paysans !…
{{PersonnageD|Bobin|c|pleurant.}}
Des ''pipiniéristes !''
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Ça n’en vaut pas la peine !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/46
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Toto256
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Hein ? comme le porc-épic se développe !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Vous méprisez déjà votre famille !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Tenez, beau-père, purgez-vous… je vous assure que ça vous fera du bien !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Mais le mariage n’est pas encore fait, monsieur… on peut le rompre…
{{Personnage|Bobin.|c}}
Rompez, mon oncle, rompez !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Je ne me laisserai pas marcher sur le pied ! {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Qu’est-ce que vous avez ?
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
J’ai… des souliers vernis, ça me blesse, ça m’agace… ça me turlupine… {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
{{Personnage|Hélène.|c}}
Ça se fera en marchant, papa.
{{di|Elle tourne les épaules.|d|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|la regardant faire, et à part.}}
Tiens !… qu’est-ce qu’elle a donc ?
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
A-t-on apporté un myrte pour moi ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Un myrte !… pour quoi faire ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toto256
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text/x-wiki
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Hein ? comme le porc-épic se développe !
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Vous méprisez déjà votre famille !
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Tenez, beau-père, purgez-vous… je vous assure que ça vous fera du bien !
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Mais le mariage n’est pas encore fait, monsieur… on peut le rompre…
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Rompez, mon oncle, rompez !
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J’ai… des souliers vernis, ça me blesse, ça m’agace… ça me turlupine… {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/47
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Toto256
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/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
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{{Personnage|Nonancourt.|c}}
C’est un emblème, monsieur…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Ah !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Vous riez de ça !… vous vous moquez de nous… parce que nous sommes des gens de la campagne… des paysans !…
{{PersonnageD|Bobin|c|pleurant.}}
Des ''pipiniéristes !''
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Allez, allez !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Mais ça m’est égal… Je veux le placer moi-même dans la chambre à coucher de ma fille, afin qu’elle puisse se dire. {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
{{PersonnageD|Hélène|c|à son père.}}
Ah ! papa, que vous êtes bon !
{{di|Elle tourne les épaules.|d|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Encore !…ah ça ! mais c’est un tic… je ne l’avais pas remarqué…
{{Personnage|Hélène.|c}}
Papa ?
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Hein ?
{{Personnage|Hélène.|c}}
J’ai une épingle dans le dos… ça me pique.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Je disais aussi…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toto256
16136
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text/x-wiki
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{{Personnage|Nonancourt.|c}}
C’est un emblème, monsieur…
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{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Vous riez de ça !… vous vous moquez de nous… parce que nous sommes des gens de la campagne… des paysans !…
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Des ''pipiniéristes !''
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Allez, allez !
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Mais ça m’est égal… Je veux le placer moi-même dans la chambre à coucher de ma fille, afin qu’elle puisse se dire. {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
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Encore !…ah ça ! mais c’est un tic… je ne l’avais pas remarqué…
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J’ai une épingle dans le dos… ça me pique.
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Je disais aussi…<noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/48
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Bobin|c|vivement, retroussant ses manches.}}
Attendez, ma cousine…
{{PersonnageD|Fadinard|c|l’arrêtant.}}
Monsieur, restez chez vous !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Bah ! puisqu’ils ont été élevés ensemble…
{{Personnage|Bobin.|c}}
C’est ma cousine.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Ça ne fait rien… on ne marche pas dans les plates-bandes !
{{PersonnageD|Nonancourt|c|à sa fille, lui indiquant le cabinet où est Émile.}}
Tiens, entre là !
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Avec l’Africain… merci !… {{di|(Lui barrant le passage.)|n|sm}} Non !… pas par là !…
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Pourquoi ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
C’est plein de serruriers.
{{PersonnageD|Nonancourt|c|à sa fille.}}
Alors marche… secoue-toi… ça la fera descendre. {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi ! je n’y tiens plus… je vais mettre des chaussons de lisière.
{{di|Il se dirige vers le cabinet où est Anaïs.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui barrant le passage.}}
Non !… pas par là !
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
À cause ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/49
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Toto256
16136
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Je vais vous dire… c’est plein de fumistes.
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Ah çà ! vous logez donc tous les corps d’état ?… Alors, filons !… ne nous faisons pas attendre… Bobin, donne le bras à ta cousine… Allons, mon gendre, à la mairie !… {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Et les deux autres qui sont là ! {{di|(Haut)|n|sm}} Je vous suis… le temps de prendre mon chapeau, mes gants…
{{Personnage|Ensemble|c}}
{{Personnage|Nonancourt, Hélène, Bobin.|c}}
{{c|Air : ''Cloches, sonnez ! (Mariée de Poissy)''|fs=90%|mt=1em}}
{{poem|{{em|4}}Vite, mon gendre, en carrosse !
Nos huit fiacres nous attendent en bas.
Et l’on dira : « C’est une noce
{{em|4}}Comme à Paris l’on n’en voit pas ! » }}
{{Personnage|Fadinard.|c}}
{{poem|{{em|5}}Allez, montez en carrosse !
{{em|4}}Cher beau-père, je suis vos pas.
{{em|5}}Je cours rejoindre la noce,
{{em|4}}Je descends, vous n’attendrez pas.}}
{{Personnage|Hélène et Bobin.|c}}
{{poem|{{em|4}}Vite, monsieur, en carrosse, etc.|mb=2em}}
{{di|Nonancourt, Hélène et Bobin sortent par le fond.|c|n|sm}}
{{Scène|VII|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''FADINARD, ANAÏS, ÉMILE,''' puis '''VIRGINIE.'''|n}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|courant vivement vers le cabinet où est la dame.}}
Venez, madame… vous ne pouvez pas rester chez moi…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Je vais vous dire… c’est plein de fumistes.
{{Personnage|Nonancourt.|c}}
Ah çà ! vous logez donc tous les corps d’état ?… Alors, filons !… ne nous faisons pas attendre… Bobin, donne le bras à ta cousine… Allons, mon gendre, à la mairie !… {{di|(Secouant son pied.)|n|sm}} Cristi !
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Et les deux autres qui sont là ! {{di|(Haut)|n|sm}} Je vous suis… le temps de prendre mon chapeau, mes gants…
{{Personnage|Ensemble|c}}
{{Personnage|Nonancourt, Hélène, Bobin.|c}}
{{c|Air : ''Cloches, sonnez ! (Mariée de Poissy)''|fs=90%|mt=1em}}
{{pom|{{em|4}}Vite, mon gendre, en carrosse !
Nos huit fiacres nous attendent en bas.
Et l’on dira : « C’est une noce
{{em|4}}Comme à Paris l’on n’en voit pas ! » }}
{{Personnage|Fadinard.|c}}
{{pom|{{em|5}}Allez, montez en carrosse !
{{em|4}}Cher beau-père, je suis vos pas.
{{em|5}}Je cours rejoindre la noce,
{{em|4}}Je descends, vous n’attendrez pas.}}
{{Personnage|Hélène et Bobin.|c}}
{{pom|{{em|4}}Vite, monsieur, en carrosse, etc.|mb=2em}}
{{di|Nonancourt, Hélène et Bobin sortent par le fond.|c|n|sm}}
{{Scène|VII|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''FADINARD, ANAÏS, ÉMILE,''' puis '''VIRGINIE.'''|n}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|courant vivement vers le cabinet où est la dame.}}
Venez, madame… vous ne pouvez pas rester chez moi…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/50
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Toto256
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>{{di|(Courant au cabinet de gauche.)|n|sm}} Allons, monsieur, décampons !…
{{di|Virginie entre en riant par la deuxième porte de gauche. Elle tient à la main le morceau de chapeau de paille emporté par Félix, et ne voit pas les personnages en scène. — Pendant ce temps, Fadinard remonte au fond, pour écouter s’éloigner Nonancourt. Il ne voit pas Virginie.|g|n|sm}}
{{PersonnageD|Virginie|c|à elle-même.}}
Ah ! ah ! ah ! c’est comique !
{{PersonnageD|Émile|c|à part.}}
Ciel ! Virginie !…
{{PersonnageD|Anaïs|c|entr’ouvrant la porte.}}
Ma femme de chambre !… Nous sommes perdus !…
{{di|Elle écoute, ainsi qu’Émile, avec anxiété.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Virginie|c|à elle-même.}}
Une dame qui va faire manger son chapeau dans le bois de Vincennes avec un militaire !…
{{PersonnageD|Fadinard|c|se retournant et l’apercevant, à part.}}
D’où sort celle-là ?
{{di|Il redescend un peu vers la gauche.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Virginie|c|à elle-même.}}
Il ressemble à celui de Madame… Ça serait drôle tout de même !…
{{PersonnageD|Émile|c|bas.}}
Renvoyez cette fille, ou je vous tue !…
{{Personnage|Virginie.|c}}
Il faut que je sache…
{{PersonnageD|Fadinard|c|faisant un bond.}}
Sacrebleu ! {{di|(Il arrache le morceau de chapeau des mains de Virginie.)|n|sm}} Va-t’en !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/51
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Virginie|c|surprise et effrayée en apercevant Fadinard.}}
Monsieur ! monsieur !…
{{PersonnageD|Fadinard|c|la poussant vers la porte du fond.}}
Va-t’en, ou je te tue !
{{PersonnageD|Virginie|c|poussant un cri.}}
Ah !
{{di|Elle disparaît.|d|3|n|sm}}
{{Scène|VIII|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''ÉMILE, ANAÏS, FADINARD.'''|n}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|revenant.}}
Quelle est cette créature ?… que signifie ?… {{di|(Soutenant Anaïs qui entre en chancelant.)|n|sm}} Allons ! bon !… elle se trouve mal !…
{{di|Il l’assied à droite.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Émile|c|allant à elle.}}
Anaïs !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Madame, dépêchez-vous !… je suis pressé !
{{PersonnageD|Voix de Nonancourt|c|au bas de l’escalier.}}
Mon gendre ! mon gendre !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Voilà ! voilà !
{{Personnage|Emile.|c}}
Un verre d’eau sucrée, monsieur… un verre d’eau sucrée !
{{PersonnageD|Fadinard|c|perdant la tête.}}
Voilà ! Voilà !… Sacrebleu ! quelle chance !
{{di|Il prend ce qu’il faut sur le guéridon et tourne le verre d’eau sucrée.|d|3|n|sm}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/52
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Émile.|c}}
Chère Anaïs !… {{di|(À Fadinard, brusquement.)|n|sm}} Allons donc… morbleu !
{{PersonnageD|Fadinard|c|tournant l’eau sucrée.}}
Ça fond, vertubleu ! {{di|(À Anaïs.)|n|sm}} Madame… je ne voudrais pas vous renvoyer… mais je crois que, si vous retourniez chez vous…
{{Personnage|Émile.|c}}
Eh ! monsieur, cela n’est plus possible, maintenant !
{{PersonnageD|Fadinard|c|étonné.}}
Ah bah !… comment, plus possible ?
{{PersonnageD|Anaïs|c|d’une voix altérée.}}
Cette fille…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Eh bien, madame ?…
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Cette fille est ma femme de chambre… elle a reconnu le chapeau… elle va raconter à mon mari…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Un mari ?… ah ! saprelotte ! il y a un mari !…
{{Personnage|Émile.|c}}
Un jaloux, un brutal.
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Si je rentre sans ce maudit chapeau… lui qui voit tout en noir… il pourra croire des choses…
{{PersonnageD|Fadinard|c|à part.}}
Jaunes !
{{PersonnageD|Anaïs|c|avec désespoir.}}
Je suis perdue… compromise !… ah ! j’en ferai une maladie…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/53
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Toto256
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|Fadinard|c|vivement.}}
Pas ici, madame, pas ici !… l’appartement est très malsain.
{{PersonnageD|Voix de Nonancourt|c|au bas de l’escalier.}}
Mon gendre ! mon gendre !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Voilà ! Voilà !… {{di|(Il boît. Revenant à Émile.)|n|sm}} Qu’est-ce que nous décidons ?
{{PersonnageD|Emile|c|à Anaïs.}}
Il faut absolument se procurer un chapeau tout semblable… et vous êtes sauvée !
{{PersonnageD|Fadinard|c|enchanté.}}
Eh ! mais, parbleu !… l’Africain a raison !… {{di|(Lui offrant le morceau de chapeau.)|n|sm}} Tenez, madame… voici l’échantillon… et en visitant les magasins…
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Moi, monsieur ?… mais je suis mourante !
{{Personnage|Emile.|c}}
Vous ne voyez donc pas que Madame est mourante !… Eh bien… ce verre d’eau !…
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui offrant le verre.}}
Voilà… {{di|(Le voyant vide.)|n|sm}} Ah ! tiens ! il est bu… {{di|(Offrant l’échantillon à Émile.)|n|sm}} Mais vous, monsieur… qui n’êtes pas mourante ?
{{Personnage|Émile.|c}}
Moi, monsieur, quitter Madame dans un pareil état ?…
{{Personnage|Voix de Nonancourt.|c}}
Mon gendre ! mon gendre !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Voilà !… {{di|(Allant poser le verre sur la table.)|n|sm}} Mais, sapristi !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/54
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>monsieur… ce chapeau ne viendra pas tout seul sur la tête de Madame !…
{{Personnage|Émile.|c}}
Sans doute. Courez, monsieur, courez !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Moi ?…
{{PersonnageD|Anaïs|c|se levant, très agitée.}}
Au nom du ciel, monsieur, partez vite !
{{PersonnageD|Fadinard|c|se récriant.}}
Partez vite est joli !… mais je me marie, madame… j’ai l’honneur de vous faire part de cet affreux événement… Ma noce m’attend au pied de l’escalier…
{{PersonnageD|Émile|c|brusquement.}}
Je me moque bien de votre noce !…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Lieutenant !
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Surtout, monsieur, choisissez une paille exactement pareille… mon mari connaît le chapeau.
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Mais, madame…
{{Personnage|Émile.|c}}
Avec des coquelicots…
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Permettez…
{{Personnage|Émile.|c}}
Nous l’attendrons ici quinze jours, un mois… s’il le faut…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/55
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Fadinard.|c}}
De façon qu’il me faut galoper après un chapeau… sous peine de placer ma noce en état de vagabondage ! ah ! vous êtes gentil !…
{{PersonnageD|Emile|c|saisissant une chaise.}}
Eh bien, monsieur, partez-vous ?
{{PersonnageD|Fadinard|c|exaspéré, lui prenant la chaise.}}
Oui, monsieur, je pars… laissez mes chaises… ne touchez à rien ! sapristi ! {{di|(À lui-même.)|n|sm}} Je cours chez la première modiste… Mais qu’est-ce que je vais faire de mes huit fiacres ?… Et le maire qui nous attend !
{{di|Il s’assied machinalement sur la chaise qu’il tenait.|d|3|n|sm}}
{{Personnage|Voix de Nonancourt.|c}}
Mon gendre ! mon gendre !
{{PersonnageD|Fadinard|c|se levant et remontant.}}
Je vais tout conter au beau-père !
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Par exemple !
{{Personnage|Émile.|c}}
Pas un mot… ou vous êtes mort !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Très bien !… ah ! vous êtes gentils !…
{{PersonnageD|Voix de Nonancourt|c|qui frappe à la porte.}}
Mon gendre ! mon gendre !!!
{{PersonnageD|Anaïs et Emile|c|courant à Fadinard.}}
N’ouvrez pas !
{{di|Ils se jettent chacun à droite et à gauche de la porte qui s’ouvre de façon à ce qu’ils soient cachés par les battants.|g|n|sm}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toto256
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|Fadinard.|c}}
De façon qu’il me faut galoper après un chapeau… sous peine de placer ma noce en état de vagabondage ! ah ! vous êtes gentil !…
{{PersonnageD|Émile|c|saisissant une chaise.}}
Eh bien, monsieur, partez-vous ?
{{PersonnageD|Fadinard|c|exaspéré, lui prenant la chaise.}}
Oui, monsieur, je pars… laissez mes chaises… ne touchez à rien ! sapristi ! {{di|(À lui-même.)|n|sm}} Je cours chez la première modiste… Mais qu’est-ce que je vais faire de mes huit fiacres ?… Et le maire qui nous attend !
{{di|Il s’assied machinalement sur la chaise qu’il tenait.|d|3|n|sm}}
{{Personnage|Voix de Nonancourt.|c}}
Mon gendre ! mon gendre !
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Je vais tout conter au beau-père !
{{Personnage|Anaïs.|c}}
Par exemple !
{{Personnage|Émile.|c}}
Pas un mot… ou vous êtes mort !
{{Personnage|Fadinard.|c}}
Très bien !… ah ! vous êtes gentils !…
{{PersonnageD|Voix de Nonancourt|c|qui frappe à la porte.}}
Mon gendre ! mon gendre !!!
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N’ouvrez pas !
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Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/56
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Toto256
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{Scène|IX|fw=bold|m=1em}}
{{Acteurs|'''FADINARD, ÉMILE et ANAÏS,''' {{t|caché|90}} ; '''ONANCOURT''' {{t|au fond, puis|90}} '''FÉLIX.'''|n}}
{{PersonnageD|Nonancourt|c|paraissant à la porte du fond et tenant un pot de myrte.}}
Mon gendre, tout est rompu !
{{di|Il veut entrer.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Fadinard|c|lui barrant le passage.}}
Oui… partons !
{{PersonnageD|Nonancourt|c|voulant entrer.}}
Attendez que je dépose mon myrte.
{{PersonnageD|Fadinard|c|le faisant reculer.}}
N’entrez pas !… n’entrez pas !
{{PersonnageD|Nonancourt|c}}
Pourquoi ?
{{Personnage|Fadinard.|c}}
C’est plein de tapissiers !… venez !… venez !…
{{di|Ils disparaissent tous deux. La porte se referme.|d|3|n|sm}}
{{PersonnageD|Anaïs|c|éplorée, se jetant dans les bras d’Émile.}}
Ah ! Émile !
{{PersonnageD|Emile|c|de même, en même temps.}}
Ah ! Anaïs !
{{PersonnageD|Félix|c|entrant et les voyant.}}
Qu’est-ce que c’est que ça ?
{{-|6}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toto256
16136
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text/x-wiki
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Mon gendre, tout est rompu !
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Page:Molière - Œuvres, édition 1896, tome 1.djvu/264
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Khardan
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/* Non corrigée */ Fac-similé corrigé depuis 2019
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" /></noinclude><!--
Première étape :
----------------
Il faut remettre ici, page 264, le fac-similé actuellement page 25. C'est le début de la pièce.
Et remettre le fac-similé actuellement ici, page 264, à la place de celui qui est actuellement page 25.
Deuxième étape :
----------------
Fac-similé
[[Page:Molière - Œuvres, édition 1896, tome 1.djvu/26]]
Remettre page 265, le fac-similé actuellement page 26 (la suite du début de la pièce).
Et remettre le fac-similé actuellement page 265, à la place de celui qui est actuellement page 26.
--><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Molière - Œuvres, édition 1896, tome 1.djvu/25
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2026-06-27T05:53:09Z
Khardan
13512
/* Non corrigée */ Fac-similé corrigé depuis 2019
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" /></noinclude>n’est perdu : celui-ci est pour moi, celui-là pour mon voisin. Et ce
qui prouve le plaisir que procure une imitation parfaite, c’est que
mon voisin et moi nous rions de très bon cœur de nous voir ou sots,
ou faibles, ou impertinents, et que nous serions furieux si l’on nous
disait, d’une autre façon, la moitié de ce que nous dit Molière. »
Si Molière a su peindre l’homme, il n’a pas peint moins bien l’amour,
et si l’on ajoute à ses qualités multiples le mérite d’une langue qui
n’appartient qu’à lui, on n’est pas surpris de l’opinion de Boileau qui
le considérait comme le plus grand poète du XVIIe siècle. On sait que
{{roi|Louis|XIV}} ayant demandé, un jour, à l’auteur de l’''Art poétique'' :
Quel est, suivant vous, l’écrivain qui honore le plus mon règne ?
Boileau n’hésita pas à répondre : « — Sire, c’est Molière. Je ne le
croyais pas, répondit le roi; mais vous vous y connaissez mieux que
moi. »
L’admiration pour un tel génie redouble lorsqu’on songe que cette
fécondité inouïe et cette vertigineuse rapidité d’exécution se manifestaient
au milieu de mille chagrins domestiques, et des soucis d’acteur,
d’auteur, de directeur et de courtisan.
Molière ne fut pas de l’Académie française. Un prélat de mœurs
faciles lui refusa une sépulture décente et l’Académie ne l’admit pas
au nombre de ses membres, car il était comédien. Il est vrai que l’assemblée
des Quarante, par un sentiment de pudeur tardif, touchée,
sans doute, de la témérité des panégyriques qui seraient prononces
dans son sein, tant que celui de Molière n’y aurait point été publié,
lui a décerné un éloge public et a placé son buste chez elle, avec cette
inscription :
’’Rien ne manque à sa gloire : il manquait à la nôtre.’’
Elle ne pouvait mieux dire.
{{Droite|OCTAVE BLONDEL.|4em}}
{{séparateur personnalisé|sp|20|fy3|40|sp|20}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/147
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Courvey
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/* Corrigée */ {{interligne|5em}} + {{M.|Durand}}
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text/x-wiki
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{{interligne|5em}}
{{c|Comment mon oncle se fit passer pour le Juif-Errant, et ce qu’il en advint.|fs=100%}}
{{interligne|5em}}
Cependant ma grand’mère avait mis sa robe de soie gorge-pigeon, qu’elle ne tirait de son tiroir que le jour des grandes fêtes solennelles de l’année ; elle avait attaché sur son bonnet rond, en guise de bandeau, le plus beau de ses rubans, un ruban rouge-cerise qui était large comme la main et au delà ; elle avait apprêté son mantelet de taffetas noir bordé d’une dentelle de même couleur, et elle avait tiré de son étui son manchon neuf de poil de loup-cervier, cadeau que Benjamin lui avait fait le jour de sa fête et qu’il devait encore au fournisseur. Quand elle fut ainsi attifée, elle ordonna à un de ses enfants d’aller quérir l’âne de {{M.|Durand}}, un beau bourriquet qui, à la dernière foire de Billy, avait coûté trois pistoles et se louait trente-six deniers de plus que le vulgaire des ânes.
Puis elle appela Benjamin. Quand celui-ci descendit, l’âne de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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{{c|Comment mon oncle se fit passer pour le Juif-Errant, et ce qu’il en advint.|fs=100%}}
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Cependant ma grand’mère avait mis sa robe de soie gorge-pigeon, qu’elle ne tirait de son tiroir que le jour des grandes fêtes solennelles de l’année ; elle avait attaché sur son bonnet rond, en guise de bandeau, le plus beau de ses rubans, un ruban rouge-cerise qui était large comme la main et au delà ; elle avait apprêté son mantelet de taffetas noir bordé d’une dentelle de même couleur, et elle avait tiré de son étui son manchon neuf de poil de loup-cervier, cadeau que Benjamin lui avait fait le jour de sa fête et qu’il devait encore au fournisseur. Quand elle fut ainsi attifée, elle ordonna à un de ses enfants d’aller quérir l’âne de {{M.|Durand}}, un beau bourriquet qui, à la dernière {{Nec|foire}} de Billy, avait coûté trois pistoles et se louait trente-six deniers de plus que le vulgaire des ânes.
Puis elle appela Benjamin. Quand celui-ci descendit, l’âne de<noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/148
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Durand}} + ratafiat : Variante orthographique + italiques
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>{{M.|Durand}}, ayant aux flancs ses deux paniers au milieu desquels s’enflait un gros oreiller bien blanc, était attaché devant la porte et mangeait sa provende de son qu’on lui avait servie dans une corbeille sur une chaise.
Benjamin s’inquiéta d’abord si Machecourt était là, pour boire un verre de vin blanc avec lui. Sa sœur lui ayant dit qu’il était sorti :
— J’espère au moins, ajouta-t-il, ma bonne sœur, que vous me ferez l’amitié de prendre un petit verre de ratafiat avec moi ; car l’estomac de mon oncle savait se mettre à la portée de tous les estomacs.
Ma grand’mère n’avait aucune répugnance pour le ratafiat, au contraire ; elle agréa la proposition de Benjamin et lui permit d’aller quérir la carafe. Enfin, après avoir bien recommandé à mon père, qui était l’aîné, de ne pas battre ses frères, à Prémoins, qui était indisposé, de demander quand il aurait certains besoins, et avoir donné sa tâche de tricot à la Surgie, elle monta sur son bourriquet.
Vive la terre et le soleil ! les voisines s’étaient mises sur leur porte pour la voir partir ; car, à cette époque, voir une femme de la classe moyenne parée un autre jour que le dimanche, c’était un événement dont chacun des regardants cherchait à pénétrer les causes, et sur lequel il établissait un système.
Benjamin, bien rasé et surabondamment poudré, rouge d’ailleurs comme un pavot qui s’étale au soleil du matin après une nuit d’orage, allait derrière, lâchant de temps en temps par un ''ut'' de poitrine un vigoureux ''ahï'', et piquant le bourriquet de la pointe de sa rapière.
L’âne de {{M.|Durand}}, poussé l’épée dans les reins par mon oncle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Nec|''ahï''}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>{{M.|Durand}}, ayant aux flancs ses deux paniers au milieu desquels s’enflait un gros oreiller bien blanc, était attaché devant la porte et mangeait sa provende de son qu’on lui avait servie dans une corbeille sur une chaise.
Benjamin s’inquiéta d’abord si Machecourt était là, pour boire un verre de vin blanc avec lui. Sa sœur lui ayant dit qu’il était sorti :
— J’espère au moins, ajouta-t-il, ma bonne sœur, que vous me ferez l’amitié de prendre un petit verre de ratafiat avec moi ; car l’estomac de mon oncle savait se mettre à la portée de tous les estomacs.
Ma grand’mère n’avait aucune répugnance pour le ratafiat, au contraire ; elle agréa la proposition de Benjamin et lui permit d’aller quérir la carafe. Enfin, après avoir bien recommandé à mon père, qui était l’aîné, de ne pas battre ses frères, à Prémoins, qui était indisposé, de demander quand il aurait certains besoins, et avoir donné sa tâche de tricot à la Surgie, elle monta sur son bourriquet.
Vive la terre et le soleil ! les voisines s’étaient mises sur leur porte pour la voir partir ; car, à cette époque, voir une femme de la classe moyenne parée un autre jour que le dimanche, c’était un événement dont chacun des regardants cherchait à pénétrer les causes, et sur lequel il établissait un système.
Benjamin, bien rasé et surabondamment poudré, rouge d’ailleurs comme un pavot qui s’étale au soleil du matin après une nuit d’orage, allait derrière, lâchant de temps en temps par un ''ut'' de poitrine un vigoureux {{Nec|''ahï''}}, et piquant le bourriquet de la pointe de sa rapière.
L’âne de {{M.|Durand}}, poussé l’épée dans les reins par mon oncle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/149
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>allait très bien ; il allait trop bien même au gré de ma grand’mère, qui montait et descendait sur son oreiller comme un volant sur une raquette. Mais, à quelque distance de l’endroit où le chemin de Moulot se sépare de la route de la Chapelle pour se rendre à son humble destination, elle s’aperçut que l’allure de son âne s’assoupissait comme un jet de métal ardent qui s’épaissit et devient plus lent à mesure qu’il s’éloigne du fourneau ; son grelot, qui jusque-là avait jeté un ''drelin dindin'' si fier, si énergiquement accentué, ne poussait plus que des soupirs entrecoupés, pareils à une voix qui agonise. Ma grand’mère retourna la tête pour en référer à Benjamin ; mais celui-ci avait disparu, fondu comme une boule de cire, escamoté, perdu comme un moucheron dans l’espace ; personne ne pouvait lui en donner des nouvelles. Vous devez vous faire une idée du dépit que fit éprouver à ma grand’mère la disparition subite de Benjamin. Elle se dit qu’il ne
méritait pas la peine qu’on prenait pour son bonheur, que son insouciance était incurable, que toujours il croupirait, que c’était un marais aux eaux duquel on ne pouvait donner un cours. Elle eut un moment envie de l’abandonner à sa destinée, et même de ne plus lui plisser ses chemises, mais son caractère de reine l’emporta, elle avait commencé, il fallait qu’elle finît. Elle jura de retrouver Benjamin, et de le conduire chez {{M.|Minxit}}, dût-elle l’attacher à la queue de son âne. C’est par cette fermeté de résolution qu’on mène à leur fin les grandes entreprises.
Un petit paysan, qui gardait ses moutons à l’embranchement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Paul Gruyer
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text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
* ''Bains de mer de Bretagne, du Mont Saint-Michel à Saint-Nazaire : guide pratique des stations balnéaires avec leurs voies d'accès et leurs principales excursions'' (1911)
* [[La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Préface|Préface]] du recueil {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|La Peste écarlate}} avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]] {{validé}}
* [[Kazan/préface|Préface]] de {{L2s|Kazan|Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu}} avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]]
=== Traductions ===
(avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]])
* De [[Auteur:Jack London|Jack London]] :
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/La Peste Écarlate/Texte entier|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|La Peste écarlate}} {{validé}}
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Construire un feu|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|Construire un feu}} {{validé}}
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Comment disparut Marc O’Brien|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|Comment disparut Marc O’Brien}} {{validé}}
* De [[Auteur:James Oliver Curwood|James Oliver Curwood]] :
** {{Livre2Scanné|Les Chasseurs de loups|Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu}} {{4/4}}
** {{Livre2Scanné|Les Chasseurs d’or|Curwood - Les Chasseurs d’or, 1997.djvu}} {{4/4}}
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** {{Livre2Scanné|Le Piège d’or|Curwood - Le Piège d’or, trad. Postif et Gruyer, 1930.djvu}} {{1/4}}
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* ''Bains de mer de Bretagne, du Mont Saint-Michel à Saint-Nazaire : guide pratique des stations balnéaires avec leurs voies d'accès et leurs principales excursions'' (1911)
* [[La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Préface|Préface]] du recueil {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|La Peste écarlate}} avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]] {{validé}}
* [[Kazan/préface|Préface]] de {{L2s|Kazan|Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu}} avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]]
=== Traductions ===
(avec [[Auteur:Louis Postif|Louis Postif]])
* De [[Auteur:Jack London|Jack London]] :
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/La Peste Écarlate/Texte entier|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|La Peste écarlate}} {{validé}}
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Construire un feu|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|Construire un feu}} {{validé}}
** {{L2s|La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924/Comment disparut Marc O’Brien|London - La Peste écarlate, trad. Postif et Gruyer, 1924.djvu|Comment disparut Marc O’Brien}} {{validé}}
* De [[Auteur:James Oliver Curwood|James Oliver Curwood]] :
** {{Livre2Scanné|Les Chasseurs de loups|Curwood - Les Chasseurs de loup, trad. Gruyer et Postif, 1929.djvu}} {{4/4}}
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** {{Livre2Scanné|Le Piège d’or|Curwood - Le Piège d’or, trad. Postif et Gruyer, 1930.djvu}} {{4/4}}
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La Fable des abeilles
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text/x-wiki
<pages index="Bernard Mandeville, La Fable des abeilles, ou les Fripons devenus honnêtes gens, avec le commentaire où l'on prouve que les vices des particuliers tendent à l'avantage du public (par Mandeville), t. 1, Jean Nourse, 1740.pdf" include=4 header=sommaire volume="Tomes I à IV" />
<pages index="Bernard Mandeville, La Fable des abeilles, ou les Fripons devenus honnêtes gens, avec le commentaire où l'on prouve que les vices des particuliers tendent à l'avantage du public (par Mandeville), t. 1, Jean Nourse, 1740.pdf" include=363 />
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/372
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{{T3|{{uc|{{taille|Réflexions|75}}{{il|.5}}sur l’ouvrage que {{M.|Hobbes}}{{il|.2}}{{taille|a publié en anglais, de la liberté, de la nécessité {{lié|et du hasard.}}|50}}}}|fs=180%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|lh=1.3|mt=1.5em}}
{{—|3|m=2em}}
{{il|2}}
{{ancre|p1}}1. Comme la question de la nécessité et de la liberté, avec celles
qui en dépendent, a été agitée autrefois entre le célèbre {{M.|Hobbes}}
et {{M.|Jean}} Bramhall, évêque de Derry, par des livres publiés de
part et d’autre, j’ai cru à propos d’en donner une connaissance distincte
(quoique j’en aie déjà fait mention plus d’une fois), d’autant plus
que ces écrits de {{M.|Hobbes}} n’ont paru qu’en anglais jusqu’ici, et
que ce qui vient de cet auteur contient ordinairement quelque chose
de bon et d’ingénieux. L’évêque de Derry et {{M.|Hobbes}} s’étant rencontrés
à Paris chez le marquis, depuis duc de Newcastle, l’an{{lié}}1646,
entrèrent en débat sur cette matière. La dispute se passa avec assez
de modération, mais l’évêque envoya un peu après un écrit à mylord
Newcastle, et souhaita qu’il portât {{M.|Hobbes}} à y répondre. Il répondit
mais il marqua en même temps qu’il désirait qu’on ne publiât
point sa réponse, parce qu’il croyait que des personnes mal instruites
peuvent abuser de dogmes comme les siens, quelque véritables qu’ils
pourraient être. Il arriva cependant que {{M.|Hobbes}} en fit part lui-même
à un ami français, et permit qu’un jeune Anglais en fît la traduction
en français en faveur de cet ami. Ce jeune homme garda une
copie de l’original anglais, et le publia depuis en Angleterre à l’insu
de l’auteur : ce qui obligea l’évêque d’y répliquer, et {{M.|Hobbes}} de
dupliquer et de publier toutes les pièces ensemble dans un livre de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/373
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" /></noinclude>348{{lié}}pages, imprimé à Londres, l’an 1656, {{in-4°}}, intitulé : ''Questions touchant la liberté, la nécessité et le hasard, éclaircies et débattues entre le docteur Bramhall, évêque de Derry, et Thomas Hobbes, de Malmesbury''. Il y a une édition postérieure de l’an{{lié}}1684,
dans un ouvrage intitulé ''{{lang|en|Hobbs’s Tripos}}'', où l’on trouve son
livre ''De la Nature humaine'' son traité ''Du Corps politique'', et son
traité ''De la Liberté et de la Nécessité'' ; mais le dernier ne contient
point la réplique de l’évêque, ni la duplique de l’auteur. {{M.|Hobbes}}
raisonne sur cette matière avec son esprit et sa subtilité ordinaire :
mais c’est dommage que, de part et d’autre, on s’arrête à plusieurs
petites chicanes, comme il arrive quand on est piqué au jeu. L’évêque
parle avec beaucoup de véhémence et en use avec quelque hauteur.
{{M.|Hobbes}}, de son côté, n’est pas d’humeur à l’épargner, et témoigne
un peu trop de mépris pour la théologie et pour les termes de
l’École, où l’évêque paraît attaché.
{{ancre|p2}}2. Il faut avouer qu’il y a quelque chose d’étrange et d’insoutenable
dans les sentiments de {{M.|Hobbes}}. Il veut que les doctrines
touchant la Divinité dépendent entièrement de la détermination du
souverain, et que Dieu n’est pas plus cause des bonnes que des mauvaises
actions des créatures. Il veut que tout ce que Dieu fait est
juste, parce qu’il n’y a personne au-dessus de lui qui le puisse punir
et contraindre. Cependant il parle quelquefois comme si ce qu’on dit
de Dieu n’était que des compliments, c’est-à-dire des expressions
propres à l’honorer, et non pas à le connaître. Il témoigne aussi
qu’il lui semble que les peines des méchants doivent cesser par leur
destruction : c’est à peu près les sentiments des sociniens ; mais il
semble que les siens vont bien plus loin. Sa philosophie, qui prétend
que les corps seuls sont des substances, ne paraît guère favorable à
la providence de Dieu et à l’immortalité de l’âme. Il ne laisse pas de
dire sur d’autres matières des choses très raisonnables. Il fait fort
bien voir qu’il n’y a rien qui se fasse au hasard, ou plutôt que le
hasard ne signifie que l’ignorance des causes qui produisent l’effet, et
que pour chaque effet il faut un concours de toutes les conditions suffisantes,
antérieures à l’événement, dont il est visible que pas une ne
peut manquer, quand l’événement doit suivre, parce que ce sont des
conditions ; et que l’événement ne manque pas non plus de suivre
quand elles se trouvent toutes ensemble, parce que ce sont des conditions
suffisantes. Ce qui revient à ce que j’ai dit tant de fois, que tout
arrive par des raisons déterminantes, dont la connaissance, si nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Susuman77" /></noinclude>l’avions, ferait connaître en même temps pourquoi la chose est arrivée
et pourquoi elle n’est pas allée autrement.
{{ancre|p3}}3. Mais l’humeur de cet auteur, qui le porte aux paradoxes et le
fait chercher à contrarier les autres, lui en a fait tirer des conséquences
et des expressions outrées et odieuses, comme si tout arrivait par
une nécessité absolue. Au lieu que l’évêque de Derry a fort bien remarqué
dans sa réponse à l’article{{lié}}35, {{pg|327}}, qu’il ne s’ensuit qu’une
nécessité hypothétique, telle que nous accordons tous aux événements
par rapport à la prescience de Dieu ; pendant que {{M.|Hobbes}} veut que
même la prescience divine seule suffirait pour établir une nécessité
absolue des événements : ce qui était aussi le sentiment de Wiclef, et
même de Luther, lorsqu’il écrivit ''{{lang|la|de servo arbitrio}}'' ; ou du moins ils parlaient ainsi. Mais on reconnaît assez aujourd’hui que cette espèce
de nécessité qu’on appelle hypothétique, qui vient de la prescience
ou d’autres raisons antérieures, n’a rien dont on se doive alarmer :
au lieu qu’il en serait tout autrement, si la chose était nécessaire par
elle-même, en sorte que le contraire impliquât contradiction.
{{M.|Hobbes}} ne veut pas non plus entendre parler d’une nécessité
morale, parce qu’en effet tout arrive par des causes physiques. Mais
on a raison cependant de faire une grande différence entre la nécessité
qui oblige le sage à bien faire, qu’on appelle morale, et qui a
lieu même par rapport à Dieu, et entre cette nécessité aveugle, par
laquelle Épicure, Straton, Spinosa, et peut-être {{M.|Hobbes}}, ont cru
que les choses existaient sans intelligence et sans choix, et par conséquent
sans Dieu, dont en effet on n’aurait point besoin, selon eux,
puisque, suivant cette nécessité, tout existerait par sa propre essence,
aussi nécessairement qu’il faut que deux et trois fassent cinq. Et
cette nécessité est absolue, parce que tout ce qu’elle porte avec elle
doit arriver, quoi qu’on fasse : au lieu que ce qui arrive par nécessité
hypothétique arrive ensuite de la supposition que ceci ou cela
a été prévu ou résolu, ou fait par avance ; et que la nécessité morale
porte une obligation de raison, qui a toujours son effet dans le sage.
Cette espèce de nécessité est heureuse et souhaitable, lorsqu’on est
porté par de bonnes raisons à agir comme l’on fait mais la nécessité
aveugle et absolue renverserait la piété et la morale.
{{ancre|p4}}4. Il y a plus de raison dans le discours de {{M.|Hobbes}}, lorsqu’il
accorde que nos actions sont en notre pouvoir, en sorte que nous
faisons ce que nous voulons, quand nous en avons le pouvoir, et
quand il n’y a point d’empêchement ; et soutient pourtant que nos<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram" /></noinclude><nowiki />
{{t3|LE VERGER}}
{{brn|3}}
<poem class="verse" >
Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,
Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé,
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram" />{{nr|b=<hr />|16|LE VERGER|}}</noinclude><poem class="verse" >
L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;
La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.
Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement,
Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram" />{{nr|b=<hr />||LE VERGER|17}}</noinclude><poem class="verse" >
Et la maison avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;
Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.
Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,
Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram" />{{nr|b=<hr />|18|LE VERGER|}}</noinclude><poem class="verse" >
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été,
Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.
Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil…
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 6.djvu/58
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>à un homme de dire ceci, de faire cela, c’est ordinairement ne rien dire, sinon, J’agirois de cette maniere, je dirois telle chose. Aussi ce mot de Moliere, ''Vous êtes orfevre, monsieur Josse'', appliqué à l’orgueil de se donner pour exemple, est-il bien plus général qu’on ne l’imagine. Il n’est point de sot qui ne voulût diriger la conduite de l’homme du plus grand esprit<ref>Qui n’est point écuyer ne donne point de conseil sur l’art de domter les chevaux. Mais on n’est point si défiant en fait de morale : sans l’avoir étudiée, on s’y croit très savant, et en état de conseiller tout le monde.</ref>. Il me semble voir le chef des Natchès<ref>Peuples sauvages.</ref> qui, tous les matins au lever de l’aurore, sort de sa cabane, et du doigt marque au soleil son frere la route qu’il doit tenir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Tamizey de Larroque - Mélanges.djvu/334
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Khardan
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Livre:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu
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Auteur:Paul Painlevé
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* {{l2s|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques, par Paul Painlevé.pdf}}
(1887)
* ''Transformation des fonctions V(x,y,z)'' (1889) [https://www.google.fr/books/edition/Transformation_des_fonctions_V_x_y_z/RnM1AQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PP15&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Conférences sur l'intégration des équations de la mécanique'' (1891)
* {{l2s|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre, par Paul Painlevé.pdf}} (1892)
* ''Leçons sur le frottement'' (1895) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67989z.image lire en ligne]
* ''Leçons sur l'intégration des équations différentielles de la mécanique et applications'' (1895) [https://www.google.fr/books/edition/Le%C3%A7ons_sur_l_int%C3%A9gration_des_%C3%A9quation/5dCOylVhhcsC?hl=fr&gbpv=1&pg=PA3&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec [[w:Félix Tisserand|Félix Tisserand]] (1896)
* ''Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles'' (1897) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1536 lire en ligne]
* ''Mémoire sur les équations différentielles dont l'intégrale générale est uniforme'' (1900) [https://www.numdam.org/item/10.24033/bsmf.633.pdf lire en ligne]
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé'' (1900)
* ''Affaire Dreyfus : examens critiques d'un mémoire intitulé Le Bordereau, étude des dépositions au Conseil de guerre de Rennes'', avec [[w:Auguste Molinier|Auguste Molinier]] (1904)
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé : Complément'' (1904)
* ''Leçons sur les fonctions de variables réelles et les développements en séries de polynômes'', par [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], notes de Paul Painlevé et [[Auteur:Henri-Léon Lebesgue|Henri Lebesgue]] (1905) [https://archive.org/details/leonssurlesfonc00paingoog lire en ligne]
* ''Portefeuille de machines'' (1905-1907)
* {{l2s|[[L’Esprit scientifique et l’esprit religieux]]|La Revue du Mois, tome 2, 1906.djvu}}, 1906
* ''Cours de mécanique et machines'', École polytechnique
** Première Division : 1906-1907 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3046 lire en ligne]
** Deuxième Division : 1907-1908 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1538 lire en ligne]
** Troisième Division : 1908-1909 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1540 lire en ligne]
* ''Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles du premier ordre'', avec [[Auteur:Pierre Boutroux|Pierre Boutroux]] (1908) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3061 lire en ligne]
* ''Sur les équations différentielles du premier ordre dont l'intégrale générale n'a qu'un nombre fini de branches'' (1908)
* ''Comment Blériot a traversé la Manche'', par Charles Fontaine, récit de la traversée par [[w:Louis Blériot|Louis Blériot]], conclusions de Paul Painlevé (1909)
* ''Pour l'aviation'', avec [[w:Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant|Paul d'Estournelles de Constant]] et Victor-Paul Bouttieaux (1909) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9664425c/f7.image lire en ligne]
* ''De la méthode dans les sciences'', avec [[w:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[w:Pierre Delbet|Pierre Delbet]] et [[Auteur:Émile Durkheim|Émile Durkheim]] (1909)
* ''L'aéroplane pour tous'', par Louis Lelasseux et René Marque, suivi d'une note de Paul Painlevé sur les deux écoles d'aviation (1909) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/552 lire en ligne]
* ''Groupe sénatorial de l'aviation, L'Organisation en France de la locomotion aérienne'' (1910)
* ''Cours de mécanique'', Ecole polytechnique (1911-1912)
* ''L'aviation'', avec [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]] et [[w:Charles Maurain|Charles Maurain]] (1911) [http://www.archive.org/stream/laviation00boregoog#page/n7/mode/2up lire en ligne]
* ''Funérailles d'[[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]]'', avec [[w:Jules Claretie|Jules Claretie]], [[Auteur:Gabriel Lippmann|Gabriel Lippmann]] et [[Auteur:Paul Appell|Paul Appell]] (1912) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Poincare/Poincare_pdf/Poincare_necro.pdf lire en ligne]
* ''Ce que disent les choses'', 110 illustrations, avec Henri Poincaré et [[w:Edmond Perrier|Edmond Perrier]] (1912)
* ''La Défense nationale : les propositions que j'ai présentées. Les propositions que j'ai fait adopter'' (1914)
* ''L'automobilisme et l'aéronautique'' (1916)
* ''Discours à la Mansion House, à Londres, pour le second anniversaire de l'entrée en guerre de l'Angleterre'' (1916)
* ''Discours prononcés à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de [[Auteur:Marcellin Berthelot|Marcellin Berthelot]] à Paris'', avec [[Auteur:Émile Boutroux|Émile Boutroux]], Armand Gautier, [[w:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] et [[w:Charles Richet|Charles Richet]] (1917)
* ''La vérité sur l'offensive du 16 avril 1917'' (1917)
* ''Supplément au chapitre II du cours de mécanique : théorie de l'aéroplane'' (1918-1919)
* ''Le Rayonnement du génie latin : Manifestation d'Union latine'', avec Paul Adam et [[w:Guglielmo Ferrero|Guglielmo Ferrero]] (1919)
* ''Pour l'Arménie indépendante'', avec [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], [[w:Victor Bérard|Victor Bérard]] et Séverine (1920) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9734953t.texteImage lire en ligne]
* ''Funérailles de [[w:Georges Humbert|Georges Humbert]]'', avec [[w:Camille Jordan (mathématicien)|Camille Jordan]] et Maurice Croiset (1921)
* ''Un programme républicain'', discours prononcé à Avignon (1921)
* ''Trois mémoires de Painlevé sur la relativité'' (1921-1922) [https://www.bibnum.education.fr/physique/relativite/la-mecanique-classique-et-la-theorie-de-la-relativite lire en ligne]
* ''Les axiomes de la mécanique, examen critique ; note sur la propagation de la lumière'' (1922) [https://archive.org/details/lesaxiomesdelam00painuoft lire en ligne]
* ''Comment j'ai nommé [[w:Ferdinand Foch|Foch]] et [[w:Philippe Pétain|Pétain]] : La politique de guerre de 1917 : Le Commandement unique interallié'' (1923) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1910761q lire en ligne]
* ''Discours pour le [[Troisième centenaire de la naissance de Blaise Pascal]]'', avec [[w:Pierre de Nolhac|Pierre de Nolhac]], [[Auteur:Maurice Barrès|Maurice Barrès]] et [[Auteur:Émile Picard|Émile Picard]] (1924) {{1/4}}
* ''Funérailles d'[[Auteur:Anatole France|Anatole France]]'', avec [[w:Gabriel Hanotaux|Gabriel Hanotaux]] (1924)
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 1, rédigé par Albert Métral et [[w:Robert Mazet|Robert Mazet]] (1924)
* ''Funérailles de [[Auteur:Léon Bourgeois (1851-1925)|Léon Bourgeois]]'', avec [[w:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]] (1925)
* ''Fêtes du centenaire de Marcellin Berthelot à Paris et Chantilly'', discours par Maurice Croiset et [[Auteur:Charles Moureu|Charles Moureu]] (1927) [https://education.persee.fr/doc/revin_1775-6014_1928_num_82_1_8050 lire en ligne]
* ''La Science et le rapprochement des peuples'' (1929)
* ''De la science à la défense nationale'', discours et fragments, préambule de [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1931)
* ''Inauguration des plaques indicatrices de l'avenue du Général Ferrié au Champ de Mars'', avec [[w:Georges Perrier (général)|Georges Perrier]] (1932)
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec Félix Tisserand (1933) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96369551 lire en ligne]
* ''Paroles et écrits de Paul Painlevé'', publiés par la société des amis de Paul Painlevé, préface de [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]] et Jean Perrin (1936) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5806193s.texteImage lire en ligne]
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 2, rédigé par Albert Métral et Robert Mazet (1949)
* ''Les axiomes de la mécanique : examen critique, note sur la propagation de la lumière'' (1955) [https://ia801609.us.archive.org/7/items/lesaxiomesdelam00painuoft/lesaxiomesdelam00painuoft.pdf lire en ligne]
* ''Fonctions abéliennes et fonctions theta de deux variables'', par Claude-Émile Traynard, d'après un cours de Paul Painlevé (1962) [https://www.numdam.org/item/MSM_1962__151__3_0.pdf lire en ligne]
* ''Analyse des travaux scientifiques jusqu'en 1900'' (1967)
* ''Analyse des travaux scientifiques, note sur la propagation de la lumière'' (1967)
* ''Œuvres de Paul Painlevé'', préface de [[w:René Garnier|René Garnier]], documents réunis par Raymond Gérard, [[w:Georges Reeb|Georges Reeb]] et Antoinette Sec
** Tome I : ''Notice et leçons de Stockholm'' (1972)
** Tome II : ''Analyse et équations différentielles du premier ordre'' (1974)
** Tome III : ''Équations différentielles du second ordre et mécanique'' (1975)
* ''Étude de la stabilité de l'aéroplane'', par [[w:George de Bothezat|George de Bothezat]], ingénieur électricien, ingénieur technologue, docteur ès sciences de l'université de Paris, avec une préface de Paul Painlevé (2010)
== Bibliographie ==
* ''Etude de l'intégrale de l'équation de Painlevé dans le voisinage de ses singularités transcendantes'', par René Garnier (1917) [https://www.numdam.org/item/10.24033/asens.703.pdf lire en ligne]
* ''[[w:Robert Nivelle|Nivelle]] et Painlevé, la deuxième crise du commandement : décembre 1916-mai 1917'', par [[w:Gabriel Terrail|Gabriel Terrail]] (1919)
* ''Le ministère Painlevé'' (1925)
* ''Painlevé'', par [[w:Jean Ernest-Charles|Jean Ernest-Charles]] (1925)
* ''Interprétation du relativisme d'après une opinion de Paul Painlevé'', par Paul Dupont (1927)
* [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]], ''Paul Painlevé, le savant'' (1933) [https://wikilivres.org/wiki/Paul_Painlev%C3%A9,_le_savant lire en ligne]
* ''Painlevé, grand savant, grand citoyen'', par Germaine André Hesse (1933)
* ''L'oeuvre scientifique de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1934)
* ''L'oeuvre mathématique de Painlevé'', par [[w:Jean Chazy|Jean Chazy]] (1934)
* ''Paul Painlevé'', par [[w:Arnaud Denjoy|Arnaud Denjoy]] (1934)
* ''Paul Painlevé : 1863-1933'', par [[w:Paul Janet (physicien)|Paul Janet]] (1934)
* ''Paul Painlevé physicien : introduction au cours de mécanique de l'École Polytechnique'', par Charles Platrier (1934)
* ''Discours prononcé au Panthéon à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1934) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/painleve_notice.pdf lire en ligne]
* ''Eloge de Paul Painlevé, membre de l'Académie de marine'', par [[w:Eugène Fichot|Eugène Fichot]] (1935)
* Jean Perrin, ''Paul Painlevé, l'homme'' (1936)
* ''Hommage à Paul Painlevé'', par [[w:Jean Bourguignon (écrivain)|Jean Bourguignon]] (1939)
* Claudine Fontanon et [[w:Robert Frank (historien)|Robert Frank]], ''Paul Painlevé (1863-1933), un savant en politique'' (2005)
* ''Le voyage en Chine de Paul Painlevé en 1920'', par [[w:Marianne Bastid-Bruguière|Marianne Bastid-Bruguière]] (2005) [https://www.researchgate.net/publication/281300660_Le_voyage_en_Chine_de_Paul_Painleve_en_1920 lire en ligne]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé (1863-1933) : un scientifique en politique'' (2006) [https://www.assemblee-nationale.fr/histoire/prix-these-2006.pdf Présentation]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Époque aux années trente'' (2012) [https://www.google.fr/books/edition/Paul_Painlev%C3%A9/4bqtDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Painlevé et la relativité générale'', par Jacques Fric (2013) [http://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/painleve_these.pdf lire en ligne]
* ''Painlevé, une contribution trop originale à la relativité générale pour avoir été comprise à l’époque'', par Jacques Fric (2017) [https://journals.openedition.org/bibnum/851?lang=en lire en ligne]
* ''De l'Arcouest au Palais de la Découverte : les Painlevé, le père, le fils et l'esprit scientifique'', par Florence Riou, préface d'[[w:Hélène Langevin-Joliot|Hélène Langevin-Joliot]] (2022)
== Voir aussi ==
* ''150ème anniversaire de la naissance de Paul Painlevé'', Assemblée nationale (2013) [https://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/painleve.asp lire en ligne]
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[[Catégorie:Députés]]
[[Catégorie:Membres de l’Académie des sciences (France)]]
[[Catégorie:Auteurs de La Revue du mois]]
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* {{l2s|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques, par Paul Painlevé.pdf}} (1887)
* ''Transformation des fonctions V(x,y,z)'' (1889) [https://www.google.fr/books/edition/Transformation_des_fonctions_V_x_y_z/RnM1AQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PP15&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Conférences sur l'intégration des équations de la mécanique'' (1891)
* {{l2s|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre, par Paul Painlevé.pdf}} (1892)
* ''Leçons sur le frottement'' (1895) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67989z.image lire en ligne]
* ''Leçons sur l'intégration des équations différentielles de la mécanique et applications'' (1895) [https://www.google.fr/books/edition/Le%C3%A7ons_sur_l_int%C3%A9gration_des_%C3%A9quation/5dCOylVhhcsC?hl=fr&gbpv=1&pg=PA3&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec [[w:Félix Tisserand|Félix Tisserand]] (1896)
* ''Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles'' (1897) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1536 lire en ligne]
* ''Mémoire sur les équations différentielles dont l'intégrale générale est uniforme'' (1900) [https://www.numdam.org/item/10.24033/bsmf.633.pdf lire en ligne]
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé'' (1900)
* ''Affaire Dreyfus : examens critiques d'un mémoire intitulé Le Bordereau, étude des dépositions au Conseil de guerre de Rennes'', avec [[w:Auguste Molinier|Auguste Molinier]] (1904)
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé : Complément'' (1904)
* ''Leçons sur les fonctions de variables réelles et les développements en séries de polynômes'', par [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], notes de Paul Painlevé et [[Auteur:Henri-Léon Lebesgue|Henri Lebesgue]] (1905) [https://archive.org/details/leonssurlesfonc00paingoog lire en ligne]
* ''Portefeuille de machines'' (1905-1907)
* {{l2s|[[L’Esprit scientifique et l’esprit religieux]]|La Revue du Mois, tome 2, 1906.djvu}}, 1906
* ''Cours de mécanique et machines'', École polytechnique
** Première Division : 1906-1907 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3046 lire en ligne]
** Deuxième Division : 1907-1908 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1538 lire en ligne]
** Troisième Division : 1908-1909 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1540 lire en ligne]
* ''Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles du premier ordre'', avec [[Auteur:Pierre Boutroux|Pierre Boutroux]] (1908) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3061 lire en ligne]
* ''Sur les équations différentielles du premier ordre dont l'intégrale générale n'a qu'un nombre fini de branches'' (1908)
* ''Comment Blériot a traversé la Manche'', par Charles Fontaine, récit de la traversée par [[w:Louis Blériot|Louis Blériot]], conclusions de Paul Painlevé (1909)
* ''Pour l'aviation'', avec [[w:Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant|Paul d'Estournelles de Constant]] et Victor-Paul Bouttieaux (1909) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9664425c/f7.image lire en ligne]
* ''De la méthode dans les sciences'', avec [[w:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[w:Pierre Delbet|Pierre Delbet]] et [[Auteur:Émile Durkheim|Émile Durkheim]] (1909)
* ''L'aéroplane pour tous'', par Louis Lelasseux et René Marque, suivi d'une note de Paul Painlevé sur les deux écoles d'aviation (1909) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/552 lire en ligne]
* ''Groupe sénatorial de l'aviation, L'Organisation en France de la locomotion aérienne'' (1910)
* ''Cours de mécanique'', Ecole polytechnique (1911-1912)
* ''L'aviation'', avec [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]] et [[w:Charles Maurain|Charles Maurain]] (1911) [http://www.archive.org/stream/laviation00boregoog#page/n7/mode/2up lire en ligne]
* ''Funérailles d'[[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]]'', avec [[w:Jules Claretie|Jules Claretie]], [[Auteur:Gabriel Lippmann|Gabriel Lippmann]] et [[Auteur:Paul Appell|Paul Appell]] (1912) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Poincare/Poincare_pdf/Poincare_necro.pdf lire en ligne]
* ''Ce que disent les choses'', 110 illustrations, avec Henri Poincaré et [[w:Edmond Perrier|Edmond Perrier]] (1912)
* ''La Défense nationale : les propositions que j'ai présentées. Les propositions que j'ai fait adopter'' (1914)
* ''L'automobilisme et l'aéronautique'' (1916)
* ''Discours à la Mansion House, à Londres, pour le second anniversaire de l'entrée en guerre de l'Angleterre'' (1916)
* ''Discours prononcés à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de [[Auteur:Marcellin Berthelot|Marcellin Berthelot]] à Paris'', avec [[Auteur:Émile Boutroux|Émile Boutroux]], Armand Gautier, [[w:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] et [[w:Charles Richet|Charles Richet]] (1917)
* ''La vérité sur l'offensive du 16 avril 1917'' (1917)
* ''Supplément au chapitre II du cours de mécanique : théorie de l'aéroplane'' (1918-1919)
* ''Le Rayonnement du génie latin : Manifestation d'Union latine'', avec Paul Adam et [[w:Guglielmo Ferrero|Guglielmo Ferrero]] (1919)
* ''Pour l'Arménie indépendante'', avec [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], [[w:Victor Bérard|Victor Bérard]] et Séverine (1920) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9734953t.texteImage lire en ligne]
* ''Funérailles de [[w:Georges Humbert|Georges Humbert]]'', avec [[w:Camille Jordan (mathématicien)|Camille Jordan]] et Maurice Croiset (1921)
* ''Un programme républicain'', discours prononcé à Avignon (1921)
* ''Trois mémoires de Painlevé sur la relativité'' (1921-1922) [https://www.bibnum.education.fr/physique/relativite/la-mecanique-classique-et-la-theorie-de-la-relativite lire en ligne]
* ''Les axiomes de la mécanique, examen critique ; note sur la propagation de la lumière'' (1922) [https://archive.org/details/lesaxiomesdelam00painuoft lire en ligne]
* ''Comment j'ai nommé [[w:Ferdinand Foch|Foch]] et [[w:Philippe Pétain|Pétain]] : La politique de guerre de 1917 : Le Commandement unique interallié'' (1923) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1910761q lire en ligne]
* ''Discours pour le [[Troisième centenaire de la naissance de Blaise Pascal]]'', avec [[w:Pierre de Nolhac|Pierre de Nolhac]], [[Auteur:Maurice Barrès|Maurice Barrès]] et [[Auteur:Émile Picard|Émile Picard]] (1924) {{1/4}}
* ''Funérailles d'[[Auteur:Anatole France|Anatole France]]'', avec [[w:Gabriel Hanotaux|Gabriel Hanotaux]] (1924)
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 1, rédigé par Albert Métral et [[w:Robert Mazet|Robert Mazet]] (1924)
* ''Funérailles de [[Auteur:Léon Bourgeois (1851-1925)|Léon Bourgeois]]'', avec [[w:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]] (1925)
* ''Fêtes du centenaire de Marcellin Berthelot à Paris et Chantilly'', discours par Maurice Croiset et [[Auteur:Charles Moureu|Charles Moureu]] (1927) [https://education.persee.fr/doc/revin_1775-6014_1928_num_82_1_8050 lire en ligne]
* ''La Science et le rapprochement des peuples'' (1929)
* ''De la science à la défense nationale'', discours et fragments, préambule de [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1931)
* ''Inauguration des plaques indicatrices de l'avenue du Général Ferrié au Champ de Mars'', avec [[w:Georges Perrier (général)|Georges Perrier]] (1932)
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec Félix Tisserand (1933) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96369551 lire en ligne]
* ''Paroles et écrits de Paul Painlevé'', publiés par la société des amis de Paul Painlevé, préface de [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]] et Jean Perrin (1936) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5806193s.texteImage lire en ligne]
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 2, rédigé par Albert Métral et Robert Mazet (1949)
* ''Les axiomes de la mécanique : examen critique, note sur la propagation de la lumière'' (1955) [https://ia801609.us.archive.org/7/items/lesaxiomesdelam00painuoft/lesaxiomesdelam00painuoft.pdf lire en ligne]
* ''Fonctions abéliennes et fonctions theta de deux variables'', par Claude-Émile Traynard, d'après un cours de Paul Painlevé (1962) [https://www.numdam.org/item/MSM_1962__151__3_0.pdf lire en ligne]
* ''Analyse des travaux scientifiques jusqu'en 1900'' (1967)
* ''Analyse des travaux scientifiques, note sur la propagation de la lumière'' (1967)
* ''Œuvres de Paul Painlevé'', préface de [[w:René Garnier|René Garnier]], documents réunis par Raymond Gérard, [[w:Georges Reeb|Georges Reeb]] et Antoinette Sec
** Tome I : ''Notice et leçons de Stockholm'' (1972)
** Tome II : ''Analyse et équations différentielles du premier ordre'' (1974)
** Tome III : ''Équations différentielles du second ordre et mécanique'' (1975)
* ''Étude de la stabilité de l'aéroplane'', par [[w:George de Bothezat|George de Bothezat]], ingénieur électricien, ingénieur technologue, docteur ès sciences de l'université de Paris, avec une préface de Paul Painlevé (2010)
== Bibliographie ==
* ''Etude de l'intégrale de l'équation de Painlevé dans le voisinage de ses singularités transcendantes'', par René Garnier (1917) [https://www.numdam.org/item/10.24033/asens.703.pdf lire en ligne]
* ''[[w:Robert Nivelle|Nivelle]] et Painlevé, la deuxième crise du commandement : décembre 1916-mai 1917'', par [[w:Gabriel Terrail|Gabriel Terrail]] (1919)
* ''Le ministère Painlevé'' (1925)
* ''Painlevé'', par [[w:Jean Ernest-Charles|Jean Ernest-Charles]] (1925)
* ''Interprétation du relativisme d'après une opinion de Paul Painlevé'', par Paul Dupont (1927)
* [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]], ''Paul Painlevé, le savant'' (1933) [https://wikilivres.org/wiki/Paul_Painlev%C3%A9,_le_savant lire en ligne]
* ''Painlevé, grand savant, grand citoyen'', par Germaine André Hesse (1933)
* ''L'oeuvre scientifique de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1934)
* ''L'oeuvre mathématique de Painlevé'', par [[w:Jean Chazy|Jean Chazy]] (1934)
* ''Paul Painlevé'', par [[w:Arnaud Denjoy|Arnaud Denjoy]] (1934)
* ''Paul Painlevé : 1863-1933'', par [[w:Paul Janet (physicien)|Paul Janet]] (1934)
* ''Paul Painlevé physicien : introduction au cours de mécanique de l'École Polytechnique'', par Charles Platrier (1934)
* ''Discours prononcé au Panthéon à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1934) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/painleve_notice.pdf lire en ligne]
* ''Eloge de Paul Painlevé, membre de l'Académie de marine'', par [[w:Eugène Fichot|Eugène Fichot]] (1935)
* Jean Perrin, ''Paul Painlevé, l'homme'' (1936)
* ''Hommage à Paul Painlevé'', par [[w:Jean Bourguignon (écrivain)|Jean Bourguignon]] (1939)
* Claudine Fontanon et [[w:Robert Frank (historien)|Robert Frank]], ''Paul Painlevé (1863-1933), un savant en politique'' (2005)
* ''Le voyage en Chine de Paul Painlevé en 1920'', par [[w:Marianne Bastid-Bruguière|Marianne Bastid-Bruguière]] (2005) [https://www.researchgate.net/publication/281300660_Le_voyage_en_Chine_de_Paul_Painleve_en_1920 lire en ligne]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé (1863-1933) : un scientifique en politique'' (2006) [https://www.assemblee-nationale.fr/histoire/prix-these-2006.pdf Présentation]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Époque aux années trente'' (2012) [https://www.google.fr/books/edition/Paul_Painlev%C3%A9/4bqtDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Painlevé et la relativité générale'', par Jacques Fric (2013) [http://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/painleve_these.pdf lire en ligne]
* ''Painlevé, une contribution trop originale à la relativité générale pour avoir été comprise à l’époque'', par Jacques Fric (2017) [https://journals.openedition.org/bibnum/851?lang=en lire en ligne]
* ''De l'Arcouest au Palais de la Découverte : les Painlevé, le père, le fils et l'esprit scientifique'', par Florence Riou, préface d'[[w:Hélène Langevin-Joliot|Hélène Langevin-Joliot]] (2022)
== Voir aussi ==
* ''150ème anniversaire de la naissance de Paul Painlevé'', Assemblée nationale (2013) [https://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/painleve.asp lire en ligne]
}}
{{Portail|Mathématiques}}
[[Catégorie:Députés]]
[[Catégorie:Membres de l’Académie des sciences (France)]]
[[Catégorie:Auteurs de La Revue du mois]]
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Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles, par Paul Painlevé.pdf
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text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
* {{l2s|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques, par Paul Painlevé.pdf}} (1887)
* ''Transformation des fonctions V(x,y,z)'' (1889) [https://www.google.fr/books/edition/Transformation_des_fonctions_V_x_y_z/RnM1AQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PP15&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Conférences sur l'intégration des équations de la mécanique'' (1891)
* {{l2s|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre, par Paul Painlevé.pdf}} (1892)
* ''Leçons sur le frottement'' (1895) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67989z.image lire en ligne]
* ''Leçons sur l'intégration des équations différentielles de la mécanique et applications'' (1895) [https://www.google.fr/books/edition/Le%C3%A7ons_sur_l_int%C3%A9gration_des_%C3%A9quation/5dCOylVhhcsC?hl=fr&gbpv=1&pg=PA3&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec [[w:Félix Tisserand|Félix Tisserand]] (1896)
* {{l2s|Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles|Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles, par Paul Painlevé.pdf}} (1897)
* ''Mémoire sur les équations différentielles dont l'intégrale générale est uniforme'' (1900) [https://www.numdam.org/item/10.24033/bsmf.633.pdf lire en ligne]
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé'' (1900)
* ''Affaire Dreyfus : examens critiques d'un mémoire intitulé Le Bordereau, étude des dépositions au Conseil de guerre de Rennes'', avec [[w:Auguste Molinier|Auguste Molinier]] (1904)
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé : Complément'' (1904)
* ''Leçons sur les fonctions de variables réelles et les développements en séries de polynômes'', par [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], notes de Paul Painlevé et [[Auteur:Henri-Léon Lebesgue|Henri Lebesgue]] (1905) [https://archive.org/details/leonssurlesfonc00paingoog lire en ligne]
* ''Portefeuille de machines'' (1905-1907)
* {{l2s|[[L’Esprit scientifique et l’esprit religieux]]|La Revue du Mois, tome 2, 1906.djvu}}, 1906
* ''Cours de mécanique et machines'', École polytechnique
** Première Division : 1906-1907 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3046 lire en ligne]
** Deuxième Division : 1907-1908 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1538 lire en ligne]
** Troisième Division : 1908-1909 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1540 lire en ligne]
* ''Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles du premier ordre'', avec [[Auteur:Pierre Boutroux|Pierre Boutroux]] (1908) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3061 lire en ligne]
* ''Sur les équations différentielles du premier ordre dont l'intégrale générale n'a qu'un nombre fini de branches'' (1908)
* ''Comment Blériot a traversé la Manche'', par Charles Fontaine, récit de la traversée par [[w:Louis Blériot|Louis Blériot]], conclusions de Paul Painlevé (1909)
* ''Pour l'aviation'', avec [[w:Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant|Paul d'Estournelles de Constant]] et Victor-Paul Bouttieaux (1909) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9664425c/f7.image lire en ligne]
* ''De la méthode dans les sciences'', avec [[w:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[w:Pierre Delbet|Pierre Delbet]] et [[Auteur:Émile Durkheim|Émile Durkheim]] (1909)
* ''L'aéroplane pour tous'', par Louis Lelasseux et René Marque, suivi d'une note de Paul Painlevé sur les deux écoles d'aviation (1909) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/552 lire en ligne]
* ''Groupe sénatorial de l'aviation, L'Organisation en France de la locomotion aérienne'' (1910)
* ''Cours de mécanique'', Ecole polytechnique (1911-1912)
* ''L'aviation'', avec [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]] et [[w:Charles Maurain|Charles Maurain]] (1911) [http://www.archive.org/stream/laviation00boregoog#page/n7/mode/2up lire en ligne]
* ''Funérailles d'[[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]]'', avec [[w:Jules Claretie|Jules Claretie]], [[Auteur:Gabriel Lippmann|Gabriel Lippmann]] et [[Auteur:Paul Appell|Paul Appell]] (1912) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Poincare/Poincare_pdf/Poincare_necro.pdf lire en ligne]
* ''Ce que disent les choses'', 110 illustrations, avec Henri Poincaré et [[w:Edmond Perrier|Edmond Perrier]] (1912)
* ''La Défense nationale : les propositions que j'ai présentées. Les propositions que j'ai fait adopter'' (1914)
* ''L'automobilisme et l'aéronautique'' (1916)
* ''Discours à la Mansion House, à Londres, pour le second anniversaire de l'entrée en guerre de l'Angleterre'' (1916)
* ''Discours prononcés à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de [[Auteur:Marcellin Berthelot|Marcellin Berthelot]] à Paris'', avec [[Auteur:Émile Boutroux|Émile Boutroux]], Armand Gautier, [[w:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] et [[w:Charles Richet|Charles Richet]] (1917)
* ''La vérité sur l'offensive du 16 avril 1917'' (1917)
* ''Supplément au chapitre II du cours de mécanique : théorie de l'aéroplane'' (1918-1919)
* ''Le Rayonnement du génie latin : Manifestation d'Union latine'', avec Paul Adam et [[w:Guglielmo Ferrero|Guglielmo Ferrero]] (1919)
* ''Pour l'Arménie indépendante'', avec [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], [[w:Victor Bérard|Victor Bérard]] et Séverine (1920) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9734953t.texteImage lire en ligne]
* ''Funérailles de [[w:Georges Humbert|Georges Humbert]]'', avec [[w:Camille Jordan (mathématicien)|Camille Jordan]] et Maurice Croiset (1921)
* ''Un programme républicain'', discours prononcé à Avignon (1921)
* ''Trois mémoires de Painlevé sur la relativité'' (1921-1922) [https://www.bibnum.education.fr/physique/relativite/la-mecanique-classique-et-la-theorie-de-la-relativite lire en ligne]
* ''Les axiomes de la mécanique, examen critique ; note sur la propagation de la lumière'' (1922) [https://archive.org/details/lesaxiomesdelam00painuoft lire en ligne]
* ''Comment j'ai nommé [[w:Ferdinand Foch|Foch]] et [[w:Philippe Pétain|Pétain]] : La politique de guerre de 1917 : Le Commandement unique interallié'' (1923) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1910761q lire en ligne]
* ''Discours pour le [[Troisième centenaire de la naissance de Blaise Pascal]]'', avec [[w:Pierre de Nolhac|Pierre de Nolhac]], [[Auteur:Maurice Barrès|Maurice Barrès]] et [[Auteur:Émile Picard|Émile Picard]] (1924) {{1/4}}
* ''Funérailles d'[[Auteur:Anatole France|Anatole France]]'', avec [[w:Gabriel Hanotaux|Gabriel Hanotaux]] (1924)
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 1, rédigé par Albert Métral et [[w:Robert Mazet|Robert Mazet]] (1924)
* ''Funérailles de [[Auteur:Léon Bourgeois (1851-1925)|Léon Bourgeois]]'', avec [[w:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]] (1925)
* ''Fêtes du centenaire de Marcellin Berthelot à Paris et Chantilly'', discours par Maurice Croiset et [[Auteur:Charles Moureu|Charles Moureu]] (1927) [https://education.persee.fr/doc/revin_1775-6014_1928_num_82_1_8050 lire en ligne]
* ''La Science et le rapprochement des peuples'' (1929)
* ''De la science à la défense nationale'', discours et fragments, préambule de [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1931)
* ''Inauguration des plaques indicatrices de l'avenue du Général Ferrié au Champ de Mars'', avec [[w:Georges Perrier (général)|Georges Perrier]] (1932)
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec Félix Tisserand (1933) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96369551 lire en ligne]
* ''Paroles et écrits de Paul Painlevé'', publiés par la société des amis de Paul Painlevé, préface de [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]] et Jean Perrin (1936) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5806193s.texteImage lire en ligne]
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 2, rédigé par Albert Métral et Robert Mazet (1949)
* ''Les axiomes de la mécanique : examen critique, note sur la propagation de la lumière'' (1955) [https://ia801609.us.archive.org/7/items/lesaxiomesdelam00painuoft/lesaxiomesdelam00painuoft.pdf lire en ligne]
* ''Fonctions abéliennes et fonctions theta de deux variables'', par Claude-Émile Traynard, d'après un cours de Paul Painlevé (1962) [https://www.numdam.org/item/MSM_1962__151__3_0.pdf lire en ligne]
* ''Analyse des travaux scientifiques jusqu'en 1900'' (1967)
* ''Analyse des travaux scientifiques, note sur la propagation de la lumière'' (1967)
* ''Œuvres de Paul Painlevé'', préface de [[w:René Garnier|René Garnier]], documents réunis par Raymond Gérard, [[w:Georges Reeb|Georges Reeb]] et Antoinette Sec
** Tome I : ''Notice et leçons de Stockholm'' (1972)
** Tome II : ''Analyse et équations différentielles du premier ordre'' (1974)
** Tome III : ''Équations différentielles du second ordre et mécanique'' (1975)
* ''Étude de la stabilité de l'aéroplane'', par [[w:George de Bothezat|George de Bothezat]], ingénieur électricien, ingénieur technologue, docteur ès sciences de l'université de Paris, avec une préface de Paul Painlevé (2010)
== Bibliographie ==
* ''Etude de l'intégrale de l'équation de Painlevé dans le voisinage de ses singularités transcendantes'', par René Garnier (1917) [https://www.numdam.org/item/10.24033/asens.703.pdf lire en ligne]
* ''[[w:Robert Nivelle|Nivelle]] et Painlevé, la deuxième crise du commandement : décembre 1916-mai 1917'', par [[w:Gabriel Terrail|Gabriel Terrail]] (1919)
* ''Le ministère Painlevé'' (1925)
* ''Painlevé'', par [[w:Jean Ernest-Charles|Jean Ernest-Charles]] (1925)
* ''Interprétation du relativisme d'après une opinion de Paul Painlevé'', par Paul Dupont (1927)
* [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]], ''Paul Painlevé, le savant'' (1933) [https://wikilivres.org/wiki/Paul_Painlev%C3%A9,_le_savant lire en ligne]
* ''Painlevé, grand savant, grand citoyen'', par Germaine André Hesse (1933)
* ''L'oeuvre scientifique de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1934)
* ''L'oeuvre mathématique de Painlevé'', par [[w:Jean Chazy|Jean Chazy]] (1934)
* ''Paul Painlevé'', par [[w:Arnaud Denjoy|Arnaud Denjoy]] (1934)
* ''Paul Painlevé : 1863-1933'', par [[w:Paul Janet (physicien)|Paul Janet]] (1934)
* ''Paul Painlevé physicien : introduction au cours de mécanique de l'École Polytechnique'', par Charles Platrier (1934)
* ''Discours prononcé au Panthéon à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1934) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/painleve_notice.pdf lire en ligne]
* ''Eloge de Paul Painlevé, membre de l'Académie de marine'', par [[w:Eugène Fichot|Eugène Fichot]] (1935)
* Jean Perrin, ''Paul Painlevé, l'homme'' (1936)
* ''Hommage à Paul Painlevé'', par [[w:Jean Bourguignon (écrivain)|Jean Bourguignon]] (1939)
* Claudine Fontanon et [[w:Robert Frank (historien)|Robert Frank]], ''Paul Painlevé (1863-1933), un savant en politique'' (2005)
* ''Le voyage en Chine de Paul Painlevé en 1920'', par [[w:Marianne Bastid-Bruguière|Marianne Bastid-Bruguière]] (2005) [https://www.researchgate.net/publication/281300660_Le_voyage_en_Chine_de_Paul_Painleve_en_1920 lire en ligne]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé (1863-1933) : un scientifique en politique'' (2006) [https://www.assemblee-nationale.fr/histoire/prix-these-2006.pdf Présentation]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Époque aux années trente'' (2012) [https://www.google.fr/books/edition/Paul_Painlev%C3%A9/4bqtDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Painlevé et la relativité générale'', par Jacques Fric (2013) [http://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/painleve_these.pdf lire en ligne]
* ''Painlevé, une contribution trop originale à la relativité générale pour avoir été comprise à l’époque'', par Jacques Fric (2017) [https://journals.openedition.org/bibnum/851?lang=en lire en ligne]
* ''De l'Arcouest au Palais de la Découverte : les Painlevé, le père, le fils et l'esprit scientifique'', par Florence Riou, préface d'[[w:Hélène Langevin-Joliot|Hélène Langevin-Joliot]] (2022)
== Voir aussi ==
* ''150ème anniversaire de la naissance de Paul Painlevé'', Assemblée nationale (2013) [https://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/painleve.asp lire en ligne]
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{{Portail|Mathématiques}}
[[Catégorie:Députés]]
[[Catégorie:Membres de l’Académie des sciences (France)]]
[[Catégorie:Auteurs de La Revue du mois]]
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Painlevé, Paul - Transformation des fonctions V (x, y, z).pdf
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* {{l2s|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques|Sur les lignes singulières des fonctions analytiques, par Paul Painlevé.pdf}} (1887)
* {{l2s|Transformation des fonctions V(x,y,z)|Painlevé, Paul - Transformation des fonctions V (x, y, z).pdf}} (1889)
* ''Conférences sur l'intégration des équations de la mécanique'' (1891)
* {{l2s|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre|Mémoire sur les équations différentielles du premier ordre, par Paul Painlevé.pdf}} (1892)
* ''Leçons sur le frottement'' (1895) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67989z.image lire en ligne]
* ''Leçons sur l'intégration des équations différentielles de la mécanique et applications'' (1895) [https://www.google.fr/books/edition/Le%C3%A7ons_sur_l_int%C3%A9gration_des_%C3%A9quation/5dCOylVhhcsC?hl=fr&gbpv=1&pg=PA3&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec [[w:Félix Tisserand|Félix Tisserand]] (1896)
* {{l2s|Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles|Leçons sur la théorie analytique des équations différentielles, par Paul Painlevé.pdf}} (1897)
* ''Mémoire sur les équations différentielles dont l'intégrale générale est uniforme'' (1900) [https://www.numdam.org/item/10.24033/bsmf.633.pdf lire en ligne]
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé'' (1900)
* ''Affaire Dreyfus : examens critiques d'un mémoire intitulé Le Bordereau, étude des dépositions au Conseil de guerre de Rennes'', avec [[w:Auguste Molinier|Auguste Molinier]] (1904)
* ''Notice sur les travaux scientifiques de Paul Painlevé : Complément'' (1904)
* ''Leçons sur les fonctions de variables réelles et les développements en séries de polynômes'', par [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]], notes de Paul Painlevé et [[Auteur:Henri-Léon Lebesgue|Henri Lebesgue]] (1905) [https://archive.org/details/leonssurlesfonc00paingoog lire en ligne]
* ''Portefeuille de machines'' (1905-1907)
* {{l2s|[[L’Esprit scientifique et l’esprit religieux]]|La Revue du Mois, tome 2, 1906.djvu}}, 1906
* ''Cours de mécanique et machines'', École polytechnique
** Première Division : 1906-1907 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3046 lire en ligne]
** Deuxième Division : 1907-1908 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1538 lire en ligne]
** Troisième Division : 1908-1909 [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/1540 lire en ligne]
* ''Leçons sur les fonctions définies par les équations différentielles du premier ordre'', avec [[Auteur:Pierre Boutroux|Pierre Boutroux]] (1908) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/3061 lire en ligne]
* ''Sur les équations différentielles du premier ordre dont l'intégrale générale n'a qu'un nombre fini de branches'' (1908)
* ''Comment Blériot a traversé la Manche'', par Charles Fontaine, récit de la traversée par [[w:Louis Blériot|Louis Blériot]], conclusions de Paul Painlevé (1909)
* ''Pour l'aviation'', avec [[w:Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant|Paul d'Estournelles de Constant]] et Victor-Paul Bouttieaux (1909) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9664425c/f7.image lire en ligne]
* ''De la méthode dans les sciences'', avec [[w:Henri Bouasse|Henri Bouasse]], [[w:Pierre Delbet|Pierre Delbet]] et [[Auteur:Émile Durkheim|Émile Durkheim]] (1909)
* ''L'aéroplane pour tous'', par Louis Lelasseux et René Marque, suivi d'une note de Paul Painlevé sur les deux écoles d'aviation (1909) [http://iris.univ-lille1.fr/handle/1908/552 lire en ligne]
* ''Groupe sénatorial de l'aviation, L'Organisation en France de la locomotion aérienne'' (1910)
* ''Cours de mécanique'', Ecole polytechnique (1911-1912)
* ''L'aviation'', avec [[Auteur:Émile Borel|Émile Borel]] et [[w:Charles Maurain|Charles Maurain]] (1911) [http://www.archive.org/stream/laviation00boregoog#page/n7/mode/2up lire en ligne]
* ''Funérailles d'[[Auteur:Henri Poincaré|Henri Poincaré]]'', avec [[w:Jules Claretie|Jules Claretie]], [[Auteur:Gabriel Lippmann|Gabriel Lippmann]] et [[Auteur:Paul Appell|Paul Appell]] (1912) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Poincare/Poincare_pdf/Poincare_necro.pdf lire en ligne]
* ''Ce que disent les choses'', 110 illustrations, avec Henri Poincaré et [[w:Edmond Perrier|Edmond Perrier]] (1912)
* ''La Défense nationale : les propositions que j'ai présentées. Les propositions que j'ai fait adopter'' (1914)
* ''L'automobilisme et l'aéronautique'' (1916)
* ''Discours à la Mansion House, à Londres, pour le second anniversaire de l'entrée en guerre de l'Angleterre'' (1916)
* ''Discours prononcés à l'inauguration du monument élevé à la mémoire de [[Auteur:Marcellin Berthelot|Marcellin Berthelot]] à Paris'', avec [[Auteur:Émile Boutroux|Émile Boutroux]], Armand Gautier, [[w:Maurice Croiset|Maurice Croiset]] et [[w:Charles Richet|Charles Richet]] (1917)
* ''La vérité sur l'offensive du 16 avril 1917'' (1917)
* ''Supplément au chapitre II du cours de mécanique : théorie de l'aéroplane'' (1918-1919)
* ''Le Rayonnement du génie latin : Manifestation d'Union latine'', avec Paul Adam et [[w:Guglielmo Ferrero|Guglielmo Ferrero]] (1919)
* ''Pour l'Arménie indépendante'', avec [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], [[w:Victor Bérard|Victor Bérard]] et Séverine (1920) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9734953t.texteImage lire en ligne]
* ''Funérailles de [[w:Georges Humbert|Georges Humbert]]'', avec [[w:Camille Jordan (mathématicien)|Camille Jordan]] et Maurice Croiset (1921)
* ''Un programme républicain'', discours prononcé à Avignon (1921)
* ''Trois mémoires de Painlevé sur la relativité'' (1921-1922) [https://www.bibnum.education.fr/physique/relativite/la-mecanique-classique-et-la-theorie-de-la-relativite lire en ligne]
* ''Les axiomes de la mécanique, examen critique ; note sur la propagation de la lumière'' (1922) [https://archive.org/details/lesaxiomesdelam00painuoft lire en ligne]
* ''Comment j'ai nommé [[w:Ferdinand Foch|Foch]] et [[w:Philippe Pétain|Pétain]] : La politique de guerre de 1917 : Le Commandement unique interallié'' (1923) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1910761q lire en ligne]
* ''Discours pour le [[Troisième centenaire de la naissance de Blaise Pascal]]'', avec [[w:Pierre de Nolhac|Pierre de Nolhac]], [[Auteur:Maurice Barrès|Maurice Barrès]] et [[Auteur:Émile Picard|Émile Picard]] (1924) {{1/4}}
* ''Funérailles d'[[Auteur:Anatole France|Anatole France]]'', avec [[w:Gabriel Hanotaux|Gabriel Hanotaux]] (1924)
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 1, rédigé par Albert Métral et [[w:Robert Mazet|Robert Mazet]] (1924)
* ''Funérailles de [[Auteur:Léon Bourgeois (1851-1925)|Léon Bourgeois]]'', avec [[w:Raphaël-Georges Lévy|Raphaël-Georges Lévy]] (1925)
* ''Fêtes du centenaire de Marcellin Berthelot à Paris et Chantilly'', discours par Maurice Croiset et [[Auteur:Charles Moureu|Charles Moureu]] (1927) [https://education.persee.fr/doc/revin_1775-6014_1928_num_82_1_8050 lire en ligne]
* ''La Science et le rapprochement des peuples'' (1929)
* ''De la science à la défense nationale'', discours et fragments, préambule de [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1931)
* ''Inauguration des plaques indicatrices de l'avenue du Général Ferrié au Champ de Mars'', avec [[w:Georges Perrier (général)|Georges Perrier]] (1932)
* ''Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal'', avec Félix Tisserand (1933) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96369551 lire en ligne]
* ''Paroles et écrits de Paul Painlevé'', publiés par la société des amis de Paul Painlevé, préface de [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]] et Jean Perrin (1936) [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5806193s.texteImage lire en ligne]
* ''Leçons sur la résistance des fluides non visqueux'', Tome 2, rédigé par Albert Métral et Robert Mazet (1949)
* ''Les axiomes de la mécanique : examen critique, note sur la propagation de la lumière'' (1955) [https://ia801609.us.archive.org/7/items/lesaxiomesdelam00painuoft/lesaxiomesdelam00painuoft.pdf lire en ligne]
* ''Fonctions abéliennes et fonctions theta de deux variables'', par Claude-Émile Traynard, d'après un cours de Paul Painlevé (1962) [https://www.numdam.org/item/MSM_1962__151__3_0.pdf lire en ligne]
* ''Analyse des travaux scientifiques jusqu'en 1900'' (1967)
* ''Analyse des travaux scientifiques, note sur la propagation de la lumière'' (1967)
* ''Œuvres de Paul Painlevé'', préface de [[w:René Garnier|René Garnier]], documents réunis par Raymond Gérard, [[w:Georges Reeb|Georges Reeb]] et Antoinette Sec
** Tome I : ''Notice et leçons de Stockholm'' (1972)
** Tome II : ''Analyse et équations différentielles du premier ordre'' (1974)
** Tome III : ''Équations différentielles du second ordre et mécanique'' (1975)
* ''Étude de la stabilité de l'aéroplane'', par [[w:George de Bothezat|George de Bothezat]], ingénieur électricien, ingénieur technologue, docteur ès sciences de l'université de Paris, avec une préface de Paul Painlevé (2010)
== Bibliographie ==
* ''Etude de l'intégrale de l'équation de Painlevé dans le voisinage de ses singularités transcendantes'', par René Garnier (1917) [https://www.numdam.org/item/10.24033/asens.703.pdf lire en ligne]
* ''[[w:Robert Nivelle|Nivelle]] et Painlevé, la deuxième crise du commandement : décembre 1916-mai 1917'', par [[w:Gabriel Terrail|Gabriel Terrail]] (1919)
* ''Le ministère Painlevé'' (1925)
* ''Painlevé'', par [[w:Jean Ernest-Charles|Jean Ernest-Charles]] (1925)
* ''Interprétation du relativisme d'après une opinion de Paul Painlevé'', par Paul Dupont (1927)
* [[Auteur:Paul Langevin|Paul Langevin]], ''Paul Painlevé, le savant'' (1933) [https://wikilivres.org/wiki/Paul_Painlev%C3%A9,_le_savant lire en ligne]
* ''Painlevé, grand savant, grand citoyen'', par Germaine André Hesse (1933)
* ''L'oeuvre scientifique de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jacques Hadamard|Jacques Hadamard]] (1934)
* ''L'oeuvre mathématique de Painlevé'', par [[w:Jean Chazy|Jean Chazy]] (1934)
* ''Paul Painlevé'', par [[w:Arnaud Denjoy|Arnaud Denjoy]] (1934)
* ''Paul Painlevé : 1863-1933'', par [[w:Paul Janet (physicien)|Paul Janet]] (1934)
* ''Paul Painlevé physicien : introduction au cours de mécanique de l'École Polytechnique'', par Charles Platrier (1934)
* ''Discours prononcé au Panthéon à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Paul Painlevé'', par [[Auteur:Jean Perrin|Jean Perrin]] (1934) [https://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/painleve_notice.pdf lire en ligne]
* ''Eloge de Paul Painlevé, membre de l'Académie de marine'', par [[w:Eugène Fichot|Eugène Fichot]] (1935)
* Jean Perrin, ''Paul Painlevé, l'homme'' (1936)
* ''Hommage à Paul Painlevé'', par [[w:Jean Bourguignon (écrivain)|Jean Bourguignon]] (1939)
* Claudine Fontanon et [[w:Robert Frank (historien)|Robert Frank]], ''Paul Painlevé (1863-1933), un savant en politique'' (2005)
* ''Le voyage en Chine de Paul Painlevé en 1920'', par [[w:Marianne Bastid-Bruguière|Marianne Bastid-Bruguière]] (2005) [https://www.researchgate.net/publication/281300660_Le_voyage_en_Chine_de_Paul_Painleve_en_1920 lire en ligne]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé (1863-1933) : un scientifique en politique'' (2006) [https://www.assemblee-nationale.fr/histoire/prix-these-2006.pdf Présentation]
* Anne-Laure Anizan, ''Paul Painlevé. Science et politique de la Belle Époque aux années trente'' (2012) [https://www.google.fr/books/edition/Paul_Painlev%C3%A9/4bqtDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&printsec=frontcover lire en ligne]
* ''Painlevé et la relativité générale'', par Jacques Fric (2013) [http://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/painleve_these.pdf lire en ligne]
* ''Painlevé, une contribution trop originale à la relativité générale pour avoir été comprise à l’époque'', par Jacques Fric (2017) [https://journals.openedition.org/bibnum/851?lang=en lire en ligne]
* ''De l'Arcouest au Palais de la Découverte : les Painlevé, le père, le fils et l'esprit scientifique'', par Florence Riou, préface d'[[w:Hélène Langevin-Joliot|Hélène Langevin-Joliot]] (2022)
== Voir aussi ==
* ''150ème anniversaire de la naissance de Paul Painlevé'', Assemblée nationale (2013) [https://www.assemblee-nationale.fr/14/evenements/painleve.asp lire en ligne]
}}
{{Portail|Mathématiques}}
[[Catégorie:Députés]]
[[Catégorie:Membres de l’Académie des sciences (France)]]
[[Catégorie:Auteurs de La Revue du mois]]
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" couleurs sombres " au lieu de " couleurs sombre "
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acélan" /></noinclude>une sorte de serrement de cœur… nous n’oserions dire de douloureuse anxiété… de peur de prétention ridicule.
En songeant que peut-être nos lecteurs éprouveraient le même ressentiment, nous nous sommes demandé s’il fallait nous arrêter ou persévérer dans la voie où nous nous engagions, si de pareils tableaux devaient être mis sous les yeux du lecteur.
Nous sommes presque resté dans le doute ; sans l’impérieuse exigence de la narration, nous regretterions d’avoir placé en si horrible lieu l’explosion du récit qu’on va lire. Pourtant nous comptons un peu sur l’espèce de curiosité craintive qu’excitent quelquefois les spectacles terribles.
Et puis, encore, nous croyons à la puissance des contrastes.
Sous ce point de vue de l’art, il est peut-être bon de reproduire certains caractères, certaines existences, certaines figures, dont les couleurs sombres, énergiques, peut-être même crues, serviront de repoussoir, d’opposition à des scènes d’un tout autre genre.
Le lecteur, prévenu de l’excursion que nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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LeJoyeuxParticipant
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" à t’entendre parler " au lieu de " à entendre parler "
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— Non ; j’aime à t’entendre parler ainsi… Et puis je ne saurai que trop tôt comment est arrivé l’horrible malheur dont mon pauvre Murph a été la victime… Je me croyais certain de ne pas quitter le Maître d’école d’un pas, d’une minute, durant cette dangereuse entreprise… Alors il m’eût tué mille fois… avant que de toucher à Murph. Hélas ! le sort en a décidé autrement… Continue, mon garçon.
— Voulant donc employer mon temps pour vous, monsieur Rodolphe, je me dis : Faut aller m’embosser quelque part d’où je puisse voir les murs, la porte du jardin ; il n’y a que cette entrée-là… Si je trouve un bon coin… il pleut, j’y resterai toute la journée, toute la nuit surtout, et demain matin je serai tout porté… Je m’étais dit ça sur le coup de deux heures, aux Batignolles, où j’avais été manger un morceau en vous quittant, monsieur Rodolphe… Je reviens aux Champs-Élysées… je cherche à me nicher. Qu’est-ce que je vois ? Un petit bouchon à dix pas de votre porte… Je m’établis au rez-de-chaussée, près de la fenêtre ; je demande un litre et un quarteron de noix, disant que j’attends des amis…<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|'''LES FÉDÉRATIONS DE SYNDICATS'''|{{rom-maj|II}}|fs=120%}}
L’affiliation des syndicats à la Confédération s’effectue par la voie d’une double série d’organismes fédératifs qui groupent d’un côté les syndicats de professions diverses agglomérées dans une même ville ou région, de l’autre les syndicats d’une même profession répandus sur la surface du territoire.
Les premiers de ces groupements sont les Bourses du Travail ou Unions de Syndicats ; les seconds sont les Fédérations nationales corporatives.
L’''Union des syndicats'' d’une même ville est une telle nécessité que ce mode de groupement s’est développé rapidement, plus rapidement même que les Fédérations corporatives. Les syndicats ont vite compris que si, dans leur centre, ils restaient isolés les uns des autres, ils se trouveraient à peu près dans la même situation qu’un travailleur se tenant à l’écart du syndicat : ils n’auraient pu compter que sur leurs propres forces et leurs sentiments de révolte n’eussent pas été fécondés par leur esprit de solidarité.
Donc, le groupement des syndicats d’une même ville s’est fait plus spontanément que le groupement fédéral corporatif, rayonnant sur toute la France. Il a d’ailleurs été facilité par l’appui des municipalités, qui, avec une {{tiret|arrière|-pensée}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Sarah Harriet Burney
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* Clarentine (1796)
* Geraldine Fauconberg (1808)
* Tableaux de la nature (1812)
* Le Naufrage (1816)
* Contes de fantaisie: pays voisins (1820)
* Le roman de la vie privée : la renonciation et l'ermitage (1839)
== Voir aussi ==
*sœur [[Fanny Burney]]
* {{L2s|Revue des Romans/Sarah Harriet Burney|Revue des Romans (1839).djvu|Revue des Romans}} par [[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]], ''analyse raisonnée'' des principaux romans (1839)
* 1982 : Fanny Burney : sa vie et ses romans par Gabrielle Buffet
}}
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94 C
91. '''<small>DE</small> CHAMPFLOUR''' : d’azur, à une étoile d’or, accompagnée en chef de deux demi-vols abaissés d’argent, & en pointe d’un œillet épanoui d’or, feuillé & tigé de sinople.
'''<small>DES</small> CHAMPS'''. Voyez '''DESCHAMPS'''.
92. '''CHANDÉ''', ''seigneur de la Plaine'' : d’or, l’arbre de sinople, au chef de gueules, chargé de trois étoiles du champ.
93. '''CHANDIEU-VILLARS''' : de gueules, au lion d’or, paré d’azur.
94. '''CHANTELOT''', ''seigneur de la Chaise'' : d’azur, au lion d’or, armé & lampassé de gueules.
95. '''CHANU''' : d’azur, à l’arbre d’or, posé sur une terrasse de même, au chef d’argent, chargé de trois taux de sable.
96. '''CHAPT''', ''seigneur de Raslignac, du Pougey, de Laxion'' : d’azur, au lion d'argent, armé, lampassé & couronné d’or.
97. '''<small>DE LA</small> CHAPELLE''', ''seigneur de Jumillac'' : écartelé au premier quartier d’argent, à la bande de gueules, chargée d’une étoile & de deux roues d’or ; au 2 d’argent, au lion couronné de sable ; au 3 d’or,
à trois lions de sable ; au 4 & dernier quartier d’azur, à trois fasces d’or, & sur une bande de même brochante sur les fasces ; sur le tout d’azur, au portail d’une chapelle d’or.
98. '''CHAPUIS''' : d’azur, à une hache d’armes
d’argent, coupé de gueules, à une tour du second.
99. '''CHALUMEAU''', ''seigneur de Beaugé'' : d’or, au chevron de gueules, accompagné de trois têtes de maures de sable tortillées d’argent ; au chef d’azur, chargé de trois pommes-de-pin d’or, les tiges en haut.<noinclude>
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91. '''<small>DE</small> CHAMPFLOUR''' : d’azur, à une étoile d’or, accompagnée en chef de deux demi-vols abaissés d’argent, & en pointe d’un œillet épanoui d’or, feuillé & tigé de sinople.
'''<small>DES</small> CHAMPS'''. Voyez '''DESCHAMPS'''.
92. '''CHANDÉ''', ''seigneur de la Plaine'' : d’or, à l’arbre de sinople, au chef de gueules, chargé de trois étoiles du champ.
93. '''CHANDIEU-VILLARS''' : de gueules, au lion d’or, paré d’azur.
94. '''CHANTELOT''', ''seigneur de la Chaise'' : d’azur, au lion d’or, armé & lampassé de gueules.
95. '''CHANU''' : d’azur, à l’arbre d’or, posé sur une terrasse de même, au chef d’argent, chargé de trois taux de sable.
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97. '''<small>DE LA</small> CHAPELLE''', ''seigneur de Jumillac'' : écartelé au premier quartier d’argent, à la bande de gueules, chargée d’une étoile & de deux roues d’or ; au 2 d’argent, au lion couronné de sable ; au 3 d’or,
à trois lions de sable ; au 4 & dernier quartier d’azur, à trois fasces d’or, & une bande de même brochante sur les fasces ; sur le tout d’azur, au portail d’une chapelle d’or.
98. '''CHAPUIS''' : d’azur, à une hache d’armes
d’argent, coupé de gueules, à une tour du second.
99. '''CHAPUSEAU''', ''seigneur de Beaugé'' : d’or, au chevron de gueules, accompagné de trois têtes de maures de sable tortillées d’argent ; au chef d’azur, chargé de trois pommes-de-pin d’or, les tiges en haut.<noinclude>
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C 95
100. '''CHARBONNEAU''', ''seigneur de Leschasserie'' : d’azur, à trois écussons d’argent, accompagnés de dix fleurs-de-lis d’or, posées 4, 3, 2, 1.
101. '''CHARBONNIER''' : d’azur, à l’aigle d’argent, languée, becquée, & membrée de gueules.
102. '''<small>DE</small> CHARDON''', ''seigneur de Bonniere'' : d’azur, à trois chardons d’or, tigés & feuillés de même.
103. '''<small>DE</small> CHARDONNAY''', ''seigneur de Bardelle'' : de gueules, au lion d’argent, lampassé de sable.
104. '''<small>DE LA</small> CHARITE''', ''seigneur de Ruthie'' : d’argent, à dextre un arbre de sinople posé sur une terrasse de même ; à senestre un ours de sable qui paroît arrété au pied de l’arbre.
105. '''CHARLET''', ''seigneur de Tourvoye'' : d’or, à l’aigle de sable, au vol abaissé.
106. '''CHARLOT''', ''seigneur de Bretigny'' : d’azur, au sanglier d’or, accompagné de trois levrons courants d’argent, deux en chef & un en pointe.
107. '''CHARMOLUE''', ''seigneur de la Garde, de Courcelles'' : de gueules, à deux bars ou barbeaux adossés d’or, surmontés d’une croix pattée, au pied fiché d’argent.
108, '''CHARON''', ''seigneur de Menars'' : d’azur, au chevron d’or, accompagné de trois étoiles de même.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>que pendant dix ans qu’ils vécurent ensemble, il fut, avec
son fils, la plus chère affection de sa vie ; et bien qu’elle
n’employât jamais le mot d’amour, que je n’ai jamais entendu
sortir de ses lèvres à propos de lui ni de personne,
elle souriait quand elle m’entendait dire qu’il me paraissait impossible d’aimer un vieillard. « Un vieillard aime plus qu’un jeune homme, disait-elle, et il est impossible de ne pas aimer qui vous aime parfaitement. Je l’appelais mon vieux mari et mon papa. Il le voulait ainsi, et ne m’appelait jamais que sa fille, même en public. Et puis, ajoutait-elle, est-ce qu’on était jamais vieux dans ce temps-là ? C’est la révolution qui a amené la vieillesse dans le monde. Votre grand-père, ma fille, a été beau, élégant, soigné, gracieux, parfumé, enjoué, aimable, affectueux et d’une humeur égale jusqu’à l’heure de sa mort. Plus jeune, il avait été trop aimable pour avoir une vie aussi calme, et je n’eusse peut-être pas été aussi heureuse avec lui, on me l’aurait trop disputé. Je suis convaincue que j’ai eu le meilleur âge de sa vie, et que jamais jeune homme n’a rendu une jeune femme aussi heureuse que je le fus ; nous ne nous quittions pas d’un instant, et jamais je n’eus un instant d’ennui auprès de lui. Son esprit était une encyclopédie d’idées, de connaissances et de talents qui ne s’épuisa jamais pour moi. Il avait le don de savoir toujours s’occuper d’une manière agréable pour les autres autant que pour lui-même. Le jour il faisait de la musique avec moi ; il était excellent violon, et faisait ses violons lui-même, car il était luthier, outre qu’il était horloger, architecte, tourneur, peintre, serrurier, décorateur, cuisinier, poète, compositeur de musique, menuisier, et qu’il brodait à merveille. Je ne sais pas ce qu’il n’était pas. Le malheur, c’est qu’il mangea sa fortune à satisfaire tous ces instincts divers et à expérimenter
toutes choses ; mais je n’y vis que du feu, et nous nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ruinâmes le plus aimablement du monde. Le soir, quand nous n’étions pas en fête, il dessinait à côté de moi, tandis que je faisais du parfilage, et nous nous faisions la lecture à tour de rôle : ou bien quelques amis charmans nous entouraient et tenaient en haleine son esprit fin et fécond par une agréable causerie. J’avais pour amies de jeunes femmes mariées d’une façon plus splendide, et qui pourtant ne se lassaient pas de me dire qu’elles m’enviaient mon vieux mari.
« C’est qu’on savait vivre et mourir dans ce temps-là,
disait-elle encore : on n’avait pas d’infirmités importunes. Si on avait la goutte, on marchait quand même et sans faire la grimace : on se cachait de souffrir par bonne éducation. On n’avait pas ces préoccupations d’affaires qui gâtent l’intérieur et rendent l’esprit épais. On savait se ruiner sans qu’il y parût, comme de beaux joueurs qui perdent sans montrer d’inquiétude et de désir. On se serait fait porter demi-mort à une partie de chasse. On trouvait qu’il valait mieux mourir au bal ou à la comédie que dans son lit, entre quatre cierges et de vilains hommes noirs. On était philosophe, on ne jouait pas l’austérité, on l’avait parfois sans en faire montre. Quand on était sage, c’était par goût, et sans faire le pédant ou la prude. On jouissait de la vie, et quand l’heure de la perdre était venue, on ne cherchait pas à dégoûter les autres de vivre. Le dernier adieu de mon vieux mari fut de m’engager à lui survivre longtemps et à me faire une vie heureuse. C’était la vraie manière de se faire regretter que de montrer un cœur si généreux. »
Certes, elle était agréable et séduisante, cette philosophie de la richesse, de l’indépendance de la tolérance et de l’aménité ; mais il fallait cinq ou six cent mille livres de rente pour la soutenir, et je ne vois pas trop comment en pouvaient profiter les misérables et les opprimés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Elle échoua, cette philosophie, devant les expiations révolutionnaires, et les heureux du passé n’en gardèrent que l’art de savoir monter avec grâce sur l’échafaud, ce qui est beaucoup, j’en conviens ; mais ce qui les aida à montrer cette dernière vaillance, ce fut le profond dégoût d’une vie où ils ne voyaient plus le moyen de s’amuser, et l’effroi d’un état social où il fallait admettre, au moins en principe, le droit de tous au bien-être et au loisir.
Avant d’aller plus loin, je parlerai d’une illustration qui était dans la famille de M. Dupin, illustration vraie et légitime, mais dont ni mon grand-père ni moi, n’avons à revendiquer l’honneur et le profit intellectuel. Cette illustration, c’était madame Dupin de Chenonceaux, à laquelle je ne tiens en rien par le sang, puisqu’elle était seconde femme de M. Dupin, le fermier-général, et par conséquent belle-mère de M. Dupin de Francueil. Ce n’est pas une raison pour que je n’en parle pas. Je dois d’autant plus le faire que, malgré la réputation d’esprit et de charme dont elle a joui, et les éloges que lui ont accordés ses contemporains, cette femme remarquable n’a jamais voulu occuper dans la république des lettres sérieuses la place qu’elle méritait.
Elle était mademoiselle de Fontaines, et passa pour être la fille de Samuel Bernard, du moins Jean-Jacques Rousseau le rapporte. Elle apporta une dot considérable à M. Dupin ; je ne me souviens plus lequel des deux possédait en propre la terre de Chenonceaux, mais il est certain qu’à eux deux ils réalisèrent une immense fortune. Ils avaient pour pied à terre à Paris l’hôtel Lambert, et pouvaient se piquer d’occuper tour à tour deux des plus belles résidences du monde.
On sait comment Jean-Jacques Rousseau devint secrétaire de M. Dupin, et habitua Chenonceaux avec eux, comment il devint amoureux de Mme Dupin, qui était belle comme un ange, et comment il risqua imprudemment une {{tiret|décla|ration}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{tiret2|décla|ration}} qui n’eut pas de succès. Il conserva néanmoins des relations d’amitié avec elle et avec son beau-fils Francueil.
Madame Dupin cultivait les lettres et la philosophie sans ostentation et sans attacher son nom aux ouvrages de son mari, dont cependant elle aurait pu, j’en suis certaine, revendiquer la meilleure partie et les meilleures idées. Leur critique étendue de l’''Esprit des lois'' est un très bon ouvrage peu connu et peu apprécié, inférieur par la forme à celui de Montesquieu, mais supérieur dans le fond à beaucoup d’égards, et, par cela même qu’il émettait dans le monde des idées plus avancées, il dut passer inaperçu à côté du génie de Montesquieu qui répondait à toutes les tendances et à toutes les aspirations politiques du moment<ref>
Cet ouvrage ne se répandit guère. Madame de Pompadour, qui
protégeait Montesquieu, obtint de M. Dupin qu’il anéantirait son
livre, bien qu’il fût déjà publié. J’ai pourtant le bonheur d’en
avoir un exemplaire qui s’est conservé entre mes mains. Sans
aucune prévention ni amour-propre de famille, c’est un très bon
livre, d’une critique serrée qui relève toutes les contradictions
de l’''Esprit des Lois'', et présente de temps à autre des aperçus
beaucoup plus élevés sur la législation et la morale des nations.
</ref>.
M. et madame Dupin travaillaient à un ouvrage sur le mérite des femmes, lorsque Jean-Jacques vécut auprès d’eux. Il les aidait à prendre des notes et à faire des recherches, et il entassa à ce sujet des matériaux considérables qui subsistent encore à l’état de manuscrits au château de Chenonceaux. L’ouvrage ne fut point exécuté, à cause de la mort de M. Dupin, et madame Dupin, par modestie, ne publia jamais ses travaux. Certains résumés de ses opinions, écrits de sa propre main, sous l’humble titre d’''Essais'', mériteraient pourtant de voir le jour, ne fût-ce que comme document historique à joindre à l’histoire philosophique du siècle dernier. Cette aimable femme est de la famille des beaux et bons esprits de son temps, et il<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>est peut-être beaucoup à regretter qu’elle n’avait pas consacré sa vie à développer et à répandre la lumière qu’elle portait dans son cœur.
Ce qui lui donne une physionomie très particulière et très originale au milieu de ces philosophes, c’est qu’elle est plus avancée que la plupart d’entre eux. Elle n’est point l’adepte de Rousseau. Elle n’a pas le talent de Rousseau ; mais il n’a pas, lui, la force et l’élan de son âme. Elle procède d’une autre doctrine plus hardie et plus profonde, plus ancienne dans l’humanité, et plus nouvelle en apparence au dix-huitième siècle ; elle est l’amie, l’élève ou le maître (qui sait ?) d’un vieillard réputé extravagant, génie incomplet, privé du talent de la forme, et que je crois pourtant plus éclairé intérieurement de l’esprit de Dieu que Voltaire, Helvétius, Diderot et Rousseau lui-même : je parle de l’abbé de Saint-Pierre, qu’on appelait alors dans le monde, le ''fameux'' abbé de Saint-Pierre, qualification ironique dont on lui fait grâce aujourd’hui qu’il est à peu près inconnu et oublié.
Il est des génies malheureux auxquels l’expression manque et qui, à moins de trouver un Platon pour les traduire au monde, tracent de pâles éclairs dans la nuit des temps, et emportent dans la tombe le secret de leur intelligence, l’''inconnu de leur méditation'', comme disait un membre de cette grande famille de muets ou de ''bègues'' illustres, Geoffroy Saint-Hilaire.
Leur impuissance semble un fait fatal, tandis que la forme la plus claire et la plus heureuse se trouve départie souvent à des hommes de courtes idées et de sentiments froids. Pour mon compte, je comprends fort bien que madame Dupin ait préféré les utopies de l’abbé de Saint-Pierre aux doctrines anglomanes de Montesquieu. Le grand Rousseau n’eut pas autant de courage moral ou de liberté d’esprit que cette femme généreuse. Chargé par elle de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>résumer le projet de paix perpétuelle de l’abbé de Saint-Pierre
et la polysynodie, il le fit avec la clarté et la beauté de sa forme ; mais il avoue avoir cru devoir passer les traits les plus hardis de l’auteur ; et il renvoie au texte les lecteurs qui auront le courage d’y puiser eux-mêmes.
J’avoue que je n’aime pas beaucoup le système d’ironie adopté par Jean-Jacques Rousseau à l’égard des utopies de l’abbé de Saint-Pierre, et les ménagements qu’il croit devoir feindre avec les puissances de son temps. Sa feinte, d’ailleurs, est trop habile ou trop maladroite : ou ce n’est pas de l’ironie assez évidente, et par là elle perd de sa force, ou elle n’est pas assez déguisée, et par là elle perd de sa prudence et de son effet. Il n’y a pas d’unité, il n’y a pas de fixité dans les jugements de Rousseau sur le philosophe de Chenonceaux ; selon les époques de sa vie où les dégoûts de la persécution l’abattent plus ou moins lui-même, il le traite de ''grand homme'' ou de ''pauvre homme''. En de certains endroits des ''Confessions'', on dirait qu’il rougit de l’avoir admiré. Rousseau a tort. Pour manquer de ''talent'', on n’est pas un ''pauvre homme''. Le génie vient du cœur et ne réside pas dans la forme. Et puis, la critique principale qu’il lui adresse avec tous les critiques de son temps, c’est de n’être point un homme pratique et d’avoir cru à la réalisation de ses réformes sociales. Il me semble pourtant que ce rêveur a vu plus clair que tous ses contemporains, et qu’il était beaucoup plus près des idées révolutionnaires, constitutionnelles, saint-simoniennes, et même de celles qu’on appelle aujourd’hui humanitaires, que son contemporain Montesquieu et ses successeurs Rousseau, Diderot, Voltaire, Helvétius, etc.
Car il y a eu de tout dans le vaste cerveau de l’abbé de Saint-Pierre, et, dans cette espèce de chaos de sa pensée, on trouve entassées pêle-mêle toutes les idées dont chacune a défrayé depuis la vie entière d’hommes très forts. {{tiret|Cer|tainement, }}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{tiret2|Cer|tainement, }} Saint-Simon procède de lui, madame Dupin, son élève, et M. Dupin, dans la ''Critique de l’Esprit des lois'', sont ouvertement ''émancipateurs'' de la femme. Les divers essais de gouvernement qui se sont produits depuis cent ans, les principaux actes de la diplomatie européenne, et les simulacres de conseils princiers qu’on appelle alliances, ont emprunté aux théories gouvernementales de l’abbé de Saint-Pierre de semblants (menteurs, il est vrai) de sagesse et de moralité. Quant à la philosophie de la paix perpétuelle, elle est dans l’esprit des plus nouvelles écoles philosophiques.
Il serait donc fort ridicule aujourd’hui de trouver l’abbé de Saint-Pierre ridicule, et de parler sans respect de celui que ses détracteurs mêmes appelaient l’''homme de bien'' par excellence. N’eût-il conservé que ce titre pour tout bagage dans la postérité, c’est quelque chose de plus que celui de plus d’un grand homme de son temps.
Madame Dupin de Chenonceaux aima religieusement cet homme de bien, partagea ses idées, embellit sa vieillesse par des soins touchants, et reçut à Chenonceaux son dernier soupir. J’y ai vu, dans la chambre même où il rendit à Dieu son âme généreuse, un portrait de lui fait peu de temps auparavant. Sa belle figure, à la fois douce et austère, a une certaine ressemblance de type avec celle de François Arago. Mais l’expression est autre, et déjà, d’ailleurs, les ombres de la mort ont envahi ce grand œil noir creusé par la souffrance, ses joues pâles dévastées par les années<ref>J’ai commis ici une petite erreur de fait que mon cousin M.
de Villeneuve, héritier de Chenonceaux et de l’histoire de Mme
Dupin, me signale. L’abbé de Saint-Pierre mourut à Paris, mais
bien peu de temps après avoir fait une maladie grave à
Chenonceaux. (''Note de 1850.'')</ref>.
Madame Dupin a laissé à Chenonceaux quelques écrits<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>fort courts, mais très pleins d’idées nettes et de nobles sentiments. Ce sont, en général, des pensées détachées, mais dont le lien est très logique. Un petit traité du ''Bonheur'', en quelques pages, nous a paru un chef-d’œuvre. Et pour en faire comprendre la portée philosophique, il nous suffit d’en transcrire les premiers mots : ''Tous les hommes ont un droit égal au bonheur'' ; textuellement : « Tous les hommes ont un droit égal au ''plaisir'' ». Mais il ne faut pas que ce mot ''plaisir'', qui a sa couleur locale comme un trumeau de cheminée, fasse équivoque et soit pris pour l’expression d’une pensée de la régence. Non, son véritable sens est un bonheur matériel, jouissance de la vie, bien-être, répartition des biens, comme on dirait aujourd’hui. Le titre de l’ouvrage, l’esprit chaste et sérieux dont il est empreint ne peuvent laisser aucun doute sur le sens moderne de cette formule égalitaire qui répond à celle-ci : ''À chacun suivant ses besoins''. C’est une idée assez ''avancée'', je crois, tellement avancée, qu’aujourd’hui encore elle l’est trop pour la cervelle prudente de la plupart de nos penseurs et de nos politiques, et qu’il a fallu à l’illustre historien Louis Blanc un certain courage pour la proclamer et la développer<ref>
J’écris ceci en juillet 1847. Qui sait si avant la publication de ces Mémoires, un bouleversement social n’aura pas créé beaucoup de ''penseurs très-courageux'' ?
</ref>.
Belle et charmante, simple, forte et calme, madame Dupin finit ses jours à Chenonceaux dans un âge très avancé. La forme de ses écrits est aussi limpide que son âme, aussi délicate, souriante et fraîche que les traits de son visage. Cette forme est sienne, et la correction élégante n’y nuit point à l’originalité. Elle écrit la langue de son temps, mais elle a le tour de Montaigne, le trait de Bayle, et l’on voit que cette belle dame n’a pas craint de secouer la poussière des vieux maîtres. Elle ne les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>imite pas ; mais elle se les est assimilés, comme un bon estomac nourri de bons alimens.
Il faut encore dire à sa louange que de tous les anciens amis délaissés et soupçonnés par la douloureuse vieillesse de Rousseau, elle est peut-être la seule à laquelle il rende justice dans ses ''Confessions'', et dont il avoue les bienfaits sans amertume. Elle fut bonne, même à Thérèse Levasseur et à son indigne famille. Elle fut bonne à tous, et réellement estimée ; car l’orage révolutionnaire entra dans le royal manoir de Chenonceaux et respecta les cheveux blancs de la vieille dame. Toutes les mesures de rigueur se bornèrent à la confiscation de quelques tableaux historiques, dont elle fit le sacrifice de bonne grâce aux exigences du moment. Sa tombe, simple et de bon goût, repose dans le parc de Chenonceaux sous de mélancoliques et frais ombrages. Touristes qui cueillez religieusement les feuilles de ces cyprès, sans autre motif que de rendre hommage à la vertueuse beauté aimée de Jean-Jacques, sachez qu’elle a droit, à plus de respect encore. Elle a consolé la vieillesse de l’''homme de bien'' de son temps ; elle a été son disciple ; elle a inspiré à son propre mari la théorie du respect pour son sexe ; grand hommage rendu à la supériorité douce et modeste de son intelligence. Elle a fait plus encore, elle a compris, elle, riche, belle et puissante, que ''tous les hommes avaient droit au bonheur''. Honneur donc à celle qui fut belle comme la maîtresse d’un roi, sage comme une matrone, éclairée comme un vrai philosophe, et bonne comme un ange !
Une noble amitié qui fut calomniée, comme tout ce qui est naturel et bon dans le monde, unissait Francueil à sa belle-mère. Certes, ce dut être pour lui un titre de plus à l’affection et à l’estime que ma grand’mère porta à son vieux mari. Le commerce d’une belle-mère comme la première madame Dupin, et celui d’une épouse comme la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>seconde, doivent imprimer un reflet de pure lumière sur la
jeunesse et sur la vieillesse d’un homme. Les hommes
doivent aux femmes plus qu’aux autres hommes ce qu’ils
ont de bon ou de mauvais dans les hautes régions de
l’âme, et c’est sous ce rapport qu’il faudrait leur dire :
Dis-moi qui tu aimes, et je te dirai qui tu es. Un homme
pourrait vivre plus aisément dans la société avec le mépris
des femmes qu’avec celui des hommes : mais devant Dieu,
devant les arrêts de la justice qui voit tout et qui sait tout,
le mépris des femmes lui serait beaucoup plus préjudiciable.
Ce serait peut-être ici le prétexte d’une digression,
je pourrais citer quelques excellentes pages de M. Dupin,
mon arrière-grand-père, sur l’égalité de rang de l’homme
et de la femme dans les desseins de Dieu et dans l’ordre
de la nature. Mais j’y reviendrai plus à propos et plus
longuement dans le récit de ma propre vie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{T3|III}}
{{AN|Une anecdote sur J.-J. Rousseau. — Maurice Dupin, mon père. — Deschartres, mon precepteur. — La tête du curé. — Le ''liberalisme'' d’avant la révolution. — La visite domiciliaire. — Incarcération. — Dévoûment de Deschartres et de mon père. — ''Nérina.''|fs=90%}}
Puisque j’ai parlé de Jean-Jacques Rousseau et de mon grand-père, je placerai ici une anecdote gracieuse que je trouve dans les papiers de ma grand’mère Aurore Dupin de Francueil.
« Je ne l’ai vu qu’une seule fois (elle parle de Jean-Jacques) et je n’ai garde de l’oublier jamais. Il vivoit déjà sauvage et retiré, atteint de cette misanthropie qui fut trop cruellement raillée par ses amis paresseux ou frivoles.
« Depuis mon mariage, je ne cessois de tourmenter M. de Francueil pour qu’il me le fît voir : et ce n’étoit pas bien aisé. Il alla plusieurs fois sans pouvoir être reçu. Enfin, un jour il le trouva jetant du pain sur sa fenêtre à des moineaux. Sa tristesse étoit si grande qu’il lui dit en les voyant s’envoler : « Les voilà repus. Savez vous ce qu’ils vont faire ? Ils s’en vont au plus haut des toits pour dire du mal de moi, et que mon pain ne vaut rien. »
« Avant que je visse Rousseau, je venois de lire tout d’une haleine la ''Nouvelle Héloïse'', et, aux dernières pages, je me sentis si bouleversée que je pleurois à sanglots. M. de Francueil m’en plaisantoit doucement. J’en voulois plaisanter moi-même : mais ce jour-là, depuis le matin jusqu’au soir, je ne fis que pleurer. Je ne pouvois penser<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>à la mort de Julie sans recommencer mes pleurs. J’en étois malade, j’en étois laide.
« Pendant cela, M. de Francueil, avec l’esprit et la grâce qu’il savoit mettre à tout, courut chercher Jean-Jacques. Je ne sais comment il s’y prit, mais il l’enleva, il l’amena, sans m’avoir prévenue de son dessein.
« Jean-Jacques avait cédé de fort mauvaise grâce, sans s’enquérir de moi ni de mon âge ne s’attendant qu’à satisfaire la curiosité d’une femme, et ne s’y prêtant pas volontiers, à ce que je puis croire.
« Moi, avertie de rien, je ne me pressois pas de finir ma toilette : j’étois avec madame d’Esparbès de Lussan, mon amie, la plus aimable femme du monde et la plus jolie, bien qu’elle fût un peu louche et un peu contrefaite. Elle se moquoit de moi parce qu’il m’avoit pris fantaisie depuis quelque temps d’étudier l’ostéologie, et elle faisoit, en riant, des cris affreux, parce que, voulant me passer des rubans qui étoient dans un tiroir, elle y avoit trouvé accrochée une grande vilaine main de squelette.
« Deux ou trois fois M. de Francueil étoit venu voir si j’étois prête. Il ''avoit un air'', à ce que disoit ''le marquis'' (c’est ainsi que j’appelois madame de Lussan, qui m’avoit donné pour petit nom ''son cher baron''). Moi, je ne voyois point d’air à mon mari et je ne finissois pas de m’accommoder, ne me doutant point qu’il étoit là, l’ours sublime, dans mon salon. Il y étoit entré d’un air à demi niais, demi bourru, et s’étoit assis dans un coin, sans marquer d’autre impatience que celle de dîner, afin de s’en aller bien vite.
« Enfin ma toilette finie et mes yeux toujours rouges et gonflés, je vais au salon ; j’aperçois un gros petit bonhomme assez mal vêtu et comme renfrogné, qui se levoit lourdement, qui mâchonnoit des mots confus. Je le regarde et je devine ; je crie, je veux parler, je fonds en larmes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Jean-Jacques étourdi de cet accueil veut me remercier et fond en larmes. Francueil veut nous remettre l’esprit par une plaisanterie et fond en larmes. Nous ne pûmes nous rien dire. Rousseau me serra la main et ne m’adressa pas une parole.
« On essaya de dîner pour couper court à tous ces sanglots. Mais je ne pus rien manger. M. de Francueil ne put avoir d’esprit, et Rousseau s’esquiva en sortant de table, sans avoir dit un mot, mécontent peut-être d’avoir reçu un nouveau démenti à sa prétention d’être le plus persécuté, le plus haï et le plus calomnié des hommes. »
J’espère que mon lecteur ne me saura pas mauvais gré de cette anecdote et du ton dont elle est rapportée. Pour une personne élevée à Saint-Cyr, où l’on n’apprennait pas l’orthographe, ce n’est pas mal tourné. Il est vrai qu’à Saint-Cyr, à la place de grammaire, on apprenait Racine par cœur et on y jouait ses chefs-d’œuvre. J’ai bien regret que ma grand’mère ne m’ait pas laissé plus de souvenirs personnels écrits par elle-même. Mais cela se borne à quelques feuillets. Elle passait sa vie à écrire des lettres qui valaient presque, il faut le dire, celles de madame de Sévigné, et à copier, pour la nourriture de son esprit, une foule de passages dans des livres de prédilection.
Je reprends son histoire.
Neuf mois après son mariage avec M. Dupin, jour pour jour, elle accoucha d’un fils qui fut son unique enfant, et qui reçut le nom de Maurice<ref>Maurice-François-Elisabeth, né le 13 janvier 1778. Il eut pour parrain le marquis de Polignac.</ref>, en mémoire du maréchal de Saxe. Elle voulut le nourrir elle-même, bien entendu : c’était encore un peu excentrique, mais elle était de celles qui avaient lu l’''Émile'' avec religion et qui voulaient donner le bon exemple. En outre, elle avait le sentiment maternel extrêmement<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>développé, et ce fut, chez elle, une passion qui lui tint lieu de toutes les autres.
Mais la nature se refusa à son zèle. Elle n’eut pas de lait, et, pendant quelques jours, qu’en dépit de plus atroces souffrances elle s’obstina à faire téter son enfant, elle ne put le nourrir que de son sang. Il fallut y renoncer, et ce fut pour elle une violente douleur, et comme un sinistre pronostic.
Receveur général du duché d’Albret, M. Dupin passait, avec sa femme et son fils, une partie de l’année à Châteauroux. Ils habitaient le vieux château qui sert aujourd’hui de local aux bureaux de la préfecture, et qui domine de sa masse pittoresque le cours de l’Indre et les vastes prairies qu’elle arrose. M. Dupin, qui avait cessé de s’appeler Francueil depuis la mort de son père, établit à Châteauroux des manufactures de drap, et répandit par son activité et ses largesses beaucoup d’argent dans le pays. Il était prodigue, sensuel, et menait un train de prince. Il avait à ses gages une troupe de musiciens, de cuisiniers, de parasites, de laquais, de chevaux et de chiens, donnant tout à pleines mains, au plaisir et à la bienfaisance, voulant être heureux, et que tout le monde le fût avec lui. C’était une autre manière que celle des financiers et des industriels d’aujourd’hui. Ceux-ci ne gaspillent pas la fortune dans les plaisirs, dans l’amour des arts et dans les imprudentes largesses d’un sentiment aristocratique suranné. Ils suivent les idées prudentes de leur temps, comme mon grand-père suivait la route facile du sien. Mais qu’on ne vante pas ce temps-ci plus que l’autre ; les hommes ne savent pas encore ce qu’ils font et ce qu’ils devraient faire.
Mon grand-père mourut dix ans après son mariage, laissant un grand désordre dans ses comptes avec l’Etat et dans ses affaires personnelles. Ma grand’mère montra la bonne tête qu’elle avait en s’entourant de sages conseils, et en s’occupant de toutes choses avec activité. Elle liquida<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>promptement, et, toutes dettes payées, tant à l’Etat qu’aux particuliers, elle se trouva ''ruinée'', c’est-à-dire à la tête de 75,000 livres de rente<ref>Voici un renseignement que me fournit mon cousin René de Villeneuve : « L’hôtel Lambert était habité par notre famille et par l’amie intime de madame Dupin de Chenonceaux, la belle et charmante princesse de Rohan-Chabot. C’était un vrai palais. En une nuit, M. de Chenonceaux, fils de M. et de madame Dupin, cet ingrat élève de Jean-Jacques, marié depuis peu de temps à mademoiselle de Rochechouart, perdit au jeu 70,000 livres. Le lendemain, il fallut payer cette dette d’honneur. L’hôtel Lambert fut engagé, d’autres bien vendus. De ces splendeurs, de ces peintures célèbres, il ne me reste qu’un très beau tableau de Lesueur représentant trois muses dont une joue de la basse. Il l’avait peint deux fois, l’autre exemplaire est au Musée. M. de
Chenonceaux, notre grand-oncle et notre grand-père Francueil ont
mangé sept à huit millions d’alors. Mon père, marié à la sœur de
ton père, était en même temps propre neveu de madame Dupin de Chenonceaux et son unique héritier. Voilà comment depuis quarante-neuf ans je suis propriétaire de Chenonceaux. » Je dirai ailleurs avec quel soin religieux et quelle entente de l’art M. et madame de Villeneuve ont conservé et remeublé ce château, un des
chefs-d’œuvre de la Renaissance.</ref>
La révolution devait restreindre bientôt ses ressources à de moindres proportions, et elle ne prit pas tout de suite son parti aussi aisément de ce second coup de fortune ; mais, au premier, elle s’exécuta bravement, et, bien que je ne puisse comprendre qu’on ne soit pas immensément riche avec 75,000 livres de rente, comme tout est relatif, elle accepta cette ''pauvreté'' avec beaucoup de vaillance et de philosophie. En cela, elle obéissait à un principe d’honneur et de dignité qui était bien selon ses idées ; au lieu que les confiscations révolutionnaires ne purent jamais prendre dans son esprit une autre forme que celle du vol et du pillage.
Après avoir quitté Châteauroux, elle habita, rue du Roi de Sicile, un ''petit appartement'', dans lequel, si j’en juge par la quantité et la dimension des meubles qui garnissent aujourd’hui ma maison, il y avait encore de quoi se re-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tourner. Elle prit, pour faire l’éducation de son fils, un jeune homme que j’ai connu vieux, et qui a été aussi mon précepteur. Ce personnage, à la fois sérieux et comique, a tenu trop de place dans notre vie de famille et dans mes souvenirs, pour que je n’en fasse pas une mention particulière.
Il s’appelait François Deschartres, et comme il avait porté le petit collet en qualité de professeur au collége du cardinal Lemoine, il entra chez ma grand’mère avec le costume et le titre d’abbé. Mais, à la révolution, qui vint bientôt chicaner sur toute espèce de titres, l’abbé Deschartres devint prudemment le citoyen Deschartres. Sous l’empire, il fut M. Deschartres, maire du village de Nohant ; sous la restauration, il eût volontiers repris son titre d’abbé, car il n’avait pas varié dans son amour pour les formes du passé. Mais il n’avait jamais été dans les ordres, et d’ailleurs il ne put se délivrer d’un sobriquet que j’avais attaché à son omnicompétence et à son air important : on ne l’appelait plus dès lors que le ''grand homme''.
Il avait été joli garçon, il l’était encore lorsque ma grand’mère se l’attacha : propret, bien rasé, l’œil vif, et le mollet saillant. Enfin, il avait une très bonne tournure de gouverneur. Mais je suis sûre que jamais personne, dans son meilleur temps, n’avait pu le regarder sans rire, tant le mot ''cuistre'' était clairement écrit dans toutes les lignes de son visage et dans tous les mouvemens de sa personne.
Pour être complet, il eût dû être ignare, gourmand et lâche. Mais loin de là, il était fort savant, très sobre et follement courageux. Il avait toutes les grandes qualités de l’âme, jointes à un caractère insupportable et à un contentement de lui-même qui allait jusqu’au délire. Il avait les idées les plus absolues, les manières les plus rudes, le lan-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>gage le plus outrecuidant. Mais quel dévoûment, quel zèle, quelle âme généreuse et sensible ! pauvre ''grand homme !'' comme je t’ai pardonné tes persécutions ! Pardonne-moi de même, dans l’autre vie, tous les mauvais tours que je t’ai joués, toutes les détestables espiègleries par lesquelles je me suis vengée de ton étouffant despotisme : tu m’as appris fort peu de choses, mais il en est une que je te dois et qui m’a bien servi : c’est de réussir, malgré les bouillonnemens de mon indépendance naturelle, à supporter longtemps les caractères les moins supportables et les idées les plus extravagantes.
Ma grand’mère, en lui confiant l’éducation de son fils, ne pressentait point qu’elle faisait emplette du tyran, du sauveur et de l’ami de toute sa vie.
À ses heures de liberté, Deschartres continuait à suivre des cours de physique, de chimie, de médecine et de chirurgie. Il s’attacha beaucoup à M. Desaulx, et devint sous le commandement de cet homme remarquable, un praticien fort habile pour les opérations chirurgicales. Plus tard, lorsqu’il fut le fermier de ma grand’mère et le maire du village, sa science le rendit fort utile au pays, d’autant plus qu’il l’exerçait pour l’amour de Dieu, sans rétribution aucune. Il était de si grand cœur qu’il n’était point de nuit noire et orageuse, point de chaud, de froid ni d’heure indue qui l’empêchassent de courir, souvent fort loin, par des chemins perdus, pour porter du secours dans les chaumières. Son dévoûment et son désintéressement étaient vraiment admirables. Mais comme il fallait qu’il fût ridicule autant que sublime en toutes choses, il poussait l’intégrité de ses fonctions jusqu’à battre ses malades quand ils revenaient guéris lui apporter de l’argent. Il n’entendait pas plus raison sur le chapitre des présens, et je l’ai vu dix fois faire dégringoler l’escalier à de pauvres diables, en les assommant à coups de canards, de dindons et de lièvres<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>apportés par eux en hommage à leur sauveur. Ces braves gens humiliés et maltraités s’en allaient le cœur gros, disant : Est-il méchant, ce brave cher homme ! quelques uns ajoutaient en colère : En voilà un que je tuerais, s’il ne m’avait pas sauvé la vie ! Et Deschartres, de vociférer, du haut de l’escalier, d’une voix de stentor : « Comment, canaille, malappris, buter, misérable ! je t’ai rendu service et tu veux me payer ! Tu ne veux pas être reconnaissant ! Tu veux être quitte envers moi ! Si tu ne te sauves bien vite, je vais te rouer de coups et te mettre pour quinze jours au lit. Et tu seras bien obligé alors de m’envoyer chercher ! »
Malgré ses bienfaits, le pauvre ''grand homme'' était aussi haï qu’estimé, et ses vivacités lui attirèrent parfois de mauvaises rencontres dont il ne se vanta pas. Le paysan berrichon est endurant jusqu’à un certain moment où il fait bon d’y prendre garde.
Mais je vais toujours anticipant sur l’ordre des temps dans ma narration. Qu’on me le pardonne ! Je voulais placer, à propos des études anatomiques de l’abbé Deschartres, une anecdote qui n’est point couleur de rose. Ce sera encore un anachronisme de quelques années ; mais les souvenirs me pressent un peu confusement, me quittent de même, et j’ai peur d’oublier tout à fait ce que je remettrais au lendemain.
Sous la Terreur, bien qu’assidu à veiller sur mon père et sur les intérêts de ma grand’mère, il paraît que sa passion le poussait encore de temps en temps vers les salles d’hôpitaux et d’amphithéâtres de dissection. Il y avait bien assez de drames sanglans dans le monde en ce temps-là, mais l’amour de la science l’empêchait de faire beaucoup de réflexions philosophiques sur les têtes que la guillotine envoyait aux carabins. Un jour cependant il eut une petite émotion qui le dérangea fort de ses observations. Quelques têtes humaines venaient d’être jetées sur une table de la-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>boratoire, avec ce mot d’un élève qui en prenait assez bien son parti : ''Fraîchement coupées !'' On préparait une affreuse chaudière où ces têtes devaient bouillir pour être dépouillées et disséquées ensuite. Deschartres prenait les têtes une à une et allait les y plonger : « C’est la tête d’un curé, dit l’élève en lui passant la dernière, elle est tonsurée. » Deschartres la regarde et reconnaît celle d’un de ses amis qu’il n’avait pas vu depuis quinze jours et qu’il ne savait pas dans les prisons. C’est lui qui m’a raconté cette horrible aventure. « Je ne dis pas un mot : je regardais cette pauvre tête en cheveux blancs ; elle était calme et belle encore, elle avait l’air de me sourire. J’attendis que l’élève eût le dos tourné pour lui donner un baiser sur le front. Puis je la mis dans la chaudière comme les autres et je la disséquai pour moi. Je l’ai gardée quelque temps, mais il vint un moment où cette relique devenait trop dangereuse. Je l’enterrai dans un coin de jardin. Cette rencontre me fit tant de mal que je fus bien longtemps sans pouvoir m’occuper de la science. »
Passons vite à des historiettes plus gaies.
Mon père prenait fort mal ses leçons. Deschartres n’aurait osé le maltraiter, et quoique partisan outré de l’''ancienne méthode'', du martinet et de la férule, l’amour extrême de ma grand’mère pour son fils lui interdisait les moyens efficaces. Il essayait à force de zèle et de ténacité de remplacer ce puissant levier de l’intelligence, selon lui, le fouet ! Il prenait avec lui les leçons d’allemand, de musique, de tout ce qu’il ne pouvait lui enseigner à lui seul, et il se faisait son répétiteur en l’absence des maîtres. Il se consacra même, par dévoûment, à faire des armes, et à lui faire étudier les passes entre les leçons du professeur. Mon père, qui était paresseux et d’une santé languissante à cette époque se réveillait un peu de sa torpeur à la salle d’armes ; mais quand Deschartres s’en mêlait, ce pauvre<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Deschartres qui avait le don de rendre ennuyeuses des choses plus intéressantes, l’enfant bâillait et s’endormait debout.
— Monsieur l’abbé, lui dit-il un jour naïvement et sans malice, est-ce que quand je me battrai pour tout de bon, ça m’amusera davantage ?
— Je ne le crois pas, mon ami, répondit Deschartres ; mais il se trompait. Mon père eut de bonne heure l’amour de la guerre et même la passion des batailles. Jamais il ne se sentait si à l’aise, si calme et si doucement remué intérieurement que dans une charge de cavalerie.
Mais ce futur brave fut d’abord un enfant débile et terriblement gâté. On l’éleva, à la lettre, dans du coton, et comme il fit une maladie de croissance, on lui permit d’en venir à cet état d’indolence, qu’il sonnait un domestique pour lui faire ramasser son crayon ou sa plume. Il en rappela bien, Dieu merci, et l’élan de la France, lorsqu’elle courut aux frontières, le saisit un des premiers, et fit de sa subite transformation un miracle entre mille.
Quand la révolution commença à gronder, ma grand’mère, comme les aristocrates éclairés de son temps, la vit approcher sans terreur. Elle était trop nourrie de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau pour ne pas haïr les abus de la cour. Elle était même des plus ardentes contre la coterie de la reine, et j’ai trouvé des cartons pleins de couplets, de madrigaux et de satires sanglantes contre Marie-Antoinette et ses favoris. Les gens comme il faut copiaient et colportaient ces libelles. Les plus honnêtes sont écrits de la main de ma grand’mère, peut-être quelques-uns sont-ils de sa façon : car c’était du meilleur goût de composer quelque épigramme sur les scandales triomphans, et c’était l’opposition philosophique du moment qui prenait cette forme toute française. Il y en avait vraiment de bien hardies et de bien étranges. On mettait dans la bouche du peuple et on rimait dans l’argot des halles des chansons inouïes sur<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la naissance du Dauphin, sur les dilapidations et les galanteries de l’''Allemande'' ; on menaçait la mère et l’enfant du fouet et du pilori. Et qu’on ne pense pas que ces chansons sortissent du peuple ! Elles descendaient du salon à la rue. J’en ai brûlé de tellement obscènes, que je n’aurais osé les lire jusqu’au bout, et celles-ci, écrites de la main d’abbés que j’avais connus dans mon enfance, et sortant du cerveau de marquis de bonne race, ne m’ont laissé aucun doute sur la haine profonde et l’indignation délirante de l’aristocratie à cette époque. Je crois que le peuple eût pu ne pas s’en mêler, et que, s’il ne s’en fût pas mêlé en effet, la famille de Louis XVI aurait pu avoir le même sort et ne pas prendre rang parmi les martyrs.
Au reste, je regrette fort l’accès de pruderie qui me fit, à vingt ans, brûler la plupart de ces manuscrits. Venant d’une personne aussi chaste, aussi sainte que ma grand’mère, ils me brûlaient les yeux ; j’aurais dû pourtant me dire que c’étaient des documens historiques qui pouvaient avoir une valeur sérieuse. Plusieurs étaient peut-être uniques, ou du moins fort rares. Ceux qui me restent sont connus et ont été cités dans plusieurs ouvrages.
Je crois que ma grand’mère eut une grande admiration pour Necker et ensuite pour Mirabeau. Mais je perds la trace de ses idées politiques à l’époque où la révolution devint pour elle un fait accablant et un désastre personnel.
Entre tous ceux de sa classe, elle était peut-être la personne qui s’attendit le moins à être frappée dans cette grande catastrophe ; et, en fait, en quoi sa conscience pouvait-elle l’avertir qu’elle avait mérité collectivement de subir un châtiment social ? Elle avait adopté la croyance de l’égalité autant qu’il était possible dans sa situation. Elle était à la hauteur de toutes les idées avancées de son temps. Elle acceptait le contrat social avec Rousseau ; elle haïssait la superstition avec Voltaire ; elle aimait même les utopies gé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>néreuses ; le mot de république ne la fâchait point. Par nature, elle était aimante, secourable, affable, et voyait volontiers son égal dans tout homme obscur et malheureux. Que la révolution eût pu se faire sans violence et sans égarement, elle l’eût suivie jusqu’au bout sans regret et sans peur ; car c’était une grande âme, et toute sa vie elle avait aimé et cherché la vérité.
Mais il faut être plus que sincère, plus que juste, pour accepter les convulsions inévitables attachées à un bouleversement immense. Il faut être enthousiaste, aventureux, héroïque, fanatique même du règne de Dieu. Il faut que le ''zèle de sa maison nous dévore'' pour subir l’atteinte et le spectacle des effrayans détails de la crise. Chacun de nous est capable de consentir à une amputation pour sauver sa vie, bien peu peuvent sourire dans la torture.
À mes yeux, la révolution est une des phases actives de la vie évangélique. Vie tumultueuse, sanglante, terrible à certaines heures, pleine de convulsions, de délires et de sanglots. C’est la lutte violente du principe de l’égalité prêché par Jésus, et passant, tantôt comme un flambeau radieux, tantôt comme une torche ardente, de main en main, jusqu’à nos jours, contre le vieux monde païen, qui n’est pas détruit, qui ne le sera pas de longtemps, malgré la mission du Christ et tant d’autres missions divines, malgré tant de bûchers, d’échafauds et de martyrs.
Mais l’histoire du genre humain se complique de tant d’événemens imprévus, bizarres, mystérieux, les voies de la vérité s’embranchent à tant de chemins étranges et abrupts ; les ténèbres se répandent si fréquentes et si épaisses sur ce pélerinage éternel, l’orage y bouleverse si obstinément les jalons de la route, depuis l’inscription laissée sur le sable jusqu’aux Pyramides ; tant de sinistres dispersent et fourvoient les pâles voyageurs, qu’il n’est pas étonnant que nous n’ayons pas encore eu d’histoire vrai bien accré-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>ditée, et que nous flottions dans un labyrinthe d’erreurs. Les événemens d’hier sont aussi obscurs pour nous que les épopées des temps fabuleux, et c’est d’aujourd’hui seulement que des études sérieuses font pénétrer quelque lumière dans ce chaos.
Alors, quoi d’étonnant dans le vertige qui s’empara de tous les esprits à l’heure de cette inextricable mêlée où la France se précipita en 93 ? Lorsque tout alla par représailles, que chacun fut, de fait ou d’intention, tour à tour victime et bourreau, et qu’entre l’oppression subie et l’oppression exercée il n’y eut pas le temps de la réflexion ou la liberté du choix, comment la passion eût-elle pu s’abstraire dans l’action, et l’impartialité dicter des arrêts tranquilles ? Des ames passionnées furent jugées par des ames passionnées, et le genre humain s’écria comme au temps des vieux hussites : « C’est aujourd’hui le temps du deuil, du zèle et de la fureur ».
Quelle foi eût-il donc fallu pour se résoudre joyeusement à être, soit à tort, soit à raison, le martyr du principe ? L’être à tort, par suite d’une de ces fatales méprises que la tourmente rend inévitables, était encore le plus difficile à accepter ; car la foi manquait de lumière suffisante et l’atmosphère sociale était trop troublée pour que le soleil s’y montrât à la conscience individuelle. Toutes les classes de la société étaient pourtant éclairées de ce soleil révolutionnaire jusqu’au jour des états généraux. Marie-Antoinette, la première tête de la contre-révolution de 92, était révolutionnaire dans son intérieur, et pour son profit personnel, en 88, à Trianon, comme Isabelle l’est aujourd’hui sur le trône d’Espagne, comme le serait Victoria d’Angleterre, si elle était forcée de choisir entre l’absolutisme et sa liberté individuelle. La liberté ! tous l’appelaient, tous la voulaient avec passion, avec fureur. Les rois la demandaient pour eux-mêmes aussi bien que le peuple.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Mais vinrent ceux qui la demandaient pour tous, et qui, par suite du choc de tant de passions opposées, ne purent la donner à personne.
Ils le tentèrent. Que Dieu les absolve des moyens qu’ils furent réduits à employer. Ce n’est pas à nous, pour qui ils ont travaillé, à les juger du haut de notre inaction inféconde<ref>1847.</ref>.
Dans cette épopée sanglante, où chaque parti revendique pour lui-même les honneurs et les mérites du martyre, il faut bien reconnaître qu’il y eut, en effet, des martyrs dans les deux camps. Les uns souffrirent pour la cause du passé, les autres pour celle de l’avenir ; d’autres encore, placés à la limite de ces deux principes, souffrirent sans comprendre ce qu’on châtiait en eux. Que la réaction du passé se fût faite, ils eussent été persécutés par les hommes du passé comme ils le furent par les hommes de l’avenir.
C’est dans cette position étrange que se trouva la noble et sincère femme dont je raconte ici l’histoire. Elle n’avait point songé à émigrer, elle continuait à élever son fils et à s’absorber dans cette tâche sacrée.
Elle acceptait même la réduction considérable que la crise publique avait apportée dans ses ressources. Des débris de ce qu’elle appelait les débris de sa fortune première, elle avait acheté environ 300,000 livres la terre de Nohant, peu éloignée de Châteauroux : ses relations et ses habitudes de vie la rattachaient au Berry.
Elle aspirait à se retirer dans cette province paisible, où les passions du moment s’étaient encore peu fait sentir, lorsqu’un événement imprévu vint la frapper.
Elle habitait alors la maison d’un sieur Amonin, payeur de rentes, dont l’appartement, comme presque tous ceux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>occupés à cette époque par les gens aisés, contenait plusieurs cachettes. M. Amonin lui proposa d’enfouir dans un des panneaux de la boiserie une assez grande quantité d’argenterie et de bijoux appartenant tant à lui qu’à elle. En outre, un M. de Villiers y cacha des titres de noblesse.
Mais ces cachettes, habilement pratiquées dans l’épaisseur des murs, ne pouvaient résister à des investigations faites souvent par les ouvriers qui les avaient établies et qui en étaient les premiers délateurs. Le 5 frimaire an II (26 novembre 93), en vertu d’un décret qui prohibait l’enfouissement de ces richesses retirées de la circulation<ref>Voici les termes de ce décret, qui avait pour but de ramener la confiance par la terreur :
<br />
{{em|2}}« Art. 1{{er}}. Tout métal d’or et d’argent monnayé ou non monnayé, les
diamans, bijoux, galons d’or et d’argent, et tous autres meubles
ou effets précieux qu’on aura ''découvert'' ou qu’on découvrira
enfouis dans la terre ou cachés dans les caves, dans l’intérieur
des murs, des combles, parquets ou pavés, âtres ou tuyaux de
cheminées et autres lieux secrets, seront saisis et confisqués au
profit de la République.
<br />
{{em|2}}« Art. 2. Tout dénonciateur qui procurera la découverte de pareils
objets recevra le vingtième de la valeur en
assignats.
<br />
{{em|2}}« Art. 6. L’or et l’argent, vaiselle, bijoux et autres effets
quelconques seront envoyés sur-le-champ, avec les inventaires, au
comité des inspecteurs de la ville, qui fera passer sans délai les
espèces monnayées à la trésorerie nationale, et l’argenterie à la
Monnaie.
<br />
{{em|2}}« À l’égard des bijoux, meubles et autres effets, ils seront vendus
à l’enchère, à la diligence du même comité, qui en fera passer le
produit à la trésorerie, et en rendra compte à la Convention
nationale ». (23 brumaire an II.)</ref>,
une descente fut faite dans la maison du sieur Amonin. Un expert menuisier sonda les lambris, et par suite tout fut découvert : ma grand’mère fut arrêtée et incarcérée dans le couvent des Anglaises, rue des Fossés-Saint-Victor, qui avait été converti en maison d’arrêt<ref>Elle avait passé dans ce même couvent une grande partie de sa retraite volontaire, avant d’épouser son second mari.</ref>. Les scellés furent apposés chez elle, et les objets confisqués confiés, ainsi que<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>l’appartement, à la garde du citoyen Leblanc, caporal. On permit au jeune Maurice (mon père) d’habiter son appartement, et qui était, comme on dit, sous une autre clef et que Deschartres occupait aussi.
M. Dupin, alors âgé de quinze ans à peine, fut frappé de cette séparation comme d’un coup de massue. Il ne s’était attendu à rien de semblable, lui qu’on avait aussi nourri de Voltaire et de J.-J. Rousseau. On lui cacha la gravité des circonstances, et le brave Deschartres renferma ses inquiétudes : mais ce dernier sentit que madame Dupin était perdue, s’il ne venait à bout d’une entreprise qu’il conçut sans hésiter et qu’il exécuta avec autant de bonheur que de courage.
Il savait bien que les objets les plus compromettants parmi tous ceux enfouis dans les boiseries de sa maison avaient échappé aux premières recherches. Ces objets, c’étaient des papiers, des titres et des lettres constatant que ma grand-mère avait contribué à un prêt volontaire secrètement effectué en faveur du comte d’Artois, alors émigré, depuis roi de France, Charles X. Quels motifs ou quelles influences la portèrent à cette action, je l’ignore, peut-être un commencement de réaction contre les idées révolutionnaires qu’elle avait suivies énergiquement jusqu’à la prise de la Bastille. Peut-être s’était-elle laissé entraîner par des conseils exaltés ou par un secret sentiment d’orgueil du sang. Car enfin, malgré la barre de bâtardise, elle était la cousine de Louis XVI et de ses frères, et elle crut devoir l’aumône à ces princes, qui l’avaient pourtant laissée dans la misère après la mort de la dauphine. Dans sa pensée, je crois que ce ne fut point autre chose, et cette somme de 75,000 livres qui, dans sa situation, avait été pour elle un sacrifice sérieux, ne représentait point pour elle, comme pour tant d’autres, un fonds placé sur les faveurs et les récompenses de l’avenir. Dès cette époque, au contraire, elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>regardait la cause des princes comme perdue ; elle n’avait de sympathie, d’estime, ni pour le caractère fourbe de ''Monsieur'' (Louis XVIII), ni pour la vie honteuse et débauchée du futur Charles X. Elle me parla de cette triste famille au moment de la chute de Napoléon, et je me rappelle parfaitement ce qu’elle m’en dit. Mais n’anticipons pas sur les événements. Je dirai seulement que jamais la pensée ne lui vint de profiter de la Restauration pour réclamer son argent aux Bourbons et pour se faire indemniser d’un service qui avait failli la conduire à la guillotine.
Soit que ces papiers fussent cachés dans une cavité particulière qu’on n’avait pas sondée, soit que, mêlés à ceux de M. de Villiers, ils eussent échappé à un premier examen des commissaires, Deschartres était certain qu’il n’en avait point été fait mention dans le procès-verbal, et il s’agissait de les soustraire au nouvel examen qui devait avoir lieu à la levée des scellés.
C’était risquer sa liberté et sa vie. Deschartres n’hésita pas.
Mais pour bien faire comprendre la gravité de cette résolution dans de pareilles circonstances, il est bon de citer le procès-verbal de la découverte des objets suspects. C’est un détail qui a sa couleur et dont je transcrirai fidèlement le style et l’orthographe.
« Comités révolutionnaires réunis des sections de Bon Conseil et Bondy. »
« Ce jourd’hui cinq frimaire, l’an deux de la république une et indivisible et impérissable, nous Jean-François Posset et François Mary, commissaires du comité révolutionnaire de la section de Bon Conseil, nous sommes transportés au comité révolutionnaire de la section de Bondy, à l’effet de requérir les membres dudit comité de se transporter avec nous au domicil du citoyen Amonin, payeur de rentes, demeurant rue Nicolas n° 12, et de ce sont venus avec nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>le citoyen Christophe et Gérôme, membres du comité de la section de Bondy, et Filoy, idem, ou nous sommes transportés au domicil ci-dessus ou nous sommes entrés, et sommes montés au deuxième étage et sommes entrés dans un appartement et de la dans un cabinet de toilette ou il y a trois pas à descendre accompagnés de la citoyenne Amonin, son mari ni étant pas, ou l’avons interpellée de nous déclarer s’il n’y avait rien de caché chès elle nous a déclaré n’en sçavoir rien. Et delà la ditte Amonin, s’est trouvée mal et hors de raison. De suitte avons continué notre perquisition et avons sommé le citoyen Villiers étant dans la ditte maison, demeurant rue Montmartre n° 21 section de Brutus, d’être témoin à nos perquisitions ce qu’il a fait ainsi que le citoyen Gondois idem de la dite maison, et delà avons procédé à l’ouverture par les talens du citoyen Tartey demeurant rue du faubourg Saint-Martin, n° 90, et de plus en présence du citoyen Froc portier de la ditte maison, tous assistans à l’ouverture du lambri donnant dans une armoire en face de la porte à droite. Et de suite avons fait une ouverture à l’effet de découvrir ce qu’il y avait dans le dit lambri, et de suitte ouverture faite toujours assistés comme dessus avons fait la découverte d’une quantité d’argenterie et plusieurs coffres et différens papiers, et de suite en avons fait l’inventaire en présence de tous les dénommés cidessus. — 1° une épée montée en acier taillé, 2º une espingolle, 3º une boîte en maroquin contenant cuillères, pelles à sucre, à moutarde en vermeil et toutes les armoiries, etc.
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Suit l’inventaire détaillé portant toujours la désignation des pièces et bijoux ''armoriés'', car c’était là un des principaux griefs, comme chacun sait.
{{...|25}}
« Et de suitte le citoyen Amonin est arrivé et l’avons<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sommé de rester avec nous pour être présent de la suitte du procès-verbal.
« Et, de suitte, avons sommé le dit Amonin de nous déclarer le contenu d’un paquet de papiers enveloppé dans un linge blanc et sur lequel il y avait un cachet.
« Et de suitte, nous avons fait lecture de différentes lettres à l’adresse du citoyen de Villiers, employé à l’assemblée nationale constituante, le quel citoyen de Villiers, dénommé comme présent au procès-verbal en l’absence du citoyen Amonin, nous a déclaré lui appartenir ainsi que la correspondance que nous avons trouvée enveloppée dans le linge blanc et le dit citoyen Amonin nous a déclaré ne pas sçavoir qu’ils étaient là, et n’en pas avoir connaissance dont le citoyen de Villiers est convenu. De suite avons interpellé le citoyen Amonin de nous déclarer depuis quand la ditte argenterie et bijoux étaient enfouis, a répondu qu’ils y étaient à l’époque de la fuite du cidevant roy pour Varenne.
« À lui demandé si la ditte argenterie et bijoux lui appartenaient, a répondu qu’une partie lui appartenait, et l’autre partie à la citoyenne Dupin demeurant au premier au-dessous de lui.
« De suitte avons fait comparaitre la citoyenne Dupin à l’effet de nous remettre la notte de l’argenterie qui se trouvait enfouie chez le sieur Amonin, ce que la citoyenne a fait à l’instant… Et de suitte nous avons passé à la vérification des lettres et de leur contenu, en présence toujours du citoyen Villiers, lesquelles lettres vériffiées avons trouvé des copies de lettres de noblesse et armoiries que nous avons mis sous les scellés par un cachet en cœur barré, et un cachet formant la clef de montre d’un dit commissaire, le tout enfermé dans une feuille de papier blanc, pour les dites lettres être examinées par le comité de sureté générale pour par eux en être ordonné ce qu’il appartiendra. Et de suitte avons saisi comme il appert par le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>présent procès-verbal toutes les dittes argenteries et bijoux, pour aux termes de la loi en être ordonné ce qu’il appartiendra, et avons clos le présent procès-verbal le six frimaire à deux heures. »
D’où résulte que ces perquisitions s’opéraient particulièrement la nuit et comme par surprise, car ce procès-verbal est commencé le 5 et terminé le 6, à deux heures du matin. Séance tenante, les commissaires décretent d’arrestation M. de Villiers, dont le délit leur paraît apparemment le plus considérable, et ne statuent rien sur madame Dupin ni sur M. Amonin son complice, sinon que les scellés sont apposés sur les malles, coffres et boîtes de bijoux et d’argenterie, « pour être, dans le jour, transportés à la Convention nationale, et laissés en attendant sous la garde et responsabilité du citoyen Leblanc, caporal, pour être par lui représentés sains et entiers à la première réquisition, et a déclaré ne savoir signer ».
Il paraît qu’on ne s’émut pas beaucoup d’abord de l’événement dans la maison, ou qu’on crut le danger passé ; à vrai dire, la confiscation faite, avec espoir de restitution (car on prenait avec soin la note des objets saisis, et une bonne partie fut rendue intacte, ainsi qu’il paraît dans des notes de la main de Deschartres aux marges de l’inventaire contenu dans le procès-verbal), le délit d’enfouissement n’était pas bien constaté de la part de madame Dupin. Elle avait confié ou prêté les objets saisis à M. Amonin, qui avait jugé à propos de les cacher. Tel était son système de défense, et l’on ne croyait pas encore alors que les choses en viendraient au point où il n’y aurait pas de défense possible. Le fait est qu’on eut l’imprudence de laisser les dangereux papiers dont j’ai parlé plus haut dans un meuble du second entresol, dont il va être question tout à l’heure.
Le 13 frimaire, c’est-à-dire sept jours après la première<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>perquisition chez Amonin, seconde descente dans la même maison, et cette fois dans l’appartement de ma grand’mère décrétée d’arrestation. Nouveau procès-verbal plus laconique et moins fleuri que le premier.
« Le treizième de frimaire, l’an second de la république française une et indivisible, nous, membres du comité de surveillance de la section de Bondy, en vertüe de la loy et d’une arretté dudit comitté, en datte du onze frimaire, portant que les scellées serons apposé chez Marie Orrore, veuve Dupin : et la ditte citoyenne mise en état d’arrestations. À cette effet, nous nous sommes transportés dans son domicile rüe St-Nicolas n° 12. Sommes monté au 1{{er}} étage, la porte à gauche, i étant avont fait part à la ditte de notre missions, et avons apposées les scellées sur les croisées et porte du dit appartement, ainsi que sur la porte d’entrée donnans sur les caillée au nombre de dix : lesquelles scellées avons laissée à la garde de Charles Froc, portier de la ditte maison, qui les a reconnue après lecture à lui donné.
« Et de suite, nous sommes transportés en la porte en face, sur le dit paillée occupée par le citoyen Maurice François Dupin, fils de la dite veuve Dupin, et par le citoyen Deschartre instituteur. Aprais vériffications faite des papiers desdits citoyen, nous n’avons rien trouvé contraire aux intérest de la republique, etc. »
Voilà donc ma grand’mère arrêtée et Deschartres chargé de son salut : car, au moment d’être emmenée aux Anglaises, elle avait eu le temps de lui dire où étaient ces maudits papiers dont elle avait négligé de se défaire. Elle avait, en outre, une foule de lettres qui attestaient ses relations avec des émigrés, relations fort innocences à coup sûr, de sa part, mais qui pouvaient lui être imputées à crime d’État et à trahison envers la république.
Le dernier procès-verbal que j’ai cité, et Dieu sait avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>quel mépris et quelle indignation le puriste Deschartres traitait dans son âme des actes rédigés en si mauvais français, ce procès-verbal, dont chaque faute d’orthographe lui donnait la chair de poule, ne constate pas l’existence d’un petit entresol situé au-dessus du premier et qui dépendait de l’appartement de ma grand’mère. On y montait par un escalier dérobé qui partait d’un cabinet de toilette.
Les scellés avaient été apposés sur les portes et sur les fenêtres de cet entresol, et c’est là qu’il fallait aller chercher les papiers. Donc, il fallait rompre trois scellés avant d’y entrer : celui de la porte du premier donnant sur l’escalier de la maison, celui de la porte du cabinet de toilette ouvrant sur l’escalier dérobé, et celui de la porte de l’entresol au haut de ce même escalier. La loge du citoyen portier, républicain très farouche, était située positivement au-dessous de l’appartement de ma grand’mère, et le caporal Leblanc, citoyen incorruptible, préposé à la garde des scellés du second étage, couchait sur un lit de sangle dans un cabinet voisin de l’appartement de M. Amonin, c’est-à-dire positivement au-dessus de l’entresol. Il était là, armé jusqu’aux dents, ayant consigne de faire feu sur quiconque s’introduirait dans l’un ou l’autre appartement. Et le citoyen Froc, qui, bien que portier, avait le sommeil fort léger, disposait d’une sonnette placée ''ad hoc'' à la fenêtre du caporal, et dont il n’avait qu’à tirer la corde pour le réveiller en cas d’alarme.
L’entreprise était donc insensée de la part d’un homme qui n’avait pas, dans l’art de crocheter les portes et de s’introduire sans bruit, les hautes connaissances qu’à force d’études spéciales et sérieuses acquièrent MM. les voleurs. Mais le dévouement fait des miracles. Deschartres se munit de tout ce qui était nécessaire, et attendit que tout le monde fût couché. Il était déjà deux heures du matin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>quand la maison fut silencieuse. Alors il se lève, s’habille sans bruit, emplit ses poches de tous les instrumens qu’il s’est procurés, non sans danger. Il enlève le premier scellé, puis le second, puis le troisième. Le voilà à l’entresol, il s’agit d’ouvrir un meuble en marqueterie qui sert de casier et de dépouiller vingt-neuf cartons remplis de papiers ; car ma grand’mère n’a pas su dire où sont ceux qui la compromettent.
Il ne se décourage pas : le voilà examinant, triant, brûlant. Trois heures sonnent, rien ne bouge… mais si ! des pas légers font crier faiblement le parquet dans le salon du premier, c’est peut-être Nérina, la chienne favorite de la prisonnière, qui couche auprès du lit de Deschartres et qui l’aura suivi. Car force lui a été, à tout événement, de laisser les portes ouvertes derrière lui ; c’est le portier qui a les clés, et Deschartres s’est introduit à l’aide d’un rossignol.
Quand on écoute attentivement avec le cœur qui bondit dans la poitrine et le sang qui vous tinte dans les oreilles, il y a un moment où l’on n’entend plus rien. Le pauvre Deschartres reste pétrifié, immobile ; car, ou l’on monte l’escalier de l’entresol, ou il a le cauchemar ; et ce n’est pas Nérina, ce sont des pas humains. On approche avec précaution ; Deschartres s’était muni d’un pistolet, il l’arme, il va droit à la porte du petit escalier… mais il laisse retomber son bras déjà élevé à hauteur d’homme, car celui qui vient le rejoindre, c’est mon père, c’est Maurice, son élève chéri.
L’enfant, auquel il a vainement caché son projet, l’a deviné, épié ; il vient l’aider. Deschartres, épouvanté de lui voir partager un péril effroyable, veut parler, le renvoyer. Maurice lui pose sa main sur la bouche. Deschartres comprend que le moindre bruit, un mot échangé, peuvent les perdre l’un et l’autre, et la contenance de l’enfant lui prouve bien d’ailleurs qu’il ne cédera pas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Alors tous deux, dans le plus complet silence, se mettent à l’œuvre. L’examen des papiers continue et marche rapidement ; on brûle à mesure ; mais quoi ! quatre heures sonnent : il faudra plus d’une heure pour refermer les portes et replacer les scellés. La moitié de la besogne n’est pas faite, et à cinq heures le citoyen Leblanc est invariablement debout.
Il n’y a pas à hésiter. Maurice fait comprendre à son ami, par signes, qu’il faudra revenir la nuit suivante. D’ailleurs cette malheureuse petite Nérina, qu’il a eu soin d’enfermer dans sa chambre, et qui s’ennuie d’être seule, commence à gémir et à hurler. On referme tout, on laisse les scellés brisés dans l’intérieur, et on se contente de réparer celui de l’entrée principale qui donne sur le grand escalier. Mon père tient la bougie et présente la cire. Deschartres, qui a pris l’empreinte des cachets, se tire de l’opération avec la prestesse et la dextérité d’un homme qui a fait des opérations chirurgicales autrement délicates. Ils rentrent chez eux et se recouchent tranquilles pour eux-mêmes, mais non pas rassurés sur le succès de leur entreprise ; car on peut venir dans la journée pour lever les scellés à l’improviste, et tout est resté en désordre dans l’appartement. D’ailleurs les principales pièces de culpabilité n’ont pas encore été retrouvées et anéanties.
Heureusement cette terrible journée d’attente s’écoula sans catastrophe. Mon père porta Nérina chez un ami, Deschartres acheta pour mon père des pantoufles de lisière, graissa les portes de leur appartement, mit en ordre ses instrumens, et n’essaya pas de changer l’héroïque résolution de son élève. Lorsqu’il me racontait cette histoire, vingt-cinq ans plus tard : « Je savais bien, disait-il, que si nous étions surpris, madame Dupin ne me pardonnerait jamais d’avoir laissé son fils se précipiter dans un pareil danger : mais avais-je le droit d’empêcher un bon fils<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>d’exposer sa vie pour sauver celle de sa mère ? Cela eût été contraire à tout principe de saine éducation, et j’étais gouverneur avant tout ».
La nuit suivante ils eurent plus de temps. Les gardiens se couchèrent de meilleure heure : ils purent commencer leurs opérations une heure plus tôt. Les papiers furent retrouvés et réduits en cendre, puis on rassembla ces cendres légères dans une boîte que l’on referma avec soin et que l’on emporta pour la faire disparaître le lendemain. Tous les cartons visités et purgés, on brisa plusieurs bijoux et cachets armoriés : on enleva même des écussons sur la couverture des livres de luxe. Enfin, la besogne terminée, tous les scellés furent replacés, les empreintes restituées en perfection ; les bandes de papier reparurent intactes, les portes furent refermées sans bruit, et les deux complices, après avoir accompli une action généreuse avec tout le mystère et toute l’émotion qui accompagnent la perpétration des crimes, se retirèrent dans leur appartement à l’heure voulue. Là, ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre, et, sans se rien dire, mêlèrent des larmes de joie. Ils croyaient avoir sauvé ma grand’mère ; mais ils devaient vivre encore longtemps sous le coup de l’épouvante ; car sa détention se prolongea jusqu’après la catastrophe du 9 thermidor, et, jusque-là, les tribunaux révolutionnaires devinrent chaque jour plus ombrageux et plus terribles.
Le 16 nivôse, c’est-à-dire environ un mois après, madame Dupin fut extraite de la maison d’arrêt et amenée dans son appartement sous la garde du citoyen Philidor, commissaire fort humain et qui se montra de plus en plus disposé en sa faveur. Le procès-verbal, rédigé sous ses yeux et signé de lui, atteste que les scellés furent retrouvés intacts. Le citoyen portier n’y eût pas mis de complaisance, donc il est à croire qu’aucun indice ne trahit l’effraction.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Que je dise en passant, car je ne veux point oublier cela, que le brave Deschartres ne m’a jamais raconté cette histoire que pressé par mes questions ; et encore la racontait-il assez mal, et n’ai-je jamais bien su les détails que par ma grand’mère. Pourtant je n’ai jamais connu de narrateur plus prolixe, plus pointilleux, plus pédant, plus vain de son rôle dans les petites choses, et plus complaisant à se faire écouter que cet honnête homme. Il ne se faisait point faute de raconter chaque soir une série d’anecdotes et de traits de sa vie que je connaissais si bien, que je le reprenais quand il se trompait d’un mot. Mais il était comme ceux de sa trempe, qui ne savent point par où ils sont grands : et, quand il s’agissait de montrer les côtés héroïques de son caractère, lui qui avait pour des puérilités des prétentions vraiment burlesques, il était aussi naïf qu’un enfant, aussi humble qu’un vrai chrétien.
Ma grand’mère n’avait été extraite de la prison que pour assister à la levée des scellés et à l’examen de ses papiers. On n’y trouva, bien entendu, rien de contraire aux ''intérêts de la république'', bien que cet examen durât neuf heures. Ce fut un jour de joie pour elle et pour son fils, parce qu’ils purent le passer ensemble. Leur mutuelle tendresse toucha beaucoup les commissaires, et surtout Philidor, lequel Philidor était, si j’ai bonne mémoire, un ex-perruquier, très bon patriote et honnête homme. Il prit surtout mon père en grande amitié et ne cessa de faire des démarches pour que ma grand’mère fût mise en jugement, avec l’espoir qu’elle serait acquittée. Mais ses démarches n’eurent de succès qu’à l’époque de la réaction.
Le soir du 16 nivôse, il reconduisit sa prisonnière aux Anglaises, et elle y resta jusqu’au 4 fructidor (22 août 1794). Pendant quelque temps, mon père put voir sa mère un instant chaque jour au parloir des Anglaises. Il attendait ce bienheureux instant dans le cloître, par un froid gla-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cial, et Dieu sait qu’il fait froid dans ce cloître, que j’ai arpenté dans tous les sens durant trois ans de ma vie, car j’ai été élevée dans ce même couvent. Il l’attendait souvent durant plusieurs heures, vu que, dans les commencemens surtout, les consignes changeaient chaque jour selon le caprice des concierges, et peut-être suivant le vœu du gouvernement révolutionnaire, qui craignait les communications trop fréquentes et trop faciles entre les détenus et leurs parens. En d’autres temps, l’enfant mince et débile eût pris là une fluxion de poitrine. Mais les vives émotions nous font une autre santé, une autre organisation. Il n’eut pas seulement un rhume, et apprit bien vite à ne plus ''s’écouter'', à ne plus se plaindre à sa mère de ses petites souffrances et de ses moindres contrariétés, comme il avait eu coutume de le faire. Il devint tout d’un coup ce qu’il devait être toujours, et l’enfant gâté disparut pour ne plus reparaître. Lorsqu’il voyait arriver à la grille sa pauvre mère toute pâle, toute effrayée du temps qu’il avait passé à l’attendre, toute prête à fondre en larmes en touchant ses mains froides, et à le conjurer de ne plus venir plutôt que de s’exposer à ces souffrances, il était honteux de la mollesse dans laquelle il s’était laissé bercer ; il se reprochait d’avoir consenti à ce développement extrême de sollicitude, et, connaissant enfin par lui-même ce que c’est que de trembler et de souffrir pour ce qu’on aime, il niait qu’il eût attendu, il assurait qu’il n’avait pas eu froid, et, par un effort de sa volonté, il arrivait réellement à ne plus sentir le froid.
Ses études étaient bien interrompues ; il n’était plus question de maîtres de musique, de danse et d’escrime. Le bon Deschartres lui-même, qui aimait tant à enseigner, n’avait pas plus le cœur à donner ses leçons que l’élève à les prendre ; mais cette éducation-là en valait bien une autre, et le temps qui formait le cœur et la conscience de l’homme n’était pas perdu pour l’enfant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>{{tiret2|ma|ternelle}} qui les avait élevées, et qui était bonne et pieuse. Je ne pense pas que la révolution les ruina. Elles n’avaient rien à perdre, mais elles y souffrirent, comme tout le peuple, de la rareté et de la cherté du pain. Cette grand’mère était royaliste, Dieu sait pourquoi, et entretenait ses deux petites-filles dans l’horreur de la révolution. Le fait est qu’elles n’y comprenaient goutte, et qu’un beau matin on vint prendre l’aînée, qui avait alors quinze ou seize ans et qui s’appelait Sophie-Victoire (et même Antoinette, comme la reine de France), pour l’habiller tout de blanc, la poudrer, la couronner de roses et la mener à l’hôtel de ville. Elle ne savait pas elle-même ce que cela signifiait : mais les notables plébéiens du quartier, tout fraîchement revenus de la Bastille et de Versailles, lui dirent : « Petite citoyenne, tu es la plus jolie fille du district, on va te faire brave, voilà le citoyen Collot-d’Herbois, acteur du Théâtre-Français, qui va t’apprendre un compliment en vers avec les gestes ; voici une couronne de fleurs ; nous te conduirons à l’hôtel de ville, tu présenteras ces fleurs et diras ce compliment aux citoyens Bailly et La Fayette, et tu auras bien mérité de la patrie. »
Victoire s’en fut gaîment remplir son rôle au milieu d’un chœur d’autres jolies filles, moins gracieuses qu’elle apparemment, car elles n’avaient rien à dire ni à présenter aux héros du jour, elles n’étaient là que pour le coup d’œil.
La mère Cloquart (la bonne maman de Victoire) suivit sa petite-fille avec Lucie, la sœur cadette, et toutes deux bien joyeuses et bien fières, se faufilant dans une foule immense, réussirent à entrer à l’hôtel de ville et à voir avec quelle grâce la perle du district débitait son compliment et présentait sa couronne. M. de La Fayette en fut tout ému, et prenant la couronne, il la plaça galamment et paternellement sur la tête de Victoire en lui disant :<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>« Aimable enfant, ces fleurs conviennent à votre visage plus qu’au mien. » On applaudit, on prit place à un banquet offert à La Fayette et à Bailly. Des danses se formèrent autour des tables, les belles jeunes filles des districts y furent entraînées ; la foule devint si compacte et si bruyante, que la bonne mère Cloquart et la petite Lucie, perdant de vue la triomphante Victoire, n’espérant plus la rejoindre et craignant d’être étouffées, sortirent sur la place pour l’attendre ; mais la foule les en chassa. Les cris d’enthousiasme leur firent peur. Maman Cloquart n’était pas brave : elle crut que Paris allait s’écrouler sur elle, et elle se sauva avec Lucie, pleurant, et criant que Victoire serait étouffée ou massacrée dans cette gigantesque farandole.
Ce ne fut que vers le soir que Victoire revint les trouver dans leur pauvre petite demeure, escortée d’une bande de patriotes des deux sexes, qui l’avaient si bien protégée et respectée, que sa robe blanche n’était pas seulement chiffonnée.
À quel événement politique se rattache cette fête donnée à l’hôtel de ville ? Je n’en sais rien. Ni ma mère ni ma tante n’ont jamais pu me le dire ; probablement qu’en y jouant un rôle elles n’en savaient rien non plus. Autant que je puis le présumer, ce fut lorsque Lafayette vint annoncer à la commune que le roi était décidé à revenir dans sa bonne ville de Paris.
Probablement à cette époque les petites citoyennes Delaborde trouvèrent la révolution charmante. Mais plus tard elles virent passer une belle tête ornée de longs cheveux blonds au bout d’une pique, c’était celle de la malheureuse princesse de Lamballe. Ce spectacle leur fit une impression épouvantable, et elles ne jugèrent plus la révolution qu’à travers cette horrible apparition.
Elles étaient alors si pauvres que Lucie travaillait à l’aiguille, et que Victoire était comparse dans un petit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>théâtre. Ma tante a nié depuis ce dernier fait, et, comme elle était la franchise même, elle l’a nié certainement de bonne foi. Il est possible qu’elle l’ait ignoré ; car, dans cet orage où elles étaient emportées comme deux pauvres petites feuilles qui tournoient sans savoir où elles sont, dans cette confusion de malheurs, d’épouvantes et d’émotions incomprises, si violentes parfois, qu’elles avaient, à certaines époques, tout à fait détruit le sens de la mémoire chez ma mère, il est possible que les deux sœurs se soient perdues de vue pendant un certain temps. Il est possible qu’ensuite Victoire, craignant les reproches de la grand’mère, qui était dévote, et l’effroi de Lucie, qui était prudente et laborieuse, n’ait pas osé avouer à quelles extrémités la misère ou l’imprévoyance de son âge l’avaient réduite. Mais le fait est certain, parce que Victoire, ma mère, me l’a dit, et dans des circonstances que je n’oublierai jamais : je raconterai cela en son lieu, mais je dois prier le lecteur de ne rien préjuger avant ma conclusion.
Je ne sais à quel endroit il arriva à ma mère, sous la Terreur, de chanter une chanson séditieuse contre la république. Le lendemain on vint faire une perquisition chez elle, on y trouva cette chanson manuscrite qui lui avait été donnée par un certain abbé Borel. La chanson était séditieuse en effet ; mais elle n’en avait chanté qu’un seul couplet qui l’était fort peu. Elle fut arrêtée sur-le-champ avec sa sœur Lucie (Dieu sait pourquoi !) et incarcérée d’abord à la prison de la Bourbe, et puis dans une autre, et puis transférée enfin aux Anglaises, où elle était probablement à la même époque que ma grand’mère.
Ainsi deux pauvres petites filles du peuple étaient là, ni plus ni moins que les dames les plus qualifiées de la cour, et de la ville. Mademoiselle Comtat y était aussi, et la supérieure des religieuses anglaises, madame Canning, s’était intimement liée avec elle. Cette célèbre actrice avait<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>des accès de piété tendre et exaltée. Elle ne rencontrait jamais madame Canning dans les cloîtres sans se mettre à genoux devant elle et lui demander sa bénédiction. La bonne religieuse, qui était pleine d’esprit et de savoir-vivre, la consolait et la fortifiait contre les terreurs de la mort, l’emmenait dans sa cellule et la prêchait sans l’épouvanter, trouvant en elle une belle et bonne âme où rien ne la scandalisait. C’est elle-même qui a raconté cela à ma grand’mère devant moi, lorsque j’étais au couvent, et qu’au parloir elles repassaient ensemble les souvenirs de cette étrange époque.
Au milieu d’un si grand nombre de détenues souvent renouvelées par le ''départ''<ref>''Départ'' signifiait là alors la guillotine.</ref> des unes et l’arrestation des autres, si Marie-Aurore de Saxe et Victoire Delaborde ne se remarquèrent pas, il n’y a rien d’étonnant. Le fait est que leurs souvenirs mutuels ne datèrent point de cette époque. Mais qu’on me laisse faire ici un aperçu de roman. Je suppose que Maurice se promenât dans le cloître, tout transi et battant la semelle contre le mur en attendant l’heure d’embrasser sa mère ; je suppose aussi que Victoire errât dans le cloître et remarquât ce bel enfant ; elle qui avait déjà dix-neuf ans ; elle eût dit, si on lui eût appris que c’était là le petit-fils du maréchal de Saxe : — « Il est joli garçon : quant au maréchal de Saxe, je ne le connais pas. » — Et je suppose encore qu’on eût dit à Maurice : « Vois cette pauvre jolie fille qui n’a jamais entendu parler de ton aïeul, et dont le père vendait des oisillons en cage, c’est ta future femme… » je ne sais ce qu’il eût répondu alors ; mais voilà le roman engagé.
Qu’on n’y croie pas, pourtant. Il est possible qu’ils ne se soient jamais rencontrés dans ce cloître, et il n’est pourtant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pas impossible qu’ils s’y soient regardés et salués en passant, ne fût-ce qu’une fois. La jeune fille n’aurait pas fait grande attention à un écolier ; le jeune homme, tout préoccupé de ses chagrins personnels, l’aura peut-être vue, mais il l’aura oubliée l’instant d’après. Le fait est qu’ils ne se sont souvenus de cette rencontre ni l’un ni l’autre lorsqu’ils ont fait connaissance en Italie, dans une autre tempête, plusieurs années après.
Ici l’existence de ma mère disparaît entièrement pour moi, comme elle avait disparu pour elle-même dans ses souvenirs. Elle savait seulement qu’elle était sortie de prison comme elle y était entrée, sans comprendre comment et pourquoi. La grand’mère Cloquart n’ayant pas entendu parler de ses petites-filles depuis plus d’un an les avait crues mortes. Elle était bien affaiblie quand elle les vit reparaître devant elle ; car au lieu de se jeter d’abord dans leurs bras, elle eut peur et les prit pour deux spectres.
Je reprendrai leur histoire où il me sera possible de la retrouver. Je retourne à celle de mon père, que, grâce à ces lettres, je perds rarement de vue.
Les rapides entrevues qui servaient de consolation à la mère et au fils furent brusquement interrompues. Le gouvernement révolutionnaire prit une mesure de rigueur contre les proches parens des détenus, en les exilant hors de l’enceinte de Paris et en leur interdisant d’y mettre les pieds jusqu’à nouvel ordre. Mon père alla s’établir à Passy avec Deschartres, et il y passa plusieurs mois.
Cette seconde séparation fut plus déchirante encore que la première. Elle était plus absolue, elle détruisait le peu d’espérances qu’on avait pu conserver. Ma grand’mère en fut navrée, mais elle réussit à cacher à son fils l’angoisse qu’elle éprouva en l’embrassant avec la pensée que c’était pour la dernière fois.
Quant à lui, il n’eut point des pressentimens aussi<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sombres, mais il fut accablé. Ce pauvre enfant n’avait jamais quitté sa mère, il n’avait jamais connu, jamais prévu la douleur. Il était beau comme une fleur chaste et doux comme une jeune fille. Il avait seize ans, sa santé était encore délicate, son âme exquise. À cet âge, un garçon élevé par une tendre mère est un être à part dans la création. Il n’appartient pour ainsi dire à aucun sexe ; ses pensées sont pures comme celles d’un ange ; il n’a point cette puérile coquetterie, cette curiosité inquiète, cette personnalité ombrageuse qui tourmentent souvent le premier développement de la femme. Il aime sa mère comme la fille ne l’aime point et ne pourra jamais l’aimer. Noyé dans le bonheur d’être chéri sans partage et choyé avec adoration, cette mère est pour lui l’objet d’une sorte de culte. C’est de l’amour, moins les orages et les fautes où plus tard l’entraînera l’amour d’une autre femme. Oui, c’est l’amour idéal, et il n’a qu’un moment dans la vie de l’homme. La veille il ne s’en rendait pas encore compte et vivait dans l’engourdissement d’un doux instinct ; le lendemain déjà ce sera un amour troublé ou distrait par d’autres passions, ou en lutte peut-être avec l’attrait dominateur de l’amante.
Un monde d’émotions nouvelles se révélera alors à ses yeux éblouis ; mais s’il est capable d’aimer ardemment et noblement cette nouvelle idole, c’est qu’il aura fait avec sa mère le saint apprentissage de l’amour vrai.
Je trouve que les poètes et les romanciers n’ont pas assez connu ce sujet d’observation, cette source de poésie qu’offre ce moment rapide et unique dans la vie de l’homme. Il est vrai que, dans notre triste monde actuel, l’adolescent n’existe pas, ou c’est un être élevé d’une manière exceptionnelle. Celui que nous voyons tous les jours est un collégien mal peigné, assez mal appris, infecté de quelque vice grossier qui a déjà détruit dans son être la sainteté du premier idéal. Ou si, par miracle, le pauvre enfant a échappé<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>à cette peste des écoles, il est impossible qu’il ait conservé la chasteté de l’imagination et la sainte ignorance de son âge. En outre, il nourrit une haine sournoise contre les camarades qui ont voulu l’égarer, ou contre les geôliers qui l’oppriment. Il est laid, même lorsque la nature l’a fait beau ; il porte un vilain habit, il a l’air honteux et ne vous regarde point en face. Il dévore en secret de mauvais livres, et pourtant la vue d’une femme lui fait peur. Les caresses de sa mère le font rougir. On dirait qu’il s’en reconnaît indigne. Les plus belles langues du monde, les plus grands poèmes de l’humanité, ne sont pour lui qu’un sujet de lassitude, de révolte et de dégoût ; nourri, brutalement et sans intelligence, des plus purs alimens, il a le goût dépravé et n’aspire qu’au mauvais. Il lui faudra des années pour perdre les fruits de cette détestable éducation, pour apprendre sa langue en étudiant le latin qu’il sait mal et le grec qu’il ne sait pas du tout, pour former son goût, pour avoir une idée juste de l’histoire, pour perdre ce cachet de laideur qu’une enfance chagrine et l’abrutissement de l’esclavage ont imprimé sur son front, pour regarder franchement et porter haut la tête. C’est alors seulement qu’il aimera sa mère ; mais déjà les passions s’emparent de lui, et il n’aura jamais connu cet amour angélique dont je parlais tout à l’heure et qui est comme une pause pour l’âme de l’homme, au sein d’une oasis enchanteresse, entre l’enfance et la puberté.
Ceci n’est point une conclusion que je prends contre l’éducation universitaire. En principe, je reconnais les avantages de l’éducation en commun. En fait, telle qu’on la pratique aujourd’hui, je n’hésite pas à dire que tout vaut mieux, en fait d’éducation, même celle des enfans gâtés à domicile.
Au reste, il ne s’agit pas ici de conclure sur un fait particulier. Une éducation comme celle que reçut mon père ne saurait servir de type. Elle fut à la fois trop belle et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trop défectueuse. Brisée deux fois, la première par une maladie
de langueur, la seconde par les émotions de la terreur
révolutionnaire, et par l’existence précaire et décousue qui
en fut la suite, elle ne fut jamais complétée. Mais telle
qu’elle fut, elle produisit un homme d’une candeur, d’une
vaillance et d’une bonté incomparables. La vie de cet
homme fut un roman de guerre et d’amour, terminé à
trente ans par une catastrophe imprévue. Cette mort prématurée
le laisse à l’état de jeune homme dans la pensée
de ceux qui l’ont connu, et un jeune homme doué d’un
sentiment héroïque dont toute la vie se renferme dans une
période héroïque de l’histoire, ne peut être une physionomie
sans intérêt et sans charme. Quel beau sujet de
roman pour moi que cette existence, si les principaux personnages
n’eussent été mon père, ma mère et ma grand-mère !
Mais, quoi qu’on fasse, quoique dans ma pensée rien
ne soit plus sérieux que certains romans qu’on écrit avec
amour et religion, il ne faut mettre dans un roman ni les
êtres qu’on aime, ni ceux qu’on hait. J’aurai beaucoup à
dire là-dessus, et j’espère répondre franchement à quelques
personnes qui m’ont accusée d’avoir voulu les peindre dans
mes livres. Mais ce n’est point ici le lieu, et je me borne
à dire que je n’eusse pas osé faire de la vie de mon père
le sujet d’une fiction ; plus tard on comprendra pourquoi.
Je ne pense pas d’ailleurs que cette existence eût été
plus intéressante avec les ornements de la forme littéraire.
Racontée telle qu’elle est, elle signifie davantage et résume,
par quelques faits très-simples, l’histoire morale de la société
qui en fut le milieu.
Tout ce préambule n’est à autre fin que d’expliquer pourquoi
je vais rapporter une série de lettres qui, sans avoir
grande apparence de couleur historique, en ont cependant
une réelle. Tout concourt à l’histoire, ''tout est l’histoire'',<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Bertrand revint nous dire que {{M.|de}} Rivonnière était remonté dans sa voiture et avait donné l’ordre de retourner chez lui.
— Dubois l’a-t-il accompagné ici ?
— Non, madame la marquise. Dubois veille {{M.|le}} marquis toutes les nuits, il dort le jour ; mais {{M.|de}} Valbonne, qui n’avait pas encore quitté l’hôtel, est monté en voiture avec {{M.|de}} Rivonnière.
— N’importe, Bertrand, allez savoir ce qui se passe à l’hôtel Rivonnière ; vous viendrez me le dire.
Bertrand obéit en annonçant mon neveu.
— Venez, s’écria Césarine en courant à lui ; donnez-moi conseil, jugez-moi, aidez-moi, j’ai la tête perdue, soyez mon ami et mon guide !
— Je sais tout, répondit Paul. Je viens de voir {{M.|Dietrich}}. Il ne songe qu’à vous préserver. Vous ne songez pas non plus à autre chose. Le conseil que vous donnerait ma conscience, vous ne le suivriez pas.
— Je le suivrai ! répondit Césarine avec exaltation.
— Eh bien ! demandez votre voiture et courez chez votre mari, car je l’ai vu sortir d’ici d’un air si abattu que je crains tout. Il m’a serré la main en passant, et son regard semblait m’adresser un éternel adieu.
— J’y cours, dit Césarine en tirant la sonnette.
— Mais ce n’est pas tout d’aller lui donner quelques vagues consolations, reprit Paul. Il faut rester près de lui, il faut le veiller dans son délire, il faut le distraire et le rassurer à ses heures de calme. S’il veut quitter Paris, il faut le suivre ; il faut être sa femme, en un mot, dans le sens chrétien et humain le plus logique et le plus dévoué.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
— Ah !… voilà… ce que vous conseillez ? s’écria Césarine en portant convulsivement un verre d’eau froide à ses lèvres desséchées et frémissantes, c’est vous qui me dites d’être la femme de {{M.|de}} Rivonnière !
— Et pourquoi, reprit-il, ne serait-ce pas moi ? Je suis le plus nouveau et le plus désintéressé de vos amis ; vous me consultez, je ne me serais pas permis, sans cela, de vous dire ce que je pense.
— Ce que vous pensez est odieux : une femme ne doit pas se respecter, elle doit se donner sans amour comme une esclave vendue ?
— Non, jamais ; mais si elle est noblement femme, si elle a du cœur, si elle plaint le malheur qu’elle a volontairement causé, elle fait entrer l’amour dans la pitié. Qu’est-ce donc que l’amour, sinon la charité à sa plus haute puissance ?
— Ah oui ! vous pensez cela, vous ! vous voulez que j’aime mon mari par charité comme vous aimez votre femme…
— Je n’ai pas dit ''par charité'', j’ai dit ''avec charité''. J’ai invoqué ce qu’il y a de plus pur et de plus grand, ce qui sanctifie l’amour et fait du mariage une chose sacrée.
— C’est bien, dit Césarine tout à coup froide et calme, vous avez prononcé, j’obéis…
Elle sortit sans me permettre de la suivre.
— Oui, c’est bien, Paul, dis-je à mon neveu en l’embrassant : toi seul as eu le courage de lui tracer son devoir !
Mais il repoussa doucement mes caresses, et, tom-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>bant sur un fauteuil, il éclata d’un rire nerveux entrecoupé de sanglots étouffés.
— Qu’est-ce donc ? m’écriai-je, qu’as-tu ! es-tu malade ? es-tu fou ?
— Non, non ! répondit-il avec un violent effort sur lui-même pour se calmer, ce n’est rien. Je souffre, mais ce n’est rien.
— Mais enfin… cette souffrance… Malheureux enfant, tu l’aimes donc ?
— Non, ma tante, je ne l’aime pas dans le sens que vous attachez à ce mot-là ; elle n’est pas mon idéal, le but de ma vie. Si elle le croit, détrompez-la, elle n’est même pas mon amie, ma sœur, mon enfant, comme Marguerite ; elle n’est rien pour moi qu’une émouvante beauté dont mes sens sont follement et grossièrement épris. Si elle veut le savoir, dites-le-lui pour la désillusionner ; mais, non, ne lui dites rien, car elle se croirait vengée de ma résistance, et elle est femme à se réjouir de mon tourment. Cela n’est pourtant pas si grave qu’elle le croirait. Les femmes s’exagèrent toujours les supplices qu’elles se plaisent à nous infliger. Je ne suis pas {{M.|de}} Rivonnière, moi ! Je ne deviendrai pas fou, je ne mourrai pas de chagrin, je ne souffrirai même pas longtemps. Je suis un homme, et jamais une convoitise de l’esprit ni de la chair, comme disent les catholiques, n’a envahi ma raison, ma conscience et ma volonté. Le conseil que je viens de donner m’a coûté, je l’avoue. Il m’a passé devant les yeux des lueurs étranges, mon sang a bourdonné dans mes oreilles, j’ai cru que j’allais<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>tomber foudroyé ; puis j’ai résisté, je me suis raillé moi-même, et cela s’est dissipé comme toutes les vaines fumées qu’un cerveau de vingt-cinq ans peut fort bien exhaler sans danger d’éclater. Ne me dites rien, ma tante, je ne suis pas un héros, encore moins un martyr ; je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger, comme porte la consigne du sage : aussi la prudence, le point d’honneur, le respect de moi-même, me sont-ils aussi familiers que les émotions de la jeunesse. Je donne la préférence à ce qui est bien sur ce qui ne serait qu’agréable. Le devoir avant le plaisir, toujours ! et, grâce à ce système, tout devoir me devient doux… À présent parlons de Marguerite, ma bonne tante ; cela me touche, me pénètre et m’intéresse beaucoup plus. Elle n’est pas bien et m’inquiète chaque jour davantage. On dirait qu’elle me cache encore quelque chose qui la fait souffrir, et que je cherche en vain à deviner. Venez la voir un de ces jours, je vous laisserai ensemble et vous tâcherez de la confesser. Je m’en retourne auprès d’elle. Puis-je boire le verre d’eau qui est là ? Cela achèvera de me remettre.
Il prit le verre, puis, se souvenant que Césarine agitée y avait trempé ses lèvres, il le reposa et en prit un autre sur le plateau en disant avec un sourire demi-amer, demi-enjoué :
— Je n’ai pas besoin de savoir sa pensée, je la sais de reste.
— Tu crois la connaître ?
— Je l’ai connue, puis je m’y suis trompé. Après<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>même les romans qui semblent ne se rattacher en rien aux
situations politiques qui les voient éclore. Il est donc certain
que les détails réels de toute existence humaine sont des
traits de pinceau dans le tableau général de la vie collective.
Lequel de nous, trouvant un fragment d’écriture du
temps passé, fût-ce un acte de sèche procédure, fût-ce une
lettre insignifiante, ne l’a examiné, retourné, commenté,
pour en tirer quelque lumière sur les mœurs et coutumes
de nos aïeux ! Chaque siècle, chaque moment a sa manière,
son expression, son sentiment, son goût, sa préoccupation.
L’histoire de la législation se fait avec de vieux titres, l’histoire des mœurs avec de vieilles lettres.
Mon fils s’est amusé à écrire, pour ne pas le publier,
bien entendu, un roman burlesque avec commentaires
''scientifiques'' plus burlesques encore. Au milieu d’une lettre
de haute intrigue, un de ses personnages écrit à un autre :
« Ô ciel ! envoie-moi vingt-sept aunes de velours vert. »
Ce velours vert nous a fait rire au coin du feu, et l’auteur
assure qu’il y a un mystère bien profond dans cette apostrophe.
Nous ne demandons pas mieux ; mais j’en tire un
exemple : que cette lettre fût une véritable lettre datée du
règne de Louis XIV seulement, et qu’elle nous tombât sous
la main : tout de suite nous voilà sérieusement intrigués
par ce velours. Et que faisait-on dans ce temps-là de vingt-sept
aunes de velours vert ? un habillement, un meuble,
une portière ? Était-ce un objet de grand luxe ou d’un usage
commun ? quel en était le prix ? où le fabriquait-on ?
quelles classes de la société le consommaient plus particulièrement ?
On regretterait de n’avoir pas ce détail ; car si
on l’avait, on se reportait par la pensée à tout un état
de choses, à la situation du commerce, au sort des ouvriers,
au luxe des mœurs, aux différences du bien-être : voilà
donc qu’on établit une échelle qui touche à toute base et à
tout sommet du problème économique, que l’on compare<noinclude>
<references/></noinclude>
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Annulation de la modification [[Special:Diff/15887321|15887321]] de [[Special:Contributions/Narilora|Narilora]] ([[User talk:Narilora|discussion]])
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|NOTES}}
{{Centré|à reporter}}
[1] Cette première partie de l’ouvrage a été écrite en 1847.
[2] On eût dit sensibilité au siècle dernier, charité antérieurement, fraternité il y a cinquante ans.
[3] Voici le fait comme je l’ai trouvé dans les notes de ma grand’mère : « Francueil, mon mari, disoit un jour à Jean-Jacques : « Allons aux Français, voulez-vous ? — Allons, dit Rousseau, cela nous fera toujours bâiller une heure ou deux. » C’est peut-être la seule repartie qu’il ait eue en sa vie ; encore n’est-elle pas énormément spirituelle. C’est peut-être ce soir-là que Rousseau vola 3 livres 10 sols à mon mari. Il nous a toujours semblé qu’il y avoit eu de l’affectation à se vanter de cette escroquerie ; Francueil n’en a gardé aucun souvenir, et même il pensoit que Rousseau l’avoit inventée pour montrer les susceptibilités de sa conscience et pour empêcher qu’on ne crût aux fautes dont il ne se confesse pas. Et puis d’ailleurs, quand cela seroit, bon Jean-Jacques ! il vous faudroit aujourd’hui faire claquer votre fouet un peu plus fort pour nous faire seulement dresser les oreilles ! »
[4] Il paraît que cette prodigieuse histoire est la chose la plus ordinaire du monde, car, depuis que j’ai écrit ce volume, nous en avons vu d’autres exemples. Une couvée de rossignols de muraille, élevée par nous, et commençant à peine à savoir manger, nourrissait avec tendresse tous les petits oiseaux de son espèce que l’on plaçait dans la même cage.
[5] L’anecdote est assez curieuse : la voici racontée par Voltaire, Histoire de Charles XII : « … Auguste aima mieux recevoir des lois dures de son vainqueur que de ses sujets. Il se détermina à demander la paix au roi de Suède, et voulut entamer avec lui un traité secret. Il fallait cacher cette démarche au sénat, qu’il regardait comme un ennemi encore plus intraitable. L’affaire était très délicate ; il s’en reposa sur la comtesse de Kœnigsmark, Suédoise d’une grande naissance, à laquelle il était alors attaché. C’est elle dont le frère est connu par sa mort malheureuse, et dont le fils a commandé les armées en France avec tant de succès et de gloire. Cette femme, célèbre dans le monde par son esprit et par sa beauté, était plus capable qu’aucun ministre de faire réussir une négociation. De plus, comme elle avait du bien dans les États de Charles XII, et qu’elle avait été longtemps à sa cour, elle avait un prétexte plausible d’aller trouver ce prince. Elle vint donc au camp des Suédois en Lituanie, et s’adressa d’abord au comte Piper, qui lui promit trop légèrement une audience de son maître. La comtesse, parmi les perfections qui la rendaient une des plus aimables personnes de l’Europe, avait le talent singulier de parler les langues de plusieurs pays qu’elle n’avait jamais vus, avec autant de délicatesse que si elle y était née. Elle s’amusait même quelquefois à faire des vers français qu’on eût pris pour être d’une personne née à Versailles. Elle en composa pour Charles XII, que l’histoire ne doit point omettre. Elle introduisait les dieux de la fable, qui tous louaient les différentes vertus de Charles. La pièce finissait ainsi :
« Enfin, chacun des dieux discourant à sa gloire
« Le plaçait par avance au temple de Mémoire ;
« Mais Vénus et Bacchus n’en dirent pas un mot.
« Tant d’esprit et d’agréments était perdu auprès d’un homme tel que le roi de Suède. Il refusa constamment de la voir. Elle prit le parti de se trouver sur son chemin dans les fréquentes promenades qu’il faisait à cheval. Effectivement, elle le rencontra un jour dans un sentier fort étroit ; elle descendit de carrosse dès qu’elle l’aperçut : le roi la salua sans lui dire un seul mot, tourna la bride de son cheval et s’en retourna dans l’instant, de sorte que la comtesse de Kœnigsmark ne remporta de son voyage que la satisfaction de pouvoir croire que le roi de Suède ne redoutait qu’elle. »
[6] Son vrai nom était Marie Rinteau, et sa sœur s’appelait Geneviève. Le nom qu’elles prirent de demoiselles Verrières est un nom de guerre.
[7] Extrait de la Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence actuelle, par Me J.-B. Denisart, procureur au Châtelet de Paris, tome III, page 704. – Paris, 1774.
[8] Messire Antoine de Horn, chevalier de Saint-Louis, lieutenant pour le roi de la province de Schelestadt.
[9] La Dauphine mourut en 1767. Ma grand’mère avait donc dix-neuf ans lorsqu’elle put aller vivre chez sa mère.
[10] Il lui envoyait sa traduction des Douze Césars de Suétone.
[11] Voici la lettre de ma grand’mère, et la réponse.
À M. de Voltaire, 24 août 1768.
« C’est au chantre de Fontenoi que la fille du maréchal de Saxe s’adresse pour obtenir du pain. J’ai été reconnue ; Mme la dauphine a pris soin de mon éducation après la mort de mon père. Cette princesse m’a retirée de St-Cyr pour me marier à M. de Horn, chevalier de St-Louis et capitaine au régiment de Royal-Bavière. Pour ma dot, elle a obtenu la lieutenance de roy de Schelestadt. Mon mari en arrivant dans cette place, au milieu des fêtes qu’on nous y donnait, est mort subitement. Depuis, la mort m’a enlevé mes protecteurs, M. le dauphin et Mme la dauphine.
Fontenoi, Raucoux, Laufeld sont oubliés. Je suis délaissée. J’ai pensé que celui qui a immortalisé les victoires du père s’intéresserait aux malheurs de la fille. C’est à lui qu’il appartient d’adopter les enfants du héros et d’être mon soutien, comme il est celui de la fille du grand Corneille. Avec cette éloquence que vous avez consacrée à plaider la cause des malheureux, vous ferez retentir dans tous les cœurs le cri de la pitié, et vous acquerrez autant de droits sur ma reconnaissance, que vous en avez déjà sur mon respect et sur mon admiration pour vos talents sublimes.
Réponse.
« 27bre 1768, au château de Ferney.
« Madame,
J’irai bientôt rejoindre le héros votre père et je lui apprendrai avec indignation l’état où est sa fille. J’ai eu l’honneur de vivre beaucoup avec lui ; il daignait avoir de la bonté pour moi. C’est un des malheurs qui m’accablent dans ma vieillesse, de voir que la fille du héros de la France n’est pas heureuse en France. Si j’étais à votre place, j’irais me présenter à Mme la duchesse de Choiseul. Mon nom me ferait ouvrir les portes à deux battants, et Mme la duchesse de Choiseul, dont l’âme est juste, noble et bienfesante, ne laisserait pas passer une telle occasion de faire du bien. C’est le meilleur conseil que je puisse vous donner, et je suis sûr du succès quand vous parlerés. Vous m’avés fait, sans doute, trop d’honneur, madame, quand vous avés pensé qu’un vieillard moribond, persécuté et retiré du monde serait assés heureux pour servir la fille de M. le maréchal de Saxe. Mais vous m’avés rendu justice en ne doutant pas du vif intérêt que je dois prendre à la fille d’un si grand homme.
« J’ai l’honneur d’être avec respect,
« Madame,
« Votre très humble et très obéissant serviteur,
« VOLTAIRE,
« gentilhomme orde de la chambre du roy. »
[12] Il paraît qu’il y eut quelque opposition, je ne sais de quelle part, car ils allèrent se marier en Angleterre, dans la chapelle de l’ambassade, et firent ratifier ensuite leur union à Paris.
[13] Cet ouvrage ne se répandit guère. Madame de Pompadour, qui protégeait Montesquieu, obtint de M. Dupin qu’il anéantirait son livre, bien qu’il fût déjà imprimé et publié. J’ai pourtant le bonheur d’en avoir un exemplaire qui s’est conservé entre nos mains. Sans aucune prévention, ni amour-propre de famille, c’est un très bon livre, d’une critique serrée, qui relève toutes les contradictions de l’Esprit des lois, et présente de temps à autre des aperçus beaucoup plus élevés sur la législation et la morale des nations.
[14] J’ai commis ici une petite erreur de fait que mon cousin M. de Villeneuve, héritier de Chenonceaux et de l’histoire de madame Dupin, me signale. L’abbé de Saint-Pierre mourut à Paris, mais bien peu de temps après avoir fait une maladie grave à Chenonceaux. (Note de 1850.)
[15] J’écris ceci en juillet 1847. Qui sait si avant la publication de ces Mémoires, un bouleversement social n’aura pas créé beaucoup de penseurs très courageux.
[16] Maurice-François-Élisabeth, né le 13 janvier 1778. Il eut pour parrain le marquis de Polignac.
[17] Voici un renseignement que me fournit mon cousin René de Villeneuve : « L’hôtel Lambert était habité par notre famille et par l’amie intime de Mme Dupin de Chenonceaux, la belle et charmante princesse de Rohan-Chabot. C’était un vrai palais. En une nuit, M. de Chenonceaux, fils de M. et de Mme Dupin, cet ingrat élève de J.-J., marié depuis peu de temps à Mlle de Rochechouart, perdit au jeu 70.000 livres. Le lendemain, il fallut payer cette dette d’honneur. L’hôtel Lambert fut engagé, d’autres bien vendus. De ces splendeurs, de ces peintures célèbres, il ne me reste qu’un très beau tableau de Lesueur représentant trois muses dont une joue de la basse. Il l’avait peint deux fois, l’autre exemplaire est au Musée. M. de Chenonceaux, notre grand-oncle et notre grand-père Francueil ont mangé sept à huit millions d’alors. Mon père, marié à la sœur de ton père, était en même temps propre neveu de Mme Dupin de Chenonceaux et son unique héritier. Voilà comment depuis quarante-neuf ans je suis propriétaire de Chenonceaux. » Je dirai ailleurs avec quel soin religieux et quelle entente de l’art M. et Mme de Villeneuve ont conservé et remeublé ce château, un des chefs-d’œuvre de la renaissance.
[18] 1847.
[19] Voici les termes de ce décret, qui avait pour but de ramener la confiance par la terreur :
« Art. 1er. Tout métal d’or et d’argent, monnayé ou non monnayé, les diamants, bijoux, galons d’or et d’argent, et tous autres meubles ou effets précieux qu’on aura découvert ou qu’on découvrira enfouis dans la terre ou cachés dans les caves, dans l’intérieur des murs, des combles, parquets ou pavés, âtres ou tuyaux de cheminées et autres lieux secrets, sont saisis et confisqués au profit de la République.
» Art. 2. Tout dénonciateur qui procurera la découverte de pareils objets recevra le vingtième de leur valeur en assignats…
» Art. 6. L’or et l’argent, vaisselle, bijoux et autres effets quelconques, seront envoyés sur-le-champ avec les inventaires au comité des inspecteurs de la ville, qui fera passer sans délai les espèces monnayées à la trésorerie nationale, et l’argenterie à la Monnaie.
» Art. 7. À l’égard des bijoux, meubles et autres effets ils seront vendus à l’enchère, à la diligence du même comité, qui en fera passer le produit à la trésorerie, et en rendra compte à la Convention nationale ». (23 brumaire an II.)
[20] Elle avait passé dans ce même couvent une grande partie de sa retraite volontaire, avant d’épouser son second mari.
[21] Départ signifiait là alors la guillotine.
[22] L’Inconnu, roman inconnu de Maurice Sand.
[23] Ils étaient convenus, comme on l’a vu dans une lettre précédente, de regarder le dôme du Panthéon à la même heure. Ils appelaient cela leur rendez-vous.
[24] C’était M. Heckel, auteur d’un ouvrage philosophique sur la diplomatie et le droit des gens. Il fréquentait la maison de ma grand’mère, et avait pris le jeune Maurice en grande amitié.
[25] L’abbé de Beaumont, son oncle, fils du duc de Bouillon et de mademoiselle Verrières.
[26] Le logement était un rez-de-chaussée. L’homme était dans la rue.
[27] Le Devin du village de J.-J. Rousseau. C’est mon grand-père qui avait fait les récitatifs.
[28] La chienne favorite de sa mère.
[29] On pourrait croire que ces sentiments dans la bouche d’un enfant victime de la révolution sont une feinte destinée à rassurer sur les opinions de sa mère les agents chargés de surveiller la correspondance, ou à servir quelque jour de pièces justificatives dans un procès en règle. Mais il n’en est rien. Ces sentiments sont naïfs et sincères. Toute la vie de mon père en fait foi, et toutes ses lettres ultérieures en fournissent le témoignage. Au reste, il n’est pas étonnant qu’un enfant élevé dans les idées philosophiques du dix-huitième siècle conservât ces principes pendant et après la révolution. Ma grand’mère les conserva bien aussi, comme on le verra.
[30] Jusque-là il a signé Maurice. Il prend un nom de famille, il croit se sentir homme fait, parce qu’il étudie des batailles et qu’il en rêve déjà.
[31] J’ai déjà dit que cet ami de la montagne était M. Heckel, homme de lettres, distingué surtout par les qualités de son cœur et la sincérité de ses opinions. Mais ce nom de guerre ami de la montagne, dont se servait mon père pour le désigner, apparemment parce que M. Heckel était compromis alors, ne signifie pas du tout qu’il fût de l’opinion des montagnards. Loin de là, M. Heckel était un partisan fidèle du parti royaliste. J’ai plusieurs lettres de lui qui sont d’un pédant homme de bien, beau diseur et court d’idées. Il avait cependant beaucoup d’esprit et de feu dans la conversation, et mon père aima toujours non seulement son caractère, mais sa société, bien que rien ne fût plus opposé que leur manière de voir et leur manière d’être.
[32] Voici l’effet des calomnies de la réaction. De tous les terroristes, Robespierre fut le plus humain, le plus ennemi par nature et par conviction des apparentes nécessités de la terreur et du fatal système de la peine de mort. Cela est assez prouvé aujourd’hui, et l’on ne peut pas récuser à cet égard. Je témoignage de M. de Lamartine. La réaction thermidorienne est une des plus lâches que l’histoire ait produites. Cela est encore suffisamment prouvé. À quelques exceptions près, les thermidoriens n’obéirent à aucune conviction, à aucun cri de la conscience, en immolant Robespierre. La plupart d’entre eux le trouvaient trop faible et trop miséricordieux la veille de sa mort, et le lendemain ils lui attribuèrent leurs propres forfaits pour se rendre populaires. Soyons justes enfin, et ne craignons plus de le dire : Robespierre est le plus grand homme de la révolution et un des plus grands hommes de l’histoire. Ce n’est pas à dire qu’il n’ait eu des fautes, des erreurs, et par conséquent des crimes à se reprocher ; entraîné sur une pente rapide, il fut au niveau des malheureuses théories du moment, bien que supérieur à tous les hommes qui les appliquaient. Mais dans quelle carrière politique orageuse l’histoire nous montrera-t-elle un seul homme pur de quelque péché mortel contre l’humanité ? Sera-ce Richelieu, César, Mahomet, Henri IV, le maréchal de Saxe, Pierre le Grand, etc., etc. ? Quel grand ministre, quel grand prince, quel grand capitaine, quel grand législateur n’a commis des actes qui font frémir la nature et qui révoltent la conscience ? Pourquoi donc Robespierre serait-il le bouc émissaire de tous les forfaits qu’engendre ou subit notre malheureuse race dans ses heures de lutte suprême ?
[33] 1847.
[34] Jourdan commandait alors l’armée de Sambre-et-Meuse ; Moreau, l’armée de Rhin-et-Moselle. Ils combattaient sur le Rhin contre l’archiduc Charles. La quatrième défaite de Jourdan, qui termina la campagne, fut glorieuse pour nos troupes.
[35] C’est-à-dire effiloché. Ce travail des femmes consistait à séparer l’or de la soie pour le vendre.
[36] Extrait de la liste des naissances et baptêmes de la paroisse protestante du marché (à l’église saints Corne et Damien), à Goslar. Le 28 octobre de l’an 1796, une femme de condition qui n’est pas désignée plus particulièrement est accouchée dans la maison de (La veuve) R. Henry Christoph, d’un fils qui est baptisé le 30 du même mois, le soir, dans la maison, par l’archidiacre Mag. J. S. Alburg, et qui est incorporé à notre Seigneur Jésus sous le nom de :
Mauritius.
Ses parrains ont été messieurs le docteur Trumph R. N. Dusings et R. Henry Winckel.
[37] Celle du général.
[38] D’après ses propres idées.
[39] Que le général s’est formé.
[40] C’est-à-dire ce qui déplaît aux gens de cour.
[41] Cela lui donne.
[42] La pensée des Allemands va plus loin que la nôtre. Dans l’action ils restent en arrière. Je crois que leur esprit a plus de portée, leur caractère moins de grandeur.
[43] J’écris au commencement de 1848.
[44] M. de Lamartine, avec de pures intentions et un talent admirable, n’a rien résolu. Il a été l’avocat généreux et sincère de tous les partis. Il n’a rien pu et peut-être rien dû conclure sur cette doctrine.
[45] Pourquoi diable Hercule ? Demandez-le à l’esprit du temps. C’est le seul dieu qu’invoquent les brigands de Robert.
[46] Je parlerai ailleurs de M. Delatouche, auquel je dois de si bons conseils et l’encouragement de mes premiers pas dans la carrière littéraire.
[47] L’abbé de Beaumont, son oncle.
[48] Montauciel, dans l’opéra du Déserteur de Grétry.
[49] Celui-ci a été exilé pour cause d’opinion, au 2 décembre, après la conduite la plus honorable et la plus généreuse sous la République. (Note de 1853.)
[50] Ce meuble en marqueterie était le même dont Deschartres et mon père brisèrent les scellés en 93, pour soustraire des papiers qui eussent été l’arrêt de mort de ma grand’mère. J’ai toujours ce casier avec ses vingt-trois cartons, dont quelques-uns portaient encore naguère des traces de la cire de la république. Je n’ai découvert son identité qu’en retrouvant tout récemment les procès-verbaux du fait, et la lettre de mon père qu’on vient de lire. Les meubles ont leur histoire, et s’ils pouvaient parler que de choses ils nous raconteraient !
[51] Le père de mon ami d’enfance.
[52] Le comte Durosnel, né à Paris et fils d’un chef de bureau de la cavalerie au ministère de la guerre. Son goût pour les armes et une éducation soignée le firent avancer rapidement dans la carrière militaire. Il passa successivement par tous les grades jusqu’à celui de général de brigade, qu’il obtint le 2 décembre 1805 pour sa belle conduite à Austerlitz. Il ne se distingua pas moins à Iéna, et fit une charge hardie qui produisit le plus grand effet. Détaché sur l’Oder après cette journée pour intercepter les convois, il réussit dans son opération, se signala également dans les campagnes de 1807, 1808 et 1809, fut fait général de division pendant cette dernière campagne, dans laquelle on le crut tué, mais où il ne fut que blessé et fait prisonnier. Nommé gouverneur de Dresde, après la prise de cette ville en 1813, il y resta jusqu’à la capitulation, et fut nommé en 1815 par Bonaparte au commandement en second de la garde nationale de Paris, etc. (Voir la Biographie moderne de 1815.)
[53] On verra plus tard que cette prétendue incertitude du général était un peu arrangée par mon père, qui préméditait d’aller rejoindre les escadrons de guerre et ne voulait pas être emmené par le général hors du théâtre de la lutte prochaine.
[54] Il la trompait, il était forcé de la tromper.
[55] C’est un sabre entouré de lauriers, avec cette devise : Il veut les mériter.
[56] Le 18 brumaire.
[57] Le fort de Bard.
[58] Je me trouve est bien joli. On a vu qu’il y avait été sans ordres, sans cheval, et pour le plaisir.
[59] C’était le moment des négociations de M. de Cobentzel avec Joseph Bonaparte à Lunéville. Bonaparte, voulant obtenir des conditions essentielles, menaçait de reprendre les hostilités ; M. de Cobentzel tenait bon, et pourtant faisait de temps en temps quelques concessions pour gagner l’hiver, espérant que cette saison arrêterait nos troupes.
[60] Le père d’Alexandre Dumas.
[61] Elle ne se trompait pas, mais elle ne le sut jamais.
[62] C’était le temps où les routes de la France étaient infestées de coupe-jarrets de toute espèce, chauffeurs, chouans, déserteurs, rebut de tous les partis, mais plus particulièrement du parti royaliste.
[63] Le général Brune.
[64] Dupont.
[65] Le passage du Mincio.
[66] Bonaparte était alors à Lyon, où il présidait la consulte italienne.
[67] Société des plus huppées de l’ancien régime. J’ai changé les initiales et supprimé les noms propres. Il serait donc inutile de chercher à qui s’appliqueront les critiques de mon père.
[68] C’était la veuve du général de la Marlière qui fut enveloppé dans le procès de Custine et guillotiné.
[69] Je crois que c’est la même qui a été mariée à M. de Wismes, préfet d’Angers, et dont les filles ont été au couvent avec moi.
[70] Le général Lejeune, peintre d’histoire ; j’ai de lui un joli portrait de mon père, au crayon, extrêmement ressemblant.
[71] Cette personne très sûre perdit ou vola le châle, il est vrai que mon père ne la connaissait pas.
[72] M. de Vitrolles m’a dit qu’il était arrivé quelque chose de singulier de cette instruction musicale, acquise trop tard peut-être. Avant de rien savoir, mon père avait l’âme pleine de mélodies charmantes, et les idées musicales le débordaient. Du moment qu’il eut acquis la science nécessaire pour les exprimer, son imagination se refroidit et son génie naturel l’abandonna sans qu’il s’en aperçût.
[73] Les honoraires du précepteur et les gages de la bonne étaient arriérés depuis 1792.
[74] Il se trompait beaucoup sur le revenu de Nohant.
[75] Je crois pouvoir nommer ceux-ci. La plaisanterie est sans
amertume.
[76] Sa jument.
[77] L’usage des légats a latere est de faire porter devant eux » la croix d’or. C’est le signe du pouvoir extraordinaire que le saint-siège délègue aux représentants de cette espèce. Le cardinal Caprara, voulant, conformément aux vues de sa cour, que l’exercice du culte fût aussi public, aussi extérieur que possible en France, demandait que, suivant l’usage, la croix d’or fût portée devant lui par un officier vêtu de rouge et à cheval. C’était là un spectacle qu’on craignait de donner au peuple parisien. On négocia, et il fut convenu que cette croix serait portée dans l’une des voitures qui devaient précéder celle du légat. » (M. Thiers, Histoire du consulat et de l’empire, tome III, livre XIV.)
[78] Ce récit de mon père ne peut être accusé de partialité. Il est conforme à l’histoire. Le peuple fut indifférent à cette restauration du culte catholique. L’armée y fut hostile. La bourgeoisie s’en moqua, ainsi que la partie voltairienne de la noblesse.
[79] Apolline de Guibert et Laure de Ségur, mariées à René et
à Auguste de Villeneuve.
[80] Le consulat à vie.
[81] Ma mère était du nombre. Elle eut une côte cassée. Ceci
explique l’humeur de mon père.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 2.djvu/492
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 1.djvu/102
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>le passé au présent, et que l’on arrive à des conclusions
qui intéressent le problème social.
L’histoire se sert donc de tout, d’une note de marchand,
d’un livre de cuisine, d’un mémoire de blanchisseuse. Et
voilà comment vingt-sept aunes de velours vert peuvent
intéresser l’histoire de l’humanité. Ceci peut servir de note
à l’estimable ouvrage dont j’ai tiré cet exemple<ref>''L’Inconnu, roman inconnu'' de Maurice Sand.</ref>.
Je vais donc citer textuellement une série de lettres
écrites par mon père âgé de seize ans, à sa mère détenue
aux Anglaises sous la Terreur, et j’avertis le lecteur {{corr|quil|qu’il}}
n’y a rien de varié et rien de dramatique dans la situation
personnelle que ces lettres constatent. Elles ne constatent,
au contraire, que la morne situation de deux âmes déchirées
de douleur. Mais elles sont datées de 94, et c’est là
leur valeur historique. Et, quant à leur valeur morale, on
en jugera après les avoir lues. C’est un monument d’innocence,
d’amour filial, et de cet état angélique de l’âme
qui caractérise le véritable adolescent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Encyclopédie méthodique - Beaux-Arts, T01.djvu/453
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Wisdood
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude>21 FON
sons ou des bruits incohérens, & qui n’ont rien d’harmonique. Il y a une dégradation, plus fine peut-être, dans les inflexions de la parole, que dans celles de la musique, parce qu’on parle plus souvent qu’on ne chante. Les Orateurs, les Comédiens, les auteurs exercés à lire leurs ouvrages, en démêlent les nuances, comme le peintre celles qui établissent l’harmonie de leurs ouvrages par la fonte des couleurs.
Je n’ajouterai à tout ce que je viens de dire qu’une dernière observation.
Si vous fondez ; trop pour ressembler mieux à la nature, vous risquez de tomber dans la mollesse qu’elle n’a point ; car la nature offre dans l’ensemble de tous les objets une perfection inimitable : si vous ne fondez pas assez, vous pourrez, il est vrai, donner en apparence une certaine force à votre coloris ; mais il n’offrira pas cette douce & nécessaire harmonie que présente le tableau de la nature. (''Article de M. {{sc|Watelet}}''.)
<section begin="FONTE"/><nowiki/>
'''FONTE'''. (subst. fém.) Ce mot appartient, ainsi que le verbe fondre, à l’art du statuaire lorsque les modèles de cet artiste doivent être exécutés en bronze. {{corr|Frondre|Fondre}} une statue. Un accident considérable a obligé de fondre à deux fois la statue équestre de Bordeaux. Les statues antiques sont d’une belle fonte. La fonte de la statue équestre de Bouchardon n’a pas été aussi heureuse qu’un tel chef-d’œuvre l’auroit fait desirer.
Pline, dans le {{34e}} livre de son histoire de la nature, nous a fait connoître les plus beaux bronzes employés par les anciens, & leurs différens mêlanges : il auroit été plus à desirer qu’il nous eût transmis les procédés des anciens dans la fonte des statues. Son silence, & celui de tous les auteurs Grecs & Romains, dont les écrits nous sont parvenus, a fait perdre un art que les modernes ont été obligés de créer de nouveau.
Mais si les procédés des anciens ont été perdus, plusieurs de leurs ouvrages en bronze ont été conservés, & rendent témoignage à leur habileté dans l’art de la fonte.
La fonte de la statue équestre & collossale de Marc-Aurele a été si heureuse, que les ciseleurs n’ont eu à réparer que les places des jets & des évents : le reste est venu aussi pur que pouvoient l’être les cires de l’artiste. L’épaisseur de la fonte est partout égale, & ne surpasse pas celle d’un écu. Cet examen a été fait par Sandrart & par François Duquesnoy, si célèbre entre les sculpteurs, sous le nom de François Flamand.
A une lieue de la Haye, dans un village nommé Voorbourg, & qui, du tems des Romains, se nommoit Forum Adriani, a été dé-
couverte une statue antique, qu’on n’a pas encore fait les frais de déterrer, quoiqu’elle ne soit ensevelie que de huit pieds. Une main de cette statue en étoit détachée ; elle a été envoyée à Pétersbourg à M. Falconet ; si elle étoit étendue, elle auroit un pied de long, ce qui suppose une figure de neuf pieds ; elle n’a qu’une ligne d’épaisseur, & est de la plus belle fonte. Le comte de Caylus possédoit un pied collossal de bronze antique, long de près de deux pieds, en comptant le talon qui manquoit ; la fonte étoit de deux lignes d’épaisseur ; c’est le double de celle de Marc-Aurele, & de la statue découverte à Voorbourg ; mais c’est bien peu en comparaison de l’épaisseur que les modernes donnent à leurs fontes. D’ailleurs la fonte n’étoit peut-être pas d’une égale épaisseur dans toute la figure, & l’on pouvoit avoir donné plus de force au pied, parce que c’etoit une partie portante. Un grand nombre de bronzes antiques, répandus en Europe, témoignent la même intelligence de la part des anciens fondeurs.
Les fondeurs modernes n’ont donc pas retrouvé toute la perfection de l’art antique, puisqu’ils ne savent fondre que très-épais. Comme les anciens exécutoient en bronze des collosses de cent & cent-vingt pieds de hauteur, ils avoient bien été obligés de trouver des moyens de rendre leurs ''fontes'' légères.
On desireroit savoir si les fontes de ces énormes ouvrages se faisoient d’un seul jet ou par assises : c’est encore un point sur lequel les anciens auteurs n’ont pas satisfait notre curiosité.
M. Falconet, à qui deux grandes fontes, qu’il a exécutées, & une autre dont il a été témoin, ont donné une grande expérience, est persuadé qu’il n’est rien moins qu’impossible de fondre d’un seul jet des collosses de plus de cent pieds. « Quand le modèle d’une statue qui doit être de bronze est fait, on pose au bas, dit-il, un fort chassis de charpente qui sert à porter le moule de plâtre ; il sert également à le remonter sur la place où doit être fondue la statue. Si par derrière le modèle, que je suppose de cent pieds, on élève d’à plomb ce même chassis, que le moule s’y joigne dans toute sa hauteur, & qu’ensuite il soit remonté sur le chassis posé horizontalement, la hauteur ainsi disposée ne sera plus que de vingt-cinq ou trente pieds, selon son épaisseur, (je suppose une figure pédestre) & la longueur sera de plus de cent pieds en y comprenant l’épaisseur du moule. Comment faire parcourir au bronze cette étendue ? La difficulté ne seroit pas insurmontable. On construiroit deux fourneaux, trois s’il le falloit ; le métal au même degré de fusion, les fourneaux, partiroient ensemble, & la statue seroit<section end="FONTE"/><noinclude>
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{{T3|PRÉFACE DES TRADUCTEURS|m=4em}}
''Comme son frère Croc-Blanc dont Jack London nous a conté si merveilleusement les évolutions psychologiques et les multiples aventures, Kazan, que dans ce volume nous présente Curwood, est un de ces chiens-loups employés dans le Northland américain (nord du Canada et Alaska) à tirer les traîneaux. Race mixte, mi-civilisée et mi-sauvage, supérieurement intelligente et non moins robuste, où fusionne le chien et le loup, et dont l’instinct est sans cesse tiraillé entre la compagnie de l’homme, affectueux parfois, souvent brutal, et la liberté reconquise. Sujet qui semble particulièrement cher aux romanciers américains et qu’ils s’efforcent tous de traiter chacun différemment, avec des effets et des péripéties diverses. Ce que Curwood a, ici, plus particulièrement dépeint en son héros-chien, c’est plus que l’influence de l’homme, celle de la femme sur la grosse bête hirsute, capable d’étrangler quiconque d’un seul coup de gueule, et qui rampe, docile et obéissante, aux pieds d’une maîtresse aimée. Et c’est son dévouement aussi, sa fidélité touchante pour sa compagne de race, la louve aveugle, dont il est devenu, en un monde hostile, où la lutte pour la vie est sans trêve, le seul guide et le seul soutien.''<noinclude>
<references /></noinclude>
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''Comme son frère [[Croc-Blanc]] dont Jack London nous a conté si merveilleusement les évolutions psychologiques et les multiples aventures, Kazan, que dans ce volume nous présente Curwood, est un de ces chiens-loups employés dans le Northland américain (nord du Canada et Alaska) à tirer les traîneaux. Race mixte, mi-civilisée et mi-sauvage, supérieurement intelligente et non moins robuste, où fusionne le chien et le loup, et dont l’instinct est sans cesse tiraillé entre la compagnie de l’homme, affectueux parfois, souvent brutal, et la liberté reconquise. Sujet qui semble particulièrement cher aux romanciers américains et qu’ils s’efforcent tous de traiter chacun différemment, avec des effets et des péripéties diverses. Ce que Curwood a, ici, plus particulièrement dépeint en son héros-chien, c’est plus que l’influence de l’homme, celle de la femme sur la grosse bête hirsute, capable d’étrangler quiconque d’un seul coup de gueule, et qui rampe, docile et obéissante, aux pieds d’une maîtresse aimée. Et c’est son dévouement aussi, sa fidélité touchante pour sa compagne de race, la louve aveugle, dont il est devenu, en un monde hostile, où la lutte pour la vie est sans trêve, le seul guide et le seul soutien.''<noinclude>
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''Ce volume, comme tous ceux de Curwood, a le même attrait des choses vues et que nous dépeint fidèlement l’auteur, qui vit en contact perpétuel avec elles. Univers bien lointain pour nous, qui n’en est que plus séduisant, et qui nous tire singulièrement de la contemplation de notre monde civilisé et de notre terre d’Occident. Et toujours, selon le système qui lui est cher, Curwood unit au tragique la détente alternée de l’esprit. À côté des souffrances du Northland, il en voit le sourire, quand renaît le printemps, et les joies saines de l’énergie physique et morale, chez ceux qui y vivent. En face de bien sombres pages, quoi de plus délicieux que la peinture des travaux et des mœurs des castors qui, sous la conduite du vieux Dent-Brisée, barrent le torrent près duquel Kazan et la louve aveugle ont établi leur gîte, et les contraignaient, quoi qu’ils en aient, à déguerpir devant l’inondation. Ajoutons que dans le professeur Paul Weyman, qui a fait serment un jour, émerveillé de leur intelligence, de ne plus tuer de bêtes sauvages, Curwood s’est dépeint lui-même, chasseur jadis passionné et qui, après avoir beaucoup massacré, s’est fait plus largement humain.''
''Kazan et Louve Grise ont un fils, le petit Bari, que l’on retrouve dans un autre volume de Curwood, intitulé [[Bari, chien-loup|''Bari chien-loup'']], qui lui est spécialement consacré.''
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''Ce volume, comme tous ceux de Curwood, a le même attrait des choses vues et que nous dépeint fidèlement l’auteur, qui vit en contact perpétuel avec elles. Univers bien lointain pour nous, qui n’en est que plus séduisant, et qui nous tire singulièrement de la contemplation de notre monde civilisé et de notre terre d’Occident. Et toujours, selon le système qui lui est cher, Curwood unit au tragique la détente alternée de l’esprit. À côté des souffrances du Northland, il en voit le sourire, quand renaît le printemps, et les joies saines de l’énergie physique et morale, chez ceux qui y vivent. En face de bien sombres pages, quoi de plus délicieux que la peinture des travaux et des mœurs des castors qui, sous la conduite du vieux Dent-Brisée, barrent le torrent près duquel Kazan et la louve aveugle ont établi leur gîte, et les contraignaient, quoi qu’ils en aient, à déguerpir devant l’inondation. Ajoutons que dans le professeur Paul Weyman, qui a fait serment un jour, émerveillé de leur intelligence, de ne plus tuer de bêtes sauvages, Curwood s’est dépeint lui-même, chasseur jadis passionné et qui, après avoir beaucoup massacré, s’est fait plus largement humain.''
''Kazan et Louve Grise ont un fils, le petit Bari, que l’on retrouve dans un autre volume de Curwood, intitulé'' [[Bari, chien-loup|Bari chien-loup]]'', qui lui est spécialement consacré.''
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{{T3|L’ENSORCELLEMENT|{{rom-maj|I}}|mt=5em|mb=3em}}
Dans la confortable maison où il se trouvait à cette
heure, Kazan était couché, muet et immobile, son
museau gris reposant entre les griffes de ses deux
pattes de devant, et les yeux mi-clos.
Il semblait pétrifié comme un bloc de rocher. Pas
un muscle de son corps ne bougeait, pas un de ses
poils ne remuait, ses paupières n’avaient pas un clignotement.
Et cependant, sous cette apparente immobilité,
chaque goutte du sang sauvage qui coulait dans les
veines de son corps splendide frémissait en une émotion
intense, inconnue de lui jusque-là. Chaque fibre
de ses muscles puissants était tendue comme un fil
d’acier.
Les quatre ans d’existence que comptait Kazan,
chez qui il y avait un quart de loup et trois quarts de
chien ''husky''<ref>Le ''husky'' est une variété de chiens de traîneau employés dans la partie septentrionale de l’Amérique du Nord, le « Northland » ou Terre du Nord, qui s’étend sur deux mille kilomètres environ, jusque vers le Cercle Arctique.</ref>, s’étaient entièrement écoulées dans les<noinclude>
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Dans la confortable maison où il se trouvait à cette
heure, Kazan était couché, muet et immobile, son
museau gris reposant entre les griffes de ses deux
pattes de devant, et les yeux mi-clos.
Il semblait pétrifié comme un bloc de rocher. Pas
un muscle de son corps ne bougeait, pas un de ses
poils ne remuait, ses paupières n’avaient pas un clignotement.
Et cependant, sous cette apparente immobilité,
chaque goutte du sang sauvage qui coulait dans les
veines de son corps splendide frémissait en une émotion
intense, inconnue de lui jusque-là. Chaque fibre
de ses muscles puissants était tendue comme un fil
d’acier.
Les quatre ans d’existence que comptait Kazan,
chez qui il y avait un quart de loup et trois quarts de
chien ''husky''<ref>Le ''husky'' est une variété de chiens de traîneau employés dans la partie septentrionale de l’Amérique du Nord, le « Northland » ou Terre du Nord, qui s’étend sur deux mille kilomètres environ, jusque vers le Cercle Arctique.</ref>, s’étaient entièrement écoulées dans les<noinclude>
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Dans la confortable maison où il se trouvait à cette
heure, Kazan était couché, muet et immobile, son
museau gris reposant entre les griffes de ses deux
pattes de devant, et les yeux mi-clos.
Il semblait pétrifié comme un bloc de rocher. Pas
un muscle de son corps ne bougeait, pas un de ses
poils ne remuait, ses paupières n’avaient pas un clignotement.
Et cependant, sous cette apparente immobilité,
chaque goutte du sang sauvage qui coulait dans les
veines de son corps splendide frémissait en une émotion
intense, inconnue de lui jusque-là. Chaque fibre
de ses muscles puissants était tendue comme un fil
d’acier.
Les quatre ans d’existence que comptait Kazan,
chez qui il y avait un quart de loup et trois quarts de
chien ''husky''<ref>Le ''husky'' est une variété de chiens de traîneau employés dans la partie septentrionale de l’Amérique du Nord, le « Northland » ou Terre du Nord, qui s’étend sur deux mille kilomètres environ, jusque vers le Cercle Arctique.</ref>, s’étaient entièrement écoulées dans les<noinclude>
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{{T3|{{t|LE RETOUR À LA TERRE DU NORD|80}}|{{rom-maj|II}}|m=5em|mb=3em}}
D’autres jours heureux devaient suivre pour
Kazan, dans la confortable demeure où Thorpe, son
maître, était venu se reposer près de sa jeune femme,
loin de la Terre du Nord.
Il lui manquait sans doute les épaisses forêts et les
vastes champs de neige, et les joies de la bataille
avec les autres chiens quand, attelé à leur tête et
leurs abois menaçants à ses trousses, il tirait le traîneau
du maître à travers les clairières et les Barrens.
Il s’étonnait de ne plus entendre le ''Kouche ! Kouche ! Hou-yah !''
du conducteur du traîneau et le claquement
redoutable de l’immense fouet, de vingt pieds
de long, fait en boyau de caribou, toujours prêt à le
cingler et à cingler la meute glapissante dont les épaules
s’alignaient derrière lui. Mais une autre chose, infiniment
suave, l’affection ensorceleuse d’une femme,
était venue prendre la place de ce qui lui manquait.
Ce charme mystérieux flottait sans cesse autour
de lui ; même lorsqu’''elle'' était sortie, il demeurait
épars dans la chambre et occupait sa solitude. Parfois,
durant la nuit, en sentant près de lui l’odeur de
la jeune femme, Kazan se mettait à gémir et à pleurnicher
timidement. Un matin, comme il avait passé
une partie de la nuit à courir sous les étoiles, la femme<noinclude>
<references/></noinclude>
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D’autres jours heureux devaient suivre pour
Kazan, dans la confortable demeure où Thorpe, son
maître, était venu se reposer près de sa jeune femme,
loin de la Terre du Nord.
Il lui manquait sans doute les épaisses forêts et les
vastes champs de neige, et les joies de la bataille
avec les autres chiens quand, attelé à leur tête et
leurs abois menaçants à ses trousses, il tirait le traîneau
du maître à travers les clairières et les Barrens.
Il s’étonnait de ne plus entendre le ''Kouche ! Kouche ! Hou-yah !''
du conducteur du traîneau et le claquement
redoutable de l’immense fouet, de vingt pieds
de long, fait en boyau de caribou, toujours prêt à le
cingler et à cingler la meute glapissante dont les épaules
s’alignaient derrière lui. Mais une autre chose, infiniment
suave, l’affection ensorceleuse d’une femme,
était venue prendre la place de ce qui lui manquait.
Ce charme mystérieux flottait sans cesse autour
de lui ; même lorsqu’''elle'' était sortie, il demeurait
épars dans la chambre et occupait sa solitude. Parfois,
durant la nuit, en sentant près de lui l’odeur de
la jeune femme, Kazan se mettait à gémir et à pleurnicher
timidement. Un matin, comme il avait passé
une partie de la nuit à courir sous les étoiles, la femme<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chrisric" /></noinclude>lanternes, Thorpe le trouva qui rampait aux pieds
d’Isabelle. Elle ramassa la chaîne.
— Chère amie, dit Thorpe, il est ton chien et lui-même
est venu ici se remettre sous ta loi. Mais continuons
à être prudents avec lui, car l’air natal peut
réveiller sa férocité. Il y a du loup en lui et de ''l’outlaw''<ref>''{{lang|en|Outlaw}}'', hors-la-loi. On dit couramment que les loups sont les outlaws de la Terre du Nord.</ref>
Je l’ai vu arracher la main d’un Indien, d’un
simple claquement de sa mâchoire, et, d’un coup de
dent, trancher la veine jugulaire d’un autre chien.
Évidemment, il m’a sauvé la vie… Et pourtant je
ne puis avoir confiance en lui. Méfions-nous !
Thorpe n’avait pas achevé que, comme pour lui
donner raison, Kazan poussait un grognement de
bête féroce, en retroussant ses lèvres et en découvrant
ses longs crocs. Le poil de son dos se hérissait.
Déjà Thorpe avait porté la main au revolver qu’il
avait à la ceinture. Mais ce n’était pas à lui qu’en voulait Kazan.
Une autre forme venait en effet de sortir de l’ombre
et de faire son apparition dans les lumières. C’était
Mac Cready, le guide qui devait, du point terminus
de la voie ferrée où ils étaient descendus, accompagner
Thorpe et sa jeune femme jusqu’au campement
de la Rivière Rouge, où le maître de Kazan, son congé
terminé, s’en revenait diriger les travaux du chemin
de fer transcontinental destiné à relier, à travers le
Canada, l’Atlantique au Pacifique<ref>Le 4ranscontinental canadien part, sur l’Atlantique d’Halifax et de la Nouvelle-Écosse, passe au nord du Grand Lac Supérieur, qui marque la frontière entre les États-Unis et le Canada, et, après un parcours de {{formatnum:5000}} kilomètres, aboutit au Pacifique, à la côte de Vancouver.</ref>.
La mâchoire de l’homme était carrée, presque bestiale,
et dans ses yeux effrontés, qui dévisageaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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d’Isabelle. Elle ramassa la chaîne.
— Chère amie, dit Thorpe, il est ton chien et lui-même
est venu ici se remettre sous ta loi. Mais continuons
à être prudents avec lui, car l’air natal peut
réveiller sa férocité. Il y a du loup en lui et de ''l’outlaw''<ref>''{{lang|en|Outlaw}}'', hors-la-loi. On dit couramment que les loups sont les outlaws de la Terre du Nord.</ref>
Je l’ai vu arracher la main d’un Indien, d’un
simple claquement de sa mâchoire, et, d’un coup de
dent, trancher la veine jugulaire d’un autre chien.
Évidemment, il m’a sauvé la vie… Et pourtant je
ne puis avoir confiance en lui. Méfions-nous !
Thorpe n’avait pas achevé que, comme pour lui
donner raison, Kazan poussait un grognement de
bête féroce, en retroussant ses lèvres et en découvrant
ses longs crocs. Le poil de son dos se hérissait.
Déjà Thorpe avait porté la main au revolver qu’il
avait à la ceinture. Mais ce n’était pas à lui qu’en voulait Kazan.
Une autre forme venait en effet de sortir de l’ombre
et de faire son apparition dans les lumières. C’était
Mac Cready, le guide qui devait, du point terminus
de la voie ferrée où ils étaient descendus, accompagner
Thorpe et sa jeune femme jusqu’au campement
de la Rivière Rouge, où le maître de Kazan, son congé
terminé, s’en revenait diriger les travaux du chemin
de fer transcontinental destiné à relier, à travers le
Canada, l’Atlantique au Pacifique<ref>Le Transcontinental canadien part, sur l’Atlantique d’Halifax et de la Nouvelle-Écosse, passe au nord du Grand Lac Supérieur, qui marque la frontière entre les États-Unis et le Canada, et, après un parcours de {{formatnum:5000}} kilomètres, aboutit au Pacifique, à la côte de Vancouver.</ref>.
La mâchoire de l’homme était carrée, presque bestiale,
et dans ses yeux effrontés, qui dévisageaient<noinclude>
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{{T3|{{t|LE DUEL|80}}|{{rom-maj|III}}|m=5em|mb=3em}}
Ayant ainsi parlé, Mac Cready s’assit en silence
auprès du feu et demeura là, durant un assez long
temps. Son regard ne quittait point Kazan. Puis,
quand il fut bien certain que Thorpe et sa femme
s’étaient définitivement clos dans leur tente, pour y
passer la nuit, il gagna la sienne à son tour, et y entra.
Il prit une bouteille de whisky et en but, une demi-heure
durant, des gorgées successives. Après quoi,
sans lâcher la bouteille, il sortit dehors à nouveau et
s’assit sur le rebord du traîneau, tout près de la
chaîne à laquelle était attaché Kazan.
L’effet du whisky commençait à se manifester, et
ses yeux s’allumaient de façon anormale.
— Je t’y ai pris ! répéta-t-il. Mais qui peut avoir
changé ton ancien nom ? Où as-tu pêché ce nouveau
maître ? Autant d’énigmes pour moi. Ho, ho ! Dommage
que tu ne puisses pas parler…
Thorpe et sa jeune femme n’étaient point encore
endormis, car Mac Cready entendit la voix de l’un,
à laquelle répondit un éclat de rire d’Isabelle.
Mac Cready tressauta violemment. Sa figure s’empourpra et il se mit debout sur ses pieds. Il rangea sa bouteille dans la poche de sa veste et, contournant le feu, il s’en fut, à pas de velours, vers l’ombre d’un arbre qui avoisinait la tente de Thorpe. Dissimulé là,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ayant ainsi parlé, Mac Cready s’assit en silence
auprès du feu et demeura là, durant un assez long
temps. Son regard ne quittait point Kazan. Puis,
quand il fut bien certain que Thorpe et sa femme
s’étaient définitivement clos dans leur tente, pour y
passer la nuit, il gagna la sienne à son tour, et y entra.
Il prit une bouteille de whisky et en but, une demi-heure
durant, des gorgées successives. Après quoi,
sans lâcher la bouteille, il sortit dehors à nouveau et
s’assit sur le rebord du traîneau, tout près de la
chaîne à laquelle était attaché Kazan.
L’effet du whisky commençait à se manifester, et
ses yeux s’allumaient de façon anormale.
— Je t’y ai pris ! répéta-t-il. Mais qui peut avoir
changé ton ancien nom ? Où as-tu pêché ce nouveau
maître ? Autant d’énigmes pour moi. Ho, ho ! Dommage
que tu ne puisses pas parler…
Thorpe et sa jeune femme n’étaient point encore
endormis, car Mac Cready entendit la voix de l’un,
à laquelle répondit un éclat de rire d’Isabelle.
Mac Cready tressauta violemment. Sa figure s’empourpra et il se mit debout sur ses pieds. Il rangea sa bouteille dans la poche de sa veste et, contournant le feu, il s’en fut, à pas de velours, vers l’ombre d’un arbre qui avoisinait la tente de Thorpe. Dissimulé là,<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{tiret2|mou|vement}} d’émoi, qu’elle réprima. Elle n’alla point vers
lui. À demi aveuglé, l’animal savait cependant que
c’était elle qui avait arrêté son châtiment. Et, tout
en la regardant et en pleurnichant, il remuait dans
la neige sa queue touffue.
L’aube commençait à se lever et, le guide ayant
attelé les chiens au traîneau, on se mit en route.
La journée fut longue et rude. Kazan, attelé en
tête, ouvrait la piste, un œil toujours clos, qui lui
brûlait, et le corps meurtri sous les coups du fouet de
caribou.
Mais ce n’était pas tant la douleur physique qui lui
faisait baisser tristement la tête et abattait l’entrain
qui lui était coutumier, quand il courait en avant de
ses compagnons. C’était son esprit surtout qui souffrait.
Pour la première fois de sa vie, il se sentait sans
courage et brisé. Mac Cready, jadis, l’avait battu.
Dans sa main ou dans celle de Thorpe, alternativement,
le fouet menaçant claquait aujourd’hui au-dessus
de ses oreilles, et leurs voix implacables lui
ordonnaient de marcher, tout clopinant qu’il fût.
Ce qui l’abattait et blessait, c’était de voir, à chaque
halte où l’on se reposait, sa maîtresse bien-aimée qui
se tenait à l’écart de lui et de sa chaîne. Il en fut de
même lorsque, le soir, on dressa le campement. Elle
s’assit hors de sa portée, et sans lui parler.
Elle le regardait avec des yeux durs qui le bouleversaient
et il se demandait si elle n’allait pas le
battre, elle aussi. Il se tapit dans la neige, le dos tourné
au feu joyeux, là où l’ombre était la plus noire. Cela
signifiait que son pauvre cœur de chien était tout à la
douleur. Et personne, sauf ''elle'', ne le devina. La jeune femme ne l’appela point, ni n’alla vers lui. Mais elle
ne cessait de l’observer et d’observer Mac Cready,
qu’épiait pareillement Kazan.
Lorsque le dîner fut terminé, les deux tentes furent<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Centré|(Sans date.)|mb=2em|fs=90%}}
Exilé ! exilé à quinze ans, et pour quel crime ? Ah ! si
j’avais pu prévoir qu’on prendrait cette mesure contre les
parents des détenus, je me serais fait mettre en prison
avec toi. Être séparé de toi, ne plus te voir ! oh ! oui,
c’est bien l’exil ! Ma bonne mère, prends courage si tu
peux ; pour moi, je n’en peux plus ; j’ai tant pleuré que
je ne vois plus clair. J’étais comme abasourdi en sortant
de Paris, je ne savais pas où j’allais, et, sans le citoyen
Deschartres, qui me traînait par le bras, je me serais
couché par terre en sortant de la porte Maillot. Je n’ose
pas t’en écrire davantage, j’ai peur que ma lettre ne passe
pas. Qu’avons-nous fait pour être si malheureux ? Il faudrait
que j’eusse commis un grand crime pour mériter de
ne plus te voir, et je n’ai rien fait, mon Dieu ! Ma mère,
ma mère, rendez-moi bientôt ma mère !
{{interligne}}
Ici il y a une lacune. Ces premières lettres étaient sans
doute les plus déchirantes, les plus passionnées. Peut-être
contenaient-elles quelques plaintes contre le gouvernement
révolutionnaire, et, dans la crainte des conséquences, ma
grand’mère les aura brûlées aussitôt après les avoir lues.<noinclude>
<references/></noinclude>
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laquelle l’avidité prend la pauvreté pour complice. À la récolte prochaine, la tentation sera pareille : « Ils nous ont menacés de venir faire notre moisson, et aussi de piller nos bestiaux et d’en vendre la viande dans les villages à raison de 2 sous la livre ». — Dans toutes les grosses insurrections il y a des malfaiteurs semblables, gens sans aveu, ennemis de la loi, rôdeurs sauvages et désespérés, qui, comme des loups, accourent partout où ils flairent une proie. Ce sont eux qui servent de guides et d’exécuteurs aux rancunes privées ou publiques. Près d’Uzès, vingt-cinq hommes masqués, avec des fusils et des bâtons, entrent chez un notaire, lui tirent un coup de pistolet, l’assomment de coups, dévastent sa maison, brûlent ses registres, avec les titres et papiers qu’il garde en dépôt pour le comte de Rouvres ; sept sont arrêtés, mais le peuple est pour eux, se jette sur la maréchaussée et les délivre<ref>''Archives nationales'', H, 1453. Lettre du comte de Périgord, commandant militaire du Languedoc, 22 avril.</ref>. — On les reconnaît à leurs actes, au besoin de détruire pour détruire, à leur accent étranger, à leurs figures sauvages, à leurs guenilles. Il en vient de Paris à Rouen, et, pendant quatre jours, la ville est à leur discrétion<ref>Floquet, VII, 511 (du 11 au 14 juillet).</ref> ; les magasins sont forcés, les couvents et séminaires rançonnés ; ils envahissent la maison du procureur général qui a requis contre eux et ils veulent le mettre en pièces ; ils brisent ses glaces, ses meubles, sortent chargés de butin, vont dans la ville et la banlieue piller les manufactures, casser ou brûler<noinclude>
<references/></noinclude>
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toutes les machines. — Ce sont là désormais les nouveaux chefs : car, en tout attroupement, c’est le plus audacieux, le moins embarrassé de scrupules qui marche en tête et donne l’exemple du dégât. L’exemple est contagieux : on était parti pour avoir du pain, on finit par des meurtres et des incendies et la sauvagerie qui se déchaîne ajoute ses violences illimitées à la révolte limitée du besoin.
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Telle que la voilà, malgré la disette et les brigands, on en viendrait peut-être à bout ; mais ce qui la rend irrésistible, c’est qu’elle se croit autorisée, autorisée par ceux-là mêmes qui ont charge de la réprimer. Çà et là éclatent des paroles et des actions d’une naïveté terrible, et qui, par delà le présent si sombre, dévoilent un avenir plus menaçant. — Dès le 9 janvier 1789, dans la populace qui envahit l’hôtel de ville à Nantes et assiège les boutiques de boulangers<ref>''Archives nationales'', H, 1453. Lettre des officiers municipaux de Nantes, 9 janvier ; du subdélégué de Ploërmel, 4 juillet. — ''Ib''., F{{e|7}}, 2353. Lettre de la Commission intermédiaire d’Alsace, 8 septembre. — ''Ib''., F{{e|7}}, 3227. Lettre de l’intendant Caze de la Bove, 16 juin. — ''Ib''., H. 1453. Lettre de Terray, intendant de Lyon, 4 juillet ; du prévôt des échevins, 5 et 7 juillet.</ref>, « le cri de Vive la Liberté se mêle au cri de Vive le Roi ». Quelques mois après, autour de Ploërmel, les paysans refusent de payer les dîmes, alléguant que le cahier de leur sénéchaussée en réclame l’abolition. — En Alsace, à partir du mois de mars, « en bien des endroits », même refus ; quantité de {{tiret|commu|nautés}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{tiret2|commu|nautés}} prétendent même ne plus payer d’impôts, jusqu’à ce que leurs députés aux États Généraux aient fixé au juste le chiffre des contributions publiques. — Dans l’Isère, par délibérations imprimées et publiées, elles décident qu’elles ne payeront plus de « droits personnels », et les seigneurs lésés n’osent se pourvoir devant les tribunaux. — À Lyon, le peuple s’est persuadé que « toute perception des droits doit cesser », et, le 29 juin, à la nouvelle de la réunion des trois ordres, « étonné par les illuminations et par les signes de réjouissance publique », il croit que les temps heureux sont venus, il forme le projet de se faire délivrer la viande à 4 sous et le vin au même prix. Les cabaretiers lui insinuent que les octrois vont être abolis, qu’en attendant, le roi, en faveur de la réunion des trois ordres, a accordé trois jours de franchise de tous droits à Paris, qu’on doit également en jouir à Lyon ». Sur quoi la multitude se porte impétueusement aux barrières, à la porte Saint-Clair, à la porte Perrache, au pont de la Guillotière, brûle ou démolit les bureaux, détruit les registres, saccage les logements des commis, enlève l’argent et pille le vin qui attendait en dépôt. Cependant le bruit s’est répandu dans la campagne que l’entrée est libre, et, pendant les jours qui suivent, les paysans affluent avec des files si prodigieuses de voitures de vin à plusieurs bœufs, que, malgré la garde rétablie, force est de les laisser entrer toute la journée sans payer ; c’est seulement le 7 juillet que les droits peuvent de nouveau être perçus. — Il en est de même<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rene1596
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|26}}</noinclude>
dans les provinces du Midi, où les principaux impôts sont assis sur les consommations ; là aussi, c’est au nom de la puissance publique qu’on suspend les perceptions. À Agde<ref>''Archives nationales'', H, 1453. Lettre du maire et des consuls d’Agde, 21 avril ; de M. de Périgord, 19 avril et 5 mai.</ref>, « le peuple s’est follement persuadé qu’il était tout et qu’il pouvait tout, vu la prétendue volonté du roi sur l’égalité des rangs » ; c’est ainsi qu’il interprète à sa guise et en son langage la double représentation accordée au Tiers. En conséquence, il menace la ville d’un pillage général, si l’on ne baisse le prix de toutes les provisions et si l’on ne supprime le droit de la province sur le vin, le poisson et la viande ; de plus, « ils veulent nommer des consuls partis de leur classe », et l’évêque, seigneur de la ville, le maire, les notables, contre lesquels ils sont allés racoler de force les paysans dans la campagne, sont obligés de proclamer à son de trompe que toutes leurs demandes sont accordées. Trois jours après, ils exigent que le droit de mouture soit diminué de moitié, et vont chercher l’évêque propriétaire des moulins. Le prélat, malade, défaille dans la rue et s’assied sur une borne ; là, séance tenante, on l’oblige à signer un acte de renoncement ; par suite, « son moulin, affermé {{unité|15000}} livres, est réduit maintenant à {{unité|7500}} ». — À Limoux, sous prétexte de rechercher les grains, ils pénètrent chez le contrôleur et chez les fermiers des impôts, emportent leurs registres et les jettent à l’eau avec le mobilier des commis. — En Provence, c’est pis : car, par une<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||27}}</noinclude>
injustice énorme et une imprudence inconcevable, tous les impôts des villes pèsent sur la farine ; partant, c’est à l’impôt qu’on attribue directement la cherté du pain ; c’est pourquoi l’agent du fisc devient l’ennemi visible, et les révoltes de la faim se changent en insurrections contre l’État.
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Là aussi les nouveautés politiques sont l’étincelle qui met le feu à l’amas de poudre ; partout, c’est le jour même de l’assemblée électorale que le peuple se soulève ; en moins de quinze jours, il y a dans la province quarante à cinquante insurrections. L’imagination populaire est allée droit au but comme un enfant ; les réformes étant annoncées, elle les croit venues, et, pour plus de sûreté, elle les exécute à l’instant : puisqu’on doit nous soulager, soulageons-nous. « Ce n’est pas une émeute isolée comme d’ordinaire, écrit le commandant des troupes<ref>''Archives nationales'', H, 1453. Lettres de M. de Caraman, 23, 26, 27, 28 mars ; du Sénéchal de Missiessy, 24 mars ; du maire d’Hyères, 25 mars, etc. — ''Ib''., H, 1274 de M. de Montmayran, 2 avril ; de M. de Caraman, 18 mars, 12 avril ; de l’intendant, M. de la Tour, 2 avril ; du procureur général, M. d’Antheman, 17 avril et rapport du 15 juin ; des officiers municipaux de Toulon, 11 avril ; du subdélégué de Manosque, 14 mars ; de M. de Saint-Tropez, 21 mars. — Procès-verbal signé par 119 témoins sur l’émeute du 5 mars à Aix, etc.</ref> ; ici la partie est liée et dirigée par des principes uniformes ; les mêmes erreurs sont répandues dans tous les esprits… Les principes donnés au peuple sont que le roi veut que tout soit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|28}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>égal, qu’il ne veut plus de seigneurs et d’évêques, plus de rangs, point de dîmes et droits seigneuriaux. Ainsi ces gens égarés croient user de leur droit et suivre la volonté du roi. » — Les grands mots ont fait leur effet ; on leur a dit que les États Généraux allaient opérer « la régénération du royaume » ; ils en ont conclu « que l’époque de la convocation devait être celle d’un changement entier et absolu dans les conditions et dans les fortunes ». Partant, « l’insurrection contre la noblesse et le clergé est aussi vive que générale ». Dans plusieurs lieux on a fait assez connaître que « ''c’était ici une espèce de guerre déclarée aux propriétaires et à la propriété'' » ; et, « dans les villes comme dans les campagnes, le peuple continue de déclarer ''qu’il ne veut rien payer, ni impôts, ni droits, ni dettes'' ». — Naturellement, c’est contre le ''piquet'' ou impôt sur la farine que porte le premier assaut. À Aix, Marseille, Toulon, et dans plus de quarante villes ou bourgades, il est détruit du coup ; à Aups et à Luc, de la maison de pesage il ne reste que les quatre murs ; à Marseille celle du fermier des boucheries, à Brignoles celle du directeur de la régie des cuirs, sont saccagées : on est décidé « à purger le pays des employés de la régie ». — Ceci n’est qu’un commencement : il faut encore que le pain et les autres denrées soient à bon marché, et tout de suite. À Arles, la corporation des matelots présidée par M. de Barras, consul, venait d’élire ses représentants ; pour clore la séance, ils exigent que, par arrêté, M. de Barras réduise le prix de tous les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||29}}</noinclude>
vivres, et, sur son refus, « ils ouvrent la fenêtre en disant : Nous le tenons, il n’y a que le jeter dans la rue, les autres le ramasseront ». Force est de céder ; l’arrêté est proclamé par les trompettes de la ville, et, à chaque article taxé, la foule crie : « Vive le roi et M. de Barras ! » — Devant la force brutale il a fallu plier. Seulement l’embarras est grand ; car, par la suppression du piquet, les villes n’ont plus de revenu, et d’autre part, comme elles sont obligées d’indemniser les boulangers et les bouchers, Toulon, par exemple, s’endette de 2500 livres par jour.
Dans ce désordre, malheur à ceux que l’on soupçonne d’avoir contribué de loin ou de près aux maux du peuple. À Toulon, on demande les têtes du maire qui signait les taxes et de l’archiviste qui gardait les rôles ; ils sont foulés aux pieds et leurs maisons dévastées. — À Manosque, l’évêque de Sisteron qui visitait le séminaire est accusé de favoriser un accapareur. Comme il rejoignait pied son carrosse, il est hué, menacé ; on lui jette de la boue, puis des pierres. Les consuls en chaperon et le subdélégué, qui accourent pour le protéger, sont meurtris, repoussés. Cependant quelques furieux, sous ses yeux, commencent « à creuser une fosse pour l’enterrer ». Défendu par cinq ou six braves gens, il arrive jusqu’à sa voiture à travers une grêle de cailloux, blessé à la tête, en plusieurs endroits du corps, et il n’est sauvé que parce que ses chevaux, lapidés eux-mêmes, prennent le mors aux dents. Des étrangers, des Italiens, des bandits se sont mêlés aux paysans et aux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|30}}</noinclude>
ouvriers, et l’on entend des paroles, l’on voit des actes qui annoncent une jacquerie. « Les plus échauffés disaient à l’évêque : Nous sommes pauvres, vous êtes riche, et nous voulons tout votre bien. » — Ailleurs<ref>''Archives nationales'', H, 1274. Lettre de M. de la Tour, 2 avril (avec mémoire détaillé et dépositions).</ref>, « les séditieux mettent à contribution tous les gens aisés ». À Brignoles, treize maisons sont pillées de fond en comble, trente autres à moitié. — À Aups, M. de Montferrat qui se défend est tué et « coupé en petits morceaux ». — À la Seyne, la populace, conduite par un paysan, s’assemble au son du tambour ; des femmes apportent une bière devant la maison d’un des principaux bourgeois, en lui disant de se préparer à la mort, et « qu’on lui fera l’honneur de l’enterrer ». Il se sauve, sa maison est pillée, ainsi que celle du piquet, et, le lendemain, le chef de la bande « oblige les principaux habitants à lui donner de l’argent pour indemniser, à ce qu’il dit, les paysans qui ont quitté leur travail », et employé leur journée au bien public. — À Peynier, le président de Peynier, octogénaire, est « assiégé dans son château par une bande de cent cinquante ouvriers et paysans », qui ont amené avec eux un consul et un notaire ; assistés de ces deux fonctionnaires, ils forcent le président « à passer un acte par lequel il renonce à ses droits seigneuriaux de toute espèce ». — À Solliès, ils détruisent les moulins de M. de Forbin-Janson, saccagent la maison de son homme d’affaires, pillent le château, démolissent le toit, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||31}}</noinclude>
chapelle, l’autel, les grilles et les armoiries, entrent dans les caves, défoncent les tonneaux, emportent tout ce qui peut être emporté : « le transport dura deux jours » ; c’est pour le marquis un dommage de cent mille écus. — À Riez, ils entourent le palais épiscopal de fascines en menaçant de l’incendier, « reçoivent l’évêque à composition moyennant une promesse de cinquante mille livres », et veulent qu’il brûle ses archives. — Ils détruisent le château du prévôt de Pignan, ils cherchent l’évêque de Toulon pour le tuer. — Bref, la sédition est ''sociale'', car elle s’attaque à tous ceux qui profitent ou commandent dans l’ordre établi.
Aussi bien, à les voir agir, on dirait que la théorie du ''Contrat social'' leur est infuse. Ils traitent les magistrats en domestiques, édictent des lois, se conduisent en souverains, exercent la puissance publique, et sommairement, arbitrairement, brutalement, établissent ce qu’ils croient conforme au droit naturel. — À Peynier, ils exigent une seconde assemblée électorale et, pour eux, le droit de suffrage. — À Saint-Maximin, ils élisent eux-mêmes de nouveaux consuls et officiers de justice. — À Solliès, ils obligent le lieutenant du juge à donner sa démission, et cassent son bâton de viguier. — À Barjols, « ils font des consuls et des juges leurs valets de ville, annoncent qu’ils sont les maîtres et qu’ils rendront la justice » eux-mêmes. — De fait, ils la rendent telle qu’ils la conçoivent, c’est-à-dire à travers beaucoup d’exactions et de vols. Tel a du blé : il doit partager avec celui qui en manque. Tel a de l’argent : il doit en donner<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|32}}</noinclude>
à celui qui n’en a pas assez pour acheter du pain. Sur ce principe, à Barjols, ils taxent les Ursulines à 1800 livres, enlèvent cinquante charges de blé au chapitre, dix-huit à un pauvre artisan, quarante à un autre, forcent les chanoines et bénéficiers à donner quittance à leurs fermiers. Puis, de maison en maison, et le gourdin à la main, ils obligent les uns à verser de l’argent, les autres à renoncer à leurs créances, « tel à se départir d’une procédure criminelle, tel à renoncer à un décret qu’il a obtenu, tel à rembourser les frais d’un procès gagné depuis plusieurs années, un père à donner son consentement au mariage de son fils ». — Tous leurs griefs leur reviennent, et l’on sait combien le paysan a la mémoire tenace. Devenu maître, il redresse les torts, surtout ceux dont il se croit l’objet. Destitution générale et d’abord des droits féodaux perçus : ils prennent à l’homme d’affaires de M. de Montmeyan tout l’argent qu’il a, en compensation de ce qu’il a touché depuis quinze ans en qualité de notaire. L’ancien consul de Brignoles avait infligé en 1775 pour 1500 ou 1800 francs d’amendes appliquées au profit des pauvres ; on lui reprend cette somme dans sa caisse. — Du reste, si les consuls et gens de loi sont malfaisants, les titres de propriété, les rôles de redevances, tous ces papiers d’après lesquels ils instrumentent, sont pires encore. Au feu les vieilles écritures, non seulement tous les registres des commis, mais aussi, à Hyères, tous les papiers de l’hôtel de ville et du notaire principal. — En fait de papiers, il n’y a de bons que les nouveaux, ceux qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||33}}</noinclude>
portent décharge, quittance ou obligation au profit du peuple. À Brignoles, on contraint les propriétaires des moulins à passer un acte de vente par lequel ils cèdent leurs moulins à la commune, moyennant 5000 francs par an, payables dans dix ans, sans intérêts, ce qui les ruine ; à la vue du contrat signé, les paysans poussent des acclamations, et ils ont tant de confiance en ce papier timbré, que sur-le-champ ils font dire une messe d’actions de grâces aux Cordeliers. — Symptômes redoutables et qui indiquent les dispositions intimes, la volonté fixe, l’œuvre future du pouvoir qui surgit. S’il l’emporte, il commencera par détruire les anciens papiers, rôles, titres, contrats, créances qu’il subit par force ; par force aussi, il en fera rédiger d’autres à son profit, et les scribes seront ses députés, ses administrateurs, qu’il tient sous sa rude poigne.
On ne s’en alarme point en haut lieu ; on trouve même que la révolte a du bon, puisqu’elle a forcé les villes à supprimer des taxes injustes<ref>''Archives nationales'', H, 1274. Lettre de M. de Caraman, 22 avril : « Il est résulté de ce malheur un bien réel… On a reporté sur la classe aisée ce qui excédait les forces des malheureux journaliers… On s’aperçoit encore d’un peu plus d’attention de la noblesse et des gens aisés pour les pauvres paysans : on s’est accoutumé à leur parler avec plus de douceur. » — M. de Caraman a été blessé, ainsi que son fils, à Aix, et, si les soldats lapidés ont fini par tirer, c’est sans son ordre. — ''Ib''. Lettre de M. d’Antheman, 17 avril, de M. de Barentin, 11 juin.</ref>. On souffre que les jeunes gens de la nouvelle garde marseillaise aillent à Aubagne « exiger de M. Le lieutenant criminel et de M. L’avocat du roi l’élargissement des prisonniers ».<noinclude>
<references/>
{{Numérotation||{{tab}}{{tab}}{{sc|la révolution. {{rom|i}}.}}|T. III. — 3{{tab}}{{tab}}}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|34}}</noinclude>
On tolère la désobéissance de Marseille qui refuse de recevoir les magistrats envoyés par lettres patentes pour commencer l’information. Bien mieux, malgré les remontrances du parlement d’Aix, on proclame une amnistie générale ; « on n’excepte que quelques chefs auxquels encore on laisse la liberté de sortir du royaume ». La douceur du roi, des chefs militaires est admirable : on admet que le peuple est un enfant, qu’il ne pêche jamais que par erreur, qu’il faut croire à son repentir, et, sitôt qu’il rentre dans l’ordre, le recevoir avec des effusions paternelles. — La vérité est que l’enfant est un colosse aveugle, exaspéré par la souffrance : c’est pourquoi il brise tout ce qu’il touche, non seulement en province les rouages locaux qui, après un dérangement temporaire, peuvent être réparés, mais encore au centre le ressort principal qui imprime le mouvement au reste et dont la destruction va détraquer toute la machine.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" /></noinclude><nowiki />
{{t4|'''CHAPITRE II'''|mb=1em|sp=0.1em|ff=Serif}}
<div style=line-height:120%;font-size:95%;>
{{a|Paris jusqu’au 14 juillet. — I. Recrues d’émeute aux environs. — Entrée des vagabonds. — Nombre des indigents. — II. Excitations de la presse et de l’opinion. — Le peuple prend parti. — III. Affaire Réveillon. — IV. Le Palais-Royal. — V. Les attroupements populaires deviennent un pouvoir politique. — Pression sur l’Assemblée. — Défection des soldats. — VI. Journées des 13 et 14 juillet. — VII. Meurtre de Foullon et de Bertier. — VIII. Paris aux mains du peuple.}}
</div>
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En effet, c’est au centre que les secousses convulsives sont les plus fortes. Rien n’y manque pour aggraver l’émeute, ni les excitations plus vives pour la provoquer, ni les bandes plus nombreuses pour la faire. Tous les alentours de Paris lui fournissent des recrues ; nulle part il n’y a tant de misérables, tant d’affamés et tant de révoltés. Partout des pillages de grains, à Orléans, à Cosne, à Rambouillet, à Jouy, à Pont-Sainte-Maxence, à Bray-sur-Seine, à Sens, à Nangis<ref name="p35n1">''Archives nationales'', H, 1453. Lettre de M. Miron, Lieutenant de police, 26 avril ; de M. Joly de Fleury, procureur général, 29 mai ; de MM. Marchais et Bertier, 23 mars, 5, 18 et 27 avril,</ref>. Le froment est si rare à {{tiret|Meu|don,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||37}}</noinclude>
toute la paroisse, battent la plaine, tendent des collets, détruisent les terriers. « Le bruit s’est répandu que le gouvernement, instruit du tort que le gibier faisait aux cultivateurs, a permis de le détruire… Et véritablement les lièvres ravageaient à peu près le cinquième de la récolte. » — On arrête d’abord neuf de ces nouveaux braconniers ; mais on les relâche « à cause des circonstances », et là-dessus, pendant deux mois, c’est un massacre sur les terres du prince de Conti, de l’ambassadeur Mercy d’Argenteau : à défaut de pain, ils mangent du gibier. — Par un entraînement naturel, avec les abus de la propriété, ils attaquent la propriété elle-même. Près de Saint-Denis, les bois de l’abbaye sont dévastés ; « les fermiers des environs en enlèvent des voitures de quatre et cinq chevaux » ; les villageois de Ville-Parisis, Tremblay, Vert-Galant, Villepinte en font commerce public et menacent les gardes de les assommer : au 15 juin le dégât est déjà estimé plus de {{unité|60000}} livres. — Peu importe que le propriétaire ait été bienfaisant, comme M. de Talaru<ref>Montjoie, 2{{e}} partie, ch. {{rom|xxi}}, 14 ({{1re}} semaine de juin). Montjoie est homme de parti ; mais il date et précise, et son témoignage, quand il est confirmé d’ailleurs, mérite d’être admis.</ref> qui, l’hiver précédent, dans sa terre d’Issy, a nourri les pauvres. Les paysans détruisent la digue qui conduisait l’eau à son moulin banal ; condamnés par le parlement à la rétablir, ils déclarent que, non seulement ils n’obéiront pas, mais que, si M. de Talaru la relève, ils viendront, au nombre de trois cents et bien armés, la démolir une seconde fois.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|38}}</noinclude><nowiki />
Pour les plus compromis, Paris est le refuge le plus voisin ; pour les plus pauvres et les plus exaspérés, la vie nomade s’ouvre toute grande. Des bandes se forment autour de la capitale, comme dans les contrées où la société humaine n’a pas encore commencé ou a cessé d’être. Dans les premières semaines de mai<ref>Montjoie, {{1re}} partie, 92, 101. — ''Archives nationales'', H, 1453. Lettre de l’officier de maréchaussée de Saint-Denis. « Il arrive journellement, tant de la Lorraine que de la Champagne beaucoup d’ouvriers », ce qui va augmenter la disette.</ref>, près de Villejuif, il y en a une de cinq ou six cents vagabonds qui veulent forcer Bicêtre et s’approchent de Saint-Cloud. Il en vient de trente, quarante et soixante lieues, de la Champagne et de la Lorraine, de toute la circonférence du pays ravagé par la grêle. — Tout cela flotte autour de Paris et s’y engouffre comme dans un égout, les malheureux avec les malfaiteurs, les uns pour trouver du travail, les autres pour mendier, pour rôder, sous les suggestions malsaines de la faim et des rumeurs qui s’élèvent dans la rue. Pendant les derniers jours d’avril<ref>Besenval, ''Mémoires'', I, 353. Cf. ''l’Ancien régime'', t. {{rom-maj|II}}, 296, 297. — Marmontel, II, 252 et suivants. — Ferrières, I, 407.</ref>, les commis voient entrer par les barrières « un nombre effrayant d’hommes mal vêtus et d’une figure sinistre ». Dès les premiers jours de mai, on remarque que l’aspect de la foule est changé ; il s’y mêle « une quantité d’étrangers, venus de tous pays, la plupart déguenillés, armés de grands bâtons, et dont le seul aspect annonce tout ce qu’on en doit craindre ». — Déjà, avant cet afflux final, la sentine publique était pleine et {{tiret|regor|geait.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||39}}</noinclude>
{{tiret2|regor|geait.}} Songez à l’agrandissement extraordinaire et rapide de Paris, à la multitude d’ouvriers qu’y ont amenés les démolitions et les récentes bâtisses, à tous les gens de métier que la stagnation des industries, l’élévation des octrois, la rigueur de l’hiver, la cherté du pain réduisent à l’extrême détresse. Rappelez-vous qu’en 1786 on y comptait « deux cent mille individus qui n’avaient pas en propriété absolue la valeur intrinsèque de cinquante écus », que de temps immémorial ils sont en guerre avec le guet, qu’en 1789 il y a cent vingt mille indigents dans la capitale, que, pour leur donner du travail, il a fallu établir des ateliers nationaux, « qu’on en tient douze mille inutilement occupés à creuser la butte Montmartre et payés vingt sous par jour, que les ports et les quais en sont couverts, que l’Hôtel de Ville en est investi, qu’ils semblent autour du Palais insulter à l’inaction de la justice désarmée », que chaque jour ils s’aigrissent et s’exaltent à la porte du boulanger où, après une longue attente, ils ne sont pas sûrs d’obtenir du pain. Vous sentirez d’avance avec quelle fureur et quelle force ils fonceront sur l’obstacle que, du doigt, on leur aura montré.
{{T4||II|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Cet obstacle, depuis deux ans on le leur montre : c’est le ministère, c’est la cour, c’est le gouvernement, c’est l’ancien régime. Quiconque proteste contre lui en faveur du peuple est sûr d’être suivi aussi loin et plus loin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|40}}</noinclude>
qu’il n’a envie de conduire. — Sitôt que, dans une grande ville, un parlement refuse d’enregistrer les édits fiscaux, il trouve une émeute à son service. Le 7 juin 1788, à Grenoble, les tuiles pleuvent sur les soldats, et la force militaire est impuissante. À Rennes, pour venir à bout de la ville révoltée, il a fallu une armée, puis un camp en permanence, quatre régiments d’infanterie et deux de cavalerie sous le commandement d’un maréchal de France<ref>Arthur Young, {{1er}} septembre 1788.</ref>. — L’année suivante, quand les parlements se tournent du côté des privilégiés, l’émeute recommence, mais cette fois contre les parlements. En février 1789, à Besançon et à Aix, les magistrats sont honnis, poursuivis dans la rue, assiégés dans leur palais, contraints de se cacher ou de prendre la fuite. — Si telles sont les dispositions dans les capitales de province, que doivent-elles être dans la capitale du royaume ? Pour commencer, au mois d’août 1788, après le renvoi de Brienne et de Lamoignon, la multitude, rassemblée sur la place Dauphine, s’érige en juge, brûle les deux ministres en effigie, disperse le guet, résiste aux troupes : on n’avait pas vu depuis un siècle une sédition aussi sanglante. Deux jours plus tard, l’émeute éclate une seconde fois ; le peuple s’ébranle pour aller mettre le feu aux hôtels des deux ministres et à l’hôtel du lieutenant de police Dubois. — Visiblement un ferment nouveau est entré dans la masse ignorante et grossière, et les idées nouvelles font leur effet. Il y a longtemps qu’elles ont filtré<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|42}}</noinclude>
''français'', par Cerutti, ''Considérations sur les intérêts du Tiers-État'', par Rabaut-Saint-Étienne, ''Ma pétition'', par Target, ''les Droits des États Généraux'', par M. d’Antraigues, un peu plus tard ''la France libre'', par Camille Desmoulins, d’autres encore, par centaines et par milliers<ref>Voir à la Bibliothèque nationale le catalogue si long de ceux qui ont survécu.</ref>, tous répétés et amplifiés dans les assemblées électorales ou les nouveaux citoyens viennent déclamer et s’échauffer<ref>Malouet, I, 255. Bailly, I, 43 (9 et 19 mai). — Comte d’Hézecques, ''Souvenirs d’un page de {{roi|Louis|XVI}}'', 293. — Besenval, I, 368.</ref>. Le cri unanime, universel et quotidien roule d’écho en écho jusque dans les casernes, les faubourgs, les marchés, les ateliers, les mansardes. Au mois de février 1789, Necker avoue « qu’il n’y a plus d’obéissance nulle part, et qu’on n’est pas même sûr des troupes ». Au mois de mai, les marchandes de poisson, puis les fruitières de la Halle, viennent recommander aux électeurs les intérêts du peuple et chanter des couplets en l’honneur du Tiers-État. Au mois de juin, les pamphlets sont dans toutes les mains ; « les laquais eux-mêmes les dévorent à la porte des hôtels ». Au mois de juillet, comme le roi signait un ordre, un valet patriote s’alarme et lit par-dessus son épaule. — Il ne faut pas se faire illusion ; ce n’est pas la bourgeoisie seulement qui prend parti contre les autorités légales et contre le régime établi, c’est le peuple entier, gens de métier, de boutique et de service, manœuvres de toute espèce et de tout degré, au-dessous du peuple la populace, vagabonds, traîneurs de rue,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||43}}</noinclude>
indigents, toute la multitude qui, courbée sous le souci du pain quotidien, n’avait jamais levé les yeux pour regarder le grand ordre social dont elle est la plus basse assise et dont elle porte tout le poids.
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Tout à coup elle fait un mouvement, et l’échafaudage superposé chancelle. C’est un mouvement de brute exaspérée par le besoin et affolée par le soupçon. — A-t-elle été piquée en dessous par des mains soudoyées qui se cachent ? Les contemporains en sont persuadés<ref>Marmontel, II, 249. — Montjoie, {{1re}} partie, 92. — Besenval, I, 387 : « Ces espions ajoutaient qu’on voyait des gens exciter le tumulte et même distribuer de l’argent. »</ref>, et la chose est probable. Mais le bruit qu’on fait autour de la bête souffrante suffirait pour la rendre ombrageuse et pour expliquer son sursaut. — Le 21 avril, les assemblées électorales ont commencé à Paris ; il y en a dans chaque quartier, pour le clergé, pour la noblesse, pour le Tiers-État. Tous les jours, pendant près d’un mois, on voit dans les rues passer des files d’électeurs. Ceux du premier degré continuent à se réunir après avoir nommé ceux du second ; il faut bien que la nation surveille ses mandataires et maintienne ses droits imprescriptibles ; si elle en a délégué l’usage, elle en a conservé la propriété, et se réserve d’intervenir quand il lui plaira. Une pareille prétention fait vite son chemin, et tout de suite, après le tiers-état des assemblées, elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|44}}</noinclude>
gagne le tiers-état de la rue. Rien de plus naturel que l’envie de conduire ses conducteurs : au premier mécontentement, on met la main sur ceux qui regimbent, et on les fait marcher à l’œil et au doigt. — Le samedi 25 avril<ref>''Archives nationales'', Y, 11 441. Interrogatoire de l’abbé Roy, 5 mai. — Y, 11 033. Interrogatoire (28 avril et 4 mai) des vingt-trois blessés portés à l’Hôtel-Dieu. — Ces deux pièces sont capitales pour donner le vrai caractère de l’émeute ; il faut y ajouter le récit de M. de Besenval, qui commandait alors avec M. du Châtelet. Presque tous les autres récits sont amplifiés ou faussés par l’esprit de parti.</ref>, le bruit se répand que Réveillon, électeur, fabricant de papiers peints rue Saint-Antoine, et le commissaire Lerat ont « mal parlé » dans l’assemblée électorale de Sainte-Marguerite. Parler mal, c’est mal parler du peuple. Qu’a dit Réveillon ? On l’ignore, mais l’imagination populaire, avec sa terrible puissance d’invention et de précision, fabrique ou accueille sur-le-champ une phrase meurtrière : il a dit « qu’un ouvrier, ayant femme et enfants, pouvait vivre avec quinze sous par jour ». C’est un traître, il faut lui courir sus, « mettre tout à feu et à sang chez lui ». — Notez que le bruit est faux<ref>Ferrières, t. III, note A (Exposé justificatif, par Réveillon).</ref>, que Réveillon donne vingt-cinq sous par jour à ses moindres ouvriers, qu’il en fait vivre trois cent cinquante, que l’hiver précédent, malgré le chômage, il les a gardés tous et au même prix, qu’il est lui-même un ancien ouvrier, médaillé pour ses inventions, bienfaisant, respecté de tous les gens respectables. — Il n’importe ; les bandes de vagabonds et « d’étrangers » qui viennent d’entrer par les barrières<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||45}}</noinclude>
n’y regardent pas de si près, et les manœuvres, charretiers, savetiers, maçons, chaudronniers, débiteurs de marbre, qu’ils vont racoler dans leurs garnis, n’en savent pas davantage. Quand l’irritation s’est accumulée, elle déborde au hasard.
Justement le clergé de Paris vient de déclarer<ref>Bailly, I, 25 (le 26 avril).</ref> qu’il renonce à ses privilèges en fait d’impôt, et le peuple, prenant ses amis pour ses adversaires, ajoute dans ses invectives le nom du clergé au nom de Réveillon. Pendant toute la journée et tout le loisir du dimanche la fermentation croît, et le lundi 27, autre jour d’oisiveté et d’ivrognerie, les bandes s’ébranlent. Des témoins en rencontrent une rue Saint-Séverin « armée de massues », si épaisse que le passage est barré. « De toutes parts on ferme les portes et les boutiques en criant : Voilà la révolte ! Les séditieux vomissent des imprécations et des invectives contre le clergé », et, voyant un abbé, l’appellent « f{{loop|4|{{sp|0.2em|.}}}} prêtre ». Une autre bande promène un mannequin de Réveillon, décoré du cordon de Saint-Michel, lui fait subir une parodie de jugement, le brûle en place de Grève et menace sa maison ; repoussée par la garde, elle envahit celle d’un salpêtrier son ami, brise et brûle tous les effets et tous les meubles<ref>Hippeau, IV, 377 (Lettre de M. Perrot, 29 avril).</ref>. C’est seulement vers minuit que l’attroupement est dispersé, et l’on croit en avoir fini avec l’émeute. — Le lendemain, elle recommence plus forte ; car, outre les {{tiret|aiguil|lons}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|46}}</noinclude>
{{tiret2|aiguil|lons}} ordinaires qui sont la misère<ref>''Lettre au roi'' par un habitant du faubourg Saint-Antoine : « N’en doutez point, sire : c’est à la cherté du pain qu’on doit attribuer nos derniers malheurs. »</ref> et le besoin de licence, ils ont un aiguillon nouveau, l’idée d’une cause à défendre, la persuasion où ils sont qu’ils combattent pour le Tiers-État ». Dans une pareille cause, chacun doit s’aider et tous doivent s’entr’aider : « On serait perdu, disait l’un d’eux, si l’on ne se soutenait pas les uns les autres ». Forts de cette croyance, ils députent jusqu’à trois fois dans le faubourg Saint-Marceau pour y faire des recrues, et sur leur passage, de force ou de gré, le gourdin levé, ils enrôlent tout ce qu’ils rencontrent. D’autres, à la porte Saint-Antoine, arrêtent les gens qui reviennent des courses, leur demandent s’ils sont pour la noblesse ou pour le Tiers, forcent les femmes à descendre de voiture et à crier vive le Tiers-État<ref>Dampmartin, ''Événements qui se sont passés sous mes yeux'', etc., I, 25 : « Nous revînmes sur nos pas, et nous fûmes arrêtés par de petites bandes de mauvais sujets, qui nous proposaient avec insolence de crier : Vive Necker ! vive le Tiers-État ! » Ses deux compagnons étaient chevaliers de Saint-Louis, et leur croix semblait un objet de « haine croissante ». — « Elle excita de grossiers murmures, même de la part de gens qui paraissaient au-dessus des fomentateurs. »</ref>. Cependant, la foule grossit devant la maison Réveillon ; les trente hommes de garde ne peuvent résister ; la maison est envahie et saccagée de fond en comble ; meubles, provisions, linge, registres, voitures, et jusqu’aux volailles de la basse-cour, tout est jeté dans des brasiers allumés en trois endroits différents ; cinq cents louis en or, l’argent comptant, l’argenterie sont<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||47}}</noinclude>
volés. Plusieurs se répandent dans les caves, boivent au hasard des liqueurs et des vernis, jusqu’à tomber ivres-morts ou à expirer dans les convulsions. Contre cette cohue hurlante<ref>Dampmartin, ''Événements qui se sont passés sous mes yeux'', I, 25 : « Je dînais ce même jour à l’Hôtel d’Ecquevilly, dans la rue Saint-Louis. » — Il sort à pied et assiste à l’émeute. « 1500 à 1600 misérables, excréments de la nation, dégradés par des vices honteux, couverts de lambeaux, regorgeant d’eau-de-vie, offraient le spectacle le plus dégoûtant et le plus révoltant. Plus de cent mille personnes de tout sexe, de tout âge de tout état, gênaient beaucoup les troupes dans leurs opérations. Bientôt le feu commença, le sang ruissela ; deux citoyens honnêtes furent blessés près de moi. »</ref>, on voit déboucher le guet à pied et à cheval, cent cavaliers de Royal-Cravate, les gardes françaises et plus tard les gardes suisses. « Tuiles et cheminées pleuvent sur les soldats », qui font feu par quatre files. Pendant plusieurs heures, les mutins, ivres de vin et de fureur, se défendent en désespérés ; plus de deux cents sont tués, près de trois cents blessés, on n’en vient à bout qu’avec le canon, et les attroupements se prolongent jusque bien avant dans la nuit. — Vers huit heures du soir, rue Vieille-du-Temple, la garde de Paris fait encore des charges pour protéger des portes que veulent forcer les malfaiteurs. À onze heures et demie du soir, ils en forcent deux rue de Saintonge et rue de Bretagne, celle d’un charcutier et celle d’un boulanger. Jusque dans ce dernier flot du soulèvement, qui s’apaise, on distingue les éléments qui ont fait l’émeute et qui vont faire la Révolution. — Il y a des affamés ; rue de Bretagne, la troupe qui dévalise le boulanger apporte les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|48}}</noinclude>
pains à des femmes arrêtées au coin de la rue de Saintonge. — Il y a des bandits : au milieu de la nuit, des espions de M. du Châtelet, s’étant coulés le long d’un fossé, « voient un gros de brigands » assemblés au delà de la barrière du Trône ; leur chef, monte sur un tertre, les excite à recommencer, et, les jours suivants, sur les grands chemins, des vagabonds se disent entre eux : « Nous n’avons plus rien à faire à Paris, les précautions sont trop bien prises, allons à Lyon ». — Il y a enfin des patriotes : le soir de l’émeute, entre le pont au Change et le pont Marie, les va-nu-pieds en chemise et barbouillés de noir qui portent des civières ont conscience de leur cause ; ils demandent l’aumône à voix haute et tendent le chapeau en disant aux passants : « Ayez pitié de ce pauvre Tiers-État ». — Affamés, bandits et patriotes, ils font un corps, et désormais la misère, le crime, l’esprit public s’assemblent pour fournir une insurrection toujours prête aux agitateurs qui voudront la lancer.
{{T4||IV|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Mais déjà les agitateurs sont en permanence. Le Palais-Royal est un club en plein air, où, toute la journée et jusque bien avant dans la nuit, ils s’exaltent les uns les autres et poussent la foule aux coups de main. Dans cette enceinte protégée par les privilèges de la maison d’Orléans, la police n’ose entrer, La parole est libre, et le public qui en use semble choisi exprès pour en abuser. — C’est le public qui convient à un pareil<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||49}}</noinclude>
lieu<ref>E. et J. de Goncourt, ''La société française pendant la Révolution''. On y compte 31 maisons de jeu, et une brochure du temps est intitulée ''Pétition des'' 2100 ''filles du Palais-Royal''.</ref>. Centre de la prostitution, du jeu, de l’oisiveté et des brochures, le Palais-Royal attire à lui toute cette population sans racines qui flotte dans une grande ville, et qui, n’ayant ni métier, ni ménage, ne vit que pour la curiosité ou pour le plaisir, habitués des cafés, coureurs de tripots, aventuriers et déclassés, enfants perdus on surnuméraires de la littérature, de l’art et du barreau, clercs de procureur, étudiants des écoles, badauds, flâneurs, étrangers et habitants d’hôtels garnis ; On dit que ceux-ci sont quarante mille à Paris. — Ils remplissent le jardin et les galeries ; « à peine y trouverait-on un seul membre de ce qu’on appelait les Six Corps<ref>Montjoie, 2{{e}} partie, 144. — Bailly, II, 130.</ref> », un bourgeois établi et occupé, un homme à qui la pratique des affaires et le souci du ménage donnent du sérieux et du poids. Il n’y a point de place ici pour les abeilles industrieuses et rangées : c’est le rendez-vous des frelons politiques et littéraires. Ils s’y abattent des quatre coins de Paris, et leur essaim tumultueux, bourdonnant, couvre le sol comme une ruche répandue. « Toute la journée, écrit Arthur Young<ref>Arthur Young, 24 juin 1789. — Montjoie, 2{{e}} partie, 69.</ref>, il y a eu dix mille personnes au Palais-Royal », et la presse est telle, qu’une pomme jetée d’un balcon sur le pavé mouvant des têtes ne tomberait pas à terre. — On devine l’état de tous ces cerveaux ; ce sont les plus vides de lest qu’il y ait en France, les plus gonflés d’idées<noinclude>
<references/>
{{Numérotation||{{tab}}{{tab}}{{sc|la révolution. {{rom|i}}.}}|T. III. — 4{{tab}}{{tab}}}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|50}}</noinclude>
spéculatives, les plus excitables et les plus excités. Dans ce pèle-mêle de politiques improvisés, nul ne connaît celui qui parle ; nul ne se sent responsable de ce qu’il a dit. Chacun est là comme au théâtre, inconnu parmi des inconnus, avec le besoin d’être ému et transporté, en proie à la contagion des passions environnantes, entraîné dans le tourbillon des grands mots, des nouvelles controuvées, des bruits grossissants, des exagérations par lesquelles les énergumènes vont enchérissant les uns sur les autres. Ce sont des cris, des larmes des applaudissements, des trépignements comme devant une tragédie : tel s’enflamme et s’égosille jusqu’à mourir sur place de fièvre et d’épuisement. Arthur Young a beau être habitué au tapage de la liberté politique, il est étourdi de ce qu’il voit. Selon lui<ref>Arthur Young, 9, 24, 26 juin. — ''La France libre'', passim, par C. Desmoulins.</ref>, « la fermentation passe toute conception… Nous nous imaginions que les magasins des libraires Debrett ou Stockdale à Londres sont encombrés ; mais ce sont des déserts à côté de celui de Desenne et de quelques autres ; on a peine à se faufiler de la porte jusqu’au comptoir… Chaque heure produit sa brochure ; il en a paru treize aujourd’hui, seize hier et quatre-vingt-douze la semaine dernière. Dix-neuf sur vingt sont en faveur de la liberté ». — Et, par liberté, on entend l’abolition des privilèges, la souveraineté du nombre, l’application du ''Contrat social'', « la République », bien mieux, le nivellement universel, l’anarchie permanente, et même la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|52}}</noinclude>
façon d’un parlement ; le soir, le président invite les spectateurs à venir signer les motions qu’on a faites dans la journée et dont les originaux sont déposés au café Foy<ref>Montjoie, 2{{e}} partie, 69, 77, 124, 144. — C. Desmoulins, lettres du 24 juin et des jours suivants.</ref>. Ils comptent sur leurs doigts les ennemis de la patrie, « et d’abord deux Altesses Royales (Monsieur et le comte d’Artois), trois Altesses Sérénissimes (le prince de Condé, le duc de Bourbon et le prince de Conti), une favorite (Mme de Polignac), MM. de Vaudreuil, de la Trémoille, du Châtelet, de Villedeuil, de Barentin, de la Galaisière, Vidaud de la Tour, Bertier, Foullon et même M. Linguet ». Des placards demandent un carcan sur le pont Neuf pour l’abbé Maury. Un orateur propose « de brûler la maison de M. d’Esprémenil, sa femme, ses enfants, son mobilier et sa personne, ce qui passe à l’unanimité ». — Nulle contradiction n’est tolérée ; un assistant ayant témoigné de l’horreur pour les motions meurtrières, « il est saisi au collet, on l’oblige à se mettre à genoux, à faire amende honorable, à baiser la terre ; on lui inflige le châtiment des enfants, on l’enfonce plusieurs fois dans un des bassins, après quoi on le livre à la populace qui le roule dans la boue ». Le lendemain un ecclésiastique est foulé aux pieds, lancé de main en main. Quelques jours après, le 22 juin, il y a encore deux exécutions semblables. La foule souveraine exerce toutes les fonctions de la puissance souveraine, avec celles de législateur celles de juge, avec celles de juge<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||53}}</noinclude>
celles de bourreau. — Ses idoles sont sacrées ; si quelqu’un leur manque de respect, il est coupable de lèse-majesté et châtié sur l’heure. Dans la première semaine de juillet, un abbé qui parle mal de Necker est fouetté ; une femme qui dit des injures au buste de Necker est troussée, frappée jusqu’au sang par les poissardes. La guerre est déclarée aux uniformes suspects. « Dès que paraît un hussard, écrit Desmoulins, on crie : Voilà Polichinelle, et les tailleurs de pierre le lapident. Hier au soir, deux officiers de hussards, MM. de Sombreuil et de Polignac, sont venus au Palais-Royal… on leur a jeté des chaises, et ils auraient été assommés, s’ils n’avaient pris la fuite ». Avant-hier « on a saisi un espion de police, on l’a baigné dans le bassin, on l’a forcé comme on force un cerf, on l’a harassé, on lui jetait des pierres, on lui donnait des coups de canne, on lui a mis un œil hors de l’orbite, enfin, malgré ses prières et qu’il criait merci, on l’a jeté une seconde fois dans le bassin. Son supplice a duré depuis midi jusqu’à cinq heures et demie, et il y avait bien dix mille bourreaux ». — Considérez l’effet d’un pareil foyer en un pareil moment. À côté des pouvoirs légaux s’est élevé un pouvoir nouveau, une législature de carrefour et de place publique, anonyme, irresponsable, sans frein, précipitée en avant par des théories de café, par des fougues de cervelle, par des excitations de tréteaux ; et les bras nus qui viennent de tout briser au faubourg Saint-Antoine sont ses gardes du corps et ses ministres.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|54}}</noinclude><nowiki />
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C’est la dictature de la foule attroupée, et ses procédés, conformes à sa nature, sont les voies de fait : sur tout ce qui lui résiste, elle frappe. — Chaque jour, dans les rues et aux portes de l’Assemblée, le peuple de Versailles « vient insulter ceux qu’on appelle ''aristocrates''<ref>Étienne Dumont, ''Souvenirs'', 72. — C. Desmoulins. Lettre du 24 juin. — Arthur Young, 25 juin. — Buchez et Roux, II, 28.</ref> ». Le lundi 22 juin « d’Esprémenil manque d’être assommé ; l’abbé Maury… ne doit son salut qu’à la vigueur d’un curé qui le prend par le corps, et le jette dans le carrosse de l’archevêque d’Arles ». Le 23, l’archevêque de Paris, le « garde des sceaux sont hués, honnis, conspués, bafoués, à périr de honte et de rage », et la tempête des vociférations qui les accueille est si formidable, que Paporet, secrétaire du roi, qui accompagnait le ministre, en meurt de saisissement le jour même. Le 24, l’évêque de Beauvais est presque assommé d’une pierre à la tête. Le 25, l’archevêque de Paris n’est sauvé que par la vitesse de ses chevaux ; la multitude le suit en le lapidant ; son hôtel est assiégé, toutes ses fenêtres sont brisées et, malgré l’intervention des gardes françaises, son péril est si grand, qu’il est contraint de promettre qu’il se réunira aux députés du Tiers. Voilà de quelle façon la rude main populaire opère la réunion des ordres. — Elle pèse aussi impérieusement sur ses représentants que sur ses adversaires. « Quoique notre<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||55}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>salle fût interdite, dit Bailly, il y avait toujours plus de six cents spectateurs<ref>Bailly, I, 179 et 227. — Mounier, ''Recherche sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres'', I, 289, 291 ; II, 61. — Malouet, I, 299 ; II, 10. — ''Actes des Apôtres'', V, 43 (Lettre de M. de Guilhermy du 31 juillet 1790). — Marmontel, I, 28 : « Le peuple venait jusque dans l’Assemblée encourager ses partisans, choisir et marquer ses victimes, et rendre effrayante pour les faibles la redoutable épreuve de l’appel nominal. »</ref> » ; non pas respectueux, muets, mais actifs, bruyants, mêlés aux députés, levant la main aux motions, en tout cas prenant part aux délibérations par leurs applaudissements et par leurs huées, assemblée collatérale et qui souvent impose à l’autre sa volonté. Ils notent et prennent par écrit les noms des opposants ; ces noms, transmis aux porte-chaises qui se tiennent à l’entrée de la salle, et de là jusqu’à la populace qui attend les députés à la sortie<ref>''Lettres manuscrites'' de M. Boullé, député, aux officiers municipaux de Pontivy, du {{1er}} mai 1789 au 4 septembre 1790 (communiquées par M. Rosenzweig, archiviste à Vannes), 16 juin 1789 : « La foule qui entoure la salle… était, ces jours-ci, de deux ou trois mille personnes. »</ref>, sont désormais des noms d’ennemis publics. Des listes en sont dressées, imprimées, et le soir, au Palais-Royal, deviennent des listes de proscription. — C’est sous cette pression grossière que passent plusieurs décrets, entre autres celui par lequel les Communes se déclarent Assemblée Nationale et prennent le pouvoir suprême. La veille, Malouet avait proposé de vérifier au préalable de quel côté était la majorité ; en un instant tous les ''Non'', au nombre de plus de trois cents, se rangent autour de lui ; là-dessus, « un homme s’élance des galeries, fond sur lui et le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|56}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>prend au collet en criant « Tais-toi, mauvais citoyen ». On dégagea Malouet, la garde accourut ; « mais la terreur s’était répandue dans la salle, les menaces suivirent les opposants, et le lendemain nous ne fûmes que quatre-vingt-dix ». Aussi bien, la liste de leurs noms avait couru ; quelques-uns, députés de Paris, vinrent trouver Bailly le soir même : l’un d’eux, « très honnête homme et bon patriote », avait été averti qu’on devait mettre le feu chez lui ; or sa femme venait d’accoucher, et le moindre tumulte devant la maison eût été mortel pour la malade. De pareils arguments sont décisifs. — En effet, trois jours après, au serment du Jeu de Paume, un seul député, Martin d’Auch, ose écrire à la suite de son nom : « opposant ». Insulté par plusieurs de ses collègues, « dénoncé sur-le-champ au peuple qui s’est attroupé à l’entrée de la salle, il est obligé de se sauver par une porte détournée pour éviter d’être mis en pièces », et, pendant quelques jours, de ne plus revenir aux séances<ref>''Lettres'' de M. Boullé, 23 juin. « Quel moment sublime que celui où nous nous lions, avec enthousiasme, à la patrie par un nouveau serment !… Pourquoi faut-il qu’un de nos membres ait choisi cet instant pour se déshonorer ? Son nom est maintenant flétri dans toute la France, et le malheureux à des enfants ! Couvert à l’instant de tout le mépris public, il sort et tombe en faiblesse à la porte en s’écriant : « Ah ! j’en mourrai ! » Je ne sais ce qu’il est devenu depuis. Ce qu’il y a d’étrange, c’est qu’il ne s’était pas mal montré jusqu’alors et qu’il avait voté pour la Constitution. »</ref>. — Grâce à cette intervention des galeries, la minorité radicale, trente membres environ<ref name="p56n2">Ferrières, I, 168. — Malouet, I, 298 (selon lui, la faction ne</ref>, conduit la majorité, et ne souffre<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||57}}</noinclude><ref follow="p56n2">comptait pas alors plus de dix membres). — Idem, II, 10. — Dumont, 250.</ref>
pas qu’elle se délivre. — Le 28 mai, Malouet ayant demandé le huis clos pour discuter les moyens conciliatoires proposés par le roi, les galeries le huent, et un député, M. Bouche, lui dit ces paroles trop claires : « Apprenez, monsieur, que nous délibérons ici devant nos maîtres et que nous leur devons compte de nos opinions ». C’est la doctrine du ''Contrat social'', et, par timidité, par crainte de la cour et des privilégiés, par optimisme et confiance en la nature humaine, par entraînement et obligation de soutenir leurs premiers actes, les députés, nouveaux venus, provinciaux et théoriciens, n’osent ni ne savent se soustraire à la tyrannie du dogme régnant. — Dorénavant il fait loi : Constituante, Législative, Convention, toutes les assemblées vont le subir jusqu’au bout. Il est admis que le public des galeries représente le peuple au même titre et à titre plus haut que les députés. Or ce public est celui du Palais-Royal, étrangers, oisifs, amateurs de nouveautés, nouvellistes de Paris, coryphées des cafés, futurs piliers de clubs, bref les exaltés de la classe bourgeoise, de même que la populace qui menace aux portes et jette des pierres se recrute parmi les {{Corr|exalté|exaltés}} du petit peuple. Ainsi, par un triage involontaire, la faction qui s’érige en pouvoir public ne se compose que des esprits violents et des mains violentes. Spontanément et sans entente préalable, les énergumènes dangereux se trouvent ligués avec les brutes dangereuses, et,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|58}}</noinclude>
dans le désaccord croissant des autorités légales, c’est cette ligue illégale qui va tout renverser.
Quand un général en chef, siégeant avec son état-major et ses conseils, délibère sur un plan de campagne, le premier intérêt public est que la discipline demeure intacte, et que des intrus, soldats ou goujats, ne viennent point jeter le poids de leur turbulence et de leur irréflexion dans la balance que les chefs doivent tenir avec précaution et avec sang-froid. Ç’a été la demande expresse du gouvernement<ref>Déclaration du 23 juin, article 15.</ref> ; elle n’a pas abouti, et, contre l’usurpation persistante de la multitude, il ne lui reste plus à employer que la force. Mais la force elle-même se dérobe sous sa main, et la désobéissance croissante, comme une contagion, après avoir gagné le peuple, se répand dans la troupe. — Des le 23 juin<ref>Montjoie, 2{{e}} partie, 118. — C. Desmoulins, ''lettres'' du 24 juin et jours suivants. — ''Récit fidèle'' par M. de Sainte-Fère, ancien officier aux gardes françaises, 9. — Besenval, III, 413. — Buchez et Roux, II, 35. — ''Souvenirs inédits'' du chancelier Pasquier.</ref>, deux compagnies de gardes françaises avaient refusé le service{{Corr||.}} Consignés aux casernes, le 27, ils violent la consigne, et désormais, « chaque soir, on les voit entrer au Palais-Royal en marchant sur deux rangs ». L’endroit leur est connu ; c’est le rendez-vous général des filles dont ils sont les amants et les parasites<ref>Peuchet (''Encyclopédie méthodique'', 1789. citée par Parent-Duchâtelet : « Presque tous les soldats aux gardes appartiennent à cette classe (les souteneurs de filles), et beaucoup même ne s’engagent dans ce corps que pour vivre aux dépens de ces malheureuses filles. »</ref>. « Tous les patriotes<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||59}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>s’accrochent à eux ; on leur paye des glaces, du vin ; on les débauche à la barbe de leurs officiers. » — Comptez de plus que, depuis longtemps, leur colonel, M. du Châtelet, leur est odieux, qu’il les a fatigués de manœuvres forcées, qu’il a tracassé et amoindri leurs sergents, qu’il a supprimé l’école où l’on élevait les enfants de leurs musiciens, qu’il emploie le bâton pour châtier les hommes, qu’il chicane sur la tenue, la nourriture et l’entretien. — C’est un régiment perdu pour la discipline : une société secrète s’y est formée, et les soldats se sont engagés devant leurs anciens à ne rien faire contre l’Assemblée nationale. Ainsi, entre eux et le Palais-Royal, la confédération est faite. — Le 30 juin, onze de leurs meneurs conduits à l’Abbaye écrivent pour demander du secours : un jeune homme monte sur une chaise devant le café Foy, et lit tout haut leur lettre ; à l’instant une bande se met en marche, force le guichet à coups de maillet et de barres de fer, ramène les prisonniers en triomphe, leur donne une fête dans le jardin et monte la garde autour d’eux pour qu’on ne vienne pas les reprendre. — Lorsqu’un tel désordre reste impuni, nul ordre ne peut être maintenu ; en effet, le 14 juillet au matin, sur six bataillons, cinq avaient fait défection. — Quant aux autres corps, ils ne tiennent pas mieux et sont séduits de même. « Hier, écrit Desmoulins, le régiment d’artillerie a suivi l’exemple des gardes françaises, il a forcé les sentinelles, et est venu se mêler aux patriotes dans le Palais-Royal… On ne voit que des gens du peuple qui s’attellent à tous les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|60}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>militaires qu’ils rencontrent : ''Allons ! vive le Tiers-État !'' et ils les entraînent au cabaret, où l’on boit à la santé des Communes. » — Des dragons disent à l’officier qui les mène à Versailles : « Nous vous obéissons, mais, quand nous serons arrivés, annoncez aux ministres que, si l’on nous commande la moindre violence contre nos concitoyens, le premier coup de feu sera pour vous. » — Aux Invalides, vingt hommes, commandés pour ôter les chiens et les baguettes aux fusils du magasin menacé, emploient six heures pour mettre vingt fusils hors d’usage : c’est qu’ils veulent les garder intacts pour le pillage et l’armement du peuple. — Bref, la plus grande partie de l’armée a tourné. Si bon que soit un chef, il suffit qu’il soit chef pour qu’on le traite en ennemi : le gouverneur, M. de Sombreuil, « à qui ces gens-là n’ont pas un reproche à faire », verra tout à l’heure ses canonniers diriger leurs canons contre son appartement, et manquera d’être pendu de leurs propres mains à la grille. — Ainsi la force qu’on amène pour réprimer l’émeute ne sert qu’à lui fournir des recrues. Bien pis, l’étalage des armes, sur lequel on comptait pour contenir la foule, fournit la provocation qui achève de la révolter.
{{T4||VI|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
Le moment fatal est arrivé : ce n’est pas un gouvernement qui tombe pour faire place à un autre, c’est tout gouvernement qui cesse pour faire place au despotisme<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANARCHIE SPONTANÉE||61}}</noinclude>
intermittent des pelotons que l’enthousiasme, la crédulité, la misère et la crainte lanceront à l’aveugle et en avant<ref>Gouverneur Morris, ''Correspondance avec Washington'', 19 juillet : « La liberté est maintenant le cri général ; l’autorité est un nom et n’a plus de réalité. »</ref>. Comme un éléphant domestique qui tout d’un coup redeviendrait sauvage, le peuple, d’un geste, jette à bas son cornac ordinaire, et les nouveaux guides qu’il tolère juchés sur son cou ne sont là que pour la montre ; dorénavant, il marche à sa guise, affranchi de leur raison, livré à ses sensations, à ses instincts et à ses appétits. — Visiblement, on n’a voulu que prévenir ses écarts : le roi a interdit toute violence, les commandants défendent aux troupes de tirer<ref>Bailly, I, 302. « Le roi était de très bonne foi ; il ne comptait prendre de mesures que pour l’ordre et la paix publique… La force de la vérité obligea le Châtelet à acquitter M. de Besenval d’attentat contre le peuple et la patrie. » — Cf. Marmontel, IV, 183 ; Mounier, II, 40.</ref> ; mais l’animal surexcité, farouche, prend toutes les précautions pour des attentats ; à l’avenir, il entend se conduire lui-même, et, pour commencer, il écrase ses gardiens. — Le 12 juillet, vers midi<ref>C. Desmoulins, lettre du 16 juillet. — Buchez et Roux, II, 83.</ref>, à la nouvelle du renvoi de Necker, un cri de fureur s’élève au Palais-Royal ; Camille Desmoulins monte sur une table, annonce que la cour médite « une Saint-Barthélemy de patriotes ». On l’embrasse, on prend la cocarde verte qu’il a proposée, on oblige les salles de danse et les théâtres à fermer en signe de deuil, on va chez Curtius prendre les bustes du duc d’Orléans et de Necker, et on les promène en triomphe. — Cependant<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LA RÉVOLUTION|62}}</noinclude>
les dragons du prince de Lambesc, rangés sur la place {{roi|Louis|XV}}, trouvent à l’entrée des Tuileries une barricade de chaises, et sont accueillis par une pluie de pierres et de bouteilles<ref name="p62n1">''Procès du prince de Lambesc'' (Paris, 1790), avec les quatre-vingt-trois dépositions et la discussion des témoignages. — C’est la foule qui a commencé l’attaque ; les troupes ont tiré en l’air : un seul homme, le sieur Chauvel, a été blessé, et légèrement, par le prince de Lambesc. (Déposition de M. de Carboire, 84, et du capitaine de Reinach, 101.) « M. Le prince de Lambesc, monté sur un cheval gris, selle grise sans fontes ni pistolet, était à peine entré dans le jardin, qu’une douzaine de personnes sautèrent aux crins et à la bride de son cheval et firent tous leurs efforts pour le démonter ; un petit homme, vêtu de gris, lui tira même de très près un coup de pistolet… Le prince fit tous ses efforts pour se dégager, et y parvint en faisant caracoler son cheval et en espadonnant avec son sabre, sans néanmoins, dans ce moment, avoir blessé personne. Lui déposant vit le prince donner un coup de plat de sabre sur la tête d’un homme qui s’efforçait de fermer le Pont Tournant, et qui par ce moyen, aurait fermé la retraite à sa troupe. La troupe ne fit que chercher à écarter la foule qui se jetait sur elle, tandis que du haut des terrasses, on l’assaillait à coups de pierres et même d’armes à feu. » — L’homme qui s’efforçait de fermer le pont avait saisi d’une main la bride du cheval du prince ; la blessure qu’il a reçue est une égratignure longue de vingt-trois lignes, qui a été pansée et guérie au moyen d’une compresse d’eau-de-vie. Tous les détails de</ref>. Ailleurs, sur le boulevard, devant l’hôtel Montmorency, des gardes françaises, échappés de leurs casernes, font feu sur un détachement fidèle de Royal-Allemand. — De toutes parts, le tocsin sonne, les boutiques d’armuriers sont pillées, l’Hôtel de Ville est envahi ; quinze ou seize électeurs de bonne volonté qui s’y rencontrent décident que les districts seront convoqués et armés. — Le nouveau souverain s’est montré : c’est le peuple en armes et dans la rue.
Aussitôt la lie de la société monte à la surface. Dans la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>par le canal de Berthier. Adieu, ma bonne mère, aime-moi toujours malgré ma tristesse.
LETTRE V
Charleville, 10 brumaire an XI (novembre).
Tu rends avec vérité, ma bonne mère, la peine qu’on éprouve en se séparant de ceux auxquels de bonnes qualités et une longue habitude nous ont attachés ; je conçois parfaitement le chagrin que cela t’a causé, et le poids dont tu te sens allégée cependant. L’attente d’une chose pénible l’est encore plus que la chose elle-même. Je t’assure que, de mon côté, il m’en coûte bien de savoir que je ne reverrai plus à Nohant la bonne Miémié ; car, ses humeurs à part, elle était véritablement excellente, et je n’aurais jamais cru qu’elle pût se décider à nous quitter. Mais puisque la chose est faite malgré tous mes regrets, je sais bien que tu seras plus libre et mieux soignée. Un arrangement dont je m’applaudis tous les jours, c’est celui par lequel j’ai attaché Deschartres aux destinées de Nohant<ref>Deschartres était devenu fermier de ma grand mère.</ref>. C’est vraiment la perle des cœurs honnêtes ; on n’est pas plus brutal que lui, et en même temps d’une délicatesse plus rare. Je me transporte en imagination chaque soir auprès de toi, et j’y vois tes longues et tristes veillées. Je t’assure que, de mon côté, je ne suis pas plus gai ici. Ma jambe me sert un peu de prétexte maintenant pour m’enfermer dans ma chambre et me dispenser des éternels dîners et des insipides soirées chez le préfet, ou le commandant, ou le commissaire des guerres. Je fais du moins chez moi de la musique tout à mon aise, quelques mauvais vers de temps en temps, et le plus<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mais. » Pour faire agréer sa demande à sa mère, Maurice fait un peu l’ambitieux. Il dit que le moment est bon pour aller travailler à son avancement, qu’il verra Armand Caulaincourt<ref>Le duc de Vicence.</ref>, son ancien ennemi, et qu’il est sûr qu’il lui donnera un coup de main, parce que, après tout, ce personnage, dont le chemin a été si rapide, n’a pas de raison pour le haïr. Il m’a fort ennuyé, et je ne l’ai jamais blessé dans mes réponses. J’aurais pu le taquiner dans ses amourettes, mais comme j’aimais ailleurs, j’ai agi loyalement, et il s’en est aperçu. Je ne l’ai jamais cru méchant ni sot, tant s’en faut, et peut-être, à présent qu’il est en bon chemin, aura-t-il quitté ses grands airs. Nous verrons bien. »
Maurice veut aussi revoir le père Harville, son premier général, son grand diable d’Ordener (le père, je crois, du brave colonel Ordener), un autre grand diable qui se conduisit d’une manière héroïque aux portes de Paris en 1814<ref>Ordener le père était en 1802 chef de la garde consulaire.</ref>, Eugène Beauharnais, Lacuée, Macdonald, et enfin son ami Laborde, aide de camp de Junot. Il flatte le désir que sa mère éprouvait dès lors de le voir se placer plus près des regards du premier consul, et lui-même désirait vivement alors entrer dans la garde du premier consul. Il fit quelques efforts, comme on le verra, et sans succès comme il était facile de le prévoir, car il était trop préoccupé de son amour pour être un solliciteur actif, et trop naïvement fier pour être un heureux courtisan. J’ai entendu souvent ses amis s’étonner qu’avec tant de bravoure, d’intelligence et de charme dans les manières, il n’ait pas eu un plus rapide avancement, mais je le conçois bien. Il était amoureux, et pendant plusieurs années il n’eut pas d’autre ambition que celle d’être aimé. Ensuite il n’était pas homme de cour, et on<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>au milieu des soldats révoltés qu’il faisait rentrer dans le devoir à coups de sabre<ref>Cela lui arriva notamment à Zurich dans la campagne de 1799. Les soldats se révoltaient pour défaut de paye.</ref> était une vertu militaire qui ne le disposait pas beaucoup, on peut croire, à l’exercice des vertus civiles, et il faut bien dire qu’en général ces guerriers couverts de gloire conservaient souvent dans la vie privée des allures proconsulaires. Je n’ai rien à affirmer non plus sur l’anecdote des conscrits de la section de Gravilliers. Ce sont des détails qu’on ne retrouverait probablement pas dans les journaux du temps, tous rigoureusement soumis à la censure directe du maître. Nous n’avons pas encore une histoire complète de l’Empire. Celle de M. Thiers, que je consulte comme la plus détaillée et la plus sérieuse sur beaucoup de points, ne s’occupe pas des mœurs et de l’opinion autant qu’il le faudrait. Elle indique à peine les mécontentements du peuple, et elle n’explique jamais ceux de l’armée d’une manière satisfaisante. M. Thiers fait trop de flatterie au grand homme, qu’il place avec raison au premier plan, en supposant que tous les hommes qui avaient concouru à ses éclatants triomphes étaient d’aveugles ambitieux. Il ne leur attribue point d’idées qui lui paraissent dignes d’examen et de discussion, et pourtant il serait fort important de savoir quels vestiges de croyance républicaine la Révolution avait laissés dans l’esprit de ces hommes condamnés à se taire et à obéir. Je demande qu’on fasse l’histoire des disgraciés de Napoléon et j’appellerais volontiers ceux d’entre eux qui sont restés fidèles à leurs premières idées à nous raconter eux-mêmes aujourd’hui leur vie et leurs sentiments sous l’Empire. Cela manque à la philosophie de l’histoire de l’Empire. Toute la portée, toute la vérité d’une époque n’est pas dans le récit officiel des événements généraux, tels que la guerre, la législation, la diplomatie et les finances.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>ettes…
Paris, 29 frimaire.
{{...|25}}
Auguste<ref>Auguste de Villeneuve, son neveu.</ref> a pris hier le costume grave de son emploi de trésorier de la ville de Paris. Il avait l’habit noir, l’épée, la bourse, et, dans cet équipage, il nous a fait mourir de rire. Il a toujours une figure superbe à qui tout sied, et il porte très bien ce costume, mais c’est si drôle de voir reparaître les habits de jadis ! René veut être préfet du palais et sa femme dame d’honneur. Je l’ai fait enrager en lui disant que pour le coup ces dames ne la verraient plus que de mauvais œil. Mais le premier consul a été si aimable et si galant avec elle, qu’elle subit le commun prestige, et finit par avouer que tous ces grands seigneurs sont fiers et insolents. Ils le sont d’autant plus, pour la plupart, qu’ils recherchent aussi la faveur du maître.
Madame de G*** est toujours en position d’oraison funèbre et ne parle de son époux défunt que la larme à l’œil. Barrère brochant sur le tout, c’est édifiant !…
{{...|25}}
12 nivôse an XI (janvier 1803).
…… Je t’envoie un chapeau de castor gris du dernier genre. Je l’ai choisi dans une caisse arrivant de Londres. C’est très chaud, et c’est la mode effrénée.
René a été à Saint-Cloud voir madame Bonaparte. Apolline y est reçue on ne peut mieux, la mémoire de M. de Guibert est là en grande vénération. Tu vois bien qu’on fait la cour au passé.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki />
J’ai vu le père Harville, qui m’a fait un meilleur accueil qu’à l’hospice du Saint-Bernard. Il a eu le temps de se dégeler…… Je me recommande au souvenir du maire, dont l’image m’est toujours chère et présente.
(Suit une illustration libre représentant la tête de Deschartres coiffée d’oreilles d’âne.)
18 nivôse.
Tu as dû recevoir tes chapeaux. C’est moi maintenant qui vais te faire une demande, c’est de m’envoyer bien vite la garniture de boutons d’acier à tête de diamants qui vient de mon père. René, ébloui encore de l’éclat qu’ils jetaient en 89, me demande de les lui prêter pour les mettre sur un habit de velours lavande qu’il prépare pour aller faire sa cour à Saint-Cloud. C’est même moi qui lui ai offert cet éclatant service.
B***<ref>Il serait inutile de chercher des noms sous les initiales. Je change les initiales à dessein, ne voulant molester aucun individu sans utilité.</ref> va avoir une place qui rapporte quarante mille livres par an. Ce que c’est que la cour ! Le tout en raison du nom de ses pères ; car il est notoire qu’il en a eu plus d’un. Quant à Dupont, qui est fou, mais qui est brave (on ne peut pas lui refuser cela), et qui, certes, s’est admirablement comporté en Italie, non-seulement il n’est pas invité, mais encore il est reçu froidement. Je dis vingt fois par jour : C’est comme autrefois, et la Révolution n’a rien changé. Hélas ! où sont nos rêves de 89 ! où sont mes longues rêveries de Passy ? où sont les neiges d’antan ? Le luxe est semblable à celui de l’ancienne cour, épées, habits de velours, vestes brodées, livrées, carrosses, etc…
J’ignore le sort de ma demande au premier consul ; je<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>à moi le moins possible. Je ne suis déjà pas si gai ! Et que veux-tu que je devienne si tu ne m’aimes plus ?…
Paris, 27 pluviôse.
{{...|25}}
… J’ai revu chez ***, à un fort beau souper qu’il a donné, madame de Tourzelles, et j’en ai été enchanté. Quant au reste, tant mâles que femelles, c’est toujours la même nullité, la même sottise. Le grand monde n’a point changé et ne changera point. J’en excepte quelques-uns seulement, et surtout Vitrolles, qui a de l’esprit et du caractère<ref>Avec sa légèreté apparente, mon père jugeait très bien les hommes. M. de Vitrolles est un des rares hommes du parti royaliste, en effet, pour l’esprit et le caractère.</ref>.
En d’autres lieux, où on ne vise pas à la grandeur, on vise au bel esprit. Il n’y a pas jusqu’à F*** qui ne soit devenu sensible et réfléchi. Chez lui on ne parle que par sentences morales, et, au fond, on se soucie de tout cela comme d’un fétu. Mais c’est un genre. — J’ai reçu la lettre de maître Aliboron Deschartres. Elle est aussi aimable que lui, ce n’est pas peu dire.
{{...|25}}
Paris, 7 ventôse.
Caulaincourt a reparlé de moi au premier consul. Il avait égaré ma demande et lui en a redemandé une autre. Est-ce à dire que je dois espérer ? Ah ! si le grand homme savait comme j’ai envie de l’envoyer paître, et de ne plus me ruiner sans gloire à son service ! Qu’il nous donne encore de la gloire s’il veut faire sa paix avec moi. Le malheur<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>peut croire de mieux sur son compte, c’est qu’elle est folle, ma pauvre sœur<ref>Mademoiselle Dupin, fille du premier mariage de mon grand-père, mariée à M. de Villeneuve, et en secondes noces à M. de Villeleroux.</ref>.
Bonaparte va partir dans quelques jours pour Bruxelles, si je n’obtiens pas de réponse avant son départ, je cours t’embrasser de toute mon âme et de toutes mes forces.
29 germinal (avril).
Je pars dans trois jours pour Chenonceaux avec René ; envoie-moi les chevaux jusqu’à Saint-Agnan, et dans cinq jours je suis dans tes bras. Oui, oui, il y a bien longtemps que je devrais y être. Tu en as souffert, moi aussi ! Tu vas me promener dans tes nouveaux jardins et me prouver que la grenouillère est devenue le lac de Trasimène, les petites allées des routes royales, le pré une vallée suisse, et le petit bois la forêt Hercinia. Oh ! je ne demande pas mieux ! Je verrai tout cela par tes yeux, je le verrai en beau, puisque je serai près de toi !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>celui de la position des autres divisions qui bordent la mer, et j’ai envoyé le tout dans une lettre au seigneur Dupont. Nous sommes dans la boue jusqu’aux oreilles. Il n’y a ici ni bons lits pour se reposer, ni bons feux pour se sécher, ni grands fauteuils pour s’étaler, ni bonne mère aux soins excessifs, ni chère délicate. Courir toute la journée pour placer les troupes qui arrivent et dont les baraques ne sont pas encore faites, se crotter, se mouiller, descendre et remonter la côte cent fois par jour, voilà le métier que nous faisons. C’est la fatigue de la guerre, mais la guerre dépouillée de tous ses charmes, puisqu’il n’y a pas à changer de place et pas l’espoir du moindre coup de fusil pour passer le temps en attendant la grande expédition, dont on ne parle pas plus ici que si elle ne devait jamais avoir lieu. Ne t’inquiète donc pas, ma bonne mère, rien n’est prêt, et ce ne sera peut-être pas d’un an que nous irons prendre des chevaux anglais.
Tu ne peux pas te faire une idée de la pénurie qui règne ici. Il n’y a dans notre fief d’Ostrohow qu’un seul petit lit sans rideaux, que l’on réserve pour le général. J’ai fait chercher dans Boulogne pour les trois aides de camp, trois matelas et trois lits de sangle, tout est pris. Nous allons passer notre hiver sur la paille, et, en vérité, je ne m’en plains pas, quand je vois au camp nos malheureux soldats dans des baraques détestables, construites sur un terrain tellement marécageux, qu’elles s’affaissent par leur propre poids et rentrent dans la terre. Ils sont couchés littéralement dans la boue, et le nombre des malades sera bientôt incalculable. Je voudrais pouvoir faire pour mon lit de paille le miracle des cinq pains, mais le temps des miracles est passé<ref name=t2p57>M. Thiers affirme que les soldats étaient fort bien abrités dans les baraques et qu’ils ne manquaient de rien. Telle devait être en effet l’intention de Bonaparte. Mais le fait n’est pas {{tiret|tou|jours}}</ref>.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki />
Je voudrais bien tenir M. le maire Deschartres dans notre camp. Je le ferais piocher de la belle manière et nous verrions quelle figure il ferait au bivouac avec son bonnet de coton, sa coiffe de nuit et sa rosette !
LETTRE II
15 nivôse an XII (janvier 1804).
… Plus la division s’augmente et moins nous avons de place. Nous allons, Morin, de Couchy et moi, partager stoïquement le sort de nos pauvres soldats, car les deux mauvais galetas que nous occupions viennent d’être pris par un général de brigade de la division. Pour n’être pas au bivouac dans l’eau, nous allons nous construire une baraque. Quant à notre situation politique, elle n’est pas plus gaie ; on prétend que nous n’agirons que dans deux ou trois ans. Ceci se dit à l’oreille, et pourtant nos soldats le redisent tout haut. Les Anglais viennent tous les jours nous donner la comédie, avec leurs bricks, leurs cutters et leurs frégates. Nous leur envoyons, de la côte, force bombes et boulets qui vont se perdre dans les eaux. Ils nous répondent de la même façon, et c’est absolument un jeu de paume. La lunette de Dollon m’est très utile pour juger des coups. De temps en temps nous nous exerçons dans la rade à manier l’aviron, sur nos péniches et nos caïques. Les Anglais nous galopent, nous nous retirons sous nos batteries, qui les saluent alors à grand bruit. La mer ne me fait pas le moindre mal, et j’en reviens toujours
<ref follow=t2p57>conforme aux états de dépenses et aux projets sur le papier qui servent de matériaux à l’histoire officielle. Ce serait le cas de retourner ainsi le proverbe : Les soldats meurent, les écrits restent.</ref><noinclude>
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Je ne te parle pas de nos opérations militaires, parce qu’il est défendu par un ordre du général en chef de donner des nouvelles d’ici, non-seulement aux journalistes, mais encore à nos parents et amis. Je puis te dire pourtant, sans trahir aucun secret d’État, que nous n’avons pas achevé notre baraque. Mes deux camarades ont trouvé un grenier, et je me suis établi dans un pavillon de six pieds carrés, situé au bout du jardin. J’y ai fait porter un poêle et j’y suis fort bien. Je découvre la mer en plein, car c’est un belvédère ; mais je cours un peu le risque d’être emporté par les vents. Il passe en ce moment même un ouragan si terrible que le caisson qui était dans notre cour vient d’être renversé.
Adieu, ma mère chérie, garde la plume avec laquelle tu m’as écrit ta dernière lettre, et n’en prends jamais d’autre pour écrire à ton fils, qui t’aime autant que tu es bonne, et qui t’embrasse aussi tendrement qu’il t’aime.
Je voudrais bien tenir ici Caton Deschartres pour voir la jolie grimace qu’il ferait avec le tangage et le roulis de grosse mer.
LETTRE IV
Quartier général à Ostrohow, 30 pluviôse an XII.
Le général de division Dupont, commandant la première division du camp de Montreuil<ref>C’est une tête de lettre imprimée.</ref>… m’a tellement fait courir avec lui tous ces jours-ci, soit sur la côte, soit sur la mer, que je n’ai pu trouver un moment pour t’écrire. Avant-hier, au moment où je commençais une lettre pour toi, une douzaine de coups de canon est venue me déranger.<noinclude>
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LETTRE V
Ostrohow, 25 ventôse an XII (mars 1804).
… Nous avons eu ici ces jours derniers une brillante fête donnée par tous les généraux du camp de Saint Omer à madame Soult et au général en chef, son époux. C’était le général Bertrand, comme chef du génie, qui était le décorateur. Le général Bisson, qui boit quinze bouteilles de vin sans se griser et qui a six pieds de haut sur neuf de circonférence, était chargé des buffets et du souper (ce qui ne l’empêche pas d’être un fier soldat. Il était au Mincio)<ref>Bisson, enfant de troupe, se distingua de bonne heure par une bravoure héroïque. Chargé de la défense du Catelet sur la Sambre avec soixante grenadiers et cinquante dragons, attaqué par six mille hommes et sept pièces de canon, il plaça ses grenadiers en tirailleurs devant deux gués principaux en avant du pont de la ville, qu’il avait fait couper, et ses dragons en trois pelotons sur la rive droite. L’ennemi, voyant ces tirailleurs, crut que la place contenait un corps considérable et l’attaqua en règle. Bisson y était pourtant ''seul avec deux tambours'' qui battaient sur différents points pour entretenir l’erreur de l’ennemi. Cette combinaison donna le temps au général Legrand d’arriver avec une brigade et de conserver une position avantageuse.
<br />
{{em|2}}À l’affaire de Missenheim, Bisson soutint avec quatre cent dix-sept hommes les efforts de trois mille hommes d’infanterie et de douze cents chevaux. Il se distingua à Marengo, etc., etc., et mourut à Mantoue, en 1811.</ref>. Moi je fus nommé chef d’orchestre et directeur de toute la musique. J’ai formé l’orchestre, qui n’allait point du tout au commencement et qui s’est trouvé, le jour du bal, digne de Julien. J’ai composé des contredanses, etc., etc. Enfin je me suis donné bien de la peine pour des buses et des oisons, mais ma musique allait bien, mes musiciens se surpassaient, et je me moquais du reste. Il y<noinclude>
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Il a duré, mais en se modifiant d’une manière essentielle. Le divorce a été permis, puis aboli, et à présent on parle de le rétablir<ref>J’écris ceci le 2 juin 1848. J’ignore quelle sera la solution du projet présenté à l’Assemblée nationale par le ministre Crémieux.</ref>. Jamais moment n’a été plus mal choisi pour soulever une aussi grave question, et bien que j’aie des idées arrêtées à cet égard, si j’étais de l’Assemblée, je demanderais l’ordre du jour. On ne peut pas régler le sort et la religion de la famille dans un moment où la société est dans le désordre moral, pour ne pas dire dans l’anarchie. Aussi, lorsqu’il sera question de discuter cela, l’idée religieuse et l’idée civile vont se trouver encore une fois aux prises, au lieu de chercher cet accord sans lequel la loi n’a point de sens et n’atteint pas son but. Que le divorce soit rejeté, ce sera la consécration d’un état de choses contraire à la morale publique. Qu’il soit adopté, il le sera de telle manière et dans de telles circonstances qu’il ne servira point la morale et ajoutera à la dissolution du pacte religieux de la famille. Je dirai mon opinion quand il faudra, et je reviens à mon récit.
Mon père avait vingt-six ans, ma mère en avait trente lorsque je vins au monde. Ma mère n’avait jamais lu Jean-Jacques-Rousseau et n’en avait peut-être pas beaucoup entendu parler, ce qui ne l’empêcha pas d’être ma nourrice, comme elle l’avait été et comme elle le fut de tous ses autres enfants. Mais, pour mettre de l’ordre dans le cours de ma propre histoire, il faut que je continue à suivre celle de mon père, dont les lettres me servent de jalons, car on peut bien imaginer que mes propres souvenirs ne datent pas encore de l’an XII.
Il passa une quinzaine à Nohant après son mariage, ainsi que je l’ai dit au précédent chapitre, et ne trouva aucun moyen d’en faire l’aveu à sa mère. Il revint à Paris sous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>j’en suis sûr. Je t’aime tant, quoi que tu en dises, que tu finirais bien par y croire. Ta dernière lettre est bonne comme tel, et, dans ma joie, je l’ai montrée à tout le monde<ref>C’est-à-dire à Sophie.</ref>. Ne me gronde pas ! Je t’embrasse de toute mon âme.
Beaumont a fait un mélodrame pour la Porte-Saint-Martin. Ce n’est pas bon, mais cela n’est pas nécessaire pour avoir du succès. Et d’ailleurs cela l’amuse tant<ref>J’ignore quel fut le sort du mélodrame de mon grand-oncle. Je n’en sais même pas le titre.</ref> !
Le voyage de l’empereur remet au mois de septembre mon projet de retourner de suite auprès de toi, mais alors j’irai faire tes vendanges, et si Deschartres fait encore le docteur, je le camperai dans sa cuve.
LETTRE II
1er thermidor an XII.
L’empereur est parti hier dans la nuit, et tu me crois sans doute en route pour Boulogne. Je fais mieux que cela, je m’apprête à te porter un bouquet pour ta fête et un compliment composé de mille embrassades bien tendres. De Couchy s’est chargé de faire entendre à Dupont que mes affaires sont en meilleur train ici qu’elles ne le seraient là-bas, puisque Dupont doit revenir dans huit jours et que je n’ai rien à gagner à chercher les regards de l’empereur. L’affaire de Sedan nous a assez prouvé que, dans ces occasions-là, on aime mieux nous cacher que nous montrer. Dupont ne peut pas le nier et ne peut pas trouver mauvais que je ne sois pas pressé de m’y faire reprendre. S’il s’agissait d’aller recevoir des coups de fusil, il y aurait de la place et je m’empresserais d’y être. Mais<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>Elle doit être un peu plus âgée que mon fils, tous deux demeurent ensemble rue Meslay, n° 15, chez le sieur Maréchal<ref>Mon oncle. Il venait d’épouser ma tante Lucie.</ref>, et c’est parce que je suppose cette rue dans votre arrondissement que je prends la liberté de vous adresser mes questions et de vous confier mes craintes. J’ose espérer que vous voudrez bien faire parvenir ma lettre à celui de MM. vos collègues dans l’arrondissement duquel se trouve la rue Meslay.
« Cette fille ou cette femme, car je ne sais de quel nom l’appeler, avant de s’établir dans la rue Meslay, demeurait en nivôse dernier rue de la Monnaie, où elle tenait une boutique de modes.
« Depuis qu’elle habite la rue Meslay, mon fils en a eu une fille que je crois née en messidor et inscrite sur les registres sous le nom d’Aurore, fille de N. Dupin et de…
L’inscription pourrait, ce me semble, vous donner quelque lumière sur le mariage, s’il existe précédemment, comme je le crois, à cause du prénom qu’on a donné à l’enfant. Quelques indices me font présumer qu’il peut avoir été contracté en prairial dernier. J’ai l’honneur d’écrire à un magistrat, peut-être à un père de famille, ce double titre ne m’aura pas vainement flattée d’une réponse aussi prompte que possible et d’une discrétion inviolable, quel que soit le résultat des recherches que je prends la liberté de vous demander.
« J’ai l’honneur, etc.
« DUPIN. »
SECONDE LETTRE DE MADAME DUPIN
Au maire du cinquième arrondissement.
« En confirmant mes craintes, monsieur, vous avez navré mon cœur, et de longtemps il ne s’ouvrira aux consolations<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>vaux de main couverts de draps d’or, de housses éblouissantes, menés à deux rênes de soie et d’or par des mameluks à pied, vêtus eux-mêmes avec la plus grande magnificence. La voiture du pape à huit chevaux blancs empanachés. Le pape seul au fond. Deux cardinaux vis-à-vis. La croix d’or portée en avant de la voiture par un gros cuistre en robe et en bonnet carré, monté sur une mule<ref>À la fête du concordat, on n’avait pas osé montrer cette croix et ce cuistre aux Parisiens. On les avait mis dans une voiture : ç’avait été l’objet de pourparlers sérieux entre le premier consul et le légat, tant la restauration catholique était populaire. Au couronnement, la croix, ostensiblement portée, ne souleva pas de murmures, mais le porteur fit beaucoup rire par son obésité.</ref>. Vingt autres voitures en tout semblables aux premières, toutes aux armes et à la livrée de l’empereur, ont transporté le reste de la valetaille impériale.
Dans Notre-Dame, le trône près de la porte au fond, représentant un arc de triomphe assez massif et dont le style grec s’accordait fort mal avec le gothique de l’église ; l’impératrice assise un peu plus bas que son époux. Les princes à deux marches au-dessous. Les tribunes à droite et à gauche garnies de draperies, occupées par le conseil d’État, le Corps législatif, les présidents de canton, les maisons des princes et les billets donnés. Dans la nef, les grands officiers de la Légion d’honneur.
Après la messe, l’empereur est descendu du trône avec l’impératrice, suivi des princes et princesses. Ils ont traversé l’église au pas grave pour s’approcher de l’autel. Le pape a mis de l’huile au front et aux mains de l’empereur et de l’impératrice ; ensuite Bonaparte s’est levé, a été prendre la couronne sur l’autel, se l’est mise lui-même sur la tête et a prononcé à haute voix le serment de soutenir les droits de son peuple et de maintenir sa liberté. Il est retourné à son trône, et on a chanté le te Deum. Ensuite<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>Elle a la tête tournée par la nouvelle cour, comme elle l’avait auparavant par le faubourg Saint-Germain, qui lui a tourné le dos absolument. Un bal, des lumières, des diamants, n’importe où, comment et pourquoi, c’est toujours la même légèreté et le même vide dans l’esprit.
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« J’ai assisté, il y a trois jours, à une soirée que Beaumont a donnée au prince Ferdinand, premier aumônier de l’empereur. Il y avait un concert en règle. La Foret, madame Armand, Laïs, Guénin, Lançay, etc., etc… et moi ! Il y a eu d’excellente musique. Au milieu de tout cela est arrivé un M. de S***, voisin de Beaumont<ref>J’ai revu chez mon grand-oncle de Beaumont, douze ans plus tard, ce même marquis de S***, en tout semblable au portrait qu’en trace mon père, et toujours vêtu comme avant la Révolution : c’était un type. À quatre-vingts ans, il était encore frétillon et coquet. Il prenait des poses et cherchait dans les regards si on faisait attention à sa jambe. Il avait des habits à paillettes et faisait encore des quatrains.</ref>, homme de soixante-dix ans, possédant autant de mille livres de rente que d’années, exactement vêtu comme il y a trente ans, se croyant jeune, aimable et spirituel, composant derrière un paravent des quatrains pour tout le monde, les chantant avec une méchante haute-contre fêlée, faisant le joli auprès des femmes. C’est une véritable curiosité que ce petit vieux ; et comme on le regarde avec étonnement, il croit tourner toutes les têtes. Il voulait absolument qu’Auguste touchât un concerto de piano, disant qu’avec sa figure il était impossible qu’il ne fût pas musicien. Il nous avait déjà décoché trois quatrains sur l’air des ''Folies d’Espagne'', et, par égard pour Beaumont, on s’était contenu. Mais quand il en vint au quatrième, il pria sérieusement mademoiselle Armand de l’accompagner, ce à quoi elle se prêta avec beaucoup<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>ait beaucoup connu Marmontel dans son enfance, mais elle ne m’en parla jamais, et les Mémoires posthumes expliquent assez pourquoi. Voici une page de ces mémoires :
« L’espèce de bienveillance que l’on avait pour moi dans cette cour<ref>Celle du Dauphin, père de Louis XVI.</ref> me servit cependant à me faire écouter et croire dans une affaire intéressante. L’acte de baptême d’Aurore, fille de mademoiselle Verrière, attestait qu’elle était fille du maréchal de Saxe<ref>Marmontet se trompe, puisqu’il y eut lieu de rectifier cet acte par arrêt du Châtelet.</ref> ; et après la mort de son père, madame la Dauphine était dans l’intention de la faire élever. C’était l’ambition de la mère. Mais il vint dans la fantaisie de M. le Dauphin de dire qu’elle était ma fille, et ce mot fit son impression. Madame de Chalut me le dit en riant, mais je pris la plaisanterie de M. le Dauphin sur le ton le plus sérieux. Je l’accusai de légèreté ; et, en offrant de faire preuve que je n’avais connu mademoiselle Verrière que pendant le voyage du maréchal en Prusse et plus d’un an après la naissance de cet enfant, je dis que ce serait inhumainement lui ôter son véritable père que de me faire passer pour l’être. Madame de Chalut se chargea de plaider cette cause devant madame la Dauphine, et M. le Dauphin céda. Ainsi Aurore fut élevée à leurs frais au couvent des religieuses de Saint-Cloud, et madame de Chalut<ref>Cette madame de Chalut, qui était mademoiselle Varanchon, femme de chambre favorite de la première et de la seconde Dauphine, fut mariée par cette dernière, et son mari fut fait fermier général. Elle a tenu mon père sur les fonts de baptême avec le marquis de Polignac.</ref>, qui avait à Saint-Cloud sa maison de campagne, voulut bien se charger pour l’amour de moi et à ma prière des soins et des détails de cette éducation. »
Ce fragment ne pouvait mécontenter ma grand’mère, et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mettre à celui de ma mère, ce que mon père me fit observer religieusement<ref>Je porte toujours cette bague.</ref>.
Quelques temps se passèrent encore cependant avant que ma grand’mère consentît à voir sa belle-fille ; mais déjà le bruit se répandait que son fils avait fait un mariage disproportionné, et le refus qu’elle faisait de la recevoir devait nécessairement amener des inductions fâcheuses contre ma mère, contre mon père par conséquent. Ma bonne maman fut effrayée du tort que sa répugnance pouvait faire à son fils. Elle reçut la tremblante Sophie, qui la désarma par sa soumission naïve et ses tendres caresses. Le mariage religieux fut célébré sous les yeux de ma grand’mère, après quoi un repas de famille scella officiellement l’adoption de ma mère et la mienne.
Je dirai plus tard, en consultant mes propres souvenirs, qui ne peuvent me tromper, l’impression que ces deux femmes si différentes d’habitudes et d’opinions produisaient l’une sur l’autre. Il me suffira de dire, quant à présent, que, de part et d’autre, les procédés furent excellents, que les doux noms de mère et de fille furent échangés, et que si le mariage de mon père fit un petit scandale entre les personnes d’un entourage intime assez restreint, le monde que mon père fréquentait ne s’en occupa nullement et accueillit ma mère sans lui demander compte de ses aïeux ou de sa fortune. Mais elle n’aima jamais le monde et ne fut présentée à la cour de Murat que contrainte et forcée, pour ainsi dire, par les fonctions que mon père remplit plus tard auprès de ce prince.
Ma mère ne se sentit jamais ni humiliée ni honorée de se trouver avec des gens qui eussent pu se croire au-dessus d’elle. Elle raillait finement l’orgueil des sots, la vanité des parvenus, et, se sentant peuple jusqu’au bout des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>le tout dans l’espace de six semaines, et nous voyons citer tous les jours dans les rapports des gens ''qui n’ont rien fait du tout'', tandis que nos noms restent dans l’oubli. L’estime et l’affection de nos camarades me consolent. Je reviendrai pauvre diable, mais avec des amis que j’ai faits sur le champ de bataille et qui sont plus sincères que messieurs de la cour. Je t’ennuie de mon humeur noire ; mais à qui puis-je conter mes chagrins si ce n’est à ma Sophie, et qui peut mieux qu’elle les partager et les adoucir ?
Enfin, comme nos soldats sont excédés, que nous nous sommes battus sans relâche pendant huit jours avec les Russes, on nous a renvoyés de la Moravie ici pour prendre quelque repos. J’ai tout perdu à l’affaire d’Haslach<ref>Pendant cette glorieuse affaire les Autrichiens s’étaient jetés, à Albeck, sur les bagages de la division Dupont, et s’en étaient emparés, ramassant ainsi, dit M. Thiers, quelques vulgaires trophées, triste consolation d’une défaite essuyée par vingt-cinq mille hommes contre six mille.</ref>. Je m’en suis indemnisé depuis aux dépens d’un officier des dragons de Latour auquel j’ai fait mettre pied à terre.
On nous promet toujours de fort belles choses, mais Dieu sait si cela viendra. Ma mère m’écrit que tu ne manqueras de rien et que je puis être tranquille. À propos ! de quelle nouvelle folie m’as-tu régalé ? J’en ai fait rire Debaine aux larmes ; mademoiselle Roumier est ma vieille bonne, à qui ma mère fait une pension pour m’avoir élevé. Elle avait quarante ans quand je vins au monde. Le beau sujet de jalousie ! Je raconte cette folie à tous nos amis.
J’ai vu ce matin Billette. Sa vue, qui me rappelait la rue Meslay, m’a causé une joie infinie. Je l’ai embrassé comme mon meilleur ami, parce que je pouvais lui parler de toi et qu’il pouvait me répondre. Quoiqu’il n’eût pas de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>personnelle en combattant avec l’ivresse de la cause. À Vienne, il écrit à sa femme pour exprimer un doute dédaigneux sur la récompense qui l’attend. Chacun sous l’Empire songe à soi ; sous la République, c’était à qui s’oublierait.
Quoi qu’il en soit, la disgrâce apparente dont la carrière de mon père semblait être frappée depuis le passage du Mincio cessa avec la campagne de 1805. Il obtint enfin de passer dans la ligne, et fut nommé capitaine du 1er hussards le 30 frimaire an XIV (20 décembre 1805)<ref>Il obtint aussi la croix de la Légion d’honneur à cette époque.</ref>. Il revint à Paris, puis nous emmena, ma mère, Caroline et moi, à son régiment, qui était en garnison je ne sais où. Lorsqu’il repartit pour la campagne de 1806, il écrivait à sa femme à Tongres, au dépôt, chez le quartier-maître du régiment. Probablement il fit un voyage à Nohant dans l’intervalle, mais je ne retrouve son histoire que dans les quelques lettres qui vont suivre.
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On devait prévoir que l’éclatante victoire qui avait clos, à Austerlitz, la campagne de 1805 contre les Autrichiens et les Russes, conserverait à l’Europe une paix si vaillamment disputée, si chèrement acquise, mais il n’en fut rien. La Prusse, qui depuis 1792 s’était tenue à l’écart, allait recommencer les hostilités contre la France victorieuse. Tout le monde fut surpris en Europe de cette détermination aussi téméraire qu’imprévue du cabinet de Berlin ; mais, comme le dit M. Thiers, les cabinets ont aussi leurs passions, et « ces irritations subites qui, dans la vie privée, s’emparent quelquefois de deux hommes et leur mettent le fer à la main, sont tout aussi souvent, plus souvent<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>mortel, m’exposer à la douleur de lire cette lettre affreuse pendant quinze jours peut-être avant d’en avoir reçu une autre qui me rassure et me console ! Me voilà forcé de remercier Dieu d’avoir été longtemps privé de tes nouvelles ! Ô mon amie, abjure ces horribles pensées, ces injustes soupçons. Est-il possible que tu doutes de moi ? Le plus sensible reproche que tu puisses me faire, c’est de me dire que je ne me souviens pas que Caroline existe, et que tu es effrayée en pensant à l’avenir de cette enfant. En quoi ai-je pu mériter ces doutes injurieux ? Ai-je un seul moment cessé de la regarder comme ma fille ? Ai-je fait, dans mes soins et dans mes caresses, la moindre différence entre elle et nos autres enfants ? Depuis le jour où je t’ai vue pour la première fois, ai-je un moment cessé de t’adorer ; d’aimer tout ce qui t’appartient, ta fille, ta sœur, tout ce que tu aimes ? Tu m’accables de reproches comme si je t’abandonnais pour le seul plaisir de courir le monde. Je te jure sur l’honneur et sur l’amour que je n’ai point demandé d’avancement, que le grand-duc m’a appelé auprès de lui sans que je me doutasse qu’il en eût la moindre idée, qu’enfin j’ai vu s’éloigner avec un profond chagrin le jour qui devait nous réunir. Te dirai-je tout ? J’ai failli refuser, me sentant sans courage devant un nouveau retard à mon retour près de toi. Mais, chère femme, aurais-je rempli mon devoir envers toi, envers ma mère, qui a sacrifié son aisance à ma carrière militaire, envers nos enfants, nos ''trois enfants''<ref>Les trois enfants c’était Caroline, moi et un fils né en 1806, et qui n’a pas vécu. Je n’en ai aucun souvenir.</ref>, qui auront bientôt besoin des ressources et de la considération de leur père, si j’avais rejeté la fortune qui venait d’elle-même me chercher ! Mon ambition ! dis-tu. Moi, de l’ambition ! Si j’étais moins triste, tu me ferais rire avec ce mot-là. Ah ! je n’en ai qu’une depuis que je te connais, c’est de réparer<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>politique. Mais en politique on doit aussi tenir compte des impressions du public, et le public ne voyait que le trafic des couronnes au profit d’une famille<ref>''Histoire de Napoléon'', par M. Élias Régnault.</ref>.
« L’empereur, parti le 16 novembre de Paris, était à Milan le 21. Des fêtes brillantes lui furent données. La cour de Bavière y assista. Eugène fut créé prince de Venise et appelé à la succession du royaume d’Italie, au défaut de la descendance masculine impériale.
« Après quelques jours passés à Milan, l’empereur se rendit à Venise, et son séjour y fut marqué par des fêtes qui rappelèrent les belles années de l’opulente République. Les régates ou courses de gondoles se firent avec une royale magnificence. Le grand canal était couvert de barques décorées avec la plus grande élégance, transformées en fabriques, représentant des temples, des kiosques, des chaumières de différents pays, et conduites par des gondoliers vêtus de costumes analogues. Il n’y eut pas un noble Vénitien qui ne dépensât dans ces fêtes une année de son revenu.
« Le roi Joseph, appelé à Venise, y passa six jours avec Napoléon. Dans leurs conférences, ils s’entretinrent des chances que pourraient amener les questions qui divisaient la maison régnante d’Espagne, mais rien à cet égard ne fut définitivement arrêté.
« Parti de Venise le 8 décembre, l’empereur était le 11 à Mantoue. Il y fut rejoint par Lucien. Depuis 1804, Lucien s’était séparé de son frère, non pas, ainsi qu’on le prétendait, pour des dissentiments politiques, mais parce qu’il avait contracté un mariage qui ne s’accordait pas avec les calculs dynastiques de Napoléon. Retiré dans les États romains, il y vivait riche et considéré. Joseph, désirant vivement une réconciliation, avait ménagé l’entrevue<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>de Mantoue. Elle fut des deux parts très affectueuse, mais elle devait nécessairement ramener la question qui avait causé la rupture. Napoléon fit les offres les plus brillantes pour obtenir un divorce. Le trône de Naples ou de Portugal pour Lucien, le mariage de sa fille aînée avec le prince des Asturies, le duché de Parme pour sa femme, rien ne put ébranler Lucien : fidèle à ses affections, il préféra le bonheur domestique aux brillantes déceptions du trône. Napoléon fut inflexible dans sa politique, Lucien opiniâtre dans ses devoirs. Ils se séparèrent, attendris tous deux, mais sans se faire de concessions.
« L’empereur revint le 15 à Milan, en partit le 24, et arrivant au coucher du soleil à Alexandrie, il vit toute la plaine de Marengo éclairée par des flambeaux allumés sur son passage. Après avoir visité les immenses travaux de fortifications qui faisaient d’Alexandrie la place la plus forte de l’Europe, il se dirigea rapidement vers le mont Cenis, qu’il gagna le 29, et fut de retour aux Tuileries le 1er janvier 1808. Toutes ses pensées se tournèrent alors vers l’Espagne<ref>''Histoire de Napoléon'', par M. Élias Régnault.</ref>. »
Voici les deux avant-dernières lettres de mon père qui soient entre mes mains. Elles sont contemporaines de cet épisode de la vie impériale.
Venise, 29 septembre 1807.
Après avoir affronté tous les précipices de la Savoie et du mont Cenis, j’ai été culbuté dans un fossé bourbeux du Piémont, par la nuit la plus noire et la plus détestable, et de plus au milieu d’un bois, coupe-gorge fameux, où la veille on avait assassiné et volé un marchand de Turin. Le sabre d’une main et le pistolet de l’autre, nous avons<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tout le temps que je passai à Madrid. Il est probable qu’après l’insurrection du 2 mai on ne laissa plus circuler les habitants autour du palais du général en chef. Je n’y vis donc jamais que des uniformes français et quelque chose de plus beau encore pour mon imagination, les mameluks de la garde, dont un poste occupait l’édifice situé en face de nous. Ces hommes cuivrés, avec leurs turbans et leur riche costume oriental, formaient des groupes que je ne pouvais me lasser de regarder. Ils amenaient boire leurs chevaux à un grand bassin situé au milieu de la place, et c’était un coup d’œil dont, sans m’en rendre compte, je sentais vivement la poésie.
À ma droite, tout un côté de la place était occupé par une église d’une architecture massive, du moins elle se retrace ainsi à ma mémoire, et surmontée d’une croix plantée dans un globe doré. Cette croix et ce globe étincelant au coucher du soleil, se détachant sur un ciel plus bleu que je ne l’avais jamais vu, sont un spectacle que je n’oublierai jamais, et que je contemplais jusqu’à ce que j’eusse dans les yeux ces boules rouges et bleues que par un excellent mot, dérivé du latin, nous appelons, dans notre langage du Berry, les ''orblutes''<ref>Pour que le mot fût bon, il faudrait changer une lettre et dire ''orbluces.''</ref>. Ce mot devrait passer dans la langue moderne. Il doit avoir été français, quoique je ne l’aie trouvé dans aucun auteur. Il n’a point d’équivalent, et il exprime parfaitement un phénomène que tout le monde connaît et qui ne s’exprime que par des périphrases inexactes.
Ces orblutes m’amusaient beaucoup, et je ne pouvais pas m’en expliquer la cause toute naturelle. Je prenais plaisir à voir flotter devant mes yeux ces brûlantes couleurs qui s’attachaient à tous les objets, et qui persistaient lorsque<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>dès lors contracté d’effroyables douleurs de tête qu’elle a conservées pendant plus de vingt ans, et qui, presque toutes les semaines, la forçaient à se coucher pendant vingt-quatre heures.
Il faut que je dise ici, pour ne pas l’oublier, une chose qui me revient et que je tiens à dire, parce qu’on en a fait contre ma mère un sujet d’accusation qui est resté jusqu’à ce jour dans l’esprit de plusieurs personnes. Il paraît que le jour de la mort de mon père, ma mère s’est écriée : « ''Et moi qui étais jalouse ! à présent, je ne le serai donc plus.'' » Cette parole était profonde dans sa douleur ; elle exprimait un regret amer du temps où elle se livrait à des peines chimériques, et une comparaison avec le malheur réel qui lui apportait une si horrible guérison. Soit Deschartres, qui jamais ne put se réconcilier franchement avec elle, soit quelque domestique mal intentionné, cette parole fut répétée et dénaturée. Ma mère aurait dit avec un accent de satisfaction monstrueuse : « ''Enfin je ne serai donc plus jalouse !'' » Cela est si absurde, pris dans une pareille acception et dans un jour de désespoir si violent, que je ne comprends pas que des gens d’esprit aient pu s’y tromper. Il n’y a pourtant pas longtemps<ref>1848.</ref> que M. de Vitrolles, ancien ami de mon père, et l’homme le plus homme de l’ancien parti légitimiste, le racontait dans ce sens à un de mes amis. J’en demande pardon à M. de Vitrolles, mais on l’a indignement trompé, et la conscience humaine se révolte contre de pareilles interprétations. J’ai vu le désespoir de ma mère, et ces scènes-là ne s’oublient point.
Je reviens à moi après cette digression. Ma grand’mère, s’inquiétant toujours de mon isolement, me chercha une compagne de mon âge. Mademoiselle Julie, sa femme de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>parce que chacun veut trouver dans un roman une sorte d’idéal de la vie<ref>Cette opinion, prise dans un sens absolu, serait très contestable. On s’efforce, en ce moment, de fonder une école de réalisme qui sera un progrès si elle n’outre-passe pas son but et ne devient pas trop systématique. Mais, dans les ouvrages que j’ai lus, dans ceux de M. Champfleury, entre autres, le réalisme est encore poétisé suffisamment pour donner raison à la courte théorie que j’expose. Je suis heureuse d’avoir cette occasion de dire que je trouve ravissante la manière de M. Champfleury, réaliste ou non. (''Note de 1854.'') </ref>.
C’est donc une bêtise que de croire qu’un auteur ait voulu faire aimer ou haïr telle ou telle personne en donnant à ses personnages quelques traits saisis sur la nature ; la moindre différence en fait un être de convention, et je soutiens qu’en littérature, on ne peut faire d’une figure réelle une peinture ''vraisemblable'' sans se jeter dans d’énormes différences et sans dépasser extrêmement, en bien ou en mal, les défauts et les qualités de l’être humain qui a pu servir de premier type à l’imagination. C’est absolument comme le jeu des acteurs, qui ne paraît vrai sur la scène qu’à la condition de dépasser ou d’atténuer beaucoup la réalité. Caricature ou idéalisation, ce n’est plus le modèle primitif, et ce modèle a peu de jugement s’il croit se reconnaître, s’il prend du dépit ou de la vanité en voyant ce que l’art ou la fantaisie ont su faire de lui.
Lavater disait (ce ne sont pas ses expressions, mais c’est sa pensée) : « On oppose à mon système un argument que je nie. On dit qu’un scélérat ressemble parfois à un honnête homme, et réciproquement. Je réponds que si on se trompe à cette ressemblance, c’est qu’on ne sait pas observer, c’est qu’on ne sait pas voir. Il peut exister certainement entre l’honnête homme et le scélérat une ressemblance vulgaire, apparente ; il n’y a peut-être même qu’une petite<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Je voudrais être bijoutier ou costumier pour inventer toujours, et pour donner, par le miracle du goût, une sorte de vie à ces riches matières. Mais tout cela n’est d’aucun usage agréable pour moi. Une belle robe est gênante, les bijoux égratignent, et en toutes choses, la mollesse des habitudes nous vieillit et nous tue. Enfin je ne suis pas née pour être riche, et si les malaises de la vieillesse ne commençaient à se faire sentir, je vivrais très réellement dans une chaumière du Berry, pourvu qu’elle fût propre<ref>Et elles le sont presque toutes, j’aime à le dire.</ref>, avec autant de contentement que dans une villa italienne.
Ce point n’est vertu ni prétention à l’austérité républicaine. Est-ce qu’une chaumière n’est pas, surtout pour l’artiste, plus belle, plus riche de couleur, de grâce, d’arrangement et de caractère, qu’un vilain palais moderne construit et décoré dans le goût ''constitutionnel'', le plus pitoyable style qui existe dans l’histoire des arts ? Aussi n’ai-je jamais compris que les artistes de mon temps eussent, en général, tant de vénalité, de besoins de luxe, d’ambitions de fortune. Si quelqu’un au monde peut se passer de luxe et se créer à lui-même une vie selon ses rêves avec peu, avec presque rien, c’est l’artiste, puisqu’il porte en lui le don de poétiser les moindres choses et de se construire une cabane selon les règles du goût ou les instincts de la poésie. Le luxe me paraît donc la ressource des gens bêtes.
Ce n’était pourtant point le cas pour mon grand-oncle ; son goût était luxueux de sa nature, et j’approuve fort qu’on se meuble avec de belles choses quand on peut se les procurer, par d’heureuses rencontres, à meilleur marché que de laides. C’est probablement ce qui lui était arrivé, car il avait une mince fortune et il était fort généreux, ce qui équivaut à dire qu’il était pauvre et n’avait pas de folies et de caprices à se permettre.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lever de temps en temps pour aller jouer avec un vieux caniche qui s’appelait ''Babet'' et qui passait sa vie à faire des petits et à les allaiter dans un coin de la salle à manger.
La soirée me paraissait bien longue aussi. Il fallait que ma mère prît des cartes et fît la partie des grands-parents, ce qui ne l’amusait pas non plus, mon oncle étant beau joueur et ne se fâchant pas comme Deschartres, et la mère la Marlière gagnant toujours parce qu’elle trichait. Elle convenait elle-même que le jeu sans tricherie l’ennuyait, c’est pourquoi elle ne voulait point jouer d’argent<ref>J’ai fait depuis une remarque qui m’a paru triste : c’est que la plupart des femmes trichent au jeu et sont malhonnêtes en affaires d’intérêt. Je l’ai constaté chez des femmes riches, pieuses et considérées. Il faut le dire, puisque cela est, et que signaler un mal c’est le combattre. Cet instinct de duplicité, qu’on peut observer même chez les jeunes filles qui jouent sans que la partie soit intéressée, tient-il à un besoin inné de tromper, ou à l’âpreté d’une volonté nerveuse qui veut se soustraire à la loi du hasard ? Cela ne vient-il pas plutôt de ce que leur éducation morale est incomplète ? Il y a deux sortes d’honneur dans le monde : celui des hommes porte sur la bravoure et sur la loyauté dans les transactions pécuniaires ; celui des femmes n’est attaché qu’à la pudeur et à la fidélité conjugale. Si l’on se permettait de dire ici aux hommes qu’un peu de chasteté et de fidélité ne leur nuirait pas, ils lèveraient certainement les épaules. Mais nieront-ils qu’une honnête femme, qui serait en même temps un honnête homme, aurait doublement droit à leur respect et à leur confiance ?</ref>.
Pendant ce temps, la bonne Bourdieu tâchait de me distraire. Elle me faisait faire des châteaux de cartes ou des édifices de dominos. Mon oncle, qui était taquin, se retournait pour souffler dessus ou pour donner un coup de coude à notre petite table. Et puis il disait à madame Bourdieu, qui s’appelait Victoire comme ma mère : « Victoire, vous abrutissez cet enfant, montrez-lui quelque chose d’intéressant. Tenez faites-lui voir mes tabatières ! » Alors on ouvrait un coffret et l’on me faisait passer en revue une douzaine de tabatières fort belles, ornées de charmantes<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>manière générale ? Je ne le pense pas ; elle devait être heureuse, car elle était adorée de sa famille ; je croirais pourtant assez qu’elle avait été brisée dans sa jeunesse par quelque peine de cœur qu’elle n’avait jamais révélée à personne : ou bien comprenait-elle, avec son beau et noble cœur, combien j’aimais ma mère, et combien j’aurais à souffrir dans cette affection ?
Madame de Béranger et madame de Ferrières étaient toutes deux si infatuées de leur noblesse que je ne saurais laquelle nommer la première pour l’orgueil et les grands airs. C’étaient bien les meilleurs types de vieilles comtesses dont ma mère pût se divertir.
Elles avaient été fort belles toutes les deux, et fort vertueuses, disaient-elles, ce qui ajoutait à leur morgue et à leur roideur. Madame de Ferrières avait encore de beaux restes et n’était point fâchée de les montrer. Elle avait toujours les bras nus dans son manchon dès le matin, quelque temps qu’il fît. C’étaient des bras fort blancs et très gras, que je regardais avec étonnement, car je ne comprenais rien à cette coquetterie surannée. Mais ces beaux bras de soixante ans étaient si flasques qu’ils devenaient tout plats quand il se posaient sur une table, et cela me causait une sorte de dégoût. Je n’ai jamais compris ces besoins de nudité chez les vieilles femmes, surtout chez celles dont la vie a été sage. Mais c’était peut-être chez madame de Ferrières une habitude de costume ancien, qu’elle ne voulait point abjurer.
Madame de Béranger, non plus que la précédente, n’était la favorite d’aucune princesse de l’ancien ou du nouveau régime<ref>Madame de Pardaillan était l’amie de la duchesse douairière d’Orléans.</ref>. Elle s’estimait trop haut placée pour cela, et elle eût dit volontiers : « C’est à moi d’avoir une cour, et non<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>collectif, dans sa liberté, dans son travail. Voilà pourquoi le communisme absolu, qui est la notion élémentaire, par conséquent grossière et excessive, de l’égalité vraie, est une chimère ou une injustice.
Mais je ne pensais guère à tout cela il y a trente-sept ans<ref>1848.</ref> ! Trente-sept ans ! Quelles transformations s’opèrent dans les idées humaines pendant ce court espace, et combien les changements sont plus frappants et plus rapides à proportion dans les masses que chez les individus ! Je ne sais pas s’il existait un communiste il y a trente-sept ans. Cette idée, aussi vieille que le monde, n’avait pas pris un nom particulier, et c’est peut-être un tort qu’elle en ait pris un de nos jours, car ce nom n’exprime pas complètement ce que devrait être l’idée.
On n’en était pas alors à discuter sur de semblables matières. C’était la dernière, la plus brillante phase du règne de l’individualité. Napoléon était dans toute sa gloire, dans toute sa puissance, dans toute la plénitude de son influence sur le monde. Le flambeau du génie allait décroître. Il jetait sa plus vive lueur, sa clarté la plus éblouissante sur la France ivre et prosternée. Des exploits grandioses avaient conquis une paix opulente, glorieuse, mais fictive ; car le volcan grondait sourdement dans toute l’Europe, et les traités de l’empereur ne servaient qu’à donner le temps aux anciennes monarchies de rassembler des hommes et des canons. Sa grandeur cachait son vice originel, cette profonde vanité aristocratique du parvenu qui lui fit commettre toutes ses fautes et rendit de plus en plus inutile au salut de la France la beauté du génie et du caractère de l’homme en qui la France se personnifiait. Oui, c’était un admirable caractère d’homme, puisque la vanité même, le plus mesquin, le plus pleutre des travers, n’avait pu altérer<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>dans la mesure de mon tempérament, qui était moins fougueux. Un jour que nous avions vu tuer un cochon gras dans la basse-cour, Hippolyte s’imagina de traiter comme tels les concombres du jardin. Il leur introduisait une petite brochette de bois dans l’extrémité qui, selon lui, représentait le cou de l’animal ; puis, pressant du pied ces malheureux légumes, il en faisait sortir tout le jus. Ursule le recueillait dans un vieux pot à fleurs, pour faire le boudin, et j’allumais gravement un feu fictif à côté, pour faire griller le porc, c’est-à-dire le concombre, comme nous l’avions vu pratiquer au boucher. Ce jeu nous plut tellement que, passant d’un concombre à un autre, choisissant d’abord les plus gras, et finissant par les moins rebondis, nous dévastâmes lestement une couche, objet des sollicitudes du jardinier. Je laisse à penser quelle fut sa douleur quand il vit cette scène de carnage. Hippolyte, au milieu des cadavres, ressemblait à Ajax immolant dans son délire les troupeaux de l’armée des Grecs. Le jardinier porta plainte, et nous fûmes punis ; mais cela ne fit pas revivre les concombres, et on n’en mangea pas cette année-là.
Un autre de nos méchants plaisirs était de faire ce que les enfants de notre village appellent des trompe-chien. C’est un trou que l’on remplit de terre légère délayée dans de l’eau. On le recouvre avec de petits bâtons sur lesquels on place des ardoises et une légère couche de terre ou de feuilles sèches, et quand ce piège est établi au milieu d’un chemin ou d’une allée de jardin, on guette les passants et on se cache dans les buissons pour les voir s’embourber, en vociférant contre les gamins abominables qui s’inventent de pareils tours<ref>Le Berrichon a le goût des verbes réfléchis. Il dit : « Cet homme ne sait pas ce qu’il se veut ; il ne sait quoi se faire ni s’inventer. »</ref>. Pour peu que le trou soit profond, il y a<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>chambre. Elle avait trop de fierté, de franchise et d’indépendance pour faire penser qu’elle se plierait aux volontés des autres pour de l’argent. Il lui fallait une fonction et non un service domestique. C’était donc une position à lui assurer dans une famille qu’elle aimerait et dont elle serait aimée. Si, par quelque événement imprévu, la nôtre venait à lui manquer, que deviendrait-elle, sans profession acquise et avec l’habitude du bien-être ? Mademoiselle Julie pensait judicieusement que la pauvre enfant serait horriblement malheureuse, et elle insista pour qu’on ne la laissât pas plus longtemps s’accoutumer à ce chez nous dont le souvenir la tourmentait si fort en notre absence. Ma grand’mère céda, et il fut décidé qu’Ursule s’en irait tout à fait au moment où nous repartirions pour Paris, mais que jusque-là on ne ferait part de cette résolution ni à elle ni à moi, afin de ne pas troubler notre bonheur présent. C’était en effet la fin de mon bonheur qui approchait ; avec Ursule je devais bientôt perdre la présence assidue de ma mère et tomber sous le joug et dans la société des femmes de chambre.
Cet été de 1812 fut donc encore sans nuage. Tous les dimanches, les trois sœurs d’Ursule venaient passer la journée avec nous. L’aînée, qu’on appelait de son nom de famille féminisé, selon la coutume du pays, était une belle personne, d’une bonté angélique et à laquelle j’ai conservé une grande sympathie de cœur ; elle nous chantait des rondes, nous enseignait le cob, la marelle, les évalines, le traîne-balin, l’aveuglat<ref name=t2p396>L’''aveuglat'' est une sorte de colin-maillard. Le ''cob'' et les ''évalines'' sont une manière de jouer aux osselets avec une grosse bille de marbre. Le ''traine-balin'' s’appelle, je crois, les ''petits paquets'' à Paris. La marelle doit être connue dans beaucoup de provinces ; elle est expliquée dans les notes du ''Gargantua'' par</ref>, enfin tous les jeux du Berry dont le nom est aussi ancien que l’usage, et qu’on ne re-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trouverait même pas tous dans l’immense nomenclature des jeux d’enfants rapportés dans le ''Gargantua.''
Toutes ces amusettes nous passionnaient. La maison, le jardin et le petit bois retentissaient de nos jeux et de nos rires. Mais vers la fin de la journée j’en avais assez, et s’il avait fallu passer ainsi deux journées de suite, je n’aurais pas pu y tenir. J’avais déjà pris l’habitude du travail et je souffrais d’une sorte d’ennui indéfinissable au milieu de mes amusements. Pour rien au monde je ne me serais avoué à moi-même que je regrettais ma leçon de musique ou d’histoire, et pourtant elle me manquait à mon insu. Mon cerveau, abandonné à la dérive au milieu de ces plaisirs enfantins et de cette activité sans but, arrivait à la satiété ; et n’eût été la joie de revoir ma chère ''Godignonne'', j’aurais désiré, le dimanche soir, que les sœurs d’Ursule ne revinssent pas le dimanche suivant ; mais, le dimanche suivant, ma gaieté et mon ardeur au jeu revenaient dès le matin, et duraient encore une partie de la journée.
Nous eûmes cette année-là une nouvelle visite de mon oncle de Beaumont, et la fête de ma bonne maman fut de nouveau préparée avec des surprises. Nous n’étions déjà plus assez naïves et assez confiantes en nous-mêmes pour désirer de jouer la comédie. Mon oncle se contenta de faire des couplets sur l’air de la ''Pipe de tabac'', que je dus chanter à déjeuner en présentant mon bouquet. Ursule eut un long compliment en prose, moitié sérieux, moitié comique, à dégoiser. Hippolyte dut jouer sans faire une seule faute le menuet de Fischer sur le flageolet, et même il eut l’honneur, ce jour-là, de souffler et de cracher dans le flageolet d’ébène de Deschartres.
<ref>Esmangard. Un grave antiquaire du Berry s’est donné la peine de composer un ouvrage sur l’étymologie du mot ''évaline''. Il n’a pas osé se risquer pour le ''cob''. Cela devenait sans doute trop ardu et trop sérieux.</ref><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>trouverait même pas tous dans l’immense nomenclature des jeux d’enfants rapportés dans le ''Gargantua.''
Toutes ces amusettes nous passionnaient. La maison, le jardin et le petit bois retentissaient de nos jeux et de nos rires. Mais vers la fin de la journée j’en avais assez, et s’il avait fallu passer ainsi deux journées de suite, je n’aurais pas pu y tenir. J’avais déjà pris l’habitude du travail et je souffrais d’une sorte d’ennui indéfinissable au milieu de mes amusements. Pour rien au monde je ne me serais avoué à moi-même que je regrettais ma leçon de musique ou d’histoire, et pourtant elle me manquait à mon insu. Mon cerveau, abandonné à la dérive au milieu de ces plaisirs enfantins et de cette activité sans but, arrivait à la satiété ; et n’eût été la joie de revoir ma chère ''Godignonne'', j’aurais désiré, le dimanche soir, que les sœurs d’Ursule ne revinssent pas le dimanche suivant ; mais, le dimanche suivant, ma gaieté et mon ardeur au jeu revenaient dès le matin, et duraient encore une partie de la journée.
Nous eûmes cette année-là une nouvelle visite de mon oncle de Beaumont, et la fête de ma bonne maman fut de nouveau préparée avec des surprises. Nous n’étions déjà plus assez naïves et assez confiantes en nous-mêmes pour désirer de jouer la comédie. Mon oncle se contenta de faire des couplets sur l’air de la ''Pipe de tabac'', que je dus chanter à déjeuner en présentant mon bouquet. Ursule eut un long compliment en prose, moitié sérieux, moitié comique, à dégoiser. Hippolyte dut jouer sans faire une seule faute le menuet de Fischer sur le flageolet, et même il eut l’honneur, ce jour-là, de souffler et de cracher dans le flageolet d’ébène de Deschartres.
<ref follow=t2p396>Esmangard. Un grave antiquaire du Berry s’est donné la peine de composer un ouvrage sur l’étymologie du mot ''évaline''. Il n’a pas osé se risquer pour le ''cob''. Cela devenait sans doute trop ardu et trop sérieux.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bientôt de joie. Son fils avait près de six pieds<ref>On assurait qu’il avait grandi d’un pied pendant la campagne.</ref>. Il avait une longue barbe noire, et en guise de pantalon, un jupon de femme, la robe d’une pauvre vivandière tombée gelée au milieu du chemin.
Je crois que c’est ce même jeune homme qui eut peu de temps après un sort pareil à celui de mon père. Sorti sain et sauf des extrêmes périls de la guerre, il se tua à la promenade ; son cheval emporté vint se briser avec lui contre le timon d’une charrette. L’empereur, ayant appris cet accident, dit d’un ton brusque : « Les mères de famille prétendent que je fais tuer tous leurs enfants à la guerre, en voilà un pourtant dont je n’ai pas à me reprocher la mort. C’est comme M. Dupin ! Est-ce encore ma faute si celui-là a été tué par un mauvais cheval ? »
Ce rapprochement entre M. de *** et mon père montra la merveilleuse mémoire de l’empereur. Mais à quel propos se plaignait-il ainsi de la haine des mères de famille ? C’est ce que je n’ai pu savoir. Je ne me souviens pas de l’époque précise de la catastrophe de M. de ***. Ce devait être dans un moment où la France aristocratique abandonnait la cause de l’empereur, et où celui-ci faisait d’amères réflexions sur sa destinée.
Il m’est impossible de me rappeler si nous allâmes à Paris dans l’hiver de 1812 à 1813. Cette partie de mon existence est tout à fait sortie de ma mémoire. Je ne saurais dire non plus si ma mère vint à Nohant dans l’été de 1813. Il est probable que oui, car dans le cas contraire j’aurais eu du chagrin, et je me souviendrais.
Le calme s’était rétabli dans ma tête à l’endroit de la politique. L’empereur était reparti de Paris. La guerre avait recommencé en avril. Cet état de guerre extérieure était<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>monde se moqua, dont personne ne lui sut gré, si ce n’est moi, enfant qui n’osais dire un mot devant cet auditoire à peu près inconnu, et dont le cœur battait pourtant d’une émotion subite à l’idée enfin clairement énoncée devant moi du déshonneur de la France. « Oui, moquez-vous, disait le jeune garçon, dites tout ce que vous voudrez ; mais qu’ils viennent, les étrangers, et que je trouve un sabre, fût-il deux fois grand comme moi, je saurai m’en servir, vous verrez, et tous ceux qui ne feront pas comme moi seront des lâches. »
On lui imposa silence, on l’emmena. Mais il avait fait au moins un prosélyte. Lui seul, cet enfant que je n’ai jamais revu et dont je n’ai jamais su le nom, m’avait formulé ma propre pensée. C’était tous des lâches ces gens qui criaient d’avance : Vivent les alliés ! Je ne me souciais plus tant de l’empereur, car au milieu du dévergondage de sots propos dont il était l’objet, de temps en temps, une personne intelligente, ma grand’mère, mon oncle de Beaumont, l’abbé d’Andrezel ou ma mère elle-même, prononçait un arrêt mérité, un reproche fondé sur la vanité qui l’avait perdu. Mais ''la France !'' Ce mot-là était si grand à l’époque où j’étais née, qu’il faisait sur moi une impression plus profonde que si je fusse née sous la Restauration. On sentait l’honneur du pays dès l’enfance pour peu qu’on ne fût pas né idiot.
Je rentrai donc fort triste et agitée, et mon rêve de la campagne de Russie me revint. Ce rêve m’absorbait et me rendait sourde aux déclamations qui fatiguaient mon oreille. C’était un rêve de combat et de meurtre. Je retrouvais mes ailes, j’avais une épée flamboyante, comme celle que j’avais vue à l’Opéra dans je ne sais plus quelle pièce, où l’ange exterminateur apparaissait dans les nuages<ref>Je crois que c’était ''la Mort d’Abel'', de je ne sais qui. </ref>, et je fondais sur<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude><nowiki />
Le lieutenant-colonel Féroussac, qui avait commandé le régiment en son absence, fut heureux de lui rendre son autorité, et Sourd voulut être licencié à la tête de son régiment, qui le revit avec des transports impossibles à décrire.
Je dois ici un souvenir à M. Pétiet, aide de camp du général Colbert, qui fut pour moi d’une bonté vraiment paternelle, toujours occupé de jouer avec moi comme un excellent enfant qu’il était encore, malgré son grade et ses années de service qui commençaient déjà à compter. Il n’avait guère que trente ans, mais il avait été page de l’impératrice et il était entré dans l’armée de fort bonne heure. Il avait conservé la gaieté et l’espièglerie d’un page ; mon frère et moi nous l’adorions et nous ne le laissions pas un instant en repos. Il est maintenant général<ref>Le baron Pétiet me prie de rectifier des erreurs de mémoire qui le concernent. Je l’ai confondu avec son frère le général, aujourd’hui député au Corps législatif. Celui qui était aide de camp et beau-frère du général Colbert en 1815 n’avait alors que vingt-un ans ; il avait été premier page de l’empereur, il avait fait campagne et comptait déjà six blessures. Il a quitté le service en 1830. (Note de 1855.)</ref>.
Au bout d’une quinzaine de jours le général Colbert, M. Pétiet, le général Subervic et les autres officiers du corps qu’ils commandaient allèrent ailleurs, à Saint-Amand, si je ne me trompe. Ma grand’mère aimait déjà tant le général Colbert qu’elle pleura son départ. Il avait été excellent, en effet, parmi nous, et les nombreux officiers supérieurs que nous eûmes successivement à loger pendant une partie de la saison nous laissèrent tous des regrets. Mais à mesure que le licenciement s’opérait, l’intérêt devenait moins vif pour moi, du moins à l’égard des officiers, qui commençaient à prendre leur parti et à se préoccuper de l’avenir plus que du passé. Plusieurs même étaient déjà tout ralliés à la Restauration et avaient de nouveaux brevets dans leur poche. Ma grand’mère voyait cela avec plaisir<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|LETTRE II|m=2em}}
{{d|Passy, 8 floréal an II de la République (avril 1794).|2|fs=90%}}
Nous nous serons certainement rencontrés en regardant
le Panthéon, car je suis resté très-longtemps sur la hauteur.
Mon Dieu, ma bonne mère, quelle triste ressource !
Si j’étais deux cents toises plus haut avec un télescope, je
découvrirais les Anglaises.
Ce soir, après notre ''entrevue'' (à une lieue de distance !),
j’ai été me promener au bois de Boulogne, et j’y ai eu le
divertissement d’un orage. Je n’ai pas perdu une goutte
d’eau ni un grain de grêle. Il ne faut pas que cela t’inquiète,
je ne m’en porte que mieux. Je suis arrivé, au
milieu des vents fougueux et des noirs torrents, à la
municipalité, dont les membres sont très-polis. Et comme
quelqu’un disait qu’il croyait qu’on nous renverrait plus
loin, il y eut un des municipaux qui nous assura le contraire,
en nous faisant des politesses et en nous disant
qu’ils en seraient très-fâchés. J’aimerais mieux être renvoyé
à Paris couvert de sottises que complimenté de la
sorte.
Bonsoir, ma bonne et tendre mère, je t’embrasse de
tout mon cœur. Il y a déjà six jours que je n’ai eu ce
bonheur-là ; que c’est long et déchirant !
{{Centré|LETTRE III|m=2em}}
{{Centré|(Après une seconde lacune.)|fs=80%|mb=1em}}
{{d|Passy, 19 floréal an II (mai 1794).|2|fs=90%}}
Si mon exil est un chagrin bien grand pour moi, ma<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bonne mère, puisqu’il me prive de te voir, peut-être aussi
pourra-t-il m’être d’une grande utilité en me laissant un
vide énorme que je suis forcé de remplir par le travail.
À Paris, j’étais distrait toute la journée. Il fallait courir,
faire des visites, et tout mon temps se trouvait gaspillé.
Maintenant, isolé, ne connaissant personne autour de moi,
je n’ai d’autre ressource que l’étude pour ne pas périr
d’ennui dans mes longues et solitaires journées. Je travaille
depuis mon réveil jusqu’à trois heures, et comme je suis
seul et sans bruit, je m’y donne tout entier et plus sérieusement
que je n’ai jamais fait. Le citoyen Deschartres
arrive, me donne une lettre de toi, que je lis en même
temps que tu lis la mienne. L’après-midi nous sortons,
nous nous promenons au bois de Boulogne, nous lisons,
et, de cette manière, la journée se trouve remplie. J’ai été
ce soir à la municipalité pour avoir un certificat de vie
et l’on m’a fait des difficultés pour me l’accorder, parce
que mon extrait de baptême n’était pas légalisé. Cependant
je l’aurai demain, et je serai vivant plus que
jamais.
Bonsoir, ma bonne mère, le citoyen Deschartres est
fatigué, nous sommes rentrés tard de la municipalité et il
veut se coucher. Pardonne à la brièveté de ma lettre
à cause de sa lassitude. Je t’embrasse bien tendrement.
{{Centré|LETTRE IV|m=2em}}
{{d|Passy, 20 floréal|2|fs=90%}}
Je t’écris, ma bonne mère, du coin de mon feu. Je ne
sais ce que j’ai fait aux sieurs Éole, Borée et compagnie,
mais ils ne cessent de me pourchasser ici. Je crois que ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>bonne mère, puisqu’il me prive de te voir, peut-être aussi
pourra-t-il m’être d’une grande utilité en me laissant un
vide énorme que je suis forcé de remplir par le travail.
À Paris, j’étais distrait toute la journée. Il fallait courir,
faire des visites, et tout mon temps se trouvait gaspillé.
Maintenant, isolé, ne connaissant personne autour de moi,
je n’ai d’autre ressource que l’étude pour ne pas périr
d’ennui dans mes longues et solitaires journées. Je travaille
depuis mon réveil jusqu’à trois heures, et comme je suis
seul et sans bruit, je m’y donne tout entier et plus sérieusement
que je n’ai jamais fait. Le citoyen Deschartres
arrive, me donne une lettre de toi, que je lis en même
temps que tu lis la mienne. L’après-midi nous sortons,
nous nous promenons au bois de Boulogne, nous lisons,
et, de cette manière, la journée se trouve remplie. J’ai été
ce soir à la municipalité pour avoir un certificat de vie
et l’on m’a fait des difficultés pour me l’accorder, parce
que mon extrait de baptême n’était pas légalisé. Cependant
je l’aurai demain, et je serai vivant plus que
jamais.
Bonsoir, ma bonne mère, le citoyen Deschartres est
fatigué, nous sommes rentrés tard de la municipalité et il
veut se coucher. Pardonne à la brièveté de ma lettre
à cause de sa lassitude. Je t’embrasse bien tendrement.
{{Centré|LETTRE IV|m=2em}}
{{d|Passy, 20 floréal|2|fs=90%}}
Je t’écris, ma bonne mère, du coin de mon feu. Je ne
sais ce que j’ai fait aux sieurs Éole, Borée et compagnie,
mais ils ne cessent de me pourchasser ici. Je crois que ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>matin, à notre ''rendez-vous'' sur la terrasse<ref>Ils étaient convenus, comme on l’a vu dans une lettre précédente,
de regarder le dôme du Panthéon à la même heure. Ils
appelaient cela ''leur rendez-vous''.</ref>, si j’eusse été
un peu plus diaphane, ils m’auraient emporté jusqu’à
Paris, et je leur en aurais su bon gré, je t’assure. Si
jamais il m’était permis d’aller te voir, les trente-deux
vents ne seraient que trente-deux tortues auprès de moi.
Oh ! qu’il y a déjà longtemps, ma bonne mère, que je ne
t’ai embrassée ! Le travail peut bien faire oublier l’ennui
et la solitude ; mais rien au monde n’est capable de me
consoler de la privation de te voir. C’est un ver rongeur
qui empoisonne toute espèce de satisfaction, même la vue
de ces bois charmants, de ces longues allées d’un vert
tendre éclairées par le soleil, ou de ces bois plus sombres
dont les troncs sont garnis de mousse et les pieds d’une
fraîche pelouse. Je m’y promène, j’y sens un premier
mouvement de plaisir, mais aussitôt je rencontre une allée
dans laquelle je me suis promené avec toi, et me voilà
redevenu aussi triste qu’auparavant. Comme je n’ai pas
besoin de souvenirs pour penser à toi, même lorsque je
jouis de quelque beau spectacle de la nature, j’en jouis
tristement.
Mon mal de tête n’a pas eu de suite. L’air de la campagne
est on ne peut pas plus sain, et je n’ai plus entendu
parler de mes migraines depuis que je suis ici ; je suis
très-las. Je vais peut-être encore rêver, comme la nuit
dernière, que je suis avec toi. Cela était bien doux ; mais
le réveil vient et le bonheur cesse.
Adieu, ma chère et tendre mère, je t’embrasse de toute
mon âme.
{{droite|{{sc|Maurice}}.|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|LETTRE V|m=2em}}
{{droite|Passy, 23 floréal an II.|4}}
{{...|20}}
Le tendre intérêt que tu prends à tout ce que je fais te
fait-il deviner l’emploi de ma matinée ? J’ai relu les fables
de La Fontaine après avoir parlé de lui avec mon ami de
la montagne<ref>C’était M. Heckel, auteur d’un ouvrage philosophique sur la diplomatie et le droit des gens. Il fréquentait la maison de ma grand’mère, et avait pris le jeune Maurice en grande amitié.</ref>, qui m’en a raconté mille distractions
comiques et charmantes. Si on l’avait jugé par ses actions,
on l’aurait pris pour un insensé. Ses fables, sur lesquelles
je passais rapidement autrefois, sont vraiment remplies de
beautés dont je ne m’étais pas douté. Quelle simplicité
belle et rare !
Martin arrive dans l’instant et m’apporte du chocolat de
ta part. Que tu es donc bonne de penser à cela ! Je suis
bien fâché que tu t’en prives pour moi ; je m’en serais
si bien passé ! Je voudrais l’avoir eu pour te le donner.
Je souffre bien d’être loin de toi. Encore si je te savais
heureuse !
{{...|20}}
J’ai bien besoin de recevoir de tes nouvelles. Il me
semble que je suis éloigné de toi de quarante lieues de plus,
depuis que je n’ai plus une lettre de toi tous les jours. J’ai
su que tu te portais bien ; mais c’est bien différent de le
tenir de toi. Je connais bien les causes qui t’empêchent de
m’écrire, et cela n’empêche pas que je sois inquiet sans
savoir pourquoi. Enfin, il me faut une lettre pour me<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tranquilliser. Je l’attends comme le voyageur altéré attend
une source après une longue route dans les sables brûlants.
Sans doute L’écriture, c’est-à-dire l’art de donner du corps
et de la couleur aux pensées, fut inventée par des êtres
séparés, comme nous, par des obstacles insurmontables.
Qu’une lettre est consolante dans une longue et pénible
absence ! Qu’il est doux de pouvoir se parler, se répondre,
converser ensemble ! Il faut avoir goûté, comme moi,
cette consolation et l’avoir perdue pour en sentir le prix.
J’espère que lorsque tu recevras cette lettre, ma bonne
mère, nous pourrons communiquer ensemble par écrit.
Voilà quatre grands jours que cela dure, et tout ce temps
j’ai été tout désorienté. Avant, lorsque le citoyen Deschartres
était porteur d’une lettre, il n’arrivait jamais
assez tôt au gré de mon impatience ; je comptais les
minutes. Maintenant je ne regarde plus l’heure, il arrive
quand il veut, cela m’est presque indifférent. Mais j’espère,
que bientôt je reprendrai mon impatience et que je me
remettrai à compter les minutes. Mande-moi bien, je t’en
prie, ce qui s’est passé chez toi, je suis d’une impatience
incroyable de l’apprendre. On dit qu’aussitôt que les
administrateurs de police auront fini, les commission>
populaires entreront en activité. J’ai grand besoin que
cela se décide, car le temps que je passe est bien long et
bien triste. L’été dernier était encore si heureux pour nous,
que je ne me rappelle pas, sans la plus vive émotion, le
souvenir du temps où nous vivions tous ensemble ; nous
avions des habitudes si douces ! Si ces souvenirs sont
mêlés de quelque plaisir, je t’assure qu’ils le sont bien
d’amertume ! Enfin, ma bonne mère, si nous retrouvons
ce temps heureux, nous pourrons chanter notre duo :
{{poem|
Et tous les jours nous bénissons
L’instant heureux qui nous rassemble.
|mg=4em|fs=90%|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
to6mc0gtmhd5nney7pfjki4nvd75hjl
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki/>
Adieu, ma bonne mère, je t’embrasse de toute mon
âme, de tout mon cœur, de toutes mes forces, de tout
mon amour pour toi.
{{droite|{{sc|Maurice}}.|4}}
{{Centré|LETTRE VI|m=2em}}
{{droite|24 floréal.|4|fs=90%}}
J’avais bien besoin, ma bonne mère, de recevoir une
lettre de toi. Ce bonheur m’a paru encore bien plus grand
par la privation que j’en avais éprouvée. J’espère que ce
sera la seule atteinte que notre correspondance essuiera,
ou plutôt j’espère qu’elle finira bientôt, et que je pourrai
te dire, de vive voix, tout ce que je sens pour toi. Voilà
comment on n’est jamais content ! Lorsque j’étais privé
de l’écrire, je n’aspirais qu’après le moment où cette
liberté me serait rendue ; maintenant j’en jouis, et cela
ne fait qu’augmenter le désir que j’ai d’être réuni à toi.
On dit qu’on n’a pris toutes ces mesures que pour
ensuite mettre les commissions en activité. J’ignore
comment tout cela s’arrangera ; mais la justice ne peut
manquer de régner dans les arrêts rendus par des
magistrats intègres.
J’ai vu, ce matin, le citoyen Beaumont<ref>L’abbé de Beaumont, son oncle, fils du duc de Bouillon et de mademoiselle Verrières.</ref>, ainsi que mon
ami de la montagne. Nous nous sommes longtemps promenés,
et je n’ai pas besoin de te dire de qui nous parlions.
Si les oreilles ne t’ont pas tinté tout ce temps-là,
c’est que le proverbe est menteur.
Je reconduis ceux qui viennent me voir jusqu’à la
barrière, et je l’assure que je trouve bien étrange<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de ne pouvoir plus y rentrer comme autrefois,
surtout à celle de la Révolution ; c’était par là que
j’allais au bois de Boulogne avec toi ou à cheval. J’ai bien
de la peine, quand je passe par les mêmes endroits et
quand j’arrive à cette barrière, à ne pas me mettre à
courir vers le lieu où tu demeures pour t’embrasser…
Mais je suis retenu par quelques petites considérations :
j’aperçois de là la guillotine, et, avec une lunette, je lirais
le journal sur une des tables du café de la Terrasse des
Feuillants… Oh ! si le ciel exauce ma prière, je t’assure
que nous serons bientôt réunis pour ne plus jamais
nous quitter. Oh ! ce sera pour moi le comble du
bonheur !
Adieu, ma bonne mère, je te serre contre mon
cœur.
{{droite|{{sc|Maurice.}}|4}}
{{Centré|LETTRE VII|m=2em}}
{{Centré|(Sans date.)|fs=90%|m=1em}}
Tu dates toujours tes lettres de six heures du matin.
Cette heure me choque, ma bonne mère ; tu te couches
tard, donc, tu ne dors pas assez. Je crains que cela ne
prenne sur ta santé ……
Ce soir, comme nous lisions en marchant, sur la route
de Versailles, nous avons entendu une voix nous
appeler ; c’était Feuillet, du comité révolutionnaire. Il
nous a fait beaucoup d’amitiés et nous a demandé de tes
nouvelles. Comme il était en voiture, nous n’avons pu lui
parler longtemps.
On dit que si les commissions ne sont pas mises en<noinclude>
<references/></noinclude>
gvjmlqvt2m1epgzw0jubf1r36vn7vfc
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Narilora
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15891547
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qu’il faisait le procès aux vices et aux ridicules du genre
humain.
Si cette maison m’eût appartenu, je l’aurais laissée avec
tous ses vieux ornements, je ne l’aurais rétablie qu’en
la faisant étayer. Les jardins eussent été entretenus sur
les anciens dessins ; mon jardinier se fût appelé Antoine.
Cette demeure eût été entièrement consacrée à la mémoire
du grand poëte.
En revenant, comme nous pensons toujours que la
détention ne peut plus être de longue durée, nous avons
visité des appartements qui pourraient te convenir. II y en a
un d’où l’on découvre tout Paris ; mais il y a un arbre
qui est comme celui de Rousseau ; il te cacherait toute la
montagne Sainte-Geneviève, cette plage maudite qui te
rappellerait de tristes souvenirs. Ah ! que je voudrais que
tu vinsses choisir toi-même ! que je serais heureux
J’espère que les temps deviendront meilleurs…
Je t’embrasse de toute mon âme, de toute ma tendresse.
{{Centré|LETTRE VIII|m=2em}}
{{droite|Passy, 27 floréal, huit heures du soir.|4|fs=90%|mb=1em}}
Je rentre dans l’instant. Antoine est venu de ta part savoir
de mes nouvelles. Il m’a un peu rassuré, je craignais
que la possibilité de t’écrire ne me fût encore ôtée. Toutes
ces nouvelles sont bien tristes. Tantôt on ne peut te voir,
tantôt on ne peut t’écrire. Quand ces tourments finiront-ils ?
Adieu, ma bonne mère. Antoine veut partir ; il est tard, et
je n’ai pas encore été signer à la municipalité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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{{droite|28 floréal.|4|fs=90%|m=1em}}
J’ai suivi ton conseil, ma bonne mère, j’ai encore été
revoir cette après-midi la maison de Boileau ; mais comme
les portes en étaient fermées, cette fois je n’ai vu que le
dehors. Je me suis bien douté que tu ne serais pas d’avis
du rétablissement des ifs et des vieux buis. Tu préfères des
arbres à longs rameaux balancés dans les airs, à ces charmilles,
à ces arbres tondus qui ont pris la roideur du fer
qui les taille. Mais mon intention n’était pas de faire du
romanesque en les rétablissant. C’était de me transporter par
la pensée au temps où vivait Boileau : de même que sur
la scène on nous montre les Grecs et les Romains avec
leurs habits, leurs édifices et leurs meubles. Ainsi, pour ne
rien omettre, on m’eût vu me promener dans mon jardin
en grande perruque et en nœuds de manche… Mais je
quitte mon jardin d’Auteuil et reviens au présent. Les commissions,
à ce qu’on dit, ne sont point nommées, quoique
la Convention ait décrété qu’elles seraient en activité le 13
floréal… Nous sommes au 28, et il est certain qu’elles ne
sont dans aucune prison. Lorsque j’ai appris qu’il y aurait
un tribunal nommé pour juger les détenus, j’ai regardé ce
moment comme celui de ta délivrance, connaissant l’équité
des représentants du peuple et la justice de ta cause. Nous
voilà encore frustrés dans nos espérances de ce côté. Cependant,
il y a des gens qui disent que ce sera le comité
de sûreté générale qui en décidera.
Bonsoir, ma bonne mère, je t’embrasse comme je t’embrassais
à la même heure lorsque nous étions ensemble.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sand - Histoire de ma vie - tome 1.djvu/114
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Que je regrette ce temps ! qu’il était heureux ! Nous voilà
dispersés comme des feuilles par le vent, et sans savoir
pourquoi !
{{Centré|LETTRE X|m=2em}}
{{droite|29 floréal.|4|fs=90%|mb=1em}}
Il y a aujourd’hui trois semaines que je ne t’ai vue et
que je suis dans ce lieu de plaisance, loin de toi, loin de
mes foyers, de mes amis ; je suis aussi fatigué de corps,
que d’esprit. Une longue promenade est la cause de ma
fatigue physique ; mais quant à la fatigue morale, ce n’est
pas une bonne nuit qui me reposera. Il me faudrait être
avec toi, et tout le reste ne serait rien. Tu me compares à
une rose, ma bonne mère, je t’assure que depuis six mois
je suis bien rembruni, et d’idées et de teint. Avec une légère
nuance de plus je pourrais le disputer à Othello. Il faut se
prendre de cela au blond Phœbus. Quant aux idées, dans
ma situation on ne voit plus les objets lilas et aurore… Je
ne crois pas que la grêle, la neige, le tonnerre qui tomberont
à Nohant doivent nous inquiéter beaucoup, car pour
les revenus de cette terre, ils ne nous appartiennent pas
pour le moment. Qu’on est heureux d’être à l’hôpital ! on
n’y a point l’inquiétude de la conservation de ses biens ! Et
que cette inquiétude est peu de chose en comparaison de la
privation que j’éprouve maintenant ! Je dis :
{{poem|
De tous les biens que vous m’avez ravis,
Grands dieux ! je ne réclame qu’elle.
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C’est là mon refrain. Qu’on me rende ma mère, je ne
demande plus rien.
Adieu, toujours adieu ! Quand donc nous dirons-nous
aussi souvent bonjour ?
{{droite|{{sc|Maurice}}.|4}}<noinclude>
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Ambre Troizat" /></noinclude>{{c|{{sp|0.1em|{{sc|société de l'histoire}}}}|fs=100%|lh=2}}
{{c|{{sp|0.1em|{{sc|de la révolution française}}}}|fs=125%|lh=2}}
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<noinclude><pagequality level="4" user="JyVers" />{{nr|12|DANSEUSE PERSANE}}</noinclude><poem class="verse" >
Indiquez-moi la douce allée
Qui mène à ce pays charmant ;
Quel est le nom de la vallée
Où vous dansez éperdument ?
Qui fut votre amant, quel poète ?
Quel beau marchand, quel émailleur ?
Quel enfant qui jetait sa tête
Dans vos genoux couleur de fleur ?
Quand vous dormiez sur l’herbe, inerte
Le papillon dans votre col
Enfonçait-il son aile, verte
Comme les flammes de l’alcool ?
Quels dieux serviez-vous ? L’eau luisante ?
Le doux soleil fils de Thétis ?
Ou la prairie éblouissante
De neige et de myosotis ?
Vos mains tenaient-elles les rênes
D’un éléphant noir de l’Iran,
Dont les clochettes indiennes
Frappaient la housse de safran ?
Sous le cyprès de la prairie,
Où court le faisan argenté,
Écoutiez-vous la sonnerie
Des soldats traversant l’été ?
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="JLTB34" /></noinclude>toi que je l’expliquerais ? {{verset|14|17}}Elle pleura auprès de lui pendant les sept jours que dura leur festin ; et le septième jour, il la lui expliqua, car elle le tourmentait. Et elle donna l’explication de l’énigme aux enfants de son peuple. {{verset|14|18}}Les gens de la ville dirent à Samson le septième jour, avant le coucher du soleil : Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? Et il leur dit : Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas découvert mon énigme.
{{verset|14|19}}L’esprit de l’Éternel le saisit, et il descendit à Askalon. Il y tua trente hommes, prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Il était enflammé de colère, et il monta à la maison de son père. {{verset|14|20}}Sa femme fut donnée à l’un de ses compagnons, avec lequel il était lié.
'''''Chap. XV.''''' {{verset|15|1}}Quelque temps après, à l’époque de la moisson des blés, Samson alla voir sa femme, et lui porta un chevreau. Il dit : Je veux entrer vers ma femme dans sa chambre. Mais le père de sa femme ne lui permit pas d’entrer. {{verset|15|2}}J’ai pensé, dit-il, que tu avais pour elle de la haine, et je l’ai donnée à ton compagnon. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus belle qu’elle ? Prends-la donc à sa place. {{verset|15|3}}Samson leur dit : Cette fois je ne serai pas coupable envers les Philistins, si je leur fais du mal.
{{verset|15|4}}Samson s’en alla. Il attrapa trois cents renards, et prit des flambeaux ; puis il tourna queue contre queue, et mit un flambeau entre deux queues, au milieu. {{verset|15|5}}Il alluma les flambeaux, lâcha les renards dans les blés des Philistins, et embrasa les tas de gerbes, le blé sur pied, et jusqu’aux plantations d’oliviers.
{{verset|15|6}}Les Philistins dirent : Qui a fait cela ? On répondit : Samson, le gendre du Thimnien, parce que celui-ci lui a pris sa femme et l’a donnée à son compagnon. Et les Philistins montèrent, et ils la brûlèrent, elle et son père. {{verset|15|7}}Samson leur dit : Est-ce ainsi que vous agissez ? Je ne cesserai qu’après m’être vengé de vous. {{verset|15|8}}Il les battit rudement, {{nec|dos}} et ventre ; puis il descendit, et se retira dans la caverne du rocher d’Étam.
{{verset|15|9}}Alors les Philistins se mirent en marche, campèrent en Juda, et s’étendirent jusqu’à Léchi. {{verset|15|10}}Les hommes de Juda dirent : Pourquoi êtes-vous montés contre nous ? Ils répondirent : Nous sommes montés pour lier Samson, afin de le traiter comme il nous a traités. {{verset|15|11}}Sur quoi trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d’Étam, et dirent à Samson : Ne sais-tu pas que les Philistins dominent sur nous ? Que nous as-tu donc fait ? Il leur répondit : Je les ai traités comme ils m’ont traité. {{verset|15|12}}Ils lui dirent : Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer entre les mains des Philistins. Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne me tuerez pas. {{verset|15|13}}Ils lui répondirent : Non ; nous voulons seulement te lier et te livrer entre leurs mains, mais nous ne te ferons pas mourir. Et ils le lièrent avec deux cordes neuves, et le firent sortir du rocher.
{{verset|15|14}}Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent des cris à sa rencontre. Alors l’esprit de l’Éternel le saisit. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme du lin brûlé par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains. {{verset|15|15}}Il trouva une mâchoire d’âne fraîche, il étendit sa main pour la prendre, et il en tua mille hommes. {{verset|15|16}}Et Samson dit :
{{poem|
{{em|1.5}}Avec une mâchoire d’âne, un monceau, deux monceaux ;
Avec une mâchoire d’âne, j’ai tué mille hommes.
|sf|fs=90%|m=1em}}<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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{{t3|BONDISSEMENT }}
{{brn|3}}
<poem class="verse" >
Laissez-moi m’en aller, l’azur est comme une eau,
L’espace a la couleur joyeuse des jonquilles,
Le pin met des fils d’or dans ses vives aiguilles,
Les chemins éblouis montent sur le coteau !
Laissez-moi m’en aller, les abeilles m’attendent,
Je vois déjà là-bas le frêne le plus gai
Me faire signe avec son feuillage laqué,
Et le saule onduleux me jette ses guirlandes.
Les bosquets sont chantants, le pré vert est gonflé,
La chaleur du matin sur le platane arrive,
La colline est paisible, et semble être la rive
De l’azur, frémissant et joyeux lac ailé…
Avec les yeux, les mains, les bras ouverts, tout l’être,
Je veux aller toucher le sucre humide et bleu
De l’espace, où, nouant et dénouant leur jeu,
Les oiseaux enivrés s’élancent et pénètrent.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/37
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<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr|32|BONDISSEMENT|}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse">
Je vais vers l’horizon où près d’un arbre noir
Je vois luire un toit plat sur une maison rose,
Toute la volupté de Florence repose
Sur ce toit vaporeux, et clair comme un miroir.
Ainsi je puis goûter, respirer, toucher, mordre
La beauté du matin, la gomme des bourgeons,
Le feuillage étoilé des bambous, l’air, les joncs,
La craintive anémone et la rose en désordre !
Ainsi je puis jeter mes mains sur l’infini,
Tout est près de ma bouche et rien ne se refuse,
Nul perfide soupir, nul écart, nulle ruse
N’éloignent de mes doigts le jour vert et verni.
Et pourtant une angoisse invincible et profonde,
Ivre, lourde d’odeur comme un pesant cédrat,
Fait trembler mes genoux et retomber mes bras
Et je suis prisonnière au cœur vaste du monde.
C’est que, sans m’apaiser au fleuve de l’été,
Sans jamais assoupir mon rêve qui se pâme,
O brûlant Univers ! je vais, cherchant votre âme
Qui n’est que dans les yeux et dans la volupté…
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr|32|BONDISSEMENT|}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse">
Je vais vers l’horizon où près d’un arbre noir
Je vois luire un toit plat sur une maison rose,
Toute la volupté de Florence repose
Sur ce toit vaporeux, et clair comme un miroir.
Ainsi je puis goûter, respirer, toucher, mordre
La beauté du matin, la gomme des bourgeons,
Le feuillage étoilé des bambous, l’air, les joncs,
La craintive anémone et la rose en désordre !
Ainsi je puis jeter mes mains sur l’infini,
Tout est près de ma bouche et rien ne se refuse,
Nul perfide soupir, nul écart, nulle ruse
N’éloignent de mes doigts le jour vert et verni.
Et pourtant une angoisse invincible et profonde,
Ivre, lourde d’odeur comme un pesant cédrat,
Fait trembler mes genoux et retomber mes bras
Et je suis prisonnière au cœur vaste du monde.
C’est que, sans m’apaiser au fleuve de l’été,
Sans jamais assoupir mon rêve qui se pâme,
Ô brûlant Univers ! je vais, cherchant votre âme
Qui n’est que dans les yeux et dans la volupté…
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<noinclude><pagequality level="4" user="JyVers" /></noinclude><nowiki />
{{t3|CONSTANTINOPLE }}
{{brn|3}}
<poem class="verse" >
J’ai vu Constantinople étant petite fille,
{{em|6}}Je m’en souviens un peu,
Je me souviens d’un vase où la myrrhe grésille
{{em|6}}Et d’un minaret bleu.
Je me souviens d’un soir aux Eaux-Douces d’Asie :
{{em|6}}Soir si traînant, si mou,
Que déjà, comme un chaud serpent, la Poésie
{{em|6}}S’enroulait à mon cou.
Une barque passa, pleine de friandises,
{{em|6}}Ô parfums balancés !
Des marchands nous tendaient des pâtes de cerises
{{em|6}}Et des cédrats glacés.
Une vieille faisait cuire des aubergines
{{em|6}}Sur l’herbe, sous un toit,
Le ciel du, soir était plus beau qu’on n’imagine,
{{em|6}}J’avais pitié de moi.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/39
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr|34|CONSTANTINOPLE|}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse">
Et puis j’ai vu, cerné d’arbres et de fontaines,
{{em|6}}Un palais rond et frais,
Des salons où luisait une étoile d’ébène
{{em|6}}Au milieu des parquets.
Un lustre clair tintait au plafond de la salle
{{em|6}}Quand on marchait trop fort ;
J’étais ivre d’ardeur, de pourpre orientale,
{{em|6}}Mais j’attendais encor.
J’attendais le bonheur que les petites filles
{{em|6}}Rêvent si fortement,
Quand l’odeur du benjoin et des vertes vanilles
{{em|6}}Évoque un jeune amant ;
Je cherchais quelle aimable et soudaine aventure,
{{em|6}}Quel enfantin vizir
Dans ce palais plus tendre et frais que la Nature,
{{em|6}}Allait me retenir.
Ah ! si, tiède d’azur, la terre occidentale
{{em|6}}Est paisible en été,
Les langoureux trésors que l’Orient étale
{{em|6}}Brûlent de volupté.
Ô colliers de coraux, ô nacres en losanges,
{{em|6}}Ô senteurs des bazars ;
Vergers sur le Bosphore, où des raisins étranges
{{em|6}}Sont roses comme un fard !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/40
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr||CONSTANTINOPLE|35}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
Vie indolente et chaude, amoureuse et farouche,
{{em|6}}Où tout le jour l’on dort,
Où la nuit les désirs sont des chiens, dont la bouche
{{em|6}}Se provoque et se mord.
Figuiers d’Arnaout-keuï, azur qui luit et tremble,
{{em|6}}Monotone langueur
De contempler sans trêve une rive qui semble
{{em|6}}Dédiée au bonheur !
Hélas ! pourquoi faut-il que les beaux paysages
{{em|6}}De rayons embrasés,
Penchent si fortement les mains et les visages
{{em|6}}Vers les mortels baisers ?
Tombes où des turbans coiffent les blanches pierres,
{{em|6}}Ô morts qui sommeillez,
Ce n’est pas le repos, la douceur, les prières
{{em|6}}Que vous nous conseillez !
Vous nous dites : « Vivez, ce que contient le monde
{{em|6}}De sucs délicieux,
On le boit à la coupe émouvante et profonde
{{em|6}}Des lèvres et des yeux.
La beauté du ciel turc, des cyprès, des murailles,
{{em|6}}Nul ne peut l’enfermer,
Mais le bel univers se répand et tressaille
{{em|6}}Dans des regards pâmés.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr|36|CONSTANTINOPLE|}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
« L’immense odeur du musc, du cèdre et de la rose
{{em|6}}Glisse comme le vent ;
Mais l’Amour, de ses doigts divins, la recompose
{{em|6}}Au creux d’un chaud divan.
« Sainte-Sophie avec ses forêts de lumière
{{em|6}}Et ses bosquets d’encens
Se laisse contempler et toucher tout entière
{{em|6}}Sur un corps languissant… »
Hélas ! je vous entends, morts de la terre chaude,
{{em|6}}Vous me brûlez les os !
Depuis mes premiers ans, toute mon âme rôde
{{em|6}}Auprès de vos tombeaux ;
J’étais faite pour vivre au bord de l’eau profane,
{{em|6}}Sous le soleil pressant,
Consacrant chaque soir à la jeune Diane
{{em|6}}La Ville du Croissant.
J’étais faite pour vivre en mangeant des pignolles,
{{em|6}}Sous le frêle prunier
Où Xanthé préparait, enfant joyeuse et molle,
{{em|6}}Le cœur d’André Chénier.
J’étais faite pour vivre en ces voiles de soie,
{{em|6}}Et sous ces colliers verts,
Qui serrent faiblement, qui couvrent et qui noient
{{em|6}}Des bras toujours ouverts.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/42
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr||CONSTANTINOPLE|37}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
La douce perfidie et la ruse subtile
{{em|6}}Auraient conduit mes jeux
Dans les jardins secrets où l’ardeur juvénile
{{em|6}}Jette un soupir joyeux.
On n’aurait jamais su ma peine ou mon délire,
{{em|6}}Je n’aurais pas chanté,
J’aurais tenu sur moi comme une grande lyre
{{em|6}}Les soleils de l’été ;
Peut-être que ma longue et profonde tristesse
{{em|6}}Qui va priant, criant,
N’est que ce dur besoin, qui m’afflige et m’oppresse,
{{em|6}}De vivre en Orient !…
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<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/86
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{{t3|LA PRIÈRE DEVANT LE SOLEIL}}
{{brn|3}}
<poem class="verse" >
Ma joie est un jardin dont vous êtes la rose,
Énorme soleil d’or, flamme en corolle éclose,
Héros, d’ardents regards et de flèches armé,
Soleil, mille soleils en vous seul enfermés !
Immobile splendeur dont la face tournoie
À force de plaisir, de rayons et de joie !…
Archange au seuil du jour, Soleil essentiel
Dont les rayons glissants, comme des fils de miel
Pendent dans les jardins et se tissent au lierre ;
Ô Soleil bourdonnant, cymbale de lumière,
Fanfare étincelante, élan de flûtes d’or,
Laissez que les deux bras levés, en quel essor !
Je vous répète un chant, infini, monotone…
Peut-être qu’autrefois Sophocle et Antigone
Vous ont d’un même amour impétueux servi ;
Mais depuis, dans le temps indolent où je vis,
À l’époque d’orgueil amer où je suis née,
Au travers de la molle et pliante journée,
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<poem class="verse" >
Nul ne vous a d’un geste ardent et sibyllin
Entouré de ses bras, gerbe de blé divin !…
Moi seule, en vous voyant, je prie et je chancelle.
Il semble qu’en mon cœur un aigle ouvre ses ailes,
Et qu’en roses l’été fait éclore mon sang,
Quand vous apparaissez, beau Soleil jaillissant !
— Ô masque d’or par où l’éternité regarde,
Quand mon trop doux plaisir au bord de vous s’attarde
J’ai quelquefois souffert d’indicibles tourments,
D’ailleurs je ne veux pas qu’on vous aime autrement
Que d’un âpre vertige et d’une ivresse telle
Que, la sentant si vive, on la sente mortelle…
Ô Lumière ! ô science ! ô source ! ô vérité !
Rien, hors vous, n’est pareil de ce qui a été ;
La face juvénile et chantante du monde
N’a plus sa même grâce au miroir vert de l’onde,
Les forêts d’autrefois jettent d’autres rameaux,
D’autres vaisseaux s’en vont et passent sur les eaux,
La secrète montagne a sa robe défaite,
Des trains sourds ont ému les routes inquiètes,
Des villes sans douceur baignent leur flanc amer
Dans le regard vivant et sacré de la mer.
— Mais vous, attendrissant, inlassable, fidèle,
Vous êtes demeuré le même au-dessus d’elle !
Vous, assis dans l’espace où nul oiseau n’atteint,
Vous brillez comme aux cieux de Jupiter latin ;
Vous êtes comme au temps où dans la belle Athènes
La coupe de sagesse et de joie était pleine ;
Comme au jour où dansait l’enfant Septentrion
</poem><noinclude>
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<poem class="verse" >
Dans Antibes, plus rouge et jaune qu’un brugnon ;
Vous êtes comme aux jours des étés de Touraine
Qu’enivrait la pléiade éclatante et sereine,
Comme au jour où les Grecs, au bord d’un sable clair,
Voyaient luire et fleurir Marseille de la mer…
Azur, Soleil, azur, ébloui de soi-même !…
Soleil, geste de joie et d’ivresse qui sème
Des grains de seigle d’or aux clairs horizons bleus,
Ah ! Soleil ! que je sois belle devant vos yeux !…
– Voyez comme ma main dans l’air suave passe
Afin de caresser vos rayons dans l’espace ;
Je sais que je mourrai, que rien ne peut rester
De ce qui fut si vif sur le monde enchanté,
Que tout va se brisant de mémoire en mémoire ;
Satisfaisant pour moi ma détresse de gloire,
Je veux, pour toute douce et vaine éternité,
Avoir été le cœur d’où ce cri est monté !…
Que je meure n’est rien, mais faut-il qu’elle meure,
Elle, la Terre heureuse et grave, la demeure
Des humaines ardeurs, des travaux et des jeux !
Tant de fois caressée et rose de vos vœux,
Elle, si tendre, si dansante et si profonde,
Faut-il qu’elle s’épuise, ô la belle du monde !
Faut-il qu’elle, si chaude et si fraîche au matin,
Porte des fleuves secs et des volcans éteints,
Et que, morte, elle soit d’une blancheur de craie,
Elle qui respirait des roses dans la haie !…
– Elle, Vous, Soleil, Terre, ineffable douceur !
</poem><noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/89
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<poem class="verse" >
Soleil, vous la verrez, votre émouvante sœur
Qui ce matin dans l’or de vos baisers se pâme,
Lassée et froide ainsi que la lune sans âme,
Les veines et le cœur lugubrement ouverts…
Ô fragile ! ô penchant ! ô petit univers !
Que toute chose soit mouvante, périssable,
Que les tombeaux aussi soient mortels, que le sable
Soit fait de la victoire éteinte des jours grecs,
Que le néant, inerte et froid, soit fait avec
Les bras de Desdémone et les soupirs d’Hélène…
Savoir qu’un jour la Terre, aride et sans haleine,
N’aura plus d’eau, plus d’air, plus d’ombre et de chaleur.
Nul homme pour pleurer sur l’homme, nulle ardeur
Par quoi l’esprit était plus beau que les étoiles,
Nulle mer, nul vaisseau glissant avec ses voiles
Et passant lentement sur le ciel triste et doux…
– Et nous avoir été tous amoureux de vous
Avoir chanté, avoir aimé plus que les autres ;
Avoir été le tendre et véhément apôtre
De la ferveur, de la pitié, de la beauté,
Et que le temple soit brisé de tous côtés !…
Que ma cendre n’ait plus même la Terre ronde
Quand ma mélancolie est grande comme un monde
– Et pourtant, je le sens, vive et lasse de pleurs,
J’ai vécu si profonde et si haute en douleurs,
J’ai, dans les soirs pensifs, sous les blanches étoiles,
Des bords de mon esprit écarté tant de voiles,
J’ai fait de mes deux bras, dans l’aube et dans le soir,
</poem><noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/90
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<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr||LA PRIÈRE DEVANT LE SOLEIL|85}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse">
Des gestes d’un si vif et si doux désespoir,
Que dans l’éther divin où monte toute image
Mes désirs se feront un éternel passage !…
– Il n’est point ici-bas d’effroi naissant ou vieil
Où ma tendresse n’ait porté son doux soleil.
J’ai vécu, habitant le secret de ma vie,
Chancelante et debout au bord de toute envie.
Avant qu’au mol néant tout amour soit diffus
Des hommes viendront boire aux sources que je fus ;
Ceux qui, cherchant des bois d’incessante verdure,
Se presseront au goût que j’eus de la nature,
Resteront parfumés d’égile et de cerfeuil ;
Et ceux qui toucheront à ce que j’ai d’orgueil
Sentiront leur front las se dorer comme un dôme.
Ceux qui, dans les soirs clairs, évoquant mon fantôme
Qu’un éternel regret de vivre fait languir,
Afin d’unir aux miens leur peine et leur désir
Baisseront vers mon front leur main triste et lassée,
Pleureront, non sur eux, mais sur moi, plus blessée…
– Nul cœur humain jamais n’eut autant de frissons ;
Mon rêve est un si vif et si ardent buisson,
Que, si j’ouvre mes bras où la tendresse abonde,
Il tombe malgré moi de l’amour sur le monde !…
Amoureuse du vrai, du limpide et du beau,
J’ai tenu contre moi si serré le flambeau,
Que le feu merveilleux ayant pris à mon âme,
J’ai vécu, exaltée et mourante de flammes…
– Pourtant, Soleil, ayant oublié tout cela,
</poem><noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/91
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr|86|LA PRIÈRE DEVANT LE SOLEIL|}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
Tout ce qu’au beau plaisir la science mêla,
Je reviens devant vous, ignorante, priante,
Soleil des verts tilleuls, Soleil de l’amarante !
Soleil de la fougère et des reines-des-prés,
De la bardane d’or et des mûriers pourprés,
Soleil des clairs cailloux où pleuvent des pétales,
Soleil du romarin, soleil de la cigale !
– Soleil de l’aube rose au bord du Pont-Euxin,
Soleil d’Ino tenant Bacchus contre son sein,
Soleil du vieux cadran des petits presbytères,
Soleil de tout amour et de toute la terre !…
– Ah ! que vous vouliez bien, vous, dieu vivant, venir
Entre les volets blancs que ma main vient d’ouvrir ;
Que vous veniez, buveur des belles sources bleues,
Vers moi, brisant l’azur, franchissant tant de lieues !…
– Vous, porteur du réveil, de l’orgueil, de l’espoir,
Votre face n’est pas plus grande qu’un miroir
Où je regarderai ce matin mon visage,
Et pourtant, une telle éblouissante rage
De rayons, de plaisir, s’anime autour de vous,
Que je défaille, étant, pour mieux vous voir, debout…
– N’est-ce pas, vous savez à quel point je vous aime,
Tout mon désir nombreux et lumineux essaime
Vers l’espace où mon rêve et vous tremblez tous deux.
Laissez qu’à vos cheveux je mêle mes cheveux.
Voici qu’à l’aube douce où vous venez de naître,
Toute avide de vous je suis à ma fenêtre,
Ma joie est aussi claire, aussi chaude que vous,
Quelque chose est en moi qui vous aime à genoux.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/92
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr||LA PRIÈRE DEVANT LE SOLEIL|87}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
– Fronton d’or, dont mes bras sont les vivants pilastres,
Vous êtes comme un cœur, mon cœur est comme un astre,
Si bien que je crois voir, dans le matin vermeil,
Luire et se saluer l’un et l’autre Soleil…
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/173
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" /></noinclude><nowiki />
{{t3|NATURE, VOUS AVEZ FAIT LE MONDE<br>POUR MOI}}
{{brn|3}}
<poem class="verse">
Nature, vous avez fait le monde pour moi,
{{em|4}}Pour mon désespoir et ma joie ;
Le soleil pour qu’il glisse entre mes bras étroits,
{{em|4}}Et l’air bleu pour que je m’y noie !
Vous avez fait l’odeur du lin, du mélilot
{{em|4}}Et de la verveine si bonne,
Pour que mon âme soit comme un riant îlot
{{em|4}}Que l’immense ivresse environne.
Vous avez fait pour moi le sensible oranger,
{{em|4}}Les soirs perces d’étoiles vives,
La feuille courbe où la cigale vient loger,
{{em|4}}Les eaux avec leurs belles rives !
Mais quand je suis, si chaude et tout ivre de moi,
{{em|4}}Debout dans les jardins du monde,
La rose de mon rêve enfonce dans mon doigt
{{em|4}}Son épine la plus profonde :
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Noailles - Les Éblouissements, 1907.djvu/174
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Tambuccoriel" />{{nr||NATURE, VOUS AVEZ FAIT LE MONDE POUR MOI|169}}</noinclude><nowiki />
<poem class="verse" >
Savoir qu’un jour ma tiède et légère beauté
{{em|4}}N’aura plus ses rayons qu’on frôle,
Savoir que je n’aurai plus l’âge de l'été,
{{em|4}}Cela fait si mal aux épaules !
Cela blesse le cœur, la langueur, le désir,
{{em|4}}Le sang, plus qu’on ne pourrait croire !
Ô juvénile ardeur, voluptueux plaisir,
{{em|4}}C’est vous la seule verte gloire.
Ô animale terre, amoureuse du jour !
{{em|4}}Ô soleil fier d’un beau visage !
Vous savez que je n’ai d’orgueil, de grave amour,
{{em|4}}Que le doux honneur de mon âge.
Que ferai-je plus tard du délicat dédain
{{em|4}}Qui gonfle mon cou vif que j’aime ?
Vous verrai-je souffrir pendant le bleu matin,
{{em|4}}Mon orgueil plus fort que moi-même ?
Attendrai-je que l’ombre atteigne mes genoux ?
{{em|4}}Que les regrets sur moi s’avancent ?
Il faudrait, quand on est aussi tendre que nous,
{{em|4}}Mourir au cœur des belles chances…
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome III.djvu/39
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Paragraphes non fusionnées dans le fac-similé
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Laurent Jerry" /></noinclude><nowiki />
{{brn|2}}{{t3|{{sc|que monseigneur bienvenu faisait durer trop longtemps ses soutanes}}.|V}}{{brn|2}}
La vie intérieure de M. Myriel était pleine des mêmes pensées que sa vie publique. Pour qui eût pu la voir de près, c’eut été un spectacle grave et charmant que cette pauvreté volontaire dans laquelle vivait M. l’évêque de Digne.
Comme tous les vieillards et comme la plupart des penseurs, il dormait peu. Ce court sommeil était profond. Le matin il se recueillait pendant une heure, puis il disait sa messe, soit à la cathédrale, soit dans son oratoire. Sa messe dite, il déjeunait d’un pain de seigle trempé dans le lait de ses vaches. Puis il travaillait.
Un évêque est un homme fort occupé ; il faut qu’il reçoive tous les jours le secrétaire de l’évêché, qui est d’ordinaire un chanoine, presque tous les jours ses grands vicaires. Il a des congrégations à contrôler, des privilèges à donner, toute une librairie ecclésiastique à examiner, paroissiens, catéchismes diocésains, livres d’heures, etc., des mandements à écrire, des prédications à autoriser, des curés et des maires à mettre d’accord, une correspondance cléricale, une correspondance administrative, d’un côté l’état, de l’autre le saint-siège, mille affaires.
Le temps que lui laissaient ces mille affaires, ses offices et son bréviaire, il le donnait d’abord aux nécessiteux, aux malades et aux affligés ; le temps que les affligés, les malades et les nécessiteux lui laissaient, il le donnait au travail. Tantôt il bêchait la terre dans son jardin, tantôt il lisait et il écrivait. Il n’avait qu’un mot pour ces deux sortes de travail ; il appelait cela ''jardiner''. « L’esprit est un jardin », disait-il.
À midi, il dînait. Le dîner ressemblait au déjeuner.
Vers deux heures, quand le temps était beau, il sortait et se promenait à pied dans la campagne ou dans la ville, entrant souvent dans les masures. On le voyait cheminer seul, tout à ses pensées, l’œil baissé, appuyé sur sa longue canne, vêtu de sa douillette violette ouatée et bien chaude, chaussé de bas violets dans de gros souliers, et coiffé de son chapeau plat qui laissait passer par ses trois cornes trois glands d’or à graine d’épinards.
C’était une fête partout où il paraissait. On eût dit que son passage avait quelque chose de réchauffant et de lumineux. Les enfants et les vieillards venaient sur le seuil des portes pour l’évêque comme pour le soleil. Il {{tiret|bé|nissait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{brn|2}}{{t3|{{sc|que monseigneur bienvenu faisait durer trop longtemps ses soutanes}}.|V}}{{brn|2}}
La vie intérieure de M. Myriel était pleine des mêmes pensées que sa vie publique. Pour qui eût pu la voir de près, c’eut été un spectacle grave et charmant que cette pauvreté volontaire dans laquelle vivait M. l’évêque de Digne.
Comme tous les vieillards et comme la plupart des penseurs, il dormait peu. Ce court sommeil était profond. Le matin il se recueillait pendant une heure, puis il disait sa messe, soit à la cathédrale, soit dans son oratoire. Sa messe dite, il déjeunait d’un pain de seigle trempé dans le lait de ses vaches. Puis il travaillait.
Un évêque est un homme fort occupé ; il faut qu’il reçoive tous les jours le secrétaire de l’évêché, qui est d’ordinaire un chanoine, presque tous les jours ses grands vicaires. Il a des congrégations à contrôler, des privilèges à donner, toute une librairie ecclésiastique à examiner, paroissiens, catéchismes diocésains, livres d’heures, etc., des mandements à écrire, des prédications à autoriser, des curés et des maires à mettre d’accord, une correspondance cléricale, une correspondance administrative, d’un côté l’état, de l’autre le saint-siège, mille affaires.
Le temps que lui laissaient ces mille affaires, ses offices et son bréviaire, il le donnait d’abord aux nécessiteux, aux malades et aux affligés ; le temps que les affligés, les malades et les nécessiteux lui laissaient, il le donnait au travail. Tantôt il bêchait la terre dans son jardin, tantôt il lisait et il écrivait. Il n’avait qu’un mot pour ces deux sortes de travail ; il appelait cela ''jardiner''. « L’esprit est un jardin », disait-il.
À midi, il dînait. Le dîner ressemblait au déjeuner.
Vers deux heures, quand le temps était beau, il sortait et se promenait à pied dans la campagne ou dans la ville, entrant souvent dans les masures. On le voyait cheminer seul, tout à ses pensées, l’œil baissé, appuyé sur sa longue canne, vêtu de sa douillette violette ouatée et bien chaude, chaussé de bas violets dans de gros souliers, et coiffé de son chapeau plat qui laissait passer par ses trois cornes trois glands d’or à graine d’épinards.
C’était une fête partout où il paraissait. On eût dit que son passage avait quelque chose de réchauffant et de lumineux. Les enfants et les vieillards venaient sur le seuil des portes pour l’évêque comme pour le soleil. Il {{tiret|bé|nissait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Séché - Les Muses françaises, II, 1908.djvu/219
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Coryandre" /></noinclude>{{Nr|COMTESSE MATHIEU DE NOAILLES|213}}
<nowiki />
sur son inspiration et sa forme. — « C’est bien d’eux — écrit M. Charles
Maurras — que Mme de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et
vit. La face épanouie de la lune l’émeut à peu près des mêmes pensées
qui auraient visité l’imagination d’une affiliée du Cénacle. C’est la
rêverie de Musset devant Phœbé la blonde. À propos d’animaux, des
« sobres animaux », quand elles les admire et les salue un à un, en suppliant
une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves,
''Rendez-nous l’innocence ancestrale des bêtes !''
le souvenir de Baudelaire s’entrelace à celui de Vigny, qui voulait que
les animaux fussent nos « sublimes » modèles. Enfin, elle s’est exercée
à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le
mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair… »
Dans le même ordre d’idées, M. Léon Blum écrit ces lignes excellentes :
« Mme de Noailles n’est guère qu’une romantique, et c’est de Musset
que je la verrais proche, un Musset qui ne cherche pas l’esprit, un Musset
sans sa grâce allante et sa plaisanterie désinvolte, sans son penchant
oratoire, sans toute sa facilité française, un Musset plus âpre, plus
chargé, plus fiévreux, plus complexe, au sang plus lourd, je voudrais
pouvoir dire un Musset barbare. »
Et pour en terminer avec les ; citations, encore ces lignes d’un jeune
écrivain de talent, M. René Gillouin.
« Je ne sais qui a dit que, s’il était une petite fille qui fût née sous un
chou, c’était certainement Mme de Noailles. Le mot est joli, mais un peu
injuste. Sans doute les jardins, même potagers, ont leur part dans
l’amour de Mme de Noailles ; et ne faut-il pas remercier le poète qui le
premier sut dégager l’humble beauté de nos légumes ? »
L’humble beauté… Au fait pourquoi ne chanterait-on pas aussi bien
les légumes que les fruits ? — la tomate rouge n’a-t-elle point sa beauté
tout comme la pêche ou la grappe de raisin, et le superbe artichaut aux
larges feuilles découpées n’est-il point aussi bellement décoratif que
tant de plantes grasses souvent affreuses !… En quoi des vers comme
ceux-ci ne sont-ils pas exquis :
<poem>Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates.
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates.
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
</poem>
<poem>Des brugnons roussiront sur leurs feuilles collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur aux l’ombre des fleurs est comme un vêtement.</poem>
Au milieu de cet Eden familier, au milieu des doux parfums s’exhalant
de la « courge humide et du melon », des coings savoureux et des framboises
fraîches, le poète se sentira heureux, bon et reposé :<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-26T15:41:48Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Coryandre" /></noinclude><nowiki />
sur son inspiration et sa forme. — « C’est bien d’eux — écrit M. Charles
Maurras — que Mme de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et
vit. La face épanouie de la lune l’émeut à peu près des mêmes pensées
qui auraient visité l’imagination d’une affiliée du Cénacle. C’est la
rêverie de Musset devant Phœbé la blonde. À propos d’animaux, des
« sobres animaux », quand elles les admire et les salue un à un, en suppliant
une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves,
''Rendez-nous l’innocence ancestrale des bêtes !''
le souvenir de Baudelaire s’entrelace à celui de Vigny, qui voulait que
les animaux fussent nos « sublimes » modèles. Enfin, elle s’est exercée
à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le
mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair… »
Dans le même ordre d’idées, M. Léon Blum écrit ces lignes excellentes :
« Mme de Noailles n’est guère qu’une romantique, et c’est de Musset
que je la verrais proche, un Musset qui ne cherche pas l’esprit, un Musset
sans sa grâce allante et sa plaisanterie désinvolte, sans son penchant
oratoire, sans toute sa facilité française, un Musset plus âpre, plus
chargé, plus fiévreux, plus complexe, au sang plus lourd, je voudrais
pouvoir dire un Musset barbare. »
Et pour en terminer avec les ; citations, encore ces lignes d’un jeune
écrivain de talent, M. René Gillouin.
« Je ne sais qui a dit que, s’il était une petite fille qui fût née sous un
chou, c’était certainement Mme de Noailles. Le mot est joli, mais un peu
injuste. Sans doute les jardins, même potagers, ont leur part dans
l’amour de Mme de Noailles ; et ne faut-il pas remercier le poète qui le
premier sut dégager l’humble beauté de nos légumes ? »
L’humble beauté… Au fait pourquoi ne chanterait-on pas aussi bien
les légumes que les fruits ? — la tomate rouge n’a-t-elle point sa beauté
tout comme la pêche ou la grappe de raisin, et le superbe artichaut aux
larges feuilles découpées n’est-il point aussi bellement décoratif que
tant de plantes grasses souvent affreuses !… En quoi des vers comme
ceux-ci ne sont-ils pas exquis :
<poem>Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates.
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates.
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
</poem>
<poem>Des brugnons roussiront sur leurs feuilles collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur aux l’ombre des fleurs est comme un vêtement.</poem>
Au milieu de cet Eden familier, au milieu des doux parfums s’exhalant
de la « courge humide et du melon », des coings savoureux et des framboises
fraîches, le poète se sentira heureux, bon et reposé :<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Coryandre" /></noinclude>sur son inspiration et sa forme. — « C’est bien d’eux — écrit M. Charles
Maurras — que Mme de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et
vit. La face épanouie de la lune l’émeut à peu près des mêmes pensées
qui auraient visité l’imagination d’une affiliée du Cénacle. C’est la
rêverie de Musset devant Phœbé la blonde. À propos d’animaux, des
« sobres animaux », quand elles les admire et les salue un à un, en suppliant
une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves,
''Rendez-nous l’innocence ancestrale des bêtes !''
le souvenir de Baudelaire s’entrelace à celui de Vigny, qui voulait que
les animaux fussent nos « sublimes » modèles. Enfin, elle s’est exercée
à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le
mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair… »
Dans le même ordre d’idées, M. Léon Blum écrit ces lignes excellentes :
« Mme de Noailles n’est guère qu’une romantique, et c’est de Musset
que je la verrais proche, un Musset qui ne cherche pas l’esprit, un Musset
sans sa grâce allante et sa plaisanterie désinvolte, sans son penchant
oratoire, sans toute sa facilité française, un Musset plus âpre, plus
chargé, plus fiévreux, plus complexe, au sang plus lourd, je voudrais
pouvoir dire un Musset barbare. »
Et pour en terminer avec les ; citations, encore ces lignes d’un jeune
écrivain de talent, M. René Gillouin.
« Je ne sais qui a dit que, s’il était une petite fille qui fût née sous un
chou, c’était certainement Mme de Noailles. Le mot est joli, mais un peu
injuste. Sans doute les jardins, même potagers, ont leur part dans
l’amour de Mme de Noailles ; et ne faut-il pas remercier le poète qui le
premier sut dégager l’humble beauté de nos légumes ? »
L’humble beauté… Au fait pourquoi ne chanterait-on pas aussi bien
les légumes que les fruits ? — la tomate rouge n’a-t-elle point sa beauté
tout comme la pêche ou la grappe de raisin, et le superbe artichaut aux
larges feuilles découpées n’est-il point aussi bellement décoratif que
tant de plantes grasses souvent affreuses !… En quoi des vers comme
ceux-ci ne sont-ils pas exquis :
<poem>Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates.
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates.
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
</poem>
<poem>Des brugnons roussiront sur leurs feuilles collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur aux l’ombre des fleurs est comme un vêtement.</poem>
Au milieu de cet Eden familier, au milieu des doux parfums s’exhalant
de la « courge humide et du melon », des coings savoureux et des framboises
fraîches, le poète se sentira heureux, bon et reposé :<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Coryandre" /></noinclude>sur son inspiration et sa forme. — « C’est bien d’eux — écrit M. Charles
Maurras — que Mme de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et
vit. La face épanouie de la lune l’émeut à peu près des mêmes pensées
qui auraient visité l’imagination d’une affiliée du Cénacle. C’est la
rêverie de Musset devant Phœbé la blonde. À propos d’animaux, des
« sobres animaux », quand elles les admire et les salue un à un, en suppliant
une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves,
''Rendez-nous l’innocence ancestrale des bêtes !''
le souvenir de Baudelaire s’entrelace à celui de Vigny, qui voulait que
les animaux fussent nos « sublimes » modèles. Enfin, elle s’est exercée
à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le
mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair… »
Dans le même ordre d’idées, M. Léon Blum écrit ces lignes excellentes :
« Mme de Noailles n’est guère qu’une romantique, et c’est de Musset
que je la verrais proche, un Musset qui ne cherche pas l’esprit, un Musset
sans sa grâce allante et sa plaisanterie désinvolte, sans son penchant
oratoire, sans toute sa facilité française, un Musset plus âpre, plus
chargé, plus fiévreux, plus complexe, au sang plus lourd, je voudrais
pouvoir dire un Musset barbare. »
Et pour en terminer avec les ; citations, encore ces lignes d’un jeune
écrivain de talent, M. René Gillouin.
« Je ne sais qui a dit que, s’il était une petite fille qui fût née sous un
chou, c’était certainement Mme de Noailles. Le mot est joli, mais un peu
injuste. Sans doute les jardins, même potagers, ont leur part dans
l’amour de Mme de Noailles ; et ne faut-il pas remercier le poète qui le
premier sut dégager l’humble beauté de nos légumes ? »
L’humble beauté… Au fait pourquoi ne chanterait-on pas aussi bien
les légumes que les fruits ? — la tomate rouge n’a-t-elle point sa beauté
tout comme la pêche ou la grappe de raisin, et le superbe artichaut aux
larges feuilles découpées n’est-il point aussi bellement décoratif que
tant de plantes grasses souvent affreuses !… En quoi des vers comme
ceux-ci ne sont-ils pas exquis :
<poem class="verse">
Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates.
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates.
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
</poem>
<poem class="verse">
Des brugnons roussiront sur leurs feuilles collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur aux l’ombre des fleurs est comme un vêtement.
</poem>
Au milieu de cet Eden familier, au milieu des doux parfums s’exhalant
de la « courge humide et du melon », des coings savoureux et des framboises
fraîches, le poète se sentira heureux, bon et reposé :<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Coryandre" /></noinclude>sur son inspiration et sa forme. — « C’est bien d’eux — écrit M. Charles
Maurras — que Mme de Noailles a mémoire quand elle songe, écrit et
vit. La face épanouie de la lune l’émeut à peu près des mêmes pensées
qui auraient visité l’imagination d’une affiliée du Cénacle. C’est la
rêverie de Musset devant Phœbé la blonde. À propos d’animaux, des
« sobres animaux », quand elles les admire et les salue un à un, en suppliant
une divinité champêtre de la rendre elle-même pareille à ces bestiaux suaves,
''Rendez-nous l’innocence ancestrale des bêtes !''
le souvenir de Baudelaire s’entrelace à celui de Vigny, qui voulait que
les animaux fussent nos « sublimes » modèles. Enfin, elle s’est exercée
à fusionner, sur les savants exemples de Victor Hugo, le matériel et le
mystique, le pittoresque et le rêvé, le sentiment et la chair… »
Dans le même ordre d’idées, M. Léon Blum écrit ces lignes excellentes :
« Mme de Noailles n’est guère qu’une romantique, et c’est de Musset
que je la verrais proche, un Musset qui ne cherche pas l’esprit, un Musset
sans sa grâce allante et sa plaisanterie désinvolte, sans son penchant
oratoire, sans toute sa facilité française, un Musset plus âpre, plus
chargé, plus fiévreux, plus complexe, au sang plus lourd, je voudrais
pouvoir dire un Musset barbare. »
Et pour en terminer avec les ; citations, encore ces lignes d’un jeune
écrivain de talent, M. René Gillouin.
« Je ne sais qui a dit que, s’il était une petite fille qui fût née sous un
chou, c’était certainement Mme de Noailles. Le mot est joli, mais un peu
injuste. Sans doute les jardins, même potagers, ont leur part dans
l’amour de Mme de Noailles ; et ne faut-il pas remercier le poète qui le
premier sut dégager l’humble beauté de nos légumes ? »
L’humble beauté… Au fait pourquoi ne chanterait-on pas aussi bien
les légumes que les fruits ? — la tomate rouge n’a-t-elle point sa beauté
tout comme la pêche ou la grappe de raisin, et le superbe artichaut aux
larges feuilles découpées n’est-il point aussi bellement décoratif que
tant de plantes grasses souvent affreuses !… En quoi des vers comme
ceux-ci ne sont-ils pas exquis :
<poem class="verse">
Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates.
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates.
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
Des brugnons roussiront sur leurs feuilles collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur aux l’ombre des fleurs est comme un vêtement.
</poem>
Au milieu de cet Eden familier, au milieu des doux parfums s’exhalant
de la « courge humide et du melon », des coings savoureux et des framboises
fraîches, le poète se sentira heureux, bon et reposé :<noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/375
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>volitions même ne sont pas en notre pouvoir, en telle sorte que
nous {{corr|puissoins|puissions}} nous donner sans difficulté, et suivant notre bon plaisir, des inclinations et des volontés que nous pourrions désirer.
L’évêque ne parait pas avoir pris garde à cette réflexion, que
{{M.|Hobbes}} aussi ne développe pas assez. La vérité est, que nous
avons quelque pouvoir encore sur nos volitions ; mais d’une manière
oblique, et non pas absolument et indifféremment. C’est ce qui a
été expliqué en quelques endroits de cet ouvrage. Enfin {{M.|Hobbes}}
montre, après d’autres, que la certitude des événements et la nécessité
même, s’il y en avait dans la manière dont nos actions
dépendent des causes, ne nous empêcherait point d’employer les
délibérations, les exhortations, les blâmes et les louanges, les peines
et les récompenses ; puisqu’elles servent et portent les hommes à
produire les actions ou à s’en abstenir. Ainsi, si les actions humaines
étaient nécessaires, elles le seraient par ces moyens. Mais la vérité
est, que ces actions ne sont point nécessaires absolument ; et quoi
qu’on fasse, ces moyens contribuent seulement à rendre les actions
déterminées et certaines, comme elles le sont en effet, leur nature
faisant voir qu’elles sont incapables d’une nécessité absolue. Il donne
aussi une notion assez bonne de la liberté, en tant qu’elle est prise
dans un sens général, commun aux substances intelligentes et non
intelligentes ; en disant qu’une chose est censée libre, quand la
puissance qu’elle a n’est point empêchée par une chose externe. Ainsi
l’eau qui est retenue par une digue a la puissance de se répandre,
mais elle n’en a pas la liberté ; au lieu qu’elle n’a point la puissance
de s’élever au-dessus de la digue, quoique rien ne l’empêcherait alors
de se répandre, et que même rien d’extérieur ne l’empêche de s’élever
si haut ; mais il faudrait pour cela qu’elle même vînt de plus haut ou
qu’elle même fût haussée par quelque crue d’eau. Ainsi un prisonnier
manque de liberté, mais un malade manque de puissance, pour s’en aller.
{{ancre|p5}}5. Il y a dans la préface de {{M.|Hobbes}} un abrégé des points contestés, que je mettrai ici, en ajoutant un mot de jugement. D’un
côté, dit-il, on soutient, qu’il n’est pas dans le pouvoir présent de
l’homme de se choisir la volonté qu’il doit avoir. Cela est bien dit,
surtout par rapport à la volonté présente ; les hommes choisissent
les objets par la volonté mais ils ne choisissent point leurs volontés
présentes ; elles viennent des raisons et des dispositions. Il est vrai
cependant qu’on se peut chercher de nouvelles raisons ; et se donner<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>volitions même ne sont pas en notre pouvoir, en telle sorte que
nous {{corr|puissoins|puissions}} nous donner sans difficulté, et suivant notre bon plaisir, des inclinations et des volontés que nous pourrions désirer.
L’évêque ne paraît pas avoir pris garde à cette réflexion, que
{{M.|Hobbes}} aussi ne développe pas assez. La vérité est, que nous
avons quelque pouvoir encore sur nos volitions ; mais d’une manière
oblique, et non pas absolument et indifféremment. C’est ce qui a
été expliqué en quelques endroits de cet ouvrage. Enfin {{M.|Hobbes}}
montre, après d’autres, que la certitude des événements et la nécessité
même, s’il y en avait dans la manière dont nos actions
dépendent des causes, ne nous empêcherait point d’employer les
délibérations, les exhortations, les blâmes et les louanges, les peines
et les récompenses ; puisqu’elles servent et portent les hommes à
produire les actions ou à s’en abstenir. Ainsi, si les actions humaines
étaient nécessaires, elles le seraient par ces moyens. Mais la vérité
est, que ces actions ne sont point nécessaires absolument ; et quoi
qu’on fasse, ces moyens contribuent seulement à rendre les actions
déterminées et certaines, comme elles le sont en effet, leur nature
faisant voir qu’elles sont incapables d’une nécessité absolue. Il donne
aussi une notion assez bonne de la liberté, en tant qu’elle est prise
dans un sens général, commun aux substances intelligentes et non
intelligentes ; en disant qu’une chose est censée libre, quand la
puissance qu’elle a n’est point empêchée par une chose externe. Ainsi
l’eau qui est retenue par une digue a la puissance de se répandre,
mais elle n’en a pas la liberté ; au lieu qu’elle n’a point la puissance
de s’élever au-dessus de la digue, quoique rien ne l’empêcherait alors
de se répandre, et que même rien d’extérieur ne l’empêche de s’élever
si haut ; mais il faudrait pour cela qu’elle même vînt de plus haut ou
qu’elle même fût haussée par quelque crue d’eau. Ainsi un prisonnier
manque de liberté, mais un malade manque de puissance, pour s’en aller.
{{ancre|p5}}5. Il y a dans la préface de {{M.|Hobbes}} un abrégé des points contestés, que je mettrai ici, en ajoutant un mot de jugement. D’un
côté, dit-il, on soutient, qu’il n’est pas dans le pouvoir présent de
l’homme de se choisir la volonté qu’il doit avoir. Cela est bien dit,
surtout par rapport à la volonté présente ; les hommes choisissent
les objets par la volonté mais ils ne choisissent point leurs volontés
présentes ; elles viennent des raisons et des dispositions. Il est vrai
cependant qu’on se peut chercher de nouvelles raisons ; et se donner<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/376
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>avec le temps de nouvelles dispositions ; et par ce moyen on se peut
encore procurer une volonté qu’on n’avait pas, et qu’on ne pouvait
pas se donner sur-le-champ. Il en est (pour me servir de la comparaison
de {{M.|Hobbes}} lui-même) comme de la faim ou de la soif. Présentement
il ne dépend pas de ma volonté d’avoir faim, ou non ; mais il
dépend de ma volonté de manger ou de ne point manger ; cependant,
pour le temps à venir, il dépend de moi d’avoir faim ou de m’empêcher
de l’avoir à une pareille heure du jour, en mangeant par avance. C’est
ainsi qu’il y a moyen d’éviter souvent de mauvaises volontés ; et
quoique {{M.|Hobbes}} dise dans sa réplique {{n°|14}}, {{pg|138}}, que le style
des lois est de dire, vous devez faire, ou vous ne devez point faire
ceci ; mais qu’il n’y a point de loi qui dise, vous le devez vouloir, ou
vous ne le devez point vouloir, il est pourtant visible qu’il se trompe
à l’égard de la loi de Dieu, qui dit, ''{{lang|la|non concupisces}}'', tu ne convoiteras pas ; il est vrai que cette défense ne regarde point les premiers
mouvements qui sont involontaires. On soutient : {{2°}}{{lié}}Que le hasard
(''{{lang|en|chance}}'' en anglais, ''{{lang|la|casus}}'' en latin) ne produit rien, c’est-à-dire, qu’il ne se produit rien sans cause ou raison. Fort bien, j’y consens, si l’on entend parler d’un hasard réel. Car la fortune et le hasard ne sont que des apparences qui viennent de l’ignorance des causes, ou de l’abstraction qu’on en fait. {{3°}}{{lié}}Que tous les événements ont leurs causes
nécessaires. Mal ; ils ont leurs causes déterminantes, par lesquelles on
en peut rendre raison, mais ce ne sont point des causes nécessaires.
Le contraire pouvait arriver, sans impliquer contradiction. {{4°}}{{lié}}Que la
volonté de Dieu fait la nécessité de toutes choses. Mal ; la volonté de
Dieu ne produit que des choses contingentes, qui pouvaient aller
autrement, le temps, l’espace et la matière étant indifférents à toute
sorte de figures et de mouvements.
{{ancre|p6}}6. De l’autre côté, selon lui, on soutient : {{1°}}{{lié}}Que non seulement l’homme est libre, absolument, pour choisir ce qu’il veut faire, mais
encore pour choisir ce qu’il veut {{corr|vouloir|vouloir.}} C’est mal dit ; on n’est pas maître absolu de sa volonté pour la changer sur-le-champ, sans se
servir de quelque moyen ou adresse pour cela. {{2°}}{{lié}}Quand l’homme
veut une bonne action, la volonté de Dieu concourt avec la sienne,
autrement non. C’est bien dit, pourvu qu’on l’entende que Dieu ne
veut pas les mauvaises actions, quoiqu’il les veuille permettre, afin
qu’il n’arrive point quelque chose qui serait pire que ces péchés.
{{3°}}{{lié}}Que la volonté peut choisir, si elle veut vouloir, ou non. Mal ; par
rapport à la volition présente. {{4°}}{{lié}}Que les choses arrivent sans néces-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/377
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sité par hasard. Mal ; ce qui arrive sans nécessité, n’arrive pas pour
cela par hasard, c’est-à-dire sans causes et raisons. {{5°}}{{lié}}Que nonobstant que Dieu prévoie qu’un événement arrivera, il n’est pas nécessaire
qu’il arrive, Dieu prévoyant les choses, non pas comme
futures et comme dans leurs causes, mais comme présentes. Ici
on commence bien, et l’on finit mal. On a raison d’admettre la
nécessité de la conséquence, mais on n’a point sujet ici de recourir
à la question, comment l’avenir est présent à Dieu ; car la nécessité
de la conséquence n’empêche point que l’événement ou le conséquent
ne soit contingent en soi.
{{ancre|p7}}7. Notre auteur croit que la doctrine ressuscitée par Arminius,
ayant été favorisée en Angleterre par l’archevêque Laud<ref>{{sc|Laud}} (Guillaume), archevêque de Cantorbéry, né à Reading en{{lié}}1573, partagea le sort de {{roi|Charles|Ier}}, aux projets duquel il s’était associé : il eut la tête tranchée en{{lié}}1645. On a de lui des sermons. Londres, 1651, {{in-8o}}. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> et par
la cour, et les promotions ecclésiastiques considérables n’ayant été
que pour ceux de ce parti, cela a contribué à la révolte, qui a fait
que l’évêque et lui se sont rencontrés dans leur exil à Paris chez
mylord Newcastle, et qu’ils sont entrés en dispute. Je ne voudrais
pas approuver toutes les démarches de l’archevêque Laud, qui avait
du mérite, et peut-être aussi de la bonne volonté ; mais qui paraît
avoir trop poussé les presbytériens. Cependant on peut dire que les
révolutions, tant aux Pays-Bas que dans la Grande-Bretagne, sont
venues en partie de la trop grande intolérance des rigides ; et l’on
peut dire que les défenseurs du décret absolu ont été pour le moins
aussi rigides que les autres, ayant opprimé leurs adversaires en
Hollande par l’autorité du prince Maurice, et ayant fomenté les
révoltes en Angleterre contre le roi {{roi|Charles|Ier}}. Mais ce sont les
défauts des hommes, et non pas ceux des dogmes. Leurs adversaires
ne les épargnent pas non plus ; témoin la sévérité dont on en a usé
en Saxe contre Nicolas Crellius, et le procédé des Jésuites contre le
parti de l’évêque d’Ypres<ref>L’évêque d’Ypres : Jansenius.</ref>.
{{ancre|p8}}8. {{M.}} Hobbes remarque, après Aristote, qu’il y a deux sources des
arguments, la raison et l’autorité. Quant à la raison, il dit qu’il
admet les raisons tirées des attributs de Dieu, qu’il appelle
argumentatiſs, dont les notions sont concevables ; mais il prétend qu’il y
en a d’autres où l’on ne conçoit rien, et qui ne sont que des expressions
par lesquelles nous prétendons l’honorer. Mais je ne vois pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sité par hasard. Mal ; ce qui arrive sans nécessité, n’arrive pas pour
cela par hasard, c’est-à-dire sans causes et raisons. {{5°}}{{lié}}Que nonobstant que Dieu prévoie qu’un événement arrivera, il n’est pas nécessaire
qu’il arrive, Dieu prévoyant les choses, non pas comme
futures et comme dans leurs causes, mais comme présentes. Ici
on commence bien, et l’on finit mal. On a raison d’admettre la
nécessité de la conséquence, mais on n’a point sujet ici de recourir
à la question, comment l’avenir est présent à Dieu ; car la nécessité
de la conséquence n’empêche point que l’événement ou le conséquent
ne soit contingent en soi.
{{ancre|p7}}7. Notre auteur croit que la doctrine ressuscitée par Arminius,
ayant été favorisée en Angleterre par l’archevêque Laud<ref>{{sc|Laud}} (Guillaume), archevêque de Cantorbéry, né à Reading en{{lié}}1573, partagea le sort de {{roi|Charles|Ier}}, aux projets duquel il s’était associé : il eut la tête tranchée en{{lié}}1645. On a de lui des sermons. Londres, 1651, {{in-8o}}. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> et par
la cour, et les promotions ecclésiastiques considérables n’ayant été
que pour ceux de ce parti, cela a contribué à la révolte, qui a fait
que l’évêque et lui se sont rencontrés dans leur exil à Paris chez
mylord Newcastle, et qu’ils sont entrés en dispute. Je ne voudrais
pas approuver toutes les démarches de l’archevêque Laud, qui avait
du mérite, et peut-être aussi de la bonne volonté ; mais qui paraît
avoir trop poussé les presbytériens. Cependant on peut dire que les
révolutions, tant aux Pays-Bas que dans la Grande-Bretagne, sont
venues en partie de la trop grande intolérance des rigides ; et l’on
peut dire que les défenseurs du décret absolu ont été pour le moins
aussi rigides que les autres, ayant opprimé leurs adversaires en
Hollande par l’autorité du prince Maurice, et ayant fomenté les
révoltes en Angleterre contre le roi {{roi|Charles|Ier}}. Mais ce sont les
défauts des hommes, et non pas ceux des dogmes. Leurs adversaires
ne les épargnent pas non plus ; témoin la sévérité dont on en a usé
en Saxe contre Nicolas Crellius, et le procédé des Jésuites contre le
parti de l’évêque d’Ypres<ref>L’évêque d’Ypres : Jansenius.</ref>.
{{ancre|p8}}8. {{M.}} Hobbes remarque, après Aristote, qu’il y a deux sources des
arguments, la raison et l’autorité. Quant à la raison, il dit qu’il
admet les raisons tirées des attributs de Dieu, qu’il appelle
argumentatifs, dont les notions sont concevables ; mais il prétend qu’il y
en a d’autres où l’on ne conçoit rien, et qui ne sont que des expressions
par lesquelles nous prétendons l’honorer. Mais je ne vois pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/378
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>comment on puisse honorer Dieu par des expressions qui ne signifient
rien. Peut-être que chez {{M.|Hobbes}}, comme chez Spinosa, sagesse,
bonté, justice ne sont que fictions par rapport à Dieu et à l’univers ;
la cause primitive agissant, selon eux, par la nécessité de sa
puissance, et non par le choix de sa sagesse ; sentiment dont j’ai assez
montré la fausseté. Il paraît que {{M.|Hobbes}} n’a point voulu s’expliquer
assez, de peur de scandaliser les gens ; en quoi il est louable.
C’est aussi pour cela, comme il le dit lui-même, qu’il avait désiré
qu’on ne publiât point ce qui s’était passé à Paris entre l’évêque et
lui. Il ajoute qu’il n’est pas bon de dire, qu’une action que Dieu ne
veut point arrive ; parce que c’est dire en effet que Dieu manque de
pouvoir. Mais il ajoute encore en même temps, qu’il n’est pas bon
non plus de dire le contraire et de lui attribuer qu’il veut le mal,
parce que cela n’est pas honorable et qu’il semble que c’est l’accuser
de peu de bonté. Il croit donc qu’en ces matières la vérité n’est pas
bonne à dire ; et il aurait raison, si la vérité était dans les opinions
paradoxes qu’il soutient ; car il paraît, en effet, que, suivant le
sentiment de cet auteur, Dieu n’a point de bonté, ou plutôt que ce qu’il
appelle Dieu n’est rien que la nature aveugle de l’amas des choses
matérielles, qui agit selon les lois mathématiques, suivant une nécessité
absolue, comme les atomes le font dans le système d’Épicure. Si
Dieu était comme les grands sont quelquefois ici-bas, il ne serait
point convenable de dire toutes les vérités qui le regardent ; mais
Dieu n’est pas comme un homme, dont il faut cacher souvent les
desseins et les actions ; au lieu qu’il est toujours permis et raisonnable
de publier les conseils et les actions de Dieu, parce qu’elles
sont toujours belles et louables. Ainsi les vérités qui regardent la
divinité sont toujours bonnes à dire, au moins par rapport au
scandale ; et l’on a expliqué, ce semble, d’une manière qui satisfait la
raison et ne choque point la piété, comment il faut concevoir que la
volonté de Dieu a son effet et concourt au péché, sans que sa
sagesse ou sa bonté en souffrent.
{{ancre|p9}}9. Quant aux autorités tirées de la sainte Écriture, {{M.|Hobbes}}
les partage en trois sortes ; les unes, dit-il, sont pour moi, les autres
sont neutres, et les troisièmes semblent être pour mon adversaire.
Les passages qu’il croit favorables à son sentiment sont ceux qui
rapportent à Dieu la cause de notre volonté. Comme ''Gen.'' {{rom|XLV}},{{lié}}5, où Joseph dit à ses frères : « Ne vous affligez point et n’ayez point de
regret de ce que vous m’avez vendu pour être amené ici, puisque<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Jean d’Agraives
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wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
==Œuvres==
* 1916 : L’Île qui parle (sous le pseud. de Fred Maël)
* 1916 : L’Ame d'un canon, Les Fiançailles à l'ambulance, L’U-29, Le Mystère de Freïa et autres nouvelles (contes de guerre, sous le pseud. de Fred Maël)
* 1917 : L'Aventure de Mike Murphy de Boston
* 1918 : L'Odyssée d'un sous-marin anglais
* 1918 : La Croisière de l'Homme Rouge, roman de révolution irlandaise 1916 (sous le pseud. de Fred Causse-Maël ou F.C. Maël)
* 1918 : Boches de New-York (sous le pseud. de Fred Causse-Maël ou F.C. Maël)
* 1919 : Sam Lafolette américain
* 1919 : Harponneur de sous-marins
* 1919 : Jolicoeur, Tommy, Canadien (sous le pseud. de Fred Causse-Maël ou F.C. Maël)
* 1919 : La Porte des sabres, roman d'aventures (sous le pseud. de Fred Causse-Maël ou F.C. Maël)
* 1920 : Les Nuits des îles (adapté de [[Auteur:Robert Louis Stevenson|Robert Louis Stevenson]], sous le pseud. de Fred Causse-Maël ou F.C. Maël)
* 1920 : Folies de femmes, roman passionnel
* 1923 : Le Secret de Jean Dien, grand roman d'aventures et d'aviation (sous le pseud. de Jacques et Jean d'Agrève)
* 1924 : La Cité des Sables, roman d'aventures et d'aviation (Illustrations de A. Galland)
* 1924 : L'Enjôleuse (roman d'après le film Erka)
* 1925 : Le Maître du Simoun
* 1925 : Le Petit Robinson (d'après le film de Jackie Coogan ''Le Petit Robinson Crusoë, 1924)
* 1926 : L'Aviateur de Bonaparte
* 1926 : Le Château du reliquair
* 1926 : Larmes de clown (roman d'après le film américain ''Larmes de clown'', 1924)
* 1926 : Le Trois-mâts fantôme
* 1927 : Le Sorcier de la mer
* 1927 : Le Dernier Faune
* 1927 : Mirage d'Asie (par Jean d'Agraives et Marcel E. Grancher).
* 1928 : La Croisière de « l'Argonaute » (Illustrations par A. de Parys)
* 1928 : Le Filleul de La Pérouse.
* 1928 : La Princesse aux dragons verts (par Jean d'Agraives et Marcel E. Grancher).
* 1929 : Les Aventures de Chafustard. (Illustrations par d'Hautot)
* 1929 : Le Rayon Swastika.
* 1929 : Vent debout. (Illustré d'après le film)
* 1930 : L’Énigme du pastel
* 1930 : La Frégate de l'empereur
* 1930 : Le Serpent de Kali
* 1930 : Le Sillage pourpre
* 1930 : Le Virus 34
* 1931 : Le Sorcier jaune
* 1932 : Le Maître-Coq du Kamtchatka (Illustrations par Fresnoy)
* 1932 : Le Petit Roi du lac
* 1932 : Le Tueur de navires
* 1933 : Les Sept Têtes du dragon vert (sous le pseud. de Teddy Legrand)
* 1933 : L'Ancre sous les ailes
* 1933 : La Gloire sous les voiles
* 1934 : Les Deux Sirènes
* 1934 : Le Fléau de Neptune
* 1935 : Un cargo dans la nuit (Illustrations par André Galland)
* 1935 : L'Empire des algues. II. La Mer en feu.
* 1935 : La Flibustière de Michelieu (comprend : ''La Sirène des Îles d'or'' et ''Les Frères de la Côte'').
* 1935 : La Cardinale (comprend : ''La Gitane du roi'', ''Dague contre épée'')
* 1935 : L'Empire des algues. I. L'Avion perdu
* 1936 : L'Espionne de Nelson
* 1936 : Envoûteurs, guérisseurs et mages (sous le pseud. de Teddy Legrand)
* 1936 : Le Sorcier de la mer (Illustrations par Michel Jacquot)
* 1937 : Le Dernier Pirate (Illustrations par André Galland)
* 1937 : Empreintes sur la vase (Illustrations par Michel Jacquot)
* 1938 : Petite source sous les palmes.
* 1939 : Du sang sur l'étrave
* 1939 : La Marque d'Attila (Illustrations par Émilien Dufour)
* 1941 : Le Loup des neiges (uniquement paru en feuilleton dans ''Paris-Soir'')
* 1941 : La Maison des sept sirènes (Illustrations par Pierre Rousseau)
* 1942 : Le Jardin au clair de lune (Illustrations par Pierre Rousseau)
* 1943 : Sur la piste des dieux (Frontispice en couleur de Gustave Alaux)
* 1943 : La Petite Faunesse
* 1944 : Le Toubib aux yeux clairs
* 1947 : Le Cimeterre de Tamerlan (nouveau titre de ''L’Espionne de Nelson'') (Illustrations par Maurice Toussaint)
* 1948 : Le Collier berbère
* 1948 : La Gloire sous les voiles (Illustrations par Henry Fournier)
* 1948 : Les Portes du monde
* 1949 : Monsieur de Saint-Tropez
* 1949 : Nicolas les yeux bleus
* 1949 : Les Roses de Chiraz
* 1949 : Pour l’amour du Roy Jacques
* 1949 : La Vénus de Malte
* 1949 : L’Appel de la lumière, Charles de Foucauld au Maroc. (En collaboration avec Pierre Mariel)
* 1951 : La Chanson du silence
* Le Trésor d'or (uniquement paru en feuilleton dans ''Le Moniteur du Puy-de-Dôme'')
* L'Idôle du roi d'Ys (uniquement paru en feuilleton dans ''Le Matin'')
* Le Flambeau passe (uniquement paru en feuilleton dans ''Le Matin'')
* Les Émeraudes du bonheur (uniquement paru en feuilleton dans ''Marie-Claire'')
* Le Coffret d'écailles (uniquement paru en feuilleton dans ''Marie-Claire'')
* La Double Énigme de « Normandy » (uniquement paru en feuilleton dans ''L’Intransigeant'')
* La Voix d'airain (uniquement paru en feuilleton dans l’''Almanach Vermot'')
* Quatre Dames sur l'Ile-de-France (uniquement paru en feuilleton dans ''Le Parisien libéré'')
==Romans tirés de films ==
* 1922 : Le Rival des dieux
* 1947 : Un drame en Polynésie (d’après le film éponyme)
* 1948 : Le Temps d’aimer (Claudine et le Poussin) (roman d’après le film de Marcel Manchez)
* 1951 : Messaline et ses amours.
== Traductions ==
* 1922 : {{l2s|Le Grizzly|Curwood - Le Grizzly, trad. Midship, 1926.djvu}} (de [[Auteur:James Oliver Curwood|James Oliver Curwood]], mis en français par Midship) {{4/4}}
* 1947 : Les Passagers de l’ « Albatros » (de James Warner Bellah, adapté de l’américain par Charles Bourhis)
* 1948 : Le Traineau d’or (’’Golden portage’’ de Robert Ormond Case), traduit par Charles Bourhi
* 1951 : L’Œil géant (’’The Big Eye’’ de Max Ehrlich, Adapté par Charles Bourhis)
}}
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== Description ==
{{Information
|Description=Monographie
|Source=[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53693730 Gallica]
|Date=1949
|Author=Simone Weil
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}}
== Conditions d’utilisation ==
{{PD-old-70}}
[[Catégorie:Livres publiés en 1949]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>gouttes de pureté brillent de loin en loin. S’il en est ainsi, c’est
d’abord qu’il y a peu de pureté parmi les hommes ; puis que la
plus grande partie de ce peu est et demeure cachée. Il faut
en chercher si l’on peut des témoignages indirects. Les églises
romanes, le chant grégorien n’ont pu surgir que parmi des populations
où il y avait beaucoup plus de pureté qu’il n’y en a eu
aux siècles suivants.
Pour aimer la France, il faut sentir qu’elle a un passé, mais il
ne faut pas aimer l’enveloppe historique de ce passé. Il faut en
aimer la partie muette, anonyme, disparue.
Il est absolument faux qu’un mécanisme providentiel transmette
à la mémoire de la postérité ce qu’une époque possède
de meilleur. Par la nature des choses, c’est la fausse grandeur qui
est transmise. Il y a bien un mécanisme providentiel, mais il
opère seulement de manière à mêler un peu de grandeur
authentique à beaucoup de fausse grandeur ; à nous de les discerner.
Sans lui nous serions perdus.
La transmission de la fausse grandeur à travers les siècles n’est
pas particulière à l’histoire. C’est une loi générale. Elle gouverne
aussi par exemple les lettres et les arts. Il y a une certaine domination
du talent littéraire sur les siècles qui répond à la domination
du talent politique dans l’espace ; ce sont des dominations de
même nature, également temporelles, appartenant également
au domaine de la matière et de la force, également basses.
Aussi peuvent-elles être un objet de marché et d’échange.
L’Arioste n’a pas rougi de dire à son maître le duc d’Este, au
cours de son poème, quelque chose qui revient à ceci : Je suis en
votre pouvoir pendant ma vie, et il dépend de vous que je sois
riche ou pauvre. Mais votre nom est en mon pouvoir dans l’avenir,
et il dépend de moi que dans trois cents ans on dise de vous
du bien, du mal, ou rien. Nous avons intérêt à nous entendre.
Donnez-moi la faveur et la richesse et je ferai votre éloge.
Virgile avait bien trop le sens des convenances pour exposer
publiquement un marché de cette nature. Mais en fait, c’est
exactement le marché qui a eu lieu entre Auguste et lui. Ses vers
sont souvent délicieux à lire, mais malgré cela, pour lui et ses
pareils, il faudrait trouver un autre nom que celui de poète. La
poésie ne se vend pas. Dieu serait injuste si l’''Énéide'', ayant été<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire général de la langue française de François Raymond-T1-0-Introductions 02.djvu/1
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" /></noinclude><br>
{{c|DICTIONNAIRE GÉNÉRAL}}
{{c|{{t|'''DE LA LANGUE FRANÇAISE,'''|200}}}}
{{c|{{t|ET|80}}}}
{{c|{{t|VOCABULAIRE UNIVERSEL|200}}}}
{{c|{{t|'''DES SCIENCES. DES ARTS ET DES MÉTIERS.'''|90}}}}
{{c|______________________________}}
{{c|{{t|A|120}}}}
<section begin="A. s. m."/><nowiki/>
'''A. s. m.''' Première lettre de l’alphabet français. — La première des cinq voyelles (a, e, i ou y, o, u.). — L’alpha des Grecs (αλφα) on premier caractère de leur alphabet. — † La première lettre de l’alphabet dans toutes les langues, à l’exception seulement de celle des Éthiopiens. — Nom indéclinable qui ne prend pas, comme presque tous les mots, de s au pluriel. On écrit deux ''a'', et non pas deux ''as''. — Caractère qui prend différentes formes, soit dans l’écriture, soit dans l’impression. L’''A majuscule'', ''un petit a'' ; un ''A romain'', un ''A italique''. — Forme la troisième personne du verbe Avoir. ''Il a une belle écriture''. — A est une lettre voyelle qui forme à elle seule un mot présentant diverses acceptions. — On dit, d’une personne qui ne sait pas lire, qu’''Elle ne sait ni A, ni B'' ; et fig. être fort ignorant. — On dit ''Une panse d’A'', pour signifier le commencement de la formation de la lettre A, qui, dans l’écriture ordinaire, s’écrit a ; et, dans ce sens, lorsqu’on a donné à un copiste quelque chose à écrire, et qu’il n’y a point encore travaillé, on dit, ''Il n’en a pas fait une panse d’A''. — prop. et fig. se dit aussi pour faire entendre que celui qui avait entrepris de composer un ouvrage, n’y a point encore travaillé. ''Il n’y a pas fait une panse d’A''. — fig. ''Depuis A jusqu’à Z'', depuis le commencement jusqu’à la un. — L’A est bref ou long ; bref, dans glace, trace, etc. ; — long, dans pâte, grâce, etc. — Le son de l’A est celui qui se prononce par le mouvement le plus naturel de la bouche ; aussi entre-t-il dans les premiers mots que prononcent les enfants dans toutes les langues. Papa, maman. — † A peint tonte idée de possession. — A est une particule qui indique une multitude de rapports difficiles a nombrer et à classer. — Préposition qui s’emploie devant les noms propres et devant ceux qui ne prennent point d’article. Il est bref, et prend l’accent grave. À ''lui'', à ''Jean'', à ''Pierre'', etc. — La particule A équivaut au datif du latin, lorsqu’elle est mise après un mot qui la régit, et dont elle détermine l’objet : après un verbe, ''Écrire à quelqu’un'' ; — après un substantif, ''Soumission à l’autorité'' ; — après un adjectif, ''Attentif à une leçon'' ; — après un adverbe, ''Conformément à la règle établie'' ; — après une simple préposition, ''Jusqu’à Paris''. — A, prép., marque un rapport à un terme, à une fin, à un but. ''Aller à Londres'' ; mais il faut que ce terme soit un point fixe, dont l’idée ne puisse se lier à celle d’étendue ; ainsi l’on ne dirait point, ''Aller à l’Angleterre''. — Marque le temps. ''Il s’est levé à cinq heures'' ; — la posture, le geste. Être à genoux, ''parler à droite, se porter à gauche, ou à droite'' ; — le lieu. ''Se tenir à l’entrée de la maison'' ; — la facon de vivre. ''Vivre à la française'' ; — la manière de s’habiller, de marcher. ''S’habiller à l’italienne'', ''marcher à petits pas'' ; — la quantité. On en trouve à foison ; — la qualité. ''Or à 24 carats'' ; — le motif. À bonne intention ; — la disposition. ''Fruits à conserver'' ; — le but, la fin. Marcher à la victoire, ''prétendre à la gloire'' ; — signifie de quoi. ''Donner à manger'', ''verser à boire'' ; — le prix, la valeur. ''vin à la pinte, de la viande à la livre'', drap à 20 francs ; — l’usage auquel une chose est propre. ''Terre à blé'' ; — ce qu’une chose est propre à contenir. ''Étui à lunettes'', etc., etc. — La préposition A est comprise dans le mot au, qui se met par contraction pour à le, devant les noms masculins qui commencent par une consonne ou un h aspiré. ''Au père, au héros, au monument'' ; — et dans les noms des deux genres. ''Aux amis, aux parents'', aux héros. — A, placé entre deux nombres, signifie environ. ''Cinq à six cents hommes'' ; — avec, dans ''Travailler à l’aiguille'' ; — après, dans ''à Deux ans de date'' ; — par, dans Juger à la mine ; — pour, dans ''Je vous prends à témoin'' ; — suivant : dans ''Cet habit est à'' la mode ; — sur, dans ''Monter à cheval'' ; — vers, dans ''Il tire à sa fin'' ; — dans, dans ''Demeurer à Paris'' ; — ''en'', dans ''Et, la flamme à la main'', ''les suivre sur les eaux'' (Rac.), etc., etc. — À tient quelquefois lieu du gérondif. On dirait à le voir, en le voyant. — Joint avec un nom ou un verbe, sert à former des expressions adverbiales. ''À merveille''. ''C’est à ravir.'' — Enfin on trouve dans tous les ouvrages les nuances de placemens et d’emplois multipliés de la lettre A, par lesquels on peut indiquer une multitude d’expressions qui s’v rattachent. — † A désignait i chez les Grecs, 500 chez les Romains ; avec une barre au-dessus (X), signifiait 5000. — Dans le calendrier Julien, première lettre dominicale. — † Indique le dimanche dans les calendriers des Paroissiens ou livres d’offices. — Première des lettres nundinales qui indiquaient, chez les Romains, les jours de marché. — † L’A est l’expression de la surprise, de la joie, du désir et de toutes les affections morales excitées à l’improviste. — † Signifie ''Abonnement'' ; indique Alignement dans les nivellemens de terrain (pour abonnement et alignement, X des deux côtés, X du côté droit, A du côté gauche.) — † Appliqué sur l’anse d’un vaisseau, signifie ''Assuré'' on Assurance. — X, XX, représente le mot grec ανα (ana), qui veut dire ''De chaque parties égales'', dans les formules on ordonnances des médecins. ''Extrait de Saturne'', ''savon médicinal'', au 3 j. — † Sert, dans le langage algébrique, comme les autres lettres, ou simple, on double, et y présente plusieurs significations. — Indique, dans le commerce, diverses façons usitées pour les comptes, factures et journaux des négociants, etc. Ainsi, après avoir parlé d’une lettre de change, A, mis seul, signifie ''Accepté'' ; — A. S. P. Accepté sous protêt ; — A. S. P. C. Accepté sous protêt pour compte ; — A. P. ''A protester''. — † Marque priva-<br>
<section end="A. s. m."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
Ils ne craignent pas la mitraille
Et sont certains d’être vainqueurs,
Car, s’ils sont petits par la taille,
Ils sont tous géants par le cœur.
{{Séparateur4}}
{{em|3}}Un, deux, trois (''bis'')
Les petits soldats de bois,
{{em|3}}Pour faire
{{em|3}}La guerre,
Ont recouvert leurs képis,
{{em}}Et vivement pris
{{em}}Sabres et fusils.
{{em}}Un, deux, trois, quatre,
{{em}}Ils veulent se battre.
{{em|3}}Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois.
{{Séparateur4}}
Voici venir, à toute allure,
Tous les modernes chevaliers,
Les plus rapides des guerriers ;
Hussards légers, dragons, lanciers.
Chasseurs, spahis et cuirassiers,
Bien solides sur leur monture,
Ils vont, en hardis cavaliers,
Ramasser plus d’une blessure
Et cueillir de nouveaux lauriers.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
{{em|3}}Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois,
{{em|3}}Pour faire
{{em|3}}La guerre,
Leur grand sabre au clair ont mis.
{{mpom|Gare aux ennemis
Qui seront surpris.
Un, deux, trois, quatre,
Ils savent se battre,
Un, deux, trois (''bis''), |1}}
Les petits soldats de bois.
{{Séparateur4}}
Voici les héros de l’orage,
Les canonniers, les artilleurs,
Les bombardiers, les mitrailleurs,
Les mineurs, les aviateurs,
Les grenadiers et les sapeurs.
Par eux, la tempête fait rage,
Et son bruit est un bruit d’enfer,
Il brise tout sur son passage
Leur terrible ouragan de fer.
{{Séparateur4}}
{{em|3}}Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois
{{em|3}}Pour faire
{{em|3}}La guerre,
Des canons se sont servis,
</poem><noinclude>{{Centré|— 67 —}}
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{{em|3}}Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois,
{{em|3}}Pour faire
{{em|3}}La guerre,
Leur grand sabre au clair ont mis.
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Qui seront surpris.
Un, deux, trois, quatre,
Ils savent se battre,
Un, deux, trois (''bis''), |1}}
Les petits soldats de bois.
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Voici les héros de l’orage,
Les canonniers, les artilleurs,
Les bombardiers, les mitrailleurs,
Les mineurs, les aviateurs,
Les grenadiers et les sapeurs.
Par eux, la tempête fait rage,
Et son bruit est un bruit d’enfer,
Il brise tout sur son passage
Leur terrible ouragan de fer.
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{{em|3}}Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois
{{em|3}}Pour faire
{{em|3}}La guerre,
Des canons se sont servis,
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Courvey
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<nowiki/>
:Tous les ennemis
:Sont tués ou pris.
:Un, deux, trois, quatre,
:Ils ont su les battre.
::Un, deux, trois (''bis''),
Les petits soldats de bois.
</poem>
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{{Centré|''JEU — MARCHE''}}
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{{interligne}}
{{t|Les enfants se mettront sur plusieurs rangs, et pendant
les refrains, feront les mouvements, sur 1-2-3)
de ''Portez arme, Reposez arme'', et continueront à chanter
sur place après.}}
{{t|Ils seront groupés par armes, c’est-à-dire : fantassins,
alpins, hussards, etc…}}
{{t|Pendant les couplets, la rangée représentant le
régiment appelé avancera de quelques pas, fera
demi-tour, passera sur le flanc droit de la petite
armée, et se placera derrière les autres.}}
{{t|Comme il y aura autant de rangée que d’armes
différentes, pour chanter le dernier refrain, les fantassins
se retrouveront les premiers.}}
{{t|Toute l’armée se remettra alors en marche derrière
un des enfants qui portera le drapeau.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu/77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
Les jours sont courts, les jours sont longs,
Le vent souffle et l’oiseau l’écoute ;
Où courez-vous, gais compagnons,
En chantant sur la grande route ?
— Nous suivons le joli chemin
Parcouru jadis par nos pères ;
Qui sait où nous serons demain,
:::Mystère !
Nos yeux sont vifs, nos jarrets bons,
Nos cœurs sont remplis d’espérance ;
Nous sommes les gais compagnons
:Du tour de France.
Les jours sont courts, les jours sont longs,
Le vent siffle et l’oiseau l’écoute ;
Que chantez-vous, gais compagnons,
En passant sur la grande route ?
— Nous chantons les belles chansons
Que chantaient autrefois nos pères.
Nous en retenons les leçons
:::Légères.
Les vieux airs que nous fredonnons
Nous gardent de toute souffrance ;
Nous sommes les gais compagnons
:Du tour de France.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu/78
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
Les jours sont courts, les jours sont longs,
Le vent chante et l'oiseau l'écoute ;
Que faites-vous, gais compagnons,
En chantant sur la grande route ?
— Nous voyons et nous contemplons
Les sites qu’admiraient nos pères ;
Forêts, grèves, lacs, ravins, monts,
:::Rivières.
Les pays que nous traversons
Sont de vrais greniers d’abondance ;
Nous sommes les gais compagnons
:Du tour de France.
Les jours sont courts, les jours sont longs,
Le vent pleure et l’oiseau l’écoute ;
Que ferez-vous, gais compagnons,
Tout au bout de la grande route ?
— Nous entrerons dans les chantiers
Fréquentés jadis par nos pères,
Pour y pratiquer nos métiers
:::En frères.
En travaillant, nous gagnerons
De quoi payer logis, pitance ;
Nous sommes les gais compagnons
:Du tour de France.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1839 - tome 19.djvu/736
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Sixdegrés
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/* Validée */ M. de Chateaubriand et non "M. de Chaleaubriand"
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<noinclude><pagequality level="4" user="Havang(nl)" />{{nr||-> 8 <-|}}</noinclude><nowiki />
{{c|'''Tome {{rom-maj|IV}}.'''|fs=120%|mt=2em|mb=1.5em}}
{{AN|''Jacques'', de George Sand, par {{sc|{{M.|Gustave}} Planche}}.}}
{{AN|Gaza, lettre sur la Palestine, par {{sc|{{M.|Poujoulat}}}}.}}
{{AN|Dante, par {{sc|{{M.|Fauriel}}}}.}}
{{AN|Souvenirs de la Normandie. — {{rom-maj|ii}}. — Fragment d’une simple histoire, par {{sc|{{M.|Loève-Veimars}}}}.}}
{{AN|Le Prince, par {{sc|{{M.|George}} Sand}}.}}
{{AN|Une Noce à Constantinople, par {{sc|{{M.|E.}} Barrault}}.}}
{{AN|Statistique parlementaire. — La Chambre des pairs, {{rom-maj|iii}}{{e}} partie, par un {{sc|Pair de France}}.}}
{{AN|L’Arétin, sa Vie et ses Œuvres, {{rom-maj|i}}{{re}} partie, par {{sc|{{M.|Ph.}} Chasles}}.}}
{{AN|Ituriel, poème, par {{sc|{{M.|Hans}} Werner}}.}}
{{AN|De la Réforme commerciale, par {{sc|{{M.|Stép.}} Flachat}}.}}
{{AN|L’Arétin, sa Vie et ses Œuvres, {{rom-maj|ii}}{{e}} partie, par {{sc|{{M.|Ph.}} Chasles}}.}}
{{AN|Statistique morale. — La colonie des Savoyards à Paris, par {{sc|{{M.|Léon}} Faucher}}.}}
{{AN|Revue littéraire, par {{sc|{{M.|H.}} Fortoul}}.}}
{{AN|De l’Allemagne depuis Luther, {{rom-maj|ii}}{{e}} partie, par {{sc|{{M.|H.}} Heine}}.}}
{{AN|{{roi|Louis|XIII}} et Richelieu, fragmens inédits du duc de {{sc|Saint-Simon}}.}}
{{AN|Histoire et philosophie de l’art. — {{rom-maj|v}}. — Du Théâtre français, {{rom-maj|i}}{{re}} partie, par {{sc|{{M.|Gustave}} Planche}}.}}
{{AN|Poètes et romanciers modernes de la France. — {{rom-maj|xvi}}. {{M.|de}} Balzac, par {{sc|{{M.|Sainte-Beuve}}}}.}}
{{AN|Histoire de la dernière crise ministérielle.}}
{{AN|Adélaïde, par {{sc|{{M.|Hans}} Werner}}.}}
{{AN|Revue musicale.}}
{{AN|Des poésies populaires de la Basse-Bretagne, par {{sc|{{M.|Émile Souvestre}}}}.}}
{{AN|Histoire et philosophie de l’art. — {{rom-maj|v}}. — De la Réforme dramatique, {{rom-maj|ii}}{{e}} partie, par {{sc|{{M.|G.}} Planche}}.}}
{{AN|Conversations de {{M.|de}} Chateaubriand, par lord {{sc|Feeling}}.}}
{{AN|Des Origines du théâtre en Europe, par {{sc|{{M.|Ch.}} Magnin}}.}}
{{AN|De l’Allemagne depuis Luther, {{rom-maj|iii}}{{e}} partie, par {{sc|{{M.|H.}} Heine}}.}}
{{AN|Sonnets de Shakespeare, par {{sc|{{M.|Léon}} de Wailly}}.}}
{{AN|Impressions de voyage. — Les Bains de Louësche. — Le Pont du Diable, par {{sc|{{M.|Alex.}} Dumas}}.}}
{{AN|L’Arétin, sa Vie et ses Œuvres, dernière partie, par {{sc|{{M.|Ph.}} Chasles}}.}}
{{AN|Revue musicale.}}
{{AN|Revues-Chroniques, histoires politiques, etc.}}
{{Séparateur|2|m=2em}}
{{c|'''QUATRIÈME SÉRIE.'''}}
{{c|'''1835. — Tome {{rom-maj|I}}.'''|fs=120%|mt=2em|mb=1.5em}}
{{AN|De la Critique française en 1835, par {{sc|{{M.|G.}} Planche}}.}}
{{AN|Une Révolution dans la république Argentine, par un {{sc|Voyageur}}.}}
{{AN|Cornille Bart et le Renard de mer, par {{sc|{{M.|E.}} Sue}}.}}
{{AN|Une bonne Fortune, par {{sc|{{M.|Alfred}} de Musset}}.}}
{{AN|Revue littéraire de l’Allemagne. — {{No}} {{rom-maj|I}}, par {{M.|A. S}}.}}
{{AN|Les Indiens de la Pampa, par {{sc|{{M.|Th.}} Pavie}}.}}
{{AN|Naufrage d’un bateau à vapeur, par {{sc|{{M.|J.-J.}} Ampère}}.}}
{{AN|Musique des drames de Shakespeare, par {{sc|{{M.|Hans}} Werner}}.}}
{{AN|Lettres d’un oncle. — {{No}} {{rom-maj|I}}, par {{sc|{{M.|George}} Sand}}.}}
{{AN|Lettre politique sur la démission du prince de Talleyrand, par un {{sc|Membre du Parlement}}.}}
{{AN|''Histoire de France'', de {{M.|Michelet}}, par {{sc|{{M.|X.}} Marmier}}.}}
{{AN|Histoire et philosophie de l’art. — {{rom-maj|vi}}. — Moralité de la poésie, par {{sc|{{M.|Gustave}} Planche}}.}}
{{AN|Histoire naturelle. — Oiseaux parasites. — Le coucou d’Europe et la passerine des États-Unis, par {{sc|{{M.|Roulin}}}}.}}
{{AN|Poètes et Romanciers de la Grande-Bretagne. — {{rom-maj|iv}}. — William Cowper, par {{sc|{{M.|Philarète}} Chasles}}.}}
{{AN|Lettre politique. — Les Réclamations des États-Unis. Fragment politique, par {{sc|{{M.|F.}} de La Mennais}}.}}
{{AN|Revue musicale, par {{sc|{{M.|Hans}} Werner}}.}}
{{AN|Poètes et Romanciers modernes de la France. — {{rom-maj|xvii}}. — Madame Tastu, par {{sc|{{M.|Sainte-Beuve}}}}.}}
{{AN|Poésies populaires de la Bretagne. — {{rom-maj|ii}}. — Théâtre breton, par {{sc|{{M.|Émile}} Souvestre}}.}}
{{AN|Les Cimetières de Madrid, par lord {{sc|Feeling}}.}}
{{AN|''Chatterton'', de {{M.|Alfred}} de Vigny, par {{sc|{{M.|Gustave}} Planche}}.}}
{{AN|Mohammed-Ali, par {{sc|{{M.|Lucien}} Davésiés}}.}}
{{AN|Le poème de Myrza, par {{sc|{{M.|George}} Sand}}.}}
{{AN|Musique et chants populaires de l’Italie, par {{sc|{{M.|J.}} Mainzer}}.}}
{{AN|Anciens Poètes français. — {{rom-maj|ii}}. — Racan, par {{sc|{{M.|A.}} de Latour}}.}}
{{AN|Diplomates européens. — I. — Pozzo di Borgo.}}
{{AN|André. — {{rom-maj|i}}{{re}} partie, par {{sc|{{M.|George}} Sand}}.}}
{{AN|Les Hommes politiques de la Belgique, par {{sc|{{M.|A.}} Royer}}.}}
{{AN|Revue musicale, par {{sc|{{M.|Hans}} Werner}}.}}
{{AN|Revues-Chroniques, histoires politiques, etc.}}
{{c|'''Tome {{rom-maj|II}}.'''|fs=120%|mt=2em|mb=1.5em}}
{{AN|André. — {{rom-maj|ii}}{{e}} partie, par {{sc|{{M.|George}} Sand}}.}}
{{AN|De la Réforme de la comédie, par {{sc|{{M.|G.}} Planche}}.}}
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{{AN|Alger. — Du Système d’établissement à suivre, par {{sc|{{M.|J.-J.}} Baude}}.}}
{{AN|De l’École française en 1835. — Salon annuel, par {{sc|{{M.|Ch.}} Lenormant}}.}}
{{AN|Contemplation, par {{sc|{{M.|J.-J.}} Ampère}}.}}
{{AN|Visite à Lattaquié, par {{sc|{{M.|Poujoulat}}}}.}}
{{AN|Poètes et romanciers modernes de la France. — {{rom-maj|xviii}} <includeonly>— {{Mme|de}} Staël. {{rom-maj|i}}{{re}} partie, par {{sc|{{M.|Sainte-Beuve}}}}.</includeonly>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="St bonnet de galaure" /></noinclude>ou sergent sur ce requis de faire pour l’exécution d’icelles tous
exploicts nécessaires sans demander autre permission, nonobstant
clameur de haro, charte normande, prise à partye et
autre lettre à ce contraire, car tel est notre plaisir. Donné à
Paris le 27{{e}} jour du mois de décembre, l’an de grâce mil six
cens soixante six, et de notre reigne le vingt-quatriesme.
Signé par le roy en son conseil : d’Allencé, et scellé du grand
sceau sur simple queue. Registre suivant l’arrest du 30 juin
1670 »<ref>M. Barroux n’a pas retrouvé cet arrêt aux Archives nationales.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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St bonnet de galaure
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="St bonnet de galaure" /></noinclude>causes, nous avons permis et permettons par ces présentes à
l’exposant de faire imprimer, vendre et débiter dans tous les
lieux de nostre obéissance par tel libraire ou imprimeur qu’il
vouldra choisir lesdicts livres, et ce en un ou plusieurs volumes
en telles marges, tels caractères et autant de fois qu’il
vouldra, durant l’espace de cinq ans, à compter du jour qu’il
sera achevé d’imprimer la première fois en vertu des présentes,
et faisons très expresses deffences à touttes personnes, de
quelle qualité et condition qu’elles soient, de l’imprimer,
vendre ny débiter en aucun lieu de notre obéissance soubz
prétexte d’augmentation, correction, changement de titre,
fausses marques ou autrement en quelque sorte et manierre
que ce soit, ny mesme d’en prendre aucunes figures, s’il y en
a, ny d’en faire des extraictz ou abbregez, et à tous marchandz
estrangers libraires ou autres d’en apporter ny distribuer
dans ce royaume d’autre impression que de celles qui
auront esté faictes du consentement de l’exposant ou de ceux
qui auront droit de luy en vertu des présentes, le tout à peine
de trois mil livres d’amende payable sans déport par chacun
des contrevenans et appliquable un tiers à nous, un tiers à
l’Hostel Dieu de Paris et l’autre tiers audict exposant, de confiscation
des exemplaires et de tous despens, dommages et
interestz, à condition qu’il sera mis deux exemplaires dudict
livre en notre bibliothèque publique, un en celle de nostre
chasteau du Louvre appelle le cabinet de nos livres, et un en
celle de notre très cher et féal le sieur Seguier, chevalier,
chancelier de France, avant que de l’exposer en vente, et que
les présentes seront registrées gratuitement et sans frais dans
le registre de la communauté des marchandz libraires de
notre bonne ville de Paris, à peine de nullité des présentes,
du contenu desquelles nous voulions et vous mandons
que vous fassiez jouir plainement et paisiblement l’exposant
et ceux qui auront droit de luy, sans souffrir qu’il luy soit
donné aucun trouble ny empeschement. Voulions aussy qu’en
mettant au commencement ou à la fin dudict livre autant
des présentes ou un extraict d’icelles, elles soient tenues pour
deûement signiffiées, et que foy y soit adjoustée et aux coppies
collationnées par un de nos amez et féaux conseilliers et secrétaires
comme à l’original ; mandons au premier notre huissier<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1923 - tome 14.djvu/285
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>que connue. On lui reproche de parler au citoyen de ses droits sans rien dire de ses devoirs. Rien n’est moins vrai. D’abord le préambule rappelle expressément « leurs devoirs » à tous les membres du corps social. Et puis certaines dispositions précisent ces devoirs. Et enfin, en disant que « l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces
mêmes droits, » l’article {{rom-maj|IV}} ne marque pas seulement une
limite, il précise et il impose un devoir. Lisez ou relisez cette ''Déclaration'' : vous n’y trouverez pas un mot qui heurte votre opinion ou qui froisse votre croyance. Elle est la charte des droits qu’aucune société ne peut abdiquer et l’expression des principes dont tout régime politique, quel qu’il soit, est tenu
de faire sa base constitutionnelle. {{M.|de Mun}}, orateur ou écrivain,
ne combattait-il pas d’ailleurs la Révolution avec les armes mêmes, c’est-à-dire avec les libertés, que la Révolution avait mises entre ses mains ? Ses amis avaient la fierté de son talent, mais la hardiesse de ses négations les effrayait, et, après un terrible réquisitoire qu’il avait prononcé en 1878 contre la Révolution « maudite », il savait bien, puisqu’il l’a dit, que la droite de la Chambre l’applaudissait par sympathie pour sa personne, mais non par adhésion à ses principes.
{{M.|de Falloux}}, peu suspect pourtant, l’attaquait vivement du
dehors, et même les royalistes les plus attachés au comte de Chambord se disaient peu satisfaits d’une franchise dont ils redoutaient l’audace au moins autant qu’ils en admiraient la loyauté.
Seul, le Prétendant, isolé dans sa splendide intransigeance, adressait à l’orateur un compliment sans réserve, et il en précisait ou il en aggravait la portée dans la phrase célèbre : « Il faut, pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en
maître pour que j’y puisse régner en roi. » {{M.|de Mun}}, tourné
tout entier vers Dieu, n’avait pas encore appelé ce roi de ses vœux publics, et il n’était pas allé au delà d’une affirmation assez vague qui unissait « sa foi politique et sa foi religieuse. » Il fit le pas décisif en 1881, à Vannes, le 8 mars, dans un discours admirable, l’un de ses plus beaux par l’accent et par la forme, où le cri du Havre : ''Pour le Christ et pour la France'', se complétait par la formule séculaire : ''Dieu et le Roi''. Ainsi
l’évolution de {{M.|de Mun}} était complète ; il se donnait tout<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/532
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Verbex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1021|CORPS HUMAIN — CORRECTOIRES DE LA BIBLE|1022}}</noinclude>{{tiret2|der|rière}} son corps » ou son dos signifie « ne plus tenir compte d’une chose ». Is, {{rom|xxxvili}}, 17 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 9 ; II Esdr., {{rom|ix}}, 26.
II. {{sc|Dans les livres grecs de l’Ancien Testament.}} — Le corps est l’habitation de l'âme. Mais cette habitation peut-être ou sans souillure, c’est-à-dire sans penchants trop mauvais, Sap., {{rom|viii}}, 2O, ou sous l’empire du péché et des passions perverses. Sap., {{rom|i}}, 4 ; Eccli., {{rom|xlvii}}, 21.
Dans ce second cas, il est un fardeau pour l'âme. Sap., IX, 15 ; Esth., {{rom|xv}}, 6. Un jour il ne sera que cendre. Sap., II, 3. En attendant, il est condamné à l’affliction, Eccli., {{rom|xli}}, 14 ; II Mach., {{rom|iii}}, 17 ; à la souffrance, châtiment pour les méchants, II Mach., {{rom|ix}}, 7, source de mérites pour les bons, II Mach., {{rom|vi}}, 30 ; {{rom|vii}}, 7, 37 ; il est destiné à mourir, II Mach., {{rom|xiv}}, 38 ; {{rom|xv}}, 30, et à devenir un cadavre. I Mach., {{rom|xi}}, 4 ; II Mach., {{rom|xii}}, 39. Il y a certains devoirs à remplir à l'égard du corps. Il faut prendre soin de son corps et de celui de ses enfants, Eccli., {{rom|vii}}, 26 ; Judith, x, 3 ; en assurer la santé par la tempérance, Eccli., {{rom|xxxi}}, 25, 37, car la santé du corps vaut mieux que la richesse, Eccli., {{rom|xxx}}, 15, 16 ; l’associer par la mortification aux
vertus de l'âme, Esth., {{rom|xiv}}, 2 ; enfin rendre au corps les derniers devoirs après la mort. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 16 ; {{rom|xliv}}, 14 ; Tob., {{rom|i}}, 21 ; {{rom|ii}}, 9 ; {{rom|iv}}, 3.
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} — 1° ''Le corps de Notre-Seigneur.'' — Le Fils de Dieu a pris un corps par l’incarnation, Hebr., {{rom|x}}, 5, et l’a offert à son Père. Hebr., x, 10. Ce corps a été comparé par le Sauveur à un temple qu’on détruirait et qu’il reconstituerait en trois jours. Joa., {{rom|ii}}, 21. Marie Madeleine l’a oint. Matth., {{rom|xxvi}}, 12 ; Notre -Seigneur l’a donné aux hommes dans la sainte Eucharistie. Matth., {{rom|xxvi}}, 26 ; Marc, {{rom|xiv}}, 22 ; Luc., {{rom|xxii}}, 19 ; I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 21, 27, 29. Ce corps a souffert sur la croix, I Petr., {{rom|ii}}, 2't ; il en a été déposé, Matth., {{rom|xxvil}}, 58, 59 ; Marc, {{rom|xv}}, 43, 45 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 52 ; Joa., {{rom|xix}}, 38, a été enseveli, Joa., {{rom|xix}}, 40 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 55, et est sorti vivant du tombeau. Luc, {{rom|xxiv}}, 3, 23 ; Joa., {{rom|xx}}, 12.
2° ''Le corps de l’homme.'' — Saint Pierre et saint Paul comparent leur corps à une tente dans laquelle le voyageur habite et qui doit être démontée bientôt. II Petr., i, 13, 14 ; II Cor., {{rom|v}}, 4, 6. Le corps ne vit que par l'âme.
Jacob., {{rom|ii}}, 26. Dans le mariage, le corps de chaque époux appartient à l’autre conjoint. I Cor., {{rom|vii}}, 4. Le corps de l’homme est déshonoré par le péché, qui le fait servir à outrager Dieu. Rom., {{rom|i}}, 24 ; {{rom|viii}}, 10 ; I Cor., {{rom|vi}}, 16 ; Jacob., iii, 6. Il devient ainsi un « corps de péché », Rom., {{rom|vi}}, 6, et un « corps de mort ». Rom., {{rom|vii}}, 24. Il ne faut donc pas laisser le péché asservir le corps. Rom., {{rom|vi}}, 12 ; I Thess., {{rom|v}}, 23. Il a été délivré de cette servitude par la mort de Jésus-Christ, Rom., {{rom|viii}}, 23, et il doit être désormais une victime sainte offerte à Dieu, Rom., {{rom|xii}}, 1, servant le Seigneur, I Cor., {{rom|vi}}, 13 ; II Cor., {{rom|iv}}, 10 ; Phil., i, 20 ; sanctifiée par la mortification, 1 Cor., {{rom-maj|IX}}, 27, et par la souffrance, à l’exemple de saint Paul portant sur son
corps les stigmates, c’est-à-dire les traces des blessures reçues pour l’amour de Jésus-Christ. Gal., {{rom|vi}}, 17. Le corps du chrétien peut alors devenir l’habitation de Dieu, I Cor., VI, 20 ; Ephes., {{rom|iv}}, 12 ; {{rom|v}}, 30, et même posséder une vertu surnaturelle capable d’opérer des miracles. Act., {{rom|xix}}, 12. Refuser la sépulture aux corps des serviteurs de Dieu est
une iniquité diabolique. Apoc, {{rom|xi}}, 8, 9.
3° ''La résurrection des corps''. — À l’occasion de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur, des morts ressuscitent et se montrent avec leurs corps dans Jérusalem. Matth., {{rom|xxvii}}, 52. Saint Paul enseigne qu’un jour Dieu « fera revivre les corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en eux ». Rom., {{rom|viii}}, 11. Cette résurrection sera glorieuse pour les élus : « Il reconstituera notre pauvre corps sur le modèle de son corps glorieux. » Phil., {{rom|iii}}, 21. Dans sa première Épître aux Corinthiens, XV, 35-44, 53, l’Apôtre indique les conditions dans lesquelles s’opérera cette résurrection. Le corps ressuscité sera au corps actuel ce qu’est l’arbre à la semence. La semence commence par pourrir dans la terre ; de même le corps périra. Mais ensuite, à la corruption, à la bassesse, à la faiblesse, à l’animalité du corps succéderont l’incorruptibilité, la gloire, la force et la spiritualité. Toutefois cette transformation glorieuse sera réservée au corps des seuls élus ; « leur corps mortel sera revêtu d’immortalité. » Voir [[Dictionnaire de la Bible/Résurrection|{{sc|Résurrection}}]]. — Sur le corps mystique de Jésus-Christ, qui est son Église, Rom., {{rom|xii}}, 4, 5 ; I Cor., x, '17 ; {{rom|xii}}, 12-27 ; Ephes., {{rom|i}}, 23 ; {{rom-maj|IV}}, 4 ; Col., {{rom|i}}, 18, 24 ; m, 15, voir Église. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section begin="CORPUS CHRISTI COLLEGE"/><nowiki/>
'''CORPUS CHRISTI COLLEGE (CODEX)'''. Ce manuscrit de la Vulgate hiéronymienne appartient à la bibliothèque du collège du Corpus Christi, à Cambridge, où il est coté n° 286. L'écriture est onciale, d’une main du vu » siècle : il a deux colonnes par page, chaque colonne est de 25 lignes. Initiales sans ornements, en marge, plus grandes du triple que les lettres courantes. Hauteur : 24 cent. ; largeur : 19. Le manuscrit compte 263 feuillets. Il contient les quatre Évangiles, mais est mutilé en tête. Deux grandes peintures à pleine page, représentent l’une saint Luc, l’autre des scènes de la vie du Christ. Ce manuscrit a appartenu à l’abbaye de Saint-Augustin, à Cantorbéry, où l’on constate sa présence dès le {{rom-maj|ix}}{{e}}-{{rom-maj|x}}{{e}} siècle. Il en a été publié un fac-similé dans le recueil de la ''Palæographical Society'', t. {{rom|ii}}, pl. 33 et 44. Wordsworth l’a collationné pour son édition du Nouveau Testament hiéronymien. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
<section end="CORPUS CHRISTI COLLEGE"/>
<section begin="CORRECTOIRES"/><nowiki/>
'''CORRECTOIRES DE LA BIBLE'''. — I. {{sc|Nature, raisons d'être, formes diverses et importance.}} — Les correctoires sont des travaux critiques, entrepris au cours
du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, sur le texte de la Vulgate latine en vue de le reviser, d’en élaguer les gloses et de le ramener autant qu'il était possible à sa pureté première. Les corrections opérées au {{IXe}} siècle par Théodulfe et Alcuin, au {{rom-maj|xii}}{{e}} par saint Etienne Harding, abbé de Cîteaux, et par le diacre Nicolas Maniacoria, n’avaient pas empêché de nouvelles altérations de se produire. Selon la juste remarque de Hugues de Saint-Victor, ''De Scripturis'', c. {{rom|ix}}, ''Patr. lat.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 18, elles dérivaient pour la plupart du mélange des leçons anciennes avec le texte de saint Jérôme. Un fait qui arriva au début du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, et qui a été récemment mis en lumière, rendit plus nécessaire que jamais la revision de la Vulgate. Les professeurs de la jeune Université de Paris éprouvèrent le besoin de posséder, pour l’enseignement de la théologie, un texte biblique uniforme. Des libraires ou « stationnaires » et des clercs qui vivaient à leur solde s’employèrent à satisfaire à ce désir. Ils choisirent un des manuscrits de la Vulgate qui avaient alors cours, le prirent comme type et en multiplièrent les copies. Il s'établit ainsi dans la librairie parisienne une sorte d'édition de la Vulgate, que les maîtres en théologie lurent et expliquèrent dans leurs leçons. Elle se vulgarisa bientôt et chassa de l’usage les anciennes Bibles ou les transforma à son modèle. Son succès fut dû en partie à la division en chapitres, qu’avait inventée Etienne Langton et qu’elle reproduisait. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chapitres de la Bible|{{sc|Chapitres de la Bible}}]], col. 563-564. Elle a été exécutée peu à peu et non sans quelques divergences, et on estime qu’elle a obtenu sa forme définitive vers 1234 ou peu après. Malheureusement le manuscrit choisi comme type ressemblait à toutes les Bibles du temps et était un mauvais j texte. Il représentait la recension d' Alcuin, mêlée et altérée par les scribes postérieurs, et il comptait un grand i nombre de mauvaises leçons et d’interpolations. Les plus longues de ces dernières, celles qui avaient au moins l'étendue d’un verset, provenaient des anciennes versions latines, notamment des textes dits « européens », et par : l’intermédiaire des Bibles de Théodulfe s'étaient glissées peu à peu dans les copies de la recension d’Alcuin. Ce texte vulgaire du {{XIIIe}} siècle, que Roger Bacon a désigné<section end="CORRECTOIRES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1021|CORPS HUMAIN — CORRECTOIRES DE LA BIBLE|1022}}</noinclude>{{tiret2|der|rière}} son corps » ou son dos signifie « ne plus tenir compte d’une chose ». Is, {{rom|xxxvili}}, 17 ; III Reg., {{rom|xiv}}, 9 ; II Esdr., {{rom|ix}}, 26.
II. {{sc|Dans les livres grecs de l’Ancien Testament.}} — Le corps est l’habitation de l'âme. Mais cette habitation peut-être ou sans souillure, c’est-à-dire sans penchants trop mauvais, Sap., {{rom|viii}}, 20, ou sous l’empire du péché et des passions perverses. Sap., {{rom|i}}, 4 ; Eccli., {{rom|xlvii}}, 21.
Dans ce second cas, il est un fardeau pour l'âme. Sap., IX, 15 ; Esth., {{rom|xv}}, 6. Un jour il ne sera que cendre. Sap., II, 3. En attendant, il est condamné à l’affliction, Eccli., {{rom|xli}}, 14 ; II Mach., {{rom|iii}}, 17 ; à la souffrance, châtiment pour les méchants, II Mach., {{rom|ix}}, 7, source de mérites pour les bons, II Mach., {{rom|vi}}, 30 ; {{rom|vii}}, 7, 37 ; il est destiné à mourir, II Mach., {{rom|xiv}}, 38 ; {{rom|xv}}, 30, et à devenir un cadavre. I Mach., {{rom|xi}}, 4 ; II Mach., {{rom|xii}}, 39. Il y a certains devoirs à remplir à l'égard du corps. Il faut prendre soin de son corps et de celui de ses enfants, Eccli., {{rom|vii}}, 26 ; Judith, x, 3 ; en assurer la santé par la tempérance, Eccli., {{rom|xxxi}}, 25, 37, car la santé du corps vaut mieux que la richesse, Eccli., {{rom|xxx}}, 15, 16 ; l’associer par la mortification aux
vertus de l'âme, Esth., {{rom|xiv}}, 2 ; enfin rendre au corps les derniers devoirs après la mort. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 16 ; {{rom|xliv}}, 14 ; Tob., {{rom|i}}, 21 ; {{rom|ii}}, 9 ; {{rom|iv}}, 3.
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} — 1° ''Le corps de Notre-Seigneur.'' — Le Fils de Dieu a pris un corps par l’incarnation, Hebr., {{rom|x}}, 5, et l’a offert à son Père. Hebr., x, 10. Ce corps a été comparé par le Sauveur à un temple qu’on détruirait et qu’il reconstituerait en trois jours. Joa., {{rom|ii}}, 21. Marie Madeleine l’a oint. Matth., {{rom|xxvi}}, 12 ; Notre -Seigneur l’a donné aux hommes dans la sainte Eucharistie. Matth., {{rom|xxvi}}, 26 ; Marc, {{rom|xiv}}, 22 ; Luc., {{rom|xxii}}, 19 ; I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 21, 27, 29. Ce corps a souffert sur la croix, I Petr., {{rom|ii}}, 2't ; il en a été déposé, Matth., {{rom|xxvil}}, 58, 59 ; Marc, {{rom|xv}}, 43, 45 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 52 ; Joa., {{rom|xix}}, 38, a été enseveli, Joa., {{rom|xix}}, 40 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 55, et est sorti vivant du tombeau. Luc, {{rom|xxiv}}, 3, 23 ; Joa., {{rom|xx}}, 12.
2° ''Le corps de l’homme.'' — Saint Pierre et saint Paul comparent leur corps à une tente dans laquelle le voyageur habite et qui doit être démontée bientôt. II Petr., i, 13, 14 ; II Cor., {{rom|v}}, 4, 6. Le corps ne vit que par l'âme.
Jacob., {{rom|ii}}, 26. Dans le mariage, le corps de chaque époux appartient à l’autre conjoint. I Cor., {{rom|vii}}, 4. Le corps de l’homme est déshonoré par le péché, qui le fait servir à outrager Dieu. Rom., {{rom|i}}, 24 ; {{rom|viii}}, 10 ; I Cor., {{rom|vi}}, 16 ; Jacob., iii, 6. Il devient ainsi un « corps de péché », Rom., {{rom|vi}}, 6, et un « corps de mort ». Rom., {{rom|vii}}, 24. Il ne faut donc pas laisser le péché asservir le corps. Rom., {{rom|vi}}, 12 ; I Thess., {{rom|v}}, 23. Il a été délivré de cette servitude par la mort de Jésus-Christ, Rom., {{rom|viii}}, 23, et il doit être désormais une victime sainte offerte à Dieu, Rom., {{rom|xii}}, 1, servant le Seigneur, I Cor., {{rom|vi}}, 13 ; II Cor., {{rom|iv}}, 10 ; Phil., i, 20 ; sanctifiée par la mortification, 1 Cor., {{rom-maj|IX}}, 27, et par la souffrance, à l’exemple de saint Paul portant sur son
corps les stigmates, c’est-à-dire les traces des blessures reçues pour l’amour de Jésus-Christ. Gal., {{rom|vi}}, 17. Le corps du chrétien peut alors devenir l’habitation de Dieu, I Cor., VI, 20 ; Ephes., {{rom|iv}}, 12 ; {{rom|v}}, 30, et même posséder une vertu surnaturelle capable d’opérer des miracles. Act., {{rom|xix}}, 12. Refuser la sépulture aux corps des serviteurs de Dieu est
une iniquité diabolique. Apoc, {{rom|xi}}, 8, 9.
3° ''La résurrection des corps''. — À l’occasion de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur, des morts ressuscitent et se montrent avec leurs corps dans Jérusalem. Matth., {{rom|xxvii}}, 52. Saint Paul enseigne qu’un jour Dieu « fera revivre les corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en eux ». Rom., {{rom|viii}}, 11. Cette résurrection sera glorieuse pour les élus : « Il reconstituera notre pauvre corps sur le modèle de son corps glorieux. » Phil., {{rom|iii}}, 21. Dans sa première Épître aux Corinthiens, XV, 35-44, 53, l’Apôtre indique les conditions dans lesquelles s’opérera cette résurrection. Le corps ressuscité sera au corps actuel ce qu’est l’arbre à la semence. La semence commence par pourrir dans la terre ; de même le corps périra. Mais ensuite, à la corruption, à la bassesse, à la faiblesse, à l’animalité du corps succéderont l’incorruptibilité, la gloire, la force et la spiritualité. Toutefois cette transformation glorieuse sera réservée au corps des seuls élus ; « leur corps mortel sera revêtu d’immortalité. » Voir [[Dictionnaire de la Bible/Résurrection|{{sc|Résurrection}}]]. — Sur le corps mystique de Jésus-Christ, qui est son Église, Rom., {{rom|xii}}, 4, 5 ; I Cor., x, '17 ; {{rom|xii}}, 12-27 ; Ephes., {{rom|i}}, 23 ; {{rom-maj|IV}}, 4 ; Col., {{rom|i}}, 18, 24 ; m, 15, voir Église. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section begin="CORPUS CHRISTI COLLEGE"/><nowiki/>
'''CORPUS CHRISTI COLLEGE (CODEX)'''. Ce manuscrit de la Vulgate hiéronymienne appartient à la bibliothèque du collège du Corpus Christi, à Cambridge, où il est coté n° 286. L'écriture est onciale, d’une main du vu » siècle : il a deux colonnes par page, chaque colonne est de 25 lignes. Initiales sans ornements, en marge, plus grandes du triple que les lettres courantes. Hauteur : 24 cent. ; largeur : 19. Le manuscrit compte 263 feuillets. Il contient les quatre Évangiles, mais est mutilé en tête. Deux grandes peintures à pleine page, représentent l’une saint Luc, l’autre des scènes de la vie du Christ. Ce manuscrit a appartenu à l’abbaye de Saint-Augustin, à Cantorbéry, où l’on constate sa présence dès le {{rom-maj|ix}}{{e}}-{{rom-maj|x}}{{e}} siècle. Il en a été publié un fac-similé dans le recueil de la ''Palæographical Society'', t. {{rom|ii}}, pl. 33 et 44. Wordsworth l’a collationné pour son édition du Nouveau Testament hiéronymien. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
<section end="CORPUS CHRISTI COLLEGE"/>
<section begin="CORRECTOIRES"/><nowiki/>
'''CORRECTOIRES DE LA BIBLE'''. — I. {{sc|Nature, raisons d'être, formes diverses et importance.}} — Les correctoires sont des travaux critiques, entrepris au cours
du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, sur le texte de la Vulgate latine en vue de le reviser, d’en élaguer les gloses et de le ramener autant qu'il était possible à sa pureté première. Les corrections opérées au {{IXe}} siècle par Théodulfe et Alcuin, au {{rom-maj|xii}}{{e}} par saint Etienne Harding, abbé de Cîteaux, et par le diacre Nicolas Maniacoria, n’avaient pas empêché de nouvelles altérations de se produire. Selon la juste remarque de Hugues de Saint-Victor, ''De Scripturis'', c. {{rom|ix}}, ''Patr. lat.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 18, elles dérivaient pour la plupart du mélange des leçons anciennes avec le texte de saint Jérôme. Un fait qui arriva au début du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, et qui a été récemment mis en lumière, rendit plus nécessaire que jamais la revision de la Vulgate. Les professeurs de la jeune Université de Paris éprouvèrent le besoin de posséder, pour l’enseignement de la théologie, un texte biblique uniforme. Des libraires ou « stationnaires » et des clercs qui vivaient à leur solde s’employèrent à satisfaire à ce désir. Ils choisirent un des manuscrits de la Vulgate qui avaient alors cours, le prirent comme type et en multiplièrent les copies. Il s'établit ainsi dans la librairie parisienne une sorte d'édition de la Vulgate, que les maîtres en théologie lurent et expliquèrent dans leurs leçons. Elle se vulgarisa bientôt et chassa de l’usage les anciennes Bibles ou les transforma à son modèle. Son succès fut dû en partie à la division en chapitres, qu’avait inventée Etienne Langton et qu’elle reproduisait. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chapitres de la Bible|{{sc|Chapitres de la Bible}}]], col. 563-564. Elle a été exécutée peu à peu et non sans quelques divergences, et on estime qu’elle a obtenu sa forme définitive vers 1234 ou peu après. Malheureusement le manuscrit choisi comme type ressemblait à toutes les Bibles du temps et était un mauvais j texte. Il représentait la recension d' Alcuin, mêlée et altérée par les scribes postérieurs, et il comptait un grand i nombre de mauvaises leçons et d’interpolations. Les plus longues de ces dernières, celles qui avaient au moins l'étendue d’un verset, provenaient des anciennes versions latines, notamment des textes dits « européens », et par : l’intermédiaire des Bibles de Théodulfe s'étaient glissées peu à peu dans les copies de la recension d’Alcuin. Ce texte vulgaire du {{XIIIe}} siècle, que Roger Bacon a désigné<section end="CORRECTOIRES"/><noinclude>
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II. {{sc|Dans les livres grecs de l’Ancien Testament.}} — Le corps est l’habitation de l'âme. Mais cette habitation peut-être ou sans souillure, c’est-à-dire sans penchants trop mauvais, Sap., {{rom|viii}}, 20, ou sous l’empire du péché et des passions perverses. Sap., {{rom|i}}, 4 ; Eccli., {{rom|xlvii}}, 21.
Dans ce second cas, il est un fardeau pour l'âme. Sap., IX, 15 ; Esth., {{rom|xv}}, 6. Un jour il ne sera que cendre. Sap., II, 3. En attendant, il est condamné à l’affliction, Eccli., {{rom|xli}}, 14 ; II Mach., {{rom|iii}}, 17 ; à la souffrance, châtiment pour les méchants, II Mach., {{rom|ix}}, 7, source de mérites pour les bons, II Mach., {{rom|vi}}, 30 ; {{rom|vii}}, 7, 37 ; il est destiné à mourir, II Mach., {{rom|xiv}}, 38 ; {{rom|xv}}, 30, et à devenir un cadavre. I Mach., {{rom|xi}}, 4 ; II Mach., {{rom|xii}}, 39. Il y a certains devoirs à remplir à l'égard du corps. Il faut prendre soin de son corps et de celui de ses enfants, Eccli., {{rom|vii}}, 26 ; Judith, x, 3 ; en assurer la santé par la tempérance, Eccli., {{rom|xxxi}}, 25, 37, car la santé du corps vaut mieux que la richesse, Eccli., {{rom|xxx}}, 15, 16 ; l’associer par la mortification aux vertus de l'âme, Esth., {{rom|xiv}}, 2 ; enfin rendre au corps les derniers devoirs après la mort. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 16 ; {{rom|xliv}}, 14 ; Tob., {{rom|i}}, 21 ; {{rom|ii}}, 9 ; {{rom|iv}}, 3.
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} — 1° ''Le corps de Notre-Seigneur.'' — Le Fils de Dieu a pris un corps par l’incarnation, Hebr., {{rom|x}}, 5, et l’a offert à son Père. Hebr., x, 10. Ce corps a été comparé par le Sauveur à un temple qu’on détruirait et qu’il reconstituerait en trois jours. Joa., {{rom|ii}}, 21. Marie Madeleine l’a oint. Matth., {{rom|xxvi}}, 12 ; Notre -Seigneur l’a donné aux hommes dans la sainte Eucharistie. Matth., {{rom|xxvi}}, 26 ; Marc, {{rom|xiv}}, 22 ; Luc., {{rom|xxii}}, 19 ; I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 21, 27, 29. Ce corps a souffert sur la croix, I Petr., {{rom|ii}}, 2't ; il en a été déposé, Matth., {{rom|xxvil}}, 58, 59 ; Marc, {{rom|xv}}, 43, 45 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 52 ; Joa., {{rom|xix}}, 38, a été enseveli, Joa., {{rom|xix}}, 40 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 55, et est sorti vivant du tombeau. Luc, {{rom|xxiv}}, 3, 23 ; Joa., {{rom|xx}}, 12.
2° ''Le corps de l’homme.'' — Saint Pierre et saint Paul comparent leur corps à une tente dans laquelle le voyageur habite et qui doit être démontée bientôt. II Petr., {{rom|i}}, 13, 14 ; II Cor., {{rom|v}}, 4, 6. Le corps ne vit que par l'âme.
Jacob., {{rom|ii}}, 26. Dans le mariage, le corps de chaque époux appartient à l’autre conjoint. I Cor., {{rom|vii}}, 4. Le corps de l’homme est déshonoré par le péché, qui le fait servir à outrager Dieu. Rom., {{rom|i}}, 24 ; {{rom|viii}}, 10 ; I Cor., {{rom|vi}}, 16 ; Jacob., iii, 6. Il devient ainsi un « corps de péché », Rom., {{rom|vi}}, 6, et un « corps de mort ». Rom., {{rom|vii}}, 24. Il ne faut donc pas laisser le péché asservir le corps. Rom., {{rom|vi}}, 12 ; I Thess., {{rom|v}}, 23. Il a été délivré de cette servitude par la mort de Jésus-Christ, Rom., {{rom|viii}}, 23, et il doit être désormais une victime sainte offerte à Dieu, Rom., {{rom|xii}}, 1, servant le Seigneur, I Cor., {{rom|vi}}, 13 ; II Cor., {{rom|iv}}, 10 ; Phil., i, 20 ; sanctifiée par la mortification, 1 Cor., {{rom-maj|IX}}, 27, et par la souffrance, à l’exemple de saint Paul portant sur son
corps les stigmates, c’est-à-dire les traces des blessures reçues pour l’amour de Jésus-Christ. Gal., {{rom|vi}}, 17. Le corps du chrétien peut alors devenir l’habitation de Dieu, I Cor., VI, 20 ; Ephes., {{rom|iv}}, 12 ; {{rom|v}}, 30, et même posséder une vertu surnaturelle capable d’opérer des miracles. Act., {{rom|xix}}, 12. Refuser la sépulture aux corps des serviteurs de Dieu est une iniquité diabolique. Apoc., {{rom|xi}}, 8, 9.
3° ''La résurrection des corps''. — À l’occasion de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur, des morts ressuscitent et se montrent avec leurs corps dans Jérusalem. Matth., {{rom|xxvii}}, 52. Saint Paul enseigne qu’un jour Dieu « fera revivre les corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en eux ». Rom., {{rom|viii}}, 11. Cette résurrection sera glorieuse pour les élus : « Il reconstituera notre pauvre corps sur le modèle de son corps glorieux. » Phil., {{rom|iii}}, 21. Dans sa première Épître aux Corinthiens, XV, 35-44, 53, l’Apôtre indique les conditions dans lesquelles s’opérera cette résurrection. Le corps ressuscité sera au corps actuel ce qu’est l’arbre à la semence. La semence commence par pourrir dans la terre ; de même le corps périra. Mais ensuite, à la corruption, à la bassesse, à la faiblesse, à l’animalité du corps succéderont l’incorruptibilité, la gloire, la force et la spiritualité. Toutefois cette transformation glorieuse sera réservée au corps des seuls élus ; « leur corps mortel sera revêtu d’immortalité. » Voir [[Dictionnaire de la Bible/Résurrection|{{sc|Résurrection}}]]. — Sur le corps mystique de Jésus-Christ, qui est son Église, Rom., {{rom|xii}}, 4, 5 ; I Cor., x, '17 ; {{rom|xii}}, 12-27 ; Ephes., {{rom|i}}, 23 ; {{rom-maj|IV}}, 4 ; Col., {{rom|i}}, 18, 24 ; m, 15, voir Église. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''CORPUS CHRISTI COLLEGE (CODEX)'''. Ce manuscrit de la Vulgate hiéronymienne appartient à la bibliothèque du collège du Corpus Christi, à Cambridge, où il est coté n° 286. L'écriture est onciale, d’une main du vu » siècle : il a deux colonnes par page, chaque colonne est de 25 lignes. Initiales sans ornements, en marge, plus grandes du triple que les lettres courantes. Hauteur : 24 cent. ; largeur : 19. Le manuscrit compte 263 feuillets. Il contient les quatre Évangiles, mais est mutilé en tête. Deux grandes peintures à pleine page, représentent l’une saint Luc, l’autre des scènes de la vie du Christ. Ce manuscrit a appartenu à l’abbaye de Saint-Augustin, à Cantorbéry, où l’on constate sa présence dès le {{rom-maj|ix}}{{e}}-{{rom-maj|x}}{{e}} siècle. Il en a été publié un fac-similé dans le recueil de la ''Palæographical Society'', t. {{rom|ii}}, pl. 33 et 44. Wordsworth l’a collationné pour son édition du Nouveau Testament hiéronymien. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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'''CORRECTOIRES DE LA BIBLE'''. — I. {{sc|Nature, raisons d'être, formes diverses et importance.}} — Les correctoires sont des travaux critiques, entrepris au cours
du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, sur le texte de la Vulgate latine en vue de le reviser, d’en élaguer les gloses et de le ramener autant qu'il était possible à sa pureté première. Les corrections opérées au {{IXe}} siècle par Théodulfe et Alcuin, au {{rom-maj|xii}}{{e}} par saint Etienne Harding, abbé de Cîteaux, et par le diacre Nicolas Maniacoria, n’avaient pas empêché de nouvelles altérations de se produire. Selon la juste remarque de Hugues de Saint-Victor, ''De Scripturis'', c. {{rom|ix}}, ''Patr. lat.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 18, elles dérivaient pour la plupart du mélange des leçons anciennes avec le texte de saint Jérôme. Un fait qui arriva au début du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, et qui a été récemment mis en lumière, rendit plus nécessaire que jamais la revision de la Vulgate. Les professeurs de la jeune Université de Paris éprouvèrent le besoin de posséder, pour l’enseignement de la théologie, un texte biblique uniforme. Des libraires ou « stationnaires » et des clercs qui vivaient à leur solde s’employèrent à satisfaire à ce désir. Ils choisirent un des manuscrits de la Vulgate qui avaient alors cours, le prirent comme type et en multiplièrent les copies. Il s'établit ainsi dans la librairie parisienne une sorte d'édition de la Vulgate, que les maîtres en théologie lurent et expliquèrent dans leurs leçons. Elle se vulgarisa bientôt et chassa de l’usage les anciennes Bibles ou les transforma à son modèle. Son succès fut dû en partie à la division en chapitres, qu’avait inventée Etienne Langton et qu’elle reproduisait. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chapitres de la Bible|{{sc|Chapitres de la Bible}}]], col. 563-564. Elle a été exécutée peu à peu et non sans quelques divergences, et on estime qu’elle a obtenu sa forme définitive vers 1234 ou peu après. Malheureusement le manuscrit choisi comme type ressemblait à toutes les Bibles du temps et était un mauvais j texte. Il représentait la recension d' Alcuin, mêlée et altérée par les scribes postérieurs, et il comptait un grand i nombre de mauvaises leçons et d’interpolations. Les plus longues de ces dernières, celles qui avaient au moins l'étendue d’un verset, provenaient des anciennes versions latines, notamment des textes dits « européens », et par : l’intermédiaire des Bibles de Théodulfe s'étaient glissées peu à peu dans les copies de la recension d’Alcuin. Ce texte vulgaire du {{XIIIe}} siècle, que Roger Bacon a désigné<section end="CORRECTOIRES"/><noinclude>
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II. {{sc|Dans les livres grecs de l’Ancien Testament.}} — Le corps est l’habitation de l'âme. Mais cette habitation peut-être ou sans souillure, c’est-à-dire sans penchants trop mauvais, Sap., {{rom|viii}}, 20, ou sous l’empire du péché et des passions perverses. Sap., {{rom|i}}, 4 ; Eccli., {{rom|xlvii}}, 21.
Dans ce second cas, il est un fardeau pour l'âme. Sap., IX, 15 ; Esth., {{rom|xv}}, 6. Un jour il ne sera que cendre. Sap., II, 3. En attendant, il est condamné à l’affliction, Eccli., {{rom|xli}}, 14 ; II Mach., {{rom|iii}}, 17 ; à la souffrance, châtiment pour les méchants, II Mach., {{rom|ix}}, 7, source de mérites pour les bons, II Mach., {{rom|vi}}, 30 ; {{rom|vii}}, 7, 37 ; il est destiné à mourir, II Mach., {{rom|xiv}}, 38 ; {{rom|xv}}, 30, et à devenir un cadavre. I Mach., {{rom|xi}}, 4 ; II Mach., {{rom|xii}}, 39. Il y a certains devoirs à remplir à l'égard du corps. Il faut prendre soin de son corps et de celui de ses enfants, Eccli., {{rom|vii}}, 26 ; Judith, x, 3 ; en assurer la santé par la tempérance, Eccli., {{rom|xxxi}}, 25, 37, car la santé du corps vaut mieux que la richesse, Eccli., {{rom|xxx}}, 15, 16 ; l’associer par la mortification aux vertus de l'âme, Esth., {{rom|xiv}}, 2 ; enfin rendre au corps les derniers devoirs après la mort. Eccli., {{rom|xxxviii}}, 16 ; {{rom|xliv}}, 14 ; Tob., {{rom|i}}, 21 ; {{rom|ii}}, 9 ; {{rom|iv}}, 3.
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} — 1° ''Le corps de Notre-Seigneur.'' — Le Fils de Dieu a pris un corps par l’incarnation, Hebr., {{rom|x}}, 5, et l’a offert à son Père. Hebr., x, 10. Ce corps a été comparé par le Sauveur à un temple qu’on détruirait et qu’il reconstituerait en trois jours. Joa., {{rom|ii}}, 21. Marie Madeleine l’a oint. Matth., {{rom|xxvi}}, 12 ; Notre-Seigneur l’a donné aux hommes dans la sainte Eucharistie. Matth., {{rom|xxvi}}, 26 ; Marc, {{rom|xiv}}, 22 ; Luc., {{rom|xxii}}, 19 ; I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 21, 27, 29. Ce corps a souffert sur la croix, I Petr., {{rom|ii}}, 24 ; il en a été déposé, Matth., {{rom|xxvil}}, 58, 59 ; Marc, {{rom|xv}}, 43, 45 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 52 ; Joa., {{rom|xix}}, 38, a été enseveli, Joa., {{rom|xix}}, 40 ; Luc, {{rom|xxiii}}, 55, et est sorti vivant du tombeau. Luc, {{rom|xxiv}}, 3, 23 ; Joa., {{rom|xx}}, 12.
2° ''Le corps de l’homme.'' — Saint Pierre et saint Paul comparent leur corps à une tente dans laquelle le voyageur habite et qui doit être démontée bientôt. II Petr., {{rom|i}}, 13, 14 ; II Cor., {{rom|v}}, 4, 6. Le corps ne vit que par l'âme.
Jacob., {{rom|ii}}, 26. Dans le mariage, le corps de chaque époux appartient à l’autre conjoint. I Cor., {{rom|vii}}, 4. Le corps de l’homme est déshonoré par le péché, qui le fait servir à outrager Dieu. Rom., {{rom|i}}, 24 ; {{rom|viii}}, 10 ; I Cor., {{rom|vi}}, 16 ; Jacob., iii, 6. Il devient ainsi un « corps de péché », Rom., {{rom|vi}}, 6, et un « corps de mort ». Rom., {{rom|vii}}, 24. Il ne faut donc pas laisser le péché asservir le corps. Rom., {{rom|vi}}, 12 ; I Thess., {{rom|v}}, 23. Il a été délivré de cette servitude par la mort de Jésus-Christ, Rom., {{rom|viii}}, 23, et il doit être désormais une victime sainte offerte à Dieu, Rom., {{rom|xii}}, 1, servant le Seigneur, I Cor., {{rom|vi}}, 13 ; II Cor., {{rom|iv}}, 10 ; Phil., i, 20 ; sanctifiée par la mortification, 1 Cor., {{rom-maj|IX}}, 27, et par la souffrance, à l’exemple de saint Paul portant sur son
corps les stigmates, c’est-à-dire les traces des blessures reçues pour l’amour de Jésus-Christ. Gal., {{rom|vi}}, 17. Le corps du chrétien peut alors devenir l’habitation de Dieu, I Cor., VI, 20 ; Ephes., {{rom|iv}}, 12 ; {{rom|v}}, 30, et même posséder une vertu surnaturelle capable d’opérer des miracles. Act., {{rom|xix}}, 12. Refuser la sépulture aux corps des serviteurs de Dieu est une iniquité diabolique. Apoc., {{rom|xi}}, 8, 9.
3° ''La résurrection des corps''. — À l’occasion de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur, des morts ressuscitent et se montrent avec leurs corps dans Jérusalem. Matth., {{rom|xxvii}}, 52. Saint Paul enseigne qu’un jour Dieu « fera revivre les corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en eux ». Rom., {{rom|viii}}, 11. Cette résurrection sera glorieuse pour les élus : « Il reconstituera notre pauvre corps sur le modèle de son corps glorieux. » Phil., {{rom|iii}}, 21. Dans sa première Épître aux Corinthiens, XV, 35-44, 53, l’Apôtre indique les conditions dans lesquelles s’opérera cette résurrection. Le corps ressuscité sera au corps actuel ce qu’est l’arbre à la semence. La semence commence par pourrir dans la terre ; de même le corps périra. Mais ensuite, à la corruption, à la bassesse, à la faiblesse, à l’animalité du corps succéderont l’incorruptibilité, la gloire, la force et la spiritualité. Toutefois cette transformation glorieuse sera réservée au corps des seuls élus ; « leur corps mortel sera revêtu d’immortalité. » Voir [[Dictionnaire de la Bible/Résurrection|{{sc|Résurrection}}]]. — Sur le corps mystique de Jésus-Christ, qui est son Église, Rom., {{rom|xii}}, 4, 5 ; I Cor., x, '17 ; {{rom|xii}}, 12-27 ; Ephes., {{rom|i}}, 23 ; {{rom-maj|IV}}, 4 ; Col., {{rom|i}}, 18, 24 ; m, 15, voir Église. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''CORPUS CHRISTI COLLEGE (CODEX)'''. Ce manuscrit de la Vulgate hiéronymienne appartient à la bibliothèque du collège du Corpus Christi, à Cambridge, où il est coté n° 286. L'écriture est onciale, d’une main du vu » siècle : il a deux colonnes par page, chaque colonne est de 25 lignes. Initiales sans ornements, en marge, plus grandes du triple que les lettres courantes. Hauteur : 24 cent. ; largeur : 19. Le manuscrit compte 263 feuillets. Il contient les quatre Évangiles, mais est mutilé en tête. Deux grandes peintures à pleine page, représentent l’une saint Luc, l’autre des scènes de la vie du Christ. Ce manuscrit a appartenu à l’abbaye de Saint-Augustin, à Cantorbéry, où l’on constate sa présence dès le {{rom-maj|ix}}{{e}}-{{rom-maj|x}}{{e}} siècle. Il en a été publié un fac-similé dans le recueil de la ''Palæographical Society'', t. {{rom|ii}}, pl. 33 et 44. Wordsworth l’a collationné pour son édition du Nouveau Testament hiéronymien. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
<section end="CORPUS CHRISTI COLLEGE"/>
<section begin="CORRECTOIRES"/><nowiki/>
'''CORRECTOIRES DE LA BIBLE'''. — I. {{sc|Nature, raisons d'être, formes diverses et importance.}} — Les correctoires sont des travaux critiques, entrepris au cours
du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, sur le texte de la Vulgate latine en vue de le reviser, d’en élaguer les gloses et de le ramener autant qu'il était possible à sa pureté première. Les corrections opérées au {{IXe}} siècle par Théodulfe et Alcuin, au {{rom-maj|xii}}{{e}} par saint Etienne Harding, abbé de Cîteaux, et par le diacre Nicolas Maniacoria, n’avaient pas empêché de nouvelles altérations de se produire. Selon la juste remarque de Hugues de Saint-Victor, ''De Scripturis'', c. {{rom|ix}}, ''Patr. lat.'', t. {{rom|clxxv}}, col. 18, elles dérivaient pour la plupart du mélange des leçons anciennes avec le texte de saint Jérôme. Un fait qui arriva au début du {{rom-maj|xiii}}{{e}} siècle, et qui a été récemment mis en lumière, rendit plus nécessaire que jamais la revision de la Vulgate. Les professeurs de la jeune Université de Paris éprouvèrent le besoin de posséder, pour l’enseignement de la théologie, un texte biblique uniforme. Des libraires ou « stationnaires » et des clercs qui vivaient à leur solde s’employèrent à satisfaire à ce désir. Ils choisirent un des manuscrits de la Vulgate qui avaient alors cours, le prirent comme type et en multiplièrent les copies. Il s'établit ainsi dans la librairie parisienne une sorte d'édition de la Vulgate, que les maîtres en théologie lurent et expliquèrent dans leurs leçons. Elle se vulgarisa bientôt et chassa de l’usage les anciennes Bibles ou les transforma à son modèle. Son succès fut dû en partie à la division en chapitres, qu’avait inventée Etienne Langton et qu’elle reproduisait. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Chapitres de la Bible|{{sc|Chapitres de la Bible}}]], col. 563-564. Elle a été exécutée peu à peu et non sans quelques divergences, et on estime qu’elle a obtenu sa forme définitive vers 1234 ou peu après. Malheureusement le manuscrit choisi comme type ressemblait à toutes les Bibles du temps et était un mauvais j texte. Il représentait la recension d' Alcuin, mêlée et altérée par les scribes postérieurs, et il comptait un grand i nombre de mauvaises leçons et d’interpolations. Les plus longues de ces dernières, celles qui avaient au moins l'étendue d’un verset, provenaient des anciennes versions latines, notamment des textes dits « européens », et par : l’intermédiaire des Bibles de Théodulfe s'étaient glissées peu à peu dans les copies de la recension d’Alcuin. Ce texte vulgaire du {{XIIIe}} siècle, que Roger Bacon a désigné<section end="CORRECTOIRES"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/533
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1023|CORRECTOIRES DE LA BIBLE|1024}}</noinclude>sous le nom de « texte parisien », était, au jugement un peu trop exagéré de ce critique, » horriblement corrompu, » et dans les passages où il n'était pas altéré, il donnait lieu à de forts soupçons. ''Opus tertium'', dans Brewer, ''Opera quædam hactenus inedita'', t. {{rom|i}}, Londres, 1859, p. 92. Cf. Opus minus, ''ibid''., p. 330, et ''Opus majus'', édit. Jebb, Londres, 1733, in-f°, p. 49. Voir J. P. P. Martin, ''La Vulgate latine au XIII{{e}} siècle d’après Roger Bacon'', dans ''Le Muséon'', t. {{rom|vii}}, Louvain, 1888, p. 88-107, 169-196, 278-291, 381-393, et tirage à part, Paris, in-8°, 1888, et Le texte parisien de la Vulgate latine, dans ''Le Muséon'', t. {{rom|viii}}, 1889, p. 444-466, et t. {{rom|ix}}, 1890, p. 301-316. Les théologiens qui l’avaient adopté ne tardèrent pas à remarquer ses fautes et ses nombreuses altérations et se mirent à le corriger. Leurs essais de correction portent le nom de « correctoires ». Ils sont assez nombreux et ils diffèrent dans les principes, la méthode et les résultats.
Ils se présentent à nous sous deux formes : dans des manuscrits complets de la Vulgate ou dans des manuels distincts. Les premiers correcteurs prenaient un exemplaire du texte courant ; au moyen de signes conventionnels, ils notaient les leçons fautives qu’il fallait omettre ou corriger, et sur les marges ils rendaient raison des modifications proposées : « Est de textu. Non est de textu. Vera est litera. Falsa est litera. » Parfois leurs notes étaient plus étendues et rapportaient les variantes des manuscrits. Plus tard, on copia seulement dans des livres spéciaux les notes critiques de la marge. Ces manuels abrégés, qui suivaient le texte sacré livre par livre et chapitre par chapitre, servaient de guide aux transcripteurs de la Bible. Ces correctoires, dont l'étude a été trop longtemps négligée, ne nous font pas seulement connaître l'état de la critique biblique au xm 8 siècle ; ils nous offrent encore des variantes importantes et des remarques intéressantes.
II. {{sc|Leur histoire.}} — Elle n’est pas encore entièrement tirée au clair. Le père Denifle a ramené à treize groupes les trente manuscrits connus. Les principaux sont l'œuvre des Dominicains et des Franciscains.
1° ''Correctoires des Dominicains''. — Ces religieux ont commencé au XIII{{e}} siècle à reviser la Vulgate. — 1. Le chapitre général tenu en 1236 parle d’une correction de la Bible commandée aux frères de la province de France, et ordonne que toutes les Bibles de l’ordre lui soient rendues conformes. Le chapitre de 1256 désapprouve la correction faite à Sens, et en interdit l’usage. Martène et
Durand, ''Thesaurus novus anecdotorum'', Paris, 1717, t. {{rom|iv}}, col. 1676 et 1715. Cette Bible de Sens, dont on ignore l’origine, semble avoir peu différé du texte parisien. Le texte du manuscrit latin 17 de la Bibliothèque Nationale de
Paris, qui est du XIII{{e}} siècle, s’en rapproche et répond exactement à presque toutes les citations que le ''Correctorium Sorbonicum'' a tirées de la Bible de Sens. On peut en conclure que cette Bible n'était qu’une copie ou au plus une légère retouche du texte parisien, et qu’elle a été mise au rebut dans l’ordre dominicain pour son insuffisance. — 2. Le correctoire qui devait la remplacer était celui de Hugues de Saint-Cher, dont il reste huit manuscrits. Ce religieux, qui savait l’hébreu, l’entreprit alors qu’il était provincial. Son but était d'éliminer les gloses introduites dans la Vulgate et de corriger les passages
altérés. Pour l’atteindre, il ne recourut pas aux anciens manuscrits de la version de saint Jérôme, mais aux textes originaux, hébreu et grec. Par la comparaison qu’il établit, il nota les mots et les phrases qui lui paraissaient douteux ou inutiles. Il en résulte qu’au lieu d'être une édition critique de la Vulgate, son travail est plutôt une nouvelle version, faite d’après le texte original. Aussi
Roger Bacon le blâme-t-il sévèrement et le juge-t-il « la pire corruption, la destruction du texte de Dieu ». Opus tertium, dans Brewer, ''Opera quædam hactenus inedita'', t. {{rom|i}}, p. 94. — 3. Au témoignage du même critique franciscain, ''Opus majus'', édit. Jebb, p. 49, les Dominicains firent, vers 1218, un deuxième correctoire de la Vulgate.
Ce doit être celui qui est parfois noté sur les marges du troisième, dont nous allons parler, sous le nom de Correction du frère Théobald ou Thiébaud. Ses leçons coïncident avec celles du manuscrit latin 17, dont il a déjà été question. Il ressemble donc à la Bible de Sens, et on peut y reconnaître la ''Correctio parisiensis secunda'', citée par le ''Correctorium Sorbonicum''. — 4. On conserve à la Bibliothèque Nationale de Paris, latin 16719-16722, l’autographe d’un troisième correctoire de la Bible, exécuté au couvent de Saint-Jacques de Paris, en 1256. Les principes suivis sont ceux de Hugues de Saint-Cher. L’auteur, qui savait l’hébreu et un peu de grec, a recouru aux originaux et a marqué d’un trait rouge les mots superflus. Des notes marginales expliquent les suppressions
et indiquent les variantes. Elles sont moins nombreuses dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', Paris, 1695, 2{{e}} part., ch. {{rom-maj|I}},
p. 128-141 ; Lelong, ''Bibliotkeca sacra'', Paris, 1729, t. {{rom|i}},
p. 239 ; Fabricy, ''Des titres primitifs de la révélation, {{3e}} époque'', dans le ''Scriptural sacræ cursus completus'' de Migne, t. {{rom|xxvil}}, Paris, 1843, col. 727-731. Les corrections sont faites d’après le texte parisien, et au lieu d’améliorer la Vulgate, elles la corrompent davantage. Roger Bacon, si clairvoyant dans ses critiques, l’a reconnu et a déclaré catégoriquement que la dernière correction, bien que renfermant beaucoup de notes utiles, contenait plus de
faussetés que la première.
Les correcteurs dominicains, malgré leur remarquable érudition, ne pouvaient réussir, faute d’une critique suffisante. Au lieu de recourir aux anciens manuscrits de la Vulgate, ils appliquaient à la correction du texte latin
leur connaissance de l’hébreu et du grec, et ainsi ils retouchaient à leur guise la version de saint Jérôme. De plus, ils avaient accumulé, sur les marges ou dans le texte de leurs Bibles, les variantes et les mauvaises leçons dans l’intention de les signaler à la défiance des lecteurs. Ils les avaient pour cela « cancellées », c’est-à-dire raturées avec soin ou soulignées d’un trait rouge ; mais ces signes n'étaient pas toujours compris, et les copistes remettaient bientôt dans le texte les leçons qui avaient été exilées à la marge. Les principes critiques que ces religieux appliquaient n'étaient pas justes, et la méthode qu’ils suivaient était défectueuse. Les résultats ne pouvaient être que désastreux, et de correction en correction le texte de la Vulgate devenait de plus en plus altéré.
Il fallait suivre d’autres règles. Roger Bacon les posa, et la famille franciscaine, à laquelle il appartenait, en fit une heureuse application.
2° ''Correctoires des Franciscains''. — 1. Cependant le plus ancien correctoire des Franciscains a été composé à la manière de ceux des Dominicains. Il a été désigné à tort sous le nom de ''Correctorium Sorbonicum'', parce qu’il est reproduit dans un manuscrit du {{XIIIe}} siècle, et non du {{Xe}}, comme on l’a cru, manuscrit qui a appartenu à la bibliothèque de la Sorbonne, et qui se trouve maintenant à la Bibliothèque Nationale, latin 15554. Ce manuscrit contient deux correctoires complets et le commencement d’un troisième. Le second, dont il est ici question, et qui va du folio 147 au folio 253, forme un groupe à part. Ses gloses marginales et interlinéaires ne sont pas originales ; elles sont tirées de travaux antérieurs, de la ''correctio parisiensis prima'', qui n’est autre
que le texte parisien, et de la ''correctio parisiensis secunda'', qui est l'œuvre du dominicain Théobald. M. Samuel Berger a cru pouvoir l’attribuer au frère mineur
Guillaume le Breton, dont les opuscules sur les Écritures reproduisent des phrases entières du correctoire dit de la Sorbonne.
— 2. Un correctoire exécuté suivant les principes et la méthode de Roger Bacon est le ''Correctorium Vaticanum'', ainsi nommé à cause du manuscrit qui en a été le premier connu, le ''Vaticanum lat. 3466''. Il en existe huit autres manuscrits, du {{XIIIe}} siècle ou du<noinclude>
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Ils se présentent à nous sous deux formes : dans des manuscrits complets de la Vulgate ou dans des manuels distincts. Les premiers correcteurs prenaient un exemplaire du texte courant ; au moyen de signes conventionnels, ils notaient les leçons fautives qu’il fallait omettre ou corriger, et sur les marges ils rendaient raison des modifications proposées : « Est de textu. Non est de textu. Vera est litera. Falsa est litera. » Parfois leurs notes étaient plus étendues et rapportaient les variantes des manuscrits. Plus tard, on copia seulement dans des livres spéciaux les notes critiques de la marge. Ces manuels abrégés, qui suivaient le texte sacré livre par livre et chapitre par chapitre, servaient de guide aux transcripteurs de la Bible. Ces correctoires, dont l’étude a été trop longtemps négligée, ne nous font pas seulement connaître l'état de la critique biblique au XIII{{e}} siècle ; ils nous offrent encore des variantes importantes et des remarques intéressantes.
II. {{sc|Leur histoire.}} — Elle n’est pas encore entièrement tirée au clair. Le père Denifle a ramené à treize groupes les trente manuscrits connus. Les principaux sont l'œuvre des Dominicains et des Franciscains.
1° ''Correctoires des Dominicains''. — Ces religieux ont commencé au XIII{{e}} siècle à reviser la Vulgate. — 1. Le chapitre général tenu en 1236 parle d’une correction de la Bible commandée aux frères de la province de France, et ordonne que toutes les Bibles de l’ordre lui soient rendues conformes. Le chapitre de 1256 désapprouve la correction faite à Sens, et en interdit l’usage. Martène et
Durand, ''Thesaurus novus anecdotorum'', Paris, 1717, t. {{rom|iv}}, col. 1676 et 1715. Cette Bible de Sens, dont on ignore l’origine, semble avoir peu différé du texte parisien. Le texte du manuscrit latin 17 de la Bibliothèque Nationale de
Paris, qui est du XIII{{e}} siècle, s’en rapproche et répond exactement à presque toutes les citations que le ''Correctorium Sorbonicum'' a tirées de la Bible de Sens. On peut en conclure que cette Bible n'était qu’une copie ou au plus une légère retouche du texte parisien, et qu’elle a été mise au rebut dans l’ordre dominicain pour son insuffisance. — 2. Le correctoire qui devait la remplacer était celui de Hugues de Saint-Cher, dont il reste huit manuscrits. Ce religieux, qui savait l’hébreu, l’entreprit alors qu’il était provincial. Son but était d’éliminer les gloses introduites dans la Vulgate et de corriger les passages
altérés. Pour l’atteindre, il ne recourut pas aux anciens manuscrits de la version de saint Jérôme, mais aux textes originaux, hébreu et grec. Par la comparaison qu’il établit, il nota les mots et les phrases qui lui paraissaient douteux ou inutiles. Il en résulte qu’au lieu d'être une édition critique de la Vulgate, son travail est plutôt une nouvelle version, faite d’après le texte original. Aussi
Roger Bacon le blâme-t-il sévèrement et le juge-t-il « la pire corruption, la destruction du texte de Dieu ». Opus tertium, dans Brewer, ''Opera quædam hactenus inedita'', t. {{rom|i}}, p. 94. — 3. Au témoignage du même critique franciscain, ''Opus majus'', édit. Jebb, p. 49, les Dominicains firent, vers 1218, un deuxième correctoire de la Vulgate.
Ce doit être celui qui est parfois noté sur les marges du troisième, dont nous allons parler, sous le nom de Correction du frère Théobald ou Thiébaud. Ses leçons coïncident avec celles du manuscrit latin 17, dont il a déjà été question. Il ressemble donc à la Bible de Sens, et on peut y reconnaître la ''Correctio parisiensis secunda'', citée par le ''Correctorium Sorbonicum''. — 4. On conserve à la Bibliothèque Nationale de Paris, latin 16719-16722, l’autographe d’un troisième correctoire de la Bible, exécuté au couvent de Saint-Jacques de Paris, en 1256. Les principes suivis sont ceux de Hugues de Saint-Cher. L’auteur, qui savait l’hébreu et un peu de grec, a recouru aux originaux et a marqué d’un trait rouge les mots superflus. Des notes marginales expliquent les suppressions
et indiquent les variantes. Elles sont moins nombreuses dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', Paris, 1695, 2{{e}} part., ch. {{rom-maj|I}},
p. 128-141 ; Lelong, ''Bibliotkeca sacra'', Paris, 1729, t. {{rom|i}},
p. 239 ; Fabricy, ''Des titres primitifs de la révélation, {{3e}} époque'', dans le ''Scriptural sacræ cursus completus'' de Migne, t. {{rom|xxvil}}, Paris, 1843, col. 727-731. Les corrections sont faites d’après le texte parisien, et au lieu d’améliorer la Vulgate, elles la corrompent davantage. Roger Bacon, si clairvoyant dans ses critiques, l’a reconnu et a déclaré catégoriquement que la dernière correction, bien que renfermant beaucoup de notes utiles, contenait plus de
faussetés que la première.
Les correcteurs dominicains, malgré leur remarquable érudition, ne pouvaient réussir, faute d’une critique suffisante. Au lieu de recourir aux anciens manuscrits de la Vulgate, ils appliquaient à la correction du texte latin
leur connaissance de l’hébreu et du grec, et ainsi ils retouchaient à leur guise la version de saint Jérôme. De plus, ils avaient accumulé, sur les marges ou dans le texte de leurs Bibles, les variantes et les mauvaises leçons dans l’intention de les signaler à la défiance des lecteurs. Ils les avaient pour cela « cancellées », c’est-à-dire raturées avec soin ou soulignées d’un trait rouge ; mais ces signes n'étaient pas toujours compris, et les copistes remettaient bientôt dans le texte les leçons qui avaient été exilées à la marge. Les principes critiques que ces religieux appliquaient n'étaient pas justes, et la méthode qu’ils suivaient était défectueuse. Les résultats ne pouvaient être que désastreux, et de correction en correction le texte de la Vulgate devenait de plus en plus altéré.
Il fallait suivre d’autres règles. Roger Bacon les posa, et la famille franciscaine, à laquelle il appartenait, en fit une heureuse application.
2° ''Correctoires des Franciscains''. — 1. Cependant le plus ancien correctoire des Franciscains a été composé à la manière de ceux des Dominicains. Il a été désigné à tort sous le nom de ''Correctorium Sorbonicum'', parce qu’il est reproduit dans un manuscrit du {{XIIIe}} siècle, et non du {{Xe}}, comme on l’a cru, manuscrit qui a appartenu à la bibliothèque de la Sorbonne, et qui se trouve maintenant à la Bibliothèque Nationale, latin 15554. Ce manuscrit contient deux correctoires complets et le commencement d’un troisième. Le second, dont il est ici question, et qui va du folio 147 au folio 253, forme un groupe à part. Ses gloses marginales et interlinéaires ne sont pas originales ; elles sont tirées de travaux antérieurs, de la ''correctio parisiensis prima'', qui n’est autre
que le texte parisien, et de la ''correctio parisiensis secunda'', qui est l'œuvre du dominicain Théobald. M. Samuel Berger a cru pouvoir l’attribuer au frère mineur
Guillaume le Breton, dont les opuscules sur les Écritures reproduisent des phrases entières du correctoire dit de la Sorbonne.
— 2. Un correctoire exécuté suivant les principes et la méthode de Roger Bacon est le ''Correctorium Vaticanum'', ainsi nommé à cause du manuscrit qui en a été le premier connu, le ''Vaticanum lat. 3466''. Il en existe huit autres manuscrits, du {{XIIIe}} siècle ou du<noinclude>
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Ils se présentent à nous sous deux formes : dans des manuscrits complets de la Vulgate ou dans des manuels distincts. Les premiers correcteurs prenaient un exemplaire du texte courant ; au moyen de signes conventionnels, ils notaient les leçons fautives qu’il fallait omettre ou corriger, et sur les marges ils rendaient raison des modifications proposées : « Est de textu. Non est de textu. Vera est litera. Falsa est litera. » Parfois leurs notes étaient plus étendues et rapportaient les variantes des manuscrits. Plus tard, on copia seulement dans des livres spéciaux les notes critiques de la marge. Ces manuels abrégés, qui suivaient le texte sacré livre par livre et chapitre par chapitre, servaient de guide aux transcripteurs de la Bible. Ces correctoires, dont l’étude a été trop longtemps négligée, ne nous font pas seulement connaître l'état de la critique biblique au XIII{{e}} siècle ; ils nous offrent encore des variantes importantes et des remarques intéressantes.
II. {{sc|Leur histoire.}} — Elle n’est pas encore entièrement tirée au clair. Le père Denifle a ramené à treize groupes les trente manuscrits connus. Les principaux sont l'œuvre des Dominicains et des Franciscains.
1° ''Correctoires des Dominicains''. — Ces religieux ont commencé au XIII{{e}} siècle à reviser la Vulgate. — 1. Le chapitre général tenu en 1236 parle d’une correction de la Bible commandée aux frères de la province de France, et ordonne que toutes les Bibles de l’ordre lui soient rendues conformes. Le chapitre de 1256 désapprouve la correction faite à Sens, et en interdit l’usage. Martène et Durand, ''Thesaurus novus anecdotorum'', Paris, 1717, t. {{rom|iv}}, col. 1676 et 1715. Cette Bible de Sens, dont on ignore l’origine, semble avoir peu différé du texte parisien. Le texte du manuscrit latin 17 de la Bibliothèque Nationale de Paris, qui est du XIII{{e}} siècle, s’en rapproche et répond exactement à presque toutes les citations que le ''Correctorium Sorbonicum'' a tirées de la Bible de Sens. On peut en conclure que cette Bible n'était qu’une copie ou au plus une légère retouche du texte parisien, et qu’elle a été mise au rebut dans l’ordre dominicain pour son insuffisance. — 2. Le correctoire qui devait la remplacer était celui de Hugues de Saint-Cher, dont il reste huit manuscrits. Ce religieux, qui savait l’hébreu, l’entreprit alors qu’il était provincial. Son but était d’éliminer les gloses introduites dans la Vulgate et de corriger les passages altérés. Pour l’atteindre, il ne recourut pas aux anciens manuscrits de la version de saint Jérôme, mais aux textes originaux, hébreu et grec. Par la comparaison qu’il établit, il nota les mots et les phrases qui lui paraissaient douteux ou inutiles. Il en résulte qu’au lieu d'être une édition critique de la Vulgate, son travail est plutôt une nouvelle version, faite d’après le texte original. Aussi Roger Bacon le blâme-t-il sévèrement et le juge-t-il « la pire corruption, la destruction du texte de Dieu ». Opus tertium, dans Brewer, ''Opera quædam hactenus inedita'', t. {{rom|i}}, p. 94. — 3. Au témoignage du même critique franciscain, ''Opus majus'', édit. Jebb, p. 49, les Dominicains firent, vers 1218, un deuxième correctoire de la Vulgate.
Ce doit être celui qui est parfois noté sur les marges du troisième, dont nous allons parler, sous le nom de Correction du frère Théobald ou Thiébaud. Ses leçons coïncident avec celles du manuscrit latin 17, dont il a déjà été question. Il ressemble donc à la Bible de Sens, et on peut y reconnaître la ''Correctio parisiensis secunda'', citée par le ''Correctorium Sorbonicum''. — 4. On conserve à la Bibliothèque Nationale de Paris, latin 16719-16722, l’autographe d’un troisième correctoire de la Bible, exécuté au couvent de Saint-Jacques de Paris, en 1256. Les principes suivis sont ceux de Hugues de Saint-Cher. L’auteur, qui savait l’hébreu et un peu de grec, a recouru aux originaux et a marqué d’un trait rouge les mots superflus. Des notes marginales expliquent les suppressions et indiquent les variantes. Elles sont moins nombreuses dans le Nouveau Testament que dans l’Ancien. Cf. Richard Simon, ''Nouvelles observations sur le texte et les versions du Nouveau Testament'', Paris, 1695, 2{{e}} part., ch. {{rom-maj|I}},
p. 128-141 ; Lelong, ''Bibliotheca sacra'', Paris, 1729, t. {{rom|i}},
p. 239 ; Fabricy, ''Des titres primitifs de la révélation, {{3e}} époque'', dans le ''Scripturæ sacræ cursus completus'' de Migne, t. {{rom|xxvil}}, Paris, 1843, col. 727-731. Les corrections sont faites d’après le texte parisien, et au lieu d’améliorer la Vulgate, elles la corrompent davantage. Roger Bacon, si clairvoyant dans ses critiques, l’a reconnu et a déclaré catégoriquement que la dernière correction, bien que renfermant beaucoup de notes utiles, contenait plus de
faussetés que la première.
Les correcteurs dominicains, malgré leur remarquable érudition, ne pouvaient réussir, faute d’une critique suffisante. Au lieu de recourir aux anciens manuscrits de la Vulgate, ils appliquaient à la correction du texte latin leur connaissance de l’hébreu et du grec, et ainsi ils retouchaient à leur guise la version de saint Jérôme. De plus, ils avaient accumulé, sur les marges ou dans le texte de leurs Bibles, les variantes et les mauvaises leçons dans l’intention de les signaler à la défiance des lecteurs. Ils les avaient pour cela « cancellées », c’est-à-dire raturées avec soin ou soulignées d’un trait rouge ; mais ces signes n'étaient pas toujours compris, et les copistes remettaient bientôt dans le texte les leçons qui avaient été exilées à la marge. Les principes critiques que ces religieux appliquaient n'étaient pas justes, et la méthode qu’ils suivaient était défectueuse. Les résultats ne pouvaient être que désastreux, et de correction en correction le texte de la Vulgate devenait de plus en plus altéré.
Il fallait suivre d’autres règles. Roger Bacon les posa, et la famille franciscaine, à laquelle il appartenait, en fit une heureuse application.
2° ''Correctoires des Franciscains''. — 1. Cependant le plus ancien correctoire des Franciscains a été composé à la manière de ceux des Dominicains. Il a été désigné à tort sous le nom de ''Correctorium Sorbonicum'', parce qu’il est reproduit dans un manuscrit du {{XIIIe}} siècle, et non du {{Xe}}, comme on l’a cru, manuscrit qui a appartenu à la bibliothèque de la Sorbonne, et qui se trouve maintenant à la Bibliothèque Nationale, latin 15554. Ce manuscrit contient deux correctoires complets et le commencement d’un troisième. Le second, dont il est ici question, et qui va du folio 147 au folio 253, forme un groupe à part. Ses gloses marginales et interlinéaires ne sont pas originales ; elles sont tirées de travaux antérieurs, de la ''correctio parisiensis prima'', qui n’est autre que le texte parisien, et de la ''correctio parisiensis secunda'', qui est l'œuvre du dominicain Théobald. M. Samuel Berger a cru pouvoir l’attribuer au frère mineur
Guillaume le Breton, dont les opuscules sur les Écritures reproduisent des phrases entières du correctoire dit de la Sorbonne.
— 2. Un correctoire exécuté suivant les principes et la méthode de Roger Bacon est le ''Correctorium Vaticanum'', ainsi nommé à cause du manuscrit qui en a été le premier connu, le ''Vaticanum lat. 3466''. Il en existe huit autres manuscrits, du {{XIIIe}} siècle ou du<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1025|CORRECTOIRES DE LA BIBLE — CORRÈTE POTAGÈRE|1026}}</noinclude>commencement du XIV{{e}}. Le ''codex'' d’Einsiedeln n° 28 a conservé le nom de l’auteur et nous a appris que Guillaume de Mara, franciscain d’Oxford, a fait ce correctoire à Paris. Ce frère est un disciple de Roger Bacon ; c’est probablement l’''homo sapientissimus'' dont le « docteur admirable » parle au pape Clément IV. C’est un érudit et un critique. Il a consulté de vieux manuscrits, une très ancienne Bible de l’abbaye de Sainte-Geneviève, une Bible de Metz, celle que nous appelons la première Bible de Charles le Chauve, et qui est maintenant à la Bibliothèque Nationale, latin n° 1, et la Bible qu’il nomme de saint Grégoire le Grand. Il a lu le Targum, et il cite sous le nom de ''perus'' des commentaires du rabbin Raschi. Il a compulsé des manuscrits hébreux, et il distingue de l’hébreu moderne les anciens manuscrits de la France et les exemplaires espagnols. Il méprise les correctoires des Dominicains. Il a recours aux originaux, mais il ne se fie pas à la seule autorité de l’hébreu, et ne retranche pas de la Vulgate tout ce qu’il ne lit pas dans le texte original. Il préfère à celui-ci les anciens manuscrits de la version de saint Jérôme, et il choisit comme la véritable leçon celle qu’ils lui fournissent. Sa science surpasse celle des autres correcteurs du XIII{{e}} siècle, et son correctoire est le meilleur de tous. Il renferme cependant quelques erreurs, notamment au sujet du grec, que Guillaume savait moins bien que l’hébreu. — 3. Il eut un émule dans son frère en religion, Gérard de Huy. Ce franciscain, auteur du Triglossus et destinataire des lettres écrites par un anonyme, probablement Roger Bacon, est toujours d’accord avec ce docteur dans les pensées et souvent dans les expressions. Il est de son école, et, suivant ses principes, il recourt aux vieux manuscrits latins et aux citations des Pères pour discerner la véritable leçon des altérations des copistes, corriger les fautes et retrancher les additions de la Vulgate. Il connaît l’histoire des versions bibliques et l’origine des altérations du texte sacré. Quand les anciens manuscrits latins sont en désaccord, il les compare aux originaux hébreu et grec ; il n’est pas esclave de la lettre, il tient plutôt compte du sens. C’est le texte parisien qu’il corrige, et il justifie ses corrections dans ses notes marginales. Elles témoignent qu’il connaissait mieux le grec que l’hébreu. Les manuscrits latins dont il s’est servi appartenaient à la recension d’Alcuin ; il n’en a pas consulté de plus anciens que ceux du IX{{e}} et du X{{e}} siècle. Les leçons antérieures qu’il cite et que parfois il adopte, il les tient des « modernes ».
— 4. Deux autres correctoires, qui ne nous sont parvenus chacun que dans un seul manuscrit, ont été faits par des fils de saint François d’Assise. Le manuscrit 61 de la bibliothèque de la ville de Toulouse, qui est du {{XVe}} siècle, reproduit un correctoire peu indépendant des autres et sans grande valeur. Cette œuvre, plus exégétique que critique, a pour auteur le frère Gérard de Buxo, de la custodie d’Avignon. Le manuscrit 28 du couvent d’Einsiedeln, du commencement du xiv{{e}} siècle, nous a conservé l'œuvre du frère Jean de Cologne. Ce ne sont que des extraits.
3° ''Autres correctoires''. — Il existe encore six autres groupes de correctoires qui n’ont guère été étudiés jusqu’ici et qui sont plus ou moins dépendants des précédents. Deux ont des rapports assez étroits avec le correctoire des Dominicains du couvent de Saint-Jacques. L’un est représenté par le manuscrit latin 15554 de la Bibliothèque Nationale de Paris, qui contient le ''Correctorium Sorbonicum''. Il va du folio 1 au folio 146, et il a été connu de Richard Simon, qui en parle, ''Histoire critique des versions du Nouveau Testament'', Rotterdam, 1690, p. 114-121 ; ''De l’inspiration des livres sacrés'', Rotterdam, 1687, p. 3-5 ; Lettres choisies, 2{{e}} édit., Amsterdam, 1730, t. {{rom|iii}}, p. 108. L’autre existe dans deux manuscrits, dont le premier est à la bibliothèque Laurentienne de Florence, Plut, {{rom|xxv}}, 4, et le second à la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, n° 131. Deux groupes se rattachent aux correctoires des Franciscains. L’un, représenté par le manuscrit 141, class. {{rom|i}}, de la bibliothèque Saint-Marc de Venise, dépend à la fois des correctoires de Guillaume de Mara et de Gérard de Huy. L’autre, qui se trouve dans le manuscrit 82 de la bibliothèque Borghèse de
Rome, se rapproche du travail de Gérard de Huy. Enfin deux manuscrits du {{XIVe}} siècle, le n° 492 de la bibliothèque de Padoue et le n° 47, Cent, {{rom|i}}, de la bibliothèque de Nuremberg, contiennent deux correctoires distincts, qui sont très courts.
III. {{sc|Bibliographie}}. — J. C. Döderlein, ''Von Correctoriis biblicis'', dans le ''Literarisches Musæum'', Altdorf. 1778, t. {{rom|i}}, p. 1 ; t. {{rom|ii}}, p. 177, et t. {{rom|iii}}, p. 344 ; — Vercellone, ''Dei correctorii biblici della Biblioleca Vaticana'', dans ses ''Dissertazioni academiche'', Rome, 1864. Cette dissertation avait paru en français dans les ''Analecta juris pontifici'', t. {{rom|ii}}, Rome, 1858, col. 683-691, sous ce titre : Études sur la Vulgate ; — H. de Valroger, ''Introduction historique et critique aux livres du Nouveau Testament'', t. {{rom|i}}, Paris, 1861, p. 501-507 ; — Kaulen, ''Geschichte der Vulgata'', Mayence, 1868, p. 244-278 ; — H. Denifle, ''Die Handschriften der Bibel-Correctorien des 13. Jahrhunderts'', dans ''Archiv fur Literatur und Kirchengeschichte des Mittelalters'', t. {{rom|iv}}, Fribourg-en-Brisgau, 1888, p. 263-311 et 471-601 ; — S. Berger, ''Des essais qui ont été faits à Paris au {{rom-maj|xiii}}e siècle pour corriger le texte de la Vulgate'', dans la ''Revue de théologie et de philosophie'', t. {{rom|xvi}}, Lausanne, 1883, p. 41-66 ; Id., ''De l’histoire de la Vulgate en France'', Paris, 1887 ; Id., ''Quam notitiam linguæ hebraicæ habuerint christiani medii ævi temporibus in Gallia'', Paris, 1893, p. 26-48. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
'''CORRÈTE POTAGÈRE'''. — I. {{sc|Description}}. — Herbe annuelle de la famille des Tiliacées, dont les feuilles se mangent comme légume, et dont les fibres de
la tige sont employées comme textiles (fig. 356).
Corchorus, sive Melochia - Melochia - Melochia, e Corcoro (NYPL b14444147-1130557).tiff
356. — ''Chorchorus olitorius''.
Les fleurs sont oppositifoliées, jaunes, avec cinq pétales et<noinclude>
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— 4. Deux autres correctoires, qui ne nous sont parvenus chacun que dans un seul manuscrit, ont été faits par des fils de saint François d’Assise. Le manuscrit 61 de la bibliothèque de la ville de Toulouse, qui est du {{XVe}} siècle, reproduit un correctoire peu indépendant des autres et sans grande valeur. Cette œuvre, plus exégétique que critique, a pour auteur le frère Gérard de Buxo, de la custodie d’Avignon. Le manuscrit 28 du couvent d’Einsiedeln, du commencement du xiv{{e}} siècle, nous a conservé l'œuvre du frère Jean de Cologne. Ce ne sont que des extraits.
3° ''Autres correctoires''. — Il existe encore six autres groupes de correctoires qui n’ont guère été étudiés jusqu’ici et qui sont plus ou moins dépendants des précédents. Deux ont des rapports assez étroits avec le correctoire des Dominicains du couvent de Saint-Jacques. L’un est représenté par le manuscrit latin 15554 de la Bibliothèque Nationale de Paris, qui contient le ''Correctorium Sorbonicum''. Il va du folio 1 au folio 146, et il a été connu de Richard Simon, qui en parle, ''Histoire critique des versions du Nouveau Testament'', Rotterdam, 1690, p. 114-121 ; ''De l’inspiration des livres sacrés'', Rotterdam, 1687, p. 3-5 ; Lettres choisies, 2{{e}} édit., Amsterdam, 1730, t. {{rom|iii}}, p. 108. L’autre existe dans deux manuscrits, dont le premier est à la bibliothèque Laurentienne de Florence, Plut, {{rom|xxv}}, 4, et le second à la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, n° 131. Deux groupes se rattachent aux correctoires des Franciscains. L’un, représenté par le manuscrit 141, class. {{rom|i}}, de la bibliothèque Saint-Marc de Venise, dépend à la fois des correctoires de Guillaume de Mara et de Gérard de Huy. L’autre, qui se trouve dans le manuscrit 82 de la bibliothèque Borghèse de
Rome, se rapproche du travail de Gérard de Huy. Enfin deux manuscrits du {{XIVe}} siècle, le n° 492 de la bibliothèque de Padoue et le n° 47, Cent, {{rom|i}}, de la bibliothèque de Nuremberg, contiennent deux correctoires distincts, qui sont très courts.
III. {{sc|Bibliographie}}. — J. C. Döderlein, ''Von Correctoriis biblicis'', dans le ''Literarisches Musæum'', Altdorf. 1778, t. {{rom|i}}, p. 1 ; t. {{rom|ii}}, p. 177, et t. {{rom|iii}}, p. 344 ; — Vercellone, ''Dei correctorii biblici della Biblioleca Vaticana'', dans ses ''Dissertazioni academiche'', Rome, 1864. Cette dissertation avait paru en français dans les ''Analecta juris pontifici'', t. {{rom|ii}}, Rome, 1858, col. 683-691, sous ce titre : Études sur la Vulgate ; — H. de Valroger, ''Introduction historique et critique aux livres du Nouveau Testament'', t. {{rom|i}}, Paris, 1861, p. 501-507 ; — Kaulen, ''Geschichte der Vulgata'', Mayence, 1868, p. 244-278 ; — H. Denifle, ''Die Handschriften der Bibel-Correctorien des 13. Jahrhunderts'', dans ''Archiv fur Literatur und Kirchengeschichte des Mittelalters'', t. {{rom|iv}}, Fribourg-en-Brisgau, 1888, p. 263-311 et 471-601 ; — S. Berger, ''Des essais qui ont été faits à Paris au {{rom-maj|xiii}}e siècle pour corriger le texte de la Vulgate'', dans la ''Revue de théologie et de philosophie'', t. {{rom|xvi}}, Lausanne, 1883, p. 41-66 ; Id., ''De l’histoire de la Vulgate en France'', Paris, 1887 ; Id., ''Quam notitiam linguæ hebraicæ habuerint christiani medii ævi temporibus in Gallia'', Paris, 1893, p. 26-48. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
'''CORRÈTE POTAGÈRE'''. — I. {{sc|Description}}. — Herbe annuelle de la famille des Tiliacées, dont les feuilles se mangent comme légume, et dont les fibres de
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— 4. Deux autres correctoires, qui ne nous sont parvenus chacun que dans un seul manuscrit, ont été faits par des fils de saint François d’Assise. Le manuscrit 61 de la bibliothèque de la ville de Toulouse, qui est du {{XVe}} siècle, reproduit un correctoire peu indépendant des autres et sans grande valeur. Cette œuvre, plus exégétique que critique, a pour auteur le frère Gérard de Buxo, de la custodie d’Avignon. Le manuscrit 28 du couvent d’Einsiedeln, du commencement du xiv{{e}} siècle, nous a conservé l'œuvre du frère Jean de Cologne. Ce ne sont que des extraits.
3° ''Autres correctoires''. — Il existe encore six autres groupes de correctoires qui n’ont guère été étudiés jusqu’ici et qui sont plus ou moins dépendants des précédents. Deux ont des rapports assez étroits avec le correctoire des Dominicains du couvent de Saint-Jacques. L’un est représenté par le manuscrit latin 15554 de la Bibliothèque Nationale de Paris, qui contient le ''Correctorium Sorbonicum''. Il va du folio 1 au folio 146, et il a été connu de Richard Simon, qui en parle, ''Histoire critique des versions du Nouveau Testament'', Rotterdam, 1690, p. 114-121 ; ''De l’inspiration des livres sacrés'', Rotterdam, 1687, p. 3-5 ; Lettres choisies, 2{{e}} édit., Amsterdam, 1730, t. {{rom|iii}}, p. 108. L’autre existe dans deux manuscrits, dont le premier est à la bibliothèque Laurentienne de Florence, Plut, {{rom|xxv}}, 4, et le second à la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, n° 131. Deux groupes se rattachent aux correctoires des Franciscains. L’un, représenté par le manuscrit 141, class. {{rom|i}}, de la bibliothèque Saint-Marc de Venise, dépend à la fois des correctoires de Guillaume de Mara et de Gérard de Huy. L’autre, qui se trouve dans le manuscrit 82 de la bibliothèque Borghèse de
Rome, se rapproche du travail de Gérard de Huy. Enfin deux manuscrits du {{XIVe}} siècle, le n° 492 de la bibliothèque de Padoue et le n° 47, Cent, {{rom|i}}, de la bibliothèque de Nuremberg, contiennent deux correctoires distincts, qui sont très courts.
III. {{sc|Bibliographie}}. — J. C. Döderlein, ''Von Correctoriis biblicis'', dans le ''Literarisches Musæum'', Altdorf. 1778, t. {{rom|i}}, p. 1 ; t. {{rom|ii}}, p. 177, et t. {{rom|iii}}, p. 344 ; — Vercellone, ''Dei correctorii biblici della Biblioteca Vaticana'', dans ses ''Dissertazioni academiche'', Rome, 1864. Cette dissertation avait paru en français dans les ''Analecta juris pontifici'', t. {{rom|ii}}, Rome, 1858, col. 683-691, sous ce titre : Études sur la Vulgate ; — H. de Valroger, ''Introduction historique et critique aux livres du Nouveau Testament'', t. {{rom|i}}, Paris, 1861, p. 501-507 ; — Kaulen, ''Geschichte der Vulgata'', Mayence, 1868, p. 244-278 ; — H. Denifle, ''Die Handschriften der Bibel-Correctorien des 13. Jahrhunderts'', dans ''Archiv fur Literatur und Kirchengeschichte des Mittelalters'', t. {{rom|iv}}, Fribourg-en-Brisgau, 1888, p. 263-311 et 471-601 ; — S. Berger, ''Des essais qui ont été faits à Paris au {{rom-maj|xiii}}e siècle pour corriger le texte de la Vulgate'', dans la ''Revue de théologie et de philosophie'', t. {{rom|xvi}}, Lausanne, 1883, p. 41-66 ; Id., ''De l’histoire de la Vulgate en France'', Paris, 1887 ; Id., ''Quam notitiam linguæ hebraicæ habuerint christiani medii ævi temporibus in Gallia'', Paris, 1893, p. 26-48. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
'''CORRÈTE POTAGÈRE'''. — I. {{sc|Description}}. — Herbe annuelle de la famille des Tiliacées, dont les feuilles se mangent comme légume, et dont les fibres de
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1027|CORRÈTE POTAGÈRE — CORROYEUR|1028}}</noinclude>des étamines nombreuses. — L’espèce cultivée en Palestine est le Corchorus olitorius, à fruit allongé comme une silique de crucifère, marqué de dix côtes et s’ouvrant en cinq valves à la maturité. Originaire de l’Inde, il s’est répandu dans les pays tropicaux du monde entier. — On a signalé encore en Egypte et dans la vallée du Jourdain le ''Corchorus trilocularis'', un peu rude sur la tige et sur les fruits, qui sont encore plus allongés, avec trois valves seulement. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. Exégèse. — Un certain nombre d’auteurs croient devoir identifier le ''Corchorus olitorius'' avec la plante appelée ''mallûaḥ'' dans Job, {{rom|xxx}}, 4. Sans doute il y a une assez grande ressemblance de nom entre le ''mallûaḥ''
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|cap=Corroyeurs égyptiens. D’après Champollion, ''Monuments de l’Égypte et de la Nubie'', pl. cixvi.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}357.
hébreu et le melûkhia arabe ou melouchier, légume qui est bien connu en Egypte et n’est autre que la corrète potagère. Ibn-Beithar, Traité des simples, n° 2173, dans ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale'', {{in-4°}}, 1883, t. {{rom|xxvi}}, part, {{rom|i}}, p. 338 ; Silvestre de Sacy, ''Relation de l’Égypte par Abd-Allatif'', {{in-4°}}, Paris, 1810, p. 40. C’est ce qu’Avicenne appelle le légume juif, et ce dont Pline, ''H. N''., {{rom|xxi}}, 106, a dit : « Le corchoron est une plante que l’on mange à Alexandrie. » Mais la corrète potagère ne vérifie pas une des conditions indiquées dans le texte : que les pauvres habitants des cavernes du Hauran ou du pays de Séir, qui se nourrissent du mallûah, le cueillent sur les buissons. Ceci convient bien, au contraire, à l’arroche ou ''Atriplex halimus'', connu en Syrie sous le nom de ''meloukh'', et
qui forme buisson. C’est un arbuste qu’on emploie pour les haies, dit Dioscoride, {{rom-maj|I}}, 220, et après lui Ibn-Beithar, ''loc. cit''., p. 337. Voir {{sc|Arroche halime}}, t. {{rom|i}}, col. 1032. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORROYEUR''' (grec : pupo-sy ? ; Vulgate : ''coriarius''), ouvrier préparant le cuir. Le terme de corroyeur n’est employé que dans les Actes. Saint Pierre demeurait à Joppé chez un ouvrier de ce métier, nommé Simon, Act., {{rom|ix}}, 43. C’est là qu’il reçut la visite des envoyés du centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 6, 32. Il est évident cependant que le métier de corroyeur devait exister depuis longtemps chez les Juifs. Il est impossible qu’il en soit
autrement, étant donné qu’ils faisaient usage des peaux et du cuir. Voir {{sc|Peau}}, Cuir. Ils avaient certainement appris ce métier en Egypte. Les peintures de Thèbes nous font connaître des corroyeurs égyptiens. Sur celles d’un tombeau (fig. 357), on voit un ouvrier broyant dans un mortier les substances destinées à assouplir le cuir et à le rendre plus résistant aux agents de destruction ; un second prépare une peau, un troisième fait tremper la peau dans
un vase, un quatrième la gratte avec un instrument tranchant. Champollion, ''Monuments d’Egypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1. Cf. Rosellini, ''Monumenti dell' Egitto e della Nubia, Monumenti civili'', in-î°, Florence, 1832-38, pl. 64, 1-5 ; pl. 65, 11. Nous
ignorons quelle était la substance dont se servaient les Égyptiens pour préparer la peau et faciliter l’enlèvement des poils. Ce pouvait être de la chaux ou du sel. Les Arabes actuels se servent du jus acide d’une plante appelée periploca secamone ou ghulga. Les Égyptiens, qui connaissaient les propriétés des plantes du désert et de la vallée du Nil, s’en servaient peut-être également. Pour polir la
peau, ils employaient des pierres coupantes, des instruments de métal à lame demi-circulaire convexe, ou à lame rectiligne. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. clxvi. fig. 1 et 4, pi. {{rom|clxxxii}}. J.-G. Wilkinson, ''Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 265, fig. 65, n » 2. Ils assouplissaient la peau et la tendaient en la pressant sur une forme. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|i}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3 ; pl. {{rom|clxxxii}}. Les cordonniers, les fabricants de chars et de boucliers faisaient en même temps le métier de corroyeur. On voit, en effet, dans leurs
boutiques, des ouvriers qui préparent le cuir. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1, 3, pi. clxxxii ; Rosellini, ''Monumenti'', pl. 44 ; J.-G. Wilkinson, ''Manners''. t. {{rom|i}}, p. 262, fig. 65. C'étaient aussi les corroyeurs qui<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1027|CORRÈTE POTAGÈRE — CORROYEUR|1028}}</noinclude>des étamines nombreuses. — L’espèce cultivée en Palestine est le ''Corchorus olitorius'', à fruit allongé comme une silique de crucifère, marqué de dix côtes et s’ouvrant en cinq valves à la maturité. Originaire de l’Inde, il s’est répandu dans les pays tropicaux du monde entier. — On a signalé encore en Égypte et dans la vallée du Jourdain le ''Corchorus trilocularis'', un peu rude sur la tige et sur les fruits, qui sont encore plus allongés, avec trois valves seulement. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. Exégèse. — Un certain nombre d’auteurs croient devoir identifier le ''Corchorus olitorius'' avec la plante appelée ''mallûaḥ'' dans Job, {{rom|xxx}}, 4. Sans doute il y a une assez grande ressemblance de nom entre le ''mallûaḥ''
hébreu et le ''melûkhia'' arabe ou melouchier, légume qui est bien connu en Égypte et n’est autre que la corrète potagère. Ibn-Beithar, Traité des simples, n° 2173, dans ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale'', {{in-4°}}, 1883, t. {{rom|xxvi}}, part, {{rom|i}}, p. 338 ; Silvestre de Sacy, ''Relation de l’Égypte par Abd-Allatif'', {{in-4°}}, Paris, 1810, p. 40. C’est ce qu’Avicenne appelle le légume juif, et ce dont Pline, ''H. N''., {{rom|xxi}}, 106, a dit : « Le corchoron est une plante que l’on mange à Alexandrie. » Mais la corrète potagère ne vérifie pas une des conditions indiquées dans le texte : que les pauvres habitants des cavernes du Hauran ou du pays de Séir, qui se nourrissent du mallûah, le cueillent sur les buissons. Ceci convient bien, au contraire, à l’arroche ou ''Atriplex halimus'', connu en Syrie sous le nom de ''meloukh'', et qui forme buisson. C’est un arbuste qu’on emploie pour les haies, dit Dioscoride, {{rom-maj|I}}, 220, et après lui Ibn-Beithar, ''loc. cit''., p. 337. Voir {{sc|Arroche halime}}, t. {{rom|i}}, col. 1032. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORROYEUR''' (grec : {{lang|grc|βυρσεύς}} ; Vulgate : ''coriarius''), ouvrier préparant le cuir. Le terme de corroyeur n’est employé que dans les Actes. Saint Pierre demeurait à Joppé chez un ouvrier de ce métier, nommé Simon, Act., {{rom|ix}}, 43. C’est là qu’il reçut la visite des envoyés du centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 6, 32. Il est évident cependant que le métier de corroyeur devait exister depuis longtemps chez les Juifs. Il est impossible qu’il en soit
autrement, étant donné qu’ils faisaient usage des peaux et du cuir. Voir {{sc|Peau}}, {{sc|Cuir}}. Ils avaient certainement appris ce métier en Égypte.
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|cap=357. — Corroyeurs égyptiens. D’après Champollion, ''Monuments de l’Égypte et de la Nubie'', pl. cixvi.
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Les peintures de Thèbes nous font connaître des corroyeurs égyptiens. Sur celles d’un tombeau (fig. 357), on voit un ouvrier broyant dans un mortier les substances destinées à assouplir le cuir et à le rendre plus résistant aux agents de destruction ; un second prépare une peau, un troisième fait tremper la peau dans
un vase, un quatrième la gratte avec un instrument tranchant. Champollion, ''Monuments d’Égypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1. Cf. Rosellini, ''Monumenti dell' Egitto e della Nubia, Monumenti civili'', in-î°, Florence, 1832-38, pl. 64, 1-5 ; pl. 65, 11. Nous
ignorons quelle était la substance dont se servaient les Égyptiens pour préparer la peau et faciliter l’enlèvement des poils. Ce pouvait être de la chaux ou du sel. Les Arabes actuels se servent du jus acide d’une plante appelée ''periploca secamone'' ou ''ghulga''. Les Égyptiens, qui connaissaient les propriétés des plantes du désert et de la vallée du Nil, s’en servaient peut-être également. Pour polir la peau, ils employaient des pierres coupantes, des instruments de métal à lame demi-circulaire convexe, ou à lame rectiligne. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pl. clxvi. fig. 1 et 4, pi. {{rom|clxxxii}}. J.-G. Wilkinson, ''Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 265, fig. 65, n » 2. Ils assouplissaient la peau et la tendaient en la pressant sur une forme. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|i}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3 ; pl. {{rom|clxxxii}}. Les cordonniers, les fabricants de chars et de boucliers faisaient en même temps le métier de corroyeur. On voit, en effet, dans leurs
boutiques, des ouvriers qui préparent le cuir. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1, 3, pi. clxxxii ; Rosellini, ''Monumenti'', pl. 44 ; J.-G. Wilkinson, ''Manners''. t. {{rom|i}}, p. 262, fig. 65. C'étaient aussi les corroyeurs qui<noinclude>
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II. Exégèse. — Un certain nombre d’auteurs croient devoir identifier le ''Corchorus olitorius'' avec la plante appelée ''mallûaḥ'' dans Job, {{rom|xxx}}, 4. Sans doute il y a une assez grande ressemblance de nom entre le ''mallûaḥ'' hébreu et le ''melûkhia'' arabe ou melouchier, légume qui est bien connu en Égypte et n’est autre que la corrète potagère. Ibn-Beithar, Traité des simples, n° 2173, dans ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale'', {{in-4°}}, 1883, t. {{rom|xxvi}}, part, {{rom|i}}, p. 338 ; Silvestre de Sacy, ''Relation de l’Égypte par Abd-Allatif'', {{in-4°}}, Paris, 1810, p. 40. C’est ce qu’Avicenne appelle le légume juif, et ce dont Pline, ''H. N''., {{rom|xxi}}, 106, a dit : « Le corchoron est une plante que l’on mange à Alexandrie. » Mais la corrète potagère ne vérifie pas une des conditions indiquées dans le texte : que les pauvres habitants des cavernes du Hauran ou du pays de Séir, qui se nourrissent du ''mallûaḥ'', le cueillent sur les buissons. Ceci convient bien, au contraire, à l’arroche ou ''Atriplex halimus'', connu en Syrie sous le nom de ''meloukh'', et qui forme buisson. C’est un arbuste qu’on emploie pour les haies, dit Dioscoride, {{rom-maj|I}}, 220, et après lui Ibn-Beithar, ''loc. cit''., p. 337. Voir {{sc|Arroche halime}}, t. {{rom|i}}, col. 1032. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORROYEUR''' (grec : {{lang|grc|βυρσεύς}} ; Vulgate : ''coriarius''), ouvrier préparant le cuir. Le terme de corroyeur n’est employé que dans les Actes. Saint Pierre demeurait à Joppé chez un ouvrier de ce métier, nommé Simon, Act., {{rom|ix}}, 43. C’est là qu’il reçut la visite des envoyés du centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 6, 32. Il est évident cependant que le métier de corroyeur devait exister depuis longtemps chez les Juifs. Il est impossible qu’il en soit
autrement, étant donné qu’ils faisaient usage des peaux et du cuir. Voir {{sc|Peau}}, {{sc|Cuir}}. Ils avaient certainement appris ce métier en Égypte.
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|cap=357. — Corroyeurs égyptiens. D’après Champollion, ''Monuments de l’Égypte et de la Nubie'', pl. cixvi.
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Les peintures de Thèbes nous font connaître des corroyeurs égyptiens. Sur celles d’un tombeau (fig. 357), on voit un ouvrier broyant dans un mortier les substances destinées à assouplir le cuir et à le rendre plus résistant aux agents de destruction ; un second prépare une peau, un troisième fait tremper la peau dans
un vase, un quatrième la gratte avec un instrument tranchant. Champollion, ''Monuments d’Égypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1. Cf. Rosellini, ''Monumenti dell' Egitto e della Nubia, Monumenti civili'', in-î°, Florence, 1832-38, pl. 64, 1-5 ; pl. 65, 11. Nous
ignorons quelle était la substance dont se servaient les Égyptiens pour préparer la peau et faciliter l’enlèvement des poils. Ce pouvait être de la chaux ou du sel. Les Arabes actuels se servent du jus acide d’une plante appelée ''periploca secamone'' ou ''ghulga''. Les Égyptiens, qui connaissaient les propriétés des plantes du désert et de la vallée du Nil, s’en servaient peut-être également. Pour polir la peau, ils employaient des pierres coupantes, des instruments de métal à lame demi-circulaire convexe, ou à lame rectiligne. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pl. clxvi. fig. 1 et 4, pi. {{rom|clxxxii}}. J.-G. Wilkinson, ''Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 265, fig. 65, n » 2. Ils assouplissaient la peau et la tendaient en la pressant sur une forme. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|i}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3 ; pl. {{rom|clxxxii}}. Les cordonniers, les fabricants de chars et de boucliers faisaient en même temps le métier de corroyeur. On voit, en effet, dans leurs
boutiques, des ouvriers qui préparent le cuir. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1, 3, pi. clxxxii ; Rosellini, ''Monumenti'', pl. 44 ; J.-G. Wilkinson, ''Manners''. t. {{rom|i}}, p. 262, fig. 65. C'étaient aussi les corroyeurs qui<noinclude>
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II. Exégèse. — Un certain nombre d’auteurs croient devoir identifier le ''Corchorus olitorius'' avec la plante appelée ''mallûaḥ'' dans Job, {{rom|xxx}}, 4. Sans doute il y a une assez grande ressemblance de nom entre le ''mallûaḥ'' hébreu et le ''melûkhia'' arabe ou melouchier, légume qui est bien connu en Égypte et n’est autre que la corrète potagère. Ibn-Beithar, Traité des simples, n° 2173, dans ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale'', {{in-4°}}, 1883, t. {{rom|xxvi}}, part, {{rom|i}}, p. 338 ; Silvestre de Sacy, ''Relation de l’Égypte par Abd-Allatif'', {{in-4°}}, Paris, 1810, p. 40. C’est ce qu’Avicenne appelle le légume juif, et ce dont Pline, ''H. N''., {{rom|xxi}}, 106, a dit : « Le corchoron est une plante que l’on mange à Alexandrie. » Mais la corrète potagère ne vérifie pas une des conditions indiquées dans le texte : que les pauvres habitants des cavernes du Hauran ou du pays de Séir, qui se nourrissent du ''mallûaḥ'', le cueillent sur les buissons. Ceci convient bien, au contraire, à l’arroche ou ''Atriplex halimus'', connu en Syrie sous le nom de ''meloukh'', et qui forme buisson. C’est un arbuste qu’on emploie pour les haies, dit Dioscoride, {{rom-maj|I}}, 220, et après lui Ibn-Beithar, ''loc. cit''., p. 337. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arroche halime|{{sc|Arroche halime}}, t. {{rom|i}}, col. 1032. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
'''CORROYEUR''' (grec : {{lang|grc|βυρσεύς}} ; Vulgate : ''coriarius''), ouvrier préparant le cuir. Le terme de corroyeur n’est employé que dans les Actes. Saint Pierre demeurait à Joppé chez un ouvrier de ce métier, nommé Simon, Act., {{rom|ix}}, 43. C’est là qu’il reçut la visite des envoyés du centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 6, 32. Il est évident cependant que le métier de corroyeur devait exister depuis longtemps chez les Juifs. Il est impossible qu’il en soit
autrement, étant donné qu’ils faisaient usage des peaux et du cuir. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Peau|{{sc|Peau}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Cuir|{{sc|Cuir}}]]. Ils avaient certainement appris ce métier en Égypte.
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Les peintures de Thèbes nous font connaître des corroyeurs égyptiens. Sur celles d’un tombeau (fig. 357), on voit un ouvrier broyant dans un mortier les substances destinées à assouplir le cuir et à le rendre plus résistant aux agents de destruction ; un second prépare une peau, un troisième fait tremper la peau dans
un vase, un quatrième la gratte avec un instrument tranchant. Champollion, ''Monuments d’Égypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1. Cf. Rosellini, ''Monumenti dell' Egitto e della Nubia, Monumenti civili'', in-î°, Florence, 1832-38, pl. 64, 1-5 ; pl. 65, 11. Nous
ignorons quelle était la substance dont se servaient les Égyptiens pour préparer la peau et faciliter l’enlèvement des poils. Ce pouvait être de la chaux ou du sel. Les Arabes actuels se servent du jus acide d’une plante appelée ''periploca secamone'' ou ''ghulga''. Les Égyptiens, qui connaissaient les propriétés des plantes du désert et de la vallée du Nil, s’en servaient peut-être également. Pour polir la peau, ils employaient des pierres coupantes, des instruments de métal à lame demi-circulaire convexe, ou à lame rectiligne. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pl. clxvi. fig. 1 et 4, pi. {{rom|clxxxii}}. J.-G. Wilkinson, ''Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 265, fig. 65, n » 2. Ils assouplissaient la peau et la tendaient en la pressant sur une forme. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|i}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3 ; pl. {{rom|clxxxii}}. Les cordonniers, les fabricants de chars et de boucliers faisaient en même temps le métier de corroyeur. On voit, en effet, dans leurs
boutiques, des ouvriers qui préparent le cuir. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1, 3, pi. clxxxii ; Rosellini, ''Monumenti'', pl. 44 ; J.-G. Wilkinson, ''Manners''. t. {{rom|i}}, p. 262, fig. 65. C'étaient aussi les corroyeurs qui<noinclude>
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II. {{sc|Exégèse}}. — Un certain nombre d’auteurs croient devoir identifier le ''Corchorus olitorius'' avec la plante appelée ''mallûaḥ'' dans Job, {{rom|xxx}}, 4. Sans doute il y a une assez grande ressemblance de nom entre le ''mallûaḥ'' hébreu et le ''melûkhia'' arabe ou melouchier, légume qui est bien connu en Égypte et n’est autre que la corrète potagère. Ibn-Beithar, Traité des simples, n° 2173, dans ''Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale'', {{in-4°}}, 1883, t. {{rom|xxvi}}, part, {{rom|i}}, p. 338 ; Silvestre de Sacy, ''Relation de l’Égypte par Abd-Allatif'', {{in-4°}}, Paris, 1810, p. 40. C’est ce qu’Avicenne appelle le légume juif, et ce dont Pline, ''H. N''., {{rom|xxi}}, 106, a dit : « Le corchoron est une plante que l’on mange à Alexandrie. » Mais la corrète potagère ne vérifie pas une des conditions indiquées dans le texte : que les pauvres habitants des cavernes du Hauran ou du pays de Séir, qui se nourrissent du ''mallûaḥ'', le cueillent sur les buissons. Ceci convient bien, au contraire, à l’arroche ou ''Atriplex halimus'', connu en Syrie sous le nom de ''meloukh'', et qui forme buisson. C’est un arbuste qu’on emploie pour les haies, dit Dioscoride, {{rom-maj|I}}, 220, et après lui Ibn-Beithar, ''loc. cit''., p. 337. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arroche halime|{{sc|Arroche halime}}, t. {{rom|i}}, col. 1032. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
'''CORROYEUR''' (grec : {{lang|grc|βυρσεύς}} ; Vulgate : ''coriarius''), ouvrier préparant le cuir. Le terme de corroyeur n’est employé que dans les Actes. Saint Pierre demeurait à Joppé chez un ouvrier de ce métier, nommé Simon, Act., {{rom|ix}}, 43. C’est là qu’il reçut la visite des envoyés du centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 6, 32. Il est évident cependant que le métier de corroyeur devait exister depuis longtemps chez les Juifs. Il est impossible qu’il en soit
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Les peintures de Thèbes nous font connaître des corroyeurs égyptiens. Sur celles d’un tombeau (fig. 357), on voit un ouvrier broyant dans un mortier les substances destinées à assouplir le cuir et à le rendre plus résistant aux agents de destruction ; un second prépare une peau, un troisième fait tremper la peau dans
un vase, un quatrième la gratte avec un instrument tranchant. Champollion, ''Monuments d’Égypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1. Cf. Rosellini, ''Monumenti dell' Egitto e della Nubia, Monumenti civili'', in-î°, Florence, 1832-38, pl. 64, 1-5 ; pl. 65, 11. Nous
ignorons quelle était la substance dont se servaient les Égyptiens pour préparer la peau et faciliter l’enlèvement des poils. Ce pouvait être de la chaux ou du sel. Les Arabes actuels se servent du jus acide d’une plante appelée ''periploca secamone'' ou ''ghulga''. Les Égyptiens, qui connaissaient les propriétés des plantes du désert et de la vallée du Nil, s’en servaient peut-être également. Pour polir la peau, ils employaient des pierres coupantes, des instruments de métal à lame demi-circulaire convexe, ou à lame rectiligne. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pl. clxvi. fig. 1 et 4, pi. {{rom|clxxxii}}. J.-G. Wilkinson, ''Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., t. {{rom|i}}, p. 265, fig. 65, n » 2. Ils assouplissaient la peau et la tendaient en la pressant sur une forme. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|i}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3 ; pl. {{rom|clxxxii}}. Les cordonniers, les fabricants de chars et de boucliers faisaient en même temps le métier de corroyeur. On voit, en effet, dans leurs
boutiques, des ouvriers qui préparent le cuir. Champollion, ''Monuments'', t. {{rom|ii}}, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 1, 3, pi. clxxxii ; Rosellini, ''Monumenti'', pl. 44 ; J.-G. Wilkinson, ''Manners''. t. {{rom|i}}, p. 262, fig. 65. C'étaient aussi les corroyeurs qui<noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/536
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1029|CORROYEUR — CORVEE|1030}}</noinclude>préparaient les couvertures des sièges, les enveloppes des carquois, les lanières servant à envelopper les momies, les outres destinées à contenir le {{rom|viii}}, et généralement tous les objets en peau ou en cuir. J.-G. Wilkinson, ''Manners'', t. {{rom|ii}}, fig. 394. D’après le papyrus Grey, les ouvriers en cuir et en peau faisaient partie de la troisième caste. A Thèbes, ils habitaient un quartier appelé ''Memnonia''. Wilkinson, ''ibid''., t. {{rom|i}}, p. 283.
Les Grecs se servaient de procédés semblables à ceux des Égyptiens. Ils trempaient la peau pour l’assouplir, retendaient sur un chevalet, la raclaient et achevaient
de la nettoyer dans un bain d’urine, où l’on avait mis tremper des feuilles de mûrier ou de bryone ; puis ils enlevaient le poil. Aristophane, ''Plutus'', v. 166 ; ''Equit.'', v. 369-373 ; Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxiii}}, 22 et 140. On faisait prendre ensuite au cuir un nouveau bain, eton le tannait. Cette opération consistait à faire macérer la peau dans une fosse entre deux couches de tan, d’alun ou de sel. Enfin on frappait le cuir avec des bâtons. Schol. d’Aristophane, Equit., 368.
Un atelier de corroyeur, découvert à Pompéi, en 1873, donne une idée des établissements de ce genre. ''Bullettino dell' Instituto archeolog. di Roma'', 1874, p. 271. On y voit les bassins dans lesquels se faisait le tannage. On a également trouvé dans la cour les outils servant à gratter (fig.358). L’un est une lame de bronze rectangulaire fixée à un manche de bois, le second est une lame
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|cap=358. — Outils de corroyeurs trouvés à Pompéi.
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courbe dont la partie concave est tranchante, et qui devait avoir un manche à chaque extrémité ; le troisième est tranchant à la partie convexe et ressemble à l’instrument en usage chez les Égyptiens. ''Bullett. dell' Inst. archeol. di Roma'', 1875, p. 24. Des instruments du même genre ont été trouvés à Mayence. H. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Kunste bei Griechen und Römern'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, t. {{rom|i}}, fig. 29, f et g ; cf. p. 25$1-$267 et 279-281. À cause des odeurs que répandaient leurs établissements, les tanneurs étaient souvent obligés d’habiter des quartiers suburbains. Il en était ainsi à Athènes, à Pompéi, et probablement partout. Schol. d’Aristophane, ''Equit.'', 317, 853 ; ''Acharn.'', 720, 724. À Rome, ils habitaient la quatorzième région, le Transtévère, où étaient aussi établis les Juifs. Juvénal, Satir., xiv, 202 ; Martial, ''Epigr''., {{rom|vi}}, 93. De même, à Joppé, le corroyeur Simon habitait près de la mer. Act., {{rom|x}}, 6. Son métier était considéré par les Juifs comme une profession méprisable et presque impure. Voir J.-G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 185-190 ; A. Erman, ''Aegypten und ägyptisches Leben im Altertum'', {{in-8°}}, Tubingue (sans date), p. 598. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
<section begin="CORUS"/><nowiki/>
'''CORUS''' (grec : {{lang|grc|χῶρoς}}), vent du nord-ouest. Il est parlé de ce vent dans le récit de la navigation de saint Paul. Quand l’Apôtre eut convaincu l'équipage du navire qui le portait que Bonsports n'était pas un lieu propice à l’hivernage, le capitaine se hâta de gagner Phénice, port de Crète, abrité du ''libonotus'' et du ''corus''. Act., xxvii, 12. Le ''corus'' ou ''caurus'' est souvent mentionné dans les auteurs anciens comme un vent froid et violent, qui amène les tempêtes. Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|iii}}, 278 et 356 ; César, ''Bell. Gallic.'', {{rom|v}}, 7. Le mot x Si ?°^> employé par saint Luc, est la transcription du mot latin ; c’est le terme employé par les marins romains. Les Grecs appelaient ce vent ''argestés''. Aulu-Gelle, ''Noct. attic.'', {{rom|ii}}, 22 ; Pline, ''H. N.'', {{rom|ii}}, 119. Sénèque, ''Quest. natur.'', {{rom|v}}, 16, distingue cependant entre l’''argestès'' et le ''corus''. Le premier, dit-il, est doux, le second est violent. D’après Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, xviii, 338, c’est un vent très froid. Végèce, ''Epitome rei milit.'', {{rom-maj|IV}}, 38, le confond à tort avec le ''libonotus''. Voir {{sc|Libonotus}}. Dans la rose des huit vents d’Aristote, ''Meteorologica'', {{rom|ii}}, 6, et dans celle des douze vents de Timosthène, amiral de Ptolémée Philadelphe (Agathamère, I, {{rom|ii}}, 7, dans les ''Geographici minores'', édit. Didot, t. {{rom|ii}}, p. 473), l’''argestès'' ou ''corus'' équivaut à l’ouest-nord-ouest et au nord-ouest 1/4 ouest actuels. Dans la rose des vingt-quatre vents de Vitruve, ''Architectura'', {{rom-maj|I}}, {{rom|vi}}, 10, le ''caurus'' équivaut au nord-ouest, et le ''corus'' au nord-ouest 1/4 nord et nord-nord-ouest. P. Gosselin, ''Recherches sur la géographie systématique et positive des anciens'', {{in-4°}}, Paris, 1797-1813, t. {{rom|iv}}, p. 409, 410 et 416 ; Jules Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', in-16, Paris, 1887, p. 32, planche. — L’expression des Actes, {{lang|grc|κατὰ λίϐα καὶ κατὰ χῶρoν}}, a paru à certains commentateurs difficile à expliquer. Il semblerait que le port de Phénice, dit F. Blass, ''Acta Apostol.'', {{in-8°}}, Gœttingue, 1895, regarde l’occident, tandis qu’en réalité il regarde l’orient. T. Spratt, ''Travels and Researches in Crete'', {{in-8°}}, Londres, 1867, t. {{rom|ii}}, p. 18, pense que le sens est celui-ci : pour atteindre le port, les navigateurs doivent se diriger d’abord vers l’africus, c’est-à-dire vers le sud-ouest ; puis, après avoir passé le cap Lithinos ou Matala, vers le ''corus'' ou nord-ouest. D’après Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', p. 201-202, l’explication est plus simple : la proposition {{lang|grc|κατὰ}} a ici son sens ordinaire, elle veut dire au-dessous. Il faut donc traduire par : sous les vents du sud-ouest et du nord-ouest, c’est-à-dire abrité contre ces vents par les hauteurs environnantes. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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<section begin="CORVÉE"/><nowiki/>
'''CORVÉE''' (hébreu : mas, « tribut » et « prestation » ; Septante : {{lang|grc|ἕργον}} ; Vulgate : ''opera'' ; mais plus fréquemment les versions emploient les mots {{lang|grc|φόρος}}, ''tributum'' ; {{lang|grc|ὑπήϰοοιi}}, ''tributarii''), travail pénible imposé par l’autorité supérieure à ses sujets ou à des esclaves. C’est par corvée que s’exécutaient tous les grands travaux publics dans l’ancien Orient.
I. {{sc|La corvée en Egypte.}} — {{1o}} Pour les Égyptiens. — En Égypte, la construction des grandes pyramides, le creusement des canaux, la construction des palais, des murs des villes, etc., sont l'œuvre des gens de corvée. « Un ordre arrivait au gouverneur, qui le faisait crier de village en village ; le lendemain, toute la population mâle de la province était poussée, comme un troupeau, vers les
chantiers. Chacun prenait avec lui, dans un petit sac ou dans une corbeille, ses provisions pour quinze jours ou un mois, quelques galettes sèches, des oignons, des aulx, des fèves d’Égypte. Des enfants aux vieillards, tous partaient. Les plus habiles et les plus vigoureux soulèveraient, dresseraient et assembleraient les blocs de calcaire ou de granit ; les autres seraient toujours assez forts pour transporter au loin les déblais, dans ces couffes en joncs tressés que les bras arrondis soutiennent sur la tête. Toute cette multitude travaillait, sous la direction des architectes, des contremaîtres, des gens de métiers qui restaient, du commencement à la fin, attachés à l’entreprise ; elle faisait la partie de l’ouvrage qui ne demandait pas une éducation technique. Au bout d’un certain temps, de nouvelles escouades arrivaient, arrachées aux campagnes de quelque autre nome ; alors les premiers venus repartaient. » G. Perrot, ''Histoire de l’art'',
t. 1, p. 26, 27. Il y avait en Égypte des corvées régulières, assujettissant les habitants, à époques fixes, au service agricole dans les terres domaniales, Chabas, ''Mélanges égyptologiques'', 3{{e}} série, t. {{rom|ii}}, p. 131-137, au creusement et au curage des canaux, à la construction des digues. Les campagnards fournissaient en outre des corvées extraordinaires pour le transport des matériaux destinés à de nouveaux édifices, des statues colossales à mettre en<section end="CORVÉE"/><noinclude>
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Les Grecs se servaient de procédés semblables à ceux des Égyptiens. Ils trempaient la peau pour l’assouplir, retendaient sur un chevalet, la raclaient et achevaient
de la nettoyer dans un bain d’urine, où l’on avait mis tremper des feuilles de mûrier ou de bryone ; puis ils enlevaient le poil. Aristophane, ''Plutus'', v. 166 ; ''Equit.'', v. 369-373 ; Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxiii}}, 22 et 140. On faisait prendre ensuite au cuir un nouveau bain, eton le tannait. Cette opération consistait à faire macérer la peau dans une fosse entre deux couches de tan, d’alun ou de sel. Enfin on frappait le cuir avec des bâtons. Schol. d’Aristophane, Equit., 368.
Un atelier de corroyeur, découvert à Pompéi, en 1873, donne une idée des établissements de ce genre. ''Bullettino dell' Instituto archeolog. di Roma'', 1874, p. 271. On y voit les bassins dans lesquels se faisait le tannage. On a également trouvé dans la cour les outils servant à gratter (fig.358). L’un est une lame de bronze rectangulaire fixée à un manche de bois, le second est une lame
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courbe dont la partie concave est tranchante, et qui devait avoir un manche à chaque extrémité ; le troisième est tranchant à la partie convexe et ressemble à l’instrument en usage chez les Égyptiens. ''Bullett. dell' Inst. archeol. di Roma'', 1875, p. 24. Des instruments du même genre ont été trouvés à Mayence. H. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Kunste bei Griechen und Römern'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, t. {{rom|i}}, fig. 29, f et g ; cf. p. 257-267 et 279-281. À cause des odeurs que répandaient leurs établissements, les tanneurs étaient souvent obligés d’habiter des quartiers suburbains. Il en était ainsi à Athènes, à Pompéi, et probablement partout. Schol. d’Aristophane, ''Equit.'', 317, 853 ; ''Acharn.'', 720, 724. À Rome, ils habitaient la quatorzième région, le Transtévère, où étaient aussi établis les Juifs. Juvénal, Satir., xiv, 202 ; Martial, ''Epigr''., {{rom|vi}}, 93. De même, à Joppé, le corroyeur Simon habitait près de la mer. Act., {{rom|x}}, 6. Son métier était considéré par les Juifs comme une profession méprisable et presque impure. Voir J.-G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 185-190 ; A. Erman, ''Aegypten und ägyptisches Leben im Altertum'', {{in-8°}}, Tubingue (sans date), p. 598. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORUS''' (grec : {{lang|grc|χῶρoς}}), vent du nord-ouest. Il est parlé de ce vent dans le récit de la navigation de saint Paul. Quand l’Apôtre eut convaincu l'équipage du navire qui le portait que Bonsports n'était pas un lieu propice à l’hivernage, le capitaine se hâta de gagner Phénice, port de Crète, abrité du ''libonotus'' et du ''corus''. Act., xxvii, 12. Le ''corus'' ou ''caurus'' est souvent mentionné dans les auteurs anciens comme un vent froid et violent, qui amène les tempêtes. Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|iii}}, 278 et 356 ; César, ''Bell. Gallic.'', {{rom|v}}, 7. Le mot x Si ?°^> employé par saint Luc, est la transcription du mot latin ; c’est le terme employé par les marins romains. Les Grecs appelaient ce vent ''argestés''. Aulu-Gelle, ''Noct. attic.'', {{rom|ii}}, 22 ; Pline, ''H. N.'', {{rom|ii}}, 119. Sénèque, ''Quest. natur.'', {{rom|v}}, 16, distingue cependant entre l’''argestès'' et le ''corus''. Le premier, dit-il, est doux, le second est violent. D’après Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, xviii, 338, c’est un vent très froid. Végèce, ''Epitome rei milit.'', {{rom-maj|IV}}, 38, le confond à tort avec le ''libonotus''. Voir {{sc|Libonotus}}. Dans la rose des huit vents d’Aristote, ''Meteorologica'', {{rom|ii}}, 6, et dans celle des douze vents de Timosthène, amiral de Ptolémée Philadelphe (Agathamère, I, {{rom|ii}}, 7, dans les ''Geographici minores'', édit. Didot, t. {{rom|ii}}, p. 473), l’''argestès'' ou ''corus'' équivaut à l’ouest-nord-ouest et au nord-ouest 1/4 ouest actuels. Dans la rose des vingt-quatre vents de Vitruve, ''Architectura'', {{rom-maj|I}}, {{rom|vi}}, 10, le ''caurus'' équivaut au nord-ouest, et le ''corus'' au nord-ouest 1/4 nord et nord-nord-ouest. P. Gosselin, ''Recherches sur la géographie systématique et positive des anciens'', {{in-4°}}, Paris, 1797-1813, t. {{rom|iv}}, p. 409, 410 et 416 ; Jules Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', in-16, Paris, 1887, p. 32, planche. — L’expression des Actes, {{lang|grc|κατὰ λίϐα καὶ κατὰ χῶρoν}}, a paru à certains commentateurs difficile à expliquer. Il semblerait que le port de Phénice, dit F. Blass, ''Acta Apostol.'', {{in-8°}}, Gœttingue, 1895, regarde l’occident, tandis qu’en réalité il regarde l’orient. T. Spratt, ''Travels and Researches in Crete'', {{in-8°}}, Londres, 1867, t. {{rom|ii}}, p. 18, pense que le sens est celui-ci : pour atteindre le port, les navigateurs doivent se diriger d’abord vers l’africus, c’est-à-dire vers le sud-ouest ; puis, après avoir passé le cap Lithinos ou Matala, vers le ''corus'' ou nord-ouest. D’après Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', p. 201-202, l’explication est plus simple : la proposition {{lang|grc|κατὰ}} a ici son sens ordinaire, elle veut dire au-dessous. Il faut donc traduire par : sous les vents du sud-ouest et du nord-ouest, c’est-à-dire abrité contre ces vents par les hauteurs environnantes. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORVÉE''' (hébreu : mas, « tribut » et « prestation » ; Septante : {{lang|grc|ἕργον}} ; Vulgate : ''opera'' ; mais plus fréquemment les versions emploient les mots {{lang|grc|φόρος}}, ''tributum'' ; {{lang|grc|ὑπήϰοοιi}}, ''tributarii''), travail pénible imposé par l’autorité supérieure à ses sujets ou à des esclaves. C’est par corvée que s’exécutaient tous les grands travaux publics dans l’ancien Orient.
I. {{sc|La corvée en Egypte.}} — {{1o}} Pour les Égyptiens. — En Égypte, la construction des grandes pyramides, le creusement des canaux, la construction des palais, des murs des villes, etc., sont l'œuvre des gens de corvée. « Un ordre arrivait au gouverneur, qui le faisait crier de village en village ; le lendemain, toute la population mâle de la province était poussée, comme un troupeau, vers les
chantiers. Chacun prenait avec lui, dans un petit sac ou dans une corbeille, ses provisions pour quinze jours ou un mois, quelques galettes sèches, des oignons, des aulx, des fèves d’Égypte. Des enfants aux vieillards, tous partaient. Les plus habiles et les plus vigoureux soulèveraient, dresseraient et assembleraient les blocs de calcaire ou de granit ; les autres seraient toujours assez forts pour transporter au loin les déblais, dans ces couffes en joncs tressés que les bras arrondis soutiennent sur la tête. Toute cette multitude travaillait, sous la direction des architectes, des contremaîtres, des gens de métiers qui restaient, du commencement à la fin, attachés à l’entreprise ; elle faisait la partie de l’ouvrage qui ne demandait pas une éducation technique. Au bout d’un certain temps, de nouvelles escouades arrivaient, arrachées aux campagnes de quelque autre nome ; alors les premiers venus repartaient. » G. Perrot, ''Histoire de l’art'',
t. 1, p. 26, 27. Il y avait en Égypte des corvées régulières, assujettissant les habitants, à époques fixes, au service agricole dans les terres domaniales, Chabas, ''Mélanges égyptologiques'', 3{{e}} série, t. {{rom|ii}}, p. 131-137, au creusement et au curage des canaux, à la construction des digues. Les campagnards fournissaient en outre des corvées extraordinaires pour le transport des matériaux destinés à de nouveaux édifices, des statues colossales à mettre en<section end="CORVÉE"/><noinclude>
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Les Grecs se servaient de procédés semblables à ceux des Égyptiens. Ils trempaient la peau pour l’assouplir, retendaient sur un chevalet, la raclaient et achevaient
de la nettoyer dans un bain d’urine, où l’on avait mis tremper des feuilles de mûrier ou de bryone ; puis ils enlevaient le poil. Aristophane, ''Plutus'', v. 166 ; ''Equit.'', v. 369-373 ; Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxiii}}, 22 et 140. On faisait prendre ensuite au cuir un nouveau bain, eton le tannait. Cette opération consistait à faire macérer la peau dans une fosse entre deux couches de tan, d’alun ou de sel. Enfin on frappait le cuir avec des bâtons. Schol. d’Aristophane, Equit., 368.
Un atelier de corroyeur, découvert à Pompéi, en 1873, donne une idée des établissements de ce genre. ''Bullettino dell' Instituto archeolog. di Roma'', 1874, p. 271. On y voit les bassins dans lesquels se faisait le tannage. On a également trouvé dans la cour les outils servant à gratter (fig.358). L’un est une lame de bronze rectangulaire fixée à un manche de bois, le second est une lame
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courbe dont la partie concave est tranchante, et qui devait avoir un manche à chaque extrémité ; le troisième est tranchant à la partie convexe et ressemble à l’instrument en usage chez les Égyptiens. ''Bullett. dell' Inst. archeol. di Roma'', 1875, p. 24. Des instruments du même genre ont été trouvés à Mayence. H. Blümner, ''Technologie und Terminologie der Gewerbe und Kunste bei Griechen und Römern'', {{in-8°}}, Leipzig, 1875, t. {{rom|i}}, fig. 29, f et g ; cf. p. 257-267 et 279-281. À cause des odeurs que répandaient leurs établissements, les tanneurs étaient souvent obligés d’habiter des quartiers suburbains. Il en était ainsi à Athènes, à Pompéi, et probablement partout. Schol. d’Aristophane, ''Equit.'', 317, 853 ; ''Acharn.'', 720, 724. À Rome, ils habitaient la quatorzième région, le Transtévère, où étaient aussi établis les Juifs. Juvénal, Satir., xiv, 202 ; Martial, ''Epigr''., {{rom|vi}}, 93. De même, à Joppé, le corroyeur Simon habitait près de la mer. Act., {{rom|x}}, 6. Son métier était considéré par les Juifs comme une profession méprisable et presque impure. Voir J.-G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 185-190 ; A. Erman, ''Aegypten und ägyptisches Leben im Altertum'', {{in-8°}}, Tubingue (sans date), p. 598. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORUS''' (grec : {{lang|grc|χῶρoς}}), vent du nord-ouest. Il est parlé de ce vent dans le récit de la navigation de saint Paul. Quand l’Apôtre eut convaincu l'équipage du navire qui le portait que Bonsports n'était pas un lieu propice à l’hivernage, le capitaine se hâta de gagner Phénice, port de Crète, abrité du ''libonotus'' et du ''corus''. Act., xxvii, 12. Le ''corus'' ou ''caurus'' est souvent mentionné dans les auteurs anciens comme un vent froid et violent, qui amène les tempêtes. Virgile, ''{{abr|Georg.|Georgica (Géorgiques)}}'', {{rom|iii}}, 278 et 356 ; César, ''Bell. Gallic.'', {{rom|v}}, 7. Le mot {{lang|grc|χῶρoς}} employé par saint Luc, est la transcription du mot latin ; c’est le terme employé par les marins romains. Les Grecs appelaient ce vent ''argestés''. Aulu-Gelle, ''Noct. attic.'', {{rom|ii}}, 22 ; Pline, ''H. N.'', {{rom|ii}}, 119. Sénèque, ''Quest. natur.'', {{rom|v}}, 16, distingue cependant entre l’''argestès'' et le ''corus''. Le premier, dit-il, est doux, le second est violent. D’après Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, xviii, 338, c’est un vent très froid. Végèce, ''Epitome rei milit.'', {{rom-maj|IV}}, 38, le confond à tort avec le ''libonotus''. Voir {{sc|Libonotus}}. Dans la rose des huit vents d’Aristote, ''Meteorologica'', {{rom|ii}}, 6, et dans celle des douze vents de Timosthène, amiral de Ptolémée Philadelphe (Agathamère, I, {{rom|ii}}, 7, dans les ''Geographici minores'', édit. Didot, t. {{rom|ii}}, p. 473), l’''argestès'' ou ''corus'' équivaut à l’ouest-nord-ouest et au nord-ouest 1/4 ouest actuels. Dans la rose des vingt-quatre vents de Vitruve, ''Architectura'', {{rom-maj|I}}, {{rom|vi}}, 10, le ''caurus'' équivaut au nord-ouest, et le ''corus'' au nord-ouest 1/4 nord et nord-nord-ouest. P. Gosselin, ''Recherches sur la géographie systématique et positive des anciens'', {{in-4°}}, Paris, 1797-1813, t. {{rom|iv}}, p. 409, 410 et 416 ; Jules Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', in-16, Paris, 1887, p. 32, planche. — L’expression des Actes, {{lang|grc|κατὰ λίϐα καὶ κατὰ χῶρoν}}, a paru à certains commentateurs difficile à expliquer. Il semblerait que le port de Phénice, dit F. Blass, ''Acta Apostol.'', {{in-8°}}, Gœttingue, 1895, regarde l’occident, tandis qu’en réalité il regarde l’orient. T. Spratt, ''Travels and Researches in Crete'', {{in-8°}}, Londres, 1867, t. {{rom|ii}}, p. 18, pense que le sens est celui-ci : pour atteindre le port, les navigateurs doivent se diriger d’abord vers l’africus, c’est-à-dire vers le sud-ouest ; puis, après avoir passé le cap Lithinos ou Matala, vers le ''corus'' ou nord-ouest. D’après Vars, ''L’art nautique dans l’antiquité'', p. 201-202, l’explication est plus simple : la proposition {{lang|grc|κατὰ}} a ici son sens ordinaire, elle veut dire au-dessous. Il faut donc traduire par : sous les vents du sud-ouest et du nord-ouest, c’est-à-dire abrité contre ces vents par les hauteurs environnantes. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORVÉE''' (hébreu : ''mas'', « tribut » et « prestation » ; Septante : {{lang|grc|ἕργον}} ; Vulgate : ''opera'' ; mais plus fréquemment les versions emploient les mots {{lang|grc|φόρος}}, ''tributum'' ; {{lang|grc|ὑπήϰοοιi}}, ''tributarii''), travail pénible imposé par l’autorité supérieure à ses sujets ou à des esclaves. C’est par corvée que s’exécutaient tous les grands travaux publics dans l’ancien Orient.
I. {{sc|La corvée en Egypte.}} — {{1o}} Pour les Égyptiens. — En Égypte, la construction des grandes pyramides, le creusement des canaux, la construction des palais, des murs des villes, etc., sont l'œuvre des gens de corvée. « Un ordre arrivait au gouverneur, qui le faisait crier de village en village ; le lendemain, toute la population mâle de la province était poussée, comme un troupeau, vers les chantiers. Chacun prenait avec lui, dans un petit sac ou dans une corbeille, ses provisions pour quinze jours ou un mois, quelques galettes sèches, des oignons, des aulx, des fèves d’Égypte. Des enfants aux vieillards, tous partaient. Les plus habiles et les plus vigoureux soulèveraient, dresseraient et assembleraient les blocs de calcaire ou de granit ; les autres seraient toujours assez forts pour transporter au loin les déblais, dans ces couffes en joncs tressés que les bras arrondis soutiennent sur la tête. Toute cette multitude travaillait, sous la direction des architectes, des contremaîtres, des gens de métiers qui restaient, du commencement à la fin, attachés à l’entreprise ; elle faisait la partie de l’ouvrage qui ne demandait pas une éducation technique. Au bout d’un certain temps, de nouvelles escouades arrivaient, arrachées aux campagnes de quelque autre nome ; alors les premiers venus repartaient. » G. Perrot, ''Histoire de l’art'',
t. 1, p. 26, 27. Il y avait en Égypte des corvées régulières, assujettissant les habitants, à époques fixes, au service agricole dans les terres domaniales, Chabas, ''Mélanges égyptologiques'', 3{{e}} série, t. {{rom|ii}}, p. 131-137, au creusement et au curage des canaux, à la construction des digues. Les campagnards fournissaient en outre des corvées extraordinaires pour le transport des matériaux destinés à de nouveaux édifices, des statues colossales à mettre en<section end="CORVÉE"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/537
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1031|CORVÉE — COS|1032}}</noinclude>place, etc. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, . 1895, t. {{rom|i}}, p. 333-336.
2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Egypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''sârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir {{sc|Briques}}. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de
briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : m Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il
bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des
Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller
chercher sur les bords du Nil et des étangs le qaS, le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Egypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi
({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir {{sc|Corbeille}}. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. La corvée en Palestine. — {{1o}} Pour les peuples soumis aux Hébreux. — À leur sortie d’Egypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} Pour les Israélites. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir {{sc|Angarier}}, t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : Kw£) rdescendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' (Kûç, K6t*ç ; latin : ''Cous''), île de la mer Egée
(fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour
359. — Monnaie de Cos.
SEBAETOS. Tête d’Auguste, laurée, à droite. — fy KQIQN*
NIKArOPAS. Tête d’Esculape, laurée, ù droite.
annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23. — {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse,
à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1031|CORVÉE — COS|1032}}</noinclude>place, etc. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, . 1895, t. {{rom|i}}, p. 333-336.
2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Egypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''sârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir {{sc|Briques}}. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de
briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : m Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il
bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des
Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller
chercher sur les bords du Nil et des étangs le qaS, le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Egypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi
({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir {{sc|Corbeille}}. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. {{sc|La corvée en Palestine}}. — {{1o}} ''Pour les peuples soumis aux Hébreux.'' — À leur sortie d’Egypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} ''Pour les Israélites''. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir {{sc|Angarier}}, t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : Kw£) rdescendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' (Kûç, K6t*ç ; latin : ''Cous''), île de la mer Egée
(fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour
359. — Monnaie de Cos.
SEBAETOS. Tête d’Auguste, laurée, à droite. — fy KQIQN*
NIKArOPAS. Tête d’Esculape, laurée, ù droite.
annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23. — {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse,
à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<noinclude>
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2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Egypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''sârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir {{sc|Briques}}. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de
briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : m Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il
bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des
Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller
chercher sur les bords du Nil et des étangs le qaS, le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Egypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi
({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir {{sc|Corbeille}}. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. {{sc|La corvée en Palestine}}. — {{1o}} ''Pour les peuples soumis aux Hébreux.'' — À leur sortie d’Egypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} ''Pour les Israélites''. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir {{sc|Angarier}}, t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : Kw£) rdescendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' (Kûç, K6t*ç ; latin : ''Cous''), île de la mer Egée
(fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour
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annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23. — {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse,
à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1031|CORVÉE — COS|1032}}</noinclude>place, etc. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, . 1895, t. {{rom|i}}, p. 333-336.
2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Égypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''ṡârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir {{sc|Briques}}. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de
briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : « Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il
bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des
Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller
chercher sur les bords du Nil et des étangs le ''qaš'', le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Égypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi
({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir {{sc|Corbeille}}. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. {{sc|La corvée en Palestine}}. — {{1o}} ''Pour les peuples soumis aux Hébreux.'' — À leur sortie d’Égypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} ''Pour les Israélites''. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir {{sc|Angarier}}, t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="COS"/><nowiki/>
'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : {{lang|grc|Kωέ}}), descendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' ({{lang|grc|Kῶς, Kόως}} ; latin : ''Cous''), île de la mer Égée (fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23.
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=359. — Monnaie de Cos.<br />SEBAETOS. Tête d’Auguste, laurée, à droite. — R° KQIQN*NIKArOPAS. Tête d’Esculape, laurée, à droite.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
— {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse, à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<section end="COS"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1031|CORVÉE — COS|1032}}</noinclude>place, etc. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 333-336.
2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Égypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''ṡârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir {{sc|Briques}}. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de
briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : « Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il
bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des
Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller
chercher sur les bords du Nil et des étangs le ''qaš'', le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Égypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi
({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir {{sc|Corbeille}}. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. {{sc|La corvée en Palestine}}. — {{1o}} ''Pour les peuples soumis aux Hébreux.'' — À leur sortie d’Égypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} ''Pour les Israélites''. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir {{sc|Angarier}}, t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : {{lang|grc|Kωέ}}), descendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' ({{lang|grc|Kῶς, Kόως}} ; latin : ''Cous''), île de la mer Égée (fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23.
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|cap=359. — Monnaie de Cos.<br />SEBAETOS. Tête d’Auguste, laurée, à droite. — R° KQIQN*NIKArOPAS. Tête d’Esculape, laurée, à droite.
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— {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse, à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<section end="COS"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1031|CORVÉE — COS|1032}}</noinclude>place, etc. Maspero, ''Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique'', Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 333-336.
2. ''Pour les Hébreux''. — Sous le roi Ramsès {{rom-maj|II}}, les
Hébreux connurent la corvée égyptienne dans ce qu’elle a de plus dur. Exod., {{rom|i}}, 10-14 ; {{rom|v}}, 4-19. La persécution était savamment calculée pour les faire périr en plus grand nombre possible ; car le roi d’Égypte les redoutait à cause de leur grande multitude. Ce prince les fit donc rassembler pour construire d’immenses arsenaux à Pithom et à Ramsès. Il les confia à ces ''ṡârê missim'', « chefs des
corvées, » qu’on voit si souvent représentés, le bâton à la main, dans les peintures égyptiennes. Voir t. {{rom|i}}, fig. 457, 458, col. 1499, 1501, et la planche coloriée, col. 1932. Les Hébreux eurent à exécuter de a durs travaux d’argile et de briques ». Exod., {{rom|i}}, 14. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Briques|{{sc|Briques}}]]. On a retrouvé les ruines de ces magasins construits par les Hébreux. Ils ont de huit à dix pieds d'épaisseur, et les couches de briques sont séparées par du mortier. Les remparts de Pithom ont plus de vingt-deux pieds d'épaisseur. D’autre part, pour mettre les constructions à l’abri des inondations du Nil, surtout quand il s’agissait d’arsenaux ou de magasins, on commençait par établir un solide soubassement dont le pourtour était en briques et dont l’intérieur se comblait avec des matériaux divers. Ces constructions exigeaient un nombre incalculable de briques, et le labeur était grand. Le Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, 6, 1, nous a conservé la plainte des gens de corvée : « Je te dis jusqu'à quel point le bâtisseur de murs extérieurs, la maladie le goûte. En effet, il est dehors, au vent. S’il bâtit à couvert, son sac d’outils est dans les parterres de la maison, hors de son atteinte. Ses deux bras s’usent complètement. Un mélange de toute espèce d’ordures, c’est ce qu’il mange, le pain de ses doigts ; il se lave en une seule saison. » Ramsès comptait que la plupart des Hébreux, n’ayant point l’habitude de ces durs travaux, succomberaient à la peine. Ce fut le contraire qui arriva. Exod., {{rom|v}}, 5. Aussi commanda-t-il aux surveillants de se montrer plus exigeants. On cessa de fournir aux travailleurs la paille hachée qu’ils pétrissaient avec l’argile pour la confection des briques. Ils durent eux-mêmes aller chercher sur les bords du Nil et des étangs le ''qaš'', le jonc destiné à remplacer la paille, et malgré ce surcroît de labeur, la quantité de briques qu’ils avaient à fournir ne fut nullement diminuée. L’assujettissement à ces corvées dura pour les Hébreux jusqu'à leur sortie d’Égypte. En parlant de la délivrance d’Israël, le Psaume lxxxi ({{rom|lxxx}}), 7, 8, s’exprime ainsi :
<small><poem>J’ai ôté le fardeau de son épaule,
Ses mains ont quitté la corbeille.
Dans la détresse tu as appelé, je t’ai sauvé.</poem></small>
La corbeille mentionnée ici servait à porter l’argile. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Corbeille|{{sc|Corbeille}}]]. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|ii}}, p. 251-277.
II. {{sc|La corvée en Palestine}}. — {{1o}} ''Pour les peuples soumis aux Hébreux.'' — À leur sortie d’Égypte, les Hébreux avaient été suivis par une multitude mélangée qui les accompagna dans le désert. Exod., {{rom|xii}}, 38. Ces étrangers murmurèrent en route, de concert avec les
enfants d’Israël, Num., {{rom|xi}}, 4, et soit à cause de leur conduite, soit à raison de leur origine, furent astreints à des travaux de corvée, à couper le bois et porter l’eau. Deut., xxix, 11. — Moïse avait réglé que, quand on ferait la guerre, on laisserait la vie sauve aux habitants des villes qui se soumettraient, mais que ceux-ci deviendraient gens de corvée. Deut., {{rom|xx}}, 11. Cette loi fut successivement appliquée aux Gabaonites, Jos., {{rom|ix}}, 23 ; aux habitants de Gazer, Jos., {{rom|xvi}}, 10, et en général à tous les Chananéens qu'épargna l’extermination. Jos., {{rom|xvii}}, 13 ; Jud., {{rom|i}}, 28, 30,
33, 35. Salomon remit en vigueur les anciennes corvées pour les descendants de ces Chananéens. III Reg., {{rom|ix}}, 21 ; II Par., {{rom|viii}}, 8.
{{2o}} ''Pour les Israélites''. — Jacob mourant avait fait cette prédiction au sujet d’Issachar, Gen., {{rom|xlix}}, 15 :
<small><poem>Il voit que le repos est doux
Et que le pays est agréable ;
Il incline son épaule sous les fardeaux
Et devient sujet à la corvée.</poem></small>
À cause de son indolence ou par amour du gain, cette tribu devait subir un jour la honte de la corvée. — Dans les Proverbes, {{rom|xii}}, 24, se lit une remarque analogue :
<small><poem>À la main courageuse le commandement ;
A l’indolente, la corvée.</poem></small>
C’est sous Salomon que les Israélites sentirent le plus durement le poids de la corvée. Ce prince, pour mener à terme les grandes constructions qu’il avait entreprises, ne pouvait se passer d’une multitude de bras. Pour se procurer le grand nombre d’ouvriers nécessaires, il employa le procédé en vigueur chez ses voisins, la corvée. Sans doute les travaux les plus pénibles furent réservés
aux descendants des anciens Chananéens, III Reg., {{rom|v}}, 15 ;
ix, 20, 21 ; II Par., {{rom|ii}}, 17, 18, et les Israélites ne furent
pas traités en esclaves. Ils eurent néanmoins à fournir une énorme contribution aux entreprises de Salomon. C’est ce qui leur fit dire plus tard à Roboam : « Ton père a fait peser sur nous un joug très dur, » et ce qui permit à ce dernier de répondre : « Mon père vous a frappés
avec les fouets. » III Reg., {{rom|xii}}, 4, 11. La Bible a conservé
le nom du « chef de corvées » de cette époque : Aduram ou Adoniram, qui exerça cette fonction sous David, II Reg., {{rom|xx}}, 24 ; sous Salomon, III Reg., {{rom|iv}}, 6 ; {{rom|v}}, 14, et : au commencement de Roboam. III Reg., {{rom|xii}}, 18 ; II Par., x, 18. Son impopularité devint telle, que le peuple le lapida. II Par., {{rom|x}}, 18.
{{3o}} Pendant la captivité. — Jérémie, Lam., {{rom|i}}, 1, déplore
que Jérusalem soit alors soumise à la corvée. Isaïe, xxxi, 8, avait prédit le même sort à Assur. Assuérus (Xerxès {{Ier}}) assujettit à la corvée les pays méditerranéens. Esth., {{rom|x}}, 1. — Sur la réquisition à l'époque évangélique, voir [[Dictionnaire de la Bible/Angarier|{{sc|Angarier}}]], t. {{rom|i}}, col. 575. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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'''1. COS''' (hébreu : ''Qôs'', « épine ; » Septante : {{lang|grc|Kωέ}}), descendant de Juda, père d’Anob et de Soboba. I Par., iv, 8.
'''2. COS''' ({{lang|grc|Kῶς, Kόως}} ; latin : ''Cous''), île de la mer Égée (fig. 359). Cette île est mentionnée deux fois dans l'Écriture. — {{1o}} La lettre que le consul Lucius écrivit pour annoncer au nom des Romains que ceux-ci avaient fait alliance avec le grand prêtre Simon et avec les Juifs fut envoyée, entre autres, aux habitants de Cos. I Mach., xv, 23.
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|cap=359. — Monnaie de Cos.<br />SEBAETOS. Tête d’Auguste, laurée, à droite. — R° KQIQN*NIKArOPAS. Tête d’Esculape, laurée, à droite.
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— {{2o}} Dans son dernier voyage à Jérusalem, saint Paul, après avoir fait ses adieux aux anciens d'Éphèse, à Milet, fit escale à Cos. Le navire qui le portait séjourna pendant une nuit dans le port, et le lendemain repartit pour Rhodes. Act., {{rom|xxi}}, 1.
I. {{sc|Description}}. — L'île de Cos est située à l’entrée du golfe qui s'étend entre la presqu'île d’Halicarnasse et celle de Cnide. Un étroit passage semé d'écueils la sépare d’Halicarnasse. Elle a 40 kilomètres de long sur 7 à 8 de<section end="COS"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/545
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1047|COSMOGONIE MOSAÏQUE|1048}}</noinclude>du siècle dernier, mentionner son apparition longtemps après celle de la lumière.
{{2e}} jour. — Le premier jour, en y joignant l’époque qui précéda l’apparition de la lumière, dut être d’une immense durée. On peut considérer cette époque comme
s'étendant de la création même des éléments de la matière à l’instant où l’écorce terrestre commença à se former. Elle comprend donc tout le temps pendant lequel
la terre resta à l'état gazeux. Quant au second jour, il s'étendra de la formation de l'écorce solide à l’émersion des continents, et comprendra non seulement l'âge
azoïque des géologues, mais encore tout au moins la période cambrienne, la première des temps géologiques ; car il y a tout lieu de croire que les continents n’existaient point encore à cette époque. Du moins les règnes animal et végétal ne nous ont-ils livré jusqu’ici aucun fossile nettement terrestre qui date de ces temps reculés.
{{Img float-p
|file=A guide to the fossil mammals and birds in the Department of Geology and Palæontology in the British Museum (Natural History) (1896) (14775423273).jpg
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|cap=376. — Mastodonte.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
On peut même, ce semble, en dire autant de la première partie de la période silurienne.
Quoi qu’il en soit, le second jour, nous dit la Bible, les eaux qui étaient en haut se séparèrent de celles qui étaient en bas. Qu’est-ce que cela veut dire, sinon que l’eau maintenue jusque-là à l’état de vapeur par la chaleur intense qui se dégageait du globe non encore solidifié se condensa alors en partie ? En cela rien que de conforme aux données de la science. En même temps que l’écorce terrestre s’épaissit et se refroidit, la vapeur d’eau doit évidemment se condenser, et en se condensant former autour du globe une masse liquide continue ; car s’il y a çà et là des inégalités du sol comme on en rencontre sur les laves volcaniques refroidies, il n’y a point encore d’aspérités qui puissent mériter le nom de montagnes. Toutefois la température est toujours assez élevée pour qu’une partie des vapeurs reste encore pour longtemps à l’état de nuages dans les hauteurs des cieux. C’est vraiment la séparation des eaux d’avec les eaux dont parle l’écrivain sacré ; c’est la formation de l’atmosphère ou du firmament, pour nous servir de l’expression consacrée par la Vulgate. — Cependant les eaux se refroidissent peu à peu et permettent à la vie de se développer au fond des mers sous les formes les plus humbles. C’est le commencement de l’époque primaire.
Si la Bible ne nous dit rien de ces premiers êtres, c’est qu’ensevelis au fond des eaux ils ont joué dans l’histoire du globe un rôle qui peut intéresser la science, mais non p le commun des hommes.
''3° jour''. — Jusqu’ici les eaux couvraient la face entière de la terre encore dépourvue de ride sensible. Mais voilà que les montagnes et les plateaux vont surgir et permettre à la vie, jusque-là reléguée au fond des mers, de se développer sur la terre ferme. L’écorce terrestre s’est épaissie. Pour continuer de reposer sur le noyau liquide, qui a diminué de volume, elle se plisse, et ces
plissements forment les montagnes. C’est l’apparition des continents, qui inaugure la troisième partie de l’œuvre créatrice. Sur ces terres fraîchement émergées se développe à la faveur de l’humidité, de la chaleur et d’une atmosphère toujours saturée de carbone et de vapeur d’eau, la luxuriante végétation qui caractérise la période carbonifère. Ici donc encore rien que de rationnel et de conforme aux enseignements de la science. Le trait dominant de l'époque primaire, comme celui du troisième jour génésiaque, c’est, après la formation des continents, le développement de la végétation, qui jamais à aucune autre époque n’a atteint une pareille exubérance. Si vraiment l’écrivain sacré s’est proposé de saisir la caractéristique de chacun des jours de la création, de noter en deux mots ce qui eût frappé par-dessus tout le spectateur qui eût assisté à la lente formation du monde, c’est bien des plantes et des plantes seules qu’il devait nous entretenir après avoir signalé l'émersion des premiers continents. Sans doute la vie végétale n’existait pas seule à cette époque. Des animaux d’un ordre inférieur, des mollusques, des crustacés, quelques vertébrés même de la classe des poissons, vivaient concurremment ; mais, ensevelie au fond des eaux, ces êtres passaient en quelque sorte inaperçus au milieu de l’abondante végétation houillère. C’est donc à tort que certains exégètes ont invoqué ce silence de l’auteur inspiré pour se refuser à identifier la période carbonifère avec le troisième jour de la création. Leur objection aurait peut-être quelque valeur, si Moïse attribuait à une autre époque l’apparition des poissons ; mais il ne le fait pas. Il n’en fait pas même mention au cinquième jour. Les animaux aquatiques qu’il signale à cette date ne sont pas des poissons, mais des monstres marins et des reptiles aux formes grandioses et bizarres. Nouvelle preuve que l'écrivain inspiré se contente de signaler à chaque époque ce qui en constitue<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1047|COSMOGONIE MOSAÏQUE|1048}}</noinclude>du siècle dernier, mentionner son apparition longtemps après celle de la lumière.
''{{2e}} jour. — Le premier jour'', en y joignant l’époque qui précéda l’apparition de la lumière, dut être d’une immense durée. On peut considérer cette époque comme
s'étendant de la création même des éléments de la matière à l’instant où l’écorce terrestre commença à se former. Elle comprend donc tout le temps pendant lequel
la terre resta à l'état gazeux. Quant au second jour, il s'étendra de la formation de l'écorce solide à l’émersion des continents, et comprendra non seulement l'âge
azoïque des géologues, mais encore tout au moins la période cambrienne, la première des temps géologiques ; car il y a tout lieu de croire que les continents n’existaient point encore à cette époque. Du moins les règnes animal et végétal ne nous ont-ils livré jusqu’ici aucun fossile nettement terrestre qui date de ces temps reculés.
{{Img float-p
|file=A guide to the fossil mammals and birds in the Department of Geology and Palæontology in the British Museum (Natural History) (1896) (14775423273).jpg
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|cap=376. — Mastodonte.
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On peut même, ce semble, en dire autant de la première partie de la période silurienne.
Quoi qu’il en soit, le second jour, nous dit la Bible, les eaux qui étaient en haut se séparèrent de celles qui étaient en bas. Qu’est-ce que cela veut dire, sinon que l’eau maintenue jusque-là à l’état de vapeur par la chaleur intense qui se dégageait du globe non encore solidifié se condensa alors en partie ? En cela rien que de conforme aux données de la science. En même temps que l’écorce terrestre s’épaissit et se refroidit, la vapeur d’eau doit évidemment se condenser, et en se condensant former autour du globe une masse liquide continue ; car s’il y a çà et là des inégalités du sol comme on en rencontre sur les laves volcaniques refroidies, il n’y a point encore d’aspérités qui puissent mériter le nom de montagnes. Toutefois la température est toujours assez élevée pour qu’une partie des vapeurs reste encore pour longtemps à l’état de nuages dans les hauteurs des cieux. C’est vraiment la séparation des eaux d’avec les eaux dont parle l’écrivain sacré ; c’est la formation de l’atmosphère ou du firmament, pour nous servir de l’expression consacrée par la Vulgate. — Cependant les eaux se refroidissent peu à peu et permettent à la vie de se développer au fond des mers sous les formes les plus humbles. C’est le commencement de l’époque primaire.
Si la Bible ne nous dit rien de ces premiers êtres, c’est qu’ensevelis au fond des eaux ils ont joué dans l’histoire du globe un rôle qui peut intéresser la science, mais non p le commun des hommes.
''3° jour''. — Jusqu’ici les eaux couvraient la face entière de la terre encore dépourvue de ride sensible. Mais voilà que les montagnes et les plateaux vont surgir et permettre à la vie, jusque-là reléguée au fond des mers, de se développer sur la terre ferme. L’écorce terrestre s’est épaissie. Pour continuer de reposer sur le noyau liquide, qui a diminué de volume, elle se plisse, et ces plissements forment les montagnes. C’est l’apparition des continents, qui inaugure la troisième partie de l’œuvre créatrice. Sur ces terres fraîchement émergées se développe à la faveur de l’humidité, de la chaleur et d’une atmosphère toujours saturée de carbone et de vapeur d’eau, la luxuriante végétation qui caractérise la période carbonifère. Ici donc encore rien que de rationnel et de conforme aux enseignements de la science. Le trait dominant de l'époque primaire, comme celui du troisième jour génésiaque, c’est, après la formation des continents, le développement de la végétation, qui jamais à aucune autre époque n’a atteint une pareille exubérance. Si vraiment l’écrivain sacré s’est proposé de saisir la caractéristique de chacun des jours de la création, de noter en deux mots ce qui eût frappé par-dessus tout le spectateur qui eût assisté à la lente formation du monde, c’est bien des plantes et des plantes seules qu’il devait nous entretenir après avoir signalé l'émersion des premiers continents. Sans doute la vie végétale n’existait pas seule à cette époque. Des animaux d’un ordre inférieur, des mollusques, des crustacés, quelques vertébrés même de la classe des poissons, vivaient concurremment ; mais, ensevelie au fond des eaux, ces êtres passaient en quelque sorte inaperçus au milieu de l’abondante végétation houillère. C’est donc à tort que certains exégètes ont invoqué ce silence de l’auteur inspiré pour se refuser à identifier la période carbonifère avec le troisième jour de la création. Leur objection aurait peut-être quelque valeur, si Moïse attribuait à une autre époque l’apparition des poissons ; mais il ne le fait pas. Il n’en fait pas même mention au cinquième jour. Les animaux aquatiques qu’il signale à cette date ne sont pas des poissons, mais des monstres marins et des reptiles aux formes grandioses et bizarres. Nouvelle preuve que l'écrivain inspiré se contente de signaler à chaque époque ce qui en constitue<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1051|COSMOGONIE MOSAÏQUE|1052}}</noinclude>et a de si faibles titres à être mise sur le même pied que les grandes époques géologiques, que les savants anglais en ont fait une simple annexe de la période pliocène, la dernière des temps tertiaires, et l’ont appelée pour ce motif postpliocène.
L’accord si remarquable que nous venons de constater entre la cosmogonie biblique et l’enseignement de la science a frappé, nous l’avons déjà dit, beaucoup de savants. La suite chronologique des événements est exactement la même de part et d’autre, observe un Allemand, Pfaff, dans sa ''Schöpfungsgeschichte'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Leipzig, 1877, p. 741. « Le chaos primitif ; la terre couverte d’abord par les eaux, émergeant ensuite ; la formation du règne inorganique suivie du règne végétal, puis du règne animal, qui a pour premiers représentants
les animaux vivant dans l’eau, et après eux les animaux terrestres ; l’homme apparaissant le dernier de tous : telle est bien la véritable succession des êtres ; telles sont bien les diverses périodes de l’histoire de la création, périodes désignées sous le nom de jours. » En face d’un pareil accord on est tenté de s'écrier avec Ampère : « Ou
Moïse avait dans les sciences une instruction aussi profonde que celle de notre siècle, ou il était inspiré. »
Le tableau ci-dessous résume ce que nous venons de dire sur la manière dont nous comprenons l’identification des deux cosmogonies scientifique et biblique :
traduit de la sorte, a un sens plus large encore. Nous en
trouvons la preuve dans la Bible elle-même, qui l’emploie souvent dans un sens figuré. Voir notamment Gen.,
il, 4 ; Exod., {{rom|x}}, 6 ; Lev., {{rom|vii}}, 35 ; Num., {{rom|vii}}, 10 ; Deut.,
IX, 24. On se demande du reste pourquoi les trois premiers jours eussent été des jours de vingt-quatre heures.
C’est, en effet, le soleil qui règle la durée dé nos jours
ordinaires ; or, d’après l’interprétation commune, il n’existait point encore à cette époque. Mais si ces premiers jours
n'étaient pas de vingt-quatre heures, pourquoi les suivants le seraient-ils ?
Il est d’usage d’invoquer la tradition à rencontre du système concordiste. Les Pères et les docteurs de l'Église ont toujours, nous dit-on, pris le mot jour de la Genèse dans son sens littéral. Nous répondrons qu’il y a à cette règle de nombreuses et imposantes exceptions. Saint Augustin, saint Thomas et bien d’autres sont du nombre. Voir Vigouroux, ''La cosmogonie mosaïque d’après les Pères de l'Église'', dans les ''Mélanges bibliques'', 2{{e}} édit., 1889, p. 95-101 ; Motais, ''Origines du monde d’après la tradition'', 1888. Nous pouvons ajouter que si la tradition chrétienne est divisée à cet égard, la tradition païenne ne l’est guère. Les Phéniciens, les Perses, les Hindous, les Chaldéens, les Étrusques, etc., ont cru à la division
de la création en périodes et généralement en six périodes de longue durée. N’est-ce pas nous dire qu’il faut entendre
CONCORDANCE DES DEUX COSMOGONIES
1° SCIENTIFIQUE
ÉPOQUES
Cosmique.
Azoïque..
Primaire..
Secondaire..
Tertiaire. …
Quaternaire..
PERIODES
Id.
Id.
i :
cambrienne.
silurienne
dévonienne.
carbonifère.
permienne..
triasique…
jurassique..
crétacée…
éocène…
miocène…
pliocène…
postpliocène.
inférieure.
supérieure.
2° BIBLIQUE
Premier jour..
Deuxième jour.
Troisième jour.
Quatrième jour.
Cinquième jour
Sixième jour..
)
CARACTÈRES COMMUNS
| Création de la matière à l'état gazeux.
} Apparition de la lumière.
j Transformation d’une partie des va
> peurs en eaux qui entourent la terre
) entière ; formation de l’atmosphère.
I Émersion des continents.
| Règne des plantes.
| Apparition des astres.
i Règne des monstres marins, des reptiles aquatiques et des oiseaux.
Règne des animaux terrestres.
Création de l’homme.
V. {{sc|Systèmes concordiste, restitutionniste et idéaliste}}. — 1° Système concordiste. — L’opinion qui voit dans le premier chapitre de la Genèse une page d’histoire et cherche à la mettre d’accord avec les données scientifiques, comme nous venons de le faire, a reçu le nom de système concordiste ou de système des jours-périodes. Ce dernier nom lui vient de ce que, dans les jours de la Genèse, elle voit non des jours ordinaires, mais des périodes ou des époques d’une durée indéterminée.
Que le mot jour puisse être compris de la sorte, il n’est guère permis d’en douter. Même en français, ce mot est pris parfois dans le sens métaphorique avec une signification analogue ; mais le mot hébreu dv, yôm, qu’on
dans le même sens le mot équivoque employé par l’auteur de la Genèse ? On peut croire que Moïse a employé à dessein un mot qui signifiât à la fois jour de vingt-quatre heures et longue période. En tout cas, il n’est pas douteux qu’il se soit proposé de faire de cette semaine
divine le symbole et le type de la semaine ordinaire, qui, elle, est véritablement composée de jours de vingt-quatre heures. On comprend donc qu’il ait employé de préférence un mot qui ait les deux sens, lors même qu’il en aurait eu à sa disposition un autre plus précis : ce qui
est plus que douteux. Pour toutes ces raisons que nous ne pouvons qu’indiquer, il est évidemment loisible aux exégètes de voir dans les jours de la Genèse des périodes d’une longue durée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1105|CRÉATION — CRÈCHE|1106}}</noinclude>{{tiret2|tou|jours}} un acte de la puissance divine. Le second livre des Machabées a reproduit sans doute le sens reçu du premier verset de la Genèse ; or il a affirmé très certainement le dogme de la création ex nihilo, lorsqu’il a mis ces paroles dans la bouche de la mère des sept frères martyrisés par Antiochus : « Je vous conjure, mon fils, de regarder le ciel et la terre et toutes les choses qui y sont renfermées, et de bien comprendre que Dieu les a faits de rien, aussi bien que la race des hommes. » II Mach., vii, 28. — D’ailleurs ce dogme est supposé par plusieurs autres enseignements de la Bible. — 2. La Genèse, {{rom|i}}, 1, dit que Dieu créa le ciel et la terre au commencement, c’est-à-dire, suivant le sens obvie et littéral, au commencement des choses. Or, si cette création fut le commencement des choses, c’est que Dieu seul existait auparavant, et que toutes les créatures ont été tirées par lui du néant. L'Écriture nous laisse entendre la même vérité, lorsqu’elle enseigne que Dieu et sa sagesse existaient avant aucune créature, Prov., {{rom|viii}}, 22-28 ; Ps. {{rom|lxxxix}}, 2 ; Joa., {{rom|xvii}}, 5, 24 ; Ephes., {{rom|i}}, 4, ou lorsqu’elle déclare que l'éternité n’appartient qu'à lui. Rom., {{rom|xvi}}, 26 ; I Tim., {{rom|i}}, 17 ; I Tim., {{rom|vi}}, 16. — 3. Ce dogme est aussi la conséquence de l’universalité de la création, qui nous a été affirmée plus haut dans les textes qui proclament que toutes les créatures sans exception ont Dieu pour auteur ; car si Dieu n’avait point tiré les créatures du néant, mais qu’il les eût formées d’une matière préexistante, cette matière antérieure à la création n’aurait pas été produite par Dieu. — Cette observation a précisément fourni une objection contre nous. On lit au livre de la Sagesse, {{rom|xi}}, 18, que la main toute-puissante de Dieu a créé le monde de la manière informe, {{lang|grc|κτίσασα τὸν κόσμον ἐξ ἀμόρφου ὔλης}} . Certains auteurs en concluent que le rédacteur de ce passage admettait l'éternité de la matière. Mais il est clair que le livre de la Sagesse fait ici allusion à la matière informe dont parle le second verset de la Genèse, et que c’est la transformation de cette matière en diverses espèces de créatures énumérées dans le récit de l'œuvre des six jours qu’il appelle création, {{lang|grc|κτίσασα}}. Cette seconde œuvre du Créateur n'était pas la première création ex nihilo. Aussi quand nous disons avec l'Écriture que toutes les créatures ont été tirées du néant, n’est-ce pas de cette œuvre subséquente qu’il s’agit. Nous ne mettons en cause que la première production dont parle le premier verset de la Genèse, et dont le passage de la Sagesse qu’on nous objecte ne s’occupe pas. {{d|Auteur:Alfred_Vacant|A. Vacant.|3|sc}}
'''CREATURE'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Création|{{sc|Création}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Cosmogonie|{{sc|Cosmogonie}}]].
<section begin="CRÉCERELLE"/><nowiki/>
'''CRÉCERELLE''' (hébreu : ''néṣ''; Septante : {{lang|grc|ἱέραξ}} ; Vulgate : ''accipiter''), oiseau de proie (fig. 402), appartenant
au genre faucon, de la grosseur d’un pigeon, avec des ailes longues, la tête et la queue de couleur cendrée, le dos roux tacheté de noir, le ventre blanc tacheté de roux, habitant les crevasses et les vieilles murailles, et se nourrissant de petits oiseaux, de mulots, d’insectes, etc. On l’appelle aussi émouchet ou épervier des alouettes. — Le
mot nés désigne certainement en hébreu les différentes espèces du genre faucon, faucon proprement dit, épervier et crécerelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Faucon|{{sc|Faucon}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Épervier|{{sc|Épervier}}]]. La Sainte Écriture nomme le nés « selon son espèce », c’est-à-dire avec toutes les espèces qui composent le genre, pour défendre de s’en servir dans l’alimentation. Lev., {{rom|xi}}, 16 ; Deut., {{rom|xiv}}, 15. Job, {{rom|xxxix}}, 26, parle du nés comme d’un oiseau migrateur :
<small><poem>Est-ce par ta sagesse que le nés s’envole
Et qu’il déploie ses ailes vers le midi ?</poem></small>
La crécerelle, ''tinnunculus alaudarius'', est ainsi nommée à cause de son cri strident qui consiste en une seule note répétée plusieurs fois de suite. Elle est très commune en Europe, et ne se rencontre pas moins abondamment en Palestine.
{{Img float-p |file=Birds beneficial to agriculture (8404529561).jpg |align=right |width=150px |padt=25px |padb=12px |cap=402. — La crécerelle. |capalign=center |style=font-size : 12px ;}}
On signale sa présence dans tout le pays, aussi bien sur la côte de la mer que dans la vallée du Jourdain, dans les gorges désolées de la mer
Morte que dans les édifices d’Hébron et de Jérusalem. Cet oiseau vit par troupes. Il niche habituellement dans les anfractuosités des cavernes, parfois en compagnie du vautour, d’autres fois dans une sorte d’intimité avec la corneille. C’est du reste le seul oiseau que l’aigle semble
souffrir dans son voisinage. La crécerelle est capable de planer plusieurs minutes la tête tournée au vent ; de là sans doute son nom en
hébreu, ''néṣ'', de ''nâṣaṣ'', « briller. » Elle se tient d’ordinaire à une assez faible hauteur, de huit à quinze mètres du sol. De là elle surveille un espace d’une certaine étendue au-dessous d’elle, guette les mulots de ses yeux perçants, fond sur eux et les saisit avec ses griffes. — Outre la crécerelle ordinaire, il s’en rencontre en Palestine une autre espèce plus petite, le ''tinnunculus cenchris'', qui est remarquable par la coloration et l'élégance de son plumage, et ne réside dans le pays qu’au printemps et en été. Cette crécerelle se nourrit exclusivement d’insectes et habite, en colonies nombreuses, sur les monuments élevés ou sur les rochers qui dominent les hautes collines, comme à Nazareth. Elle diffère du ''tinnunculus alaudarius'' surtout par ses griffes, qui sont blanches, tandis que celles de l’autre espèce sont noires. Ce que Job dit du nés, qui émigré vers le midi, s’applique particulièrement bien à la crécerelle de l’espèce ''cenchris''. Cf. Tristram, ''The natural history of the Bible'', Londres, 1889, p. 189 ; Wood, ''Bible animals'', Londres, 1884, p. 360. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section end="CRÉCERELLE"/>
<section begin="CRÈCHE"/><nowiki/>
'''CRÈCHE''' (hébreu : ''ʾurvâh'', uryâh'', et, par transposition de lettres, le pluriel ''ʾâvrôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|φάτνη}}) ; Vulgate : ''præsepe'', ''præsepium''). La crèche est, à proprement parler, la mangeoire dans laquelle les animaux domestiques trouvent leur nourriture. Ce sens vient au mot hébreu du radical ''ʾârâh'', « saisir » pour manger.
1. {{sc|Les crèches en général}}. — 1° Aucun texte biblique ne présente ''ʾurvâh'' avec son acception primitive. Par extension, on appelait de ce nom l'étable elle-même, II Par., xxxii, 28, et la stalle dans laquelle étaient placés les animaux. Ainsi il est dit que Salomon possédait quatre mille ''ʾurôṭ'' de chevaux de chars et douze cents ''ʾurôṭ'' de chevaux de selle. III Reg., {{rom|iv}}, 26 ; II Par., {{rom|ix}}, 25. Ces ''ʾurôṭ'' sont des stalles renfermant chacune un ou peut-être deux chevaux. Le grec {{lang|grc|φάτνη}} a également les deux
sens de mangeoire, ''Iliad''., {{rom|vi}}, 506, etc. ; Hérodote, {{rom|ix}}, 70, et d'étable, ''Odyss''., {{rom-maj|IV}}, 535, etc. ; Pindare, ''Olymp''., {{rom-maj|XIII}}, 131. — 2° Les versions parlent de crèche dans quelques autres passages où le mot hébreu est différent. Job, {{rom|vi}}, 5 : « Le bœuf mugira-t-il devant sa crèche pleine ? » hébreu : devant son ''belil'' (mélange de grains et d’herbes). Job, xxxix, 9 : « Le rhinocéros (''rém'') demeurera-t-il dans ta crèche ? » Prov., {{rom|xiv}}, 4 : « Là où il n’y a pas de bœufs, la crèche est vide. » Is., {{rom|i}}, 3 : « L'âne connaît la crèche de son maître. » Dans ces trois passages, le mot hébreu est 'êbûs, qui veut dire « étable », du radical ''ʾâbas'', « {{tiret|en|graisser}}<section end="CRÈCHE"/><noinclude>
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'''CREATURE'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Création|{{sc|Création}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Cosmogonie|{{sc|Cosmogonie}}]].
<section begin="CRÉCERELLE"/><nowiki/>
'''CRÉCERELLE''' (hébreu : ''néṣ''; Septante : {{lang|grc|ἱέραξ}} ; Vulgate : ''accipiter''), oiseau de proie (fig. 402), appartenant
au genre faucon, de la grosseur d’un pigeon, avec des ailes longues, la tête et la queue de couleur cendrée, le dos roux tacheté de noir, le ventre blanc tacheté de roux, habitant les crevasses et les vieilles murailles, et se nourrissant de petits oiseaux, de mulots, d’insectes, etc. On l’appelle aussi émouchet ou épervier des alouettes. — Le
mot nés désigne certainement en hébreu les différentes espèces du genre faucon, faucon proprement dit, épervier et crécerelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Faucon|{{sc|Faucon}}]] et [[Dictionnaire de la Bible/Épervier|{{sc|Épervier}}]]. La Sainte Écriture nomme le nés « selon son espèce », c’est-à-dire avec toutes les espèces qui composent le genre, pour défendre de s’en servir dans l’alimentation. Lev., {{rom|xi}}, 16 ; Deut., {{rom|xiv}}, 15. Job, {{rom|xxxix}}, 26, parle du nés comme d’un oiseau migrateur :
<small><poem>Est-ce par ta sagesse que le nés s’envole
Et qu’il déploie ses ailes vers le midi ?</poem></small>
La crécerelle, ''tinnunculus alaudarius'', est ainsi nommée à cause de son cri strident qui consiste en une seule note répétée plusieurs fois de suite. Elle est très commune en Europe, et ne se rencontre pas moins abondamment en Palestine.
{{Img float-p |file=Birds beneficial to agriculture (8404529561).jpg |align=right |width=150px |padt=25px |padb=12px |cap=402. — La crécerelle. |capalign=center |style=font-size : 12px ;}}
On signale sa présence dans tout le pays, aussi bien sur la côte de la mer que dans la vallée du Jourdain, dans les gorges désolées de la mer
Morte que dans les édifices d’Hébron et de Jérusalem. Cet oiseau vit par troupes. Il niche habituellement dans les anfractuosités des cavernes, parfois en compagnie du vautour, d’autres fois dans une sorte d’intimité avec la corneille. C’est du reste le seul oiseau que l’aigle semble
souffrir dans son voisinage. La crécerelle est capable de planer plusieurs minutes la tête tournée au vent ; de là sans doute son nom en
hébreu, ''néṣ'', de ''nâṣaṣ'', « briller. » Elle se tient d’ordinaire à une assez faible hauteur, de huit à quinze mètres du sol. De là elle surveille un espace d’une certaine étendue au-dessous d’elle, guette les mulots de ses yeux perçants, fond sur eux et les saisit avec ses griffes. — Outre la crécerelle ordinaire, il s’en rencontre en Palestine une autre espèce plus petite, le ''tinnunculus cenchris'', qui est remarquable par la coloration et l'élégance de son plumage, et ne réside dans le pays qu’au printemps et en été. Cette crécerelle se nourrit exclusivement d’insectes et habite, en colonies nombreuses, sur les monuments élevés ou sur les rochers qui dominent les hautes collines, comme à Nazareth. Elle diffère du ''tinnunculus alaudarius'' surtout par ses griffes, qui sont blanches, tandis que celles de l’autre espèce sont noires. Ce que Job dit du nés, qui émigré vers le midi, s’applique particulièrement bien à la crécerelle de l’espèce ''cenchris''. Cf. Tristram, ''The natural history of the Bible'', Londres, 1889, p. 189 ; Wood, ''Bible animals'', Londres, 1884, p. 360. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section end="CRÉCERELLE"/>
<section begin="CRÈCHE"/><nowiki/>
'''CRÈCHE''' (hébreu : ''ʾurvâh'', uryâh'', et, par transposition de lettres, le pluriel ''ʾâvrôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|φάτνη}}) ; Vulgate : ''præsepe'', ''præsepium''). La crèche est, à proprement parler, la mangeoire dans laquelle les animaux domestiques trouvent leur nourriture. Ce sens vient au mot hébreu du radical ''ʾârâh'', « saisir » pour manger.
1. {{sc|Les crèches en général}}. — 1° Aucun texte biblique ne présente ''ʾurvâh'' avec son acception primitive. Par extension, on appelait de ce nom l'étable elle-même, II Par., xxxii, 28, et la stalle dans laquelle étaient placés les animaux. Ainsi il est dit que Salomon possédait quatre mille ''ʾurôṭ'' de chevaux de chars et douze cents ''ʾurôṭ'' de chevaux de selle. III Reg., {{rom|iv}}, 26 ; II Par., {{rom|ix}}, 25. Ces ''ʾurôṭ'' sont des stalles renfermant chacune un ou peut-être deux chevaux. Le grec {{lang|grc|φάτνη}} a également les deux
sens de mangeoire, ''Iliad''., {{rom|vi}}, 506, etc. ; Hérodote, {{rom|ix}}, 70, et d'étable, ''Odyss''., {{rom-maj|IV}}, 535, etc. ; Pindare, ''Olymp''., {{rom-maj|XIII}}, 131. — 2° Les versions parlent de crèche dans quelques autres passages où le mot hébreu est différent. Job, {{rom|vi}}, 5 : « Le bœuf mugira-t-il devant sa crèche pleine ? » hébreu : devant son ''belil'' (mélange de grains et d’herbes). Job, xxxix, 9 : « Le rhinocéros (''rém'') demeurera-t-il dans ta crèche ? » Prov., {{rom|xiv}}, 4 : « Là où il n’y a pas de bœufs, la crèche est vide. » Is., {{rom|i}}, 3 : « L'âne connaît la crèche de son maître. » Dans ces trois passages, le mot hébreu est 'êbûs, qui veut dire « étable », du radical ''ʾâbas'', « {{tiret|en|graisser}}<section end="CRÈCHE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/986
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1893|ÉPI — ÉPIMÉNIDE|1894}}</noinclude>sur la tige, ou qui ondule au souffle du vent ; c’est l’épi au sommet de la tige. Melîlâh (matai, « détacher, froisser » ) est la poignée d’épis qu’on arrache et qu’on froisse dans la main.’Abîb, c’est l’épi mur, ou, selon d’autres, l’épi encore tendre et laiteux, tel qu’il est avant d’être arrivé à son entière maturité.
1° ''Sibbôléṭ.'' — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., {{rom|xli}}, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d’une même tige, marquant par là que sept années d’abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d’épis. Ruth, {{rom-maj|II}}, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s’appellent léqét qesîr, « la glanure de la moisson. » Lev., {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxiii}}, 22. Vulgate : ''remanentes spicas''. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l’orge, sert de Comparaison dans Job, {{rom|xxiv}}, 24 : l’impie est moissonné comme la tête de l’épi. Quand on fait la moisson, on ne
laisse que peu d’épis çà et là, ainsi dit-on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvit, 5 : « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu’un petit reste. » Dans Zach., {{rom-maj|IV}}, 12, l’extrémité des rameaux d’olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d’olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d’{{lié}} « épi » le ''sibbôléṭ'' de Jud., {{rom|xii}}, 6, qu’il paraît plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot.
Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s’étaient emparés des gués, et chaque fois qu’un fuyard d’Éphraïm se présentait pour passer, on lui demandait s’il était d’Éphraïm. Sur sa réponse négative, on l’amenait à prononcer le nom du courant (''šibbôléṭ'') du fleuve.
Comme il disait ''sibbôléṭ'' au lieu de ''šibbôleṭ'', cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., {{rom|xxvii}}, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16 ; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d’{{lié}} « épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., {{rom|xii}}, 6, à côté du mot ''scibboleth'', donne l’interprétation d’{{lié}} « épi ». Les Septante, selon le ''Codex Vaticanus'', traduisent directement par cnixuç, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le ''Codex Alexandrinus'', au lieu de orcr/u ; on li’iùv6ïi(<.a, « mot de passe. » Ce n’est pas qu’il y ait eu réellement un mot de passe ; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot ''sibbôléṭ''.
2° ''Melilâh''. — D’après la loi, Deut., {{rom|xxiii}}, 25 (hébreu,
26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C’est un droit reconnu encore parmi les
Arabes. Ed. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3{{e}} édit., 1867, t. {{rom|i}}, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres
en user librement ; aussi les pharisiens, qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l’acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., {{rom|xii}}, 1 ; Marc, {{rom|ii}}, 23 ; Luc, {{rom|vi}}, 1.
3° ''Abîb''. — Dans l’oblation des prémices des céréales, Lev., {{rom|ii}}, 14, il est recommandé de prendre des épis encore
verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi
de les offrir au Seigneur. « Quand l’orge était en épis, »
est-il dit Exod., {{rom|ix}}, 31 ; dans le même sens, saint Marc,
iv, 28, parle du blé ou de l’orge qui germe dans la terre,
pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi,
lequel se remplit de grains. Le mois dé Nisan, coïnci
dant avec l’époque des épis mûrs, est appelé « mois d’Abib ».
Exod., {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xxiii}}, 15 ; {{rom|xxxiv}}, 18 ; Deut., {{rom|xvi}}, 1.
4° La Vulgate emploie plusieurs fois le mot spica, là
où l’original ne porte aucun des noms précédents, ni
aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi’ôrnêr, « gerbe, » est traduit par manipulas spicarum, Lev.,
xxm, 10 ; fyittim, « grains de blé, » est rendu par spicas
tritici, dans II Reg., {{rom|iv}}, 6. E. LevesQUE.
<section begin="ÉPICURIENS"/><nowiki/>
'''ÉPICURIENS''' (’Emxoupetot, Epicurei), sectateurs de
la philosophie d’Épicure. Act., {{rom|xvii}}, 18. Épicure (342270 avant J.-C, ), philosophe grec, né à Samos, mais
d’origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes
à l’âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin
qu’il avait acheté dans cette ville (Horti Epicuri),
la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom.
Son enseignement dura trente-six ans, c’est-à-dire jusqu’à
sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de
Démocrite, et, à la suite d’Aristippe de Cyrène, il fit du
plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans
nier l’existence des dieux, il les relégua hors du monde
et admit qu’ils ne s’occupaient point de l’humanité. Les
conséquences de cette doctrine, quelles que fussent les
intentions de son auteur, furent l’athéisme et le matérialisme.
Dès avant la mort d’Épicure, Zenon avait fondé,
à Athènes même, l’école stoïcienne, destinée à combattre
l’épicurisme ( voir Stoïciens) ; mais une philosophie qui
favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement
populaire, et au commencement de l’ère chrétienne elle
dominait en Grèce. « L’école [épicurienne] se perpétua
sans interruption, dit Diogène Lærce, {{rom-maj|X}}, {{rom|v}}, 9, et tandis
que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours
des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait
alors se résumer dans les deux écoles opposées des
Épicuriens et des Stoïciens. Act., {{rom|xvii}}, 18. La doctrine
épicurienne se réduisait elle-même, pour la plupart de
ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi
morale. C’est pourquoi saint Paul, dans le discours qu’il
adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont
les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les
dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la
résurrection et du jugement. Act., {{rom|xvii}}, 24, 26, 31. Ceux
qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur
fausse science n’accueillirent qu’avec des moqueries l’annonce
de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la
face du monde. Act., {{rom|xvii}}, 32. — Les écrits d’Épicure,
que Diogène Lærce porte jusqu’à trois cents, sont perdus.
On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis
dans les ruines d’Herculanum. Quelques fragments des
livres H et xi d’un Traité sur la nature ont été publiés
parj. C.Oveïïi, Fragmenta librorum u et xi de Nalura
in voluminibus papyraceis ex Herculano erutis reperta,
in-8°, Leipiig, 1818. J. G. Schneider a édité Epicuri
Physica et Meteorologica, duabus epistolis ejusdem convprehensa,
in-8°, Leipzig, 1813. — Voir {{sc|Herm}}. Wygmans,
Quœstiones variée de philosophia Epicuri, in-8°, Leyde,
1834 ; M. Guyau, La morale d’Épicure, 3{{e}} édit., in-8°,
Paris, 1886. F. Vigouroux.
<section end="ÉPICURIENS"/>
<section begin="ÉPIMÉNIDE"/><nowiki/>
'''ÉPIMÉNIDE''', poète grec, né à Cnosse, en Crète. Il
passait pour avoir un commerce intime avec les dieux.
Platon, De leg., {{rom|i}}, édit. Tauchnitz, t. {{rom|v}}, 1873, p. 25,
l’appelle « un homme divin », àvrip Œïo ; , et Cicéron,
De divin., {{rom|i}}, 18, l’associe. à la Sibylle d’Erythrée, parmi
ceux qui futura præsentiunt. Solon l’appela à Athènes
en 596 avant J.-C ; il y éleva de nouveaux autels, Ut
divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés.
Diogène Lærce, {{rom|i}}, 10, lui attribue de nombreux poèmes.
C’est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte
de prophète, que parle saint Paul, lorsqu’il dit dans son
Épltre à Tite, {{rom|i}}, 12 : « Un d’entre eux (des Cretois), leur
propre prophète, a dit : Les Cretois sont toujours menteurs,
méchantes bêtes, ventres paresseux. » Callimaque,
<section end="ÉPIMÉNIDE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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1° ''Sibbôléṭ.'' — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., {{rom|xli}}, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d’une même tige, marquant par là que sept années d’abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d’épis. Ruth, {{rom-maj|II}}, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s’appellent léqét qesîr, « la glanure de la moisson. » Lev., {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxiii}}, 22. Vulgate : ''remanentes spicas''. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l’orge, sert de Comparaison dans Job, {{rom|xxiv}}, 24 : l’impie est moissonné comme la tête de l’épi. Quand on fait la moisson, on ne
laisse que peu d’épis çà et là, ainsi dit-on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvit, 5 : « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu’un petit reste. » Dans Zach., {{rom-maj|IV}}, 12, l’extrémité des rameaux d’olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d’olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d’{{lié}} « épi » le ''sibbôléṭ'' de Jud., {{rom|xii}}, 6, qu’il paraît plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot.
Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s’étaient emparés des gués, et chaque fois qu’un fuyard d’Éphraïm se présentait pour passer, on lui demandait s’il était d’Éphraïm. Sur sa réponse négative, on l’amenait à prononcer le nom du courant (''šibbôléṭ'') du fleuve.
Comme il disait ''sibbôléṭ'' au lieu de ''šibbôleṭ'', cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., {{rom|xxvii}}, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16 ; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d’{{lié}} « épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., {{rom|xii}}, 6, à côté du mot ''scibboleth'', donne l’interprétation d’{{lié}} « épi ». Les Septante, selon le ''Codex Vaticanus'', traduisent directement par cnixuç, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le ''Codex Alexandrinus'', au lieu de orcr/u ; on li’iùv6ïi(<.a, « mot de passe. » Ce n’est pas qu’il y ait eu réellement un mot de passe ; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot ''sibbôléṭ''.
2° ''Melilâh''. — D’après la loi, Deut., {{rom|xxiii}}, 25 (hébreu,
26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C’est un droit reconnu encore parmi les
Arabes. Ed. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3{{e}} édit., 1867, t. {{rom|i}}, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres
en user librement ; aussi les pharisiens, qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l’acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., {{rom|xii}}, 1 ; Marc, {{rom|ii}}, 23 ; Luc, {{rom|vi}}, 1.
3° ''Abîb''. — Dans l’oblation des prémices des céréales, Lev., {{rom|ii}}, 14, il est recommandé de prendre des épis encore
verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi
de les offrir au Seigneur. « Quand l’orge était en épis, »
est-il dit Exod., {{rom|ix}}, 31 ; dans le même sens, saint Marc,
iv, 28, parle du blé ou de l’orge qui germe dans la terre,
pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi,
lequel se remplit de grains. Le mois dé Nisan, coïnci
dant avec l’époque des épis mûrs, est appelé « mois d’Abib ».
Exod., {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xxiii}}, 15 ; {{rom|xxxiv}}, 18 ; Deut., {{rom|xvi}}, 1.
4° La Vulgate emploie plusieurs fois le mot spica, là
où l’original ne porte aucun des noms précédents, ni
aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi’ôrnêr, « gerbe, » est traduit par manipulas spicarum, Lev.,
xxm, 10 ; fyittim, « grains de blé, » est rendu par spicas
tritici, dans II Reg., {{rom|iv}}, 6. E. LevesQUE.
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'''ÉPICURIENS''' (’Emxoupetot, Epicurei), sectateurs de
la philosophie d’Épicure. Act., {{rom|xvii}}, 18. Épicure (342270 avant J.-C, ), philosophe grec, né à Samos, mais
d’origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes
à l’âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin
qu’il avait acheté dans cette ville (Horti Epicuri),
la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom.
Son enseignement dura trente-six ans, c’est-à-dire jusqu’à
sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de
Démocrite, et, à la suite d’Aristippe de Cyrène, il fit du
plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans
nier l’existence des dieux, il les relégua hors du monde
et admit qu’ils ne s’occupaient point de l’humanité. Les
conséquences de cette doctrine, quelles que fussent les
intentions de son auteur, furent l’athéisme et le matérialisme.
Dès avant la mort d’Épicure, Zenon avait fondé, à Athènes même, l’école stoïcienne, destinée à combattre l’épicurisme ( voir Stoïciens) ; mais une philosophie qui favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement populaire, et au commencement de l’ère chrétienne elle dominait en Grèce. « L’école [épicurienne] se perpétua sans interruption, dit Diogène Lærce, {{rom-maj|X}}, {{rom|v}}, 9, et tandis que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours
des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait alors se résumer dans les deux écoles opposées des Épicuriens et des Stoïciens. Act., {{rom|xvii}}, 18. La doctrine épicurienne se réduisait elle-même, pour la plupart de ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi
morale. C’est pourquoi saint Paul, dans le discours qu’il adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la résurrection et du jugement. Act., {{rom|xvii}}, 24, 26, 31. Ceux qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur
fausse science n’accueillirent qu’avec des moqueries l’annonce de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la face du monde. Act., {{rom|xvii}}, 32. — Les écrits d’Épicure, que Diogène Laërce porte jusqu’à trois cents, sont perdus. On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis dans les ruines d’Herculanum. Quelques fragments des
livres II et XI d’un ''Traité sur la nature'' ont été publiés parj. C.Oveïïi, ''Fragmenta librorum ii et xi de Natura in voluminibus papyraceis ex Herculano erutis reperta'', in-8°, Leipiig, 1818. J. G. Schneider a édité Epicuri Physica et Meteorologica, duabus epistolis ejusdem convprehensa, in-8°, Leipzig, 1813. — Voir {{sc|Herm}}. Wygmans,
Quœstiones variée de philosophia Epicuri, in-8°, Leyde, 1834 ; M. Guyau, La morale d’Épicure, 3{{e}} édit., in-8°, Paris, 1886. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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<section begin="ÉPIMÉNIDE"/><nowiki/>
'''ÉPIMÉNIDE''', poète grec, né à Cnosse, en Crète. Il passait pour avoir un commerce intime avec les dieux. Platon, ''De leg.'', {{rom|i}}, édit. Tauchnitz, t. {{rom|v}}, 1873, p. 25, l’appelle « un homme divin », {{lang|grc|ἀνὴρ θεῖoς}} , et Cicéron, ''De divin.'', {{rom|i}}, 18, l’associe. à la Sibylle d’Érythrée, parmi ceux ''qui futura præsentiunt''. Solon l’appela à Athènes en 596 avant J.-C ; il y éleva de nouveaux autels, Ut
divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés. Diogène Lærce, {{rom|i}}, 10, lui attribue de nombreux poèmes. C’est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte de prophète, que parle saint Paul, lorsqu’il dit dans son Épître à Tite, {{rom|i}}, 12 : « Un d’entre eux (des Crétois), leur propre prophète, a dit : Les Cretois sont toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. » Callimaque,<section end="ÉPIMÉNIDE"/><noinclude>
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1° ''Sibbôléṭ.'' — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., {{rom|xli}}, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d’une même tige, marquant par là que sept années d’abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d’épis. Ruth, {{rom-maj|II}}, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s’appellent léqét qesîr, « la glanure de la moisson. » Lev., {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxiii}}, 22. Vulgate : ''remanentes spicas''. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l’orge, sert de Comparaison dans Job, {{rom|xxiv}}, 24 : l’impie est moissonné comme la tête de l’épi. Quand on fait la moisson, on ne
laisse que peu d’épis çà et là, ainsi dit-on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvit, 5 : « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu’un petit reste. » Dans Zach., {{rom-maj|IV}}, 12, l’extrémité des rameaux d’olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d’olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d’{{lié}} « épi » le ''sibbôléṭ'' de Jud., {{rom|xii}}, 6, qu’il paraît plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot.
Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s’étaient emparés des gués, et chaque fois qu’un fuyard d’Éphraïm se présentait pour passer, on lui demandait s’il était d’Éphraïm. Sur sa réponse négative, on l’amenait à prononcer le nom du courant (''šibbôléṭ'') du fleuve.
Comme il disait ''sibbôléṭ'' au lieu de ''šibbôleṭ'', cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., {{rom|xxvii}}, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16 ; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d’{{lié}} « épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., {{rom|xii}}, 6, à côté du mot ''scibboleth'', donne l’interprétation d’{{lié}} « épi ». Les Septante, selon le ''Codex Vaticanus'', traduisent directement par cnixuç, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le ''Codex Alexandrinus'', au lieu de orcr/u ; on li’iùv6ïi(<.a, « mot de passe. » Ce n’est pas qu’il y ait eu réellement un mot de passe ; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot ''sibbôléṭ''.
2° ''Melilâh''. — D’après la loi, Deut., {{rom|xxiii}}, 25 (hébreu,
26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C’est un droit reconnu encore parmi les
Arabes. Ed. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3{{e}} édit., 1867, t. {{rom|i}}, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres
en user librement ; aussi les pharisiens, qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l’acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., {{rom|xii}}, 1 ; Marc, {{rom|ii}}, 23 ; Luc, {{rom|vi}}, 1.
3° ''ʾAbîb''. — Dans l’oblation des prémices des céréales, Lev., {{rom|ii}}, 14, il est recommandé de prendre des épis encore verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi de les offrir au Seigneur. « Quand l’orge était en épis, » est-il dit Exod., {{rom|ix}}, 31 ; dans le même sens, saint Marc, {{rom|iv}}, 28, parle du blé ou de l’orge qui germe dans la terre, pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi, lequel se remplit de grains. Le mois dé Nisan, coïncidant avec l’époque des épis mûrs, est appelé « mois d’Abib ». Exod., {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xxiii}}, 15 ; {{rom|xxxiv}}, 18 ; Deut., {{rom|xvi}}, 1.
4° La Vulgate emploie plusieurs fois le mot spica, là où l’original ne porte aucun des noms précédents, ni aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi ''ʿômêr'', « gerbe, » est traduit par ''manipulas spicarum'', Lev., {{rom|xxiii}}, 10 ; ''ḥittim'', « grains de blé, » est rendu par ''spicas tritici'', dans II Reg., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
<section begin="ÉPICURIENS"/><nowiki/>
'''ÉPICURIENS''' (’Emxoupetot, Epicurei), sectateurs de
la philosophie d’Épicure. Act., {{rom|xvii}}, 18. Épicure (342270 avant J.-C, ), philosophe grec, né à Samos, mais
d’origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes
à l’âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin
qu’il avait acheté dans cette ville (Horti Epicuri),
la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom.
Son enseignement dura trente-six ans, c’est-à-dire jusqu’à
sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de
Démocrite, et, à la suite d’Aristippe de Cyrène, il fit du
plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans
nier l’existence des dieux, il les relégua hors du monde
et admit qu’ils ne s’occupaient point de l’humanité. Les
conséquences de cette doctrine, quelles que fussent les
intentions de son auteur, furent l’athéisme et le matérialisme.
Dès avant la mort d’Épicure, Zenon avait fondé, à Athènes même, l’école stoïcienne, destinée à combattre l’épicurisme ( voir Stoïciens) ; mais une philosophie qui favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement populaire, et au commencement de l’ère chrétienne elle dominait en Grèce. « L’école [épicurienne] se perpétua sans interruption, dit Diogène Lærce, {{rom-maj|X}}, {{rom|v}}, 9, et tandis que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours
des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait alors se résumer dans les deux écoles opposées des Épicuriens et des Stoïciens. Act., {{rom|xvii}}, 18. La doctrine épicurienne se réduisait elle-même, pour la plupart de ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi
morale. C’est pourquoi saint Paul, dans le discours qu’il adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la résurrection et du jugement. Act., {{rom|xvii}}, 24, 26, 31. Ceux qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur
fausse science n’accueillirent qu’avec des moqueries l’annonce de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la face du monde. Act., {{rom|xvii}}, 32. — Les écrits d’Épicure, que Diogène Laërce porte jusqu’à trois cents, sont perdus. On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis dans les ruines d’Herculanum. Quelques fragments des
livres II et XI d’un ''Traité sur la nature'' ont été publiés parj. C.Oveïïi, ''Fragmenta librorum ii et xi de Natura in voluminibus papyraceis ex Herculano erutis reperta'', in-8°, Leipiig, 1818. J. G. Schneider a édité Epicuri Physica et Meteorologica, duabus epistolis ejusdem convprehensa, in-8°, Leipzig, 1813. — Voir {{sc|Herm}}. Wygmans,
Quœstiones variée de philosophia Epicuri, in-8°, Leyde, 1834 ; M. Guyau, La morale d’Épicure, 3{{e}} édit., in-8°, Paris, 1886. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section end="ÉPICURIENS"/>
<section begin="ÉPIMÉNIDE"/><nowiki/>
'''ÉPIMÉNIDE''', poète grec, né à Cnosse, en Crète. Il passait pour avoir un commerce intime avec les dieux. Platon, ''De leg.'', {{rom|i}}, édit. Tauchnitz, t. {{rom|v}}, 1873, p. 25, l’appelle « un homme divin », {{lang|grc|ἀνὴρ θεῖoς}} , et Cicéron, ''De divin.'', {{rom|i}}, 18, l’associe. à la Sibylle d’Érythrée, parmi ceux ''qui futura præsentiunt''. Solon l’appela à Athènes en 596 avant J.-C ; il y éleva de nouveaux autels, Ut
divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés. Diogène Lærce, {{rom|i}}, 10, lui attribue de nombreux poèmes. C’est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte de prophète, que parle saint Paul, lorsqu’il dit dans son Épître à Tite, {{rom|i}}, 12 : « Un d’entre eux (des Crétois), leur propre prophète, a dit : Les Cretois sont toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. » Callimaque,<section end="ÉPIMÉNIDE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1893|ÉPI — ÉPIMÉNIDE|1894}}</noinclude>sur la tige, ou qui ondule au souffle du vent ; c’est l’épi au sommet de la tige. ''Melîlâh'' (''malal'', « détacher, froisser ») est la poignée d’épis qu’on arrache et qu’on froisse dans la main. ''ʾAbîb'', c’est l’épi mur, ou, selon d’autres, l’épi encore tendre et laiteux, tel qu’il est avant d’être arrivé à son entière maturité.
1° ''Sibbôléṭ.'' — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., {{rom|xli}}, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d’une même tige, marquant par là que sept années d’abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d’épis. Ruth, {{rom-maj|II}}, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s’appellent léqét qesîr, « la glanure de la moisson. » Lev., {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxiii}}, 22. Vulgate : ''remanentes spicas''. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l’orge, sert de Comparaison dans Job, {{rom|xxiv}}, 24 : l’impie est moissonné comme la tête de l’épi. Quand on fait la moisson, on ne
laisse que peu d’épis çà et là, ainsi dit-on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvit, 5 : « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu’un petit reste. » Dans Zach., {{rom-maj|IV}}, 12, l’extrémité des rameaux d’olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d’olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d’{{lié}} « épi » le ''sibbôléṭ'' de Jud., {{rom|xii}}, 6, qu’il paraît plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot.
Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s’étaient emparés des gués, et chaque fois qu’un fuyard d’Éphraïm se présentait pour passer, on lui demandait s’il était d’Éphraïm. Sur sa réponse négative, on l’amenait à prononcer le nom du courant (''šibbôléṭ'') du fleuve.
Comme il disait ''sibbôléṭ'' au lieu de ''šibbôleṭ'', cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., {{rom|xxvii}}, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16 ; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d’{{lié}} « épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., {{rom|xii}}, 6, à côté du mot ''scibboleth'', donne l’interprétation d’{{lié}} « épi ». Les Septante, selon le ''Codex Vaticanus'', traduisent directement par cnixuç, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le ''Codex Alexandrinus'', au lieu de orcr/u ; on li’iùv6ïi(<.a, « mot de passe. » Ce n’est pas qu’il y ait eu réellement un mot de passe ; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot ''sibbôléṭ''.
2° ''Melilâh''. — D’après la loi, Deut., {{rom|xxiii}}, 25 (hébreu,
26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C’est un droit reconnu encore parmi les
Arabes. Ed. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3{{e}} édit., 1867, t. {{rom|i}}, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres
en user librement ; aussi les pharisiens, qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l’acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., {{rom|xii}}, 1 ; Marc, {{rom|ii}}, 23 ; Luc, {{rom|vi}}, 1.
3° ''ʾAbîb''. — Dans l’oblation des prémices des céréales, Lev., {{rom|ii}}, 14, il est recommandé de prendre des épis encore verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi de les offrir au Seigneur. « Quand l’orge était en épis, » est-il dit Exod., {{rom|ix}}, 31 ; dans le même sens, saint Marc, {{rom|iv}}, 28, parle du blé ou de l’orge qui germe dans la terre, pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi, lequel se remplit de grains. Le mois dé Nisan, coïncidant avec l’époque des épis mûrs, est appelé « mois d’Abib ». Exod., {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xxiii}}, 15 ; {{rom|xxxiv}}, 18 ; Deut., {{rom|xvi}}, 1.
4° La Vulgate emploie plusieurs fois le mot spica, là où l’original ne porte aucun des noms précédents, ni aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi ''ʿômêr'', « gerbe, » est traduit par ''manipulas spicarum'', Lev., {{rom|xxiii}}, 10 ; ''ḥittim'', « grains de blé, » est rendu par ''spicas tritici'', dans II Reg., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
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'''ÉPICURIENS''' ({{lang|grc|Ἐπιϰουρεῖοι}}, Epicurei), sectateurs de la philosophie d’Épicure. Act., {{rom|xvii}}, 18. Épicure (342270 avant J.-C, ), philosophe grec, né à Samos, mais d’origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes à l’âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin qu’il avait acheté dans cette ville (''Horti Epicuri''), la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom. Son enseignement dura trente-six ans, c’est-à-dire jusqu’à sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de Démocrite, et, à la suite d’Aristippe de Cyrène, il fit du plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans nier l’existence des dieux, il les relégua hors du monde et admit qu’ils ne s’occupaient point de l’humanité. Les conséquences de cette doctrine, quelles que fussent les intentions de son auteur, furent l’athéisme et le matérialisme. Dès avant la mort d’Épicure, Zénon avait fondé, à Athènes même, l’école stoïcienne, destinée à combattre l’épicurisme ( voir Stoïciens) ; mais une philosophie qui favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement populaire, et au commencement de l’ère chrétienne elle dominait en Grèce. « L’école [épicurienne] se perpétua sans interruption, dit Diogène Lærce, {{rom-maj|X}}, {{rom|v}}, 9, et tandis que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours
des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait alors se résumer dans les deux écoles opposées des Épicuriens et des Stoïciens. Act., {{rom|xvii}}, 18. La doctrine épicurienne se réduisait elle-même, pour la plupart de ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi
morale. C’est pourquoi saint Paul, dans le discours qu’il adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la résurrection et du jugement. Act., {{rom|xvii}}, 24, 26, 31. Ceux qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur
fausse science n’accueillirent qu’avec des moqueries l’annonce de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la face du monde. Act., {{rom|xvii}}, 32. — Les écrits d’Épicure, que Diogène Laërce porte jusqu’à trois cents, sont perdus. On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis dans les ruines d’Herculanum. Quelques fragments des
livres II et XI d’un ''Traité sur la nature'' ont été publiés parj. C. Orelli, ''Fragmenta librorum ii et xi de Natura in voluminibus papyraceis ex Herculano erutis reperta'', in-8°, Leipzig, 1818. J. G. Schneider a édité ''Epicuri Physica et Meteorologica, duabus epistolis ejusdem comprehensa'', in-8°, Leipzig, 1813. — Voir Herm. Wygmans, ''Quæstiones variæ de philosophia Epicuri'', in-8°, Leyde, 1834 ; M. Guyau, ''La morale d’Épicure'', 3{{e}} édit., in-8°, Paris, 1886. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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'''ÉPIMÉNIDE''', poète grec, né à Cnosse, en Crète. Il passait pour avoir un commerce intime avec les dieux. Platon, ''De leg.'', {{rom|i}}, édit. Tauchnitz, t. {{rom|v}}, 1873, p. 25, l’appelle « un homme divin », {{lang|grc|ἀνὴρ θεῖoς}} , et Cicéron, ''De divin.'', {{rom|i}}, 18, l’associe. à la Sibylle d’Érythrée, parmi ceux ''qui futura præsentiunt''. Solon l’appela à Athènes en 596 avant J.-C ; il y éleva de nouveaux autels, fit divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés. Diogène Lærce, {{rom|i}}, 10, lui attribue de nombreux poèmes. C’est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte de prophète, que parle saint Paul, lorsqu’il dit dans son Épître à Tite, {{rom|i}}, 12 : « Un d’entre eux (des Crétois), leur propre prophète, a dit : Les Crétois sont toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. » Callimaque,<section end="ÉPIMÉNIDE"/><noinclude>
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1° ''Sibbôléṭ.'' — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., {{rom|xli}}, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d’une même tige, marquant par là que sept années d’abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d’épis. Ruth, {{rom-maj|II}}, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s’appellent léqét qesîr, « la glanure de la moisson. » Lev., {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxiii}}, 22. Vulgate : ''remanentes spicas''. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l’orge, sert de Comparaison dans Job, {{rom|xxiv}}, 24 : l’impie est moissonné comme la tête de l’épi. Quand on fait la moisson, on ne
laisse que peu d’épis çà et là, ainsi dit-on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvit, 5 : « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu’un petit reste. » Dans Zach., {{rom-maj|IV}}, 12, l’extrémité des rameaux d’olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d’olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d’{{lié}} « épi » le ''sibbôléṭ'' de Jud., {{rom|xii}}, 6, qu’il paraît plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot.
Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s’étaient emparés des gués, et chaque fois qu’un fuyard d’Éphraïm se présentait pour passer, on lui demandait s’il était d’Éphraïm. Sur sa réponse négative, on l’amenait à prononcer le nom du courant (''šibbôléṭ'') du fleuve.
Comme il disait ''sibbôléṭ'' au lieu de ''šibbôleṭ'', cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., {{rom|xxvii}}, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16 ; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d’{{lié}} « épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., {{rom|xii}}, 6, à côté du mot ''scibboleth'', donne l’interprétation d’{{lié}} « épi ». Les Septante, selon le ''Codex Vaticanus'', traduisent directement par cnixuç, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le ''Codex Alexandrinus'', au lieu de orcr/u ; on li’iùv6ïi(<.a, « mot de passe. » Ce n’est pas qu’il y ait eu réellement un mot de passe ; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot ''sibbôléṭ''.
2° ''Melilâh''. — D’après la loi, Deut., {{rom|xxiii}}, 25 (hébreu,
26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C’est un droit reconnu encore parmi les
Arabes. Ed. Robinson, ''Biblical Researches in Palestine'', 3{{e}} édit., 1867, t. {{rom|i}}, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres
en user librement ; aussi les pharisiens, qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l’acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., {{rom|xii}}, 1 ; Marc, {{rom|ii}}, 23 ; Luc, {{rom|vi}}, 1.
3° ''ʾAbîb''. — Dans l’oblation des prémices des céréales, Lev., {{rom|ii}}, 14, il est recommandé de prendre des épis encore verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi de les offrir au Seigneur. « Quand l’orge était en épis, » est-il dit Exod., {{rom|ix}}, 31 ; dans le même sens, saint Marc, {{rom|iv}}, 28, parle du blé ou de l’orge qui germe dans la terre, pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi, lequel se remplit de grains. Le mois dé Nisan, coïncidant avec l’époque des épis mûrs, est appelé « mois d’Abib ». Exod., {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xxiii}}, 15 ; {{rom|xxxiv}}, 18 ; Deut., {{rom|xvi}}, 1.
4° La Vulgate emploie plusieurs fois le mot ''spica'', là où l’original ne porte aucun des noms précédents, ni aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi ''ʿômêr'', « gerbe, » est traduit par ''manipulas spicarum'', Lev., {{rom|xxiii}}, 10 ; ''ḥittim'', « grains de blé, » est rendu par ''spicas tritici'', dans II Reg., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Eugène Lévesque|E. Levesque]].|3|sc}}
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'''ÉPICURIENS''' ({{lang|grc|Ἐπιϰουρεῖοι}}, ''Epicurei''), sectateurs de la philosophie d’Épicure. Act., {{rom|xvii}}, 18. Épicure (342270 avant J.-C, ), philosophe grec, né à Samos, mais d’origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes à l’âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin qu’il avait acheté dans cette ville (''Horti Epicuri''), la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom. Son enseignement dura trente-six ans, c’est-à-dire jusqu’à sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de Démocrite, et, à la suite d’Aristippe de Cyrène, il fit du plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans nier l’existence des dieux, il les relégua hors du monde et admit qu’ils ne s’occupaient point de l’humanité. Les conséquences de cette doctrine, quelles que fussent les intentions de son auteur, furent l’athéisme et le matérialisme. Dès avant la mort d’Épicure, Zénon avait fondé, à Athènes même, l’école stoïcienne, destinée à combattre l’épicurisme ( voir Stoïciens) ; mais une philosophie qui favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement populaire, et au commencement de l’ère chrétienne elle dominait en Grèce. « L’école [épicurienne] se perpétua sans interruption, dit Diogène Lærce, {{rom-maj|X}}, {{rom|v}}, 9, et tandis que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours
des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait alors se résumer dans les deux écoles opposées des Épicuriens et des Stoïciens. Act., {{rom|xvii}}, 18. La doctrine épicurienne se réduisait elle-même, pour la plupart de ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi
morale. C’est pourquoi saint Paul, dans le discours qu’il adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la résurrection et du jugement. Act., {{rom|xvii}}, 24, 26, 31. Ceux qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur
fausse science n’accueillirent qu’avec des moqueries l’annonce de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la face du monde. Act., {{rom|xvii}}, 32. — Les écrits d’Épicure, que Diogène Laërce porte jusqu’à trois cents, sont perdus. On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis dans les ruines d’Herculanum. Quelques fragments des
livres II et XI d’un ''Traité sur la nature'' ont été publiés parj. C. Orelli, ''Fragmenta librorum {{rom|ii}} et {{rom|xi}} de Natura in voluminibus papyraceis ex Herculano erutis reperta'', in-8°, Leipzig, 1818. J. G. Schneider a édité ''Epicuri Physica et Meteorologica, duabus epistolis ejusdem comprehensa'', in-8°, Leipzig, 1813. — Voir Herm. Wygmans, ''Quæstiones variæ de philosophia Epicuri'', in-8°, Leyde, 1834 ; M. Guyau, ''La morale d’Épicure'', 3{{e}} édit., in-8°, Paris, 1886. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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<section begin="ÉPIMÉNIDE"/><nowiki/>
'''ÉPIMÉNIDE''', poète grec, né à Cnosse, en Crète. Il passait pour avoir un commerce intime avec les dieux. Platon, ''De leg.'', {{rom|i}}, édit. Tauchnitz, t. {{rom|v}}, 1873, p. 25, l’appelle « un homme divin », {{lang|grc|ἀνὴρ θεῖoς}}, et Cicéron, ''De divin.'', {{rom|i}}, 18, l’associe. à la Sibylle d’Érythrée, parmi ceux ''qui futura præsentiunt''. Solon l’appela à Athènes en 596 avant J.-C ; il y éleva de nouveaux autels, fit divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés. Diogène Lærce, {{rom|i}}, 10, lui attribue de nombreux poèmes. C’est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte de prophète, que parle saint Paul, lorsqu’il dit dans son Épître à Tite, {{rom|i}}, 12 : « Un d’entre eux (des Crétois), leur propre prophète, a dit : Les Crétois sont toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. » Callimaque,<section end="ÉPIMÉNIDE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1895|ÉPIMÉNIDE — ÉPISCOPAT|1896}}</noinclude>poète grec, né à Cyrène, vers 320 avant J.-C, répéta les premiers mots de ce vers d’Épiménide dans son hymne à Jupiter (vers 8), et d’après Théodoret, In TU., {{rom|i}}, 12, t. Lxxxii, col. 861, c’est à lui que l’Apôtre aurait fait allusion ; mais Callimaque n’était pas Cretois et on ne lui donnait pas de titre équivalent à celui de prophète, comme à l’auteur dont parle l’Épître. De plus, il dit seulement : Kpffctz àù <)/eCi<rcai, et n’a pas le reste de la citation de saint Paul. Le poète dont l’adage est rapporté ici est donc certainement Épiménide comme l’ont affirmé saint Jean Chrysostome, ''Hom. iii in TH''., {{rom|i}}, 12, t. {{rom|lxii}}, col. 676, et saint Jérôme, ''In Tit.'', {{rom|i}}, 12, t. {{rom|xxvi}}, col. 571574, qui ajoute que ce vers est tiré de l’œuvre d’Épiménide intitulée ''Liber oraculorum'', t. {{rom|xxvi}}, col. 571-572.
<section begin="ÉPINES"/><nowiki/>
'''ÉPINES''', piquants qui croissent sur certaines plantes, et aussi plantes armées de ces piquants.
1° ''Noms''. — Les noms servant à désigner les épines et les arbustes ou les buissons épineux sont nombreux dans la langue hébraïque. Il y a d’abord des termes généraux, comme : ''qôs'' ; Septante : axav8a ; Vulgate : ''spina'', Gen., m, 18 ; Exod., {{rom|xxii}}, 6 ; Jud., {{rom|viii}}, 7, 16 ; II Reg., {{rom|xxiii}}, 6 ; Is., {{rom|xxxii}}, 13 ; {{rom|xxxiii}}, 12 ; Jer., {{rom|iv}}, 3 ; {{rom|xii}}, 13 ; Ezech.,
xxviii, 24 ; — sîrîm ; Septante : 3xav60c, àxocvOtva WXa,
ewlaii, 8£|icXiov ; Vulgate : ''spina'', Eccle., {{rom|vii}}, 6 (Vulgate, 7) ; Is., {{rom|xxxiv}}, 13 ; Ose., {{rom|ii}}, 6 (Vulgate, 8) ; Nah., i, 10 ; — sinnîin ; Septante : TpiëôXoc ; Vulgate : ''arma'',
armatus, dans Job, {{rom|v}}, 5 ; Prov., {{rom|xxii}}, 5, et avec une
écriture différente, seninîm ; Septante : |30X18e ; ; Vulgate :
''sudes'', lancées, dans Num., {{rom|xxxiii}}, 55 ; Jos., {{rom|xxiii}}, 13 ;
— èikkîm ; Septante : uxôXoi}/ ; Vulgate : ''clavi'', Num., xxxiii, 55 ; — sillon ; Septante : ay.6Xo<i ; Vulgate : ''offendiculum'', Ezech., {{rom|xxviii}}, 24 (il est mis en parallèle à ''qôs'', comme ayant à peu près le même sens. Le même mot, sous la forme plurielle sallônim, se rencontre dans Ezech., Il, 6 ; mais c’est vraisemblablement une faute de copiste pour ''sôlim'', « ceux qui méprisent » ) ; — Sayît ; Septante :
axoc/6a, ipipâ, xaXâ|x » ), ^ôptoç ; Vulgate : ''spina, spinæ'', vêpres, Is., {{rom|v}}, 6 ; {{rom|vii}}, 23-25 ; {{rom|ix}}, 17 (Vulgate, 18) ;
x, 17 ; {{rom|xxvii}}, 4 (ce mot ne se rencontre que dans Isaïe
et toujours uni au mot ''Sâmir'' ; il paraît désigner des broussailles d’épines ; selon quelques-uns ce serait une espèce particulière d’épines, mais qu’il est impossible de déterminer) ; — ''sâmîr'' ; Septante : x^pnoç, ^ôptoç, aypoxiti ; , ûXrjv ; Vulgate : ''vêpres'', spina, spinæ, Is., {{rom|v}}, 6 ; {{rom|vii}}, 23-25 ; {{rom|ix}}, 17 ; {{rom|x}}, 17 ; {{rom|xxvii}}, 4 ; {{rom|xxxii}}, 13, « épines, fourré d’épines. » Cependant ce mot, comme le ''samur'' arabe, pourrait bien désigner une épine spéciale, des plantes épineuses de la famille des Rhamnées. — Dans le Nouveau Testament, on trouve surtout axavOa et TpiSôXoç, qui répondent sans doute à ''qôs'', à ''sîrîm'' et à ''sinnim''. —
A côté de ces noms généraux se.rencontrent, dans les textes sacrés, plusieurs noms s’appliquant à des espèces spéciales de plantes épineuses, telles que ''’âtâd'', le lyciet ou ''rhamnus'' ; ''barqânîm'', les ronces ; ''dardar'', la centaurée ; ''harûl'', la bugrane ; ''hédéq'', la morelle ou paliure ; ''liôafy'', le chardon ; ''na’àsus'', le jujubier ou zyziphus ; ''tymmôs'', les orties ; ''senéh'', buisson ou aubépine ; ''sirpad'', épine ou plante difficile à déterminer, que la Vulgate appelle ortie. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Bugrane|{{sc|Bugrane}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Buisson ardent|{{sc|Buisson ardent}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Centaurée|{{sc|Centaurée}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Chardon|{{sc|Chardon}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Jujubier|{{sc|Jujubier}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Lyciet|{{sc|Lyciet}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Morelle|{{sc|Morelle}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Orties|{{sc|Orties}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Rhamnus|{{sc|Rhamnus}}]], [[Dictionnaire de la Bible/Ronces|{{sc|Ronces}}]].
2° ''Emplois, comparaisons''. — Les épines sont regardées comme le fruit de la malédiction de la terre. G ?n., iii, 18 (hébreu, {{rom|vi}}, 8). Aussi les épines qu’on recueille à la place de froment symbolisent des travaux non seulement inutiles, mais qui amènent du mal à la place du
bien qu’on attendait. Jer., {{rom|xii}}, 13. — Les épines marquent
l’abandon, la désolation d’un pays. Prov., {{rom|xxiv}}, 31 ; Is.,
v, 6 ; {{rom|vii}}, 23-25 ; {{rom|ix}}, 17 (Vulgate, 18) ; {{rom|x}}, 17 ; {{rom|xxvii}}, 4 ; xxxii, 13 ; {{rom|xxxiv}}, 13. Les épines sont le fléau de l’agriculture à cause de la facilité avec laquelle elles se multiplient et de leur ténacité à résister aux soins qu"on prend pour les détruire. Job, {{rom|xxxi}}, 40 ; Is., {{rom|xii}}, 13 ; Matth., {{rom|xiii}}, 7 ; Hebr., {{rom|vi}}, 8. On les arrache avant d’ensemencer un terrain ; car on ne sème pas sur les épines, qui étoufferaient la semence. Jer., {{rom|iv}}, 3 ; Matth., {{rom|xiii}}, 7 ; Marc, {{rom|iv}}, 7 ; Luc, {{rom|viii}}, 7. Pour les faire disparaître, on y mettait le feu avant de labourer la terre : ce qui avait en outre l’avantage de fumer le sol. II Reg., {{rom|xxiii}}, 6 ;
Is., {{rom|x}}, 17. — On alimente le feu avec des épines, Act.,
xxviii, 3 ; le bruit des épines, qui donnent un feu ardent, pétillant, mais de courte durée, représente le rire bruyant de l’insensé. Eccle., {{rom|vii}}, 6 (Vulgate, 7). On brûlait souvent des mauvaises herbes dans les champs ; mais si le feu gagne des épines et prend ainsi à des gerbes en tas ou à des moissons sur pied, celui qui aura allumé le
feu payera le dommage causé par son imprudence, dit la loi. Exod., {{rom|xxii}}, 5 (Vulgate, 6). — L’épine qui s’enfonce dans la chair cause une douleur cuisante : « Sidon ne sera plus ainsi une épine pour la maison d’Israël, » dit le prophète. Ezech., {{rom|xxviii}}, 24. — Dans sa {{IIe}} épître aux Corinthiens, {{rom|xii}}, 7, saint Paul exprime une douleur incessante qu’il ressent par oxôXo^, une épine enfoncée dans la chair, selon quelques interprètes un aiguillon, ''stimulus'' d’après la Vulgate, mais plutôt une écharde ou aiguillon de bois pénétrant dans la chair. — Les épines symbolisent également des embarras, des difficultés sans cesse renaissantes, Prov., {{rom|xxii}}, 5 ; Ose., {{rom|ii}}, 6 (Vulgate, 8) ; les peuples demeurés en Palestine après l’occupation des Hébreux seront pour eux comme des épines dans les yeux. Num., {{rom|xxxiii}}, 55 ; Jos., {{rom|xxiii}}, 13. — Pour punir les habitants de Soccoth du refus de l’aider dans sa guerre contre les Madianites, Gédéon les menace de les châtier en les roulant dans les épines et les ronces du désert : ce qu’il exécuta après sa victoire. Jud., {{rom|viii}}, 7, 16. — C’est avec des épines entrelacées que les soldats tressèrent une couronne à Jésus dans sa passion. Matth., {{rom|xxvii}}, 29 ; Joa., xix, 2. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Couronne|{{sc|Couronne}}]], col. 1087. — Les épines symbolisent les sollicitudes du siècle dans la parabole du semeur. Matth., {{rom|xiii}}, 22 ; Marc, {{rom|iv}}, 18 ; Luc, {{rom|viii}}, 14. — Enfin ce mot entre dans des proverbes comme celui-ci : « On ne récolte pas de raisin sur des épines. » Matth., {{rom|vii}}, 16 ; Luc, {{rom|vi}}, 44. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''ÉPIPHANE'''. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Antiochus|{{sc|Antiochus IV Épiphane}}]], t. i, col. 693.
<section end="ÉPINES"/>
<section begin="EPIPHANIE"/><nowiki/>
'''EPIPHANIE''', fête de la « manifestation » de Notre-Seigneur aux mages à Bethléhem. Matth., {{rom|ii}}, 1-12. Voir {{sc|Mages}}. Saint Paul se sert du mot èuiçàveta, Il Tiin., {{rom|i}}, 10, pour désigner la venue de Jésus-Christ en ce monde, et II Thess., {{rom|ii}}, 8 ; I Tim., {{rom|vi}}, 14 ; II Tim., {{rom|iv}}, 1, 8, il l’entend de son second avènement à la fin des temps, en employant, II Thess., {{rom|ii}}, 8, les mots 7) Émçâveia xî) ; napouofoeç autoû, et dans les deux Épîtres à Timothée le mot imipàvua. seul.
<section end="EPIPHANIE"/>
<section begin="ÉPISCOPAT"/><nowiki/>
'''ÉPISCOPAT''' ( èuKTxoitri, ''episcopatus''). Ce mot signifie proprement, en grec, « inspection, visite. » Les Septante, de même que les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament et les auteurs du Nouveau Testament, l’ont employé dans le sens dérivé de « visite divine », hébreu ''peqûdàh'', pour indiquer : — 1° le jugement de Dieu,
Sap., {{rom|iii}}, 13 ; Eccli., {{rom|xviii}}, 19 (peut-être I Petr., {{rom|ii}}, 12) ;
— 2° l’intervention bienveillante de Dieu en faveur de l’homme, Luc, {{rom|xix}}, 44 ; I Petr., {{rom|v}}, 6 (cf. {{rom|ii}}, 12) ; Gen.,
l, 24 ; Job, {{rom|xxxiv}}, 9 ; Sap., {{rom|ii}}, 20 ; — 3° la vengeance que Dieu exerce contre les coupables, Exod., {{rom|iii}}, 16 ; Is., {{rom|x}}, 3 ; Sap., {{rom|xiv}}, 11 ; {{rom|xix}}, 15. — La Vulgate a traduit ordinairement dans ces passages le mot peqûdàh ou ÈniuxoTcri par
''visitatio''. Elle ne s’est servie du mot ''episcopatus'' que dans trois endroits : — 1° Ps. cvm ({{rom|cix}}), 8 (hébreu : ''peqûdàh''), « emploi, charge, fonction, » et 2° Act., {{rom|i}}, 20, où ce passage du Psaume cvm est cité par saint Pierre et appliqué au traître Judas, dont un autre apôtre doit recevoir la charge apostolique. Cette signification est {{tiret|attri|buée}}
<section end="ÉPISCOPAT"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1897|ÉPISCOPAT — ÉPITRES APOCRYPHES|1898}}</noinclude>{{tiret2|attri|buée}} à êuttfxoirii, parce que peqûdâh a en effet en hébreu, non seulement dans ce passage mais dans quelques autres, le sens de « fonction, charge ». Num., {{rom|iv}}, 16 ; I Par., {{rom|xxiv}}, 19 ; {{rom|xxvi}}, 30, etc. — {{3o}} Saint Paul, I Tira., iii, 1, a donné un sens chrétien particulier à ce mot en s’en servant pour désigner la dignité épiscopale et les fonctions qui lui sont propres : « Si quelqu’un désire l'épiscopat, il désire une bonne chose. » À la suite de
l’Apôtre, les écrivains ecclésiastiques l’ont fréquemment employé avec cette signification spéciale. Voir {{sc|Évêque}}.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''ÉPÎTRE''' (hébreu : ''séfér'' ; grec : ètikttoXt) ; epistola, « lettre, épître » ) (fig. 596). Il faut distinguer dans la Bible l'épître de la lettre ; celle-ci, toujours officielle ou publique dans l’Ancien Testament, est un message, un ordre ou une communication de faits, tandis que l'épître a un but plus général et est devenue dans le Nouveau
*96. — Ancienne épître ou lettre grecque écrite sur papyrus,
roulée et liée. D’après Notices des manuscrits. Papyrus grecs
du Louvre et de la Bibliothèque nationale, t. {{rom|xviii}}. Planches,
in-f°, Paria, 1865, pi. xlvi (n° 18 ter avant son ouverture).
Testament, à l’exception de l'Épître à Philémon, comme un discours public fait à des auditeurs absents. Avant l'époque de Jérémie qui écrivait aux exilés à Babylone, reproduites Jer., {{rom|xxix}}, 1-32, et Baruch, {{rom|vi}}, l’Ancien Testament mentionne simplement l’envoi de lettres sans les rapporter. II Reg., {{rom|xi}}, 14, 15 ; III Reg., {{rom|xxi}}, 8, 9 ; II Par., xxi, 12 ; IV Reg., {{rom|v}}, 5-7, etc. Il est question aussi dans le Nouveau Testament de lettres envoyées : Act., {{rom|ix}}, 2 ; xviii, 27 ; I Cor., {{rom|vii}}, 1, etc. Voir {{sc|Lettres}}. — Quant aux Épitres, nous avons dans le Nouveau Testament vingt écrits qui portent ce nom, quoique deux d’entre eux,
l'Épitre aux Hébreux et la première Épître de saint Jean, n’aient pas la forme ordinaire des lettres. Il y a treize Épitres de saint Paul, rangées en une collection appelée autrefois 6 dmdcrcoXoc, et sept Épitres qui ont reçu le nom de « catholiques », soit à cause de leur caractère général, soit parce qu’elles sont adressées à la collectivité des fidèles. Voir col. 350. Les Épîtres sont désignées dans le Nouveau Testament par le nom de ceux auxquels elles sont adressées : Épître aux Romains, à Timothée ; ou par le nom de l’auteur : Épître de saint
Pierre, de saint Jacques. Nous n’avons pas toutes les lettres qui ont été écrites par les Apôtres. Saint Paul, II Thess., {{rom|iii}}, 17, afin de mettre en garde les Thessaloniciens contre les lettres fausses, les avertit, II Thess., Il, 2, que « dans toute lettre » il met sa signature ; ce qui indique l’existence de lettres perdues, puisque nous
n’avons qu’une seule lettre antérieure à celle-là. Nous n’avons plus la lettre dont parle saint Paul aux Corinthiens, I Cor., {{rom|v}}, 9 ; ni celle qu’il écrivit aux Laodicéens, Col., {{rom|iv}}, 16, à moins que cette lettre ne soit l'Épître aux Éphésiens ; ni la lettre que saint Jean a envoyée à l'Église. III Joa., 9. Nous ne savons pourquoi ces lettres n’ont pas été conservées ; leur perte est probablement accidentelle ; mais, étant donné l’intérêt qu’elles présentaient, ce qui cependant ne les a pas préservées, il est à craindre que nous n’en ayons perdu d’autres, qui pouvaient être aussi très importantes. — La forme des Épîtres est, sauf deux exceptions, exactement la même pour toutes. Elles commencent par le nom de l'écrivain et par celui du ou des destinataires : « Paul, apôtre, aux Églises de Galatie, » Gal., {{rom|i}}, 1, 2 ; « Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux élus étrangers de la dispersion. » I Petr., {{rom|i}}, 1. L'Épître aux Hébreux et la première Épître de saint Jean n’ont pas de suscription. Viennent ensuite des formules de salutation, où se retrouvent toujours les mots -/âptç, « grâce ; » {{lang|grc|EÎpnvq}}, « paix, » Rom., {{rom|i}}, 7 ; I Cor., {{rom|i}}, 3, etc. ; I Petr., {{rom|i}}, 2 ; II Petr., {{rom|i}}, 2 ; ou -/ipiç, eXeo ; , « miséricorde, » tlprjvïi. I Tim., {{rom|i}}, 2 ; II Tim., {{rom|i}}, 2. L'écrivain parle ensuite à la première personne, indistinctement au singulier, Rom., {{rom|i}}, 8, 9, ou au pluriel. Rom., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 2. Quand ce qui fait l’objet de la lettre a été écrit, l’auteur envoie ses salutations particulières et celles de son entourage. Rom., {{rom|xvi}}, 3-23 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 19, etc. ; I Petr., {{rom|v}}, 13. Lorsque la lettre n’a pas été écrite tout entière par l’apôtre, comme c’est le cas pour l'Épître aux Galates,
ainsi que le fait remarquer expressément saint Paul, vi, 11, l’auteur, après avoir dicté la lettre, y appose sa signature, en mentionnant qu’elle est de sa propre main, I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 18 ; II Thess., {{rom|iii}}, 17, et en ajoutant quelques mots : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous, » I Cor., {{rom|xvi}}, 23 ; ou : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. » Phil., {{rom|iv}}, 23. Dans l'Épître aux Romains, {{rom|xvi}}, 22, le secrétaire, Tertius, a ajouté sa salutation personnelle. — Les Apôtres dictaient ordinairement leurs lettres à un secrétaire, Rom., {{rom|xvi}}, 22 ; I Petr., {{rom|v}}, 12 ; ceci nous explique certaines différences de style existant entre les lettres du même auteur : les premières Épîtres de saint Paul, par exemple, et les Épîtres pastorales. Il est même probable que pour l'Épître aux Hébreux saint Paul n’aura fourni que les idées, et que la forme extérieure de la lettre, la langue, le style, la dialectique, la manière de citer l’Ancien Testament, ne soient le fait de l'écrivain. Trenkle, ''Einleitung in das Neue Testament'', in-8, Fribourg, 1898, p. 92.
Ainsi s’expliquerait aussi la bonne grécité de l'Épître de saint Jacques, lequel, Hébreu de race et d’habitudes, aurait dû écrire plutôt le grec hébraïsant, que nous retrouvons dans la plupart des autres livres du Nouveau Testament. — Les porteurs des Épîtres de saint Paul étaient, tantôt des messagers spéciaux, tels que Titus et les envoyés des églises pour la collecte pour la seconde Épître aux Corinthiens ; Tychique pour les Épîtres aux Colossiens et aux Éphésiens ; celui qui porta la première Épître aux Corinthiens, ou bien des messagers d’occasion, tels que Philémon pour l'Épître qui porte son nom ;
Épaphrodite pour l'Épître aux Philippiens ; Phœbé, diaconesse de Cenchrées, probablement, pour l'Épître aux Romains. Nous ne savons rien sur les porteurs des Épîtres catholiques. — Les Épîtres sont en général des écrits de circonstance ; pour celles de saint Paul en particulier,
nous voyons assez facilement les événements qui les ont provoquées. Pour les Épîtres catholiques, on ne peut que faire des conjectures d’un caractère général. Les Épîtres étaient destinées à la lecture publique, et ordinairement devaient être communiquées aux communautés chrétiennes avoisinantes, ainsi que l’indique la recommandation de saint Paul aux Colossiens. Col., {{rom|iv}}, 16. Nous voyons que tel était l’usage dans l'Église primitive. Polycarpe transmet à l'Église de Philippes toutes les lettres que l'Église de Smyrne possédait de saint Ignace d’Antioche. Polycarpe, ''Ad Philip.'', {{rom|xiii}}, 2, t. {{rom|i}}, col. 1016. —
Sur la manière dont on expédiait et transportait les lettres dans l’antiquité, voir {{sc|Courrier}}, col. 1089-1090.
{{d|E. Jacquier.|3|sc}}
'''ÉPÎTRES APOCRYPHES'''. Cette classe de textes apocryphes n’est nullement comparable à celle des apocalypses ou des évangiles, pour le développement ou l’intérêt. Quelques pièces d'époques fort diverses, toutes d’origine chrétienne, la composent. La littérature épistolaire a été, en effet, une des plus anciennes formes de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1897|ÉPISCOPAT — ÉPITRES APOCRYPHES|1898}}</noinclude>{{tiret2|attri|buée}} à êuttfxoirii, parce que peqûdâh a en effet en hébreu, non seulement dans ce passage mais dans quelques autres, le sens de « fonction, charge ». Num., {{rom|iv}}, 16 ; I Par., {{rom|xxiv}}, 19 ; {{rom|xxvi}}, 30, etc. — {{3o}} Saint Paul, I Tira., iii, 1, a donné un sens chrétien particulier à ce mot en s’en servant pour désigner la dignité épiscopale et les fonctions qui lui sont propres : « Si quelqu’un désire l'épiscopat, il désire une bonne chose. » À la suite de
l’Apôtre, les écrivains ecclésiastiques l’ont fréquemment employé avec cette signification spéciale. Voir {{sc|Évêque}}.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''ÉPÎTRE''' (hébreu : ''séfér'' ; grec : ètikttoXt) ; epistola, « lettre, épître » ) (fig. 596). Il faut distinguer dans la Bible l'épître de la lettre ; celle-ci, toujours officielle ou publique dans l’Ancien Testament, est un message, un ordre ou une communication de faits, tandis que l'épître a un but plus général et est devenue dans le Nouveau
Testament, à l’exception de l'Épître à Philémon, comme un discours public fait à des auditeurs absents.
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|cap=596. — Ancienne épître ou lettre grecque écrite sur papyrus,
roulée et liée. D’après ''Notices des manuscrits. Papyrus grecs
du Louvre et de la Bibliothèque nationale'', t. {{rom|xviii}}. Planches,
in-f°, Paris, 1865, pl. xlvi (n° 18 ter avant son ouverture).
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Avant l'époque de Jérémie qui écrivait aux exilés à Babylone, reproduites Jer., {{rom|xxix}}, 1-32, et Baruch, {{rom|vi}}, l’Ancien Testament mentionne simplement l’envoi de lettres sans les rapporter. II Reg., {{rom|xi}}, 14, 15 ; III Reg., {{rom|xxi}}, 8, 9 ; II Par., xxi, 12 ; IV Reg., {{rom|v}}, 5-7, etc. Il est question aussi dans le Nouveau Testament de lettres envoyées : Act., {{rom|ix}}, 2 ; xviii, 27 ; I Cor., {{rom|vii}}, 1, etc. Voir {{sc|Lettres}}. — Quant aux Épitres, nous avons dans le Nouveau Testament vingt écrits qui portent ce nom, quoique deux d’entre eux,
l'Épitre aux Hébreux et la première Épître de saint Jean, n’aient pas la forme ordinaire des lettres. Il y a treize Épitres de saint Paul, rangées en une collection appelée autrefois 6 dmdcrcoXoc, et sept Épitres qui ont reçu le nom de « catholiques », soit à cause de leur caractère général, soit parce qu’elles sont adressées à la collectivité des fidèles. Voir col. 350. Les Épîtres sont désignées dans le Nouveau Testament par le nom de ceux auxquels elles sont adressées : Épître aux Romains, à Timothée ; ou par le nom de l’auteur : Épître de saint
Pierre, de saint Jacques. Nous n’avons pas toutes les lettres qui ont été écrites par les Apôtres. Saint Paul, II Thess., {{rom|iii}}, 17, afin de mettre en garde les Thessaloniciens contre les lettres fausses, les avertit, II Thess., Il, 2, que « dans toute lettre » il met sa signature ; ce qui indique l’existence de lettres perdues, puisque nous
n’avons qu’une seule lettre antérieure à celle-là. Nous n’avons plus la lettre dont parle saint Paul aux Corinthiens, I Cor., {{rom|v}}, 9 ; ni celle qu’il écrivit aux Laodicéens, Col., {{rom|iv}}, 16, à moins que cette lettre ne soit l'Épître aux Éphésiens ; ni la lettre que saint Jean a envoyée à l'Église. III Joa., 9. Nous ne savons pourquoi ces lettres n’ont pas été conservées ; leur perte est probablement accidentelle ; mais, étant donné l’intérêt qu’elles présentaient, ce qui cependant ne les a pas préservées, il est à craindre que nous n’en ayons perdu d’autres, qui pouvaient être aussi très importantes. — La forme des Épîtres est, sauf deux exceptions, exactement la même pour toutes. Elles commencent par le nom de l'écrivain et par celui du ou des destinataires : « Paul, apôtre, aux Églises de Galatie, » Gal., {{rom|i}}, 1, 2 ; « Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux élus étrangers de la dispersion. » I Petr., {{rom|i}}, 1. L'Épître aux Hébreux et la première Épître de saint Jean n’ont pas de suscription. Viennent ensuite des formules de salutation, où se retrouvent toujours les mots -/âptç, « grâce ; » {{lang|grc|EÎpnvq}}, « paix, » Rom., {{rom|i}}, 7 ; I Cor., {{rom|i}}, 3, etc. ; I Petr., {{rom|i}}, 2 ; II Petr., {{rom|i}}, 2 ; ou -/ipiç, eXeo ; , « miséricorde, » tlprjvïi. I Tim., {{rom|i}}, 2 ; II Tim., {{rom|i}}, 2. L'écrivain parle ensuite à la première personne, indistinctement au singulier, Rom., {{rom|i}}, 8, 9, ou au pluriel. Rom., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 2. Quand ce qui fait l’objet de la lettre a été écrit, l’auteur envoie ses salutations particulières et celles de son entourage. Rom., {{rom|xvi}}, 3-23 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 19, etc. ; I Petr., {{rom|v}}, 13. Lorsque la lettre n’a pas été écrite tout entière par l’apôtre, comme c’est le cas pour l'Épître aux Galates,
ainsi que le fait remarquer expressément saint Paul, vi, 11, l’auteur, après avoir dicté la lettre, y appose sa signature, en mentionnant qu’elle est de sa propre main, I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 18 ; II Thess., {{rom|iii}}, 17, et en ajoutant quelques mots : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous, » I Cor., {{rom|xvi}}, 23 ; ou : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. » Phil., {{rom|iv}}, 23. Dans l'Épître aux Romains, {{rom|xvi}}, 22, le secrétaire, Tertius, a ajouté sa salutation personnelle. — Les Apôtres dictaient ordinairement leurs lettres à un secrétaire, Rom., {{rom|xvi}}, 22 ; I Petr., {{rom|v}}, 12 ; ceci nous explique certaines différences de style existant entre les lettres du même auteur : les premières Épîtres de saint Paul, par exemple, et les Épîtres pastorales. Il est même probable que pour l'Épître aux Hébreux saint Paul n’aura fourni que les idées, et que la forme extérieure de la lettre, la langue, le style, la dialectique, la manière de citer l’Ancien Testament, ne soient le fait de l'écrivain. Trenkle, ''Einleitung in das Neue Testament'', in-8, Fribourg, 1898, p. 92.
Ainsi s’expliquerait aussi la bonne grécité de l'Épître de saint Jacques, lequel, Hébreu de race et d’habitudes, aurait dû écrire plutôt le grec hébraïsant, que nous retrouvons dans la plupart des autres livres du Nouveau Testament. — Les porteurs des Épîtres de saint Paul étaient, tantôt des messagers spéciaux, tels que Titus et les envoyés des églises pour la collecte pour la seconde Épître aux Corinthiens ; Tychique pour les Épîtres aux Colossiens et aux Éphésiens ; celui qui porta la première Épître aux Corinthiens, ou bien des messagers d’occasion, tels que Philémon pour l'Épître qui porte son nom ;
Épaphrodite pour l'Épître aux Philippiens ; Phœbé, diaconesse de Cenchrées, probablement, pour l'Épître aux Romains. Nous ne savons rien sur les porteurs des Épîtres catholiques. — Les Épîtres sont en général des écrits de circonstance ; pour celles de saint Paul en particulier,
nous voyons assez facilement les événements qui les ont provoquées. Pour les Épîtres catholiques, on ne peut que faire des conjectures d’un caractère général. Les Épîtres étaient destinées à la lecture publique, et ordinairement devaient être communiquées aux communautés chrétiennes avoisinantes, ainsi que l’indique la recommandation de saint Paul aux Colossiens. Col., {{rom|iv}}, 16. Nous voyons que tel était l’usage dans l'Église primitive. Polycarpe transmet à l'Église de Philippes toutes les lettres que l'Église de Smyrne possédait de saint Ignace d’Antioche. Polycarpe, ''Ad Philip.'', {{rom|xiii}}, 2, t. {{rom|i}}, col. 1016. —
Sur la manière dont on expédiait et transportait les lettres dans l’antiquité, voir {{sc|Courrier}}, col. 1089-1090.
{{d|E. Jacquier.|3|sc}}
'''ÉPÎTRES APOCRYPHES'''. Cette classe de textes apocryphes n’est nullement comparable à celle des apocalypses ou des évangiles, pour le développement ou l’intérêt. Quelques pièces d'époques fort diverses, toutes d’origine chrétienne, la composent. La littérature épistolaire a été, en effet, une des plus anciennes formes de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1897|ÉPISCOPAT — ÉPITRES APOCRYPHES|1898}}</noinclude>{{tiret2|attri|buée}} à êuttfxoirii, parce que peqûdâh a en effet en hébreu, non seulement dans ce passage mais dans quelques autres, le sens de « fonction, charge ». Num., {{rom|iv}}, 16 ; I Par., {{rom|xxiv}}, 19 ; {{rom|xxvi}}, 30, etc. — {{3o}} Saint Paul, I Tira., iii, 1, a donné un sens chrétien particulier à ce mot en s’en servant pour désigner la dignité épiscopale et les fonctions qui lui sont propres : « Si quelqu’un désire l'épiscopat, il désire une bonne chose. » À la suite de
l’Apôtre, les écrivains ecclésiastiques l’ont fréquemment employé avec cette signification spéciale. Voir {{sc|Évêque}}.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section begin="ÉPÎTRE"/><nowiki/>
'''ÉPÎTRE''' (hébreu : ''séfér'' ; grec : ètikttoXt) ; epistola, « lettre, épître » ) (fig. 596). Il faut distinguer dans la Bible l'épître de la lettre ; celle-ci, toujours officielle ou publique dans l’Ancien Testament, est un message, un ordre ou une communication de faits, tandis que l'épître a un but plus général et est devenue dans le Nouveau
Testament, à l’exception de l'Épître à Philémon, comme un discours public fait à des auditeurs absents.
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=200px|padt=25px|padb=12px
|cap=596. — Ancienne épître ou lettre grecque écrite sur papyrus,
roulée et liée. D’après ''Notices des manuscrits. Papyrus grecs
du Louvre et de la Bibliothèque nationale'', t. {{rom|xviii}}. Planches,
in-f°, Paris, 1865, pl. xlvi (n° 18 ter avant son ouverture).
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Avant l'époque de Jérémie qui écrivait aux exilés à Babylone, reproduites Jer., {{rom|xxix}}, 1-32, et Baruch, {{rom|vi}}, l’Ancien Testament mentionne simplement l’envoi de lettres sans les rapporter. II Reg., {{rom|xi}}, 14, 15 ; III Reg., {{rom|xxi}}, 8, 9 ; II Par., xxi, 12 ; IV Reg., {{rom|v}}, 5-7, etc. Il est question aussi dans le Nouveau Testament de lettres envoyées : Act., {{rom|ix}}, 2 ; xviii, 27 ; I Cor., {{rom|vii}}, 1, etc. Voir {{sc|Lettres}}. — Quant aux Épitres, nous avons dans le Nouveau Testament vingt écrits qui portent ce nom, quoique deux d’entre eux,
l'Épitre aux Hébreux et la première Épître de saint Jean, n’aient pas la forme ordinaire des lettres. Il y a treize Épitres de saint Paul, rangées en une collection appelée autrefois 6 dmdcrcoXoc, et sept Épitres qui ont reçu le nom de « catholiques », soit à cause de leur caractère général, soit parce qu’elles sont adressées à la collectivité des fidèles. Voir col. 350. Les Épîtres sont désignées dans le Nouveau Testament par le nom de ceux auxquels elles sont adressées : Épître aux Romains, à Timothée ; ou par le nom de l’auteur : Épître de saint
Pierre, de saint Jacques. Nous n’avons pas toutes les lettres qui ont été écrites par les Apôtres. Saint Paul, II Thess., {{rom|iii}}, 17, afin de mettre en garde les Thessaloniciens contre les lettres fausses, les avertit, II Thess., Il, 2, que « dans toute lettre » il met sa signature ; ce qui indique l’existence de lettres perdues, puisque nous
n’avons qu’une seule lettre antérieure à celle-là. Nous n’avons plus la lettre dont parle saint Paul aux Corinthiens, I Cor., {{rom|v}}, 9 ; ni celle qu’il écrivit aux Laodicéens, Col., {{rom|iv}}, 16, à moins que cette lettre ne soit l'Épître aux Éphésiens ; ni la lettre que saint Jean a envoyée à l'Église. III Joa., 9. Nous ne savons pourquoi ces lettres n’ont pas été conservées ; leur perte est probablement accidentelle ; mais, étant donné l’intérêt qu’elles présentaient, ce qui cependant ne les a pas préservées, il est à craindre que nous n’en ayons perdu d’autres, qui pouvaient être aussi très importantes. — La forme des Épîtres est, sauf deux exceptions, exactement la même pour toutes. Elles commencent par le nom de l'écrivain et par celui du ou des destinataires : « Paul, apôtre, aux Églises de Galatie, » Gal., {{rom|i}}, 1, 2 ; « Pierre, apôtre de Jésus-Christ, aux élus étrangers de la dispersion. » I Petr., {{rom|i}}, 1. L'Épître aux Hébreux et la première Épître de saint Jean n’ont pas de suscription. Viennent ensuite des formules de salutation, où se retrouvent toujours les mots -/âptç, « grâce ; » {{lang|grc|EÎpnvq}}, « paix, » Rom., {{rom|i}}, 7 ; I Cor., {{rom|i}}, 3, etc. ; I Petr., {{rom|i}}, 2 ; II Petr., {{rom|i}}, 2 ; ou -/ipiç, eXeo ; , « miséricorde, » tlprjvïi. I Tim., {{rom|i}}, 2 ; II Tim., {{rom|i}}, 2. L'écrivain parle ensuite à la première personne, indistinctement au singulier, Rom., {{rom|i}}, 8, 9, ou au pluriel. Rom., {{rom|i}}, 5 ; {{rom|ii}}, 2. Quand ce qui fait l’objet de la lettre a été écrit, l’auteur envoie ses salutations particulières et celles de son entourage. Rom., {{rom|xvi}}, 3-23 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 19, etc. ; I Petr., {{rom|v}}, 13. Lorsque la lettre n’a pas été écrite tout entière par l’apôtre, comme c’est le cas pour l'Épître aux Galates,
ainsi que le fait remarquer expressément saint Paul, vi, 11, l’auteur, après avoir dicté la lettre, y appose sa signature, en mentionnant qu’elle est de sa propre main, I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 18 ; II Thess., {{rom|iii}}, 17, et en ajoutant quelques mots : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous, » I Cor., {{rom|xvi}}, 23 ; ou : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. » Phil., {{rom|iv}}, 23. Dans l'Épître aux Romains, {{rom|xvi}}, 22, le secrétaire, Tertius, a ajouté sa salutation personnelle. — Les Apôtres dictaient ordinairement leurs lettres à un secrétaire, Rom., {{rom|xvi}}, 22 ; I Petr., {{rom|v}}, 12 ; ceci nous explique certaines différences de style existant entre les lettres du même auteur : les premières Épîtres de saint Paul, par exemple, et les Épîtres pastorales. Il est même probable que pour l'Épître aux Hébreux saint Paul n’aura fourni que les idées, et que la forme extérieure de la lettre, la langue, le style, la dialectique, la manière de citer l’Ancien Testament, ne soient le fait de l'écrivain. Trenkle, ''Einleitung in das Neue Testament'', in-8, Fribourg, 1898, p. 92.
Ainsi s’expliquerait aussi la bonne grécité de l'Épître de saint Jacques, lequel, Hébreu de race et d’habitudes, aurait dû écrire plutôt le grec hébraïsant, que nous retrouvons dans la plupart des autres livres du Nouveau Testament. — Les porteurs des Épîtres de saint Paul étaient, tantôt des messagers spéciaux, tels que Titus et les envoyés des églises pour la collecte pour la seconde Épître aux Corinthiens ; Tychique pour les Épîtres aux Colossiens et aux Éphésiens ; celui qui porta la première Épître aux Corinthiens, ou bien des messagers d’occasion, tels que Philémon pour l'Épître qui porte son nom ;
Épaphrodite pour l'Épître aux Philippiens ; Phœbé, diaconesse de Cenchrées, probablement, pour l'Épître aux Romains. Nous ne savons rien sur les porteurs des Épîtres catholiques. — Les Épîtres sont en général des écrits de circonstance ; pour celles de saint Paul en particulier,
nous voyons assez facilement les événements qui les ont provoquées. Pour les Épîtres catholiques, on ne peut que faire des conjectures d’un caractère général. Les Épîtres étaient destinées à la lecture publique, et ordinairement devaient être communiquées aux communautés chrétiennes avoisinantes, ainsi que l’indique la recommandation de saint Paul aux Colossiens. Col., {{rom|iv}}, 16. Nous voyons que tel était l’usage dans l'Église primitive. Polycarpe transmet à l'Église de Philippes toutes les lettres que l'Église de Smyrne possédait de saint Ignace d’Antioche. Polycarpe, ''Ad Philip.'', {{rom|xiii}}, 2, t. {{rom|i}}, col. 1016. —
Sur la manière dont on expédiait et transportait les lettres dans l’antiquité, voir {{sc|Courrier}}, col. 1089-1090.
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'''ÉPÎTRES APOCRYPHES'''. Cette classe de textes apocryphes n’est nullement comparable à celle des apocalypses ou des évangiles, pour le développement ou l’intérêt. Quelques pièces d'époques fort diverses, toutes d’origine chrétienne, la composent. La littérature épistolaire a été, en effet, une des plus anciennes formes de
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|4899|ÉPÎTRES APOCRYPHES|4900}}</noinclude>l'écriture ecclésiastique, dès l'époque apostolique. Et dès l'époque apostolique il a circulé des épîtres supposées, forgées par des faussaires, qui n'étaient point nécessairement malintentionnés. Saint Paul donne à entendre qu’il circulait de fausses lettres sous son nom : « Ne vous laissez pas effrayer, écrit-il aux Thessaloniciens, ni par des manifestations de l’Esprit, ni par des paroles et par de prétendues lettres de nous, vous annonçant que le jour du Seigneur est très proche. » II Thés., {{rom|ii}}, 2. Le soin que met saint Paul à authentiquer ses Épîtres témoigne des précautions qu’il devait prendre contre les faussaires. II Thess., {{rom|iii}}, 17 ; Gal., {{rom|vi}}, 11 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 18.
1° La prétendue correspondance du roi Abgar et de Notre-Seigneur a été l’objet d’un article spécial. Voir t. 1, col. 38. — 2° Il est question d’autres écrits du Sauveur. Saint Augustin, ''De çonsensu Evangelistarum'', {{rom|i}}, 15, ; t. {{rom|xxxiv}}, col. 1049, parle de livres en forme d'épîtres à saint Pierre et à saint Paul attribuées au Christ, C'étaient des apocryphes de fabrication manichéenne, et il ne semble même pas que saint Augustin, qui seul en parle, les ait eus en main. — 3° Dans une lettre de Licinianus, évêque de Carthagène, à Vincentius, évêque d’Iviça, ce dernier est vivement repris d’avoir eu la
crédulité de prendre au sérieux une lettre du Christ soidisant tombée du ciel sur l’autel de la confession de Saint-Pierre, à Rome. Licinianus est de la fin du VI{{e}} siècle. ''Patr. lat.'', t. {{rom|lxxii}}, col. 699. — 4° Bàluze a, publié le texte latin d’une épître du Christ tombée aussi du ! ciel, mais à Jérusalem, et « trouvée à la porte d'Éphraïm
par le prêtre Éros ». Ce doit être la même dont parle le synode romain de 745, Act. {{rom|ii}}, Mansi, t. {{rom|xii}}, col. 378. Le texte de Baluze, ''Capitularia regum Francorum'', t. {{rom|ii}}, Paris, édit. de 1780, p. 1396-1399, est reproduit par Fabricius, ''Codex apocryphus N. T''., Hambourg, 1719, p. 309-313. On en a l’original grec, inédit encore. ''Ibid''., t. {{rom|iii}}, p. 511. Le même Fabricius énumère à la suite plusieurs autres faux du même genre et de plus basse époque.
5° Philastre, De hxr., 89, t. {{rom|xii}}, col. 1201, a connu une épître aux Laodicéens, « que des gens mal pensants ont interpolée, » et qui pour cette raison « n’est pas lue dans l'Église ». Théodore de Mopsueste la signale en termes analogues. ''Convni. in Pauli Epist.'', édit. Swete, Cambridge, 1880, t. {{rom|i}}, p. 310. — 6° Le Canon dit de Muratori mentionne deux épîtres attribuées à saint Paul : ''Fertur etiam ad Laodicenses, alia ad Alexandrinos, Pauli noniine fictx dd hxresem Marcionis''. Si tel est bien le texte du Canon, ces deux pièces seraient
de fabrication marcionite. Elles n’existent plus. — Dans le sacramentaire de Bobbio, du vn{{e}} siècle, publié par Mabillon, M. Zahn a relevé une leçon soi-disant tirée de l'Épître de saint Paul aux Colossiens, dix versets, que Mabillon traitait de farrago ex Scripturæ verbis contexta, et dont M. Zahn s’est appliqué à établir qu’ils provenaient de la susdite épître aux Alexandrins ; mais l’origine de ce morceau reste problématique. T. Zahn, ''Geschichte des Neutestamentlichen Kanons'', Erlangen, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 587-592.
7° Une épître de saint Paul aux Laodicéens, qui existe en latin, a la prétention d'être l'épître que saint Paul, écrivant aux Colossiens (Col., {{rom|iv}}, 16), rappelle qu’il a, en effet, écrite, et qu’il compte que les Laodicéens communiqueront aux Colossiens. On suppose, sans rien de décisif, que ce texte latin est traduit d’un original grec,
qu’aurait connu et dénoncé, en 787, le second concile de Nicée. Act. {{rom|vi}}, Mansi, t. {{rom|xiii}}, col. 293. En tout état de cause, le grec n’a guère circulé en Orient, au contraire du latin qui a été très répandu au moyen âge, encore que l’on n’eût aucun doute sur son caractère de faux. Récemment nous en avons rencontré une version arabe,
dont M. Carra de Vaux a établi qu’elle avait été faite en Occident, sur le latin. Voir le texte latin et le texte arabe, ''Revue biblique'', 1896, p. 221-226. Cette épître apocryphe, de vingt versets, est un centon de pensées prises à des Épîtres authentiques de saint Paul ; elle n’a du reste rien dé marcionite, et est proprement insignifiante. Le texte que nous avons, s’il est celui qu’a connu saint Jérôme, ''De vir. ill.'', 5, t. {{rom|xxiii}}, col. 619, pourrait être du IV{{e}} siècle. Toutefois les attestations les plus anciennes que l’on ait, et qui soient sûres, sont dans le Spéculum du Pseudo-Augustin, VI{{e}} siècle, et dans le ''Codex Fuldensis'', VI{{e}} siècle. Zahn, ''op. cit''., p. 566-585 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 33-37.
8° La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, soit une lettre des Corinthiens à l’Apôtre et la réponse de l’Apôtre, était reçue, au IV{{e}} siècle, dans l'Église d'Édesse, au témoignage de saint Éphrem et d’Aphraates, qui citent comme authentique un verset de
la réponse de l’Apôtre. Harnack, Geschichte, {{rom|i}}, 38. Les
Constitutions apostoliques, {{rom-maj|VI}}, 6, ''Patr. gr''., t. {{rom|i}}, col. 949, font allusion à des écrits de Simon et de Cléobios, « écrits empoisonnés, publiés sous le nom du Christ et de ses disciples ; » allusion qui permet de croire que le rédacteur des Constitutions apostoliques, un Syrien du IV{{e}} siècle, a connu la lettre des Corinthiens à saint Paul, vraisemblablement en grec. Tandis que, passé le {{IVe}} siècle, on en perd la trace en grec et en syriaque, du syriaque elle fut traduite en arménien, où elle prit place dans le canon
ecclésiastique ; elle figure dans la plupart des manuscrits de la Bible arménienne, généralement à la suite des Épîtres de saint Paul, quelquefois à la suite de la seconde Épître aux Corinthiens. Saint Éphrem témoigne encore que les Bardesanites ne reconnaissaient pas cette correspondance, mais seulement les catholiques ; et il note que la doctrine dénoncée à Paul par les Corinthiens se trouve être la propre doctrine de Bardesanes. De là M. Vetler a conjecturé que ladite correspondance avait dû être produite dans la controverse contre les Bardesanites, en Syrie, vraisemblablement à Édesse, vers l’an 200, du
temps d’AbgarVIH et de l'évêque Palut. M. S. Berger a récemment découvert une version latine de la correspondance dans un manuscrit milanais du x{{e}} siècle, et M. Bratke une autre version latine dans un manuscrit de Laon, du XIII{{e}} siècle : l’origine de cette traduction latine reste fort obscure. Il n’est pas prouvé qu’elle ait été faite sur le syriaque directement. — Dans leur épître, les Corinthiens écrivent à saint Paul pour lui apprendre que deux inconnus, Simon et Cléobios, sont à Corinthe et enseignent une doctrine qui trouble les âmes : ils nient qu’il faille user des prophètes (l’Ancien Testament), ils nient la
résurrection de la chair, ils nient que le Christ se soit fait chair et soit né de Marie. Que l’Apôtre vienne bientôt mettre un terme à ce scandale. Saint Paul leur répond, apparemment de Rome et du temps de sa captivité ; il leur rappelle ce qu’il leur a enseigné dès le commencement et qu’il a lui-même appris des saints Apôtres qui ont vécu avec Jésus-Christ, à savoir que le Seigneur est né de Marie, qui est de la race de David, afin que par sa chair et en sa chair le Sauveur nous ressuscitât : quiconque nie la résurrection de la chair doit être rejeté, car il appartient à la race des vipères, etc. M. Zahn a
conjecturé que cette correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens a fait partie intégrante des ''Acta Pauli'', perdus, du {{IIe}} siècle. En 1897, M. Schmidt a trouvé, en copte, réunis dans un même manuscrit (VII{{e}} siècle ?), premièrement les ''Acta Pauli et Theclæ'' ; secondement la correspondance apocryphe susdite ; troisièmement le ''Martyrium Pauli'' grec publié par Lipsius, ''Acta apostolorum apocrypha'', t. {{rom|i}}, 1891, p. 104-117. Ces trois pièces sont au dernier feuillet du manuscrit suivies de la mention :
<poem>MΠPAΞIΣMΠAYΛOΣK…
ΠAΠOΣTOΛOΣ</poem>
M. Schmidt en a conclu qu’il avait retrouvé les Acta Pauli, et que la correspondance en faisait partie, ''Theologische Literaturzeitung'', 1897, p. 625-629. Toutefois ces pièces ont beau être. dans le même manuscrit sous<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */
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1° La prétendue correspondance du roi Abgar et de Notre-Seigneur a été l’objet d’un article spécial. Voir t. 1, col. 38. — 2° Il est question d’autres écrits du Sauveur. Saint Augustin, ''De çonsensu Evangelistarum'', {{rom|i}}, 15, ; t. {{rom|xxxiv}}, col. 1049, parle de livres en forme d'épîtres à saint Pierre et à saint Paul attribuées au Christ, C'étaient des apocryphes de fabrication manichéenne, et il ne semble même pas que saint Augustin, qui seul en parle, les ait eus en main. — 3° Dans une lettre de Licinianus, évêque de Carthagène, à Vincentius, évêque d’Iviça, ce dernier est vivement repris d’avoir eu la
crédulité de prendre au sérieux une lettre du Christ soidisant tombée du ciel sur l’autel de la confession de Saint-Pierre, à Rome. Licinianus est de la fin du VI{{e}} siècle. ''Patr. lat.'', t. {{rom|lxxii}}, col. 699. — 4° Baluze a, publié le texte latin d’une épître du Christ tombée aussi du ! ciel, mais à Jérusalem, et « trouvée à la porte d'Éphraïm
par le prêtre Éros ». Ce doit être la même dont parle le synode romain de 745, Act. {{rom|ii}}, Mansi, t. {{rom|xii}}, col. 378. Le texte de Baluze, ''Capitularia regum Francorum'', t. {{rom|ii}}, Paris, édit. de 1780, p. 1396-1399, est reproduit par Fabricius, ''Codex apocryphus N. T''., Hambourg, 1719, p. 309-313. On en a l’original grec, inédit encore. ''Ibid''., t. {{rom|iii}}, p. 511. Le même Fabricius énumère à la suite plusieurs autres faux du même genre et de plus basse époque.
5° Philastre, ''De hær.'', 89, t. {{rom|xii}}, col. 1201, a connu une épître aux Laodicéens, « que des gens mal pensants ont interpolée, » et qui pour cette raison « n’est pas lue dans l'Église ». Théodore de Mopsueste la signale en termes analogues. ''Convni. in Pauli Epist.'', édit. Swete, Cambridge, 1880, t. {{rom|i}}, p. 310. — 6° Le Canon dit de Muratori mentionne deux épîtres attribuées à saint Paul : ''Fertur etiam ad Laodicenses, alia ad Alexandrinos, Pauli nomine fictæ ad hæresem Marcionis''. Si tel est bien le texte du Canon, ces deux pièces seraient
de fabrication marcionite. Elles n’existent plus. — Dans le sacramentaire de Bobbio, du vn{{e}} siècle, publié par Mabillon, M. Zahn a relevé une leçon soi-disant tirée de l'Épître de saint Paul aux Colossiens, dix versets, que Mabillon traitait de ''farrago ex Scripturæ verbis contexta'', et dont M. Zahn s’est appliqué à établir qu’ils provenaient de la susdite épître aux Alexandrins ; mais l’origine de ce morceau reste problématique. T. Zahn, ''Geschichte des Neutestamentlichen Kanons'', Erlangen, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 587-592.
7° Une épître de saint Paul aux Laodicéens, qui existe en latin, a la prétention d'être l'épître que saint Paul, écrivant aux Colossiens (Col., {{rom|iv}}, 16), rappelle qu’il a, en effet, écrite, et qu’il compte que les Laodicéens communiqueront aux Colossiens. On suppose, sans rien de décisif, que ce texte latin est traduit d’un original grec,
qu’aurait connu et dénoncé, en 787, le second concile de Nicée. Act. {{rom|vi}}, Mansi, t. {{rom|xiii}}, col. 293. En tout état de cause, le grec n’a guère circulé en Orient, au contraire du latin qui a été très répandu au moyen âge, encore que l’on n’eût aucun doute sur son caractère de faux. Récemment nous en avons rencontré une version arabe,
dont M. Carra de Vaux a établi qu’elle avait été faite en Occident, sur le latin. Voir le texte latin et le texte arabe, ''Revue biblique'', 1896, p. 221-226. Cette épître apocryphe, de vingt versets, est un centon de pensées prises à des Épîtres authentiques de saint Paul ; elle n’a du reste rien de marcionite, et est proprement insignifiante. Le texte que nous avons, s’il est celui qu’a connu saint Jérôme, ''De vir. ill.'', 5, t. {{rom|xxiii}}, col. 619, pourrait être du IV{{e}} siècle. Toutefois les attestations les plus anciennes que l’on ait, et qui soient sûres, sont dans le Spéculum du Pseudo-Augustin, VI{{e}} siècle, et dans le ''Codex Fuldensis'', VI{{e}} siècle. Zahn, ''op. cit''., p. 566-585 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 33-37.
8° La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, soit une lettre des Corinthiens à l’Apôtre et la réponse de l’Apôtre, était reçue, au IV{{e}} siècle, dans l'Église d'Édesse, au témoignage de saint Éphrem et d’Aphraatès, qui citent comme authentique un verset de
la réponse de l’Apôtre. Harnack, Geschichte, {{rom|i}}, 38. Les
Constitutions apostoliques, {{rom-maj|VI}}, 6, ''Patr. gr''., t. {{rom|i}}, col. 949, font allusion à des écrits de Simon et de Cléobios, « écrits empoisonnés, publiés sous le nom du Christ et de ses disciples ; » allusion qui permet de croire que le rédacteur des Constitutions apostoliques, un Syrien du IV{{e}} siècle, a connu la lettre des Corinthiens à saint Paul, vraisemblablement en grec. Tandis que, passé le {{IVe}} siècle, on en perd la trace en grec et en syriaque, du syriaque elle fut traduite en arménien, où elle prit place dans le canon
ecclésiastique ; elle figure dans la plupart des manuscrits de la Bible arménienne, généralement à la suite des Épîtres de saint Paul, quelquefois à la suite de la seconde Épître aux Corinthiens. Saint Éphrem témoigne encore que les Bardesanites ne reconnaissaient pas cette correspondance, mais seulement les catholiques ; et il note que la doctrine dénoncée à Paul par les Corinthiens se trouve être la propre doctrine de Bardesanes. De là M. Vetter a conjecturé que ladite correspondance avait dû être produite dans la controverse contre les Bardesanites, en Syrie, vraisemblablement à Édesse, vers l’an 200, du
temps d’Abgar VIII et de l'évêque Palut. M. S. Berger a récemment découvert une version latine de la correspondance dans un manuscrit milanais du x{{e}} siècle, et M. Bratke une autre version latine dans un manuscrit de Laon, du XIII{{e}} siècle : l’origine de cette traduction latine reste fort obscure. Il n’est pas prouvé qu’elle ait été faite sur le syriaque directement. — Dans leur épître, les Corinthiens écrivent à saint Paul pour lui apprendre que deux inconnus, Simon et Cléobios, sont à Corinthe et enseignent une doctrine qui trouble les âmes : ils nient qu’il faille user des prophètes (l’Ancien Testament), ils nient la
résurrection de la chair, ils nient que le Christ se soit fait chair et soit né de Marie. Que l’Apôtre vienne bientôt mettre un terme à ce scandale. Saint Paul leur répond, apparemment de Rome et du temps de sa captivité ; il leur rappelle ce qu’il leur a enseigné dès le commencement et qu’il a lui-même appris des saints Apôtres qui ont vécu avec Jésus-Christ, à savoir que le Seigneur est né de Marie, qui est de la race de David, afin que par sa chair et en sa chair le Sauveur nous ressuscitât : quiconque nie la résurrection de la chair doit être rejeté, car il appartient à la race des vipères, etc. M. Zahn a
conjecturé que cette correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens a fait partie intégrante des ''Acta Pauli'', perdus, du {{IIe}} siècle. En 1897, M. Schmidt a trouvé, en copte, réunis dans un même manuscrit (VII{{e}} siècle ?), premièrement les ''Acta Pauli et Theclæ'' ; secondement la correspondance apocryphe susdite ; troisièmement le ''Martyrium Pauli'' grec publié par Lipsius, ''Acta apostolorum apocrypha'', t. {{rom|i}}, 1891, p. 104-117. Ces trois pièces sont au dernier feuillet du manuscrit suivies de la mention :
<poem>MΠPAΞIΣMΠAYΛOΣK…
ΠAΠOΣTOΛOΣ</poem>
M. Schmidt en a conclu qu’il avait retrouvé les Acta Pauli, et que la correspondance en faisait partie, ''Theologische Literaturzeitung'', 1897, p. 625-629. Toutefois ces pièces ont beau être dans le même manuscrit sous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1899|ÉPÎTRES APOCRYPHES|1900}}</noinclude>l'écriture ecclésiastique, dès l'époque apostolique. Et dès l'époque apostolique il a circulé des épîtres supposées, forgées par des faussaires, qui n'étaient point nécessairement malintentionnés. Saint Paul donne à entendre qu’il circulait de fausses lettres sous son nom : « Ne vous laissez pas effrayer, écrit-il aux Thessaloniciens, ni par des manifestations de l’Esprit, ni par des paroles et par de prétendues lettres de nous, vous annonçant que le jour du Seigneur est très proche. » II Thés., {{rom|ii}}, 2. Le soin que met saint Paul à authentiquer ses Épîtres témoigne des précautions qu’il devait prendre contre les faussaires. II Thess., {{rom|iii}}, 17 ; Gal., {{rom|vi}}, 11 ; I Cor., {{rom|xvi}}, 21 ; Col., {{rom|iv}}, 18.
1° La prétendue correspondance du roi Abgar et de Notre-Seigneur a été l’objet d’un article spécial. Voir t. 1, col. 38. — 2° Il est question d’autres écrits du Sauveur. Saint Augustin, ''De çonsensu Evangelistarum'', {{rom|i}}, 15, ; t. {{rom|xxxiv}}, col. 1049, parle de livres en forme d'épîtres à saint Pierre et à saint Paul attribuées au Christ, C'étaient des apocryphes de fabrication manichéenne, et il ne semble même pas que saint Augustin, qui seul en parle, les ait eus en main. — 3° Dans une lettre de Licinianus, évêque de Carthagène, à Vincentius, évêque d’Iviça, ce dernier est vivement repris d’avoir eu la
crédulité de prendre au sérieux une lettre du Christ soidisant tombée du ciel sur l’autel de la confession de Saint-Pierre, à Rome. Licinianus est de la fin du VI{{e}} siècle. ''Patr. lat.'', t. {{rom|lxxii}}, col. 699. — 4° Baluze a, publié le texte latin d’une épître du Christ tombée aussi du ! ciel, mais à Jérusalem, et « trouvée à la porte d'Éphraïm
par le prêtre Éros ». Ce doit être la même dont parle le synode romain de 745, Act. {{rom|ii}}, Mansi, t. {{rom|xii}}, col. 378. Le texte de Baluze, ''Capitularia regum Francorum'', t. {{rom|ii}}, Paris, édit. de 1780, p. 1396-1399, est reproduit par Fabricius, ''Codex apocryphus N. T''., Hambourg, 1719, p. 309-313. On en a l’original grec, inédit encore. ''Ibid''., t. {{rom|iii}}, p. 511. Le même Fabricius énumère à la suite plusieurs autres faux du même genre et de plus basse époque.
5° Philastre, ''De hær.'', 89, t. {{rom|xii}}, col. 1201, a connu une épître aux Laodicéens, « que des gens mal pensants ont interpolée, » et qui pour cette raison « n’est pas lue dans l'Église ». Théodore de Mopsueste la signale en termes analogues. ''Convni. in Pauli Epist.'', édit. Swete, Cambridge, 1880, t. {{rom|i}}, p. 310. — 6° Le Canon dit de Muratori mentionne deux épîtres attribuées à saint Paul : ''Fertur etiam ad Laodicenses, alia ad Alexandrinos, Pauli nomine fictæ ad hæresem Marcionis''. Si tel est bien le texte du Canon, ces deux pièces seraient
de fabrication marcionite. Elles n’existent plus. — Dans le sacramentaire de Bobbio, du vn{{e}} siècle, publié par Mabillon, M. Zahn a relevé une leçon soi-disant tirée de l'Épître de saint Paul aux Colossiens, dix versets, que Mabillon traitait de ''farrago ex Scripturæ verbis contexta'', et dont M. Zahn s’est appliqué à établir qu’ils provenaient de la susdite épître aux Alexandrins ; mais l’origine de ce morceau reste problématique. T. Zahn, ''Geschichte des Neutestamentlichen Kanons'', Erlangen, 1890, t. {{rom|ii}}, p. 587-592.
7° Une épître de saint Paul aux Laodicéens, qui existe en latin, a la prétention d'être l'épître que saint Paul, écrivant aux Colossiens (Col., {{rom|iv}}, 16), rappelle qu’il a, en effet, écrite, et qu’il compte que les Laodicéens communiqueront aux Colossiens. On suppose, sans rien de décisif, que ce texte latin est traduit d’un original grec,
qu’aurait connu et dénoncé, en 787, le second concile de Nicée. Act. {{rom|vi}}, Mansi, t. {{rom|xiii}}, col. 293. En tout état de cause, le grec n’a guère circulé en Orient, au contraire du latin qui a été très répandu au moyen âge, encore que l’on n’eût aucun doute sur son caractère de faux. Récemment nous en avons rencontré une version arabe,
dont M. Carra de Vaux a établi qu’elle avait été faite en Occident, sur le latin. Voir le texte latin et le texte arabe, ''Revue biblique'', 1896, p. 221-226. Cette épître apocryphe, de vingt versets, est un centon de pensées prises à des Épîtres authentiques de saint Paul ; elle n’a du reste rien de marcionite, et est proprement insignifiante. Le texte que nous avons, s’il est celui qu’a connu saint Jérôme, ''De vir. ill.'', 5, t. {{rom|xxiii}}, col. 619, pourrait être du IV{{e}} siècle. Toutefois les attestations les plus anciennes que l’on ait, et qui soient sûres, sont dans le Spéculum du Pseudo-Augustin, VI{{e}} siècle, et dans le ''Codex Fuldensis'', VI{{e}} siècle. Zahn, ''op. cit''., p. 566-585 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 33-37.
8° La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, soit une lettre des Corinthiens à l’Apôtre et la réponse de l’Apôtre, était reçue, au IV{{e}} siècle, dans l'Église d'Édesse, au témoignage de saint Éphrem et d’Aphraatès, qui citent comme authentique un verset de
la réponse de l’Apôtre. Harnack, Geschichte, {{rom|i}}, 38. Les
Constitutions apostoliques, {{rom-maj|VI}}, 6, ''Patr. gr''., t. {{rom|i}}, col. 949, font allusion à des écrits de Simon et de Cléobios, « écrits empoisonnés, publiés sous le nom du Christ et de ses disciples ; » allusion qui permet de croire que le rédacteur des Constitutions apostoliques, un Syrien du IV{{e}} siècle, a connu la lettre des Corinthiens à saint Paul, vraisemblablement en grec. Tandis que, passé le {{IVe}} siècle, on en perd la trace en grec et en syriaque, du syriaque elle fut traduite en arménien, où elle prit place dans le canon
ecclésiastique ; elle figure dans la plupart des manuscrits de la Bible arménienne, généralement à la suite des Épîtres de saint Paul, quelquefois à la suite de la seconde Épître aux Corinthiens. Saint Éphrem témoigne encore que les Bardesanites ne reconnaissaient pas cette correspondance, mais seulement les catholiques ; et il note que la doctrine dénoncée à Paul par les Corinthiens se trouve être la propre doctrine de Bardesanes. De là M. Vetter a conjecturé que ladite correspondance avait dû être produite dans la controverse contre les Bardesanites, en Syrie, vraisemblablement à Édesse, vers l’an 200, du
temps d’Abgar VIII et de l'évêque Palut. M. S. Berger a récemment découvert une version latine de la correspondance dans un manuscrit milanais du x{{e}} siècle, et M. Bratke une autre version latine dans un manuscrit de Laon, du XIII{{e}} siècle : l’origine de cette traduction latine reste fort obscure. Il n’est pas prouvé qu’elle ait été faite sur le syriaque directement. — Dans leur épître, les Corinthiens écrivent à saint Paul pour lui apprendre que deux inconnus, Simon et Cléobios, sont à Corinthe et enseignent une doctrine qui trouble les âmes : ils nient qu’il faille user des prophètes (l’Ancien Testament), ils nient la
résurrection de la chair, ils nient que le Christ se soit fait chair et soit né de Marie. Que l’Apôtre vienne bientôt mettre un terme à ce scandale. Saint Paul leur répond, apparemment de Rome et du temps de sa captivité ; il leur rappelle ce qu’il leur a enseigné dès le commencement et qu’il a lui-même appris des saints Apôtres qui ont vécu avec Jésus-Christ, à savoir que le Seigneur est né de Marie, qui est de la race de David, afin que par sa chair et en sa chair le Sauveur nous ressuscitât : quiconque nie la résurrection de la chair doit être rejeté, car il appartient à la race des vipères, etc. M. Zahn a
conjecturé que cette correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens a fait partie intégrante des ''Acta Pauli'', perdus, du {{IIe}} siècle. En 1897, M. Schmidt a trouvé, en copte, réunis dans un même manuscrit (VII{{e}} siècle ?), premièrement les ''Acta Pauli et Theclæ'' ; secondement la correspondance apocryphe susdite ; troisièmement le ''Martyrium Pauli'' grec publié par Lipsius, ''Acta apostolorum apocrypha'', t. {{rom|i}}, 1891, p. 104-117. Ces trois pièces sont au dernier feuillet du manuscrit suivies de la mention :
<poem>MΠPAΞIΣMΠAYΛOΣK…
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M. Schmidt en a conclu qu’il avait retrouvé les Acta Pauli, et que la correspondance en faisait partie, ''Theologische Literaturzeitung'', 1897, p. 625-629. Toutefois ces pièces ont beau être dans le même manuscrit sous<noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/990
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1901|ÉPITRES APOCRYPHES — ÉQUERRE|1902}}</noinclude>la même rubrique (finale) et jointes l’une à l’autre par d’habiles transitions, rien n'établit que cette unification n’est pas l'œuvre du traducteur copte. Et à supposer que la correspondance ait tait partie intégrante des ''Acta Pauli'' grecs, n’y était-elle pas une pièce rapportée ? La conjecture de Zalin, même après la découverte de
Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen
P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. 1Il Korinlherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
<section begin="ÉPÎTRES CATHOLIQUES"/><nowiki/>
'''ÉPÎTRES CATHOLIQUES, PASTORALES'''. Voir {{sc|Épîtres}} {{sc|Catholiques (Épîtres)}}, {{sc|Pastorales (Épîtres)}}.
<section end="ÉPÎTRES CATHOLIQUES"/>
<section begin="ÉPONGE"/><nowiki/>
'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
convenablement préparé, sert aux usages domestiques.
{{Img float-p
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|cap=597. — Éponge, ûxée au rocher.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Ce squelette absorbe le liquide par ses innombrables orifices, et le rend ensuite sous la pression de la main, constituant ainsi un réservoir aussi facile à vider qu'à remplir. — Il n’est question d'épongé que dans le Nouveau Testament. Quand Notre -Seigneur en croix crie qu’il a soif, un des assistants court prendre une éponge, l’imbibe de boisson amère et la tend au supplicié à l’extrémité d’un roseau. Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Joa., {{rom|xix}}, 29. Cette éponge faisait partie des
objets que les soldats apportaient avec eux quand ils exécutaient un condamné ; elle leur servait probablement à essuyer les taches du sang qui jaillissait sur eux pendant le crucifiement. Selon d’autres, une
éponge et un vase de vinaigre étaient préparés à l’avance, pour remédier aux défaillances des suppliciés pendant qu’on les crucifiait. Friedlieb, Archéologie de la Passion, trad. F. Martin, Paris, 1897, p. 200. En souvenir de cet usage de l'éponge au Calvaire, la liturgie grecque l’emploie pour la purification de la patène et du calice après le
saint sacrifice. Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', Paris, 1877, p. 280. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section end="ÉPONGE"/>
<section begin="ÉPOUX"/><nowiki/>
'''ÉPOUX''', ÉPOUSE. Voir {{sc|Mariage}}.
<section end="ÉPOUX"/>
<section begin="ÉQUERRE"/><nowiki/>
'''ÉQUERRE''', instrument pour tracer des angles droits. Isaïe, {{rom|xliv}}, 13, dit en décrivant la fabrication d’une idole : « Le sculpteur en bois étend le cordeau, il ébauche la forme (de la statue)
avec un instrument tranchant, il la dresse à l'équerre (nyixpo,
maqsû'âh, pluriel rmspn, maqsu'ôt) ; il la dessine avec le compas (mehûyâh, sens douteux), il en fait l’image d’un homme. » La signification du mot maqsû'âh est contestée : les uns y voient une
équerre, d’autres un rabot, un ciseau ou un autre instrument.
Le Targum traduit par 'izmél, « ciseau, » et c’est la traduction
la plus généralement adoptée aujourd’hui. Quoi qu’il en soit du vrai sens de ce mot difficile, les
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|cap=598. — Équerre sur une stèle punique.
Musée Saint-Louis, & Carthage.
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<references/></noinclude>
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Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen
P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. 1Il Korinlherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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'''ÉPÎTRES CATHOLIQUES, PASTORALES'''. Voir {{sc|Épîtres}} {{sc|Catholiques (Épîtres)}}, {{sc|Pastorales (Épîtres)}}.
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'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
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Ce squelette absorbe le liquide par ses innombrables orifices, et le rend ensuite sous la pression de la main, constituant ainsi un réservoir aussi facile à vider qu'à remplir. — Il n’est question d'épongé que dans le Nouveau Testament. Quand Notre -Seigneur en croix crie qu’il a soif, un des assistants court prendre une éponge, l’imbibe de boisson amère et la tend au supplicié à l’extrémité d’un roseau. Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Joa., {{rom|xix}}, 29. Cette éponge faisait partie des
objets que les soldats apportaient avec eux quand ils exécutaient un condamné ; elle leur servait probablement à essuyer les taches du sang qui jaillissait sur eux pendant le crucifiement. Selon d’autres, une
éponge et un vase de vinaigre étaient préparés à l’avance, pour remédier aux défaillances des suppliciés pendant qu’on les crucifiait. Friedlieb, Archéologie de la Passion, trad. F. Martin, Paris, 1897, p. 200. En souvenir de cet usage de l'éponge au Calvaire, la liturgie grecque l’emploie pour la purification de la patène et du calice après le
saint sacrifice. Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', Paris, 1877, p. 280. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''ÉPOUX''', ÉPOUSE. Voir {{sc|Mariage}}.
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'''ÉQUERRE''', instrument pour tracer des angles droits. Isaïe, {{rom|xliv}}, 13, dit en décrivant la fabrication d’une idole : « Le sculpteur en bois étend le cordeau, il ébauche la forme (de la statue)
avec un instrument tranchant, il la dresse à l'équerre (nyixpo,
maqsû'âh, pluriel rmspn, maqsu'ôt) ; il la dessine avec le compas (mehûyâh, sens douteux), il en fait l’image d’un homme. » La signification du mot maqsû'âh est contestée : les uns y voient une
équerre, d’autres un rabot, un ciseau ou un autre instrument.
Le Targum traduit par 'izmél, « ciseau, » et c’est la traduction
la plus généralement adoptée aujourd’hui. Quoi qu’il en soit du vrai sens de ce mot difficile, les
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Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen
P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. 1Il Korinlherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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'''ÉPÎTRES CATHOLIQUES, PASTORALES'''. Voir {{sc|Épîtres}} {{sc|Catholiques (Épîtres)}}, {{sc|Pastorales (Épîtres)}}.
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'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
convenablement préparé, sert aux usages domestiques.
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Ce squelette absorbe le liquide par ses innombrables orifices, et le rend ensuite sous la pression de la main, constituant ainsi un réservoir aussi facile à vider qu'à remplir. — Il n’est question d'épongé que dans le Nouveau Testament. Quand Notre -Seigneur en croix crie qu’il a soif, un des assistants court prendre une éponge, l’imbibe de boisson amère et la tend au supplicié à l’extrémité d’un roseau. Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Joa., {{rom|xix}}, 29. Cette éponge faisait partie des
objets que les soldats apportaient avec eux quand ils exécutaient un condamné ; elle leur servait probablement à essuyer les taches du sang qui jaillissait sur eux pendant le crucifiement. Selon d’autres, une
éponge et un vase de vinaigre étaient préparés à l’avance, pour remédier aux défaillances des suppliciés pendant qu’on les crucifiait. Friedlieb, Archéologie de la Passion, trad. F. Martin, Paris, 1897, p. 200. En souvenir de cet usage de l'éponge au Calvaire, la liturgie grecque l’emploie pour la purification de la patène et du calice après le
saint sacrifice. Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', Paris, 1877, p. 280. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''ÉQUERRE''', instrument pour tracer des angles droits. Isaïe, {{rom|xliv}}, 13, dit en décrivant la fabrication d’une idole : « Le sculpteur en bois étend le cordeau, il ébauche la forme (de la statue)
avec un instrument tranchant, il la dresse à l'équerre (nyixpo,
maqsû'âh, pluriel rmspn, maqsu'ôt) ; il la dessine avec le compas (mehûyâh, sens douteux), il en fait l’image d’un homme. » La signification du mot maqsû'âh est contestée : les uns y voient une
équerre, d’autres un rabot, un ciseau ou un autre instrument.
Le Targum traduit par 'izmél, « ciseau, » et c’est la traduction
la plus généralement adoptée aujourd’hui. Quoi qu’il en soit du vrai sens de ce mot difficile, les
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Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen
P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. 1Il Korinlherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
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Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen
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9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1901|ÉPITRES APOCRYPHES — ÉQUERRE|1902}}</noinclude>la même rubrique (finale) et jointes l’une à l’autre par d’habiles transitions, rien n'établit que cette unification n’est pas l'œuvre du traducteur copte. Et à supposer que la correspondance ait tait partie intégrante des ''Acta Pauli'' grecs, n’y était-elle pas une pièce rapportée ? La conjecture de Zalin, même après la découverte de
Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. III. Korintherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
<section begin="ÉPÎTRES CATHOLIQUES"/><nowiki/>
'''ÉPÎTRES CATHOLIQUES, PASTORALES'''. Voir {{sc|Épîtres}} {{sc|Catholiques (Épîtres)}}, {{sc|Pastorales (Épîtres)}}.
<section end="ÉPÎTRES CATHOLIQUES"/>
<section begin="ÉPONGE"/><nowiki/>
'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
convenablement préparé, sert aux usages domestiques.
{{Img float-p
|file=FMIB 34618 Eponge usuelle.jpeg
|align=right|width=200px|padt=25px|padb=12px
|cap=597. — Éponge, fixée au rocher.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Ce squelette absorbe le liquide par ses innombrables orifices, et le rend ensuite sous la pression de la main, constituant ainsi un réservoir aussi facile à vider qu'à remplir. — Il n’est question d'épongé que dans le Nouveau Testament. Quand Notre -Seigneur en croix crie qu’il a soif, un des assistants court prendre une éponge, l’imbibe de boisson amère et la tend au supplicié à l’extrémité d’un roseau. Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Joa., {{rom|xix}}, 29. Cette éponge faisait partie des
objets que les soldats apportaient avec eux quand ils exécutaient un condamné ; elle leur servait probablement à essuyer les taches du sang qui jaillissait sur eux pendant le crucifiement. Selon d’autres, une
éponge et un vase de vinaigre étaient préparés à l’avance, pour remédier aux défaillances des suppliciés pendant qu’on les crucifiait. Friedlieb, Archéologie de la Passion, trad. F. Martin, Paris, 1897, p. 200. En souvenir de cet usage de l'éponge au Calvaire, la liturgie grecque l’emploie pour la purification de la patène et du calice après le
saint sacrifice. Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', Paris, 1877, p. 280. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''ÉPOUX''', ÉPOUSE. Voir {{sc|Mariage}}.
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|cap=598. — Équerre sur une stèle punique.
Musée Saint-Louis, & Carthage.
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'''ÉQUERRE''', instrument pour tracer des angles droits. Isaïe, {{rom|xliv}}, 13, dit en décrivant la fabrication d’une idole : « Le sculpteur en bois étend le cordeau, il ébauche la forme (de la statue)
avec un instrument tranchant, il la dresse à l'équerre ({{lang|he|םקצזעה}}, ''maqṣûʿâh'', pluriel {{lang|he|םקצעזה}}, ''maqṣuʿôṭ'') ; il la dessine avec le compas (''mehûyâh'', sens douteux), il en fait l’image d’un homme. » La signification du mot ''maqṣûʿâh'' est contestée : les uns y voient une équerre, d’autres un rabot, un ciseau ou un autre instrument. Le Targum traduit par ''ʿizmél'', « ciseau, » et c’est la traduction la plus généralement adoptée aujourd’hui. Quoi qu’il en soit du vrai sens de ce mot difficile, les<section end="ÉQUERRE"/><noinclude>
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Schmidt, ne nous semble donc point démontrée. Mais il reste que la tendance anti-marcionite de la susdite correspondance en peut faire une composition de la seconde moitié du {{IIe}} siècle, contemporaine des ''Acta Pauli et Theclæ''. — Voir les textes dans A. Carrière et S. Berger, ''La correspondance apocryphe de saint Paul et des Corinthiens, ancienne version latine et traduction du texte arménien'', Paris, 1891 ; Bratke, ''Ein zweiter lateinischer Text des apok. Briefwechsels zwischen P. und die K.'', dans la ''Theol. Literaturzeitung'', 1892, p. 585-588 ; Harnack, ''Geschichte'', {{rom-maj|I}}, 37-39 ; Vetter, ''Der apok. III. Korintherbrief'', Tubingue, 1894 ; Harnack, ''Chronologie'', p. 506-508 ; ''Analecta Bollandiana'', 1898, p. 231.
9° La correspondance de Sénèque et de saint Paul, huit lettres du philosophe, six de l’Apôtre, n’a jamais eu place ; en aucun canon. Elle est signalée pour la première fois par saint Jérôme, ''De viris ill.'' , 12, qui est le seul Père ; qui l’ait connue. Elle est signalée encore par la ''Passio Pauli'' du pseudo-Linus. Zahn, ''op. cit''., p. 613. Ces fausses lettres sont d’un Latin qui a du travailler au {{IVe}} siècle,
avant 392, date de la composition du ''De viris'' de saint Jérôme. M. Kraus en a donné une édition critique dans la ''Theologische Quartalschrift'', 1867.
10° Une épître de saint Pierre à saint Jacques se lit en tête des Homélies clémentines, auxquelles elle prétend servir d’authentique : saint Pierre enjoint à saint Jacques, « seigneur et évêque de la sainte Église, » de ne pas communiquer aux païens les livres qu’il lui a envoyés et qui contiennent son enseignement. La pièce n’est pas
moins apocryphe que les Homélies clémentines. P. de Lagarde, ''Clementina'', Leipzig, 1865, p. 3-4 ; Migne, ''Patr. gr.'', t. {{rom|ii}}, col. 25-28.
11° Les Actes apocryphes de saint Jean qui portent le nom de Prochorus, et qui sont une fiction des environs de l’an 500, peut-être d’origine palestinienne ou syrienne, renferment une sorte d'épître de saint Jean à « l’esprit de python qui possède le rhéteur Apollonidès ». Th. Zahn, ''
Acta Johannis'', Erlangen, 1880, p. 63. L’Apôtre somme l’esprit d’abandonner le jeune homme ! Ce texte est aussi fictif que tout le roman de Prochorus.
12° Le catalogue arménien des livres canoniques et non ; canoniques, donné par M’Khithar d’Aïrivank, dans sa Chronique, en 1297, mentionne « les épîtres catholiques de Barnabe, de Jude, de Thomas, de Clément ». Cette épître de saint Thomas est encore inconnue d’ailleurs. Harnack, ''Geschichte'', {{rom|i}}, 791. Pour celle de saint Barnabé, voir t. {{rom|i}}, col. 1464.
13° M. R. James a publié dans les ''Apocrypha anecdota'', Il (Cambridge, 1897), le texte d’une lettre de Pilate à Hérode et d’une lettre d’Hérode à Pilate, où ces deux personnages racontent les misères physiques et morales qu’ils endurent depuis qu’ils ont condamné Jésus. Ces deux pièces sont à peine antérieures au VI{{e}} siècle, et la fiction en est puérile. {{d|[[Auteur:Pierre Batiffol|P. Batiffol]].|3|sc}}
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'''ÉPÎTRES CATHOLIQUES, PASTORALES'''. Voir {{sc|Épîtres}} {{sc|Catholiques (Épîtres)}}, {{sc|Pastorales (Épîtres)}}.
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'''ÉPONGE''' ({{lang|grc|σπόγγος}}, ''spongia''), animal inférieur, de l’embranchement des cœlentérés, se composant d’une matière visqueuse, douée de contractilité, et d’une sorte de squelette de consistance cornée et élastique et criblé de petits trous (fig. 597). L’animal vit dans la mer, fixé à un rocher ou à des coquilles. La Méditerranée en renferme de toutes sortes. C’est le squelette de l'éponge qui,
convenablement préparé, sert aux usages domestiques.
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Ce squelette absorbe le liquide par ses innombrables orifices, et le rend ensuite sous la pression de la main, constituant ainsi un réservoir aussi facile à vider qu'à remplir. — Il n’est question d'épongé que dans le Nouveau Testament. Quand Notre -Seigneur en croix crie qu’il a soif, un des assistants court prendre une éponge, l’imbibe de boisson amère et la tend au supplicié à l’extrémité d’un roseau. Matth., xxvii, 48 ; Marc, xv, 36 ; Joa., {{rom|xix}}, 29. Cette éponge faisait partie des
objets que les soldats apportaient avec eux quand ils exécutaient un condamné ; elle leur servait probablement à essuyer les taches du sang qui jaillissait sur eux pendant le crucifiement. Selon d’autres, une
éponge et un vase de vinaigre étaient préparés à l’avance, pour remédier aux défaillances des suppliciés pendant qu’on les crucifiait. Friedlieb, Archéologie de la Passion, trad. F. Martin, Paris, 1897, p. 200. En souvenir de cet usage de l'éponge au Calvaire, la liturgie grecque l’emploie pour la purification de la patène et du calice après le
saint sacrifice. Martigny, ''Dictionnaire des antiquités chrétiennes'', Paris, 1877, p. 280. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
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'''ÉPOUX''', ÉPOUSE. Voir {{sc|Mariage}}.
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'''ÉQUERRE''', instrument pour tracer des angles droits. Isaïe, {{rom|xliv}}, 13, dit en décrivant la fabrication d’une idole : « Le sculpteur en bois étend le cordeau, il ébauche la forme (de la statue)
avec un instrument tranchant, il la dresse à l'équerre ({{lang|he|םקצזעה}}, ''maqṣûʿâh'', pluriel {{lang|he|םקצעזה}}, ''maqṣuʿôṭ'') ; il la dessine avec le compas (''mehûyâh'', sens douteux), il en fait l’image d’un homme. » La signification du mot ''maqṣûʿâh'' est contestée : les uns y voient une équerre, d’autres un rabot, un ciseau ou un autre instrument. Le Targum traduit par ''ʿizmél'', « ciseau, » et c’est la traduction la plus généralement adoptée aujourd’hui. Quoi qu’il en soit du vrai sens de ce mot difficile, les<section end="ÉQUERRE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1903|ÉQUERRE — ÉRASME|1904}}</noinclude>Septante et la Vulgate Vont traduit par « -équerre » ({{lang|grc|ἐν παραγωνίσϰοις}}, ''in angularibus''), et cette traduction a encore des défenseurs. Il est sans contredit, du reste, que l’équerre a été en usage dès la plus haute antiquité, comme étant l’un des instruments les plus simples et à la fois les plus indispensables à l’ouvrier. Nous trouvons l’équerre représentée sur les monuments anciens.
Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au - dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
{{d|G. Huyghe.|3|sc}}
<section begin="ÉRASME Didier"/><nowiki/>
'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bàle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Erasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X. Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte
699. — Équerre sur une stèle punique. Musée Saint-Louis, à Carthage.
original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient
les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de
documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au - dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
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'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bàle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Erasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X. Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte
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original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient
les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de
documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au-dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
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'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bàle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Erasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X. Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte
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|cap=599. — Équerre sur une stèle punique.<br />Musée Saint-Louis, à Carthage.
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original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient
les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de
documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au-dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
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'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bâle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Érasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X.
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|cap=599. — Équerre sur une stèle punique.<br />Musée Saint-Louis, à Carthage.
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Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au-dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
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'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bâle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Érasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X.
Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1903|ÉQUERRE — ÉRASME|1904}}</noinclude>Septante et la Vulgate Vont traduit par « équerre » ({{lang|grc|ἐν παραγωνίσϰοις}}, ''in angularibus''), et cette traduction a encore des défenseurs. Il est sans contredit, du reste, que l’équerre a été en usage dès la plus haute antiquité, comme étant l’un des instruments les plus simples et à la fois les plus indispensables à l’ouvrier. Nous trouvons l’équerre représentée sur les monuments anciens.
{{Img float-p
|file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II 599 stele equerre Carthage.jpg
|align=left|width=100px|padt=25px|padb=12px
|cap=599. — Équerre sur une stèle punique.<br />Musée Saint-Louis, à Carthage.
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au-dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
{{d|G. Huyghe.|3|sc}}
<section begin="ÉRASME Didier"/><nowiki/>
'''ÉRASME Didier''', humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bâle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Érasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X.
Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
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|cap=599. — Équerre sur une stèle punique.<br />Musée Saint-Louis, à Carthage.
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Pour ne point parler d’autres monuments, les stèles puniques trouvées
à Carthage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d’équerres, dont la forme ne diffère en rien de
celles que nous voyons employer de nos jours. La figure 598 nous montre l’équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb) ; la figure 599 porte l’équerre simple : au-dessous l’équerre à barre transversale, et à droite le plomb, qui affecte ici la forme d’une petite clochette.
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'''ÉRASME''' Didier, humaniste célèbre, né à Rotterdam le 28 octobre 1465 ou 1467, mort à Bâle le Il juillet 1536. D’abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d’Érasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fui la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d’Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L’attention d’Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l’auteur s’était proposé de corriger le texte du Nouveau Testament d’après les manuscrits grecs. Il le publia à Paris, ''Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collatione græcorum exemplarium'', 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner ; mais, détourné par d’autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L’imprimeur bâlois Froben le sollicita d’éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Érasme se mit aussitôt à l’œuvre, et il l’accomplit avec un tel empressement, que l’édition princeps du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : ''Novum Testamentum græce'', in-f°, Bâle, 1516. Elle était, dédiée à Léon X.
Une traduction latine, faite par Érasme, accompagnait le texte original, et des notes rejetées à la fin du volume éclaircissaient les passages obscurs et résolvaient les principales difficultés d’interprétation. Le succès fut considérable, et les trois mille trois cents exemplaires tirés furent vite vendus. Cependant l’édition grecque, qui avait été trop précipitée, ne reposait pas sur un grand nombre de documents critiques. Érasme avait espéré trouver à Bâle des manuscrits corrects, qu’il comptait pouvoir donner sans changement à l’imprimeur. Ceux dont il disposa étaient récents. Il prit pour base du texte des Évangiles un manuscrit du {{XIIe}} siècle, Ev. 2, qui est rempli de fautes et a peu de valeur ; il connut aussi Ev. {{rom|i}}, du X{{e}} siècle, et Ev. 817, du {{XVe}}. Pour les Actes et les Épîtres, il suivit Act. 2, du {{XIIe}} siècle, et emprunta quelques leçons à Act. 4, du XV{{e}} ou du {{XVIe}} siècle, et à Paul 7, du XI{{e}}. Pour l’Apocalypse, il n’eut que la copie fautive d’un seul manuscrit, Apoc. 1, du {{XIIe}} siècle, qui se trouve maintenant à Mayhingue, dans la bibliothèque du prince Œttingen-Wallerstein. Cet exemplaire étant mutilé à la fin et ne contenant pas Apoc, {{rom|xxii}}, 16-21, Érasme combla la lacune finale en traduisant lui-même en grec le texte de la Vulgate. Le texte grec reproduit par Érasme n’était donc ni ancien ni pur, et l’édition était déparée par de nombreuses fautes de typographie et d’orthographe. Elle fut rééditée à Venise, in-f°, 1518, et 2 in-16, 1538, pour le texte grec seul et avec quelques corrections.
Érasme en donna lui-même une deuxième édition, in-f°, Bâle, 1519. Bien que le titre annonce qu’elle a été plus soignée que la première, le texte n’est guère modifié ; on n’a fait disparaître que les fautes les plus grossières. Pour la constitution du texte grec, Érasme eut un manuscrit du chapitre de Corsendonk, aujourd’hui à Vienne, Ev. Act. Paul. 3, du {{XIIe}} siècle. Les notes de la première édition ne sont pas reproduites. L’ouvrage est magnifique au point de vue typographique.
On en a fait plusieurs rééditions : in-4°, Haguenau, 1521 ; in-8°, Strasbourg, 1524 ; in-8°, Venise, 1533. — Une troisième édition, dirigée par Érasme, parut, in-f°, Bâle, 1522 ; elle reproduit la précédente, sauf en sept passages importants dans lesquels le texte est modifié.
Érasme eut le tort de ne pas emprunter à l’édition d’Alcala la finale de l’Apocalypse, qu’il avait rétablie en grec. Il inséra aussi pour la première fois le verset des trois témoins célestes, I Joa., {{rom|v}}, 7, sur l’autorité d’un manuscrit de Dublin, Act. 34. Les annotations qui accompagnaient le texte grec furent augmentées. Cette troisième édition fut réimprimée plusieurs fois : in-8°, Bâle, 1524 ; in-8°, Bâle, 1531 ; in-8°, Bâle, 1535 ; 2 in-32, Bâle, 1536 ; in-8°, Bâle, 1538 ; in-8°, Bâle, 1540 ; in-8°, Bâle, 1543 ; i in-16, Bâle, 1545 ; in-8°, Tigur, 1547. — Une quatrième : édition parut, in-f°, Bâle, 1527. Le texte de la Vulgate 1 accompagne la version latine d’Érasme. L’éditeur s’est
servi, surtout pour l’Apocalypse, de l’édition d’Alcala. Une réédition a été faite, in-8°, Louvain, 1531. — La cinquième et dernière édition, in-f°, Bâle, 1535, tout en étant supérieure à la première, reste encore inférieure à celle du cardinal Ximénès. Elle ne contient pas la Vulgate latine. Elle a été reproduite à part chez différents libraires : à Bâle, in-f°, 1537 ; in-f » et in-4°, 1541 ; in-8°, 1542 et 1544 ; in-f » et in-4°, 1545 ; in-8°, 1546 ; in-8°, 1548 ; in-8°, 1549 et 1550 ; à Paris, in-12, 1543 ; in-16, 1459, et aussi dans les Opéra d’Érasme, in-f°, Bâle, 1541, t. VI ; in-f°, Leyde, 1705, t. VI. Cf. Franz Delitzsch, ''Handschriftliche Funde'', in-8°, Leipzig, 1861, fasc. {{rom|i}} ; 1862, ! fasc. {{rom|ii}} ; E. Reuss, ''Bibliotheca Novi Testamenti græci'', * in-8°, Brunswick, 1872, p. 27-44 ; R. Gregory, ''Prolegomena'', in-8°, Leipzig, 1884-1890, p. 207-211, 457-458, 584, 617, 621, 653 et 676. Sur les manuscrits latins dont s’est servi Érasme, voir J. Wordsworth, ''Old Latin biblical texts'', Oxford, 1883, p. 47-54.
Si les approbateurs de l’édition grecque du Nouveau I Testament furent nombreux, les contradicteurs ne manquèrent pas non plus. La nouvelle traduction latine et<section end="ÉRASME Didier"/><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|1905|ÉRASME — ÈRE DES SÉLEUCIDES|1906}}</noinclude><section begin="ÉRASME"/>surtout les notes qui accompagnaient le texte grec soulevèrent contre les hardiesses de la critique d’Érasme de vives polémiques, que l’on peut suivre dans sa correspondance et dans ses apologies. Pour connaître toute la pensée d’Érasme, il faut lire ses répliques à Le Fèvre d’Étaples, à {{lang|en|Edouard Lee}}, à Jacques Lopez Stunica, à Sanchez Garanza, au carme d’Egmont et à la Sorbonne. Elles sont toutes réunies dans le tome {{rom|ix}} des ''{{lang|la|Opera}}'', Leyde, 1706. Voir, sur un point particulier, E. Mangenot, ''Les erreurs de mémoire des évangélistes d’après Érasme'', dans ''La science catholique'', {{t.}}{{rom|vii}}, 15 février 1893, {{pg|expl=pages}}193-220 ; {{abr|A.|Alfred}} Loisy, ''Histoire du Canon du Nouveau Testament'', {{in-8°}}, Paris, 1890, {{pg|expl=pages}}226-230.
Érasme publia, de 1517 à 1524, une ''Paraphrase'' de tous les livres du Nouveau Testament, hormis l’Apocalypse, qu’il n’en jugeait pas digne. Il commença par les Épîtres de saint Paul, continua par les lettres des autres Apôtres, les Évangiles, et termina par les Actes. Il a lui-même, dans la préface de sa Paraphrase de l’Épître aux Romains, défini son art et sa méthode. Il voulait « relier les pensées détachées, adoucir les expressions dures, mettre de l’ordre dans ce qui est confus, développer les constructions embarrassées, défaire les nœuds du discours, apporter de la lumière dans les passages obscurs, donner à l’esprit hébreu l’urbanité romaine ; en un mot, faire parler Paul, l’orateur céleste, en d’autres mots sans lui faire dire autre chose ». Il chercha donc à rendre avec fidélité et énergie la pensée des écrivains sacrés et à faire sortir des mots tout ce qu’ils contiennent. La paraphrase de l’Épître aux Romains est un modèle du genre. Les autres n’ont pas le même mérite. Plus Érasme avançait dans son œuvre, plus il se fatiguait et se perdait dans des longueurs inutiles. Les ''Paraphrases'' du Nouveau Testament remplissent le tome {{rom|vii}} des ''{{lang|la|Opera}}'', Leyde, 1706. Noël Béda, syndic de la Sorbonne, publia ''{{lang|la|Contra Erasmi paraphrases lib. {{rom|i}}}}'', {{in-f°}}, Paris, 1526. Érasme répliqua, ''{{lang|la|Opera}}'', {{t.}}{{rom|ix}}, {{col.|expl=colonnes}}453-496.
On doit encore à Érasme l’explication de onze psaumes, {{rom|I}}, {{rom|II}}, {{rom|iii}}, {{rom|IV}}, {{rom|XIV}}, {{rom|XXII}}, {{rom|XXVIII}}, {{rom|xxxiii}}, {{rom|xxxviii}}, {{rom|lxxxiii}} et {{rom|lxxxv}}. Elle a paru sous divers titres : ''{{lang|la|Enarratio, commentarius, paraphrasis, concio, expositio concionalis}}'', et en des lieux différents, de 1515 à 1536, suivant les circonstances. On la trouve au tome {{rom|v}} des ''{{lang|la|Opera}}'', Leyde, 1704. Le commentaire du Psaume {{rom|i}} est fait ''selon la tropologie'', qui est le sens naturel du poème. En commentant les autres psaumes, Érasme suit de moins près la pensée du Psalmiste et verse dans l’allégorie ; son interprétation n’est souvent qu’une amplification sans originalité et sans valeur. Cf. S. Berger, ''La Bible au {{s|xvi}}'', Paris, 1879, {{pg|expl=pages}}40-69.
''Bibliographie''. — Les ''Vies d’Érasme'' en tête de ses ''Œuvres ;'' Paul Merula, ''{{lang|la|Vita Des. Erasmi ex ipsius manu fideliter repræsentata}}'', {{in-4°}}, Leyde, 1607 ; Pierre Scriverius, ''{{lang|la|Des. Erasmi vita}}'', {{in-12}}, 1615 ; Jean Leclerc, ''Vie d’Érasme tirée de ses lettres'', dans la ''Bibliothèque choisie'', {{t.}}{{rom|v}} et {{rom|vi}}, 1703 et 1713 ; La Bizardière, ''Histoire d’Érasme, sa vie, ses mœurs, sa mort et sa religion'', {{in-12}}, Paris, 1721 ; {{lang|en|Samuel Knight, ''Life of Erasmus''}}, {{in-8°}}, Cambridge, 1726 ; de Burigny, ''Histoire de la vie et des ouvrages d’Érasme'', 2 {{in-12}}, Paris, 1757 ; {{lang|en|J. Jortin, ''Life of Erasmus''}}, 2 {{in-4°}}, Londres, 1758 ; {{lang|en|Ch. Butler, ''Life of Erasmus''}}, {{in-8°}}, Londres, 1825 ; {{lang|de|A. Müeller, ''Leben des Erasmus von Rotterdam''}}, {{in-8°}}, Hambourg, 1828 ; {{lang|de|Slichard, ''Erasmus von Rotterdam''}}, {{in-8°}}, Leipzig, 1870 ; Durand du Laur, ''Érasme précurseur et initiateur de l’esprit moderne'', 2 {{in-8°}}, Paris, 1872 ; Drummond, ''Erasmus'', 2 {{in-8°}}, Londres, 1873 ; Gaston Feugère, ''Érasme'', {{in-8°}}, Paris, 1874.
{{d|[[Auteur:Eugène Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
<section end="ÉRASME"/>
<section begin="ÉRASTE"/><nowiki/>
'''ÉRASTE''' (grec : {{lang|grc|Ἔραστος}}, « aimable »), nom de deux chrétiens.
'''{{Ancre|1|1. {{sc|éraste}}}}''', disciple que saint Paul envoie avec Timothée en Macédoine, tandis que lui-même se proposait de rester encore quelque temps à Éphèse avant de se rendre dans ce pays. Act., {{rom|xix}}, 22. Il paraît être le même personnage que le disciple dont il est dit, {{rom-maj|II}} Tim., {{rom|iv}}, 20 : « Éraste est resté à Corinthe. »
'''{{Ancre|2|2. {{sc|éraste}}}}''', nommé dans l’Épître aux Romains, {{rom|xvi}}, 23, parmi les personnages influents de l’Église de Corinthe dont saint Paul envoie les salutations aux fidèles de Rome. Il était trésorier ({{lang|grc|οἰκονόμος}}, ''{{lang|la|arcarius}}'') de la ville de Corinthe. Cette fonction l’obligeait évidemment à une résidence habituelle dans la cité : c’est ce qui ne permet guère de l’identifier, comme l’ont fait plusieurs, avec le disciple du même nom, qui accompagna l’Apôtre dans plusieurs de ses voyages et auquel il confia diverses missions. Act., {{rom|xix}}, 22 ; {{rom-maj|II}} Tim., {{rom|iv}}, 20. D’après les ''Ménées'' grecques, Éraste aurait été économe de l’Église de Jérusalem, et puis évêque de Panéas ou Césarée de Philippe. ''{{lang|la|Menolog. Græc.}}'', {{édit.}} Albani, 3 {{in-f°}}, Urbin 1727, {{t.}}{{rom|i}}, {{pg}}179. D’après le Martyrologe romain, il devint évêque en Macédoine et mourut martyr à Philippes. Le Latins l’honorent le 26 juillet et les Grecs le 10 novembre. Voir ''{{lang|la|Acta Sanctorum}}'', {{lang|la|julii}} {{t.}}{{rom|vi}}, {{pg|expl=pages}}297-298.
<section end="ÉRASTE"/>
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'''ERCHUÉENS''' (hébreu : ’Arkevâyê’ [qeri] ; Septante : {{lang|grc|Ἀρχυαῖοι}}), captifs transportés dans le royaume d’Israël par Asénaphar (voir ce mot). Ils écrivirent contre les Juifs, avec les autres déportés, au roi de Perse Artaxerxès. {{rom-maj|I}} Esdr., {{rom|iv}}, 9. Les Erchuéens tiraient leur non de la ville chaldéenne d’Érech ou Arach, d’où ils étaien originaires. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Arach|{{sc|Arach}}]], {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}868. Sennachérib, père d’Asarhaddon, avait fait campagne contre les Chaldéens et déporté des habitants d’Uruk (Arach). Inscription du Prisme, {{col.}}{{rom|i}}, ligne 37 (''Keilinschriftliche Bibliothek'' {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg}}85). Asarhaddon étendit aussi sa domination sur la Chaldée. On ignore à quelle époque les habitants d’Arach furent transportés en Palestine. Voir Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} {{édit.}}, 1896, {{t.}}{{rom|iv}}, {{pg}}74.
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<section begin="ÈRE DES SÉLEUCIDES"/><nowiki/>
'''ÈRE DES SÉLEUCIDES'''. Une ère est un point fixe d’où l’on commence à compter les années. Celle des Séleucides, qui a servi longtemps et qui sert encore aujourd’hui, dans quelques provinces de l’Orient, à dater les événements de l’histoire, est ainsi nommée parce qu’elle a son point de départ à l’origine de la dynastie des Séleucides. Elle part, en effet, de l’année à laquelle Séleucus, qui avait été un des généraux d’Alexandre le Grand, et qui fut plus tard surnommé Nicator, s’empara de la Babylonie, avant d’avoir pris le titre de roi. On l’appelée l’''ère des Syro-Macédoniens'', parce que le royaume de Syrie, où elle fut inaugurée, était un démembrement de l’empire d’Alexandre, et aussi l’''ère d’Alexandre'', par confusion avec l’ère véritable du conquérant macédonien. Son commencement a été fixé avec une entière certitude, à l’aide des inscriptions des monnaies et des documents cunéiformes, au {{1er}} octobre de l’année 312 avant {{J.-C.}} Voir {{col.}}1359, {{fig.}}488, un tétradrachme de {{Roi|Démétrius|Ier}} Soter, daté de {{lang|grc|ΞΡ}} (an 160 de l’ère des Séleucides), {{col.}}1362, {{fig.}}489, un autre tétradrachme de {{Roi|Démétrius|II}} Nicator, daté de {{lang|grc|ΕΠΡ}} (an 185 de l’ère des Séleucides). L’emploi d’une ère sur la monnaie étant la meilleure manière de la vulgariser, celle des Séleucides fut généralement employée en Syrie et y persévéra plusieurs siècles. L’usage en fut restreint sous l’empire romain ; la portion moyenne de cette province, ainsi qu’il résulte des inscriptions chrétiennes et païennes des {{s|iii|e|-}}, {{s|iv|e|-}} et {{s|v|e|s}} de notre ère. Il persévéra chez les auteurs syriens pendant tout le moyen âge, et il est encore conservé de nos jours par les chrétiens nestoriens et jacobites. Les peuples qui adoptèrent cette ère ne la dataient pas tous ni du même jour, ni du même mois, ni de la mène année. Les Chaldéens et les Babyloniens ne la prenaient <section end="ÈRE DES SÉLEUCIDES"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/993
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|1907|ÈRE DES SÉLEUCIDES — ERHARD|1908}}</noinclude><section begin="ÈRE DES SÉLEUCIDES"/>qu’à partir de l’année 312 avant {{J.-C.}} Les Grecs de Syrie commençaient l’année au mois de septembre, et ce début est encore usité chez les catholiques du Liban. Plusieurs villes avaient leur jour particulier : Séleucie, le {{1er}} juillet ; Éphèse, le 24 septembre ; Gaza, le 27 octobre ; Tyr, le 18 novembre. Les tribus arabes la dataient, les unes du {{1er}} septembre, les autres du {{1er}} octobre. Cf. {{abr|H.|William Henry}} Waddington, ''Les ères employées en Syrie'', dans les ''Comptes rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres'', {{abr|nouv.|nouvelle}} série, {{t.}}{{rom|i}}, 1865, {{pg|expl=pages}}39-40.
Les Juifs durent l’adopter après leur soumission aux rois de Syrie, et ils la conservèrent jusqu’au {{s|xi}}, époque à laquelle ils comptèrent les années à partir de la création du monde. Les rabbins l’appelèrent {{lang|rtl|he|מִנְיַן שְׁטָרוֹת}}, « ère des contrats, » parce qu’on leur imposa l’obligation de s’en servir dans les actes publics. Elle est mentionnée dans les deux livres des Machabées sous le nom d’{{lié}}« années du règne des Grecs », {{lang|grc|ἔτη βασιλείας Ἑλλήνων}}, et les événements y sont datés d’après les années des rois de Syrie. Mais il se présente cette particularité que ces deux livres, tout en suivant l’un et l’autre l’ère des Séleucides, datent les mêmes faits d’une année de différence. Ainsi la mort d’Antiochus Épiphane est rapportée, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vi}}, 16, à l’an 149, alors qu’une lettre écrite au nom de son fils et successeur est datée, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xi}}, 21 et 33, de 148. Le siège de la citadelle de Sion par Judas Machabée est attribué à l’an 150, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vi}}, 20, et à l’an 149, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xiii}}, 1. Le commencement du règne de Démétrius est fixé à 151, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vii}}, 1, et à 150, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xiv}}, 4. Les chronographes ont depuis longtemps constaté cette divergence, et ils ont cherché à en donner l’explication. Tous reconnaissent que les deux écrivains ne font pas partir du même point le commencement de l’ère des Séleucides, dont ils se servent ; mais ils attribuent à ces points de départ divergents des dates différentes. Avec {{lang|it|Sanclemente}}, ''{{lang|la|De vulgaris æræ emendatione}}'', Rome, 1793, {{rom|ii}}, 6, {{lang|de|Welte, ''Einleitung in die deuterokanonischen Bücher des Alten Testament''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1844, {{pg}}58, prétend que l’auteur du premier livre compte les années comme le faisaient les Syriens, à partir de l’automne 312 avant {{J.-C.}}, tandis que l’auteur du second livre a suivi le calcul des Babyloniens et des Chaldéens, qui commençaient l’ère des Séleucides un an plus tard, à l’automne de 311. Mais cette explication paraît peu vraisemblable, car l’auteur du second livre n’a fait qu’un abrégé des cinq livres de Jason de Cyrène. Or Cyrène est située en Afrique, et il est peu probable qu’un Cyrénéen ait suivi la méthode des Babyloniens, dont il était si éloigné. Il est plausible qu’il a adopté plutôt la chronologie des Syriens, dont il était plus rapproché, et que son abréviateur n’a pas changé les dates de l’ouvrage qu’il résumait. {{lang|de|Ideler, ''Handbuch der Chronologie''}}, Berlin, 1825, {{t.}}{{rom|i}}, {{pg}}530, et {{lang|de|Riess, ''Das Geburtsjahr Christi''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1880, {{pg}}233, pensent que l’auteur du premier livre des Machabées place, comme les Syriens, le début de l’ère des Séleucides en l’année 312 avant {{J.-C.}}, mais qu’il le transporte, comme le faisaient les Juifs, au mois de ''nisan ;'' tandis que l’auteur du second suit l’ère des Babyloniens, et qu’il la fait commencer à l’automne de 311, au mois de ''tišri''. Cf. {{lang|de|H. Weiss, ''Judas Makkabäus''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1897, {{pg|expl=pages}}70 et 115, note 1. L’explication qui paraît la plus naturelle est celle de Pétau, ''{{lang|la|De doctrina temporum}}'', Paris, 1627, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg|expl=pages}}220-226 ; de Noris, ''{{lang|la|Annus et epochæ Syromacedonum}}'', Leipzig, 1696, {{pg|expl=pages}}67-144 ; de {{lang|it|Patrizi}}, ''{{lang|la|De consensu utriusque libri Machabæorum}}'', Rome, 1856, {{pg|expl=pages}}15-44. Selon eux, les deux écrivains ont adopté l’ère des Syro-Macédoniens, qui date de l’année 312 ; mais le premier la fait partir du printemps, {{1er}} de ''nisan'', et le second de l’automne, {{1er}} de ''tišri''. Celui-ci prend l’année civile des Syriens ; celui-là, l’année religieuse des Juifs. De la sorte il n’y a entre les dates de leurs récits qu’une différence de six mois, et dès lors qu’on défalque cette différence des chiffres du premier livre, on aboutit exactement aux mêmes dates. Cf. Gillet, ''Les Machabées'', Paris, 1884, {{pg|expl=pages}}16-17 ; {{lang|de|E. Mahler, ''Chronologische Vergleichungs-Tabellen''}}, {{in-4°}}, Vienne, Heft {{rom|i}}, 1888 ; {{lang|de|E. Schürer, ''Geschichte des jüdischen Volkes''}}, 2{{e}} {{édit.}}, {{t.}}{{rom|i}}, part. {{rom|i}}, 1889, {{pg|expl=pages}}26-33 ; {{lang|de|J. Epping}} et {{lang|de|J. N. Strassmaier, ''Astronomisches aus Babylon''}}, {{in-8°}}, Fribourg-en-Brisgau, 1889, {{pg}}177 ; Vigouroux, ''Les Livres Saints et la critique rationaliste'', Paris, 1890, {{t.}}{{rom|iv}}, {{pg|expl=pages}}170-171.
''{{c|Tableau chronologique des rois de Syrie.|m=1.2em}}''
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{{pds|Antiochus Hiérax |{{tm|85|5|c}} {{tm|227|9|c}}}}
{{pds|{{Roi|Séleucus|III}} Céraunus |{{tm|86-90|5|c}} {{tm|226-222|9|c}}}}
{{pds|Antiochus, fils de {{Roi|Séleucus|III}} |{{tm|90|5|c}} {{tm|222|9|c}}}}
{{pds|{{Roi|Antiochus|III}} le Grand, frère de {{Roi|Séleucus|III}} |{{tm|90-126|5|c}} {{tm|222-187|9|c}}}}
{{pds|Molon, satrape révolté |{{tm|92|5|c}} {{tm|220|9|c}}}}
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{{pds|Pompée réduit la Syrie en province romaine |{{tm|247|5|c}} {{tm|65|9|c}}}}
Cf. Vigouroux, ''Manuel biblique'', 10{{e}} {{édit.}}, 1898, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg|expl=pages}}255-257.
{{d|[[Auteur:Émile Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
<section end="ÈRE DES SÉLEUCIDES"/>
<section begin="ERHARD Thomas"/><nowiki/>
'''ERHARD''' Thomas, religieux bénédictin de l’abbaye de "Wessobrunn, en Bavière, mort dans ce monastère le 8 janvier 1743. Parmi ses écrits, on remarque : ''{{lang|de|Die Bibel lateinisch und deutsch mit theologischen und chronologischen Anmerkungen}}'', {{in-8°}}, Vienne, 1723 ; ''{{lang|la|Manuale biblicum}}'', {{in-4°}}, Vienne, 1724 ; ''{{lang|la|Isagoge et commentarius in universa Biblia sacra illustrans et explicans Sacram Scripturam per clara prolegomena in omnes et singulos libros ; per selectas annotationes, breves paraphrases, et exzgzses in loca et versus paulo difficiliores ex optimis catholicis interpretibus, præsertim a SS. Patribus desumptis}}'', 2 {{in-f°}}, Vienne, 1735. Il entreprit l’ouvrage intitulé ''{{lang|la|Concordantise Bibliorum Wessofontanæ}}'', 2 {{in-f°}}, Vienne, 1751, que continuèrent et achevèrent après sa mort {{lang|de|Maur Luz, Veremond Eisvogel}} et Célestin Leutner,
<section end="ERHARD Thomas"/><noinclude>
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Les Juifs durent l’adopter après leur soumission aux rois de Syrie, et ils la conservèrent jusqu’au {{s|xi}}, époque à laquelle ils comptèrent les années à partir de la création du monde. Les rabbins l’appelèrent {{lang|rtl|he|מִנְיַן שְׁטָרוֹת}}, « ère des contrats, » parce qu’on leur imposa l’obligation de s’en servir dans les actes publics. Elle est mentionnée dans les deux livres des Machabées sous le nom d’{{lié}}« années du règne des Grecs », {{lang|grc|ἔτη βασιλείας Ἑλλήνων}}, et les événements y sont datés d’après les années des rois de Syrie. Mais il se présente cette particularité que ces deux livres, tout en suivant l’un et l’autre l’ère des Séleucides, datent les mêmes faits d’une année de différence. Ainsi la mort d’Antiochus Épiphane est rapportée, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vi}}, 16, à l’an 149, alors qu’une lettre écrite au nom de son fils et successeur est datée, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xi}}, 21 et 33, de 148. Le siège de la citadelle de Sion par Judas Machabée est attribué à l’an 150, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vi}}, 20, et à l’an 149, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xiii}}, 1. Le commencement du règne de Démétrius est fixé à 151, {{rom-maj|I}} Mach., {{rom|vii}}, 1, et à 150, {{rom-maj|II}} Mach., {{rom|xiv}}, 4. Les chronographes ont depuis longtemps constaté cette divergence, et ils ont cherché à en donner l’explication. Tous reconnaissent que les deux écrivains ne font pas partir du même point le commencement de l’ère des Séleucides, dont ils se servent ; mais ils attribuent à ces points de départ divergents des dates différentes. Avec {{lang|it|Sanclemente}}, ''{{lang|la|De vulgaris æræ emendatione}}'', Rome, 1793, {{rom|ii}}, 6, {{lang|de|Welte, ''Einleitung in die deuterokanonischen Bücher des Alten Testament''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1844, {{pg}}58, prétend que l’auteur du premier livre compte les années comme le faisaient les Syriens, à partir de l’automne 312 avant {{J.-C.}}, tandis que l’auteur du second livre a suivi le calcul des Babyloniens et des Chaldéens, qui commençaient l’ère des Séleucides un an plus tard, à l’automne de 311. Mais cette explication paraît peu vraisemblable, car l’auteur du second livre n’a fait qu’un abrégé des cinq livres de Jason de Cyrène. Or Cyrène est située en Afrique, et il est peu probable qu’un Cyrénéen ait suivi la méthode des Babyloniens, dont il était si éloigné. Il est plausible qu’il a adopté plutôt la chronologie des Syriens, dont il était plus rapproché, et que son abréviateur n’a pas changé les dates de l’ouvrage qu’il résumait. {{lang|de|Ideler, ''Handbuch der Chronologie''}}, Berlin, 1825, {{t.}}{{rom|i}}, {{pg}}530, et {{lang|de|Riess, ''Das Geburtsjahr Christi''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1880, {{pg}}233, pensent que l’auteur du premier livre des Machabées place, comme les Syriens, le début de l’ère des Séleucides en l’année 312 avant {{J.-C.}}, mais qu’il le transporte, comme le faisaient les Juifs, au mois de ''nisan ;'' tandis que l’auteur du second suit l’ère des Babyloniens, et qu’il la fait commencer à l’automne de 311, au mois de ''tišri''. Cf. {{lang|de|H. Weiss, ''Judas Makkabäus''}}, Fribourg-en-Brisgau, 1897, {{pg|expl=pages}}70 et 115, note 1. L’explication qui paraît la plus naturelle est celle de Pétau, ''{{lang|la|De doctrina temporum}}'', Paris, 1627, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg|expl=pages}}220-226 ; de Noris, ''{{lang|la|Annus et epochæ Syromacedonum}}'', Leipzig, 1696, {{pg|expl=pages}}67-144 ; de {{lang|it|Patrizi}}, ''{{lang|la|De consensu utriusque libri Machabæorum}}'', Rome, 1856, {{pg|expl=pages}}15-44. Selon eux, les deux écrivains ont adopté l’ère des Syro-Macédoniens, qui date de l’année 312 ; mais le premier la fait partir du printemps, {{1er}} de ''nisan'', et le second de l’automne, {{1er}} de ''tišri''. Celui-ci prend l’année civile des Syriens ; celui-là, l’année religieuse des Juifs. De la sorte il n’y a entre les dates de leurs récits qu’une différence de six mois, et dès lors qu’on défalque cette différence des chiffres du premier livre, on aboutit exactement aux mêmes dates. Cf. Gillet, ''Les Machabées'', Paris, 1884, {{pg|expl=pages}}16-17 ; {{lang|de|E. Mahler, ''Chronologische Vergleichungs-Tabellen''}}, {{in-4°}}, Vienne, Heft {{rom|i}}, 1888 ; {{lang|de|E. Schürer, ''Geschichte des jüdischen Volkes''}}, 2{{e}} {{édit.}}, {{t.}}{{rom|i}}, part. {{rom|i}}, 1889, {{pg|expl=pages}}26-33 ; {{lang|de|J. Epping}} et {{lang|de|J. N. Strassmaier, ''Astronomisches aus Babylon''}}, {{in-8°}}, Fribourg-en-Brisgau, 1889, {{pg}}177 ; Vigouroux, ''Les Livres Saints et la critique rationaliste'', Paris, 1890, {{t.}}{{rom|iv}}, {{pg|expl=pages}}170-171.
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{{pds|Pompée réduit la Syrie en province romaine |{{tm|247|5|c}} {{tm|65|9|c}}}}
Cf. Vigouroux, ''Manuel biblique'', 10{{e}} {{édit.}}, 1898, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg|expl=pages}}255-257.
{{d|[[Auteur:Eugène Mangenot|E. Mangenot]].|3|sc}}
<section end="ÈRE DES SÉLEUCIDES"/>
<section begin="ERHARD Thomas"/><nowiki/>
'''ERHARD''' Thomas, religieux bénédictin de l’abbaye de "Wessobrunn, en Bavière, mort dans ce monastère le 8 janvier 1743. Parmi ses écrits, on remarque : ''{{lang|de|Die Bibel lateinisch und deutsch mit theologischen und chronologischen Anmerkungen}}'', {{in-8°}}, Vienne, 1723 ; ''{{lang|la|Manuale biblicum}}'', {{in-4°}}, Vienne, 1724 ; ''{{lang|la|Isagoge et commentarius in universa Biblia sacra illustrans et explicans Sacram Scripturam per clara prolegomena in omnes et singulos libros ; per selectas annotationes, breves paraphrases, et exzgzses in loca et versus paulo difficiliores ex optimis catholicis interpretibus, præsertim a SS. Patribus desumptis}}'', 2 {{in-f°}}, Vienne, 1735. Il entreprit l’ouvrage intitulé ''{{lang|la|Concordantise Bibliorum Wessofontanæ}}'', 2 {{in-f°}}, Vienne, 1751, que continuèrent et achevèrent après sa mort {{lang|de|Maur Luz, Veremond Eisvogel}} et Célestin Leutner,
<section end="ERHARD Thomas"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/994
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1909|ERHARD — ÉSAÜ|1910}}</noinclude>religieux du même monastère. (Voir {{sc|Concordances}}, col. 898-899.) — Cf. Ziegelbauer, ''Historia rei litter. Ord. S. Benedicti'', t. {{rom|iv}}, p. 15, 23. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}}
<section begin="ERIOCH"/><nowiki/>
'''ERIOCH''' (Septante : Eïpitix ; ''Codex Alexandrinus'' : ’Ap(o^), roi des Éliciens, c’est-à-dire des Élymiens. Judith, {{rom|i}}, 6. Il est difficile de savoir exactement ce qu’était Érioch. Son nom paraît altéré. On l’a identifié avec divers rois de Perse et de Médie. L’hypothèse la plus vraisemblable qu’on ait émise à son sujet paraît être celle de M. Robiou. Ce savant a supposé qu’Érioch ou Arioch
était un roi d’Élam, appelé dans les documents cunéiformes Urtaki. Ce fut le premier adversaire contre lequel eut à lutter dans ce pays le roi de Ninive Assurbanipal. Celui-ci a raconté sa campagne contre Urtaki sur un de ses cylindres. Voir le texte dans G. Smith, ''History of Assurbanipal'', 1871, p. 100-107. L’Érioch de Judith était un roi d’Elam comme Urtaki. « Si l’on admet qu’un copiste grec ait omis le petit trait transversal d’un t, le texte grec (’Aptw-/) et {{Ie}} texte syriaque (Ariuc) qui en dérive, reproduiront fidèlement le nom du roi Urtaki, » dit M. Robiou, Deux questions de chronologie et d’histoire éclaircies par les Annales d’Assurbanipal, dans la ''Revue archéologique'', juillet 1875, t. {{rom|xxx}}, p. 29. — La plaine d’Érioch (heSi’ov Ap : a>x> campus Erioch), dont il est parlé dans ce même passage du livre de Judith, {{rom-maj|I}}, 6, doit s’entendre des possessions en plaine du roi d’Élam, par opposition à la partie montagneuse de ses Etats.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section end="ERIOCH"/>
<section begin="ÉSAAN"/><nowiki/>
'''ÉSAAN''' (hébreu : ’Ês’ân ; Septante : Codex Vaticanus, 20(j, à ; Codex Alexandrinus, ’Eaâi), ville de la tribu de Juda, mentionnée une seule fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xv}}, 52. Citée entre Ruma et Janum, elle fait partie du deuxième groupe de « la montagne », principalement déterminé par Hébron. Jos., {{rom|xv}}, 52-54. Van de
Velde, ''Memoir to accompany Ihe Map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 310, tout en la distinguant d’Asan de Jos., {{rom|xv}}, 42, voudrait l’assimiler à l’Asan de I Par., iv, 32, et à la Kôr-’Asân (Vulgate : ''lacus Asan'') de 1 Reg., {{rom|xxx}}, 30. Mais l’orthographe des noms ne permet pas de confondre jyj&x, ’És’ân, avec pinr, ’Asân ; puis la situation des localités n’est pas la même. Voir Asan, t. {{rom|i}}, col. 1055. L’emplacement d’Esaan pourrait être déterminé d’après Celui des deux villes précédentes : Arab correspond probablement à Khirbet Er-Rabîyéh, au sud-ouest d’Hébron, et Ruma, d’après l’hébreu Dûmâh,
à Khirbet Daouméh, un peu à l’ouest d’Er-Rabiyêh. Voir {{sc|Arab}}, t. {{rom|i}}, col. 819. Mais aucun site, dans ces parages, ne rappelle l’antique dénomination hébraïque. Cependant, comme le texte grec du Vatican porte Sojiâ, quelques exégètes ont pensé qu’Es’ân était une leçon fautive pour Sâma’(Septante : Sajiaâ ; Vulgate : ''Samma''),
1 Par.j {{rom|ii}}, 43, et, d’après cela, ont cru reconnaître la cité dont nous parlons dans Es-Simîâ, lieu ruiné, situé à peu de distance au sud d’Er-Rabîyéh. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 134. Telle est l’identification adoptée, au moins comme possible, par les explorateurs
anglais. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Lcdres, 1881-1883, t. {{rom|iii}}, p. 313, 378 ; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 62. L’emplacement répond bien aux données scripturaires ; mais il faut avouer que l’opinion repose sur une base très fragile, une supposition que n’appuient ni le texte hébreu, dont les manuscrits n’offrent aucune variante, ni les anciennes versions, à part le grec du ''Codex Vaticanus''.
{{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
'''ÉSAU''' (hébreu : ''ʾÊiâv ''; Septante : ’Ho-aû), fils aîné
d’Isaac et de Rébecca. Son histoire commence dans le
sein même de sa mère, où les deux enfants jumeaux de
Rébecca s’entre-choquaient : c’était une sorte de prophétie
en action, révélant par avance l’opposition qui devait dans
la suite exister entre les deux frères et les luttes futures
entre leurs descendants. Gen., {{rom|xxv}}, 22-23. Cf. Rom., {{rom|ix}},
11-13. Il vint le premier au monde ; « il était roux et velu
comme un manteau de poils, cf. {{rom|xxvii}}, 16, et on lui donna
[à cause de cela] le nom d’Ésaû, » qui signifie « velu ».
Gen., {{rom|xxv}}, 25. Cette particularité, que les médecins désignent
par le terme d’hypertrichose, semblerait indiquer
un tempérament robuste et vigoureux, tel du reste qu’il
se révéla plus tard par les goûts d’Ésaû pour les exercices
violents de la chasse et la vie libre au grand air. Gen.,
xxiv, 27. Le mot que la Vulgate a rendu par « laboureur »
a plutôt le sens <T « homme des champs » ; aypoixo ; ,
disent les Septante, traduction qui répond mieux au caractère
d’Ésaû, dont les habitudes de chasseur ne convenaient
guère au calme d’une existence vouée à l’agriculture.
Un jour qu’il revenait des champs accablé de fatigue,
il vit un plat de lentilles que Jacob avait préparé. Ces
légumes sont un mets fort apprécié des Orientaux, particulièrement
en Egypte et en Syrie, même de nos jours.
Cf. II Reg., {{rom|xvil}}, 28. « Fais-moi, lui dit-il, je te prie,
manger de ce [mets] roux, parce que je suis las. » Gen.,
xxv, 30. On ne saurait douter que Rébecca n’eût fait
connaître à Jacob, son enfant de prédilection, l’oracle
divin qui le concernait. Gen., {{rom|xxv}}, 23. Jacob voulut
donc profiter des dispositions où il voyait Ésaû pour prévenir
les résistances que celui-ci pourrait opposer plus
tard à l’accomplissement des promesses de Dieu, et il demanda
à son frère de lui vendre, en échange du plat convoité,
son droit d’aînesse : « Je me meurs, répondit Ésaù,
et à quoi me servira mon droit d’aînesse ? » Il y consentit
donc et confirma même ce marché par un serment, que
pour plus de sûreté Jacob exigea de lui, mais qu’il devait
violer ; ensuite « il prit du pain, le plat de lentilles,
mangea, but et s’en alla, sans se soucier d’avoir ainsi
vendu son droit d’aînesse ». Gen., {{rom|xxv}}, 29-31. Saint
Paul a qualifié Ésaü de profane et de sacrilège. Hebr.,
XII, 16. Ce mot est justifié par le mépris que fit Ésaü
de la bénédiction paternelle. Il distinguait, il est vrai,
entre le droit de primogéniture et cette bénédiction, Gen.,
xxvii, 36 ; mais on voit par les réponses d’Isaac que
ces deux privilèges étaient inséparables. Gen., {{rom|xxvii}},
33, 35-37, 39-40. — Ce pacte honteux valut à Ésaû le surnom
d’Édom, « roux, » en souvenir des lentilles qu’il
avait payées de son droit d’aînesse. Toutefois cette appellation
ne s’applique généralement, dans les Livres Saints,
qu’au peuple formé par ses descendants et à la région
qu’ils habitèrent.
Le fils aîné d’Isaac épousa ensuite, lorsqu’il eut atteint
sa quarantième année, deux Héthéennes, Judith, fille de
Béeri, et Basemath, fille d’Élon, quoique « elles eussent
affligé le cœur d’Isaac et de Rébecca ». Gen., {{rom|xxvi}}, 34.
Mais, malgré ses torts, il restait toujours le fils aîné et
conservait ses droits de primogéniture aux yeux de son
père. Aussi, lorsque Isaac eut cru voir dans l’affaiblissement
de sa vue un signe de sa fin prochaine, le vieux
patriarche appela-t-il Ésaù pour lui donner sa bénédiction.
Gen., {{rom|xxvii}}, 1-4. Il n’avait pas compris sans doute
toute la portée de la réponse de Dieu à Rébecca, Gen.,
xxv, 23, et il devait, d’ailleurs, regarder comme nulle
la vente qu’Ésaû avait faite à Jacob. Il lui ordonna donc
de prendre ses armes et de lui apporter ensuite le gibier,
quand il l’aurait apprêté de la manière qu’il savait être de
son goût ; après ce repas, il lui donnerait sa bénédiction.
Or, pendant qu’Ésaû était à la chasse, Rébecca revêtit
Jacob des habits de son frère, prépara un repas à Isaac, et
le patriarche, trompé par les apparences et par l’affirmation
de Jacob, lui donna solennellement la bénédiction de
l’aîné. Gen., {{rom|xxvii}}, 5-29. Ésaû arriva bientôt après ; il
rugit de colère et de douleur en apprenant ce qui s’était
passé, et demanda à son père de le bénir lui aussi. Mais
Isaac lui déclara que Jacob avait bien reçu cette bénédiction,
qu’il venait réclamer trop tard. Vainement Ésaû
<section end="ÉSAAN"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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'''ERIOCH''' (Septante : ''ʾEṡʿân'' ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἐἰριώχ}}, roi des Éliciens, c’est-à-dire des Élymiens. Judith, {{rom|i}}, 6. Il est difficile de savoir exactement ce qu’était Érioch. Son nom paraît altéré. On l’a identifié avec divers rois de Perse et de Médie. L’hypothèse la plus vraisemblable qu’on ait émise à son sujet paraît être celle de M. Robiou. Ce savant a supposé qu’Érioch ou Arioch était un roi d’Élam, appelé dans les documents cunéiformes Urtaki. Ce fut le premier adversaire contre lequel eut à lutter dans ce pays le roi de Ninive Assurbanipal. Celui-ci a raconté sa campagne contre Urtaki sur un de ses cylindres. Voir le texte dans G. Smith, ''History of Assurbanipal'', 1871, p. 100-107. L’Érioch de Judith était un roi d’Elam comme Urtaki. « Si l’on admet qu’un copiste grec ait omis le petit trait transversal d’un t, le texte grec (’Aptw-/) et {{Ie}} texte syriaque (Ariuc) qui en dérive, reproduiront fidèlement le nom du roi Urtaki, » dit M. Robiou, Deux questions de chronologie et d’histoire éclaircies par les Annales d’Assurbanipal, dans la ''Revue archéologique'', juillet 1875, t. {{rom|xxx}}, p. 29. — La plaine d’Érioch (heSi’ov Ap : a>x> campus Erioch), dont il est parlé dans ce même passage du livre de Judith, {{rom-maj|I}}, 6, doit s’entendre des possessions en plaine du roi d’Élam, par opposition à la partie montagneuse de ses Etats.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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'''ÉSAAN''' (hébreu : ’Ês’ân ; Septante : Codex Vaticanus, {{lang|grc|Σομὰ}} ; Codex Alexandrinus, {{lang|grc|Ἐσάν}}), ville de la tribu de Juda, mentionnée une seule fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xv}}, 52. Citée entre Ruma et Janum, elle fait partie du deuxième groupe de « la montagne », principalement déterminé par Hébron. Jos., {{rom|xv}}, 52-54. Van de Velde, ''Memoir to accompany Ihe Map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 310, tout en la distinguant d’Asan de Jos., {{rom|xv}}, 42, voudrait l’assimiler à l’Asan de I Par., iv, 32, et à la Kôr-’Asân (Vulgate : ''lacus Asan'') de 1 Reg., {{rom|xxx}}, 30. Mais l’orthographe des noms ne permet pas de confondre jyj&x, ’És’ân, avec pinr, ’Asân ; puis la situation des localités n’est pas la même. Voir Asan, t. {{rom|i}}, col. 1055. L’emplacement d’Esaan pourrait être déterminé d’après Celui des deux villes précédentes : Arab correspond probablement à Khirbet Er-Rabîyéh, au sud-ouest d’Hébron, et Ruma, d’après l’hébreu Dûmâh,
à Khirbet Daouméh, un peu à l’ouest d’Er-Rabiyêh. Voir {{sc|Arab}}, t. {{rom|i}}, col. 819. Mais aucun site, dans ces parages, ne rappelle l’antique dénomination hébraïque. Cependant, comme le texte grec du Vatican porte Sojiâ, quelques exégètes ont pensé qu’Es’ân était une leçon fautive pour Sâma’(Septante : Sajiaâ ; Vulgate : ''Samma''),
1 Par.j {{rom|ii}}, 43, et, d’après cela, ont cru reconnaître la cité dont nous parlons dans Es-Simîâ, lieu ruiné, situé à peu de distance au sud d’Er-Rabîyéh. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 134. Telle est l’identification adoptée, au moins comme possible, par les explorateurs
anglais. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Lcdres, 1881-1883, t. {{rom|iii}}, p. 313, 378 ; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 62. L’emplacement répond bien aux données scripturaires ; mais il faut avouer que l’opinion repose sur une base très fragile, une supposition que n’appuient ni le texte hébreu, dont les manuscrits n’offrent aucune variante, ni les anciennes versions, à part le grec du ''Codex Vaticanus''.
{{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
'''ÉSAU''' (hébreu : ''ʾÊiâv ''; Septante : ’Ho-aû), fils aîné
d’Isaac et de Rébecca. Son histoire commence dans le
sein même de sa mère, où les deux enfants jumeaux de
Rébecca s’entre-choquaient : c’était une sorte de prophétie
en action, révélant par avance l’opposition qui devait dans
la suite exister entre les deux frères et les luttes futures
entre leurs descendants. Gen., {{rom|xxv}}, 22-23. Cf. Rom., {{rom|ix}},
11-13. Il vint le premier au monde ; « il était roux et velu
comme un manteau de poils, cf. {{rom|xxvii}}, 16, et on lui donna
[à cause de cela] le nom d’Ésaû, » qui signifie « velu ».
Gen., {{rom|xxv}}, 25. Cette particularité, que les médecins désignent
par le terme d’hypertrichose, semblerait indiquer
un tempérament robuste et vigoureux, tel du reste qu’il
se révéla plus tard par les goûts d’Ésaû pour les exercices
violents de la chasse et la vie libre au grand air. Gen.,
xxiv, 27. Le mot que la Vulgate a rendu par « laboureur »
a plutôt le sens <T « homme des champs » ; aypoixo ; ,
disent les Septante, traduction qui répond mieux au caractère
d’Ésaû, dont les habitudes de chasseur ne convenaient
guère au calme d’une existence vouée à l’agriculture.
Un jour qu’il revenait des champs accablé de fatigue,
il vit un plat de lentilles que Jacob avait préparé. Ces
légumes sont un mets fort apprécié des Orientaux, particulièrement
en Egypte et en Syrie, même de nos jours.
Cf. II Reg., {{rom|xvil}}, 28. « Fais-moi, lui dit-il, je te prie,
manger de ce [mets] roux, parce que je suis las. » Gen.,
xxv, 30. On ne saurait douter que Rébecca n’eût fait
connaître à Jacob, son enfant de prédilection, l’oracle
divin qui le concernait. Gen., {{rom|xxv}}, 23. Jacob voulut
donc profiter des dispositions où il voyait Ésaû pour prévenir
les résistances que celui-ci pourrait opposer plus
tard à l’accomplissement des promesses de Dieu, et il demanda
à son frère de lui vendre, en échange du plat convoité,
son droit d’aînesse : « Je me meurs, répondit Ésaù,
et à quoi me servira mon droit d’aînesse ? » Il y consentit
donc et confirma même ce marché par un serment, que
pour plus de sûreté Jacob exigea de lui, mais qu’il devait
violer ; ensuite « il prit du pain, le plat de lentilles,
mangea, but et s’en alla, sans se soucier d’avoir ainsi
vendu son droit d’aînesse ». Gen., {{rom|xxv}}, 29-31. Saint
Paul a qualifié Ésaü de profane et de sacrilège. Hebr.,
XII, 16. Ce mot est justifié par le mépris que fit Ésaü
de la bénédiction paternelle. Il distinguait, il est vrai,
entre le droit de primogéniture et cette bénédiction, Gen.,
xxvii, 36 ; mais on voit par les réponses d’Isaac que
ces deux privilèges étaient inséparables. Gen., {{rom|xxvii}},
33, 35-37, 39-40. — Ce pacte honteux valut à Ésaû le surnom
d’Édom, « roux, » en souvenir des lentilles qu’il
avait payées de son droit d’aînesse. Toutefois cette appellation
ne s’applique généralement, dans les Livres Saints,
qu’au peuple formé par ses descendants et à la région
qu’ils habitèrent.
Le fils aîné d’Isaac épousa ensuite, lorsqu’il eut atteint
sa quarantième année, deux Héthéennes, Judith, fille de
Béeri, et Basemath, fille d’Élon, quoique « elles eussent
affligé le cœur d’Isaac et de Rébecca ». Gen., {{rom|xxvi}}, 34.
Mais, malgré ses torts, il restait toujours le fils aîné et
conservait ses droits de primogéniture aux yeux de son
père. Aussi, lorsque Isaac eut cru voir dans l’affaiblissement
de sa vue un signe de sa fin prochaine, le vieux
patriarche appela-t-il Ésaù pour lui donner sa bénédiction.
Gen., {{rom|xxvii}}, 1-4. Il n’avait pas compris sans doute
toute la portée de la réponse de Dieu à Rébecca, Gen.,
xxv, 23, et il devait, d’ailleurs, regarder comme nulle
la vente qu’Ésaû avait faite à Jacob. Il lui ordonna donc
de prendre ses armes et de lui apporter ensuite le gibier,
quand il l’aurait apprêté de la manière qu’il savait être de
son goût ; après ce repas, il lui donnerait sa bénédiction.
Or, pendant qu’Ésaû était à la chasse, Rébecca revêtit
Jacob des habits de son frère, prépara un repas à Isaac, et
le patriarche, trompé par les apparences et par l’affirmation
de Jacob, lui donna solennellement la bénédiction de
l’aîné. Gen., {{rom|xxvii}}, 5-29. Ésaû arriva bientôt après ; il
rugit de colère et de douleur en apprenant ce qui s’était
passé, et demanda à son père de le bénir lui aussi. Mais
Isaac lui déclara que Jacob avait bien reçu cette bénédiction,
qu’il venait réclamer trop tard. Vainement Ésaû
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'''ERIOCH''' (Septante : {{lang|grc|Ἐἰριώχ}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀρἰoχ}}, roi des Éliciens, c’est-à-dire des Élymiens. Judith, {{rom|i}}, 6. Il est difficile de savoir exactement ce qu’était Érioch. Son nom paraît altéré. On l’a identifié avec divers rois de Perse et de Médie. L’hypothèse la plus vraisemblable qu’on ait émise à son sujet paraît être celle de M. Robiou. Ce savant a supposé qu’Érioch ou Arioch était un roi d’Élam, appelé dans les documents cunéiformes Urtaki. Ce fut le premier adversaire contre lequel eut à lutter dans ce pays le roi de Ninive Assurbanipal. Celui-ci a raconté sa campagne contre Urtaki sur un de ses cylindres. Voir le texte dans G. Smith, ''History of Assurbanipal'', 1871, p. 100-107. L’Érioch de Judith était un roi d’Elam comme Urtaki. « Si l’on admet qu’un copiste grec ait omis le petit trait transversal d’un t, le texte grec (’Aptw-/) et {{Ie}} texte syriaque (Ariuc) qui en dérive, reproduiront fidèlement le nom du roi Urtaki, » dit M. Robiou, Deux questions de chronologie et d’histoire éclaircies par les Annales d’Assurbanipal, dans la ''Revue archéologique'', juillet 1875, t. {{rom|xxx}}, p. 29. — La plaine d’Érioch (heSi’ov Ap : a>x> campus Erioch), dont il est parlé dans ce même passage du livre de Judith, {{rom-maj|I}}, 6, doit s’entendre des possessions en plaine du roi d’Élam, par opposition à la partie montagneuse de ses Etats.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section end="ERIOCH"/>
<section begin="ÉSAAN"/><nowiki/>
'''ÉSAAN''' (hébreu : ''ʾEṡʿân'' ; Septante : ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Σομὰ}} ; Codex Alexandrinus, {{lang|grc|Ἐσάν}}), ville de la tribu de Juda, mentionnée une seule fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xv}}, 52. Citée entre Ruma et Janum, elle fait partie du deuxième groupe de « la montagne », principalement déterminé par Hébron. Jos., {{rom|xv}}, 52-54. Van de Velde, ''Memoir to accompany Ihe Map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 310, tout en la distinguant d’Asan de Jos., {{rom|xv}}, 42, voudrait l’assimiler à l’Asan de I Par., iv, 32, et à la Kôr-’Asân (Vulgate : ''lacus Asan'') de 1 Reg., {{rom|xxx}}, 30. Mais l’orthographe des noms ne permet pas de confondre {{lang|he|אשעו}}, ’És’ân, avec {{lang|he|עשו}}, ’Asân ; puis la situation des localités n’est pas la même. Voir Asan, t. {{rom|i}}, col. 1055. L’emplacement d’Esaan pourrait être déterminé d’après Celui des deux villes précédentes : Arab correspond probablement à Khirbet Er-Rabîyéh, au sud-ouest d’Hébron, et Ruma, d’après l’hébreu Dûmâh,
à Khirbet Daouméh, un peu à l’ouest d’Er-Rabiyêh. Voir {{sc|Arab}}, t. {{rom|i}}, col. 819. Mais aucun site, dans ces parages, ne rappelle l’antique dénomination hébraïque. Cependant, comme le texte grec du Vatican porte Sojiâ, quelques exégètes ont pensé qu’Es’ân était une leçon fautive pour Sâma’(Septante : Sajiaâ ; Vulgate : ''Samma''),
1 Par.j {{rom|ii}}, 43, et, d’après cela, ont cru reconnaître la cité dont nous parlons dans Es-Simîâ, lieu ruiné, situé à peu de distance au sud d’Er-Rabîyéh. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 134. Telle est l’identification adoptée, au moins comme possible, par les explorateurs
anglais. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Lcdres, 1881-1883, t. {{rom|iii}}, p. 313, 378 ; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 62. L’emplacement répond bien aux données scripturaires ; mais il faut avouer que l’opinion repose sur une base très fragile, une supposition que n’appuient ni le texte hébreu, dont les manuscrits n’offrent aucune variante, ni les anciennes versions, à part le grec du ''Codex Vaticanus''.
{{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
'''ÉSAU''' (hébreu : ''ʾÊiâv ''; Septante : ’Ho-aû), fils aîné
d’Isaac et de Rébecca. Son histoire commence dans le
sein même de sa mère, où les deux enfants jumeaux de
Rébecca s’entre-choquaient : c’était une sorte de prophétie
en action, révélant par avance l’opposition qui devait dans
la suite exister entre les deux frères et les luttes futures
entre leurs descendants. Gen., {{rom|xxv}}, 22-23. Cf. Rom., {{rom|ix}},
11-13. Il vint le premier au monde ; « il était roux et velu
comme un manteau de poils, cf. {{rom|xxvii}}, 16, et on lui donna
[à cause de cela] le nom d’Ésaû, » qui signifie « velu ».
Gen., {{rom|xxv}}, 25. Cette particularité, que les médecins désignent
par le terme d’hypertrichose, semblerait indiquer
un tempérament robuste et vigoureux, tel du reste qu’il
se révéla plus tard par les goûts d’Ésaû pour les exercices
violents de la chasse et la vie libre au grand air. Gen.,
xxiv, 27. Le mot que la Vulgate a rendu par « laboureur »
a plutôt le sens <T « homme des champs » ; aypoixo ; ,
disent les Septante, traduction qui répond mieux au caractère
d’Ésaû, dont les habitudes de chasseur ne convenaient
guère au calme d’une existence vouée à l’agriculture.
Un jour qu’il revenait des champs accablé de fatigue,
il vit un plat de lentilles que Jacob avait préparé. Ces
légumes sont un mets fort apprécié des Orientaux, particulièrement
en Egypte et en Syrie, même de nos jours.
Cf. II Reg., {{rom|xvil}}, 28. « Fais-moi, lui dit-il, je te prie,
manger de ce [mets] roux, parce que je suis las. » Gen.,
xxv, 30. On ne saurait douter que Rébecca n’eût fait
connaître à Jacob, son enfant de prédilection, l’oracle
divin qui le concernait. Gen., {{rom|xxv}}, 23. Jacob voulut
donc profiter des dispositions où il voyait Ésaû pour prévenir
les résistances que celui-ci pourrait opposer plus
tard à l’accomplissement des promesses de Dieu, et il demanda
à son frère de lui vendre, en échange du plat convoité,
son droit d’aînesse : « Je me meurs, répondit Ésaù,
et à quoi me servira mon droit d’aînesse ? » Il y consentit
donc et confirma même ce marché par un serment, que
pour plus de sûreté Jacob exigea de lui, mais qu’il devait
violer ; ensuite « il prit du pain, le plat de lentilles,
mangea, but et s’en alla, sans se soucier d’avoir ainsi
vendu son droit d’aînesse ». Gen., {{rom|xxv}}, 29-31. Saint
Paul a qualifié Ésaü de profane et de sacrilège. Hebr.,
XII, 16. Ce mot est justifié par le mépris que fit Ésaü
de la bénédiction paternelle. Il distinguait, il est vrai,
entre le droit de primogéniture et cette bénédiction, Gen.,
xxvii, 36 ; mais on voit par les réponses d’Isaac que
ces deux privilèges étaient inséparables. Gen., {{rom|xxvii}},
33, 35-37, 39-40. — Ce pacte honteux valut à Ésaû le surnom
d’Édom, « roux, » en souvenir des lentilles qu’il
avait payées de son droit d’aînesse. Toutefois cette appellation
ne s’applique généralement, dans les Livres Saints,
qu’au peuple formé par ses descendants et à la région
qu’ils habitèrent.
Le fils aîné d’Isaac épousa ensuite, lorsqu’il eut atteint
sa quarantième année, deux Héthéennes, Judith, fille de
Béeri, et Basemath, fille d’Élon, quoique « elles eussent
affligé le cœur d’Isaac et de Rébecca ». Gen., {{rom|xxvi}}, 34.
Mais, malgré ses torts, il restait toujours le fils aîné et
conservait ses droits de primogéniture aux yeux de son
père. Aussi, lorsque Isaac eut cru voir dans l’affaiblissement
de sa vue un signe de sa fin prochaine, le vieux
patriarche appela-t-il Ésaù pour lui donner sa bénédiction.
Gen., {{rom|xxvii}}, 1-4. Il n’avait pas compris sans doute
toute la portée de la réponse de Dieu à Rébecca, Gen.,
xxv, 23, et il devait, d’ailleurs, regarder comme nulle
la vente qu’Ésaû avait faite à Jacob. Il lui ordonna donc
de prendre ses armes et de lui apporter ensuite le gibier,
quand il l’aurait apprêté de la manière qu’il savait être de
son goût ; après ce repas, il lui donnerait sa bénédiction.
Or, pendant qu’Ésaû était à la chasse, Rébecca revêtit
Jacob des habits de son frère, prépara un repas à Isaac, et
le patriarche, trompé par les apparences et par l’affirmation
de Jacob, lui donna solennellement la bénédiction de
l’aîné. Gen., {{rom|xxvii}}, 5-29. Ésaû arriva bientôt après ; il
rugit de colère et de douleur en apprenant ce qui s’était
passé, et demanda à son père de le bénir lui aussi. Mais
Isaac lui déclara que Jacob avait bien reçu cette bénédiction,
qu’il venait réclamer trop tard. Vainement Ésaû
<section end="ÉSAAN"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1909|ERHARD — ÉSAÜ|1910}}</noinclude>religieux du même monastère. (Voir {{sc|Concordances}}, col. 898-899.) — Cf. Ziegelbauer, ''Historia rei litter. Ord. S. Benedicti'', t. {{rom|iv}}, p. 15, 23. {{d|B. Heurtebize.|3|sc}}
<section begin="ERIOCH"/><nowiki/>
'''ERIOCH''' (Septante : {{lang|grc|Ἐἰριώχ}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἀρἰoχ}}, roi des Éliciens, c’est-à-dire des Élymiens. Judith, {{rom|i}}, 6. Il est difficile de savoir exactement ce qu’était Érioch. Son nom paraît altéré. On l’a identifié avec divers rois de Perse et de Médie. L’hypothèse la plus vraisemblable qu’on ait émise à son sujet paraît être celle de M. Robiou. Ce savant a supposé qu’Érioch ou Arioch était un roi d’Élam, appelé dans les documents cunéiformes Urtaki. Ce fut le premier adversaire contre lequel eut à lutter dans ce pays le roi de Ninive Assurbanipal. Celui-ci a raconté sa campagne contre Urtaki sur un de ses cylindres. Voir le texte dans G. Smith, ''History of Assurbanipal'', 1871, p. 100-107. L’Érioch de Judith était un roi d’Elam comme Urtaki. « Si l’on admet qu’un copiste grec ait omis le petit trait transversal d’un t, le texte grec (’Aptw-/) et {{Ie}} texte syriaque (Ariuc) qui en dérive, reproduiront fidèlement le nom du roi Urtaki, » dit M. Robiou, Deux questions de chronologie et d’histoire éclaircies par les Annales d’Assurbanipal, dans la ''Revue archéologique'', juillet 1875, t. {{rom|xxx}}, p. 29. — La plaine d’Érioch (heSi’ov Ap : a>x> campus Erioch), dont il est parlé dans ce même passage du livre de Judith, {{rom-maj|I}}, 6, doit s’entendre des possessions en plaine du roi d’Élam, par opposition à la partie montagneuse de ses Etats.
{{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section end="ERIOCH"/>
<section begin="ÉSAAN"/><nowiki/>
'''ÉSAAN''' (hébreu : ''ʾEṡʿân'' ; Septante : ''Codex Vaticanus'', {{lang|grc|Σομὰ}} ; Codex Alexandrinus, {{lang|grc|Ἐσάν}}), ville de la tribu de Juda, mentionnée une seule fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xv}}, 52. Citée entre Ruma et Janum, elle fait partie du deuxième groupe de « la montagne », principalement déterminé par Hébron. Jos., {{rom|xv}}, 52-54. Van de Velde, ''Memoir to accompany Ihe Map of the Holy Land'', Gotha, 1858, p. 310, tout en la distinguant d’Asan de Jos., {{rom|xv}}, 42, voudrait l’assimiler à l’Asan de I Par., iv, 32, et à la Kôr-’Asân (Vulgate : ''lacus Asan'') de 1 Reg., {{rom|xxx}}, 30. Mais l’orthographe des noms ne permet pas de confondre {{lang|he|אשעו}}, ’Éš’ân, avec {{lang|he|עשו}}, ’Ašân ; puis la situation des localités n’est pas la même. Voir Asan, t. {{rom|i}}, col. 1055. L’emplacement d’Esaan pourrait être déterminé d’après Celui des deux villes précédentes : Arab correspond probablement à Khirbet Er-Rabîyéh, au sud-ouest d’Hébron, et Ruma, d’après l’hébreu Dûmâh, à Khirbet Daouméh, un peu à l’ouest d’Er-Rabiyêh. Voir {{sc|Arab}}, t. {{rom|i}}, col. 819. Mais aucun site, dans ces parages, ne rappelle l’antique dénomination hébraïque. Cependant, comme le texte grec du Vatican porte Sojiâ, quelques exégètes ont pensé qu’Es’ân était une leçon fautive pour Sâma’(Septante : Sajiaâ ; Vulgate : ''Samma''),
1 Par.j {{rom|ii}}, 43, et, d’après cela, ont cru reconnaître la cité dont nous parlons dans Es-Simîâ, lieu ruiné, situé à peu de distance au sud d’Er-Rabîyéh. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 134. Telle est l’identification adoptée, au moins comme possible, par les explorateurs
anglais. Cf. ''Survey of Western Palestine, Memoirs'', Lcdres, 1881-1883, t. {{rom|iii}}, p. 313, 378 ; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, ''Names and places in the Old and New Testament'', Londres, 1889, p. 62. L’emplacement répond bien aux données scripturaires ; mais il faut avouer que l’opinion repose sur une base très fragile, une supposition que n’appuient ni le texte hébreu, dont les manuscrits n’offrent aucune variante, ni les anciennes versions, à part le grec du ''Codex Vaticanus''. {{d|[[Auteur:Alphonse Legendre|A. Legendre]].|3|sc}}
'''ÉSAU''' (hébreu : ''ʾÊṡâv'' ; Septante : {{lang|grc|Ἡσαῦ}}), fils aîné d’Isaac et de Rébecca. Son histoire commence dans le sein même de sa mère, où les deux enfants jumeaux de Rébecca s’entre-choquaient : c’était une sorte de prophétie en action, révélant par avance l’opposition qui devait dans la suite exister entre les deux frères et les luttes futures entre leurs descendants. Gen., {{rom|xxv}}, 22-23. Cf. Rom., {{rom|ix}}, 11-13. Il vint le premier au monde ; « il était roux et velu comme un manteau de poils, cf. {{rom|xxvii}}, 16, et on lui donna [à cause de cela] le nom d’Ésaû, » qui signifie « velu ». Gen., {{rom|xxv}}, 25. Cette particularité, que les médecins désignent
par le terme d’hypertrichose, semblerait indiquer un tempérament robuste et vigoureux, tel du reste qu’il se révéla plus tard par les goûts d’Ésaû pour les exercices violents de la chasse et la vie libre au grand air. Gen., xxiv, 27. Le mot que la Vulgate a rendu par « laboureur »
a plutôt le sens d’« homme des champs » ; {{lang|grc|ἄγρoιϰoς}}, disent les Septante, traduction qui répond mieux au caractère
d’Ésaû, dont les habitudes de chasseur ne convenaient
guère au calme d’une existence vouée à l’agriculture.
Un jour qu’il revenait des champs accablé de fatigue,
il vit un plat de lentilles que Jacob avait préparé. Ces
légumes sont un mets fort apprécié des Orientaux, particulièrement
en Egypte et en Syrie, même de nos jours.
Cf. II Reg., {{rom|xvil}}, 28. « Fais-moi, lui dit-il, je te prie,
manger de ce [mets] roux, parce que je suis las. » Gen.,
xxv, 30. On ne saurait douter que Rébecca n’eût fait
connaître à Jacob, son enfant de prédilection, l’oracle
divin qui le concernait. Gen., {{rom|xxv}}, 23. Jacob voulut
donc profiter des dispositions où il voyait Ésaû pour prévenir
les résistances que celui-ci pourrait opposer plus
tard à l’accomplissement des promesses de Dieu, et il demanda
à son frère de lui vendre, en échange du plat convoité,
son droit d’aînesse : « Je me meurs, répondit Ésaù,
et à quoi me servira mon droit d’aînesse ? » Il y consentit
donc et confirma même ce marché par un serment, que
pour plus de sûreté Jacob exigea de lui, mais qu’il devait
violer ; ensuite « il prit du pain, le plat de lentilles,
mangea, but et s’en alla, sans se soucier d’avoir ainsi
vendu son droit d’aînesse ». Gen., {{rom|xxv}}, 29-31. Saint
Paul a qualifié Ésaü de profane et de sacrilège. Hebr.,
XII, 16. Ce mot est justifié par le mépris que fit Ésaü
de la bénédiction paternelle. Il distinguait, il est vrai,
entre le droit de primogéniture et cette bénédiction, Gen.,
xxvii, 36 ; mais on voit par les réponses d’Isaac que
ces deux privilèges étaient inséparables. Gen., {{rom|xxvii}},
33, 35-37, 39-40. — Ce pacte honteux valut à Ésaû le surnom
d’Édom, « roux, » en souvenir des lentilles qu’il
avait payées de son droit d’aînesse. Toutefois cette appellation
ne s’applique généralement, dans les Livres Saints,
qu’au peuple formé par ses descendants et à la région
qu’ils habitèrent.
Le fils aîné d’Isaac épousa ensuite, lorsqu’il eut atteint
sa quarantième année, deux Héthéennes, Judith, fille de
Béeri, et Basemath, fille d’Élon, quoique « elles eussent
affligé le cœur d’Isaac et de Rébecca ». Gen., {{rom|xxvi}}, 34.
Mais, malgré ses torts, il restait toujours le fils aîné et
conservait ses droits de primogéniture aux yeux de son
père. Aussi, lorsque Isaac eut cru voir dans l’affaiblissement
de sa vue un signe de sa fin prochaine, le vieux
patriarche appela-t-il Ésaù pour lui donner sa bénédiction.
Gen., {{rom|xxvii}}, 1-4. Il n’avait pas compris sans doute
toute la portée de la réponse de Dieu à Rébecca, Gen.,
xxv, 23, et il devait, d’ailleurs, regarder comme nulle
la vente qu’Ésaû avait faite à Jacob. Il lui ordonna donc
de prendre ses armes et de lui apporter ensuite le gibier,
quand il l’aurait apprêté de la manière qu’il savait être de
son goût ; après ce repas, il lui donnerait sa bénédiction.
Or, pendant qu’Ésaû était à la chasse, Rébecca revêtit
Jacob des habits de son frère, prépara un repas à Isaac, et
le patriarche, trompé par les apparences et par l’affirmation
de Jacob, lui donna solennellement la bénédiction de
l’aîné. Gen., {{rom|xxvii}}, 5-29. Ésaû arriva bientôt après ; il
rugit de colère et de douleur en apprenant ce qui s’était
passé, et demanda à son père de le bénir lui aussi. Mais
Isaac lui déclara que Jacob avait bien reçu cette bénédiction,
qu’il venait réclamer trop tard. Vainement Ésaû
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/995
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1911|ESAU — ESCABEAU|1912}}</noinclude>voulut-il établir une distinction entre le droit d’aînesse, seul objet d’après lui de son marché avec son frère, et la bénédiction qu’il revendiquait comme son bien. Isaac, qui voyait les desseins du Seigneur, Gen., {{rom|xxv}}, 22-23, accomplis dans ce qui venait d’avoir lieu, demeura inébranlable. Cependant, touché par les cris et les larmes
de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, jL 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
voir, Hebr., {{rom|xi}}, 20, que l’exclusion d’Ésaù de la bénédiction
messianique fut un effet de la foi d’Isaac aux promesses divines. Il rappelle, Hebr., {{rom|xii}}, 16-17, la légèreté sacrilège d’Ésaü, vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et l’inefficacité de son repentir et de ses larmes pour reconquérir ses privilèges perdus.
{{d|E. Palis.|3|sc}}
<section begin="ESBAAL"/><nowiki/>
'''ESBAAL''' (hébreu : ’ÉSba’al ; Septante : ’A<râ6a>. ; Codex Alexandrinus : ’IeêaaX), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
<section end="ESBAAL"/>
<section begin="ESBON"/><nowiki/>
'''ESBON''' (hébreu : ''’Éfbôn'' ; Septante : ’Aaeéiiv ; ''Codex Vaticanus'' : Se611v), descendant de Bêla, l’aîné des enfants de Benjamin. I Par., {{rom|vii}}, 7. Ce verset contient non des fils, mais des descendants éloignés, qui, au temps où la liste fut rédigée, étaient chefs de cinq familles principales àe la race de Bêla. Cf. I Par., {{rom|viii}}, 3-4, et Num., xxvi, 40.
<section end="ESBON"/>
<section begin="ESCABEAU"/><nowiki/>
'''ESCABEAU''' (hébreu : ''hâdôm'' ; Septante : ûnonôSiov ; Vulgate : scabellum), 1° petit siège sans dossier ni bras, 2° marchepied (hébreu : kébés ; traduit invariablement par les Septante).
I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
soit de s’asseoir par terre ou sur un divan. — 1° Saint
<section end="ESCABEAU"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1911|ESAU — ESCABEAU|1912}}</noinclude>voulut-il établir une distinction entre le droit d’aînesse, seul objet d’après lui de son marché avec son frère, et la bénédiction qu’il revendiquait comme son bien. Isaac, qui voyait les desseins du Seigneur, Gen., {{rom|xxv}}, 22-23, accomplis dans ce qui venait d’avoir lieu, demeura inébranlable. Cependant, touché par les cris et les larmes
de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, v. 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
voir, Hebr., {{rom|xi}}, 20, que l’exclusion d’Ésaù de la bénédiction
messianique fut un effet de la foi d’Isaac aux promesses divines. Il rappelle, Hebr., {{rom|xii}}, 16-17, la légèreté sacrilège d’Ésaü, vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et l’inefficacité de son repentir et de ses larmes pour reconquérir ses privilèges perdus.
{{d|E. Palis.|3|sc}}
<section begin="ESBAAL"/><nowiki/>
'''ESBAAL''' (hébreu : ’ÉSba’al ; Septante : ’A<râ6a>. ; Codex Alexandrinus : ’IeêaaX), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
<section end="ESBAAL"/>
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'''ESBON''' (hébreu : ''’Éfbôn'' ; Septante : ’Aaeéiiv ; ''Codex Vaticanus'' : Se611v), descendant de Bêla, l’aîné des enfants de Benjamin. I Par., {{rom|vii}}, 7. Ce verset contient non des fils, mais des descendants éloignés, qui, au temps où la liste fut rédigée, étaient chefs de cinq familles principales àe la race de Bêla. Cf. I Par., {{rom|viii}}, 3-4, et Num., xxvi, 40.
<section end="ESBON"/>
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'''ESCABEAU''' (hébreu : ''hâdôm'' ; Septante : ûnonôSiov ; Vulgate : scabellum), 1° petit siège sans dossier ni bras, 2° marchepied (hébreu : kébés ; traduit invariablement par les Septante).
I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
soit de s’asseoir par terre ou sur un divan. — 1° Saint
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de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, v. 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
voir, Hebr., {{rom|xi}}, 20, que l’exclusion d’Ésaù de la bénédiction
messianique fut un effet de la foi d’Isaac aux promesses divines. Il rappelle, Hebr., {{rom|xii}}, 16-17, la légèreté sacrilège d’Ésaü, vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et l’inefficacité de son repentir et de ses larmes pour reconquérir ses privilèges perdus.
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'''ESBAAL''' (hébreu : ’ÉSba’al ; Septante : {{lang|grc|Ἀσάϐαλ}} ; Codex Alexandrinus : {{rom|’IeêaaX), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
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'''ESBON''' (hébreu : ''’Éṣbôn'' ; Septante : {{lang|grc|Ἀσεϐών}} ; ''Codex Vaticanus'' : {{lang|grc|Σεϐών}}), descendant de Bêla, l’aîné des enfants de Benjamin. I Par., {{rom|vii}}, 7. Ce verset contient non des fils, mais des descendants éloignés, qui, au temps où la liste fut rédigée, étaient chefs de cinq familles principales de la race de Bêla. Cf. I Par., {{rom|viii}}, 3-4, et Num., {{rom|xxvi}}, 40.
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I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
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de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, v. 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
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'''ESBAAL''' (hébreu : ’ÉSba’al ; Septante : {{lang|grc|Ἀσάϐαλ}} ; Codex Alexandrinus : {{rom|Ἰεϐααλ), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
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'''ESCABEAU''' (hébreu : ''hădôm'' ; Septante : {{lang|grc|ὑποπόδιον}} ; Vulgate : ''scabellum''), 1° petit siège sans dossier ni bras, 2° marchepied (hébreu : ''kébéš'' ; traduit invariablement par les Septante).
I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1911|ESAU — ESCABEAU|1912}}</noinclude>voulut-il établir une distinction entre le droit d’aînesse, seul objet d’après lui de son marché avec son frère, et la bénédiction qu’il revendiquait comme son bien. Isaac, qui voyait les desseins du Seigneur, Gen., {{rom|xxv}}, 22-23, accomplis dans ce qui venait d’avoir lieu, demeura inébranlable. Cependant, touché par les cris et les larmes
de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, v. 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
voir, Hebr., {{rom|xi}}, 20, que l’exclusion d’Ésaù de la bénédiction
messianique fut un effet de la foi d’Isaac aux promesses divines. Il rappelle, Hebr., {{rom|xii}}, 16-17, la légèreté sacrilège d’Ésaü, vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et l’inefficacité de son repentir et de ses larmes pour reconquérir ses privilèges perdus.
{{d|E. Palis.|3|sc}}
<section begin="ESBAAL"/><nowiki/>
'''ESBAAL''' (hébreu : 'ʾÉšbaʿal'' ; Septante : {{lang|grc|Ἀσάϐαλ}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{rom|Ἰεϐααλ), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
<section end="ESBAAL"/>
<section begin="ESBON"/><nowiki/>
'''ESBON''' (hébreu : ''’Éṣbôn'' ; Septante : {{lang|grc|Ἀσεϐών}} ; ''Codex Vaticanus'' : {{lang|grc|Σεϐών}}), descendant de Bêla, l’aîné des enfants de Benjamin. I Par., {{rom|vii}}, 7. Ce verset contient non des fils, mais des descendants éloignés, qui, au temps où la liste fut rédigée, étaient chefs de cinq familles principales de la race de Bêla. Cf. I Par., {{rom|viii}}, 3-4, et Num., {{rom|xxvi}}, 40.
<section end="ESBON"/>
<section begin="ESCABEAU"/><nowiki/>
'''ESCABEAU''' (hébreu : ''hădôm'' ; Septante : {{lang|grc|ὑποπόδιον}} ; Vulgate : ''scabellum''), 1° petit siège sans dossier ni bras, 2° marchepied (hébreu : ''kébéš'' ; traduit invariablement par les Septante).
I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
soit de s’asseoir par terre ou sur un divan. — 1° Saint
<section end="ESCABEAU"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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de son fils, il lui accorda une bénédiction toute temporelle, Gen., ’{{rom|xxvii}}, 30-40, consistant en ce qu’il recevrait en abondance les produits de la terre et que sa postérité, d’abord soumise à celle de Jacob, recouvrerait plus tard son indépendance et serait puissante par la guerre. Gen., xxvii, 30-40. Beaucoup cependant traduisent ainsi le texte hébreu, v. 39 : « Ta demeure n’aura ni la rosée du ciel ni la graisse de la terre, s ce qui est l’opposé de la Vulgate, mais désigne plus exactement l’Idumée, le pays destiné aux enfants d’Ésaü.
Les larmes qu’Ésaü avait répandues n’étaient pas les pleurs de la vraie pénitence, Hebr., {{rom|xii}}, 17, mais l’effet de la colère et du dépit. Au lieu de s’en prendre à lui-même du malheur qui lui arrivait et de reconnaître qu’il n’avait plus de droits sur un bien qu’il avait vendu, il conçut pour son frère une haine mortelle et résolut de se venger de lui en le tuant aussitôt que son père serait mort. Gen., {{rom|xxvii}}, 41. Mais Rébecca, qui eut connaissance de ses projets, mit Jacob à l’abri de ses coups en obtenant d’Isaac pour celui-ci la permission d’aller chercher une épouse en Mésopotamie. Elle pensait que la fureur et la haine d’Ésaü s’apaiseraient avec le temps. Gen.,
xx {{rom|vii}}, 42-46.
Rébecca connaissait bien son fils Ésaü ; il y avait dans cette nature impétueuse et indomptée plus d’ardeur et d’emportement que de malice réfléchie et durable. Il ne garda pas rancune à Isaac de la bénédiction donnée à son frère, dans laquelle il dut reconnaître bientôt un effet de la volonté de Dieu ; bien plus, la recommandation faite à Jacob de n’épouser aucune fille de Chanaan, Gen., xxviii, 1, lui fit sentir plus vivement le « déplaisir qu’il avait causé à ses parents en épousant autrefois deux Chananéennes, et il choisit pour se l’unir par un troisième mariage sa cousine Mahéleth, fille d’Ismaël. Gen., {{rom|xxviii}}, 6-9. D’autre part, son ressentiment contre Jacob s’affaiblit et disparut pour faire place à l’amitié fraternelle ; et
lorsque son frère, qui ne connaissait pas ce changement et tremblait au souvenir de sa colère, lui envoya, en revenant de Mésopotamie, des messagers, avec l’annonce de riches présents pour l’apaiser et se le rendre favorable, Ésaü accourut à sa rencontre, se jeta dans ses bras
et le pressa tendrement sur son cœur en le couvrant de ses baisers et de ses larmes. Gen., {{rom|xxxii}}, 3-6, 13-21 ; xxxiii, 3-4. Il ne reçut que malgré lui les dons de Jacob et lui proposa de se faire son compagnon de route ; sur le refus de son frère, il voulut au moins lui laisser une escorte ; mais, cette offre n’étant pas non plus acceptée,
il revint au pays de Séir, d’où il était venu. Gen., xxxiii, 9-16. Nous ne retrouvons plus les deux frères à côté l’un de l’autre que longtemps après, à l’époque de la mort d’Isaac ; ils ensevelirent ensemble leur père et se séparèrent ensuite. Gen., {{rom|xxxv}}, 9 ; {{rom|xxxvi}}, 6.
La réconciliation de Jacob, la sépulture d’Isaac et la séparation qui la suivit, sont les seuls faits que la Genèse nous fait connaître au sujet d’Ésaü durant l’espace des quarante-trois ans écoulés depuis la bénédiction d’Isaac et le mariage avec Mahéleth ; mais elle nous dit incidemment qu’à l’époque de sa rencontre avec Jacob il possédait
de grands biens, et les quatre cents hommes qu’il amène avec lui le font apparaître à nos yeux comme une sorte de scheik puissant. Gen., {{rom|xxxii}}, 6 ; {{rom|xxxiii}}, 9 ; cf. {{rom|xiv}}, 14. Nous savons aussi, par ce passage de la Genèse, qu’il habitait alors au pays de Séir ; c’est là, en effet, que les envoyés de Jacob vinrent le trouver, et il y retourna après avoir quitté son frère. Gen., {{rom|xxxii}}, 3 ; {{rom|xxxiii}}, 16. On ne nous dit pas à quelle époque il était allé demeurer dans cette contrée ; mais il est vraisemblable que ce fut vers le temps où il épousa Mahéleth. La vie errante des Ismaélites était
faite pour plaire à ce chasseur, et rien de plus naturel pour lui que de se livrer aux entreprises aventureuses des enfants du désert. Les Horréens, dont les montagnes et les rochers étaient si favorables à cette nouvelle existence, durent donc sentir sans retard les premiers coups de celui qui allait inaugurer à leur détriment la vie que son père lui avait prédite, la « vie par l’épée », Gen., xxvii, 40, en les chassant pour prendre la place réservée par Dieu à sa postérité. Deut., {{rom|ii}}, 5, 12.
La résidence d’Ésaü en pays de Séir ne doit pas toutefois s’entendre dans un sens rigoureux et exclusif. Il ne s’éloigna tout à fait et définitivement de Chanaan qu’après la mort d’Isaac. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5-8. En quittant alors la Terre Promise sans esprit de retour, il laissait tout entier à Jacob l’héritage de la race bénie et reconnaissait ainsi, de la manière la plus explicite, la primogéniture
de son frère et les droits que lui conférait la bénédiction paternelle. Il avait à cette époque cent vingt ans, et l’Écriture ne nous dit pas à quel âge il mourut. Elle ne nous apprend plus rien non plus sur les derniers événements de sa vie ; elle nous le montre seulement comme le père d’une nombreuse et glorieuse postérité, dont les tableaux généalogiques se lisent Gen., {{rom|xxxvi}}, 1-5, 9-43 (cf. {{rom|xxvi}}, 34 ; {{rom|xxviii}}, 9), et I Par., {{rom|i}}, 35-54.
Le nom d’Ésaü revient assez souvent dans l’Ancien Testament, mais à peu près toujours c’est une simple mention qui est faite de lui comme père des Iduméens. Les paroles que Malachie, {{rom|i}}, 2, met dans la bouche du Seigneur : « J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü, » doivent s’entendre des deux peuples issus des deux fils d’Isaac ; ce qui rappelle, il est vrai, la destinée des deux ancêtres, dont le sort personnel et l’opposition figuraient le sort et l’opposition de leur postérité respective. — Dans le Nouveau Testament, saint Paul seul parle d’Ésaü, Rom., {{rom|ix}}, 11-13, et Hebr., {{rom|xi}}, 20 ; {{rom|xii}}, 16-17. L’Apôtre, Rom., , {{rom|ix}}, 11-13, applique le texte de Malachie à la personne même de Jacob et d’Ésaü, et il montre dans le choix que fait
Dieu de l’un au détriment de l’autre, sans aucun égard aux qualités, aux œuvres ou aux droits naturels, le type et la preuve en même temps de la gratuité de la grâce et de la foi, l’inutilité des mérites naturels pour la collation de cette grâce et pour le salut qu’elle opère. Il fait
voir, Hebr., {{rom|xi}}, 20, que l’exclusion d’Ésaù de la bénédiction
messianique fut un effet de la foi d’Isaac aux promesses divines. Il rappelle, Hebr., {{rom|xii}}, 16-17, la légèreté sacrilège d’Ésaü, vendant son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et l’inefficacité de son repentir et de ses larmes pour reconquérir ses privilèges perdus.
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'''ESBAAL''' (hébreu : ''ʾÉšbaʿal'' ; Septante : {{lang|grc|Ἀσάϐαλ}} ; ''Codex Alexandrinus'' : {{rom|Ἰεϐααλ), quatrième fils de Saül, I Par., {{rom|viii}}, 33 ; {{rom|ix}}, 39 ; le même qu’Isboseth. Voir {{sc|Isboseth}}.
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'''ESBON''' (hébreu : ''’Éṣbôn'' ; Septante : {{lang|grc|Ἀσεϐών}} ; ''Codex Vaticanus'' : {{lang|grc|Σεϐών}}), descendant de Bêla, l’aîné des enfants de Benjamin. I Par., {{rom|vii}}, 7. Ce verset contient non des fils, mais des descendants éloignés, qui, au temps où la liste fut rédigée, étaient chefs de cinq familles principales de la race de Bêla. Cf. I Par., {{rom|viii}}, 3-4, et Num., {{rom|xxvi}}, 40.
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'''ESCABEAU''' (hébreu : ''hădôm'' ; Septante : {{lang|grc|ὑποπόδιον}} ; Vulgate : ''scabellum''), 1° petit siège sans dossier ni bras, 2° marchepied (hébreu : ''kébéš'' ; traduit invariablement par les Septante).
I. L’escabeau, pris dans sa signification littérale de petit siège, n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais l’emploi des métaphores, que nous expliquerons plus loin, permet d’affirmer que l’escabeau était connu des Juifs, quoique la coutume générale en Orient
soit de s’asseoir par terre ou sur un divan. — 1° Saint
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/996
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1913|ESCABEAU|1914}}</noinclude>
Jacques, {{rom|ii}}, 2 et 3, signale l’existence d’escabeaux dans
les maisons particulières. L’apôtre, recommandant aux
chrétiens de ne pas faire acception des personnes et de
ne pas juger les hommes d’après leur extérieur, dit que
dans les réunions privées il ne faut pas offrir la première
place au riche qui porte un anneau d’or et un vêtement
brillant, tandis qu’on laisse debout le pauvre en haillons
et qu’on ne lui donne d’autre place que « sous l’escabeau
des pieds », c’est-à-dire par terre. — 2° Salomon s’était
fait élever un trône d’ivoire, auquel était fixé avec de l’or
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=600. — Escabeau araniéen.<br />Stèle trouvée à Nézab, dans la région d’Alep. Musée du Louvre.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
un escabeau, kébéS, II Par., {{rom-maj|IX}}, 18, qui soutenait ses
pieds lorsqu’il siégeait. Les rois d’Egypte (voir Captif,
Bg. 72, col. 224), d’Assyrie (voir Broderie, t. {{rom|i}}, fîg. 619,
col. 1935), et de Perse (voir Darius, fig. 479, col. 13031304), ainsi que les princes araméens (fig. 600), se servaient
sur leurs trônes d’escabeaux semblables à celui de
Salomon.
II. L’escabeau du trône royal a donné lieu à deux belles métaphores pour exprimer la royauté de Jéhovah et de son Christ. — 1° Jéhovah comme roi siège au ciel. Cependant, quand il voulut manifester à son peuple sa présence et sa gloire, il choisit l’arche d’alliance pour le lieu de sa manifestation. Lorsqu’il y rendait ses oracles, l’arche était considérée comme l’escabeau de ses pieds, et c’est pour abriter le marchepied divin que Salomon résolut de construire un temple à Jérusalem. I Par., xxviii, 2. Avec le Psalmiste, les pieux Israélites allaient adorer Dieu au lieu où il avait posé les pieds, Ps. {{rom|cxxxi}}, 7, et ils adoraient l’arche elle-même, parce qu’elle symbolisait la présence divine. Ps. {{rom|xcviii}}, 5. Voir 1. 1, col. 913-918. Au jour de sa colère, que les crimes de Juda avaient allumée,
le Seigneur ne s’est pas souvenu de l’escabeau de ses pieds, et il a laissé détruire la fille de Sion. Lam., II, 1. Si l’arche sainte a péri, il relèvera le Temple, « le lieu où reposent ses pieds, » Ezech., {{rom|xliii}}, 7, soit à Jérusalem, la cité de David restaurée, soit surtout dans la Jérusalem nouvelle, l’Église, où il glorifiera « le lieu où reposent ses pieds ». Is., {{rom|lx}}, 13. Ici il n’y aura plus besoin de temple matériel, bâti de main d’homme ; le ciel sera le trône de Jéhovah, et la terre, la terre tout entière, sera son marchepied,
ls., {{rom|lxvi}}, 1. Dieu manifestera partout sa gloire
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=601. — Ennemi vaincu servant d’escabeau au roi Anou-Banjni.<br />Stèle de Hazar - Gért. D’après J. de Morgan, ''Mission scientifique
en Perse'', Paris, 1896, t. {{rom|iv}}, p. 161.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
et sa puissance. Comme le prophète Isaïe condamnait ainsi le culte purement extérieur et hypocrite que ses contemporains rendaient à Jéhovah, le diacre Etienne cita cette prophétie pour blâmer la confiance exagérée que les Juifs mettaient dans le Temple de Jérusalem.
Act., {{rom|vii}}, 48 et 49 (Vulgate : ''requietio'', au lieu de ''scabellum''). Dieu a pris pour marchepied la terre entière. De
cet oracle d’Isaïe, Notre -Seigneur avait déjà tiré une autre conclusion contre les pharisiens, qui, tout en se faisant un scrupule de jurer au nom de Jéhovah, prêtaient aisément serment par le ciel ou par la terre. Jésus défendit de jurer soit par le ciel, qui est le trône de Dieu,
soit par la terre, qui est l’escabeau de ses pieds. Matth., v, 34 et 35. — 2° Le Messie doit partager la royauté de Jéhovah, son Seigneur et son Père, qui le placera à sa droite sur son trône et réduira ses ennemis à lui servir de marchepied. Ps. {{rom|cix}}, 1. Les monarques orientaux,
avaient coutume de mettre le pied sur le corps de leurs prisonniers de guerre en signe de sujétion absolue. Une stèle d’Anou-Banini, àHazar-Géri (fig. 601), nous montres ce roi le pied gauche posé sur le vaincu. Les représentations de ce genre ne sont point rares en Assyrie (voir t.
i, fig. 35, col. 227) et on Perse. Voir Vigouroux, ''Manuel biblique'', 10{{e}} édit., 1898, t. {{rom|ii}}, fig. 72, p. 442 ; ''La Bible''<noinclude>
<references/></noinclude>
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brillant, tandis qu’on laisse debout le pauvre en haillons et qu’on ne lui donne d’autre place que « sous l’escabeau des pieds », c’est-à-dire par terre. — 2° Salomon s’était fait élever un trône d’ivoire, auquel était fixé avec de l’or
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|cap=600. — Escabeau araniéen.<br />Stèle trouvée à Nézab, dans la région d’Alep. Musée du Louvre.
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un escabeau, kébéS, II Par., {{rom-maj|IX}}, 18, qui soutenait ses
pieds lorsqu’il siégeait. Les rois d’Egypte (voir {{sc|Captif}},
fig. 72, col. 224), d’Assyrie (voir Broderie, t. {{rom|i}}, fîg. 619,
col. 1935), et de Perse (voir Darius, fig. 479, col. 13031304), ainsi que les princes araméens (fig. 600), se servaient sur leurs trônes d’escabeaux semblables à celui de Salomon.
II. L’escabeau du trône royal a donné lieu à deux belles métaphores pour exprimer la royauté de Jéhovah et de son Christ. — 1° Jéhovah comme roi siège au ciel. Cependant, quand il voulut manifester à son peuple sa présence et sa gloire, il choisit l’arche d’alliance pour le lieu de sa manifestation. Lorsqu’il y rendait ses oracles, l’arche était considérée comme l’escabeau de ses pieds, et c’est pour abriter le marchepied divin que Salomon résolut de construire un temple à Jérusalem. I Par., xxviii, 2. Avec le Psalmiste, les pieux Israélites allaient adorer Dieu au lieu où il avait posé les pieds, Ps. {{rom|cxxxi}}, 7, et ils adoraient l’arche elle-même, parce qu’elle symbolisait la présence divine. Ps. {{rom|xcviii}}, 5. Voir 1. 1, col. 913-918. Au jour de sa colère, que les crimes de Juda avaient allumée,
le Seigneur ne s’est pas souvenu de l’escabeau de ses pieds, et il a laissé détruire la fille de Sion. Lam., II, 1. Si l’arche sainte a péri, il relèvera le Temple, « le lieu où reposent ses pieds, » Ezech., {{rom|xliii}}, 7, soit à Jérusalem, la cité de David restaurée, soit surtout dans la Jérusalem nouvelle, l’Église, où il glorifiera « le lieu où reposent ses pieds ». Is., {{rom|lx}}, 13. Ici il n’y aura plus besoin de temple matériel, bâti de main d’homme ; le ciel sera le trône de Jéhovah, et la terre, la terre tout entière, sera son marchepied,
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|cap=601. — Ennemi vaincu servant d’escabeau au roi Anou-Banjni.<br />Stèle de Hazar - Gért. D’après J. de Morgan, ''Mission scientifique
en Perse'', Paris, 1896, t. {{rom|iv}}, p. 161.
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et sa puissance. Comme le prophète Isaïe condamnait ainsi le culte purement extérieur et hypocrite que ses contemporains rendaient à Jéhovah, le diacre Etienne cita cette prophétie pour blâmer la confiance exagérée que les Juifs mettaient dans le Temple de Jérusalem.
Act., {{rom|vii}}, 48 et 49 (Vulgate : ''requietio'', au lieu de ''scabellum''). Dieu a pris pour marchepied la terre entière. De
cet oracle d’Isaïe, Notre -Seigneur avait déjà tiré une autre conclusion contre les pharisiens, qui, tout en se faisant un scrupule de jurer au nom de Jéhovah, prêtaient aisément serment par le ciel ou par la terre. Jésus défendit de jurer soit par le ciel, qui est le trône de Dieu,
soit par la terre, qui est l’escabeau de ses pieds. Matth., v, 34 et 35. — 2° Le Messie doit partager la royauté de Jéhovah, son Seigneur et son Père, qui le placera à sa droite sur son trône et réduira ses ennemis à lui servir de marchepied. Ps. {{rom|cix}}, 1. Les monarques orientaux,
avaient coutume de mettre le pied sur le corps de leurs prisonniers de guerre en signe de sujétion absolue. Une stèle d’Anou-Banini, àHazar-Géri (fig. 601), nous montres ce roi le pied gauche posé sur le vaincu. Les représentations de ce genre ne sont point rares en Assyrie (voir t.
i, fig. 35, col. 227) et on Perse. Voir Vigouroux, ''Manuel biblique'', 10{{e}} édit., 1898, t. {{rom|ii}}, fig. 72, p. 442 ; ''La Bible''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1913|ESCABEAU|1914}}</noinclude>Jacques, {{rom|ii}}, 2 et 3, signale l’existence d’escabeaux dans les maisons particulières. L’apôtre, recommandant aux chrétiens de ne pas faire acception des personnes et de ne pas juger les hommes d’après leur extérieur, dit que dans les réunions privées il ne faut pas offrir la première place au riche qui porte un anneau d’or et un vêtement
brillant, tandis qu’on laisse debout le pauvre en haillons et qu’on ne lui donne d’autre place que « sous l’escabeau des pieds », c’est-à-dire par terre. — 2° Salomon s’était fait élever un trône d’ivoire, auquel était fixé avec de l’or
{{Img float-p
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|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=600. — Escabeau araniéen.<br />Stèle trouvée à Nézab, dans la région d’Alep. Musée du Louvre.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
un escabeau, kébéš, II Par., {{rom-maj|IX}}, 18, qui soutenait ses
pieds lorsqu’il siégeait. Les rois d’Egypte (voir {{sc|Captif}},
fig. 72, col. 224), d’Assyrie (voir {{sc|Broderie}}, t. {{rom|i}}, fig. 619, col. 1935), et de Perse (voir {{sc|Darius}}, fig. 479, col. 13031304), ainsi que les princes araméens (fig. 600), se servaient sur leurs trônes d’escabeaux semblables à celui de Salomon.
II. L’escabeau du trône royal a donné lieu à deux belles métaphores pour exprimer la royauté de Jéhovah et de son Christ. — 1° Jéhovah comme roi siège au ciel. Cependant, quand il voulut manifester à son peuple sa présence et sa gloire, il choisit l’arche d’alliance pour le lieu de sa manifestation. Lorsqu’il y rendait ses oracles, l’arche était considérée comme l’escabeau de ses pieds, et c’est pour abriter le marchepied divin que Salomon résolut de construire un temple à Jérusalem. I Par., xxviii, 2. Avec le Psalmiste, les pieux Israélites allaient adorer Dieu au lieu où il avait posé les pieds, Ps. {{rom|cxxxi}}, 7, et ils adoraient l’arche elle-même, parce qu’elle symbolisait la présence divine. Ps. {{rom|xcviii}}, 5. Voir 1. 1, col. 913-918. Au jour de sa colère, que les crimes de Juda avaient allumée,
le Seigneur ne s’est pas souvenu de l’escabeau de ses pieds, et il a laissé détruire la fille de Sion. Lam., II, 1. Si l’arche sainte a péri, il relèvera le Temple, « le lieu où reposent ses pieds, » Ezech., {{rom|xliii}}, 7, soit à Jérusalem, la cité de David restaurée, soit surtout dans la Jérusalem nouvelle, l’Église, où il glorifiera « le lieu où reposent ses pieds ». Is., {{rom|lx}}, 13. Ici il n’y aura plus besoin de temple matériel, bâti de main d’homme ; le ciel sera le trône de Jéhovah, et la terre, la terre tout entière, sera son marchepied,
ls., {{rom|lxvi}}, 1. Dieu manifestera partout sa gloire
{{Img float-p
|file={{??|image}}
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|cap=601. — Ennemi vaincu servant d’escabeau au roi Anou-Banjni.<br />Stèle de Hazar - Gért. D’après J. de Morgan, ''Mission scientifique
en Perse'', Paris, 1896, t. {{rom|iv}}, p. 161.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
et sa puissance. Comme le prophète Isaïe condamnait ainsi le culte purement extérieur et hypocrite que ses contemporains rendaient à Jéhovah, le diacre Etienne cita cette prophétie pour blâmer la confiance exagérée que les Juifs mettaient dans le Temple de Jérusalem.
Act., {{rom|vii}}, 48 et 49 (Vulgate : ''requietio'', au lieu de ''scabellum''). Dieu a pris pour marchepied la terre entière. De
cet oracle d’Isaïe, Notre -Seigneur avait déjà tiré une autre conclusion contre les pharisiens, qui, tout en se faisant un scrupule de jurer au nom de Jéhovah, prêtaient aisément serment par le ciel ou par la terre. Jésus défendit de jurer soit par le ciel, qui est le trône de Dieu,
soit par la terre, qui est l’escabeau de ses pieds. Matth., v, 34 et 35. — 2° Le Messie doit partager la royauté de Jéhovah, son Seigneur et son Père, qui le placera à sa droite sur son trône et réduira ses ennemis à lui servir de marchepied. Ps. {{rom|cix}}, 1. Les monarques orientaux,
avaient coutume de mettre le pied sur le corps de leurs prisonniers de guerre en signe de sujétion absolue. Une stèle d’Anou-Banini, àHazar-Géri (fig. 601), nous montres ce roi le pied gauche posé sur le vaincu. Les représentations de ce genre ne sont point rares en Assyrie (voir t.
i, fig. 35, col. 227) et on Perse. Voir Vigouroux, ''Manuel biblique'', 10{{e}} édit., 1898, t. {{rom|ii}}, fig. 72, p. 442 ; ''La Bible''<noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/997
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1915|ESCABEAU — ESCALIER|1916}}</noinclude>''et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|i}}, fig. 6, p. 165 ; Fillion, ''Atlas archéologique de la Bible'', 2{{e}} édit., -1886,
pi. {{rom|cxiv}}, fig. 3, 6, 7 et 8. On sait que Sapor, roi de Perse,
ayant fait prisonnier l’empereur Valérien (253-260), se servait de lui comme d’escabeau pour monter à cheval. Le caractère messianique de cette prophétie de David a été souvent rappelé dans le Nouveau Testament. Les évangélistes l’ont appliquée à Jésus, Matth., {{rom|xxii}}, 44 ; Marc,
XII, 36 ; Luc, {{rom|xx}}, 43 ; saint Pierre a montré qu’elle ne
pouvait s’entendre de David, Act., {{rom|ii}}, 34 et 35, et saint
Paul l’a interprétée du Christ, qui est à la fois Dieu, pontife
et roi. I Cor., {{rom|xv}}, 25 ; Hebr., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|x}}, 13.
{{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="ESCALIER"/><nowiki/>
'''ESCALIER''' (hébreu : ''ma’âlôt'' ; Septante : âva6<x6[iot’; Vulgate : ''gradus''), suite de degrés disposés pour monter et descendre et conduisant du rez-de-chaussée aux étages supérieurs d’une maison particulière et de tout autre édifice. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Maison|{{sc|Maison}}]].
{{1o}} Il est certain que beaucoup de maisons privées avaient au moins un escalier ou quelque chose en tenant lieu, quoiqu’il n’en soit pas fait mention explicite dans la Bible. Si elles étaient ordinairement basses et n’avaient point d’étages supérieurs, leur toit était plat, formait terrasse ou plate-forme, et l’on y passait de longues heures du jour ou de la nuit. D’autres maisons avaient une chambre haute, placée directement sous le toit. Il fallait bien un escalier pour y monter ou en descendre ; il était placé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, et était appuyé contre un mur. L’escalier intérieur partait de la cour et conduisait directement aux étages supérieurs et au toit. D’ailleurs nous ne sommes pas réduits à ce sujet à de simples conjectures, et l’Évangile nous fournit quelques indications qui justifient et confirment nos
hypothèses. Un jour que Jésus parlait dans une maison à une grande foule assemblée, on lui apporta un paralytique à guérir. Comme les porteurs ne purent, à cause de l’affluence des auditeurs, entrer par la porte, ils montèrent le malade sur le toit, vraisemblablement par l’escalier
extérieur, Luc, {{rom|v}}, 19, et, comme il n’y avait pas d’escalier intérieur, ils firent dans le toit une ouverture par laquelle ils descendirent le paralytique aux pieds de Jésus. Marc, {{rom|ii}}, 4. Jésus, prédisant la ruine prochaine de Jérusalem et la fin du monde, recommande à celui qui sera alors sur le toit de sa maison de ne pas descendre pour prendre quelque dbjet à l’intérieur, Matth., xxiv, 17, soit qu’il n’en aura pas le temps, parce que la catastrophe le saisira à l’improviste, Luc, {{rom|xvii}}, 31 ; soit que pour échapper il sera nécessaire de prendre la fuite par l’escalier extérieur. — Les maisons plus somptueuses et les palais des rois avaient des escaliers plus élevés et plus riches que les demeures des particuliers. Salomon
fit construire dans son palais des escaliers en bois de santal, II Tar., {{rom|ix}}, 11, avec des balustrades. I (III) Reg., x, 12. Ce palais avait, en effet, trois étages de pièces superposées. Le trône de ce prince magnifique était élevé de six degrés, sur lesquels étaient disposés douze lions sculptés. III Reg., {{rom|x}}, 19 et 20 ; II Par., {{rom|ix}}, 18 et 19. — Quand Jéhu eut reçu de la main d’un disciple d’Élisée l’onction royale, les principaux officiers de l’armée l’acclamèrent aussitôt et s’empressèrent d’ôter leurs manteaux
et de les placer sous lui, ’él gérém ham-ma’âlôt. II (IV) Reg., {{rom|ix}}, 13. Cette expression obscure, que la Vulgate a traduite ''in similitudinem tribunalis'', est expliquée de différentes manières. On l’interprète généralement « sur les degrés mêmes », c’est-à-dire sur l’escalier qui conduisait de la cour intérieure de la maison, où les officiers étaient assemblés, IV Reg., {{rom-maj|IX}}, 5, à la chambre haute où . Jéhu donna audience au disciple du prophète. IV Reg., IX, 6. Dans leur empressement à reconnaître le nouveau loi, les chefs de l’armée étendirent leurs manteaux sur les marches de l’escalier pour faire à Jéhu un trône d’honneur. D’autres traduisent : « sur le palier de l’escalier. » On ne peut guère admettre que les manteaux superposés
formaient les gradins d’un trône improvisé. Gesenius, ''Thesaurus'', t. {{rom|i}}, p. 303 ; Clair, ''Les livres des Rois'', Paris, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 447. — Il est parlé, II Esdr., {{rom|iii}}, 15, d’un
escalier qui descendait de la cité de David sur les murailles de Jérusalem, auprès de la piscine de Siloé.
{{2o}} Le Temple de Jérusalem renfermait plusieurs escaliers, que Salomon avait fait construire en bois de santal. II Par., {{rom|ix}}, 11. Si le Temple proprement dit n’avait point d’étage, la ceinture de chambres latérales, sela’of, qui s’adossaient aux murs du Saint et du Saint des saints, se composait de trois étages superposés. On y avait accès par le dehors, du côté droit du Temple, et l’on montait
aux étages supérieurs par un escalier en spirale (hébreu : ''lûlîm ''; Septante : àvâ6a<nc ; Vulgate : ''cochlea''). III Reg., vi, 9. Cet escalier tournant n’était probablement pas pratiqué dans le mur extérieur, qui n’avait pas assez d’épaisseur ; il devait plutôt se trouver à l’intérieur. — Le parvis intérieur ou la cour des Prêtres, que Jérémie, xxxyi, 10, nomme la cour supérieure, était plus élevé que le parvis extérieur, où le peuple s’assemblait. On y montait du parvis
extérieur par un escalier de quatorze marches, d’après J. Fergusson, ''The Temple of the Jews'', 1878, p. 38. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 340. — Dans cette cour se trouvait l’autel des holocaustes. À l’origine, les prêtres devaient y monter par un plan incliné, et Dieu avait défendu de
disposer en degrés la rampe qui y conduisait. Exod., {{rom|xx}}, 26.
Comme d’après Ézéchiel, {{rom|xliii}}, 13 et 17, et d’après les
souvenirs des rabbins, Talmud de Jérusalem, Yoma, {{rom-maj|II}}, 1,
et {{rom|iii}}, 10, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, Paris, 1882, p. 173, 178 et 197, on gravissait un escalier pour atteindre au sommet de l’autel, on pense que cette défense était tombée en désuétude quand les vêtements sacerdotaux eurent été déterminés, et qu’ainsi les raisons de la prohibition n’existèrent plus. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', xlhi, 17, t. {{rom|xxv}}, col. 424, ignorait le nombre des degrés de cet escalier. Trois séries de degrés coupaient la rampe, d’espace en espace. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit-, t. {{rom|iii}}, p. 341-342. Dans le Temple de Zorobabel, l’autel des holocaustes fut reconstruit conformément à la réglementation primitive ; mais, dans le Temple d’Hérode, la montée se faisait par des gradins disposés en pente douce.Voir [[Dictionnaire de la Bible/Autel|{{sc|Autel}}]], t. {{rom|i}}, col. 1268-1270 et fig. 370, ''ibid''.
Le prophète Ézéchiel décrivit un nouveau Temple, et sa description indique exactement la place des escaliers. L’édifice entier formait trois terrasses superposées, auxquelles ces escaliers donnaient accès. Le parvis extérieur constituait l’étage le moins élevé ; on y accédait par trois portes situées à l’est, au nord et au sud, et précédées de
trois escaliers. Ils étaient construits en dehors du portique et comptaient sept marches ou degrés, {{rom|xl}}, 6, 22, 20. Du parvis extérieur on montait à la cour intérieure par trois escaliers de huit degrés, {{rom-maj|XL}}, 31, 34 et 37, qui correspondaient aux trois portes extérieures, et pour atteindre le sanctuaire il fallait encore gravir huit (dix, selon les Septante) marches, {{rom-maj|XL}}, 49. Les chambres latérales qui entouraient le sanctuaire étaient desservies par un escalier tournant, {{rom|xli}}, 7.
Le Temple de Zorobabel, plus petit que celui de Salomon, avait les mêmes dispositions. Mais le Temple, rebâti par Hérode, eut des proportions plus vastes et comprit plusieurs escaliers. Son enceinte était divisée en plusieurs parties plus élevées les unes que les autres, et les escaliers qui conduisaient de l’une à l’autre se trouvaient aux portes d’accès. La cour des Gentils était limitée par une balustrade percée de treize ouvertures. On montait quatorze marches d’une demi-coudée de hauteur et de largeur pour parvenir au Hêl, intervalle plan de dix coudées, qui séparait la cour des Gentils de l’enceinte sacrée.
Josèphe, {{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}, {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2. Du Hêl, on montait cinq degrés pour arriver aux portes de l’enceinte sacrée. La Mischna,
tsaité Middôth, {{rom|ii}}, 3, dans Surenhusius, t. {{rom|v}}, Amsterdam, 1702, p. 335-336, donne douze degrés à cet escalier. Tour<section end="ESCALIER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1915|ESCABEAU — ESCALIER|1916}}</noinclude>''et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|i}}, fig. 6, p. 165 ; Fillion, ''Atlas archéologique de la Bible'', 2{{e}} édit., -1886,
pi. {{rom|cxiv}}, fig. 3, 6, 7 et 8. On sait que Sapor, roi de Perse,
ayant fait prisonnier l’empereur Valérien (253-260), se servait de lui comme d’escabeau pour monter à cheval. Le caractère messianique de cette prophétie de David a été souvent rappelé dans le Nouveau Testament. Les évangélistes l’ont appliquée à Jésus, Matth., {{rom|xxii}}, 44 ; Marc,
XII, 36 ; Luc, {{rom|xx}}, 43 ; saint Pierre a montré qu’elle ne
pouvait s’entendre de David, Act., {{rom|ii}}, 34 et 35, et saint
Paul l’a interprétée du Christ, qui est à la fois Dieu, pontife
et roi. I Cor., {{rom|xv}}, 25 ; Hebr., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|x}}, 13.
{{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="ESCALIER"/><nowiki/>
'''ESCALIER''' (hébreu : ''maʿǎlôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ναϐαθμοί}} ; Vulgate : ''gradus''), suite de degrés disposés pour monter et descendre et conduisant du rez-de-chaussée aux étages supérieurs d’une maison particulière et de tout autre édifice. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Maison|{{sc|Maison}}]].
{{1o}} Il est certain que beaucoup de maisons privées avaient au moins un escalier ou quelque chose en tenant lieu, quoiqu’il n’en soit pas fait mention explicite dans la Bible. Si elles étaient ordinairement basses et n’avaient point d’étages supérieurs, leur toit était plat, formait terrasse ou plate-forme, et l’on y passait de longues heures du jour ou de la nuit. D’autres maisons avaient une chambre haute, placée directement sous le toit. Il fallait bien un escalier pour y monter ou en descendre ; il était placé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, et était appuyé contre un mur. L’escalier intérieur partait de la cour et conduisait directement aux étages supérieurs et au toit. D’ailleurs nous ne sommes pas réduits à ce sujet à de simples conjectures, et l’Évangile nous fournit quelques indications qui justifient et confirment nos
hypothèses. Un jour que Jésus parlait dans une maison à une grande foule assemblée, on lui apporta un paralytique à guérir. Comme les porteurs ne purent, à cause de l’affluence des auditeurs, entrer par la porte, ils montèrent le malade sur le toit, vraisemblablement par l’escalier
extérieur, Luc, {{rom|v}}, 19, et, comme il n’y avait pas d’escalier intérieur, ils firent dans le toit une ouverture par laquelle ils descendirent le paralytique aux pieds de Jésus. Marc, {{rom|ii}}, 4. Jésus, prédisant la ruine prochaine de Jérusalem et la fin du monde, recommande à celui qui sera alors sur le toit de sa maison de ne pas descendre pour prendre quelque objet à l’intérieur, Matth., xxiv, 17, soit qu’il n’en aura pas le temps, parce que la catastrophe le saisira à l’improviste, Luc, {{rom|xvii}}, 31 ; soit que pour échapper il sera nécessaire de prendre la fuite par l’escalier extérieur. — Les maisons plus somptueuses et les palais des rois avaient des escaliers plus élevés et plus riches que les demeures des particuliers. Salomon
fit construire dans son palais des escaliers en bois de santal, II Tar., {{rom|ix}}, 11, avec des balustrades. I (III) Reg., x, 12. Ce palais avait, en effet, trois étages de pièces superposées. Le trône de ce prince magnifique était élevé de six degrés, sur lesquels étaient disposés douze lions sculptés. III Reg., {{rom|x}}, 19 et 20 ; II Par., {{rom|ix}}, 18 et 19. — Quand Jéhu eut reçu de la main d’un disciple d’Élisée l’onction royale, les principaux officiers de l’armée l’acclamèrent aussitôt et s’empressèrent d’ôter leurs manteaux
et de les placer sous lui, ''ʾél gérém ham-maʿǎlôṭ''. II (IV) Reg., {{rom|ix}}, 13. Cette expression obscure, que la Vulgate a traduite ''in similitudinem tribunalis'', est expliquée de différentes manières. On l’interprète généralement « sur les degrés mêmes », c’est-à-dire sur l’escalier qui conduisait de la cour intérieure de la maison, où les officiers étaient assemblés, IV Reg., {{rom-maj|IX}}, 5, à la chambre haute où . Jéhu donna audience au disciple du prophète. IV Reg., IX, 6. Dans leur empressement à reconnaître le nouveau loi, les chefs de l’armée étendirent leurs manteaux sur les marches de l’escalier pour faire à Jéhu un trône d’honneur. D’autres traduisent : « sur le palier de l’escalier. » On ne peut guère admettre que les manteaux superposés
formaient les gradins d’un trône improvisé. Gesenius, ''Thesaurus'', t. {{rom|i}}, p. 303 ; Clair, ''Les livres des Rois'', Paris, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 447. — Il est parlé, II Esdr., {{rom|iii}}, 15, d’un
escalier qui descendait de la cité de David sur les murailles de Jérusalem, auprès de la piscine de Siloé.
{{2o}} Le Temple de Jérusalem renfermait plusieurs escaliers, que Salomon avait fait construire en bois de santal. II Par., {{rom|ix}}, 11. Si le Temple proprement dit n’avait point d’étage, la ceinture de chambres latérales, sela’of, qui s’adossaient aux murs du Saint et du Saint des saints, se composait de trois étages superposés. On y avait accès par le dehors, du côté droit du Temple, et l’on montait
aux étages supérieurs par un escalier en spirale (hébreu : ''lûlîm ''; Septante : àvâ6a<nc ; Vulgate : ''cochlea''). III Reg., vi, 9. Cet escalier tournant n’était probablement pas pratiqué dans le mur extérieur, qui n’avait pas assez d’épaisseur ; il devait plutôt se trouver à l’intérieur. — Le parvis intérieur ou la cour des Prêtres, que Jérémie, xxxyi, 10, nomme la cour supérieure, était plus élevé que le parvis extérieur, où le peuple s’assemblait. On y montait du parvis
extérieur par un escalier de quatorze marches, d’après J. Fergusson, ''The Temple of the Jews'', 1878, p. 38. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 340. — Dans cette cour se trouvait l’autel des holocaustes. À l’origine, les prêtres devaient y monter par un plan incliné, et Dieu avait défendu de
disposer en degrés la rampe qui y conduisait. Exod., {{rom|xx}}, 26.
Comme d’après Ézéchiel, {{rom|xliii}}, 13 et 17, et d’après les
souvenirs des rabbins, Talmud de Jérusalem, Yoma, {{rom-maj|II}}, 1,
et {{rom|iii}}, 10, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, Paris, 1882, p. 173, 178 et 197, on gravissait un escalier pour atteindre au sommet de l’autel, on pense que cette défense était tombée en désuétude quand les vêtements sacerdotaux eurent été déterminés, et qu’ainsi les raisons de la prohibition n’existèrent plus. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', xlhi, 17, t. {{rom|xxv}}, col. 424, ignorait le nombre des degrés de cet escalier. Trois séries de degrés coupaient la rampe, d’espace en espace. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit-, t. {{rom|iii}}, p. 341-342. Dans le Temple de Zorobabel, l’autel des holocaustes fut reconstruit conformément à la réglementation primitive ; mais, dans le Temple d’Hérode, la montée se faisait par des gradins disposés en pente douce.Voir [[Dictionnaire de la Bible/Autel|{{sc|Autel}}]], t. {{rom|i}}, col. 1268-1270 et fig. 370, ''ibid''.
Le prophète Ézéchiel décrivit un nouveau Temple, et sa description indique exactement la place des escaliers. L’édifice entier formait trois terrasses superposées, auxquelles ces escaliers donnaient accès. Le parvis extérieur constituait l’étage le moins élevé ; on y accédait par trois portes situées à l’est, au nord et au sud, et précédées de
trois escaliers. Ils étaient construits en dehors du portique et comptaient sept marches ou degrés, {{rom|xl}}, 6, 22, 20. Du parvis extérieur on montait à la cour intérieure par trois escaliers de huit degrés, {{rom-maj|XL}}, 31, 34 et 37, qui correspondaient aux trois portes extérieures, et pour atteindre le sanctuaire il fallait encore gravir huit (dix, selon les Septante) marches, {{rom-maj|XL}}, 49. Les chambres latérales qui entouraient le sanctuaire étaient desservies par un escalier tournant, {{rom|xli}}, 7.
Le Temple de Zorobabel, plus petit que celui de Salomon, avait les mêmes dispositions. Mais le Temple, rebâti par Hérode, eut des proportions plus vastes et comprit plusieurs escaliers. Son enceinte était divisée en plusieurs parties plus élevées les unes que les autres, et les escaliers qui conduisaient de l’une à l’autre se trouvaient aux portes d’accès. La cour des Gentils était limitée par une balustrade percée de treize ouvertures. On montait quatorze marches d’une demi-coudée de hauteur et de largeur pour parvenir au Hêl, intervalle plan de dix coudées, qui séparait la cour des Gentils de l’enceinte sacrée.
Josèphe, {{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}, {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2. Du Hêl, on montait cinq degrés pour arriver aux portes de l’enceinte sacrée. La Mischna,
tsaité Middôth, {{rom|ii}}, 3, dans Surenhusius, t. {{rom|v}}, Amsterdam, 1702, p. 335-336, donne douze degrés à cet escalier. Tour<section end="ESCALIER"/><noinclude>
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pi. {{rom|cxiv}}, fig. 3, 6, 7 et 8. On sait que Sapor, roi de Perse,
ayant fait prisonnier l’empereur Valérien (253-260), se servait de lui comme d’escabeau pour monter à cheval. Le caractère messianique de cette prophétie de David a été souvent rappelé dans le Nouveau Testament. Les évangélistes l’ont appliquée à Jésus, Matth., {{rom|xxii}}, 44 ; Marc,
XII, 36 ; Luc, {{rom|xx}}, 43 ; saint Pierre a montré qu’elle ne
pouvait s’entendre de David, Act., {{rom|ii}}, 34 et 35, et saint
Paul l’a interprétée du Christ, qui est à la fois Dieu, pontife
et roi. I Cor., {{rom|xv}}, 25 ; Hebr., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|x}}, 13.
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'''ESCALIER''' (hébreu : ''maʿǎlôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἀναϐαθμοί}} ; Vulgate : ''gradus''), suite de degrés disposés pour monter et descendre et conduisant du rez-de-chaussée aux étages supérieurs d’une maison particulière et de tout autre édifice. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Maison|{{sc|Maison}}]].
{{1o}} Il est certain que beaucoup de maisons privées avaient au moins un escalier ou quelque chose en tenant lieu, quoiqu’il n’en soit pas fait mention explicite dans la Bible. Si elles étaient ordinairement basses et n’avaient point d’étages supérieurs, leur toit était plat, formait terrasse ou plate-forme, et l’on y passait de longues heures du jour ou de la nuit. D’autres maisons avaient une chambre haute, placée directement sous le toit. Il fallait bien un escalier pour y monter ou en descendre ; il était placé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, et était appuyé contre un mur. L’escalier intérieur partait de la cour et conduisait directement aux étages supérieurs et au toit. D’ailleurs nous ne sommes pas réduits à ce sujet à de simples conjectures, et l’Évangile nous fournit quelques indications qui justifient et confirment nos
hypothèses. Un jour que Jésus parlait dans une maison à une grande foule assemblée, on lui apporta un paralytique à guérir. Comme les porteurs ne purent, à cause de l’affluence des auditeurs, entrer par la porte, ils montèrent le malade sur le toit, vraisemblablement par l’escalier
extérieur, Luc, {{rom|v}}, 19, et, comme il n’y avait pas d’escalier intérieur, ils firent dans le toit une ouverture par laquelle ils descendirent le paralytique aux pieds de Jésus. Marc, {{rom|ii}}, 4. Jésus, prédisant la ruine prochaine de Jérusalem et la fin du monde, recommande à celui qui sera alors sur le toit de sa maison de ne pas descendre pour prendre quelque objet à l’intérieur, Matth., xxiv, 17, soit qu’il n’en aura pas le temps, parce que la catastrophe le saisira à l’improviste, Luc, {{rom|xvii}}, 31 ; soit que pour échapper il sera nécessaire de prendre la fuite par l’escalier extérieur. — Les maisons plus somptueuses et les palais des rois avaient des escaliers plus élevés et plus riches que les demeures des particuliers. Salomon
fit construire dans son palais des escaliers en bois de santal, II Tar., {{rom|ix}}, 11, avec des balustrades. I (III) Reg., x, 12. Ce palais avait, en effet, trois étages de pièces superposées. Le trône de ce prince magnifique était élevé de six degrés, sur lesquels étaient disposés douze lions sculptés. III Reg., {{rom|x}}, 19 et 20 ; II Par., {{rom|ix}}, 18 et 19. — Quand Jéhu eut reçu de la main d’un disciple d’Élisée l’onction royale, les principaux officiers de l’armée l’acclamèrent aussitôt et s’empressèrent d’ôter leurs manteaux
et de les placer sous lui, ''ʾél gérém ham-maʿǎlôṭ''. II (IV) Reg., {{rom|ix}}, 13. Cette expression obscure, que la Vulgate a traduite ''in similitudinem tribunalis'', est expliquée de différentes manières. On l’interprète généralement « sur les degrés mêmes », c’est-à-dire sur l’escalier qui conduisait de la cour intérieure de la maison, où les officiers étaient assemblés, IV Reg., {{rom-maj|IX}}, 5, à la chambre haute où . Jéhu donna audience au disciple du prophète. IV Reg., IX, 6. Dans leur empressement à reconnaître le nouveau loi, les chefs de l’armée étendirent leurs manteaux sur les marches de l’escalier pour faire à Jéhu un trône d’honneur. D’autres traduisent : « sur le palier de l’escalier. » On ne peut guère admettre que les manteaux superposés
formaient les gradins d’un trône improvisé. Gesenius, ''Thesaurus'', t. {{rom|i}}, p. 303 ; Clair, ''Les livres des Rois'', Paris, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 447. — Il est parlé, II Esdr., {{rom|iii}}, 15, d’un
escalier qui descendait de la cité de David sur les murailles de Jérusalem, auprès de la piscine de Siloé.
{{2o}} Le Temple de Jérusalem renfermait plusieurs escaliers, que Salomon avait fait construire en bois de santal. II Par., {{rom|ix}}, 11. Si le Temple proprement dit n’avait point d’étage, la ceinture de chambres latérales, sela’of, qui s’adossaient aux murs du Saint et du Saint des saints, se composait de trois étages superposés. On y avait accès par le dehors, du côté droit du Temple, et l’on montait
aux étages supérieurs par un escalier en spirale (hébreu : ''lûlîm ''; Septante : àvâ6a<nc ; Vulgate : ''cochlea''). III Reg., vi, 9. Cet escalier tournant n’était probablement pas pratiqué dans le mur extérieur, qui n’avait pas assez d’épaisseur ; il devait plutôt se trouver à l’intérieur. — Le parvis intérieur ou la cour des Prêtres, que Jérémie, xxxyi, 10, nomme la cour supérieure, était plus élevé que le parvis extérieur, où le peuple s’assemblait. On y montait du parvis
extérieur par un escalier de quatorze marches, d’après J. Fergusson, ''The Temple of the Jews'', 1878, p. 38. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 340. — Dans cette cour se trouvait l’autel des holocaustes. À l’origine, les prêtres devaient y monter par un plan incliné, et Dieu avait défendu de
disposer en degrés la rampe qui y conduisait. Exod., {{rom|xx}}, 26.
Comme d’après Ézéchiel, {{rom|xliii}}, 13 et 17, et d’après les
souvenirs des rabbins, Talmud de Jérusalem, Yoma, {{rom-maj|II}}, 1,
et {{rom|iii}}, 10, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, Paris, 1882, p. 173, 178 et 197, on gravissait un escalier pour atteindre au sommet de l’autel, on pense que cette défense était tombée en désuétude quand les vêtements sacerdotaux eurent été déterminés, et qu’ainsi les raisons de la prohibition n’existèrent plus. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', xlhi, 17, t. {{rom|xxv}}, col. 424, ignorait le nombre des degrés de cet escalier. Trois séries de degrés coupaient la rampe, d’espace en espace. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit-, t. {{rom|iii}}, p. 341-342. Dans le Temple de Zorobabel, l’autel des holocaustes fut reconstruit conformément à la réglementation primitive ; mais, dans le Temple d’Hérode, la montée se faisait par des gradins disposés en pente douce.Voir [[Dictionnaire de la Bible/Autel|{{sc|Autel}}]], t. {{rom|i}}, col. 1268-1270 et fig. 370, ''ibid''.
Le prophète Ézéchiel décrivit un nouveau Temple, et sa description indique exactement la place des escaliers. L’édifice entier formait trois terrasses superposées, auxquelles ces escaliers donnaient accès. Le parvis extérieur constituait l’étage le moins élevé ; on y accédait par trois portes situées à l’est, au nord et au sud, et précédées de
trois escaliers. Ils étaient construits en dehors du portique et comptaient sept marches ou degrés, {{rom|xl}}, 6, 22, 20. Du parvis extérieur on montait à la cour intérieure par trois escaliers de huit degrés, {{rom-maj|XL}}, 31, 34 et 37, qui correspondaient aux trois portes extérieures, et pour atteindre le sanctuaire il fallait encore gravir huit (dix, selon les Septante) marches, {{rom-maj|XL}}, 49. Les chambres latérales qui entouraient le sanctuaire étaient desservies par un escalier tournant, {{rom|xli}}, 7.
Le Temple de Zorobabel, plus petit que celui de Salomon, avait les mêmes dispositions. Mais le Temple, rebâti par Hérode, eut des proportions plus vastes et comprit plusieurs escaliers. Son enceinte était divisée en plusieurs parties plus élevées les unes que les autres, et les escaliers qui conduisaient de l’une à l’autre se trouvaient aux portes d’accès. La cour des Gentils était limitée par une balustrade percée de treize ouvertures. On montait quatorze marches d’une demi-coudée de hauteur et de largeur pour parvenir au Hêl, intervalle plan de dix coudées, qui séparait la cour des Gentils de l’enceinte sacrée.
Josèphe, {{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}, {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2. Du Hêl, on montait cinq degrés pour arriver aux portes de l’enceinte sacrée. La Mischna,
tsaité Middôth, {{rom|ii}}, 3, dans Surenhusius, t. {{rom|v}}, Amsterdam, 1702, p. 335-336, donne douze degrés à cet escalier. Tour<section end="ESCALIER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1915|ESCABEAU — ESCALIER|1916}}</noinclude>''et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., t. {{rom|i}}, fig. 6, p. 165 ; Fillion, ''Atlas archéologique de la Bible'', 2{{e}} édit., -1886,
pi. {{rom|cxiv}}, fig. 3, 6, 7 et 8. On sait que Sapor, roi de Perse,
ayant fait prisonnier l’empereur Valérien (253-260), se servait de lui comme d’escabeau pour monter à cheval. Le caractère messianique de cette prophétie de David a été souvent rappelé dans le Nouveau Testament. Les évangélistes l’ont appliquée à Jésus, Matth., {{rom|xxii}}, 44 ; Marc,
XII, 36 ; Luc, {{rom|xx}}, 43 ; saint Pierre a montré qu’elle ne
pouvait s’entendre de David, Act., {{rom|ii}}, 34 et 35, et saint
Paul l’a interprétée du Christ, qui est à la fois Dieu, pontife
et roi. I Cor., {{rom|xv}}, 25 ; Hebr., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|x}}, 13.
{{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="ESCALIER"/><nowiki/>
'''ESCALIER''' (hébreu : ''maʿǎlôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἀναϐαθμοί}} ; Vulgate : ''gradus''), suite de degrés disposés pour monter et descendre et conduisant du rez-de-chaussée aux étages supérieurs d’une maison particulière et de tout autre édifice. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Maison|{{sc|Maison}}]].
{{1o}} Il est certain que beaucoup de maisons privées avaient au moins un escalier ou quelque chose en tenant lieu, quoiqu’il n’en soit pas fait mention explicite dans la Bible. Si elles étaient ordinairement basses et n’avaient point d’étages supérieurs, leur toit était plat, formait terrasse ou plate-forme, et l’on y passait de longues heures du jour ou de la nuit. D’autres maisons avaient une chambre haute, placée directement sous le toit. Il fallait bien un escalier pour y monter ou en descendre ; il était placé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, et était appuyé contre un mur. L’escalier intérieur partait de la cour et conduisait directement aux étages supérieurs et au toit. D’ailleurs nous ne sommes pas réduits à ce sujet à de simples conjectures, et l’Évangile nous fournit quelques indications qui justifient et confirment nos
hypothèses. Un jour que Jésus parlait dans une maison à une grande foule assemblée, on lui apporta un paralytique à guérir. Comme les porteurs ne purent, à cause de l’affluence des auditeurs, entrer par la porte, ils montèrent le malade sur le toit, vraisemblablement par l’escalier
extérieur, Luc, {{rom|v}}, 19, et, comme il n’y avait pas d’escalier intérieur, ils firent dans le toit une ouverture par laquelle ils descendirent le paralytique aux pieds de Jésus. Marc, {{rom|ii}}, 4. Jésus, prédisant la ruine prochaine de Jérusalem et la fin du monde, recommande à celui qui sera alors sur le toit de sa maison de ne pas descendre pour prendre quelque objet à l’intérieur, Matth., xxiv, 17, soit qu’il n’en aura pas le temps, parce que la catastrophe le saisira à l’improviste, Luc, {{rom|xvii}}, 31 ; soit que pour échapper il sera nécessaire de prendre la fuite par l’escalier extérieur. — Les maisons plus somptueuses et les palais des rois avaient des escaliers plus élevés et plus riches que les demeures des particuliers. Salomon
fit construire dans son palais des escaliers en bois de santal, II Tar., {{rom|ix}}, 11, avec des balustrades. I (III) Reg., x, 12. Ce palais avait, en effet, trois étages de pièces superposées. Le trône de ce prince magnifique était élevé de six degrés, sur lesquels étaient disposés douze lions sculptés. III Reg., {{rom|x}}, 19 et 20 ; II Par., {{rom|ix}}, 18 et 19. — Quand Jéhu eut reçu de la main d’un disciple d’Élisée l’onction royale, les principaux officiers de l’armée l’acclamèrent aussitôt et s’empressèrent d’ôter leurs manteaux
et de les placer sous lui, ''ʾél gérém ham-maʿǎlôṭ''. II (IV) Reg., {{rom|ix}}, 13. Cette expression obscure, que la Vulgate a traduite ''in similitudinem tribunalis'', est expliquée de différentes manières. On l’interprète généralement « sur les degrés mêmes », c’est-à-dire sur l’escalier qui conduisait de la cour intérieure de la maison, où les officiers étaient assemblés, IV Reg., {{rom-maj|IX}}, 5, à la chambre haute où Jéhu donna audience au disciple du prophète. IV Reg., IX, 6. Dans leur empressement à reconnaître le nouveau loi, les chefs de l’armée étendirent leurs manteaux sur les marches de l’escalier pour faire à Jéhu un trône d’honneur. D’autres traduisent : « sur le palier de l’escalier. » On ne peut guère admettre que les manteaux superposés
formaient les gradins d’un trône improvisé. Gesenius, ''Thesaurus'', t. {{rom|i}}, p. 303 ; Clair, ''Les livres des Rois'', Paris, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 447. — Il est parlé, II Esdr., {{rom|iii}}, 15, d’un
escalier qui descendait de la cité de David sur les murailles de Jérusalem, auprès de la piscine de Siloé.
{{2o}} Le Temple de Jérusalem renfermait plusieurs escaliers, que Salomon avait fait construire en bois de santal. II Par., {{rom|ix}}, 11. Si le Temple proprement dit n’avait point d’étage, la ceinture de chambres latérales, ''ṣelaʿôṭ'', qui s’adossaient aux murs du Saint et du Saint des saints, se composait de trois étages superposés. On y avait accès par le dehors, du côté droit du Temple, et l’on montait
aux étages supérieurs par un escalier en spirale (hébreu : ''lûlîm'' ; Septante : {{lang|grc|ἀνάϐασις}} ; Vulgate : ''cochlea''). III Reg., vi, 9. Cet escalier tournant n’était probablement pas pratiqué dans le mur extérieur, qui n’avait pas assez d’épaisseur ; il devait plutôt se trouver à l’intérieur. — Le parvis intérieur ou la cour des Prêtres, que Jérémie, xxxvi, 10, nomme la cour supérieure, était plus élevé que le parvis extérieur, où le peuple s’assemblait. On y montait du parvis
extérieur par un escalier de quatorze marches, d’après J. Fergusson, ''The Temple of the Jews'', 1878, p. 38. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 340. — Dans cette cour se trouvait l’autel des holocaustes. À l’origine, les prêtres devaient y monter par un plan incliné, et Dieu avait défendu de
disposer en degrés la rampe qui y conduisait. Exod., {{rom|xx}}, 26.
Comme d’après Ézéchiel, {{rom|xliii}}, 13 et 17, et d’après les
souvenirs des rabbins, Talmud de Jérusalem, Yoma, {{rom-maj|II}}, 1,
et {{rom|iii}}, 10, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, Paris, 1882, p. 173, 178 et 197, on gravissait un escalier pour atteindre au sommet de l’autel, on pense que cette défense était tombée en désuétude quand les vêtements sacerdotaux eurent été déterminés, et qu’ainsi les raisons de la prohibition n’existèrent plus. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', xlhi, 17, t. {{rom|xxv}}, col. 424, ignorait le nombre des degrés de cet escalier. Trois séries de degrés coupaient la rampe, d’espace en espace. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit-, t. {{rom|iii}}, p. 341-342. Dans le Temple de Zorobabel, l’autel des holocaustes fut reconstruit conformément à la réglementation primitive ; mais, dans le Temple d’Hérode, la montée se faisait par des gradins disposés en pente douce.Voir [[Dictionnaire de la Bible/Autel|{{sc|Autel}}]], t. {{rom|i}}, col. 1268-1270 et fig. 370, ''ibid''.
Le prophète Ézéchiel décrivit un nouveau Temple, et sa description indique exactement la place des escaliers. L’édifice entier formait trois terrasses superposées, auxquelles ces escaliers donnaient accès. Le parvis extérieur constituait l’étage le moins élevé ; on y accédait par trois portes situées à l’est, au nord et au sud, et précédées de
trois escaliers. Ils étaient construits en dehors du portique et comptaient sept marches ou degrés, {{rom|xl}}, 6, 22, 20. Du parvis extérieur on montait à la cour intérieure par trois escaliers de huit degrés, {{rom-maj|XL}}, 31, 34 et 37, qui correspondaient aux trois portes extérieures, et pour atteindre le sanctuaire il fallait encore gravir huit (dix, selon les Septante) marches, {{rom-maj|XL}}, 49. Les chambres latérales qui entouraient le sanctuaire étaient desservies par un escalier tournant, {{rom|xli}}, 7.
Le Temple de Zorobabel, plus petit que celui de Salomon, avait les mêmes dispositions. Mais le Temple, rebâti par Hérode, eut des proportions plus vastes et comprit plusieurs escaliers. Son enceinte était divisée en plusieurs parties plus élevées les unes que les autres, et les escaliers qui conduisaient de l’une à l’autre se trouvaient aux portes d’accès. La cour des Gentils était limitée par une balustrade percée de treize ouvertures. On montait quatorze marches d’une demi-coudée de hauteur et de largeur pour parvenir au Hêl, intervalle plan de dix coudées, qui séparait la cour des Gentils de l’enceinte sacrée.
Josèphe, {{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}, {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2. Du Hêl, on montait cinq degrés pour arriver aux portes de l’enceinte sacrée. La Mischna,
tsaité Middôth, {{rom|ii}}, 3, dans Surenhusius, t. {{rom|v}}, Amsterdam, 1702, p. 335-336, donne douze degrés à cet escalier. Tour<section end="ESCALIER"/><noinclude>
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pl. {{rom|cxiv}}, fig. 3, 6, 7 et 8. On sait que Sapor, roi de Perse,
ayant fait prisonnier l’empereur Valérien (253-260), se servait de lui comme d’escabeau pour monter à cheval. Le caractère messianique de cette prophétie de David a été souvent rappelé dans le Nouveau Testament. Les évangélistes l’ont appliquée à Jésus, Matth., {{rom|xxii}}, 44 ; Marc,
XII, 36 ; Luc, {{rom|xx}}, 43 ; saint Pierre a montré qu’elle ne
pouvait s’entendre de David, Act., {{rom|ii}}, 34 et 35, et saint
Paul l’a interprétée du Christ, qui est à la fois Dieu, pontife
et roi. I Cor., {{rom|xv}}, 25 ; Hebr., {{rom|i}}, 13 ; {{rom|x}}, 13.
{{d|E. Mangenot.|3|sc}}
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'''ESCALIER''' (hébreu : ''maʿǎlôṭ'' ; Septante : {{lang|grc|ἀναϐαθμοί}} ; Vulgate : ''gradus''), suite de degrés disposés pour monter et descendre et conduisant du rez-de-chaussée aux étages supérieurs d’une maison particulière et de tout autre édifice. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Maison|{{sc|Maison}}]].
{{1o}} Il est certain que beaucoup de maisons privées avaient au moins un escalier ou quelque chose en tenant lieu, quoiqu’il n’en soit pas fait mention explicite dans la Bible. Si elles étaient ordinairement basses et n’avaient point d’étages supérieurs, leur toit était plat, formait terrasse ou plate-forme, et l’on y passait de longues heures du jour ou de la nuit. D’autres maisons avaient une chambre haute, placée directement sous le toit. Il fallait bien un escalier pour y monter ou en descendre ; il était placé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur, et était appuyé contre un mur. L’escalier intérieur partait de la cour et conduisait directement aux étages supérieurs et au toit. D’ailleurs nous ne sommes pas réduits à ce sujet à de simples conjectures, et l’Évangile nous fournit quelques indications qui justifient et confirment nos
hypothèses. Un jour que Jésus parlait dans une maison à une grande foule assemblée, on lui apporta un paralytique à guérir. Comme les porteurs ne purent, à cause de l’affluence des auditeurs, entrer par la porte, ils montèrent le malade sur le toit, vraisemblablement par l’escalier
extérieur, Luc, {{rom|v}}, 19, et, comme il n’y avait pas d’escalier intérieur, ils firent dans le toit une ouverture par laquelle ils descendirent le paralytique aux pieds de Jésus. Marc, {{rom|ii}}, 4. Jésus, prédisant la ruine prochaine de Jérusalem et la fin du monde, recommande à celui qui sera alors sur le toit de sa maison de ne pas descendre pour prendre quelque objet à l’intérieur, Matth., xxiv, 17, soit qu’il n’en aura pas le temps, parce que la catastrophe le saisira à l’improviste, Luc, {{rom|xvii}}, 31 ; soit que pour échapper il sera nécessaire de prendre la fuite par l’escalier extérieur. — Les maisons plus somptueuses et les palais des rois avaient des escaliers plus élevés et plus riches que les demeures des particuliers. Salomon
fit construire dans son palais des escaliers en bois de santal, II Tar., {{rom|ix}}, 11, avec des balustrades. I (III) Reg., x, 12. Ce palais avait, en effet, trois étages de pièces superposées. Le trône de ce prince magnifique était élevé de six degrés, sur lesquels étaient disposés douze lions sculptés. III Reg., {{rom|x}}, 19 et 20 ; II Par., {{rom|ix}}, 18 et 19. — Quand Jéhu eut reçu de la main d’un disciple d’Élisée l’onction royale, les principaux officiers de l’armée l’acclamèrent aussitôt et s’empressèrent d’ôter leurs manteaux
et de les placer sous lui, ''ʾél gérém ham-maʿǎlôṭ''. II (IV) Reg., {{rom|ix}}, 13. Cette expression obscure, que la Vulgate a traduite ''in similitudinem tribunalis'', est expliquée de différentes manières. On l’interprète généralement « sur les degrés mêmes », c’est-à-dire sur l’escalier qui conduisait de la cour intérieure de la maison, où les officiers étaient assemblés, IV Reg., {{rom-maj|IX}}, 5, à la chambre haute où Jéhu donna audience au disciple du prophète. IV Reg., IX, 6. Dans leur empressement à reconnaître le nouveau loi, les chefs de l’armée étendirent leurs manteaux sur les marches de l’escalier pour faire à Jéhu un trône d’honneur. D’autres traduisent : « sur le palier de l’escalier. » On ne peut guère admettre que les manteaux superposés
formaient les gradins d’un trône improvisé. Gesenius, ''Thesaurus'', t. {{rom|i}}, p. 303 ; Clair, ''Les livres des Rois'', Paris, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 447. — Il est parlé, II Esdr., {{rom|iii}}, 15, d’un
escalier qui descendait de la cité de David sur les murailles de Jérusalem, auprès de la piscine de Siloé.
{{2o}} Le Temple de Jérusalem renfermait plusieurs escaliers, que Salomon avait fait construire en bois de santal. II Par., {{rom|ix}}, 11. Si le Temple proprement dit n’avait point d’étage, la ceinture de chambres latérales, ''ṣelaʿôṭ'', qui s’adossaient aux murs du Saint et du Saint des saints, se composait de trois étages superposés. On y avait accès par le dehors, du côté droit du Temple, et l’on montait
aux étages supérieurs par un escalier en spirale (hébreu : ''lûlîm'' ; Septante : {{lang|grc|ἀνάϐασις}} ; Vulgate : ''cochlea''). III Reg., vi, 9. Cet escalier tournant n’était probablement pas pratiqué dans le mur extérieur, qui n’avait pas assez d’épaisseur ; il devait plutôt se trouver à l’intérieur. — Le parvis intérieur ou la cour des Prêtres, que Jérémie, xxxvi, 10, nomme la cour supérieure, était plus élevé que le parvis extérieur, où le peuple s’assemblait. On y montait du parvis
extérieur par un escalier de quatorze marches, d’après J. Fergusson, ''The Temple of the Jews'', 1878, p. 38. Cf. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit., 1896, t. {{rom|iii}}, p. 340. — Dans cette cour se trouvait l’autel des holocaustes. À l’origine, les prêtres devaient y monter par un plan incliné, et Dieu avait défendu de
disposer en degrés la rampe qui y conduisait. Exod., {{rom|xx}}, 26.
Comme d’après Ézéchiel, {{rom|xliii}}, 13 et 17, et d’après les
souvenirs des rabbins, Talmud de Jérusalem, Yoma, {{rom-maj|II}}, 1,
et {{rom|iii}}, 10, trad. Schwab, t. {{rom|v}}, Paris, 1882, p. 173, 178 et 197, on gravissait un escalier pour atteindre au sommet de l’autel, on pense que cette défense était tombée en désuétude quand les vêtements sacerdotaux eurent été déterminés, et qu’ainsi les raisons de la prohibition n’existèrent plus. Saint Jérôme, ''In Ezech.'', xlhi, 17, t. {{rom|xxv}}, col. 424, ignorait le nombre des degrés de cet escalier. Trois séries de degrés coupaient la rampe, d’espace en espace. Vigouroux, ''La Bible et les découvertes modernes'', 6{{e}} édit-, t. {{rom|iii}}, p. 341-342. Dans le Temple de Zorobabel, l’autel des holocaustes fut reconstruit conformément à la réglementation primitive ; mais, dans le Temple d’Hérode, la montée se faisait par des gradins disposés en pente douce.Voir [[Dictionnaire de la Bible/Autel|{{sc|Autel}}]], t. {{rom|i}}, col. 1268-1270 et fig. 370, ''ibid''.
Le prophète Ézéchiel décrivit un nouveau Temple, et sa description indique exactement la place des escaliers. L’édifice entier formait trois terrasses superposées, auxquelles ces escaliers donnaient accès. Le parvis extérieur constituait l’étage le moins élevé ; on y accédait par trois portes situées à l’est, au nord et au sud, et précédées de
trois escaliers. Ils étaient construits en dehors du portique et comptaient sept marches ou degrés, {{rom|xl}}, 6, 22, 20. Du parvis extérieur on montait à la cour intérieure par trois escaliers de huit degrés, {{rom-maj|XL}}, 31, 34 et 37, qui correspondaient aux trois portes extérieures, et pour atteindre le sanctuaire il fallait encore gravir huit (dix, selon les Septante) marches, {{rom-maj|XL}}, 49. Les chambres latérales qui entouraient le sanctuaire étaient desservies par un escalier tournant, {{rom|xli}}, 7.
Le Temple de Zorobabel, plus petit que celui de Salomon, avait les mêmes dispositions. Mais le Temple, rebâti par Hérode, eut des proportions plus vastes et comprit plusieurs escaliers. Son enceinte était divisée en plusieurs parties plus élevées les unes que les autres, et les escaliers qui conduisaient de l’une à l’autre se trouvaient aux portes d’accès. La cour des Gentils était limitée par une balustrade percée de treize ouvertures. On montait quatorze marches d’une demi-coudée de hauteur et de largeur pour parvenir au Hêl, intervalle plan de dix coudées, qui séparait la cour des Gentils de l’enceinte sacrée.
Josèphe, {{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}, {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 2. Du Hêl, on montait cinq degrés pour arriver aux portes de l’enceinte sacrée. La Mischna,
traité ''Middôth'', {{rom|ii}}, 3, dans Surenhusius, t. {{rom|v}}, Amsterdam, 1702, p. 335-336, donne douze degrés à cet escalier. Tour<section end="ESCALIER"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/998
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1917|ESCALIER — ESCLAVAGE|1918}}</noinclude>passer de la cour des Femmes à la cour des Israélites, on gravissait quinze marches, disposées en hémicycle, à la porte de Nicanor. C’est sur ces marches que les lévites chantaient les quinze psaumes graduels. Josèphe, ''Bell. jud.'', {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 3 ; ''Middôth'', {{rom|ii}}, 5. À l’extrémité occidentale de la cour des Israélites s’élevait une estrade, du haut de laquelle les prêtres prononçaient la bénédiction sur le peuple ; on montait à cette estrade par trois marches, hautes chacune d’une demi-coudée. ''Middôth'', {{rom|ii}}, 6. La cour des Prêtres n’était pas de même niveau que celle des Israélites, et pour y pénétrer il fallait monter une marche d’une coudée. Le Temple proprement dit était plus élevé encore que la cour des Prêtres, et on gravissait douze degrés, dont chacun avait une demi-coudée de hauteur, pour arriver à l’entrée du vestibule. Adossés au Temple, couraient au nord, au midi et à l’ouest, trois étages de chambres. On accédait aux étages supérieurs par un seul escalier tournant, dont la construction a été décrite par les rabbins du moyen âge. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|XV}}, {{rom|xi}}, 3 ; ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 5 ; Middôth, {{rom|i}}, 8 ; {{rom|iv}}, 3 et 5. — Deux escaliers conduisaient des portiques du parvis des Gentils à la porte de la tour Antonia, et c’est du haut d’un de ces escaliers que saint Paul, arrêté par les soldats romains, fit à la foule la justification de sa conduite. Act., {{rom|xxi}}, 35 et 40. {{d|E. Mangenot.|3|sc}}
<section begin="ESCARBOUCLE"/><nowiki/>
'''ESCARBOUCLE''' (hébreu : nôfék ; Septante : i’v9(3xE ; Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; omis dans Ezech., {{rom|xxvii}}, 16 ; Vulgate : carbunculus, Exod.,
xxviii, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; gemma, Ezech., xxvii, 16), pierre précieuse.
I. Description. — Il est difficile de préciser la pierre que les auteurs de l’antiquité appelaient escarboucle. Les lapidaires anciens ne sont nullement d’accord sur sa nature, comme en témoigne en particulier le Pseudo-Aristote. (Édité dans ''Zeitschrift für deutsches Alterthum'',
1875.) C’est surtout en ce qui concerne l’escarboucle magique que l’indétermination existe ; mais, restreignant le champ des recherches, nous n’avons à nous occuper ici que de la pierre précieuse. C’est l « v9p « Ç de Théophraste, ''De lapid.'', 18 ; le ''carbunculus'' de
Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxxvii}}, 25 ; le ''charchedonius'' de Pétrone, l’''ardjouani'' des Arabes. Tous ces auteurs sont d’accord pour admettre que c’est une pierre rouge, éclatante, très probablement le rubis, notre rubis oriental. Quant aux feux qu’elle lancerait, on peut trouver l’origine de cette légende occidentale dans ce passage de Théophraste : « Sa couleur est rouge et telle que, quand on tient la pierre contre le soleil, elle ressemble à un charbon ardent. » Cet auteur nous. apprend encore que les plus parfaites escarboucles venaient de Carthage, de Marseille, d’Égypte, près des cataractes du Nil, et des environs de Syène. Celles d’Orchomène en Arcadie, de Chio, de Corinthe, étaient de mauvaises espèces et peu
estimées. On distinguait les espèces ou variétés d’escarboucles
par les noms de leur lieu d’origine. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, xxxvil, 25, cite encore les lithizontes ou escarboucles
indiennes, les améthystizontes, c’est-à-dire celles dont les feux tirent sur le violet de. l’améthyste, et les sitites. Il ajoute que les plus belles étaient mâles, et les inférieures femelles : sans nul doute ces dernières étaient des grenats. Hill croit y voir les arnandines, d’une couleur variée de rouge et de blanc, à présent très peu connues. L’escarboucle des anciens comprenait donc un certain nombre de pierres rouges, principalement le rubis et le grenat. Le rubis oriental est un corindon hyalin d’un beau rouge écarlate dont la pesanteur spécifique
de 4, 2833 ne le cède qu’au saphir et au diamant. Sa dureté, sa transparence, son beau poli en font la première des pierres de couleur. Le grenat oriental ou syrien est d’un beau rouge violacé, très transparent et velouté. Sa pesanteur spécifique est 4. {{d|F. de Mély.|3|sc}}
II. Exégèse. — La première pierre du second rang sur le pectoral ou rational du grand prêtre est appelée nôfék. Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11. Dans la prophétie contre Tyr, Ézéchiel, {{rom|xxviii}}, 13, énumérant les pierres précieuses qui ornent le vêtement du prince, nomme au huitième rang le nôfék. Dans le chapitre consacré à la description du commerce de Tyr, Ezech., XXVli, 16,
parmi lès objets que les marchands syriens ont coutume d’apporter sur les marchés de la cité, figure le nôfék. Or le nôfék est traduit par les Septante av6pa5, et par la Vulgate ''carbunculus'', sauf, pour cette dernière version, dans le dernier des quatre passages cités, où elle
emploie le mot général gemma. Josèphe, Ant. jud., {{rom-maj|III}},
vu, 5, et ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 7, rend également par av8poc£ la pierre nôfék du rational. Tout porte à croire que dette
pierre est, non pas l’émeraude, t. {{rom|ii}}, col. 1731, mais l’escarboucle. Car l’avOpocÇ des Septante et le ''carbunculus'' de la Vulgate, correspondant au nôfék hébreu, ne paraissent pas différents de l’av9pa£ de Théophraste, ''De lapid.'', 18, et du ''carbunculus'' de Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxvii}}, 25,
pierre d’un rouge brillant, comme un charbon ardent : ressemblance qui lui a valu son nom. De plus, nous rencontrons dans Eccli., {{rom|xxxii}}, 7, 8, l’avOpaÇ, carbunculus, mis en parallèle avec l’émeraude, comme servant également à faire des cachets montés sur or. Théophraste, ''De lapid.'', {{rom|i}}, 8 ; {{rom|iv}}, 23, 31, nomme de même l’av8pa£ à côté de l’émeraude parmi les pierres précieuses qu’on employait à la fabrication des sceaux. L’escarboucle des anciens comprenait plusieurs pierres modernes : c’était surtout le rubis oriental, l’''yaqout'' rouge, ou ''ardjouani'' des Arabes ; mais aussi d’autres gemmes rouges, comme le grenat syrien. J. Braun, Vestitus sacerdotum Hebræorum, {{in-8°}}, Leyde, 1860, p. 060-669. Suivant plusieurs
auteurs, le x^X^iv de l’Apocalypse, {{rom|xxi}}, ’14, serait en
réalité un xàp"/r, Swv ou escarboucle et non pas une calcédoine,
t. {{rom|ii}}, col. 56. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''ESCARGOT'''. Certains commentateurs rendent par escargot le mot hébreu sabbelûl, dans le Ps. {{rom|lviii}}, 9 (Vulgate, {{rom|lvii}}, 9, cera). On le traduit plus généralement par limaçon. Voir {{sc|Limaçon}}.
'''ESCHATOLOGIE'''. Voir {{sc|Fin du monde}}.
<section end="ESCARBOUCLE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/><nowiki/>
'''ESCLAVAGE''' (hébreu : ’âbodâh ; Septante : SbuXeîa ; Vulgate : servilus), état de celui qui n’a plus la liberté de sa personne et vit au service d’un maître.
I. {{sc|Dans l’Ancien Testament}}. — {{1o}} -L’esclavage chez les anciens peuples. — L’esclavage existait chez tous les peuples de l’antiquité et y paraissait une chose toute naturelle. Aussi n’est-il pas étonnant que, dès les premières pages de la Sainte Écriture, les patriarches nous
apparaissent entourés d’esclaves. Abraham en a un bon nombre. Gen., {{rom|xiv}}, 14. Il se conforme ainsi aux coutumes de son pays d’origine. En Chaldée, les esclaves étaient nombreux, recrutés surtout parmi les étrangers devenus prisonniers de guerre, et les victimes des razzias que les Bédouins faisaient en Syrie et en Égypte. On les employait aux plus rudes travaux, aux constructions et à l’exploitation
des domaines. La loi les traitait comme un simple bétail, et le maître avait sur eux droit de vie et de mort.
Il ne sévissait pourtant qu’en cas de désobéissance, de
révolte ou de fuite. Ces esclaves chaldéens pouvaient être
autorisés à se marier et à fonder une famille. S’ils étaient
intelligents, ils arrivaient même à s’amasser un pécule.,
à se libérer et à s’établir honorablement. Maspero, Histoire
ancienne des peuples de l’Orient classique, Paris,
1895, t. {{rom|i}}, p. 742-745. Pendant la captivité, beaucoup de
Juifs furent traités dans ces conditions au pays même
d’où était sorti leur ancêtre. Voir col. 228, 233, 234. —
En Egypte, l’esclavage était également en vigueur. Les
esclaves étrangers devaient leur sort à la guerre ou aux
razzias. Les gens du pays vivaient en servage, sous la
tutelle des seigneurs et des propriétaires. Le fellah d’alors
<section end="ESCLAVAGE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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'''ESCARBOUCLE''' (hébreu : nôfék ; Septante : i’v9(3xE ; Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; omis dans Ezech., {{rom|xxvii}}, 16 ; Vulgate : carbunculus, Exod.,
xxviii, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; gemma, Ezech., xxvii, 16), pierre précieuse.
I. {{sc|Description.}} — Il est difficile de préciser la pierre que les auteurs de l’antiquité appelaient escarboucle. Les lapidaires anciens ne sont nullement d’accord sur sa nature, comme en témoigne en particulier le Pseudo-Aristote. (Édité dans ''Zeitschrift für deutsches Alterthum'',
1875.) C’est surtout en ce qui concerne l’escarboucle magique que l’indétermination existe ; mais, restreignant le champ des recherches, nous n’avons à nous occuper ici que de la pierre précieuse. C’est l « v9p « Ç de Théophraste, ''De lapid.'', 18 ; le ''carbunculus'' de
Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxxvii}}, 25 ; le ''charchedonius'' de Pétrone, l’''ardjouani'' des Arabes. Tous ces auteurs sont d’accord pour admettre que c’est une pierre rouge, éclatante, très probablement le rubis, notre rubis oriental. Quant aux feux qu’elle lancerait, on peut trouver l’origine de cette légende occidentale dans ce passage de Théophraste : « Sa couleur est rouge et telle que, quand on tient la pierre contre le soleil, elle ressemble à un charbon ardent. » Cet auteur nous. apprend encore que les plus parfaites escarboucles venaient de Carthage, de Marseille, d’Égypte, près des cataractes du Nil, et des environs de Syène. Celles d’Orchomène en Arcadie, de Chio, de Corinthe, étaient de mauvaises espèces et peu
estimées. On distinguait les espèces ou variétés d’escarboucles
par les noms de leur lieu d’origine. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, xxxvil, 25, cite encore les lithizontes ou escarboucles
indiennes, les améthystizontes, c’est-à-dire celles dont les feux tirent sur le violet de. l’améthyste, et les sitites. Il ajoute que les plus belles étaient mâles, et les inférieures femelles : sans nul doute ces dernières étaient des grenats. Hill croit y voir les arnandines, d’une couleur variée de rouge et de blanc, à présent très peu connues. L’escarboucle des anciens comprenait donc un certain nombre de pierres rouges, principalement le rubis et le grenat. Le rubis oriental est un corindon hyalin d’un beau rouge écarlate dont la pesanteur spécifique
de 4, 2833 ne le cède qu’au saphir et au diamant. Sa dureté, sa transparence, son beau poli en font la première des pierres de couleur. Le grenat oriental ou syrien est d’un beau rouge violacé, très transparent et velouté. Sa pesanteur spécifique est 4. {{d|F. de Mély.|3|sc}}
II. Exégèse. — La première pierre du second rang sur le pectoral ou rational du grand prêtre est appelée nôfék. Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11. Dans la prophétie contre Tyr, Ézéchiel, {{rom|xxviii}}, 13, énumérant les pierres précieuses qui ornent le vêtement du prince, nomme au huitième rang le nôfék. Dans le chapitre consacré à la description du commerce de Tyr, Ezech., XXVli, 16,
parmi lès objets que les marchands syriens ont coutume d’apporter sur les marchés de la cité, figure le nôfék. Or le nôfék est traduit par les Septante av6pa5, et par la Vulgate ''carbunculus'', sauf, pour cette dernière version, dans le dernier des quatre passages cités, où elle
emploie le mot général gemma. Josèphe, Ant. jud., {{rom-maj|III}},
vu, 5, et ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 7, rend également par av8poc£ la pierre nôfék du rational. Tout porte à croire que dette
pierre est, non pas l’émeraude, t. {{rom|ii}}, col. 1731, mais l’escarboucle. Car l’avOpocÇ des Septante et le ''carbunculus'' de la Vulgate, correspondant au nôfék hébreu, ne paraissent pas différents de l’av9pa£ de Théophraste, ''De lapid.'', 18, et du ''carbunculus'' de Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxvii}}, 25,
pierre d’un rouge brillant, comme un charbon ardent : ressemblance qui lui a valu son nom. De plus, nous rencontrons dans Eccli., {{rom|xxxii}}, 7, 8, l’avOpaÇ, carbunculus, mis en parallèle avec l’émeraude, comme servant également à faire des cachets montés sur or. Théophraste, ''De lapid.'', {{rom|i}}, 8 ; {{rom|iv}}, 23, 31, nomme de même l’av8pa£ à côté de l’émeraude parmi les pierres précieuses qu’on employait à la fabrication des sceaux. L’escarboucle des anciens comprenait plusieurs pierres modernes : c’était surtout le rubis oriental, l’''yaqout'' rouge, ou ''ardjouani'' des Arabes ; mais aussi d’autres gemmes rouges, comme le grenat syrien. J. Braun, Vestitus sacerdotum Hebræorum, {{in-8°}}, Leyde, 1860, p. 060-669. Suivant plusieurs
auteurs, le x^X^iv de l’Apocalypse, {{rom|xxi}}, ’14, serait en
réalité un xàp"/r, Swv ou escarboucle et non pas une calcédoine,
t. {{rom|ii}}, col. 56. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''ESCARGOT'''. Certains commentateurs rendent par escargot le mot hébreu sabbelûl, dans le Ps. {{rom|lviii}}, 9 (Vulgate, {{rom|lvii}}, 9, cera). On le traduit plus généralement par limaçon. Voir {{sc|Limaçon}}.
'''ESCHATOLOGIE'''. Voir {{sc|Fin du monde}}.
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<section begin="ESCLAVAGE"/><nowiki/>
'''ESCLAVAGE''' (hébreu : ’âbodâh ; Septante : SbuXeîa ; Vulgate : servilus), état de celui qui n’a plus la liberté de sa personne et vit au service d’un maître.
I. {{sc|Dans l’Ancien Testament}}. — {{1o}} -L’esclavage chez les anciens peuples. — L’esclavage existait chez tous les peuples de l’antiquité et y paraissait une chose toute naturelle. Aussi n’est-il pas étonnant que, dès les premières pages de la Sainte Écriture, les patriarches nous
apparaissent entourés d’esclaves. Abraham en a un bon nombre. Gen., {{rom|xiv}}, 14. Il se conforme ainsi aux coutumes de son pays d’origine. En Chaldée, les esclaves étaient nombreux, recrutés surtout parmi les étrangers devenus prisonniers de guerre, et les victimes des razzias que les Bédouins faisaient en Syrie et en Égypte. On les employait aux plus rudes travaux, aux constructions et à l’exploitation
des domaines. La loi les traitait comme un simple bétail, et le maître avait sur eux droit de vie et de mort.
Il ne sévissait pourtant qu’en cas de désobéissance, de
révolte ou de fuite. Ces esclaves chaldéens pouvaient être
autorisés à se marier et à fonder une famille. S’ils étaient
intelligents, ils arrivaient même à s’amasser un pécule.,
à se libérer et à s’établir honorablement. Maspero, Histoire
ancienne des peuples de l’Orient classique, Paris,
1895, t. {{rom|i}}, p. 742-745. Pendant la captivité, beaucoup de
Juifs furent traités dans ces conditions au pays même
d’où était sorti leur ancêtre. Voir col. 228, 233, 234. —
En Egypte, l’esclavage était également en vigueur. Les
esclaves étrangers devaient leur sort à la guerre ou aux
razzias. Les gens du pays vivaient en servage, sous la
tutelle des seigneurs et des propriétaires. Le fellah d’alors
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<section begin="ESCARBOUCLE"/><nowiki/>
'''ESCARBOUCLE''' (hébreu : ''nôfék'' ; Septante : i’v9(3xE ; Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; omis dans Ezech., {{rom|xxvii}}, 16 ; Vulgate : ''carbunculus'', Exod.,
xxviii, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11 ; Ezech., {{rom|xxviii}}, 13 ; ''gemma'', Ezech., xxvii, 16), pierre précieuse.
I. {{sc|Description.}} — Il est difficile de préciser la pierre que les auteurs de l’antiquité appelaient escarboucle. Les lapidaires anciens ne sont nullement d’accord sur sa nature, comme en témoigne en particulier le Pseudo-Aristote. (Édité dans ''Zeitschrift für deutsches Alterthum'',
1875.) C’est surtout en ce qui concerne l’escarboucle magique que l’indétermination existe ; mais, restreignant le champ des recherches, nous n’avons à nous occuper ici que de la pierre précieuse. C’est l « v9p « Ç de Théophraste, ''De lapid.'', 18 ; le ''carbunculus'' de
Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxxvii}}, 25 ; le ''charchedonius'' de Pétrone, l’''ardjouani'' des Arabes. Tous ces auteurs sont d’accord pour admettre que c’est une pierre rouge, éclatante, très probablement le rubis, notre rubis oriental. Quant aux feux qu’elle lancerait, on peut trouver l’origine de cette légende occidentale dans ce passage de Théophraste : « Sa couleur est rouge et telle que, quand on tient la pierre contre le soleil, elle ressemble à un charbon ardent. » Cet auteur nous. apprend encore que les plus parfaites escarboucles venaient de Carthage, de Marseille, d’Égypte, près des cataractes du Nil, et des environs de Syène. Celles d’Orchomène en Arcadie, de Chio, de Corinthe, étaient de mauvaises espèces et peu
estimées. On distinguait les espèces ou variétés d’escarboucles
par les noms de leur lieu d’origine. Pline, {{abr|H. N.|Histoire naturelle}}, xxxvil, 25, cite encore les lithizontes ou escarboucles
indiennes, les améthystizontes, c’est-à-dire celles dont les feux tirent sur le violet de. l’améthyste, et les sitites. Il ajoute que les plus belles étaient mâles, et les inférieures femelles : sans nul doute ces dernières étaient des grenats. Hill croit y voir les ''amandines'', d’une couleur variée de rouge et de blanc, à présent très peu connues. L’escarboucle des anciens comprenait donc un certain nombre de pierres rouges, principalement le rubis et le grenat. Le rubis oriental est un corindon hyalin d’un beau rouge écarlate dont la pesanteur spécifique de 4,2833 ne le cède qu’au saphir et au diamant. Sa dureté, sa transparence, son beau poli en font la première des pierres de couleur. Le grenat oriental ou syrien est d’un beau rouge violacé, très transparent et velouté. Sa pesanteur spécifique est 4. {{d|F. de Mély.|3|sc}}
II. Exégèse. — La première pierre du second rang sur le pectoral ou rational du grand prêtre est appelée nôfék. Exod., {{rom|xxviii}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 11. Dans la prophétie contre Tyr, Ézéchiel, {{rom|xxviii}}, 13, énumérant les pierres précieuses qui ornent le vêtement du prince, nomme au huitième rang le nôfék. Dans le chapitre consacré à la description du commerce de Tyr, Ezech., XXVli, 16,
parmi lès objets que les marchands syriens ont coutume d’apporter sur les marchés de la cité, figure le nôfék. Or le nôfék est traduit par les Septante av6pa5, et par la Vulgate ''carbunculus'', sauf, pour cette dernière version, dans le dernier des quatre passages cités, où elle
emploie le mot général gemma. Josèphe, Ant. jud., {{rom-maj|III}},
vu, 5, et ''{{abr|Bell. jud.|Bellum Judaicum (La Guerre des Juifs contre les Romains)}}'', {{rom-maj|V}}, {{rom|v}}, 7, rend également par av8poc£ la pierre nôfék du rational. Tout porte à croire que dette
pierre est, non pas l’émeraude, t. {{rom|ii}}, col. 1731, mais l’escarboucle. Car l’avOpocÇ des Septante et le ''carbunculus'' de la Vulgate, correspondant au nôfék hébreu, ne paraissent pas différents de l’av9pa£ de Théophraste, ''De lapid.'', 18, et du ''carbunculus'' de Pline, {{abr|''H. N.''|Histoire naturelle}}, {{rom|xxvii}}, 25,
pierre d’un rouge brillant, comme un charbon ardent : ressemblance qui lui a valu son nom. De plus, nous rencontrons dans Eccli., {{rom|xxxii}}, 7, 8, l’avOpaÇ, carbunculus, mis en parallèle avec l’émeraude, comme servant également à faire des cachets montés sur or. Théophraste, ''De lapid.'', {{rom|i}}, 8 ; {{rom|iv}}, 23, 31, nomme de même l’av8pa£ à côté de l’émeraude parmi les pierres précieuses qu’on employait à la fabrication des sceaux. L’escarboucle des anciens comprenait plusieurs pierres modernes : c’était surtout le rubis oriental, l’''yaqout'' rouge, ou ''ardjouani'' des Arabes ; mais aussi d’autres gemmes rouges, comme le grenat syrien. J. Braun, Vestitus sacerdotum Hebræorum, {{in-8°}}, Leyde, 1860, p. 060-669. Suivant plusieurs
auteurs, le x^X^iv de l’Apocalypse, {{rom|xxi}}, ’14, serait en
réalité un xàp"/r, Swv ou escarboucle et non pas une calcédoine,
t. {{rom|ii}}, col. 56. {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''ESCARGOT'''. Certains commentateurs rendent par escargot le mot hébreu sabbelûl, dans le Ps. {{rom|lviii}}, 9 (Vulgate, {{rom|lvii}}, 9, cera). On le traduit plus généralement par limaçon. Voir {{sc|Limaçon}}.
'''ESCHATOLOGIE'''. Voir {{sc|Fin du monde}}.
<section end="ESCARBOUCLE"/>
<section begin="ESCLAVAGE"/><nowiki/>
'''ESCLAVAGE''' (hébreu : ’âbodâh ; Septante : SbuXeîa ; Vulgate : servilus), état de celui qui n’a plus la liberté de sa personne et vit au service d’un maître.
I. {{sc|Dans l’Ancien Testament}}. — {{1o}} -L’esclavage chez les anciens peuples. — L’esclavage existait chez tous les peuples de l’antiquité et y paraissait une chose toute naturelle. Aussi n’est-il pas étonnant que, dès les premières pages de la Sainte Écriture, les patriarches nous
apparaissent entourés d’esclaves. Abraham en a un bon nombre. Gen., {{rom|xiv}}, 14. Il se conforme ainsi aux coutumes de son pays d’origine. En Chaldée, les esclaves étaient nombreux, recrutés surtout parmi les étrangers devenus prisonniers de guerre, et les victimes des razzias que les Bédouins faisaient en Syrie et en Égypte. On les employait aux plus rudes travaux, aux constructions et à l’exploitation
des domaines. La loi les traitait comme un simple bétail, et le maître avait sur eux droit de vie et de mort.
Il ne sévissait pourtant qu’en cas de désobéissance, de
révolte ou de fuite. Ces esclaves chaldéens pouvaient être
autorisés à se marier et à fonder une famille. S’ils étaient
intelligents, ils arrivaient même à s’amasser un pécule.,
à se libérer et à s’établir honorablement. Maspero, Histoire
ancienne des peuples de l’Orient classique, Paris,
1895, t. {{rom|i}}, p. 742-745. Pendant la captivité, beaucoup de
Juifs furent traités dans ces conditions au pays même
d’où était sorti leur ancêtre. Voir col. 228, 233, 234. —
En Egypte, l’esclavage était également en vigueur. Les
esclaves étrangers devaient leur sort à la guerre ou aux
razzias. Les gens du pays vivaient en servage, sous la
tutelle des seigneurs et des propriétaires. Le fellah d’alors
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<references/></noinclude>
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GRECQUE (ÉGEISE)
354
lui créer des embarras. Leurs sympathies vont aux métropoles qui manifestent des velléités de se soustraire à la juridiction romaine, comme Milan, Aquilée, et surtout Ravenne, qu’un décret de Constant {{rom-maj|II}}, en 666, proclame autocéphale. Au concile œcuménique de 680-681, les prélats orientaux, inspirés par leur chef, réussissent à glisser dans la liste des hérétiques le nom du pape Honorius, coupable seulement de n’avoir pas percé la fourberie
de SERGIUS. Quelques années plus tard, en 691, on va plus loin. Les Pères du concile Quinisexte s’arrogent le pouvoir de légiférer pour l’Eglise universelle et de faire la leçon à l’Eglise romaine elle-même :
« Dans l’Eglise romaine, ceux qui veulent recevoir le diaconat ou la prêtrise promettent de n’avoir plus commerce avec leurs femmes. Ouant à nous, d’accord
avec les canons apostoliques, nous permettrons la continuation de la vie conjugale. Qniconque veut dissoudre de pareilles unions sera déposé, et le clerc qui, sous prétexte de religion, abandonnera sa femme, sera excommunié ; s’il s’obstine dans sa résolution, il sera déposé (canon 13).
« On jeûne, à Rome, tous les samedis de carême, contrairement à la coutume traditionnelle. Le saint concile décide que, ''même dans l’Eglise romaine'', on doit observer inviolablement le canon qui dit : Si un clerc est surpris à jeûner le dimanche ou le samedi, qu’il soit déposé ; si c’est un laïque, qu’il soit excommunié » (canon 55).
Cependant Rome a toujours sur Byzance une supériorité : elle est d’origine apostolique, et les papes, depuis saint Léon le Grand, ne se font pas faute de rappeler aux ambitieux prélats des bords du Bosphore que leur siège est tard venu dans l’Eglise.
Mais qu’à cela ne tienne ! Si les titres historiques à l’aposlolicité manquent, on va s’en fabriquer de faux. Dès le VIe siècle, commence à circuler la légende dite
d’André-Stachys, empruntée à l’ouvrage du pseudo-Dorothée de Tyr : André, l’apôtre premier-appelé, le protoclite, comme disent les Grecs, a fondé l’Eglise de Byzance et lui a donné pour premier évoque son disciple Stachys. Après cela, la nouvelle Rome n’a plus rien à envier à l’ancienne, et à saint
Pierre, on pourra désormais opposer le protoclite, son frère.
Contre cette ambition insatiable des évêques byzantins, les papes ne cessent de réclamer, mais ils sont impuissants à la contenir. Le souci de l’unité catholique leur fait souvent un devoir de fermer les yeux sur des questions de juridiction. Ils ne se résolvent à la rupture ouverte que lorsque la foi est en jeu. Ce dernier cas n’est malheureusement pas rare, car les hiérarques du Bosphore, créatures dociles du césaropapisme, sont presque toujours les
coryphées ou les fauteurs de l’hérésie. C’est Eusèbe de Nicomédie qui souffle l’arianisme aux oreilles de Constantin et de Constance. C’est Acace qui rédige
l’Hénotique, Sergius qui est le père de l'Ecthèse. Sur une soixantaine de titulaires qui se succèdent sur le siège de Constantinople entre les deux conciles
de Nicée, ving-sept sont des hérétiques notoires, condamnés par les conciles œcuméniques, ou adversaires déclarés de leurs décisions. Il faudrait grossir ce
nombre, si l’on comptait les patriarches qui, sans être formellement hérétiques, restèrent en dehors de la communion romaine, parce qu’ils refusèrent de rayer des diptyques les noms de leurs prédécesseurs condamnés. Aussi, voyez le bilan des schismes préliminaires, depuis la mort de Constantin en 337, jusqu’à la fête de l’orthodoxie en 843 :
{{1o}} Rupture occasionnée par l’arianisme, du concile de Sardique (343) à l'avènement de saint Jean Chrysostome (398), soit 55 ans de schisme.
{{2o}} Schisme des Joannites, à propos de la condamnation de Chrysostome (404-415), 11 ans.
{{3o}} Schisme d’Acace et de l’Hénotique (484-519), 35 ans.
{{4o}} Séparation à propos du monothélisme (640-681), 41 ans.
{{5o}} Première querelle iconoclaste (726-787), 61 ans.
{{6o}} Affaire mœchienne, à propos du mariage adultère de Constantin VI (795-811), 16 ans.
{{7o}} Seconde querelle iconoclaste (814-843), 29 ans.
Au total, cela fait 248 années de rupture ouverte entre l’Eglise impériale et l’Eglise romaine, sur une période de 506 ans. Voilà certes des chiffres éloquents, et voilà qui diminue singulièrement le rôle de Photius et de Cérulaire, ou plutôt voilà qui explique
surabondamment le succès de leur entreprise.
LES AUTRES CAUSES DU SCHISME
Le césaropapisme des empereurs et l’ambition des patriarches de Constantinople, tels sont les deux facteurs principaux qui par leur action combinée préparent lentement le schisme détinitif. Les autres causes, que les historiens signalent ordinairement, ne
viennent qu’au second plan et ne sont, pour la plupart, que des conséquences des conflits perpétuels, qui mettent aux prises Rome et Byzance. C’est ainsi que l’antagonisme de race entre les Orientaux et les Occidentaux, l’antipathie et le mépris réciproques entre Grecs et Romains, dont nous parlent les écrivains classiques, loin de disparaître ou de s’amortir sous l’influence du christianisme, ne firent que s'accentuer, du jour où les empereurs se laissèrent helléniser. Les Grecs cessèrent d’apprendre le latin, cette langue rude, pauvre, sans ampleur, les Latins d’apprendre le grec, ce véhicule de l’hérésie et de la sophistique. On arriva vite à ne plus se comprendre. A la Un du VIe siècle, saint Grégoire le Grand, apocrisiaire du Saint-Siège à Constantinople, ne connaissait pas le grec, et il se plaignait de la difficulté qu’il y avait de trouver dans la ville impériale des interprètes capables de traduire sans faute les documents
latins. Un peu plus tard, saint Maxime demandait aux Romains de publier leurs lettres dans les deux langues, pour éviter tout danger de falsification de la part des traducteurs.
Cette ignorance des langues eut un contre-coup funeste dans le domaine de la théologie. Les Pères latins restèrent à peu prés inconnus aux Orientaux. Le plus grand de tous, saint Augustin leur échappa
totalement. Les traductions d’œuvres latines en langue grecque furent des raretés. L’histoire ne signale guère que la traduction du De Cura pastorali de saint
Grégoire le Grand, faite par Anastase II d'Antioche, et celle des Dialogues du même par le pape Zacharie, un Grec d’origine. Les Occidentaux connurent un peu mieux les Pères grecs, grâce aux traductions de saint Jérôme, de Rufin et de Cassiodore ; mais ce fut une connaissance bien incomplète et bien superficielle. Pendant cinq siècles, ils ignorèrent la Foi orthodoxe du Damascène. On devine tous les malentendus doctrinaux qui pouvaient naitre de ce chef. Déjà, celui qui a trait à la procession du Saint-Esprit commence à poindre à l’horizon. En pleine querelle monothélite, saint Maxime, dans sa lettre au prêtre Marin de Chypre, est obligé de légitimer devant les Orientaux la formule latine a Patre Filioque, ''P. G.''.
t. {{rom-maj|XCI}}, col. 136. et le pape Adrien Ier doit défendre contre les Livres Carolins la formule grecque a Patre per Filium, employée par saint Taraise, au septième concile, P. L., t. {{rom-maj|XCVIII}}, col. 1249. La discussion s’engage sur cette question au synode de Gentilly (767) entre théologiens francs et envoyés de Constantin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />355 GRECQUE (EGLISE) 356</noinclude>
Copronyme. En 808, l’addition du Filioque au symbole, faile par les moines bénédictins du mont des Oliviers, soulève une tempête à Jérusalem, où les moines sabaïtes accusent les Francs d’hérésie. Le pape Léon III est obligé d’intervenir, et la prudence
avec laquelle il le fait témoigne de la gravité de la situation. Au concile de Nicée en 787, les évêques orientaux enseignent que la consécration s’opère exclusivement par les paroles de l'épiclèse, devant les
légats du pape, qui ne protestent pas, parce qu’ils ne comprennent pas, Mansi, t. XIII, col. 264.
Si les malentendus dogmatiques n’existent encore qu’à l’état latent, les divergences disciplinaires sont nombreuses et connues de tous. Nous avons vu l’attitude prise par le concile in Trullo à l’égard de certaines de ces divergences. Ce concile, qui codifie le
droit byzantin, a beau être rejeté par Rome ; ce sont ses décisions qui vont désormais régir l’Eglise orientale. Sur ce terrain, le schisme est déjà consommé.
Un grand événement politique vint, à l’aurore du IXe siècle, aggraver singulièrement les relations déjà si tendues entre l’Orient et l’Occident. Le pape Léon III restaura sur de nouvelles bases l’empire romain d’Occident, au profit de la dynastie carolingienne. Ce fut un coup sensible porté à l’orgueil du Basileus byzantin, qui s’intitulait toujours, en dépit de la réalité, empereur des Romains. Cet événement, qui se préparait depuis près d’un siècle, c’étaient les empereurs
grecs eux-mêmes qui l’avaient rendu nécessaire, tant par leur politique civile que par leur politique religieuse. L’Italie, reconquise par Justinien, n’avait
guère eu à se louer de l’administration impériale. On l’avait exploitée comme un pays étranger au reste de l’empire. Bientôt, les exarcques de Ravenne furent impuissants à la défendre contre l’invasion lombarde.
Les papes avaient eu particulièrement à souffrir des entreprises du césaropapisme dans le domaine de la foi et de la discipline. Plusieurs d’entre eux avaient été violemment enlevés de leur siège ; beaucoup d’autres n’avaient dû qu’à l’amour des Romains et à l’impuissance des exarques d’échapper au même sort. La longue querelle iconoclaste avait achevé de les convaincre qu’il n’y avait plus rien à espérer pour le
bien de la religion de ces empereurs hérétiques et persécuteurs.
Cependant, tout légitime, tout nécessaire même qu’il fût, le geste du pape Léon III ne pouvait que contribuer à aigrir les rapports entre les deux Eglises. En consommant le scission politique entre l’Orient et
l’Occident, il préparait pour un avenir prochain la scission religieuse. Et cela, parce qu’à Byzance, l’idée de l’unité catliolique planant au-dessus du particularisme national n’existait pour ainsi dire pas, l’Eglise s’était inféodée au basileus. Le même principe qui, au
Ve siècle, avait jeté dans l’hérésie les Syiriens, les Egyptiens et les Arméniens, allait précipiter les Grecs dans le schisme. Comment ces fiers Byzantins, enorgueillis de leur passé, de leur civilisation et de leur
langue, pourraient-ils continuer d’obéir à un pape qui n’est plus des leurs et qui donne toutes ses faveurs aux barbares de l’Occident ?
Les Occidentaux, de leur côté, rendaient aux Grecs mépris pour mépris. Ils leur reprochaieut la multitude de leurs hérésies, leurs controverses puériles, leur
arrogance insupportable. L’opposition qu’on fit, dans l’empire des Francs, aux décisions du septième concile, cette ardeur que mirent Charlemagne et ses théologiens à affirmer le dogme de la procession du Saint-Esprit du Père et du Fils, et à faire adopter l’addition du Filioque au symbole, étaient peut-être moins inspirées par le pur zèle de la vérité que par le besoin de manifester aux Orientaux cette aversion profonde qu’on ressentait pour eux, et de leur montrer qu’ils n’avaient pas le monopole de la science théologique. Ces dispositions hostiles faisaient tout craindre pour l’unité même de la foi. Quand on est séparé
par le cœur, on ne saurait rester longtemps uni par l’esprit.
III. La consommation du schisme. — Si bien préparé par cinq siècles de discordes, le schisme fut consommé par deux patriarches de Constantinople, Photius et Michel Cérulaire. Malgré les nuances de caractère et la diversité d’attitude que l’histoire signale
entre eux, ces deux personnages ont suivi la même tactique pour rendre la rupture définitive. Cette tactique a consisté à rechercher minutieusement et à mettre en relief tout ce qui, dans le domaine de la
théologie, de la discipline, de la liturgie et même des simples coutumes, était de nature à élever comme un mur de séparation entre les deux Eglises. Ils avaient
sans doute remarqué que, dans la période précédente, les papes avaient remporté tous leurs triomphes parce qu’ils s’étaient posés en défenseurs de l’orthodoxie, attaquée par les hérésies impériales. Le meilleur moyen de détruire leur prestige et de secouer leur joug était de faire planer le soupçon sur la pureté de leur foi. Avec une infernale habileté, ils allèrent chercher quelques points de doctrine encore mal éclaircis
et prêtant par là même le flanc aux équivoques, et soulevèrent des questions insolubles, par exemple celle des azimes, capables d’alimenter des controverses sans fin. Les discussions théologiques étaient
pour les délicats, pour les savants. Les divergences canoniques, riluelles ou coutumières devaient lentement gagner au schisme les masses populaires, en leur persuadant qu’entre la religion du Grec et celle du Latin, il y avait un abîme. Photius insista surtout sur la question dogmatique, Cérulaire sur la question liturgique et disciplinaire.
LE RÔLE DE PHOTIUS
A considérer les faits par la siu’face, il semble que Pholius ait misérablement échoué dans son entreprise. Loin de réussira séparer l’Eglise byzantine de
l’Eglise romaine, il fournit aux papes de son temps
l’occasion d’affirmer solennellement leur primauté et
de l’exercer à ses propres dépens. Lui-même rendit à
plusieurs reprises hommage à cette primauté. A peine
intronisé à la place d’IoNACE, qiii, chose presque
iuouie à Byzance, refusait de démissionner siir un
ordre du basileus. il envoya au pape Nicolas 1" une
lettre dans laquelle il faisait profission de foi callioli(iue et, après avoir travesti les faits, sollicitait, sur
un ton d’hypocrite humilité, la reconnaissance de
son intrusion. Après le scandaleux concile de 861,
tenu à Constantinople, dans l’Eglise des Apôtres, il
sentit le besoin d’adresserau même pape une longue
apologie pour écarter de sa tête les foudres qui le
menaçaient. Dans cet écrit, l’intrus condamnait par
avance sa conduite ultérieure, car :
{{1o}} Il reconnaissait explicitement la primauté du
pape, soit en déclarant que le blâme que lui avait
iniligé sainl Nicolas avait été inspiré par l’amour scrupuleux de la discipline ecclésiastique (Où fà.p i/jiVxOn’y. :
ryûTv. y.iv/ : /j.v.Tv. « 7T/ « ffTou 0£ fj-cfj/c-j Siff-6s7eoi : , y.y-i Tr, v
ixXJT.zty.^Tiy.VJ Ta^tv et ; vy.pov vy.piZrjjo-jOjTf^t., Epislol. lîh. /,
epist. II. J'. G., t. Cil, col. 5()6) ; soit en faisant connaître son empressement à accepter les décisions du
pape et deses légats : « Siiifanl yoire recommandation,
on a prescrit d’ol>serfer te canon en question…, et il
n’a pas dépendu de nolrefolonté que toutes les décisions de votre ditiiie i>aterniti' fussent prises en considération ^i, ll/id., co.Ci’i : soit enfin en plaçant les papes
au sommet de la hiérarchie : Observer les canons<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude>ces pays est habitée par les Mæotes<ref>D’après la remarque de Gossellin, approuvée par Coray, on s’accorde à retrancher ici le nom des {{grec}} qui, dans tous les {{Mss.|cap}} et dans toutes les éditions antérieures, suit immédiatement celui des Mæotes.</ref> et les différents peuples répandus dans l’intervalle de la mer Hyrcanienne et du Pont jusqu’au Caucase et aux frontières de l’Albanie et de l’Ibérie, à savoir les Sauromates, les Scythes, les Achæens, les Zyges et les Héniokhes ; une autre portion des contrées situées au-dessus de la mer Hyrcanienne, je veux dire celle qui est immédiatement au nord de l’Inde, appartient aux Scythes, aux Hyrcaniens, aux Parthyéens, aux Bactriens et aux Sogdiens. Au midi, maintenant, de la mer Hyrcanienne (d’une partie du moins de cette mer) et de l’isthme entier qui la sépare du Pont, on trouve, avec la portion la plus considérable de l’Arménie, la Colchide et toute la Cappadoce, laquelle se prolonge à la rigueur jusqu’au Pont et aux frontières des tribus Tibaraniques, puis la contrée dite ''en deçà de l’Halys'', laquelle renferme : {{1o}},{{lié}}sur les bords mêmes du Pont et de la Propontide, la Paphlagonie, la Bithynie et la Mysie ; {{2o|la}} Phrygie Hellespontiaque, y compris la Troade ; {{3o}},{{lié}}le long de la mer Égée et de cette autre mer qui en est la continuation, l’Æolide, l’Ionie, la Carie, la Lycie ; {{4o|enfin}}, dans l’intérieur, la Phrygie, avec la Gallo-Grèce ou Galatie et l’Épictète, qui font toutes deux partie de la Phrygie, puis la Lycaonie et la Lydie.
32.{{iv|0.5}}Aux populations de la Cis-Taurique proprement dite succèdent celles qui habitent la montagne même, comme {{corr|oilà|voilà}} les Paropamisades, les montagnards de la Parthyène, de la Médie, de l’Arménie, de la Cilicie et ceux de la Lycaonie [{{abri|lis.|lisez}} Cataonie]<ref>D’après la conjecture de Siebenkees universellement admise aujourd’hui.</ref> et de la Pisidie. Mais tout de suite après les populations de la montagne commence la région ''Trans-Taurique''. On y entre par l’Inde, la plus grande et la plus riche de toutes les contrées de l’Asie, qui se termine, d’une part, à la mer Orientale, et, de l’autre, à la partie méridionale de l’Atlantique. De ce côté, l’Inde a devant elle une île aussi étendue, pour le moins, que la {{tiret|Bre|tagne}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude>ces pays est habitée par les Mæotes<ref>D’après la remarque de Gossellin, approuvée par Coray, on s’accorde à retrancher ici le nom des {{lang|grc|Σαυρομάται}} qui, dans tous les {{Mss.|cap}} et dans toutes les éditions antérieures, suit immédiatement celui des Mæotes.</ref> et les différents peuples répandus dans l’intervalle de la mer Hyrcanienne et du Pont jusqu’au Caucase et aux frontières de l’Albanie et de l’Ibérie, à savoir les Sauromates, les Scythes, les Achæens, les Zyges et les Héniokhes ; une autre portion des contrées situées au-dessus de la mer Hyrcanienne, je veux dire celle qui est immédiatement au nord de l’Inde, appartient aux Scythes, aux Hyrcaniens, aux Parthyéens, aux Bactriens et aux Sogdiens. Au midi, maintenant, de la mer Hyrcanienne (d’une partie du moins de cette mer) et de l’isthme entier qui la sépare du Pont, on trouve, avec la portion la plus considérable de l’Arménie, la Colchide et toute la Cappadoce, laquelle se prolonge à la rigueur jusqu’au Pont et aux frontières des tribus Tibaraniques, puis la contrée dite ''en deçà de l’Halys'', laquelle renferme : {{1o}},{{lié}}sur les bords mêmes du Pont et de la Propontide, la Paphlagonie, la Bithynie et la Mysie ; {{2o|la}} Phrygie Hellespontiaque, y compris la Troade ; {{3o}},{{lié}}le long de la mer Égée et de cette autre mer qui en est la continuation, l’Æolide, l’Ionie, la Carie, la Lycie ; {{4o|enfin}}, dans l’intérieur, la Phrygie, avec la Gallo-Grèce ou Galatie et l’Épictète, qui font toutes deux partie de la Phrygie, puis la Lycaonie et la Lydie.
32.{{iv|0.5}}Aux populations de la Cis-Taurique proprement dite succèdent celles qui habitent la montagne même, comme {{corr|oilà|voilà}} les Paropamisades, les montagnards de la Parthyène, de la Médie, de l’Arménie, de la Cilicie et ceux de la Lycaonie [{{abri|lis.|lisez}} Cataonie]<ref>D’après la conjecture de Siebenkees universellement admise aujourd’hui.</ref> et de la Pisidie. Mais tout de suite après les populations de la montagne commence la région ''Trans-Taurique''. On y entre par l’Inde, la plus grande et la plus riche de toutes les contrées de l’Asie, qui se termine, d’une part, à la mer Orientale, et, de l’autre, à la partie méridionale de l’Atlantique. De ce côté, l’Inde a devant elle une île aussi étendue, pour le moins, que la {{tiret|Bre|tagne}}<noinclude>
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Poetae minores (Cabaret-Dupaty)/Sabinus/Réponse d'Ulysse à Pénélope
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Denis Gagne52
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{{ChapitreNav| [[Auteur:Sabinus|Sabinus]]|
[[Poetae Minores (Cabaret-Dupaty)|Poetæ Minores]]|
Trad. [[Auteur:Joseph_Cabaret-Dupaty|Joseph Cabaret-Dupaty]] - 1865|
[[Poetae minores (Cabaret-Dupaty)/Sabinus/Notice|Notice]]|
Sabinus <br> ({{Ier}} siècle av. J.-C.)|
[[Poeta minore (Cabaret-Dupaty)/Sabinus/Réponse de Démophon à Phyllis|Réponse de Démophon à Phyllis]]}}
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<references/>
[[la:Epistulae_tres_ad_Ovidiana_epistulas_responsoriae]]
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1981
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxvi.]}}|ÉZÉCHIEL.|1949}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>détruiras plus ta nation, dit le Seigneur Dieu.
15.{{lié}}Je ne ferai plus entendre en toi la confusion dont te couvraient les nations, et tu ne porteras en aucune manière l’opprobre des peuples ; et tu ne perdras plus ta nation, dit le Seigneur Dieu.<ref>Éz. 36,15 : ''Tu ne perdras'', etc. ; ton peuple ne sera plus chassé.</ref>
16.{{lié}}Et la parole du Seigneur me fut adressée, disant :<ref>Éz. 36,16-38 : * {{5o}} La félicité d’Israël devient la félicité universelle, {{rom|xxxvi}}, 16-38. La félicité d’Israël deviendra celle de tous. Dieu pardonnera ses péchés à son peuple, 16-21 ; il le rassemblera des lieux dans lesquels il est dispersé, il le fera marcher dans ses commandements et lui communiquera un esprit nouveau, 22-28 ; il le bénira, et tous les peuples reconnaîtront ainsi qu’il est le seul vrai Dieu, 29-38.<br/>Éz. 36,16 : ''Disant (dicens)''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 3.|Ézéchiel, 3, 16]].</ref>
17.{{lié}}Fils d’un homme, les enfants d’Israël ont habité dans leur terre ; ils l’ont souillée par leurs voies et par leurs affections ; comme est l’impureté de la femme qui a ses mois, ''ainsi'' est devenue leur voie devant moi.
18.{{lié}}Aussi ai-je répandu mon indignation sur eux, à cause du sang qu’ils ont versé sur la terre, et à cause de leurs idoles, par lesquelles ils l’ont souillée.
19.{{lié}}Et je les ai dispersés parmi les nations, et ils ont été jetés au vent dans les divers pays ; et selon leurs voies et leurs inventions, je les ai jugés.<ref>Éz. 36,19 : ''Inventions''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 14.|Ézéchiel, 14, 22]].</ref>
20.{{lié}}Ils sont entrés chez les nations vers lesquelles ils étaient allés et ils ont souillé mon saint nom, lorsqu’on disait d’eux : C’est le peuple du Seigneur, et c’est de sa terre qu’ils sont sortis.<ref>Éz. 36,20 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Romains#CHAPITRE 2.|Romains, 2, 24]]. ― ''Ils ont souillé'', etc. ; ils ont donné aux peuples étrangers qui ne me connaissaient pas occasion de blasphémer mon nom, en voyant si impie et si corrompu un peuple qui se disait l’élu et le privilégié du Dieu créateur du ciel et de la terre. Comparer à [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Isaïe#CHAPITRE 48.|Isaïe, 48, 11]] ; [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Isaïe#CHAPITRE 52.|52, 5]].</ref>
21.{{lié}}Et j’ai épargné la sainteté de mon nom, qu’avait souillé la maison d’Israël parmi les nations chez lesquelles ils entrèrent.
22.{{lié}}C’est pour cela que tu diras à la maison d’Israël : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Ce n’est pas à cause de vous, maison d’Israël, que j’agirai, mais c’est à cause de mon nom saint que vous avez souillé parmi les nations chez lesquelles vous êtes entrés.
23.{{lié}}Et je sanctifierai mon grand nom, qui a été souillé parmi les nations et que vous avez souillé au milieu d’elles ; afin que les nations sachent que je suis le Seigneur, dit le Seigneur des armées, lorsque j’aurai été sanctifié parmi vous devant eux.<ref>Éz. 36,23 : ''J’aurai été sanctifié''. Voir, sur cette expression, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 20.|Ézéchiel, 20, 41]].</ref>
24.{{lié}}Car je vous retirerai d’entre les nations, et je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre terre.
25.{{lié}}Et je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, et je vous purifierai de toutes vos idoles.<ref name=ez3625>Éz. 36,25 : ''Et je répandrai'', etc. ; allusion aux aspersions qui étaient usitées chez les anciens Hébreux pour se purifier des souillures légales, et qui figuraient la purification future par le sang de Jésus-Christ. ― Les Pères et la plupart des interprètes {{tiret|recon|naissent}}</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}
<references/></noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1982
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CyrMatt
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1950|ÉZÉCHIEL.|{{sc|[ch. xxxvi.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
26.{{lié}}Et je vous donnerai un cœur nouveau,<ref follow=ez3625>{{tiret2|recon|naissent}} que les grandes promesses contenues dans ce verset et les suivants n’ont reçu leur entier accomplissement que dans la nouvelle alliance dont Jésus-Christ est le médiateur, et dont un caractère distinctif est cet enseignement par lequel Dieu, répandant son esprit en nous, nous donne un cœur nouveau et un esprit nouveau, c’est-à-dire de nouvelles affections, de nouveaux sentiments conformes aux vérités que la foi nous enseigne et aux règles que l’Évangile nous prescrit.</ref> et je mettrai un esprit nouveau au milieu de vous ; et j’ôterai le cœur de pierre de votre chair, et je vous donnerai un cœur de chair.<ref>Éz. 36,26 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 11.|Ézéchiel, 11, 19]]. ― * ''Le cœur de pierre''. Voir plus haut, la note sur [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Ézéchiel#CHAPITRE 11.|Ézéchiel, 11, 19]].</ref>
27.{{lié}}Et mon esprit, je le mettrai au milieu de vous ; et je ferai que vous marchiez dans mes préceptes, et que vous gardiez mes ordonnances, et que vous les pratiquiez.
28.{{lié}}Et vous habiterez dans la terre que j’ai donnée à vos pères : vous serez mon peuple, et moi je serai votre Dieu.
29.{{lié}}Et je vous délivrerai de toutes vos souillures ; et j’appellerai le froment, et je le multiplierai, et je ne ferai plus peser sur vous la famine.
30.{{lié}}Je multiplierai le fruit des arbres et les productions des champs, afin que vous ne portiez plus l’opprobre de la famine devant les nations.
31.{{lié}}Et vous vous souviendrez de vos voies très mauvaises et de vos affections déréglées ; et vos crimes et vos iniquités vous déplairont.
32.{{lié}}Ce n’est pas à cause de vous que j’agirai, dit le Seigneur Dieu, sachez-le ; soyez confus et rougissez de vos voies, maison d’Israël.
33.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Le jour auquel je vous aurai purifiés de toutes vos iniquités, et que j’aurai fait habiter ''vos'' villes, et que j’aurai rétabli les lieux ruinés ;
34.{{lié}}Et qu’aura été bien cultivée la terre qui était autrefois déserte et désolée aux yeux du voyageur,
35.{{lié}}On dira : Cette terre inculte est devenue comme un jardin de délices ; et les cités désertes, et abandonnées, et démolies, sont fortifiées.
36.{{lié}}Et toutes les nations qui seront restées au tour de vous, sauront que c’est moi le Seigneur qui ai rétabli les lieux ruinés, planté les ''champs'' incultes, que c’est moi le Seigneur qui ai parlé et exécuté.
37.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Encore en ceci, ''les enfants de'' la maison d’Israël me trouveront disposé à agir pour eux ; je les multiplierai comme un troupeau d’hommes ;<ref>Éz. 36,37 : ''Les enfants'' ; est évidemment sous-entendu. Voir le vers. 12.</ref>
38.{{lié}}Comme un troupeau saint, comme le troupeau de Jérusalem dans ses solennités ; c’est ainsi que les cités désertes seront remplies de troupeaux d’hommes ; et ils sauront que je suis le Seigneur.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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L’Orpheline (Centlivre)
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Denis Gagne52
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<pages index="Melange de differentes pieces de vers et de prose 3.djvu" header=1 titre="L’Orpheline" auteur="[[Auteur:Susanna Centlivre|Suzanne Centlivre]]" from=101 to=314 publication="1718" />
{{modernisation|
* COMEDIE: COMÉDIE
* Quakre: Quaker
* Quakres: Quakers
* bûvant: buvant
* confierois: confierais
* claub: club
* ſoûpirer: soupirer
* ſoûmiſe: soumise
* drole: drôle
* droles: drôles
* drole là: drôle-là
* Mis: Miss
* n entreprendroit: n’entreprendrait
* l hipocryſie: l’hypocrisie
* françois: français
* entêterois: entêterais
* pavannent: pavanent
* extrèmement: extrêmement
* faché: fâché
* groſſiereté: grossièreté
* frians: friands
* rolle: rôle
* biſarres: bizarres
* falfabas: falbalas
* répans: répands
* j exciterois: j’exciterais
* amenerai: amènerai
* leverai: lèverai
* habis: habits
* Egyptien: égyptien
* zeſt: zeste
* balzamique: balsamique
* Roterdam: Rotterdam
* m aſſûrerai: m’assurerai
* phiſionomiſte: physionomiste
* dûe: due
* enterroient: enterraient
* m ébloüiront: m’éblouiront
* Etes vous: Êtes-vous
}}
[[Catégorie:Théâtre anglais]]
[[Catégorie:1751]]
[[Catégorie:Publiés à Berlin]]
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Page:Gourmont - Promenades littéraires, sér3, 1924.djvu/288
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Sixdegrés
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/* Validée */ Le pape d’aujourd’hui est fréquemment appela pir son nom de famille -> Le pape d’aujourd’hui est fréquemment appelé par son nom de famille
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki />
{{T3|LES NOMS ÉTRANGERS}}
Le pape d’aujourd’hui est fréquemment appelé
par son nom de famille, au cours des polémiques
sur la question religieuse. Des journaux pieux s’en montrent scandalisés, mais c’est faire preuve d’ignorance plus encore que de piété. Il est presque toujours arrivé, en effet, que, lorsqu’un pape devient, pour une cause ou l’autre, célèbre, c’est le nom de famille qui l’emporte sur le nom ecclésiastique. Les historiens les plus dévots disent aussi volontiers Hildebrand que {{roi|Grégoire|VII}}, et {{roi|Silvestre|II}}, est beaucoup moins connu que Gerbert. Trois papes emplissent le dix-huitième siècle : les contemporains leur donnaient presque toujours leurs noms de famille, Lambertini, Rezzonico, Ganganelli. Tout le monde enfin connaît le pape Borgia. On ne fait aucune injure à {{roi|Pie|X}} en le traitant comme ses plus illustres prédécesseurs. Il est et il restera le pape Sarto. Tous les dons du Saint-Esprit ne peuvent effacer ce nom à la fois des plus humbles et des plus honorables. Sarto veut dire, en Italien, tailleur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|76|JANVIER-FÉVRIER 1890.}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܘܗ̈ܢܝܢ ܕܗܿܘܐ ܪܘܡܝܗܝܢ ܘܦܬܝܗܝܢ ܠܩܘܪܒܐ ܐܝܟ ܚܕܐ ܟܪܬܐ ܒܠܚܘܕ ܘܒܟܠܗܝܢ ܡܢܗܝܢ ܢܩܝܒ ܗܘ ܚܕ ܚܪܘܪܐ. ܗܢܘܢ ܕܝܢ ܚܪ̈ܘܪܐ ܐܘܟܝܬ ܢܩܒ̈ܐ ܡܠܚܡܝܢ ܐܢܘܢ ܚܕ ܠܘܩܒܠ ܚܕ ܒܟܠܿܗ ܬܪܝܨܘܬܐ. ܐܝܟܢܐ ܕܟܕ ܡܬܬܪܨܝܢ ܠܘܩܒܠ ܫܡܫܐ ܐܘ ܣܗܪܐ ܐܘ ܚܕ ܡܢ ܟܘܟܒ̈ܐ. ܬܪܝܨܐܝܬ ܐܟܚܕܐ ܢܥܒܪ ܙܥܒܪ ܙܠܝܩܐ ܒܬܪ̈ܝܗܘܢ. ܐܡܿܪ ܐܢܐ ܕܝܢ ܡܫܪܐ ܗܘ ܐܠܝܩܐ ܗܿܘ ܕܩܕܡܐܝܬ ܢܿܦܠ ܥܠܘܗܝ. ܘܥܿܒܪ ܬܪܝܨܐܝܬ ܠܗܿܘ ܐܚܪܢܐ. ܐܘܪܟܐ ܕܝܢ ܕܝܠܗܿ ܕܟܢܘܢܬܐ ܗܕܐ ܐܝܬܘܗܝ ܡܢ ܕܝܐܡܛܪܘܢ<ref>{{lang|grc|Διάμετρος}}.</ref> ܠܕܝܐܡܛܪܘܢ ܕܝܠܿܗ ܕܛܒܠܝܢ. ܐܝܟܢܐ ܕܡܢ ܟܠܦܪܘܣ ܚܕ ܡܢ ܪܝܫܗ<ref>Lire : <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܪ̈ܝܫܝܗ}}|150}}</span>.</ref> ܥܠܝܗܝܢ (ܢܥܒܪ)<ref>Mot inutile.</ref> ܕܡܘܪ̈ܣ ܕܗܿܝ ܚܕܐ ܡܢ ܐܪ̈ܒܥ ܕܐܣܦܝܪܐ<ref>{{lang|grc|Σφαῖρα}}.</ref> ܢܿܦܠ. ܦܬܝܗ ܕܝܢ ܐܝܬܘܗܝ ܐܦ ܗܘ ܐܝܟ ܟܪܬܐ ܚܕܐ ܒܠܚܘܕ ܠܩܘܪܒܐ. ܠܗ ܕܝܢ ܠܗܕܐ ܟܢܘܢܬܐ. ܕܐܬܐܡܪܬ ܕܩܪ̈ܝܒܢ ܟܗܿ ܗܢܝܢ ܬܪ̈ܬܝܢ ܛܒܠ̈ܘܣܚܬܐ ܡܪ̈ܟܒܬܐ ܘܙܥܘܪ̈ܝܬܐ ܕܐܡܝܪ̈ܢ ܕܒܗܝܢ ܢܩܚܒܚܢ ܗܠܝܢ ܬܪ̈ܬܝܢ ܚܪ̈ܘܪܐ ܚܕ ܠܘܩܒܠ ܚܕ. ܩܪܝܢ ܠܗܓܐܘܡ̈ܛܪܝܣ<ref>{{lang|grc|Γεωμέτρης}}.</ref> ܕܝܘܦܛܪܐ<ref>{{lang|grc|Διόπτρα}}.</ref>: ܒܗܿܝ ܕܒܗ ܚܿܙܝܢܢ ܬܪܝܨܐܝܬ ܠܙܠܝܩܐ ܕܫܡܫܐ ܐܘ ܕܢܗܝܪܐ ܐܚܪܢܐ. ܠܪ̈ܝܫܘܗܝ ܕܝܢ ܕܗܢܐ ܕܝܘܦܛܪܐ ܗܢܘܢ ܕܐܡܪܢܢ ܕܚܪܝܦܝܢ}}|150}}</span></p>
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{{References-Bayle}}</noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LE TRAITÉ SUR L’ASTROLABE PLAN.|77}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܦܕܡܘܬ ܩܢܛܪ̈ܐ<ref>{{lang|grc|Κέντρον}}.</ref> ܩܪܝܢ ܠܟܠܚܕ ܡܚܘ̈ܝܢܐ ܕܡܘܪ̈ܣ. ܒܗܿܝ ܕܗܘ ܡܿܚܘܐ ܕܕܟܡܐ ܗܝ ܡܘܪܐ ܡܢ ܗܢܘܢ ܕܒܡܢܬܐ ܪܒܝܥܝܬܐ. ܐܘܟܝܬ ܪܘܟܥܐ ܕܫܡܝܐ. ܗܿܝ ܕܩܿܐܡ ܒܗܿ ܫܡܫܐ ܐܘ ܚܕ ܡܢ ܢܗܝܪ̈ܐ ܐܝܢܐ ܕܗܘ. ܒܫܥܬܐ ܗܿܝ ܕܒܗܿ ܟܥܝܢܢ ܟܕ ܥܠ ܙܠܝܩܐ ܕܝܠܗ ܕܢܗܝܪܐ}}|150}}</span> {{t|({{fol.}}84 {{vo}})|90}} <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܬܥܠܐ ܐܘ ܡܬܬܝܬܬܐ.}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܥܬܐ ܕܝܢ ܕܝܠܿܗ ܕܕܝܘܦܛܘܪܐ<ref>''{{lang|la|Sic}}''.</ref> ܘܒܡܨܥܬ ܕܟܠܗܝܢ ܛܒܠ̈ܣ ܕܐܡܝܪ̈ܢ. ܘܕܝܠܗ ܗܿܝ ܕܡܬܩܪܝܐ ܠܪܟܐܢܐ ܢܩܒܐ ܐܝܬ ܫܘܝܐ ܘܡܠܚܡܐ. ܒܟܠܚܕܐ ܡܢܗܝܢ. ܗܿܘ ܕܝܢ ܕܟܕ ܡܬܬܣܝܡܚܢ ܟܠܗܝܢ ܥܠ ܚܕܪ̈ܐ ܡܠܚܡܐܝܬ ܘܕܝܘܦܛܪܐ ܬܘܒ ܡܢ ܠܒܪ ܘܡܬܢܩܫܐ<ref><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܘܡܬܢܫܥܐ}}|150}}</span> {{ms.}}</ref> ܒܗ ܣܟܬܐ. ܗܘ ܕܕܘܟܬ ܦܘܠܘܣ<ref>{{lang|grc|Πόλος}}.</ref> ܗܘܓܪܒܚܐ. ܐܘܟܝܬ ܪܝܫܗ ܗܿܘ ܓܪܒܝܝܐ ܕܣܪܢܐ ܕܥܠܡܐ<ref><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܡܠܝܙ}}|150}}</span> {{ms.}}</ref>. ܐܚܿܕܐ ܗܿܝ ܣܟܬܐ ܠܟܠܗ ܪܘܟܒܐ ܗܿܘ ܕܐܣܛܪܘܠܒܘܢ ܕܠܐ ܢܬܦܠܗܕ.}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܥܠܝܗܝܢ ܕܛܒܠ̈ܣ ܕܠܡܝܪ̈ܢ ܪܫܝܡ ܒܟܠ ܓܒܐ ܕܝܠܠܗܝܢ ܚܕ ܩܠܝܡܐ ܟܕ ܟܬܝܒ ܫܡܐ ܕܝܠܗ. ܡܦܠܓܐ ܒܡܘܪ̈ܣ ܕܦܬܝܗ. ܘܫ̈ܥܐ ܟܝܬ ܕܐܪܝܟܘܬ ܐܝܡܡܐ ܕܝܠܗ. ܡܦܠܓܐ ܕܝܢ ܐܦ ܗܪܟܐ ܟܠܚܕܐ ܡܢ ܛܒ̈ܠܣ ܟܝܕ ܬܪ̈ܬܝܢ ܣܘܪ̈ܛܐ}}|150}}</span></p>
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{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|526|MAI-JUIN 1899.}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
Par les auteurs ; Karl Piehl, ''le Sphinx'', revue critique embrassant le domaine entier de l’égyptologie ; {{vol.}}{{rom-maj|III}}, {{abr|fasc.|fascicule}} {{rom-maj|I}}. Upsala, 1899 ; {{in-8°}}.
— Le même, ''Dictionnaire du papyrus Harris'', {{n°}}1, publié par Biret.
— {{abr|F.|Fulcran}} Vigouroux, ''La sainte Bible polyglotte, contenant le texte hébreu original, le texte grec des Septante, le texte latin de la Vulgate et la traduction française de {{M.|l’abbé}} Glaire, avec les différences de l’hébreu, des Septante et de la Vulgate, des introductions, des notes, des cartes et des illustrations''. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, ''le Pentateuque'', {{abr|fasc.|fascicules}} 1 et 11, 1898-1899. Paris ; {{in-8°}}.
— Charencey, ''Noms des points de l’espace dans divers dialectes américains'' (extrait), 1899 ; {{in-4°}}.
{{Sep4}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{T2|{{t|{{rom-maj|VII}}|80}}|'''NOTES D’ÉPIGRAPHIE INDIENNE.'''|fs=130%|lh=0.75}}
{{—|2|m=2em}}
'''{{T2|DEUX ÉPIGRAPHES DU SVĀT,|ws=.25em|sp=0.05em}}'''
'''{{c|PAR|fs=80%|mt=1.5em}}'''
'''{{c|{{M.|{{abr|É.|Émile}} SENART}}.|fs=110%|mt=1em|mb=.5em}}'''
{{séparateur personnalisé|sp|10|tl|20|c|6|tr|20|sp|10}}
{{il|1em}}
On sait que {{M.|A. E. Caddy}} a, en 1896, opéré dans la vallée du Svāt des recherches et des fouilles, notamment au stūpa de Lauriān Tangai. Des sculptures nombreuses et intéressantes ont récompensé sa peine, qui, pour la plupart, ont été incorporées à l’Indian Museum de Calcutta. C’est à mon ami le {{Dr|James Burgess}}, l’ancien directeur de l’''{{lang|la|Archæological Survey}}'', dont les précieuses publications sur les an-<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Roberte n° 10.530
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[[Catégorie:Romans de mœurs]]
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IsadF
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/* Page 47 manquante */ Réponse
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== Page 47 manquante ==
J'ai récupéré cette page du livre sous forme d'une image mais ne sais comment l'intégrer. [[Utilisateur:IsadF|IsadF]] ([[Discussion utilisateur:IsadF|d]]) 2 mars 2025 à 08:00 (UTC)
:{{ping|IsadF}} Bonjour, tu peux la mettre sur un ''serveur de partage d'images''. Je la récupèrerai et l'intégrerai au fichier de ce livre. Un serveur de partage d'images, c'est par exemple ''imgur'' (Lien: https://imgur.com/). C'est sans inscription . Faire ''New post'' > Uploader l'image > puis mettre dans cette discussion le lien qui te sera fourni par imgur. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 juin 2026 à 22:58 (UTC).
::Bonjour et merci. Voilà le lien : https://imgur.com/a/GwifpPj [[Utilisateur:IsadF|IsadF]] ([[Discussion utilisateur:IsadF|d]]) 27 juin 2026 à 10:33 (UTC)
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Acteurs et actrices d’autrefois (Pougin)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||NOUVELLES ET MÉLANGES.|527}}</noinclude>tiquités de l’Inde occidentale n’ont plus besoin d’éloge, que je dois la communication récente, en une épreuve photographique, d’une inscription de cette provenance qu’il m’a autorisé à publier.
Elle est inscrite sur la plinthe d’une statue de Buddha mutilée ; la photographie qui m’en a été communiquée est à trop petite échelle pour permettre d’apprécier sérieusement l’œuvre, d’en juger le mérite et d’y noter aucun caractère particulier de style. Au-dessus de cette plinthe, et sous les pieds du personnage représenté debout, règne un soubassement ; on y reconnaît, encadré entre deux pilastres du style habituel, une de ces scènes d’adoration si fréquemment répétées au Nord-Ouest. Un personnage central est entouré de quatre adorateurs : deux à sa droite portent la robe religieuse, deux à sa gauche paraissent des laïques. D’après le renseignement que me fournit {{M.|{{lang|en|Burgess}}}}, la surface inscrite mesurerait 16 pouces et demi sur 5 pouces et demi, soit environ 0 m. 42 sur 0 m. 14.
{{M.|Foucher}}, qui a fait dans le {{lang|hi-Latn|Svāt}} une tournée archéologique en 1897, a bien voulu compléter les indications de {{M.|{{lang|en|Burgess}}}} par une note que je suis aise de pouvoir transcrire ici :
{{il}}
{{P début|90}}
L’inscription dont il s’agit a été découverte par {{M.|{{lang|en|Al. E. Caddy}}}}, au cours des fouilles qu’il a exécutées au printemps de 1896, pour le compte du Gouvernement du Bengale, dans le ''tangai'' ou « val » de Lauriyān, sur le versant nord de la passe de Shahkote, dans la vallée du Svāt.
Cette passe était, jusqu’en ces derniers temps, avant que les Anglais eussent choisi le col de Malakand pour y faire passer la route stratégique du Chitral, l’un des passages les plus faciles et les plus fréquentés entre le district de {{lang|hi-Latn|Peshawar}} et la vallée du Svāt. Il semble qu’il en était anciennement de même entre le {{lang|sa-Latn|Gandhāra}} et l’{{lang|sa-Latn|Udyâna}}, si l’on en juge du moins par les vestiges de deux vieilles routes et le nombre des ruines du voisinage<ref>Cf. {{lang|en|Maj. Deane, ''Note on Udyâna and Gandhâra''}}, dans ''{{abr|J. R. A. S.|Journal of the Royal Asiatic Society}}'', 1896, {{pg}}671.</ref>.
{{P fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|538|MAI-JUIN 1899.}}</noinclude>{{P début|90}}
Le site de Lauriyān (ou peut-être Rālyan ?) est le plus voisin de l’ouverture septentrionale de la passe, à quelque distance au sud-est du gros bourg d’Aladand, près du hameau de Piyalāna. Les fouilles, fort bien conduites, ont mis au jour le soubassement carré d’un {{lang|sa-Latn|stūpa}} d’environ 10 mètres de côté et une profusion de statues et de bas-reliefs plus ou moins bien conservés, mais pour la plupart d’un excellent travail. Ces sculptures ont été transportées au Musée de Calcutta, et entre autres la grande statue décapitée et par ailleurs fort mutilée du Bouddha qui porte l’inscription.
Cette statue, sans la tête, est encore haute de 2 mètres. Entre la base sculptée, qui représente à l’ordinaire l’adoration d’un {{lang|sa-Latn|Bodhisattva}} par quatre fidèles, et le prolongement taillé en biseau qui en s’insérant dans le piédestal assurait la stabilité de la statue, se trouve ménagé un espace lisse et rectangulaire sur lequel sont gravées les deux lignes de l’inscription.
{{P fin}}
{{il}}
La photographie de l’épigraphe est très bonne, il ne semble pas que l’examen direct du monument put ajouter beaucoup aux ressources qu’elles nous offre pour le déchiffrement. Je dois ajouter que, en m’entretenant pour la première fois de l’inscription dont il m’envoyait un tracé, {{M.|Burgess}} en avait déjà correctement interprété la date.
Voici comment je transcris :
(1) Sa 318 ({{rom|iiic}}. 10.4.4) {{lang|sa-Latn|proṭhavadasa di}} 27 (20.4.3) {{lang|sa-Latn|budhaghoṣasa danam}}.
(2) {{lang|sa-Latn|saghorumasa sadarabhatisa}}<ref>Cf. l’inscription du « Lion de Mathurā », dans ''{{abr|J. R. A. S.|Journal of the Royal Asiatic Society}}'', 1894, {{pg}}323, qui porte, A {{rom-maj|II}}, {{l.}}9, ''{{lang|sa-Latn|thuvo ca sagharamo ca}}''.</ref>.
Les seuls mots qui offrent quelque difficulté sont ''danam saghorumasa. Dana'' est clair ; mais le signe qui suit et qui affecte la forme [[File:M-final-ou-anusvara-karoshthi.jpg|18px|-m final ou {{lang|sa-Latn|anusvara}} en écriture karoshthî]] ne m’est pas connu d’ailleurs. Cependant, si l’on compare la forme et l’orientation du caractère [[File:Mu-kharoshti.jpg|15px|syllabe 'mu' en écriture karoshthî]] = ''mu'', on éprouvera, je pense, peu d’hésitation à l’entendre comme = ''m'' final ou comme {{lang|sa-Latn|anusvâra}}, ce qui revient à peu près au même, la forme régulière de l’{{lang|sa-Latn|anusvāra}} dans le kha-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|528|MAI-JUIN 1899.}}</noinclude>{{P début|90}}
Le site de Lauriyān (ou peut-être Rālyan ?) est le plus voisin de l’ouverture septentrionale de la passe, à quelque distance au sud-est du gros bourg d’Aladand, près du hameau de Piyalāna. Les fouilles, fort bien conduites, ont mis au jour le soubassement carré d’un {{lang|sa-Latn|stūpa}} d’environ 10 mètres de côté et une profusion de statues et de bas-reliefs plus ou moins bien conservés, mais pour la plupart d’un excellent travail. Ces sculptures ont été transportées au Musée de Calcutta, et entre autres la grande statue décapitée et par ailleurs fort mutilée du Bouddha qui porte l’inscription.
Cette statue, sans la tête, est encore haute de 2 mètres. Entre la base sculptée, qui représente à l’ordinaire l’adoration d’un {{lang|sa-Latn|Bodhisattva}} par quatre fidèles, et le prolongement taillé en biseau qui en s’insérant dans le piédestal assurait la stabilité de la statue, se trouve ménagé un espace lisse et rectangulaire sur lequel sont gravées les deux lignes de l’inscription.
{{P fin}}
{{il}}
La photographie de l’épigraphe est très bonne, il ne semble pas que l’examen direct du monument put ajouter beaucoup aux ressources qu’elles nous offre pour le déchiffrement. Je dois ajouter que, en m’entretenant pour la première fois de l’inscription dont il m’envoyait un tracé, {{M.|Burgess}} en avait déjà correctement interprété la date.
Voici comment je transcris :
(1) Sa 318 ({{rom|iiic}}. 10.4.4) {{lang|sa-Latn|proṭhavadasa di}} 27 (20.4.3) {{lang|sa-Latn|budhaghoṣasa danam}}.
(2) {{lang|sa-Latn|saghorumasa sadarabhatisa}}<ref>Cf. l’inscription du « Lion de Mathurā », dans ''{{abr|J. R. A. S.|Journal of the Royal Asiatic Society}}'', 1894, {{pg}}323, qui porte, A {{rom-maj|II}}, {{l.}}9, ''{{lang|sa-Latn|thuvo ca sagharamo ca}}''.</ref>.
Les seuls mots qui offrent quelque difficulté sont ''danam saghorumasa. Dana'' est clair ; mais le signe qui suit et qui affecte la forme [[File:M-final-ou-anusvara-karoshthi.jpg|18px|-m final ou {{lang|sa-Latn|anusvara}} en écriture karoshthî]] ne m’est pas connu d’ailleurs. Cependant, si l’on compare la forme et l’orientation du caractère [[File:Mu-kharoshti.jpg|15px|syllabe 'mu' en écriture karoshthî]] = ''mu'', on éprouvera, je pense, peu d’hésitation à l’entendre comme = ''m'' final ou comme {{lang|sa-Latn|anusvâra}}, ce qui revient à peu près au même, la forme régulière de l’{{lang|sa-Latn|anusvāra}} dans le kha-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="JLTB34" />{{sep|l}}
{{nr|374|''Poésies. — Première partie.''|}}
{{sep|l}}</noinclude>{{poem|
Vivre d’amour, ce n’est pas sur la terre
Fixer sa tente au sommet du Thabor ;
Avec Jésus, c’est gravir le Calvaire,
C’est regarder la croix comme un trésor !
Au ciel, je dois vivre de jouissance,
Alors l’épreuve aura fui sans retour :
Mais, ici-bas, je veux dans la souffrance
{{em|3}}Vivre d’amour !
Vivre d’amour, c’est donner sans mesure,
Sans réclamer de salaire ici-bas ;
Ah ! sans compter je donne, étant bien sûre
Que lorsqu’on aime on ne calcule pas.
Au Cœur divin, débordant de tendresse,
J’ai tout donné ! légèrement je cours…
Je n’ai plus rien que ma seule richesse :
{{em|3}}Vivre d’amour !
Vivre d’amour, c’est bannir toute crainte,
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
Au feu divin chacun s’est effacé.
Flamme sacrée, ô très douce fournaise,
En ton foyer je fixe mon séjour ;
Jésus, c’est là que je chante à mon aise :
{{em|3}}Je vis d’amour !
Vivre d’amour, c’est garder en soi-même
Un grand trésor en un vase mortel.
Mon Bien-Aimé ! ma faiblesse est extrême !
Ah je suis loin d’être un ange du ciel.
Mais, si je tombe à chaque heure qui passe,
Me relevant, m’embrassant tour à tour,
Tu viens à moi, tu me donnes ta grâce,
{{em|3}}Je vis d’amour !
Vivre d’amour, c’est naviguer sans cesse,
Semant la joie et la paix dans les cœurs ;
Pilote aimé ! la charité me presse,
Car je te vois dans les âmes, mes sœurs.
|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Utilisateur:Psephos
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Psephos
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/* Mes « principes d'édition » personnels */
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wikitext
text/x-wiki
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<div style=column-count:3;font-size:80%;>
* [[Utilisateur:Psephos/Ajouts|Ajouts]]
* [[Utilisateur:Psephos/Musique|Musique]]
** [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]
* ═══
* [[Utilisateur:Psephos/Brouillon|Brouillon]]
* [[Utilisateur:Psephos/Test|Test]]
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* [[Utilisateur:Psephos/DSS|DSS]]
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* [[Utilisateur:Psephos/common.js|common.js]]
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</div>
{{brn|1}}
<div style="color:light-dark(darkslategray,#b4eaea);font-size:0.85em;background-color:light-dark(#f4f4f4, #171717);padding:2em;font-size:85%;column-count:3;line-height:1.0;text-align:left"><u>en cours</u> :
{{Il}}
* (travail)
** [[Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T13, Adamsohn.djvu#pagesMS|Mémoires secrets t. 13]]
* Correction de diverses vitesses
** [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#H|'''H''' du Trévoux]] (ou peut-être [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#G|'''G''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu#L|'''L''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VIII.djvu#U|'''V''']] ou même [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu#S|'''S''']]). Ou… [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VI.djvu#N|'''N''']]
** {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
** {{l2s|Livre:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu}}
** {{l2s|Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu}} ♫
** {{l2s|Livre:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu}}
** {{l2s|Livre:Longepierre - Médée (1694).djvu}}
** {{l2s|Livre:Renaudot - Réponse au libelle (1641).djvu}}
** {{l2s|Livre:Crenne - Songe (1541).djvu}}
* Mise en espace principal que j'ai laissé incomplet mais eugh
** [[Mercure galant, tome I (1672)]]
** [[Journal des Dames/Mars 1759]]
** {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}}
* Suspendu
** {{l2s|Dictionnaire des abréviations latines et françaises|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
** {{L2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
</div>
{{brn|1}}
{{c|[[Fichier:Flag of Canada.svg|60px]]{{iv}}[[Fichier:Flag of the Franco-Colombiens.svg|60px]]}}
{{c|[[Fichier:Gay Pride Flag.svg|60px]]|mt=12px}}
{{brn|1}}
Je suis canadien anglophone bilingue. Heure du Pacifique chez moi. Mon prénom est Stuart. [[wikt:ψῆφος]]
J'arrive ici à travers un parcours académique. Avant de commencer à contribuer à WS août 2025, j’avais déjà passé beaucoup de temps à transcrire des textes (99% des périodiques) du {{s|xviii|e}}. Je suis le plus à l'aise au 18e mais je fais des explorations tentatives en avant & en arrière et je n'exclus aucune contribution éventuelle...
Je soutiens très fort la mission de rendre accessible, c'est-à-dire, lisible & trouvable, les textes
Si vous trouvez quelque chose que j'ai laissé incomplet et vous voulez que je le termine, dites-le-moi
{{brn|1}}
== Liens que je veux avoir facilement accessibles ==
{{IndexAlphaTrévoux}}
==''Mercures''==
Je connais très bien le ''[[Mercure de France|Mercure]]'' (plus précisément '''les''' ''Mercures'' du {{s|xviii}}; j'ai au moins jeté un coup d’œil à chaque numéro entre 1714 et 1793) et j'ai beaucoup travaillé dessus dans le domaine académique. Je voudrais améliorer les infos facilement accessibles là-dessus…
Je commence ici par le premier ''Mercure'' de chaque « période » selon mon classement personnel, qui part des changements de directeurs/détenteurs du privilège. Numéros intéressants qui contiennent toujours(?) une préface/un avertissement où il y a les commentaires du/des rédacteur(s) SUR le Mercure… À sçavoir,
* {{l2s|Mercure galant, tome I (1672)|Mercure de France - 1672 - Tome 1.djvu}} (Donneau de Visé)
** {{taille|Quelqu'un d'autre l'a ajouté, j'ai validé toutes les pages corrigées & corrigé toutes les pages nonexistantes|80}}
* {{l2s|Mercure galant/Juin, juillet et août 1710|Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} (Dufresny)
** {{t|Le premier avec un Mercure|80}} [[Fichier:Mercure galant - 1710-06,-07,-08 (Page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Nouveau Mercure galant, mai 1714|Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} mai 1714 (Le Fèvre)
* {{l2s|Nouveau Mercure, janvier 1717|Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} (Buchet)
* ''Le Mercure'' de juin et juillet 1721 (La Roque & Fuzelier (& Dufresny))
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (i) 1721|Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (ii) 1721|Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1724|Mercure de France - 1724-01.djvu}} (La Roque seul)
**{{t|Le premier à porter ce titre et le premier que j'ai lu en 2018|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1724-01 (page 1 crop).png|50px]]
* ''Mercure de France, '' novembre 1744 (Fuzelier & La Bruère)
** {{l2s|Mercure de France, novembre (i) 1744|Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
** {{l2s|Mercure de France, novembre (ii) 1744|Mercure de France - 1744-11.djvu}} (fichier était déjà ici)
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1755|Mercure de France - 1755-01.djvu}} (Boissy)
**{{t|le premier à avoir des rubriques numérotées, etc|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1755-02 (page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} (Marmontel)
* ''Mercure de France, '' février 1760 (La Place) ({{gallica|bpt6k3747781d}})
* ''Mercure de France, '' janvier (i) 1768 (Lacombe) ({{gallica|bpt6k3813244k}})
* ''Mercure de France, '' juin 1778 (Panckoucke) ({{gallica|bpt6k37449296}})
* {{l2s|Mercure français, 17 décembre 1791|Mercure français - 1791-12-17.djvu}}
== {{t|ouvrages abandonnés qui pourraient être intéressants|90}} ==
<div style=font-size:75%>Et auxquels je contribuerais éventuellement
{{colonnes|nombre=2|
* {{L2s|Livre:Anonyme - Guillaume de Palerne.djvu}}
* {{L2s|Livre:Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}}
* {{L2s|Livre:Basses danses dites de Marguerite d'Autriche}}
* ceux de [[Auteur:Marie de l’Incarnation]]
* {{l2s|Livre:Œuvres Hélisenne de Crenne 1560.djvu}} (qui ne contient pas en fait les ''Epistres'')
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes, élégies, satires, odelettes, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu}} (depuis 2011 abandonné ! 😔)
* {{l2s|Livre:Smith-Grouchy - Théorie des Sentimens moraux.djvu}} (pour la partie Après la traduction)
* {{l2s|Nouveau théâtre italien recueil de etc., tome 1|Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf}} (abandonné sur commons même... j'ai fait la page livre)
* {{l2s|Livre:Barbier - Théâtre, 1745.pdf}} (pour Cornélie)
* {{l2s|Livre:Viau - Œuvres complètes, Jannet, 1856, tome 1.djvu}}
* {{L2s|Livre:Du Bellay - La Deffence, et illustration de la langue francoyse.djvu}}
* {{l2s|Livre:Montaigne - Essais, 1595.pdf}}à
* {{l2s|Livre:Galerie des dames francaises distinguees dans les lettres et les arts.pdf}}
* {{l2s|Livre:Chants populaires du pays basque (1870).pdf}}
* {{l2s|Livre:Piis - L’Harmonie imitative de la langue française, 1785.djvu}}
}}</div>
== Mes « principes d'édition » personnels ==
(à raffiner contenu & ton lol)
* Respecter l'orthographe d'origine. Les vieux textes où les choses sont écrits avec accentuation différente etc. C’est pas que ces écrivain.e.s ne scauoient pas écrire. Ne s'étaient pas rendu compte de la façon correcte que nous avons découverte. Cette façon n'existait pas. La langue change toujours
* Accentuation des majuscules
** Normalement je les mets eulement dans les cas où on est certain qu'ils auraient mis l'accent sur une minusucule. C'est-à-dire, juste sur '''À''' (préposition) généralement
* Accentuation des minuscules
** Laisse
** C'est une des habitudes ici qui me dérange le plus. Je ne comprends absolument pas pourquoi ça se ferait, mettre des '''è''' où il n'y en a pas. Les imprimeurs les ont pas mis, puis dans certains cas ils on mis des aigus, puis ils ont commencé à mettre des graves sur ''certains mots,'' (a)près, excès, succès, dès, etc., mais PAS SUR pere, mere, singuliere, etc. Donc ils avaient les caractères pour mettre un '''è''' mais ils l'ont pas fait. Peut-être !! Était-ce !! Pour une raison !!
* Modernisation ''typographique''
** Oui généralement. Laisser certains particularités donne une fausse impression du niveau de différence avec le français moderne, et peut détourner des lecteurs
** S long sert à absolument rien sauf à embêter les lecteurs modernes. Fonctionnement identique à S courbe qui a bien servi avant et depuis. C'est un S. [[Image:No Long S.svg|40px]]
** Normalement je préfère dissimiler i/j et u/v dans les textes où cette distinction n'avait pas encore été faite. Pour eux c'était la même lettre, pour nous non
** Abréviations c'est une bonne idée de les développer c'est pas un choix Littéraire de les mettre généralement... Notre espace n'est pas limité par les bornes d'un bout de papier.
*** cõme => comme, Princeße => Princesse, vo
* Mise en page
** Mon instinct est d'imiter la présentation originale. Mais c'est pas forcément la meilleure chose à faire. Ayant le Lecteur éventuel en tête
** Toutes sortes de choix (comme. Tous) de mise en page ont été faites pour conserver le papier. Ça on a pas besoin de les reproduire. Mieux vaut être fidèle à l’''ordre'' des éléments sur la page, et l’''emphase'' etc, sans nécessairement les coincer ensemble de si près, avoit du texte illisible de taille 0.1, etc
* Liens 👀
** C'est tout à fait justifié & pertinent de mettre des liens à des éditions Wikisource de textes mentionnés dans des ouvrages du genre critique, référence, publicité, etc.
*** (Perso je pense à la presse principalement, Mercure, Mémoires secrets, &c.)
** Non dans les textes « littéraires » /de fiction
== Modèles extrêmement utiles ==
Que j'aurais vraiment voulu découvrir plus tôt
{{colonnes|nombre=3|
* {{m|CorpsTdM}}
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* {{m|pds}} (moins extrême mais quand même)
}}
== boîtes ==
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{{sep|5|mt=1em|mb=3em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{T3|'''Mon chant d’aujourd’hui.'''|fs=120%}}
{{c|{{iv|20}}Air : ''Dieu de paix et d’amour.''|fs=80%|mt=1em}}
{{sep|3|mt=.5em|mb=1em}}
{{poem|
Ma vie est un instant, une heure passagère,
Ma vie est un moment qui m’échappe et qui fuit.
Tu le sais, ô mon Dieu, pour t’aimer sur la terre,
{{em|6}}Je n’ai rien qu’aujourd’hui !
Oh ! je t’aime Jésus !… vers toi mon âme aspire…
Pour un jour seulement reste mon doux appui !
Viens régner en mon cœur, donne-moi ton sourire
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre !
Te prier pour demain, oh ! non, je ne le puis…
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Si je songe à demain, je crains mon inconstance,
Je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui ;
Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle,
Ô Pilote divin, dont la main me conduit !
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Ah ! laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face ;
Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit.
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
|ds}}
<section end="s2"/><noinclude>
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{{nr|372|''Poésies. — Première partie.''|}}
{{sep|l}}</noinclude>{{poem|
Près de ton Cœur divin, oubliant ce qui passe,
Je ne redoute plus les traits de l’ennemi.
Ah ! donne-moi, Jésus, dans ton Cœur une place,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Pain vivant, Pain du ciel, divine Eucharistie,
Ô mystère touchant que l’amour a produit !
Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Daigne m’unir à toi, Vigne sainte et sacrée,
Et mon faible rameau te donnera son fruit,
Et je pourrai t’offrir une grappe dorée,
{{em|6}}Seigneur, dès aujourd’hui.
Cette grappe d’amour dont les grains sont les âmes,
Je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit…
Oh ! donne-moi, Jésus, d’un apôtre les flammes,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Ô Vierge Immaculée ! Ô toi la douce Étoile
Qui rayonne Jésus et qui m’unit à lui,
Ô Mère ! laisse-moi me cacher sous ton voile,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Ô mon Ange gardien ! couvre-moi de ton aile,
Éclaire de tes feux ma route, ô doux ami !
Viens diriger mes pas, aide-moi, je t’appelle,
{{em|6}} Rien que pour aujourd’hui !
Je veux voir mon Jésus, sans voile, sans nuage ;
Cependant ici-bas je suis bien près de lui…
Il ne sera caché son aimable Visage
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Je volerai bientôt pour dire ses louanges,
Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui ;
Alors je chanterai sur la lyre des anges
{{em|6}}{{sc|L’éternel aujourd’hui !}}
|sf}}
{{c|{{iv|20}}Juin 1894.|fs=80%}}
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| file = Histoire d’une âme (édition de 1912) (page 462 crop).jpg
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text/x-wiki
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{{sep|l}}</noinclude>{{poem|
Près de ton Cœur divin, oubliant ce qui passe,
Je ne redoute plus les traits de l’ennemi.
Ah ! donne-moi, Jésus, dans ton Cœur une place,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Pain vivant, Pain du ciel, divine Eucharistie,
Ô mystère touchant que l’amour a produit !
Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche Hostie,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Daigne m’unir à toi, Vigne sainte et sacrée,
Et mon faible rameau te donnera son fruit,
Et je pourrai t’offrir une grappe dorée,
{{em|6}}Seigneur, dès aujourd’hui.
Cette grappe d’amour dont les grains sont les âmes,
Je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit…
Oh ! donne-moi, Jésus, d’un apôtre les flammes,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Ô Vierge Immaculée ! Ô toi la douce Étoile
Qui rayonne Jésus et qui m’unit à lui,
Ô Mère ! laisse-moi me cacher sous ton voile,
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Ô mon Ange gardien ! couvre-moi de ton aile,
Éclaire de tes feux ma route, ô doux ami !
Viens diriger mes pas, aide-moi, je t’appelle,
{{em|6}} Rien que pour aujourd’hui !
Je veux voir mon Jésus, sans voile, sans nuage ;
Cependant ici-bas je suis bien près de lui…
Il ne sera caché son aimable Visage
{{em|6}}Rien que pour aujourd’hui !
Je volerai bientôt pour dire ses louanges,
Quand le jour sans couchant sur mon âme aura lui ;
Alors je chanterai sur la lyre des anges
{{em|6}}{{sc|L’éternel aujourd’hui !}}
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{{c|{{iv|20}}Juin 1894.|fs=80%}}
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{{nr||''Vivre d’amour.''|373}}
{{sep|l}}</noinclude><nowiki/>
{{T3|'''Vivre d’amour ! '''|fs=120%|mt=3em}}
{{c|{{iv|20}}Air du cantique : ''Il est à moi !''|fs=80%|mt=1em}}
{{sep|3|mt=.5em|mb=1em}}
{{Épigraphe|« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera… et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure…<br/>{{em|2}}Je vous donne ma paix… demeurez en mon amour. »|(Joan., {{rom|xiv}}, 23, 27. — {{rom|xv}}, 9.)|fs=80|marge=50|margeauteur=5}}
{{em|2}}
{{poem|
Au soir d’amour, parlant sans parabole,
Jésus disait : « ''Si quelqu’un veut m’aimer,''
« ''Fidèlement qu’il garde ma parole,''
« ''Mon Père et moi viendrons le visiter ;''
« ''Et, de son cœur, faisant notre demeure,''
« ''Notre palais, notre vivant séjour,''
« ''Rempli de paix, nous voulons qu’il demeure''
{{em|3}}« ''En notre amour.'' »
Vivre d’amour, c’est te garder toi-même,
Verbe incréé ! Parole de mon Dieu !
Ah ! tu le sais, divin Jésus, je t’aime !
L’Esprit d’amour m’embrase de son feu.
C’est en t’aimant que j’attire le Père,
Mon faible cœur le garde sans retour ;
Ô Trinité ! vous êtes prisonnière
{{em|3}}De mon amour.
Vivre d’amour, c’est vivre de ta vie,
Roi glorieux, délices des élus !
Tu vis pour moi caché dans une hostie…
Je veux pour toi me cacher, ô Jésus !
À des amants il faut la solitude,
Un cœur à cœur qui dure nuit et jour ;
Ton seul regard fait ma béatitude,
{{em|3}}Je vis d’amour !
|ds}}<noinclude>
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{{nr||''Vivre d’amour.''|375}}
{{sep|l}}</noinclude>{{poem|
La charité, voilà ma seule étoile ;
À sa clarté, je vogue sans détour ;
J’ai ma devise écrite sur ma voile :
{{em|3}}« Vivre d’amour ! »
Vivre d’amour, lorsque Jésus sommeille,
C’est le repos sur les flots orageux.
Oh ! ne crains pas, Seigneur, que je t’éveille,
J’attends en paix le rivage des cieux…
La Foi bientôt déchirera son voile,
Et mon Espoir ne comptera qu’un jour ;
La Charité gonfle et pousse ma voile,
{{em|3}}Je vis d’amour !
Vivre d’amour, c’est, ô mon divin Maître !
Te supplier de répandre tes feux
En l’âme élue et sainte de ton prêtre ;
Qu’il soit plus pur qu’un séraphin des cieux !
Protège-la ton Église immortelle,
Je t’en conjure à chaque instant du jour.
Moi, son enfant, je m’immole pour elle,
{{em|3}}Je vis d’amour !
Vivre d’amour, c’est essuyer ta Face,
C’est obtenir des pécheurs le pardon.
Ô Dieu d’amour qu’ils rentrent dans ta grâce,
Et qu’à jamais ils bénissent ton Nom !
Jusqu’à mon cœur retentit le blasphème ;
Pour l’effacer je redis chaque jour :
Ô Nom sacré je t’adore et je t’aime,
{{em|3}}Je vis d’amour !
Vivre d’amour, c’est imiter Marie
Baignant de pleurs, de parfums précieux
Tes pieds divins, qu’elle baise ravie,
Les essuyant avec ses longs cheveux ;
Puis, se levant, dans une sainte audace,
Ton doux Visage elle embaume à son tour :
Moi, le parfum dont j’embaume ta Face,
{{em|3}}C’est mon amour !
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/466
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" />{{sep|l}}
{{nr|376|''Poésies. — Première partie.''|}}
{{sep|l}}</noinclude>{{poem|
« Vivre d’amour, quelle étrange folie !
Me dit le monde, ah ! cessez de chanter ;
Ne perdez pas vos parfums, votre vie ;
Utilement, sachez les employer ! »
— T’aimer, Jésus, quelle perte féconde !
Tous mes parfums sont à toi sans retour.
Je veux chanter en sortant de ce monde :
{{em|3}}''Je meurs d’amour !''
Mourir d’amour, c’est un bien doux martyre,
Et c’est celui que je voudrais souffrir.
Ô Chérubins ! accordez votre lyre,
Car, je le sens, mon exil va finir…
Dard enflammé, consume-moi sans trêve,
Blesse mon cœur en ce triste séjour.
''Divin Jésus, réalise mon rêve :''
{{em|3}}''Mourir d’amour !''
Mourir d’amour, voilà mon espérance !
Quand je verrai se briser mes liens,
Mon Dieu sera ma grande récompense ;
Je ne veux point posséder d’autres biens.
De son amour je suis passionnée ;
Qu’il vienne enfin m’embraser sans retour !
Voilà mon ciel, voilà ma destinée :
{{em|3}}{{sc|Vivre d’amour !…}}
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{{c|{{iv|20}}25 février 1895.|fs=80%}}
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Psephos
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/* Morceaux particulièrement intéressants / bons; */
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Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs
''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]''
& est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc.
== Morceaux particulièrement intéressants / bons; ==
dans aucun ordre
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs)
** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol
* [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]]
** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol
* [[La mère canadienne]]
** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions..
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi
* [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]]
** extrêmement long
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
** Compliqué
RE-TRI DE LISTE EN COURS
== Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique ==
=== en cours ===
ou au moins « j'ai laissé incomplet »
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]]
* [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]]
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]]
**[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]]
* [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]]
* [[Page:Bonnefont - Les chants nationaux de la France.djvu/288]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]]
** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]]
* [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]]
*[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
* [[Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/61]]
}}
=== correct mais pourrait s'améliorer ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}}
** au complet (duo scène 1 par denisgagné52)
** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage
* [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]]
* [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]]
* [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]]
* [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]]
* [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol
* [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]]
*[[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/18]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
* [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]]
** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]],
* [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]]
* [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.)
* [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]] l'harmonie (alignement)
}}
=== je ne sais pas comment mettre les nuances entre les 2 portées pour piano (etc.) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15]]
** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]];
}}
=== peaufiné ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
* [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]]
* [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6
** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]];
}}
=== échec//problème/suspendu ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème)
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]] (problème)
* [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec)
* [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu)
* [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu)
}}
=== à reclasser ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]]
* [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]]
}}
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Psephos
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/* Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique */
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Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs
''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]''
& est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc.
== Morceaux particulièrement intéressants / bons; ==
dans aucun ordre
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs)
** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol
* [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]]
** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol
* [[La mère canadienne]]
** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions..
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi
* [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]]
** extrêmement long
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
** Compliqué
RE-TRI DE LISTE EN COURS
== Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique ==
=== en cours ===
ou au moins « j'ai laissé incomplet »
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]]
* [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]]
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]]
**[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]]
* [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]]
* [[Page:Bonnefont - Les chants nationaux de la France.djvu/288]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]]
** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]]
* [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]]
*[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]]
* [[Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/61]]
}}
=== correct mais pourrait s'améliorer ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}}
** au complet (duo scène 1 par denisgagné52)
** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage
* [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]]
* [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]]
* [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]]
* [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]]
* [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol
* [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]]
*[[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/18]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
* [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]]
** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]], * [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30|30]],
* [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]]
* [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.)
* [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]] l'harmonie (alignement)
}}
=== je ne sais pas comment mettre les nuances entre les 2 portées pour piano (etc.) ===
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** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]];
}}
=== peaufiné ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
* [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]]
* [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6
** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]];
}}
=== échec//problème/suspendu ===
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* [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème)
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]] (problème)
* [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec)
* [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu)
* [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu)
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=== à reclasser ===
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* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]]
* [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]]
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Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie (2026)
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2026-06-27T11:51:30Z
Cantons-de-l'Est
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/* Juin 2026 */ Ajouts.
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wikitext
text/x-wiki
{{Sommaire|align=right |flottant=1}}
{{../Autobiographie/Navigation}}
== — 2026 — ==
=== Janvier 2026 ===
* 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre.
*
* 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail.
*
* 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}}
*
* 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau pplus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres :
<center>
{| class="wikitable" style="width:300px;"
! USA !! Remplacer par
|----
|Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail]
|----
| MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités]
|----
|Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera]
|----
|Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app]
|----
| Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz]
|----
| MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak]
|----
| Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms]
|----
| Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer]
|----
| MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++]
|}
</center>
=== Février 2026 ===
* 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités.
*
* 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances]
=== Mars 2026 ===
[[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]]
* 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle.
[[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]]
* 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
: Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]].
[[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]]
* 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}}
*
* 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées.
*
* 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF.
*
* 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ?
*
* 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
* 16 mars 2026 : Voici trois définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}}
: J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné.
* 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}}
*
* 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]].
:* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}}
:* Pour la lettre B, il faut 111 pages.
*
* 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages...
*
* 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}}
*
* 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}}
: Elle semble toutefois justifiée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}}
* 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par <ref>...</ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource).
*
* 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}}
: Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité.
+ 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}}
* 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ?
*
* 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}}
* 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter.
*
* 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
* 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
: Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique.
=== Avril 2026 ===
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]]
* {{1er|avril}} 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}}
*
* {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}}
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* 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
: Elle est suivie de :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Une autre définition troublante :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
: Heureusement, la définition attendue est présente :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
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* 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}}
*
* 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse].
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* 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW].
*
* 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires.
*
* 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}}
*
* 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec :
: Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse.
: Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer.
*
* 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section)
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
*
* 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource.
*
* 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}}
*
* 10 avril 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}}
: Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables.
*
* 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br
>Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}}
*
* 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ?
*# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code>
*# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code>
: Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}}
: J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans.
: Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis.
*
* 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}}
*
* 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}}
*
* 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}}
[[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br>
J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]]
* 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}}
: Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]).
*
* 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}}
: Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide.
*
* 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois :
[[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']]
: Voici ce que Larousse en dit :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}}
*
* 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
: C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]].
:* Pour la lettre A, c'est 142 pages.
*
* 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}}
*
* 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}}
=== Mai 2026 ===
* 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}}
*
* 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}}
*
* 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public.
*
* 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} :
:* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ;
:* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]].
: Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain).
*
* 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}}
*
* 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}}
*
* 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}}
*
* 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple.
*
* 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}}
=== Juin 2026 ===
* 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}}
*
* 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé.
<div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;">
; Microsoft Visual C++
* Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/
* 14.0 est la version minimale requise présentement.
* L'installation dure entre une et deux minutes.
; Vérifier que Python est installé
* Cliquer sur le bouton WIN du clavier
* Taper <code>cmd.exe</code>
* Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u>
* Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code>
* Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org.
; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
; Installer Pywikibot pour un seul compte
: Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia).
* Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est)
* Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier
* Je « dézippe » les scripts dans ce dossier
: Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles
; Tests basiques de Pywikibot
* Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées.
* Coller <code>python pwb.py -help:global</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées.
: Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot
; Configurer Pywikibot
* Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper
** <code>C:</code> pour aller sur le disque C:
** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code>
** Plusieurs questions sont posées
** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n »
: Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py »
; Créer un fichier pour le mot de passe
: Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires.
* Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py »
* Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe
* Enregistrer
* Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites.
* Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>
; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français
* Coller <code>python pwb.py login</code>
** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît.
: Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource
; Exploiter Pywikibot
* Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant.
* Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas)
** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\ \;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi.
** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}.
** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire.
: Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py »)
; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes
: Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>)
: Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut.
</div>
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples :
<ul>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li>
</ul>
Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]]
* 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP.
*
* 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}}
: J'ai corrigé.
*
* 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}}
: Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource.
*
* 23 juin 2026 : Triste bilan que celui de la [[:w:fr:Pertes humaines pendant la guerre russo-ukrainienne|guerre russo-ukrainienne]] : plus de 2 millions de blessés ou morts. {{triste|32}}
*
* 27 juin 2026 : Histoire incroyable :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Boissy d’Anglas''' [...] Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/832 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 144]</ref>}}
=== Juillet 2026 ===
{{Il|2}}
----
'''Citations originales'''
{{Références|groupe=trad}}
'''Notes'''
{{Références|groupe=note}}
'''Références'''
{{Références}}
js37cacgfbdsyo6abqktgcdzaujja20
Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2091
104
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2026-06-27T06:15:04Z
Newnewlaw
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{AN|[[Auteur:Armand_Du_Mesnil|{{sc|Mesnil}} (Armand du)]], directeur de l’enseignement supérieur.}}
{{AN|[[Auteur:André Mesureur|{{sc|Mesureur}} (André)]], secrétaire général adjoint du Conseil supérieur de l’Assistance publique.}}
{{AN|[[Auteur:Alfred_Mézières|{{sc|Mézières}} (A.)]], de l’Académie française.}}
{{AN|[[Auteur:Édouard Michaux-Bellaire|{{sc|Michaux-Bellaire}} (Éd.)]], chef de la Mission française, à Tanger (Maroc).}}
{{AN|[[Auteur:Gabriel_Monod|{{sc|Monod}} (Gabriel)]], de l’Institut.}}
{{AN|[[Auteur:Marie Monod|{{sc|Monod}} ({{Mme|W.}})]], à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Adolphe Mourier|{{sc|Mourier}} (Ad.)]], ancien vice-recteur de l’académie de Paris.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Félix Narjoux|{{sc|Narjoux}} (Félix)]], architecte, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Jean-Paulin Niboyet|{{sc|Niboyet}} (J.-P.)]], avocat, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Désiré_Nolen|{{sc|Nolen}} (D.)]], recteur de l’académie de Douai.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:André Oltramare (1822-1896)|{{sc|Oltramare}} (A.)]], professeur à l’université de Genève.}}
{{AN|[[Auteur:Hugh William Orange|{{sc|Orange}} (H. W.)]], C. I. E., {{lang|en|Director general of Education in India}}, Simla (Inde).}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Enrico Paglia|{{sc|Paglia}} (Enrico)]], directeur des écoles municipales de Mantoue (Italie).}}
{{AN|[[Auteur:Marie Pape-Carpantier|{{sc|Pape-Carpantier}} ({{Mme|Marie}})]], directrice du Cours pratique des salles d’asile.}}
{{AN|[[Auteur:Élie Pécaut|{{sc|Pécaut}} (Élie)]], docteur en médecine.}}
{{AN|[[Auteur:Félix Pécaut|{{sc|Pécaut}} (Félix)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Maurice Pellisson|{{sc|Pellisson}} (Maurice)]], inspecteur d’académie honoraire.}}
{{AN|[[Auteur:Henri de Perera|{{sc|Péréra}} (H.-L. de)]], agrégé de l’Université.}}
{{AN|[[Auteur:Bernard Perez|{{sc|Perez}} (Bernard)]], publiciste, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Édouard Petit|{{sc|Petit}} (Édouard)]], inspecteur général de l’enseignement primaire.}}
{{AN|[[Auteur:Georges Petit|{{sc|Petit}} (Georges)]], chef de bureau au ministère de l’instruction publique.}}
{{AN|[[Auteur:Georges Poyer|{{sc|Poyer}} (Georges)]], agrégé de philosophie.}}
{{AN|[[Auteur:Antoine_Pressard|{{sc|Pressard}} (A.)]], professeur au lycée Louis-le-Grand.}}
{{AN|[[Auteur:Jules Preux|{{sc|Preux}} (J.)]], professeur à l’École des langues orientales, à Paris.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Gaston_Quénioux|{{sc|Quénioux}}]] (G.), inspecteur général du dessin.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Kornelis Herman de Raaf |{{sc|Raaf}} (H. de)]], ancien directeur de l’école normale de Middelburg (Pays-Bas).}}
{{AN|[[Auteur:Élie Rabier|{{sc|Rabier}} (É.)]], directeur de l’enseignement secondaire.}}
{{AN|[[Auteur:Alfred_Rambaud|{{sc|Rambaud}} (Alfred)]], professeur à la Sorbonne.}}
RAPET (J.-J.), inspecteur général honoraire de l’enseignement primaire.
RALBER (Mme Marie), inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
RAVAISSON-MOLLIEN (Félix), de l’Institut.
[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Res (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-
Weimar).
REXDU (Eugène), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Rinor (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue phi-
losophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-
Basi.
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
THOLLON (B.), inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
TIERSOT (Julien), bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
TOUSSAINT (Mlle Julie), secrétaire de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes, à Paris.
[[Auteur:Henri Valentino|{{sc|Valentino}} (H.)]], chef de bureau à la direction des beaux-arts.
VELASCO (Moisés), chef de la Section de l’instruction au ministère de la justice et de l’instruction publique, La Paz (Bolivie, Amérique du Sud).
VIOLLET-LE-DUC (E.), de l’Institut, architecte, à Paris.
WIERNSBERGER (P.), directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
WISSEMANS (Albert), chef de bureau au ministère de l’instruction publique.
WISSEMANS (H.), ancien professeur, à Paris.
{{AN|X., professeur au Caire (Égypte).}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Grégoire Yakschitch|{{sc|Yakchitch}} (Grégoire)]], docteur de l’université de Paris, Belgrade (Serbie).}}
{{interligne}}
{{AN|YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon).}}
{{interligne|2em}}
{{centré|Les articles non signés doivent être attribués à la direction du Dictionnaire.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-27T07:36:33Z
Newnewlaw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" /></noinclude>{{AN|[[Auteur:Armand_Du_Mesnil|{{sc|Mesnil}} (Armand du)]], directeur de l’enseignement supérieur.}}
{{AN|[[Auteur:André Mesureur|{{sc|Mesureur}} (André)]], secrétaire général adjoint du Conseil supérieur de l’Assistance publique.}}
{{AN|[[Auteur:Alfred_Mézières|{{sc|Mézières}} (A.)]], de l’Académie française.}}
{{AN|[[Auteur:Édouard Michaux-Bellaire|{{sc|Michaux-Bellaire}} (Éd.)]], chef de la Mission française, à Tanger (Maroc).}}
{{AN|[[Auteur:Gabriel_Monod|{{sc|Monod}} (Gabriel)]], de l’Institut.}}
{{AN|[[Auteur:Marie Monod|{{sc|Monod}} ({{Mme|W.}})]], à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Adolphe Mourier|{{sc|Mourier}} (Ad.)]], ancien vice-recteur de l’académie de Paris.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Félix Narjoux|{{sc|Narjoux}} (Félix)]], architecte, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Jean-Paulin Niboyet|{{sc|Niboyet}} (J.-P.)]], avocat, à Paris.}}
{{AN|[[Auteur:Désiré_Nolen|{{sc|Nolen}} (D.)]], recteur de l’académie de Douai.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:André Oltramare (1822-1896)|{{sc|Oltramare}} (A.)]], professeur à l’université de Genève.}}
{{AN|[[Auteur:Hugh William Orange|{{sc|Orange}} (H. W.)]], C. I. E., {{lang|en|Director general of Education in India}}, Simla (Inde).}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Enrico Paglia|{{sc|Paglia}} (Enrico)]], directeur des écoles municipales de Mantoue (Italie).}}
{{AN|[[Auteur:Marie Pape-Carpantier|{{sc|Pape-Carpantier}} ({{Mme|Marie}})]], directrice du Cours pratique des salles d’asile.}}
{{AN|[[Auteur:Élie Pécaut|{{sc|Pécaut}} (Élie)]], docteur en médecine.}}
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{{AN|[[Auteur:Jules Preux|{{sc|Preux}} (J.)]], professeur à l’École des langues orientales, à Paris.}}
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{{AN|[[Auteur:Gaston_Quénioux|{{sc|Quénioux}}]] (G.), inspecteur général du dessin.}}
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{{AN|[[Auteur:Kornelis Herman de Raaf |{{sc|Raaf}} (H. de)]], ancien directeur de l’école normale de Middelburg (Pays-Bas).}}
{{AN|[[Auteur:Élie Rabier|{{sc|Rabier}} (É.)]], directeur de l’enseignement secondaire.}}
{{AN|[[Auteur:Alfred_Rambaud|{{sc|Rambaud}} (Alfred)]], professeur à la Sorbonne.}}
RAPET (J.-J.), inspecteur général honoraire de l’enseignement primaire.
RALBER (Mme Marie), inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
RAVAISSON-MOLLIEN (Félix), de l’Institut.
[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Res (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-
Weimar).
REXDU (Eugène), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Rinor (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue phi-
losophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-
Basi.
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
THOLLON (B.), inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
TIERSOT (Julien), bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
TOUSSAINT (Mlle Julie), secrétaire de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes, à Paris.
[[Auteur:Henri Valentino|{{sc|Valentino}} (H.)]], chef de bureau à la direction des beaux-arts.
VELASCO (Moisés), chef de la Section de l’instruction au ministère de la justice et de l’instruction publique, La Paz (Bolivie, Amérique du Sud).
VIOLLET-LE-DUC (E.), de l’Institut, architecte, à Paris.
[[Auteur:Paul Wiernsberger|{{sc|Wiernsberger}} (P.)]], directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
WISSEMANS (Albert), chef de bureau au ministère de l’instruction publique.
WISSEMANS (H.), ancien professeur, à Paris.
{{AN|X., professeur au Caire (Égypte).}}
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primaire, à Paris.
RAVAISSON-MOLLIEN (Félix), de l’Institut.
[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Res (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-
Weimar).
REXDU (Eugène), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Rinor (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue phi-
losophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-
Basi.
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
THOLLON (B.), inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
TIERSOT (Julien), bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
[[Auteur:Julie_Toussaint|{{sc|Toussaint}} ({{Mlle}} Julie)]], secrétaire de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes, à Paris.
[[Auteur:Henri Valentino|{{sc|Valentino}} (H.)]], chef de bureau à la direction des beaux-arts.
VELASCO (Moisés), chef de la Section de l’instruction au ministère de la justice et de l’instruction publique, La Paz (Bolivie, Amérique du Sud).
VIOLLET-LE-DUC (E.), de l’Institut, architecte, à Paris.
[[Auteur:Paul Wiernsberger|{{sc|Wiernsberger}} (P.)]], directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
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WISSEMANS (H.), ancien professeur, à Paris.
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RAVAISSON-MOLLIEN (Félix), de l’Institut.
[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Res (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-
Weimar).
REXDU (Eugène), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Rinor (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue phi-
losophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-
Basi.
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
THOLLON (B.), inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
[[Auteur:Julien_Tiersot[{{sc|Tiersot}} (Julien)]], bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
[[Auteur:Julie_Toussaint|{{sc|Toussaint}} ({{Mlle}} Julie)]], secrétaire de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes, à Paris.
[[Auteur:Henri Valentino|{{sc|Valentino}} (H.)]], chef de bureau à la direction des beaux-arts.
VELASCO (Moisés), chef de la Section de l’instruction au ministère de la justice et de l’instruction publique, La Paz (Bolivie, Amérique du Sud).
VIOLLET-LE-DUC (E.), de l’Institut, architecte, à Paris.
[[Auteur:Paul Wiernsberger|{{sc|Wiernsberger}} (P.)]], directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
WISSEMANS (Albert), chef de bureau au ministère de l’instruction publique.
WISSEMANS (H.), ancien professeur, à Paris.
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[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Res (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-
Weimar).
REXDU (Eugène), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Rinor (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue phi-
losophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-
Basi.
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
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SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
[[Auteur:Benoît Thollon|{{sc|Thollon}} (B.)]], inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
[[Auteur:Julien_Tiersot|{{sc|Tiersot}} (Julien)]], bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
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[[Auteur:Paul Wiernsberger|{{sc|Wiernsberger}} (P.)]], directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
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{{AN|[[Auteur:Georges Poyer|{{sc|Poyer}} (Georges)]], agrégé de philosophie.}}
{{AN|[[Auteur:Antoine_Pressard|{{sc|Pressard}} (A.)]], professeur au lycée Louis-le-Grand.}}
{{AN|[[Auteur:Jules Preux|{{sc|Preux}} (J.)]], professeur à l’École des langues orientales, à Paris.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Gaston_Quénioux|{{sc|Quénioux}}]] (G.), inspecteur général du dessin.}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Kornelis Herman de Raaf |{{sc|Raaf}} (H. de)]], ancien directeur de l’école normale de Middelburg (Pays-Bas).}}
{{AN|[[Auteur:Élie Rabier|{{sc|Rabier}} (É.)]], directeur de l’enseignement secondaire.}}
{{AN|[[Auteur:Alfred_Rambaud|{{sc|Rambaud}} (Alfred)]], professeur à la Sorbonne.}}
RAPET (J.-J.), inspecteur général honoraire de l’enseignement primaire.
RALBER (Mme Marie), inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
RAVAISSON-MOLLIEN (Félix), de l’Institut.
[[Auteur:Émile_Rayot|{{corr|Dayot|{{sc|Rayot É.}}}}]]<ref>''Note de Wikisource :'' « RAYOT (Charles, Émile). — « inspecteur d'académie » [NDP (à l'article « Béates » ; figure sous le nom erroné de Dayot dans la liste des collaborateurs)]. » (Source [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 persée])</ref>, inspecteur d’académie.
RÉBELLIAU (A.), bibliothécaire de l’Institut.
Rein (W.), professeur à l’université d’Iéna (Saxe-Weimar).
[[Auteur:Eugène_Rendu|{{sc|Rendu}} (Eugène)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Ribot (Th.), de l’Institut, directeur de la Revue philosophique.
RICHARD (du Cantal), ancien représentant du peuple.
RIDDER (F. C. J. de), directeur d’école, La Haye (Pays-Bas)
RIEFFEL (Lina), professeur libre, à Paris.
RIOTOR (Léon), publiciste, secrétaire général de la société l’Art à l’école, à Paris.
ROIDER (Franz), Bürgerschullehrer, Autriche.
ROTIVAL (E.), agent de l’Association philotechnique, à Paris.
ROUSSELOT (Paul), inspecteur d’académie.
SADLER (Michael E.), professeur à l’université de Manchester (Angleterre).
[[Auteur:Lucie Saffroy|{{sc|Saffroy}} ({{Mlle}} Lucie)]], inspectrice de l’enseignement
primaire, à Paris.
SAGNIER (Henry), rédacteur du Journal d’agriculture,
à Paris.
SALAUN (Louis), sous-chief de bureau au ministère des
colonies.
SANDBERG (Dr Efraim), à Stockholm.
ScuÉFER (Mme), inspectrice de l’enseignement profes-
sionnel des jeunes filles, à Paris.
SCHERER (Edmond), de l’Institut.
SCHRADER (Franz), géographe, à l’aris,
SEAILLES (Gabriel), professeur à la Sorbonne.
Simon (Joseph), directeur d’école, à Nîmes.
SLOYS (A.), directeur de l’école normale de Bruxelles.
SNOWDEN (Albert A.), à Newark (Etats-Unis),
SONNET (H.), ancien inspecteur d’académie.
SOUQUET (Paul), agrégé de philosophie.
STEEG (Jules), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
STEEG (T.), député,
STOPPOLONI (Aurelio), R. Provveditore agli studi,
Ancône (Italie).
TALBERT (E.), aneien proviseur.
TARSOT (L.), chef de bureau au ministère de l’instruc
tion publique.
Tcherkésor (W.), publiciste, à Londres.
TEODORU (D. A.), sous-secrétaire d’État au ministère de l’instruction et des cultes, Bucarest (Roumanie).
THIBAUT (Francisque), professeur au lycée de Bourg.
[[Auteur:Benoît Thollon|{{sc|Thollon}} (B.)]], inspecteur des études à l’Institution nationale des sourds-muets, à Paris.
[[Auteur:Julien_Tiersot|{{sc|Tiersot}} (Julien)]], bibliothécaire du Conservatoire national de musique.
[[Auteur:Julie_Toussaint|{{sc|Toussaint}} ({{Mlle}} Julie)]], secrétaire de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes, à Paris.
[[Auteur:Henri Valentino|{{sc|Valentino}} (H.)]], chef de bureau à la direction des beaux-arts.
VELASCO (Moisés), chef de la Section de l’instruction au ministère de la justice et de l’instruction publique, La Paz (Bolivie, Amérique du Sud).
VIOLLET-LE-DUC (E.), de l’Institut, architecte, à Paris.
[[Auteur:Paul Wiernsberger|{{sc|Wiernsberger}} (P.)]], directeur de l’école la Martinière, à Lyon.
WISSEMANS (Albert), chef de bureau au ministère de l’instruction publique.
WISSEMANS (H.), ancien professeur, à Paris.
{{AN|X., professeur au Caire (Égypte).}}
{{interligne}}
{{AN|[[Auteur:Grégoire Yakschitch|{{sc|Yakchitch}} (Grégoire)]], docteur de l’université de Paris, Belgrade (Serbie).}}
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{{AN|YOSHIDA (K.), professeur à l’École normale supérieure des filles, Tokió (Japon).}}
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Auteur:Adolphe Mourier
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{{table|nodots|titre= Prêtrise}}
{{table|nodots|titre= Prêts d’honneur (Banques de)}}
{{table|nodots|titre= Préture}}
{{table|nodots|titre= Preuve}}
{{table|nodots|titre= Preuve ontologique. ''Voyez'' Ontologique.}}
{{table|nodots|titre= Preux}}
{{table|nodots|titre= Prévarication}}
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{{table|nodots|titre= Prévention}}
{{table|nodots|titre= Prévenu. ''Voyez'' Accusé.}}
{{table|nodots|titre= Préville ou Pierre-Louis Dubus}}
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{{table|nodots|titre= Prévost d’Exiles (Antoine-François, abbé)}}
{{table|nodots|titre= Prévot}}
{{table|nodots|titre= Prévôtales (Cours)}}
{{table|nodots|titre= Prévôt de Paris}}
{{table|nodots|titre= Prévôt des marchands}}
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{{table|nodots|titre= Priape marin. ''Voyez'' Holothurie.}}
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{{table|nodots|titre= Priestley (Joseph)}}
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{{table|nodots|titre= Prieur (Grand-). ''Voyez'' Grand-Prieur.}}
{{table|nodots|titre= Prieural}}
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{{table|nodots|titre= Prikase. ''Voyez'' Oukase.}}
{{table|nodots|titre= Primaires (Écoles). ''Voyez'' Écoles Primaires.}}
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{{table|nodots|titre= Primatice (François)}}
{{table|nodots|titre= Prime (Économie politique)}}
{{table|nodots|titre= Prime (Liturgie). ''Voyez'' Heures canoniales.}}
{{table|nodots|titre= Prime (Bourse), Marché à prime, Réponse des primes. ''Voyez'' Bourse (Opérations de).}}
{{table|nodots|titre= Prime d’assurance. ''Voyez'' Assurance.}}
{{table|nodots|titre= Primeur}}
{{table|nodots|titre= Primevère}}
{{table|nodots|titre= Primicier}}
{{table|nodots|titre= Primidi. ''Voyez'' Calendrier républicain.}}
{{table|nodots|titre= Primitif}}
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{{table|nodots|titre= Prince, Princesse}}
{{table|nodots|titre= Prince (Grand-). ''Voyez'' Grand-Prince.}}
{{table|nodots|titre= Prince (Île du)}}
{{table|nodots|titre= Prince de Galles (Île du). ''Voyez'' Poulo-Pinang.}}
{{table|nodots|titre= Prince Édouard (Île du)}}
{{table|nodots|titre= Prince Noir (Le). ''Voyez'' Édouard, prince de Galles.}}
{{table|nodots|titre= Princes (Confédération des). ''Voyez'' Confédération des Princes.}}
{{table|nodots|titre= Princes (Enlèvement des). ''Voyez'' Kaufungen (Kunz de).}}
{{table|nodots|titre= Princes de l’Empire}}
{{table|nodots|titre= Prince du sang}}
{{table|nodots|titre= Principal}}
{{table|nodots|titre= Principauté}}
{{table|nodots|titre= Principautés danubiennes. ''Voyez'' Moldavie et Valachie.}}
{{table|nodots|titre= Principautés ecclésiastiques}}
{{table|nodots|titre= Principe}}
{{table|nodots|titre= Principe (Pétition de). ''Voyez'' Pétition de Principe.}}
{{table|nodots|titre= Printemps. ''Voyez'' Saisons.}}
{{table|nodots|titre= Prior (Matthieu)}}
{{table|nodots|titre= Priori (À). ''Voyez'' À priori.}}
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{{table|nodots|titre= Priscien}}
{{table|nodots|titre= Priscillien}}
{{table|nodots|titre= Priscus. ''Voyez'' Éclectiques.}}
{{table|nodots|titre= Prise}}
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{{table|nodots|titre= Prises (Conseil des). ''Voyez'' Conseil des Prises.}}
{{table|nodots|titre= Prisme}}
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{{table|nodots|titre= Prisonnier de guerre}}
{{table|nodots|titre= Prisonnier d’État. ''Voyez'' Prison.}}
{{table|nodots|titre= Prison pour dettes. ''Voyez'' Dettes (Prison pour).}}
{{table|nodots|titre= Pritchard (Affaire). ''Voyez'' Otaïti.}}
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{{table|nodots|titre= Privé (Conseil). ''Voyez'' Conseil privé.}}
{{table|nodots|titre= Privé (Droit). ''Voyez'' Droit.}}
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{{table|nodots|titre= Privilégiés (Créanciers). ''Voyez'' Privilége.}}
{{table|nodots|titre= Prix}}
{{table|nodots|titre= Prix décennaux}}
{{table|nodots|titre= Prix d’honneur. ''Voyez'' Concours général.}}
{{table|nodots|titre= Probabilisme}}
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{{table|nodots|titre= Probabilités (Calculs des)}}
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{{table|nodots|titre= Problématique. ''Voyez'' Équivoque.}}
{{table|nodots|titre= Problème}}
{{table|nodots|titre= Proboscide}}
{{table|nodots|titre= Proboscidiens. ''Voyez'' Pachydermes.}}
{{table|nodots|titre= Probus (Marcus Aurelius)}}
{{table|nodots|titre= Probus (Marcus Valerius)}}
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{{table|nodots|titre= Procédure civile (Code de)}}
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{{table|nodots|titre= Procès ciliaires. ''Voyez'' Œil.}}
{{table|nodots|titre= Procession}}
{{table|nodots|titre= Procès-verbal}}
{{table|nodots|titre= Prochain}}
{{table|nodots|titre= Prochronisme. ''Voyez'' Anachronisme.}}
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{{table|nodots|titre= Proclus (philosophe)}}
{{table|nodots|titre= Proclus (Saint)}}
{{table|nodots|titre= Proconsuls et propréteurs}}
{{table|nodots|titre= Procope (rhéteur)}}
{{table|nodots|titre= Procope (André)}}
{{table|nodots|titre= Procope (Café). ''Voyez'' Cafés.}}
{{table|nodots|titre= Procris. ''Voyez'' Céphale.}}
{{table|nodots|titre= Procruste. ''Voyez'' Procuste.}}
{{table|nodots|titre= Procter (Bryan Waller)}}
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{{table|nodots|titre= Procureur}}
{{table|nodots|titre= Procureur fiscal. ''Voyez'' Office.}}
{{table|nodots|titre= Procureur général impérial. ''Voyez'' Ministère public.}}
{{table|nodots|titre= Procureur impérial. ''Voyez'' Ministère public.}}
{{table|nodots|titre= Procuste ou Procruste}}
{{table|nodots|titre= Procuste (Le lit de)}}
{{table|nodots|titre= Procyon. ''Voyez'' Chien (Astronomie).}}
{{table|nodots|titre= Prodataire. ''Voyez'' Daterie.}}
{{table|nodots|titre= Prodigalité}}
{{table|nodots|titre= Prodige}}
{{table|nodots|titre= Prodigue. ''Voyez'' Prodigalité et Dissipateur.}}
{{table|nodots|titre= Prodrome}}
{{table|nodots|titre= Production, Producteur, Produit}}
{{table|nodots|titre= Production (Procédure)}}
{{table|nodots|titre= Production (Anatomie)}}
{{table|nodots|titre= Produit (Économie politique). ''Voyez'' Production.}}
{{table|nodots|titre= Produit (Arithmétique). ''Voyez'' Multiplication.}}
{{table|nodots|titre= Produit (Acte de). ''Voyez'' Production (Procédure).}}
{{table|nodots|titre= Produits différents. ''Voyez'' Combinaison (Mathématiques).}}
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{{table|nodots|titre= Profès, Professe}}
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{{table|nodots|titre= Professo (Ex). ''Voyez'' Ex professo.}}
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{{table|nodots|titre= Profusion, excès de libéralités ou de dépenses (''voyez'' Prodigalité).}}
{{table|nodots|titre= Progné. ''Voyez'' Philomèle.}}
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{{table|nodots|titre= Programme de l’Hôtel de ville}}
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{{table|nodots|titre= Progression}}
{{table|nodots|titre= Prohibitif (Système)}}
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{{table|nodots|titre= Projection (Chimie)}}
{{table|nodots|titre= Projection (Géométrie)}}
{{table|nodots|titre= Projection (Mécanique)}}
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{{table|nodots|titre= Projet de loi}}
{{table|nodots|titre= Prolation}}
{{table|nodots|titre= Prolégomènes}}
{{table|nodots|titre= Prolepse}}
{{table|nodots|titre= Prolétaire, Prolétariat}}
{{table|nodots|titre= Prolixe, Prolixité (du latin ''{{lang|la|prolixus}}'', allongé). ''Voyez'' Diffus, Diffusion.}}
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{{table|nodots|titre= Promenade militaire}}
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{{table|nodots|titre= Promoteur (Discipline ecclésiastique). ''Voyez'' Officialité.}}
{{table|nodots|titre= Promotion}}
{{table|nodots|titre= Promulgation}}
{{table|nodots|titre= Prône}}
{{table|nodots|titre= Prôneur, Proneuse}}
{{table|nodots|titre= Pronom}}
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{{table|nodots|titre= Pronostic}}
{{table|nodots|titre= Pronuba, l’un des surnoms de Junon.}}
{{table|nodots|titre= Prony (Gaspard-Clair-François-Marie Riche, baron de)}}
{{table|nodots|titre= Propagande}}
{{table|nodots|titre= Propagation de la foi (Association pour la)}}
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{{table|nodots|titre= Prophantides. ''Voyez'' Hiérophantides.}}
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{{table|nodots|titre= Prophylacie ou Prophylactique}}
{{table|nodots|titre= Propitiatoire. ''Voyez'' Arche d’Alliance.}}
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{{table|nodots|titre= Proportion harmonique. ''Voyez'' Harmonique (Mathématiques).}}
{{table|nodots|titre= Proportionnel}}
{{table|nodots|titre= Proposant. ''Voyez'' Consécration (chez les protestants).}}
{{table|nodots|titre= Proposition}}
{{table|nodots|titre= Proposition (Pains de) ou d’offrande}}
{{table|nodots|titre= Propositions (Les cinq). ''Voyez'' Jansenius.}}
{{table|nodots|titre= Propres. ''Voyez'' Patrimoine.}}
{{table|nodots|titre= Propreté}}
{{table|nodots|titre= Propréteur. ''Voyez'' Proconsul.}}
{{table|nodots|titre= Propriétaire, celui que la loi investit du droit de propriété.}}
{{table|nodots|titre= Propriété (général)}}
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{{table|nodots|titre= Propriété (Certificat de). ''Voyez'' Certificat.}}
{{table|nodots|titre= Propriété foncière}}
{{table|nodots|titre= Propriété littéraire et artistique}}
{{table|nodots|titre= Propriétés industrielle. ''Voyez'' Brevets d’Invention et Marques de Fabrique.}}
{{table|nodots|titre= Propylées}}
{{table|nodots|titre= Prorogation}}
{{table|nodots|titre= Prororaca. ''Voyez'' Pororoca.}}
{{table|nodots|titre= Proscenium. ''Voyez'' Orchestre.}}
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{{table|nodots|titre= Prose, Prosaïsme, Prosateur}}
{{table|nodots|titre= Prose (Liturgie)}}
{{table|nodots|titre= Prosecteur}}
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{{table|nodots|titre= Proserpine (mythologie)}}
{{table|nodots|titre= Proserpine (Astronomie)}}
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{{table|nodots|titre= Proosodie}}
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{{table|nodots|titre= Prosopose, Prosoposcopie}}
{{table|nodots|titre= Prospectus}}
{{table|nodots|titre= Prosper d’Aquitaine (Saint)}}
{{table|nodots|titre= Prostaphérèse}}
{{table|nodots|titre= Prostate}}
{{table|nodots|titre= Prosthèse}}
{{table|nodots|titre= Prostitution}}
{{table|nodots|titre= Prostration}}
{{table|nodots|titre= Protagoras}}
{{table|nodots|titre= Protais (Saint). ''Voyez'' Gervais (Saint).}}
{{table|nodots|titre= Protase}}
{{table|nodots|titre= Protatiques (Personnages). ''Voyez'' Protase.}}
{{table|nodots|titre= Prote}}
{{table|nodots|titre= Protecteur}}
{{table|nodots|titre= Protecteur (Système), Protection. ''Voy'' Prohibitif (Système), Douanes, etc.}}
{{table|nodots|titre= Protée (mythologie)}}
{{table|nodots|titre= Protée (Conchyliologie). ''Voyez'' Cône (Histoire naturelle).}}
{{table|nodots|titre= Protée (Zoologie)}}
{{table|nodots|titre= Protées (Infusoires). ''Voyez'' Amibes.}}
{{table|nodots|titre= Protelies}}
{{table|nodots|titre= Protestantisme, Protestants}}
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{{table|nodots|titre= Prothèse}}
{{table|nodots|titre= Prothorax (du grec {{lang|grc|πρό}}, devant, {{lang|grc|θώραξ}}, thorax). ''Voyez'' Corselet.}}
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{{table|nodots|titre= Protonotaire}}
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{{table|nodots|titre= Proudhon (Pierre-Joseph)}}
{{table|nodots|titre= Prouesse. ''Voyez'' Preux.}}
{{table|nodots|titre= Proust}}
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{{table|nodots|titre= Provence}}
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{{table|nodots|titre= Providence}}
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{{table|nodots|titre= Provinciales (Assemblées). ''Voyez'' Conseil général.}}
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{{table|nodots|titre= Provision (Droit)}}
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{{table|nodots|titre= Provisoire (Exécution), terme de procédure. ''Voyez'' Exécution.}}
{{table|nodots|titre= Provisoire (Gouvernement). ''Voyez'' Gouvernement provisoire.}}
{{table|nodots|titre= Provisoire (Jugement). ''Voyez'' Jugement.}}
{{table|nodots|titre= Provocateurs (Jours). ''Voyez'' Crise.}}
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{{table|nodots|titre= Provocation (Droit de)}}
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{{table|nodots|titre= Prudence}}
{{table|nodots|titre= Prudence (Aurelius Clemens Prudentius)}}
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{{table|nodots|titre= Prunellier. ''Voyez'' Prunier.}}
{{table|nodots|titre= Prunier}}
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{{table|nodots|titre= Pruse ou Prusa}}
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{{table|nodots|titre= Prusse (Bleu de). ''Voyez'' Bleu de Prusse.}}
{{table|nodots|titre= Prussiate de potasse. ''Voyez'' Cyanure.}}
{{table|nodots|titre= Prussique (Acide), Cyanhydrique ou Hydrocyanique}}
{{table|nodots|titre= Pruth (Le)}}
{{table|nodots|titre= Prytanée}}
{{table|nodots|titre= Przemysl. ''Voyez'' Ottocar.}}
{{table|nodots|titre= Psalmiste (Le). ''Voyez'' Psaumes.}}
{{table|nodots|titre= Psalmodie, Psalmodier}}
{{table|nodots|titre= Psalterion. ''Voyez'' Psaumes.}}
{{table|nodots|titre= Psammétique}}
{{table|nodots|titre= Psara. ''Voyez'' Ipsara.}}
{{table|nodots|titre= Psaumes}}
{{table|nodots|titre= Psellisme. ''Voyez'' Bégayement.}}
{{table|nodots|titre= Pseudo}}
{{table|nodots|titre= Pseudo-chromie (du grec {{lang|grc|ψευδής}}, faux et {{lang|grc|χρῶμα}}, couleur). ''Voyez'' Daltonisme.}}
{{table|nodots|titre= Pseudo-malachite}}
{{table|nodots|titre= Pseudonyme}}
{{table|nodots|titre= Psilites. ''Voyez'' Phalange.}}
{{table|nodots|titre= Psiloriti. ''Voyez'' Candie et Ida.}}
{{table|nodots|titre= Pskoff. ''Voyez'' Pleskoff.}}
{{table|nodots|titre= Psoralier}}
{{table|nodots|titre= Psoriasis}}
{{table|nodots|titre= Psyché (mythologie)}}
{{table|nodots|titre= Psyché (Astronomie)}}
{{table|nodots|titre= Psychiâtrie (du grec {{lang|grc|ψυχή}}, âme, et {{lang|grc|ἰατρεύω}}, je guéris). ''Voyez'' Âme (Médecine des maladies de l’)}}
{{table|nodots|titre= Psychologie}}
{{table|nodots|titre= Psychomètre. ''Voyez'' Hygromètre.}}
{{table|nodots|titre= Psylles}}
{{table|nodots|titre= Ptah. ''Voyez'' Phtha.}}
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{{table|nodots|titre= Ptolémées (Coupe des). ''Voyez'' Camées.}}
{{table|nodots|titre= Pubère. ''Voyez'' Puberté.}}
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{{table|nodots|titre= Publications de mariage. ''Voyez'' Bans de Mariage.}}
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{{table|nodots|titre= Puce de jardin. ''Voyez'' Altise.}}
{{table|nodots|titre= Pucelle d’Orléans. ''Voyez'' Jeanne d’Arc.}}
{{table|nodots|titre= Puce pénétrante. ''Voyez'' Chique.}}
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{{table|nodots|titre= Puniques (Guerres). ''Voyez'' Carthage, tome IV, page 552.}}
{{table|nodots|titre= Punition}}
{{table|nodots|titre= Pupe. ''Voyez'' Chrysalide et Nymphe (Histoire naturelle).}}
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{{table|nodots|titre= Purgatif des quatre degrés. ''Voyez'' Leroy (Drogue ou Médecine).}}
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{{table|nodots|titre= Pur sang (Chevaux). ''Voyez'' Cheval, tome V, page 421.}}
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{{table|nodots|titre= Puschkin. ''Voyez'' Pouschkine.}}
{{table|nodots|titre= Puséysme}}
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{{table|nodots|titre= Putbus (Les princes et les comtes de)}}
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{{table|nodots|titre= Pygargue}}
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{{table|nodots|titre= Pygmalion}}
{{table|nodots|titre= Pygmée (Mammalogie). ''Voyez'' Chimpanzé.}}
{{table|nodots|titre= Pygmées}}
{{table|nodots|titre= Pygnogonides. ''Voyez'' Arachnides.}}
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{{table|nodots|titre= Pylade, acteur. ''Voyez'' Bathulle.}}
{{table|nodots|titre= Pylagores. ''Voyez'' Amphictyons.}}
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{{table|nodots|titre= Pyrale}}
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{{table|nodots|titre= Pyrame (Mammalogie). ''Voyez'' Épargneul.}}
{{table|nodots|titre= Pyramidal (Os). ''Voyez'' Carpe (Anatomie).}}
{{table|nodots|titre= Pyramidaux (Nombres). ''Voyez'' Figurés (Nombres).}}
{{table|nodots|titre= Pyramide (Géométrie)}}
{{table|nodots|titre= Pyramides (tombeaux)}}
{{table|nodots|titre= Pyramides (Bataille des)}}
{{table|nodots|titre= Pyramidion. ''Voyez'' Obélisques.}}
{{table|nodots|titre= Pyrée. ''Voyez'' Feu (Culte du).}}
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{{table|nodots|titre= Pyrénées (Les)}}
{{table|nodots|titre= Pyrénées (Paix des)}}
{{table|nodots|titre= Pyrénées (Département des Basses-)}}
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{{table|nodots|titre= Pyrénées-Orientales}}
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{{table|nodots|titre= Pyrogallique (Acide). ''Voyez'' Gallique (Acide).}}
{{table|nodots|titre= Pyrolâtrie, Pyrolâtres (du grec {{lang|grc|πῦρ}}, feu, et {{lang|grc|λατρεία}}, culte). ''Voyez'' Feu (Culte du) et Polythéisme.}}
{{table|nodots|titre= Pyroligneux (Acide). ''Voyez'' Vinaigre.}}
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<section begin="Q"/>{{table|nodots|titre= Q}}
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204<section end="Q"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|16|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Car elle a {{rom-min|·j·|1}} baron, qui trop fait à doubter,
« Que je vous vaurai vendre, s’el volés acater :
« Mais c’est li plus hardis qui puist de vin gouster,
« Amis à Godefroit, le hardi bacheler.
« Li enfant de ce prinche, que vous vaurai livrer,{{nvd|520}}
« Sont cousin Godefroit, germain, au vray conter.
« Quant vous arés ce prinche, si le faitez finer ;
« Et g’irai à Nimaye sa moullier espouser :
« Et ses {{rom-min|·iiij·|4}} biaux fiex vous ferai présenter,
« Qu’en despit Godefroit ferez à mort livrer,
« Et en {{rom-min|·iiij·|4}} quartiers despéchier et couper :
« Ensi les porrez faire à Godefroit porter.
« De si belle venganche n’oy nuls homs parler,
« Que vous arez par moy, chou est certain et cler.
« Mais ains que vous puissiez cestui fait terminer,{{nvd|530}}
« Me donrés tant d’avoir que vaurai demander,
« Et vaurai boire à vous, enchois mon dessevrer :
« Car à tel marchandise faire et persévérer,
« Affiert bien carité et boire boin vin cler. »
« Par Mahon, » dist li Roys, « bien me doit agréer.
« Or alons boire ensamble, sans point de l’arester ;
« Car j’ai par pluseurs fois oy dire et conter,
« Que trop pau de marquiez voit-on à bien aler,
« Puissedi c’on en fait carité respiter. »
{{em}}Entre Gaufroit de Frise et le Rouge-Lion,{{nvd|540}}
I ot mainte parole dite par traïson.
Li Turcz prist par le doit le traitour Frison,
Là sus en son castel, qui est en son dromon,
L’emmena vistement. Là leur aporta-on
A menguier et à boire, assez et à foison ;
Gaufrois i fist venir chiaux de sa nourechon.
Dist au Rouge-Lion : « veschi par quel raison
« Je voeil aler avant sus ceste opinion :
« Je vous déliverrai roy Ernoul, le baron,
« Afin que vous metrez tout à exécution{{nvd|550}}
</poem><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|17}}</noinclude><poem>
« Le poeple cristien, dont il y a foison ;
« Fors une seule nefz, où j’arai mon pingnon,
« Qui sera painturez sus le vostre blaison.
« Ichil seront sauvé et aront garison ;
« De tout le remanant ne prendez raenchon :
« S’uns seuls en escapoit, ce seroit mesprison.
« Ensi arés le Roy ; s’en prendez vengison,
« Par itel couvenent, que d’or plain {{rom-min|·j·|1}} dromon
« Arai pour che marquiet faire délivrison. »
Dist li Rouges-Lions : « à vo division ;{{nvd|560}}
« En convent le vous ai, sus le loy de Mahon,
« Afin que vous fachiés, qu’à prochaine saison,
« Me soient chi tramis li {{rom-min|·iiij·|4}} dansellon,
« Qui sont cousin germain Godefroit de Buillon. »
Dont li jura Gaufrois, qui cuer ot de félon,
Puis dist : « je m’en irai à Ernoul, le baron ;
« Se li dirai, biau sire, se il vous vient à bon,
« Que renoier volez Jupin et Baraton,
« Et croire Jhésu-Crist, qui souffri passion. »
Dist li Rouges-Lions : « par mon Dieu Apollon,{{nvd|570}}
« Vous estez saiges clers ; bien savez vo lichon. »
{{em}}Or fu la traïsons ordenée et bastie.
Gaufrois s’en départi, o cheulz de sa lignie,
Et leur a dit «signeur, par amours je vous prie,
« Soiés liet et joiant et menez chière lie ;
« Car se ceste besoingne puet estre parfurnie,
« Je vous ai en convent, sus le Vierge-Marie,
« Cascuns de vous donrai si haute signourie,
« Que li menres de vous ara tant en baillie
« Terrez, bours et chastiaux et or fin qui rougie,{{nvd|580}}
« Que paradis arès, en vostre plaine vie.
« Soions tout traitours ; car mes corps vous afie,
« Que jammais nulz preud’oms, ne qui en Diu se fie,
« Ne se porra chavir, ni avoir manandie.
« Car qui est povrez homs, vous vez que Diex l’oblie ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr|18|LI ROMANS DE BAUDUIN}}</noinclude><poem>
« Et li mondes en fait aussi se moquerie. »
Et cil ont respondut, trestout à une fie :
« Gaufrois vous dites voir, par le corps saint Elie,
« Or pensés d’essauchier fausetet et envie ;
« Car vous n’en sarez jà tant penser, en vo vie,{{nvd|590}}
« Qu’il ne samble à nous tous trop poi de la moitie. »
{{em}}Or sont li traitour tout d’un aloiement.
Gaufrois fist son batel sigler tout droitement
Dès-si jusques en l’ost, où li bons Roys l’atent.
Li calant et les bargez, dont plus i ot de cent,
Estoient ordenet bien et souffisaument ;
Pour combatre as payens, cui li corpz Diu cravent.
Quant li Roys vit Gaufroit, si li dist hautement :
« Gaufrois, que vous avez demouret longement. »
« Ne le puis amender, » dist Gaufrois, « vraiement{{nvd|600}}
« N’ay pas trop demouret, ne le plains de noient ;
« Car j’ai bien besoigniet, si vous dirai comment.
« Veischi les Sarrasins, où j’ai fait parlement,
« Il ont {{rom-min|·j·|1}} gentil roy, et de boin esscient,
« Il est roys d’Abilant, qui sus le mer s’estent ;
« A Antioche aloit, o son efforchement,
« Au boin duc Godefroit, à cui Buillons apent,
« Pour rechevoir baptesme et le saint Sacrament :
« Il se voeilt convertir à no loy proprement.
« Or lui ai fait de vous si boin racontement,{{nvd|610}}
« Que vous arez l’onneur de son baptizement.
« A vous voeilt obéir, dou tout à vous se rent :
« J’en ai pris à eulz et foy et sérement. »
Dist li roys de Nimaye, au fier contenement :
« Diex me doinst boin le fin, j’ai boin commenchement. »
Dont furent li plusour resjoy durement ;
L’ordenanche où il furent laissièrent vistement,
E Sarrasins venoient par grant enforchement ;
Ne se monstroient mie armet communalment.
Dessus les haubergons, qui reluissent qu’argent,{{nvd|620}}
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Manseng" />{{nr||DE SEBOURC. {{sc|Chant}} I.|19}}</noinclude><poem>
Avoient les mantiaux vestis moult noblement.
{{em}}Quant vint à l’approchir, je vous ai en convent,
Les mantiaus desvestirent ; si crient hautement :
« Trahit estez, glouton, Mahommet vous cravent ! »
Archers, arbalestriers i traient radement.
Gaufrois prist les traitres, qui scèvent son convent,
Avoec les Sarrasins se tourna esroment.
Là commenche bataille et orrible content,
Mis furent christien à doel et à tourment.
N’ièrent point ordenet, par l’enheudissement{{nvd|630}}
De Gaufroit le félon, qui par mal essient
Ot vendu son signour et traï faussement.
Car ensi que Judas traï Dieu faussement,
Fu li bons Roys trays et vendus pour argent.
Hélas ! que traitour sont et fel et pullent ;
Et c’on les doit poi plaindre quant ''pendus sont au vent''.
{{em}}Quant li bons rois Ernous perchiut le traïson,
Et qu’il estoit vendus, par Gaufroit le félon,
De cuer réclaimme Dieu et son saintisme non ;
Membre lui de sa dame, qui Rose avoit à non,{{nvd|640}}
Et de ses {{rom-min|·iiij·|4}} fiex, de haute estration,
Qui furent du linage Godefroit de Buillon.
« E ! Dame, » dist li Bers, « à quel destruction
« Me char sera livrée, par le geste Mahon !
« Ahy ! enfant roial, de bonne norrechon,
« Tempre perdez vo père et par grant mesprison. »
Lors entoise le brant, qui trenche de randon ;
{{rom-min|·j·|1}} Sarrasin féri, cousin Rouge-Lion :
La teste li fendi, dès-si jusqu’au menton.
Bien s’i prouva li Roys, onques miex ne vit-on.{{nvd|650}}
Encontre {{rom-min|·iiij·|4}} leus valent poi {{rom-min|·ij·|2}} mouton.
Li roys Ernous fu pris, ou il vausist ou non,
Et tout si homme mort, sans nulle raenchon.
{{em}}Car bataille de mer, c’est grant confusion :
Quant li mesquanche tourne sus aucune parchon,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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La Roche aux mouettes
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Denis Gagne52
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<pages index="Sandeau - La Roche aux mouettes, 1871.djvu" include=8 />
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Page:T. Corneille - Poèmes dramatiques, tome 1, 1748.djvu/35
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Khardan" /></noinclude>== LES
ENGAGEMENS
DU HAZARD ==,
''COMEDIE''.
=== ACTE PREMIER. ===
==== SCÈNE PREMIÈRE. ====
CLARIN, CELIE ''la coiffe abattue''.
CELIE.
<br>Le bon cajoleur ! Avec combien d’adresse
<br>Il me veut engager à trahir ma maîtresse !
<br>CLARIN.
<br>La trahir ! Pour cela je te veux trop de
bien ;
<br>Mais on parle de tout par forme d’entretien.
<br>Elle est riche ?
<br>CELIE.
<br>
Oui, te dis-je, aussi riche que belle.
<br>
CLARIN.
<br>
Son nom ?
''T. Corn'', ''Tome I''. A<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/272
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>chose d’apaisant et de doux où l’esprit se recueille en une quiétude de nature ; et nous
demeurons là, les yeux abandonnés au mouvement des petites vagues qui se brisent contre
les piles. Un peu à droite, la vieille église pointe son clocher bulbeux par-dessus un pâté
de maisons à pignons dentelés, massées au bord des chantiers et formant un amphithéâtre
de toits couleur de sang caillé. Le long du quai, des barques de pêche et des bateaux
d’intérieur, la quille à nu, s’envasent dans les limons jaunes, déchaussés par la marée basse.
Puis, la ville s’arrête, une ligne d’arbres profilés à perte de vue sur le bas de l’horizon
décroît graduellement dans le lointain : c’est la digue, solitaire, avec ses noyers striant le
fond brumeux de leurs ramures enchevêtrées. Bientôt, elle fait un coude, étranglant l’énorme
nappe du fleuve, pareille à une coulée de plomb fondu ; et au loin, les noyers chevelus
ne sont plus qu’un mince ruban tortillé, graduellement effacé dans l’ampleur du ciel.
L’autre rive, elle, s’enfonce dans une étendue de pays, coupée de canaux dont on voit
luisarner les eaux, plane, monotone et triste comme ces grands paysages mélancoliques
de Ruysdael, éternellement remués par les vents et trempés par les averses. Une sévérité
monte des champs noirs, barrés par places d’une broussaille d’arbres, avec, à de longues
distances les unes des autres, des fermes lourdement assises comme des bastions. Tout près
de nous, planté sur la digne même, dans un bouquet de noyers, un cabaret allume ses vitres
au soleil, pareil à la sentinelle avancée de ces campagnes désertes. Les bourgeois de Tamise
y vont boire l’été une bière sapide en causant avec la « baesin », une figure triste comme
le paysage.
Tandis que nous emplissons nos prunelles de la vision de cette rude contrée, un bruit de
maillets martelant les carènes sur des rythmes inégaux nous arrive des chantiers, dans cette
paix solennelle d’après-midi mourante. Au large, une barque, glissant au fil de l’eau, met
une tache noire sur l’éclat d’argent du fleuve ; çà et là des pales de rames, levées à temps
réguliers, ressemblent à de grands faucheux lumineux émergés d’un fourmillement de paillettes ; et, par moments, des froissements doux comme de la soie qu’on déplie nous font
regarder sous nous, sortant de l’ombre du pont, un bateau chargé d’une montagne d’osiers,
semblable à une grosse toison rousse. Tout à coup le grincement d’un disque correspond
au sifflet d’une locomotive, le roulement d’un train enfle son tonnerre par-dessus l’Escaut,
nous sommes secoués comme des volants par la trépidation du pont. La minute d’après, il
ne reste plus que des crachats de fumée, lentement dissous dans le bleu de l’air et becquetés
par un vol noir de corbeaux sortis des noyers de la dune.
Nous gagnons le port, une petite esplanade bordée de pilotis, où des hommes de peine,
les yeux tout blancs dans un masque noir, sont en train de décharger un bateau de charbon.
Une rangée de vieilles maisons pignonnant en gradins fait face au fleuve, avec le vert cru
des volets tranchant sur le rouge violacé de la brique éraflée. Au milieu du quai, des
filles de quinze ans, les cheveux lissés sur les tempes, dansent une ronde en attendant
l’heure de rentrer à la fabrique.
Des fenêtres d’un cabaret plongeant à pic dans l’Escaut et où nous nous attablons devant
de copieuses portions de poissons à la daube, figées dans une sauce relevée de clous de girofle,
nous apercevons, immédiatement au-dessous de nous, le balancement des barques amarrées
au quai, entre des énormes « ducs d’Albe » ou madriers plantés droit dans les vases, et, à
l’arrière-plan, coupant l’air de sa masse ajourée à la façon d’un gigantesque treillis, le pont
du chemin de fer. Si petit qu’il soit, ce coin de vie marine, avec ses grincements de
poulies, sa circulation lente de débardeurs, son rassac de barques à l’ancre, nous plaît,
comme une échappée sur le mouvement des grandes eaux.
Peut-être est-ce sur cette pointe avancée de la ville que sainte Amalberge, la patronne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu
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||{{cach|Acte III, }}[[Le Déserteur (Monsigny)/III, 7|Scène 7]]|{{pli|208|4}}
||{{cach|Acte III, }}[[Le Déserteur (Monsigny)/III, 8|Scène 8]]|{{pli|215|4}}
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[[Catégorie:Index - 18e siècle]]
[[Catégorie:Index - Théâtre]]
[[Catégorie:Index - Partitions]]
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/43
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Psephos
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{{t4|''Marche des Gens de la noce''|mt=1.5em|mb=1em}}
<score sound raw>
partout = { \time 2/2 \key d\major }
violonun = {
\repeat volta 2 { \partial 4 a4 | d d8[ e] d4 a | d2 d4 fis8[ g] | a4 b8[ a] g4 a8[ g] | fis[ e fis g] fis4 e^+ | d4 d8[ e] d4 a | d2 d4 fis8[ g] | a4 b8[ a] g4 a8[ g] | fis2.^+ }
fis8[ g] | a4 a a b8[ a] | g4 g g a8[ g] | fis4 e8[ fis] g[ fis e d] | e[ d cis b] a4 fis'8[ g] | a4 a a b8[ a] | g4 g g a8[ g] | fis8[ e fis g] \appoggiatura fis8 e4.^+ d8 | d2. \bar ".."
}
violondeux = {
\repeat volta 2 { a4 | fis fis8[ g] fis4 fis | fis2 fis4 d'8[ e] | fis4 g8[ fis] e4 fis8[ e] | d[ cis d e] d4 a | fis fis8[ g] fis4 fis | fis2 fis4 d'8[ e] | fis4 g8[ fis] e4 fis8[ e] | d2.^+ }
d8[ e] | fis4 fis fis g8[ fis] | e4 e e fis8[ e] | d4 a b8[ a g fis] | e[ fis e d] cis4 d'8[ e] | fis4 fis fis g8[ fis] | e4 e e fis8[ e] | d[ cis d e] \appoggiatura d8 cis4.^+ d8 | d2.
}
alto = {
\repeat volta 2 { r4 | a2 a | a a | d cis4 d | a2 a4 r4 | a2 a | a a | d cis4 d | a2. }\break
r4 | d2 d | cis cis4 a | a2 d4 d | cis2 e4 r4 | d2 d | cis cis4 a | a4. b8 a4 a | fis2.
}
BC = {
\repeat volta 2 { r4 | d2 d | d d, | d' a | d d,4 r4 | d'2 d | d d, | d' a | d2. }
r4 | d2 d | a2 a | d2 g,4 b | a2 a4 r4 | d2 d | a a | d4. g,8 a4 a | d2.
}
% SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\score {
\layout{
indent = 2.5 \cm
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
\override LyricText.font-shape = #'italic
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
\override TimeSignature.style = #'single-digit
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with { instrumentName = \markup{\italic\huge"1 Violons"}}<<
\partout
\relative c'' {
\violonun
}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup{\italic\huge"2 Violons"}}<<
\partout
\relative c'' {
\violondeux
}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup{\italic\huge"Alto"}}<<
\clef alto
\partout
\relative c' {\partial 4
\alto
}
>>
\new Staff \with { instrumentName = \markup{\italic\huge"B. C."}}<<
\clef bass
\partout
\relative c {
\BC
}
>>
>>
}
\header {tagline = ##f}
% SCORE MIDI
\score {
\midi {
\tempo 4 = 115
}
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violonun
}
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violondeux
}
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\relative c' {
\unfoldRepeats {
\alto
}
}
>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\relative c {
\unfoldRepeats {
\BC
}
}
>>
>>
}
</score>
{{c|{{t|'''{{sct|Jean-Louis}}'''|110}} ''à Louise.'' (''cette sçene se dit pendant la marche précedente.'')|mt=1.5em|mb=-0.5em}}
Bon, il est caché : ne retourne pas la tête. Il regarde.
{{c|''{{t|Louise.|110}}''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Ah ! que cela me fait de peine. Laissez-moi le voir.
{{c|''{{t|Jean-Louis.|110}}''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Tu le verras assez. Bon, bon, courage. Jeannette, reste là.<section end="5"/>
<section begin="6"/>{{t3|'''SCENE {{romm|VI}}'''|fs=150%|sp=2px}}
{{c|'''{{t|{{sct|Alexis, Jeannette.}}|110}}''' (''Elle a sa quenouille.'')}}
{{c|''{{t|Alexis.|110}}''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Parlez donc la jeune fille ?
{{c|''{{t|Jeannette|110}} chante.''|mt=1em|mb=-0.5em}}
J’avois égaré mon fuseau, &<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/35
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Charlie Main
163941
Le numéro '1' doit s'accorder avec le numéro '2', qui lui est Arabe - donc 1 doit étre Arabe et non Romain. Le mathématicien est 'Leibniz' et non 'Leidniz' (le B est trés mal formé).
15891697
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
{{T2|{{Taille|THÉORIE DES NOMBRES.|170}}{{Interligne|0.3em}}{{Séparateur|1}}{{Interligne|0.4em}}{{Taille|TOME I.|80}}}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Séparateur|l}}
{{T2|{{Taille|LIVRE I.|125}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|LES NOMBRES ENTIERS.|65}}}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Séparateur|3}}
{{T3|{{Taille|CHAPITRE I.|120}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|ADDITIONS DES NOMBRES ENTIERS.|65}}}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Séparateur|3}}
'''1. Les nombres et les signes.''' — Les nombres sont désignés par
des chiffres ou par des lettres ; les opérations sont indiquées par
des signes ; l’égalité ou l’inégalité des résultats d’opérations diverses
est indiquée par des signes de relation.
1° ''Emploi des chiffres et des lettres.'' — Le système de la numération binaire a été imaginé par Fo-Chi, empereur de la Chine (3500 {{Abr|av.|avant}} {{Abr|J.-C.|Jésus-Christ}}). La numération décimale vient des Hindous et nous a été transmise par les Arabes. On ignore le nom de l’inventeur du zéro.
Les lettres pour représenter les nombres ont été employées pour la première fois par {{Sc|Viète}}. Habituellement, les premières lettres de l’alphabet <math>a</math>, <math>b</math>, <math>c</math>,… désignent les nombres connus, et les dernières <math>x</math>, <math>y</math>, <math>z</math> les nombres inconnus.
2° ''Emploi des signes d’opération''.<br>
<math>\pm</math> Les signes <math>+</math> et <math>-</math> de l’addition et de la soustraction sont dus à {{Sc|Widmann}} (1489) :
{{Centré|<math>a \pm b</math>.}}
<math>. \times</math> Le point comme signe est dû à {{Sc|Leibniz}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture
0
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Psephos
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wikitext
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auteur = "[[Auteur:Pierre-Alexandre Monsigny|Pierre-Alexandre Monsigny]]"
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/20
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Psephos
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text/x-wiki
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{{c|'''LE DESERTEUR,'''|fs=250%|sp=2px|m=0.25em}}
{{C|''DRAME, EN TROIS ACTES,''|fs=200%|sp=1px|mb=0.5em}}
{{t2|Acte P{{e|re}}.|mb=1em|sp=1px}}
{{c|''Le Théâtre réprésente un lieu Champêtre, dont l’horison est terminée par une Montagne, un Hameau dans le lointain, un orme sur le devant de la Sçene, et sur un des côtés, au pied est un tertre de gazon sur le quel peuvent s’asseoir deux ou trois personnes.''}}
{{c|(''La Sçène est proche d’un Village, à quelques lieues des Frontiéres de la Flandre, près des quels est campée l’armée Françoise.'')}}
{{t3|'''SCENE {{sc|P{{e|re}}}}.'''|sp=2px|m=1em}}
{{c|{{all-sc|'''Louise.'''}}|sp=2px}}
{{c|'''Ariette'''|mb=0.5em|fs=125%}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
\partial 4 cis4_\markup\italic\small"dolce" |
\appoggiatura d8 cis4( b8)[ a] \appoggiatura a8 gis4 8[ fis] |
\appoggiatura gis8 fis4 \appoggiatura {e16[ fis]} e8[ r16 a16] \appoggiatura a8 gis4 a |
cis( b8)[ r16 a16] \appoggiatura a8 gis4 a |
cis( b8)[ e]\rfz \tuplet 3/2 {fis8[( gis a])} \tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.)]} |
a4 a,8[ e']\rfz \tuplet 3/2 {fis8([ gis a])} \tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.)]} |
a4 a, \appoggiatura e'8 d4 b8[ d] |
% violon1 p 17
cis8[( a) d( b)] a4( \grace cis8 \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura bis8 cis2 \tuplet 3/2 {d8[( b' d,])} \tuplet 3/2 {b8[(-! cis-! d)]-!} |
\tuplet 3/2 {cis8[( b a])} \tuplet 3/2 {fis'8[(-! e-! d])-!} cis4 \grace cis8( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
b2( a4) cis4\p\segno |
\appoggiatura d8 cis4 b8[ a] \appoggiatura a8 gis4 gis8[ fis] |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8[ r16 a16] \appoggiatura a8 gis4 a4 |
cis4) b8)[ r16 a16] \grace a8 gis4 a |
cis2( b4) cis |
\appoggiatura d8 cis4 b8[ a] \appoggiatura a8 gis4 gis8[ fis] |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8[ r16 e'16] fis4 b16[( a) gis-! fis]-! |
\appoggiatura fis8 e4 g16[( fis) e-! d]-! cis4( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
% violon1 p 18
\appoggiatura bis8 cis4. r16 e16\f gis[( fis) e-! fis]-! b[( a) gis-! fis]-! |
fis[( e) d-! e]-! g[( fis) e-! d]-! cis4^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura b8 a4. e'8\rfz \tuplet 3/2 {fis8[( gis a)]}
\tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.])(} |
a4)-! a,8[\rfz e'] \tuplet 3/2 {fis8[( gis a)]}
\tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.])(} |
a4)-! a,4 \appoggiatura e'8 d4 b8[ d] |
cis8[( a) d b] a4 \grace cis8^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura bis cis2
\tuplet 3/2 {d8[( b' d,])}
\tuplet 3/2 {b8[(-. cis-. d])-.} |
\tuplet 3/2 {cis8[( b a])} \tuplet 3/2 {fis'8[(-. e-. d])-.}
cis4 \grace cis8^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
b2( a4)^\markup\italic"Fin" cis4\p |
\appoggiatura b8 a4 b8[ cis] d4 fis8[ d] |
\grace e8^( \afterGrace d4 {cis16[ d])} cis4 r8 cis8[ cis b] |
a8[ a gis fis]
% violon1 p 19
b4. cis8 |
\appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 e4 b' e |
\appoggiatura e8 dis4 cis8[ b] b4. gis'8 |
\appoggiatura gis8 fis2 b,4 e |
\appoggiatura d8 cis4 d16[ cis b a] gis4 \afterGrace fis4_+ {e16[( fis)]} |
e4. b'8\rfz \tuplet 3/2 {cis[( dis e)]} \tuplet 3/2 {e8[(-. e-. e)]-.(} |
e4) e,8[ b']\rfz \tuplet 3/2 {cis8[( dis e)]} \tuplet 3/2 {e8[(-. e-. e)]-.(} |
e4) e,4 r4 cis'4\p\segno
}
violondeux = {
e4_\markup\italic\small"dolce" |
\appoggiatura fis8 e4 d8[ cis] d[( b)] e4 |
a,4~ a8[ e']~ e e4 a8 |
a4( gis8)[ e]~ e e4 a8 |
a4( gis8)[ cis]\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis])} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis-.)]} |
e4 cis,8[ cis']\rfz \tuplet 3/2 {d8([ e fis])} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis-.)]} | e4 cis, fis e~ |
% violon2 p 17
e fis8[ a] a4 \grace a8_( \afterGrace gis4^+ {fis16[ gis])} |
\appoggiatura gis8 a2 fis4 e~ |
e \tuplet 3/2 {d'8[(-! cis-! b)]-!} a4 \grace a8_( \afterGrace gis4^+ {fis16[ gis])} |
gis2( a4) e\p\segno |
\appoggiatura fis8 e4 d8[ cis] d[ b] e4 |
a,4~ a8[ e']~ e e4 a8 |
a4( gis8)[ e]~ e e4 a8 |
a2( gis4) e |
\appoggiatura fis8 e4 d8[ cis] d[( b)] e4 |
a,2 a'4 gis'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
% violon2 p 18
\grace gis8 a2 a4\f g'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
\appoggiatura gis8 a4. cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis)]-.(} |
e4)-! cis,8[ cis']\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis)]-.(} |
e4)-! cis,4 fis e |
e fis8[ a] a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
\appoggiatura gis8 a2 fis4 e~ |
e \tuplet 3/2 {d'8[(-! cis-! b)]-!} a4 \grace a8_( \afterGrace gis4 {fis16[ gis])} |
gis2( a4)^\markup\italic"Fin" e4\p |
\appoggiatura d8 cis4 r4 b'4 d8[ b] |
\grace cis8^( \afterGrace b4 {a16[ b]} a4) r8 e8[ e d] |
cis4 r4
% violon2 p 19
fis4 a8[ fis] |
\appoggiatura fis8 e2 r4 gis4 |
\appoggiatura gis8 fis4 e8[ dis] e4 r8 e'8 |
\appoggiatura e8 dis4 cis8[ b] b4 b |
\appoggiatura b8 a4 b16[( a) gis-! fis]-! e4_( \afterGrace dis4_+ {cis16)[( d])} |
e4. gis8\rfz \tuplet 3/2 {a8[( b cis)]} \tuplet 3/2 {cis8[(-. cis-. cis])-.(} |
b4) gis,8[ gis']\rfz \tuplet 3/2 {a8[( b cis)]} \tuplet 3/2 {cis8[(-. cis-. cis])-.(} |
b4) gis,4 r4 e'4\p
}
hautboisA = {
r4 | R1 | R1 | R1 |
r4 r8 e8 \tuplet 3/2 {fis8[( gis a])} \tuplet 3/2 {a[(-. a-. a])-.(} |
a4) r8 e8 \tuplet 3/2 {fis8[( gis a])} \tuplet 3/2 {a[(-. a-. a])-.(} |
a4) r4 r2 |
% hautbois1 p 17
R1 | r2 \tuplet 3/2 {d,8[( b' d,])} \tuplet 3/2 {b8([-. cis-. d])-.} |
\tuplet 3/2 {cis8[( b a])} \tuplet 3/2 {fis'8[(-. e-. d])-.} cis4-+ \afterGrace b4( {a16[ b])} |
b2( a4) r4 |
\repeat unfold 7 {R1}
% hautbois1 p 18
r4 r8 r16 e'16\f gis[( fis) e-! fis]-! b[( a) gis-! fis]-! |
fis[( e) d-! e]-! g[( fis) e-! d]-! cis4( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura b8 a4. e'8\rfz \tuplet 3/2{fis[( gis a)]} \tuplet 3/2{a[(-. a-. a]-.} | a4) r8 e8\rfz \tuplet 3/2{fis[( gis a)]} \tuplet 3/2{a[(-. a-. a]-.} | a4) r4 r2 | R1 |
r2 \tuplet 3/2{d,8[( b' d,)]} \tuplet 3/2{b8[(-! cis-! d-!)]} | \tuplet 3/2{cis8[( b a)]} \tuplet 3/2{fis'([-! e-! d])-!} cis4-+( \afterGrace b4 {a16[ b])} | b2( a4)^\markup\italic"Fin" r4 | R1 | R1 | r2
% hautbois1 p 19
r2 | R1 | R1 | R1 | R1 | r4 r8 b8 \tuplet 3/2 {cis8[( dis e)]} \tuplet 3/2 { e8[(-. e-. e])-.( } | e4) r8 b8 \tuplet 3/2 {cis8[( dis e)]} \tuplet 3/2 { e8[(-. e-. e])-.( } | e4) r4 r2
}
hautboisB = {
r4 | R1 | R1 | R1 |
r4 r8 cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis])} \tuplet 3/2 {fis[(-. fis-. fis])-.(} |
e4) r8 cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis])} \tuplet 3/2 {fis[(-. fis-. fis])-.(} |
e4) r4 r2 |
% hautbois2 p 17
R1 | r2 fis,4 e~ |
e \tuplet 3/2 {d'8[(-. cis-. b])-.} a4-+ \afterGrace gis4( {fis16[ gis])} |
gis2( a4) r4 |
\repeat unfold 7 {R1}
% hautbois2 p 18
r2 a4 gis'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4( \afterGrace gis_+ {fis16[ gis])} | \appoggiatura gis8 a4. cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis([-. fis-. fis]-.} |
e4) r8 cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis([-. fis-. fis]-.} |
e4) r4 r2 | R1 |
r2 fis,4 e | e \tuplet 3/2 {d'8[(-! cis-! b)]-!} a4-+( \afterGrace gis {fis16[ gis])} | gis2( a4) r4 | R1 | R1 | r2
% hautbois2 p 19
r2 | R1 | R1 | R1 | R1 | r4 r8 gis8\rfz \tuplet 3/2 {a8[( b cis)]} \tuplet 3/2 { cis8[(-. cis-. cis)]-.( } | b4) r8 gis8\rfz \tuplet 3/2 {a8[( b cis)]} \tuplet 3/2 { cis8[(-. cis-. cis)]-.( } | b4) r4 r2
}
alto = {
r4 | e2._\markup\italic\small"dolce" d4 | cis2 b4 e | e2 b4 e | e4. a,8\rfz a4 d4( | cis4.) a8\rfz a4 d( | cis) a2 b4 |
% alto p 17
e fis e e |
e2 b4 b |
e fis e e |
e2. r4\segno |
e2.\p d4 |
cis2 b4 e |
e2 b4 e |
e2. a4 |
fis2 e4 d |
cis2 a2~ |
a e'4 e |
% alto p 18
e2 a,4\f a | a a e' e | e4. a,8\rfz a4 d4( | cis4.) a8\rfz a4 d4( | cis) a2 b4 | e fis e e |
e2 b4 b | e fis e e | e2.^\markup\italic"Fin" r4 | e4\p r4 \repeat unfold 4 {e4 r4}
% alto p 19
fis4 r4 | b,2 b'2~ | b1~ | b2 e,~ | e b4 b | b4. e8\rfz e4 a,4( | gis4.) e'8\rfz e4 a,4( | gis) e' e, r4
}
louise = {
r4 | \repeat unfold 9 {R1} |
% louise p 17
r2 r4 cis4\segno |
\appoggiatura d8 cis4 d8 a \appoggiatura a8 gis4 gis8 fis |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8 r16 a16 \appoggiatura a8 gis4 a |
cis( b8) r16 a16( \grace a8 gis4) a |
cis2( b4) cis |
\appoggiatura d8 cis4 d8 a \appoggiatura a8 gis4 gis8 fis |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8 r16 e'16 fis4 b16[ a] gis[ fis] |
\appoggiatura fis8 e4 g16[ fis] e[ d] cis4 \afterGrace b4-+( {a16[ b])} |
% louise p 18
\appoggiatura bis8 cis4. r16 e16 gis[( fis e fis)] b[ a] gis[ fis] |
fis[( e d e]) g[ fis] e[ d] cis4 \afterGrace b4-+( {a16[ b])} |
a2 r2 | \repeat unfold 5 {R1}
r2 r4^\markup\italic"Fin" \bar ":..:" cis4 | \appoggiatura b8 a4 b8 cis d4 fis8 d | \grace e8( \afterGrace d4 {cis16[ d])} cis4 r8^\markup\italic\small"(à cet instant son pere entre.)" cis8 cis b | a a gis fis \bar ""
% louise p 19
b4. cis8 | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 e4 b'4 e | \appoggiatura e8 dis4 | cis8 b b4. gis'8 | \appoggiatura gis8 fis2 b,4 e | \appoggiatura d8 cis4 d16[ cis] b[ a] gis4 \afterGrace fis4^+ {e16([ fis)]} | e1~ | e | r2 r4 cis'4\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*10
Peut4 -- on af8 -- fli -- ger4 ce8 qu’on ai4 -- "me ?"8 _16 pour -- quoy4 cher --
cher4. _16 à le4 fâ -- "cher ?"2. Peut4 -- on af8 -- fli -- ger4 ce8 qu’on ai4 -- "me ?"8 _16 C’est bien4 en8 vou -- loir4 à8 soy mê2 --
% mots p 18
me.4. _16 c’est bien4 en8 vou -- loir4 à8 soy -- mê2 -- me. _1*6
_4 je l’ai -- me,8 et pour4 tou8 -- te ma4 "vie :" _8 et vous vou -- lés que cet -- te
% mots p 19
per4. -- fi8 -- di4 -- e "ah ?" mon pe4 -- re8 je ne4. sçau8 -- rois2 à4 sa pla4 -- ce,8 moy j’en4 mour -- rois.1*2 _2. Peut4 \bar ".."
}}
bcont = {
r4 |
a2_\markup\italic\small"dolce" b |
cis d8[ b cis a] |
e'2 d8[ b cis a] |
e'2 d(\rfz |
cis4) r4 d2(\rfz |
cis4) r4 b'4 gis |
% bcont p 17
a4 fis8[ d] e4 e, |
a2 b'4 gis |
a d, e e, |
a2. r4\segno |
a2\p b |
cis d8[ b cis a] |
e'2 d8[ b cis a] |
e'4 e' e, a, |
b1 |
cis2 d |
cis4 d e e, |
% bcont p 18
a2 d4\f d |
cis d e e, |
a2 d2(\rfz |
cis4)
% ??? :
s4
d2(\rfz |
cis4) r4 b'4 gis |
a fis8[ d] e4 e, |
a2 b'4 gis |
a d, e e, |
a2.^\markup\italic"Fin" r4 |
a'4\p r4 gis4 r4 |
a4 r4 a,4 r4 |
fis'4 r4
% bcont p 19
dis4 r4 |
e2 gis4 e |
b' a gis e |
a,2 gis |
a2 b |
e a,\rfz( |
gis4) r4 a2\rfz( |
gis4 e' e, r4 |
}
\header {tagline = ##f}
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
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\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
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\context {\Score
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}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{1\super"e"". Violons"}} <<
\time 2/2 \key a\major
\relative c''{ \tempo \markup\italic"Andantino"
\violonun } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{2\super"e"". Violons"}} <<
\time 2/2 \key a\major
\relative c'{ \violondeux } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\time 2/2 \key a\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\time 2/2 \clef alto \key a\major
\relative c'{ \alto }>>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Louise"}} <<
\time 2/2 \key a\major
\relative c''{ \louise }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"Et Bassons"}} <<
\time 2/2 \key a\major \clef bass
\relative c{ \bcont }>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 80 }
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.2
\relative c'' { \violonun
\appoggiatura d8 cis4 b8[ a] \appoggiatura a8 gis4 gis8[ fis] |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8[ r16 a16] \appoggiatura a8 gis4 a4 |
cis4) b8)[ r16 a16] \grace a8 gis4 a |
cis2( b4) cis |
\appoggiatura d8 cis4 b8[ a] \appoggiatura a8 gis4 gis8[ fis] |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8[ r16 e'16] fis4 b16[( a) gis-! fis]-! |
\appoggiatura fis8 e4 g16[( fis) e-! d]-! cis4( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
% violon1 p 18
\appoggiatura bis8 cis4. r16 e16\f gis[( fis) e-! fis]-! b[( a) gis-! fis]-! |
fis[( e) d-! e]-! g[( fis) e-! d]-! cis4^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura b8 a4. e'8\rfz \tuplet 3/2 {fis8[( gis a)]}
\tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.])(} |
a4)-! a,8[\rfz e'] \tuplet 3/2 {fis8[( gis a)]}
\tuplet 3/2 {a8[(-. a-. a-.])(} |
a4)-! a,4 \appoggiatura e'8 d4 b8[ d] |
cis8[( a) d b] a4 \grace cis8^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura bis cis2
\tuplet 3/2 {d8[( b' d,])}
\tuplet 3/2 {b8[(-. cis-. d])-.} |
\tuplet 3/2 {cis8[( b a])} \tuplet 3/2 {fis'8[(-. e-. d])-.}
cis4 \grace cis8^( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
b2( a4)^\markup\italic"Fin"
}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "violin"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.2
\relative c' { \violondeux
\appoggiatura fis8 e4 d8[ cis] d[ b] e4 |
a,4~ a8[ e']~ e e4 a8 |
a4( gis8)[ e]~ e e4 a8 |
a2( gis4) e |
\appoggiatura fis8 e4 d8[ cis] d[( b)] e4 |
a,2 a'4 gis'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
% violon2 p 18
\grace gis8 a2 a4\f g'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
\appoggiatura gis8 a4. cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis)]-.(} |
e4)-! cis,8[ cis']\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis8[(-. fis-. fis)]-.(} |
e4)-! cis,4 fis e |
e fis8[ a] a4_( \afterGrace gis4_+ {fis16[ gis])} |
\appoggiatura gis8 a2 fis4 e~ |
e \tuplet 3/2 {d'8[(-! cis-! b)]-!} a4 \grace a8_( \afterGrace gis4 {fis16[ gis])} |
gis2( a4)^\markup\italic"Fin"
}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "oboe"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.4
\relative c'' {
\hautboisA
\repeat unfold 7 {R1}
% hautbois1 p 18
r4 r8 r16 e16\f gis[( fis) e-! fis]-! b[( a) gis-! fis]-! |
fis[( e) d-! e]-! g[( fis) e-! d]-! cis4( \afterGrace b4^+ {a16[ b])} |
\appoggiatura b8 a4. e'8\rfz \tuplet 3/2{fis[( gis a)]} \tuplet 3/2{a[(-. a-. a]-.} | a4) r8 e8\rfz \tuplet 3/2{fis[( gis a)]} \tuplet 3/2{a[(-. a-. a]-.} | a4) r4 r2 | R1 |
r2 \tuplet 3/2{d,8[( b' d,)]} \tuplet 3/2{b8[(-! cis-! d-!)]} | \tuplet 3/2{cis8[( b a)]} \tuplet 3/2{fis'([-! e-! d])-!} cis4-+( \afterGrace b4 {a16[ b])} | b2( a4)^\markup\italic"Fin"
}
\new Voice {\relative c'' {
\hautboisB
\repeat unfold 7 {R1}
% hautbois2 p 18
r2 a4 gis'16[( fis) e-! d]-! |
a4 e'16[( d) cis-! b]-! a4( \afterGrace gis_+ {fis16[ gis])} | \appoggiatura gis8 a4. cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis([-. fis-. fis]-.} |
e4) r8 cis8\rfz \tuplet 3/2 {d8[( e fis)]} \tuplet 3/2 {fis([-. fis-. fis]-.} |
e4) r4 r2 | R1 |
r2 fis,4 e | e \tuplet 3/2 {d'8[(-! cis-! b)]-!} a4-+( \afterGrace gis {fis16[ gis])} | gis2( a4)
}}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "viola"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.15
\relative c' { \alto
e2.\p d4 |
cis2 b4 e |
e2 b4 e |
e2. a4 |
fis2 e4 d |
cis2 a2~ |
a e'4 e |
% alto p 18
e2 a,4\f a | a a e' e | e4. a,8\rfz a4 d4( | cis4.) a8\rfz a4 d4( | cis) a2 b4 | e fis e e |
e2 b4 b | e fis e e | e2.^\markup\italic"Fin"
}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "voice oohs"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c'' { \louise
\appoggiatura d8 cis4 d8 a \appoggiatura a8 gis4 gis8 fis |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8 r16 a16 \appoggiatura a8 gis4 a |
cis( b8) r16 a16( \grace a8 gis4) a |
cis2( b4) cis |
\appoggiatura d8 cis4 d8 a \appoggiatura a8 gis4 gis8 fis |
\grace gis8( \afterGrace fis4 {e16[ fis])} e8 r16 e'16 fis4 b16[ a] gis[ fis] |
\appoggiatura fis8 e4 g16[ fis] e[ d] cis4 \afterGrace b4-+( {a16[ b])} |
% louise p 18
\appoggiatura bis8 cis4. r16 e16 gis[( fis e fis)] b[ a] gis[ fis] |
fis[( e d e]) g[ fis] e[ d] cis4 \afterGrace b4-+( {a16[ b])} |
a2 r2 | \repeat unfold 5 {R1}
r2 r4^\markup\italic"Fin"
}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "cello"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c { \bcont
a2\p b |
cis d8[ b cis a] |
e'2 d8[ b cis a] |
e'4 e' e, a, |
b1 |
cis2 d |
cis4 d e e, |
% bcont p 18
a2 d4\f d |
cis d e e, |
a2 d2(\rfz |
cis4)
% ??? :
s4
d2(\rfz |
cis4) r4 b'4 gis |
a fis8[ d] e4 e, |
a2 b'4 gis |
a d, e e, |
a2.^\markup\italic"Fin"
}>>
\new Staff<<
\set Staff.midiInstrument = "bassoon"
\set Staff.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c { \bcont
a2\p b |
cis d8[ b cis a] |
e'2 d8[ b cis a] |
e'4 e' e, a, |
b1 |
cis2 d |
cis4 d e e, |
% bcont p 18
a2 d4\f d |
cis d e e, |
a2 d2(\rfz |
cis4)
% ??? :
s4
d2(\rfz |
cis4) r4 b'4 gis |
a fis8[ d] e4 e, |
a2 b'4 gis |
a d, e e, |
a2.^\markup\italic"Fin"
}>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/3
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(3)}}</noinclude>la propriété de quelqu’un. On ne fait pas des loix pour le plaiſir d’en faire. Celles qui n’auroient pour effet que de gêner mal-à-propos la liberté des Citoyens, ſeroient contraires à la fin de toute aſſociation ; il faudroit ſe hâter de les abolir. Il eſt une loi ''mère'' d'où toutes les autres doivent découler ; ''ne fais point de tort à autrui''. C'eſt cette grande loi naturelle que le Légiſlateur donne en quelque ſorte en détail dans le diverſes applications qu’il en fait, pour le bon ordre de la ſociété, & d’où réſultent toutes les loix poſitives. Celles qui peuvent empêcher qu’on ne faſſe du tord à autrui ſont bonnes. Celles qui ne ſerviroient à ce but ni médiatement ni immédiatement, ſont néceſſairement mauvaiſes ; car elles gênent la liberté, & ſont oppoſées aux véritables bonnes loix.
Le long aſſerviſſement des eſprits a introduit les préjugés les plus déplorables. Le peuple croit preſque de bonne foi qu'il n'a droit qu'à ce qui lui eſt<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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Apostrophes courbes.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(3)}}</noinclude>la propriété de quelqu’un. On ne fait pas des loix pour le plaiſir d’en faire. Celles qui n’auroient pour effet que de gêner mal-à-propos la liberté des Citoyens, ſeroient contraires à la fin de toute aſſociation ; il faudroit ſe hâter de les abolir. Il eſt une loi ''mère'' d’où toutes les autres doivent découler ; ''ne fais point de tort à autrui''. C’eſt cette grande loi naturelle que le Légiſlateur donne en quelque ſorte en détail dans le diverſes applications qu’il en fait, pour le bon ordre de la ſociété, & d’où réſultent toutes les loix poſitives. Celles qui peuvent empêcher qu’on ne faſſe du tord à autrui ſont bonnes. Celles qui ne ſerviroient à ce but ni médiatement ni immédiatement, ſont néceſſairement mauvaiſes ; car elles gênent la liberté, & ſont oppoſées aux véritables bonnes loix.
Le long aſſerviſſement des eſprits a introduit les préjugés les plus déplorables. Le peuple croit preſque de bonne foi qu’il n’a droit qu’à ce qui lui eſt<noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(4)}}</noinclude>permis par des loix expreſſes. Il ſemble ignorer que la liberté eſt antérieure à toute ſociété, à tout Légiſlateur ; que les hommes ne ſe ſont réunis que pour mettre leurs droits à couvert des entrepriſes des méchans, & pour ſe livrer, à l'abri de cette ſécurité, à un développement plus étendu, plus énergique, & plus fécond en jouiſſances de leurs facultés morales & phyſiques. Le Légiſlateur eſt établi, non pour accorder, mais pour protéger nos droits. S’il borne notre liberté, ce ne peut être que pour les actes qui ſeroient nuiſibles à la ſociété, & par conſéquent la liberté civile s'étend à tout ce que la loi ne défend pas.
À l’aide de ces principes élémentaires, nous pouvons juger les priviléges. Ceux qui auroient pour objet de diſpenſer de la loi, ne peuvent pas ſe ſoutenir. Toute loi, avons-nous obſervé, dit ou directement ou indirectement, ''ne fais point tort à autruit''. Ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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Apostrophes courbes.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(4)}}</noinclude>permis par des loix expreſſes. Il ſemble ignorer que la liberté eſt antérieure à toute ſociété, à tout Légiſlateur ; que les hommes ne ſe ſont réunis que pour mettre leurs droits à couvert des entrepriſes des méchans, & pour ſe livrer, à l’abri de cette ſécurité, à un développement plus étendu, plus énergique, & plus fécond en jouiſſances de leurs facultés morales & phyſiques. Le Légiſlateur eſt établi, non pour accorder, mais pour protéger nos droits. S’il borne notre liberté, ce ne peut être que pour les actes qui ſeroient nuiſibles à la ſociété, & par conſéquent la liberté civile s’étend à tout ce que la loi ne défend pas.
À l’aide de ces principes élémentaires, nous pouvons juger les priviléges. Ceux qui auroient pour objet de diſpenſer de la loi, ne peuvent pas ſe ſoutenir. Toute loi, avons-nous obſervé, dit ou directement ou indirectement, ''ne fais point tort à autruit''. Ce<noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/5
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M-le-mot-dit
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(5)}}</noinclude>feroit donc dire aux privilégiés : ''permis à vous de faire tort à autrui''. Il n’eſt pas de pouvoir à qui il ſoit donné de faire une pareille conceſſion. Si la loi eſt bonne, elle doit obliger tout le monde, ſi elle eſt mauvaiſe, il faut l'anéantir ; elle eſt un attentat contre la liberté.
Pareillement on ne peut donner à perſonne un droit excluſif à quelque choſe qui n’eſt pas défendu par la loi ; ce ſeroit ravir aux citoyens une portion de leur liberté. Tout ce qui n’eſt pas défendu par la loi, avons-nous obſervé auſſi, eſt du domaine de la liberté civile & appartient à tout le monde. Accorder un privilége excluſif à quelqu’un ſur ce qui appartient à tout le monde, ce ſeroit faire tort à tout le monde pour quelqu’un. Ce qui préſente à la fois l’idée de l’injuſtice & de la plus abſurde déraiſon.
Tous les priviléges ſont donc par la nature des choſes, injuſtes, odieux &<noinclude>
<references/></noinclude>
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15891276
2026-06-26T21:33:49Z
M-le-mot-dit
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Apostrophes courbes.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(5)}}</noinclude>feroit donc dire aux privilégiés : ''permis à vous de faire tort à autrui''. Il n’eſt pas de pouvoir à qui il ſoit donné de faire une pareille conceſſion. Si la loi eſt bonne, elle doit obliger tout le monde, ſi elle eſt mauvaiſe, il faut l’anéantir ; elle eſt un attentat contre la liberté.
Pareillement on ne peut donner à perſonne un droit excluſif à quelque choſe qui n’eſt pas défendu par la loi ; ce ſeroit ravir aux citoyens une portion de leur liberté. Tout ce qui n’eſt pas défendu par la loi, avons-nous obſervé auſſi, eſt du domaine de la liberté civile & appartient à tout le monde. Accorder un privilége excluſif à quelqu’un ſur ce qui appartient à tout le monde, ce ſeroit faire tort à tout le monde pour quelqu’un. Ce qui préſente à la fois l’idée de l’injuſtice & de la plus abſurde déraiſon.
Tous les priviléges ſont donc par la nature des choſes, injuſtes, odieux &<noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/6
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M-le-mot-dit
10828
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(6)}}</noinclude>contradictoires à la fin ſupréme de toute ſociété politique. Les priviléges ''honorifiques'' ne peuvent être ſauvés de la proſcription générale, puiſqu’ils ont un des caractères que nous venons de remarquer, celui de donner un droit excluſif à ce qui n’eſt pas défendu par la loi ; ſans compter que ſous le titre hypocrite de priviléges honorifiques, il n’eſt preſque point de profit pécuniaire qu’ils ne tendent à envahir. Mais comme, même parmi les bons eſprits, on en trouve pluſieurs qui ſe déclarent pour
ce genre de priviléges, ou du moins qui demandent grace pour eux, il eſt bon d'examiner avec attention, ſi réellement ils ſont plus excuſables que les autres. Pour moi, je le dirai franchement, je
leur trouve un vice de plus, & ce vice me paroît le plus grand de tous. C’eſt qu’ils tendent à avilir le grand corps des Citoyens, & certes, ce n’eſt pas un petit mal fait aux hommes que de les<noinclude>
<references/></noinclude>
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M-le-mot-dit
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Paragraphes.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(6)}}</noinclude>contradictoires à la fin ſupréme de toute ſociété politique. Les priviléges ''honorifiques'' ne peuvent être ſauvés de la proſcription générale, puiſqu’ils ont un des caractères que nous venons de remarquer, celui de donner un droit excluſif à ce qui n’eſt pas défendu par la loi ; ſans compter que ſous le titre hypocrite de priviléges honorifiques, il n’eſt preſque point de profit pécuniaire qu’ils ne tendent à envahir. Mais comme, même parmi les bons eſprits, on en trouve pluſieurs qui ſe déclarent pour ce genre de priviléges, ou du moins qui demandent grace pour eux, il eſt bon d'examiner avec attention, ſi réellement ils ſont plus excuſables que les autres.
Pour moi, je le dirai franchement, je leur trouve un vice de plus, & ce vice me paroît le plus grand de tous. C’eſt qu’ils tendent à avilir le grand corps des Citoyens, & certes, ce n’eſt pas un petit mal fait aux hommes que de les<noinclude>
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M-le-mot-dit
10828
Apostrophes courbes.
15891297
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(6)}}</noinclude>contradictoires à la fin ſupréme de toute ſociété politique. Les priviléges ''honorifiques'' ne peuvent être ſauvés de la proſcription générale, puiſqu’ils ont un des caractères que nous venons de remarquer, celui de donner un droit excluſif à ce qui n’eſt pas défendu par la loi ; ſans compter que ſous le titre hypocrite de priviléges honorifiques, il n’eſt preſque point de profit pécuniaire qu’ils ne tendent à envahir. Mais comme, même parmi les bons eſprits, on en trouve pluſieurs qui ſe déclarent pour ce genre de priviléges, ou du moins qui demandent grace pour eux, il eſt bon d’examiner avec attention, ſi réellement ils ſont plus excuſables que les autres.
Pour moi, je le dirai franchement, je leur trouve un vice de plus, & ce vice me paroît le plus grand de tous. C’eſt qu’ils tendent à avilir le grand corps des Citoyens, & certes, ce n’eſt pas un petit mal fait aux hommes que de les<noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/7
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M-le-mot-dit
10828
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15891286
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(7)}}</noinclude>avilir. Il n’eſt pas aiſé de concevoir comment on a pu conſentir à vouloir ainſi humilier vingt-cinq millions ſept cent mille hommes, pour en honorer ridiculement trois cent mille. Il n’y a aſſurément là rien de conforme à l’intérêt général.
Le titre le plus favorable, à la conceſſion d'un Privilége honorifique, ſeroit d’avoir rendu un grand ſervice à la Patrie, c’eſt-à-dire, à la Nation qui ne peut-être que la généralité des Citoyens. Eh bien ! récompenſez le membre qui a bien mérité du corps ; mais n’ayez pas l'abſurde folie de rabaiſſer le corps vis-à-vis du membre. La maſſe des Citoyens eſt toujours la choſe principale ; la choſe qui eſt ſervie. Doit-elle en aucun ſens, être ſacrifiée au ſerviteur à qui il n’eſt dû un prix que pour l'avoir ſervie ? Une contradiction auſſi choquante auroit dû ſe faire généralement ſentir. Loin de-là, notre réſultat paroîtra peut-être nouveau, ou du moins fort étrange.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(7)}}</noinclude>avilir. Il n’eſt pas aiſé de concevoir comment on a pu conſentir à vouloir ainſi humilier vingt-cinq millions ſept cent mille hommes, pour en honorer ridiculement trois cent mille. Il n’y a aſſurément là rien de conforme à l’intérêt général.
Le titre le plus favorable, à la conceſſion d’un Privilége honorifique, ſeroit d’avoir rendu un grand ſervice à la Patrie, c’eſt-à-dire, à la Nation qui ne peut-être que la généralité des Citoyens. Eh bien ! récompenſez le membre qui a bien mérité du corps ; mais n’ayez pas l’abſurde folie de rabaiſſer le corps vis-à-vis du membre. La maſſe des Citoyens eſt toujours la choſe principale ; la choſe qui eſt ſervie. Doit-elle en aucun ſens, être ſacrifiée au ſerviteur à qui il n’eſt dû un prix que pour l’avoir ſervie ? Une contradiction auſſi choquante auroit dû ſe faire généralement ſentir. Loin de-là, notre réſultat paroîtra peut-être nouveau, ou du moins fort étrange.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(8)}}</noinclude>C’eſt qu’à cet égard il exiſte, parmi nous, une ſuperſtition invétérée qui répouſſe la raiſon, & s’offenſe même du doute. Quelques peuples ſauvages ſe plaiſent à de ridicules difformités, & leur rendent l'hommage dû à la beauté naturelle. Chez les Nations Hyperboréennes, c’eſt à des excroiſſances politiques, bien plus difformes, & ſur-tout bien autrement nuiſibles, puiſqu’elles deſſechent le corps ſocial, que l’on prodigue de ſtupides hommages. Mais la ſuperſtition paſſe, & le corps qu’elle dégradoit, reparoit dans toute ſa force & ſa beauté naturelle.
Quoi ! dira-t-on, eſt-ce que vous ne voulez pas reconnoître les ſervices rendus à l’État ? Pardonnez-moi, mais je ne fais conſiſter les récompenſes de l’État en aucune choſe qui ſoit injuſte ou aviliſſante ; car il ne faut pas récompenſer quelqu’un aux dépens d'un autre. Ne confondons point deux choſes auſſi différentes entr’elles, que le ſont les ''Priviléges'' & les ''récompenſes''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Quoi ! dira-t-on, eſt-ce que vous ne voulez pas reconnoître les ſervices rendus à l’État ? Pardonnez-moi, mais je ne fais conſiſter les récompenſes de l’État en aucune choſe qui ſoit injuſte ou aviliſſante ; car il ne faut pas récompenſer quelqu’un aux dépens d’un autre. Ne confondons point deux choſes auſſi différentes entr’elles, que le ſont les ''Priviléges'' & les ''récompenſes''.<noinclude>
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Parlez-vous de ſervices ordinaires ? Il y a pour les acquitter les ſalaires ordinaires, ou des gratifications de même nature. S’agit-il d’un ſervice important, ou d'une action d’éclat ? offrez un avancement rapide de grade, ou un emploi diſtingué, en raiſon des talens de celui que vous avez à récompenſer. Enfin, s’il le faut, ajoutez la reſſource d'une penſion, mais dans un très-petit nombre de cas, & ſeulement, lorſqu’à cauſe des circonſtances, telles que vieilleſſe, bleſſures, &c. &c. aucun autre moyen ne peut tenir lieu de récompenſe ſuffiſante.
Ce n’eſt pas aſſez, dites-vous, il nous faut encore des diſtinctions apparentes. Nous voulons nous aſſurer les égards & la conſidération publique. À mon tour, je vous réponds avec le ſimple bon ſens, que la véritable diſtinction eſt dans le ſervice que vous avez rendu à la Patrie, à l’humanité, & que les égards & la conſidération publique ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Parlez-vous de ſervices ordinaires ? Il y a pour les acquitter les ſalaires ordinaires, ou des gratifications de même nature. S’agit-il d’un ſervice important, ou d’une action d’éclat ? offrez un avancement rapide de grade, ou un emploi diſtingué, en raiſon des talens de celui que vous avez à récompenſer. Enfin, s’il le faut, ajoutez la reſſource d’une penſion, mais dans un très-petit nombre de cas, & ſeulement, lorſqu’à cauſe des circonſtances, telles que vieilleſſe, bleſſures, &c. &c. aucun autre moyen ne peut tenir lieu de récompenſe ſuffiſante.
Ce n’eſt pas aſſez, dites-vous, il nous faut encore des diſtinctions apparentes. Nous voulons nous aſſurer les égards & la conſidération publique. À mon tour, je vous réponds avec le ſimple bon ſens, que la véritable diſtinction eſt dans le ſervice que vous avez rendu à la Patrie, à l’humanité, & que les égards & la conſidération publique ne<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{centré|(10)}}</noinclude>peuvent manquer d’aller où ce genre de mérite les appelle.
Laiſſez, laiſſez le Public diſpenſer librement les témoignages de ſon eſtime. Lorſque dans vos vues philoſophiques vous la conſidérez, cette eſtime, comme une monnoie morale, puiſſante par ſes effets, vous avez raiſon ; mais ſi vous voulez que le Prince s’en arroge la diſtribution, vous vous égarez dans vos idées. C’eſt un bien du Public ; c’eſt ſa derniere propriété ; & la nature plus philoſophe que vous, n’a attaché le ſentiment de la conſidération, qu’à la ſeule reconnoiſſance du Peuple. C’eſt que là, & là uniquement réſide la Patrie, là ſont les véritables beſoins ; ces beſoins ſacrés que les Gouvernemens dédaignent, mais qui ſeront éternellement l’objet adoré de la vertu & du génie. Ah ! laiſſez-en le prix naturel couler librement du ſein de la Nation, pour acquitter ſa dette. Ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren
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Itsajellyfishsiren
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/* Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges */ Réponse
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text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 28 mai 2026 à 16:13 (UTC)
== Scriptorium ==
Bonjour, la page Scriptorium est divisée en sous-pages pour chaque mois. Normalement un sujet est ajouté à la fin du mois en cours ; en ce moment [[Wikisource:Scriptorium/Juin 2026]]. Pour y arriver directement, utilisez le boutons "Lancer une nouvelle discussion". J'ai déplacé votre contribution dans [[Wikisource:Pages à supprimer]] pour ce cas spécifique (voyez en bas à droite du bandeau de la page Scriptorium, pour une demande similaire). Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 juin 2026 à 08:12 (UTC)
:je vous prie de bien vouloir m'excuser et merci ;-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 08:31 (UTC)
== Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges ==
Re-bonjour, j'ai vu vos contributions sur ce livre. Je me permets quelques conseils :
* on ne conserve pas les divisions de lignes d'origine, leur largeur doit s'adapter à celle de la page ;
* on ne conserve pas les césures (conve- nez), déplacer la fin du mot à la suite du début ;
* les styles italiques, gras ne se conservent pas d'une ligne à l'autre : il faut soit les répéter, soit fusionner les lignes ;
* il est préconisé d'utiliser l’apostrophe courbe. Je vous conseille de voir dans "Préférences / Gadget" et d'activer "Caractères spéciaux automatiques" pour l'avoir directement à la frappe, ou ^s pour un s long (voir [[Utilisateur:Acélan/Specialchars|ici]] ce qu’il apporte), ainsi que le gadget "''Typo''".
J'ai revu la page 1, j'espère que cela vous convient. Cordialement, • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 juin 2026 à 08:43 (UTC)
:merci pour vos conseils et la correction je vais appliquer ces conseils [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 09:07 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] c'est corrigé si vs voulez regarder....... merci :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juin 2026 à 15:08 (UTC)
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/* Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges */ Réponse
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== Scriptorium ==
Bonjour, la page Scriptorium est divisée en sous-pages pour chaque mois. Normalement un sujet est ajouté à la fin du mois en cours ; en ce moment [[Wikisource:Scriptorium/Juin 2026]]. Pour y arriver directement, utilisez le boutons "Lancer une nouvelle discussion". J'ai déplacé votre contribution dans [[Wikisource:Pages à supprimer]] pour ce cas spécifique (voyez en bas à droite du bandeau de la page Scriptorium, pour une demande similaire). Bonne continuation. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 juin 2026 à 08:12 (UTC)
:je vous prie de bien vouloir m'excuser et merci ;-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 08:31 (UTC)
== Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges ==
Re-bonjour, j'ai vu vos contributions sur ce livre. Je me permets quelques conseils :
* on ne conserve pas les divisions de lignes d'origine, leur largeur doit s'adapter à celle de la page ;
* on ne conserve pas les césures (conve- nez), déplacer la fin du mot à la suite du début ;
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J'ai revu la page 1, j'espère que cela vous convient. Cordialement, • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 juin 2026 à 08:43 (UTC)
:merci pour vos conseils et la correction je vais appliquer ces conseils [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 22 juin 2026 à 09:07 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] c'est corrigé si vs voulez regarder....... merci :-) [[Utilisateur:Itsajellyfishsiren|Itsajellyfishsiren]] ([[Discussion utilisateur:Itsajellyfishsiren|d]]) 26 juin 2026 à 15:08 (UTC)
::Bonjour, c'est bien mieux. Compte-tenu de la mauvaise qualité du scan, il y a peu d'erreurs. Voici quelques conseils de plus :
::* les en-têtes (ici le {{n°}} de page) ne doivent pas faire partie du corps du texte. Il faut les mettre dans un champs spécial, ainsi que les pieds-de-pages. S'ils n'apparaissent pas en édition, regardez le bouton de gauche dans "Aide à la relecture" ;
::* le découpage des paragraphes en insérant une ligne vide. Si un paragraphe commence en haut d'une page voir à la page 9 ;
::* la conservation de l'orthographe d'origine est très bien ; une exception habituelle est de rétablir les accents sur les majuscules (À, État) si ils existent sur le mots en minuscules ;
::* quelques erreur de typographie (apostrophe ' au lieu de ’), espace à mettre devant ";" ":" "?" "!". Si vous avez activé le gadget ''Typo'', utilisez le l'icône "T". Je vous recommande de lire [[Aide:Guide typographique]].
::Je vous laisse améliorer la suite du texte. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 26 juin 2026 à 22:13 (UTC)
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<references/></noinclude>
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Pendant une minute, le grizzly resta là, à moitié engagé dans l’entrée de la caverne, puis il y pénétra, suivi de Muskwa. Ils s’enfoncèrent sous terre, plus bas, toujours plus bas, à travers des ténèbres de poix, tandis que l’air se réchauffait sans cesse et que la plainte du vent mourait au loin. Bientôt elle ne fut plus qu’un murmure.
Il fallut bien une demi-heure à Tyr avant que de s’être placé bien convenablement pour dormir. Alors Muskwa se coucha en rond à ses côtés, tout pénétré de bonne chaleur, avec un grand sentiment de confortable.
Ce fut une nuit de furieuse tempête et la neige tomba en abondance. Elle venait sur le défilé en nuages qui entraînaient encore d’autres nuages plus épais, et le monde se trouva comme enterré. Au matin, il n’y avait plus de rocs, plus d’entrée de caverne, plus de buissons, plus de noir ni de rouge sur les arbres. Tout était blanc, immobile et silencieux ; plus un murmure dans la vallée.
Loin, au fond de la caverne, Muskwa s’agitait sans répit. Tyr fit un grand soupir et tous deux s’endormirent d’un long et profond sommeil. Peut-être bien qu’ils rêvèrent.
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Deux fois, un même oiseau sembla vouloir s’abattre près de lui.
C’était le plus grand oiseau qu’il eût jamais vu : un aigle.
La seconde fois, il s’approcha tellement que Muskwa entendit battre ses ailes et put en discerner la tête féroce et les serres ouvertes.
Tyr leva la tête et gronda.
Si Muskwa avait été seul, les serres se seraient refermées sur lui.
La troisième fois que l’aigle plongea des hautes sphères aériennes, il descendit considérablement au-dessous d’eux.
L’énorme oiseau chassait un autre gibier.
L’odeur dudit gibier ne tarda pas à monter jusqu’à Muskwa et jusqu’à Tyr… qui s’arrêtèrent.
À une centaine de mètres au-dessous d’eux, il y avait une sorte de coupelle au sol rocailleux, et, dans cette coupelle, se chauffant au soleil après leur repas du matin, une bande de moutons.
Il y en avait une trentaine, brebis et agneaux pour la plupart. Trois béliers puissants montaient la garde, un peu plus à l’Est.
L’aigle continua de planer sans faire de bruit, ses ailes de six pieds étendues comme des éventails jumeaux.
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Muskwa venait de pénétrer dans un monde nouveau. Les sons familiers étaient abolis ; on n’entendait plus le ronron de l’eau comme dans les vallées supérieures. Il n’y avait plus de marmottes, plus de perdrix, plus de loirs siffleurs, courant de-ci de-là. L’eau du lac s’étalait sans une ride, sombre et profonde, étroitement encerclée par la forêt.
Il n’y avait pas de rochers à franchir, mais des troncs d’arbres pourris… et des enchevêtrements épais de lianes.
L’air était différent aussi. Il était très calme.
Sous leurs pattes parfois s’étendait un merveilleux tapis de mousse veloutée dans lequel Tyr enfonçait presque jusqu’aux aisselles.
Et la forêt était emplie d’ombre mystérieuse et il y régnait l’odeur âcre de la végétation pourrissante.
Tyr ne voyageait pas aussi vite en forêt. Le silence et l’obscurité semblaient réveiller sa prudence. Il avançait sans bruit. Fréquemment il s’arrêtait, regardait autour de lui et écoutait.
Tout bruit nouveau le faisait s’arrêter, la tête basse et les oreilles alertes.
À plusieurs reprises, Muskwa vit de grandes ombres flotter à travers l’obscurité.
C’étaient de grands {{corr|hibous|hiboux}} gris qui devenaient, l’hiver, d’un blanc de neige.<noinclude></noinclude>
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Pendant une heure, il demeura incrusté entre les parois rocheuses.
Puis il entendit un ''cheep-cheep-cheep'', et une petite gerboise rayée parut sur la corniche, dans le champ de sa vision, et se mit à examiner prudemment le cadavre d’un des airdales.
Cette apparition rendit courage à Muskwa.
Il dressa un peu ses oreilles, il gémit doucement pour solliciter l’amitié de cette petite créature susceptible de lui tenir compagnie en cette heure de solitude et de crainte.
Centimètre par centimètre, il se traîna sur le ventre hors de sa cachette. Enfin sa petite tête ronde et crêpue sortit du trou et il regarda autour de lui.
La piste était vide et il s’avança dans la direction de la gerboise. Avec un cri aigu, la bestiole rayée se précipita vers sa propre forteresse et Muskwa fut de nouveau seul.
Il mit quelques instants à se décider, flairant l’air lourd de l’odeur du sang, de celle des hommes, de celle de Tyr. Puis il se mit à gravir la montagne.
Il savait que Tyr avait pris cette direction-là, et, si Muskwa possédait une âme, il n’avait qu’un seul désir : rejoindre son grand ami, son protecteur.
La crainte des chiens et celle des hommes,<noinclude></noinclude>
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Quand le chasseur atteignit l’endroit où il avait mis son cheval au piquet, Tyr était définitivement invisible.
Langdon ne se sentit bien en sûreté qu’une fois en selle. Et alors, il se mit à rire, à la fois nerveux, joyeux, un peu tremblant. Puis, tout en examinant la vallée avec soin, il bourra sa pipe de tabac frais.
— Sacré vieux trésor d’ours ! murmura-t-il, toutes les fibres de son corps frémissant d’exaltation.
Il venait juste de retrouver la voix.
— Cette brute… cette brute a dans le cœur plus de grandeur qu’un homme !
Et tout bas, il ajouta :
— Car moi, si je t’avais coincé comme tu m’as coincé, mon bonhomme, je t’aurais proprement fait ton affaire… Et toi, toi, qui m’as coincé, tu m’as laissé généreusement la vie !
Tout en trottant vers le campement, il sentait bien que l’aventure de ce jour donnerait le dernier coup de pouce à la transformation qui s’était opérée en lui. Oui, il avait rencontré le Roi des Montagnes comme peu d’hommes l’avaient rencontré ; il s’était trouvé face à face avec la mort et, d’instinct, cette brute à quatre pattes qu’il avait poursuivie et blessée s’était montrée miséricordieuse.<noinclude></noinclude>
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Certes, Bruce ne comprendrait pas, ne pourrait pas comprendre, mais en lui, Langdon, ce jour et cette heure avaient si profondément gravé leur signification qu’il ne saurait l’oublier ; aussi longtemps qu’il vivrait, il en était certain, jamais plus il n’attenterait à la vie de Tyr, ni d’aucun de ses congénères.
Arrivé au camp, il se fit à dîner et, tout en mangeant en compagnie de Muskwa, il arrêta de nouveaux plans pour les jours et les semaines à venir. Dès le lendemain, il enverrait Bruce retrouver Metoosin et c’en serait fini de la chasse au grand grizzly.
On pousserait jusqu’à la Skeena et même, si possible, jusqu’aux bords du Yukon. De là, on gagnerait l’Est ; le pays des caribous, qu’on pourrait atteindre dans les premiers jours de septembre, et l’on reviendrait à la civilisation par les prairies qui couvrent les flancs des Montagnes Rocheuses. On emmènerait Muskwa et, une fois revenus parmi les hommes et les villes, on deviendrait de grands amis. Langdon ne se rendait pas compte, alors, de ce que cet exil pourrait signifier pour l’ourson.
À deux heures, il était encore à rêvasser de randonnées nouvelles à travers les territoires inexplorés du Nord quand un son s’éleva au loin. Pendant quelques minutes il n’y fit point atten-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>tion ; cela devait faire partie du murmure bourdonnant de la vallée. Mais, peu à peu, d’une façon continue, le bruit s’éleva au-dessus des autres bruits.
À la fin, Langdon se leva d’où il était étendu, adossé à un arbre, et sortit du bois pour pouvoir écouter plus nettement. Muskwa le suivit et, quand Langdon s’arrêta, l’ourson à la frimousse brune fit la même chose que lui. Agitant ses petites oreilles, il tourna la tête vers le Nord, d’où venait le son.
Longtemps Langdon demeura perplexe. Ses sens pouvaient l’abuser. Impossible que ce fût l’aboiement des chiens. Bruce et Metoosin devaient se trouver encore loin dans le Sud, avec la meute ; Metoosin, tout au moins, car Bruce pouvait être en train de revenir au camp.
Très vite, le son se fit plus distinct, et Langdon fut assuré qu’il ne se trompait pas. Les chiens remontaient la vallée. Pour quelle raison Bruce et Metoosin étaient-ils revenus vers le Nord au lieu de poursuivre leur route au Sud ?
La meute donnait de la voix. Les aboiements forcenés, endiablés, disaient qu’elle était de nouveau sur la piste fraîche. Un frémissement parcourut Langdon. Bruce n’avait pu lancer les chiens que sur les traces du grand grizzly.
Langdon prêta encore un instant l’oreille.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Puis il courut au camp, attacha Muskwa à son arbre, prit un fusil et ressella son cheval. Cinq minutes plus tard, il galopait dans la direction des montagnes où, peu avant, Tyr lui avait accordé la vie.<noinclude></noinclude>
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Tyr entendit les chiens aboyer à un mille de distance. Deux raisons faisaient qu’il n’était plus d’humeur à s’enfuir devant eux comme quelques jours auparavant. Les chiens, il s’en moquait comme d’autant de blaireaux ou d’une bande de loirs siffleurs qui lui eût donné la sérénade.
Ces bêtes-là, c’était plus fort de la gueule que des crocs. On les tuait comme des puces. Il ne se souciait guère davantage du bipède qui marchait derrière eux. Depuis qu’il s’était trouvé face à face avec l’un d’eux, il en méprisait la faiblesse.
D’autre part, Tyr était pour le moment à la recherche d’Iskwao, son ourse, et l’homme n’est pas le seul animal qui risque sa vie par amour. Après avoir tué son dernier chien au crépuscule de ce jour fatal où il avait été si rudement poursuivi à travers la montagne, Tyr avait agi contrairement à toutes les prévisions de Bruce.<noinclude></noinclude>
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Au lieu de continuer sa marche vers le Sud, il avait fait un long détour vers le Nord et, la troisième nuit après le combat et la perte de Muskwa, il avait retrouvé Iskwao. C’était à la brune de ce soir-là que Pipoonaskoos était mort et que Tyr avait entendu tonner le pistolet automatique du guide. Il avait cependant passé auprès d’Iskwao toute la nuit et tout le jour suivant, après quoi il s’était de nouveau séparé de sa compagne.
C’était en la cherchant une troisième fois qu’il avait rencontré Langdon, qu’il avait acculé sur la corniche, et il n’avait pas encore retrouvé les senteurs d’Iskwao quand les aboiements des chiens lancés sur sa piste étaient parvenus jusqu’à lui.
Il voyageait dans la direction du Sud, ce qui le ramenait vers le camp des chasseurs. Il se maintenait sur les hautes pentes coupées d’échancrures et de petites prairies interrompues par de profondes coulées schisteuses ou, par endroits, de sauvages entassements de rocs. Et il se tenait strictement sous le vent pour être sûr de ne pas laisser échapper les effluves d’Iskwao dès qu’il approcherait d’elle.
En sorte qu’entendant les abois des chiens, il ne distinguait aucunement leurs effluves, pas plus que celles des deux hommes qui les sui-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>vaient à cheval. En tout autre temps, il eût employé sa tactique habituelle qui consistait à manœuvrer de façon à avoir le vent pour lui.
Mais, dans son désir de retrouver sa compagne, il ne se souciait plus de ses coutumières mesures de prudence. Les chiens n’étaient plus qu’à un quart de mille quand il s’arrêta soudain, renifla l’air pendant un instant, puis poussa vivement en avant jusqu’à une étroite ravine de laquelle Iskwao débouchait.
Iskwao s’arrêta un instant, flaira le nez de son époux et reprit sa course ascensionnelle, les oreilles couchées, l’air revêche, la gorge toute grondante de menaces. Tyr la suivit, grondant plus fort encore. Il avait compris que sa compagne fuyait devant les chiens et voici qu’une rage mortelle l’envahissait peu à peu à mesure qu’il escaladait derrière elle le flanc de la montagne.
Au bout d’une heure d’ascension, Tyr était dans les pires dispositions. C’était un rude combattant d’habitude. Et les chiens l’avaient bien compris quand ils le poursuivaient la semaine précédente ; mais, quand le péril menaçait sa compagne, il devenait un démon effroyable et sans pitié.
Il se laissa progressivement distancer par Iskwao et, à deux reprises, il se retourna. Ses<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>crocs étincelaient sous ses babines retroussées et ses rugissements de défi roulaient comme un grondement de tonnerre vers la meute de ses ennemis.
Quand il sortit de la coulée, il se trouva dans l’ombre du pic. Iskwao avait disparu.
Elle s’était réfugiée au milieu d’un chaos de rochers éboulés et de débris sablonneux de grès désagrégé. La crête n’était plus qu’à quelque trois cents mètres au-dessus de lui. Il examina la situation : Iskwao était à l’abri des roches et lui-même se trouvait en bonne position de combat.
Les chiens approchaient ; ils étaient parvenus à la fin de la coulée et ils aboyaient à force. Tyr fit volte-face et les attendit de pied ferme.
À un demi-mille au Sud, Langdon l’observait à la jumelle et, presque au même instant, il vit les chiens apparaître au sortir de la coulée. Sur son cheval, il avait à moitié gravi la montagne, puis, mettant pied à terre, il avait poussé plus haut et il se trouvait maintenant sur un sentier de chèvres, à la même altitude que Tyr.
Il n’eut pas à chercher beaucoup pour découvrir Bruce et l’Indien, qui mettaient pied à terre au bas de la coulée.
Il les vit s’y jeter à la hâte et disparaître. Alors Langdon ramena sa jumelle vers Tyr.
Cette fois, les chiens étaient sur lui et le chas-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>seur savait bien que l’ours ne réussirait pas à les tuer en terrain découvert. C’est alors que, jetant un regard dans les amas de rochers qui se trouvaient plus haut que l’ours, il y vit remuer quelque chose. Un cri contenu s’échappa de ses lèvres ; il avait compris, car il voyait Iskwao qui poursuivait sans arrêt son ascension du pic déchiqueté.
Il était clair que ce second individu était la femelle puisque son compagnon, le grizzly géant s’était arrêté pour combattre et couvrir la retraite. Le fauve n’avait aucune chance de se tirer d’affaire si les chiens réussissaient à le retenir pendant quelque dix ou quinze minutes. Alors, Bruce et Metoosin auraient le temps d’arriver sur le lieu du combat et pourraient tirer l’ours à moins de cent yards.
Il rengaina sa jumelle et se mit à courir le long du sentier. Pendant deux cents mètres il avança sans peine, mais vint un moment où le sentier se divisa en une quantité de petites pistes sur une pente de schiste glissant et il lui fallut cinq minutes pour parcourir cinquante mètres. Le terrain se fit encore plus difficile.
Langdon, cependant, continuait à courir en haletant et, pendant cinq autres minutes, une arête de rochers lui cacha Tyr et les chiens. L’arête franchie, il dégringola encore cinquante<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>mètres à pleine course et se trouva définitivement arrêté par un ravin à pic, à quatre cents mètres du lieu où Tyr était campé, le dos aux rochers, tandis que sa tête géante menaçait la meute.
Et, tout en regardant et en s’efforçant de retrouver assez de respiration pour pouvoir héler, Langdon croyait à tout instant voir Bruce et Metoosin jaillir de la coulée. Il lui apparut alors que, même s’il parvenait à se faire entendre d’eux, il lui serait impossible de se faire comprendre.
Bruce ne devinerait pas qu’il entendait épargner une bête qu’ils chassaient depuis près de deux semaines.
Tyr avait refoulé les chiens de plus de vingt mètres vers la coulée quand Langdon se laissa vivement tomber derrière un rocher. Il n’y avait désormais qu’un seul moyen de sauver le grizzly, si même il n’était pas trop tard.
La meute avait un peu reculé sur la pente et c’est la meute qu’il visa. Il n’avait en tête qu’une pensée ; c’était un dilemme : ou sacrifier ses chiens, ou laisser périr le grizzly, le jour même que Tyr lui avait accordé la vie ! Aussi fut-ce sans hésitation qu’il pressa la gâchette.
Il tirait à grande distance en sorte que le premier coup ne fit que soulever un nuage de poussière à cinq mètres en avant des airdales. Il tira<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>de nouveau et manqua encore. Au troisième coup, la détonation fut suivie d’un cri aigu de douleur que Langdon ne put entendre, mais l’un des chiens roulait jusqu’au bas de la pente.
Les détonations n’avaient pas ému Tyr, mais, quand il vit l’un de ses ennemis se tordre et dégringoler la montagne, il se tourna lentement, vers l’abri des rochers. Un quatrième et un cinquième coup suivirent, après quoi les chiens s’enfuirent en hurlant vers la coulée. L’un d’eux boitait, atteint à une patte de devant.
Langdon bondit sur le rocher qui lui avait servi de chevalet de tir et ses yeux fouillèrent la crête de la montagne. Iskwao avait atteint le sommet. Elle s’arrêta un instant pour regarder derrière elle, et puis elle disparut.
Maintenant, Tyr était caché parmi le chaos de rochers et les masses de grès désagrégé, sur la piste d’Iskwao. Il n’y avait pas deux minutes qu’il était hors de vue quand Bruce et Metoosin escaladèrent le bord de la coulée et apparurent à bonne portée pour tirer vers la crête. Langdon se mit à héler éperdument, en brandissant ses armes et en leur indiquant la direction du bas.
Bruce et Metoosin furent pris à sa ruse en dépit des abois que les chiens faisaient encore autour des rochers parmi lesquels Tyr avait disparu. Ils se dirent que leur compagnon de chasse<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>était bien placé pour suivre les mouvements de l’ours et qu’il le voyait filer vers la vallée. Ce n’est qu’après avoir descendu quelque cent yards plus bas qu’ils s’arrêtèrent et consultèrent Langdon du regard pour savoir que faire.
De son rocher, Langdon observait la crête que Tyr était justement en train de franchir. L’ours s’arrêta un moment, comme avait fait Iskwao et il jeta un dernier regard sur l’homme. Et, quand Langdon le vit disparaître, il agita son chapeau en criant :
— Bonne chance, vieux camarade, bonne chance !<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t2|{{t|ADIEU, MUSKWA|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|XX}}|mt=5em|mb=3em}}
Cette nuit-là, Langdon et Bruce discutèrent leurs nouveaux plans. Quant à Metoosin, il restait assis à l’écart, fumant dans un silence têtu. De temps en temps, il jetait un regard sur Langdon, comme s’il lui eût été impossible d’ajouter foi aux choses qui s’étaient passées dans l’après-midi.
Par la suite, et pour plus d’une lune, il lui arriverait bien souvent de raconter à ses enfants, à ses petits-enfants et à ses amis des tribus qui vivent sous la tente comment il lui était arrivé de chasser avec un blanc qui avait tiré sur ses propres chiens pour sauver la vie à un grizzly.
Ce Langdon-là n’était plus son vieux Langdon. Après une chasse comme celle-là, Metoosin était bien sûr de n’en plus courre d’autres avec un pareil compagnon. De toute évidence, Langdon était devenu ''keskwao'' (fou). Ce n’était pas ainsi<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>qu’agissaient les gens sensés. Il y avait quelque chose de dérangé dans cette tête.
Le Grand-Esprit avait enlevé le cœur de ce blanc pour le donner au grizzly. Aussi, par-dessus sa pipe, Metoosin surveillait Langdon.
Et ses soupçons se confirmèrent quand il vit Bruce et Langdon faire une cage d’une corbeille en peau de vache et qu’il en dut conclure que l’ourson allait les accompagner tout le long du voyage. Désormais, il ne pouvait plus douter. Langdon était, pour le moins, « singulier » et il n’y avait rien de bon à attendre de ces singularités-là !
Le lendemain matin, tout était prêt dès l’aurore pour une longue tournée dans les terres du Nord. Bruce et Langdon partirent en tête, se dirigeant, par-dessus la montagne, vers la vallée où, pour la première fois, ils avaient rencontré Tyr. Les chevaux de charge formaient derrière eux une file pittoresque et Metoosin fermait la marche. Muskwa voyageait dans son panier.
Langdon était enchanté.
— C’est la plus belle chasse de ma vie, dit-il à Bruce, et jamais je ne me repentirai d’avoir laissé la vie à ce grizzly.
— C’est toi le patron, répondit Bruce non sans quelque irrévérence. Mais, si j’avais été le maître, sa peau voyagerait en ce moment sur<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>mon canard. Il n’y a pas un voyageur qui n’en donnerait cent dollars comme un sou.
— Oui, mais, vivant, il en vaut à mes yeux plusieurs milliers, répliqua Langdon.
Et, sur cette parole énigmatique, il revint en arrière pour voir comment Muskwa s’accommodait de son voyage.
Le malheureux ourson tanguait et roulait dans son panier comme un amateur novice dans un palanquin à dos d’éléphant. Langdon l’observa un instant, après quoi il revint près de Bruce. Pendant les trois heures qui suivirent, il alla plus de six fois rendre visite à Muskwa et à chaque fois, arrivé aux côtés de Bruce, il restait silencieux comme un homme qui a des débats de conscience.
Il était neuf heures quand ils atteignirent l’extrémité de la vallée de Tyr. Une montagne la fermait carrément et le ruisseau qu’ils côtoyaient se jeta brusquement à l’Ouest dans un étroit défilé. À l’Est s’élevait une pente verdoyante et ondulée, facile à parcourir pour les chevaux et qui les mènerait à une nouvelle vallée dans la direction du Driftwood. C’est ce chemin que choisit Langdon.
À mi-côte, ils s’arrêtèrent pour faire souffler les chevaux. Dans sa prison de cuir, Muskwa poussait des pleurs qui étaient comme une<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>prière. Langdon l’entendait, mais il feignait la surdité. Ses regards retournaient constamment à la vallée qu’ils venaient de parcourir.
Qu’elle était belle et glorieuse sous le soleil du matin ! Il voyait les pics au pied desquels dormait le lac frais et sombre où avait pêché le grand Tyr ; durant des milles, les pentes étaient comme d’un velours vert et, pendant sa contemplation, il entendit revenir à ses oreilles les derniers accents de la bourdonnante musique du royaume de Tyr.
C’était pour lui comme une sorte d’antienne étrange, comme un hymne de joie s’élevant à l’occasion du départ de l’homme blanc qui laissait les choses, en s’en allant, comme il les avait trouvées. Et, cependant, les laissait-il bien comme il les avait trouvées ? Ses oreilles ne distinguaient-elles pas, dans cette musique de la montagne, comme des accents de tristesse, de reproche, comme une prière plaintive ?
Et voici qu’à ses côtés, Muskwa se reprit à gémir.
Alors, Langdon se retourna vers Bruce :
— Allons, c’est décidé ! fit-il d’une voix péremptoire. J’ai lutté toute la matinée contre moi-même pour atteindre à cette résolution. Elle est prise. Avec Metoosin, vous vous remettrez en route quand les chevaux auront assez<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>soufflé. Je vais redescendre en arrière d’un mille ou deux et mettre cet ourson en liberté, de façon qu’il puisse retrouver le chemin de son gîte.
Il ne paraissait attendre aucune discussion. Bruce s’en abstint donc. Langdon prit Muskwa dans ses bras et s’en retourna vers le sud. À un mille du fond de la vallée, il se retrouva dans une large prairie parsemée de débris de sapin et de frêne et toute parfumée par les fleurs. Il y mit pied à terre.
Pendant dix minutes, il resta assis dans l’herbe, Muskwa auprès de lui. Il avait tiré de sa poche un petit sac de papier et il présenta à son ami l’ourson les derniers morceaux de sucre que la civilisation lui offrirait jamais, sans doute. Quelque chose lui sembla se gonfler dans sa gorge quand il sentit le petit nez doux de la bestiole lui fouiller le creux de la main.
Et puis, à la fin, lorsqu’il se leva et se mit en selle, un brouillard brûlant lui obscurcissait les yeux. Il voulut rire. Vraiment, quelle faiblesse ! Mais il aimait Muskwa et il sentait bien que c’était quelque chose de plus qu’un homme ami qu’il laissait dans cette vallée des montagnes.
— Adieu, petit, dit-il d’une voix qui sombrait, adieu, petit rageur ! Peut-être un jour reviendrai-je te voir. Et tu seras un grand diable d’ours,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>mauvais comme une gale. Mais je ne tirerai pas, jamais… jamais…
Et il se hâta vers le Nord. À trois cents mètres, il se retourna. Muskwa essayait de le suivre, mais il perdait du terrain. Langdon agita la main.
— Adieu ! Adieu ! criait-il d’une voix étranglée.
Une demi-heure plus tard, il regarda du sommet de la pente en se servant de sa jumelle. Au loin, Muskwa ne faisait plus qu’une petite tache noire. L’ourson s’était arrêté et il attendait avec confiance le retour de son ami.
Alors, essayant encore de rire, mais bien vainement, Langdon passa la crête et sortit de la vie de Muskwa.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
{{t2|{{t|MUSKWA À LA RECHERCHE DE SON AMI|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|XXI}}|mt=5em|mb=3em}}
Muskwa suivit la piste de Langdon pendant un bon demi-mille. Au début de sa poursuite, il courut ; puis marcha et finit par s’arrêter et s’asseoir sur son derrière, comme un chien, les yeux à la pente lointaine.
Si Langdon avait été à pied, Muskwa ne se fût pas arrêté avant que de se sentir très fatigué. Mais l’ourson n’avait nullement goûté sa prison de cuir, où il avait été effroyablement cahoté et bousculé. Deux fois le cheval qui le portait s’était secoué, et pour Muskwa ç’avait été deux tremblements de terre.
Or, il savait que la cage, de même que Langdon, était partie en avant. C’est pourquoi il s’assit un instant, gémit d’un air soucieux, mais ne marcha pas plus avant.
Il était bien sûr que cet ami pour lequel son amour avait grandi avec lui-même ne serait pas<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>longtemps sans revenir. Toujours il revenait et il n’avait jamais trompé Muskwa.
En conséquence, l’ourson se mit à chercher des ''{{lang|en|spring beauties}}'' et des dents-de-chien, soigneux d’abord de ne pas s’éloigner trop du point de passage de la petite caravane. Toute la journée, il la passa dans les prairies parsemées de fleurs au pied de la montée. C’était un endroit délicieux sous le soleil, où l’on trouvait à chaque pas des racines bulbeuses fort succulentes.
Il fouissait, se gavait et il finit par faire un petit somme dans l’après-midi. Mais, quand le soleil s’abaissa sur l’horizon et que les ombres puissantes des montagnes vinrent obscurcir la plaine, il commença d’avoir peur. Ce n’était encore qu’un très petit bébé d’ourson et il n’avait jamais passé qu’une seule pleine journée tout seul, celle qui avait suivi la nuit atroce où sa maman était morte.
Tyr était venu lui tenir lieu de mère, et puis Langdon avait succédé à Tyr, de sorte que, jusque-là, il n’avait jamais ressenti la solitude et la viduité de la nuit. Il rampa jusque sous un buisson d’épines à proximité de la piste et il continua d’attendre, d’écouter et de renifler avec inquiétude.
Claires et brillantes, les étoiles apparurent, mais, cette nuit-là, leur charme n’était plus<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>assez puissant pour l’attirer au dehors. Et ce n’est qu’à l’aurore qu’il sortit, non sans précautions, de son abri d’épines.
Le soleil lui rendit courage et confiance et il se mit à errer par la vallée. La senteur des traces des chevaux se fit de plus en plus faible, jusqu’à ce qu’elle se fût entièrement évanouie. Pendant ce jour, Muskwa mangea un peu de gazon et quelques racines de dents-de-chien ; quand vint le second soir, il se trouva sur la pente où la caravane de Langdon avait pénétré dans la vallée où régnaient Tyr et Iskwao.
Fatigué, affamé, il se sentait entièrement perdu. Il dormit dans un arbre creux. Au jour, il repartit et c’est ainsi qu’il passa beaucoup de jours et de nuits tout seul dans la vallée. Un jour, il vint à longer la mare où, avec Tyr, il avait rencontré le vieil ours. De son nez d’affamé, il retourna les arêtes et gémit.
Il parcourut les bords du grand lac noir et profond ; il vit encore des ombres flotter dans la lueur incertaine de la forêt ; il franchit la digue des castors et il passa deux nuits contre « the log-jam » d’où il avait vu Tyr pêcher son premier poisson. Désormais, le souvenir de Langdon s’obscurcissait constamment dans sa mémoire, tandis qu’il pensait de plus en plus à Tyr et à sa mère. Il les désirait. Ils lui manquaient bien<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>plus que jamais ne lui avait manqué la compagnie de l’homme, car, très rapidement, Muskwa retournait à la sauvagerie.
On était au commencement d’août quand il atteignit l’entaille de la vallée et gravit la pente où Tyr avait pour la première fois entendu et ressenti la morsure des fusils des hommes. Pendant ces deux semaines, il avait grandi avec rapidité en dépit de ce qu’il s’était souvent couché l’estomac vide, et les ténèbres ne l’effrayaient plus.
À travers le défilé profond où ne pénétrait pas le soleil, il allait et, comme il n’y avait pas deux chemins pour sortir de la vallée, il fut bientôt au sommet de la brèche par où Tyr s’en était allé, chaudement poursuivi par Langdon et par Bruce, et l’autre vallée — la sienne — s’étendit sous les regards de Muskwa.
Naturellement, il ne put la reconnaître. Il n’y vit ni n’y flaira rien qui lui fût familier. Mais c’était une si admirable vallée, si pleine de victuailles et de soleil qu’il ne se contenta pas d’y passer comme un fou. Il trouvait là des jardins entiers de « spring beauties » et de dents-de-chien.
Trois jours plus tard, il tua pour la première fois par ses propres moyens. Il tomba tout à coup sur un petit « whistler » qui n’était guère<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>plus gros qu’un écureuil rouge et, avant que la bestiole ait pu s’enfuir, il l’avait saisie. Ce fut un repas mémorable.
Une semaine s’écoula avant qu’il ne vînt à passer près du fond de la crique qui se trouvait sous l’escarpement où sa mère était morte. S’il eût voyagé en haut, près de la crête, il eût rencontré les ossements maternels complètement dépouillés par les bêtes sauvages.
Au bout d’une deuxième semaine, il retrouva la petite prairie où Tyr avait tué le caribou et le grand ours noir. 'Alors Muskwa comprit qu’il avait retrouvé son chez lui.''
De deux jours entiers il ne s’aventura pas à deux cents yards de ce lieu de fête et de bataille. Nuit et jour il attendait Tyr. Il lui fallut tout de même s’éloigner pour trouver sa nourriture, mais, chaque après-midi, quand l’ombre des montagnes commençait à s’allonger, il retournait au bouquet d’arbres où tous deux avaient fait la cache, ensuite dévalisée par ce voleur d’ours noir.
Un jour, sa chasse aux racines l’entraîna plus loin qu’à l’ordinaire. Il était bien à un demi-mille de son domicile et il reniflait à un coin de rocher quand une grande ombre le couvrit. Il leva les yeux et, pendant une demi-minute, il resta comme pétrifié, le cœur battant et sautant<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>plus gros qu’un écureuil rouge et, avant que la bestiole ait pu s’enfuir, il l’avait saisie. Ce fut un repas mémorable.
Une semaine s’écoula avant qu’il ne vînt à passer près du fond de la crique qui se trouvait sous l’escarpement où sa mère était morte. S’il eût voyagé en haut, près de la crête, il eût rencontré les ossements maternels complètement dépouillés par les bêtes sauvages.
Au bout d’une deuxième semaine, il retrouva la petite prairie où Tyr avait tué le caribou et le grand ours noir. ''Alors Muskwa comprit qu’il avait retrouvé son chez lui.''
De deux jours entiers il ne s’aventura pas à deux cents yards de ce lieu de fête et de bataille. Nuit et jour il attendait Tyr. Il lui fallut tout de même s’éloigner pour trouver sa nourriture, mais, chaque après-midi, quand l’ombre des montagnes commençait à s’allonger, il retournait au bouquet d’arbres où tous deux avaient fait la cache, ensuite dévalisée par ce voleur d’ours noir.
Un jour, sa chasse aux racines l’entraîna plus loin qu’à l’ordinaire. Il était bien à un demi-mille de son domicile et il reniflait à un coin de rocher quand une grande ombre le couvrit. Il leva les yeux et, pendant une demi-minute, il resta comme pétrifié, le cœur battant et sautant<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>comme jamais il n’avait sauté et battu de toute sa vie !
Tyr était à deux pas de lui. Le grizzly géant restait aussi immobile que le petit qu’il regardait fixement. Alors, Muskwa poussa un petit gémissement de joie puérile et courut à lui. Tyr abaissa sa grosse tête et, pendant une minute encore, ils restèrent immobiles, le nez de Tyr enseveli dans la fourrure au dos de Muskwa.
Et puis Tyr se remit à gravir la pente comme si jamais l’ourson n’avait été perdu et Muskwa le suivit avec joie.
Alors, ce furent de longs jours de voyage et de festins magnifiques. Tyr conduisit Muskwa dans plus de mille coins des deux vallées et des montagnes qui les enfermaient. Oh ! les beaux jours de pêche ! Et l’on tua un autre caribou dans la montagne, et Muskwa devenait chaque jour de plus en plus gros et de plus en plus lourd. Si bien qu’à la mi-septembre, il était déjà de la taille d’un beau chien.
Et ce fut le temps des baies. Tyr savait où on les trouve dans les vallées. Ce furent d’abord les framboises sauvages, puis les baies de savonnier, puis les délicieux cassis qui mûrissent dans les fraîches profondeurs des forêts, presque aussi gros que des cerises et presque aussi doux que le sucre de Langdon. Ces cassis, c’était la passion<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>de Muskwa. Cela poussait en buissons épais et féconds. On n’était point gêné par les feuilles des arbustes nus qui les portaient et l’on pouvait en trouver et en déguster deux cents en cinq minutes.
Le temps coula et les baies disparurent. Ce fut octobre. Les nuits se firent très froides et des jours entiers s’écoulèrent sans qu’on revît le soleil briller dans un ciel sombre et pesant de nuages. Sur les pics, la neige s’amassait en couches toujours plus épaisses sans plus jamais fondre à l’approche des crêtes.
Puis la neige tomba jusque dans les vallées. Ce ne fut d’abord qu’un blanc tapis qui fit frissonner les pieds de Muskwa, mais disparut bientôt. Des vents rudes descendirent du Nord. Au doux bourdonnement estival de la vallée succédèrent des gémissements et des cris rauques dans la nuit. Des chants tristes sortaient des arbres et Muskwa trouva le monde transformé.
En ces jours glacés et si sombres, il se demandait pourquoi Tyr restait sur ces pentes balayées par les vents quand on eût trouvé en bas de bons abris. Mais Tyr aurait pu lui expliquer que l’hiver, désormais, était proche et que ces pentes exposées restaient le seul terrain où ils pussent trouver leur nourriture.
Plus de baies, dans les vallées ; l’herbe et les<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>racines n’y contenaient plus guère de sucs nourriciers ; c’eût été temps perdu que d’y chercher des fourmis et des larves et, au lieu de venir batifoler à la surface des lacs, les poissons se tenaient en eau profonde.
C’était la saison où les caribous ont autant de flair que des renards et où ils filent comme le vent.
Les seuls repas sur quoi on pût faire fond, vrais dîners de famille se composaient de quelques misérables rongeurs que Tyr devait gagner à la peine de ses griffes, en fouissant, travail où Muskwa l’aidait dans la faible mesure de ses forces. Il leur arriva plus d’une fois de retourner des mètres cubes de terre avant que de parvenir au chaud abri hivernal d’une famille d’infortunés dormeurs. Ils creusaient pendant des heures pour s’emparer, en tout et pour tout, de trois ou quatre rongeurs gros comme des écureuils, mais, en revanche, délicieusement gras.
Ils vécurent ainsi les premiers jours d’octobre et les premiers de novembre. Alors, la neige, les vents glacés et les furieuses tempêtes du Nord se donnèrent pleine carrière. Mares et lacs commencèrent à se recouvrir d’une couche glacée. Mais Tyr s’obstinait à rester à flanc de montagne. Muskwa grelottait dans les nuits froides et il se demandait douloureusement si le soleil n’était pas disparu pour jamais.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
Un jour, vers la mi-novembre, Tyr s’arrêta soudain, alors qu’il était en train de fouir en quête d’un déjeuner et il partit vers le Sud avec un air tout affairé. Ils se trouvaient alors à environ dix milles du défilé, mais le grizzly menait un train si vif et si soutenu qu’ils y parvinrent avant la nuit, dans le même après-midi.
Pendant les deux jours qui suivirent, Tyr ne parut plus avoir aucun but dans la vie. Il n’y avait rien à manger dans ce défilé. Il errait parmi les rochers, flairant, écoutant et se conduisant, en somme, d’une façon fort incompréhensible pour Muskwa.
L’après-midi du second jour, Tyr fit halte dans un bouquet de pins où le sol était jonché d’aiguilles tombées, qu’il se mit à manger. Muskwa trouvait cette nourriture assez mauvaise, mais quelque chose disait à l’ourson qu’il lui fallait agir à l’exemple de Tyr. Alors il attrapait avec sa langue ces mauvaises aiguilles et il les avalait sagement, sans se douter que la nature prépare ainsi les ours au long sommeil de l’hiver.
À quatre heures, ils parvinrent à l’entrée de la caverne où Tyr était né. Là encore le grizzly s’arrêta, flairant le vent en haut puis en bas, attendant on ne savait quoi. Le jour s’assombrissait. Une tempête hurlante s’abattait sur le défilé. Des vents mordants tombaient du haut<noinclude></noinclude>
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Bzhqc
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[[Category:Littérature jeunesse]] retirée; [[Category:Romans jeunesse]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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wikitext
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<pages index="Curwood - Bari chien-loup, trad. Bocquet, 1925.djvu" header=1 />
[[Catégorie:Romans parus en 1925]]
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Psephos
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javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Dicterot/, "Diderot"],
[/Hainstrun/, "Hamilton"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
[/Candestie/, "Candeille"],
[/\b(d|l)’ss/, "$1’Is"],
[/Camasticon/, "Campistron"],
[/Moselle t/, "Morellet"],
[/pestileux/, "perilleux"],
[/pestis/, "perils"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐 « à » suivi d'une lettre => â
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/(?<= )([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|d?’?[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|d?’?[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|d?’?[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(b|B)ufte/, "$1uste"],
[/Ruff(|i)e/, "Russ$1e"],
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// P majuscule pour l’ apostrophe...
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐 P suivi de autre majuscule ET PUIS des minuscules = c'est pas juste un mot en majuscules...
//débuts de mot où c'est probablement pas vraiment un P
[/\bP(a[d]|acc|aut|â[g])/, "l’$1"], //a
[/\bP(e[mx]|ec(?![tc])|es[pc])/, "l’$1"], //e
[/\bP(i[d]|î)/, "l’$1"], //i
[/\bP(ori)/, "l’$1"], //o
//l’inverse...
[/\bl’etit/, "Petit"],
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
[/es (|[\p{L}-]+ )([Pp]i[eè]ces|paroles) font de/u, "es $1$2 sont de"], // 🧐🧐assez commun quand ça parle de théâtre mais "font de ___ effets" etc aussi possible
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|eront)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |toujours |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux |ici |tout )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore |mieux )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile|f[oa]ible)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (|déj[aà],? |même,? |d’ailleurs,? |en outre,? |du reste,? |au reste,? |encore,? )(que\b|qu’)/, "$1sait $2$3"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\s(que\b|qu’)/, "out le monde sait $1"],
[/ne fai(t|s) (|plus |pas )(si|comment|où|quoi|ce que|qui|combien|gré|quand)\b/, "ne sai$1 $2$3"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!(\bg|pers|\bs))ifle(?!\p{L})/u, "isse"], // [per]sifle avec 1 f commun 18e ..
[/(?<![gG]r)effe(s?)\b/, "esse$1"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])[°º]\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/(?<![\p{L}])(j|m)e\sfois/u,"$1e sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/Duffieux/, "Dussieux"],
[/Monteffon/, "Montesson"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
[/Paefiello/, "Paesiello"],
[/Anfoffi/, "Anfossi"],
[/Rofalie/, "Rosalie"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s|,)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
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// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bSte\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Ste|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/(e|è)fe(?![\p{L}])/u, "$1se"], // -èse
[/[ce]fm/, "esm"],
[/[ce][sf]p/, "esp"],
[/afm/, "asm"],
[/\bfaisi(e?s?)\b/, "saisi$1"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/(i|I)nfu(?!s)/, "$1nsu"],
[/foup/, "soup"],
[/fsoup/, "ssoup"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffa[sfl][sfl]/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
{{t2|{{bloc|t:80|Rose-de-Noël.}}|XXXI|br=1.5|m=1em}}
Un soir, — c’était pendant la nuit du 20 août 1820, il était neuf heures à peu près, — la Brocante revenait avec une petite charrette que Justin eût pu voir dans la cour, et un âne qu’il eût pu entendre braire dans l’écurie, la Brocante revenait, disons-nous, de vendre un lot de chiffons à la papeterie d’Essonne, lorsque, tout à coup, elle vit surgir sur le revers de la route, et comme si elle sortait du fossé, la silhouette d’un enfant qui se précipitait vers elle, les bras ouverts, la pâleur sur le front, la poitrine haletante, tout le corps frissonnant et empreint des signes de la plus profonde terreur, en criant :
— Au secours ! au secours ! sauvez-moi !
La Brocante était de cette race de bohèmes et de gitanos qui a pour instinct étrange d’enlever les enfants, comme les oiseaux de proie enlèvent les alouettes et les colombes ; elle arrêta son âne, sauta à bas de sa charrette, prit la petite fille entre ses bras, remonta avec elle, et fouetta son âne.
Et elle avait bien plus l’air, il faut le dire, en accomplissant cette action, d’une louve qui emporte un agneau que d’une femme qui sauve un enfant.
Cet événement, rapide comme la pensée, s’était accompli à ciniq lieues de Paris, entre Juvisy et Fromenteau.
La petite fille venait par le côté gauche de la mine.
Tout occupée de s’éloigner rapidement, la Brocante ne songea a examiner l’enfant qu’après avoir fait un quart de
lieue, à peu près, au trot de son âne.
La petite fille était nu-tête ; ses longs cheveux dont les
tresses s’étaient dénouées, ou dans la course qu’elle avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>faite, ou dans la lutte qu’elle avait soutenue, pendaient derrière elle ; son front était ruisselant de sueur ; ses pieds attestaient une longue course à travers les champs, et sa robe blanche était toute sillonnée d’une rigole de sang qui s’échappait d’une blessure peu profonde par bonheur et qui semblait avoir été faite ou plutôt essayée avec un instrument aigu et tranchant.
Une fois dans la charrette, la petite fille, qui paraissait âgée de cinq ou six ans au plus, avait — profitant de ce que la Brocante était occupée des deux mains à conduire et à fouetter son âne — glissé comme une couleuvre, des genoux de la vieille femme, sur le plancher de la charrette, et s’était réfugiée dans le coin le plus éloigné, répondant à toutes les questions par ces seules paroles :
— Elle ne court pas après moi, n’est-ce pas ? elle ne
court pas après moi ?…
Sur quoi, la Brocante, qui semblait craindre tout autant que la petite fille d’être poursuivie, sortait furtivement la tête de sa charrette, couverte d’une bâche de toile, regardait sur la route, et, la voyant solitaire, rassurait l’enfant, chez laquelle la terreur paraissait si grande, que le fait matériel de sa blessure et de la douleur qu’elle en devait éprouver, n’était qu’un détail presque oublié.
Vers minuit, — tant la Brocante, secondant l’ardeur de la jeune fille, avait échauffé le dos de son âne, — vers minuit, on arriva à la barrière de Fontainebleau.
Arrêtée à la grille par les employés de l’Octroi, la Brocante n’avait eu qu’à passer la tête, et à dire : « C’est moi, la Brocante, » et, comme les employés de l’Octroi avaient l’habitude de la voir passer, une fois par mois, avec son chargement de chiffons, et revenir le lendemain avec sa charrette vide, ils s’étaient éloignés aussitôt ; et l’âne, la charrette, la vieille femme et la petite fille avaient fait leur entrée dans la ville.
Puis, par la rue Mouffetard et la rue de la Clef, ils avaient gagné la rue Triperet, qui, si nous en croyons une vieille enseigne encore existante aujourd’hui, devrait s’écrire la ''rue Trippret''.
Quant à la jeune fille, accroupie ou plutôt roulée sur elle-même dans le coin le plus recule de la charrette, elle n’avait, nous l’avons dit, donné d’autres signes d’existence que de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>meilleure en découvrant les parents de l’enfant, et en la rendant ou plutôt en la vendant à sa famille.
Cette même répugnance qu’avait éprouvée la petite fille à mettre des vêtements d’une condition inférieure, elle la manifesta lorsqu’il s’agit de partager les repas de la famille.
Un reste de viande réchauffée dans un poêlon, un morceau de pain noir acheté au rebut, ou mendié par la ville, tel était l’ordinaire de la Brocante et de son fils.
Babolin, qui n’avait jamais mangé à une autre table que celle de sa mère, n’avait pas de désirs gastronomiques au-dessus de sa condition.
Mais il n’en était pas de même de Rose-de-Noël.
Sans doute avait-elle été habituée, pauvre enfant, à manger des mets recherchés, avec de l’argenterie, dans des assiettes et des plais de porcelaine, car elle se contenta de jeter un regard sur le déjeuner de Babolin et de la Brocante, et dit :
— Je n’ai pas faim.
Au dîner, ce fut de même.
La Brocante comprit que l’élégante enfant se laisserait plutôt mourir d’inanition que de loucher à sa cuisine.
— Qu’est-ce qu’il te faut donc ? lui demanda-t-elle ; des faisans aux oranges ou des poulardes truffées ?
— Je ne demande ni poulardes truffées, ni faisans aux
oranges, répondit la petite fille ; mais je voudrais bien un morceau de pain blanc, comme on en donnait chez nous le dimanche aux pauvres.
La Brocante, toute dure qu’elle était, fut touchée de cette réponse, si simple et en même temps si plaintive ; elle donna un sou à Babolin.
— Va chercher un petit pain chez le boulanger de la rue Copeau, dil-elle.
Babolin prit le sou, ne fit qu’un bond par les escaliers, qu’un saut de la rue Triperet à la rue Copeau, et revint au bout de cinq minutes, apportant un petit pain à mie blanche et à croute dorée.
La pauvre Rose-de-Noël avait grand’faim ; elle le dévora jusqu’à la dernière miette.
— Eh bien, cela va-t-il mieux ? demanda la Brocante.
— Oui, madame, et je vous remercie, dit l’enfant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>reprises, et le rapporta transparent comme un cristal de Bohême, et plein d’une eau fraîche et limpide.
— Merci, monsieur Babolin, dit la petite fille.
Et elle avala le verre d’eau d’un seul trait.
— Oh ! ''monsieur'' Babolin ! s’écria le gamin en faisant la roue. Dis donc, la mère, quand nous irons chez Croc-en-Jambe, on annoncera : « ''Monsieur'' Babolin et ''madame'' Brocante ! »
— Pardon, répliqua la petite, on m’a appris à dire monsieur et madame ; je ne le dirai plus, si ça n’est pas bien.
— Si, mon enfant, si, c’est bien, dit la Brocante, subjuguée malgré elle par cette supériorité de l’éducation que les gens du peuple raillent quelquefois, mais qui, cependant, produit toujours sur eux son effet.
Le soir, la même scène que la veille se représenta pour le coucher.
La mère et le fils couchaient sur un seul matelas jeté au milieu des chiffons, dans un coin de la pièce.
Rose-de-Noël refusa constamment de prendre place à côté d’eux.
Cette nuit encore, elle coucha sur sa chaise.
Le lendemain, la Brocante fit un effort.
Elle mit dans sa poche les trente francs, prix des vêtements de l’enfant, sortit, acheta une couchette de quarante sous, un matelas de dix francs, un peu mince, mais propre, — un traversin de trois francs cinquante centimes, deux paires de draps de madapolam, et une couverture de coton : le tout d'une irréprochable blancheur.
Elle fit apporter cela dans son grenier.
Elle en avait juste pour vingt-trois francs : elle était au pair avec la petite fille.
— Oh ! le joli petit lit blanc ! s’écria l’enfant, lorsqu’elle vit la couchette dressée et garnie.
— C’est pour vous, mademoiselle Précieuse, dit la Brocante ; puisqu’il paraît que vous êtes une princesse, on vous traite en princesse, quoi !
— Je ne suis pas une princesse, répondit la petite fille mais, là-bas, j’avais un lit blanc.
— Eh bien, vous en aurez un ici comme là-bas… Êtes-vous contente ?
— Oui, et vous êtes bien bonne ! dit la petite fille.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(37)}}
Ce n’eſt pas vainement que l’Adminiſtration eſt compoſée de Privilégiés. Elle veille avec une tendreſſe paternelle à tous leurs intérêts. Ici, ce ſont des établiſſemens pompeux, vantés, comme l'on croit, de toute l’Europe, pour donner l'éducation ''aux pauvres Privilégiés'', de l’un & de l’autre ſexe.
Inutilement le haſard ſe montroit plus ſage que vos inſtituions, & vouloit ramener ceux qui ont beſoin, à la loi commune de travailler pour vivre. Vous ne voyez dans ce retour au bon ordre qu’un crime de la forturne ; & vous vous gardez bien de donner à vos éleves les habitudes d’une profeſſion commune, capable de ſoutenir celui qui l’exerce. Dans vos admirables deſſeins, vous allez juſqu’à leur inſpirer une force d’orgueil d’avoir été de ſi bonne heure à la charge du Public, comme ſi dans aucun cas, il pouvoit être plus glorieux d'avoir beſoin de charité que de s’en<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(38)}}
paſſer. Vous les récompenſez par des ſecours d’argent, par des penſions, par des cordons, d’avoir bien voulu conſentir à recevoir ce premier gage de votre tendreſſe. A peine ſortis de l'enfance, les jeunes Privilégiés ont un état & des appointemens & on oſe les plaindre de leur modicité. Voyez cependant parmi les non-Privilégiés du même âge, qui ſe deſtinent aux profeſſions pour leſquelles il faut des talens & de l’étude ; voyez s’il en eſt un ſeul qui, bien qu’attaché à des occupations vraiment pénibles, ne coûte long-temps encore à ſes parens de grandes avances, avant qu’il ſoit admis à la chance incertaine de retirer de ſes longs travaux, le néceſſaire de la vie. Toutes les portes ſont ouvertes à la ſollicitation des Privilégiés. Il leur ſuffit de ſe montrer, & tout le monde ſe fait honneur de s’intéreſſer à leur {{tiret|avance|ment}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(39)}}
{{poem|
{{tiret2|avance|ment}}. On s’occupe avec chaleur de leurs affaires, de leur fortune. L’Etat lui-même, oui, la choſe publique a été forcée plus d’une fois de concourrir à des arragemens de famille, de négocier des mariages, de ſe prêter à une acquiſition,
&c. &c. Les Privilégiés les moins favoriſés trouvent par-tout d’abondantes reſſources. Une foule de Chapitres pour l’un & l’autre ſexe, des ordres militaires ſans objet, ou dont l’objet eſt injuſte & dangereux, leur offrent des prébendes, des commanderies, des penſions, & toujours des décorations. Et comme ſi ce n'étoit pas aſſez des fautes de nos peres, on s’occupe avec ardeur depuis quelque temps, d’augmenter le nombre de ces brillantes ſoldes de l’inutilité <ref name=p39>
Il ſe manifeſte une contradiction bizarre dans la conduite du Gouvernement. Il aide, d’un côté, à décamer ſans meſure contre les biens </ref><noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(40)}}
Ce ſeroit une erreur de croire que la mendicité privilégiée dédaigne les petites occaſions, ou les petits ſecours. Les fonds deſtinés aux aumônes du Roi ſont en grande partie abſorbés par elle, & pour ſe dire pauvre dans l’ordre des Privilégiés, on n’attend pas que la Nature pâtiſſe, il ſuffit que la vanité ſouffre. Ainſi la véritable indigence de toutes les claſſes de Citoyens eſt ſacrifiée à des beſoins de vanité.
Les Pays d’Etat s’occupent depuis long-temps des penſions à donner ''à la pauvre claſſe privilégiée''. Les Adminiſtrations Provinciales ſuivent déjà de ſi nobles traces, & les trois Ordres en commun, parce qu’ils ne ſont encore
<ref follow=p39> conſacrés au culte, & qui diſpenſent au moins le tréſor national de payer cette partie des fonctions publiques, & il cherche en même tems à dévouer le plus qu’il peut de ces biens, & d’autres, à la claſſe des Privilégiés ſans fonctions. </ref><noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(41)}}
compoſés que de Privilégiés, écoutent avec une reſpectueuſe approbation tous les avis qui peuvent tendre à ſoulager ''la pauvre claſſe privilégiée''. Les Intendants ſe ſont procurés des fonds particuliers pour cet objet ; un moyen de ſuccès pour eux eſt de prendre un vif intérêt au triſte ſort de la ''pauvre claſſe privilégiée'' ; enfin, dans les Livres, dans les Chaires, dans les Diſcours Académiques, dans les Converſations, & partout, voulez-vous intéreſſer à l’inſtant tous vos Auditeurs, il n’y a qu’à parler de la ''pauvre claſſe privilégiée''. A voir cette pente générale des eſprits, & les innombrables moyens que la ſuperſtition, à qui rien n’eſt impoſſible, s’eſt déjà ménagée, pour ſecourir les pauvres Privilégiés ; je ne puis m’expliquer pourquoi on n’a pas encore ajouté, s’il
n'exiſte déjà à la porte des Egliſes, un tronc pour la ''pauvre claſſe privilégiée'' <ref name=p41> Je m’attends bien que l’on trouvera cet endroit </ref>
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compoſés que de Privilégiés, écoutent avec une reſpectueuſe approbation tous les avis qui peuvent tendre à ſoulager ''la pauvre claſſe privilégiée''. Les Intendants ſe ſont procurés des fonds particuliers pour cet objet ; un moyen de ſuccès pour eux eſt de prendre un vif intérêt au triſte ſort de la ''pauvre claſſe privilégiée'' ; enfin, dans les Livres, dans les Chaires, dans les Diſcours Académiques, dans les Converſations, & partout, voulez-vous intéreſſer à l’inſtant tous vos Auditeurs, il n’y a qu’à parler de la ''pauvre claſſe privilégiée''. A voir cette pente générale des eſprits, & les innombrables moyens que la ſuperſtition, à qui rien n’eſt impoſſible, s’eſt déjà ménagée, pour ſecourir les pauvres Privilégiés ; je ne puis m’expliquer pourquoi on n’a pas encore ajouté, s’il
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
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compoſés que de Privilégiés, écoutent avec une reſpectueuſe approbation tous les avis qui peuvent tendre à ſoulager ''la pauvre claſſe privilégiée''. Les Intendants ſe ſont procurés des fonds particuliers pour cet objet ; un moyen de ſuccès pour eux eſt de prendre un vif intérêt au triſte ſort de la ''pauvre claſſe privilégiée'' ; enfin, dans les Livres, dans les Chaires, dans les Diſcours Académiques, dans les Converſations, & partout, voulez-vous intéreſſer à l’inſtant tous vos Auditeurs, il n’y a qu’à parler de la ''pauvre claſſe privilégiée''. A voir cette pente générale des eſprits, & les innombrables moyens que la ſuperſtition, à qui rien n’eſt impoſſible, s’eſt déjà ménagée, pour ſecourir les pauvres Privilégiés ; je ne puis m’expliquer pourquoi on n’a pas encore ajouté, s’il
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(42)}}
Il faut encore citer ici un genre de trafic inépuiſable en richeſſes, pour les Privilégiés. Il eſt fondé, d’une part, ſur la ſuperſtition des noms, de l’autre, ſur l’avidité des richeſſes. Je parle de ce qu’on oſe appeler les ''Méſallaiances'', <ref name=p42>On devroit bien, ne fût-ce que pour la clarté du langage, ſe ſervir d’un autre mot pour déſigner l’art de s’approprier les riches offrandes de la ſottiſe, & marquer clairement de quel côté eſt la ''méſalliance''.</ref>
ſans que ce terme ait pu décourager les ſtupides Citoyens qui paient ſi cher pour ſe faire inſulter. Dès qu’à force de travail & d’induſtrie, quelqu’un de l'ordre commun a élevé une fortune digne d’envie ; dès que les agens du fiſc, par des moyens plus faciles, ſont parvenus à entaſſer des tréſors, toutes ces richeſſes ſont aſpirées par les Privilégiés. Il ſemble que notre malheureuſe Nation ſoit
<ref follow=p41>''de mauvais ton''. Cela doit être ; le pouvoir de proſcrire, ſur ce prétexte, des expreſſions exactes eſt encore un droit des Privilégiés.</ref><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(42)}}
Il faut encore citer ici un genre de trafic inépuiſable en richeſſes, pour les Privilégiés. Il eſt fondé, d’une part, ſur la ſuperſtition des noms, de l’autre, ſur l’avidité des richeſſes. Je parle de ce qu’on oſe appeler les ''Méſallaiances'', <ref name=p42>On devroit bien, ne fût-ce que pour la clarté du langage, ſe ſervir d’un autre mot pour déſigner l’art de s’approprier les riches offrandes de la ſottiſe, & marquer clairement de quel côté eſt la ''méſalliance''.</ref>
ſans que ce terme ait pu décourager les ſtupides Citoyens qui paient ſi cher pour ſe faire inſulter. Dès qu’à force de travail & d’induſtrie, quelqu’un de l''rdre commun a élevé une fortune digne d’envie ; dès que les agens du fiſc, par des moyens plus faciles, ſont parvenus à entaſſer des tréſors, toutes ces richeſſes ſont aſpirées par les Privilégiés. Il ſemble que notre malheureuſe Nation ſoit
<ref follow=p41>''de mauvais ton''. Cela doit être ; le pouvoir de proſcrire, ſur ce prétexte, des expreſſions exactes eſt encore un droit des Privilégiés.</ref><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(43)}}
condamnée à travailler & à s’appauvrir ſans ceſſe pour la claſſe Privilégiée. C'eſt inutilement que l'agriculture, que les fabriques, le commerce, & tous les arts réclament pour ſe ſoutenir, pour s'aggrandir, & pour la proſpérité publique, une partie des capitaux immenſes qu’ils ont ſervi à former. Les Privilégiés engloutiſſent & les capitaux & les perſonnes, & tout eſt voué ſans retour à
la ſtérilité Privilégiée.
La matiere des Priviléges eſt inépuiſable comme les préjugés qui conſpirent à les ſoutenir. Mais laiſſons ce ſujet, & épargnons-nous les réflexions qu’il inſpire. Un tems viendra, où nos neveux
indignés reſteront ſtupéfaits à la lecture de notre hiſtoire, & donneront, à la plus inconcevable démence, les noms qu’elle mérite. Nous avons vus, dans notre jeuneſſe, des hommes de Lettres ſe signaler par leur courage, à attaquer des opinions auſſi puiſſantes que pernicieuſes à l'humanité. Aujourd’hui, ils<noinclude></noinclude>
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(44)}}
ſe contentent de répéter dans leurs propos & dans leurs écrits, des raiſonnemens ſurannés contre des préjugés qui n’exiſtent plus. Celui des Priviléges eſt le plus dangereux, peut-être, qui ait
paru ſur la terre ; il s’eſt plus intimément lié avec l’organiſation ſociale ; il la corrompt plus profondément; plus d’intérêts s’occupent à le défendre. Voilà bien des motifs pour exciter le zele des patriotes, & pour réfroidir celui des gens de Lettres.<noinclude></noinclude>
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(45)}}
{{séparateur}}
{{PageTitre|
3|NOTE RELATIVE A LA PAGE 15|125|
2|''Extrait du Procès-verbal de la Nobleſſe,
aux Etats de 1614, page 113''.|100|
1|''Du mardi matin 25 Novembre : « & ayant en
audience, M. de Senecey <ref name=p45>M. le Baron de Senecey étoit Président de la Nobleſſe</ref> parla au Roi
en cette forte :
bp=3|
}}
{{lettrine|S}}{{sc|ire}},
« La bonté de nos Rois a condédé de tous temps cette liberté à leur Nobleſſe, que de recourir à eux en toutes ſortes d’occaſions, l’éminence de leur qualité les ayant approchés auprès de leurs perſonnes, qu’ils ont toujours été les principaux exécuteurs de leurs royales actions.
« Je n’aurois jamais fait de rapporter à V. M. tout ce que l’antiquité nous apprend que la naiſſance a donné de prééminences à cet Ordre, & avec telle différence de ce qui eſt de tout le reſte du<noinclude></noinclude>
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Itsajellyfishsiren
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" /></noinclude>{{centré|(46)}}
Peuple, qu’elle n’en a jamais pu ſouffrir aucune ſorte de comparaiſon. Je pourrois, {{sc|Sire}}, m’étendre en ce diſcours, mais une vérité ſi claire n’a pas beſoin de témoignage plus certain que ce qui eſt connu de tout le monde...., & puis je parle devant le Roi, lequel, nous eſpérons trouver auſſi jaloux de nous conſerver en ce que nous participons de ſon luſtre, que nous ſaurions l’être de l’en requérir & ſupplier, bien marri qu’une nouveauté extraordinaire nous ouvre la bouche plutôt qu’aux plaintes qu’aux très-humbles ſupplications pour leſquelles nous ſommes aſſemblés.
{{sc|Sire}}, Votre Majeſté, a eu pour agréable de convoquer les Etats Généraux des trois Ordres de votre Royaume, Ordres deſtinés & ſéparés entre eux de fonctions & de qualités.
» {{sc|Sire}}, Votre Majeſté a eu pour agréable de convoquer les Etats Généraux des trois Ordres de votre Royaume, Ordres deſtinés & ſéparés entre eux de fonctions & de qualités. L’Egliſe, vouée au ſervice de Dieu & au régime des ames, y tient le premier rang, nous en honorons les Prélats & Miniſtres comme nos peres, & comme médiateurs de notre réconciliation avec Dieu.
» La Nobleſſe, {{sc|Sire}}, y tient le ſecond rang. Elle eſt le bras droit de votre juſtice, le ſoutien de votre Couronne, & les forces invicibles de l’Etat.
» Sous les heureux auſpices & valeureuſes conduite des Rois, au prix de leur ſang, & par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|LETTRE XI|m=2em}}
{{d|Passy, 1{{er}} prairial an II.|2|fs=90%|mb=1em}}
Enfin, nous pouvons fonder notre espoir sur quelque chose ! Si tu lis les journaux, tu sais comment les commissions jugeront. Il y aura trois classes, l’une sera renvoyée au tribunal révolutionnaire. Ceux que les commissions jugeront ne pas être détenus pour des causes assez graves seront renvoyés au comité de sûreté générale. On condamnera à l’exil ou à la détention jusqu’à la paix, mais on ne pourra mettre en liberté sur-le-champ. N’importe, une fois envoyée au comité de sûreté générale, toi, tu es libre ! Cette bonne nouvelle m’a fait passer une journée toute différente des autres. J’ai dîné chez M. de Vézelay et j’ai été ensuite chez M. de Serennes. Il y avait un jeune homme, élève de Cramoltz, qui a joué parfaitement de la harpe. Cela m’a fait grand bien, car il y a longtemps que je n’ai entendu de musique. Tu as raison, cela remonte l’esprit, et surtout pouvant m’abandonner au doux espoir de te revoir, de t’embrasser, de vivre avec toi. Je saute de joie quand j’y pense. Cela serait si doux après cette longue et cruelle absence ! Une fois que je te tiendrai, je ne m’inquiéterai plus de rien, je ne désirerai plus rien, tous mes souhaits seront accomplis.
Bonsoir, ma bonne mère, je vais m’endormir sur ces riantes idées ; toutes les nuits je rêve que tu es en liberté, que nous sommes ensemble ; hier, en dormant, je croyais que nous étions tous réunis. C’était dans ton ancienne maison ; Victor, tous nos amis y étaient ; nous avions tous été rendus à nos foyers. La joie régnait, tout cela allait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>lorsqu’un démon fâcheux m’a réveillé. Bonsoir encore, ma bonne mère, je te serre bien tendrement dans mes bras.
{{Centré|LETTRE XII|m=2em}}
{{d|2 prairial.|4|fs=90%|mb=1em}}
Je t’écris, ma bonne mère, du coin de mon feu ; je suis rentré gelé, transi, morfondu. Mon ami de la montagne est venu me voir. Nous avons voulu lui faire les honneurs de nos prairies émaillées, mais la bise a glacé notre admiration. On se croirait au mois de janvier. Tu ne te figures pas comme je m’ennuie de ne pas te voir : lorsque je compare ma vie monotone et triste à celle encore plus triste que tu mènes, je me reproche l’air que je respire ; tout est empoisonné pour moi. Ce qui me faisait plaisir autrefois n’est plus qu’un sujet de regret. J’entendis l’autre jour l’ouverture d’Œdipe à Colone, je ne puis t’exprimer la peine que cela me fit, je l’avais entendue si souvent avec toi : encore l’été dernier ! nous jouissions alors ensemble des douceurs de la liberté. Je pouvais t’embrasser soir et matin, je vivais près de toi. Ah ! j’étais trop heureux, j’oubliais mon bonheur ! Tous ces souvenirs me font sécher. J’envie le sort des enfants que je vois jouer au bord des chemins. Libres d’inquiétude, ils ne connaissent point l’exil, l’arrestation, la douleur de l’absence ; ils ne tremblent pas pour ce qu’ils aiment, les noirs soucis ne bâtent pas leur réveil…
C’est chez le citoyen V… père que j’ai été dîner. Il me comble d’amitiés, ainsi que sa femme. C’est le plus galant homme possible. Quant au fils, je le crois très vide. Il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/46
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude>{{Img float
| file=Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919 (page 46 crop).jpg
| width = 480px
| align = center
| m = 1em
|cap = {{t|« ''Bastien… Mireau… c’est-i Dieu possible ?'' » <noinclude> (''{{pg|46}}'')</noinclude>|90}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Coralie l’inconstante/Présentation
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Sapcal22
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wikitext
text/x-wiki
{{PrésentationWS}}
« Coralie l’inconstante est une gracieuse peinture de femme, comme une femme sait les faire ; l’intrigue du roman n’est pas forte, mais elle est arrangée avec goût, avec esprit. Hélène, c’est le contraste créé pour servir de pendant à Coralie, est une physionomie touchante ; c’est la victime, la victime par le cœur, comme il doit s’en trouver une dans tout roman de femme ; les rôles d’hommes sont dans Coralie des rôles secondaires. C’est dans l’ordre. Les femmes auteurs ont raison d’agir ainsi, les auteurs hommes leur montrent l’exemple. » Revue Britannique, 1843
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/225
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SÉBONDE.|217}}</noinclude><section begin="Sébonde"/>puisque Montaigne en a fait un
cas tout particulier {{refl|Sébonde-(B)|num=(B)|nosup}}. Il le traduisit
en notre langue {{refl|Sébonde-(C)|num=(C)|nosup}}, et
il en fit une apologie {{refl|Sébonde-(D)|num=(D)|nosup}}, qui
est le plus long chapitre de ses
Essais. Peu de gens ont bien
connu en quel temps vivait Sébonde,
ni ce qu’il était. Montaigne
s’étonne qu’un tel auteur
ait pu demeurer dans une
si grande obscurité : ''Tout ce''
''que nous en sçavons'', dit-il <ref group=lower-alpha>Essais, ''liv. II'', ''chap. XII'', ''pag.'' 186 ''du''
''II''{{e}}. ''tome, édition de Paris'', 1659, in-12,</ref>,
''c’est qu’il estoit Espagnol, faisant''
''profession de medecine à''
''Thoulouse il y a environ deux''
''cens ans.'' Scaliger, dans une lettre,
en l’année 1606 <ref group=lower-alpha>''C’est la CCXLI''{{e}}.</ref>, dit qu’il y
avait deux cent trente ans ou
environ que Sébonde avait vécu
à Toulouse. Cela n’est pas trop
conforme à l’abbé Trithème <ref group=lower-alpha>''Voyez les Prolégomènes de'' Maussac
''sur le'' {{lang|la|Pugio fidei}}.</ref>,
qui place la mort de ce médecin
à l’année 1432. Les autres erreurs
de Scaliger, concernant ce personnage,
ont été remarquées en
un autre endroit <ref group=lower-alpha>''Dans la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Martini#ancrage_Martini-(C)|(C)]] ''de l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Martini|{{sc|Martini}}]],
''tom. X'', ''pag.'' 343.</ref>. Il l’a pris
pour un moine de l’ordre de
Saint-Dominique, et lui a attribué
un ouvrage contre les Juifs
intitulé : ''{{lang|la|Pugio fidei}}'', dont l’auteur
s’appelle Raymond Martini.
Notre Sébonde n’a pas été fort
connu à ce prodige de mémoire
et de connaissance des livres et
des manuscrits <ref group=*><sup>*</sup> Leclerc applique à Scaliger les éloges
donnés ici à Naudé, et reproche à Bayle de
louer Scaliger : cette erreur de Leclerc a été
relevée par Joly.</ref>, Gabriel Naudé,
qui, en parlant de ce qu’a dit
Scaliger touchant Galatin et
Sébonde, n’y a observé aucune
faute <ref group=lower-alpha>{{lang|la|Naudæus, ''in'' Bibliogr. polit.}}</ref>. On verra dans une
remarque ce qui concerne les
autres écrits de notre Sébonde {{refl|Sébonde-(E)|num=(E)|nosup}}.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sébonde-(A)|(A)}}''' ''Professeur en médecine, etc.'' ]
J’ai suivi {{M.|de Maussac}}, qui lui
donne tous ces titres dans ses Prolégomènes
sur Raymond Martini. {{lang|la|''Sciendum''
''est''}}, dit-il, {{lang|la|''Raymundum Sebunde''
''nec dominicanum, nec in hebraicis''
''aliisque linguis orientalibus valdè''
''versatum fuisse, quamvis eum ex''
''judæo christianum nobis repræsentet''
''Michaël à Monte'' toto capite Apologiæ.......
''sed tantùm Hispanum et''
''Barcinonensem atque in academiâ Tolosanâ''
''medicinæ professorem, philosophiæ,''
''sacræque scientiæ, eoque''
''gradu illìc insignitum.''}} L’Abrégé de la
Bibliothéque de Gesner rapporte le
titre d’un livre <ref>''C’est le même que'' {{lang|la|Viola animæ.}}</ref> qui est un dialogue
{{lang|la|''inter Raymundum Sebundium''
''artium, medicinæ, ac theologiæ professorem''
''et dominicum Seminiverbium.''}}
Je viens de parcourir tout exprès
cette Apologie de Sébonde, pour
voir si on l’y représente comme un
juif devenu chrétien : je n’ai pas eu
le bonheur d’y rencontrer aucun vestige
de cela ; mais comme je ne l’ai
pas relue ligne pour ligne, je ne
prétends point nier à tous égards ce
que {{M.|de Maussac}} affirme. Il me
suffit d’assurer que Montaigne ne dit
presque rien de Sébonde dans toute
cette longue Apologie, si vous en exceptez
le commencement. Notez que
Gesner le nomme ''Sébeyde'', et qu’il
dit en marge qu’on le nomme autrement
''Sabunde'' <ref>{{lang|la|Gesner., ''in'' Bibliothecâ.}}</ref>. Le titre qui est
au devant du prologue du livre des
Créatures, dans l’édition de Strasbourg,
1496, est pour ce dernier nom : {{lang|la|''Compositus''
''à venerabili viro magistro''
''Raymundo de Sabunde in artibus et''
''medicinâ doctare, et in sacrâ paginâ''
''egregio professore.''}}
'''{{refa|Sébonde-(B)|(B)}}''' ''Montaigne en a fait un cas''
''tout particulier.'' ] Voyez la remarque
suivante, et la remarque [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sébonde#ancrage_Sébonde-(D)|(D)]].
'''{{refa|Sébonde-(C)|(C)}}'''... ''Il le traduisit en notre''
''langue.'' ] Je m’en vais rapporter l’histoire
de cette traduction ; cela peut<section end="Sébonde"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/226
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Manseng
19880
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|218|SÉBONDE.}}</noinclude><section begin="Sébonde"/>servir à faire connaître Sébonde.
Écoutons celui qui l’a traduit. « <ref>Montaigne, Essais, ''liv. II'', ''chap. XII'',
''pag. m.'' 184.</ref>
Pierre Brunel <ref>''Il fallait dire'' Bunel. [C’est aussi comme on
lit à la page 148 de l’édition de Simon Millanges,
Bordeaux, 1580, ''in''-8{{o}}. {{sc|Rem. crit.}}]</ref>, homme de grande
reputation de scavoir en son
temps, ayant arresté quelques
jours à Montaigne en la compagnie
de mon pere, avec d’autres hommes
de sa sorte, luy fit present au
desloger d’un livre qui s’intitule :
{{lang|la|''Theologia naturalis, sive liber''
''Creaturarum magistri Raymundi''
''de Sebonde.''}} Et parce que la langue
italienne et espagnole estoient familieres
à mon pere, et que ce livre
est basty d’un espagnol barragouiné
en terminaisons latines, il
esperoit qu’avec bien peu d’ayde
il en pourroit faire son profit,
et le recommanda comme livre
tres-utile et propre à la saison en
laquelle il le luy donna, ce fut
lorsque les nouveautez de Luther
commençoient d’entrer en credit........
<ref>Montaigne, Essais, ''liv. II'', ''chap. XII'',
''pag.'' 185.</ref>. Or quelques jours
avant sa mort, mon pere ayant de
fortune rencontré ce livre sous un
tas d’autres papiers abandonnez,
me commanda de le luy mettre en
françois. Il fait bon traduire les auteurs
comme celuy-là, où il n’y a
guere que la matiere à representer ;
mais ceux qui ont donné
beaucoup à la grace et à l’elegance
du langage, ils sont dangereux à
entreprendre, nommément pour
les rapporter à un idiome plus
faible. C’étoit une occupation bien
estrange et nouvelle pour moy,
mais estant de fortune pour lors
de loisir, et ne pouvant rien refuser
au commandement du meilleur
père qui fut oncques, j’en vins
à bout comme je pus, à quoy il
prit un singulier plaisir, et donna
charge qu’on le fist imprimer, ce
qui fut executé apres sa mort. »
La Croix du Maine met cette impression
à l’an 1569. Ces Dialogues de la
Nature de l’Homme (c’est ainsi qu’il
intitule l’ouvrage de ''Raymond Sebon''
traduit par Montaigne) ''ont esté''
''imprimez à Paris, chez Gabriel Buon,''
''l’an'' 1569, ''et chez Gilles Gourbin''
''audit an'' <ref>La Croix du Maine, Biblioth. française,
''pag.'' 329.</ref>. Du Verdier <ref>Bibliothéque, ''pag.'' 872, ''au mot'' Michel de
Montaigne.</ref> ne se sert
point du même titre, et ne marque
point une si ancienne édition. Voici
comme il parle : ''Le livre des Creatures,''
''auteur Raymond Sebon, contenant trois''
''cent trente chapitres imprimé''
''à Paris'', ''in''-8{{o}}., ''chez Gilles Gourbin'',
1581. ''J’ai veu'', poursuit-il, ''une autre''
''traduction dudit livre en fort vieil langage.''
Ces dernières paroles montrent
qu’il n’entend point parler de la traduction
que Jean Martin publia en
1551 <ref>''Là même'', ''pag.'' 720.</ref>. Une autre raison nous en
peut convaincre, c’est que Jean Martin
n’a pas traduit le même livre que
Montaigne. Le livre que Jean Martin
a traduit comprend sept dialogues.
Or l’ouvrage de Sébonde traduit par
Montaigne n’est point en forme de dialogue ;
il est divisé en trois cent trente
chapitres, comme le remarque du Verdier ;
et il est très-certain qu’il n’y a
qu’un homme qui parle dans le livre de
Sébonde qui contient trois cent trente
chap. Inférons de là que la Croix du
Maine a mal rapporté le titre de la traduction
composée par Montaigne, et
que les dialogues de Sébonde ne sont
qu’un plat réchauffé ; car il paraît
par le titre même de la traduction,
qu’ils contiennent les mêmes choses
que le livre des Créatures. Voici le
titre : ''La Theologie naturelle de Raymond''
''Sebond comprise en sept dialogues''
''intitulés autrement, de la Nature''
''de l’Homme'' <ref>Du Verdier, Biblioth. franç., ''pag.'' 720.</ref>. Voyez ci-dessous
les titres des ouvrages de ce
docteur.
'''{{refa|Sébonde-(O)|(O)}}''' ''Il en fit une Apologie.'' ] Il nous
dit lui-même pourquoi <ref>Montaigne, Essais, ''liv. II'', ''chap. XII'',
''pag.'' 186.</ref>. « Je
trouvai belles les imaginations de
cet auteur, la contexture de son
ouvrage bien suivie, et son dessein
plein de pieté. Parce que beaucoup
de gens s’amusent à le lire,
et notamment les dames, à qui nous
devons plus de service, je me suis
trouvé souvent à mesme de les secourir,
pour descharger leur livre
de deux principales objections<section end="Sébonde"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
jz7rzotgv3zbupo2kh867qpegpkjn8b
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/227
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Manseng
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr||SÉBONDE.|219}}</noinclude><section begin="Sébonde"/>qu’on lui fait. Sa fin est hardie et
courageuse, car il entreprend par
raisons humaines et naturelles d’établir
et verifier contre les atheïstes
tous les articles de la religion
chrestienne. » C’est ce qui donna
lieu aux deux objections que Montaigne
se proposa de réfuter. Il y eut
des gens qui dirent <ref>''Là même'', ''pag.'' 187.</ref> ''que les chretiens''
''se font tort de vouloir appuyer''
''leur creance par raisons humaines,''
''qui ne se conçoit que par foi, et par une''
''inspiration particuliere de la grace divine'' ;
d’autres dirent <ref>''Là même'', ''pag.'' 202.</ref> ''que les argumens''
''de'' Sébonde ''étoient foibles et''
''ineptes à verifier ce qu’il veut, et entreprirent''
''de les choquer aisement.'' Montaigne
se crut obligé de répondre <ref>''Pag.'' 187.</ref>
aux premiers avec douceur et avec
respect, parce qu’il lui sembla qu’il
y avait quelque zèle de piété dans
leur objection : mais ''il faut'', dit-il
<ref>''Pag.'' 202.</ref>, ''secouer'' les autres ''un peu plus''
''rudement, car ils sont plus dangereux''
''et plus malicieux que les premiers.''
Le moyen qu’il prit fut de
''leur arracher des poings les chetives''
''armes de leur raison'', en leur montrant
le néant et l’ignorance de l’homme,
et la majesté divine ''à laquelle''
''seule appartient la science.'' Ceux qui
connaissent Montaigne se peuvent
aisément imaginer la vaste carrière
qu’il se donna. Le jugement qu’il
fait des raisons de son auteur est
quelque chose de trop édifiant pour
ne devoir pas trouver ici quelque
place. ''À dire la verité'', dit-il <ref>''Pag.'' 186.</ref>,
''je le trouve si ferme et si heureux'' à
établir par des raisons naturelles les
articles du christianisme, ''que je ne''
''pense point qu’il soit possible de mieux''
''faire en cet argument-là, et croi que''
''nul ne l’a égalé........ Je m’enquis autrefois''
''à Adrianus Turnebus'' <ref group=*>(*) L’édition de Simon Millanges, ''pag.'' 152,
lit ''Adrien Tournebeuf''. {{sc|Rem. crit.}}</ref> ''qui''
''sçavoit toutes choses que ce pouvoit''
''être de ce livre : il me respondit qu’il''
''pensoit que ce fust quelque quintessence''
''tirée de saint Thomas d’Aquin ;''
''car de vrai cet esprit là, plein d’une''
''érudition infinie et d’une subtilité admirable,''
''étoit seul capable de telles''
''imaginations....... Je sais'', poursuit-il
<ref>Montaigne, ''pag.'' 201.</ref>, ''un homme d’autorité nourri''
''aux lettres, qui m’a confessé avoir''
''été ramené des erreurs de la mecreance''
''par l’entremise des argumens de''
''Sebonde.'' Tout le monde n’a pas jugé
de ce livre aussi favorablement que
Montaigne. Le père Théophile Raynaud
<ref>{{lang|la|''Prolegomen''. Theolog. nat., ''num.'' 86.}}</ref> en a parlé avec mépris et
un professeur luthérien <ref>{{lang|la|Jacob. Thomasius, præfatione LXXVII,
''Lips.'' 1681.}}</ref> s’est fort
moqué de Coménius, qui a dit <ref>{{lang|la|Comenius, de uno necessario, ''cap. VI'',
''pag.'' 49.}}</ref>
que Sébonde a prouvé si démonstrativement
tout ce qui concerne la
connaissance et le salut de l’homme,
qu’on ne saurait rien alléguer contre.
Ce professeur soutient qu’en plusieurs
choses, qui ne sont pas fort obscures,
cet Espagnol a raisonné pitoyablement,
et il en donne pour exemple
l’explication des causes qui produisent
la discorde parmi les hommes.
'''{{refa|Sébonde-(E)|(E)}}''' ''Les autres écrits de Sébonde.'' ]
Ses autres ouvrages sont : {{lang|la|''Quæstiones''
''disputatæ ; Viola animæ per''
''modum dialogi de Hominis Naturâ''
''tractans ad cognoscendum se, Deum''
''et hominem, et omne debitum quo''
''Deo obligatur et proximo, Coloniæ''
''apud Henricum Quentel'', 1501, ''in''-4{{o}}.}}
<ref>''Voyez l’''Épitome de la Bibliothéque de
Gesner.</ref>. Les Dialogues ''{{lang|la|de Naturâ Hominis}}'',
imprimés à Lyon, en 1568,
sont apparemment le même livre que
''{{lang|la|Viola animæ}}'' ; celui-ci ne diffère de
la ''{{lang|la|Theologia naturalis}}'' que quant à
la forme. Cela est clair par la seule
considération de ce titre : {{lang|la|''Theologia''
''naturalis, sive liber Creaturarum,''
''specialiter de Homine, et de''
''Naturâ ejus in quantùm homo, et de''
''his quæ sunt et necessaria ad cognoscendum''
''seipsum et Deum, et omne''
''debitum ad quod homo tenetur et obligatur''
''tam Deo quam proximo.''}} L’auteur
était de ces gens qui après avoir
publié un livre qui les contente, ou
qui leur fait de l’honneur, le produisent
de temps en temps sous différentes
parures, à l’exemple de ces
cuisiniers qui servent la même viande
apprêtée en différentes façons. Je
n’ai vu personne qui ne donnât pour<section end="Sébonde"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/228
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Manseng" />{{nr|220|SÉDULIUS.}}</noinclude><section begin="Sébonde"/>la première édition de la {{lang|la|''Theologia''
''naturalis''}} celle de Paris 1509 : cependant
j’en ai une de Strasbourg,
''{{lang|la|in-folio}}'', en lettres gothiques, de l’année
1496 <ref group=*><sup>*</sup> À l’appui de ce que dit Bayle, l’auteur des
observations insérées dans la ''Bibliothéque française'',
XXX, ''pag.'' 4, déclare être possesseur
d’une édition en lettres gothiques, de Lyon,
1507. L’édition de 1509 n’est donc pas la première,
lors même que l’on contesterait l’existence
de celle de 1496.</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Sébonde"/>
<section begin="Sédulius"/>'''SÉDULIUS ({{sc|Caïus-Cælius}} ou'''
'''{{sc|Cæcilius}})''', a fleuri au V{{e}}. siècle
{{refl|Sédulius-(A)|num=(A)|nosup}}. Il était prêtre <ref group=lower-alpha>''Voyez la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sédulius#ancrage_Sédulius-(C)|(C)]], ''vers la fin.''</ref>, et il composa
un poëme intitulé : {{lang|la|''Paschale''
''Carmen''}}, et un livre en
prose sur la même matière, intitulés :
''{{lang|la|Paschale Opus}}''. Ces ouvrages
se sont conservés {{refl|Sédulius-(B)|num=(B)|nosup}}. On
lui donne aussi des commentaires
sur les épîtres de saint Paul ; mais
il vaut mieux les attribuer à un
{{sc|Sédulius}}, Écossais, beaucoup plus
jeune {{refl|Sédulius-(C)|num=(C)|nosup}}. Une faute de copiste,
le mot ''{{lang|la|hæreticis}}'' à la place d’''{{lang|la|heroicis}}'',
a été cause, dit-on,
que le poëte Sédulius fut haï,
et que cette haine s’étendit sur
tous les poëtes {{refl|Sédulius-(D)|num=(D)|nosup}}. On trouve
qu’il a ''du génie,'' et que ''le tour''
''de son poëme est noble et grand ;''
''que ses pensées sont poétiques,''
et que ses vers ''sont assez passables''
<ref group=lower-alpha>Du Pin, Biblioth., ''tom. IV'', ''p. m.'' 75.</ref> {{refl|Sédulius-(E)|num=(E)|nosup}}. Tout ce que {{M.|Moréri}}
en a dit a besoin d’être refondu
depuis le commencement
jusqu’à la fin.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sédulius-(A)|(A)}}''' ''Il a fleuri au V{{e}}. siècle.'' ]
Quelques-uns croient qu’il composa
son poëme sous l’empire de Théodose-le-Jeune
et de {{Roi|Valentinien|III}}. Cela
est marqué dans le manuscrit de
Pierre Pithou <ref>''Voyez le père'' Labbe, {{lang|la|Dissert. de Script.
eccles., ''tom. II'', ''pag.'' 329.}}</ref>, et dans un autre
vieux manuscrit dont Ussérius a fait
mention <ref>{{lang|la|Iis consona exhibet Usserius ex Thorneyanâ
Bibliothecâ. ''Idem, ibidem.''}}</ref>. Selon cela, il faut dire
qu’il a fleuri vers l’an 430. Le père
Sirmond a trouvé dans les meilleurs
manuscrits de Gennadius que Sédulius
mourut sous les mêmes empereurs
que j’ai nommés <ref>''Idem, ibidem'', ''pag.'' 333, 334.</ref>. Cependant
Ussérius le place après l’an 470. La
raison qu’il tire de ce que l’ouvrage
de Sédulius fut trouvé en dispersion
parmi ses papiers, et mis en bon ordre,
et publié par le consul Turcius
Rufus Astérius <ref>''Voyez le père'' Labbe, ''{{lang|la|ibidem}}'', ''pag.'' 325.</ref>, n’est pas convaincante ;
car cet Astérius peut fort bien
être celui qui fut consul avec Protogène,
l’an 449. Et si l’on accorde à
Usser que c’est celui qui exerça le
consulat l’an 494 avec Præsidius, on
ne sera pas néanmoins contraint de
lui accorder sa prétention, puisque
rien n’empêche qu’il ne se soit passé
quelques années entre la mort de
Sédulius et le temps auquel son livre
fut mis en ordre et communiqué
au public <ref>''Voyez le même'', ''{{lang|la|ibidem}}'', ''pag.'' 333, 334.</ref>. On trouve dans
les vieilles éditions du ''{{lang|la|Carmen Paschale}}''
une épître dédicatoire en vers,
qui devrait nous faire conclure que
cet ouvrage fut dédié à l’empereur
{{Roi|Théodose|Ier}}. du nom ; mais il y a
beaucoup d’apparence que cette épître
appartenait à un poëme plus ancien,
et qu’on l’a mise par abus au
devant de celui-ci, à cause de la conformité
des matières. C’est le sentiment
d’Ussérius et du père Labbe
<ref>''Voyez le même'', ''{{lang|la|ibid.}}'', ''pag.'' 333.</ref>. Quoi qu’il en soit, on ne doute
pas que Sigebert ne se trompe en faisant
fleurir Sédulius sous l’empire
de Constans et de Constantius, c’est-à-dire
entre l’an 340 et l’an 350. On
croit aussi qu’Albert de Stade n’a
pas eu raison de le placer vers l’an
378 <ref>''Voyez le même'', ''pag.'' 332.</ref>. Ce qu’il y a de certain, est
que ce poëme de Sédulius avait vu le
jour avant que le pape Gélase fît son
décret, et par conséquent avant l’année
496, qui fut celle de la mort de
cet évêque de Rome : cela, dis-je,
est fort certain ; car on fait mention
de cet ouvrage de Sédulius dans ce
décret-là <ref>{{lang|la|Gratian., Can. sancta Romana, ''dist. XV,''
''apud'' Labbe, de Script. eccles., ''tom. II'', ''p.'' 325.}}</ref>.
'''{{refa|Sédulius-(B)|(B)}}''' ''Ces deux ouvrages se sont conservés.'' ]
Le {{lang|la|''Paschale Carmen, id''
''est, de Christi Miraculis libri {{tiret|quin|que}}''}}<section end="Sédulius"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sébonde
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{{Centré|DE DESCHARTRES À MADAME DUPIN|m=2em}}
{{Centré|3 vendémiaire an V.|4|fs=90%|mb=1em}}
Enfin voilà des nouvelles ! allez-vous dire. Comment attendre si longtemps sans écrire ! Que font-ils ? Que deviennent-ils ? Vous avez raison de gronder bien fort. Votre fils est un étourdi, il a laissé passer l’heure du dernier courrier. – Du reste votre fils paraît très raisonnable. Je ne doute point qu’on ne vous en fasse de grands éloges. Beaucoup de personnes ne le reconnaissent point au premier abord ; tout le monde le trouve charmant. Il faut bien qu’il y ait quelque chose de vrai ; mais il n’est point encore ce qu’il sera, et ce qu’il faut qu’il soit. Je ne vous parle point de nouvelles. Il n’en existe point d’autres que celles qui sont rapportées dans les journaux, c’est-à-dire une quatrième défaite de Jourdan<ref>Jourdan commandait alors l’armée de Sambre-et-Meuse ; Moreau, l’armée de Rhin-et-Moselle. Ils combattaient sur le Rhin contre l’archiduc Charles. La quatrième défaite de Jourdan, qui termina la campagne, fut glorieuse pour nos troupes.</ref>. Quelque désastreuses qu’elles soient, elles ne font ici aucune impression. On ne s’en occupe point. Jamais je n’ai vu Paris si indifférent au sort de la France.
Tout est extrêmement cher ici. On ne croirait pas ce que le voyage d’Orléans à Paris nous a coûté. Il faudra que Saint-Jean nous ramène nos montures, car il n’y a plus de diligences proprement dites. Il faut prévenir un mois d’avance pour avoir des places, d’où il résulte qu’à l’heure qu’il est, et pendant que Paris est le centre de toutes aises et de tout luxe, on ne peut traverser la France qu’à pied ou à cheval.<noinclude></noinclude>
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Adieu, madame ; que l’absence de votre fils ne vous cause point un ennui préjudiciable à votre santé. Prenez-en soin surtout ! etc.
{{Centré|DE MAURICE À SA MÈRE.|m=2em}}
{{d|2 octobre 1796.|4|fs=90%|mb=1em}}
…… J’ai été hier à un très beau concert qui s’est donné au théâtre de Louvois. C’était Guénin et le vieux Gavinies qui conduisaient l’orchestre. Tu sais, notre vieux Gavinies, qui a si bien connu mon père et Rousseau du temps du Devin du village, et qui a fait si singulièrement connaissance avec moi à Passy du temps de mon exil. Eh bien, le public lui a fait répéter sa romance, et il s’en est si bien tiré qu’il a été, à la lettre, couvert d’applaudissements. Pour un homme de soixante-quinze ans, ce n’est pas mal ! Cela m’a fait un bien grand plaisir !
Je te donne à deviner en mille qui j’ai rencontré encore et reconnu à ce concert. Sous un habit à la mode, avec des souliers dégagés et des oreilles de chien, j’ai vu le sans-culotte S, et je lui ai parlé. C’est un merveilleux ! Voilà de ces rencontres à mourir de rire. Il m’a beaucoup demandé de tes nouvelles. Il n’était pas si galant en l’an II !
Adieu, ma bonne mère, l’heure me presse, je vais à l’Opéra. Je te regrette à tous les instants. Tous les plaisirs que je goûte loin de toi sont imparfaits. Je t’embrasse mille fois.
Et je fais mille amitiés à ma ''bête'' de bonne.
{{...|25}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ait apporté un énorme mouton de parfilage d’or ; et plus tard on lui avait montré ce mouton, en lui disant que c’était un cadeau du célèbre comte de Lowendahl, et que le maréchal l’avait apporté de sa part. Cela coûtait deux ou trois mille francs et valait parfilé<ref>C’est-à-dire ''effiloché.'' Ce travail des femmes consistait à séparer l’or de la soie pour le vendre.</ref> cinq ou six cent francs. Étrange fantaisie de prodigalité, qui consistait à donner aux femmes ou aux enfants une somme quelconque, payée trois ou quatre fois sa valeur pour montrer qu’on avait de l’argent à perdre pour leur plaire.
Voilà tout ce que ma grand’mère avait vu de son père, et ce n’est pas d’un intérêt bien grand.
Maurice de Saxe appartient désormais à l’histoire. Elle l’a tant exalté et tant flatté de son vivant, qu’elle a le droit aujourd’hui d’être sévère ; mais cette sévérité serait-elle de bien bon goût de ma part ? Ai-je le droit, même à cette distance que le temps a mise entre nous (cent ans déjà depuis sa mort), de le juger en toute liberté d’allure ? J’ai été élevée dans un respect aveugle de cette gloire. Depuis que j’ai lu et étudié cette grande existence, j’avoue que le respect a été entamé par une sorte d’effroi, et que ma conscience se refuserait absolument à pallier les entraînements d’une pareille époque.
Je vois de très grandes qualités personnelles chez le maréchal de Saxe ; mais si je m’attache à les faire ressortir sans montrer les ombres à côté des rayons, ne ferai-je pas ce que je blâme dans les préjugés de race ? Ces préjugés consistent, je l’ai dit, dans l’orgueil du rang ou du succès, dans le culte aveugle des choses éclatantes, tandis que le vrai respect, celui qui devrait remplacer tous les autres, s’attacheraient surtout aux humbles vertus et aux mérites que le monde n’a pas connus, ou qu’il n’a pas compris.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>apporté un énorme mouton de parfilage d’or ; et plus tard on lui avait montré ce mouton, en lui disant que c’était un cadeau du célèbre comte de Lowendahl, et que le maréchal l’avait apporté de sa part. Cela coûtait deux ou trois mille francs et valait parfilé<ref>C’est-à-dire ''effiloché.'' Ce travail des femmes consistait à séparer l’or de la soie pour le vendre.</ref> cinq ou six cent francs. Étrange fantaisie de prodigalité, qui consistait à donner aux femmes ou aux enfants une somme quelconque, payée trois ou quatre fois sa valeur pour montrer qu’on avait de l’argent à perdre pour leur plaire.
Voilà tout ce que ma grand’mère avait vu de son père, et ce n’est pas d’un intérêt bien grand.
Maurice de Saxe appartient désormais à l’histoire. Elle l’a tant exalté et tant flatté de son vivant, qu’elle a le droit aujourd’hui d’être sévère ; mais cette sévérité serait-elle de bien bon goût de ma part ? Ai-je le droit, même à cette distance que le temps a mise entre nous (cent ans déjà depuis sa mort), de le juger en toute liberté d’allure ? J’ai été élevée dans un respect aveugle de cette gloire. Depuis que j’ai lu et étudié cette grande existence, j’avoue que le respect a été entamé par une sorte d’effroi, et que ma conscience se refuserait absolument à pallier les entraînements d’une pareille époque.
Je vois de très grandes qualités personnelles chez le maréchal de Saxe ; mais si je m’attache à les faire ressortir sans montrer les ombres à côté des rayons, ne ferai-je pas ce que je blâme dans les préjugés de race ? Ces préjugés consistent, je l’ai dit, dans l’orgueil du rang ou du succès, dans le culte aveugle des choses éclatantes, tandis que le vrai respect, celui qui devrait remplacer tous les autres, s’attacheraient surtout aux humbles vertus et aux mérites que le monde n’a pas connus, ou qu’il n’a pas compris.<noinclude></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
On m’observe que mes scrupules ne sont pas fondés sur une descendance légitime : elle n’en est pas moins directe et réelle. Je conviens qu’il y manque la consécration de la fidélité exclusive qui fait les adoptions sérieuses et familiales, avec ou sans notaire.
Mais n’ayant pas de notion particulière sur le maréchal de Saxe, je n’aurais à en raconter que ce que tout le monde sait de reste : qu’il s’appelait Arminius-Maurice, né à Goslar, dans le Harr en 1696<ref>Extrait de la liste des naissances et baptêmes de la paroisse protestante du marché (à l’église saints Corne et Damien), à Goslar.
<br />
{{em|2}}Le 28 octobre de l’an 1796, une femme de condition qui n’est pas désignée plus particulièrement est accouchée dans la maison de (La veuve) R. Henry Christoph, d’un fils qui est baptisé le 30 du même mois, le soir, dans la maison, par l’archidiacre Mag. J. S. Alburg, et qui est incorporé à notre Seigneur Jésus sous le nom de :
{{Centré|''Mauritius.''}}
Ses parrains ont été messieurs le docteur Trumph R. N. Dusings et R. Henry Winckel.</ref> ; qu’il fut élevé avec son frère, le prince électoral, depuis Auguste III, roi de Pologne ; qu’à douze ans il s’enfuit de chez sa mère, traversa l’Allemagne à pied et alla rejoindre l’armée des alliés qui, sous les ordres d’Eugène de Savoie et de Malborough, assiégeait Lille. Peut-être l’enfant terrible chantait-il en marchant : ''Malbrough s’en va-t-en guerre.'' On sait qu’il monta plusieurs fois la tranchée avec audace et reçut des Français, qu’il combattait alors, son premier baptême de feu. À treize ans, au siège de Tournay, il eut un cheval tué sous lui et son chapeau fut traversé par les balles. Au siège de Mons, l’année suivante, il sauta des premiers dans la rivière, portant un fantassin en croupe, tua d’un coup de pistolet un des ennemis qui croyait le faire aisément prisonnier ; et, s’exposant à tous les dangers avec une sorte de rage, il<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>fut admonesté par le prince Eugène en personne sur l’excès de sa témérité.
On sait qu’en 1711 il marcha contre Charles XII ; qu’en 1712, âgé de seize ans, il commanda un régiment de cavalerie, qu’il eut encore un cheval tué sous lui, et qu’il ramena trois fois à la charge son régiment presque entièrement détruit.
Marié à dix-sept ans avec la comtesse Loben, père à vingt ans d’un fils qui ne vécut pas longtemps, guerroyant toujours avec passion, tantôt contre Charles XII, qu’il admirait avec tant d’ingénuité qu’il s’exposa dix fois à être tué ou pris pour arriver à le voir de près, tantôt contre les Turcs, en qualité de volontaire et pour l’amour de l’art, il ne revenait auprès de sa femme que pour essuyer de justes reproches sur ses infidélités. Il avait déclaré une grande aversion pour le mariage, et sa mère, en l’enchaînant au sortir de l’enfance, n’en avait tenu compte. Il était si réellement enfant à cette époque, qu’après avoir résisté opiniâtrement au désir de sa mère, il s’était décidé tout d’un coup sur cette considération que la jeune Loben s’appelait Victoire.
Il la quitta en 1720 pour venir en France, où le régent le fit maréchal de camp. Maurice fit rompre son mariage un an après. Sa femme pleura beaucoup et se remaria presque aussitôt. Tout ce qui entourait ce jeune homme, les mœurs de la régence, la facilité de briser des liens contractés sans croyance et sans amour, sa propre naissance, les terribles exemples de débauche de son père et de toutes les cours où son éducation s’était faite : voilà bien des causes de désordre et de précoce démoralisation. Élu par les Courlandais duc de Courlande et Sémigalle, aimé et encouragé par la duchesse Anne Iwanowna, qui fut czarine de Russie par la suite, il lutta avec énergie pour conserver cette principauté contre les prétentions voisines. Il s’y fût<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>maintenu par son ambition et sa volonté autant que par la protection de la duchesse Anne, mais cette dernière chance lui manqua bientôt par sa faute. Incapable de fidélité, une nuit qu’il traversait la cour du palais de la duchesse, portant une femme sur ses épaules pour que l’on ne vît point la trace des pas de celle-ci sur la neige, il rencontra une vieille armée d’une lanterne, qui eut peur et cria. Il donna un coup de pied dans la lanterne, glissa et roula dans la neige avec la vieille et la jeune femme. Une sentinelle accourut, l’affaire fut ébruitée. La future czarine ne pardonna pas et se vengea plus tard en disant de lui : « Il eût pu être empereur de Russie. Cette personne lui a coûté cher ! »
Mais je m’aperçois que je fais une sottise, et je ne voudrais pas grossir mon livre de pièces inutiles. Les campagnes de Maurice de Saxe pour la France sont trop connues pour que j’aie à en parler. Si l’on veut absolument qu’une appréciation de son caractère et de sa mission trouve place dans cet ouvrage, je ne puis qu’extraire et rapprocher le jugement consigné en divers endroits de l’''Histoire de France'' d’Henri Martin, le plus beau des livres d’histoire publiés jusqu’à ce jour, parce qu’il est le plus complet.
« (1741.) On ne pouvait songer à assiéger méthodiquement Prague. L’électeur de Bavière reçut le conseil hardi d’attaquer cette grande ville par escalade. L’auteur de cet avis était un officier général qui jouissait déjà d’un grand renom militaire, quoiqu’il n’eût pas encore commandé en chef : c’était le comte Maurice de Saxe, fils naturel du feu roi Auguste II, aventurier rempli de fougueuses passions, d’ambitions violentes et de hautes inspirations guerrières. Après s’être fait élire duc de Courlande par les états de cette souveraineté en 1726, et avoir disputé son duché avec une héroïque témérité à la Russie et à la Pologne, il était venu se mettre au service de la France,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>avait fait avec distinction la guerre de 1733, et commandait une des divisions de l’armée du Danube. L’électeur eut au moins le bon sens d’écouter Maurice. L’auteur du projet en fut l’exécuteur. Maurice prit pour second dans l’entreprise un homme qui n’avait de commun avec lui que le courage, le lieutenant-colonel Chevert, officier né dans les rangs du peuple, et qui était la vertu même dans un temps corrompu, comme Maurice était la passion sans frein. La ville n’avait qu’une enceinte bastionnée et des fossés secs. Dans la nuit du 25 décembre, Chevert monta en silence sur un bastion à la tête de quelques grenadiers, repoussa les ennemis accourus aux cris des sentinelles, s’empara d’une porte voisine et l’ouvrit à la cavalerie française de Maurice… Les généraux préservèrent la ville du sac et du pillage ; c’était un notable progrès dans les mœurs militaires. »…
« (1744) …… La principale armée française, forte de quatre-vingt mille hommes, entra en Flandre à la mi-mai. Le roi en personne la commandait, accompagné du maréchal de Noailles et du comte Maurice de Saxe, qui venait de recevoir le bâton de maréchal, malgré sa qualité de huguenot. Cette victoire sur l’intolérance, contradiction étrange avec le redoublement des persécutions contre les réformés français, était due en grande partie à Noailles et avait coûté beaucoup au roi, plein de petits préjugés et de petites superstitions. Noailles avait fait comprendre à Louis la supériorité militaire de cet étranger et la nécessité de l’attacher définitivement à la France, si dépourvue de généraux. »
« (1745). — Le maréchal de Saxe, qui s’était montré vraiment grand général en 1741, et qui, avec des forces très inférieures, avait empêché l’ennemi d’assiéger Lille ou de tenter aucune autre entreprise, reçut le commandement en chef pour 1745 dans un moment où il semblait menacé<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>d’une autre fin que la mort des héros. En proie à une hydropisie qui l’obligeait à subir des ponctions douloureuses, il succombait sous les excès qui avaient ruiné la prodigieuse vigueur de sa constitution. On doutait qu’il fût en état de se rendre à l’armée. Voltaire ne put, un jour, s’empêcher de lui demander comment il pourrait faire dans cet état de faiblesse. « Il ne s’agit pas de vivre, mais de partir ! » répliqua le maréchal. C’est là un grand mot ; chez certaines natures, la hauteur du courage ressemble à la vertu à s’y méprendre. L’effet est le même, et la différence n’est que dans le mobile. »…
{{...|25}}
« ({{sc|Fontenoy}}) Le sort de la journée semblait fort compromis. Le maréchal de Saxe, qui voyait tout et se traînait partout, à cheval ou dans une petite carriole d’osier, commence de disposer la retraite pour le cas où un dernier effort ne réussirait pas. La présence du roi et du Dauphin, le devoir d’assurer leur salut, devenaient un embarras énorme et poussaient aux résolutions timides, bien que tous deux fissent d’ailleurs bonne contenance.
{{...|25}}
» Cette victoire de Fontenoy flatta vivement l’esprit national et elle est restée populaire… La vraie gloire fut au général qui avait vaincu presque mourant. »
« (1746) Le maréchal de Saxe, à peu près rétabli de sa maladie, avait brusquement investi Bruxelles au milieu de l’hiver, et cette belle capitale des Pays-Bas autrichiens avait dû capituler au bout de trois semaines. »…
« — Au commencement de mai… la présence du roi ne fut pas seulement inutile, mais nuisible. Les embarras d’une armée de cour empêchèrent Maurice de pousser l’ennemi aussi vivement qu’il l’eût fait. »…
Interrompons l’historien, et faisons parler le maréchal lui-même. Les personnes qui ne s’occupent pas de l’art<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>militaire ne connaissent de son style que la fameuse lettre au maréchal de Noailles sur la proposition qu’on lui avait faite (en 1746, précisément) d’être membre de l’Académie française ; lettre où il allègue et prouve si bien qu’il ne sait pas seulement l’orthographe. « ''Je répondu que se la malet comme une bage à un cat.'' » Mais cette fantastique orthographe n’empêche pas le maréchal d’avoir un caractère comme écrivain et d’appartenir, par quelques écrits et quelques pensées, au mouvement littéraire du dix-huitième siècle. Ses lettres, concises, nettes, rapides, ont, par leurs restrictions mêmes, une véritable portée historique, et, par leur humeur ou leur enjouement, un cachet de grandeur ou de franchise. Elles ont subi pour l’impression une traduction certaine, mais elle n’ont été ni altérées, ni arrangées dans leur forme, on le sent de reste. Voici ce qu’il écrit au chevalier de Folard :
{{d| « Au camp de Bouchout, le 5 mai 1746.|2|fs=90%|m=1em}}
» J’ai reçu, mon cher chevalier, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le…… et j’y vois avec plaisir que nous pensons de même sur ce qu’il y avait à faire après l’abandon que les ennemis ont fait de leur position derrière la Nèthe, et je n’y aurais pas manqué si j’avais été seul ; d’autres circonstances m’ont empêché de les suivre et de les jeter dans la mer, ce qui ne pouvait manquer d’arriver, vu leur désordre, notre supériorité et notre position ; je ne sais si vous savez ce que c’est qu’une armée de cour et tous les inconvénients qu’elle entraîne.
» J’ai détaché de cette armée quarante bataillons et cinquante escadrons pour faire l’investiture de Mons. Le siège se fera sous les ordres de M. le prince de Conti, dont Dieu bénisse les opérations !…
{{...|25}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
» Quant à la politique, je ne vous en parlerai pas ; gens plus habiles que moi s’en mêlent !… »
Quelques jours après, il écrivait à Frédéric II :
« Votre Majesté sait très bien que la partie militaire est toujours soumise à la politique. Ainsi, je me flatte que Votre Majesté ne m’attribuera pas les fautes qui pourront se faire pendant le cours de cette campagne. Le moment où je me trouve vous persuadera cette vérité, car je sens très bien qu’une marche par notre droite mettrait l’armée des alliés dans une situation fort critique. »
Le 6 juillet de la même année, il écrivait au comte d’Argenson :
« Vous me faites l’honneur de me dire que le roi compte que je ne ferai point de mouvement rétrograde qu’à la dernière extrémité. L’on ne peut, sans un risque éminent, faire de mouvement en arrière lorsqu’on attend la dernière extrémité ; mais il faut se placer toujours de manière à n’être pas obligé de faire de mouvement en arrière…
{{...|25}}
» Je ne suis pas naturellement porté, monsieur, aux mouvements rétrogrades ; je crois vous avoir donné des preuves de ma constance, et peut-être de quelque chose de plus, lorsque les règles militaires m’y invitaient. Il n’y a que des raisons de politique qui puissent autoriser une conduite différente. Je n’entrerai pas ici dans la discussion de savoir auquel on doit la préférence ; mais je pense que la première est infructueuse, je veux dire la politique, par une bonne conduite à la guerre. »
Presque toutes les lettres de Maurice témoignent des embarras qu’on lui crée, des fautes où on l’expose, et de la terrible responsabilité qu’on fait peser sur lui, tout en limitant l’autorité absolue qui lui serait nécessaire dans les circonstances graves. Tandis que le roi vient payer sa dette<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|CALMANN-LÉVY, EDITEURS}}
{{Centré|ŒUVRES COMPLÈTES}}
{{Centré|DE}}
{{Centré|GEORGE SAND}}
{{Centré|Nouvelle édition format grand in-18}}
{|
|-
|Les Amours de l’âge d’or. || 1 || vol.
|-
|Adriani || 1 || —
|-
|André || 1 || —
|}
Antonia
Autour de la table
Le Beau Laurence
Beaux messieurs de Bois-Doré
Cadio
Césarine Dietrich
Le Château des Désertes.
Le Château de Pictordu.
Le Chêne parlant
Le Compagnon du tour de France
La Comtesse de Rudolstadt.
La Confession d’une jeune fille
Constance Verrier
Consuelo
Contes d’une Grand’mère
La Coupe
Les Dames vertes
La Daniella
La Dernière Aldini
Le Dernier Amour
Premières pages
Les Deux frères
Le Diable aux champs
Elle et Lui
La Famille de Germandre.
La Filleule
Flamarande
Flavie
Francia
François le Champi
Histoire de ma Vie
Un Hiver a Majorque. — Spiridion
L’Homme de neige
Horace
Impressions et Souvenirs
Indiana
Isidora
Jacques
Jean de la Roche
Jean Ziska. — Gabriel
Jeanne
Journal d’un voyageur pendant la guerre
Laura
Légendes rustiques
Lélia. — Métella. — Cora
Lettres d’un Voyageur
Lucrezia Floriani — Lavinia.
Mademoiselle La Quintinie
Mademoiselle Merquem
Les Maîtres sonneurs
Les Maîtres mosaïstes
Malgrétout
La Mare au Diable
Le Marquis de Villemer
Ma sœur Jeanne
Mauprat
Le Meunier d’Angibault
Monsieur Sylvestre
Mont-Revêche
Nanon
Narcisse
Nouvelles
Nouvelles lettres d’un voyageur.
Pauline
La Petite Fadette
Le Péché de M. Antoine
Le Piccinino
Pierre qui roule
Promen. aut. d’un village.
Questions d’Art et de Littérature
Questions politiques et sociales.
Le Secrétaire intime
Les 7 Cordes de la Lyre
Simon
Souvenirs de 1848
Tamaris
Teverino — Léone Léoni
Théâtre complet
Théâtre de Nohant
La Tour de Percemont. — Marianne
L’Uscoque
Valentine
Valvèdre
La Ville noire
{{Centré|ÉMILE COLIN — IMPRIMERIE DE LAGNY}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>demeure pas à Passy avec son père, mais à Neuilly. Ce n’est pas comme cela que nous nous arrangerons, nous !
Bonsoir, ma bonne mère. Je t’embrasse mille fois aussi tendrement que je t’aime !
{{d|{{sc|Maurice.}}|4}}
{{Centré|LETTRE XIII|m=2em}}
{{d|3 prairial.|4|fs=90%|mb=1em}}
Je te vois toujours dans mes rêves, ma bonne mère, encore la nuit dernière ! Tu ne sors jamais de ma pensée, pas même quand je dors. Si le sommeil est l’image de la mort, et si étant mort je pouvais te voir sans cesse en rêve, je m’endormirais bien vite du long sommeil pour jouir de ce bonheur…
Je vis, au reste, le plus que je peux avec les morts, car je lis sans cesse, j’ai passé ma journée avec eux ; le mauvais temps m’a renfermé. Tu me dis de cultiver mon violon. Je ne l’ai que de ce matin. Je te promets bien que, puisque tu le désires, je m’y attacherai et que lorsque lu pourras m’entendre, tu me trouveras avancé. Nous sommes toujours au futur, je le prends en haine ! le présent de même ; je suis l’imparfait : ''j’étais'' et ''j’ai été'' me ramènent à des souvenirs cruels. ''J’étais'' avec toi ! Il faudra absolument changer tout cela.
{{séparateur|m=2em}}
La lettre et les fragments suivants ne sont pas datés, mais sont tous de prairial.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|LETTRES XIV, XV et XVI|m=2em}}
{{Centré|(Fragments sans date.)|4|fs=90%|mb=1em}}
Que je suis reconnaissant, ma bonne mère, de la chaîne et des cheveux que tu m’as envoyés ! qu’ils me sont précieux ! Ils ne me quitteront jamais ! En sentant ces cheveux, j’ai cru être un moment près de toi ! Je me suis ressouvenu de la toilette de Paris, du temps où j’étais heureux ! — Et j’aurai ton portrait aujourd’hui ! Dès aujourd’hui il sera attaché à mon cou pour ne plus me quitter. Je lui parlerai, je l’aurai sans cesse sous les yeux. Mais il ne me consolera pas de ne plus voir l’original !…
Je vais donc essayer de me rapprocher de toi, à l’aide du télescope. Tout le monde en fait autant ici. Chaque exilé est nanti d’une lunette, et c’est à qui regardera vers Paris… Peut-être ce sera-t-il défendu !
Mon Dieu ! quand nos maux seront-ils donc finis ?
Adieu, ma bonne mère. Je n’ai pas d’expression assez forte pour te dire mon amour.
{{...|25}}
Tu es pendue à mon cou, ma bonne mère. Tu reposes dedans et dessus mon cœur… Il m’est arrivé ce soir une drôle d’aventure. Nous étions près de la fenêtre, le citoyen Deschartres et moi, à jouer l’ouverture d’''Œdipe'' ; lorsque nous eûmes fini, nous entendîmes battre des mains derrière nous<ref>Le logement était un rez-de-chaussée. L’homme était dans la rue.</ref>. En nous retournant, nous vîmes un homme habillé dans l’ancien genre, qui nous pria de ne pas le prendre pour un espion, et de lui permettre de rester pour nous écouter. Comme il avait l’air très honnête, après<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plusieurs propos nous lui offrîmes d’entrer. Il accepta avec empressement. Nous jouâmes devant lui quelques morceaux. Enfin il prit un violon, et nous voilà à traverser les opéras, faisant une musique admirable, car il est excellent musicien, très bon violon, et cela m’a remis les oreilles. J’avais besoin d’entendre de bonne musique ; car malgré son bon cœur et sa bonne volonté, le citoyen Deschartres ne peut pas arriver à jouer juste. Pour nous assurer de nouveau qu’il n’était pas espion, notre nouvel ami nous dit qu’il s’appelait Gavinies, auteur de la musique de plusieurs opéras comiques aux Italiens. Il fut longtemps premier violon de l’Opéra. Il se trouva qu’il avait connu particulièrement mon papa, – qu’il appelle toujours Francueil ; qu’il avait fait beaucoup de musique avec lui dans le temps du Devin<ref>''Le Devin du village'' de J.-J. Rousseau. C’est mon grand-père qui avait fait les récitatifs.</ref>, etc. Et le voilà tout à fait me connaissant, sans m’avoir jamais vu. Enfin, après avoir bien joué, il nous quitta en me disant que s’il ne demeurait pas à Paris, il se ferait souvent un plaisir de me donner des conseils. Pour mon violon, il le reconnut, et se ressouvint même du numéro, qu’il me dit avant de l’avoir regardé. Ce fut la plus plaisante chose du monde !
Cela m’encouragera à travailler encore plus. J’aime la musique par passion, et quoique n’ayant pas de maître, je pourrai devenir musicien, car je me suis trouvé ce soir dans des seconds violons que je n’avais jamais vus, et j’allais dedans sans m’arrêter, avec l’exécution et le mouvement. Cela me ferait tant de plaisir de devenir fort ! Comme je travaillerais si tu étais là pour jouir de mes progrès ! Ah ! je le vois bien, je ne connaissais pas mon bonheur, je ne l’appréciais pas assez.
J’ai ici ''Nérina''<ref>La chienne favorite de sa mère.</ref> avec son petit, que j’aime beaucoup. Quand<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>il est las à la promenade, nous le mettons dans un mouchoir. Sa tête passe par un des coins ; il est comme dans une litière, ou bien il s’y met en rond et il dort. C’est ainsi qu’il est venu de Paris. Il est magnifique et caressant. Il a toutes les manières de sa mère, saute comme elle par-dessus les mains, c’est un superbe animal. Il n’a point de nom et je désirerais que tu lui en donnes un, il me serait plus cher. Cherche-lui-en un, je t’en prie. Tiens haut et bas conseil, la chambre des enquêtes écoute les différents avis. « C’est du choc des opinions contraires que naît l’étincelle de la vérité. »
On ne s’attendait guère à voir… ''Young'' en cette affaire. Enfin, j’attends ta décision suprême.
Adieu, ma bonne mère. Je suis un archibavard… je me laisse aller… Mon Dieu, il me semblait que j’étais avec toi. Ah ! ma bonne mère, je t’embrasse mille fois de toute mon âme !
{{d|{{sc|Maurice.}}|4}}
{{Centré|LETTRE XVII|m=2em}}
{{d|… floréal.|4|fs=90%|mb=1em}}
Nous sommes en marché pour monter au quatrième ; pour quatre francs de plus par mois nous aurons une vue magnifique. Notre rez-de-chaussée est d’une humidité insupportable. La chambre du citoyen Deschartres est si malsaine qu’il couche dans la mienne ; il se fait un lit en mettant son matelas sur des chaises : tous les soirs il me donne la scène de M. d’Asnières… Et puis comme nous serons extrêmement élevés, à l’aide d’une lunette que j’emprunterai à M. Vézel, je ferai mes observations sur la montagne Sainte-Geneviève. Si je pouvais découvrir les Anglaises ! Du moins j’en approcherai. — Je voulais te surprendre, ma bonne mère,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>avant que tu m’en eusses parlé, je travaillais à une vue de Meudon et des environs. Je vais me hâter d’achever. Tu auras au moins une idée des vues que je te vante tant… Quant à ma taille, elle va bien. Je suis à présent aussi grand que le citoyen Deschartres. — Ah ! que j’ai besoin de te revoir ! Il me semble qu’il y a déjà un an que je ne t’ai vue !
Adieu, ma bonne mère. Je t’embrasse aussi tendrement que je t’aime.
{{Centré|LETTRE XVIII|m=2em}}
{{d|… floréal.|4|fs=90%|mb=1em}}
Tu crains que ma chaîne ne soit pas assez longue pour faire deux tours. Tu as raison, mais je la passe deux fois autour de mon cou, de manière qu’elle se croise et ne me gêne pas. Cela me fait tant de plaisir d’avoir ton portrait ! Je suis si reconnaissant de ce beau présent que je ne trouve pas de mots pour t’en remercier. Je vais tous les soirs travailler à ton dessin d’après nature. Ah ! toute une vue d’après nature, c’est difficile ! mais j’espère réussir, je m’y donne tout entier. Ne t’en fais pourtant pas une trop haute idée d’avance ; mais j’y fais de mon mieux, et tu auras du moins une idée assez correcte de la vue dont nous jouissons tous les soirs lorsque nous nous promenons le long de la rivière. En regardant ce dessin aux heures où je me promène, tu pourras dire que nous voyons les mêmes objets tous les deux à la fois. Il faut avouer que nous mettons à sec tous les moyens de nous rapprocher en imagination. Nous faisons là un triste apprentissage ! Que tu as raison ! Le destin n’a pas séparé des mères et des fils indifférents l’un à l’autre, et<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>qui se seraient même quittés de plein gré, comme madame de W… et… Et il prend à tâche d’éloigner ceux qui ne pouvaient vivre l’un sans l’autre ! Nos malheurs se sont succédé depuis un an sans interruption. Il y a un proverbe bien vrai qui dit que la pluie tombe sur le mouillé… Nous entendons la foudre gronder sur nos têtes, jamais un ciel serein. Un horizon toujours obscurci de nuages bien noirs… Ah ! mon Dieu ! quel temps ! Et des mers où personne n’a jamais passé ! La Providence nous conduit à la diable. Ah ! que le calme sera doux après un tel orage ! Je ne peux le trouver qu’auprès de toi. Espérons qu’il viendra…
Le nom que tu veux donner au petit de Nérina ! oui, oui, ''Tristan !'' il m’a fait penser à ce prince qui naquit dans le malheur, ce fils de saint Louis, qui vint au monde en Palestine pendant que son père était prisonnier, et qui fut nommé Tristan.
Ce pauvre petit animal est charmant. Ce soir pendant que je dessinais, il se plaçait sous mon portefeuille. Il me gênait et le citoyen Deschartres l’appelait, mais il ne l’écoutait pas et revenait toujours à moi en me caressant. Quand je vais d’un côté, et M. Deschartres de l’autre, c’est moi qu’il suit. Il ne me quitte pas. Il est tout tacheté de brun et de blanc. Il a une tête carrée avec de longues oreilles, ce qui lui donne l’air très respectable. Je t’assure que je l’aime beaucoup et qu’il me désennuie dans mes promenades.
M. de la Magdelaine est venu me voir ce matin par hasard. Il ne savait pas que je fusse ici. M. Deschartres le rencontra près de notre porte ; cela m’a fait le plus grand plaisir. Quand on n’a aucune société, on est ravi de rencontrer des gens que l’on connaît. Il est si fort dans le besoin qu’il nous a dit qu’il faisait des pièces pour le Vaudeville, afin d’avoir de quoi subsister. Où en serait-il, s’il était un sot ? Comme il vient souvent au bois de Boulogne, il nous a promis de venir nous voir. L’exil fait connaître<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>des jouissances qu’on n’appréciait pas ! Les sages nous disent pourtant qu’il faut savoir se suffire à soi-même ! Cela me paraîtrait bien facile si j’étais avec toi, mais sans toi il me faut une bien grande force d’esprit.
{{Centré|LETTRE XIX|m=2em}}
{{droite|Passy, 1{{er}} prairial (mai 1794).|4|fs=90%|mb=1em}}
Le citoyen Deschartres n’a pas été hier à Paris ; tu as peut-être été inquiète de ne pas recevoir de mes nouvelles. Et moi, par la même raison, j’ai été privé des tiennes. Aussi ma journée a été ennuyeuse, malencontreuse, tout ce qu’il y a de pis. Je crains que tu n’aies été inquiète ! Enfin, j’en recevrai peut-être deux aujourd’hui ; car tu auras fait comme moi, qui n’ai pas voulu me priver du plaisir de causer avec toi. J’ai toujours de magnifiques projets d’observations. Si je monte au quatrième étage, M. Vézel m’a promis de me prêter son télescope avec lequel on voit l’heure aux horloges à sept lieues de distance. Tu conçois comme je découvrirai la montagne ! Il n’y aura pas une maison qui m’échappera, et je verrai les Anglaises ; conçois-tu ma joie ?
{{Centré|LETTRE XX|m=2em}}
{{d|3 prairial.|4|fs=90%|mb=1em}}
Tu auras été inquiète ; tu m’auras cru malade. Ce même matin où tu n’as pas reçu de mes nouvelles, nous avons déjeuné avec Philidor et Lefèvre. Ils allaient arrêter à<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>Versailles, et ils n’ont pas voulu passer ici sans nous donner le ''baiser fraternel.'' Nous leur avons parlé de notre projet de dire aux commissions que tu étais cultivatrice. Ils l’ont fort approuvé et nous ont dit qu’il fallait en parler au comité révolutionnaire assemblé. Philidor s’est chargé de la pétition, dans la crainte qu’elle ne s’égarât si on l’adressait à tout le comité. Ils ont toujours pour toi les meilleurs sentiments ; si cela dépendait d’eux, tu serais bien vite mise en liberté. Ils font ton apologie à tout le monde. Ce qui les a si bien disposés en ta faveur, c’est le bien que tous les gens de la section ont dit de toi. Il n’y a pas un mois qu’ils furent encore aux informations, et c’était à qui te bénirait. Nous leur avons bien expliqué comment tu n’étais pas noble. Ils ont beaucoup ri du ricochet qui me confinait ici ; de manière que, si jamais il y avait un jugement, tu serais mise indubitablement en liberté. Tu dois bien te tranquilliser de ce côté-là.
Adieu, ma bonne mère. Espérons que nos maux auront un terme ; je sens les tiens bien plus que les miens. Je t’embrasse comme je t’aime.
{{Centré|LETTRE XXI|m=2em}}
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Ta description du réfectoire m’a donné une haute idée de la chère qu’on y fait. Les heures surtout ne laissent pas que d’être agréables ! Mon plus grand regret est de ne pouvoir partager tes maux. Je t’assure que si j’avais su être exilé, et que tous les moyens d’agir pour toi me seraient ôtés, j’aurais sollicité ton comité révolutionnaire pour que tu fusses transférée à Saint-Lazare ou ailleurs, où j’aurais pu me faire mettre en prison avec toi. J’aurais été le<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>plus heureux homme du monde, et cela aurait adouci ta longue détention ; mais en liberté je croyais pouvoir t’être utile, je ne prévoyais pas qu’on m’en empêcherait ! L’endroit que j’habite me paraît toujours plus triste. Il est vrai que sans toi le paradis serait aussi ennuyeux qu’une maison dite d’arrêt. Comme je suis très mal logé, et surtout très bruyamment, car je suis investi de maçons qui mettent les gens qui sortent en danger d’être assommés, je vais changer d’''appartement'', c’est de ce nom que je décore ma chambre… Autrefois, à mon réveil, mes habits étaient battus, mon déjeuner prêt. Mon lit était fait bien vite et ma chambre balayée. Cela me paraissait tout naturel d’être servi, je ne m’en apercevais seulement pas… Tout cela est bien changé, et pourtant ce n’est guère là ce qui m’occupe. Il est même fort bon d’apprendre à se servir soi-même ; mais, en comparant, je me souviens, et en me souvenant, je me vois près de toi, pouvant t’embrasser dès le matin, tous les matins ! Ah ! je vois bien maintenant que j’étais beaucoup trop heureux !
Adieu, ma bonne mère. Ne te laisse pas abattre par le chagrin, je t’en supplie. Je t’embrasse et me serre longtemps contre ton cœur.
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Il est donc impossible de jouir d’un moment de tranquillité ! Nos lettres pouvaient un peu nous consoler, et il faut que les moyens de nous écrire soient menacés sans cesse ! Depuis plus de six mois que nous sommes séparés, je mène ce genre de vie ; toujours espérant et toujours<noinclude></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>frustré, un peu plus tranquille pendant vingt-quatre heures, et, comme pour expier ce moment de tranquillité, agité pendant un mois ! On dit qu’il faut s’armer de force. C’est un lieu commun en précepte, mais pas tant en exécution. Ces maux de reins m’affligent ! Tu n’as donc pas assez des maux de l’âme, sans que ceux du corps s’acharnent après toi ! J’espère que le beau temps va revenir, et que tu pourras prendre un peu d’exercice. Quant à moi, la pluie, le beau temps me sont indifférents. Je m’ennuie tout autant quand le baromètre est au beau fixe que quand il est à la tempête. Hier je suis resté toute la journée enfermé avec mes livres, qui me sont d’une grande ressource. Mande-moi si tu peux prendre des bains, et si notre correspondance pourra se continuer. Cela m’inquiète bien ! mais ne te laisse pas abattre, prends bien soin de toi, conserve-toi pour moi.
Je t’embrasse comme je t’embrasserai quand nous nous reverrons. Puisse ce moment arriver bientôt !
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Je maudis ce mauvais temps ! Il t’empêche de prendre l’exercice qui te serait si nécessaire. Pour aujourd’hui il ne m’a laissé que le temps d’aller à la municipalité, et, comme chacun avait choisi cet intervalle, il s’est trouvé au moins cent personnes ensemble pour signer. Les moins pressés restaient à la porte ; et moi, malgré mon naturel patient, je me suis insinué et j’ai pénétré. Il y avait force gens autour de la table, qui tous étaient occupés à adapter des lunettes sur leur nez et à les ôter. Ce n’était pas petite affaire.<noinclude></noinclude>
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Narilora
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Enfin mon tour est venu. — Mon voisin de la rue de Bondy est en réquisition. J’en ai reçu la nouvelle. Il doit venir me voir, et cela me fera grand plaisir, car je ne l’ai pas vu depuis le jour où j’ai quitté Paris. Ah ! je me ressouviendrai de cette triste journée aussi longtemps que je vivrai. Je te dis adieu, ensuite successivement à tout ce qui m’est cher auprès de toi. J’étais anéanti en m’en allant. Les jambes me tremblaient. Chaque personne de ma connaissance que je rencontrai m’était un nouveau sujet d’affliction. J’ai été vingt fois sur le point, étant à la barrière, de retourner pour te voir encore. Je disais : J’en ai encore la possibilité, et dans quelque temps je regretterai le moment même où je suis. Si j’eusse été seul, je t’assure que je serais retourné… Mais à quoi bon rappeler de si tristes moments ? Espérons plutôt des jours heureux, et que cela nous donne le courage de supporter nos maux !
Adieu, ma bonne mère, je t’embrasse mille fois.
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Enfin l’aube d’un jour plus heureux commence à luire. Les commissions sont en activité. Le citoyen Deschartres t’a mandé ce qu’il avait appris. Il m’a fait sauter au plancher en me disant qu’on avait fait sortir en un jour quatre-vingts personnes de la Force. Je ne sais pas encore les noms des personnes qu’on a mises en liberté. Il s’en informera et t’en donnera des nouvelles ; c’est important à savoir.
Saint-Lambert dit : ''Espérer, c’est jouir.'' Je ne suis pour-<noinclude></noinclude>
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>tant pas de son avis, et je pourrais plutôt dire comme dans le sonnet ridicule du ''Misanthrope :''
{{poem|
{{em|8}}On désespère
Alors qu’on espère toujours.
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{{br0}}Mais non ! la pensée de pouvoir être bientôt réuni à toi est un sentiment bien doux. Seulement il ne se compare point à celui que j’éprouverai quand tu me seras rendue. Je t’en prie, ne te décourage pas, ne vois pas en noir. Crois qu’il est une Providence qui punit quelquefois les méchants et qui récompense les bons. La justice de ta cause me fait tout espérer, et l’espérance est maintenant, dit-on, à l’ordre du jour. Pour moi, ma bonne mère, je me mets sérieusement à travailler. Je veux sortir de Passy tout autre que je n’y suis entré. Nous voilà dans des circonstances où il faut se mettre au-dessus des biens de la fortune. On est heureux de pouvoir dire comme Bias : ''Omnia mecum…''
C’est ce que ''nous autres gens savants'' nous traduisons par : ''Je porte tout avec moi.'' Il faut à présent sortir des vieux sentiers tout battus d’avance, et se frayer à soi-même un chemin nouveau. Je veux devenir quelque chose, faire du grand, être digne de mon grand-père. Je me sens venir cette ambition dans la solitude. Dans le monde je n’y avais jamais pensé. Boileau avait raison de dire aux gens froids :
{{poem|
Sentiez-vous, dites-moi, ces violents transports
Qui d’un esprit divin font mouvoir les ressorts ?
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{{br0}}— Je ne sais pas si je t’ai dit que Couthon était ici, chez un médecin qui lui a promis de lui rendre l’usage de ses membres. Il demeure à côté de M. de Serennes.
Bonsoir, ma bonne mère ; je t’embrasse de tout mon cœur, et j’espère que bientôt ce ne sera plus par écrit, car je suis bien las de cette manière-là. Le vent l’emporte et je n’ai rien.<noinclude></noinclude>
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Narilora
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{{Centré|LETTRE XXV|m=2em}}
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Tu vois, ma bonne mère, que tout va assez bien jusqu’à présent. Ta cause maintenant est celle du comité révolutionnaire. Ils ont bien senti que s’ils ne démentaient pas ton écrou, ils se trouveraient en contradiction avec eux-mêmes, puisque ton écrou te chargeait injustement, et que dans toutes leurs réclamations ils disaient que tu n’avais fait que céder aux prières du citoyen Amonin. Ils ont eu une conférence avec la commission, et ils lui parleront encore. Il paraît que l’on jugera les détenus et qu’on les mettra en liberté sans qu’ils s’en doutent. Ce sera un travail particulier. Ils ne seront point présents. Ainsi nous voilà débarrassés des solennités d’autrefois. On verra particulièrement les tableaux des sections, et on décidera d’après eux. C’est un peu comme le tribunal secret qui juge ou absout l’accusé sans l’entendre. Mais enfin rien n’est plus favorable pour toi que cette marche-là. Le tableau de ta section équivaut à un certificat de civisme, de la manière dont il est conçu. Ainsi, ma bonne mère, il nous est permis de voir lilas et couleur de rose. Quelle joie de nous retrouver, de reprendre nos anciennes occupations ! Pour bien jouir du bonheur il faut en avoir été privé. Mande-moi, je te prie, si ma lettre décachetée t’est parvenue. Je vais écrire à notre bon et ancien ami de Marolles pour lui témoigner ma joie de ce qu’il a obtenu ses certificats.
Adieu, ma mère chérie ; je t’en prie, partage mes espérances ! Ah ! qu’il me sera doux de substituer, à ceux que je te donne tous les jours sur le papier, de bons et véritables baisers !
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Narilora
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{{Centré|LETTRE XXVI|m=2em}}
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Je suis extrêmement fatigué ; ce soir, ma bonne mère, j’ai parcouru de longs espaces. Le temps devient enfin tenable, et j’espère que tu en profites pour arpenter le jardin des Anglaises. Je le préférerais bien, je t’assure, à toutes mes belles promenades dans la campagne. Je me regarderais comme au comble du bonheur d’être enfermé avec toi. Je fais quelquefois des châteaux en Espagne. Je rêve une maison d’arrêt où nous serions avec tous nos amis. Ce serait charmant et je m’inquiéterais peu de ma liberté. J’ai un si grand besoin de te voir ! Il y a si longtemps que nous sommes séparés ! Peut-être cela ne sera-t-il pas long maintenant. Mon ami t’a mandé que l’on prenait des informations sur ton compte, et la manière satisfaisante dont tous ceux qui te connaissent s’empressaient d’y répondre. De qui ne te ferais-tu pas aimer ! Tu es comme Zaïre :
{{Centré|Dès que l’on te connaît on te doit adorer.|fs=90%|m=1em}}
{{br0}}Je suis bien tourmenté de cette dent qui te fait souffrir, et qui prend de l’humeur quand tu la fais boire chaud ou froid. La mienne est d’un meilleur naturel, et ne me fait plus le moindre mal. Si cela recommençait, je la ferais arracher et remplacer, car par ce moyen on a des dents meilleures que les anciennes, et c’est un profit tout clair.
Adieu, ma bonne mère ; ne m’écris plus après ton dîner, je sais que cela te fatigue, et je crois te voir rouge, ayant mal à la tête. Tu vois, je me mêle de te gronder !<noinclude></noinclude>
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Narilora
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{{Centré|LETTRE XXVII|m=2em}}
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Nous comptons assister à la fête de l’Être suprême, à distance pourtant, et voici comme : Le citoyen Vézel aura une fenêtre vis-à-vis le champ de Mars. Il y fera transporter son télescope et ses jolies petites lunettes de neuf pieds. Nous devons être de la partie. Je n’oublierai pas, je t’assure, de lorgner le Panthéon et les environs. Je verrai indubitablement l’heure à Saint-Étienne, qui est à dix pas des Anglaises. Ah ciel ! si tu pouvais être sur un point élevé, je te verrais ! et si tu avais une lunette, nous nous verrions comme à nous parler !… mais je ne serais pas encore content. Je voudrais aussi te parler tout de bon, et puis après je voudrais t’embrasser, et puis ne plus te quitter. Voilà le nec plus ultra de mes rêves. Vivre avec toi, ne plus te quitter ! c’est mon refrain éternel. Notre ami de Marolles m’a écrit une lettre charmante. Sa terre promise est aussi le Berry.
{{Centré|LETTRE XXVIII|m=2em}}
{{d|23 prairial.|4|fs=90%|mb=1em}}
L’exil va me faire cultiver le dessin. J’en ai fait un pour mon ami de la montagne, qui en a été content. Je vais continuer. J’ai la nature sous les yeux, et c’est le meilleur modèle. Je lis aussi, presque à livre ouvert, les quatuor de Pleyel ; ce qui m’a fait un grand plaisir, car j’allais dans des choses que je n’avais jamais vues. Tu vois,<noinclude></noinclude>
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Auteur:Susan Ferrier
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{{T3|CHAPITRE {{corr|XXXVI|XXXVII}}.}}
— {{sc|J’espère}} que votre seigneurie
n’a pas l’attention d’attendre lord
Lindore pour dîner, demanda le
docteur Redgill d’un air allarmé en
entendant sonner sept heures.
— Je n’ai aucune intention quelconque
à ce sujet, dit lord Courtland
d’un ton {{corr|nonchaland|nonchalant}}, s’occupant
à examiner des caricatures.
— C’est bien, mylord, mais je suppose
que le maître-d’hôtel prend
la liberté de penser pour vous, et
que nous n’aurons pas le dîner sans
des ordres de votre part.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 4.djvu/9
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Sapcal22
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{{interligne|3em}}
{{T2|LE MARIAGE.}}
{{interligne|3em}}
{{-|5}}
{{interligne|3em}}
{{T3|CHAPITRE {{corr|XLV|XLVII}}.}}
{{interligne|3em}}
{{sc|Il}} y avait quelque chose de si
doux dans la paix domestique {{corr|de
de|de}} Rose-Hall, comparée au bruit
et aux querelles de {{corr|Beech-Parc|Beech-Parck}}, que
Mary, heureuse de la différence,
n’était nullement pressée de le
quitter. Mais une malheureuse découverte
changea bientôt son plaisir
en amertume, et Rose-Hall, au
lieu d’être pour elle un séjour de
repos, devint un endroit insupportable.
Un jour, qu’elle entrait dans le
salon, madame Lenox était, com-<noinclude>
<references/></noinclude>
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15890814
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2026-06-26T13:55:45Z
Sapcal22
420
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doux dans la paix domestique {{corr|de
de|de}} Rose-Hall, comparée au bruit
et aux querelles de {{corr|Beech-Parc|Beech-Park}}, que
Mary, heureuse de la différence,
n’était nullement pressée de le
quitter. Mais une malheureuse découverte
changea bientôt son plaisir
en amertume, et Rose-Hall, au
lieu d’être pour elle un séjour de
repos, devint un endroit insupportable.
Un jour, qu’elle entrait dans le
salon, madame Lenox était, com-<noinclude>
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Sapcal22
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{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE {{corr|XLVI|XLVIII}}.}}
{{sc|Maintenant}} dit Emily, que
j’ai entendu votre histoire (qui au
fond est assez peu de chose) écoutez
la mienne. Apprenez que le
jour de votre départ de {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}}
décida de votre sort à venir, et fit
évanouir toutes vos espérances,
d’être jamais duchesse d’Altamont,
au cas que vous en ayez eues. Le duc
arriva tout disposé, je le sais, à devenir
amoureux de vous, mais hélas !
Vous n’y étiez pas, et il y avait
Adélaïde si douce, si gracieuse, si
belle ! le pauvre oiseau fut pris, et il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30
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Psephos
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#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |\bar "||"
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |\bar ".."
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis[( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |\bar "||"
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |\bar ".."
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |\bar "||"
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\bar ".."\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] | \bar "||" \break
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |\bar ".." \break
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 | \bar "||"
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] | \bar ".."
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8^[\f a'_[^(\p b) cis]-! | \bar "||"
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[ 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] | \bar ".."
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | \bar "||"
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |\bar "||"
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] | \bar ".."
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |\bar "||"
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |\bar ".."
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |\bar "||"
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |\bar ".."
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |\bar "||"
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] | \bar ".."
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |\bar "||"
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16[ bes] bes8[^+ d16 bes] |\bar ".."
% violon1 p 38
bes16[( f) d' bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[ b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32_[\f fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32_[ fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8^[ fis'16\p_[ d] d[( cis) d b] |
b^[( a)_[ b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8^[\f f'16_[ d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4^\f r | R2 | d4^\f r | R2 | d4^\f r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4^\f-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~\ff | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2.\ff | g1~ | g2 r4\fermata r4\segno |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 | R2\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4\f r | R2} | c4\f r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2_\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16[ g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata r4\segno |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8^[ e'_[ e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] | cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 R4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff_\markup\italic"avec l’archet" d) e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8^[\f d'_[ fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8_[\f a a,^[ a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] |
a4\p g |
fis8[ g fis g] |
\repeat tremolo 8 {a16\f} |
\repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" |
d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
\after 8 \f a4 g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a r |
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
a4\f g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a4 |
cis2\p( |
b) |
b( |
% bcont p 34
a) |
cis8[ cis cis cis] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {e8\f} |
a,4 a |
a8[ d e e,] |
\voiceTwo a4 a |
a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 |
c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p |
c4 d |
g,4\f g |
g2 |
b4\p a'( |
g) e( |
% bcont p 35
dis) b |
e b |
gis e |
eis' b'( |
a) fis( |
eis) eis |
fis cis |
ais fis |
ais2( |
b) |
gis( |
a) |
a4 a |
b b |
% bcont p 36
bis bis |
cis r |
a a |
b cis |
d r |
a\f a |
b cis |
fis r |
cis2\ff |
fis4 r |
cis2\ff |
fis8[ fis] fis4 |
R2 |
a,8[\f a] a4 |
gis\p gis |
g8[ g g g] |
fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p |
e[ d cis d] |
a2~\rfz\< |
a~\f |
a~\rfz\< |
a\f |
d8[\p d d d] |
c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] |
a[ a g c] |
f,[ a g c] |
f,4 8.[ 16] |
bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | R2\fermata\segno_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassons = {
\hideNotes
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
\repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
% basson p 27
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
% basson p 28
s1*7
\unHideNotes \voiceOne
r4 e''-\markup\italic"basson seul" d g( |
fis fis( \grace {g16[_( fis])} e4) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis( \grace {g16[_( fis)]} e4) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r4\segno
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
}
\header {tagline = ##f}
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
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\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
% \omit TupletNumber
\omit TupletBracket
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}
\context {\Score
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}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \violondeux } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Cors"}} <<
\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassons}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
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\hautboisA
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
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\hautboisB
}}>>
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "french horn"
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\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
}}}
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\set Voice.midiInstrument = "french horn"
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\relative c' {
\corsB
}}}>>
\new Staff<<
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\alto
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\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
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\alexis
}}>>
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "cello"
\relative c {
\bcont
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\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
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\bassons
}}
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\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
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\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
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0u9fyl82usdfa2t6n8r1qeu55um2smu
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |\bar "||"
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |\bar ".."
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis[( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |\bar "||"
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |\bar ".."
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |\bar "||"
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\bar ".."\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] | \bar "||" \break
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |\bar ".." \break
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 | \bar "||"
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] | \bar ".."
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8^[\f a'_[^(\p b) cis]-! | \bar "||"
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[ 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] | \bar ".."
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | \bar "||"
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |\bar "||"
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] | \bar ".."
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |\bar "||"
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |\bar ".."
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |\bar "||"
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |\bar ".."
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |\bar "||"
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] | \bar ".."
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |\bar "||"
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16[ bes] bes8[^+ d16 bes] |\bar ".."
% violon1 p 38
bes16[( f) d' bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[ b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32_[\f fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32_[ fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8^[ fis'16\p_[ d] d[( cis) d b] |
b^[( a)_[ b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8^[\f f'16_[ d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4^\f r | R2 | d4^\f r | R2 | d4^\f r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4^\f-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~\ff | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2.\ff | g1~ | g2 r4\fermata r4\segno |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 | R2\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4\f r | R2} | c4\f r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2_\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16[ g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata r4\segno |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8^[ e'_[ e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] | cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 R4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff_\markup\italic"avec l’archet" d) e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8^[\f d'_[ fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8_[\f a a,^[ a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] |
a4\p g |
fis8[ g fis g] |
\repeat tremolo 8 {a16\f} |
\repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" |
d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
\after 8 \f a4 g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a r |
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
a4\f g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a4 |
cis2\p( |
b) |
b( |
% bcont p 34
a) |
cis8[ cis cis cis] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {e8\f} |
a,4 a |
a8[ d e e,] |
\voiceTwo a4 a |
a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 |
c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p |
c4 d |
g,4\f g |
g2 |
b4\p a'( |
g) e( |
% bcont p 35
dis) b |
e b |
gis e |
eis' b'( |
a) fis( |
eis) eis |
fis cis |
ais fis |
ais2( |
b) |
gis( |
a) |
a4 a |
b b |
% bcont p 36
bis bis |
cis r |
a a |
b cis |
d r |
a\f a |
b cis |
fis r |
cis2\ff |
fis4 r |
cis2\ff |
fis8[ fis] fis4 |
R2 |
a,8[\f a] a4 |
gis\p gis |
g8[ g g g] |
fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p |
e[ d cis d] |
a2~\rfz\< |
a~\f |
a~\rfz\< |
a\f |
d8[\p d d d] |
c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] |
a[ a g c] |
f,[ a g c] |
f,4 8.[ 16] |
bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | R2\fermata\segno_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassons = {
\hideNotes
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
\repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
% basson p 27
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
% basson p 28
s1*7
\unHideNotes \voiceOne
r4 e''-\markup\italic"basson seul" d g( |
fis fis( \grace {g16[_( fis])} e4) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis( \grace {g16[_( fis)]} e4) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r4\segno
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
\header {tagline = ##f}
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
indent = 2.5 \cm
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
% \omit TupletNumber
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}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \violondeux } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Cors"}} <<
\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassons}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
}}}>>
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
}}}>>
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
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\hautboisA
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\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
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\hautboisB
}}>>
\new Staff<<
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\relative c'' {
\corsA
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\set Voice.midiInstrument = "french horn"
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\relative c' {
\corsB
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\new Staff<<
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\alto
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\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
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\alexis
}}>>
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\bcont
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\bassons
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\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
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<references/></noinclude>
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15891265
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |\bar "||"
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |\bar ".."
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis[( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |\bar "||"
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |\bar ".."
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |\bar "||"
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\bar ".."\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] | \bar "||" \break
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |\bar ".." \break
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 | \bar "||"
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] | \bar ".."
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8^[\f a'_[^(\p b) cis]-! | \bar "||"
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[ 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] | \bar ".."
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | \bar "||"
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |\bar "||"
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] | \bar ".."
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |\bar "||"
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |\bar ".."
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |\bar "||"
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |\bar ".."
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |\bar "||"
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] | \bar ".."
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |\bar "||"
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16[ bes] bes8[^+ d16 bes] |\bar ".."
% violon1 p 38
bes16[( f) d' bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[ b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32_[\f fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32_[ fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8^[ fis'16\p_[ d] d[( cis) d b] |
b^[( a)_[ b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8^[\f f'16_[ d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4^\f r | R2 | d4^\f r | R2 | d4^\f r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4^\f-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~\ff | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2.\ff | g1~ | g2 r4\fermata r4\segno |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 | R2\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4\f r | R2} | c4\f r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2_\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16[ g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata r4\segno |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8^[ e'_[ e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] | cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 R4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff_\markup\italic"avec l’archet" d) e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8^[\f d'_[ fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8_[\f a a,^[ a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] |
a4\p g |
fis8[ g fis g] |
\repeat tremolo 8 {a16\f} |
\repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" |
d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
\after 8 \f a4 g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a r |
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
a4\f g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a4 |
cis2\p( |
b) |
b( |
% bcont p 34
a) |
cis8[ cis cis cis] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {e8\f} |
a,4 a |
a8[ d e e,] |
\voiceTwo a4 a |
a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 |
c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p |
c4 d |
g,4\f g |
g2 |
b4\p a'( |
g) e( |
% bcont p 35
dis) b |
e b |
gis e |
eis' b'( |
a) fis( |
eis) eis |
fis cis |
ais fis |
ais2( |
b) |
gis( |
a) |
a4 a |
b b |
% bcont p 36
bis bis |
cis r |
a a |
b cis |
d r |
a\f a |
b cis |
fis r |
cis2\ff |
fis4 r |
cis2\ff |
fis8[ fis] fis4 |
R2 |
a,8[\f a] a4 |
gis\p gis |
g8[ g g g] |
fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p |
e[ d cis d] |
a2~\rfz\< |
a~\f |
a~\rfz\< |
a\f |
d8[\p d d d] |
c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] |
a[ a g c] |
f,[ a g c] |
f,4 8.[ 16] |
bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | R2\fermata\segno_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassons = {
\hideNotes
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
\repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
% basson p 27
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
% basson p 28
s1*7
\unHideNotes \voiceOne
r4 e''-\markup\italic"basson seul" d g( |
fis fis( \grace {g16[_( fis])} e4) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis( \grace {g16[_( fis)]} e4) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r4\segno
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
\header {tagline = ##f}
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
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\context {\Staff
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\new StaffGroup <<
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
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\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
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\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
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\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassons}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
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\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
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\violondeux
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\hautboisA
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\hautboisB
}}>>
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\corsA
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\corsB
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\alto
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\altopincé
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\alexis
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\bcont
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\bcontpincé
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>>
>> % fin StaffGroup
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<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |\bar "||"
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |\bar ".."
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis[( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |\bar "||"
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |\bar ".."
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |\bar "||"
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\bar ".."\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] | \bar "||" \break
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |\bar ".." \break
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 | \bar "||"
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] | \bar ".."
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8^[\f a'_[^(\p b) cis]-! | \bar "||"
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[ 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] | \bar ".."
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | \bar "||"
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |\bar "||"
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] | \bar ".."
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |\bar "||"
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |\bar ".."
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |\bar "||"
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |\bar ".."
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |\bar "||"
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] | \bar ".."
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |\bar "||"
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16[ bes] bes8[^+ d16 bes] |\bar ".."
% violon1 p 38
bes16[( f) d' bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[ b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32_[\f fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32_[ fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8^[ fis'16\p_[ d] d[( cis) d b] |
b^[( a)_[ b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8^[\f f'16_[ d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4^\f r | R2 | d4^\f r | R2 | d4^\f r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4^\f-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~\ff | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2.\ff | g1~ | g2 r4\fermata r4\segno |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 | R2\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4\f r | R2} | c4\f r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2_\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16[ g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata r4\segno |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8^[ e'_[ e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] | cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 R4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff_\markup\italic"avec l’archet" d) e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8^[\f d'_[ fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8_[\f a a,^[ a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] |
a4\p g |
fis8[ g fis g] |
\repeat tremolo 8 {a16\f} |
\repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" |
d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
\after 8 \f a4 g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a r |
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
a4\f g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a4 |
cis2\p( |
b) |
b( |
% bcont p 34
a) |
cis8[ cis cis cis] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {e8\f} |
a,4 a |
a8[ d e e,] |
\voiceTwo a4 a |
a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 |
c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p |
c4 d |
g,4\f g |
g2 |
b4\p a'( |
g) e( |
% bcont p 35
dis) b |
e b |
gis e |
eis' b'( |
a) fis( |
eis) eis |
fis cis |
ais fis |
ais2( |
b) |
gis( |
a) |
a4 a |
b b |
% bcont p 36
bis bis |
cis r |
a a |
b cis |
d r |
a\f a |
b cis |
fis r |
cis2\ff |
fis4 r |
cis2\ff |
fis8[ fis] fis4 |
R2 |
a,8[\f a] a4 |
gis\p gis |
g8[ g g g] |
fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p |
e[ d cis d] |
a2~\rfz\< |
a~\f |
a~\rfz\< |
a\f |
d8[\p d d d] |
c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] |
a[ a g c] |
f,[ a g c] |
f,4 8.[ 16] |
bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | R2\fermata\segno_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassons = {
\hideNotes
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
\repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
% basson p 27
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
% basson p 28
s1*7
\unHideNotes \voiceOne
r4 e''-\markup\italic"basson seul" d g( |
fis fis( \grace {g16[_( fis])} e4) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis( \grace {g16[_( fis)]} e4) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r4\segno
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
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Psephos
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{{c|Alexis.|sc|mb=1.5em}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |\bar "||"
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |\bar ".."
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis[( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |\bar "||"
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |\bar ".."
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |\bar "||"
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\bar ".."\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] | \bar "||" \break
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |\bar ".." \break
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 | \bar "||"
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] | \bar ".."
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8^[\f a'_[^(\p b) cis]-! | \bar "||"
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[ 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] | \bar ".."
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | \bar "||"
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |\bar "||"
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] | \bar ".."
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |\bar "||"
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |\bar ".."
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |\bar "||"
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |\bar ".."
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |\bar "||"
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] | \bar ".."
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |\bar "||"
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16[ bes] bes8[^+ d16 bes] |\bar ".."
% violon1 p 38
bes16[( f) d' bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[ b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32_[\f fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32_[ fis,^[ fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8^[ fis'16\p_[ d] d[( cis) d b] |
b^[( a)_[ b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8^[\f f'16_[ d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4^\f r | R2 | d4^\f r | R2 | d4^\f r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4^\f-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~\ff | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2.\ff | g1~ | g2 r4\fermata r4\segno |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 | R2\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4\f r | R2} | c4\f r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2_\fermata | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16[ g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata r4\segno |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8^[ e'_[ e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] | cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 R4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff_\markup\italic"avec l’archet" d) e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8^[\f d'_[ fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8_[\f a a,^[ a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] |
a4\p g |
fis8[ g fis g] |
\repeat tremolo 8 {a16\f} |
\repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" |
d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
\after 8 \f a4 g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a r |
d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {b8} |
a4\f g'( |
fis) d( |
cis) d |
a'8[ a,] a4 |
cis2\p( |
b) |
b( |
% bcont p 34
a) |
cis8[ cis cis cis] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {e8\f} |
a,4 a |
a8[ d e e,] |
\voiceTwo a4 a |
a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 |
c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p |
c4 d |
g,4\f g |
g2 |
b4\p a'( |
g) e( |
% bcont p 35
dis) b |
e b |
gis e |
eis' b'( |
a) fis( |
eis) eis |
fis cis |
ais fis |
ais2( |
b) |
gis( |
a) |
a4 a |
b b |
% bcont p 36
bis bis |
cis r |
a a |
b cis |
d r |
a\f a |
b cis |
fis r |
cis2\ff |
fis4 r |
cis2\ff |
fis8[ fis] fis4 |
R2 |
a,8[\f a] a4 |
gis\p gis |
g8[ g g g] |
fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p |
e[ d cis d] |
a2~\rfz\< |
a~\f |
a~\rfz\< |
a\f |
d8[\p d d d] |
c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] |
a[ a g c] |
f,[ a g c] |
f,4 8.[ 16] |
bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | R2\fermata\segno_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassons = {
\hideNotes
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32
a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 |
\repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
% basson p 27
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
% basson p 28
s1*7
\unHideNotes \voiceOne
r4 e''-\markup\italic"basson seul" d g( |
fis fis( \grace {g16[_( fis])} e4) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis( \grace {g16[_( fis)]} e4) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r4\segno
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
\header {tagline = ##f}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
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\context {\Staff
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\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
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\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
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\mots
>>
\new Staff \with {
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\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
\hautboisA
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
\hautboisB
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Cors 1" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
}}}
\new Voice = "Cors 2" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
\set Voice.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
}}}
\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.8
\relative c' {
\alexis
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\relative c {
\bcont
}}
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.4
\relative c {
\bassons
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
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Psephos
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{{c|Alexis.|sc|mb=1.5em}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f |
}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
indent = 2.5 \cm
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
% \omit TupletNumber
\omit TupletBracket
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \violondeux } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Cors"}} <<
\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
\hautboisA
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c'' {
\hautboisB
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Cors 1" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
}}}
\new Voice = "Cors 2" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
\set Voice.midiInstrument = "viola"
\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
}}}
\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.8
\relative c' {
\alexis
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\relative c { \unfoldRepeats
\bcont
}}
% bassons audible
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.4
\relative c {\unfoldRepeats
\bassonsaudible
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
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Psephos
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{{c|Alexis.|sc|mb=1.5em}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | g2~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
\grace s8 a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
\grace s8 a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\grace s8 \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f |
}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
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\key d\major
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Cors"}} <<
\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
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\new Staff<<
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\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
}}}>>
\new Staff<<
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\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
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\hautboisA
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\new Voice = "Hautbois 2" {
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\hautboisB
}}>>
\new Staff<<
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\relative c'' {
\corsA
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\relative c' {
\corsB
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\new Staff<<
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\alto
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\altopincé
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\alexis
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\new Staff<<
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% bassons audible
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\bassonsaudible
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\new Voice = "bcont pincé" {
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\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
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Psephos
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{{t3|'''SCENE {{romm|IV}}.'''|fs=150%|mb=0.5em|sp=2px}}
{{c|'''{{sct|Alexis.}}'''|mb=1.5em|fs=110%}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | g2~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
\grace s8 a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
\grace s8 a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\grace s8 \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f |
}
\header {tagline = ##f}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
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\context {\Staff
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% \omit TupletNumber
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}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
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\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
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\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
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\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
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\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
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>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
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\violonun
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\violondeux
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\hautboisA
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\hautboisB
}}>>
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\relative c'' {
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\relative c' {
\corsB
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\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
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\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
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\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.8
\relative c' {
\alexis
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\relative c { \unfoldRepeats
\bcont
}}
% bassons audible
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.4
\relative c {\unfoldRepeats
\bassonsaudible
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
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<references/></noinclude>
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Psephos
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{{c|'''{{sct|Alexis.}}'''|mb=1.5em|fs=110%}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^\markup\italic"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.( | d4) r | r8 e4.( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-\markup\italic"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | g2~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
\grace s8 a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
\grace s8 a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\grace s8 \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f | s2
% RÉPÉTITION
d8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d1 |
}
\header {tagline = ##f}
% \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
indent = 2.5 \cm
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
% \omit TupletNumber
\omit TupletBracket
\override DynamicTextSpanner.style = #'none
}
\context {\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"2. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \violondeux } >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Hautbois"}} <<
\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Cors"}} <<
\relative c''{\voiceOne \corsA }
\new Voice {\relative c'{\voiceTwo \corsB }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alto"}} <<
\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
% RÉPÉTITION VIOLON1
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
%RÉPÉTITION VIOLON2
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
d1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisA
%RÉPÉTITION HAUTBOISA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis1)^\markup\italic"Fin" |
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisB
%RÉPÉTITION HAUTBOISB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d1) |
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Cors 1" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
%RÉPÉTITION CORSA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g1-"Fin"
}}}
\new Voice = "Cors 2" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
%RÉPÉTITION CORSB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e1 |
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
\set Voice.midiInstrument = "viola"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
% RÉPÉTITION ALTO
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d1)-"Fin" |
}}}
\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.9
\relative c' {
\alexis
% RÉPÉTITION ALEXIS
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d2.
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.45
\relative c { \unfoldRepeats
\bcont
% RÉPÉTITION BCONT
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff | d4 r |
a2 | d1^"Fin" |
}}
% bassons audible
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c {\unfoldRepeats
\bassonsaudible
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-27T02:28:18Z
Psephos
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{{t3|'''SCENE {{romm|IV}}.'''|fs=150%|mb=0.5em|sp=2px}}
{{c|'''{{sct|Alexis.}}'''|mb=1.5em|fs=110%}}
<score sound raw>
#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^\markup\italic"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.( | d4) r | r8 e4.( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-\markup\italic"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | g2~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
\grace s8 a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
\grace s8 a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\grace s8 \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f | s2
% RÉPÉTITION
d8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d1 |
}
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\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
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\new StaffGroup <<
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\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
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\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
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\relative c''{\voiceOne \corsA }
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\clef alto \key d\major
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\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"Alexis"}} <<
\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
\new Voice{\relative c{\bcontpincé}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
% RÉPÉTITION VIOLON1
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
%RÉPÉTITION VIOLON2
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
d1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisA
%RÉPÉTITION HAUTBOISA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis1)^\markup\italic"Fin" |
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisB
%RÉPÉTITION HAUTBOISB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d1) |
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Cors 1" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
%RÉPÉTITION CORSA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g1-"Fin"
}}}
\new Voice = "Cors 2" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
%RÉPÉTITION CORSB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e1 |
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
\set Voice.midiInstrument = "viola"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
% RÉPÉTITION ALTO
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d1)-"Fin" |
}}}
\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.9
\relative c' {
\alexis
% RÉPÉTITION ALEXIS
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d2.
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.45
\relative c { \unfoldRepeats
\bcont
% RÉPÉTITION BCONT
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff | d4 r |
a2 | d1^"Fin" |
}}
% bassons audible
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c {\unfoldRepeats
\bassonsaudible
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
</score>
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#(set-default-paper-size "a3")
violonun = {
d16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[(\f fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( e) e( g)] g[( cis) cis( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
\repeat unfold 2 { <d,, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { <a, cis'>16 a'8 cis a cis16 <a, cis'>16 fis'8 d' fis, d'16 } |
% violon1 p 27
<a, cis'>4 8.[ 16] 2 |
d,16[\ff fis( fis) a] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( b)] b[( d) d( fis)] g[( b) b( d)] d4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] e[( a) a( cis)] cis4 |
d,,16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis[( a) a( d)] d4 |
b16[( g) g( d)] d[( b) b( g)] g[( b) b( d)] d4 |
a'16[( fis) fis( d)] d[( a) a( fis)] e[( g) g(
b)] b4 |
g'16[( e) e( cis)] cis[( a) a( e)] e[( a) a( cis)] cis4 |
fis16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] d[( fis) fis( a)] a4 |
% violon1 p 28
r16 a16[(\pp d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 d16[( gis8)] r16 b,16[( d8)] |
r16 a16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 a,16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 fis16[( a8)] r16 d,16[( fis8)] |
r16 a,16[( cis8)] r16 cis16[( e8)] r16 e16[( a8)] r16 cis,16[( e8)] |
r16 fis,16[( b8)] r16 b16[( d8)] r16 cis16[( a'8)] r16 b,16[( d8)] |
\grace d8 cis4 r4 r2 |
R1 |
r4 g'4(\ff fis) cis( | d) a_( \grace {b16[ a]} g4) fis |
\appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |\break
% violon1 p 29
\time 2/4 \tempo "Allegro"
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
% violon1 p 30
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
% violon1 p 31
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
% violon1 p 32
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,2^\markup\italic"Fin" \bar ":..:"
% violon1 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! | fis8[ fis \appoggiatura g fis \appoggiatura e d] | \grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e8.[ d,16]\p | fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\grace b'8_( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} 8] a16[( a b) cis]-! | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16)[( d]} d8]) d16[ b8 gis16] | a8 cis4\f e16[ cis] | a8 d4 fis16[ d] | a8 g'4 fis8 | fis8[^+ e] e[ e] | e[\p \tupletUp \tuplet 3/2 {a,16( b a)]} \tuplet 3/2 {cis16[( d cis)} e8] | \grace e8^( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ d] | d[ \tupletDown \tuplet 3/2 {gis,16( a gis)]} \tupletUp \tuplet 3/2 {b16[( cis b)} d8] |
% violon1 p 34
\grace d8^( \afterGrace cis8[ {b16)[^( cis]} cis8]) cis4 | \grace {cis16[^( d]} e4) d16[ cis b a] | b8[ \tuplet 3/2 {b16( cis b)]} cis8[ d] | cis16[(\f e) a-! cis,]-! b[( d) gis-! b,]-! | a8 e'4 fis16[ d] | \grace d8^( cis8[ d16) b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] | a8 e4 fis16[ d] | \appoggiatura d8 cis8[ d16 b] \appoggiatura b8 a8[ b16 gis] |
a8[ <a e' a>] 4 | R2 | <fis' d'>8[\f 8] 8[ \tuplet 3/2 {d'16(\p e d)]} | c8[ \tuplet 3/2 {c16( d c)]} b8[ a]_+ | g8[\f b'16 g] g8[^+ b16 g] | g[( d) b' g] g4^+ | r16 fis,[(\p b fis)] r b[( dis b]) | r b[( e b)] r e[( g e]) |
% violon1 p 35
fis8[ fis,( gis a)] | r16 gis[( b gis)] r b[( e b)] | r e[( gis e)] b'4 | r16 gis,[( cis gis)] r cis[( eis cis)] | r cis[( fis cis)] r fis[( a fis)] | gis8[ cis, \appoggiatura e d \appoggiatura cis b] | r16 ais[( cis ais)] r cis[( fis cis)] |
r fis[( ais fis)] cis'8[ cis,] | cis[ \tuplet 3/2 {fis,16( gis fis)]} \tuplet 3/2 {ais16[( b ais)} cis8] | \grace e8( \afterGrace d8[ {cis16[ d])} d8] d[ b] | b[ \tuplet 3/2 {e,16^( fis e)]} \tuplet 3/2 {gis16[( a gis)} b8] | \grace d8( \afterGrace cis8[ {b16[ cis])} cis8] cis4 | r16 cis16[( fis8)] r16 cis16[( fis8)] | r16 d16[( fis8)] r16 d16[( fis8)] |
% violon1 p 36
r16 dis16[( gis8)] r16 dis16[( gis8)] | r16 eis16[( gis8)] r4 | fis,16[( a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | r16 fis16[( a8)] r4 | fis16[(\f a) cis-! fis,]-! fis4 | fis16[( b) d-! fis,]-! eis4 | fis16-!\p^\( r a-! r gis-! r b-!\) r |
a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,\p^\( r a r gis r b\) r | a8\ff b'4 gis16[ eis] | fis,8^[ <fis cis' fis>] 4 | R2 | <d b'>8^[\f 8] 4 | e'16[(\p d) e-! b] b8.[ d16] | \grace d8 \afterGrace cis8[ {b16[( cis)]} cis8] cis4 | <a, fis' d'>8_[^\f a'^\p \grace cis b a] |
% violon1 p 37
<a, fis' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis8 b8 a] | \appoggiatura a8 g8[ fis] g16[( fis) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. f-. g)]-. | g4(\f f8) r8 | r8^\rfz f8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | d'4.\p f8 | \grace fis8 \afterGrace e8[ {d16[( e)]} e8] e[ a,] |
d8[ d16 e] \appoggiatura g8 f8[ e16 d] | c8.[ f,16] bes8.[ g16] | a8.[ f16] bes8.[ g16] | a4 a8.[ a16] | d8[\f d'16 bes] bes8[^+ d16 bes] |
% violon1 p 38
bes16[( f) d'( bes)] bes4^+ | <a,, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | <a, f' d'>8[\f a'\p \appoggiatura cis bes a] | g4 g16[( f) e( d)] | r8^\rfz e8[_(^\<-. fis-. g)]-. | g4(\f fis8) r8 | r8^\rfz fis8[_(^\<-. g-. a)]-. | a4(\f e8) r8 | r4\fermata r8 r16 a16\segno \bar ".."
}
violondeux = {
d4\f d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( b)] b[( d) d( g)] b,4 |
d,4 d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
d,4 d16[( g) g( cis)] cis[( e) e( a)] e4 |
\repeat unfold 2 { <d, fis' d'>16 <fis' d'>8 8 8 8 8 8 8 16 } |
\repeat unfold 2 { a16 cis,8 a' cis, a'16 fis d8 fis d fis16 } |
% violon2 p 27
<a, e'>4 8.[ 16] 2 | d,4\ff d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 | d, d16[( fis) fis( b)] b[ d d g] b,4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( cis) cis( e)] e4 | d, d16[( fis) fis( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
g16[( d) d( b)] b[( g) g( d)] d[( g) g( b)] b4 | fis'16[( d) d( a)] a[( fis) fis( d)] b[( d) d( g)] g4 | e'16[( cis) cis( a)] a[( e) e( cis)] cis[( e) e( a)] a4 | d16[( a) a( fis)] fis[( d) d( a)] a[( d) d( fis)] fis4 |
% violon2 p 28
r16 fis16[(\pp a8)] r16 a16[( d8)] r16 d16[( fis8)] r16 a,16[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 b[( d8)] r16 gis,[( b8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 fis,[( a8)] r16 a[( d8)] r16 d[( fis8)] r16 a,[( d8)] |
r16 e,[( a8)] r16 a[( cis8)] r16 cis[( e8)] r16 a,[( cis8)] |
r16 d,[( fis8)] r16 fis[( b8)] r16 a[( cis8)] r16 gis[( b8)] |
\grace b8 a4 r r2 | R1 |
r4 e4(\ff d) g( |
fis) fis( \grace {g16[ fis]} e4) d | \appoggiatura d8 cis2 r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
%violon2 p 29
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
% violon2 p 30
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
% violon2 p 31
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
% violon2 p 32
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
<< {\voiceOne d2^\markup\italic"Fin"} \new Voice {\voiceTwo d2} >>\oneVoice
% violon2 p 33
fis16[(\p a) fis-! d]-! fis16[( a) fis-! d]-! |
\hideNotes fis8^\markup\italic"Unisson" fis \grace g fis \grace e d |
\grace b'8 \afterGrace a8 {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32 |\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis8.[ d,16]\p |
fis8[ \afterGrace fis( {g16[ fis])} e8 d] |
\hideNotes
\grace b'8 \afterGrace a8^\markup\italic"Unisson" {gis16 a} 8 a16 a b cis32 s32
|\unHideNotes
fis,8[(-. fis)]-. e[(-. e)]-. |
e8 e4\f g16[ e] |
fis8 4 a16[ fis] |
e8 e'4 d8 |
d[^+ cis] cis4 |
a8\p e4 cis'8 |
fis,2 |
gis8 e4 b'8 |
% violon2 p 34
e,2 |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
\repeat tremolo 8 {a16} |
a16[(\f cis) e-! a,]-! gis[( b) e-! gis,]-! |
a8 cis4 d16[ b] |
\appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8 e4 s8^\markup\italic"Unisson" | s2 |
a,8[ <a e' a>8] 4 |
R2 |
<fis' d'>8[\f 8] 8[ g]\p |
a8[ \tuplet 3/2 {a16( b a)]} g8[ fis]_+ |
g8[\f d'16 b] b8[^+ d16 b] |
b[( g) d' b] b4^+ |
r16 dis,[(\p fis dis)] r fis[( b fis)] |
r g[( b g)] r b[( e b)] |
% violon2 p 35
a8[ dis,( e fis)] |
r16 e[( gis e)] r gis[( b gis)] |
r b[( e b)] gis'4 |
r16 eis,[( gis eis)] r gis[( cis gis)] |
r a[( cis a)] r cis[( fis cis)] |
b8[ gis \appoggiatura cis b \appoggiatura a gis] |
r16 fis[( ais fis)] r ais[( cis ais)] |
r cis[( fis cis)] ais'8[ fis,] | fis cis4 fis8 |
fis2 |
e8 b4 e8 |
e2 |
r16 a[( cis8)] r16 a[( cis8)] |
r16 fis,[( d'8)] r16 fis,[( d'8)] |
% violon2 p 36
r16 bis[( dis8)] r16 bis[( dis8)] |
r16 gis,[( eis'8)] r4 |
cis,16[( fis) a-! cis]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
r16 d[( fis8)] r4 |
cis16[(\f fis) a-! cis,]-! cis4 |
d16[( gis) b-! d,]-! b4 |
a16-!^\(\p r fis-! r eis-! r gis-!\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis^\( r fis\p r eis r gis\) r |
fis8\ff gis'4 b,16[ gis] |
fis8[ <fis cis' fis>8] 4 |
R2 |
<d b'>8[\f 8] 4 |
b'4\p e,8.[ b'16] |
\grace b8( \afterGrace a8[ {gis16[ a])} a8] a4 |
<a, fis' d'>8_[^\f fis'^\p \grace a g fis] |
% violon2 p 37
<a, fis' d'>8[\f fis'\p \appoggiatura a g fis] |
cis8[ d] e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. f)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
a'16[(\p a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
a16[( a) a( a)] \repeat tremolo 4 {a16} |
f[( f) f( f)] f[( f) f( f)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f[( f) f( f)] f[( f) e( e)] |
f4 8.[ 16] |
f8[\f f'16 d] f8[^+ f16 d] |
% violon2 p 38
d[( bes) f' d] d4^+ |
\repeat unfold 2 {<a, f' d'>8[\f f'\p \appoggiatura a g f]} |
e4 e16[( d) cis( d)] |
r8_\rfz cis8[_(^\<-. d-. e)]-. |
e4(\f d8) r8 |
r8_\rfz d8[_(^\<-. e-. fis)]-. |
e4(\f cis8) r8 |
r4\fermata r8 r16 a'16\p\segno
}
hautboisA = {
fis1\f | g | fis | e |
d'~ | d | cis2 d | cis d |
% hautbois1 p 27
cis4 8.[ 16] 2 | fis,1~ | fis2 g | fis-+ e | d1 |
b' | a2 b | a-+ \afterGrace g( {fis16[ g])} | fis1 |
% hautbois1 p 28
\repeat unfold 7 {R1}
r4 g4( fis) cis( | d) \afterGrace a_( {b16[ a]} g4) fis | e g' fis \oneVoice cis( | d) \afterGrace a( {b16[ a]} g4) fis | \appoggiatura fis8 e2 r4\fermata r8 r16 a16\p\segno |
% hautbois1 p 29
\voiceOne
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a'16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 30
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois1 31
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
% hautbois1 p 32
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis2)^\markup\italic"Fin" |
% hautbois1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 cis4 e16[ cis] | d8 d4 fis16[ d] | e8 g4 fis8 | fis[-+ e] e r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois1 p 34
R2 | R2 | r4 r8 d8 | cis4\f b-+ | \repeat unfold 2 {a8 e'4 fis16[ d] | cis8[ d cis b]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois1 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 b'4.( | a4) r4 | r8 b4.( a8)[ a] a4 | \repeat unfold 26 {R2}
% hautbois1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
hautboisB = {
a1\f | b | a | b |
fis'~ | fis | e2 fis | e fis |
% hautbois2 p 27
e4 8.[ 16] 2 | d1~\ff | d2 e | d-+ cis | d1 |
d~ | d | e2-+ \afterGrace e( {d16[ e])} | d1 |
% hautbois2 p 28
\repeat unfold 9 {R1}
r4 g4\ff_\markup\italic"Unis :" fis s4 | s1*2 |
% hautbois2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 30
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% hautbois2 p 31
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
% hautbois2 p 32
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.( | d4) r | r8 e4.( | d2) |
% hautbois2 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | r8 e,4\f g16[ e] | fis8 fis4 a16[ fis] | g8 e'4 d8 | d[-+ cis] cis r |} R2 | R2 | R2 |
% hautbois2 p 34
R2 | R2 | r4 r8 b8 | a4\f gis-+ | \repeat unfold 2 {a8 cis4 d16[ b] | a8[ b a gis]} |
a8[ a] a4 | \repeat unfold 21 {R2} |
% hautbois2 p 36
\repeat unfold 8 {R2}
r8 gis'4.( | fis4) r4 | r8 gis4.( fis8)[ fis] fis4 | \repeat unfold 27 {R2}
}
corsA = {
c1~ | c~ | c~ | c |
4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
d4 8.[ 16] c4 8.[ 16] |
% cors1 p 27
d4 8.[ 16] 2 | c1~ | c | c2 g | e4 c'8.[ 16] 2 |
c1~ | c | d2 g, | e4 c'8.[ 16] 2 |
% cors1 p 28
\repeat unfold 7 {R1} | r4 g'2.~\p | g1~ | g4 g,2. | g1~ | g2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% cors1 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d'16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors1 p 30
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
% cors1 p 31
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
% cors1 p 32
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g-\markup\italic"Fin" |
% cors1 p 33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | \grace s8 R2 | R2 | g2~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors1 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors1 p 36
e'8[ e] e4 |
\repeat unfold 26 {R2}
% cors1 p 38
\after 16*7 \segno
R2\fermata
}
corsB = {
c1~ | c~ | c~ | c |
e4 8.[ 16] 2 | 4 8.[ 16] 2 |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
g4 8.[ 16] e4 8.[ 16] |
% cors2 p 27
g4 8.[ 16] 2 | c,1~\ff | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
c1~ | c | g'2 g | c,4 e8.[ 16] 2 |
% cors2 p 28
\repeat unfold 9 {R1} | r4 g2.~\ff | g1~ | g2 r4_\fermata r4 |
% cors2 p 29
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e |
% cors2 p33
R2 | \repeat unfold 2 {R2 | R2 | R2 | g2\f~ | g~ | g~ | g4 g8 r8 } | R2 | R2 | R2
% cors2 p 34
\repeat unfold 41 {R2}
% cors2 p 36
e8[ e] e4 |
\repeat unfold 27 {R2}
}
alto = {
\repeat tremolo 4 d8\f
\repeat unfold 5 { \repeat tremolo 4 d8 } |
\repeat tremolo 4 cis8 \repeat tremolo 4 cis8 |
d16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
a16.[ d32 fis16. d32] b16.[ d32 fis16. d32]
a16.[ d32 fis16. d32] gis,16.[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ cis32 e16. a32] a8[ a] a2 } |
% alto p 27
a4 8.[ 16] 2 | d,2\ff cis | b1 | a2 a | a4 fis'8.[ d16] fis,2 |
g1 | fis2 g | cis,1 | d4 fis'8.[ d16] fis,2 |
% alto p 28
s1*7 |
s4 cis'4(\p_\markup\italic"avec l’archet" d) e( | fis) fis cis d | a cis(\ff d) e( | fis) fis cis d | a2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4 |
% alto p 29
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
% alto p 30
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
% alto p 31
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
% alto p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d2)^\markup\italic"Fin" |
% alto p 33
a'8[\p a a a] | a[ a a a] | e[ e e a] | a[ a gis d] | \after 8 \f cis4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | a'[\p a a a] |\break
\grace s8 a[ a a a] | a[ a gis d] | cis4\f g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a4 | cis8[\p e a a] | a2 | e8[ b gis' gis] |
% alto p 34
a2 | \repeat tremolo 4 {e8} | \repeat tremolo 4 {fis8} | e8[\f e d d] | cis4 a' | e8[ d e e] | e4 a | e8[ d e e] |
cis[ cis] cis4 | R2 | a8[\f a a d]\p | e[ e d c] | b4\f d | d2 | b~\p | b~ |
% alto p 35
b~ | b~ | b | cis~ | cis~ | cis4 gis8[ d'] | cis2~ |
cis | e,8[ e' e e] | d2 | fis,8[ d' d d] | cis2 | fis4 fis | fis fis |
% alto p 36
fis fis | gis r | a, a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis, r |
r8 eis'4.(\ff | fis4) r | r8 eis4.(\ff | fis8)[ cis] cis4 | R2 | fis8[\f fis] fis4 | d4\p e | e8[ e e e] | d[^\f d,]^\p d[ d] |
% alto p 37
d^\f[ d^\p d a'] | a[ a a a] | a2~\rfz^\< | a~^\f | a~\rfz^\< | a^\f | f'8[\p f f d] | c[ c c e] |
bes[ bes d bes] | a[ c] d[ g,] | c[ c] d[ g,] | c4 8.[ 16] | d4\f f |
% alto p 38
f2 | d8[\f d,\p d d] | d[\f d\p d a'] | a4 a8[ a] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno R2\fermata
}
altopincé = {
s1*17
a4_\markup\italic"Pincé" a d fis, | a a cis g | fis d' b gis | cis a' e cis | a a d fis, |\break
a a cis a | a fis' e e | e
}
alexis = {
\repeat unfold 9 {R1}
d1~ d2 d,4 g | fis2^( \afterGrace e2^+)^( {d16[ e])} | d2 r4 a'4 |
b2 r8 b8 cis d | d[ a] a4 r4 d8[ b] | a2^( \afterGrace g2^+)^( {fis16[ g])} | fis2^\markup\italic"(Il jette à terre son habit," r2 |
% alexis p 28
fis2^\markup\italic"son sabre, et son havresac.)" fis4 a | e2 r4 a | \afterGrace b2( {cis16[ b])} \afterGrace d2( {e16[ d])} | cis1^+ | fis,2 fis4 a |
e2 e | d'8[ cis] b[ a] cis4 b^+ | a1~ | a | R1 | R1 | r2 r4\fermata r8 r16 a16\segno |
% alexis p 29
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
% alexis p 30
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
% alexis p 31
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
% alexis p 32
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d4 r4 | \repeat unfold 8 {R2} |
% alexis p 33
fis,4 r | fis d | a' r8 a | d4 d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 r16 d,16 | fis8 fis e d |
\grace s8 a'4 r8 a | d8 d d8. gis,16 | a4 a8 r | R2 | R2 | r4 r8 e'8 | e a, cis e | \appoggiatura e8 d4. d8 | d gis, b d |
% alexis p 34
\appoggiatura d8 cis2 | e4 d16[ cis] b[ a] | b8 b cis d | cis4( b)-+ | a4 r2*1/2 | R2 | R2 | R2 |
r2*1/2 r8 a8 | d4 d | d4. d8 | c8 c b a | g4 r | r4 r8 b8 | dis,4 r | R2 |
% alexis p 35
r8 fis gis a | gis4 gis8 r | r4 r8 gis | cis4 r | R2 | r8 cis \appoggiatura e d \appoggiatura cis b | \appoggiatura b ais4 ais8 r8 % corr r4=>r8
r4 r8 cis | cis fis, ais cis | d4 r8 b | b e, gis b | cis cis r cis | cis fis, r cis'16 b | d4 r8 b |
% alexis p 36
gis gis r a16 fis | eis4 fis' | r4 fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis fis' | r fis, | \appoggiatura a8 gis4 \appoggiatura fis8 eis4 | fis r2*1/2 |
R2 | R2 | R2 | R2 | a4 a8 cis | \grace cis8( \afterGrace b4)( {ais16[ b])} b4 | e4. e8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8 r | r a \appoggiatura cis b a |
% alexis p 37
d a \appoggiatura cis b a | \appoggiatura a g fis g16[ fis] e[ d] | a'2~ | a~ | a~ | a | d4 r8 f | e4 e8 a, |
d d \appoggiatura g f e16[ d] | c8. f,16 bes8. g16 | a8. f16 bes8. g16 | a4 a8. a16 | d2~ |
% alexis p 38
d | r8 a \appoggiatura c bes a | d a \appoggiatura c bes a | g4 g16[ f] e[ d] | a2~ | a~ | a~ | a | r4\fermata r8 r16 a'\segno
}
mots = {
\new Lyrics \lyricmode {
_1*9
"AH !"1. je4 res -- pi1 -- "re :"2 _4 il
faut2 _8 que je re -- pren4 -- ne _ Ha -- lei1 -- "ne ;"2 _
% mots p 28
Oui, le4 voi -- ci2 _4 cet orme2 heu -- reux,1 Où2 ma4 Lou --
i2 -- se a4 re -- çu mes "vœux :"1*2 _1*2 _16*15 Je16
% mots p 29
vais4 la voir,4. _16 ah, quel4 plai -- "sir !"4. la8 voir,4 luy8 par -- ler,4 ê8 -- "tre en" -- sem2 --
ble.4. de8 quel4 bon -- heur4. je8 vais4 jou -- "ir !"2 _ Mais4 … mais … _ je8. fris16 --
% mots p 30
son2 -- ne,4 _ _2 Mais4 … mais … _ je trem2 -- ble,4 _ _ _8 L’a --
mour4 … _ _8 la "joie :"4. _8 _4. ar16 -- rê -- tons4 un8. mo16 -- ment.1 _
% mots p 31
_4 "Ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?"4 "ah !"4. quel16 mo -- ment8 char -- "mant ?" Je vais la
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment4 char -- mant.8 Je vais la
% mots p 32
voir,2 _8 "ah ?" quel plai -- sir, "ah ?" quel mo -- ment2 char --
mant.4 _ _2*8
% mots p 33
Mais4 … mais pour -- quoi _8 ne l’ai4 -- je8. pas16 vu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. _16 Pour -- quoi8 sur le che --
min4 _8 n’est -- el -- le pas8. ve16 -- nu4 -- "e ?"8 _ _1 _4. elle8 a craint de cé -- der4. à8 trop d’em -- pres -- se --
% mots p 34
"ment :"2 trop4 de8 pu -- deur l’au -- ra dé -- çu2 -- e.4 _ _2*3
_4. ne8 sçait4 on pas4. que8 je suis son a -- "mant ?"4 _ _4. Al8 -- lons…4 _ _2
% mots p 35
_8 mais, que di -- ray4 -- "je ?"8 _ _4. Ah,8 "ciel !"4 _ _2 _8 "ah ?" quel mar -- ti4 -- "re !"8 _
_4. Ils8 vont tous ê -- tre là,4 _8 nous ne sçau -- rons que di -- re. _ La tan -- te, _ les16 a -- mis,4 _8 son
% mots p 36
pe8 -- re, _ son16 voi -- sin,4 et _ le grand cou -- sin, et _ le grand cou -- sin. _
_2*4 Quel4 -- le8 con -- train4 -- "te !" Quel4. dom8 -- ma4 -- "ge ?"8 _4 Ah,8 si quel --
% mots p 37
qu’en -- fant du Vil -- la -- ge pa -- rois -- soit…2*4 Quoi,4 _8 Lou -- i4 -- se,8 a --
mour ne te dit "pas ?"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"8. vas16 donc,8. vas16 "donc :"4 Il8. t’at16 -- tend.1
% mots p 38
_8 je ga -- ge que quel -- qu’un ar -- rê4 -- te8 ses pas.2*4 _4. _16 je
}}
bcont = {
d8[\f d d d] \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
a16._[ d32 fis16. d32] b16._[ d32 fis16. d32]
a16._[ d32 fis16. d32] gis,16._[ d'32 fis16. d32] |
\repeat unfold 2 { a16.[ a32 cis16. e32] a8[ a,] d16.[ d32 fis16. a32] d8[ d,] } |
% bcont p 27
a4 8.[ 16] 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8.[ fis16] d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8.[ fis16] d2 |
% bcont p 28
% bcont p 28
s1*8
R1 |\voiceTwo
r4 cis'4(\ff d)_\markup\italic"avec l’archet" e( |
fis) fis cis d |
a2 r4_\fermata r4 |
% bcont p 29
\oneVoice
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff_\markup\italic"Unisson avec les bassons" | d4 r |
a2 | d^\markup\italic"Fin" |
% bcont p 33
d8[\p d d d] | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | \after 8 \f a4 g'( | fis) d( | cis) d | a'8[ a,] a r | d8[\p d d d] |
\grace s8 \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g'( | fis) d( | cis) d |
a'8[ a,] a4 | cis2\p( | b) | b( |
% bcont p 34
a) | cis8[ cis cis cis] | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8[ d e e,] | \voiceTwo
a4 a | a8[ d, e e] |
a[ a] a4 |\oneVoice
R2 | c8[\f_\markup\italic"Unis avec les bassons" c c b]\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a'( | g) e( |
% bcont p 35
dis) b | e b | gis e | eis' b'( | a) fis( | eis) eis | fis cis |
ais fis | ais2( | b) | gis( | a) | a4 a | b b |
% bcont p 36
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8[ fis] fis4 | R2 | a,8[\f a] a4 | gis\p gis | g8[ g g g] | fis4\f r |
% bcont p 37
r r8 d'8\p | e[ d cis d] | a2~\rfz\< | a~\f | a~\rfz\< | a\f | d8[\p d d d] | c[ c c c] |
bes[ bes bes bes] | a[ a g c] | f,[ a g c] | f,4 8.[ 16] | bes4\f bes |
% bcont p 38
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8[ d] | a2~\rfz^\< | a~\f | a~\rfz^\< | a\f | \after 16*7 \segno
R2\fermata_\markup\italic"D. C. al Segno"
}
bcontpincé = {
s1*17
d4^\pp-\markup\italic"Pincé" fis a d, |
cis e a cis, |
d b gis e |
a' e cis a |
d fis a d, |
cis e a cis, |
fis d e e, |
a2 r2 |
}
bassonsvisible = {
s1*24 \voiceOne
r4 e'-\markup\italic"basson seul" d g^\( |
fis fis \grace {g16[_( fis])} e4\) d |
cis e(-\markup\italic"tous Unis :" d) g( |
fis) fis^\( \grace {g16[_( fis)]} e4\) d |
\appoggiatura d8 cis2 r4\fermata \after 16*3 \segno r4
% basson p 32
s2*51
d,8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis4 r |
s2*28
% basson p 34
a,8^\markup\italic"Bassons" cis'4 d16[ b] | \appoggiatura b8 a[ fis16 d] \appoggiatura d8 cis[ d16 b] |
cis8[ 8] 4 |
}
bassonsaudible = {
d8\f d d d \repeat unfold 7 { \repeat tremolo 4 d8 } |
d16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | a16. d32 fis16. d32 b16. d32 fis16. d32 a16. d32 fis16. d32 gis,16. d'32 fis16. d32 | \repeat unfold 2 { a16. a32 cis16. e32 a8 a, d16. d32 fis16. a32 d8 d, } |
a4 8. 16 2 | d2\ff cis | b1 | a2 g | fis4 a8. fis16 d2 |
g'1 | fis2 g | cis,1 | d4 a8. fis16 d2 |
s1*7 %pendant le pincé
r4 e'' d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | cis e d g | fis fis \grace {g16 fis} e4 d | \appoggiatura d8 cis2 r4 r4
d,8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d |
d8\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d | a'8 a, a r | d8\p d d d |
\repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {b8} | a4\f g' | fis d | cis d |
a'8 a, a4 | cis2\p | b | b |
a | cis8 cis cis cis | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {e8\f} | a,4 a | a8 d e e, |
a8 cis'4 d16 b | \grace b8 a fis16 d \grace d8 cis d16 b | cis8 8 4 |
R2 | c8\f c c b\p | c4 d | g,4\f g | g2 | b4\p a' | g e |
dis b | e b | gis e | eis' b' | a fis | eis eis | fis cis |
ais fis | ais2 | b | gis | a | a4 a | b b |
bis bis | cis r | a a | b cis | d r | a\f a | b cis | fis r |
cis2\ff | fis4 r | cis2\ff | fis8 fis fis4 | R2 | a,8\f a a4 | gis\p gis | g8 g g g | fis4\f r |
r r8 d'8\p | e d cis d | a2~\< | a~\f | a~\< | a\f | d8\p d d d | c c c c |
bes bes bes bes | a a g c | f, a g c | f,4 8. 16 | bes4\f bes |
bes2 | d4 r | r r8 d\p | e4 cis8 d | a2~^\< | a~\f | a~^\< | a\f | s2
% RÉPÉTITION
d8^\p d d d | \repeat tremolo 4 {d8} | \repeat tremolo 4 {cis8} | \repeat tremolo 4 {c} | b4 g' | fis d | cis a |
d d, | d'2 | a8~\f a32 cis e a a,4 | d2\p | a8~\f a32 cis e a a,4 | r8 a32 b64 cis d e fis g a8 r8 | r8 cis,\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis |
g16\f bes bes g g bes bes g | g32 g g g g g g g \repeat tremolo 8 {g32} | g4 r | r8 cis\p\cresc b a | r f' e d | r bes a gis | g16\f bes bes g g bes bes g | \repeat tremolo 16 {g32} | g4 r |
d'4\p\cresc c | d c | bes a | bes a | gis2\f | a2\p~ | a~ | a~ | a |
d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | a2 | d,4\f~ d16.\p d'32 fis16. d32 | e2 | fis4\f r |
d,8\f d' fis gis | a4 g\p | fis8 g fis g | a8\f a a, a | d4 r |
d,8\f d' fis gis | a4\p g | fis8 g fis g | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8 g a a, |
d8^\markup\italic"Bassons" fis'4 e16[ d] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \grace g8 fis g16 e |
fis4 r | a,2\ff | d4 r | a2 | d1 |
}
\header {tagline = ##f}
\paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f }
\score { % SCORE AFFICHAGE SEULEMENT
\layout {
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\context {\Staff
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% \omit TupletNumber
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\new StaffGroup <<
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\new Staff \with {instrumentName = \markup\italic\huge{"1. Violons"}} <<
\key d\major
\relative c'{ \tempo \markup\italic"Allº. Maëstoso"
\violonun } >>
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\key d\major
\relative c''{\voiceOne \hautboisA }
\new Voice {\relative c''{\voiceTwo \hautboisB }} >>
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\clef alto \key d\major
\relative c'{ \alto }
\new Voice {\relative c' {\altopincé }} >>
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\clef F \key d\major
\relative c'{ \alexis }
\mots
>>
\new Staff \with {
\override InstrumentName.self-alignment-X = #CENTER
instrumentName = \markup\italic\center-column {\huge"B. C." \large"et Bassons"}} <<
\key d\major \clef bass
\relative c{ \bcont }
\new Voice{\relative c{\bassonsvisible}}
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>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score affichage
\score { % SCORE MIDI SEULEMENT
\midi { \tempo 4 = 72
\context {\Score midiChannelMapping = #'instrument }
\context {\Staff \remove "Staff_performer"}
\context {\Voice \consists "Staff_performer"}
}
\new StaffGroup <<
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 1" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats{
\violonun
% RÉPÉTITION VIOLON1
d8[ \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d \appoggiatura cis d] | \appoggiatura dis e[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e r16 b16] | e8[ \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e \appoggiatura dis e] | \appoggiatura eis fis[ \appoggiatura eis fis] \appoggiatura eis fis4 | r16 d[( g d)] r b[( d b)] | r d[( fis d)] r a[( d a)] | r cis[( e cis)] r a[( cis a)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] | \repeat unfold 2 {\afterGrace fis2( {g16[ fis])} | e8[\f( e32) cis e a] a,4 } | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8_\fermata | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] |
cis16[(\f g) g( cis)] cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 8 {cis32} \repeat tremolo 8 {cis32} | cis4 r4 | r8 cis[(\p\cresc d e)] | r d[( e f)] | r16 f8[ f f f16] | cis16[(\f g) g( cis]) cis[( g) g( cis)] | \repeat tremolo 16 {cis32} | cis4 r4 |
r16 d[(\p\cresc f8)] \repeat unfold 7 {r16 d[( f8)]} | f2\f r8 e,8[\p fis g] \appoggiatura a8 g8[ fis16 g] a4~ | a8[ b16 a] g[ fis e d] | e8[ fis] g8.[( a32 g)] |
fis4\f d'\p( | \grace e8) d8[ cis16 b] a8[ g] | fis4\f fis'\p( | \grace g8) fis8[ e16 d] cis8[ b] | a8[\f a'^(\p b) cis]-! |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} | d'8[\p a16 fis] fis[( e) fis d] | d8[ d'16 b] b[( a) b g] | <a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32] <a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] | d8[\p a'16( a)] b[( b) cis( cis)] |
d32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32}
d'32[\f d, d d] \repeat tremolo 4 {d32} |
d'8[\p a16 fis] fis16[( e) fis d] |
d8[ d'16 b] b[ a b g] |
<a, fis'>8[(\f 32) <fis' d'>32 32 32]
<a, fis'>8[( 32) <fis' d'>32 32 32] |
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32]
<a, e'>8[( 32) <e' cis'>32 32 32] |
d'8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] | d8 a4 b16[ g] | \appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d16\p-!^\( r fis-! r e-! r g-!\) r | fis8 g'4\ff e16[ cis]} | d,1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Violon 2" {
\set Voice.midiInstrument = "violin"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.25
\relative c' {\unfoldRepeats {
\violondeux
%RÉPÉTITION VIOLON2
fis8[ \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis \appoggiatura e fis] |
\appoggiatura fis g[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g r16 g] |
g8[ \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g \appoggiatura fis g] |
\appoggiatura g a[ \appoggiatura g a] \appoggiatura g a4 |
r16 b[( d b)] r g[( b g)] |
r a[( d a)] r fis[( a fis)] |
r a[( cis a)] r e[( a e)] |
r fis[( a fis)] r d[( fis d)] |
\repeat unfold 2 {\afterGrace d2( {e16[ d])} | cis8[~ cis32 cis e a] a,4} |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8_\fermata |
r8 e8[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] | r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 8 {e32} \repeat tremolo 8 {e32} |
e4 r |
r8 e[(\p\cresc f g)] | r f[( g a)] |
r16 d8[ d d d16] |
e,16[\f( cis) cis( e)] e[( cis) cis( e)] |
\repeat tremolo 16 {e32} |
e4 r |
r16 a[(\p\cresc d8)] \repeat unfold 7 {r16 a[( d8])} |
d2\f |
r8 cis,8[\p d e] |
\appoggiatura fis e[ d16 e] fis4~ |
fis8[ g16 fis] e[ d cis b] |
cis8[ d] e8.[( fis32 e)] |
d4\f fis\p( |
e2) |
r4 a\p( |
g2) |
r8 fis'[(\p g) e]-! |
fis32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32] |
d8[\p fis16( fis)] g[( g) e( e)] |
fis32[\f fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} fis'32[ fis, fis fis] \repeat tremolo 4 {fis32} |
fis8[ fis'16\p d] d[( cis) d b] |
b[( a) b' g] d8[ g16 d] |
<d, a'>8_[\f 32 <a' fis'>32 32 32] <d, a'>8_[ 32 <a' fis'>32 32 32] |
\repeat unfold 2 {<cis, a'>8_[ 32 <a' e'>32 32 32]} |
d8 fis4 g16[ e] |
\appoggiatura e8 d[ b16 g] \appoggiatura g8 fis[ g16 e] |
fis8 a4 b16[ g] |
\appoggiatura g8 fis[ g16 e] \appoggiatura e8 d[ e16 cis] |
\repeat unfold 2 {d-!^\( r d-!\p r cis-! r e-!\) r |
d8 e'4\ff g,16[ e]} |
d1^"Fin"
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Hautbois 1" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisA
%RÉPÉTITION HAUTBOISA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 a16[\f a] a4 | R2 | r8 a16[ a] a4 | R2\fermata | R2 | R2 | R2 |
r4 cis,4~ | cis2~ | cis4 r4 | R2 | R2 | R2 | r4 cis4~ | cis2~ | cis4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
d4 r | R2 | d4 r | R2 | d4 r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis4-+ e | d r |
d8[^\f d d d] | d4 r | r r8 g | fis2\f | e-+ |
\repeat unfold 2 {d8 a'4 b16[ g] | fis8[ g fis e]} | d4 r4 | r8 g4.\ff( | fis4) r | r8 g4.\ff( | fis1)^\markup\italic"Fin" |
}}
\new Voice = "Hautbois 2" {
\set Voice.midiInstrument = "oboe"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\relative c'' {
\hautboisB
%RÉPÉTITION HAUTBOISB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | r8 cis16[\f cis] cis4 | R2 | R2 | R2 | R2 |
bes2\p~ | bes~ | bes4 r4 | R2 | R2 | R2 | bes2\f~ | bes~ | bes4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
fis4\f r | R2 | fis4\f r | R2 | fis4\f r |
fis8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d4\f-+ cis | d4 r |
fis,8[\f fis fis fis] | fis4 r | r r8 e' | d2\f | cis-+ |
\repeat unfold 2 {d8 fis4 g16[ e] | d8[ e d cis]} |d4 r | r8 e4.\ff( | d4) r | r8 e4.\ff( | d1) |
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Cors 1" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
%RÉPÉTITION CORSA
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 d16[\f d] d4 | R2 | r8 d16[\f d] d4 |\after 16*7 \fermata R2 | \repeat unfold 4 {R2}
r4 f4~ | f r4 | R2 | R2 | R2 | R2 | r4 f4~ | f r4 |
\repeat unfold 9 {R2}
\repeat unfold 2 {c4 r | R2} | c4 r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c8 | c4 g | g r |
c8[ c c c] | c4 r | r r8 c | c8[ c16 c] c8[ c] | g8[ g16 g] g8[ g] |
g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | r8 c16[ c] g8[ g] | g4 r | g2~ | g4 r | g2~ | g1-"Fin"
}}}
\new Voice = "Cors 2" {
\set Voice.midiInstrument = "french horn"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.6
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
%RÉPÉTITION CORSB
\repeat unfold 9 {R2} |
r8 g16[\f g] g4 | R2 | r8 g16[\f g] g4 | R2 | \repeat unfold 4 {R2}
% cors2 p 30
d'2~\f | d4 r4 | \repeat unfold 4 {R2} | d2\f~ | d4 r4 |
\repeat unfold 9 {R2} |
% cors2 p 31
\repeat unfold 2 {e,4\f r | R2} | e4\f r |
e8[\f e e e] | e4\f r | r r8 c'8 | g4\f g | e r |
% cors2 p 32
e8[\f e e e] | e4 r | r r8 c' | g8[\f g16 g] g8[ g] | g8[ g16 g] g8[ g] |
e4 r | \repeat unfold 2 {r8 c'16[ c] g8[ g] | g4 r} | g2\ff | e4 r | g2\ff | e1 |
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "alto archet" {
\set Voice.midiInstrument = "viola"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.3
\relative c' {\unfoldRepeats {
\alto
% RÉPÉTITION ALTO
a8[\p a a a] | \repeat tremolo 4 b8 | \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d | g4 d | a' fis | e cis |
a a | a2 | a8[\f( a32) cis e a] a,4 | a2\p | a8[ a32 cis e a] a,4 | r8 a32[( b64 cis d e fis g]) a8 r8\fermata | r8 e[(\p\cresc d cis]) | r a'[( g f)] | r bes,[( a bes)] |
bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 8 {bes32} \repeat tremolo 8 {bes32} | bes4 r | r8 e[(\p\cresc d cis)] | r a'[( g f)] | r bes,[( a b)] | bes16[(\f e) e( bes)] bes[( e) e( bes)] | \repeat tremolo 16 {bes32} | bes4 r |
d4(\p\cresc c) | d( c) | bes( a) | bes( a) | b2\f | a2~\p | a~ | a~ | a |
a4\f a'\p~ | a cis, | a\f a'\p | b, e | d\f r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | a[\f a g g] | fis4 r |
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 16 {a32\f} | \repeat tremolo 16 {g32} |
fis4 d | a'8[ g a a] | a4 d, | a'8[ g a a] | a4 r | r8 cis,4.\ff( | d4) r | r8 cis4.(\ff | d1)-"Fin" |
}}}
\new Voice = "alto pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c' {\unfoldRepeats {
\altopincé
}}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "Alexis" {
\set Voice.midiInstrument = "clarinet"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.9
\relative c' {
\alexis
% RÉPÉTITION ALEXIS
d4 fis, | \appoggiatura fis8 e4. r16 b'16 | e4 g, | \appoggiatura g8 fis4. d'8 | d4 \appoggiatura cis8 b8 d | d4 a8 d | a4( \afterGrace g^+)( {fis16[ g])} |
fis4. fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e4.^+ fis8 | a4 d, | \appoggiatura fis8 e2^+ | R2 | a4 r | d r | r f8. d16 |
\appoggiatura d8 cis2^+ | cis4 r | R2 | a4 r | d r | r f | \appoggiatura d8 cis2 | cis4 r | r r8 a |
\appoggiatura e8 f4 r | r r8 f' | \appoggiatura e8 d4 d8 r | r4 r8 d16 a | b4 b8. d16 | a2~ | a | R2 | R2 |
r4 d4~ | d8 cis16 b a8 g | fis4 fis'4~ | fis8 e16 d cis8 b | a a b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis4 e^+ | d8 a' b cis |
d2~ | d8 fis16[ d] d[ cis] d[ b] | b[ a] d[ b] b[ a] b[ g] | fis2 | e'^+ |
d2.
}}>>
\new Staff<<
\new Voice = "bcont archet" {
\set Voice.midiInstrument = "cello"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.45
\relative c { \unfoldRepeats
\bcont
% RÉPÉTITION BCONT
d8[^\p_\markup\italic"tous" d d d] |
\repeat tremolo 4 {d8} |
\repeat tremolo 4 {cis8} |
\repeat tremolo 4 {c} |
b4 g' | fis d |
cis a |
d d, | d'2 |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 | d2\p |
a8[~\f a32 cis e a] a,4 |
r8 a32[( b64 cis d e fis g)] a8 r8\fermata |
r8 cis,[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
% bcont p 30
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
g32[ g g g] g[ g g g] \repeat tremolo 8 {g32} |
g4 r | r8 cis[(\p\cresc b a)] |
r f'[( e d)] |
r bes[( a gis)] |
g16[(\f bes) bes( g)] g[( bes) bes( g)] |
\repeat tremolo 16 {g32} |
g4 r |
d'4(\p\cresc c) |
d( c) | bes( a) |
bes( a) | gis2\f |
a2\p~ | a~ | a~ | a |
% bcont p 31
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
a2 |
d,4^\f~ d16.[^\p d'32 fis16. d32] |
e2 | fis4\f r |
d,8[\f d' fis gis] |
a4 g\p |
fis8[ g fis g] |
a8[\f a a, a] |
d4 r |
% bcont p 32
d,8[\f d' fis gis] | a4\p g | fis8[ g fis g] | \repeat tremolo 8 {a16\f} | \repeat tremolo 8 {a,16} |
d4 d | d8[ g a a,] |\voiceTwo
d4 d,~ | d8[ g a a] |
d4 r4 |\oneVoice
a2^\ff | d4 r |
a2 | d1^"Fin" |
}}
% bassons audible
\new Voice = "basson" {
\set Voice.midiInstrument = "bassoon"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.5
\relative c {\unfoldRepeats
\bassonsaudible
}}
\new Voice = "bcont pincé" {
\set Voice.midiInstrument = "pizzicato strings"
\set Voice.midiMinimumVolume = 0.7
\relative c {
\bcontpincé
}}
>>
>> % fin StaffGroup
} % fin score midi
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Mariage/Texte entier
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{{Modernisation|
*agens: agents
*appellé: appelé
*l appelerait: l’appellerait
*argumens: arguments
*m assoye: m’assoie
*attendrissans: attendrissants
*attérée: atterrée
*ayiez: ayez
*beeftheck: beefsteak
*blasphêmer: blasphémer
*brillans: brillants
*cadrille: quadrille
*cahotemens: cahotements
*carrik: carrick
*cliens: clients
*collége: collège
**compâtir: compatir
*compâtiront: compatiront
*compâtissant: compatissant
*compâtissante: compatissante
*complimens: compliments
*crême : crème
*déchirans: déchirants
*décélait: décelait
*dédommagemens: dédommagements
*déjeûne: déjeune
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*différens: différents
*dimentions: dimensions
*d instans: d’instants
*douleureusement: douloureusement
*employerai: emploierai
*enfans: enfants
*ennuyerez: ennuierez
*l érisypèle: l’érysipèle
*étonnans: étonnants
*évènemens: évènements
*extravagans: extravagants
*fainéans: fainéants
*frappans: frappants
*grand mères: grand-mères
*grand père: grand-père
*habitans: habitants
*hurlemens: hurlements
*imbécille: imbécile
*indifférens: indifférents
*innocens: innocents
*instans: instants
*insultans: insultants
*irrascible: irascible
*laird: lord
*long-temps: longtemps
*malfaisans: malfaisants
*marmote: marmotte
*masquarade: mascarade
*ménagemens: ménagements
*nétoie: nettoie
*nonchalemment: nonchalamment
*panari: panaris
*parens: parents
*pélisse: pelisse
*pillules: pilules
*presqu égarée: presque égarée
*presqu empoisonné: presque empoisonné
*quelqu autre: quelque autre
*quelqu explication: quelque explication
*quelqu influence: quelque influence
*quelqu intérêt: quelque intérêt
*quoiqu accoutumée: quoique accoutumée
*quoiqu antiques: quoique antiques
*rafraîchissemens: rafraîchissements
*ratafiat: ratafia
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*rejetter: rejeter
*remercîmens: remerciements
*rians: riants
*sanglotté: sangloté
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[[Catégorie:Romans écossais]]
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*amusans: amusants
*appellé: appelé
*l appelerait: l’appellerait
*argumens: arguments
*m assoye: m’assoie
*attendrissans: attendrissants
*attérée: atterrée
*ayiez: ayez
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*blasphêmer: blasphémer
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*cadrille: quadrille
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**compâtir: compatir
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*compâtissant: compatissant
*compâtissante: compatissante
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*crême : crème
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*indifférens: indifférents
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*irrascible: irascible
*jeterais: jetterais
*laird: lord
*long-temps: longtemps
*malfaisans: malfaisants
*marmote: marmotte
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*frappans: frappants
*grand mères: grand-mères
*grand père: grand-père
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*long-temps: longtemps
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*Mary: Mary
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*Belzébut: Belzébuth
*cadrille: quadrille
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*charrettier: charretier
*cliens: clients
*collége: collège
**compâtir: compatir
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*compâtissant: compatissant
*compâtissante: compatissante
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*dimentions: dimensions
*d instans: d’instants
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*l évantail: l’éventail
*évènemens: évènements
*extravagans: extravagants
*fainéans: fainéants
*familier: familier
*frappans: frappants
*grand mères: grand-mères
*grand père: grand-père
*habitans: habitants
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*insultans: insultants
*irrascible: irascible
*jeterais: jetterais
*laird: lord
*long-temps: longtemps
*malfaisans: malfaisants
*marmote: marmotte
*Mary: Mary
*masquarade: mascarade
*ménagemens: ménagements
*méprisans: méprisants
*mylord: milord
*nétoie: nettoie
*nonchalemment: nonchalamment
*panari: panaris
*parens: parents
*pélisse: pelisse
*pillules: pilules
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*rappellèrent: rappelèrent
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*remercîrez: remercierez
*rians: riants
*roast-beaf: roast-beef
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*sterlings: sterling
*sopha: sofa
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*talens: talents
*théïère: théière
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[[Catégorie:Romans parus en 1818]]
[[Catégorie:Romans écossais]]
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proofread-page
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— Oh ! Lady Maclaughlan, sanglotta
Grizzy, en embrassant son
amie, laquelle un peu radoucie s’écria
en descendant : allons, allons
le bon Dieu vous bénisse, et vous
rende ce que vous étiez, venez
bientôt me voir au château de {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}}.
La voiture étant partie, les trois
sœurs inconsolables d’un évènement
aussi fâcheux, rentrèrent pour
se consulter ensemble, sur ce qui
avait pu occasionner une pareille
mésaventure.
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Discussion:Mariage
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==Traduction==
Pour lire la version originale : [https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html gutenberg] (la version sur wikisource est tronquée.
*être suprème … traduction de Dieu pour une républicaine française probablement…
*Globalement l’édition n’est pas de bonne qualité… notamment les noms propres ont plusieurs orthographe.
**Glenfern ou Glenfert les 2 sont dans la traduction pour désigner le même endroit, on garde comme l’original Glenfern
**Lock-Marlie et Loch-Marlie : Loch-Marlie plus proche de Lochmarlie
**Maclaughlan
==Statistiques==
*110675 mots environ soit moins de 8 heures de lectures à 250 mots par minute.
==Personnages==
<u>Tome 1 :</u>
*Lady Juliana, fille gâtée du comte de Courtland, destinée à épouser le vieux duc de L** et qui lui préfère Douglas, jeune et beau.
*Henry Douglas, le beau jeune homme, sans perspective qui va l’épouser
*Le laird son père, Douglas de Glenfeld vivant avec ses 3 soeurs Grizzy, Nicky, Jacky et ses filles
*Une belle-sœur, Mme Douglas, femme du major Archibald Douglas, fils aîné du laird, née Alicia Malcom par son père écossais et par sa mère anglaise, nièce de lady Andley très riche et par elle cousine d’Edmond Andley dont elle fut amoureuse.
*lady Maclaughlan amie des tantes, ''guérisseuse'' et dont l’époux Sampson est malade et invalide.
*Sir Sampson, Sampson Maclaughlan Bart, baronnet, du château de Loch-Marlie, sans enfant, aidé par son major d’homme Philistin pour les taches de la vie quotidienne et déclinant au long des 4 tomes.
==Vocabulaire==
*[[wiktionary:fr:laird|laird]] : lord écossais
*[[wiktionary:fr:chédail|chédal]] : matériel pour le cheptel, dialecte de chédail
*[[wiktionary:fr:indulger|indulger]]
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==Transclusion, modernisation ==
*voi- ture sur deux pages sans utiliser le modele tiret donne voisture …
* théïère ? modernisation ne fonctionne pas
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*être suprème … traduction de Dieu pour une républicaine française probablement…
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==Statistiques==
*110675 mots environ soit moins de 8 heures de lectures à 250 mots par minute.
==Personnages==
<u>Tome 1 :</u>
*Lady Juliana, fille gâtée du comte de Courtland, destinée à épouser le vieux duc de L** et qui lui préfère Douglas, jeune et beau.
*Henry Douglas, le beau jeune homme, sans perspective qui va l’épouser
*Le laird son père, Douglas de Glenfeld vivant avec ses 3 soeurs Grizzy, Nicky, Jacky et ses filles
*Une belle-sœur, Mme Douglas, femme du major Archibald Douglas, fils aîné du laird, née Alicia Malcom par son père écossais et par sa mère anglaise, nièce de lady Andley très riche et par elle cousine d’Edmond Andley dont elle fut amoureuse.
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*Sir Sampson, Sampson Maclaughlan Bart, baronnet, du château de Loch-Marlie, sans enfant, aidé par son major d’homme Philistin pour les taches de la vie quotidienne et déclinant au long des 4 tomes.
==Vocabulaire==
*[[wiktionary:fr:laird|laird]] : lord écossais
*[[wiktionary:fr:chédail|chédal]] : matériel pour le cheptel, dialecte de chédail
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==Transclusion, modernisation ==
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==Traduction==
Pour lire la version originale : [https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html gutenberg] (la version sur wikisource en anglais est défectueuse).
*être suprème … traduction de Dieu pour une républicaine française probablement…
*Globalement l’édition n’est pas de bonne qualité… notamment les noms propres ont plusieurs orthographes.
**Glenfern ou Glenfert les 2 sont dans la traduction pour désigner le même endroit, on garde comme l’original Glenfern
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==Statistiques==
*110675 mots environ soit moins de 8 heures de lectures à 250 mots par minute.
==Personnages==
<u>Tome 1 :</u>
*Lady Juliana, fille gâtée du comte de Courtland, destinée à épouser le vieux duc de L** et qui lui préfère Douglas, jeune et beau.
*Henry Douglas, le beau jeune homme, sans perspective qui va l’épouser
*Le laird son père, Douglas de Glenfeld vivant avec ses 3 soeurs Grizzy, Nicky, Jacky et ses filles
*Une belle-sœur, Mme Douglas, femme du major Archibald Douglas, fils aîné du laird, née Alicia Malcom par son père écossais et par sa mère anglaise, nièce de lady Andley très riche et par elle cousine d’Edmond Andley dont elle fut amoureuse.
*lady Maclaughlan amie des tantes, ''guérisseuse'' et dont l’époux Sampson est malade et invalide.
*Sir Sampson, Sampson Maclaughlan Bart, baronnet, du château de Loch-Marlie, sans enfant, aidé par son major d’homme Philistin pour les taches de la vie quotidienne et déclinant au long des 4 tomes.
==Vocabulaire==
*[[wiktionary:fr:laird|laird]] : lord écossais
*[[wiktionary:fr:chédail|chédal]] : matériel pour le cheptel, dialecte de chédail
*[[wiktionary:fr:indulger|indulger]]
*[[wiktionary:fr:encan|encan]]
==Transclusion, modernisation ==
*voi- ture sur deux pages sans utiliser le modele tiret donne voisture …
* théïère ? modernisation ne fonctionne pas
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==Éditions==
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{{document|date=1818 |titre=—|vo=Mariage |genre=Roman | avancement=}}
{{document|date=1825 |titre=Mariage|vo= |genre= |scan=—| avancement=|divers=Chez Lecointe et Durey, traduction Mme Blanchenay Vernes}}
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{{liste documents fin}}
==Traduction==
Pour lire la version originale : [https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html gutenberg] (la version sur wikisource en anglais est défectueuse). Le tome 1 comprend 34 chapitre et 34 le second. La traduction comprend 62 + 1 chapitre …
*être suprème … traduction de Dieu pour une républicaine française probablement…
*Globalement l’édition n’est pas de bonne qualité… notamment les noms propres ont plusieurs orthographes.
**Glenfern ou Glenfert les 2 sont dans la traduction pour désigner le même endroit, on garde comme l’original Glenfern
**Lock-Marlie et Loch-Marlie : Loch-Marlie plus proche de Lochmarlie
**Maclaughlan
==Statistiques==
*110675 mots environ soit moins de 8 heures de lectures à 250 mots par minute.
==Personnages==
<u>Tome 1 :</u>
*Lady Juliana, fille gâtée du comte de Courtland, destinée à épouser le vieux duc de L** et qui lui préfère Douglas, jeune et beau.
*Henry Douglas, le beau jeune homme, sans perspective qui va l’épouser
*Le laird son père, Douglas de Glenfeld vivant avec ses 3 soeurs Grizzy, Nicky, Jacky et ses filles
*Une belle-sœur, Mme Douglas, femme du major Archibald Douglas, fils aîné du laird, née Alicia Malcom par son père écossais et par sa mère anglaise, nièce de lady Andley très riche et par elle cousine d’Edmond Andley dont elle fut amoureuse.
*lady Maclaughlan amie des tantes, ''guérisseuse'' et dont l’époux Sampson est malade et invalide.
*Sir Sampson, Sampson Maclaughlan Bart, baronnet, du château de Loch-Marlie, sans enfant, aidé par son major d’homme Philistin pour les taches de la vie quotidienne et déclinant au long des 4 tomes.
==Vocabulaire==
*[[wiktionary:fr:laird|laird]] : lord écossais
*[[wiktionary:fr:chédail|chédal]] : matériel pour le cheptel, dialecte de chédail
*[[wiktionary:fr:indulger|indulger]]
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==Transclusion, modernisation ==
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==Traduction==
Pour lire la version originale : [https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html gutenberg] (la version sur wikisource en anglais est défectueuse). Le tome 1 comprend 34 chapitres et 34 le second. La traduction comprend 62 + 1 chapitres …
*être suprème … traduction de Dieu pour une républicaine française probablement…
*Globalement l’édition n’est pas de bonne qualité… notamment les noms propres ont plusieurs orthographes.
**Glenfern ou Glenfert les 2 sont dans la traduction pour désigner le même endroit, on garde comme l’original Glenfern
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**Maclaughlan
==Statistiques==
*110675 mots environ soit moins de 8 heures de lectures à 250 mots par minute.
==Personnages==
<u>Tome 1 :</u>
*Lady Juliana, fille gâtée du comte de Courtland, destinée à épouser le vieux duc de L** et qui lui préfère Douglas, jeune et beau.
*Henry Douglas, le beau jeune homme, sans perspective qui va l’épouser
*Le laird son père, Douglas de Glenfeld vivant avec ses 3 soeurs Grizzy, Nicky, Jacky et ses filles
*Une belle-sœur, Mme Douglas, femme du major Archibald Douglas, fils aîné du laird, née Alicia Malcom par son père écossais et par sa mère anglaise, nièce de lady Andley très riche et par elle cousine d’Edmond Andley dont elle fut amoureuse.
*lady Maclaughlan amie des tantes, ''guérisseuse'' et dont l’époux Sampson est malade et invalide.
*Sir Sampson, Sampson Maclaughlan Bart, baronnet, du château de Loch-Marlie, sans enfant, aidé par son major d’homme Philistin pour les taches de la vie quotidienne et déclinant au long des 4 tomes.
==Vocabulaire==
*[[wiktionary:fr:laird|laird]] : lord écossais
*[[wiktionary:fr:chédail|chédal]] : matériel pour le cheptel, dialecte de chédail
*[[wiktionary:fr:indulger|indulger]]
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==Transclusion, modernisation ==
*voi- ture sur deux pages sans utiliser le modele tiret donne voisture …
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Jim Bey
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l’emploi de leurs armes victorieuſes, la tranquilité publique a été établie, & par leurs peines & travaux, le Tiers-Etat va jouiſſant des commodités que la paix leur apporte.
» Cet Ordre, {{sc|Sire}}, qui tient le dernier rang en cette Aſſemblée, Ordre compoſé du Peuple des villes & des champs, ces derniers ſont quaſi tous hommagers & juſticiables des deux premiers Ordres ; ceux des villes, Bourgeois, Marchands, Artiſans & quelques Officiers. Ce ſont ceux-ci qui méconnoiſſent leur condition, & oubliant toute ſorte de devoirs, ſans aveu de ceux qu’ils repréſentent, ſe veulent comparer à nous.
» J'ai honte, {{sc|Sire}}, de vous dire les termes qui de nouveau nous ont offenſés. Ils comparent votre Etat à une famille compoſée de trois freres. Ils diſent l’Ordre Eccléſiaſtique être l'aîné, le nôtre le puîné ''& eux les cadets'' <ref>Telle eſt l’injure dont la Nobleſſe demande vengeance. La veille le Préſident Savaron, à la tête d'une députation du Tiers-État, avoir oſé dire : «traitez nous comme vos freres » cadets, & nous vous honorerons & aimerons. »
» En quelle miſérable condition ſommes-nous tombés, ſi cette parole eſt véritable. En quoi tant de ſervices rendus d’un tems immémorial, tant<noinclude>
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Page:Emmanuel Sieyès — Essai sur les privilèges, 1788.djvu/48
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d’honneurs & de dignités tranſmiſes héréditairement à la Nobleſſe & mérités par leurs labeurs & fidélité l’auroient-elle bien, au lieu de l’élever, tellement rabaiſſée, qu’elle fût avec le vulgaire, en la plus étroite ſorte de ſociété qui ſoit parmi les hommes, qui eſt la fraternité. Et non contens de ſe dire freres, ils s’attribuent la reſtauration de l’Etat, à quoi, comme la France ſait allez qu’ils n’ont aucunement participés, auſſi chacun connoît qu’ils ne peuvent en aucune façon ſe comparer à nous, & ſeroit inſupportable une entrepriſe ſi mal fondée.
» Rendez, {{sc|Sire}}, le jugement, & par une déclaration pleine de juſtice, faites-les mettre en leurs devoirs, & reconnoitre ce que nous ſommes, & la différence qu’il y a. Nous en ſupplions très-humblement Votre Majeſté au nom de toute la nobleſſe de France, puiſque c’eſt d’elle que nous ſommes ici députés, afin que, conſervée en ſes prééminences, elle porte, comme elle a toujours fait, ſon honneur & ſa vie au ſervice de Votre Majeſté.»
''F I N.''<noinclude>
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Pion.
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''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
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''B''. Le Fou de la Dame à la ſeconde Caſe de
ſa Dame<ref>Si au lieu de jouer ce Fou vous euſſiez pouſſé le
Pion de votre Roi, votre Adverſaire le gagnoit toujours en
ſortant ſur lui le Chevalier de ſa Dame.</ref>.
''N''. Le Fou du Roi prend le Chevalier.<noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/87
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''N''. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>Ce même Pion prend enſuite le Chevalier ; & doit indubitablement gagner la partie. Ceux qui auront profité de
mes Leçons dans mes 4 premieres Parties, n’ont pas beſoin
d’inſtruction pour la finir & la gagner, ce dernier Pion
devenu à préſent Pion Royal, ſoutenu comme il eſt, &
avancé à la tête de ſes Camarades, vaut une des meilleures
Pieces ; ainſi il eſt inutile d’aller plus loin dans ce Renvoy.</ref>.
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Fabrice Dury
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Révocation d’une modification de [[Special:Contributions/Lorlam|Lorlam]] ([[User talk:Lorlam|discussion]]) vers la dernière version de [[User:Fabrice Dury|Fabrice Dury]]
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d’inſtruction pour la finir & la gagner, ce dernier Pion
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avancé à la tête de ſes Camarades, vaut une des meilleures
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Lorlam
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avancé à la tête de ſes Camarades, vaut une des meilleures
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|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
|}
''Noir''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du
Roi noir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15891536
15891306
2026-06-27T08:11:00Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 65 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|16.}}
''B''. La Dame reprend le Fou.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.
{{c|17.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Chevalier du Roi prend le Pion du Roi.
{{c|18.}}
''B''. Le Chevalier ou le Fou prend le Chevalier.
''N''. Le Pion du Fou du Roi deux pas<ref>Ce même Pion prend enſuite le Chevalier, & doit indubitablement gagner la partie. Ceux qui auront profité de
mes Leçons dans mes 4 premieres Parties, n’ont pas beſoin
d’inſtruction pour la finir & la gagner, ce dernier Pion
devenu à préſent Pion Royal, ſoutenu comme il eſt, &
avancé à la tête de ſes Camarades, vaut une des meilleures
Pieces ; ainſi il eſt inutile d’aller plus loin dans ce Renvoy.</ref>.
{{Interligne}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Sur le premier Gambit.|fs=140%}}
{{il|1em}}
{{c|Au {{4me}} Coup.|fs=140%}}
{{c|4.}}
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|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
|}
''Noir''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du
Roi noir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/88
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2026-06-26T20:16:52Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 66 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Dame donne Echec.
{{c|6.}}
''B''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa
Tour.
{{c|7.}}
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.
{{c|8.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa
Dame.
''N''. Le Pion du Roi un pas.
{{c|9.}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
''N''. La Dame donne Echec.
{{c|10.}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
''N''. a Dame donne Echec.
{{c|11.}}
''B''. Le Roi à ſa {{3me}} Caſe.
''N''. Le Chevalier du Roi à ſa Caſe<ref>Il joue ce Chevalier à ſa Caſe pour faire place au
Fou de ſon Roi, pour attaquer enſuite votre Roi, étant,
dans ſa ſituation, ſon meilleur Coup.</ref>.
{{c|12.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſon Roi.
''N''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Tour.
{{c|13.}}
''B''. Le Fou du Roi à ſa Caſe attaquant la
Dame & la force.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/90
104
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15890552
2026-06-26T21:06:15Z
Lorlam
85998
/* Validée */
15891269
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 68 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|9.}}
''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
''N''. Le Pion prend le Chevalier<ref>Si avant de faire place à ſa Dame en jouant le
Pion d’icelle il eut pris votre Cavalier, il auroit fallu reprendre
avec le Fou.</ref>.
{{c|10.}}
''B''. Le Pion reprend le Pion.
''N''. Le Chevalier du Roi à ſa Caſe.
{{c|11.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
{{c|12.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
''N''. La Dame à la Caſe du Fou de ſon Roi.
{{c|13.}}
''B''. Le Roi Roque du côté de ſa Tour.
''N''. Perd la Partie<ref>S’il joue ſa Dame pour éviter la découverte de votre
Tour ſur elle, il perd ſon Cavalier, outre qu’il aura
mauvais jeu, & s’il joue ſon Cavalier il perd ſa Dame. Il
eſt viſible que de l’une ou de l’autre maniere il perd la
Partie.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/93
104
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Fabrice Dury
1855
15890684
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 71 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|8.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe de la
Tour de ſon Roi<ref>Si au lieu dé jouer ce Fou, il ſoutenoit avec ſa
Dame le Pion du Fou de ſon Roi, vous prendriez alors
le Pion du Chevalier de ſa Dame & eníuite ſa Tour.</ref>.
{{c|9.}}
''B''. Le Pion de la Tour du Roi prend le Pion.
''N''. Le Pion de la Tour reprend le Pion.
{{c|10.}}
''B''. La Tour du Roi prend le Fou.
''N''. La Tour reprend la Tour.
{{c|11.}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Pion en donnant
Echec au Roi & à la Tour, gagne une
Piece, & par conſéquent la Partie.
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Sixieme}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Du premier Gambit,|fs=140%}}
{{il|1em}}
{{c|Sur le {{7me}} Coup du Noir.|fs=140%}}
{{c|7.}}
''Blanc''. LE Pion du Fou de la Dame un
pas.
''Noir''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Roi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/94
104
4924192
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 72 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|8.}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Fou.
''N''. Le Pion reprend le Fou,
{{c|9.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
''N''. La Dame à la Cale de ſon Fou, pour garder
les deux Pions attaqués.
{{c|10.}}
''B''. Le Pion de la Tour du Roi prend le Pion.
''N''. Le Pion de la Tour reprend le Pion.
{{c|11.}}
''B''. La Tour du Roi prend la Tour.
''N''. Le Fou prend la Tour.
{{c|12.}}
''B''. Le Chevalier du Roi prend le Pion.
''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{c|13.}}
''B''. Le Fou de la Dame prend le Pion.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe
de ſon Fou.
{{c|14.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde
Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas.
{{c|15.}}
''B''. Le Roi Roque.
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
pas.
{{c|16.}}
''B''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15890687
2026-06-26T21:07:24Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 72 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|8.}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Fou.
''N''. Le Pion reprend le Fou.
{{c|9.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
''N''. La Dame à la Caſe de ſon Fou, pour garder
les deux Pions attaqués.
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''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe
de ſon Fou.
{{c|14.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde
Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas.
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''B''. Le Roi Roque.
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
pas.
{{c|16.}}
''B''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
1855
15890689
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 73 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|17.}}
''B''. La Tour prend le Fou.
''N''. La Dame reprend la Tour.
{{c|18.}}
''B''. La Dame prend le Pion du Roi & donne
Echec.
''N''. Le Roi ſe retire où il veut, étant Mat ſur
l’une ou l’autre Caſe, où il peut aller.
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|Septieme & dernier}}|fs=200%}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|RENVOY}}|fs=200%}}
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{{c|Du premier Gambit,|fs=140%}}
{{il|1em}}
{{c|Sur le {{8me}} Coup du Noir.|fs=140%}}
{{c|8.}}
''Blanc''. LA Dame à la ſeconde Caſe de ſon
Roi.
''Noir''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de
son Roi.
{{c|9.}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Fou.
''N''. Le Pion reprend le Fou.
{{c|10.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
N. Le Pion de la Dame prend le Pion<ref name="p.73">Si au lieu de prendre il eut pouſſé ce même Pion,
il auroit fallu jouer votre Dame à ſa {{3me}} Caſe, pour lui</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/96
104
4924194
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2026-06-26T12:33:11Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15890708
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 74 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|11.}}
''B''. Le Pion de la Dame reprend le Pion.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde
Caſe de ſa Dame<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier il eut joué tout
autre choſe, vous deviez jouer celui de votre Dame pour
lui donner Echec deux Coups après, voyez le 12 Coup
du {{4me}} Renvoy de cette Partie.</ref>.
{{c|12.}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
''N''. De même.
{{c|13.}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi prend le
Pion<ref>Dans l’attaque du Gambit il fant obſerver, que ſi
votre Adverſaire (avant qu’il ait roqué) pouſſe le Pion
du Chevalier de ſon Roi ſur votre Chevalier Royal poſté
ſur la {{3me}} Caſe du Fou de votre Roi, i1 faut le laiſſer prendre,
pour ne point vous laiſſer détourner de votre Attaque,
à moins que vous ne puiſſiez l’avancer à la {{4me}} Caſe de
ſon Roi, ou de ſon Chevalier ; parce qu’alors vous faites
la guerre au Pion du Fou de ſon Roi.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Chevalier.
{{c|14.}}
''B''. La Dame reprend le Pion.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
{{c|15.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
''N''. Le Roi Roque.
{{c|16.}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
<ref follow="p.73">donner Echec le Coup ſuivant, ce qui vous gagneroit la
Partie.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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15891274
15890708
2026-06-26T21:09:27Z
Lorlam
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15891274
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 74 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|11.}}
''B''. Le Pion de la Dame reprend le Pion.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde
Caſe de ſa Dame<ref>Si au lieu de jouer ce Chevalier il eut joué tout
autre choſe, vous deviez jouer celui de votre Dame pour
lui donner Echec deux Coups après, voyez le 12 Coup
du {{4me}} Renvoy de cette Partie.</ref>.
{{c|12.}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
''N''. De même.
{{c|13.}}
''B''. Le Pion du Chevalier du Roi prend le
Pion<ref>Dans l’attaque du Gambit il faut obſerver, que ſi
votre Adverſaire (avant qu’il ait roqué) pouſſe le Pion
du Chevalier de ſon Roi ſur votre Chevalier Royal poſté
ſur la {{3me}} Caſe du Fou de votre Roi, il faut le laiſſer prendre,
pour ne point vous laiſſer détourner de votre Attaque,
à moins que vous ne puiſſiez l’avancer à la {{4me}} Caſe de
ſon Roi, ou de ſon Chevalier ; parce qu’alors vous faites
la guerre au Pion du Fou de ſon Roi.</ref>.
''N''. Le Pion prend le Chevalier.
{{c|14.}}
''B''. La Dame reprend le Pion.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
{{c|15.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
''N''. Le Roi Roque.
{{c|16.}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
<ref follow="p.73">donner Echec le Coup ſuivant, ce qui vous gagneroit la
Partie.</ref><noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/97
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2026-06-26T12:40:20Z
Fabrice Dury
1855
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15890727
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 75 ]|}}</noinclude>pas, pour empêcher le Chevalier noir
d’avancer,
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{c|17.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe
de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe.
{{c|18.}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa
Tour.
{{c|19.}}
''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe du Fou de la Dame
noire.
''N''. La Dame a la ſeconde Caſe de ſon Fou,
{{c|20.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame deux
Pas.
''N''. Le Fou du Roi à ſa Caſe.
{{c|21.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas,
''N''. Le Fou prend le Fou.
{{c|22.}}
''B''. Le Pion reprend le Fou.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
{{c|23.}}
''B''. Le Chevalier donne Echec.
''N''. Le Roi ſe retire,
{{c|24.}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Chevalier.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15891275
15890727
2026-06-26T21:10:26Z
Lorlam
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 75 ]|}}</noinclude>pas, pour empêcher le Chevalier noir
d’avancer.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{c|17.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{4me}} Caſe
de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe.
{{c|18.}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa
Tour.
{{c|19.}}
''B''. Le Fou à la {{4me}} Caſe du Fou de la Dame
noire.
''N''. La Dame a la ſeconde Caſe de ſon Fou.
{{c|20.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame deux
Pas.
''N''. Le Fou du Roi à ſa Caſe.
{{c|21.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Fou prend le Fou.
{{c|22.}}
''B''. Le Pion reprend le Fou.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſa Dame.
{{c|23.}}
''B''. Le Chevalier donne Echec.
''N''. Le Roi ſe retire.
{{c|24.}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Chevalier.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/98
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 76 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Chevalier de la Dame prend le Pion.
{{c|25.}}
''B''. Le Chevalier prend le Pion du Chevalier
de la Dame.
''N''. Le Chevalier de la Dame prend le Chevalier.
{{c|26.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Roi à la Caſe de la Tour de ſa Dame.
{{c|27.}}
''B''. La Tour prend le Chevalier.
''N''. La Dame à la Caſe de ſon Fou.
{{c|28.}}
''B''. La Tour du Roi à ſa ſeconde Caſe.
''N''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe de
ſa Dame.
{{c|29.}}
''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier
de ſa Dame.
''N''. La Tour du Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{c|30.}}
''B''. La Dame prend le Pion du Fou de la
Dame noire.
''N''. La Dame prend la Dame.
{{c|31.}}
''B''. La Tour de la Dame donne Echec &
Mat<noinclude>
<references/></noinclude>
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15891278
15890739
2026-06-26T21:12:15Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 76 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Chevalier de la Dame prend le Pion.
{{c|25.}}
''B''. Le Chevalier prend le Pion du Chevalier
de la Dame.
''N''. Le Chevalier de la Dame prend le Chevalier.
{{c|26.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Roi à la Caſe de la Tour de ſa Dame.
{{c|27.}}
''B''. La Tour prend le Chevalier.
''N''. La Dame à la Caſe de ſon Fou.
{{c|28.}}
''B''. La Tour du Roi à ſa ſeconde Caſe.
''N''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe de
ſa Dame.
{{c|29.}}
''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier
de ſa Dame.
''N''. La Tour du Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{c|30.}}
''B''. La Dame prend le Pion du Fou de la
Dame noire.
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{{c|31.}}
''B''. La Tour de la Dame donne Echec &
Mat.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/99
104
4924197
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15878792
2026-06-26T12:56:47Z
Fabrice Dury
1855
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15890755
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 77 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{il|1em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
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|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Pion du Roi deux pas.<br />''Noir''. De même.
|}
{{c|2.}}
''B''. Le Pion du Fou du Roi deux pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|3.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
ſa Dame.
''N''. La Dame donne Echec.
{{c|4.}}
''B''. Le Roi à la Caſe de son Fou.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux
pas<ref name="p.77">Le Noir ayant deux autres façons de jouer, je fais
deux Renvois ſur ce même Coup : Le premier en lui</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15891279
15890755
2026-06-26T21:13:04Z
Lorlam
85998
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15891279
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 77 ]|}}</noinclude><nowiki />
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{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
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{{c|Deux au {{4me}}, le {{3me}} au {{9me}} Coup & le {{4me}} au 11{{e|me}} Coup.|fs=120%}}
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|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Pion du Roi deux pas.<br />''Noir''. De même.
|}
{{c|2.}}
''B''. Le Pion du Fou du Roi deux pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|3.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
ſa Dame.
''N''. La Dame donne Echec.
{{c|4.}}
''B''. Le Roi à la Caſe de son Fou.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux
pas<ref name="p.77">Le Noir ayant deux autres façons de jouer, je fais
deux Renvois ſur ce même Coup : Le premier en lui</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
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{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.
''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon
Roi<ref>Il a 3 endroits où il peut jouer ſa Dame, mais il
n’y a que celui-là de bon ; car s’il la retiroit à la {{3me}} Caſe
de la Tour, vous attaqueriez le Pion du Fou de ſon Roi
avec votre Chevalier Royal en le jouant à la {{4me}} Caſe du
Roi noir, & vous gagneriez une Tour ; & s’il plaçoit ſa
Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier de votre Roi, vous lui
donneriez Echec de votre Fou en prenant ſon Pion. S’il
reprend votre Fou, vous donnez Echec au Roi & à la
Dame avec votre Cavalier, & la Partie eſt décidée</ref>.
{{c|6.}}
''B''. Le Pion de la Dine deux pas,
''N''. Le Pion de la Dame un Pas.
{{c|7.}}
''B''. Le Pion du Fou & la Dame un pas<ref>Il eft de conſéquence dans les Gambits de jouer ce
Pion pour pouvoir enſuite placer votre Dame à la {{3me}}
Caſe de ſon Chevalier, ſur-tout lorſqu’il ſort le Fou de ía
Dame ſans attaquer une de vos Pieces : Vous tenez en
tel cas votre Adverſaire extrêmement embarraſſé. Voyez
le {{5me}} & le {{6me}} {{corr|Renvoy|Renvoys}} du premier Gambit.</ref>.
''N''. Le Fou de la Dame a la {{4me}} Cale du
Cheyalier du Roi blanc.
{{c|8.}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Cafe de fon Fou.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du
Fou de ſon Roi<ref>Si au lieu de jouer ce Cavalier il eut pris celui de</ref>.
<ref follow="p.77">faiſant jouer le Fou de ſon Roi à la {{4me}} Caſe du Fou
de ſa Dame ; & le ſecond, de lui faire pouſſer un pas le
Pion de ſa Dame.</ref><noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.
''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon
Roi<ref>Il a 3 endroits où il peut jouer ſa Dame, mais il
n’y a que celui-là de bon ; car s’il la retiroit à la {{3me}} Caſe
de la Tour, vous attaqueriez le Pion du Fou de ſon Roi
avec votre Chevalier Royal en le jouant à la {{4me}} Caſe du
Roi noir, & vous gagneriez une Tour ; & s’il plaçoit ſa
Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier de votre Roi, vous lui
donneriez Echec de votre Fou en prenant ſon Pion. S’il
reprend votre Fou, vous donnez Echec au Roi & à la
Dame avec votre Cavalier, & la Partie eſt décidée</ref>.
{{c|6.}}
''B''. Le Pion de la Dine deux pas,
''N''. Le Pion de la Dame un Pas.
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''B''. Le Pion du Fou & la Dame un pas<ref>Il eft de conſéquence dans les Gambits de jouer ce
Pion pour pouvoir enſuite placer votre Dame à la {{3me}}
Caſe de ſon Chevalier, ſur-tout lorſqu’il ſort le Fou de ía
Dame ſans attaquer une de vos Pieces : Vous tenez en
tel cas votre Adverſaire extrêmement embarraſſé. Voyez
le {{5me}} & le {{6me}} {{corr|Renvoy|Renvoys}} du premier Gambit.</ref>.
''N''. Le Fou de la Dame a la {{4me}} Cale du
Cheyalier du Roi blanc.
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''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe du
Fou de ſon Roi<ref name="p.78">Si au lieu de jouer ce Cavalier il eut pris celui de</ref>.
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''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.
''N''. La Dame à la {{4me}} Caſe de la Tour de ſon
Roi<ref>Il a 3 endroits où il peut jouer ſa Dame, mais il
n’y a que celui-là de bon ; car s’il la retiroit à la {{3me}} Caſe
de la Tour, vous attaqueriez le Pion du Fou de ſon Roi
avec votre Chevalier Royal en le jouant à la {{4me}} Caſe du
Roi noir, & vous gagneriez une Tour ; & s’il plaçoit ſa
Dame à la {{4me}} Caſe du Chevalier de votre Roi, vous lui
donneriez Echec de votre Fou en prenant ſon Pion. S’il
reprend votre Fou, vous donnez Echec au Roi & à la
Dame avec votre Cavalier, & la Partie eſt décidée</ref>.
{{c|6.}}
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion de la Dame un Pas.
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''B''. Le Pion du Fou & la Dame un pas<ref>Il eft de conſéquence dans les Gambits de jouer ce
Pion pour pouvoir enſuite placer votre Dame à la {{3me}}
Caſe de ſon Chevalier, ſur-tout lorſqu’il ſort le Fou de ſa
Dame ſans attaquer une de vos Pieces : Vous tenez en
tel cas votre Adverſaire extrêmement embarraſſé. Voyez
le {{5me}} & le {{6me}} {{corr|Renvoy|Renvoys}} du premier Gambit.</ref>.
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du
Chevalier du Roi blanc.
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Fou de ſon Roi<ref name="p.78">Si au lieu de jouer ce Cavalier il eut pris celui de</ref>.
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{{c|9.}}
''B''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde
Caſe de ſa Dame.
{{c|10.}}
''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas.
''N''. Le Fou prend le Chevalier.
{{c|11.}}
''B''. La Dame prend le Fou.
''N''. La Dame prend la Dame<ref>Si au lieu de prendre votre Dame, il donnoit Echec
de ſon Chevalier, un {{4me}} Renvoy vous fera voir comment
il perdoit la Partie.</ref>.
{{c|12.}}
''B''. Le Roi reprend la Dame<ref>J’avois donné pour régle générale d’unir le Pion
du Fou de votre Roi à celui du Roi ; mais, comme il n’y
a point de regles ſans exceptions, vous en trouvez une ici
qui eſt fondée ſur deux raiſons ; la premiere eſt qu’en
reprenant du Roi, vous gagnez un Pion ſans que votre
Adverſaire puiſſe l’éviter : & en ſecond lieu, il faut ſe
reſſouvenir ee le Roi n’a pas beaucoup à craindre lorſqu’il
n’y a plus de Dames ſur le jeu ; il eſt donc néceſſaire
en tel cas, de mettre le Roi en Campagne, parce qu’il
peut vous rendre autant de ſervice qu’une autre Pieces
comme on pourra voir par la ſuite de cette Partie.</ref>.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi donne
Echec,
{{c|13.}}
''B''. Le Roi prend le Fion du Roi noir.
''N''. Le Fou du Roi donne Echec à la {{3me}}
Caſe de ſa Tour.
<ref follow="p.78">votre Roi, vous verrez par un zm® Renvoy la maniere de
pourſuivre la Partie en tel cas.</ref><noinclude>
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''N''. La Dame prend la Dame<ref>Si au lieu de prendre votre Dame, il donnoit Echec
de ſon Chevalier, un {{4me}} Renvoy vous fera voir comment
il perdoit la Partie.</ref>.
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''B''. Le Roi reprend la Dame<ref>J’avois donné pour régle générale d’unir le Pion
du Fou de votre Roi à celui du Roi ; mais, comme il n’y
a point de regles ſans exceptions, vous en trouvez une ici
qui eſt fondée ſur deux raiſons ; la premiere eſt qu’en
reprenant du Roi, vous gagnez un Pion ſans que votre
Adverſaire puiſſe l’éviter : & en ſecond lieu, il faut ſe
reſſouvenir que le Roi n’a pas beaucoup à craindre lorſqu’il
n’y a plus de Dames ſur le jeu ; il eſt donc néceſſaire
en tel cas, de mettre le Roi en Campagne, parce qu’il
peut vous rendre autant de ſervice qu’une autre Pieces
comme on pourra voir par la ſuite de cette Partie.</ref>.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi donne
Echec.
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''N''. Le Fou du Roi donne Echec à la {{3me}}
Caſe de ſa Tour.
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
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{{c|14.}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Fou du Roi
noir.
''N''. Le Fou du Roi prend le Fou de la Dame
blanche.
{{c|15.}}
''B''. La Tour du Roi reprend le Fou.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi deux Pas,
{{c|16.}}
''B''. Le Chevalier à la ſeconde Caſe de ſa Dame.
''N''. Le Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{c|17.}}
''B''. La Tour du Roi à la Caſe du Fou de ſon
Roi.
''N''. Le Pion du Fou de la Dame un Pas.
{{c|18.}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
pas.
{{c|19.}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
''N''. Le Pion de la Tour de la Dame deux Pas.
{{c|20.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
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text/x-wiki
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{{c|22.}}
''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſon Roi<ref>Vous auriez mal joué fi vous euſſiez pris ſon Chevalier
avec votre Fou, parce qu’en reprenant de ſon
Pion, ce Pion empêchoit la marche & le progrès de votre
Chevalier ; il étoit donc néceſſaire d’avancer premierement
votre Chevalier pour n’avoir point de Piéces inutiles.</ref>.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe,
{{c|23.}}
''B''. Le Chevalier a la {{3me}} Caſe du Fou du
Roi noir.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>S’il eut pris votre Chevalier, vous le repreniez du
Pion, & enſuite vous attaquiez le Pion du Fou de ſon
Roi, en jouant la Tour de votre Dame à la ſeconde Caſe
de ſon Roi.</ref>.
{{c|24.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſa
Dame<ref>S’il eut pris le Pion au lieu de jouer la Tour, vous
auriez gagné la Partie en peu de Coups, parce qu’il perdoit le
Pion du Fou de ſa Dame.</ref>.
{{c|25.}}
''B''. Le Pion prend le Pion en donnant Echec
de la Tour.
''N''. Le Roi prend le Pion.
{{c|26.}}
''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi
noir.
''N''. Le Roi à la ſecconde Caſe de ſon Chevalier,
pour éviter l’Echec à la découverte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-26T22:00:13Z
Lorlam
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text/x-wiki
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''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de ſon Roi<ref>Vous auriez mal joué ſi vous euſſiez pris ſon Chevalier
avec votre Fou, parce qu’en reprenant de ſon
Pion, ce Pion empêchoit la marche & le progrès de votre
Chevalier ; il étoit donc néceſſaire d’avancer premierement
votre Chevalier pour n’avoir point de Piéces inutiles.</ref>.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe.
{{c|23.}}
''B''. Le Chevalier à la {{3me}} Caſe du Fou du
Roi noir.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>S’il eut pris votre Chevalier, vous le repreniez du
Pion, & enſuite vous attaquiez le Pion du Fou de ſon
Roi, en jouant la Tour de votre Dame à la ſeconde Caſe
de ſon Roi.</ref>.
{{c|24.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſa
Dame<ref>S’il eut pris le Pion au lieu de jouer la Tour, vous
auriez gagné la Partie en peu de Coups, parce qu’il perdoit le
Pion du Fou de ſa Dame.</ref>.
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''B''. Le Pion prend le Pion en donnant Echec
de la Tour.
''N''. Le Roi prend le Pion.
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''B''. Le Roi à la {{4me}} Caſe du Chevalier du Roi
noir.
''N''. Le Roi à la ſecconde Caſe de ſon Chevalier,
pour éviter l’Echec à la découverte.<noinclude>
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2026-06-27T07:34:51Z
Fabrice Dury
1855
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15891505
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text/x-wiki
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Roi & donne Echec.
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{{c|29.}}
''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier
de la Dame noire.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>Si au lieu de jouer la Tour, il joue ſon Roi, vous
donnez Echec à la Caſe du Chevalier de ſa Dame, & vous
prenez enſuite la Tour de ſon Roi, ce qui vous ſuffiroit
pour gagner. Il eſt bon d’obſerver ici, que le gain de
cette Partie par le Blanc eft forcé uniquement, parce que
le Roi étoit poſté de maniere à pouvoir toujours agir &
ſervir autant que la meilleure Piéce du jeu</ref>.
{{c|30.}}
''B''. La Tour prend le Chevalier de la Dame
noire, & gagne tout de ſuite la Partie.
{{il|5em}}
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<references/>
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Lorlam
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text/x-wiki
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''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier
de la Dame noire.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>Si au lieu de jouer la Tour, il joue ſon Roi, vous
donnez Echec à la Caſe du Chevalier de ſa Dame, & vous
prenez enſuite la Tour de ſon Roi, ce qui vous ſuffiroit
pour gagner. Il eſt bon d’obſerver ici, que le gain de
cette Partie par le Blanc eſt forcé uniquement, parce que
le Roi étoit poſté de maniere à pouvoir toujours agir &
ſervir autant que la meilleure Piéce du jeu</ref>.
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''B''. La Tour prend le Chevalier de la Dame
noire, & gagne tout de ſuite la Partie.
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Fabrice Dury
1855
AN
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text/x-wiki
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Roi & donne Echec.
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de la Dame noire.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>Si au lieu de jouer la Tour, il joue ſon Roi, vous
donnez Echec à la Caſe du Chevalier de ſa Dame, & vous
prenez enſuite la Tour de ſon Roi, ce qui vous ſuffiroit
pour gagner. Il eſt bon d’obſerver ici, que le gain de
cette Partie par le Blanc eſt forcé uniquement, parce que
le Roi étoit poſté de maniere à pouvoir toujours agir &
ſervir autant que la meilleure Piéce du jeu</ref>.
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
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de ſa Dame.
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Fou.
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Lorlam
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text/x-wiki
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{{c|Du Second Gambit, au {{3me}} Coup.|fs=120%}}
{{il|1em}}
{{c|Sur le {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}}
{{c|4.}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />''Noir''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de ſa Dame.
|}
{{c|5.}}
B. Le Pion de la Dame deux pas.
N. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe du Chevalier
de ſa Dame.
{{c|6.}}
B. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.
N. La Dame la {{4me}} Caſe du Chevalier du
Roi blanc.
{{c|7.}}
B. Le Fou du Roi prend le Pion du Fou du
Roi noir, & donne Echec.
N. Le Roi à la Caſe de ſon Fou, parce que
s’il reprend il perd ſa Dame.
{{c|8.}}
B. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
N. La Dame à la {{3me}} Caſe du Chevalier du
Roi blanc.<noinclude>
<references/></noinclude>
q385u2dc84d1uy50ql1um34by0iljn6
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/106
104
4924205
15891524
15878776
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891524
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 84 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|9.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{2me}} Cale de
ſon Fou.
''N''. Le Roi prend le Fou<ref>Si le Roi noir ne prend pas le Fou, cela revient
toujours au même, ſa Dame ne pouvant plus ſe ſauver dans
aucun endroit.</ref>.
{{c|10.}}
B. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſon Roi.
N. La Dame à la {{2me}} Caſe du Chevalier de
ſon Roi, n’ayant d’autre place.
{{c|11.}}
B. Le Chevalier du Roi donne Echec au Roi
& à la Dame, & gagne la Partie,
{{il|2em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|2em}}
{{c|Du ſecond Gambit,|fs=120%}}
{{il|2em}}
{{c|Commençant au {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}}
{{il|2em}}
{{c|4.}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />''Noir''. Le Pion de la Dame un pas.
|}
{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
85998
/* Validée */
15891543
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 84 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|9.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{2me}} Caſe de
ſon Fou.
''N''. Le Roi prend le Fou<ref>Si le Roi noir ne prend pas le Fou, cela revient
toujours au même, ſa Dame ne pouvant plus ſe ſauver dans
aucun endroit.</ref>.
{{c|10.}}
B. Le Chevalier de la Dame à la ſeconde Caſe
de ſon Roi.
N. La Dame à la {{2me}} Caſe du Chevalier de
ſon Roi, n’ayant d’autre place.
{{c|11.}}
B. Le Chevalier du Roi donne Echec au Roi
& à la Dame, & gagne la Partie.
{{il|2em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Second}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|2em}}
{{c|Du ſecond Gambit,|fs=120%}}
{{il|2em}}
{{c|Commençant au {{4me}} Coup du Noir.|fs=120%}}
{{il|2em}}
{{c|4.}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Roi à la Caſe de ſon Fou.<br />''Noir''. Le Pion de la Dame un pas.
|}
{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/107
104
4924206
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891531
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 85 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe du
Chevalier du Roi blanc.
{{c|6.}}
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi deux pas.
{{c|7.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
lon Fou.
''N''. La Dame à la {{4me}} Cafe de la Tour de
lon Roi<ref>S’il prend le Chevalier de votre Roi au lieu de retirer
la Dame, vous reprenez de la Dame, & enſuite
pouſſant le Pion du Chevalier de votre Roi un pas, la ſituation
de votre jeu deviendra très-bonne.</ref>.
{{c|8.}}
''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas<ref>Si au lieu de jouer le Pion de ſa Tour, il eut joué
celui du Fou de ſon Roi, vous deviez alors pfèndre ſon
Cavalier avec le Fou de votre Roi, & enſuite, jouant le
Chevalier de votre Dame à la {{4me}} Caſe de la ſienne, vous
auriez encore eu une ſituation très-avantageuſe pour le
gain de la Partie.</ref>.
{{c|9.}}
''B''. Le Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
''N''. Le Fou de la Dame prend le Chevalier du
Roi blanc<ref>S’il eut retiré ſa Dame, ou joué toute autre Piece,
vous deviez toujours prendre le Pion du Chevalier de ſon
Roi avec le Pion de votre Tour ; étant néceſſaire d’obſerver
que dans l’attaque des Gambits, lorſqu’on peut ſéparer
les Pions du côté du Roi de l’Adverſaire, on a toujours
l’avantage ſur lui.</ref>.
{{c|10.}}
''B''. Le Pion reprend le Pion.<noinclude>
<references/></noinclude>
ss54g1xh5s64yibmcwg51nnquhq4ohm
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/108
104
4924207
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891534
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 86 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Chevalier de
ſon Roi.
{{c|11.}}
''B''. Le Tion de la Tour prend le Pion.
''N''. La Dame reprend le Pion.
{{c|12.}}
''B''. Le Chevalier à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier de la Darme à la ſeconde
Caſe de ſa Dame.
{{c|13.}}
''B''. Le Chevalier prend le Pion noir,
''N''. La Dame a ſa Caſe.
{{c|14.}}
''B''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
''N''. Le Chevalier de la Dame à ſa {{3me}} Caſe,
{{c|15.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa Dame :
''N''. La Dame à ſa ſeconde Caſe.
{{c|16.}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{3me}} Caſe de ſon
Roi.
''N''. Le Roi Roque.
{{c|17.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame deux pas.
''N''. Le Roi à la Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
{{c|18.}}
''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la Caſe de ſon
Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
l83szh63knixcf03sf1odxd869fnp7s
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/109
104
4924208
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15878802
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Fabrice Dury
1855
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15891548
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 87 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|19.}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame deux
pas.
''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
{{c|20.}}
''B''. Le Pion du Chevalier de la Dame un pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|21.}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Pion de la Tour de la Dame un pas, pour l’empêcher de pouvoir{{Em|4}}ſoutenir le Pion du Fou de ſa Dame.}}
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame un pas.
{{c|22.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe de ſon Chevalier.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſon
Fou.
{{c|23.}}
''B''. Le Fou du Roi prend le Pion.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Fou.
{{c|24.}}
''B''. Le Pion de la Dame un pas.
''N''. Le Fou du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Chevalier.
{{c|25.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de
la Dame noire.
''N''. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe de
sa Dame.
{{c|26.}}
''B''. Le Chalfer à la {{3me}} Cale de ía Dame.
''N''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe de ſon
Roi.<noinclude>
<references/></noinclude>
hszjyxpslug9f8rndzhgffibmlhy892
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/110
104
4924209
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15878780
2026-06-27T08:37:05Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891556
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 88 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|27.}}
''B''. Le Chevalier prend le Chevalier,
''N''. Le Fou reprend le Chevalier.
{{c|28.}}
''B''. Le Pion du Fou du Roi un pas.
''N''. Le Fouà la ſeconde Caſe du Chevalier de
son Koi.
{{c|29.}}
''B''. Le Fou de la Dame à la {{4me}} Caſe de ſa
Dame.
''N''. Le Fou prend le Fou.
{{c|30}}
''B''. Le Pion reprend le Fou.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ''B''. on Roi,
{{c|31}}
''B''. Le Roi à la 3" Caſe de ſon Fou.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe du Chevalier
de ''B''. on Roi.
{{c|32}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſon Fou.
''N''. La Tour de la Dame à la {{3me}} Caſe du
Chevalier de fon Roi.
{{c|33}}
''B''. Le Fou à la ſeconde Caſe du Chevalier de
la Dame noire.
''N''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Chevalier,
{{c|34}}
''B''. La Tour prend le Chevalier.
''N''. La Tour reprend la Tour.
{{c|35.}}
''B''. Le Fou prend la Tour.
''N''. Le Roi reprend le Fou.<noinclude>
<references/></noinclude>
s9fmsrxxju5qanr96v19n1ehte33hrn
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/111
104
4924210
15891590
15878803
2026-06-27T09:06:31Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891590
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 89 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|36.}}
B. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la Cale du Chevalier de ſa
Dame.
{{c|37.}}
''B''. La Dame à la {{4me}} Caſe de ſon Fou.
''N''. La Dame a ſa ſeconde Caſe,
{{c|38.}}
''B''. Le Pion du Fou du Roi un pas pour empêcher
l’Echec de la Dame.
''N''. La Tour à la Caſe du Chevalier de ſon
Roi.
{{c|39.}}
''B''. La Dame à la {{3me}} Caſe du Fou de la
Dame noire.
''N''. La Dame prend la Dame<ref>Si la Dame ſe retire au lieu de prendre la vôtre,
en pouſſant le Pion de votre Roi vous le mattez, ou vous
gagnez ſa Dame.</ref>.
{{c|40.}}
''B''. Le Pion reprend la Dame :
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
Dame.
{{c|41.}}
''B''. Le Pion de la Dame un pas.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{c|42.}}
''B''. La Tour à la Caſe de la Tour de ſon Roi.
''N''. De même.
{{c|43.}}
''B''. La Tour à la Caſe du Chevalier de ſon
Roi.<noinclude>
<references/></noinclude>
nx8x7ya18v2u6ygor1sleudlj3ybre2
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/112
104
4924211
15891600
15878782
2026-06-27T09:12:42Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891600
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 90 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Tour à ſa ſeconde Caſe.
{{c|44.}}
''B''. La Tour à la Cale du Chevalier du Roi
noir.
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion il pouſſoit le Pion de Ia
Tour de ſon Rgi pour aller à Dame, vous verrez par le
calcul qu’il ſera toujours un Coup trop court.</ref>.
{{c|45.}}
''B''. La Tour a la Caſe de la Tour de la Dame
noire.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa
Dame.
{{c|46.}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
Dame.
{{c|47.}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame.
{{c|48.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|49.}}
''B''. Le Pion de la Dame un pas.
''N''. Le Roi à la Caſe du Fou de la Dame pour
éviter le Mat de la Tour.
{{c|50.}}
''B''. Le Pion de la Dame donne Echec.
''N''. Le Roi a la Caſe de ſa Dame.<noinclude>
<references/></noinclude>
9kzym6p5yhz0jhqvxvcsgi03nnur8g0
15891601
15891600
2026-06-27T09:13:14Z
Fabrice Dury
1855
15891601
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 90 ]|}}</noinclude><nowiki />
''N''. La Tour à ſa ſeconde Caſe.
{{c|44.}}
''B''. La Tour à la Cale du Chevalier du Roi
noir.
''N''. Le Pion du Chevalier de la Dame un
pas<ref>Si au lieu de jouer ce Pion il pouſſoit le Pion de Ia
Tour de ſon Rgi pour aller à Dame, vous verrez par le
calcul qu’il ſera toujours un Coup trop court.</ref>.
{{c|45.}}
''B''. La Tour à la Caſe de la Tour de la Dame
noire.
''N''. Le Roi à la {{3me}} Caſe du Fou de ſa
Dame.
{{c|46.}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la ſeconde Caſe du Fou de ſa
Dame.
{{c|47.}}
''B''. La Tour donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame.
{{c|48.}}
''B''. Le Pion du Roi un pas.
''N''. Le Pion prend le Pion.
{{c|49.}}
''B''. Le Pion de la Dame un pas.
''N''. Le Roi à la Caſe du Fou de la Dame pour
éviter le Mat de la Tour.
{{c|50.}}
''B''. Le Pion de la Dame donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſa Dame.<noinclude>
<references/></noinclude>
jffxtl4dfqmfncgwt9eepbtfkjjcbcj
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/85
104
4924212
15890681
15890366
2026-06-26T12:00:22Z
Lorlam
85998
/* Validée */
15890681
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" />{{nr||[ 63 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{Séparateur|l}}
{{il|1em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Premier}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|1em}}
{{c|Sur le premier Gambit.|fs=140%}}
{{c|4.}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Pion de la Tour du Roi deux pas.<br />''Noir''. Le Pion du Chevalier du Roi un pas.
|}
{{c|5.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{4me}} Caſe du Roi
noir.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas.
{{c|6.}}
''B''. Le Fou du Roi à la {{4me}} Caſe du Fou de
sa Dame.
''N''. La Tour du Roi à ſa ſeconde Caſe.
{{c|7.}}
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
''N''. Le Pion de la Dame un pas.
{{c|8.}}
''B''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de ſa
Dame.
''N''. La Dame à la ſeconde Caſe de ſon Roi.
<ref follow="p.62">défendu n’eſt jamais une partie déciſive d’un côté ni de
l’autre. Il eſt vrai que celui qui donne le Pion, a le
plaiſir d’avoir toujours l’attague, & l’eſpérance de gagner ;
ce qu’il feroit indubitablement, ſi le Défenſeur ne jouoit
pas régulierement les dix ou 12 premiers Coups.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
hfnweh12w09exvqox4hxmz65r4sy2st
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/113
104
4924213
15891656
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2026-06-27T09:50:06Z
Fabrice Dury
1855
15891656
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 91 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|51.}}
''B''. La Tour donne Echec, & enſuite pouſſe
à Dame & gagne.
''N''.
On obſervera ſur ce ſecond Renvoy (qui eſt fort long,
& en même tems très-difficile au Blanc de parvenir à ſon
but) que ſans le ſecours du Roi, il n’auroit jamais pu réuſſir,
parce que s’il eut Roqué du côté de ſa Dame, le
Roi ſe trouvant fi éloigné, au lieu de lui rendre du ſervice,
l’auroit plutôt embarraſſé,
Il faut auſſi ſe reſſouvenir que les ſecondes Caſes du Fou
ſont ordinairement les meilleures quand le Roi ne Roque
point.
{{il|2em}}
{{Séparateur|l}}
{{il|2em}}
{{c|{{espacé|{{sc|Troisieme}} RENVOY}}|fs=200%}}
{{il|2em}}
{{c|Sur le {{8me}} Coup du ſecond Gambit,|fs=120%}}
{{il|2em}}
{{c|8.}}
{|style="width:100%;margin-left:auto;margin-right:auto;"
|style="border-right:0px solid black;width:10%;" |{{Caché|2em}}''Blanc''.<br />{{Caché}}
|style="width:90%;"|{{Lettrine|lignes=2|L}}E Roi à la ſeconde Caſe de ſon Fou.<br />''Noir''. Le Chevalier du Roi à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
|}
{{c|9.}}
''B''. La Dame a la ſeconde Caſe de ſon Roï,
''N''. Le Fou prend le Chevalier,
{{c|10.}}
''B''. La Dame reprend le Fou,
''N''. La Dame prend la Dame<ref>S’il n’eut pas pris la Dame, il auroit fallu pouſſer
immédiatement le Pion de la Tour de votre Roi deux Pas,
pour ſéparer ſes Pions.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
59h1zt8wbbajfazd6tg5mhvnkzig6oi
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/114
104
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2026-06-27T09:58:43Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891665
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 92 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|11.}}
''B''. Le Pion reprend la Dame.
''N''. Le Fou du Roi à la ſeconde Caſe de ſon
Chevalier.
{{c|12.}}
''B''. Le Pion de la Tour du Roi deux pas.
''N''. Le Pion de la Tour du Roi un pas.
{{c|13.}}
''B''. La Tour du Roi à la Caſe de ſon Chevalier.
''N''. Le Chevalier du Roi à la ſeconde Caſe de
ſa Tour.
{{c|14.}}
''B''. Le Fou de la Dame prend le Pion du
Gambit.
''N''. Le Fou du Roi prend le Pion de la Dame,
& donne Echec.
{{c|15.}}
''B''. Le Pion prend le Fou.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi prend le Fou.
{{c|16.}}
''B''. La Tour du Roi à la ſeconde Caſe du Chevalier du Roi noir.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
{{c|17.}}
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou,
''N''. Le Chevalier de la Dame prend le Pion.
{{c|18.}}
''B''. Le Fou prend le Pion & donne Echec.
''N''. Le Roi à la Caſe de ſon Fou.<noinclude>
<references/>
{{d|19. B}}</noinclude>
6s9bdsj7ercdzebc6blmn6e2ad9zf4t
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/115
104
4924215
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15878806
2026-06-27T10:07:50Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15891670
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 93 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{c|19.}}
''B''. La Tour de la Dame à la Caſe du Chevalier
de ſon Roi.
''N''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe
de ſon Fou.
{{c|20.}}
''B''. Le Fou à la {{3me}} Caſe du Chevalier de ſa
Dame.
''N''. La Tour de la Dame à la Caſe de ſa
Dame<ref>S’il eut joué toute autre Piece, vous deviez prendre
le Chevalier de ſon Roi avec la Tour du vôtre &
enſuite lui donner Echec de la Tour de votre Dame pour
prendre ſa Tour.</ref>.
{{c|21.}}
''B''. La Tour du Roi donne Echec à la ſeconde
Caſe du Fou du Roi noir.
''N''. Le Roi à ſa Cafe.
{{c|22.}}
''B''. La Tour de la Dame à la ſeconde Caſe du
Chevalier du Roi noir.
''N''. Le Chevalier du Roi à la Caſe de on Fou.
{{c|23.}}
{{AN|{{Em|2}}''B''. Le Chevalier à la {{4me}} Caſe de la Dame noire, & gagne aſſez viſiblement la{{Em|2}}Partie.}}
''N''.<noinclude>
<references/>
{{d|N<sub>2</sub>{{espaces|40}}{{sc|Quatrieme}}}}</noinclude>
tcylbedbry9bx12l1igoxn7j8fiok60
Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/116
104
4924216
15891687
15878807
2026-06-27T10:17:15Z
Fabrice Dury
1855
15891687
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||[ 94 ]|}}</noinclude><nowiki />
{{Interligne}}
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|}
{{c|12.}}
''B''. Le Rot à la Caſe de ſon Chevalier.
''N''. Le Pion du Chevalier du Roi prend le
Pion<ref>Si au lieu de prendre le Pion, il eut joué autre
choſe, vous deviez prendre le Pion du Chevalier de ſon
Roi avec celui de votre Tour.</ref>.
{{c|13.}}
''B''. Le Fou de la Dame prend le Pion.
''N''. Le Chevalier du Roià la 3° Cale de ſon
Fou.
{{c|14.}}
''B''. Le Chevalier à la 3me Caſe de ſa Tour de
la Dame.
''N''. La Dame prend la Dame.
{{c|15.}}
''B''. Le Pion reprend la Dame.
''N''. Le Chevalier du Roi à la 4me Caſe de ſa
Tour.
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''B''. La Tour du Roi prend le Pion.<noinclude>
<references/>
{{d|''N''. Le}}</noinclude>
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Fabrice Dury
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''N''. Le Pion du Chevalier du Roi prend le
Pion<ref>Si au lieu de prendre le Pion, il eut joué autre
choſe, vous deviez prendre le Pion du Chevalier de ſon
Roi avec celui de votre Tour.</ref>.
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''B''. Le Fou de la Dame prend le Pion.
''N''. Le Chevalier du Roià la 3° Cale de ſon
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la Dame.
''N''. La Dame prend la Dame.
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''N''. Le Chevalier du Roi à la 4me Caſe de ſa
Tour.
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{{AN|Où l’on peut être convaincu qu’ayant le Trait, il n’eſt point avantageux de jouer le Pion du Fou de la Dame au ſecond Coup.}}
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''N''. Le Pion du Fou de la Dame un pas.
''B''. Le Pion de la Dame deux pas.
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''N''. Le Pion prend le Pion.
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''N''. Le Pion de la Dame deux pas.
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text/x-wiki
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''N''. La Dame reprend le Pion.
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''N''. Le Fou reprend la Dame.
''B''. Le Chevalier de la Dame à la {{3me}} Caſe de
ſon Fou.
Sans aller plus loin, je laiſſe conſidérer, par la ſituation
préſente, ſi le Noir a profité quelque choſe de ſon
attaque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>l’appartement qu’elle lui avait destiné,
et les deux frères continuèrent
leur promenade.
Tant que la nouveauté eut quelques
charmes, et que le souvenir
de Glenfern fut encore vif dans la
mémoire de lady Juliana, elle parut
enchantée et fut d’assez bonne
humeur ; mais lorsqu’elle commença
à se familiariser avec le
bien-être qu’on éprouvait à {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}},
et que l’absence eut un
peu effacé l’impression fâcheuse
qu’elle avait emportée du château
de son beau-père, l’ennui vint de
nouveau la tourmenter et lui rendre
son humeur, ses caprices et ses
enfantillages. Le piano qu’elle avait
d’abord reconnu excellent, était
maintenant détestable et si désaccordé,
qu’il lui était impossible d’en
jouer ; elle eut bientôt épuisé les<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Plusieurs semaines s’écoulèrent
sans que les hôtes de {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}}
parussent le moins du monde disposés
à quitter leur résidence actuelle ;
mais M. et madame Douglas
ayant été appelés près du lit
de sir Duncan qui était mourant,
Henry se décida à retourner
Glenfern, craignant d’offenser son
père s’il continuait à demeurer chez
son frère pendant son absence.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE XV.}}
{{sc|Ils}} furent reçus avec des transports
de joie par les vieilles dames,
et jusqu’au laird qui parut avoir oublié
sa colère contr’eux de ce qu’ils
avaient refusé l’excellente ferme
qu’il leur offrait.
À peine furent-ils assis, que la
tante Grizzy vola à son secrétaire,
en tira une lettre, et pria, d’un air
d’importance, qu’on fit silence afin
d’en faire la lecture.
Du château de {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}}, 27 avril 17…
{{interligne|2em}}
::« {{sc|Chère enfant}},
» L’estomac de sir Sampson est<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rement quelque mystère, balbutia
miss Grizzy. Je… Mais elle ne put
achever, et laissa la parole à sa
sœur, qui dit, d’un air de dignité :
— La question de Votre Seigneurie
est fort surprenante. Nous nous
sommes rendues à votre invitation
pour aujourd’hui ; et je dois avouer
que la manière dont nous sommes
reçues, a lieu de nous étonner,
sur-tout ceci étant la première visite
que notre nièce lady Juliana
Douglas fait au château de {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}}.
— Voulez-vous que je vous apprenne
une vérité, mes pauvres
enfans, répondit leur amie, s’appuyant
contre la cheminée, et ses
mains derrière le dos ? Eh bien,
vous n’êtes plus ce que vous étiez,
vous êtes perdues, la tête vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>allons, mes enfans, placez-vous,
et faites-moi votre histoire.
— Milady peut-elle nous adresser
encore une telle question ? Ne
sait-elle pas que nous étions positivement
invitées par un billet de
sa part, à dîner aujourd’hui à {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}},
dit Jacky ?
— Vous étiez aussi bien invitées
à dîner chez moi aujourd’hui, que
vous l’êtes à souper chez le Grand-Sultan
demain.
— Comment Votre Seigneurie
nomme-t-elle ce jour de la semaine ?
— Je l’appelle mardi ; mais je
suppose que l’almanach de Glenfern
le désigne sous le nom de
jeudi, vous étiez invités ''pour jeudi'',
et voilà toute l’affaire, Hum !
— Quelle bénédiction, que nous
soyons enfin parvenues à éclaircir<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>avec ses espérances ; si l’on peut
nommer affection le résultat de
l’égoïsme et de la vanité.
Lady Juliana, ainsi que bien des
gens, était tombée dans une erreur
assez ordinaire, elle prenait l’effet
pour la cause. Ainsi, son union
avec Henry Douglas lui paraissait
avoir été la source de son malheur ;
mais jamais il n’était entré dans sa
tête qu’elle eût été la conséquence
d’un caractère léger, irréfléchi et
de passions que rien ne lui avait
appris à réprimer, qu’elle seule était
à blâmer. Jamais elle n’avait pensé
à l’indécence de quitter un père pour
suivre un étranger. — Elle se regardait
seulement comme une victime
de l’amour, et jura de préserver
sa fille d’un semblable malheur.
Mais au lieu de lui inspirer des principes
religieux et moraux qu’elle<noinclude>
<references/></noinclude>
nrkpwr56d4gv8uhr3tlhbycqvv9gs5k
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne connaissait pas elle-même, elle
se contenta de tourner en ridicule
toutes les affections généreuses et
pures, ainsi que les sentimens les
plus naturels, et remplit sa tête des
jouissances attachées à la grandeur
et aux richesses. — En agissant ainsi
elle croyait se conduire en mère
éclairée et tendre, ses efforts eurent
un plein succès. Adélaïde, à dix-huit
ans, était aussi insensible et
ambitieuse qu’elle était belle et brillante.
C’était une surface fleurie qui
cachait l’aridité du sol.
Il arrive quelquefois que les mêmes
moyens qui ont réussi à former
un caractère, ont un effet tout
contraire sur un autre ; tel fut le cas
avec lady Émily Lindore. Quoique
élevée de la même manière que sa
cousine, elle ne lui ressemblait en
aucun point. Un heureux instinct<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>du bien et du mal l’avait également
préservée et des sophismes
de ses gouvernantes et des absurdités
de sa tante. Mais ces sentimens
de droiture originelle, n’étaient
pas assez développés chez elle pour
lui servir de règle de conduite, ou
réprimer les élans d’un caractère
impétueux.
Tous les efforts de ses gouvernantes
ne purent jamais changer
ses manières, ni l’empêcher de dire
ce qu’elle pensait et de faire ce
qu’elle voulait ; et, en dépit de leurs
préceptes et de leur exemple, elle
resta aussi vraie et naturelle qu’elle
était belle et piquante.
Ce fut ce caractère d’indépendance
qui lui faisait dire à six ans,
et répéter à dix-huit, qu’elle n’aurait
jamais d’autre époux que son
cousin Édouard Douglas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/20
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>eu le courage d’aller seulement jusqu’à
la septième page, elle aurait
appris l’indisposition de sa fille,
ainsi que les différentes opinions à
cet égard ; mais les peines de la pauvre
Grizzy furent perdues, et sa
lettre resta encore à lire.
Ce fut donc madame Douglas qui
informa la première, lady Juliana
qu’elle avait une fille qui réclamait
pour le moment les soins et l’affection
d’une mère ; mais quoique cette
dame mit toute la délicatesse imaginable
dans sa lettre, elle n’excita
pas moins l’indignation de sa seigneurie.
Elle se déchaîna contre
l’hypocrisie et l’ingratitude de sa belle-sœur.
Après lui avoir fait le sacrifice
de son enfant, lorsqu’elle n’en
avait point, c’était une jolie récompense
de la lui renvoyer seulement
pour mourir. Mais elle voyait bien<noinclude>
<references/></noinclude>
cgxzstxzse35wxim63i0vrx3x99w95x
Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/21
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ses raisons pour agir ainsi. Elle ne
croyait pas un mot de la maladie
de sa fille, c’était un prétexte pour
s’en débarrasser maintenant qu’elle
avait un fils ; mais elle ne sera pas
sa dupe, etc., etc.
Si {{Mme|Douglas}} est une femme
si méprisable, le plus tôt qu’on lui
ôtera ma cousine sera le mieux, dit
gravement lady Émily.
— Vous n’entendez rien à ces choses,
Émily, reprit sa tante. Quelles
choses ? La peine et l’embarras que
m’occasionnera la charge de cet
enfant dans ce moment. — Pourquoi
dans ce moment plus que dans
un autre ? — Que vous êtes sotte ma
chère ! ne savez-vous pas que vous
entrerez dans le monde cet hiver,
ainsi qu’Adélaïde, que je dois vous
présenter, et comment pourrai-je
le faire convenablement avec une<noinclude>
<references/></noinclude>
7er9lspzw423pjdxfsfebhi0pw5kwku
Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/22
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>fille mourante sur les bras ? — {{corr|JJ’ai|J’ai}}
cru que vous soupçonniez que c’était
une ruse, continua la maligne
lady Émily.
— Certainement, je n’en fais
aucun doute. Toute cette histoire
est des plus improbable. Donc vous
aurez moins d’embarras que vous
ne le craignez.
Je déteste être la dupe de la ruse ;
si madame Douglas m’avait dit franchement
de reprendre cet enfant, à
la bonne-heure, mais je ne puis
souffrir qu’on veuille me tromper.
— Je ne vois rien qui ait l’air
de la ruse dans la lettre de madame
Douglas.
— D’ailleurs, que ferai-je d’une
fille élevée en Écosse ? Elle doit
être commune, gauche comme toutes
les femmes écossaises ; elles ont
les mains rouges, et des voix criar-<noinclude>
<references/></noinclude>
nl1549pjn6akww3yrjlej75qlpqat8u
Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/25
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE XXIX.}}
{{sc|Nos}} bonnes dames de Glenfern
n’imaginaient guère l’accueil peu
gracieux que leur nièce recevrait,
suivant toute apparence, de sa mère ;
car en dépit des défauts qu’elles
reprochaient à son éducation,
Mary était la favorite de toute la
famille : et quoiqu’elles se donnassent
entr’elles la consolation de blâmer
madame Douglas, cependant,
quand il était question de leur nièce
avec des étrangers, elles la donnaient
comme un modèle de toutes
les perfections. S’il eût été possible<noinclude>
<references/></noinclude>
m6xydvjwafgml6n5xjj9rovmt3u5ibj
Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/127
104
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FreeCorp
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="DaisyChain261" />{{nr|120|{{espacé|MALVINA}}.}}</noinclude>ment maltraitée ? lui demanda Malvina
avec inquiétude, en songeant
que sir Edmond était du nombre. —
Hélas ! madame, mistriss Birton, au
lieu de me répondre, a sonné seulement
pour gronder de ce qu’on
m’avait laissé entrer ; une jeune
dame s’amusait à choisir des bonnets
sans daigner me regarder ; milord
Stanhope, à qui j’ai voulu m’adresser,
m’a repoussée avec hauteur, en me
disant que cette affaire regardait son
intendant ; enfin un petit homme,
d’un air assez grossier, me prenait
par le bras pour me faire sortir
de la chambre, lorsqu’un jeune lord
(que Dieu le bénisse !) s’est approché
de moi, et me glissant ceci dans la
main (montrant un billet de dix
livres sterling), m’a demandé mon
adresse et m’a promis de prendre
soin de moi. — Eh bien ! ma bonne,<noinclude>
<references/>
{{d|lui}}</noinclude>
6dkqnhgbads6m7qili84y1mv3rzvd4r
Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/153
104
4924751
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DaisyChain261
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DaisyChain261" />{{nr|146|{{espacé|MALVINA}}.}}</noinclude>comme elles : tout ce que le monde
contient de charmes, d’harmonie, de
fraîcheur, n’était, selon lui, qu’une
portion de Malvina ; et c’est ainsi
que, même loin d’elle, il la retrouvait
par-tout ; car si l’excès de la
dévotion est de voir tout en Dieu,
celui de la passion est de voir tout en
ce qu’on aime. Mais à peine eut-il
appris l’arrivée de mistriss Melmor à
Édimbourg, qu’il se hâta de l’aller
voir pour s’informer de ce qui se
passait à Birton-Hall. — La vieille
dame, après lui avoir fait part du
mariage de sa fille, y joignit quelques
reproches sur la manière dont il
s’était conduit avec elle, ainsi que
plusieurs détails sur la colère de
mistriss Birton. — Mais, ajouta-t-elle,
cette colère a bientôt changé d’objet,
et la légéreté de ma fille ne lui a plus
semblé qu’une bagatelle, en compa-<noinclude>
<references/></noinclude>
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DaisyChain261
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DaisyChain261" />{{nr||{{espacé|MALVINA}}.|147}}</noinclude>raison de l’inconduite de madame de
Sorcy. — L’inconduite de madame
de Sorcy ! avait interrompu sir Edmond,
enflammé de courroux : qu’osez-vous
dire ? quelle horrible calomnie !
— Eh ! mon dieu, avait
repris mistriss Melmor, ce n’est pas
un secret, tout le monde vous le dira
comme moi ; cela a fait une esclandre !…
Il a fallu chasser monsieur
Prior ; et sans la considération
que mistriss Birton a pour sa famille,
je ne sais si sa cousine elle-même…
— À ces mots, sir Edmond l’avait
quittée brusquement, en l’assurant
qu’il ne croyait pas un mot de ce
qu’elle lui disait ; mais en s’en allant,
il avait trouvé mistriss Tap sur son
chemin, et celle-ci, fidèle aux ordres
qu’elle avait reçus, lui confirma tout
ce que mistriss Melmor venait de lui
raconter. Il avait appris d’elle com-<noinclude>
<references/></noinclude>
dbvywixawel68sjbbg2hcpffbfl9dcf
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DaisyChain261
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DaisyChain261" />{{nr|148|{{espacé|MALVINA}}.}}</noinclude>ment mistriss Birton ayant surpris
M. Prior et madame de Sorcy dans
un tendre tête-à-tête, avait chassé
l’un de chez elle, et vertement
réprimandé l’autre ; comment celle-ci,
après s’être excusée de sa faute,
avait promis, pour la réparer, de
ne plus voir {{M.|Prior}}, mais que,
du moins, elle s’en dédommageait
en lui écrivant : cela est si vrai,
avait ajouté mistriss Tap en sortant
une lettre de sa poche, que voici
un billet qui vient d’arriver pour
elle, et qui est de lui, ou je suis
bien trompée.
Sir Edmond, anéanti par tout ce
qu’il venait d’entendre, confondu de
reconnaître l’écriture de M. Prior
sur une lettre adressée à Malvina,
ouvrit son ame à tous les soupçons,
et commença à croire tout ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/156
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DaisyChain261
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DaisyChain261" />{{nr||{{espacé|MALVINA}}.|149}}</noinclude>qu’on lui disait<ref>Peut-être trouverait-on sir Edmond
trop crédule, si l’on ne se souvenait quə
Ies hommes les plus immoraux sont ceux
qui doutent le plus facilement de la vertu
des femmes : ils prétendent qu’en ayant
connu beaucoup, ils sont plus propres que
personne à les juger. Mais moi, je prétends
que l’attrait sympathique qui les rapproche
toujours de celles qui leur ressemblent, et
l’orgueil blessé qui tait discrètement le dédain
des femmes honnêtes, sont deux puissans
motifs d’appeler du jugement de pareils
hommes.</ref>. Ce premier moment
de doute fut affreux. Furieux
d’avoir été dupe d’une femme, blessé
dans son orgueil, déchiré dans sa
tendresse, il jura de ne s’occuper
de Malvina que pour lui faire sentir,
par le plus froid dédain, qu’elle
n’avait jamais eu de pouvoir sur son
cœur et que s’il lui avait dit le<noinclude>
<references/></noinclude>
ghhlhjldg4l61hpc7p54gbmjpsmop6o
Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/157
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LadyBirdy38
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="LadyBirdy38" />{{nr|150|{{espacé|MALVINA}}.}}</noinclude>contraire, c’était par habitude et
non par préférence, et qu’il ne s’en
souvenait déjà plus. Tant qu’il ne
la vit pas, il sut garder sa colère,
mais elle ne tint point contre le
premier regard de Malvina : cependant
il avait eu la force d’éviter les
occasions de lui parler ; et quoique
l’histoire de mistriss Moody eût
attendri son cœur, il persistait encore
dans ses résolutions, lorsqu’en
entrant dans le bal, il n’eut pas jeté
les yeux sur Malvina, qu’il se sentit
entièrement subjugué et que le
charme irrésistible de cette femme
enchanteresse agit sur lui avec tant
de promptitude, que, hors elle,
tout fut oublié dans le monde. Mais
la froideur de ses réponses le rappelèrent
à lui-même, et à peine se
fut-il éloigné d’elle, que tous les
discours de mistriss Melmor lui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Grizzly/01
0
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Bzhqc
10141
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wikitext
text/x-wiki
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<pages index="Curwood - Le Grizzly, trad. Midship, 1926.djvu" from=10 to=16 header=Sommaire />
[[Catégorie:Textes entiers]]
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Bzhqc
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Annulation de la modification [[Special:Diff/15891467|15891467]] de [[Special:Contributions/Bzhqc|Bzhqc]] ([[User talk:Bzhqc|discussion]])
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wikitext
text/x-wiki
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Discussion utilisateur:DaisyChain261
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Nivopol
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/* Contributions du week-end */ Réponse
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text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juin 2026 à 16:35 (UTC)
== Contributions du week-end ==
Un grand merci (et bravo !) pour tes contributions du week-end ! N'hésite pas si tu as des questions (sur ma page de discussion ou en m'interpellant ici avec une arobase suivie de mon pseudo, ou en utilisant l'icône de personnage au-dessus du cadre d'écriture de ton message).
Je viens de relire [[Page:Mémoires de Madame d’Épinay, Charpentier, 1865.djvu/9|cette page]] pour y intégrer le modèle {{m|PageTitre}} pour la mise en page, par exemple.
À bientôt !
-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 17:19 (UTC)
:@[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]]
:Merci à toi, je fais encore des tests de mise en page et je sais que tout n'est pas standardisé, mais je prends des notes (et au moins je me dis que ça avance, et que c'est toujours mieux comme ça et que ce sera plus rapide ensuite si quelqu'un repasse sur le texte).
:J'avais quand même deux questions (même si je vais peut-être y trouver la réponse)
:J'ai vu que certaines personnes utilisaient la fonction de correction pour les mots coupés en fin de page, au lieu de juste garder le tiret. Le résultat a l'air d'être le même, mais est-que c'est "plus propre" ?
:Et j'ai bien compris comment saute une ligne pour créer un nouveau paragraphe, mais pas comment faire quand le nouveau paragraphe est en début de page. Je fais des tests avec {{Alinéa|... mais je ne sais pas s'il y a une commande plus propre (je vais peut-être la trouver)
:Merci encore pour les conseils pour se lancer [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:40 (UTC)
::Et oui je me suis lancé dans une version de Mme de Montbrillant/les mémoires de Mme d'Epinay, parce que je voulais les lire semaine dernière et que c'est le dernier exemple que j'avais en tête de livre dont je voyais qu'ils étaient en cours de correction/validation sur Wikisource [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:43 (UTC)
::Pour les mots coupés en fin de page, il est plus propre de retranscrire avec le trait d'union comme visible sur la page, plutôt que d'aller chercher la fin du mot sur la page suivante... sauf qu'il y a une exception à la règle, si le trait d'union n'est pas exactement le dernier caractère de la page (par exemple si le mot est en italique, il faudrait alors faire suivre le trait d'union des doubles apostrophes nécessaires à terminer l'italique) : dans ce cas on utilise le modèle {{m|tiret}} pour le début de mot en bas de page et le modèle {{m|tiret2}} pour la fin du mot sur la page suivante.
::Quand un nouveau paragraphe débute au début d'une page, il faut commencer par écrire <nowiki><nowiki/></nowiki> et faire 2 retours à la ligne. [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 18:02 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ! Je m’associe aux remerciements de @[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] sur tes relectures.
::Je suis curieux des exemples trouvés avec {{m|corr}} pour gérer les césures en fin de ligne. Je n’ai pas le souvenir d’être tombé dessus et c’est problématique sémantiquement, car la césure n’est pas une erreur de l’éditeur ou du typographe. Il faudra aussi faire attention à la manière dont cela se retrouve dans l’édition finale, en espace principal, pour ne pas avoir de mot en double.
::J’ai vu sur [[Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/127]] que tu avais tenté la même chose pour gérer la [[w:Réclame (imprimerie)|réclame]]. À ma connaissance il n’y a pas de modèle dédié. Je n’avais, là encore, pas rencontré de gestion de réclame à base de {{m|corr}} et il me semble que ça pose le même genre de soucis que pour les césures.
::Est-ce qu’il y a un raisonnement que j’ai raté sur le sujet ? [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 27 juin 2026 à 07:45 (UTC)
akpsnxmymhr994krbckfbaovc7kjv0n
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FreeCorp
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/* Contributions du week-end */ Réponse
15891611
wikitext
text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juin 2026 à 16:35 (UTC)
== Contributions du week-end ==
Un grand merci (et bravo !) pour tes contributions du week-end ! N'hésite pas si tu as des questions (sur ma page de discussion ou en m'interpellant ici avec une arobase suivie de mon pseudo, ou en utilisant l'icône de personnage au-dessus du cadre d'écriture de ton message).
Je viens de relire [[Page:Mémoires de Madame d’Épinay, Charpentier, 1865.djvu/9|cette page]] pour y intégrer le modèle {{m|PageTitre}} pour la mise en page, par exemple.
À bientôt !
-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 17:19 (UTC)
:@[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]]
:Merci à toi, je fais encore des tests de mise en page et je sais que tout n'est pas standardisé, mais je prends des notes (et au moins je me dis que ça avance, et que c'est toujours mieux comme ça et que ce sera plus rapide ensuite si quelqu'un repasse sur le texte).
:J'avais quand même deux questions (même si je vais peut-être y trouver la réponse)
:J'ai vu que certaines personnes utilisaient la fonction de correction pour les mots coupés en fin de page, au lieu de juste garder le tiret. Le résultat a l'air d'être le même, mais est-que c'est "plus propre" ?
:Et j'ai bien compris comment saute une ligne pour créer un nouveau paragraphe, mais pas comment faire quand le nouveau paragraphe est en début de page. Je fais des tests avec {{Alinéa|... mais je ne sais pas s'il y a une commande plus propre (je vais peut-être la trouver)
:Merci encore pour les conseils pour se lancer [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:40 (UTC)
::Et oui je me suis lancé dans une version de Mme de Montbrillant/les mémoires de Mme d'Epinay, parce que je voulais les lire semaine dernière et que c'est le dernier exemple que j'avais en tête de livre dont je voyais qu'ils étaient en cours de correction/validation sur Wikisource [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:43 (UTC)
::Pour les mots coupés en fin de page, il est plus propre de retranscrire avec le trait d'union comme visible sur la page, plutôt que d'aller chercher la fin du mot sur la page suivante... sauf qu'il y a une exception à la règle, si le trait d'union n'est pas exactement le dernier caractère de la page (par exemple si le mot est en italique, il faudrait alors faire suivre le trait d'union des doubles apostrophes nécessaires à terminer l'italique) : dans ce cas on utilise le modèle {{m|tiret}} pour le début de mot en bas de page et le modèle {{m|tiret2}} pour la fin du mot sur la page suivante.
::Quand un nouveau paragraphe débute au début d'une page, il faut commencer par écrire <nowiki><nowiki/></nowiki> et faire 2 retours à la ligne. [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 18:02 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ! Je m’associe aux remerciements de @[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] sur tes relectures.
::Je suis curieux des exemples trouvés avec {{m|corr}} pour gérer les césures en fin de ligne. Je n’ai pas le souvenir d’être tombé dessus et c’est problématique sémantiquement, car la césure n’est pas une erreur de l’éditeur ou du typographe. Il faudra aussi faire attention à la manière dont cela se retrouve dans l’édition finale, en espace principal, pour ne pas avoir de mot en double.
::J’ai vu sur [[Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/127]] que tu avais tenté la même chose pour gérer la [[w:Réclame (imprimerie)|réclame]]. À ma connaissance il n’y a pas de modèle dédié. Je n’avais, là encore, pas rencontré de gestion de réclame à base de {{m|corr}} et il me semble que ça pose le même genre de soucis que pour les césures.
::Est-ce qu’il y a un raisonnement que j’ai raté sur le sujet ? [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 27 juin 2026 à 07:45 (UTC)
:::Le modèle {{m|corr}} ne doivent pas être utilisées pour les [[w:fr:Réclame (imprimerie)|réclames]] car celles-ci ne constituent pas des erreurs manifestes de l'éditeur ou de l'autrice. J'ai donc enlevé le modèle à la page évoquée ci-dessus.
:::-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 27 juin 2026 à 09:18 (UTC)
df31kh36i9nchrdwfraeqoa6apjqoz1
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FreeCorp
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text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 20 juin 2026 à 16:35 (UTC)
== Contributions du week-end ==
Un grand merci (et bravo !) pour tes contributions du week-end ! N'hésite pas si tu as des questions (sur ma page de discussion ou en m'interpellant ici avec une arobase suivie de mon pseudo, ou en utilisant l'icône de personnage au-dessus du cadre d'écriture de ton message).
Je viens de relire [[Page:Mémoires de Madame d’Épinay, Charpentier, 1865.djvu/9|cette page]] pour y intégrer le modèle {{m|PageTitre}} pour la mise en page, par exemple.
À bientôt !
-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 17:19 (UTC)
:@[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]]
:Merci à toi, je fais encore des tests de mise en page et je sais que tout n'est pas standardisé, mais je prends des notes (et au moins je me dis que ça avance, et que c'est toujours mieux comme ça et que ce sera plus rapide ensuite si quelqu'un repasse sur le texte).
:J'avais quand même deux questions (même si je vais peut-être y trouver la réponse)
:J'ai vu que certaines personnes utilisaient la fonction de correction pour les mots coupés en fin de page, au lieu de juste garder le tiret. Le résultat a l'air d'être le même, mais est-que c'est "plus propre" ?
:Et j'ai bien compris comment saute une ligne pour créer un nouveau paragraphe, mais pas comment faire quand le nouveau paragraphe est en début de page. Je fais des tests avec {{Alinéa|... mais je ne sais pas s'il y a une commande plus propre (je vais peut-être la trouver)
:Merci encore pour les conseils pour se lancer [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:40 (UTC)
::Et oui je me suis lancé dans une version de Mme de Montbrillant/les mémoires de Mme d'Epinay, parce que je voulais les lire semaine dernière et que c'est le dernier exemple que j'avais en tête de livre dont je voyais qu'ils étaient en cours de correction/validation sur Wikisource [[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ([[Discussion utilisateur:DaisyChain261|d]]) 21 juin 2026 à 17:43 (UTC)
::Pour les mots coupés en fin de page, il est plus propre de retranscrire avec le trait d'union comme visible sur la page, plutôt que d'aller chercher la fin du mot sur la page suivante... sauf qu'il y a une exception à la règle, si le trait d'union n'est pas exactement le dernier caractère de la page (par exemple si le mot est en italique, il faudrait alors faire suivre le trait d'union des doubles apostrophes nécessaires à terminer l'italique) : dans ce cas on utilise le modèle {{m|tiret}} pour le début de mot en bas de page et le modèle {{m|tiret2}} pour la fin du mot sur la page suivante.
::Quand un nouveau paragraphe débute au début d'une page, il faut commencer par écrire <nowiki><nowiki/></nowiki> et faire 2 retours à la ligne. [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 21 juin 2026 à 18:02 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:DaisyChain261|DaisyChain261]] ! Je m’associe aux remerciements de @[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] sur tes relectures.
::Je suis curieux des exemples trouvés avec {{m|corr}} pour gérer les césures en fin de ligne. Je n’ai pas le souvenir d’être tombé dessus et c’est problématique sémantiquement, car la césure n’est pas une erreur de l’éditeur ou du typographe. Il faudra aussi faire attention à la manière dont cela se retrouve dans l’édition finale, en espace principal, pour ne pas avoir de mot en double.
::J’ai vu sur [[Page:Cottin - Malvina, tome 2, 1800.pdf/127]] que tu avais tenté la même chose pour gérer la [[w:Réclame (imprimerie)|réclame]]. À ma connaissance il n’y a pas de modèle dédié. Je n’avais, là encore, pas rencontré de gestion de réclame à base de {{m|corr}} et il me semble que ça pose le même genre de soucis que pour les césures.
::Est-ce qu’il y a un raisonnement que j’ai raté sur le sujet ? [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 27 juin 2026 à 07:45 (UTC)
:::Le modèle {{m|corr}} ne doit pas être utilisé pour les [[w:fr:Réclame (imprimerie)|réclames]] car celles-ci ne constituent pas des erreurs manifestes de l'éditeur ou de l'autrice. J'ai donc enlevé le modèle à la page évoquée ci-dessus.
:::-- [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 27 juin 2026 à 09:18 (UTC)
b5alqdh6rqe76miyv4bznqjrb6dj61f
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de tout ce qui se rapportait à une
pareille éducation.
Leurs visites à {{corr|Lock-Marlie|Loch-Marlie}} ne
servaient qu’à les confirmer dans
cette opinion. Miss Jacky déposa
que, pendant le séjour d’un mois
qu’elle y avait fait, elle n’avait jamais
pu découvrir quand ou comment
Mary faisait ses leçons : heureusement
la pauvre enfant avait
de l’intelligence, et avait appris,
on ne savait par quel moyen, plusieurs
choses qu’on ne s’était jamais
donné la peine de lui enseigner
et, le pire de tout cela, c’est
qu’elle avait toujours l’air de ne
faire que ce qu’elle voulait, car
jamais on ne lui trouvait à redire,
quoiqu’assurément on sait fort
bien qu’on ne saurait trop répéter
les mêmes choses à une jeune personne.<noinclude>
<references/></noinclude>
qvi1xs2hpy1d6lr65ukr2aiunnewiud
Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/26
104
4925233
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15880958
2026-06-26T12:56:42Z
Sapcal22
420
/* Corrigée */
15890754
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qu’elles pussent concevoir que Mary
eût été reçue par sa mère, autrement
qu’avec des transports de
joie et d’admiration, la lettre de lady
Juliana aurait pu les éclairer à
cet égard ; mais aux yeux des simples
filles, elle leur parut être tout
ce qu’on pouvait désirer. Elles craignirent
cependant (car il fallait
craindre quelque chose), que Mary
ne fût gâtée par sa mère.
— Je vous assure Mary, que mes
sœurs ni moi n’avons pu fermer l’œil
cette nuit-ci en pensant à vous. Nous
sommes certaines que non-seulement
lady Juliana, mais toutes vos
relations vont vous trouver un prodige ;
ne vous connaissant pas, c’est
bien naturel (j’espère que ce ne
sera pas le cas), mais mes sœurs et
moi nous craignons que cela ne
vous tourne la tête.<noinclude>
<references/></noinclude>
m78tyyd3h2wrlrt62b61c364cvlqjzk
Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/27
104
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2026-06-26T12:57:44Z
Sapcal22
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/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— La tête de Mary tient mieux sur
ses épaules, reprit miss Jacky, et ma
nièce doit savoir que la partialité
d’une mère n’est pas toujours la
preuve du mérite de son enfant.
Vous entendez, Mary ? J’espère que
vous ne ferez nulle attention à ce
que dira votre mère ; j’entends pour
ce qui vous regarde, car vous pensez
bien qu’elle ne peut pas être un
aussi bon juge que nous qui vous
connaissons depuis votre enfance,
quoique sur toute autre chose elle
soit fort instruite en politique, en
agriculture et autres matières, elle
sait beaucoup j’en suis sûre.
— Et j’espère, Mary, que vous ne
prendrez pas les manières nonchalantes
des anglaises ; je ne donnerais
pas une épingle d’une femme
anglaise, dit miss Nicky.
— N’allez pas non plus prendre un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/7
104
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Sapcal22
420
15890921
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki />
<div class="titre" >
<div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Baskerville">MARIAGE,</div>
<div style="font-size:150%;font-family:Times new roman">PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,</div>
{{interligne|2em}}
TRADUIT DE L’ANGLAIS
{{interligne|2em}}
<div style="font-size:150%;font-family:Cursive">Par {{Mme|Blanchenay Vernes.}}</div>
{{interligne|2em}}
TOME PREMIER
{{interligne|4em}}
{{--|8}}
{{interligne|6em}}
PARIS,
{{interligne|1em}}
CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,
{{interligne|1em}}
{{sc|quai des augustins, N° 49}}
{{interligne|1em}}
{{--}}
{{interligne|1em}}
1825.</div></div>
<br/><noinclude>
<references/></noinclude>
kvah4uxxl8t7sl9kmsejgtdzabwn14e
15890925
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2026-06-26T14:48:39Z
Sapcal22
420
15890925
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki />
<div class="titre" >
<div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Baskerville">MARIAGE,</div>
<div style="font-size:150%;font-family:Times new roman">PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,</div>
{{interligne|2em}}
TRADUIT DE L’ANGLAIS
{{interligne|2em}}
<div style="font-size:150%;font-family:Cursive">Par {{Mme|Blanchenay Vernes.}}</div>
{{interligne|2em}}
TOME PREMIER.
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{{--|8}}
{{interligne|6em}}
PARIS,
{{interligne|1em}}
CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,
{{interligne|1em}}
{{sc|quai des augustins, N° 49}}
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{{--}}
{{interligne|1em}}
1825.</div></div>
<br/><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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<div class="titre" >
<div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Baskerville">MARIAGE,</div>
<div style="font-size:150%;font-family:Times new roman">PAR L’AUTEUR DE L’HÉRITAGE,</div>
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TRADUIT DE L’ANGLAIS,
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<div style="font-size:150%;font-family:Cursive">Par {{Mme|Blanchenay Vernes.}}</div>
{{interligne|2em}}
TOME SECOND.
{{interligne|4em}}
{{--|8}}
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PARIS,
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CHEZ LECOINTE ET DUREY, LIBRAIRES,
{{interligne|1em}}
{{sc|quai des augustins, N° 49.}}
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{{--}}
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1825.</div></div>
<br/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>la prodigieuse supériorité des Écossais
sur nous à cet égard.
— J’ai trouvé les {{corr|déjeûnés|déjeûners}}
comme tout le reste en Écosse,
extrêmement dégoûtant, répondit-elle
avec humeur.
— Vous m’étonnez, dit-il, j’avoue
que tout le reste est peu de
chose en Écosse ; mais les {{corr|déjeûnés|déjeûners}} !
c’est ce qui rachète le pays.
— Adélaïde ! quel est le nom de
ce médecin de Bristol, si fameux
pour les consomptions, demanda
lady Juliana, je veux le faire chercher ;
je n’ai de confiance qu’en
lui, je sais qu’il recommande la
retraite pour les consomptions.
— Des larmes s’échappèrent des
yeux de Mary. Sa mère la regarda
avec surprise et sévérité.
— Quel ridicule ! En vérité, je
ne puis supporter ces éternelles<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>de félicités humaines avaient eu le
sort de la sienne.
En écrivant à sa mère adoptive,
Mary ne suivit pas la {{corr|mêthode|méthode}}
adoptée par les jeunes personnes
sentimentales, c’est-à-dire,
celui de donner des détails minutieux
de leur extrême infortune,
se plaignant amèrement de tous
les membres de la famille dans
laquelle elles vivent. Elle savait
que dire un mot de son chagrin, ce
serait troubler le repos de ceux
qu’elle aimait ; elle essaya donc de
cacher le désappointement qu’elle
avait éprouvé. Plus d’un soupir
cependant s’échappa de son cœur,
plus d’une larme tomba sur son
papier avant d’avoir pu composer
une lettre qui donna quelque plaisir
à ses amis de Glenfern.<noinclude>
<references/></noinclude>
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pb modernisation si pas tiret
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>béir à une mère comme la vôtre,
si déraisonnable, si…
— Ce n’est pas, interrompit Mary
avec douceur, à cause que notre
père ou notre mère ont raison que
nous devons leur obéir, mais parce
que c’est la volonté de Dieu.
— Vous êtes certainement une
méthodiste, il n’y a plus moyen de
le nier. Cela ne peut se cacher,
reprit lady Emily d’un air si triste
que Mary partit d’un éclat de rire.
— En vérité, vous êtes la plus singulière
personne que je connaisse ;
si gaie, si peu sévère pour les autres,
si peu prêcheuse comme tous
vos braves gens le sont. Je ne sais
que penser de vous.
— Regardez-moi comme une
personne qui a trop de défauts elle-même
pour blâmer ceux des {{tiret|au|tres}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|au|tres}}, reprit Mary, souriant de la
perplexité de sa cousine.
— Et bien si tous les dévôts
étaient comme vous, je deviendrais
une sainte. Si vous avez raison,
je dois avoir tort, mais nous
arrangerons ce point dans cinquante
ans, quand nous aurons des lunettes
sur le nez. En attendant, occupons
nous de ce qui est plus pressé. Voulez-vous
choisir votre costume ou
laisserai-je madame Prieur faire le
vôtre semblable au mien ?
— Je ne saurais rien décider jusqu’à
ce que j’aie le consentement de
ma mère.
— Je vous ai déjà dit qu’il n’y a
aucun espoir de l’obtenir. N’ai-je
pas eu une dispute avec elle, à ce
sujet, avant de venir ici ?
— En ce cas, je vous prie, qu’il
n’en soit plus question ; c’est une<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dès cet instant elle conçut pour
Mary la plus tendre bienveillance.
— Voilà je crois le portrait du
colonel Lenox, dit lady Émily ;
celui qui est près de cette dame
tenant un oiseau à la main.
Madame Lenox répondit {{corr|affirtivement|affirmativement}}.
— Lorsque je pouvais contempler
cette figure, dit-elle en soupirant,
j’oubliais tout ce que j’avais
perdu, hélas ! j’en étais trop fière.
Regardez-le miss Douglas, la prenant
par la main et la conduisant
près de la place bien connue ou
était ce portrait. Il n’avait alors
que dix-huit ans, ce front si blanc
a été bruni par le soleil, ses yeux
si doux ont vu de terribles scènes,
ce visage doit être bien changé ;
mais jamais je ne le reverrai…
— En vérité, reprit lady Émi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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pb modernisation si pas tiret
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cruels avec ces pauvres bêtes, les
battre, les affamer, etc.
— Et vous Adélaïde, qu’elle est
votre opinion sur mon frère ?
— Oh ! je n’ai aucun doute qu’il
ne soit ''extrêmement agréable'', répondit-elle
en bâillant, ainsi que le
dit ma mère ; ses attentions pour
son chien le prouvent, et vous Mary,
vos observations sont-elles aussi
judicieuses et aussi-polies ?… Mary,
avec toute la sincérité de son
cœur, avoua qu’il était le plus bel
homme qu’elle eut jamais vu, et
le plus élégant… Ici, elle s’arrêta.
— Oui, oui, je sais tout cela, mais
n’importe, je souhaite qu’il ait assez
de bon sens pour devenir amoureux
de vous Mary. Que je serai
heureuse de vous voir lady Lindore.
En attendant, vous devez {{tiret|pren|dre}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|pren|dre}} garde à votre cœur ; car on
dit le lord un peu volage, et de plus
qu’il n’admire que les femmes mariées.
Quant à Adélaïde, il n’y a
rien à craindre ; elle ne jettera pas
une si belle parole à un homme
qui sans doute est ''extrêmement''
''agréable''…, affectant le ton ironique
de sa cousine.
— Vous ne devez pas non plus
être en peine de moi, dit Mary,
car je cours encore moins de danger
de perdre mon cœur, depuis
ce que vous venez de m’apprendre.
Cette esquisse du caractère de
son frère, donnée par lady Émily
eut un effet bien différent sur les
deux sœurs. Aux yeux d’Adélaïde,
elle augmenta l’importance du lord
Lindore. Ce ne serait pas une conquête
vulgaire que de fixer un homme
reconnu pour son inconstance,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>voir mistriss Lenox reprendre son
calme habituel, et {{corr|lorqu’elles|lorsqu’elles}} se
séparèrent pour la nuit, elle reçut
de son amie la plus douce récompense.
— « Dieu vous {{corr|bénise|bénisse}},
Mary, lui seul peut vous payer le
bien que vous m’avez fait. » Ah !
pensa-t-elle, voilà qui vaut mieux
que beaucoup de bals.
Dans cet instant, le bruit d’une
voiture se fit entendre, et il y eut
un grand mouvement dans la maison ;
mais à peine s’en était-on
aperçu au salon, que la porte s’ouvrit,
et mistriss Lenox se trouva
dans les bras de son fils.
Pendant quelques minutes on
n’entendit que ces mots ma mère !
mon Charles ! Enfin, levant la tête,
le colonel fixa sa mère avec des
yeux où se peignaient l’anxiété et
la douleur… Aucun regard de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>furent en route, sa cousine commença
de cette manière. — Puisque
je vous mets dans le cas d’être dupe,
je dois vous mettre sur vos gardes.
Je hais les pièges quels qu’ils soient,
et je ne saurais supporter que des
gens de bons sens soient pris aux
artifices d’une femme telle que lady
{{corr|Malthide|Mathilde}} Sufton.
Voici son caractère : lady {{corr|Malthide|Mathilde}}
descend de l’illustre famille
des Altamont. Obtenir une bonne
réputation est plus important pour
elle que de la mériter. Elle a des
phrases pour toutes les occasions,
et elle s’attend qu’on les croira. En
un mot, c’est une femme qui veut
faire effet. Le monde est son théâtre,
et c’est de lui qu’elle attend les
louanges dues à ses vertus. Pour
elle, la réalité et l’apparence sont
{{corr|synonimes|synonymes}} ; elle a un air grave et<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nous voici à Sufton-Hall. Préparez-vous
à la représentation.
Connaissant l’esprit satyrique de
sa cousine, Mary n’ajouta pas une
foi entière à ses descriptions ; cependant,
elle entra chez lady {{corr|Maltide|Mathilde}},
suffisamment préparée à la juger
ce quelle était réellement, et se
convainquit bientôt que le tableau
n’avait pas été exagéré. Lady Malthide
était assise dans l’attitude de la
douleur, un éventail de crêpe à la
main, un livre de prières ouvert
sur une table placée devant elle,
son mouchoir sur les yeux, essuyant
des larmes qui semblaient y être appelées,
sa bague de deuil figurant
sur son doigt ; enfin, rien n’avait été
oublié de ce qui pouvait faire effet.
Sur le même sopha était assis un
grand personnage, ayant une figure
fade, et un air gauche ; c’était<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nous voici à Sufton-Hall. Préparez-vous
à la représentation.
Connaissant l’esprit satyrique de
sa cousine, Mary n’ajouta pas une
foi entière à ses descriptions ; cependant,
elle entra chez lady {{corr|Maltide|Mathilde}},
suffisamment préparée à la juger
ce quelle était réellement, et se
convainquit bientôt que le tableau
n’avait pas été exagéré. Lady {{corr|Malthide|Mathilde}}
était assise dans l’attitude de la
douleur, un éventail de crêpe à la
main, un livre de prières ouvert
sur une table placée devant elle,
son mouchoir sur les yeux, essuyant
des larmes qui semblaient y être appelées,
sa bague de deuil figurant
sur son doigt ; enfin, rien n’avait été
oublié de ce qui pouvait faire effet.
Sur le même sopha était assis un
grand personnage, ayant une figure
fade, et un air gauche ; c’était<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>Quelle épreuve ! dit le général !……
Quelle épreuve ! soupira madame
Finch !…
Le mari le plus tendre ! je puis
dire qu’il ne vivait que pour moi !
Quel homme ! Quel homme ! reprit
le duc… Quel homme ! s’écria
le général. Quel homme ! dit en
sanglottant madame Finch… Dans
ce moment d’un douloureux souvenir,
la porte s’ouvrit, et l’on {{corr|annonca|annonça}}
madame Downright. Elle
entra dans la chambre comme si
elle venait profaner la cendre des
morts, et insulter aux vivans. Un
sourire était sur ses lèvres, et au
lieu de presser silencieusement la
main de l’affligée, elle la secoua
fortement, en lui disant quelle était
charmée de la trouver si bien.
— Réellement reprit la dame, c’est
étonnant après ce que j’ai souffert ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mais le chagrin ne tue pas toujours.
— Je n’ai jamais cru qu’il le fit,
dit madame Downright, mais je craignais
que rester si long-temps chez
vous, ne vous eût été nuisible, et
je me réjouis de voir qu’il n’en est
rien ; car, vous me paraissez à merveille.
Lady {{corr|Malthide|Mathilde}} soupira, sanglotta
même, tout fut inutile, madame
Downright ne fut pas plus la dupe
des soupirs et des sanglots, que de
{{corr|l’évantail|l’éventail}} en crêpe et du livre de
prières. Elle connaissait sa seigneurie
depuis long-temps, elles se disaient
même amies, et dans cette
occasion elle usa des droits de l’amitié,
en paraissant vouloir s’établir
auprès d’elle. Il y a si long-temps
que je ne vous ai vue, et je vous
trouve si bien, que je remets à un
autre jour le reste de mes visites,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>et je passerai la matinée avec vous.
— Cela est fort aimable de votre
part, reprit la dame affligée, (d’un
air qui annonçait alors un véritable
chagrin) ; mais je ne suis pas assez
égoïste pour accepter un tel sacrifice.
Il n’y a aucun sacrifice ma chère,
et je ne pourrai trouver nulle part
un plus agréable petit cercle, regardant
autour d’elle. Lady {{corr|Malthide|Mathilde}}
se crut perdue. Avoir l’air à merveille,
se tenir en une société agréable ;
que dirait le monde ? Elle n’avait
jamais pu souffrir madame
Downright, et dans ce moment où
elle déjouait tous ses plans, elle lui
devint odieuse.
Dans le fait, madame Downright
était loin d’être aimable : Elle trouvait
un plaisir malin à tourmenter
ceux qu’elle n’aimait pas ; elle lisait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/217
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>bien. À la fin ; se rappelant un engagement
elle prit un congé, promettant
de revenir le lendemain.
L’ennemi parti, lady Mathilde respira
comme soulagée du {{corr|cochemare|cauchemar}},
et se prépara à recommencer la
scène, mais lady Émily, voyant
l’amusement fini par le départ de
madame Downright, se leva aussi
pour s’en aller.
— Cette scène a été pénible pour
vous, mes chères amies, dit sa {{corr|seigueurie|seigneurie}}
en leur prenant la main.
— Il est vrai, reprit Emily d’un
ton significatif qui fit tressaillir
Mary.
— Je le craignais ; la jeunesse a
tant de sensibilité. J’avoue que j’ai
une préférence pour la société de
mes jeunes amies, (madame Finch
exceptée), mais la digne madame
Downright, m’a fait du mal.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 3.djvu/218
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Beaucoup de mal, dit le duc.
— Beaucoup de mal, répéta le
Général.
— Trop de mal murmura l’humble
amie.
Le duc et le général donnèrent
la main aux dames pour les conduire
à leur voiture.
— Vous trouvez ma pauvre sœur
bien résignée, dit ce premier.
— Quelle femme que lady {{corr|Malthide|Mathilde}} !
s’écria l’autre, sa sensibilité
fait honneur à son cœur et à son
esprit.
Mary sauta dans la voiture, et ce
ne fut que lorsqu’elle la sentit aller,
qu’elle osa regarder sa cousine en
face. Elle lui vit un air de si mauvaise
humeur qu’elle ne put retenir
plus long-temps son envie de
rire.
— Comment s’écria Emily, est-ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>communications. Son cœur s’épanouit
à l’idée de revoir la figure de
sa tante Grizzy, et d’entendre cette
voix {{corr|famillière|familière}} à ses oreilles. Tant
il est vrai que nos premières impressions
ont un charme qui ne
s’efface point dans une âme pure.
Mais elle sentit que sa mère, qui
ne parlait jamais sans irritation et
mépris de la famille de son mari,
ne verrait pas cette venue des mêmes
yeux qu’elle ; aussi garda-t-elle
le silence sur cette nouvelle.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>parence de triomphe, que le duc
d’Altemont devait dîner au château
le jour suivant ; mais que c’était
un secret pour lady Juliana et Adélaïde ;
car, assurément, dit-elle,
si elles en avaient connaissance,
elles vous enfermeraient dans votre
chambre comme une méchante
fille, ou vous enverraient dans la
{{corr|mâsure|masure}} comme Cendrillon, soyez-en
sûre, on ne vous permettrait
pas de vous montrer au salon.
— Le croyez-vous ainsi ?
— Je le sais ; je sais que votre mère
vous tourmenterait jusqu’à vous
faire verser de larmes, puis vous dirait
que vous faites peur, et vous
renverrait dans votre appartement.
Vous savez fort bien que ce ne serait
pas la première fois qu’elle aurait
agi de cette manière avec vous.
Mary ne put nier le fait ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>m’en aller si vite, Le colonel et moi
nous renouvellerons connaissance,
une connaissance qui date de loin :
lorsque je n’étais qu’une petite fille
à souliers rouges et ceinture bleue.
Je lui ai promis que, lorsqu’il
viendra à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}}, vous lui
chanteriez ma chanson favorite :
''Les anciens amis devraient-ils s’oublier'' ?
Je la lui chanterais bien moi-même ;
mais il ne faut pas que les
Anglaises prétendent chanter les
paroles écossaises elles les gâtent.
Et, courant au piano, elle se
mit à en toucher avec le goût le
plus exquis ; puis, se levant, et du
même ton de légèreté : — Ceci ne
vaut-il pas mieux que toutes les cérémonies
de reconnaissance : « Je
suis charmé de l’honneur de vous
revoir. Il y a si long-temps que je
n’ai eu cet avantage, etc., etc.,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>calme et du soleil à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}}k :
cela n’est-il pas étrange ?
— Très-singulier, en effet.
— J’ai laissé le baromètre très-haut.
Non pas à un calme établi,
ce serait trop dire ; mais je le trouve
ici très-bas excessivement bas.
Mary la regarda avec surprise ;
mais l’air malin de sa cousine lui
fit baisser les yeux aussitôt.
— Chère lady Emily ! s’écria-t-elle
d’un ton suppliant.
— Eh bien ! qu’y a-t-il ? Croyez-vous
que je me contente d’entendre
non nom ; je l’ai déjà entendu cinquante
fois aujourd’hui, par le perroquet
de lady Juliana. Allons, allons,
je lis des volumes sur votre
physionomie. Je lis une déclaration
d’amour dans la couleur de vos<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>joues ; un refus sur la hauteur de
votre nez, et une sorte d’agitation
générale dans le tremblement de
vos lèvres et le dérangement de
vos cheveux. À présent, voyons le
pouls : un peu précipité, dirait le
docteur Redgill. Maintenant, que
votre langue déclare le reste.
Mary aurait voulu cacher la cause
de son chagrin au monde entier
se sentant doublement humiliée en
le communiquant. Elle garda donc
le silence.
— Sur mon honneur, Mary,
vous prenez de grandes libertés
avec ma patience et ma bonne humeur.
Allons, dites-moi vite votre
histoire, car je meurs d’envie de
vous conter la mienne. Commencerai-je ?
Non ; ce serait aller à
contre-sens : commencer par la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>farce et finir par la tragédie. Ainsi,
prenez la parole.
Pressée de cette manière, Mary
se décida, enfin, à raconter à sa
cousine l’humiliation qu’elle avait
éprouvée. — Et, après tout, {{corr|ajouta t-elle|ajouta-t-elle}},
je crois que je me suis conduite
comme une sotte. Cependant,
que pouvais-je faire ? Qu’auriez-vous
fait à ma place ?
— Ce que {{corr|jaurais|j’aurais}} fait ! J’aurais
pris la vieille dame par les épaules,
et crié ''boh'' ! dans ses oreilles. Et
voilà donc cette terrible affaire !
Vous entendez, par hasard, madame
Lenox, pauvre âme ! vous
recommander pour femme à son
fils, qu’y avait-il de plus naturel ?
excepté qu’il refusât de devenir
amoureux avant d’avoir eu le temps
de tirer ses bottes, et puis qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>est actuellement aussi captivé qu’un
sot peut l’être. Je dois avouer que
votre sœur {{corr|s’acquittat|s’acquittât}} de son rôle à
merveille, et qu’elle a mieux profité
du temps qu’avec toute mon activité
j’aurais cru qu’il fût possible
de le faire. En un mot, il ne nous
manque plus que la déclaration en
forme, et elle ne saurait tarder.
— Et lord Lindore ? demanda
Mary.
— Voilà ce que je ne comprends
pas encore fort bien… Quelquefois
je crois m’apercevoir qu’il y a un
combat dans le cœur d’Adélaïde,
entre l’amour et l’ambition. Lindore,
beau, charmant, mais pauvre d’une
part, le duc, riche, magnifique et
désagréable de l’autre. Quant à mon
frère, il semble vouloir se mettre
de côté. Dernièrement, vous
savez il ne la quittait pas, et ne pa-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>venable que vous en fussiez informée
aussi. Mais pourquoi cette pâleur,
et cet air effrayé ?
La pauvre Mary était en effet vivement
émue à l’ouïe de cette nouvelle
avec le sentiment le plus vrai
et même {{corr|exhalté|exalté}} de l’obéissance filiale,
elle se trouvait sans cesse
appelée à sacrifier ses principes ou
à agir contre l’autorité d’une mère ;
elle sentit d’abord à quelles éternelles
altercations elle allait être
exposée ; car son cœur se révoltait
à l’idée d’être ainsi donnée en mariage.
Mais elle n’eut pas beaucoup
de temps pour se préparer à la conduite
qu’elle devait suivre, à peine
descendue de voiture, un domestique
vint l’avertir que lady Juliana
l’attendait dans son appartement.
Elle s’y rendit aussitôt, et
fut reçue par sa mère avec plus de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>assez (dit-elle en hésitant) pour
l’accepter. Peut-être ne pourrai-je
l’aimer…
— L’aimer, s’écria lady Juliana !
ses yeux pétillant de colère : je souhaite
ne jamais entendre une fille
qui m’appartient, parler d’aimer.
Je suis déterminée à ne jamais permettre
un mariage d’amour dans
ma famille. Une jeune personne
bien élevée, ne doit pas même y
songer, et je ne veux pas écouter
un seul mot sur ce sujet.
— Je n’épouserai jamais quelqu’un
qui fut {{corr|désaprouvé|désapprouvé}} par mère,
dit Mary timidement.
— Non, non, j’y prendrai garde.
À mon avis, le devoir des parens
est d’établir leurs enfans convenablement
dans le monde, sans s’embarrasser
de leurs opinions sur ce
sujet. Je pense que je suis un meil-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>s’il n’eût été tout simplement que
Jean Altamont, n’eût pas même
obtenu les égards d’une politesse
ordinaire ! Mais, à propos de politesse,
je dois vous dire que si vous
avez l’intention de rejeter votre
héros, vous êtes la moitié trop civile
avec lui. J’ai observé à dîner
que vous vous teniez droite sur votre
chaise, et répondiez à toutes ses
questions.
Et qu’auriez vous fait à ma place ?
reprit Mary un peu étonnée. Ce que
j’aurais fait dans votre position, je
lui aurais tourné le dos, et ne lui
aurais jeté que quelques {{corr|mono-syllables|mono-syllabes}}
de temps en temps, par
dessus les épaules.
— Je ne pouvais pas être impolie,
je n’ai été que civile.{{corr||
— }}La civilité est
de trop, lorsqu’on veut se défaire
d’un adorateur. Vous ne vous dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>s’emparant doucement de sa main
et la passant sous son bras.
C’était la première fois que Mary
se trouvait seule avec le colonel,
depuis le jour fatal qui semblait les
avoir séparés pour toujours. Elle
se sentit d’abord embarrassée ; mais
peu à peu elle se remit ; et la
conversation de M. Lenox était si
intéressante, si douce, si aimable ;
elle captiva si bien son attention
que, lorsqu’elle arriva à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}},
elle avait oublié celui
avec qui elle venait de faire deux
milles en tête-à-tête, était le même
que celui qu’elle avait entendu solliciter
de l’aimer.
Depuis ce jour, le colonel fit des
visites, et plus fréquentes, et plus
longues, à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}}. Lady
Emily parut les prendre pour elle ;
et il est vrai que c’était à elle qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plus beau teint ; elles furent aussi
fort intriguées, pour savoir si le colonel
se marierait dans son habit
militaire, comme l’avait fait leur
beau-frère.
Mais hélas ! il n’y a point de joie
sans mélange ! Le jour même du
mariage de Mary, jour consacré au
bonheur, aux festins, aux plaisirs
de tous genres, on reçut à Glenfern,
la nouvelle de la mort de sir
Sampson. Mais dans ce moment
de réjouissance, les larmes même
de la pauvre {{corr|Grizzi|Grizzy}} ne tombèrent
pas avec la même abondance qu’on
aurait pu s’y attendre. Elle trouvait
que ce serait manquer à ce
qu’on devait à M. et madame Lenox,
si on se livrait à la douleur,
le jour de leurs noces. Elle garda
donc ses larmes pour le lendemain :
car, après tout, dit-elle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|40|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Par les esprits fameux soudoyés par l’enfer ;
Ah ! c’est qu’il voyait ceux que son amour extrême
Allait bientôt sauver, un jour contre lui-même
{{iv}}Se liguer avec Lucifer.
C’est qu’il savait déjà, — prévisions sinistres, —
Ce qu’auraient à souffrir pour la Croix ses ministres,
Comme le Maître errants, comme lui déjetés ;
C’est qu’il entrevoyait déjà chaque sophisme,
Les funestes effets produits par l’{{corr|Athéïsme|Athéisme}}
{{iv}}Au milieu des sociétés.
L’avenir à ses yeux était toujours visible,
L’holocauste toujours lui semblait impossible ;
Des pleurs amers voilaient son regard languissant :
Il ne pouvait se faire à cette ingratitude
Des hommes rachetés, et, dans sa solitude,
{{iv}}Le Fils de Dieu suait le sang.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t2|OCTAVE CRÉMAZIE|m=1.5em}}
{{—|1|m=2em}}
{{c|{{lc|À MON AMI ARTHUR GLOBENSKY.}}|sc|m=2em}}
{{pom|Tout poète, ici-bas, souffre depuis Homère.|mg=35%}}
{{g|Méry.|75%|sc|fs=90%|mt=1em|mb=2em}}
{{poem|La grande Poésie avait touché sa tête,
Et dans son âme avait déversé tous ses feux ;
Comme Ossian chantant debout dans la tempête,
Hardiment il chantait les exploits des aïeux.
|d }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /><noinclude>{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|103}}</noinclude>{{poem|
Tout s’immortalisait en passant par sa stance :
Son vers audacieux lui servait de burin ;
Et les sons de son luth, tout bouillants d’éloquence,
Faisaient frémir les cœurs comme un clairon d’airain.
Devant lui s’étalaient de roses perspectives.
Pas un nuage noir n’estompait son beau ciel ;
Des cris d’enthousiasme, éclatant sur nos rives,
Sans cesse applaudissaient le poète immortel.
Mais, un jour, le destin le prit dans sa tenaille,
Lui déchira le cœur, et l’abreuva de fiel,
Puis, le foulant au pied, comme on foule une paille,
Alluma dans son âme un remords éternel.
L’orage l’emporta bien loin de sa patrie
Qui se couvrit de deuil et tristement pleura,
Loin du sol qu’il aimait avec idolâtrie,
Et que jamais peut-être il ne refoulera.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /><noinclude>{{nr|104|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Et les vieux guerriers morts, qu’avaient chantés sa lyre,
La nuit de son départ, quittèrent leurs tombeaux,
Et, rassemblés au bord du grand fleuve en délire,
Firent entendre au loin de lugubres sanglots.
Oh ! quel deuil maintenant pour cette âme si haute,
Quel chagrin pour ce cœur que nul n’a consolé !
Comme est toujours cuisant le regret de sa faute,
Comme est amer et dur le pain de l’exilé !
Ne plus jamais ouïr la voix de ceux qu’il aime,
Ne plus voir le beau ciel qu’il nous faisait chérir,
Ne pouvoir se nommer, rougir de son nom même,
Ne plus toucher son luth… Bon Dieu ! qu’il doit souffrir !
Et puis, pour ajouter à ses douleurs amères,
Tous ses vieux souvenirs s’éveillent dans son cœur,
Et ses rêves dorés et ses roses chimères
Étalent sous ses yeux leur fantôme moqueur.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /><noinclude>{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|105}}</noinclude>{{poem|
Et, dans ses nuits, toujours quelque terrible songe
Tourmente son esprit déchiré par l’affront…
Quand donc cessera-t-il de boire son éponge ?
— Quand la mort, qu’il appelle, aura broyé son front.
Alors luira pour lui la sainte délivrance :
L’Océan nous viendra rapporter son tombeau,
Viendra réaliser sa suprême espérance…
— Pour ceux qui survivront, que ce jour sera beau !
Alors, dans son cercueil, sous son froid mausolée,
Ses os tressailleront de joie et de bonheur,
Car il viendra d’entendre une fanfare ailée
Annonçant dans les airs le grand jour du Seigneur !
Car l’ange du pays, à genoux sur sa tombe,
Aura laissé tomber de son luth couronné
Ces mots plus caressants qu’un soupir de colombe :
« Poète, dors en paix !… ton crime est pardonné !| }}
{{g|1876.|20%|m=2em|fs=90%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t2|LE MONUMENT SAINTE-FOYE|m=1.5em}}
{{—|1|m=2em}}
{{c|{{lc|À {{M.|OSCAR}} DUNN.}}|sc|m=2em}}
{{pom|Là toute inimitié s’efface sous la pierre.
Le dernier souffle éteint la haine dans les cœurs,
Et le veut des vaincus y mêle la poussière,
À la poussière des {{corr|vainqeeurs|vainqueurs}}. |mg=35%}}
{{clear}}
{{g|Lamartine.|75%|sc|fs=90%|mt=.5em|mb=2em}}
{{poem|{{c|I.}}
Salut à toi, salut, ô modeste colonne,
Qui portes sur ton front le torse de Bellone,
Dont l’humble chapiteau fait courber le passant,
Parle au cœur du poète, avec tant d’éloquence,
Et devant lui déroule une épopée immense
{{iv|3}}Écrite un jour avec du sang !| }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t2|LE MONUMENT SAINTE-FOYE|m=1.5em}}
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{{c|{{lc|À {{M.|OSCAR}} DUNN.}}|sc|m=2em}}
{{pom|Là toute inimitié s’efface sous la pierre.
Le dernier souffle éteint la haine dans les cœurs,
Et le veut des vaincus y mêle la poussière,
À la poussière des {{corr|vainqeeurs|vainqueurs}}. |mg=35%}}
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{{poem|{{c|I.}}
Salut à toi, salut, ô modeste colonne,
Qui portes sur ton front le torse de Bellone,
Dont l’humble chapiteau fait courber le passant,
Parle au cœur du poète, avec tant d’éloquence,
Et devant lui déroule une épopée immense
{{iv|3}}Écrite un jour avec du sang !|d }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|107}}</noinclude>{{poem|
Toujours j’aime à venir, sous un ciel sombre ou rose,
Fouler le gazon où ton pied d’airain repose,
Jadis témoin de tant de bravoure et d’efforts ;
Car là je crois ouïr, dans mes moments d’extase,
Indécise rumeur qui monte de ta base,
{{iv|3}}La voix de tous nos héros morts ;
Car, comptant un par un tous nos {{corr|tîtres|titres}} de gloire,
Sur ton socle je lis toute la belle histoire
De mon pays pour qui j’ai souvent maint souci ;
Car, dans la voix du vent, dans l’hymnes des fontaines,
Dans le chant des oiseaux, dans les rumeurs lointaines
{{iv|3}}Du farouche Montmorency,
Je crois ouïr le bruit du clairon des alarmes,
Les éclats du canon, le cliquetis des armes,
Des fiers triomphateurs les cris victorieux
Dont les échos lointains exaltent ma pensée,
Ouïr les plus beaux chants de la sainte odyssée
{{iv|3}}De notre passé glorieux !…|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chapman - Les Québecquoises, 1876.djvu/108
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Denis Gagne52
101614
/* Corrigée */
15891029
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|108|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
{{c|II.}}
Plus d’un siècle avait fui depuis le jour néfaste
{{corr|Oû|Où}} l’immortel Cartier joyeux, enthousiaste,
Toucha nos bords fleuris, pour la première fois,
{{corr|Oû|Où}} l’Étendard Sacré, flottant sur ce rivage,
Remplit d’émotions l’indigène sauvage
{{iv|3}}Et fit tressaillir nos grands bois.
Depuis longtemps Québec dressait sa tête altière :
Stadacona dormait dans l’oubli légendaire.
Déjà le sol avait du soc subi l’affront,
Et, sous le crucifix de nos missionnaires,
Les farouches enfants des forêts centenaires
{{iv|3}}Avaient enfin courbé le front.
Bien des fois, sous le ciel de la jeune Amérique,
Le colon canadien, le soldat homérique,
Avait quitté ses champs, pour voler aux combats ;
Mais toujours le triomphe avait suivi la lutte,
Chaque fois il était revenu dans sa hutte,
{{iv|3}}Avec des lauriers sous ses pas,|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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En vain leurs ennemis, plus forts qu’eux par le nombre,
Avaient cent fois tenté de faire entrer dans l’ombre
Nos vaillants défenseurs et leur noble drapeau,
Avaient cent fois tenté de forger une chaîne :
Dans ces jours orageux toujours l’énorme {{corr|chène|chêne}}
{{iv|3}}Tomba plutôt que le roseau.
Parfois, lorsque le sort inconstant et sévère
Semblait vouloir trahir les preux que je révère,
Une voix leur soufflait : Courage ! je suis là !…
Et l’ange du pays dans l’éternelle aurore
Inscrivait ''Oswego !'' deux noms plus grands encore.
{{iv|3}}''Carillon ! Monongahela !''
Mais l’heure approchait {{corr|oû|où}}, pour payer l’avanie,
D’un monarque, la France allait être punie.
La mesure était comble et devait renverser ;
Chaque victoire était pour nous infructueuse ;
L’orage s’apprêtait son aile impétueuse
{{iv|3}}Allait bientôt nous terrasser.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|110|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
{{c|III.}}
Enfin l’heure sonna. Trompant la vigilance
Des grenadiers français trop pleins de confiance, —
Marchant à la faveur de la plus sombre nuit,
Wolfe, à l’aube, a rangé ses troupes en bataille,
Brûlantes du désir d’affronter la mitraille,
{{iv|3}}Ivres de vengeance et de bruit.
Surpris par lui, Montcalm, à cette heure funeste,
Sous ses drapeau rassemble à la hâte le reste
De ses braves lutteurs épargnés par le sort,
Et puis, encourageant les cœurs, de sa parole,
Sur son coursier plus prompt que l’ouragan, il vole
{{iv|3}}Où s’étend l’aile de la mort.
La trompette a sonné. Comme un vaste incendie,
En hurlant la mêlée, en un-clin-d’œil grandie,
Êtreint les régiments dans un cercle de feu ;
Le canon aux abois crache des flots de soufre,
Et la plaine soudain devient un large gouffre
{{iv|3}}Caché sous un tourbillon bleu.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|111}}</noinclude>{{poem|
Déployant dans les airs ses ailes enflammées,
Voilé par un brouillard, l’archange des armées
Semble lutter pour nous ; mais tout-à-coup, hélas !
Il a tourné les yeux vers la horde étrangère…
Au même instant Montcalm a fermé sa paupière
{{iv|3}}Sous le doigt glacé du trépas.
C’en est fait par la force et le nombre pressée,
Notre armée héroïque est enfin écrasée,
Et Wolfe expirant voit vaincre sa légion.
De ce moment la France enlève à sa couronne
Le plus riche joyau qui maintenant rayonne
{{iv|3}}Au diadème d’Albion.
{{c|IV.}}
Près d’une année a fui. Sur cette même plaine
Qui vit fuir les géants dont ma pensée est pleine,
Un combat olympique est encore engagé.
D’un côté, c’est Murray, l’illustre capitaine,
De l’autre Lévis qui veut, dans sa noble haine,
{{iv|3}}Que l’honneur français soit vengé.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|112|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Choc sanglant ! Des soldats de l’une et l’autre armée,
On dirait des démons à travers la fumée,
Tant leurs élans sont grands, leurs coups audacieux ;
Voulant vaincre à tout prix, ils vont le front fantasque,
Et leurs cris prolongés volent dans la bourrasque,
{{iv|3}}Et s’élèvent jusques aux cieux.
Et, joignant ses rumeurs à {{corr|lenr|leur}} clameur farouche,
Le bois voisin se plaint sous le vent qui le couche,
La foudre retentit ainsi qu’un lourd marteau ;
Et le ciel en courroux, ouvrant ses catar actes,
De ce drame, voulant cacher les derniers actes,
{{iv|3}}Inonde l’immense plateau.
Mais quel bruit tout a coup a vibré dans l’espace,
Plus fort que l’aboiement de l’ouragan qui passe,
Et plus doux qu’un soupir de feuille qui bruit ?
Est-ce la voix… Bravo ! c’est un cri de victoire…
Four la France adorée, aux fastes de l’histoire
{{iv|3}}Un nouveau triomphe est inscrit !|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|113}}</noinclude>{{poem|
{{c|V.}}
Mais pour elle ce fut le dernier sur nos plages.
Dès lors le destin mit ses points noirs sur nos pages,
Et la Pompadour eut raison de nos héros ;
Et, malgré de Lévis la revanche éclatante.
Il nous fallut enfin céder à la tourmente,
{{iv|3}}Nous courber devant nos bourreaux.
Nous reçûmes le joug. La dernière espérance
De nos pères, hélas ! le drapeau de la France
Repassa l’Océan, pour ne plus revenir…
Oh ! qui pourra jamais dire l’angoisse extrême
De ces pauvres vaincus n’osant alors pas même
{{iv|3}}Lever les yeux vers l’avenir !
{{c|VI.}}
Comme Israël tombé pleurant toujours Solyme,
Comme la verte Erin, cette noble victime,
Le Canada souffrait les plus noirs attentats ;|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|114|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
En dépit des traités de nos vainqueurs, les traîtres !
Il nous fallait ramper devant ces nouveaux maîtres,
{{iv|3}}Traîner le boulets des forçats.
Quelquefois nos tyrans relâchaient nos entraves,
« Et nous disaient : "Allons, vous n’êtes plus esclaves,
« Désormais vous aurez comme nous liberté ! »
Un doux rayon d’espoir perçait soudain notre âme,
Nos cœurs ravis brûlaient d’une magique flamme ;
{{iv|3}}Nous reprenions notre fierté.
Comme en un soir obscur, quand gronde au ciel l’orage,
Pour son fils attardé redoutant le naufrage,
La mère du pêcheur, assise au bord de l’eau,
Découvre, avec transport, sur la houle sauvage
La voile d’un esquif qui revient au rivage
{{iv|3}}Comme une aile blanche d’oiseau :
De même, le regard vers la mère-patrie
Aimée ici toujours avec idolâtrie,
On croyait découvrir à l’horizon lointain|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|114|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
En dépit des traités de nos vainqueurs, les traîtres !
Il nous fallait ramper devant ces nouveaux maîtres,
{{iv|3}}Traîner le boulets des forçats.
Quelquefois nos tyrans relâchaient nos entraves,
{{corr|« |}}Et nous disaient : « Allons, vous n’êtes plus esclaves,
« Désormais vous aurez comme nous liberté ! »
Un doux rayon d’espoir perçait soudain notre âme,
Nos cœurs ravis brûlaient d’une magique flamme ;
{{iv|3}}Nous reprenions notre fierté.
Comme en un soir obscur, quand gronde au ciel l’orage,
Pour son fils attardé redoutant le naufrage,
La mère du pêcheur, assise au bord de l’eau,
Découvre, avec transport, sur la houle sauvage
La voile d’un esquif qui revient au rivage
{{iv|3}}Comme une aile blanche d’oiseau :
De même, le regard vers la mère-patrie
Aimée ici toujours avec idolâtrie,
On croyait découvrir à l’horizon lointain|s }}<noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|115}}</noinclude>{{poem|
Les voiles d’une flotte au brillant équipage,
Ramenant le bonheur chassé de notre plage,
{{iv|3}}Devant le glaive du destin.
Mais, hélas ! aussitôt, ainsi que sur le sable
S’effacent aux baisers de l’onde insaisissable,
Les dessins griffonnés par la main du penseur,
Disparaissait pour nous ce décevant mirage,
Et le vainqueur saxon reprenait, dans sa rage,
{{iv|3}}L’infâme fouet de l’oppresseur.
{{c|VII.}}
Longtemps, longtemps dura l’affreuse tyrannie,
Car Albion trompée épuisa son génie
À nous faire vider comme à Napoléon
Le calice rempli de sa haine implacable ;
Mais il vint une époque où l’agneau misérable
{{iv|3}}Se changea soudain en lion.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|116|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Alors, pour nous défendre, on vit une poignée
De paysans, armés d’une vieille cognée
Ou d’un méchant mousquet, hardiment se ranger
Contre les bataillons d’une armée, ô mystère !
Pour ne pas se soumettre aux vœux de l’Angleterre,
{{iv|3}}Contents se laisse égorger.
Comme les fiers enfants de la vieille Vendée,
Ils ont rougi de sang leur terre fécondée,
Ils ont rendu sacrés la corde et l’échafaud…
Ô Chénier, Cardinal, Lorimier, fous sublimes,
L’on peut vous comparer à ces cœurs magnanimes :
{{iv|3}}Bonchamp, Stofflet, Cathélineau !
Oui, gloire à vous, martyrs du saint patriotisme !
En flagellant, un jour, l’aveugle fanatisme,
Vous avez conservé nos droits les plus sacrés,
Et sauvé du péril l’honneur de votre race !…
Les poètes toujours chanteront, pleins d’audace,
{{iv|3}}Vos noms sur leurs luths inspirés ! |s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|117}}</noinclude>{{poem|
Maintenant, grâce à vous, sous la même bannière,
Les enfants de la France et ceux de l’Angleterre
Marchent ensemble unis vers le progrès divin ;
Grâce à vous, nous avons oublié la vengeance,
Et les vieux guerriers morts, qu’illustra la vaillance,
{{iv|3}}Se sont un jour donné la main.
Et, se ressouvenant du grand jour des batailles,
Le pays leur a fait d’égales funérailles,
À tressé des lauriers pour leur front souverain ;
Puis il a marqué le sol {{corr|oû|où}} rêve le poète,
Qui vit notre victoire avec notre défaite,
{{iv|3}}D’un sceau de granit et d’airain
{{c|VIII.}}
Et toi devant lequel mon pas distrait s’arrête,
Dont le nom évoqué me fait courber la tête,
Et remplit tout à coup mon cœur d’émotion,|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|118|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Des braves d’autrefois proclamant le courage,
Tu fus ce sceau sacré, notre plus ferme gage
{{iv|3}}De paix, de force et d’union !
Sur les lieux dont l’aspect fait palpiter mon âme,
Sur le plateau qui vit dénouer le grand drame,
Reste toujours debout, ô mon beau monument,
Et sur tous les guerriers qui dorment sous ta pierre
Qu’inonde aujourd’hui Mai de sa blonde lumière,
{{iv|3}}Pèse toujours légèrement !| f}}
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<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{t2|AUTREFOIS|m=1.5em}}
{{—|1|m=2em}}
{{pom|C’en est fait l’espérance à mon âme est ravie.|mg=30%}}
{{clear}}
{{g|Baour Lormian.|65%|sc|fs=90%|mt=1em|mb=2em}}
{{poem|
Minuit vient de sonner à la vieille pendule,
Et, comme un long frisson, sa voix encor circule
{{iv|3}}Dans le noir corridor.
Au dehors pas un bruit ne vibre dans l’espace,
Hors le grommellement de l’ouragan qui passe
{{iv|3}}Sur le hameau qui dort.|d }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
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{{c|✽<br/>✽ ✽|fs=110%|ws=.7em|lh=.5|mb=1.5em|mt=.5em}}
{{poem|
Minuit vient de sonner à la vieille pendule,
Et, comme un long frisson, sa voix encor circule
{{iv|3}}Dans le noir corridor.
Au dehors pas un bruit ne vibre dans l’espace,
Hors le grommellement de l’ouragan qui passe
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|120|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Pas une blonde étoile au firmament sans borne…
Sous mon toit le silence est aussi lourd et morne
{{iv|3}}Que celui du tombeau,
Seul, par moments, le cri d’une flamme folâtre
Fait dresser une oreille à mon chien qui vers l’âtre
{{iv|3}}Allonge le museau.
Aux douteuses lueurs de ma lampe rustique,
Ma chambre étroite prend un aspect fantastique
{{iv|3}}Qui me fait frissonner.
Chaque meuble en son coin prend un aspect difforme,
Et mon vieux christ de bois, changeant soudain de forme,
{{iv|3}}A l’air de ricaner.
Depuis longtemps je laisse errer ma rêverie,
Comme au souffle du vent l’enfant, dans la prairie,
{{iv|3}}Livre son cerf-volant,
Comme la forêt fait flotter sa chevelure,
Comme la source épanche une onde claire et pure
{{iv|3}}Sur la galet roulant.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|121}}</noinclude>{{poem|
Laissant ployer mon front sous la mélancolie,
Je parcours un par un les feuillets de ma vie,
{{iv|3}}J’évoque le passé,
Et je me ressouviens de mes blondes années,
{{corr|Frèles|Frêles}} fleurs que le vent du malheur a fanées
{{iv|3}}De son souffle glacé.
{{astérisme|200%|sp=8px}}
J’étais enfant. Avec mes petits camarades,
J’allais souvent jouer sous les vertes arcades
{{iv|3}}Des bosquets embaumés…
Nous ornions nos chapeaux de roses, de pervenches,
Des oiseaux, nous allions, en écartant les branches,
{{iv|3}}Chercher les nids aimés.
À force de sueurs, de peines, de fatigues,
Dans le lit des ruisseaux nous élevions des digues
{{iv|3}}Où le flot bouillonnait,
Et, sous le jet d’argent d’une fraîche cascade,
Éparpillant dans l’air sa joyeuse roulade,
{{iv|3}}Un beau moulin tournait.
|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|121}}</noinclude>{{poem|
Laissant ployer mon front sous la mélancolie,
Je parcours un par un les feuillets de ma vie,
{{iv|3}}J’évoque le passé,
Et je me ressouviens de mes blondes années,
{{corr|Frèles|Frêles}} fleurs que le vent du malheur a fanées
{{iv|3}}De son souffle glacé.
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J’étais enfant. Avec mes petits camarades,
J’allais souvent jouer sous les vertes arcades
{{iv|3}}Des bosquets embaumés…
Nous ornions nos chapeaux de roses, de pervenches,
Des oiseaux, nous allions, en écartant les branches,
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À force de sueurs, de peines, de fatigues,
Dans le lit des ruisseaux nous élevions des digues
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|122|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Là-bas, sous les noyers, au bord de la falaise,
Nous bâtissions avec le galet et la glaise
{{iv|3}}Des tours et des {{sic2|chateaux|châteaux}},
L’été, sur les étangs nous possédions des flottes,
L’hiver, nous nous creusions dans la neige des grottes
{{iv|3}}Pleines de blancs cristaux.
Puis il fallait nous voir organiser des {{sic2|joûtes|joutes}},
Nous ranger en deux camps, charger quelques redoutes
{{iv|3}}Qu’un groupe défendait !
Nous voir dans le grenier jouer l’opéra-bouffe,
Sous un habit d’emprunt dont la taille qui bouffe
{{iv|3}}Jusqu’aux pieds descendait !
J’entends encor les cris des fermières {{sic2|revèches|revêches}},
Quand, pour voler des fruits, nous pratiquions des brèches
{{iv|3}}Dans leur enclos croulant ;
Je vois nos bastions sauter, voler en poudre,
Quand, tremblants, nous mettions l’allumette à la poudre
{{iv|3}}Des canons de fer-blanc.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|123}}</noinclude>{{poem|
Bien des fois, en secret, à l’heure de la brune,
J’ai quitté le logis, aux rayons de la lune,
{{iv|3}}Je suis allé m’asseoir
Sur quelque roc désert de la rive escarpée,
Pour écouter les flots chantant leur épopée
{{iv|3}}Dans les brumes du soir.
Là j’ai souvent passé presque des nuits entières
À choyer dans mon cœur les plus folles chimères ;
{{iv|3}}Là toujours je me plus
À me laisser bercer par la sainte espérance……
Hélas ! rêves dorés de ma naïve enfance,
{{iv|3}}Qu’êtes-vous devenus !
{{c|✽<br/>✽ ✽|fs=110%|ws=.7em|lh=.5|mb=.5em|mt=.5em}}
J’avais vingt ans. J’aimais une enfant jeune et folle,
Une enfant au cœur noble, à l’âme de créole,
{{iv|3}}À l’oeil noir et perçant ;
Souvent, quand la soirée était limpide et belle,
Nous allions tous les deux errer dans ma nacelle
{{iv|3}}Sur le lac frémissant.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|124|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
Bien des fois nous allions, sous l’épaisse feuillée,
Ouïr le rossignol mêlant sa voix perlée
{{iv|3}}Aux soupirs des ruisseaux,
Respirer les senteurs des pins et des mélèzes,
Ou bien piller aux champs les mûres ou les fraises,
{{iv|3}}Ainsi que les oiseaux.
Que j’aimais à la voir courir dans la rosée,
Le chapeau sur le dos, la robe retroussée,
{{iv|3}}Et les cheveux au vent !
Que j’aimais à la voir au bord de la fontaine,
Mirer ses dents de nacre-ainsi qu’une sirène,
{{iv|3}}Dans le cristal mouvant !
Souvent le soir, assis devant le feu de l’âtre,
Nous touchant du front, moi rêveur, elle folâtre,
{{iv|3}}Nous lisions des récits.
N’ayant d’autre bonheur que de se voir ensemble,
Nous nous étions formé de son logis qui tremble
{{iv|3}}Un petit paradis.|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr||{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|125}}</noinclude>{{poem|
Quelquefois un mot fou s’échappant de ma bouche
La mettait aux abois, et la rendait farouche
{{iv|3}}Comme le papillon.
Durant quelques instants elle faisait la moue,
Mais soudain un baiser appliqué sur sa joue
{{iv|3}}Me valait son pardon.
Dans un amour sacré mêlant toutes nos flammes,
Dans un sublime hymen mariant nos deux âmes,
{{iv|3}}Nous narguions l’avenir ;
De notre bonheur seuls nous savions la portée,
Et par nos cœurs aimants chaque heure était comptée
{{iv|3}}Par un doux souvenir.
Mais, comme les amours ne sont pas éternelles,
Un jour, le sort brisa nos rêves, d’un coup d’ailes,
{{iv|3}}Fit de nous un jouet,
Ainsi que le flot fait du navire en détresse.
Pour m’avoir fui si tôt, bonheurs de ma jeunesse,
{{iv|3}}Que vous ai-je donc fait ?|s }}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|126|{{sct|les québecquoises}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{poem|
{{c|✽<br/>✽ ✽|fs=110%|ws=.7em|lh=.5|mb=.5em|mt=.5em}}
Maintenant tout est sombre et brumeux dans mon âme ;
Aujourd’hui sous mon ciel rien de grand ne m’enflamme,
{{iv|3}}Rien n’a d’émotions,
Les parfums les plus doux n’ont plus pour moi d’arôme,
Et je n’ai plus au cœur que le pâle fantôme
{{iv|3}}De mes illusions.
Et, pour me rappeler de mes heures d’ivresse,
Je n’ai conservé rien qu’une soyeuse tresse,
{{iv|3}}Qu’un doux billet d’amour,
Et, pour chasser l’ennui qui toujours me déchire,
Je ne possède plus que les sons d’une lyre
{{iv|3}}Qui chante nuit et jour.|f }}
{{g|1875|20%|m=2em|fs=90%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ineuw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|188|L’ÉVOLUTION NATURALISTE|}}</noinclude><nowiki/>
« Mais la colère et le dégoût s’en vont, la presse reste toute-puissante. On revient à elle comme à de vieilles amours. Elle est la vie, l’action, ce qui grise et ce qui triomphe. Quand on i a quitte, on ne peut jurer que ce sera pour toujours, car elle est une force dont on garde le besoin, du moment où l’on en a mesuré l’étendue. Elle a beau vous avoir traîné sur une claie, elle a beau être stupide et mensongère souvent, elle n’en demeure pas moins un des outils les plus laborieux, les plus efficaces du siècle, et quiconque s’est mis courageusement à la besogne de ce temps, loin de lui garder rancune, retourne lui demander des armes, à chaque nécessité de bataille<ref>Une Campagne.</ref>. »
Ces années de journalisme forcé, cette mâle école de la nécessité, et surtout les heures volées par l’art à la production commerciale fécondaient le talent du romancier. Ses livres d’aujourd’hui restent la mise en œuvre d’une idée de jeunesse. M. Emile Zola garde à ce temps dur de la reconnaissance. Peut-être aussi, en dépit de toute critique, a-t-il pour ses balbutiements poétiques de secrètes indulgences. Il a tout conservé. Un poète ne se résout jamais à brûler ses premiers vers ; il y respire « le lointain parfum des fleurs séchées qu’on retrouve après des années entre les pages d’un livre. »
Les plus forts, entourés de grandes œuvres, l’oreille pleine du retentissement de leurs succès, ne peuvent feuilleter sans émotion les pages auxquelles ils ont consacré de longues veilles, interrompues par les rêves de l’adolescence. Alors, même au milieu de la misère, on croyait la gloire prochaine ; on ne se doutait guère des injustices et des clameurs obstinées, on ne se disait point que vingt volumes et vingt années de travail ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>aller moi-même en Écosse pour obtenir
un morceau de la pierre heureuse !
Chère pierre, dit-elle en la
baisant avec transport.
— Je suis sûre, je suis certaine
que, si ma sœur Nicky était ici,
elle serait enchantée de vous l’offrir.
Ce serait assurément lui faire le
plus grand plaisir, puisque vous
croyez que cette pierre paraîtrait
beaucoup plus à son avantage dans
votre collection ; ce dont, pour
ma part, je ne fais aucun doute.
Ma sœur ne la porte jamais, de
peur de la perdre ; et certainement,
elle serait plus en sûreté, renfermée
dans cette caisse ; personne
n’en disconviendra. Ainsi, c’est
tout ce que Nicky peut faire de
mieux, que de vous la présenter…
— Ma chère miss Douglas, je
suis honteuse ; c’est un vol {{tiret|mani|feste}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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tiret pour la modernisation
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>{{tiret2|mani|feste}} : mais j’insiste pour que vous
acceptiez en retour quelque témoignage
de ma reconnaissance envers
votre sœur. Veuillez lui offrir ceci,
dit-elle, prenant sur la table de
charité un assortiment de papiers
en couleurs différentes, pour tenir
le fil. Je vous demande la grâce
d’offrir cette bagatelle à miss Nicky
de ma part, et veuillez lui dire que je
regarde sa pierre heureuse comme
ce que j’aurais de plus curieux dans
ma collection.
Cette scène avait été si rapide,
que la pauvre Grizzy n’avait pas eu
le temps de se préparer à la soudaine
métamorphose de son collier
en papier pour le fil ; et quelque
vague alarme passa par sa tête, à
l’idée de ce que sa sœur penserait
de cet échange.
Mary s’approcha dans ce mo-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’informer lord Glenallan de ses
sentimens.
Il l’écouta avec une surprise douloureuse ;
mais, comme il n’était
pas de ceux qui reviennent aisément
d’une idée qui a pris fortement
possession de leur cerveau, il parut
résolu à persévérer dans ses
attentions tranquilles, mais marquées.
La colère de lady Juliana, lorsqu’elle
connut ce refus, se conçoit
plus facilement qu’elle ne pourrait
se décrire. Le cœur de Mary fut
presque {{corr|brise|brisé}} par sa durée et sa
violence. Quelquefois elle se demandait
si elle avait le droit de résister
ainsi aux désirs de sa mère ;
et dans le fort de sa détresse, elle
fit part de ses scrupules à lady
Emily.
— Quant aux désirs de lady Juliana,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>table gourmande. Sa forme est {{corr|apétissante|appétissante}},
sa taille élégante et svelte,
quoiqu’arrondie, son embompoint
modéré, ses jambes d’écarlate ;
enfin son fumet divin et ses qualités
restaurantes, tout concourt à la
faire rechercher des vrais amateurs.
D’autres gibiers sont plus
rares, plus chers, mieux accueillis
par la vanité, la mode et le préjugé.
La perdrix rouge, belle de sa propre
beauté, dont les qualités sont
indépendantes de la fantaisie, qui
réunit en sa personne tout ce qui
peut charmer les yeux, délecter le
palais, stimuler {{corr|l’apétit|l’appétit}}, et ranimer
les forces, plaira dans tous les
temps, et parera un festin, sous
quelque forme qu’elle y paraisse. »
Le docteur soupira. Ce n’est rien
encore, comparé à ce qu’il dit de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>toute leur énergie les sentimens de
la tendresse {{corr|filliale|filiale}} qui naissent
avec nous, et dont le souvenir est
une source d’émotions douces, on
lui avait appris cependant à chérir
celui de qui elle tenait le jour, elle
avait été élevée dans les lieux de
sa naissance. Son image s’associait
dans son esprit avec tout ce qui lui
retraçait les scènes de son heureuse
enfance.
Son nom et son souvenir étaient
familiers à ceux avec lesquels elle
avait passée sa vie, et ainsi les sentimens
d’une affection naturelle,
s’étaient conservés chez elle dans
toute leur vivacité. Combien de
lettres, combien de témoignages de
son amour, n’avait elle pas envoyés
à son père depuis sa plus tendre
jeunesse ! Elle avait toujours nourri
l’espoir de son retour, et qu’en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 4.djvu/161
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ratifs de son départ. Lorsqu’il rentra,
on voyait, à son extrême agitation,
le combat douloureux qui
se passait dans son âme, en contemplant,
pour la dernière fois,
des traits qui semblaient déjà appartenir
à un ange et qu’il ne verrait
plus. Un rayon du soleil couchant
donnait en plein sur ce visage
si calme, et un silence profond et
{{corr|solonnel|solennel}} régnait autour de ce lit
de mort, et n’était interrompu que
par le chant de l’oiseau du soir et
le bruit lointain des troupeaux.
Toute la nature était brillante et
gaie, mais n’apportait plus ni joie,
ni plaisir à ces yeux et à ces oreilles
fermés pour jamais au bonheur
terrestre.
Le colonel avait ses regards attachés
sur sa mère ; il pressait ses<noinclude>
<references/></noinclude>
fh4p30ys0cm967je5r9zo91lyhc358a
Page:Œuvres de Plutarque (trad. Amyot), vol. 1, 1784.djvu/604
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
{{T3|{{sp|0.5em|''COMPARAISON''}}<br>{{t|DE THEMISTOCLES<br>AVEC FURIUS CAMILLUS.|80}}<br>{{t|''Par S. G. S.''|70}}|fs=180%|ff=Garamond, serif|sp=0.06em|ws=0.2em|m=1.5em}}
{{initiale|C|ff=serif}}{{sc|onsidérons}} maintenant la difference et
convenance qu’on peut remarquer entre ces deux grands personnages.
Premierement on veoid qu’ayants esté tous
deux de maisons peu renommées, ils se sont advancez aux
estats par actes de bon sens et de proüesse, ont faict
de grands services au besoing à leurs republicques,
en ont reçeu pauvre recompense, et neantmoins ont
mieulx aymé supporter telles indignitez, que faire chose
qui repugnast à leur debvoir. Mais il semble que Themistocles
ayt de meilleure heure faict preuve de sa
suffisance, encores que la maison dont il estoit issu
le retardast d’austant : et que par ses exercices, estudes,
occupations, responses et premiers conseils ès affaires
d’estat il ayt de beaucoup desvancé Camillus, lequel
demoura incogneu, jusques à ce que se trouvant par
rencontre en une escarmourche en qualité de simple
homme d’armes, il commença à paroistre. Davantage,
Themistocles ayant achepté l’ambition d’Epicydes,
homme de petite conduicte, pour empescher qu’il
n’eust la superintendance de la guerre contre les Perses,
cedant l’aucthorité de commander à Eurybiades, amiral
des Lacedæmoniens, pour entretenir l’union des
confederez, et appaisant par une gentille ruse le capitaine
Architeles, le depart duquel jectoit toute la Grèce
en un merveilleux dangier, acquit plus d’honneur que
ne feit Camillus au siege de Veies, où il n’alla que
fort tard, et n’en vint à bout par son addresse, ains
pource que l’estat de ceste ville ennemye ne pouvoit
durer davantage.
Il y a bien plus : c’est que la sagesse de Themistocles,
faisant embarquer les Atheniens sur leurs gua-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" />{{nr|222|{{sct|table}}|t={{—|l|m=.5em}}|b={{—|l|m=.5em}}|}}</noinclude>{{corpsTdM|largeurp=40||
[[Les Québecquoises/Dollard des Ormeaux|Dollard des Ormeaux]]|{{pli|66|0}}||
[[Les Québecquoises/Après le bal|Après le bal]]|{{pli|72|0}}||
[[Les Québecquoises/La vengeance Huronne|La vengeance Huronne]]|{{pli|75|0}}||
[[Les Québecquoises/Coucher de soleil|Coucher de soleil]]|{{pli|91|0|{{corr|92|91}}}}||
[[Les Québecquoises/À mon ami Charles Langelier|À mon ami Charles Langelier]]|{{pli|94|0}}||
[[Les Québecquoises/Céline|Céline]]|{{pli|96|0}}||
[[Les Québecquoises/Octave Crémazie|Octave Crémazie]]|{{pli|102|0}}||
[[Les Québecquoises/Le monument Sainte-Foye|Le monument Sainte-Foye]]|{{pli|106|0}}||
[[Les Québecquoises/Autrefois|Autrefois]]|{{pli|119|0}}||
[[Les Québecquoises/Ayez pitié|Ayez pitié]]|{{pli|127|0}}||
[[Les Québecquoises/À Madame C. C. Gosselin|À Madame C. C. Gosselin]]|{{pli|131|0}}||
[[Les Québecquoises/L’Algonquine|L’Algonquine]]|{{pli|132|0}}||
[[Les Québecquoises/Sur la tombe de M. L. Turcotte|Sur la tombe de M. L. Turcotte]]|{{pli|147|0}}||
[[Les Québecquoises/L’Héroïne de Verchères|L’Héroïne de Verchères]]|{{pli|150|0}}||
[[Les Québecquoises/Louis-Joseph Papineau|Louis-Joseph Papineau]]|{{pli|156|0}}||
[[Les Québecquoises/Le matin|Le matin]]|{{pli|158|0}}||
[[Les Québecquoises/Excelsior|Excelsior]]|{{pli|161|0}}||
[[Les Québecquoises/À Victor-Emmanuel|À Victor-Emmanuel]]|{{pli|164|0}}||
[[Les Québecquoises/Sur une pièce de monnaie|Sur une pièce de monnaie]]|{{pli|167|0}}||
[[Les Québecquoises/Ange et Démon|Ange et Démon]]|{{pli|169|0}}||
[[Les Québecquoises/Sur l’Eau|Sur l’Eau]]|{{pli|172|0}}||
[[Les Québecquoises/À Henry Wadsworth Longfellow|À Henry Wadsworth Longfellow]]|{{pli|175|0}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jours, les semaines, les mois se
passèrent, et Adélaïde déplorait
de plus en plus son sort ; mais si à
peine pouvait-elle le supporter pendant
qu’elle habitait la capitale, que
devint-elle, lorsqu’il fallut aller
s’enterrer à la campagne dans là
triste et magnifique résidence de
Rerwoods-Abbey ! là, tout respirait
la grandeur et la monotonie ; la
société s’y trouva composée de lady
Mathilde, de madame Finch,
du général Carver, et de quelques
autres personnages tous aussi insignifians.
— Oh ! alors, avec quelle
amertume la duchesse sentit que
le bonheur ne s’achetait pas au prix
de l’or ! que le faste et l’opulence
ne pouvaient remplir le vide du
cœur. Lord Lindore, d’après une
invitation du duc, se rendit chez
lui. Dès cet instant Adélaïde fut<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>lée n’eut d’autre parti à prendre
que de chercher un refuge à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}},
et dit pour toujours adieu
à cette belle demeure qu’elle avait
presque considérée comme lui appartenant.
Le chagrin de Mary, en apprenant
la fuite de sa sœur, fut proportionné
à la nature de l’offense.
Elle ne songea point au déshonneur
qui pouvait en rejaillir sur
elle-même, ni à la manière dont
le monde l’envisagerait, mais au
crime commis contre la loi de
Dieu. Cependant, tout en déplorant
la faiblesse de celle qui lui tenait
de si près, aucune parole
amère ne sortit de sa bouche. Elle
ne condamna point sans miséricorde
la pauvre brebis égarée ; elle
remercia avec ardeur l’Être suprême
de ce qu’il avait permis<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>me habitué à la vie d’un soldat est
perdu pour le bonheur domestique ;
il est presque toujours libertin,
joueur ou ivrogne, et ne trouve
aucun attrait chez lui. Si j’avais
eu une fille, j’aurais été au désespoir
qu’elle prît du goût pour un
militaire ; mais, ajouta-t-elle, comme
se rappelant tout à coup qu’elle
venait de commettre une imprudence,
ce que je viens de vous dire
peut n’être qu’un préjugé de ma
part. Il est certain que l’état de marin
est encore plus déplorable, car
celui qui l’embrasse partage ordinairement
sa vie entre la pipe et la
Bouteille !…
— Ce que vous dites là est très-vrai :
je trouve qu’il n’y a aucun
préjugé de votre part, reprit Emily,
je conviens avec vous que bien
heureuses sont celles qui peuvent<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 4.djvu/234
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE {{corr|LIII|LV}}.}}
{{sc|Lady}} Emily touchait enfin au
bonheur qu’elle désirait depuis si
long-temps. Elle apprit, non sans
une vive émotion, que le vaisseau
qui ramenait Edward Douglas était
arrivé à Portsmouth, et il ne tarda
pas lui-même à se présenter à
{{corr|Beech-Parck|Beech-Park}}. Il fut reçu par son
Emily avec transport ; par Mary,
avec la douce affection d’une sœur ;
lord Courtland, toujours satisfait
d’augmenter le nombre de ses hôtes,
témoigna beaucoup de plaisir
du retour de son neveu ; lady Ju-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>liana même éprouva une sorte d’émotion
en embrassant son fils, le
portrait vivant de ce qu’avait été le
pauvre Henry vingt ans auparavant.
Edward Douglas, doué, d’une
figure charmante, possédait aussi
cette vivacité, cette insouciance de
caractère qui peut ajouter aux grâces
de la jeunesse ; mais ne plaît pas
également à un âge plus avancé.
Il était beau, courageux, toujours
de bonne humeur, et, de plus,
avait un excellent cœur ; mais il
avait peu de moyens, et il était
bien inférieur à lady Emily pour
l’''esprit''. Mary, en faisant cette remarque,
ne put s’empêcher d’en concevoir
quelque inquiétude pour le
bonheur de sa cousine. Mais lady
Emily, si prompte à découvrir les
défauts et les faibles des autres, pa-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>parti. Mais, après tout, a-t-il ajouté,
c’est un excellent garçon, un brave
jeune homme qui, je l’espère, s’avancera
un jour ou l’autre. Je suis
fâché de ne pouvoir vous donner
de la fortune en vous mariant ;
mais vous vous établirez à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}},
et y resterez tant que vous
voudrez. Oh ! que ces assurances
de bonheur sont fades. Combien
j’aurais désiré avoir, comme vous,
quelques difficultés à vaincre !
— Quoi ! ma chère Emily, auriez-vous
voulu qu’on vous enfermât
dans quelque tour ? Qu’on
vous laissât à votre désespoir, et
qu’il ne vous restât d’autres ressources
que de percer les murailles
ou de vous précipiter des croisées,
espérant trouver votre amant pour
vous recevoir dans ses bras !
— Non, non, vous allez trop<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>loin ; mais je n’aurais pas craint
d’être la fille persécutée de quelque
ancien baronnet, au lieu d’être
l’enfant gâté d’un comte moderne.
C’est insipide tout-à-fait de se marier
bonnement à l’église de sa paroisse,
au milieu de sa famille et de
ses amis ; enfin, il faut en prendre
mon parti ; mais je me sentais de
grandes dispositions pour être une
héroïne de roman.
Malgré l’apparente légèreté de
lady Emily, elle s’intéressait vivement
au sort de sa cousine ; mais
lady Juliana était plus opiniâtre
que jamais : le chagrin et le désappointement
avaient aigri son caractère
déjà si irritable. Sa nièce
n’avait plus aucune influence sur
elle ; même la menace d’inviter la
tante Grizzy à demeurer à {{corr|Beech-Parck|Beech-Park}},
ne put l’affecter ni la faire<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>céder aux instances qu’on lui faisait
sans cesse d’accorder son consentement.
Le docteur fut le seul
qui se rangea du parti de Sa Seigneurie,
pour blâmer la ridicule
inclination de miss Mary. — Il faut
dit-il, qu’elle ait entièrement perdu
la raison, pour s’être entichée
de la sorte d’un homme qui n’a
presque rien, et sur la petite propriété
duquel il était persuadé que
l’on ne trouvait que des moineaux
et des linottes, mais pas un seul
morceau de gibier, tandis que chez
lord Glenallen les lièvres et les perdrix
étaient en si grand nombre,
qu’on les voyait souvent se promener
jusque sur la terrasse. L’indignation
du pauvre docteur fut suspendue
pendant quelque temps
par une attaque d’apoplexie ; mais
s’en étant relevé, il prétendit que<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Invitation à la peur/L’Affaire du Miroir
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Hektor
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Ineuw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||M. ÉMILE ZOLA|189}}</noinclude>seraient pas de trop pour imposer à tous un talent discuté ; on allait en avant, plein d’espoir.
Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour se figurer tous les reproches que l’on peut adresser aux rimes que M. Alexis a publiées. Les malveillants ont bien ri de certains passages naïfs, tout en fustigeant l’auteur des ''Rougon-Macquart'' sur le dos du poète. Voilà la taverne des''Contes d’Espagne et d’Italie,'' l’alcôve de ''Don Paëz et de Rolla'', l’apostrophe à Don Juan, l’apostrophe au Christ, l’apostrophe à Dieu le père ; voilà les paradoxes qui faisaient bondir le bourgeois de 1830, l’allure tapageuse et la pose libertine de Musset ;
<nowiki/>
.... Le réel n’a point passé par là.
Toute cette défroque romantique que le poète des ''Nuits'' portait si cavalièrement, sied assez mal à M. Zola. Il n’a su s’en débarrasser ni dans les ''Contes à Ninon'' ni dans la ''Confession de Claude'', et date vraiment de ''Thérèse Raquin''. On n’écrit pas à vingt ans la ''Curée'' ou ''l’Assommoir.'' La critique accabla d’éloges les ''Contes'', avant d’appeler M. Zola « un égoutier littéraire. » Son {{sic2|inintelligence}} aime le banal, s’effraie du nouveau.
Dans ''la Confession de Claude,'' le véritable tempérament de l’artiste se laisse deviner, mais les détails réalistes n’abondent point. Le livre, sous sa forme d’autobiographie et avec son style déclamatoire fait penser à ''la Confession d’un enfant du siècle''. Jusqu’ où alla cette influence de Musset ? Le désespéré des ''Nuits'' n’est certes pas un précurseur de l’école actuelle. Et pourtant Sainte-Beuve le qualifia un jour de réaliste. L’Académie couronnait les ''Poèmes Evangéliques'' de M. Victor de Laprade. Musset, un peu étourdi par cette poésie qui chante dans le bleu, sur les cimes, sans jamais daigner descendre, se<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Desprez - L’Évolution naturaliste, 1884.djvu/198
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|190|L'ÉVOLUTION NATURALISTE|}}</noinclude>pencha vers son voisin et murmura avec une nuance marquée de dédain : Vous trouvez que c’est un poète, ''çà'' ? A quoi Sainte-Beuve repartit : Oui, un poète, et même un poète de beaucoup de talent, mais vous ne pouvez le comprendre, car en somme, vous êtes un réaliste, vous<ref>''Nouveaux Lundis'', t. I.</ref> !
Réaliste ou non, Musset a conservé en M. Zola un fidèle : c’est toujours l’enthousiasme de la seizième année. Les jeunes admirations comme les jeunes amitiés nous suivent dans la vie.
Quoi d’étonnant qu’au sortir du collège, on imite les poètes dont on s’est grisé ? Dans les premières œuvres de M. Zola, sous le pastiche presque continuel, on trouve en germe la note douce et ardente qui fait le charme de l’''Abbé Mouret'', cette note qui éclate çà et là dans les autres livres du romancier. Souvenez-vous des amours muettes de Gervaise et de Goujet dans les lueurs et les grondements d’une forge ; rappelez-vous les caresses de Nana et de Georges en pleine campagne, cette idylle mêlée au drame de la chair.
Au milieu des dégoûts fatals de la vie littéraire, c’est aux jours ensoleillés de son enfance que l’esprit de M. Emile Zola aime à remonter, et, dans ces instants, le rude romancier se change en un poète attendri. Il se repose des sécheresses de l’analyse « dans une réalité poétique ;<ref>Edmond de Goncourt, Préface des ''Frères Zemganno''.</ref> » des souffles de jeunesse lui reviennent ; il écrit comme il écrivait jadis, le cœur plein de chaudes tendresses, les yeux éblouis par les horizons lumineux de la Provence.
Autour d’Aix, la romaine, il n’est pas de ravines,
Pas de rochers perdus au penchant des collines,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|190|L'ÉVOLUTION NATURALISTE|}}</noinclude>pencha vers son voisin et murmura avec une nuance marquée de dédain : Vous trouvez que c’est un poète, ''çà'' ? A quoi Sainte-Beuve repartit : Oui, un poète, et même un poète de beaucoup de talent, mais vous ne pouvez le comprendre, car en somme, vous êtes un réaliste, vous<ref>''Nouveaux Lundis'', t. I.</ref> !
Réaliste ou non, Musset a conservé en M. Zola un fidèle : c’est toujours l’enthousiasme de la seizième année. Les jeunes admirations comme les jeunes amitiés nous suivent dans la vie.
Quoi d’étonnant qu’au sortir du collège, on imite les poètes dont on s’est grisé ? Dans les premières œuvres de M. Zola, sous le pastiche presque continuel, on trouve en germe la note douce et ardente qui fait le charme de l’''Abbé Mouret'', cette note qui éclate çà et là dans les autres livres du romancier. Souvenez-vous des amours muettes de Gervaise et de Goujet dans les lueurs et les grondements d’une forge ; rappelez-vous les caresses de Nana et de Georges en pleine campagne, cette idylle mêlée au drame de la chair.
Au milieu des dégoûts fatals de la vie littéraire, c’est aux jours ensoleillés de son enfance que l’esprit de M. Emile Zola aime à remonter, et, dans ces instants, le rude romancier se change en un poète attendri. Il se repose des sécheresses de l’analyse « dans une réalité poétique ;<ref>Edmond de Goncourt, Préface des ''Frères Zemganno''.</ref> » des souffles de jeunesse lui reviennent ; il écrit comme il écrivait jadis, le cœur plein de chaudes tendresses, les yeux éblouis par les horizons lumineux de la Provence.
{{ppoem|Autour d’Aix, la romaine, il n’est pas de ravines,
Pas de rochers perdus au penchant des collines,
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Ineuw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||M. ÉMILE ZOLA|191}}</noinclude>{{ppoem|
Dans la vallée en fleurs, pas de lointains sentiers
Où l’on ne puisse voir l’empreinte de mes pieds.
Jusqu’aux derniers taillis, j’ai couru tes forêts,
O Provence, et foulé tes lieux les plus secrets.
Mes lèvres nommeraient chacune de tes pierres,
Chacun de tes buissons perdus dans les clairières.
J’ai joué si longtemps sur tes coteaux fleuris
Que brins d’herbe et graviers me sont de vieux amis.
Terre qu’un ciel d’azur et l’olivier d’Attique
Font sœur de l’Italie et de la Grèce antique,
Plages que vient bercer le murmure des flots,
Campagnes où le pin pleure sur les coteaux,
O région d’amour, de parfum, de lumière,
Il me serait bien doux de t’appeler ma mère !
}}
N’est-on pas tenté d’attribuer ces beaux vers à un
Brizeux provençal ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/5
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
<div style="font-family:Times new roman;">
{{PageTitre2|
1|L’ARTICLE 47|400|
1|PAR|100|
1|ADOLPHE BELOT|170|
1|{{sep|5}}|100|
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0.5|LA FILLE DE COULEUR|100|
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0.5|LE JOURNAL D’UNE JEUNE FILLE|100|
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0.5|LA HAUTE POLICE|100|
1|{{sep|3}}|100|
1|SEPTIÈME ÉDITION|100|
2|[[File:Marque-imprimeur - E. Dentu, éditeur, 1881.png|170px|center]]|100|
3|PARIS|140|
0|E. DENTU, ÉDITEUR|140|
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0|PALAIS-ROYAL, 17 ET 19, GALERIE D’ORLÉANS|83|
1|{{sep|1}}|100|
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0.5|Tous droits réservés.|83|
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>sommes infelices & d’entendement alienées de venerer & honnirer celuy Cupido ? Las je vois ces deux gentilz personnages qui continuelement l’exorent & encore ne le pevent commouvoir à commiseration : Parquoy si nous estions bien considerantz, ne le debvrions aulcunement estimer : mais au contraire detester, execrer & blasphemer. O mauldict & malicieux amour, qui tousjours vole par terre : & comme insidiateur à la porte d’aultruy continuelement gistz vehement audacieux, contentieux, enchanteur, & plein de poyson venefique. O infame, scelere & maulvais, du mal d’aultruy tousjours tu te letifie : & du bien ne te fais que contristrer. Et pource ayant certaine intelligence de ta maligne nature, bien vouldroye qu’en ma faculté fut de trop d’inquietude me liberer. Mais il est trop difficule aux<noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Nous vîmes bien que c’étoit une défaite
pour ne pas rendre nos gens, &
ce refus couvert, joint au chagrin que
nous cauſoit la perte de ceux des nôtres
qui mouroient inceſſamment par la violence
du poiſon dont leurs bleſſures
étoient envenimées, nous fit prendre,
quoiqu’avec peine, la réſolution d’envoyer
au Préſident vingt têtes de ſes
gens dans un Canot ; & nous lui fîmes
dire que ſi le 28 il ne nous renvoyoit nos
hommes, nous lui ferions porter les têtes
de tout ce qui nous reſtoit de priſonniers.
Ce moyen étoit à la vérité un peu violent ;
mais c’étoit l’unique pour mettre
les Eſpagnols à la raiſon, nous les connoiſſions
gens à nous mépriſer ſans cette
fermeté, & à nous abymer en peu de
temps, pour peu de tiédeur que nous
euſſions fait paroître.
Le 28 à la pointe du jour un Parlementeur
nous ramena nos cinq hommes,
ſavoir un François & quatre Anglois ;
il nous apporta auſſi quantité de
rafraîchiſſements pour nos bleſſés, avec
la Lettre ſuivante.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''J''}}E vous envoie tous les priſonniers que
j’avois dans ma place ; ſi j’en avois davantage
je vous les renverrais de même, &</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/176
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><i>à l’égard de ceux que nous avez entre les
mains, je mets cela à votre honnêteté &
ſuivant l’uſage de la guerre.</i>
{{il|0.5em}}
Nous lui envoyâmes une douzaine
des plus bleſſés, & nous lui fîmes cette
réponſe.
{{il|0.5em}}
{{c|{{Espacé|0.3em|LETTRE}}|fs=150%}}
{{c|Pour le Préſident de Panama.}}
<i>{{Lettrine|''S''}}I vous en aviez uſé de la ſorte lorſqu’on
vous redemanda les cinq priſonniers que
vous nous renvoyez à préſent, vous auriez
ſauvé la vie à ces miſérables dont on vous a
envoyé les têtes, & que vous avez bien
voulu faire périr. Nous vous renvoyons
en échange douze de vos hommes, & nous
vous demandons vingt mille pièces de huit
pour la rançon de ceux qui nous reſtent,
ſinon nous les mettrons hors d’état de nous
renvoyer des balles empoiſonnées : ce qui
eſt une contravention ſi manifeſte aux loix
& aux maximes de la bonne guerre, que
ſi nous en voulions faire le châtiment ſuivant
la rigueur des règles qu’elle nous
preſcrit, nous ne donnerions quartier à pas
un de vos gens.</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/190
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>qu’à envoyer ſur l’Iſle y chercher leurs
têtes. Nous avions trouvé dans la maiſon
de ce Commandant la Lettre que voici,
adreſſée par le Teniente de Chiriquita,
au Commandant du Bourg de Saint Lorenco.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''J''}}E vous envoie pour renfort tout le monde
armé que j’ai pu ramaſſer, faites vos efforts
pour prendre quelqu’un des ennemis,
afin de ſavoir leur intention dont nos Généraux
ſont fort en peine. Faites retirer les
bêtes du bord de la mer, & mettez-les
en un lieu propre pour faire embuſcade, afin que
les Flibuſtiers, s’écartant à leur manière accoutumée
pour en tuer, il vous ſoit plus facile
d’en attraper quelqu’un. Si cela ne vous
réuſſit pas, faites une embuſcade à l’endroit
où vous eſtimez qu’ils doivent mettre nos
priſonniers à terre & faites-vous montrer
par eux les gens qu’ils ont connu dans
leurs bords les plus reſpectés ; afin que ſi
Dieu nous donne l’avantage, vous ne détruiſiez
point ceux-là, & que vous me les envoyiez.
Sur-tout interrogez les femmes,
pour ſavoir s’il n’y auroit pas eu quelque
imprudent qui leur eut découvert quelque
choſe.</i>
{{il|0.5em}}
Cette Lettre nous fit mieux tenir ſur<noinclude>
<references/></noinclude>
4oojk6c9fk6h5gxldtgyys385bm28sj
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/198
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ici. Il y en avoit une du Gouverneur ou
Général de la Province de Coſta-Rica,
écrite au Préſident de Panama, & datée
du 2 Mai 1686. Elle étoit conçue en ces
termes.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''C''}}Ette Lettre eſt pour vous avertir
de la priſe de notre chère Ville de
Grenade par les Pirates le 10 du précédent.
Ils ont mis à terre dans un lieu
où nous n’avions point de Vigies, nous
fiant ſur ce que la mer y eſt fort brave.
Ils ont paſſé au travers des bois comme
des animaux ſauvages ; nous eûmes le
bonheur d’être avertis par des Pécheurs,
quoique nous fuſſions déjà ſur nos gardes
depuis les nouvelles qui nous étoient venues
de Leſparſo & de Nicoya. Le 9 ils
couchèrent à la puiſſante maiſon de Dom
Diego Ravalo, Chevalier de St. Jacques.
Nous nous étions aſſez bien préparés à
les repouſſer ; mais la manière d’entrer
au combat de ces gens-là étonna ſi fort
les nôtres, que nous ne pûmes faire la
réſiſtance que nous nous étions propoſée ;
ils foncèrent dans la Ville les yeux fermés,
chantant & danſant comme des
gens qui vont à feſtin. Enfin après
nous être battus en braves gens, ils gagnèrent
la place avec perte de trente hom</i>-<noinclude>
<references/></noinclude>
jvdvmtf4r76c8lmvqtyxcqx7o98j67y
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><i>de pouſſer juſqu’à Carthagène. Que Monſieur
le Gouverneur prenne ſes meſures là-deſſus,
& qu’il continue de fortifier ſon retranchement.
Je vous informerai plus amplement
de l’affaire par la première Caravane.</i>
{{il|0.5em}}
La ſeconde Lettre que le Préſident de
Panama adreſſoit au Général de la
Coſta-Rica, étoit conçue ainſi :
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''C''}}Elle-ci eſt pour vous informer des nouvelles
qui me ſont venues de Carthagène
par Porto-Bello. Le Roi de France ayant
cru recevoir quelque mécontentement de notre
Nation, avoit envoyé quatre-vingts
voiles devant Cadix pour faire contribuer
cette Ville ; & vu que la force l’emportoit
ſur le bon droit en cette occaſion, on
lui a donné un demi-million, & ſes
vaiſſeaux ſe ſont retirés dans leurs
ports.</i>
<i>Vous ſaurez que le 22 Août {{Mr.|l’Évêque}}
me força à mettre trois Bâtiments
en mer, avec les Pirates qui étoient toujours
devant notre port, & qui prenoient
toutes les Barques & les Canots
qui vouloient entrer. À la pointe du jour
nos Bâtiments les ſurprirent ; ce qui
obligea un des Pirates à filer ſon câble</i><noinclude>
<references/></noinclude>
5791lq9yyg9dpropot0rvzl59quuiwq
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Enfin la troiſième Lettre étoit du Teniente
de Sanſonnat. Voici ce qu’il écrivoit
au Préſident de Panama :
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''L''}}E Capitaine François Grogniet s’eſt
ſéparé de ſa Flotte au Realeguo, &
eſt deſcendu ſur nos Iſles de Mapalle avec
cent cinquante hommes. Nous avons pris
trois de leurs gens, qui nous ont dit que
ceux qui étaient montés vers Panama étoient
dans le deſſein de repaſſer au Nord. La
paix que vous avez faite avec les Indiens
nous fera plus de mal que de bien ; il falloit
du moins attendre qu’ils fuſſent paſſés
pour fermer ce paſſage. Ces gens-là ne
voyant point de lieu pour ſe retirer, vont
être comme des chiens enragés. Nous n’avons
point beſoin de cela ; car par-tout
où ces gens ſans religion mettent à terre,
ils remportent la victoire. Facilitez leur
paſſage, ſi vous voulez que nous ſoyions
en repos ; ils ont mis douze fois à terre
ſans ſavoir ce qu’ils cherchaient. Envoyez-nous
un homme qui ſache faire la
guerre par mer ; car je n’eſtime pas qu’ils
puiſſent jamais ſortir de deſſus ces Iſles,
ainſi il ſeroit bon de les y aller prendre.</i>
{{il|0.5em}}
Le 12 ne voyant point de rançon<noinclude>
<references/></noinclude>
m0oyo80kj2brnpbxy4v34si7doznjcy
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>priſe de David qu’il nous envoyoit,
pour nous prier de lui faire venir de
Quéaquille parmi nos rançons, un grand
mât, le ſien ayant été fort endommagé
dans ce dernier combat. En attendant
David s’occupa à croiſer hors la Baie,
pour empêcher que nous ne fuſſions ſurpris
par les Eſpagnols.
J’avois oublié de dire que les gens
de la Frégate avoient ſurpris à Païta le
Courier de Quéaquille, qui alloit à
Lima pour la troiſième fois porter au
Vice-roi une Lettre du Teniente de cette
Ville, qui nous éclaircit parfaitement
du ſoupçon que nous avions eu, que les
Eſpagnols ne différoient le paiement de
la rançon promiſe, que pour avoir le
temps de ſe préparer à nous la venir payer
d’une monnoie dont nous n’avions pas
beſoin, & que nous ne leur demandions
pas. La Lettre étoit conçue en ces
termes.
{{il|0.5em}}
{{Lettrine|''J''}}<i>E donne avis à votre Excellence, pour
la ſeconde fois, que les Anglais & les
François ſont encore à la Puna. Il y a
pluſieurs jours que le terme qu’ils nous
ont accordé pour la rançon de nos Priſonniers
eſt expiré. Je le fais exprès pour
donner du temps à Votre Excellence. Ils</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/28
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Miruts
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>mée autrichienne, mourut à Liége, en 1802.
‖ {{sc|Aspre}} (Constantin, baron {{sc|d’}}), feld-maréchal
autrichien, de la même famille que les précédents,
né à Bruxelles en 1789, mort en 1850,
servit longtemps en Italie, contribua au gain
de la bataille de Novare, en 1849, et prit ensuite
d’assaut la ville de Livourne.
<section end="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>
<section begin="ASPRÈDE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÈDE''' s. m. (a-sprè-de). Ichth. Genre
de poissons, voisin des silures, et comprenant
cinq espèces, qui vivent dans les eaux
douces de la Guyane.
<section end="ASPRÈDE s. m."/>
<section begin="ASPRÉE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÉE''' s. m. (a-spré). Zooph. Genre de
polypiers membraneux, foliacés et composés
de cellules.
<section end="ASPRÉE s. m."/>
<section begin="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/><nowiki/>
'''ASPRÈLE''' ou '''ASPRELLE''' s. f. (a-sprè-le).
Bot. Syn. de ''Prêle.''
<section end="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/>
<section begin="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' {{sc|(d’)}}, vicomte d’Orthez. V. {{sc|Orthez}}.
<section end="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/>
<section begin="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}, général français, né
vers le commencement du {{s|xvii}}, mort
en 1678. Il se voua, comme Vauban, à la
guerre des siéges, figura honorablement dans
toutes les actions militaires de son temps ; fut
blessé aux siéges de Condé, de Valenciennes
et de Gravelines ; fit accepter un plan pour
l’agrandissement de la place et du port de
Toulon, et mourut au moment de l’exécuter, épuisé par ses fatigues pendant les guerres d’Espagne.
<section end="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/>
<section begin="ASPRES-LES-VEYNES"/><nowiki/>
'''ASPRES-LES-VEYNES''', ch.-lieu de cant.
(Hautes-Alpes), sur le Ruech ; arrond. de
Gap ; pop. aggl. 673 hab. — pop. tot. 745 hab.
<section end="ASPRES-LES-VEYNES"/>
<section begin="ASPRET, ETTE adj."/><nowiki/>
'''ASPRET, ETTE''' adj. (a-sprè, è-te — rad.
''aspre''). Un peu âpre. Vieux mot.
<section end="ASPRET, ETTE adj."/>
<section begin="ASPRIÈRES"/><nowiki/>
'''ASPRIÈRES''', ch.-lieu de cant. (Aveyron) ;
arrond. de Villefranche ; pop. aggl. 420 hab.
— pop. tot. 1,656 hab. ; mines de zinc et de
plomb.
<section end="ASPRIÈRES"/>
<section begin="ASPROMONTE"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''', montagne du royaume
d’Italie, dans la Calabre ultérieure {{Ire}}, à
25 kilom. N.-E. de Reggio. Le 29 août 1862,
Garibaldi, à la tête d’une poignée d’hommes
déterminés, s’était retranché sur cette montagne, lorsqu’il fut attaqué par le colonel
Pallavicini, qui commandait un corps de bersaglieri. Après une escarmouche de courte
durée, Garibaldi, blessé à la jambe, fut fait
prisonnier avec tous les siens. V. l’article
suivant.
<section end="ASPROMONTE"/>
<section begin="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''' ({{sc|Combat d’}}). À la suite de
l’affaire de Sarnico (mai 1862), où le gouverment
italien avait déjoué les projets des Garibaldiens
sur la Vénétie, Garibaldi, qui était
en Lombardie, et qui jouissait alors du plus
haut degré de popularité auquel il soit donné
à un simple citoyen d’atteindre, offrit de renoncer
à toute expédition aventureuse, pourvu
que la guerre nationale contre l’Autriche fût
reprise sur-le-champ. N’ayant rien pu obtenir
en ce sens du ministère Ratazzi, que des voix
éloquentes accusaient d’ailleurs au Parlement
de ne pas vouloir donner Rome à l’Italie, Garibaldi,
déçu dans la réalisation de ses plus
chères espérances, fatigué d’une inaction
pleine d’anxiété et de doute, et conseillé aussi
par ses amis, résolut secrètement de trancher
d’un seul coup le nœud de la question romaine.
Il pensa qu’en se dirigeant vers Rome à la
tête de ses volontaires, il verrait l’Italie entière
marcher à sa suite, et que cet imposant
soulèvement d’une grande nation rendrait impossible
toute résistance du corps d’armée français qui gardait le Vatican. Rendre Rome à l’Italie était à ses yeux l’achèvement de sa mission émancipatrice. Toute tentative de cette nature étant désormais impossible dans le nord, il choisit habilement la Sicile pour point
de réunion et pour point de départ. C’était là,
en effet, qu’il avait jadis commencé par d’éclatants
succès la délivrance du royaume de Naples ;
là, il était sûr de trouver une population
enthousiaste, échappant presque par l’éloignement
et par les habitudes à l’action du gouvernement,
et il pouvait jusqu’à un certain
point, compter sur le concours du préfet, qui
lui était dévoué.
Plein de cette idée, et après avoir pris ses
dispositions, Garibaldi partit subitement pour
Caprera ; mais, à peine avait-il touché son île,
qu’il en repartait pour Palerme, où devait avoir
lieu, le 28 juin, un tir national présidé par le
prince royal. L’inquiétude que la présence de
Garibaldi avait d’abord causée à Turin se dissipa
lorsqu’on apprit qu’il accompagnait partout
l’héritier du trône, s’effaçant derrière lui
et prêchant la concorde. Mais bientôt l’ancien
dictateur laissa percer ses préoccupations et
son ressentiment contre le gouvernement
français, dont les troupes mettaient obstacle
à ce que l’Italie eût sa véritable capitale.
Accompagné de son ami, le marquis Georges
Pallavicino, préfet de Palerme, il visitait les
établissements d’utilité publique, recevait des
suppliques et des députations, et prononçait
des discours où il attaquait avec une véhémence
extrême l’empereur Napoléon. Les populations
l’accueillaient avec enthousiasme ;
une vieille femme s’approchait de lui et lui
présentait ses deux fils : « Je n’ai qu’eux,
disait-elle, je vous les donne. » Cette attitude
émut le parlement et le ministère ; le préfet de
Palerme fut révoqué pour avoir autorisé de sa
présence des discours de nature à troubler les
relations de l’Italie avec la France ; il fut
remplacé par le général Cugia, investi en
outre des pouvoirs civils et militaires pour
toute la Sicile.
Après le départ des princes pour Naples,
Garibaldi redoubla de colère dans ses discours,
qui mettaient le feu à toute l’Italie. Tandis que
{{M.|Ratazzi}} lançait au nom du roi une proclamation
(3 août) destinée à conjurer les périls
du moment, et que l’armée française à Rome
se tenait sur ses gardes, Garibaldi, suivi de
quelques centaines de jeunes gens, s’emparait
des deux cents fusils de la garde nationale de
Corleone, se retirait avec sa petite troupe dans
les bois de Ficuzza, et après avoir arboré la
devise ''Roma o morte !'' (Rome ou la mort !),
il lui adressait son ordre du jour : « Vous êtes
accourus le sourire sur les lèvres, la joie au
front, au banquet des batailles ; vous avez senti
la honte que l’occupation de Rome fait peser
sur vos fronts, et vous voulez la faire disparaître.
» Désavoué au nom de l’Italie par ses
anciens lieutenants, Bixio, Médici, etc., ainsi
qu’il allait bientôt l’être par Kossuth et Klapka
au nom des Hongrois, qu’il avait aussi appelés
à la rescousse, il fut rejoint par les députés
Nicotera et Miceli, par une partie de la jeunesse
de Sicile, par une foule de très-jeunes
gens, presque des collégiens, venus de la
haute Italie, et aussi par un certain nombre
d’émigrés de divers pays. Cette troupe (4,000
hommes au plus) se dirigea vers le centre de
l’île, partagée en trois colonnes, commandées
par le colonel Bentivegno, le lieutenant-colonel
Tresselle et par Garibaldi lui-même.
Sur ces entrefaites, le ministère avait proclamé
l’état de siége en Sicile et à Naples, et
confié la répression du mouvement à des chefs
habiles et énergiques. Le général Ricotti, envoyé
avec du renfort en Sicile, fut chargé de
surveiller et d’envelopper les volontaires garibaldiens,
sous la direction du général Cugia.
Le général Cialdini fut mis à la disposition du
général La Marmora, si Garibaldi parvenait à
passer sur le continent. La flotte italienne
croisa dans les eaux siciliennes et napolitaines
et arrêta les expéditions de volontaires.
Dans sa marche pénible à travers la Sicile,
le corps garibaldien fut bientôt cerné par les
troupes du général Ricotti, qui voulait l’isoler
et le dissoudre amicalement, et sans en venir
aux mains. Grâce à ces ménagements extrêmes,
grâce aussi à d’habiles manœuvres et à
des marches savantes, l’illustre aventurier
réussit à passer au milieu des baïonnettes du
général Mella et à se jeter dans Catane. Là,
il adressa de nouveau une proclamation aux
Italiens : « À Rome ! dit-il, levez-vous, braves
de 48 et de 49 ! Sus, jeunesse ardente de 59 et
de 60 ! Accourez à la croisade sainte ! Je suis
résolu à entrer dans Rome vainqueur, ou à
périr sous ses murs. »
Le 25 août, Garibaldi, entouré par l’armée de Ricotti, bloqué par deux frégates italiennes, se saisit d’un bateau à vapeur de la compagnie postale italienne, se jette à bord
mille ou douze cents de ses compagnons, et,
presque sous les yeux des deux frégates,
passe la mer et aborde à la pointe du cap de
Spartivento, près de Melito, tandis que Ricotti
désarmait le reste des volontaires qui n’avaient
pu s’embarquer avec leur chef.
En Calabre, Cialdini avait pris d’excellentes
dispositions militaires, décidé qu’il était à
repousser une attaque des volontaires avec
moins de ménagements qu’on ne leur en avait
montré en Sicile. Garibaldi, qui avait auprès
de lui ses lieutenant Nullo, Cattabene, Cairoli,
Corte, Guastalla, etc., et son fils Menotti,
ne vit arriver que cinq à six cents nouveaux
volontaires. Il tenta, avec le peu de monde
qu’il avait, de surprendre Reggio ; mais on
était en force pour le recevoir. Il n’eut plus
qu’à se jeter au nord-ouest, dans les montagnes,
à travers l’épaisseur du plateau à peu
près désert d’Aspromonte, avec seize à dix-sept
cents hommes. Le colonel Pallavicini, à
la tête de deux mille quatre cents hommes,
formés de bersaglieri et de troupes de ligne,
fut envoyé contre lui avec l’ordre précis de
lui faire poser les armes, même au moyen
d’un combat. En arrière, Cialdini avait échelonné
les troupes des généraux Revel et Vialardi,
qui fermaient tout passage ; sur les
côtes, le contre-amiral Albini croisait avec la
flotte italienne.
Garibaldi était arrivé, après de grandes
difficultés, au milieu du plateau désert qui
couronne le massif d’Aspromonte. Il avait
pour quartier général quelques cabanes en
ruine près d’un bois. Le 28 août, le colonel
Pallavicini avait commencé à gravir les hauteurs.
Le 29 au matin, il divisa ses forces en
trois colonnes, pour attaquer Garibaldi de
front et lui couper la retraite en tournant le
plateau. Garibaldi leva son camp et se dirigea
vers le bois. Il n’avait pas d’espoir de résister
et peu de chance de se dérober. Les bersaglieri
arrivèrent à portée. Garibaldi arrêta les
siens, résolu d’abord à ne point faire feu ; il
commanda la halte et le repos. Pallavicini
avait donné l’ordre d’avancer. On hésita de
part et d’autre. Garibaldi jeta encore le cri de
ne point faire feu ; quelques coups cependant
partirent du côté des troupes régulières d’abord,
puis du côté des volontaires. Un officier
italien arriva au milieu des balles, en parlementaire.
Garibaldi, irrité, le fit désarmer. Le feu continua ; il y eut douze morts et une cinquantaine de blessés ; Garibaldi fut atteint d’une balle morte à la cuisse, et d’une balle
vive au pied droit. Les bersaglieri se précipitèrent ; les deux troupes furent bientôt mêlées
au milieu d’une vive émotion, qui se manifesta
par des reproches, des embrassements et des
poignées de main. Garibaldi, assis au pied
d’un arbre et fumant un cigare pendant qu’on
pansait sa blessure, fut ensuite transporté par ses volontaires et accompagné par les troupes
jusqu’à Scylla. Là, Garibaldi ayant demandé
à être embarqué sur un bâtiment anglais, le
général Cialdini lui annonça qu’il avait l’ordre
de le faire embarquer sur un bâtiment italien
pour le conduire à la Spezzia, et que ses lieutenants
et ses soldats étaient prisonniers de
guerre. Garibaldi arriva le 2 septembre à la
Spezzia, souffrant cruellement de sa blessure.
{{Corr|Un|Une}} profonde et douloureuse commotion se
fit sentir dans le monde civilisé lorsqu’on apprit
que Garibaldi avait été frappé par une
balle italienne. Il avait été imprudent sans
doute, téméraire peut-être, mais coupable, lui
qui avait écrit sur ses drapeaux : {{sc|Italie et Victor-Emmanuel !}} C’est ce qui fut fort bien
exprimé par {{M.|Durando}}, ministre des affaires
étrangères, dans sa note diplomatique du
8 octobre : « La loi l’a emporté ; mais le mot
d’ordre des volontaires a été cette fois plus
impérieux que jamais. La nation tout entière
réclame sa capitale. Le problème a pu changer
de face, mais l’urgence d’une solution n’a fait
que devenir plus puissante. » Aussi, le 15 septembre,
le roi, par l’organe de {{M.|Ratazzi}},
avait-il déjà-prononcé, en faveur de Garibaldi,
une amnistie qui fut ensuite étendue à tous ses
compagnons. Ainsi, le sang versé par le grand
patriote ne le fut pas inutilement, puisqu’il
eut pour résultat l’affirmation plus énergique
des droits de l’Italie sur Rome. D’autre part,
il fallait que force restât à la loi ; et le gouvernement
italien, énergique contre les impatiences
exaltées, clément après la victoire de
la loi, a prouvé aux populations de l’Italie
méridionale et à l’Europe, que le jeune royaume
d’Italie est assis sur des bases inébranlables :
la liberté et le respect des lois.
ASPRO-POTAMO, fleuve de la Turquie
d’Europe, qui se jette dans la mer Ionienne,
après un cours de 225 kilom. C’est l’Achéloûs
ASPDLL (Georges), célèbre pianiste anglais,
né à Manchester en 1813, mort en 1832. Dès
l’enfance, il émerveilla les maîtres par le
brillant et le fini’de son jeu. Rossini dit un
jour de lui, qu’il était ''la créature la ph''
sitions.
ASQOE s. m. (a-ske). Arachn. Genre d’acariens
voisin des cheylètes.
ASQUINI (Basile), littérateur italien, né à
Udine en 1682, mort en 1745. Il entra dans
les ordres et professa les belles-lettres à Lodi
et à Bologne. Entre autres écrits estimés, il
a laissé une biographie des ''Hommes illustres''
''du Frioul'', publiée à Venise, en 1735.
. ASQBINI (Fabien, comte), agronome italien,
né à Udine en 1726, mort en 1818. Il
introduisit dans son pays natal la culture du
mûrier et l’éducation des vers à soie, fit faire
les plus grands progrès à l’agriculture et
répandit en Italie l’usage de la pomme de
terre. Les services qu’il avait rendus furent
récompensés d’une manière éclatante par
une exemption perpétuelléd’impôts, qui lui
fut accordée par le sénat de Venise, et continuée
par Napoléon et l’empereur François.
On a de lui quelques travaux intéressants
sur la culture de la vigne et autres questions
agronomiques.
ASSAB1N. Myth. éthiop. Dieu qui préside
à la récolte du cinnamome.
ÀSSABLÉ, ÉE (a-sa7blé), part. pass. du
v. Assabler : ''Rivière'' {{sc|assablée.}}
{{sc|assablement}} s. m. (a-sa-ble -manrad.
''assabler).'' Action d’assabler ; résultat de
cette action, il On dit mieux ''ensablement.''
ASSABLER v. a. ou tr. (a-sa-blérad.
''sable).'' Remplir de sable, combler avec
du sable : {{sc|Assabler}} ''un port'', il On dit mieux
''ensabler.''
— Pêch. Tendre sur un fond de sable :
{{sc|Assabler}} ''des filets.''
S’aijsabler, v. pr.- S’échouer sur le sable :
''Un vaisseau qui s’est ''{{sc|assablk.}}
ASSA-DOUX s. m. (ass-sa-dou-traduction
des mots latins ''assa dulcis).'' Résiné benjoin.
On dit aussi ''assa-dulcis.''
. ASSAF, nom donné par les musulmans à un
personnage qu’ils supposent avoir été le premier
vizir de Salomon, qu’ils appellent lui-même
le sultan Souleïman. Assaf partage
avec son maître les honneurs de la légende et
de la tradition orientales ; les musulmans
attribuent à Assaf une sagesse incomparable
et en font le type du vizir parfait. D’après
leur récit, les grandes qualités d’Assaf se révélèrent
lorsque Salomon perdit son anneau
magique. Dans les Psaumes de David ; il y a
quelques morceaux dédiés à Assaf, qui était,
pour nous servir de l’expression naïve de
d’Herbelot, le ''maître de chapelle'' du roi juif.
Aujourd’hui, Assaf est devenu, pour les
Arabes, les Persans et les Turcs, le modèle
Eresque banal auquel ils comparent invarialement
tout haut fonctionnaire, comme on
le voit dans les premiers vers d’un ''ghasel'',
dans lequel Nabi, poète turc, prend congé
d’un pacha : « Adieu, pacha ''aussi sage''
ASSA-FŒTIDA OU ASA-FŒTIDA S. f.
(ass-sa-fé-ti-da-du persan ''asa'', résine, et du
lat. ''fœtida'', fétide). Suc résineux qui découle
de la ''ferula assa-fœtida'', plante de la famillo
des ombellifères, qui croit dans la Perse et
dans l’Indoustan : ''Les Romains employaient''
l’{{sc|assa-fœtida}} ''comme assaisonnement.'' £ {{sc|assafcetida}} ''est employée en médecine comme antispasmodique.'' {{sc|£’assa}} - {{sc|fœtida}}, ''oui pour nous''
''est si repoussante, est pour les habitants de ht''
''Perse un condiment extrêmement recherché.''
(Richera’nd.) ''Les Romains assaisonnaient les''
''faisans avec de'' {{sc|Z’assa}} - {{sc|fœtida.}} Il Quelques
écrivains spéciaux font co mot masculin.
— Encycl. ''Vassa-fœtida'' se récolte en automne,
époque où la plante a acquis son
entier développement ; à cet effet, on coupe
la racine au collet-, il en sort bientôt un suc
blanc, épais, crémeux, qui no tarde pas à
s’épaissir et a prendre une teinte jaune rougeâtre.
''Vassa-fœtida'' du commerce est en
masses amorphes, de peu de consistance, d’un
brun chocolat, parsemées de larmes solides,
brunes à l’extérieur, blanches en dedans,
mais acquérant bientôt, lorsqu’elles sont exposées
à l’air, une teinte rose ou vineuse.
Cette gomme-résine a une odeur alliacée
très-fétide, une saveur acre et amère, et une
densité de 1,327 environ ; elle fond par l’action
de la chaleur, brûle à l’air, se dissout
incomplètement dans l’eau ou l’alcool, et
assez bien dans l’acide acétique étendu, ainsi
que dans le lait. ''Vassa-fœtida'' est composée
de résine, 65 ; bassorine, 11 ; gomme, 19 ;
huile volatile, 3 ; sels divers et impuretés, 2.
Ce médicament s’administre à l’intérieur, en
électuaire ou en solution, dans une eau gommeuse
ou dans du lait ; on peut aussi le dissoudre
dans l’alcool ou le vinaigre. On en fait
des électuaires, des nouets, des breuvages et
des lavements. ''Vassa-fœtida'' à l’état de suc
est, dit-on, irritante et peut produire la rubéfaction
de la peau ; celle du commerce l’est
fort peu : elle excite cependant la muqueuse
de la bouche et provoque la salivation ; dans
le tube digestif, elle facilite la digestion stomacale
et dissipe les flatuosités intestinales.
Elle produit peu d’excitation générale, agit
d’une manière spéciale sur les nerfs, dont elle
régularise les fonctions ; aussi, est-ce un des
antispasmodiques dont l’effet se produit le plus
constamment. Ce médicament s’administre à
l’intérieur contre l’inappétence et les perversions
du goût pour combattre les accidents variés
de l’hystérie, contre la danse de Saint-Guy,
la nymphomanie, la paralysie lombaire, l’épilepsie,
fe tétanos, ainsi que contre les coliques
vermineuses, le catarrhe bronchique, les convulsions
des enfants, la chlorose, etc. Associé
au camphre, au quinquina, à l’éther, il est
indiqué contre les accidents nerveux des maladies
putrides des ruminants. À l’extérieur,
c’est Un bon topique pour les ulcères, les engorgements
indolents, etc. ''Vassa-fœtida'' est
ordinairement associée à d’autres médicaments
tels que valériane, camphre, seille, digitale, nitrate
de potasse, ipécaciianha, belladone, etc.
On l’administre sous forme de pilules, d’émulsion
(5 gr. ''à’assa-fœtida ''dans 500 gr. d’eau),
de potion (''assa-fœtida'' l gr., sirop de fleur
d’oranger 30 gr., *eau distillée de valériane
100 gr., jaune d’œuf 1/2), de teinture alcoolique
''(assa-fœtida'' 1 partie, alcool à 31 degrés
4 p.), de -teinture êthérée ''(assa-fœtida'' 1 p.,
éther sulfurique 4 p.), de lavement ''(assa-fœtida''.2 à 5 gr., jaune d’œuf î).
''Vassa-fœtida'' a reçu chez nous, à cause
de son odeur forte et repoussante, le nom de
''siercus diaboli'' (fiente du diable). Elle est
nommée, par les Orientaux, ''délices des dieux'' ;
ils en font un usage à peu près habituel ; ils
l’emploient comme assaisonnement, et en frottent
même, dit-on, les bords des verres dans
lesquels ils boivent, pour donner au liquide qui
y est contenu plus de goût et de parfum.
''Vassa-fœtida'' était également très-estimée
des Romains.
{{sc|assagi}}, IE (ass-sa-ji) part. pass. du v.
Assagir : ''Enfant'' {{sc|assagi.}}
{{sc|ASSAGIR.v.}} a. outr. (ass-sa-jir — rad.
''sage).'' Vieux mot, qui signifiait rendre sage :
''Il nous fault àbestirpour'' nous {{sc|assagir.}} (Montaig.)
''O folle, orgueilleuse fortune, comme tes''
''soudains exploits'' {{sc|ct’assagissoient !}} (Chasteliain.)
— Quelques écrivains de nos jours ont
essayé-de rajeunir ce mot, très-expressif :
''Cette tête'', ''que ces cheveux qui tombent'' n’AS{{sc|saoissent}}
''point'', ''est tout aussi folle qu’elle''
''était lorsque je te donnai l’être, fille ainée de''
''mes illusions, doux fruit de mes mystérieuses''
''amours avec ma première solitude.'' (Chateaub.)
''Je le calmai de la voix, je le caressai''
''de la main, afin de'' {{sc|^’assagir}} ''et de ménager''
''ses forces pour cette rude journée.'' (E. Sue.)
— V. n. ou intr. Devenir sage : ''Vieillir''
''n’est pas ''{{sc|assagir}} ''ni quitter les vices, mais''
''seulement les changer en pires.'' (Charron.)
S’assagir, v. pr. Devenir sage : ''J’étudiai, ''
''jeune, pour l’ostentation ; depuis, un peu pour''
m’ASSAGiR. (Montaig.)
ASSAGISSEMENT s. m. (ass-sa-ji-se-man
— rad. ''assagir).'' Action de rendre sage ou de.
devenir sage. Vieux mot.<section end="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>mée autrichienne, mourut à Liége, en 1802.
‖ {{sc|Aspre}} (Constantin, baron {{sc|d’}}), feld-maréchal
autrichien, de la même famille que les précédents,
né à Bruxelles en 1789, mort en 1850,
servit longtemps en Italie, contribua au gain
de la bataille de Novare, en 1849, et prit ensuite
d’assaut la ville de Livourne.
<section end="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>
<section begin="ASPRÈDE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÈDE''' s. m. (a-sprè-de). Ichth. Genre
de poissons, voisin des silures, et comprenant
cinq espèces, qui vivent dans les eaux
douces de la Guyane.
<section end="ASPRÈDE s. m."/>
<section begin="ASPRÉE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÉE''' s. m. (a-spré). Zooph. Genre de
polypiers membraneux, foliacés et composés
de cellules.
<section end="ASPRÉE s. m."/>
<section begin="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/><nowiki/>
'''ASPRÈLE''' ou '''ASPRELLE''' s. f. (a-sprè-le).
Bot. Syn. de ''Prêle.''
<section end="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/>
<section begin="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' {{sc|(d’)}}, vicomte d’Orthez. V. {{sc|Orthez}}.
<section end="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/>
<section begin="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}, général français, né
vers le commencement du {{s|xvii}}, mort
en 1678. Il se voua, comme Vauban, à la
guerre des siéges, figura honorablement dans
toutes les actions militaires de son temps ; fut
blessé aux siéges de Condé, de Valenciennes
et de Gravelines ; fit accepter un plan pour
l’agrandissement de la place et du port de
Toulon, et mourut au moment de l’exécuter, épuisé par ses fatigues pendant les guerres d’Espagne.
<section end="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/>
<section begin="ASPRES-LES-VEYNES"/><nowiki/>
'''ASPRES-LES-VEYNES''', ch.-lieu de cant.
(Hautes-Alpes), sur le Ruech ; arrond. de
Gap ; pop. aggl. 673 hab. — pop. tot. 745 hab.
<section end="ASPRES-LES-VEYNES"/>
<section begin="ASPRET, ETTE adj."/><nowiki/>
'''ASPRET, ETTE''' adj. (a-sprè, è-te — rad.
''aspre''). Un peu âpre. Vieux mot.
<section end="ASPRET, ETTE adj."/>
<section begin="ASPRIÈRES"/><nowiki/>
'''ASPRIÈRES''', ch.-lieu de cant. (Aveyron) ;
arrond. de Villefranche ; pop. aggl. 420 hab.
— pop. tot. 1,656 hab. ; mines de zinc et de
plomb.
<section end="ASPRIÈRES"/>
<section begin="ASPROMONTE"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''', montagne du royaume
d’Italie, dans la Calabre ultérieure {{Ire}}, à
25 kilom. N.-E. de Reggio. Le 29 août 1862,
Garibaldi, à la tête d’une poignée d’hommes
déterminés, s’était retranché sur cette montagne, lorsqu’il fut attaqué par le colonel
Pallavicini, qui commandait un corps de bersaglieri. Après une escarmouche de courte
durée, Garibaldi, blessé à la jambe, fut fait
prisonnier avec tous les siens. V. l’article
suivant.
<section end="ASPROMONTE"/>
<section begin="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''' ({{sc|Combat d’}}). À la suite de
l’affaire de Sarnico (mai 1862), où le gouverment
italien avait déjoué les projets des Garibaldiens
sur la Vénétie, Garibaldi, qui était
en Lombardie, et qui jouissait alors du plus
haut degré de popularité auquel il soit donné
à un simple citoyen d’atteindre, offrit de renoncer
à toute expédition aventureuse, pourvu
que la guerre nationale contre l’Autriche fût
reprise sur-le-champ. N’ayant rien pu obtenir
en ce sens du ministère Ratazzi, que des voix
éloquentes accusaient d’ailleurs au Parlement
de ne pas vouloir donner Rome à l’Italie, Garibaldi,
déçu dans la réalisation de ses plus
chères espérances, fatigué d’une inaction
pleine d’anxiété et de doute, et conseillé aussi
par ses amis, résolut secrètement de trancher
d’un seul coup le nœud de la question romaine.
Il pensa qu’en se dirigeant vers Rome à la
tête de ses volontaires, il verrait l’Italie entière
marcher à sa suite, et que cet imposant
soulèvement d’une grande nation rendrait impossible
toute résistance du corps d’armée français qui gardait le Vatican. Rendre Rome à l’Italie était à ses yeux l’achèvement de sa mission émancipatrice. Toute tentative de cette nature étant désormais impossible dans le nord, il choisit habilement la Sicile pour point
de réunion et pour point de départ. C’était là,
en effet, qu’il avait jadis commencé par d’éclatants
succès la délivrance du royaume de Naples ;
là, il était sûr de trouver une population
enthousiaste, échappant presque par l’éloignement
et par les habitudes à l’action du gouvernement,
et il pouvait jusqu’à un certain
point, compter sur le concours du préfet, qui
lui était dévoué.
Plein de cette idée, et après avoir pris ses
dispositions, Garibaldi partit subitement pour
Caprera ; mais, à peine avait-il touché son île,
qu’il en repartait pour Palerme, où devait avoir
lieu, le 28 juin, un tir national présidé par le
prince royal. L’inquiétude que la présence de
Garibaldi avait d’abord causée à Turin se dissipa
lorsqu’on apprit qu’il accompagnait partout
l’héritier du trône, s’effaçant derrière lui
et prêchant la concorde. Mais bientôt l’ancien
dictateur laissa percer ses préoccupations et
son ressentiment contre le gouvernement
français, dont les troupes mettaient obstacle
à ce que l’Italie eût sa véritable capitale.
Accompagné de son ami, le marquis Georges
Pallavicino, préfet de Palerme, il visitait les
établissements d’utilité publique, recevait des
suppliques et des députations, et prononçait
des discours où il attaquait avec une véhémence
extrême l’empereur Napoléon. Les populations
l’accueillaient avec enthousiasme ;
une vieille femme s’approchait de lui et lui
présentait ses deux fils : « Je n’ai qu’eux,
disait-elle, je vous les donne. » Cette attitude
émut le parlement et le ministère ; le préfet de
Palerme fut révoqué pour avoir autorisé de sa
présence des discours de nature à troubler les
relations de l’Italie avec la France ; il fut
remplacé par le général Cugia, investi en
outre des pouvoirs civils et militaires pour
toute la Sicile.
Après le départ des princes pour Naples,
Garibaldi redoubla de colère dans ses discours,
qui mettaient le feu à toute l’Italie. Tandis que
{{M.|Ratazzi}} lançait au nom du roi une proclamation
(3 août) destinée à conjurer les périls
du moment, et que l’armée française à Rome
se tenait sur ses gardes, Garibaldi, suivi de
quelques centaines de jeunes gens, s’emparait
des deux cents fusils de la garde nationale de
Corleone, se retirait avec sa petite troupe dans
les bois de Ficuzza, et après avoir arboré la
devise ''Roma o morte !'' (Rome ou la mort !),
il lui adressait son ordre du jour : « Vous êtes
accourus le sourire sur les lèvres, la joie au
front, au banquet des batailles ; vous avez senti
la honte que l’occupation de Rome fait peser
sur vos fronts, et vous voulez la faire disparaître.
» Désavoué au nom de l’Italie par ses
anciens lieutenants, Bixio, Médici, etc., ainsi
qu’il allait bientôt l’être par Kossuth et Klapka
au nom des Hongrois, qu’il avait aussi appelés
à la rescousse, il fut rejoint par les députés
Nicotera et Miceli, par une partie de la jeunesse
de Sicile, par une foule de très-jeunes
gens, presque des collégiens, venus de la
haute Italie, et aussi par un certain nombre
d’émigrés de divers pays. Cette troupe (4,000
hommes au plus) se dirigea vers le centre de
l’île, partagée en trois colonnes, commandées
par le colonel Bentivegno, le lieutenant-colonel
Tresselle et par Garibaldi lui-même.
Sur ces entrefaites, le ministère avait proclamé
l’état de siége en Sicile et à Naples, et
confié la répression du mouvement à des chefs
habiles et énergiques. Le général Ricotti, envoyé
avec du renfort en Sicile, fut chargé de
surveiller et d’envelopper les volontaires garibaldiens,
sous la direction du général Cugia.
Le général Cialdini fut mis à la disposition du
général La Marmora, si Garibaldi parvenait à
passer sur le continent. La flotte italienne
croisa dans les eaux siciliennes et napolitaines
et arrêta les expéditions de volontaires.
Dans sa marche pénible à travers la Sicile,
le corps garibaldien fut bientôt cerné par les
troupes du général Ricotti, qui voulait l’isoler
et le dissoudre amicalement, et sans en venir
aux mains. Grâce à ces ménagements extrêmes,
grâce aussi à d’habiles manœuvres et à
des marches savantes, l’illustre aventurier
réussit à passer au milieu des baïonnettes du
général Mella et à se jeter dans Catane. Là,
il adressa de nouveau une proclamation aux
Italiens : « À Rome ! dit-il, levez-vous, braves
de 48 et de 49 ! Sus, jeunesse ardente de 59 et
de 60 ! Accourez à la croisade sainte ! Je suis
résolu à entrer dans Rome vainqueur, ou à
périr sous ses murs. »
Le 25 août, Garibaldi, entouré par l’armée de Ricotti, bloqué par deux frégates italiennes, se saisit d’un bateau à vapeur de la compagnie postale italienne, se jette à bord
mille ou douze cents de ses compagnons, et,
presque sous les yeux des deux frégates,
passe la mer et aborde à la pointe du cap de
Spartivento, près de Melito, tandis que Ricotti
désarmait le reste des volontaires qui n’avaient
pu s’embarquer avec leur chef.
En Calabre, Cialdini avait pris d’excellentes
dispositions militaires, décidé qu’il était à
repousser une attaque des volontaires avec
moins de ménagements qu’on ne leur en avait
montré en Sicile. Garibaldi, qui avait auprès
de lui ses lieutenant Nullo, Cattabene, Cairoli,
Corte, Guastalla, etc., et son fils Menotti,
ne vit arriver que cinq à six cents nouveaux
volontaires. Il tenta, avec le peu de monde
qu’il avait, de surprendre Reggio ; mais on
était en force pour le recevoir. Il n’eut plus
qu’à se jeter au nord-ouest, dans les montagnes,
à travers l’épaisseur du plateau à peu
près désert d’Aspromonte, avec seize à dix-sept
cents hommes. Le colonel Pallavicini, à
la tête de deux mille quatre cents hommes,
formés de bersaglieri et de troupes de ligne,
fut envoyé contre lui avec l’ordre précis de
lui faire poser les armes, même au moyen
d’un combat. En arrière, Cialdini avait échelonné
les troupes des généraux Revel et Vialardi,
qui fermaient tout passage ; sur les
côtes, le contre-amiral Albini croisait avec la
flotte italienne.
Garibaldi était arrivé, après de grandes
difficultés, au milieu du plateau désert qui
couronne le massif d’Aspromonte. Il avait
pour quartier général quelques cabanes en
ruine près d’un bois. Le 28 août, le colonel
Pallavicini avait commencé à gravir les hauteurs.
Le 29 au matin, il divisa ses forces en
trois colonnes, pour attaquer Garibaldi de
front et lui couper la retraite en tournant le
plateau. Garibaldi leva son camp et se dirigea
vers le bois. Il n’avait pas d’espoir de résister
et peu de chance de se dérober. Les bersaglieri
arrivèrent à portée. Garibaldi arrêta les
siens, résolu d’abord à ne point faire feu ; il
commanda la halte et le repos. Pallavicini
avait donné l’ordre d’avancer. On hésita de
part et d’autre. Garibaldi jeta encore le cri de
ne point faire feu ; quelques coups cependant
partirent du côté des troupes régulières d’abord,
puis du côté des volontaires. Un officier
italien arriva au milieu des balles, en parlementaire.
Garibaldi, irrité, le fit désarmer. Le feu continua ; il y eut douze morts et une cinquantaine de blessés ; Garibaldi fut atteint d’une balle morte à la cuisse, et d’une balle
vive au pied droit. Les bersaglieri se précipitèrent ; les deux troupes furent bientôt mêlées
au milieu d’une vive émotion, qui se manifesta
par des reproches, des embrassements et des
poignées de main. Garibaldi, assis au pied
d’un arbre et fumant un cigare pendant qu’on
pansait sa blessure, fut ensuite transporté par ses volontaires et accompagné par les troupes
jusqu’à Scylla. Là, Garibaldi ayant demandé
à être embarqué sur un bâtiment anglais, le
général Cialdini lui annonça qu’il avait l’ordre
de le faire embarquer sur un bâtiment italien
pour le conduire à la Spezzia, et que ses lieutenants
et ses soldats étaient prisonniers de
guerre. Garibaldi arriva le 2 septembre à la
Spezzia, souffrant cruellement de sa blessure.
{{Corr|Un|Une}} profonde et douloureuse commotion se
fit sentir dans le monde civilisé lorsqu’on apprit
que Garibaldi avait été frappé par une
balle italienne. Il avait été imprudent sans
doute, téméraire peut-être, mais coupable, lui
qui avait écrit sur ses drapeaux : {{sc|Italie et Victor-Emmanuel !}} C’est ce qui fut fort bien
exprimé par {{M.|Durando}}, ministre des affaires
étrangères, dans sa note diplomatique du
8 octobre : « La loi l’a emporté ; mais le mot
d’ordre des volontaires a été cette fois plus
impérieux que jamais. La nation tout entière
réclame sa capitale. Le problème a pu changer
de face, mais l’urgence d’une solution n’a fait
que devenir plus puissante. » Aussi, le 15 septembre,
le roi, par l’organe de {{M.|Ratazzi}},
avait-il déjà-prononcé, en faveur de Garibaldi,
une amnistie qui fut ensuite étendue à tous ses
compagnons. Ainsi, le sang versé par le grand
patriote ne le fut pas inutilement, puisqu’il
eut pour résultat l’affirmation plus énergique
des droits de l’Italie sur Rome. D’autre part,
il fallait que force restât à la loi ; et le gouvernement
italien, énergique contre les impatiences
exaltées, clément après la victoire de
la loi, a prouvé aux populations de l’Italie
méridionale et à l’Europe, que le jeune royaume
d’Italie est assis sur des bases inébranlables :
la liberté et le respect des lois.
<section end="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/>
<section begin="ASPRO-POTAMO"/><nowiki/>
'''ASPRO-POTAMO''', fleuve de la Turquie
d’Europe, qui se jette dans la mer Ionienne,
après un cours de 225 kilom. C’est l’Achéloüs des anciens.
<section end="ASPRO-POTAMO"/>
<section begin="ASPULL (Georges)"/><nowiki/>
'''ASPULL''' (Georges), célèbre pianiste anglais,
né à Manchester en 1813, mort en 1832. Dès
l’enfance, il émerveilla les maîtres par le
brillant et le fini de son jeu. Rossini dit un
jour de lui, qu’il était ''la créature la plus extraordinaire de l’Europe''. Cet éminent artiste mourut à 18 ans. Il a laissé quelques compositions.
<section end="ASPULL (Georges)"/>
<section begin="ASQUE s. m."/><nowiki/>
'''ASQUE''' s. m. (a-ske). Arachn. Genre d’acariens
voisin des cheylètes.
<section end="ASQUE s. m."/>
<section begin="ASQUINI (Basile)"/><nowiki/>
'''ASQUINI''' (Basile), littérateur italien, né à
Udine en 1682, mort en 1745. Il entra dans
les ordres et professa les belles-lettres à Lodi
et à Bologne. Entre autres écrits estimés, il
a laissé une biographie des ''Hommes illustres du Frioul'', publiée à Venise, en 1735.
<section end="ASQUINI (Basile)"/>
<section begin="ASQUINI (Fabien, comte)"/><nowiki/>
'''ASQUINI''' (Fabien, comte), agronome italien,
né à Udine en 1726, mort en 1818. Il
introduisit dans son pays natal la culture du
mûrier et l’éducation des vers à soie, fit faire
les plus grands progrès à l’agriculture et
répandit en Italie l’usage de la pomme de
terre. Les services qu’il avait rendus furent
récompensés d’une manière éclatante par
une exemption perpétuelle d’impôts, qui lui
fut accordée par le sénat de Venise, et continuée
par Napoléon et l’empereur François.
On a de lui quelques travaux intéressants
sur la culture de la vigne et autres questions
agronomiques.
<section end="ASQUINI (Fabien, comte)"/>
<section begin="ASSABIN"/><nowiki/>
'''ASSABIN'''. Myth. éthiop. Dieu qui préside
à la récolte du cinnamome.
<section end="ASSABIN"/>
<section begin="ASSABLÉ, ÉE"/><nowiki/>
'''ASSABLÉ, ÉE''' (a-sa-blé), part. pass. du
v. Assabler : ''Rivière'' {{sc|assablée.}}
<section end="ASSABLÉ, ÉE"/>
<section begin="ASSABLEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSABLEMENT''' s. m. (a-sa-ble-man — rad.
''assabler''). Action d’assabler ; résultat de
cette action. ‖ On dit mieux ''ensablement.''
<section end="ASSABLEMENT s. m."/>
<section begin="ASSABLER v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSABLER''' v. a. ou tr. (a-sa-blé — rad.
''sable''). Remplir de sable, combler avec
du sable : {{sc|Assabler}} ''un port''. ‖ On dit mieux
''ensabler.''
— Pêch. Tendre sur un fond de sable :
{{sc|Assabler}} ''des filets.''
'''S’assabler''', v. pr. S’échouer sur le sable :
''Un vaisseau qui s’est ''{{sc|assablé.}}
<section end="ASSABLER v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSA-DOUX s. m."/><nowiki/>
'''ASSA-DOUX''' s. m. (ass-sa-dou — traduction
des mots latins ''assa dulcis''). Résine benjoin.
On dit aussi ''assa-dulcis.''
<section end="ASSA-DOUX s. m."/>
<section begin="ASSAF"/><nowiki/>
'''ASSAF''', nom donné par les musulmans à un
personnage qu’ils supposent avoir été le premier
vizir de Salomon, qu’ils appellent lui-même
le sultan Souleïman. Assaf partage
avec son maître les honneurs de la légende et
de la tradition orientales ; les musulmans
attribuent à Assaf une sagesse incomparable
et en font le type du vizir parfait. D’après
leur récit, les grandes qualités d’Assaf se révélèrent
lorsque Salomon perdit son anneau
magique. Dans les Psaumes de David, il y a
quelques morceaux dédiés à Assaf, qui était,
pour nous servir de l’expression naïve de
d’Herbelot, le ''maître de chapelle'' du roi juif.
Aujourd’hui, Assaf est devenu, pour les
Arabes, les Persans et les Turcs, le modèle
presque banal auquel ils comparent invarialement
tout haut fonctionnaire, comme on
le voit dans les premiers vers d’un ''ghazel'',
dans lequel Nabi, poëte turc, prend congé
d’un pacha : « Adieu, pacha ''aussi sage qu’Assaf'', le premier, le plus grand entre ses pairs, le directeur du domaine de l'élevation, etc. »
<section end="ASSAF"/>
<section begin="ASSAF. Myth. arab."/><nowiki/>
'''ASSAF'''. Myth. arab. Idole adorée par les Arabes coraïschites.
<section end="ASSAF. Myth. arab."/>
<section begin="ASSAFITE adj. et s."/><nowiki/>
'''ASSAFITE''' adj. et s. (ass-sa-fi-te — rad. ''Assaf''). Adorateur d’Assaf.
<section end="ASSAFITE adj. et s."/>
<section begin="ASSA-FŒTIDA ou ASA-FŒTIDA s. f."/><nowiki/>
'''ASSA-FŒTIDA''' ou '''ASA-FŒTIDA''' s. f.
(ass-sa-fé-ti-da-du persan ''asa'', résine, et du
lat. ''fœtida'', fétide). Suc résineux qui découle
de la ''ferula assa-fœtida'', plante de la famillo
des ombellifères, qui croit dans la Perse et
dans l’Indoustan : ''Les Romains employaient''
l’{{sc|assa-fœtida}} ''comme assaisonnement.'' £ {{sc|assafcetida}} ''est employée en médecine comme antispasmodique.'' {{sc|£’assa}} - {{sc|fœtida}}, ''oui pour nous''
''est si repoussante, est pour les habitants de ht''
''Perse un condiment extrêmement recherché.''
(Richera’nd.) ''Les Romains assaisonnaient les''
''faisans avec de'' {{sc|Z’assa}} - {{sc|fœtida.}} Il Quelques
écrivains spéciaux font co mot masculin.
— Encycl. ''Vassa-fœtida'' se récolte en automne,
époque où la plante a acquis son
entier développement ; à cet effet, on coupe
la racine au collet-, il en sort bientôt un suc
blanc, épais, crémeux, qui no tarde pas à
s’épaissir et a prendre une teinte jaune rougeâtre.
''Vassa-fœtida'' du commerce est en
masses amorphes, de peu de consistance, d’un
brun chocolat, parsemées de larmes solides,
brunes à l’extérieur, blanches en dedans,
mais acquérant bientôt, lorsqu’elles sont exposées
à l’air, une teinte rose ou vineuse.
Cette gomme-résine a une odeur alliacée
très-fétide, une saveur acre et amère, et une
densité de 1,327 environ ; elle fond par l’action
de la chaleur, brûle à l’air, se dissout
incomplètement dans l’eau ou l’alcool, et
assez bien dans l’acide acétique étendu, ainsi
que dans le lait. ''Vassa-fœtida'' est composée
de résine, 65 ; bassorine, 11 ; gomme, 19 ;
huile volatile, 3 ; sels divers et impuretés, 2.
Ce médicament s’administre à l’intérieur, en
électuaire ou en solution, dans une eau gommeuse
ou dans du lait ; on peut aussi le dissoudre
dans l’alcool ou le vinaigre. On en fait
des électuaires, des nouets, des breuvages et
des lavements. ''Vassa-fœtida'' à l’état de suc
est, dit-on, irritante et peut produire la rubéfaction
de la peau ; celle du commerce l’est
fort peu : elle excite cependant la muqueuse
de la bouche et provoque la salivation ; dans
le tube digestif, elle facilite la digestion stomacale
et dissipe les flatuosités intestinales.
Elle produit peu d’excitation générale, agit
d’une manière spéciale sur les nerfs, dont elle
régularise les fonctions ; aussi, est-ce un des
antispasmodiques dont l’effet se produit le plus
constamment. Ce médicament s’administre à
l’intérieur contre l’inappétence et les perversions
du goût pour combattre les accidents variés
de l’hystérie, contre la danse de Saint-Guy,
la nymphomanie, la paralysie lombaire, l’épilepsie,
fe tétanos, ainsi que contre les coliques
vermineuses, le catarrhe bronchique, les convulsions
des enfants, la chlorose, etc. Associé
au camphre, au quinquina, à l’éther, il est
indiqué contre les accidents nerveux des maladies
putrides des ruminants. À l’extérieur,
c’est Un bon topique pour les ulcères, les engorgements
indolents, etc. ''Vassa-fœtida'' est
ordinairement associée à d’autres médicaments
tels que valériane, camphre, seille, digitale, nitrate
de potasse, ipécaciianha, belladone, etc.
On l’administre sous forme de pilules, d’émulsion
(5 gr. ''à’assa-fœtida ''dans 500 gr. d’eau),
de potion (''assa-fœtida'' l gr., sirop de fleur
d’oranger 30 gr., *eau distillée de valériane
100 gr., jaune d’œuf 1/2), de teinture alcoolique
''(assa-fœtida'' 1 partie, alcool à 31 degrés
4 p.), de -teinture êthérée ''(assa-fœtida'' 1 p.,
éther sulfurique 4 p.), de lavement ''(assa-fœtida''.2 à 5 gr., jaune d’œuf î).
''Vassa-fœtida'' a reçu chez nous, à cause
de son odeur forte et repoussante, le nom de
''siercus diaboli'' (fiente du diable). Elle est
nommée, par les Orientaux, ''délices des dieux'' ;
ils en font un usage à peu près habituel ; ils
l’emploient comme assaisonnement, et en frottent
même, dit-on, les bords des verres dans
lesquels ils boivent, pour donner au liquide qui
y est contenu plus de goût et de parfum.
''Vassa-fœtida'' était également très-estimée
des Romains.
{{sc|assagi}}, IE (ass-sa-ji) part. pass. du v.
Assagir : ''Enfant'' {{sc|assagi.}}
{{sc|ASSAGIR.v.}} a. outr. (ass-sa-jir — rad.
''sage).'' Vieux mot, qui signifiait rendre sage :
''Il nous fault àbestirpour'' nous {{sc|assagir.}} (Montaig.)
''O folle, orgueilleuse fortune, comme tes''
''soudains exploits'' {{sc|ct’assagissoient !}} (Chasteliain.)
— Quelques écrivains de nos jours ont
essayé-de rajeunir ce mot, très-expressif :
''Cette tête'', ''que ces cheveux qui tombent'' n’AS{{sc|saoissent}}
''point'', ''est tout aussi folle qu’elle''
''était lorsque je te donnai l’être, fille ainée de''
''mes illusions, doux fruit de mes mystérieuses''
''amours avec ma première solitude.'' (Chateaub.)
''Je le calmai de la voix, je le caressai''
''de la main, afin de'' {{sc|^’assagir}} ''et de ménager''
''ses forces pour cette rude journée.'' (E. Sue.)
— V. n. ou intr. Devenir sage : ''Vieillir''
''n’est pas ''{{sc|assagir}} ''ni quitter les vices, mais''
''seulement les changer en pires.'' (Charron.)
S’assagir, v. pr. Devenir sage : ''J’étudiai, ''
''jeune, pour l’ostentation ; depuis, un peu pour''
m’ASSAGiR. (Montaig.)
ASSAGISSEMENT s. m. (ass-sa-ji-se-man
— rad. ''assagir).'' Action de rendre sage ou de.
devenir sage. Vieux mot.<section end="ASSA-FŒTIDA ou ASA-FŒTIDA s. f."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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15891415
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2026-06-27T05:42:54Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>mée autrichienne, mourut à Liége, en 1802.
‖ {{sc|Aspre}} (Constantin, baron {{sc|d’}}), feld-maréchal
autrichien, de la même famille que les précédents,
né à Bruxelles en 1789, mort en 1850,
servit longtemps en Italie, contribua au gain
de la bataille de Novare, en 1849, et prit ensuite
d’assaut la ville de Livourne.
<section end="ASPRE ou ASPER (Constant-Ghilain-Charles {{sc|Van Hoobrouck}}, baron {{sc|d’}})"/>
<section begin="ASPRÈDE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÈDE''' s. m. (a-sprè-de). Ichth. Genre
de poissons, voisin des silures, et comprenant
cinq espèces, qui vivent dans les eaux
douces de la Guyane.
<section end="ASPRÈDE s. m."/>
<section begin="ASPRÉE s. m."/><nowiki/>
'''ASPRÉE''' s. m. (a-spré). Zooph. Genre de
polypiers membraneux, foliacés et composés
de cellules.
<section end="ASPRÉE s. m."/>
<section begin="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/><nowiki/>
'''ASPRÈLE''' ou '''ASPRELLE''' s. f. (a-sprè-le).
Bot. Syn. de ''Prêle.''
<section end="ASPRÈLE ou ASPRELLE s. f."/>
<section begin="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' {{sc|(d’)}}, vicomte d’Orthez. V. {{sc|Orthez}}.
<section end="ASPREMONT {{sc|(d’)}}"/>
<section begin="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/><nowiki/>
'''ASPREMONT''' (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}, général français, né
vers le commencement du {{s|xvii}}, mort
en 1678. Il se voua, comme Vauban, à la
guerre des siéges, figura honorablement dans
toutes les actions militaires de son temps ; fut
blessé aux siéges de Condé, de Valenciennes
et de Gravelines ; fit accepter un plan pour
l’agrandissement de la place et du port de
Toulon, et mourut au moment de l’exécuter, épuisé par ses fatigues pendant les guerres d’Espagne.
<section end="ASPREMONT (François {{sc|de la Mothe-Villebert}}, vicomte {{sc|d’)}}"/>
<section begin="ASPRES-LES-VEYNES"/><nowiki/>
'''ASPRES-LES-VEYNES''', ch.-lieu de cant.
(Hautes-Alpes), sur le Ruech ; arrond. de
Gap ; pop. aggl. 673 hab. — pop. tot. 745 hab.
<section end="ASPRES-LES-VEYNES"/>
<section begin="ASPRET, ETTE adj."/><nowiki/>
'''ASPRET, ETTE''' adj. (a-sprè, è-te — rad.
''aspre''). Un peu âpre. Vieux mot.
<section end="ASPRET, ETTE adj."/>
<section begin="ASPRIÈRES"/><nowiki/>
'''ASPRIÈRES''', ch.-lieu de cant. (Aveyron) ;
arrond. de Villefranche ; pop. aggl. 420 hab.
— pop. tot. 1,656 hab. ; mines de zinc et de
plomb.
<section end="ASPRIÈRES"/>
<section begin="ASPROMONTE"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''', montagne du royaume
d’Italie, dans la Calabre ultérieure {{Ire}}, à
25 kilom. N.-E. de Reggio. Le 29 août 1862,
Garibaldi, à la tête d’une poignée d’hommes
déterminés, s’était retranché sur cette montagne, lorsqu’il fut attaqué par le colonel
Pallavicini, qui commandait un corps de bersaglieri. Après une escarmouche de courte
durée, Garibaldi, blessé à la jambe, fut fait
prisonnier avec tous les siens. V. l’article
suivant.
<section end="ASPROMONTE"/>
<section begin="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/><nowiki/>
'''ASPROMONTE''' ({{sc|Combat d’}}). À la suite de
l’affaire de Sarnico (mai 1862), où le gouverment
italien avait déjoué les projets des Garibaldiens
sur la Vénétie, Garibaldi, qui était
en Lombardie, et qui jouissait alors du plus
haut degré de popularité auquel il soit donné
à un simple citoyen d’atteindre, offrit de renoncer
à toute expédition aventureuse, pourvu
que la guerre nationale contre l’Autriche fût
reprise sur-le-champ. N’ayant rien pu obtenir
en ce sens du ministère Ratazzi, que des voix
éloquentes accusaient d’ailleurs au Parlement
de ne pas vouloir donner Rome à l’Italie, Garibaldi,
déçu dans la réalisation de ses plus
chères espérances, fatigué d’une inaction
pleine d’anxiété et de doute, et conseillé aussi
par ses amis, résolut secrètement de trancher
d’un seul coup le nœud de la question romaine.
Il pensa qu’en se dirigeant vers Rome à la
tête de ses volontaires, il verrait l’Italie entière
marcher à sa suite, et que cet imposant
soulèvement d’une grande nation rendrait impossible
toute résistance du corps d’armée français qui gardait le Vatican. Rendre Rome à l’Italie était à ses yeux l’achèvement de sa mission émancipatrice. Toute tentative de cette nature étant désormais impossible dans le nord, il choisit habilement la Sicile pour point
de réunion et pour point de départ. C’était là,
en effet, qu’il avait jadis commencé par d’éclatants
succès la délivrance du royaume de Naples ;
là, il était sûr de trouver une population
enthousiaste, échappant presque par l’éloignement
et par les habitudes à l’action du gouvernement,
et il pouvait jusqu’à un certain
point, compter sur le concours du préfet, qui
lui était dévoué.
Plein de cette idée, et après avoir pris ses
dispositions, Garibaldi partit subitement pour
Caprera ; mais, à peine avait-il touché son île,
qu’il en repartait pour Palerme, où devait avoir
lieu, le 28 juin, un tir national présidé par le
prince royal. L’inquiétude que la présence de
Garibaldi avait d’abord causée à Turin se dissipa
lorsqu’on apprit qu’il accompagnait partout
l’héritier du trône, s’effaçant derrière lui
et prêchant la concorde. Mais bientôt l’ancien
dictateur laissa percer ses préoccupations et
son ressentiment contre le gouvernement
français, dont les troupes mettaient obstacle
à ce que l’Italie eût sa véritable capitale.
Accompagné de son ami, le marquis Georges
Pallavicino, préfet de Palerme, il visitait les
établissements d’utilité publique, recevait des
suppliques et des députations, et prononçait
des discours où il attaquait avec une véhémence
extrême l’empereur Napoléon. Les populations
l’accueillaient avec enthousiasme ;
une vieille femme s’approchait de lui et lui
présentait ses deux fils : « Je n’ai qu’eux,
disait-elle, je vous les donne. » Cette attitude
émut le parlement et le ministère ; le préfet de
Palerme fut révoqué pour avoir autorisé de sa
présence des discours de nature à troubler les
relations de l’Italie avec la France ; il fut
remplacé par le général Cugia, investi en
outre des pouvoirs civils et militaires pour
toute la Sicile.
Après le départ des princes pour Naples,
Garibaldi redoubla de colère dans ses discours,
qui mettaient le feu à toute l’Italie. Tandis que
{{M.|Ratazzi}} lançait au nom du roi une proclamation
(3 août) destinée à conjurer les périls
du moment, et que l’armée française à Rome
se tenait sur ses gardes, Garibaldi, suivi de
quelques centaines de jeunes gens, s’emparait
des deux cents fusils de la garde nationale de
Corleone, se retirait avec sa petite troupe dans
les bois de Ficuzza, et après avoir arboré la
devise ''Roma o morte !'' (Rome ou la mort !),
il lui adressait son ordre du jour : « Vous êtes
accourus le sourire sur les lèvres, la joie au
front, au banquet des batailles ; vous avez senti
la honte que l’occupation de Rome fait peser
sur vos fronts, et vous voulez la faire disparaître.
» Désavoué au nom de l’Italie par ses
anciens lieutenants, Bixio, Médici, etc., ainsi
qu’il allait bientôt l’être par Kossuth et Klapka
au nom des Hongrois, qu’il avait aussi appelés
à la rescousse, il fut rejoint par les députés
Nicotera et Miceli, par une partie de la jeunesse
de Sicile, par une foule de très-jeunes
gens, presque des collégiens, venus de la
haute Italie, et aussi par un certain nombre
d’émigrés de divers pays. Cette troupe (4,000
hommes au plus) se dirigea vers le centre de
l’île, partagée en trois colonnes, commandées
par le colonel Bentivegno, le lieutenant-colonel
Tresselle et par Garibaldi lui-même.
Sur ces entrefaites, le ministère avait proclamé
l’état de siége en Sicile et à Naples, et
confié la répression du mouvement à des chefs
habiles et énergiques. Le général Ricotti, envoyé
avec du renfort en Sicile, fut chargé de
surveiller et d’envelopper les volontaires garibaldiens,
sous la direction du général Cugia.
Le général Cialdini fut mis à la disposition du
général La Marmora, si Garibaldi parvenait à
passer sur le continent. La flotte italienne
croisa dans les eaux siciliennes et napolitaines
et arrêta les expéditions de volontaires.
Dans sa marche pénible à travers la Sicile,
le corps garibaldien fut bientôt cerné par les
troupes du général Ricotti, qui voulait l’isoler
et le dissoudre amicalement, et sans en venir
aux mains. Grâce à ces ménagements extrêmes,
grâce aussi à d’habiles manœuvres et à
des marches savantes, l’illustre aventurier
réussit à passer au milieu des baïonnettes du
général Mella et à se jeter dans Catane. Là,
il adressa de nouveau une proclamation aux
Italiens : « À Rome ! dit-il, levez-vous, braves
de 48 et de 49 ! Sus, jeunesse ardente de 59 et
de 60 ! Accourez à la croisade sainte ! Je suis
résolu à entrer dans Rome vainqueur, ou à
périr sous ses murs. »
Le 25 août, Garibaldi, entouré par l’armée de Ricotti, bloqué par deux frégates italiennes, se saisit d’un bateau à vapeur de la compagnie postale italienne, se jette à bord
mille ou douze cents de ses compagnons, et,
presque sous les yeux des deux frégates,
passe la mer et aborde à la pointe du cap de
Spartivento, près de Melito, tandis que Ricotti
désarmait le reste des volontaires qui n’avaient
pu s’embarquer avec leur chef.
En Calabre, Cialdini avait pris d’excellentes
dispositions militaires, décidé qu’il était à
repousser une attaque des volontaires avec
moins de ménagements qu’on ne leur en avait
montré en Sicile. Garibaldi, qui avait auprès
de lui ses lieutenant Nullo, Cattabene, Cairoli,
Corte, Guastalla, etc., et son fils Menotti,
ne vit arriver que cinq à six cents nouveaux
volontaires. Il tenta, avec le peu de monde
qu’il avait, de surprendre Reggio ; mais on
était en force pour le recevoir. Il n’eut plus
qu’à se jeter au nord-ouest, dans les montagnes,
à travers l’épaisseur du plateau à peu
près désert d’Aspromonte, avec seize à dix-sept
cents hommes. Le colonel Pallavicini, à
la tête de deux mille quatre cents hommes,
formés de bersaglieri et de troupes de ligne,
fut envoyé contre lui avec l’ordre précis de
lui faire poser les armes, même au moyen
d’un combat. En arrière, Cialdini avait échelonné
les troupes des généraux Revel et Vialardi,
qui fermaient tout passage ; sur les
côtes, le contre-amiral Albini croisait avec la
flotte italienne.
Garibaldi était arrivé, après de grandes
difficultés, au milieu du plateau désert qui
couronne le massif d’Aspromonte. Il avait
pour quartier général quelques cabanes en
ruine près d’un bois. Le 28 août, le colonel
Pallavicini avait commencé à gravir les hauteurs.
Le 29 au matin, il divisa ses forces en
trois colonnes, pour attaquer Garibaldi de
front et lui couper la retraite en tournant le
plateau. Garibaldi leva son camp et se dirigea
vers le bois. Il n’avait pas d’espoir de résister
et peu de chance de se dérober. Les bersaglieri
arrivèrent à portée. Garibaldi arrêta les
siens, résolu d’abord à ne point faire feu ; il
commanda la halte et le repos. Pallavicini
avait donné l’ordre d’avancer. On hésita de
part et d’autre. Garibaldi jeta encore le cri de
ne point faire feu ; quelques coups cependant
partirent du côté des troupes régulières d’abord,
puis du côté des volontaires. Un officier
italien arriva au milieu des balles, en parlementaire.
Garibaldi, irrité, le fit désarmer. Le feu continua ; il y eut douze morts et une cinquantaine de blessés ; Garibaldi fut atteint d’une balle morte à la cuisse, et d’une balle
vive au pied droit. Les bersaglieri se précipitèrent ; les deux troupes furent bientôt mêlées
au milieu d’une vive émotion, qui se manifesta
par des reproches, des embrassements et des
poignées de main. Garibaldi, assis au pied
d’un arbre et fumant un cigare pendant qu’on
pansait sa blessure, fut ensuite transporté par ses volontaires et accompagné par les troupes
jusqu’à Scylla. Là, Garibaldi ayant demandé
à être embarqué sur un bâtiment anglais, le
général Cialdini lui annonça qu’il avait l’ordre
de le faire embarquer sur un bâtiment italien
pour le conduire à la Spezzia, et que ses lieutenants
et ses soldats étaient prisonniers de
guerre. Garibaldi arriva le 2 septembre à la
Spezzia, souffrant cruellement de sa blessure.
{{Corr|Un|Une}} profonde et douloureuse commotion se
fit sentir dans le monde civilisé lorsqu’on apprit
que Garibaldi avait été frappé par une
balle italienne. Il avait été imprudent sans
doute, téméraire peut-être, mais coupable, lui
qui avait écrit sur ses drapeaux : {{sc|Italie et Victor-Emmanuel !}} C’est ce qui fut fort bien
exprimé par {{M.|Durando}}, ministre des affaires
étrangères, dans sa note diplomatique du
8 octobre : « La loi l’a emporté ; mais le mot
d’ordre des volontaires a été cette fois plus
impérieux que jamais. La nation tout entière
réclame sa capitale. Le problème a pu changer
de face, mais l’urgence d’une solution n’a fait
que devenir plus puissante. » Aussi, le 15 septembre,
le roi, par l’organe de {{M.|Ratazzi}},
avait-il déjà-prononcé, en faveur de Garibaldi,
une amnistie qui fut ensuite étendue à tous ses
compagnons. Ainsi, le sang versé par le grand
patriote ne le fut pas inutilement, puisqu’il
eut pour résultat l’affirmation plus énergique
des droits de l’Italie sur Rome. D’autre part,
il fallait que force restât à la loi ; et le gouvernement
italien, énergique contre les impatiences
exaltées, clément après la victoire de
la loi, a prouvé aux populations de l’Italie
méridionale et à l’Europe, que le jeune royaume
d’Italie est assis sur des bases inébranlables :
la liberté et le respect des lois.
<section end="ASPROMONTE ({{sc|Combat d’}})"/>
<section begin="ASPRO-POTAMO"/><nowiki/>
'''ASPRO-POTAMO''', fleuve de la Turquie
d’Europe, qui se jette dans la mer Ionienne,
après un cours de 225 kilom. C’est l’Achéloüs des anciens.
<section end="ASPRO-POTAMO"/>
<section begin="ASPULL (Georges)"/><nowiki/>
'''ASPULL''' (Georges), célèbre pianiste anglais,
né à Manchester en 1813, mort en 1832. Dès
l’enfance, il émerveilla les maîtres par le
brillant et le fini de son jeu. Rossini dit un
jour de lui, qu’il était ''la créature la plus extraordinaire de l’Europe''. Cet éminent artiste mourut à 18 ans. Il a laissé quelques compositions.
<section end="ASPULL (Georges)"/>
<section begin="ASQUE s. m."/><nowiki/>
'''ASQUE''' s. m. (a-ske). Arachn. Genre d’acariens
voisin des cheylètes.
<section end="ASQUE s. m."/>
<section begin="ASQUINI (Basile)"/><nowiki/>
'''ASQUINI''' (Basile), littérateur italien, né à
Udine en 1682, mort en 1745. Il entra dans
les ordres et professa les belles-lettres à Lodi
et à Bologne. Entre autres écrits estimés, il
a laissé une biographie des ''Hommes illustres du Frioul'', publiée à Venise, en 1735.
<section end="ASQUINI (Basile)"/>
<section begin="ASQUINI (Fabien, comte)"/><nowiki/>
'''ASQUINI''' (Fabien, comte), agronome italien,
né à Udine en 1726, mort en 1818. Il
introduisit dans son pays natal la culture du
mûrier et l’éducation des vers à soie, fit faire
les plus grands progrès à l’agriculture et
répandit en Italie l’usage de la pomme de
terre. Les services qu’il avait rendus furent
récompensés d’une manière éclatante par
une exemption perpétuelle d’impôts, qui lui
fut accordée par le sénat de Venise, et continuée
par Napoléon et l’empereur François.
On a de lui quelques travaux intéressants
sur la culture de la vigne et autres questions
agronomiques.
<section end="ASQUINI (Fabien, comte)"/>
<section begin="ASSABIN"/><nowiki/>
'''ASSABIN'''. Myth. éthiop. Dieu qui préside
à la récolte du cinnamome.
<section end="ASSABIN"/>
<section begin="ASSABLÉ, ÉE"/><nowiki/>
'''ASSABLÉ, ÉE''' (a-sa-blé), part. pass. du
v. Assabler : ''Rivière'' {{sc|assablée.}}
<section end="ASSABLÉ, ÉE"/>
<section begin="ASSABLEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSABLEMENT''' s. m. (a-sa-ble-man — rad.
''assabler''). Action d’assabler ; résultat de
cette action. ‖ On dit mieux ''ensablement.''
<section end="ASSABLEMENT s. m."/>
<section begin="ASSABLER v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSABLER''' v. a. ou tr. (a-sa-blé — rad.
''sable''). Remplir de sable, combler avec
du sable : {{sc|Assabler}} ''un port''. ‖ On dit mieux
''ensabler.''
— Pêch. Tendre sur un fond de sable :
{{sc|Assabler}} ''des filets.''
'''S’assabler''', v. pr. S’échouer sur le sable :
''Un vaisseau qui s’est ''{{sc|assablé.}}
<section end="ASSABLER v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSA-DOUX s. m."/><nowiki/>
'''ASSA-DOUX''' s. m. (ass-sa-dou — traduction
des mots latins ''assa dulcis''). Résine benjoin.
On dit aussi ''assa-dulcis.''
<section end="ASSA-DOUX s. m."/>
<section begin="ASSAF"/><nowiki/>
'''ASSAF''', nom donné par les musulmans à un
personnage qu’ils supposent avoir été le premier
vizir de Salomon, qu’ils appellent lui-même
le sultan Souleïman. Assaf partage
avec son maître les honneurs de la légende et
de la tradition orientales ; les musulmans
attribuent à Assaf une sagesse incomparable
et en font le type du vizir parfait. D’après
leur récit, les grandes qualités d’Assaf se révélèrent
lorsque Salomon perdit son anneau
magique. Dans les Psaumes de David, il y a
quelques morceaux dédiés à Assaf, qui était,
pour nous servir de l’expression naïve de
d’Herbelot, le ''maître de chapelle'' du roi juif.
Aujourd’hui, Assaf est devenu, pour les
Arabes, les Persans et les Turcs, le modèle
presque banal auquel ils comparent invarialement
tout haut fonctionnaire, comme on
le voit dans les premiers vers d’un ''ghazel'',
dans lequel Nabi, poëte turc, prend congé
d’un pacha : « Adieu, pacha ''aussi sage qu’Assaf'', le premier, le plus grand entre ses pairs, le directeur du domaine de l’élevation, etc. »
<section end="ASSAF"/>
<section begin="ASSAF. Myth. arab."/><nowiki/>
'''ASSAF'''. Myth. arab. Idole adorée par les Arabes coraïschites.
<section end="ASSAF. Myth. arab."/>
<section begin="ASSAFITE adj. et s."/><nowiki/>
'''ASSAFITE''' adj. et s. (ass-sa-fi-te — rad. ''Assaf''). Adorateur d’Assaf.
<section end="ASSAFITE adj. et s."/>
<section begin="ASSA-FŒTIDA ou ASA-FŒTIDA s. f."/><nowiki/>
'''ASSA-FŒTIDA''' ou '''ASA-FŒTIDA''' s. f.
(ass-sa-fé-ti-da — du persan ''asa'', résine, et du
lat. ''fœtida'', fétide). Suc résineux qui découle
de la ''ferula assa-fœtida'', plante de la famille
des ombellifères, qui croît dans la Perse et
dans l’Indoustan : ''Les Romains employaient l’''{{sc|assa-fœtida}} ''comme assaisonnement. L’''{{sc|assa-fœtida}} ''est employée en médecine comme antispasmodique. L’''{{sc|assa-fœtida}}, ''qui pour nous est si repoussante, est pour les habitants de la Perse un condiment extrêmement recherché.''
(Richerand.) ''Les Romains assaisonnaient les faisans avec de l’''{{sc|assa-fœtida.}} ‖ Quelques
écrivains spéciaux font ce mot masculin.
— '''Encycl'''. L’''assa-fœtida'' se récolte en automne,
époque où la plante a acquis son
entier développement ; à cet effet, on coupe
la racine au collet ; il en sort bientôt un suc
blanc, épais, crémeux, qui ne tarde pas à
s’épaissir et à prendre une teinte jaune rougeâtre.
L’''assa-fœtida'' du commerce est en
masses amorphes, de peu de consistance, d’un
brun chocolat, parsemées de larmes solides,
brunes à l’extérieur, blanches en dedans,
mais acquérant bientôt, lorsqu’elles sont exposées
à l’air, une teinte rose ou vineuse.
Cette gomme-résine a une odeur alliacée
très-fétide, une saveur âcre et amère, et une
densité de 1,327 environ ; elle fond par l’action
de la chaleur, brûle à l’air, se dissout
incomplètement dans l’eau ou l’alcool, et
assez bien dans l’acide acétique étendu, ainsi
que dans le lait. L’''assa-fœtida'' est composée
de résine, 65 ; bassorine, 11 ; gomme, 19 ;
huile volatile, 3 ; sels divers et impuretés, 2.
Ce médicament s’administre à l’intérieur, en
électuaire ou en solution, dans une eau gommeuse
ou dans du lait ; on peut aussi le dissoudre
dans l’alcool ou le vinaigre. On en fait
des électuaires, des nouets, des breuvages et
des lavements. L’''assa-fœtida'' à l’état de suc
est, dit-on, irritante et peut produire la rubéfaction
de la peau ; celle du commerce l’est
fort peu : elle excite cependant la muqueuse
de la bouche et provoque la salivation ; dans
le tube digestif, elle facilite la digestion stomacale
et dissipe les flatuosités intestinales.
Elle produit peu d’excitation générale, agit
d’une manière spéciale sur les nerfs, dont elle
régularise les fonctions ; aussi, est-ce un des
antispasmodiques dont l’effet se produit le plus
constamment. Ce médicament s’administre à
l’intérieur contre l’inappétence et les perversions
du goût pour combattre les accidents variés
de l’hystérie, contre la danse de Saint-Guy,
la nymphomanie, la paralysie lombaire, l’épilepsie,
le tétanos, ainsi que contre les coliques
vermineuses, le catarrhe bronchique, les convulsions
des enfants, la chlorose, etc. Associé
au camphre, au quinquina, à l’éther, il est
indiqué contre les accidents nerveux des maladies
putrides des ruminants. À l’extérieur,
c’est un bon topique pour les ulcères, les engorgements
indolents, etc. L’''assa-fœtida'' est
ordinairement associée à d’autres médicaments
tels que valériane, camphre, seille, digitale, nitrate
de potasse, ipécacuanha, belladone, etc.
On l’administre sous forme de pilules, d’émulsion
(5 gr. d’''assa-fœtida'' dans 500 gr. d’eau),
de potion (''assa-fœtida'' 1 gr., sirop de fleur
d’oranger 30 gr., eau distillée de valériane
100 gr., jaune d’œuf 1/2), de teinture alcoolique
(''assa-fœtida'' 1 partie, alcool à 31 degrés
4 p.), de teinture éthérée (''assa-fœtida'' 1 p.,
éther sulfurique 4 p.), de lavement (''assa-fœtida'' 2 à 5 gr., jaune d’œuf 1).
L’''assa-fœtida'' a reçu chez nous, à cause
de son odeur forte et repoussante, le nom de
''stercus diaboli'' (fiente du diable). Elle est
nommée, par les Orientaux, ''délices des dieux ;''
ils en font un usage à peu près habituel ; ils
l’emploient comme assaisonnement, et en frottent
même, dit-on, les bords des verres dans
lesquels ils boivent, pour donner au liquide qui
y est contenu plus de goût et de parfum.
L’''assa-fœtida'' était également très-estimée
des Romains.
<section end="ASSA-FŒTIDA ou ASA-FŒTIDA s. f."/>
<section begin="ASSAGI, IE"/><nowiki/>
'''ASSAGI, IE''' (ass-sa-ji) part. pass. du v.
Assagir : ''Enfant'' {{sc|assagi.}}
<section end="ASSAGI, IE"/>
<section begin="ASSAGIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAGIR''' v. a. ou tr. (ass-sa-jir — rad.
''sage''). Vieux mot, qui signifiait rendre sage :
''Il nous fault abestir pour nous'' {{sc|assagir.}} (Montaig.)
''Ô folle, orgueilleuse fortune, comme tes soudains exploits m’''{{sc|assagissoient !}} (Chastellain.)
— Quelques écrivains de nos jours ont
essayé de rajeunir ce mot, très-expressif :
''Cette tête, que ces cheveux qui tombent n’''{{sc|assagissent}}
''point, est tout aussi folle qu’elle était lorsque je te donnai l’être, fille ainée de mes illusions, doux fruit de mes mystérieuses amours avec ma première solitude.'' (Chateaub.)
''Je le calmai de la voix, je le caressai de la main, afin de l’''{{sc|assagir}} ''et de ménager ses forces pour cette rude journée.'' (E. Sue.)
— V. n. ou intr. Devenir sage : ''Vieillir n’est pas ''{{sc|assagir}} ''ni quitter les vices, mais seulement les changer en pires.'' (Charron.)
'''S’assagir''', v. pr. Devenir sage : ''J’étudiai, jeune, pour l’ostentation ; depuis, un peu pour m’''{{sc|assagir}}. (Montaig.)
<section end="ASSAGIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSAGISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSAGISSEMENT''' s. m. (ass-sa-ji-se-man — rad. ''assagir''). Action de rendre sage ou de
devenir sage. Vieux mot.<section end="ASSAGISSEMENT s. m."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>de la Chilotequa, aux environs duquel
nos ennemis commencèrent à nous barricader
les chemins. Le 6 nous nous arrêtâmes
de bonne heure à une Eſtancia pour
y préparer à manger, & nous trouvâmes
ſur le lit d’une ſalle la lettre ſuivante
qui s’adreſſoit à nous.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|''N''}}Ous ſommes réjouis de ce que vous avez
choiſi notre Province pour repaſſer dans
votre pays. Mais nous ſommes fâchés de ce
que vous n’êtes pas plus chargés d’argent,
quoique pourtant ſi vous avez beſoin de mules
pour porter celui que vous avez, nous
vous en enverrons. Nous eſpérions avoir
bientôt le Général François Grogniet, &
nous vous laiſſons à penſer ce qu’il ſera des
ſoldats.</i>
{{il|0.5em}}
Nous vîmes bien par cette lettre
qu’ils n’étoient pas inſtruits de la mort
de Grogniet, puiſqu’ils croyoient qu’il
nous commandoit encore, & qu’ils ne
le connoiſſoient que par le récit que leur
en avoient fait les trois hommes qui l’avoient
quitté pour ſe rendre à eux, lorſqu’il
manqua de prendre l’or des mines
de Tiuſigal.
Le 7 nous trouvâmes une embuſcade
que les Enfans perdus firent re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>de la Chilotequa, aux environs duquel
nos ennemis commencèrent à nous barricader
les chemins. Le 6 nous nous arrêtâmes
de bonne heure à une Eſtancia pour
y préparer à manger, & nous trouvâmes
ſur le lit d’une ſalle la lettre ſuivante
qui s’adreſſoit à nous.
{{il|0.5em}}
{{Lettrine|''N''}}<i>Ous ſommes réjouis de ce que vous avez
choiſi notre Province pour repaſſer dans
votre pays. Mais nous ſommes fâchés de ce
que vous n’êtes pas plus chargés d’argent,
quoique pourtant ſi vous avez beſoin de mules
pour porter celui que vous avez, nous
vous en enverrons. Nous eſpérions avoir
bientôt le Général François Grogniet, &
nous vous laiſſons à penſer ce qu’il ſera des
ſoldats.</i>
{{il|0.5em}}
Nous vîmes bien par cette lettre
qu’ils n’étoient pas inſtruits de la mort
de Grogniet, puiſqu’ils croyoient qu’il
nous commandoit encore, & qu’ils ne
le connoiſſoient que par le récit que leur
en avoient fait les trois hommes qui l’avoient
quitté pour ſe rendre à eux, lorſqu’il
manqua de prendre l’or des mines
de Tiuſigal.
Le 7 nous trouvâmes une embuſcade
que les Enfans perdus firent re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|534|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>ami du cardinal, le marquis de Rambouillet, dont l’hôtel était déjà le temple du bel esprit. Puylaurens vit encore passer {{M.|de}} Châteauneuf, qui ne soupçonnait guère alors qu’il dût être garde-des-sceaux tout prochainement, {{M.|de}} Marillac, le garde-des-sceaux actuel, dont le cardinal savait déjà les intrigues, le président Séguier, Bois-Robert, ami intime et bouffon du ministre. Ces personnages, convoqués pour une affaire qu’ils ignoraient, accouraient tous avec un air d’inquiétude et d’empressement. Les jeunes gens mesuraient la profondeur de leurs saints au degré de puissance de chacun des passans. Lorsqu’ils virent que le nouveau venu ne connaissait personne, ils en augurèrent mal pour lui, et finirent par décider que ce devait être un hobereau de province, cherchant fortune et frappant, à tout hasard, à la porte du ministre.
Aussitôt que l’huissier parut, Puylaurens, qui savait l’étiquette, lui dit son nom en le priant de demander pour lui, c’était la formule voulue pour entrer lorsqu’on n’était pas inscrit. L’huissier retourna dans la chambre à coucher ; mais, au lieu d’ouvrir la grand’porte, il frappa de sa verge sur la boiserie pour qu’on fît silence.
— Messieurs, dit-il, son éminence est pressée et ne peut vous recevoir ce matin. Elle va partir dans un moment pour aller au Luxembourg. Vous êtes priés de l’y accompagner.
Une agitation extraordinaire suivit cette déclaration de l’huissier. Les jeunes gens qui n’avaient point de carrosse demandèrent des places à leurs amis. On s’accorda ensemble de façon à ne laisser personne dans l’embarras, et bientôt tout le monde se trouva pourvu, excepté notre pauvre gentilhomme, pour qui ces arrangemens étaient comme autant d’affronts. Voyant son entrevue manquée, il ne savait plus que résoudre, lorsque la nièce du cardinal vint à passer. Elle reconnut son ami d’enfance et courut à lui tout droit.
— Vous voilà, Antoine, dit-elle en rougissant. Bon Dieu ! que je suis folle de vous parler comme je le fais ! Vous aurez oublié le temps de nos jeux. Que vous êtes changé !
— Je vous en dirai autant, mademoiselle, répondit le jeune homme. Vous étiez une enfant, et je retrouve une belle et éblouissante jeune fille. Si je me souviens de nos jeux ! il ne faut pas le demander, car je vous appellerais tout de suite ma chère Margnerite comme autrefois, et tant de familiarité n’est plus de saison. Hélas ! que ne sommes-nous encore dans les jardins de Fontainebleau ! J’étais heureux dans ce temps-là !
— Eh ! reprit la jeune fille, n’attendez-vous plus rien d’heureux dans l’avenir ? Voyons : à quoi puis-je vous être utile ? Disposez de mon crédit. Que demandez-vous ? il faut aspirer à quelque bel emploi. Sous le prétexte de mon ignorance en affaires, je puis me permettre bien des<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Il y eut un remue-ménage.
Les employées remplaçaient, sur les machines à écrire, les feuilles commencées par des copies vierges d’écriture.
Puis, un silence.
Tous les yeux se fixaient sur celle qui venait de transmettre l’ordre du « patron ».
Celle-ci, une personne fluette, mignonne, élégante dans sa simplicité, jolie sous son auréole de cheveux blonds, fit un signe de la main.
— Attention ! Je commence.
Et d’une voix lente, bien timbrée, elle dicta :
{{P début|95|m=1em}}
« Demain, Lud Herbilt, président depuis quatre années de l’association des ''Cinq-Cents'' de New-York, et Tom Slane, secrétaire général de ladite association, ont loué le Buena-Vista Park de San-Francisco.
{{P fin}}
— Chère, la location ! murmurèrent les employées tout en frappant les mots prononcés. Hein, miss May ?
L’interpellée haussa les épaules.
— Je ne sais pas. Mais je continue.
Et reprenant sa dictée :
{{P début|95|m=1em}}
« Ces gentlemen ne prétendent pas priver les habitants de San-Francîsco de leur promenade favorite.
{{P fin}}
— Ah bah !
{{P début|95|m=1em}}
« Ils les invitent au contraire à s’y rendre en foule, pour assister aux fêtes des fiançailles de Lud Herbilt et de miss Liao, hier encore brillante élève du Nouveau Collège Féministe, où la noble jeune fille, enfant préférée du souverain détrôné par la révolution chinoise, a appris tout ce qui peut orner le cœur et l’esprit d’une personne admirablement douée par la nature.
{{P fin}}
— Et allez donc ! plaisanta Lily, la plus jeune des dactylographes.
Fille de l’ex-empereur de Chine, criblée de dollars, fiancée à Lud Herbilt qui en a plus encore, rien d’étonnant à ce qu’elle ait toutes les perfections !
— Elle les a, Lily ! affirma la lectrice.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/541
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|535}}</noinclude>choses. J’ai des priviléges précieux. {{M.|le}} cardinal, dans ses heures de mélancolie, a besoin de moi pour l’égayer. Quand je lui prépare son eau sucrée, j’ai toutes les peines du monde à voir en lui le politique savant dont les bras touchent aux deux bouts de l’Europe. Confiez-moi vos projets ; j’y songerai en travaillant à ma broderie. Je pousserai doucement à la roue : l’occasion se présentera tous les jours de vous servir. Dites-moi ce que vous souhaitez, et vous aurez bientôt de mes nouvelles. Vous aviez un rendez-vous de mon oncle pour ce matin, et le voilà manqué. Ne vous embarrassez de rien ; j’arrangerai les choses pour que vous soyez reçu demain.
— Que vos graces et votre naïveté sont charmantes !
— Il ne s’agit pas de cela. À quoi donc pensez-vous ? Quel mauvais courtisan vous êtes ! Je vous parle d’affaires, et vous me contemplez sans écouter mes graves discours ! Est-ce ainsi qu’on doit solliciter ? Il est aisé de voir que vous avez perdu l’habitude de fréquenter la cour. Revenez à vous, monsieur. Voulez-vous entrer dans la maison de mon oncle ? Ce serait le mieux ; nous nous verrions comme dans notre enfance.
— Hélas ! je ne le puis pas, mademoiselle.
— Seriez-vous des ennemis de {{M.|le}} cardinal ?
— Je ne suis l’ennemi de personne ; mais j’eus autrefois l’amitié d’un prince que {{M.|le}} cardinal fait profession de haïr.
— C’est vrai : je l’avais oublié. Votre passé vient, comme un fâcheux, s’établir entre vous et moi. Bonté divine ! cela peut nous séparer pour la vie. Cependant vous aurez toujours une personne disposée à vous servir auprès de mon oncle, et, puisqu’il y a dans votre passé des souvenirs qui vous attachent à sa nièce, ne pouvez-vous, dans votre cœur, les opposer à ceux qui vous lient au frère du roi ?
— Le premier de ces souvenirs, répondit le jeune homme, a déjà décidé de mes sentimens, le second réglera ma conduite.
— Ne me dites point de galanteries. Cela mettrait de la contrainte entre nous. Je veux croire que nous sommes encore enfans et que notre amitié est sans conséquence.
— C’est justement pour vous rappeler nos jeux que je vous parle ainsi. Vous étiez la princesse, et j’étais le chevalier.
— Ah ! chevalier, que nous parlions bien phébus ! La lecture des Amadis nous profitait merveilleusement. Vous aimiez trop les combats, les dangers, les géans pourfendus. C’était le seul reproche que j’eusse à vous faire. Pour moi, je préférais les scènes d’amour, et vous y aviez peu de goût. Vous vous êtes corrigé de ce défaut, à ce qu’il me paraît, et vous sauriez mieux aujourd’hui vous acquitter du rôle de soupirant.
— Sans doute, mais seulement pour vous obéir, princesse. Ne vous ai-je pas assez souvent délivrée des mains de l’enchanteur, lorsque vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
— Vous la connaissez ?
— Non, mais…
— Mais, moi, je la connais. Oui, parfaitement !
Avant d’entrer dans les bureaux de Tom Slane, j’étais au service de la comptabilité au Nouveau Collège Féministe.
Eh bien ! la princesse Liao n’est certainement pas mal, même pour une Chinoise ; une jolie Chinoise, je vous l’accorde ; seulement, elle est poseuse, et d’une intelligence qui ne la classait pas la première parmi ses compagnes.
— Allons ! clama une autre employée, la scène de débinage !
Lily avait des vues matrimoniales sur Lud Herbilt…
Elle déprécie sa rivale.
Un éclat de rire accueillit la plaisanterie.
— Continuons ! reprit-on en chœur.
Si le patron venait et que son « communiqué » ne fût pas prêt, quelle musique !
— Trois cents exemplaires, répéta miss May, cela nous en fait trente chacune.
Ne perdons pas de temps.
Le tapotement des machines cliqueta seul dans la pièce.
— Est-ce que la fille d’un monarque détrôné a le droit de se parer du titre de princesse ? lança au bout d’un moment l’incorrigible Lily.
— Absolument, bavarde créature !
Et plus que cela encore : en vertu de la loi chinoise, elle donne le titre de prince à son mari.
— Alors, Lud Herbilt sera le prince Lud ?
— Oui.
— Le prince Lud, cela sonne comme un personnage de contes de fée.
— Trente exemplaires, n’oubliez pas cela !
De nouveau, toutes les têtes qui s’étaient levées pour déguster les plaisanteries de Lily, le gavroche du bureau, se baissèrent, et le tapotement reprit pour ne plus s’interrompre désormais.
Bientôt, miss May put recueillir les trois cents exemplaires réclamés.
— Je vais les porter à la « distribution », dit-elle ; à tout à l’heure !
Elle sortit de la salle et s’engagea dans un long couloir, bordé sur un de ses côtés de portes avec des indications administratives : Caisses de 1 à 10 ; de 10 à 20 ; de 20 à 30.
Ainsi jusqu’à 100.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/542
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|536|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>gémissiez dans cette affreuse tour gardée par un dragon vomissant du feu ?
— Il est vrai, chevalier : vous poussiez le courage jusqu’à la témérité. Ah ! que n’y sommes-nous encore ! Il faut à présent faire sa cour, souhaiter le tabouret de duchesse ; et quand on me parlera mariage, c’est alors qu’il y aura des larmes ! je n’ose y songer. Chevalier, soyons enfans le plus long-temps que nous pourrons. Mais je vois que vous ne parlez à personne ; ces messieurs ne vous ont-ils pas offert une place dans un carrosse ?
— Ils s’en sont bien gardés.
— Laissez seulement que mon oncle vous ait donné le bonjour, et ils changeront de manières avec vous. Adieu, chevalier ; je vais parler de vous à {{M.|le}} cardinal.
Lorsque {{Mlle|de}} Pont-Château fut entrée dans le cabinet du ministre, messieurs de la suite, qui avaient recueilli à la dérobée quelques mots de la conversation, s’amusèrent à gloser par jalousie.
— J’ai deviné l’énigme, disait l’un d’eux : la mère de cet étranger était nourrice de la nièce de son éminence.
— Et il est juste qu’on s’occupe du frère de lait, dit un autre. Ne manque-t-il pas un suisse à la porte de Ruel ? {{M.|le}} cardinal peut disposer de cet emploi. Cela vaut bien six cents livres, sans compter le tour du bâton.
— On y recevrait les étrennes de Marion de Lorme, qui est généreuse.
Le bruit courait alors que le ministre faisait des confidences à cette célèbre courtisane.
Ces propos furent interrompus par les huissiers, qui ouvrirent les grandes portes. Le cardinal de Richelieu parut, suivi d’un cortége de visages graves.
— Messieurs, dit-il aux jeunes gens qui l’attendaient, ne donnez point de place dans vos carrosses à {{M.|de}} L’Age ; il montera dans le mien.
{{c|{{rom-maj|II}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Antoine de L’Age fut un peu étonné de se trouver tout à coup dans le carrosse du ministre, en tête a tête avec ce personnage si puissant ; mais il ne laissa pas voir sa surprise et se tint en homme qui sait prendre son rang.
— Monsieur, lui dit le cardinal, j’ai appris avec plaisir que vous étiez à Paris. Je me félicite de l’occasion qui se présente à moi de réparer une injustice. Parce que le père a failli, ce n’est point une raison pour que le fils soit accablé. Nous allons faire en sorte que votre position vous soit rendue. J’espère que vous m’en témoignerez un peu de reconnaissance.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/318
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>de manière à ne perdre pas un ſeul des
coups que nous leur tirions. Nous les
pourſuivîmes enſuite quelque temps toujours
battant ; mais enfin étant las de
courir après eux & de tuer, nous rentrâmes
dans les retranchemens, où les 500
hommes que nous avions repouſſés au
premier, étant revenus, tâchoient à forcer
ceux que nous avions laiſſés pour le
garder : mais nous les obligeâmes de prendre
la route des autres. Ils nous fatiguèrent
extrêmement à les pourſuivre ; parce
qu’outre que le pays étoit mauvais &
difficile, ils en avoient augmenté les
difficultés en ſe ſervant des arbres qu’ils
avoient abattus, comme de barricades,
pour boucher juſqu’aux plus petites avenues
des environs.
Nous reconnûmes que ces Eſpagnols
avoient eu ſi peu d’envie de nous donner
quartier, s’ils avoient eu le deſſus,
que malgré l’état où nous les avions réduits,
ceux que nous rencontrions ne
vouloient pas nous le demander eux-mêmes ;
cependant nous le donnâmes
à quelques-uns comme malgré eux,
quoique d’ailleurs ils fiſſent tout leur
poſſible pour ſe ſauver de nos mains,
& on ne doit pas s’en étonner ; car c’eſt
une maxime parmi eux en ces quartiers,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/319
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>& que nous avons éprouvée en pluſieurs
occaſions, que ſoit par fierté naturelle,
ſoit à cauſe du ſerment qu’ils
en font entre les mains de leur Commandant
avant que de combattre, ils ne
veulent point ſe ſoumettre à demander
quartier à ceux auxquels ils ont juré de
n’en point faire. Cependant, touchés de
compaſſion par la quantité de ſang que
nous voyions couler avec l’eau de la ravine,
nous épargnâmes le reſte, &
nous rentrâmes pour une ſeconde fois
dans les retranchemens, n’ayant perdu
qu’un ſeul homme, & eu deux bleſſés
dans tout le combat. Les Eſpagnols
perdirent entr’autres leur Général, vieux
officier Wallon, qui leur avoit donné le
plan de ce retranchement, & qui nous
auroit infailliblement accablés, ſi nous
les euſſions attaqués par l’endroit où ils
comptaient devoir l’être. Cependant un
autre vieux Capitaine l’avoit averti de
prendre garde au derrière ; mais il
voyoit ſi peu d’apparence qu’on pût y
aborder, qu’il lui répondit que ſi nous
étions hommes, il nous défioit de paſſer
en huit jours par quelque côté que ce
fût ; mais que ſi nous étions des diables,
de quelque façon qu’il ſe gardât,
il ſeroit toujours pris. Il ne laiſſa pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>& que nous avons éprouvée en pluſieurs
occaſions, que ſoit par fierté naturelle,
ſoit à cauſe du ſerment qu’ils
en font entre les mains de leur Commandant
avant que de combattre, ils ne
veulent point ſe ſoumettre à demander
quartier à ceux auxquels ils ont juré de
n’en point faire. Cependant, touchés de
compaſſion par la quantité de ſang que
nous voyions couler avec l’eau de la ravine,
nous épargnâmes le reſte, &
nous rentrâmes pour une ſeconde fois
dans les retranchemens, n’ayant perdu
qu’un ſeul homme, & {{Nec|eu}} deux bleſſés
dans tout le combat. Les Eſpagnols
perdirent entr’autres leur Général, vieux
officier Wallon, qui leur avoit donné le
plan de ce retranchement, & qui nous
auroit infailliblement accablés, ſi nous
les euſſions attaqués par l’endroit où ils
comptaient devoir l’être. Cependant un
autre vieux Capitaine l’avoit averti de
prendre garde au derrière ; mais il
voyoit ſi peu d’apparence qu’on pût y
aborder, qu’il lui répondit que ſi nous
étions hommes, il nous défioit de paſſer
en huit jours par quelque côté que ce
fût ; mais que ſi nous étions des diables,
de quelque façon qu’il ſe gardât,
il ſeroit toujours pris. Il ne laiſſa pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/454
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>seuls vos désirs de perfection lui sont présents pour réjouir son cœur.
Je vous en supplie, ne restez plus à ses pieds ; suivez ce premier élan qui vous entraîne dans ses bras ; c’est là votre place, et je constate, plus encore que dans vos autres lettres, qu’il vous est interdit d’aller au Ciel par une autre voie que celle de votre petite sœur.
Je suis tout à fait de votre avis : le Cœur de Jésus est bien plus attristé des mille petites imperfections de ses amis que des fautes, même graves, que commettent ses ennemis.
Mais, mon frère, il me semble que c’est seulement quand les siens se font une habitude de leurs indélicatesses et ne lui en demandent pas pardon, qu’il peut dire :
« ''Ces plaies que vous voyez au milieu de mes mains, je les ai reçues dans la maison de ceux qui m’aimaient''<ref>Zach., {{rom|XIII}}, 6.</ref>. »
Pour ceux qui l’aiment et qui, après chaque petite faute, viennent se jeter dans ses bras en lui demandant pardon, Jésus tressaille de joie.
Il dit à ses anges ce que le père de l’enfant prodigue disait à ses serviteurs :
« ''Mettez-lui un anneau au doigt et réjouissons-nous''<ref>Lucæ, {{rom|xv}}, 22.</ref>. »
Ah ! mon frère, que la bonté et l’amour miséricordieux du Cœur de Jésus sont peu connus !
Il est vrai que, pour jouir de ces trésors, il faut s’humilier, reconnaître son néant, et voilà ce que beaucoup d’âmes ne veulent pas faire…
<nowiki/>
{{T4|'''Lettre VIII{{e}}.'''|mb=2em}}
{{d|1897.|2|fs=80%}}
''Ce qui in attire vers la Patrie des Cieux, c’est l’appel du Seigneur, c’est l’espoir de l’aimer enfin comme je l’ai tant''<noinclude>
<references/></noinclude>
cachrj5f8b0lo3081u4my7a1vz3v84y
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/320
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>tant pas à la ſollicitation de cet officier
d’y envoyer une ronde, & d’y poſer
les deux ſentinelles que nous trouvâmes.
On fouilla ce Général, & on trouva
dans ſes poches pluſieurs Lettres que lui
avoient écrit les Gouverneurs de la Province,
pour lui marquer chacun en particulier
le nombre d’hommes qu’ils lui
envoyoient. Il y en avoit une entr’autres
du Général de la Coſta Ricca qui lui
mandoit ce qui ſuit. La Lettre étoit datée
du 6 Janvier 1688.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|J}}’Ai cru faire un bon choix, lorſque
je vous ai donné la conduite d’une
affaire qui doit rétablir notre réputation,
ſi vous avez l’avantage comme vous me
marquez le croire. Je m’étois préparé à
vous envoyer 5000 hommes, ſi vous ne
m’aviez mandé que 1500 ſuffiſoient ; je
ne doute pas qu’un homme qui a autant
ſervi que vous, ne conſerve bien ſon
monde, particulièrement avec des gens
où il ne va point de ſon honneur de ſe
trop ménager.</i>
<i>Par le récit que vous me faites de vos
retranchemens, il eſt impoſſible que ces
gens-là ne ſoient détruits avec l’aide de
Dieu. Je vous conſeille de mettre mille</i><noinclude>
<references/></noinclude>
tcucaxz524xndv2otg3pelar4slwlxe
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>tant pas à la ſollicitation de cet officier
d’y envoyer une ronde, & d’y poſer
les deux ſentinelles que nous trouvâmes.
On fouilla ce Général, & on trouva
dans ſes poches pluſieurs Lettres que lui
avoient écrit les Gouverneurs de la Province,
pour lui marquer chacun en particulier
le nombre d’hommes qu’ils lui
envoyoient. Il y en avoit une entr’autres
du Général de la Coſta Ricca qui lui
mandoit ce qui ſuit. La Lettre étoit datée
du 6 Janvier 1688.
{{il|0.5em}}
{{Lettrine|''J''}}<i>’Ai cru faire un bon choix, lorſque
je vous ai donné la conduite d’une
affaire qui doit rétablir notre réputation,
ſi vous avez l’avantage comme vous me
marquez le croire. Je m’étois préparé à
vous envoyer 5000 hommes, ſi vous ne
m’aviez mandé que 1500 ſuffiſoient ; je
ne doute pas qu’un homme qui a autant
ſervi que vous, ne conſerve bien ſon
monde, particulièrement avec des gens
où il ne va point de ſon honneur de ſe
trop ménager.</i>
<i>Par le récit que vous me faites de vos
retranchemens, il eſt impoſſible que ces
gens-là ne ſoient détruits avec l’aide de
Dieu. Je vous conſeille de mettre mille</i><noinclude>
<references/></noinclude>
3outg1yi6dn7635u9yd2kyk494xrly6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><i>hommes dedans, & 200 proche de la rivière
ſur laquelle ils eſpèrent ſe rendre à la
mer de Nord. En cas qu’il s’en ſauve quelques-uns
au travers des montagnes, Dom
Rodrigo Sermado, nouveau Gouverneur de
Tiuſignal doit être à la tête de 300 hommes
pour donner ſur leur queue dès qu’ils
vous auront attaqué, parce qu’immanquablement
leur bagage y ſera. Prenez bien
vos meſures, car ces démons ſavent
des fineſſes qui ne ſont point d notre
uſage.</i>
<i>Lorſque vous les verrez à la portée de
vos arquebuſes, ne faites tirer vos gens que
vingt à vingt afin que le feu ne ceſſe point,
& quand ils ſeront affoiblis, faites un cri
pour les épouvanter, & foncez avec les
armes blanches ſur la tête, pendant que
Dom Rodrigo donnera ſur la queue. J’eſpère
que Dieu favoriſera nos deſſeins, puiſqu’ils
ne ſont que pour le rétabliſſement
de ſa gloire, & pour la deſtruction de
ces nouveaux Turcs. Donnez courage
à vos gens, quoiqu’à votre exemple ils
doivent en avoir aſſez ; ils ſeront récompenſés
au Ciel, & s’ils ont l’avantage,
ils auront beaucoup d’or &
d’argent, car ces larrons en ſont
chargés.</i><noinclude>
<references/></noinclude>
nlixnnhfmsr62vn9r7ok7ddtq09onah
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Après que nous eûmes chanté le ''Te Deum''
ſur le champ de bataille, en actions
de grâces à Dieu pour cette victoire,
nous montâmes 60 hommes à cheval,
pour aller avertir nos gens du bon ſuccès
qu’il avoit plu au Tout-puiſſant de nous
donner.
Nous les trouvâmes prêts à livrer un
autre combat contre les 300 Eſpagnols
dont nous avons parlé ; car dès que
ceux-ci eurent entendu commencer celui
des retranchemens, ils ſe perſuadèrent
aiſément que faiſant notre attaque
par cet endroit déſavantageux, dans
l’impoſſibilité de la faire d’un autre
côté, notre perte étoit infaillible ; de
ſorte qu’au lieu d’entrer de prime abord
dans notre camp, qu’ils auroient pu
nettoyer en un moment, à cauſe du peu
de monde que nous y avions laiſſé, ils
ſe contentèrent d’envoyer un de leurs
Officiers aux gens de notre bagage pour
parlementer. Mais cet homme fut mis
en arrêt en attendant de nos nouvelles,
pour pouvoir lui faire une réponſe conforme
à ce qui nous ſeroit arrivé. Ainſi
ce que j’avois prévu que nos 80 hommes
nous ſuffiroient, fut amplement
confirmé.
Ils nous informèrent que lorſque<noinclude>
<references/></noinclude>
00gvxh728fhskq6tsrnrlf26k1pjf4u
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/323
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>nous eûmes commencé le combat, ces
300 Eſpagnols s’étoient avancés peu à
peu, & qu’ayant gagné une éminence
qui commandoit dans ce camp, ils
avoient mis pied à terre, & leur avoient
envoyé cet officier pour leur faire la Harangue
ſuivante.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|J}}E viens ici de la part de mon Général,
vous dire qu’il ne doute point que vous
n’ayiez bien des forces, & que vous ne
ſoyiez des gens de cœur^ comme vous nous
l’avez fait connaître toutes les fois que vous
avez voulu vous rendre maîtres de nos terres ;
mais il ne faut pas que vous doutiez,
que la quantité de monde que nous avons
aſſemblé, ne vous accable. Il faut que vous
ſachiez qu’il y a mille hommes dans ce retranchement
contre leſquels vos gens viennent
de ſe battre & de ſuccomber ; 300 que
nous voilà ici, & 200 qui ſont ſur la rivière
que vous alliez chercher, pour y attendre
ceux de vos gens qui pourront s’être
échappés du combat. Voyez ſi vous voulez
vous rendre priſonniers de guerre entre les
mains de mon Général, qui eſt un homme
de qualité, nous ſerons amis enſemble, &
nous vous renverrons honorablement dans
votre pays. À l’égard de vos gens que les
nôtres ont pris, en vie leur Aumônier leur</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>nous eûmes commencé le combat, ces
300 Eſpagnols s’étoient avancés peu à
peu, & qu’ayant gagné une éminence
qui commandoit dans ce camp, ils
avoient mis pied à terre, & leur avoient
envoyé cet officier pour leur faire la Harangue
ſuivante.
{{il|0.5em}}
{{Lettrine|''J''}}<i>E viens ici de la part de mon Général,
vous dire qu’il ne doute point que vous
n’ayiez bien des forces, & que vous ne
ſoyiez des gens de cœur^ comme vous nous
l’avez fait connaître toutes les fois que vous
avez voulu vous rendre maîtres de nos terres ;
mais il ne faut pas que vous doutiez,
que la quantité de monde que nous avons
aſſemblé, ne vous accable. Il faut que vous
ſachiez qu’il y a mille hommes dans ce retranchement
contre leſquels vos gens viennent
de ſe battre & de ſuccomber ; 300 que
nous voilà ici, & 200 qui ſont ſur la rivière
que vous alliez chercher, pour y attendre
ceux de vos gens qui pourront s’être
échappés du combat. Voyez ſi vous voulez
vous rendre priſonniers de guerre entre les
mains de mon Général, qui eſt un homme
de qualité, nous ſerons amis enſemble, &
nous vous renverrons honorablement dans
votre pays. À l’égard de vos gens que les
nôtres ont pris, en vie leur Aumônier leur</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><i>demanda hier, après les prières, pour l’honneur
du St. Sacrement & de la Glorieuſe
Vierge, de leur faire quartier : ce qu’ils lui
promirent.</i>
{{il|0.5em}}
Nos gens l’entendant parler de la ſorte,
s’étoient déjà un peu alarmés apréhendant
qu’il dit vrai ; mais d’auſſi loin
qu’ils nous virent arriver, avant que nous
leur euſſions parlé, ils reprirent courage,
& lui firent la réponſe fanfaronne qui
ſuit.
{{il|0.5em}}
<i>{{Lettrine|Q}}Uand vous auriez aſſez de forces pour
détruire les deux tiers de ce que nous
ſommes, vous auriez encore à faire à
l’autre, & n’y en eût-il plus qu’un ſeul
de reſte, il ſe battroit encore contre vous
tous.</i>
<i>Lorſque nous avons mis à terre en
quittant la mer de Sud, nous nous ſommes
tous déterminés de paſſer ou de périr,
& quand tous ſeriez autant d’Eſpagnols
comme il y a de brins d’herbes
dans notre Savane, nous ne vous craindrions
point ; nous paſſerons malgré
vous, & nous irons ou nous voulons
aller.</i>
{{il|0.5em}}
Ce Parlementeur ayant été congédié<noinclude>
<references/></noinclude>
nbmdypwbzo364dm93b2xcmb4f951bpj
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><i>demanda hier, après les prières, pour l’honneur
du St. Sacrement & de la Glorieuſe
Vierge, de leur faire quartier : ce qu’ils lui
promirent.</i>
{{il|0.5em}}
Nos gens l’entendant parler de la ſorte,
s’étoient déjà un peu alarmés apréhendant
qu’il dit vrai ; mais d’auſſi loin
qu’ils nous virent arriver, avant que nous
leur euſſions parlé, ils reprirent courage,
& lui firent la réponſe fanfaronne qui
ſuit.
{{il|0.5em}}
{{Lettrine|''Q''}}<i>Uand vous auriez aſſez de forces pour
détruire les deux tiers de ce que nous
ſommes, vous auriez encore à faire à
l’autre, & n’y en eût-il plus qu’un ſeul
de reſte, il ſe battroit encore contre vous
tous.</i>
<i>Lorſque nous avons mis à terre en
quittant la mer de Sud, nous nous ſommes
tous déterminés de paſſer ou de périr,
& quand tous ſeriez autant d’Eſpagnols
comme il y a de brins d’herbes
dans notre Savane, nous ne vous craindrions
point ; nous paſſerons malgré
vous, & nous irons ou nous voulons
aller.</i>
{{il|0.5em}}
Ce Parlementeur ayant été congédié<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>à notre arrivée, remonta à cheval pour
s’en retourner. En nous voyant montés
ſur les chevaux de ſes compagnons des
retranchemens, & bottés de leurs bottes,
il hauſſa les épaules d’étonnement, &
courut en porter la nouvelle aux ſiens.
Dès qu’il fut arrivé vers eux, qui n’étoient
qu’à la portée du mouſquet, nous
partîmes & nous donnâmes deſſus, pour
leur ôter tout-à-fait le deſſein de nous
ſuivre. Nous eſſuyâmes leur première
décharge, à laquelle nous ne répondîmes
qu’avec nos piſtolets & nos coûtelats ;
& malheureuſement pour eux,
n’ayant pu remonter à cheval, on en
défit une grande partie ; de manière que
Dieu couronnant dans ce dernier combat
tout l’avantage que nous avions eu
dans les autres, nous laiſsâmes aller le
reſte, retenant ſeulement leurs chevaux.
Enfin après avoir rompu toutes leurs
armes, nous allâmes rejoindre avec notre
bagage le reſte de nos gens qui étoient
demeurés à garder les retranchemens.
Nous n’eûmes dans ce combat comme
dans l’autre, qu’un homme de tué &
deux eſtropiés.
Nous interrogeâmes quelques priſonniers,
qui nous avertirent que nous
trouverions encore un retranchement<noinclude>
<references/></noinclude>
di4hozyhehtq00si091gag6fp2c0opy
Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/455
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>''désiré, et la pensée que je pourrai le faire aimer d’une multitude d’âmes qui le béniront éternellement''.
Jamais je n’ai demandé au bon Dieu de mourir jeune : cela m’aurait paru de la lâcheté ; mais lui, dès mon enfance, a daigné me donner la persuasion intime que ma course ici-bas serait courte.
Je le sens, nous devons aller au Ciel par la même voie : la souffrance unie à l’amour.
Quand je serai au port, je vous enseignerai comment vous devez naviguer sur la mer orageuse du monde : avec l’abandon et l’amour d’un enfant qui sait que son père le chérit, et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger.
Oh ! que je voudrais vous faire comprendre la tendresse du Cœur de Jésus, ce qu’il attend de vous !
Votre dernière lettre a fait tressaillir doucement mon cœur.
J’ai compris jusqu’à quel point votre âme est sœur de la mienne, puisqu’elle est appelée à s’élever à Dieu par l’ascenseur de l’amour, et non à gravir le rude escalier de la crainte.
Je ne m’étonne pas de voir que la familiarité avec Jésus vous semble difficile : on ne peut y arriver en un jour ; mais j’en suis sûre, je vous aiderai beaucoup plus à marcher dans cette voie délicieuse, quand je serai délivrée de mon enveloppe mortelle ; et bientôt vous direz, comme saint Augustin :
« L’amour est le poids qui m’entraîne. »
<nowiki/>
{{T4|'''Lettre IX{{e}}.'''|mb=2em}}
{{d|26 juillet 1897.|2|fs=80%}}
Quand vous lirez ce petit mot, peut-être ne serai-je plus sur la terre.
Je ne connais pas l’avenir ; cependant, je puis dire avec assurance que ''l’Époux est à la porte''.
Il faudrait un miracle pour me retenir dans l’exil, et je ne pense pas que Jésus le fasse, car il ne fait rien d’inutile.<noinclude>
<references/></noinclude>
issia2glzh6xqh3dqdlpnyy56noggrx
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/326
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſur notre chemin, à ſix lieues de ceux que
nous quittions ; ce qui nous fit craindre
avec raiſon, que les fuyards n’allaſſent
s’en emparer pour nous diſputer le paſſage.
En effet nous apperçumes ſur le
haut d’une montagne une groſſe fumée
qu’ils faiſoient pour s’y raſſembler, &
faire venir à ce ſignal ceux qui par la
peur qu’ils avoient eue, ſeroient peut-être
demeurés cachés plus de huit jours, nous
croyant toujours ſur leurs talons. Mais
ayant prévenu leur deſſein, nous allâmes
coucher à deux lieues de-là pour leur
fermer le paſſage, n’y ayant que ce ſeul
chemin par où ils puſſent s’y rendre, &
dont les côtés étoient encore moins acceſſibles
au delà, qu’ils ne l’étoient en
deçà. Cependant nous avions coupé le
jarret à 900 de leurs chevaux, pour les
mettre dans l’impoſſibilité de nous pourſuivre.
Mais nous en emmenâmes une
pareille quantité, pour nous conduire
commodément juſqu’à la rivière que nous
allions chercher, & pour les ſaler quand
nous y ſerions, afin de nous ſervir de nourriture
le long de ſon cours.
Le 15 nous paſsâmes ce retranchement
qui étoit imparfait, ſans y trouver
aucune réſiſtance, apparemment par
la teneur que le bruit de notre victoire<noinclude>
<references/></noinclude>
5khbti0e5p7li0jbahle8vbbuzsu2ra
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſur notre chemin, à ſix lieues de ceux que
nous quittions ; ce qui nous fit craindre
avec raiſon, que les fuyards n’allaſſent
s’en emparer pour nous diſputer le paſſage.
En effet nous apperçûmes ſur le
haut d’une montagne une groſſe fumée
qu’ils faiſoient pour s’y raſſembler, &
faire venir à ce ſignal ceux qui par la
peur qu’ils avoient eue, ſeroient peut-être
demeurés cachés plus de huit jours, nous
croyant toujours ſur leurs talons. Mais
ayant prévenu leur deſſein, nous allâmes
coucher à deux lieues de-là pour leur
fermer le paſſage, n’y ayant que ce ſeul
chemin par où ils puſſent s’y rendre, &
dont les côtés étoient encore moins acceſſibles
au delà, qu’ils ne l’étoient en
deçà. Cependant nous avions coupé le
jarret à 900 de leurs chevaux, pour les
mettre dans l’impoſſibilité de nous pourſuivre.
Mais nous en emmenâmes une
pareille quantité, pour nous conduire
commodément juſqu’à la rivière que nous
allions chercher, & pour les ſaler quand
nous y ſerions, afin de nous ſervir de nourriture
le long de ſon cours.
Le 15 nous paſsâmes ce retranchement
qui étoit imparfait, ſans y trouver
aucune réſiſtance, apparemment par
la teneur que le bruit de notre victoire<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>y avoit portée, & nous allâmes coucher
à un Hato quatre lieues au delà. Le 16
nous couchâmes à un autre ſix lieues plus
loin. Enfin le 17 qui étoit le ſeizième
jour de notre marche, nous arrivâmes à
cette rivière tant déſirée, & à l’inſtant on
entra dans les bois qui bordent ſon rivage,
où chacun ſe mit à travailler fort &
ferme à couper des arbres, afin de conſtruire
des Piperies pour nous ſervir à la
deſcendre.
On s’imaginera peut-être que ces ouvrages
étoient quelques Vaiſſeaux commodes
pour nous porter à l’aiſe ſur cette
rivière, ce n’étoit rien moins que cela.
Ce que nous appelions Piperies étoient
quatre ou cinq troncs d’une eſpèce d’arbres
qu’on appelle ''Mahot d’herbe'', qui eſt
un bois léger & flottant, dont nous ôtions
l’écorce ſeulement, après quoi nous les
joignions & attachions enſemble, au lieu
de cordes, avec des liennes qui croiſſent
dans ces bois, & embraſſent comme le
lierre tout ce qui les avoiſine, principalement
les arbres juſqu’au haut deſquels
elles s’élèvent. Quand ces pièces ſont aſſemblées,
deux ou trois hommes montent
deſſus, ſelon que la Piperie avoit plus
ou moins de conſiſtance, & voilà l’équipage
achevé.<noinclude>
<references/></noinclude>
7bm4v9mdy4oue1l0pb1axxt5mys6q97
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/328
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
La ſituation que nous trouvâmes la plus
sûre fut de s’y tenir debout, encore enfonçoient-elles
deux ou trois pieds ſous
l’eau. On jugera par ce qui ſe verra dans
la ſuite, ſi la crainte continuelle du péril
où nous étions ſur ce ſujet, étoit bien ou
mal fondée.
Nous ne conſtruisîmes les nôtres que
de capacité à porter deux hommes, afin
qu’ils puſſent paſſer plus aiſément entre
les rochers, que nous prévoyions bien,
par ceux qui ſe préſentoient à nos yeux,
devoir rencontrer avant que d’arriver à
la mer. Quand cette plaiſante Flotte fut
en état, nous la traînâmes à la rivière,
après nous être pourvus de longues gaules
pour nous défendre du plus fort
abordage des roches, où nous appréhendions
d’être emportés par l’impétuoſité
du courant ; comme il ne manqua pas
auſſi d’arriver fréquemment.
Cette rivière prend ſa ſource dans les
montagnes de Segovia, & va ſe jetter
dans la mer du Nord au Cap Gracia à
Dios, après avoir coulé durant un long
cours avec une effroyable rapidité au
travers d’un nombre infini de rochers
d’une groſſeur prodigieuſe, & par les
précipices les plus affreux que l’on ſe
puiſſe imaginer, outre une quantité de<noinclude>
<references/></noinclude>
d5c88ezcmec2ncg0b9mgm0qcm2r44ce
Histoire d’une âme/3/7
0
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JLTB34
21327
/* Relu et corrigé */
15890707
wikitext
text/x-wiki
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<pages index="Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf" from="448" to="456" header=1 />
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſauts à piques au nombre de plus de
cent, tant grands que petits, qu’on y
rencontre de diſtance à autre ; mais particulièrement
trois, qu’il eſt impoſſible de
regarder ſans effroi, & ſans que la tête
tourne aux plus intrépides, quand on voit
& qu’on entend l’eau ſe précipiter de ſi
haut dans ces gouffres épouvantables. Enfin
tout eſt ſi formidable, qu’il n’y a que
ceux qui en ont fait l’expérience, qui le
puiſſent bien concevoir ; car moi qui ai
paſſé, & qui aurai toute ma vie l’imagination
remplie des riſques que j’y ai courus,
je ne puis cependant en donner une
idée qui ne ſoit infiniment au deſſous de
ce qui en eſt.
Ce fut donc ſur cette dangereuſe rivière
que nous deſcendîmes, en nous
laiſſant aller au gré de ſon cours, montés
ſur ces chétives machines, dont la plupart
enfonçoient, comme je l’ai dit, deux
ou trois pieds ſous l’eau ; en ſorte que
nous en avions preſque toujours juſqu’à
la ceinture. Mais cet inconvénient n’étoit
rien en comparaiſon de ſa rapidité,
qui nous entraînoit ſouvent malgré
toute notre réſiſtance dans des bouillons
d’eau écumante, où nous nous trouvions
quelque temps enſevelis avec nos
pièces de bois ; ce qui faiſoit que la plu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>part de nos gens s’y faiſoient lier, dans
l’eſpérance que le bois, qui étoit flottant,
les ramèneroit ſur l’eau ; mais quelques-uns
y furent trompés.
À l’égard des grands ſauts, ils
avoient, par un extrême bonheur pour
nous, à leur entrée & leur ſortie, un
grand baſſin d’eau dormante qui facilitoit
le moyen d’aborder le rivage, & de
tirer nos Piperies à terre pour en enlever
ce que nous y avions, & que nous
portions tout trempé en ſautant de rochers
en rochers juſqu’au bout du ſaut,
d’où un d’entre nous retournoit démarrer
les boiſes de la Piperie, & les laiſſoit
aller du haut en bas, où on les attendoit ;
mais ſi on manquoit d’attraper à la nage
ces morceaux de bois avant qu’ils ſortiſſent
du baſſin d’en bas, la violence
de l’eau les emportoit en un clin
d’œil, & pour lors il falloit recommencer
à chercher des arbres pour en faire
d’autres.
On avoit été d’avis en partant, de
deſcendre l’eau tous ensemble, afin qu’en
cas d’accident on pût ſe ſecourir les uns
les autres ; mais au bout de trois jours
que j’eus reconnu le danger où nous expoſoit
cette manière de naviger de compagnie,
qui nous avoit déjà fait perdre<noinclude>
<references/></noinclude>
adtgjxaon7lonj98w11drato7p4ox26
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>pluſieurs Piperies,je m’oppoſai au deſſein
qu’on avoit de la continuer de cette
ſorte, en remontrant à tout notre monde,
que n’ayant plus d’Eſpagnols à combattre
en ces lieux, mais ſeulement les
difficultés de cette périlleuſe rivière, il
falloit au contraire donner à chacun de
ces petits équipages quelque avance ſur
celui qui devoit le ſuivre, & ainſi ſucceſſivement
les uns aux autres ; afin que ſi
les premiers étoient encore portés, comme
ils venoient de l’être, par l’impétuoſité
du fleuve, ſur ces rochers à fleur
d’eau, dont il eſt ſemé en une infinité
d’endroits, ils euſſent le temps de s’en
débarraſſer avant l’arrivée des ſuivans, qui
avoient déjà cauſé tant de déſordre par
leurs débris, en tombant les uns ſur les
autres, que tout avoir été dans un danger
évident de périr.
Je reconnus, auſſi bien que pluſieurs
de nos gens qui en firent l’épreuve, que
cette prévoyance n’avoit pas été inutile,
parce que ma Piperie ayant été jettée en
pareil endroit, je fus obligé d’en délier
les pièces de bois, & de me mettre à
califourchon ſur l’une, pendant que celui
qui étoit avec moi ſe mettoit ſur
une autre pour nous laiſſer entraîner au
gré du torrent, juſqu’à ce qu’il plût à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>pluſieurs Piperies, je m’oppoſai au deſſein
qu’on avoit de la continuer de cette
ſorte, en remontrant à tout notre monde,
que n’ayant plus d’Eſpagnols à combattre
en ces lieux, mais ſeulement les
difficultés de cette périlleuſe rivière, il
falloit au contraire donner à chacun de
ces petits équipages quelque avance ſur
celui qui devoit le ſuivre, & ainſi ſucceſſivement
les uns aux autres ; afin que ſi
les premiers étoient encore portés, comme
ils venoient de l’être, par l’impétuoſité
du fleuve, ſur ces rochers à fleur
d’eau, dont il eſt ſemé en une infinité
d’endroits, ils euſſent le temps de s’en
débarraſſer avant l’arrivée des ſuivans, qui
avoient déjà cauſé tant de déſordre par
leurs débris, en tombant les uns ſur les
autres, que tout avoir été dans un danger
évident de périr.
Je reconnus, auſſi bien que pluſieurs
de nos gens qui en firent l’épreuve, que
cette prévoyance n’avoit pas été inutile,
parce que ma Piperie ayant été jettée en
pareil endroit, je fus obligé d’en délier
les pièces de bois, & de me mettre à
califourchon ſur l’une, pendant que celui
qui étoit avec moi ſe mettoit ſur
une autre pour nous laiſſer entraîner au
gré du torrent, juſqu’à ce qu’il plût à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>Dieu de nous faire trouver quelque endroit
moins rapide où nous puſſions
aborder le rivage ; ce que nous ne pouvions
eſpérer, ſi ceux qui nous ſuivoient
immédiatement étoient venus tomber
ſur nous. Mon avis fut encore que ceux
qui deſcendroient les premiers euſſent
ſoin de mettre aux plus mauvais paſſages
un petit pavillon ou bannière au bout
d’une grande perche, afin qu’on l’apperçut
de plus loin, non pour avertir ceux
de derrière qu’il y avoit un ſaut, puiſqu’ils
ſe faiſoient tous entendre preſque
d’une lieue : mais pour leur marquer le
côté où il falloit qu’ils miſſent à terre,
qui étoit celui du pavillon. Ces moyens,
qui furent mis en pratique, ſauvèrent la
vie à bien des gens : mais malgré toutes
ces précautions nous en perdîmes encore
pluſieurs.
La quantité de Bananiers que nous
trouvâmes le long des bords de cette rivière,
fut preſque la ſeule nourriture
qui nous empêcha de mourir de faim ;
parce que nos armes étant mouillées, &
nos poudres entièrement gâtées, il nous
étoit impoſſible d’aller à la chaſſe, quoiqu’elle
y fût bonne ; car pour la chair
de cheval que nous avions ſalée, il fallut
la jetter au bout de deux jours,<noinclude>
<references/></noinclude>
e4uogyq7zll4t6jgpfhvcapq1xzq8dd
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>n’ayant pu durer dans l’eau paſſé ce
temps-là ſans ſe corrompre.
Ces Bananiers ont été plantés en partie
par des Indiens qui habitent le long
de ces rives ; les débordements qui en
ont entraîné d’autres, les ont enſuite
laiſſés à ſec ; ils ont repris racine, & ſe
ſont ainſi multipliés.
Nous trouvâmes quelques jours après
que nous eûmes commencé à deſcendre
la rivière, les Carbets d’une nation d’Indiens
appellés ''Albacuins'', & nous les
en chaſſâmes pour profiter de leurs vivres.
Il y en a une multitude d’autres
qui ſont habités plus loin de ſes bords,
du côté oppoſé aux précédents, & ceux
d’une rive n’ont ni guerre ni commerce
avec ceux de l’autre rive.
Ce fut en cet endroit que ceux de
nos gens qui avoient perdu leur argent
au jeu, exécutèrent leur cruel deſſein, &
je reconnus alors que l’avertiſſement
qu’on m’avoit donné n’étoit que trop
véritable. Ces miſérables ayant pris les
devants, s’étoient allés cacher derrière
des rochers qui ſont ſur les bords de la
rivière, & devant leſquels nous devions
tous paſſer. Comme chacun y étoit à
ſauve qui peut, & que par les raiſons
que j’ai dites, nous la deſcendions aſſez<noinclude>
<references/></noinclude>
saz45b28jab332rnvjvu5jygwqottle
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>éloignés les uns des autres, & ſans défiance,
ils avoient eu le temps & la
commodité de choiſir & de maſſacrer
5 Anglois qu’ils ſavoient être les mieux
accommodés de butin, dont ils les dépouillèrent.
Nous trouvâmes, mon compagnon
& moi, leurs corps étendus ſur
le rivage, & j’avoue ingénuement que ce
ſpectacle ne m’auroit pas donné une légère
peur, ſi j’avois encore été le porteur
de mon bien. Je remerciai Dieu de
bon cœur de m’avoir inſpiré le deſſein
d’en charger autrui ; car comme je deſcendois
la rivière à la ſuite de ces Anglois,
j’aurois infailliblement couru le
même riſque. Perſonne de notre monde
ne ſut rien de ce maſſacre, que lorſque
nous fûmes tous raſſemblés au bas de la
rivière, où je dis ce que j’avois vu ; &
mon récit fut confirmé, tant par l’abſence
des morts, que par celle des aſſaſſins
qui n’oſèrent nous venir joindre, &
que nous ne vîmes plus.
Le 20 Février nous trouvâmes la
rivière beaucoup plus large qu’auparavant,
& nous n’y rencontrions plus de
ſauts ; mais elle étoit embarraſſée d’une
ſi grande quantité d’arbres & de bamboches
que le débordement y avoit apportés,
que nos miſérables machines<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/269
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Franky007
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>bruit lointain d’une eau qui s’épanche quand les vannes sont levées, lentement s’accroît derrière
les portes. Çà et là des volets battent contre le mur, des têtes apparaissent aux seuils, une
boutique s’ouvre, puis une autre, sans hâte, comme ayant regret à la vie. Dans le brouillard,
Notre-Dame de Bon-Secours dresse ses contreforts blancs, entre lesquels la pointe des hautes
fenêtres se rubéfie. De furtives figures capuchonnées du « kapmantel » ayant disparu par l’huis
entre-clos, nous pénétrons à leur suite dans l’église, toute baignée encore de nuit et où
cependant, comme la mer éclaboussée par les jeunes clartés de l’orient, les ténèbres commencent
à s’apâlir sous l’éluecscence des grandes baies. Proche du chœur, dans le cercle jaune des
lampes, un petit peuple d’hommes et de femmes courbe le front sous le geste du prêtre,
dont la chasuble s’enflambe au reflet des cierges. Aux voûtes, dans les bleus d’une décoration
byzantine, s’allument des étoiles d’or, et les piliers, polychromés de dessins géométriques,
ont l’air de vieux troncs imbriqués de rugueuses écorces. Un peintre décora le maître autel
d’une grande fresque plate dont les creuses tonalités nous apparaissent, à travers la lumière
oscillante des flambeaux, décolorées à l’imitation des tons d’une tapisserie ancienne. Cependant
l’officiant, après avoir déposé les hosties dans le saint ciboire, se tourne vers les fidèles : l’un
après l’autre, on les voit se détacher de leurs chaises et se diriger vers le banc de communion,
avec des glissements mous, comme un vol d’âmes attirées vers la divine nourriture. Quelques
carnations de jeunes filles, toutes pâles dans le petit jour grandissant des fenêtres, mêlent
leur blancheur laiteuse aux faces jaunies des vieilles. Et parmi les hommes, il y a des têtes
desséchées, aux yeux immobiles, et pareilles à des visages de moines dans l’ombre froide
des couvents.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 265 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=EN ATTENDANT LE TRAIN DU MATIN.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Franky007
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>bruit lointain d’une eau qui s’épanche quand les vannes sont levées, lentement s’accroît derrière
les portes. Çà et là des volets battent contre le mur, des têtes apparaissent aux seuils, une
boutique s’ouvre, puis une autre, sans hâte, comme ayant regret à la vie. Dans le brouillard,
Notre-Dame de Bon-Secours dresse ses contreforts blancs, entre lesquels la pointe des hautes
fenêtres se rubéfie. De furtives figures capuchonnées du « kapmantel » ayant disparu par l’huis
entre-clos, nous pénétrons à leur suite dans l’église, toute baignée encore de nuit et où
cependant, comme la mer éclaboussée par les jeunes clartés de l’orient, les ténèbres commencent
à s’apâlir sous l’éluecscence des grandes baies. Proche du chœur, dans le cercle jaune des
lampes, un petit peuple d’hommes et de femmes courbe le front sous le geste du prêtre,
dont la chasuble s’enflambe au reflet des cierges. Aux voûtes, dans les bleus d’une décoration
byzantine, s’allument des étoiles d’or, et les piliers, polychromés de dessins géométriques,
ont l’air de vieux troncs imbriqués de rugueuses écorces. Un peintre décora le maître autel
d’une grande fresque plate dont les creuses tonalités nous apparaissent, à travers la lumière
oscillante des flambeaux, décolorées à l’imitation des tons d’une tapisserie ancienne. Cependant
l’officiant, après avoir déposé les hosties dans le saint ciboire, se tourne vers les fidèles : l’un
après l’autre, on les voit se détacher de leurs chaises et se diriger vers le banc de communion,
avec des glissements mous, comme un vol d’âmes attirées vers la divine nourriture. Quelques
carnations de jeunes filles, toutes pâles dans le petit jour grandissant des fenêtres, mêlent
leur blancheur laiteuse aux faces jaunies des vieilles. Et parmi les hommes, il y a des têtes
desséchées, aux yeux immobiles, et pareilles à des visages de moines dans l’ombre froide
des couvents.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 269 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=EN ATTENDANT LE TRAIN DU MATIN.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ne pouvoient éviter de tourner de temps
en temps. Cependant la profondeur
qu’elle avoit modérant ſa rapidité, il
s’en noya peu.
Enfin lorſque nous fûmes deſcendus
quelques lieues plus bas, nous la trouvâmes
très-belle, d’un cours plus lent, &
ſans apparence d’y rencontrer davantage
ni rochers ni arbres, quoiqu’il y eût encore
plus de 60 lieues juſqu’au bord de
la mer. Ainſi nous voyant garantis des
dangers que nous avions courus dans
des paſſages ſi terribles, & où l’image
de la mort ſe préſentoit continuellement
à nos yeux, chacun reprit de
nouvelles forces, & nous eſpérâmes
bien du reſte du voyage. Nous trouvant
donc tous raſſemblés en ce lieu,
où les premiers avoient attendu les
derniers, & ayant réglé la manière
dont nous achèverions notre route,
nous nous diſperſâmes en pluſieurs
bandes de 40 chacune, pour faire des
Canots de bois de Mapou, dont les
arbres étoient en quantité ſur le bord
de cette rivière.
Le premier Mars ayant achevé avec
une extrême diligence quatre Canots,
entre 120 hommes que nous étions<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/336
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>en un même canton, nous les mîmes
à l’eau, & nous nous y embarquâmes
ſans attendre nos 140 autres Compagnons,
qui achevoient les leurs. L’ardent
déſir dont nous brûlions de nous
aſſurer promptement dans notre doute,
ſi nous deſcendions à la mer du Nord,
nous engagea à les devancer ; car ſuivant
l’idée que nous avions conçue de
notre marche, nous appréhendions de
retomber dans celle du Sud, ne pouvant
nous imaginer que nous ſerions
aſſez heureux pour regagner une mer
qui devoit nous porter en notre pays,
après lequel nous ſoupirions depuis tant
de temps.
Les Anglois, qui n’avoient point
voulu faire de Canots, étoient arrivés
avant nous ſur leurs piperies au bord
de la mer ; ils y trouvèrent un Bateau
Anglois de la Jamaïque, qui y étoit
mouillé, & ils euſſent bien voulu que
ce Bateau eût demandé pour eux au
Gouverneur de cette Iſle une aſſurance
pour y pouvoir retourner, parce qu’ils
en étoient ſortis ſans commiſſion ; mais
le Bateau ne voulant point y aller à
moins de ſix mille livres ſterlings payées
d’avance, & eux n’étant point en état<noinclude>
<references/></noinclude>
igg9x5rn0s10b42ixhjqxftt4csqn6l
Page:Raveneau de Lussan - Journal du voyage fait à la mer du Sud, 1775.djvu/337
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>de riſquer cette ſomme, parce qu’à
cause du renverſement des Piperies,
la plupart d’entr’eux avoient perdu,
auſſi-bien que pluſieurs d’entre nous,
l’argent qu’ils avoient. Ils demeurèrent
avec les Indiens de Mouſtique, qui
habitent quelques lieues au vent de
l’embouchure de cette rivière, & qui
leur ſont affectionnés à cauſe des petites
néceſſités qu’ils leur apportent de la
Jamaïque.
Ainſi ce Bateau n’étant d’aucune
utilité à nos Anglois, ils eurent par
politique la conſidération de nous en
donner avis, eſpérant qu’en reconnoiſſance
de ce bon Office nous obtiendrions
du Gouverneur de St. Domingue
la grâce de leur donner aſyle
dans cette Iſle. Nous reçûmes donc
cette nouvelle par deux Indiens Mouſtiquois,
qu’ils envoyèrent dans une
Navette à notre rencontre juſqu’à quarante
lieues, & qui nous dirent de ne
deſcendre qu’au nombre de quarante
hommes, parce que ce Bateau n’en pouvoit
prendre davantage, à cauſe de ſa petiteſſe,
& du peu de vivres dont il
étoit pourvu. Nous ne laiſſâmes pourtant
pas de deſcendre tous tant que
nous étions, c’eſt-à-dire cent vingt,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>parce que chacun prétendoit être du
nombre des quarante.
Quoique cette rivière que nous allons
quitter, ſoit marquée ſur quelques Cartes
Eſpagnoles de quatre vingts lieues à
droite toute pour arriver à la mer du
Nord, nous en avons néanmoins fait par
nos eſtimes plus de trois cents, ayant
preſque toujours couru au Sud-Eſt pour
aller au Nord.
Le 9 nous arrivâmes heureuſement à
l’embouchure de la rivière, au Cap Gracia
à Dios, & nous entrâmes dans la mer
que nous reconnûmes avec beaucoup de
plaiſir être celle du Nord : nous fûmes
obligés d’y attendre le Bateau Anglois
qui étoit allé aux Iſles de las Perlas,
éloignées de ce Cap de douze lieues
à l’Eſt, & nous y demeurâmes juſques
au 14 avec les Mulâtres qui habitent
ce lieu, & qui nous nourrirent
pendant quelques jours du poiſſon de
leurs varres.
Ce Cap qui eſt en terre ferme, eſt
habité depuis long-temps par ces Mulâtres
& par des Nègres, tant hommes
que femmes, qui s’y ſont extrêmement
multipliés, depuis qu’un Navire Eſpagnol,
qui venoit de Guinée chargé de
leurs Pères, s’étoit perdu pour avoir trop<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>approché de la terre, qui eſt dangereuſe
en ces endroits. Ceux qui échappèrent
du naufrage furent reçus humainement
par les Indiens Mouſtiques des environs,
qui furent ravis de la perte de ce Navire,
& des Eſpagnols leurs ennemis qui le
montoient.
Ces Indiens donnèrent de la place à
leurs nouveaux hôtes, qui la défrichèrent,
& y bâtirent des cazes dans un très-beau
pays de Savanes, qui s’étend aux
environs du bord de la rivière, depuis
ſon embouchure juſqu’à cinq ou ſix
lieues en remontant ſon cours. Ils y
plantèrent pour l’entretien de leur vie,
du Mays, des Bananes & du Manioc,
que les Indiens leur donnèrent. Ils leur
enſeignèrent auſſi la compoſition d’une
boiſſon fort nourriſſante, qu’ils appellent
du Hoon. Ils la préparent avec un
fruit qui croît ſur le haut du tronc
d’une eſpèce de palmier qui vient naturellement
dans les bois, & dont la hauteur
n’excède jamais dix pieds. Chacun
de ces arbres ne produit qu’un gros
bouquet ou grappe, dont la plupart ſont
ſuffiſantes pour faire chacune la charge
entière d’un homme, chaque grain eſt
de la groſſeur & de la figure d’une olive ;
les uns ſont jaunâtres, les autres<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>rougeâtres, renfermant dans un noyau
très-dur une amande extrêmement huileuſe.
Ils pilent tout enſemble fruit,
noyau & amande, qu’ils font enſuite
bouillir dans l’eau, & c’eſt-là toute la
préparation qu’ils y font. Lorſque tout
eſt refroidi, ou encore tiède, ils en
paſſent à meſure, ce qu’ils veulent boire,
dans une calebaſſe percée de petits
trous comme une écumoire. Outre que
ce breuvage nourrit & engraiſſe beaucoup,
c’eſt encore le plus agréable de
tous ceux que j’ai trouvés chez les autres
Indiens. Auſſi eſt-il particulier à cette
nation-ci.
Les Mulâtres ſont tous de belle taille,
& vont entièrement nus, à l’exception
de ce que l’honnêteté veut que l’on
couvre, la nature leur ayant donné
pour cela une eſpèce d’étoffe griſâtre,
qu’ils dépouillent d’un arbre appellé le
Palmiſte bâtard : il en eſt enveloppé à
l’extrémité de ſon tronc, de la longueur
de quelques braſſes, depuis l’origine des
branches juſqu’à quelques pieds au
deſſous, ſuivant la groſſeur de l’arbre.
Cette étoffe leur eſt encore d’un grand
ſecours pour faire des couvertures à ſe
couvrir pendant la nuit ; cependant ceux
d’entr’eux qui ſont le plus à leur aiſe<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ont des chemiſes & des caleçons que
les Anglois de la Jamaïque leur apportent.
Ce ſont les gens du monde les plus
hardis à s’expoſer aux périls de la mer,
& ſans contredit les plus adroits à la
pêche ; ils y vont dans de petites Navettes,
où un autre, quelque bon homme
de mer qu’il ſoit, n’oſeroit ſe riſquer.
Cependant ils y demeurent trois ou quatre
tout debout, ne branlant non plus,
quelque temps qu’il faſſe, que s’ils étoient
d’une même pièce avec la Navette ; &
pourvu qu’ils voient le Poiſſon, quelque
enfoncé dans l’eau qu’il puiſſe être,
ils ſont aſſurés de le prendre en jettant
leur varre deſſus.
Ils rendent ſouvent de bons offices à
nos Flibuſtiers, lorſqu’ils les prennent
& les embarquent avec eux, ſous promeſſe
de participer aux priſes qu’ils feront
enſemble : ce qu’on ne manque
pas d’exécuter fidèlement ; car ſi on les
avoit trompés une fois, il ne faudroit
plus compter ſur eux : & cela eſt annexé
à preſque toutes les Nations Indiennes
de ces climats, qui ne reviennent
jamais lorſqu’on leur a manqué
de foi.
Les anciens habitans de Mouſtique
qui reçurent ceux dont je viens de par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ler, ſont établis à dix ou douze lieues
au vent du Cap Gracia à Dios, dans des
endroits qu’ils nomment Sambey & Sanibey.
Ils ſont fort pareſſeux, ne plantent,
ni ne ſèment que très-peu de choſe,
& ſont perpétuellement couchés dans
des hamacs, qui ſont des eſpèces de lits
branlans, ſous leurs Ajoupas ou Baraques,
pendant que leurs femmes les ſervent
en beaucoup de choſes qu’ils devroient
faire. Quand la faim les preſſe,
ils vont dans leurs Navettes à la pêche
du poiſſon, où ils ſont auſſi extrêmement
adroits. Lorſqu’ils en ont pris, ils viennent
le manger, & ne remettent pas les
pieds hors de chez eux, que la faim ne
recommence à les preſſer.
À l’égard de leurs vêtemens, ils ne
ſont ni plus magnifiques ni plus amples
que ceux des Mulâtres du Cap. Il n’y en
a que très-peu d’entr’eux qui ſoient établis
& ſédentaires, les autres ſont errans
& vagabonds le long du rivage de
la mer, & n’ont pour toute maiſon, ou
pour ſe mettre à couvert, qu’une feuille
de Latanier ; de manière que quand le
vent chaſſe la pluie d’un côté, ils lui oppoſent
leur feuille, derrière laquelle ils ſe
mettent à l’abri, la tenant par la queue
comme un écran. Quand le ſommeil les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>prend, ils font un trou dans le ſable, où
ils ſe couchent, enſuite ils ſe recouvrent
avec le même ſable, & ils font la même
choſe pour ſe mettre à couvert des inſultes
des Mouſtiques dont l’air eſt le
plus ſouvent tout rempli. Ce ſont de
petits moucherons que l’on ſent plutôt
qu’on ne les voit, & qui ont un aiguillon
ſi piquant & ſi venimeux, que lorſqu’ils
l’appuient ſur quelqu’un, il ſemble
que ce ſoit un dard de feu qu’ils lui
lancent.
Ces pauvres gens ſont ſi tourmentés
de ces fâcheux inſectes, quand il ne vente
point, qu’ils en deviennent comme
lépreux, & je puis aſſurer, le ſachant
par ma propre expérience, que ce n’eſt
pas un léger ſupplice que d’en être attaqué ;
car outre qu’ils font perdre le repos
de la nuit, c’eſt que lorſque nous
avons été réduits à aller le dos nu faute
de chemiſes, l’importunité de ces animaux
nous faiſoit déſeſpérer, & entrer
dans des rages à ne nous plus poſſéder.
Quand ces Indiens vont en voyage,
quelque court qu’il doive être, leurs
femmes, leurs enfans, leurs chiens, & de
petites bêtes fauves qu’ils ont apprivoiſées,
tout marche de compagnie. C’eſt<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>une coutume que j’ai vu obſerver parmi
toutes les nations d’Indiens de la terre
ferme de l’Amérique : & quoique ceux
dont je parle vivent auſſi beſtialement que
tous les autres, ils ſont cependant un peu
moins farouches, à cauſe de la ſociété
qu’ils ont avec les Anglois, qui ne viſent
qu’à les attirer à eux pour tâcher de ſe
rendre maîtres de leur pays où ils ont déjà
quantité d’habitations.
Le 14 au ſoir le Bateau qui étoit
allé aux Iſles de Las Parlas, arriva au
{{Corr|ieu|lieu}} où nous étions ; à peine eut-il pris
fond, qu’on courut en foule à ſon bord,
parce que nous devions tirer au ſort à
qui s’y embarqueroit. Malgré cela nous
ne laiſsâmes pas d’y entrer au nombre
de cinquante ; & comme nous avions été
les plus alertes, nous ne jugeâmes pas à
propos d’en deſcendre, pour riſquer au
haſard du jeu une choſe dont nous
nous trouvions déjà en poſſeſſion. Cependant
nous étions les uns ſur les autres ;
mais de peur qu’il n’en entrât un plus
grand nombre, nous levâmes l’ancre &
nous partîmes.
Le maître du Bateau vouloit nous mener
à la Jamaïque ; mais ne ſachant pas en
quels termes la France étoit avec l’Angleterre,
nous l’obligeâmes de nous por-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ter à St. Domingue moyennant quarante
pièces de huit par tête ; nous allâmes faire
nos eaux aux Iſles de Las Perlas ; & nous
en repartîmes le 16.
Le 17 nous doublâmes l’iſle de la
Catalina, appellée par les Anglois la
Providence, & où les Eſpagnols avoient
autrefois un beau Fort avec une petite
Ville, qui furent pris par des François
& des Anglois, ſous le Pavillon de ces
derniers.
Le 18 nous nous mîmes à traverſer
le Canal, quoiqu’il ventât une forte
briſe d’Eſt. Le 24 nous terrîmes à Los
Jardinos, qui ſont quantité de petites
Iſles voiſines de celle de Cuba, & le 29
nous fîmes de l’eau au port de Portilla
dans la même Iſle de Cuba, lequel n’eſt
point habité.
Le 30 nous prîmes fond au Sud-Sud-Eſt
du Bourg de Baracoa, en la même
Iſle où nous ſurprîmes des chaſſeurs
du Bourg, que nous obligeâmes de traiter
avec nous des viandes qu’ils avoient,
en les payant comme ils voulurent. Mais
cette largeſſe que nous leur faiſions ne
provenoit que de l’incertitude où nous
étions, ſi la France étoit en guerre ou
en paix avec les Eſpagnols depuis que
nous n’avions pu prendre langue en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>terre Françoiſe ; enſuite nous en repartîmes
& nous traverſâmes à Saint Domingue.
Le 6 Avril nous touchâmes à Nippes,
qui eſt un petit Bourg en cette côte,
distant de celui du petit Goave de ſept
lieues, afin d’y apprendre des nouvelles
du pays. Pendant que nous y reſtâmes
mouillés, quelques-uns de nos gens eurent
l’eſprit tellement égaré, & le cerveau
ſi affoibli des miſères que nous avions
ſouffertes, qu’ils n’avoient l’imagination
remplie que d’Eſpagnols ; en ſorte que
voyant de deſſus le pont du Bateau, paſſer
du monde à cheval le long du bord
de la mer, ils couroient à leurs armes
pour tirer deſſus, croyant que c’étoient
les ennemis, quoique nous les aſſuraſſions
que nous étions au milieu de notre propre
nation.
Le 8 nous quittâmes ce lieu, & nous
allâmes mouiller dans le port du petit
Goave, d’où nous étions partis il y
avoit près de quatre ans ; mais avant
que de nous mettre ſous ſon Fort, j’allai
demander à Monſieur Dumas Lieutenant
de Roi, une aſſurance qu’il nous
octroya, en l’abſence de Monſieur de
Cuſſy Gouverneur, en vertu de l’amniſtie
qu’il avoit plu à ſa Majesté d’en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>voyer en faveur de ceux qui avoient fait
la guerre aux Eſpagnols depuis la paix ;
car comme elle n’avoit été conclue
qu’après notre départ, il nous avoit été
impoſſible de l’apprendre en des lieux
ſi éloignés, & où l’on nous croyoit entièrement
perdus.
Enfin quand nous nous trouvâmes
tous à terre avec un peuple qui parloit
François, nous répandîmes des larmes
de joie, de ce qu’après avoir couru
tant de riſques, de dangers & de périls,
il avoit plu au Souverain Maître
de la Terre & de la Mer, de nous en
délivrer, & de nous remettre parmi des
hommes de notre nation, pour pouvoir
enfin revoir notre patrie. À quoi je ne
puis m’empêcher d’ajouter, qu’en mon
particulier j’avois ſi peu eſpéré d’en revenir,
que je fus plus de quinze jours
à prendre mon retour pour une illuſion ;
juſques-là même que j’évitois de
dormir, de crainte qu’à mon réveil {{Corr|le|je}}
ne me retrouvaſſe dans les pays d’où je
ſortois.
{{c|''Fin du troiſième Tome''.|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude><nowiki/>
Dehors, la vie s’est activée, sans grand bruit toutefois ; des groupes hâtent le pas du côté
des fabriques ; un petit flot d’hommes et de femmes se dirige vers la station. À cette heure
matinale, le bourgeois, que rien n’appelle à la rue, tient encore ses volets clos, et les besogneux seuls, les gens des petits métiers pour qui le travail commence à l’aube, arpentent le
pavé. Quand nous pénétrons dans la gare, la salle des troisièmes est déjà emplie. Autour
du poêle en fonte ronflant et rouge, des porteballes, entrés en soufflant dans leurs doigts à
cause de l’air très vif, font cercle, la pipe aux dents, et causent de leurs affaires. La plupart
se plaignent des lenteurs de la vente : un malaise règne dans les campagnes ; même les
grands fermiers demandent de forts rabais. Pour ces humbles coureurs de clientèle, colportant
leur industrie par les champs et dont toute la marchandise tient dans une marotte, le
grand ennemi, c’est le chemin de fer. Avec lui, plus d’achalandise chez le paysan un peu
aisé : celui-ci préfère acheter à la ville, où le train l’emporte en une demi-heure. Et il ne
reste alors que les ouvriers, les valets de ferme, les faméliques, une population dans la gêne
et sur laquelle il n’est pas facile de pratiquer des saignées.
La veille, quelqu’un nous avait expliqué les causes de cette situation tendue ; autrefois le
lin était cultivé sur des espaces considérables et faisait vivre largement le petit paysan : la
récolte terminée, on allait vendre à la ville le rendement des champs, ou bien le marchand
prenait la récolte sur pied ; et, dans le vaste développement de l’industrie linière, tout le
monde trouvait son compte. Depuis, une nouvelle matière textile, venue d’Amérique et dont
on a acclimaté la culture dans le pays, tend à supplanter l’antique culture du lin. Le paysan,
naturellement, voyant son gain baisser, s’applique à une exploitation plus productive. S’il
sème encore la graine qui l’enrichissait dans le passé, c’est par petites quantités, et, dans
les métairies un peu abondantes, pour le linge de la maison.
Le lin n’était pas, du reste, l’unique bien-être de la contrée : il y avait aussi la saboterie,
qui, pendant longtemps, battit son plein dans tout le Polder. Mais là, également, l’activité
a baissé : à la place de l’exportation, c’est l’importation qui est venue, et toujours l’importation américaine, ce torrent qui envahit tout, et, avec ses bas prix, anéantit la concurrence.
En 1860, un million de sabots partait de toutes les huttes de sabotiers disséminées dans
les hameaux : la campagne stridait d’un incessant bruit de varlopes et de forets ; et l’été,
l’hiver, sans qu’on connût le chômage, les charrettes des colporteurs roulaient par les chemins,
chargées de hautes piles de sabots. En ce temps, il est vrai, le sabot était la chaussure
du fermier aussi bien que du vacher, et il y en avait de toutes les qualités, depuis la massive
paire à peine équarrie, taillée à même le bois, jusqu’au bloc soigneusement dégrossi et
qui sous l’outil prenait des airs déliés de sculpture. Maintenant le bon marché des souliers
de cuir, embarqués par flottilles sur les quais américains, a ruiné à peu près la naïve industrie
dont les générations se transmettaient les secrets.
Ces doléances, qui nous contristèrent plus d’une fois, trahissaient le bouleversement qui
s’est partout opéré, en Flandre, dans les conditions du travail local. La fabrication des villes
empiète sur les vieilles pratiques démodées des artisans rustiques ; on se vêt aux champs selon la
mode des grands bazars urbains ; de tous ces simples métiers auxquels les femmes travaillaient
à la veillée, en berçant l’enfant, et les autres qui s’exerçaient sans mise de fonds, avec une bonne
paire d’outils, dans un coin de chambre et sur un bout d’établi, il ne restera bientôt plus, absorbés
qu’ils sont par le Moloch de fer et de feu dont le symbole sensible s’incarne pour le paysan
dans la locomotive, qu’un pâle souvenir, petit à petit dispersé aux lointains de l’oubli.
Nous roulons à présent sur Tamise. Des deux côtés de la voie, la vitre encadre un
paysage joli, sans ampleur, bordé partout de lignes d’arbres qui sont comme les haies en plein
ciel des petites cultures. Des champs de mince étendue s’alignent l’un à côté de l’autre, tous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Journal du voyage fait à la mer du Sud (Raveneau de Lussan)
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>pareils, avec les sillons parallèles d’un récent labour mettant à nu la terre brune, cette terre
perpétuellement nourrie d’engrais et qui fleure au large comme un égout crevé. Près du
champ, la maison assied solidement ses murs bas sur lesquels pose le toit de rouges tuiles
ou de chaume symétriquement tressé. Quelquefois un noyer élargit par-dessus le seuil ses
branches noueuses, semblables dans le matin brillant aux rais entortillés d’une eau-forte
mordue à plein acide. Et tout à coup les maisons s’entassent, les courtils se resserrent, la
campagne s’étrangle en banlieue encombrée : Tamise est devant nous.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 271 crop).jpg|VUE DE TAMISE.
A deux pas de la station, un pont de fer énorure enjambe, de son interminable radier,
coupé par la ligne de Malines à Terneuzen, l’Eseant, In’s large en cet endroit. De la rive on
dirait une succession d’X entre-croisés, onverts comme des fenêtres sur l’horizon du fleuve :
tandis que, tout petits sous celte gigantesque architecture, se glissent entre les piles massives
et coulent au fil de l’eau des flottilles de yachts, de lougres, de péniches, de centerboats,
de yoles, de spriets, de haks, de gafelsschips, avec des claquements de voiles pareils à des
battements d’ailes de gros oiseaux, des trains filent à toute vapeur sur le tablier, barrant
l’air d’un vol de feu, parmi le banderolement des fumées vomies par toutes les ouvertures
de la charpente comme par des sabords. De chaque côté des rails, un puissant assemblage
de poutrelles et de traverses forme une cage à ciel déconvert, longée par une passerelle. Et
ee pont, avec son passage de monde, ses roulements de trains, ses arches profondes emplies
des allées et venues du batelage, toute cette vie de la terre et de l’eau jetée en travers de sa
grande ossature de colosse et qui en fait comme un organisme vivant, donne une animation
singulière au Deuve.
A peine avons-nous franchi la moitié de l’immense jetée, que nos dessinateurs, émerveillés,
se campent, l’albom an poing, devant le tableau de la petite ville échelonnée sur la rive
avec sa débandade de maisons tirées à hue et à dia. Un grand silence tombe sur nous, quelque<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>pareils, avec les sillons parallèles d’un récent labour mettant à nu la terre brune, cette terre
perpétuellement nourrie d’engrais et qui fleure au large comme un égout crevé. Près du
champ, la maison assied solidement ses murs bas sur lesquels pose le toit de rouges tuiles
ou de chaume symétriquement tressé. Quelquefois un noyer élargit par-dessus le seuil ses
branches noueuses, semblables dans le matin brillant aux rais entortillés d’une eau-forte
mordue à plein acide. Et tout à coup les maisons s’entassent, les courtils se resserrent, la
campagne s’étrangle en banlieue encombrée : Tamise est devant nous.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 271 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=VUE DE TAMISE.}}
À deux pas de la station, un pont de fer énorme enjambe, de son interminable radier,
coupé par la ligne de Malines à Terneuzen, l’Escaut, très large en cet endroit. De la rive on
dirait une succession d’X entre-croisés, ouverts comme des fenêtres sur l’horizon du fleuve :
tandis que, tout petits sous celte gigantesque architecture, se glissent entre les piles massives
et coulent au fil de l’eau des flottilles de yachts, de lougres, de péniches, de centerboats,
de yoles, de spriets, de haks, de gafelsschips, avec des claquements de voiles pareils à des
battements d’ailes de gros oiseaux, des trains filent à toute vapeur sur le tablier, barrant
l’air d’un vol de feu, parmi le banderolement des fumées vomies par toutes les ouvertures
de la charpente comme par des sabords. De chaque côté des rails, un puissant assemblage
de poutrelles et de traverses forme une cage à ciel découvert, longée par une passerelle. Et
ce pont, avec son passage de monde, ses roulements de trains, ses arches profondes emplies
des allées et venues du batelage, toute cette vie de la terre et de l’eau jetée en travers de sa
grande ossature de colosse et qui en fait comme un organisme vivant, donne une animation
singulière au fleuve.
À peine avons-nous franchi la moitié de l’immense jetée, que nos dessinateurs, émerveillés,
se campent, l’album an poing, devant le tableau de la petite ville échelonnée sur la rive
avec sa débandade de maisons tirées à hue et à dia. Un grand silence tombe sur nous, quelque<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>pareils, avec les sillons parallèles d’un récent labour mettant à nu la terre brune, cette terre
perpétuellement nourrie d’engrais et qui fleure au large comme un égout crevé. Près du
champ, la maison assied solidement ses murs bas sur lesquels pose le toit de rouges tuiles
ou de chaume symétriquement tressé. Quelquefois un noyer élargit par-dessus le seuil ses
branches noueuses, semblables dans le matin brillant aux rais entortillés d’une eau-forte
mordue à plein acide. Et tout à coup les maisons s’entassent, les courtils se resserrent, la
campagne s’étrangle en banlieue encombrée : Tamise est devant nous.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 271 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=VUE DE TAMISE.}}
À deux pas de la station, un pont de fer énorme enjambe, de son interminable radier,
coupé par la ligne de Malines à Terneuzen, l’Escaut, très large en cet endroit. De la rive on
dirait une succession d’X entre-croisés, ouverts comme des fenêtres sur l’horizon du fleuve :
tandis que, tout petits sous cette gigantesque architecture, se glissent entre les piles massives
et coulent au fil de l’eau des flottilles de yachts, de lougres, de péniches, de centerboats,
de yoles, de spriets, de haks, de gafelsschips, avec des claquements de voiles pareils à des
battements d’ailes de gros oiseaux, des trains filent à toute vapeur sur le tablier, barrant
l’air d’un vol de feu, parmi le banderolement des fumées vomies par toutes les ouvertures
de la charpente comme par des sabords. De chaque côté des rails, un puissant assemblage
de poutrelles et de traverses forme une cage à ciel découvert, longée par une passerelle. Et
ce pont, avec son passage de monde, ses roulements de trains, ses arches profondes emplies
des allées et venues du batelage, toute cette vie de la terre et de l’eau jetée en travers de sa
grande ossature de colosse et qui en fait comme un organisme vivant, donne une animation
singulière au fleuve.
À peine avons-nous franchi la moitié de l’immense jetée, que nos dessinateurs, émerveillés,
se campent, l’album au poing, devant le tableau de la petite ville échelonnée sur la rive
avec sa débandade de maisons tirées à hue et à dia. Un grand silence tombe sur nous, quelque<noinclude>
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Journal du voyage fait à la mer du Sud (Raveneau de Lussan)/Texte entier
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Journal du voyage fait à la mer du Sud (Raveneau de Lussan)/I
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Journal du voyage fait à la mer du Sud (Raveneau de Lussan)/II
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Journal du voyage fait à la mer du Sud (Raveneau de Lussan)/III
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30.{{iv|0.5}}Passé l’Italie et la Celtique, commence la partie orientale de l’Europe, qui se trouve coupée en deux par le cours de l’Ister. Ce fleuve coule de l’ouest à l’est jusqu’au Pont-Euxin en laissant à gauche toute la Germanie, laquelle part du Rhin, tout le pays des Gètes et celui des Tyrégètes, des Bastarnes et des Sauromates qui se prolonge jusqu’au Tanaïs et au lac Mæotis, et à droite la Thrace tout entière avec l’Illyrie et le reste de la Grèce, qui termine l’Europe de ce côté. — Nous avons déjà nommé la plupart des îles qui bordent l’Europe, les principales sont, en dehors des Colonnes d’Hercule, Gadira, les Cassitérides et les îles Britanniques, et, en dedans des Colonnes, les Gymnesiæ, les petites îles des Phéniciens, des Massaliotes et des Lygiens, puis les îles d’Italie jusqu’aux îles d’Æole et à la Sicile et enfin celles qui bordent l’Épire et les côtes de Grèce jusqu’à la Macédoine et à la Chersonèse de Thrace.
31.{{iv|0.5}}Au delà du Tanaïs et du lac Mæotis, on entre dans la région ''Cis-Taurique'', et, au delà de celle-ci, dans la région ''Trans-Taurique''. Comme l’Asie est, en effet, divisée en deux par la chaîne du Taurus, laquelle s’étend depuis les promontoires les plus avancés de la Pamphylie jusqu’à la partie de la mer Orientale qui baigne l’Inde et la Scythie voisine de l’Inde, les Grecs ont appelé région ''Cis-Taurique'' la portion septentrionale du continent asiatique, et région ''Trans-Taurique'' la portion méridionale. Cela étant, on voit que les pays qui font suite au lac Mæotis et au Tanaïs devront appartenir à l’Asie Cis-Taurique. Or, de ces pays, le premier qui se présente est celui qui se trouve compris entre la mer Caspienne et le Pont-Euxin : il se termine d’une part au Tanaïs et à l’Océan, tant à la partie extérieure de l’Océan qu’à celle qui forme la mer Hyrcanienne, et d’autre part à l’''isthme'', c’est-à-dire à la ligne qui représente le trajet le plus court entre le fond du Pont-Euxin et la mer Caspienne. Puis viennent (toujours dans la région Cis-Taurique) les pays qui s’étendent au-dessus de la mer Hyrcanienne jusqu’à la mer de l’Inde et à la partie de la Scythie attenante à cette mer et jusqu’au mont Imaüs. Une portion de<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Ma reconnaissance sera éternelle, répondit {{M.|de}} L’Age ; car, s’il plaisait à votre éminence de laisser retomber sur moi la faute de mon père, je n’aurais pas le droit de m’en plaindre.
— Je sais, reprit le cardinal, que vous avez le cœur honnête et bien placé. Depuis long-temps le frère du roi exprime hautement contre ma personne et les actes de mon ministère une animosité qui m’afflige. Il faut que cela ait une fin. Je prétends aujourd’hui faire toutes choses au monde pour me réconcilier entièrement avec Monsieur. Je veux user envers ce prince de procédés tels que, s’il me refuse encore son amitié, tous les torts soient de son côté. C’est dans ce dessein que je ramène auprès de son altesse un ancien ami dont on l’avait séparée. En retour du service que vous allez recevoir de moi, je vous prie de m’en rendre un autre. Le prince est entouré de brouillons et de gens malveillans qui l’égarent et finiront par le perdre, s’il persiste à les écouter. Il me faut un ami dans cette maison qui m’avertisse à propos des cabales et des mauvais conseils.
— Si j’ai quelque crédit sur l’esprit du prince, dit {{M.|de}} L’Age, je ferai mieux que cela ; j’obligerai le prince à aimer le grand ministre choisi par le roi son frère.
— Fort bien, jeune homme, reprit le cardinal. Vous connaissez le caractère de Monsieur : c’est celui d’une femme qui ne voit que par les yeux de ses favoris. Pour l’humeur, ce prince est un enfant capricieux, qui boude sans motif et trouve de la volupté dans la désobéissance. Il considérera toujours son frère et le ministre comme des pédans incommodes. Avec une niche d’écolier, il se croit vengé de la supériorité du roi, et, quand il m’a lancé au visage une injure, je puis impunément le frapper dans ce qu’il a de plus cher, dans ce que son honneur le devrait obliger à défendre jusqu’à la mort. Il a cru me punir de l’avoir marié par force à une princesse dont il ne voulait pas, en mettant de vieux habits le jour de ses noces. Cette manie de conspirer qui le travaille vient de l’impunité que lui assure le sang royal. D’autres paient de leur tête ses équipées, et vous savez comme il abandonne ses amis. Le jour que Chalais est monté sur l’échafaud, Monsieur faisait une fortification en miniature dans son jardin et ouvrait la brèche avec un petit canon de cuivre pour se divertir. Quand Ornano mourut dans sa prison, Monsieur laissa échapper cette étrange parole : « Je n’aurai donc plus à me lever de grand matin pour aller demander au roi la grace de mon gouverneur. » Ce prince s’attend à régner, parce que le roi est maladif et que nous n’avons pas encore de dauphin. Ce serait le plus grand malheur qui pût tomber sur la France, car Monsieur est incapable de gouverner. Le secret pour vous emparer de son esprit, c’est de vous déterminer promptement sur toutes choses, d’avoir une opinion ferme et de la soutenir avec ténacité, quand même elle ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|538|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>vaudrait rien, car les gens irrésolus cherchent leur appui sur la force des autres, et, s’ils combattent la volonté d’un conseiller, c’est pour se mieux convaincre qu’ils doivent se ranger à son avis. Pourquoi Monsieur a-t-il tant de confiance dans Le Coigneux, son chancelier ? Parce que Le Coigneux est un brutal, et qu’il se résout sans hésiter à faire une méchanceté. Aux méchancetés près, faites comme le chancelier. Soyez encore plus prompt à résoudre et plus entier que lui. Vous deviendrez bientôt maître absolu du prince, et vous pourrez être utile à l’état et agréable au roi. Je prêterai les mains à votre fortune, car cette commission est d’une importance incomparable. Appliquez-y votre intelligence, votre sagesse et votre dextérité ; maintenez la bonne harmonie entre Gaston et le roi son frère : c’est une tâche noble et belle. Pour moi, je sais de reste comment je dois me conduire avec Monsieur. Vos avis me suffiront pour me bien diriger, et nous épargnerons ainsi de grands troubles à l’état.
— Votre éminence, répondit {{M.|de}} L’Age, peut être assurée que je servirai ses intérêts avec autant de zèle et de soin que le permettront mon honneur et le respect que je dois à Monsieur.
Le cardinal fronça les sourcils en fixant de ses yeux gris un regard pénétrant sur le jeune homme, comme si cette réponse lui eût donné de l’inquiétude.
— Vous considérez-vous au moins comme mon obligé ? dit-il.
— De tout mon cœur, répondit Puylaurens. Votre éminence s’apercevra, j’espère, de mes bonnes intentions, de ma reconnaissance et de mon dévouement.
— À la bonne heure ! reprit le cardinal en adoucissant la sévérité de ses regards. Je n’ai pas besoin de vous dire entre les mains de quels gens le prince est tombé ; vous les devez connaître. Ce sont autant d’écoliers échappés. Monsieur se prépare étrangement à régner en courant les cabarets la nuit, en soupirant pour des filles et des cuisinières, en faisant des tours à être arrêté par le guet. Tous ses amis sont des fous ou des coquins. Chaudebonne seul est un honnête homme, mais incapable. Le secrétaire Goulas est un brouillon qui s’imagine devenir ministre quand le maître aura une couronne. Le petit Boulay a reçu dans la tête quelque coup de marteau, et vole les deniers du prince sous le prétexte de sa folie. Blot est un ivrogne, un libertin et un athée, qui se fait une gloriole de ses vices, et se croit à la fois un poète et un politique pour écrire de méchans vaudevilles contre moi. Sauvage, que Monsieur a mis dans sa chambre sans qu’il soit gentilhomme, est un piqueur d’assiettes, bon convive et d’esprit, farceur de société, qui a gagné l’estime du prince par des grimaces. Le Coigneux seul est capable de gouverner son altesse ; mais avec sa mine bourrue, ses façons de marchand d’orviétan et ses amours de Barbe-Bleue, il ne deviendra<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|539}}</noinclude>jamais que ce qu’il est. Il faut auprès de Monsieur un honnête garçon de bonne maison, dont les intentions soient pures, et qui ait du bon sens. Vous aurez l’honneur, en vous emparant de ce prince, de le ramener dans des voies qui plairont au roi ; mais, pour suivre une juste progression et ne rien brusquer, ne craignez point de vous mêler d’abord aux folies de son altesse : tirez des feux d’artifice, brisez des enseignes et faites la débauche comme les autres ; plus tard, quand vous aurez établi votre crédit, vous mettrez à la porte toute cette engeance. On ne vous interdit point d’avoir de l’ambition. Nous aurons encore à parler sur ce sujet. Je vous recevrai {{Lang|la|''solus cum solo''}} à mon lever l’un de ces jours.
En causant ainsi, on arriva au Luxembourg, où la reine-mère habitait à l’ordinaire. Monsieur occupait ce palais, tandis que Marie de Médicis était à Lyon, et d’ailleurs ce prince y venait loger volontiers pour se mêler plus commodément aux cabales de sa mère contre le cardinal. Gaston d’Orléans, qui avait vingt-deux ans alors, eût été un homme d’agréable apparence, si les avantages de la taille et de la figure n’eussent été perdus en lui à cause de l’abandon de sa personne et du mauvais état de ses vêtemens. La beauté de ses traits et la fraîcheur de son visage étaient gâtées par on ne sait quoi de morne qu’il avait dans la physionomie et qui lui venait des Médicis. Ces dehors négligés et cet air éteint seraient regardés aujourd’hui comme les indices d’un désordre de la cervelle, et, malgré l’esprit incontestable de ce prince, ou pouvait en effet le soupçonner d’un léger dérangement de tête en voyant ses manières de page et les inconséquences de sa conduite. Ses saillies avaient souvent de la finesse ; d’autres fois elles étaient d’une grossièreté barbare. Il rencontrait des mots heureux, qu’il mélangeait de propos de corps de garde. Quoiqu’on lui eût annoncé la visite du cardinal, il affecta de ne point se tenir dans le palais, et le ministre le trouva au jardin, la bêche à la main, faisant de petits terrassemens, et enfoncé jusqu’aux chevilles dans la terre.
— Votre éminence, dit-il en s’appuyant sur sa bêche, nous vient forcer dans nos retranchemens.
— J’y viens avec une branche d’olivier à la main, répondit le cardinal, car j’apporte des paroles de paix.
— Doucement ! reprit Monsieur. Nous ne faisons jamais la paix ensemble sans qu’il en coûte la vie à quelqu’un. Voici déjà {{M.|Le}} Coigneux qui pâlit et Goulas qui voudrait être à la frontière.
— Je suis bien décidé cette fois à devenir sincèrement l’ami de votre altesse, à mes dépens s’il le faut.
— Vous serez donc, répondit Monsieur, le seul de mes amis qui ne risquera point d’avoir la tête coupée. Ne voyez-vous pas que nous conspirons contre l’état, puisque nous remuons les terres du royaume avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
{{T4|'''UNE AIGUILLE AFFOLÉE, DES MORTS AMBULANTS,<br />DES MAGISTRATS ABSENTS '''|CHAPITRE {{rom-maj|II}}}}
Tom Slane restait seul devant les touches directrices.
Par les hublots, ménagés vis-à-vis le siège du pilote, il distinguait, en haut, la voûte céleste ; en bas la surface de la mer où se reflétaient en paillettes d’or les astres piqués au fond de l’infini.
— Mon ''Vultur'' est décidément le mode de locomotion rêvé, monologua le vieillard.
Pas de collisions à craindre pour l’instant…
Pour l’instant, oui, je dis bien ; car plus tard, l’aviation ayant pénétré dans les mœurs, les routes aériennes seront aussi encombrées que leurs sœurs terrestres et maritimes.
Il s’interrompit soudain, porta la main à son crâne, contracta ses traits en une terrible grimace.
— J’ai mal à la tête, grommela-t-il.
Puis avec un geste d’insouciance dédaigneuse à l’adresse d’images fugitives se présentant à son esprit.
— Quoi d’étonnant après une journée aussi fertile en surprises désagréables ?
Ce pauvre William dort, lui !
Il ne soupçonne rien des dangers que je devine autour de nous.
Pas fort, mon fils…
L’aigle a couvé un oison.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|540|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>la bêche et le chariot ? Il faut nous faire un procès capital, et vous appellerez ce procès la conjuration des pioches.
— Voire altesse est en belle humeur, dit le ministre d’un ton fort grave. Me permettra-t-elle à présent de lui dire sérieusement quelques paroles ?
— Votre éminence peut parler avec le sérieux d’un procureur, je l’écouterai avec l’attention d’un président à mortier.
— Monsieur, reprit le cardinal, les démêlés que nous avons eus ensemble au sujet de votre mariage avec {{Mlle|de}} Montpensier sont déjà d’ancienne date : ils doivent être oubliés, puisque votre altesse n’a pas eu sujet de regretter d’avoir fait ce mariage, puisqu’elle a vécu en bonne harmonie avec cette excellente princesse, puisqu’elle aime Mademoiselle, aimable enfant sortie de cette union, puisqu’elle a pleuré sa femme avec toute la sensibilité d’un mari sincèrement touché. Si votre altesse se souvient encore de ses griefs contre moi, je la supplie de les effacer de sa mémoire, de recevoir les expressions du respect dont je suis pénétré pour elle, et de me rendre enfin son amitié. De mon côté, je suis prêt à entreprendre tout ce qui est en mon pouvoir pour la satisfaire à l’avenir et mériter autrement qu’en paroles cette amitié que je désire ardemment.
— Monsieur le cardinal, répondit le prince, je veux bien oublier mes anciens griefs, je veux bien croire à votre respect et accepter votre amitié ; mais je la tiendrai pour autre chose que des paroles quand j’en aurai vu les effets.
— Demandez-moi, reprit le ministre, tout ce qu’il vous plaira de distribuer à vos amis.
— Je saurai bien faire la fortune de mes amis, dit Monsieur. N’ai-je plus de crédit, et faut-il des entremises du roi mon frère à moi ?
— Votre altesse ne m’entend pas, dit le cardinal : je m’estimerais heureux qu’elle pût avoir besoin de mes services en quelque rencontre.
— Eh bien ! je chercherai ce que je puis vous demander, et je vous le dirai sans façons. En attendant, voici ma main en signe de mon amitié.
Le cardinal prit la main de Monsieur et la baisa respectueusement.
— Votre altesse, dit-il, a le cœur clément du grand Henri son père. A-t-elle conservé le souvenir du jeune Antoine de L’Age, qu’elle aimait particulièrement dans sa petite jeunesse, et dont on avait cru devoir la séparer ?
— Vous allez rouvrir une de mes blessures, dit Monsieur. Puylaurens était le plus cher de mes amis, et je ne suis pas encore guéri du dépit qu’on m’a donné en me l’ôtant.
— Le voici, reprit le cardinal. Je vous le rends. Avancez, Puylaurens, et montrez votre respect à son altesse royale.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|541}}</noinclude><nowiki />
Puylaurens fit deux pas en avant. Monsieur jeta la bêche qu’il tenait et saisit son ami dans ses bras.
— Mon pauvre Antoine ! dit-il, te voilà donc revenu ! Que je suis aise de t’embrasser ! Mordieu ! que tu es grand et que tu as bon air ! Tu feras honneur à ma cour. On a dit que je t’avais oublié ; mais du diable si cela est vrai. Je n’aurais jamais pardonné au roi ni à {{M.|le}} cardinal de nous avoir séparés.
— J’ai donc à présent mon absolution ? dit le ministre.
— Vous l’avez cette fois, reprit Monsieur. Mon amitié n’est plus une parole vaine ; elle vous est bien acquise.
— Je suis heureux d’avoir trouvé cette occasion de plaire à votre altesse, et je la laisse maintenant au plaisir de revoir son ancien ami.
Le ministre ayant pris congé du prince pour s’en retourner au Palais-Cardinal, Monsieur emmena Puylaurens sous les arbres du jardin. Il le retint une heure entière à causer des événemens qui s’étaient passés depuis leur séparation. Il lui conta ses ennuis, ses humiliations, les maux dont on avait accablé sa maison et ses amis, et s’échauffa en parlant contre le cardinal ; puis il finit par s’adoucir en songeant au bon procédé dont le ministre usait envers lui. Il pria ensuite {{M.|de}} L’Age de lui raconter ses aventures pendant la même période de temps, et tout le monde comprit à cette longue conférence que Puylaurens se trouvait tout à coup plus avancé dans la confiance du prince qu’aucun de ses autres serviteurs. La plupart de ces esprits vulgaires en conçurent de la jalousie. {{M.|Le}} Coigneux seul eut assez de sens pour vouloir s’attacher à Puylaurens et s’assurer l’appui d’un favori qu’il eût vainement essayé de renverser.
— Messieurs, dit le prince, voici l’heure du dîner ; il nous faut faire la débauche pour fêter le retour de {{M.|de}} L’Age. Nous irons manger au cabaret du Rempart, et nous verrons après les comédiens du Marais. {{M.|Blot}} prendra les devans pour faire préparer les viandes, et il emportera le meilleur vin que mon sommelier ait dans sa cave.
Monsieur s’assit par terre pour ôter les pierres qu’il avait dans ses souliers, et demanda des bottes pour aller au Rempart à cheval. Ses pages voulaient lui donner un autre habit, mais il ne prit pas le temps de changer, et partit suivi de sa cour, avec de la terre dans ses ongles, de la boue sur son haut-de-chausses et les cheveux en désordre. Puylaurens monta sur un cheval des écuries du Luxembourg, et la bande évaporée se mit en chemin au galop. En passant sur le Pont-Neuf, on rencontra un carrosse de voyage à six chevaux. {{M.|le}} cardinal sortit sa tête par la portière en souriant.
— Où donc allez-vous ? lui demanda Monsieur.
— Je pars pour Lyon, répondit le cardinal. C’est la triste condition des hommes d’affaires que de n’avoir pas même un jour à donner au<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|II}}.}}|211}}</noinclude>{{tiret2|Bre|tagne}}, l’île de Taprobane. Après l’Inde, en se dirigeant à l’ouest, avec les montagnes à sa droite, on rencontre un vaste pays à peine habitable, tant le sol en est pauvre et stérile, et dont la population, composée d’ailleurs d’éléments hétérogènes, est entièrement barbare : ce pays est l’Arie. Il s’étend depuis le pied des montagnes jusqu’à la Gédrosie et à la Carmanie. Suivent, dans la partie maritime, la Perse, la Susiane et la Babylonie, qui s’étendent toutes trois jusqu’à la mer Persique, avec d’autres territoires plus petits groupés autour de leurs frontières ; puis [dans la partie montagneuse], soit au pied, soit au cœur même des montagnes, la Parthyène, la Médie, l’Arménie, avec les pays qui y touchent, et la Mésopotamie. À la Mésopotamie maintenant succèdent les pays en deçà de l’Euphrate, à savoir : l’Arabie heureuse tout entière, qui se trouve complétement isolée entre le golfe Arabique et le golfe Persique, puis la contrée occupée par les Scénites et les Phylarques, lesquels s’étendent jusqu’à l’Euphrate et à la Syrie. Enfin, au delà du golfe Arabique, le pays jusqu’au Nil est habité par les populations éthiopiennes et arabes ; puis à celles-ci succèdent les Égyptiens, suivis eux-mêmes des Syriens, des Ciliciens, de ceux notamment qui occupent la Cilicie-Trachée, et en dernier lieu des Pamphyliens.
33.{{iv|0.5}}La Libye, qui fait suite à l’Asie, tient à l’Égypte et à l’Éthiopie. L’une de ses côtes, celle qui nous fait face, décrit depuis Alexandrie, où elle commence, presque jusqu’aux Colonnes d’Hercule, une ligne droite, interrompue seulement soit par les Syrtes et quelques autres enfoncements moins considérables, soit par les saillies des caps qui forment ces différents golfes. Mais la côte qui borde l’Océan, après avoir suivi jusqu’à une certaine distance de l’Éthiopie une direction parallèle à celle de la première, se rapproche sensiblement du nord, réduisant ainsi la largeur du continent jusqu’à ne plus former qu’un promontoire, dont l’extrémité, terminée en pointe, tombe un peu au delà des Colonnes d’Hercule, ce qui donne à la Libye la forme d’un trapèze. On s’accorde à dire, et {{M.|Pison}}, ancien préfet de cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|pro|voquer}} l’explosion qui entraîna le gigantesque paquebot dans les abîmes ; assez heureuse aussi pour sauver Lud Herbilt…
— Lud Herbilt ?
— Et sa jeune sœur Jane.
Hélas ! Je ne pus arracher leur mère au trépas.
Elle dort, avec vos autres victimes, au fond de l’océan Malais.
Les deux hommes avaient courbé la tête.
Le souvenir de la monstrueuse hécatombe, brusquement réveillée après tant d’années où ils avaient joui en paix du fruit de leur attentat ; le souvenir, évoqué par une « rescapée », à la suite des incidents inexpliqués qui, depuis des semaines, troublaient leur esprit, les annihilaient, leur enlevait toute force de résistance.
La jeune fille reprit :
— Les cinq survivants du ''Cylopic'' sont ici.
Je les appelle pour qu’aucun doute ne subsiste en votre esprit.
Et sa voix s’enflant avec une ampleur tragique, elle appela :
— Lud Herbilt, Jane, Derrick, Freda… et moi, cela fait bien les cinq annoncés.
Par la petite porte des témoins, ceux dont May venait de prononcer les noms entrèrent processionnellement.
Un à un ils vinrent s’asseoir sur une banquette que la jeune fille leur désigna.
Elle appela encore :
— Stepan, Sefra.
Et les jeunes errants ayant joint le groupe précédent, May expliqua :
— Ceux-ci ont assisté à la mort de votre mère, William Slane.
Un silence lourd plana, puis la jeune Anglaise reprit :
— Tom slane, votre situation de directeur de l’institut des Inventions, celle de votre fils William qui, sous le nom volé de Lud Herbilt, s’est fait remettre la fortune des Herbilt et préside aujourd’hui l’Union des milliardaires,
rendrait une accusation publique terrible pour le bon renom de ce pays.
Tous, au surplus, avons organisé notre existence.
Nous sommes prêts à transiger.
L’ex-souverain de Chine, Lia-Sou,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="laisse098"/><poem style="margin-left:10%;"> {{FAD|<ref follow="laisse098"><includeonly>— </includeonly>2761 ''M'' li ber fu ch. membrez — 2762 ''P'' Por ce ot, ''M'' ceo fu dit o. ke il fu cheualer prouez — 2763 ''M'' T. sa fie ; ''P'' sagrant b. — 2764 ''M'' Ke ne dota, ''P'' fu n. — 2765 ''M'' ke p. — 2766 ''P'' donques cest murtre, ''M'' par vus deuisez — 2767 ''M'' par icel — 2769 Ja ''manque M, M'' nostre seignur li reis ne se... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|114|SANSON RÉSISTE AUX TRAÎTRES}}</noinclude><section begin="laisse098"/><poem style="margin-left:10%;">
{{FAD|<ref follow="laisse098"><includeonly>— </includeonly>2761 ''M'' li ber fu ch. membrez — 2762 ''P'' Por ce ot, ''M'' ceo fu dit o. ke il fu cheualer prouez — 2763 ''M'' T. sa fie ; ''P'' sagrant b. — 2764 ''M'' Ke ne dota, ''P'' fu n. — 2765 ''M'' ke p. — 2766 ''P'' donques cest murtre, ''M'' par vus deuisez — 2767 ''M'' par icel — 2769 Ja ''manque M, M'' nostre seignur li reis ne serra pur vus deposez — 2770 ''M'' Ke vnkes m. u. fu — 2771 me ''manque M'' — 2773 ''M'' dit m. — 2774 vos ''manque M'' — 2775 ''M'' S. est de ceste parole — 2776 ''M'' tost le bon brant acerez — 2777 ''M'' curt, ''M'' fu tost f., ''P'' fu m. afinez — 2778 ''M'' traitre sen est autre — 2780 ''M'' e mes i. — 2781 ''M'' E dient si cum vus comandez — 2782 ''P'' est corruz aubon branc — 2783 ''M'' E s. se d. cum — 2784 ''M'' est b. purpensez — 2785 ''manque M''.</ref>}}Sanson li orguelleux fu chevaliers provez,
Por ç’ot nom orguellous que vasal fu membrez ;
Tant se fie en sa force et en ses granz bontez
Que il ne prisoit home que de mere fust nez.
{{NumVers|2765|-3em}}Il a dit a son frere : « Agravain, qu’an pensez ?
Sera dons cest consoil par nos dous creantez ?
{{NumVers|'' M f° 65.''|33em}}Nenil, par cel seignor que en croix fu penez ! »
Il a dit a Millon : « Fel traïte provez,
Ja, se Deus plait, mon sire m’iert par moi {{corr|ver gondez|vergondez}} ;
{{NumVers|2770|-3em}}Onques miaudres vasal ne fu de mere nez.
Vos n’iestes pas son frere, ja mar le me direz ;
Certes onc de son pere ne fustes engendrez.
—Tez, glos ! » ce respont Milles, « trop iés desmesurez ;
Ja le comparrez chier, se vos plus en parlez. »
{{NumVers|2775|-3em}}Sanson c’est de cest mot duremant aïrez,
Il a treste l’espee, que li pendi au lez,
Se li est corrus sure. Ja fust Mille finez,
Quant li gloz li guenchi, c’est d’autre part tornez.
« Seignor », dist il aus autres, « por quoi ne l’ociez ?
{{NumVers|2780|-3em}}Vos iestes tuit mi home et je vostre jurez. »
Et cil li respondirent : « Ci iert con dit avez ! »
Sure li sont corru aus bons brans acerez.
Sanson se deffent si con chevaliers membrez,
Et Agravain, son frere, s’i rest bien esprovez ;
{{NumVers|2785|-3em}}A plus de dis en ont les chiés des bus sevrez.
</poem><section end="laisse098"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|542|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>plaisir, au repos ni à la bonne chère. Adieu, Monsieur, divertissez-vous bien.
Le conseiller d’état Des Noyers était dans le carrosse auprès du cardinal.
— Ces jeunes gens, dit-il, sont tous bottés et armés comme s’ils allaient en guerre. {{M.|de}} Mirabel avait raison d’en plaisanter comme il fit en disant au roi d’Espagne qu’il ne devait plus y avoir personne en France, puisqu’il avait vu tout le monde botté comme pour un voyage.
— Ne vous y trompez pas, dit le cardinal, cette mode des bottes, des rapières et des chevaux est un signe diagnostique de réchauffement des cervelles, du goût des entreprises, des conspirations et des cabales. Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec cette jeunesse turbulente.
Tandis que le carrosse du cardinal cheminait lourdement le long de la Seine, Monsieur avec son essaim de jeunes gens arrivait chez le traiteur du rempart des Tuileries. Blot avait commandé le repas. La table était dressée sous les arbres du jardin. Puylaurens s’assit à la droite de son altesse, et {{M.|Le}} Coigneux à la gauche. Le maître d’hôtel du prince, le bâton à la main, veillait à l’ordre du service et marchait devant les viandes. Le dîner se trouva bon et les vins étaient exquis. On fêta si bien le retour de Puylaurens, que les yeux devinrent fort brillans et que tout le monde parlait à la fois. On but à la santé du favori et à celle de {{M.|le}} cardinal. Blot, qui avait coutume d’improviser au dessert de fort mauvais couplets contre le ministre, en fit un en l’honneur du cardinal. La compagnie chantait encore le refrain, lorsqu’un courrier tout poudreux apporta des dépêches de Lyon pour Monsieur. C’était une lettre de la reine-mère ; le prince, qui avait la vue un peu troublée, eut quelque peine à la lire. Un éclair de joie passa sur son visage et il cacha la dépêche dans sa poche. Après le dîner, on se promena devant les mares d’eau des Tuileries, où les bonnes gens de Paris venaient voir nager les canards et respirer le frais. Toute la cour de son altesse criait à haute voix et chantait en marchant de travers. Monsieur prit à part le conseiller Le Coigneux et Puylaurens.
— Mes amis, leur dit-il en balbutiant, j’ai reçu de grandes nouvelles. Le roi notre maître s’en va dans l’autre monde. Il a une fièvre dont les médecins disent qu’il ne doit pas réchapper. Il se peut que demain je sois appelé à me mettre une assez jolie coiffure sur la tête. Mon petit Le Coigneux, vous aurez le chapeau de cardinal. Ce qu’il y a de plus beau, c’est que notre ami le ministre branle dans le manche de toutes les façons. Le roi a promis à ma mère de le congédier en arrivant à Paris, s’il vient à guérir de son mal. Une cabale formidable de cotillons bourdonne autour du lit de sa majesté. La princesse de Conti, la duchesse d’Elbeuf, toutes les femmes de la maison crient au cardinal comme à un chien enragé. Cependant le roi, tout en promettant de le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|543}}</noinclude>mettre à bas, prend des précautions pour le garder de malheur après sa mort. Il a demandé le maréchal de Montmorency à son chevet et lui a fait jurer sur l’honneur de ne point souffrir qu’on persécutât son ministre. Il y a aussi le côté bouffon de l’affaire. La reine se voit sur le point de perdre tout crédit et de retourner en Espagne. Sa dame d’atours, cette folle galante de comtesse Du Fargis, me propose d’épouser la reine quand elle sera veuve, moyennant une dispense de Rome. Me voyez-vous le mari de {{Mme|Anne}} ? J’aimerais mieux épouser {{Mlle|Ribaudon}}. Mes enfans, nous ferons une bombance la veille de mon ascension pour enterrer la folie. Mais comment pourrai-je devenir un grand roi, avec mes chemises déchirées et mes agrafes qui ne sont jamais à leurs places ? Le Coigneux, tu me donneras de gros conseils bien ennuyeux, et toi, Puylaurens, tu m’avertiras si je porte mes chausses à l’envers. Oh ! que {{M.|le}} cardinal fut bien inspiré ce matin de faire sa paix avec moi !
— Ces nouvelles sont de conséquence, dit Le Coigneux ; mais votre altesse s’imagine-t-elle que le cardinal n’en savait rien ? Il avait reçu des lettres avant vous, et il vous a joué un tour de gobelet en vous forçant à faire amitié avec lui, quand vous le pouviez écraser sans résistance.
— Il s’est moqué de moi ! s’écria Monsieur, tu as raison. Je l’écraserai mieux et davantage pour m’avoir joué une comédie de tréteaux. Nous le mettrons dans une cage, comme La Balue, et nous le montrerons pour deux sous dans les foires. Ce sera une fortune.
— Monsieur, dit Puylaurens, pardonnez-lui en faveur de mon retour, auquel je souhaite de vous voir attacher quelque prix.
— Eh bien ! nous l’enverrons au fond de la Bretagne faire des corbeilles d’osier pour gagner sa vie. Çà, mes amis, ne disons mot de ces nouvelles pour ce soir, car je veux aller voir les comédiens du Marais et casser quelques enseignes de cabaret dans les rues en revenant au Luxembourg.
— Votre altesse, dit Puylaurens, devrait se préparer à monter sur le trône. Il lui faut organiser sa maison, son conseil, choisir des ministres, faire des discours.
— Arrangez-moi cela ensemble, vous deux. Je m’en rapporte à vous. Allez-vous-en travailler, moi je me moque des discours et des conseils, pourvu que j’aie la couronne. Je veux me divertir aujourd’hui comme un mousquetaire en congé. Demain vous m’apporterez le fruit de votre travail. Bonsoir, mes enfans.
Monsieur courut après sa cour, qui marchait au hasard, comme font les gens ivres. Le prince n’étant guère plus solide sur pieds que ses courtisans, de bons bourgeois qui le regardaient passer se dirent à voix basse : — Voilà le beau roi de France que nous aurions si sa majesté venait à mourir !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''G. DURANTE. — LE SYSTÈME NERVEUX''|153}}</noinclude>faite le Neurone passait à l’état de dogme qui ne se discute plus.
Aujourd’hui encore la conception du Neurone fait loi pour le plus grand nombre des neurologistes qui ne tiennent pas un compte suffisant des travaux parus au cours de ces dix dernières années. On ne saurait, comme l’ont tenté quelques-uns, chercher à plier le Neurone aux découvertes modernes en distinguant des unités embryologiques et des unités fonctionnelles. Toute compromission est une négation déguisée. La théorie classique est trop étroite et trop rigide pour se prêter à aucun accommodement. Elle dépend tout entière de l’hypothèse non démontrée que le cylindraxe du nerf périphérique est vraiment le prolongement d’une cellule centrale. Cette hypothèse étant controuvée par l’ensemble des mémoires récents, le Neurone s’écroule et nous ne voyons que des dangers à chercher à sauver un terme qui ne saurait que prêter à des erreurs fâcheuses.
{{3o}}{{iv|0.5}}''Théorie de la chaîne cellulaire et du lobule nerveux primitif''. — En opposition avec la conception de neurone, cette théorie considère le tube nerveux, non pas comme un prolongement d’une cellule centrale, mais comme une chaîne de cellules spéciales (neuroblastes) s’étant secondairement mise en rapport avec la cellule ganglionnaire.
Cette conception, que l’on trouve déjà formulée dans quelques ouvrages anciens trop peu pris en considération, paraît aujourd’hui confirmée par un grand nombre de mémoires récents.
En embryologie, Wighe, Hertwig, Dohrn, Beard, Apathy, Bethe, Hoffmann, Balfour, Henneguy, Platt, Raffaele, ont constaté, tant chez les vertébrés supérieurs et chez l’homme, que chez les invertébrės, que les nerfs périphériques se développent aux dépens de neuroblastes émigrés de bonne heure dans le mésoderme, qui deviennent fusiformes et s’unissent ensuite par leurs extrémités pour constituer une chaîne continue.
Apathy, Bethe ont mis en évidence, dans le cylindraxe, des fibrilles conductrices qui, tant dans les centres qu’à la périphérie, viennent former un réseau continu réunissant les divers éléments entre eux. D’autres ont constaté des anastomoses protoplasmiques indiscutables entre les cellules nerveuses qui, par conséquent, ne constituent pas des unités indépendantes. On comprend dès lors la propagation des dégénérescences secondaires.
L’emploi de techniques plus délicates a montré à Dogiel, Apathy, Bethe, Neumann, Capobianco et Fraguito, Nissl, Kaplan, que le prolongement qui part de la cellule ganglionnaire et le cylindraxe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|544|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
— Mon cher Puylaurens, dit Le Coigneux, je crains fort que ce prince-là ne soit jamais bon à rien. Vous plairait-il venir coucher à ma maison de campagne ? Nous causerons chemin faisant dans mon carrosse.
Puylaurens accepta la proposition. Tandis que le carrosse les menait à Saint-Cloud, ils voulurent aviser ensemble aux mesures à prendre lorsqu’on recevrait la nouvelle de la mort du roi ; mais, comme ils avaient tous deux la raison fort endommagée par les fumées du vin, ils s’aperçurent bientôt qu’ils divaguaient, et se mirent à rire de bonne grace de leur folie.
— Si vous m’en croyez, dit Puylaurens, nous gouvernerons la France demain. Pour aujourd’hui, le plus pressé est de dormir.
La maison du conseiller Le Coigneux à Saint-Cloud était située près de la Seine, non loin du fameux cabaret de {{Mme|Du}} Rier. Le jardin en était beau et les ombrages épais. Quand le carrosse entra dans la cour, la nuit commençait à devenir fort sombre. Le conseiller, assoupi par le voyage, se traîna comme il put jusqu’à son lit, en ordonnant qu’on menât son hôte à la chambre d’honneur. Un valet à mine farouche, comme celle de son maître, conduisit Puylaurens dans un appartement meublé avec assez de luxe, et, après avoir allumé les chandelles, il disparut. Au lieu de se mettre au lit, Puylaurens ouvrit les fenêtres pour respirer l’air du soir. Les sons d’un luth de Bologne arrivèrent jusqu’à ses oreilles, et bientôt une voix de femme se fit entendre. Cette voix semblait partir de quelque point du jardin, et, comme Puylaurens aperçut une faible lumière sous les arbres, il pensa qu’il devait y avoir un autre corps-de-logis habité par une dame. Notre jeune homme, poussé par la curiosité, attendit que les valets fussent endormis, et descendit au jardin. Il se glissa doucement le long d’une charmille et découvrit en effet une maisonnette dont les fenêtres étaient ouvertes. Une jeune dame assise devant un pupitre chantait en s’accompagnant d’une mandore, comme dans les tableaux hollandais. Elle était d’une beauté remarquable, et maniait son luth avec une grace parfaite. Quand elle eut achevé sa musique, elle s’approcha de la fenêtre. Puylaurens, craignant d’être surpris, voulut se retirer en arrière, et la dame entendit le bruit de ses pas.
— Est-ce vous, monsieur le conseiller ? dit-elle.
— Non, madame, répondit Puylaurens ; mais je suis son hôte et son ami.
L’inconnue poussa un grand cri, souffla aussitôt la lumière et ferma les volets. En un moment, le pavillon retomba dans l’obscurité la plus complète. Puylaurens appela plusieurs fois à demi-voix, mais on ne lui répondit point, et, de guerre lasse, il retourna dans sa chambre. Comme il allait se mettre au lit, une porte s’ouvrit sur le jardin, et il vit passer {{M.|Le}} Coigneux en robe de chambre, une petite lanterne à la main.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>bras, bâillèrent ; puis, revenant peu à peu à leur état normal, ils promenèrent autour d’eux des regards curieux.
Mais aussitôt ils bondirent.
Une incommensurable surprise se peignit sur leurs traits, et, ensemble cette fois, ils bredouillèrent :
— Ah çà ! Où sommes-nous ?
La question, il faut le reconnaître, s’imposait véritablement.
Ils étaient assis sur une banquette, dans une vaste salle lambrissée de chêne, au plafond cloisonné de solives formant des caissons peints en rouge.
En face d’eux un long comptoir de bois s’allongeait isolé par une barrière pleine du reste de la salle en
contre-bas, où s’alignaient d’autres banquettes semblables à celle qu’ils occupaient.
— Mais c’est la salle d’assises du palais de justice de San-Francisco !
L’exclamation échappe à Tom, faisant se tourner en tous sens William abasourdi.
— Le tribunal ! C’est ma foi vrai !
— Comment sommes-nous ici ?
On dirait que l’interrogation est attendue par qui peut y répondre, car une porte s’ouvre, la porte des témoins.
La baie livre passage à une blonde jeune fille, que les Slane reconnaissent tout de suite.
— Miss May !
— La dactylographe !
Ils se taisent soudain. Celle qu’ils ont interpellé a secoué la tête.
— Non plus dactylographe, mais bien ''Ingénieure'' diplômée d’Angleterre.
Connue un instant sous le nom de Sir August, qui expérimenta naguère, à bord du ''Cyclopic'', un agencement nouveau des appareils moteurs…
— Le ''Cyciopic !''
— Sir August !
Ces cris jaillissent,
résonnent dans la salle lugubrement, se heurtant aux angles tapissés d’ombre, aux corniches, aux solives.
May ne semble pas remarquer l’interruption.
Elle continue lentement :
— Je fus assez heureuse pour échapper à la mort que vous avez vaporisée sur le ''Cyclopic'', avant de {{tiret|pro|voquer}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Forment, ''fort'', ''beaucoup'' 107, 109, 214, 275, 372, 378, 419, 617, 635, 690, ''etc.'', ''vite'' 545. Former, ''créer'' 469, 1562, 2284, 2728, 3900, 4051, 5598. Forre, fuerre, ''fourreau'' 2154, 3456, 3935, 4092, ''étui'', ''enveloppe'' 548. Fors, forz, ''dehors'' 164, 634, 781, 863, 1043, 1058, 1082, 2059, 3116, 4549, ''etc.'', ''hormis'' 2571, 2989, 3903, 4117, 4141, 5428, 5440 ; f. de, ''hors de'' 1314, 2154, 3456, 3957, 4253, 460...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|334|GLOSSAIRE}}</noinclude><nowiki/>
Forment, ''fort'', ''beaucoup'' 107,
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Forsener, forcener, ''perdre la''
''raison'' 4109, 4463 ; ''pt. p.'', ''fou''
2183, 2384, 2547, 2756, 4420.
Forsgeter, forsgiter, ''jeter au''
''dehors'' 3982, ''chasser'' (3577).
Forsjugier, ''condamner à tort''
3339.
Fort, ''grand'' 5470.
Forz, ''voy.'' Fors.
Fouler, ''maltraiter'', ''battre''
(4097)
Frain ; sur f., ''à bride abattue''
1545.
Fraindre, ''subj. pr. 3'' fraigne
163, ''pt. p.'' fret 1107, 1798,
2540, 2553, 2563, 2582, 2615,
3120, fraint 1789, ''briser'' 1107,
1789, 1798, 2540, 2553, 2563,
2582, 2615, 3120, ''se briser''
163, 5419.
Fraiz, ''voy.'' Frois.
Franc, ''de bonne race'', ''noble''
283, 359, 830, 1322, 1465,
1741, 1753, 1945, 1949, ''etc.'',
''vaillant'' 708, 4456.
Franchir, ''rendre la liberté à''
5017, 5320.
Franchise, ''noblesse de caractère''
4826.
Fraor, ''hésitation'', ''doute'' 5545.
Frapaille, ''gens de rien'' 1376.
Frarache, ''fraternité'' 3470.
Frarin, ''vil'', ''lâche'' 2807, ''misérable''
5849.
Frelle, ''faible'', ''débile'' 73, 106,
210, 294.
Fremier, ''être agité'', ''frissonner''
3692, 4303, 4791, 5220.
Fremilon, ''à mailles serrées'' (''en''
''parlant d’un haubert'') 1835.
Fremir, ''trembler'', ''être secoué''
883, 1124.
Fresé, ''galonné'' 490, 527, 2505,
2834, 3628, 3730, 4271.
Fret, ''voy.'' Fraindre,
Fretel, ''sorte de flûte'' 1409.
Frois (:-oïs), fraiz, ''nouveau'',
''neuf'' 2024 ; f. ''coloré'', ''de couleur''
''fraîche'' 60 ; de f., ''de nouveau''
1788.
Front, ''partie antérieure d’un''
''navire'', ''proue'' ; le premier f.,
''le bout de la proue'' 559.
Frontal, ''front'' 1675, (''d’une bataille'')
1692.
Fuerre, ''voy.'' Forre.
Fuie, fue, ''fuite'' 2602, 3127,
3133, 3713, 4634.
Fuir, ''voy.'' Foïr.
Fust, ''pl. rég.'' fus, ''pièce de bois''
1874.
Gaaig ; de g. ''comme butin'' 858.
Gaaignier, ''prendre comme butin''
1110, ''moudre'' 3903.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
Enfin, les feuillets demeurèrent en la possession des plus forts ou des plus adroits, lesquels, bons princes, consentirent à lire à haute voix, à leurs voisins immédiats, la « communication éthérée » ainsi qu’ils la désignaient fanatiquement.
Les assistants demeurèrent frappés de stupeur, à l’audition de la nouvelle inscrite sur les avis.
Les papiers portaient en effet les lignes sensationnelles suivantes :
{{P début|95|m=1em}}
« La princesse Liao est enlevée par violence, parce qu’elle aurait refusé d’unir sa vie à celle de son fiancé. Pourquoi ce refus ? Elle croit avoir la preuve d’une sombre histoire. Tom Slane, dit-elle, et son fils William,
auraient causé jadis le naufrage du steamer ''Cyclopic'', après l’assassinat en masse, au moyen des vapeurs réfrigérantes que lançait déjà à cette époque leur aéronef d’expérience, des milliers de passagers, d’hommes d’équipage, de personnel, etc., formant la population du malheureux navire.<br />{{em|2}}« Le véritable Lud Herbilt, qui est autre que l’imposteur présenté sous ce nom par Tom Slane, a échappé par miracle à l’hécatombe.
Il a juré de venger sa mère qui figura au nombre des victimes.
Il pourra bientôt, espère-t-il, démasquer les voleurs meurtriers, contre lesquels il portera une plainte régulière aux mains des autorités judiciaires.<br />{{em|2}}« Que la Presse, que l’Union des Cinq Cents de New-York se désolidarisent des opérations engagées par les coupables. »
{{P fin}}
Ce fut une stupeur. Les journaux, les télégraphes commentèrent sans fin la terrible accusation, les uns niant, les autres penchant vers l’affirmation.
Le fait seul de la discussion sapait la situation, jusque-là inattaquée et réputée inattaquable, du directeur de l’Institut des Inventions et de son protégé, ce Lud Herbilt de fantaisie, comme le désignaient les journaux humoristiques.
May venait de porter le premier coup de hache dans la puissance du bandit.
Seulement, elle était sa captive à bord de l’aéronef qui, par deux mille mètres d’altitude, l’emportait vers l’ouest avec une inappréciable rapidité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|545}}</noinclude><nowiki />
— Le bruit public est une vérité, dit Puylaurens. Le Coigneux est marié secrètement, à moins que {{M.|le}} conseiller ne cache dans cette volière un oiseau de contrebande.
Tandis que notre héros s’endormait en songeant à cette aventure, Monsieur, accompagné de ses amis, courait les rues de Paris à l’heure où elles étaient le domaine des filous et des coupe-jarrets. Son altesse daigna, pour se divertir, attaquer des passans, arrêter les chariots des maraîchers, battre les conducleurs et briser des enseignes et des carreaux de vitres. Le chevalier du guet vint au bruit avec ses hommes ; mais, comme on lui apprit ce que c’était, il répondit : — Ne gênons point son altesse royale, qui se met en disposition de bien régner sur la France.
{{c|{{rom-maj|III}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Peu de jours après les scènes qu’on vient de lire, la santé du roi s’étant rétablie, les espérances de Gaston d’Orléans s’évanouirent. Il y eut une déroute parmi les courtisans qui s’étaient compromis par leurs cabales. Marie de Médicis fut obligée de surmonter sa haine pour le cardinal, dont la fortune se releva par la ''journée des dupes'', que nous ne raconterons point ici. Puylaurens joua un rôle secondaire dans cette fameuse journée. Gaston, qui passait volontiers de la jactance à la peur, voulut s’enfuir de la cour ; ses amis, voyant dans cette fuite une occasion de ''brouiller'', excitèrent le prince à partir. {{M.|Le}} Coigneux avait déjà quitté ses habits de magistrat pour mettre une casaque de drap gris surmontée d’une rapière à flèche, des bottes de postillon et un chapeau retroussé par une agrafe, ce qui lui faisait une figure moitié procureur et moitié brigand dont les courtisans s’amusèrent fort. L’heure du départ sonnait, lorsque Puylaurens descendit en robe de chambre pour s’opposer à la fuite de Monsieur, et, comme il réussit à détourner ce prince d’une démarche inconsidérée, le cardinal en sut beaucoup de gré au nouveau favori de Gaston. Ce fut le dernier épisode de la journée des dupes. Comme l’argent de l’état ne coûtait rien aux rois et aux ministres, on fit présent de cent mille écus à Puylaurens, et, afin de satisfaire tout le monde, on donna l’espoir à {{M.|Le}} Coigneux d’avoir le chapeau de cardinal aussitôt qu’il serait d’église<ref>Un magistrat pouvait alors devenir cardinal du jour au lendemain en se faisant ordonner.</ref>. La puissance du cardinal parut alors inébranlable ; il n’y avait plus, comme le disait le comte de Soissons, qu’un coup de massue qui pût en débarrasser le monde.
Un soir, Puylaurens et {{M.|Le}} Coigneux se promenaient ensemble sous les arbres du Luxembourg.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
{{T3|'''L’ÉPREUVE DE L’IRRÉEL'''|QUATRIÈME PARTIE}}
{{séparateur|5|m=1em}}
{{interligne|2em}}
{{T4|'''LES PLANS DE TOM SLANE '''|CHAPITRE PREMIER}}
À l’intérieur, l’aéronef, plus lourd que l’air dans toute l’acception du mot, car sa coque était faite de plaques imbriquées d’aluminium, à l’intérieur donc, l’appareil offrait une disposition toute particulière.
Le long de la coque courait un couloir, encerclant diverses cabines, un salon, un dining room.
À l’arrière seulement, toute la largeur de l’aéronef était occupée par une cabine spacieuse, qui recevait la
lumière par des hublots évidés dans la paroi même de l’engin.
Un escalier étroit permettait de gagner l’étage inférieur, affecté au poste d’équipage, à la machinerie entièrement électrique, au poste de direction dont le principal organe se montrait sous la forme d’un clavier de touches, marquées de signes conventionnels,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|154|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>qui paraît lui faire suite, sont deux organes distincts n’ayant entre eux que des rapports secondaires ; que les fibrilles constituant le cylindraxe d’un nerf se mettent en rapport avec les fibrilles contenues dans plusieurs cellules ganglionnaires (Dogiel, Heller, Kaplan) et avec le réseau péricellulaire (Bethe, Dogiel) ; qu’enfin le réseau d’une cellule ganglionnaire concourt à la constitution de plusieurs cylindraxes voisins.
On conçoit dès lors qu’une lésion limitée d’un centre puisse n’entraîner aucune modification de nerfs périphériques correspondants s’il persiste assez de fibrilles intactes pour que ces tubes nerveux continuent à recevoir une portion d’influx nerveux ; et les anomalies, l’inconstance de la dégénérescence wallérienne s’expliquent facilement.
Les travaux d’Apathy, Bethe, Dohrn, Mourawieff et Rossolimo, Reich, Rosenheim et Benda, Wynn, Kaplan, concordant avec les recherches embryologiques citées plus haut, montrent que l’ensemble de chaque segment d’un tube nerveux (cylindraxe et enveloppes) a les caractères d’''une'' cellule nerveuse (neuroblaste) dont le protoplasma aurait différencié à son centre des fibrilles constituant le cylindraxe, tandis que le reste de son protoplasma, imbibé d’une substance grasse spéciale représenterait la myéline. Le cylindraxe, primitivement segmentaire et discontinu, ne paraîtrait continu que grâce à la soudure secondaire des fibrilles des deux cellules voisines (Gedoels, Paladino, Demoor).
Enfin, dans la dégénérescence dite wallérienne, qui intéresse le bout périphérique d’un nerf sectionné, il ne s’agit nullement comme on l’a dit d’une dégénérescence vraie, mais d’une simple ''régression cellulaire'' des neuroblastes privés d’influx nerveux.
La régénération s’effectue non pas par bourgeonnement du bout central mais par redifférenciation des éléments conservés dans le bout périphérique.
En dehors des auteurs dont nous avons résumé les travaux plus haut, un petit nombre seulement, Bechterew, Nissl, Ruffini, Gieson, Wilson, Ziegler, Paton, Haenel, Sachs, Joris, considèrent le tube nerveux comme constitué par une chaîne de cellules différenciées, véritable société cellulaire (Bethe) ou entité sociale (Kaplan). Ils s’inscrivent nettement contre la théorie du neurone que viennent contredire trop de faits anciens et nouveaux, et dont la simplicité schématique ne saurait, comme le fait remarquer Nissl, que constituer un véritable danger, en servant à dissimuler, derrière un vocable commode, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|546|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
Vous m’avez rendu un signalé service, disait le président, lorsque vous avez empêché Monsieur de s’enfuir. C’est à vous que je devrai le chapeau.
— Êtes-vous bien sûr de pouvoir porter cette coiffure-là ? demanda Puylaurens. Le bruit court que vous êtes marié.
— C’est une calomnie, dit le conseiller : j’avais épousé secrètement la fille d’un sergent appelé Droguet : je ne m’en cache plus aujourd’hui. Mon mariage a été secret à cause de la basse condition du beau-père, et, comme je dérobais ma femme aux regards du public et même de mes amis, on n’a point su qu’elle était morte comme elle avait vécu, loin du monde. Je l’aimais fort, car elle était belle comme un ange.
— Est-il bien sûr qu’elle soit morte ? demanda Puylaurens.
— Que pensez-vous donc ?
— Je ne sais ; mais l’autre nuit il m’a semblé entendre les sons d’une mandore et la voix d’une femme dans votre jardin.
— Vous voulez que je vous fasse ma confession, dit le conseiller : je suis de complexion fort amoureuse, et je ne puis me passer de mener souvent chez moi quelques filles galantes, depuis que j’ai le malheur d’être veuf.
— Et vous les cachez dans ce pavillon qu’on voit au milieu du jardin.
— Ce pavillon, dit Le Coigneux, ne contient que des oignons secs et des graines de plantes.
— Je croyais y avoir remarqué, par une fenêtre ouverte, de la lumière, un pupitre de musique, de beaux meubles et une grande personne d’un visage charmant, avec des cheveux noirs comme l’ébène ; et le matin, quand nous avons fait ensemble le tour du jardin, il m’a semblé qu’une main blanche soulevait un peu le coin d’un rideau pour nous regarder.
— Vous la connaissez ! s’écria le conseiller. Hélas ! c’était Marie Droguet, ma femme. Une fluxion de poitrine vient de me l’enlever en vingt-quatre heures, et, comme mon mariage était clandestin, je ne porte point le deuil. Mon ami, ne dites rien à personne de tout ceci. Puisque le cardinal veut me donner le chapeau, il est inutile de lui parler de cette affaire.
— Je ne vous trahirai pas, répondit Puylaurens. Conservez votre chapeau et même votre femme, malgré les canons ; mais, si la personne que j’ai vue l’autre nuit est encore vivante, prenez garde, sur votre tête, qu’il ne lui soit fait aucun mal.
Le conseiller s’en alla fort troublé.
— Est-ce que ce petit homme noir serait un scélérat ? pensa Antoine de L’Age, car il était poursuivi par cette idée horrible, que le conseiller voulait se défaire de sa femme. La promesse du chapeau de cardinal, apportée par {{M.|de}} Rambouillet, pouvait bien avoir déterminé<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pauvres miserables qui sont tombez en tes laqs, de povoir estaindre tes ardentes flambes : Parquoy on ne se peult conserver des grandes anxietez, que tu infere à tes affligez serviteurs. Et à ceste occasion, plus leur seroit utile la fin de leurs vies, que le principe de telles langueurs. Ces parolles furent par moy avec si grande vehemence prononcées, que j’estime pour certain qu’elles furent aptes à flechir le cueur de Venus, ensemble celuy de Cupido, pour estre timides que le nombre de leur servans diminuast. Car tout subit apres mes invectives parolles, en ce lieu survint une preclaire & resplendissante lumiere : dedens laquelle, je veis une ellegante forme femenine : lequelle estoit aornée d’une si supreme beaulté, qu’il me fut advis, que la splendeur qui tout le lieu illustroit, seulement procedoit d’elle, Son accoustre-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|547}}</noinclude>cet ambitieux à commettre un crime. Ses réponses n’avaient paru ni claires ni vraisemblables. À l’air honnête de la belle personne qui habitait la maisonnette, il semblait impossible de la prendre pour une de ces créatures qui vivent de galanterie. À force d’y rêver, l’imagination du jeune homme finissait par s’embraser.
— S’il est vrai, disait-il, que Le Coigneux ait le dessein de tuer sa femme, le ciel ne m’a-t-il pas désigné pour la sauver, en portant ce secret à ma connaissance ? Si je suis le seul au monde qui sache l’existence et les dangers de cette infortunée, n’aurai-je pas des remords éternels en découvrant que j’aurais pu venir à son secours, et que je l’ai laissé périr.
Lorsque {{M.|Le}} Coigneux arrivait au Luxembourg, Puylaurens l’examinait avec attention pour chercher sur son visage quelque indice de scélératesse ; mais la mine du chancelier de Monsieur était naturellement si laide, que le crime même n’aurait pu ajouter que peu de chose à sa brutalité.
Un jour que Puylaurens passait à cheval sur le pont au Change, accompagné de trois laquais, une voix aigre l’appela par son nom. C’était Lopez l’Abencerrage.
— Monsieur, dit le joaillier, n’avais-je pas raison de vous détourner de partir pour l’armée ? Vous voilà devenu, en quelques semaines, un grand seigneur, chambellan de Monsieur, et de plus son favori, en possession de sa confiance, à la tête d’une fortune de cent mille écus, et l’un de ces matins vous allez être duc et pair. C’est un assez beau chemin, vous le voyez : il fait bon rendre des services à {{M.|le}} cardinal ; je m’en trouve bien aussi dans le petit cercle de mes fonctions, car vous travaillez en grand dans le même métier que le bonhomme Lopez.
— J’ignorais que je fusse bijoutier, répondit Puylaurens.
— Il y a bijou et bijou, reprit l’Arabe. Vos services sont des pierres précieuses enchâssées dans l’or le plus fin ; les miens sont de pauvres agates, de petits cailloux du Rhin montés en argent, mais leur peu de valeur est balancé par le grand nombre.
— Laisse les métaphores, Lopez, et sois plus clair : que veux-tu dire par ces paroles ?
— Cela s’entend de reste, monsieur le marquis : vous travaillez pour son éminence au Louvre, chez la reine-mère et surtout chez Monsieur, tandis que moi, sous le prétexte d’arranger les écrins des dames, je pénètre à leur toilette, je ramasse leurs propos du matin, entre le miroir et l’habilleuse, et {{M.|le}} cardinal, qui aime à rire, écoute volontiers mes petites histoires.
— Oui dà ! tu joues le rôle d’espion ? Eh bien ! mon ami, je te prie de ne plus comparer ton métier au mien.
— C’est pure vanité de ma part, dit l’Abencerrage d’un air railleur ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''G. DURANTE. — LE SYSTÈME NERVEUX''|155}}</noinclude>faiblesse de nos connaissances sur la structure du système nerveux.
Le neurone constituait, au point de vue du plan général des tissus, une anomalie, une exception peu compatible avec l’uniformité rencontrée partout ailleurs. Cette cellule nerveuse avec son prolongement gigantesque n’avait pas d’analogue dans le reste de l’économie. Ce seul fait aurait dû engager à ne l’admettre qu’avec de grandes réserves. La conception caténaire du tube nerveux permet, au contraire, de faire rentrer ce système dans le plan général des autres systèmes. Le tube nerveux n’est plus un prolongement cellulaire, mais une chaîne de cellules. L’ensemble constitué par la cellule centrale, le tube nerveux et les terminaisons périphériques, ne constitue plus une entité cellulaire, mais un complexus anatomique ''poly-cellulaire'', que l’on peut assimiler au ''lobule primitif'' des autres organes et pour lequel nous avons proposé le terme de ''Neurule''.
Tous nos organes peuvent être subdivisés en lobes, lobules, et enfin en lobules primitifs, qui représentent l’unité physiologique, et que l’on pourrait appeler ''organites'' si ce terme n’était consacré dans un autre sens. — Tout organe représente l’assemblage d’une infinité de ces lobules, de ces organes élémentaires, tous construits sur le même modèle et tous fonctionnant de la même façon.
Mais ces organes élémentaires sont eux-mêmes des organismes complexes, constitués par des cellules de même origine blastodermique mais spécialisées ultérieurement dans des fonctions déterminées selon la place qu’elles occupent dans le lobule primitif (bronche et acinus pulmonaire ; glomérule de Malpighi et tube contourné du rein). Les éléments constituant ces lobules ont une vie propre et des réactions propres vis-à-vis des agents pathogènes. Ils présentent une ''indépendance'' individuelle très nette à l’égard des ''phénomènes généraux'', particulièrement des infections et des intoxications (bronchite et pneumonie, orchite ourlienne, épididymite blennorragique). Leur ''dépendance'' réciproque apparaît au contraire dès que la pathologie touche au ''fonctionnement'' du lobule primitif (lésion de l’acinus après obstruction du canal excréteur et vice versa).
Il en est de même du lobule primitif nerveux, dont les éléments constitutifs (cellules ganglionnaires assimilables à l’acinus glandulaire et neuroblastes périphériques assimilables au canal excréteur) présentent une indépendance individuelle depuis longtemps signalée au cours des accidents généraux (névrites toxiques ou infectieuses, lésions cellulaires dans les infections, intoxications, etc.{{lié}}etc.), alors<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|548|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>mais il ne faut pas demeurer si long-temps sans aller au Palais-Cardinal. Son éminence s’étonne de ne pas vous voir. Je vous engage à profiter de l’absence du père Joseph, qui va revenir du congrès de Ratisbonne, où il a dupé tout le monde, le maître renard ! Si vous négligez l’occasion d’avoir affaire directement à l’éminentissime, vous serez renvoyé à l’éminence grise, comme nous autres petits agens.
— Quel diable de discours est cela ? s’écria Puylaurens ; auras-tu bientôt fini, avec tes énigmes ?
— Excusez mon indiscrétion, monsieur ; ces choses-là doivent rester dans le sous-entendu. Il suffit que j’aie servi de première pierre à la fortune d’un galant gentilhomme.
— Il n’y a point de sous-entendu avec moi, vieux coquin. Je te suis obligé d’avoir parlé de moi à {{M.|le}} cardinal. Je t’enverrai demain tes cent écus, et demande-moi bien vite un service, afin que je sois quitte envers toi.
— Je n’ai garde, monsieur. Je ne veux point perdre votre reconnaissance, car vous ne faites que débuter et vous irez plus loin. Il n’en sera pas de vous comme de {{M.|Le}} Coigneux ; on vous tiendra parole.
— Tu penses donc que Le Coigneux n’aura pas le chapeau ? Lopez fit un rire muet en montrant ses grandes dents.
— {{M.|le}} cardinal, dit-il, a promis justement ce chapeau, parce que la tête du conseiller ne peut point venir se mettre dessous.
— Le Coigneux a une femme, n’est-ce pas ?
— Vous en savez aussi long que nous, monsieur le marquis. Mais le conseiller est capable de se démarier gaillardement avec le fer ou le poison ; il se pourrait que la chose fût exécutée.
— Comment ! {{M.|le}} cardinal aurait laissé commettre un crime qu’il pouvait empêcher ! Je ne puis croire une pareille atrocité.
— C’est que vous ne songez pas au bénéfice qu’on en peut tirer.
— Et quel bénéfice, grand Dieu ! oserait-on mettre en balance avec une noirceur abominable ?
— {{M.|le}} cardinal vous communiquera ses idées à ce sujet. Les deux maîtres fils par lesquels on fait remuer Monsieur sont le chancelier Le Coigneux et votre seigneurie. La reconnaissance attache le second au grand ministre qui nous gouverne ; la crainte, le danger, le secret d’un crime, livreront le premier. Si {{M.|Le}} Coigneux vient à tuer sa femme, on lui suspend au-dessus de la tête la menace éternelle d’un procès capital, et on le rend par ce moyen souple et docile comme un mouton.
— Mais tout cela est infâme ! mon cher Lopez.
— C’est de la politique, mon cher monsieur.
— Ainsi donc on ne cherchera point à sauver {{Mme|Le}} Coigneux ?
— Si la volonté du destin est que cette dame périsse, on ne saurait s’y opposer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|549}}</noinclude><nowiki />
— Ces doctrines sont bonnes pour des fatalistes comme toi. Dans ce pays, il y a, Dieu merci, des lois, une justice et des hommes de cœur.
— Le temps de la chevalerie errante est passé ; les damoiselles enfermées dans les châteaux par les félons et les jaloux risquent fort de ne point voir accourir à point nommé leur libérateur.
— C’est un devoir pour le ministre que de sauver cette malheureuse.
— Un devoir à remplir demande toujours de la peine, des fatigues. Quoi de plus agréable que de trouver plus d’avantages à ne point se gêner, à rester chez soi, croiser ses bras et laisser aller les choses ?
— Tu calomnies {{M.|le}} cardinal, Lopez ; mais, s’il est vrai que la mort d’une pauvre créature soit portée sur ses tablettes et qu’il en suppute déjà les profits, il aura compté sans moi, car je vais à l’instant porter secours à {{Mme|Le}} Coigneux, s’il en est temps encore.
— Monsieur le marquis, nous avons en Espagne un certain Michel Cervantes ; cet auteur a écrit un ouvrage sur les fous qui se croient des Roland et des Amadis. Il y a aussi un proverbe qui dit : Entre l’arbre et l’écorce ne mettez point le doigt.
— J’y mettrai pourtant mon bras et mon épée.
— Vous êtes averti, monsieur ; si vous gâtez vos affaires par un coup de tête, je m’en lave les mains.
— Au diable tes avertissemens et tes proverbes !
Puylaurens enfonça les éperons dans le ventre de son cheval et partit au galop pour Saint-Cloud.
{{c|{{rom-maj|IV}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Un silence profond régnait dans la maison de campagne du conseiller Le Coigneux. Il fallut tirer la clochette à trois reprises pour obtenir qu’on vînt au bruit ; encore le laquais farouche qui présenta sa face au guichet n’eût-il pas ouvert si on ne lui eût assuré que Puylaurens avait à parler au maître du logis de la part de Monsieur. Le Coigneux fut alarmé en voyant des cavaliers entrer chez lui. Il descendit sur le perron tenant une courte rapière sous son bras et dans ses mains de gros pistolets armés.
— C’est vous, Puylaurens, dit-il, vous m’avez effrayé. J’ai cru qu’on assiégeait ma maison.
— Je reconnais, répondit Puylaurens, le signe d’une conscience pure. Monsieur le conseiller, je vous donne avis que vous êtes soupçonné de meurtre, et je viens vous offrir ma voix pour confondre vos accusateurs. Faites-moi seulement voir {{Mme|Le}} Coigneux, et vous n’aurez plus rien à craindre,
— Eh ! ne vous ai-je pas dit qu’elle était morte ? s’écria le conseiller.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|550|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
— Vous trouverez bon, s’il vous plaît, que je vérifie la chose par moi-même.
— Rien n’est plus facile. Vous n’avez qu’à me suivre.
Le Coigneux conduisit Puylaurens au fond de son jardin et lui montra un petit monument funéraire qui paraissait tout fraîchement construit. Sur le fronton était gravée cette inscription : « Ci gist le corps de Marie Droguet, épouse de G.{{lié}}Le Coigneux. »
— Souhaitez-vous de voir le cercueil ? demanda le conseiller.
— Assurément, répondit Puylaurens ; je veux être complètement édifié. {{M.|Le}} Coigneux tira de sa poche une clé avec laquelle il ouvrit la porte du tombeau. Puylaurens descendit dans le caveau et donna l’ordre à ses gens de lever le couvercle du cercueil. Le cadavre s’y trouvait en effet, et notre héros reconnut la dame qu’il avait aperçue dans le pavillon. Elle avait les bras croisés sur la poitrine, et rien n’annonçait qu’elle fût morte par violence.
— À présent, dit {{M.|Le}} Coigneux en tirant de sa poche un papier, pour vous éclairer complètement, il faut que vous preniez lecture de cet écrit.
Puylaurens lut ces mots tracés en caractères nets et précis : « Je déclare m’être tuée moi-même en prenant du poison, par dépit de ce que {{M.|Le}} Coigneux aimait notre voisine, {{Mme|Guillon}}. Je désire être inhumée dans le jardin de cette maison et qu’on ne fasse point de bruit de ma mort. »
— Voilà qui est clair, dit Puylaurens ; vous êtes homme de précaution, conseiller ; mais ce n’est donc plus une fluxion de poitrine qui vous a enlevé votre femme ?
— On n’est point obligé de raconter à tout le monde une affaire de ce genre, et, pour la colorer, on s’en tire comme on peut.
— J’entends bien : c’est ce que vous répondrez à vos juges. Il est fâcheux pour vous que mes regards aient pénétré dans votre pavillon mystérieux avant l’événement.
— Vous avez eu quelque vision cette nuit-là. Vous étiez ivre aussi bien que moi.
Puylaurens courut au pavillon. Il n’y trouva que les murailles toutes nues, des oignons secs, des graines de plantes et des outils de jardinage.
— Conseiller, dit-il, ce surcroît de précaution achève de me convaincre. Vous êtes un scélérat.
Puylaurens remonta aussitôt à cheval et courut à franc étrier jusqu’au Palais-Cardinal. Ce n’était pas l’heure des réceptions ; mais, aussitôt qu’il eut fait demander pour lui, on l’introduisit par les petits appartemens. Le ministre renvoya ses secrétaires, et son visage s’épanouit remarquablement lorsqu’il donna le bonjour à Puylaurens.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|156|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>qu’ils manifestent, au contraire, une dépendance réciproque très intime dès que le fonctionnement se trouve intéressé.
{{c|{{rom-maj|III}}|fs=120%|m=1em}}
Le fonctionnement de l’ancien neurone était relativement facile à comprendre : le prolongement de Deiters et le cylindraxe des nerfs périphériques étaient de simples conducteurs de l’influx nerveux provenant de la cellule centrale. Celle-ci donnait naissance à cet influx nerveux, ou le recevait des neurones voisins par l’intermédiaires de ses prolongements protoplasmiques. La communication de neurone à neurone s’opérait grâce à des rapports de ''contiguïté'', qui pouvaient à chaque instant se modifier par suite des mouvements protoplasmiques et rendre ainsi plus aisé ou plus difficile le passage de l’influx nerveux d’un système au système suivant. On avait même, sur les mouvements amœboïdes des prolongements cellulaires, susceptibles de rompre les contacts entre les neurones, cherché à établir une théorie histologique du sommeil que les travaux récents de Stéfanowska n’ont, du reste, pas confirmée.
La conception de la structure intime du système nerveux s’étant modifiée, il nous reste à chercher à nous représenter le fonctionnement du lobule nerveux primitif compris comme nous l’avons dit plus haut et auquel les anastomoses protoplasmiques et fibrillaires ne permettent plus d’appliquer une physiologie basée sur l’indépendance des neurones.
Mais, avant de passer en revue le rôle des différents éléments constituant le neurone, il ne nous paraît pas inutile de dire quelques mots sur l’essence même de la vie cellulaire, ce qui nous permettra de comprendre plus aisément ensuite la vie et les fonctions des cellules nerveuses en particulier.
La vie des éléments cellulaires (et la {{pc|Vie}} dans le sens le plus général) semble résulter d’une force, d’une ondulation, d’un mouvement moléculaire spécial, nécessaire à l’entretien du protoplasma cellulaire, à ses échanges fonctionnels, et qui n’est lui-même qu’une forme spécialement adaptée du mouvement universel. Ce mouvement est communiqué à chaque élément cellulaire par le système nerveux, qui lui-même le reçoit du dehors.
La vie cesse lorsque l’on supprime toute excitation extérieure. Chez les grands hystériques on peut, par suggestion, supprimer<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|551}}</noinclude><nowiki />
— Jeune homme, lui dit-il, c’est fort bien à vous de venir causer avec moi. Je vois avec plaisir que vous n’avez point attendu qu’on vous appelât. Mais pourquoi cet air troublé ? Mes gentilshommes auraient-ils encore manqué de politesse envers vous ?
— Non, monsieur le cardinal, répondit Puylaurens ; il ne s’agit point de moi. Je viens vous dénoncer un meurtre.
— Vous avez quelques preuves du crime de Le Coigneux ? Dites-moi cela, jeune homme.
Puylaurens raconta ce qui s’était passé à Saint-Cloud la nuit où il y avait couché, les soupçons qu’il avait conçus, les réponses mensongères du conseiller, la scène du tombeau et la circonstance de l’écrit laissé par Marie Droguet. À chaque nouveau détail, le ministre se frottait les mains et s’écriait :
— Bon cela ! nous tenons ce Coigneux. Il ne ''cognera'' plus contre nos intérêts, ce ''coigneux'', ou, s’il s’en avise, nous lui ''cognerons'' sur la tête.
{{M.|le}} cardinal avait une passion malheureuse pour les équivoques et jeux de mots.
— Jeune homme, ajouta le ministre, je comprends votre indignation et je la partage. Si ce crime était à faire, nous l’empêcherions ; mais, puisque le malheur est consommé, un éclat n’offrirait plus que des inconvéniens sans aucun avantage. Le procès d’un conseiller du parlement serait un scandale qui retomberait sur la magistrature entière. Monsieur chasserait son chancelier pour en prendre un autre dont nous ne serions point les maîtres comme de celui-ci. Le Coigneux est à nous désormais. Il demeure particulièrement en votre pouvoir pieds et poings liés, car votre témoignage et votre dénonciation l’accableraient sans remède. Gardez ce secret à part vous, et vous en servez pour mener cet homme à votre guise. Vous voilà tout-puissant dans la maison de Monsieur. De toutes les façons, je n’aurais point donné le chapeau à {{M.|Le}} Coigneux. C’était une bonne parole que je lui disais pour le gagner dans le moment des cabales. Aujourd’hui l’heure du berger est passée pour lui. Quant à vous, qui êtes de ceux que j’aime, c’est différent. Çà, mon jeune ami, passons à d’autres matières. Faites-moi vos confidences, et contez-moi un peu ce que vous dit Monsieur. Vous parle-t-il de moi en meilleurs termes depuis notre réconciliation ?
— Monsieur paraît être revenu pour votre éminence à de meilleurs sentimens, et j’ai eu le bonheur d’y contribuer pour quelque chose.
— Nous savons cela, jeune homme. Avez-vous parlé de mariage avec Monsieur ? Pensez-vous que ce prince fût disposé à obéir au roi, son frère, si nous lui choisissions une nouvelle femme ?
— Cette question est épineuse, monseigneur ; le prince a le cœur fort indépendant, et je doute qu’il fût sur ce point d’une humeur {{Tiret|ac|commodante}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page créée avec « *https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html CHAPTER XXXIV. "O most gentle Jupiter! what tedious homily of love have you wearied your parishioners withal, and never cried, Have patience, good people!" As You Like it. THE only obstacle to her union thus removed, Mary thought she might now venture to let her Aunt Grizzy into the secret; and accordingly, with some little embarrassment, she made the disclosure of the mutual attachment subsistin... »
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*https://www.gutenberg.org/cache/epub/12669/pg12669-images.html
CHAPTER XXXIV.
"O most gentle Jupiter! what tedious homily of love have you wearied your parishioners withal, and never cried, Have patience, good people!"
As You Like it.
THE only obstacle to her union thus removed, Mary thought she might now venture to let her Aunt Grizzy into the secret; and accordingly, with some little embarrassment, she made the disclosure of the mutual attachment subsisting between Colonel Lennox and herself. Grizzy received the communication with all the astonishment which ladies usually experience upon being made acquainted with a marriage which they had not had the prescience to foresee and foretell—or even one which they had; for,
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|552|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|ac|commodante}}. On ne peut rien prévoir sans connaître la personne dont on ferait choix, l’impression qu’elle produirait, la disposition du moment où serait le prince. Le hasard ou plutôt le cœur de Monsieur en déciderait.
— Quand nous serons fixés, je vous en donnerai avis secrètement, afin que vous tentiez de prévenir favorablement Monsieur pour cette personne.
— C’est une commission délicate ; mais je ne la refuse point.
— Et Monsieur parle-t-il maintenant du roi son frère avec le respect qu’il lui doit ?
— Je ne resterais pas auprès de lui, s’il n’avait point de tendresse et de respect pour son frère.
— Il y faudrait rester quand même, jeune homme. Monsieur a-t-il encore des conférences secrètes avec la reine-mère ?
— Il rend ses devoirs à cette princesse avec l’assiduité d’un bon fils.
— Je le sais ; mais n’y a-t-il pas entre elle et lui quelque chose de politique, quelque petit manége caché contre moi ? La reine-mère me hait fort, et je crains toujours qu’elle ne me détruise dans l’esprit de ce prince si facile à prévenir. Que disent-ils de moi ensemble ?
— Monsieur le cardinal, je n’assiste pas à leurs entretiens.
— Bien entendu ; mais son altesse, qui répète toutes choses, qui n’a rien de secret pour ses confidens, vous aura sans doute mis au courant de ces entretiens nocturnes. Si je me soucie médiocrement des paroles de Monsieur, j’attache à celles de la reine-mère plus d’importance, car elle parle avec l’emportement d’une Italienne, et plus elle dissimule sa pensée en public, plus elle livre le fond de son ame dans le particulier.
— Monsieur le cardinal, si Monsieur m’avait communiqué ses conversations avec la reine-mère, ce ne pourrait être que sous le sceau du secret, il me serait donc interdit de les répéter.
— Sans doute. Il faudrait lui promettre de n’en point parler ; mais entre nous deux il n’y a point de mystère. Je ferais semblant de ne rien connaître, et jamais on ne soupçonnerait que vous m’ayez redit leurs paroles.
— Ce n’est point assez pour moi que de ne pas être soupçonné d’une infidélité ; je ne pourrais me résoudre à la commettre.
— Afin que votre conscience ne s’alarme point, reprit le cardinal, je vous dirai, mon jeune ami, quel est l’état des choses et quels sont mes desseins. Votre mérite et vos lumières m’engagent à vous donner ma confiance. Sachez que mon crédit est désormais inébranlable. Tout ce que pourraient tenter contre moi les deux reines, Monsieur, et les princes de Lorraine, serait peine inutile. Le roi est bien déterminé à ne jamais se séparer de moi. Si donc la reine-mère ne renonce point à me renverser, c’est sa ruine quelle prépare. J’en serais au {{Tiret|déses|poir}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/182
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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{{t3|PLANS DE GOUVERNEMENT<br/>{{t|CONCERTÉS AVEC LE DUC DE CHEVREUSE, POUR ÊTRE PROPOSÉS AU DUC DE BOURGOGNE.|80}}|m=1em}}
{{c|Novembre 1711.|fs=80%|m=1em}}
{{séparateur|m=1em}}
{{t4|PROJET POUR LE PRÉSENT.|ARTICLE PREMIER.|m=1em}}
{{1°|{{sc|Paix}}}} à faire. — ''Elle'' doit être {{corr|achétée|achetée}}
sans mesure. Arras et Cambrai très-chers à la
France.
Si, par malheur extrême, la paix étoit impossible
à tout autre prix, il faudroit sacrifier
ces places.
Si elle ne se fait pas, diligence pour être prêt
dès la fin de mars. Fourrages, grains, voilures ;
point de rivières contre les ennemis. — Castille.
{{2°|Guerre}} à soutenir.
Choix de général qui ait l’estime et la confiance,
qui sache faire une excellente défensive.
Point de nouveaux maréchaux de France. Ils
ne seroient ni plus habiles, ni plus autorisés,
''et ce seroit'' une mortification pour les bons lieutenans-généraux.
Choix d’un nombre médiocre de bons lieutetenans-généraux
unis au général.
La présence de la personne de {{M.|le Dauphin}}
''à l’armée'', pernicieuse sans un général habile
et zélé, un second général bien uni, ''des'' lieutenans-généraux
bien choisis, l’autorité pour décider
d’abord, et fermeté d’homme de cinquante
ans.
Éviter bataille en couvrant nos places, laissant
même perdre les petites.
À toute extrémité, bataille, au hasard d’être
battu, pris, tué avec gloire.
Généraux : Villeroi, laborieux, avec de l’ordre
et de la dignité. — Villars, vif et peu aimé,
parce qu’il méprise, etc. — Harcourt, malade ;
peu d’expérience, bon esprit. — Berwick, arrangé,
vigilant, timide au conseil, sec, roide,
et homme de bien. — Bezons, irrésolu et borné,
mais sensé et honnête homme. — Montesquiou, …<ref>Voyez ce que Fénelon en dit ci-dessus, {{pg|{{pli|178}}}}.</ref>
Officiers-généraux. — N’engager point tous
les courtisans à continuer le service ; ''il y a en''
''eux'' dégoût, inapplication, mauvais exemple.
— Bon traitement aux vieux officiers de réputation.
— Conseil de guerre réglé. Officiers-généraux,
bons à écouter, non toujours à
croire : beaucoup de très-médiocres.
Conseil de guerre à la Cour, ''doit être'' composé
de maréchaux de France, et autres gens
expérimentés, qui sachent ce qu’un secrétaire
d’État ne peut savoir, qui parlent librement
sur les inconvéniens et abus, qui forment des
plans de campagne de concert avec le général
chargé de l’exécution, qui donnent leur avis
pendant la campagne, qui n’empêchent pourtant
pas le général de décider sans attendre
leurs avis, parce qu’il est capital de profiter des
momens.
{{t4|PLAN DE RÉFORME APRES LA PAIX.|ARTICLE II.|m=1em}}
{{c|§I. — État militaire.|m=1em}}
Corps militaire, réduit à cent cinquante
mille hommes.
Jamais de guerre générale contre l’Europe ;
Rien à démêler avec les Anglais. Facilité de
paix avec les Hollandais. On aura facilement
les uns contre les autres. Alliance facile avec
la moitié de l’Empire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/559
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|553}}</noinclude>{{Tiret2|déses|poir}} ; mais, si elle en vient à des extrémités, elle perdra la tendresse de son fils, la considération, la fortune, la liberté même tout ensemble. Jugez quel chagrin ce serait pour moi que d’être cause de tant de malheurs ! Cependant je ne reculerais pas devant la nécessité et le bien de l’état. Parmi ceux qui veulent prendre les guides, il n’y a pas une main capable de les tenir. Je suis seul contre tous, parce que tous perdraient la France, si je les laissais faire. Il faut donc qu’ils me haïssent, il me serait aisé de me rire des inimitiés ; mais les intrigues de la reine-mère donneraient un spectacle lamentable, celui d’une grande princesse accablée par la sévérité du roi son fils, reléguée dans quelque château, et mourant en exil sans consolations et sans honneurs. Trouvez-vous que de telles conséquences méritent notre attention, et ne sentez-vous pas la grandeur de mes motifs ?
— Je la sens parfaitement, et j’en suis profondément touché ; mais…
— Eh bien ! donc, interrompit le ministre, si telle parole, telle étourderie, tel conciliabule de princes légers et de femmes en colère devait amener un éclat déplorable, ne seriez-vous pas désespéré de n’avoir point empêché un mal que vous auriez pu prévenir d’un mot ? N’est-ce point, au contraire, un devoir, en pareil cas, que de parler ? Et la grandeur du sujet, l’importance du résultat, sont-ils à comparer avec une vaine délicatesse ?
— Votre éminence, répondit Puylaurens, jetterait le trouble dans mon esprit, si cette délicatesse dont elle parle n’était un guide certain qui ne saurait me tromper. Si j’étais étranger dans la maison de Monsieur, si le hasard amenait à ma connaissance quelque secret, je pourrais juger nécessaire de le révéler, en considération de ces motifs respectables ; mais j’occupe un poste de confiance, je ne sais rien qui ne me soit communiqué sous la convention du secret ; je ne puis rien redire, par conséquent, sans trahison. Je n’ai point une conscience politique à l’usage des affaires d’état ; je n’ai que celle d’un honnête homme qui ne veut point tromper son ami.
— Vous préférez donc tromper votre bienfaiteur, car c’est à moi que vous devez votre fortune ?
— Monsieur le cardinal, vous me faites une injustice. Si Monsieur voulait exiger de moi des révélations sur l’entretien dont votre éminence vient de m’honorer, je n’aurais garde de m’y prêter, tant je sais comprendre ces motifs que vous m’avez si bien expliqués !
— Jeune homme, il me faut pourtant des confidences sur les rapports de Monsieur avec sa mère.
— Demandez-les à quelque autre.
— Vous seul pouvez me rendre ce service, et il convient de vous y résoudre.
— Je ne saurais me résoudre à être un espion.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Sieyès-Qu'est ce que le tiers état-1888.djvu/12
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « En les proposant, il avoue qu’il n'a d'autre espoir que de provoquer la méditation et la discussion, d'éveiller et de stimuler les esprits. Il expose la vérité « dont on se rapprochera plus ou moins selon les circonstances ». Il prévoit que ses principes ne seront pas admis même par les membres du tiers les plus habiles à défendre les intérêts de leur ordre, que ses idées paraîtront extravagantes à la plupart des lecteurs (p. 90). Il sait qu’el... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Itsajellyfishsiren" />{{nr|{{rom|IV|}}|{{sc|Introduction}}|}}</noinclude>En les proposant, il avoue qu’il n'a d'autre espoir que de provoquer la méditation et la discussion, d'éveiller et de stimuler les esprits. Il expose la vérité « dont on se rapprochera plus ou moins selon les circonstances ». Il prévoit que ses principes ne seront pas admis même par les membres du tiers les plus habiles à défendre les intérêts de leur ordre, que ses idées paraîtront extravagantes à la plupart des lecteurs (p. 90). Il sait qu’elles sont absolument impraticables pour le temps (''ib.''). Aussi, bien loin de songer à les imposer, déclare-t-il qu’on ne doit point s’y attacher avec trop de rigueur. Ce grand théoricien a parfois, Michelet s’en est souvenu, le langage d'un véritable homme d’État. Avec une clairvoyance qui lui fait le plus grand honneur et qui de nos jours est devenue trop rare, il constate la différence profonde qu’il y a entre la mission du penseur méditant à loisir dans la solitude du cabinet et celle du citoyen chargé des affaires d'un grand peuple : « Tant que le philosophe n’excède point les limites de la vérité, ne l’accusez pas d'aller trop loin… Le devoir de l’administrateur au contraire est de graduer sa marche suivant la nature des difficultés. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/560
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|554|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude><nowiki />
— Ne nous échauffons pas sur des mots. Vous réfléchirez à mes paroles.
— Mes réflexions sont faites. Je supplie votre éminence de ne point me demander un sacrifice impossible. Je ne suis pas né pour ce triste emploi ; je ne le remplirai point ; je quitterai plutôt la cour pour la seconde fois ; je retournerai dans ma province.
Le cardinal prit son air le plus sévère.
— Vous ne retournerez pas dans votre province, dit-il, vous ne pouvez plus quitter la cour, parce que j’ai besoin de vous ici, parce que Monsieur ne le souffrirait pas. Vous remplirez cet emploi auquel je vous ai destiné, parce que la position est prise, que les choses sont trop avant, que nul autre ne peut vous remplacer et qu’il n’y a plus à s’en dédire. De gré ou de force, vous obéirez.
— Jamais, monsieur, jamais.
— Vous obéirez, reprit le cardinal avec un regard terrible. Vous ne voulez pas me servir secrètement, parce que, selon vous, ce serait jouer le rôle d’espion ? Eh bien ! vous serez un espion et vous en ferez le métier à la face du monde. À la première querelle entre le roi et Monsieur, il y aura quelque traité d’accommodement par écrit, et j’y mettrai cette clause : « Que {{M.|de}} Puylaurens avertira le roi des cabales qui se pratiqueront à l’avenir dans la maison de son altesse royale. » Monsieur, qui est peureux, subira cette condition accablante, et vous aurez alors ce brevet d’espion que vous redoutez si fort.
— Monsieur le cardinal, vous écrirez ce qu’il vous plaira ; entre vos clauses et l’exécution, il restera encore ma volonté et mon honneur.
— Fort bien ! mais si vous n’écoutez point les ordres du roi, à la seconde querelle, votre tête sera de l’enjeu.
— Ma tête tombera, s’il le faut. Elle ira rejoindre celles que vous avez déjà coupées.
— Jeune homme, vous y réfléchirez à deux fois.
— Je ne réfléchis jamais sur des bassesses ; je les repousse et je les méprise.
— Allez, dit le cardinal en frappant sur la table, et revenez demain avec d’autres résolutions.
— L’habitude d’être obéi vous égare, répondit le jeune homme. Je ne reviendrai pas demain et ne changerai point de résolutions.
Antoine de L’Age salua fièrement le ministre et sortit. Dans les petits degrés, il rencontra Lopez, qui marchait à pas de loup.
— Monsieur, lui dit le joaillier, je vous surprends faisant vos confidences à {{M.|le}} cardinal.
— Tu ne m’y reprendras plus, vieux coquin, répondit Puylaurens ; tout est rompu entre son éminence et moi.
— Par Mahomet ! s’écria l’Arabe ; imprudent que vous êtes ! vous ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''G. DURANTE. — LE SYSTÈME NERVEUX''|157}}</noinclude>successivement les divers modes de sensibilité. On ne saurait toutefois les supprimer tous simultanément et arriver à l’anesthésie générale et totale, sous peine de voir le cœur s’arrêter et le malade succomber rapidement.
Malgré de grandes analogies, il serait prématuré de vouloir assimiler l’influx nerveux à une des formes connues de l’ondulation électrique. Nous sommes loin de connaître toute la gamme de vibrations qui nous entourent. Ainsi que le faisait récemment remarquer de Parville<ref>De Parville. Revue des sciences du ''Journal des Débats'', {{lié|14 déc. 1903}}.</ref>, l’intervalle compris entre les radiations électriques (35{{lié}}millions de vibrations par seconde), et les radiations caloriques (17{{lié}}trillions par seconde), comprend des vibrations de fréquence moyenne encore ignorées. Chaque jour, du reste, nous apporte, sous ce rapport, de nouvelles découvertes. Après les rayons{{lié}}<math>x</math>, voici les radiations de l’uranium, du thorium et du radium dont les curieuses propriétés semblent renverser les données les mieux établies de la science. Dernièrement enfin Blondlot découvrait les rayons{{lié}}<math>n</math>. Les corps radio-{{corr|actif|actifs}} ne créent rien, mais sur des mécanismes qui puissent à chaque instant en dehors d’eux-{{corr|même|mêmes}} l’énergie qu’ils dégagent (Curie). Les radiations qu’ils émettent ont la curieuse propriété de pouvoir s’emmagasiner dans des corps divers qui les restituent dans la suite. Les corps fluorescents les mettent en évidence en les transformant en vibrations lumineuses.
Charpentier a montré l’existence de rayon{{lié}}<math>n</math> dans le corps humain et particulièrement dans le système nerveux où leur intensité s’accroît au moment du fonctionnement. S’agit-il là de la vibration nerveuse essentielle ? Est-ce bien sous la forme des rayons{{lié}}<math>n</math> que les excitations extérieures sont transmises aux éléments cellulaires qui les accumulent et les transforment pour permettre leurs échanges organiques ? Les rayons{{lié}}<math>n</math> constituent-ils en un mot, la fameuse « force vitale » ? Nous ne le pensons pas.
Ces rayons{{lié}}<math>n</math> se rencontrent, il est vrai, dans tous les éléments dits « vivants » mais se retrouvent également dans diverses sources lumineuses et dans les corps inorganiques, où ils sont susceptibles de se fixer. Il serait excessif d’en vouloir faire le principe de la vie. Il reste trop d’inconnues dans les radiations qui nous entourent pour qu’il ne soit pas encore prématuré de chercher à faire un choix définitif.
La vibration nerveuse est-elle la manifestation d’une unique {{tiret|radia|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>— Que comptez-vous en faire, alors ? Elle ne peut pas rester dans cet appartement mortuaire ! Il faudrait la faire changer de chambre.
— Je vous offrirais bien la mienne, dit la voisine ; mais nous n’avons qu’un lit… Après cela, ajouta la brave femme comme se parlant a elle-même, j’enverrai mon homme coucher dans le grenier, et je passerai la nuit sur une chaise.
Ces dévouements pour des inconnus appartiennent exclusivement à certaines femmes de la classe ouvrière : la femme du peuple offre sa table, sa chambre, son lit, avec plus de désintéressement que le boutiquier n’offre un verre d’eau. Que la douleur morale ou physique l’appelle à son aide, que ce soit un homme à l’agonie ou un homme au désespoir, la femme du peuple offre ses soins, ses consolations, ses secours de toute nature avec une générosité et une abnégation qui sont un des plus beaux titres à l’admiration du philosophe et de l’observateur.
— Non, dit Colomban, faisons mieux : traînez le lit de la jeune fille dans ma chambre, traînez le mien dans son alcôve ; puis allez chercher un prêtre pour veiller près du lit mortuaire : j’irai, moi, chercher un médecin pour elle.
La voisine parut hésiter.
— Qu’y a-t-il ? demanda Colomban.
— Il y a que j’aimerais mieux aller chercher le médecin, et que ce fût vous qui alliez chercher le prêtre.
— Pourquoi cela ?
— Parce que la bonne dame est morte subitement.
— Hélas ! oui, bien subitement.
— Et, par conséquent, morte… vous comprenez ?
— Non, je ne comprends pas.
— Morte sans confession.
— Eh bien, mais vous avouez vous-même que c’était une sainte.
— Oui, mais un prêtre… un prêtre n’entendra point de cette oreille-là !
— Comment ! un prêtre refuserait de veiller une morte ?
— Une morte qui ne s’est pus confessée, il a gros à parier.
— C’est bien… Alors, chargez-vous du médecin ; je me charge du prêtre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Que comptez-vous en faire, alors ? Elle ne peut pas rester dans cet appartement mortuaire ! Il faudrait la faire changer de chambre.
— Je vous offrirais bien la mienne, dit la voisine ; mais nous n’avons qu’un lit… Après cela, ajouta la brave femme comme se parlant a elle-même, j’enverrai mon homme coucher dans le grenier, et je passerai la nuit sur une chaise.
Ces dévouements pour des inconnus appartiennent exclusivement à certaines femmes de la classe ouvrière : la femme du peuple offre sa table, sa chambre, son lit, avec plus de désintéressement que le boutiquier n’offre un verre d’eau. Que la douleur morale ou physique l’appelle à son aide, que ce soit un homme à l’agonie ou un homme au désespoir, la femme du peuple offre ses soins, ses consolations, ses secours de toute nature avec une générosité et une abnégation qui sont un des plus beaux titres à l’admiration du philosophe et de l’observateur.
— Non, dit Colomban, faisons mieux : traînez le lit de la jeune fille dans ma chambre, traînez le mien dans son alcôve ; puis allez chercher un prêtre pour veiller près du lit mortuaire : j’irai, moi, chercher un médecin pour elle.
La voisine parut hésiter.
— Qu’y a-t-il ? demanda Colomban.
— Il y a que j’aimerais mieux aller chercher le médecin, et que ce fût vous qui alliez chercher le prêtre.
— Pourquoi cela ?
— Parce que la bonne dame est morte subitement.
— Hélas ! oui, bien subitement.
— Et, par conséquent, morte… vous comprenez ?
— Non, je ne comprends pas.
— Morte sans confession.
— Eh bien, mais vous avouez vous-même que c’était une sainte.
— Oui, mais un prêtre… un prêtre n’entendra point de cette oreille-là !
— Comment ! un prêtre refuserait de veiller une morte ?
— Une morte qui ne s’est pus confessée, il a gros à parier.
— C’est bien… Alors, chargez-vous du médecin ; je me charge du prêtre.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||PUYLAURENS.|555}}</noinclude>savez donc pas que la puissance du cardinal surpasse aujourd’hui celle du roi lui-même ? Sa majesté ne s’est réservé que le privilége de guérir les écrouelles. Retournez en arrière et faites bien vite vos soumissions.
— Il est trop tard. Son éminence m’a menacé ; nous en sommes aux défis, et je tiendrai la gageure jusque sur l’échafaud.
— Ne m’approchez pas, dit Lopez en prenant la fuite ; vous êtes pestiféré.
En traversant la cour du Palais-Cardinal, Puylaurens rencontra {{Mlle|de}} Pont-Château, accompagnée de deux prudes-femmes qui la suivaient gravement à pas comptés, le chapelet à la ceinture, le livre sous le bras et la guimpe sur le cou.
— Mon cher chevalier, dit la demoiselle, vous me voyez en équipage de fille à marier. Il ne s’agit plus de lire des romans, de parler phébus ni de jouer dans les jardins. Je suis nubile, comme disent ces dames, et on entend par là qu’il ne faut plus rire à gorge déployée, ni jeter en l’air les pépins, quand je mange une pomme. On m’appelle mademoiselle, et l’on me dit : Vous plaît-il faire ceci, qui est fort ennuyeux ? vous plaît-il aller là-bas, où vous ne voulez pas être ? Et je dois obéir, sous peine d’écouter un discours si long que je m’endors souvent en plein midi. Tels sont les honneurs et priviléges de mon grand âge. Il y aura pourtant une exception en votre faveur à ces belles règles ; vous continuerez à m’appeler Marguerite, comme devant, et vous serez toujours mon chevalier.
— Hélas ! Marguerite, je n’en aurai plus l’occasion. Le cardinal vient de me maltraiter. Je ne puis plus revenir dans ce palais. Vous m’y voyez pour la dernière fois.
— Que dites-vous là ? s’écria la jeune fille ; je ferai votre paix avec mon oncle, et vous reviendrez encore nous voir.
— Jamais ! dit Puylaurens.
— Grand Dieu ! reprit la nièce du cardinal, que s’est-il donc passé ?
— Je ne puis vous le dire.
— Vous m’épouvantez. J’étais si joyeuse, et à présent je suffoque d’envie de pleurer.
— Ma chère Marguerite, vous souvient-il d’un jour de notre enfance où je vous donnai une petite coquille que j’avais trouvée et dont je vous fis hommage, comme si c’eût été la plus belle chose du monde ?
— Sans doute ; je l’ai encore dans quelque tiroir.
— Aujourd’hui que nous sommes grands et que vous voilà munie d’une escorte à laquelle on reconnaît votre grand âge, souffrez que je vous donne un présent plus digne de vous. Acceptez cette bague et conservez-la en souvenir de nos jeux et de notre amitié. Quand je ne vous verrai plus, elle vous rappellera votre pauvre chevalier, qui {{Tiret|s’ima|ginait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
— Oh ! le médecin, ce n’est pas bien loin : c’est presque en face.
— Je demande seulement quelqu’un pour porter une lettre rue du Pot-de-Fer.
— Donnez-moi la lettre ; je trouverai bien quelqu’un.
Colomban s’assit à une table, et écrivit :
« Venez, mon ami ! un vivant et un mort ont besoin de vous. »
Et, pliant la lettre, il y mit cette adresse ;
« A frère Dominique Sarranti, moine dominicain, rue du Pot-de-Fer, n<sup>o</sup> 11. »
Puis, remettant la lettre à la voisine :
— Tenez ! dit-il.
La voisine descendit.
Pendant qu’elle descendait, Colomban opérait le déménagement projeté, en tirant son lit dans la chambre de la jeune fille, et en tirant le lit de la jeune fille dans sa chambre, à lui.
La femme en visite chez la voisine se chargeait de rester près de Carmélite jusqu’à l’arrivée du médecin, et, s’il le fallait, de passer la nuit à son chevet.
Le délire augmentait de moment en moment.
La femme s’installa près de Carmélite ; Colomban descendit chez l’épicier, acheta un cierge, le plaça au chevet du lit de la morte, et l’alluma.
En l’absence de Colomban, la voisine était rentrée avec le médecin, et, laissant l’homme de science près de la malade, elle avait rendu à la morte le soin pieux de lui croiser les mains sur la poitrine, et de lui mettre un crucifix entre les mains.
Colomban alluma le cierge, se mit à genoux, et récita les prières des morts.
Il n’y avait pas de trop des deux femmes pour soigner Carmélite ; le médecin avait reconnu les premiers symptômes d’une méningite ; il avait laissé une ordonnance, recommandant de la suivre sévèrement ; il ne dissimulait point la gravité du cas : la méningite, de simple qu’elle était, pouvait devenir aiguë.
Quant à la mère, elle était morte de la rupture d’un des gros vaisseaux du cœur.
Beaucoup d’esprits forts eussent ri en voyant ce beau<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>jeune homme de vingt-deux ans à genoux près du lit d’une femme inconnue, et disant les prières des morts dans le livre d’heures aux armes de sa famille.
Mais Colomban était un religieux Breton des anciens jours, qui eût, ainsi que ses ancêtres, vendu terres et châteaux pour suivre Gaultier Sans-Argent à Jérusalem, en disant : ''Diex le volt !''
Il priait donc avec une ferveur réelle, en cherchant à exiler de sa prière toute idée terrestre, lorsqu’il entendu derrière lui le bruit d’une porte qui crie sur ses gonds.
Il se retourna.
Celui qu’il avait envoyé chercher venait à son appel : frère Dominique, avec son beau costume blanc et noir, était sur le seuil.
Ce jeune moine, de vingt-sept à vingt-huit ans à peine, était à peu près le seul ami, — sauf ces camarades de collège qu’on est convenu d’appeler des amis, et qui font une race à part, — ce jeune moine, disons-nous, était à peu près le seul ami que Colomban eût à Paris.
Un jour, Colomban, passant devant l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, avait vu la population de la rue et du faubourg s’encombrant à la porte ; il avait demandé ce que c’était, et on lui avait répondu qu’un jeune moine vêtu d’une longue robe blanche faisait un sermon.
Il était entré.
Un moine, en effet, jeune d’âge, mais vieilli soit par les austérités, soit par la douleur, était en chaire, et prêchait
Son sermon avait pour sujet la ''résignation''.
Le moine l’avait divisé en deux parties bien distinctes.
Dans les malheurs qui viennent de Dieu, c’est-à-dire dans les cas de mort, d’accidents terribles, d’infirmités incurables, il disait :
« Oui, résignez vous, mes frères ! courbez-vous sous le bras qui châtie ; priez et adorez La résignation est une vertu ! »
Mais, dans tous les malheurs qui viennent des hommes, comme ambitions déçues, fortunes ruinées, projets avortés, il disait :
« Réagissez contre la mauvaise fortune, mes frères ! relevez-vous, forts de votre confiance dans le Seigneur, dans votre droit et dans vous-mêmes ; engagez la lutte, et soutenez le combat ! La résignation est une lâcheté ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Berniepyt
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<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr|556|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|s’ima|ginait}} en badinant risquer sa vie pour vous, et qui voudrait tout de bon vous la donner.
— J’accepte, chevalier ; votre bague ne me quittera plus, excepté pourtant si vous oubliez la pauvre princesse. Quand vous en aimerez une autre, je vous renverrai ce diamant.
— Vous le garderez donc toujours, s’il en est ainsi.
Les prudes-femmes faisaient une mine fort austère en écoutant ces paroles :
— Ne vous étonnez point, mesdames, leur dit la jeune fille, si j’accepte sans façons cette bague. Je vais la montrer à mon oncle à l’instant, et je lui conterai tout. C’est lui qui me grondera, s’il y en a sujet. Adieu, chevalier, adieu, mon ami. Nous nous reverrons, j’en suis sûre.
— Adieu, Marguerite ; je vous ai tant aimée sans vous le dire que je saurai bien vous aimer encore sans vous voir.
Lorsque {{Mlle|de}} Pont-Château fit sa petite confession à son oncle, le cardinal se mit à sourire, et lui dit :
— Je ne vois pas de mal à tout ceci. Garde le diamant, ma mie. Je suis aise que ce garçon ait de l’inclination pour toi. Ce sera un lien de plus.
— Quoi ! répondit la jeune fille, vous êtes bien aise qu’il m’aime, et vous voulez le maltraiter ? Vous le congédiez de telle sorte qu’il s’en va en jurant de ne vous revoir jamais ? Savez-vous que cela est fort mal ?
— Ce sont affaires politiques, ma mie, auxquelles tu ne comprendrais rien.
Puylaurens n’était qu’irrité en sortant du cabinet de l’éminentissime ; mais, après la rencontre de la jeune nièce du cardinal, son indignation se calma pour laisser la place à des regrets déchirans. Les yeux naïfs de Marguerite venaient de lui dire qu’elle l’aimait, dans l’instant même des adieux. Son honneur et sa conscience se mettaient entre sa maîtresse et lui, comme les deux prudes-femmes avec leurs chapelets et leurs guimpes. L’idée de commettre une bassesse ne pouvait pas même lui entrer dans l’esprit, et son bonheur dépendait d’un ministre implacable envers quiconque osait lui résister. On verra bientôt dans quel abîme cette fausse position devait jeter le pauvre Antoine de L’Age.
{{d|Paul de Musset.|3|sc}}
<noinclude>{{g|(''La seconde partie au prochain n{{o}}.'')|4|fs=90%}}</noinclude><noinclude>
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Loxacha
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
Colomban attendit que le sermon fût fini, et, au sortir de l’église, il alla serrer la main du moine, comme il eût fait, non pas à un personnage revêtu d’un caractère sacré, mais à tout homme en qui il honorait ces trois vertus, que son propre caractère le mettait à même d’apprécier :
La simplicité, l’honnêteté, la force.
A partir de ce jour, les deux jeunes gens, — le moine était de quatre ou cinq ans l’aîné de Colomban, — à partir de ce jour, les deux jeunes gens s’étaient découvert une rare communauté de principes et de sentiments.
En conséquence, ils s’étaient étroitement liés, et il était bien rare qu’une fois ou deux par semaine ils n’allassent point passer deux ou trois heures l’un chez l’autre.
Jetons un regard en arrière, et voyons ce jeune moine venir à nous, grave et pensif, sur le chemin austère du passé.
Il s’appelait Dominique Sarranti, et avait plus d’une analogie, plus d’un rapport avec ce sombre saint dont le hasard avait fait son patron.
Il était né à Vic-Dessos, petite ville de l’Ariège, située au bord d’une forêt, à six lieues de Foix, à une enjambée de la frontière d’Espagne.
Son père était Corse, et sa mère Catalane ; il tenait de l’un et de l’autre : il avait la sombre mémoire du Corse, la terrible ténacité du Catalan. Quiconque l’eût vu en chaire avec son geste puissant, quiconque l’eût entendu avec sa grave et austère parole, l’eût pris à l’instant même pour un jeune moine espagnol en mission en France.
Son père, né à Ajaccio la même année que Bonaparte, attaché à la fortune de son compatriote, en avait subi toutes les vicissitudes : il avait accompagné l’empereur vaincu à l’île d’Elbe ; il avait suivi Napoléon trahi à Sainte-Hélène.
En 1816, il était revenu en France. Pourquoi avait-il quitté sitôt l’illustre prisonnier ? Gaëtano Sarranti avait prétexté l’insalubrité du climat, la dévorante chaleur du soleil.
Ceux qui le connaissaient ne croyaient point à ce motif, et ils regardaient Sarranti comme un de ces agents mystérieux que l’empereur répandait, disait-on, en France, pour tenter un retour de Sainte-Hélène, comme il avait tenté un retour de l’île d’Elbe, ou tout au moins, si ce retour était impossible, pour veiller aux intérêts de son fils.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Puylaurens/01
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[[Catégorie:Romans de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Romans parus en 1848]]
[[Catégorie:Romans par auteur]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><nowiki />
Il était entré, comme précepteur de deux enfants, chez un homme très-riche nommé M. Gérard.
Ces enfants n’étaient point le fils et la fille de M. Gérard c’étaient son neveu et sa nièce.
Mais, tout à coup, en 1820, lors de la conspiration Nantes et Bérard, Gaëtano Sarranti avait disparu, et l’on disait qu’il était allé rejoindre, dans l’Inde, un ancien général de Napoléon entré, dès 1813, au service d’un prince de Lahore.
Nous avons déjà dit un mot de cette fuite de Gaëtano Sarranti, à propos de la disparition du charron de la rue Saint-Jacques, frère de la mère Boivin ; disparition qui avait fait que la petite Mina, ayant trouvé fermée la porte à laquelle elle venait frapper, avait été recueillie par le maître d’école et sa famille.
Nous avons parlé à ce propos aussi d’un fils qu’avait, au séminaire Saint-Sulpice, ce Corse fugitif.
Ce fils, c’était le personnage dont nous essayons de tracer le portrait ; c’était frère Dominique Sarranti, que son aspect espagnol faisait généralement appeler ''fra Dominico''.
Le jeune homme s’était destiné de tout temps à l’état ecclésiastique ; sa mère morte, son père partant pour Sainte-Hélène, il avait été mis dans un séminaire.
A son retour, en 1816, son père, — voyant avec peine cette vocation étrange dans un jeune homme qui pouvait être toute autre chose que prêtre, — son père, disons-nous, avait tenté un dernier effort pour le faire rentrer dans la vie civile ; il rapportait avec lui une somme assez considérable pour assurer l’indépendance du jeune homme ; mais celui-ci avait refusé avec obstination.
En 1820, quand Gaëtano Sarranti avait disparu, son fils, pensionnaire, comme nous avons dit, à Saint-Sulpice, avait été appelé plusieurs fois à la police.
Une fois, ses camarades l’avaient vu rentrer plus sombre et plus pâle encore que de coutume.
Une accusation bien autrement grave que celle d’un complot contre la sûreté de l’État pesait sur son père.
Non-seulement il était accusé d’avoir voulu, à l’aide de moyens violents, renverser le gouvernement établi, mais encore une instruction se poursuivait contre lui, comme prévenu du vol d’une somme de trois cent mille francs appartenant à ce M. Gérard, des neveux duquel il était précepteur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
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Il était entré, comme précepteur de deux enfants, chez un homme très-riche nommé M. Gérard.
Ces enfants n’étaient point le fils et la fille de M. Gérard c’étaient son neveu et sa nièce.
Mais, tout à coup, en 1820, lors de la conspiration Nantes et Bérard, Gaëtano Sarranti avait disparu, et l’on disait qu’il était allé rejoindre, dans l’Inde, un ancien général de Napoléon entré, dès 1813, au service d’un prince de Lahore.
Nous avons déjà dit un mot de cette fuite de Gaëtano Sarranti, à propos de la disparition du charron de la rue Saint-Jacques, frère de la mère Boivin ; disparition qui avait fait que la petite Mina, ayant trouvé fermée la porte à laquelle elle venait frapper, avait été recueillie par le maître d’école et sa famille.
Nous avons parlé à ce propos aussi d’un fils qu’avait, au séminaire Saint-Sulpice, ce Corse fugitif.
Ce fils, c’était le personnage dont nous essayons de tracer le portrait ; c’était frère Dominique Sarranti, que son aspect espagnol faisait généralement appeler ''fra Dominico''.
Le jeune homme s’était destiné de tout temps à l’état ecclésiastique ; sa mère morte, son père partant pour Sainte-Hélène, il avait été mis dans un séminaire.
A son retour, en 1816, son père, — voyant avec peine cette vocation étrange dans un jeune homme qui pouvait être toute autre chose que prêtre, — son père, disons-nous, avait tenté un dernier effort pour le faire rentrer dans la vie civile ; il rapportait avec lui une somme assez considérable pour assurer l’indépendance du jeune homme ; mais celui-ci avait refusé avec obstination.
En 1820, quand Gaëtano Sarranti avait disparu, son fils, pensionnaire, comme nous avons dit, à Saint-Sulpice, avait été appelé plusieurs fois à la police.
Une fois, ses camarades l’avaient vu rentrer plus sombre et plus pâle encore que de coutume.
Une accusation bien autrement grave que celle d’un complot contre la sûreté de l’État pesait sur son père.
Non-seulement il était accusé d’avoir voulu, à l’aide de moyens violents, renverser le gouvernement établi, mais encore une instruction se poursuivait contre lui, comme prévenu du vol d’une somme de trois cent mille francs appartenant à ce M. Gérard, des neveux duquel il était précepteur ;<noinclude>
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude>mais encore on lui imputait la disparition, avait-on dit d’abord,
et même l’assassinat, disait-on maintenant, de ces deux mêmes neveux !
Il est vrai que, bientôt après, l’instruction commencée fut abandonnée ; mais l’exilé n’en restait pas moins sous le poids de la terrible accusation.
Tous ces événements rendirent Dominique de plus en plus sombre comme homme, de plus en plus austère comme prêtre.
Aussi, au moment de prononcer ses vœux, déclara-t-il qu’il voulait entrer dans un des ordres les plus sévères, et choisit-il l’ordre de saint Dominique, qui a pris en France le nom d’ordre des Jacobins, en raison de ce que le premier couvent de cet ordre fut bâti rue Saint-Jacques.
Il prononça ses vœux, et fut ordonné prêtre le lendemain de sa majorité, c’est-à-dire le 7 mars 1821.
Il y avait donc un peu plus de deux ans déjà, à l’époque où nous sommes arrivés, que frère Dominique était dans les ordres.
C’était, à cette heure, un homme de vingt-sept à vingt-huit ans, avec de grands yeux noirs, vifs, clairs, pénétrants, au regard profond, au front soucieux, au visage pâle et austère, à l’attitude fière, énergique, résolue ; il était grand de taille, sobre de gestes, concis de paroles ; sa démarche était noble, lente, grave, rhythmée en quelque sorte ; en le voyant passer dans la rue, cherchant l’ombre des maisons pour y plonger son front rêveur, qui portait incessamment la trace d’un sombre chagrin, on l’eût pris pour un de ces beaux moines de Zurbaran, qui, descendu de la toile, eût fait, fugitif du sépulcre, sa rentrée sur la terre du pas égal et sonore du convive de pierre se rendant à l’invitation de don Juan.
Au reste, la volonté inflexible et la profonde énergie dont cette figure fatale était empreinte révélaient plutôt la rigidité de principes austères que le combat de passions ambitieuses.
C’était, en outre, le jugement le plus droit, l’esprit le plus sain, le cœur le plus abondant, qui existât au monde.
Le seul crime irrémissible dont un homme pût se rendre coupable à ses yeux, c’était l’insouciance en matière d’humanité ; car l’amour de l’humanité lui semblait l’élément principal de la vie des peuples ; il avait d’admirables élans d’enthousiasme quand il entrevoyait dans l’avenir, si éloigné<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 7.djvu/183
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><nowiki />
Peu de places. ''Les'' ouvrages et ''les'' garnisons
ruinent. ''Une'' multitude de places tombent dès
qu’on manque d’argent, dès qu’il vient une
guerre civile. ''La'' supériorité d’armée, qui est
facile, fait tout.
Médiocre nombre de régimens, mais grands
et bien disciplinés, sans aucune vénalité pour
aucun prétexte ; jamais donnés à de jeunes
gens sans expérience ; avec beaucoup de vieux
officiers. — Bon traitement aux soldats pour la
solde, pour les vivres, pour les hôpitaux :
élite d’hommes. — Bons appointemens aux
colonels ''et'' aux capitaines. — Ancienneté d’officier
comptée pour rien, si elle est seule. ''Avoir''
soin de ne pas laisser vieillir dans le service
ceux qu’on voit sans talent. Avancer les hommes
d’un talent distingué.
Projet de réforme. Écouter {{MM.|les maréchaux}}
de Puységur, de Harcourt, de Tallard.
Fortifications ''doivent être faites'' par les soldats,
''et'' par les paysans voisins, ''et'' bornées à
de médiocres garnisons.
Milices par tout le royaume. Enrôlemens
très-libres, avec exactitude de congé après cinq
ans. Jamais aucune amnistie. Au lieu de l’hôtel
des invalides, petites pensions à chaque
invalide dans son village.
{{c|§ II. — Ordre de dépense à la Cour.|m=1em}}
Retranchement de toutes les pensions de
Cour non nécessaires. Modération dans les
meubles, équipages, habits, tables. Exclusion
de toutes les femmes inutiles. Loix somptuaires
comme les Romains. Renoncement aux bâtimens
et jardins. Diminution de presque tous
les appointemens. Cessation de tous les doubles
emplois : faire résider chacun dans sa fonction.
Supputation exacte des fonds pour la maison
du Roi : nulle augmentation, sous aucun prétexte.
Retranchement de tout ouvrage pour le Roi :
laisser fleurir les arts par les riches particuliers
et par les étrangers.
Supputation exacte de tous les appointemens des
gouverneurs, lieutenans-généraux, etc.
des états-majors, etc., des pensions inévitables,
des gages d’offices des Parlemens et autres
Cours.
Supputation exacte de toutes les dettes du
Roi ; distinguant celles qui portent intérêt,
d’avec celles qui n’en doivent point porter ;
comptant avec chaque rentier, avec retranchement
pour les usures énormes et évidentes,
avec remise de beaucoup d’autres, avec réduction
générale au denier 30, avec exception de
certains cas privilégiés ; nettoyant chaque
compte, s’il se peut, et finissant par cote mal
taillée, si on ne peut voir clair.
Supputation du total des fonds nécessaires
pour la maison du Roi et de la Cour, de tous
les appointemens, gages et pensions nécessaires,
de l’intérêt de toutes les dettes, de la
subsistance de tout le corps militaire.
Comparaison exacte de cette dépense totale,
avec le total des revenus qu’on peut tirer, en
laissant rétablir l’agriculture, les arts utiles et
le commerce.
{{c|§ III. — Administration intérieure du Royaume.|m=1em}}
{{1°|Établissement}} d’Assiette, qui est une petite
assemblée de chaque diocèse, comme en
Languedoc, où est l’évêque avec les seigneurs
du pays et le tiers-état, qui règle la levée des
impôts suivant le cadastre, et qui est subordonnée
aux États de la province.
{{2°|Établissement}} d’États particuliers dans
toutes les provinces, comme en Languedoc :
on n’y est pas moins soumis qu’ailleurs, on y
est moins épuisé. Ces États particuliers sont
composés des députés des trois états de chaque
diocèse ; avec pouvoir de policer, corriger, destiner
les fonds, etc. Écouter les représentations
des députés des Assiettes ; mesurer les
impôts sur la richesse naturelle du pays, et du
commerce qui y fleurit.
{{3°|Impôts}}. Cessation de gabelle, grosses
fermes, capitation et dîme royale. Suffisance
des sommes que les États lèveroient pour payer
leur part de la somme totale des charges de
l’État. — Ordre des États toujours plus soulageant
que celui des fermiers du Roi ou traitans,
sans l’inconvénient d’éterniser les impôts
ruineux, et de les rendre arbitraires. Par
exemple, impôts par les États du pays sur les
sels, sans gabelle. Plus de financiers.
{{4°|Augmenter}} le nombre des gouvernemens
de provinces, en les fixant à une moindre étendue,
sur laquelle un homme puisse veiller soigneusement
avec le lieutenant-général et le
lieutenant du Roi. Vingt au moins en France
serait la règle du nombre des États particuliers. —
Résidence des gouverneurs et officiers. —
Point d’intendans ; ''Missi dominici'' seulement
de temps en temps.
{{5°|Établissement}} d’États-généraux.
''Leur'' utilité. États du royaume entier seront
paisibles et affectionnés comme ceux de Languedoc,
Bretagne, Bourgogne, Provence, Ar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Les Mohicans de Paris - tome 1 (1882).djvu/267
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Loxacha
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Loxacha" /></noinclude><section begin="s37"/>qu’il fût, cette harmonie universelle fondée sur la fraternité des nations, et qui doit l’aire le pendant de l’harmonie universelle des mondes.
Lorsqu’il parlait de l’indépendance future des nations, c’était avec une éloquence entraînante ; on se sentait alors emporté vers lui et avec lui par un élan de sympathie irrésistible ; sa parole vous laissait comme un reflet de son cœur, sa parole vous communiquait sa force ! on était illuminé par les rayons de sa flamboyante énergie ; on était prêt à prendre un pan de sa robe, et à dire : « Marche devant, prophète ; je te suis ! »
Seulement, un ver terrible rongeait ce fruit savoureux : c’était cette accusation de vol et d’assassinat qui pesait sur son père absent.
<section end="s37"/>
<section begin="s38"/>{{t2|{{bloc|t:80|Symphonie du printemps et des roses. }}|XXXVIII|br=1.5}}
Tel était le jeune moine qui apparaissait sur le seuil.
Il s’arrêta, frappé du spectacle qu’il avait devant les yeux.
— Ami, dit-il de sa voix triste, à laquelle il savait, dans l’occasion, donner un accent consolateur, la femme qui est couchée là n’est ni votre mère ni votre sœur, j’espère ?
— Non, répondit Colomban ; j’avais quinze ans quand j’ai perdu ma mère, et je n’ai jamais eu de sœur.
— Dieu vous conserve pour la consolation des vieux jours de votre père, Colomban !
Et il s’apprêta à s’agenouiller devant le cadavre.
— Attendez, Dominique, dit Colomban ; je vous ai envoyé chercher…
Dominique l’interrompit.<section end="s38"/><noinclude>
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Puylaurens
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Berniepyt
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[[Catégorie:Romans parus en 1848]]
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JyVers
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem>
Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos…
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été…
</poem>
M. Charles Maurras, on l’a vu, signale l’amour de Mme de Noailles pour les « sobres animaux » et son désir d’être pareille aux « bestiaux suaves », — dans cette jolie pièce du ''Verger'', son humilité panthéiste la pousse jusqu’à se comparer, à se confondre avec le pampre et la groseille. Il ne faut pas sourire, cela n’est point puéril puisque cela est délicieux !
Mais, comme l’ajoute encore M. R. Gillouin : « en vérité, ce n’est pas assez dire que d’appeler Mme de Noailles la Muse des Jardins…
« … Ce que Mme de Noailles apporte de nouveau, et par quoi elle se manifeste bien de ce temps où Baudelaire et les naturalistes ont joint leurs influences à celle des grands romantiques, c’est une sensualité inépuisable, unie à une extrême piécision descriptive. Elle jouit et souffre de la nature par tous les sens, par le goût surtout, l’odorat et la vue, et par cette sensibilité générale et profonde, particulièrement abondante chez la femme, jusqu’à former comme un sixième sens, à la faveur duquel les sensations des autres se mêlent, se confondent et se multiplient. »
Poète de la Nature, Mme de Noailles a une façon toute spéciale de voir et de sentir la Nature. Dans un paysage, alors que nous distinguons les grandes lignes des différents plans, que chaque chose, étant à sa place, concourt à former l’harmonie de l’ensemble qui nous charme, nous transporte, nous éblouit, elle, au lieu d’embrasser l’horizon d’un seul coup d’oeil, s’arrête à tous les détails, s’émerveillant de chaque fleur, s’enivrant de chaque parfum, se berçant de chaque bruit, se grisant de la saveur de chaque fruit… Et c’est alors un véritable délire de sensations, une débauche de comparaisons, un incroyable flot d’images, tout cela mêlé, superposé, confondu, tantôt admirable, tantôt invraisemblable, presque toujours interminable, mais toujours aussi infiniment harmonieux, je veux dire : toujours infiniment musical.
<poem>
Ô mon jardin divin, j’écoute tes parfums
Flottants dans l’air doré qu’aucun geste ne fauche.
Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,
À droite les jasmins, et le lilas à gauche.
Sur la pelouse molle où le soir complaisant
Jette ses pâles bras, ton magnolia rose
Est juvénile et beau comme un roi de quinze ans
Qui sait déjà la force et l’orgueil de ses poses.
</poem><noinclude>
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<poem>
Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos…
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été…
</poem>
M. Charles Maurras, on l’a vu, signale l’amour de Mme de Noailles pour les « sobres animaux » et son désir d’être pareille aux « bestiaux suaves », — dans cette jolie pièce du ''Verger'', son humilité panthéiste la pousse jusqu’à se comparer, à se confondre avec le pampre et la groseille. Il ne faut pas sourire, cela n’est point puéril puisque cela est délicieux !
Mais, comme l’ajoute encore M. R. Gillouin : « en vérité, ce n’est pas assez dire que d’appeler Mme de Noailles la Muse des Jardins…
« … Ce que Mme de Noailles apporte de nouveau, et par quoi elle se manifeste bien de ce temps où Baudelaire et les naturalistes ont joint leurs influences à celle des grands romantiques, c’est une sensualité inépuisable, unie à une extrême piécision descriptive. Elle jouit et souffre de la nature par tous les sens, par le goût surtout, l’odorat et la vue, et par cette sensibilité générale et profonde, particulièrement abondante chez la femme, jusqu’à former comme un sixième sens, à la faveur duquel les sensations des autres se mêlent, se confondent et se multiplient. »
Poète de la Nature, Mme de Noailles a une façon toute spéciale de voir et de sentir la Nature. Dans un paysage, alors que nous distinguons les grandes lignes des différents plans, que chaque chose, étant à sa place, concourt à former l’harmonie de l’ensemble qui nous charme, nous transporte, nous éblouit, elle, au lieu d’embrasser l’horizon d’un seul coup d’oeil, s’arrête à tous les détails, s’émerveillant de chaque fleur, s’enivrant de chaque parfum, se berçant de chaque bruit, se grisant de la saveur de chaque fruit… Et c’est alors un véritable délire de sensations, une débauche de comparaisons, un incroyable flot d’images, tout cela mêlé, superposé, confondu, tantôt admirable, tantôt invraisemblable, presque toujours interminable, mais toujours aussi infiniment harmonieux, je veux dire : toujours infiniment musical.
<poem>
Ô mon jardin divin, j’écoute tes parfums
Flottants dans l’air doré qu’aucun geste ne fauche.
Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,
À droite les jasmins, et le lilas à gauche.
Sur la pelouse molle où le soir complaisant
Jette ses pâles bras, ton magnolia rose
Est juvénile et beau comme un roi de quinze ans
Qui sait déjà la force et l’orgueil de ses poses.
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Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos…
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été…
</poem>
M. Charles Maurras, on l’a vu, signale l’amour de Mme de Noailles pour les « sobres animaux » et son désir d’être pareille aux « bestiaux suaves », — dans cette jolie pièce du ''Verger'', son humilité panthéiste la pousse jusqu’à se comparer, à se confondre avec le pampre et la groseille. Il ne faut pas sourire, cela n’est point puéril puisque cela est délicieux !
Mais, comme l’ajoute encore M. R. Gillouin : « en vérité, ce n’est pas assez dire que d’appeler Mme de Noailles la Muse des Jardins…
« … Ce que Mme de Noailles apporte de nouveau, et par quoi elle se manifeste bien de ce temps où Baudelaire et les naturalistes ont joint leurs influences à celle des grands romantiques, c’est une sensualité inépuisable, unie à une extrême piécision descriptive. Elle jouit et souffre de la nature par tous les sens, par le goût surtout, l’odorat et la vue, et par cette sensibilité générale et profonde, particulièrement abondante chez la femme, jusqu’à former comme un sixième sens, à la faveur duquel les sensations des autres se mêlent, se confondent et se multiplient. »
Poète de la Nature, Mme de Noailles a une façon toute spéciale de voir et de sentir la Nature. Dans un paysage, alors que nous distinguons les grandes lignes des différents plans, que chaque chose, étant à sa place, concourt à former l’harmonie de l’ensemble qui nous charme, nous transporte, nous éblouit, elle, au lieu d’embrasser l’horizon d’un seul coup d’oeil, s’arrête à tous les détails, s’émerveillant de chaque fleur, s’enivrant de chaque parfum, se berçant de chaque bruit, se grisant de la saveur de chaque fruit… Et c’est alors un véritable délire de sensations, une débauche de comparaisons, un incroyable flot d’images, tout cela mêlé, superposé, confondu, tantôt admirable, tantôt invraisemblable, presque toujours interminable, mais toujours aussi infiniment harmonieux, je veux dire : toujours infiniment musical.
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Ô mon jardin divin, j’écoute tes parfums
Flottants dans l’air doré qu’aucun geste ne fauche.
Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,
À droite les jasmins, et le lilas à gauche.
Sur la pelouse molle où le soir complaisant
Jette ses pâles bras, ton magnolia rose
Est juvénile et beau comme un roi de quinze ans
Qui sait déjà la force et l’orgueil de ses poses.
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/87
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Raymonde Lanthier
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{{t3|'''''La visite de monsieur le Curé'''''|mt=5em}}
{{sep|3|m=1em}}
{{corr||—}} {{nec|Sa … vez … vous … pour … quoi … le … mé … chant … Jo … seph … est{{lié}}… en … pé … ni … ten … ce … dans … un … coin ? … Il … a … trou … vé{{lié}}… ce … ma … tin … un … pe … tit … char … bon{{lié}}…}}
— Comment ?
— {{nec|D .. o .. n … char … don … ne … ret … qui … é … tait … tom … bé … de{{lié}}… son nid{{lié}}…}}
— Suivant !
{{nec|— Au … li … eu … de … le … re … met … tre … au … mi … li … eu … de{{lié}}… ses … frè … res … le … mé … chant … Jo … seph{{lié}}…}}
Nous passions devant une école et en dépit du train plus que modéré de notre cheval, nous étions maintenant trop loin pour entendre la suite, de sorte que si je n’avais pas eu d’autre source d’information que cette lecture d’enfant, craintive et laborieuse, je crois bien que j’aurais ignoré éternellement ce que le méchant Joseph avait fait<noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/414
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{{t5|VI. ''NOUS MARCHONS ; IL A PLU TOUTE LA NUIT ; LE VENT…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 97.|
{{Toute la lyre/variante|Nous ver|avarement }}
{{Toute la lyre/variante||S’éclaire vaguement d’un jour }}
Nous verse tristement un jour de casemate.
{{Toute la lyre/var|Il est dans le vallon comme en |une urne|un vase énorme. }}
{{Toute la lyre/var|Abîme où le penseur |regarde|se penche avec effroi…}}
{{Toute la lyre/var|Laissant mes compagnons |aller|errer à l’aventure. }}
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{{t5|VII. ''LE MATIN, LES VAPEURS, EN BLANCHES MOUSSELINES…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 98.|
{{Toute la lyre/var|Un jour |douteux|blême ternit l’horizon ; l’aube est pâle ;}}
{{Toute la lyre/var|Le ciel |blême|voilé n’a plus l’azur que nous aimons…}}
{{Toute la lyre/var|On croit les voir |trembler|bondir comme au temps du prophète…}}
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{{t5|VIII. ''SEIGNEUR, J’AI MÉDITÉ DANS LES HEURES NOCTURNES…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 99.|
{{Toute la lyre/var|Où l’homme ne vient pas, où |''l’esprit erre''|l’on vous trouve seul…}}
{{Toute la lyre/var|J’ai vu, le soir, |marcher|flotter les apparences noires…}}
{{Toute la lyre/var|Et j’ai cru par moments, |témoin|muet, épouvanté…}}
}}
{{t5|IX. ÉGLOGUE.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 100.|
{{Toute la lyre/var|La couleuvre |dans l’herbe|amoureuse épouvantait Églé…}}
}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 101.|
{{Toute la lyre/variante|Les étoiles, c|les yeux }}
{{Toute la lyre/variante||Les astres et les fleurs vagues du }}
Les étoiles, ces yeux du vague crépuscule…
}}
{{t5|XI. ''ON DEVIENT ATTENTIF ET RÊVEUR, ON S’ATTEND…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 103.|
{{Toute la lyre/var|Des |morts dans la lumière|âmes dans la gloire et dans l’azur, le soir…}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Séché - Les Muses françaises, II, 1908.djvu/221
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JyVers
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem>
La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l’acacia penché, dont la langueur
À la lune d’argent chaque nuit se fiance.
Aromes que je sens, que j’entends, que je vois,
Je m’élance, m’arrête, et m’enivre et m’enflamme !
Je souris, je réponds à d’invisibles voix ;
Ô jeune, jeune Amour, c’est donc ici ton âme !
</poem>
Voilà la débauche des épithètes, la hardiesse souvent heureuse des images, mais quelquefois aussi bien excessives : ''écouter'' les parfums, —
l’odeur de la giroflée qui ''avance comme un balcon'', — ne sont-ce pas de
bien grosses témérités ! Peut-être, sûrement même, mais il y a une telle
musique dans ces vers, on est si heureusement bercé par leur rythme
enchanteur et chantant, qu’à peine prend-t-on la peine de réfléchir à ce
qu’ils disent.
Mme de Noailles possède le don musical à un extraordinaire degré.
Par là, elle nous fait aimer jusqu’à ses défauts. Il n’est point rare de trouver dans ses poèmes toute une suite de mots jetés comme au hasard, égrenés comme les notes d’une gamme, une suite de mots n’ayant qu’un sens
assez vague souvent, mais bercés, cadencés, harmonisés délicieusement.
On est ravi de cette musique. Cette poésie s’adresse plus à notre sensibilité qu’à notre esprit. — Vous surprendrez, dit-elle au printemps :
<poem>
Vous surprendrez mon cœur jusqu’au jour de la mort,
Vous êtes chaque fois plus enroulé d’abeilles,
Plus semblable à la joie, au rêve, à la corbeille,
Plus parfait, plus secret, plus évident, plus vert,
Plus léger, plus serré, plus fermé, plus ouvert.
</poem>
Cela pourrait continuer ainsi longtemps…
Mme de Noailles a souvent le génie de dire de jolies choses qui ne disent rien. C’est que son art est fait tout entier de littérature. Et la
preuve, je la trouve non pas seulement dans son extraordinaire facilité,
dans son incroyable faculté de créer à l’infini des images qui ne sont le plus ordinairement que des à-peu-près ingénieux et charmants, non, cette preuve de littérature découle de certaines pièces comme ''Paysage persan'', ''Iles bienheureuses'', ''Jardin au Japon''…, paysage, îles, jardin que Mme de Noailles ignore, qu’elle n’a vus qu’en rêve et que, pourtant, elle nous décrit avec les mêmes mots, la même précision qu’elle apporte à nous dire les beautés et les parfums de paysages et de jardins qui lui sont familiers.
Elle dit :
<poem>
La tortue assoupie erre sur la rocaille,
Où le ruisseau bondit sur sa pesante écaille ;
Une servante rôde et prépare le thé
Dans un kiosque léger comme un chapeau natté.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<poem>
La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l’acacia penché, dont la langueur
À la lune d’argent chaque nuit se fiance.
Aromes que je sens, que j’entends, que je vois,
Je m’élance, m’arrête, et m’enivre et m’enflamme !
Je souris, je réponds à d’invisibles voix ;
Ô jeune, jeune Amour, c’est donc ici ton âme !
</poem>
Voilà la débauche des épithètes, la hardiesse souvent heureuse des images, mais quelquefois aussi bien excessives : ''écouter'' les parfums, —
l’odeur de la giroflée qui ''avance comme un balcon'', — ne sont-ce pas de
bien grosses témérités ! Peut-être, sûrement même, mais il y a une telle
musique dans ces vers, on est si heureusement bercé par leur rythme
enchanteur et chantant, qu’à peine prend-t-on la peine de réfléchir à ce
qu’ils disent.
Mme de Noailles possède le don musical à un extraordinaire degré.
Par là, elle nous fait aimer jusqu’à ses défauts. Il n’est point rare de trouver dans ses poèmes toute une suite de mots jetés comme au hasard, égrenés comme les notes d’une gamme, une suite de mots n’ayant qu’un sens
assez vague souvent, mais bercés, cadencés, harmonisés délicieusement.
On est ravi de cette musique. Cette poésie s’adresse plus à notre sensibilité qu’à notre esprit. — Vous surprendrez, dit-elle au printemps :
<poem>
Vous surprendrez mon cœur jusqu’au jour de la mort,
Vous êtes chaque fois plus enroulé d’abeilles,
Plus semblable à la joie, au rêve, à la corbeille,
Plus parfait, plus secret, plus évident, plus vert,
Plus léger, plus serré, plus fermé, plus ouvert.
</poem>
Cela pourrait continuer ainsi longtemps…
Mme de Noailles a souvent le génie de dire de jolies choses qui ne disent rien. C’est que son art est fait tout entier de littérature. Et la
preuve, je la trouve non pas seulement dans son extraordinaire facilité,
dans son incroyable faculté de créer à l’infini des images qui ne sont le plus ordinairement que des à-peu-près ingénieux et charmants, non, cette preuve de littérature découle de certaines pièces comme ''Paysage persan'', ''Iles bienheureuses'', ''Jardin au Japon''…, paysage, îles, jardin que Mme de Noailles ignore, qu’elle n’a vus qu’en rêve et que, pourtant, elle nous décrit avec les mêmes mots, la même précision qu’elle apporte à nous dire les beautés et les parfums de paysages et de jardins qui lui sont familiers.
Elle dit :
<poem>
La tortue assoupie erre sur la rocaille,
Où le ruisseau bondit sur sa pesante écaille ;
Une servante rôde et prépare le thé
Dans un kiosque léger comme un chapeau natté.
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<poem>
La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l’acacia penché, dont la langueur
À la lune d’argent chaque nuit se fiance.
Aromes que je sens, que j’entends, que je vois,
Je m’élance, m’arrête, et m’enivre et m’enflamme !
Je souris, je réponds à d’invisibles voix ;
Ô jeune, jeune Amour, c’est donc ici ton âme !
</poem>
Voilà la débauche des épithètes, la hardiesse souvent heureuse des images, mais quelquefois aussi bien excessives : ''écouter'' les parfums, —
l’odeur de la giroflée qui ''avance comme un balcon'', — ne sont-ce pas de
bien grosses témérités ! Peut-être, sûrement même, mais il y a une telle
musique dans ces vers, on est si heureusement bercé par leur rythme
enchanteur et chantant, qu’à peine prend-t-on la peine de réfléchir à ce
qu’ils disent.
Mme de Noailles possède le don musical à un extraordinaire degré.
Par là, elle nous fait aimer jusqu’à ses défauts. Il n’est point rare de trouver dans ses poèmes toute une suite de mots jetés comme au hasard, égrenés comme les notes d’une gamme, une suite de mots n’ayant qu’un sens
assez vague souvent, mais bercés, cadencés, harmonisés délicieusement.
On est ravi de cette musique. Cette poésie s’adresse plus à notre sensibilité qu’à notre esprit. — Vous surprendrez, dit-elle au printemps :
<poem>
Vous surprendrez mon cœur jusqu’au jour de la mort,
Vous êtes chaque fois plus enroulé d’abeilles,
Plus semblable à la joie, au rêve, à la corbeille,
Plus parfait, plus secret, plus évident, plus vert,
Plus léger, plus serré, plus fermé, plus ouvert.
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Cela pourrait continuer ainsi longtemps…
Mme de Noailles a souvent le génie de dire de jolies choses qui ne disent rien. C’est que son art est fait tout entier de littérature. Et la
preuve, je la trouve non pas seulement dans son extraordinaire facilité,
dans son incroyable faculté de créer à l’infini des images qui ne sont le plus ordinairement que des à-peu-près ingénieux et charmants, non, cette preuve de littérature découle de certaines pièces comme ''Paysage persan'', ''Iles bienheureuses'', ''Jardin au Japon''…, paysage, îles, jardin que Mme de Noailles ignore, qu’elle n’a vus qu’en rêve et que, pourtant, elle nous décrit avec les mêmes mots, la même précision qu’elle apporte à nous dire les beautés et les parfums de paysages et de jardins qui lui sont familiers.
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<poem>
La tortue assoupie erre sur la rocaille,
Où le ruisseau bondit sur sa pesante écaille ;
Une servante rôde et prépare le thé
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l’acacia penché, dont la langueur
À la lune d’argent chaque nuit se fiance.
Aromes que je sens, que j’entends, que je vois,
Je m’élance, m’arrête, et m’enivre et m’enflamme !
Je souris, je réponds à d’invisibles voix ;
Ô jeune, jeune Amour, c’est donc ici ton âme !
</poem>
Voilà la débauche des épithètes, la hardiesse souvent heureuse des images, mais quelquefois aussi bien excessives : ''écouter'' les parfums, —
l’odeur de la giroflée qui ''avance comme un balcon'', — ne sont-ce pas de
bien grosses témérités ! Peut-être, sûrement même, mais il y a une telle
musique dans ces vers, on est si heureusement bercé par leur rythme
enchanteur et chantant, qu’à peine prend-t-on la peine de réfléchir à ce
qu’ils disent.
Mme de Noailles possède le don musical à un extraordinaire degré.
Par là, elle nous fait aimer jusqu’à ses défauts. Il n’est point rare de trouver dans ses poèmes toute une suite de mots jetés comme au hasard, égrenés comme les notes d’une gamme, une suite de mots n’ayant qu’un sens
assez vague souvent, mais bercés, cadencés, harmonisés délicieusement.
On est ravi de cette musique. Cette poésie s’adresse plus à notre sensibilité qu’à notre esprit. — Vous surprendrez, dit-elle au printemps :
<poem>
Vous surprendrez mon cœur jusqu’au jour de la mort,
Vous êtes chaque fois plus enroulé d’abeilles,
Plus semblable à la joie, au rêve, à la corbeille,
Plus parfait, plus secret, plus évident, plus vert,
Plus léger, plus serré, plus fermé, plus ouvert.
</poem>
Cela pourrait continuer ainsi longtemps…
Mme de Noailles a souvent le génie de dire de jolies choses qui ne disent rien. C’est que son art est fait tout entier de littérature. Et la
preuve, je la trouve non pas seulement dans son extraordinaire facilité,
dans son incroyable faculté de créer à l’infini des images qui ne sont le plus ordinairement que des à-peu-près ingénieux et charmants, non, cette preuve de littérature découle de certaines pièces comme ''Paysage persan'', ''Iles bienheureuses'', ''Jardin au Japon''…, paysage, îles, jardin que Mme de Noailles ignore, qu’elle n’a vus qu’en rêve et que, pourtant, elle nous décrit avec les mêmes mots, la même précision qu’elle apporte à nous dire les beautés et les parfums de paysages et de jardins qui lui sont familiers.
Elle dit :
<poem>
La tortue assoupie erre sur la rocaille,
Où le ruisseau bondit sur sa pesante écaille ;
Une servante rôde et prépare le thé
Dans un kiosque léger comme un chapeau natté.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l’acacia penché, dont la langueur
À la lune d’argent chaque nuit se fiance.
Aromes que je sens, que j’entends, que je vois,
Je m’élance, m’arrête, et m’enivre et m’enflamme !
Je souris, je réponds à d’invisibles voix ;
Ô jeune, jeune Amour, c’est donc ici ton âme !
</poem>
Voilà la débauche des épithètes, la hardiesse souvent heureuse des images, mais quelquefois aussi bien excessives : ''écouter'' les parfums, —
l’odeur de la giroflée qui ''avance comme un balcon'', — ne sont-ce pas de
bien grosses témérités ! Peut-être, sûrement même, mais il y a une telle
musique dans ces vers, on est si heureusement bercé par leur rythme
enchanteur et chantant, qu’à peine prend-t-on la peine de réfléchir à ce
qu’ils disent.
Mme de Noailles possède le don musical à un extraordinaire degré.
Par là, elle nous fait aimer jusqu’à ses défauts. Il n’est point rare de trouver dans ses poèmes toute une suite de mots jetés comme au hasard, égrenés comme les notes d’une gamme, une suite de mots n’ayant qu’un sens
assez vague souvent, mais bercés, cadencés, harmonisés délicieusement.
On est ravi de cette musique. Cette poésie s’adresse plus à notre sensibilité qu’à notre esprit. — Vous surprendrez, dit-elle au printemps :
<poem class="verse">
Vous surprendrez mon cœur jusqu’au jour de la mort,
Vous êtes chaque fois plus enroulé d’abeilles,
Plus semblable à la joie, au rêve, à la corbeille,
Plus parfait, plus secret, plus évident, plus vert,
Plus léger, plus serré, plus fermé, plus ouvert.
</poem>
Cela pourrait continuer ainsi longtemps…
Mme de Noailles a souvent le génie de dire de jolies choses qui ne disent rien. C’est que son art est fait tout entier de littérature. Et la
preuve, je la trouve non pas seulement dans son extraordinaire facilité,
dans son incroyable faculté de créer à l’infini des images qui ne sont le plus ordinairement que des à-peu-près ingénieux et charmants, non, cette preuve de littérature découle de certaines pièces comme ''Paysage persan'', ''Iles bienheureuses'', ''Jardin au Japon''…, paysage, îles, jardin que Mme de Noailles ignore, qu’elle n’a vus qu’en rêve et que, pourtant, elle nous décrit avec les mêmes mots, la même précision qu’elle apporte à nous dire les beautés et les parfums de paysages et de jardins qui lui sont familiers.
Elle dit :
<poem class="verse">
La tortue assoupie erre sur la rocaille,
Où le ruisseau bondit sur sa pesante écaille ;
Une servante rôde et prépare le thé
Dans un kiosque léger comme un chapeau natté.
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/415
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{t5|XII. ''DAVID, LE MARBRE EST SAINT, LE BRONZE EST VÉNÉRABLE.''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 104.|
{{Toute la lyre/var|Sous le fleuve |azuré|moire qui, roulant ses eaux vives…}}
{{Toute la lyre/var|Sous le mont |anguleux|colossal, sous l’énorme plateau…}}
{{Toute la lyre/var|Des métaux |scintillants|glorieux, des granits éternels…}}
}}
{{t5|XIII. ''JE ME FAIS PAYSAN COMME EUX. CELA TE FÂCHE ?''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 105.|
{{Toute la lyre/variante||Flotte hors du possible, }}
Perd toute forme humaine, enfle, et se dégingande
{{Toute la lyre/variante|En |ballade où Trilby badine avec Urgande }}
{{Toute la lyre/variante|En |rêve|te où |Trilby joue }}
En conte où Puck badine avec la fée Urgande.
}}
{{t5|XIV. AUX CHAMPS.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 106.|
{{Toute la lyre/variante||''Le granit vénérable, argile, grès, ciment. }}
Le marbre, le granit, l’argile et le ciment.
{{Toute la lyre/var|Les hommes bourdonner, |et les vents se répandre|les orages s’épandre…}}
}}
{{t5|XV. ''NATURE ! ÀME, OMBRE, VIE ! Ô FIGURE VOILÉE !''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 107.|
{{Toute la lyre/variante|Tandis que sur la |lame|, au loin |sauvage }}
Tandis que sur la mer, au loin sinistre et haute…
{{Toute la lyre/variante|À cette heure où l’Atlas |voit|uvre |le }}
À cette heure où l’Atlas s’ouvre au tigre qui rentre…
{{Toute la lyre/var|Tandis que l’eau des |fleuves|sources luit,|mg=3em}}
{{Toute la lyre/var|Et que sur les |traonçons|débris des bas-reliefs de Thèbe }}
{{Toute la lyre/var|La vieille |larve Styx|ombre Ténare et le vieux spectre Erèbe… }}
{{Toute la lyre/variante||Et lisent, sur le sable }}
Lisent, dans le désert allongeant leurs deux griffes…
}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 108.|
{{Toute la lyre/var|Pendant que le penseur, |sondant|scrutant la nuit sublime…}}
}}<noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/88
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|80|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>de son chardonneret ; mais Dieu merci, j’avais une autre ressource !
Je n’avais qu’à me reporter à quinze ans en arrière, à ouvrir mon ''Premier Livre de Lecture'', les yeux fermés, je revoyais la page avec un coin parti, la gravure : « un enfant qui crève les yeux d’un chien », même qu’au bas de la gravure, entre les pattes du chien, mon frère Albert, à qui le livre avait appartenu avant moi, avait fait un immense « barbot », et tel un passage que l’on vient de lire, je continuai à haute voix : « Le méchant Joseph s’en est fait un joujou, et le pauvre petit est mort. »
— Tu te souviens encore de cela, toi ? me dit mon compagnon, un jeune notaire de la paroisse.
— Veux-tu que je tourne la page ? Je crois que je puis te réciter le volume en entier.
— Moi de même, et je t’avoue que chaque fois que je passe devant une école, que j’entends ces voix d’enfants, je me sens tout ému… Surtout celle-ci, celle du rang d’en haut de Salvail, car c’est ici que j’ai appris mes lettres, du temps de la Grand’Quette… Tiens, il faut que je te raconte la réception que la Grand’Quette fit un jour à monsieur le curé.
Les habitants du rang d’en haut de Salvail adoraient leur maîtresse, la Grand’Quette, sur les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Séché - Les Muses françaises, II, 1908.djvu/222
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
C’est une délicate et suave besogne.
Sur les murs de papier, l’ombre de la cigogne,
Du papillon volant et du vert oranger,
Tremble comme un tableau sous un zéphir léger…
Ah ! vivre quelques jours dans ces minces demeures,
Aux branches du prunier, voir s’égoutter les heures,
Errer dans les chemins poudrés de sable doux ;
Les figuiers accroupis nous viendraient aux genoux,
Paysages rempants sous un azur trop vide !
Des enfants danseraient, les pieds dans l’eau limpide,
En faisant osciller, sur leur bouche qui rit,
L’ombrelle écarquillée, astre en papier fleuri…
Ô nuit d’été, flottant dans les maisons ouvertes !
Parfums aigus, tendus au bout des branches vertes,
Que de corps allongés, que de corps caressés
Sur les tapis de joncs et de bambous tressés,
Tandis que de la basse et nocturne colline
Descend le chant d’une aigre et mince mandoline…
</poem>
Le tableau n'est-il pas charmant, parfait ; ne dirait-on pas que Mme de
Noailles a promené longtemps sa rêverie au pays du mikado. C’est que
pour elle, le rêve et la réalité ne font qu’un : le rêve est même la seule
réalité ! Voilà-t-il pas pourquoi la nature qu’elle chante a toujours
quelque chose d’ « enchanté » ? C’est trop joli, cela grise trop profondément, il y a trop de soleil, trop de fleurs, trop de parfums, trop de délices… Il ne manque plus qu’une fée. Que dis-je ? la fée n’est-ce point le poète qui a su imaginer, créer le décor inouï dont il s’enivre jusqu’à pâmer et dans lequel il se confond corps et âme ? ! Car, comme la plupart des poètes contemporains qui ont cherché l’inspiration dans la nature, Mme de Noailles est panthéiste. Elle croit au Grand Tout universel, elle se découvre la sœur des plantes, on l’a vu, elle accorde aux choses ses propres facultés et ses propres sentiments : l’ombre se ''recueille'', la maison ''respire'', les rosiers ''sanglotent''…
<poem class="verse">
Tout ce qui vit ici, la fontaine, le banc,
La cloche du jardin qui sonne,
Le délicat cerfeuil qui frise sous le vent
Sont pour moi de douces personnes.
</poem>
Voilà. Il n’y a rien de plus délicieux. Mais, vraiment, malgré le goût très vif que l’on peut avoir pour la poésie de Mme de Noailles, malgré tout l’enthousiasme que peut susciter en nous son charmant génie, il faut pourtant bien avouer que tout cela n’est pas très profond, que cette nature est un peu musquée, pommadée, poudrerizée. L’enivrement de Mme de Noailles est sincère, — mais c’est l’enivrement d’une femme du monde qui se risque au milieu des prés. Elle est si frêle, si délicate, sensible à l’extrême. — l’odeur des foins, des herbes écrasées, des fleurs épanouies, des feuilles tombées, le chaud soleil, la fraîcheur humide des forêts — ses sens chavirent, sa tête tourne. Et, lorsqu’elle écrira, lorsqu’elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/416
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{{Toute la lyre/pgmarge||
{{Toute la lyre/variante||Questionnant d’en bas cette obscurité sainte, }}
Questionne le bruit, le souffle, l’apparence,
{{Toute la lyre/variante||Contemple tour à tour l’espérance et la crainte,}}
Et sonde tour à tour la crainte et l’espérance,
{{Toute la lyre/var|Ces deux |regards|faces de l’inconnu…}}
{{Toute la lyre/variante||''Heure''}}
Phase obscure où le ciel dans un souffle s’épanche…
{{Toute la lyre/var|À cette heure |inquiète|sacrée et trouble, où l’âme humaine…}}
se ferme, vaste geôle
{{Toute la lyre/var|Quand la profonde nuit |se ferme, vaste geôle|fait du monde une geôle, }}
{{Toute la lyre/var|Quand la vague, |qui va|roulant d’un pôle à l’autre pôle…}}
{{Toute la lyre/var|Ô plaine qui |tressaille ! œil|frémit ! bruit du matin immense ! }}
{{Toute la lyre/variante||Les bois sur les monts font }}
{{Toute la lyre/variante||Les monts hérissés font }}
Le cercle des monts fait la couronne d’épines…
}}
{{t5|XVI. ''UN MONUMENT ROMAIN DANS CE VIEUX PRÉ NORMAND…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 110.|
Si l’on se penche un peu, l’on distingue dans l’herbe,
{{Toute la lyre/variante||''Sous les fleurs que juin sème''}}
Où prairial rayonne en sa gaîté superbe…
{{Toute la lyre/var|Assiègent sous les fleurs |d’informes|de vagues citadelles…}}
|v=2em}}
{{t5|XVII. ''LES PAUPIÈRES DES FLEURS, DE LARMES TOUJOURS PLEINES…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 111.|
{{Toute la lyre/var|Qui |reluisent|rayonnent partout et qu’aucun mot ne nomme…}}
}}
{{t5|XVIII. L’ÉTÉ X COUTANCES.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 112.|
{{Toute la lyre/variante||''Le sentez-vous ce doux empire ?''}}
Cette grande herbe est mon empire.
{{Toute la lyre/variante||''il est''}}
Je suis l’amant mystérieux
De l’âme |sombre|obscure qui soupire…
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude>s’imaginera chanter la nature, elle ne fera que traduire ses sensations,
ses émotions, ses éblouissements, elle ne fera que se chanter elle-même,
car c’est elle-même, ce sont ses désirs, sa volupté, et son cœur, et son
âme qu’elle cherche dans la nature extasiée de sa présence !…
BIBLIOGRAPHIE.
— POÉSIE : ''Le Cœur innombrable'', Calmann-Lévy, Paris, 1901, in-18.
— ''L’Ombre des jours'', Calmann-Lévy, 1902, in-18.
— ''Les Eblouissements'', Calmann-Lévy, Paris, 1907, in-18.
— PROSE : ''La Nouvelle Espérance'', roman, Paris, 1903.
— ''Le Visage émerveillé'', roman, Paris, 1904.
— ''La Domination'', roman, Paris, 1905.
CONSULTER.
— LÉON DAUDET, ''Le Gaulois'', 2 juillet 1902.
— EMILE FAGUET, ''Revue Latine'', juillet 1903.
— LUCIEN CORPECHOT, ''Le Soleil'', 28 juin 1904.
— PIERRE HEPP, ''La Grande Revue'', juin 1907.
— EMILE RIPERT, ''Revue Hebdomadaire'', 13 juillet 1907.
— A. DORCHAIN, ''Les Annales'', mai 1906.
— MAURICE BARRÈS, ''Le Figaro'', 9 juillet 1904.
— CHARLES MAURRAS, ''l’Avenir de l’Intelligence'', Paris, 1905, in-16.
— G. CASELLA et E. GAUBERT, ''La Nouvelle Littérature'', Paris, 1906, in-12.
— MARCEL PROUST, ''Figaro'', 15 juin 1907.
— LÉON BLUM, ''Revue de Paris'', 15 janvier 1908. —
RENÉ GILLOUIN, ''La Comtesse Mathieu de Noailles'', E. Sansot et Cie, Paris, 1908, in-16.
— PAUL FLAT, ''Nos Femmes de Lettres'', Paris, 1908, in-16.
— EDMOND PILON, ''Les Annales des lettres françaises'', Paris, 1908, in-12.
{{t3|L’OFFRANDE À LA NATURE}}
<poem class="verse">
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses
L’eau luisante et la terre où la vie a germé.
La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.
J’ai porté vos soleils ainsi qu’une couronne
Sur mon front plein d’orgueil et de simplicité,
Mes jeux ont égalé les travaux de l’automne
Et j’ai pleuré d’amour aux bras de vos étés.
Je suis venue à vous sans peur et sans prudence
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d’animal.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude>s’imaginera chanter la nature, elle ne fera que traduire ses sensations,
ses émotions, ses éblouissements, elle ne fera que se chanter elle-même,
car c’est elle-même, ce sont ses désirs, sa volupté, et son cœur, et son
âme qu’elle cherche dans la nature extasiée de sa présence !…
BIBLIOGRAPHIE.
— POÉSIE : ''Le Cœur innombrable'', Calmann-Lévy, Paris, 1901, in-18.
— ''L’Ombre des jours'', Calmann-Lévy, 1902, in-18.
— ''Les Eblouissements'', Calmann-Lévy, Paris, 1907, in-18.
— PROSE : ''La Nouvelle Espérance'', roman, Paris, 1903.
— ''Le Visage émerveillé'', roman, Paris, 1904.
— ''La Domination'', roman, Paris, 1905.
CONSULTER.
— LÉON DAUDET, ''Le Gaulois'', 2 juillet 1902.
— EMILE FAGUET, ''Revue Latine'', juillet 1903.
— LUCIEN CORPECHOT, ''Le Soleil'', 28 juin 1904.
— PIERRE HEPP, ''La Grande Revue'', juin 1907.
— EMILE RIPERT, ''Revue Hebdomadaire'', 13 juillet 1907.
— A. DORCHAIN, ''Les Annales'', mai 1906.
— MAURICE BARRÈS, ''Le Figaro'', 9 juillet 1904.
— CHARLES MAURRAS, ''l’Avenir de l’Intelligence'', Paris, 1905, in-16.
— G. CASELLA et E. GAUBERT, ''La Nouvelle Littérature'', Paris, 1906, in-12.
— MARCEL PROUST, ''Figaro'', 15 juin 1907.
— LÉON BLUM, ''Revue de Paris'', 15 janvier 1908. —
RENÉ GILLOUIN, ''La Comtesse Mathieu de Noailles'', E. Sansot et Cie, Paris, 1908, in-16.
— PAUL FLAT, ''Nos Femmes de Lettres'', Paris, 1908, in-16.
— EDMOND PILON, ''Les Annales des lettres françaises'', Paris, 1908, in-12.
{{t3|L’OFFRANDE À LA NATURE}}
{{brn|1}}
<poem class="verse">
Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses
L’eau luisante et la terre où la vie a germé.
La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j’ai tenu l’odeur des saisons dans mes mains.
J’ai porté vos soleils ainsi qu’une couronne
Sur mon front plein d’orgueil et de simplicité,
Mes jeux ont égalé les travaux de l’automne
Et j’ai pleuré d’amour aux bras de vos étés.
Je suis venue à vous sans peur et sans prudence
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d’animal.
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
Comme une fleur ouverte où logent des abeilles,
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.
Soumise ainsi que l’onde où l’arbre se reflète,
J’ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature,
Ah ! faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour,
Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
</poem>
{{t5|''(Le Cœur Innombrable.)''|align=right}}
{{brn|3}}
{{t3|LE VERGER}}
{{brn|1}}
<poem>
Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé ;
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.
L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;
La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.
</poem><noinclude>
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Comme une fleur ouverte où logent des abeilles,
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.
Soumise ainsi que l’onde où l’arbre se reflète,
J’ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature,
Ah ! faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour,
Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
</poem>
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{{t3|LE VERGER}}
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<poem class="verse">
Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent de rosée et de sève pourvus,
Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé ;
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.
L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;
La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.
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Le Grizzly/18
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Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement,
Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.
Et la maison avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;
Mon cœur, indifférent et doux, aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.
Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus,
Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.
Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été,
Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps
</poem><noinclude>
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Le Grizzly/19
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil…
</poem>
{{t5|''(Le Cœur Innombrable.)''|align=right}}
{{brn|3}}
{{t3|LES REGRETS }}
{{brn|1}}
<poem class="verse">
Allez, je veux rester seule avec les tombeaux.
— Les morts sont sous la terre et le matin est beau,
L’air a l’odeur de l’eau, de l’herbe, du feuillage,
Les morts sont dans la mort pour le reste de l’âge…
Un jour, mon corps dansant sera semblable à eux,
J’aurai l’air de leur front, le vide de leurs yeux,
J’accomplirai cet acte unique et solitaire,
Moi qui n’ai pas dormi seule, aux jours de la terre.
— Tout ce qui doit mourir, tout ce qui doit cesser,
La bouche, le regard, le désir, le baiser
Être la chose d’ombre et l’être de silence,
Tandis que le printemps, vert et vermeil, s’élance
Et monte trempé d’or, de sève et de moiteur
Avoir eu comme moi le cœur si doux, le cœur
Plein de plaisir, d’espoir, de rêve et de mollesse
Et ne plus s’attendrir de ce que l’aube naisse :
Être au fond du repos l’éternité du temps.
— D’autres seront alors vivants, joyeux, contents,
Des hommes marcheront auprès des jeunes filles,
Ils verront des labours, des moissons, des faucilles,
La couleur délicate et changeante des mois.
Moi, je ne verrai plus, je serai morte, moi,
Je ne saurai plus rien de la douceur de vivre…
Mais ceux-là qui liront les pages de mon livre,
Sachant ce que mon âme et mes yeux ont été,
Vers mon ombre riante et pleine de clarté
Viendront, le cœur blessé de langueur et d’envie,
Car ma cendre sera plus chaude que leur vie…
</poem>
{{t5|''(L'Ombre des jours.)''|align=right}}
{{brn|3}}<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude>{{t3|LA PRIÈRE DEVANT LE SOLEIL}}
{{brn|1}}
<poem class="verse">
Ma joie est un jardin dont vous êtes la rose,
Énorme soleil d’or, flamme en corolle éclose,
Héros, d’ardents regards et de flèches armé,
Soleil, mille soleils en vous seul enfermés !
Immobile splendeur dont la face tournoie
À force de plaisir, de rayons et de joie !…
Archange au seuil du jour, soleil essentiel
Dont les rayons glissants, comme des fils de miel
Pendent dans les jardins et se tissent au lierre ;
Ô soleil bourdonnant, cymbale de lumière,
Fanfare étincelante, élan de flûtes d’or,
Laissez que, les deux bras levés, en quel essor !
Je vous répète un chant, infini, monotone…
Peut-être qu’autrefois Sophocle et Antigone
Vous ont d’un même amour impétueux servi ;
Mais depuis, dans le temps indolent où je vis,
À l’époque d’orgueil amer où je suis née,
Au travers de la molle et pliante journée,
Nul ne vous a d’un geste ardent et sibyllin
Entouré de ses bras, gerbe de blé divin !…
Moi seule, en vous voyant, je prie et je chancelle.
Il semble qu’en mon cœur un aigle ouvre ses ailes,
Et qu’en roses l’été fait éclore mon sang.
Quand vous apparaissez, beau soleil jaillissant !
— Ô masque d’or par où l’éternité regarde,
Quand mon trop doux plaisir au bord de vous s’attarde,
J’ai quelquefois souffert d’indicibles tourments,
D’ailleurs je ne veux pas qu’on vous aime autrement
Que d’un âpre vertige et d’une ivresse telle
Que, la sentant si vive, on la sente mortelle…
Ô Lumière ! ô science ! ô source ! ô vérité !
Rien, hors vous, n’est pareil de ce qui a été ;
La face juvénile et chantante du monde
N’a plus sa même grâce au miroir vert de l’onde,
Les forêts d’autrefois jettent d’autres rameaux,
D’autres vaisseaux s’en vont et passent sur les eaux,
La secrète montagne a sa robe défaite,
Des trains sourds ont ému les routes inquiètes,
Des villes sans douceur baignent leur flanc amer
Dans le regard vivant et sacré de la mer
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Grizzly/20
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
— Mais vous, attendrissant, inlassable, fidèle,
Vous êtes demeuré le même au-dessus d’elle !
Vous, assis dans l’espace où nul oiseau n’atteint,
Vous brillez comme aux cieux de Jupiter latin ;
Vous êtes comme au temps où, dans la belle Athènes
La coupe de sagesse et de joie était pleine ;
Comme au jour où dansait l’enfant Septentrion
Dans Antibes, plus rouge et jaune qu’un brugnon ;
Vous êtes comme aux jours des étés de Touraine
Qu’enivrait la pléiade éclatante et sereine,
Comme au jour où les Grecs, au bord d’un sable clair,
Voyaient luire et fleurir Marseille de la mer…
Azur, Soleil, azur, ébloui de soi-même !…
Soleil, geste de joie et d’ivresse qui sème
Des grains de seigle d’or aux clairs horizons bleus,
Ah ! soleil ! que je sois belle devant vos yeux !…
– Voyez comme ma main dans l’air suave passe
Afin de caresser vos rayons dans l’espace ;
Je sais que je mourrai, que rien ne peut rester
De ce qui fut si vif sur le monde enchanté,
Que tout va se brisant de mémoire en mémoire ;
Satisfaisant pour moi ma détresse de gloire,
Je veux, pour toute douce et vaine éternité,
Avoir été le cœur d’où ce cri est monté !…
Que je meure n’est rien, mais faut-il qu’elle meure,
Elle, la Terre heureuse et grave, la demeure
Des humaines ardeurs, des travaux et des jeux !
Tant de fois caressée et rose de vos vœux,
Elle, si tendre, si dansante et si profonde,
Faut-il qu’elle s’épuise, ô la belle du monde !
Faut-il qu’elle, si chaude et si fraîche au matin,
Porte des fleuves secs et des volcans éteints,
Et que, morte, elle soit d’une blancheur de craie,
Elle qui respirait des roses dans la haie !…
– Elle, Vous, Soleil, Terre, ineffable douceur !
Soleil, vous la verrez, votre émouvante sœur
Qui ce matin dans l’or de vos baisers se pâme,
Lassée et froide ainsi que la lune sans âme,
Les veines et le cœur lugubrement ouverts…
Ô fragile ! ô penchant ! ô petit univers !
Que toute chose soit mouvante, périssable,
Que les tombeaux aussi soient mortels, que le sable
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
— Mais vous, attendrissant, inlassable, fidèle,
Vous êtes demeuré le même au-dessus d’elle !
Vous, assis dans l’espace où nul oiseau n’atteint,
Vous brillez comme aux cieux de Jupiter latin ;
Vous êtes comme au temps où, dans la belle Athènes
La coupe de sagesse et de joie était pleine ;
Comme au jour où dansait l’enfant Septentrion
Dans Antibes, plus rouge et jaune qu’un brugnon ;
Vous êtes comme aux jours des étés de Touraine
Qu’enivrait la pléiade éclatante et sereine,
Comme au jour où les Grecs, au bord d’un sable clair,
Voyaient luire et fleurir Marseille de la mer…
Azur, Soleil, azur, ébloui de soi-même !…
Soleil, geste de joie et d’ivresse qui sème
Des grains de seigle d’or aux clairs horizons bleus,
Ah ! soleil ! que je sois belle devant vos yeux !…
– Voyez comme ma main dans l’air suave passe
Afin de caresser vos rayons dans l’espace ;
Je sais que je mourrai, que rien ne peut rester
De ce qui fut si vif sur le monde enchanté,
Que tout va se brisant de mémoire en mémoire ;
Satisfaisant pour moi ma détresse de gloire,
Je veux, pour toute douce et vaine éternité,
Avoir été le cœur d’où ce cri est monté !…
Que je meure n’est rien, mais faut-il qu’elle meure,
Elle, la Terre heureuse et grave, la demeure
Des humaines ardeurs, des travaux et des jeux !
Tant de fois caressée et rose de vos vœux,
Elle, si tendre, si dansante et si profonde,
Faut-il qu’elle s’épuise, ô la belle du monde !
Faut-il qu’elle, si chaude et si fraîche au matin,
Porte des fleuves secs et des volcans éteints,
Et que, morte, elle soit d’une blancheur de craie,
Elle qui respirait des roses dans la haie !…
— Elle, Vous, Soleil, Terre, ineffable douceur !
Soleil, vous la verrez, votre émouvante sœur
Qui ce matin dans l’or de vos baisers se pâme,
Lassée et froide ainsi que la lune sans âme,
Les veines et le cœur lugubrement ouverts…
Ô fragile ! ô penchant ! ô petit univers !
Que toute chose soit mouvante, périssable,
Que les tombeaux aussi soient mortels, que le sable
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JyVers
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15891135
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
— Mais vous, attendrissant, inlassable, fidèle,
Vous êtes demeuré le même au-dessus d’elle !
Vous, assis dans l’espace où nul oiseau n’atteint,
Vous brillez comme aux cieux de Jupiter latin ;
Vous êtes comme au temps où, dans la belle Athènes
La coupe de sagesse et de joie était pleine ;
Comme au jour où dansait l’enfant Septentrion
Dans Antibes, plus rouge et jaune qu’un brugnon ;
Vous êtes comme aux jours des étés de Touraine
Qu’enivrait la pléiade éclatante et sereine,
Comme au jour où les Grecs, au bord d’un sable clair,
Voyaient luire et fleurir Marseille de la mer…
Azur, Soleil, azur, ébloui de soi-même !…
Soleil, geste de joie et d’ivresse qui sème
Des grains de seigle d’or aux clairs horizons bleus,
Ah ! soleil ! que je sois belle devant vos yeux !…
— Voyez comme ma main dans l’air suave passe
Afin de caresser vos rayons dans l’espace ;
Je sais que je mourrai, que rien ne peut rester
De ce qui fut si vif sur le monde enchanté,
Que tout va se brisant de mémoire en mémoire ;
Satisfaisant pour moi ma détresse de gloire,
Je veux, pour toute douce et vaine éternité,
Avoir été le cœur d’où ce cri est monté !…
Que je meure n’est rien, mais faut-il qu’elle meure,
Elle, la Terre heureuse et grave, la demeure
Des humaines ardeurs, des travaux et des jeux !
Tant de fois caressée et rose de vos vœux,
Elle, si tendre, si dansante et si profonde,
Faut-il qu’elle s’épuise, ô la belle du monde !
Faut-il qu’elle, si chaude et si fraîche au matin,
Porte des fleuves secs et des volcans éteints,
Et que, morte, elle soit d’une blancheur de craie,
Elle qui respirait des roses dans la haie !…
— Elle, Vous, Soleil, Terre, ineffable douceur !
Soleil, vous la verrez, votre émouvante sœur
Qui ce matin dans l’or de vos baisers se pâme,
Lassée et froide ainsi que la lune sans âme,
Les veines et le cœur lugubrement ouverts…
Ô fragile ! ô penchant ! ô petit univers !
Que toute chose soit mouvante, périssable,
Que les tombeaux aussi soient mortels, que le sable
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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JyVers
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<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
Soit fait de la victoire éteinte des jours grecs,
Que l'avenir, inerte et froid, soit fait avec
Les bras de Desdémone et les soupirs d’Hélène…
Savoir qu’un jour la Terre, aride et sans haleine,
N’aura plus d’eau, plus d’air, plus d’ombre et de chaleur.
Nul homme pour pleurer sur l’homme, nulle ardeur
Par quoi l’esprit était plus beau que les étoiles,
Nulle mer, nul vaisseau glissant avec ses voiles
Et passant lentement sur le ciel triste et doux…
— Et nous avoir été tous amoureux de vous.
Avoir chanté, avoir aimé plus que les autres ;
Avoir été le tendre et véhément apôtre
De la ferveur, de la pitié, de la beauté,
Et que le temple soit brisé de tous côtés !…
Que ma cendre n’ait plus même la Terre ronde
Quand ma mélancolie est grande comme un monde !
— Et pourtant, je le sens, vive et lasse de pleurs,
J’ai vécu si profonde et si haute en douleurs,
J’ai, dans les soirs pensifs, sous les blanches étoiles,
Des bords de mon esprit écarté tant de voiles,
J’ai fait de mes deux bras, dans l’aube et dans le soir,
Des gestes d’un si vif et si doux désespoir,
Que dans l’éther divin où monte toute image
Mes désirs se feront un éternel passage !…
— Il n’est point ici-bas d’effroi naissant ou vieil
Où ma tendresse n’ait porté son doux soleil.
J’ai vécu, habitant le secret de ma vie,
Chancelante et debout au bord de toute envie.
Avant qu’au mol néant tout amour soit diffus
Des hommes viendront boire aux sources que je fus ;
Ceux qui, cherchant des bois d’incessante verdure,
Se presseront au goût que j’eus de la nature,
Resteront parfumés d’égile et de cerfeuil ;
Et ceux qui toucheront à ce que j’ai d’orgueil
Sentiront leur front las se dorer comme un dôme.
Ceux qui, dans les soirs clairs, évoquant mon fantôme
Qu’un éternel regret de vivre fait languir,
Afin d’unir aux miens leur peine et leur désir
Baisseront vers mon front leur main triste et lassée,
Pleureront, non sur eux, mais sur moi, plus blessée…
— Nul cœur humain jamais n’eut autant de frissons ;
Mon rêve est un si vif et si ardent buisson,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|264||''DICTIONNAIRE''}}</noinclude><section begin="Naissance"/><nowiki/>
{{sc|Obligations mondaines}}. — Les parents du
nouveau-né envoient, quinze jours après la
naissance, un billet de faire part à toutes les
personnes de leurs relations.
Aussitôt les hommes vont féliciter le père ;
les amies font une visite à la mère dès qu’elle
est autorisée à recevoir. Ces visites très courtes
ont lieu de trois à cinq heures.
Si l’on n’est pas assez intime pour faire cette
visite, on envoie simplement sa carte.
Les femmes apportent un petit présent pour
le nouveau-né, un objet fait à son intention.
Les jeunes mères se plaisent, en ces occasions,
à parer le cher petit être d’une robe
blanche — c’est la plus élégante — ou d’une
robe bleue si c’est un garçon, rose, si c’est une
fille.
Tous les objets de toilette des nouveau-nés
portent d’ailleurs ces couleurs distinctives.
<section end="Naissance"/>
<section begin="Naïveté"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Naïveté.'''}}}}
La naïveté peut être ou la simplicité niaise
d’un esprit obtus, ou la simplicité gracieuse
du cœur qui ignore les détours. Elle est faite
en ce dernier cas de l’ignorance du mal et de
l’habitude de la franchise.
La naïveté est inséparable de l’ingénuité,
de la candeur (Voir ce mot, p. 72). Elle en est
une des formes, mais elle exprime une nuance
qu’il est très important d’observer dans la vie
mondaine.<section end="Naïveté"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
Que, si j’ouvre mes bras où la tendresse abonde,
Il tombe malgré moi de l’amour sur le monde !…
Amoureuse du vrai, du limpide et du beau,
J’ai tenu contre moi si serré le flambeau,
Que le feu merveilleux ayant pris à mon âme,
J’ai vécu, exaltée et mourante de flammes…
— Pourtant, Soleil, ayant oublié tout cela.
Tout ce qu’au beau plaisir la science mêla,
Je reviens devant vous, ignorante, priante,
Soleil des verts tilleuls, Soleil de l’amarante !
Soleil de la fougère et des reines-des-prés,
De la bardane d’or et des mûriers pourprés
Soleil des clairs cailloux où pleuvent des pétales,
Soleil du romarin, Soleil de la cigale !
— Soleil de l’aube rose au bord du Pont-Euxin,
Soleil d’Ino tenant Bacchus contre son sein,
Soleil du vieux cadran des petits presbytères,
Soleil de tout amour et de toute la terre !…
— Ah ! que vous vouliez bien, vous, dieu vivant, venir
Entre les volets blancs que ma main vient d’ouvrir ;
Que vous veniez, buveur des belles sources bleues,
Vers moi, brisant l’azur, franchissant tant de lieues !…
— Vous, porteur du réveil, de l’orgueil, de l’espoir,
Votre face n’est pas plus grande qu’un miroir
Où je regarderai ce matin mon visage,
Et pourtant, une telle éblouissante rage
De rayons, de plaisir, s’anime autour de vous,
Que je défaille, étant, pour mieux vous voir, debout…
— N’est-ce pas, vous savez à quel point je vous aime,
Tout mon désir nombreux et lumineux essaime
Vers l’espace où mon rêve et vous tremblez tous deux.
Laissez qu’à vos cheveux je mêle mes cheveux.
Voici qu’à l’aube douce où vous venez de naître,
Toute avide de vous je suis à ma fenêtre,
Ma joie est aussi claire, aussi chaude que vous,
Quelque chose est en moi qui vous aime à genoux.
— Fronton d’or, dont mes bras sont les vivants pilastres,
Vous êtes comme un cœur, mon cœur est comme un astre,
Si bien que je crois voir, dans le matin vermeil,
Luire et se saluer l’un et l’autre Soleil…
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude>{{t3|NATURE, VOUS AVEZ FAIT LE MONDE POUR MOI}}
{{brn|1}}
<poem class="verse">
Nature, vous avez fait le monde pour moi,
{{em|2}}Pour mon désespoir et ma joie ;
Le soleil pour qu’il glisse entre mes bras étroits,
{{em|2}}Et l’air bleu pour que je m’y noie !
Vous avez fait l’odeur du lin, du mélilot
{{em|2}}Et de la verveine si bonne,
Pour que mon âme soit comme un riant îlot
{{em|2}}Que l’immense ivresse environne.
Vous avez fait pour moi le sensible oranger,
{{em|2}}Les soirs perces d’étoiles vives,
La feuille courbe où la cigale vient loger
{{em|2}}Les eaux avec leurs belles rives !
Mais quand je suis, si chaude et tout ivre de moi,
{{em|2}}Debout dans les jardins du monde,
La rose de mon rêve enfonce dans mon doigt
{{em|2}}Son épine la plus profonde :
Savoir qu’un jour ma tiède et légère beauté
{{em|2}}N’aura plus ses rayons qu’on frôle,
Savoir que je n’aurai plus l’âge de l'été,
{{em|2}}Cela fait si mal aux épaules !
Cela blesse le cœur, la langueur, le désir,
{{em|2}}Le sang, plus qu’on ne pourrait croire !
Ô juvénile ardeur, voluptueux plaisir,
{{em|2}}C’est vous la seule verte gloire.
Ô animale terre, amoureuse du jour !
{{em|2}}Ô soleil fier d’un beau visage !
Vous savez que je n’ai d’orgueil, de grave amour,
{{em|2}}Que le doux honneur de mon âge. </poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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JyVers
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JyVers" /></noinclude><poem class="verse">
Que ferai-je plus tard du délicat dédain
{{em|2}}Qui gonfle mon cou vif que j’aime ?
Vous verrai-je souffrir pendant le bleu matin,
{{em|2}}Mon orgueil plus fort que moi-même ?
Attendrai-je que l’ombre atteigne mes genoux ?
{{em|2}}Que les regrets sur moi s’avancent ?
Il faudrait, quand on est aussi tendre que nous,
{{em|2}}Mourir au cœur des belles chances…
</poem>
{{t5|''(Les Éblouissements.)''|align=right}}
{{brn|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA VISITE DE MONSIEUR LE CURÉ|81|b=<hr/>}}</noinclude>registres de l’état civil, mademoiselle Léocadie Dubois.
Ai-je besoin de te dire que la Grand’Quette était une brave personne, avenante, pas maniérée du tout, parlant comme toi et moi ? C’était pas comme la petite Jos. Leroux, celle qui l’a remplacée, une pincée que l’on avait vue trotter nu-pieds, et qui, parce qu’elle était devenue maîtresse d’école, voulait apprendre aux enfants à « parler en termes ».
Depuis quinze ans elle faisait l’école dans le rang, à raison de soixante-quinze piastres, pas chauffée. Peut-être cela te surprendra-t-il que l’on puisse faire la classe dix mois durant, à raison de soixante-quinze piastres, et pourtant, cette brave Léocadie trouvait le moyen de se faire des économies à même ce salaire de famine.
Outre, en effet, que la Grand’Quette n’était pas gaspilleuse, il ne se faisait pas une boucherie dans le rang sans que le plus beau rôti ne prenne le chemin de l’école ; sur chaque « brassée » de sucre ou de sirop, la « maîtresse » avait sa grosse part ; elle prélevait tantôt une couverte, tantôt une nappe, tantôt une demi-douzaine de serviettes ou d’essuie-mains sur chaque pièce d’étoffe ou de toile qui se tissait dans le rang ; chaque automne,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/90
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|82|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>il y avait la « corvée de bois » de la maîtresse, et avant la Saint-Michel, Léocadie avait son chauffage rentré, scié et cordé pour « d’un bout à l’autre de l’année » ; enfin, chaque dimanche, les farauds du rang se disputaient l’honneur de faire monter la Grand’Quette dans leur voiture et de la conduire dans leur banc à l’église, de sorte qu’à la fin de l’année, une nouvelle somme allait grossir les économies qu’elle gardait jalousement dans sa paillasse de pelures de blé-d’Inde.
Même que, lorsqu’elle se maria au grand Pierre Daudelin, ces économies, qui s’élevaient à plusieurs centaines de piastres, faillirent causer de la bisbille. Le grand Pierre, qui n’avait pas le sou, voulait se marier « au dernier vivant les biens », la Grand’Quette ne voulait lui en laisser que la jouissance, et devant l’entêtement des deux futurs, le notaire l’Heureux restait perplexe.
Comment cet honorable officier public arrangea-t-il l’affaire ? Dame, c’est du domaine des secrets professionnels, mais toujours est-il que le lundi gras de l’année{{lié}}1894, Léocadie Dubois, toute candide sous son voile blanc, faisait don de sa personne virginale au beau Pierre Daudelin.
Mais revenons au temps où la Grand’Quette était encore demoiselle et que, tant bien que mal, plutôt mal que bien, elle nous apprenait à lire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||LA VISITE DE MONSIEUR LE CURÉ|83|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki />
Ce dimanche-là, monsieur le curé avait annoncé la visite des écoles : lundi, le village, mardi, les Seize, mercredi, le haut et le bas de Fleury, jeudi, le bas de Salvail et Michaudville et, enfin, vendredi, le haut de Salvail.
Dès le lendemain, grand émoi à l’école de la Quette, où l’on veut faire une réception grandiose à monsieur le curé.
Nous, les petits de {{lié|l’A B C}}, nous eûmes congé, la maîtresse négligea de faire réciter la grammaire, l’histoire, le catéchisme… et quant aux « règles » … dame ! on remit l’arithmétique à plus tard. On se contentait d’une demi-heure de lecture dans le ''Premier Livre'' ou le ''Devoir du Chrétien'' et à peine cette lecture terminée, on voyait arriver Charles Fontaine, le violoneux du rang. Alors les livres rentraient dans les sacs de toile, Fontaine accordait son violon et l’école retentissait d’une horrible cacophonie.
Quatre heures sonnant, Fontaine quittait l’école suivi de tous les élèves, à l’exception de Maxime Cayen qui s’enfermait en grand secret avec la maîtresse.
Maxime était le coq de l’école, à peine âgé de neuf ans, il allait bientôt « marcher au catéchisme », et les élèves se disaient avec une pointe d’envie : « Il apprend le compliment ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/92
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|84|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude><nowiki />
Pendant ce temps, on n’était pas inactif dans le rang. On avait décidé de construire une grande arche devant l’école, et Joseph Graveline avait apporté un « voyage double » de sapins et de balises. Joseph Lamoureux avait fourni les madriers nécessaires à la construction de l’estrade, Jean Lareau, qui était un peu ouvrier, s’offrit pour « monter ça », Pierre Désautels apporta toutes les catalognes de sa grand’maison pour recouvrir l’estrade, enfin tout le monde fut mis à contribution.
On travaillait jours et nuits… Au milieu de ces décorateurs d’occasion, la Grand’Quette, affairée, soucieuse, se multipliait, donnant des conseils, discutant, pressant les travaux… hélas ! si l’on n’allait pas terminer en temps.
Enfin le grand jour arriva !…
En montant la côte « à chez Ferrier Lemieux, » monsieur le curé ne fut pas peu surpris de trouver le chemin « balisé ». À la campagne, on « balise » pour la procession de la Fête-Dieu, quelquefois pour la visite de l’évêque, mais pour la visite du curé, mon Dieu, {{corr|çà|ça}} ne se voit guère !
Monsieur le curé était un esprit distingué, chez qui la science et l’humilité se disputaient la palme. Il avait su se plier aux intelligences<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/93
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/282
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr|''DU SAVOIR-VIVRE''||265}}</noinclude><section begin="Naïveté"/><nowiki/>
Cette charmante qualité de l'enfance et de
la prime jeunesse devient niaiserie quand la
jeunesse s'en va.
Une demoiselle de trente ans qui manifeste
les mêmes ignorances qu'à douze ans, à seize
ans, prête à rire.
Une âme peut rester candide toute une
longue, longue vie. Jusqu'à la plus extrême
vieillesse, la compréhension du mal demeure
à la porte de certains esprits sans y entrer. Qui
ne connaît une aïeule ayant su accomplir tous
ses devoirs d'épouse et de mère sans que l'intime
pureté de son cœur ait jamais été troublée
par la corruption ambiante ?
Mais cette personne dont la candeur est un
joyau précieusement gardé n'a pas le droit
d'être naïve, de devenir niaise, de lancer des
remarques ridicules, de poser des questions
saugrenues. Ou alors le droit des autres, c'est
de rire de sa simplicité.
Autant la naïveté gracieuse faite de candeur
vraie est jolie, autant l'autre est absurde.
La naïveté est une fleur ravissante, mais elle n'a qu'une saison<section end="Naïveté"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Crenne - Songe (1541).djvu/59
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ment estoit d’une si subtile toille de pourpre, qu’elle n’ocupoit aultrement l’admirable & deificque beaulté corporelle de ceste dame, que faict ung cler voire, subtil, adapté devant quelque belle figure ou ymaige, elle portoit sur son chef ung chappeau de roses blanches & vermeilles, qui couvroient ses candides espaulles : Ausquelles en blancheur nulle neige ou rose blanche ne se povoit equiparer. Je vis ses siderez yeulx rians & joyeulx, qui la manifestoient à toute lyesse disposée : elle estoit generalement de tous ses membres si bien formée, que par langue humaine ne se pourroit ne se pourroit exprimer. Assez proche d’elle estoit ung jeune personnage, lequel tenoit en sa main ung arc, & si avoit grand nombre de sagettes, dont la plus grand part<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>estoient dorées. Il avoit sur ses espaulles deux æsles de plusieurs & diverses couleurs. Ces choses distinctement considerées, me fut facile à conjecturer, que ce jeune enfant estoit celuy que j’avois si merveilleusement increpé : parquoy je compris que la dame, estoit celle qui la pomme contentieuse obtint. Ainsi come il approchoit du lieu où les desolez amantz assistoient, je veis que le petit Cupido regardant sa mere, apperceust que la ceincture d’icelle se desnouoit : & à l’heure il l’en advertit. Puis j’entendis que la déesse soubzriant telles parolles prononca :
{{c|{{all-sc|{{sp|Venu}}s.}}|mt=2em|mb=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
dqj9e0x7o252bvxodr7tdzwowo86m0q
Page:Crenne - Songe (1541).djvu/61
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{lettrine4|P}}Our certain, mon trescher filz, je suis joyeuse que de ceste chose m’as advisée : car en ceste ceincture consiste amour, cupiditez, delectations, doulces suasions, & toutes aultres choses : qui decoivent la pensée de tous hommes. Certes c’est celle (laquelle soubz faulx donné à entendre) Juno impetra de moy dont advint que sans ma coulpe, je fuz fort nuysible aux nobles Troyens, que je desiroys favoriser :
{{c|{{all-sc|{{sp|Interlocution de la<br>Dame Helisenn}}e.}}|mt=2em|mb=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
51jxtajcx50xgz5li19tntp50gi7cs4
Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/272
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CCH
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr|268|— 1816 —|}}</noinclude>temps que le {{sc|conseil de guerre}} chargé de remplacer, pendant l’état de siège, la cour prévôtale ainsi que les autres juridictions criminelles légales ; composée de cinq officiers de la garnison, cette ''commission militaire'', à la vérité, ne devait avoir qu’une existence nominale ; elle resta une simple menace ; en revanche, le {{sc|conseil de guerre}} entra sur-le-champ en fonctions. Par un coupable oubli des règles de la plus vulgaire justice, le général Donnadieu n’avait pas craint de donner la présidence de ce tribunal à un homme que son rôle, durant les derniers jours, rendait tout à la fois acteur, témoin et juge dans les faits sur lesquels il allait prononcer ; il avait composé ce conseil ainsi : le colonel Vautré, ''président'' ; le chef de bataillon Duclaux-Deymard, les capitaines Guenerat et Demarry, le lieutenant Mack, le sous-lieutenant Benoît, le sergent-major Paquel, ''juges'' ; les capitaines Charpenay, faisant fonctions de ''procureur du roi'', et Roudier, ''capitaine rapporteur'' ; Bernard, ''greffier'',
Ce fut à onze heures du matin, moins de deux heures après sa constitution, que ce conseil ouvrit sa séance et fit comparaître devant lui ''trente'' des prisonniers capturés par M. de Vautré lui-même et qu’il avait conduits dans la prison, d’où la garde les amenait. Quelques questions adressées isolément, la veille, par le prévôt Planta à ces malheureux, sans la moindre confrontation entre eux ou avec des témoins, constituaient toute la procédure. Il y a plus, ignorant leur mise en jugement immédiate, le plus grand nombre n’avaient pas songé à se pourvoir de défenseurs. Ce fut par une sorte de hasard que trois avocats, MM. Sappey, Mallein et Vial, choisis à l’avance par cinq d’entre eux, se trouvèrent présents dans la salle.
L’audience ouverte, le capitaine rapporteur expose brièvement les faits, et conclut à la peine de mort contre les trente accusés. Lorsqu’il a cessé de parler, M. de Vautré interpelle un cultivateur placé le premier sur le banc et lui demande son nom ; celui-ci le donne. Le colonel appelle aussitôt les témoins ; c’étaient quatre soldats de sa légion ; ils se présentent<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Dieu m’a envoyé devant vous pour la conservation de votre vie ;
et, vers.{{lié}}8 : Vous ne m’avez pas amené ici, mais Dieu. Et Dieu
dit, ''Exod.'' {{rom|VII}},{{lié}}3 : J’endurcirai le cœur de Pharaon. Et Moïse
dit, ''Deuter.'', {{rom|ii}},{{lié}}30 : Mais Sihon, roi de Hesbon, ne voulut point
nous laisser passer par son pays. Car l’Éternel, ton Dieu, avait
endurci son esprit et roidi son cœur, afin de le livrer entre
tes mains. » Et David dit de Sémeï, 2.{{lié}}''Sam.'' {{rom|xvi}},{{lié}}10 : « Qu’il maudisse, car l’Éternel lui a dit, maudis David ; et qui lui dira,
pourquoi l’as-tu fait ? Et, I.{{lié}}''Rois'', {{rom|xii}},{{lié}}15 : Le roi (Roboham) n’écouta point le peuple, car cela était conduit ainsi par l’Éternel. ''Job.'' {{rom|xii}},{{lié}}16 : C’est à lui qu’appartient tant celui qui s’égare, que celui qui le fait égarer, v.{{lié}}17. Il met hors de sens les juges, v.{{lié}}24. Il ôte le cœur aux chefs des peuples, et il les fait errer dans les déserts, v.{{lié}}25. Il les fait chanceler comme des gens qui sont ivres. » Dieu dit du
roi d’Assyrie, ''Esaï'', {{rom|x}},{{lié}}6 : « Je le dépêcherai contre le peuple, afin qu’il fasse un grand pillage, et qu’il le rende foulé comme la boue
des rues. » Et Jérémie dit, ''Jérém.'' {{rom|x}},{{lié}}23 : « Éternel, je connais que la voie de l’homme ne dépend pas de lui, et qu’il n’est pas au
pouvoir de l’homme qui marche d’adresser ses pas. » Et Dieu dit,
''Ezéch.'' {{rom|III}},{{lié}}20 : « Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, lorsque j’aurai mis quelque achoppement devant lui, il
mourra. » Et le Sauveur dit, ''Jean'', {{rom|vi}},{{lié}}44 : « Nul ne peut venir à
moi, si le Père qui m’a envoyé ne le tire. » Et saint Pierre, ''Act.'' {{rom|ii}},{{lié}}23 : « Jésus ayant été livré par le conseil défini et par la providence
de Dieu, vous l’avez pris. » Et ''Act.'' {{rom|iv}}, 27, 28 : « Hérode et Ponce
Pilate avec les Gentils et les peuples d’Israël se sont assemblés, pour
faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient auparavant
déterminées devoir être faites. » Et saint Paul, ''Rom.'' {{rom|ix}},{{lié}}16.
« Ce n’est point du voulant, ni du courant, mais de Dieu qui fait
miséricorde. Et v.{{lié}}18. Il fait donc miséricorde à celui à qui il veut,
et il endurcit celui qu’il {{Nec|veut. v.{{lié}}19.}} Mais tu me diras : Pourquoi
se plaint-il encore, car qui est-ce qui peut résister à sa volonté ?
v.{{lié}}20. Mais plutôt, ô homme, qui es-tu, toi qui contestes contre
Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi
m’as-tu faite ainsi ? Et I{{lié}}''Cor.'' {{rom|iv}},{{lié}}7. Qui est-ce qui met de la différence entre toi et un autre, et qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et
I{{lié}}Cor. {{rom|XII}},{{lié}}6 : Il y a diversité d’opérations, mais il y a un même Dieu qui opère toutes choses en tous. » Et ''Ephes.'' {{rom|ii}},{{lié}}10. « Nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ à bonnes œuvres, que Dieu<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/273
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr||— 1816 —|269}}</noinclude>ensemble : « Reconnaissez-vous l’accusé ? leur dit M. de Vautré. Les soldats répondent affirmativement. Le colonel déclare le débat terminé. L’accusé se lève et veut faire une observation : « Tais-toi, coquin ! » lui crie le président ; le malheureux insiste pour parler ; mais ces mots : « Veux-tu bien te taire ! » l’arrêtent ; il se rassied. Le colonel demande alors aux trois avocats s’ils consentent à défendre d’office le prévenu. MM. Sappey et Mallein répondent qu’ils y sont disposés ; mais ils ajoutent que, voyant cet accusé pour la première fois, et ne connaissant pas ses moyens de défense, ils sollicitent un délai suffisant pour conférer avec lui. « Le conseil ne peut accorder aucun délai, répond le colonel ; il faut en finir. Voulez-vous ou non accepter la défense ? » M. Sappey s’y décide ; il ne prononce que quelques mots. « C’est encore bien long ; nous n’en finirons jamais, si chacun des accusés doit nous tenir autant, » dit à haute voix le colonel en se tournant vers ses collègues pour recueillir leur opinion. Mais, se ravisant tout à coup, il propose au conseil de réunir toutes les causes et de ne prononcer qu’un seul et même jugement ; son avis est adopté, et les vingt-neuf accusés restants, mis tour à tour en présence des témoins, devant le bureau des juges, reviennent successivement s’asseoir sur leur banc. Après cette espèce d’appel nominal, M. de Vautré demande aux trois avocats s’ils veulent accepter la défense des vingt-cinq prisonniers qui n’ont point de conseils. MM. Sappey et Mallein répondent qu’ils y consentent ; mais ils font observer de nouveau qu’ils ont besoin de délai. « Je vous répète que le conseil ne peut vous accorder aucun délai, réplique le colonel, et je vous avertis que, si vous refusez, je donnerai pour défenseur d’office à tous les accusés le premier tambour qui me tombera sous la main. » Les trois avocats déclarent alors qu’ils plaideront. « Mais soyez courts, ajoute le colonel ; le conseil n’entend pas rester en séance jusqu’à demain. » MM. Mallein et Sappey prennent tour à tour la parole, ou, pour dire mieux, présentent quelques observations. Quelle défense, en effet, pouvaient-ils prononcer,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/380
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>a préparées afin que nous y marchions. » Et ''Philipp.'' {{rom|ii}},{{lié}}13 :
« C’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le parfaire, selon
son bon plaisir. » On peut ajouter à ces passages tous ceux qui font
Dieu auteur de toute grâce et de toutes les bonnes inclinations, et
tous ceux qui disent que nous sommes comme morts dans le péché.
{{ancre|p10}}10. Voici maintenant les passages neutres, selon {{M.|Hobbes}}. Ce
sont ceux où l’Écriture sainte dit que l’homme a le choix d’agir, s’il
veut, ou de ne point agir, s’il ne veut point. Par exemple, ''Deuter.'',
{{rom|xxx}},{{lié}}19. « Je prends aujourd’hui à témoin le ciel et la terre contre
vous, que j’ai mis devant toi la vie et la mort : choisis donc la vie
afin que tu vives, toi et ta postérité. » Et ''Jos.'', {{rom|XXIV}},{{lié}}15. « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. » Et Dieu dit à Gad, le
prophète, 2.{{lié}}''Sam.'', {{rom|xxiv}},{{lié}}12. « Va, dis à David : Ainsi a dit l’Éternel : j’apporte trois choses contre toi ; choisis l’une des trois, afin
que je te la fasse. » Et ''Esaï'', {{rom|VII}},{{lié}}16. « Jusqu’à ce que l’enfant sache rejeter le mal, et choisir le bien. » Enfin, les passages que
{{M.|Hobbes}} reconnaît paraître contraires à son sentiment, sont tous
ceux où il est marqué que la volonté de l’homme n’est point conforme
à celle de Dieu ; comme, ''Esaï'', {{rom|v}},{{lié}}4. « Qu’y avait-il plus à faire
à ma vigne, que je ne lui aie fait ? pourquoi ai-je attendu qu’elle
produisît des raisins, et elle a produit des grappes sauvages ? »
Et Jérémie, {{rom|XIX}},{{lié}}5. « Ils ont bâti de hauts lieux à Bahal, pour brûler au feu leurs fils pour holocaustes à Bahal, ce que je n’ai point
commandé, et dont je n’ai point parlé, et à quoi je n’ai jamais
pensé. » Et Osée, {{rom|xiii}},{{lié}}9. « Ô Israël, ta destruction vient de toi, mais ton aide est en moi. » Et, I.{{lié}}''Tim.'', {{rom|ii}},{{lié}}4. « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu’ils viennent à la connaissance de la
vérité. » Il avoue pouvoir rapporter quantité d’autres passages,
comme ceux qui marquent que Dieu ne veut point l’iniquité, qu’il
veut le salut du pécheur, et généralement tous ceux qui font
connaître que Dieu commande le bien et défend le mal.
{{ancre|p11}}11. Il répond à ces passages, que Dieu ne veut pas toujours ce
qu’il commande, comme lorsqu’il commanda à Abraham de sacrifier
son fils ; et que sa volonté révélée n’est pas toujours sa volonté pleine
ou son décret, comme lorsqu’il révéla à Jonas que Ninive périrait dans
quarante jours. Il ajoute aussi, que lorsqu’il est dit que Dieu veut le
salut de tous, cela signifie seulement que Dieu commande que tous
fassent ce qu’il faut pour être sauvés : et que lorsque l’Écriture dit
que Dieu ne veut point le péché, cela signifie qu’il le veut punir. Et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/417
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Chlg
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{Toute la lyre/pgmarge||
{{Toute la lyre/variante||''il est roi''}}
Je suis roi chez les fleurs vermeilles.
{{Toute la lyre/var|Le |bas|bord de la robe de Dieu…}}
}}
{{t5|XX. GROS TEMPS LA NUIT.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 114.|
{{Toute la lyre/variante||''Le ciel est noir ;'' }}
{{Toute la lyre/variante||''La nuit''}}
Le vent hurle ; la rafale…
{{Toute la lyre/var|Serpent, |autour|au bas du ciel sombre…}}
{{Toute la lyre/variante|Et |''gronde''}}
{{Toute la lyre/variante|Et |''sonne''}}
Et bondit comme la cloche…
|v=5em}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 115.|
{{Toute la lyre/variante||Se tord sur la lame }}
Se roule sur le flot rauque…
{{Toute la lyre/var|La mer |dit son chant|chante un chant barbare. }}
{{Toute la lyre/variante||La pluie }}
Le ciel et la mer font rage.
{{Toute la lyre/variante||L’étrave }}
La vergue au câble, la roue…
}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 116.|
{{Toute la lyre/var|Tout prend un |''sombre''|hideux langage ; }}
Le roulis parle au tangage,
{{Toute la lyre/var|La |vergue|hune au foc…|mg=3em}}
}}
{{t5|XXII. ''C’EST L’HEURE OU LE SÉPULCRE APPELLE LA CHOUETTE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 118.|
{{Toute la lyre/var|On voit sur l’horizon |la vague|l’étrange silhouette }}
{{Toute la lyre/var|D’un |''grand bras noir couvert d’écailles de serpent''|bras énorme ayant des courbes de serpent…}}
{{Toute la lyre/var|Dans l’immensité |sainte prodiges|bleue aux aurores ouverte…}}
{{Toute la lyre/var|Lui, qui veut tout |tarir|flétrir, que fait-il donc germer ? }}
{{Toute la lyre/var|Et |''l’obscure''|la vague rumeur des ruches endormies…}}
}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>quant au reste, {{M.|Hobbes}} le rapporte à des manières de parler
humaines. Mais on lui répondra qu’il n’est pas digne de Dieu que sa
volonté révélée soit opposée à sa volonté véritable : que ce qu’il fit
dire aux Ninivites par Jonas était plutôt une menace qu’une prédiction,
et qu’ainsi la condition de l’impénitence y était sous-entendue :
aussi les Ninivites le prirent-ils dans ce sens. On dira aussi qu’il est
bien vrai que Dieu, commandant à Abraham de sacrifier son fils, voulut
l’obéissance, et ne voulut point l’action, qu’il empêcha après avoir
obtenu l’obéissance ; car ce n’était pas une action qui méritât par
elle-même d’être voulue. Mais qu’il n’en est pas de même dans les actions
qu’il marque de vouloir positivement, et qui sont en effet dignes
d’être l’objet de sa volonté. Telle est la piété, la charité, et toute
action vertueuse que Dieu commande ; telle est l’omission du péché,
plus éloigné de la perfection divine, que toute autre chose. Il vaut
donc mieux incomparablement expliquer la volonté de Dieu comme
nous l’avons fait dans cet ouvrage : ainsi nous dirons que Dieu, en
vertu de sa souveraine bonté, a préalablement une inclination
sérieuse à produire, ou à voir et à faire produire tout bien et toute
action louable ; et à empêcher, ou à voir et à faire manquer tout mal,
et toute action mauvaise : mais qu’il est déterminé par cette même
bonté, jointe à une sagesse infinie, et par le concours même de toutes
les inclinations préalables et particulières envers chaque bien, et
envers l’empêchement de chaque mal, à produire le meilleur dessein
possible des choses ; ce qui fait sa volonté finale et décrétoire ; et que
ce dessein du meilleur étant d’une telle nature, que le bien y doit être
rehaussé, comme la lumière par les ombrages de quelque mal,
incomparablement moindre que ce bien. Dieu ne pouvait point exclure ce
mal, ni introduire certains biens exclus dans ce plan, sans faire du
tort à sa suprême perfection, et que c’est pour cela qu’on doit dire
qu’il a permis le péché d’autrui, parce que autrement il aurait fait
lui-même une action pire que tout le péché des créatures.
{{ancre|p12}}12. Je trouve que l’évêque de Derry a au moins raison de dire,
article{{lié}}{{rom|xv}}, dans sa réplique, {{pg|153}}, que le sentiment des adversaires est contraire à la piété, lorsqu’ils rapportent tout au seul pouvoir de
Dieu ; et que {{M.|Hobbes}} ne devait point dire que l’honneur ou le
culte est seulement un signe de la puissance de celui qu’on honore,
puisqu’on peut encore et qu’on doit reconnaître et honorer la
sagesse, la bonté, la justice et autres perfections : ''{{lang|la|Magnos facile laudamus, bonos libenter.}}'' Que cette opinion, qui dépouille Dieu de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>toute bonté et de toute justice véritable, qui le représente comme
un tyran, usant d’un pouvoir absolu, indépendant de tout droit et de
toute équité, et créant des millions de créatures pour être malheureuses
éternellement, et cela sans autre vue que celle de montrer
sa puissance ; que cette opinion, dis-je, est capable de rendre les
hommes très mauvais ; et que, si elle était reçue, il ne faudrait point
d’autre diable dans le monde pour brouiller les hommes entre eux
et avec Dieu, comme le serpent fit en faisant croire à Ève que Dieu
lui défendant le fruit de l’arbre ne voulait point son bien. {{M.|Hobbes}}
tâche de parer ce coup dans sa duplique ({{pg|160}}), en disant que la
bonté est une partie du pouvoir de Dieu, c’est-à-dire le pouvoir de
se rendre aimable. Mais c’est abuser des termes par un faux-fuyant,
et confondre ce qu’il faut distinguer ; et dans le fond, si Dieu n’a
point en vue le bien des créatures intelligentes, s’il n’a point d’autres
principes de la justice que son seul pouvoir qui le fait produire ou
arbitrairement ce que le hasard lui présente, ou nécessairement tout
ce qui se peut, sans qu’il y ait du choix fondé sur le bien, comment
peut-il se rendre aimable ? C’est donc la doctrine ou de la puissance
aveugle, ou du pouvoir arbitraire, qui détruit la piété : car l’une
détruit le principe intelligent ou la providence de Dieu, l’autre lui
attribue des actions qui conviennent au mauvais principe. La justice
en Dieu, dit {{M.|Hobbes}} ({{pg|161}}), n’est autre chose que le pouvoir
qu’il a, et qu’il exerce en distribuant des bénédictions et des afflictions.
Cette définition me surprend : ce n’est pas le pouvoir de les
distribuer, mais la volonté de les distribuer raisonnablement, c’est-à-dire
la bonté guidée par la sagesse, qui fait la justice de Dieu. Mais,
dit-il, la justice n’est pas en Dieu comme dans un homme, qui n’est
juste que par l’observation des lois faites par son supérieur. {{M.|Hobbes}}
se trompe encore en cela, aussi bien que {{M.|Puffendorf}}, qui l’a suivi.
La justice ne dépend point des lois arbitraires des supérieurs, mais
des règles éternelles de la sagesse et de la bonté, dans les hommes,
aussi bien qu’en Dieu. {{M.|Hobbes}} prétend au même endroit, que la
sagesse qu’on attribue à Dieu ne consiste pas dans une discussion
logique du rapport des moyens aux fins, mais dans un attribut
incompréhensible, attribué à une nature incompréhensible, pour l’honorer.
Il semble qu’il veut dire, que c’est un je ne sais quoi, attribué à un
je ne sais quoi, et même une qualité chimérique donnée à une substance
chimérique, pour intimider et pour amuser les peuples par
culte qu’ils lui rendent. Car, dans le fond, il est difficile que {{M.|Hobbes}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/383
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>ait une autre opinion de Dieu et de sa sagesse, puisqu’il n’admet que
des substances matérielles. Si {{M.|Hobbes}} était en vie, je n’aurais
garde de lui attribuer des sentiments qui lui pourraient nuire ; mais
il est difficile de l’en exempter : il peut s’être ravisé dans la suite,
car il est parvenu à un grand âge ; ainsi j’espère que ses erreurs
n’auront point été pernicieuses pour lui. Mais comme elles le
pourraient être à d’autres, il est utile de donner des avertissements à
ceux qui liront un auteur qui, d’ailleurs, a beaucoup de mérite, et
dont on peut profiter en bien des manières. Il est vrai que Dieu ne
raisonne pas, à proprement parler, employant du temps comme nous,
pour passer d’une vérité à l’autre ; mais, comme il comprend tout à
la fois toutes les vérités et toutes les liaisons, il connaît toutes les
conséquences, et il renferme éminemment en lui tous les raisonnements
que nous pouvons faire, et c’est pour cela même que sa
sagesse est parfaite.
{{—|6|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essais de Théodicée/Réflexions sur l’ouvrage de M. Hobbes : De la liberté, de la nécessité et du hasard
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text/x-wiki
{{TextQuality|100%}}
<pages index="Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu" from=372 to=383 header=1 recueil="[[Essais de Théodicée]]" />
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Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/274
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr|270|— 1816 —|}}</noinclude>quand ils ne savaient rien des circonstances particulières à la position de chacun de leurs malheureux clients, et qu’ignorant même leurs noms, ils ne pouvaient désigner les infortunés dont ils essayaient de disputer la vie autrement que par la forme de leur coiffure ou par la couleur de leurs cheveux, la nature et la teinte de leurs vêtements ? « Abrégeons ! abrégeons ! » répétait d’ailleurs, à chaque minute, le colonel Vautré. M. Vial, chargé de la défense de M. Morin, pharmacien à Lamure, fut entendu le dernier. L’accusation faisait une part spéciale à M. Morin ; elle lui reprochait d’avoir tenu un bureau ouvert d’enrôlements pour l’insurrection. Le président arrêta son avocat dès les premiers mots : « C’est vraiment une chose incroyable, s’écria-t-il, de voir défendre un pareil scélérat !
— Mais où sont les preuves qu’il soit tel ? réplique le défenseur.
— Les preuves ! vous osez demander des preuves ? Mais elles sont plus claires que le jour ! Allez, vous devriez rougir de vous constituer l’avocat d’un misérable qu’on aurait dû fusiller sur-le-champ !
— Mais, monsieur le président, je le répète, il n’existe pas la moindre preuve de culpabilité dans la procédure.
— La procédure ! Allez, allez, je n’en ai pas besoin, de votre procédure ! je connais l’affaire de ce brigand ; est-ce que je ne suis pas allé sur les lieux ? Tout le gribouillage que vous pouvez nous débiter est parfaitement inutile. »
M. Vial n’en continue pas moins son plaidoyer ; mais la patience échappe bientôt au colonel : « Allons, voyons, dit-il en interrompant de nouveau l’avocat, aurez-vous bientôt fini ?
— Monsieur le président, s’écrie M. Mallein en se levant avec vivacité, les lois qui régissent les conseils de guerre, comme celles suivies par tous les autres tribunaux, veulent que tout accusé soit défendu. Nous sommes ici en vertu du pouvoir que nous ont donné quelques accusés, et de celui que vous-même nous avez conféré à l’égard des autres prévenus. La loi nous permet, nous ordonne de dire tout ce qui peut<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Philidor L analyze des echecs.djvu/87
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/* Lettrine ou pas Lettrine */ nouvelle section
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text/x-wiki
== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
kumpapjuwwk85r3puh62c9sjg4qvt0m
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2026-06-26T20:14:47Z
Lorlam
85998
/* Lettrine ou pas Lettrine */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
:re-bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : j'ai proposé une autre tentative peut-être plus proche de celle du fs... Dis moi si ça te convient !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:14 (UTC)
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Lorlam
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/* Lettrine ou pas Lettrine */ Réponse
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== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
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Fabrice Dury
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/* Lettrine ou pas Lettrine */
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== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
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== Lettrine ou pas Lettrine ==
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Fabrice Dury
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Lorlam
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== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
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Fabrice Dury
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== Lettrine ou pas Lettrine ==
Bonjour @[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] : Je ne comprend pas pourquoi tu as révoqué ma modification pour cette page... Tu ne voulais pas de la Lettrine comme sur le fs ? Je trouverais dommage de ne pas en mettre, comme sur les autres débuts de "Renvois"... Bon, ici le rendu du fs est un peu différent de la majorité des autres occurences du texte, parce que le commentaire du premier coup de blanc tient sur deux lignes... si tu préfère je peux essayer de remettre une Lettrine et de sauter une ligne pour le coup de noir ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 26 juin 2026 à 20:04 (UTC)
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::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]]. La correction est un pau forte, mais c’est un excellent compromis. Merci. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juin 2026 à 08:29 (UTC)
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Mariage/Présentation
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2026-06-26T20:26:03Z
Sapcal22
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Page créée avec « Premier roman de Susan Ferrier, aussi nommée la Jane Austen écossaise, traduit 7 ans après sa parution… le ''Mariage'' raconte la vie après… la vie dans le grand monde et la petite noblesse d’Écosse et d’Angleterre, l’enlèvement pour échapper à un mariage arrangé, la réalité qui rattrape le jeune couple… »
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text/x-wiki
Premier roman de Susan Ferrier, aussi nommée la Jane Austen écossaise, traduit 7 ans après sa parution… le ''Mariage'' raconte la vie après… la vie dans le grand monde et la petite noblesse d’Écosse et d’Angleterre, l’enlèvement pour échapper à un mariage arrangé, la réalité qui rattrape le jeune couple…
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2026-06-26T20:27:16Z
Sapcal22
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text/x-wiki
{{PrésentationWS}}
Premier roman de Susan Ferrier, aussi nommée la Jane Austen écossaise, traduit 7 ans après sa parution… le ''Mariage'' raconte la vie après… la vie dans le grand monde et la petite noblesse d’Écosse et d’Angleterre, l’enlèvement pour échapper à un mariage arrangé, la réalité qui rattrape le jeune couple…
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Page:Vaulabelle - Histoire des deux restaurations jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, tome 4.djvu/275
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CCH
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="CCH" />{{nr||— 1816 —|271}}</noinclude>disculper nos clients ; elle nous garantit, en outre, des égards que cependant nous n’obtenons pas de vous !
— Ce que je dis là n’est ni pour vous ni pour celui-ci, répond le président en désignant M. Sappey ; mais pour ''cet autre'' qui nous fatigue avec ses phrases, ajoute-t-il en montrant M. Vial ; sans lui, il y a déjà une heure que nous aurions fini. » S’adressant alors M. Vial « Allons, lui dit-il, puisqu’il le faut, continuez. » M. Vial acheva sa défense, mais non sans exciter les fréquents murmures de M. de Vautré, qui répétait parfois, en raillant et à haute voix, les paroles de l’avocat, et les accompagnait de commentaires moqueurs.
L’officier faisant fonction de procureur du roi donna ses conclusions, et le conseil se retira pour délibérer. L’interrogatoire des accusés s’était borné, pour ainsi dire, à un simple appel nominal ; les dépositions des témoins n’avaient pas été autre chose que des reconnaissances d’identité ; la défense de chaque accusé avait rarement dépassé une durée de quelques minutes ; il était dès lors probable que les collègues de M. de Vautré, confondant tous les accusés dans une seule catégorie de coupables, rendraient une sentence de mort en bloc. Heureusement pour quelques-uns des prévenus, le sous-lieutenant Benoît avait pris à la dérobée quelques notes qui lui permirent de ranger les accusés en plusieurs classes. Six prévenus, entre autres, étaient des habitants de la Tronche et des environs, qu’une patrouille de dragons avait arrêtés le 5, en plein jour, lorsqu’ils s’entretenaient paisiblement sur la route. Pas un des juges n’ignorait que les gens de cette vallée étaient restés absolument étrangers à l’insurrection ; mais, au milieu de la rapidité et de la confusion du débat, cette circonstance avait complétement échappé au conseil, et ces malheureux se fussent certainement trouvés enveloppés dans la condamnation commune, si, consultant ses notes, M. Benoît n’eût fait valoir leur innocence auprès de ses collègues ; il demanda leur acquittement absolu. Seul, M. de Vautré combattit la proposition ; il convenait que ces accusés ne méritaient pas la peine<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Utilisation des sous-produits de la vigne et du vin - 1910.pdf/29
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {| class="wikitable" |+ '''Compositions des raisins de quelques cépages''' (d'après M. Bouffard). |- | {{centré|Composition % des divers éléments}}|| {{centré| {{caché|..}}ARAMON{{caché|..}} }}|| {{centré|{{caché|.}} CARIGNAN {{caché|.}}}}|| {{centré| PIQUEPOUL }}|| {{centré|{{caché|....}}PINOT{{caché|....}}}}|| {{centré| {{caché|.}}CABERNET{{caché|.}} }} |- |{{accolade(|{{caché|ppp}}Constitution de la grappe{{caché|pp}}|Rafles... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr| | LES DÉRIVÉS TARTRIQUES | 17 }}
{{séparateur|36}}</noinclude>{| class="wikitable"
|+ '''Compositions des raisins de quelques cépages''' (d'après M. Bouffard).
|-
| {{centré|Composition % des divers éléments}}|| {{centré| {{caché|..}}ARAMON{{caché|..}} }}|| {{centré|{{caché|.}} CARIGNAN {{caché|.}}}}|| {{centré| PIQUEPOUL }}|| {{centré|{{caché|....}}PINOT{{caché|....}}}}|| {{centré| {{caché|.}}CABERNET{{caché|.}} }}
|-
|{{accolade(|{{caché|ppp}}Constitution de la grappe{{caché|pp}}|Rafles....................................<br>Grains....................................|2|largeur=}}
|| {{centré|4,07<br>95,93}}|| {{centré|3,OO<br>97,00}}|| {{centré|4,15<br>95,85}}|| {{centré|1,61<br>98,39}}|| {{centré|2,79<br>97,21}}
|-
|{{accolade(|{{caché|pppp}}Constitution du grain.{{caché|pppp}}|Poids du grain.......................<br>Pulpes...................................<br>Peaux....................................<br>Pépins...................................|4|largeur=}}
|| {{centré| 33,69<br>88,81<br>9,45<br>1,74 }}|| {{centré| 2,58<br>89,40<br>7,60<br>3,00 }}|| {{centré| 2,68<br>91,90<br>5,63<br>2,47 }}|| {{centré| 1,20<br>88,51<br>6,61<br>4,88 }}|| {{centré| 1,27<br>84,21<br>8,94<br>6,85 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique de la pulpe.}}|Densité du jus.......................<br>Eau.......................................<br>Sucre fermentescible............<br>Bitartrate de potasse............<br>Acide tartrique libre...............<br>Acide malique et autres.......<br>Matières azotées..................<br>— minérales.........................<br>Ligneux isoluble....................<br>Matières non dosées............|10|largeur=}}
|| {{centré| 1,064<br>82,45<br>14,09<br>0,62{{brn|0.9}}0,4 à 0,7{{brn|0.9}}0,27<br>0,13<br>0,43<br>1,61}}|| {{centré| 1,076<br>77,85<br>16,12<br>0,62{{brn|0.9}}0,05 à 1{{brn|0.9}}0,18<br>0,17<br>0,68<br>3,80 }}|| {{centré| 1,060<br>80,67<br>15,88<br>0,53{{brn|0.9}}0,6 à 0,8{{brn|0.9}}0,21<br>0,30<br>0,33<br>1,42 }}|| {{centré| 1,092<br>75,31<br>19,55<br>0,67{{brn|0.9}}0,03 à 0,2{{brn|0.9}}0,46<br>0,06<br>0,36<br>3,36 }}|| {{centré| 1,080<br>79,04v<br>16,60<br>0,49{{brn|0.9}}0,03 à 0,3{{brn|0.9}}0,32<br>0,21<br>0,29<br>2,74 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des peaux}}|Eau.......................................<br>Tanin.....................................<br>Bitartrate de potasse............<br>Acides libres.........................<br>Ligneux.................................<br>Matières minérales...............<br>— colorantes........................|7|largeur=}}
|| {{centré|76,80<br>1,27<br>0,88<br>0,69<br>20,10<br>1,83<br>»}}|| {{centré| 73,76<br>1,61<br>1,07<br>0,70<br>27,73<br>1,90<br>» }}|| {{centré| 73,52<br>0,50<br>0,80<br>0,49<br>24,49<br>1,69<br>» }}|| {{centré| 67,30<br>1,53<br>0,92<br>0,27<br>29,98<br>1,29<br>» }}|| {{centré| 72,98<br>0,95<br>»<br>»<br>24,30<br>1,87<br>» }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des pépins}}|Eau.......................................<br>Huile.....................................<br>Acides volatils......................<br>Tanin.....................................<br>Matières résineuses.............<br>Ligneux.................................<br>Matières minérales...............|7|largeur=}}
|| {{centré| 34,82<br>6,92<br>0,57<br>2,56<br>4,45<br>48,82<br>1,86 }}|| {{centré| 33,28<br>7,81<br>0,81<br>0,31<br>1,35<br>54,66<br>1,78}}|| {{centré| 31,31<br>8,81<br>0,64<br>0,81<br>1,40<br>55,66<br>1,33 }}|| {{centré| 29,54<br>7,98<br>1,04<br>4,17<br>5,40<br>50,12<br>1,75 }}|| {{centré| 30,27<br>4,79<br>0,84<br>2,67<br>3,97<br>56,02<br>1,44 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des rafles}}|Eau.......................................<br>Tanin.....................................<br>Bitartrate de potasse............<br>Acides libres.........................<br>Matières résineuses.............<br>— minérales.........................<br>Ligneux.................................|7|largeur=}}
|| {{centré| 79,66<br>1,23<br>0,92<br>0,33<br>1,07<br>2,33<br>15,71 }}|| {{centré| 69,50<br>1,01<br>1,01<br>0,48<br>0,85<br>2,68<br>25,95 }}|| {{centré| 75,48<br>1,03<br>1,15<br>0,35<br>0,81<br>1,82<br>20,59 }}|| {{centré| 45,46<br>0,34<br>0,50<br>1,18<br>0,91<br>4,24<br>49,05 }}|| {{centré| 53,25<br>0,2<br>»<br>»<br>1,12<br>3,83<br>41,60 }}
|}
{{a| '''Sous-produits de la vigne et du vin.''' |0|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr| | LES DÉRIVÉS TARTRIQUES | 17 }}
{{séparateur|36}}</noinclude>{| class="wikitable"
|+ '''Compositions des raisins de quelques cépages''' (d'après M. Bouffard).
|-
| {{centré|Composition % des divers éléments}}|| {{centré| {{caché|..}}ARAMON{{caché|..}} }}|| {{centré|{{caché|.}} CARIGNAN {{caché|.}}}}|| {{centré| PIQUEPOUL }}|| {{centré|{{caché|....}}PINOT{{caché|....}}}}|| {{centré| {{caché|.}}CABERNET{{caché|.}} }}
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|{{accolade(|{{caché|ppp}}Constitution de la grappe{{caché|pp}}|Rafles....................................<br>Grains....................................|2|largeur=}}
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|-
|{{accolade(|{{caché|pppp}}Constitution du grain.{{caché|pppp}}|Poids du grain.......................<br>Pulpes...................................<br>Peaux....................................<br>Pépins...................................|4|largeur=}}
|| {{centré| 33,69<br>88,81<br>9,45<br>1,74 }}|| {{centré| 2,58<br>89,40<br>7,60<br>3,00 }}|| {{centré| 2,68<br>91,90<br>5,63<br>2,47 }}|| {{centré| 1,20<br>88,51<br>6,61<br>4,88 }}|| {{centré| 1,27<br>84,21<br>8,94<br>6,85 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique de la pulpe.}}|Densité du jus.......................<br>Eau.......................................<br>Sucre fermentescible............<br>Bitartrate de potasse............<br>Acide tartrique libre...............<br>Acide malique et autres.......<br>Matières azotées..................<br>— minérales.........................<br>Ligneux isoluble....................<br>Matières non dosées............|10|largeur=}}
|| {{centré| 1,064<br>82,45<br>14,09<br>0,62{{brn|0.9}}0,4 à 0,7{{brn|0.9}}0,27<br>0,13<br>0,43<br>1,61}}|| {{centré| 1,076<br>77,85<br>16,12<br>0,62{{brn|0.9}}0,05 à 1{{brn|0.9}}0,18<br>0,17<br>0,68<br>3,80 }}|| {{centré| 1,060<br>80,67<br>15,88<br>0,53{{brn|0.9}}0,6 à 0,8{{brn|0.9}}0,21<br>0,30<br>0,33<br>1,42 }}|| {{centré| 1,092<br>75,31<br>19,55<br>0,67{{brn|0.9}}0,03 à 0,2{{brn|0.9}}0,46<br>0,06<br>0,36<br>3,36 }}|| {{centré| 1,080<br>79,04<br>16,60<br>0,49{{brn|0.9}}0,03 à 0,3{{brn|0.9}}0,32<br>0,21<br>0,29<br>2,74 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des peaux}}|Eau.......................................<br>Tanin.....................................<br>Bitartrate de potasse............<br>Acides libres.........................<br>Ligneux.................................<br>Matières minérales...............<br>— colorantes........................|7|largeur=}}
|| {{centré|76,80<br>1,27<br>0,88<br>0,69<br>20,10<br>1,83<br>»}}|| {{centré| 73,76<br>1,61<br>1,07<br>0,70<br>27,73<br>1,90<br>» }}|| {{centré| 73,52<br>0,50<br>0,80<br>0,49<br>24,49<br>1,69<br>» }}|| {{centré| 67,30<br>1,53<br>0,92<br>0,27<br>29,98<br>1,29<br>» }}|| {{centré| 72,98<br>0,95<br>»<br>»<br>24,30<br>1,87<br>» }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des pépins}}|Eau.......................................<br>Huile.....................................<br>Acides volatils......................<br>Tanin.....................................<br>Matières résineuses.............<br>Ligneux.................................<br>Matières minérales...............|7|largeur=}}
|| {{centré| 34,82<br>6,92<br>0,57<br>2,56<br>4,45<br>48,82<br>1,86 }}|| {{centré| 33,28<br>7,81<br>0,81<br>0,31<br>1,35<br>54,66<br>1,78}}|| {{centré| 31,31<br>8,81<br>0,64<br>0,81<br>1,40<br>55,66<br>1,33 }}|| {{centré| 29,54<br>7,98<br>1,04<br>4,17<br>5,40<br>50,12<br>1,75 }}|| {{centré| 30,27<br>4,79<br>0,84<br>2,67<br>3,97<br>56,02<br>1,44 }}
|-
| {{accolade(|{{centré|Composition chimique des rafles}}|Eau.......................................<br>Tanin.....................................<br>Bitartrate de potasse............<br>Acides libres.........................<br>Matières résineuses.............<br>— minérales.........................<br>Ligneux.................................|7|largeur=}}
|| {{centré| 79,66<br>1,23<br>0,92<br>0,33<br>1,07<br>2,33<br>15,71 }}|| {{centré| 69,50<br>1,01<br>1,01<br>0,48<br>0,85<br>2,68<br>25,95 }}|| {{centré| 75,48<br>1,03<br>1,15<br>0,35<br>0,81<br>1,82<br>20,59 }}|| {{centré| 45,46<br>0,34<br>0,50<br>1,18<br>0,91<br>4,24<br>49,05 }}|| {{centré| 53,25<br>0,2<br>»<br>»<br>1,12<br>3,83<br>41,60 }}
|}
{{a| '''Sous-produits de la vigne et du vin.''' |0|4}}<noinclude>
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{{Interligne|1.5em}}
{{P début|90}}
Kiao-yong met son jeune frère en apprentissage, afin qu’il
puisse gagner sa vie.
La Couleuvre blanche pense au monde, et se revêt d’une
forme humaine.
{{P fin}}
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{{A|Une fée reçoit de grands bienfaits, et par sa reconnaissance elle rachète les fautes de sa vie passée. Elle donne le jour à un fils qui obtient de brillants honneurs. Le nom de Blanche vivra autant que la source qui coule auprès de la pagode de Louï-pong.|5|fs=80%}}
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Sous la dynastie mongole des Youan<ref>La dynastie des Youan a régné en Chine depuis l’an 1260, jusqu’en 1361.</ref>, dans le
district de Tsien-tang, dépendant du département<noinclude>
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Kiao-yong met son jeune frère en apprentissage, afin qu’il
puisse gagner sa vie.
La Couleuvre blanche pense au monde, et se revêt d’une
forme humaine.
{{P fin}}
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{{A|Une fée reçoit de grands bienfaits, et par sa reconnaissance elle rachète les fautes de sa vie passée. Elle donne le jour à un fils qui obtient de brillants honneurs. Le nom de Blanche vivra autant que la source qui coule auprès de la pagode de Louï-pong.|6|fs=80%}}
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Sous la dynastie mongole des Youan<ref>La dynastie des Youan a régné en Chine depuis l’an 1260, jusqu’en 1361.</ref>, dans le
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Kiao-yong met son jeune frère en apprentissage, afin qu’il
puisse gagner sa vie.
La Couleuvre blanche pense au monde, et se revêt d’une
forme humaine.
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{{A|Une fée reçoit de grands bienfaits, et par sa reconnaissance elle rachète les fautes de sa vie passée. Elle donne le jour à un fils qui obtient de brillants honneurs. Le nom de Blanche vivra autant que la source qui coule auprès de la pagode de Louï-pong.|6|fs=80%}}
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Sous la dynastie mongole des Youan<ref>La dynastie des Youan a régné en Chine depuis l’an 1260, jusqu’en 1361.</ref>, dans le
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>de Hang-tcheou-fou, de la province de Tché-kiang,
il y avait un étudiant nommé Hiu ; son surnom
était Sien, et son nom honorifique Hân-wen.
Son père Hiu-ing, dont le titre était Nan-ki,
exerçait la profession de marchand ; sa mère se
nommait Tchin-chi.
Hân-wen avait à peine atteint l’âge de cinq
ans, que son père et sa mère tombèrent malades
en même temps, et se suivirent dans la tombe,
laissant à leur fils un modeste héritage. Heureusement
pour cet enfant qu’il avait une sœur aînée,
nommée Kiao-yong, qui avait épousé un
habitant du même district, appelé Li-kong-fou ;
ce Li-kong-fou était employé auprès du gouverneur
du district.
Quand Hân-wen eut perdu ses parents, Kiao-yong
le prit chez elle, et l’éleva avec toute la
tendresse d’une mère. Mais le temps s’écoule rapidement ;
les jours et les mois glissent comme la
navette que lance une main légère.
Hân-wen atteignit bientôt l’âge de seize ans.
La nature s’était plue à l’embellir : ses yeux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Utilisation des sous-produits de la vigne et du vin - 1910.pdf/30
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{a| tion des sels dont nous venons de parler, mais aussi par combustion simple, l'acide paraissant céder la place au sucre, surtout dans les pays chauds et ensoleillés. C'est ainsi que les départements méridionaux présentent des raisins qui, à maturité, ne renferment absolument plus d'acide libre, tandis que les régions plus froides possèdent des vignes dont les moûts ont souvent plus de 2 grammes d'acide tartrique libre par litre. D'ailleurs, c'est...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="AnteScribe" />{{nr| 18 | SOUS-PRODUITS DE LA VIGNE ET DU VIN }}
{{séparateur|36}}</noinclude>{{a| tion des sels dont nous venons de parler, mais aussi par combustion simple, l'acide paraissant céder la place au sucre, surtout dans les pays chauds et ensoleillés. C'est ainsi que les départements méridionaux présentent des raisins qui, à maturité, ne renferment absolument plus d'acide libre, tandis que les régions plus froides possèdent des vignes dont les moûts ont souvent plus de 2 grammes d'acide tartrique libre par litre. D'ailleurs, c'est là un fait bien connu, l'acidité augmente, en général, à mesure que l'on se rapproche de la limite septentrionale du vignoble. |0|0}}
{{a| La table suivante, due à Neubauer, montre l'augmentation progressive des sels de tartre du moût, ainsi que la diminution parrallèle de l'acidité à mesure que la maturité s'avance. |0|2}}
{|
|+
|-
| {{centré| Composition de<br>1000 grains de raisin}}||27 juillet<br>{{centré|gr.}}{{brn|0}}{{centré| — }}||28 août<br>{{centré|gr.}}{{brn|0}}{{centré| — }}||28 sept.<br>{{centré|gr.}}{{brn|0}}{{centré| — }}||5 octob.<br>{{centré|gr.}}{{brn|0}}{{centré| — }}
|-
| Poids de 1000 grains|| {{centré| 729,3}}|| {{centré| 925,5}}|| {{centré| 1708,9}}|| {{centré| 1634,8}}
|-
| Glucose.....................|| {{centré| 4,4}}|| {{centré| 75,7}}|| {{centré| 298,7}}|| {{centré| 275,4}}
|-
| Acidité libre...............|| {{centré| 19,6}}|| {{centré| 18,3}}|| {{centré| 13,0}}|| {{centré| 13,0}}
|-
| Potasse(K2O)...........|| {{centré| 1,875}}|| {{centré| 2,194}}|| {{centré| 5,588}}|| {{centré| 6,197}}
|-
| P2O...........................|| {{centré| 0,387}}|| {{centré| 0,472}}|| {{centré| 1,265}}|| {{centré| 1,422}}
|}
{{a| Il est d'autres facteurs qui viennent faire varier la richesse en acide tartrique ou en sels de cet acides; le terrain, le mode de culture, le cépage jouent aussi chacun un rôle important. |0|2}}
{{a| Les utilisations des composés tartriques sont nombreuses et importantes; nous citerons seulement parmi les principales : la fabrication de confitures, limonades, bonbons, etc., la dorure, l'argenture; pour le bitartrate, l'emploi comme mordant en teinture. |0|2}}
{{a| Les pharmaciens en utilisent également des quantités notables. |0|2}}
{{a| En panification, on utilise des poudres formées ordinairement d'un mélange de 69 parties de bitartrate de potasse et de 31 parties de bicarbonate de soude; ces poudres associées à la pâte sont le siège d'un dégagement lent et régulier de gaz carbonique qui rend le pain spongieux et en facilite ma cuisson. On substitue |0|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu/30
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>étaient vifs et perçants ; ses sourcils noirs formaient
deux arcs gracieux, et sa figure ronde et
fleurie brillait de tous les agréments de la jeunesse.
Kong-fou et Kiao-yong le chérissaient
comme un fils. Un jour que Kong-fou n’avait
point d’occupation qui l’appelât à son bureau, il
vint à songer à la situation de Hân-wen, qui était
déjà grand et fort, et en âge d’embrasser une
profession.
« Votre jeune frère, dit-il à Kiao-yong, demeure
avec nous depuis sa plus tendre enfance ;
maintenant que le voilà devenu grand, il convient
de lui faire apprendre un état avec lequel
il puisse gagner sa vie : il ne faut pas qu’il passe
oisivement le temps de sa jeunesse.
— Mon père et ma mère, répondit Kiao-yong,
ont quitté la vie de bonne heure ; et, depuis son
enfance, mon jeune frère a été constamment
l’objet de vos soins et de votre tendresse. Maintenant
que le voilà devenu grand et fort, si vous
daignez vous occuper de son avenir, ma reconnaissance
sera sans bornes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Catégorie:Index - Communisme
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/418
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Chlg
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text/x-wiki
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{{Toute la lyre/pgmarge||
{{Toute la lyre/variante||''Le loup dresse attentif sa''}}
Les loups dressent émus leur tête de bandit…
{{Toute la lyre/var|Ainsi qu’une |''caresse''|promesse accueillent ce murmure ; }}
{{Toute la lyre/variante||''Et rien n’est plus charmant }}
Rien n’est plus caressant que cette obscure voix…
}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 119.|
{{Toute la lyre/variante||Tâcher de fuir }}
S’épouvanter, car l’âme humaine craint peut-être…
}}
{{t5|XXIV. ''NUIT, TU ME FAIS L’EFFET CE SOIR, Ô NUIT GLACÉE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 121.|
{{Toute la lyre/var|Est-ce donc que tu veux trahir, |''méchante''|ô sombre nuit…}}
{{Toute la lyre/var|L’oiseau qui dort, |''sa plume en boule,''|et qui, confiant, l’œil fermé…}}
}}
{{t5|XXV. QUAND NOUS QUITTIONS AVRANCHES.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 122.|
{{Toute la lyre/variante||''Dressait''}}
Montrait à l’horizon son vieux profil romain.
{{Toute la lyre/var|Bientôt tout |''s’effaça sous le crêpe''|se voila du crêpe obscur des soirs. }}
{{Toute la lyre/var|Des |''ombres''|formes s’agitaient sous les vitres rougeâtres…}}
}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 123.|
{{Toute la lyre/variante||''Emportés'' }}
Cependant, à travers ces visions de nuit…
{{Toute la lyre/var|Quand le matin des cieux vint |''blanchir''|bleuir le plafond…}}
{{Toute la lyre/var|Dont |''la flèche à travers''|les flèches, troublant la montagne thébaine, }}
{{Toute la lyre/variante||''Et les sombres halliers du bois environnant,''}}
Chassent le daim fuyard qui saute le fossé,
{{Toute la lyre/variante||''Poursuit le lynx rapide et le daim frissonnant.''}}
Et guette, sur ses pieds de derrière dressé.
}}
{{t5|XXVI. ''VOICI LE PRINTEMPS, MARS, AVRIL AU DOUX SOURIRE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 124.|
{{Toute la lyre/var|L’oiseau palpite au fond des |nids cachés|bois tièdes et calmes…}}
}}<noinclude>
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Les Québecquoises/Le Saint-Laurent
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Les Québecquoises/Le Vendredi Saint
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Les Québecquoises/Les peupliers du domaine
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Les Québecquoises/La légende dorée
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Les Québecquoises/Carillon
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Les Québecquoises/À M. Louis-H. Fréchette
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Les Québecquoises/Chute du jour
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Les Québecquoises/Les aiguillons d’une rose
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Les Québecquoises/Dollard des Ormeaux
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Denis Gagne52
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Les Québecquoises/Après le bal
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Denis Gagne52
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Les Québecquoises/La vengeance Huronne
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Denis Gagne52
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Les Québecquoises/Coucher de soleil
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Les Québecquoises/À mon ami Charles Langelier
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Les Québecquoises/Céline
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Denis Gagne52
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Les Québecquoises/Octave Crémazie
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Les Québecquoises/Le monument Sainte-Foye
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Les Québecquoises/Autrefois
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||''Enigmes.''|{{pli|348|8}}
||''Charges remplies dans la Maison de Monsieur.''|{{pli|351|9}}
||''Divertissemens de Fontainebleau.''|{{pli|352|9}}<!--corr-->
||''Comedies.''|{{pli|352|9}}
||''Conclusion contenant plusieurs articles reservez pour le mois prochain.''|{{pli|356|9}}
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''Page 357. au lieu de,'' Qui vient de répandre une tristesse generale dans toute la France, ''lisez,'' Que toute la France ne pourra apprendre sans douleur.
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Mais, j’entends des musettes, des violons. Voici tout le Village ; c’est une noce : cachons-nous. Qu’ils sont heureux ceux là !<section end="4"/>
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{{t5|XXVII. JARDINS DE LA MARGRAVE SIBYLLE.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 125.|
{{Toute la lyre/var|Des ducs, |''marquis, des boursiers,''|des financiers, des prélats, son bétail…}}
{{Toute la lyre/variante||Cydalise }}
Rhadamire y jasait avec quelque Araminthe…
{{Toute la lyre/variante|Deux philosophes gris, |s’apostrophant du}}
{{Toute la lyre/variante|Deux philosophes gris, se |querellant du}}
Deux philosophes gris, se prodiguant le geste…
{{Toute la lyre/variante|Les |berceaux ''souriaient''}}
Les grottes rayonnaient, et, dans le clair-obscur…
}}
{{t5| XXIX. CE QUE C’EST QUE DE SORTIR EN EMPORTANT UN NUMÉRO DU ''CONSTITUTIONNEL''.}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 127.|
{{Toute la lyre/variante||Javotte }}
Lalagé se mettra des roses sur le front,
Et rira ; les rayons des deux sexes pourront
{{Toute la lyre/variante|Se mêler ; |''Athènes''}}
Se mêler ; le gazon sera sans pruderie…
{{Toute la lyre/var|Rien ne se gênera pour |''plaire''|vivre et pour aimer…}}
}}
La dernière page du carnet de 1874 nous offre cette variante finale :
{{Toute la lyre/pgmarge||
Et nous serons heureux, pervenches, liserons,
Roses, jasmins, lauriers, et nous mépriserons
Ensemble, s’il vous plaît, ô muses de Sicile,
Barbey d’Aurevilly, l’effroyable imbécile !
}}
{{t5|XXX. ''SEUL AU FOND DU DÉSERT, AVEZ-VOUS QUELQUEFOIS…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 129.|
{{Toute la lyre/var|Dans ce monde |''brumeux''|inconnu d’où sort la vision…}}
{{Toute la lyre/variante||''D’un''| noir fourmillement |''de''}}
Du noir fourmillement des choses invisibles ?
}}
{{t5|XXXI. ''CETTE CRÉATION QUI TE SEMBLE IMMORTELLE…''}}
{{Toute la lyre/pgmarge|Page 130.|
{{Toute la lyre/var|Ils voguent |en silence|presque éteints ; ils descendent, ils roulent…}}
{{Toute la lyre/var|Sous on ne sait quel fauve et |redoutable|lamentable vent…}}
}}<noinclude>
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Chlg
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Un peu d'air
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text/x-wiki
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{{Toute la lyre/variante|Deux philosophes gris, se |querellant du}}
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ocr & bouton
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proofread-page
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FUISIQUE. s. f. Vieux mot, qui signifie Médecine. des Medica. Ce nom de Fuisique a été donné à la Médecine, parce que la Physique en est le fondement.
FUITE. s. f. C’est l’action de fuir. Mouvement précipité pour s’éloigner, par quelque crainte que ce soit. Fuga. Les ennemis trouvèrent leur salut dans la fuite. On a mis les ennemis en fuite. Les jeunes gens qui veulent toujours payer de courage, nemettent point de différence entre la fuite & la retraite. {{sc|S. Evr}}. A proprement parler, la retraite est une fuite, mais une fuite avec adresse & avec dessein, & qui se fait en bon ordre. On dit qu’un homme est en faite, lorsqu’il s’est retiré en quelque asile, ou qu’il a quitté le pays pour se mettre en sûreté.
FUITE, se dit dans un sens figuré pour marquer l’action par laquelle on s’éloigne d’une chose mauvaise ou dangereuse. La fuite des grandeurs, des vanités du monde, est un acheminement à la perfection Chrétienne. La fuite du vice, des occasions de pécher.
La seule fuite, Isis, nous garantit ;
C’est le parti le plus utile à prendre
Contre l’amour. DES H.
FUITE, signifie aussi figurément une échappatoire, une distinction frivole, dont on se sert dans les disputes, pour éviter la force d’une objection. Vana exceptio, essugium. Ce n’est pas là répondre, ce n’est qu’une fuite. Le langage précis & propre des Philosophes dont l’Eglise s’est servi contre les fuites des Hérétiques. PÉLISSSON.
FUITE, en termes de Palais, se dit des exceptions dilatoires, des chicanes & mauvaises procédures, qui servent à éloigner le jugement d’une affaire. sergiversatio. Un débiteur se sert de toutes sortes de fuites pour empêcher l’adjudication de son bien. La remontrance de cet Avocat n’est qu’une fuite affectée pour ne point plaider.
FUITES, terme de Vénerie. C’est ce que l’on connoît quand les bêtes courent, & qu’elles ouvrent le pied. SALN. Fuga.
FUITES. Voyez FUGALES.
FUL.
FULBERT. s. m. Prononcez Fulber. Nom propre d’hom me. Fulbertus. Fulbert, Evêque de Chartres, vivoit dans l’onzième siècle. Il mourut en 1029. Il s’est distingué par son érudition, & par sa dévotion envers la sainte Vierge.
Le nom de Fulbert est formé & composé de full & de beorht. Ces deux mots des langues du Nord signifient plein & éclatant, ou brillant : ainsi Fulbert, dans son origine, veut dire, plein d’éclat ou de gloire. Le nom de Fulbert répond pour la signification au nom de Lucius chez les Latins, & à ceux de Photius & de Photinus ou Photin chez les Grecs. Voyez SKINNER.
FULDE. Fulda, Buchovia. Jolie ville d’Allemagne, sur la rivière qui porte ce nom, à sept lieues au-dessus de la ville d’Hichsfeld. Fulde a été autrefois une ville Impériale & libre : maintenant elle dépend de l’Abbé du lieu, qui est le plus riche d’Allemagne, & le premier des Abbés qui ont le titre de Princes de l’Empire.
L’Abbaye de Fulde, que l’on appeloit autrefois le Buchaw, ou le Buchen, à cause de la grande quantité des arbres de ce nom qu’il y avoit, & qu’on nomme des hêtres en François. Abbatia Fuldenfis Dominium, Fagonia, Buchovia, Buchonia, petit Etat d’Allemagne. Il est dans la balle partie du Cercle du Haut-Rhin, ou dans la Heffe, prise en général. Il a au couchant & au nord le Landgraviat de Helle, au levant la Thuringe & la Franconie. Cette dernière, avec les Comtés d’Hanaw & d’ssenbourg, le bornent au midi. Cet Etat est fait en étoile à trois pointes, & il peut avoir dix-sept lieues dans sa plus grande étendue du sud au nord, & environ vingt d’orient en occident. Il ne dépend que de son Abbé, & la ville de Fulde en est le seul lieu considérable. Voyez IMHOFF, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23. Il y a neuf Supérieurs Capitulans qui ont droit d’elire l’Abbé de Fulde, & qui peuvent être élus. IмHOFF. L’Abbaye de Falde a un Maréchal héréditaire qui est de la matfun de Sobrize. {{sc|Id}}. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23, Not. Imp. L’Abbaye de Fulde est la plus noble & la plus illustre d’Allemagne, non-seulement à cause de ses grandes richesses & du grand nombre d’Abbayes & de Prieurés qui en dépendent, mais encore à cause des prérogatives accordées à l’Abbé de ce Monastère. S. Boniface, Archevêque de Mayence & Apôtre d’Allemagne, fut le principal Fondateur de cette Abbaye. Il se retira d’abord avec ses compagnons dans le désert d’Aersfeld. Il leur ordonna de changer de lieu. Ils en trouvèrent un plus commode sur la rivière de Fulde, dans le pays de Buchow, qu’on appeloit autrefois Grapfeld, entre la Heffe, la Franconie & la Thuringe. Ce lieu s’appeloit Elioha : il appartenoit à Carloman, Prince & Duc des François, qui le leur donna’, & ils s’y transportèrent en 744. Ce Monastère prit le nom de la rivière de Fulde, qui y passoit. S. Sturme en fut le premier Abbé. Ils prirent la règle de S. Benoît. Carloman augmenta leur terrain jusqu’à sept mille pas de tour. Le Pape Zacharie soumit ce Monastère immédiatement au S. Siége ; dans la fuite Raban Maur y fit fleurir l’étude & les sciences. Berth Sobriz, qui fut élu Abbé l’an 1133, obtint d’Honorius II la permission de se servir d’habits Pontificaux. L’Abbé paie au S. Siège une redevance de 400 florins aussi-tôt qu’il est elu. Les Religieux ont toujours conservé le droit d’élice leur Abbé. On n’y reçoit que des personnes nobles. Voyez BRUVERIUS, Antiq. Fuld. MABILLON, Annales Bénéd. HEISS, Hist. de l’Emp. le {{sc|P. Helyot}}, {{t.|{{rom-maj|V}}|cap}}, c.{{lié}}13. Heiff écrit Fulden, & parle de cette Abbaye dans son Histoire de l’Empire, {{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, c.{{lié}}7. Après les Evêques, le premier d’entre les Abbés & Prélats Princes de l’Empire est l’Abbé de Fulden, dont l’Abbaye est la plus riche & la plus considérable de tout l’Empire. HEISS. L’Abbé de Fulden est Primat des autres Abbés de l’Empire, avec la dignité de Chancelier perpétuel de l’Impératrice. Les revenus ordinaires de l’Abbaye montent par an à la valeur de plus de trente mille écus. {{sc|Id}}.
FULDE. La Fulde, rivière d’Allemagne. Fulda. Elle a sa source dans l’Abbaye de Fulde, baigne la ville de & celles d’Hifchfeld & de Cassel ; & étant grossie par les eaux de l’Eder pelle va se décharger dans le Wefer à Munde, petite ville du Duché de Brunfwie,
FULGENATE. s. m. & f. Ancien nom propre des habitans de Fulginium, aujourd’hui Foligno. Fulginas. Les Fulginates étoient un peuple de l’Ombric. PLINE, L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}14.
FULGENCE, FULGENT. s. m. Nom d’homme. Fulgentius. S. Fulgence, Evêque de Rufpe, appelé Fabius Claudius Gordianus Fulgentius, naquit en 468 à Télepte, d’une famille de Sénateurs de Carthage. Il fut fait Evêque de Rufpe l’an 508, & mourut l’an 533 le premier jour de Janvier. Sa vie a été écrite par un de les disciples, dont Surius, ni Bollandus n’ont trouvé le nom dans aucun des manuscrits dont ils se font servis. Holftenius a écrit de sa main, à la marge de son Martyrologe Romain, que c’étoit un Diacre de Carthage nommé Ferrand. Le corps de S. Fulgence, selon d’anciens manuscrits, fut apporté à Bourges sur la fin du règne de Dagobert III, & mis en une Eglise qui porte le nom de S. Fulgence. S. Fulgence, frère des Saints Léandre & Isidore, étoit Evêque d’Ecige, & non pas de Carthagène, comme dit Maurolycus au premier de Janvier. Voyez CHASTELAIN au même jour. Baronius, dans sa note sur le Martyrologe (au premier Janvier,) ramasse les Fulgences, dont il ne trouve point le jour de la mort. {{sc|Chastelain}} cité.
Il y a un village du nom de S. Fulgence, entre Nantes & Fontenay-le-Comte, qui aura pris ce nom<section end="FULGENCE, FULGENT"/><noinclude>
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FUISIQUE. s. f. Vieux mot, qui signifie ''Médecine. {{lang|la|Ars Medica.}}'' Ce nom de ''Fuisique'' a été donné à la Médecine, parceque la Physique en est le fondement.
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<section begin="FUITE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} FUITE. s. f. C’est l’action de fuir. Mouvement précipité pour s’éloigner, par quelque crainte que ce soit. ''{{lang|la|Fuga.}}'' Les ennemis trouvèrent leur salut dans la ''fuite.'' On a mis les ennemis en ''fuite.'' Les jeunes gens qui veulent toujours payer de courage, ne mettent point de différence entre la ''fuite'' & la retraite. {{sc|{{st.|Evr}}}}. A proprement parler, la retraite est une ''fuite,'' mais une ''fuite'' avec adresse & avec dessein, & qui se fait en bon ordre. {{StdT|l|☞}}{{lié}}On dit qu’un homme est en ''fuite,'' lorsqu’il s’est retiré en quelque asile, ou qu’il a quitté le pays pour se mettre en sûreté.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Fuite}}, se dit dans un sens figuré pour marquer l’action par laquelle on s’éloigne d’une chose mauvaise ou dangereuse. La ''fuite'' des grandeurs, des vanités du monde, est un acheminement à la perfection Chrétienne. La ''fuite'' du vice, des occasions de pécher.
{{poem|''La seule'' fuite, ''Isis, nous garantit ;''
''C’est le parti le plus utile à prendre''
''Contre l’amour.''{{em}}{{sc|Des H}}.|m=1em}}
{{sc|Fuite}}, signifie aussi figurément une échappatoire, une distinction frivole, dont on se sert dans les disputes, pour éviter la force d’une objection. ''{{lang|la|Vana exceptio, effugium.}}'' Ce n’est pas là répondre, ce n’est qu’une ''fuite.'' Le langage précis & propre des Philosophes dont l’Eglise s’est servi contre les ''fuites'' des Hérétiques. {{sc|{{corr|Pélissson|Pélisson}}}}.
{{sc|Fuite}}, en termes de Palais, se dit des exceptions dilatoires, des chicanes & mauvaises procédures, qui servent à éloigner le jugement d’une affaire. ''{{lang|la|Tergiversatio.}}'' Un débiteur se sert de toutes sortes de ''fuites'' pour empêcher l’adjudication de son bien. La remontrance de cet Avocat n’est qu’une ''fuite'' affectée pour ne point plaider.
{{sc|Fuites}}, terme de Vénerie. C’est ce que l’on connoît quand les bêtes courent, & qu’elles ouvrent le pied. {{sc|Saln}}. ''{{lang|la|Fugæ.}}''
{{sc|Fuites}}. ''Voyez'' {{tr6L|FUGALES}}.
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{{c3|{{sp|FU}}L.}}
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FULBERT. s. m. Prononcez ''Fulber.'' Nom propre d’homme. ''{{lang|la|Fulbertus.}} Fulbert,'' Evêque de Chartres, vivoit dans l’onzième siècle. Il mourut en{{lié}}1029. Il s’est distingué par son érudition, & par sa dévotion envers la sainte Vierge.
Le nom de ''Fulbert'' est formé & composé de ''full'' & de ''beorht.'' Ces deux mots des langues du Nord signifient ''plein'' & ''éclatant,'' ou ''brillant :'' ainsi ''Fulbert,'' dans son origine, veut dire, ''plein d’éclat'' ou ''de gloire.'' Le nom de ''Fulbert'' répond pour la signification au nom de ''Lucius'' chez les Latins, & à ceux de ''Photius'' & de ''Photinus'' ou ''Photin'' chez les Grecs. ''Voyez'' {{sc|Skinner}}.
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FULDE. ''{{lang|la|Fulda, Buchovia.}}'' Jolie ville d’Allemagne, sur la rivière qui porte ce nom, à sept lieues au-dessus de la ville d’Hichsfeld. ''Fulde'' a été autrefois une ville Impériale & libre : maintenant elle dépend de l’Abbé du lieu, qui est le plus riche d’Allemagne, & le premier des Abbés qui ont le titre de Princes de l’Empire.
L’Abbaye de ''Fulde,'' que l’on appeloit autrefois le Buchaw, ou le Buchen, à cause de la grande quantité des arbres de ce nom qu’il y avoit, & qu’on nomme des hêtres en François. ''{{lang|la|Abbatiæ Fuldensis Dominium, Fagonia, Buchovia, Buchonia,}}'' petit Etat d’Allemagne. Il est dans la basse partie du Cercle du Haut-Rhin, ou dans la Hesse, prise en général. Il a au couchant & au nord le Landgraviat de Hesse, au levant la Thuringe & la Franconie. Cette dernière, avec les Comtés d’Hanaw & d’Isenbourg, le bornent au midi. Cet Etat est fait en étoile à trois pointes, & il peut avoir dix-sept lieues dans sa plus grande étendue du sud au nord, & environ vingt d’orient en occident. Il ne dépend que de son Abbé, & la ville de Fulde en est le seul lieu considérable. Voyez IMHOFF, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23. Il y a neuf Supérieurs Capitulans qui ont droit d’elire l’Abbé de Fulde, & qui peuvent être élus. IмHOFF. L’Abbaye de Falde a un Maréchal héréditaire qui est de la matfun de Sobrize. {{sc|Id}}. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23, Not. Imp. L’Abbaye de Fulde est la plus noble & la plus illustre d’Allemagne, non-seulement à cause de ses grandes richesses & du grand nombre d’Abbayes & de Prieurés qui en dépendent, mais encore à cause des prérogatives accordées à l’Abbé de ce Monastère. {{St.|Boniface}}, Archevêque de Mayence & Apôtre d’Allemagne, fut le principal Fondateur de cette Abbaye. Il se retira d’abord avec ses compagnons dans le désert d’Aersfeld. Il leur ordonna de changer de lieu. Ils en trouvèrent un plus commode sur la rivière de Fulde, dans le pays de Buchow, qu’on appeloit autrefois Grapseld, entre la Hesse, la Franconie & la Thuringe. Ce lieu s’appeloit Elioha : il appartenoit à Carloman, Prince & Duc des François, qui le leur donna’, & ils s’y transportèrent en 744. Ce Monastère prit le nom de la rivière de Fulde, qui y passoit. {{St.|Sturme}} en fut le premier Abbé. Ils prirent la règle de {{St.|Benoît}}. Carloman augmenta leur terrain jusqu’à sept mille pas de tour. Le Pape Zacharie soumit ce Monastère immédiatement au {{St.|Siége}} ; dans la suite Raban Maur y fit fleurir l’étude & les sciences. Berth Sobriz, qui fut élu Abbé l’an 1133, obtint d’Honorius II la permission de se servir d’habits Pontificaux. L’Abbé paie au {{St.|Siège}} une redevance de 400 florins aussi-tôt qu’il est elu. Les Religieux ont toujours conservé le droit d’élice leur Abbé. On n’y reçoit que des personnes nobles. Voyez BRUVERIUS, Antiq. Fuld. MABILLON, Annales Bénéd. HEISS, Hist. de l’Emp. le {{sc|P. Helyot}}, {{t.|{{rom-maj|V}}|cap}}, c.{{lié}}13. Heiff écrit Fulden, & parle de cette Abbaye dans son Histoire de l’Empire, {{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, c.{{lié}}7. Après les Evêques, le premier d’entre les Abbés & Prélats Princes de l’Empire est l’Abbé de Fulden, dont l’Abbaye est la plus riche & la plus considérable de tout l’Empire. HEISS. L’Abbé de Fulden est Primat des autres Abbés de l’Empire, avec la dignité de Chancelier perpétuel de l’Impératrice. Les revenus ordinaires de l’Abbaye montent par an à la valeur de plus de trente mille écus. {{sc|Id}}.
FULDE. La Fulde, rivière d’Allemagne. Fulda. Elle a sa source dans l’Abbaye de Fulde, baigne la ville de & celles d’Hischfeld & de Cassel ; & étant grossie par les eaux de l’Eder pelle va se décharger dans le Wefer à Munde, petite ville du Duché de Brunfwie,
FULGENATE. s. m. & f. Ancien nom propre des habitans de Fulginium, aujourd’hui Foligno. Fulginas. Les Fulginates étoient un peuple de l’Ombric. PLINE, L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}14.
FULGENCE, FULGENT. s. m. Nom d’homme. Fulgentius. {{St.|Fulgence}}, Evêque de Rufpe, appelé Fabius Claudius Gordianus Fulgentius, naquit en 468 à Télepte, d’une famille de Sénateurs de Carthage. Il fut fait Evêque de Rufpe l’an 508, & mourut l’an 533 le premier jour de Janvier. Sa vie a été écrite par un de les disciples, dont Surius, ni Bollandus n’ont trouvé le nom dans aucun des manuscrits dont ils se sont servis. Holftenius a écrit de sa main, à la marge de son Martyrologe Romain, que c’étoit un Diacre de Carthage nommé Ferrand. Le corps de {{St.|Fulgence}}, selon d’anciens manuscrits, fut apporté à Bourges sur la fin du règne de Dagobert III, & mis en une Eglise qui porte le nom de {{St.|Fulgence}}. {{St.|Fulgence}}, frère des Saints Léandre & Isidore, étoit Evêque d’Ecige, & non pas de Carthagène, comme dit Maurolycus au premier de Janvier. Voyez CHASTELAIN au même jour. Baronius, dans sa note sur le Martyrologe (au premier Janvier,) ramasse les Fulgences, dont il ne trouve point le jour de la mort. {{sc|Chastelain}} cité.
Il y a un village du nom de {{St.|Fulgence}}, entre Nantes & Fontenay-le-Comte, qui aura pris ce nom<section end="FULGENCE, FULGENT"/><noinclude>
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FUISIQUE. s. f. Vieux mot, qui signifie ''Médecine. {{lang|la|Ars Medica.}}'' Ce nom de ''Fuisique'' a été donné à la Médecine, parceque la Physique en est le fondement.
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{{StdT|l|☞}} FUITE. s. f. C’est l’action de fuir. Mouvement précipité pour s’éloigner, par quelque crainte que ce soit. ''{{lang|la|Fuga.}}'' Les ennemis trouvèrent leur salut dans la ''fuite.'' On a mis les ennemis en ''fuite.'' Les jeunes gens qui veulent toujours payer de courage, ne mettent point de différence entre la ''fuite'' & la retraite. {{sc|{{st.|Evr}}}}. A proprement parler, la retraite est une ''fuite,'' mais une ''fuite'' avec adresse & avec dessein, & qui se fait en bon ordre. {{StdT|l|☞}}{{lié}}On dit qu’un homme est en ''fuite,'' lorsqu’il s’est retiré en quelque asile, ou qu’il a quitté le pays pour se mettre en sûreté.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Fuite}}, se dit dans un sens figuré pour marquer l’action par laquelle on s’éloigne d’une chose mauvaise ou dangereuse. La ''fuite'' des grandeurs, des vanités du monde, est un acheminement à la perfection Chrétienne. La ''fuite'' du vice, des occasions de pécher.
{{poem|''La seule'' fuite, ''Isis, nous garantit ;''
''C’est le parti le plus utile à prendre''
''Contre l’amour.''{{em}}{{sc|Des H}}.|m=1em}}
{{sc|Fuite}}, signifie aussi figurément une échappatoire, une distinction frivole, dont on se sert dans les disputes, pour éviter la force d’une objection. ''{{lang|la|Vana exceptio, effugium.}}'' Ce n’est pas là répondre, ce n’est qu’une ''fuite.'' Le langage précis & propre des Philosophes dont l’Eglise s’est servi contre les ''fuites'' des Hérétiques. {{sc|{{corr|Pélissson|Pélisson}}}}.
{{sc|Fuite}}, en termes de Palais, se dit des exceptions dilatoires, des chicanes & mauvaises procédures, qui servent à éloigner le jugement d’une affaire. ''{{lang|la|Tergiversatio.}}'' Un débiteur se sert de toutes sortes de ''fuites'' pour empêcher l’adjudication de son bien. La remontrance de cet Avocat n’est qu’une ''fuite'' affectée pour ne point plaider.
{{sc|Fuites}}, terme de Vénerie. C’est ce que l’on connoît quand les bêtes courent, & qu’elles ouvrent le pied. {{sc|Saln}}. ''{{lang|la|Fugæ.}}''
{{sc|Fuites}}. ''Voyez'' {{tr6L|FUGALES}}.
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FULBERT. s. m. Prononcez ''Fulber.'' Nom propre d’homme. ''{{lang|la|Fulbertus.}} Fulbert,'' Evêque de Chartres, vivoit dans l’onzième siècle. Il mourut en{{lié}}1029. Il s’est distingué par son érudition, & par sa dévotion envers la sainte Vierge.
Le nom de ''Fulbert'' est formé & composé de ''full'' & de ''beorht.'' Ces deux mots des langues du Nord signifient ''plein'' & ''éclatant,'' ou ''brillant :'' ainsi ''Fulbert,'' dans son origine, veut dire, ''plein d’éclat'' ou ''de gloire.'' Le nom de ''Fulbert'' répond pour la signification au nom de ''Lucius'' chez les Latins, & à ceux de ''Photius'' & de ''Photinus'' ou ''Photin'' chez les Grecs. ''Voyez'' {{sc|Skinner}}.
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FULDE. ''{{lang|la|Fulda, Buchovia.}}'' Jolie ville d’Allemagne, sur la rivière qui porte ce nom, à sept lieues au-dessus de la ville d’Hichsfeld. ''Fulde'' a été autrefois une ville Impériale & libre : maintenant elle dépend de l’Abbé du lieu, qui est le plus riche d’Allemagne, & le premier des Abbés qui ont le titre de Princes de l’Empire.
L’Abbaye de ''Fulde,'' que l’on appeloit autrefois le Buchaw, ou le Buchen, à cause de la grande quantité des arbres de ce nom qu’il y avoit, & qu’on nomme des hêtres en François. ''{{lang|la|Abbatiæ Fuldensis Dominium, Fagonia, Buchovia, Buchonia,}}'' petit Etat d’Allemagne. Il est dans la basse partie du Cercle du Haut-Rhin, ou dans la Hesse, prise en général. Il a au couchant & au nord le Landgraviat de Hesse, au levant la Thuringe & la Franconie. Cette dernière, avec les Comtés d’Hanaw & d’Isenbourg, le bornent au midi. Cet Etat est fait en étoile à trois pointes, & il peut avoir dix-sept lieues dans sa plus grande étendue du sud au nord, & environ vingt d’orient en occident. Il ne dépend que de son Abbé, & la ville de ''Fulde'' en est le seul lieu considérable. ''Voyez'' {{sc|Imhoff}}, ''Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23.'' Il y a neuf Supérieurs Capitulans qui ont droit d’elire l’Abbé de ''Fulde,'' & qui peuvent être élus. {{sc|Imhoff}}. L’Abbaye de ''Fulde'' a un Maréchal héréditaire qui est de la maison de Schlize. {{sc|Id}}. ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}23, Not. Imp.'' L’Abbaye de ''Fulde'' est la plus noble & la plus illustre d’Allemagne, non-seulement à cause de ses grandes richesses & du grand nombre d’Abbayes & de Prieurés qui en dépendent, mais encore à cause des prérogatives accordées à l’Abbé de ce Monastère. {{St.|Boniface}}, Archevêque de Mayence & Apôtre d’Allemagne, fut le principal Fondateur de cette Abbaye. Il se retira d’abord avec ses compagnons dans le désert d’Aersfeld. Il leur ordonna de changer de lieu. Ils en trouvèrent un plus commode sur la rivière de ''Fulde,'' dans le pays de Buchow, qu’on appeloit autrefois Grapfeld, entre la Hesse, la Franconie & la Thuringe. Ce lieu s’appeloit Elioha : il appartenoit à Carloman, Prince & Duc des François, qui le leur donna, & ils s’y transportèrent en{{lié}}744. Ce Monastère prit le nom de la rivière de ''Fulde,'' qui y passoit. {{St.|Sturme}} en fut le premier Abbé. Ils prirent la règle de {{St.|Benoît}}. Carloman augmenta leur terrain jusqu’à sept mille pas de tour. Le Pape Zacharie soumit ce Monastère immédiatement au {{St.|Siége}} ; dans la suite Raban Maur y fit fleurir l’étude & les sciences. Berth Sobriz, qui fut élu Abbé l’an{{lié}}1133, obtint d’{{roi|Honorius|II}} la permission de se servir d’habits Pontificaux. L’Abbé paie au {{St.|Siège}} une redevance de 400{{lié}}florins aussi-tôt qu’il est élu. Les Religieux ont toujours conservé le droit d’élire leur Abbé. On n’y reçoit que des personnes nobles. ''Voyez'' {{sc|Bruverius}}, ''Antiq. Fuld.'' {{sc|Mabillon}}, ''Annales Bénéd.'' {{sc|Heiss}}, ''Hist. de l’Emp.'' le {{sc|{{P.|Hélyot}}}}, ''{{t.|{{rom-maj|V}}|cap}}, c.{{lié}}13.''
Heiss écrit ''Fulden,'' & parle de cette Abbaye dans son Histoire de l’Empire, ''{{liv.|{{rom-maj|VI}}|cap}}, c.{{lié}}7.'' Après les Evêques, le premier d’entre les Abbés & Prélats Princes de l’Empire est l’Abbé de ''Fulden,'' dont l’Abbaye est la plus riche & la plus considérable de tout l’Empire. {{sc|Heiss}}. L’Abbé de ''Fulden'' est Primat des autres Abbés de l’Empire, avec la dignité de Chancelier perpétuel de l’Impératrice. Les revenus ordinaires de l’Abbaye montent par an à la valeur de plus de trente mille écus. {{sc|Id}}.
FULDE. La ''Fulde,'' rivière d’Allemagne. ''{{lang|la|Fulda.}}'' Elle a sa source dans l’Abbaye de ''Fulde,'' baigne la ville de ce nom, & celles d’Hirschfeld & de Cassel ; & étant grossie par les eaux de l’Eder, elle va se décharger dans le Weser à Munde, petite ville du Duché de Brunswic.
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FULGENATE. s. m. & f. Ancien nom propre des habitans de Fulginium, aujourd’hui Foligno. ''{{lang|la|Fulginas.}}'' Les ''Fulginates'' étoient un peuple de l’Ombrie. {{sc|Pline}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}14.''
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FULGENCE, FULGENT. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Fulgentius.}} {{St.|Fulgence}},'' Evêque de Ruspe, appelé ''Fabius Claudius Gordianus Fulgentius,'' naquit en{{lié}}468 à Télepte, d’une famille de Sénateurs de Carthage. Il fut fait Evêque de Ruspe l’an{{lié}}508, & mourut l’an{{lié}}533 le premier jour de Janvier. Sa vie a été écrite par un de ses disciples, dont Surius, ni Bollandus n’ont trouvé le nom dans aucun des manuscrits dont ils se sont servis. Holstenius a écrit de sa main, à la marge de son Martyrologe Romain, que c’étoit un Diacre de Carthage nommé Ferrand. Le corps de ''{{St.|Fulgence}},'' selon d’anciens manuscrits, fut apporté à Bourges sur la fin du règne de {{roi|Dagobert|III}}, & mis en une Eglise qui porte le nom de ''{{St.|Fulgence}}. {{St.|Fulgence}},'' frère des Saints Léandre & Isidore, étoit Evêque d’Ecige, & non pas de Carthagène, comme dit Maurolycus au premier de Janvier. ''Voyez'' {{sc|Chastelain}} au même jour. Baronius, dans sa note sur le Martyrologe (au premier Janvier,) ramasse les ''Fulgences,'' dont il ne trouve point le jour de la mort. {{sc|Chastelain}} cité.
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/355
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FULGENCE, FULGENT"/>de quelque relique du Saint, apportée autrefois de Berri apparemment par Anfoald, Evêque de Poitiers, car ce fut lui, qui, lorsqu’il n’étoit encore qu’Avoué de S. Pierre de Poitiers, eut le plus de part à la trans lation des Reliques de Saint Fulgence en France. {{sc|Chastelain}}, au prem. de sauv. {{pg|17}}, 18.
Les Savans disent Fulgence ; mais dans l’uflage ordinaire, parlant des lieux qui portent le nom de ce Saint en France, tout le monde dit Fulgent, comme a fait ci dessus M. Chattelain en parlant de Saint Fulgent de Bourges. C’est ainsi qu’on dit Laurent, Vincent, & non Laurence, Vincence. On dit quelquefois Fergent pour Fulgence, selon le même Auteur.
FULGORE. s. f. Terme de Mythologie. Nom d’une Déesse de l’Antiquité Païenne. Fulgora. La Déesse Fulgore présidoit aux éclairs, aux foudres & aux tonnerres ; on l’invoquoit pour être préservé de la foudre. Sénèque en fait une veuve. Nous laissons quelques Déesses en célibat, comme si les partis manquoient, principalement y en ayant quelques-unes de veuves, comme Populonie, Fulgore & Rumice, que je ne fuis point surpris, disoit-il, qu’on n’ait point recherchées. Fulgore étoit donc de ces Déesses veuves. Quoique Senèque la joigne en cet endroit à Populonie, il ne s’enfuit pas qu’on les adorât ensemble, comme Hosfinan semble l’avoir conclu de-là.
Hoffman & les Auteurs du Moréri, qui l’ont copié, veulent que l’on dise Fulgor ; en ce cas c’eût été un Dieu, & le nom feroit masculin. Mais ils n’ont pas consulté S. Augustin qu’ils citent. Ce Père dit que Fulgora étoit une Déesse, & qu’elle étoit veuve. M. de Cériziers, dans sa Traduction de l’Ouvrage de la Cité de Dieu, dit comme nous Fulgore.
Ce nom vient de Fulgor, ou Fulgur, éclair.
FULGURATEUR. s. m. Terme d’antiquité. Parmi les Devins Etrusques, les plus estimés étoient ceux qui expliquoient pourquoi la foudre étoit tombée en tel endroit, & qui prestructent ce qu’il falloit faire pour prévenir les fuites. Selon une ancienne inscription, ces Devins s’appeloient Fulgurateurs, & le Dieu qui présidoit à la foudre est appelé dans une autre inscription Dieu Fulgurateur. Dissert. de l’Ac. de Cortone. Fulgurateur dans ce dernier exemple est adjectif.
FULGURATION. s. f. Synonyme d’éclair, dans l’opération de la coupelle. Voyez ÉCLAIR.
FULGURITUM. Terme d’Histoire anciere. On appeloit ainsi chez les Romains un lieu ou un objet frappé de la foudre : quafi fulgure soum. Ces lieux & ces objets devenoient sacres ; il n’étoit plus permis d’en faire des usages profanes. On y élevoit un autel, & on y faisoit un sacrifice de brebis de deux ans ; ce qui faisoit appeler ces lieux Bidentales, Bidentalia. Les Grecs plaçoient fous cet autel une urne couverte, dans laquelle ils mettoient les restes des choses qui avoient été brûlées ou noircies par le tonnerre : ce que les Romains imitèrent. Les Augures étoient chargés de cette fonétion. MOR. Voyez au mot FOUDRE.
FULHAM. Village d’Angleterre, au Comté de Middlefex, sur la Tamise, au-dessus de Londres. Ce village est ancien.
FULIGINEUX, EUSE. adj. Fuliginofus. Terme du Style didactique, se dit d’une fumée épaisse, ou vapeur qui contient de la fuie, ou autres matières crasses. Il n’est en usage que lorsqu’on le joint au mot vapeur. Dans la première fonte des métaux, il s’exhale quantité de vapeurs faligineuses, dont se fait la litharge. Le noir de fumée, c’est ce qu’on ramasse des vapeurs fuligineuses des pins ou autres bois gras qu’on brûle. Quelques Médecins disent que la rate envoie des vapeurs fuligineuses au cerveau.
FULIGNO. Voyez FOLIGNO.
FULMINANT, ANTE. adj. Qui fulmine, qui fait grand bruit. Fulminator, fulminans, vibrans fulmina. J’ai admiré cet Orateur fulminant en chaire contre les vices & le luxe du siècle. Cette femme est totjours fulminante.
FULMINANT, en termes de Chimie, se dit d’une préparation d’or, qu’on appelle or fulminant, parce qu’il fait un grand bruit quand on le met sur le feu. L’or fulminant est de l’or dissous par l’eau régale, & précipité par le moyen de l’huile de tartre faite par défaillance, ou de l’esprit volatil de sel ammoniac. Il y a aussi une poudre fulminante, qui est composée de trois parties de nitre, de deux parties de sel de tartre & d’une partie de soufre. Si vous mettez cette préparation sur un feu modéré dans une cuissière de fer, vous aurez une poudre fulminante qui se dissipera avec bruit & fracas ; ce qu’on appelle explofion.
Il y a apparence, dit M. Noiset, que le sel de tartre qui entre dans la composition de cette poudre, étant plus fixe que les deux autres matières auxquelles il le trouve uni, retarde leur dissipation, & donne le temps aux parties de feu qu’elles renferment de se déployer toutes ensemble & avec toute leur force. C’est pour cela sans doute que l’effet de la poudre fulminante allumée en plein air, est plus effrayant que celui de la poudre ordinaire.
Il y eut parmi les Romains une légion nommée la fulminante. Voyez la Dissertation de M. de la Roque. On nomma légion fulminante, la légion composée de soldats Chrétiens, qui dans l’expédition de Marc- Aurèle contre les Sarmates, les Quades & les Marcomans, sauvèrent l’armée prête à périr de soif, en attirant sur elle par leurs prières une pluie abondante, & une grêle mélée de foudres sur les ennemis. D’autres disent qu’ils furent incorporés seulement à la légion qu’on nommoit déja fulminante. Ce miracle est gravé dans les bas reliefs de la colonne Antonine. M. Bossuet, dans son Histoire universelle, {{pg|103}}, dit la Légion foudroyante, au-lieu de fulminante. Voyez ci-dessus FOUDROYANTE.
FULMINATION. s. f. Terme de Droit Canon. Sentence d’un Evêque, d’un Official, ou autre Ecclésiastique qui est commis par le Pape, par laquelle on ordonne que des Bulles seront exécutées. Fulminatio. C’est la même chose qu’une vérification, ou entérinement de Lettres du Prince en une Justice Laique. On appelle plus particulièrement fulmination, l’exécution, ou la dénonciation d’une Sentence d’anathéme, faite publiquement avec solennité. Dans la fulmination de l’anathême, l’Evêque qui prononce la Sentence est revêtu d’habits Pontificaux, & les douze Prêtres qui l’accompagnent font en surplis. Après que la Sentence est prononcée, l’Evêque & les douze Prêtres jettent à terre les cierges allumés qu’ils tenoient. Voyez le Pontifical.
FULMINATION, terme de Chimic. C’est l’action d’un corps qui, par le moyen du feu sur lequel on l’applique, s’écarte & se dissipe avec fracas. Telle est l’explosion de l’or fulminant & de la poudre fulminante. Voyez FULMINANT.
La fulmination, dit M. semery, s’appelle aussi détonation. Il est vrai que la fulmination est une espèce de détonation ; mais on n’appelle proprement fulmination que la détonation portée à l’excès. Elle diffère beaucoup plus encore de la fulguration, dans l’opération de la coupelle. Voyez DETONATION & ÉCLAIR.
FULMINER. v. a. Terme de Droit Canon. Vérifier, exécuter une Bulle, ou autre Rescrit de la Cour de Rome, proprement le publier avec les formalités requises. Promulgare, fulminare, &c. Ces Bulles cette dispense doivent se fulminer par l’Official d’un tel lieu, qui est un de ceux auxquels elles font adressées. On dit aussi fulminer une excommunication ; c’est-à-dire, prononcer une Sentence d’excommunication. Lorsque le Pape {{roi|Innocent|IV}} fulmina, au Concile Général de Lyon, une Sentence d’excommunication contre l’Empereur Fridéric II, il étoit accompagné de douze Evêques revêtus d’habits Pontificaux. Voyez EVEILLON, des excommunications, {{tom.|{{rom-maj|II}}}}.
FULMINER, v. n. signifie s’emporter avec menaces, {{tiret|jet|ter}}<section end="FULMINER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FULGENCE, FULGENT"/>de quelque relique du Saint, apportée autrefois de Berri apparemment par Ansoald, Evêque de Poitiers, car ce fut lui, qui, lorsqu’il n’étoit encore qu’Avoué de {{St.|Pierre}} de Poitiers, eut le plus de part à la translation des Reliques de Saint ''Fulgence'' en France. {{sc|Chastelain}}, ''au prem. de Janv. {{pg|17}}, 18.''
Les Savans disent ''Fulgence ;'' mais dans l’usage ordinaire, parlant des lieux qui portent le nom de ce Saint en France, tout le monde dit ''Fulgent,'' comme a fait ci-dessus {{M.|Chastelain}} en parlant de ''Saint Fulgent'' de Bourges. C’est ainsi qu’on dit Laurent, Vincent, & non Laurence, Vincence. On dit quelquefois ''Fergent'' pour ''Fulgence,'' selon le même Auteur.
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FULGORE. s. f. Terme de Mythologie. Nom d’une Déesse de l’Antiquité Païenne. Fulgora. La Déesse Fulgore présidoit aux éclairs, aux foudres & aux tonnerres ; on l’invoquoit pour être préservé de la foudre. Sénèque en fait une veuve. Nous laissons quelques Déesses en célibat, comme si les partis manquoient, principalement y en ayant quelques-unes de veuves, comme Populonie, Fulgore & Rumice, que je ne fuis point surpris, disoit-il, qu’on n’ait point recherchées. Fulgore étoit donc de ces Déesses veuves. Quoique Senèque la joigne en cet endroit à Populonie, il ne s’enfuit pas qu’on les adorât ensemble, comme Hosfinan semble l’avoir conclu de-là.
Hoffman & les Auteurs du Moréri, qui l’ont copié, veulent que l’on dise Fulgor ; en ce cas c’eût été un Dieu, & le nom feroit masculin. Mais ils n’ont pas consulté {{St.|Augustin}} qu’ils citent. Ce Père dit que Fulgora étoit une Déesse, & qu’elle étoit veuve. {{M.|de}} Cériziers, dans sa Traduction de l’Ouvrage de la Cité de Dieu, dit comme nous Fulgore.
Ce nom vient de Fulgor, ou Fulgur, éclair.
FULGURATEUR. s. m. Terme d’antiquité. Parmi les Devins Etrusques, les plus estimés étoient ceux qui expliquoient pourquoi la foudre étoit tombée en tel endroit, & qui prestructent ce qu’il falloit faire pour prévenir les suites. Selon une ancienne inscription, ces Devins s’appeloient Fulgurateurs, & le Dieu qui présidoit à la foudre est appelé dans une autre inscription Dieu Fulgurateur. Dissert. de l’Ac. de Cortone. Fulgurateur dans ce dernier exemple est adjectif.
FULGURATION. s. f. Synonyme d’éclair, dans l’opération de la coupelle. Voyez ÉCLAIR.
FULGURITUM. Terme d’Histoire anciere. On appeloit ainsi chez les Romains un lieu ou un objet frappé de la foudre : quasi fulgure soum. Ces lieux & ces objets devenoient sacres ; il n’étoit plus permis d’en faire des usages profanes. On y élevoit un autel, & on y faisoit un sacrifice de brebis de deux ans ; ce qui faisoit appeler ces lieux Bidentales, Bidentalia. Les Grecs plaçoient sous cet autel une urne couverte, dans laquelle ils mettoient les restes des choses qui avoient été brûlées ou noircies par le tonnerre : ce que les Romains imitèrent. Les Augures étoient chargés de cette fonétion. MOR. Voyez au mot FOUDRE.
FULHAM. Village d’Angleterre, au Comté de Middlefex, sur la Tamise, au-dessus de Londres. Ce village est ancien.
FULIGINEUX, EUSE. adj. Fuliginofus. Terme du Style didactique, se dit d’une fumée épaisse, ou vapeur qui contient de la fuie, ou autres matières crasses. Il n’est en usage que lorsqu’on le joint au mot vapeur. Dans la première fonte des métaux, il s’exhale quantité de vapeurs faligineuses, dont se fait la litharge. Le noir de fumée, c’est ce qu’on ramasse des vapeurs fuligineuses des pins ou autres bois gras qu’on brûle. Quelques Médecins disent que la rate envoie des vapeurs fuligineuses au cerveau.
FULIGNO. Voyez FOLIGNO.
FULMINANT, ANTE. adj. Qui fulmine, qui fait grand bruit. Fulminator, fulminans, vibrans fulmina. J’ai admiré cet Orateur fulminant en chaire contre les vices & le luxe du siècle. Cette femme est totjours fulminante.
FULMINANT, en termes de Chimie, se dit d’une préparation d’or, qu’on appelle or fulminant, parce qu’il fait un grand bruit quand on le met sur le feu. L’or fulminant est de l’or dissous par l’eau régale, & précipité par le moyen de l’huile de tartre faite par défaillance, ou de l’esprit volatil de sel ammoniac. Il y a aussi une poudre fulminante, qui est composée de trois parties de nitre, de deux parties de sel de tartre & d’une partie de soufre. Si vous mettez cette préparation sur un feu modéré dans une cuissière de fer, vous aurez une poudre fulminante qui se dissipera avec bruit & fracas ; ce qu’on appelle explosion.
Il y a apparence, dit {{M.|Noiset}}, que le sel de tartre qui entre dans la composition de cette poudre, étant plus fixe que les deux autres matières auxquelles il le trouve uni, retarde leur dissipation, & donne le temps aux parties de feu qu’elles renferment de se déployer toutes ensemble & avec toute leur force. C’est pour cela sans doute que l’effet de la poudre fulminante allumée en plein air, est plus effrayant que celui de la poudre ordinaire.
Il y eut parmi les Romains une légion nommée la fulminante. Voyez la Dissertation de {{M.|de}} la Roque. On nomma légion fulminante, la légion composée de soldats Chrétiens, qui dans l’expédition de Marc-Aurèle contre les Sarmates, les Quades & les Marcomans, sauvèrent l’armée prête à périr de soif, en attirant sur elle par leurs prières une pluie abondante, & une grêle mélée de foudres sur les ennemis. D’autres disent qu’ils furent incorporés seulement à la légion qu’on nommoit déja fulminante. Ce miracle est gravé dans les bas reliefs de la colonne Antonine. {{M.|Bossuet}}, dans son Histoire universelle, {{pg|103}}, dit la Légion foudroyante, au-lieu de fulminante. Voyez ci-dessus FOUDROYANTE.
FULMINATION. s. f. Terme de Droit Canon. Sentence d’un Evêque, d’un Official, ou autre Ecclésiastique qui est commis par le Pape, par laquelle on ordonne que des Bulles seront exécutées. Fulminatio. C’est la même chose qu’une vérification, ou entérinement de Lettres du Prince en une Justice Laique. On appelle plus particulièrement fulmination, l’exécution, ou la dénonciation d’une Sentence d’anathéme, faite publiquement avec solennité. Dans la fulmination de l’anathême, l’Evêque qui prononce la Sentence est revêtu d’habits Pontificaux, & les douze Prêtres qui l’accompagnent font en surplis. Après que la Sentence est prononcée, l’Evêque & les douze Prêtres jettent à terre les cierges allumés qu’ils tenoient. Voyez le Pontifical.
FULMINATION, terme de Chimie. C’est l’action d’un corps qui, par le moyen du feu sur lequel on l’applique, s’écarte & se dissipe avec fracas. Telle est l’explosion de l’or fulminant & de la poudre fulminante. Voyez FULMINANT.
La fulmination, dit {{M.|semery}}, s’appelle aussi détonation. Il est vrai que la fulmination est une espèce de détonation ; mais on n’appelle proprement fulmination que la détonation portée à l’excès. Elle diffère beaucoup plus encore de la fulguration, dans l’opération de la coupelle. Voyez DETONATION & ÉCLAIR.
FULMINER. v. a. Terme de Droit Canon. Vérifier, exécuter une Bulle, ou autre Rescrit de la Cour de Rome, proprement le publier avec les formalités requises. Promulgare, fulminare, &c. Ces Bulles cette dispense doivent se fulminer par l’Official d’un tel lieu, qui est un de ceux auxquels elles sont adressées. On dit aussi fulminer une excommunication ; c’est-à-dire, prononcer une Sentence d’excommunication. Lorsque le Pape {{roi|Innocent|IV}} fulmina, au Concile Général de Lyon, une Sentence d’excommunication contre l’Empereur Fridéric II, il étoit accompagné de douze Evêques revêtus d’habits Pontificaux. Voyez EVEILLON, des excommunications, {{tom.|{{rom-maj|II}}}}.
FULMINER, v. n. signifie s’emporter avec menaces, {{tiret|jet|ter}}<section end="FULMINER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FULMINER"/>{{tiret2|jet|ter}} feu & flamme contre quelqu’un. Cet Auteur fulmine étrangement contre les Hérétiques. On fulmine tous les jours avec emportement contre les défauts que l’on pratique tranquillement. {{sc|S. Evr}}. Virgile a dit à la fin de son quatrième livre des Georgiques, Cafar dum magnus ad altum fulminat Euphratem bello.
FULMINÉ, ÉE. part. pass. & adj. une Bulle fulminée. Promulgata, denunciata.
FULVIUS, FULVIA, FULVIE. s. m. & f. Nom propre de famille Romaine. Fulvius, Fulvia. La famille Fulvia a été très-illustre, quoique Plébéïenne. Il faut parler ainsi avec nos Antiquaires, & ne pas dire la Gent Fulvia a été très-illustre. Quand on parle des hommes, il faut dire Fulvius, les Fulvius, & non pas les Fulviens. Les Fulvius se divisoient en plusieurs branches. Quand on parle des femmes, il faut dire Fulvie, si l’on n’y joint point d’autre nom Latin. La femme du Tribun Clodius, si ennemi de Cicéron, se nommoit Fulvie, & étoit de l’illustre famille des Fulvius. Fulvia Pia étoit mère de l’Empereur Septime Sévère.
Ce mot au féminin se dit aussi adjectivement en cette phrase, la loi Fulvia. La loi Fulvia accordoit le droit de Bourgeoisie Romaine à tous les habitans de l’Italie. Elle avoit pris son nom de M. Fulvius Flaccus, qui la porta l’an 628 de Rome, étant Consul, selon Julius Obsequens, de Prodigiis, c.{{lié}}90.
La seule médaille de la famille Fulvia, que Patin rapporte, écrit ce nom Fout. Foulvius. Voyez {{pg|116}}, & Vaillant dans ses Colonies, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|164}}, 165. La famille Fulvia se vantoit d’avoir été tirée de Tufculum par Hercule, & d’en avoir reçu les sacrifices, après qu’il eut achevé ses travaux. Fulvus signifie jaune, blond ; & c’est de cette couleur que cette famille avoit pris son nom. {{sc|Id}}. {{pg|33}}.
FUM.
FUMAGE. s. m. Terme de Coutumes. M. Galland dit que c’est un droit qui se lève en quelques endroits sur les étrangers faisant feu & fumée.
On le dit d’un ancien droit qui se levoit en Bretagne, appelé tantôt fumagium & tantôt fumaticum. Voyez l’Hist. de Bretagne, {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|236}} & 375. N’est-ce point le même droit que les Grecs appeloient xaxxiv, fumaticum, & que nous appelons Fouage ? Voyez ce mot. Le droit de fumage est encore en pratique en quelques lieux, & c’est une espèce de fouage dû aux Seigneurs particuliers, Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|201}}.
FUMAGE, se dit dans le métier des Tireurs & Ecacheurs d’or & d’argent, d’une fausse couleur d’or qui se donne à l’argent filé & aux lames d’argent, en les exposant à la fumée & au parfum de certaines compositions. Le fumage est défendu par plusieurs Arrêts, Réglemens & Déclarations.
FUMANT, ANTE. part. & adj. Qui fume encore. Fumofus, fumans. Ce tison est encore fumant. On le dit aussi dans le sens figuré, ardens, excandescens. Il vint l’épée à la main tout fumant de colère, dans un grand emportement de colère.
J’ai vu l’affaffin
Retirer son poignard tout fumant de son sein.
{{sc|Rac}}.
FUMAY. Bourg des Pays-Bas. Fumæa. Il est dans le petit pays de Faine, en Ardennes, contrée du pays de Lièfur la Meuse, entre Charlemont & Charleville..FUM-CHIM. Petite ville de la Chine, dans la Province de Kianfi. Long. 141 d. s m. lat. 28 d. m.
FUMEAU. s. f. Vieux mot qui signifie femelle. Fœmina.
FUMÉE. s. f. Humidité qui s’exhale en vapeur par l’action de la chaleur, soit externe, soit interne. Fumus. Ce terme s’applique également à la vapeur plus ou moins sensible qui fort des corps qui brûlent ou qui sont échauffés ; à la vapeur qui s’exhale des viandes que l’on rôtit, & à celles qui s’élèvent des corps humides & fluides lorsqu’ils sont échauffés. Ordinairement il est sans pluriel dans le propre ; REFL. & toujours sans singulier quand il se dit des vapeurs qui s’élèvent des entrailles au cerveau. L’ACAD. Les bois gras & onctueux font une fumée épaisse, noire & puante : c’est de ces bois qu’on fait le noir de fumée. Les brouillards font des fumées que le soleil élève de la terre humide, & qu’il ne peut résoudre. Le vin qui bout, jette des fumées capables d’enivrer. La fumée du tabac. La fumee des viandes, nidor. Homère étoit un coureur de cabarets, qui suivoit la fumée des bons écors. G. G. Ce hâbleur vint au festin conduit par la fumee. {{sc|Boil}}.
On dit proverbialement qu’il n’y a point de fumée sans feu, pour faire entendre que d’ordinaire il ne court point de bruit qui n’ait quelque fondement. Et l’on dit qu’il n’y a point de feu sans fumée, pour dire qu’il n’y a point de sorte passion qu’on ne découvre à la fin, quelque foin qu’on prenne pour la cacher. On dit manger son pain à la fumee du rôt, être témoin des plaisirs des autres, sans pouvoir y participer. On dit que la fumée cherche les beaux, pour se moquer de ceux qui se plaignent de la fumée. Ce proverbe se trouve dans Athénée. Erasme en parle : Fumus pulchriorem fequitur.
FUMEE, terme de Divination. Il y avoit une sorte de Divination qui considéroit l’épaisseur, les évolutions & tous les accidens de la fumée. Homère fait mention de Devins qui prédifoient par la fumée de l’encens.
FUMÉE, se dit figurément des choses vaines, légères & peu solides, des chimères, des vaines imaginations. Les honneurs ne font qu’ombre & que fumée. Les grandeurs & les vanités du monde passent bien vite, & ne font que fumée.
Une Muse affamée
Ne peut pas, il est vrai, subsister de fumée.
{{sc|Boil}}.
Et par l’espoir de l’or votre Muse animée
Vendroit au poids de l’or une once de fumée. {{sc|Id}}.
Qu’heureux est le mortel
Que l’amour de ce rien qu’on nomme renommée,
N’a jamais enivré d’une vaine fumée ! {{sc|Id}}.
On dit qu’une chose s’en va en fumée, pour dire qu’elle ne produit point l’effet qu’on en attendoit. On dit aussi figurément d’un homme qui fait parade d’un crédit qui n’est qu’apparent, pour en tirer quelque avantage, que c’est un vendeur de fumée. Se repaitre de fumée, pour dire d’espérances vaines, de vains honneurs.
FUMÉES, en Médecine. Les anciens Médecins appeloient ainsi certaines humeurs subtiles qu’ils imaginoient pouvoir être portées des viscères au cerveau sous la forme de fumée ou vapeur. C’est ainsi qu’ils disoient que la mélancolie envoie des fumées noires au cerveau. Abattre les fumées du vin qui montent au cerveau.
FUMEE, en termes de Vénerie, signifie la fiente des bêtes fauves, des cerfs, de la biche, du chevreuil & du daim. Stercus cervinum, fimum. Les Chasseurs connoissent par les fumées où il y a des cerfs. On dit que les fumées font, ou formées quand elles font rondes, ou en trochets quand elles ont des pointes ou piquans, ou en plateaux quand elles font plates. On dit aussi que le soir elles font mieux moulues, lorsque le cerf a digéré son viandis.
FUMEE, en termes du grand Art, a diverses significations, & le dit en plusieurs phrases. Fumée blanche, signifie, ou l’ouvrage de la pierre au blanc, ou le soufre blanc, ou l’argent vif. Fumée rouge, signifie l’ouvrage de la pierre au rouge, ou le soufre rouge, ou l’orpiment rouge. Fumée des Philosophes, c’est une vapeur qui s’élève comme un nuage dans toute distillation. Fumée Arabique, c’est un lieu médiocrement chaud.
FUMÉES. s. f. pl. Terme de Joaillier. Voyez GLACES.<section end="FUMÉES"/><noinclude>
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FUMELLE. s. f. Autrefois ce mot s’est dit pour femelle, & le peuple prononce encore fumelle en quelques endroits. Famina, femella.
FUMER. v. n. Jetter de la fumée. Fumare, exhalare fumum. Ce feu n’est pas bien éteint, il fume encore. On dit absolument, qu’une chambre fume, qu’une cheminée fume, quand la fumée rentre dans la chambre, au-lieu de sortir par le tuyau de la cheminée. On a cherché plusieurs inventions pour empêcher les chambres de fumer, comme les éolipyles de Vitruve, les soupiraux de Cardan, les moulinets à vent de Jean Bernard, les chapiteaux de Serlio, les tabourins & girouettes de Paduanus, & plusieurs artifices de Philibert de Lorme. Celui qui en a mieux raisonné, c’est Savot dans son Architecture. Voyez aussi les Mémoires critiques d’Architecture de M. Frémin, imprimés à Paris en 1702.
{{StdT|l|☞}} FUMER, se dit encore des corps humides desquels on voit s’élever des vapeurs. Au printemps on voit fumer les lieux humides & marécageux. On voit fumer le corps d’un cheval qui s’est échauffé.
{{StdT|l|☞}} Corneille a employé ce mot au figuré dans le Cid.
Ce sang qui tout versé fume encor de courroux,
De se voir répandu pour d’autres que pour vous.
{{StdT|l|☞}} C’est une de ces hyperboles Poétiques, qui n’étant point dans la nature, affoibliffent le pathétique de ce discours. C’est le Poëte qui dit que ce sang fume de courroux ; ce n’est pas assurément Chimène, on ne parle pas ainsi d’un père mourant. VOLT.
{{StdT|l|☞}} FUMER se dit populairement pour être en colère, montrer de la colère. Il fume quand on lui dit qu’il a fait une faute. Vous avez beau fumer, il n’en fera ni plus ni moins. Expression de la halle.
{{StdT|l|☞}} On dit figurément que la tête fume à quelqu’un, pour dire qu’il est en colère. Irasci. On a dit autrefois se fumer, s’irriter, s’emporter. Irâ accendi.
{{StdT|l|☞}} On dit poétiquement, faire fumer l’encens, faire fumer les Autels, pour dire, offrir de l’encens, faire des sacrifices.
FUMER, v. a. signifie exposer à la fumée certaines viandes, qui ont un meilleur goût quand elles ont été ainsi séchées. Infumare, fumo exficcare. On fume les andouilles, les jambons, les langues de bœuf, pour leur donner un meilleur goût.
{{StdT|l|☞}} FUMER se dit aussi de certains poissons, harengs, sardines, &c. Voyez BOUCANER, SORETER, SORIRE.
{{StdT|l|☞}} FUMER l’argent fin filé ; chez les Tireurs d’or, c’est l’exposer à la vapeur de certaines compositions pour lui donner une fausse couleur d’or. Voyez FUMAGE.
{{StdT|l|☞}} FUMER, signifie aussi prendre du tabac en fumée. Tabaci fumum haurire. Fumer du tabac, fumer une pipe de tabac. On dit aussi simplement fumer. Les Marins fument beaucoup.
FUMER, en termes d’Agriculture, signifie mettre du fumier sur des terres pour les rendre fertiles. Stercorare. Les terres ne rapportent qu’à proportion de ce qu’on les fume. On appeloit Saturne Stercutius parce qu’il fut le premier qui apprit aux hommes à fumer les terres. Fumer les arbres, c’est mettre du fumier au pied des arbres, pour leur faire porter plus de fruit.
FUMÉ, ÉE. part. qui se dit de ce qui a été exposé à la fumée, infumatus, ou amende par le fumier. Stercoratus. Langues de bout fumées. Une terre bien fumée.
On se sert de verres fumés pour observer les Eclipses. Je n’aurois pu observer tranquillement l’Eclipse du soleil, arrivée à Toulon le 22 Mai 1724, & je me ferois vu accablé de spectateurs incommodes, au-lieu que j’en fus quitte en donnant plusieurs verres fumés, pour contentet leur juste curiosité. Le P. {{sc|Laval}}, Jésuite, Mém. de Trév. Août 1724.
{{StdT|l|☞}} FUMERON. s. m. C’est ainsi qu’on appelle un morceau de charbon qui n’est pas assez cuit, brûlé, & qui jette encore de la flamme, Il y a un fumeron dans ce fourneau. On l’appelle ainsi, parce qu’il jette beaucoup de fumée. Carbo fumofus, fumificus.
FUMET. s. m. Certaine petite vapeur, certaine petite fumée agréable qui s’exhale des vins & des viandes cuites ou crues, & qui flatte agréablement l’odorat & le goût. Odor. Les gourmets eilament le vin qui a un fumet agréable. Cette perdrix a un fumet qu’on prend plaisir à sentir avant qu’on la mange.
FUMET est aussi un terme de Traiteur. C’est un ragout sain de jus de mouton, de truffes & de champignons, que l’on passe, & dont on accompagne la perdrix. Il nous a fait manger deux perdrix relevées d’un fumet surprenant. {{sc|Mol}}.
FUMETERRE. s. m. Plante très-commune qui vient dans les champs & dans les jardins. Fumaria. Ses racines sont menues & fibreuses. Ses feuilles font découpées menu, à-peu-près comme les feuilles des plantes à parasol, d’un vert de mer, & attachées alternativement aux tiges. Ses fleurs sont ramassées en épi, petites, oblongues, purpurines. Elles ont quelque apparence des fleurs légumineuses ; mais elles ne font compostes que de deux feuilles qui forment une manière de gueule à deux mâchoires. La mâchoire supérieure finit par une queue. La mâchoire inférieure est articulée avec elle dans l’endroit où Vune & l’autre tiennent au pédicule. On trouve dans le palais, qui est le creux d’entre les deux mâchoires, le pistil enveloppé de sa graine. Outre ces pièces, on voit à la bouche de cette fleur la langue, qui est une espèce d’anneau que l’on sépare assez facilement en deux parties, qui prennent leur origine des parties latérales de la mâchoire supérieure. Enfin, lorsque cette fleur est passée, le pistil devient une capsule membraneuse ronde ou oblongue, dans laquelle se trouvent une ou deux graines.
Ce mot vient de fumus, fumée ; & l’on a donné ce nom à la fumeterre, parce que le suc de cette plante mis dans les yeux les fait larmoyer comme la fumée. La fumeterre est diurétique, propre pour purifier le sang, & defopiler les parties : elle est spécifique dans toutes les maladies de la peau, dans la mélancolie hypocondriaque, dans la cachexie & dans l’hydropisie. Il y a plusieurs espèces de fumeterre.
FUMEUR. s. m. Celui qui prend du tabac en fumée. Qui tabaci fumum haurit, fumi nicociani captator. Les Marins font grands fumeurs.
FUMEUX, EUSE. adj. Qui jette des fumées, des vapeurs. Fumofus, fumidus. Les vins d’Orléans nouveaux font nuisibles à la santé, parce qu’ils font trop fumeux. La grosse blesse est très-fumeuse.
Un Laquais effronté m’apporte un rouge bord
D’un Auvergnat fumeux, qui mêlé de signage,
Se vendoit chez Grenet pour vin de l’Hermitage.
{{sc|Despr}}.
{{StdT|l|☞}} Cette épithète ne s’applique qu’aux liqueurs malfaisantes, qui portent à la tête.On ne dit point d’un volcan, qu’il est fumeux. On ne le dit pas mieux au figuré d’un homme sujet à se mettre en colère. Pronus ad iram.
{{StdT|l|☞}} FUMIER. s. m. Végétaux imbus des excrémens des animaux, & pourris. C’est un excellent engrais. Un fumier consommé est celui qui est bien pourri. Stercus, fimus, ou fimum. Le fumier est la paille qui, ayant servi de litière sous les animaux domestiques, & particulièrement sous les chevaux, & étant imbibée de leurs excrémens, se trouve toute rompue, & devient propre pour le jardinage, savoir, à faire des couches & des rechauffemens, quand il est bien chaud, & comme on dit, qu’il est neuf, c’est-à-dire, fraîchement sorti de l’écurie, & sur-tout quand il n’a servi qu’une nuit ou deux de litière, ensorte qu’il n’est nullement pourri ; mais quand il est pourri, soit pour avoir servi long-temps de litière, ou pour avoir été employé en couches, ou avoir été beaucoup mouillé par les pluies & les égouts, il sert pour fumer, amender & engraisser les terres. {{sc|La{{lié}}Quint}}. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|99}}. Voyez encore cet Auteur sur les diffèrences, les qualités, les usages des fumiers pour le jardinage, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|42}}, {{pg|217}}, & sur-tout P.II,<section end="FUMIER"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|Hu|gues}} Capet.
Avec lui commença la race des Bourbons, et l’usage du nom de ''France'' [987].
Alors aussi ce royaume renoua ses rapports d’amitié avec le Saint-Siége.
L’archevêque de Reims, Arnolphe, déposé sous Hugues Capet, fut, après la mort de celui-ci, réinstallé sous Robert, et, par l’influence de Grégoire V, sur son siége qu’avait occupé Gerbert [996].
Robert consentit aussi à se séparer de sa femme et parente Berthe<ref>On trouve dans ''Mansi'', t. XIX, p. 103, les actes concernant les rapports de Gerbert et d’Arnolphe. Cf. p. 173 ; ''Harduin'', t. VI. P. I, p. 723. Cf. notæ Severini Binii, dans ''Mansi'', l. cit. Sur le mariage de Robert, cf. ''Mansi''. t. XIX, p. 225 ; ''Helgaldus Floriacens''. monach. Vita Roberti, c. 17 (Bouquet, t. X, p. 107).</ref>.
Lorsque l’empereur eut quitté Rome, Crescence se releva, se remua derechef, excita une nouvelle sédition, chassa Grégoire de Rome ; mais le pape demeura ferme, excommunia Crescence, fut aidé par l’empereur, qui fit trancher la tête à Crescence, et mutiler le nez et les oreilles à l’antipape Jean XVI.
Grégoire travailla sans relâche au renouvellement de la vie de l’Église.
Il fut interrompu au milieu de ses travaux par une mort prématurée [999].
Othon fit alors tomber l’élection sur son maître Gerbert, premier pape français, sous le nom de Sylvestre II [999-1003].
Parti des rangs les plus obscurs, Gerbert s’était élevé par une vie active, laborieuse et infatigable ; il avait acquis et dépassé toute la science de son temps.
Il exerça l’autorité pontificale au milieu des circonstances les plus difficiles, avec force, prudence et mesure<ref>''Sylvestri II'' Vita et epistolæ, dans ''Mansi'', t. XIX, p. 240 ; ''Harduin'', t. VI, P. I. p. 759. Cf. ''Hock'', Gerbert, ou le pape Sylvestre II et son siècle. Vienne, 1837. Sur l’accusation de magie reprochée à Gerbert, voyez l’apologie d’un vieil auteur dans ''Hock'', p. 165.</ref>.
Le premier il fit naître et germer la grande pensée de délivrer ''Jérusalem et le saint Sépulcre par une expédition de toute la chrétienté''<ref>''Sylvestri II'' Ep. an 999 : « Ex persona Hierosolymæ devastatæ ad universalem Ecclesiam. » (''Muratori'', Script., t. III, p, 400 ; ''Bouquet'', t. X, p. 426).</ref>.
Othon III mourut de bonne heure [1002], sans postérité et sans voir la réalisation de ses espérances.
Aussi le parti toscan se remua de nouveau pour prendre de l’influence sur la papauté ; dès 1012 l’élection de Benoît VIII remit la papauté entre les mains d’un comte de Toscane.<noinclude>
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Bonjour!Je suis 配合比全额更好(说说而已).
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'''ASSAI''' adv. (ass-saï — mot ital., qui signif. beaucoup). Mus. Terme qui se joint, comme
augmentatif à un autre, indiquant le mouvement d’un air : ''Presto assai'', fort vite ; ''largo assai'', très-lent.
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'''ASSAILLANT''' (a-sa-llan, ''ll'' mll.) part. prés. du v. Assaillir : ''Il déconcerta l’ennemi en l’''{{sc|assaillant}} ''à la fois sur trois points différents''.
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<section begin="ASSAILLANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSAILLANT, ANTE''' adj. (a-sa-llan, ante ;
''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). Qui assaille, qui
attaque, qui prend l’initiative du combat :
''L’armée'' {{sc|assaillante.}} ''Les forces'' {{sc|assaillantes.}}
— s. m. Celui qui assaille, qui attaque
l’ennemi ou ses positions : ''Les'' {{sc|assaillants}}
''furent repoussés jusque dans leurs tranchées.''
(Acad.) ''Cela ne faisait que redoubler l’ardeur des'' {{sc|assaillants.}} (D’Ablanc.) ''Audacieux de front, mais sans courage au cœur, il parada dans les rangs des'' {{sc|assaillants.}} (Lamart.)
''Chaque coup tuait ou blessait un'' {{sc|assaillant.}}
(Balz.)
{{DctCite|{{filet|6}}Un guerrier si vaillant{{Crlf
|}}N’eût jamais succombé sous un tel ''assaillant.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
— Collectiv. Ensemble des troupes assaillantes :
''L’''{{sc|assaillant}} ''fut vigoureusement repoussé. Dans la guerre offensive, l’''{{sc|assaillant}}
''qui a l’avantage ne doit jamais accorder de temps à l’ennemi''. (Gén. Bardin.)
— Se disait ancienn. de celui qui, dans un
tournoi, combattait contre le tenant : ''L’''{{sc|assaillant}} ''et le tenant.''
— Par anal. Celui qui, par ses discours,
par ses écrits ou par ses menées cherche à
dénigrer quelqu’un, à lui nuire ou à triompher
de lui : ''Cet avocat, ce journaliste ne s’attendait pas à trouver un si rude'' {{sc|assaillant.}} ''La société est debout ; elle survivra, elle prospérera ; tous les bons citoyens réuniront leurs efforts pour la défendre, quels que soient les'' {{sc|assaillants.}} (Ch. Dupin.)
— '''Antonymes'''. Champion, défenseur, souteneur,
tenant. — Insulté, offensé, provoqué,
<section end="ASSAILLANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAILLEUR s. m."/><nowiki/>
'''ASSAILLEUR''' s. m. (a-sa-lleur, ''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). S’est dit autref. pour ''assaillant :''
{{DctCite|L’''assailleur'', bien souvent, vaut moins que l’assailli.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLEUR s. m."/>
<section begin="ASSAILLI"/><nowiki/>
'''ASSAILLI''' (a-sa-lli, ''ll'' mll.) part. pass. du
v. Assailli{{Corr||r}}, Attaqué vivement : ''Être'' {{sc|assailli}}
''par des voleurs. Dès le point du jour, notre corps d’armée fut ''{{sc|assailli}} ''par l’ennemi. Le camp est'' {{sc|assailli}} ''du côté du couchant.'' (Chateaub.)
''La France'', {{sc|assaillie}} ''de tous côtés, sut échapper aux plus urgentes nécessités.'' (Thiers.)
{{DctCite|Dans la sombre épaisseur de ces profonds taillis,{{Crlf
|}}Où bientôt, sans retour, ils seront ''assaillis.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par anal., au propre et au fig. Exposé,
livré à, tourmenté par : ''Être'' {{sc|assailli}} ''par un orage, une tempête. Être'' {{sc|assailli}} ''par plusieurs malheurs. Nous fûmes'' {{sc|assaillis}} ''par une grêle de pierres.'' (Acad.) ''Elle a mis fin aux plus grands périls dont une âme chrétienne puisse être'' {{sc|assaillie.}} (Boss.) ''À l’entrée du canal de Mozambique, nous fûmes {{Corr|assaillis|{{sc|assaillis}}}} par un vent épouvantable.'' (B. de St-P.) ''Je fus''
{{sc|assailli}} ''par un songe sinistre.'' (X. de Maistre.)
{{DctCite|D’un trouble si confus, mon esprit ''assailli''{{Crlf
|}}Se confesse coupable ; et qui craint a failli.|{{sc|Rotrou.}}|2|15}}
{{DctCite|Le mont même, le mont ''assailli'' par le temps,{{Crlf
|}}Du poids de ses débris écrase la vailée.|{{sc|Baour-Lormian.}}|2|15}}
— Substantiv. Personne assaillie :
{{DctCite|L’assailleur, bien souvent, vaut moins que l’''assailli''.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLI"/>
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<section begin="ASSAILLIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAILLIR''' v. a. ou tr. (a-sa-llir, ''ll'' mll. — du
lat. ''ad'', vers, contre ; ''salire'', sauter — ''J’assaille, nous assaillons ; j’assaillais, nous assaillions ; j’assaillis, nous ass{{Corr|s|}}aillîmes ; j’assaillirai, nous assaillirons ; j’assaillirais, nous assaillirions ; assaille, assaillons, assaillez ; que j’assaille, que nous assaillions ; que j’assaillisse, que nous assaillissions ; assaillant, assailli.'' — La forme ''j’assaus, tu assaus, il assaut'', autrefois usitée pour le présent de l’indicatif,
n’était pas moins régulière et était
beaucoup moins désagréable à l’oreille :
{{DctCite|Un jour, qui n’est pas loin, elle (l’Église), verra tombée{{Crlf
|}}La troupe qui l’''assaut'' et la veut mettre bas.|{{sc|Malherbe.}}|2|15}}
Massillon a dit ''assaillissent'' au lieu d’''asaaillent'', à la troisième personne plurielle du
présent de l’indicatif : ''Toutes les douleurs qui vous'' {{sc|assaillissent}} ''en cette vie…'' La forme régulière
est suffisamment désagréable, sans qu’il
faille recourir à ce barbarisme.) Attaquer en
s’avançant vivement ; en se précipitant : {{sc|Assaillir}}
''un corps de troupes.'' {{sc|Assaillir}} ''un camp.''
''Des voleurs l’avaient ''{{sc|assailli}} ''en plein jour. À peine avais-je tourné la rue, que trois hommes m’''{{sc|assaillirent}}. (Le Sage.) ''Au lieu d’''{{sc|assaillir}} ''Moscou, les généraux polonais se contentèrent d’en faire le blocus''. (Mérimée.) ''Les trois divisions, chargées d’''{{sc|assaillir}} ''par plusieurs points le camp, l’enlevèrent avec une valeur digne de l’ancienne armée d’Italie.''
(Thiers.) ''Mélas, demeuré un peu en arrière avec le reste de l’armée, devait ''{{sc|assaillir}}
''notre droite.'' (Thiers.) ''Les grenadiers français qui escaladèrent les rochers de Mahon, le lendemain, ne purent pas de sang-froid gravir ce roc, qu’ils'' {{sc|avaient assailli}} ''sous le feu de l’ennemi. ''(Fourier.)
— Par ext. Imprtuner, harceler : ''Ses créanciers l’''{{sc|assaillaient}} ''de tous côtés. Des importuns m’''{{sc|assaillent}} ''jusque dans mon cabinet de travail. Une nuée de solliciteurs'' {{sc|assaillirent}} ''le nouveau gouvernement. Tous les autres créanciers, que je ne pouvais tenir en respect, vinrent m’''{{sc|assaillir.}} (G. Sand.)
ire des entreprises’amout
— Par ext. importuner, harceler : ''Ses''
reuses :
Un moine noir a, par dévotion,
Saisi le tout, quand ''yassaillais'' Marton.
{{sc|Voltaire.}}
— Par anal. Fondre sur, en parlant de
certains inconvénients matériels, pénibles à
supporter : ''L’orage nous ''{{sc|assaillit}} ''au sortir''
''de la ville. Une furieuse tempête nous'' {{sc|assaillit.}} (Acad.) ''Les pluies froides ne viendrontelles pas'' {{sc|assaillir}} nos ''vignes et nos mûriers ?''
(B, de St-P.) ''Les vagues'' {{sc|assaillaient}} ''les''
''murs du château.'' (Balz.)
— S’emploie aussi en parlant des inconvénients
moraux et des tentations : ''Les chagrins, les malheurs'' {{sc|assaillent}} ''l’homme à tous''
''les âges. Jamais tentation plus dangereuse''
{{sc|«’assaillit}} ''mon cœur.'' (Acad.) ''Toutes les douleurs qui nous'' {{sc|assaillent}} ''en cette vie sont''
''des épreuves que Dieu nous envoie.'' (Mass.)
''Comment pourrez - vous'', ''sans l’aide de Dieu, ''
''vous défendre contre les tentations qui viendront'' {{sc|assaillir}} ''votre cœur ?'' (Fléûry.) ''Mille''
''mouvements contraires'' {{sc|m’assaillirent}} ''à la''
''fois.'' (J.-J. Rouss.) ''Mille désagréables pensées''
''vinrent'' {{sc|wi’assaillir.}}.(Le Sage.) ''lorsque''
''l homme fut jeté faible et nu à la surface du''
''globe, les maux'' {{sc|/’assaillirent}} ''de toutes parts.''
, (Cuvier.) ''À Paris, tout vous'' {{sc|assaille}} : ''les''
''appétits y sont incessamment sollicités.'' (Balz.)
''Les malheurs et les contrariétés se tiennent''
''par la main pour nous'' {{sc|assaillir}} ''sans relâche''
''du milieu de nos mauvaises veines.'' (G. Sand.)
''L’impression fut si vive et si triste, que des''
''idées de suicide'' {{sc|«i’assaillirent}} ''avec force.'' (Lamart.)
''Les épigrammes commencèrent dès lors''
à {{sc|/’assaillir.}} (Ste-Beuve.)
C’est le doute que j’ai qu’un malheur ne ''m’assaille.''
{{sc|Malherbe.}}
Comment se peut un pauvre cœur défendre,
Quand deux beaux yeux le viennent ''assaillir ?''
{{sc|Ch. d’Orléans.}}
Les pensers qui ''l’assaillent'',
Sans repos le travaillent. {{sc|Desportes.}}
S’assaillir, v. pr. S’attaquer vivement et
vigoureusement : ''Les compagnies'' {{sc|s’assaillaient}} ''et se poursuivaient dans les diverses''
''provinces.'' (Barante.) ''Quant au groupe de chevaux et de cavaliers qui'' {{sc|s’assaillent}}, ''il a la''
''turbulence farouche que Delacroix sait donner''
''aux scènes de ce genre.'' (Th. Gaut.)
— Syn. Assaillir, attaquer. ''Attaquer'', c’est
commencer le combat : ''Vous voulez'' {{sc|attaquer}}
''une nation redoutable par le nombre de ses soldats et de ses vaisseaux.'' (Barthél.) ''Assaillir'',
c’est attaquer vivement et vigoureusement ;
''À peine avais-je tourné la rue, que trou''
''hommes'' {{sc|m’assaillirent.}} (Le Sage.)
ASSAINI, IE (a
Assainir : ''Depuis t''
''et des marais, la contrée a''
''tout à fait'' a ;
.. ou tr. (a-sè-nir— rad.
''sain''). Rendre sain ou plus sain : {{sc|Assainir}}
''une contrée, un département.'' {{sc|Assainir}} ''un pays''
''marécageux.'' {{sc|Assainir}} ''une ville, un quartier'',
''une rue.'' {{sc|Assainir}} ''un hôpital, une -prison, un''
''logement. La science a aujourdhui mille''
''moyens pour'' {{sc|assainir}} ''les hôpitaux. La science''
''a accompli de véritables prodiges pour'' {{sc|assainir}} ''les locaux insalubres.'' (J. Simon.) A
''Paris, des milliers de fontaines lavent et''
{{sc|assainissent}} ''les rues et lès places publiques.''
(Lélut.) ■
—Fig. Rendre pur au point de vue de la
morale : // ''embellit les fêtes de l’opulence et''
{{sc|assainit}} ''les joies du peuple.'' (Villem.) ''La médecine ne possède pas les moyens d'' {{sc|assainir}}
''les esprits aussi facilement que les corps.''
(Barbe.) y
S’assainir, v. pr. Être assaini, devenir
sain : ''Les vallées'' {{sc|s’assainissent}} par ''la culture. Ces contrées'' {{sc|s’assainissent}} ''de jour en''
''jour.''
— Antonymes. Empester, empoisonner, infecter.
ASSAINISSANT (a-sè-ni-san) part.prés,
du v, Assainir : On ''moralise le peuple en''
{{sc|assainissant}} ''ses habitations.''
{{sc|assainissant}}, ANTE adj. (a-sè-ni-san,
an-te — rad. ''assainir).'' Qui assainit, qui est
propre à rendre sain : ''Les propriétés'' {{sc|assainissantes}} ''du chlorure de chaux.''
— Fig. : ''Les cours du soir faits aux ouvriers''
''dans les grandes villes sont'' {{sc|assainissants.}}
{{sc|assainissement}} s. m. (a-sè-ni-se-man
— rad. ''assainir).'' Action d’assainir, état de
ce qui est assaini : {{sc|/-’assainissement}} ''d’un''
''pays marécageux'', {{sc|/.’assainissement}} ''d’une''
''localité, d’une prison, d’un hôpital. ''{{sc|Z’assainissement}} ''des bas quartiers afune ville. Les''
{{sc|assainissements}} ''des terrains entrepris sans''
''les précaution nécessaires ont souvent donné''
'''à des milliers d’hommes. ''(Cabanis.)
, ''dans les cami''
''La végétati''
''puissant agent d’.''
— Fig. Action de rendre pur au point de
vue de la morale : {{sc|//’assainissement}} ''du''
'''.mpagnes'',
. (Lélut.)
''théâtre ne serait pas indigne du héros qui nettoya les étables d’Augias.. ■''
— Encycl. Agric. et hyg. ''L’assainissement''
des terres et des habitations îmérite d’être
classé parmi les.objets les plus importants
de l’agriculture. Que de terrains incultes deviendraient
fertiles si l’on prenait la peine de
les assainir ! Que de richesses les eaux stagnantes
des marécages dérobent au pays l
Nous avons encore en France des milliers
d’hectares improductifs qui, au moyen de
quelques capitaux., seraient transformés en
terres labourables, et nul ne songe a rendre à
la culture ces parties abandonnées de notre
belle France 1 Aucune entreprise industrielle
ne serait capable de balancer les bénéfices
d’un dessèchement dans nos départements
du Centre, où ces terrains seraient aliénés
à vil prix par des propriétaires peu
aises ? Il n’est pas moins important d’assamir
les habitations que les terres. Le mauvais
état des bâtiments d’exploitation exerce la
plus funeste influence sur la santé du bétail.
Des propriétés sont, pour cette seule raison,
affermées bien au-dessous de leur valeur,
parce que personne ne se soucie de courir les
chances d’une exploitation ruineuse. Combien
de fois n’a-t-on pas vu et ne voit-on pas
tous les jours les plus beaux troupeaux décimés,
et quelquefois emportés tout entiers
par des épizooties dont on ignore la cause î
L’origine de ces malheurs, trop souvent irréparables
pour les fermiers peu aisés, ne doit
pas être cherchée ailleurs que dans l’état d’insalubrité
où l’incurie du propriétaire laisse les
bâtiments d’exploitation ; et, en cela, le propriétaire
n’est jamais seul coupable. Presque
toujours, au contraire, surtout dans les
pays pauvres, le. fermier laisse les alentours
des bâtiments, l’intérieur des étables et
de sa maison dans un état de malpropreté qui
double les dangers d’infection et d’épidémie.
''L’assainissement ''des terres et des habitations,
si important, comme on le voit, en agriculture,
ne l’est pas moins au point de vue de
l’hygiène publique. Une grande partie des
maladies n ont pas d’autre source que l’insalubrité
de l’air. Dans les villes, comme dans
les campagnes, les émanations délétères produites
parle séjour des eaux dormantes, l’accumulation
des détritus animaux ou végétaux
autour des bâtiments, une aération insuffisante,
sont les causes qui altèrent la santé de
l’homme et abrègent sa vie. Cela est surtout
vrai dans les grandes villes, où l’entassement
de la population centuple les dangers provenant
des mauvaises qualités de l’air.
Les ouvriers qui exercent certains métiers
insalubres, tous ceux qui travaillent le cuivre,
le plomb, le mercure, sont particulièrement
exposés a une foule de maladies qui ne peuvent
être conjurées que par ''l’assainissement''
des ateliers. On emploie, pour cela, deux
moyens également énergiques : le premier
consiste à expulser au dehors par la ventilation
les exhalaisons nuisibles ; la ventilation
peut s’opérer dans certains cas au moyen de
courants d’air convenablement ménagés ;
dans d’autres cas, où l’abondance des miasmes
délétères, la disposition des bâtiments et des
lieux environnants ne permettent pas de recourir
à cette ventilation naturelle, on se sert
d’appareils spéciaux, appelés ventilateurs. Le
second moyen consiste à attaquer directement
et à détruire les exhalaisons nuisibles par les
réactifs chimiques ; il est surtout employé
lorsque la ventilation ne parviendrait à désinfecter
les ateliers, les manufactures, les abattoirs,
etc., qu’au préjudice des lieux circonvoisins.
Parmi les réactifs chimiques, les plus
fréquemment employés pour leurs qualités
désinfectantes sont’ l’acide nitrique et surtout
le chlore et ses composés, particulièrement
le chlorure de chaux.
Si l’on veut se faire une idée de l’influence
que peut avoir ''l’assainissement ''des habitations
sur la durée de la vie humaine, on n’a qu’à
considérer l’état actuel de la ville de Paris.
Depuis quinze ans, la capitale de la France a
vu augmenter sa population, et, contrairement
à ce qui aurait du avoir heu, la mortalité
a diminué, la durée de la vie moyenne a été
prolongée de plusieurs années. Ce résultat si
important est dû, sans aucun doute, aux immenses
travaux qui ont, depuis quelques ans
nées, transformé cette cité, et surtout au percement
des nouvelles rues qui font circuler
un air pur dans les quartiers les plus populeux ;
enfin à l’heureux établissement des
squares disséminés aujourd’hui sur toute la
surface de la capitale.
{{sc|assainisseuh}} s. m. (a-sè-ni-seur — rad.
''assainir).'' Agric. Machine employée pour nettoyer
les grains.
ASSAISONNANT (a-sè-zo-nan) part. prés,
du v. ’ Assaisonner : ''En'' {{sc|assaisonnant}} ''les''
''mets, on doit se préoccuper de l’hygiène autant''
''que du goût.''
ASSAISONNANT, ANTE adj. (a-sè- :
an-te — rad. ''assaisonner).'' n- : — :
qui sert d’assaisonnement.
— Econ. agric. ''Plantes assaisonnantes'',
Plantes savoureuses ou odorantes, d’un goût
ASS
''choses de haut goût, que les viande*''
''et simplement'' {{sc|assaisonnées}} ''deviennent fades et insipides.'' (Fén.) ''Nous ouvrons''
''nos sacs, nous en tirons te pain, le fromage'',
''quelquefois Us œufs'' rfurs, .ASSAisoNNÉs ''de gros''
''grains de sel gris.'' (Lamart.) // ''me semblait''
''qu’il entrait dans le plan de mes bourreaux''
''d’exaspérer ma soif, car la nourriture contenue''
''dans le plat était une viande cruellement''
{{sc|assaisonnée.}} (Baudelaire.)
— Par anal. Relevé ; rendu appétissant par
une circonstance»particulière : ''Un mets grossier'', {{sc|assaisonne}} ''par l’appétit, est préférable à''
''toutes les friandises qu’affadit le dégoût. Quand''
''les châtaignes sont cuites, nous les dévorons''
''toutes fumantes'', {{sc|assaisonnées}} ''de l’orgueil de''
''la découverte et du charme du larcin.'' (Lamart.)
— Fig. Qui emprunte à une circonstance
quelque chose d’agréable et de piquant :
''Compliment mal'' {{sc|assaisonné.}} ''Discours'' {{sc|assaisonné}} ''de plaisanteries. Anecdote'' {{sc|assaisonnés}}
''d’esprit. Il faudrait être parfaite, c’est-à-dire''
''n’avoirpoint d’amour-propre, pour être insensible à des louanges si bien'' {{sc|assaisonnées.}}
(M"’e de Sév.) ''Canillac avait laparole toujours''
{{sc|isonnée}} ''d’un sel fin, souvent piquant. ''(St)
''Le repas fut'' {{sc|assaisonné}} ''de mille dis-''
s ''agréables.'' (Le Sage.) // ''faut que les''
''éloges soient bien mal'' {{sc|assaisonnés}} ''pour que''
Qu’est-ce qu’esprit ? R
J.-B. {{sc|Rousseau.}}
ASSAISONNÉ, ÉE (a-sè-zc-né) part. pass.
du v. Assaisonner : ''Mets bien'' {{sc|assaisonné}},
''trop'' {{sc|assaisonné.}} ''Légumes'' {{sc|assaisonnés}} ''au''
''beurre, au jus, à l’huile. On s’accoutume telle-''
a du piquant dans les discours et les
—" ■ ''An ! que toute sa personne est'' ! ''que sa physionomie est spirituelle ! que sa vivacité lui sied bien !'' (M^c de
Sév.)
— En mauvaise part’. Rempli, accompagné,
parsemé, gâté par : ''Est-il un esprit si affamé''
''de plaisanterie qu’il puisse tâter des fadaises''
''dont cette comédie est'' {{sc|assaisonnée ?}} (Mol.)
''C’est Burke qui a prononcé ce discours ''{{sc|assaisonné}} ''de la raillerie la plus amère.'' (Villem.)
''Les soupers de Borgia sont d’effroyables débauches'' {{sc|assaisonnées}} ''d’empoisonnements.- ''(V.
Hugo.)
{{sc|assaisonnement}} s. m. (a-sè-zo-ne-man
— rad. ''assaisonner).'' Action, manière d’assaisonner
les mets : {{sc|//assaisonnement}} ''d’une''
''salade'', {{sc|/.’assaisonnement}} ''d’une sauce. Le cuisinier a manqué'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la matelote. Il apportait un soin minutieux à'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de ce mets.'' (G. Sand.) n Substance
qu’on emploie pour assaisonner : ''Le set, le''
''poivre, ta moutarde, sont les'' {{sc|assaisonnements}}
''les plus ordinaires. Certains cénobites *ie mangeaient que des légumes sans aucun'' {{sc|assaisonnement.}} ''La sensualité a rendu nécessaires les''
{{sc|assaisonnements}}, ''inconnus dans l’enfance de''
''la société.'' (Encycl.) ''Le beurre est'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la plupart de nos mets.'' (Buff.) ''Le''
''sel est de premier besoin pour les animaux ruminants ; il sert'' {{sc|(/’assaisonnement}} ''à leur insipide nourriture.'' (Chaptal.) ''Le sucre est en''
''même temps aliment et'' {{sc|assaisonnement.}} (Fourcroy.)
''Les condiments sont des'' {{sc|assaisonnements}} ''qui protègent la digestion contre ellemême.'' (Raspail.)
— Par anal. Ce qui fait paraître un mets
plus savoureux : ''L appétit est le plus indispensable dé tous les ''{{sc|assaisonnements.}} ''Les''
''mets les pins exquis manquent toujours d’un''
{{sc|assaisonnement}} ''qu’on n’apporte pas avec eux''
''et qu’aucun cuisinier.ne leur donne : l’air du''
''climat qui les a produits.'' (J.-J. Rriflss.)
’ — Fig. Ce qui donne un charme, un agrément
piquant à quelque chose ''-.Il y a d’asse :''
''bonnes choses dans ce Hure, mais il y mangue''
{{sc|/’assaisonnement.}} (Acad.) ''La sagesse toute''
''crue fait mal au cœur : il y faut un peu'' {{sc|(/’assaisonnement.}} (J.-L. de Balz.) ''La médisance a''
''été de tout temps'' {{sc|/’assaisonnement}} ''des conversations.'' (Bourdal.) ''C’est un merveilleux ''{{sc|assaisonnement}} ''aux plaisirs qu’on goûte que la''
''présence des gens qu’on aime. ''(Mol.) ''On est si''
''avide de louanges qu’on les reçoit sans tous les''
{{sc|assaisonnements}} ''qu’elles devraient avoir.''
(Fonten.) // ''faut que l’abstinence serve ''{{sc|(/’assaisonnement}} à ''la volupté.'' (Mass.) ''Qv ?il y ait''
''dans nos paroles'' un {{sc|assaisonnement}} ''de grâce''
''et de sel.'' (Fléch.) ''La diversité de sentiment''
''est l’âme de la vie et ''{{sc|/’assaisonnement}} ''même''
''de l’amitié. ''(Lamott’e.) ''La joie est le meilleur''
{{sc|assaisonnbment}} ''des festins.'' (Le Sage.) ''L’imagination donne seule aux plaisirs'' {{sc|/’assaisonnement}} ''qui en fait tout le prix.'' (Condiliac.)
''La flatterie, quel qu’en soit ''{{sc|/’assaisonnement}},
''estunmets du goût de tout le monde.'' (S. Dubay.)
— En mauvaise part. Ce qui accompagne
et dépare des discours ou des actions : ''On ne''
''manqua pas de dire que j’étais un carliste déguisé ; mes commettants m’exclurent de leurs''
''suffrages, lors de la réélection, avec force injures, calomnies et menus'' {{sc|assaisonnements}}
''d’usage. ''(Cormen.)
— Encycl. Hyg. I. — « Les ''assaisonnements''
ou condiments, dit M. Michel Lévy, sont essentiellement
caractérisés par la propriété de
stimuler les organes de l’odorat, du goût, de
l’insalivation, de la digestion ; ils concourent
au but final de la nutrition en provoquant, dans
la mesure nécessaire, les forces et les sécrétions
qui doivent agir sur la matière assimilable ;
ils satisfont en même temps au besoin
physiologique de stimulation qui varie suivant
les climats, et il est impossible de ne pas reconnaître
un rapport admirable entre la distribution
des substances condimentaires sur 1»<section end="ASSAILLIR v. a. ou tr."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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'''ASSAI''' adv. (ass-saï — mot ital., qui signif. beaucoup). Mus. Terme qui se joint, comme
augmentatif à un autre, indiquant le mouvement d’un air : ''Presto assai'', fort vite ; ''largo assai'', très-lent.
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'''ASSAILLANT''' (a-sa-llan, ''ll'' mll.) part. prés. du v. Assaillir : ''Il déconcerta l’ennemi en l’''{{sc|assaillant}} ''à la fois sur trois points différents''.
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'''ASSAILLANT, ANTE''' adj. (a-sa-llan, ante ;
''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). Qui assaille, qui
attaque, qui prend l’initiative du combat :
''L’armée'' {{sc|assaillante.}} ''Les forces'' {{sc|assaillantes.}}
— s. m. Celui qui assaille, qui attaque
l’ennemi ou ses positions : ''Les'' {{sc|assaillants}}
''furent repoussés jusque dans leurs tranchées.''
(Acad.) ''Cela ne faisait que redoubler l’ardeur des'' {{sc|assaillants.}} (D’Ablanc.) ''Audacieux de front, mais sans courage au cœur, il parada dans les rangs des'' {{sc|assaillants.}} (Lamart.)
''Chaque coup tuait ou blessait un'' {{sc|assaillant.}}
(Balz.)
{{DctCite|{{filet|6}}Un guerrier si vaillant{{Crlf
|}}N’eût jamais succombé sous un tel ''assaillant.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
— Collectiv. Ensemble des troupes assaillantes :
''L’''{{sc|assaillant}} ''fut vigoureusement repoussé. Dans la guerre offensive, l’''{{sc|assaillant}}
''qui a l’avantage ne doit jamais accorder de temps à l’ennemi''. (Gén. Bardin.)
— Se disait ancienn. de celui qui, dans un
tournoi, combattait contre le tenant : ''L’''{{sc|assaillant}} ''et le tenant.''
— Par anal. Celui qui, par ses discours,
par ses écrits ou par ses menées cherche à
dénigrer quelqu’un, à lui nuire ou à triompher
de lui : ''Cet avocat, ce journaliste ne s’attendait pas à trouver un si rude'' {{sc|assaillant.}} ''La société est debout ; elle survivra, elle prospérera ; tous les bons citoyens réuniront leurs efforts pour la défendre, quels que soient les'' {{sc|assaillants.}} (Ch. Dupin.)
— '''Antonymes'''. Champion, défenseur, souteneur,
tenant. — Insulté, offensé, provoqué,
<section end="ASSAILLANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAILLEUR s. m."/><nowiki/>
'''ASSAILLEUR''' s. m. (a-sa-lleur, ''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). S’est dit autref. pour ''assaillant :''
{{DctCite|L’''assailleur'', bien souvent, vaut moins que l’assailli.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLEUR s. m."/>
<section begin="ASSAILLI"/><nowiki/>
'''ASSAILLI''' (a-sa-lli, ''ll'' mll.) part. pass. du
v. Assailli{{Corr||r}}, Attaqué vivement : ''Être'' {{sc|assailli}}
''par des voleurs. Dès le point du jour, notre corps d’armée fut ''{{sc|assailli}} ''par l’ennemi. Le camp est'' {{sc|assailli}} ''du côté du couchant.'' (Chateaub.)
''La France'', {{sc|assaillie}} ''de tous côtés, sut échapper aux plus urgentes nécessités.'' (Thiers.)
{{DctCite|Dans la sombre épaisseur de ces profonds taillis,{{Crlf
|}}Où bientôt, sans retour, ils seront ''assaillis.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par anal., au propre et au fig. Exposé,
livré à, tourmenté par : ''Être'' {{sc|assailli}} ''par un orage, une tempête. Être'' {{sc|assailli}} ''par plusieurs malheurs. Nous fûmes'' {{sc|assaillis}} ''par une grêle de pierres.'' (Acad.) ''Elle a mis fin aux plus grands périls dont une âme chrétienne puisse être'' {{sc|assaillie.}} (Boss.) ''À l’entrée du canal de Mozambique, nous fûmes {{Corr|assaillis|{{sc|assaillis}}}} par un vent épouvantable.'' (B. de St-P.) ''Je fus''
{{sc|assailli}} ''par un songe sinistre.'' (X. de Maistre.)
{{DctCite|D’un trouble si confus, mon esprit ''assailli''{{Crlf
|}}Se confesse coupable ; et qui craint a failli.|{{sc|Rotrou.}}|2|15}}
{{DctCite|Le mont même, le mont ''assailli'' par le temps,{{Crlf
|}}Du poids de ses débris écrase la vailée.|{{sc|Baour-Lormian.}}|2|15}}
— Substantiv. Personne assaillie :
{{DctCite|L’assailleur, bien souvent, vaut moins que l’''assailli''.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLI"/>
<nowiki/>
<section begin="ASSAILLIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAILLIR''' v. a. ou tr. (a-sa-llir, ''ll'' mll. — du
lat. ''ad'', vers, contre ; ''salire'', sauter — ''J’assaille, nous assaillons ; j’assaillais, nous assaillions ; j’assaillis, nous ass{{Corr|s|}}aillîmes ; j’assaillirai, nous assaillirons ; j’assaillirais, nous assaillirions ; assaille, assaillons, assaillez ; que j’assaille, que nous assaillions ; que j’assaillisse, que nous assaillissions ; assaillant, assailli.'' — La forme ''j’assaus, tu assaus, il assaut'', autrefois usitée pour le présent de l’indicatif,
n’était pas moins régulière et était
beaucoup moins désagréable à l’oreille :
{{DctCite|Un jour, qui n’est pas loin, elle (l’Église), verra tombée{{Crlf
|}}La troupe qui l’''assaut'' et la veut mettre bas.|{{sc|Malherbe.}}|2|15}}
Massillon a dit ''assaillissent'' au lieu d’''asaaillent'', à la troisième personne plurielle du
présent de l’indicatif : ''Toutes les douleurs qui vous'' {{sc|assaillissent}} ''en cette vie…'' La forme régulière
est suffisamment désagréable, sans qu’il
faille recourir à ce barbarisme.) Attaquer en
s’avançant vivement ; en se précipitant : {{sc|Assaillir}}
''un corps de troupes.'' {{sc|Assaillir}} ''un camp.''
''Des voleurs l’avaient ''{{sc|assailli}} ''en plein jour. À peine avais-je tourné la rue, que trois hommes m’''{{sc|assaillirent}}. (Le Sage.) ''Au lieu d’''{{sc|assaillir}} ''Moscou, les généraux polonais se contentèrent d’en faire le blocus''. (Mérimée.) ''Les trois divisions, chargées d’''{{sc|assaillir}} ''par plusieurs points le camp, l’enlevèrent avec une valeur digne de l’ancienne armée d’Italie.''
(Thiers.) ''Mélas, demeuré un peu en arrière avec le reste de l’armée, devait ''{{sc|assaillir}}
''notre droite.'' (Thiers.) ''Les grenadiers français qui escaladèrent les rochers de Mahon, le lendemain, ne purent pas de sang-froid gravir ce roc, qu’ils'' {{sc|avaient assailli}} ''sous le feu de l’ennemi. ''(Fourier.)
— Par ext. Imprtuner, harceler : ''Ses créanciers l’''{{sc|assaillaient}} ''de tous côtés. Des importuns m’''{{sc|assaillent}} ''jusque dans mon cabinet de travail. Une nuée de solliciteurs'' {{sc|assaillirent}} ''le nouveau gouvernement. Tous les autres créanciers, que je ne pouvais tenir en respect, vinrent m’''{{sc|assaillir.}} (G. Sand.)
— Agacer, faire des entreprises amoureuses :
{{DctCite|Un moine noir a, par dévotion,{{Crlf
|}}Saisi le tout, quand j’''assaillais'' Marton.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par anal. Fondre sur, en parlant de
certains inconvénients matériels, pénibles à
supporter : ''L’orage nous ''{{sc|assaillit}} ''au sortir de la ville. Une furieuse tempête nous'' {{sc|assaillit.}} (Acad.) ''Les pluies froides ne viendront-elles pas'' {{sc|assaillir}} ''nos vignes et nos mûriers ?''
(B. de St-P.) ''Les vagues'' {{sc|assaillaient}} ''les murs du château.'' (Balz.)
— S’emploie aussi en parlant des inconvénients
moraux et des tentations : ''Les chagrins, les malheurs'' {{sc|assaillent}} ''l’homme à tous les âges. Jamais tentation plus dangereuse n’''{{sc|assaillit}} ''mon cœur.'' (Acad.) ''Toutes les douleurs qui nous'' {{sc|assaillent}} ''en cette vie sont des épreuves que Dieu nous envoie.'' (Mass.)
''Comment pourrez-vous, sans l’aide de Dieu, vous défendre contre les tentations qui viendront'' {{sc|assaillir}} ''votre cœur ?'' (Fleury.) ''Mille mouvements contraires m’''{{sc|assaillirent}} ''à la fois.'' (J.-J. Rouss.) ''Mille désagréables pensées vinrent m’''{{sc|assaillir.}} (Le Sage.) ''Lorsque l’homme fut jeté faible et nu à la surface du globe, les maux l’''{{sc|assaillirent}} ''de toutes parts.''
(Cuvier.) ''À Paris, tout vous'' {{sc|assaille}} : ''les appétits y sont incessamment sollicités.'' (Balz.)
''Les malheurs et les contrariétés se tiennent par la main pour nous'' {{sc|assaillir}} ''sans relâche au milieu de nos mauvaises veines.'' (G. Sand.)
''L’impression fut si vive et si triste, que des idées de suicide m’''{{sc|assaillirent}} ''avec force.'' (Lamart.)
''Les épigrammes commencèrent dès lors à l’''{{sc|assaillir.}} (Ste-Beuve.)
{{DctCite|C’est le doute que j’ai qu’un malheur ne m’''assaille''.|{{sc|Malherbe.}}|0|17}}
{{DctCite|Comment se peut un pauvre cœur défendre,{{Crlf
|}}Quand deux beaux yeux le viennent ''assaillir ?''|{{sc|Ch. d’Orléans.}}|1|16}}
{{DctCite|Les pensers qui l’''assaillent'',{{Crlf
|}}Sans repos le travaillent. {{espaces|10}}{{sc|Desportes.}}||5}}
'''S’assaillir''', v. pr. S’attaquer vivement et
vigoureusement : ''Les compagnies'' {{sc|s’assaillaient}} ''et se poursuivaient dans les diverses provinces.'' (Barante.) ''Quant au groupe de chevaux et de cavaliers qui'' {{sc|s’assaillent}}, ''il a la turbulence farouche que Delacroix sait donner aux scènes de ce genre.'' (Th. Gaut.)
— '''Syn. {{t|Assaillir, attaquer|85}}'''. ''Attaquer'', c’est
commencer le combat : ''Vous voulez'' {{sc|attaquer}}
''une nation redoutable par le nombre de ses soldats et de ses vaisseaux.'' (Barthél.) ''Assaillir'',
c’est attaquer vivement et vigoureusement :
''À peine avais-je tourné la rue, que trois hommes m’''{{sc|assaillirent.}} (Le Sage.)
— '''Antonymes'''. Défendre, parer les coups, résister, riposter, soutenir.
<section end="ASSAILLIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSAINI, IE"/><nowiki/>
'''ASSAINI, IE''' (a-sè-ni) part. pass. du v. Assainir : ''Depuis le desséchement des étangs et des marais, la contrée est tout à fait'' {{sc|assainie}}.
<section end="ASSAINI, IE"/>
<section begin="ASSAINIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAINIR''' v. a. ou tr. (a-sè-nir — rad. ''sain''). Rendre sain ou plus sain : {{sc|Assainir}}
''une contrée, un département.'' {{sc|Assainir}} ''un pays marécageux.'' {{sc|Assainir}} ''une ville, un quartier, une rue.'' {{sc|Assainir}} ''un hôpital, une prison, un logement. La science a aujourdhui mille moyens pour'' {{sc|assainir}} ''les hôpitaux. La science a accompli de véritables prodiges pour'' {{sc|assainir}} ''les locaux insalubres.'' (J. Simon.) ''À Paris, des milliers de fontaines lavent et''
{{sc|assainissent}} ''les rues et les places publiques.''
(Lélut.)
— Fig. Rendre pur au point de vue de la
morale : ''Il embellit les fêtes de l’opulence et''
{{sc|assainit}} ''les joies du peuple.'' (Villem.) ''La médecine ne possède pas les moyens d’''{{sc|assainir}}
''les esprits aussi facilement que les corps.''
(Barbé.)
'''S’assainir''', v. pr. Être assaini, devenir
sain : ''Les vallées'' {{sc|s’assainissent}} ''par la culture. Ces contrées'' {{sc|s’assainissent}} ''de jour en jour.''
— '''Antonymes'''. Empester, empoisonner, infecter.
<section end="ASSAINIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSAINISSANT"/><nowiki/>
'''ASSAINISSANT''' (a-sè-ni-san) part. prés.
du v. Assainir : ''On moralise le peuple en''
{{sc|assainissant}} ''ses habitations.''
<section end="ASSAINISSANT"/>
<section begin="ASSAINISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSAINISSANT, ANTE''' adj. (a-sè-ni-san,
an-te — rad. ''assainir''). Qui assainit, qui est
propre à rendre sain : ''Les propriétés'' {{sc|assainissantes}} ''du chlorure de chaux.''
— Fig. : ''Les cours du soir faits aux ouvriers dans les grandes villes sont'' {{sc|assainissants.}}
<section end="ASSAINISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAINISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSAINISSEMENT''' s. m. (a-sè-ni-se-man — rad. ''assainir''). Action d’assainir, état de
ce qui est assaini : ''L’''{{sc|assainissement}} ''d’un pays marécageux. L’''{{sc|assainissement}} ''d’une localité, d’une prison, d’un hôpital. L’''{{sc|assainissement}} ''des bas quartiers d’une ville. Les''
{{sc|assainissements}} ''des terrains entrepris sans les précaution nécessaires ont souvent donné la mort à des milliers d’hommes. ''(Cabanis.) ''La végétation est, dans les campagnes, un puissant agent d’''{{sc|assainissement}}. (Lélut.)
— Fig. Action de rendre pur au point de vue de la morale : ''L’''{{sc|assainissement}} ''du théâtre ne serait pas indigne du héros qui nettoya les étables d’Augias''.
— Encycl. Agric. et hyg. ''L’assainissement''
des terres et des habitations îmérite d’être
classé parmi les.objets les plus importants
de l’agriculture. Que de terrains incultes deviendraient
fertiles si l’on prenait la peine de
les assainir ! Que de richesses les eaux stagnantes
des marécages dérobent au pays l
Nous avons encore en France des milliers
d’hectares improductifs qui, au moyen de
quelques capitaux., seraient transformés en
terres labourables, et nul ne songe a rendre à
la culture ces parties abandonnées de notre
belle France 1 Aucune entreprise industrielle
ne serait capable de balancer les bénéfices
d’un dessèchement dans nos départements
du Centre, où ces terrains seraient aliénés
à vil prix par des propriétaires peu
aises ? Il n’est pas moins important d’assamir
les habitations que les terres. Le mauvais
état des bâtiments d’exploitation exerce la
plus funeste influence sur la santé du bétail.
Des propriétés sont, pour cette seule raison,
affermées bien au-dessous de leur valeur,
parce que personne ne se soucie de courir les
chances d’une exploitation ruineuse. Combien
de fois n’a-t-on pas vu et ne voit-on pas
tous les jours les plus beaux troupeaux décimés,
et quelquefois emportés tout entiers
par des épizooties dont on ignore la cause î
L’origine de ces malheurs, trop souvent irréparables
pour les fermiers peu aisés, ne doit
pas être cherchée ailleurs que dans l’état d’insalubrité
où l’incurie du propriétaire laisse les
bâtiments d’exploitation ; et, en cela, le propriétaire
n’est jamais seul coupable. Presque
toujours, au contraire, surtout dans les
pays pauvres, le. fermier laisse les alentours
des bâtiments, l’intérieur des étables et
de sa maison dans un état de malpropreté qui
double les dangers d’infection et d’épidémie.
''L’assainissement ''des terres et des habitations,
si important, comme on le voit, en agriculture,
ne l’est pas moins au point de vue de
l’hygiène publique. Une grande partie des
maladies n ont pas d’autre source que l’insalubrité
de l’air. Dans les villes, comme dans
les campagnes, les émanations délétères produites
parle séjour des eaux dormantes, l’accumulation
des détritus animaux ou végétaux
autour des bâtiments, une aération insuffisante,
sont les causes qui altèrent la santé de
l’homme et abrègent sa vie. Cela est surtout
vrai dans les grandes villes, où l’entassement
de la population centuple les dangers provenant
des mauvaises qualités de l’air.
Les ouvriers qui exercent certains métiers
insalubres, tous ceux qui travaillent le cuivre,
le plomb, le mercure, sont particulièrement
exposés a une foule de maladies qui ne peuvent
être conjurées que par ''l’assainissement''
des ateliers. On emploie, pour cela, deux
moyens également énergiques : le premier
consiste à expulser au dehors par la ventilation
les exhalaisons nuisibles ; la ventilation
peut s’opérer dans certains cas au moyen de
courants d’air convenablement ménagés ;
dans d’autres cas, où l’abondance des miasmes
délétères, la disposition des bâtiments et des
lieux environnants ne permettent pas de recourir
à cette ventilation naturelle, on se sert
d’appareils spéciaux, appelés ventilateurs. Le
second moyen consiste à attaquer directement
et à détruire les exhalaisons nuisibles par les
réactifs chimiques ; il est surtout employé
lorsque la ventilation ne parviendrait à désinfecter
les ateliers, les manufactures, les abattoirs,
etc., qu’au préjudice des lieux circonvoisins.
Parmi les réactifs chimiques, les plus
fréquemment employés pour leurs qualités
désinfectantes sont’ l’acide nitrique et surtout
le chlore et ses composés, particulièrement
le chlorure de chaux.
Si l’on veut se faire une idée de l’influence
que peut avoir ''l’assainissement ''des habitations
sur la durée de la vie humaine, on n’a qu’à
considérer l’état actuel de la ville de Paris.
Depuis quinze ans, la capitale de la France a
vu augmenter sa population, et, contrairement
à ce qui aurait du avoir heu, la mortalité
a diminué, la durée de la vie moyenne a été
prolongée de plusieurs années. Ce résultat si
important est dû, sans aucun doute, aux immenses
travaux qui ont, depuis quelques ans
nées, transformé cette cité, et surtout au percement
des nouvelles rues qui font circuler
un air pur dans les quartiers les plus populeux ;
enfin à l’heureux établissement des
squares disséminés aujourd’hui sur toute la
surface de la capitale.
{{sc|assainisseuh}} s. m. (a-sè-ni-seur — rad.
''assainir).'' Agric. Machine employée pour nettoyer
les grains.
ASSAISONNANT (a-sè-zo-nan) part. prés,
du v. ’ Assaisonner : ''En'' {{sc|assaisonnant}} ''les''
''mets, on doit se préoccuper de l’hygiène autant''
''que du goût.''
ASSAISONNANT, ANTE adj. (a-sè- :
an-te — rad. ''assaisonner).'' n- : — :
qui sert d’assaisonnement.
— Econ. agric. ''Plantes assaisonnantes'',
Plantes savoureuses ou odorantes, d’un goût
ASS
''choses de haut goût, que les viande*''
''et simplement'' {{sc|assaisonnées}} ''deviennent fades et insipides.'' (Fén.) ''Nous ouvrons''
''nos sacs, nous en tirons te pain, le fromage'',
''quelquefois Us œufs'' rfurs, .ASSAisoNNÉs ''de gros''
''grains de sel gris.'' (Lamart.) // ''me semblait''
''qu’il entrait dans le plan de mes bourreaux''
''d’exaspérer ma soif, car la nourriture contenue''
''dans le plat était une viande cruellement''
{{sc|assaisonnée.}} (Baudelaire.)
— Par anal. Relevé ; rendu appétissant par
une circonstance»particulière : ''Un mets grossier'', {{sc|assaisonne}} ''par l’appétit, est préférable à''
''toutes les friandises qu’affadit le dégoût. Quand''
''les châtaignes sont cuites, nous les dévorons''
''toutes fumantes'', {{sc|assaisonnées}} ''de l’orgueil de''
''la découverte et du charme du larcin.'' (Lamart.)
— Fig. Qui emprunte à une circonstance
quelque chose d’agréable et de piquant :
''Compliment mal'' {{sc|assaisonné.}} ''Discours'' {{sc|assaisonné}} ''de plaisanteries. Anecdote'' {{sc|assaisonnés}}
''d’esprit. Il faudrait être parfaite, c’est-à-dire''
''n’avoirpoint d’amour-propre, pour être insensible à des louanges si bien'' {{sc|assaisonnées.}}
(M"’e de Sév.) ''Canillac avait laparole toujours''
{{sc|isonnée}} ''d’un sel fin, souvent piquant. ''(St)
''Le repas fut'' {{sc|assaisonné}} ''de mille dis-''
s ''agréables.'' (Le Sage.) // ''faut que les''
''éloges soient bien mal'' {{sc|assaisonnés}} ''pour que''
Qu’est-ce qu’esprit ? R
J.-B. {{sc|Rousseau.}}
ASSAISONNÉ, ÉE (a-sè-zc-né) part. pass.
du v. Assaisonner : ''Mets bien'' {{sc|assaisonné}},
''trop'' {{sc|assaisonné.}} ''Légumes'' {{sc|assaisonnés}} ''au''
''beurre, au jus, à l’huile. On s’accoutume telle-''
a du piquant dans les discours et les
—" ■ ''An ! que toute sa personne est'' ! ''que sa physionomie est spirituelle ! que sa vivacité lui sied bien !'' (M^c de
Sév.)
— En mauvaise part’. Rempli, accompagné,
parsemé, gâté par : ''Est-il un esprit si affamé''
''de plaisanterie qu’il puisse tâter des fadaises''
''dont cette comédie est'' {{sc|assaisonnée ?}} (Mol.)
''C’est Burke qui a prononcé ce discours ''{{sc|assaisonné}} ''de la raillerie la plus amère.'' (Villem.)
''Les soupers de Borgia sont d’effroyables débauches'' {{sc|assaisonnées}} ''d’empoisonnements.- ''(V.
Hugo.)
{{sc|assaisonnement}} s. m. (a-sè-zo-ne-man
— rad. ''assaisonner).'' Action, manière d’assaisonner
les mets : {{sc|//assaisonnement}} ''d’une''
''salade'', {{sc|/.’assaisonnement}} ''d’une sauce. Le cuisinier a manqué'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la matelote. Il apportait un soin minutieux à'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de ce mets.'' (G. Sand.) n Substance
qu’on emploie pour assaisonner : ''Le set, le''
''poivre, ta moutarde, sont les'' {{sc|assaisonnements}}
''les plus ordinaires. Certains cénobites *ie mangeaient que des légumes sans aucun'' {{sc|assaisonnement.}} ''La sensualité a rendu nécessaires les''
{{sc|assaisonnements}}, ''inconnus dans l’enfance de''
''la société.'' (Encycl.) ''Le beurre est'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la plupart de nos mets.'' (Buff.) ''Le''
''sel est de premier besoin pour les animaux ruminants ; il sert'' {{sc|(/’assaisonnement}} ''à leur insipide nourriture.'' (Chaptal.) ''Le sucre est en''
''même temps aliment et'' {{sc|assaisonnement.}} (Fourcroy.)
''Les condiments sont des'' {{sc|assaisonnements}} ''qui protègent la digestion contre ellemême.'' (Raspail.)
— Par anal. Ce qui fait paraître un mets
plus savoureux : ''L appétit est le plus indispensable dé tous les ''{{sc|assaisonnements.}} ''Les''
''mets les pins exquis manquent toujours d’un''
{{sc|assaisonnement}} ''qu’on n’apporte pas avec eux''
''et qu’aucun cuisinier.ne leur donne : l’air du''
''climat qui les a produits.'' (J.-J. Rriflss.)
’ — Fig. Ce qui donne un charme, un agrément
piquant à quelque chose ''-.Il y a d’asse :''
''bonnes choses dans ce Hure, mais il y mangue''
{{sc|/’assaisonnement.}} (Acad.) ''La sagesse toute''
''crue fait mal au cœur : il y faut un peu'' {{sc|(/’assaisonnement.}} (J.-L. de Balz.) ''La médisance a''
''été de tout temps'' {{sc|/’assaisonnement}} ''des conversations.'' (Bourdal.) ''C’est un merveilleux ''{{sc|assaisonnement}} ''aux plaisirs qu’on goûte que la''
''présence des gens qu’on aime. ''(Mol.) ''On est si''
''avide de louanges qu’on les reçoit sans tous les''
{{sc|assaisonnements}} ''qu’elles devraient avoir.''
(Fonten.) // ''faut que l’abstinence serve ''{{sc|(/’assaisonnement}} à ''la volupté.'' (Mass.) ''Qv ?il y ait''
''dans nos paroles'' un {{sc|assaisonnement}} ''de grâce''
''et de sel.'' (Fléch.) ''La diversité de sentiment''
''est l’âme de la vie et ''{{sc|/’assaisonnement}} ''même''
''de l’amitié. ''(Lamott’e.) ''La joie est le meilleur''
{{sc|assaisonnbment}} ''des festins.'' (Le Sage.) ''L’imagination donne seule aux plaisirs'' {{sc|/’assaisonnement}} ''qui en fait tout le prix.'' (Condiliac.)
''La flatterie, quel qu’en soit ''{{sc|/’assaisonnement}},
''estunmets du goût de tout le monde.'' (S. Dubay.)
— En mauvaise part. Ce qui accompagne
et dépare des discours ou des actions : ''On ne''
''manqua pas de dire que j’étais un carliste déguisé ; mes commettants m’exclurent de leurs''
''suffrages, lors de la réélection, avec force injures, calomnies et menus'' {{sc|assaisonnements}}
''d’usage. ''(Cormen.)
— Encycl. Hyg. I. — « Les ''assaisonnements''
ou condiments, dit M. Michel Lévy, sont essentiellement
caractérisés par la propriété de
stimuler les organes de l’odorat, du goût, de
l’insalivation, de la digestion ; ils concourent
au but final de la nutrition en provoquant, dans
la mesure nécessaire, les forces et les sécrétions
qui doivent agir sur la matière assimilable ;
ils satisfont en même temps au besoin
physiologique de stimulation qui varie suivant
les climats, et il est impossible de ne pas reconnaître
un rapport admirable entre la distribution
des substances condimentaires sur 1»<section end="ASSAINISSEMENT s. m."/><noinclude>
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Miruts
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASSAI adv."/><nowiki/>
'''ASSAI''' adv. (ass-saï — mot ital., qui signif. beaucoup). Mus. Terme qui se joint, comme
augmentatif à un autre, indiquant le mouvement d’un air : ''Presto assai'', fort vite ; ''largo assai'', très-lent.
<section end="ASSAI adv."/>
<section begin="ASSAILLANT part. prés."/><nowiki/>
'''ASSAILLANT''' (a-sa-llan, ''ll'' mll.) part. prés. du v. Assaillir : ''Il déconcerta l’ennemi en l’''{{sc|assaillant}} ''à la fois sur trois points différents''.
<section end="ASSAILLANT part. prés."/>
<section begin="ASSAILLANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSAILLANT, ANTE''' adj. (a-sa-llan, ante ;
''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). Qui assaille, qui
attaque, qui prend l’initiative du combat :
''L’armée'' {{sc|assaillante.}} ''Les forces'' {{sc|assaillantes.}}
— s. m. Celui qui assaille, qui attaque
l’ennemi ou ses positions : ''Les'' {{sc|assaillants}}
''furent repoussés jusque dans leurs tranchées.''
(Acad.) ''Cela ne faisait que redoubler l’ardeur des'' {{sc|assaillants.}} (D’Ablanc.) ''Audacieux de front, mais sans courage au cœur, il parada dans les rangs des'' {{sc|assaillants.}} (Lamart.)
''Chaque coup tuait ou blessait un'' {{sc|assaillant.}}
(Balz.)
{{DctCite|{{filet|6}}Un guerrier si vaillant{{Crlf
|}}N’eût jamais succombé sous un tel ''assaillant.''|{{sc|Corneille.}}|2|15}}
— Collectiv. Ensemble des troupes assaillantes :
''L’''{{sc|assaillant}} ''fut vigoureusement repoussé. Dans la guerre offensive, l’''{{sc|assaillant}}
''qui a l’avantage ne doit jamais accorder de temps à l’ennemi''. (Gén. Bardin.)
— Se disait ancienn. de celui qui, dans un
tournoi, combattait contre le tenant : ''L’''{{sc|assaillant}} ''et le tenant.''
— Par anal. Celui qui, par ses discours,
par ses écrits ou par ses menées cherche à
dénigrer quelqu’un, à lui nuire ou à triompher
de lui : ''Cet avocat, ce journaliste ne s’attendait pas à trouver un si rude'' {{sc|assaillant.}} ''La société est debout ; elle survivra, elle prospérera ; tous les bons citoyens réuniront leurs efforts pour la défendre, quels que soient les'' {{sc|assaillants.}} (Ch. Dupin.)
— '''Antonymes'''. Champion, défenseur, souteneur,
tenant. — Insulté, offensé, provoqué,
<section end="ASSAILLANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAILLEUR s. m."/><nowiki/>
'''ASSAILLEUR''' s. m. (a-sa-lleur, ''ll'' mll. — rad. ''assaillir''). S’est dit autref. pour ''assaillant :''
{{DctCite|L’''assailleur'', bien souvent, vaut moins que l’assailli.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLEUR s. m."/>
<section begin="ASSAILLI"/><nowiki/>
'''ASSAILLI''' (a-sa-lli, ''ll'' mll.) part. pass. du
v. Assailli{{Corr||r}}, Attaqué vivement : ''Être'' {{sc|assailli}}
''par des voleurs. Dès le point du jour, notre corps d’armée fut ''{{sc|assailli}} ''par l’ennemi. Le camp est'' {{sc|assailli}} ''du côté du couchant.'' (Chateaub.)
''La France'', {{sc|assaillie}} ''de tous côtés, sut échapper aux plus urgentes nécessités.'' (Thiers.)
{{DctCite|Dans la sombre épaisseur de ces profonds taillis,{{Crlf
|}}Où bientôt, sans retour, ils seront ''assaillis.''|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par anal., au propre et au fig. Exposé,
livré à, tourmenté par : ''Être'' {{sc|assailli}} ''par un orage, une tempête. Être'' {{sc|assailli}} ''par plusieurs malheurs. Nous fûmes'' {{sc|assaillis}} ''par une grêle de pierres.'' (Acad.) ''Elle a mis fin aux plus grands périls dont une âme chrétienne puisse être'' {{sc|assaillie.}} (Boss.) ''À l’entrée du canal de Mozambique, nous fûmes {{Corr|assaillis|{{sc|assaillis}}}} par un vent épouvantable.'' (B. de St-P.) ''Je fus''
{{sc|assailli}} ''par un songe sinistre.'' (X. de Maistre.)
{{DctCite|D’un trouble si confus, mon esprit ''assailli''{{Crlf
|}}Se confesse coupable ; et qui craint a failli.|{{sc|Rotrou.}}|2|15}}
{{DctCite|Le mont même, le mont ''assailli'' par le temps,{{Crlf
|}}Du poids de ses débris écrase la vailée.|{{sc|Baour-Lormian.}}|2|15}}
— Substantiv. Personne assaillie :
{{DctCite|L’assailleur, bien souvent, vaut moins que l’''assailli''.|{{sc|Ronsard.}}|2|15}}
<section end="ASSAILLI"/>
<nowiki/>
<section begin="ASSAILLIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAILLIR''' v. a. ou tr. (a-sa-llir, ''ll'' mll. — du
lat. ''ad'', vers, contre ; ''salire'', sauter — ''J’assaille, nous assaillons ; j’assaillais, nous assaillions ; j’assaillis, nous ass{{Corr|s|}}aillîmes ; j’assaillirai, nous assaillirons ; j’assaillirais, nous assaillirions ; assaille, assaillons, assaillez ; que j’assaille, que nous assaillions ; que j’assaillisse, que nous assaillissions ; assaillant, assailli.'' — La forme ''j’assaus, tu assaus, il assaut'', autrefois usitée pour le présent de l’indicatif,
n’était pas moins régulière et était
beaucoup moins désagréable à l’oreille :
{{DctCite|Un jour, qui n’est pas loin, elle (l’Église), verra tombée{{Crlf
|}}La troupe qui l’''assaut'' et la veut mettre bas.|{{sc|Malherbe.}}|2|15}}
Massillon a dit ''assaillissent'' au lieu d’''asaaillent'', à la troisième personne plurielle du
présent de l’indicatif : ''Toutes les douleurs qui vous'' {{sc|assaillissent}} ''en cette vie…'' La forme régulière
est suffisamment désagréable, sans qu’il
faille recourir à ce barbarisme.) Attaquer en
s’avançant vivement ; en se précipitant : {{sc|Assaillir}}
''un corps de troupes.'' {{sc|Assaillir}} ''un camp.''
''Des voleurs l’avaient ''{{sc|assailli}} ''en plein jour. À peine avais-je tourné la rue, que trois hommes m’''{{sc|assaillirent}}. (Le Sage.) ''Au lieu d’''{{sc|assaillir}} ''Moscou, les généraux polonais se contentèrent d’en faire le blocus''. (Mérimée.) ''Les trois divisions, chargées d’''{{sc|assaillir}} ''par plusieurs points le camp, l’enlevèrent avec une valeur digne de l’ancienne armée d’Italie.''
(Thiers.) ''Mélas, demeuré un peu en arrière avec le reste de l’armée, devait ''{{sc|assaillir}}
''notre droite.'' (Thiers.) ''Les grenadiers français qui escaladèrent les rochers de Mahon, le lendemain, ne purent pas de sang-froid gravir ce roc, qu’ils'' {{sc|avaient assailli}} ''sous le feu de l’ennemi. ''(Fourier.)
— Par ext. Imprtuner, harceler : ''Ses créanciers l’''{{sc|assaillaient}} ''de tous côtés. Des importuns m’''{{sc|assaillent}} ''jusque dans mon cabinet de travail. Une nuée de solliciteurs'' {{sc|assaillirent}} ''le nouveau gouvernement. Tous les autres créanciers, que je ne pouvais tenir en respect, vinrent m’''{{sc|assaillir.}} (G. Sand.)
— Agacer, faire des entreprises amoureuses :
{{DctCite|Un moine noir a, par dévotion,{{Crlf
|}}Saisi le tout, quand j’''assaillais'' Marton.|{{sc|Voltaire.}}|2|15}}
— Par anal. Fondre sur, en parlant de
certains inconvénients matériels, pénibles à
supporter : ''L’orage nous ''{{sc|assaillit}} ''au sortir de la ville. Une furieuse tempête nous'' {{sc|assaillit.}} (Acad.) ''Les pluies froides ne viendront-elles pas'' {{sc|assaillir}} ''nos vignes et nos mûriers ?''
(B. de St-P.) ''Les vagues'' {{sc|assaillaient}} ''les murs du château.'' (Balz.)
— S’emploie aussi en parlant des inconvénients
moraux et des tentations : ''Les chagrins, les malheurs'' {{sc|assaillent}} ''l’homme à tous les âges. Jamais tentation plus dangereuse n’''{{sc|assaillit}} ''mon cœur.'' (Acad.) ''Toutes les douleurs qui nous'' {{sc|assaillent}} ''en cette vie sont des épreuves que Dieu nous envoie.'' (Mass.)
''Comment pourrez-vous, sans l’aide de Dieu, vous défendre contre les tentations qui viendront'' {{sc|assaillir}} ''votre cœur ?'' (Fleury.) ''Mille mouvements contraires m’''{{sc|assaillirent}} ''à la fois.'' (J.-J. Rouss.) ''Mille désagréables pensées vinrent m’''{{sc|assaillir.}} (Le Sage.) ''Lorsque l’homme fut jeté faible et nu à la surface du globe, les maux l’''{{sc|assaillirent}} ''de toutes parts.''
(Cuvier.) ''À Paris, tout vous'' {{sc|assaille}} : ''les appétits y sont incessamment sollicités.'' (Balz.)
''Les malheurs et les contrariétés se tiennent par la main pour nous'' {{sc|assaillir}} ''sans relâche au milieu de nos mauvaises veines.'' (G. Sand.)
''L’impression fut si vive et si triste, que des idées de suicide m’''{{sc|assaillirent}} ''avec force.'' (Lamart.)
''Les épigrammes commencèrent dès lors à l’''{{sc|assaillir.}} (Ste-Beuve.)
{{DctCite|C’est le doute que j’ai qu’un malheur ne m’''assaille''.|{{sc|Malherbe.}}|0|17}}
{{DctCite|Comment se peut un pauvre cœur défendre,{{Crlf
|}}Quand deux beaux yeux le viennent ''assaillir ?''|{{sc|Ch. d’Orléans.}}|1|16}}
{{DctCite|Les pensers qui l’''assaillent'',{{Crlf
|}}Sans repos le travaillent. {{espaces|10}}{{sc|Desportes.}}||5}}
'''S’assaillir''', v. pr. S’attaquer vivement et
vigoureusement : ''Les compagnies'' {{sc|s’assaillaient}} ''et se poursuivaient dans les diverses provinces.'' (Barante.) ''Quant au groupe de chevaux et de cavaliers qui'' {{sc|s’assaillent}}, ''il a la turbulence farouche que Delacroix sait donner aux scènes de ce genre.'' (Th. Gaut.)
— '''Syn. {{t|Assaillir, attaquer|85}}'''. ''Attaquer'', c’est
commencer le combat : ''Vous voulez'' {{sc|attaquer}}
''une nation redoutable par le nombre de ses soldats et de ses vaisseaux.'' (Barthél.) ''Assaillir'',
c’est attaquer vivement et vigoureusement :
''À peine avais-je tourné la rue, que trois hommes m’''{{sc|assaillirent.}} (Le Sage.)
— '''Antonymes'''. Défendre, parer les coups, résister, riposter, soutenir.
<section end="ASSAILLIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSAINI, IE"/><nowiki/>
'''ASSAINI, IE''' (a-sè-ni) part. pass. du v. Assainir : ''Depuis le desséchement des étangs et des marais, la contrée est tout à fait'' {{sc|assainie}}.
<section end="ASSAINI, IE"/>
<section begin="ASSAINIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASSAINIR''' v. a. ou tr. (a-sè-nir — rad. ''sain''). Rendre sain ou plus sain : {{sc|Assainir}}
''une contrée, un département.'' {{sc|Assainir}} ''un pays marécageux.'' {{sc|Assainir}} ''une ville, un quartier, une rue.'' {{sc|Assainir}} ''un hôpital, une prison, un logement. La science a aujourdhui mille moyens pour'' {{sc|assainir}} ''les hôpitaux. La science a accompli de véritables prodiges pour'' {{sc|assainir}} ''les locaux insalubres.'' (J. Simon.) ''À Paris, des milliers de fontaines lavent et''
{{sc|assainissent}} ''les rues et les places publiques.''
(Lélut.)
— Fig. Rendre pur au point de vue de la
morale : ''Il embellit les fêtes de l’opulence et''
{{sc|assainit}} ''les joies du peuple.'' (Villem.) ''La médecine ne possède pas les moyens d’''{{sc|assainir}}
''les esprits aussi facilement que les corps.''
(Barbé.)
'''S’assainir''', v. pr. Être assaini, devenir
sain : ''Les vallées'' {{sc|s’assainissent}} ''par la culture. Ces contrées'' {{sc|s’assainissent}} ''de jour en jour.''
— '''Antonymes'''. Empester, empoisonner, infecter.
<section end="ASSAINIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASSAINISSANT"/><nowiki/>
'''ASSAINISSANT''' (a-sè-ni-san) part. prés.
du v. Assainir : ''On moralise le peuple en''
{{sc|assainissant}} ''ses habitations.''
<section end="ASSAINISSANT"/>
<section begin="ASSAINISSANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSAINISSANT, ANTE''' adj. (a-sè-ni-san,
an-te — rad. ''assainir''). Qui assainit, qui est
propre à rendre sain : ''Les propriétés'' {{sc|assainissantes}} ''du chlorure de chaux.''
— Fig. : ''Les cours du soir faits aux ouvriers dans les grandes villes sont'' {{sc|assainissants.}}
<section end="ASSAINISSANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAINISSEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ASSAINISSEMENT''' s. m. (a-sè-ni-se-man — rad. ''assainir''). Action d’assainir, état de
ce qui est assaini : ''L’''{{sc|assainissement}} ''d’un pays marécageux. L’''{{sc|assainissement}} ''d’une localité, d’une prison, d’un hôpital. L’''{{sc|assainissement}} ''des bas quartiers d’une ville. Les''
{{sc|assainissements}} ''des terrains entrepris sans les précaution nécessaires ont souvent donné la mort à des milliers d’hommes. ''(Cabanis.) ''La végétation est, dans les campagnes, un puissant agent d’''{{sc|assainissement}}. (Lélut.)
— Fig. Action de rendre pur au point de vue de la morale : ''L’''{{sc|assainissement}} ''du théâtre ne serait pas indigne du héros qui nettoya les étables d’Augias''.
— '''Encycl'''. Agric. et hyg. L’''assainissement''
des terres et des habitations mérite d’être
classé parmi les objets les plus importants
de l’agriculture. Que de terrains incultes deviendraient
fertiles si l’on prenait la peine de
les assainir ! Que de richesses les eaux stagnantes
des marécages dérobent au pays !
Nous avons encore en France des milliers
d’hectares improductifs qui, au moyen de
quelques capitaux, seraient transformés en
terres labourables, et nul ne songe à rendre à
la culture ces parties abandonnées de notre
belle France ! Aucune entreprise industrielle
ne serait capable de balancer les bénéfices
d’un desséchement dans nos départements
du Centre, où ces terrains seraient aliénés
à vil prix par des propriétaires peu
aisés ? Il n’est pas moins important d’assainir
les habitations que les terres. Le mauvais
état des bâtiments d’exploitation exerce la
plus funeste influence sur la santé du bétail.
Des propriétés sont, pour cette seule raison,
affermées bien au-dessous de leur valeur,
parce que personne ne se soucie de courir les
chances d’une exploitation ruineuse. Combien
de fois n’a-t-on pas vu et ne voit-on pas
tous les jours les plus beaux troupeaux décimés,
et quelquefois emportés tout entiers
par des épizooties dont on ignore la cause ?
L’origine de ces malheurs, trop souvent irréparables
pour les fermiers peu aisés, ne doit
pas être cherchée ailleurs que dans l’état d’insalubrité
où l’incurie du propriétaire laisse les
bâtiments d’exploitation ; et, en cela, le propriétaire
n’est jamais seul coupable. Presque
toujours, au contraire, surtout dans les
pays pauvres, le. fermier laisse les alentours
des bâtiments, l’intérieur des étables et
de sa maison dans un état de malpropreté qui
double les dangers d’infection et d’épidémie.
L’''assainissement'' des terres et des habitations,
si important, comme on le voit, en agriculture,
ne l’est pas moins au point de vue de
l’hygiène publique. Une grande partie des
maladies n’ont pas d’autre source que l’insalubrité
de l’air. Dans les villes, comme dans
les campagnes, les émanations délétères produites
par le séjour des eaux dormantes, l’accumulation
des détritus animaux ou végétaux
autour des bâtiments, une aération insuffisante,
sont les causes qui altèrent la santé de
l’homme et abrègent sa vie. Cela est surtout
vrai dans les grandes villes, où l’entassement
de la population centuple les dangers provenant
des mauvaises qualités de l’air.
Les ouvriers qui exercent certains métiers
insalubres, tous ceux qui travaillent le cuivre,
le plomb, le mercure, sont particulièrement
exposés à une foule de maladies qui ne peuvent
être conjurées que par l’''assainissement''
des ateliers. On emploie, pour cela, deux
moyens également énergiques : le premier
consiste à expulser au dehors par la ventilation
les exhalaisons nuisibles ; la ventilation
peut s’opérer dans certains cas au moyen de
courants d’air convenablement ménagés ;
dans d’autres cas, où l’abondance des miasmes
délétères, la disposition des bâtiments et des
lieux environnants ne permettent pas de recourir
à cette ventilation naturelle, on se sert
d’appareils spéciaux, appelés ventilateurs. Le
second moyen consiste à attaquer directement
et à détruire les exhalaisons nuisibles par les
réactifs chimiques ; il est surtout employé
lorsque la ventilation ne parviendrait à désinfecter
les ateliers, les manufactures, les abattoirs,
etc., qu’au préjudice des lieux circonvoisins.
Parmi les réactifs chimiques, les plus
fréquemment employés pour leurs qualités
désinfectantes sont l’acide nitrique et surtout
le chlore et ses composés, particulièrement
le chlorure de chaux.
Si l’on veut se faire une idée de l’influence
que peut avoir l’''assainissement'' des habitations
sur la durée de la vie humaine, on n’a qu’à
considérer l’état actuel de la ville de Paris.
Depuis quinze ans, la capitale de la France a
vu augmenter sa population, et, contrairement
à ce qui aurait du avoir lieu, la mortalité
a diminué, la durée de la vie moyenne a été
prolongée de plusieurs années. Ce résultat si
important est dû, sans aucun doute, aux immenses
travaux qui ont, depuis quelques années, transformé cette cité, et surtout au percement
des nouvelles rues qui font circuler
un air pur dans les quartiers les plus populeux ;
enfin à l’heureux établissement des
squares disséminés aujourd’hui sur toute la
surface de la capitale.
<section end="ASSAINISSEMENT s. m."/>
<section begin="ASSAINISSEUR s. m."/><nowiki/>
'''ASSAINISSEUR''' s. m. (a-sè-ni-seur — rad.
''assainir''). Agric. Machine employée pour nettoyer
les grains.
<section end="ASSAINISSEUR s. m."/>
<section begin="ASSAISONNANT"/><nowiki/>
'''ASSAISONNANT''' (a-sè-zo-nan) part. prés.
du v. Assaisonner : ''En'' {{sc|assaisonnant}} ''les mets, on doit se préoccuper de l’hygiène autant que du goût.''
<section end="ASSAISONNANT"/>
<section begin="ASSAISONNANT, ANTE adj."/><nowiki/>
'''ASSAISONNANT, ANTE''' adj. (a-sè-zo-nan, an-te — rad. ''assaisonner''). Qui assaisonne, qui sert d’assaisonnement.
— Écon. agric. ''Plantes assaisonnantes'',
Plantes savoureuses ou odorantes, d’un goût relevé, qui excitent l’appétit des bestiaux.
Elles sont amères, acidules ou aromatiques.
<section end="ASSAISONNANT, ANTE adj."/>
<section begin="ASSAISONNÉ, ÉE"/><nowiki/>
'''ASSAISONNÉ, ÉE''' (a-sè-zo-né) part. pass. du v. Assaisonner : ''Mets bien'' {{sc|assaisonné}},
''trop'' {{sc|assaisonné}}. ''Légumes'' {{sc|assaisonnés}} ''au beurre, au jus, à l’huile. On s’accoutume telle-
ASS
''choses de haut goût, que les viande*''
''et simplement'' {{sc|assaisonnées}} ''deviennent fades et insipides.'' (Fén.) ''Nous ouvrons''
''nos sacs, nous en tirons te pain, le fromage'',
''quelquefois Us œufs'' rfurs, .ASSAisoNNÉs ''de gros''
''grains de sel gris.'' (Lamart.) // ''me semblait''
''qu’il entrait dans le plan de mes bourreaux''
''d’exaspérer ma soif, car la nourriture contenue''
''dans le plat était une viande cruellement''
{{sc|assaisonnée.}} (Baudelaire.)
— Par anal. Relevé ; rendu appétissant par
une circonstance»particulière : ''Un mets grossier'', {{sc|assaisonné}} ''par l’appétit, est préférable à''
''toutes les friandises qu’affadit le dégoût. Quand''
''les châtaignes sont cuites, nous les dévorons''
''toutes fumantes'', {{sc|assaisonnées}} ''de l’orgueil de''
''la découverte et du charme du larcin.'' (Lamart.)
— Fig. Qui emprunte à une circonstance
quelque chose d’agréable et de piquant :
''Compliment mal'' {{sc|assaisonné.}} ''Discours'' {{sc|assaisonné}} ''de plaisanteries. Anecdote'' {{sc|assaisonnés}}
''d’esprit. Il faudrait être parfaite, c’est-à-dire''
''n’avoirpoint d’amour-propre, pour être insensible à des louanges si bien'' {{sc|assaisonnées.}}
(M"’e de Sév.) ''Canillac avait laparole toujours''
{{sc|isonnée}} ''d’un sel fin, souvent piquant. ''(St)
''Le repas fut'' {{sc|assaisonné}} ''de mille dis-''
s ''agréables.'' (Le Sage.) // ''faut que les''
''éloges soient bien mal'' {{sc|assaisonnés}} ''pour que''
Qu’est-ce qu’esprit ? R
J.-B. {{sc|Rousseau.}}
ASSAISONNÉ, ÉE (a-sè-zc-né) part. pass.
du v. Assaisonner : ''Mets bien'' {{sc|assaisonné}},
''trop'' {{sc|assaisonné.}} ''Légumes'' {{sc|assaisonnés}} ''au''
''beurre, au jus, à l’huile. On s’accoutume telle-''
a du piquant dans les discours et les
—" ■ ''An ! que toute sa personne est'' ! ''que sa physionomie est spirituelle ! que sa vivacité lui sied bien !'' (M^c de
Sév.)
— En mauvaise part’. Rempli, accompagné,
parsemé, gâté par : ''Est-il un esprit si affamé''
''de plaisanterie qu’il puisse tâter des fadaises''
''dont cette comédie est'' {{sc|assaisonnée ?}} (Mol.)
''C’est Burke qui a prononcé ce discours ''{{sc|assaisonné}} ''de la raillerie la plus amère.'' (Villem.)
''Les soupers de Borgia sont d’effroyables débauches'' {{sc|assaisonnées}} ''d’empoisonnements.- ''(V.
Hugo.)
{{sc|assaisonnement}} s. m. (a-sè-zo-ne-man
— rad. ''assaisonner).'' Action, manière d’assaisonner
les mets : {{sc|//assaisonnement}} ''d’une''
''salade'', {{sc|/.’assaisonnement}} ''d’une sauce. Le cuisinier a manqué'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la matelote. Il apportait un soin minutieux à'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de ce mets.'' (G. Sand.) n Substance
qu’on emploie pour assaisonner : ''Le set, le''
''poivre, ta moutarde, sont les'' {{sc|assaisonnements}}
''les plus ordinaires. Certains cénobites *ie mangeaient que des légumes sans aucun'' {{sc|assaisonnement.}} ''La sensualité a rendu nécessaires les''
{{sc|assaisonnements}}, ''inconnus dans l’enfance de''
''la société.'' (Encycl.) ''Le beurre est'' {{sc|/’assaisonnement}} ''de la plupart de nos mets.'' (Buff.) ''Le''
''sel est de premier besoin pour les animaux ruminants ; il sert'' {{sc|(/’assaisonnement}} ''à leur insipide nourriture.'' (Chaptal.) ''Le sucre est en''
''même temps aliment et'' {{sc|assaisonnement.}} (Fourcroy.)
''Les condiments sont des'' {{sc|assaisonnements}} ''qui protègent la digestion contre ellemême.'' (Raspail.)
— Par anal. Ce qui fait paraître un mets
plus savoureux : ''L appétit est le plus indispensable dé tous les ''{{sc|assaisonnements.}} ''Les''
''mets les pins exquis manquent toujours d’un''
{{sc|assaisonnement}} ''qu’on n’apporte pas avec eux''
''et qu’aucun cuisinier.ne leur donne : l’air du''
''climat qui les a produits.'' (J.-J. Rriflss.)
’ — Fig. Ce qui donne un charme, un agrément
piquant à quelque chose ''-.Il y a d’asse :''
''bonnes choses dans ce Hure, mais il y mangue''
{{sc|/’assaisonnement.}} (Acad.) ''La sagesse toute''
''crue fait mal au cœur : il y faut un peu'' {{sc|(/’assaisonnement.}} (J.-L. de Balz.) ''La médisance a''
''été de tout temps'' {{sc|/’assaisonnement}} ''des conversations.'' (Bourdal.) ''C’est un merveilleux ''{{sc|assaisonnement}} ''aux plaisirs qu’on goûte que la''
''présence des gens qu’on aime. ''(Mol.) ''On est si''
''avide de louanges qu’on les reçoit sans tous les''
{{sc|assaisonnements}} ''qu’elles devraient avoir.''
(Fonten.) // ''faut que l’abstinence serve ''{{sc|(/’assaisonnement}} à ''la volupté.'' (Mass.) ''Qv ?il y ait''
''dans nos paroles'' un {{sc|assaisonnement}} ''de grâce''
''et de sel.'' (Fléch.) ''La diversité de sentiment''
''est l’âme de la vie et ''{{sc|/’assaisonnement}} ''même''
''de l’amitié. ''(Lamott’e.) ''La joie est le meilleur''
{{sc|assaisonnbment}} ''des festins.'' (Le Sage.) ''L’imagination donne seule aux plaisirs'' {{sc|/’assaisonnement}} ''qui en fait tout le prix.'' (Condiliac.)
''La flatterie, quel qu’en soit ''{{sc|/’assaisonnement}},
''estunmets du goût de tout le monde.'' (S. Dubay.)
— En mauvaise part. Ce qui accompagne
et dépare des discours ou des actions : ''On ne''
''manqua pas de dire que j’étais un carliste déguisé ; mes commettants m’exclurent de leurs''
''suffrages, lors de la réélection, avec force injures, calomnies et menus'' {{sc|assaisonnements}}
''d’usage. ''(Cormen.)
— Encycl. Hyg. I. — « Les ''assaisonnements''
ou condiments, dit M. Michel Lévy, sont essentiellement
caractérisés par la propriété de
stimuler les organes de l’odorat, du goût, de
l’insalivation, de la digestion ; ils concourent
au but final de la nutrition en provoquant, dans
la mesure nécessaire, les forces et les sécrétions
qui doivent agir sur la matière assimilable ;
ils satisfont en même temps au besoin
physiologique de stimulation qui varie suivant
les climats, et il est impossible de ne pas reconnaître
un rapport admirable entre la distribution
des substances condimentaires sur 1»<section end="ASSAISONNÉ, ÉE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Charles Maurras - Enquête sur la monarchie.djvu/31
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « DISCOURS PRELIMINAIRE XXV d^instrudion, de huit millions pour les fortifications, il a reçu Vordre impératif de réduire ses demandes. M. Clemenceau. — De qui ? De qui ? M. LE Ministre. — Du chef du département^. (Bruit.) Oh ! je ne fais pas de critique !... Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire d... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{scii|discours préliminaire}}|{{rom|xxiii|21}}}}</noinclude>DISCOURS PRELIMINAIRE
XXV
d^instrudion, de huit millions pour les fortifications, il a reçu Vordre
impératif de réduire ses demandes.
M. Clemenceau.
—
De qui ? De qui ?
M. LE Ministre.
—
Du chef du département^. (Bruit.) Oh ! je
ne fais pas de critique !... Je constate un simple fait : pendant un
grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département
des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire
de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section
(matériel). Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au
Parlement.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Hurabert. Il les cita sans essayer de les contredire :
M. LE Ministre. — En 1901, /es Services duMinistère delà Guerre
demandent 96 millions, on (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau),
on leur en attribue, dans le projet du budget, 71 ; en 1902,
les Services du Ministère de la Guerre demandent 99 millions, la
demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André),
à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du
budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs
prévisions,
demandent 60 millions ; le ministre transforme cette
demande en 45 millions, et, en fm de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
VoiVà les responsabilités.
M. le Ministre.
—
En 1904, les Services demandent 62 millions,
la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. le Ministre.
—
En 1905, les Services restreignent leurs
prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est
réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années
1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions
furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est
réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit
que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée
au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions,
et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est
1. Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre.
Ce ministre recevait les « ordres >> du Ministre des Finances I<noinclude>
<references/></noinclude>
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XXV
d^instrudion, de huit millions pour les fortifications, il a reçu Vordre
impératif de réduire ses demandes.
M. Clemenceau.
—
De qui ? De qui ?
M. LE Ministre.
—
Du chef du département^. (Bruit.) Oh ! je
ne fais pas de critique !... Je constate un simple fait : pendant un
grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département
des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire
de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section
(matériel). Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au
Parlement.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Hurabert. Il les cita sans essayer de les contredire :
M. LE Ministre. — En 1901, /es Services duMinistère delà Guerre
demandent 96 millions, on (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau),
on leur en attribue, dans le projet du budget, 71 ; en 1902,
les Services du Ministère de la Guerre demandent 99 millions, la
demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André),
à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du
budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs
prévisions,
demandent 60 millions ; le ministre transforme cette
demande en 45 millions, et, en fm de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
VoiVà les responsabilités.
M. le Ministre.
—
En 1904, les Services demandent 62 millions,
la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. le Ministre.
—
En 1905, les Services restreignent leurs
prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est
réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années
1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions
furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est
réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit
que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée
au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions,
et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est
1. Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre.
Ce ministre recevait les « ordres >> du Ministre des Finances I<noinclude>
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M. Clemenceau.
—
De qui ? De qui ?
M. LE Ministre.
—
Du chef du département. (Bruit.) Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section (matériel). Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
M. LE Ministre. — En 1901, les Services du Ministère de la Guerre demandent 96 millions, on (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), on leur en attribue, dans le projet du budget, 71 ; en 1902, les Services du Ministère de la Guerre demandent 99 millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André), à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent 60 millions ; le ministre transforme cette demande en 45 millions, et, en fin de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est
1. Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !<noinclude>
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impératif de réduire ses demandes</i>.
{{sc|{{M.|Clemenceau}}}}. — <i>De qui ? De qui ?</i>
M. LE Ministre.
—
Du chef du département. (Bruit.) Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section (matériel). Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
M. LE Ministre. — En 1901, les Services du Ministère de la Guerre demandent 96 millions, on (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), on leur en attribue, dans le projet du budget, 71 ; en 1902, les Services du Ministère de la Guerre demandent 99 millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André), à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent 60 millions ; le ministre transforme cette demande en 45 millions, et, en fin de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est
1. Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !<noinclude>
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Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; en 1902, les Services du Ministère de la Guerre demandent 99 millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André), à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent 60 millions ; le ministre transforme cette demande en 45 millions, et, en fin de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>Du chef du département</i><ref>Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !</ref>. (Bruit.) <i>Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section</i> (matériel). <i>Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement</i>.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
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au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre (André), à 60 millions, mais on ne lui en alloue que 50 dans le projet du budget. En 1903, les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent 60 millions ; le ministre transforme cette demande en 45 millions, et, en fin de compte, on lui accorde 36 millions.
M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
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Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
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M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
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Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
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Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
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M. Gaudin de Villaine. —
Voilà les responsabilités.
M. LE Ministre. —
En 1904, les Services demandent 62 millions, la demande est réduite à 32 par le ministre et on en accorde 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
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En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
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qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
{{sc|{{M.|Gaudin de Villaine}}}}. — <i>Voilà les responsabilités</i>.
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1904, <i>les Services demandent</i> 62 <i>millions, la demande est réduite à</i> 32 <i>par le ministre et on en accorde</i> 30.
M. LE Ministre. —
En 1905, les Services restreignent leurs prévisions et demandent 45 millions ; la demande définitive est réduite à 32 millions ; on en accorde 27. Je passe sur les années 1906 et 1907 où des dépenses supplémentaires de 193 millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est<noinclude>
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impératif de réduire ses demandes</i>.
{{sc|{{M.|Clemenceau}}}}. — <i>De qui ? De qui ?</i>
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>Du chef du département</i><ref>Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !</ref>. (Bruit.) <i>Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section</i> (matériel). <i>Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement</i>.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
{{sc|{{M.|Gaudin de Villaine}}}}. — <i>Voilà les responsabilités</i>.
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1905, <i>les Services restreignent leurs prévisions et demandent</i> 45 <i>millions ; la demande définitive est réduite à</i> 32 <i>millions ; on en accorde</i> 27. <i>Je passe sur les années</i> 1906 <i>et</i> 1907 <i>où des dépenses supplémentaires</i> de 193 <i>millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger</i>.
En 1908, les Services demandent 90 millions ; la demande est réduite à 72 millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que 57 millions.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
En 1910, les Services demandent 81 millions ; la demande est<noinclude>
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>Du chef du département</i><ref>Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !</ref>. (Bruit.) <i>Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section</i> (matériel). <i>Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement</i>.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
{{sc|{{M.|Gaudin de Villaine}}}}. — <i>Voilà les responsabilités</i>.
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1904, <i>les Services demandent</i> 62 <i>millions, la demande est réduite à</i> 32 <i>par le ministre et on en accorde</i> 30.
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1905, <i>les Services restreignent leurs prévisions et demandent</i> 45 <i>millions ; la demande définitive est réduite à</i> 32 <i>millions ; on en accorde</i> 27. <i>Je passe sur les années</i> 1906 <i>et</i> 1907 <i>où des dépenses supplémentaires</i> de 193 <i>millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger</i>.
i>En</i> 1908, <i>les Service demandent</i> 90 <i>millions ; la demande est réduite à</i> 72 <i>millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que</i> 57 <i>millions</i>.
En 1909, les Services demandent 99 millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à 75 millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de 66.
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>Du chef du département</i><ref>Pudique périphrase qu’il faut traduire : Ministre du département de la Guerre. Ce ministre recevait les « ordres » du Ministre des Finances !</ref>. (Bruit.) <i>Oh ! je ne fais pas de critique !… Je constate un simple fait : pendant un grand nombre d’années, les Services militaires ont reçu du département des Finances l’ordre précis, formel, impératif, de réduire de moitié, des trois quarts, les prévisions de la troisième section</i> (matériel). <i>Je suis bien dans l’obligation de le faire connaître au Parlement</i>.
Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
{{sc|{{M.|Gaudin de Villaine}}}}. — <i>Voilà les responsabilités</i>.
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1904, <i>les Services demandent</i> 62 <i>millions, la demande est réduite à</i> 32 <i>par le ministre et on en accorde</i> 30.
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1905, <i>les Services restreignent leurs prévisions et demandent</i> 45 <i>millions ; la demande définitive est réduite à</i> 32 <i>millions ; on en accorde</i> 27. <i>Je passe sur les années</i> 1906 <i>et</i> 1907 <i>où des dépenses supplémentaires</i> de 193 <i>millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger</i>.
i>En</i> 1908, <i>les Services demandent</i> 90 <i>millions ; la demande est réduite à</i> 72 <i>millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que</i> 57 <i>millions</i>.
i>En</i> 1909, <i>les Services demandent</i> 99 <i>millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à</i> 75 <i>millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de</i> 66.
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Bref, à la séance suivante, ce fut le même Ministre de la Guerre
qui reprit les termes irréfutables de la note des Services insérée
au rapport Humbert. Il les cita sans essayer de les contredire :
{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
{{sc|{{M.|Gaudin de Villaine}}}}. — <i>Voilà les responsabilités</i>.
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1905, <i>les Services restreignent leurs prévisions et demandent</i> 45 <i>millions ; la demande définitive est réduite à</i> 32 <i>millions ; on en accorde</i> 27. <i>Je passe sur les années</i> 1906 <i>et</i> 1907 <i>où des dépenses supplémentaires</i> de 193 <i>millions furent faites à la suite de l’alerte de Tanger</i>.
<i>En</i> 1908, <i>les Services demandent</i> 90 <i>millions ; la demande est réduite à</i> 72 <i>millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que</i> 57 <i>millions</i>.
<i>En</i> 1909, <i>les Services demandent</i> 99 <i>millions, demande transformée au moment du contact entre les deux ministères à</i> 75 <i>millions, et le chiffre définitif inscrit au budget est de</i> 66.
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{{sc|{{M.|le Ministre}}}}. — <i>En</i> 1901, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 96 <i>millions, on</i> (« On », c’est le Ministère Waldeck-Rousseau), <i>on leur en attribue, dans le projet du budget</i>, 71 ; <i>en</i> 1902, <i>les Services du Ministère de la Guerre demandent</i> 99 <i>millions, la demande est réduite, par ordre du Ministre de la Guerre</i> (André), <i>à</i> 60 <i>millions, mais on ne lui en alloue que</i> 50 <i>dans le projet du budget. En</i> 1903, <i>les Services, à qui on avait dit de maintenir leurs prévisions, demandent</i> 60 <i>millions ; le ministre transforme cette demande en</i> 45 <i>millions, et, en fin de compte, on lui accorde</i> 36 <i>millions</i>.
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<i>En</i> 1908, <i>les Services demandent</i> 90 <i>millions ; la demande est réduite à</i> 72 <i>millions par le ministre et le projet de budget ne prévoit que</i> 57 <i>millions</i>.
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{{T3|{{espacé|3px|PRIÈRE}}|fs=120%|mt=3em}}
{{sep4|75px}}
{{P début|95|i|m=1em}}
Ô Jésus, qui dans votre cruelle Passion êtes devenu « l’opprobre des hommes et l’homme de douleurs », je vénère votre divin Visage, sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité, maintenant devenu pour moi « comme le visage d’un lépreux ! »
Mais sous ces traits défigurés, je reconnais votre amour infini, et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes.
Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux m’apparaissent comme des perles précieuses que je veux recueillir, afin d’acheter, avec leur valeur infinie, les âmes des pauvres pécheurs.<br />{{em|2}}Ô Jésus, dont le Visage est la seule beauté qui ravit mon cœur, j’accepte de ne pas voir ici-bas la douceur de votre regard, de ne pas sentir l’inexprimable baiser de votre bouche ; mais je vous supplie d’imprimer en moi votre divine ressemblance et de m’embraser de votre amour, afin qu’il me consume rapidement, et que j’arrive bientôt à voir votre glorieux Visage dans le Ciel !<br />{{em|2}}Ainsi soit-il.
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{{c|En vente au centre de l’''Œuvre de la Fraternité Sacerdotale'', Rome, 12<br />Via S. Martino, al Macao, et à l’''Imagerie du Bon Pasteur'', 228, Boulevard Pereire, Paris.|fs=65%}}<noinclude>
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Psephos
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En formant telles parolles, se presenterent devant les faces de ceulx qui en leurs services estoient si miserablement traictez : & les voyant les pauvres infelices, esmerveillez de telle vision, en grande promptitude se prosternerent en terre, affin de les adorer. Et lors la déesse avec une voix armonieuse, procedant du creux de sa poictrine amyable, profera parolles si melliflues, qu’elles sequestrerent la timeur des deux amantz, & dit en ceste maniere, s’adressant au noble jouvenceau :
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Auteur:Lucie Saffroy
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== Œuvres ==
* Article « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Économie domestique|Économie domestique]] » in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}, 1911.
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Cent caisses recevaient et payaient incessamment dans cet hôtel de Kearny-street.
Ce simple détail démontre à quelles fabuleuses affaires se livrait la raison sociale de Lud Herbilt et Tom Slane réputée, même en Amérique, la première du monde.
De l’autre côté, des fenêtres s’ouvraient sur la rue Kearny, grouillante, bruyante, affairée, parcourue par des tramways, des autos, des véhicules de tous genres.
Le bruit d’une foule en travail arrivait par ces croisées.
Des tintements d’or, des froissements de papier-monnaie passaient à travers les portes des caisses.
Mais sans doute miss May était accoutumée à ces choses, car elle continua sa route sans paraître les remarquer.
À l’extrémité du corridor, un escalier étroit descendait aux étages inférieurs.
La jeune fille plaisanta :
— Construction ancienne, pas d’ascenseur.
Il est vrai que la maison n’a que trois étages, au lieu des quinze ou vingt des véritables constructions américaines !
Du reste, elle descendit seulement quelques marches, s’arrêta devant une porte pratiquée dans l’épaisseur du mur, l’ouvrit et se trouva dans le large escalier d’honneur, à la rampe curieusement ouvragée, aux degrés disparaissant
sous un tapis moelleux.
Dans celui-ci, un ascenseur, un « lift » comme disent les Saxons, occupait le centre de la cage de l’escalier.
May l’actionna.
Un instant plus tard, elle prenait pied au rez-de-chaussée de l’immeuble.
À sa droite, s’ouvrait une large baie, portant cette indication :
{{c|« Cabinet du directeur de l’Institut. »|m=1em}}
Au-dessous, cette recommandation bien américaine :
{{c|« Ne le déranger que pour motifs sérieux. »|m=1em}}
Et l’on savait dans toute l’Union qu’il était {{tiret|pru|dent}}<noinclude>
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Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/112
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|pru|dent}} de tenir compte de cette ligne.
On citait deux ou trois personnages d’importance qui, ayant cru pouvoir passer outre, s’étaient vu expulser avec une
sévérité dont ils avaient gardé le souvenir.
La dactylographe ne parut pas s’émouvoir de l’avis.
Elle franchit la baie, salua au passage un robuste huissier, vautré dans un fauteuil.
Elle allait parvenir à la porte du cabinet directorial, quand un groom se dressa devant elle.
— Je donne le bonjour, miss May.
Elle le regarda. C’était un adolescent bien découplé.
On le sentait solide et agile sous sa livrée vert et or.
— Je te rends le bonjour, Jeune Stepan. As-tu besoin de quelque appui, d’un conseil, que tu m’arrêtes ainsi ?
— Je remercie. Non, je voulais vous montrer que j’occupe consciencieusement le poste que vous m’avez fait obtenir.
La dactylographe haussa légèrement les épaules.
— Oh ! cela n’est pas à mentionner. Il m’a suffi de demander à Mr. Aleiius, ici présent…
— Et cela a été concédé de suite, répondit d’une voix de basse taille l’huissier daignant se lever à demi de son fauteuil. Il faut dire que miss May est bien la plus sérieuse créature du service des dactylographes.
J’ajoute que ma confiance en sa recommandation est récompensée.
Son jeune protégé est un ''tout à fait digne de louange employé''.
La blonde miss remercia du geste ; elle appuya amicalement la main sur l’épaule de son protégé.
— Tu entends, Stepan ? Je suis contente de toi.
Continue à satisfaire Mr. Alexius.
L’huissier se rengorgea, si béatement chatouillé dans sa vanité, qu’il ne remarqua pas le geste rapide qui amena en contact les mains du groom et de la jeune fille, faisant passer un papier roulé des doigts de Stepan dans ceux de May.
Au surplus, ce fut rapide comme l’éclair.
La dactylographe indiqua un geste d’adieu, puis elle entra sans frapper dans le bureau du directeur.
— Qu’est-ce ? fit une voix impérieuse, qui s’adoucit aussitôt.
Ah ! c’est vous, miss.
— Je vous apporte les trois cents exemplaires.
— ''All right !''<noinclude>
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{{lettrine4|S}}I pour le present, ma venue t’engendre admiration, je t’asseure que pour le futur, consolation te donnera. Car seulement pour te gratifier, en ce lieu me suis transmise : desirant te monstrer, que point {{corr|e|ne}} suis déesse inexorable : mais au contraire estant remplye d’urbanité, doulceur & clemence, suis apte à exaulcer les supplications de mes feaulx serviteurs : du nombre desquelz, à perpetuité te veulx retenir : desirant d’extirper de ta pensée les trop fascheuses considerations, dont elle est occupée : qui aultre operation ne font en toy, sinon que de consumer l’esprit & de dissiper le corps, comme par experience tu le scez. Car la timidité qui t’est intervenue, à telle extremité t’a reduict, que selon ton jugement, plus doulce la mort que la vie te seroit. Et pource moy, à qui ta perplexité n’est<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>latitée suis provocquée à tant grande compassion, que plus n’ay voulu differer à t’exhiber, que ma sublime puissance, accumulée avec celle de mon filz sont totalement disposées à te conserver de toutes precipitations, que ceste odieuse jalousie, pourroit à toy & à ta dame inferer : & de ce doibs avoir parfaicte confidence. Car à nostre altissime divinité, bien plus grande chose seroit possible. Et pourtant repulse ceste reprehensible timeur, pour eviter que le vice de pusillanimité on te attribue : & aussi considere, combien grans & delectables sont noz plaisirs. Parquoy tu doibz ensuyvre ma doctrine, sans plus aulcunement vacciler. De cela je n’admonneste ta gracieuse dame : Cae je scay indubitablement, que comme ferme, stable & sans nulle varieté, elle a irrevocable deliberation de persister en nostre service.<noinclude>
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La suave & doulce prononciation distillée de la bouche coraline de la tres eloquente déesse, causa telle affection d’obeissance au cueur juvenil, que promptement & avec grande humilité, dict telles parolles :
{{c|{{all-sc|L{{sp|’Aman}}t.}}|mt=2em|mb=1em}}<noinclude>
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{{lettrine4|O}} Souveraine déesse, unicque esperance de ma pensée, je ne puis ymaginer comment s’esforcera ma pusillanime vertu, à referer les sempiternelles graces, dont je suis debiteur à ta supernelle divinité : puisqu’elle se rend facile à nous retenir soubz sa protection & seure garde : en laquelle tant je me confie, qu’avec hilarité de cueur, suis appareillé à l’accomplissement de tes plaisirs, t’obsecrant me vouloir pardonner, si jusques à present j’ay differé.
{{c|{{all-sc|{{sp|Interlocution de la<br>Dame Helisenn}}e.}}|mt=2em|mb=1em}}
Aussi tost que furent dictes ces parolles, se voulut Venus sequestrer. Mais comme elle prenoit la voye de son partir, en cest instant pour insister à l’encontre d’elle, vint la déesse<noinclude>
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[[Catégorie:Textes entiers]]
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Le Grizzly/21
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Auteur:Paul Wiernsberger
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== Œuvres ==
* Articles « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martin (Le général-major)|Martin (Le général-major)]] » et « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martinière (Écoles La)|Martinière (Écoles La)]] » in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}, 1911.
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== Œuvres ==
* Articles « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martin (Le général-major)|Martin (Le général-major)]] » (à propos de [[Auteur:Claude Martin|Claude Martin]]) et « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martinière (Écoles La)|Martinière (Écoles La)]] » in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}, 1911.
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[[Catégorie:Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire]]
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Auteur:Claude Martin
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== Œuvres ==
== Voir aussi ==
* [[Auteur:Paul Wiernsberger|Paul Wiernsberger]] : article « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martin (Le général-major)|Martin (Le général-major)]] » et « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Martinière (Écoles La)|Martinière (Écoles La)]] » in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}, 1911.
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Il appuya sur un timbre. Des garçons en livrée verte parurent aussitôt.
— Distribution, ordonna laconiquement Tom Slane, car c’était lui.
Cinquante pour la presse locale.
Le reste, dépêches et câblogrammes suivant listes dressées au service distribution.
Allez ! Dans une heure, je veux l’assurance que tout est fait.
Les hommes s’éclipsèrent avec une hâte décelant les habitudes d’obéissance du personnel.
De fait, Slane n’admettait jamais, nous ne disons pas la mauvaise volonté, mais simplement la lenteur.
Grand, sec, le visage énergique, complètement rasé, les cheveux poivre et sel, il donnait l’impression de la force et de la domination.
— Miss, reprit-il en s’adressant à la dactylographe, aucune réflexion là-haut ?
— Une seule. Les fiançailles annoncées vont remuer beaucoup de dollars.
La réponse eut l’air de satisfaire le personnage.
Sa figure s’épanouit, et d’un accent cordial :
— Vos camarades ont raison.
Pour le leur prouver, elles toucheront aujourd’hui un dollar de supplément au sujet du petit travail en question.
Comme son interlocutrice s’inclinait :
— Et vous, miss May, qu’avez-vous pensé ?
— J’ai pensé que les fiançailles conféreraient la noblesse à sir Lud Herbilt, et que cela sans doute l’intéresse plus que les dollars dont il n’a pas besoin.
Slane éclata de rire.
— Bien raisonné, miss ! Très bien raisonné !
J’ai toujours reconnu en vous une grande rectitude de jugement.
Il parut hésiter un instant.
Puis, comme s’il prenait son parti :
— Vous êtes une employée très sérieuse, miss. Jamais de retard, jamais d’erreur. Combien gagnez-vous ?
— Trente dollars par semaine.
— Aimeriez-vous à doubler ce traitement ?
— Oh ! cela, on l’aime toujours, vous savez.
— Il faudrait devenir secrétaire de la princesse Liao.
La blonde May tressaillit. Ses yeux, bleus se fixèrent, questionneurs, sur son directeur.
— Bon, prononça celui-ci, vous êtes trop intelligente<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>pour ne pas comprendre que je vous offre un poste de confiance !
— Difficile à tenir ?
— Difficile, acquiesça Tom sans hésitation.
— Plus cher, en ce cas.
Slane eut un sourire triomphant :
— Je ne marchande pas, moi, vous le savez. Donc, écoutez ce que j’attends de vous.
Elle s’inclina.
Sans doute, le geste sembla au directeur de l’Institut des Inventions un consentement suffisant, car il commença :
— Vous connaissez la situation. Lud Herbilt, président du syndicat des multimillionnaires américains, va épouser miss Liao, fille de l’empereur dépossédé de Chine.
May opina de la tête.
— Le souverain détrôné a fait un calcul politique.
Les sommes fabuleuses que Lud Herbilt est capable de mettre en mouvement pourraient permettre une tentative heureuse de restauration dans le Céleste pays.
Il marqua une pause, ponctuée d’un sourire narquois.
— Bien calculé, n’est-ce pas ? Miss Liao, par malheur ; n’a pas la moindre ambition dynastique.
— En vérité ?
— Cela vous étonne, moi aussi. Toujours est-il que, sur la préposition d’effectuer en Chine son voyage de noces, elle s’est récriée, déclarant son désir inébranlable de ne pas quitter les États-Unis et d’y jouir en paix de sa fortune.
— De la haute philosophie !
— Peut-être. Peut-être aussi n’a-t-elle pas une affection suffisante pour Lud Herbilt.
Or, moi, j’aime ce jeune homme comme… un fils.
Avec une ironie insaisissable, Slane continua :
— Un fils, le mot est juste. Il me doit la vie. N’est-ce pas moi qui, après la perte du ''Cyclopic'', brisé sur un écueil inconnu de l’océan Malais, l’ai recueilli, lui, Lud, et deux ''servants'' du malheureux paquebot, à demi morts de faim.
Trois survivants auxquels j’ai voué de la tendresse, en raison directe du service que je leur ai rendu.
— C’est vous qui avez fait reconnaître Lud, rentrant d’une université anglaise ; qui lui avez assuré<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="2A01:CB14:11D0:9600:EDE7:DB54:5FD4:1C07" /></noinclude>ADDITIONS ET CORRECTIONS 405
p. 388, 1. i, lire : 2 e man. Guerrier, p. 181 , au lieu de :
2 e man. Guerrier.
p. 4oo, note, 1. 6, lire : augustissimis fontibus, au lieu de :
angustissimis fontibus.
APPENDICE
Privilège accordé par le roi a Florin Perier pour l’impres-
sion des « Fragments et Pensées de Pascal et enregistré
aux Requêtes de l’Hôtel (1G66) 1 .
Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre,
à nos amis et féaux conseillers les gens tenans nos cours de
Parlement à Paris, ïhoulouze, Dijon, Bordeaux, Rouen, Aix,
Grenoble, Rennes et Mets, maistres des requestes ordinaires
de notre hostel, baillifs, séneschaux, prévosts, leurs lieute-
nans et à tous autres nos justiciers et officiers qu’il appartien-
dra, salut. Notre amé et féal conseillier en notre Cour des
aydes de Clermont Ferrand, le sieur Perier, nous a faict
remontrer qu’il auroit cy devant obtenu nos lettres de per-
mission pour faire imprimer des Traitiez de l’équilibre des
liqueurs et de la pezanteur de l’air qui auroient esté trouvez
entre les papiers de deffunt Me Biaise Pascal, son beau-frère,
et que depuis l’édition desdicts traittez on auroit imprimé à
son insceu plusieurs Fragments de mathématiques et autres du
niesme autheur et entr’autres une Prière du bon usage que
l'on doibt faire des maladies, et appréhendant qu’on ne fist
imprimer aussy les Fragments et Pensées qu’il a du mesme
autheur sur diverses matières, et qu’on ne les donnast infor-
mes au publicq, il nous auroit très humblement supplié de
luy voulloir accorder nos lettres de permission à ce nécessaires
tant pour ladicte Prière que pour lesdicts Fragments. A ces
1. Ce texte, plus complet que celui qui a été imprimé en tète de
l’édition de 1669, se trouve aux Archives nationales, V 2 1 5oo, f. 222.
Il a été publié par M. Marius Barroux : Actes notariés de Pascal et
de sa famille. Extraits du Bulletin du Comité des Travaux historiques
et scientifiques, section d’histoire et de philosophie, 1888 (1889, pp.
3o-3i).<noinclude>
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p. 388, 1. i, lire : 2 e man. Guerrier, p. 181 , au lieu de :
2 e man. Guerrier.
p. 4oo, note, 1. 6, lire : augustissimis fontibus, au lieu de :
angustissimis fontibus.
APPENDICE
Privilège accordé par le roi a Florin Perier pour l’impres-
sion des « Fragments et Pensées de Pascal et enregistré
aux Requêtes de l’Hôtel (1G66) 1 .
Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre,
à nos amis et féaux conseillers les gens tenans nos cours de
Parlement à Paris, ïhoulouze, Dijon, Bordeaux, Rouen, Aix,
Grenoble, Rennes et Mets, maistres des requestes ordinaires
de notre hostel, baillifs, séneschaux, prévosts, leurs lieute-
nans et à tous autres nos justiciers et officiers qu’il appartien-
dra, salut. Notre amé et féal conseillier en notre Cour des
aydes de Clermont Ferrand, le sieur Perier, nous a faict
remontrer qu’il auroit cy devant obtenu nos lettres de per-
mission pour faire imprimer des Traitiez de l’équilibre des
liqueurs et de la pezanteur de l’air qui auroient esté trouvez
entre les papiers de deffunt M<sup>e</sup> Biaise Pascal, son beau-frère,
et que depuis l’édition desdicts traittez on auroit imprimé à
son insceu plusieurs Fragments de mathématiques et autres du
niesme autheur et entr’autres une Prière du bon usage que
l'on doibt faire des maladies, et appréhendant qu’on ne fist
imprimer aussy les Fragments et Pensées qu’il a du mesme
autheur sur diverses matières, et qu’on ne les donnast infor-
mes au publicq, il nous auroit très humblement supplié de
luy voulloir accorder nos lettres de permission à ce nécessaires
tant pour ladicte Prière que pour lesdicts Fragments. A ces
1. Ce texte, plus complet que celui qui a été imprimé en tète de
l’édition de 1669, se trouve aux Archives nationales, V 2 1 5oo, f. 222.
Il a été publié par M. Marius Barroux : Actes notariés de Pascal et
de sa famille. Extraits du Bulletin du Comité des Travaux historiques
et scientifiques, section d’histoire et de philosophie, 1888 (1889, pp.
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St bonnet de galaure
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<noinclude><pagequality level="3" user="St bonnet de galaure" /></noinclude>ADDITIONS ET CORRECTIONS 405
p. 388, 1. i, lire : 2 e man. Guerrier, p. 181 , au lieu de :
2 e man. Guerrier.
p. 4oo, note, 1. 6, lire : augustissimis fontibus, au lieu de :
angustissimis fontibus.
APPENDICE
Privilège accordé par le roi a Florin Perier pour l’impres-
sion des « Fragments et Pensées de Pascal et enregistré
aux Requêtes de l’Hôtel (1G66) 1 .
Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre,
à nos amis et féaux conseillers les gens tenans nos cours de
Parlement à Paris, ïhoulouze, Dijon, Bordeaux, Rouen, Aix,
Grenoble, Rennes et Mets, maistres des requestes ordinaires
de notre hostel, baillifs, séneschaux, prévosts, leurs lieute-
nans et à tous autres nos justiciers et officiers qu’il appartien-
dra, salut. Notre amé et féal conseillier en notre Cour des
aydes de Clermont Ferrand, le sieur Perier, nous a faict
remontrer qu’il auroit cy devant obtenu nos lettres de per-
mission pour faire imprimer des Traitiez de l’équilibre des
liqueurs et de la pezanteur de l’air qui auroient esté trouvez
entre les papiers de deffunt M<sup>e</sup> Biaise Pascal, son beau-frère,
et que depuis l’édition desdicts traittez on auroit imprimé à
son insceu plusieurs Fragments de mathématiques et autres du
niesme autheur et entr’autres une Prière du bon usage que
l'on doibt faire des maladies, et appréhendant qu’on ne fist
imprimer aussy les Fragments et Pensées qu’il a du mesme
autheur sur diverses matières, et qu’on ne les donnast infor-
mes au publicq, il nous auroit très humblement supplié de
luy voulloir accorder nos lettres de permission à ce nécessaires
tant pour ladicte Prière que pour lesdicts Fragments. A ces
1. Ce texte, plus complet que celui qui a été imprimé en tète de
l’édition de 1669, se trouve aux Archives nationales, V 2 1 5oo, f. 222.
Il a été publié par M. Marius Barroux : Actes notariés de Pascal et
de sa famille. Extraits du Bulletin du Comité des Travaux historiques
et scientifiques, section d’histoire et de philosophie, 1888 (1889, pp.
3o-3i).<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>l’envoi en possession des biens de sa famille ; qui l’avez poussé à la présidence des Cinq cents multimillionnaires.
— Assurant ainsi un appui sans rival à l’Institut où je réunis les inventeurs, les chercheurs de tout ordre.
À ce point de vue, je suis payé et au delà de mon sauvetage.
Aussi, je ne pense actuellement qu’au côté affection. Je veux que Lud soit heureux.
Pour qu’il le soit, il est nécessaire que son voyage de noces le conduise, avec miss Liao, en Chine d’abord.
— Pourquoi ? murmura la dactylographe, comme malgré elle.
Tom fronça les sourcils.
— Le pourquoi vous sera révélé plus tard.
Il existe, voilà l’essentiel.
Eh bien ! je veux avoir, auprès de la jeune personne, une demoiselle de compagnie dévouée à ma volonté, qui dissipe les hésitations de cette princesse casanière, la décide à agir ainsi qu’il convient au bonheur de mon cher Herbilt.
Dans les yeux de May passa un éclair rapide qui s’effaça aussitôt.
— Et alors vous auriez fixé votre choix sur moi ? prononça-t-elle d’un ton calme.
— Accepteriez-vous ?
— J’hésiterais…
— Je n’ai pas encore parlé des avantages de la situation.
May secoua la tête.
— Il ne s’agit pas de cela. Je me sens le dévouement, le désir de réussir ; mais aurai-je l’adresse indispensable ?
— Je le crois, moi.
— Vous ?
— Depuis six mois que vous êtes entrée au service de la correspondance, je vous observe.
Vous êtes une intelligence d’élite. Vous comprenez sans effort.
Tout naturellement, sans que vos compagnes s’en étonnent, vous êtes devenue le chef réel des dactylographes.
Chef sans titre, mais dont l’autorité est d’autant plus incontestable qu’elle est acceptée par des collègues qui se croient vos égales.
Sur les joues de la jeune fille une buée rosée s’épandit brusquement.
Évidemment, l’appréciation du directeur lui causait un réel plaisir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Benoît Thollon
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== Œuvres ==
* Article [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Sourds-muets|Sourds-muets]] in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} de [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1911.
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Amélie, dit-elle à sa servante, vous avez bien fait
ma commission à la mère Bourat?
-
Mais oui, Madame.
10
-
Yvette était effectivement en chemise (page 23).
Alors, qu'est-ce qu'elle fiche donc ? Elle ne se
doute pas que je l'attends...
Amélie eut un geste sceptique :
-
Madame y croit donc, aux cartes et aux histoires
de cette vieille sorcière ?
LES FIANCES EN FOLIE, N° 60,
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— Mais oui, Madame.
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— Madame y croit donc, aux cartes et aux histoires de cette vieille sorcière ?<noinclude>
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— Amélie, dit-elle à sa servante, vous avez bien fait
ma commission à la mère Bourat ?
— Mais oui, Madame.
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— Alors, qu’est-ce qu’elle fiche donc ? Elle ne se
doute pas que je l’attends…
Amélie eut un geste sceptique :
— Madame y croit donc, aux cartes et aux histoires
de cette vieille sorcière ?
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Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/200
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 196 L'ILE DES HOMMES Il n'en dit pas davantage. Hilarius savait cepen- dant que les hétaïres, en haine de Nikée, de Por- tulan et de Tamarix, avaient soulevé toute une les tourbe d'hommes et de femmes surexcités par événements. Nikée s'adressant à Onésime Pintarède : - M'accompagnerez-vous, ami du seigneur P. Loumaigne, si je m'enfuis cette nuit pour rega- gner le territoire de Venusia. - Oui, mon enfant, certainement. Je suis prêt à vous suivre. Jam....
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L'ILE DES HOMMES
Il n'en dit pas davantage. Hilarius savait cepen-
dant que les hétaïres, en haine de Nikée, de Por-
tulan et de Tamarix, avaient soulevé toute une
les
tourbe d'hommes et de femmes surexcités par
événements.
Nikée s'adressant à Onésime Pintarède :
-
M'accompagnerez-vous, ami du seigneur
P. Loumaigne, si je m'enfuis cette nuit pour rega-
gner le territoire de Venusia.
-
Oui, mon enfant, certainement. Je suis prêt
à vous suivre. Jamais nous n'aurons occasion meil-
leure. La panique doit être générale à Æmilia.
Hilarius nous laissera-t-il partir seuls ?
-
Comme elle se fit belle, Nikée, en posant cette
question!
Le jeune ascète aux yeux pâles se tut, soucieux:
Nikée reprit :
-
Je voudrais maintenant qu'il me sauvât !
Prenant une main du jeune homme:
Hilarius, vous vous devez à votre musicienne.
Elle ne vous détestera plus. Vous serez son amie.
Elle jouera pour vous tout son répertoire.
Divine Nikée ! s'écria Hilarius de nouveau
extasié, croyez-vous que j'hésite? Vous m'avez lié
à jamais. Je voudrais pouvoir vous emporter à tra-
vers l'espace, pour vous délivrer. Mais, étant
dépourvu d'ailes matérielles, je cherche par quels
chemins et comment je puis faire réussir votre pro-
jet d'évasion. Laissez-moi méditer un instant.
Le jeune homme s'inclina, le front dans les mains.
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Il n’en dit pas davantage. Hilarius savait cependant que les hétaïres, en haine de Nikée, de Portulan et de Tamarix, avaient soulevé toute une tourbe d’hommes et de femmes surexcités par les événements.
Nikée s’adressant à Onésime Pintarède :
— M’accompagnerez-vous, ami du seigneur P. Loumaigne, si je m’enfuis cette nuit pour regagner le territoire de Venusia.
— Oui, mon enfant, certainement. Je suis prêt à vous suivre. Jamais nous n’aurons occasion meilleure. La panique doit être générale à Æmilia. Hilarius nous laissera-t-il partir seuls ?
Comme elle se fit belle, Nikée, en posant cette question !
Le jeune ascète aux yeux pâles se tut, soucieux. Nikée reprit :
— Je voudrais maintenant qu’il me sauvât !
Prenant une main du jeune homme :
— Hilarius, vous vous devez à votre musicienne. Elle ne vous détestera plus. Vous serez son ami. Elle jouera pour vous tout son répertoire.
— Divine Nikée ! s’écria Hilarius de nouveau extasié, croyez-vous que j’hésite ? Vous m’avez lié à jamais. Je voudrais pouvoir vous emporter à travers l’espace, pour vous délivrer. Mais, étant dépourvu d’ailes matérielles, je cherche par quels chemins et comment je puis faire réussir votre projet d’évasion. Laissez-moi méditer un instant.
Le jeune homme s’inclina, le front dans les mains.<noinclude>
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Il n’en dit pas davantage. Hilarius savait cependant
que les hétaïres, en haine de Nikée, de Portulan
et de Tamarix, avaient soulevé toute une
tourbe d’hommes et de femmes surexcités par les
événements.
Nikée s’adressant à Onésime Pintarède :
— M’accompagnerez-vous, ami du seigneur
{{P.|Loumaigne}}, si je m’enfuis cette nuit pour regagner
le territoire de Venusia.
— Oui, mon enfant, certainement. Je suis prêt
à vous suivre. Jamais nous n’aurons occasion meilleure.
La panique doit être générale à Æmilia.
— Hilarius nous laissera-t-il partir seuls ?
Comme elle se fit belle, Nikée, en posant cette
question !
Le jeune ascète aux yeux pâles se tut, soucieux.
Nikée reprit :
— Je voudrais maintenant qu’il me sauvât !
Prenant une main du jeune homme :
— Hilarius, vous vous devez à votre musicienne.
Elle ne vous détestera plus. Vous serez son ami.
Elle jouera pour vous tout son répertoire.
— Divine Nikée ! s’écria Hilarius de nouveau
extasié, croyez-vous que j’hésite ? Vous m’avez lié
à jamais. Je voudrais pouvoir vous emporter à travers
l’espace, pour vous délivrer. Mais, étant
dépourvu d’ailes matérielles, je cherche par quels
chemins et comment je puis faire réussir votre projet
d’évasion. Laissez-moi méditer un instant.
Le jeune homme s’inclina, le front dans les mains.<noinclude>
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CLAUDINE À L’ÉCOLE
Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long
grisonnant, l’air doux et grand’papa — le bon père Sallé,
tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ;
un gros coutt, le cou serré dans une cravate aux teintes
chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud,
le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous
emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement
sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ;
les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes
d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner
dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à
la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les
écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton,
pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas
qu’on peut toujours communiquer ?) Je metrouve à un bout
de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands
yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois
Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ;
Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront
se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud
circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au
coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes
la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de
l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter
ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité
des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille
bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi
les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié,
tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud à parlé dans le silence : « Épreuve
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CLAUDINE À L’ÉCOLE
Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long grisonnant, l’air doux et grand-papa — le bon père Sallé, tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ; un gros court, le cou serré dans une cravate aux teintes chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud, le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ; les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton, pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas qu’on peut toujours communiquer ?) Je me trouve à un bout de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ; Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié, tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud a parlé dans le silence : « Épreuve<noinclude>
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Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long grisonnant, l’air doux et grand-papa — le bon père Sallé, tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ; un gros court, le cou serré dans une cravate aux teintes chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud, le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ; les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton, pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas qu’on peut toujours communiquer ?) Je me trouve à un bout de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ; Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié, tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud a parlé dans le silence : « Épreuve<noinclude>
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Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long grisonnant, l’air doux et grand-papa — le bon père Sallé, tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ; un gros court, le cou serré dans une cravate aux teintes chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud, le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ; les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton, pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas qu’on peut toujours communiquer ?) Je me trouve à un bout de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ; Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié, tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud a parlé dans le silence : « Épreuve<noinclude>
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Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long
grisonnant, l’air doux et grand-papa — le bon père Sallé,
tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ;
un gros court, le cou serré dans une cravate aux teintes
chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud,
le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous
emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement
sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ;
les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes
d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner
dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton, pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas qu’on peut toujours communiquer ?) Je me trouve à un bout de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ; Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille
bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi
les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié,
tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud a parlé dans le silence : « Épreuve<noinclude>
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Hektor
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Au premier rang, je puis considérer ces sommités : un long
grisonnant, l’air doux et grand-papa — le bon père Sallé,
tordu et goutteux, avec ses mains comme des sarments — ;
un gros court, le cou serré dans une cravate aux teintes
chatoyantes, à l’instar de Rabastens lui-même, c’est Roubaud,
le terrible, qui nous interrogera demain en « sciences ».
Enfin, ils se sont décidés à nous dire d’entrer. Nous
emplissons cette vieille salle laide, aux murs de plâtre indiciblement
sales, couturés d’inscriptions et de noms d’élèves ;
les tables sont affreuses aussi, tailladées, noires et violettes
d’encriers renversés autrefois. C’est honteux de nous interner
dans un pareil taudis.
Un de ces messieurs procède à notre placement ; il tient à
la main une grande liste et mêle soigneusement toutes les
écoles, séparant le plus possible les élèves d’un même canton,
pour éviter les communications. (Il ne sait donc pas
qu’on peut toujours communiquer ?) Je me trouve à un bout
de table, près d’une petite jeune fille en deuil, qui a de grands
yeux graves. Où sont mes camarades ? Là-bas, j’aperçois
Luce qui m’adresse des signes et des regards désespérés ;
Marie Belhomme s’agite devant elle à une table, elles pourront
se passer des renseignements, ces deux faibles. Roubaud
circule, distribuant de grandes feuilles timbrées de bleu au
coin gauche, et des pains à cacheter. Nous connaissons toutes
la manœuvre : il faut écrire au coin son nom, avec celui de
l’école où nous avons fait nos études, puis replier et cacheter
ce coin. (Histoire de rassurer tout le monde sur l’impartialité
des appréciations.)
Cette petite formalité remplie, nous attendons qu’on veuille
bien nous dicter quelque chose. Je regarde autour de moi
les petites figures inconnues, dont plusieurs me font pitié,
tant elles sont déjà tendues et anxieuses.
On sursaute, Roubaud a parlé dans le silence : « Épreuve<noinclude>
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— Si telle est votre opinion, monsieur Tom Slane, fit-elle doucement, je m’efforcerai de la justifier auprès de miss Liao.
Son interlocuteur se frotta les mains à s’arracher l’épiderme.
— C’est parler cela. Donc, remettez le service à miss Diana Holt, et, nantie de la lettre d’introduction que je vous remets séance tenante, rendez-vous auprès de miss Liao, dans son hôtel de Fulton-street, en bordure du parc de la Porte d’Or (Golden gate Park).
— Elle est prévenue ?
— Oui. Elle s’ennuie avec ses suivantes chinoises.
Elle a exprimé le désir de jouir de la compagnie d’une Américaine.
La jeune fille salua derechef, prit la lettre d’introduction que lui tendait Tom Slane, et demanda encore :
— Rien de particulier pour les fiançailles de demain, à Buena-Vista Park ?
— Non.
— Bon.
— Vous l’accompagnerez, miss, et tâcherez de lui persuader de se montrer aimable pour ce brave Lud Herbilt.
Dans l’ascenseur qui la remontait à l’étage du service de dactylographie, May déplia vivement le papier que le groom Stepan lui avait glissé dans la main.
Elle lut :
« Jane insupportable. Vous réclame sans cesse. »
— Pauvre mignonne, murmura-t-elle.
Puis, elle porta le billet à ses lèvres et l’avala, détruisant ainsi toute trace de la mystérieuse correspondance.
Un quart d’heure plus tard, miss May sortait de l’Institut.
Elle parcourait le trottoir de la rue Kearny, évitant la rencontre des passants affairés, qui déambulaient avec l’insouciance bien connue des Américains pour les côtes de leurs semblables.
Elle enveloppa l’Institut d’un regard auquel l’inquiétude communiquait un vacillement.
Elle prononça, peut-être sans avoir conscience de formuler sa pensée :<noinclude>
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— Il est bien fort !
Des millions ; soixante ateliers ; deux cents laboratoires, où des savants, recruté par lui, se livrent sans trêve à des recherches dans toutes les branches de l’activité humaine : navigation sous-marine, railways, aviation, électricité, télégraphie avec ou {{nec|sans fil}}, etc., etc.
Mais elle traça dans l’air un geste coupant, et hochant la tête :
— Bah ! quel est le risque ? Périr à la tâche.
Je sais bien, Derrick, Freda, James, tous, tous seraient frappés du même coup.
D’une crispation volontaire, elle sembla chasser la pensée morose.
— Je ne vais pas trembler, maintenant.
Voilà quatre ans que nous préparons la lutte.
Grâce à la grosse somme prise à la mère de mes protégés sur le ''Cyclopic'', j’ai pu poursuivre mes expériences ; — avec un rire joyeux, elle plaisanta : car à l’Institut il y avait une ''inventeuse'' que Tom Slane n’a pas soupçonnée.
Nous sommes prêts.
Tom possède toutes les armes ; nous en avons une seule, mais inédite, inconnue.
La victoire n’est pas impossible, donc…
Elle s’arrêta net.
Venant à sa rencontre, elle reconnaissait la bohémienne Freda, au bras du chauffeur Derrick.
Elle leur tendit la main.
— Bonjour ! Vite, un mot.
Je deviens demoiselle de compagnie de miss Liao.
Tous deux allaient exprimer leur étonnement ; elle les interrompit :
— Le temps presse.
Où est actuellement notre petite Jane ? Je devrai la voir. Il paraît qu’elle n’est pas sage.
— Oh ! elle est dans la maison de Fulton-street qui avoisine l’hôtel de la Chinoise.
— Et James ?
— Toujours chez miss Liao en qualité de laquais.
— Alors, c’est donc bien lui qui a déterminé chez elle le désir d’avoir une compagne américaine ?
Les interpellés marquèrent un geste d’ignorance.
Mais la jeune fille sourit doucement :
— Vous ne comprenez pas, je le sais bien, mes chers dévoués.
Je ne vous en aime que davantage en vous voyant vous consacrer à mon œuvre sans vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Pierre-Paul Royer-Collard
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== Œuvres ==
== Voir aussi ==
* [[Auteur:Eugène_Rendu|Eugène Rendu]] : Article « [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Royer-Collard|Royer-Collard]] » dans le {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} de [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1911.
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•••Bode•••, célèbre astronome allemand (1747-1826).
•••Bodin•••, publiciste, auteur du traité de la ''République'', où il conclut en fa-
veur de la monarchie (1530-1596).
•••Bodin••• (Félix), littérateur et historien
fr. (1795-1837).
•••Bodmer•••, critique et écrivain suisse
distingué, auquel on doit le recueil
des ''Minnesinger'' (1698-1783).
•••Bodoni•••, typographe italien, porta son
art à un haut point de perfection (1740-1813)
•••Boèce•••, philosophe romain et homme
d’Etat (470-524).
•••Boëge•••, ch.-l. de c. (Haute-Savoie),
arr. de Thonon ; 1, 446 h.
•••Boën••• (boin), ch.-l. de c. (Loire), arr. de Montbrison ; 2, 035 h.
•••Boerhaave••• (bo-é-rave), célèbre méde-
cin et chimiste hollandais, né près
de Leyde (1668-1738). La renommée
de Boerhaave comme praticien était
plus qu’européenne. De toutes parts
les malades se rendaient à Leyde
pour prendre ses avis ; le pape Benoit XIII le fit consulter ; le czar
Pierre le Grand vint en personne lui
rendre visite. Enfin, on a cité sou-
vent comme preuve de l’immense
célébrité attachée à son nom cette
lettre qu’il reçut d’un mandarin de
la Chine, et qui portait pour toute
suscription : « ''À Monsieur Boerhaave, médecin, en Europe.'' » En lit-
térature, on rappelle fréquemment
cette dernière circonstance, dont on
fait quelquefois, par erreur, honneur
à Voltaire.
•••Bœufs allant au labour••• (les), tableau de Troyon, musée du Luxembourg : animaux et paysage vigoureusement peints.
•••Bogota••• (Santa-Fé de), cap. de la Nou-
velle-Grenade, Amérique du Sud ; 50, 000 h.
•••Bobain•••, ch.-l. de c. (Aisne), arr. de
Saint-Quentin ; 5, 931 h.
•••Bohême•••, ancien roy. d’Europe, ap-
partenant à l’Autriche ; cap. Prague.
•••Bohémond•••, prince d’Antioche, fils
de Robert Guiscard ; m. en 1111.
•••Boïardo•••, célèbre poète italien, auteur du ''Roland amoureux'' (''Orlando inamorato'') (1430-1494).
•••Boieldieu•••, célèbre compositeur de
musique dramatique (1775-1834).
•••Boigne••• (comte de), général en chef
des armées d’un prince mahratte,
était né à Chambéry (1751-1830).
•••Boileau••• (Étienne), prévôt de Paris (1254-1270).
•••Boileau-Despréaux•••, le plus célèbre satirique fr., auteur des ''Satires'', de l’''Art poétique'' et du ''Lutrin'' (1636-1711).
•••Boindin•••, érudit et littérateur fr. (1675-1751).
•••Boinvilliers•••, grammairien fr. (1764-1836).
•••Bois-d’Oingt••• (le) (doin), ch.-l. de c. (Rhône), arr. de Villefranche ; 1, 394 h.
•••Boisard•••, fabuliste fr. d’une remarquable fécondité (1743-1831).
•••Boisgelin de Cucé•••, prélat fr., émi-
gra pendant la Révolution, et fut
nommé, après le concordat, arche-
vêque de Tours, puis cardinal.
•••Bois-Guillebert•••, économiste et publiciste fr. très-distingué, auteur du ''Testament politique de Vauban'' ; m. en 1714.
•••Boismont••• (l’abbé de), un des meilleurs prédicateurs du {{s|xviii}}.
•••Boisrobert••• (l’abbé de), l’un des pre-
miers membres de l’Académie fran-
çaise ; favori de Richelieu (1592-1662).
•••Boissard•••, poète et antiquaire fr. (1528-1602).
•••Boissonade•••, un des plus savants hellénistes fr. (1774-1857).
•••Boissy••• (Louis de), écrivain fécond,
mais médiocre, auteur de satires et
de comédies (1694-1758).
•••Boissy d’Anglas••• (âce), montra une
noble fermeté d’âme en présidant la Convention un jour d’émeute ; pair
de France en 1814 (1756-1826). Le
plus grand acte de sa vie, c’est la
manière courageuse dont il se con-
duisit dans la fameuse séance de la
Convention du 20 mai 1795. Le peu-
ple de Paris avait envahi la salle,
un jeune député, nommé Féraud, fut
tué d’un coup de pistolet. Sa tête,
coupée et mise au bout d’une pique,
est présentée à Boissy d’Anglas, qui
présidait alors. Le courageux Boissy
resta inébranlable sur son siége et
salua respectueusement la tête de
son infortuné collègue. Eugène De-
lacroix a composé, sur ce sanglant
sujet, un tableau qui est considéré
comme un chef-d’œuvre.
•••Boissy-Saint-Léger•••, ch.-l. de c. (S.-et-Oise), arr. de Corbeil ; 764 h.
•••Boiste•••, lexicographe fr. (1765-1824).
•••Boivin de Villeneuve•••, érudit et lit-
térateur fr. (1663-1726).
•••Bojador•••, cap à l’ouest de l’Afrique.
•••Bolbec•••, ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. du Havre ; 10,204 h.
•••Boleslas••• (âce), nom de plusieurs ducs
ou rois de Pologne, dont le plus célèbre est {{nobr|Boleslas {{Ier}}}}, mort en 1025.
•••Boleyn••• (Anne), femme de Henri VIII,
fut décapitée en 1536.
•••Bolingbroke•••, homme d’Etat anglais, écrivain philosophe (1672-1751).<noinclude>
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'''Bode''', célèbre astronome allemand (1747-1826).
'''Bodin''', publiciste, auteur du traité de la ''République'', où il conclut en faveur de la monarchie (1530-1596).
'''Bodin''' (''Félix''), littérateur et historien fr. (1795-1837).
'''Bodmer''', critique et écrivain suisse distingué, auquel on doit le recueil des ''Minnesinger'' (1698-1783).
'''Bodoni''', typographe italien, porta son art à un haut point de perfection (1740-1813)
'''Boèce''', philosophe romain et homme d’État (470-524).
'''Boëge''', ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,446 h.}}
'''Boën''' (''boin''), ch.-l. de c. (Loire), arr. de Montbrison ; {{nobr|2,035 h.}}
'''Boerhaave''' (''bo-é-rave''), célèbre médecin et chimiste hollandais, né près de Leyde (1668-1738). La renommée de Boerhaave comme praticien était plus qu’européenne. De toutes parts les malades se rendaient à Leyde pour prendre ses avis ; le pape {{nobr|Benoit XIII}} le fit consulter ; le czar Pierre le Grand vint en personne lui rendre visite. Enfin, on a cité souvent comme preuve de l’immense célébrité attachée à son nom cette lettre qu’il reçut d’un mandarin de la Chine, et qui portait pour toute suscription : « ''À Monsieur Boerhaave, médecin, en Europe.'' » En littérature, on rappelle fréquemment cette dernière circonstance, dont on fait quelquefois, par erreur, honneur à Voltaire.
'''Bœufs allant au labour''' (''les''), tableau de Troyon, musée du Luxembourg : animaux et paysage vigoureusement peints.
'''Bogota''' (''Santa-Fé de''), cap. ''de'' la Nouvelle-Grenade, Amérique du Sud ; {{nobr|50,000 h.}}
'''Bobain''', ch.-l. de c. (Aisne), arr. de Saint-Quentin ; {{nobr|5,931 h.}}
'''Bohême''', ancien roy. d’Europe, appartenant à l’Autriche ; cap. ''Prague''.
'''Bohémond''', prince d’Antioche, fils de Robert Guiscard ; m. en 1111.
'''Boïardo''', célèbre poète italien, auteur du ''Roland amoureux'' (''Orlando inamorato'') (1430-1494).
'''Boieldieu''', célèbre compositeur de musique dramatique (1775-1834).
'''Boigne''' (''comte de''), général en chef des armées d’un prince mahratte, était né à Chambéry (1751-1830).
'''Boileau''' (''Étienne''), prévôt de Paris (1254-1270).
'''Boileau-Despréaux''', le plus célèbre satirique fr., auteur des ''Satires'', de l’''Art poétique'' et du ''Lutrin'' (1636-1711).
'''Boindin''', érudit et littérateur fr. (1675-1751).
'''Boinvilliers''', grammairien fr. (1764-1836).
'''Bois-d’Oingt''' (''le'') (doin), ch.-l. de c. (Rhône), arr. de Villefranche ; {{nobr|1,394 h.}}
'''Boisard''', fabuliste fr. d’une remarquable fécondité (1743-1831).
'''Boisgelin de Cucé''', prélat fr., émigra pendant la Révolution, et fut nommé, après le concordat, archevêque de Tours, puis cardinal.
'''Bois-Guillebert''', économiste et publiciste fr. très-distingué, auteur du ''Testament politique de Vauban'' ; m. en 1714.
'''Boismont''' (''l’abbé de''), un des meilleurs prédicateurs du {{s|xviii}}.
'''Boisrobert''' (''l’abbé de''), l’un des premiers membres de l’Académie française ; favori de Richelieu (1592-1662).
'''Boissard''', poète et antiquaire fr. (1528-1602).
'''Boissonade''', un des plus savants hellénistes fr. (1774-1857).
'''Boissy''' (''Louis de''), écrivain fécond, mais médiocre, auteur de satires et de comédies (1694-1758).
'''Boissy d’Anglas''' (''âce''), montra une noble fermeté d’âme en présidant la Convention un jour d’émeute ; pair de France en 1814 (1756-1826). Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.
'''Boissy-Saint-Léger''', ch.-l. de c. (S.-et-Oise), arr. de Corbeil ; {{nobr|764 h.}}
'''Boiste''', lexicographe fr. (1765-1824).
'''Boivin de Villeneuve''', érudit et littérateur fr. (1663-1726).
'''Bojador''', cap à l’ouest de l’Afrique.
'''Bolbec''', ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. du Havre ; {{nobr|10,204 h.}}
'''Boleslas''' (''âce''), nom de plusieurs ducs ou rois de Pologne, dont le plus célèbre est {{nobr|Boleslas {{Ier}}}}, mort en 1025.
'''Boleyn''' (''Anne''), femme de {{nobr|Henri VIII}}, fut décapitée en 1536.
'''Bolingbroke''', homme d’État anglais, écrivain philosophe (1672-1751).<noinclude>
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'''Bode''', célèbre astronome allemand (1747-1826).
'''Bodin''', publiciste, auteur du traité de la ''République'', où il conclut en faveur de la monarchie (1530-1596).
'''Bodin''' (''Félix''), littérateur et historien fr. (1795-1837).
'''Bodmer''', critique et écrivain suisse distingué, auquel on doit le recueil des ''Minnesinger'' (1698-1783).
'''Bodoni''', typographe italien, porta son art à un haut point de perfection (1740-1813)
'''Boèce''', philosophe romain et homme d’État (470-524).
'''Boëge''', ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,446 h.}}
'''Boën''' (''boin''), ch.-l. de c. (Loire), arr. de Montbrison ; {{nobr|2,035 h.}}
'''Boerhaave''' (''bo-é-rave''), célèbre médecin et chimiste hollandais, né près de Leyde (1668-1738). La renommée de Boerhaave comme praticien était plus qu’européenne. De toutes parts les malades se rendaient à Leyde pour prendre ses avis ; le pape {{nobr|Benoit XIII}} le fit consulter ; le czar Pierre le Grand vint en personne lui rendre visite. Enfin, on a cité souvent comme preuve de l’immense célébrité attachée à son nom cette lettre qu’il reçut d’un mandarin de la Chine, et qui portait pour toute suscription : « ''À Monsieur Boerhaave, médecin, en Europe.'' » En littérature, on rappelle fréquemment cette dernière circonstance, dont on fait quelquefois, par erreur, honneur à Voltaire.
'''Bœufs allant au labour''' (''les''), tableau de Troyon, musée du Luxembourg : animaux et paysage vigoureusement peints.
'''Bogota''' (''Santa-Fé de''), cap. ''de'' la Nouvelle-Grenade, Amérique du Sud ; {{nobr|50,000 h.}}
'''Bobain''', ch.-l. de c. (Aisne), arr. de Saint-Quentin ; {{nobr|5,931 h.}}
'''Bohême''', ancien roy. d’Europe, appartenant à l’Autriche ; cap. ''Prague''.
'''Bohémond''', prince d’Antioche, fils de Robert Guiscard ; m. en 1111.
'''Boïardo''', célèbre poète italien, auteur du ''Roland amoureux'' (''Orlando inamorato'') (1430-1494).
'''Boieldieu''', célèbre compositeur de musique dramatique (1775-1834).
'''Boigne''' (''comte de''), général en chef des armées d’un prince mahratte, était né à Chambéry (1751-1830).
'''Boileau''' (''Étienne''), prévôt de Paris (1254-1270).
'''Boileau-Despréaux''', le plus célèbre satirique fr., auteur des ''Satires'', de l’''Art poétique'' et du ''Lutrin'' (1636-1711).
'''Boindin''', érudit et littérateur fr. (1675-1751).
'''Boinvilliers''', grammairien fr. (1764-1836).
'''Bois-d’Oingt''' (''le'') (doin), ch.-l. de c. (Rhône), arr. de Villefranche ; {{nobr|1,394 h.}}
'''Boisard''', fabuliste fr. d’une remarquable fécondité (1743-1831).
'''Boisgelin de Cucé''', prélat fr., émigra pendant la Révolution, et fut nommé, après le concordat, archevêque de Tours, puis cardinal.
'''Bois-Guillebert''', économiste et publiciste fr. très-distingué, auteur du ''Testament politique de Vauban'' ; m. en 1714.
'''Boismont''' (''l’abbé de''), un des meilleurs prédicateurs du {{s|xviii}}.
'''Boisrobert''' (''l’abbé de''), l’un des premiers membres de l’Académie française ; favori de Richelieu (1592-1662).
'''Boissard''', poète et antiquaire fr. (1528-1602).
'''Boissonade''', un des plus savants hellénistes fr. (1774-1857).
'''Boissy''' (''Louis de''), écrivain fécond, mais médiocre, auteur de satires et de comédies (1694-1758).
'''Boissy d’Anglas''' (''âce''), montra une noble fermeté d’âme en présidant la Convention un jour d’émeute ; pair de France en 1814 (1756-1826). Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.
'''Boissy-Saint-Léger''', ch.-l. de c. (S.-et-Oise), arr. de Corbeil ; {{nobr|764 h.}}
'''Boiste''', lexicographe fr. (1765-1824).
'''Boivin de Villeneuve''', érudit et littérateur fr. (1663-1726).
'''Bojador''', cap à l’ouest de l’Afrique.
'''Bolbec''', ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. du Havre ; {{nobr|10,204 h.}}
'''Boleslas''' (''âce''), nom de plusieurs ducs ou rois de Pologne, dont le plus célèbre est {{nobr|Boleslas {{Ier}}}}, mort en 1025.
'''Boleyn''' (''Anne''), femme de {{nobr|Henri VIII}}, fut décapitée en 1536.
'''Bolingbroke''', homme d’État anglais, écrivain philosophe (1672-1751).<noinclude>
<references/></noinclude>
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